Veilleur en éveil

 

IRAN : NOUS POUVONS ENRICHIR L'URANIUM A 80%

Député iranien: nous pouvons enrichir l’uranium à 80%

 Depuis 15 heures  24 avril 2021

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 Article traduit - Iran - Monde islamique - Spécial notre site

 

Le député iranien Bijan Nobawatan  a affirmé que « l’enrichissement de l’uranium à 60 % est une étape scientifique importante face aux USA et à ses alliés », soulignant que « la République islamique de l’Iran est capable d’enrichir l’uranium jusqu’à 80% ».

Dans une interview exclusive à l’agence de presse Farsnews, le député iranien a  souligné: « Les USA et leurs alliés savent que l’Iran a atteint un tel niveau dans la technologie nucléaire et que ses progrès ne peuvent être freinés par l’assassinat de ses scientifiques et des actes de sabotage. L’infrastructure scientifique du pays ne peut être détruite par de telles actions ».

Il a ajouté: « Les pays qui cherchent toujours à inciter les médias à se retourner  contre nous doivent savoir que nous sommes également capables d’enrichir l’uranium à 80 pour cent « .

Et de conclure : « les USA doivent traiter l’Iran aujourd’hui comme  étant une puissance scientifique et ils doivent savoir qu’ils font face à un pays jouissant d’un rang  scientifique et technologique très haut placé dans le monde et dans divers domaines. Ils doivent prendre conscience que  toute agression contre l’Iran ne restera pas sans réponse ».

Source: Farsnews

https://french.almanar.com.lb/2051491

LA RUSSIE AUX PORTES DES USA?

Cuba contre Ukraine: Poutine règle ses comptes avec les USA

Friday, 23 April 2021 5:59 PM  [ Last Update: Friday, 23 April 2021 5:59 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des systèmes de guerre électronique russes. ©Avia.Pro

La Russie a-t-elle commencé à déployer des systèmes de guerre électronique à Cuba?

Après une série de déclarations selon lesquelles la Russie pourrait recommencer à déployer ses armes près des frontières américaines, on a appris que des avions de reconnaissance militaire américains effectuaient régulièrement des vols près des frontières nord de Cuba, a rapporté le site d'information russe, Avia.Pro. 

USA/Russie: la guerre imminente ?

PressTV / French / 11:47

Le point qui mérite réflexion est que la plus grande activité de l'aviation américaine près des frontières de Cuba soit observée après une série d'incidents avec des chasseurs américains de cinquième génération dans l'État américain de Floride qui pourrait bien être associée au déploiement de systèmes de guerre électronique russes dans la partie nord de Liberty Island.

Lire aussi :

-Méditerranée barricadée : Russie-Résistance crée un centre de commandement naval 

À ce jour, on connaît la volonté de la Russie de reprendre le contrôle de la partie sud des États-Unis à l'aide de ses équipements de reconnaissance électronique et de guerre électronique.

Compte tenu du fait que les systèmes russes modernes peuvent facilement perturber le fonctionnement des communications par satellite, sans lesquelles le fonctionnement normal des chasseurs américains de cinquième génération est pratiquement impossible, les experts ont avancé l'hypothèse que l'armée russe se soit déjà installée à Cuba.

L'image fournie par la chaîne Telegram "Operation Line" montre le vol de l'avion de reconnaissance militaire américain Boeing RC-135W, alors que, compte tenu du manque d'armes à Cuba pour menacer les Etats-Unis, Washington soupçonne apparemment également que l'armée russe pourrait retourner à Liberty Island.

Il convient de noter que la partie russe n'a pas nié la probabilité du retour des spécialistes militaires russes à Cuba, d'autant plus que l'infrastructure militaire soviétique y a été préservée.

Des

Après le deal Iran-Chine, place au deal Russie-Venezuela?

PressTV / French / 31 mars

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/23/650148/systemes--guerre-electronique-russes-Cuba

PEROU : LE CRI DU PEUPLE ET LE RUGISSEMENT DES ELITES

Pérou: Le cri du Peuple et le rugissement des élites - Romain MIGUS

Pérou Pérou | April 22, 2021

Le Pérou est une énigme. C’est certainement le pays qui condense le plus d’imaginaire social dans nos pays, et pourtant il reste l’un des plus méconnu d’Amérique du Sud. Grâce au dynamisme de son secteur touristique, chacun peut associer facilement la nation andine au Machu Pichu, aux lamas, à sa riche gastronomie, et à un certain folklore qui résonne parfois dans les bars ou métros des capitales européennes. Pour les lecteurs de Tintin ou les adeptes des Cités d’Or, l’évocation du Pérou active un imaginaire, certes non dépourvu de colonialisme, mais qui fait que le pays entretient l’illusion d’une certaine proximité, à l’inverse de nombreux de ses voisins régionaux.

Cependant, dès que l’on s’aventure sur les chemins des réalités politiques et économiques, le Pérou demeure une grande inconnue. Des pays moins emblématiques pour le citoyen occidental, tel que l’Uruguay ou l’Équateur, ont su attirer l’attention grâce aux processus politiques menés par des leaders charismatiques comme Pepe Mujica ou Rafael Correa. Pendant ce temps, le Pérou, englué dans une crise institutionnelle systémique depuis de nombreuses années, n’a généré que peu d’attention médiatique et politique. Une fois encore, le hasard des calendriers électoraux a focalisé l’intérêt politique sur l’Équateur où simultanément aux élections péruviennes se déroulaient le deuxième tour de l’élection présidentielle. Et durant de long mois, avant que celle-ci ne soit finalement repoussée, l’élection pour la Convention Constituante au Chili -prévue initialement à la même date- a éveillé toutes les attentions outre-Atlantique. Pourtant, le Pérou vit une situation politique intense. Et riche d’enseignement pour les luttes politiques et sociales en Occident.

Un système politique à l’agonie

Pour saisir la dynamique politique et économique du Pérou, il faut remonter le fil chronologique aux années 90. Le pays se trouve alors aspiré dans une féroce spirale inflationnnaire, et est plongé dans la guerre civile contre la guérilla du Sentier Lumineux. Les péruviens veulent du changement et de la stabilité. Ils portent, contre toute attente, Alberto Fujimori à la présidence du Pérou. Celui-ci va se livrer à une guerre sans merci contre les groupes insurrectionnels, et parallèlement opérer une thérapie de choc économique d’une extrême violence qui placera le Pérou sur les rails du néolibéralisme. Afin de contourner un parlement un peu trop soucieux à son gout de la défense des Droits de l’Homme et réticent à libéraliser totalement l’économie, Fujimori va réaliser un « auto-coup d’État ». Le 5 avril 1992, il est écarté momentanément du pouvoir avant d’y être réinstallé avec la complicité de l’armée. Le parlement est fermé, et Fujimori, soutenu par l’élite économique péruvienne va avoir les coudées franches pour mener à bien ses réformes économiques libérales.

Le 31 décembre 1993, il fait promulguer une nouvelle constitution qui inscrit les principes du néolibéralisme dans le marbre de la charte suprême. L’État y est relégué au rôle de promoteur de l’entreprise privée. Les structures institutionnelles sont démantelées, au profit d’un clientélisme social qui aujourd’hui encore garde un certain impact. Les opposants sont systématiquement traités comme des terroristes, dans le contexte difficile de la guerre civile, et poursuivis. De nombreuses privatisations se succèdent, et la porosité entre la haute fonction publique et le secteur privé va ériger en système de gigantesques réseaux de corruption.

Lorsque Fujimori est écarté du pouvoir en 2000, le système qu’il a contribué à mettre en place lui succède. Tous les présidents depuis la chute du dictateur néolibéral ont été accusés de corruption, emprisonnées ou en passe de l’être.

De destitutions pour corruption en passant par des coups d’État institutionnel, le pays andin a connu pas moins de cinq présidents depuis 2016. Pas besoin d’être un spécialiste pour constater qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des Incas.

Cette instabilité permanente a conduit à une véritable défiance dans le monde politique. Tour à tour perçu comme corrompus ou intrigants, les politiciens péruviens peinent à avoir la cote au sein de la population. C’est même une constante. Depuis le quartier populaire d’El Proceso perché en haut des montagnes du nord de Lima au riche district de Miraflores, les nombreuses personnes que nous avons rencontrés lors de la période précédant le premier tour font le même constat de méfiance envers une classe politique qui les a trop souvent trahis.

Les conséquences de la pandémie de Covid-19 sont venues se superposer à cette défiance. Elles ont mis à jour les contradictions d’un modèle politique et économique à bout de souffle, générateur d’inégalités sociales et territoriales : pas d’accès au soin, déficit abyssale de lit de réanimation dans les maigres restes du système public de santé, pénurie d’oxygène -ce qui a conduit trois gouverneurs régionaux à implorer de l’aide…au président vénézuélien Nicolas Maduro.

Le Covid-19 a aussi exposé les défaillances d’un État pour venir en aide aux travailleurs informels durant les confinements. De même, 300.000 enfants et 70.000 étudiants ont dû se retirer du système scolaire faute d’avoir accès à une connexion internet qui leur permette de suivre les cours à distance. Le gouffre qui sépare les villes et les campagnes et principalement celui entre la capitale Lima (qui concentre 30% de la population) et le reste des régions est particulièrement important pour comprendre l’issue des élections.

Il y a d’autres marqueurs qui ont déterminé le résultat des élections, comme les tensions générationnelles ou ethniques, mais le clivage le plus important qui permet de saisir la dimension du vote des péruviens est sans aucun doute l’opposition entre le mécontentement par rapport au système politico-économique et la peur d’un saut dans l’inconnu. Tenter de comprendre le choix électoral des péruviens en se focalisant sur une polarisation gauche-droite, ou à un antagonisme riche-pauvre serait extrêmement réducteur et ne permettrait pas de saisir la complexité des motivations des citoyens au moment de se déplacer dans les bureaux de vote. Par exemple, la candidate Keiko Fujimori, représentante patentée du système néolibérale mis en place par son père, est arrivée largement en tête dans la plupart des quartiers populaires de Lima. Les ressorts de la politique péruvienne sont d’une infinie richesse. Pas question de les calquer sur un autre modèle.

Un émiettement des candidats néolibéraux

L’élection présidentielle a compté avec pas moins de 18 candidats. Durant des mois, les enquêtes d’opinion ont placé six d’entre eux au coude á coude dans les marges d’erreurs statistiques. Un suspens qui s’est finalisé par la défaillance complète des prévisions des instituts de sondage.

Les néolibéraux péruviens ont présenté plusieurs candidats. Keiko Fujimori, incarnation vivante du système honni par une grande partie de la population, a capitalisé ses voix sur les bases populaires conquises par son père et par la peur d’une incertitude politique généré par un changement politique trop radicale. Avec Keiko, ses électeurs savent à quoi s’attendre. Son parti, Fuerza Popular conserve de solides bases sociales, bien que la candidate soit celle qui génère le plus de rejet dans la population (70% selon les enquêtes), et qu’elle personnalise à elle seule la corruption qui affecte le Pérou. Malgré ce rejet et ses casseroles, elle a réussi à se hisser au deuxième tour en cumulant 13,38% des voix.

Très proche de la ligne de Keiko, l’économiste Hernando de Soto -chantre du néolibéralisme á la péruvienne et architecte souterrain du système économique en place- a pu conquérir une partie de l’électorat des villes, grignoter sur celui de Keiko, et capitaliser sur la confiance dans le modèle tout en se présentant comme un nouveau visage dans le paysage politique péruvien. Ce qui est un comble, il faut en convenir. Il est toutefois arrivé quatrième avec 11,6% des voix.

Situé à l’extrême droite du camp néolibéral, l’entrepreneur Lopez Aliaga -dont les déclarations, en comparaison, feraient passer le président brésilien Jair Bolsonaro pour un gauchiste- a su manier avec talent un récit politique basé sur le changement tout en rassurant sur la continuité du modèle économique. Ne faisant pas parti du sérail politicien traditionnel détesté par la population, il a su attirer les voix les plus extrêmes d’un pays déjà très conservateur. Bénéficiant du soutien d’une partie de l’élite économique de Lima et des secteurs catholiques les plus moyenâgeux, il a fait mouche au sein d’un électorat avide d’ordre moral et de stabilité économique. Dans le Pérou conservateur, Lopez Aliaga est arrivé troisième en totalisant 11,7%.

Les candidats de ce champ politique ont bien pris soin de ne pas trop se tirer dans les pattes, sachant éviter l’insulte facile, préserver les ressentiments, et préparer des alliances de second tour. Ils se sont réparti les voix des villes connectés, et ont bénéficié bien au-delà des classes sociales de l’hégémonie culturelle néolibérale toujours en vigueur au Pérou malgré les désirs croissants de changement. Dans un pays complétement désinstitutionalisé, en situation d’ingouvernabilité permanente, où l’État n’est qu’une courroie de négoce pour la rapacité du secteur privé et des multinationales, l’idéologie individualiste a encore de beaux jours devant elle. S’il n’y a rien à attendre de l’État, alors c’est dans le développement de l’entreprise privée -formelle ou informelle, PME ou microentreprise familiale- que se situe la possibilité de salut et de développement individuel. Cet esprit du capitalisme -sans l’éthique protestante-, issu de l’atomisation de la société péruvienne et de la disparition des réseaux de solidarités et de résistance collective sous le fujimorisme, a fait naitre un sens commun néolibéral qui cale complètement avec le discours des candidats précédemment cités. Quelle que soit la classe sociale.

Veronika Mendoza et la défaite de la gauche sociétale

De l’autre côté de l’échiquier politique, deux candidats ont ancré leur récit autour du mécontentement croissant du système fujimoriste et de la volonté de changement radical : Veronika Mendoza et Pedro Castillo.

Malgré son jeune âge, Veronika n’est pas une novice dans la politique péruvienne. Élue députée en 2011 sous les couleurs de l’ancien président Ollanta Humala, elle avait démissionné de son poste lorsque ce dernier avait trahi les aspirations populaires qui l’avait porté au pouvoir. Lors de l’élection présidentielle de 2016, elle avait créé la surprise en manquant l’accession au deuxième tour d’une poignée de voix. Présente sur la scène internationale et régionale, elle a su tisser des alliances avec le reste des mouvements progressistes d’Amérique Latine.

Les sondages l’ont longtemps placé comme l’option favorite de gauche avec un clair potentiel d’accession au deuxième tour. Entourée d’une équipe dynamique composée d’universitaires, de syndicalistes et de membres d’organisations sociales, elle a bâti un programme de gouvernement ambitieux mais crédible, chiffré, planifié. Et immédiatement réalisable au sein de l’appareil d’État de par la compétence des gens qui l’accompagnent. Son programme économique et social repose sur la récupération des ressources naturelles, une réforme fiscale, la défense de l’environnement, la planification et la régulation de l’économie par l’État et le développement des secteurs les plus abandonnés par les bribes d’un système étatique extrêmement fragile. Surtout, elle se distingue pour avoir des 2016, proposé une Assemblée Nationale Constituante afin d’en finir avec la Constitution de 1993 imposé par Fujimori et rebattre les cartes du jeu démocratique. Si en 2016, cette idée n’avait qu’un impact mesuré, les sondages d’opinions ont montré qu’á la veille des élections du 11 avril 2021, 90% des péruviens souhaitaient changer ou réformer la Constitution actuelle. Cette nouvelle préoccupation a, par ailleurs, forcé les candidats à se définir par rapport à ce thème.

La cohérence de son plan de gouvernement et du récit politique qui l’entourait lui a longtemps donné la préférence des péruviens lors des débats présidentiels organisés par les autorités électorales. Pour le camp néolibéral, elle est devenue très vite l’option à abattre. Une campagne médiatique extrêmement violente s’est abattue sur la figure de Veronika.

Alors que, lors de la précédente élection, la candidate péruvienne avait pu rassembler au-delà de l’électorat de la gauche traditionnelle avec un récit national-populaire, le discours utilisé en 2021 faisait grande place à des thèmes sociétaux progressistes (égalité de genre, avortement, droits des minorités) et une inclinaison à l’intersectionalité des luttes. Ce nouvel axe de campagne, qui a fait l’objet d’intenses débats internes, a focalisé les violentes attaques des secteurs réactionnaires. Nous avons été témoin de bombardement de messages wasapp dans les quartiers populaires des villes ou des zones rurales prévenant l’électeur qu’un bulletin Mendoza équivaudrait à « l’homosexualisation de leurs enfants ». Ce type d’arguments n’est pas à prendre à la légère. Une « sale campagne » du même type avaient considérablement influé sur les résultats du referendum pour les accords de paix en Colombie. Il ne se passait pas non plus un jour sans que Mendoza ne soit interpellée sur la question du Venezuela et de son président Nicolas Maduro. Autre argument utilisé par les tenants du système au niveau mondial pour tenter de disqualifier un adversaire. Peu importe que la candidate ait finalement décidé de qualifier le gouvernement bolivarien de « dictature corrompue », les attaques n’ont pas cessé avec cette abdication aux pressions médiatiques. Dans un Pérou profondément conservateur et historiquement anti-bolivarien, cette fronde a participé au discrédit de la candidate progressiste. Coincé entre un Castillo sur sa gauche -qui a été soigneusement épargné par des médias bien content qu’il grignote une partie de l’électorat de Mendoza- et Yonny Lescano du parti Acción Popular au centre, Veronica a été pris en tenaille dans les derniers instants décisifs de la campagne électorale. Et ce, malgré ses bonnes prestations médiatiques et sa forte présence sur les réseaux sociaux. Mais Twitter et Facebook ne reflètent que les opinions des habitants des villes connectés, ou d’une certaine classe moyenne intellectuel urbaine qui adore polémiquer par écran interposé.  

Son électorat, assez constant sur l’ensemble du territoire, reflète son score final de 7,8%, et sa sixième position. A Oslo, Amsterdam ou Paris -où elle a d’ailleurs emporté le vote des péruviens de l’étranger- Veronica aurait certainement pu percer plus facilement. Mais le tourbillon des clivages de la réalité politique péruvienne a eu raison des aspirations de Juntos Por el Perú.

Castillo, l’avion furtif de la politique péruvienne

L’ascension irrésistible du professeur Pedro Castillo semble répondre aux fractures qui ont déchiré la campagne électorale péruvienne. Castillo n’est un nouveau venu que pour les éditorialistes de Lima qui ne prêtent guère d’attention aux luttes sociales. Il est professeur des écoles, enseignant dans les zones rurales. Il a été membre pendant six ans du parti Perú Posible de l’ancien président de centre-droit Alejandro Toledo, mais a surgi sur le devant de la scène durant les grèves du corps enseignant en 2017. Pendant 80 jours, les maitres d’école ont exigé une revalorisation de leur salaire, et grâce à l’opiniâtreté de leurs dirigeants syndicaux, avec à leur tête Castillo, l’ont finalement obtenu. Cette longue grève a été la genèse de la campagne actuelle du professeur, car elle lui a permis de tisser un réseau politique au niveau national. Pour cette élection, Castillo a été le candidat du parti Perú Libre, fondé par l’ancien gouverneur de la province de Junin, Vladimir Cerron. Une structure organique jeune (fondée en 2012) qui se définit comme marxiste-léniniste et mariateguiste, en référence à l’intellectuel péruvien socialiste Jose Carlos Mariategui (1894-1930).

Le programme du professeur se centre lui aussi autour d’une Assemblée Constituante et d’une récupération de l’utilisation des ressources naturelles pour améliorer la vie de ses concitoyens. Il promet de renforcer l’État et les services publics essentiels ainsi que de soutenir les petits et moyens agriculteurs dans les campagnes. A la différence de Veronica Mendoza, Castillo, plus en phase avec l’électorat péruvien, est extrêmement conservateur sur les thèmes de société (opposé à l’égalité de genre, anti-avortement, anti-euthanasie et pour le rétablissement de la peine de mort).

Sa campagne a été marqué par plusieurs éléments déterminants. Castillo est sans aucun doute le candidat du mécontentement par rapport au système actuel, mais aussi celui des campagnes contre les villes, et de la province contre Lima. Il cumule aussi un vote de ressentiment de la part des exclus du « miracle économique péruvien », de ceux qui ont été non seulement laissé sur la touche mais qui, en plus, ont été jetés dans les oubliettes de la représentativité médiatique. Ceux qu’on ne voit jamais. Face à la défiance généralisée de la classe politique, Castillo est apparu comme une option politique neuve et propre, non entaché par la corruption généralisée qui gangrène l’État péruvien.

Et puis surtout, pour le petit peuple des campagnes et, en moindre mesure, des classes populaires urbaines, Castillo est un des leurs. Il est professeur en zone rurale et membre des rondas campesinas, ces organisations communautaires qui ont pour tâche la sécurité communale. Ces deux implantations lui assurent un maillage territorial non négligeable, qu’il a su étoffer par des réseaux d’influence d’organisation de base se situant en dehors en dehors des structures politiques traditionnelles (organisations de participation populaire, cercles religieux). Au-delà de sa proposition politique, Castillo apporte une dignité à tout un Peuple oublié et marginalisé, et délaissé par le centralisme limeñien.

