YEMEN : LA POLITIQUE EMIRATIE REVELE SES CONTRADICTIONS

 

Nov 08, 2015 06:14 UTC   

IRIB – Suite à l’échec des forces saoudiennes et émiraties face à la résistance de l’armée et des comités populaires yéménites, le deuxième groupe de militaires émiratis est arrivé au Yémen pour adhérer à la coalition arabe anti-yéménite dirigée par l’Arabie saoudite.

L’Arabie saoudite a lancé le 26 mars l’incursion contre le Yémen. Au départ, Riyad disait que la coalition anti-yéménite était composée de 10 pays, mais ce qui s’est produit, dans les faits, était l’œuvre d’une coalition faite, seulement, de 3 pays, à savoir, l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Qatar. Plus enclins à suivre la politique régionale de Riyad, les Emirats Arabes Unis ont fait preuve, dans la guerre du Yémen aussi, d'une plus grande implication. Pourtant, il y a des signes évidents montrant que le gouvernement émirati est désemparé dans son approche envers la crise yéménite, marquée par différends avec Riyad, sans oublier l’opinion publique émiratie qui dénonce la politique régionale d’Abou Dhabi. A travers plusieurs manifestations contre l’implication de leur pays dans la guerre contre le Yémen, les citoyens des E.A.U. ont plus d’une fois demandé à la famille Âl-e Nahyan de faire retourner les soldats émiratis au pays. Les sources d’informations disent que 701 soldats émiratis ont été tués depuis le début des attaques de la coalition saoudienne contre le Yémen, tandis que le gouvernement d’Abou Dhabi a envoyé un 2ème groupe d’effectifs militaires au Yémen, signe de la poursuite de suivisme par rapport à la politique régionale de Riyad et cela, malgré l’objection de son opinion publique. « La poursuite de la présence militaire des E.A.U. dans la guerre du Yémen vise à faire retourner le calme et la stabilité à ce pays », dit le prince héritier émirati ; or, le résultat le plus concret de la guerre contre le Yémen a été la perturbation complète de la sécurité et de la stabilité dans une grande partie du territoire yéménite, avec plus de 23.000 tués ou blessés et l’insécurité alimentaire pour plus de 21 millions de yéménites, à quoi s’ajoute la mise en errance d’au moins 2 millions de yéménites. Dans de telles conditions, certaines sources font part des différends entre Riyad et Abou Dhabi sur la création d’un gouvernement provisoire au Yémen. On a été porté à croire que l’Arabie saoudite soutient Mansour Hadi pour former le gouvernement provisoire, tandis que les E.A.U. soutiennent Khaled Behah, Premier ministre fugitif yéménite. C’est pourquoi Khaled Behah n’est pas allée accueillir Mansour Hadi, lorsqu’il est arrivé en septembre à Aden.
 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau