Veilleur en éveil

 

DEBACLE EN AFGHANISTAN

Par Le 18/08/2021

Débâcle en Afghanistan

 

17 Août 2021

   

Le retrait précipité et spectaculaire d’Afghanistan ne doit pas éclipser le bilan nécessaire de l’occupation. En vingt ans, de trop nombreuses victimes, une explosion du trafic de drogue et de la prostitution, une misère endémique… Tariq Ali est là pour nous rappeler le résultat désastreux de l’opération Enduring Freedom dont l’issue n’a rien de surprenant quand on se rappelle les fuites des Afghanistan Papers. (IGA)

La chute de Kaboul aux mains des talibans le 15 août 2021 constitue une défaite politique et idéologique majeure pour l’empire américain. Les hélicoptères bondés qui transportaient le personnel de l’ambassade américaine à l’aéroport de Kaboul rappelaient étonnamment les scènes qui se sont déroulées à Saigon – aujourd’hui Hô Chi Minh City – en avril 1975. La rapidité avec laquelle les forces talibanes ont pris d’assaut le pays a été étonnante ; leur perspicacité stratégique remarquable. Une offensive d’une semaine s’est terminée triomphalement à Kaboul. L’armée afghane, forte de 300 000 hommes, s’est effondrée. Beaucoup ont refusé de se battre. En fait, des milliers d’entre eux sont passés du côté des talibans qui ont immédiatement exigé la reddition inconditionnelle du gouvernement fantoche. Le président Ashraf Ghani, coqueluche des médias américains, a fui le pays et s’est réfugié à Oman. Le drapeau de l’émirat renaissant flotte désormais au sommet de son palais présidentiel. À certains égards, l’analogie la plus proche n’est pas Saigon, mais plutôt le Soudan du XIXe siècle, lorsque les forces du Mahdi ont envahi Khartoum et ont terrassé le général Gordon. William Morris célébra la victoire du Mahdi comme un revers pour l’Empire britannique. Pourtant, là où les insurgés soudanais tuèrent une garnison entière, Kaboul a changé de mains sans trop d’effusion de sang. Les talibans n’ont même pas tenté de s’emparer de l’ambassade des États-Unis, et encore moins de cibler le personnel américain. 

Le vingtième anniversaire de la « guerre contre la terreur » s’est donc soldé par une défaite prévisible et annoncée pour les États-Unis, l’OTAN et ceux qui ont pris le train en marche. Quelle que soit la façon dont on considère la politique des Talibans – j’en suis un critique sévère depuis de nombreuses années – on ne peut nier leur réussite. Durant cette période où les États-Unis ont détruit un pays arabe après l’autre, aucune résistance capable tenir tête à l’occupant n’a jamais émergé. Cette défaite pourrait bien être un tournant. C’est pourquoi les politiciens européens pleurnichent. Ils ont soutenu les États-Unis sans condition en Afghanistan, et ils ont eux aussi subi une humiliation – surtout la Grande-Bretagne.

Mais Biden n’a pas eu le choix. Les États-Unis avaient annoncé qu’ils se retireraient d’Afghanistan en septembre 2021 sans avoir atteint aucun de leurs objectifs « libérateurs » : liberté et démocratie, égalité des droits pour les femmes et destruction des Talibans. Même si l’on considère que les États-Unis sont invaincus militairement, les larmes versées par les libéraux aigris confirment l’étendue des dégâts. La plupart d’entre eux – Frederick Kagan dans le New York Times ou Gideon Rachman dans le Financial Times – pensent que le retrait aurait dû être retardé pour tenir les talibans à distance. Toutefois, Biden n’a fait que ratifier le processus de paix initié par Trump, avec le soutien du Pentagone. Ce processus a conduit à la conclusion d’un accord en février 2020 en présence des États-Unis, des Talibans, de l’Inde, de la Chine et du Pakistan. L’establishment de la sécurité aux États-Unis savait que l’invasion avait échoué : les talibans ne pouvaient pas être soumis, quel que soit le temps qu’il restait. L’idée que le retrait précipité de Biden a en quelque sorte renforcé les milices d’en face est absurde.

Le fait est qu’en vingt ans, les États-Unis n’ont pas réussi à construire quoi que ce soit qui puisse racheter leur mission. La Zone verte, éclairée de mille feux, a toujours été entourée d’une obscurité profonde que les Zonards ne pouvaient pas comprendre. Dans l’un des pays les plus pauvres du monde, des milliards étaient dépensés chaque année pour climatiser les casernes qui abritent les soldats et les officiers américains, tandis que la nourriture et les vêtements étaient régulièrement acheminés par avion depuis des bases situées au Qatar, en Arabie saoudite et au Koweït. Pas surprenant qu’un immense bidonville se soit développé à la périphérie de Kaboul. Les pauvres s’y rassemblaient pour chercher de la nourriture dans les poubelles. Les faibles salaires versés aux services de sécurité afghans n’ont pas réussi à les convaincre de se battre contre leurs compatriotes. L’armée constituée au cours de deux décennies a été infiltrée très tôt par des partisans des talibans. Des partisans qui ont donc été formés gratuitement à l’utilisation d’équipements militaires modernes et qui ont servi d’espions pour la résistance afghane.

Telle était la misérable réalité de l' »intervention humanitaire ». Mais il faut rendre à César ce qui lui appartient : le pays a connu durant cette période une augmentation considérable de ses exportations. Durant les années où les talibans étaient au pouvoir, la production d’opium était strictement contrôlée. Depuis l’invasion américaine, elle a augmenté de façon spectaculaire et représente aujourd’hui 90 % du marché mondial de l’héroïne – ce qui amène à se demander si ce conflit prolongé ne doit pas être considéré, en partie du moins, comme une nouvelle guerre de l’opium. Des billions de dollars de profits ont été engrangés et partagés entre les secteurs afghans qui ont servi l’occupation. Les officiers occidentaux ont été grassement payés pour permettre ce commerce. Un jeune Afghan sur dix est désormais opiomane. Les chiffres concernant les forces de l’OTAN ne sont pas disponibles.

En ce qui concerne le statut des femmes, rien n’a vraiment changé. Il y a eu peu de progrès sociaux en dehors de la zone verte infestée d’ONG. L’une des principales féministes d’Afghanistan en exil a souligné que les femmes afghanes avaient trois ennemis : l’occupation occidentale, les talibans et l’Alliance du Nord. Avec le départ des États-Unis, dit-elle, il leur en restera deux. (À l’heure où nous écrivons ces lignes, on peut peut-être dire qu’il n’y en a plus qu’un, car les avancées des talibans dans le nord ont eu raison de factions clés de l’Alliance avant la prise de Kaboul). Malgré les demandes répétées des journalistes et des militants, aucun chiffre fiable n’a été publié sur l’industrie du sexe qui s’est développée pour servir les armées d’occupation. Il n’existe pas non plus de statistiques crédibles sur les viols, bien que les soldats américains ont fréquemment eu recours à la violence sexuelle contre les « présumés terroristes », ont violé des civils afghans et ont autorisé les milices alliées à abuser des enfants. Pendant la guerre civile yougoslave, la prostitution a considérablement augmenté et la région est devenue le centre d’un trafic sexuel. L’implication des Nations unies dans ce commerce lucratif a été bien documentée. En Afghanistan, tous les détails n’ont pas encore été révélés.

Plus de 775 000 soldats américains ont combattu en Afghanistan depuis 2001. 2 448 d’entre eux ont été tués, tout comme près de 4 000 contractants américains. Environ 20 589 ont été blessés au combat, selon le ministère de la Défense. Le nombre de victimes afghanes est difficile à calculer, car les « morts de l’ennemi », qui incluent des civils, ne sont pas comptabilisées. Carl Conetta, du Project on Defense Alternatives, a estimé qu’entre 4 200 et 4 500 civils avaient été tués à la mi-janvier 2002 à la suite de l’offensive américain. Il s’agissait soit de victimes directes de la campagne de bombardements aériens, soit de victimes indirectes dans le contexte de la crise humanitaire qui a suivi. En 2021, l’Associated Press rapportait que 47 245 civils avaient péri à cause de l’occupation. Les militants afghans des droits civils ont donné un total plus élevé, insistant sur le fait que 100 000 Afghans (dont beaucoup de non-combattants) étaient morts, et que trois fois plus avaient été blessés.

