Veilleur en éveil

 

LA CRISE CORONA A DEVOILE LES AFFLIGEANTES TENDANCES INFANTILES DE LA DEMOCRATIE OCCIDENTALE

Par Le 12/08/2021

La crise Corona a dévoilé les affligeantes tendances infantiles de la démocratie occidentale

 

11 Août 2021

   

La politique de lutte contre la pandémie des gouvernements occidentaux a tout en commun avec un comportement enfantin : un penchant pour la gratification immédiate et une tendance à vouloir tout garder pour soi. Cela ne présage rien de bon pour la lutte contre le réchauffement de la planète ou contre la prochaine pandémie.

 

La recherche d’une gratification immédiate est généralement associée aux enfants. Ils ne peuvent penser à long terme et n’ont pas encore le contrôle de leurs impulsions. Il ne peut donc être question de postposer, ils veulent tout obtenir le plus rapidement possible.

La même tendance pénible est à l’œuvre dans la gestion de la crise du covid par les Occidentaux. Les mesures de sécurité ne sont jamais annulées assez vite. La fin de la pandémie est annoncée à tout bout de champ. Les assouplissements prématurés à l’automne et à Noël l’année dernière ont chaque fois entraîné une nouvelle vague, provoquant des dizaines de milliers de décès évitables.

L’explication réside peut-être dans le fait que nos démocraties sont fondées sur les succès électoraux. L’horizon d’un politicien, c’est le prochain scrutin et non pas un objectif à long terme. Ce même raisonnement à court terme se reflète d’ailleurs aussi dans l’absence de prévention de la crise actuelle de covid. Depuis l’apparition de deux autres coronavirus, le SRAS en 2002 et le MERS en 2012, les scientifiques ne cessent de nous mettre en garde contre une nouvelle pandémie (1) .

Un ensemble de mesures est nécessaire pour la prévenir (2). On estime que celles-ci coûteront environ 20 milliards de dollars, soit 800 fois moins que ce que la crise du covid nous a coûté jusqu’à présent. Sans parler de la tragédie humaine que représentent au moins 10 millions de morts supplémentaires à cause du COVID-19. Pourtant, les gouvernements ne font rien.

Une deuxième tendance que nous observons chez les enfants, c’est qu’ils veulent tout garder pour eux. Là aussi, la campagne mondiale de vaccination en est une illustration flagrante. Jusqu’à présent, 84 % des vaccins ont été administrés dans les pays riches. Les pays à faible revenu doivent se contenter de 0,3% des doses. Alors que les pays riches disposent d’un excédent combiné de 2,5 milliards de vaccins et prévoient des rappels, seule une personne sur dix dans les 70 pays les plus pauvres aura été vaccinée d’ici la fin 2021.

Le comportement thésaurisateur des pays occidentaux n’est pas seulement puéril, mais aussi très peu clairvoyant. Le virus ne connaît pas de frontières, l’immunité de groupe dans un seul pays est une illusion. Dans ce monde hautement connecté, la pandémie ne sera vaincue nulle part tant qu’elle ne le sera pas partout. Les experts avertissent : nous ne sommes qu’à quelques mutations près d’un virus résistant aux vaccins. Si cela devait arriver, nous serions de retour à la case départ. Comme le dit Edward Luce du Financial Times : « Le test pour l’Occident est de savoir s’il va agir sur base de la connaissance que ce virus ne connaît pas de frontières ».

Les tendances infantiles des démocraties occidentales ne sont pas de bon augure pour lutter contre le dérèglement climatique ou la prochaine pandémie. L’initiative World Weather Attribution (WWA), est une équipe d’experts de haut niveau qui étudie depuis 2015 les liens entre les émissions de gaz à effet de serre et les événements météorologiques extrêmes ayant un fort impact. Pouvez-vous imaginer que depuis des années cette initiative n’est pas financée ?

Combien d’inondations, d’incendies de forêt et de sécheresses dévastatrices faudra-t-il encore pour nous réveiller et entrer en action ? Idem pour la lutte contre les virus mortels. Nous en sommes à plus de 10 millions de décès dus au covid, mais il n’existe aucun plan pour prévenir de nouvelles pandémies.

Il semble que nos démocraties soient incapables de faire face aux grands défis de ce siècle. Notre système social doit être révisé en profondeur. Il est temps de le faire, car du temps, il n’en reste plus beaucoup.

 

 

Source d’inspiration : Covid has shown up western democracy’s childish tendencies

 

Source originale : De Wereld Morgen

 

Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’action

 

Notes :

(1) Collon M., Planète malade. Enquête, Investig’Action 2020, p. 16-21.

(2) Il s’agit d’un monitoring de la biodiversité des animaux sauvages, d’une cartographie des virus potentiellement dangereux chez ces animaux, d’une réduction du déboisement et de mettre un terme au trafic de la viande d’animaux sauvages, de systèmes d’échanges de données, etc.

https://www.investigaction.net/fr/la-crise-corona-a-devoile-les-affligeantes-tendances-infantiles-de-la-democratie-occidentale/

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FIN DE PARTIE

Par Le 12/08/2021

3 août 2021

Fin de Partie (The Monthly)

Scott Ludlam

Julian Assange, de WikiLeaks, se meurt lentement dans une prison britannique, tandis que les États-Unis poursuivent leur combat pour le faire mourir dans une des leurs - mais il y a de l’espoir.

"Le but est la justice, la méthode est la transparence. Il est important de ne pas confondre le but et la méthode."
Julian Assange

Une foule de journalistes et de manifestants munis de pancartes se presse devant le tribunal d’instance de Westminster. Il est un peu moins de 11 heures le matin du 4 janvier 2021 ; des masques faciaux contre un virus invisible, des blousons et des bonnets en laine contre le froid hivernal de Londres. L’accès à la salle d’audience a été fortement restreint, et pour ceux qui sont rassemblés ici, les seuls indices de ce qui s’est passé à l’intérieur proviennent de la poignée de journalistes qui regardent un lien vidéo et suivent les débats en direct. Et maintenant, le rebondissement.

"Oh Mon Dieu", tweete la journaliste australienne Mary Kostakidis. "Pas d’extradition."

Peu après, contre toute attente, Stella Moris émerge de la salle d’audience pour affronter la tempête médiatique avec un soupçon de sourire. "S’il vous plaît, soyez indulgents avec moi parce que j’ai dû réécrire mon discours", dit-elle au groupe de presse. Les avocats représentant son fiancé, l’éditeur australien Julian Assange, viennent de faire échouer une tentative d’extradition de ce dernier de la prison de Belmarsh, à Londres, vers les États-Unis, où il est accusé en vertu de la loi sur l’espionnage. Le ministère américain de la justice cherche à le faire emprisonner pendant 175 ans.

Le jugement choc fait la une des journaux télévisés dans le monde entier.

"J’avais espéré qu’aujourd’hui serait le jour où Julian rentrerait à la maison", dit Moris. "Aujourd’hui n’est pas ce jour. Mais ce jour viendra bientôt. Tant que Julian devra endurer la souffrance et l’isolement en tant que prisonnier non condamné dans la prison de Belmarsh, et tant que nos enfants continueront d’être privés de l’amour et de l’affection de leur père, nous ne pourrons pas célébrer. Nous fêterons le jour où il rentrera à la maison".

Le jugement ressemble a un coup de frein qui pourrait bien mettre un terme à ce marathon tortueux. "La victoire d’aujourd’hui est le premier pas vers la justice dans cette affaire", dit Moris.

Jennifer Robinson fait partie de l’équipe juridique d’Assange depuis les débuts enivrants de 2010, et pensait avoir tout vu. "Le jugement est la bonne issue, mais pour toutes les mauvaises raisons. C’est terrifiant, parce que [le magistrat] est d’accord avec les procureurs américains sur chaque point concernant la liberté d’expression et la capacité de poursuivre et d’extrader les journalistes", me dit-elle. "Cela signifie que n’importe quel gouvernement, partout dans le monde, peut chercher à poursuivre et à extrader un journaliste basé en Grande-Bretagne ou un citoyen britannique qui a publié la vérité."

Dans une étonnante capitulation devant les procureurs américains, le tribunal a convenu que, bien que la plupart des publications aient eu lieu alors qu’Assange se trouvait au Royaume-Uni et en Europe, "la faute dans cette affaire a été commise aux États-Unis parce que la publication des documents a causé un préjudice aux intérêts des États-Unis".

"S’asseoir dans la salle d’audience et écouter le juge accepter les motifs américains était difficile", me dit Moris des mois après s’être adressé à la presse à l’extérieur du tribunal. "Je m’étais préparé au pire, mais mon instinct me disait que les États-Unis ne pouvaient pas s’en sortir avec cette mascarade. Alors, quand la dernière partie du jugement a été lue, ce fut un incroyable soulagement. C’était la première fois qu’il y avait une rupture dans cette trajectoire qui s’était refermée sur lui depuis 10 ans."

Il s’agit d’un précédent choquant : le jugement a accepté les arguments des procureurs américains selon lesquels le journalisme de sécurité nationale peut être considéré comme une forme d’espionnage, quel que soit le lieu où il est pratiqué, ce qui expose d’autres éditeurs et journalistes à être accusés d’espionnage.

Cette conclusion effrayante comportait un piège : la magistrate a reconnu que le fait d’enterrer des personnes vivantes dans le système pénitentiaire américain pouvait les tuer. "Je suis convaincue que, dans ces conditions difficiles, la santé mentale de M. Assange se détériorerait et qu’il se suiciderait avec la détermination obstinée caractéristique de son autisme... Je conclus que l’état mental de M. Assange est tel qu’il serait préjudiciable de l’extrader vers les États-Unis d’Amérique."

Préjudiciable. Assurément, la nouvelle administration Biden reviendrait sur la décision de Trump d’engager des poursuites. Pour la première fois de mémoire récente, il y avait un espoir.

C’était en janvier 2010, et le soldat de première classe de l’armée américaine Chelsea Manning a écrit une brève note d’accompagnement initialement destinée au Washington Post. "Ces éléments ont déjà été épurés de toute information permettant d’identifier la source. Il s’agit de l’un des documents les plus importants de notre époque, qui dissipe le brouillard de la guerre et révèle la véritable nature de la guerre asymétrique du XXIe siècle. Passez une bonne journée."

Ni le Washington Post ni le New York Times n’étaient intéressés. Manning s’est tourné vers un contact dans un forum de discussion crypté. Bien que cela n’ait jamais été prouvé, des documents judiciaires allègueront plus tard qu’elle parlait à Julian Assange, de WikiLeaks.

À l’époque, trois innovations avaient déjà distingué WikiLeaks des autres éditeurs : l’utilisation de boîtes de dépôt cryptées pour protéger l’identité des sources, des partenariats avec des organisations médiatiques établies pour accroître l’audience et la protection institutionnelle, et une préférence pour la publication d’archives entières plutôt que pour la diffusion au compte-gouttes. "On ne peut pas publier un article sur la physique sans l’intégralité des données expérimentales et des résultats ; cela devrait être la norme dans le journalisme", affirmait Assange.

WikiLeaks publiait des informations confidentielles à grande échelle depuis 2006 : un rapide survol de la chronologie fait apparaître des données telles que "Le pillage du Kenya sous le président Moi" et "Les images de la catastrophe de 1995 au réacteur nucléaire japonais de Monju". Le véritable acte d’ouverture, celui qui le mettrait sous les projecteurs, est celui que le soldat Manning a fourni.

Une séquence de 2007 montre des hélicoptères Apache américains tirant au canon sur un groupe d’hommes au coin d’une rue de l’est de Bagdad. "Regardez ces salauds morts", glousse l’un des pilotes. Deux des bâtards morts se révéleront plus tard être le correspondant de guerre de Reuters Namir Noor-Eldeen et son assistant, Saeed Chmagh. Les hélicoptères poursuivent leur lente rotation autour du carnage poussiéreux, avec des bavardages et des échanges radio qui accompagnent le flux vidéo ininterrompu. Peu de temps après, ils détruisent une camionnette qui tentait d’évacuer les blessés. Lorsque les unités terrestres américaines arrivent, on apprend que les tirs de canon ont gravement blessé deux enfants qui se trouvaient dans la camionnette. "C’est de leur faute s’ils ont emmené leurs enfants au combat", plaisante l’un des membres de l’équipage de l’hélicoptère, tandis que les soldats, à des centaines de mètres en dessous, bouclent la zone et évacuent les enfants blessés vers un hôpital de campagne.

Un jour comme un autre dans le Bagdad occupé.

WikiLeaks a publié la vidéo en avril 2010 au National Press Club de Washington, DC, catapultant les horreurs de l’invasion de l’Irak à la une des journaux. Ils l’ont intitulé "Meurtre collatéral", un clin d’œil à la terminologie militaire anodine qui reclasse les êtres humains hurlant et saignant en "dommages collatéraux" : malheureux et regrettables, mais nécessaires et oubliables.

Tout comme les victimes de ces dommages collatéraux, les soldats américains qui passent en revue les morts et les mourants sont anonymes dans la vidéo, des pixels anonymes se frayant un chemin sur l’écran. L’un d’entre eux, le soldat Ethan McCord, a par la suite cosigné une lettre ouverte de réconciliation et de responsabilité adressée aux familles des morts et, plus largement, au peuple irakien : "... ce qui a été montré dans la vidéo de WikiLeaks ne fait que qu’effleurer les souffrances que nous avons causées... nous savons que les actes décrits dans cette vidéo sont des événements quotidiens de cette guerre : c’est la nature de la façon dont les guerres menées par les États-Unis sont conduites dans cette région".

Pour ceux d’entre nous qui sont confortablement installés loin du bruit des tirs, l’ampleur de ces événements quotidiens a commencé à apparaître deux mois plus tard lorsque WikiLeaks a publié 91 000 documents classifiés connus sous le nom de "Afghan War Diaries". Trois mois plus tard, 391 000 documents constituant les stupéfiants Journaux de guerre en Irak ont été publiés. Un mois plus tard, un quart de million de câbles diplomatiques provenant des services les plus reculés du département d’État américain sont mis en ligne : c’est le premier épisode du "Cablegate", une archive qui atteindra finalement près de trois millions de câbles. Avec des détails étonnants, le système nerveux central de la seule superpuissance mondiale était mis à nu.

"Ce qui rend les révélations de communications secrètes puissantes, c’est que nous n’étions pas censés les lire", écrit Assange. "Les câbles diplomatiques ne sont pas produits dans le but de manipuler le public, mais sont adressés à des membres du reste de l’appareil d’État américain, et sont donc relativement libres de l’influence déformante des relations publiques."

Désormais en partenariat avec le New York Times et le Washington Post, ainsi qu’avec Le Monde, le Guardian et bien d’autres, WikiLeaks a maintenu un rythme étonnant de révélations fracassantes. Assange a fait la couverture du magazine Time ; il est soudainement devenu l’une des personnes les plus reconnaissables au monde.

Comme des charges explosives déclenchées les unes après les autres, les révélations ont eu des effets profonds. La fiction selon laquelle l’occupation de l’Afghanistan se passait bien a définitivement volé en éclats : "La discussion est devenue : comment sortir de là ?" a déclaré Assange à un public de l’Opéra de Sydney par liaison vidéo en 2013. "C’est une débâcle, un bourbier - comment sortir ?". La discussion à partir de ce moment-là a vu un changement très important dans la perception de cette guerre."

Les négociations sur le maintien de l’immunité du personnel américain en Irak se déroulaient tandis que les médias couvraient un câble du département d’État détaillant une frappe aérienne américaine destinée à détruire les preuves du massacre d’une famille irakienne en 2006. "Le Premier ministre Maliki a spécifiquement cité ce document comme raison pour laquelle l’immunité ne pouvait plus être prolongée", a rappelé Assange à l’audience. "Le Cablegate a donc joué un rôle essentiel pour mettre fin à la guerre en Irak. Peut-être aurait-elle pris fin un peu plus tard, qui sait ? Mais cette année-là, le Cablegate y a mis fin".

En Tunisie, la vérité sur la collusion du régime avec le gouvernement américain a contribué à attiser un soulèvement qui s’est transformé en printemps arabe. Les détails des dispositions contenues dans les projets secrets du Partenariat Trans-Pacifique ont contribué à galvaniser l’opposition et à faire échouer l’accord. Les communautés de solidarité et de résistance, fortes de la vérité, se sont organisées en autodéfense collective.

On peut dire que la valeur pérenne de ces révélations ne tient pas aux aiguilles dans la botte de foin. La véritable valeur est qu’il existe enfin une cartographie de l’ensemble. "Ce n’est qu’en abordant ce corpus de manière holistique - au-delà de la documentation de chaque abus individuel, de chaque atrocité localisée - que le véritable coût humain de l’empire apparaît au grand jour", écrit Assange.

À l’exception de la classe politique américaine et de ses mandataires dociles à Canberra, personne ne doutait que ce reportage était dans l’intérêt du public. Fin 2011, lorsque la fondation australienne Walkley a ajouté un prix à la liste croissante des prix internationaux décernés à WikiLeaks, elle a noté "l’engagement courageux et controversé envers les meilleures traditions du journalisme : la justice par la transparence".

Assange s’est joint à la cérémonie des Walkleys par vidéoconférence depuis Londres et a adopté un ton sombre. "Nos vies ont été menacées, des tentatives ont été faites pour nous censurer, des banques ont tenté de couper notre source de revenus", a-t-il déclaré à l’assemblée. "Cette forme de censure a été privatisée. Des ennemis puissants tâtent le terrain pour voir jusqu’où ils peuvent aller, pour voir comment ils peuvent abuser du système qu’ils ont intégré pour empêcher tout contrôle". Son discours lors de cette lointaine soirée de remise de prix a pris par la suite une prescience lugubre. "Eh bien, la réponse est : ils peuvent s’en tirer à trop bon compte."

En décembre 2012, dans le quartier chic de Knightsbridge, à Londres, j’ai rejoint Julian Assange et une poignée de parents et d’amis à l’ambassade d’Équateur pour un étrange Noël en exil. J’avais rencontré Assange pour la première fois plus d’un an auparavant, dans les derniers mois d’escarmouches juridiques avant que le gouvernement de l’Équateur n’accepte que " les représailles du ou des pays qui ont produit l’information [...] peuvent mettre en danger [sa] sécurité, son intégrité, voire sa vie ". Une longue camionnette blanche remplie d’équipements de surveillance était garée dans la rue à l’extérieur ; j’ai été confronté au contact visuel avec des officiers en uniforme dans le bâtiment adjacent lorsque j’ai tiré les rideaux un instant. Être assis directement dans le champ de vision des agences de renseignement militaire les plus puissantes du monde était une expérience que je commençais à peine à comprendre : pour Assange, son équipe et le personnel de l’ambassade, c’était désormais leur quotidien.

À ce moment-là, nous avions passé un an à essayer d’arracher au gouvernement australien un soupçon d’intérêt en utilisant les divers outils qu’un député du Sénat peut utiliser. Travail médiatique, discours, motions, approches directes des ministres, longues séances nocturnes lors des audiences de la commission des prévisions budgétaires. Le premier ministre Julia Gillard a déclaré le site WikiLeaks "illégal" avant d’être contredit par la police fédérale australienne. Le procureur général Robert McClelland a lancé l’idée de révoquer le passeport d’Assange, jusqu’à ce que le ministre des Affaires étrangères Kevin Rudd écarte cette idée.

C’était un merdier incroyable.

Les messages subséquents du gouvernement ont rapidement tourné autour de deux lignes clés : "Nous sommes convaincus que M. Assange bénéficiera d’un traitement équitable dans toute procédure judiciaire", et "M. Assange reçoit une assistance consulaire, comme tout citoyen australien en a le droit". Assistance consulaire - comme s’il s’agissait d’un routard à Bali qui a perdu son passeport - et procédure régulière dans le cadre de l’irréprochable système juridique britannique. Les premiers ministres qui se sont succédé ont joué le jeu, au gré des gouvernements qui se sont succédé, pendant que les murs se refermaient lentement autour d’Assange.

"Si vous voulez dire la vérité aux gens, faites-les rire, sinon ils vous tueront", a conseillé un jour Oscar Wilde. Lors de ses apparitions publiques, Assange peut apparaître comme quelqu’un d’articulé et d’hyper-concentré, qui choisit ses mots avec grand soin, mais pas toujours comme quelqu’un qui vous ferait rire. Ce tempérament sérieux a été déformé par une série interminable de documentaires, de livres révélateurs et de reportages à sensation qui l’ont dépeint sous toutes les coutures, du cyber-savant impénétrable au méchant Bond high-tech. En personne, ce fut un soulagement de découvrir que Julian Assange était chaleureux, réfléchi et sacrément drôle.

Cela ne vaut la peine d’être mentionné que parce que depuis plus d’une décennie, Assange et son entourage ont été soumis à une campagne systématique de destruction de leur réputation. En 2011, WikiLeaks a reçu la fuite d’un dossier de présentation épouvantable portant les logos de Palantir Technologies, HBGary Federal et Berico Technologies. On y trouve le plan directeur : "Alimenter les conflits entre groupes rivaux. Désinformer. Créer des messages autour d’actions visant à saboter ou discréditer l’organisation adverse. Soumettre de faux documents et dénoncer l’erreur ... Campagne médiatique pour mettre en avant la nature radicale et imprudente des activités de WikiLeaks. Pression soutenue. Ne fait rien pour les fanatiques, mais crée de l’inquiétude et du doute chez les modérés."

Le sous-traitant en sécurité privée Stratfor a ajouté ce conseil - également divulgué par la suite - en 2012 : "Multipliez les pressions. Déplacez-le de pays en pays pour qu’il fasse face à diverses accusations pendant les 25 prochaines années."

Alors même que ces suggestions étaient faites, les allégations d’inconduite sexuelle en Suède ont été réactivées contre Assange, formant la base de neuf années d’"enquête préliminaire". Les retards de procédure surréalistes et les obstructions inexpliquées du Crown Prosecution Service britannique ont fini par être considérés comme une forme de "détention arbitraire" par le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Aucune accusation n’a jamais été portée.

Nils Melzer est le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture : c’est son travail de demander des comptes sur ce que l’humanité peut faire de pire. En mai 2019, il a rendu visite à Assange à la prison de Belmarsh, après l’extraction de l’Australien de l’ambassade, avec deux professionnels de la santé formés à l’évaluation des victimes de torture et de mauvais traitements. "En 20 ans de travail avec des victimes de la guerre, de la violence et de la persécution politique, a-t-il déclaré, je n’ai jamais vu un groupe d’États démocratiques se liguer pour isoler, diaboliser et maltraiter délibérément un seul individu pendant si longtemps et avec si peu de considération pour la dignité humaine et l’État de droit".

"Il était évident que la santé de M. Assange a été gravement affectée par l’environnement extrêmement hostile et arbitraire auquel il a été exposé pendant de nombreuses années", a conclu sans détour M. Melzer. "M. Assange a été délibérément exposé, pendant plusieurs années, à des formes progressivement graves de traitements ou de peines cruels, inhumains ou dégradants, dont les effets cumulatifs ne peuvent être décrits que comme une torture psychologique."

Amie de longue date d’Assange et militante australienne, Felicity Ruby a été désignée comme une cible de surveillance par le sous-traitant de la CIA UC Global, actuellement devant la justice espagnole pour avoir espionné Assange pendant ses longues années de limbes à l’ambassade. Elle se souvient lui avoir rendu visite en 2019 : "Le fait d’avoir été à l’intérieur du donjon de Belmarsh pendant moins de deux heures me hante encore aujourd’hui. Après des semaines d’attente pour être inscrite sur la liste, j’ai eu le privilège qu’on prenne deux fois mes empreintes digitales, qu’on me fouille la bouche et les oreilles avant de passer par des couloirs, des portes, des barbelés et des grillages, pour arriver enfin dans une pièce remplie de chaises en plastique - vertes pour les prisonniers, bleues pour les visiteurs. Belmarsh a été conçu pour infliger une privation sensorielle et des tourments et ça marche ; il dépérit dans cette cage infestée de COVID".

L’habile campagne visant à détourner l’attention du contenu des publications de WikiLeaks pour se concentrer sur le caractère des éditeurs a maintenant muté en quelque chose de vraiment menaçant.

Jennifer Robinson décrit comment le processus lui-même devient lentement la punition. "Si nous échouons dans notre lutte contre son extradition, il sera envoyé aux États-Unis où il y aura un procès pénal, des appels jusqu’à la Cour suprême, ce qui pourrait prendre encore 10 ans ou plus pour qu’on lui donne raison dans une affaire qui n’aurait jamais dû être engagée.

"Ils le punissent en le soumettant à ces processus, qui ont été intrinsèquement injustes et abusifs, et qu’ils ont fait traîner pendant des années et des années."

Le lanceur d’alerte de la National Security Agency américaine Edward Snowden abonde dans le même sens, mettant en garde contre le risque qu’Assange "reste indéfiniment en prison pendant que le [ministère de la Justice] dépose sans fin des appels sans fondement par dépit".

Stella Moris ne mâche pas ses mots lorsque je lui demande comment son partenaire tient le coup. "Il souffre", dit-elle. "C’est une lutte quotidienne, de se réveiller et de ne pas savoir quand et comment cela va se terminer. Julian est incroyablement fort et tire sa force du fait qu’il sait qu’il est du bon côté de l’histoire, qu’il est puni pour avoir fait ce qu’il fallait. C’est un battant, mais personne ne resterait insensible à ce resserrement progressif sur lui, qui tente de le briser à tous égards."

Cela fait maintenant 11 ans qu’Assange est sous une forme ou une autre en assignation à résidence, sous asile politique ou en prison. Les bracelets électroniques à la cheville et les longues camionnettes blanches ont cédé la place à l’isolement dans une prison de haute sécurité glaciale. "Je meurs lentement ici", a-t-il déclaré à son ami Vaughan Smith lors d’un rare appel téléphonique la veille de Noël 2020.

Le tribunal d’instance de Westminster est d’accord. Continuer sur cette voie oppressive risque de tuer Julian Assange.

Pourtant, quelques jours après son jugement, le même magistrat a refusé la libération sous caution pendant que les autorités américaines examinaient leurs possibilités d’appel, laissant Assange toujours enfermé dans une cellule.

"Procédure régulière", récitent les fonctionnaires australiens aux regards vides quand on les invite à commenter cet assassinat au ralenti. "Assistance consulaire."

Ce n’est pas pour rien que l’administration américaine précédente, dans laquelle Joe Biden était vice-président, n’a pas porté d’accusations. Matthew Miller, un responsable du ministère de la Justice de Barack Obama, a expliqué dans une interview de 2017 qu’ils appelaient cela le "problème du New York Times" : "Comment poursuivre Julian Assange pour avoir publié des informations classifiées et pas le New York Times ?".

En 2017, Jennifer Robinson était présente à l’ambassade d’Équateur à Londres lorsque le député républicain Dana Rohrabacher et l’associé de Donald Trump Charles Johnson sont arrivés pour faire une offre à Assange : donner la source des fuites de 2016 détaillant un processus de nomination compromis au sein du Comité national démocrate, en échange d’un "pardon, d’une assurance ou d’un engagement" pour mettre fin à l’enquête sur WikiLeaks.

"Ils ont dit que le président Trump était au courant et avait approuvé qu’ils viennent rencontrer M. Assange pour discuter d’une proposition", a témoigné Robinson lors des audiences d’extradition en 2020.

Assange a refusé de révéler sa source. Et pour l’administration Trump, le fait que le New York Times se retrouve comme un dommage collatéral dans une poursuite contre WikiLeaks ne semblait plus être un obstacle. Avec le feu vert d’un régime équatorien plus docile que celui qui lui avait offert refuge en 2012, la police métropolitaine a reçu son signal : après des semaines de rumeurs et de spéculations médiatiques, Assange a été arraché de l’ambassade et embarqué dans une camionnette, un exemplaire de History of the National Security State de Gore Vidal à la main.

Avec la révélation ultérieure des actes d’accusation relatifs aux fuites de Chelsea Manning, la guerre rhétorique du président Trump contre la presse s’est brusquement transformée en guerre juridique. "Obtenir et publier des informations que le gouvernement préférerait garder secrètes est vital pour le journalisme et la démocratie", écrivait Dean Baquet, rédacteur en chef exécutif du New York Times, en 2019. "Le nouvel acte d’accusation est une étape profondément troublante vers un contrôle accru du gouvernement sur ce que les Américains sont autorisés à savoir."

Avance rapide jusqu’en juin 2021 : dans un développement étonnant et peu rapporté, le témoin vedette du gouvernement américain fait soudainement effondrer le dossier de l’accusation. Sigurdur Thordarson, condamné pour pédophilie et détournement de fonds, avoue à un journal islandais que des éléments clés de son témoignage ont été inventés. L’argument central du gouvernement, à savoir qu’Assange a obtenu du matériel classifié en sollicitant et en conspirant pour commettre une intrusion dans un ordinateur, repose sur un témoignage que Thordarson admet maintenant être de la foutaise.

"C’est la fin de l’affaire contre Julian Assange", a tweeté Snowden.

"Suffisamment d’informations ont émergé pour montrer à quel point toute cette affaire est vide et politique", me dit Kristinn Hrafnsson. Ce journaliste d’investigation de la vieille école, qui s’est fait les dents dans le secteur de la presse écrite et audiovisuelle islandaise, a mis la main à la pâte avec WikiLeaks en 2010 pour aider à diriger la publication de "Collateral Murder". Depuis 2018, il est le rédacteur en chef de l’organisation. "La pression sur l’administration Biden pour qu’elle renverse l’héritage de Trump et abandonne l’affaire s’intensifie".

Trump et ses collaborateurs sont partis, mais le "problème du New York Times" n’est plus une hypothèse. Une alliance sans précédent de syndicats de médias, de défenseurs de la liberté de la presse et d’organisations mondiales de défense des droits de l’homme s’est désormais mobilisée pour exhorter Biden et son nouveau procureur général, Merrick Garland, à abandonner l’appel. En février 2021, une lettre ouverte adressée à la nouvelle administration a été signée par Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans frontières, l’American Civil Liberties Union et une douzaine d’autres organisations de premier plan. "Nous partageons l’opinion selon laquelle l’inculpation de [Assange] par le gouvernement constitue une grave menace pour la liberté de la presse, tant aux États-Unis qu’à l’étranger", peut-on lire dans la lettre. "L’inculpation de M. Assange menace la liberté de la presse parce qu’une grande partie de la conduite décrite dans l’acte d’accusation est une conduite que les journalistes adoptent couramment."

Ici, en Australie, une alliance improbable exerce une pression croissante sur le gouvernement fédéral pour qu’il aille au-delà des promesses creuses de fournir une assistance consulaire. "L’affaire Assange a toujours été motivée par des raisons politiques, dans le but de restreindre la liberté d’expression, de criminaliser le journalisme et d’envoyer un message clair aux éventuels lanceurs d’alerte et éditeurs qu’ils seront eux aussi punis s’ils sortent du rang", a déclaré dans un communiqué le président fédéral de la Media, Entertainment and Arts Alliance, Marcus Strom. Assange est membre du syndicat des médias depuis 2007, mais la MEAA n’est pas une voix isolée au sein du mouvement syndical.

"Les accusations portées contre Assange sont entièrement liées à son travail, qui a mis en lumière de graves crimes de guerre commis par l’armée américaine en Irak", peut-on lire dans une résolution adoptée en mars 2021 par l’Australian Council of Trade Unions. "Continuer à le poursuivre pour ce travail constitue une attaque contre les journalistes, le journalisme et le droit du public de savoir. Nous demandons instamment au gouvernement australien de faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire pression sur les autorités américaines afin qu’elles mettent fin à ses poursuites."

L’ACTU représente près de deux millions de travailleurs australiens à travers 36 syndicats affiliés. C’est une organisation qui se retrouve rarement sur la même longueur d’onde que le vice-premier ministre Barnaby Joyce. Néanmoins, nous y sommes. Au cours d’un débat télévisée en direct, Joyce a posé une question rhétorique : "Alors pourquoi exactement allez-vous extrader Julian Assange - un citoyen australien - aux États-Unis ? Pour les actions d’une tierce partie ... qui lui a donné des informations qu’il a ensuite publiées ? Ce n’est certainement pas différent des journaux qui ont ensuite publié ce qui se trouvait sur WikiLeaks. Peut-être qu’ils devraient tous aller aux États-Unis pour être jugés selon la loi américaine ? Je veux dire, où est-ce que cela s’arrête  ?"

Joyce est un membre de longue date du groupe parlementaire Bring Julian Assange Home, une alliance formelle de parlementaires multipartites coprésidée par un ancien lanceur d’alerte de l’Office of National Assessments, le député indépendant Andrew Wilkie. Au début de 2021, des représentants du groupe ont rencontré Michael Goldman, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Canberra, pour faire pression. "La poursuite de M. Assange par les États-Unis n’est manifestement pas dans l’intérêt public et doit être abandonnée", a déclaré M. Wilkie après la réunion.

"Là où il y a du courage, il y a de l’espoir", a écrit en ligne le sénateur des Verts Peter Whish-Wilson. "Nous mettons sur pied une campagne pour ramener Assange à la maison." La campagne s’est enfin étendue au-delà du fougueux député ALP Julian Hill qui a donné le ton au Parlement : "Il a été enfermé et confiné pendant des années, risquant l’extradition vers les États-Unis et une condamnation à mort effective, sur la base d’accusations forgées de toutes pièces et motivées par des considérations politiques ... traité pire que les responsables des crimes de guerre des États-Unis en Irak et à Guantanamo Bay, que lui et WikiLeaks ont exposés."

Il semble que la direction de l’ALP [Parti Travailliste Australien - NdT] soit à l’écoute. "Trop, c’est trop", a déclaré le chef de l’opposition Anthony Albanese lors d’une réunion du groupe parlementaire en février 2021. Une résolution de la conférence nationale de l’ALP un mois plus tard a confirmé : "Les travaillistes pensent qu’il est temps de mettre un terme à cette affaire qui dure depuis longtemps contre Julian Assange."

Cette rare rupture dans le bipartisme est un signe parmi d’autres que les politiciens entendent enfin le message. Un étrange accord entre les Verts, les indépendants, les députés travaillistes et le vice-premier ministre des Nationals est maintenant sur la même longueur d’onde que les organisateurs de base, le mouvement syndical, Amnesty International et Human Rights Watch. Trop, c’est trop.

"Mon message aux autres journalistes", me dit Hrafnsson, "est que vous devez prendre note et agir, car il est dans votre intérêt de combattre cette affaire. Cela ne se limite pas aux intérêts de Julian Assange ou de WikiLeaks : cela aura un effet sur le travail des journalistes en général, partout dans le monde."

Des centaines d’actions populaires ont vu le jour dans le monde entier, l’ampleur de l’enjeu ayant frappé l’imagination du public. La tournée de conférences "Home Run for Julian" de 2021 a permis au père d’Assange, John Shipton, de rencontrer des foules curieuses dans des dizaines de villes de Victoria, de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland.

Pourtant, dix ans après la soirée des prix Walkley, l’horizon de la "justice par la transparence" s’est assombri. Les architectes de l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan - Bush, Blair et Howard - sont des hommes libres, célébrés comme des anciens hommes d’État sur fond de centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants. La police fédérale australienne a fait une descente au siège de la chaîne ABC et au domicile d’Annika Smethurst, alors journaliste à la chaîne News Corp, recherchant les sources des articles sur les crimes de guerre en Afghanistan et étendant la surveillance militaire à chacun d’entre nous. Julian Assange a eu 50 ans en juillet ; pendant le temps que vous avez lu cet article, il a été isolé dans une prison de haute sécurité, empêtré dans de tortueux appels et contre-appels sans fin en vue.

"Le gouvernement australien détient la clé de la cellule de Julian", me dit Stella Moris lors d’un appel tard dans la nuit depuis Londres. "Si le gouvernement australien intervenait en faveur de Julian, cela prendrait fin. Elle peut être inversée par la pression populaire, et par la pression des collègues de Julian dans les médias, en attirant constamment l’attention sur le fait qu’un innocent est persécuté pour avoir dénoncé des crimes d’État."

"Savoir que vous êtes là à vous battre pour moi me permet de rester en vie dans cet isolement profond", a écrit Assange dans une lettre adressée à un sympathisant en 2019.

La transparence seule ne suffit pas pour rendre justice. Il faut aussi se battre.

Scott Ludlam
ambassadeur de l’ICAN et ancien sénateur des Verts australiens pour l’Australie occidentale.

Traduction "au cas où vous penseriez qu’on l’avait oublié" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

»» https://www.themonthly.com.au/issue/2021/august/1627740000/scott-ludla...

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Dans RUSSIE

USA : UNE ARMEE SINO-RUSSE "COMBINEE"?

Par Le 11/08/2021

A quoi rime un exercice d'envergure conjoint où les armes chinoises sont utilisés par les soldats russes et vice versa?

Wednesday, 11 August 2021 2:15 PM  [ Last Update: Wednesday, 11 August 2021 2:15 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La Russie et la Chine ont tenu trois exercices militaires conjoints depuis le début de 2021. (Illustration)

Les manœuvres militaires conjointes sino-russes se sont multipliées cette année et semblent devenir, selon les experts, un moyen à la disposition de Moscou et de Pékin de renforcer l’alliance stratégique et géopolitique des deux pays et une réponse commune des deux pays aux pressions accrues des États-Unis et de leurs alliés occidentaux.

Selon Interfax, ce mercredi près de 13000 militaires russes et chinois ont entamé une manœuvre conjointe dans la province chinoise du Xinjiang. Les exercices se poursuivront jusqu’au 13 août.

Plusieurs avions de combat russes Su-30 participeront aux exercices pendant lesquels les unités blindées, les chars d’assaut et l’artillerie de l’armée chinoise mèneront les opérations pour détruire les lieux de concentration de l’ennemi fictif.

Le journal russe Kommersant a rapporté mardi que pour la première fois, les militaires russes se serviront d’armements et d’équipements militaires chinois lors de ces exercices.

Arme chinoise aux mains des Russes

Arme chinoise aux mains des Russes

Les militaires chinois et russes organisent des exercices dans le nord-ouest de la Chine

Les exercices militaires conjoints sino-russes s’avèrent être très importants pour Moscou et Pékin qui se trouvent sous les pressions croissantes des États-Unis et de leurs alliés occidentaux. La Russie et la Chine veulent montrer ainsi le niveau élevé du moral et de la confiance en soi de leurs forces armées et transmettre aussi un message important à leurs adversaires occidentaux : l’alliance sino-russe est inébranlable et il serait impossible pour l’Occident de tirer profit de certaines divergences qui existent naturellement entre Moscou et Pékin.

Vassili Kashin, directeur adjoint de l’École supérieure de l’économie à Moscou, a déclaré au journal Kommersant que les manœuvres conjointes sino-russes en 2021 seraient le point de départ d’une longue série d’exercices militaires conjoints des deux pays pendant les prochaines années. Il a souligné qu'une autre manœuvre aurait lieu au mois de septembre avec la participation des pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), et a rappelé que Moscou a décidé d’inviter les partenaires de l’OCS à prendre part aux prochains exercices militaires sino-russes.

Jusqu’en 2018, les armées russe et chinoise organisaient chaque année une seule manœuvre conjointe terrestre et/ou maritime, mais depuis le début de l’année en cours, les deux armées ont procédé à trois manœuvres conjointes avec une participation active chaque fois de leurs forces aériennes respectives.

D’après Vassili Kashin, le partenariat militaire sino-russe semble aller au-delà de leur tâche commune pour lutter contre le terrorisme et prend une allure stratégique et géopolitique très nette. Selon lui, ce processus pourrait se renforcer dans le sens d’une alliance entre Moscou et Pékin face à une présence de plus en plus menaçante des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN à la proximité des frontières russes et chinoises.

La Chine et la Russie se pointent!

La Chine et la Russie se pointent!

Il y a presque un an, l’Iran, la Chine et la Russie organisaient un grand exercice naval dans le golfe Persique, la mer d’Oman et l’Océan indien. Cette man...

Alexandre Lomanov, directeur adjoint de l’Institut russe de l’économie mondiale et des relations internationales, affilié à l’Académie des sciences de la Russie, estime pour sa part que la tenue de plus en plus nombreuse de ces exercices militaires conjoints va manifestement au-delà des questions militaires et défensives. Il insiste, comme Vassili Kashin, sur la percée géopolitique de ces manœuvres vis-à-vis de l’Occident.

Cependant, nombreux sont les observateurs occidentaux qui mettent en doute la coopération militaire sino-russe. Ils misent sur les divergences de vues parfois profondes qui existent entre Moscou et Pékin et concluent que cela empêcherait les deux parties d’approfondir leur partenariat militaire et défensif sur une longue durée.

Alexandre Lomanov, directeur adjoint de l’Institut russe de l’économie mondiale et des relations internationales, a déclaré au Kommersant que Moscou et Pékin en sont parfaitement conscients et ils veulent donc donner une riposte ferme aux spéculations des analystes américains et occidentaux en leur transmettant un message clair : « Détrompez-vous ! Vous ne pourrez pas compter sur les divergences de vues entre la Russie et la Chine, car elles se sont bien alliées face à vos hostilités », a ajouté M. Lomanov.

Et enfin, Dmitri Maslyakov, directeur de l’Institut des études Asie-Pacifique, affiliée à l’Académie des Sciences de la Russie, a souligné que les États-Unis et leurs alliés occidentaux souhaitent désunir les Russes et les Chinois, tandis que leurs pressions sans relâches poussent paradoxalement Moscou et Pékin à renforcer leur alliance afin de trouver des moyens plus efficaces pour contrer les pressions occidentales et les menaces contre leurs sécurités nationales respectives.

Russie: les USA déclarent la guerre

Russie: les USA déclarent la guerre

Les États-Unis envisagent de déplacer leurs troupes d

Le ministère russe de la Défense a déclaré dans un communiqué que Moscou avait envoyé des unités de fusils motorisés, des avions de combat Sukhoi Su-30SM, et des systèmes de défense aérienne pour participer à l’exercice qui visait à lutter contre le terrorisme.

L’Associated Press a publié ce mardi un reportage sur l’exercice militaire conjoint sino-russe dans le nord-ouest de la Chine qualifiant cet exercice de « message à Washington ».

« Les forces militaires chinoises et russes mènent des exercices conjoints dans le nord-ouest de la Chine alors que les liens se renforcent entre les deux pays dans un contexte d’incertitude quant à l’instabilité en Afghanistan », indique le reportage.

Pékin: « Les USA complotent »

Pékin: « Les USA complotent »

La Chine met en garde les États-Unis contre l

Au cours de ces dernières années, les États-Unis et leurs alliés ont accusé à plusieurs reprises la Chine de répression systématique et généralisée de l’identité musulmane au Xinjiang, mais Pékin a nié avec véhémence ces allégations.

« La région du Xinjiang ne partage qu’une frontière étroite avec l’Afghanistan, mais Pékin redoute la menace que pourrait faire peser sur les frontières chinoises un chaos en Afghanistan si les talibans prenaient le contrôle du pays après le retrait des troupes américaines », a rapporté l’Associated Press.

Bien que la Russie et la Chine n’aient pas d’alliance militaire formelle, leur politique étrangère et leurs intérêts stratégiques ont connu une nette convergence ces dernières années en opposition à ceux des États-Unis et de leurs alliés.

Silo à missiles chinois anti-Russie?!

Silo à missiles chinois anti-Russie?!

Les USA minent-ils à leur manière les liens sino russes?

L’exercice intervient alors que les deux pays ont qualifié la politique de l’administration Biden et le retrait des alliés occidentaux de Washington d’Afghanistan de « reconnaissance de l’échec des États-Unis ». Ils ont également mis en garde contre l’impact des troubles en Afghanistan, qui pourraient affecter la sécurité d’autres pays dans la région.

Selon les responsables de Pékin et de Moscou, le but de l’exercice est de renforcer des potentiels de planification pour des exercices et des opérations conjoints contre les actes terroristes et de démontrer la détermination et la capacité des deux pays à travailler ensemble pour assurer la sécurité et la stabilité régionales.

« L’exercice reflète la nouvelle hauteur du partenariat stratégique global de coordination pour une nouvelle ère entre la Chine et la Russie, ainsi que de la confiance mutuelle stratégique, les échanges pragmatiques et la coordination entre les deux pays », ont déclaré les responsables.

Alliance avec l'Iran, inévitable?

Alliance avec l'Iran, inévitable?

« Énigme oriental », ou les méthodes de Pékin et Téhéran pour faire face au maximalisme américain…

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/11/664221/Man%C5%93uvre-conjointe-sino-russe,-quel-message-pour-l%E2%80%99Occident

Dans PEROU

PEROU : ANNONCE DU PLAN TRACE PAR LE PRESIDENT CASTILLO POUR RELANCER L’ECONOMIE DU PAYS

Par Le 11/08/2021

11 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-08-09 17:45:06

      


Photo : Le président du Pérou, Pedro Castillo, lors de sa cérémonie symbolique d’investiture à Pampa de la Quinua à Ayacucho, le 29 juillet 2021.

Lima, 9 août (RHC) Le Premier ministre du Pérou Guido Bellido, a annoncé les premiers plans économiques du gouvernement de Pedro Castillo, comme partenaire d’entreprises privées dans des industries stratégiques.

Dans des déclarations publiées par l’agence britannique Reuters, il a précisé que les secteurs stratégiques doivent être aux mains du gouvernement et, parmi eux il a mentionné les secteurs du gaz et des projets hydroélectriques.

"De mon point de vue, par exemple, le gaz est une ressource stratégique et le gouvernement doit y être associé, c’est important, et de nouveaux projets sur les grandes questions hydroélectriques sont importants" a déclaré Bellido, qui préside le Conseil des ministres du gouvernement de Pedro Castillo, installé le 28 juillet dernier.

Au sujet de l’exploitation du gaz dans le pays andin, Bellido a indiqué que le ministre de l’Energie et des Mines a déjà convoqué les entreprises pour discuter afin de "conclure certains accords au bénéfice du pays".

Selon la publication, le Premier ministre a précisé que le secteur minier serait sous le contrôle de l’entreprise privée et a évalué que ces entreprises auraient besoin d’investir davantage pour améliorer les relations avec les communautés locales, notamment dans le domaine de l’environnement.

À cet égard, au cours de ses dix jours de mandat, Bellido a dû, malgré la grande polémique suscitée par sa nomination, jouer un rôle de médiateur dans un conflit opposant des habitants d’une région andine à la société minière chinoise MMG LTD qui exploite la mine.

Pendant la campagne électorale, Castillo, de gauche, a promis d’augmenter les taxes minières et d’utiliser ces fonds pour augmenter les investissements dans la santé, l’éducation et la réduction de la pauvreté, dans un pays qui est le deuxième producteur mondial de cuivre et où l’industrie minière représente 60 % des exportations totale.

Faisant référence à l’accélération récente de l’inflation au Pérou, Bellido a indiqué qu’une commission spéciale avait déjà été constituée pour évaluer les mesures prises face à la récente flambée des prix de certaines denrées alimentaires de base et de produits tels que le gaz domestique, en plus de la dévaluation du soleil, monnaie nationale, qui se situe à un niveau historiquement bas par rapport au dollar, dû en grande partie aux événements politiques des derniers mois.

 

Source Hispan TV

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/266515-le-plan-trace-par-castillo-pour-relancer-leconomie-du-perou-est-annonce

Tag(s) : #Pérou#Castillo

Dans Bolivie

LE PROCUREUR GENERAL DE LA BOLIVIE ACCUSE L’OEA DE FRAUDE

Par Le 11/08/2021

11 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-08-10 19:07:08

      

La Paz, 10 août (RHC) Le procureur général de la Bolivie, Wilfredo Chávez, a affirmé  que l’Organisation des États américains (OEA), représentée par le secrétaire général, Luis Almagro, a commis une fraude contre le pays en 2019.

Interrogé par la chaîne  Bolivie TV, Chavez a indiqué que le rapport de l’OEA n’était pas un audit parce qu’il ne fournissait pas de chiffres et n’était conforme à aucune norme nationale et internationale pour le qualifier comme tel.

Il a souligné qu’en octobre 2019, l’accord entre le Gouvernement et l’organisation internationale consistait en la réalisation d’un audit (aux élections présidentielles) qui n’a finalement pas été réalisé.

Ces affirmations du procureur général font suite à l’insistance de l’OEA sur la thèse de la 'fraude' lors des élections présidentielles qui ont eu lieu à cette date.

En outre, l’Université de Salamanque (Espagne) a récemment procédé à une expertise qui écarté tout soupçon d’illégalité, dont le rapport technique a été commandé par le parquet bolivien.

Le Gouvernement a défendu l’enquête confiée à cette institution et il a averti qu’elle ne permettrait pas une nouvelle tentative d’actions déstabilisatrices de la part de l’OEA.

Le 10 novembre 2019, cette entité continentale a publié le rapport préliminaire dans lequel elle s’interrogeait sur la transparence des élections générales et faisait allusion à un changement de tendance présumé dans le décompte des voix.

Cette situation a provoqué des mobilisations dans différents secteurs du pays, une crise politique et la démission d’Evo Morales, qui avait gagné aux urnes et dénoncé le coup d’État fabriqué contre son leadership.

Les événements se sont précipités dans une escalade de violence du gouvernement de facto de Jeanine Áñez contre les sympathisants du Mouvement vers le Socialisme et la population dans les rues.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/266642-le-procureur-general-de-la-bolivie-accuse-loea-de-fraude

Tag(s) : #Bolivie#OEA

Dans Tunisie

TUNISIE : CE QUI S’EST PASSE LE 25 JUILLET 2021 N’EST PAS UN COUP D’ETAT

Par Le 11/08/2021

Ce qui s’est passé en Tunisie le 25 juillet 2021 n’est pas un coup d’État

Par Zohra Credy
Arrêt sur info — 10 août 2021

 

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De nombreux amis m’ont écrit ces derniers jours d’Algérie, du Liban, d’Europe et du Canada pour avoir des précisions sur ce qui se passe en Tunisie et sur mon point de vue. Le papier de mon amie Zohra Credy que je fais mien leur répond à Tutous. On peut à la limite comprendre la logique qui anime le journaliste turc soucieux des intérêts de son pays, mais on ne saurait admettre ses falsifications de la vérité. [Tunisitri]

 Un parlement transformé en véritable cirque sous la présidence de Rached Ghannouchi.

Réponse d’une citoyenne tunisienne à Öznur Küçüker et aux autres

L’Affaire du lâche assassinat des deux leaders progressistes Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, il y a huit ans, piétine et leurs assassins islamistes courent toujours. Elle est actuellement entre les mains de la chambre d’accusation contrôlée par les islamistes qui ont tout intérêt à l’étouffer !

Par Zohra Credy

Publié le 6 août 2021 sur le site Tunisitri

Ce qui s’est passé en Tunisie le 25 juillet 2021 n’est pas un coup d’Etat comme l’affirme le journaliste turc Öznur Küçüker, mais un redressement entrepris sur la base de l’article 80 de la Constitution.

Pourquoi parle-t-on de coup d’État alors que cet article existe bel et bien dans la Constitution adoptée par la majorité islamiste en 2014 et confère au président de la république le droit d’agir en « cas de péril imminent menaçant les institutions de la nation, la sécurité et l’indépendance du pays et entravant le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, le président de la République peut prendre les mesures nécessitées par cette situation exceptionnelle… ».

Le président a peut-être fait une lecture élargie de cet article eu égard aux graves problèmes qui traversent la société tunisienne mais son action n’est ni illégitime, ni illégale. On peut discuter de la loi, de l’esprit de la loi comme de la légalité et de la légitimité de certaines mesures indéfiniment, mais ce qui est irréfutable c’est la constitutionnalité de sa décision. Devant une situation explosive qui oppose une rue déterminée à en finir avec le régime en place et les menaces des islamistes de lâcher leurs troupes contre les manifestants, le président, garant de la sécurité nationale, se devait d’agir pour éviter à la Tunisie de sombrer dans le chaos. Prétendre comme certains que les mesures prises par le président conduisent la Tunisie vers l’inconnu n’est en aucun cas pertinent.

Trahi, floué et désespéré par la gestion islamiste qui a conduit le pays à une crise multiforme : politique, institutionnelle, économique, sociale, sanitaire et surtout morale, le peuple tunisien est sorti le 25 juillet pour exiger le départ de la mafia au pouvoir, la dissolution du parlement et ceci malgré la canicule, le confinement et toutes les mesures prises pour empêcher son déplacement. Le seul mot d’ordre des manifestants était la « restauration de la république ».
Le peuple tunisien enthousiaste après la révolution du « printemps arabe » qui a suscité beaucoup d’espoir et d’espérance s’est rendu compte au fil des années que ce printemps a changé les acteurs et non le régime. À la dictature du parti unique s’est substituée celle d’une coalition sous l’égide des islamistes.

Ghannouchi a confisqué la démocratie

Depuis son accession à la présidence du Parlement en 2019 grâce à un marché douteux conclu avec son principal rival, Nabil KAROUI, le frère musulman Ghannouchi s’est érigé en potentat. Il a confisqué la démocratie en privant souvent les députés de l’opposition de leur droit de parole et de vote en adoptant des lois sans que l’opposition en soit informée ou les ait reçues à l’avance pour les étudier. La majorité dominée par les islamistes va jusqu’à faire passer des lois sans que le quorum ne soit atteint ou en dehors des séances plénières et en l’absence des députés de l’opposition (voir à ce sujet les multiples déclarations de l’opposition et notamment les vidéos de la députée du PDL, Abir Moussi, qui a souvent dénoncé ce dysfonctionnement de la démocratie en direct du palais du Bardo).
Indéniablement, ces pratiques portent atteinte au fondement même de la démocratie en privant les élus du peuple de leurs droits fondamentaux et constitutionnels.

Sous la présidence de Rached Ghannouchi, le parlement est devenu un cirque. Le peuple tunisien est horrifié et indigné par les scènes de violences verbales et physiques quasi permanentes des représentants du parti salafiste, al-Karama, principal allié du mouvement Ennahdha, envers les députés de l’opposition. Aucune sanction n’est prise contre les députés contrevenants au règlement intérieur, de même qu’aucune immunité n’est levée aux députés convoqués par la justice pour des affaires pénales. En un mot, le Parlement, une institution essentielle du fonctionnement démocratique, est devenu un refuge pour le terrorisme, la corruption et les passe-droits.

Si la démocratie est en péril en Tunisie, ce n’est pas en raison des mesures exceptionnelles prises par le président Kaïs Saïed, c’est plutôt à cause de la politique des frères musulmans qui ont cherché depuis 2011 à contrôler tous les rouages de l’État et à faire du pouvoir une finalité en soi et de l’immoralité politique une norme.

Une justice complice des terroristes

En effet, la justice censée être indépendante dans un système démocratique est totalement sous l’emprise des islamistes. Nous ne citerons pas les multiples dysfonctionnements de procédures et les multiples irrégularités signalés par le comité de défense des affaires des deux martyrs Chokri Belaid et Mohammed Brahmi depuis plus de 8 ans. De même, nous n’évoquerons ni l’implication de personnes proches du courant islamo-terroriste dans ces assassinats politiques, ni leur protection par des procureurs et des juges aux ordres du mouvement islamiste. Nous allons juste citer le cas le plus probant, celui de Béchir Akremi, un membre du parti Ennahdha, protégé de Nourredine Bhiri, ex-ministre de la justice et membre du conseil de la Choura, devenu procureur de la république. Selon le rapport du Haut comité de contrôle du ministère de la justice Béchir Akremi a omis sciemment d’inscrire plus de 6000 dossiers parvenus à son bureau de personnes impliquées dans le terrorisme. Autrement dit ce procureur islamiste selon une enquête menée par le ministère de la justice, protège depuis de longues années des citoyens liés aux réseaux terroristes et qui représentent une menace pour la sécurité nationale.

D’ailleurs, c’est ce même Béchir Akremi, président de la 13ème chambre qui aurait libéré les 3 terroristes qui ont perpétré l’attentat du Musée du Bardo qui a fait plusieurs victimes parmi les touristes en 2013. Ceci a totalement ruiné le secteur touristique clef de voûte de l’économie tunisienne, la Tunisie ayant été classée après cet attentat comme pays à haut risque par les tours opérateurs.

Sans la mobilisation du comité des avocats de défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, ce rapport aurait été classé et l’affaire Béchir Akremi étouffée.

Le plus grave c’est que Béchir Akremi n’est pas un cas isolé, d’autres députés de la majorité islamiste ont bafoué la justice et ont porté atteinte aux fondements de l’État de droit. Amina Zoghlami et Seifeddine Makhlouf s’en sont pris aux officiers des services de sécurité de la police et de la douane de l’aéroport de Tunis-Carthage en usant abusivement de leur immunité parlementaire pour faire prendre l’avion à des personnes interdites de quitter le territoire pour implication dans des affaires de terrorisme par la justice.

Ces atteintes aux institutions de l’État sont devenues légion. Dernièrement, la Tunisie a été secouée par le scandale d’un terroriste notoire, membre important de Daesh, expulsé de Turquie et qui a pu, à son arrivée, quitter l’aéroport de Tunis-Carthage sans être inquiété en bénéficiant de la couverture des islamistes et de Rached Ghannouchi en personne selon la presse tunisienne, au détriment de la loi anti-terrorisme.

Tous ces dysfonctionnements ajoutés à l’institutionnalisation de la corruption et au pillage des sociétés nationales et des richesses du pays par cette mafia au pouvoir qui a conduit le pays à la ruine eu égard au taux d’endettement, de croissance, de chômage et de l’inflation, justifient largement le redressement décidé par le président Kaïs Saïed qui n’a nullement l’intention d’accaparer le pouvoir et que le peuple tunisien vigilant ne laissera pas faire.

C’est un drôle de paradoxe que d’entendre les islamistes protecteurs du terrorisme condamner les décisions du président Kaïs Saïed en se présentant comme les garants de la démocratie et de la révolution. Une démocratie qu’il n’ont cessé de détourner et une révolution qu’ils ont fourvoyée. Comment peut-on prétendre être le bouclier de la révolution comme ne cessent de le répéter les frères musulmans qui accusent Kaïs Saied de vouloir instaurer une dictature quand on parraine le terrorisme islamiste radical et son projet passéiste ?

Une économie nationale livrée aux intérêts turcs

Certes, les mesures prises par Kaïs Saïed sont un coup dur pour les Nahdhaouis et leurs alliés frères musulmans, notamment les Turcs. Ils sont les principaux perdants car ils ont vu grâce aux islamistes tunisiens leurs intérêts économiques prospérer et leurs intérêts stratégiques se consolider. Mais dans ce rapprochement avec la Turquie, la Tunisie et le peuple tunisien ne sont pas les bénéficiaires. La balance commerciale qui était équilibrée avant l’arrivée au pouvoir des islamistes en 2010 est devenue déficitaire. Les échanges qui étaient de l’ordre de 200 millions de dollars en 2010 sont passés à plus de 4 milliards de dollars en 2019 avec 94 % d’importation de produits turcs contre seulement 4% d’exportation de produits tunisiens.

Depuis 2012, plus de 90 nouveaux produits turcs ont été ajoutés à la liste des importations. La Turquie assure aussi un contrôle sur l’économie tunisienne via les caisses d’investissements qui ont bénéficié de larges avantages et privilèges grâce à la complicité du pouvoir islamiste. Sur le plan stratégique l’intervention de la Turquie en Libye a été soutenue par les islamistes tunisiens qui ont fait de la Tunisie une base arrière pour la Turquie, qui envisagerait d’établir une base militaire au sud tunisien, tout en sachant que le président n’y est pas favorable. Pour toutes ces raisons, les turcs à l’instar de notre journaliste ont très mal accueilli les décisions du président. La mise à l’écart des islamistes perturbe largement la politique expansionniste d’Erdogan.

Pour légitimer leur ingérence dans la politique intérieure tunisienne pour sauvegarder leur intérêt, les turcs usent de la même propagande mensongère comme ils l’ont fait en Syrie en se cachant derrière la fausse bannière de la démocratie tout en soutenant les hordes terroristes sanguinaires d’Al-Qaida et de Daesh.

En Tunisie, Erdogan soutient ceux qui comme lui pensent que la démocratie n’est qu’un tremplin pour le projet islamiste passéiste d’autant plus qu’ils servent docilement son projet de califat ottoman. Dire que le président Kaïs Saïed a coordonné son action avec des puissances étrangères me semble totalement inexact au vu des réactions des puissances occidentales, la Chine et la Russie n’étant pas très influentes ou présentes en Tunisie.

L’Occident qui n’a pas de politique arabe mais une politique sioniste à appliquer dans le monde arabe comme l’avait dit le feu président Hafez Assad, ne peut objectivement soutenir les décisions de Kaïs Saïed dont la politique est hostile aux sionistes. Au contraire, l’Occident ne peut que soutenir les islamistes qui se sont opposés à deux reprises à un projet de loi de criminalisation de la normalisation avec l’ennemi sioniste. Objectivement, ce sont les islamistes qui servent le projet sionisto-impérialiste en Syrie, en Libye et ailleurs. Faut-il rappeler que c’est sous le gouvernement islamiste que la Tunisie a accueilli la conférence des « Amis de la Syrie » en 2011 et que la Tunisie des islamistes a envoyé plus de 12 000 terroristes pour servir de mercenaires à la guerre sionisto-impérialiste contre l’État syrien.
Le communiqué des USA et de la France appelant au dégel des activités du parlement constitue une preuve de ce que l’on avance.

Le peuple tunisien n’acceptera pas de retour en arrière, il veut en finir avec le régime issu du « printemps arabe » américain qui change les dirigeants en maintenant le régime, la corruption et l’immoralité politique.

Le peuple tunisien veut la restauration de l’Etat et un nouveau régime dont le crédo serait « la politique au service du peuple et de la patrie ».

Zohra Credy

Source: Tunisitri

https://arretsurinfo.ch/ce-qui-sest-passe-en-tunisie-le-25-juillet-2021-nest-pas-un-coup-detat/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ce-qui-sest-passe-en-tunisie-le-25-juillet-2021-nest-pas-un-coup-detat

Dans RUSSIE

LORS D'EXERCICES SINO-RUSSES DES ARMES CHINOISES AUX MAINS DES SOLDATS RUSSES

Par Le 10/08/2021

Deux arsenaux anti-américains interchangeables…

Tuesday, 10 August 2021 6:23 PM  [ Last Update: Tuesday, 10 August 2021 6:24 PM ]

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La cérémonie d'ouverture de l'exercice conjoint sino-russe près du Xinjiang tenu le 9 août 2021. ©Xinhua

Simultanément à l’escalade de la tension entre Washington et ses alliés d’une part, Moscou et Pékin de l’autre, les armées chinoise et russe ont lancé un exercice militaire conjoint au Xinjiang destiné à la fois à contrer l’influence des États-Unis en Asie centrale et à lutter contre le terrorisme.

Selon des sources médiatiques, un exercice militaire conjoint entre la Chine et la Russie a débuté lundi 9 août avec la présence de plus de 10 000 soldats de l’infanterie et de l’armée de l’air des deux pays dans la région autonome Hui du Ningxia située à la frontière de la province autonome du Xinjiang.

Cet exercice est perçu comme une démonstration de force et une coopération accrue entre les deux pays face à l’Occident et doit se poursuivre jusqu’au vendredi 13 août.

Le journal russe Kommersant rapporte que pour la première fois les troupes russes utiliseront des armes chinoises. La Russie et la Chine ont mené des exercices militaires conjoints depuis 2005.

La Chine et la Russie se pointent!

La Chine et la Russie se pointent !

Il y a presque un an, l’Iran, la Chine et la Russie organisaient un grand exercice naval dans le golfe Persique, la mer d’Oman et l’Océan indien. Cette man...

Le ministère russe de la Défense a déclaré dans un communiqué que Moscou avait envoyé des unités de fusils motorisés, des avions de combat Sukhoi Su-30SM, et des systèmes de défense aérienne pour participer à l’exercice qui visait à lutter contre le terrorisme.

L’Associated Press a publié ce mardi un reportage sur l’exercice militaire conjoint sino-russe dans le nord-ouest de la Chine qualifiant cet exercice de « message à Washington ».

Les Talibans pour ou contre la chine?

Les talibans pour ou contre la chine ?

Le porte-parole du bureau politique des talibans au Qatar, évoquant les relations du groupe avec certains pays, a déclaré que les talibans souhaitaient des relations bilatérales positives avec la Chine et d’autres pays, en particulier les voisins de l’Afghanistan.

« Les forces militaires chinoises et russes mènent des exercices conjoints dans le nord-ouest de la Chine alors que les liens se renforcent entre les deux pays dans un contexte d’incertitude quant à l’instabilité en Afghanistan », indique le reportage.

Au cours de ces dernières années, les États-Unis et leurs alliés ont accusé à plusieurs reprises la Chine de répression systématique et généralisée de l’identité musulmane au Xinjiang, mais Pékin a nié avec véhémence ces allégations.

« La région Xinjiang ne partage qu’une frontière étroite avec l’Afghanistan, mais Pékin redoute la menace que pourrait faire peser sur les frontières chinoises un chaos en Afghanistan si les talibans prenaient le contrôle du pays après le retrait des troupes américaines », a rapporté l’Associated Press.

Bien que la Russie et la Chine n’aient pas d’alliance militaire formelle, leur politique étrangère et leurs intérêts stratégiques ont connu une nette convergence ces dernières années en opposition à ceux des États-Unis et de leurs alliés.

Russie: les USA déclarent la guerre

Russie : les USA déclarent la guerre

Les États-Unis envisagent de déplacer leurs troupes d

L’exercice intervient alors que les deux pays ont qualifié la politique de l’administration Biden et le retrait des alliés occidentaux de Washington d’Afghanistan de « reconnaissance de l’échec des États-Unis ». Ils ont également mis en garde contre l’impact des troubles en Afghanistan, qui pourraient affecter la sécurité d’autres pays dans la région.

Selon les responsables de Pékin et de Moscou, le but de l’exercice est de renforcer des potentiels de planification pour des exercices et des opérations conjoints contre les actes terroristes et de démontrer la détermination et la capacité des deux pays à travailler ensemble pour assurer la sécurité et la stabilité régionales.

« L’exercice reflète la nouvelle hauteur du partenariat stratégique global de coordination pour une nouvelle ère entre la Chine et la Russie, ainsi que de la confiance mutuelle stratégique, les échanges pragmatiques et la coordination entre les deux pays », ont déclaré les responsables.

L’Associated Press a traité ce mardi des raisons selon lesquelles les relations sino-russes se sont améliorées.

Afghanistan: bombe à retardement anti-russe?

Afghanistan : bombe à retardement anti-russe ?

Le ministre russe de la Défense met en garde contre une guerre civile en Afghanistan après le retrait de l’OTAN.

« La Russie a soutenu la revendication de la Chine sur la propriété de la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale », rapporte l’Associated Press.

D’ailleurs, la Russie a organisé des exercices conjoints séparés avec les forces tadjikes et ouzbeks le long de la frontière de l’Afghanistan. Moscou a également renforcé sa base militaire au Tadjikistan en y envoyant de nouvelles armes. Les exercices se sont déroulés du 5 au 10 août sur le terrain d’entraînement tadjik harb-Maidon à 20 km de la frontière avec l’Afghanistan.

L’exercice conjoint sino-russe intervient alors que le destroyer lance-missiles américain USS Benfold a violé les eaux territoriales chinoises.

Selon des données fournies par l’East Day, l’incident s’est produit après que les navires chinois ont quitté la région chinoise appelée îles Paracels, ouvrant ainsi le libre accès à la flotte américaine dans la région. La Chine a qualifié les actions des États-Unis de provocations très graves qui auraient été planifiées suite à la surveillance de près les activités des navires britanniques par la Chine.

Sa Majesté manque de bateaux!

Sa Majesté manque de bateaux !

En Hongrie, Viktor Orbán a annoncé le 21 juillet la tenue prochaine d’un référendum et demandé le soutien des électeurs sur la loi anti-LGBT+.

Il convient de noter que l’émergence d’un groupe d’attaque de porte-avions dans les eaux territoriales chinoises pourrait être liée à un mouvement offensif contre la Chine, ce qui n’est pas en aucun cas dans intérêt de ce pays.

À cet égard, un expert chinois a déclaré : « Si la Grande-Bretagne veut violer les eaux territoriales chinoises, comme elle l’a fait dans le cas de la Russie, la Chine y ripostera immédiatement et attaquera les navires ennemis sans avertissement. Pékin a déjà averti Londres des conséquences désastreuses de toute provocation. »

Selon des informations publiées sur les réseaux sociaux, le destroyer lance-missiles américain USS Benfold est entré à Xisha dans les eaux territoriales chinoises sans aucune autorisation, ce qui a gravement violé la souveraineté de la Chine.

Le navire de reconnaissance américain Victory se trouve dans la région de Xisha depuis plus d’un mois menant des opérations intensives près des îles Paracel depuis son entrée dans le sud de la mer de Chine le 8 juin.

Pékin: « Les USA complotent »

Pékin : « Les USA complotent »

Les informations publiées autorités chinoises montrent que le navire de surveillance maritime Victory a navigué au large des îles Paracel et Zhongsha pendant un mois.

En réaction aux mouvements du navire américain, les navires de la marine chinoise ont été envoyés pour l’intercepter, mais aucune confrontation sérieuse n’a encore eu lieu.

https://french.presstv.ir/Detail/2021/08/10/664165/Arme-chinoise-aux-mains-des-Russes

Dans IRAN

L’IRAN SURVEILLE DE PRES LES AGISSEMENTS DES USA, DU ROYAUME-UNI ET D’ « ISRAËL » DANS LA REGION

Par Le 10/08/2021

Les Anglo-Saxons sous surveillance iranienne

Tuesday, 10 August 2021 6:28 PM  [ Last Update: Tuesday, 10 August 2021 6:28 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les vedettes du CGRI entourent le navire Stena Impero. (Photo d'archives)

« Nous suivons de près les agissements des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Israël dans la région », a déclaré le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale de la République islamique d’Iran. 

Lors d’une rencontre avec le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hossein, tenue mardi 10 août à Téhéran, Ali Chamkhani a évoqué la présence dangereuse et malveillante de militaires américains dans la région et les ingérences de Washington dans les affaires intérieures des pays de l’Asie de l’Ouest. « En cas de la poursuite de cette situation, la tension montera d’un cran », a ajouté Ali Chamkhani. 

Lire aussi: Golfe Persique et mer d’Oman : projet secret du Mossad

« Les pays de la région sont en mesure d’assurer leur propre sécurité sans compter sur les interventions étrangères, d’autant plus que les agissements suspects qu’ont récemment commencés les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël dans la région risquent de créer l’insécurité et le malentendu parmi les pays du golfe Persique. »

Il a déclaré que l’Iran était totalement prêt à neutraliser les complots pour déstabiliser la région. 

Iran: l'USS Ronald Reagan

Iran : l’USS Ronald Reagan

Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale de la République islamique d’Iran a ensuite fait allusion à la récente décision des États-Unis de boycotter les branches de la Résistance antiterroriste en Irak, en Syrie et au Liban ainsi qu’au feu vert de la Maison-Blanche aux groupes terroristes pour massacrer les peuples de la région. « C’est la raison pour laquelle les nations haïssent le gouvernement américain et ses alliés qui adoptent toujours des mesures ambivalentes et malveillantes. »

Lire aussi : G. Persique : sa Majesté tente une « false flag pro Israël » puis recule...

Ali Chamkhani a déclaré que les accords signés entre Téhéran et Bagdad devraient entrer en vigueur dans les plus brefs délais. 

L’Iran surprendra GB/Israël

L’Iran surprendra GB/Israël

De son côté, le chef de la diplomatie irakienne a déclaré que la stabilité politique et sociale en Iran rendait heureux le gouvernement et le peuple de l’Irak. 

“Quiconque entend utiliser le sol irakien pour menacer la sécurité de l’Iran fera l’objet de la réaction ferme de Bagdad.”

Fouad Hossein a souligné que Bagdad était prêt à promouvoir leurs relations avec le nouveau gouvernement iranien. 

Il s’est entretenu également avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/10/664185/Iran-Irak-USA-Ali-Chamkhani-Fouad-Hossein-

Dans IRAK

« LES GROUPES DE RESISTANCE IRAKIENS FONT PARTIE DE L’EQUATION DE DISSUASION ETABLIE PAR SAYED NASRALLAH »

Par Le 10/08/2021

 

« Les groupes de résistance irakiens font partie de l’équation de dissuasion établie par S.Nasrallah »

 Depuis 8 heures  10 août 2021

Cheikh Qaïs Khazaali

Cheikh Qaïs Khazaali

 Article traduit - Irak - Monde arabe

Rédaction du site

Le secrétaire général du mouvement irakien Asaib Ahl Al-Haq a déclaré que les mouvements de résistance irakienne faisaient partie de l’équation de dissuasion établie par le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hasan Nasrallah.

Dans des déclarations publiées ce mardi 10 aout, cheikh Qaïs Khazaali a souligné que « la Résistance irakienne se réserve le droit de répondre aux attaques israéliennes qui ont tué un certain nombre de combattants irakiens ».

« Le régime sioniste a bombardé les réacteurs nucléaires irakiens et est responsable de toutes les mauvaises choses qui se produisent dans notre pays », a en outre déclaré le chef du mouvement Asaib Ahl Al-Haq, une formation faisant partie du Hachd al-Chaabi.

Et de poursuivre : « Le régime sioniste n’arrêtera pas de cibler l’Irak pour des raisons religieuses et idéologiques. Les sionistes considèrent l’Irak comme leur premier ennemi et leur plus grande menace ».

Le mouvement Asaib Ahl Al-Haq fera face au regime sioniste, qui constitue le plus grand ennemi des nations arabes et musulmanes.

Sur un autre plan, cheikh Khazaali a salué l’Iran qui a été le premier pays à reconnaître le processus politique en Irak au moment où tous les pays conspiraient contre lui.

« L’Iran était le seul pays parmi les pays voisins à avoir soutenu l’Irak dans son combat contre Daesh », a-t-il fait savoir.

https://french.almanar.com.lb/2125686

Dans Equateur

EQUATEUR : CONFIRMATION DE LA MARCHE NATIONALE EN L’ABSENCE DE DIALOGUE

Par Le 10/08/2021

10 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-08-09 17:29:03

      

Quito, 9 août RHC) Des représentants de différents secteurs de l’Équateur ont confirmé leur participation à la marche nationale convoquée cette semaine, en l’absence de dialogue avec le gouvernement sur les problèmes qui touchent le pays.

Convoquée par le Front Unitaire des Travailleurs de l’Équateur (FUT) pour le mercredi 11 août, la manifestation cherche à montrer le mécontentement existant avec la situation actuelle de plusieurs corporations et le non-respect des promesses de campagne de l’exécutif actuel, depuis le dialogue et la rencontre promus, qu’il n’a pas respectés.

La participation à la manifestation est convoquée sur le réseau social Twitter, sous le label #YoMeMovilizo11A (#JeMeMobilise11A).

'Le gouvernement de la Rencontre disait et promettait d’écouter tout le monde, mais le dialogue ne vient jamais alors que la crise continue à s’aggraver pour la jeunesse et les travailleurs de l’Équateur', a affirmé la Fédération des Lycéens en confirmant sa participation à la marche.

L’Union Nationale des Enseignants (UNE), avec des dizaines de travailleurs en grève de la faim pour défendre la mise en œuvre des réformes de la Loi Organique de l’Éducation Interculturelle (LOEI) depuis le 12 juillet dernier, a également confirmé sa participation.

Des étudiants, des travailleurs des secteurs productifs et des collectifs associés à la FUT, comme la Fédération Nationale des Ouvriers des Conseils et des Gouvernements Provinciaux de l’Équateur, la Confédération équatorienne des syndicats libres et les syndicats municipaux et provinciaux s’ye joindront également.

La grande manifestation nationale est pour l’éducation, pour la santé, contre la loi humanitaire qui, de l’avis de plusieurs corporations, constitue un coup porté à l’économie familiale, en particulier à celles à faible revenu, et pour l’abrogation du décret par lequel le gouvernement a établi des fourchettes de prix pour les carburants, entre autres raisons.

Pour les travailleurs, la demande porte sur la stabilité de l’emploi, les garanties de sécurité sociale et de bien-être, tandis que les étudiants demandent le libre accès aux universités, une éducation de qualité et la fin du harcèlement et de la violence dans les établissements d’enseignement.

Les enseignants, en plus des revendications de leurs élèves, exigent en outre le respect des dispositions de la LOEI, qui comprend six pour cent du produit intérieur brut pour l’enseignement, le respect et le paiement des pensions de retraite, l’égalisation des salaires, la reconnaissance de l’ancienneté et le reclassement, ainsi que d’autres avantages.

Selon les organisateurs, les réseaux sociaux visent à dénaturer les objectifs de la manifestation, lesquels précisent-ils, sont de justes revendications de la population.

L’action au niveau national coïncidera avec la date à laquelle il est prévu de fixer le nouveau prix mensuel à la hausse de l’essence et du diesel.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/266508-confirmation-de-la-marche-nationale-en-labsence-de-dialogue-en-equateur

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