L'OPTION MILITAIRE BRANDIE PAR LES USA JUSTIFIE LA MEFIANCE DE L'IRAN

Les remarques du chef du Pentagone sur une possible «option militaire» contre Téhéran en cas d'échec des négociations nucléaires confirment le bien-fondé de la méfiance de l'Iran à l'égard de Washington, a estimé jeudi le ministre iranien de la Défense.

Les déclarations du nouveau secrétaire américain à la Guerre Ashton Carter sont «faites pour influencer l'atmosphère rationnelle des négociations» en cours à Lausanne entre l'Iran et les grandes puissances, a déclaré le général Hossein Dehghan, cité par l'agence officielle iranienne Irna.Nucléaire: «L’option militaire» brandie par Washington justifie la méfiance de Téhéran.

Carter, qui a pris ses fonctions en février, a indiqué mardi dans un entretien à la télévision américaine NBC que «l'option militaire restera bien sûr sur la table» en cas d'échec des discussions en Suisse.

«S'il peut y avoir un bon accord, il est évident que cela vaut la peine d'attendre et de conclure les négociations», a-t-il ajouté.

Les déclarations de Carter «confirment la méfiance de la République islamique à l'égard des Etats-Unis», a souligné le général Dehghan, accusant son homologue de «souffrir d'Alzheimer» en oubliant les «défaites passées et récentes de l'Amérique dans la région et dans le monde».

L'Iran est «prêt à répliquer à un acte hostile à tout instant et dans toute situation», a-t-il souligné.

Selon le ministre iranien, les commentaires de son homologue sont toutefois des menaces «vides» qui n'auront pas d'influence sur la «position raisonnable, rationnelle et équitable» de l'Iran, même s'ils interviennent à un moment «sensible et difficile».

L'Iran et les grandes puissances, réunies depuis huit jours en Suisse pour d'intenses négociations, tentent de parvenir à un projet d'accord fondamental sur le nucléaire, permettant d'aller vers la conclusion d'un texte final d'ici au 30 juin.  

«La lumière est à l’horizon»

Le dénouement se profilait jeudi dans ces négociations, les représentants de Téhéran faisant état de «progrès significatifs».

«Nous avons fait des progrès significatifs, mais nous n’avons pas encore de résultat final», a déclaré jeudi matin le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, tandis que le négociateur en charge des questions techniques, Ali Akhbar Salehi, versait dans le lyrisme: «la lumière est à l’horizon», a-t-il lancé.

M. Zarif et son homologue américain John Kerry, qui sont les deux principaux protagonistes du dossier, ont discuté quasiment toute la nuit, pendant que se déroulaient des bilatérales entres les autres ministres et que s’enchaînaient les réunions entre experts.

«On est à quelques mètres de l’arrivée, quelques dizaines de mètres mais on sait aussi que ce sont toujours les plus difficiles», avait résumé mercredi soir le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius en arrivant à Lausanne peu avant minuit, estimant que «l’enjeu est très important».

Son homologue allemand Franz-Walter Steinmeier a d’ailleurs annulé à la dernière minute un voyage prévu dans les pays baltes pour continuer les négociations.

Source: agences et rédaction
 
 
 

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