En 2019, le Washington Post a publié un rapport interne de 2 000 pages que le gouvernement fédéral US avait commandé pour disséquer les échecs de sa guerre la plus longue:  » The Afghanistan Papers « . Il était basé sur une série d’entretiens avec des généraux américains (retraités et en activité), des conseillers politiques, des diplomates, des travailleurs humanitaires, etc. La combinaison de leurs évaluations était accablante. Le général Douglas Lute, le « tsar de la guerre en Afghanistan » sous Bush et Obama, a avoué que « nous étions dépourvus d’une compréhension fondamentale de l’Afghanistan – nous ne savions pas ce que nous faisions… Nous n’avions pas la moindre idée de ce que nous entreprenions… Si seulement le peuple américain connaissait l’ampleur de ce dysfonctionnement ». Un autre témoin, Jeffrey Eggers, Navy Seal à la retraite et membre du personnel de la Maison-Blanche sous Bush et Obama, a souligné le vaste gaspillage de ressources : « Qu’avons-nous obtenu pour cet effort de 1 000 milliards de dollars ? Cela valait-il 1 000 milliards de dollars ? … Après l’assassinat d’Oussama ben Laden, j’ai dit qu’Oussama riait probablement dans sa tombe aquatique en pensant à tout ce que nous avions dépensé pour l’Afghanistan ». Il aurait pu ajouter : « Et nous avons quand même perdu ».

Qui était l’ennemi ? Les talibans, le Pakistan, tous les Afghans ? Un soldat américain en service depuis longue date était convaincu qu’au moins un tiers des policiers afghans étaient toxicomanes et qu’une autre partie non négligeable était des partisans des talibans. Cela posait un problème majeur aux soldats américains, comme en témoignait en 2017 un haut gradé anonyme des forces spéciales : ‘Ils pensaient que j’allais venir les voir avec une carte pour leur montrer où vivent les bons et les méchants… Il a fallu plusieurs conversations pour qu’ils comprennent que je n’avais pas cette information entre les mains. Au début, ils ne faisaient que demander : « Mais qui sont les méchants, où sont-ils ? »‘.

Donald Rumsfeld a exprimé le même sentiment en 2003. glal écrivait-il. « Je lis tous les renseignements provenant de la communauté, et il semble que nous en sachions beaucoup, mais en fait, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que nous n’avons rien d’exploitable. Nous sommes terriblement déficients en matière de renseignements humains ». L’incapacité à faire la distinction entre un ami et un ennemi pose un sérieux problème – non seulement sur le plan Schmittéen[1], mais aussi sur le plan pratique. Si vous ne pouvez pas faire la différence entre vos alliés et vos adversaires après un attentat à la bombe artisanale dans un marché bondé du centre-ville, vous réagissez en vous attaquant à tout le monde et vous vous créez ainsi davantage d’ennemis.

Le colonel Christopher Kolenda, conseiller de trois généraux en exercice, a souligné un autre problème de la mission américaine. La corruption était omniprésente dès le début, dit-il ; le gouvernement Karzai s’était « auto-organisé en une kleptocratie ». Cela a sapé la stratégie de l’après 2002, qui consistait à construire un État capable de survivre à l’occupation. « La petite corruption, c’est comme un cancer de la peau, il y a des moyens de s’en débarrasser et vous vous en sortirez probablement très bien. La corruption au sein des ministères, à un niveau plus élevé, est comme un cancer du côlon ; c’est pire, mais si vous l’attrapez à temps, vous vous en sortirez probablement. La kleptocratie, en revanche, c’est comme un cancer du cerveau ; c’est fatal ». Bien sûr, l’État pakistanais – où la kleptocratie est ancrée à tous les niveaux – survit depuis des décennies. Mais les choses n’étaient pas si faciles en Afghanistan. Les efforts pour construire la nation étaient menés par une armée d’occupation et le gouvernement central n’y bénéficiait que d’un faible soutien populaire.

Qu’en est-il des fausses informations selon lesquelles les talibans étaient mis en déroute et ne reviendraient jamais ? Un haut responsable du Conseil national de sécurité a réfléchi aux mensonges diffusés par ses collègues : « C’était leurs explications. Par exemple, les attaques [des talibans] s’aggravent ? « C’est parce qu’il y a plus de cibles sur lesquelles ils peuvent tirer, donc la multiplication des attaques est un faux indicateur d’instabilité. » Puis, trois mois plus tard, les attaques s’aggravent toujours ? « C’est parce que les talibans sont de plus en plus désespérés, donc c’est en fait un indicateur que nous sommes en train de gagner »… Et cela n’a pas cessé pour deux raisons: pour que toutes les personnes impliquées ne perdent pas la face, et pour faire croire que les troupes et les ressources avaient des effets bénéfiques tandis qu’un retrait entraînerait la détérioration du pays. »

Tout cela était un secret de polichinelle dans les chancelleries et les ministères de la Défense des États européens membres de l’OTAN. En octobre 2014, le secrétaire britannique à la Défense Michael Fallon a admis que  » des erreurs ont été commises sur le plan militaire, des erreurs ont été commises par les politiciens de l’époque et cela remonte à 10, 13 ans… Nous n’allons pas renvoyer des troupes de combat en Afghanistan, en aucune circonstance. » Quatre ans plus tard, la Première ministre Theresa May a redéployé des troupes britanniques en Afghanistan, doublant le nombre de combattants « pour aider à faire face à la situation sécuritaire fragile ». Aujourd’hui, les médias britanniques se font l’écho du Foreign Office et reprochent à Biden d’avoir fait le mauvais choix au mauvais moment. Le chef des forces armées britanniques, Sir Nick Carter, a même suggéré qu’une nouvelle invasion pourrait être nécessaire. Les députés conservateurs, les nostalgiques de la colonisation, les journalistes de service et les lèche-bottes de Blair font la queue pour demander une présence britannique permanente dans cet État déchiré par la guerre.

Ce qui est étonnant, c’est que ni le général Carter ni ses relais ne semblent avoir reconnu l’ampleur de la crise à laquelle est confrontée la machine de guerre américaine, telle qu’elle est pourtant exposée dans « The Afghanistan Papers ». Alors que les planificateurs militaires américains se sont lentement éveillés à la réalité, leurs homologues britanniques s’accrochent toujours à une image fantasmée de l’Afghanistan. Certains affirment que le retrait mettra la sécurité de l’Europe en danger, car Al-Qaïda se regroupera sous le nouvel Émirat islamique. Mais ces prévisions sont fallacieuses. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont passé des années à armer et à aider Al-Qaïda en Syrie, comme ils l’ont fait en Bosnie et en Libye. De tels propos alarmistes ne peuvent fonctionner que dans un marais d’ignorance. L’opinion britannique en tout cas ne semble pas tomber dans le panneau. L’histoire impose parfois des vérités urgentes à un pays par une démonstration éclatante des faits ou une mise à nu des élites. Le retrait actuel est susceptible d’être l’un de ces moments. Les Britanniques, déjà hostiles à la guerre contre le terrorisme, pourraient durcir leur opposition aux futures conquêtes militaires. 

Que nous réserve l’avenir ? Reproduisant le modèle développé pour l’Irak et la Syrie, les États-Unis ont annoncé la création d’une unité militaire spéciale permanente, composée de 2 500 hommes. Cette unité sera stationnée sur une base koweïtienne, prête à se rendre en Afghanistan pour bombarder, tuer et mutiler si cela s’avère nécessaire. Entre-temps, une délégation talibane de haut niveau s’est rendue en Chine en juillet dernier, s’engageant à ce que leur pays ne soit plus jamais utilisé comme rampe de lancement pour des attaques contre d’autres États. Des discussions cordiales ont eu lieu avec le ministre chinois des Affaires étrangères, portant apparemment sur les liens commerciaux et économiques. Le sommet a rappelé des rencontres similaires entre les moudjahidines afghans et les dirigeants occidentaux dans les années 1980 : les premiers apparaissaient avec leurs costumes wahhabites et leurs barbes taillées de façon réglementaire dans le décor spectaculaire de la Maison-Blanche ou du 10 Downing Street. Mais aujourd’hui, avec la perte de vitesse de l’OTAN, les principaux acteurs sont la Chine, la Russie, l’Iran et le Pakistan (qui a sans aucun doute fourni une assistance stratégique aux talibans, et pour qui il s’agit d’un énorme triomphe politico-militaire). Aucun d’entre eux ne souhaite une nouvelle guerre civile, contrairement aux États-Unis et à leurs alliés après le retrait soviétique. Les relations étroites que la Chine entretient avec Téhéran et Moscou pourraient lui permettre d’œuvrer à l’instauration d’une paix fragile pour les citoyens de ce pays traumatisé, avec une aide continue de la Russie dans le nord.

On a beaucoup insisté sur l’âge moyen en Afghanistan : 18 ans, pour une population de 40 millions d’habitants. En soi, cela ne signifie rien. Mais il y a un espoir que les jeunes Afghans s’efforcent d’avoir une vie meilleure après quarante ans de conflit. Pour les femmes afghanes, la lutte est loin d’être terminée, même s’il ne reste qu’un seul ennemi. En Grande-Bretagne et ailleurs, tous ceux qui veulent continuer à se battre doivent prêter attention aux réfugiés qui frapperont bientôt aux portes de l’OTAN. Au minimum, l’Occident leur doit bien un refuge…

 

Source: New Left Review

Traduit de l’anglais par Investig’Action

Note:

[1] Proche du parti nazi avant d’en être écarté, le juriste Carl Schmitt considérait que la distinction entre l’ami et l’ennemi définissait la politique. Selon lui, la guerre était ainsi l’acte politique par excellence. (NDLR)

https://www.investigaction.net/fr/debacle-en-afghanistan/

Dans Afrique

LE VACCIN DE GATES PROPAGE LA POLIO A TRAVERS L’AFRIQUE

Par Le 18/08/2021

Le vaccin de Gates propage la polio à travers l’Afrique

Par F. William Engdahl

Mondialisation.ca, 16 août 2021

6 octobre 2020

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Cet article a été publié initialement le 6 octobre 2020.

Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, est devenu le tsar mondial des vaccins, sa fondation dépense des milliards pour la diffusion de nouveaux vaccins dans le monde. Alors que l’on a accordé beaucoup d’attention au rôle de Gates derrière l’OMS corrompue dans la promotion de vaccins radicaux non testés contre le coronavirus, le bilan de la Fondation Gates qui a fait circuler un vaccin oral contre la polio à travers l’Afrique donne une preuve plus sérieuse que tout ce que Gates dit et fait n’a rien à voir avec de la véritable charité humaine. Les Nations Unies viennent d’admettre que de nouveaux cas de paralysie infantile ou de polio ont été causés en Afrique par le vaccin oral contre la polio développé avec le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates. Ce vaccin reflète ce qui s’est passé aux États-Unis dans les années 1950. Cela vaut la peine d’y regarder de plus près.

Les vaccins qui causent la polio

L’industrie des vaccins aime à citer le développement des vaccins dans les années 1950 comme étant le seul responsable de l’éradication de ce qui était une grave maladie paralytique qui a atteint un pic aux États-Unis après la Seconde Guerre Mondiale, ainsi qu’en Angleterre, en Allemagne et dans d’autres pays européens. Aujourd’hui, bien qu’aucun nouveau cas de « poliomyélite sauvage » n’ait été détecté dans toute l’Afrique depuis 2016, la Fondation Bill & Melinda Gates et leurs alliés de l’OMS ont proclamé que la campagne de vaccination africaine de 4 milliards de dollars menée par Gates sur dix ans, à l’aide d’un vaccin oral contre la polio, avait enfin permis d’éliminer cette redoutable maladie. C’était à la fin du mois d’août.

Une semaine plus tard, le 2 septembre, l’OMS a été contrainte de faire marche arrière et d’admettre que les nouvelles flambées de polio au Soudan étaient liées à une série de nouveaux cas de polio au Tchad et au Cameroun. Selon l’OMS, de nouveaux cas de polio ont été enregistrés dans plus d’une douzaine de pays africains, dont l’Angola, le Congo, le Nigeria et la Zambie. Mais ce qui est choquant, c’est que toutes ces flambées seraient causées par le vaccin oral contre la polio soutenu par Gates.

Dans un commentaire révélateur, un virologiste du CDC impliqué avec l’OMS et la Fondation Gates dans la campagne de vaccination de masse contre la polio en Afrique, qui fait partie de ce qu’on appelle l’Initiative Mondiale pour l’Éradication de la Polio, admet que le vaccin crée beaucoup plus de cas de paralysie due à la polio que la maladie faussement appelée « polio sauvage ». « Nous avons maintenant créé plus de nouvelles émergences du virus que nous n’en avons arrêté », a admis le virologiste Mark Pallansch des Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies des États-Unis. L’Initiative Mondiale pour l’Éradication de la Polio (GPEI) est un effort combiné de l’OMS, de l’UNICEF, des CDC américains, de la Fondation Bill & Melinda Gates et du Rotary International.

Bill Gates aurait été à l’origine de la campagne visant à développer le vaccin oral liquide contre la polio et à l’administrer massivement aux populations d’Afrique et d’Asie malgré la quasi-absence de cas de « polio sauvage ». Selon l’un des partenaires de l’initiative Gates contre la polio du Rotary International, « Gates a personnellement dirigé le développement d’un nouveau vaccin contre la polio qui est maintenant en phase finale de test. Lorsque l’idée a été avancée, à peu près à l’époque du dernier cas de polio en Inde, beaucoup pensaient que le vaccin ne jouerait aucun rôle important dans l’éradication, mais Gates a insisté ». Lorsque quelqu’un lui a demandé pourquoi la polio, qui avait pratiquement disparu dans le monde entier, Gates a répondu : « La polio est une maladie terrible ».

Cette réponse semble curieuse, car il existe des maladies mortelles bien plus répandues, comme le paludisme ou la diarrhée chronique due à une eau insalubre, ainsi qu’un mauvais assainissement en Afrique qui entraîne la mort par déshydratation, une mauvaise absorption des nutriments ou des complications infectieuses. Je dirais que ces deux phénomènes sont également « terribles ». En 2016, la diarrhée chronique a été classée par l’OMS comme la deuxième cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde. En Afrique, elle a causé près de 653 000 décès, mais Gates et ses amis semblent s’intéresser à d’autres choses.

L’insistance de Gates pour pousser à la vaccination massive d’un nouveau vaccin oral contre la polio, que sa fondation a soutenu à un moment où la polio est pratiquement inexistante, même dans les pays pauvres d’Asie et d’Afrique, devrait sonner l’alarme. Si son objectif est d’aider davantage d’enfants africains à mener une vie saine, de simples projets de traitement de l’eau permettraient de sauver bien plus de vies. Ou bien y a-t-il quelque chose dans le vaccin contre la polio dont on ne nous parle pas ? Y a-t-il de l’aluminium comme adjuvant dont on sait qu’il est un paralysant du système nerveux central ? Ou d’autres toxines ?

La Fondation Gates a dépensé près de 4 milliards de dollars pour développer et administrer le vaccin oral contre la polio dans les pays les plus pauvres du monde à partir de 2018. Et ce malgré le fait que l’OMS ait déclaré que les cas de polio au Pakistan et en Afghanistan sont passés d’environ 350 000 par an à 33 en 2018. Il n’y a pas eu un seul cas en Amérique ou en Europe Occidentale depuis le lancement du projet Gates de lutte contre la polio il y a des années.

De quoi est-il question ?

Il s’agit ici de jeux linguistiques très suspects de la part de l’OMS, de Gates et de ses collaborateurs. Ils tentent de couvrir leurs actes en prétendant que la plupart des cas de polio sont en fait ce qu’ils ont décidé d’appeler une Paralysie Flasque Aiguë (PFA). Il s’agit d’une maladie débilitante dont le tableau clinique est pratiquement identique à celui de la polio. Mais cela fait baisser le nombre de cas de « polio ». Selon le CDC américain, il y a eu plus de 31 500 cas documentés de paralysie flasque aiguë dans seulement 18 pays en 2017. Cela s’ajoute à ce qu’ils appellent la paralysie due à la poliomyélite associée au vaccin (VAPP). Pourtant, du point de vue des symptômes cliniques, la polio dérivée d’un vaccin, la polio sauvage et la paralysie flasque aiguë sont identiques, tout comme la myélite flasque aiguë (MFA), un sous-type de PFA. Avec cette prolifération de noms à consonance médicale grave pour décrire ce qui produit les mêmes symptômes médicaux, nous avons un énorme terrain de manipulation.

Un article rédigé par Neetu Vashishi et Jacob Puliyel et publié dans l’Indian Journal of Medical Ethics en 2012 parle de l’effort de vaccination de masse contre la polio par voie orale mené par Gates, le CDC et l’OMS : « … alors que l’Inde est exempte de polio depuis un an, on a constaté une augmentation considérable des cas de paralysie flasque aiguë non liés à la polio (NPAFP). En 2011, il y a eu 47 500 nouveaux cas supplémentaires de paralysie flasque aiguë non poliomyélitique (PFANP). Cliniquement impossible à distinguer de la paralysie due à la polio, mais deux fois plus mortelle, l’incidence de la PFANP était directement proportionnelle aux doses de polio reçues par voie orale. Bien que ces données aient été recueillies dans le cadre du système de surveillance de la polio, elles n’ont pas fait l’objet d’une enquête… »

Les années 50

La définition des cas de poliomyélite ou de paralysie infantile, comme on l’appelait pendant l’épidémie aux États-Unis après la Seconde Guerre Mondiale, remonte aux années 1950 et aux scandales mortels qui ont éclaté depuis lors à propos du premier prétendu vaccin contre la polio mis au point par Jonas Salk. Considéré aujourd’hui comme un héros de la médecine, la vérité de Salk était tout sauf héroïque.

La recrudescence des cas de ce que l’on appelait alors la poliomyélite ou la paralysie infantile aux États-Unis a commencé à exploser littéralement vers 1946. Il est important de noter qu’une toxine cumulative très dangereuse, un insecticide désormais interdit connu sous le nom de DDT, était présentée par le gouvernement américain comme un moyen « sûr » de contrôler les moustiques et les mouches qui seraient les « porteurs » du virus de la polio. Ce qui a depuis été pratiquement effacé des archives du gouvernement est la correspondance précise entre le nombre de cas d’enfants présentant des symptômes de poliomyélite aiguë et le degré de pulvérisation de DDT, ainsi que le déclin tout aussi précis des cas de poliomyélite humaine de la fin des années 1940 aux années 1950, après une forte diminution de l’utilisation du DDT. En 1953, un médecin du Connecticut, Morton S. Biskind, a affirmé en public que « l’explication la plus évidente de l’épidémie de polio : les maladies du système nerveux central… comme la polio sont en fait les manifestations physiologiques et symptomatiques de l’inondation actuelle de la population mondiale par des poisons pour le système nerveux central, parrainée par le gouvernement et l’industrie ».

Le vaccin anti-polio de Salk a été déployé pour la première fois en 1955, soit deux ans après le déclin spectaculaire des cas de polio enregistrés. Ce fait a été commodément oublié lorsque l’on a annoncé que le nouveau vaccin éradiquait à lui seul la redoutable polio.

Des preuves sérieuses ont été présentées par des médecins et d’autres personnes au Congrès américain, selon lesquelles il existait un lien évident entre les épidémies estivales de polio et les pesticides à base de métaux lourds utilisés l’été, comme le DDT. Ces preuves ont été ignorées. La promotion du DDT en tant qu’insecticide inoffensif était si répandue que les enfants suivaient les camions pulvérisant les rues et les piscines étaient aspergées de DDT, le croyant inoffensif. Des campagnes publicitaires très émotionnelles proclamaient que la polio mortelle était mystérieusement transmise par les insectes et que le DDT protégerait. Les agriculteurs ont été invités à pulvériser leurs vaches laitières à plusieurs reprises avec du DDT pour éloigner les dangereux insectes. Le DDT a ainsi contaminé la réserve de lait. L’utilisation du DDT a explosé à la fin des années 1940 dans l’ensemble des États-Unis. Comme l’a décrit une personne, « des parents inquiets sont allés plus loin pour protéger leurs enfants. Ils craignaient le virus invisible comme s’il chassait leurs enfants. Ils ont transformé leurs maisons en zones stériles en pulvérisant constamment des insecticides et en lavant les murs avec des désinfectants ». Cela me semble familier.

Salk et Rockefeller

La recherche sur les vaccins de Jonas Salk ainsi que de son rival, Albert Sabin, a été financée par la Fondation Nationale pour la Paralysie Infantile, connue plus tard sous le nom de Marche of Dimes. En 1954, Salk a convaincu les autorités sanitaires américaines que son vaccin contre la polio ne contenait que du virus inactif (VPI) et qu’il était absolument sûr. Il a réussi à convaincre les autorités réglementaires qu’il fallait renoncer aux « procédures coûteuses et difficiles qui avaient été suggérées pour la détection d’un éventuel virus vivant résiduel » dans son vaccin. Les essais sur le terrain du vaccin de Salk en 1954 ont été exposés par le Journal of the American Statistical Association : « …59% de l’essai était sans valeur en raison du manque de contrôles adéquats… » Ce rapport a été ignoré par le Département de la Santé américain et la Fondation Nationale a proclamé le vaccin Salk prêt à être distribué en masse au printemps 1955.

En 1955 déjà, des résultats alarmants du vaccin de Salk étaient apparus. Son vaccin, fabriqué par Cutter Laboratories, a été administré à plus de quatre cent mille personnes, pour la plupart des écoliers. En quelques jours, des rapports de paralysie ont commencé à faire surface. En l’espace d’un mois, le programme de vaccination de masse contre la polio a dû être suspendu. En juin 1956, les cas de polio ont commencé à augmenter fortement à Chicago chez les enfants qui avaient reçu le vaccin de Salk. La Fondation Nationale a envoyé une lettre urgente à ses membres les invitant à « donner l’assurance que le vaccin Salk actuel est sûr et efficace aux patients, aux parents et aux autres membres de votre communauté qui en doutent encore inutilement… »

Le vaccin de Salk avait causé 70 000 cas de faiblesse musculaire, 164 cas de paralysie grave et 10 décès. Les trois quarts des victimes sont restées paralysées en permanence. Le Secrétaire du Département de la Santé, de l’Éducation et des Affaires Sociales et le Directeur du NIH ont démissionné. L’incident Cutter a rapidement été minimisé par le gouvernement et les vaccinations ont repris après 21 jours de pause, en utilisant des vaccins de Wyeth Labs. Ces derniers ont également provoqué des cas de paralysie.