La campagne qu’il mène sans relâche depuis deux ans est aux antipodes des autres candidats. Invisible sur les réseaux sociaux, ignoré -et méprisé- par les médias, qui concentraient leur artillerie sur Mendoza, Castillo et Perú Libre ont parcouru le pays, réalisant des actes massifs sur les places de villages, faisant du porte-à-porte. Ils se sont implantés sur des portions de territoires où les politiciens ne se déplacent que pour offrir des promesses durant les campagnes électorales. Enfin, ils ont fait le plein de voix au sein d’une population qui a déjà, par le passé, exprimé son ras-le-bol de la situation actuelle en choisissant d’autres options électorales anti-système telles que Veronika Mendoza en 2016 ou encore le Frepap ou Unión Por el Perú de l’ethnocacériste Antauro Humala aux élections législatives de 2020.

Le discours adopté par Castillo collent aux aspirations populaires réelles sans répondre aux exigences d’un agenda mis en place par le système médiatique. En effet, Perú Libre ne cache pas son soutien aux gouvernements révolutionnaires du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua. Le résultat de Castillo au premier tour a bien montré que le Peuple n’a finalement que faire des campagnes fallacieuses de l’oligarchie et de ses relais médiatiques.

Pedro Castillo est un véritable Sukhoi-57 dans l’échiquier électoral péruvien. Pendant des mois, il est passé sous les radars médiatiques et numériques avant de prendre un envol supersonique dans les derniers jours, pour accéder largement au deuxième tour des élections présidentielles en emportant 19,4% des suffrages. Rappelant ainsi que la veine national-populaire est essentielle pour fédérer le Peuple.

Les défis du second tour

Les résultats du premier tour ont montré une représentativité politique extrêmement fragmentée et fragile. Si l’on additionne l’abstention -dans un pays où le vote est pourtant obligatoire sous peine d’amende-, les votes nuls et les votes blancs, seuls 52% des citoyens ont choisi un candidat le dimanche 11 avril 2021. En nombre d’inscrits, le score de Pedro Castillo est en réalité de 10,86%, celui de Keiko Fujimori d’á peine 7,64%. Autrement dit, les deux vainqueurs du premier tour de l’élection présidentielle ne totalisent à eux deux que 18,5% de l’ensemble des électeurs !

Ce manque d’intérêt et cette méfiance envers la classe politique sont un indicateur de la crise institutionnelle dans laquelle est plongé le Pérou depuis de nombreuses années. Quelques soit le candidat qui remporte l’élection présidentielle, il ne pourra compter sur une majorité au parlement et devra donc faire des alliances, probablement source de négociations et de répartitions de quota de pouvoir.

La crise devrait donc se prolonger au-delà du prochain round des élections présidentielles. A moins que les règles du jeu démocratique ne soient redéfinies par le Peuple au sein d’une Assemblée Nationale Constituante plénipotentiaire et souveraine. Pedro Castillo a déjà menacé de fermer le parlement si celui-ci empêchait la tenue d’une Constituante. La déclaration n’a choqué personne tant les péruviens dédaignent les arcanes du pouvoir législatif.

Face à la nouvelle configuration électorale, les lignes bougent. Si sur le papier l’alliance néo-libérale semble pouvoir devancer la proposition de changement, rien n’est écrit. A tous les clivages précédemment évoqués, se superposera un axe fujimorisme/anti-fujimorisme qui transcende les appartenances sociales et les groupes ethniques. Le grand défi de Pedro Castillo sera alors de capitaliser le rejet de la dictature, calmer les peurs de changement et présenter un nouveau récit politique qui unisse les péruviens au-delà de la défiance politique.

Le cri du Peuple sonnera-t-il plus fort que le rugissement des élites. Réponse le 6 juin prochain.  

 

Romain MIGUS

Source: RT France

Pérou

https://www.les2rives.info/perou_le_cri_du_peuple_et_le_rugissement_des_elites_romain_migus?utm_campaign=newsletter_23&utm_medium=email&utm_source=les2rives

APRES LA REPUBLIQUE TCHEQUE, LA LITUANIE, LA LETTONIE ET L’ESTONIE EXPULSENT DES DIPLOMATES RUSSES

 

URGENT

Les pays baltes expulsent des diplomates russes après la République tchèque

INTERNATIONAL

13:13 23.04.2021(mis à jour 14:15 23.04.2021)URL courte

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La Lituanie a annoncé ce 23 avril l’expulsion de deux diplomates russes par solidarité avec la République tchèque qui en avait déjà renvoyé 18. La Lettonie et l'Estonie ont à leur tour décidé d'expulser des employés russes des ambassades situées sur leurs territoires.

Par solidarité avec la République tchèque qui avait déjà renvoyé 18 diplomates russes, les pays baltes ont annoncé ce 23 avril l’expulsion d’employés russes des ambassades situées sur leurs territoires. La Lituanie a ainsi décidé d’expulser deux diplomates, la Lettonie et l’Estonie un chacun.

Le président du comité russe des Affaires internationales, Leonid Sloutski, a déclaré que la réponse de la Russie aux trois pays baltes serait rapide et symétrique.

«Les autorités de ces pays peuvent n’avoir aucun doute quant à notre réponse. Leurs diplomates peuvent déjà choisir lequel d'entre eux devra emballer ses affaires», a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

La semaine dernière, la République tchèque a accusé la Russie d’être impliquée dans une explosion survenue sur un entrepôt de munitions à Vrbetice, en 2014. Prague a en outre renvoyé 18 diplomates russes.

Le lendemain, la Russie, qui dément toute implication de ses services secrets dans l’incident, a riposté, selon le principe de réciprocité, en déclarant 20 diplomates tchèques personae non gratae. Prague a avoué ne pas s’être pas attendue à une telle réaction, car le fonctionnement de son ambassade en a pratiquement été paralysé.

https://fr.sputniknews.com/international/202104231045511856-la-lituanie-expulse-deux-diplomates-russes-apres-la-republique-tcheque/

PEPE ESCOBAR : DITES BONJOUR AU NOUVEAU PATRON DU MULTILATERALISME

Dites bonjour au nouveau patron du multilatéralisme

Le discours de Xi Jinping au Forum de Boao a marqué son dernier appel en faveur d’une économie mondiale ouverte et contre le découplage mené par les États-Unis.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 22 avril 2021

Asia Times

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En ces temps de graves troubles géopolitiques, il appartient à un véritable homme d’État de monter sur le podium mondial et de désamorcer une atmosphère délétère de Guerre froide 2.0. Le président Xi Jinping a tenu parole dans son discours d’ouverture du Forum annuel de Boao, à Hainan.

Voici l’intégralité de son discours. Et commençons par une seule phrase :

« Alors que nous traversons la pandémie de Covid-19, les gens de tous les pays ont plus clairement réalisé qu’il est nécessaire d’abandonner la mentalité de guerre froide et le jeu à somme nulle, et de s’opposer à toute forme de nouvelle guerre froide et de confrontation idéologique ».

Le public de Boao, dans une sorte de rassemblement Sino-Davos, n’était pas seulement composé d’invités panasiatiques. De manière significative, Elon Musk de Tesla, Tim Cook d’Apple, Stephen Schwarzman de Blackstone et Ray Dalio de Bridgewater, entre autres, accordaient à Xi toute leur attention.

Dans un discours relativement compact, Xi a une fois de plus exposé l’architecture du multilatéralisme – et la manière dont une Chine de retour au statut de superpuissance s’y intègre. Le message s’adressait peut-être subtilement à l’hégémon, mais surtout à une Eurasie en pleine intégration, ainsi qu’à l’ensemble du Sud global.

Xi a mis l’accent sur le multilatéralisme en tant que domaine de justice, et non de l’hégémonie, avec des « consultations approfondies », les grands pays se comportant « d’une manière adaptée à leur statut et avec un plus grand sens des responsabilités », et tout cela menant à des « bénéfices partagés », et non au bien-être des 0,001%.

Pékin considère qu’une économie mondiale ouverte est la voie vers le multilatéralisme – ce qui implique l’absence de « murs » et de « découplage », la Chine ouvrant progressivement sa propre économie et stimulant l’interconnexion des chaînes d’approvisionnement, l’économie numérique et l’intelligence artificielle (IA).

En un mot, c’est le Made in China 2025 en action – sans se référer à la terminologie particulièrement diabolisée pendant l’ère Trump.

Le multilatéralisme et l’économie ouverte sont des éléments clés de l’Initiative Ceinture et Route (BRI) – qui n’est pas seulement un vaste modèle de commerce/développement, mais aussi le concept global de politique étrangère de la Chine.

Xi a donc dû une fois de plus souligner que la BRI est « une route publique ouverte à tous, et non une voie privée appartenant à une seule partie ». Elle vise autant la réduction de la pauvreté, la croissance économique et la « connectivité dure » des infrastructures que la « connectivité douce », qui comprend « la coopération dans le contrôle des maladies infectieuses, la santé publique, la médecine traditionnelle et d’autres domaines ».

Il est assez révélateur que lorsque Xi a mentionné l’adoption des vaccins chinois, il l’a illustré avec deux exemples du Sud global : le Brésil et l’Indonésie.

Comment séduire le Sud global

L’approche chinoise d’un nouveau modèle de relations internationales s’inspire autant de Confucius que du Tao. D’où l’accent mis sur la « communauté de destin partagée » appliquée à l’échelle mondiale, et le refus de la « Guerre froide et de la mentalité à somme nulle » ainsi que de la « confrontation idéologique sous toutes ses formes ».

L’accent est mis sur « l’égalité, le respect mutuel et la confiance mutuelle » au premier plan des relations internationales, ainsi que sur « les échanges et l’apprentissage mutuel entre les civilisations ». L’écrasante majorité des pays du Sud global a certainement compris le message.

Mais en l’état actuel des choses, la realpolitik dicte que la Guerre froide 2.0 est déjà en vigueur, opposant Washington au partenariat stratégique Russie-Chine. La zone clé où se joue le jeu est en fait l’ensemble du Sud global.

Xi doit donc savoir que c’est à Pékin qu’il incombe de prouver qu’un « nouveau type de relations internationales » est la voie à suivre.

Le Sud global sera très conscient des efforts déployés par la Chine pour « aider davantage les pays en développement à vaincre le virus » et « honorer son engagement à faire des vaccins un bien public mondial ».

Sur le plan pratique, cela sera aussi crucial que de garder la Chine sous contrôle, en référence à la promesse de Xi selon laquelle l’État-civil « ne cherchera jamais l’hégémonie, l’expansion ou une sphère d’influence, quelle que soit sa force ». Le fait est que de grandes parties de l’Asie constituent une sphère d’influence économique naturelle pour la Chine.

L’Union européenne se concentrera sur la « coopération multilatérale en matière de commerce et d’investissement », en référence à la ratification et à la signature, dans le courant de l’année, de l’accord commercial Chine-UE. Et les entreprises américaines qui suivront attentivement le discours de Xi seront très intéressées par une promesse alléchante : « Tous sont les bienvenus pour partager les vastes opportunités du marché chinois ».

Les relations internationales sont désormais totalement polarisées entre des systèmes de gouvernance concurrents. Pourtant, pour l’écrasante majorité des acteurs du Sud global, en particulier les nations les plus pauvres, le test ultime pour chaque système – comme le savent si bien les universitaires chinois – est la capacité à faire progresser la société et à améliorer la vie des gens.

Les universitaires et les décideurs chinois privilégient ce qu’ils définissent comme des plans de développement SMART (spécifiques, mesurables, réalisables, pertinents et limités dans le temps).

Cela s’est traduit dans la pratique par la confiance de la majorité des citoyens chinois dans leur modèle politique – quelles que soient les interprétations de l’Occident. Ce qui compte, c’est la manière dont Pékin a contrôlé le Covid-19 en un temps record, la manière dont l’économie renoue avec la croissance, la manière dont la réduction de la pauvreté a été un immense succès (800 millions de personnes sorties de la pauvreté en trois décennies ; 99 millions de ruraux et 128 000 villages ruraux dans la dernière ligne droite) et la manière dont l’objectif officiel de parvenir à une « société modérément prospère » est atteint.

Au fil des ans, Pékin a soigneusement élaboré le récit d’une « ascension pacifique » en s’appuyant sur son immense héritage historique et culturel.

En Chine, l’interaction entre la résonance historique et les rêves d’avenir est extrêmement complexe à décoder pour un étranger. Les rythmes du passé résonnent toujours dans l’avenir.

Cela signifie en fin de compte que l’exceptionnalisme chinois – tout à fait évident à travers des siècles d’histoire – repose essentiellement sur le confucianisme, qui définit l’harmonie comme une vertu suprême et abhorre les conflits.

Et c’est la raison pour laquelle la Chine ne suivra pas le passé récent belliqueux et colonialiste de l’Occident hégémonique : une fois encore, c’est l’un des messages clés du discours de Xi à Boao. Si Pékin parvient à imprimer ce récit de « mission historique » dans l’ensemble du Sud global – avec des actes tangibles et pas seulement de la rhétorique – alors nous entrerons dans un tout nouveau jeu.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais : Say hello to the new multilateral boss, Asia Times, le 21 avril 2021.

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Asia Times

Copyright © Pepe EscobarAsia Times, 2021

https://www.mondialisation.ca/dites-bonjour-au-nouveau-patron-du-multilateralisme/5655755

IRAN/CHINE/PAKISTAN : LES USA PIEGES ?

Un scénario sino- irano-pakistanais pour bouter les USA hors de l'Afghanistan?

Thursday, 22 April 2021 5:42 PM  [ Last Update: Thursday, 22 April 2021 5:40 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Carte de la route de la soie localisant des pays d'où rallongent les voies ferroviaires. (Photo d'archives)

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères est toujours en visite en Iran et les coups ne cessent de se multiplier au Pakistan : attentat au Quetta, tentative d’assassinat de l’ambassadeur chinois à Islamabad... Mais qu’il y a-t-il de si terrifiant pour que les services secrets US/Israël/Arabie s’hyperactivent ? Le corridor Pakistan-Chine auquel veut se rallier l’Iran. De plus, Shah Mahmood Qureshi est venu aussi discuter du processus de paix afghan et du différend au Cachemire avec les dirigeants iraniens, raison de plus pour chercher à punir Islamabad.

 

Bombe eurasiatique iranienne?

Bombe eurasiatique iranienne ?

Téhéran, Ankara et Islamabad 

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a été reçu par les hauts responsables du ministère iranien des Affaires étrangères et l’ambassadeur du Pakistan en poste à Téhéran.

Pendant son séjour, Qureshi mènera des entretiens avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, et sera également reçu par le président Hassan Rohani.

« Les deux parties discuteront de la situation de la sécurité régionale, y compris les derniers développements dans le processus de paix afghan et le différend Jammu-et-Cachemire », indique le communiqué.

Puis viendra le soi-disant retrait us d’Afghanistan Joe Biden ayant décidé de retirer les troupes américaines d’Afghanistan d’ici le 11 septembre - qui marque le 20e anniversaire des attentats de 2001 aux États-Unis.

« L’Iran est un voisin de l’Afghanistan et le processus de paix en cours est important pour le pays - tout comme pour le Pakistan... Nous allons donc discuter de tous ces développements », a déclaré Qureshi dans un message vidéo séparé.

Chine-Iran: séisme stratégique anti-US?

Chine-Iran : séisme stratégique anti-US ?

Ce que gagnera la Chine au Moyen-Orient, grâce à son alliance avec la Résistance, va au-delà de la Route de la soie...

En allusion à la visite du ministre pakistanais des Affaires étrangères à Téhéran, un expert des questions relatives au sous-continent indien a expliqué que le dossier de l’Afghanistan et du processus de paix dans ce pays était des sujets de discussion primordiaux. 

« Les deux parties débattront de leur coopération économique, mais aussi sécuritaire et culturelle, ainsi que des relations entre l’Iran et les pays arabes du golfe Persique. 

Le Pakistan a tenté de jouer un rôle de médiateur pour rétablir des pourparlers entre l’Iran et certains États du sud du golfe Persique, y compris l’Arabie saoudite, bien que les relations entre Islamabad et certains pays de la région se soient refroidies.

Vers le corridor

Vers le corridor

“La Syrie adhère toujours à sa stratégie des ‘Cinq mers’, mettant en évidence sa décision de devenir un point de jonction entre la mer Noire, la mer Caspienne, le golfe Persique, la mer Rouge et la mer Méditerranée. »

Quant à l’Afghanistan, l’expert des questions régionales Nozar Shafiei a réaffirmé que les trois pays que sont l’Iran, le Pakistan et l’Afghanistan pouvaient devenir de grands partenaires.

Il a ajouté que les positions de l’Iran et du Pakistan sur l’Afghanistan se sont récemment rapprochées. “Au cours de cette visite, les responsables des deux pays discuteront du retrait des troupes américaines d’Afghanistan et du vide qui suivra, ainsi que du processus de paix dans ce pays”, a-t-il expliqué.

Soulignant que Téhéran et Islamabad jouent un rôle de premier plan dans le processus de paix en Afghanistan, Nozar Shafiei a déclaré : “Un pays comme l’Iran, sur la base de sa perspective culturelle, a toujours eu une vision relativement identique sur de différents groupes ethniques et religieux en Afghanistan. Mais les médias occidentaux ont tenté de créer des pôles pro-iraniens et pro-pakistanais en Afghanistan. Les problèmes de l’Iran avec l’Afghanistan sont distincts des problèmes du Pakistan avec l’Afghanistan.”

“L’Iran et le Pakistan peuvent travailler ensemble pour résoudre une grande partie des problèmes de l’Afghanistan sans avoir besoin de puissances étrangères, car le Pakistan a une influence notable sur les taliban et l’Iran entretient de bonnes relations avec d’autres acteurs ayant une influence en Afghanistan. Or cela revêt une importance de poids a l’heure du retrait annoncé US et ce à la lumière du poids grandissant de la Chine au Pakistan. On assiste actuellement à une augmentation de la concurrence entre la Chine et les États-Unis sur la scène mondiale. Actuellement, Téhéran et Islamabad sont tous deux proches de la Chine, et Washington tente de séparer les deux pays de la Chine dans une certaine mesure. Un scénario sino-irano-pakistanais propre à neutraliser les USA en Afghanistan est-il en cours ?”

Lire plus : «En singeant un retrait d'Afghanistan, les USA mettent en effet le cap sur l’Asie centrale »

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/22/650051/Iran-Pakistan-Chine-Route-de-la-soie

"ISRAËL" : LE MESSAGE DE L'IRAN AUX USA

Vidéo choc du CGRI publiée simultanément à la première frappe balistique contre Israël

Thursday, 22 April 2021 10:13 AM  [ Last Update: Thursday, 22 April 2021 4:59 PM ]

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Porte-avions US filmé par les drones iraniens. (Capture d'écran d'une vidéo diffusée par le CGRI le 21 avril 2121)

Le 7 avril 2021, alors même que l'Arabie des Salmane venait juste de reprendre langue avec l'Iran, rien que pour appeler ce dernier à l'aide face à un Ansrallah, désormais presque au centre de Maarib, Israël a commis l'une des erreurs stratégiques les plus fatales de toute son histoire d'entité factice, vivant sous perfusion. Le navire militaire du CGRI en mer Rouge a été pris pour cible d'un missile de croisière ou d'une mine à patelle, les sources d'information ne l'ont pas précisé, faisant ainsi déplacer radicalement le champ de bataille navale Israël/Iran, de l'échelle économique à l'échelle militaire. Car à en croire même les Israéliens "c'est Saviz qui sert de QG à Ansarallah" et qui "l'aide à identifier les cibles de ses nuées de drones et de missiles balistiques".

La Syrie frappe

La Syrie frappe

Après 10 ans de frappes israéliennes, la première attaque balistique depuis la Syrie contre Israël

Cette confirmation quelque peu simpliste et qui sous-estime largement les capacités d'une puissance militaire et politique émergente qu'est Ansarallah en mer Rouge a été très rapidement démentie par les faits, la Résistance yéménite s'étant mise à frapper dans les heures suivant l'attaque anti-Saviz, Khamis Mushait, Najran... en territoires saoudiens. Mais cette attaque anti-Saviz a servi que l'entité israélienne a revendiqué à demi mot, avec cette manie à "hyperboliser" un coup somme tout, propre aux pirates de mer, passait sous silence un important détail: le 7 avril, alors que les supposés commandos marins de "Shayetel 13" menaient leur acte de sabotage contre le navire iranien, l'USS Eisenhower se trouvait tout proche, à quelques 300 mètres de Saviz.

Opex360, site du renseignement militaire d'une armée française désormais aux ordres de Biden, est revenu sur l'événement affirmant que le porte-avions US, informé par les Israéliens de l'attaque, faisait route en direction du golfe Persique. Or en Iran, personne n'a cru cette boutade. L'attaque contre le navire militaire iranien "Saviz" n'aurait jamais pu avoir lieu sans le soutien militaire direct de l'USS Eisenhower qui depuis, est d'ailleurs bien arrivé dans le golfe Persique.

Une arrivée que le CGRI a tenu à faire médiatiser à sa façon. Et comment? Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) d’Iran a fait publier des images totalement inouïes de l'USS Eisenhower, tournées fraîchement par des drones iraniens, alors que le bâtiment traverse le détroit d’Hormuz. Les images publiées mercredi montrent clairement des chasseurs américains stationnés puis un hélicoptère de combat qui se pose sur le pont du navire sans soupçonner un seul instant qu'il se fait filmer par les Iraniens.  

Comment le CGRI a dépouillé l'US Navy?

Comment le CGRI a dépouillé l'US Navy?

La Marine iranienne, dotée de dernières technologies, a mis en défi les USA dans les eaux du Sud.

À un moment donné, le drone plane même au-dessus de cet hélicoptère de la marine américaine et a même l'air de vouloir le viser. Idem pour le jeep américain qui sillonne le pont à tout allure que le drone iranien en question suit, comme y voyant une proie bien facile surtout que des marines sont partout présent. car l'enregistrement visualise aussi des membres d'équipage du porte-avions se déplaçant partout.

Quelque 5000 marines et effectifs aériens en tout et pour tout qui n'ont jamais vu un drone de combat se rapprocher d'eau en pleine mer, et qui ont toutes les chances d'être pris de court, un peu comme l'équipage de "Hypérion Ray", le navire logistique israélien, qui a été attaqué le 11 avril, par un drone armé iranien, alors qu'une frégate belge du nom de Léopold 1er avait pour mission de l'escorter. Doté de radar, de missiles antinavire et de canons à 4000 décharge par heure, Léopold 1er n'a rien vu venir le 11 avril, tout comme l'USS Eisenhower qui à en juger la vidéo du CGRI, est totalement aveugle. 

Des sources militaires russes, comme Avia.pro commentant cette vidéo écrivent : « De façon alarmante, aucun des navires de guerre américains ne semble avoir été au courant de l'activité clandestine se déroulant dans le ciel au-dessus d'eux. Dans les images vidéo présentées, vous pouvez voir comment le drone iranien Shahed-191 examine avec succès le pont d'un porte-avions américain depuis les airs, tout en restant inaperçu par l'armée américaine. La démonstration de ces images vidéo a frappé assez durement la réputation de l'armée américaine, puisque, si nécessaire, Téhéran pourrait facilement éliminer le porte-avions avec plusieurs frappes aériennes. »

Shahed 181, le fossoyeur de Patriot!

Shahed 181, le fossoyeur de Patriot!

La Force aérospatiale du CGRI est capable de neutraliser la menace de missiles de croisière tirés par des navires américains, et de percer également leurs boucliers antimissiles.

 Et Avia ne croit pas si bien dire puisque la seconde partie de la vidéo réserve encore davantage de surprise : la deuxième partie des enregistrements diffusés par le CGRI présente des drones kamikazes militaires iraniens frappant diverses cibles, dont une réplique de DCA SAM. 
Comment comprendre cette vidéo publiée à peine quelques heures après une méga déflagration frappant en plein cœur de Tel-Aviv une usine de fabrication de missiles Tomer , soit quelques heures avant qu'un premier missile balistique de haute précision syrien s'abattent à quelques kilomètres sur le réacteur nucléaire de Dimona? 

Méga déflagration: Israël frappé?

Méga déflagration: Israël frappé?

Avia va de son commentaire : Il semblerait que l'Iran est sur le point de mettre en garde les Etats-Unis contre toute ingérence dans la guerre navale qui l'oppose à Israël. Car Fujaïrah comme partout dans le golfe Persique, voit régulièrement les navires, les pétroliers et les cargos US en circulation. Une frappe drone visant les Américains est une affaire totalement acquise pour l'Iran.

Mais de quel drone s'est il agit dans cette vidéo bien particulière? C'est un "Shahed-191", réplique à 60 pourcent du plus mystérieux drone US, RQ-170. Le drone "Shahed 191", doté d'un moteur à réaction, est conçu pour une triple mission de reconnaissance, de combat et de surveillance sur une portée maximale de 1 500 km et une durée de vol de 4,5 heures. La vidéo du CGRI prouve d'ailleurs le succès de l'appareil dans ces trois domaines. Ce drone qui vole à une altitude de 25 000 pieds a une vitesse de 350 kilomètres par heure et une masse maximale au décollage de 500 kg. Mais ce qui devrait surtout alerter les Américains ce sont ces deux bombes de 150 kilo chacune qu'il peut embarquer.

1er drone à abattre Israël ?

1er drone à abattre Israël ?

Selon des médias iraniens, Téhéran détient la plupart des drones de combat au Moyen-Orient.

Le "Shahed-191" est équipé d'un boîtier interne qui lui permet de transporter deux bombes et qui empêche l'augmentation de la réflexion radar qui se produit lors du transport d'une arme à l'extérieur du corps. Le dispositif qui a largement fonctionné puis l'USS Eidenhower ne s'aperçoit de rien. C'est sans doute en voyant ce genre d'image que le commandant en chef du CentCom a avoué mardi que la capacité des drones iraniens avait sapé la supériorité militaire américaine dans la région et que pour la première depuis la guerre de Corée, "l'US Air Force opère sans supériorité absolue dans le ciel du Moyen-Orient.

Iran: aveu d'impuissance du CentCom

Iran: aveu d'impuissance du CentCom

Le chef du CentCom, McKenzie a averti que l’utilisation par l’Iran de drones de petite et moyenne taille pour la surveillance et les attaques, signifie que « l’armée américaine opère sans supériorité aérienne totale ».

Frank Kenneth McKenzie a même prédit face au Congrès que cet état de chose est durable tant que "les dispositifs aériens iraniens continueront à avoir autant de mystères pour les Américains". Le 20 juin 2019, le général US a reçu une première leçon, le CGRI abattant un drone de surveillance américain RQ-4A Global Hawk BAMS-D avec un missile sol-air au-dessus du détroit d'Hormuz. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/22/650037/Drone-USA-Iran-CGRI-Golfe-Persique-Missiles-balistiques-

DANS SON DISCOURS ANNUEL, MISE EN GARDE DE POUTINE A L’OCCIDENT DE NE PAS « FRANCHIR LA LIGNE ROUGE »

Dans son discours annuel, Poutine met en garde l’Occident et lui conseille de ne pas «franchir la ligne rouge»

 Depuis 1 jour  22 avril 2021

poutine

 Amérique et Europe - Russie - Spécial notre site

 

Rédaction du site

La Russie tracera elle-même «la ligne rouge» dans ses relations avec les autres pays, a déclaré ce 21 avril Vladimir Poutine lors de son allocution à l’Assemblée fédérale.

«Je suis obligé de le dire. Nous ne manquerons pas de patience, de responsabilité, de professionnalisme, de confiance en soi et en la justice, ainsi que de bon sens quand nous aurons à prendre des décisions», a déclaré le président russe.
«Mais j’espère qu’aucun n’aura à l’esprit de franchir cette ligne rouge de la Russie. Nous tracerons ladite ligne selon les cas.»

Même avec ses rivaux, la Russie ne souhaite pas couper les ponts, a-t-il ajouté, mais si c’est ce qu’ils veulent, alors ils doivent être prêts à une riposte.

«En effet, nous souhaitons maintenir de bonnes relations avec tous les acteurs internationaux, dont ceux avec lesquels elles ne marchent pas vraiment, et c’est un euphémisme de le dire. En réalité, nous ne voulons pas couper ces ponts. Mais si quelqu’un qualifie nos bonnes intentions d’indifférentes ou de faibles, et s’il est déterminé à couper les ponts, alors il doit savoir que la réponse de la Russie sera asymétrique, prompte et dure», tranche le Président russe.

Les organisateurs de provocations menaçant la sécurité de la Russie «le regretteront comme longtemps ils n’avaient rien regretté.»

Dans leur quête de préserver leur mainmise internationale unilatérale, et de contrer les efforts pour un monde multilatéral, les occidentaux exercent des pressions maximales sur la Russie, comme sur la Chine. Pour cela, ils exploitent plusieurs dossiers : dont celui de l’Ukraine où une mobilisation militaire est perceptible des deux côtés de la frontière, depuis les exercices militaires entamée par Kiev, Defender Europe 2021, de concert avec l’OTAN. Sans compter les provocations américaines et de l’Otan en mer Noire, qui fait partie de son espace vital.

L’affaire de l’opposant Alexeï Navalny qui serait de nouveau tombé malade depuis qu’il a été arrêté alors qu’il venait de rentrer en Russie en janvier 2021 et  et dont les Occidentaux réclament l’évacuation de nouveau constitue aussi un dossier que les Occidentaux exploitent pour harceler Moscou.

Accusée de cyberattaques et d’ingérences dans les affaires des autres pays, la Russie fait l’objet de sanctions et leurs diplomates ont été expulsés de plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis et leurs alliés voisins de la Russie.

Dans son discours, Vladimir Poutine a déploré la récurrence de la mise en place de sanctions économiques illégales:
«Malheureusement, il semble que tout le monde soit déjà habitué aux sanctions économiques illégales politiquement motivées et aux tentatives brutes de certains d’imposer leur volonté aux autres».

Il a aussi condamné la tentative «de coup d’État et d’assassinat du président du Bélarus», perpétré par des opposants soutenus par les États-Unis, selon les services de sécurité des deux pays.

Selon lui, la politique russe au niveau international vise à assurer la paix et la sécurité pour ses citoyens et à développer son pays. Il a proposé d’échanger sur la stabilité stratégique et globale au niveau international.
«Leader dans la mise au point de systèmes de combat de nouvelle génération et le développement de nouvelles forces nucléaires, la Russie exhorte ses partenaires à discuter les questions d’armement stratégique et de stabilité globale».
Il a proposé la création d’une zone de cohabitation pacifique qui pourrait faire l’objet de discussions.

Sources: Sputnik; AFP

https://french.almanar.com.lb/2050743

L'EX-GENDARME US SUR LE MONDE NE PEUT PAS SE PERMETTRE QUE L'IRAN SOIT DANS LE CAMP CHINOIS

Nucléaire iranien: «les USA ne peuvent pas se permettre que l’Iran reste dans le camp chinois»

 Depuis 24 heures  22 avril 2021

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 Iran - Monde islamique

 

Rédaction du site

L’avocat franco-iranien Ardavan Amir-Aslani a expliqué dans le dernier entretien de Lignes Rouges les raisons qui ont amené l’administration américaine  à envisager de revenir à l’accord  nucléaire. Et ce trois ans après le retrait fracassant des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien par Donald Trump et les multiples tensions qui en ont découlé.

Si les négociations ont repris quoique de manière indirecte à Vienne, elles confirment la volonté aussi bien des États-Unis que de l’Iran de parvenir à une entente.
«Aujourd’hui, les États-Unis ne peuvent pas se permettre de rester dans cette situation d’animosité et d’antagonisme face à l’Iran. [Parce que, ndlr] l’Iran est la garantie de l’indépendance énergétique de la Chine. C’est le seul pays qui dispose des gisements miniers d’importance qui ne sont pas sous la domination américaine», avance-t-il.

Amorcée sous Barack Obama et intensifiée sous Donald Trump, la rivalité américano-chinoise sera bien le grand défi de la nouvelle administration Biden.
Et pour tenter de contrecarrer la domination de Pékin, qui passe par le développement et l’obtention des richesses naturelles de l’Iran, estime Ardavan Amir-Aslani, les États-Unis devraient chercher à éloigner l’Iran de la puissance de l’Empire du Milieu:

«On le constate aujourd’hui, les États-Unis sont rentrés dans une phase totalement conflictuelle avec la Chine. Et donc en pratique, les États-Unis sont obligés de faire en sorte qu’il y ait une dépendance chinoise face aux ressources énergétiques des États-Unis ou sous contrôle américain. Donc les États-Unis ne peuvent pas se permettre que l’Iran reste dans le camp chinois. »

Discuté quelques mois après la signature de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, le « pacte de coopération stratégique de 25 ans » entre Téhéran et Pékin a été annoncé en juillet 2020 et signé le 27 mars dernier. Un partenariat conclu permettant à l’Iran d’exporter ses matières premières et particulièrement son pétrole contre des investissements chinois, d’un montant annoncé de 400 milliards de dollars.

Source: Avec Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2050842

BOLIVIE : LE PRESIDENT LUIS ARCE APPELLE A UN MULTILATERALISME "PLUS SOLIDAIRE"

22 Avril 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-04-21 14:23:20

 

Andorre-le-Vielle (RHC) Le président de la Bolivie, Luis Arce Catacora, a appelé ce mercredi, lors de la session plénière du 27 Sommet Ibéro-américain, qui se tient en ligne depuis Andorre, à une "intégration effective", à travers la "fraternité des peuples" pour faire face aux défis du monde post-mondialisé.

Le représentant de la Bolivie s’est dit préoccupé par le fait que la pandémie avait mis en lumière l’inégalité d’accès aux vaccins.

Il a dénoncé que les pays riches ont acheté plus de la moitié des vaccins, avec moins de 16 pour cent de la population. " La science médicale doit être au service de l’être humain, sans discrimination", a-t-il souligné.

Les sociétés pharmaceutiques et les gouvernements doivent maintenir une coopération pour garantir l’accès aux vaccins. Après avoir souligné que les accords actuels "ne sont pas suffisants" le président bolivien a cité l’échec de la distribution des vaccins au niveau mondial.

Le chef de l’Etat bolivien s’est prononcé pour "réformer les normes internationales, y compris les droits de propriété intellectuelle, et a donc appelé à "changer ce scénario". A cet égard, Arce a réclamé que "les compagnies pharmaceutiques doivent libérer ces brevets pour permettre l’accès" universel aux vaccins.

Dans cette optique, il a appelé les pays développés à partager les vaccins achetés en trop grand nombre para rapport à leur population. Il a rappelé que les nations riches du Nord "ne pourront pas sortir de la crise" économique laissée par la pandémie de la Covid-19, "si elles laissent les nations du Sud dans la vulnérabilité".

Le président bolivien a déclaré qu’il était "nécessaire de discuter de l’injustice économique au niveau mondial", et il s’est félicité de l’adoption, dans le cadre du Sommet ibéro-américain, du communiqué spécial sur l’allégement de la dette extérieure en faveur des pays pauvres.

 

Source Telesur

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/254836-luis-arce-appelle-a-un-multilateralisme-plus-solidaire

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