Afghanistan

DEBACLE EN AFGHANISTAN

Par Le 18/08/2021

Débâcle en Afghanistan

 

17 Août 2021

   

Le retrait précipité et spectaculaire d’Afghanistan ne doit pas éclipser le bilan nécessaire de l’occupation. En vingt ans, de trop nombreuses victimes, une explosion du trafic de drogue et de la prostitution, une misère endémique… Tariq Ali est là pour nous rappeler le résultat désastreux de l’opération Enduring Freedom dont l’issue n’a rien de surprenant quand on se rappelle les fuites des Afghanistan Papers. (IGA)

La chute de Kaboul aux mains des talibans le 15 août 2021 constitue une défaite politique et idéologique majeure pour l’empire américain. Les hélicoptères bondés qui transportaient le personnel de l’ambassade américaine à l’aéroport de Kaboul rappelaient étonnamment les scènes qui se sont déroulées à Saigon – aujourd’hui Hô Chi Minh City – en avril 1975. La rapidité avec laquelle les forces talibanes ont pris d’assaut le pays a été étonnante ; leur perspicacité stratégique remarquable. Une offensive d’une semaine s’est terminée triomphalement à Kaboul. L’armée afghane, forte de 300 000 hommes, s’est effondrée. Beaucoup ont refusé de se battre. En fait, des milliers d’entre eux sont passés du côté des talibans qui ont immédiatement exigé la reddition inconditionnelle du gouvernement fantoche. Le président Ashraf Ghani, coqueluche des médias américains, a fui le pays et s’est réfugié à Oman. Le drapeau de l’émirat renaissant flotte désormais au sommet de son palais présidentiel. À certains égards, l’analogie la plus proche n’est pas Saigon, mais plutôt le Soudan du XIXe siècle, lorsque les forces du Mahdi ont envahi Khartoum et ont terrassé le général Gordon. William Morris célébra la victoire du Mahdi comme un revers pour l’Empire britannique. Pourtant, là où les insurgés soudanais tuèrent une garnison entière, Kaboul a changé de mains sans trop d’effusion de sang. Les talibans n’ont même pas tenté de s’emparer de l’ambassade des États-Unis, et encore moins de cibler le personnel américain. 

Le vingtième anniversaire de la « guerre contre la terreur » s’est donc soldé par une défaite prévisible et annoncée pour les États-Unis, l’OTAN et ceux qui ont pris le train en marche. Quelle que soit la façon dont on considère la politique des Talibans – j’en suis un critique sévère depuis de nombreuses années – on ne peut nier leur réussite. Durant cette période où les États-Unis ont détruit un pays arabe après l’autre, aucune résistance capable tenir tête à l’occupant n’a jamais émergé. Cette défaite pourrait bien être un tournant. C’est pourquoi les politiciens européens pleurnichent. Ils ont soutenu les États-Unis sans condition en Afghanistan, et ils ont eux aussi subi une humiliation – surtout la Grande-Bretagne.

Mais Biden n’a pas eu le choix. Les États-Unis avaient annoncé qu’ils se retireraient d’Afghanistan en septembre 2021 sans avoir atteint aucun de leurs objectifs « libérateurs » : liberté et démocratie, égalité des droits pour les femmes et destruction des Talibans. Même si l’on considère que les États-Unis sont invaincus militairement, les larmes versées par les libéraux aigris confirment l’étendue des dégâts. La plupart d’entre eux – Frederick Kagan dans le New York Times ou Gideon Rachman dans le Financial Times – pensent que le retrait aurait dû être retardé pour tenir les talibans à distance. Toutefois, Biden n’a fait que ratifier le processus de paix initié par Trump, avec le soutien du Pentagone. Ce processus a conduit à la conclusion d’un accord en février 2020 en présence des États-Unis, des Talibans, de l’Inde, de la Chine et du Pakistan. L’establishment de la sécurité aux États-Unis savait que l’invasion avait échoué : les talibans ne pouvaient pas être soumis, quel que soit le temps qu’il restait. L’idée que le retrait précipité de Biden a en quelque sorte renforcé les milices d’en face est absurde.

Le fait est qu’en vingt ans, les États-Unis n’ont pas réussi à construire quoi que ce soit qui puisse racheter leur mission. La Zone verte, éclairée de mille feux, a toujours été entourée d’une obscurité profonde que les Zonards ne pouvaient pas comprendre. Dans l’un des pays les plus pauvres du monde, des milliards étaient dépensés chaque année pour climatiser les casernes qui abritent les soldats et les officiers américains, tandis que la nourriture et les vêtements étaient régulièrement acheminés par avion depuis des bases situées au Qatar, en Arabie saoudite et au Koweït. Pas surprenant qu’un immense bidonville se soit développé à la périphérie de Kaboul. Les pauvres s’y rassemblaient pour chercher de la nourriture dans les poubelles. Les faibles salaires versés aux services de sécurité afghans n’ont pas réussi à les convaincre de se battre contre leurs compatriotes. L’armée constituée au cours de deux décennies a été infiltrée très tôt par des partisans des talibans. Des partisans qui ont donc été formés gratuitement à l’utilisation d’équipements militaires modernes et qui ont servi d’espions pour la résistance afghane.

Telle était la misérable réalité de l' »intervention humanitaire ». Mais il faut rendre à César ce qui lui appartient : le pays a connu durant cette période une augmentation considérable de ses exportations. Durant les années où les talibans étaient au pouvoir, la production d’opium était strictement contrôlée. Depuis l’invasion américaine, elle a augmenté de façon spectaculaire et représente aujourd’hui 90 % du marché mondial de l’héroïne – ce qui amène à se demander si ce conflit prolongé ne doit pas être considéré, en partie du moins, comme une nouvelle guerre de l’opium. Des billions de dollars de profits ont été engrangés et partagés entre les secteurs afghans qui ont servi l’occupation. Les officiers occidentaux ont été grassement payés pour permettre ce commerce. Un jeune Afghan sur dix est désormais opiomane. Les chiffres concernant les forces de l’OTAN ne sont pas disponibles.

En ce qui concerne le statut des femmes, rien n’a vraiment changé. Il y a eu peu de progrès sociaux en dehors de la zone verte infestée d’ONG. L’une des principales féministes d’Afghanistan en exil a souligné que les femmes afghanes avaient trois ennemis : l’occupation occidentale, les talibans et l’Alliance du Nord. Avec le départ des États-Unis, dit-elle, il leur en restera deux. (À l’heure où nous écrivons ces lignes, on peut peut-être dire qu’il n’y en a plus qu’un, car les avancées des talibans dans le nord ont eu raison de factions clés de l’Alliance avant la prise de Kaboul). Malgré les demandes répétées des journalistes et des militants, aucun chiffre fiable n’a été publié sur l’industrie du sexe qui s’est développée pour servir les armées d’occupation. Il n’existe pas non plus de statistiques crédibles sur les viols, bien que les soldats américains ont fréquemment eu recours à la violence sexuelle contre les « présumés terroristes », ont violé des civils afghans et ont autorisé les milices alliées à abuser des enfants. Pendant la guerre civile yougoslave, la prostitution a considérablement augmenté et la région est devenue le centre d’un trafic sexuel. L’implication des Nations unies dans ce commerce lucratif a été bien documentée. En Afghanistan, tous les détails n’ont pas encore été révélés.

Plus de 775 000 soldats américains ont combattu en Afghanistan depuis 2001. 2 448 d’entre eux ont été tués, tout comme près de 4 000 contractants américains. Environ 20 589 ont été blessés au combat, selon le ministère de la Défense. Le nombre de victimes afghanes est difficile à calculer, car les « morts de l’ennemi », qui incluent des civils, ne sont pas comptabilisées. Carl Conetta, du Project on Defense Alternatives, a estimé qu’entre 4 200 et 4 500 civils avaient été tués à la mi-janvier 2002 à la suite de l’offensive américain. Il s’agissait soit de victimes directes de la campagne de bombardements aériens, soit de victimes indirectes dans le contexte de la crise humanitaire qui a suivi. En 2021, l’Associated Press rapportait que 47 245 civils avaient péri à cause de l’occupation. Les militants afghans des droits civils ont donné un total plus élevé, insistant sur le fait que 100 000 Afghans (dont beaucoup de non-combattants) étaient morts, et que trois fois plus avaient été blessés.

En 2019, le Washington Post a publié un rapport interne de 2 000 pages que le gouvernement fédéral US avait commandé pour disséquer les échecs de sa guerre la plus longue:  » The Afghanistan Papers « . Il était basé sur une série d’entretiens avec des généraux américains (retraités et en activité), des conseillers politiques, des diplomates, des travailleurs humanitaires, etc. La combinaison de leurs évaluations était accablante. Le général Douglas Lute, le « tsar de la guerre en Afghanistan » sous Bush et Obama, a avoué que « nous étions dépourvus d’une compréhension fondamentale de l’Afghanistan – nous ne savions pas ce que nous faisions… Nous n’avions pas la moindre idée de ce que nous entreprenions… Si seulement le peuple américain connaissait l’ampleur de ce dysfonctionnement ». Un autre témoin, Jeffrey Eggers, Navy Seal à la retraite et membre du personnel de la Maison-Blanche sous Bush et Obama, a souligné le vaste gaspillage de ressources : « Qu’avons-nous obtenu pour cet effort de 1 000 milliards de dollars ? Cela valait-il 1 000 milliards de dollars ? … Après l’assassinat d’Oussama ben Laden, j’ai dit qu’Oussama riait probablement dans sa tombe aquatique en pensant à tout ce que nous avions dépensé pour l’Afghanistan ». Il aurait pu ajouter : « Et nous avons quand même perdu ».

Qui était l’ennemi ? Les talibans, le Pakistan, tous les Afghans ? Un soldat américain en service depuis longue date était convaincu qu’au moins un tiers des policiers afghans étaient toxicomanes et qu’une autre partie non négligeable était des partisans des talibans. Cela posait un problème majeur aux soldats américains, comme en témoignait en 2017 un haut gradé anonyme des forces spéciales : ‘Ils pensaient que j’allais venir les voir avec une carte pour leur montrer où vivent les bons et les méchants… Il a fallu plusieurs conversations pour qu’ils comprennent que je n’avais pas cette information entre les mains. Au début, ils ne faisaient que demander : « Mais qui sont les méchants, où sont-ils ? »‘.

Donald Rumsfeld a exprimé le même sentiment en 2003. glal écrivait-il. « Je lis tous les renseignements provenant de la communauté, et il semble que nous en sachions beaucoup, mais en fait, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que nous n’avons rien d’exploitable. Nous sommes terriblement déficients en matière de renseignements humains ». L’incapacité à faire la distinction entre un ami et un ennemi pose un sérieux problème – non seulement sur le plan Schmittéen[1], mais aussi sur le plan pratique. Si vous ne pouvez pas faire la différence entre vos alliés et vos adversaires après un attentat à la bombe artisanale dans un marché bondé du centre-ville, vous réagissez en vous attaquant à tout le monde et vous vous créez ainsi davantage d’ennemis.

Le colonel Christopher Kolenda, conseiller de trois généraux en exercice, a souligné un autre problème de la mission américaine. La corruption était omniprésente dès le début, dit-il ; le gouvernement Karzai s’était « auto-organisé en une kleptocratie ». Cela a sapé la stratégie de l’après 2002, qui consistait à construire un État capable de survivre à l’occupation. « La petite corruption, c’est comme un cancer de la peau, il y a des moyens de s’en débarrasser et vous vous en sortirez probablement très bien. La corruption au sein des ministères, à un niveau plus élevé, est comme un cancer du côlon ; c’est pire, mais si vous l’attrapez à temps, vous vous en sortirez probablement. La kleptocratie, en revanche, c’est comme un cancer du cerveau ; c’est fatal ». Bien sûr, l’État pakistanais – où la kleptocratie est ancrée à tous les niveaux – survit depuis des décennies. Mais les choses n’étaient pas si faciles en Afghanistan. Les efforts pour construire la nation étaient menés par une armée d’occupation et le gouvernement central n’y bénéficiait que d’un faible soutien populaire.

Qu’en est-il des fausses informations selon lesquelles les talibans étaient mis en déroute et ne reviendraient jamais ? Un haut responsable du Conseil national de sécurité a réfléchi aux mensonges diffusés par ses collègues : « C’était leurs explications. Par exemple, les attaques [des talibans] s’aggravent ? « C’est parce qu’il y a plus de cibles sur lesquelles ils peuvent tirer, donc la multiplication des attaques est un faux indicateur d’instabilité. » Puis, trois mois plus tard, les attaques s’aggravent toujours ? « C’est parce que les talibans sont de plus en plus désespérés, donc c’est en fait un indicateur que nous sommes en train de gagner »… Et cela n’a pas cessé pour deux raisons: pour que toutes les personnes impliquées ne perdent pas la face, et pour faire croire que les troupes et les ressources avaient des effets bénéfiques tandis qu’un retrait entraînerait la détérioration du pays. »

Tout cela était un secret de polichinelle dans les chancelleries et les ministères de la Défense des États européens membres de l’OTAN. En octobre 2014, le secrétaire britannique à la Défense Michael Fallon a admis que  » des erreurs ont été commises sur le plan militaire, des erreurs ont été commises par les politiciens de l’époque et cela remonte à 10, 13 ans… Nous n’allons pas renvoyer des troupes de combat en Afghanistan, en aucune circonstance. » Quatre ans plus tard, la Première ministre Theresa May a redéployé des troupes britanniques en Afghanistan, doublant le nombre de combattants « pour aider à faire face à la situation sécuritaire fragile ». Aujourd’hui, les médias britanniques se font l’écho du Foreign Office et reprochent à Biden d’avoir fait le mauvais choix au mauvais moment. Le chef des forces armées britanniques, Sir Nick Carter, a même suggéré qu’une nouvelle invasion pourrait être nécessaire. Les députés conservateurs, les nostalgiques de la colonisation, les journalistes de service et les lèche-bottes de Blair font la queue pour demander une présence britannique permanente dans cet État déchiré par la guerre.

Ce qui est étonnant, c’est que ni le général Carter ni ses relais ne semblent avoir reconnu l’ampleur de la crise à laquelle est confrontée la machine de guerre américaine, telle qu’elle est pourtant exposée dans « The Afghanistan Papers ». Alors que les planificateurs militaires américains se sont lentement éveillés à la réalité, leurs homologues britanniques s’accrochent toujours à une image fantasmée de l’Afghanistan. Certains affirment que le retrait mettra la sécurité de l’Europe en danger, car Al-Qaïda se regroupera sous le nouvel Émirat islamique. Mais ces prévisions sont fallacieuses. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont passé des années à armer et à aider Al-Qaïda en Syrie, comme ils l’ont fait en Bosnie et en Libye. De tels propos alarmistes ne peuvent fonctionner que dans un marais d’ignorance. L’opinion britannique en tout cas ne semble pas tomber dans le panneau. L’histoire impose parfois des vérités urgentes à un pays par une démonstration éclatante des faits ou une mise à nu des élites. Le retrait actuel est susceptible d’être l’un de ces moments. Les Britanniques, déjà hostiles à la guerre contre le terrorisme, pourraient durcir leur opposition aux futures conquêtes militaires. 

Que nous réserve l’avenir ? Reproduisant le modèle développé pour l’Irak et la Syrie, les États-Unis ont annoncé la création d’une unité militaire spéciale permanente, composée de 2 500 hommes. Cette unité sera stationnée sur une base koweïtienne, prête à se rendre en Afghanistan pour bombarder, tuer et mutiler si cela s’avère nécessaire. Entre-temps, une délégation talibane de haut niveau s’est rendue en Chine en juillet dernier, s’engageant à ce que leur pays ne soit plus jamais utilisé comme rampe de lancement pour des attaques contre d’autres États. Des discussions cordiales ont eu lieu avec le ministre chinois des Affaires étrangères, portant apparemment sur les liens commerciaux et économiques. Le sommet a rappelé des rencontres similaires entre les moudjahidines afghans et les dirigeants occidentaux dans les années 1980 : les premiers apparaissaient avec leurs costumes wahhabites et leurs barbes taillées de façon réglementaire dans le décor spectaculaire de la Maison-Blanche ou du 10 Downing Street. Mais aujourd’hui, avec la perte de vitesse de l’OTAN, les principaux acteurs sont la Chine, la Russie, l’Iran et le Pakistan (qui a sans aucun doute fourni une assistance stratégique aux talibans, et pour qui il s’agit d’un énorme triomphe politico-militaire). Aucun d’entre eux ne souhaite une nouvelle guerre civile, contrairement aux États-Unis et à leurs alliés après le retrait soviétique. Les relations étroites que la Chine entretient avec Téhéran et Moscou pourraient lui permettre d’œuvrer à l’instauration d’une paix fragile pour les citoyens de ce pays traumatisé, avec une aide continue de la Russie dans le nord.

On a beaucoup insisté sur l’âge moyen en Afghanistan : 18 ans, pour une population de 40 millions d’habitants. En soi, cela ne signifie rien. Mais il y a un espoir que les jeunes Afghans s’efforcent d’avoir une vie meilleure après quarante ans de conflit. Pour les femmes afghanes, la lutte est loin d’être terminée, même s’il ne reste qu’un seul ennemi. En Grande-Bretagne et ailleurs, tous ceux qui veulent continuer à se battre doivent prêter attention aux réfugiés qui frapperont bientôt aux portes de l’OTAN. Au minimum, l’Occident leur doit bien un refuge…

 

Source: New Left Review

Traduit de l’anglais par Investig’Action

Note:

[1] Proche du parti nazi avant d’en être écarté, le juriste Carl Schmitt considérait que la distinction entre l’ami et l’ennemi définissait la politique. Selon lui, la guerre était ainsi l’acte politique par excellence. (NDLR)

https://www.investigaction.net/fr/debacle-en-afghanistan/

AFGHANISTAN : DEBACLE DE L’EMPIRE AGONISANT!

Par Le 17/08/2021

Pas d'avions, pas d'helicos russes, pas de pilotes... signés USA

Tuesday, 17 August 2021 5:31 PM  [ Last Update: Tuesday, 17 August 2021 5:31 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le blindé M-177 de l'armée afghane confisqué par les talibans. ©Mashregh News

Sur le papier, les Américains auraient dépensé 88 milliards de dollars pour armer et entraîner l’armée afghane, mais malgré cette facture plutôt publicitaire, l’armée de l’Afghanistan reste dépendante et inefficace.

Puisque l’armée afghane dépendait des États-Unis et de l’OTAN pour la logistique aérienne, une série d’efforts ont été déployés pour former et développer une force aérienne pour l’Afghanistan. Dans ce droit fil, des hélicoptères Mil Mi-17, Black Hawk et MD-530 ainsi que des avions de transport Hercules et des avions de combat légers Super Tucano ont été remis aux Afghans. 

Lire aussi: Les talibans attaqueront les bases US dans le golfe Persique ?

Or, faute de logistique aérienne, la plupart des appareils, dont les hélicoptères, n’ont jamais pu participer à de vraies missions. 

Au moins quatre hélicoptères Black Hawk, deux hélicoptères MD-530, sept hélicoptères Mi-17 et six drones ScanEagle ont été saisis pendant les derniers jours par les talibans. 

Armée afghane implose, merci USA

Armée afghane implose, merci USA

Alors que l’avenir de l’Afghanistan est plus que jamais dans un halo d’incertitude, une chose est néanmoins claire : les tentatives de 20 ans des Américains pour reconstruire l’armée afghane en une force de combat indépendante et puissante ont échoué, et cette défaite est plus palpable dans un moment où le pouvoir est en train d’être transféré aux talibans.

Les experts et les officiers de l’armée afghane étaient unanimes à réaffirmer que les hélicoptères de fabrication russe seraient une meilleure option quant à la réparation et au maintien, mais les Américains, sous prétexte de leur bras de fer avec les Russes au sujet du dossier de l’Ukraine, ont presque arrêté de soutenir les hélicoptères Mil Mi-17 russes, déclarant qu’ils fourniraient, en revanche, aux Afghans des hélicoptères Black Hawk. Mais les systèmes des Black Hawk étaient tellement sophistiqués que les Afghans n’ont jamais pu réparer ni maintenir ces appareils sans aide et assistance des Américains. Rien que durant ce dernier mois, au moins deux Black Hawk ont été détruits par les attaques des talibans contre des bases militaires de l’armée afghane et quatre autres, abandonnés par le personnel de l’armée, ont été saisis par les assaillants. 

Lire aussi: Les États-Unis cherchent à développer la base aérienne d’Aïn al-Asad

Les choses ne vont pas mieux chez la Force terrestre de l’Afghanistan que les occupants américains ont tout fait pour garder faible et dépendante. 

Les capacités de la Force terrestre de l’Afghanistan ont été gardées au niveau d’une infanterie ; aucune unité de blindés lourds ou infanterie mécanisée, d’autant plus que les unités d’artillerie ne sont équipées que d’un nombre très limité de canons de 122 millimètres et de roquettes Grad.  

Afghanistan : Débâcle de l’Empire mourant...

Afghanistan : Débâcle de l’Empire mourant...

Des véhicules de transport tactiques Humvee, des pick-up Toyota ou Ford, des blindés légers M-117 et des véhicules militaires blindés de transport de troupes ou de dépannage Maxxpro constituent toute la capacité tactique de la Force terrestre de l’armée afghane. À noter qu’un grand nombre de ces véhicules ont été confisqués pendant les dernières semaines par les talibans. 

Lire aussi: Les talibans ont lancé un ultimatum aux États-Unis : 72 heures pour évacuer ou détruire

En plus, une grande partie des carabines militaires Colt M4 et M16, des mitrailleuses lourdes M2, des fusils de sniper M24 et des mitrailleuses M240 et M249 ainsi que des systèmes de ciblage optique et des caméras de vision nocturne sont récemment tombés entre les mains des talibans. 

En effet, ce n’est pas seulement le manque d’entraînement et de logistique qui nourrit les problèmes de l’armée afghane, mais plutôt un État corrompu qui était inféodé aux États-Unis.

Afghanistan: Méga coup sino-iranien?!

Afghanistan : Méga coup sino-iranien ?!

Un air eurasiatique souffle sur l

Du côté des Américains, ils n’ont jamais rien fait pour résoudre les problèmes de l’armée afghane pour qu’ils puissent mener leurs agissements secrets en profitant de la situation tendue de l’Afghanistan. 

Si cette somme faramineuse que Washington prétend avoir dépensée en Afghanistan avait été injectée dans les bons secteurs, l’armée afghane aurait pu contrer les menaces sans dépendre de la présence militaire de l’Occident. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/17/664632/Afghanistan-armee-USA-Talibans-helicoptere-

AFGHANISTAN : APRES LEUR VICTOIRE, QUEL ARSENAL ENTRE LES MAINS DES TALIBANS ?

Par Le 17/08/2021

Après leur victoire à Kaboul, quel arsenal entre les mains des talibans?

 Depuis 4 heures  17 août 2021

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 Afghanistan - Monde islamique

 

Les talibans ont mis un terme à 20 ans de guerre en Afghanistan et se sont emparés des armes et matériels de l’armée afghane et de leurs alliés américains après la capitulation. Ils ont désormais toutes les chances d’avoir leurs propres forces armées bien équipées.

Les talibans, qui n’avaient tenu que quelques mois en 2001 face à l’Alliance, notamment en raison d’une pénurie d’armes, sont désormais largement équipés pour organiser leur armée.

Ils ont à leur disposition l’ensemble des biens de l’armée afghane à l’exception du matériel que celle-ci a pu évacuer dans d’autres pays, notamment en Iran.

Blindés, armes et aéronefs

Selon les données du bulletin annuel The Military Balance 2021, les forces gouvernementales afghanes disposaient de 40 chars moyens T-55 et T-62, de 640 véhicules blindés MSFV, de 200 véhicules de transport de troupes MaxxPro et de plusieurs milliers de Humvees. Elles possédaient 775 pièces d’artillerie, dont 85 obusiers D-30 de 122 millimètres et 24 obusiers M114A1 de 155 millimètres. Cet arsenal appartient désormais aux talibans.

Ces derniers ont mis la main sur plusieurs milliers d’armes à feu de fabrication occidentale, des tonnes de munitions, des appareils à visée nocturne, des caméras thermiques, des équipements spéciaux, des uniformes et des moyens de protection.

De plus, les talibans ont pu obtenir de l’aviation car les forces aériennes afghanes comptaient 24 avions de lutte antiguérilla EMB-314 Super Tucano, quatre avions de transport C-130H Hercules, 23 Cessna 208B et 18 monomoteurs à turbopropulseur Pilatus PC-12.

Côté hélicoptères, ce sont cinq Mi-35, 54 Mi-17, 53 MD-530F et 42 UH-60A Black Hawk qui passent sous leur contrôle. Même si une partie de ces appareils est défaillante, une autre est opérationnelle, offrant aux talibans des possibilités fondamentalement nouvelles, d’où une menace potentielle pour certains pays voisins.

Une menace pour la sécurité internationale?

Les talibans affirment aujourd’hui ne pas avoir de projets d’invasion d’autres pays. Mais personne ne sait ce qu’ils décideront demain. Un tel arsenal pourrait pousser leurs chefs à pousser davantage dans leurs succès. Daech n’avait commencé son expansion au Moyen-Orient qu’après s’être emparé en partie des arsenaux gouvernementaux syriens et irakiens. De nombreux experts affirment que les talibans représentent une menace pour l’architecture de la sécurité internationale.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait signalé que les pays de l’ex-URSS faisant partie de l’Organisation du traité de sécurité collective devaient être prêts à la pénétration sur leur territoire de terroristes en provenance des régions contrôlées par les talibans. Il avait promis que la Russie continuerait de moderniser les armées alliées qui pourraient être les premières à repousser une attaque éventuelle.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2130790

POUR BIDEN, LA RUSSIE ET LA CHINE « ADORERAIENT » QUE LES ETATS-UNIS RESTENT ENLISES EN AFGHANISTAN

Par Le 17/08/2021

Pour Biden, Moscou et Pékin « adoreraient » que les Etats-Unis restent enlisés en Afghanistan

 Depuis 6 heures  17 août 2021

Joe Biden

 Amérique et Europe - USA

 

Joe Biden a affirmé lundi qu’une guerre encore plus longue en Afghanistan aurait profité à la Chine et à la Russie, alors même que son chef de la diplomatie s’entretenait avec ces deux rivaux des Etats-Unis, qui ont l’intention d’entretenir des relations avec les talibans.

« Nos véritables concurrents stratégiques, la Chine et la Russie, adoreraient que les Etats-Unis continuent de consacrer des milliards de dollars de moyens et leur attention à la stabilisation de l’Afghanistan indéfiniment », a lancé le président américain, rentré brièvement à la Maison Blanche pour un discours télévisé.

Plus tôt lundi, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken s’était entretenu séparément avec les ministres russe et chinois des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Wang Yi. Il s’agissait d’aborder la situation sécuritaire et les efforts d’évacuations, a indiqué le département d’Etat, fournissant peu de détails sur le contenu des conversations.

Les autorités russes ont quant à elles affirmé qu’Antony Blinken et Sergueï Lavrov avaient discuté des « contacts de l’ambassade de Russie avec les représentants de toutes les principales forces politiques d’Afghanistan dans l’intérêt d’aider à assurer la stabilité et l’ordre public ».

Les deux hommes « ont convenu de poursuivre les consultations, avec la participation de représentants de la Chine, du Pakistan, d’autres pays intéressés et de l’ONU, afin d’aider à créer les conditions préalables à l’initiation d’un dialogue inter-afghan inclusif », selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie et la Chine ont intensifié les contacts avec les talibans après la décision américaine de quitter l’Afghanistan, mettant un terme à 20 ans de guerre.

Moscou, dont l’invasion du pays en 1979 s’est terminée par un échec après dix ans d’affrontements contre des combattants islamistes alors soutenus par Washington, a maintenu ouverte son ambassade à Kaboul et prévoit de communiquer avec les talibans.

Selon la Russie, la situation en Afghanistan se stabilisait lundi, les talibans y assurant « l’ordre public » après l’effondrement du gouvernement, qui a amené des milliers de personnes à tenter de fuir le pays.

La Chine a affirmé de son côté lundi vouloir des « relations amicales et coopératives » avec l’Afghanistan sous les talibans.

« La Chine se tient prête à communiquer avec les Etats-Unis pour promouvoir un atterrissage en douceur sur la question afghane, afin d’éviter une nouvelle guerre civile ou un désastre humanitaire en Afghanistan et pour que le pays ne redevienne pas un foyer et refuge du terrorisme », a déclaré Wang Yi à Antony Blinken, selon l’agence de presse chinoise Xinhua.

L’émissaire américain Zalmay Khalilzad a régulièrement consulté la Russie et la Chine lors des négociations infructueuses entre l’ex-gouvernement afghan et les talibans, qui visaient à établir un partage pacifique du pouvoir.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/2130658

AFGHANISTAN : UN GOUVERNEMENT INCLUSIF SERA FORME, SELON LES TALIBANS

Par Le 17/08/2021

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Urgent

Un gouvernement inclusif sera formé en Afghanistan, selon les talibans

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INTERNATIONAL

17:52 17.08.2021(mis à jour 18:54 17.08.2021)URL courte

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Dossier:

Retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, août 2021 (22)

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Les talibans* envisagent de former un gouvernement inclusif en Afghanistan, qui comprendra les représentants de tous les groupes politiques, a annoncé le porte-parole du mouvement Zabihullah Mujahid lors de la première conférence de presse après l'entrée des talibans* dans Kaboul.

Le futur gouvernement afghan sera inclusif, il comprendra des représentants de tous les groupes politiques et couches de la population, a déclaré ce mardi 17 août le porte-parole du mouvement Zabihullah Mujahid, lors d'une conférence de presse organisée dans une salle à Kaboul précédemment utilisée par le gouvernement afghan.

«Ils décideront quelles lois seront présentées au peuple, le futur gouvernement s'en occupera avec la participation de l'ensemble du peuple [...]. Nous œuvrons pour former un nouveau gouvernement, je vous l'assure», a indiqué le porte-parole.

La conférence de presse a débuté par une prière musulmane. Citant des extraits du Coran, le représentant des talibans* a félicité les Afghans à l'occasion «de la fin de l'occupation américaine de leur pays».

«Un pays sans stupéfiants»

Selon lui, le mouvement Taliban* ne permettra pas la transformation de l'Afghanistan en centre de production de stupéfiants.

«Je veux assurer le monde entier que l'Afghanistan ne sera pas un centre de production de quelque drogue que ce soit. Nous chercherons à éradiquer ce fléau et de transformer notre pays natal en pays sans stupéfiant», a ajouté M.Mujahid.

Aucun règlement de compte en vue

L'Émirat islamique des talibans* ne menace personne et n'a pas l'intention de faire la guerre.

«Nous ne voulons pas que la guerre continue. Nous cherchons à éliminer ses racines. Nous n'allons pas nous venger auprès des représentants de l'ancien régime, ils sont nos partenaires dans la reconstruction de notre pays», a-t-il souligné.

M.Mujahid a en outre annoncé que son mouvement avait «gracié et amnistié ceux qui étaient contre eux».

«Nous ne voulons pas régler nos comptes avec qui que ce soit en Afghanistan», a déclaré le représentant des talibans*.

Et d'ajouter qu'ils tiendront compte des erreurs commises par le gouvernement précédent. 

Selon lui, les talibans* ne permettront pas d'utiliser le territoire afghan pour mener des attaques contre d'autres pays.

Droits des femmes

Les talibans* garantiront le respect des droits des femmes selon les normes de la charia. Toutes les femmes seront notamment invitées à porter le foulard, mais elles ne seront pas obligées de porter la burqa.

«Les femmes vivront selon la charia. Les pays voisins et les États du monde ne doivent pas croire que nous ne reconnaissons pas les droits des femmes. Dieu merci, nous sommes musulmans et nos femmes sont musulmanes aussi», a expliqué le porte-parole.

Selon lui, les femmes auront droit à l'éducation jusqu'au niveau universitaire et le droit de travailler.

Économie afghane

Le mouvement des talibans* entend veiller à la reprise économique du pays.

«La situation économique va s'améliorer. Nous prendrons des mesures sérieuses pour la garantir, pour améliorer les conditions de vie de la population», a promis le porte-parole.

Fonctionnement des médias

Les nouvelles autorités afghanes respecteront la liberté des médias, mais interdiront ceux qui se prononceront contre les valeurs nationales et violeront les lois islamiques. Les autres pourront travailler sans aucune contrainte, a assuré M.Mujahid. 

«Nous savons que les médias libres ont le droit de nous critiquer, mais ils doivent être justes et impartiaux. Ils servent le peuple et l'État, et nous voulons qu'ils diffusent des informations objectives et véridiques», a-t-il noté.

Les femmes pourront elles aussi travailler comme journalistes, mais elles devront porter un foulard «pour ne pas être dérangées dans la rue ou au travail», selon lui. 

Sécurité à Kaboul

Le responsable a également tenu à rassurer quant à la sécurité de la population et des diplomates en poste dans la capitale afghane:

«La sécurité et la paix à Kaboul sont prioritaires pour nous, tout comme la sécurité de tous les diplomates de tous les pays qui se trouvent à Kaboul. Nous voulons assurer le monde entier que les résidents de Kaboul, les diplomates, les organisations internationales et les ONG ne courent aucun risque. Il n'y aura aucun abus à leur égard».

Il a assuré aux Afghans ayant collaboré avec les États-Unis qu'ils étaient amnistiés, les appelant à rester sur le sol afghan:

«Nous garantissons la sécurité de ceux qui ont travaillé avec les États-Unis et leurs alliés en tant qu'interprètes ou rempli d'autres fonctions. Compte tenu de leurs talents et savoir-faire, nous ne voulons pas qu'ils quittent le pays. Nous voulons qu'ils servent leur pays».

Selon lui, les Afghans qui ont afflué à l'aéroport international de Kaboul par peur des talibans* peuvent rentrer dans leurs foyers sans aucune crainte.

Le porte-parole a cependant reconnu que le mouvement Taliban* avait rencontré certaines difficultés en essayant de garantir l'ordre public dans la capitale à cause de «certains malfaiteurs».

Les talibans* n'avaient pas l'intention d'entrer dans Kaboul

Le 15 août, les talibans* sont entrés dans Kaboul, contrôlant totalement la capitale en quelques heures. Le Président afghan Ashraf Ghani a annoncé avoir quitté le pays pour «éviter un bain de sang». Plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs citoyens et diplomates.

Selon M.Mujahid, le plan initial du mouvement était de s'arrêter aux abords de Kaboul après la prise d'autres territoires du pays afin d'assurer une passation du pouvoir pacifique, mais les actions de l'ancien gouvernement ne l'ont pas permis. Les talibans* ont ainsi dû entrer dans la capitale pour y garantir la sécurité, affirme le porte-parole.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Détails à suivre

AFGHANISTAN : LES TALIBANS ANNONCENT UNE AMNISTIE GENERALE POUR TOUS LES FONCTIONNAIRES D’ETAT

Par Le 17/08/2021

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Situation en Afghanistan

Les talibans annoncent une «amnistie générale» pour tous les fonctionnaires d'État

© Sputnik . Stringer

ASIE

09:53 17.08.2021(mis à jour 10:35 17.08.2021)URL courte

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Dossier:

Offensive des talibans après le retrait US d’Afghanistan (48)

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Après avoir pris le pouvoir en Afghanistan, les talibans* ont décrété le 17 août une amnistie générale. Le mouvement islamiste a maintes fois promis que s'il revenait au pouvoir, ils respecterait les droits humains.

Les talibans* ont annoncé mardi une amnistie générale pour tous les fonctionnaires d'État, les appelant à retourner au travail, deux jours après avoir pris le pouvoir en Afghanistan, grâce à une offensive éclair.

«Une amnistie générale a été déclarée pour tous (...), donc vous devriez reprendre vos habitudes de vie en pleine confiance», ont indiqué les talibans dans un communiqué.

Beaucoup d'Afghans, principalement dans les villes, craignent que les talibans* n'imposent la même version ultra-rigoriste de la loi islamique que lorsqu'ils dirigeaient leur pays, entre 1996 et 2001.

Ils ont maintes fois promis que s'ils revenaient au pouvoir, ils respecteraient les droits humains, en particulier ceux des femmes, en accord avec les «valeurs islamiques».

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/asie_pacifique/202108171046012600-les-talibans-annoncent-une-amnistie-generale-pour-tous-les-fonctionnaires-detat/

AFGHANISTAN : MEGA COUP SINO-IRANIEN ?!

Par Le 16/08/2021

Et si les talibans étaient aidé par l'axe Chine/Iran pour mettre à la porte les Yankee?

Monday, 16 August 2021 2:16 PM  [ Last Update: Monday, 16 August 2021 2:19 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Manoeuvres navales sino-iranienne en 2019(Archives)

C'est curieux de voir la Chine et l'Iran officialiser leur pacte stratégique de 25 ans, le jour où l'armée américaine semble être assiégé en Afghanistan dans un aéroport de Kaboul où des milliers de soldats US se montrent incapables de maîtriser la situation et se mettent même à ouvrir le feu sur les civils. La première réaction officielle iranienne à la prise de Kaboul par les talibans a été celle du secrétaire général du conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, Shamkhani qui a affirmé dans un tweet que "l'Iran respecte la volonté du peuple afghan et reste engagé à ses côtés comme les 40 dernières années. A fait écho à cette annonce bien significative, celle du porte parole de la diplomatie chinoise qui a presque repris les mêmes termes et tout en faisant état du respect de Pékin à la volonté des Afghans a dit souhaiter étendre ses "liens d'amitié et de coopération avec l'Afghanistan".

" La Chine respecte le droit du peuple afghan à décider de son sort a dit la porte-parole. Ces deux annonces quasi simultanées ont été précédées par la rencontre surprise du MAE Zarif avec le représentant chinois pour l'Afghanistan ce dimanche à Téhéran. Est-ce un hasard si en ce même jour, les médias chinois se mettent à publier la lettre du Président Xi au Président Raïssi et à faire écho par la même occasion à la réponse de ce dernier à son homologue chinois? En effet le contenu des deux missives laissent penser à une coordination plus que parfaite dans des dossiers stratégiques et celui de l'Afghanistan en est un. 

Raïssi, homme d'alliance avec Pékin?

Raïssi, homme d'alliance avec Pékin?

Ces deux lettres sont échangées d'ailleurs à l'occasion du 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Le président Xi a déclaré : "Depuis l'établissement d'un partenariat stratégique global en 2016, la confiance politique mutuelle et la coopération entre les deux pays se sont consolidées. La Chine et l'Iran s'entraidaient depuis le début de la pandémie. Pékin est prêt à saisir ce 50e anniversaire comme une opportunité pour approfondir les liens d'amitié, promouvoir la coopération dans divers domaines et enrichir le partenariat stratégique global au profit des deux pays et de leurs peuples.

Le mot est lancé: le pacte stratégique qui a donné des orties tout au long de 2020 au camp occidental date de 2019 et il ne s'est jamais démenti. Autant significative est la réponse du président iranien qui déclare que l'Iran et la Chine "sont deux civilisations anciennes dont l'amitié est comme un arbre ancien qui tire ses nutriments de milliers d'années d'échanges bien enracinées.  L'engagement de l'Iran à établir d'excellentes relations avec la Chine est inébranlable », a déclaré le président iranien. Alors que les relations bilatérales entrent dans leur sixième décennie, l'Iran continuera de promouvoir le niveau de coopération stratégique ». Cette réponse renvoie évidemment à une récente remarque de la diplomatie chinoise qui affirme que l'Iran ira se renforçant sous l'ère Raïssi, ce qui signifie en termes clairs qu'un Iran totalement ancré à l'Est verra ses alliances et ses partenariats se renforcer. A ceci s'ajoute évidemment cette information de première importance qui prévoit une adhésion plus qu'imminente de l'Iran à l'OCS laquelle adhésion souhaitée par Moscou semble l'être également par Pékin. De nombreux observateurs  tendent à élargir l'horizon économique de cette organisation et à y voir le noyau d'un pacte aussi militaire qui est sur le point de naître. 

Alliance sino-russe: le maillon manquant ?

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Chamkhani, a récemment annoncé dans un tweet que les obstacles politiques à l'adhésion...

L'exercice d'une semaine entre les armées chinoise et russe dans le nord-ouest de la Chine montre d'ailleurs qu'elles font pression pour une interopérabilité au niveau de l'OTAN – ouvrant la possibilité à des campagnes militaires conjointes pour contrer leur rival commun, les États-Unis, et l'OCS pourrait ne pas être étrangère à ce contexte. Les 10 000 soldats, issus des deux armées, ont effectué vendredi les exercices Zapad/Interaction-2021 dans la région du Ningxia. Ils ont donné à l'armée chinoise l'occasion de tester ses armes les plus récentes, ainsi que de montrer sa capacité à travailler de manière cohérente avec les forces russes. les deux armées ont utilisé un système de commandement et de contrôle conjoint. Les troupes russes ont été intégrées dans de plus grandes formations chinoises et ont mené des opérations prévues par l'armée chinoise. C'était également la première fois que les troupes russes utilisaient des véhicules d'assaut blindés, des véhicules de combat d'infanterie (IFV) et d'autres équipements de combat principaux fournis par l'armée chinoise, une pratique courante dans les exercices de l'OTAN.

Afghanistan: le choc sino-iranien?

Afghanistan: le choc sino-iranien?

En Afghanistan, les Américains semblent de plus en plus s'éloigner de leur plan originel. 

Depuis leur premier exercice conjoint en 2005, les militaires chinois et russes ont cherché à augmenter la fréquence, la portée et la complexité de leurs exercices, mais n'avaient pas encore démontré leur capacité à mener une opération conjointe majeure. ET bien c'est chose faite, alors même que l'Afghanistan tend à échapper à la sphère américaine. La prise de Kaboul par les taliban, la précipitation avec laquelle le camp US/OTAN y réagit témoigne d'une tentative de déstabilisation et de chaotisation qui dérape et échappe au contrôle. l'axe Chine/Iran est-il pour quelque chose dans cette défaite annoncé des Atlantistes? Bien probable. Et si à ce tableau on ajoute la reconnaissance à peine voilée du Pakistan de la prise de Kaboul par les taliban la boucle est bouclée. Le PM pakistanais vient de faire un constat fort significatif : "le peuple afghan vient de se désenchaîner et de s'affranchir de l'esclavage"... l'Afghanistan bascule-t-il dans la route de la Soie, par un plan US/OTAN/Israël qui a tourné court? 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/16/664549/Le-duo-sino-iranien-fait-peur-aux-USA

AFGHANISTAN : LES TALIBANS AUX PORTES DE KABOUL. LES OCCIDENTAUX EVACUENT EN CATASTROPHE LEURS RESSORTISSANTS ET DIPLOMATES

Par Le 15/08/2021

Afghanistan: les talibans tout près de Kaboul, les Occidentaux évacuent

Afghanistan: les talibans tout près de Kaboul, les Occidentaux évacuent

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Par AlAhed avec AFP


Les talibans étaient presque arrivés aux portes de Kaboul vendredi, continuant leur implacable progression en Afghanistan, d'où de nombreux pays, dont les Etats-Unis, vont évacuer en catastrophe leurs ressortissants et diplomates.

Un premier contingent de US Marines destinés à sécuriser les évacuations est arrivé à l'aéroport de Kaboul, et l'ambassade des Etats-Unis a ordonné à son personnel de détruire les documents sensibles et symboles américains qui pourraient être utilisés par les talibans "à des fins de propagande".

L'essentiel du nord, de l'ouest et du sud de l'Afghanistan est maintenant sous leur coupe. Kaboul, la capitale du pays, Mazar-i-Sharif, la grande ville du nord, et Jalalabad (est) sont les trois seules grandes villes encore sous le contrôle du gouvernement.

Les Etats-Unis ont précisé qu'ils étaient prêts à évacuer par voie aérienne des "milliers de personnes par jour", tout en estimant que Kaboul ne faisait pas face à une "menace imminente".

Plusieurs pays, dont les Pays-Bas, la Finlande, la Suède, l'Italie et l'Espagne, ont également annoncé vendredi la réduction au strict minimum de leur présence dans le pays, ainsi que des programmes de rapatriement de leurs employés afghans.

L'Allemagne annonçait elle aussi qu'elle allait réduire son personnel diplomatique "au minimum absolu".

D'autres, dont la Norvège et le Danemark, ont préféré fermer provisoirement leurs ambassades.

La Suisse, qui n'y dispose pas d'ambassade, a annoncé le rapatriement de quelques collaborateurs helvétiques et d'une quarantaine d'employés locaux.

Trois jours de réunions internationales à Doha, au Qatar, se sont achevés cette semaine sans avancée significative, et les talibans risquent de n'être nullement enclins au compromis tandis que les autorités leur ont proposé "de partager le pouvoir en échange d'un arrêt de la violence", selon un négociateur gouvernemental aux pourparlers de Doha, qui a requis l'anonymat.

Vendredi, le gouvernement canadien s'est dit prêt à accueillir 20.000 réfugiés afghans, dans le cadre d'un nouveau programme d'immigration visant les "personnes particulièrement vulnérables", notamment les femmes dirigeantes, les défenseurs des droits humains, les minorités religieuses persécutées ainsi que les journalistes.

https://french.alahednews.com.lb/41089/341

 

LE PRESIDENT AFGHAN ASHRAF GHANI DEMISSIONNE ET QUITTE LE PAYS POUR UNE DESTINATION INCONNUE

Par Le 15/08/2021

URGENT

Le Président afghan Ashraf Ghani quitte le pays, les talibans sur le point de prendre le pouvoir

INTERNATIONAL

16:09 15.08.2021(mis à jour 16:52 15.08.2021)URL courte

Par 

Dossier:

Offensive des talibans après le retrait US d’Afghanistan (9)

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Le Président afghan Ashraf Ghani a démissionné et quitté le pays, a annoncé l'ancien vice-Président du pays, Abdullah Abdullah. Sputnik a appris d'une source à Douchanbe que M.Ghani serait en route pour le Tadjikistan d'où il partira vers un pays tiers.

Le Président afghan Ashraf Ghani a démissionné et quitté le pays, a annoncé le président du Haut conseil afghan pour la réconciliation nationale et ancien vice-Président du pays, Abdullah Abdullah.

Dans un message vidéo sur Facebook, M.Abdullah a appelé les Afghans à rester calmes et les forces afghanes à garantir la sécurité dans le pays.

La gestion du pays a été confiée à un conseil spécial comprenant Abdullah Abdullah et Hamid Karzai, ancien Président du pays, a appris Sputnik d'une source au sein du mouvement taliban*. Selon l'interlocuteur de Sputnik, ce conseil remettra ensuite le pouvoir aux talibans*.

Auparavant, une source de Sputnik au palais présidentiel de Kaboul, où se déroulent des négociations entre une délégation des talibans* et le gouvernement, avait déclaré que les djihadistes avaient refusé d'accepter le pouvoir du Président Ashraf Ghani. Les parties ont discuté d'autres options de passation de pouvoir, y compris par le biais d'autres personnalités politiques comme MM. Karzai et Abdullah.

Où est le Président Ghani?

M.Ghani serait en route pour le Tadjikistan d'où il partira vers un pays tiers, a appris Sputnik d'une source à Douchanbé.

Le Président aurait pu quitter le pays à bord d'un des avions utilisés par les États-Unis pour évacuer leur personnel diplomatique et militaire, mais il est peu probable qu'il souhaite se rendre en Russie, a déclaré à Sputnik Zamir Kaboulov, envoyé spécial du Président russe pour l'Afghanistan et directeur du deuxième département Asie du ministère des Affaires étrangères.

«C'est peu probable, il n'a pas de visa russe. Les Américains évacuent leur mission diplomatique et d'autres membres du personnel, il aurait pu utiliser l'un de ces avions pour s'échapper», a estimé M.Kaboulov.

La Russie sera prête à travailler avec le gouvernement de transition afghan, mais pour l'instant le mouvement taliban* n'est pas reconnu comme l’autorité du pays, a indiqué M.Kaboulov.

Les talibans* entrent dans Kaboul

Selon les médias, le commandement des talibans* a ordonné à ses combattants d'entrer dans Kaboul pour prévenir les actes de maraudage.

Un représentant de l'Otan a indiqué à Sputnik que l'Alliance aidait à assurer le fonctionnement de l'aéroport de Kaboul pour préserver un lien entre l'Afghanistan et le reste du monde.

La situation en Afghanistan s'est aggravée ces dernières semaines avec l'offensive du mouvement taliban* sur les grandes villes du pays. Ce dimanche 15 août, plusieurs médias ont annoncé que les talibans* contrôlaient tous les postes-frontières en Afghanistan. Le mouvement a affirmé plus tard qu'il menait des pourparlers avec le gouvernement sur la possibilité d'entrer pacifiquement dans Kaboul et que le gouvernement afghan serait responsable de la sécurité de Kaboul jusqu'à la fin du processus de transition.

* Organisation terroriste interdite en Russie

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/international/202108151046002025-le-president-afghan-ashraf-ghani-demissionne-et-quitte-le-pays/

HUBERT VEDRINE, EX-MINISTRE FRANÇAIS DES AFFAIRES ETRANGERES : « LES OCCIDENTAUX PENSAIENT ETRE LES ROIS DU MONDE »

Par Le 14/08/2021

 

Les «Occidentaux pensaient être les rois du monde»: Hubert Védrine charge l’opération en Afghanistan

 Depuis 8 heures  14 août 2021

hubert_vedrine

 Afghanistan - Monde islamique

Alors que les forces internationales achèvent leur retrait d’Afghanistan et que les talibans lancent offensive sur offensive, Marianne revient sur le sujet de cette opération qui a duré 20 ans avec l’ex-ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, pour qui «c’est un aboutissement tragique» montrant «le niveau d’illusions des Occidentaux».

C’est à l’issue de 20 ans de présence en Afghanistan que les troupes étrangères, qui y stationnaient dans le cadre d’une mission de l’Otan menée par les États-Unis, se retirent du pays, en pleine offensive des talibans qui «pourraient isoler la capitale afghane dans les 30 jours et en prendre le contrôle dans les 90 jours», selon un responsable du département américain de la Défense.

