YEMEN SOUS LES BOMBES DES SAOUD : 80% D'HABITANTS AU BORD DE LA FAMINE

 
 
 
 

La situation humanitaire se détériore au Yémen, 80% des habitants sont au bord de la famine. Par ailleurs le cyclone Chapala a frappé le pays, détruit des infrastructures, et causé des dégâts importants dans les régions contrôlées par «Al-Qaïda».

Les terroristes semblent incapables de faire face aux dommages causés par cet ouragan sans précédent qui a balayé l'île de Socotra, l'Arabie saoudite, puis le Yémen.

C'est un nouveau coup dur pour le Yémen qui est déjà en proie à une offensive meurtrière guidée par l’Arabie saoudite. Le cyclone tropical Chapala, d'une rare violence pour cette région du globe, a frappé le pays causant des dégâts considérables sur des infrastructures, mais également sur des territoires aux mains de la branche locale d'«Al-Qaïda».

Le Yémen confronte une des pires crises humanitaires au monde

Ainsi, le port de Mukalla, dirigé par un conseil tribal et des terroristes d'«Al-Qaïda» depuis que les institutions de l'armée et du gouvernement se sont retirées en avril dernier, a notamment été balayé par la tempête. «Le niveau de la mer a augmenté de neuf mètres et a détruit le front de mer de Mukalla», a déclaré un résident, Muhammed Ba Zuhair.

L'homme a ajouté que «beaucoup de gens ont quitté leur maison et cherchent refuge dans des écoles», déplorant qu'aucune aide ou secours n'avaient été apportés pour les populations sinistrées, ni par le conseil tribal, ni par «Al-Qaïda».

L'Organisation météorologique mondiale avait initialement évalué la tempête comme «potentiellement très dangereuse», mais avait peu de temps après rétrogradé cette évaluation à «très sévère», tandis que les vents avaient ralenti à 150 km/h.

Des cartes satellites ont montré que la tempête, après avoir débuté sur l'île de Socotra, à 380 km des côtes yéménites en mer d'Arabie, a touché la ville de Bal'haf où se trouve le site du terminal gazier du Yémen, avant de faiblir en arrivant sur la capitale Sanaa dans le Nord du pays. Bal'haf est principalement contrôlée par les géants de l'énergie Total et Hunt Oil.

Le bureau humanitaire de l'ONU a déclaré quant à lui que Chapala s'était surtout fait sentir dans les régions côtières du sud de Shabwah et Hadramaout, où 1,4 million de personnes sur les 1,8 million de résidents nécessitent une aide humanitaire en raison de la guerre qui se poursuit au Yémen. A Taiz, troisième plus grande ville du Yémen, les combats ont d'ailleurs continué, même pendant la tempête.

A Socotra, des torrents d'eau ont inondé les rues de la capitale de l'île, Hadibu. «Trois personnes ont été tuées, environ 100 ont été blessées», a déclaré un responsable local.

Mohammed Alarqbi de l'Office de l'Environnement de Socotra a déclaré que, suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur les villages côtiers pauvres, «environ 1 500 familles avaient fui vers l'intérieur du pays ou dans les montagnes», ajoutant qu'il «n'y a absolument aucune aide venant de l'extérieur».

En Arabie saoudite, ces intempéries extrêmes ont déjà causé la mort de 6 personnes, et au total, dans la région, plus de 19 personnes ont perdu la vie. 50 sauvetages ont été effectués.

Détérioration rapide de la situation humanitaire

D’autre part, la crise humanitaire au Yémen a été identifiée par l'ONU comme l'une des pires au monde, avec 80% des habitants au bord de la famine.

Le Yémen confronte une des pires crises humanitaires au monde

Le Programme alimentaire mondial a averti de la détérioration rapide de la situation de la sécurité alimentaire au Yémen, après que 10 gouvernorats yéménites avoir souffert du manque alimentaire sur le niveau d'urgence, ce qui menace la famine au Yémen.

Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué, dans sa conférence de presse quotidienne, que le Yémen est parmi les pays ayant les taux les plus élevés de malnutrition parmi les enfants dans le monde, soulignant qu'il est estimé qu'une personne sur cinq personnes au Yémen souffre d'un manque sévère de sécurité alimentaire.

Dans le même contexte, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires a mis en garde contre la possibilité de détérioration de la situation humanitaire au Yémen, qu'il a décrit comme «très fragile fortement aujourd'hui» avec l'approche de l'ouragan (Tchapala ) de la côte du Yémen.

Il a souligné l'ouragan peux toucher de grandes parties du Yémen et surtout les gouvernorats côtières d'Hadramaout et de Shabwah, ce qui rendra environ 1,4 millions de personnes ayant besoin d'aide humanitaire.

Source : agences et rédaction

05-11-2015 | 09:41
 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau