LE YEMEN DEFEND SA REVOLUTION ENVERS ET CONTRE TOUT !!

Le Yémen défend sa révolution envers et contre tout

 

 

Sep 15, 2015 16:09 UTC

Le Yémen défend sa révolution envers et contre tout

IRIB- Chère Soraya, te souviens-tu du Yémen ? Il a eu sa part des «révolutions» arabes, 

la révolution du 11 février 2011 ayant accouché d’un pouvoir, qui s’est chargé de soumettre le pays à la famille des Al-e Saoud. Notre révolution n’a, donc, pas dévié des normes préétablies, puisque, comme toutes les autres révolutions arabes, elle est passée par le baptême obligé et nécessaire, pour entrer, dans l’ère des «cheikheries» [*] du Golfe. Je ne sais pas ce qui se passe, en Libye ! Et, il est probable que la «révolution» des Al-e Saoud, en Syrie, soit contrecarrée par des difficultés et des obstacles ayant conduit à faire, de nouveau, appel aux forces de l’OTAN, mais sans recourir au Conseil de sécurité de l’ONU, cette fois-ci, ni exploiter un mandat truqué du secrétaire général de la Ligue arabe. Quant à l’Égypte et à la Tunisie, il est bien connu que les circonstances particulières, dans ces deux pays, ont nécessité une révolution contre «la révolution golfiste» [*] ou, plus précisément, ont amené les gens à préférer le pouvoir déchu au pouvoir des Frères Musulmans. Cette expérience s’est répétée, au Yémen, la guerre en cours ayant ses racines, dans la révolution contre «la révolution des golfeux et des frérots» [*], dans le but de débarrasser le pays de la domination de la famille Al-e Saoud. Cependant, il semble que l’OTAN, en tant qu’organisation policière et répressive mondialisée, interdit la «révolution» aux pauvres et aux nécessiteux. Autrement dit, et, en toute franchise, l’OTAN mène une guerre, afin de rétablir la loi de la famille Al-e Saoud et réinstaller sa mainmise sur le Yémen. Il est, aussi, notoirement, connu que des navires de la flotte américaine ont procédé, sous pavillon de l’armée des Émirats arabes unis, à une opération de débarquement, à Aden, et que c’était là l’annonce du début de la guerre terrestre, suite aux frappes aériennes, ininterrompues depuis mars 2015, lesquelles frappes ont obligé les adversaires des Al-e Saoud à se retirer de certaines positions, qu’ils contrôlaient, jusqu’ici. À l’heure actuelle, nous pouvons dire que le plan d’annexion du Yémen en est au stade préparatoire du siège de Sanaa, soumise, quotidiennement, à des vagues successives de raids aériens. Il est possible que les hordes militaires «golfistes» [*] s’y dirigent, selon trois axes :  Le premier, à partir du port d’Al-Hudaydah, sur la mer Rouge. Le deuxième, à partir de la ville de Ta’izz, au Sud.  Le troisième, supposé être emprunté par les forces, qui tentent de se rassembler, dans la ville de Ma'rib, à l’Est où, d’après les dernières nouvelles, 15.000 soldats seraient, déjà, sur place, rejoints par les équipements et les véhicules militaires d’un pays, dont le nombre d’avions et de chars dépasse celui de sa population… Je veux parler du Qatar, l’État de ce prince penseur et résistant Al-Qaradawi ! Quoi qu’il en soit, l’accès, par voie terrestre, à Sanaa, ne sera, sans doute, pas facile, étant donné que les routes ne sont pas sécurisées ou bien sont, toujours, sous le contrôle des Houthis. Dans ce contexte, il n’est pas inutile de noter que la victoire des Al-e Saoud, au Yémen, sera, très probablement, un énorme désastre, pour la population, encore plus douloureux et plus dangereux que la tragédie libyenne, témoin en est le déploiement des bandes de voleurs, de truands et d’extrémistes, dans les régions, d’où les Houthis se sont retirés, sous la pression des frappes américaines et saoudiennes, en plus de l’apparition de diverses formations militaires appartenant à des agences de sécurité étrangères, dans les zones des puits de pétrole, des raffineries et des oléoducs. Traiter de la question du Yémen, comme se lancer, dans des prévisions, à court terme, exige de prendre en compte deux facteurs importants, ou plutôt d’introduire le facteur israélien ; lequel, à mon avis, influe sur la guerre des Al-e Saoud, au Yémen, de deux manières, en se présentant sous deux visages :  Le premier visage est celui de l’impérialisme euro-américain, et les colonialistes israéliens en sont une facette. Ce visage est, évidemment, connu et bien présent, sur la scène yéménite, aux côtés des Pays du Golfe. Ici, il est nécessaire de rappeler que cet impérialisme a construit ses propres bases, à Djibouti, et au Nord de la Somalie, après avoir démantelé l’État somalien et découpé ce qu’ils appellent le «Somaliland», où se trouve, justement, une base israélienne ; la largeur du détroit de Bab el-Mandeb, c’est-à-dire, la distance entre la côte yéménite et la côte somalienne, étant d’une trentaine de kilomètres.  Le deuxième visage se déduit, logiquement, à partir du rôle joué au Yémen, par les gouvernements actuels de l’Égypte et de la Jordanie, aux côtés des Al-e Saoud, et, aussi, des colonialistes israéliens, sur la base d’informations indiquant une présence militaire israélienne, à l’entrée du détroit de Bab al-Mandeb, et, donc, en Somaliland. Pour exposer les choses telles qu’elles sont, et éviter les polémiques, il faut dire que les raisons de cette méfiance, à l’égard des autorités égyptiennes et jordaniennes reposent sur le fait que, depuis que ces deux pays ont signé, respectivement, les Accords de Camp David et de Wadi Araba, ils ont toujours adopté des positions, essentiellement, favorables à Israël. Ce fut le cas, lors des conflits israélo-libanais et israélo-palestiniens, ainsi que du conflit réunissant les États-Unis, la Turquie et l’Arabie saoudite contre la Syrie. Je ne pense pas que nous pourrions nous passer de citer tous ces cas.

Source : New Orient News ; le 10/09/2015http://www.neworientnews.com/index.php/2013-08-24-22-19-26/17510-2015-09-10-07-07-21Traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i4112-y%C3%A9men_lettre_d%E2%80%99un_habitant_de_sanaa


 

 

 

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