IRAN : HUIT MILITAIRES TUES PAR DES TERRORISTES

 
Huit militaires iraniens ont été tués lundi soir dans la région de Negur, à l'extrême sud-est de l'Iran, non loin de la frontière pakistanaise par des «terroristes armés», a déclaré un responsable local cité mardi par l'agence officielle iranienne Irna.

«Les terroristes armés dans un acte aveugle ont tué huit gardes-frontières», a déclaré Ali Asghar Mirshekari, le vice-gouverneur de la province du Sistan-Balouchistan, après cette attaque.

Les autorités iraniennes utilisent habituellement le terme de «terroristes» pour désigner des groupes takfiristes actifs dans cette zone.Iran: huit militaires tués par des terroristes à la frontière pakistanaise.

«L’attaque s’est produite au point zéro de la frontière et les rebelles armés se sont enfuis au Pakistan», a déclaré pour sa part le général Saïd Montazer-ol-Mehdi, dirigeant adjoint des forces de l’ordre, cité par l’agence iranienne Fars.

Selon les médias iraniens, le groupe extrémiste «Jaish-ul Adl» (Armée de la justice) a revendiqué l’attaque de lundi soir à la frontière pakistanaise.

«L’Iran demande au Pakistan d’arrêter les terroristes, de les remettre aux autorités iraniennes et de ne pas permettre que le territoire pakistanais soit utilisé par les rebelles et les terroristes», a affirmé M. Mirshekari.

L’Iran accuse régulièrement le Pakistan de ne pas agir avec fermeté contre les extrémistes menant des attaques sur le sol iranien.

Les autorités iraniennes accusent ces groupes d’agir pour le compte de «services de renseignement étrangers».


Cette attaque est intervenue après l’annonce du démantèlement d’un «groupe terroriste» dans la région de Ghasr-Ghand et Nikshahr, à une centaine de kilomètres au nord de Negur.

Trois rebelles ont été tués et deux autres ont été blessés dans cette opération, selon le général Mohammad Pakpour, commandant des forces terrestres des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite de la République islamique, chargés de contrôler la frontière.

Cette attaque est la plus meurtrière menée par des extrémistes dans la région depuis octobre 2013. A l’époque, «Jaish-ul Adl» avait revendiqué une attaque contre un poste-frontière iranien qui avait fait 14 martyrs.

Les accrochages sont fréquents au Sistan-Balouchistan. Fin décembre, trois militaires iraniens avaient déjà été tués par des extrémistes dans la zone de Saravan, dans cette province. Deux mois plus tôt, trois membres des forces de l’ordre avaient également été assassinés par des rebelles armés dans la même zone. En février 2014, cinq militaire avaient été enlevés à la frontière par «Jaish-ul Adl». L’un d’entre eux avait été exécuté, les autres avaient été libérés après deux moins de captivité.

Source: agences et rédaction

07-04-2015 | 12:20

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=14638&cid=337#.VSPLUZNCfao

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