Entre 1923 et 1953, avant l’introduction du vaccin de Salk, le taux de mortalité de la polio aux États-Unis avait diminué de 47% ; l’Angleterre avait observé un schéma similaire. Après l’utilisation du vaccin de Salk entre 1955 et 1963, les cas de polio aux États-Unis ont augmenté de 50% de 1957 à 1958, et de 80% entre 1958 et 1959. Cette évolution a été masquée par un changement de définition de la polio par le gouvernement américain, comme le font aujourd’hui l’OMS et les CDC en Afrique. Les maladies qui étaient auparavant regroupées sous le terme de « polio » ont commencé à être déclarées comme des maladies distinctes. L’une d’entre elles était la méningite aseptique ou virale, une maladie infectieuse difficile à distinguer du poliovirus, ou la myélite transverse – une inflammation rare de la moelle épinière, ou le syndrome de Guillain-Barré. Tout cela est-il le résultat de toxines très répandues utilisées dans le vaccin ? Le gouvernement et l’industrie du vaccin ne voulaient pas savoir ou en parler.

Finalement, en 1963, le gouvernement américain a remplacé le vaccin IPV de Salk par un vaccin oral atténué contre la polio (OPV) développé par Albert Sabin. En tant que vaccin à virus vivant, il était et est encore capable de donner à ses destinataires la polio ou des symptômes de la polio. Salk a déclaré devant une sous-commission du Sénat en 1977 que le vaccin oral Sabin avait causé la plupart des cas de polio aux États-Unis depuis le début des années 1960.

L’eugénisme de Rockefeller ?

La Fondation Nationale pour la Paralysie Infantile, qui a financé à la fois Salk et son rival Sabin pour le développement de vaccins contre la polio dans les années 1950, était dirigée par deux médecins de l’Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale : le Dr Henry Kumm qui avait passé 23 ans avec l’Institut Rockefeller, et le Dr Thomas Rivers.

Henry Kumm est passé à la Fondation Nationale en 1951, au plus fort de l’épidémie de polio. En mai 1953, Kumm est devenu directeur de la recherche sur la polio à la NFIP. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Kumm a notamment été consultant civil auprès du chirurgien général de l’armée américaine en Italie, dirigeant des études de terrain pour l’utilisation du DDT contre les moustiques porteurs de malaria.

Dès 1922, Thomas Rivers a dirigé le service des maladies infectieuses de l’Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale, dont il est devenu le directeur en 1937. En tant que Président des comités de recherche et de conseil sur les vaccins de la Fondation Nationale pour la Paralysie Infantile, il a supervisé les essais cliniques du vaccin de Jonas Salk par le groupe du Dr Kumm. On pourrait dire que la Fondation Nationale était un masque pour un projet massif de Rockefeller sur le vaccin contre la polio.

David Oshisky, chercheur sur la polio, a déclaré : « En vérité, la polio n’a jamais été l’épidémie rageuse décrite dans les médias, pas même à son apogée dans les années 1940 et 1950. Dix fois plus d’enfants mourraient dans des accidents au cours de ces années-là, et trois fois plus mourraient du cancer. Le statut particulier de la polio est dû, en grande partie, aux efforts de la Fondation Nationale pour la Paralysie Infantile, plus connue sous le nom de « March of Dimes », qui a utilisé les dernières techniques de publicité, de collecte de fonds et de recherche motivationnelle pour transformer une maladie horrible mais relativement peu commune en l’affliction la plus redoutée de son époque. Le génie de la Fondation Nationale pour la Polio réside dans sa capacité à attirer l’attention sur la polio, la faisant paraître plus inquiétante que d’autres maladies ». Cette Fondation Nationale était dirigée par les médecins de Rockefeller. C’est en grande partie ce que fait la Fondation Gates avec son vaccin oral contre la polio en Afrique où la polio avait presque disparu avant la campagne de vaccination de masse de l’OMS et de Gates.

Ici, le lien de dévouement à l’eugénisme et aux vaccins dangereux semble unir les Rockefeller et Bill Gates, qui, à bien des égards, n’est que l’héritier et la continuation du travail d’eugénisme mortel des Rockefeller. Tout cela devrait faire réfléchir avant de considérer les déclarations de Bill Gates sur le coronavirus et ses vaccins préférés comme la bonne vérité scientifique.

F. William Engdahl

 

Source de l’image en vedette : New Eastern Outlook

Article original en anglais :

Gates Vaccine Spreads Polio Across Africa, le 29 septembre 2020.

Traduit par Réseau International

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La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © F. William Engdahl, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/le-vaccin-de-gates-propage-la-polio-a-travers-lafrique/5649902

Dans IRAN

BRAS D'HONNEUR DE L'IRAN AUX USA : LE PRIX DU PETROLE GRIMPE!

Par Le 17/08/2021

Sanctions US sont mortes, le prix du pétrole iranien monte

Tuesday, 17 August 2021 6:31 PM  [ Last Update: Tuesday, 17 August 2021 6:33 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La Société nationale iranienne du pétrole a augmenté les cours de brut pour ses clients asiatiques. (Photo à titre d'illustration)

La Société nationale iranienne du pétrole a augmenté le prix officiel de brut pour vendre aux clients asiatiques au mois de septembre. 

La Société nationale iranienne a augmenté le prix du brut léger et du brut lourd de 25 centimes et celui du brut Soroush de 20 centimes pour vendre aux clients asiatiques au mois de septembre. 

Lire aussi: 2 millions de barils de pétrole par jour

Le brut léger de l’Iran se vend 2,65, le brut lourd iranien coûte 1,55 et le brut Soroush se vend 1,60 pour le mois de septembre ; ce qui est supérieur au prix de base Oman/Dubaï. 

Cette hausse des cours de brut intervient alors que l’Iran vient de contourner le détroit d’Hormuz. 

Iran: l'épicentre pétrolier déplacé?

Iran : l’épicentre pétrolier déplacé ?

Avec la construction du pipeline Gore-Jask, l’Iran peut contourner le détroit d’Hormuz et se doter d’un nouveau terminal d’exportation à proximité des eaux internationales.

L’Iran n’est plus prisonnier du détroit d’Hormuz pour acheminer son pétrole. Avec l’inauguration du terminal de Jask, le pays n’est plus menacé d’un blocage dans ce passage stratégique. 

« Aujourd’hui est un grand jour historique pour la nation iranienne ». Le président sortant iranien Hassan Rohani a ainsi annoncé l’inauguration du terminal d’exportation de son brut à partir d’un port sur la mer d’Oman. Le terminal dénommé Jask se trouve à l’est du très stratégique détroit d’Hormuz.

Lire aussi: La Chine peut-elle se passer du pétrole iranien ?

Un chantier titanesque qui comprend également la construction d’un oléoduc long de 1 000 kilomètres, qui devrait aider Téhéran à reconquérir ses marchés perdus au profit des pays rivaux.

« Avec l’ouverture du terminal de Jask sur le golfe d’Oman, les Iraniens viennent de gagner un important vecteur d’indépendance économique et énergétique », explique à Sputnik Pierre Fabiani, ancien représentant du groupe Total en Iran.

L'Iran contourne le Hormuz!

L’Iran contourne le Hormuz !

Le pétrole iranien a atteint les côtes de la mer d’Oman.

À l’époque de son mandat (2004 –2008), ce dernier a donné son avis sur la pertinence de cette construction aux autorités compétentes en Iran :

« Quand les Iraniens m’ont demandé conseil, je leur ai dit que l’exploitation du terminal de Jask était une évidence. »

Les avantages sont en effet nombreux. D’une part, le projet estimé par Hassan Rohani à « deux milliards de dollars » permet de gagner quelques jours de navigation par rapport au port pétrolier de Kharg, dans le golfe Persique. Mais surtout, « c’est le meilleur moyen pour eux de se prémunir d’un blocage du détroit d’Hormuz. »

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/17/664653/Iran-petrole-brut-prix-sanctions-Hormuz

AFGHANISTAN : DEBACLE DE L’EMPIRE AGONISANT!

Par Le 17/08/2021

Pas d'avions, pas d'helicos russes, pas de pilotes... signés USA

Tuesday, 17 August 2021 5:31 PM  [ Last Update: Tuesday, 17 August 2021 5:31 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le blindé M-177 de l'armée afghane confisqué par les talibans. ©Mashregh News

Sur le papier, les Américains auraient dépensé 88 milliards de dollars pour armer et entraîner l’armée afghane, mais malgré cette facture plutôt publicitaire, l’armée de l’Afghanistan reste dépendante et inefficace.

