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IRAN : LA PIRE FAILLE DE L'US NAVY ?

L'Iran dispose de données sensibles sur chaque navire, chaque capitaine de navire US et bien plus...

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un drone iranien a désactivé tous les systèmes de défense aérienne et «attaqué» les navires de l'US Navy, le 23 septembre 2020. ©Fars News

Le commandant en chef de la marine iranienne lance un « terrifiant » avertissement à l'US Navy.

« Tous les agissements de l’US Navy sont minutieusement supervisés et suivis de près». C’est ainsi que le commandant de la force navale de l’armée iranienne, le contre-amiral Hossein Khanzadi s'est exprimé, lors d’une interview exclusive à la télévision d’État, au sujet des acquis des forces navales de l’armée et du CGRI (Corps des gardiens de la Révolution islamique) ainsi que sur les événements actuels dans la région : « Les systèmes de détection de la force navale de l’armée surveillent la totalité des agissements de toutes les flottes de l’US Navy ; dès qu'un navire quitte son quai, tout au long de son déplacement jusqu'à son point d'arrivée, notamment lorsqu'il entre dans l'océan Indien. C'est dans cette zone que les opérations d’observation s’effectuent avec le plus de précision et d’attention. C’est la raison pour laquelle aucune unité navale importante de l’US Navy n’a osé pénétrer la zone du golfe Persique. Les Américains nourrissent des inquiétudes sérieuses à approcher de cette zone, craignant une confrontation sérieuse avec les forces militaires iraniennes. »

USS Nimitz: le Pearl Harbor à l'Iranienne!

USS Nimitz: le Pearl Harbor à l'Iranienne!

« Lorsqu’ils se sont déployés à une distance d’environ 600 à 700 kilomètres de nous, ils s’imaginent être en sécurité et hors de notre portée, mais qu’ils sachent que nous les supervisons, minute par minute, là où ils se trouvent. Les eaux sous souveraineté de l’Iran jouissent d’une sécurité absolue. Tout signal reçu d’un bateau, le nom de son commandant ses formations d'entraînement, ses caractéristiques, nous les avons déjà dans nos banques de donnés », a averti le contre-amiral Khanzadi.  

Au sujet des manœuvres conjointes de la force navale iranienne avec celles des autres pays, le contre-amiral Khanzadi a indiqué : « L’exercice militaire Caucase 2020 est en cours et nombre de pays du monde y assistent. L’Iran y fait participer deux navires-lance-missiles de la force navale iranienne pour la partie qui se déroule dans la mer Caspienne. Un exercice naval conjoint est également prévu pour la fin de l’année (iranienne, février-mars 2021, NDLR) »

L'Iran dévoile un nouveau radar

L'Iran dévoile un nouveau radar

L’Iran a dévoilé un nouveau radar qui rejoint le réseau de défense anti-aérienne intégrée.

Le commandant de la force navale de l’armée iranienne s’est ensuite exprimé sur les missiles iraniens : « Le prototype actuel du missile tiré depuis le sous-marin Ghadir est deux fois plus grand qu'avant. Les Fateh 2 et 3 sont en train d’être fabriqués,  quant au Fateh 4, il utilise une sorte de propulsion spéciale qui fonctionne indépendamment de l'air (AIP) permettant de rester sous l'eau plus longtemps. »

Le contre-amiral Khanzadi a fait aussi part de l’incorporation de nouveaux équipements à la force navale de l’armée iranienne : « Le destroyer Dena, le chasseur de mines Saba et le navire lance-missiles Zéreh seront dévoilés, fin automne. Un autre nouveau grand navire sera également dévoilé à la même date. 24 mètres plus longs que le navire Khark, il peut porter 6 à 7 hélicoptères, il se distingue par ses capacités particulières très utiles en cas de guerres électroniques, de combats au missile, au drone et à l’hélicoptère voire pour les opérations spéciales. »

USS Nimitz:

USS Nimitz:

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/25/635002/navire-iranien-devoilement-US-navy


 

BENIN : A PROPOS DE L’UNITE DES COMBATTANTS DANS LA LUTTE CONTRE LE POUVOIR AUTOCRATIQUE DE PATRICE TALON.

Le parti communiste du Bénin invite à la cohésion au sein de la résistance mais….

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Dans une déclaration publique, le parti communiste du Bénin a appelé les résistants a resserrer les rangs afin d’atteindre les objectifs escomptés. Toutefois, il trouve utile les tacles momentanés

DECLARATION

 

A PROPOS DE L’UNITE DES COMBATTANTS DANS LA LUTTE CONTRE LE POUVOIR AUTOCRATIQUE DE PATRICE TALON.

 

Dans un Communiqué en date du 23 Septembre 2020, Le Président Nicéphore Dieudonné SOGLO a posé les balises de comportement qui doivent être celles de gens unis dans une même lutte contre un pouvoir autocratique. Il fustige les vaines polémiques entre « Responsables influents de la Résistance au régime du Président Talon » et « qui font le lit aux ennemis de la marche de notre peuple vers son affranchissement total de toute forme de domination ».
Enfin, le Président conclut par un appel à l‘union : « La lutte ne paiera que dans l’union et la cohésion contre les agents de notre asservissement et de notre appauvrissement. »

Nous saluons ici cette Déclaration qui est digne de l’engagement ferme et continu contre l’autocratie, pris par le Président Nicéphore Dieudonné SOGLO, qui est une Autorité tant sur l’échiquier national qu’international.
Ce rappel est important dans cette période de lutte difficile de notre peuple contre le pouvoir autocratique de Patrice Talon. C’est le lieu de rappeler, et ce, à l’attention des alliés actuels et futurs du PCB, et de l’ensemble du peuple béninois, des observations qui revêtent pour nous, valeurs de principes.

Premièrement : Une alliance entre des organisations différentes vise avant tout, le renforcement de l’unité du peuple dans le combat pour atteindre un objectif commun défini, en l’espèce, faire partir le pouvoir dit de la Rupture. En se définissant cet objectif commun dans cette alliance, chacun conserve sa personnalité propre avec son autonomie politique et organisationnelle ; chacun apporte sa contribution en tenant compte de ses prémisses politiques, idéologiques et autres.
Deuxièmement: L’alliance visant le renforcement de l’unité du peuple dans le combat, quiconque proclame son adhésion à cet objectif commun, mais pose des actes contraires, doit faire l’objet de critiques nécessaires et même de récusation. C’est dire que l’alliance ne signifie nullement absence de critique des programmes et attitudes entre alliés. Si la bonne entente et la loyauté entre les partis et organisations sont nécessaires et doivent être cultivées pour l’unité recherchée, le défaut absolu de critique ouverte des faits publics déviants, mine et affaiblit l’unité du peuple au combat. Et, le défaut absolu de critique ouverte, transforme l’alliance aux yeux du peuple combattant en un club de copinage pour des intérêts particuliers et non pour ses intérêts.
La question est fort simple : on est dans une barque ensemble allant vers un rivage : Si quelqu’un dans cette barque, se met à ramer dans le sens contraire de l’ensemble, avec le risque de dévier ou de faire chavirer l’embarcation, le devoir des autres est de le redresser vivement pour la survie de l’ensemble.

