NIGERIA : BOKO HARAM ENLEVE PLUS DE 400 FEMMES ET ENFANTS

 
Alors que l'armée nigériane avait reconquis Damasak il y a une dizaine de jours, des combattants de la secte extrémiste Boko Haram ont mené un raid sur cette ville et capturé plus de 400 femmes et enfants.

«Ils ont pris 506 jeunes femmes enfants. Ils en ont tué environ 50 d'entre eux avant de partir», a raconté Souleymane Ali, un habitant de la ville , située à quelques kilomètres de la frontière tchadienne.

«Nous ne savons pas s'ils en ont tué d'autres avant de partir, mais ils sont partis avec les autres», a-t-il ajouté.Nigeria: Boko Haram enlève plus de 400 femmes et enfants.

Toumba Mohamed, lieutenant-colonel de l'armée nigérienne et commandant de la force tchado-nigérienne à Damasak, a déclaré que des habitants lui avaient fait part de l'enlèvement de 400 à 500 femmes et enfants.

L'information n'a pas pu être confirmée auprès de l'administration nigériane. Il est souvent très compliqué d'avoir des certitudes quant à la situation sécuritaire dans le pays, à la fois en raison de l'inaccessibilité de la région mais aussi d'un défaut de communication officielle.

Selon une habitante citée par le quotidien britannique The Independant, les combattants extrémistes ont rassemblé les captifs dans la principale mosquée de la ville avant de les emmener. Elle-même a sauvé ses deux enfants en les cachant chez elle. D'autres n'ont pas eu cette chance.

Souleymane Ali a vu son épouse et trois de ses filles enlevées par les hommes de Boko Haram. «Ils m'ont dit que deux de mes filles seraient mariées cette année. Ils m'ont dit aussi: "Ce sont nos esclaves, on les emmène parce qu'elles nous appartiennent"».

Le ministère français des Affaires étrangères a condamné «avec la plus grande fermeté» cet enlèvement, appelant à la «libération immédiate des centaines de femmes et enfants enlevés».

La semaine dernière, les troupes nigériennes et tchadiennes qui combattent Boko Haram dans la région avaient découvert sous un pont proche de Damasak les corps d'au moins 70 personnes victimes d'une exécution attribuées à la secte terroriste.

L'an dernier déjà, Boko Haram avait enlevé près de 300 lycéennes à Chibok, une autre ville de l'Etat de Borno. Les jeunes filles, dont le sort avait ému la communauté internationale, n'ont pas été retrouvées à ce jour.

Le 12 mars dernier, le groupe extrémiste «Daech», a accepté l'allégeance de Boko Haram.

Source: agences et rédaction
25-03-2015 | 16:20
 

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