Puisque l’armée afghane dépendait des États-Unis et de l’OTAN pour la logistique aérienne, une série d’efforts ont été déployés pour former et développer une force aérienne pour l’Afghanistan. Dans ce droit fil, des hélicoptères Mil Mi-17, Black Hawk et MD-530 ainsi que des avions de transport Hercules et des avions de combat légers Super Tucano ont été remis aux Afghans. 

Lire aussi: Les talibans attaqueront les bases US dans le golfe Persique ?

Or, faute de logistique aérienne, la plupart des appareils, dont les hélicoptères, n’ont jamais pu participer à de vraies missions. 

Au moins quatre hélicoptères Black Hawk, deux hélicoptères MD-530, sept hélicoptères Mi-17 et six drones ScanEagle ont été saisis pendant les derniers jours par les talibans. 

Armée afghane implose, merci USA

Armée afghane implose, merci USA

Alors que l’avenir de l’Afghanistan est plus que jamais dans un halo d’incertitude, une chose est néanmoins claire : les tentatives de 20 ans des Américains pour reconstruire l’armée afghane en une force de combat indépendante et puissante ont échoué, et cette défaite est plus palpable dans un moment où le pouvoir est en train d’être transféré aux talibans.

Les experts et les officiers de l’armée afghane étaient unanimes à réaffirmer que les hélicoptères de fabrication russe seraient une meilleure option quant à la réparation et au maintien, mais les Américains, sous prétexte de leur bras de fer avec les Russes au sujet du dossier de l’Ukraine, ont presque arrêté de soutenir les hélicoptères Mil Mi-17 russes, déclarant qu’ils fourniraient, en revanche, aux Afghans des hélicoptères Black Hawk. Mais les systèmes des Black Hawk étaient tellement sophistiqués que les Afghans n’ont jamais pu réparer ni maintenir ces appareils sans aide et assistance des Américains. Rien que durant ce dernier mois, au moins deux Black Hawk ont été détruits par les attaques des talibans contre des bases militaires de l’armée afghane et quatre autres, abandonnés par le personnel de l’armée, ont été saisis par les assaillants. 

Lire aussi: Les États-Unis cherchent à développer la base aérienne d’Aïn al-Asad

Les choses ne vont pas mieux chez la Force terrestre de l’Afghanistan que les occupants américains ont tout fait pour garder faible et dépendante. 

Les capacités de la Force terrestre de l’Afghanistan ont été gardées au niveau d’une infanterie ; aucune unité de blindés lourds ou infanterie mécanisée, d’autant plus que les unités d’artillerie ne sont équipées que d’un nombre très limité de canons de 122 millimètres et de roquettes Grad.  

Afghanistan : Débâcle de l’Empire mourant...

Afghanistan : Débâcle de l’Empire mourant...

Des véhicules de transport tactiques Humvee, des pick-up Toyota ou Ford, des blindés légers M-117 et des véhicules militaires blindés de transport de troupes ou de dépannage Maxxpro constituent toute la capacité tactique de la Force terrestre de l’armée afghane. À noter qu’un grand nombre de ces véhicules ont été confisqués pendant les dernières semaines par les talibans. 

Lire aussi: Les talibans ont lancé un ultimatum aux États-Unis : 72 heures pour évacuer ou détruire

En plus, une grande partie des carabines militaires Colt M4 et M16, des mitrailleuses lourdes M2, des fusils de sniper M24 et des mitrailleuses M240 et M249 ainsi que des systèmes de ciblage optique et des caméras de vision nocturne sont récemment tombés entre les mains des talibans. 

En effet, ce n’est pas seulement le manque d’entraînement et de logistique qui nourrit les problèmes de l’armée afghane, mais plutôt un État corrompu qui était inféodé aux États-Unis.

Afghanistan: Méga coup sino-iranien?!

Afghanistan : Méga coup sino-iranien ?!

Un air eurasiatique souffle sur l

Du côté des Américains, ils n’ont jamais rien fait pour résoudre les problèmes de l’armée afghane pour qu’ils puissent mener leurs agissements secrets en profitant de la situation tendue de l’Afghanistan. 

Si cette somme faramineuse que Washington prétend avoir dépensée en Afghanistan avait été injectée dans les bons secteurs, l’armée afghane aurait pu contrer les menaces sans dépendre de la présence militaire de l’Occident. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/17/664632/Afghanistan-armee-USA-Talibans-helicoptere-

AFGHANISTAN : APRES LEUR VICTOIRE, QUEL ARSENAL ENTRE LES MAINS DES TALIBANS ?

Par Le 17/08/2021

Après leur victoire à Kaboul, quel arsenal entre les mains des talibans?

 Depuis 4 heures  17 août 2021

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 Afghanistan - Monde islamique

 

Les talibans ont mis un terme à 20 ans de guerre en Afghanistan et se sont emparés des armes et matériels de l’armée afghane et de leurs alliés américains après la capitulation. Ils ont désormais toutes les chances d’avoir leurs propres forces armées bien équipées.

Les talibans, qui n’avaient tenu que quelques mois en 2001 face à l’Alliance, notamment en raison d’une pénurie d’armes, sont désormais largement équipés pour organiser leur armée.

Ils ont à leur disposition l’ensemble des biens de l’armée afghane à l’exception du matériel que celle-ci a pu évacuer dans d’autres pays, notamment en Iran.

Blindés, armes et aéronefs

Selon les données du bulletin annuel The Military Balance 2021, les forces gouvernementales afghanes disposaient de 40 chars moyens T-55 et T-62, de 640 véhicules blindés MSFV, de 200 véhicules de transport de troupes MaxxPro et de plusieurs milliers de Humvees. Elles possédaient 775 pièces d’artillerie, dont 85 obusiers D-30 de 122 millimètres et 24 obusiers M114A1 de 155 millimètres. Cet arsenal appartient désormais aux talibans.

Ces derniers ont mis la main sur plusieurs milliers d’armes à feu de fabrication occidentale, des tonnes de munitions, des appareils à visée nocturne, des caméras thermiques, des équipements spéciaux, des uniformes et des moyens de protection.

De plus, les talibans ont pu obtenir de l’aviation car les forces aériennes afghanes comptaient 24 avions de lutte antiguérilla EMB-314 Super Tucano, quatre avions de transport C-130H Hercules, 23 Cessna 208B et 18 monomoteurs à turbopropulseur Pilatus PC-12.

Côté hélicoptères, ce sont cinq Mi-35, 54 Mi-17, 53 MD-530F et 42 UH-60A Black Hawk qui passent sous leur contrôle. Même si une partie de ces appareils est défaillante, une autre est opérationnelle, offrant aux talibans des possibilités fondamentalement nouvelles, d’où une menace potentielle pour certains pays voisins.

Une menace pour la sécurité internationale?

Les talibans affirment aujourd’hui ne pas avoir de projets d’invasion d’autres pays. Mais personne ne sait ce qu’ils décideront demain. Un tel arsenal pourrait pousser leurs chefs à pousser davantage dans leurs succès. Daech n’avait commencé son expansion au Moyen-Orient qu’après s’être emparé en partie des arsenaux gouvernementaux syriens et irakiens. De nombreux experts affirment que les talibans représentent une menace pour l’architecture de la sécurité internationale.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait signalé que les pays de l’ex-URSS faisant partie de l’Organisation du traité de sécurité collective devaient être prêts à la pénétration sur leur territoire de terroristes en provenance des régions contrôlées par les talibans. Il avait promis que la Russie continuerait de moderniser les armées alliées qui pourraient être les premières à repousser une attaque éventuelle.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2130790

POUR BIDEN, LA RUSSIE ET LA CHINE « ADORERAIENT » QUE LES ETATS-UNIS RESTENT ENLISES EN AFGHANISTAN

Par Le 17/08/2021

Pour Biden, Moscou et Pékin « adoreraient » que les Etats-Unis restent enlisés en Afghanistan

 Depuis 6 heures  17 août 2021

Joe Biden

 Amérique et Europe - USA

 

Joe Biden a affirmé lundi qu’une guerre encore plus longue en Afghanistan aurait profité à la Chine et à la Russie, alors même que son chef de la diplomatie s’entretenait avec ces deux rivaux des Etats-Unis, qui ont l’intention d’entretenir des relations avec les talibans.