Troisièmement : Voilà pourquoi, le Parti Communiste du Bénin ne fait jamais de querelle de personnes, ni d’intentions, ni d’égo ou positionnements politiques en dehors des luttes réelles contre la cible commune . C’est dire que les attaques personnelles, intentionnelles et hors propos d’individus en dehors des déclarations et actes posés par d’autres personnes de l’alliance, sont contre-productives et font objectivement le jeu du pouvoir en place. Notre Parti s’appuie à tout instant, non sur des proclamations de foi, mais sur des actes concrets posés dans le sens de l’objectif commun, défini ensemble.
Quatrièmement : Il est dès lors inacceptable d’entendre entre personnes et/ou Organisations prétendues alliées, des propos du genre de ceux répandus sur les réseaux sociaux ces derniers jours, puisque s’accusant en fait chacun de faire le jeu de celui contre lequel on est censé lutter ensemble. Nous déplorons ces genres de discours, si tant est que l’on est allié dans un combat contre un pouvoir autocratique. A moins que ce soit le contraire, à savoir que les protagonistes ne se reconnaissent point comme alliés dans un combat commun contre le pouvoir de la Rupture.
 Cinquièmement : Le Parti Communiste du Bénin s’est toujours comporté (dans une alliance comme celle appelée Résistance), en allié fidèle, loyal mais exigeant. Par sa longue expérience d’alliance, il a toujours considéré comme un devoir, la liberté de propagande et d’agitation non contraires à l’objectif commun d’alliance retenu afin de renforcer l’unité du peuple au combat. Dans ce sens, il considère par ailleurs de son devoir de critiquer des programmes, déclarations et comportements des autres, (fussent-ils alliés ou non), qu’il considère comme incompatibles avec l’atteinte de l’objectif commun. Autrement dit, de redresser vivement tout rameur en sens contraire aux intérêts de l’ensemble du peuple.
C’est la fidélité à cette pratique qui a permis aux communistes à la tête du peuple de vaincre la dictature de KEREKOU-PRPB. Ainsi dans ce pays, pendant ces périodes sombres nécessitant l’alliance de toutes les forces par-delà les classes sociales pour battre l’hydre immonde, cette attitude de principe a permis beaucoup d’avancées et de conquêtes. Des alliés, même de bonne foi, avançaient des mots d’ordre régionalistes consistant à combattre le régime parce que KEREKOU est du Nord. Notre attitude de fermeté a permis de les ranger ou de les expulser des rangs des combattants anti-autocratiques, car toute tolérance à l’égard de ces propos divise le peuple au combat ; c’est ce qui a permis les transformations positives obtenues.

Aujourd’hui, doit-on laisser sans critique ouverte, ceux-là qui se disent de l’opposition voire de la « Résistance », mais réduisent la lutte à la levée du parrainage des candidats pour aller aux élections présidentielles et cautionner ainsi l’accompagnement du despote Talon dans des élections soi-disant « inclusives et ouvertes » ? Aujourd’hui, doit-on continuer de tolérer sans critique ouverte, la propagande ainsi que les actes qui laissent croire au peuple combattant que l’on peut défaire une autocratie à travers les urnes et sans soulèvement populaire ?
Nous savons la position d’un compatriote tel que Lionel ZINSOU, élément participant de la politique de la grande bourgeoisie impérialiste française sur l’Afrique. On ne peut pas imaginer qu’il ait pu faire dernièrement, sa déclaration d’amour à Patrice Talon, sur ses soi-disant réussites économiques et la non dégradation du climat des affaires au Bénin, et ce, sur le plateau de la chaîne française « France 24 » et sur les ondes de RFI, sans l’aval des autorités de la France officielle représentée par le Président Emmanuel Macron. Et c’est à ce même Macron que l’on écrit pour demander secours contre Patrice Talon ! Cela à l’évidence va dans le sens contraire de l’intérêt commun défini comme objectif.
De tels développements ainsi que d’autres, quels que soient les auteurs en leurs qualités (alliés ou non) seront fermement combattus par le Parti Communiste du Bénin pour l’unité du peuple combattant du Bénin dans sa lutte pour recouvrer sa souveraineté et son épanouissement total.

Cotonou, le 24 Septembre 2020.
                                                                                 Le Parti Communiste du Bénin.

https://benin24tv.com/le-parti-communiste-du-benin-invite-a-la-cohesion-au-sein-de-la-resistance-mais/


 

IRAK : ATTAQUES DE LA RESISTANCE CONTRE LES CONVOIS US. POMPEO MENACE BAGDAD

Attaques contre les convois US: Washington menace Bagdad

 Depuis 7 heures  25 septembre 2020

Des forces américaines en Irak

Des forces américaines en Irak
Des forces américaines en Irak

 Irak - Monde arabe

 

Rédaction du site

Les convois militaires américains en Irak font depuis quelques mois l’objet d’attaques. Pour se mettre à l’abri de telles explosions, la coalition dirigée par les États-Unis a eu recours aux entreprises locales irakiennes pour le transfert de ses équipements.

Récemment, les attaques à la roquette contre les bases américaines en Irak ont contraint les militaires américains d’évacuer certaines bases dont al-Taji dans le nord de la province de Bagdad.

« Le département d’État américain a assuré qu’il fermera  son ambassade à Bagdad si les attaques contre les représentations diplomatiques des États-Unis se poursuivent », a annoncé le président irakien.

« Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, a mis en garde contre la poursuite des attaques contre l’ambassade américaine et d’autres représentations diplomatiques et convois de soutien logistique », a déclaré le président irakien, Barham Saleh, lors d’une réunion des chefs des trois pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire avec des dirigeants des partis et groupes irakiens, organisée à l’invitation du Premier Ministre irakien, Mostafa al-Kazemi, et en l’absence de Nouri al-Maliki et Hadi al-Ameri, dirigeants des coalitions parlementaires État de droit et al-Fath.

D’après le président irakien, Pompeo a affirmé que le président américain Donald Trump envisageait sérieusement d’examiner une fermeture de l’ambassade des États-Unis à Bagdad.

Pompeo a également menacé de lancer une opération d’anéantissement contre tous ceux qui sont impliqués dans l’attaque contre les forces américaines.

À en croire certaines sources politiques présentes à la réunion, la possible offensive américaine viserait les brigades du Hezbollah irakien et Asaïb Ahl al-Haq (dirigé par Qais al-Khazali), des paramilitaires faisant partie des Hachd al-Chaabi.

« Le secrétaire d’État américain a qualifié les conséquences de la fermeture de l’ambassade de très négatives pour l’Irak et son avenir. Il a conclu qu’il s’agissait du dernier avertissement adressé au gouvernement pour qu’il prenne des mesures sérieuses contre de telles actions », a-t-on ajouté de mêmes sources.

Source: Avec PressTV

http://french.almanar.com.lb/1884401




 

ENTRETIEN AVEC OLIVIER DOSSOU : QUE SE PASSE-T-IL AU MALI ?

Que se passe-t-il au Mali ? Entretien avec Olivier Dossou

 

Le renversement d’Ibrahim Boubacar Keïta a provoqué une onde de choc au Mali et a soulevé de nombreuses interrogations sur la scène internationale. Représentant en Europe du Conseil Panafricain et analyste politique, Olivier Dossou nous éclaire sur ces manifestations populaires qui ont conduit au coup d’État mené par des soldats. « À travers la mobilisation, les populations maliennes exigeaient le départ d’Ibrahim Boubacar Keïta et plus largement de la Françafrique, dont il n’est qu’un agent local, un garçon de course », souligne Olivier Dossou. Il fait également le point sur la situation en Libye où la guerre de l’Otan a eu des répercussions sur le reste de l’Afrique. (IGA)


 

Pouvez-vous nous expliquer brièvement les revendications des mobilisations populaires qui ont conduit au renversement du gouvernement malien ? Pouvez-vous expliquer le lien avec la présence militaire française ?

Les mobilisations au Mali dénonçaient et continuent de dénoncer  la gouvernance oligarchique et ploutocratique du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et voulaient obtenir sa démission.
Ce sont des revendications qui dépassent le Mali. Elles concernent l’Afrique francophone de façon plus large, y compris la Guinée Bissau, avec la gouvernance erratique de M. Oumaro Sissoco Embalo.
Voyons ce qui explique  la contestation de la présence militaire française. Il est important de noter que la question de la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta n’est qu’une goutte d’eau. Les populations maliennes, et de façon plus large africaines, espèrent à terme obtenir le départ sans conditions des bases militaires françaises et étrangères au Mali. Je voudrais vous rappeler que la France dispose de bases militaires au Mali, notamment à Gao avec un détachement d’à peu près 1000 personnes. A côté de cela, il y a également l’Union européenne, qui a une base militaire dans le pays. Ensuite, la question plus profonde de la présence française au Mali dépasse la seule sphère militaire. C’est également une question liée à une recolonisation politique et économique à travers l’appui diplomatique et politique de la France au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Or ce régime a complètement échoué à offrir au peuple malien des perspectives dignes et heureuses.

Et surtout, nous remarquons au Mali une spoliation économique à travers des privatisations ruineuses qui profitent essentiellement aux multinationales françaises.

Je voudrais rappeler que l’aéroport de Bamako Sémou a été privatisé il y a quelques semaines à un groupe français du nom de J. Ce groupe détient de façon exclusive l’exploitation de l’aéroport du Mali. Et cet aéroport est un site extrêmement sensible, stratégique pour la souveraineté du pays depuis plusieurs décennies.

De surcroît, vous avez une forte présence des entreprises françaises dans le cadre des télécommunications, des banques, de la logistique, de la coopération militaire… Mentionnons cette présence dans le domaine des GSM, par exemple.

Donc, nous pouvons dire qu’aujourd’hui, nous assistons en fait, à travers la gouvernance d’Ibrahim Boubacar Keïta, à la deuxième mort du président Modibo Keïta qui, comme vous le savez, a été renversé en 1968 et a été empoisonné en 1977.

À travers la mobilisation, les populations maliennes exigeaient le départ d’Ibrahim Boubacar Keïta et plus largement de la Françafrique, dont il n’est qu’un agent local, un garçon de course. Nous observons essentiellement trois ou quatre raisons qui fondent la mobilisation des populations à la fois maliennes, mais aussi africaines, à exiger son départ. La première, c’est la trahison de la Constitution malienne . En 2013, il a été élu sur le slogan “Le Mali d’abord” et réélu en 2018, dans des conditions somme toute contestables. Mais, depuis ces deux élections, le président Ibrahim Boubacar Keïta n’a eu de cesse de parjurer la Constitution malienne, de la travestir et surtout, d’en violer les lois. Or cette Constitution, c’est le peuple malien qui se l’est librement donnée, et il était censé en être le garant.

Le second point, c’est sur le plan politique et militaire. Nous assistons à un génocide qui ne dit pas son nom au Mali, avec les assassinats quotidiens à la fois de civils maliens, mais surtout de militaires maliens. Ceux-ci sont tués par des forces dites terroristes, mais aussi par des forces étrangères, protégées par les Nations unies, qui dispose d’une base au Mali (la base de la Minusma). Il y a également les fameux rebelles touareg et certains terroristes djihadistes qui ont élu domicile au Mali. Je fais allusion au mouvement AQMI (Al-Qaida Maghreb Islamique). Vous avez le mouvement du MUJAO et certains mouvements terroristes dits de l’EI (Etat islamique).

Outre ces raisons liées aux parjures de la Constitution et aux assassinats, il y a le  mépris du président vis-à-vis des souffrances du peuple malien sur le plan économique et social. Il faut en effet mentionner le pillage des ressources publiques dont son gouvernement et son fils Karim Keïta se sont rendus chaque jour responsables.

Toutes ces raisons nous poussent à exiger sa démission. Sur l’ensemble de ces différents points, la contestation de la présence militaire française n’est qu’un aspect d’une contestation beaucoup plus large : celle de la présence politique française depuis plus de 60 ans, qui n’a pas du tout cessé. Cette occupation coloniale de la France depuis 60 ans dans les Etats dits francophones a donné lieu à ce qu’on appelait la Françafrique. L’Afrique francophone reste le grand malade de l’Afrique et le Mali en est un prototype et une figure archétypale de l’échec des politiques dites « de cogestion », c’est-à-dire de cogestion néocoloniale entre le maître français et l’esclave africain francophone. Cet esclave est bien entendu symbolisé ici par la figure d’Ibrahim Boubacar Keïta, mais aussi d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, d’Ali Bongo Ondimba au Gabon, d’Idriss Déby Itno qui vient de se faire couronner maréchal au Tchad, de Patrice Talon au Bénin, d’Ismaël Omar Guelleh à Djibouti, de Faure Gnassingbé au Togo, de Paul Biya au Cameroun, de Macky Sall au Sénégal, de Denis Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville et le rôle également de Mahamadou Issoufou au Niger, qui a littéralement bradé son pays.

Voilà L’ensemble des raisons qui fondent aujourd’hui les contestations africaines contre la spoliation et la recolonisation de l’Afrique par la France.

 

Le chaos actuel en Libye déstabilise toute la région. En 2011, les Nations Unies et puis l’Otan sont intervenues dans ce pays. La France a joué un rôle déterminant dans ces interventions. Pourriez-vous nous expliquer  ce qui s’y passe ?

La situation de la Libye est celle d’une invasion impérialiste qui a eu lieu en février 2011 à travers la résolution votée au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies. Si je ne me trompe, c’est la résolution 1973. Cette résolution, inspirée par la France de Nicolas Sarkozy et sur la demande pressante d’un pseudo-philosophe, Bernard-Henri Lévy, a ouvert la voie à l’agression militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, l’OTAN. A l’heure actuelle, de cette agression, on retient essentiellement trois ou quatre conséquences directes. La première conséquence a été la destruction totale de la Libye et l’assassinat du guide de la Jamahiriya arabe libyenne, Mouammar Kadhafi, le 1er octobre 2011 par les forces de l’OTAN et des milices islamistes. Ensuite, la seconde conséquence, c’est la spoliation de l’ensemble des richesses de la Libye par le gang de l’OTAN et des régimes fantoches arabes. Je voudrais citer en particulier l’Arabie saoudite et le Qatar dans cette spoliation économique et financière. Plus de 200 milliards de dollars des fonds libyens, présents essentiellement dans les banques occidentales (aux Etats-Unis, en Europe, en France, en Italie…) ont été volés C’est le plus grand casse qui ait jamais été perpétré contre un Etat souverain en matière d’avoirs financiers.

La troisième conséquence a été la disparition totale de la Libye de la carte africaine en tant qu’Etat.
Aujourd’hui, la Libye est essentiellement une sorte de terra incognita. Elle est essentiellement sous la coupe de deux gouvernements fantoches qui se partagent ses dépouilles en complicité avec le gang de l’impérialisme international.

Nous avons d’une part le gouvernement de  Fayez al-Sarraj, qui gouverne essentiellement le territoire autour de Tripoli. Ce gouvernement-là est appelé le “gouvernement d’union nationale”, le GNA. Il contrôle essentiellement, comme je l’ai rappelé, Tripoli, la capitale, ainsi que les zones à l’impôt avec des milices partenaires.

Ces milices ont chassé les terroristes dits de l’organisation de l’Etat islamique dans certaines villes. Ces milices, avec le gouvernement de  Fayez al-Sarraj, règnent sur Tripoli depuis la chute de Mouammar Kadhafi.

Ensuite, vous avez également l’Armée nationale de libération, qui est dirigée par un ancien proche de Kadhafi. Il s’appelle Khalifa Haftar. Il contrôle essentiellement les régions de l’est du pays où se situent les principaux gisements pétroliers ainsi que la ville de Benghazi, qui est le foyer contestataire à partir duquel  l’OTAN et  le Qatar ont organisé la déstabilisation de la Libye. Ce qui a ouvert la porte à une résolution des Nations Unies, la Résolution 1973 sur la fameuse responsabilité de protéger la population libyenne contre le régime de Mouammar Kadhafi, et  de « prendre toutes mesures nécessaires, pour protéger les populations et les zones civiles menacées ». Tout cela s’est fait avec un mandat onusien qui a été outrepassé.
Ce mandat lui-même était une insulte parce qu’il était fondé sur des éléments somme toute contestables : les prétendus massacres attribués au régime de Kadhafi n’existaient pas. Les images qui ont été montrées ont été tournées dans les studios de la télévision qatarie Al-Jazira. Il s’agissait donc essentiellement de fake news, de manipulations. L’ensemble de cette opération a permis de justifier l’invasion de la Libye par l’OTAN.

Cependant, dans les faits, on peut distinguer deux ou trois raisons principales à cette invasion de la Libye. La première raison, c’est essentiellement une raison de politique intérieure. En ce qui concerne la France, Nicolas Sarkozy a précipité l’assassinat de Mouammar Kadhafi et la destruction de la Libye parce qu’il était sous le coup d’une inculpation en France sur le financement illicite de sa campagne avec des fonds libyens. Un certain nombre d’investigations menées par des journalistes du Monde et de Mediapart ont révélé que Nicolas Sarkozy a reçu des millions de dollars. On parle de plus de 60 millions de dollars reçus de la part de Kadhafi pour financer sa campagne de 2007. La deuxième raison de l’invasion et de l’assassinat du guide de la Jamahiriya arabe libyenne Mouammar Kadhafi, c’est que l’OTAN n’a eu de cesse de lui déclarer depuis au moins  30-40 ans une guerre perpétuelle. Vous savez que le guide libyen a pris le pouvoir le 1er novembre 1969, en renversant le roi Idriss Ier, qui avait été installé au pouvoir par l’Empire ottoman et qui jouissait d’un soutien des puissances impérialistes. Il a été renversé en 1969 sans effusion de sang par le colonel Kadhafi et certains de ses proches, essentiellement des jeunes officiers. Ces jeunes officiers se sont inspirés des travaux et du modèle de Gamal Abdel Nasser, en Égypte, qui prit également le pouvoir quelques années plus tôt, avec des jeunes officiers, en renversant la monarchie égyptienne.

La politique de Kadhafi était essentiellement une politique tiers-mondiste, une politique internationaliste, une politique de souveraineté du peuple libyen et de contrôle des richesses libyennes pour le bien de ce peuple.

Cette politique était mal perçue par les puissances impérialistes, essentiellement les Etats-Unis, la France, le Canada, Israël et l’Arabie saoudite.  Vous avez également une raison qu’on ne cite pas beaucoup : celle liée à la fermeture des bases militaires étrangères à partir de 1969. Dès sa prise de pouvoir, Kadhafi ferme l’ensemble des bases militaires étrangères qui étaient installées dans le pays. Il s’agissait de bases US et britanniques qui permettaient aux troupes de l’OTAN de bombarder des pays arabes environnants.
Cette politique nationaliste ne plaît pas à l’Occident. D’ailleurs, le dirigeant libyen échappe à plusieurs tentatives d’assassinat. On peut mentionner celle de 1986, qui a visé des résidences principales, dont celle de Babel Haziza, où il a perdu sa fille adoptive, tuée par des bombardements ordonnés par Ronald Reagan. Il est important de le mentionner également : la volonté occidentale d’empêcher la naissance d’un panafricanisme révolutionnaire mené par Mouammar Kadhafi à partir de 2000, notamment au lendemain du sommet de Syrte qui a vu la naissance de l’Union africaine. Kadhafi avait essentiellement une politique panafricaniste qui visait à terme de lancer le Fonds monétaire africain dont le siège serait basé à Yaoundé, au Cameroun. Il visait également la création d’une banque d’investissement à l’échelle africaine et avait plusieurs projets structurants qui devaient permettre à l’Afrique d’amorcer son décollage. Il faut dire que le fonds souverain libyen, qui disposait d’une manne financière liée au pétrole d’un peu plus de 200 milliards de dollars, devait servir à jeter les bases du financement de ces différentes institutions financières qui devaient remplacer la Banque mondiale et le FMI. En effet, ces dernières asservissent les pays africains à travers des prêts liés, mais surtout des programmes de privatisations ruineuses dans les pays africains.
Cette politique de développement national est né sur l’échec du panarabisme.  Mouammar Kadhafi, va développer un panafricanisme de type révolutionnaire, avec de grands projets structurants pour le bien de l’Afrique, et cela n’a pas plu aux puissances impérialistes de l’OTAN. Il faut rappeler que l’OTAN n’est que le bras armé de l’impérialisme anglo-américain, c’est-à-dire les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, accompagnés de quelques pays, dont la France qui a intégré le commandement de l’OTAN à partir de 2007 avec Nicolas Sarkozy.

Je voudrais ajouter un dernière analyse sur la situation libyenne. La Libye aujourd’hui est devenue le théâtre d’opérations terroristes criminelles et d’invasions extérieures notamment des forces turques. Ces dernières, depuis le 5 janvier 2020, sont autorisées par le Parlement turc à se déployer en Libye pour soutenir le gouvernement de Fayez al-Sarraj à Tripoli, gouvernement fantoche aux mains des puissances impérialistes et de l’OTAN.

Ensuite, vous avez toujours dans cette même logique l’ensemble des pays du nord, de l’Arabie saoudite, du Qatar qui sont présents en Libye. Ils sont présents en Libye à travers des milices. Vous avez le Parlement égyptien, qui a également autorisé l’envoi de troupes égyptiennes pour aller combattre en Libye. Et derrière tout cela, vous avez la France qui appuie militairement les troupes de Khalifa Haftar, soutenu également par certaines puissances impérialistes.

L’ensemble de cette situation contribue à fragiliser la stabilité et la sécurité en Libye et à mettre le pays dans une situation chaotique, avec une absence d’Etat et la déstructuration des différentes tribus qui composaient le ciment même de la société libyenne, que Kadhafi avait réussi à pacifier en plusieurs décennies.

Au niveau des alliances intertribales, mais également à travers des fusions entre les régions de la Cyrénaïque, les régions de Tripoli et la région de Benghazi, aujourd’hui, la Libye n’existe plus en tant qu’État, mais même sa survie en tant que nation n’est plus réelle. La Libye, aujourd’hui, permet également la déstabilisation de l’ensemble des pays de la sous-région et du Sahel. C’est à partir de la Libye que les milices ont été armées par la France essentiellement, mais également par l’OTAN, pour descendre et déstabiliser le Niger, déstabiliser la Centrafrique, déstabiliser le Mali, le Burkina Faso, le Tchad. Donc c’est à la fois un foyer de tensions, qui menace la paix et la sécurité en Libye, mais également dans l’ensemble de la sous-région africaine, notamment au niveau du Sahel et au niveau de la Centrafrique. Il est important de noter cela et de dire que la destruction de la Libye participait même d’un agenda géopolitique à la fois interne à la France et d’une volonté d’étendre le fait terroriste dans l’ensemble du Sahel et des pays africains.

Voilà la responsabilité historique et criminelle des Etats-Unis sous Barack Obama, un président noir de surcroît, qui a déstructuré l’Afrique à la fois en Côte d’Ivoire et en Libye, en favorisant l’assassinat de Kadhafi. Vous avez également la responsabilité de Nicolas Sarkozy, des pays de l’OTAN  et de beaucoup d’autres pays, notamment le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Pour résumer, je dirais que la Libye a été victime d’une conspiration internationale. portée par des puissances impérialistes colonialistes la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Turquie.

 

Vous êtes le coordinateur du Conseil panafricain de Belgique, co-organisateur du rassemblement. Pouvez-vous nous présenter le conseil panafricain ?

Le Conseil panafricain est essentiellement une organisation de la société civile, mais avec un but panafricain qui vise à soutenir toutes les initiatives et toutes les actions favorisant la souveraineté du peuple africain et l’unité africaine au sens défini par Kwame Nkrumah. Cela implique une politique fédérale au niveau continental et un bloc militaire unifié au plan africain. Et bien évidemment, le Conseil panafricain vise à permettre à la diaspora africaine de jouer son rôle, qui est de deux ordres; celui de l’alerte à travers des publications et des interpellations, mais également celui de la mobilisation à travers des actions de manifestations, de sitting, de dénonciations dans les médias et d’interpellations. Et en troisième lieu, le Conseil panafricain vise également à favoriser toutes les initiatives qui permettront aux Africains de se prendre en charge et d’avoir de meilleurs standards économiques et sociaux. En gros, vivre mieux et décemment, voilà l’ensemble des raisons qui structurent le Conseil panafricain et nous serons aux côtés des dirigeants qui favorisent ces différentes initiatives. C’est à dire des initiatives qui réaffirment la dignité de l’Homme noir, l’Homme africain qui est aujourd’hui méprisé par tous, parce que nous avons des dirigeants fantoches, corrompus, incompétents, soutenus par des puissances impérialistes, qui trônent au sommet de nos Etats. Voilà les trois axes majeurs qui fondent le travail du Conseil panafricain.

 

Quelle perspectives voyez-vous pour le Mali après le coup d’Etat du 18 août 2020 ?

Le mardi 18 août 2020, il y a eu effectivement l’éviction du président Ibrahim Boubacar Keita par des soldats maliens. Tout cela est parti essentiellement d’une mutinerie au camp militaire de Kati. Il s’agit d’un camp situé au nord de Bamako, à plus ou moins 15 kilomètres de la capitale politico-administrative du Mali. Alors, ce coup d’État est essentiellement perpétré par quelques officiers de l’armée malienne menés par le colonel Assimi Goita et ses adjoints. Ils ont  pris fait et cause pour le peuple malien qui manifeste depuis plusieurs semaines contre la gouvernance oligarchique et ploutocratique d’Ibrahim Boubacar Keita, une gouvernance synonyme de pillage, de parjure et d’échec au plan social et économique. Il faut dire que, en réalité, le Mali était dans une situation de déliquescence avancée à trois niveaux, essentiellement au plan interne.

Primo, il y a cette gouvernance, comme je l’ai rappelé, essentiellement caractérisée par l’échec:  échec à respecter la Constitution, échec à respecter les engagements, échec à faire respecter l’intégrité territoriale du Mali, ce qui fait qu’aujourd’hui, plus des deux tiers du territoire malien échappent au contrôle du pouvoir central.

Secundo, il y a cet échec à offrir au peuple malien des perspectives économiques heureuses.
Tertio, par la suite, vous avez également la situation géopolitique. Le Mali est sous la menace depuis 2011,  avec des rapts d’otages, essentiellement dans le nord du Mali, à la frontière algérienne. Cette situation géopolitique, comme je le rappelle, est liée essentiellement à une horde de groupes terroristes et djihadistes qui sont descendus de la Libye après l’assassinat de Khadafi. Il faut rappeler que le Mali n’a pas de frontière avec la Libye, c’est à travers le Niger que les terroristes se sont enfoncés dans le pays. Ces hordes de rebelles n’ont pas été désarmées par le pouvoir de Amadou Toumani Touré (président malien entre 2002 et 2012), qui les a laissé prospérer.

Et de fil en aiguille, avec des soutiens impérialistes internationaux, ces rebelles ont pris possession essentiellement de territoires dans la région du nord du Mali, du côté de Kidal. Ils ont ensuite progressé vers Gao et Tombouctou, où les mausolées ont été détruits et la population  terrorisée.

Ces groupes sont essentiellement AQMI, vous avez également l’État islamique  et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO). Tous ces terroristes, en réalité, ne sont que des franchises d’une même  structure qui opère sous le parapluie de puissances impérialistes. Cette situation a justifié l’opération militaire menée au Mali par l’Armée française, à partir de 2013, l’Opération Serval , par décision du président français, François Hollande. Celui-ci a prétexté la nécessité d’un soutien aux autorités maliennes. Mais en réalité, il ne s’agissait pas de cela. C’était tout simplement un agenda politique français qui comprenait la réoccupation du Nord-Mali et de l’ensemble du Sahel. Cela a donné lieu, en 2014, au déploiement de la force militaire Barkhane. Cette opération militaire s’étend sur cinq pays qui constituent le cœur de ce que nous appelons le G5 Sahel : la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad. L’ensemble de ces pays est aujourd’hui sous parapluie français. Sans oublier que Paris est passé sous pavillon américain depuis 2007. Pour toutes ces raisons-là, le Mali se retrouve aujourd’hui être le pivot de la politique de l’opération militaire Barkhane.

Cette politique fait que plus des deux tiers du territoire malien échappent au pouvoir central. Et pendant ce temps, vous avez une multitude de forces internationales qui sont présentes au Mali: la force européenne, la Minusma, la mission des Nations unies au Mali. Vous avez également la force française Barkhane, qui, elle, est stationnée essentiellement dans la zone de Gao, mais aussi du côté de Kidal, puisqu’elle soutient les mouvements rebelles touareg.

Tout bien pesé, cela participe d’un même agenda géopolitique organisé, financé et structuré par les puissances impérialistes pour pouvoir contrôler le Sahel et l’ensemble du golfe de Guinée. Voilà ce que l’on peut dire sur la situation malienne. Le second point qu’il faut retenir sur la situation malienne est le rôle en première ligne de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest). Celle-ci apparaît aujourd’hui comme un véritable fédération de chefs d’État qui œuvrent contre les intérêts des populations africaines en maintenant ces dernières dans le joug à la fois d’une recolonisation et de leur pouvoir politique. Un pouvoir parjure, un pouvoir d’échec, un pouvoir de routine sur le plan social et économique, comme en Côte d’Ivoire avec Alassane Ouattara, au Togo avec Faure Gnassingbé, en Guinée avec le président Alpha Condé. Vous avez également la même logique avec Ibrahim Boubacar Keïta qu’on essaie aujourd’hui de remettre en selle. Lorsque nous voyons les sanctions qui ont été décidées à l’encontre la junte malienne par la CEDEAO, elles sont disproportionnées et elles sont illégitimes parce qu’elles tendent à justifier le soutien diplomatique et politique de la CEDEAO à un président contre les plus de 25 millions d’habitants que représentent les Maliens. Lorsqu’on consulte les protocoles de la CEDEAO relatifs à la bonne gouvernance et à la démocratie, il n’est prévu nulle part des sanctions contre un Etat souverain.
Aujourd’hui, la CEDEAO a outrepassé son mandat et elle viole son propre traité pour pouvoir faire avancer un ordre impérialiste qui est contraire aux aspirations des peuples ouest-africains. Et dans tout cet agenda géopolitique, le rôle crucial d’Alassane Ouattara au Mali est central depuis 2012 et 2014, et ce jusqu’à 2020. Alassane Ouattara y est pour beaucoup dans l’absence de démocratie, le soutien à la tyrannie d’Ibrahim Boubacar Kéita, le soutien également aux forces impérialistes qui agissent dans le Sahel. Sans oublier le soutien à la destruction du projet de la monnaie unique de la CEDEAO : l’Eco.

 

Peut-on résumer le point de la façon suivante: la lutte contre le président actuel du Mali est une volonté d’une souveraineté économique du pays, la fin du pillage des ressources au bénéfice de la France et d’autres puissances ?

Oui, d’autant plus que la souveraineté économique n’est que l’autre versant de la souveraineté politique. En chassant IBK, les Maliens espèrent changer d’orientation économique marquée depuis 1991 par un capitalisme néolibéral émasculant et ruineux. Entre 1991 et 2013, plus des deux tiers des entreprises publiques ont été privatisées sur fond de corruption

 

Source: Intal

https://www.investigaction.net/fr/que-se-passe-t-il-au-mali-entretien-avec-olivier-dossou/


 

RDC : UN MOUVEMENT CITOYEN DIT NON AU NEOCOLONIALISME DERRIERE DES ONG INTERNATIONALES !

RDC : un mouvement citoyen dit « non » au néocolonialisme derrière des ONG internationales !

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RDC : un mouvement citoyen dit « non » au néocolonialisme derrière des ONG internationales ! 1

 

OPINION – Le peuple congolais a été victime de sévices, humiliations de tout genre, et du pillage de ses ressources naturelles depuis 1887.

Fort et résilient, il s’est battu au prix du sang contre le colonialisme… Soi-disant pour nos intérêts, ces colons ont coupé les mains de nos aïeux, nombreux ont été vendus et déportés… Et nos richesses ont servi à construire le pouvoir colonial et leurs pays.

En 1960, nous nous sommes affranchis de ce joug des colons. Indépendants et souverains, nous avions pris un engagement ferme : Celui de NE PLUS JAMAIS TOLÉRER une quelconque forme de colonialisme.

Si 60 ans plus tard, le 30 Juin 2020, le Roi des Belges, a présenté ses excuses pour les pires atrocités commises au Congo, le peuple qui attend réparation garde allumée la flamme d’opposition contre toute forme de NEOCOLONIALISME, afin de protéger ses intérêts, ses richesses, contre toute prédation néo-coloniale et tout DIKTAT.

Hélas, certaines ONG internationales en font leur lit pour imposer l’agenda de nouveaux colons en RDC.
Cabales contre des acteurs politiques et des opérateurs économiques, chantages, menaces, campagnes de sape…

PPLAAF, GLOBAL WITNESS sont les agents utilisés par les nouveaux colons pour imposer leur agenda au Congo.

Tout ceux qui refusent de se plier ou de courber l’échine devant eux, ils les détruisent systématiquement dans les médias internationaux à travers des cercles de lobbying, ils ont en horreur les nationalistes.

Ils travaillent à détruire notre patriotisme, notre unité nationale, usant de la division entre nous pour atteindre leurs objectifs.

Ils veulent comme les colons controler notre vie politique, notre vie économique et notre vie sociale. C’est changer de méthodes pour revenir autrement mais avec les mêmes objectifs!

Le scandale de l’avocat William BOURDON que nous allons dévoiler dans quelques heures en est une belle illustration de « ses colons belges » d’un autre style qui continuent à nous marcher dessus.

Soros et leurs organisations criminelles doivent cesser de nous traiter comme des enfants.

Falsification de documents, fausses accusations et pot-de-vin à des fonctionnaires congolais qui ont donné des fausses informations en violant la loi, ne sont que quelques-unes des tentatives d’intervention dans nos vies pour les besoins impérialistes.

Il est temps de mettre fin au colonialisme de Soros et à ses organisations. Le Congo est un État souverain.

Le peuple congolais reste vigilant et déterminé à combattre ces vieilles pratiques qui ont pollué les 60 premières années de son indépendance !

Pour le Mouvement Citoyen DGAOD,
Henri Mutombo

https://zoom-eco.net/a-la-une/rdc-un-mouvement-citoyen-dit-non-au-neocolonialisme-derriere-des-ong-internationales/


 

L’OMS CHERCHE A COMPRENDRE POURQUOI L’AFRIQUE EST MOINS TOUCHEE PAR LE COVID-19

L’OMS cherche à comprendre pourquoi l’Afrique est moins touchée par le Covid-19 (Rfi)

SEP 25

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Une fresque murale encourage le lavage des mains et le port de masques comme mesures de prévention contre le coronavirus, dans le bidonville de Kibera à Nairobi, le 13 août 2020.

Une fresque murale encourage le lavage des mains et le port de masques comme mesures de prévention contre le coronavirus, dans le bidonville de Kibera à Nairobi, le 13 août 2020. Simon MAINA / AFP

A ce jour, plus d’1,4 million de cas de Covid-19 ont été répertoriés sur le continent africain et près de 35 000 personnes sont mortes à cause du coronavirus selon l’Africa CDC (Centre de prévention et de contrôle des maladies de l’Union Africaine). C’est peu en comparaison des autres continents. L’OMS organisait ce jeudi 24 septembre une conférence de presse pour détailler les premières pistes de recherches pour tenter d’expliquer cette situation.

Au départ, les perspectives étaient mauvaises. Les analystes envisageaient des millions de morts sur le continent qui compte une majorité de pays pauvres aux systèmes de santé faibles. Mais plus de six mois après le premier cas en Afrique, les ravages attendus ne se sont pas produits et le nombre de cas diminue dans la plupart des pays.

Après avoir comparé le code génétique de plusieurs échantillons de SARS-CoV-2 en Afrique, il apparaît que le virus est semblable à celui qui circule en Europe. Les scientifiques écartent donc la possibilité d’une souche africaine moins dangereuse. Alors comment expliquer que le continent échappe en grande partie à la pandémie ?

Les mesures de confinements strictes ont été adoptées très tôt dans la plupart des pays d’Afrique. Et cela a certainement aidé à garder le nombre de cas très bas. Comme le fait que les pays africains ont déjà l’expérience de nombreuses maladies infectieuses comme le paludisme ou Ebola, malgré des systèmes de santé défaillants. Mais il y a d’autres raisons pour expliquer la particularité africaine. Et même si les données cliniques et sociologiques sont encore parcellaires, les chercheurs estiment que la situation en Afrique s’explique par une combinaison de multiples facteurs.

