Afghanistan

RETRAIT US D'AFGHANISTAN : UNE MEGA IMPOSTURE !

Déploiement de missiles tactiques US aux portes de l'Iran, de la Chine et de la Russie

Thursday, 29 April 2021 2:03 PM  [ Last Update: Thursday, 29 April 2021 2:00 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des soldats américains dans la province de Helmand en Afghanistan, le 2 juillet 2009. @AFP

L'USS Eisenhower, des B-52 et des missiles balistiques tactiques à déployer en Afghanistan: avouons que l'arsenal que le Pentagone de LIyod Austin compte déployer pour "assurer le retrait sain et sauf" des troupes US d'Afghanistan a quelque chose de bien disproportionné. A quoi joue l'Amérique? Plus d'un analyste y verrait une tentative destinée à inverser la donne militaire dans une Asie de l'ouest où les drones font désormais le poids autant que les chasseurs sophistiqués US. 

les missiles US en Afghanistan!

les missiles US en Afghanistan!

Le commandement central des forces armées américaines a fait état de sa décision d’installer des missiles balistiques tactiques en Afghanistan afin de sout...

C'est ainsi que l'armée américaine a annoncé qu'elle déploierait des lance-missiles balistiques tactiques en Afghanistan sous le prétexte de faciliter le retrait des troupes de ce pays. Citant le Commandement central des États-Unis (CentCom), l’agence de presse Sputnik a rapporté : « Des systèmes de missile d'artillerie à haute mobilité seront transférés depuis le Koweït à l’Afghanistan pour soutenir le retrait des troupes américaines ».

Pendant le processus de retrait de 2500 GI’s d'Afghanistan, le nombre de militaires stationnés dans le pays devrait augmenter dans les premiers stades, puisque l'infrastructure résultant de la guerre de 20 ans en Afghanistan doit être coordonnée dans le sens de l'évacuation des forces US.

Afghanistan : Biden se retire ?

Les États-Unis ont, officiellement, annoncé le retrait de leurs troupes d'Afghanistan, suivie de celles de l'OTAN. Est-ce la crainte d'une « irakisation »...

Pars Today / 15 avr.

Alors un retrait ou une manœuvre de diversion? C'est la presse US qui répond : “le Pentagone, les agences d’espionnage américaines, et les Alliés occidentaux sont en train de mettre au point des plans pour déployer dans la région une force moins visible mais encore puissante, comprenant des drones, bombardiers à longue portée et réseaux d’espionnage selon l’ordre de Biden, rapporte encore le New York Times. "Ainsi les USA retirent leurs 2 500 soldats,  mais le Pentagone a actuellement en Afghanistan environ 1 000 militaires en plus de ceux publiquement reconnus, appartenant à des forces spéciales sous les ordres du Pentagone et de la CIA », auxquels s’ajoutent plus de 16 000 mercenaires US qui pourraient être employés pour entraîner les forces gouvernementales afghanes.

But officiel du nouveau plan stratégique? « Empêcher que l’Afghanistan ne ré-émerge comme base terroriste pour menacer les États-Unis ». Le but réel demeure celui d’il y a vingt ans : avoir une présence militaire forte dans cette aire au carrefour entre le Moyen-Orient, l’Asie centrale, méridionale et orientale, de première importance stratégique surtout à l’encontre la Russie et de la Chine et évidemment l'axe de la Résistance. Et comment? 

Une Résistance afghane se pointe à l'horizon

Comment le peuple afghan a-t-il gagné contre l

PressTV / French / 17 avr.

Financer carrément les Talibans de façon à en faire un vecteur de tension à la fois contre la Chine, l'Iran et la Russie ; le secrétaire d’État Antony Blinken et propose que les États-Unis reconnaissent officiellement et financent les Talibans, car de cette façon « après avoir pris le pouvoir, partiellement ou totalement, ils pourraient gouverner moins durement pour obtenir la reconnaissance et le soutien financier des puissances mondiales ».

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/29/651562/Afghanistan--pr%C3%A9sence-moins-visible-de-l%E2%80%99US-Army

MANLIO DINUCCI : AFGHANISTAN, LE PLAN USA D’UNE NOUVELLE CATASTROPHE

L’Art de la guerre

 

Afghanistan, le plan USA d’une nouvelle catastrophe

 

Manlio Dinucci

 

  Le général Scott Miller, commandant des forces USA et alliées en Afghanistan, a annoncé le 25 avril le début du retrait des troupes étrangères qui, selon la décision du président Biden, devrait être terminé pour le 11 septembre. Les USA terminent-ils ainsi la guerre menée pendant quasiment vingt ans ?  Pour le comprendre, il convient avant tout de faire un bilan des résultats de la guerre. Le bilan en vies humaines est en grande partie inquantifiable : les “morts directes” chez les militaires étasuniens se monteraient à environ 2.500, et les blessés graves à plus de 20.000. Les contractors (mercenaires des USA) tués seraient environ 4.000, plus un nombre non précisé de blessés. Les pertes chez les militaires afghans se monteraient à environ 60.000. Les morts de civils sont de fait incalculables : selon les Nations Unies, elles auraient été environ 100.000 en dix seules années. Impossible de déterminer les “morts indirectes” de pauvreté et maladies, provoquées par les conséquences sociales et économiques de la guerre.

 

   Le bilan économique est relativement quantifiable. Pour la guerre -documente le New York Times sur la base des données élaborées par la Brown University- les USA ont dépensé plus de 2.000 milliards de dollars, auxquels s’ajoutent plus de 500 pour l’assistance médicale aux anciens combattants. Les opérations guerrières ont coûté 1.500 milliards de dollars, mais le montant exact reste “opaque”. L’entraînement et armement des forces gouvernementales afghanes (plus de 300 mille hommes), ont coûté 87 milliards. Pour “l’aide économique et la reconstruction” ont été dépensés 54 milliards de dollars, en grande partie gaspillés à cause de la corruption et de l’inefficacité, pour “construire des hôpitaux qui n’ont soigné aucun patient et des écoles qui n’ont enseigné à aucun étudiant, et qui parfois n’existaient même pas”. Pour la lutte contre la drogue ont été dépensés 10 milliards de dollars, avec le résultat suivant : la surface cultivée en opium a quadruplé, si bien qu’elle est devenue la principale activité économique de l’Afghanistan, lequel fournit aujourd’hui 80% de l’opium produit illégalement dans le monde. Pour financer la guerre en Afghanistan, les “États-Unis se sont lourdement endettés : ils ont dû ainsi payer jusqu’à présent, toujours en argent public, 500 milliards de dollars, qui en 2023 grimperont à plus de 600. En outre, pour les militaires USA qui ont ramené des blessures graves et un handicap des guerres en Afghanistan et Irak, ont été dépensés jusqu’à présent 350 milliards de dollars, qui monteront dans les prochaines décennies à 1.000 milliards, dont plus de la moitié pour les conséquences de la guerre en Afghanistan.

 

  Le bilan politico-militaire de cette guerre, qui a versé des fleuves de sang et brûlé d’énormes ressources, est catastrophique pour les USA, sauf pour le complexe militaro-industriel qui a réalisé avec elle d’énormes profits. “Les talibans, qui sont devenus de plus en plus forts, contrôlent ou se disputent une grande partie du pays”, écrit le New York Times. Alors, le secrétaire d’État Blinken et d’autres proposent que les États-Unis reconnaissent officiellement et financent les talibans, car de cette façon “après avoir pris le pouvoir, partiellement ou totalement, ils pourraient gouverner moins durement pour obtenir la reconnaissance et le soutien financier des puissances mondiales”.

 

  En même temps, rapporte le New York Times, “le Pentagone, les agences d’espionnage américaines, et les Alliés Occidentaux sont en train de mettre au point des plans pour déployer dans la région une force moins visible mais encore puissante, comprenant des drones, bombardiers à longue portée et réseaux d’espionnage”. Selon l’ordre de Biden, rapporte encore le New York Times, les USA retirent leurs 2.500 soldats, “mais le Pentagone a actuellement en Afghanistan environ 1.000 militaires en plus de ceux publiquement reconnus, appartenant à des forces spéciales sous les ordres du Pentagone et de la CIA”, auxquels s’ajoutent plus de 16.000 mercenaires USA qui pourraient être employés pour entraîner les forces gouvernementales afghanes. But officiel du nouveau plan stratégique : “empêcher que l’Afghanistan ne ré-émerge comme base terroriste pour menacer les États-Unis”. Le but réel demeure celui d’il y a vingt ans :  avoir une présence militaire forte dans cette aire au carrefour entre Moyen-Orient, Asie centrale, méridionale et orientale, de première importance stratégique surtout à l’encontre de Russie et Chine.

 

Édition de mardi 27 avril 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/afghanistan-il-piano-usa-di-una-nuova-catastrofe/ 

Traduit de l’italien par M-A P

AFGHANISTAN : LA PEUR DE LA RESISTANCE AFGHANE FAIT FUIR LES USA

 

Une Résistance afghane se pointe à l'horizon

Saturday, 17 April 2021 4:24 PM  [ Last Update: Saturday, 17 April 2021 5:02 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des forces américaines en Afghanistan. ©AP

Biden admet sa défaite et lève les drapeaux de la reddition en Afghanistan. Comment le peuple afghan a-t-il gagné contre l'Amérique dans sa plus longue guerre, s’interroge Rai Al-Youm.

Le rédacteur en chef de Rai Al-Youm Abdel Bari Atwan a écrit dans un article que « le président américain a mis fin à 20 ans de guerre en Afghanistan et a décidé de retirer toutes ses forces avant le vingtième anniversaire des attentats du 11 septembre et admettre sa défaite dans la guerre.

« Enfin, après vingt ans de guerre en Afghanistan, le président américain Joe Biden a décidé de hisser les drapeaux blancs de la reddition «teintés» par le sang de plus de 2 400 soldats morts et 21 000 blessés, et de retirer toutes les forces de son pays (3 500 soldats), avant le vingtième anniversaire des attentats du 11 septembre et de reconnaître officiellement la défaite », souligne Atwan.

Karabakh: le feu s'étend à la Chine?

 

PressTV / French / 1 nov. 2020

Selon le journal en langue arabe, ce grand acquis, qui n'est pas moins important que la défaite de l'Amérique au Vietnam, n'aurait pas été possible sans la patience des Afghans et leur résistance continue à l'occupation américaine, et le soutien des voisins, en particulier du Pakistan, à leur fournir des armes et de l'argent.

« La guerre en Afghanistan, qui a été la plus longue guerre des États-Unis, et qui a coûté au contribuable américain plus de deux mille milliards de dollars, nous rappelle le retrait des Américains du Sud-Vietnam pour s'échapper, et l'entrée des forces « Viet Cong » dans la capitale Saïgon, soulevant le signe de la victoire et ses drapeaux, et nous ne sommes pas exclus de la répétition de la même scène après un autre retrait ; le retrait des forces de l'OTAN, y compris les forces américaines, en septembre prochain, l'entrée des forces taliban dans la capitale, Kaboul, et l’annonce de la création de l'émirat islamique d'Afghanistan, comme le confirment la plupart des indicateurs, sinon tous », précise l’article.

« La phrase la plus vraie que Biden a prononcée dans son discours de mercredi soir est celle dans laquelle il a déclaré: «Je suis le quatrième président américain à vivre cette guerre, et je ne la céderai pas au cinquième président qui recevra le pouvoir après moi. Mais il n’a pas dit qu’il avait réalisé ce que les présidents précédents n’avaient pas compris, à savoir l’impossibilité de conquérir la volonté des peuples, de poursuivre leur occupation par la force d’avions, de missiles et de mercenaires, et de commettre des massacres contre des Afghans innocents », peut-on lire dans l’article d’Atwan.

Afghanistan : Biden se retire ?

Le président américain et ses alliés européens ont annoncé le retrait officiel de leurs troupes restantes d’Afghanistan.

PressTV / French / 15 avr.

« Ce qui est certain, c'est que l'achèvement du retrait américano-OTAN en septembre prochain créera un vide qui sera comblé par une guerre civile sanglante, alors que le gouvernement du président Ashraf Ghani tentera de lutter pour survivre au pouvoir, en s'appuyant sur 300 mille Afghans et soldats entraînés et armés par l'OTAN au cours des vingt dernières années. Une guerre qui ne se prolongera peut-être pas, et les forces talibanes, qui contrôlent pratiquement 70 % du territoire afghan, entreront dans la capitale, Kaboul, comme elles y sont entrées pour la première fois en automne 1996, en levant leurs drapeaux sur le palais présidentiel », nous rappelle Atwan. 

L'Arrogance américaine a reçu un « coup de poing fatal » en Afghanistan, tout comme des coups de poing similaires en Irak, en Syrie et au Yémen, et bientôt en Palestine occupée. Une nouvelle mondialisation qui renversera Washington et son dollar du trône du monde.

Rai Al-Youm souligne que « l'Afghanistan et le Yémen sont deux pays faciles à occuper, mais il est impossible d'y rester, et il n'y a pas moyen de s'en sortir qu’avec une défaite humiliante, non pas à cause de leur difficile nature géographique montagneuse, mais aussi en raison de la patience de leur peuple et de la forte volonté de résistance, d'adhésion à la dignité et à la fierté des âmes, et nous vous renvoyons aux livres d’histoire et aux échecs des Britanniques et des Ottomans dans les vallées et les montagnes des deux pays ».

Afghanistan: les USA lâchent prise?

 

PressTV / French / 14 oct. 2020

D’après Abdel Bari Atwan, l'Amérique a vaincu les Russes en Afghanistan en recrutant des extrémistes, et a pris sa revanche sur sa défaite au Vietnam, et par cela il a frappé le plus gros clou dans le cercueil de l'empire soviétique, et tente de répéter le même scénario en Chine maintenant, mais elle ne réussira pas, car le monde a changé, et l’ennemi n’est plus l’ancien ennemi et les outils américains sont vieux, rouillés et inefficaces.

« Nous espérons que « certains » Arabes apprendront que le prix de la résistance est beaucoup moins cher que celui de la reddition à l'Amérique et à ses complots. Le temps des défaites en série des Etats-Unis a commencé et Biden supplie le président Vladimir Poutine de le rencontrer, retirant ses navires de guerre de la mer Noire, offrant à l'Iran des concessions inimaginables dans les pourparlers de Vienne », conclut l’article.

Pékin veut vaincre les USA en Asie centrale

La Chine cherche à développer sa présence en Asie centrale par le biais des négociations pour la paix en Afghanistan, afin de porter préjudice à la domination américaine dans cette région.

PressTV / French / 3 févr. 2019

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/17/649687/USA-Afghanistan-Biden-retrait-Otan-Chine

AFGHANISTAN : DES FRAPPES ANTI-US DES TALIBANS IMMINENTES

Deal US/Taliban bientôt rompu

Sunday, 28 March 2021 10:52 AM  [ Last Update: Sunday, 28 March 2021 10:52 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les talibans mettent en garde les États-Unis contre le non-respect de l'accord de Doha. (Illustration)

S’adressant notamment aux États-Unis, les talibans ont mis garde contre le non-retrait des forces étrangères d’ici le 1er mai prévu dans l’accord de Doha.

Les talibans ont déclaré dans un communiqué que le non-retrait militaire d'Afghanistan constituait une violation de l'accord de Doha par les États-Unis et que nous devons continuer à lutter contre les forces d’occupations jusqu’à la libération de l’Afghanistan, a rapporté l’agence de presse Tasnim ce samedi 27 mars.

Le communiqué de poursuivre que le président américain Joe Biden a fait de vagues déclarations sur la mise en œuvre de l'accord de Doha et le retrait des troupes étrangères d’Afghanistan.

Lire aussi : "Washington n'a pas le statut juridique pour décider du sort des Afghans" (Iran)

Accusant certains États membres de l'OTAN de vouloir continuer à occuper l’Afghanistan, le communiqué ajoute que l'Accord de Doha [entre les États-Unis et les Taliban] est un moyen raisonnable et rapide de mettre fin à la guerre de 20 ans entre l'Afghanistan et les États-Unis et mais aussi pour parvenir à la paix et stabilité dans le pays.

Soulignant le respect de leurs engagements dans le cadre de l’accord de Doha, le communiqué a exhorté les États-Unis à faire de même, mais aussi à ne pas manquer cette opportunité historique sur la base de mauvais conseils et les motivations va-t-en-guerre.

Le communiqué a également averti que si les troupes étrangères ne quittaient pas l'Afghanistan, les talibans seraient amenés à défendre la religion et à poursuivre le djihad au nom du peuple afghan.

Le communiqué conclu que l'Afghanistan est la patrie des Afghans et que personne n’est en droit de leur imposer un système quelconque depuis l’extérieur.

Selon l'accord de Doha entre les talibans et les États-Unis, toutes les troupes étrangères doivent quitter l'Afghanistan d'ici le 1er mai de l’année en cours.

Les Talibans trahis par Biden

Les Talibans trahis par Biden

Les frappes aériennes américaines ont ciblé les talibans dans la province de Kandahar.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/27/648187/Taliban-frappe-anti-US-imminente%C2%A0

AFGHANISTAN : QUELQUES 500 CAMIONS-CITERNES DETRUITS PAR UN INCENDIE A LA FRONTIERE IRANIENNE

Des centaines de camions-citernes détruits dans un incendie à la frontière iranienne

 Depuis 2 heures  14 février 2021

Les camions ont été totalement incendiés par les frappes saoudiennes

Les camions ont été totalement incendiés par les frappes saoudiennes

 Afghanistan - Monde islamique

 

Des colonnes de flammes et de fumée incendie en Afghanistan, à l’un des plus importants postes-frontières avec l’Iran, où des camions-citernes ont brûlé. Images obtenues par Reuters d’une tierce partie

Plusieurs centaines de camions-citernes ont été détruits samedi dans un incendie en Afghanistan à l’un des plus importants postes-frontières avec l’Iran, causant des millions de dollars de pertes, ont annoncé des responsables dimanche.

Selon le chef de la chambre de commerce de Herat (ouest de l’Afghanistan), Younus Qazi Zada, ce sont quelque 500 camions qui ont été détruits dans l’immense brasier, soit une perte d’environ 50 millions de dollars, « mais un chiffre plus précis sera disponible dans les prochains jours ».

Plus tôt, Jailani Farhad, porte-parole de gouverneur de la province de Herat, avait indiqué après s’être rendu sur les lieux qu’au moins « entre 100 et 200 camions ont été détruits ». « Nous avons besoin de plus de temps pour déterminer l’ampleur des dommages », avait-il dit.

Environ vingt blessés ont été emmenés à l’hôpital à la suite de l’incendie, qui a débuté samedi en début d’après-midi au poste-frontière d’Islam Qala, a ajouté M. Farhad, un chiffre confirmé par des responsables de santé. Alors que les pompiers s’employaient à éteindre le feu, des pilleurs se sont introduit sur les lieux, a aussi raconté M. Zada. « Malheureusement, des voleurs sans vergogne ont pillé un grand nombre de biens », a-t-il ainsi dénoncé.

Samedi soir, des vidéos postées en ligne montraient l’incendie gigantesque et les énormes nuages d’épaisse fumée noire qui s’élevaient dans le ciel. Un photographe de l’AFP qui s’est rendu sur les lieux de l’incendie dimanche a décrit des flammes et de la fumée flottant toujours au-dessus des carcasses calcinées des véhicules.

Les forces de sécurité ont ouvert dimanche le feu sur un véhicule, tuant un homme, car le conducteur ne s’était pas arrêté à un poste de contrôle établi pour protéger le bureau de douane des pilleurs. Des centaines de personnes se disant propriétaires de camions se sont rassemblées autour du cordon de police dans l’espoir de s’approcher du site de l’incendie.

Selon le ministère des Finances, se référant à des premiers rapports, le feu aurait pris dans un camion. Une délégation a été envoyée de Kaboul pour enquêter, a encore précisé le ministère. Une grande partie de la province de Herat n’avait pas d’électricité dimanche, car des lignes électriques ont été endommagées.

Fuites vers l’Iran

Islam Qala est l’un des plus importants passages frontaliers d’Afghanistan. Kaboul a reçu une exemption de la part de Washington lui permettant d’importer de l’essence et du gaz iraniens malgré les sanctions américaines.

La frontière « était ouverte pour les camions, voitures et personnes fuyant l’incendie vers l’Iran », a raconté Saeed Khatibzadeh, porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien. Selon le vice-président afghan Amrullah Saleh, des centaines de camions ont pu entrer en Iran pour se mettre à l’abris. Des pompiers afghans et iraniens sont toujours sur les lieux, a précisé M. Farhad.

Prenant avantage de la situation, les talibans ont attaqué samedi un poste de sécurité voisin pendant l’incendie, a-t-il déploré. Ces derniers attaquent régulièrement les camions-citernes qu’ils soupçonnent d’approvisionner les troupes étrangères en Afghanistan.

En 2014, les insurgés ont revendiqué une attaque près de Kaboul qui a détruit plus de 200 camions-citernes mais rien n’indique que le groupe soit responsable de l’incendie de samedi. Des forces de sécurité ont tout de même été déployées autour du poste-frontière.

Malgré les pourparlers de paix entre les talibans et Kaboul ouverts en septembre à Doha, pas une journée ne se passe dans le pays sans une explosion, des attaques contre les forces gouvernementales ou un assassinat ciblé. Ces négociations inter-afghanes sont aujourd’hui au point mort.

Sitôt le président des Etats-Unis Joe Biden entré en fonction, son administration a ordonné un réexamen de l’accord signé avec les talibans en février 2020 à Doha, qui prévoit le retrait total des forces américaines d’Afghanistan d’ici le 1er mai.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/2009009

AFGHANISTAN : LA CIA FRAPPEE

Les agents de la CIA visés en Afghanistan

Thursday, 14 January 2021 7:17 PM  [ Last Update: Thursday, 14 January 2021 7:17 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Explosion près du camp Chapman dans la province de Khost en Afghanistan. ©AFP/Archives

La base de la CIA dans la province de Khost en Afghanistan, appelée « Camp Chapman », a été la cible d'un attentat suicide, au début du mois de décembre. Cet incident meurtrier n'avait pas été rapporté et confirmé par les responsables afghans et américains.

C'est le magazine américain Foreign Policy qui a révélé l'attaque. Il rapporte que quatre forces de sécurité de la province de Khost formées par la CIA, trois autres soldats afghans et six civils ont été tuées. Les faits ont été dissimulés par les médias locaux et internationaux. 

« Malgré les demandes, ni Washington ni la mission de l'OTAN en Afghanistan n'ont fourni d'informations sur l'attaque. Immédiatement après l'incident, l'armée afghane et la police de Khost n'ont pas été autorisés à accéder aux lieux de l'attentat », explique le magazine. 

Le ministère afghan de l'Intérieur ne détient aucun document et le porte-parole du gouverneur de Khost a déclaré que les forces affiliées à la CIA n'ont partagé aucune de leurs informations sur l'explosion.

Afghanistan: Base US criblée de missiles

Afghanistan: Base US criblée de missiles

Cinq roquettes ont été tirées samedi sur la base aérienne américaine de Bagram (nord-est) en Afghanistan.

Michael Kogelman, chercheur à l'Institut Wilson, a déclaré à ce propos que « les États-Unis retirent leurs troupes d'Afghanistan alors que leurs bases sont toujours ciblées dans ce pays et que le peuple américain n'a pas le droit d'en être informé. L'administration Trump cherche à montrer que c’est à la suite de l’accord de paix qu'elle quitte l'Afghanistan, mais cette attaque vient saper cette image. Nous parlons ici d'une attaque meurtrière contre la base américaine, alors qu’en vertu de l'accord avec les talibans, les forces américaines ne doivent pas être ciblées ». 

« Vers 15 heures, le 2 décembre 2020, un véhicule blindé Humvee a explosé dans le parking de la base, une explosion qui a été entendue dans toute la ville », précise le magazine.

Aucun groupe n'a revendiqué l'attaque et malgré les demandes de Foreign Policy, le porte-parole des talibans a refusé de faire de commentaire.

Lire aussi : Le Pentagone se retire de l’Afghanistan pour s’implanter au Tadjikistan

Le personnel de la base a confirmé que les troupes américaines étaient présentes à Chapman au moment de l'attaque, et un responsable du ministère de l'Intérieur afghan a déclaré que suite à l’attentat, des enquêteurs criminels de la base de Bagram sont arrivés sur les lieux.

Retrait US d’Afghanistan: une «blague» (Russie)

Retrait US d’Afghanistan: une «blague» (Russie)

« Il y a trop de bruit sur les déclarations de Trump sur le retrait accéléré des troupes d’Afghanistan, alors qu’il est en fait peu probable que cela change de manière significative la situation sur le terrain », a déclaré le représentant spécial du président Poutine pour l’Afghanistan.

Kogelman a poursuivi : « Si l'attaque est menée par les talibans, c'est une violation flagrante de l'accord USA/taliban. Le texte de l'accord est très clair : les talibans ne menaceront pas les forces américaines en Afghanistan. »

Lire aussi : Les troupes US évacuées de 5 bases en Afghanistan ? Oui, mais...

L'attaque contre le camp Chapman n'est pas la première attaque contre les forces américaines depuis la signature d’un accord de paix avec les talibans. Début juin, le New York Times a rapporté que les talibans avaient tiré des roquettes sur le camp de Bastion et le camp Dwyer dans la province d'Helmand, mais cela n’a pas été confirmé par les autorités américaines.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/14/643035/Afghanistan-la-CIA-frappee

AFGHANISTAN : HAUSSE MASSIVE DES VICTIMES CIVILES TUEES PAR DES RAIDS AMERICAINS PENDANT LE MANDAT DE TRUMP

Afghanistan: hausse «massive» des victimes civiles tuées par des raids américains depuis 2017

Afghanistan: hausse «massive» des victimes civiles tuées par des raids américains depuis 2017

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Par AlAhed avec AFP

La multiplication des raids aériens américains en Afghanistan pendant le mandat de Donald Trump a provoqué une hausse «massive» du nombre de victimes civiles depuis 2017, selon une étude rendue publique lundi.

Les États-Unis ont choisi en 2017 de lever les restrictions imposées jusque-là aux forces américaines en Afghanistan pour mener des frappes aériennes contre les talibans, «ce qui a conduit à une hausse massive des victimes civiles», indique cette étude de l'Institut Watson pour les relations internationales de l'université Brown (Rhode Island).

Entre 2016, la dernière année de l'administration Obama, et 2019, dernière année pleine de l'administration Trump, le nombre de civils tués par des raids aériens a augmenté de 330%, précise le document qui se base sur des chiffres de la mission de l'ONU en Afghanistan.

En 2019 seulement, 700 civils afghans ont été tués dans des bombardements, le bilan annuel le plus élevé depuis 2001 et 2002, premières années de la guerre en Afghanistan, selon cette étude.

«Les États-Unis ont en partie multiplié les frappes aériennes parce qu'ils avaient moins de troupes sur le terrain, mais aussi parce qu'ils considèrent (...) que c'est efficace pour amener l'ennemi à la table des négociations», a noté Neta Crawford, co-directrice du projet «Cost of War» à l'université de Brown.

De fait, il y a eu plus de bombes larguées en 2018 et 2019 qu'au plus fort de la présence militaire américaine en Afghanistan en 2011, a-t-elle ajouté.

Depuis «l'accord de paix» signé entre les États-Unis et les talibans en février 2020, c'est l'armée afghane qui a pris le relais et multiplié les frappes aériennes pour faire pression sur les talibans.

Depuis, l'armée de l'air afghane a fait «plus de victimes civiles que jamais dans son histoire», indique l'étude.

Pendant les six premiers mois de l'année, 86 civils afghans ont été tués et 103 blessés dans des frappes aériennes de l'armée afghane.

Au troisième trimestre, alors que le gouvernement et les talibans négociaient à Doha, le bilan a atteint 70 morts et 90 blessés.

«Tant qu'il n'y a pas de cessez-le-feu, les deux parties chercheront à obtenir un avantage tactique pendant les négociations. Il est probable que le bilan en vies humaines s'aggravera», conclut l'étude.

https://french.alahednews.com.lb/37865/341

ACCORD CHINE/IRAN : LE PREMIER IMPACT TOMBE

Afghanistan : l’arrivée d’une première cargaison d’exportation d’Iran

Thursday, 03 December 2020 5:41 PM  [ Last Update: Thursday, 03 December 2020 6:20 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le train transportant le premier envoi de marchandises d'exportation iraniennes vers la province de Herat en Afghanistan, le 2 décembre 2020. (Bureau de presse du gouverneur de Herat)

La première cargaison d’exportation de provenance d’Iran est arrivé en Afghanistan via le chemin de fer Khawf-Herat tant attendu, qui devrait être officiellement inauguré dans les prochains jours pour stimuler le commerce afghan. Situé sur les frontières orientales de l’Iran, le chemin de fer reliera l'Afghanistan aux pays asiatiques et européens via l’Iran.

Cité par l'IRNA, un responsable local a déclaré hier, mercredi 2 décembre, que la première cargaison iranienne avec à sa charge 500 tonnes de ciment est arrivée en Afghanistan via le chemin de fer Khawf-Herat.

L’envoi a été expédié à titre d’essai afin d’identifier les problèmes et difficultés éventuels sur cette route, selon Jilani Farhad, le porte-parole du gouverneur de Herat.

Le chemin de fer, qui doit être ouvert dans moins de 10 jours par les hauts fonctionnaires des deux pays, reliera l'Afghanistan à l'Europe via le réseau ferroviaire Iran-Turquie mais aussi aux ports du sud de l’Iran, à l'Asie centrale et au Caucase, voire à l’Irak. 

Les citoyens afghans qui regardaient l'arrivée du train, ont dit qu'ils étaient « très heureux de voir un train dans leur lieu de vie pour la première fois ».

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Ils ont dit qu'ils coopéraient  « de tout cœur » avec les forces de sécurité afghanes pour assurer la sécurité de la voie ferroviaire et les envois d'exportation, estimant que le chemin de fer va certainement améliorer les conditions économiques des Afghans.

Le projet de chemin de fer est composé de quatre tronçons mesurant chacun 76 km de long : l'un de Khawf à Sangan en Iran et le second de Sangan au poste-frontière Chah-Sorkh, a précisé le porte-parole afghan.

Jilani Farhad a déclaré que la troisième partie, longue de 62 km, s'étend de Chah-Sorkh à Rozanak (ou Rahzanak) en Afghanistan. « Ces trois sections ont toutes été financées par l'Iran », a-t-il fait noter.

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La dernière partie du projet, qui a longtemps été présentée comme la seule option viable pour bâtir l’économie de l’Afghanistan, s’étend de Rozanak à Herat.

Le chemin de fer s’étendra jusqu’à Chabahar, dans le sud-est de l’Iran, stimulant le commerce de l’Afghanistan et dégelant les projets de son secteur minier pour exploiter ensuite des milliards de dollars de réserves minérales inexploitées.

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Selon le gouverneur de la ville de Khawf dans la province de Khorasan-e-Razavi au nord-est de l’Iran, 4 200 milliards de rials ont jusqu’à présent été dépensés pour les trois tronçons du chemin de fer reliant Khawf en Iran à Herat en Afghanistan. Mais compte tenu des évolutions économiques et de l'augmentation des coûts, la valeur du capital investi est aujourd'hui estimée à 20 000 milliards de rials.

« Offrant une capacité d’exportation annuelle de 12 millions de tonnes de marchandises, l'exploitation de la voie ferroviaire Khawf-Herat joue un rôle important dans l'augmentation des exportations et des importations », a-t-il indiqué.

« Le chemin de fer Khawf-Herat contribue à la prospérité économique de l'Afghanistan et le développement des échanges entre l'Iran et ce pays », a-t-il ajouté.

« Avec la mise en place du chemin de fer Khawf-Herat, la chaîne de transport de marchandises et le point de connexion du couloir nord-sud seront achevés », a affirmé le responsable iranien ayant souligné la possibilité de connecter et de transiter les marchandises afghans par le transport ferroviaire vers les eaux libres et la mer d’Oman dans un avenir proche.

« Cet important projet a été achevé grâce aux efforts des experts iraniens qui même après l'exploitation de la ligne ferroviaire Khawf-Herat, s’engageront à former leurs confrères afghans pour une durée de six mois », a-t-il déclaré.

« En mettant en œuvre trois volets de l'important projet ferroviaire de Khawf à Herat, l'Iran a prouvé qu'il continuait de défendre le peuple afghan, qu'il était activement impliqué dans la reconstruction de ce pays et que les intérêts de l’Afghanistan sont liés à ceux de l’Iran », a conclu le responsable iranien.

Iran: la méga erreur de l’Inde?

Iran: la méga erreur de l’Inde?

L’Inde a réfuté l’affirmation des autorités iraniennes selon lesquelles elle ne faisait plus partie du projet ferroviaire Chabahar-Zahedan (sud-est de l’Iran), de hauts responsables indiens affirmant que New Delhi restait «déterminé» à financer et à construire le chemin de fer, qui fait partie intrinsèque du projet portuaire de Chabahar.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/03/639931/Afghanistan-l%E2%80%99arrivee-d%E2%80%99une-premi%C3%A8re-cargaison-d%E2%80%99exportation-d%E2%80%99Iran

 

AFGHANISTAN : L'AUSTRALIE RECONNAIT AVOIR TUE "ILLEGALEMENT" AU MOINS 39 CIVILS AFGHANS

L’Australie reconnaît avoir tué «illégalement» 39 civils en Afghanistan

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Par AlAhed avec AFP

Le plus haut responsable militaire de l'Australie a admis jeudi 19 novembre l'existence de preuves crédibles établissant que ses forces spéciales avaient «tué illégalement» au moins 39 civils afghans et non-combattants, après la publication d'une enquête menée pendant des années.

«Au peuple afghan, au nom de la force de défense australienne, je présente sincèrement et sans réserve mes excuses pour tout acte répréhensible de la part de soldats australiens», a déclaré le général Angus Campbell.

«Certaines patrouilles ont fait fi de la loi, des règles ont été enfreintes, des histoires inventées, des mensonges racontés et des prisonniers tués», a expliqué le chef de l'armée australienne.

Les vingt-cinq membres des forces spéciales accusés de méfait dans vingt-trois incidents ont laissé une «tache» sur leur régiment, sur les forces armées et sur l'Australie, a-t-il ajouté, recommandant des poursuites pour crimes de guerre.

«Ce bilan honteux comprend des cas présumés dans lesquels de nouveaux membres de patrouille ont été contraints de tirer sur un prisonnier afin d'effectuer leur premier meurtre, dans une pratique effroyable connue sous le nom de blooding», a aussi relevé le général Campbell.

Il a par ailleurs demandé la révocation de certaines médailles décernées aux forces d'opérations spéciales qui ont servi en Afghanistan entre 2007 et 2013.

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, plus de 26.000 soldats australiens en uniforme ont été envoyés en Afghanistan pour combattre aux côtés des forces américaines et alliées contre les talibans, «Al-Qaïda» et d'autres groupes extrémistes.

Les troupes de combat australiennes ont quitté le pays en 2013, mais depuis, une série de récits souvent brutaux ont émergé à propos de la conduite des unités d'élite des forces spéciales.

Et depuis, les médias australiens se sont fait l'écho de nombre d'accusations très graves contre les forces australiennes, comme le cas d'un homme qui aurait été abattu pour faire de la place dans un hélicoptère, ou celui d'un enfant de six ans tué lors d'un raid contre une maison.

Le gouvernement avait initialement cherché à fermer les comptes de lanceurs d'alerte faisant état de ces accusations, alors que la police s'en prenait aux journalistes d'investigation les relayant.

L'affaire avait éclaté en 2017, quand la chaîne publique ABC avait publié les «Afghan files», une série d'enquêtes qui accusait les forces australiennes d'avoir tué des hommes non-armés et des enfants en Afghanistan.

La police avait en riposte ouvert une enquête sur deux journalistes d'ABC, Daniel Oakes et Sam Clark, soupçonnés d'avoir eu en leur possession des informations classifiées.

Une perquisition avait même eu lieu l'an passé au siège de la chaîne à Sydney, avant que l'enquête ne soit classée.

https://french.alahednews.com.lb/37585/341

 

AFGHANISTAN : LA CARTE SURPRISE IRAN/RUSSIE

Daech en Afghanistan : Iran/Russie sauront dissocier l’Inde des USA?

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La police afghane en patrouille dans le district de Dand. ©Reuters/Archives

Les pays de la région, dont l’Iran, la Russie et l’Inde, cherchent à reprendre les pourparlers alors que la situation en Afghanistan s’aggrave.

« Une réunion trilatérale entre l’Iran, la Russie et l’Inde sur l’Afghanistan s’est tenue mardi 3 novembre à Moscou, à l’issue de laquelle, les envoyés spéciaux des trois pays se sont dits préoccupés par la montée de l’extrémisme et du terrorisme. Soutenant l’instauration de la paix et de la stabilité en Afghanistan, les parties ont prôné pour la coopération régionale pour consolider la paix dans le pays », a affirmé l’expert des questions du Moyen-Orient, Pir Mohammad Molazehi, lors d’une interview avec l’agence de presse iranienne ISNA.

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L’expert de poursuivre : « Vu les différends entre la décision du gouvernement afghan et ce que les talibans ont à l’esprit, il va de soi que les pourparlers entre les deux parties sont au point mort. Quant à l’accord initial conclu par les Américains avec les talibans, il s’agit d’une autre question. Mais, force est de constater le nombre d’attentats terroristes lancés tant par les talibans que par Daech, est en augmentation. Revendiqué par Daech, le dernier en date contre l’université de Kaboul a laissé une vingtaine de morts, les étudiants pour la plupart. »

« En tant que pays influents de la région, l’Iran, la Russie et l’Inde font partie du processus de paix en Afghanistan et fournissent donc des efforts dans ce sens. À l’heure qu’il est, la paix en Afghanistan pourrait être traitée par deux aspects ; d’une part, l’influence des pays de la région dans les pourparlers inter-afghans et de l’autre, les Américains qui estiment que les négociations devraient se poursuivre dans le sens de l’accord qu’ils ont conclu avec les talibans », a-t-il indiqué.

« Les talibans participent aux pourparlers qu’exigent l’Iran, la Russie et l’Inde et même le Pakistan et le Qatar, mais tout en intensifiant leurs opérations militaires. Bien que les récentes attaques aient été imputées à Daech, les talibans ne peuvent en aucun cas prétendre qu’ils n’y étaient pour rien », a-t-il fait noter.

Soulignant que l’Iran, l’Inde et la Russie ont des intérêts communs dans le processus de paix en Afghanistan, l’expert iranien a conclu : « Les pays influents de la région tentent de remédier à une crise qui s’aggrave de plus en plus en dans un Afghanistan où le non-rétablissement de la paix menace la sécurité de toute la région, en raison du renforcement de Daech dans le pays. »