« Nos véritables concurrents stratégiques, la Chine et la Russie, adoreraient que les Etats-Unis continuent de consacrer des milliards de dollars de moyens et leur attention à la stabilisation de l’Afghanistan indéfiniment », a lancé le président américain, rentré brièvement à la Maison Blanche pour un discours télévisé.

Plus tôt lundi, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken s’était entretenu séparément avec les ministres russe et chinois des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Wang Yi. Il s’agissait d’aborder la situation sécuritaire et les efforts d’évacuations, a indiqué le département d’Etat, fournissant peu de détails sur le contenu des conversations.

Les autorités russes ont quant à elles affirmé qu’Antony Blinken et Sergueï Lavrov avaient discuté des « contacts de l’ambassade de Russie avec les représentants de toutes les principales forces politiques d’Afghanistan dans l’intérêt d’aider à assurer la stabilité et l’ordre public ».

Les deux hommes « ont convenu de poursuivre les consultations, avec la participation de représentants de la Chine, du Pakistan, d’autres pays intéressés et de l’ONU, afin d’aider à créer les conditions préalables à l’initiation d’un dialogue inter-afghan inclusif », selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie et la Chine ont intensifié les contacts avec les talibans après la décision américaine de quitter l’Afghanistan, mettant un terme à 20 ans de guerre.

Moscou, dont l’invasion du pays en 1979 s’est terminée par un échec après dix ans d’affrontements contre des combattants islamistes alors soutenus par Washington, a maintenu ouverte son ambassade à Kaboul et prévoit de communiquer avec les talibans.

Selon la Russie, la situation en Afghanistan se stabilisait lundi, les talibans y assurant « l’ordre public » après l’effondrement du gouvernement, qui a amené des milliers de personnes à tenter de fuir le pays.

La Chine a affirmé de son côté lundi vouloir des « relations amicales et coopératives » avec l’Afghanistan sous les talibans.

« La Chine se tient prête à communiquer avec les Etats-Unis pour promouvoir un atterrissage en douceur sur la question afghane, afin d’éviter une nouvelle guerre civile ou un désastre humanitaire en Afghanistan et pour que le pays ne redevienne pas un foyer et refuge du terrorisme », a déclaré Wang Yi à Antony Blinken, selon l’agence de presse chinoise Xinhua.

L’émissaire américain Zalmay Khalilzad a régulièrement consulté la Russie et la Chine lors des négociations infructueuses entre l’ex-gouvernement afghan et les talibans, qui visaient à établir un partage pacifique du pouvoir.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/2130658

AFGHANISTAN : UN GOUVERNEMENT INCLUSIF SERA FORME, SELON LES TALIBANS

Par Le 17/08/2021

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Urgent

Un gouvernement inclusif sera formé en Afghanistan, selon les talibans

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INTERNATIONAL

17:52 17.08.2021(mis à jour 18:54 17.08.2021)URL courte

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Retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, août 2021 (22)

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Les talibans* envisagent de former un gouvernement inclusif en Afghanistan, qui comprendra les représentants de tous les groupes politiques, a annoncé le porte-parole du mouvement Zabihullah Mujahid lors de la première conférence de presse après l'entrée des talibans* dans Kaboul.

Le futur gouvernement afghan sera inclusif, il comprendra des représentants de tous les groupes politiques et couches de la population, a déclaré ce mardi 17 août le porte-parole du mouvement Zabihullah Mujahid, lors d'une conférence de presse organisée dans une salle à Kaboul précédemment utilisée par le gouvernement afghan.

«Ils décideront quelles lois seront présentées au peuple, le futur gouvernement s'en occupera avec la participation de l'ensemble du peuple [...]. Nous œuvrons pour former un nouveau gouvernement, je vous l'assure», a indiqué le porte-parole.

La conférence de presse a débuté par une prière musulmane. Citant des extraits du Coran, le représentant des talibans* a félicité les Afghans à l'occasion «de la fin de l'occupation américaine de leur pays».

«Un pays sans stupéfiants»

Selon lui, le mouvement Taliban* ne permettra pas la transformation de l'Afghanistan en centre de production de stupéfiants.

«Je veux assurer le monde entier que l'Afghanistan ne sera pas un centre de production de quelque drogue que ce soit. Nous chercherons à éradiquer ce fléau et de transformer notre pays natal en pays sans stupéfiant», a ajouté M.Mujahid.

Aucun règlement de compte en vue

L'Émirat islamique des talibans* ne menace personne et n'a pas l'intention de faire la guerre.

«Nous ne voulons pas que la guerre continue. Nous cherchons à éliminer ses racines. Nous n'allons pas nous venger auprès des représentants de l'ancien régime, ils sont nos partenaires dans la reconstruction de notre pays», a-t-il souligné.

M.Mujahid a en outre annoncé que son mouvement avait «gracié et amnistié ceux qui étaient contre eux».

«Nous ne voulons pas régler nos comptes avec qui que ce soit en Afghanistan», a déclaré le représentant des talibans*.

Et d'ajouter qu'ils tiendront compte des erreurs commises par le gouvernement précédent. 

Selon lui, les talibans* ne permettront pas d'utiliser le territoire afghan pour mener des attaques contre d'autres pays.

Droits des femmes

Les talibans* garantiront le respect des droits des femmes selon les normes de la charia. Toutes les femmes seront notamment invitées à porter le foulard, mais elles ne seront pas obligées de porter la burqa.

«Les femmes vivront selon la charia. Les pays voisins et les États du monde ne doivent pas croire que nous ne reconnaissons pas les droits des femmes. Dieu merci, nous sommes musulmans et nos femmes sont musulmanes aussi», a expliqué le porte-parole.

Selon lui, les femmes auront droit à l'éducation jusqu'au niveau universitaire et le droit de travailler.

Économie afghane

Le mouvement des talibans* entend veiller à la reprise économique du pays.

«La situation économique va s'améliorer. Nous prendrons des mesures sérieuses pour la garantir, pour améliorer les conditions de vie de la population», a promis le porte-parole.

Fonctionnement des médias

Les nouvelles autorités afghanes respecteront la liberté des médias, mais interdiront ceux qui se prononceront contre les valeurs nationales et violeront les lois islamiques. Les autres pourront travailler sans aucune contrainte, a assuré M.Mujahid. 

«Nous savons que les médias libres ont le droit de nous critiquer, mais ils doivent être justes et impartiaux. Ils servent le peuple et l'État, et nous voulons qu'ils diffusent des informations objectives et véridiques», a-t-il noté.

Les femmes pourront elles aussi travailler comme journalistes, mais elles devront porter un foulard «pour ne pas être dérangées dans la rue ou au travail», selon lui. 

Sécurité à Kaboul

Le responsable a également tenu à rassurer quant à la sécurité de la population et des diplomates en poste dans la capitale afghane:

«La sécurité et la paix à Kaboul sont prioritaires pour nous, tout comme la sécurité de tous les diplomates de tous les pays qui se trouvent à Kaboul. Nous voulons assurer le monde entier que les résidents de Kaboul, les diplomates, les organisations internationales et les ONG ne courent aucun risque. Il n'y aura aucun abus à leur égard».

