Veilleur en éveil

 

Dans IRAN

LE MEGA NON DE L'IRAN AUX USA

Par Le 28/07/2021

Les États-Unis ne sont pas dignes de confiance, grande leçon de huit ans de Rohani

Wednesday, 28 July 2021 10:05 AM  [ Last Update: Wednesday, 28 July 2021 11:01 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'honorable Ayatollah Khamenei reçoit en audience les membres du cabinet du président sortant Hassan Rohani, le 28 juillet 2021.©khamenei.ir

Le Leader de la Révolution islamique, l'honorable Ayatollah Ali Khamenei a rencontré le président Rohani et les membres du 12e cabinet ce mercredi matin 28 juillet.

Ce mercredi 28 juillet, et à la veille de l’investiture du nouveau gouvernement, le Leader de la Révolution islamique a reçu en audience le président sortant Rohani et son cabinet. « Votre expérience de huit ans de direction à la tête de l’exécutif servira nos prochains exécutifs. Cette expérience a bien prouvé que l’Iran ne peut faire confiance à l’Occident », a affirmé l’Ayatollah Khamanei tout en félicitant les musulmans à l’occasion de l’Aïd al-Ghadir, une fête non pas uniquement chiite mais bien musulmane dans la mesure où les disciples du grand prophète l’ont authentifié.

« Les huit ans de gouvernance de M. Rohani ont été marquées par une constance ; jamais la confiance envers les Occidentaux ne produit l’effet escompté ; les Occidentaux ne sont pas là à aider l’Iran, au contraire, ils font tout pour lui porter atteinte et là où ils le font pas, c’est tout bonnement parce qu’ils ne le peuvent pas.

Message à tous les Résistants!

Message à tous les Résistants!

A l'occasion de l'arrivée de la saison du Hadj 2021 et alors que la région connaît de très rapides évolutions qui ont toutes les chances de déboucher sur u...

Le bilan de M. Rohani est loin d’être homogène. Il a été dans certains secteurs à la hauteur des attentes, dans d’autres, pas à la hauteur. Mais il prouve une chose : aucune planification nationale ne devra être inhérente à un quelconque accord avec les pays occidentaux car cela revient à en assurer l’échec et le non aboutissement. Chaque fois que le gouvernement  a misé sur les pourparlers avec l’Occident et les États-Unis, il a échoué et là où l’exécutif a agi sans faire confiance aux occidentaux à leur promesses et actes, il est allé de l’avant », a souligné le Leader de la Révolution islamique. 

Plus loin dans ses propos, le Leader de la Révolution islamique est revenu sur les récentes négociations de Vienne et tout en remerciant les diplomates y présents pour leurs efforts et leur action a affirmé : « Les Américains se sont fermement campés sur leur position hostile à l’égard de l’Iran et n’ont même pas accepté de reculer d’un iota. Ce n’est qu’en parole qu’ils prétendent vouloir lever les sanctions. Dans l’acte, l’Iran n’a rien vu venir. Les États-Unis refusent obstinément de lever les sanctions, pire, ils tentent d’imposer leur conditions et exigent de faire inclure une phase dans tout accord à venir comme quoi « l’Iran devrait négocier de dossiers autres que le nucléaire » sous peine de quoi ils nous menacent qu’il n’y aurait aucun accord !

Dernier ultimatum du Leader aux USA!

Dernier ultimatum du Leader aux USA!

À la veille du 42e anniversaire du soulèvement des habitants de Tabriz (Azerbaïdjan iranien) le 18 février 1978, contre le régime du Shah, soulèvement maté...

Or cette phrase, les États-Unis la veulent pour en faire une base à leurs ingérences futures qui dépasseraient le nucléaire pour toucher à notre puissance balistique ou encore à notre politique régionale. Il s’agit d’une manœuvre visant à procurer aux Américains la possibilité de renverser quand ils le veulent la table, à remettre les comptes à zero pour un oui ou pour un non, et tout en nous accusant de violation et d’entorse aux accords. C’est là une attitude parfaitement déloyale, malveillante. A vrai dire les Américains n’hésiteront jamais à revenir sur leur parole donnée, sur leurs engagements signés comme ils l’ont fait une fois sans qu’ils aient à en payer le prix. Concernant les pourparlers récents, l’Iran leur a demandé des garanties pour éviter le scénario de 2018 mais ils s’obstinent à le refuser. Il s’agit là d’une expérience précieuse pour notre 12ème gouvernement et pour tous les exécutifs à venir mais aussi pour tous nos acteurs politiques. L’Amérique n’est pas digne de confiance. Cette expérience, l’Iran l’a eu depuis les premières heures de la révolution mais le gouvernement de M. Rohani l’a concrétisé encore davantage. Que Dieu vous aide là où que vous vous trouverez à accomplir vos devoirs politiques suivant les percepts de l’islam. » 

Le président sortant a de son côté pris la parole au terme de cette rencontre rendant hommage au « soutien » et aux « éclairages » constants du Leader à son égard et à l’égard des membres de son gouvernement en huit ans d’exercice avant de présenter un bref bilan de son action à la tête de l’exécutif. Le président sortant a souligné les performance économique de son premier mandat marqué « par un taux de croissance et une nette baisse de l’inflation » et a rappelé les efforts de son gouvernement depuis 2016 visant à faire capoter « l’une après l’autre les sanctions sans cesse croissantes des USA contre l’économie iranienne ». « Le conseil suprême de coordination économique crée sur votre ordre en 2016 aura été l’un des points de mon second mandat car il a permis à ce que l’Iran puisse efficacement faire face aux sanctions pétrolières et bancaires, produire des produits pétrochimiques et minières et tirer les recettes en devise étrangères. Pris entre la guerre économique et la pandémie, notre gouvernement a appris qu’il faut miser sur les potentiels intérieurs et se tenir debout. Cette vision a fait que mon second mandat a été marqué par une extension des productions agricoles, des réseaux ferroviaires et des lits d’hôpitaux. Et l’Iran est aujourd’hui un producteur de vaccin anti covid », a indiqué le président sortant Hassan Rohani.  

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/28/663223/Khamenei-Iran-Pr%C3%A9sident

1000 PERSONNALITES DE PLUS DE 45 PAYS SIGNENT UNE DECLARATION SUR LE CRIME D’APARTHEID COMMIS PAR ISRAËL EN PALESTINE OCCUPEE.

Par Le 28/07/2021

1000 personnalités de plus de 45 pays signent une déclaration sur l’apartheid en Palestine

1000 personnalités de plus de 45 pays signent une déclaration sur l’apartheid en Palestine

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Par AlAhed avec sites web

Un collectif de plus de 1000 personnalités (universitaires, artistes et intellectuels) internationalement reconnues de plus de 45 pays a signé une déclaration sur le crime d’apartheid en Palestine occupée.

Les signataires de la déclaration ont exposé plusieurs faits, notamment la soumission par «Israël» du peuple palestinien à une catastrophe continue, connue sous le nom de Nakba, un processus qui a inclus des déplacements massifs, un nettoyage ethnique, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité depuis 73 ans, l’établissement d’un régime d’apartheid sur le territoire entier de la Palestine historique, dirigé contre l’ensemble du peuple palestinien, le caractère d’apartheid du régime actuel d’«Israël» confirmé et documenté de manière exhaustive par plusieurs ONG, dont Human Rights Watch.

Tenant compte de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, de la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid, ils affirment leur rejet catégorique du régime d’apartheid mis en place sur le territoire de la Palestine historique et imposé au peuple palestinien dans son intégralité, y compris aux réfugiés et aux exilés où qu’ils puissent être dans le monde.

Ils exhortent leurs gouvernements à cesser immédiatement leur complicité avec l’entité sioniste.

Les universitaires, artistes et intellectuels appellent par ailleurs la Cour pénale internationale à «lancer une enquête formelle sur les dirigeants politiques israéliens et le personnel de sécurité coupables de perpétuer le crime d’apartheid», conclut le document.

https://french.alahednews.com.lb/40909/308

AFGHANISTAN : UNE DELEGATION TALIBANE RENCONTRE DES RESPONSABLES CHINOIS A PEKIN

Par Le 28/07/2021

Afghanistan: une délégation talibane rencontre des responsables chinois à Pékin

Afghanistan: une délégation talibane rencontre des responsables chinois à Pékin

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Par AlAhed avec AFP

Une délégation des talibans afghans s'est entretenue en Chine avec le ministre des Affaires étrangères et de hauts responsables de la diplomatie chinoise, a annoncé mercredi 28 juillet un porte-parole des insurgés à l'AFP.

Durant cette visite de deux jours commencée mardi, la délégation de neuf membres menée par le n°2 des talibans, le mollah Abdul Ghani Baradar, a eu «des rencontres séparées avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, le vice-ministre des Affaires étrangères et le représentant spécial chinois pour l'Afghanistan», a indiqué ce porte-parole, Mohammad Naeem, lui-même présent à Pékin.

Il n'a pas précisé où en Chine s'étaient déroulées les rencontres.

Les talibans «ont assuré à la Chine que le sol afghan ne serait pas utilisé contre la sécurité de quelque pays que ce soit», a déclaré Mohammad Naeem dans un message à l'AFP à Kaboul.

Les responsables chinois «ont promis de ne pas interférer dans les affaires afghanes, mais au contraire d'aider à résoudre les problèmes et amener la paix», a-t-il ajouté.

Depuis plusieurs semaines, l’affrontement entre les forces gouvernementales et les talibans semble tourner à l’avantage de ces derniers.

Les talibans avaient affirmé mi-juillet contrôler 85% du territoire et avoir la main sur d’importants postes-frontières avec l’Iran.

https://french.alahednews.com.lb/40897/341

Dans IRAN

INAUGURATION DU TERMINAL JASK : L’IRAN GAGNE UN IMPORTANT VECTEUR D’INDEPENDANCE ECONOMIQUE ET ENERGETIQUE

Par Le 28/07/2021

Inauguration du terminal de Jask: l’Iran gagne un important vecteur d’indépendance économique et énergétique, selon un ancien de Total

 Depuis 6 heures  28 juillet 2021

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 Iran - Monde islamique

 

L’Iran n’est plus prisonnier du détroit d’Ormuz pour acheminer son pétrole. Avec l’inauguration du terminal de Jask, le pays n’est plus menacé d’un blocage dans ce passage stratégique. Un accomplissement crucial pour Téhéran, qui avait pris du retard sur ses concurrents régionaux à ce niveau. Analyse.

«Aujourd’hui est un grand jour historique pour la nation iranienne». Le Président sortant Rohani a ainsi annoncé l’inauguration du terminal d’exportation de son brut à partir d’un port sur la mer d’Oman. Le terminal dénommé Jask se trouve à l’Est du très stratégique détroit d’Ormuz.

Un chantier titanesque qui comprend également la construction d’un oléoduc long de 1.000 kilomètres, qui devrait aider Téhéran à reconquérir ses marchés perdus au profit des pays rivaux, selon l’agence iranienne IRNA.

«Avec l’ouverture du terminal de Jask sur le golfe d’Oman, les Iraniens viennent de gagner un important vecteur d’indépendance économique et énergétique», explique à Sputnik Pierre Fabiani, ancien représentant du groupe Total en Iran.

À l’époque de son mandat (2004 –2008), ce dernier a donné son avis sur la pertinence de cette construction aux autorités compétentes en Iran:
«Quand les Iraniens m’ont demandé conseil, je leur ai dit que l’exploitation du terminal de Jask était une évidence.»

Les avantages sont en effet nombreux. D’une part, le projet estimé par Hassan Rohani à «deux milliards de dollars» permet de gagner quelques jours de navigation par rapport au port pétrolier de Kharg, dans le Golfe. Mais surtout, «c’est le meilleur moyen pour eux de se prémunir d’un blocage du détroit d’Ormuz.»

Long de 63 km, large d’environ 40 km et profond de 60 mètres, le détroit coincé entre l’Iran et le Sultanat d’Oman est stratégique pour Téhéran, comme pour le reste du monde. Selon l’Agence américaine de l’Énergie, environ 21 millions de barils de brut y circulaient quotidiennement en 2018.

Un blocage d’Ormuz peut arriver «à tout moment»

Cela représente environ 21% de la consommation mondiale de pétrole et un tiers du brut acheminé par voie maritime dans le monde. Un quart du commerce mondial de gaz naturel liquéfié passe également par Ormuz.

Pour l’Iran, ce détroit était jusqu’ici une porte de sortie cruciale de son brut vers plusieurs marchés. Or, «le monde est fou», dramatise l’ancien numéro Un de Total en Iran. «À tout moment, il peut y avoir un événement qui crée un blocage dans le détroit.»
En effet, aujourd’hui les régions maritimes menacées par des incidents de toute sorte ne sont pas supervisées que par les puissances régionales, mais aussi par les soi-disant groupes tactiques internationaux composés des forces navales de différents pays.

Le détroit d’Ormuz en est un exemple flagrant. La présence des États-Unis et leurs alliés dans le détroit est quasi-permanente avec d’importants moyens militaires. D’importantes tensions l’entourent, des incidents avec navires et cargos n’y sont pas rares. Ainsi en 2019, année riche en événements de ce type, deux pétroliers se dirigeant vers l’Asie y avaient été attaqués après que quatre navires, dont trois pétroliers, ont été sabotés. Les États et armées environnantes ont systématiquement nié leur implication dans ces incidents.

Le détroit est donc une poudrière géopolitique qu’une étincelle peut faire exploser à tout moment. Et ce, sans même parler de possibles incidents indépendants de la volonté humaine qui peuvent s’y produire. Il était donc impératif selon Pierre Fabiani que l’Iran offre une porte de sortie à son brut indépendante d’Ormuz.

Détroit d’Ormuz, arène géopolitique

Philippe Sébille-Lopez, spécialiste des enjeux énergétiques dans les relations internationales, a d’ailleurs tendance à tempérer l’enthousiasme iranien. Selon lui, «cet oléoduc, tout comme les infrastructures annexes du terminal d’exportation de Jask, qui restent en partie à construire, n’est pas en soi d’un grand apport stratégique dans l’immédiat, mais davantage dans une vision de moyen terme. Par ailleurs, comme dans le cas des Émirats, ces oléoducs de contournement ne permettent d’exporter qu’une partie des volumes normalement exportés via le détroit», explique-t-il au micro de Sputnik.

«Tous les pays exportateurs du Golfe qui le peuvent veulent réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz. Les Émirats arabes unis ont déjà un oléoduc fonctionnel d’une capacité de 1,5 million de barils par jour, soit 50% de plus que le nouvel oléoduc iranien de contournement d’Ormuz», précise le directeur de Géopolia.

En effet, deux pipelines passent actuellement par la région: l’oléoduc Petroline, qui traverse l’Arabie saoudite d’est en ouest, et l’oléoduc qui relie l’émirat d’Abou Dhabi à celui de Sharjah.

Il y aurait, selon Philippe Sébille-Lopez, une volonté de Téhéran de survendre l’inauguration de Jask pour montrer que le pays peut continuer à se développer même sous le joug des sanctions américaines. Un pari en partie réussi.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2118184

Dans IRAN

LA PREMIERE USINE IRANIENNE DE FER SPONGIEUX DEMARRE EN CHINE

Par Le 28/07/2021

La première usine iranienne de fer spongieux démarre en Chine

 Depuis 3 heures  28 juillet 2021

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 Iran - Monde islamique

 

Rédaction du site

La première usine iranienne à produire du fer spongieux selon la méthode traditionnelle PERED , a démarré son activité en Chine le lundi 26 juillet.
Etant l’un des plus grands producteurs d’acier au monde, la Chine utilisait jusqu’alors la méthode très coûteuse des « fours longs » dans le domaine de la fonte du fer.

Dans le cadre de ses mesures préventives pour protéger l’environnement, elle a décidé de tirer parti de la technologie et de l’ingénierie iraniennes et d’utiliser du gaz dans son usine de production d’acier.

Elle a conclu un accord avec la société iranienne Iran’s Mines and Metals Company (MME) qui est l’un des leaders dans la technologie Bird pour la construction de la première usine de « réduction directe » utilisant du gaz combustible (CSTM).
La construction de cette usine décidée dans la ville chinoise de Taiyuan s’est achevée il y a environ un mois. Sa capacité de réduction directe du fer est de 300 000 tonnes par an.

La principale différence de la technologie PERED avec d’autres technologies est la qualité élevée et tangible de la métallisation du fer spongieux, qui a été atteinte au-dessus de 95 pour cent le premier jour. Dans d’autres technologies, cependant, il est très difficile d’atteindre un degré de métallisation supérieur à 95 % au cours des premiers mois de fonctionnement d’une unité.

L’Iran est classé parmi les premiers pays producteurs de minerai de fer pré-réduit dans le monde. En 2020, l’Association mondiale de l’acier a annoncé qu’il a été classé en seconde position mondiale dans la production de fer spongieux et en 10ème pour la production d’acier.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2118217

Dans PEROU

PEROU : LE PRESIDENT ELU PEDRO CASTILLO NE RECEVRA PAS LE SALAIRE DU PRESIDENT DU PEROU MAIS CELUI D’ENSEIGNANT

Par Le 28/07/2021

27 Juillet 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-26 18:36:42

 

 

Lima, 26 juillet (RHC) Le président élu du Pérou, Pedro Castillo, a annoncé qu’il demandera au Congrès que les salaires des ministres et des Congressistes baissent de moitié, selon sa déclaration à l’Assemblée Nationale 2021 de son parti, Pérou Libre, ont informé des médias locaux.

“Nous allons proposer au sein du Congrès que les salaires des ministres et des Congressistes soient réduits de 50% », a déclaré le politicien. Nous allons renoncer au salaire présidentiel et nous allons conduire le destin de la nation avec le salaire d’enseignant » a-t-il ajouté.

Mardi dernier les autorités électorales péruviennes ont confirmé finalement la victoire du candidat de la gauche et l’on proclamé président du Pérou, après une attente tendue de plus d’un mois, qui a maintenu le pays sur le point d’une nouvelle crise politique depuis le second tour des élections du 6 juin.  

Le Jury National Électoral (JNE) a proclamé gagnant le binôme présidentiel de Pérou Libre, formée par Pedro Castillo en tant que président et Dina Boluarte en tant que première vice-présidente.

Les élections ont eu lieu au milieu d’une polarisation politique intense, suite à une période convulse marquée par la démission du chef d’État Pedro Pablo Kuczynski ; la destitution de son successeur, Martín Vizcarra ; la courte période présidentielle de Manuel Merino - qui a quitté le poste sous la pression des protestations populaires- et l’actuelle gestion de Francisco Sagasti, qui devra faire la passation à Castillo.

Le nouveau Congrès qui sera formé le 27 juillet, est marqué par un haut niveau de fragmentation. Quelques experts parlent de la possibilité que l’extrême droite puisse avancer des mesures telle qu’une révocatoire ou une accusation constitutionnelle, un vote de censure ou un autre type de mécanisme pour affaiblir l’Exécutif, ce qui signifierait le défi d’obtenir un soutien populaire pour écarter ces possibilités.  

Source Russia Today

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/265100-castillo-ne-recevra-pas-le-salaire-du-president-du-perou-mais-denseignant

 

Tag(s) : #Pérou#Castillo

Dans PEROU

PEROU : LE SECRETAIRE GENERAL DU PARTI PEROU LIBRE, LE PARTI DU PRESIDENT ELU PEDRO CASTILLO FAIT UN APPEL A L’UNITE

Par Le 28/07/2021

28 Juillet 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-25 17:42:09

 

 

Lima, 25 juillet (RHC) Le secrétaire général du parti Pérou Libre, Vladimir Cerrón a appelé aujourd’hui à l’unité à n’importe quel prix, après avoir alerté sur des manœuvres pour séparer cette organisation du président élu, Pedro Castillo.

Lors d’un discours au Congrès de l’organisation, Cerrón a averti que l’objectif stratégique des ennemis est de briser le binôme formé avec le président Castillo, afin d’affaiblir le nouveau président et le parti.

Il a averti que celui qui quitte le parti (apparemment pour ne se consacrer qu’au gouvernement) ‘doit comprendre que dans une ‘forteresse assiégée’ comme le Pérou Libre, toute dissidence constitue une trahison’. 

Selon Cerrón la conspiration divisionniste ne finit pas après la victoire de Castillo au second tour et non plus après la proclamation, au contraire, elle utilise des instances étatiques telles que la police et la justice pour attaquer le parti et le décapiter.

Il a signalé que le peuple a voté dans le but de changer la constitution néolibérale de 1993, imposée suite à un auto-coup d’état, et à travers laquelle les riches ont changé la structure étatique en tirant le maximum de profits et ils ont créé des conditions pour la grande corruption et des contrats avec l’État qui ne peuvent pas être modifiés par la loi.

Le peuple a voté massivement, afin de réviser ces contrats et pour reprendre la propriété et le contrôle des ressources naturelles, pas nécessairement à travers l’étatisation ou la nationalisation, mais par le biais de la renégociation pour obtenir davantage de revenus pour le pays. 

Il a ajouté que Pérou Libre respecte la propriété privée bien conçue, l’entreprise, surtout la nationale, le marché et les concessions justes, dans le cadre d’une Économie Populaire avec des Marchés. À propos des rôles du gouvernement et du parti il a déclaré qu’il mènera à bien les œuvres tandis que le deuxième se chargera de créer la conscience populaire pour le soutenir.

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/264982-perou-le-secretaire-du-parti-du-president-elu-fait-un-appel-a-lunite

 

Tag(s) : #Pérou

Dans Amérique

NICARAGUA OU LE REVE US DE FAIRE TOMBER LE PRESIDENT ORTEGA

Par Le 28/07/2021

Nicaragua ou le rêve US de faire tomber le président Ortega

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 27 juillet 2021

Observateur continental

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Washington serait en train de préparer une tentative de renversement d’un autre leader latino-américain, en l’occurrence celui du Nicaragua – en la personne de Daniel Ortega. Au-delà des intérêts géopolitiques étasuniens, l’objectif serait également fortement économique, au moment où la Chine, la Russie et l’Iran continuent de renforcer leurs positions en Amérique latine. Une stratégie US dans la pure tradition néocoloniale, de plus en plus vouée à l’échec pour ses instigateurs.

En novembre prochain, les élections générales auront lieu en République du Nicaragua, et les autorités du pays croient fermement que Washington cherchera à provoquer des manifestations antigouvernementales, à l’instar de la tentative récente qui a eu lieu à Cuba et qui s’est avérée être un échec évident face à la mobilisation populaire pro-gouvernementale. Néanmoins, il est évident que l’establishment étasunien, y compris face à ces échecs, ne compte nullement changer de mentalité. Cela est une évidence.

Mais pourquoi particulièrement le Nicaragua? Il faudrait déjà commencer par rappeler un fait historique: c’est justement l’actuel président nicaraguayen, leader de la révolution sandiniste de 1979 qui avait mis fin au règne du dictateur pro-étasunien Anastasio Somoza Debayle. Au total, l’actuel leader du Nicaragua a été élu président du pays à quatre reprises (1984, 2006, 2011, 2016). Jouissant toujours d’une popularité fort importante auprès de la population nicaraguayenne, mais également au-delà des frontières nationales, Washington craint fortement que son équipe soit de nouveau plébiscitée lors des élections de novembre prochain.

Mais la conjoncture historique est évidemment loin de représenter l’unique raison de la vive hostilité washingtonienne. En effet, les raisons sont réellement multiples. Tout d’abord, Managua fait partie de l’axe souverainiste et progressiste latino-américain, menant une politique économique et étrangère indépendante, et qui condamne la politique néocoloniale des USA et de l’Otan. Le Nicaragua entretient par ailleurs des relations d’alliance aussi bien avec Cuba, le Venezuela, la Bolivie, mais également – avec la Chine, la Russie et l’Iran. Considérés tous comme étant des adversaires à la politique pro-unipolaire washingtonienne et de ses sous-traitants.

Au-delà de l’appartenance à l’axe multipolaire et étant dans l’opposition à l’atlantisme occidental, l’autre raison de la vive inquiétude concerne tout simplement le projet de canal interocéanique du Nicaragua, visant à relier l’océan Atlantique (mer des Caraïbes) à l’océan Pacifique en utilisant le lac Nicaragua qui se trouve à 34 mètres au-dessus du niveau de la mer. Un projet qui pourra devenir une alternative de premier plan au fameux canal de Panama, sur lequel l’influence des USA n’est pas à présenter. C’est peut-être d’ailleurs pour l’establishment étasunien le «péché» principal de Daniel Ortega, au-delà de l’opposition idéologique.

Ce grand projet, auquel participe la Chine, et dont parmi les soutiens se trouvent également le Venezuela et la Russie, n’est pas encore réalisé mais en cas de finalisation, chose tout à fait plausible au vue de la montée en puissance de Pékin dans les affaires latino-américaines, ledit canal aurait une capacité de trafic de 5100 navires par an. Ce serait pour le moment moins que celui du Panama (14 000 navires) mais cela assouplira considérablement le transport de marchandises et diminuerait fortement l’hégémonie des Etats-Unis dans cette question. Le tout à l’heure où la Chine insiste beaucoup sur son projet de grandes routes logistiques eurasiennes et mondiales.

Cela aurait également un impact sur la sphère énergétique internationale. A ce titre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prédit une augmentation de 50% de la consommation en gaz naturel liquéfié (GNL) d’ici 2035. Parmi les plus grands importateurs de ce carburant on trouve des pays comme le Japon et l’Inde – des marchés consommateurs que les USA ne souhaitent absolument pas voir augmenter leur partenariat énergétique avec la Russie et l’Iran.

Il faut savoir que 8% des approvisionnements mondiaux en GNL passent actuellement par le canal de Panama. Et avec l’apparition d’une route alternative, les prix du gaz naturel liquéfié pourraient baisser de 10 à 15%. Ce qui pourra certainement ralentir la coopération énergétique des grands marchés de consommation du GNL, dont le Japon et l’Inde, avec les Etats-Unis. Portant par la même occasion un coup sérieux à la volonté d’hégémonie washingtonienne sur le marché énergétique international, de plus en plus vouée à l’échec, y compris en Europe.

Managua est prête à accorder aux investisseurs chinois le contrôle du futur canal nicaraguayen pour une durée de 50 à 100 ans, sachant que Pékin mise souvent sur des projets basés sur du long terme, conformément à sa civilisation, en opposition avec le jeu de poker étasunien. Il ne faut pas par ailleurs exclure une apparition d’une présence militaire permanente russe et chinoise dans la région, dans le but de contribuer à la sécurité non seulement dudit projet, mais également à la sécurité et à la stabilité régionale de façon générale. En ce sens, il est assez évident qu’au-delà du Nicaragua, d’autres nations latino-américaines comme Cuba, le Venezuela ou encore la Bolivie le verront d’un œil extrêmement positif. Le tout à l’heure où Téhéran renforce considérablement aussi son interaction avec les Etats concernés.

Il faut noter qu’au sein même de l’axe bolivarien (Eje bolivariano) – alliance politique, idéologique, économique et informationnelle de Cuba, du Venezuela de la Bolivie, du Nicaragua et de certains autres Etats de la région, on retrouve l’Iran et la Syrie en qualité d’observateurs de l’organisation. Des schémas donc qui déplaisent énormément à Washington et à ses forces sous-traitants régionales, comme extrarégionales.

Tout cela pour dire que la résistance latino-américaine régionale et continentale, l’interaction stratégique au sein de l’Amérique latine souverainiste et progressiste, l’alliance avec les principales puissances pro-multipolaires du monde que sont la Chine, la Russie et l’Iran, de même que la construction de mécanismes économiques et logistiques qui réduiront non seulement l’influence géopolitique, mais également géoéconomique, de Washington, poussera inévitablement ce dernier à une nouvelle tentative de faire tomber un gouvernement légitime latino-américain. Y compris s’il fallait pour cela plonger le pays dans le chaos le plus total.

Le souci, une fois de plus, c’est qu’au-delà d’une capacité de riposte évidente à l’ère contemporaine des principaux pays partisans de la multipolarité, les méthodes sales qui émanent des structures US, qu’elles soient affiliés à la CIA, l’USAID ou les fondations Soros – ont de plus en plus de mal à atteindre les mêmes « succès » que dans le passé plus ou moins récent, en raison d’une résistance sans précédent des peuples visés par ces agressions occidentales.

Plus particulièrement en Amérique latine, les exemples de la Bolivie, du Venezuela, du Pérou, ou encore tout récemment de Cuba – ne font que le confirmer. La mobilisation populaire et celle de la véritable société civile – représentent pour le moment des casse-têtes irrésolus pour l’establishment atlantiste. Et à force de répéter des schémas inefficaces, Washington ne fera qu’accélérer son passage du statut de grande puissance internationale à celui d’une puissance régionale, semblable à la période de la guerre de Sécession. Après tout, chaque chose en son temps.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/nicaragua-ou-le-reve-us-de-faire-tomber-le-president-ortega/5658674

Dans IRAK

IRAK : LES USA SOUS LES RADARS

Par Le 27/07/2021

Et si la Résistance irakienne finissait par sortir ses missiles intercepteurs ?

Tuesday, 27 July 2021 6:28 PM  [ Last Update: Tuesday, 27 July 2021 6:29 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le radar Fath-14. ©Tasnim/Illustration

Dans un communiqué conjoint publié ce mardi 27 juillet à l’issue de leur rencontre à la Maison Blanche, les présidents américain et irakien ont annoncé qu’il n'y aurait plus de troupes américaines en Irak à partir du 31 décembre 2021.Enfin c'est une façon de parler. Le communiqué dit : « Washington et Bagdad se sont mis d’accord sur la fin de la mission militaire américaine en Irak d'ici fin 2021. Les États-Unis respectent la souveraineté nationale irakienne », indique le communiqué presque au moment où les drones israéliens aidés par l'armée de l'air US frappaient les positions des Hachd au coeur de l'une des villes les plus saintes de la majorité chiite irakienne. 

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Les délégations des deux parties ont décidé, souligne le communiqué,  que « la coopération de sécurité bilatérale donne le lieu à la formation, au conseil, au soutien et aux échanges de renseignement, et que d'ici le 31 décembre 2021, il n'y aura plus de troupes américaines en Irak ».

Évidemment le texte préfère se taire sur quelques dix incendies qui se sont produits en moins de deux semaines dans les hôpitaux du pays dont celui de Nasseriyah avec 200 morts et blessés. Et ce sans compter la frappe kamikaze US/Daech a Sadr City avec son lot de femmes et d'enfants au corps déchiqueté. Mais le plus ridicule extrait du texte de cette déclaration finale aura été celui-ci : " le gouvernement irakien a réaffirmé son engagement à protéger les forces de la coalition internationale qui ont pris en charge la formation des militaires irakiens."

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Aux dernières nouvelles, c'est l'Amérique qui occupe l'Irak pour en protéger la population contre Daech a renfort des milliers de soldats, des tonnes d'armements des centaines de drones et d'avions. Comment s'explique alors ce paradoxe? 

C'est simple Biden est en pleine opération d'imposture : les USA ne quitteront pas l'Irak à  moins d'y être forcés. Mais ce communiqué aura eu au moins un avantage ce d'introduire un nouveau paramètre une nouvelle exigence de la part de la Résistance : le retrait US devra non seulement concerner les troupes au sol mais aussi l'armée de l'air US! 

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Réagissant au communiqué final à l’issue du sommet irako-américain, le mouvement irakien al-Nujaba souligne que les Irakiens souhaitent le retrait complet des États-Unis de leur pays.

« Nous ne faisons pas confiance aux Américains et nous ne tolérerons pas du tout leur présence sur le sol irakien ni dans son espace aérien  », a déclaré le secrétaire général adjoint du Mouvement irakien, Nasr al-Shammri à la chaîne de télévision Al-Mayadeen.

« Ce n'est pas seul Israël qui frappe les bases irakiennes, mais il est en contact avec les troupes américaines. Ce ciel est a l'Iran. On va le reconquérir », a-t-il fait noter.

Cette mise en garde la Résistance vient de lancer en connaissance de cause. Car outre les arsenaux entiers de missiles de drones ultra performant il se pourrait que cet arsenal là compte aussi des radars. Vu qu'il n'existe plus aucun lieu à l'intérieur des bases US qui puisse échapper à la connaissance de la Resistance.  Quel type de radars? Il va sans dire qu'il serait de conception iranienne.

Alors que les progrès de l’Iran dans la conception et la fabrication de divers types de systèmes de défense aérienne en Iran s’acheminent à grande vitesse vers l’autosuffisance, l’Iran prend de nouvelles mesures et va créer bientôt un nouveau chapitre dans le domaine des systèmes de défense aérienne.

Ces développements sont également évidents dans l’augmentation du niveau de couverture radar de l’Iran, de sorte qu’après la victoire de la Révolution islamique la défense aérienne iranienne ayant la capacité de couvrir plus de 3 600 zones, la portée étendue et l’efficacité a protégé le ciel de l’Iran islamique contre tous les objets volants hostiles.

Les radars sont l’un des outils de surveillance de l’espace aérien, et l’industrie de la défense de l’Iran en a conçu et fabriqué divers types.

Quel radar iranien traite-t-il les signaux reçus des objets volants en 6 étapes ?

Les radars actifs et passifs sont parmi les radars les plus connus au monde ainsi que dans notre pays. Un radar passif n’émet aucun signal et se fonctionne à partir de la réception des réflexions des signaux par l’objet à détecter. Ce type de radar utilise une source de rayonnement non coopérative.

L’utilisation de radars passifs présente de nombreux avantages pour leurs utilisateurs. Le plus important de ces avantages est la capacité spéciale de détecter des cibles avec une faible section efficace radar et des cibles volantes à haute altitude et à basse vitesse.

Un autre avantage de tels radars est le faible coût de la production et de la préparation à fonctionner dû à l’absence d’émetteurs et de composants mécaniques mobiles. En réduisant le nombre de pièces nécessaires de ces radars, ils peuvent être déployés dans des zones proches des positions ennemies.

Ces types de radars ont une puissance très élevée pour le traitement de signal et traitent les ondes reçues en au moins 6 étapes pour détecter la cible. Aucune onde n’est émise par les radars passifs, il est donc peu probable qu’elles soient détectées par les systèmes d’espionnage ennemis et l’ennemi ne peut pas les attaquer.

Le radar Alim est l’un des types de radars passifs fabriqués dans notre pays, démontrant le haut niveau de progrès des spécialistes de la défense de notre pays. Le radar a une portée de 250 à 300 km, qui peut être utilisée pour détecter et aider à la chasse rapide de cibles, telles que des avions de chasse, et des missiles de croisière furtifs qui volent généralement à des altitudes inférieures à 20 mètres au-dessus du sol.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/27/663133/La-pr%C3%A9sence-us-en-Irak-se-termine-fin-2021%C2%A0-

 

COREE DU NORD ET COREE DU SUD RETABLISSENT LEURS COMMUNICATIONS

Par Le 27/07/2021

Séoul et Pyongyang amorcent un rapprochement en rétablissant leurs communications

Séoul et Pyongyang amorcent un rapprochement en rétablissant leurs communications

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Par AlAhed ave AFP

Les relations intercoréennes viennent contre toute attente de se réchauffer, avec le rétablissement mardi des canaux de communication entre Pyongyang et Séoul plus d'un an après leur suspension, ainsi que des échanges de lettres entre leurs dirigeants.

Cette décision, qui a été simultanément annoncée par les deux capitales, coïncide avec l'anniversaire de la fin de la Guerre de Corée (1950-1953).

Il s'agit de la première annonce positive depuis la série de sommets, en 2018, entre le président sud-coréen Moon Jae-in et le leader nord-coréen Kim Jong Un, qui n'avaient permis aucune percée diplomatique d'importance.

Les deux camps, qui sont encore techniquement en état de guerre, ont annoncé que les deux hommes avaient échangé depuis avril des lettres et décidé que le rétablissement des canaux de communication serait une première étape productive vers une reprise des relations.

«Les plus hauts dirigeants du Nord et du Sud sont tombés d'accord pour faire un grand pas vers le rétablissement de la confiance mutuelle et la promotion de la réconciliation en restaurant les lignes de communication intercoréennes qui ont été suspendues», rapporte l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

La Corée du Nord avait unilatéralement coupé tous ces canaux officiels de communication militaire et politique en juin 2020 après avoir dénoncé l'envoi sur son territoire de tracts de propagande anti-Pyongyang par des militants basés au Sud.

Premier appel téléphonique

Cette suspension était intervenue au moment où les discussions intercoréennes étaient au point mort, deux ans après les trois sommets qui avaient réuni en 2018 le leader nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in.

Mais contre toute attente, les deux camps ont annoncé que toutes les communications avaient été rétablies mardi matin.

Ils ont échangé un premier appel téléphonique dans la matinée, a annoncé le ministère sud-coréen de l'Unification. Et le bureau de M. Moon y a vu une première étape vers l'amélioration des relations.

«Les deux dirigeants ont décidé de restaurer la confiance mutuelle entre les deux Corées dès que possible et d'avancer à nouveau dans la relation», a-t-il dit.

M. Moon fut l'un des principaux artisans du rapprochement intercoréen de 2018, qui s'était déroulé dans le contexte des Jeux olympiques de Pyeongchang. Il avait débouché sur le premier sommet de l'histoire entre un leader nord-coréen et un président américain en exercice, en l'occurrence Donald Trump.

Cette première rencontre avait eu lieu en juin 2018 à Singapour et avait été suivie de deux autres entrevues entre MM. Kim et Trump.

Le processus intercoréen et les négociations sur les programmes nucléaire et balistique du Nord, sont globalement au point mort depuis le fiasco du sommet Kim-Trump de février 2019 à Hanoï.

Quelques jours après avoir suspendu les canaux de communication, Pyongyang avait détruit le bureau de liaison intercoréen situé sur son sol qui était un des symboles de la détente sur la péninsule.

«Première réponse de Kim»

Depuis que le président américain Joe Biden est entré en fonctions en janvier, Pyongyang et Washington ont adopté une attitude de très grande prudence, aux antipodes de la diplomatie des années Trump, qui avait oscillé entre l'échange d'insultes et les embrassades devant les médias du monde entier.

En juin, M. Kim avait estimé que Pyongyang devait à la fois se préparer «au dialogue et à la confrontation» avec Washington, en insistant particulièrement sur la possibilité d'une «confrontation».

La Maison Blanche avait promis de son côté «une approche calibrée, pratique, ouverte à la diplomatie» avec la Corée du Nord, plaidant pour une approche «réaliste» par voie diplomatique, en étroite consultation avec la Corée du Sud et le Japon.

Le représentant spécial des Etats-Unis pour la Corée du Nord Sung Kim a proposé en juin de rencontrer des envoyés de Pyongyang «n'importe où, n'importe quand, sans conditions préalables».

En dépit de l'impasse dans les discussions, M. Moon n'a cessé de souligner l'importance de la restauration des liens intercoréens, a-t-il ajouté.

«Il faut lire cela comme la première réponse de Kim Jong Un à Séoul et à Washington», a-t-il ajouté.

 

coree du nord coree du sud

https://french.alahednews.com.lb/40876/341

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