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CHILI, 50 ANS APRÈS: L'HÉRITAGE DE SALVADOR ALLENDE

50 ANS APRÈS: L'HÉRITAGE DE SALVADOR ALLENDE

 Solidarité Internationale PCF Amérique LatineChili 0

18 SEPT. 2020

50 ans après: l'héritage de Salvador Allende

Un demi-siècle après l'élection de Salvador Allende en septembre 1970, il nous faut rendre hommage à un homme d'une intégrité personnelle et politique exceptionnelle, qui fut entièrement dévoué à la cause de son peuple. Le bref gouvernement d'Unité Populaire au Chili, avec la Révolution cubaine, a élargi l'horizon d'espoir pour la lutte populaire en Amérique latine. Sa fin tragique et la conspiration impérialiste criminelle qui y a concourru confirment une règle qui n'admet aucune exception : l'émancipation et le progrès exigent, partout, le pouvoir populaire, la perspective du socialisme et la mobilisation anti-impérialiste combative du peuple tout entier.

Par ses accomplissement au gouvernement et par son sacrifice héroïque, Allende a laissé un héritage extraordinaire aux peuples de Notre Amérique, sans lequel il est impossible de comprendre le cheminement que les peuples d'Amérique Latine ont engagé depuis la fin du siècle dernier et qui a abouti à la défaite du principal projet géopolitique et stratégique des États-Unis pour la région, l'ALCA [ndlr: Accord de Libre Echange des Amériques], à Mar del Plata en 2005.

Il y a des dates qui marquent des jalons indélébiles dans l'histoire de notre Amérique. Le 4 septembre est l'un de ces jours. Comme le 1er janvier 1959, triomphe de la Révolution cubaine, ou le 13 avril 2002, lorsque le peuple vénézuélien est descendu dans la rue et a réinstallé au Palais de Miraflores un Hugo Chávez prisonnier des putschistes, ou encore le 17 octobre 1945, lorsque les masses populaires argentines ont obtenu la libération du Colonel Perón et ont commencé à écrire une nouvelle page de l'histoire nationale. La date du 4 septembre fait partie des événements épiques d'Amérique latine. Le 4 septembre 1970, Salvador Allende a remporté les élections présidentielles en battant le candidat de droite Jorge Alessandri et relégué celui du parti démocrate chrétien, Radomiro Tomic, à la troisième place.

L'élection de 1970 fut la quatrième à laquelle se présentait Allende. Sa première apparition fut en 1952, où il a recueilli un peu plus de 5% des voix, bien loin du vainqueur Carlos Ibáñez del Campo (47%). Il ne se découragea pas et en 1958, en tant que candidat du Front d'Action Populaire (FRAP), organisation d'alliance des partis socialiste et communiste, il rassembla 29% des voix et fut proche d'enlever la victoire à Jorge Alessandri (32%).

Dès ce moment, touts les voyants étaient au rouge au Département d'État des Etats-Unis, comme l'a illustré le nombre croissant de mémos et de télégrammes relatifs à Allende et à l'avenir du Chili qui a saturé les canaux de communication entre Santiago et Washington. Le triomphe de la Révolution cubaine a propulsé le FRAP au rang de menace prioritaire pour le Chili et toute la région, car Salvador Allende est apparu aux yeux des hauts fonctionnaires de Washington - la Maison Blanche, le Département d'État et la CIA - comme un "extrémiste de gauche", pas foncièrement différent de Fidel Castro et tout aussi nuisible pour les intérêts américains.

À l'approche de la date cruciale de l'élection présidentielle de 1964, l'implication des États-Unis dans la politique chilienne s'est renforcée de manière exponentielle. Les rapports de missions soulignaient une ambivalence inquiétante dans l'opinion publique. D'un côté, une certaine admiration pour le "mode de vie américain" et l'importance des entreprises américaines basées au Chili. Mais de l'autre, derrière cette apparente sympathie, se cachait une hostilité latente qui, combinée à la remarquable popularité de Fidel Castro et de la Révolution cubaine, pouvait conduire le Chili sur une voie révolutionnaire que Washington n'était pas prêt à tolérer. D'où le soutien torrentiel et multiforme (financière, diplomatique, culturelle et communicationnel) au candidat de la Démocratie Chrétienne (Eduardo Frei), en recourant aux pires méthodes de propagande dans l'unique but de décrédibiliser Allende et le FRAP et d'exalter le futur gouvernement démocrate-chrétien, porteur de "révolution dans la liberté" - par opposition au processus révolutionnaire cubain tant détesté (par Washington, bien sûr).