Il a assuré aux Afghans ayant collaboré avec les États-Unis qu'ils étaient amnistiés, les appelant à rester sur le sol afghan:

«Nous garantissons la sécurité de ceux qui ont travaillé avec les États-Unis et leurs alliés en tant qu'interprètes ou rempli d'autres fonctions. Compte tenu de leurs talents et savoir-faire, nous ne voulons pas qu'ils quittent le pays. Nous voulons qu'ils servent leur pays».

Selon lui, les Afghans qui ont afflué à l'aéroport international de Kaboul par peur des talibans* peuvent rentrer dans leurs foyers sans aucune crainte.

Le porte-parole a cependant reconnu que le mouvement Taliban* avait rencontré certaines difficultés en essayant de garantir l'ordre public dans la capitale à cause de «certains malfaiteurs».

Les talibans* n'avaient pas l'intention d'entrer dans Kaboul

Le 15 août, les talibans* sont entrés dans Kaboul, contrôlant totalement la capitale en quelques heures. Le Président afghan Ashraf Ghani a annoncé avoir quitté le pays pour «éviter un bain de sang». Plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs citoyens et diplomates.

Selon M.Mujahid, le plan initial du mouvement était de s'arrêter aux abords de Kaboul après la prise d'autres territoires du pays afin d'assurer une passation du pouvoir pacifique, mais les actions de l'ancien gouvernement ne l'ont pas permis. Les talibans* ont ainsi dû entrer dans la capitale pour y garantir la sécurité, affirme le porte-parole.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Détails à suivre

Dans Amérique

LE PARTI COMMUNISTE REUNIONNAIS APPELLE A LA SOLIDARITE AVEC HAÏTI

Par Le 17/08/2021

16 Août 2021

Le tremblement de terre a fait de nombreuses victimes
Parti Communiste Réunionnais / 16 août 2021
Le Parti communiste réunionnais interpelle la Région, le Département, les communautés d’agglomération et les communes afin qu’elles unissent leurs efforts de solidarité envers le peuple haïtien en votant une aide d’urgence et en interpellant le gouvernement français afin qu’il vienne massivement en aide aux victimes du tremblement de terre du 14 août.

Haïti a été frappé par un séisme de forte intensité : 7,2 sur l’échelle de Richter qui en compte 9 niveaux. On dénombre déjà plusieurs centaines de morts et des milliers de disparus, ensevelis sous les décombres. Les dégâts matériels sont très importants. Les équipements et infrastructures du pays ont été endommagés. L’arrivée des cyclones risquent de compliquer la situation.

Le spectre du tremblement de terre de 2010 hante encore les esprits. L’événement a provoqué plus de 200 000 morts et occasionné un million et demi de sans abris et sans nourriture. Enfin, cette ancienne colonie française, l’un des pays les plus proches des États Unis, vient subir l’assaut de mercenaires qui ont assassiné son Président, en juillet dernier.

Le PCR propose aux Collectivités réunionnaises d’agir dans 2 sens :

1) unir leurs efforts de solidarité en votant une aide d’urgence exceptionnelle pour pallier aux difficultés prioritaires,

2) demander l’aide massive du gouvernement français.

Bureau de presse du PCR

source : https://www.temoignages.re/politique/actualites/le-pcr-appelle-a-la-solidarite-avec-haiti,101979

Tag(s) : #PCR#Communiste#Réunion#Haiti

Dans BRESIL

BRESIL : UN DIRIGEANT PROCHE DE BOLSONARO EST ARRETE POUR ATTEINTE A LA DEMOCRATIE

Par Le 17/08/2021

17 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-08-15 18:08:58

 

Brasilia, 15 août (RHC) Roberto Jefferson, ancien député brésilien proche de Jair Bolsonaro, a été arrêté sous l’accusation de participation à un réseau qui promeut des actes contre la démocratie.

En vertu d’un Verdict du Tribunal Fédéral Suprême (STF) du Brésil, Roberto Jefferson, l’ancien député et dirigeant proche du président brésilien, Jair Bolsonaro, a été arrêté par la Police Fédérale du Brésil à Rio de Janeiro (sud-est) accusé de promouvoir des actes contre la démocratie.

Le mandat d’arrêt a été émis par le juge Alexandre de Morales, qui mène depuis 2019 un procès sur les campagnes du président Jair Bolsonaro contre les pouvoirs de l’État, notamment l’Electoral.

Jefferson est accusé d’utiliser les réseaux sociaux pour demander l’intervention de l’armée dans la cour suprême du pays, ou de financer des individus ou des groupes de pensée d’extrême droite qui promeuvent une rupture institutionnelle.

Le Tribunal électoral du Brésil a ouvert une enquête contre le président du pays, Jair Bolsonaro, pour ses commentaires sur le système de vote actuel.

Le juge a ordonné la fermeture du compte Twitter du chef de l’état brésilien, car il apparaissait souvent sur les réseaux sociaux avec des armes à feu et des vidéos avec des armes, menaçant les membres du STF.

En fait, l’ancien député a toujours soutenu Bolsonaro, qui a modifié en février les décrets sur le port d’armes pour faciliter l’achat d’armes à feu par les citoyens autorisés.

 

Source Prensa Latina

source :https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/267091-un-dirigeant-proche-de-bolsonaro-arrete-pour-atteinte-a-la-democratie

Tag(s) : #brésil#Bolsonaro

Dans Afrique

MAROC : PLUS DE 700 HECTARES BRULENT. DERNIERS FOYERS ACTIFS EN ALGERIE

Par Le 17/08/2021

Incendies: plus de 700 hectares brûlés au Maroc, derniers foyers actifs en Algérie

Incendies: plus de 700 hectares brûlés au Maroc, derniers foyers actifs en Algérie

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Par AlAhed avec AFP

La mobilisation continue lundi au Maroc pour maîtriser les incendies qui ont déjà décimé plus de 700 hectares de forêt en trois jours, tandis que les derniers foyers encore actifs en Algérie voisine paraissaient en voie d'extinction, selon les autorités des deux pays.

Au Maroc, plus de 500 personnes, dont des pompiers et des militaires, «sont toujours mobilisées pour venir à bout de ces incendies», a indiqué le chef du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers, Fouad Assali, à l'agence de presse officielle MAP.

Quelque 725 hectares d'une forêt près de la ville touristique de Chefchaouen (nord) ont déjà été engloutis par les feux déclarés samedi, a-t-il précisé, ajoutant que des avions bombardiers d'eau ont été mobilisés.

Une vague de chaleur traverse le Maroc depuis vendredi, avec des températures pouvant aller jusqu'à 49 degrés, et se poursuit jusqu'à mardi, selon le Département de météorologie.

Selon les journalistes de l'AFP sur place, les feux, qui n'ont fait aucune victime, étaient en recul lundi. Une enquête a été ouverte pour déterminer leurs causes.

Le bassin méditerranéen est touché ces deux dernières semaines par des incendies, notamment en Grèce, en Turquie et en Algérie.

Dans ce dernier pays, quelque 90 personnes, dont 33 soldats, sont mortes ou portées disparues depuis une semaine dans les incendies, en majorité d'origine «criminelle» selon les autorités.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décidé d'octroyer une allocation financière d'un million de dinars (6.300 euros) aux familles des victimes civiles et militaires.

En fin de journée lundi, les unités de la Protection civile algérienne continuaient de lutter contre 15 foyers à travers neuf wilayas (préfectures).

En revanche, tous les feux ont été éteints à Tizi Ouzou, en Kabylie, la région la plus touchée par les feux dans le nord de l'Algérie, a précisé la Protection civile.

Plus de 41 feux ont été éteints ces dernières 24 heures, a-t-elle ajouté.

Au-delà des importants dégâts matériels et des carences des pouvoirs publics mises en lumière lors de ces incendies, les Algériens ont été particulièrement choqués par le lynchage et l'immolation d'un homme accusé à tort de pyromanie.

Au total, 49 suspects ont déjà été arrêtés à la suite du drame, selon les médias locaux.

Le réchauffement climatique augmente la probabilité des canicules et des sécheresses et par ricochet, des incendies.

https://french.alahednews.com.lb/41118/307

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