Veilleur en éveil

 

MISE EN GARDE NUCLÉAIRE RUSSE!

Moscou brandit le spectre de riposte atomique

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'armée russe percevra tout missile balistique lancée contre son territoire comme une attaque nucléaire qu'elle ripostera. ©Sputnik (Illustration)

Le général Andreï Sterline, commandant adjoint des opérations à l’état-major de l’armée russe, et le colonel Alexander Khryapin, expert du Centre de recherches stratégiques de l’Académie militaire de Russie, ont écrit dans un article que la Russie percevra tout missile balistique lancé sur son territoire comme une attaque nucléaire qui justifierait des représailles nucléaires.

« Toute attaque contre la Russie signifie une tentative de nous détruire », poursuivent les auteurs de l’article publié dans le journal militaire officiel de l’armée russe, Krasnaya Zvezdat.

Les coauteurs mettent également en cause le TNP (Traité de non-prolifération nucléaire) et le TICE (Traité d’interdiction complète des essais nucléaires). 

« L’anéantissement de ces deux traités entraînera le début d’une nouvelle course aux armements nucléaires dans le monde, et le nombre de pays dotés d’armes nucléaires et de pays sur le point d’acquérir des armes nucléaires pourra donc augmenter », peut-on lire dans l’article. 

Le 3 juin, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret sur les fondements de la politique de dissuasion nucléaire du gouvernement russe. 

Les piliers de la politique de dissuasion nucléaire de la Russie constituent un document de planification stratégique dans le domaine de la défense et reflètent le point de vue officiel du gouvernement russe sur la dissuasion nucléaire.

La Russie définit les conditions qui pourraient la pousser à utiliser l’arme nucléaire

La Russie définit les conditions qui pourraient la pousser à utiliser l’arme nucléaire

Vladimir Poutine a émis un décret qui définit les principaux dangers pour la Russie et qui évoque les conditions dans lesquelles la Russie pourrait se réserver le droit d’avoir recours à l’arme nucléaire.

La politique de dissuasion nucléaire russe a un caractère défensif. Elle vise à maintenir la capacité des forces nucléaires russes à un niveau qui puisse assurer une dissuasion nucléaire, défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays et empêcher un éventuel ennemi d’envahir la Russie et ses alliés.

« La Fédération de Russie considère les armes nucléaires comme un simple moyen de dissuasion, dont l’utilisation intervient en dernier recours comme mesure coercitive. », selon le document de dissuasion nucléaire de la Russie. 

La doctrine nucléaire de la Russie est constituée de trois composantes : missiles sol-air capables d’emporter des ogives nucléaires, navires dotés d’armes nucléaires et avions équipés de missiles nucléaires.

OTAN: guerre nucléaire contre la Russie?

OTAN: guerre nucléaire contre la Russie?

Le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a félicité l’engagement de l’Allemagne à la force de dissuasion nucléaire américaine en Europe.

https://french.presstv.com/Detail/2020/08/08/631353/Russie-triade-nucl%C3%A9aire-missile-ogive-avions-de-combat-attaque-de-missile-r%C3%A9ponse-atomique


 

IL Y A 75 ANS A HIROSHIMA ET NAGASAKI, LES ETATS-UNIS ONT MASSACRE A COUPS DE BOMBES NUCLÉAIRES DES CENTAINES DE MILLIERS D’INNOCENTS JAPONAIS

 

Les 6 et 9 août 1945 les habitants d’Hiroshima et Nagasaki, principalement des femmes, enfants et personnes âgées furent massacrés par la bombe nucléaire.

À l’occasion du 75e anniversaire de ces massacres, la CGT rappelle l’urgence de la démilitarisation des relations internationales, de la diminution des dépenses militaires (1917 milliards de dollars en 2019 qui pourraient être réorientés vers la santé, l’éducation, la protection de l’environnement et la culture), la réalisation des Objectifs du Développement Durable (ODD) et l’élimination totale de toutes les armes de destruction massive, dont les armes nucléaires, notamment par la ratification par la France du Traité sur l’Interdiction des Armes nucléaires (TIAN).

Les massacres d’Hiroshima et de Nagasaki, perpétrés par les États-Unis au motif d’épargner la vie des soldats américains n’avaient en réalité pour seul but que d’assurer le leadership des États-Unis sur le monde, en anticipant la division en deux blocs. Aujourd’hui, l’ouverture des archives soviétiques comme américaines prouve que le Japon avait avant ces deux bombardements proposé sa reddition sans réaction des autorités américaines.

La crise mondiale, sanitaire, économique et sociale qui tue dans l’ensemble des états les plus fragiles et précaires, et rend les pauvres plus pauvres, a montré le danger qu’est le manque de structures de services publics, de santé, d’éducation et de culture dans chaque état. Il est temps comme la CGT le dit souvent de réorienter le monde vers une gestion qui sera centrée sur l’homme, l’environnement, le respect des espèces animales et végétales.

La CGT avec ses partenaires, dont le mouvement de la Paix, contribuera au succès de la « vague mondiale de la paix » du 6 au 9 août 2020 et invite ses organisations à participer le samedi 19 septembre à l’organisation partout en France de marches pour la Paix dans le cadre de la journée internationale de la Paix.

Montreuil, le 7 août 2020

source :  https://www.cgt.fr/comm-de-presse/il-y-75-ans-la-premiere-bombe-nucleaire-tuait-des-centaines-de-milliers-dinnocents


 

L'ONU RÉAFFIRME LE DROIT DE PORTO RICO A L’INDÉPENDANCE

Nations Unies, 7 août (Prensa Latina) L’ambassadrice cubaine Ana Silvia Rodriguez a souligné hier que le Comité de décolonisation de l’ONU a adopté une décision présentée par l´île qui réaffirme le droit de Porto Rico à l’indépendance.

Comme l’a écrit la diplomate sur son compte Twitter officiel, ce texte, adopté par consensus, souligne le droit inaliénable du peuple portoricain à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le document adopté la veille et introduit quelques jours plus tôt par Cuba a été coparrainé par Antigua-et-Barbuda, le Nicaragua, le Venezuela, la Syrie et la Russie.

La décision réaffirme que le peuple portoricain constitue une nation latino-américaine et caribéenne dotée de sa propre identité nationale qui est indéniable.