Un mémo envoyé le 19 mars 1964 par Gordon Chase à Mc.George Bundy, conseiller à la sécurité nationale du président Lyndon B. Johnson, traduit tout le malaise que suscitait l'élection présidentielle chilienne à Washington. Chase suggèra qu'à ce stade, quatre scénarios étaient possibles: a) une défaite d'Allende ; b) une victoire d'Allende sans majorité absolue, permettant de manœuvrer pour faire élire Frei au Congrès ; c) un renversement d'Allende via un coup d'État militaire, avant même qu'il n'entre en fonction (car après ce serait beaucoup plus difficile) ; d) une victoire d'Allende. Face à cette dernière éventualité, Chase écrivait: "nous serions en difficulté parce qu'il nationaliserait les mines de cuivre et se joindrait au bloc soviétique à la recherche d'une aide financière", avant de conclure "nous devons faire tout notre possible pour que le peuple soutienne Frei". C'est ce qu'ont fait les États-Unis; cela a abouti à la victoire de Frei (56 %) sur Allende, qui, malgré la "campagne de terreur" dont il fut victime, est parvenu à recueillir 39 % des voix.

La victoire de la démocratie chrétienne fut saluée à Washington avec un grand soulagement et le sentiment d'avoir porté un coup définitif à Allende et à la potentielle continentalisation de la Révolution cubaine. Toutefois l'auto-proclamée "Révolution de la liberté" s'est soldée par un échec retentissant, à la fois politique et économique, qui a contraint le candidat du parti au pouvoir (Radomiro Tomic) à se lancer dans la bataille électorale en brandissant le slogan d'une "voie non capitaliste vers le développement", afin de contrecarrer l'adhésion croissante que les propositions socialistes de l'Unité Populaire exerçaient sur l'électorat chilien.

La quatrième tentative électorale a souri à Allende qui, malgré la formidable campagne de calomnie dont il a encore fait l'objet, a réussi à l'emporter sur Jorge Alessandri (36,2% contre 34,9% des voix). Tout était désormais entre les mains du Congrès car, en l'absence de majorité absolue, il fallait départager les deux candidats. Dès lors, il ne restait plus que deux moyens (selon Chase) pour empêcher Allende d'accéder à la présidence: procéder à un coup d'État militaire préventif (d'où l'assassinat du général constitutionnaliste René Schneider) ou manipuler les votes au Congrès (en procédant à la persuasion,la corruption ou l'extorsion) pour faire nommer Alessandri à la présidence. Aucun de ces deux plans n'a réussi et, le 4 novembre 1970, le candidat de l'Unité Populaire fut élu président du Chili. Il est ainsi devenu le premier président marxiste élu dans le cadre des insitutions bourgeoises et le premier à tenter de faire avancer la construction du socialisme par voie pacifique.

Malgré d'énormes obstacles, le gouvernement d'Allende a ouvert une brèche significative. Son gouvernement fut assiégé avant même d'entrer à La Moneda, faisant face à une attaque brutale de la part de l'ambassade et de ses célèbres alliés locaux, c'est-à-dire toute la droite: l'ancienne et la nouvelle (Démocratie chrétienne), les entreprises commerciales, le grand capital et ses médias, l'Eglise et une partie de la classe moyenne (victime d'un terrorisme médiatique sans précédent en Amérique latine). Pourtant, même dans ces conditions difficiles, le gouvernement d'Allende est parvenu à renfrorcer l'intervention de l'État et à développer la planification économique. Il a réussi à nationaliser le cuivre grâce à une loi adoptée presque sans opposition au Congrès, mettant ainsi fin au pillage systématique pratiqué par les entreprises américaines et avec le consentement des gouvernements précédents. Anaconda et Kennecott (ndlr: les deux entreprises qui exploitaient le cuivre avant la nationalisation) ont pu engrenger plus de 4 milliards de dollars en 40 ans à partir d'un investissement initial parfaitement ridicule (30 millions de dollars). Un scandale ! Salvador Allende a également placé le charbon, le fer et le salpêtre (nitrate de potassium) sous contrôle étatique, récupéré les aciéries stratégiques de Huachipato, accéléré la réforme agraire en accordant des terres à quelque 200 000 paysans sur près de 4 500 propriétés et, enfin, nationalisé presque l'intégralité du système financier (banques et assurances privées) en acquérant la majorité des parts à des conditions avantageuses. Par ailleurs, son gouvernement a nationalisé l'entreprise Telegraph and Telephone International (IT&T), qui disposait d'un monopole sur les communications et en avait profiter pour organiser et financer - en lien avec la CIA - la campagne médiatique contre l'investiture de Salvador Allende.

Ces politiques ont abouti à la création d'une "zone de propriété sociale" où les principales entreprises qui conditionnaient le développement économique et social du Chili (telles que le commerce extérieur; la production et la distribution d'énergie électrique; le transport ferroviaire, aérien et maritime; les communications; la production; le raffinage et la distribution du pétrole et de ses dérivés; l'acier; le ciment, la pétrochimie et les produits chimiques lourds; la cellulose et le papier) sont devenues contrôlées ou fortement réglementées par l'État. En plus de ces réalisations impressionnantes, un programme alimentaire fut mise en oeuvre et comprenant, entre autres, la distribution d'un demi-litre de lait aux enfants. Le gouvernement d'Allende a également promu la santé et l'éducation à tous les niveaux, démocratisé l'accès à l'université et lancé un ambitieux programme culturel par l'intermédiaire d'une maison d'édition d'État (Quimantú), qui a publié et distribué des millions de livres gratuitement ou un prix dérisoire.