Immunité croisée

Une première explication viendrait de l’âge de la population, selon le Dr Matshidiso Moeti, directrice de l’OMS en Afrique. Les scientifiques ont en effet montré que les personnes âgées étaient plus à risque de contracter le Covid-19. « Dans la plupart des pays d’Afrique, environ 3% de la population a plus de 65 ans. Il y a des pays qui ont un taux de mortalité plus élevé en Afrique. L’Algérie, par exemple, où l’on voit que près de 10% de la population a plus de 65 ans. Donc on pense que l’âge fait une différence. Et il y a d’autres facteurs : la mobilité internationale, la capacité à se déplacer à l’intérieur des pays, les réseaux routiers, le nombre de voiture par habitant. Tout cela joue sur la capacité de diffusion du virus dans les pays. »

La température ou même la manière de vivre pourraient également jouer. Matshidiso Moeti estime ainsi que le fait que les séniors vivent dans la maison familiale en Afrique et non pas réunis au sein de maisons de retraite, a pu éviter des foyers de contagion. La professeure Francisca Mutapi, infectiologue à l’Université d’Édimbourg, avance aussi d’autres pistes de recherches. « Le virus se transmet peu en extérieur. Et l’Afrique a une part importante de population rurale qui passe du temps en extérieur. Nous venons aussi de commencer une grande étude sur l’immunité croisée au Zimbabwe pour savoir si l’exposition à six autres coronavirus protège la population au SARS-CoV-2. »

Données africaines pour l’Afrique

Des études préliminaires montrent aussi par exemple que 80% des cas de Covid-19 en Afrique sont asymptomatiques, contre 40 à 50% en Europe, selon l’OMS. Et pour le professeur d’épidémiologie Mark Woolhouse, à la tête d’un programme de collecte de données dans neuf pays du continent, il est important de mieux comprendre ces particularités africaines : « L’Afrique a sa propre épidémie. J’ai beaucoup travaillé sur l’épidémie au Royaume-Uni et en Europe. Ces épidémies sont différentes. Elles n’ont pas les mêmes caractéristiques. Donc je pense qu’on va apprendre beaucoup de choses de ces données africaines destinées à l’Afrique. »

Les résultats de ces différents programmes de recherche sont attendus d’ici quelques mois.

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200924-oms-recherche-explications-covid-coronavirus-touche-moins-afrique?ref=tw_i


 

VERS UNE 1ère COMMANDE IRANIENNE A LA CHINE DE BOMBARDIERS STRATEGIQUES LOURDS ?

Fin de l'embargo sur la vente d'armes à l'Iran: premier achat made in Chine de l'Iran?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Une photo des bombardiers stratégiques chinois lors d'une simulation de frappe contre la base US à Guam/RTBF

Un récent article de The National Interest  affirmait :« Le mode de guerre iranien ne changera pas au-delà de 2020 de manière significative. Afin de renforcer ses défenses aériennes et terrestres, l’Iran pourrait moderniser partiellement la structure de ses forces militaires. Cependant, l’approche de Téhéran se concentrera a fortiori sur l’action indirecte, l’ambiguïté et la patience. Ceci dit, la décision de la Russie et de la Chine, une fois l’embargo sur la vente d’armes levée, pourraient consister à vendre ou à envoyer des missiles de croisière antinavires Yakhont ou des avions J-20 en Iran,  pourrait changer le rapport des forces dans la région et changer radicalement les calculs des commandants de la marine américaine et de leurs alliés. Le missile de croisière antinavire Yakhont de la Russie, combiné à l’arsenal antinavire iranien, ce sera un cocktail dangereux à ne pas sous-estimer tout comme l'apparition des J-20 dans la flotte de combat iranienne ».  

Mais la revue devrait peut-être changer de version depuis que l'armée chinoise a diffusé une vidéo du raid simulé des bombardiers lourds chinois H-6 contre la base aérienne américaine à Guam. Les forces aériennes de l’Armée populaire de Libération de la Chine (APL) a publié en effet  une vidéo montrant des bombardiers H-6 à capacité nucléaire attaquant ce qui semblait être la base aérienne américaine d’Andersen à Guam.

USA: les 4 coups de l'armée chinoise

USA: les 4 coups de l'armée chinoise

Les exercices de la marine chinoise dans quatre régions font preuve de ses capacités à contrer les États-Unis.

Intitulée « Le dieu de la guerre H-6K passe à l’attaque ! », la vidéo d’environ deux minute est publiée sur le compte Weibo de l’armée de l’air chinoise alors que la Chine effectuait une deuxième journée d'exercices près de Taïwan pour exprimer sa protestation face à la visite d'un haut responsable du département d'État américain dans la région insulaire contentieuse, a rapporté Reuters le 21 septembre.

Guam abrite d'importantes installations militaires américaines censées être utilisées lors de tout conflit dans la région Asie-Pacifique. La vidéo de deux minutes et 15 secondes de l'armée de l'air chinoise montre des bombardiers H-6 décollant d'une base désertique. 
Comme l'a rapporté le site web EurAsian Times, les nouveaux bombardiers H-6 ont récemment fait leur apparition au-dessus de la mer de Chine méridionale et ont pratiqué des attaques contre des navires de surface, des frappes à longue distance, des atterrissages de nuit et ont mené des missions de surveillance.

Selon les rapports du journal chinois Global Times, il s’agit du premier déploiement des bombardiers H-6 par l'armée populaire de Libération. Au cours de l'exercice, le nouveau bombardier H-6 a également été rejoint par le bombardier H-6G. Les deux avions ont montré leurs prouesses au-dessus des eaux de la mer de Chine méridionale, cibles de déploiement massive de l'armada US. C'est largement suffisant pour attirer les attentions. En effet la Chine a fait preuve non seulement de sa volonté d'aller au bout mais aussi de ses talents de vendeurs. Reste à savoir si cette démonstration de force irait intéresser oui ou non des acheteurs fraîchement arrivés sur le marché comme l'Iran dont la Chine a défendu le droit contre les Etats-Unis et avec qui elle vient de signer un accord stratégique de 25 ans.

A2/AD chinois: l'Iran s'y intéresse

A2/AD chinois: l'Iran s'y intéresse

Alors que le secrétaire américain à la Santé effectuait une visite très médiatisée à Taïwan, les troupes de l’armée chinoise ont lancé, selon le journal South China Morning Post, un « avertissement sérieux » 

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/24/634911/Guam--Chine-USA-bombardier


 

MALI : RETOUR A LA CASE DEPART ?

Mali: retour à la case départ ?

La junte demande désormais à la population de respecter Barkhane, une Barkhane qui est allée chercher dans sa boîte à outils un ex-ministre de la Défense malien, pour manipuler et canaliser la colère anti occupation de la population. Même les sorties pro-Dicko du journal de l'Élysée Le Monde n’ont pas été à même d’induire en erreur le grand peuple malien.

TRT rapporte cette manifestation anti-française qui a eu lieu à Bamako, capitale du Mali.

Des centaines de personnes se sont ainsi rassemblées sur la Place de l’Indépendance pour montrer leur opposition à la présence militaire française ainsi qu’à la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali). Les manifestants ont brandi des pancartes et scandé des slogans contre la France. Signe que la détermination des Maliens de libérer leur pays est intègre et il y a de quoi.

À peine quelques jours après la nomination du nouveau chef de la junte, la CMA lance un appel à l’ordre. Il exige de faire respecter l’accord d’Alger.

« Une réunion entre la junte et la CMA, qui cherche à obtenir des garanties sur la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger de 2015 par l’équipe de la transition, a eu lieu ce mercredi. Si elle n’obtient pas satisfaction, la Coordination des mouvements de l'Azawad a fait savoir qu’elle refuserait de siéger au Conseil national de la transition », écrit RFI à ce sujet.