Elle appelle également le Gouvernement des États-Unis à assumer ses responsabilités en favorisant un processus permettant au peuple portoricain d’exercer pleinement son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le document reconnaît également que, dans le contexte de la recrudescence de la crise économique et fiscale à Porto Rico, le statut actuel empêche son peuple de prendre des décisions souveraines pour répondre à ses besoins et définir son avenir, en particulier sur les graves problèmes économiques et sociaux auxquels il est aujourd´hui confronté.

Cette décision exprime également une préoccupation concernant l´imposition par le Congrès des États-Unis d´un Conseil de contrôle fiscal qui exerce des pouvoirs sur les fonctionnaires et les législateurs portoricains en matière fiscale, économique, budgétaire et sur la restructuration de la dette publique.

En raison des mesures d’hygiène sanitaire prises par l’Organisation des Nations Unies au milieu de la pandémie de Covid-19, le Comité de la décolonisation n’a pas pu se réunir en personne et célébrer un débat général sur la question et l´audition de pétitionnaires portoricains

C’est la vingt et unième fois consécutive que ce Comité adopte par consensus une résolution sur Porto Rico et son besoin d’indépendance.

Depuis 1972, Cuba présente cette décision qui répond à son engagement sans équivoque en faveur de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple portoricain, fondé sur une relation de profondes racines historiques et une lutte commune de plus d’un siècle.

peo/agp/ifb

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884673:lonu-reaffirme-le-droit-de-porto-rico-a-lindependance&opcion=pl-ver-noticia&catid=69&Itemid=101


 

LE NICARAGUA DANS LA LIGNE DE MIRE DE WASHINGTON

Le Nicaragua dans la mire de Washington

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 06 août 2020

Humanisme

Région : 

Thème: 

Un épiscopat prêt au combat

Pour comprendre ce qui se passe en Amérique latine, il faut prendre en compte les gouvernements qui se soumettent à Washington et ceux qui ne s’y soumettent pas, se déclarant indépendants et souverains. Ces derniers sont considérés comme des gouvernements récalcitrants. Washington ne peut pas tolérer une telle dissidence dans sa cour arrière qu’est l’Amérique latine pour lui. Son objectif est d’en finir avec ces derniers qui osent s’affirmer socialistes et anti-impérialistes.

Dans la majorité des pays qui lui sont soumis, dont le groupe de Lima, Washington s’impose sans que les gouvernements, les oligarchies nationales et les épiscopats aient rien à y redire. Quant aux peuples de ces pays, ils doivent compter sur eux-mêmes s’ils souhaitent se libérer de cette dépendance et voguer a leur propre développement.

Photo : Le président des États-Unis Donald Trump (à gauche). A droite à partir du haut :  l’ex-président de Bolivie victime d’un coup d’état, Evo Morales, le président vénézuélien Nicolas Maduro et le président du Nicaragua, Daniel Ortega. Source : Los Angeles Times, le 11 novembre 2019.

Pour le moment, trois de ces peuples  sont parvenus à résister aux nombreuses tentatives de coups d’État visant leur  indépendance  et souveraineté: Cuba, Nicaragua Venezuela. On se souviendra du Coup d’État au Chili, en 1973 et de ceux au Brésil, en 1964, et de l’Argentine, en 1976, tout comme ce tout récent coup d’État en Bolivie qui n’est toutefois pas encore complètement consommé. Diverses méthodes sont utilisées pour renverser ces régimes politiques de profil socialiste. Les présidents récents de l’Équateur, d’Argentine, du Brésil et du Paraguay en savent quelque chose.

Les trois pays, toujours souverains et indépendants, Cuba, Venezuela et Nicaragua font l’objet d’un harcèlement politique, économique et social. Les sanctions se multiplient, les groupes terroristes se forment sous les directives de Washington. Des millions de dollars y sont investis pour qui parviendra à éliminer ou tuer les principales têtes dirigeantes de ces pays.

Cuba a déjà une longue histoire de résistance et de harcèlement venant de Washington avec son blocus économique et ses diverses sanctions. Pendant longtemps, l’épiscopat catholique de Cuba a été les yeux et les oreilles de Washington à Cuba. Depuis un certain temps, sa présence se fait plus discrète. Par contre, il se garde bien de dénoncer le blocus économique ainsi que toutes les sanctions qui rendent de plus en plus difficile la vie des Cubains et Cubaines.

Le Venezuela a déjà une histoire de plus de 20 ans de résistance aux multiples tentatives de coups d’État. Dans ce pays, Washington peut compter à plein sur les bons services de l’épiscopat vénézuélien. Ce dernier agit et se comporte comme une véritable opposition. Il faut signaler qu’il en fut de même avec l’épiscopat de Bolivie lors du récent coup d’État. Les évêques se faisaient les dénonciateurs des fraudes électorales, sans jamais en apporter de preuve. L’histoire a révélé qu’aucune fraude n’avait été reconnue lors de ces élections de novembre dernier. L’épiscopat n’en a pris  note, maintenant son appui aux  putschistes.

Le Nicaragua est de nouveau la cible d’un coup d’État. Il y a quelques jours, R.I. portait à notre connaissance le plan de Washington pour réaliser un « coup d’État » contre le gouvernement de Daniel Ortega. Cette nouvelle coïncide avec la mise à feu, dans la cathédrale de Managua, de l’image du sang du Christ, vieille de 300 ans.  Un évènement, aussitôt dénoncé par le cardinal Leopoldo José Brenes Solórzano et aussitôt attribué, par ce dernier, au gouvernement de Daniel Ortega.

On se souviendra qu’en 2018, ce même cardinal avait participé et soutenu pendant des mois des manifestations dans les rues de la capitale et dans les diverses régions du pays. Elles furent vite identifiées comme faisant partie d’une tentative de coup d’État, voulue et dirigée par Washington.  Malheureusement, pour ces derniers, ce coup d’État a échoué. Le pays a retrouvé son calme et les institutions gouvernementales ont opéré sans entrave jusqu’à ce jour. Mais voilà qu’avec ce feu à la cathédrale que le cardinal attribue, sans preuve, au  gouvernement, il y a motif pour relancer les manifestations et pour amplifier toute la misère dont le peuple a à souffrir d’un tel gouvernement.

Pour le moment, personne ne sait qui est à l’origine de ce feu à la cathédrale. Chacun peut imaginer ce qu’il veut selon ses intérêts et ses objectifs.  Pour le cardinal, ça lui convient de faire ,du gouvernement, le responsable de ce sacrilège. Pour d’autres, surtout après avoir pris connaissance du plan de Washington pour éliminer le gouvernement de Daniel Ortega, ce feu à la cathédrale devient un déclencheur de protestations et d’accusations de toute nature contre le gouvernement Ortega.  Ce serait, ce qu’on appelle, en Amérique latine, un « faux positif », provoqué par Washington, mais attribué au gouvernement. La personne du cardinal est tout à fait désignée pour mener cette campagne de dénigrement contre ce gouvernement qui ne respecte pas la foi religieuse du peuple.

Selon les analystes, si Ortega y son peuple sont parvenus à vaincre la dernière tentative de coup d’État (2018), ils sauront vaincre la prochaine.

Oscar Fortin

Le 5 août 2020

 

Note de l’auteur :

Pour qui voudra en savoir plus sur la visite du pape Jean-Paul II au Nicaragua, en avril 2005, je vous réfère à un excellent article, écrit par celui qui était, à l’époque, ministre de la Culture, Ernesto Cardenal. De quoi à ne pas manquer pour saisir la complicité du Vatican et de Washington pour éliminer les régimes de format socialiste.

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La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2020

https://www.mondialisation.ca/le-nicaragua-dans-la-mire-de-washington/5648088


 

CHILI : L'ONU APPELLE A ENQUÊTER SUR LES VIOLENCES CONTRE LE PEUPLE MAPUCHE

Santiago du Chili, 6 août (Prensa Latina) Le responsable régional du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU, Jan Jarab, a demandé mardi au gouvernement du Chili d’encourager le dialogue avec le peuple mapuche et d’enquêter sur les événements violents de ces derniers jours.

Nous demandons instamment qu’une enquête rapide, indépendante et approfondie soit menée sur les faits, en particulier sur les allégations d’usage excessif de la force de police et les propos discriminatoires à l’encontre du peuple mapuche, a déclaré Jarab, qui a appelé le gouvernement à renforcer le dialogue avec ce peuple originaire.

Le fonctionnaire a fait ces signalements en référence aux violences qui se sont produites le week-end dernier dans la région de l’Araucanie, où des civils armés se sont heurtés à des membres du peuple originaire qui avaient pris possession des bureaux de certaines municipalités.

Jarab a insisté sur le fait que la solution au conflit mapuche ne pouvait se concentrer uniquement sur l´intervention de la police, car à son avis, cela aggraverait ce qu’il a qualifié de 'processus chronique de tension, de méfiance et de conflit, non exempt de violations des droits de l’Homme'.

Il s’est également déclaré préoccupé par l’état de santé des prisonniers mapuches qui font une grève de la faim depuis plus de deux mois et qui demandent à purger leur peine dans leurs communautés.

Il a exprimé l’espoir que des accords pourraient être conclus dans le respect du droit international, notamment de la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail relative au traitement spécial des peuples autochtones, et dont l’État du Chili est signataire.

Pendant ce temps, la tension continue en Araucanie, où des forces spéciales de carabiniers ont attaqué avec des gaz et des jets d’eau une marche de mapuches dans le centre de Temuco, capitale de cette région.

Des rapports provenant de cette ville indiquent qu’environ 500 personnes se sont rassemblées mardi sur la place Dagoberto Godoy et que plusieurs manifestants ont finalement été arrêtés.

On a également appris que les femmes et les hommes mapuches qui ont été agressés par des civils armés samedi dernier déposeront dans les prochains jours une accusation pénale pour ces crimes graves.

L’avocat Jaime Madariaga, représentant des intéressés, a déclaré qu’une enquête sérieuse du ministère public serait nécessaire, parce que l’image des carabiniers laissant les criminels agir contre des citoyens mapuches donne l’impression que l’État n’est pas là pour les protéger mais pour les persécuter.

peo/agp/rc

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884658:lonu-appelle-a-enqueter-sur-la-violence-contre-le-peuple-mapuche-au-chili&opcion=pl-ver-noticia&catid=185&Itemid=101


 

MARC VANDEPITTE : COVID-19 ET LA FIN DE L'ERE NÉOLIBÉRALE

COVID-19 et la fin de l’ère néolibérale

 

   

Voilà 40 ans qu’ils nous balançaient des dogmes néolibéraux. La crise financière avait sérieusement ébranlé la croyance, mais en fin de compte elle a tenu bon. Cette fois c’est différent. La crise COVID-19 et les mesures socioéconomiques pour sauver le système ont fait exploser tous les dogmes néolibéraux. Il était grand temps de passer à du neuf.

 

Les dogmes périmés

‘Nous vivons au-dessus de nos moyens, il n’y a pas d’argent’
C’est ce qu’ils nous ont fait croire pendant des années. Les soins de santé coûtaient trop cher, les allocations de chômage étaient trop généreuses, les salaires trop élevés, et pour les affaires sociales ou culturelles il n’y avait tout simplement pas d’argent. Le déficit public et les dettes devaient être aussi faibles que possible, c’est pourquoi il fallait économiser sur tout et n’importe quoi.
Subitement il apparaît qu’en fait il y a de l’argent et ils semblent avoir trouvé des gigantesques tirelires. Aujourd’hui ils distribuent les milliards comme si c’étaient des bonbons. Un déficit public plus de trois fois supérieur aux 3% des critères maastrichtiens ou un taux d’endettement bien au-dessus des 100% du PIB, soudainement tout cela est possible.

 

‘Le libre marché résout tout, l’Etat est inefficace’
Le mot d’ordre en vigueur était de tout privatiser et déréguler le plus possible. Il fallait que l’Etat soit dégraissé au maximum et intervienne le moins possible (1). Selon les mots du populiste flamand Bart De Wever: “L’état est un monstre qui aspire l’argent et le recrache”.
Au cours de la crise COVID-19, le marché a complètement échoué. L’échec le plus évident et le plus dramatique est celui des masques de protection. Inversement, nous avons assisté au retour dramatique mais également à la réhabilitation des pouvoirs publics. Chacun a pu s’apercevoir que seul l’Etat peut maîtriser et surmonter une crise d’une telle ampleur. D’importants secteurs de l’économie ont été nationalisés entièrement ou partiellement sans problème. Selon le Wallstreet Journal les mesures d’incitation aux Etats-Unis constituent “le plus grand pas vers une économie centrale planifiée que l’Amérique ait jamais posé”.

 

‘Le capital et l’esprit entrepreneurial créent la prospérité’ 
Ce sont les entrepreneurs qui créent la prospérité. Grâce à leurs capitaux, leur audace et leur innovation, ils créent de l’emploi et accroissent la richesse d’un pays.
Dans les différents pays les confinements ont révélé partout le contraire, à savoir que c’est le travail de la population active qui produit la richesse. Quand une partie de la population active a été contrainte de cesser le travail, la croissance économique s’est effondrée comme un soufflé. C’est le travail qui crée du capital et non l’inverse. Le confinement a également montré que ce sont souvent les boulots les plus essentiels qui sont le moins bien rémunérés.

 

‘Ce qui est bon pour les riches est bon pour tout le monde’.
Puisque la prospérité est créée par le capital et les entrepreneurs, nous devons les dorloter. Des mesures favorisant les entrepreneurs et les hauts revenus (cadeaux fiscaux, subventions salariales, aides de l’Etat …) garantissent davantage d’investissements et créent des emplois. Leur profit finit par ruisseler vers le bas. Cet effet dit de ruissellement a servi d’excuse pour justifier le traitement sur mesure des 1% les plus riches.
COVID-19 pulvérise ce sophisme. Car grâce aux incitations les super riches en profitent largement. Depuis le 18 mars les milliardaires étatsuniens ont vu leurs avoirs augmenter d’un tiers, soit 565 milliards de dollars. JPMorgan, la plus grande banque des Etats-Unis, a rapporté le chiffre d’affaires trimestriel le plus élevé jamais connu. La société d’investissement Goldman Sachs a marqué une croissance de 41% par rapport à l’an dernier. Mais on ne voit guère de “ruissellement” … Dans le monde des centaines de millions de gens sont acculés à une pauvreté extrême. En Belgique, le nombre de personnes qui font appel aux banques alimentaires a augmenté de 15 %, et ce n’est  qu’un début. 

 

‘Les gens sont égoïstes’.
L’être humain est capable du bien, mais il est mauvais par nature. Il est avant tout motivé par son propre intérêt. C’est ce que les gourous néolibéraux nous ont seriné pendant des décennies. En fin de compte ce mantra est utile à leurs yeux car l’intérêt personnel mène à la concurrence et c’est justement ce qui fait avancer notre économie.
La solidarité spontanée et massive qui a jailli pendant la crise COVID-19 détruit cette vision cynique de l’humain. Des jeunes ont fait les courses pour leurs voisins âgés, des milliers de bénévoles ont confectionné des masques ou se sont proposés aux banques alimentaires. Alors qu’ils manquaient encore de matériel de protection, les soignants allaient s’occuper de leurs patients au risque de leur propre santé – donc de leur vie. Bien sûr il y a eu des groupes qui se moquaient totalement des mesures de sécurité, mais c’est l’exception qui confirme la règle. Plus que jamais, la crise COVID-19 démontre que l’être humain est fondamentalement un supercoopérateur, comme l’ont décrit Dirk Van Duppen et Rutger BregmanWendy Carlin, professeur d’économie, l’exprime en ces mots : “Le modèle de l’acteur économique comme amoral et égocentrique est à modifier définitivement”.

 

Pas de répétition de 2008

Tous les partis traditionnels, verts et sociaux-démocrates inclus, ont collaboré ces quarante dernières années à la politique néolibérale, ou l’ont pour le moins soutenue (2).

Les conséquences de cette gouvernance asociale sont devenues douloureusement évidentes ces derniers mois. Dans les soins de santé et les centres d’hébergement, les économies et les privatisations ont payé un lourd tribut en vies humaines. En outre les recettes néolibérales apparaissent totalement inaptes à opposer une réponse forte au crash économique.

Une approche similaire à elle de 2008 – injecter de l’argent supplémentaire dans l’économie tout en pratiquant l’austérité – c’est hors de question. Un nouveau dopage financier pourrait entraîner l’effondrement total d’une économie déjà très affaiblie. De nouvelles restrictions affaibliraient encore davantage le pouvoir d’achat et provoqueraient une crise sociale et politique profonde. Les mises en garde du Financial Times sont sans équivoque : “Si nous voulons que le capitalisme et la démocratie libérale survivent, nous ne pouvons pas nous permettre de répéter l’approche erronée du ‘socialiser les pertes et privatiser les bénéfices’ d’il y a dix ans”. “Un retour aux restrictions serait de la folie – une invitation à des troubles sociaux voire à la révolution, et un cadeau du ciel aux populistes”.

 

Le grand appel à un changement de paradigme

Les choses sont claires. Le néolibéralisme est terminé, il est temps de faire quelque chose de nouveau. À l’exception de quelques irréductibles, personne ne veut retourner au monde d’avant COVID-19. La crise et sa gestion ont provoqué beaucoup de frustrations et ont radicalisé une bonne partie de la population active. Aux Etats-Unis, 57% des gens estiment que leur système politique ne fonctionne que pour les initiés nantis d’argent et de pouvoir. Une majorité des jeunes de moins de 30 ans sont partisans du socialisme. Au Royaume-Uni, seuls 6% veulent retourner au même type d’économie qu’avant la pandémie. Seuls 17% estiment que le financement des mesures d’incitation doit se faire par de nouvelles économies. 70% des Français estiment qu’il est nécessaire de réduire l’influence du monde financier et des actionnaires. En Flandre les trois quarts de la population pensent que l’argent doit venir des grandes fortunes et deux tiers jugent que les politiciens de l’après-crise doivent travailler à une redistribution ambitieuse des richesses.

Le monde universitaire et culturel lui aussi est sur cette longueur d’ondes. Trois mille scientifiques issus de 600 universités pensent que la société doit changer radicalement de cap et remettre les travailleurs au centre de la prise de décisions. Deux cents artistes, dont Robert de Niro et Madonna, ont lancé un appel au “monde” afin qu’on ne revienne pas à “la normale” d’avant COVID-19 mais qu’on change en profondeur nos style de vie, consommation et économies.

Dans le monde des affaires également, cette perception a bien percolé. Klaus Schwab, fondateur et président du Forum économique de Davos, a évoqué une “une grande réinitialisation du capitalisme”. Selon lui, la pandémie a dévoilé les lacunes d’un “vieux système” qui avait négligé les infrastructures, les soins de santé et les systèmes de sécurité sociale. “Si nous continuons comme nous le faisons actuellement, je pourrais prévoir que nous aurons une révolte entre les mains« . Dans ce contexte, les super-riches supplient dans une lettre ouverte de les imposer plus lourdement.

Selon le Financial Times, des « réformes radicales » devront être mises sur la table. « Les gouvernements devront accepter de jouer un rôle plus actif dans l’économie. Ils doivent considérer les services publics comme un investissement plutôt que comme des charges et chercher les moyens de rendre le marché du travail moins précaire. La redistribution des richesses sera de nouveau à l’ordre du jour … Des politiques jusque récemment considérées comme excentriques, telles que le revenu de base et l’impôt sur la fortune, devront faire partie intégrante de l’assemblage« .

Selon ce quotidien, la démocratie libérale « ne survivra à ce deuxième grand choc économique que si les ajustements sont effectués dans le cadre d’un nouveau contrat social qui reconnaît le bien-être de la majorité avant les intérêts des privilégiés« . Foreign Affairs lui aussi parle d’un « nouveau contrat social ». Son objectif est « l’établissement d’un ‘État-providence’ qui fournit à chacun les ressources fondamentales nécessaires pour maintenir une qualité de vie décente« . Cela présuppose « un accès universel garanti aux soins de santé et à une éducation de qualité« . Ce qui passait naguère pour de l’extrême gauchisme appartient maintenant au grand public.

 

Une réponse à quatre crises

Les défis qui nous attendent sont considérables. Le nouveau paradigme doit pouvoir fournir une réponse à au moins quatre crises (3).

1. L’impasse économique

A trois reprises ces vingt dernières années, l’économie mondiale a connu une crise grave : la bulle internet en 2000, la crise financière en 2008 et, ces derniers mois, une dépression consécutive à une pandémie. Cela montre clairement que COVID-19 n’est pas la cause mais le déclencheur de la tempête économique. Une économie saine devrait en principe être capable de faire face à pareil choc pandémique, un pays comme la Chine le prouve. Mais pour l’économie capitaliste, cela ne semble pas du tout être le cas. La croissance de la productivité s’est presque arrêtée, les taux de profit (taux de rendement du capital investi) ne cessent de diminuer et l’endettement mondial a atteint le niveau insoutenable de 322 % du PIB.

De plus, chaque crise ne signifie rien d’autre que la misère pour des millions de personnes. Cette crise va une fois de plus plonger plusieurs centaines de millions de personnes dans la pauvreté. Cela ne peut vraiment pas continuer comme ça.

2. Scandaleux abîme entre riches et pauvres

Dans le capitalisme, la production vise uniquement la recherche du profit d’un petit groupe de propriétaires privés et elle ne fonctionne pas dans la perspective des besoins sociaux ou des possibilités de développement de la grande majorité. Cela crée un fossé scandaleux entre riches et pauvres. Avec la richesse produite aujourd’hui dans le monde, chaque famille de deux adultes et trois enfants dans le monde dispose d’un revenu mensuel potentiel disponible de 4.100 euros (oui, vous avez bien lu) (4).

Néanmoins, un tiers de la population mondiale n’a pas les installations sanitaires de base et une seule personne sur huit a l’électricité. Un habitant sur cinq vit dans un bidonville et un sur trois n’a pas d’eau potable sûre.

Dans notre propre pays, la Belgique, les 5 % de super-riches possèdent autant que les 75 % des plus pauvres. Dans l’un des pays les plus riches du monde, 20 % des familles sont exposées au risque de pauvreté, un quart des familles ont du mal à payer tous les frais médicaux, 40 % ne peuvent pas épargner et 70 % des chômeurs ont du mal à joindre les deux bouts. Ces faits ne sont pas des excès du système. Ils découlent directement de sa logique.

3. Les pandémies à venir

Depuis le début du siècle dernier, nous savons que presque toutes les épidémies modernes sont le résultat de l’intervention de l’homme dans son environnement écologique immédiat. Les mammifères et les oiseaux sont porteurs de centaines de milliers de virus transmissibles à l’homme (5). En raison de l’exploitation de zones naturelles auparavant inaccessibles, il existe un risque croissant de transmission de ces virus à l’homme.

En réponse au VIH, au Sars, à l’Ebola, au Mers et à d’autres virus, les plus grands experts lancent des alertes depuis plus de dix ans. Nous avons sans doute de la chance qu’un autre virus encore plus mortel ne nous soit parvenu. En 2018, les scientifiques américains ont élaboré un plan détaillé pour prévenir de telles pandémies. Les pertes dues à COVID-19 sont estimées à 12 500 milliards de dollars. Le coût du plan de prévention 2018 est d’à peine 7 milliards de dollars.

Aucun financement n’a encore été trouvé pour le projet. Cela ne devrait pas surprendre, car la recherche sur ces questions est en grande partie entre les mains du secteur privé, lequel ne se soucie pas de l’intérêt public mais du profit. Chomsky ne mâche pas ses mots : « Les laboratoires du monde entier pourraient alors travailler à la mise au point d’une protection contre les éventuelles pandémies de coronavirus. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Les signaux du marché étaient faux. Les compagnies pharmaceutiques. Nous avons confié notre sort à des tyrannies privées appelées sociétés, qui n’ont pas de comptes à rendre au public, en l’occurrence, les Big Pharma. Et pour elles, fabriquer de nouvelles crèmes pour le corps est plus rentable que de trouver un vaccin qui protégera les gens de la destruction totale ».

4. La dégradaion du climat

La chasse au profit maximum sape le système écologique de la terre et menace la survie de l’espèce humaine. Selon l’écrivain et militante bien connue Naomi Klein, le monde est confronté à un choix décisif : soit nous sauvons le capitalisme, soit nous sauvons le climat. Ce choix est particulièrement crucial dans le secteur des énergies fossiles, principal responsable des émissions de CO2. Les 200 plus grandes compagnies pétrolières, gazières et charbonnières ont une valeur marchande combinée de 4.000 milliards de dollars et réalisent des dizaines de milliards de profits chaque année. Si nous voulons maintenir l’augmentation de la température en dessous de 2°C, ces géants de l’énergie doivent laisser 60 à 80 % de leurs réserves intactes. Mais cela serait préjudiciable à leurs attentes en matière de profit et cela ferait immédiatement chuter leur valeur en bourse. C’est pourquoi ils investissent encore des centaines de milliards de dollars chaque année dans la recherche de nouveaux gisements. Si les politiques actuelles restent en place, la demande en combustibles fossiles aura augmenté de près de 30 % en vingt ans au lieu de diminuer de façon draconienne, sans qu’un pic ne soit en vue. Dans la logique du profit, le réchauffement climatique est inéluctable.