Par son travail gouvernemental et son sacrifice héroïque, Allende a laissé un héritage extraordinaire aux peuples de Notre Amérique, grâce auquel nous sommes parvenus à mettre en échec l'ALCA (l'accord de libre échange des Amériques). Allende a été l'initiateur du cycle progressiste et de gauche qui a secoué l'Amérique latine au début de ce siècle. Il était un anti-impérialiste sans faille et un ami inconditionnel de Fidel, du Che et de la Révolution cubaine, à un moment ou cela équivalait à un suicide politique et le transformait en chair à canon pour les médias téléguidés depuis les États-Unis. Salvador Allende, homme d'une intégrité personnelle et politique exemplaire, a payé de sa vie sa loyauté aux grandes causes du socialisme, de la démocratie et de l'anti-impérialisme. Aujourd'hui, en commémorent le 50e aniverssaire de cette victoire, il nous faut exprimer toute la gratitude due à ce père fondateur et saluer sa mémoire au moment où nous inaugurons un nouveau cycle progressiste qui conduira à la seconde et véritable indépendance de nos peuples.

Atilio A. Borón

ODIARIO.INFO

Publié sur le site du PCB

le 11/09/2020

Traduction MR pour Solidarité Internationale PCF

https://pcb.org.br/portal2/26117/50-anos-depois-o-legado-de-salvador-allende/

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/09/50-ans-apres-l-heritage-de-salvador-allende.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

BRESIL : AU PANTANAL, LES FEUX SERVENT A SPECULER SUR LA POSSESSION ACQUISE PAR LES INCENDIES, AFFIRME UN INGENIEUR-FORESTIER

Par Juca Simonard* (Pour Prensa Latina)

São Paulo, 20 septembre (Prensa Latina) Le militant politique et ingénieur forestier Renato Farac a affirmé hier à Prensa Latina que les feux dans le Centre-Ouest du Brésil sont coordonnés par de grands propriétaires fonciers pour spéculer sur la possession acquise par les incendies.

Les incendies qui se produisent dans le Pantanal, biome forestier qui couvre une grande partie du Centre-Ouest du Brésil, mais aussi une partie du Nord et du Paraguay, font partie des plus importants jamais survenus dans le pays. Des milliers d’espèces sont affectées par le feu. En outre, près de la moitié des territoires indigènes régularisés dans la région ont déjà été touchés par les incendies - perdant plantations et habitations-, selon l’ Agência Pública (Agence Publique brésilienne).

Selon le climatologue Carlos Afonso Nobre, ancien enquêteur de l’Institut national de recherches sociales (Inpe), les incendies dans la région ont lieu en raison de l´action humaine. Il a expliqué, dans une interview à CNN, qu´il en est ainsi car il n’y a pas de tempêtes qui engendrent des décharges électriques ou des éclairs qui puissent provoquer le feu dans une végétation sèche.

'Ils (les incendies) sont tous d’origine humaine. Presque tous sont des incendies provoqués par des agriculteurs, des propriétaires fonciers, des fermiers. Ce n’est pas une étincelle accidentelle qui est apparue sur un tracteur utilisé dans un certain lieu, cela est très rare', a déclaré Nobre.

L’ingénieur forestier et militant politique Renato Farac, qui intervient auprès du mouvement des campagnes à Bahia, a déclaré à Prensa Latina que la région du Centre-Ouest brésilien est celle qui a la plus grande concentration foncière. D’après lui, plus importante que dans le nord-est du pays. Les propriétaires terriens, qui ont pour la plupart plus de 10.000 hectares destinés à l’élevage, utilisent souvent les incendies pour augmenter les pâturages.

Il affirme cependant que le Pantanal est une région de pâturage naturel et que les terrains brûlés servent à favoriser le schéma de spéculation foncière. Dans le schéma qu’il indique, les fermiers brûlent les arbres pour étendre leurs terres et spéculer sur les nouveaux territoires acquis en les valorisant. Farac estime que cela se produit à travers l´usurpation de terres, falsifiant des certificats de propriété et des notes d’impôt.

Il accuse également le gouvernement de Jair Bolsonaro qui a réduit le budget de lutte contre les incendies de 58%, selon les données officielles du site Portal da Transparência. Le ministre de l’Environnement Ricardo Salles - accusé pour sa relation avec les propriétaires fonciers - a dépensé, jusqu’en août dernier, environ 105.000 R$, ce qui ne représente que près de 0,4% d´un budget déjà largement réduit.

Le Pantanal vit l’une des pires sécheresses de ces 50 dernières années, mais les incendies qui ont lieu sont bien plus liés au gouvernement de Jair Bolsonaro qu’aux questions climatiques, a déclaré Farac à Prensa Latina.

La région du Pantanal possède l’une des plus grandes concentrations foncières du pays et la situation actuelle est due au soutien et aux incitations à la destruction (de zones naturelles), en vue de l’ouverture de nouveaux terrains pour l´usurpation de terres, a-t-il insisté.

Selon lui, la faute en incombe au gouvernement de Bolsonaro et aux propriétaires terriens qui, ayant connaissance de cette période de sécheresse extrêmement grave, ont réduit de près de 60% les ressources de prévention et de lutte contre les incendies de forêt et mis fin au contrôle de cette situation par la persécution et la censure des organismes de défense de l´environnement.

Il affirme encore qu´un incendie dans ces proportions ne se produit pas de manière accidentelle et encore moins de manière naturelle. « Un bon exemple est celui de l’année dernière, lorsque les propriétaires fonciers ont organisé la Journée du Feu en Amazonie, une action coordonnée qui a augmenté les foyers d’incendie de plus de 300% d’un jour à l’autre dans l’État du Pará », a-t-il expliqué.

Daniel Rocha, qui enquête sur les incendies du Pantanal, a déclaré, dans une interview au programme CNN 360°, que quatre propriétaires font actuellement l´objet d´une investigation pour être soupçonnés d’avoir déclenché les incendies dans la région.

peo/bj/js

*L’auteur est chroniqueur et traducteur d’anglais du site web Brasil 247.

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884909:bresil-au-pantanal-les-feux-servent-a-la-speculation-affirme-un-ingenieur-forestier&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101


 

LA RUSSIE A INITIE LE TRANSFERT DE BOMBARDIERS PORTE-MISSILES STRATEGIQUES TU-160 ET TU-95 AUX FRONTIERES US

Russie: proposition de placer des bombardiers nucléaires près des frontières US.

 Depuis 5 heures  21 septembre 2020

tu-160

tu-160

 Amérique et Europe - Russie

 

Le Conseil de la Fédération de Russie a initié le transfert des bombardiers porte-missiles stratégiques russes Tu-160 et Tu-95 aux frontières américaines, afin de démontrer la volonté de lancer des frappes en réponse à toutes les provocations de Washington près des frontières russes.

À en juger par la situation politique actuelle dans l’hémisphère occidental, seuls le Venezuela ou Cuba peuvent devenir les bases des bombardiers russes, alors que, comme le disent les experts, dans ce cas, les porte-missiles n’auront qu’à décoller dans les airs pour frapper – des missiles de croisière avec des ogives nucléaires et une portée de plus de 5 000 kilomètres suffiront pour bombarder avec succès la moitié des États-Unis.

« La Russie peut forcer les États-Unis à changer d’avis sur les vols aériens stratégiques au-dessus des territoires de l’Ukraine », a déclaré Franz Klintsevich, membre du Conseil de la Fédération de Russie, dans une interview à l’Agence fédérale de presse.
De telles actions du personnel militaire américain sont contraires aux accords internationaux et aux règles de sécurité, a-t-il précisé, estimant que les dirigeants russes ne resteront pas inactifs et réagiront en conséquence.

Il a ajouté qu’il existe des États proches des frontières américaines où des bombardiers porte-missiles stratégiques russes pourraient être déployés, ce qui aura un fort impact sur Washington.
« Je pense que cela suffira aux Américains pour changer complètement leur approche de ces vols. Si j’étais à leur place, je ne plaisanterais pas avec la Russie », a souligné le sénateur à ce sujet rapporte l’édition «InfoRus ».

Compte tenu de la tension croissante, les experts estiment que la Russie enverra ses bombardiers stratégiques principalement au Venezuela et que des bases de missiles et des systèmes de défense aérienne / de défense antimissile pourraient apparaître à Cuba, couvrant à la fois la Russie et les forces stratégiques russes au Venezuela.

Source : https://avia-pro.fr/news

http://french.almanar.com.lb/1880738


 

BRESIL : LE PARTI DES TRAVAILLEURS PRESENTE UN PLAN POUR RECONSTRUIRE LE PAYS

Le Parti des travailleurs présente un plan pour reconstruire le Brésil
Brésil-P.T.Brasilia, 21 septembre (Prensa Latina) Le Parti des travailleurs (PT) présentera aujourd'hui le "Plan de reconstruction et de transformation du Brésil", qui rassemble des propositions pour la reprise du développement économique et social du pays.

L'organisation politique propose d'apporter à la société une initiative capable de garantir une issue à la crise sanitaire, économique et sociale dans laquelle le géant sud-américain est plongé depuis le coup d'État judiciaire parlementaire qui a destitué le président Dilma Rousseff du pouvoir en 2016.

Nous allons sauver des vies, créer des emplois et des revenus, développer l'économie nationale, radicaliser la démocratie qui est aujourd'hui menacée, promouvoir la souveraineté et construire un nouveau pays", a déclaré la présidente du PT, Gleisi Hoffmann.

Le lancement du plan, auquel assisteront les anciens présidents Luiz Inácio Lula da Silva et Rousseff, ainsi que l'ancien candidat Fernando Haddad, sera diffusé en direct sur les profils officiels du PT et de la Fondation Perseu Abramo sur les réseaux sociaux.

Les actions incluses dans le projet visent à assurer une nouvelle voie pour le pays, basée sur l'expansion des opportunités, l'égalité et une large liberté d'expression et de communication, outre la défense de la souveraineté nationale, menacée par le gouvernement de Jair Bolsonaro.

Nous voulons souligner que l'État a un rôle d'incitation au développement", a expliqué l'économiste Aloizio Mercadante, directeur de la Fondation Perseu Abramo et ancien ministre de la Maison civile dans le gouvernement Rousseff (2011-2016). Ces propositions ont été conçues sur la base des contributions de centaines de personnes - travailleurs, femmes, noirs, autochtones, représentants du secteur public, LGBTQI+, artistes et intellectuels - engagées dans le pays.

Le plan est basé sur un diagnostic de la crise brésilienne, aggravée par la pandémie de Covid-19 et le comportement irresponsable du gouvernement Bolsonaro en réponse à l'agent pathogène, qui compromet l'avenir et empêche une sortie rapide de la catastrophe.

Il prévoit également des mesures d'urgence à long terme et développera des politiques publiques protectrices et inclusives pour combattre le racisme structurel, l'oppression, l'homophobie et la violence contre les femmes, les peuples indigènes et les quilombolas (Afro-brésiliens).

asg/ocs

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=397965&SEO=partido-de-los-trabajadores-presenta-plan-de-reconstruccion-de-brasil


 

VENEZUELA : MADURO accusé de CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ, QU'EN EST-IL VRAIMENT?

L'analyse de Romain Migus

LA VIDÉO DE DEBUNKAGE !!!!

La lecture du rapport de la mission de l'ONU révèle bien des surprises.

Un rapport avec une méthodologie douteuse, des sources politisées et un résultat qui discrédite...la défense des Droits de l'Homme.

Cette nouvelle accusation est avant tout une opération politique visant à torpiller le consensus démocratique autour des élections du 6 décembre 2020, et empêcher les vénézuéliens de tourner la page Guaido pour remettre le pays sur les rails institutionnels.

source : Romain Migus

Tag(s) : #Venezuela#Maduro#ONU

http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2020/09/maduro-accuse-de-crimes-contre-l-humanite-qu-en-est-il-vraiment.html


 

PEPE ESCOBAR : JULIAN ASSANGE, PROMETHEE ENCHAINE

Julian Assange, Prométhée enchaîné

Il est puni non pas pour avoir volé le feu, mais pour avoir exposé le pouvoir sous la lumière de la vérité et provoqué le dieu de l’Exceptionnalisme.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 19 septembre 2020

Région : 

Thème: 

C’est le récit d’une tragédie de la Grèce antique rejouée en AngloAmérique.

Au milieu d’un silence tonitruant et d’une indifférence quasi universelle, enchaîné, immobile, invisible, un sordide Prométhée a été transféré de la potence pour un procès spectacle dans un faux tribunal gothique construit sur le site d’une prison médiévale.

Kratos, incarnant la Force, et Bia, incarnant la Violence, avaient dûment enchaîné Prométhée, non pas à une montagne du Caucase, mais à l’isolement dans une prison de haute sécurité, soumis à une torture psychologique implacable. Le long des tours de guet occidentales, aucun Héphaïstos ne s’est porté volontaire pour forger la moindre réticence ou même une pointe de pitié.

Prométhée est puni non pas pour avoir volé le feu, mais pour avoir exposé le pouvoir à la lumière de la vérité, provoquant ainsi la colère sans limite de Zeus l’Exceptionnel, qui ne peut perpétrer ses crimes que sous de multiples voiles de secret.

Prométhée a percé le mythe du secret – qui enveloppe la capacité de Zeus à contrôler le spectre humain. Et c’est un anathème.

« Prométhée enchaîné par Vulcain », peinture à l’huile de Dirck van Baburen de 1623. (Vulcan Rijksmuseum, Wikimedia Commons)

Pendant des années, des sténographes pirates et avilis ont travaillé sans relâche pour dépeindre Prométhée comme un petit escroc et un faussaire sans importance.

Abandonné, sali, diabolisé, Prométhée n’a été réconforté que par un petit chœur d’Océanides – Craig Murray, John Pilger, Daniel Ellsberg, des guerriers Wiki, des écrivains de Consortium. Prométhée n’a même pas eu les outils de base pour organiser une défense qui pourrait au moins ébranler le récit cognitif dissonant de Zeus.

Océanus, le Titan père des Océanides, ne pouvait pas amener Prométhée à apaiser Zeus.

Prométhée aurait pu révéler au chœur que la révélation du secret n’était pas ce qui convenait le mieux au contentement de son cœur. Son sort pourrait aussi, à long terme, raviver l’attachement populaire aux arts civilisateurs.

Un jour, Prométhée reçut la visite de Io, une jeune fille humaine. Peut-être s’imagina-t-il qu’elle ne s’engagerait pas dans de futurs voyages, et qu’elle lui donnerait deux enfants. Et peut-être prévu-t-il que l’un de leurs descendants – un épigone de Héraclès sans nom – le libérerait, au sens figuré, de son tourment plusieurs générations plus tard.

Zeus et ses serviteurs procureurs n’ont pas grand-chose à reprocher à Prométhée, si ce n’est la possession et la diffusion d’informations confidentielles exceptionnelles.

Il n’en reste pas moins que c’est finalement Hermès – le messager des dieux et, surtout, le vecteur des Nouvelles – qui a été envoyé par Zeus dans une colère incontrôlable pour exiger que Prométhée admette qu’il était coupable d’avoir tenté de renverser l’ordre fondé sur des règles établi par l’Exceptionnel Suprême.

CBC TV couvrant l’expulsion de Assange de l’ambassade équatorienne à Londres

C’est ce qui est ritualisé dans le procès-spectacle actuel, qui n’a jamais eu pour objet la justice.

Prométhée ne sera pas apprivoisé. Dans son esprit, il soulagera l’Ulysse de Tennyson : « lutter, chercher, trouver et ne pas céder ».

Ainsi, Zeus pourra enfin le frapper avec la foudre de l’Exceptionnalisme, et Prométhée sera précipité dans l’abîme.

Mais le vol du secret du pouvoir par Prométhée est irréversible. Son sort va certainement provoquer l’entrée retardée de Pandore et de sa jarre de tous les maux – avec des conséquences imprévues.

Quel que soit le verdict rendu par ce tribunal du XVIIe siècle, il est loin d’être certain que Prométhée entrera dans l’Histoire comme un simple objet de culpabilité pour la folie humaine.

Car le cœur du problème est désormais que le masque de Zeus est tombé.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

Julian Assange, Prometheus Bound

Cet article a été publié initialement par consortiumnews, le 8 septembre 2020

Traduit par Réseau International


La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Pepe Escobar, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/julian-assange-promethee-enchaine/5649382


 

BOLIVIE : A UN MOIS DES ELECTIONS, JEANINE ANEZ, PRESIDENTE PAR INTERIM RENONCE A SE PRESENTER A LA PROCHAINE PRESIDENTIELLE

À la Une: en Bolivie, la présidente par intérim renonce à se présenter à la prochaine présidentielle

Publié le : 

La présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez, le 13 mars 2020, au palais présidentiel à La Paz.

La présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez, le 13 mars 2020, au palais présidentiel à La Paz. REUTERS/David Mercado

Texte par :Stefanie SchülerSuivre

5 mn

 

À un mois des élections en Bolivie, la présidente par intérim a annoncé hier soir qu’elle renonçait à sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 18 octobre prochain. Selon les derniers sondages, Jeanine Añez se trouve avec seulement 10% des intentions de vote loin derrière Luis Arce, candidat socialiste et poulain de l’ex-président Evo Morales.

Pour le journal Los Tiempos, son renoncement arrive bien trop tard : « Dès le début, la candidature de Jeanine Añez à la présidence a été contestée, rappelle le quotidien. Désignée au poste de présidente par intérim pour mener le pays vers de nouvelles élections, les inquiétudes étaient grandes que Jeanine Añez utilise les ressources de l’État pour mener sa campagne électorale. Et c’est exactement ce qui s’est passé », souligne Los Tiempos.

À lire aussi : Bolivie: la présidente intérimaire Jeanine Añez renonce à l'élection présidentielle

Jeanine Añez a justifié le retrait de sa candidature par la nécessité d’unifier l’opposition face à la menace d’un retour du MAS, le Mouvement vers le socialisme d’Evo Morales, au pouvoir.

Mais force est de constater, écrit La Razon, qu’« il y a toujours sept candidats en lice. Et aucun d’entre eux n’a pour l’instant laissé entendre qu’il pourrait également retirer sa candidature pour unir le camp anti-Arce ». Le journal Pagina Siete, quant à lui, n’est pas d’accord avec la stratégie « tout sauf Arce » : « Le MAS représente les aspirations d'une grande partie de la population et, par conséquent, il est essentiel d’inclure ces Boliviens dans le jeu démocratique », estime l’éditorialiste qui poursuit : « Le prochain gouvernement devra faire face à une grave crise sanitaire et économique dans un environnement politique extrêmement polarisé. Les attentes légitimes des électeurs du MAS doivent trouver leur place dans le programme du futur gouvernement. Dans une démocratie il faut que chacun se sente représenté et respecté. Seuls les dictateurs et les idiots répondent par la surdité. »

Haïti sous la pression des États-Unis pour organiser les élections législatives

Haïti n’a plus de parlement opérationnel depuis janvier faute d’élections organisées à temps. Mais pour envisager un nouveau scrutin, le pays doit d’abord se doter d’un nouveau Conseil électoral provisoire. Selon la Constitution haïtienne, le CEP est composé de neuf membres, issus de différents secteurs de la société. Mais plusieurs d’entre eux estiment que l’actuelle situation, notamment sécuritaire, ne permet pas l’organisation du scrutin. Et c’est pourquoi ces secteurs ne désignent pas de membres pour le nouveau Conseil électoral provisoire.

Mais ce blocage ne plait pas aux États-Unis. « Cette fois-ci, le gouvernement américain est allé plus loin dans ses appels insistants à l’organisation des élections en Haïti », constate Le National. « Désormais ce n’est pas seulement le gouvernement haïtien qui est mis sous pression ». L’administration américaine « menace aussi directement l’opposition haïtienne et les acteurs de la société civile ». Par un tweet, l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince prévient : « il y aura des conséquences pour ceux qui font obstacle » au processus électoral.

Ces déclarations américaines suscitent une véritable levée de bouclier en Haïti. Nombreux sont ceux qui les considèrent comme une « inacceptable ingérence américaine dans les affaires internes du pays », relate l’agence Alterpresse.

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Mais le rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste estime que « bouder ne peut pas suffire. Il faut proposer, s’engager, dire ce qu’on veut faire ou imposer ce que l’on souhaite », écrit Frantz Duval avant de conclure : « Les Américains poussent pour être dans une démocratie des apparences. Les problèmes liés à la gouvernance sont nôtres. »

Au Pérou, le Parlement doit débattre puis voter aujourd’hui la destitution du président

« L’avenir de Martin Vizcarra est en jeu », titre El Comercio. Le Parlement péruvien avait voté la semaine dernière l’ouverture d’une procédure de destitution contre le chef de l’État pour « incapacité morale ». Martin Vizcarra est soupçonné de manipulation de témoin dans une affaire de corruption. « Pour voter la destitution du président, les voix de 87 élus sur 130 sont nécessaires. »

Le vote sera précédé d’un débat dans l’hémicycle. « On ne sait toujours pas si Martin Viscarra se présentera en personne devant les parlementaires pour se défendre », écrit El Comercio qui rappelle que « le président ne dispose pas de la majorité au Parlement, mais que plusieurs partis ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteront contre sa destitution ».

À lire aussi : Pérou : derrière la procédure de destitution du président, une tentative de coup d'État ?

https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20200918-bolivie-jeanine-a%C3%B1ez-renonce-pr%C3%A9senter-prochaine-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle


 

LA RUSSIE RALLIE LE CORRIDOR VENEZUELA-IRAN

Le superpétrolier vénézuélien change de drapeau pour éviter les sanctions américaines

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le premier superpétrolier du Venezuela, l'Ayacucho, a changé de drapeau. ©Fleetmon

Le premier superpétrolier du Venezuela, l’Ayacucho, a changé de drapeau, s’est réenregistré en Russie et a été renommé Maximo Gorki, d’après les données des traqueurs de flotte marchande Equasis et MarineTraffic.

Le pétrolier, construit en 2013 par la société chinoise Bohai Shipbuilding Heavy Industry Co, a une capacité de transport de 320 840 tonnes de port en lourd (DWT) et est capable de transporter environ deux millions de barils de pétrole, soit jusqu’à cinq jours de la production quotidienne actuelle de brut de la République bolivarienne.

Le pétrolier mesure 332 mètres de long (l’équivalent d’environ trois terrains de football américain), 60 mètres de large et a un tirant d’eau de 22,5 mètres.

Le navire aurait changé de nom et d’immatriculation en mai et naviguait sous pavillon russe depuis le 1er juin.

Guerre USA/Venezuela:le gagnant?

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Les efforts du gouvernement américain pour renverser le gouvernement vénézuélien via des sanctions pétrolières ont mis Washington face d’improbables situations...

Le changement de pavillon et d’immatriculation fait du Maximo Gorky le plus grand pétrolier de la flotte russe, dépassant la capacité DWT de l’installation de stockage flottant Umba et du supertanker Kola, qui ont une DWT de 300 000 et 309 000 tonnes, respectivement.

Les États-Unis ont imposé des sanctions contre l’Ayacucho et près de deux douzaines de pétroliers en février 2019 dans le cadre de leur politique de pression économique de Caracas pour tenter de renverser le gouvernement Maduro après avoir reconnu Juan Guaido comme « président par intérim autoproclamé » du pays.

L’Institut MarineTraffic a suivi pour la dernière fois le Maximo Gorki naviguant à l’est du terminal pétrolier de Puerto Jose dans le nord-est du Venezuela, son emplacement actuel étant inconnu.

Iran: les USA... touchés et coulés....!

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Les États-Unis n’ont pas fait de commentaires sur le changement de nom, de pavillon et d’immatriculation du pétrolier. Washington a ajouté plusieurs filiales du géant pétrolier russe Rosneft à ses sanctions contre le Venezuela en février et mars 2020, incitant la société russe à interrompre ses activités dans ce pays d’Amérique latine et à entamer le processus de vente de ses actifs dans ce pays fin mars.

Le mois dernier, Bloomberg a rapporté que l’administration Trump envisageait des sanctions supplémentaires contre le Venezuela pour arrêter les exportations de brut restantes du pays.

Malgré les pressions et sanctions US, l’Iran a intensifié sa coopération énergétique avec le Venezuela, expédiant à plusieurs reprises des fournitures d’urgence en carburant, de la nourriture et du matériel de production de pétrole au pays ces derniers mois dans le but d’aider à faire décoller sa production d’énergie et sa capacité de raffinage.

Venezuela/Iran : Moscou met en garde les USA

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Le représentant permanent adjoint de la Russie aux Nations unies a mis en garde les États-Unis contre toute action provocatrice de leurs navires contre les pétroliers iraniens près du Venezuela.

L’Iran ne fait aucun cas des restrictions et des menaces américaines, car le pays, lui-même, fait face à des sanctions des États-Unis depuis mai 2018, lorsque Washington a rompu son engagement en faveur de l’accord nucléaire iranien.

Le Venezuela a critiqué à plusieurs reprises les États-Unis pour leur politique de sanctions « criminelles » et a accusé l’administration Trump d’essayer de renverser son gouvernement démocratiquement élu et de le remplacer par une marionnette afin que les États-Unis puissent piller ses vastes ressources pétrolières et minérales.

Missiles iraniens au Venezuela?

Missiles iraniens au Venezuela?

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/19/634550/Venezuela-Russie-Iran-p%C3%A9trolier-sanctions-


 

VENEZUELA : LE PRESIDENT MADURO AFFIRME QUE LA "TOURNEE VA-T-EN GUERRE" DE POMPEO DANS PLUSIEURS PAYS LATINO-AMERICAINS A ECHOUE

Venezuela: Maduro affirme que la «tournée va-t-en-guerre» de Pompeo a «échoué»

Venezuela: Maduro affirme que la «tournée va-t-en-guerre» de Pompeo a «échoué»

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Par AlAhed avec AFP

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a affirmé vendredi que «la tournée va-t-en-guerre» du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo dans plusieurs pays latino-américains a «échoué».

«Mike Pompeo mène une tournée va-t-en-guerre contre le Venezuela mais cela se retourne contre lui. Il a échoué dans toutes ses tentatives pour que les gouvernements du continent s'organisent et fassent la guerre au Venezuela», a déclaré M. Maduro à la télévision.

Maduro «doit partir», avait lancé plus tôt Mike Pompeo depuis le Guyana, pays limitrophe du Venezuela et deuxième étape de son voyage en Amérique du Sud.

L'administration de Donald Trump ne reconnaît plus le président socialiste, au pouvoir depuis 2013. Elle exerce sur lui une pression économique et diplomatique de plus en plus forte à coups de sanctions pour tenter de l'évincer. En mars dernier, le ministère américain de la Justice a ainsi «inculpé» Nicolas Maduro et plusieurs de ses proches pour «narco-terrorisme».

M. Maduro continue, lui, à jouir du soutien de l'armée, clef de voûte du système politique vénézuélien, mais aussi de Cuba, de l’Iran, de la Russie et de la Chine.

https://french.alahednews.com.lb/36847/347


 

MAROC : MANIFESTATION A RABAT CONTRE LA NORMALISATION ARABE AVEC "ISRAËL"

Maroc: manifestation à Rabat contre la normalisation arabe avec l’ennemi israélien

Maroc: manifestation à Rabat contre la normalisation arabe avec l’ennemi israélien

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Par AFP

Quelques centaines de Marocains ont protesté vendredi à Rabat contre la «voie de la normalisation arabe» avec «Israël», en référence aux accords signés par l'Entité israélienne avec les Emirats arabes unis et Bahreïn.

A l'appel d'associations marocaines, les manifestants, munis de drapeaux palestiniens, ont critiqué les «pays traîtres» et «leurs alliés américains et sionistes» en demandant la «libération de la Palestine».

«Nous exigeons la criminalisation de toute normalisation» avec l'Entité sioniste, a aussi scandé la foule, composée de militants associatifs de gauche et de sympathisants islamistes, rassemblés dans le centre de la capitale.

Bahreïn et les Emirats arabes unis ont signé mardi à Washington des accords de normalisation avec «Israël», sous la houlette du président américain Donald Trump.

Ces pays arabes sont les premiers à reconnaître «Israël» depuis l'Egypte et la Jordanie, en 1979 et 1994.

«Nous sommes là pour rappeler que la cause palestinienne est aussi la nôtre», a confié Taïb Madmad, membre de l'Association marocain des droits humains (AMDH) présent à la manifestation.

«Nous voulons aussi dire à l'Etat marocain que le peuple n'acceptera jamais d'être impliqué dans les plans sionistes et américains et qu'il se révolterait si cela venait à arriver», a-t-il affirmé.

En même temps, la cause palestinienne est considérée comme une «cause nationale» mobilisant partis politiques et ONG opposés à toute normalisation avec l'Entité sioniste.

Pays allié des Etats-Unis, le Maroc n'entretient officiellement pas de relations avec «Israël» mais des liens existent officieusement.

https://french.alahednews.com.lb/36848/307