On est pas dupe : une junte propulsée au terme d’un coup d’État à la tête de l’État malien par la France elle-même, dont les soldats ont accompagné le coup de force, n’irait jamais dire non à la CMA. Quelle en sera la conséquence ? La réactivation de l’accord d’Alger qu’IBK et les éléments patriotiques et les touaregs patriotiques avaient bloquée pour empêcher le démembrement du grand Mali.

Or c’est un chemin à l’inverse que cet appel de la CMA vient d’ouvrir aux Maliens donc d’être vigilants et d’entacher la junte au pouvoir, de remettre les compteurs à zéro et de réactiver le processus de démembrement du Mali.

Une junte militaire sous les yeux de qui une dizaine de soldats maliens viennent d’être tués sur les frontières avec le Burkina.

Comme quoi cette junte n’est pas vraiment issue des rangs de l’armée malienne. C'est un outil pour assurer le maintien de l’occupation du Mali alors même que la France est quasi totalement désarmée.

 

Mali: la junte sacralise "Barkhane"!

Mali: la junte sacralise "Barkhane"!

https://french.presstv.com/


 

AFRIQUE - LA RDC DIT NON A L'EMPIRE US

RDC: Tshisekedi met les points sur le "i"

Le discours très attendu du président Tshisekedi lors de la 75e Assemblée générale annuelle de l’ONU était axé non pas sur la Covid-19 et la lutte particulièrement réussite contre cette maladie sur le continent africain, bien que les mainstream veuillent faire croire le contraire, mais sur les ingérences militaires occidentales dans ce pays.

Peu de temps après l’entrée triomphale de l’ex-président Kabila au sénat qui a provoqué l’ire des Américains et leur menaces et intimidations axées sur la soi-disant apathie de Kinshasa en matière de lutte contre la corruption, (la commission Affaires étrangères du Sénat des États-Unis a envoyé le 17 août une lettre aux secrétaires d’État et au Trésor, MM. Michael Pompeo et Steven Mnuchin, pour les inciter à faire plus pression sur le Congo en vue d’y combattre la corruption, dont l’impact sur la gouvernance est considérable, souligne-t-elle), le président Tshiskedi s’est adressé en ces termes aux Occidentaux par vidéoconférence : la Monusco n’a pas le droit d’agir indépendamment de l’armée congolaise.

Il a exprimé les attentes de son gouvernement à l'égard de la Monusco. Il demande notamment « le renforcement de la collaboration sur le terrain » entre la Monusco et les FARDC, les forces armées congolaises, « afin que la puissance de feu attendue pour protéger la population et restaurer la paix, la sécurité et l’autorité complète de l’État sur toute l’étendue du territoire national, soit effective ».

Tshisekedi évoque plusieurs mots clés que les Occidentaux ont intérêt à bien comprendre. Il parle d’abord de la puissance de feu « renforcée », grâce à la « collaboration sur le terrain » entre la Monusco et l’armée congolaise. Cela veut dire que cette assistance militaire que le président a lui même demandée aux Américains la déçoit profondément, puisque cette assistance s’est réduite à néant et s’est résumée en l’envoi des terroristes daechistes depuis les territoires voisins sur le sol congolais et qu’elle a fourni le prétexte nécessaire aux ingérences des éléments de la Monusco dans ce qui est constitutionnellement le devoir et la mission d’une armée nationale, en l’occurrence l’armée congolaise.

Le président Tshisekedi met l’accent sur l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire congolais et la nécessité de son respect par les forces occidentales qui utilisent les noms des instances onusiennes pour justifier leurs ingérences militaires dans les pays africains. Tshisekedi dit qu’il est déterminé à « redonner, le plus tôt possible, le sourire aux populations de l’Est », et il a relié cet objectif à la possibilité d’intervention de l’armée nationale dans cette partie du grand Congo.

Il a exprimé sa volonté « d’accroître la capacité opérationnelle de la Brigade d’intervention, notamment en la dotant d’unités spéciales adaptées à la guerre asymétrique que nous imposent les groupes armés à l’Est du pays ».

Cela veut dire que le président qu’on croyait totalement acquis à la cause occidentale a bien compris que l’armée congolaise a besoin des forces supplémentaires spécialisées dans la guérilla car c’est ainsi que désormais les armées africains pourront faire face aux plans de guerre occidentaux à travers tout le continent, que ce soit les rebelles ou les terroristes, il s’agit d’effectifs entraînés et armés par les services secrets euro-américains propre à déstabiliser les pays de l’Afrique.

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/24/634898/La-RDC-dit-non-a-l-Empire-


 

IRAK : DOUBLE FRAPPE ANTI-US

Les Américains contraints de fermer leur ambassade-base US en Irak

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un convoi militaire américain attaqué. © (Archive) iqna

Deux bombes posées en bordure de route ont explosé simultanément l’une dans la localité d’Abou Gharib et l’autre dans la localité d’al-Hallah visant deux convois militaires américains.

Les convois militaires américains en Irak font depuis quelques mois l’objet d’attaques. Pour se mettre à l’abri de telles explosions, la coalition soi-disant anti-Daech dirigée par les États-Unis a eu recours aux entreprises locales irakiennes pour le transfert de ses équipements.

Récemment, les attaques à la roquette contre les bases américaines en Irak ont contraint les militaires américains d’évacuer certaines bases dont al-Taji dans le nord de la province de Bagdad.

« Le département d'État américain a assuré la fermeture de son ambassade à Bagdad si les attaques contre les représentations diplomatiques des États-Unis se poursuivent », a annoncé le président irakien.  

Irak: la CIA en ligne de mire!

Irak: la CIA en ligne de mire!

Ce vendredi 18 septembre, les Américains ont fait l’objet des attaques coordonnées et simultanées en Irak.

« Le secrétaire d'État, Mike Pompeo, a mis en garde contre la poursuite des attaques contre l'ambassade américaine et d'autres représentations diplomatiques et convois de soutien logistique », a déclaré le président irakien, Barham Saleh, lors d'une réunion des chefs des trois pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire avec des dirigeants des partis et groupes irakiens, organisée à l'invitation du Premier Ministre irakien, Mustafa al-Kazemi, et en l'absence de Nouri al-Maliki et Hadi al-Amiri, dirigeants des coalitions État de droit et al-Fath.

D'après le président irakien, Pompeo a affirmé que le président américain Donald Trump envisageait sérieusement d’examiner une fermeture de l'ambassade des États-Unis à Bagdad.

2ème opération anti-US en 48 heures...

2ème opération anti-US en 48 heures...

Les tribus syriennes tiennent la parole : deuxième attaque anti-US 

Pompeo a également menacé de lancer une opération d'anéantissement contre tous ceux qui sont impliqués dans l’attaque contre les forces américaines. 

À en croire certaines sources politiques présentes à la réunion, la possible opération américaine viserait Kataeb Hezbollah et Asaïb Ahl al-Haq (dirigé par Qais al-Khazali).

« Le secrétaire d'État américain a qualifié les conséquences de la fermeture de l'ambassade de très négatives pour l'Irak et son avenir. Il a conclu qu'il s'agissait du dernier avertissement adressé au gouvernement pour qu'il prenne des mesures sérieuses contre de telles actions », ont ajouté les sources.

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/24/634921/Deux-convois-militaires-americains-vises-par-deux-bombes-