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IRAK : LES USA VEULENT FERMER LEUR AMBASSADE A BAGDAD

Washington veut fermer son ambassade à Bagdad. Des factions critiquent son rôle suspect

 Depuis 17 minutes  28 septembre 2020

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 Irak - Monde arabe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

La décision prise par Washington de fermer son ambassade à Bagdad ne semble pas affecter les factions de la résistance irakienne qui réclament le retrait des troupes de la coalition de leur pays.  Elles ont critiqué le rôle suspect de cette ambassade, la plus grande dans le monde avec une superficie de 42 hectares.

Selon l‘une de ces factions, Asaïb Ahl Alhaq,  l’ambassade américaine en Irak « joue un rôle qui torpille la culture et les valeurs irakiennes ».
« Il est certes plus dangereux que son rôle militaire, sécuritaire et d’espionnage », a déploré dans un communiqué publié ce lundi 28 septembre ce groupe qui fait partie de la coalition du Hachd al-Chaabi qui combat Daech avec l’aide de conseillers iraniens.

Des sources diplomatiques ont assuré pour la télévision libanaise d’information satellitaire al-Mayadeen Tv que les Américains ont informé leur alliés que « la décision de fermer l’ambassade à Bagdad est tranchée ».

Le chef d’une autre faction irakienne, le mouvement al-Noujaba, a également critiqué le rôle suspect de l’ambassade américaine dans son pays.
« L’ambassade américaine est un groupe de colonisateurs pour qui l’ambassade n’est qu’une couverture à leurs crimes », a déclaré cheikh Akram al-Kaabi.
Selon lui, c’est aussi « une énorme base militaire édifiée au cœur des maisons pour se protéger des frappes de la résistance ».
« Tout acte contre l’occupation est reconnu par les lois célestes, les constates éthiques et les principes nationaux », a-t-il ajouté.

La présence militaire américaine en Irak est contesté depuis le raid américain qui a tué le mois de janvier dernier le numéro deux du Hachd al-Chaabi, Abou Mahdi al-Mohandes, au côté du chef de la force al-Quds au sein des gardiens de la révolution iranienne le général Qassem Soleimani.

Auparavant, les forces américaines avaient multiplié leurs raids meurtriers contre les forces du Hachd al-Chaabi qui combattaient Daech à la frontière avec la Syrie, notamment dans la région stratégique d’al-Qaïm. C’est à ce moment-là qu’ont eu lieu les premières manifestations farouchement hostiles à la présence américaine, l’une d’entre elles était alors arrivée aux portes de l’ambassade et avait incendiée son entrée.

Le retrait des forces américaines et de la coalition a été voté à la majorité par le parlement irakien puis réclamé dans un double message adressé parle gouvernement précédent de Adel Abdel Mahdi au Conseil de sécurité et à la Coalition internationale menée par les Etats-Unis. Et par des manifestations auxquelles ont participé des centaines de milliers d’Irakiens en colère.

Depuis des dizaines d’opérations de résistance ont été menées contre des patrouilles des forces américaines qui se sont retirées de plusieurs positions et se sont redéployées vers la base de Ain al-Asad, à Al-Anbar. Des roquettes se sont aussi abattues sur certaines de ces positions et sur les alentours de l’ambassade américaine.

Selon les sources diplomatiques précitées, les Américains réviseront leur décision de fermer leur ambassade après une réévaluation.
Le Washington post a pour sa part assuré que les USA pourraient fermer leur ambassade pour une durée de 90 jours.
C’est le secrétaire d’état américain Mike Pompeo qui a menacé de la fermer « si le gouvernement irakien n’agit pas pour stopper les attaques des factions soutenues par Téhéran contre les intérêts américains ».
« La présence des milices hors-la-loi et soutenues par l’Iran au moment où les Etats-Unis tentent d’assurer un soutien financier à l’Irak de la part de la communauté internationale et du secteur privé demeure le plus grand empêchement singulier aux investissements supplémentaires en Irak », a en outre averti la porte-parole du département américain des Affaires étrangères.

Selon le WP, citant des responsables irakiens, « le Premier ministre Moustapha al-Kazimi a tenté de réprimer les milices en visant leurs sources de financement et en restructurant les forces de sécurité irakiennes, désignant à leur tête des alliés fiables. Mais les milices ont multiplié leurs attaques contre les délégations diplomatiques ».

Un haut responsable du bureau de Kazimi a déclaré le dimanche 27 septembre que ce dernier fait pressions sur les Européens pour convaincre Washington de changer de décision, appréhendant des conséquences négatives qui en découleraient sur le pays.
Les dirigeants de trois ambassades européennes en Irak ont assuré qu’ils ne quitteront pas ce pays, si les USA le quittent.

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/1886843


 

SENEGAL-IRAN : LES USA PANIQUENT!

Sénégal : les USA veulent saper le corridor de la Résistance ?

Au Sénégal, les États-Unis cherchent-ils à saper le rapprochement avec l’axe oriental ? On se rappelle fort bien que l’Iran et le Venezuela ont réussi ensemble et avec l’aide de la Chine a créer, en mai, un corridor maritime anti sanctions US lequel corridor a rallié les Amis africains de la Résistance. Parmi eux, le Sénégal et le Gabon entre autres. Et bien ce corridor, auquel on sait la Chine a rallié, fait peur et suscité des réactions non pas d’ordre économique, mais plutôt militaire. Enfin des gesticulations, car voyez-vous c’est culotté que de contourner les sanctions US sous les yeux de l’Africom qui croit avoir totalement le contrôle de tout en Afrique de l’Ouest et suivant cette croyance particulièrement malsaine qui dit que le Blanc est le meilleur ! 

Depuis que certains pays africains ont rejoint, parfois indirectement, le corridor anti sanctions comme le Sénégal et aussi le Gabon, les États-Unis cherchent maintenant à trouver un moyen de saper ce corridor. Et pour cause, un exercice maritime a eu lieu impliquant l’USS Hershel Woody Williams, un destroyer. Les médias dominants disent que le patrouilleur sénégalais Kedougou y a été aussi de la partie histoire d’y imprimer une couleur sénégalaise. Pour reprendre les termes étonnant du capitaine du navire américain : « C’était un honneur et un plaisir de travailler aux côtés du patrouilleur de la marine sénégalaise OPV Kedougou et de son équipage, » a déclaré le capitaine David L. Gray, commandant du Hershel « Woody » Williams, équipage bleu.

Étonnant puisqu’en général ce n’est pas le Blanc qui remercie le Noir, mais l’inverse ! Alors que s’est-il passé pour que le capitaine daigne adresser ses remerciements aux Sénégalais ? Les liens entre le Sénégal et l’Iran inquiètent, effraient même. Et l’ouverture de ce corridor anti sanctions US risque de basculer largement le jeu en Atlantique. Ce corridor consiste à relier l’Iran et le Venezuela, qui sont tous deux enclins à des sanctions placées unilatéralement par l’administration US. Aujourd’hui même la Syrie annonce vouloir le rejoindre ce qui veut dire qu’outre le golfe Persique, il se pourrait qu’il y ait un autre front anti US en Méditerranée avec la participation des Africains. 

Ces pays, comme le Sénégal, contribuent à ce que ces sanctions normalement illégales aux yeux de la Communauté internationale soient contournées et que les pays, comme le Venezuela, ne tombent pas aux mains des Occidentaux. Ces pays africains montrent à leur tour leur indépendance réelle et c’est à eux de choisir avec qui les pays d’Afrique nouent des liens avec qui commercer. C’est si différent de la logique colonialiste à laquelle l’Amérique et l’Europe croient avoir habitué les Africains. Mais il y a plus : ces exercices maritimes ont aussi un objectif militaire, menacer et intimider le pays hôte. En effet, cela permet aux USA de montrer sa présence dans la zone et donc de faire venir des marines alliées sous prétexte de piraterie et autres. D’ailleurs, c’était en 2018 que le Cap-Vert qui se trouve à tout hasard dans ce corridor anti sanctions avait ratifié les accords de sécurité avec les États-Unis. Il aura fallu un an au Cap-Vert pour enfin voir la concrétisation de l’Accord sur le statut des forces (ASF) signé avec les États-Unis depuis le 25 septembre 2017. Cette ratification a eu lieu dans un contexte bien précis. Washington avait décidé de sortir du PGAC et de se mettre volontairement en conflit avec l’Iran. Ce qui fait qu’en ratifiant ces accords avec le Cap-Vert, les États-Unis seraient sur le chemin de la voie maritime reliant l’Afrique à l’Amérique du Sud. Mais les choses commencent déjà à changer. Avant que l’axe de la Résistance n’arrive aux Caraïbes, le Venezuela n’aurait jamais pensé qu’il serait possible de dire non « militairement à l’Amérique. À l’heure qu’il est Caracas compte s’offrir l’assistance militaire iranienne pour faire respecter sa souveraineté. Dakar pourrait être le prochain candidat. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/27/635122/Senegal:-les-USA-veulent-saper-le-corridor-de-la-R%C3%A9sistance-?


 

IRAN : "AFIN DE DEFENDRE LES INTERETS ET LES VALEURS VITALES DE NOTRE PAYS, NOTRE PRESENCE S'AMPLIFIERA"

L'Iran continuera à élargir sa puissance de frappe (Général Salami)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un missile iranien Saeqeh est lancé lors d'un exercice militaire en avril 2010 dans le sud de l'Iran, près du détroit d'Hormuz. ©AFP

« Cette exposition marque l’émergence d’une nouvelle puissance sur la scène internationale. Elle est le symbole de la confiance en soi de notre nation et montre que nos jeunes sont capables de surmonter les sanctions imposées par l’ennemi », a déclaré le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général Hossein Salami, ce dimanche 27 septembre dans la matinée en marge de la cérémonie de l’inauguration du « Parc national de l’aérospatial », salon des acquis stratégiques de l’unité aérospatiale du CGRI.

« Nous avons réalisé de considérables progrès pendant la période des sanctions. Nous avons transformé les sanctions en opportunité et nous avons enregistré des succès dans le domaine scientifique et technologique. »

« Nous n’arrêterons jamais de renforcer notre capacité de défense. Nous continuerons d’acquérir les techniques et les formules nécessaires au développement de la science et de la technologie pour défendre les intérêts et les valeurs vitales de notre pays. Nous connaissons les facteurs de l’indépendance. Nous avons appris que l’ennemi ne nous montrera jamais le chemin de la prospérité. »

« Dans le domaine des armements anti-blindés, l’Iran a réalisé de très bonnes performances. Le pays a produit le missile Dehlavieh qui est un missile antichar tactique. Les spécialistes iraniens ont fabriqué également le char de combat Karrar. Récemment, un centre a été ouvert grâce auquel l’Iran commencera à moderniser ses chars d’assaut en utilisant la technologie des chars Karrar. L’Iran produit également différents types de mitrailleuses. »

L'Iran met au défi la DCA américaine

L’Iran met au défi la DCA américaine

Patriot/THAAD 

Le général Salami a déclaré : « Actuellement, nous sommes capables de subvenir à nos besoins par nos moyens internes. Les acquis exposés dans ce salon témoignent de notre capacité de dissuasion. La nation iranienne a atteint ce niveau de grandeur et croit en ses croyances. Ce chemin a été suivi par différentes générations afin que nous puissions imposer aujourd’hui notre volonté révolutionnaire à nos ennemis et retrouver l’indépendance réelle en changeant le rapport des forces. »

Le 30 novembre 2019, les responsables de la marine iranienne ont annoncé le début de la production de masse des missiles de croisière Jask-2 conçus par les moyens nationaux. Ce missile peut être tiré des eaux profondes sans être détecté par les navires ennemis.

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Un sous-marin de classe Ghadir a réussi à tirer un missile de croisière sub-surface contre une cible flottante lors des exercices militaires Zolfaqar-99.

L’unité aérospatiale du CGRI a dévoilé à l’occasion de ce Salon son nouveau missile balistique « Zolfaqar Bassir ». Ce missile est une nouvelle version de missile « Khalij-e-Fars» (Golfe Persique, NDLR).

1er clash aérien USA/Iran?!

1er clash aérien USA/Iran ?!

Auparavant, les missiles « Khalij-e-Fars » et « Hormoz » (balistique navale) avaient une portée d’environ 300 et 250 kilomètres.

Le missile sol-sol « Zolfaqar » a également une portée de 700 à 750 kilomètres et a été utilisé dans des opérations étrangères contre Daech.

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/27/635126/Iran-capacit%C3%A9-militaire-d%C3%A9fense-missile-Zolfaqar-Bassir-Salon-exposition-acquis-CGRI


 

ARMENIE/AZERBAÏDJAN : LA VRAIE GUERRE?

Les Sukhoï arméniens frapperont l’Azerbaïdjan?

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L’armée arménienne a publié des images montrant un char d’assaut azerbaïdjanais détruit pendant les affrontements, le 27 septembre 2020. ©AFP

L’Assemblée nationale d’Azerbaïdjan a décrété la loi martiale dans plusieurs villes et villages du pays.  l’Iran se dit prêt à rendre le terrain propice à un dialogue entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Alors que les tensions dans le Haut-Karabakh restent vives, le Parlement azerbaïdjanais, réuni ce dimanche 27 septembre, a décidé de décréter la loi martiale dans plusieurs villes et régions du pays. Plus tôt, c’est l’Arménie qui avait décrété la mobilisation et la loi martiale. L’armée azerbaïdjanaise réaffirme que toutes ses forces sont en état d’alerte. 

Ce matin, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a déclaré, dans un discours à la télévision, que les forces armées arméniennes avaient pris pour cible les positions de l’armée ainsi que des zones d’habitation civiles par l’artillerie lourde. « Il y avait des victimes à déplorer parmi les militaires et les civils », a ajouté le président qui a ensuite promis une attaque de représailles. 

Les dessous du conflit Arménie/Azerbaïdjan

Les dessous du conflit Arménie/Azerbaïdjan

Le monde a été surpris de voir le président Poutine mobiliser en quelques heures quelque 150 000 effectifs de l’armée à l’effet de participer à une démonstration de force en Caspienne et en mer Noire.

D’autre part, les responsables du Haut-Karabakh ont annoncé que les affrontements de dimanche faisaient 16 morts et une centaine de blessés côté arménienne. La Défense arménienne a pour sa part déclaré que le Haut-Karabakh avait été la cible d’attaques aériennes et de missiles, la partie arménienne a éliminé deux hélicoptères et trois drones azéris, selon Sputnik. 

Lire aussi: Guerre Arménie/Rep. d’Azerbaïdjan:la Russie prise de court....

Deux jours avant le début des affrontements, les ambassades des États-Unis à Bakou et à Erevan ont demandé aux citoyens américains de ne pas entrer dans les zones disputées. 

De très violents combats ont éclaté ce matin dans la région du Nagorny Karabakh, plus connue sous le nom du Haut-Karabakh, peuplée majoritairement d’Arméniens et soutenue par l’Arménie. Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir lancé les hostilités.   

Haut-Karabakh: l'Iran met en garde

Haut-Karabakh : l’Iran met en garde

Dans l’après-midi, le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a appelé la communauté internationale à veiller à ce que la Turquie ne s’implique pas dans le conflit arménien avec l’Azerbaïdjan au sujet de la région du Haut-Karabakh, faisant du commerce avec Ankara. 

La Turquie, un allié azéri, avait auparavant vivement critiqué l’Arménie après que des affrontements entre les forces arméniennes et azéries ont éclaté dans la matinée, affirmant qu’Erevan était un obstacle à la paix et jurant de continuer à soutenir Bakou. Pashinyan a déclaré que le comportement de la Turquie pourrait avoir des conséquences destructrices pour le Caucase du Sud et les régions voisines.

En réaction à cette crise, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré, dans un tweet, que l’Iran était prêt à rendre le terrain propice à un dialogue entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. 
« L’Iran suit de près la violence alarmante au Nagorny Karabakh. Nous appelons à mettre immédiatement un terme aux hostilités et nous proposons le dialogue pour résoudre les différends. Nos voisins sont nos priorités et nous sommes prêts à baliser le terrain pour favoriser le lancement d’un dialogue. Notre région a besoin de la paix maintenant ». 

Le Haut-Karabakh s'embrase

Le Haut-Karabakh s’embrase

​La République d’Azerbaïdjan a annoncé ce samedi la mort de plusieurs de ses militaires lors d’affrontements avec l’Arménie au Haut-Karabakh.

Dans la foulée, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, a déclaré que Téhéran suivait de près et avec une grande préoccupation les conflits militaires entre la République d’Azerbaïdjan et la République d’Arménie et qu’il appelait les deux parties à opter pour la retenue, à mettre fin immédiatement aux affrontements et à s’asseoir à la table du dialogue. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/27/635149/Azerbaidjan-Armenie-Haut-Karabagh-Turquie-Iran-conflits-guerre-


 

SABINE CESSOU : L'AFRIQUE, PERPETUEL COBAYE DE "BIG PHARMA"?

Rumeurs, complots et « comptes mal soldés de la colonisation »

L’Afrique, perpétuel cobaye de « Big Pharma » ?

par Sabine Cessou, 25 septembre 2020

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Au Niger, 15 minutes l’arrivée des militaires pour faire respecter le couvre-feu, 31 mars 2020. cc0 Anna Psiaki

Les rumeurs dont bruissent les réseaux sociaux en Afrique pointent du doigt un Occident nécessairement coupable de la pandémie de Covid-19, ou les essais liés à la recherche de traitements. « Nécessairement » : tel est justement le mot qui a fait bondir, dans le discours alarmiste tenu le 27 mars sur l’Afrique par le secrétaire général des Nations unies António Guterres : « Et même si la population est plus jeune que dans les pays développés, il y aura nécessairement des millions de morts ». Beaucoup ont aussitôt conclu à un plan prémédité.

Lire aussi André-Michel Essoungou, « Manipulations numériques en Afrique », Le Monde diplomatique, septembre 2020.

« L’Afrique aura bientôt des cadavres dans les rues », prévoyait de son côté à la mi-avril la philanthrope américaine Melinda Gates. Ce faisant, elle s’est aussi attirée les foudres du Conseil des évêques africains, qui lui a demandé de ne pas être une « propagandiste de la mort », et a rejeté « toute forme de commentaire déprimant et horrible sur l’Afrique ».

Bill Gates, fondateur de Microsoft, a été l’épicentre de rumeurs dès le début de la pandémie. Aujourd’hui encore, le journaliste néerlandais Bram Posthumus, correspondant au Mali, note à quel point l’idée est ancrée, selon laquelle « le coronavirus est un canular de Bill Gates qui veut soumettre toute la population mondiale par le biais de vaccins ».

Six mois après le discours de Guterres, l’Afrique ne représente que 5 % des cas déclarés dans le monde et 2,4 % des décès mondiaux, avec 31 500 morts au 8 septembre selon le Center for Disease Control (CDC) de l’Union africaine. Certains pays sont cités en exemple — comme le Sénégal, 298 morts au 16 septembre, classé 2e pour sa gestion de la crise sur 36 pays étudiés par la revue Foreign Policy, juste après la Nouvelle-Zélande.

Des théories du complot alimentées par la mémoire d’expériences réelles

Il n’empêche : les théories du complot qui circulent autour du Coronavirus et d’un éventuel vaccin ont toujours le vent en poupe. Elles reposent en partie, en Afrique, sur le socle d’expériences réelles que la mémoire collective n’a pas occultée. Ce souvenir va des expériences de stérilisation forcée en Namibie au XIXe siècle (durant la colonisation allemande) jusqu’aux programmes de guerre bactériologique contre les populations noires pendant le régime de l’apartheid en Afrique du Sud (1948-1991), en passant par des scandales pharmaceutiques à répétition.

Lire aussi Jean-Philippe Chippaux, « L’Afrique, cobaye de Big Pharma », Le Monde diplomatique, juin 2005.« Les théories du complot s’inscrivent dans une histoire de la santé et de la médecine qui considère l’homme blanc comme la figure du démon, qui en veut à tout prix à la vitalité de l’Afrique, explique Parfait Akana, sociologue de la santé et directeur du Muntu Institute au Cameroun. C’est un alibi un peu facile, dans la mesure où chez nous, les véritables ennemis de la vitalité africaine sont les dirigeants et les responsables économiques, qui n’ont pas toujours été d’une grande exemplarité dans les soins à la vie comme premier principe régalien incombant à un État. »

Au Cameroun, un roman récent de Mutt-Lon, Les 700 aveugles de Baffia (1), relate l’histoire vraie d’un essai pharmaceutique mené dans les années 1920 par des médecins français contre la maladie du sommeil, et qui a répandu la cécité.

Les résistances de l’Afrique du Sud face au sida

Réelles, aussi, les méthodes extrêmes du « Docteur de la mort », le surnom donné à Wouter Basson en Afrique du Sud. Ce cardiologue qui exerce toujours au Cap a mené de 1981 à 1993 le Project Coast, un programme de guerre chimique et bactériologique contre les Noirs. Acquitté en 2002, il s’est vanté à la télévision de « cas d’empoisonnement légitimes », qui ont tellement bien marché que « pas un seul n’a pu déboucher sur une identification claire du poison ».

Frank Chikane, un vétéran de la lutte contre l’apartheid, a échappé de justesse à la mort après avoir été intoxiqué par un poison étouffant déposé sur ses vêtements. L’une des 24 substances mortelles sur lesquelles travaillait le « virtuose » Wouter Basson. Il aurait aussi œuvré, dans les années 1980, à la production massive de mandrax, drogue sédative à base de Valium, déversée dans les townships pour étouffer la révolte qui grondait. Durant des auditions du Conseil de l’ordre des médecins, certains témoins ont révélé en 2012 que des recherches avaient été menées dans le cadre du Project Coast pour utiliser la bactérie du choléra ou le virus du sida.

Est-ce ce passé encore très présent qui a poussé le président Thabo Mbeki, au pouvoir de 1999 à 2008, à remettre en cause le lien entre VIH et sida ainsi que l’efficacité des traitements antirétroviraux ? Pendant quatre ans, de 1999 à 2003, le successeur de Nelson Mandela aura en effet critiqué les pressions exercées par les grands groupes pharmaceutiques, les présentant même comme soutenues par la CIA. Mbeki a notamment refusé de distribuer des antirétroviraux à une population en proie à des taux de prévalence parmi les plus forts au monde, suscitant une fronde menée par les activités de Treatment Action Campaign (TAC). Le sida était-il perçu au sommet de l’État comme « une maladie de Blancs destinée à tuer des Noirs », comme insistait la rumeur d’alors en Afrique du Sud ?

Lire aussi André Clément, « Enfin, l’Afrique du Sud affronte le sida », Le Monde diplomatique, janvier 2012.Il a fallu attendre octobre 2003 pour que Thabo Mbeki accepte la distribution d’antirétroviraux, jusque là interdits dans le système de santé publique. Sa ministre de la santé, surnommée « Docteur Betterave » parce qu’elle préconisait aux malades de renforcer leur immunité en mangeant de la betterave, du citron et du gingembre, a continué sur cette ligne jusqu’à la démission du gouvernement en 2008. Ce n’est qu’ensuite que les antirétroviraux ont été distribués à grande échelle, permettant de sauver des vies. Des scientifiques ont estimé que plus de 300 000 Sud-Africains sont morts au début des années 2000 faute d’accès aux traitements.

Essais sauvages du Trovan au Nigeria

Les manigances des grands groupes pharmaceutiques, exposées dans La constance du jardinier, un roman de John Le Carré, ne relèvent pas non plus de la pure fiction. Le livre, adapté au cinéma, est basé sur le scandale du Trovan (ou trovafloxacine), au Nigeria. Plusieurs procès ont suivi un essai « sauvage » de cet antibiotique, réalisé en 1996 par Pfizer. Le médicament, mis sur le marché en 1997, a été retiré en raison de ses effets secondaires.

Ce n’est qu’à la suite d’une enquête du Washington Post publiée en 2000 sur les essais cliniques des laboratoires pharmaceutiques dans les pays en développement, que le ministère de la santé du Nigeria forme une commission d’enquête. Celle-ci rédige en 2001 un rapport sur ce qui s’est passé à Kano en 1996. Une centaine d’enfants ont reçu du Trovan en pleine épidémie de rougeole et de méningite, sur un accord oral des parents. Une autre centaine a pris un autre antibiotique. Sur les 200 enfants traités, 5 sont morts dans le groupe Trovan et 6 dans l’autre groupe, sans lien avéré avec la molécule, mais beaucoup ont développé des lésions au cerveau, de la surdité et des paralysies.

Le rapport, curieusement mis sous le boisseau, est sorti d’un tiroir en 2006, envoyé par un anonyme au Washington Post. Après bien des plaintes déposées par les familles, l’État de Kano et le Nigeria, Pfizer a négocié en 2009 un accord amiable à Rome en présence de deux anciens présidents, le Nigérian Yakubu Gowon et l’Américain Jimmy Carter. Le laboratoire allemand verse alors une indemnité de 75 millions de dollars, répartie entre les familles des victimes et l’État fédéré de Kano, et achève en 2013 d’y construire un nouvel hôpital.

Un « mépris historique » pour la « race » noire

Lire aussi « En attendant… », Le podcast du « Diplo », avril 2020.

Les rumeurs et autres théories du complot, phénomènes universels, « trouvent aussi leur source en Afrique dans les comptes mal soldés de la colonisation, analyse le sociologue Francis Akindès, de l’université de Bouaké, en Côte d’Ivoire. Il y a ce soupçon du Blanc qui ne veut pas partir et garde un mépris historique pour la race noire. Mépris porté par les écrits de Hegel, Voltaire, Montesquieu et bien d’autres “humanistes” européens. Tout élan en direction de l’Afrique est perçu comme une émanation de ce double être déjà présent chez les humanistes, qui pensent l’humanité sans autre race que la caucasienne. Du coup, les “non caucasiens” ne se sentent pas en sécurité et voient dans les démarches occidentales un retour constant à ces faits et à ces références historiques. Il faut l’avouer, les intellectuels africains ont recyclé ces thèses et les imaginaires en sont meublés. Ces perceptions refont surface et gangrènent complètement la relation entre les mondes et les civilisations. Tout est suspecté, tout est regardé avec beaucoup de méfiance. »

Les propos échangés le 2 avril sur LCI par deux responsables de la santé français, selon lesquels on pourrait tester des vaccins du BCG en Afrique pour voir s’ils aident les personnels soignants à lutter contre le coronavirus, n’ont fait qu’enflammer une indignation latente. Une large partie de l’opinion en Afrique, parce qu’elle se sent perçue comme cobaye, est aujourd’hui catégoriquement opposée à tout essai de vaccin sur le continent (2).

Sabine Cessou

(1) Emmanuelle Colas, Paris, janvier 2020

(2) Cette controverse a impliqué le rappeur Booba, qui a réagi sur Twitter avec… un article du Monde diplomatique. Écouter le « retour des réseaux » de l’épisode 2 du podcast du « Diplo ».

https://blog.mondediplo.net/l-afrique-perpetuel-cobaye-de-big-pharma

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2020/09/27/lafrique-perpetuel-cobaye-de-big-pharma-monde-diplo/


 

JONATHAN COOK : LE PROCES «STALINIEN» DE JULIAN ASSANGE

Le procès « stalinien » de Julian Assange

Par Jonathan Cook

Mondialisation.ca, 17 septembre 2020

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Thème: 

Intervention de John Pilger devant le tribunal le 7 septembre, alors que l’audience d’extradition de l’éditeur de WikiLeaks entrait dans sa phase finale.

Lorsque j’ai rencontré Julian Assange pour la première fois il y a plus de dix ans, je lui ai demandé pourquoi il avait créé WikiLeaks. Il m’a répondu : « La transparence et la responsabilité sont des questions morales qui doivent être l’essence de la vie publique et du journalisme ».

Je n’avais jamais entendu un éditeur ou un rédacteur en chef invoquer la moralité de cette manière. Assange croit que les journalistes sont les agents du peuple, et non du pouvoir : que nous, le peuple, avons le droit de connaître les secrets les plus sombres de ceux qui prétendent agir en notre nom.

Si les puissants nous mentent, nous avons le droit de savoir. S’ils disent une chose en privé et le contraire en public, nous avons le droit de savoir. S’ils conspirent contre nous, comme Bush et Blair l’ont fait au sujet de l’Irak, puis prétendent être des démocrates, nous avons le droit de savoir.

C’est cette morale de la finalité qui menace tant la collusion des puissances qui veulent plonger une grande partie du monde dans la guerre et veulent enterrer Julian vivant dans l’Amérique fasciste de Trump.

En 2008, un rapport top secret du Département d’État américain a décrit en détail comment les États-Unis allaient combattre cette nouvelle menace morale. Une campagne de diffamation personnelle menée en secret contre Julian Assange conduirait à « l’exposition [et] à des poursuites pénales ».

L’objectif était de réduire au silence et de criminaliser WikiLeaks et son fondateur. Page après page, on a révélé l’imminence d’une guerre contre un seul être humain et sur le principe même de la liberté d’expression et de pensée, et de la démocratie.

Les troupes de choc de l’Empire sont celles qui se disent journalistes : les grands noms du soi-disant courant dominant, en particulier les « progressistes » qui balisent et patrouillent le périmètre de la dissidence.

Une vengeance en bonne et due forme

Et c’est ce qui s’est passé. Je suis journaliste depuis plus de 50 ans et je n’ai jamais connu une campagne de diffamation comme celle-ci : l’assassinat fabriqué d’un homme qui refusait de rejoindre le club : qui croyait que le journalisme était un service au public, jamais à ceux d’en haut.

Assange a fait honte à ses persécuteurs. Il a produit scoop après scoop. Il a révélé la fraude des guerres promues par les médias et la nature meurtrière des guerres américaines, la corruption des dictateurs, les maux de Guantanamo.

Il nous a forcé, en Occident, à nous regarder dans le miroir. Il a dénoncé dans les médias les personnes qui disaient officiellement la vérité comme des collaborateurs : ceux que j’appellerais les journalistes de Vichy. Aucun de ces imposteurs n’a cru Assange lorsqu’il a averti que sa vie était en danger : que le « scandale sexuel » en Suède était un coup monté et qu’un enfer américain était sa destination finale. Et il avait raison, comme toujours.

L’audience d’extradition à Londres qui débute cette semaine est le dernier acte d’une campagne anglo-américaine visant à enterrer Julian Assange. Il ne s’agit pas d’un procès en bonne et due forme. Il s’agit d’une vengeance. L’acte d’accusation américain est clairement truqué, un simulacre démontrable. Jusqu’à présent, les audiences rappellent leurs équivalents staliniens de la guerre froide.

Aujourd’hui, la terre qui nous a donné la Magna Carta, la Grande-Bretagne, se distingue par l’abandon de sa propre souveraineté en permettant à une puissance étrangère malveillante de manipuler la justice et par la torture psychologique vicieuse de Julian – une forme de torture, comme l’a souligné l’expert des Nations unies Nils Melzer, qui a été affinée par les nazis parce qu’elle était la plus efficace pour briser ses victimes.

Lâcheté à Canberra

Chaque fois que j’ai rendu visite à Assange dans la prison de Belmarsh, j’ai vu les effets de cette torture. La dernière fois que je l’ai vu, il avait perdu plus de 10 kilos ; ses bras n’avaient plus de muscles. Incroyablement, son sens de l’humour était intact.

Quant à la terre natale d’Assange, l’Australie n’a fait preuve que d’une lâcheté écœurante puisque son gouvernement a secrètement conspiré contre son propre citoyen qui devrait être célébré comme un héros national. Ce n’est pas pour rien que George W. Bush a oint le premier ministre australien son « shérif adjoint ».

On dit que quoi qu’il arrive à Julian Assange au cours des trois prochaines semaines, cela va affaiblir sinon détruire la liberté de la presse en Occident. Mais quelle presse ? The Guardian ? La BBC, le New York Times, le Washington Post de Jeff Bezos ?

Non, les journalistes de ces organisations peuvent dormir tranquilles. Les Judas du Guardian qui ont flirté avec Julian, exploité son œuvre phare, qui en ont bien profité puis qui l’ont trahi, n’ont rien à craindre. Ils sont en sécurité parce qu’on a besoin d’eux.

La liberté de la presse est désormais l’apanage d’un petit nombre d’honorables : les exceptions, les dissidents sur Internet qui n’appartiennent à aucun club, qui ne sont ni riches ni chargés de Prix, mais qui produisent un journalisme fin, désobéissant et moral – comme celui de Julian Assange.

En attendant, il est de notre responsabilité de nous tenir aux côtés d’un vrai journaliste dont le courage même devrait être une source d’inspiration pour tous ceux d’entre nous qui croient encore que la liberté est possible. Je le salue.

John Pilger

Source de l’image en vedette : Medium

Article original en anglais :

The “Stalinist” Trial of Julian Assange, le 7 septembre 2020

Traduction par VD pour le Grand Soir 

 

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Jonathan Cook, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/le-proces-stalinien-de-julian-assange/5649324



 

VENEZUELA/IRAN : LE PIEGE ANTI-US SE REFERME ?

Missiles "iraniens" au Venezuela, records d'exportation de pétrole iranien en septembre

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les président Rohani et Maduro./AFP

Ce n'est pas sans raison si Trump commence presque à les supplier : vendredi, le chef de la Maison Blanche sortant a une nouvelle fois évoqué l'idée d'un "deal" avec l'Iran avant d'y rallier le Venezuela, genre de mixe qu'il ne faisant pas trop souvent auparavant. Fidèle à son langage de vendeurs de crabes, Trump a laissé entendre que ce "deal"  serait plus difficile à obtenir si "la présidentielle a eu lieu" donc, que l'Iran et le Venezuela dépêchent s'ils ne veulent pas perdre le train! Mais au train vont les événements c'est plutôt l'inverse qui vient de se produire : sept mois après l'établissement du corridor maritime anti-sanction US entre le golfe Persique et les Caraïbes, corridor que des amis africains de l'Iran ont soutenu et rallié, Reuters note une "vertigineuse hausse" des exportations pétrolières iraniennes et ce, au grand mépris des sanctions! Et ce n'est pas tout : presque quelques heures après l'annonce de cette information une autre fait son apparition, le président Maduro dit vouloir importer la technologie de fabrication de missile d'origine iranienne. 

L'Iran réarme le Venezuela?

L'Iran réarme le Venezuela?

Pompeo tempête: les destroyers dotés de missiles de croisière iranien escorteront les pétroliers vénézuéliens?

Les exportations de pétrole iranien ont fortement augmenté en septembre au mépris des sanctions américaines, selon trois évaluations basées sur le suivi des pétroliers. Les exportations ont diminué de plus de 2,5 millions de barils par jour (b/j) depuis que les États-Unis se sont retirés de l’accord nucléaire signé en 2015 avec l'Iran et ont réimposé des sanctions en 2018. Les données de TankerTrackers et celles de deux autres entreprises, qui ont demandé à ne pas être nommées, indiquent que les exportations augmentent en septembre, bien que les chiffres se situent dans une large fourchette comprise entre 400 000 bpj et 1,5 million bpj, reflétant ainsi la difficulté de suivre les expéditions.
« Les exportations sont en hausse en ce moment. Nous constatons jusqu'à présent ce mois-ci près de 1,5 million de b/j de brut et de condensat », a déclaré à Reuters Samir Madani, co-fondateur de TankerTrackers. « Ce sont des niveaux que nous n’avons pas vus depuis un an et demi. »

Pétrole iranien: l'échec de la stratégie US

Pétrole iranien: l'échec de la stratégie US

Pourquoi Washington n’insiste plus à réduire à zéro les exportations pétrolières de l’Iran ? Le Leader de la Révolution islamique a la réponse à cette question.

La quantité était le double de celle d'août, selon les données de TankerTrackers, et environ 11% étaient du brut ultra léger, appelé condensat.

Les données de TankerTrackers, qui suit les expéditions et le stockage du pétrole, montrent que près de la moitié des exportations iraniennes ont été récupérées par des navires étrangers par le biais des transferts de navire à navire, ce qui rend difficile la détermination des destinations finales. Les deux autres entreprises voient également une augmentation en septembre, mais pas dans la même mesure.

L'une d'entre elles a déclaré qu'elle enregistrait une augmentation d'au moins 100 000 b/j en septembre pour atteindre les 400 000 b/j. C'est un volume considérable par rapport à un point bas en mai 2020 lorsque les exportations sont tombées à 100 000 b/j selon la firme de suivi Kpler. Après avoir défié les sanctions américaines en expédiant une cargaison de condensat de pétrole au Venezuela la semaine dernière, l'Iran utilise le même navire pour aider le pays d'Amérique latine à exporter son brut, selon Bloomberg. Le super-pétrolier Honey, également connu sous le nom de Horse, charge le brut de haute qualité Merey 16, qui sera exporté au Venezuela, dans le port de Jose, selon un rapport d'expédition vu par Bloomberg. 

Pétrole vénézuélien transité par l'Iran?

Pétrole vénézuélien transité par l'Iran?

Les expéditions donnent un coup de pouce à l’industrie pétrolière du Venezuela. 
Bloomberg a rapporté que le navire déchargeait son contenu au Venezuela la semaine dernière bien que les signaux de suivi montrent toujours le navire au large de Dubaï.

Mais la coopération économique n'est qu'un seul aspect de l'alliance Venezuela-Résistance. Vendredi 25 septembre, le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré que le Venezuela poursuivrait sa coopération militaire avec l’Iran, la Russie et la Chine, malgré ses propres projets de développement de systèmes d'armement. Maduro a ajouté que le Venezuela prévoyait de fabriquer ses propres armes, disant qu'un conseil militaire et scientifique spécial était mis en place à cette fin.
« Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour créer notre propre système d'armement, tout en poursuivant la coopération avec l’Iran, la Russie, la Chine, Cuba et le monde entier, nous continuerons de recevoir d'eux des éléments scientifiques, technologiques, liés aux armes [et] bien sûr, l'aide stratégique, mais nous devons avancer vers l'indépendance », a déclaré Maduro.

Venezuela : un avion US abattu!

Venezuela : un avion US abattu!

Un avion US abattu... Bonne nouvelle alors 

Lundi, les États-Unis ont imposé des sanctions supplémentaires à Maduro en raison de sa coopération avec l'Iran. En réponse, le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a déclaré que Caracas considérait les nouvelles sanctions américaines contre le président du pays comme une forme d'agression, ajoutant que la Maison Blanche ne pouvait pas empêcher le pays d'établir des relations commerciales et économiques avec l'Iran et désormais militaire, soit du pain sur la planche US.. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/26/635045/Iran-Venezuela-Maduro-sanctions-petrole-


 

SOMMATION DU HEZBOLLAH IRAKIEN AUX SOLDATS AMERICAINS DE QUITTER L'IRAK

La mise en garde du Hezbollah aux États-Unis

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le Hezbollah prêt à agir contre les USA. (Photo d'illustration)

Le chef de la sécurité des Brigades du Hezbollah irakien, Abu Ali al-Askari, a sommé les militaires américains de quitter l’Irak.

« Voici notre réponse au stupide Pompeo (secrétaire d’État américain) qui s’est habitué au langage des menaces et de l’intimidation : “Continue ta supercherie, essaies autant que tu le peux et poursuit tes hostilités. Je le jure devant Dieu, vous ne pourrez pas effacer la mémoire des combattants de la Résistance ni affaiblir leur volonté. Ces menaces retourneront contre toi !” », a posté sur Twitter, Abu Ali al-Askari.

Irak: les USA ont perdu le pétrole!

Irak : les USA ont perdu le pétrole !

En cas de durcissement de sanctions américaines contre l’Irak le Hezbollah bloquerait le transport de pétrole depuis le golfe Persique.

Les Brigades du Hezbollah ont été mises sur pied en 2007 pour combattre les occupants américains et britanniques. Deux plus tard, elles ont été placées sur la liste noire des organisations terroristes de Washington, deux ans plus tard, en raison de leur idéologie antiaméricaine.

Les Brigades du Hezbollah continuent de combattre aux côtés des forces du Hezbollah libanais les terroristes, soutenus par les États-Unis, en Syrie.

Hezbollah: l'US Army mise en tenaille...

Hezbollah : l’US Army mise en tenaille...

Quelles motivations poussent-elles les États-Unis à attaquer le Hezbollah irakien ?

Le secrétaire général du mouvement irakien al-Nujba, Cheikh Akram al-Kaabi, a démenti les allégations selon lesquelles des groupes de la Résistance en Irak auraient visé l’ambassade américaine à Bagdad.

« La position d’al-Nujba est claire. Ce mouvement n’accepte aucune attaque contre les représentations diplomatiques et la considère comme une violation flagrante », a souligné al-Kaabi. 

Évoquant les déclarations des autorités américaines, il a affirmé que leur objectif est de dresser l’opinion publique contre la Résistance islamique : « Il est clair que les Américains ont ordonné à leurs mercenaires dans les groupuscules qu’ils ont formés et équipés de s’en prendre aux zones résidentielles autour de l’ambassade américaine. »

Les attaques à la roquette contre les bases américaines en Irak et dans certains cas, l’explosion de bombes placées en bordure de la route a contraint les États-Unis à évacuer certaines de leurs bases et à les affecter dans d’autres camps.

Irak: la CIA en ligne de mire!

Irak : la CIA en ligne de mire !

Ce vendredi 18 septembre, les Américains ont fait l’objet des attaques coordonnées et simultanées en Irak.

Finalement, al-Kaabi a qualifié l’ambassade américaine de Bagdad de grande base militaire située dans les quartiers résidentiels de Bagdad.

Récemment, à la suite d’une série d'attaques autour de l’ambassade de Bagdad, des sources et des médias américains et arabes ont rapporté que le secrétaire d’État américain avait menacé les dirigeants irakiens que « Washington fermera son ambassade si les attaques se poursuivent ». Ce qui sous-entend que les États-Unis veulent à nouveau viser les groupes de la Résistance, y compris les Hachd al-Chaabi et le Hezbollah.

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/26/635075/Le-Hezbollah-irakien-ne-tolere-plus-la-pr%C3%A9sence-americaine


 

IMPORTANTE HAUSSE DES EXPORTATIONS PETROLIERES IRANIENNES EN SEPTEMBRE

Importante hausse des exportations pétrolières iraniennes en septembre

 Depuis 1 heure  26 septembre 2020

petroliers_iraniens

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Rédaction du site

Les exportations de pétrole iranien ont connu une hausse importante malgré les sanctions américaines. C’est le constat de plusieurs sociétés qui supervisent les activités des tankers et pétroliers, rapporte l’agence Reuters.

« Les exportations ont connu une hausse très importante. Nous avons enregistrée 1.5 million de barils par jour de brut et de concentrés depuis le début de ce mois», a assuré Samir Madani qui est le cofondateur de l’un de ces sociétés, Tanker Trackers.

Ces exportations avaient connu une baisse importante en raison des sanctions qui avaient été rétablies unilatéralement par les Etats-Unis, en 2018,  un an après leur retrait de l’accord nucléaire. De 2.5 millions de barils par jour à près de 300 mille par jour.

« Ces niveaux n’ont pas été atteints depuis un an et demi », a précisé M. Madani pour l’agence Reuters.  Selon laquelle les deux autres firmes qui ont constaté cette hausse des exportations pétrolières iraniennes  n’ont toutefois pas relevé les mêmes chiffres.

Le mois de juillet dernier, le ministre iranien de pétrole Bijan Zanganeh avait assuré que son pays est décidé à développer son industrie pétrolière en dépit des sanctions américaines.
« Nous ne capitulerons jamais quel que soient les circonstances. Nous allons augmenter nos capacités jusqu’à ce que nous puissions, le moment propice, et en toute force, réintroduire le marché et récupérer notre part », a-t-il affirmé.

 

Source: Agences

http://french.almanar.com.lb/1885523


 

DEVENUES AUTOSUFFISANTES, LES FORCES ARMEES IRANIENNES N’ONT PAS BESOIN D’ARMEMENTS ETRANGERS

Les forces armées iraniennes n'ont pas besoin d'armements étrangers

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le drone iranien Sadeq. ©Tasnim News

Les spécialistes iraniens sont désormais autosuffisants dans le domaine de la fabrication des équipements les plus développés tels que les chars, les chasseurs, les armes individuelles, les armes antichars, les missiles et autres.

Dans le domaine de l’aviation, l’Iran a conçu et construit des avions et des hélicoptères tels que Azarakhsh, Saeqeh 1 et 2, Simorgh, Dorna et Kowsar ainsi que les hélicoptères Toufan et Saba.

Par ailleurs, il est devenu autosuffisant dans la conception et la fabrication de divers chars, dont les chars Karrar et Zolfaqar et les véhicules de transport de troupes comme Boraq et Howeyzeh

L'Iran met au défi la DCA américaine

L’Iran met au défi la DCA américaine

Dans le domaine maritime, les forces armées iraniennes ont conçu les sous-marins Fateh et Ghadir et les destroyers Sahand et Jamaran.

Dans le domaine de la défense aérienne, des radars de différentes portées et les systèmes de défense aérienne Bavar 373 et 15 Khordad sont de fabrication locale.

L’Iran a aussi développé son industrie des missiles. Il est considéré comme une puissance balistique mondiale, il construit et utilise facilement des missiles d’une portée de 2 000 kilomètres.

Le pays a atteint une autosuffisance en matière de défense et d’équipement militaires et n’a plus besoin d’équipements étrangers.

Ciel: 1er face-à-face Israël/Syrie?!

Ciel : 1er face-à-face Israël/Syrie ?!

Drone Sadeq

Le drone Sadeq est l’un des exemples du drone Mohajer 4, qui a été construit sur ordre de la marine du CGRI. Mohajer 4 est conçu et construit pour la surveillance aérienne et l’interception de cibles jusqu’à une distance de 150 km. Il a une vitesse de vol maximale de 200 km/h, une durée de vol de 7 heures et peut voler dans diverses conditions météorologiques.

L’une des importantes missions réalisées par le drone Sadeq a consisté à photographier et intercepter le navire amphibie USS Boxer, en juillet dernier dans les eaux du golfe Persique. Le 19 juillet, le président américain Doland Trump a prétendu que les États-Unis avaient abattu un drone iranien qui s’était approché dangereusement d’un navire américain. Mais quelques heures plus tard, le Corps des gardiens de la Révolution islamique a publié les images prises par le drone Sadeq du navire américain

« En dépit des allégations délirantes et sans fondement de Trump, tous les drones [envoyés] dans le golfe Persique et le détroit d’Hormuz, y compris celui auquel pense le président américain, sont biens rentrés à leur base », a déclaré le général de brigade et porte-parole des forces armées Abolfazl Shekarchi, cité par l’agence Tasnim News. 

Drone: guerre US/Iran bat son plein!

Drone : guerre US/Iran bat son plein !

Drone Sayeh

En 2012, le général de brigade Fadavi, alors commandant de la marine du CGRI, a annoncé la chasse d’un drone EscanEagle de l’armée américaine par les gardiens de la Révolution. Peu de temps après, des images de la ligne de production en masse de ce drone baptisé Sayeh par les industries de défense du pays ont été publiées. Après cela, un autre exemple de ce drone appelé Yasir a été remis aux forces terrestres et navales de l’armée, qui avaient une queue en 8.

Le drone Yasir mesure environ un mètre de long et pèse environ 20 kilogrammes. Il peut voler pendant 7 à 10 heures. Il a un plafond de vol de 15 000 pieds, une durée de vol de huit heures et une portée de vol allant jusqu’à 200 km qui est contrôlée par communication avec les stations mobiles de contrôle au sol.

Navires US: l'essaim de drones frappe!

Navires US : l’essaim de drones frappe !

Les drones de décollage vertical de la marine du CGRI

Parmi les drones dévoilés et livrés à la marine du CGRI, il y a trois drones de décollage vertical : les drones Hodhod-4 et Shahab-4, qui sont en fait deux exemples de quadcopter et hexacopter multirotor, et un autre appelé Sepehr, qui est en fait un exemple de drone Meraj des forces terrestres du CGRI.

Drone Meraj

Le drone Meraj, qui est la rétro-ingénierie de l’American Aerosund UAV, a été conçu et fabriqué par le Centre de recherche sur les drones d’autosuffisance des forces terrestres du CGRI et a terminé avec succès ses essais en vol dans la région de Saravan au Sistan-et-Baloutchistan

Mais le projet de vol vertical de ce drone était un projet mené conjointement entre la marine et les forces terrestres du CGRI.

Syrie: guerre de drone US/Iran!

Syrie : guerre de drone US/Iran !

Drone Sepehr

Le drone Sepehr est capable de voler à une vitesse de 140 km, à une altitude de 12 000 pieds. Il pèse 33 kg et peut transporter des charges pesant jusqu’à 5 kg. Ce drone a une durée de vol de 10 heures et sa consommation de carburant est de 10 litres.

Équiper la marine du CGRI de drones de décollage vertical augmente la portée de détection des navires iraniens, qui sont principalement des vedettes rapides. Désormais, les gardiens de la Révolution islamique seront en mesure de voir les points qui ne sont pas à portée de leurs vedettes rapides ainsi que les angles morts : plus tôt l’ennemi est identifié, plus la marge de manœuvre est précise.

L'arme, la plus secrète de l'Iran?

L'arme, la plus secrète de l'Iran?

Le système iranien Sepehr-110 est invulnérable aux piratages.

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/26/635056/CGRI-pas-besoin-d'armements-etrangers