Selon The Economist, le porte-parole de l’élite économique mondiale, le coût financier est tout simplement trop élevé pour lutter contre le réchauffement climatique.

En réponse à la crise COVID-19, les gouvernements ont pris des mesures sans précédent. Des mesures au moins aussi radicales devront être prises pour lutter contre la dégradation du climat. « S’il y a une chose que la pandémie a montrée« , dit le Financial Times, « c’est le danger que les avertissements des experts soient ignorés”.

 

Lutter pour un autre système sociétal

Que nous apprennent ces quatre crises ? Que nous devrons complètement repenser nos politiques et notre économie. Pour sortir de l’impasse économique actuelle, il faudra d’abord endiguer les marchés financiers et briser le pouvoir disproportionné des multinationales. Pour s’attaquer aux problèmes sociaux, l’économie ne doit plus se concentrer sur les profits privés de quelques-uns, mais sur les besoins sociaux du plus grand nombre. Il faut aussi une redistribution des richesses. Afin de s’armer contre les futures pandémies, l’industrie pharmaceutique devra bien entendu changer de cap. Après tout, la politique climatique est trop importante pour être laissée aux géants de l’énergie et à leur logique de profit. Leur toute-puissance doit être brisée afin qu’il y ait de la place pour une politique climatique responsable.

Pour y parvenir, nous devrons subordonner la sphère économique à la sphère politique. Où et dans quoi on investit, la répartition de l’excédent économique, le commerce, les finances, etc., toutes ces choses doivent être axées sur les priorités et les besoins de la communauté actuelle et ceux des générations futures. Cette « planification » (6) n’implique nullement un contrôle total de l’État, mais elle signifie que l’économie est contrôlée par un organe politique (élu) et non par des propriétaires privés. Cela signifie que la logique économique devient subordonnée à l’État et non plus l’inverse.

Un système social différent est nécessaire et urgent, mais il ne se fera pas tout seul. Les bonnes idées sont importantes mais ne suffisent pas à provoquer le changement. Il y a d’énormes intérêts derrière le système actuel. Ceux qui bénéficient de ce système ne renonceront jamais volontairement ou ne seront jamais prêts à faire des concessions, même s’il existe des capitalistes éclairés qui sont convaincus que de telles concessions sont essentielles pour la préservation du système. Les organisations patronales vont même essayer de profiter de la situation de crise pour imposer une stratégie du choc.

L’histoire nous apprend que le type de société et notre avenir dépendront des batailles que nous mènerons. Comme le dit le sociologue Jean Ziegler dans une interview à Solidaire : « Il ne faut pas être optimiste, il faut se mobiliser« . Pour que cette mobilisation soit puissante, il faudra s’organiser fermement, car l’adversaire est très solidement organisé. Ou comme le dit Varoufakis : « Si nous ne parvenons pas à nous unir maintenant, je crains que ce système ne fasse qu’approfondir sa cruelle logique« .

Quoi qu’il en soit, nous allons vivre des moments passionnants et décisifs. Préparons-nous.

 

 

Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’Action.

 

Notes :

(1) Ce retrait de l’État ne s’applique pas aux grands monopoles, au contraire. En raison de leur forte concentration de pouvoir, ils ont un impact croissant sur le système étatique. Ils utilisent le pouvoir de l’État pour renforcer leur position concurrentielle et s’assurer des profits maximum. Cela se passe de différentes manières. Les marchés publics, les subventions et les taux d’imposition favorables sont les plus connus. Mais le gouvernement est également impliqué dans l’exploration de nouveaux secteurs ou produits. L’investissement y est incertain et nécessite souvent d’énormes capitaux. Les institutions gouvernementales se chargent de cette phase initiale coûteuse et risquée, souvent dans le cadre de l’industrie de la guerre. À un stade ultérieur, ils sont ensuite transférés au secteur privé, ils sont littéralement privatisés. Pour donner quelques exemples récents, ce fut le cas du PC, d’Internet, de l’algorithme de Google, des réseaux sans fil, de l’écran tactile, du GPS, des micropuces, de la biotechnologie, de la nanotechnologie et de nombreux autres produits ou secteurs rentables. Le financement initial d’Apple provient d’une société d’investissement gouvernementale américaine.

(2) Dans tous les pays où les sociaux-démocrates ont gouverné, ils ont contribué à façonner les politiques néo-libérales. Au Royaume-Uni, Blair a lancé la « troisième voie » entre capitalisme et socialisme et a conclu un pacte avec l’ultra-droite de Berlusconi. En Allemagne, Gerhard Schröder, le patron des sociaux-démocrates, a introduit le modèle des bas salaires qui a enclenché une spirale de baisse des salaires dans toute l’Europe. En Belgique, les sociaux-démocrates sont co-responsables de la perte de pouvoir d’achat, de la dégradation des conditions de travail, des restrictions sur la sécurité sociale et les soins de santé, et de la dégradation des régimes de retraite.
Les Verts n’ont pas beaucoup codirigé et lorsqu’ils l’ont fait, ils n’ont pas contribué à changer le cap. En Allemagne, en revanche, ils ont défendu avec ardeur le modèle des bas salaires. Au cours de leur seule participation au gouvernement en Belgique (de 1999 à 2004), ils n’ont réussi à ajouter que quelques points et virgules. Au Parlement européen, les Verts ont quasi entièrement approuvé les mesures néolibérales, comme le Six Pack, et ils sont donc co-responsables de la politique d’austérité draconienne de l’UE.

(3) Pour une version plus élaborée d’un tel modèle alternatif, voir : ‘Crisis of capitalism’ et ‘Prioritizing use value over exchange value’.

(4) Le calcul par ménage moyen est basé sur l’hypothèse plausible que le revenu familial disponible est de 70 % du PIB. Dans ce cas, nous utilisons le produit mondial brut : $136.000 milliards PPA en 2019. Ce chiffre exprimé en PPA du dollar tient compte des différences de prix entre pays pour les mêmes biens ou services et exprime le pouvoir d’achat réel. Nous avons converti ce chiffre en euros en utilisant la méthode de calcul de la Banque mondiale : pour la Belgique 1$ PPA~0.808 euro. Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_GDP_(PPP) ; https://data.worldbank.org/indicator/NY.GDP.MKTP.PP.KD ; http://www.worldometers.info/world-population/world-population-by-year/ ; https://data.oecd.org/fr/conversion/parites-de-pouvoir-d-achat-ppa.htm

(5) Il s’agirait de 350.000 à 1,3 millions de virus. Source : The Economist.

(6) La planification économique peut se définir comme la possibilité d’imposer des objectifs démocratiquement convenus, axés sur un développement économique durable. Il existe différentes gradations dans la planification. La meilleure façon de mettre en pratique la planification est de le faire de manière qualitative, en visant spécifiquement les besoins humains vitaux. Il convient d’éviter la planification bureaucratique.

https://www.investigaction.net/fr/covid-19-et-la-fin-de-lere-neoliberale/


 

L'ENNEMI N'OSE PLUS MENACER L'IRAN

Iran: l’ennemi n’ose plus menacer

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le tir d'un missile iranien. ©AP/Archives

Selon une autorité de l’armée iranienne, les acquis de l’armée iranienne dans la fabrication de lance-missiles et de chasseurs ont fait qu’aujourd’hui plus aucun pays n’ose menacer l’Iran, les forces armées iraniennes étant à l’apogée de leur puissance.

« Aujourd'hui, la République islamique est tellement puissante qu'aucun ennemi n'est autorisé à se mettre en tête de menacer l’Iran, les forces armées étant au sommet de leur pouvoir, de leur autorité et de leur force de dissuasion », a déclaré le coordonnateur adjoint de l’armée de la République islamique d’Iran, le contre-amiral Habibollah Sayyari, lors d’une cérémonie tenue ce jeudi 6 août à l’École militaire d’Imam Ali.

Les champs à missiles

Les champs à missiles

Les champs à missiles "souterrains" du CGRI se sont-ils déjà multipliés à travers le Moyen-Orient?

« L’armée iranienne, le Corps des gardiens de la Révolution islamique, les forces de mobilisation populaires, ont conjugué leurs efforts pour que même un pouce de notre terre ne soit occupé par l’ennemi et que nous atteignions l’indépendance et l’autosuffisance », a évoqué le contre-amiral.

« Au début de la Révolution islamique, l'armée a mobilisé le peuple contre les éléments anti-révolutionnaires qui cherchaient à créer l'insécurité et la terreur dans différentes parties du pays et n'a pas permis à ces éléments de saper les acquis de la révolution. A l’heure actuelle, les forces armées iraniennes sont fières de la présence des conseillers militaires iraniens en Syrie qui défendent les valeurs de la République islamique », a-t-il souligné.

Lira aussi : L'Iran réussit là où les USA et la Russie échouent

« L’armée iranienne et les forces armées du pays ont fait des sanctions des opportunités. Elles renforcent leurs capacités de combat et la performance de leurs équipements de guerre », a-t-il indiqué en précisant : « Quant au combat terrestre, nous construisons des chars, des canons et toutes sortes d’équipements adaptés au terrain. Dans le secteur de la défense aérienne, nous avons fabriqué localement des systèmes de défense antimissile et des radars. Dans le domaine maritime, nous construisons des destroyers, des navires lance-missile et des sous-marins, tout cela en dépit du fait que l’ennemi voulaient arrêter nos progrès en resserrant l’embargo. »

L’USS Nimitz n’échappera pas à nos missiles puisqu'il est bourré d’armes et de munitions (CGRI)

L’USS Nimitz n’échappera pas à nos missiles puisqu'il est bourré d’armes et de munitions (CGRI)

« Le vrai porte-avions est plus vulnérable que le faux navire, et les Américains et Israéliens ont bien reçu le message de l’exercice. »

https://french.presstv.com/Detail/2020/08/06/631241/Iran-l%E2%80%99ennemi-n%E2%80%99ose-plus-menacer


 

LE TRIBUNAL SUPREME DU BRÉSIL RETIRE LA PLAINTE CONTRE LULA QUI L'A EMPÊCHE D’ÊTRE CANDIDAT AUX ELECTIONS DE 2018

 

Brasilia, 5 août (RHC)- Le Tribunal Suprême Fédéral du Brésil a retiré la plainte de l’ex-ministre Antonio Palocci de l’action judiciaire contre l’ancien président Luiz Inacio Da Silva, Lula, qui l’a empêché d’être candidat aux élections de 2018.

Par deux voix contre une, la Seconde Salle de la Cour Suprême a retiré la dénonciation de l’ex-ministre Antonio Palocci répondant ainsi à une demande de la défense de Lula, qui a signalé une violation de l’impartialité dans l’inclusion de cette information six jours avant les élections de 2018.

La dénonciation de Palocci a été incluse par le juge fédéral d’alors Sergio moro quelques jours avant le premier tour des élections présidentielles.

Pour les dirigeants du Parti des Travailleurs et pour la défense de Lula, c’est une nouvelle démonstration des objectifs politiques de Moro, qui devait devenir ministre de la justice sous le gouvernement d’extrême-droite de Jair Bolsonaro.

La présidente du Parti des Travailleurs, Gleisi Hoffmann a signalé sur twitter » C’est officiel : Moro a agi pour faire élire Bolsonaro » Selon le magistrat de la salle, Ricardo Lewandowski, l’action de Moro avait l’intention, semble-t-il, de générer un fait politique, qui révèle une brèche dans l’ordre constitutionnel actuel.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/230680-le-tribunal-supreme-du-bresil-retire-la-plainte-contre-lula-qui-l%E2%80%99a-empeche-de-participer-aux-elections-de-2018


 

COLOMBIE : LA COUR SUPREME COLOMBIENNE ORDONNE L'ARRESTATION DE L'EX-PRESIDENT ALVARO URIBE

 

Bogotá, 5 août (RHC)- La Cour suprême colombienne a ordonné l'arrestation de l'ex-président colombien et actuel sénateur Alvaro Uribe, encore très influent dans son pays, pour une affaire de manipulation de témoins contre un opposant de gauche. Ce dernier a annoncé ce mardi sur Twitter que la justice avait ordonné son arrestation.

«La privation de ma liberté me cause une profonde tristesse pour mon épouse, pour ma famille et pour les Colombiens qui croient encore que j'ai fait quelque chose de bien pour la patrie», a twitté l'ancien chef de l'Etat (2002-2010), un représentant de la droite dure.

Bien que la Cour ne se soit pas publiquement prononcée sur son inédite décision contre un ex-président colombien, les médias locaux indiquaient qu'il ne serait pas transféré en prison, mais assigné à résidence. Alvaro Uribe, 68 ans, chef du Centre démocratique (CD, au pouvoir), vit à Rio Negro, près de Medellin (nord-ouest). Cette décision inattendue contre le parrain politique de l'actuel président Ivan Duque, au pouvoir depuis deux ans, a été prise durant une audience tenue à huis clos et visant à définir sa situation.

La Cour suprême, seule instance habilitée à juger les parlementaires, décidera plus avant de la tenue ou non d'un procès. Alvaro Uribe, entendu le 9 octobre 2019 par les magistrats, fait l'objet d'une enquête pour manipulation de témoins en sa qualité de sénateur, affaire qui pourrait lui valoir jusqu'à huit ans de prison pour subornation et fraude procédurale. L'ex-président, qui bénéficie encore d'un certain soutien populaire pour sa politique de main de fer contre les guérillas de gauche, avait porté plainte en 2012 contre le sénateur Ivan Cepeda pour un complot présumé en s'appuyant sur de faux témoins. Il affirme que son principal opposant politique, lui-même témoin dans l'affaire, a demandé à d'anciens paramilitaires de l'accuser d'être impliqué dans des activités criminelles de milices d'extrême droite armés contre les rebelles. Toutefois, la Cour n'a pas engagé de poursuites contre Ivan Cepeda, mais a décidé en 2018 d'ouvrir une enquête contre Alvaro Uribe pour la même raison: manipulation de témoins contre un opposant.

Outre cette affaire, il est visé par d'autres enquêtes pour des crimes présumés liés au long et complexe conflit armé, qui mine la Colombie depuis près de six décennies. En juin, la Cour suprême a ainsi annoncé l'ouverture d'une enquête pour une affaire d'écoutes illégales menées par des militaires en 2019, visant quelque 130 journalistes, hommes politiques, militaires en retraite et syndicalistes. Mais Alvaro Uribe a toujours clamé son innocence et son parti mène une intense campagne médiatique pour défendre l'«honneur» de son chef.

José Miguel Vivanco, directeur exécutif de la division Amériques de l'organisation Human Rights Watch (HRW), l'ont saluée. «Je félicite la Cour suprême d'agir de manière responsable en ordonnant l'assignation à résidence d'Uribe. La Cour démontre que tous - jusqu'aux plus puissants - sont égaux devant la loi. Il faut respecter l'indépendance judiciaire», a-t-il tweeté. Cette décision vient grossir les rangs d'anciens dirigeants latino-américains populaires devant rendre des comptes à la justice, tels Lula au Brésil, Cristina Kirchner en Argentine, Rafael Correa en Equateur, Alberto Fujimori au Pérou ou Ricardo Martinelli au Panama.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/230678-colombie--la-justice-ordonne-l'arrestation-de-l'ex-president-uribe


 

LIBAN : LE CGRI OFFRE SON AIDE

Le commandant en chef du CGRI prêt à apporter l'assistance aux sinistrés

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Une scène d'explosion au port de la capitale libanaise Beyrouth, le 4 août 2020. ©Arabian Business

Suite à la méga explosion ayant secoué, mardi 4 août, la capitale libanaise, le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique a adressé un message de condoléances au secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah.

Le général de division Hossein Salami a présenté ses condoléances à la nation et au gouvernement du Liban ainsi qu'à Seyyed Hassan Nasrallah pour l’explosion catastrophique qui a secoué Beyrouth, et fait un grand nombre de morts et de blessés.

À travers ce message, Hossein Salami a déclaré que le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) était prêt à voler au secours des Libanais touchés par l’explosion.

Après l'explosion à Beyrouth qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, l’Iran a envoyé au Liban une cargaison de 2 000 colis alimentaires (9 tonnes), de médicaments et de matériel médical.

L'ambassade iranienne à Beyrouth a fait part dans un communiqué du soutien total de l’Iran au Liban. « Le premier avion de l'Iran transportant matériel sanitaire, des médicaments et des équipes médicales, arrivera ce mercredi 5 août à Beyrouth », indique le communiqué.

Double explosion à Beyrouth (Débat)

Double explosion à Beyrouth (Débat)

Par ailleurs, le ministre des Travaux publics, Michel Najjar, a déclaré que le port de Tripoli servirait désormais de principal centre d’expédition du Liban.

« Le gouvernement évalue les capacités de Tripoli dans le nord du pays et d'autres ports », a-t-il déclaré à la télévision LBCI.

« Le port de Tripoli fonctionne à 40% de sa capacité et est en mesure de recevoir des navires à destination de Beyrouth », a déclaré un responsable du port à la chaîne.

« Le Liban a suffisamment de stocks de blé pour durer un mois et demi et ne devrait pas faire face à une crise », a rapporté Al-Akhbar.

« Les silos du port de Beyrouth, avec une capacité de 120 000 tonnes, étaient presque vides au moment de l’explosion », a déclaré au journal Ahmed Hatteet, le chef du syndicat des importateurs de blé.

Dans la foulée, Ziyad Nasser ad-Dine, économiste libanais, a déclaré que le port de Beyrouth était une artère vitale du Liban et qu’il revêtait une importance toute particulière en raison de sa situation géographique au sein du projet de la Route de la Soie.

« Le port de Beyrouth était un grand rival pour le port israélien de Haïfa. Cet événement profite donc au régime israélien », a-t-il expliqué.

Selon les estimations de cet économiste, il faut entre 500 et 800 millions de dollars pour reconstruire le port de Beyrouth.   

http://french.presstv.com/Detail/2020/08/05/631155/Liban-Beyrouth-CGRI-Iran-Salami-explosion-port-Israel