L’opération est qualifiée «d’échec cuisant de l’Occident» par Marianne qui a interrogé sur le dossier Hubert Védrine. Outre l’aspect géographique du pays, «montagneux et difficile d’accès», l’ancien ministre des Affaires étrangères relève son éclatement «entre zones ethniques et tribales», ce qui signifie «qu’il ne suffit pas d’avoir la mainmise sur Kaboul pour contrôler tout le territoire».

«L’Afghanistan est le tombeau du droit d’ingérence. C’est un aboutissement tragique qui montre le niveau d’illusions des Occidentaux […]. Dans une vision délirante, les Occidentaux pensaient que la décolonisation n’avait pas eu lieu, qu’ils allaient régner sur le monde, et pouvoir imposer leurs conceptions des droits de l’homme dans une forme d’évangélisation. Cela a abouti à un fiasco monumental», indique-t-il.

« Nous avons menti à ces peuples »

Hubert Védrine rappelle qu’il avait approuvé la première opération en Afghanistan qui avait pour objectif d’écraser Al-Qaïda après les attentats du 11 septembre aux États-Unis.

« Le problème a été la deuxième phase qui a consisté à s’implanter en Afghanistan avec des milliers d’hommes pour imposer la modernité. Je trouve indigne d’avoir fait miroiter à ces populations nos valeurs droits-de-l’hommiste.»

Selon lui, celui qui connaissait l’Afghanistan réalisait à l’époque déjà «que ça ne marcherait pas».

«Ce n’était pas le cas des Occidentaux qui de manière générale pensaient être les rois du monde. Nous avons menti à ces peuples en danger, qu’on ne pouvait protéger. Le réalisme aurait été plus honnête», constate-t-il.

«L’immoralisme du moralisme»

Hubert Védrine ne repousse pas pour autant l’idée même d’intervenir, mais souligne qu’il est nécessaire de le faire seulement «là où nos intérêts vitaux sont en jeu».

«Dire qu’il faut éliminer un régime qui est une menace pour notre nation est intelligible par n’importe quel électeur français ou anglais. En revanche, aller imposer la démocratie et l’égalité hommes-femmes dans d’autres pays est complètement différent. Si cela excite les élites, les personnes normales décrochent», explique-t-il.

Il évoque dans ce contexte le sort de ceux «qui ont goûté au modernisme» et qui se retrouvent à présent abandonnés.

«C’est ce que j’appelle l’immoralisme du moralisme», poursuit l’ancien chef de la diplomatie française.

Interrogé sur le sort des auxiliaires de l’armée qui redoutent aujourd’hui, avec l’avancée des talibans, pour leur vie, Hubert Védrine estime indispensable de donner l’asile «à ceux qui ont pris des risques pour nous».

«Nous ferions mieux d’être plus rigoureux et exigeants afin d’octroyer le statut de réfugié à ceux qui le méritent vraiment. Ces personnes-là en font partie», ajoute-t-il pour conclure.

Les auxiliaires

Lors de son intervention en Afghanistan, de 2001 à 2012, l’armée française a employé sur place 800 Afghans dont l’un a été retrouvé abattu par les talibans fin juin dernier. Réalisant le danger de sa situation, cet ancien cuisinier d’une base militaire française avait adressé plusieurs demandes de visa depuis 2013, qui ont été rejetées à chaque fois parce qu’il ne remplissait pas les conditions de l’État français au rapatriement des auxiliaires de l’armée, notamment au «niveau de menace».

Un autre ancien employé de l’armée française en Afghanistan, un interprète, avait été tué par les talibans en octobre 2018 dans un attentat. Sa demande de visa pour la France avait également été rejetée.

Près de 270 d’entre eux ont été accueillis en France.

Progression des talibans

À l’approche de la fin de l’intervention militaire américaine, prévue pour le 31 août, et du retrait des troupes de l’Otan, les talibans ont intensifié leurs offensives à travers le pays.

Le 1er août, les islamistes ne possédaient aucune capitale de province. Moins de deux semaines plus tard, ils en ont conquis 14 sur les 34 que compte le pays et se vantent de l’entrée à Kandahar, la deuxième ville d’Afghanistan, et à Hérat, place forte de l’ouest du pays.

Entretemps, un sénateur américain a affirmé que la politique de Joe Biden en Afghanistan était «imprudente». Selon lui, si l’administration n’envoie pas des troupes supplémentaires sur le terrain pour soutenir les militaires afghans, «les talibans pourraient célébrer le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre en incendiant l’ambassade à Kaboul» des États-Unis.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2128601

COMMENT LES USA ONT TOUT FAUX EN AFGHANISTAN?

Par Le 13/08/2021

Comment les USA ont tout faux en Afghanistan?

Wednesday, 04 August 2021 10:44 AM  [ Last Update: Thursday, 05 August 2021 4:36 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des forces de l'armée chinoise. ©AFP

En Afghanistan, les Américains semblent de plus en plus s'éloigner de leur plan originel. Alors qu'ils ont fait semblant de s'en retirer pour y déclencher une guerre confessionnelle propre à toucher l'Iran la Chine et la Russie, l'axe Iran-Chine est sur le point de tirer le tapis sous les pieds US. Comment?  

Peu de gens dans les capitales du Moyen-Orient, et dans le monde arabe en particulier, se sont penchés sur la visite de la délégation des talibans en Chine, lesquels ont promis aux dirigeants chinois qu'ils resteraient dans leur tranchée et qu’ils ne permettront pas à l'Amérique de faire de leur pays une plate-forme pour déstabiliser la Chine, et ce, par la porte de la minorité turkmène musulmane, c'est-à-dire les Ouïghours. La prochaine guerre USA/Chine, qu'elle soit directe ou par procuration, aura-t-elle lieu sur le sol afghan? 

Afghanistan: le court-circuit chinois?

Afghanistan : le court-circuit chinois?

Une délégation des talibans rencontre des autorités chinoises.

En effet, lorsque le président chinois Xi Jinping a appelé il y a deux jours à la nécessité de se concentrer fortement sur le développement des capacités de l'Armée populaire de libération de la Chine pour la préparer à un long conflit militaire à la lumière des menaces croissantes auxquelles le pays est confronté, il faisait référence aux préparatifs américains en cours pour activer ce front afghan, ainsi que d'autres fronts. L'administration Biden estime que la confrontation avec la Chine est une priorité absolue pour sa sécurité nationale, et elle adopte la même stratégie définie par Trump, avec une différence fondamentale : Biden ne veut pas que son pays porte seul ce fardeau et forme une alliance quadripartite comprenant l'Inde, l'Australie, le Japon, la Corée du Sud, avec une mini-OTAN basée en Asie de l'Est. L'Afghanistan tire son importance de sa frontière commune avec le Turkménistan oriental (les Ouïghours), large de 75 km à l'ouest de la Chine. Washington espère en faire un nouveau point de départ pour la deuxième édition de la mission contre la Chine, selon les informations américaines divulguées sur les caractéristiques de la guerre à venir.

USA: les talibans sortent  leurs MANPAD

USA : les talibans sortent leurs MANPAD

Les talibans vont se venger des récentes frappes aériennes américaines en Afghanistan.

Cela n'empêche pas que la mer de Chine méridionale, très fréquentée aujourd'hui par les porte-avions américains (dont le dernier est le porte-avions Ronald Reagan, NDLR), et qui constitue un point de friction, ne soit pas l'autre front du conflit à venir. La direction chinoise cherche actuellement à former une alliance quadripartite ou quinquennale, pour affronter l'alliance américaine, et cette alliance comprend la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, ainsi que le Pakistan, générateur des talibans, qui devrait jouer un rôle majeur aux côtés de la Chine dans toute guerre future. L'armée chinoise occupe la troisième place après ses homologues américaine et russe sur la liste des armées les plus puissantes du monde. Elle est désormais équipée de 350 têtes nucléaires, 48 ​​sous-marins, des milliers d'hélicoptères, de drones et de missiles.

Afghanistan: Taliban, outil

Afghanistan : taliban, outil

Jusqu

Ce qui inquiète le plus Washington ces jours-ci, ce sont alors six points fondamentaux : Le développement d'escadrons d'avions sans pilote chinois (drones), notamment de kamikazes, qui se coordonnent entre eux sans intervention humaine, selon le déroulement des combats. Puis, la Chine a dépensé des milliards de dollars pour développer des missiles qui dépassent de plus de 20 fois la vitesse du son, lui permettant d'atteindre des cibles à des centaines de kilomètres de distance en quelques secondes seulement et qu'elle entrepose dans des silos sous terrains. Ensuite, la production de graphène qui est 200 fois plus résistant que l'acier et actuellement utilisé pour peindre des missiles balistiques, des chars, des véhicules blindés et des boucliers de protection pour les soldats, les hélicoptères géants Z10, les bombardiers et les avions de chasse. Les dirigeants chinois augmenteront aussi le budget militaire de 6,8% cette année pour atteindre 1 400 milliards de yuans (217 milliards de dollars), et il est prévu de l'augmenter du même pourcentage ou plus au cours des prochaines années. Ainsi, les dépenses militaires chinoises sont les plus élevées du monde après celles des États-Unis. En cinquième lieu, le modèle chinois de « dictature de la technologie », c'est-à-dire l'utilisation de la technologie moderne pour l'espionnage, la collecte d'informations et le contrôle de la population. Washington cherche actuellement par tous les moyens à empêcher la propagation de ce modèle, qui est à l'image de la suprématie chinoise.

L'armée chinoise en état d'alerte

L'armée chinoise en état d'alerte

La Chine met en garde les USA contre la violation de son espace aérien.

Et enfin donner aux sanctions américaines sur les importations et les entreprises chinoises des résultats contre-productifs, pousser la Chine à se reposer sur elle-même, à fabriquer localement des alternatives aux produits américains et à devenir autonome, à l'instar de ce que l'Iran a fait au cours des trente dernières années. Trois premiers des six points précités inquiètent encore plus les Américains car il y aurait un entrecroisement de méthode et de tactique sino-iraniennes. La Chine est une puissance mondiale montante à la vitesse du son. Mais elle a aussi l’intelligence de suivre de près l’unique front de combat réel qui existe contre les États-Unis à savoir celui de la Résistance. Les tensions dans le golfe Persique, celles à Gaza, au Liban et en Syrie contre les Américains, lui servent de leçon et l'aident à faire une idée de sa propre guerre contre l'Amérique. Depuis la bataille de Gaza, Pékin joue carrément sur le terrain de la Résistance. C'est un point qui pourrait s'avérer fatal aux Américains en Afghanistan. 

USA : la Chine prépare la guerre

USA : la Chine prépare la guerre

Selon le tabloïd chinois, Global Times, Pékin doit augmenter sa puissance militaire pour contrer les menaces américaines.

https://french.presstv.ir/Detail/2021/08/04/663705/Afghanistan--le-choc-sino-iranien--

AFGHANISTAN : UN B-52 AMERICAIN INTERCEPTE

Par Le 09/08/2021

Les talibans tirent sur les B-52 américains

Monday, 09 August 2021 6:07 PM  [ Last Update: Monday, 09 August 2021 6:07 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des talibans afghans. (Photo d'archives)

En Afghanistan, les talibans ont attaqué pour la première fois un bombardier stratégique américain B-52, a-t-on appris du site web militaire russe Avia-pro.

Des talibans ont attaqué le bombardier stratégique américain B-52 alors que l’appareil frappait leur bastion, siégé dans la périphérie de Kunduz.

Au moins un missile d'un système de missile antiaérien portable MANPADS a été tiré en direction du bombardier.

USA: les talibans sortent  leurs MANPAD

USA: les talibans sortent leurs MANPAD

Les talibans vont se venger des récentes frappes aériennes américaines en Afghanistan.

A partir des informations fournies, il s'agit de réelles attaques talibanes contre les forces américaines, compte tenu du fait que les talibans sont équipés de systèmes de défense aérienne à courte portée M1097 Avenger américains, parfaitement en mesure de cibler les bombardiers de l'US Air Force.

Le président américain Joe Biden a ordonné aux bombardiers B-52 et aux hélicoptères de combat Spectre de cibler les positions des talibans en Afghanistan "dans le but de protéger leurs alliés", alors que les militants avancent vers des villes clés, a rapporté le samedi 7 août la chaîne de télévision afghane Tolo News.

Lire plus : "Nous allons abattre les avions et hélicoptères américains" (talibans)

Les bombardiers américains B-52 Stratofortress ont lancé des frappes aériennes contre les forces talibanes à Sheberghan, la capitale de la province de Jawzjan dans le nord de l'Afghanistan, a déclaré le porte-parole du ministère afghan de la Défense, Fawad Aman. Une opération confirmée par l'US Air Force.

Les États-Unis ont intensifié leurs frappes aériennes, a reconnu le commandant Nicole Ferrara, porte-parole du Commandement central de l'armée américaine, qui a déclaré samedi à l'AFP: «Les forces américaines ont procédé ces derniers jours à plusieurs frappes aériennes pour défendre nos partenaires afghans».

Afghanistan : E-11A US dans le viseur!

Afghanistan : E-11A US dans le viseur!

L'ambassade des États-Unis à Kaboul a également exhorté samedi les citoyens américains à quitter l'Afghanistan immédiatement « en utilisant les options de vol commercial disponibles » dans un communiqué publié sur son site Internet qui citait « les conditions de sécurité et la réduction des effectifs ».

À partir du 1er mai, suite à l'annonce faite par Biden, les dernières forces terrestres américaines devraient quitter l'Afghanistan d'ici le 31 août.

Or depuis cette date, les talibans ont repris le contrôle de plusieurs régions. Ce samedi, ils ont annoncé qu'ils s'étaient emparés de la province sud-ouest de Nimroz et de la province nord de Jawzjan.

 

L'Afghanistan trahi par le retrait de l'OTAN

Le secrétaire britannique à la Défense affirme que les alliés occidentaux ont rejeté l'appel britannique à rester après le retrait américain... alors que les talibans prennent le contrôle de cinq capitales provinciales.

« La Grande-Bretagne a désespérément tenté de former une coalition militaire pour soutenir les forces afghanes après le retrait des États-Unis – mais les alliés de l'OTAN ont refusé de participer », a révélé le secrétaire à la Défense.

Ben Wallace a déclaré au journal britannique Daily Mail que le Royaume-Uni avait exhorté les pays alliés " partageant les mêmes idées " à rester après le retrait des troupes américaines.

Mais après qu'ils aient refusé, il a décidé que la Grande-Bretagne ne pouvait pas faire cavalier seul.

Par conséquent, les États de l'OTAN ont tous ramené leurs soldats chez eux et les talibans ont lancé une offensive. Il contrôle désormais plus de la moitié du pays, après avoir pris cinq capitales provinciales depuis vendredi, et fait rapidement pencher la balance du pouvoir en leur faveur.

Afghanistan : l'OTAN saigne ...

Afghanistan : l'OTAN saigne ...

Les talibans annoncent avoir abattu un hélicoptère de l’OTAN dans l’ouest de l’Afghanistan.

Wallace a condamné "l'accord pourri" des États-Unis avec les talibans, signé l'année dernière, qui était censé mettre fin à plus de 18 ans de conflit en Afghanistan.

Il a déclaré que cela pourrait conduire à la reprise des talibans – et à une relance d’une campagne militaire par la Grande-Bretagne.

Lorsqu'on lui a demandé si le Royaume-Uni pouvait faire plus pour aider les forces afghanes assiégées, il a répondu:

« Eh bien, j'ai essayé de parler aux Etats de l'OTAN, mais elles n'étaient pas intéressées, presque toutes… Certains pays alliés au sein de l’Alliance ont dit qu'ils étaient enthousiastes, mais leurs Parlements s’y sont opposés. Il est devenu assez rapidement évident que sans les États-Unis ces options étaient dans l’impasse ».

Il a déclaré que l'option d'une présence unilatérale au Royaume-Uni avait été envisagée, ajoutant:

«Nous aurions pu y mettre une force, mais nous aurions dû nous retirer de beaucoup d'autres endroits dans le monde. La possibilité... n'était pas viable.

Le secrétaire à la Défense a déclaré que l'accord de l’ex-président américain, Donald Trump avec les talibans au début de l'année dernière avait convaincu les militants qu'ils avaient été victorieux.

 « L'accord était un accord pourri, il est défectueux. Cela m'attriste que l'accord ait mis en pièces une grande partie de ce qui avait été réalisé en Afghanistan au cours des 20 dernières années. Nous reviendrons probablement dans dix ou vingt ans. Mais il n'est pas possible de réagir actuellement », a-t-il poursuivi.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/09/664057/Afghanistan-les-talibans%C2%A0tirent-sur-un-B-52-%C2%A0

LES USA ONT TOUT FAUX EN AFGHANISTAN COMME PARTOUT OU ILS FOURENT LEURS SALES PATTES

Par Le 04/08/2021

Comment les USA ont tout faux en Afghanistan?

Wednesday, 04 August 2021 10:44 AM  [ Last Update: Wednesday, 04 August 2021 11:37 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des forces de l'armée chinoise. ©AFP

En Afghanistan, les Américains semblent de plus en plus s'éloigner de leur plan originel. Alors qu'ils ont fait semblant de s'en retirer pour y déclencher une guerre confessionnelle propre à toucher l'Iran la Chine et la Russie, l'axe Iran-Chine est sur le point de tirer le tapis sous les pieds US. Comment?  

Peu de gens dans les capitales du Moyen-Orient, et dans le monde arabe en particulier, se sont penchés sur la visite de la délégation des talibans en Chine, lesquels ont promis aux dirigeants chinois qu'ils resteraient dans leur tranchée et qu’ils ne permettront pas à l'Amérique de faire de leur pays une plate-forme pour déstabiliser la Chine, et ce, par la porte de la minorité turkmène musulmane, c'est-à-dire les Ouïghours. La prochaine guerre USA/Chine, qu'elle soit directe ou par procuration, aura-t-elle lieu sur le sol afghan? 

Afghanistan: le court-circuit chinois?

Afghanistan : le court-circuit chinois?

Une délégation des talibans rencontre des autorités chinoises.

En effet, lorsque le président chinois Xi Jinping a appelé il y a deux jours à la nécessité de se concentrer fortement sur le développement des capacités de l'Armée populaire de libération de la Chine pour la préparer à un long conflit militaire à la lumière des menaces croissantes auxquelles le pays est confronté, il faisait référence aux préparatifs américains en cours pour activer ce front afghan, ainsi que d'autres fronts. L'administration Biden estime que la confrontation avec la Chine est une priorité absolue pour sa sécurité nationale, et elle adopte la même stratégie définie par Trump, avec une différence fondamentale : Biden ne veut pas que son pays porte seul ce fardeau et forme une alliance quadripartite comprenant l'Inde, l'Australie, le Japon, la Corée du Sud, avec une mini-OTAN basée en Asie de l'Est. L'Afghanistan tire son importance de sa frontière commune avec le Turkménistan oriental (les Ouïghours), large de 75 km à l'ouest de la Chine. Washington espère en faire un nouveau point de départ pour la deuxième édition de la mission contre la Chine, selon les informations américaines divulguées sur les caractéristiques de la guerre à venir.

USA: les talibans sortent  leurs MANPAD

USA : les talibans sortent leurs MANPAD

Les talibans vont se venger des récentes frappes aériennes américaines en Afghanistan.

Cela n'empêche pas que la mer de Chine méridionale, très fréquentée aujourd'hui par les porte-avions américains (dont le dernier est le porte-avions Ronald Reagan, NDLR), et qui constitue un point de friction, ne soit pas l'autre front du conflit à venir. La direction chinoise cherche actuellement à former une alliance quadripartite ou quinquennale, pour affronter l'alliance américaine, et cette alliance comprend la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, ainsi que le Pakistan, générateur des talibans, qui devrait jouer un rôle majeur aux côtés de la Chine dans toute guerre future. L'armée chinoise occupe la troisième place après ses homologues américaine et russe sur la liste des armées les plus puissantes du monde. Elle est désormais équipée de 350 têtes nucléaires, 48 ​​sous-marins, des milliers d'hélicoptères, de drones et de missiles.

Afghanistan: Taliban, outil

Afghanistan : taliban, outil

Jusqu

Ce qui inquiète le plus Washington ces jours-ci, ce sont alors six points fondamentaux : Le développement d'escadrons d'avions sans pilote chinois (drones), notamment de kamikazes, qui se coordonnent entre eux sans intervention humaine, selon le déroulement des combats. Puis, la Chine a dépensé des milliards de dollars pour développer des missiles qui dépassent de plus de 20 fois la vitesse du son, lui permettant d'atteindre des cibles à des centaines de kilomètres de distance en quelques secondes seulement et qu'elle entrepose dans des silos sous terrains. Ensuite, la production de graphène qui est 200 fois plus résistant que l'acier et actuellement utilisé pour peindre des missiles balistiques, des chars, des véhicules blindés et des boucliers de protection pour les soldats, les hélicoptères géants Z10, les bombardiers et les avions de chasse. Les dirigeants chinois augmenteront aussi le budget militaire de 6,8% cette année pour atteindre 1 400 milliards de yuans (217 milliards de dollars), et il est prévu de l'augmenter du même pourcentage ou plus au cours des prochaines années. Ainsi, les dépenses militaires chinoises sont les plus élevées du monde après celles des États-Unis. En cinquième lieu, le modèle chinois de « dictature de la technologie », c'est-à-dire l'utilisation de la technologie moderne pour l'espionnage, la collecte d'informations et le contrôle de la population. Washington cherche actuellement par tous les moyens à empêcher la propagation de ce modèle, qui est à l'image de la suprématie chinoise.

L'armée chinoise en état d'alerte

L'armée chinoise en état d'alerte

La Chine met en garde les USA contre la violation de son espace aérien.

Et enfin donner aux sanctions américaines sur les importations et les entreprises chinoises des résultats contre-productifs, pousser la Chine à se reposer sur elle-même, à fabriquer localement des alternatives aux produits américains et à devenir autonome, à l'instar de ce que l'Iran a fait au cours des trente dernières années. Trois premiers des six points précités inquiètent encore plus les Américains car il y aurait un entrecroisement de méthode et de tactique sino-iraniennes. La Chine est une puissance mondiale montante à la vitesse du son. Mais elle a aussi l’intelligence de suivre de près l’unique front de combat réel qui existe contre les États-Unis à savoir celui de la Résistance. Les tensions dans le golfe Persique, celles à Gaza, au Liban et en Syrie contre les Américains, lui servent de leçon et l'aident à faire une idée de sa propre guerre contre l'Amérique. Depuis la bataille de Gaza, Pékin joue carrément sur le terrain de la Résistance. C'est un point qui pourrait s'avérer fatal aux Américains en Afghanistan. 

USA : la Chine prépare la guerre

USA : la Chine prépare la guerre

Selon le tabloïd chinois, Global Times, Pékin doit augmenter sa puissance militaire pour contrer les menaces américaines.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/04/663705/Afghanistan--le-choc-sino-iranien--

AFGHANISTAN : UNE DELEGATION TALIBANE RENCONTRE DES RESPONSABLES CHINOIS A PEKIN

Par Le 28/07/2021

Afghanistan: une délégation talibane rencontre des responsables chinois à Pékin

Afghanistan: une délégation talibane rencontre des responsables chinois à Pékin

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Par AlAhed avec AFP

Une délégation des talibans afghans s'est entretenue en Chine avec le ministre des Affaires étrangères et de hauts responsables de la diplomatie chinoise, a annoncé mercredi 28 juillet un porte-parole des insurgés à l'AFP.

Durant cette visite de deux jours commencée mardi, la délégation de neuf membres menée par le n°2 des talibans, le mollah Abdul Ghani Baradar, a eu «des rencontres séparées avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, le vice-ministre des Affaires étrangères et le représentant spécial chinois pour l'Afghanistan», a indiqué ce porte-parole, Mohammad Naeem, lui-même présent à Pékin.

Il n'a pas précisé où en Chine s'étaient déroulées les rencontres.

Les talibans «ont assuré à la Chine que le sol afghan ne serait pas utilisé contre la sécurité de quelque pays que ce soit», a déclaré Mohammad Naeem dans un message à l'AFP à Kaboul.

Les responsables chinois «ont promis de ne pas interférer dans les affaires afghanes, mais au contraire d'aider à résoudre les problèmes et amener la paix», a-t-il ajouté.

Depuis plusieurs semaines, l’affrontement entre les forces gouvernementales et les talibans semble tourner à l’avantage de ces derniers.

Les talibans avaient affirmé mi-juillet contrôler 85% du territoire et avoir la main sur d’importants postes-frontières avec l’Iran.

https://french.alahednews.com.lb/40897/341

AFGHANISTAN : LES TALIBANS VONT SE VANGER DES RECENTES FRAPPES AERIENNES AMERICAINES

Par Le 24/07/2021

Afghanistan: les avions de chasse US dans le viseur

Saturday, 24 July 2021 6:08 PM  [ Last Update: Saturday, 24 July 2021 6:09 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les talibans vont se venger des récentes frappes américaines en Afghanistan. (Illustration)

Les talibans vont se venger des récentes frappes aériennes américaines en Afghanistan, a rapporté le site d’information Southfront.

Les États-Unis ont confirmé que leurs forces avaient récemment mené des frappes aériennes contre les talibans en Afghanistan, alors que les forces étrangères dirigées par les États-Unis sont aux dernières étapes de leur retrait du pays.

Le 22 juillet, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a déclaré aux journalistes que les frappes aériennes avaient été menées en soutien aux forces de sécurité afghanes (ANDSF) sans fournir aucun détail.

Afghanistan: l'US Air Force menacée!

Afghanistan : l’US Air Force menacée !

« Sans parler de détails,…, je peux dire qu’au cours des derniers jours, nous avons agi par le biais de frappes aériennes pour soutenir l’ANDSF mais je n’entrerai pas dans les détails tactiques de ces frappes », a déclaré John Kirby.

Plus tard, le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid a confirmé que les frappes avaient été menées dans la nuit du 21 juillet à la périphérie de la ville méridionale de Kandahar, tuant trois de leurs effectifs et détruisant deux véhicules.

« Nous confirmons ces frappes aériennes et nous condamnons cela dans les termes les plus forts, c’est une attaque claire et une violation de l’accord de Doha, car ils ne peuvent pas avoir d’opérations après mai », a-t-il déclaré.

Mujahid a ajouté que si les forces américaines poursuivaient leur opération, elles seraient responsables des conséquences.

Ce sont les premières frappes aériennes américaines depuis que le général Scott Miller, l’ancien commandant des troupes américaines en Afghanistan, a remis son autorité au général Frank McKenzie. Ils peuvent être un signe que l’armée américaine n’arrêtera pas ses frappes contre les talibans au moins avant le 31 août.

Compte tenu des tentatives de Washington de trouver un hôte pour ses troupes dans les pays voisins de l’Afghanistan, les frappes aériennes américaines pourraient menacer les talibans même après la fin du retrait américain.

Afghanistan: Aval US à la guerre civile

Afghanistan: Aval US à la guerre civile

Le commandant des forces américaines en Afghanistan donne son feu vert à une guerre civile dans ce pays.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/24/662963/Afghanistan-Taliban-retrait-US-frappes-a%C3%A9riennes-Kandahar

LE NOUVEAU GRAND JEU DE L’OCS EN ASIE CENTRALE : LE CORRIDOR ECONOMIQUE DE LA CHINE EN AFGHANISTAN

Par Le 16/07/2021

Le nouveau grand jeu de l’OCS en Asie centrale : Le corridor économique de la Chine en Afghanistan

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 15 juillet 2021

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Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, est en tournée en Asie centrale toute la semaine. Il visite le Turkménistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Les deux derniers sont des membres à part entière de l’Organisation de Coopération de Shanghai, fondée il y a 20 ans.

Les poids lourds de l’OCS sont bien sûr la Chine et la Russie. Ils sont rejoints par quatre « stans » d’Asie centrale (tous sauf le Turkménistan), l’Inde et le Pakistan. L’Afghanistan et l’Iran ont le statut d’observateur, tout comme la Biélorussie et la Mongolie.

Et cela nous amène à ce qui se passe ce mercredi à Douchanbé, la capitale tadjike. L’OCS tiendra une réunion 3 en 1 : réunions du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, du groupe de contact OCS-Afghanistan et d’une conférence intitulée « Asie centrale et Asie du Sud : Connectivité régionale, défis et opportunités ».

À la même table, nous aurons donc Wang Yi, son très proche partenaire stratégique Sergueï Lavrov et, surtout, le ministre afghan des Affaires étrangères Mohammad Haneef Atmar. Ils débattront des difficultés rencontrées après le retrait de l’hégémon et l’effondrement du mythe de la « stabilisation » de l’Afghanistan par l’OTAN.

Jouons un scénario possible : Wang Yi et Lavrov disent à Atmar, en termes très clairs, qu’il doit y avoir un accord de réconciliation nationale avec les Taliban, négocié par la Russie et la Chine, sans interférence américaine, incluant la fin du trafic d’opium et d’héroïne.

La Russie et la Chine obtiennent des Taliban la promesse ferme que le djihadisme ne sera pas autorisé à s’envenimer. La finalité : des tonnes d’investissements productifs, l’Afghanistan est intégré à l’Initiative Ceinture et Route (BRI) et – plus tard – à l’Union économique eurasiatique (UEE).

La déclaration commune de l’OCS de mercredi sera particulièrement éclairante, car elle détaillera peut-être la manière dont l’organisation prévoit de coordonner un processus de paix afghan de facto à plus long terme.

Dans ce scénario, l’OCS a maintenant la possibilité de mettre en œuvre ce dont elle discute activement depuis des années : seule une solution asiatique au drame afghan s’applique.

Sun Zhuangzhi, directeur exécutif du Centre de Recherche chinois de l’OCS, résume la situation : l’organisation est capable d’élaborer un plan mêlant stabilité politique, développement économique et sécuritaire et feuille de route pour les projets de développement des infrastructures.

Les Taliban sont d’accord. Le porte-parole Suhail Shaheen a souligné : « La Chine est un pays ami que nous accueillons pour la reconstruction et le développement de l’Afghanistan ».

Sur la Route de la Soie

Après la connectivité économique, une autre devise de l’OCS encouragée par Pékin depuis le début des années 2000 est la nécessité de lutter contre les « trois maux » : terrorisme, séparatisme et extrémisme. Tous les membres de l’OCS sont parfaitement conscients des métastases djihadistes qui menacent l’Asie centrale – de l’État islamique de la province de Khorasan aux factions ouïgoures obscures qui combattent actuellement à Idlib, en Syrie, en passant par le Mouvement islamique d’Ouzbékistan (IMU) (en perte de vitesse).

Le cas des Taliban est beaucoup plus complexe. Ils sont toujours considérés comme une organisation terroriste par Moscou. Pourtant, sur le nouvel échiquier évoluant rapidement, Moscou et Pékin savent tous deux qu’il est important d’engager les Taliban dans une diplomatie de haut rang.

Wang Yi a déjà fait comprendre à Islamabad – le Pakistan est membre de l’OCS – la nécessité de mettre en place un mécanisme trilatéral, avec Pékin et Kaboul, pour faire avancer une solution politique réalisable en Afghanistan tout en gérant le front de la sécurité.

Du point de vue de la Chine, il est question ici du Corridor économique Chine-Pakistan (CECP) à plusieurs niveaux, auquel Pékin prévoit d’intégrer Kaboul. Voici une mise à jour détaillée des progrès du CECP.

Les blocs de construction comprennent l’accord conclu entre China Telecom et Afghan Telecom déjà en 2017 pour construire un système de câble à fibre optique Kashgar-Faizabad, puis l’étendre vers un système de Route de la Soie Chine-Kirghizistan-Tajikistan-Afghanistan.

L’accord signé en février entre Islamabad, Kaboul et Tachkent pour la construction d’une voie ferrée qui pourrait faire de l’Afghanistan un carrefour clé entre l’Asie centrale et l’Asie du Sud est directement lié à cet accord. Appelez-cela le corridor de l’OCS.

Tout ce qui précède a été consolidé par une réunion trilatérale cruciale le mois dernier entre les ministres des Affaires étrangères de la Chine, du Pakistan et de l’Afghanistan. À Kaboul, l’équipe Ghani a renouvelé son intérêt pour une connexion à la BRI, ce qui se traduit en pratique par un CECP élargi. Les Taliban ont dit exactement la même chose la semaine dernière.

Wang Yi sait très bien que le djihadisme ne manquera pas de cibler le CECP. Mais pas les Taliban afghans. Et pas les Taliban pakistanais (TTP), car plusieurs projets du CECP (la fibre optique, par exemple) amélioreront les infrastructures de Peshawar et des environs.

La connectivité commerciale de l’Afghanistan avec son rôle clé dans le CECP et les Nouvelles Routes de la Soie ne pourraient pas avoir plus de sens, même d’un point de vue historique, puisque l’Afghanistan a toujours fait partie des Anciennes Routes de la Soie. Le carrefour de l’Afghanistan est le chaînon manquant de l’équation de la connectivité entre la Chine et l’Asie centrale. Le diable, bien sûr, sera dans les détails.

L’équation iranienne

Ensuite, pour l’Occident, il y a l’équation iranienne. Le partenariat stratégique Iran-Chine, récemment solidifié, pourrait finalement conduire à une intégration plus étroite, avec un CECP étendu à l’Afghanistan. Les Taliban en sont parfaitement conscients. Dans le cadre de leur offensive diplomatique actuelle, ils se sont rendus à Téhéran et ont fait entendre tous les bons bruits en faveur d’une solution politique.

Tracé du Corridor économique Chine-Pakistan. Photo : Wikimedia Commons/ Wanishahrukh

Leur déclaration commune avec le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif privilégie les négociations avec Kaboul. Les Taliban s’engagent à ne pas attaquer les civils, les écoles, les mosquées, les hôpitaux et les ONG.

Téhéran – observateur à l’OCS et en passe de devenir membre à part entière – discute activement avec tous les acteurs afghans. Pas moins de quatre délégations étaient en visite la semaine dernière. Le chef de l’équipe de Kaboul était l’ancien vice-président afghan Yunus Qanooni (un ancien chef de guerre, lui aussi), tandis que les Taliban étaient conduits par Sher Mohammad Abbas Stanikzai, qui commande leur bureau politique à Doha. Tout cela implique des affaires sérieuses.

Il y a déjà 780 000 réfugiés afghans enregistrés en Iran, qui vivent dans des villages de réfugiés le long de la frontière et ne sont pas autorisés à s’installer dans les grandes villes. Mais il y a aussi au moins 2,5 millions de clandestins. Pas étonnant que Téhéran doive faire attention. Une fois de plus, Zarif est en phase totale avec Lavrov – et avec Wang Yi, d’ailleurs : une guerre d’usure non-stop entre le gouvernement de Kaboul et les Taliban ne pourrait avoir que des conséquences « défavorables ».

La question, pour Téhéran, tourne autour du cadre idéal pour les négociations. L’OCS semble être la solution. Après tout, cela fait maintenant plus de deux ans que l’Iran ne participe plus au mécanisme de Doha, qui avance à pas de tortue.

Un débat fait rage à Téhéran sur la manière de traiter concrètement la nouvelle équation afghane. Comme j’ai pu le constater moi-même à Mashhad il y a moins de trois ans, la migration en provenance d’Afghanistan – cette fois de travailleurs qualifiés fuyant l’avancée des Taliban – peut en fait aider l’économie iranienne.

Vue aérienne de Mashhad. Photo : Wikipedia

Le directeur général du bureau de l’Asie occidentale au Ministère iranien des Affaires étrangères, Rasoul Mousavi, va droit au but : « Les Taliban cèdent » au peuple afghan. « Ils ne sont pas séparés de la société traditionnelle afghane, et ils en ont toujours fait partie. De plus, ils ont une puissance militaire ».

Sur le terrain, dans l’ouest de l’Afghanistan, à Herat – reliée par un couloir autoroutier très fréquenté à travers la frontière à Mashhad – les choses sont plus compliquées. Les Taliban contrôlent désormais la majeure partie de la province d’Herat, à l’exception de deux districts.

Le légendaire chef de guerre local, Ismail Khan, qui a aujourd’hui plus de 70 ans et dont le passé de lutte contre les Taliban est surchargé, a déployé des milices pour garder la ville, l’aéroport et sa périphérie.

Pourtant, les Taliban ont déjà juré, lors de discussions diplomatiques avec la Chine, la Russie et l’Iran, qu’ils n’avaient pas l’intention « d’envahir » qui que ce soit – que ce soit l’Iran ou les « stans » d’Asie centrale. Le porte-parole des Taliban, Suhail Shaheen, a été catégorique : le commerce transfrontalier sous différentes latitudes, d’Islam Quilla (en Iran) à Torghundi (au Turkménistan) et à travers le nord du Tadjikistan, « restera ouvert et fonctionnel ».

Ce non-retrait

Dans une situation qui évolue rapidement, les Taliban contrôlent désormais au moins la moitié des 400 districts afghans et en « contestent » des dizaines d’autres. Ils contrôlent certaines autoroutes clés (vous ne pouvez pas aller sur la route de Kaboul à Kandahar, par exemple, et éviter les postes de contrôle talibans). Ils ne tiennent encore aucune grande ville. Au moins 15 des 34 capitales régionales – dont la stratégique Mazar-i-Sharif – sont encerclées.

Les médias afghans, toujours très animés, ont commencé à poser des questions difficiles. Par exemple : l’EI/Daesh n’existait pas en Irak avant l’invasion et l’occupation américaines de 2003. Alors comment se fait-il que l’EI de la province de Khorasan ait émergé juste sous le nez de l’OTAN ?

Au sein de l’OCS, comme me l’ont dit des diplomates, il y a de fortes présomptions que le programme de l’État profond américain consiste à alimenter les flammes d’une guerre civile imminente en Afghanistan, puis à l’étendre aux « stans » d’Asie centrale, avec des commandos djihadistes louches mélangés à des Ouïgours qui déstabilisent également le Xinjiang.

Dans ce cas, le retrait sans retrait – avec tous ces 18 000 contractants/mercenaires du Pentagone restants, plus les forces spéciales et les opérations noires de la CIA – serait une couverture, permettant à Washington une nouvelle tournure narrative : le gouvernement de Kaboul nous a invités à combattre une réémergence « terroriste » et à empêcher une spirale vers la guerre civile.

La fin de partie prolongée ressemblerait à une guerre hybride gagnant-gagnant pour l’État profond et son bras de l’OTAN.

Eh bien, pas si vite. Les Taliban ont mis en garde tous les « stans » en termes très clairs contre l’accueil de bases militaires américaines. Et même Hamid Karzai a fait savoir qu’il en avait assez de l’ingérence américaine.

Tous ces scénarios seront discutés en détail ce mercredi à Douchanbé. Sans oublier la partie la plus prometteuse : l’intégration future – désormais très probable – de l’Afghanistan dans les Nouvelles Routes de la Soie.

Retour aux fondamentaux : L’Afghanistan revient, en beauté, au cœur du Nouveau Grand Jeu du XXIe siècle.

Pepe Escobar

 

 

Illustration : Le Grand Jeu : Cette lithographie du lieutenant britannique James Rattray montre Shah Shuja en 1839 après son intronisation comme émir d’Afghanistan dans le Bala Hissar (fort) de Kaboul. Rattray a écrit : « Un an plus tard, le caractère sacré de cette scène a été violé de manière sanglante : Shah Shuja a été assassiné ». Photo : Wikipedia

Article original en anglais :

The SCO’s New Great Game in Central Asia: China’s Economic Corridor into Afghanistan

asiatimes.com

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Pepe Escobar, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/le-nouveau-grand-jeu-de-locs-en-asie-centrale-le-corridor-economique-de-la-chine-en-afghanistan/5658296

AFGHANISTAN : MESSAGE DE LA CHINE AUX TALIBANS!

Par Le 16/07/2021

"On est avec nous, coupez les mains des terroristes"

Thursday, 15 July 2021 4:46 PM  [ Last Update: Thursday, 15 July 2021 4:46 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de la Chine et de l'Afghanistan, le mercredi 13 juillet 2021. (Photo via Twitter)

Alors que le retrait des troupes américaines d’Afghanistan s’accélère et que selon les déclarations de talibans, au moins 85% du territoire afghan est sous contrôle des talibans, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé les talibans à rompre résolument tous leurs liens avec le terrorisme.

D’autre part, la réunion du groupe de contact OCS-Afghanistan dans le cadre de l’Organisation de coopération de Shanghai, tenue ce mercredi, pourrait apporter des conséquences constructives, dont la conclusion d’un accord de réconciliation nationale avec les talibans négocié par la Russie et la Chine, sans intervention américaine, y compris la fin du trafic d’opium et d’héroïne.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a souligné que les talibans devaient reconnaître leur responsabilité envers le pays et le peuple afghans.

« Les talibans doivent rejoindre le mouvement politique dominant en Afghanistan de manière responsable envers le pays et le peuple afghan », a-t-il ajouté.

Il a poursuivi que la Chine espère que l’Afghanistan aurait un pouvoir politique inclusif et que ce pays en luttant contre le terrorisme, mettrait en œuvre des politiques islamiques stables et saines.

Afghanistan: Pékin chassera Biden?

Afghanistan: Pékin chassera Biden?

La Chine et l’Afghanistan ont besoin l’une de l’autre, ce qui rapproche les deux pays plus que jamais.

Le ministre chinois des Affaires étrangères a fait ces remarques à Douchanbé, la capitale du Tadjikistan, un pays qui partage une frontière de 843 milles avec l’Afghanistan et a jusqu’à présent déployé plus de 2 000 de ses militaires de réserve le long de la frontière avec l’Afghanistan.

La semaine dernière, plus de 1000 soldats afghans ainsi que des réfugiés civils ont traversé la frontière avec le Tadjikistan.

Comme le Tadjikistan, la Chine s’est engagée à s’abstenir d’intervention dans les affaires intérieures de l’Afghanistan jusqu’à ce que cela soit nécessaire.

L’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) a tenu ce mercredi à Douchanbé, la capitale tadjike la réunion du groupe de contact OCS-Afghanistan, la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères.

Les Talibans trahis par Biden

Les Talibans trahis par Biden

Les frappes aériennes américaines ont ciblé les talibans dans la province de Kandahar.

L’une des conséquences constructives de la rencontre de Wang Yi et Lavrov avec le ministre afghan des Affaires étrangères Mohammad Hanif Atmar pourrait être la conclusion d’un accord de réconciliation nationale avec les talibans négocié par la Russie et la Chine, sans intervention américaine, y compris la fin du trafic d’opium et d’héroïne.

La déclaration conjointe l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) pourrait ouvrir la voie à coordonner un processus de paix afghan à plus long terme.

L’OCS a maintenant la possibilité de mettre en œuvre ce dont elle discute activement depuis des années : seule une solution asiatique au drame afghan s’applique.

Téhéran, observateur à l’OCS et en passe de devenir membre à part entière, discute activement avec tous les acteurs afghans. Pas moins de quatre délégations étaient en visite la semaine dernière.

Afghanistan: l'Iran crée la surprise

Afghanistan: l'Iran crée la surprise

Un dialogue talibans-Kaboul s

Dans une situation qui évolue rapidement, les talibans contrôlent désormais au moins la moitié des 400 districts afghans et en contestent des dizaines d’autres. Ils contrôlent certaines autoroutes clés. Ils ne tiennent encore aucune grande ville. Au moins 15 des 34 capitales régionales, dont la stratégique Mazar-i-Sharif, sont encerclées.

Les observateurs ont commencé à poser des questions difficiles. Par exemple, Daech n’existait pas en Irak avant l’invasion et l’occupation américaines de 2003. Alors comment se fait-il que Daech dit du Khorasan ait émergé juste sous le nez de l’OTAN ?

Le programme de l’État profond américain consiste à alimenter les flammes d’une guerre civile imminente en Afghanistan, puis à l’étendre à l’Asie centrale, avec des commandos takfiristes louches mélangés à des Ouïgours qui déstabilisent également le Xinjiang. Dans ce cas, le retrait sans retrait – avec tous ces 18 000 contractants/mercenaires du Pentagone restants, plus les forces spéciales et les opérations noires de la CIA – serait une couverture, permettant à Washington une nouvelle tournure narrative : le gouvernement de Kaboul nous a invités à combattre une réémergence « terroriste » et à empêcher une spirale vers la guerre civile. Eh bien, pas si vite.

 Les talibans ont mis en garde tous les pays de l’Asie centrale en termes très clairs contre l’accueil de bases militaires américaines. Et même Hamid Karzai a fait savoir qu’il en avait assez de l’ingérence américaine. L’Afghanistan revient, en beauté, au cœur de l’est ?

Guerre anti-US: les talibans à Téhéran!

Guerre anti-US: les talibans à Téhéran!

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/15/662305/Wang-a-exig%C3%A9-que-les-talibans-rompent-tout-leur--liens-avec-le-terrorisme

AFGHANISTAN : LES AMERICAINS S’ENFUIENT PENDANT LA NUIT

Par Le 11/07/2021

Afghanistan. Les États-Unis s’enfuient pendant la nuit

Par Moon of Alabama
Arrêt sur info — 11 juillet 2021

 

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Encore une guerre illégale menée durant près de 20 ans par les puissances de l’OTAN sans soulever ni débat ni scandale dans nos sociétés. Une guerre horrible fermement soutenue par Amnesty internationale et HRW -sous prétexte de libérer les femmes afghanes- qui n’aura laissé derrière elle que morts, souffrances, destructions. [ASI]

 

Les talibans s’emparent de plusieurs districts par jour

Par Moon of Alabama

Paru le 6 juillet 2021 sur le blog Moon of Alabama

C’est la honte :

Les États-Unis ont quitté l’aérodrome de Bagram en Afghanistan après près de 20 ans en coupant l’électricité et en s’éclipsant pendant la nuit sans avertir le nouveau commandant afghan de la base, qui a découvert le départ des Américains plus de deux heures après, ont déclaré des responsables militaires afghans. …

« Nous avons entendu des rumeurs selon lesquelles les Américains avaient quitté Bagram… et finalement, à sept heures du matin, nous avons compris qu’il était confirmé qu’ils avaient déjà quitté Bagram », a déclaré le général Mir Asadullah Kohistani, le nouveau commandant de Bagram …

Avant que l’armée afghane ne puisse prendre le contrôle de l’aérodrome situé à environ une heure de route de la capitale afghane Kaboul, celui-ci a été envahi par une petite armée de pillards, qui ont saccagé baraquement après baraquement et fouillé dans les tentes de stockage avant d’être expulsés, selon des responsables militaires afghans.

« Au début, nous avons pensé que c’étaient peut-être des talibans », a déclaré Abdul Raouf, soldat depuis 10 ans. Il a dit aussi que les américains avaient appelé de l’aéroport de Kaboul et dit « nous sommes ici, à l’aéroport de Kaboul ».

Il y a une vidéo de la base vide. Des centaines de voitures ont été abandonnées. L’équipement réseau du quartier général a été arraché mais l’hôpital de la base semble être resté intact. Il y a même quelques fournitures médicales utiles stockées là-bas.

Pendant ce temps, les Talibans continuent leur opération éclair pour prendre le contrôle du pays. Ils s’emparent des districts les uns après les autres, en particulier dans le nord.

J’avais remarqué cela il y a deux semaines :

« Il est remarquable qu’un grand nombre de districts pris par les Talibans ne se trouvent pas dans les régions principalement pachtounes mais dans le nord où la population est souvent ouzbèke, tadjike ou issue d’autres minorités ethniques. Avant l’invasion américaine, ces populations étaient souvent anti-talibans ».

Les talibans ont probablement quelque 3 à 4 000 combattants dans la province de Badakhshan, au nord-est du pays, mais ils ont réussi à en prendre 90 % en seulement 4 jours, 14 de ses districts étant tombés au cours des dernières 48 heures. Quelque 1 500 soldats du gouvernement afghan qui y étaient stationnés ont fui vers le Tadjikistan. La capitale de la province, Faizabad, est désormais isolée et le seul endroit encore sous le contrôle du gouvernement.

Il y a quelque chose de curieux dans tout cela. Le Badakhshan était un bastion de l’Alliance du Nord qui, à la fin des années 1990, combattait les talibans. C’est le siège du parti Jamiat-e Islami, composé principalement de Tadjiks de souche et disposant de sa propre milice. Le chef du Jamiat-e Islami est Salahuddin Rabbani, qui préside aujourd’hui le Haut Conseil pour la paix en Afghanistan, chargé de négocier avec les talibans.

Cette province montagneuse compte 1 million d’habitants. Mais voici 4 talibans qui débarquent dans une voiture dans le district reculé de Wakhan. Ils ne sont pas combattus par la milice locale mais au contraire accueillis par la population (masculine).

Il est inconcevable qu’une force talibane de la taille d’une brigade puisse s’emparer du Badakhshan en quelques jours et à peu de frais sans passer un accord avec la milice du parti local dominant. Il a dû se passer quelque chose en coulisse dont les médias ne sont pas au courant.

C’est une bonne nouvelle car une victoire rapide des talibans dans le nord rendra moins probable une nouvelle guerre civile. Le journal néoconservateur Long War Journal, lui, est atterré :

« L’Afghanistan risque de s’effondrer complètement après que les talibans ont fait des progrès spectaculaires ces derniers jours, frappant au cœur de la base de pouvoir du gouvernement afghan dans le nord et prenant le contrôle de vastes régions du pays – souvent sans opposition des forces gouvernementales. …

La plupart des gains des talibans ont eu lieu dans le nord. L’importance de la poussée des talibans dans le nord ne doit pas être sous-estimée. Les talibans mènent le combat directement chez les courtiers en pouvoir et les fonctionnaires de l’élite afghane ».

Si les talibans peuvent priver le gouvernement afghan et ses bailleurs de fonds de leur base de pouvoir, l’Afghanistan est effectivement perdu. Si le gouvernement perd le nord, il ne pourra pas conserver ses points d’appui ténus dans le sud, l’est, l’ouest et même le centre du pays. Si le gouvernement afghan perd le nord, les talibans pourraient s’emparer sans combattre des centres de population du sud, de l’est et de l’ouest, et commencer leur siège de Kaboul.

Je ne pense pas, pour l’instant, qu’il y aura un long « siège de Kaboul », mais un transfert négocié du pouvoir.

Les événements des dernières semaines montrent une retraite ou une défaite plus ou moins contrôlée des forces gouvernementales, totalement démoralisées, et une prise de contrôle systématique de la plupart des campagnes et des centres de district par des forces talibanes bien préparées. Seules les capitales des grandes provinces ne sont pas encore tombées, bien que certains pensent que Mazar i-Sharif, la capitale de la province de Balkh, tombera ce soir.

Il semble qu’il y ait une volonté d’au moins certaines parties du gouvernement actuel de l’Afghanistan de laisser les talibans prendre le contrôle du pays sans trop se battre.

Cela donne l’espoir qu’un autre long conflit sera évité. Après plus de 42 ans de guerre, l’Afghanistan a besoin de paix. Si le régime des talibans est dur, il est quand même juste et certainement moins corrompu que les structures imposées par les États-Unis. Il faut donner à l’Afghanistan le temps de trouver un nouvel équilibre à partir duquel il pourra ensuite se développer d’une manière adaptée aux circonstances locales ainsi qu’aux traditions et à la moralité des populations locales.

Les 42 dernières années ont montré que rien d’autre ne fonctionnera.

Moon of Alabama

Crédit image: Wikimedia

Traduction: le Saker Francophone

https://arretsurinfo.ch/afghanistan-les-etats-unis-senfuient-pendant-la-nuit/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=afghanistan-les-etats-unis-senfuient-pendant-la-nuit

EN VISITE A MOSCOU, LES TALIBANS NE PERMETTRONT PAS A L’AFGHANISTAN D’ATTAQUER LA RUSSIE

Par Le 09/07/2021

En visite à Moscou: les Talibans ne permettront pas à l’Afghanistan d’attaquer la Russie

 Depuis 4 heures  9 juillet 2021

taliban_moscou

 Amérique et Europe - Russie

 

Les Talibans (interdits en Russie) ont déclaré qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation du territoire afghan pour des actions contre la Russie et les pays voisins.

« Nous sommes arrivés (à Moscou) pour discuter de la situation actuelle en Afghanistan avec la partie russe, et pour assurer que nous ne permettrons à personne d’utiliser les terres afghanes pour attaquer la Russie ou les pays voisins », a déclaré jeudi à TASS Mohammad Sohail Shaheen, un porte-parole du bureau politique du mouvement.

Il a également expliqué que l’un des objectifs importants de leur visite était de discuter de la situation dans le nord de l’Afghanistan. «L’objectif principal de notre réunion est de discuter des événements récents qui se sont produits en Afghanistan, en particulier dans le nord du pays. De nombreuses zones sont passées récemment sous notre contrôle », a déclaré Shaheen.

Selon lui, la délégation a réussi à échanger des vues avec la partie russe et à discuter des possibilités d’un règlement pacifique rapide du conflit. « Nous sommes également venus ici pour entendre l’avis et les propositions de la partie russe, ainsi que pour savoir ce que la Fédération de Russie attend de nous dans cette situation particulière en Afghanistan. Ainsi, il y a eu un échange de vues sur de nombreuses questions, y compris les négociations inter-afghanes et les moyens d’accélérer le processus de parvenir à une solution pacifique au conflit dès que possible », a déclaré le représentant officiel du bureau politique du mouvement taliban.

Selon lui, les Talibans n’ont pas l’intention d’attaquer les missions diplomatiques étrangères en Afghanistan et confirment la sécurité du personnel du consulat général de Russie à Mazar-e Charif.

« Nous avons de très bonnes relations avec eux, avec la Russie. Nous n’allons pas les attaquer. Pourquoi ferions-nous cela si nous entretenons de bonnes relations ? Il a répondu lorsqu’on lui a demandé si les Talibans étaient prêts à garantir la sécurité du personnel du consulat général de Russie à Mazar-e Charif : « Nous avons déclaré publiquement que nous ne considérons pas comme des cibles les ambassades et consulats en Afghanistan, en particulier ceux de la Russie ou de tout autre pays ».

Plus tôt, le représentant spécial du président russe pour l’Afghanistan, le directeur du deuxième département d’Asie du Ministère des Affaires étrangères, Zamir Kabulov, a déclaré à TASS que le consulat général de Russie dans la ville de Mazar-i-Sharif avait temporairement cessé ses travaux en raison de la détérioration de la situation dans le nord de l’Afghanistan.

Sources: Tass ; Translate the web; Réseau international

https://french.almanar.com.lb/2109285

AFGHANISTAN : LES TALIBANS AFFIRMENT CONTROLER 85% DU TERRITOIRE, DONT UNE PARTIE DES FRONTIERES

Par Le 09/07/2021

Les talibans disent contrôler 85% du territoire afghan, dont une partie des frontières

Les talibans disent contrôler 85% du territoire afghan, dont une partie des frontières

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https://french.alahednews.com.lb/40648/341

Par AlAhed avec AFP

Les talibans ont affirmé vendredi qu'ils avaient pris le contrôle de 85% du territoire de l'Afghanistan, dont le plus important poste-frontière avec l'Iran, dans le cadre d'une offensive qu'ils mènent contre les forces de Kaboul alors que les Américains achèvent leur retrait du pays.

Lors d'une conférence de presse à Moscou, Shahabuddin Delawar, un représentant taliban, a ajouté qu'environ 250 des 398 districts du pays étaient désormais sous le contrôle des insurgés, mais ces affirmations n'ont pas pu être confirmées de source indépendante.

Les forces afghanes ont perdu beaucoup de terrain, mais ont assuré vendredi avoir repris le contrôle de la première capitale provinciale conquise cette semaine par les insurgés, Qala-i-Naw (nord-ouest), au terme de violents combats.

Retrait américain avant le 31 août

Quelques heures avant l'annonce de cette progression des insurgés, le président américain Joe Biden a déclaré dans un discours que la mission militaire de Washington en Afghanistan serait achevée le 31 août, près de 20 ans après son début.

«Nous mettons fin à la plus longue guerre de l'Amérique» déclenchée après les attentats du 11 septembre 2001, a-t-il souligné, en martelant: «Je n'enverrai pas une autre génération d'Américains combattre en Afghanistan».

Le président américain a également affirmé qu'il n'était pas «inévitable» de voir le pays tomber aux mains des talibans, estimant que les autorités afghanes ont «la capacité» d'assurer la continuité du gouvernement.

Plus important poste-frontière avec l'Iran

Mais les talibans tiennent désormais un arc de territoires s'étendant de la frontière iranienne, à l'ouest, à celle avec la Chine, dans le nord-est.

Ils ont annoncé vendredi avoir capturé Islam Qala, le poste-frontière avec l'Iran le plus important d'Afghanistan. 

Moscou, qui a appelé les parties en conflit à la «retenue», a indiqué que les insurgés contrôlent également la majeure partie de la frontière afghane avec le Tadjikistan.

Selon un responsable du gouvernement, les forces afghanes tentent à présent de reprendre Islam Qala, qui est situé dans la province de Herat (ouest). 

«Toutes les forces de sécurité afghanes, dont les gardes-frontière, sont présentes dans la zone, et tentent à présent de reprendre le site», a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Tareq Arian.

Zabihullah Mujahid, un porte-parole taliban, a quant à lui déclaré à l'AFP que le poste-frontière d'Islam Qala était «complètement» sous le contrôle des insurgés, qui le «remettront en activité aujourd'hui».

Il s'agit de l'un des plus importants passages frontaliers d'Afghanistan--par lequel transite la majorité du commerce légal entre les deux pays--et du deuxième poste-frontière d'envergure pris par les talibans depuis le début de leur offensive éclair début mai, alors que les Américains lançaient la dernière phase de leur retrait. 

Le mois dernier, les insurgés avaient capturé Shir Khan Bandar, le principal poste-frontière entre l'Afghanistan et le Tajikistan. 

Un millier de soldats afghans avaient dû trouver refuge au Tadjikistan après d'intenses combats.

«Le plus tôt sera le mieux»

Les talibans «contrôlent actuellement environ deux tiers de la frontière avec la Tadjikistan», a affirmé vendredi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors d'une conférence de presse.

«Nous appelons les parties s'opposant dans le conflit inter-afghan à faire preuve de retenue et à empêcher une extension des tensions hors des frontières du pays», a-t-elle ajouté, alors qu'une délégation talibane se trouve à Moscou. 

Les forces afghanes ont perdu beaucoup de terrain, en particulier dans les zones rurales, alors que les talibans encerclent de grandes villes comme Herat.

Suhail Shaheen, un porte-parole des talibans, a cependant affirmé à l'AFP que les insurgés souhaitaient «un accord négocié» et «ne croyaient pas en un monopole sur le pouvoir».

Les talibans se sont également réjouis de l'annonce de Biden. 

«Le plus tôt sera le mieux pour le départ des troupes américaines et étrangères», a réagi Shaheen. 

Les talibans avaient également lancé une offensive visant pour la première fois sur une capitale provinciale, Qala-i-Naw, où des combats les ont opposés aux forces gouvernementales pendant deux jours.

Vendredi, le porte-parole du ministère de la Défense Fawad Aman a annoncé sur Twitter que les forces afghanes avaient repris le contrôle de la ville. 

Le pays traverse «l'une des étapes les plus compliquées de la transition», avait reconnu jeudi le président afghan Ashraf Ghani. 

«Le pays peut être contrôlé», avait-il cependant assuré, confiant dans la capacité de son gouvernement à gérer la crise.

Si le porte-parole taliban, Suhail Saheen, a déclaré à l'AFP croire en «une solution pacifique», les insurgés semblent n'être guère intéressés à discuter avec le gouvernement, et les négociations officielles de Doha sont au point mort.

https://french.alahednews.com.lb/40648/341

afghanistan taliban retrait americain

AFGHANISTAN : L'IRAN CREE LA SURPRISE

Par Le 07/07/2021

Un dialogue talibans-Kaboul s'ouvre en Iran en pleine guerre inter-afghane

Wednesday, 07 July 2021 5:46 PM  [ Last Update: Wednesday, 07 July 2021 5:46 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a ouvert une rencontre interafghane entre des représentants du gouvernement de Kaboul et des talibans, le 7 juillet 2021 à Téhéran. ©Tasnim

Un dialogue talibans-Kaboul s'ouvre en Iran en pleine guerre inter-afghane.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a ouvert ce mercredi 7 juillet à Téhéran une rencontre interafghane entre des représentants du gouvernement de Kaboul et des talibans.

La délégation du gouvernement de Kaboul à Téhéran est conduite par Younous Qanouni, ancien vice-président de l’Afghanistan, et celle des talibans par leur négociateur en chef, Abbas Stanikzai.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran était prêt à favoriser le dialogue interafghan afin de régler les crises en cours en Afghanistan et a assuré le soutien de la République islamique d’Iran au développement de ce pays après le rétablissement de la paix. 

« Nous avons l’honneur d’avoir été aux côtés de nos frères et sœurs afghans lors du combat contre les forces d’occupation étrangères », a rappelé M. Zarif. 

Pourquoi l'Iran joue la carte

 

L’Iran demande aux talibans de ne pas laisser Daech venir s’installer sur ses frontières.

Tout en soulignant la défaite des États-Unis en Afghanistan et les dégâts importants causés par plus de vingt ans d'occupation étrangère de ce pays, le ministre des Affaires étrangères iranien a déploré les résultats néfastes de la poursuite du conflit, indique le communiqué de son ministère.

M. Zarif a ensuite appelé le peuple et les dirigeants politiques afghans à prendre des décisions difficiles pour l’avenir de leur pays et a demandé aux parties à revenir à la table des négociations interafghanes ».

Lire aussi: Crash : les talibans mettent en garde les USA

« La République islamique d’Iran reste engagée à favoriser le développement tous azimuts de l’Afghanistan en matière politique, économique et sociale, après le rétablissement de la paix. »

Devant ses hôtes, Mohammad Javad Zarif a estimé que « le retour à des négociations interafghanes et l'engagement en faveur de solutions politiques au conflit étaient les meilleurs choix s'offrant aux dirigeants et aux mouvements politiques de l'Afghanistan », indique le communiqué.

Lire aussi: Vrai faux retrait US, les dessus du curieux avertissement de Scott Miller

Le chef de la diplomatie iranienne a exprimé « la disposition de l'Iran à contribuer à ce processus de dialogue entre différentes composantes afin de résoudre les conflits et les crises du pays », ajoute le texte.

Afghanistan: la paix Talibans/Kaboul?

Afghanistan: la paix Talibans/Kaboul?

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a demandé aux parties en conflit, notamment le chef des talibans, d’entamer les négociations de paix.

C'est dans ce contexte que le ministre indien des Affaires étrangères a effectué, aujourd'hui, une courte visite à Téhéran où il a rencontré son homologue iranien.

Subrahmanyam Jaishankar et Mohammad Javad Zarif se sont penchés sur les questions d’intérêt commun et les dossiers régionaux. 

Lire aussi: Comment les USA poussent l'Inde à quitter le port iranien de Chabahar?

Le chef de la diplomatie indienne était porteur du message du Premier ministre de l’Inde pour le président élu iranien. 

Selon la chaîne d’information indienne WION, les discussions entre MM. Zarif et Jaishankar étaient plutôt orientées vers la situation sécuritaire en Afghanistan. 

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a félicité, sur son compte Twitter, l’élection de l’Ayatollah Ebrahim Raïssi en tant que président de la République islamique d’Iran.

 http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/07/661730/Afghanistan-Kaboul-Talibans-dialogue-Iran-Zarif-dialogue-

PLUS D’UN MILLIER DE SOLDATS AFGHANS FUIENT AU TADJIKISTAN APRES DES COMBATS AVEC LES TALIBANS

Par Le 05/07/2021

Plus de 1.000 soldats afghans fuient au Tadjikistan après des combats avec les talibans

 Depuis 7 heures  5 juillet 2021

Plusieurs centaines de soldats afghans avaient déjà traversé la frontière pour fuir l'offensive des talibans dans le pays ces dernières semaines.

Plusieurs centaines de soldats afghans avaient déjà traversé la frontière pour fuir l'offensive des talibans dans le pays ces dernières semaines.

 Afghanistan - Monde islamique

 

Rédaction du site

Plus d’un millier de soldats afghans se sont mis à l’abri au Tadjikistan, dans la nuit de dimanche à lundi 5 juillet, après des combats avec les talibans, a annoncé le Comité d’Etat pour la sécurité nationale de ce pays d’Asie centrale.

Selon ce communiqué des services de sécurité tadjiks, cité par l’agence de presse publique Khovar, « 1.037 soldats des troupes gouvernementales afghanes ont battu en retraite sur le territoire du Tadjikistan pour sauver leur vie après des affrontements armés avec les talibans ».

Le communiqué ajoute que « les combattants talibans ont pris le contrôle total » de six districts de la province de Badakhshan, dans le nord-est de l’Afghanistan, représentant 910 km de frontière commune avec le Tadjikistan.

Plusieurs centaines de soldats afghans avaient déjà traversé la frontière pour fuir l’offensive des talibans dans le pays ces dernières semaines.

Le Tadjikistan les a toujours laissé passer, évoquant « le principe de bon voisinage et le respect de la position de non-ingérence dans les affaires internes de l’Afghanistan ».

Les talibans tiennent déjà depuis fin juin le poste-frontière le plus important avec le Tadjikistan et les autres voies de passage en direction de ce pays, ainsi que les districts qui conduisent à la grande ville afghane de Kunduz, distante d’une cinquantaine de kilomètres.

Les talibans multiplient leurs offensives depuis le début, en mai, du retrait des soldats américains qui doit être terminé ces prochaines jours.

Face aux débâcles successives enregistrées par l’armée afghane, en particulier dans les provinces du Nord, le Pentagone a annoncé un possible « ralentissement » des opérations et le chef des forces d’occupation américaines en Afghanistan, le général Scott Miller, n’a pas exclu mardi des frappes aériennes contre les talibans.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/2106073

LES TALIBAN FONT SAIGNER LA CIA

Par Le 26/09/2021

Daech-K décapité en Afghanistan.... 1er opération pro-Résistance des taliban?

Sunday, 26 September 2021 3:00 PM  [ Last Update: Sunday, 26 September 2021 3:19 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Force "Rouge" des taliban inquiète la CIA(Twitter)

N'est-ce pas que les talibans donnent l'impression d'agir suivant un plan préétabli qui ne correspond pas forcémenta vec celui de la CIA qui comptait sur leur fuite précipité pour pousser le pays dans les affres de la guerre civile, et installer aux portes de l'Iran, ce "Daech-K", rien que pour déstabiliser les 1000 kms de frontières communes irano-afghanes? Puis cette histroire du pseudo "résistance de Panchir" qui a tout sauf de la Résistance et qui est mené par un élève des écoles US/OTAN, le dénommé Ahmad Massoud, d'origine tadjik certes mais qui se la coule douce avec les proches de Ghani dans leur asile tadjik tout en prêchant la lutte anti taliban et voir un régime décentralisé , façon de préparer le démembrement de l'Afghanistan, ce pays stratégique où l'Iran, la Russie et la Chine se croisent pour barrer la route à l'Empire? Le dernier coup anti US des talibans? 

 Cité par al-Mayadeen, les taliban ont annoncé samedi soir que le chef du groupe terroriste de Daech, Abou Omar Khorasani, avait été tué en Afghanistan. Un porte-parole des Taliban a déclaré mardi lors d'une conférence de presse que Daech n'était pas présent en Afghanistan comme en Syrie et en Irak, mais qu’un certain nombre de citoyens afghans auraient rejoint le groupuscule terroriste de Daech.

Lire : les fiefs de Daech tombent un à un entre les mains des taliban en Afghanistan 

Selon lui, des efforts ont été déployés pour empêcher les activités de Daech ; ce groupe n'a pas de soutien populaire et ne peut donc pas constituer une menace ou un danger. Il est à rappeler que Daech a revendiqué les récents attentats à la bombe contre les taliban à Jalalabad. Le site Internet Amaq affilié à Daech prétend qu'environ 35 membres des taliban ont été tués dans les attaques.

Aéroport de Kaboul frappé!

Aéroport de Kaboul frappé!

Après avoir annoncé sa présence en Afghanistan, Daech a choisi Nangarhar comme capitale. Dans le dernier cas, les forces aériennes de l’armée américaine ont mené une frappe aérienne à Nangarhar, affirmant avoir tué le cerveau d'un attentat suicide meurtrier de Daech à l'aéroport de Kaboul. L'attaque a eu lieu lors d'une évacuation de Kaboul dirigée par les États-Unis lors de laquelle 200 personnes, dont 13 soldats américains, ont été tuées.

L'élimination du pion de la CIA et chef de DAech-K a provoqué la colère du Pentagone : Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a prétendu lors d'une conférence de presse que l’armée de l’air américaine n'avait pas besoin de l'autorisation des taliban pour mener des attaques terroristes en Afghanistan.Interrogé par des journalistes si Washington reconnaît l'espace aérien de l'Afghanistan comme un espace aérien des taliban et qu’il a besoin de la coordination ou de l'aval desTalliban pour mener des frappes aériennes contre les terroristes en Afghanistan, il a répondu : « Actuellement, il n'est pas nécessaire que les Taliban nous l’autorisent ». Le porte-parole du Pentagone a déclaré: « Nous conservons toute l'autorité nécessaire pour mener des opérations antiterroristes dans cette région et nous sommes convaincus que nous serons en mesure de maintenir nos capacités à l'avenir. »

Et de préciser : « Sans commenter les détails et les règles des frappes aériennes, je dois dire qu'il n'est pas nécessaire de se coordonner avec les taliban à l’heure actuelle, et je n’imagine pas que nous ayons besoin de nous coordonner avec ce groupe à l’avenir pour mener les opérations antiterroristes dans la région », a déclaré Kirby. Interrogé sur une éventuelle destruction des drones américains par les Taliban, il a déclaré : « En général, je dis que dans toute opération, tous les facteurs sont pris en compte pour protéger nos forces, et ce principe ne changera pas en Afghanistan. »

Auparavant, la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a déclaré que les États-Unis ne faisaient pas confiance aux taliban et qu'ils n'étaient pas les amis des États-Unis.

«Terrifiante réalité, les USA se fichent d'Israël»

«Terrifiante réalité, les USA se fichent d'Israël»

 En réponse à ce défi inattendu et menaçant, les talibans ont mis en place une unité de forces spéciales chargée de maintenir la cohésion du commandement. Cette « unité rouge » se distinguait des autres par sa discipline et son entraînement militaires avancés. Or cette force rouge est rapidement devenue un élément essentiel de la lutte du groupe afghan pour contrer les menaces fomentées par Daech en Afghanistan. À l'été 2015, des images ont été publiées sur les réseaux sociaux montrant des membres de la Force rouge s'entraînant durement tout en portant des uniformes similaires à ceux des forces spéciales occidentales. L'Unité rouge se compose de plusieurs équipes de 300 à 350 personnes dont les membres sont sélectionnés par les commandants sur le terrain en fonction de leur discipline, de leur engagement et de leurs performances. Chaque équipe est responsable d'une province spécifique. En cas d'urgence, les équipes travaillent ensemble pour couvrir des zones de plusieurs provinces.

Les USA s'infiltrent en Asie centrale

Les USA s'infiltrent en Asie centrale

Cela ne plait évidemment pas à une Amérique qui s'est juré de détruire les armées nationales et d'en faire ses propres pantins. En plus des forces de Daech au Khorasan, ces équipes pourraient en effet combattre les troupes américaines. L'Unité rouge est l'une des forces d'élite des taliban, qui joue divers rôles dans le pays. L'un de ses groupes les plus importants, connus ces dernières semaines a été une force militaire d'élite appelée « Badri 313 » ; il s’agit d’un bataillon très régulier qui devrait remplacer l'armée soutenue par les États-Unis en tant que nouvelle armée islamique. Cette force porte le nom de la « Bataille de Badr », et il semble que la décapitation de Daech-K serait son oeuvre..

 http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/26/667294/Les-Taliban-vise-les-USA-

 

FRAPPE DE DRONES A KABOUL, CAPITALE DE L’AFGHANISTAN : LA CIA AURAIT AVERTI L’ARMEE AMERICAINE DE LA PRESENCE D’ENFANTS

Par Le 20/09/2021

Frappe de drone à Kaboul: la CIA aurait averti l’armée américaine de la présence d’enfants

Frappe de drone à Kaboul: la CIA aurait averti l’armée américaine de la présence d’enfants

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Par AlAhed avec sites web

L'armée américaine a été avertie par la CIA de la présence de civils, dont des enfants, quelques secondes avant de lancer une frappe de drone en plein Kaboul, la capitale de l'Afghanistan, a rapporté CNN samedi.

Trois sources anonymes se sont toutefois empressées de contredire cette affirmation, indiquant à la chaîne américaine que l'alerte avait été envoyée après le lancement du drone.

La frappe de drone en question, menée par l’armée américaine le 29 août et qui visait selon elle un terroriste de «Daech», a tué 10 civils afghans, dont sept enfants.

Une enquête du New York Post menée en septembre a cependant révélé que ce que l'armée américaine croyait être un terroriste transportant des explosifs dans son véhicule, s'était avéré être un travailleur humanitaire qui retournait auprès de sa famille.

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a finalement identifié l'homme tué dans l'attaque de drone comme étant Zemari Ahmadi, un employé de Nutrition and Education International, une ONG américaine qui lutte contre la malnutrition et pour laquelle il travaillait depuis 14 ans.

«Nous savons maintenant qu'il n'y avait aucun lien entre M. Ahmadi et le groupe ISIS-Khorasan, et que ses activités ce jour-là étaient totalement inoffensives et pas du tout liées à la menace imminente à laquelle nous pensions être confrontés», a déclaré Lloyd Austin dans un communiqué.

Vendredi, le chef de l’US Central Command Marine Corps, le général Frank McKenzie, a qualifié la frappe d'«erreur tragique».

https://french.alahednews.com.lb/41511/341

SOIREE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE AFGHAN – INTERVENTION DE ABDULLAH NAIBI

Par Le 19/09/2021

19 Septembre 2021

publié le 16/09/2021
Soirée de solidarité avec le peuple afghan - Intervention Abdullah Naibi

Intervention de Abdullah Naibi, président du Nouveau Parti du Peuple d'Afghanistan, lors de la soirée "Solidarité et paix pour le peuple d'Afghanistan" sur le stand du Conseil national du PCF à la Fête de l'Humanité.

Chers amis , chers camarades,

Permettez moi de remercier, au nom du Nouveau Parti du Peuple d'Afghanistan, les camardes du PCF pour l'organisation de cette soirée de solidarité avec le peuple afghan, meurtri par 40 ans de guerre et de souffrances.

Les images de l'aéroport de Kaboul suite à l'arrivée des talibans dans la capitale afghane resteront à jamais gravées dans la mémoire de l'Humanité. Ces images témoigneront des promesses non tenues des Etats-Unis et de 48 pays les plus puissants du monde, dont la France, envers le peuple afghan. Ces images témoigneront aussi de la politique destructrice de l'OTAN et de ses alliés, sacrifiant la vie de centaine de millier d'afghans en prétextant la lutte contre le terrorisme !

On se souvient des nobles objectifs affichés lors de l'intervention militaire de l'OTAN en Afghanistan en octobre 2001 :

Défendre le peuple afghan contre les forces moyenâgeuses des talibans ;
Combattre le terrorisme et Al-Qaeda ;
Défendre les droits des femmes afghanes ;
Mettre sur pied un Etat de droit ;
Promulguer la démocratie et la liberté des médias ;
Reconstruire le pays ;
Eradiquer la culture du pavot et le trafic de drogues ;
Garantir les libertés des citoyens.
Quand le Président Biden déclare aujourd'hui que les Américains avaient pour seul objectif la neutralisation de Ben Laden et non la formation d'un Etat-nation, on est en droit de se poser cette question : comment un président des Etats-Unis en exercice peut-il avoir la mémoire si courte?

Non Monsieur le Président, le peuple afghan ne l'oubliera jamais, il ne vous avait pas invité à venir dans sa patrie pour partager sa misère !

Non Monsieur le Président, le peuple afghan ne voulait pas de vos bombes ni de cette armée fantoche que vous avez mise sur pied à coup de centaine de milliards de dollars.

Monsieur le Président ! Mon peuple vivait certes dans la modestie mais il était fier de son indépendance et de sa liberté et vous, vous nous avez apporté la corruption, la décadence, 3 millions de toxicomanes, des millions de déplacés cherchant à fuir leurs maisons. Vous vous êtes vantés d'avoir dépensé mille milliards de dollars mais vous nous avez apporté la misère humaine !

Oui Monsieur le Président, les 20 ans de votre présence et celle de vos alliés sur le sol afghan était une entreprise dévastatrice qui a abouti à la domination des talibans. Les afghans se souviennent de cet aveu de Madame Benazir Butho , l'ex Première ministre du Pakistan qui a déclaré que l'idée d'utiliser les talibans comme forces stabilisatrices a été proposée par les Anglais, approuvée par les Américains et financée par l'Arabie Saoudite… Le Pakistan n'a fait que de l'exécuter !

Qui peut croire que vos services de renseignements n'étaient pas au courant des activités des talibans au cours de la présence de l'OTAN sur le sol afghan ? En vérité vous aviez besoin de tels agissements pour justifier le maintien de votre présence stratégique dans la région. Vous avez mené une politique d'"Instabilité programmée" dont l'issue est catastrophique pour notre pays.

Oui Monsieur le Président, dès la conférence de Bonn en 2001 vous avez écarté les forces progressistes de la vie politique du pays. Par la suite le commandement américain a ordonné au Conseil de Sécurité Afghan d'épurer les forces armées des anciens officiers patriotes proches ou membres du Parti Démocratique du Peuple d'Afghanistan.

Vous vous êtes étonnés de l'effondrement quasi instantané de l'armée afghane ! Et pourtant il était visible de longue date ! Voici ce que nous avions donné comme analyse ici même, à la fête de l'Humanité en 2012: [je cite] " Quant à la capacité des forces armées afghanes, force est de constater qu'elles n'ont pas un caractère national. L'armée nationale fut démantelée en 1993 par Massoud quand il était ministre de la Défense. L'incorporation des groupes armés des moudjahidin dans la structure des forces armées a fait de celles-ci plutôt un assemblage mécanique qu'une vraie armée soudée et organique sous commandement unique. Les facteurs de division des forces armées sont nettement plus nombreux que ceux qui les unissent pour défendre le pays. Les problèmes interethniques ressurgiront le jour où le contrôle de l'OTAN sera levé." Et c'est ce qui s'est passé ! Quel aveuglement Monsieur le Président ! L'équipement sophistiqué et l'argent dans un pays occupé et gangréné par la corruption ne peuvent pas engendrer une armée nationale ! Les soldats n'ont pas voulu se battre pour vous sauver la face devant l'histoire !

Chers amis, chers camarades,

L'OTAN nous a laissé un pays ravagé par la guerre et au bord de la faillite, une économie exsangue et un pouvoir dictatorial moyenâgeux. En présentant leur gouvernement comprenant 4 ministres figurant sur la liste noir les talibans commencent l'application de la Charia à leur manière, c'est-à-dire d'une façon hyper conservatrice. Le ministre de l'Intérieur, Sirajuddin Haqqani, est recherché pour actes de terrorisme et dont toute information menant à sa capture est récompensée par les américains à hauteur de 5 millions de dollars. Et quand on entend Anthony Blinken déclarer que les Taliban doivent gagner leur légitimité on est en droit de lui rappeler : c'est vous, les Américains qui leurs avez déjà donné la légitimité en signant avec eux un accord au nom de l'État des États-Unis.

C'est dans ce contexte tragique que nous menons, nous, les militants progressistes afghans, une lutte difficile pour construire un large mouvement social et politique intégrant les femmes, les jeunes et tous les courants démocratiques et nationaux.

Pour réaliser cet objectif, nous avons besoin de l'aide des forces progressistes. Aussi ce soir je lance un appel solennel aux institutions représentatives des peuples d'Europe, aux associations et aux démocrates soucieux des droits de l'Homme de nous apporter leur soutien. Et c'est dans le même esprit que je demande au gouvernement français et au Président Macron de protéger les forces vives de l'Afghanistan en octroyant l'asile à celles et ceux qui sont menacés par les talibans obscurantistes. J'appelle les autorités françaises à garantir un accueil digne pour les réfugiés afghans, victimes de la guerre menée par l'OTAN dans leur pays.

Une dizaine de nos camarades vivent actuellement dans la clandestinité à Kaboul et dans les provinces. Il est urgent de les sortir du pays.

Chers amis, je ne pouvais que vous décrire quelques aspects de la tragédie quotidienne de mon peuple. Nous ferons notre possible pour le faire sortir de cet impasse historique. Nous espérons que l'Humanité progressiste nous accompagnera dans notre lutte.

Vive la solidarité internationale des peuples !

Je vous remercie de votre attention

source : https://www.pcf.fr/soiree_de_solidarite_avec_le_peuple_afghan_intervention_abdullah_naibi

Tag(s) : #Afghanistan#PCF

LA MISSION DES SCUD DANS LA VALLEE DE PANCHIR ?

Par Le 15/09/2021

La mission des Scud dans la vallée de Panchir?

Wednesday, 15 September 2021 6:15 PM  [ Last Update: Wednesday, 15 September 2021 6:29 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Panchir : le coup raté d'Israël ! (Photo à titre d'illustration)

L’ultra médiatisé leader de Panchir Ahmad Massoud, à qui le gourou sioniste BHL apporte soutien et assistance et qui s’apprête d’ici les jours à venir à apparaître devant le Parlement européen sans doute pour plaider la cause de Panchir « autonome » ou « indépendante » un peu comme le Kurdistan irakien de 2003 peut-il expliquer aux Afghans contre qui il comptait utiliser ces terrifiants missiles Scud que les talibans viennent de localiser à Panchir ?

Ces batteries de missiles longs de 8 mètres au moins laissés pêle-mêle à l’abandon il n’allait certes en faire un usage cinématographique. C’était destiné à être tiré en direction de Kaboul ou n’importe quelle autre ville afghane sur laquelle était jeté le choix de l’axe US/OTAN. Partant de là on comprend mieux dès lors pourquoi l’armée US en totale débandade le 31 août a laissé derrière elle quelque 83 milliards de dollars d’armements bien plus que beaucoup de pays membres de l’OTAN. Au spectacle de ces Scud on comprend aussi pourquoi les Américains insistaient à ce point pour avoir le Sultan Erdogan à la tête de l’aéroport de Kaboul non pas comme gérant administratif, mais bien comme contrôleur sécuritaire c’est-à-dire la partie qui contrôle le trafic aérien et qui a donc la possibilité de faire transiter les terroristes d’Idlib ou de Daech. En deux mots les États-Unis voulaient refaire un remake du conflit de 2020 du Haut-Karabakh en Afghanistan pays où se croisent, se rallient Iran Chine Russie et Pakistan... La capitulation quasi acquise de Panchir où la population n’a pas vraiment résisté a donc toutes les chances de déboucher sur un plan B avec en toile de fond une « barezanisation » d’Ahmad Massoud attendu désormais à Bruxelles. 

Kaboul: l'US Army piégée?

Kaboul : l’US Army piégée ?

Les talibans ont attaqué les troupes américaines. 

Si le Panchir avait les Scud, les talibans auraient risqué de 10 000 à 12 000 morts. Bref du sang comme l’aime l’Amérique où elle met le pied. 

Jusqu’à présent, il n’y a pas de commentaires officiels des représentants du « Front national de résistance de Panchir » à ce sujet. Les experts font attention au manque de lanceurs. Probablement, pour cette raison, la milice n’a pas utilisé cette arme.

USA perdront le ciel afghan?

USA perdront le ciel afghan?

Kaboul sur le point de tomber... Le plan B américain en Afghanistan a du plomb dans l’aile.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/15/666575/Les-Scud-B-confisques-par-des-talibans-

AFGHANISTAN : MACRON RATE SON PLAN ?

Par Le 14/09/2021

 

Le scénario à la syrienne a du mal à démarrer

Tuesday, 14 September 2021 6:26 PM  [ Last Update: Tuesday, 14 September 2021 6:26 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les ministres français et qatari des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse à Doha, le 13 septembre 2021.©Euronews

Le coup de Pandjchir de l'Élysée va-t-il fonctionner? Par BHL interposé la France a tenté depuis quelques semaines déjà à attiser l'antitalibanisme à Pandjchir. Ses appels effrénés lancés depuis Paris en direction de la minorité tadjike de Pandjchir à qui il recommande vivement de prendre des armes et de résister au barbarisme talib a toutefois un envers du décor l'Élysée ayant déjà amorcé le dialogue avec les "terroristes". À quoi joue la France? Au même scénario qu'en Syrie 2011 ou en Irak 2003. Il s'agit de créer une base de division ethnique et de tension permanente au nord de l'Afghanistan propre à nourrir une éternelle guerre civile.

Jean-Yves Le Drian s'est rendu à Doha d'ailleurs dans ce but : parler avec les talib tout en soutenant en sous main l'acheminement d'armes et de munitions à Pandjchir à l'effet de retarder autant que faire se peut le retour à la normale. Et ce d'autant plus que la Chine se pointe à l'horizon afghan, que la Russie est moins inquiète et que l'Iran parle de coopération avec les talibans et que l'axe US/Otan a plutôt l'air d'un dindon de la farce. 

Afghanistan: coup de théâtre anti-dollar!

Afghanistan: coup de théâtre anti-dollar!

« La réponse que nous avons vue de Kaboul jusqu'à présent n'est en aucun cas à la hauteur de nos attentes. Nous pensions à un gouvernement inclusif. Ce n'est pas le cas. Il y a eu des déclarations, il n'y a pas encore eu d'actes », a dit Jean-Yves Le Drian à  Doha. Puis kn a assuré lundi 13 septembre à Doha que « très peu » de Français restaient présents en Afghanistan, estimant à « quelques dizaines maximum » leur nombre dans le pays.

Le ministre a déclaré s’être rendu au Qatar pour, entre autres, « achever l’évacuation » de plusieurs personnes et offrir une « protection » aux Afghans qui craignent pour leur vie sous le régime des talibans.

A quelques heures d'intervalle de cette rencontre la France a annoncé, lundi, une aide de 100 millions d’euros en faveur de l’Afghanistan afin de contribuer à faire face à l'urgence humanitaire dans le pays.

« Face à l’urgence humanitaire en Afghanistan, la France a décidé de débloquer 100 millions € qui financeront des programmes humanitaires mis en place par les agences ONU ou par des acteurs humanitaires », a écrit le chef de la diplomatie française sur Twitter, suite à une intervention, depuis le Qatar, dans le cadre d’une réunion tenue à Genève sous la présidence du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Afghanistan: la province du Panjshir visée par des drones pakistanais

Afghanistan: la province du Panjshir visée par des drones pakistanais

Des positions de la résistance populaire anti-talibans dans la province afghane du Panjshir sont ciblées par des drones pakistanais.

« En Afghanistan, près de la moitié de la population dont plus de 4 millions de femmes et près de 10 millions d’enfants ont besoin d’aide. Notre responsabilité est d’être à leurs côtés dans cette épreuve », a souligné Jean-Yves Le Drian.

Mais n'ayant pas de lien officiel avec Kaboul cette aide comment la France compte-t-elle de la fournir à Pandjchir. Vue l'expérience syrienne on a une petite idée....sous forme d'armement. Ce lundi toujours alors que Le Drian plaidait en faveur du respect des droits de l'homme en Afghanistan les taliban qui encerclent le Pandjchir découvraient des tonnes d'armements dans la vallée y compris des systèmes de lance missiles à courte portée.  C'est vrai que Macron a bien réussi à déclencher une quasi guerre civile en France entre pro et anti vax pro et anti Gilet jaune, pourquoi ne pas en faire autant en Afghanistan? 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/14/666498/-Afghanistan-Paris-rate-son-plan

 

AFGHANISTAN : CRAINTE D’UNE CATASTROPHE HUMANITAIRE. L’ONU APPELLE AU DIALOGUE AVEC LES TALIBANS

Par Le 14/09/2021

Afghanistan: crainte d’une catastrophe humanitaire, l’ONU appelle au dialogue avec les talibans

Afghanistan: crainte d’une catastrophe humanitaire, l’ONU appelle au dialogue avec les talibans

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Par AlAhed avec AFP

La communauté internationale doit discuter avec les talibans pour éviter une catastrophe humanitaire en Afghanistan, a affirmé lundi le chef de l’ONU, alors qu’un premier vol commercial s’est posé lundi à Kaboul, l’un des premiers signes de normalisation du pays depuis le retour des talibans au pouvoir.

La situation devient critique pour des millions d’Afghans, déjà affectés par une sécheresse aiguë, les conséquences de la pandémie de la Covid-19 et des décennies de guerre.

Selon l’ONU, en l’absence de soutien, la quasi-totalité de la population afghane (97 %) risque de basculer sous le seuil de pauvreté l’an prochain, contre 72 % aujourd’hui.

«Si nous voulons faire progresser les droits de l’Homme pour le peuple afghan, le meilleur moyen est d’aller de l’avant avec l’aide humanitaire, de dialoguer avec les talibans et de tirer avantage de cette aide humanitaire pour pousser à la mise en œuvre de ces droits», a déclaré Antonio Guterres.

Il s’exprimait en marge d’une réunion ministérielle à Genève lors de laquelle l’ONU a demandé plus de 600 millions de dollars américains d’aide pour les organisations humanitaires dans ce pays.

Paris a annoncé débloquer 100 millions d’euros (149,4 millions de dollars canadiens) dans ce cadre, quand Washington contribuera à hauteur de 64 millions d’euros (95,6 millions de dollars canadiens).

L’ONU a indiqué en fin de réunion que les États donateurs s’étaient engagés à verser au total 1,2 milliard de dollars américains (1,5 milliard de dollars canadiens) d’aide, mais sans préciser combien était destiné spécifiquement à l’appel d’urgence.

«Et nous sommes bien sûr très soucieux de faire en sorte que l’aide humanitaire serve de levier pour obtenir un réel engagement des talibans dans tous les autres aspects qui préoccupent la communauté internationale», a poursuivi M. Guterres, citant encore «le terrorisme, la drogue, ou la nature du gouvernement».

Les talibans ont pris Kaboul mi-août sans combattre, du fait de l’effondrement de l’État afghan pourtant soutenu depuis deux décennies par la communauté internationale.

Mais depuis leur retour au pouvoir, après un premier règne de cinq ans (1996-2001) marqué par la terreur et les brutalités, l’Afghanistan est en partie à l’arrêt, notamment en raison de l’interruption des flux financiers avec l’étranger qui perfusaient une économie sinistrée par 40 ans de guerres.

La communauté internationale doit trouver des mécanismes «afin de s’assurer que nous ne laissons pas l’économie afghane s’effondrer», a appelé M. Guterres, quand nombre de pays refusent de fournir directement de l’aide au nouveau régime pour tenter de le faire plier.

L’écroulement du pays aurait «des conséquences dévastatrices» et «pourrait déclencher un exode massif», a-t-il encore averti.

«Jour d’espoir»

Ces déclarations sont intervenues alors qu’un premier vol commercial de la compagnie pakistanaise PIA a atterri lundi matin à l’aéroport de Kaboul, contrôlé depuis deux semaines par les talibans et remis progressivement en état, avec l’aide du Qatar notamment, après le départ précipité et sous haute tension des forces américaines le 30 août.

La capacité des talibans à relancer le trafic international à Kaboul sera un test pour leur régime, qui après avoir annoncé son gouvernement, consolide son emprise sur le pays.

Les Américains et leurs alliés avaient quitté l’Afghanistan après 20 ans de guerre infructueuse contre les talibans, organisant dans les ultimes semaines un gigantesque pont aérien qui a permis d’évacuer 123 000 personnes.

«L’évacuation était un effort extraordinaire, dans les conditions les plus difficiles que l’on puisse imaginer», devait affirmer lundi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, devant un Congrès très critique des modalités du retrait.

«Même les analyses les plus pessimistes n’avaient pas prévu l’effondrement des forces gouvernementales à Kaboul avant le retrait des forces américaines», devait-il encore affirmer, selon un discours distribué à l’avance aux médias.

L’avion pakistanais, qui n’avait transporté que de rares passagers à Kaboul, est reparti vers Islamabad avec près de 70 personnes à son bord, en grande majorité des Afghans.

«Je suis évacuée, je vais au Tadjikistan» après Islamabad, a déclaré à l’AFP dans la file d’attente à Kaboul une salariée de la Banque Mondiale. Elle compte revenir en Afghanistan, mais «une fois que les hommes et les femmes pourront de nouveau travailler et se déplacer librement».

Les talibans ont annoncé la semaine dernière leur gouvernement, marqué par la présence de nombreux caciques de leur régime fondamentaliste des années 90.

Ils se sont engagés à gouverner de façon moins brutale et rigoriste que lors de leur premier règne entre 1996 et 2001, lorsque les femmes ne pouvaient pas travailler ou étudier.

À Genève, la Haute-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU Michelle Bachelet s’est dite «déçue» du manque de diversité du gouvernement des talibans, et s’est inquiétée du traitement des femmes et de la répression de plus en plus violente des voix dissidentes.

Le gouvernement intérimaire afghan «n’est certainement pas le gouvernement inclusif» que la communauté internationale et Téhéran attendent, a de son côté critiqué le ministère iranien des Affaires étrangères.

https://french.alahednews.com.lb/41444/341

onu afghanistan taliban

AFGHANISTAN : L'OCCIDENT, GRAND PERDANT

Par Le 14/09/2021

Afghanistan: Pékin gagne du terrain à mesure que l’Occident en perd 

Monday, 13 September 2021 5:49 PM  [ Last Update: Monday, 13 September 2021 5:50 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des responsables du ministère chinois des Affaires étrangères et la délégation des talibans posent pour une photo lors de leur réunion en Chine, le 28 juillet 2021. @MFA_China

Alors que l'Occident est réticent à répondre aux demandes d'aide de l'ONU à l'Afghanistan, la Chine réussit à y développer ses coopérations pour se présenter comme un nouveau partenaire en envoyant diverses aides à l’Afghanistan.

Malgré les appels internationaux à la remédiation de la situation en Afghanistan, les États-Unis et les Etats occidentaux de la coalition sont toujours réticents à débloquer les fonds afghans et à les remettre aux talibans, soulevant des inquiétudes quant à la situation des droits de l'homme en particulier des femmes pour justifier leur décision; l'Afghanistan possède près de 10 milliards de dollars d'actifs hors de ses frontières qui sont actuellement bloqués.

Deborah Lyon, l'envoyée spéciale de l'ONU pour l'Afghanistan, a mis en garde dernièrement contre le blocage des actifs afghans, affirmant que l'effet inévitable serait d'aggraver la situation économique qui conduira des millions d'autres Afghans à la pauvreté et à la famine en même temps qu'une autre vague de demandeurs d'asile se formera pour se déplacer vers d'autres pays.

Le mépris continu de l'Occident pour l'Afghanistan rapprochera ce dernier de ses voisins, dont la Chine et le Pakistan ; des pays qui ont déjà envoyé de grandes quantités d'aide à l'Afghanistan et ont exprimé leur désir d’élargir des relations avec un pays où la politique américaine a échoué.

La Chine a annoncé la semaine dernière avoir envoyé 31 millions de dollars d'aide alimentaire et sanitaire à l'Afghanistan depuis l'arrivée au pouvoir des talibans. Le Pakistan a quant à lui, envoyé des articles tels que de l'huile de cuisson et des médicaments à Kaboul la semaine dernière, appelant par la voix de son ministre des Affaires étrangères à la libération inconditionnelle des avoirs afghans.

Les relations étroites entre les talibans et le Pakistan ainsi que les bonnes relations qu’entretiennent la Chine et le Pakistan ont formé un triangle: certains experts mettent en avant l'intérêt du Pakistan pour les ressources minérales de l'Afghanistan, y compris le lithium, tandis que d’autres estiment que l'Afghanistan a un rôle clé à jouer dans le projet d’envergure chinois connu sous le nom d’ “Une ceinture, une route”. De même, la Chine a promis 60 milliards de dollars d'investissements au Pakistan, Rostam Shah Mohammad, ancien ambassadeur du Pakistan en Afghanistan, estime que les talibans seront ravis de rejoindre le corridor économique sino-pakistanais.

Afghanistan: coup de théâtre anti-dollar!

Afghanistan: coup de théâtre anti-dollar!

Il est vrai que Pékin n’a pas encore mentionné le projet, mais le ministre chinois des Affaires étrangères a d’ores et déjà annoncé la disposition de son pays à reprendre le projet de train fret Chine-Afghanistan à faciliter l’interaction de Kaboul avec le monde extérieur.

De leur côté, les dirigeants talibans ont exprimé leur intérêt à établir de bonnes relations avec la Chine ces dernières semaines.

Une source talibane de haut rang a fait part des pourparlers en cours avec les Chinois à Doha en vue d’accroître les opportunités d'investissement en Afghanistan. La réponse des talibans aux investissements étrangers dans le pays semble être conforme aux efforts visant à changer l'ancienne position obstinée du groupe.

Les investissements étrangers étant les bienvenues dans l’Afghanistan des talibans, une puissance économique comme la Chine a de grandes opportunités, notamment en raison de ses rivalités avec les États-Unis qui ont occupé l’Afghanistan pendant 20 ans.

Base militaire chinoise en Afghanistan?

Base militaire chinoise en Afghanistan?

Pékin est prêt à investir en Afghanistan et à aider à la reconstruction du pays, déclare le porte-parole des talibans.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/13/666454/Chine-Pakistan-Afghanistan-Occident-Etats-unis

AFGHANISTAN : COUP DE THEATRE ANTI-DOLLAR

Par Le 13/09/2021

 

Arme des talibans contre les sanctions s'appelle le roupie

Sunday, 12 September 2021 6:03 PM  [ Last Update: Sunday, 12 September 2021 6:05 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des camions chargés de fournitures attendent de traverser l'Afghanistan au point de passage de Friendship Gate, dans la ville frontalière pakistano-afghane de Chaman. ©Reuters

La roupie remplacera le dollar pour les transactions entre l’Afghanistan et le Pakistan. 

Le ministre pakistanais des Finances, Shaukat Tarin, a déclaré que les transactions commerciales entre le Pakistan et l’Afghanistan se feraient désormais en roupie au lieu du dollar. 

« La roupie remplacera le dollar dans les transactions entre le Pakistan et l’Afghanistan », a déclaré Shaukat Tarin. Il a ajouté que les réserves de l’Afghanistan à l’étranger, équivalant à 10 milliards de dollars, avaient été bloquées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Attentat chinois contre l’OPEP!

Attentat chinois contre l’OPEP !

Dans un geste sans précédent, la Chine est intervenue sur le marché mondial du pétrole en vendant ses réserves dans le but de faire baisser le prix de l’or noir.

Cette dollarisation profitera-t-elle finalement à la Chine ? Il y a quelques jours, Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, a déclaré, lors d’une interview exclusive avec le quotidien italien La Repubblica, que la Chine était prête à investir en Afghanistan pour le reconstruire.    

Lire aussi : "On est avec nous, coupez les mains des terroristes »

« Pour les talibans, le projet de la Nouvelle Route de la Soie est très important, car il s’agit d’une initiative infrastructurelle qui aidera la Chine à étendre son influence dans le monde via les trajets commerciaux », a indiqué Zabihullah Mujahid.

Le porte-parole des talibans s’est ensuite attardé sur le projet de la Chine pour favoriser la relance de l’économie de l’Afghanistan : « A l’aide des Chinois, les mines riches en cuivre seront modernisées et de nouveau exploitées, d’autant plus que la Chine garantit notre accès aux marchés mondiaux. »

Les talibans appellent Pékin à investir!

Les talibans appellent Pékin à investir !

La Chine appelle la communauté internationale à aider l’Afghanistan au lieu de l’épingler.

Zabihullah Mujahid a appelé les États occidentaux, dont l’Italie, à reprendre leurs relations diplomatiques avec l’Afghanistan et à y rouvrir leurs ambassades. 

