VOILA L'OEUVRE MONSTRUEUSE DES AMIS DU TANDEM HOLLANDE-FABIUS

 

Le conflit au Yémen a coûté la vie à près de 400 enfants et blessé 600 autres depuis la fin de mars, selon l’UNICEF. Il s’agit de la première alarme lancée à ce sujet par l’organisme onusien depuis l’offensive menée par l’Arabie contre ce pays, considéré comme le plus pauvre des pays arabes.

«Les enfants sont tués par les bombardements ou par les tirs. S'ils survivent, c'est sous la menace croissante de la maladie Yémen: huit enfants sont tués ou blessés chaque jour selon l'Unicefou de la malnutrition. Il faut mettre fin au plus vite à ce conflit», lance Julien Harneis, le représentant de l'UNICEF au Yémen. Dans ce rapport intitulé «Yemen: Childhood Under Threat», l'Unicef estime que 80% des Yéménites âgés de 18 ans et moins ont besoin d'une aide humanitaire urgente, soit 10 millions d'enfants.

Selon des estimations de l'agence onusienne, la malnutrition sévère pourrait frapper 1,8 million d'enfants d'ici à la fin de l'année et 3600 écoles ont fermé leurs portes, privant d'éducation 1,8 million de jeunes. Le nombre d'enfants recrutés par les groupes armés a également plus que doublé: 156 en 2014 pour 377 cas vérifiés par l'Unicef depuis janvier 2015.

Le conflit a fait depuis mars près de 4400 morts et des milliers de blessés, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Amnesty demande une enquête de l’ONU pour crimes de guerre

Parallèlement, Amnesty International a demandé à l’Organisation des Nations unies (ONU), mardi 18 août, de créer une commission d’enquête pour de possibles crimes de guerre au Yémen.

L’ONG a documenté huit bombardements de la coalition, lors desquels au moins 141 civils ont été tués et 101 blessés. Elle estime que ces raids ont été menés «fréquemment de manière disproportionnée et sans distinction» entre cibles civiles et militaires, ce qui constitue des crimes de guerre. «Les éléments recueillis montrent que des zones densément peuplées comprenant des logements civils, une école, un marché et une mosquée ont été délibérément visées», critique l’ONG.

Ainsi, le 24 juillet, un complexe résidentiel abritant notamment des salariés d’une centrale électrique à vapeur de la ville portuaire de Moka, dans l’ouest du pays, subit au moins six frappes consécutives de la coalition, selon des témoignages recueillis sur place par Amnesty. Les frappes ont tué au moins 63 civils et en ont blessé 50. Il n’apparaît pas que le complexe ait été utilisé par les combattants. Le seul objectif militaire à proximité se trouve à 800 mètres au sud-est, selon l’ONG.

Source : agences et rédaction

19-08-2015 | 15:11
 
 

 

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