Lire aussi : Une délégation des talibans rencontre des autorités chinoises

Cité par le Global Times, le directeur du Comité de promotion économique et commerciale sino-arabe, Yu Minghui, a déclaré que les hommes d’affaires chinois avaient trouvé un méga accord avec les Afghans dont les talibans et que ces derniers avaient assuré la protection des investisseurs chinois. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/12/666397/Afghanistan-Pakistan-transaction-Chine-dollar-roupie-investissement-

CHINE ET PAKISTAN SECOURENT L’AFGHANISTAN. L’OCCIDENT AGONISANT S’INTERROGE…

Par Le 12/09/2021

 

Situation en Afghanistan après le retour des talibans* au pouvoir, août 2021

Chine et Pakistan secourent l'Afghanistan, l'Occident s'interroge

© Sputnik . Stringer

INTERNATIONAL

20:18 12.09.2021URL courte

Par 

Dossier:

Retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, août 2021 (140)

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Alors que les donateurs internationaux se réunissent lundi à Genève pour discuter de l'aide humanitaire à l'Afghanistan sous le régime taliban*, la Chine et le Pakistan voisins ont déjà fourni une aide au pays et engagé avec lui des discussions en vue d'un futur soutien.

Face à une économie afghane en berne qui risque de se doubler d'une crise humanitaire, les États-Unis et d'autres pays occidentaux sont réticents à fournir des fonds aux taliban* jusqu'à ce que le mouvement islamiste s'engage à respecter les droits humains, et plus particulièrement ceux des femmes.

Les quelque 10 milliards de dollars d'actifs étrangers du pays, hors de ses frontières, sont par ailleurs gelés.

"Le but compréhensible est de refuser ces fonds à l'administration de facto des taliban*", a déclaré cette semaine Deborah Lyons, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour l'Afghanistan, au Conseil de sécurité des Nations unies.

"Cependant, l'effet inévitable sera un grave ralentissement économique qui pourrait plonger de nombreux millions de personnes dans la pauvreté et la faim, générer une vague massive de réfugiés afghans et faire reculer l'Afghanistan pour des générations."

L'autre effet potentiel serait de rapprocher l'Afghanistan de ses voisins et alliés proches, le Pakistan et la Chine, qui ont déjà envoyé dans le pays des avions pleins de ravitaillement et se sont dits prêts à en faire plus.

La Chine a ainsi annoncé qu'elle expédierait pour 31 millions de dollars de vivres et de fournitures médicales en Afghanistan et le Pakistan a envoyé la semaine dernière des fournitures telles que de l'huile de cuisson et des médicaments aux autorités de Kaboul.

Le ministre des Affaires étrangères du Pakistan a aussi appelé la communauté internationale à fournir une assistance sans conditions et à dégeler les avoirs afghans.

Islamabad entretient des liens étroits avec les taliban* et a été accusé de soutenir le groupe alors qu'il combattait le gouvernement soutenu par les États-Unis à Kaboul pendant 20 ans.

La Chine et les ressources minérales afghanes

Pékin, forte d'une alliance avec le Pakistan, s'est également engagée avec les taliban*, certains analystes estimant que la Chine lorgne les ressources minérales de son voisin, y compris ses importantes réserves de lithium, un composant clé des véhicules électriques.

Pékin a également exprimé sa préoccupation face au militantisme qui pourrait déborder de l'Afghanistan vers son propre territoire et compte sur les taliban* pour l'aider à le contenir.

Au-delà de l'aide humanitaire, certains experts et responsables de la région jugent que l'initiative chinoise dite de "la Ceinture et la Route" (Belt and Road Initiative, BRI) pourrait donner à l'Afghanistan une viabilité économique à long terme.

L'Afghanistan pourrait ainsi rejoindre le corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), élément central de la BRI, en vertu duquel Pékin a promis plus de 60 milliards de dollars pour des projets d'infrastructure au Pakistan, en grande partie sous forme de prêts.

"Les taliban* seraient ravis de rejoindre le CPEC, la Chine serait également très heureuse", a déclaré Rustam Shah Mohmand, ancien ambassadeur du Pakistan en Afghanistan.

La Chine n'a fait aucun commentaire sur la BRI, mais le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré que Pékin était prêt à discuter activement de la reprise du trafic de trains de marchandises entre la Chine et l'Afghanistan et à faciliter les interactions entre Kaboul et l'étranger, en particulier son accès aux fournitures humanitaires. 

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/international/202109121046127041-chine-et-pakistan-secourent-lafghanistan-loccident-sinterroge/

LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN AFGHANISTAN

Par Le 12/09/2021

Peter Dale Scott: Les vraies raisons de la guerre en Afghanistan

Par Prof Peter Dale Scott et Maxime Chaix

Mondialisation.ca, 11 septembre 2021

fildmedia.com 2 septembre 2021

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Le Canadien Peter Dale Scott est ancien diplomate et universitaire. Parfois critiqué outre-Atlantique pour ses positions contre la politique étrangère des États-Unis, il est notamment l’auteur d’un livre très remarqué intitulé l’État profond américain (ed. Demi-lune, 2015). Dans cet entretien exceptionnel qu’il a accordé à notre rédaction, il apporte un éclairage intéressant sur l’intervention américaine en Afghanistan et l’assassinat du commandant Massoud qui précéda les attentats du 11 septembre 2001. Son point de vue, qui s’appuie sur des travaux particulièrement documentés, conduit à s’interroger sur les véritables motivations des États-Unis dans la guerre contre le terrorisme.

Entretien conduit par Maxime Chaix

Fild : Dans un récent article publié sur le site Deep News Média, vous offrez une analyse inédite et percutante de l’assassinat du commandant Massoud. Sachant que nous allons commémorer les vingt ans de sa mort, et que son fils est au cœur de l’actualité après la reprise de l’Afghanistan par les Taliban, quel est votre regard sur ce meurtre, ses enjeux et ses circonstances ?

Peter Dale Scott : Il faut d’abord replacer cet assassinat dans le plus vaste contexte géostratégique de l’époque. Avant même l’arrivée au pouvoir de George W. Bush en janvier 2001, son futur Vice-président Dick Cheney souhaitait imposer une stratégie de pénétration en Asie centrale. Son principal objectif était de déployer des forces armées dans cette région anciennement dominée par l’URSS, et ce dans le but d’y sécuriser les récents investissements américains dans des pays tels que le Kazakhstan. Dirigée par Dick Cheney entre 1995 et 2000, la firme Halliburton était active depuis 1997 dans l’exploitation des réserves pétrolières d’Asie centrale. En 1998, lors d’un discours devant des industriels du pétrole, Cheney déclara n’avoir jamais « vu émerger si soudainement une région en tant que zone de grande importance stratégique comme c’est le cas aujourd’hui pour [le bassin] caspien ».

Obsédé par la sécurité énergétique des États-Unis, le Vice-président Cheney avait donc comme objectif de déployer l’armée américaine en Asie centrale, tandis que l’administration Bush négociait différentes questions avec les Taliban, dont le passage du gazoduc TAPI en Afghanistan. Élaborés en juillet 2001, alors que ces négociations échouaient, les plans du cabinet Bush pour envahir ce pays enclavé qu’est l’Afghanistan dépendaient de l’utilisation du territoire de Massoud comme base arrière dans l’impénétrable vallée du Panjshir – la seule région afghane jamais envahie par les Taliban -. Ils nécessitaient par ailleurs un déploiement sur le territoire de l’allié régional des États-Unis, le Pakistan. Or, ce pays et Massoud étaient de farouches ennemis. Essentiellement, bien que le « Lion du Panjshir » accueillait positivement l’assistance de la CIA, il rejetait catégoriquement toute idée d’une invasion terrestre menée sous l’égide du Pentagone.

En outre, Massoud s’était opposé au projet du gazoduc TAPI, qui était promu par l’Union Oil Company of California (Unocal) et qui aurait contourné les adversaires de Washington, soit la Russie et l’Iran. Infligeant un revers aux États-Unis, Massoud avait signé un accord d’un million de dollars avec le rival argentin d’Unocal. Selon le journaliste Steve Coll, les responsables de la CIA ont cherché à amplifier le soutien clandestin en faveur de Massoud. Au final, la CIA ne put remplir cet objectif à cause des obstructions du Département d’État et de hauts fonctionnaires de l’administration Bush qui, jusqu’en juillet 2001, pensaient pouvoir forger des relations diplomatiques avec les Taliban et ne voulaient pas s’aliéner le gouvernement pakistanais.

L’assassinat de Massoud le 9 septembre 2001, suivi par les tragiques attentats contre les Tours jumelles et le Pentagone deux jours plus tard, ont rendu possible l’invasion américaine de l’Afghanistan. Le meurtre de Massoud fut planifié avec la complicité active du réseau du « cheikh aveugle » Omar Abdel Rahman, qui était emprisonné aux États-Unis à cette époque. Abdel Rahman était alors sous étroite surveillance dans sa prison, à l’instar de son unique contact extérieur avec des islamistes étrangers – un discret agent des postes new-yorkais nommé Ahmed Abdel Sattar. Ce dernier, avec un autre messager d’Abdel Rahman nommé Yassir al-Sirri, a corédigé le courrier de présentation ayant permis aux deux faux journalistes – mais vrais terroristes d’al-Qaïda – d’avoir accès à Massoud et de l’assassiner. Par conséquent, on ne peut exclure la possibilité que les autorités américaines savaient que le gênant commandant Massoud allait être liquidé par ces islamistes, mais qu’elles n’aient pas cherché à déjouer ce projet.

Le 10 septembre 2001, soit le lendemain de cet assassinat, des hauts fonctionnaires de l’administration Bush se sont réunis pour discuter à nouveau des plans de la Directive présidentielle de Sécurité nationale NSPD-9. Il s’agissait du document qui, dès juillet 2001, préparait une intervention militaire contre les Taliban. Dans tous les cas, comme je l’explique dans ma longue analyse dédiée à cette question, la campagne militaire américaine sur le territoire afghan a été planifiée avant le 11-Septembre, et ces attentats ainsi que l’assassinat de Massoud ont permis au cabinet Bush de légitimer cette catastrophique intervention.

Fild : Première étape de la guerre contre le terrorisme, l’intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés en Afghanistan s’est en conclue par une véritable débâcle stratégique. Ainsi, quel bilan dressez-vous de ce que l’administration Bush a nommé sa « guerre globale contre la terreur », et qui a été poursuivie par ses successeurs ?

Peter Dale Scott : Le 11 septembre 2001, dans les heures suivant les attaques meurtrières perpétrées ce jour-là, George W. Bush, Donald Rumsfeld et Dick Cheney avaient engagé les États-Unis dans ce qu’ils appelèrent ensuite la « guerre contre la terreur ». Selon moi, nous devrions plutôt l’appeler la « guerre de terreur », un déluge de violence ayant été employé contre les civils par tous les belligérants, qu’ils soient des acteurs étatiques ou non. Une guerre de terreur se caractérise par la prépondérance d’armes de destruction indiscriminées, qu’il s’agisse d’engins explosifs improvisés posés au bord des routes ou de missiles lancés depuis les airs par des drones de haute technologie.

Cette « guerre de terreur » fut déclarée par George W. Bush le soir du 11 septembre 2001, lorsqu’il annonça dans son discours à la nation que les États-Unis ne feraient « aucune distinction entre les terroristes qui ont perpétré ces actes et ceux qui les hébergent ». Cependant, la notion voulant que cette « guerre globale contre la terreur » eut pour objectif de poursuivre les terroristes perdit de sa crédibilité en 2003, lorsque cette formule fut appliquée à l’Irak de Saddam Hussein – un pays connu non pas pour héberger des terroristes mais pour en avoir été la cible. En 2005, cette notion fut de nouveau décrédibilisée suite à la publication de ce que l’on appelle le « Mémo de Downing Street ». Dans ce document, le directeur du MI6 britannique rapporta, après une visite à Washington en 2002, que « Bush voulait faire tomber Saddam Hussein par une action militaire, justifiée par le lien entre le terrorisme et les ADM [Armes de Destruction Massive]. Mais les faits et les renseignements étaient truqués pour répondre aux objectifs politiques ». Plus tard, de faux récits liant l’Irak aux ADM, aux attaques à l’anthrax et au minerai d’uranium du Niger prétendument acquis par Bagdad furent publiés aux moments opportuns. Rappelons alors que, quelques heures seulement après le 11-Septembre, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld parlait d’élargir les objectifs de la riposte américaine au 11-Septembre et de « frapper S.H. [Saddam Hussein] ».

« Arabie Saoudite, Qatar et Pakistan, des alliés des USA, également soutiens financiers des djihadistes ».

Fild : Estimez-vous donc que la lutte contre le terrorisme n’était pas l’objectif principal du président Bush et de ses successeurs ?

Peter Dale Scott : À Washington, l’establishment de la sécurité nationale continue d’affirmer que les guerres menées par les États-Unis sur le continent asiatique depuis le 11-Septembre 2001 entraient dans le cadre d’une « guerre globale contre la terreur ». Néanmoins, cette campagne militaire contre le terrorisme a été menée avec la coopération de l’Arabie Saoudite, du Qatar et du Pakistan. Or, ces trois pays sont les principaux soutiens financiers et politiques des réseaux djihadistes que les États-Unis sont censés avoir combattu jusqu’à présent. En parallèle, les plus farouches opposants à ces intégristes sunnites – les gouvernements d’Irak, de Libye, de Syrie et d’Iran – ont été renversés (Irak et Libye), déstabilisés avec l’appui des États-Unis (Syrie) ou sanctionnés et menacés de guerre en tant que composante de l’« Axe du Mal » (Iran). J’en déduis que cette guerre contre le terrorisme n’a pas été menée pour le motif officiel de combattre ce fléau, mais pour d’autres raisons. En effet, la plupart des experts constatent que les campagnes militaires des États-Unis à l’étranger ont radicalement amplifié la menace terroriste au lieu de la réduire, contrairement aux opérations de police ou de renseignement. Parmi les raisons inavouées de ces interventions militaires post-11-Septembre, nous pouvons en identifier deux principales. La première était la volonté d’établir une présence durable des forces armées américaines dans les régions riches en hydrocarbures de l’Asie centrale et du Moyen-Orient. L’autre raison majeure était de justifier un dispositif de sécurité intérieure permanent et gigantesque, notamment destiné à neutraliser la menace d’opposition aux politiques militaristes. Si ce deuxième objectif a été rempli, le premier se solde par un bilan humain effroyable et un retrait humiliant des forces américaines de ces régions. Washington ayant désormais comme projet d’empêcher la Russie et la Chine de concurrencer les États-Unis.

En conclusion, si la « guerre contre la terreur » semble péniblement arriver à son terme, Washington poursuivra la militarisation sans limite de sa politique étrangère – notamment par le biais de guerres par procuration –, actant ainsi la faillite complète de sa diplomatie publique et de son prétendu rôle de « gendarme du monde ».

La source originale de cet article est fildmedia.com

Copyright © Prof Peter Dale Scott et Maxime Chaixfildmedia.com, 2021

https://www.mondialisation.ca/peter-dale-scott-les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-afghanistan/5660101

L'EMIRAT ISLAMIQUE D'AFGHANISTAN ET SON GOUVERNEMENT RECONNUS A LA FOIS PAR LA RUSSIE ET LA CHINE

Par Le 09/09/2021

Les USA royalement doublés : l'Emirat islamique d'Afghanistan reconnu à la fois par la Russie et la Chine

Thursday, 09 September 2021 1:25 PM  [ Last Update: Thursday, 09 September 2021 1:25 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Une délégation des talibans en Chine, en juillet 2021. ©AFP

Et bien en termes de choc, c'en est un de plus : alors même que Blinken haranguait par vidéoconférence ses troupes otaniennes en Allemagne, s'en fichant royalement de Panchir d'une part, du sort de ses combattants, y compris le fils Massoud de l'autre, conseillant surtout que des actes terroristes, les talibans devraient sans doute répondre mais que ce n'est pas aux Etats Unis de les faire répondre mais aux autres, et bien la Russie a franchi un premier pas géostratégique choc en reconnaissant l'Emirat islamique d'Afghanistan et son gouvernement, via l'annonce de la participation de son ambassadeur à la cérémonie de leur "prestation de serment" qui, comble de défi à l'adresse de Washington, se tient ce 11 septembre.

Evidemment cette annonce vient de couronner trois semaines de jeu subtil qui veut que Moscou se montre réticent à l'égard des talibans tout en faisant tout pour normaliser les liens avec. Le second choc géostratégique de ce jeudi matin est venu de la Chine qui a annoncé une enveloppe de 31 millions de dollars pour aider les talibans tout en les félicitant à mots couverts d'avoir choisi, alors que le monde entier les jugeait incapables de faire, gouvernement quitte à mettre fin à " trois semaines de chaos". 

L'Iran attaquera l'Émirat des talibans?

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Et bien on le voyait bien venir car personne n'a cru que les commandos pakistanais, leurs drones et leurs avions seraient intervenus pour en finir avec la tentative de guerre civile à Panchir sans le feu vert préalable de la Chine. La Chine accordera ainsi une aide de 31 millions de dollars aux talibans en Afghanistan », a déclaré la diplomatie chinoise. Hua Chunyin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que la décision avait été annoncée lors de la première réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan et qu’elle serait « à usage d’urgence pour le peuple afghan ». Et ce n'est pas tout : Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a également annoncé que la Chine ferait don de 3 millions de doses de vaccin à l’Afghanistan dans le premier lot, selon l’agence de presse d’État chinoise Xinhua. 

Pandjchir: le CGRI se positionne

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Ahmad Massoud est instrumentalisé par les services secrets occidentaux.

S’exprimant lors de la réunion du ministre des Affaires étrangères à Pékin par liaison vidéo, Wang a également déclaré que les États-Unis et leurs alliés étaient plus obligés que tout autre pays de fournir une aide économique et humanitaire au peuple afghan. Pour la Chine, le retour des talibans présente plus de risques que d'opportunités. Wang a déclaré que les États-Unis devraient « assumer leurs responsabilités » dans le pays en aidant à assurer son développement et sa stabilité tout en « respectant la souveraineté et l’indépendance de l’Afghanistan », a rapporté Xinhua. Wang a appelé les talibans à combattre le terrorisme et à s’unir avec les groupes ethniques du pays. Il a déclaré que les voisins régionaux de l’Afghanistan qui comprennent le Pakistan, l’Iran, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan, devraient se coordonner et coopérer avec eux pour « construire une structure politique large et inclusive, poursuivre des politiques intérieures et étrangères modérées et prudentes, se démarquer des forces terroristes ». 

Afghanistan: Méga coup sino-iranien?!

Afghanistan: Méga coup sino-iranien?!

Côté russe, la présidente du Conseil de la Fédération de Russie (chambre haute du parlement) Valentina Matviyenko a estimé que la Russie serait représentée à l'investiture du nouveau gouvernement afghan au niveau des ambassades. « Je pense que la représentation sera au niveau des ambassadeurs ou d'autres membres du corps diplomatique, pas plus haut que cela », a déclaré Matviyenko aux médias confirmant très subtilement que la Russie reconnaissait l'Emirat islamique de l'Afghanistan. Les talibans ont invité mardi la Russie, la Chine, le Qatar, l'Iran, le Pakistan et la Turquie à assister à la cérémonie d'inauguration.

Plus d'un observateur parlerait désormais d'une Amérique et Cie totalement doublés par l'axe sino-russe qui semble d'ailleurs emboîter le pas à l'Iran. Il y a trois semaine en effet, le Leader iranien affirmait lors d'un discours :" les gouvernements se succèdent en Afghanistan, mais ce qui reste c'est le peuple et l'Iran se tiendra comme toujours aux côtés du peuple afghan". A l'époque les observateurs ont cru y voir une reconnaissance implicite par l'Iran d'un gouvernement taliban. Reste que le chef de la diplomatie iranienne a appelé ce jeudi les talibans au dialogue inclusif cherchant à leur signaler qu'une gouvernance stable demande à ce que toutes les composantes de la société y soient présentes. 

Taliban/Iran: Israël rate sa

Taliban/Iran

Afghanistan: Un IL-76 ukrainien détourné et emmené en Iran? qui a fait cette blague et pourquoi?

Le  ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian qui a participé à la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan, a déclaré que lors de cette réunion virtuelle, il avait mis l'accent sur la sécurité, la stabilité et le développement de ce pays à la lumière de la formation d'un gouvernement inclusif. Il a ajouté que le gouvernement inclusif de l'Afghanistan devrait refléter la diversité et la volonté de la société afghane et a appelé à se concentrer sur le dialogue plutôt que sur la violence et le rejet de l'intervention étrangère en Afghanistan. « L'Iran soutient le dialogue et les accords inter-afghans », a-t-il déclaré.

La réunion virtuelle des ministres des Affaires étrangères des six voisins de l'Afghanistan a réuni en effet l'Iran, le Pakistan, la Chine, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan, soit cet axe de l'Est qui se moque désormais et royalement des Américains et des Otaniens. Au fait, alors même qu'en Iran, on projette déjà d'investir dans l'économie afghane, que la Chine y voit la réalisation de sa route de la soie, et que la Russie y consolide son assise, William Burns court chez le chef du renseignement pakistanais pour lui demander de l'aide à l'évacuation des restes des Américains en Afghanistan, soit ces forces spéciales qui trois semaines après la chute de Kaboul, ont échoué à embraser Panchir, à faire couler, comme prévu un bain de sang. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/09/666166/Afghanistan-Talibans-Russie-Chine-Iran

AFGHANISTAN : ANNONCE DU GOUVERNEMENT DES TALIBANS QUI EXIGENT QUE LES USA LEUR VERSENT LES AVOIRS DU GOUVERNEMENT AFGHAN

Par Le 08/09/2021

Les talibans demandent aux USA de leur verser les avoirs du gouvernement afghan, selon la TV

 Depuis 23 minutes  8 septembre 2021

La vallée du Panchir, enclavée et difficile d'accès, était le dernier foyer d'opposition armée aux talibans.

La vallée du Panchir, enclavée et difficile d'accès, était le dernier foyer d'opposition armée aux talibans.

 Afghanistan - Monde islamique

 

Le «gouvernement taliban» veut que les États-Unis lui remettent près de huit milliards d’euros de réserves appartenant à la Banque centrale afghane, a annoncé une chaîne de télévision locale.

Étant venus à bout de la dernière poche de résistance dans la vallée du Panchir, les talibans demandent aux États-Unis de leur verser les fonds du gouvernement afghan bloqués par Washington, rapporte la chaîne de télévision locale Shamshad News.

Selon ces informations, la demande a été formulée par le ministre afghan des Réfugiés par intérim Halil al-Rahman Haqqani, membre du mouvement islamiste. Les talibans* exhortent également à leur remettre d’autres fonds destinés à la stabilisation et à la reconstruction du pays.

Dans le même temps, M.Haqqani a appelé les États-Unis et l’Onu à exclure les noms des leaders des talibans de leurs listes de sanction, indique Shamshad News.
Nouveau gouvernement afghan

Mardi 7 septembre, les talibans ont dévoilé la composition de leur gouvernement intérimaire dont tous les membres sont issus du mouvement terroriste et presque tous appartiennent à l’ethnie pachtoune.

Le gouvernement est dirigé par Mohammad Hassan Akhund, ancien proche collaborateur du mollah Omar, décédé en 2013. Il figure sur la liste noire des Nations unies depuis 2001, tout comme plusieurs de ses ministres, dont quatre sont passés par la prison américaine de Guantanamo.

Le co-fondateur du mouvement Abdul Ghani Baradar est lui devenu vice-Premier ministre et le mollah Yaqoub, fils du mollah Omar, ministre de la Défense.
Fonds bloqués par Washington

Après la prise du pouvoir par les talibans, l’administration américaine a gelé près de 9,5 milliards de dollars (huit milliards d’euros) de réserves appartenant à la Banque centrale afghane. La majorité de ces fonds sont détenus en dehors de l’Afghanistan.

Washington pourrait également bloquer l’aide prévue pour l’Afghanistan par le FMI et la Banque mondiale, comme il l’a fait avec d’autres pays dont il ne reconnaît pas le gouvernement, dont l’exemple le plus récent est le Venezuela.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2143176

PARTI COMMUNISTE PORTUGAIS : SUR LES RÉCENTS ÉVÈNEMENTS EN AFGHANISTAN

Par Le 07/09/2021

PCP : SUR LES RÉCENTS ÉVÈNEMENTS EN AFGHANISTAN

 Solidarité Internationale PCF Afghanistan 0

07 SEPT. 2021

Article du PCP paru le 17 août 2021. Traduction MR pour Solidarité Internationale PCF - Vivelepcf

Les récents événements en Afghanistan, y compris l'entrée des talibans à Kaboul, quelle que soit son évolution future, constituent une défaite claire et humiliante pour les États-Unis, l'OTAN et tous ceux qui ont participé et ont été complices de sa stratégie faite de guerre et d'occupation, y compris les gouvernements portugais successifs – stratégie que le PCP a toujours condamné.

Rappelons ici que les plus de 40 ans d'ingérence et d'agression de la part des États-Unis et de leurs alliés en Afghanistan, dont 20 ans d'invasion et d'occupation, sont directement responsables des centaines de milliers de morts, des destructions, des millions de déplacés et de réfugiés, du fait de la création d'un régime sans légitimité, miné par la corruption et qui a transformé ce pays en centre mondial de la production d'opium – tous ces facteurs ont grandement contribué à la débâcle de ces derniers jours.

Devant l'avalanche des déclarations aussi fausses que cyniques se préoccupant du respect des droits du peuple afghan, il faut rappeler que ce sont les USA et leurs alliés qui ont promu et soutenu les forces les plus rétrogrades et obscurantistes de ce pays lors de leur action violente contre la République Démocratique d'Afghanistan, instaurée par par les forces progressistes afghanes lors de la Révolution Populaire du 28 avril 1978.

Il convient encore de rappeler le rôle des États-Unis et de leurs alliés dans la création, la promotion et le soutien à des groupes caractérisés par leur action terroriste, notamment en Afghanistan, et de dénoncer l'invocation cynique de la soi-disante «guerre contre le terrorisme» pour justifier et mener leur stratégie dans ce domaine. Face aux nouveaux risques et dangers auxquels est confronté l'Afghanistan, les droits de son peuple à l'avenir et la stabilité dans l'Asie centrale, le PCP souligne qu'il appartient au peuple afghan - comme à chaque peuple - de résoudre ses problèmes sans ingérence extérieure et d'opter pour sa propre voie de développement, afin d'empêcher que l'Afghanistan ne soit à nouveau instrumentalisé pour favoriser l'instabilité dans la région.

Les récents évènements en Afghanistan renforcent la nécessité de mettre fin à la politique d'ingérence et d'agression systématique de la part des Etats-Unis, avec le soutien et la complicité de ses alliés (notamment l'OTAN), contre la Syrie, l'Irak ou le Yémen, mais également de mettre fin à sa politique de confrontation dans les relations internationales comme, par exemple, sa politique illégal et criminel de sanctions et de blocus économiques menée contre des pays et des peuples.

Les récents évènements en Afghanistan renforcent aussi l'exigence d'une politique étrangère portugaise qui, au lieu d'être subordonné à la politique beliciste des USA, se borne à respecter la constitution de la République portugaise, la carte des Nations Unis et le droit international.

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2021/09/pcp-sur-les-recents-evenements-en-afghanistan.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

AFGHANISTAN : LE PIEGE "PANDJCHIR" DEJOUE ?

Par Le 07/09/2021

Ce déclic à la guerre civile afghane qui  pourrait sauver l'Amérique

Monday, 06 September 2021 5:22 PM  [ Last Update: Monday, 06 September 2021 5:23 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Attaque au drone sur la vallée de Pandjchir. (Capture d'écran de One India via Daily Motion)

C’est comme le souhaitait Mike Milley, chef d’état-major major US : les drones et les commandos pakistanais s’en sont pris aux combattants de Pandjchir 24 heures après l’arrivée du chef du renseignement pakistanais à Kaboul, alors que les armes occidentales acheminées avec la bénédiction de BHL au fils de Massoud n’ont pu préserver les hauts commandants de Pandjchir, Dashti, leur porte-parole non plus. Ce lundi le fils de Massoud en vie, le vice-président de Ghani au Tadjikistan..., des dizaines de morts afghans de part et d’autre et l’Amérique promet de revenir !

Le porte-parole des forces proches d’Ahmed Massoud, Fahim Dashti, connu également comme journaliste chevronné, a été tué lors d’une récente attaque au drone de l’armée pakistanaise contre la vallée du Pandjchir dans le nord-est de l’Afghanistan, rapporte l’agence de presse Arya News.

Des sources concordantes proches d’Ahmed Massoud ont annoncé que les forces spéciales du Pakistan, qui connaissent bien la vallée du Pandjchir dont elles disposent d’ailleurs les cartes géographiques, ont mené des raids aériens contre les barricades des forces pro-Massoud. D’autre part, l’agence de presse russe Sputnik a indiqué que l’attaque des commandos pakistanais sur Pandjchir a été effectuée alors que le chef des Renseignements pakistanais (ISI), le général Faiz Hameed, se trouvait à Kaboul.

Citant le député de Samangan à l’ancien Parlement afghan, des réseaux sociaux ont confirmé cette attaque qui aurait été effectuée par « des drones de l’armée de l’air pakistanaise en utilisant des bombes intelligentes ».

Lire aussi :

Xi et Poutine s'inquiètent des coups de théâtre

Certaines informations disent qu’outre Fahim Dashti, dont la mort a été confirmée sur les pages Twitter d’Ahmed Massoud, fils du défunt commandant Ahmed Shah Massoud, et du général Bismillah Khan Mohammadi, ancien ministre afghan de la Défense, un autre commandant de Pandjchir à savoir le général Sahib Abdul Wadood Zhor, a été tué lors de l’attaque de l’aviation pakistanaise. On est porté à croire que ces deux personnes circulaient à bord d’une voiture appartenant à Ahmed Massoud, dans un endroit sûr, lors de l’attaque.

L’Iran condamne…

Après l’annonce des informations d’après lesquelles le Pakistan serait directement ou indirectement impliqué dans les attaques de dimanche soir contre le peuple de Pandjchir, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que Téhéran condamne énergiquement ces attaques.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Saïd Khatibzadeh a déploré la « mort en martyr de dirigeants afghans » et rejeté vigoureusement toute ingérence étrangère dans les affaires de l’Afghanistan. « L’histoire de l’Afghanistan montre que l’ingérence étrangère, qu'elle soit directe ou indirecte, n’a jamais apporté d’autres résultats que l’échec pour les forces d’agression. Le peuple afghan est un peuple courageux et soucieux de l’indépendance de sa patrie, et il n’y a nul doute que toute sorte d’ingérence étrangère en Afghanistan doit être condamnée ».

Afghanistan : le Leader dénonce...L

Afghanistan : le Leader dénonce...

« La question de Pandjchir doit être réglée par dialogue et avec la participation de tous les acteurs majeurs de l’Afghanistan ; aucune partie ne doit permettre que ce processus débouche sur les actes fratricides », a indiqué le diplomate.

Il a également évoqué la nécessité pour les talibans de respecter leurs engagements en vertu du droit international ; « des informations qui nous sont parvenues sont vraiment inquiétantes, d’après lesquelles les habitants de Pandjchir vivent sous le blocus et souffrent de la faim et la coupure du courant d’eau et de l’électricité ».

« La RII fera tout son possible pour aider à mettre fin aux souffrances du peuple afghan et à la formation d’un gouvernement inclusif reflétant le tissu ethnique et démographique de l’Afghanistan », a également affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, et d’ajouter : « C’est la volonté et la revendication du peuple [afghan] qui devra être réalisé et déterminer l’avenir de l’Afghanistan, ni l’ingérence étrangère, ni aucun autre plan ou complot. La paix durable ne pourra s’obtenir qu’à travers un dialogue inter-afghan qui inclut tous les groupes. »

Et le diplomate d’ajouter : « Toutes les lignes rouges et tous les engagements dans le cadre du droit international doivent être respectés. C’est une remarque sérieuse ; la RII suivra de près et avec minutie les évolutions de l’Afghanistan. »

Khatibzadeh a ensuite évoqué la « lourde responsabilité » des instances internationales d’œuvrer aux côtés des pays de la région afin que la paix et l’accalmie puissent s’installer en Afghanistan.

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"Roquettes interceptées, raid au drone précis", les Yankee simule de vrai-faux succès ....

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a précisé : « Nous allons aider, avec tous les groupes afghans, au rétablissement d’une paix durable en Afghanistan. Comme l’a fait rappeler le Leader de la Révolution, c’est le comportement du futur gouvernement et des groupes qui prendront à l’avenir le pouvoir en Afghanistan qui déterminera le comportement de la RII, et celui des autres pays du monde sur la scène internationale. Plus ils agiront de façon responsable, plus ils pourront espérer recevoir une réaction correcte des pays voisins, de l’ordre mondial et notamment de la République islamique d’Iran. »

Qu’en pensent les Américains ?

Alors que les affrontements dans la vallée de Pandjchir semblent ne pas encore cesser, des responsables américains n’hésitent pas à instrumentaliser les évolutions en cours en Afghanistan, afin de justifier leurs plans du futur pour ce pays. Le sénateur républicain américain Lindsey Graham a déclaré à la BBC qu’il pensait que les troupes américaines « retourneraient en Afghanistan » à l’avenir.

Lindsey Graham a également prétendu qu’il fallait aider ce qu’il a appelé la résistance à Pandjchir, pour que les talibans, « haïs » selon lui du peuple afghan, ne puissent pas gouverner le pays. Le sénateur républicain n’a pas manqué d’évoquer, comme prétexte, une montée en puissance de Daech dans un Afghanistan dominé par les talibans.  

« Nous retournerons en Afghanistan, tout comme nous sommes retournés en Irak et en Syrie », a également prétendu le sénateur républicain de la Caroline du Sud, qui est allé encore plus loin et a défendu le « maintien de quelque 5000 soldats américains en Irak », alors que le Parlement irakien a adopté il y a plusieurs mois une loi stipulant le retrait des troupes étrangères.

Quoi qu’il en soit, les déclarations des responsables américains sur les développements en Afghanistan sont telles que des observateurs politiques estiment que Washington pourrait projeter de déclencher une guerre civile dans ce pays. Le chef d’état-major de l’armée américaine, le général Mark Milley, estime que « les conditions d’une guerre civile » sont « susceptibles d’être réunies » en Afghanistan.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/06/665986/attaque-drone-pandjchir-pakistan-%C3%A9tats-unis-guerre-civile-afghanistan-iran-condamne

VERS UNE GUERRE CIVILE AFGHANE PROJETEE PAR LES USA ?!

Par Le 05/09/2021

Prétexte pour une ingérence: Base militaire chinoise a Bagrame

Sunday, 05 September 2021 6:12 PM  [ Last Update: Sunday, 05 September 2021 6:13 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Mark Milley. (Photo d'archives)

Préoccupé par une possible infiltration de l’est en Afghanistan, Washington pourrait projeter de déclencher une guerre civile en Afghanistan.

Alors que le départ hâtif et inorganisé des Américains de l’Afghanistan, qui a entraîné la chute du gouvernement de Kaboul et la prise de pouvoir par les talibans est de plus en plus critiqué de toutes parts, les responsables américains tentent de se justifier par un prétexte ou un autre. 

Le chef d’état-major de l’armée américaine, le général Mark Milley, a estimé que « les conditions d’une guerre civile » étaient « susceptibles d’être réunies » en Afghanistan.

Lire aussi: Afghanistan : le sale jeu des USA (Débat)

« Je pense qu’il y a au moins une très forte probabilité d’une guerre civile » qui pourrait conduire « à une reconstitution d’al-Qaïda ou à un renforcement de Daech ou d’autres groupes terroristes », a-t-il souligné dans une interview à la chaîne américaine Fox News diffusée dimanche 5 septembre. 

« Je ne sais pas si les talibans seront capables de consolider le pouvoir et d’établir la gouvernance. Peut-être oui et peut-être non », a-t-il déclaré.

Afghanistan: le court-circuit chinois?

Afghanistan : le court-circuit chinois ?

Une délégation des talibans rencontre des autorités chinoises.

Dans une interview accordée à Fox News le mercredi 1er septembre, l’ancienne ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a averti que la Chine pourrait reprendre la base aérienne de Bagram en Afghanistan et « utiliser le Pakistan pour devenir plus fort face à l’Inde ».

Lire aussi: Xi et Poutine s’inquiètent des coups de théâtre

« Nous devons surveiller la Chine parce que je pense que vous allez voir que la Chine se déplace pour prendre le contrôle de la base aérienne de Bagram », a déclaré Nikki Haley.

« Je pense qu’ils font également un déménagement en Afghanistan et tentent d’utiliser le Pakistan pour devenir plus fort contre l’Inde », a-t-elle ajouté.

Il y a moins de deux mois, les Américains ont évacué la base aérienne de Bagram et ont laissé, selon Sputnik, les racailles en prendre le contrôle avant l’arrivée des forces afghanes. 

Lire aussi: Et si les talibans étaient aidés par l’axe Chine/Iran pour mettre à la porte les Yankees ?

Après le retrait des Américains d’Afghanistan, Pékin a demandé à la communauté mondiale d’aider l’orientation de ce pays vers un trajet constructif au lieu de lui faire pression. 

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré vendredi que Pékin souhaitait qu’un gouvernement ouvert et inclusif, ayant une politique intérieure et étrangère équilibrée et rationnelle, soit formé en Afghanistan et qu’il n’ait nullement en contact avec aucun groupe terroriste. 

Base militaire chinoise en Afghanistan?

Base militaire chinoise en Afghanistan ?

Pékin est prêt à investir en Afghanistan et à aider à la reconstruction du pays, déclare le porte-parole des talibans.

Par ailleurs, Qari Youssef Ahmadi, un porte-parole des talibans, a déclaré, lors d’un entretien avec Arabi 21, qu’Ahmed Massoud s’opposait à la proposition des talibans parce que ces derniers ne lui avaient offert aucun poste ni position particulière. « Les talibans lui ont proposé ce qu’ils avaient proposé aux responsables d’autres gouvernorats », a déclaré Qari Youssef Ahmadi. 

Lire aussi: Afghanistan, pays où la Résistance enterrera les sanctions US ?

Ahmed Massoud a récemment déclaré que les talibans lui avaient offert « deux sièges pour le Front de la Résistance nationale » dans le prochain gouvernement. « Nous n’y avons même pas pensé », a-t-il souligné. 

Concernant le sort du Panchir, Qari Youssef Ahmadi a déclaré : « Les talibans traiteront les combattants de cette région comme les autres à condition que les affrontements soient arrêtés. »

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/05/665905/Afghanistan-Chine-Mark-Milley-USA-Nikki-Haley-Bagram-Talibans-

LE RETOUR DE FLAMME : LES TALIBAN S’EN PRENNENT A L’ARMEE FANTOME DU RENSEIGNEMENT AMERICAIN

Par Le 05/09/2021

Le retour de flamme: Les Taliban s’en prennent à l’armée fantôme du renseignement américain

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 03 septembre 2021

thecraddle.co

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L’attentat à la bombe de l’aéroport de Kaboul montre qu’il existe des forces de l’ombre en Afghanistan, prêtes à perturber une transition pacifique après le départ des troupes américaines. Mais qu’en est-il de « l’armée de l’ombre » des services secrets américains, constituée au cours de deux décennies d’occupation ? Qui sont-ils, et quel est leur programme ?

C’est ainsi que le directeur de la CIA, William Burns, se rend en toute hâte à Kaboul pour solliciter une audience auprès du chef taliban Abdul Ghani Baradar, le nouveau dirigeant potentiel d’une ancienne satrapie. Et il le supplie littéralement de prolonger un délai pour l’évacuation des actifs américains.

La réponse est un « non » retentissant. Après tout, la date limite du 31 août a été fixée par Washington. La prolonger ne signifierait que l’extension d’une occupation déjà vaincue.

Le coup du « M. Burns va à Kaboul » fait désormais partie du folklore du cimetière des empires. La CIA ne confirme ni ne nie que Burns ait rencontré le mollah Baradar ; un porte-parole des Taliban, délicieusement diversionniste, a déclaré qu’il n’était « pas au courant » d’une telle rencontre.

Nous ne connaîtrons probablement jamais les termes exacts dont ont discuté les deux improbables participants – à supposer que la rencontre ait eu lieu et qu’il ne s’agisse pas d’une désinformation grossière des services de renseignement.

Pendant ce temps, l’hystérie de l’opinion publique occidentale se concentre sur l’impérieuse nécessité d’extraire tous les « traducteurs » et autres fonctionnaires (qui étaient de facto des collaborateurs de l’OTAN) de l’aéroport de Kaboul. Pourtant, un silence tonitruant entoure ce qui est en fait la véritable affaire : l’armée des ombres de la CIA laissée sur place.

L’armée fantôme est constituée de milices afghanes créées au début des années 2000 pour mener des opérations de « contre-insurrection » – un bel euphémisme pour des opérations de recherche et destruction contre les Taliban et Al-Qaïda. En cours de route, ces milices ont pratiqué, en masse, cette proverbiale combinaison sémantique normalisant le meurtre : les « exécutions extrajudiciaires », qui font généralement suite aux « interrogatoires renforcés ». Ces opérations étaient toujours secrètes, conformément au manuel classique de la CIA, ce qui garantissait qu’il n’y ait jamais de responsabilité.

Maintenant, Langley a un problème. Les Taliban ont conservé des cellules dormantes à Kaboul depuis le mois de mai, et bien avant cela, dans certains organes du gouvernement afghan. Une source proche du Ministère de l’Intérieur a confirmé que les Taliban ont réussi à mettre la main sur la liste complète des agents des deux principaux dispositifs de la CIA : la Force de Protection de Khost (KPF) et la Direction nationale de la Sécurité (DNS). Ces agents sont les principales cibles des Taliban aux points de contrôle menant à l’aéroport de Kaboul, et non des « civils afghans » impuissants qui tentent de s’échapper.

Les Taliban ont mis en place une opération complexe et ciblée à Kaboul, avec de nombreuses nuances – permettant, par exemple, le libre passage de certaines forces spéciales de membres de l’OTAN, qui sont entrées dans la ville à la recherche de leurs ressortissants.

Mais l’accès à l’aéroport est désormais bloqué pour tous les ressortissants afghans. L’attentat suicide à la voiture piégée a introduit une variable encore plus complexe : les Taliban vont devoir mettre en commun toutes leurs ressources en matière de renseignement, et ce, rapidement, pour lutter contre les éléments qui cherchent à introduire des attaques terroristes intérieures dans le pays.

Le Centre norvégien d’Analyses globales RHIPTO a montré comment les Taliban disposent d’un « système de renseignement plus avancé » appliqué à l’Afghanistan urbain, en particulier à Kaboul. Le fait de « frapper aux portes des gens » qui alimente l’hystérie occidentale signifie qu’ils savent exactement où frapper lorsqu’il s’agit de trouver des réseaux de renseignements collaborationnistes.

Il n’est pas étonnant que les groupes de réflexion occidentaux se lamentent sur la façon dont leurs services de renseignement seront minés à l’intersection de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud. Pourtant, la réaction officielle discrète s’est résumée à une simple déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 annonçant qu’ils étaient « profondément préoccupés par les informations faisant état de violentes représailles dans certaines régions d’Afghanistan ».

Le retour de bâton est vraiment une salope. Surtout lorsque vous ne pouvez pas le reconnaître pleinement.

De Phoenix à Omega

Le dernier chapitre des opérations de la CIA en Afghanistan a commencé alors que la campagne de bombardements de 2001 n’était même pas terminée. Je l’ai vu de mes propres yeux à Tora Bora, en décembre 2001, lorsque les forces spéciales sont sorties de nulle part, équipées de téléphones satellites Thuraya et de valises pleines d’argent liquide. Plus tard, le rôle des milices « irrégulières » dans la défaite des Taliban et le démembrement d’Al-Qaïda a été salué par les États-Unis comme un immense succès.

L’ancien président afghan Hamid Karzai était, à son honneur, initialement opposé à ce que les forces spéciales américaines créent des milices locales, un élément essentiel de la stratégie anti-insurrectionnelle. Mais au final, cette vache à lait était irrésistible.

Le Ministère afghan de l’Intérieur a été l’un des principaux profiteurs, le projet initial ayant été regroupé sous les auspices de la police locale afghane. Cependant, certaines milices clés ne dépendaient pas du Ministère, mais répondaient directement à la CIA et au Commandement des Forces spéciales américaines, rebaptisé plus tard le tristement célèbre Joint Special Operations Command (JSOC).

Inévitablement, la CIA et le JSOC se sont disputés le contrôle des principales milices. Ce problème a été résolu lorsque le Pentagone a prêté des forces spéciales à la CIA dans le cadre du programme Omega. Dans le cadre d’Omega, la CIA a été chargée de cibler les renseignements, tandis que les opérations spéciales ont pris le contrôle des forces sur le terrain. Omega a progressé régulièrement sous le règne de l’ancien président américain Barack Obama : il ressemblait étrangement à l’opération Phoenix de l’époque du Vietnam.

Il y a dix ans, l’armée de la CIA, baptisée Counter-terrorist Pursuit Teams (CTPT), était déjà forte de 3 000 hommes, payés et armés par le combo CIA-JSOC. Il n’y avait rien de « contre-insurrectionnel » dans tout cela : Il s’agissait d’escadrons de la mort, à l’instar de leurs homologues d’Amérique latine dans les années 1970.

En 2015, la CIA a obtenu de son unité sœur afghane, la Direction nationale de la Sécurité (DNS), qu’elle crée de nouvelles formations paramilitaires pour, en théorie, combattre l’État islamique, qui a ensuite été identifié localement comme l’État islamique au Khorassan. En 2017, Mike Pompeo, alors chef de la CIA, a lancé Langley dans une surenchère afghane, ciblant les Taliban mais aussi Al-Qaïda, qui à l’époque ne comptait plus que quelques dizaines d’agents. Pompeo a promis que la nouvelle mission serait « agressive », « impitoyable » et « implacable ».

Ces « acteurs militaires » de l’ombre

Le rapport le plus précis et le plus concis sur les paramilitaires américains en Afghanistan est sans doute celui d’Antonio de Lauri, chercheur principal à l’Institut Chr. Michelsen, et d’Astrid Suhrke, chercheuse principale émérite également à l’Institut.

Le rapport montre comment l’armée de la CIA était une hydre à deux têtes. Les unités les plus anciennes remontaient à 2001 et étaient très proches de la CIA. La plus puissante était la Force de Protection de Khost (KPF), basée au Camp Chapman de la CIA à Khost. La KPF opérait totalement en dehors de la loi afghane, sans parler du budget. À la suite d’une enquête de Seymour Hersh, j’ai également montré comment la CIA finançait ses opérations secrètes par le biais d’une filière d’héroïne, que les Taliban ont maintenant promis de détruire.

L’autre tête de l’hydre était constituée par les forces spéciales afghanes de la DNS : quatre unités principales, chacune opérant dans sa propre zone régionale. Et c’est à peu près tout ce que l’on savait d’elles. La DNS était financée par nul autre que la CIA. À toutes fins utiles, les agents étaient formés et armés par la CIA.

Il n’est donc pas étonnant que personne en Afghanistan ou dans la région ne sache quoi que ce soit de définitif sur leurs opérations et leur structure de commandement. La Mission d’Assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA), dans un jargon bureaucratique exaspérant, a défini les opérations du KPF et de la DNS comme semblant « être coordonnées avec des acteurs militaires internationaux, c’est-à-dire en dehors de la chaîne de commandement gouvernementale normale ».

En 2018, on estimait que la KPF abritait entre 3 000 et plus de 10 000 agents. Ce que peu d’Afghans savaient vraiment, c’est qu’ils étaient bien armés, bien payés, qu’ils travaillaient avec des personnes parlant l’anglais américain et utilisant un vocabulaire américain, qu’ils se livraient à des opérations nocturnes dans des zones résidentielles et, surtout, qu’ils étaient capables d’appeler des frappes aériennes, exécutées par l’armée américaine.

Un rapport de 2019 de la MANUA a souligné qu’il y avait « des rapports continus selon lesquels la KPF commettait des violations des droits de l’homme, tuait intentionnellement des civils, détenait illégalement des individus et endommageait et brûlait intentionnellement des biens civils lors d’opérations de recherche et de raids nocturnes ».

Appelez cela l’effet Pompeo : « agressif, impitoyable et implacable » – que ce soit par des raids de type « tuer ou capturer » ou par des drones équipés de missiles Hellfire.

Les Occidentaux éveillés, qui perdent actuellement le sommeil à cause de la « perte des libertés civiles » en Afghanistan, ne sont peut-être même pas vaguement conscients que leurs « forces de coalition » commandées par l’OTAN ont excellé dans la préparation de leurs propres listes de mise à mort ou de capture, connues sous la dénomination sémantiquement démente de « Liste conjointe des Effets prioritaires ».

La CIA, quant à elle, s’en moque éperdument. Après tout, l’agence a toujours été totalement en dehors de la juridiction des lois afghanes régissant les opérations des « forces de la coalition ».

La dronification de la violence

Au cours de ces dernières années, l’armée fantôme de la CIA s’est coalisée dans ce que Ian Shaw et Majed Akhter ont décrit de manière mémorable comme « La dronification de la violence d’État », dans un article fondateur publié dans la revue Critical Asian Studies en 2014 (téléchargeable ici).

Shaw et Akhter définissent le processus alarmant et continu de dronification comme : « la délocalisation du pouvoir souverain des militaires en uniforme vers la CIA et les forces spéciales ; les transformations techno-politiques réalisées par le drone Predator ; la bureaucratisation de la chaîne de mise à mort ; et l’individualisation de la cible ».

Cela revient, selon les auteurs, à ce que Hannah Arendt définissait comme « la règle de personne ». Ou, en fait, de quelqu’un agissant en dehors de toute règle.

Le résultat final toxique en Afghanistan est le mariage entre l’armée fantôme de la CIA et la dronification. Les Taliban sont peut-être prêts à accorder une amnistie générale et à ne pas se venger. Mais pardonner à ceux qui se sont livrés à un massacre dans le cadre de l’accord de mariage pourrait être un cran trop loin pour le code Pachtounwali.

L’accord de Doha de février 2020 entre Washington et les Talibans ne dit absolument rien de l’armée fantôme de la CIA.

La question qui se pose maintenant est de savoir comment les Américains vaincus pourront conserver des moyens de renseignement en Afghanistan pour leurs fameuses opérations de « contre-terrorisme ». Un gouvernement dirigé par les Taliban prendra inévitablement le contrôle de la DNS. Ce qu’il adviendra des milices est une question ouverte. Elles pourraient être complètement reprises par les Taliban. Elles pourraient se détacher et finir par trouver de nouveaux sponsors (saoudiens, turcs). Elles pourraient devenir autonomes et servir le chef de guerre le mieux placé pour payer.

Les Taliban pourraient être essentiellement une collection de seigneurs de la guerre (jang salar, en dari). Mais ce qui est certain, c’est qu’un nouveau gouvernement ne permettra tout simplement pas un scénario de milice en friche semblable à celui de la Libye. Il faut dompter des milliers de mercenaires qui pourraient devenir un ersatz de l’EI-Khorassan et menacer l’entrée de l’Afghanistan dans le processus d’intégration eurasien. Burns le sait, Baradar le sait – tandis que l’opinion publique occidentale n’en sait rien.

Pepe Escobar

 

 

Source originale en anglais : Blowback: Taliban target US intel’s shadow army, The Cradle, le 27 août 2021.

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est thecraddle.co

Copyright © Pepe Escobarthecraddle.co, 2021

https://www.mondialisation.ca/le-retour-de-flamme-les-taliban-sen-prennent-a-larmee-fantome-du-renseignement-americain/5659876

SELON UN PORTE-PAROLE DES TALIBANS, LA CHINE SERA LEUR PRINCIPAL PARTENAIRE

Par Le 04/09/2021

La Chine s’emparera de Bagram... sous prétexte de sa route de soie (sources américaines)

Saturday, 04 September 2021 1:56 PM  [ Last Update: Saturday, 04 September 2021 1:56 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Gigantesque projet des Nouvelles routes de la soie de la Chine. (Photo d'archives)

La Chine sera le « principal partenaire » des talibans et aidera à reconstruire l’Afghanistan, selon un porte-parole du mouvement. Les talibans apprécient l’initiative chinoise « Ceinture et Route » (Belt and Road Initiative), car ce projet fera revivre l’ancienne route de la soie. Lors d’une conversation téléphonique jeudi avec le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Wu Jianghao, Abdul Salam Hanafi, directeur adjoint du bureau des talibans à Doha, au Qatar, a déclaré que les talibans prendraient des « mesures efficaces » pour protéger les institutions et le personnel chinois en Afghanistan. Qui y-a-t-il de pire qui puisse arriver aux USA ? oui, ce que l’ex-ambassadrice Us à l’ONU Haley confirme : les « Chinois s’empareront de Bagram » 

Afghanistan: Méga coup sino-iranien?!

Afghanistan : Méga coup sino-iranien ?!

« La Chine a été un ami digne de confiance de l’Afghanistan. Les talibans afghans sont prêts à continuer de promouvoir les relations amicales entre l’Afghanistan et la Chine et ne permettront jamais à aucune force de menacer les intérêts de la Chine sur notre territoire », a déclaré Hanafi, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères. Hanafi a également fait l’éloge de l’initiative « une Ceinture et une Route », la principale politique étrangère de Pékin et sa stratégie d’investissement à l’étranger. « Ce projet est propice au développement et à la prospérité de l’Afghanistan et de la région. L’Afghanistan espère continuer à le soutenir activement et à y participer », a-t-il souhaité. L’Afghanistan est membre de la stratégie multinationale chinoise, avec le premier mémorandum officiel sur leur partenariat signé en 2016.

Lire plus : La Chine doublera les USA en Afghanistan

Décrivant la Chine comme leur « partenaire le plus important », les talibans afghans ont déclaré qu’ils comptent sur Pékin pour reconstruire l’Afghanistan et exploiter ses riches gisements de cuivre. Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a déclaré que le groupe soutenait l’initiative chinoise One Belt, One Road qui vise à relier la Chine à l’Afrique, l’Asie et l’Europe à travers un énorme réseau de ports, de chemins de fer, de routes et de parcs industriels. « La Chine est notre partenaire le plus important et représente une opportunité fondamentale et extraordinaire pour nous, car elle est prête à investir et à reconstruire notre pays », a déclaré jeudi Mujahid. Il existe « de riches mines de cuivre dans le pays, qui, à l’aide des Chinois, peuvent être remises en exploitation et modernisées. De plus, la Chine est notre laissez-passer pour les marchés du monde entier », a-t-il précisé.

Afghanistan: le court-circuit chinois?

Afghanistan : le court-circuit chinois ?

Une délégation des talibans rencontre des autorités chinoises.

La Chine a fait des déclarations positives à l’égard des talibans et a exprimé l’espoir que les insurgés suivront des politiques intérieures et étrangères modérées et prudentes, combattront toutes les formes de forces terroristes, vivront en harmonie avec les autres pays et répondront aux revendications de son propre peuple et la communauté internationale. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Wang Wenbin a déclaré mardi que pour le développement économique, nous avons besoin d’une structure politique ouverte et inclusive, de la mise en œuvre d’une politique étrangère, de politiques nationales et une rupture nette avec les groupes terroristes sous toutes leurs formes.

« Les talibans considèrent également la Russie comme un partenaire important dans la région et maintiendront de bonnes relations avec Moscou », a déclaré Mujahid. Les talibans ont pris le contrôle de la capitale afghane, Kaboul, le 15 août. Or l’émergence chinoise a provoqué la panique US! Le secrétaire d’État Antony Blinken a déclaré vendredi qu’il se rendrait au Qatar dimanche pour rencontrer les dirigeants du pays et les remercier de leur aide lors de l’évacuation d’Afghanistan, et puis en Allemagne où il tiendra une réunion ministérielle.

Pétroliers à Beyrouth: l’Iran avertit!

Pétroliers à Beyrouth : l’Iran avertit !

« Les USA n’ont aucun droit de s’ingérer dans notre commerce »

Blinken a déclaré lors d’une conférence de presse au département d’État qu’il rencontrerait des Afghans et des travailleurs dans la capitale qatarie Doha « qui font un travail vraiment héroïque 24 heures sur 24 ». Il se rendra à la base aérienne de Ramstein en Allemagne, où il rencontrera aussi des Afghans. La réunion ministérielle se tiendra virtuellement avec des partenaires de plus de 20 pays qui ont un intérêt dans la relocalisation des Afghans. « Nous continuons de maintenir des canaux de communication avec les talibans, sur des questions importantes », a déclaré Blinken. Le département d’État est « en contact constant » avec les Américains restés en Afghanistan qui souhaitent toujours quitter le pays.

À lire : Méga surprise afghane : le scénario US/Israël contre la Résistance a-t-il déjà tourné au fiasco ?

Il a déclaré que la plupart des personnes restantes sont de double nationalité dont les foyers sont en Afghanistan. « Nous travaillons avec nos partenaires qataris et turcs pour aider à rouvrir l’aéroport de Kaboul dès que possible. Le département du Trésor a délivré des licences aux agences gouvernementales pour continuer à fournir une assistance essentielle aux Afghans », a-t-il expliqué. Quant à la formation du futur gouvernement afghan : « Nous avons reçu divers rapports sur la formation du gouvernement afghan, mais jusqu’à présent rien de définitif n’a été vu. Washington s’attend à ce que le prochain gouvernement ne transforme pas l’Afghanistan en un foyer du terrorisme. »

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/04/665806/Ceinture-et-Route-les-talibans-sont-conquis

AFGHANISTAN : POUTINE ESPERE QUE LES TALIBANS DEVIENDRONT « CIVILISES »

Par Le 04/09/2021

 

Asie-Pacifique

Afghanistan: Vladimir Poutine espère que les talibans deviendront «civilisés»

 

Publié le : 03/09/2021 - 15:07Modifié le : 03/09/2021 - 17:26

Des dirigeants du mouvement taliban vont assister à une conférence de presse à Moscou, le 9 juillet 2021.

Des dirigeants du mouvement taliban vont assister à une conférence de presse à Moscou, le 9 juillet 2021. AFP - DIMITAR DILKOFF

Texte par :RFISuivre

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Alors que l’annonce du premier gouvernement taliban est attendu, le président russe Vladimir Poutine a déclaré, vendredi 3 septembre, qu’il espérait que les talibans se comporteraient de manière « civilisée » afin de pouvoir bâtir des relations diplomatiques normales avec les autres pays.

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« Plus vite les talibans entreront dans la famille des peuples civilisés, plus il sera facile de maintenir des contacts, de communiquer » avec eux afin de les « influencer d'une manière ou d'une autre, de [leur] poser des questions », a déclaré ce vendredi Vladimir Poutine.

Tandis que l’Afghanistan est suspendu à l’annonce d’un gouvernement « inclusif », selon les talibans, le président russe fait passer un message. Il espère que le comportement des talibans à la tête de l’Afghanistan permettra de bâtir des relations diplomatiques normales avec le reste du monde.

Depuis le début de la crise qui a débuté à la suite des retraits des troupes occidentales, la Russie entretient un dialogue pragmatique avec les autorités talibanes, mais ne reconnaît pour l’instant pas le régime taliban. Le mouvement est d’ailleurs toujours considéré comme une organisation terroriste par la Russie.

Terrorisme et trafic de drogues, les craintes de la Russie

Cette considération est une erreur, selon Goulam Mohammad, directeur du centre de la diaspora afghane en Russie. « Les talibans n’ont pas à être inscrits sur une liste d’organisations terroristes, car ils n’ont pas fait d’attentats à l’extérieur de l’Afghanistan. Ils n’ont pas fait de guerre ailleurs que dans le pays, n’ont jamais affiché de volonté d’expansion du fondamentalisme ni d’autres tendances très négatives que l’on a vues à l’œuvre dans d’autres pays », estime-t-il.

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Il souhaite même que le pays aille plus loin : « J’espère qu’un jour la Chine, la Russie et la Turquie reconnaîtront ce gouvernement. Mais nous voudrions aussi que tous les pays le fassent. Je ne voudrais pas que l’on traite l’Afghanistan comme un exclu. Et puis sans reconnaissance, il n’y a pas d’aide humanitaire et le pays a besoin d’aide. »

Les autorités russes sont avant tout inquiètes pour la sécurité des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, limitrophes de l'Afghanistan, comme le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. Elles craignent d'y voir émerger de nouveaux groupes jihadistes inspirés des talibans ou soutenus par eux. De plus, le Kremlin veut également éviter un afflux régional de réfugiés ainsi qu'un nouvel essor du trafic d'opium et d'héroïne.

► À lire aussi : Afghanistan: «On assiste vraiment à une redistribution des cartes»

 

La diaspora afghane en Russie demande beaucoup de prudence vis-à-vis des demandeurs d’asile

Alors que la diplomatie russe assume le dialogue avec les talibans à la tête du pays, la diaspora afghane en Russie suit la crise de près et demande la plus grande prudence dans l’accueil d’éventuels réfugiés, selon notre correspondante à Moscou, Anissa El-Jabri. De peur que « des terroristes » soient parmi eux, selon Goulam Mohammad, directeur du Centre de la diaspora afghane en Russie. Selon les estimations, cette communauté représente entre 80 000 et 150 000 personnes essentiellement arrivées dans les années 1990 après la chute du régime soviétique.

Sur tout le plafond de son bureau trône une carte jaune et orange de l’Afghanistan - pays qu’il a quitté il y a presque 30 ans : « On reçoit beaucoup de demandes d’aide, de personnes qui travaillaient ici à Moscou, mais qui se sont retrouvés là-bas, explique Goulam Mohammad. Des citoyens russes d’origine afghane, des étudiants qui avec la pandémie étaient à distance avec les universités russes, et qui maintenant, sans internet et électricité là-bas, demandent de pouvoir rentrer ici », énumère-t-il, se disant débordé.

500 ont été rapatriées, 1 000 attendent encore, mais parmi eux, aucun réfugié, insiste Goulam Mohammad : « Selon mes informations, il y a en ce moment des terroristes parmi les réfugiés, qui veulent aller dans différents pays. Et je suis sûr à 100% que certains d’entre eux sont déjà arrivés en Europe. Tous les pays, et surtout les voisins de l’Afghanistan qui sont vulnérables, ont raison de s’inquiéter de l’arrivée de terroristes déguisés en réfugiés. C’est un risque réel. »

Un point de vue strictement conforme à celui du pouvoir à Moscou. Mais quand la Russie reste encore prudente face au nouveau régime, Gouham Mohammad, lui, rêve d’un gouvernement taliban reconnu par toute la communauté internationale : ce serait le seul moyen de stabiliser le pays, clame-t-il.

https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20210903-afghanistan-poutine-esp%C3%A8re-que-les-talibans-deviendront-civilis%C3%A9s

AFGHANISTAN, LA PIRE CRAINTE DES USA : DES COOPERATIONS MILITAIRES TALIBANS/IRAN ?

Par Le 04/09/2021

Des coopérations militaires taliban/ Iran? 

Thursday, 02 September 2021 6:07 PM  [ Last Update: Thursday, 02 September 2021 6:07 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des blindés Humvee, transportés sur le territoire iranien par la frontière Afghane. ©Army-ir

Peu d’analystes se sont intéressés aux spectaculaires propos du chef d’état-major US Mike Milley qui dans le sillage du secrétaire à la Défense n’écarte plus une « coopération militaire avec les talibans, et ce, contre “Daech-k” (Khorassan)... les connaisseurs de la politique moyen-orientales US diront que c’est là le même scénario rodé qui de Syrie en Irak en passant par l’Afghanistan lui-même a permis une présence métastatique de l’US Army à travers la région et que cette perspective de coopération masquerait en effet une volonté de retour à la case départ. Mais vu la débâcle US en Afghanistan il devrait y avoir une autre crainte qui couvre sous les cendres du Pentagone. Les USA craignent-ils de voir l’axe de la Résistance en général et l’Iran en particulier entrer en coopération militaire avec les talibans ? 

Le 1er septembre, des sources bien informées ont partagé des photos montrant au moins dix véhicules blindés Humvee de fabrication américaine, transportés sur l’autoroute Semnan-Garmsar dans le nord de l’Iran.

Des véhicules blindés, portant la marque des forces gouvernementales afghanes, chargés à l’arrière de camions militaires iraniens, le convoi serait entré de la ville iranienne de Machhad, dans le nord-est de l’Iran.

Certains observateurs estimaient que les Humvees avaient été pris aux troupes afghanes qui avaient fui de l’ouest de l’Afghanistan vers l’Iran afin d’éviter d’être capturées par les talibans entre juillet et août.

Néanmoins, la chaîne de Telegram “Military Articles”, qui a été parmi les premières à avoir partagé des photos des Humvee, a affirmé qu’ils avaient été achetés aux talibans.

Ces véhicules blindés entreront probablement en service par les Forces armées iraniennes et le Corps des gardiens de la Révolution islamique ou bien ils seront envoyés aux alliés de l’Iran au Moyen-Orient, spécule le texte non sans un brin d’ironie d’imaginer les Hachd al Chaabi foncer sur les convois militaires US à bord des Humvee !

Lire aussi : Pourquoi les USA n’osent plus bombarder l’Afghanistan à coup de B-52?

Ciel afghan : le coup signé

Ciel afghan : le coup signé

En prenant le contrôle de l’Afghanistan au cours des derniers mois, les combattants de talibans ont saisi quelque 83 milliards de dollars d’équipements militaires, dont des centaines de Humvee, qui avaient été fournis par les États-Unis aux forces gouvernementales afghanes.

Selon l’inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan, les États-Unis ont fourni un total de 1 178 véhicules blindés Humvee aux forces gouvernementales afghanes pour un coût de 275 580 902 $ entre avril 2020 et juillet 2021.

La plupart des équipements fournis par les États-Unis aux forces gouvernementales afghanes sont tombés entre les mains des talibans. Le matériel restant est entré d’une manière ou d’une autre dans les pays voisins de l’Afghanistan, principalement l’Ouzbékistan, le Turkménistan et l’Iran.

Les forces américaines et leurs mandataires afghans ont saboté ou détruit des charges de matériel militaire, y compris des avions, à l’aéroport de Kaboul. Or c’est que réside le principal enjeu. Car Téhéran pourrait être sollicité non pas seulement pour acheter ces équipements, mais pour les remettre sur les rails dans le cadre des coopérations militaires plus poussées à venir. 

Lire aussi : Afghanistan : que mijotent les USA ?

L’Amérique perdra le ciel afghan!

L’Amérique perdra le ciel afghan !

Une somalisation de l’Afghanistan aux portes de l’Iran et de la Russie impossible

Décidément le plan US d’une déstabilisation des frontières iraniennes par les talibans interposés fait flop. Pis, il y a une réelle perspective de coopération anti-US à venir. 

Soulignant l’importance de la sécurité sur les frontières entre les deux pays, le porte-parole des talibans, Mujahid, a déclaré ce mercredi : “nous sommes attachés à nos voisins, il n’y aura donc pas d’insécurité sur nos frontières. Et on rassure nos voisins à cet égard.”

Zabihullah Mujahid a poursuivi : “L’objectif des talibans est d’établir une relation bonne et fiable avec les pays voisins, et nous rassurons donc la République islamique d’Iran concernant la sécurité de ses frontières.”

Une Armée de l’air afghane entièrement coupée des USA pourrait-elle naître un jour ? 

Actuellement, 48 appareils de l’ancienne armée de l’air afghane (AAF) sont aux mains des talibans. On ne sait pas encore combien d’entre eux sont réellement opérationnels. Au cours des dernières semaines, les talibans n’ont pu opérer que quelques hélicoptères Mi-8/17 et UH-60 Black Hawk.

Les États-Unis ont fourni des milliards d’équipements militaires, y compris des avions de combat anti-insurrectionnels modernes, à l’AAF. Pourtant, il n’a pas réussi à arrêter les talibans. Des dizaines d’avions de guerre fournis par les États-Unis se sont retrouvés au Turkménistan et au Tadjikistan.

On ne sait toujours pas si les talibans seront en mesure de maintenir et d’exploiter ce qui reste de l’AAF. Le groupe aura certainement besoin d’un soutien étranger pour ce faire. L’Iran pourrait offrir le soutien nécessaire ce dont a diablement peur Milley. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/02/665681/Afghanistan-blindes-US-en-Iran

SUITE A L’ECHEC DES NEGOCIATIONS, OFFENSIVE DES TALIBANS POUR LE CONTROLE DE LA VALLEE DU PANCHIR

Par Le 02/09/2021

 

Situation en Afghanistan après le retour des talibans au pouvoir, août 2021

Les talibans lancent une offensive contre les résistants du Panchir

© Sputnik . Stringer

INTERNATIONAL

13:04 02.09.2021(mis à jour 13:15 02.09.2021)URL courte

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Des combats ont débuté pour le contrôle de la vallée du Panchir, toujours tenue par les forces du Front national de résistance (FNR) face aux talibans*, dont un porte-parole a affirmé à Sputnik qu’une trentaine de résistants avaient trouvé la mort dans les hostilités.

Les talibans* ont déclenché une offensive contre la principale poche de résistance aux islamistes qui s’est formée dans la vallée du Panchir, dans le nord-est du pays, a appris Sputnik d’un porte-parole du mouvement.

Plus tôt dans la journée, la chaîne Al-Jazeera avait annoncé que cette décision avait été prise à la suite de l’échec des négociations avec Ahmad Massoud, qui dirige le FNR. Ce dernier avait notamment demandé aux talibans* de ne pas saisir les armes et les équipements militaires des forces sous son commandement et d’offrir à la résistance 30% des sièges au sein du futur gouvernement national.

Des conditions rejetées par les talibans*, car «contraires à la logique», indique la chaîne qatarie.

Le porte-parole du mouvement islamiste* a affirmé à Sputnik qu’une trentaine de résistants avaient trouvé la mort dans les combats de ce jeudi 2 septembre.

Bastion historique anti-talibans*

Les forces concentrées dans la vallée du Panchir se sont organisées autour du FNR d’Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda*, et du vice-Président Amrullah Saleh, qui s’était proclamé chef d’État après la fuite du Président Ashraf Ghani aux Émirats arabes unis.

Le Panchir est une zone difficile d’accès, se trouvant dans les montagnes de l’Hindou Kouch, dont l’extrémité sud est située à près de 80 kilomètres au nord de la capitale Kaboul. Les talibans* n’étaient jamais parvenus à s’emparer de la région.

Fin août, plusieurs parlementaires français ont adressé une lettre à Emmanuel Macron, l’appelant à soutenir les forces de résistance afghanes afin d’assurer la «sécurité de la France».

* Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/international/202109021046082926-les-talibans-lancent-une-offensive-contre-les-resistants-du-panchir/

REFLEXIONS SUR LES EVENEMENTS EN AFGHANISTAN

Par Le 02/09/2021

2 septembre 2021

Réflexions sur les événements en Afghanistan

MK BHADRAKUMAR

1. Effondrement de l’armée afghane

Les médias sociaux ont rapporté qu’à la résidence de Kaboul du conseiller à la Sécurité nationale afghan Hamdullah Mohib, qui a fui précipitamment au Tadjikistan samedi avec le président Ashraf Ghani, trois 4×4 Toyota Landcruiser ont été trouvés remplis de billets de dollars.

Mohib était le roi de l’ombre de l’Afghanistan. Il contrôlait le budget de la défense du pays. Au cours de l’année à venir, il aurait géré plus de 3 milliards de dollars, que les États-Unis ont affectés à l’aide aux forces armées afghanes. Les Taliban ont gâché sa fête.

Le mystère de la perte de la volonté de combattre des forces armées afghanes n’est en fait pas un mystère du tout. La principale raison en est le détournement du budget de la défense. Dans le système mis en place par Ghani, Mohib, son larbin de confiance, contrôlait le Ministère de la Défense – et non le ministre de la Défense – et il s’est manifestement bien débrouillé – et probablement Ghani aussi. L’avenir nous le dira.

Les soldats recevaient rarement l’intégralité de leur solde, car les officiers empochaient l’argent, ce qui explique le taux élevé de désertion des hommes enrôlés. Les soldats vendaient souvent leurs armes fournies par les États-Unis sur le marché noir pour gagner leur vie.

En d’autres termes, l’armée a perdu la volonté de se battre pour un gouvernement décrépit qui manquait de légitimité, était inepte et indifférent aux besoins et aux doléances de la population – et pour un dirigeant qu’elle méprisait.

Le contraste avec l’armée afghane mise sur pied par les Soviétiques au début des années 1980 ne pourrait être plus net. Najibullah a tenu bon pendant trois ans après le retrait des troupes soviétiques et n’a démissionné que lorsque Moscou a cessé toute assistance – même la farine de blé pour faire du pain. L’armée était disciplinée, bien entraînée et endoctrinée politiquement, et le corps des officiers formés dans les académies militaires soviétiques imposait le respect.

La bataille de Jalalabad (1989) est son heure de gloire : le Pakistan a organisé un siège de la ville pour en faire le siège du gouvernement provisoire des moudjahidines, mais il a échoué.

Au cours des vingt dernières années, les États-Unis ont soi-disant formé l’armée afghane aux normes de l’OTAN, forte de 300 000 hommes, mais lorsque la bataille a été engagée en mai, elle a commencé à s’effriter sous la pression des Taliban.

Lorsque la corruption ronge les entrailles d’une nation, les structures de l’État se décomposent et s’effondrent. Et lorsque les dirigeants perdent le respect du peuple, la guerre est perdue.

Lors de la célèbre émission de Mehdi Hasan sur MSNBC le 16 août, l’ambassadrice afghane à Washington, Adela Raz, a déclaré que Ghani et ses acolytes ont tout simplement vidé le Trésor afghan et sont partis avec le butin. La démission du ministre afghan des Finances, Khalid Payenda, et sa fuite de Kaboul, le 11 août, tombent sous le sens ! Le pauvre homme craignait le jour du jugement. Il n’a même pas dit où il allait.

Les décideurs politiques indiens ne pouvaient pas ignorer qu’une cabale dirigeait l’Afghanistan, mais ils ont délibérément choisi de l’ignorer. C’est incompréhensible. Lundi dernier encore, l’Inde s’est démenée pour permettre au gouvernement de Ghani de se présenter au public international depuis la tribune du Conseil de Sécurité des Nations unies. Elle a ignoré une demande formelle du Pakistan de participer à la discussion du Conseil de Sécurité de l’ONU, le peuple de Ghani s’est réjoui !

Le meilleur espoir est qu’aucun groupe d’intérêt n’existait au sein de l’establishment indien, comme ce fut le cas pour les États-Unis. Le Washington Post a révélé que les commandants du Pentagone ont menti et que la « guerre éternelle » continuait. De toute évidence, un filon de corruption était en place à Kaboul.

C’est ce qui se passe lorsque les agences secrètes de l’État sont au-dessus des lois. Un lien s’est formé entre des gros bonnets de Kaboul comme Mohib de la NSA et des éléments voyous décrépits au sein de l’armée des EU, et ils ont contrecarré toutes les tentatives de mettre fin à cette guerre. Le fait déconcertant est qu’en Inde aussi, un lobby déterminé a défendu la « guerre éternelle » contre toute logique, et Mohib était aussi notre homme à Kaboul.

2. Les pousses vertes de la politique réapparaissent

L’explosion de la vie est inarrêtable. Les premiers bourgeons sortent leurs racines de la terre à peine Ashraf Ghani a-t-il fui Kaboul dimanche, sans rien dire à personne, emportant un énorme butin de richesses mal acquises volées à son peuple. Et les pousses vertes de la reprise politique apparaissent.

Des soins tendus et urgents sont nécessaires. La région se mobilise. Le Pakistan a pris la tête du mouvement.

Dimanche après-midi, une galaxie de hauts responsables politiques afghans, issus pour la plupart de l’ancienne Alliance du Nord de la fin des années 1990, est arrivée à Islamabad pour discuter avec les dirigeants pakistanais de l’intégration des Taliban. La délégation comprenait trois personnalités de premier plan de la vallée du Panjshir, des dirigeants vétérans hazaras, le Jamiat-e Islami, le Parlement afghan (dont, fait intéressant, le fils aîné du dirigeant tadjik de Mazar-i-Sharif Mohammed Atta Noor).

Il ne fait aucun doute que le fait que le Pakistan accueille les principaux dirigeants de l’ancienne Alliance du Nord, qui a été le fer de lance de la résistance anti-talibane dans les années 1990, constitue une évolution spectaculaire. En d’autres termes, avec l’élimination de Ghani, « l’opposition » afghane non talibane, qu’il avait marginalisée, humiliée ou ignorée à plusieurs reprises au cours de son règne marginal et corrompu, est en pleine expansion.

À propos, le porte-parole de l’Ambassade russe à Kaboul, Nikita Ishchenko, a donné un compte rendu imagé de l’escapade honteuse de Ghani : « Quant à l’effondrement du régime (sortant), il est caractérisé de la manière la plus éloquente par la façon dont Ghani a fui l’Afghanistan. Quatre voitures étaient pleines d’argent, ils ont essayé de mettre une autre partie de l’argent dans un hélicoptère, mais tout ne rentrait pas. Et une partie de l’argent est restée sur le tarmac ».

Il s’agit également d’une démonstration étonnante du rôle crucial que seul le Pakistan peut jouer dans les circonstances actuelles pour faciliter la réconciliation nationale en Afghanistan et l’orienter vers une culture de politique inclusive. Les responsables politiques afghans apprécient les changements significatifs intervenus dans les politiques et la stratégie régionale du Pakistan, qui renforcent sa crédibilité en tant qu’artisan de la paix.

Le Pakistan a exhorté la délégation afghane à rechercher un règlement politique large et complet de la question afghane et à entamer un dialogue politique global comme mesure immédiate visant à créer un pays pacifique, uni, démocratique et stable.

Parallèlement, le Conseil national de Sécurité du Pakistan, l’organe de décision civilo-militaire suprême du pays présidé par le premier ministre Imran Khan, a réaffirmé lundi qu’un règlement politique inclusif, représentant tous les groupes ethniques afghans, était la seule voie possible.

Il est clair que l’évolution de la situation à Islamabad ne peut être considérée isolément. Au milieu de l’évacuation bâclée des diplomates américains de Kaboul, le président Biden a souligné lundi que, dans la période à venir en Afghanistan, les États-Unis espèrent « mener notre diplomatie, notre influence internationale et notre aide humanitaire » ; ils « encourageront la diplomatie régionale » ; ils influenceront la dynamique avec « nos outils économiques » ; et ils « maintiendront une concentration au laser sur nos missions de contre-terrorisme ».

C’est un discours audacieux. Biden a tenu bon sur sa décision controversée de retrait des troupes. Son rugissement grinçant s’adressait à l’auditoire national, mais ce qui ressort de son discours, c’est le retrait mélancolique des États-Unis pour se concentrer sur « les intérêts vitaux importants dans le monde que nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer ».

Certes, le lieu du rétablissement de la paix s’est considérablement déplacé vers les États régionaux. Les Taliban le sentent et s’abstiennent scrupuleusement de toute action précipitée. Pendant ce temps, le « groupe de coordination » composé de l’ancien président Hamid Karzai, d’Abdullah Abdullah et du chef moudjahidin Gulbuddin Hekmatyar fait office de pont pour combler le vide créé par la fuite de Ghani.

Inévitablement, le Pakistan occupe une place centrale, mais le rôle de l’Iran, de la Chine et de la Russie sera également important. L’effort immédiat consiste à créer un gouvernement de transition. Les Taliban semblent disposés à accepter un arrangement représentatif à large base.

L’Inde devrait abandonner sommairement son récit artificiel fondé sur la haine envers le Pakistan et reconnaître ces nouveaux élans. Libérée de l’accord faustien avec Ghani et son entourage ainsi que du joug étasunien, la diplomatie indienne devrait renouer avec les élites afghanes qui ont été tenues à l’écart du pouvoir.

La fermeture de la mission à Kaboul serait une erreur himalayenne en ce moment historique où les rouages de la diplomatie et de la politique vont s’accélérer en Afghanistan. La politique normale est sur le point de se développer un peu plus chaque jour, et la poussière de trente ans suspendue dans l’air va se calmer. Le repli sur soi ne fera que nuire aux intérêts de l’Inde et l’isoler dans la région.

3. Le retour de l’autochtone

Les premières actions des Taliban après leur retour spectaculaire à Kaboul après deux décennies suscitent une immense curiosité. La grande question que l’on se pose est de savoir si les Taliban ont « changé » depuis les années 1990. Les avis sont partagés. Mais, jusqu’à présent du moins, il n’y a aucun signe d’un retour à un régime autoritaire répressif.

L’étonnante conférence de presse donnée mardi à Kaboul par le porte-parole des Taliban, Zabihullah Mujahid, dégageait clairement un air de modération et de tolérance à l’égard des voix dissidentes.

Le fait que des journalistes locaux aient pu poser des questions aussi provocantes et s’en sortir a été largement remarqué. Mujahid a répondu patiemment. Les citations suivantes parlent d’elles-mêmes :

Nous ne cherchons pas à nous venger et « tout le monde est pardonné ».

Nous respecterons les droits des femmes, mais dans le respect des normes de la loi islamique.

Nous voulons que les médias privés restent indépendants, mais ils ne doivent pas aller à l’encontre des intérêts nationaux.

L’Afghanistan ne se permettra pas d’héberger des personnes visant d’autres nations.

L’Afghanistan sera un pays sans narcotiques.

En particulier, Mujahid a déclaré que les femmes seraient autorisées à travailler et à étudier et « seront très actives dans la société, mais dans le cadre de l’Islam ». De même, son assurance que « tout le monde est pardonné », en référence aux anciens soldats et aux membres du gouvernement de Ghani, a fait une impression remarquable.

« Personne ne va vous faire de mal, personne ne va frapper à vos portes », a déclaré Mujahid. Deux autres remarques spécifiques de Mujahid ont été lourdes de conséquences pour toute société ouverte :

Les Talibans ne permettront pas que le sol afghan soit utilisé contre d’autres pays.
Les médias privés et indépendants peuvent continuer à exister, mais ils doivent se conformer aux normes culturelles.

Pourquoi Mujahid a-t-il fait une chose aussi risquée ? D’abord, il est venu préparé pour dire ce qu’il a dit. D’autre part, il a certainement agi selon les instructions des dirigeants, qui lui ont demandé de faire connaître les positions susmentionnées dès le départ, avant même la formation d’un nouveau gouvernement, afin d’instaurer la confiance. D’ailleurs, la conférence de presse était également ouverte aux médias internationaux.

La conférence de presse d’hier va plonger dans le désarroi et la confusion les « pourfendeurs des Taliban » qui survivent à peine grâce aux fausses nouvelles sur les « excès » des Taliban, largement basées sur des ouï-dire et des rumeurs.

Le fait est qu’il devient difficile de s’accrocher à des notions stéréotypées comme si le temps s’était arrêté pour les Taliban depuis qu’ils ont disparu de Kaboul du jour au lendemain au cours de l’hiver 2001.

À mon sens, cependant, ce qui est vraiment frappant, c’est que les Taliban nous ont présenté suo moto certains repères fermes par rapport auxquels ils attendent de nous que nous rendions compte des actions du dirigeant taliban dans la période à venir. Il est clair que la conférence de presse a été convoquée précisément dans ce but. N’est-ce pas là un élément d’une immense pertinence ?

De même, la visite du principal chef taliban (et descendant du puissant réseau Haqqani), Anas Haqqani, plus tôt dans la journée, à la résidence de l’ancien président Hamid Karzai, doit être notée avec attention. Karzai a pris l’initiative de former un groupe de coordination composé de lui-même, d’Abdullah Abdullah et du chef des moudjahidines Gulbuddin Hekmatyar afin de dégager la voie pour la formation d’un arrangement transitoire inclusif. La mission de Haqqani s’inscrivait dans cette optique. Abdullah était également présent à la réunion. Il va de soi que Haqqani joue un rôle clé dans la formation du gouvernement.

Mardi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jeté un peu de lumière sur l’état d’avancement de la formation du gouvernement. S’adressant aux médias lors d’une visite à Kaliningrad, Lavrov a déclaré :

« Comme tous les autres pays, nous ne sommes pas pressés de les reconnaître. Hier encore, j’ai parlé avec le ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, Wang Yi. Nos positions se recoupent ».

« Nous voyons des signaux encourageants de la part des Taliban, qui disent vouloir avoir un gouvernement avec la participation d’autres forces politiques. Ils ont dit qu’ils sont prêts à poursuivre les processus, notamment ceux qui concernent l’éducation, l’éducation des filles et le fonctionnement de la machine étatique en général, sans fermer la porte aux fonctionnaires qui ont travaillé sous le précédent gouvernement dirigé par le président Ashraf Ghani ».

« Nous observons des processus positifs dans les rues de Kaboul, où la situation est assez calme et où les Taliban font effectivement respecter la loi et l’ordre. Mais il est trop tôt pour parler d’une quelconque démarche politique unilatérale de notre part ».

« Nous sommes favorables à l’ouverture d’un dialogue national global avec la participation de toutes les forces politiques, ethniques et religieuses afghanes. L’ancien président Hamid Karzai et le président du Haut Conseil pour la Réconciliation nationale Abdullah Abdullah se sont déjà prononcés en faveur de ce processus. Ils sont à Kaboul. Ils sont à l’origine de cette proposition. L’un des dirigeants du nord de l’Afghanistan, M. Gulbuddin Hekmatyar, a également rejoint cette initiative ».

« Littéralement ces jours-ci, d’après ce que je comprends, peut-être même au moment où nous parlons, un dialogue avec un représentant des Taliban est en cours. J’espère qu’il aboutira à un accord par lequel les Afghans formeront des organes de transition inclusifs, ce qui constituera une étape importante vers la normalisation complète de la situation dans ce pays qui souffre depuis longtemps ».

Lors d’un briefing aujourd’hui à Pékin, le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a fait écho aux propos tenus hier par Lavrov. Zhao a déclaré : « Il sera possible de discuter de la question de savoir si la Chine établira de nouvelles relations diplomatiques avec l’Afghanistan uniquement après la formation dans ce pays d’un gouvernement tolérant et ouvert qui représenterait suffisamment les intérêts du pays ».

Il a ajouté que la position de Pékin est : La position de Pékin sur les questions afghanes « est claire et sans équivoque. Nous attendrons et reconnaîtrons le nouveau gouvernement après sa formation ».

Le modèle qui apparaît de façon spectaculaire sur l’échiquier afghan est l’étroite coordination entre Moscou et Pékin pour orienter les événements en Afghanistan vers la formation d’un gouvernement représentatif, inclusif et à large base qui inclut les Taliban. Cela doit être analysé séparément, car il s’agit d’un développement sans précédent dans la politique régionale.

Mon sentiment est que le Pakistan est à bord. Aujourd’hui, le ministre des Affaires étrangères, Qureshi, s’est à nouveau entretenu avec son homologue chinois, Wang Yi, après avoir accueilli les dirigeants de l’Alliance du Nord à Islamabad.

M.K. Bhadrakumar

2ème partie – Réflexions sur les événements en Afghanistan

https://reseauinternational.net/reflexions-sur-les-evenements-en-afgha...

3ème partie – Réflexions sur les événements en Afghanistan

https://reseauinternational.net/?p=186974&preview=true

source : https://www.indianpunchline.com

traduit par Réseau International

»» https://reseauinternational.net/reflexions-sur-les-evenements-en-afghanistan/

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AFGHANISTAN : QUI RAFLE LA MISE?

Par Le 01/09/2021

 

Afghanistan, pays où la Résistance enterrera les sanctions US?

Wednesday, 01 September 2021 6:11 PM  [ Last Update: Wednesday, 01 September 2021 6:11 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le 2 mai 2021, le drapeau américain est abaissé alors que soldats américains et afghans assistent à une cérémonie de passation de pouvoir de l'armée américaine à l'armée afghane, au camp Anthonic, dans la province du Helmande. ©Ministère afghan de la Défense

Le fiasco des Américains en Afghanistan promet leur retrait complet de l’Asie de l’Ouest, indique un analyste libanais.

Mohammed Sadeq al-Husseini, écrivain et analyste renommé libanais et journaliste du quotidien Al-Binaa, examine, dans un article, les récents développements en Afghanistan, l’échec des États-Unis et ses retombées : « Beaucoup de choses se disent à propos de l’échec des États-Unis en Afghanistan et du retrait des forces américaines, mais personne n’a jamais soumis les retombées stratégiques de cette défaite pour les États-Unis et l’OTAN à une analyse scientifique concrète. »

La mort

La mort

Pour ce faire, il faut d’abord examiner les facteurs qui font de l’Afghanistan un pays stratégique:

Facteur économique : l’Afghanistan se situe au cœur du continent asiatique ; l’emplacement qui en fait un point commun de commerce, non seulement parmi les pays de l’Asie de l’Ouest, mais en plus en direction de la Russie et des pays de l’Europe de l’Est jusqu’à l’Afrique et aux Continents de l’Amérique. 

La mise en application et le développement du projet de la nouvelle Route de la Soie en Afghanistan pourrait contribuer à la stabilité et au progrès de l’Afghanistan et déclencher par la suite une immense évolution économique dans différentes parties du monde après la Seconde Guerre mondiale. 

Kaboul: le sale jeu des USA

Kaboul: le sale jeu des USA

Afghanistan/attentats : au moins 13 militaires US tués à Kaboul

Facteur politique : l’importance géopolitique de l’Afghanistan a donné lieu à un conflit entre la Russie et le Royaume-Uni et a finalement entraîné une guerre contre ce pays. En 1838, les occupants britanniques ont envahi l’Afghanistan. La guerre a continué jusqu’en 1842 et les Britanniques s’en sont finalement retirés complètement. 

De tels exemples montrent que le fait que l’Afghanistan est une scène de conflit entre les autres pays n’est pas une nouveauté. Or, la stabilité politique de l’Afghanistan compte beaucoup pour ses voisins en raison de la nature très stratégique de ce pays. Par exemple, la sécurité nationale de l’Iran et de la Russie peut être directement touchée par la donne en Afghanistan. C’est la raison pour laquelle Téhéran et Moscou sont pour l’établissement de la sécurité et de la stabilité en Afghanistan. Idem pour le Pakistan et la Chine.  

Ciel afghan : le coup signé

Ciel afghan : le coup signé

Là, il est nécessaire d’examiner les facteurs du déclin de l’empire américain :

-    Non seulement en Asie de l’Ouest et en Asie centrale mais en plus au niveau international, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN, dont la Turquie ont perdu l’initiative d’action au profit de la Chine, de la Russie et de l’Iran. La Russie organise des exercices militaires conjoints avec le Turkménistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan sur la frontière de l’Afghanistan afin de prévenir toute extension de chaos vers ces pays en provenance de l’Afghanistan. Voici un grand progrès stratégique pour la Russie en Asie centrale qui sert également les intérêts de la Chine et de l’Iran. Là, il faut également évoquer les entretiens entre d’une part la Chine et l’Iran et de l’autre les talibans afin de s’assurer la sécurité des frontières afghanes

-     Le projet d’occupation américain dans le monde arabe et en Asie centrale a tourné à un vrai fiasco lorsque la République islamique d’Iran a décidé d’exporter du carburant au Liban afin de briser le blocus économique imposé par les États-Unis et l’Europe à l’Iran, à la Syrie et au Liban. Cela signifie que le projet de guerre économique et financière des États-Unis contre la Syrie et le Liban a fait faillite tout comme son projet militaire. 

-    La Conférence de Bagdad aura lieu en présence du nouveau ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian pour examiner les développements en cours dans la région. Au contraire de ce que planifient Washington et Tel-Aviv, la Conférence de Bagdad donnera naissance à une rivalité entre les pays arabes pour reprendre leurs relations avec la Syrie et se rapprocher de l’Iran afin de trouver une solution pouvant apaiser la situation tendue de la région, notamment après tous les acquis enregistrés par l’axe de la Résistance.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/01/665646/Afghanistan-Etats-Unis-Russie-Chine-Iran-

AFGHANISTAN : GRAND DEFILE TALIBAN A KANDAHAR DANS DES VEHICULES MILITAIRES AMERICAINS

Par Le 01/09/2021

Grand défilé taliban à Kandahar dans des véhicules militaires américains

 Depuis 4 heures  1 septembre 2021

Des talibans à bord des véhicules militaires américains

Des talibans à bord des véhicules militaires américains

 Afghanistan - Monde islamique

 

Rédaction du site

Les talibans se préparaient, ce mercredi 1 septembre, à faire défiler du matériel militaire donné par les Etats-Unis au précédent gouvernement afghan vaincu après vingt ans de guerre, dont peut-être un hélicoptère, à Kandahar (Sud), berceau spirituel du mouvement taliban.

Une longue file de Humvees, des véhicules américains, avançait au ralenti sur une grande route à l’extérieur de la deuxième plus grande ville d’Afghanistan. Nombre d’entre eux portaient des drapeaux talibans blancs et noirs attachés à leur antenne, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des combattants étaient assis aux commandes de camions utilisés par les forces américaines, de l’OTAN et afghanes au cours des 20 ans de conflit, tandis que d’autres montaient sur ces véhicules à Ayno Maina, en périphérie de Kandahar.

Au moins un hélicoptère Blackhawk a été vu en vol au-dessus de la ville, ce qui laisse penser qu’un ancien pilote de l’armée afghane est aux commandes.

Kandahar est le berceau des talibans. En 1996, ils étaient partis de la capitale du Sud afghan avant de conquérir rapidement le reste du pays, qu’ils ont tenu jusqu’en 2001, lorsqu’ils ont été chassés du pouvoir par une coalition internationale menée par les Etats-Unis.

Le chef des talibans, Hibatullah Akhundzada, y vit, a affirmé le mouvement dimanche.

Dans les images de la préparation du défilé mises en ligne, un hélicoptère survolait les lieux, portant l’étendard des talibans, tandis que des combattants couverts de foulards s’agitent en dessous.

Mardi, des milliers de partisans ont afflué dans les rues de Kandahar, dans un concert de klaxons et de « Allah Akbar » (Dieu est le plus grand), se félicitant du départ des derniers militaires américains d’Afghanistan.

Des foules venant des villages environnants avaient envahi la capitale provinciale dans la nuit de lundi à mardi, dès l’annonce du retrait américain.

« Nous avons défait la superpuissance. L’Afghanistan est le cimetière des superpuissances », avaient scandé ces hommes armés en tenue traditionnelle.

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/2139018

L’AFGHANISTAN REVELE POURQUOI LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME N’EST QU’UN GRAND MENSONGE ET UN ECHEC COMPLET

Par Le 01/09/2021

 

L’Afghanistan révèle pourquoi la Guerre contre le Terrorisme n’est qu’un grand mensonge et un échec complet

 

25 Août 2021

   

Au lieu de battre le terrorisme, la Guerre contre le Terrorisme (War on Terror) n’a fait qu’alimenter le terrorisme. C’est pour les États-Unis un écran de fumée qui leur permet de maintenir la domination mondiale, de garder la main sur la Chine et c’est une excellente excuse pour que le complexe militaro-industriel puisse continuer à faire du pognon.

 

 

La monnaie de leur pièce

La « guerre contre le terrorisme » a commencé il y a vingt ans, après les attentats du 11 septembre. Le Pentagone est entré en guerre contre Al-Qaïda et ses protecteurs, les Talibans. C’est étrange, parce qu’Al-Qaïda était sa propre création. Hillary Clinton elle-même, alors secrétaire d’État, a admis que les Etats-Unis combattaient des terroristes qu’ils avaient eux-mêmes créés et financés.

L’Afghanistan s’est avéré n’être qu’un avant-goût. Les interventions étrangères de l’Occident en Irak et en Syrie ont donné naissance à des groupes terroristes comme Daech et le Front al-Nosra. La guerre contre la Libye a entraîné le chaos dans toute la région et a donné des ailes à de nombreux groupes jihadistes. Ils ont pillé les arsenaux de la Libye et lancé ainsi leurs guerres saintes dans de nombreux pays voisins. Aujourd’hui, des groupes terroristes fondamentalistes sont actifs dans 10 pays africains.

En 2009, le président Obama recevait le prix Nobel de la paix. Quelques années plus tard, il bombardait sept pays simultanément. Autant de violences guerrières qui se retournent inévitablement comme un boomerang dans lapropre face du lanceur. Dès 2015, nos pays ont été frappés par une vague d’attentats terroristes. Ou, comme le disent les djihadistes, « L’Occident égorge un mouton, mais il ne veut pas avoir de sang sur ses vêtements ».

 

Qui va en bénéficier ?

L’ignominieuse défaite en Afghanistan ne marque peut-être pas la fin de la guerre contre le terrorisme. Au lieu de combattre le terrorisme, cette « guerre sans fin » n’a fait que le renforcer. Les pyromanes jouent aux pompiers. Aujourd’hui, le Pentagone mène des activités antiterroristes dans 85 pays. Cela permet à l’industrie de la guerre de tourner à plein régime et aux barons de l’industrie militaire d’engranger des méga-profits.

Le coût en termes de ressources et de vies humaines est démesuré. Les violences de l’après-11 septembre ont fait plus de 800 000 victimes. Près de la moitié d’entre elles sont des civils. Le nombre de réfugiés de guerre et de personnes déplacées par la guerre contre le terrorisme s’élève à 37 millions.

Entre-temps, le prix des guerres américaines après le 11 septembre a déjà atteint le chiffre fabuleux de 6.400 milliards de dollars. Cela représente 320 milliards de dollars par an, soit huit fois plus que ce que l’ONU juge nécessaire pour l’ensemble de l’aide humanitaire dans le monde.

 

Pétrole et autres minéraux

Les États-Unis avaient deux raisons principales d’envahir l’Afghanistan. La première raison était le pétrole, et plus précisément la future construction d’un grand oléoduc depuis la mer Caspienne à travers le pays. Le premier président afghan de même que le nouvel ambassadeur américain en Afghanistan après 2001 travallaient tous deux auparavant pour Unocal, une grande compagnie pétrolière américaine qui nourrissait depuis longtemps des projets de pipeline à travers l’Afghanistan. Le premier contrat étranger que signa le nouveau président afghan portait sur la construction d’un pipeline reliant le Turkménistan à un port du Pakistan, en passant par l’Afghanistan …

En 2010, l’armée américaine et des géologues ont découvert que le sous-sol afghan recelait des minéraux précieux d’une valeur de 1 000 milliards de dollars. Il s’agit notamment de fer, de cuivre et d’or. Mais les terres rares sont encore plus importantes. L’une des plus grandes réserves de lithium au monde se trouve probablement ici. Le lithium est un composant essentiel mais rare des batteries rechargeables et d’autres technologies qui sont vitales pour lutter contre le dérèglement climatique. Nous savons aujourd’hui que les réserves de lithium en Bolivie ont été l’une des principaux motifs du coup d’État contre Evo Morales en 2019.

 

Le virage vers la Chine

Une deuxième raison importante est la montée en puissance de la Chine. Après la chute du mur de Berlin et le démantèlement de l’Union soviétique, les États-Unis se sont imposés comme le leader incontesté de la politique mondiale. « Notre premier objectif », déclarait le Pentagone en 1992, « est d’empêcher l’apparition d’un nouveau rival sur la scène mondiale ». Nous devons décourager les concurrents potentiels ne serait-ce que d’aspirer à un rôle plus important sur la scène régionale ou mondiale. » (o.c.) Trente ans plus tard, la Chine est devenue le principal « rival » à maîtriser.

Cela concerne également l’Afghanistan. Le pays est situé près de la nouvelle route de la soie et borde la province occidentale du Xinjiang, où vivent les Ouïgours.

Dans un discours candide  tenu en 2018, Lawrence Wilkerson, ancien chef d’état-major de Colin Powell (1), a révélé les véritables raisons de leur présence en Afghanistan :  » Nous sommes en Afghanistan comme nous étions en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. (…) Cela n’a rien à voir avec Kaboul et la construction de l’État, rien à voir avec la lutte contre les talibans (…) et rien à voir avec la lutte contre un quelconque groupe terroriste. Cela a tout à voir avec trois objectifs stratégiques principaux ».

Outre le fait de garder sous contrôle le Pakistan « dont l’arsenal nucléaire est potentiellement le plus instable de la planète », le colonel à la retraite mentionne deux raisons directement liées à la Chine.

[L’armée américaine en Afghanistan] est la seule puissance dure dont disposent les États-Unis à proximité de l’initiative centrale chinoise Belt and Road [la Nouvelle route de la soie], qui traverse l’Asie centrale. Si nous devions influencer cette force militaire, nous sommes en mesure de le faire en Afghanistan. »

« La troisième raison pour laquelle nous sommes là, c’est qu’il y a 20 millions (2) de Ouïghours. Si la CIA doit monter une opération en utilisant les Ouïghours, comme Erdogan l’a fait en Turquie contre Assad, (…) eh bien, [si] la CIA voulait déstabiliser la Chine, ce serait le meilleur moyen de susciter des troubles et, avec ces Ouïghours, de chasser les Chinois Han à Pékin de l’intérieur plutôt que de l’extérieur. »

 

No Cold War

Tout cela montre clairement que la guerre contre le terrorisme n’est rien d’autre qu’un prétexte. C’est un écran de fumée permettant aux États-Unis de maintenir leur domination mondiale et c’est une bonne excuse pour que le complexe militaro-industriel continue à gagner de l’argent.

La guerre contre le terrorisme est un fiasco total et une énorme abomination. Malheureusement, Washington ne sait pas s’arrêter, bien au contraire. Aujourd’hui, il menace même d’ajouter un nouveau front important : une nouvelle guerre froide contre la Chine.

Cette nouvelle guerre froide pourrait avoir des conséquences encore plus pernicieuses que la Guerre contre le Terrorisme. Une déclaration de l’initiative No Cold War le dit sans ambages : « Les déclarations et les actions de plus en plus agressives du gouvernement étatsunien à l’égard de la Chine (…) menacent la paix mondiale et empêchent l’humanité de s’attaquer avec succès aux problèmes communs très graves auxquels elle est confrontée, comme le changement climatique, la lutte contre les pandémies, la discrimination raciale et le développement économique. »

Le mouvement pour la paix a du pain sur la planche.

 

Source originale : De wereld morgen

Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’action

Notes

 1)  Colin Powell était Secrétaire d’État de 2001 à 2005 sous la présidence de George W. Bush. C’est la période de l’invasion de l’Irak.

2) En réalité il y a environ 10 millions d’Ouighours en Chine.

https://www.investigaction.net/fr/lafghanistan-revele-pourquoi-la-guerre-contre-le-terrorisme-nest-quun-grand-mensonge-et-un-echec-complet/

AFGHANISTAN : SUIVIES PAR UNE VASTE FOULE, FAUSSES FUNERAILLES AVEC DE FAUX CERCUEILS RECOUVERTS DES DRAPEAUX FRANÇAIS, US ET BRITANNIQUES

Par Le 01/09/2021

Vidéo.

En Afghanistan, de “fausses funérailles” pour fêter le départ des troupes occidentales

MOYEN-ORIENT

AFGHANISTAN

THE DAILY TELEGRAPH - LONDRES

Publié le 01/09/2021 - 11:25

 

Ils ont “fêté leur victoire au terme de vingt ans de guerre avec les forces de l’Otan”, écrit The Daily Telegraph. Au lendemain du départ des derniers soldats américains, les talibans se sont adonnés le mardi 31 août à toutes sortes de célébrations à travers le pays : d’abord, “les tirs d’armes automatiques ont pétaradé dans le ciel nocturne cinq heures durant”, relate le quotidien britannique. Puis dans la journée du mardi, des parades ont été organisées dans plusieurs villes.

À LIRE AUSSICeux qui restent. Sara, procureure : “Les talibans sont contre mon identité de femme qui travaille”

“À Kandahar, berceau spirituel des talibans et deuxième plus grande ville d’Afghanistan, des partisans en liesse du groupe sont descendus par milliers dans les rues pour fêter la victoire”, précise The Daily Telegraph, tandis qu’à Khost, ville située au sud-est de Kaboul et “cœur du réseau Haqqani [faction des talibans partiellement responsable de la sécurité à Kaboul], une foule composée exclusivement d’hommes a paradé en centre-ville avec des cercueils décorés des drapeaux britannique, américain, français et de celui de l’Otan”. Le journal relaie les images de ces “fausses funérailles” organisées par les talibans :

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a déclaré mardi :

Félicitations à l’Afghanistan, cette victoire nous appartient à tous. L’Afghanistan est un pays libre.”

Le président américain, Joe Biden, a quant à lui vigoureusement défendu le retrait des troupes américaines dans un discours prononcé en direct à la télévision. “Après vingt ans de guerre, je refuse d’envoyer une autre génération de filles et fils d’Amérique livrer une guerre que nous aurions dû cesser il y a longtemps”, a-t-il déclaré, considérant que l’évacuation de 130 000 personnes vers le territoire américain ces deux dernières semaines avait été un “extraordinaire succès”.

SOURCE

THE DAILY TELEGRAPH

Londres

www.telegraph.co.uk

Atlantiste et antieuropéen sur le fond, pugnace et engagé sur la forme, c’est le grand journal conservateur de référence. Fondé en 1855, il est le dernier des quotidiens de qualité à ne pas avoir abandonné le grand format. Son agenda est

[...]

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https://www.courrierinternational.com/article/video-en-afghanistan-de-fausses-funerailles-pour-feter-le-depart-des-troupes-occidentales

 

AFGHANISTAN : LE RETRAIT AMERICAIN OUVRE UNE NOUVELLE PAGE, SELON LA CHINE

Par Le 31/08/2021

Afghanistan: le retrait américain ouvre « une nouvelle page », selon la Chine

 Depuis 5 heures  31 août 2021

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 Afghanistan - Monde islamique

 

La Chine a estimé mardi que le retrait de l’armée américaine d’Afghanistan permet à ce pays meurtri d’ouvrir « une nouvelle page » après 20 ans d’occupation étrangère, durement critiquée ces derniers jours par Pékin.

Les autorités chinoises fustigent le départ précipité des Etats-Unis et le bilan humain et économique qu’ils laissent derrière eux après la reconquête éclair du pouvoir par les talibans.

Washington a achevé lundi soir le retrait de ses troupes d’Afghanistan, mettant fin sans gloire à la plus longue guerre de l’Amérique, tandis que les talibans célébraient leur victoire dans la capitale Kaboul.

« L’Afghanistan a réussi à s’affranchir de toute occupation militaire étrangère », a déclaré lors d’une conférence de presse régulière Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« La population afghane salue ce nouveau point de départ vers la paix et la reconstruction nationales. L’Afghanistan ouvre une nouvelle page de son histoire », a-t-il souligné.

Pays frontalier de l’Afghanistan, la Chine maintient ouverte son ambassade à Kaboul. Elle avait déjà évacué ses ressortissants qui le souhaitaient il y a plusieurs semaines en raison de la détérioration de la situation sécuritaire.

Pékin continue par ailleurs de discuter avec les talibans, mais attend de voir la composition du futur gouvernement afghan avant de se prononcer sur une éventuelle reconnaissance du nouveau régime.

La Chine reste méfiante quant à l’attitude des talibans vis-à-vis des militants séparatistes islamistes ouïghours présents en Afghanistan et qui cherchent à s’infiltrer dans la région chinoise frontalière du Xinjiang, théâtre jadis de nombreux attentats.

« Nous espérons que l’Afghanistan formera un gouvernement ouvert, inclusif et largement représentatif » et « combattra avec fermeté toutes les forces terroristes », a indiqué mardi le porte-parole chinois Wang Wenbin.

Une délégation talibane avait rencontré fin juillet en Chine le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, lui promettant que le sol afghan ne serait jamais utilisé pour mener des attaques anti-chinoises.

La Chine pourrait s’avérer être une précieuse source de soutien économique pour le nouvel Afghanistan dirigé par les talibans, mais les investissements chinois ne viendront que si la sécurité est rétablie, soulignent des experts.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/2138424

COLLABOS AFGHANS : COMBINAISON ORANGE DE RETOUR ?!

Par Le 30/08/2021

Collabos afghans : la combinaison orange de retour ?!

Cette histoire de réfugiés afghans fuyant leur pays et contraints de se disperser sur toute la planète alors que ce sont les Américains, leurs drones et leurs avions, qui les poussent à quitter leur pays natal plutôt que les talibans en tuant froidement les Afghans, commence à prendre des proportions un peu trop bizarres.

Concernant la France, alors que le contingent français ne comptait que 400 soldats, 3000 personnes auraient été évacuées ! Soit 2 600 de nationalités autres que françaises. Un pont aérien pour les non français ?! A quoi joue l'Occident ? Existe-t-il un flux international d'agents et de terroristes en transit vers des zones où l'Amérique cherche, en coulisses, à semer l'insécurité ?

Le cas africain est exemplaire : après l'Ouganda c'est en Somaliland, Zone grise du Pentagone, que ces supposés collabos sont envoyés.

Et pourquoi ? Parcourons le texte de l'AFP à ce sujet et relayé par RFI ce 29 août 2021. Après l’Ouganda cette semaine, c’est au tour du Somaliland d’ouvrir ses portes aux réfugiés en provenance d’Afghanistan, titre RFI.  

Depuis la prise du pouvoir par les talibans le 15 août, ils sont des dizaines de milliers à chercher à quitter le pays. Les États-Unis ont lancé un appel invitant la communauté internationale à accueillir temporairement des ressortissants afghans qui se trouvent toujours sur des bases militaires dans d’autres pays, comme le Qatar.

Le Somaliland, territoire autoproclamé indépendant, a annoncé, vendredi 27 août, avoir répondu présent à la demande américaine. La correspondante de RFI à Nairobi, Albane Thirouard, rapporte que pour l'instant, ce plan reste un accord « de principe ».

La République autoproclamée du Somaliland s’est dite prête à accueillir des réfugiés afghans, mais seulement pour une période transitoire. Le temps nécessaire pour organiser le transit de ces réfugiés vers d’autres pays d’accueil, comme les États-Unis.

Des discussions sont justement en cours avec des responsables américains, explique à l’AFP un porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Somaliland qui précise que l'accord est à un stade préliminaire, qu’aucun détail sur les modalités techniques ou dates d'arrivées n'a encore été fixé. Le nombre de réfugiés concernés n’est pas encore connu non plus.

Le Somaliland héberge déjà plusieurs milliers de réfugiés, originaires principalement d’Éthiopie, du Yémen et de la Syrie. En ouvrant maintenant ses frontières aux Afghans, Hargeisa suit les traces de Kampala, qui a déjà accueilli 51 réfugiés en transit.

Une occasion aussi pour le Somaliland de se positionner sur la scène internationale. Car la région, auto-déclarée indépendante de la Somalie en 1991 n’est pas reconnue officiellement. Mogadiscio la considère comme faisant partie de son territoire. Même si Hargeisa possède son propre gouvernement et organise ses propres élections. 

E-Press : « Somaliland » autre nom d' un second "Guantánamo Bay" à ciel ouvert sur des terres africaines accaparées par la combine israélo-américaine et devenenu le tout nouveau centre de redistribution des terroristes.

Voici un bon conseil inspiré d'un mélange d'un récit coranique parabolique et d'un récit anecdotique enfantin destiné à nos frères afghans qui semblent totalement ignorer les conséquences négatives de leur décision hâtive sous l'impulsion de la machine de propagande américaine à la portée de presque tout le monde dans un tout petit smartphone et dont la lumière artificielle de son écran tactile n'éclaire souvent que le visage.

Un conseil amical qui prouve que même un prophète comme Jonas peut s'exposer à mille dangers s'il se fie à son propre jugement personnel et décide, sur la base d'une impulsion, de quitter sa ville où son peuple attend de recevoir le châtiment promis. A la vue du châtiment, ils décident de se repentir et leur péché est expié par un décret divin jusqu'au Jugement dernier.

L'enchaînement des événements tels qu'ils sont racontés par RFI, le média français pseudo-pro-africain, conduisent sans le moindre doute ces Afghans simplistes en quête d'une vie meilleure au parc d'attraction nouvellement créé par la société USA et les Frères « Somaliland », qui a transformé un Pinocchio capricieux en âne car il resta tout simplement sourd aux bons conseils de son père-fabricant Gepetto et de tous ceux qui s'inquiétaient à son sujet. Lui, le pauvre simplet qu’il était, au lieu de profiter du giron paternel, termina dans le ventre d'une baleine ! 

Avec l’AFP via RFI

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/30/665472/Collabos-afghans-a-quoi-joue-la-CIA

POURQUOI LES USA N’OSENT PLUS BOMBARDER L’AFGHANISTAN A COUPS DE B-52?

Par Le 30/08/2021

Pourquoi les USA n'osent plus bombarder l'Afghanistan à coups de B-52?

Monday, 30 August 2021 12:45 PM  [ Last Update: Monday, 30 August 2021 12:55 PM ]

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Le B-52 US (illustration)

Cette confusion volontaire entretenue à l'aéroport de Kaboul avec en toile de fond des citoyens afghans, collabo ou pas dans le rôle des figurines à abattre, ces vols militaires depuis le Qatar ou l'
USS Donald Reagan qui se font de plus en plus rares puisque visiblement le trafic d'agents daechistes de la CIA en provenance des prisons et des bases de Hassake et de Deir ez-Zor que le Hezbollah a royalement filmé et dont les vidéos commencent à envahir la toile  tend à tarir,  les "terroristes" au sol étant désormais bien installés et en pleine mission en Afghanistan ne parviennent pas à le cacher : il y a un véritable malaise aérien US quelque part.. depuis le second alerte lancé par Biden sur l'imminence d'une attaque terroriste visant cette foire d'empoigne qu'est l'aéroport de Karzai, trois faits aériens se sont produits avec chaque fois et de façon parfaitement étrange roquettes et drones au centre. Il y a eu d'abord et en réaction à la tuerie du jeudi 25 août à l'aéroport, un raid au drone que The Drive décrit comme ayant impliqué les MC-9 US encore largement présents a l'aéroport.

Coup de Daech-K: qui est visé?

Coup de Daech-K: qui est visé?

Et c’était une bataille pour garder un carré US dans le ciel désaméricanisé du Moyen-Orient?

Les Yankee ont dit y avoir vengé les 13 marines US puisque les planificateurs de la frappe y auraient été tués. Puis un second raid au drone, contre un véhicule bourré, dixit The Drive, de kamikazes ou d'explosifs. Ce raid là, impliquant lui aussi les drones s'est avéré dans la foulée avoir visé une maison dans le nord de Kaboul, qui au lieu d'abriter des chefs de "Daech-K", nouvelle créature CIA/services secrets occidentaux, a éliminé  9 civils dont 4 enfants. Mais les raids "préventifs" américains dans la foulée des sept explosions quasi simultanées du jeudi à l'aéroport décimé mine de rien quelques 170 afghans n'en sont pas restés là, les Yankees ayant annoncé avoir intercepté "avec succès" et à l'aide des systèmes  connus des lecteurs de ce site, des C-RAM cinq roquettes hostiles tires contre l'aéroport. 

Or le malaise aérien est là : comment se fait il qu'en Afghanistan l'US Air Force et l'US Army réussissent à faire ce qu'elles ratent en Irak? Car aux dernières nouvelles, le système C-RAM américains, déployés dans la zone verte, à Ain al Asad, à Balad, à Harir dans le Kurdistan irakien n'a jamais réussi à avoir, face aux roquettes de la Résistance et en deux ans d'attaques ouvertes anti US a avoir un taux de succès supérieur à 1%!  Quand aux drones que ces mêmes roquettes Arash-4 de 122 mm de la Résistance irakienne ont réussi partout à traquer et à bousiller alors qu'ils se croyaient à l'abri dans leurs hangars "erbilois" ou "ain al-asadiens", on se demande si réellement, leur mission en Afghanistan est bien autre chose que de donner de l'Amérique l'image d'une puissance "dronesque" capables en Asie de l'ouest comme en Somalie de mener des frappes précises sans trop de dommages collatéraux.

Révélation choc: le E-11 A abattu par..?

Révélation choc: le E-11 A abattu par..?

Au fait le malaise renvoie à cet effondrement d'un des piliers de la doctrine militaire US qui consistait  à présenter son armée de l'air comme capable de gagner des guerre, piliers que drones et roquettes de la Résistance ont bousillé, quiite à pousser l'Amérique en Irak en Syrie et au Yémen à déclarer forfait.  Reste que cette tentative de restitution de la suprématie aérienne d'antan qui s'accompagne au sol avec la prolifération d'agents terroristes en Afghanistan, ce, aux portes de l'Iran, de la Russie et de la Chine et qui pourrait bien s'inscrire dans la durée comporte déjà deux aveux d'impuissance . Depuis 4 jours et alors même que les Etats Unis n'ont cessé d'envoyer au monde entier par satellite interposé des images de B-52 et de F18 Hornet, pullulant dans le ciel afghan, aucun des raids dits anti terroristes n'a encore impliqué ces gros avions.

 

Vidéo: l'attaque au drone US contre un véhicule piégé/Twitter

Ont-ils peur d'éventuel missiles intercepteurs des talibans , genre ceux qui ont descendu un certain janvier 2020 un E-11 A US dans le ciel de Ghaznie avec à son bord des hauts officiers de la CIA et qu'à l'époque le Pentagone a décrit comme un incident aérien ayant été causé par une panne technique? E-11 A en question que d'aucuns disent s'être transformés en un cimetière pour le super agent Mike D'Andrea qui depuis n'a donné aucun signe de vie, en était pourtant à sa 10 000 ème mission dans le ciel afghan qu'il connaissait comme la paume de sa main. Le refus US d'activer ses B-52 dans le ciel afghan, ses efforts visant à faire croire à une activation de ses drones dans le ciel afghan chercheraient à dissimuler là encore une perte, celle de ses capacités aériennes en Afghanistan. Dire que ce qui a causé cette perte pourrait être des TOW des talibans, comme l'a supposé le ministre russe de la Défense, Choïgou qui affirme que le groupe en possède quelque centaine, c'est peu convaincant. Mais l'avenir nous en apprendra davantage. 

Les B-52 US bombarderont Kaboul?

Les B-52 US bombarderont Kaboul?

Mais il y a plus : cette promotion totalement ridicule d'une DCA made in US dont le Moyen Orient est devenu d'abord un terrain d'essai, puis un terrain de mise à l’épreuve pour en être enfin le vrai tombeau: Selon Avia.pro, le fameux C-RAM de l'aéroport de Kaboul que le Pentagone dit avoir détecté et détruit avec succès les "cinq roquettes inconnus" d'hier soir, a encore bien raté sa mission et cette défaite est d'autant plus cuisante que les roquettes ont été tirées non pas par la Résistance irakienne  mais belle et bien et dans le cadre d'un "false flag" par les agents du Pentagone eux-mêmes! 

 

 

Vidéo: Attaques aux roquettes que les C-Ram US auraient interceptées!/Avia

Avia écrit : Selon des sources afghanes, l'armée américaine a perdu des systèmes de défenses aériennes avancées sur ses deux bases militaires en Afghanistan. Or ce sont, prétendument, les complexes C-RAM, qui auraient été utilisés par l'armée américaine pour repousser les frappes de missiles et vaincre les véhicules aériens sans pilote lancés lundi contre l'aéroport de Kaboul.  Mais les talibans ont déjà affirmé qu'il n'existe plus aucun C-RAM opérationnel en Afghanistan.  De deux choses une : où les USA tentent de réhabiliter une batterie de DCA, aussi incapable d'intercepter qu'une dinde, ou alors il y a tout un autre système qui serait à l'origine de cette prétendue interception". 

Afghanistan: 1ere infiltration anti-russe!

Afghanistan: 1ere infiltration anti-russe!

Kaboul bientôt bombardée, explosion dans une base kazakhe

Mais quoi qu'il en soit, les Etats-Unis d'Amérique se trouvent en pleine opération de leurre à l'adresse de leurs adversaire. Et ce suivant un plan par étape:  la monumentale défaite aérienne US au Moyen Orient qui a commencé par le  tir de 13 missiles Qiam du CGRI contre Ain al Asad en janvier 2020 pour se poursuivre par plus de deux ans attaques aux roquettes et aux drones de la Résistance irakienne contre convois logistiques, bases, QG secret en Irak avant d'atteindre son apogée à Gaza où des dizaines de tonnes de JDAM et de GBU ont été vaincus par 4000 missiles tirés contre Israël en mai, ont donné lieu à un misérable plan B : le retrait du golfe Persique et le repli en Jordanie où les unités terrestres et aériennes US cherchent non pas tellement comme annoncé précédemment à s'attaquer à la Résistance, puisqu'elles en sont de moins en moins capables, mais à éviter ses attaques.  

L’Amérique perdra le ciel afghan!

L’Amérique perdra le ciel afghan!

Une somalisation de l’Afghanistan aux portes de l’Iran et de la Russie impossible

Puis ce retrait terrestre d'Afghanistan qui au lieu d'élargir le champ d'action aérien US, semble très paradoxalement le contraindre. L'US Air Force n'est plus sûre de rien du tout, ni de ses B-1, ni de ses B-52 ... sinon elle n'aurait jamais eu autant de peur pour son corridor aérien que les Talib menacent de viser mais qui de report en report ne vise pas ... Reste Daech-K, un énième scénario par procuration qui à défaut de réussir en Irak ou au Yémen vient d'échouer en Afghanistan. Mais les USA sont-ils sûrs que ce plan B marchera et que ceux qui ont aidé les Talib à abattre un E-11 A ne l'aideraient pas à nouveau pour rallier définitivement l'Afghanistan à l'axe anti-US?  Même une "zone tampon" à l'aéroport de Kaboul telle que la propose Jupiter ou un déploiement turc à la libyenne ou à la sud caucasien ne seraient utiles.  The Game's over  "aussi " en Afghanistan.  

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/30/665457/Attaque-contre-l%E2%80%99aeroport-international-Hamed-Karzai-de-Kaboul

AFGHANISTAN : UN PORTE-PAROLE DES TALIBANS REJETTE LA PROPOSITION DE MACRON DE CREER UNE ZONE SECURISEE A KABOUL

Par Le 29/08/2021

Afghanistan : un porte-parole des talibans rejette la proposition d'Emmanuel Macron de créer une zone sécurisée à Kaboul, mais assure que les Afghans pourront voyager

Suhail Shaheen déclare à franceinfo que l'idée d'une zone protégée autour de l'aéroport de Kaboul, défendue notamment par la France, n'a pas lieu d'être. Les Afghans pourront librement prendre l'avion après le 31 août, s'ils disposent d'un passeport et d'un visa.

Article rédigé par

Valérie Crova - Gilles Gallinaro

Radio France

Publié le 29/08/2021 19:04Mis à jour le 29/08/2021 20:55

 Temps de lecture : 1 min.

Le porte-parole du bureau politique des talibans, Suhail Shaheen, veut rassurer les Afghans, en déclarant que chacun d'entre eux pourra voyager à l'étranger après le 31 août, à condition de disposer d'un passeport et d'un visa. (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

Le porte-parole du bureau politique des talibans, Suhail Shaheen, veut rassurer les Afghans, en déclarant que chacun d'entre eux pourra voyager à l'étranger après le 31 août, à condition de disposer d'un passeport et d'un visa. (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

Le porte-parole du bureau politique des talibans Suhail Shaheen déclare à franceinfo qu'il n'est pas "nécessaire" de créer une "safe zone" à Kaboul en Afghanistan, pour continuer les opérations humanitaires puisque "chaque Afghan pourra" voyager "à l'étranger". La France et le Royaume-Uni comptent plaider pour une telle "zone protégée" à Kaboul, lundi 30 août à l'ONU, alors que le dernier avion de rapatriement français a atterri dimanche à Paris.

"Ce n'est pas nécessaire, l'Afghanistan est un pays indépendant. Peut-on créer une telle zone en France ou au Royaume-Uni ?", interroge le porte-parole. Suhail Shaheen explique que "chaque Afghan pourra de toute façon, après le 31 août, voyager à l'étranger s'il le souhaite."

"Comme c'est le cas dans n'importe quel pays, il ou elle devra avoir les documents appropriés : passeport, visa. S'il dispose de cela, chacun pourra quitter l'Afghanistan et y venir en provenance d'un autre pays."

Suhail Shaheen, porte-parole du bureau politique des talibans 

à franceinfo

"Nous essayons, parce que c'est très important, de rouvrir l'aéroport [de Kaboul] au plus vite", précise Suhail Shaheen.

"Pas de liste noire" d'opposants recherchés

Alors qu'un rapport d'experts de l'ONU affirme que les talibans disposent de listes d'opposants qu'ils recherchent, le porte-parole affirme que "ce rapport est sans fondement. Ils [le rapport] affirment qu'il existe une liste pour cibler les gens, les chercher, les identifier, les arrêter et les tuer. Mais il n'y a rien de tel", assure Suhail Shaheen.

Il ajoute que des enquêtes ont été menées sur ces accusations et que "certaines personnes à l'origine de ces informations, des membres du NDS, le service de renseignement de l'administration sortante à Kaboul" ont été arrêtées. Selon lui, elles "ont fait cela pour créer un climat de peur parmi les gens. Mais de notre côté, il n'y a pas de liste noire, il n'y a aucune liste. Et on a accordé une amnistie générale à tous ceux qui travaillaient avec les forces étrangères ou avec l’administration de Kaboul."

https://www.francetvinfo.fr/monde/moyen-orient/info-franceinfo-afghanistan-un-porte-parole-des-talibans-rejette-la-proposition-d-emmanuel-macron-de-creer-une-zone-securisee-a-kaboul-mais-assure-que-les-afghans-pourront-voyager_4752647.html

L’AMERIQUE PERDRA LE CIEL AFGHAN

Par Le 29/08/2021

Une somalisation de l’Afghanistan aux portes de l’Iran et de la Russie impossible

Sunday, 29 August 2021 3:18 PM  [ Last Update: Sunday, 29 August 2021 3:19 PM ]

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Trafic héliporté des daechistes de Syrie en Afghanistan

Une zone tampon à l'appel de la France et de la Grande-Bretagne plantée en plein aéroport de Kaboul avec une Turquie qui dit vouloir la sécuriser puisque "les talibans en sont incapables" et tout ceci, sur fond de nouveaux cris d'alarmes de Biden qui met en garde contre de 'très imminentes attaques terroristes de Daech-K ( Khorassan) contre l'aéroport? Avouons qu'il y a vraiment du déjà vu la-dedans et justement pour cette même raison, c'est moins impressionnant. 72 heures après le "false flag" CIA/MI-6 à l'aéroport avec son cortège de plus de 170 morts, Biden et le Pentagone nous promettent de nouvelles attaques. Pourquoi? Eh bien tout simplement, puisque l'enjeu consiste à imposer un contrôle US/OTAN sur le ciel afghan, limitrophe aux cieux iranien russe et chinois et ce, tout en en retirant les contingents terrestres, à faire de ce pays une nouvelle Somalie propre non seulement à servir d'arrière base à des frappes aériennes mais aussi aux opérations de drone.  D'où cette idée de zone tampon de Macron qui pourrait élargir le champ d'action aérienne, sans intefrence russo sino iranienne aucune. 

Cité par Reuters, le président français Emmanuel Macron, a déclaré que Paris et Londres soumettraient un projet de résolution au Conseil de sécurité pour établir une zone de sécurité à Kaboul. Les remarques de Macron sont intervenues alors que le président américain, Joe Biden, a déclaré dans un communiqué avoir rencontré l'équipe de sécurité nationale à Washington et des commandants militaires pour discuter de l'offensive menée samedi par les États-Unis contre le groupe terroriste Daech en Afghanistan. Indiquant que l'attaque contre Daech en Afghanistan ne serait pas la dernière, Biden a m^me affirmé : “La situation en Afghanistan est toujours extrêmement dangereuse et la menace d'une attaque terroriste sur l'aéroport de Kaboul est toujours élevée.”

“Nos commandants m'ont informé que la probabilité d'une attaque d’ici 24 à 36 heures serait très élevée”, a averti Biden. “Je leur ai demandé de prendre toutes les mesures possibles pour donner la priorité au soutien des forces, et je leur ai assuré qu'ils avaient toute l'autorité, les ressources et les plans pour soutenir nos hommes et nos femmes sur le terrain”, a-t-il poursuivi.

Kaboul : Méga False flag US...

Kaboul : Méga False flag US...

Le Pentagone dit se préparer à de nouvelles attaques après la mort de ses soldats 

Ces alertes ont succédé à une annonce du département américain à la Défense qui a annoncé hier avoir lancé une frappe de drones pour tuer un membre du groupe terroriste Daech soupçonné d'avoir comploté et planifié des attaques contre l'armée américaine à Kaboul. Menée dans la province de Nangarhar, dans l'est de l’Afghanistan, tôt dans la matinée du samedi 28 août, la frappe de drones était en représailles à l'explosion d'une bombe à l'aéroport de Kaboul jeudi soir qui a fait au moins 170 morts, dont 13 militaires américains. Au fait, la somalisation, le Pentagone veut la commencer sur le flanc est près du Pakistan pour éviter toute réaction iranienne. 

Lire aussi : Kaboul bientôt bombardée, explosion dans une base kazakhe

Côté opacité et cachotterie pour éviter des désaveux, le Pentagone refuse de divulguer les noms des planificateurs de Daech tués lors des frappes menées sans coordination avec les talibans. on sait seulement que La première victime aurait été impliquée dans le complot de futures attaques contre les forces américaines en Afghanistan, mais il n'y a toujours aucune preuve montrant qu'il était d'une manière ou d'une autre lié aux attentats du 26 août à Kaboul.

Lire aussi : Afghanistan : et c’était une bataille pour garder un carré US dans le ciel désaméricanisé du Moyen-Orient? 

Et pourtant le Pentagone devrait bien être en mesure de fournir les détails sur Daech-K. Pourquoi? car comme l'a dit le secrétaire général du Hezbollah, c'est à partir de Hassaké et de Deir ez Zor que les chefs daechistes sont héliportés vers l'Afghanistan. Evidemment si la Turquie parvient à avoir l'aéroport  elle y participera aussi à ce trafic

 

Video: le transit de terroristes depuis la Syrie vers l'Afghanistan par l'US Air Force, 27 août

Sur fond de l’accélération des évolutions en Afghanistan, le site Web militaire russe Avia.pro, a publié une vidéo montrant "l'évacuation de centaines de terroristes de Daech de Syrie pour être transférés à bord des hélicoptères américains vers l’Irak voisin. Pour les experts, il s’agit d’une coopération entre Washington et des terroristes. D’autant plus que, l’évacuation intervient après une offensive lancée par des forces de l’armée syrienne et ses alliés contre une position terrorise.'

Les B-52 US bombarderont Kaboul?

Les B-52 US bombarderont Kaboul?

Et Avia d'ajouter:  "La séquence vidéo, réalisée par le Hezbollah libanais, montre comment des hélicoptères américains effectuent le transport à grande échelle de terroristes. Selon le secrétaire général du Hezbollah, les terroristes de Daech qui se trouvent désormais principalement en Irak sont activement déployés en Afghanistan pour créer des tensions supplémentaires dans la région au détriment de l’Iran et de la Russie"

Mais cette stratégie de la somalisation de l'Afghanistan qui vise à contrecarrer la perte du ciel syrie, irakien libanais voire même israélien par l'axe US/Israel /OTAN et ce sous l'effet des missiles de la Résistance va t elle fonctionner? Certains disent déjà que c'est une erreur US monumentale car le ciel afghan sera aussi désaméricanisé. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/29/665392/Afghanistan-USA-France-GB

UNE « APOCALYPSE STRATEGIQUE » EN AFGHANISTAN. UN CHANGEMENT SISMIQUE QUI SE PREPARE DEPUIS DES ANNEES

Par Le 28/08/2021

Une « apocalypse stratégique » en Afghanistan : Un changement sismique qui se prépare depuis des années

 Depuis 5 heures  27 août 2021

afghanistan_apocalypse

 Afghanistan - Monde islamique

 

Un énorme événement géopolitique vient de se produire en Afghanistan : L’implosion d’une stratégie occidentale clé pour gérer ce que Mackinder, au XIXe siècle, appelait le heartland de l’Asie. Le fait que cela ait été accompli, sans combat et en quelques jours, est presque sans précédent.

Cela a été un choc. Pas seulement un de ces chocs éphémères que l’on oublie vite, mais un choc profondément traumatisant. Contrairement à l’impact psychologique du 11 septembre, le monde occidental traite cette expérience comme le deuil d’un « être cher ». Il y a eu des larmes ministérielles, des palpitations et une entrée simultanée dans les trois premières étapes du deuil : Tout d’abord, le choc et le déni (un état d’incrédulité et d’engourdissement des sentiments) ; ensuite, la douleur et la culpabilité (pour nos alliés regroupés à l’aéroport de Kaboul), et enfin, la colère. La quatrième étape est déjà en vue aux États-Unis : La dépression – car les sondages montrent que l’Amérique bascule déjà dans un profond pessimisme à l’égard du Covid-19, de l’économie et des perspectives, ainsi que de la voie sur laquelle la République américaine est engagée.

Les rédacteurs du New York Times ont clairement indiqué qui était cet « être cher » :
[La débâcle afghane est] « tragique parce que le rêve américain d’être la « nation indispensable » dans un monde où règnent les valeurs des droits civils, de l’émancipation des femmes et de la tolérance religieuse – s’est avéré n’être qu’un rêve ».

Michael Rubin, représentant du parti belliciste AEI, a prononcé un éloge funèbre du « cadavre » :
« Biden, Blinken et Jake Sullivan pourraient rédiger des déclarations sur les erreurs commises lors des précédents dépassements de l’OTAN, « et sur la nécessité pour Washington de se concentrer sur ses intérêts fondamentaux plus à l’ouest ». Et les responsables du Pentagone et les diplomates pourraient contester avec indignation toute diminution de l’engagement de l’Amérique, mais la réalité est que l’OTAN est un mort ambulant ».

Un article antérieur, reflétant la fureur à l’égard de Biden – et le sentiment d’une apocalypse stratégique qui s’est abattue sur Washington – est mieux compris dans ce cri agonisant, toujours de Michael Rubin :
« En permettant à la Chine de promouvoir ses intérêts en Afghanistan, Biden lui permet également de couper l’Inde et d’autres alliés américains de l’Asie centrale. En d’autres termes, l’incompétence de Biden met désormais en péril l’ensemble de l’ordre libéral de l’après-guerre… Que Dieu vienne en aide aux États-Unis ».

Rubin dit clairement ce que l’Afghanistan a toujours été réellement : une opération pour perturber l’Asie centrale, pour affaiblir la Russie et la Chine. Au moins, Rubin nous épargne l’hypocrisie de la sauvegarde de l’éducation des filles (d’autres, proches du complexe militaro-industriel américain, continuent le mantra de la nécessité de redéployer les troupes en Afghanistan et de la poursuite de la guerre – et donc des ventes d’armes – en Afghanistan, en partie pour « protéger » les droits des femmes). Rubin conclut : « Au lieu de renforcer la position des États-Unis face à la Chine, Biden a plutôt déclenché une hémorragie ».

En Grande-Bretagne également, le président de la Commission des Affaires étrangères, Tom Tugenhadt, a déploré l’erreur stratégique de Biden et la nécessité de ne pas abandonner, mais de persévérer : « Il ne s’agit pas seulement de l’Afghanistan, écrit-il, il s’agit de nous tous. Nous sommes engagés dans un défi sur la façon dont le monde fonctionne. Nous voyons des puissances autocratiques comme la Chine et la Russie contester les règles et rompre les accords que nous avons conclus… ».

Tugenhadt croit que : « Nous pouvons renverser la situation. Nous devons le faire. Il s’agit d’un choix. Jusqu’à présent, nous avons choisi de perdre ». De nombreux faucons à Washington reconnaissent que c’est, bien sûr, impossible. Cette époque est désormais révolue – en effet, ce que les événements des derniers jours en Afghanistan représentent, c’est un paradigme perdu.

Nombreux sont ceux qui en veulent profondément à Biden (bien qu’ils aient des intentions contradictoires), et qui sont également perplexes quant à la façon dont cela a pu se produire. L’explication, cependant, est peut-être encore plus troublante. Il y a longtemps que la situation de l’Afghanistan était écrite en lettres de sang sur le mur – il y a une limite à la durée pendant laquelle une élite corrompue, coupée de ses racines dans son propre peuple, peut être soutenue par une culture étrangère en déclin.

Cependant, les exhortations du premier ministre britannique lors d’une téléconférence avec Biden, selon lesquelles ce dernier doit préserver « les acquis » des vingt dernières années en Afghanistan, relèvent littéralement du rêve.

Mais l’histoire la plus profonde n’est pas seulement celle de la transformation des Taliban, mais plutôt celle d’un changement sismique dans la géopolitique. Les services de renseignement occidentaux étaient tellement absorbés par la lutte contre le terrorisme qu’ils n’ont pas vu la nouvelle dynamique en jeu. Cela peut certainement expliquer l’évaluation faite par l’administration Biden des longs mois qu’il faudrait avant que le régime de Ghani ne risque de tomber.

Les Taliban d’aujourd’hui forment une coalition bien plus complexe, multiethnique et sophistiquée, ce qui explique pourquoi ils ont réussi, à une vitesse vertigineuse, à renverser le gouvernement afghan installé par l’Occident. Ils parlent d’inclusion politique afghane et se tournent vers l’Iran, la Russie, la Chine et le Pakistan pour une médiation et pour faciliter leur place dans le « Grand Jeu ». Ils aspirent à jouer un rôle régional en tant que gouvernement islamiste sunnite pluraliste. C’est pourquoi ils ont donné des assurances explicites à ces partenaires extérieurs clés que leur accession au pouvoir n’entraînera ni un bain de sang de règlements de comptes, ni une guerre civile. Ils promettent également que les différentes sectes religieuses seront respectées, et que les filles et les femmes pourront et seront éduquées.

Il y a de nombreuses années, avant le retrait soviétique de l’Afghanistan en 1979, j’étais basé à Peshawar, au Pakistan, près de l’Afghanistan. J’étais responsable des rapports diplomatiques sur la guerre et de l’engagement avec les dirigeants afghans pendant l’ère soviétique. J’ai appris à connaître les Taliban, qui venaient d’être forgés par les services secrets pakistanais, sous la direction du général Hamid Gul. Ils étaient alors : intensément paroissiaux, géographiquement et politiquement sectaires, xénophobes, tribaux et rigidement inflexibles.

En tant que Pachtounes récalcitrants, et aussi, le plus grand groupe ethnique minoritaire d’Afghanistan, ils tuaient les autres ethnies sans raison : Les chiites Hazaras en particulier, en tant qu’apostats, étaient tués. Ils détestaient Ahmad Shah Massoud, le « lion du Panshir » et un héros de la résistance aux Soviétiques, parce qu’il était tadjik. Une partie de leur fondamentalisme était alimentée par les souches radicalisées de l’Islam, le déobandisme et le wahhabisme – exportations d’Arabie Saoudite et de Dar al-Islam Howzah en Inde. Mais la plupart du temps, il s’agissait d’anciennes traditions tribales connues sous le nom de Pachtounwali.

L’arrivée au pouvoir des Taliban a toutefois été préparée de longue date, et des acteurs extérieurs clés ont joué un rôle crucial dans la supervision de cette métamorphose. Plus concrètement, alors qu’un consensus sur l’avenir était atteint avec les Taliban, ces puissances extérieures – la Chine, l’Iran, la Russie et le Pakistan – ont amené leurs alliés afghans (c’est-à-dire les autres minorités afghanes, qui sont presque aussi nombreuses) à la table des négociations aux côtés des Taliban. Les liens de ces derniers avec la Chine remontent à plusieurs années. L’Iran s’est également engagé auprès des Taliban et d’autres composantes afghanes, dans la même veine, depuis au moins deux décennies. La Russie et le Pakistan se sont engagés conjointement, en décembre 2016.

À la suite de cette action concertée, les dirigeants taliban se sont adaptés à la realpolitik de l’Asie centrale : Ils voient que l’OCS représente le paradigme stratégique régional à venir, qui peut leur permettre de sortir de leur isolement en tant qu’ « intouchables » politiques et leur ouvrir la voie pour gouverner et reconstruire l’Afghanistan, avec l’aide économique des États membres de l’OCS.

La guerre civile reste un risque : On peut s’attendre à ce que la CIA tente de dresser une contre-insurrection afghane contre le nouveau gouvernement – la voie n’est pas difficile à prévoir : les actes de violence et les assassinats seront (et sont) attribués aux Taliban «terroristes ». Il s’agira probablement d’opérations sous faux drapeau. Et l’on se demande aussi (surtout en Occident) si l’on peut faire «confiance » aux Taliban ou s’ils tiendront leurs engagements.

Il ne s’agit toutefois pas d’une simple question de « confiance ». La différence aujourd’hui réside dans l’architecture géopolitique extérieure qui a donné naissance à cet événement. Ces partenaires régionaux extérieurs diront (et ont dit) aux Taliban que, s’ils ne respectent pas leurs engagements, ils retrouveront leur statut de paria international : ils seront à nouveau classés comme terroristes, leurs frontières se fermeront, leur économie s’effondrera – et le pays sera à nouveau en proie à la guerre civile. En bref, le calcul est fondé sur l’intérêt personnel, plutôt que sur la présomption de confiance.

La Chine est plus déterminée à façonner la région que ne le pensent de nombreux analystes. On dit souvent que la Chine est purement mercantile et qu’elle ne cherche qu’à faire avancer son programme économique. Pourtant, la province chinoise du Xinjiang – son ventre islamiste – partage une frontière avec l’Afghanistan. Cela touche à la sécurité de l’État, et la Chine aura donc besoin de stabilité en Afghanistan. Elle ne tolérera pas que des insurgés d’origine turque (encouragés par l’Occident) se déplacent de l’Afghanistan vers le Turkménistan ou le Xinjiang. Les Ouïghours sont ethniquement turcs. Nous pouvons nous attendre à ce que la Chine soit ferme sur ce point.

Ainsi, non seulement les États-Unis et l’OTAN ont été contraints de quitter le « carrefour de l’Asie » dans un désarroi désespéré, mais ces développements ouvrent la voie à une évolution majeure des plans de corridors économiques et commerciaux régionaux de la Russie et de la Chine. Ils transforment également la sécurité de l’Asie centrale en ce qui concerne les vulnérabilités chinoises et russes dans cette région. (Jusqu’à présent, les États-Unis se sont vus refuser une base militaire alternative en Asie centrale, relocalisant leurs forces en Jordanie).

À vrai dire, Michael Rubin avait à moitié raison lorsqu’il a déclaré que « plutôt que de renforcer la position des États-Unis face à la Chine, Biden a déclenché une hémorragie », mais seulement à moitié. Car l’autre moitié manquante est que Washington a été dépassé par la Russie, la Chine et l’Iran. Les services de renseignement occidentaux n’ont absolument pas vu la nouvelle dynamique intérieure afghane – les acteurs extérieurs qui soutiennent les négociations des Taliban avec les tribus.

Et ils ne voient toujours pas tous les dominos extérieurs qui se mettent en place autour d’un pivot afghan, ce qui change tout le calcul de l’Asie centrale.

D’autres pièces de ce puzzle du changement de paradigme sont apparues dans le sillage de l’arrivée au pouvoir des Taliban : Un domino est tombé avant même la « déroute de Kaboul » : La nouvelle administration iranienne a repositionné stratégiquement le pays en donnant la priorité aux relations avec les autres États islamiques, mais en partenariat avec la Russie et la Chine.

Le Conseil national de Sécurité iranien a ensuite refusé d’approuver le projet d’accord de Vienne pour une relance du JCPOA (le deuxième domino à tomber).

Pendant la déroute, la Chine et la Russie ont (« par coïncidence ») fermé l’espace aérien au-dessus du nord de l’Afghanistan en raison de leurs exercices militaires conjoints qui se déroulaient dans cette région – et, pour la première fois, les deux puissances ont exercé un contrôle militaire conjoint. Cela représente le troisième (et très important) domino, bien qu’il ait à peine été remarqué par l’Occident.

Enfin, le Pakistan s’est lui aussi repositionné stratégiquement, en refusant d’accueillir toute présence militaire américaine sur son territoire.

Et enfin, un dernier domino : l’Iran a été invité officiellement à rejoindre l’OCS (ce qui impliquerait en fin de compte que l’Iran rejoigne l’Union économique eurasiatique (UEEA), offrant ainsi au pays un nouvel horizon économique et commercial – sans la levée du siège de son économie par les États-Unis.

Ainsi, non seulement les États-Unis et l’OTAN ont été contraints de se retirer de ce nouveau lieu stratégique, mais ces développements parallèles ouvrent la voie à une évolution majeure du plan de corridor régional économique et commercial de la Russie et de la Chine.

La Chine jouera un rôle clé à cet égard. La Chine et la Russie ont reconnu le gouvernement des Taliban, et la Chine construira probablement un oléoduc le long du « corridor des 5 nations », pour acheminer le pétrole iranien vers la Chine, via le nord de l’Afghanistan. Elle poursuivra probablement par un corridor nord-sud, reliant finalement Saint-Pétersbourg, via l’Afghanistan, au port iranien de Chabahar, situé de l’autre côté du détroit d’Oman.

Pour l’Occident, cette concaténation de dominos qui tombent a été presque incompréhensible.

Par Alaister Crooke

Source : Strategic-culture.org ; traduit par Réseau International

https://french.almanar.com.lb/2136224

LE GRAND JEU DE DESTRUCTION DES NATIONS

Par Le 27/08/2021

Le Grand Jeu de destruction des nations

Par John Pilger

Mondialisation.ca, 26 août 2021

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Tandis qu’un tsunami de larmes de crocodile submerge les politiciens occidentaux, l’histoire est occultée. Il y a plus d’une génération, l’Afghanistan avait obtenu sa liberté, que les États-Unis, la Grande-Bretagne et leurs « alliés » ont détruite.

En 1978, un mouvement de libération dirigé par le Parti démocratique populaire d’Afghanistan (PDPA) a renversé la dictature de Mohammad Dawd, le cousin du roi Zahir Shah. Cette révolution, immensément populaire, a pris les Britanniques et les Américains par surprise.

Les journalistes étrangers présents à Kaboul, rapporte le New York Times, ont été surpris de constater que « presque tous les Afghans qu’ils ont interrogés ont déclaré qu’ils étaient ravis du coup d’État ». Le Wall Street Journal rapporte que « 150 000 personnes … ont défilé pour honorer le nouveau drapeau … les participants semblaient véritablement enthousiastes ».

Le Washington Post rapporte que « la loyauté des Afghans envers le gouvernement peut difficilement être mise en doute». Laïque, moderniste et, dans une large mesure, socialiste, le gouvernement proclama un programme de réformes visionnaires comprenant l’égalité des droits pour les femmes et les minorités. Les prisonniers politiques furent libérés et les dossiers de la police brûlés publiquement.

Sous la monarchie, l’espérance de vie était de 35 ans ; un enfant sur trois mourait en bas âge. 90% de la population était analphabète. Le nouveau gouvernement introduit la gratuité des soins médicaux. Une campagne d’alphabétisation de masse fut lancée.

À la fin des années 1980, la moitié des étudiants universitaires étaient des femmes, et les femmes représentaient 40% des médecins, 70% des enseignants et 30% des fonctionnaires afghans.

Soutenus par l’Occident

Les changements furent si radicaux qu’ils restent vivaces dans la mémoire de ceux qui en ont bénéficié. Saira Noorani, une chirurgienne qui a fui l’Afghanistan en 2001, se souvient :

« Toutes les filles pouvaient aller au lycée et à l’université. Nous pouvions aller où nous voulions et porter ce que nous voulions… Nous avions l’habitude d’aller dans les cafés et au cinéma pour voir les derniers films indiens le vendredi… tout a commencé à mal tourner lorsque les moudjahidines ont commencé à gagner… ils étaient soutenus par l’Occident ».

Pour les États-Unis, le problème du gouvernement PDPA était qu’il était soutenu par l’Union soviétique. Pourtant, il n’a jamais été la « marionnette » raillée en Occident, pas plus que le coup d’État contre la monarchie n’a été « soutenu par les Soviétiques », contrairement à ce que prétendait la presse américaine et britannique à l’époque.

Le secrétaire d’État du président Jimmy Carter, Cyrus Vance, a écrit plus tard dans ses mémoires : « Nous n’avions aucune preuve d’une quelconque complicité soviétique dans le coup d’État ».

Dans la même administration se trouvait Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale de Carter, un émigré polonais, anticommuniste et moraliste fanatique dont l’influence durable sur les présidents américains ne s’est éteinte qu’avec sa mort en 2017.

Le 3 juillet 1979, à l’insu du peuple américain et du Congrès, Carter autorisa un programme « d’action secrète » de 500 millions de dollars pour renverser le premier gouvernement laïc et progressiste d’Afghanistan. La CIA baptisa ce programme du nom de code « Opération Cyclone ».

Les 500 millions de dollars ont permis d’acheter, de soudoyer et d’armer un groupe de fanatiques tribaux et religieux connus sous le nom de moudjahidin. Dans son histoire semi-officielle, le journaliste du Washington Post Bob Woodward écrit que la CIA a dépensé 70 millions de dollars rien qu’en pots-de-vin. Il décrit une rencontre entre un agent de la CIA désigné sous le nom de « Gary » et un chef de guerre appelé Amniat-Melli :

« Gary a posé une liasse de billets sur la table : 500 000 dollars en liasses de billets de 100 dollars de 30 cm de haut. Il pensait que ce serait plus impressionnant que les 200 000 dollars habituels, la meilleure façon de dire que nous étions là, que nous étions sérieux, que nous avions de l’argent, que nous savions que vous en aviez besoin… Gary allait bientôt demander au quartier général de la CIA et recevoir 10 millions de dollars en espèces ».

Recrutée dans tout le monde musulman, l’armée secrète américaine fut formée dans des camps au Pakistan dirigés par les services de renseignement pakistanais, la CIA et le MI6 britannique. D’autres furent recrutés dans un collège islamique à Brooklyn, New York – à deux pas des tours jumelles. L’une des recrues était un ingénieur saoudien appelé Oussama ben Laden.

L’objectif était de répandre le fanatisme islamique en Asie centrale et de déstabiliser, puis de détruire l’Union soviétique.

Des intérêts plus larges

En août 1979, l’Ambassade des États-Unis à Kaboul déclara que « les intérêts plus larges des États-Unis … seraient satisfaits par la disparition du gouvernement du PDPA, malgré les revers que cela pourrait entraîner pour les futures réformes sociales et économiques en Afghanistan ».

Relisez les mots en gras ci-dessus. Il est rare qu’une intention aussi cynique soit exprimée aussi clairement. Les États-Unis disaient qu’un gouvernement afghan véritablement progressiste et les droits des femmes afghanes pouvaient aller au diable.

Six mois plus tard, les Soviétiques faisaient leur entrée fatale en Afghanistan en réponse à la menace djihadiste créée par les Américains à leur porte. Armés de missiles Stinger fournis par la CIA et célébrés comme des « combattants de la liberté » par Margaret Thatcher, les moudjahidines ont fini par chasser l’Armée rouge d’Afghanistan.

Se faisant appeler l’Alliance du Nord, les moudjahidines étaient dominés par des seigneurs de la guerre qui contrôlaient le commerce de l’héroïne et terrorisaient les femmes des zones rurales. Les Taliban étaient une faction ultra-puritaine, dont les mollahs étaient vêtus de noir et punissaient le banditisme, le viol et le meurtre, mais bannissaient les femmes de la vie publique.

Dans les années 1980, j’ai pris contact avec l’Association révolutionnaire des femmes d’Afghanistan, connue sous le nom de RAWA, qui avait tenté d’alerter le monde sur la souffrance des femmes afghanes. À l’époque des Taliban, elles dissimulaient des caméras sous leurs burqas pour filmer les preuves d’atrocités, et faisaient de même pour dénoncer la brutalité des moudjahidines soutenus par l’Occident. « Marina » de RAWA m’a dit : « Nous avons apporté la cassette vidéo à tous les principaux groupes de médias, mais ils ne voulaient rien savoir … ».

En 1996, le gouvernement éclairé du PDPA fut renversé. Le premier ministre, Mohammad Najibullah, s’était rendit aux Nations unies pour demander de l’aide. À son retour, il fut pendu à un lampadaire.

Le Jeu

« J’avoue que [les pays] sont des pièces sur un échiquier », a déclaré Lord Curzon en 1898, « sur lequel se joue un grand jeu pour la domination du monde ».

Le vice-roi des Indes faisait notamment référence à l’Afghanistan. Un siècle plus tard, le premier ministre Tony Blair a utilisé des mots légèrement différents.

« C’est une opportunité à saisir », a-t-il déclaré à la suite du 11 septembre 2001. « Le kaléidoscope a été secoué. Les pièces sont en mouvement. Bientôt, elles se stabiliseront à nouveau. Avant qu’elles ne le fassent, réorganisons ce monde autour de nous ».

Sur l’Afghanistan, il a ajouté ceci : « Nous ne nous retirerons pas [mais nous veillerons à] trouver un moyen de sortir de la pauvreté qui constitue votre misérable existence ».

Blair faisait écho à son mentor, le président George W. Bush, qui s’est adressé aux victimes de ses bombes depuis le bureau ovale : « Le peuple opprimé d’Afghanistan connaîtra la générosité de l’Amérique. Lorsque nous frapperons des cibles militaires, nous larguerons également de la nourriture, des médicaments et des fournitures aux personnes affamées et souffrantes… »

Presque chaque mot était un mensonge. Leurs prétendues préoccupations étaient de cruelles illusions qui couvraient une sauvagerie impériale que « nous », en Occident, reconnaissons rarement comme telle.

Orifa

En 2001, l’Afghanistan était sinistré et dépendait des convois de secours d’urgence en provenance du Pakistan. Comme l’a rapporté le journaliste Jonathan Steele, l’invasion a indirectement causé la mort de quelque 20 000 personnes, car l’approvisionnement des victimes de la sécheresse a cessé et les gens ont fui leurs maisons.

Dix-huit mois plus tard, j’ai trouvé dans les décombres de Kaboul des bombes à fragmentation américaines non explosées, souvent confondues avec des colis de secours jaunes largués depuis les airs. Elles arrachaient les membres d’enfants affamés en quête de nourriture.

Dans le village de Bibi Maru, j’ai vu une femme appelée Orifa s’agenouiller devant les tombes de son mari, Gul Ahmed, un tisseur de tapis, et de sept autres membres de sa famille, dont six enfants, et de deux enfants tués dans la maison voisine.

Un avion F-16 américain s’était détaché d’un ciel bleu clair et avait largué une bombe Mk82 de 500 livres sur la maison de terre, de pierre et de paille d’Orifa. Orifa était absente à ce moment-là. À son retour, elle a rassemblé les morceaux de corps.

Des mois plus tard, un groupe d’Américains est venu de Kaboul et lui a donné une enveloppe contenant 15 billets : un total de 15 dollars. « Deux dollars pour chaque membre de ma famille tué », a-t-elle dit.

L’invasion de l’Afghanistan était une supercherie. Au lendemain du 11 septembre, les Taliban ont cherché à se distancer d’Oussama Ben Laden. Ils étaient, à bien des égards, un véritable partenaire américain avec lequel l’administration de Bill Clinton avait conclu une série d’accords secrets pour permettre la construction d’un gazoduc de 3 milliards de dollars par un consortium de compagnies pétrolières américaines.

Dans le plus grand secret, des dirigeants talibans avaient été invités aux États-Unis et reçus par le PDG de la société Unocal dans son manoir du Texas et par la CIA à son siège en Virginie. L’un des négociateurs était Dick Cheney, qui deviendra plus tard le vice-président de George W. Bush.

En 2010, j’étais à Washington et je me suis arrangé pour interviewer le maître d’œuvre de l’ère moderne de souffrance de l’Afghanistan, Zbigniew Brzezinski. Je lui ai cité son autobiographie dans laquelle il admettait que son grand projet d’attirer les Soviétiques en Afghanistan avait créé « quelques musulmans agités ».

J’ai demandé « Avez-vous des regrets ? »

« Des regrets ! Des regrets ! Quels regrets ? »

Lorsque nous assistons aux scènes actuelles de panique à l’aéroport de Kaboul, et que nous écoutons les journalistes et les généraux dans des studios de télévision se lamenter à distance sur le retrait de « notre protection », n’est-il pas temps de prêter attention à la vérité historique afin que toutes ces souffrances ne se reproduisent plus ?

John Pilger

 

Article original en anglais :

The Great Game of Smashing Countries

Traduit par Viktor Deda pour legrandsoir.info

Image en vedette : George W. Bush rend visite à Hamid Karzai, qui a participé aux moudjahidines dans le passé et a dirigé le gouvernement fantoche qui a remplacé les

Le film de 2003 de John Pilger, « Breaking the Silence », sur la « guerre contre le terrorisme », peut être visionné ici.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © John Pilger, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/le-grand-jeu-de-destruction-des-nations/5659637

QUI A DECLENCHE LA TRAGEDIE AFGHANE?

Par Le 27/08/2021

Qui a déclenché la tragédie afghane?

Par Prof. Yakov M. Rabkin

Mondialisation.ca, 26 août 2021

lautjournal.info

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Alors que les images de corps humains tombant d’un avion américain décollant de Kaboul choquent le monde entier, la catastrophe afghane me rappelle un de mes camarades de classe à la faculté d’études orientales de l’Université de Léningrad. Il s’était spécialisé en philologie persane, maîtrisait le pachtoune, la principale langue de l’Afghanistan, dont il allait devenir un interprète à ce point excellent que, dans les années 1970, il devint l’interprète de Mohammad Zahir Shah, le dernier roi afghan.

Mon ami, lorsqu’il revenait de temps à autre de Kaboul ou de Moscou, me parlait de ce pays, de cette société traditionnelle en voie de modernisation. Ses impressions correspondaient aux images des actualités télévisées, qui montraient des jeunes femmes en manches courtes se pressant à l’Université de Kaboul ou encore des usines flambant neuves construites par des ingénieurs formés en URSS. Bien sûr, tout cela ne reflétait que la vie urbaine, me précisait-il ; la campagne, comme en Asie centrale soviétique, demeurait beaucoup plus traditionnelle. La modernisation, en effet, s’y heurtait, comme d’habitude, à une résistance qui, toutefois, était essentiellement passive et non violente.

Tout changea au cours de l’été 1979, lorsque les États-Unis commencèrent à mobiliser ceux qui s’opposaient à la modernisation, formèrent et armèrent ceux qui allaient devenir les moudjahidines.

Toute cette opération ne fut que la concrétisation d’une initiative du conseiller à la Sécurité nationale du président Carter, Zbigniew Brzezinski. Vétéran de la guerre froide qui avait grandi à Montréal et était diplômé de McGill, Brzezinski avait présenté cette intervention comme un moyen de combattre l’influence communiste et, surtout, comme une provocation susceptible de déclencher une réponse militaire soviétique. Ainsi qu’il l’admit dans une interview de 1998, il s’agissait en fait d’une ruse pour attirer les Soviétiques et les piéger dans ce qui était programmé pour devenir leur « débâcle vietnamienne ». Le plan de Brzezinski réussit et, quelques mois plus tard, les forces soviétiques entrèrent en Afghanistan.

Un seul et unique objectif

Ainsi, afin de provoquer l’Union soviétique, les États-Unis avaient créé ce qui deviendrait plus tard les talibans, puis, l’appui financier de l’Arabie saoudite aidant, Al-Qaïda. La violence des militants islamistes entraîna l’intervention militaire soviétique ; elle ne fut pas une réaction à celle-ci. Cela parut alors une belle victoire américaine contre l’ennemi communiste. Personne à Washington ne se souciait bien entendu du sort de la modernisation de l’Afghanistan ou de l’avenir des jeunes femmes qui se lançaient dans des carrières universitaires. Brzezinski ne poursuivait qu’un seul objectif : affaiblir l’URSS. Et dans l’interview octroyée au Nouvel Observateur en 1998, alors que l’Union soviétique avait été démantelée et que la Russie d’Eltsine était affaiblie et humiliée, il déclara que, si l’occasion lui en était à nouveau donnée, il recommencerait. L’Afghanistan avait simplement été utilisée comme un moyen de saper les forces soviétiques.

L’intervention américaine en Afghanistan ne fut pas déclenchée par les attaques sur le sol américain le 11 septembre 2001. Elle ne fut rien de plus que l’aboutissement de ce qui avait été commencé en 1979 et dont ces attaques ne furent que la conséquence.

Des millions de réfugiés afghans, des centaines de milliers de victimes, principalement afghanes elles aussi, mais également des soldats soviétiques, canadiens et de plusieurs pays de l’OTAN ainsi que les employés des tours jumelles, payèrent sans le savoir le prix de l’initiative de Brzezinski. Celui-ci est désormais mort et enterré depuis longtemps, mais l’orgueil de la politique étrangère américaine demeure, lui, bien vivant, alimenté non seulement par ses disciples que l’on retrouve, aujourd’hui comme hier, dans les couloirs du pouvoir à Washington, mais aussi par tout le complexe militaro-industriel qui profite de cette hubris, quel que soit le vainqueur. Nul besoin d’être historien ou économiste pour constater que les « guerres éternelles » profitent avant tout aux fabricants d’armes…

La modernisation ne se limite pas à de nouveaux gadgets, mais valorise l’analyse et le débat rationnels. C’est pourquoi il est important de pas se limiter au choc des photos, mais de comprendre les évènements qui ont donné lieu à ces images d’hommes tombant du ciel. La responsabilité de la tragédie afghane est le résultat direct de l’arrogance et de l’impunité des responsables de la politique étrangère des États-Unis. Demain, en quête d’une victoire facile, si cela les sert, ils n’hésiteront pas à déclencher, sans plus d’états d’âme, la violence et le chaos dans une autre partie du monde. Empêcher que cela se produise dépasse, par contre, les compétences d’un historien.

Yakov M. Rabkin

 

Yakov M. Rabkin est professeur émérite d’histoire à l’Université de Montréal et coauteur du livre Demodernization : A Future in the Past.

La source originale de cet article est lautjournal.info

Copyright © Prof. Yakov M. Rabkinlautjournal.info, 2021

https://www.mondialisation.ca/qui-a-declenche-la-tragedie-afghane/5659633

EXPLOSION PRES DE L'AEROPORT DE KABOUL. IL S’AGIRAIT D’UNE ATTAQUE SUICIDE. IL Y AURAIT PLUSIEURS VICTIMES

Par Le 26/08/2021

Explosion à proximité de l'aéroport de Kaboul, des victimes à déplorer

 

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People wait to be evacuated at Kabul's Hamid Karzai Airport © 2021 Anadolu Agency

 Publié à 15h57

    

Une explosion s'est produite jeudi à l'extérieur de l'aéroport de la capitale afghane, Kaboul, a confirmé le porte-parole du Pentagone, John Kirby, dans un tweet. Selon des sources officielles américaines citées par CNN, il s'agirait d'un attentat suicide.

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Selon l'AFP, il y aurait au moins 5 morts et une dizaine de blessés.

Selon des témoins, au moins 11 personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans l'explosion à l'aéroport de Kaboul. C'est ce qu'a rapporté la chaîne d'information al-Jazeera jeudi. L'explosion qui s'est produite jeudi à proximité de l'aéroport de Kaboul a fait "des victimes", a indiqué le porte-parole du Pentagone John Kirby. "Nous pouvons confirmer que l'explosion près de l'Abbey Gate de l'aéroport de Kaboul a causé un nombre inconnu de victimes", a-t-il tweeté, sans préciser si l'explosion avait fait des morts.

L'explosion survenue à l'extérieur de l'aéroport de Kaboul a fait au moins 13 morts, dont des enfants, et de nombreux taliban sont blessés, a déclaré jeudi un responsable taliban.

Des médias ont rapporté que des coups de feu avaient été tirés. Selon la BBC, l'explosion a eu lieu près de l'entrée de l'Abbey Gate, où sont stationnées les troupes britanniques. Il s'agit de l'une des trois entrées fermées après des alertes de menace terroriste.

Dans la nuit, les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni avaient émis simultanément des mises en garde très précises et presque identiques sur des menaces d'"attentat terroriste" dans la zone de l'aéroport, à l'approche de la date butoir prévue pour le retrait des forces américaines d'Afghanistan, le 31 août.

menace très élevée d'attentat terroriste

La diplomatie australienne avait parlé d'une "menace très élevée d'attentat terroriste". Et Londres avait appelé ses ressortissants se trouvant près de l'aéroport à le quitter "pour un endroit sûr" en attendant "d'autres instructions, ou pour ceux qui peuvent partir d'Afghanistan par d'autres moyens, à le faire "immédiatement".

Quelques minutes avant cette explosion, John Kirby avait démenti des informations selon lesquelles les évacuations d'Afghanistan pourraient se terminer plus tôt que prévu en raison de ces menaces. "Nous continuerons à évacuer autant de personnes que possible jusqu'à la fin de la mission", avait-il tweeté. "Les opérations d'évacuation de Kaboul ne vont pas prendre fin dans 36 heures", assurait-il.

Les soldats américains, qui sécurisent l'aéroport de la capitale afghane, doivent avoir quitté l'Afghanistan d'ici mardi, date butoir de leur retrait total fixée et confirmée par le président Joe Biden. Le retrait, pour être achevé à ce moment-là, devra commencer avant, rendant plus complexes les évacuations d'étrangers et d'Afghans considérés en danger depuis la prise du pouvoir par les talibans mi-août.

Le rythme des départs, qui n'avait cessé de s'accélérer ces derniers jours, a commencé à ralentir.

Selon un bilan de la Maison Blanche jeudi matin, 13.400 personnes ont été évacuées au cours des 24 dernières heures (5100 à bord de 17 avions militaires américains et 8300 sur 74 avions de la coalition). Depuis le début du pont aérien le 14 août, les Etats-Unis ont contribué à l'évacuation d'environ 95.700 personnes.

De nombreux pays alliés des Etats-Unis ont annoncé la fin imminente de leurs propres opérations. Certains, comme le Canada, ont déjà cessé leurs évacuations.

Boris Johnson convoque une réunion de crise

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a convoqué jeudi après-midi une réunion interministérielle de crise à la suite de l'explosion qui s'est produite à proximité de l'aéroport de Kaboul, où l'armée britannique mène des opérations d'évacuation, a indiqué Downing Street.

"Le Premier ministre a été informé de la situation à l'aéroport de Kaboul et va présider une réunion COBR (de crise, ndlr) plus tard dans l'après-midi", a indiqué son porte-parole.

Un avion de transport militaire italien a été la cible de tirs

Un avion de transport militaire italien a été la cible de tirs ce jeudi alors qu'il décollait de l'aéroport de Kaboul, rapporte l'agence Reuters sur la base d'une source du ministère italien de la Défense.

L'avion n'a subi aucun dommage. Un journaliste italien qui a volé avec l'avion a déclaré à la chaîne de télévision Sky 23G que l'avion transportait près de 100 civils afghans lorsqu'il a été la cible de tirs quelques minutes après son décollage.

    

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https://www.rtbf.be/info/monde/detail_explosion-a-proximite-de-l-aeroport-de-kaboul-au-moins-11-morts-selon-un-responsable-taliban?id=10830322

AFGHANISTAN : LA FIN DE L’HYPOCRITE JEU AMERICAIN ?

Par Le 25/08/2021

Xi et Poutine s'inquiètent des coups de théâtre

Wednesday, 25 August 2021 6:10 PM  [ Last Update: Wednesday, 25 August 2021 6:10 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. ©AFP

Le ministère chinois des Affaires étrangères a fustigé les propos de la vice-présidente américaine, Kamala Harris, qui accusaient la Chine d’« intimidation » en mer de Chine méridionale et de saper l’ordre mondial fondé sur des règles. Le ministère affirme qu’un ordre fondé sur des règles américaines signifiait une « intervention arbitraire » dans des pays souverains considérant ce qui se passe en Afghanistan.

Mardi 24 août, lors d’une conférence de presse de routine, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a répondu aux remarques de Kamala Harris, en ces termes :

« Ce qui se passe en Afghanistan démontre clairement que le soi-disant "ordre fondé sur des règles" des États-Unis est un moyen d'intervention militaire arbitraire dans un pays souverain sans être tenu pour responsable des souffrances des peuples. Les États-Unis peuvent aller et venir quand ils le souhaitent sans consulter la communauté internationale, ni même leurs alliés. Ils peuvent réprimer, intimider ou détruire d’autres pays à volonté sans payer aucun prix, juste pour garder l’Amérique à la première place. C’est l’ordre que les États-Unis veulent imposer aux autres. »

Kamala Harris a réprimandé la Chine lors d’un discours à Singapour mardi, accusant Pékin de coercition et d’intimidation sur la question de la mer de Chine méridionale, affirmant que les actions du gouvernement chinois continuaient de saper l’ordre fondé sur des règles et menaçaient la souveraineté des nations, a rapporté l’agence Bloomberg.

Malgré les visites intensives de hauts responsables américains en Asie du Sud-est ces dernières semaines, la diplomatie américaine de « fausses paroles » -selon la diplomatie chinoise- visant à renforcer la présence des États-Unis dans la région Asie-Pacifique, s’effondrera face à leur retrait précipité d’Afghanistan, estiment des experts chinois.

Chine: l'US Army toujours perdante!

Chine: l'US Army toujours perdante!

Par ailleurs, le président chinois Xi Jinping et son homologue russe Vladimir Poutine ont échangé leurs points de vue sur l'Afghanistan lors d'un appel, mercredi 25 août, selon le journal chinois People’s Daily.

Xi Jinping a exhorté toutes les parties en Afghanistan à construire un cadre politique ouvert et inclusif, à mettre en œuvre des politiques modérées et stables mais aussi à rompre les liens avec tous les groupes terroristes.

« Nous avons l'intention d’établir un cadre politique pour une interaction ouverte avec toutes les parties intéressées en Afghanistan », a noté le dirigeant chinois.

« La Chine est prête à renforcer le dialogue sur l’Afghanistan avec la Russie et d’autres membres de la communauté internationale », a-t-il ajouté.  

De son côté, Poutine a accepté la proposition de Xi Jinping de renforcer la coordination sur la piste afghane.

USA: le « collapse » afghan tue!

USA: le « collapse » afghan tue!

Difficile tâche de Kamala Harris pour lever les doutes sur la fiabilité des promesses US en Asie du Sud-Est…

Le président Poutine a déclaré à son homologue chinois qu’il partageait les positions et les intérêts de la Chine en Afghanistan et qu’il était prêt à travailler avec la Chine pour « empêcher les forces étrangères d’interférer et de détruire » l’Afghanistan.

Vladimir Poutine a déclaré que la Russie souhaitait également travailler avec la Chine pour lutter contre le terrorisme et le trafic de drogue et pour empêcher les risques pour la sécurité de « se répandre » en Afghanistan.

Le 15 août, des combattants talibans ont envahi Kaboul sans rencontrer de résistance et ont pris le contrôle total de la capitale afghane en quelques heures. Le président afghan Ashraf Ghani a déclaré qu’il avait démissionné pour éviter toute effusion de sang et avait ensuite fui le pays. À l’heure actuelle, les pays occidentaux évacuent leurs citoyens et le personnel de leurs ambassades.

Les talibans appellent Pékin à investir!

Les talibans appellent Pékin à investir!

La Chine appelle la communauté internationale à aider l’Afghanistan au lieu de l’épingler.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/25/665174/P%C3%A9kin-rejette-l-interventionnisme-am%C3%A9ricain

AFGHANISTAN : LES TALIBANS METTENT EN GARDE LES USA CONTRE TOUT REPORT DU DEPART DE LEURS SOLDATS

Par Le 24/08/2021

Les talibans mettent en garde les Etats-Unis contre tout report du départ de leurs soldats

 Depuis 12 heures  24 août 2021

Forces US en Afghanistan

Forces US en Afghanistan

 Afghanistan - Monde islamique

 

Rédaction du site

Les talibans ont mis en garde, lundi 23 août, les Etats-Unis contre le maintien envisagé de forces américaines en Afghanistan au-delà de la date prévue du 31 août, sous prétexte de permettre la poursuite des évacuations.

Les États-Unis et leurs alliés s’exposent à des «conséquences» s’ils retardent leur départ d’Afghanistan, prévu le 31 août, afin de poursuivre les évacuations à Kaboul, a prévenu lundi un porte-parole des talibans interrogé par la chaîne de télévision Sky News.

«C’est une ligne rouge. Le Président Biden a annoncé que [les États-Unis, ndlr] retireraient toutes leurs forces armées le 31 août. Donc s’ils prolongent [leur présence, ndlr], cela signifie qu’ils prolongent l’occupation, alors que ce n’est pas nécessaire», a déclaré le porte-parole Suhail Shaheen, cité par Sputnik.

«Si les États-Unis ou le Royaume-Uni demandent plus de temps pour poursuivre les évacuations, la réponse est non. Ou il y aura des conséquences», a-t-il ajouté. «Cela créera de la méfiance entre nous. S’ils ont l’intention de continuer l’occupation, cela provoquera une réaction.»

A Kaboul, la situation restait chaotique et tendue autour de l’aéroport, où des milliers de personnes se massent en espérant pouvoir quitter leur pays à bord des avions affrétés par les forces étrangères.

Dans la matinée, des militaires américains et allemands chargés de protéger et encadrer ces évacuations y ont échangé des tirs avec des ‘assaillants’ non identifiés. Un garde afghan a été tué et trois blessés, a annoncé l’armée allemande sur Twitter.

Le président Joe Biden a évoqué ce week-end la possibilité de prolonger au-delà du 31 août la présence américaine à l’aéroport de Kaboul, où sont retranchées les derniers soldats et diplomates occidentaux qui coordonnent les évacuations.

Il avait auparavant fixé cette date pour l’achèvement du retrait des forces américaines d’Afghanistan, et donc la fin d’une guerre de vingt ans.

La Maison Blanche a précisé que tous les ressortissants américains devraient pouvoir être évacués avant cette date.

« Comme le président l’a déjà dit, nous pensons avoir le temps d’ici au 31 (août) d’évacuer tous les Américains qui le souhaitent », a indiqué le conseiller du président Biden à la sécurité nationale, Jake Sullivan.

Appel à la formation d’un gouvernement représentatif

Deux sources au sein du nouveau régime ont dit à l’AFP que les talibans n’annonceraient pas la constitution d’un gouvernement tant qu’il resterait des militaires américains en Afghanistan.

L’Iran voisin a appelé lundi « toutes les parties » afghanes à négocier en vue de la formation d’un gouvernement « représentatif de la diversité » du pays.

Si aucun gouvernement n’a encore été instauré, les discussions se poursuivant avec des personnalités afghanes pour y inclure d’autres factions, les talibans ont tout de même tenté d’affirmer leur autorité.

Les talibans sont entrés le 15 août dans la capitale sans rencontrer de résistance, à l’issue d’une offensive éclair entamée en mai à la faveur du début du retrait des forces américaines et de l’Otan.

Mais une poche de résistance s’est formée dans la vallée du Panchir, au nord-est de Kaboul, emmené par Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda, et d’Amrullah Saleh, vice-président du gouvernement déchu.

Les talibans ont affirmé lundi avoir encerclé le Panchir, mais privilégier la négociation aux combats.

Le porte-parole du FNR, Ali Maisam Nazary, a dit à l’AFP que le Front se préparait à « un conflit de longue durée » avec les talibans, si aucun compromis ne pouvait être trouvé avec eux sur un système de gouvernement décentralisé.

https://french.almanar.com.lb/2134310

PEPE ESCOBAR – L’AFGHANISTAN DE RETOUR EN FORCE

Par Le 23/08/2021

L’Émirat islamique d’Afghanistan de retour en force

La « perte » de l’Afghanistan par les États-Unis est un repositionnement et la nouvelle mission n’est pas une « guerre contre le terrorisme », mais contre la Russie et la Chine.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 22 août 2021

Asia Times

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Wait until the war is over / Attendre que la guerre soit terminée

And we’re both a little older / Et que nous soyons tous deux un peu plus âgés

The unknown soldier / Le soldat inconnu

Breakfast where the news is read / Le petit déjeuner où l’on lit les nouvelles

Television children fed / Les enfants de la télévision nourris

Unborn living, living, dead / Des non-nés vivants, vivants, morts

Bullet strikes the helmet’s head / La balle frappe la tête du casque

And it’s all over / Et c’est fini

For the unknown soldier / Pour le soldat inconnu

The Doors, « The Unknown Soldier »

En fin de compte, le moment Saïgon s’est produit plus rapidement que ne le prévoyait tout « expert » occidental en matière de renseignement. Il s’agit d’un événement à inscrire dans les annales : quatre jours frénétiques qui ont conclu la guérilla éclair la plus étonnante de ces derniers temps. À la manière afghane : beaucoup de persuasion, beaucoup d’accords tribaux, aucune colonne de chars, une perte de sang minimale.

Le 12 août a planté le décor, avec la prise quasi simultanée de Ghazni, Kandahar et Herat. Le 13 août, les Taliban n’étaient plus qu’à 50 kilomètres de Kaboul. Le 14 août a commencé par le siège de Maidan Shahr, la porte d’entrée de Kaboul.

Ismail Khan, le légendaire Lion de Herat, a conclu un accord d’auto-préservation et a été envoyé par les Taliban comme messager de haut vol à Kaboul : Le président Ashraf Ghani doit se retirer, ou sinon.

Samedi encore, les Taliban ont pris Jalalabad et isolé Kaboul par l’est, jusqu’à la frontière afghano-pakistanaise à Torkham, porte de la Passe de Khyber. Dans la nuit de samedi à dimanche, le maréchal Dostum s’enfuyait avec un groupe de militaires vers l’Ouzbékistan en empruntant le Pont de l’Amitié à Termez ; seules quelques personnes ont été autorisées à entrer. Les Taliban se sont emparés du palais de style Tony Montana qui appartenait à Dostum,.

Au petit matin du 15 août, il ne restait plus à l’administration de Kaboul que la vallée du Panjshir – haute dans les montagnes, une forteresse naturellement protégée – et des Hazaras éparpillés : il n’y a rien dans ces belles terres centrales, à part Bamiyan.

Il y a exactement 20 ans, j’étais à Bazarak, prêt à interviewer le Lion du Panjshir, le commandant Massoud, qui préparait une contre-offensive contre… les Taliban. L’histoire se répète, avec une petite différence. Cette fois, on m’a envoyé la preuve visuelle que les Taliban – suivant le schéma classique de la guérilla des cellules dormantes – étaient déjà dans le Panjshir.

Puis, dimanche en milieu de matinée, la reconstitution visuelle stupéfiante du moment Saïgon, pour que le monde entier puisse la voir : un hélicoptère Chinook survolant le toit de l’Ambassade des États-Unis à Kaboul.

La guerre est terminée

Dimanche encore, le porte-parole des Taliban, Mohammad Naeem, a proclamé : « La guerre est terminée en Afghanistan », ajoutant que la forme du nouveau gouvernement serait bientôt annoncée.

Les faits sur le terrain sont bien plus alambiqués. D’âpres négociations sont en cours depuis dimanche après-midi. Les Taliban étaient prêts à annoncer la proclamation officielle de l’Émirat islamique d’Afghanistan dans sa version 2.0 (la 1.0 allait de 1996 à 2001). L’annonce officielle devrait être faite à l’intérieur du palais présidentiel.

Pourtant, ce qui reste de l’équipe Ghani a refusé de transférer le pouvoir à un conseil de coordination qui mettra de facto en place la transition. Ce que veulent les Taliban, c’est une transition sans faille : ils sont désormais l’Émirat islamique d’Afghanistan. Affaire classée.

Lundi, le porte-parole des Taliban, Suhail Shaheen, a donné un signe de compromis. Le nouveau gouvernement comprendra des responsables non taliban. Il faisait référence à une « administration de transition » à venir, très probablement codirigée par le chef politique des Taliban, le mollah Baradar, et Ali Ahmad Jalali, un ancien ministre des Affaires intérieures qui était également, dans le passé, un employé de Voice of America.

En fin de compte, il n’y a pas eu de bataille pour Kaboul. Des milliers de Taliban se trouvaient déjà à l’intérieur de Kaboul – une fois de plus, le scénario classique de la cellule dormante. Le gros de leurs forces est resté dans les faubourgs. Une proclamation officielle des Taliban leur ordonnait de ne pas entrer dans la ville, qui devait être prise sans combat, afin d’éviter les pertes civiles.

Les Taliban ont progressé depuis l’ouest, mais « progresser », dans ce contexte, signifiait se connecter aux cellules dormantes de Kaboul, qui étaient alors pleinement actives. D’un point de vue tactique, Kaboul a été encerclée dans un mouvement en « anaconda », comme l’a défini un commandant taliban : pressée du nord, du sud et de l’ouest et, avec la prise de Jalalabad, coupée de l’est.

À un moment donné la semaine dernière, des renseignements de haut niveau ont dû chuchoter au commandement des Taliban que les Américains allaient venir pour « évacuer ». Il pourrait s’agir des services de renseignement pakistanais, voire turcs, Erdogan jouant son double jeu caractéristique de l’OTAN.

La cavalerie de secours américaine est non seulement arrivée tardivement, mais elle a été prise dans une impasse car elle ne pouvait pas bombarder ses propres ressources à l’intérieur de Kaboul. Le mauvais timing a été aggravé lorsque la base militaire de Bagram – le Valhalla de l’OTAN en Afghanistan depuis près de 20 ans – a finalement été capturée par les Taliban.

Les États-Unis et l’OTAN ont alors littéralement supplié les Talibans de les laisser évacuer tout ce qui était possible de Kaboul – par voie aérienne, à la hâte, à la merci des Taliban. Un développement géopolitique qui évoque la suspension de l’incrédulité.

Ghani contre Baradar

La fuite précipitée de Ghani ressemble à « une histoire racontée par un idiot et qui ne signifie rien », sans le pathos shakespearien. Le cœur de toute l’affaire a été une réunion de dernière minute, dimanche matin, entre l’ancien président Hamid Karzai et l’éternel rival de Ghani, Abdullah Abdullah.

Ils ont discuté en détail de la personne qu’ils allaient envoyer pour négocier avec les Taliban – qui, à ce moment-là, non seulement étaient pleinement préparés à une éventuelle bataille pour Kaboul, mais avaient annoncé leur ligne rouge immuable il y a des semaines – ils veulent la fin du gouvernement actuel de l’OTAN.

Ghani a finalement compris le message et a disparu du palais présidentiel sans même s’adresser aux négociateurs potentiels. Avec sa femme, son chef d’État-Major et son conseiller à la Sécurité nationale, il s’est enfui à Tachkent, la capitale ouzbèke. Quelques heures plus tard, les Taliban ont pénétré dans le palais présidentiel, les images stupéfiantes ayant été dûment capturées.

Commentant la fuite de Ghani, Abdullah Abdullah n’a pas mâché ses mots : « Dieu lui demandera des comptes ». Ghani, un anthropologue titulaire d’un doctorat de Columbia, est l’un de ces cas classiques d’exilés du Sud global vers l’Occident qui « oublient » tout ce qui compte sur leurs terres d’origine.

Ghani est un Pachtoune qui s’est comporté comme un New-Yorkais arrogant. Ou pire encore, un Pachtoune habilité, car il a souvent diabolisé les Taliban, qui sont en grande majorité des Pachtounes, sans parler des Tadjiks, des Ouzbeks et des Hazaras, ainsi que leurs aînés tribaux.

C’est comme si Ghani et son équipe occidentalisée n’avaient jamais appris d’une source de premier plan telle que le grand et regretté anthropologue social norvégien Fredrik Barth (voir ici un échantillon de ses études sur les Pachtounes).

Sur le plan géopolitique, ce qui importe maintenant, c’est la façon dont les Taliban ont écrit un tout nouveau scénario, montrant aux terres de l’Islam, ainsi qu’au Sud global, comment vaincre l’empire autoréférentiel et apparemment invincible des États-Unis et de l’OTAN.

Les Taliban y sont parvenus grâce à la foi islamique, à une patience infinie et à la force de leur volonté qui a permis à quelque 78 000 combattants – dont 60 000 actifs – de se battre avec une formation militaire minimale, sans le soutien d’aucun État – contrairement au Vietnam, qui avait la Chine et l’URSS -, sans les centaines de milliards de dollars de l’OTAN, sans armée entraînée, sans force aérienne et sans technologie de pointe.

Ils n’ont compté que sur des kalachnikovs, des grenades propulsées par roquette et des pick-ups Toyota – avant de s’emparer du matériel américain ces derniers jours, notamment des drones et des hélicoptères.

Le chef des Taliban, le mollah Baradar, s’est montré extrêmement prudent. Lundi, il a déclaré : « Il est trop tôt pour dire comment nous allons prendre en charge la gouvernance ». Avant toute chose, les Taliban veulent « voir les forces étrangères partir avant que la restructuration ne commence ».

Abdul Ghani Baradar est un personnage très intéressant. Il est né et a grandi à Kandahar. C’est là que les Taliban ont commencé en 1994, s’emparant de la ville presque sans combattre, puis, équipés de chars, d’armes lourdes et de beaucoup d’argent pour soudoyer les commandants locaux, s’emparant de Kaboul il y a près de 25 ans, le 27 septembre 1996.

Auparavant, le mollah Baradar avait combattu dans le djihad des années 1980 contre l’URSS, et peut-être – ce n’est pas confirmé – aux côtés du mollah Omar, avec qui il a cofondé les Taliban.

Après les bombardements et l’occupation américains de l’après-11 septembre, le mollah Baradar et un petit groupe de Taliban ont envoyé une proposition au président de l’époque, Hamid Karzai, concernant un accord potentiel qui permettrait aux Taliban de reconnaître le nouveau régime. Karzai, sous la pression de Washington, l’a rejetée.

Baradar a en fait été arrêté au Pakistan en 2010 – et maintenu en détention. Croyez-le ou non, l’intervention américaine a conduit à sa libération en 2018. Il s’est ensuite installé au Qatar. Et c’est là qu’il a été nommé chef du bureau politique des Taliban et qu’il a supervisé la signature, l’an dernier, de l’accord de retrait américain.

Baradar sera le nouveau dirigeant à Kaboul – mais il est important de noter qu’il est sous l’autorité du chef suprême des Taliban depuis 2016, Haibatullah Akhundzada. C’est le chef suprême – en fait un guide spirituel – qui régnera en maître sur la nouvelle incarnation de l’Émirat islamique d’Afghanistan.

Attention à une armée de guérilla paysanne

L’effondrement de l’Armée nationale afghane (ANA) était inévitable. Elle a été « éduquée » à la manière des militaires américains : technologie massive, puissance aérienne massive, renseignements locaux au sol quasi nuls.

Les Taliban s’appuient sur des accords avec les anciens des tribus et les relations familiales étendues, ainsi que sur une approche de guérilla paysanne, parallèle à celle des communistes au Vietnam. Ils ont attendu leur heure pendant des années, en établissant des relations – et ces cellules dormantes.

Les troupes afghanes qui n’avaient pas reçu de salaire depuis des mois étaient payées pour ne pas les combattre. Et le fait qu’ils n’aient pas attaqué les troupes américaines depuis février 2020 leur a valu un surcroît de respect : une question d’honneur, essentielle dans le code pachtounwali.

Il est impossible de comprendre les Taliban – et surtout, l’univers pachtoune – sans comprendre le pachtounwali. Outre les notions d’honneur, d’hospitalité et de vengeance inévitable pour tout méfait, le concept de liberté implique qu’aucun Pachtoune n’est enclin à recevoir des ordres d’une autorité centrale étatique – en l’occurrence, Kaboul. Et en aucun cas ils ne rendront leurs armes.

En un mot, c’est le « secret » de la guerre éclair avec un minimum de pertes de sang, intégré dans le séisme géopolitique global. Après le Vietnam, c’est le deuxième protagoniste du Sud global qui montre au monde entier comment un empire peut être vaincu par une armée de guérilla paysanne.

Et tout cela avec un budget qui ne dépasse pas 1,5 milliard de dollars par an – provenant des taxes locales, des bénéfices des exportations d’opium (aucune distribution interne autorisée) et de la spéculation immobilière. Dans de vastes pans de l’Afghanistan, les Taliban géraient déjà, de facto, la sécurité locale, les tribunaux locaux et même la distribution de nourriture.

Les Taliban de 2021 sont un animal totalement différent de ceux de 2001. Non seulement ils sont aguerris au combat, mais ils ont eu tout le temps de perfectionner leurs compétences diplomatiques, qui étaient récemment plus que visibles à Doha et lors de visites de haut niveau à Téhéran, Moscou et Tianjin.

Ils savent très bien que tout lien avec les vestiges d’Al-Qaïda, EI/Daech, EI-Khorasan et le Parti islamique du Turkestan est contre-productif – comme leurs interlocuteurs de l’Organisation de Coopération de Shanghai l’ont très clairement indiqué.

L’unité interne, de toute façon, sera extrêmement difficile à réaliser. Le labyrinthe tribal afghan est un casse-tête presque impossible à résoudre. Ce que les Taliban peuvent réaliser de manière réaliste, c’est une confédération de tribus et de groupes ethniques sous la direction d’un émir taliban, associée à une gestion très prudente des relations sociales.

Les premières impressions indiquent une maturité accrue. Les Taliban accordent l’amnistie aux employés de l’occupation de l’OTAN et n’interviendront pas dans les activités commerciales. Il n’y aura pas de campagne de vengeance. Kaboul est de nouveau en activité. Il n’y aurait pas d’hystérie collective dans la capitale : c’est le domaine exclusif des médias anglo-américains. Les ambassades russe et chinoise restent ouvertes aux affaires.

Zamir Kabulov, le représentant spécial du Kremlin pour l’Afghanistan, a confirmé que la situation à Kaboul, étonnamment, est « absolument calme » – même s’il a réaffirmé : « Nous ne sommes pas pressés en ce qui concerne la reconnaissance [des Taliban]. Nous allons attendre et voir comment le régime va se comporter ».

Le nouvel axe du mal

Tony Blinken a beau dire que « nous étions en Afghanistan pour un objectif primordial : nous occuper des gens qui nous ont attaqués le 11 septembre ».

Tout analyste sérieux sait que l’objectif géopolitique « primordial » du bombardement et de l’occupation de l’Afghanistan il y a près de 20 ans était d’établir un ancrage essentiel de l’Empire des Bases à l’intersection stratégique de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud, couplé ensuite à l’occupation de l’Irak en Asie du Sud-Ouest.

Aujourd’hui, la « perte » de l’Afghanistan doit être interprétée comme un repositionnement. Elle s’inscrit dans la nouvelle configuration géopolitique, où la principale mission du Pentagone n’est plus la « guerre contre le terrorisme », mais la tentative simultanée d’isoler la Russie et de harceler la Chine par tous les moyens dans le cadre de l’expansion des Nouvelles Routes de la Soie.

L’occupation des petites nations a cessé d’être une priorité. L’Empire du Chaos peut toujours fomenter le chaos – et superviser divers bombardements – depuis sa base CENTCOM au Qatar.

L’Iran est sur le point de rejoindre l’Organisation de Coopération de Shanghai en tant que membre à part entière – un autre changement de donne. Avant même de réinstaller l’Émirat islamique, les Taliban ont soigneusement entretenu de bonnes relations avec les principaux acteurs d’Eurasie – la Russie, la Chine, le Pakistan, l’Iran et les États d’Asie centrale. Ces derniers sont sous la protection totale de la Russie. Pékin prévoit déjà de faire de grosses affaires avec les Taliban dans le domaine des terres rares.

Sur le front atlantiste, le spectacle de l’auto-récrimination ininterrompue va consumer le Beltway pendant des siècles. Deux décennies, 2 000 milliards de dollars, une débâcle guerrière à jamais marquée par le chaos, la mort et la destruction, un Afghanistan encore en ruines, une sortie littéralement au milieu de la nuit – pour quoi faire ? Les seuls « gagnants » ont été les seigneurs du racket de l’armement.

Pourtant, toute intrigue américaine a besoin d’un bouc émissaire. L’OTAN vient d’être cosmiquement humiliée dans le cimetière des empires par un groupe d’éleveurs de chèvres – et non par des rencontres rapprochées avec M. Kinjal. Que reste-t-il ? La propagande.

Voici donc le nouveau bouc émissaire : le nouvel axe du mal. L’axe est Taliban-Pakistan-Chine. Le nouveau grand jeu en Eurasie vient d’être rechargé.

Pepe Escobar

 

 

Article original en anglais :

The Islamic Emirate of Afghanistan Back with a Bang

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Asia Times

Copyright © Pepe EscobarAsia Times, 2021

https://www.mondialisation.ca/lemirat-islamique-dafghanistan-de-retour-en-force/5659485

COMMENT LES USA COMPTENT FAIRE DE L’AEROPORT DE KABOUL UNE ARRIERE BASE ANTI RUSSIE, ANTI IRAN, ANTI CHINE?

Par Le 22/08/2021

Comment les USA comptent faire de l'aéroport de Kaboul une arrière base anti Russie, anti Iran, anti Chine?

Sunday, 22 August 2021 6:31 PM  [ Last Update: Sunday, 22 August 2021 6:33 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L’ex-président afghan Hamed Karzaï (G) s’entretient avec le chef des Taliban Anas Haqqani (D) à Kaboul, mercredi 18 août. @AP

Cet aéroport de Kaboul où va-t-il ? Des milliers de soldats s'y sont massés tout en prenant de facto en otage des milliers de civils qu'ils refusent d'évacuer quitte à les même prendre pour cible le cas échéant. 

Plus d'un analystes estiment que les Yankees et toutes ces forces spéciales otaniennes qui s'y trouvent travaillent parallèlement à deux plans : se servir de civils afghans à titre de chaire à canon et préserver de la sorte leurs vols militaires des missiles anti-avion afghans. Puis laisser infiltrer des Daechistes à l'intérieur de l'aéroport en vue des violences extrémistes à venir. Car les Talibans sont trop malins pour tomber dans le piège de la guerre civile et que sans la guerre civile il n'y aura ni infiltrations terroristes contre Iran-Chine-Russie ni prétexte nécessaire à prolonger la présence US en Afghanistan. 

Les quatre objectifs préfixés que les Talibans devraient  assurer selon les USA : 

 Premièrement, les « talibans sunnites » victorieux peuvent se transformer en un outil américain pour resserrer l’étau autour de l'Iran, et peut-être en une rampe de lancement pour des opérations de sabotage au plus profond de l'Iran, et des conflits sectaires en ciblant la minorité chiite Hazara à Herat et Mazar-Sharif en Afghanistan.

Deuxièmement, l'utilisation par les États-Unis du mouvement pour s'engager dans une guerre « djihadiste » contre la Chine sous le titre de soutien à la minorité islamique persécutée, c'est-à-dire Turkestans, en vue de Transformer la zone frontalière accidentée entre l'Afghanistan et la Chine c'est-à-dire les Ouïghours, au Turkestan oriental, et en vue de transformer la zone frontalière accidentée entre l'Afghanistan et la Chine Point de libération du « Turkestan oriental » du « mouvement du Turkestan chinois », recrutant des moudjahidines musulmans pour vaincre les Soviétiques il y a cinquante ans avec le soutien financier et politique de l’Arabie Saoudite.

Troisièmement, la déstabilisation des républiques islamiques soviétiques du nord, qui constituent toujours le mur de résistance russe le plus puissant contre l'islam djihadiste et les groupes islamiques extrémistes pour les minorités musulmanes russes. L'armée a mené des exercices militaires avec l'armée tadjike il y a quelques semaines en prévision de mauvaises surprises afghanes pour son empire.

Talibans: où va l’Afghanistan ?

Talibans: où va l’Afghanistan ?

En Afghanistan, les talibans poursuivent leur avancée implacable, conquérant Lashkar Gah après Hérat et Ghazni et se rapprochant encore de Kaboul la capitale.

Quatrièmement , augmenter la production de drogues telles que la cocaïne et l'héroïne et les faire passer en contrebande vers les pays du golfe Persique et l'Europe en tant que source importante de revenus pour financer le nouvel État afghan.

Or, les Talibs n'ont pas été à la hauteur une semaine après la chute de Kaboul. Que faire? Voici la réponse 

Alors que l’Afghanistan se prépare à la transition du pouvoir , une source d’information russe affirme que Daech a réussi à s’infiltrer à l’aéroport de Kaboul pour viser les forces américaines.

Les officiers de la CIA capturés?

Les officiers de la CIA capturés?

Le site Al-Ahed a révélé que de hauts fonctionnaires de la CIA à bord de l’avion E-11A écrasé en Afghanistan avaient été capturés par les talibans.

Le site Internet avia.pro dit que des terroristes de Daech ont pénétré dans l'aéroport international de Kaboul. Et d’ajouter : « Des terroristes de Daech ont réussi à s'infiltrer dans la zone de l'aéroport international de Kaboul et constituent désormais une menace sérieuse pour l'armée américaine. Selon les services spéciaux français, il s'agit d'un petit groupe de terroristes qui peuvent commettre un acte terroriste, d'ailleurs.»

Selon certains rapports, les terroristes auraient pu s'évader de plusieurs prisons situées en Afghanistan.

Suite à la diffusion de ces rumeurs, les mesures de sécurité ont été considérablement renforcées, cependant, si l'un des terroristes peut monter à bord de l'avion, cela pourrait entraîner de très graves conséquences.

Selon diverses sources, de plusieurs centaines à 1,5 mille terroristes de Daech pourraient se trouver dans les prisons afghanes.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/22/664938/De-l-approche-des-Taliban-envers-l-axe-de-la-R%C3%A9sistance

LE FABULEUX CADEAU DES USA AUX TALIBANS : BLINDES, AVIONS, HELICOPTERES, ARMES DERNIER CRI…

Par Le 22/08/2021

 

Des Talibans

Blindés, avions, fusils: le fabuleux butin des talibans après le retrait américain - images

© AP Photo / Allauddin Khan

INTERNATIONAL

16:08 22.08.2021(mis à jour 16:16 22.08.2021)URL courte

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Les talibans* ont commencé à s’emparer du matériel abandonné par les forces gouvernementales, après la chute du pays. Des vidéos émergent, montrant les vainqueurs poser à côté d’armes dernier cri, souvent de facture américaine.

Alors que les dirigeants talibans* s’activent pour former un nouveau gouvernement et donner des gages à la communauté internationale, sur le terrain les combattants mettent la main sur des trésors de guerre. Avec la chute du gouvernement d’Ashraf Ghani, l’armée afghane a en effet abandonné derrière elle une importante partie de son équipement.

Des dizaines de vidéos de propagande ont donc fleuri, montrant les talibans* se réjouir de la prise de blindés, d’avions ou d’armes plus légères. À l’aéroport de Kandahar, plusieurs hélicoptères Black Hawk semblent ainsi avoir été saisis.

Même images à l’aéroport de Mazâr-e Charîf, où des combattants se sont photographiés à côté d’un hélicoptère MD-530F et d’un avion de lutte antiguérilla A-29 Super Tucano, ce dernier de conception brésilienne.

Plus grave encore: les talibans* ont aussi mis la main sur des dispositifs biométriques utilisés par l’armée américaine. Ces derniers, baptisés HIDE, pourraient contenir des données sensibles, comme des empreintes digitales ou des empreintes d’iris, à propos d’afghans ayant aidé les forces de la coalition, rapporte le média The Intercept. Des informations qui pourraient être mises à profit dans le cadre de représailles.

«Nous traitions des milliers d’habitants par jour, nous devions les identifier, rechercher des gilets pare-balles, des armes, collecter des informations, etc. […] HIDE a été utilisé comme un outil d’identification biométrique pour aider à identifier les locaux travaillant pour la coalition», explique au média un entrepreneur militaire américain.

Citant le renseignement américain, un responsable a déclaré à Reuters que les talibans* contrôlaient jusqu’à 40 avions et près de 2.000 véhicules blindés, parmi lesquels d’emblématiques Humvee américains.

Plusieurs combattants semblent également avoir troqué leur kalachnikov, dont certaines dataient de l’intervention soviétique, pour des carabines M4 et des fusils d’assaut M16 jetés par l'armée afghane. Des armes d’une plus grande portée et d’une plus grande précision, soulignent Reuters.

En 20 ans, les États-Unis ont dépensé plus de 83 milliards de dollars pour tenter de former et d’équiper les forces afghanes.

Victoire psychologique

Ces prises de guerre, que les talibans* ne se privent pas de mettre en avant, constituent un camouflet pour l’administration Biden. Ce 18 août, John Kirby, porte-parole du Pentagone, avait encore déclaré que Washington ne voulait pas voir son matériel tomber «entre les mains ceux qui agissent contre nos intérêts». À la débâcle des forces afghanes s’ajoute donc un revers psychologique pour les constructeurs militaires américains.

«Lorsqu'un groupe armé met la main sur des armes de fabrication américaine, c'est une sorte de symbole. C'est une victoire psychologique», explique ainsi à The Hill Elias Yousif, directeur adjoint au Center for International Policy.

Le spécialiste précise que la capacité des talibans* à utiliser certains équipements reste cependant questionnable. Avions et hélicoptères nécessitent en effet un important effort de maintenance et d’entretien, en vue d’un usage à long terme. La saisie d’armes légères, plus durables, faciles à utiliser, à transporter voire à vendre, est plus problématique, affirme Elias Yousif à The Hill.

Depuis l’entrée des talibans* dans Kaboul ce 15 août, les évacuations de ressortissants étrangers et d’Afghans fuyant le nouveau pouvoir se poursuivent. La situation est critique à l’aéroport de la capitale, où des bousculades ont fait plusieurs morts. Les pays européens craignent pour leur part une vague d’immigration massive.

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/international/202108221046033707-blindes-avions-fusils-le-fabuleux-butin-des-talibans-apres-le-retrait-americain---images/

LIBYE, SYRIE, AFGHANISTAN, MER DE CHINE… LES USA TOUJOURS PERDANTS

Par Le 21/08/2021

 

Libye, Syrie, Afghanistan, mer de Chine... les USA perdent toujours et partout

Saturday, 21 August 2021 4:43 PM  [ Last Update: Saturday, 21 August 2021 4:43 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'interventionnisme militaire des États-Unis ne mène nulle part. (Illustration)

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré qu’après le syndrome du Vietnam, les États-Unis sont désormais confrontés au syndrome de l’Afghanistan et que leur intervention militaire ne mène nulle part.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a souligné, vendredi 20 août, que l’intervention militaire américaine dans d’autres pays ne mènerait nulle part.

« Du “syndrome du Vietnam” du siècle dernier au “syndrome de l’Afghanistan” du siècle actuel, les États-Unis cherchent à changer les autres nations à leur goût », a déclaré Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

En référence à l’article signé professeur Sachs, Hua Chunying souligne que presque toutes les interventions militaires américaines dans le monde en développement ont fini par échouer ; depuis le Vietnam, le Laos et le Cambodge en Asie du Sud-Est à l’Irak, la Syrie et la Libye au Moyen-Orient en passant par l’Amérique latine, l’Afrique ou l’Afghanistan aujourd’hui.

« Moins de deux pour cent des dépenses américaines en Afghanistan ont été consacrées aux infrastructures de base et à la réduction de la pauvreté », a-t-elle noté en estimant que les États-Unis pourraient travailler avec d’autres pays pour investir dans l’eau potable, l’assainissement, la construction d’écoles et de cliniques, l’agriculture et d’autres programmes.

Afghanistan: Méga coup sino-iranien?!

Afghanistan : Méga coup sino-iranien ?!

La diplomate chinoise a toutefois ajouté que les dirigeants américains avaient souligné à la communauté américaine qu’ils n’allaient pas dépenser d’argent pour les questions insignifiantes ; la classe politique américaine et les médias de masse ont insulté ces nations et y sont intervenus sans relâche. La guerre, les meurtres et les déplacements sont les seules choses que les Américains aient laissées derrière eux.

En dépit de sa supériorité, l’intervention militaire américaine dans d’autres pays échouera de toute façon, affirme-t-elle en soulignant que la question principale est ce que réclame le peuple.

Lire aussi : La Chine dénonce la logique de sédition US

Et de poursuivre que les faits ont montré à maintes reprises que l’intervention militaire ne mène nulle part et que l’utilisation du pouvoir et la résolution des problèmes par l’armée ne font qu’engendrer davantage de problèmes. Une copie de la démocratie américaine est également difficile à être appliquée dans un pays avec des différences historiques, culturelles et nationales distinctes ; elle est donc vouée à l’échec.

À notre avis, le critère clé est de savoir si un pays peut répondre aux attentes, aux besoins et aux aspirations de sa population », a-t-elle déclaré. En ce sens, indique-t-elle, la démocratie chinoise est la démocratie du peuple et la démocratie américaine est la démocratie de l’argent : la Chine a une démocratie inclusive et les États-Unis ont une démocratie électorale qui a lieu tous les quatre ans.

Les talibans appellent Pékin à investir!

Les talibans appellent Pékin à investir !

La Chine appelle la communauté internationale à aider l’Afghanistan au lieu de l’épingler.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a expliqué : « La forme suprême de la démocratie américaine se traduit par “une personne, une voix”, ce qui est très myope. Les élections aux États-Unis, qui sont manipulées par les intérêts des groupes, sont des politiques monétaires, ce qui veut dire que s’il n’y a pas d’argent, il n’y a pas de vote. Contrairement au Parti communiste chinois, qui donne la priorité aux intérêts du pays et du peuple, aux États-Unis, les politiciens donnent la priorité au vote. »

« Alors que des dizaines de milliers d’Américains luttent contre le Coronavirus, les deux parties s’attaquent brutalement et font passer leurs intérêts avant la vie et de la santé de la population, même la mort de 600 000 Américains n’a pas éveillé leur conscience et leur sens des responsabilités », a déclaré Chunning.

« La démocratie doit être tangible, pas seulement des slogans vides de sens, la démocratie ne doit pas devenir un opium spirituel qui trompe ou indiffère les gens et ne doit pas servir d’excuse pour attaquer et accuser certains pays pour maintenir l’hégémonie d’autre pays », a lancé la diplomate chinoise.

« Former des groupes au nom de la démocratie et s’ingérer grossièrement dans les affaires intérieures d’autres pays et même supprimer arbitrairement le développement normal et les droits légitimes des peuples d’autres pays est plus antidémocratique qu’autre chose, c’est l’autoritarisme, l’hégémonie et le totalitarisme », a déclaré Chunning avant d’évoquer la chute de Zaki Anwari, le jeune footballeur afghan qui s’est écrasé à l’aéroport de Kaboul, et sali encore plus l’image de l’Amérique et réveillé plus de conscience. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/21/664895/Chine-USA-intervention-militaire

AFGHANISTAN : L’ARSENAL US AUX MAINS DES TALIBANS « PREOCCUPE » LES USA

Par Le 20/08/2021

 

Afghanistan: L’arsenal US aux mains des Talibans préoccupe Washington. Des législateurs US interrogent Austin

 Depuis 11 heures  20 août 2021

Des véhicules US

Des véhicules US

 Afghanistan - Article traduit - Monde islamique

 

Rédaction du site

Les réseaux sociaux abondent de vidéos de combattants talibans saisissant une cargaison d’armes, pour la plupart fournies à l’armée afghane par les puissances occidentales, posant avec jubilation devant des hélicoptères d’attaque Black Hawk, brandissant des armes automatiques M4 et M16, voire des fusils de précision M24 utilisés par les tireurs d’élite, ou circulant à bord de véhicules blindés équipés de lance-roquettes.

Des images gênantes pour Joe Biden, dont la gestion du retrait d’Afghanistan est sous le feu des critiques.

« Tout ce qui n’a pas été détruit appartient aux talibans maintenant », a déclaré un responsable américain, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat.

Les responsables américains ont exprimé leur préoccupation quant à la remise de ces armements à des adversaires des Etats Unis, y compris la Chine et la Russie.

«Grâce au retrait raté de Biden, les Talibans sont mieux équipés aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été», a tweeté la présidente du parti républicain Ronna McDaniel.

«Joe Biden est favorable au contrôle des ventes d’armes, sauf quand il s’agit de donner aux talibans des milliards d’armement militaire», a pour sa part déclaré l’élue pro-Trump Lauren Boebert.

Des législateurs US interrogent Austin

LIyod Austin

LIyod Austin

Les législateurs républicains au Sénat ont demandé au secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin de présenter un rapport complet sur les équipements militaires américains tombés entre les mains des talibans.

Dans une lettre à Austin, rédigée par le sénateur Marco Rubio de Floride, les sénateurs ont qualifié la saisie des armements US de « développement déraisonnable ».

« Il est inconcevable que des équipements militaires de haute technologie payé par le contribuable américain tombe entre les mains des talibans et de leurs alliés terroristes », ont écrit les sénateurs.

« La sécurisation des actifs américains aurait dû être l’une des principales priorités du département américain de la Défense avant l’annonce du retrait américain d’Afghanistan ».

Austin a également été sommé à « évaluer le temps qu’il faudrait aux talibans pour utiliser l’équipement capturé, ainsi que le potentiel pour la Russie, le Pakistan, l’Iran ou la Chine d’aider à utiliser ces armements ».

Selon les chiffres de l’Inspecteur général pour la reconstruction de l’Afghanistan (Sigar), un organisme du Congrès, « l’armée américaine a accordé ces dernières années à l’armée afghane plus de 7.000 fusils mitrailleurs, 4.700 véhicules blindés Humvee et plus de 20.000 grenades ».

« Elle a aussi livré à l’armée de l’air afghane plus de 200 appareils, mais seuls 167 étaient en état de voler le 30 juin », selon un rapport récent du Sigar.

Selon Jonathan Schroden, expert de la lutte contre le ‘terrorisme’ au cabinet de conseil CNA, « les armes les plus dangereuses saisies par les Talibans sont les obusiers de fabrication soviétique D-30 et les appareils de l’armée de l’air afghane créée de toutes pièces par Washington ».

« Même si les Talibans n’ont pas de pilotes capables de faire voler les hélicoptères américains, le Pentagone envisage de détruire les armements saisis par les insurgés », a de son côté indiqué mercredi 18 août le porte-parole du ministère américain de la Défense, John Kirby.

Le Pentagone «n’a pas encore décidé» de ce qu’il allait faire à leur sujet, a-t-il dit. «Nous avons plusieurs options à notre disposition (…) y compris la destruction».

Rappelons que Washington a dépensé depuis 20 ans, 83 milliards de dollars sous prétexte de former et équiper l’armée afghane.

L’image de l’Occident écornée

Le sort de l’Afghanistan après 20 ans d’intervention militaire dirigée par les Etats-Unis affaiblit l’Occident aux yeux de ses rivaux sur la scène internationale tels que la Russie, a déclaré jeudi 19 août le ministre britannique de la Défense.

«Ce qui me met mal à l’aise, c’est que nous avons un ordre mondial maintenant, où la détermination est perçue comme faible par nos adversaires, la détermination occidentale», a dit Ben Wallace à la BBC.

«C’est quelque chose qui devrait tous nous inquiéter: si l’Occident donne l’impression de ne pas avoir de détermination et qu’il plie, alors nos adversaires comme la Russie trouvent cela encourageant», a dit le ministre britannique de la Défense.

Sources: AlQuds al-Arabi + AFP

 

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/2132781

AKEL : LE PEUPLE AFGHAN PAIE LE PRIX DES INTERVENTIONS IMPÉRIALISTES

Par Le 20/08/2021

20 Août 2021

AKEL : LE PEUPLE AFGHAN PAIE LE PRIX DES INTERVENTIONS IMPÉRIALISTES
19 août 2021, AKEL C.C. Bureau de presse, Nicosie
Le régime fantoche et corrompu qui a été installé en Afghanistan occupé par les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN s'est effondré en un temps record, à la surprise de ceux qui ont dépensé 88 milliards de dollars pour financer, former et équiper les forces de sécurité afghanes. Le retrait désordonné des États-Unis et de l'OTAN d'Afghanistan est qualifié - même par leurs alliés - de honteux.  
L'invasion de l'Afghanistan en 2001 en violation du droit international, sous le prétexte de l'attaque terroriste contre les tours jumelles, et la déclaration de la "guerre contre le terrorisme" visant uniquement à servir les intérêts américains dans la région de l'Asie centrale.  Il est bien connu que ce sont les Américains eux-mêmes qui ont armé les nombreux groupes terroristes pour attaquer le gouvernement et les forces soviétiques en Afghanistan, qui se sont ensuite retournés contre les États-Unis. 
Les États-Unis ont dépensé 2 000 milliards de dollars en 20 ans d'occupation, laissant derrière eux 250 000 morts et un pays détruit. Des millions d'Afghans ont été déracinés et déplacés en tant que réfugiés, la majorité de la population vit dans une pauvreté abjecte, tandis que la moitié de la population est analphabète. La culture du pavot et la production d'opium, qui empoisonne des milliers de personnes même aux États-Unis, constituent une activité économique majeure.  Les déclarations pompeuses et vides de sens sur la "consolidation de la démocratie" et les "droits de l'homme" se sont une fois de plus avérées être un simple prétexte pour leurs interventions.   Elles laissent derrière elles la peur et l'incertitude quant à l'avenir d'un peuple, des femmes en particulier, qui ont connu les horreurs du sombre régime taliban dans les années 1990. 
L'effondrement de l'Afghanistan confirme que les désastres que les États-Unis et l'OTAN ont causés par leurs interventions impérialistes en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen, en violation du droit international, ne visaient qu'à consolider leur domination et le contrôle de l'énergie et des ressources naturelles.  La soi-disant "guerre contre le terrorisme", qui a servi de prétexte, a entraîné des violations flagrantes et grossières des libertés démocratiques et des droits de l'homme dans le monde entier, a détruit des États souverains et des vies, et a transformé des millions de personnes en réfugiés. Comme toujours, c'est l'industrie de la guerre et de l'armement qui en profite.
AKEL continuera à se battre pour mettre fin à toutes sortes d'interventions impérialistes des Etats-Unis et de leurs alliés de l'OTAN - y compris par des moyens modernes - qui visent à imposer leur volonté à des Etats et des peuples souverains.
AKEL exprime sa solidarité avec le peuple afghan qui continue à payer le prix des interventions impérialistes et appelle la communauté internationale à soutenir le peuple afghan par la diplomatie internationale.

source : facebook

 

Tag(s) : #Afghanistan#AKEL

AFGHANISTAN : BHL DEBARQUE!

Par Le 19/08/2021

Le scénario US/Israël a du plomb dans l'aile?

Thursday, 19 August 2021 6:18 PM  [ Last Update: Thursday, 19 August 2021 6:18 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Bernard Henri Lévy à côté d'Ahmad Massoud dans la vallée de Panjshir @ https://bernard-henri-levy.com/

Pas de bain de sang à base religieuse ou ethnique, pas d’afflux de réfugiés en direction des frontières iraniennes ou pakistanaises et surtout pas de heurts qui permettent aux terroristes de Daech de s’y glisser et d’insécuriser les frontières irano-russes. Pire, des millions de chiites afghans ont célébré ce jeudi l’Achoura lors des cérémonies dont la sécurité a été superbement assurée par les talibans. On a même eu droit en ce deuil de l’Achoura aux premières déclarations du dirigeant du Hezbollah d’Afghanistan qui s’est félicité de la sécurité qui règne depuis la chute de la capitale ou sa libération dans les villes afghanes. Décidément le scénario US visant à plonger l’Afghanistan dans les affres de la guerre civile a du plomb dans l’aile, forces USA/OTAN s’étant pour l’heure fait piéger dans un aéroport où les liaisons aériennes se trouvent dans le viseur des missiles Tow des taliban. Que faire sinon sortir du chapeau le lobby sioniste qui en planifiant un retrait chaotique des USA d’Afghanistan comptait sur le chaos généré et son extension en Iran et son impact sur la totalité de l’axe de la Résistance ? 

Bernard Henri Lévy, lobbyiste sioniste notoire vient de se profiler à horizon dans l’espoir d’inverser la donne. 

Dans une interview accordée à RTL, BHL s’est exprimé sur les récents développements en Afghanistan avec la claire mission d’embraser la célèbre vallée de Pantsir contre les talibans.

Personne n’a prêté attention aux avertissements d’Ahmad Massoud (fils d'Ahmad Chah Massoud) lors de sa rencontre avec le président français, Emmanuel Macron, en avril. Ce scénario a été annoncé par lui il y a longtemps, dit-il. En clair le fils du grand commandant reçu par le Rotschildien Macron ramerait dans le sens du chaos souhaité par l’axe USA/OTAN/Israël. 

« On doit soutenir sa """"résistance"""" dans la vallée du Panjshir visant à protéger l’Europe. En cas du retrait complet des Américains de l’Afghanistan, quelques jours suffisent pour le retour d’Al-Qaïda ou de Daech dans ce pays, selon Bernard Henri Lévy.

« L’aide de la France [à Ahmad Massoud] peut renforcer la “” “résistance” “” dans la vallée de Panjshir et notre territoire sera ainsi protégé face au barbarisme et aux attaques contre l’Europe ».

Afghanistan: Pékin chassera Biden?

Afghanistan : Pékin chassera Biden ?

La Chine et l’Afghanistan ont besoin l’une de l’autre, ce qui rapproche les deux pays plus que jamais.

C’est sans doute un lapsus pour ce vieil agent sioniste, et figure cynique du « Printemps arabe » et de ses guerres en Libye en Syrie en Afrique du Nord. 

L’année dernière, Levy " s’est concentré " sur l’Afghanistan et Ahmad Massoud, fils d’Ahmad Chah Massoud.

Lire aussi : Les talibans s’emparent des aéroports, des avions, des hélicos, des drones et des missiles anti-avions...

 Il s’est rendu à plusieurs reprises en Afghanistan. Il a nommé le 27 avril 2021 une rue près des Champs-Élysées en hommage à Ahmad Chah Massoud lors d’une cérémonie commémorative auquel ont assisté le fils d’Ahmad Chah Massoud, Abdallah Abdallah, et Hamed Karzaï. 

Talibans: où va l’Afghanistan ?

Talibans : où va l’Afghanistan ?

En Afghanistan, les talibans poursuivent leur avancée implacable, conquérant Lashkar Gah après Hérat et Ghazni et se rapprochant encore de Kaboul la capitale.

Alors que les talibans contrôlent désormais pratiquement tout l’Afghanistan, y compris la capitale du pays, Kaboul, une région, la vallée du Panjshir, reste en dehors de l’emprise du groupe. Et puis Amrallah Saleh, premier vice-président de Ghani en fuite dit vouloir y piloter une Armée afghane libre pour reprendre le contrôle de l’Afghanistan.....Mais à vrai dire ces appels à la mobilisation risquent de rester inaudibles, le peuple n’étant pas d’humeur au bout de 20 ans d’occupation à jouer à ce jeu. Une armée de 300 000 effectifs s’est disloquée en quelques heures sous les yeux alors que les libérateurs US prenaient la fuite foulant au pied les corps déchiquetés des jeunes Afghans. Alors BHL qu’il aille apprendre à résister chez lui où une dictature consolide rapidement ses bases au nom de faire imposer le passe sanitaire.

Lire aussi: Pas d'avions, pas d'helicos russes, pas de pilotes... signés USA

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/19/664752/Afghanistan--L%C3%A9vy-derri%C3%A8re-Ahmad-Massoud

SIX CHOSES A SAVOIR SUR L’AFGHANISTAN ET LES TALIBANS

Par Le 19/08/2021

 

Six choses à savoir sur l’Afghanistan et les talibans

 

17 Août 2021

   

Lorsqu’il s’agit de l’Afghanistan, les médias traditionnels cachent les faits les plus gênants pour l’Occident. Une fois que vous prenez ces éléments en compte, vous obtenez une histoire très différente.

1. Alliance diabolique avec les djihadistes

L’histoire commence en 1979. L’Afghanistan avait un gouvernement de gauche, qui n’était bien sûr pas du goût des États-Unis. Zbigniew Brzezinski, conseiller du président Carter, conçut un plan pour armer et former des djihadistes – alors encore appelés moudjahidines – en Afghanistan. L’objectif était de provoquer une invasion soviétique, afin d’imposer à Moscou un scénario à la vietnamienne.

Carter suivit son conseil et fournit aux moudjahidines l’aide nécessaire. Le plan fonctionna. Le gouvernement de Kaboul rencontra des difficultés et demanda l’aide du Kremlin. Le bourbier afghan contraignit l’Union soviétique à rester dans ce pays d’Asie centrale pendant dix ans.

Au cours de cette période, la CIA injecta 2 milliards de dollars en aide, en armes et en soutien logistique aux moudjahidines. On leur a même fourni les tristement célèbres missiles Stinger avec lesquels ils pouvaient abattre des avions et des hélicoptères soviétiques. Rambo III, de Sylvester Stallone, est une version hollywoodienne de cette collaboration.

Tant que les troupes soviétiques restaient dans le pays, le gouvernement de Kaboul pouvait tenir. Cependant, en 1989, Gorbatchev décida de mettre fin à l’assistance militaire. Une fois que les troupes soviétiques avaient quitté le pays, une guerre civile éclata. Le groupe le mieux organisé et le plus brutal, les Talibans, remporta la bataille et prit le pouvoir en 1996.

2. Création d’Al-Qaïda

La figure la plus marquante de cette période est Oussama ben Laden. En 1988, il fonda Al-Qaïda, un groupe terroriste fondamentaliste et impitoyable. Par l’intermédiaire des agences de renseignement du Pakistan, il pouvait compter sur un soutien important des États-Unis. En échange de cette aide, Al-Qaïda fournit un certain nombre de services aux États-Unis et à leurs alliés occidentaux.

Pendant la guerre civile en Yougoslavie (1992-1995), le Pentagone envoya par avion des milliers de combattants d’Al-Qaïda en Bosnie pour soutenir les musulmans de ce pays. Pendant la guerre contre la Yougoslavie en 1999, Al-Qaïda combattit aux côtés des terroristes de l’UCK (qui luttaient pour la séparation du Kosovo de la Yougoslavie et pour une Grande Albanie), avec une protection aérienne de l’OTAN. Des combattants d’Al-Qaïda sont encore apparus en Tchétchénie, au Xinjiang (où vivent les Ouïgours), en Macédoine et dans de nombreux autres pays de la région et bien au-delà.[1] 

3. C’est le pétrole, idiot !

Il existe des réserves prometteuses de pétrole et de gaz autour de la mer Caspienne. Mais pour transporter ces sources d’énergie vers l’Occident, il n’y a que trois possibilités : par la Russie, par l’Iran ou par l’Afghanistan.

Bien sûr, les États-Unis ne le donneront pas aux Russes. Et depuis la chute du Shah en 1979, Washington a perdu son influence en Iran. Il ne reste donc qu’une seule possibilité : l’Afghanistan. Dès la fin de l’année 1994, en pleine guerre civile, les États-Unis pensaient que les talibans disposaient alors les meilleurs atouts pour « stabiliser » le pays. Cette stabilisation était une nécessité pour la construction d’un oléoduc. Selon la CIA, les talibans étaient considérés comme « un instrument possible dans le ‘Grand Jeu’ : la course aux ressources énergétiques en Asie centrale ».

Les États-Unis devenaient ainsi le principal sponsor de ce nouveau régime voyou. Peu importe que les talibans étaient à l’époque les plus virulents violateurs des droits de l’homme dans le monde. Selon un diplomate américain, les talibans « évolueraient comme les Saoudiens. Il y a Aramco [consortium de compagnies pétrolières contrôlant le pétrole saoudien], des pipelines, un émir, pas de parlement et beaucoup de charia. On peut vivre avec ça.”

4. Les talibans ne sont pas à la hauteur

Initialement, les talibans remportèrent un succès militaire après l’autre, mais ne réussirent finalement pas à conquérir l’ensemble du pays. La stabilisation espérée – nécessaire pour le pipeline – ne se matérialisa pas. Les États-Unis changèrent alors de stratégie et cherchèrent à obtenir une réconciliation de toutes les parties belligérantes.

Washington exigea que les talibans entament des pourparlers avec l’Alliance du Nord afin de former un gouvernement de coalition. Les pourparlers, qui duraient jusqu’à la fin du mois de juillet 2001, échouèrent. Les États-Unis prévinrent qu’ils ne s’arrêteraient pas là : « Soit vous acceptez notre offre d’un tapis d’or, soit nous vous enterrerons sous un tapis de bombes », tel était le message des représentants étasuniens aux talibans à la fin du mois de juillet.

Les talibans ne cédèrent pas. En octobre, les bombardements commencèrent. Un peu plus tard, on apprit que les plans de cette opération étaient déjà sur le bureau du président Bush deux jours avant les attentats 11 septembre. Dans le Washington Post du 19 décembre 2000, le professeur Starr écrivait que les États-Unis « ont discrètement commencé à faire front avec ceux qui, au sein du gouvernement russe, appellent à une action militaire contre l’Afghanistan et caressent l’idée d’un nouveau raid pour éliminer Ben Laden ».

Fin juin 2001, plus de deux mois avant les attentats contre les tours jumelles et le Pentagone, le magazine Indiareacts.com rapportait que « l’Inde et l’Iran faciliteront les plans américains et russes pour une ‘action militaire limitée’ contre les talibans ».

5. Président Pipeline

Les attentats du 11 septembre étaient en tout cas l’excuse parfaite pour Washington d’envahir l’Afghanistan et de chasser les talibans du pouvoir. Ainsi, les plans pour le pipeline pourraient encore être réalisés.

Gore Vidal, un chroniqueur américain de premier plan, l’a dit très crûment : « Comme cela s’est avéré, la conquête de l’Afghanistan n’avait rien à voir avec Oussama. Ce n’était qu’un prétexte pour remplacer les talibans par un gouvernement relativement stable qui permettrait à l’Union Oil de Californie de poser son oléoduc au profit, entre autres, de la junte Cheney-Bush. »

Les faits sur le terrain le prouvent. Le 22 décembre, Hamed Karzai devint le nouveau Premier ministre afghan. Il était une figure de confiance de la CIA et travaillait comme conseiller d’Unocal. Il s’agit d’une très grande compagnie pétrolière US qui a depuis longtemps des projets de pipeline à travers l’Afghanistan.

Neuf jours plus tard, un autre conseiller de cette société, Zalmay Khalilzad, fut nommé par Bush envoyé spécial en Afghanistan. Dans le passé, Khalilzad avait participé à des discussions avec des responsables talibans sur la possibilité de construire des gazoducs et des oléoducs. Il avait exhorté l’administration Clinton à adopter une ligne plus douce à l’égard des talibans.

Les deux hommes remplirent leur mission. Le 30 mai 2002, la BBC rapporta que M. Karzai avait conclu un accord avec ses homologues pakistanais et turkmènes pour la construction d’un pipeline reliant le Turkménistan à un port au Pakistan, en traversant l’Afghanistan.

Quelques semaines auparavant, Business Week commentait l’évolution dans la région comme suit : « Les soldats, les pétroliers et les diplomates américains apprennent rapidement à connaître ce coin reculé du monde, l’ancien ventre de l’Union soviétique et une région qui n’a pratiquement pas été touchée par les armées occidentales depuis l’époque d’Alexandre le Grand. Les manœuvres auxquelles se livrent les Américains comportent des enjeux parmi les plus élevés qui soient. Ce qu’ils tentent de faire n’est rien de moins que le plus grand découpage d’une nouvelle sphère d’influence américaine depuis que les États-Unis se sont engagés au Moyen-Orient il y a 50 ans. »

Ça n’a pas marché comme prévu. Les talibans étaient vaincus, mais pas épuisés. En plus, leur moral était bien plus élevé que celui de l’armée gouvernementale afghane, qui n’a pu tenir que grâce à la couverture aérienne et au soutien logistique de l’OTAN. Lorsque Biden a décidé de retirer ce soutien il y a quelques semaines, tout s’est effondré comme un château de cartes.

6. Coût et « résultats » de la guerre

Selon le New York Times, la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis a coûté plus de 2 000 milliards de dollars. Cela représente 100 milliards de dollars par an, soit près de 20 fois le budget total du gouvernement afghan.

Malgré les montants considérables de l’aide, les résultats sont stupéfiants. Près de la moitié de la population vit aujourd’hui dans la pauvreté. La mortalité infantile est parmi les plus élevées du monde et l’espérance de vie parmi les plus faibles.

Dans la période d’avant-guerre, la culture de l’opium était presque complètement éradiquée. Aujourd’hui, 80 % de l’héroïne mondiale est produite en Afghanistan. La guerre a fait 5,5 millions de réfugiés. Ce chiffre risque maintenant d’augmenter fortement.

Le coût en vies humaines est élevé. 47 000 civils, 66 000 soldats et policiers afghans, 51 000 talibans et autres rebelles ont été tués au cours des 20 dernières années. Du côté occidental, près de 4 000 soldats étasuniens et 1 100 soldats d’autres pays de l’OTAN sont morts.

Après vingt ans d’occupation, nous sommes de retour à la case départ. Un journaliste de la télévision belge le décrit comme « une catastrophe, un échec du modèle occidental pour tenter de changer un pays comme l’Afghanistan ».

 

Source originale: De Wereld Morgen

Traduit du néerlandais par Marc Vandepitte pour Investig’Action

Note:

[1] Chossudovsky M., War and Globalisation. The Truth Behind September 11, Ontario 2002; Howard S., ‘The Afghan Connection: Islamic Extremism in Central Asia’ in National Security Studies Quarterly Volume VI, nr. 3 (Summer 2000); Rashid A., L’ombre des Taliban, Paris 2001.

https://www.investigaction.net/fr/six-choses-a-savoir-sur-lafghanistan-et-les-talibans/

AFGHANISTAN : REDOUTABLE REVELATION DE TRUMP

Par Le 18/08/2021

" 40 000 soldats USA/Otan pris en otage à l'aéroport de Kaboul"

Wednesday, 18 August 2021 3:47 PM  [ Last Update: Wednesday, 18 August 2021 3:47 PM ]

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Les militaires américains fuient Kaboul.

L’ancien président des États-Unis, Donald Trump, a fermement condamné le président Joe Biden et la catastrophe qui se déroule à Kaboul en Afghanistan depuis le week-end, dans une interview accordée mardi à Sean Hannity de Fox News.

Trump a déclaré que Biden avait humilié les États-Unis plus que tout autre président de l’histoire, éclipsant explicitement la crise des otages en Iran du démocrate Jimmy Carter en 1979.

Trump a déclaré : « C'est une période terrible pour notre pays. Je ne pense pas que pendant toutes ces années notre pays ait jamais été aussi humilié. Je ne sais pas comment vous l'appelez –une défaite militaire ou une défaite psychologique–, il n'y a jamais eu quelque chose comme ce qui s’est passé ici : vous pouvez penser à Jimmy Carter avec les otages. »

Trump s'est demandé si Biden provoquerait, dans une certaine mesure, une crise d’otages exponentiellement pire, car les talibans ont actuellement l'aéroport international Hamid Karzai de Kaboul entouré de points de contrôle – au cours desquels des coups et d’autres violences ont été signalés.

Afghanistan:  les

Afghanistan

D’un côté, quand on voit les analyses de la presse régionale, on constate une certaine vague de panique chez les alliés des États-Unis. Mais d’un autre côté, certains qualifient le retrait des Américains de l’Afghanistan comme étant une « fausse politique ».

« Vous avez affaire à des milliers et des milliers d’Américains et d’autres personnes qui sont bloqués et très dangereusement en Afghanistan, et c’est donc quelque chose que vous ne pouvez pas même imaginer », a ajouté Donald Trump.

Trump a déclaré que les scènes du week-end où des Afghans désespérés s’accrochaient au fuselage d’un avion cargo de l'armée de l'air américaine et tombaient plus tard lorsque l’avion a atteint lune certaine altitude, rappelle l’évacuation de l’ambassade des États-Unis à Saigon en 1975.

« J’ai regardé ce gros avion cargo hier avec des gens qui s’y agrippaient et essayaient de quitter l’Afghanistan à cause de leur peur incroyable, et personne n’a jamais vu quelque chose comme ça », a-t-il déclaré.

« Cela a été la période la plus humiliante que j’aie jamais vue », a ajouté l’ancien président des États-Unis.

USA perdront le ciel afghan?

USA perdront le ciel afghan?

Kaboul sur le point de tomber... Le plan B américain en Afghanistan a du plomb dans l’aile.

Trump a déclaré avoir averti le chef présumé des talibans, Abdul Ghani Baradar, lors de discussions l’année dernière, que les États-Unis riposteraient dix fois plus dur si un Américain était blessé ou si les talibans empiétaient sur des zones sous contrôle des forces américaines.

« Cet accord, a-t-il dit, semble être théorique alors que les talibans ont fait rage dans le pays et ont pris Kaboul en quelques jours, tandis que les Américains et les Occidentaux sont piégés à l’intérieur de la ville. »

Dans une autre partie de cette interview, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient dépensé chaque année 42 milliards de dollars en Afghanistan sans rien gagner pendant les 21 dernières années.

Trump a déclaré : « Nous possédons l’armée la plus puissante du monde, mais les événements qui se produisent aujourd’hui donnent une mauvaise image à notre armée. Nous avons eu tort d’intervenir en Afghanistan en 2001. Cela a été la pire décision prise pendant l’histoire des États-Unis et elle a détruit la région du Moyen-Orient dont la situation s’est empirée par rapport à il y a 20 ou 21 ans. »

Évoquant la situation de l’aéroport assiégé de Kaboul, Trump a déclaré qu’aujourd’hui, il y a 40 000 otages potentiels américains et autres dans cette mauvaise situation.

Afghanistan: la méga arnaque US

Afghanistan: la méga arnaque US

Les déclarations de l’ancien président des États-Unis, Donald Trump, interviennent alors que la Maison-Blanche et le Pentagone continuent à justifier leur politique désastreuse en Afghanistan.  

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken a beau dire que « nous étions en Afghanistan pour un objectif primordial : nous occuper des gens qui nous ont attaqués le 11 septembre »; cependant tout analyste sérieux sait que l’objectif géopolitique « primordial » du bombardement et de l’occupation de l’Afghanistan, il y a près de 20 ans, était d’établir un ancrage essentiel de l’Empire des Bases à l’intersection stratégique de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud, couplé ensuite à l’occupation de l’Irak en Asie du Sud-ouest.

Aujourd’hui, la « perte » de l’Afghanistan doit être interprétée comme un repositionnement. Elle s’inscrit dans la nouvelle configuration géopolitique, où la principale mission du Pentagone n’est plus la « guerre contre le terrorisme », mais la tentative simultanée d’isoler la Russie et de harceler la Chine par tous les moyens dans le cadre de l’expansion des Nouvelles Routes de la Soie.

Afghanistan: la surprise irano-russe?

Afghanistan: la surprise irano-russe?

Entretien téléphonique important entre les chefs de la sécurité nationale irano-russe. Un contre plan anti US?

L’occupation des petites nations a cessé d’être une priorité. L’Empire du Chaos peut toujours fomenter le chaos – et superviser divers bombardements – depuis sa base CENTCOM au Qatar. En vain.

L’Iran est sur le point de rejoindre l’Organisation de Coopération de Shanghai en tant que membre à part entière – un autre changement de donne. Avant même de réinstaller l’Émirat islamique, les talibans ont soigneusement entretenu de bonnes relations avec les principaux acteurs d’Eurasie – la Russie, la Chine, le Pakistan, l’Iran et les États d’Asie centrale

Pékin prévoit déjà de faire de grosses affaires avec les talibans dans le domaine des terres rares.

Sur le front atlantiste, le spectacle de l’auto-récrimination ininterrompue va consumer le Beltway pendant des siècles.

Deux décennies, 2000 milliards de dollars, une débâcle guerrière à jamais marquée par le chaos, la mort et la destruction, un Afghanistan encore en ruines, une sortie littéralement au milieu de la nuit – pour quoi faire ?

Les seuls « gagnants » ont été les seigneurs du racket de l’armement. Pourtant, toute intrigue américaine a besoin d’un bouc émissaire. L’OTAN vient d’être cosmiquement humiliée dans le cimetière des empires par un groupe d’éleveurs de chèvres – et non par des rencontres rapprochées avec M. Kinjal. Que reste-t-il ? La propagande. Voici donc le nouveau bouc émissaire : le nouvel axe du mal. L’axe est Talibans-Pakistan-Chine.

Le nouveau grand jeu en Eurasie vient d’être rechargé.

Afghanistan: le choc sino-iranien?

Afghanistan: le choc sino-iranien?

https://french.presstv.ir/Detail/2021/08/18/664694/Trump%C2%A0Notre-pays-n%E2%80%99a-jamais-%C3%A9t%C3%A9-aussi-humili%C3%A9-depuis-le-Vietnam

LES TALIBANS SONT ENTRES DANS KABOUL. UN POINT DE VUE AFGHAN

Par Le 18/08/2021

Les talibans sont entrés dans Kaboul. Un point de vue afghan

Par Zamir Ahmed Awan
Arrêt sur info — 17 août 2021

 

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Par Zamir Awan

Paru le 15 août 2021 sur  Saker’s Blog

La vie est tout à fait normale, le service internet, le téléphone mobile fonctionnent de façon habituelle. Les magasins sont ouverts, la circulation est normale, les écoles sont ouvertes, tout semble normal. Le gouvernement fonctionne, la bureaucratie fonctionne, la police fonctionne, juste que l’ex-président Ashraf Ghani n’est plus en Afghanistan.

Il y a quelques jours, les États-Unis annonçaient qu’il faudrait trois mois aux talibans pour entrer dans Kaboul, mais en réalité ils n’ont mis que quelques heures pour conquérir Kaboul. Aucune balle n’a été tirée, aucune personne n’a été tuée ou blessée, pas de guerre, l’entrée des talibans dans Kaboul a été l’un des événements les plus pacifiques de l’histoire de l’humanité.

Les rapports provenant d’autres grandes villes d’Afghanistan, qui ont été prises par les Talibans ces derniers jours, font état d’une vie tout à fait normale, la routine quotidienne continue, les distributeurs automatiques de billets fonctionnent normalement. Les femmes travaillent dans les restaurants, les filles vont à l’école, rien n’a changé sur le terrain, sauf que le gouvernement fantoche d’Ashraf Ghani, soutenu par les États-Unis, a été remplacé par les talibans.

Le grand public a bien accueilli les talibans et il n’y a eu pratiquement aucune résistance. En fait, les talibans sont de vrais Afghans qui se battaient contre l’occupation étrangère de l’Afghanistan, Ashraf Ghani n’étant qu’une marionnette semblable au Dr Najeed, soutenu par l’URSS dans les années 1980.

Quelques pays diffusent délibérément des fausses nouvelles et déforment l’image des talibans, mais sur le terrain, le monde a été témoin d’un miracle et d’un transfert de pouvoir en douceur. Une amnistie générale a été accordée au public, seuls ceux qui prennent les armes contre le nouveau gouvernement seront traités avec une main de fer.

Des médias impies ont lancé une campagne visant à déformer l’image des talibans et à promouvoir un récit négatif à leur sujet. Mais le monde est témoin d’une image très différente. En fait, les dirigeants talibans sont bien éduqués et certains d’entre sont diplômés d’universités réputées américaines et européennes. Ils sont dotés de toutes sortes de connaissances modernes, y compris en science, technologie, ingénierie, économie, politique, etc. Ils ne sont pas que des érudits religieux. Ils pilotent des hélicoptères et utilisent des machines de guerre avancées.

Les talibans ne sont pas comme il y a vingt ans, ils ont appris d’amères leçons et se sont affinés. Aujourd’hui, les talibans sont modérés, bien éduqués et dotés de toutes sortes de compétences pour diriger un pays. Ils sont déjà en contact avec de nombreux pays sur le plan diplomatique, notamment la Chine, la Russie, l’Iran, le Pakistan, l’UE et les pays de l’OCI. Ils ont beaucoup souffert il y a vingt ans, lorsque seuls trois pays avaient reconnu leur pouvoir entre 1996 et 2001. Mais cette fois, ce sera beaucoup mieux et ils l’ont prouvé en conquérant Kaboul.

En fait, ce sont les États-Unis qui ont violé l’accord de paix convenu, retardé le retrait et mené des frappes aériennes contre les talibans. Alors que les talibans ont respecté l’accord de paix dans son esprit et sa lettre, ils n’ont pas attaqué les troupes étrangères pendant le retrait. Le ministre russe des Affaires étrangères a qualifié les Talibans de « personnes raisonnables ». Le monde a vu en eux des personnes bien meilleures que les Américains.

Toutes les organisations des Nations unies et les missions diplomatiques sont en sécurité et fonctionnent correctement. La Russie a annoncé qu’elle ne fermerait pas son ambassade à Kaboul. De nombreux autres pays ont accepté de garder leur ambassade à Kaboul et de travailler en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement. On estime que plus d’une centaine de pays reconnaîtront le nouveau gouvernement de Kaboul. Il est possible que l’Amérique, l’Inde, Israël et le Royaume-Uni mettent un certain temps à se familiariser avec le nouveau gouvernement.

Le point de vue américain, selon lequel ils n’accepteront aucun gouvernement qui prend le pouvoir par la force, est totalement inacceptable. Les Talibans sont le choix du peuple afghan et sont bien accueillis par le grand public. Ils jouissent d’une grande popularité. Alors qu’Ashraf Ghani ou Hamid Karzai étaient des gouvernements fantoches et ne représentaient pas le peuple afghan. Ils n’étaient pas populaires en Afghanistan et ne s’occupaient pas des intérêts afghans. Au contraire, ils servaient leurs maîtres étrangers et gagnaient de l’argent en retour. Le gouvernement d’Ashraf Ghani était l’un des gouvernements les plus corrompus.

Les États-Unis ont passé deux décennies, dépensé des milliers de milliards de dollars, levé une armée nationale afghane de 400 000 hommes, mais elle n’a pas pu résister aux talibans. Ce n’est pas que l’humiliation et la défaite des marionnettes, mais aussi de leurs maîtres. Une armée vaincue n’a aucune raison morale de commenter de la sorte. Les Talibans sont les vainqueurs et sont en position de force. Ils méritent de fixer les termes et les conditions. C’est exactement comme dans le cas où l’Allemagne et le Japon n’ont pas eu d’autre choix que d’obéir aux termes et conditions après avoir perdu la Seconde Guerre mondiale.

La Chine a déjà des projets d’investissement en Afghanistan dans le cadre des initiatives de la BRI. Elle s’est engagée à reconstruire le pays déchiré par la guerre et à développer les infrastructures. La Chine dispose d’argent, de technologies et de politiques dans le cadre de la BRI pour aider l’Afghanistan. L’Afghanistan est situé sur d’anciennes routes de la soie très importantes, qui relient l’Asie de l’Est, l’Asie du Sud, l’Asie centrale, la Chine, la Russie et l’Eurasie, et passent par Gwadar (Pakistan) pour rejoindre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.

Toute la région a beaucoup souffert des troubles et de la guerre en Afghanistan. On s’attend à ce qu’avec la paix en Afghanistan sous le régime des Talibans, toute la région renforce ses activités économiques et apporte la prospérité à l’homme de la rue. L’ensemble de la région sera le bénéficiaire de la paix et de la stabilité en Afghanistan. Tous les voisins de l’Afghanistan et les puissances régionales doivent se mobiliser pour protéger la paix et la stabilité de l’Afghanistan.

Il est à craindre que des fauteurs de troubles comme les États-Unis, l’Inde et Israël ne tentent de déstabiliser l’Afghanistan et de saboter la paix dans ce pays. En particulier, les intérêts vitaux des États-Unis à contenir la Chine et à contrer la Russie pourraient provoquer des troubles en Afghanistan.

En fait, les États-Unis ont détruit les infrastructures en Afghanistan et endommagé l’économie, et ont ramené tout le pays à l’âge de pierre. Il est fait appel à la Communauté internationale et à l’ONU pour initier un procès contre l’Amérique pour crimes de guerre et humiliation de l’humanité en Afghanistan. Une indemnité de guerre doit être demandée à l’Amérique pour reconstruire le pays déchiré par la guerre.

Zamir Ahmed Awan

Source: The Saker’s Blog

Traduit par Wayan

https://arretsurinfo.ch/les-talibans-sont-entres-dans-kaboul-un-point-de-vue-afghan/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-talibans-sont-entres-dans-kaboul-un-point-de-vue-afghan

TROIS QUESTIONS A MOHAMED HASSAN SUR LA PRISE DE KABOUL PAR LES TALIBANS

Par Le 18/08/2021

Trois questions à Mohamed Hassan sur la prise de Kaboul par les talibans

 

16 Août 2021

   

Les images ont fait le tour du monde. À Kaboul, les talibans ont repris le pouvoir tandis que les ressortissants occidentaux sont évacués dans un élan de panique. Ainsi se termine la guerre d’Afghanistan lancée par les États-Unis il y a vingt ans? En 2011, Mohamed Hassan nous expliquait déjà que la partie était perdue pour Washington. Pourquoi la victoire des talibans survient-elle maintenant et quelles seront les conséquences de cette débâcle étasunienne?

Il y a dix ans, vous nous expliquiez déjà dans « La stratégie du Chaos » que les États-Unis étaient vaincus en Afghanistan. Pourquoi la prise de Kaboul par les talibans intervient-elle maintenant?

Les marionnettes installées au pouvoir par les États-Unis ne pouvaient que tomber et la résistance des talibans est montée en puissance. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, la corruption. Durant vingt ans de présence militaire, les États-Unis et leurs alliés ont investi des milliards de dollars pour former et équiper les forces de sécurité afghanes. Mais une grande partie a été détournée par des ministres corrompus. Dans certaines régions, les soldats et les policiers n’étaient pas payés. Ils manquaient de munitions et même de nourriture. Difficile dans ces conditions pour le régime fantoche du président Ashraf Ghani de résister à l’avancée des talibans.

Ensuite, il y a la mentalité afghane. C’est un peuple extrêmement indépendant contre lequel de nombreuses grandes puissances se sont cassé les dents. On parle de l’Afghanistan comme du cimetière des grands empires. Les États-Unis ne pouvaient pas occuper un tel pays pendant vingt ans, y commettre des atrocités et repartir avec des lauriers. C’est pourquoi leur projet de reconversion de l’Afghanistan a échoué. Washington avait soi-disant des projets pour la société civile afghane et les droits des femmes. Mais il aurait fallu pour cela s’appuyer sur des forces progressistes en Afghanistan. Or, ces forces n’auraient jamais accepté l’occupation militaire et seraient entrées en contradiction avec les objectifs impérialistes des États-Unis. Washington n’a donc pu s’appuyer que sur des éléments corrompus et a jeté des milliards de dollars par la fenêtre pendant vingt ans. Les mouvements progressistes qui étaient combattus jusqu’à maintenant ont l’occasion de se réorganiser. Ce ne sera pas facile. Il faut voir aussi si les talibans gouverneront comme il y a vingt ans, car le contexte est différent.  

La Chine a reçu une délégation talibane récemment. Va-t-il y avoir un rapprochement entre Kaboul et Pékin après la débâcle de Washington?

Quand les États-Unis ont envahi l’Afghanistan en 2001, leur objectif était de remodeler ce qu’ils appelaient le « Grand Moyen-Orient ». La guerre contre le terrorisme n’était qu’un prétexte. D’ailleurs, les talibans étaient prêts à faire juger Ben Laden par un tribunal islamiste dans un pays tiers, mais les États-Unis ont refusé la proposition et ils ont fait la guerre. Ils ont enchaîné avec l’Irak et d’autres pays auraient pu s’ajouter à la liste si l’armée US n’avait pas été tenue en échec. Le projet du Grand Moyen-Orient visait à contrôler une région stratégique et riche en matières premières pour freiner la montée en puissance des concurrents des États-Unis. Le projet a capoté et il fallait trouver une porte de sortie.

Trump a voulu négocier avec les talibans. D’abord pour que le retrait des troupes US ne sonne pas comme un camouflet. Ensuite pour assurer un foyer islamiste à l’est du pays qui pourrait alimenter des troubles au Xinjiang à travers la frontière que l’Afghanistan partage avec la Chine. Mais les talibans ont assuré les autorités chinoises qu’ils ne rentreraient pas dans ce jeu-là. Les talibans doivent reconstruire le pays et ils ont besoin du soutien économique de la Chine. L’Afghanistan pourrait occuper une place importante dans les nouvelles routes de la soie. Ils peuvent en outre compter sur le soutien du Pakistan. Les services de renseignements pakistanais sont profondément infiltrés au sein de la société afghane, ils en ont une parfaite connaissance. Rappelons aussi que les talibans étaient au départ des étudiants afghans réfugiés au Pakistan avant de prendre le pouvoir à Kaboul en 1996. Rappelons enfin que le Pakistan est le principal allié de la Chine dans la région. On voit donc que le projet des États-Unis est un échec total et que les changements qui se mettent en place ne joueront pas en leur faveur.

Quel sera l’impact de cet échec sur la politique étrangère des États-Unis?

Les États-Unis sont confrontés à la montée en puissance de la Chine. L’objectif de contrôler le Grand Moyen-Orient s’est soldé par un échec, bien avant la prise de Kaboul par les talibans. Ils ont donc changé de stratégie. Cela s’est traduit par le pivot asiatique d’Obama. Il a déclaré que les États-Unis étaient une puissance de l’Indo-Pacifique et depuis, Washington a tenté de former un bloc de pays asiatiques contre la Chine, mais sans grand succès. Au cours des dernières années, ces pays ont développé d’importantes relations économiques avec Pékin et ils n’ont pas envie de les sacrifier pour faire plaisir à Washington[1]. D’autant plus que les États-Unis n’ont pas grand-chose à offrir en retour. Ils ne font pas le poids économiquement. Ils ont toujours une puissance militaire importante, mais qui voudrait entrer en conflit avec la Chine alors que le commerce se porte bien?

Les États-Unis essaient de faire la même chose avec l’Afrique à présent. La Chine a notamment besoin des capacités agricoles de l’Afrique, mais elle offre aussi beaucoup en retour. Là encore, les États-Unis devraient avoir beaucoup de mal à embarquer des alliés dans leur tentative désespérée de contrer la Chine. Joe Biden poursuit sur la même lancée qu’Obama. Leur politique manque de vision, il n’y a pas de nouvelle stratégie. L’impérialisme US est en déclin, et il est incapable de se réorganiser. Le militarisme détruit l’économie des États-Unis et les conditions sociales s’empirent pour les travailleurs, ce qui devrait accentuer encore les tensions.

 

Source: Investig’Action

Note:

[1] Voir le livre de Jude Woodward, « USA vs Chine. Les dessous et les dangers du conflit« .

https://www.investigaction.net/fr/trois-questions-a-mohamed-hassan-sur-la-prise-de-kaboul-par-les-talibans/

AFGHANISTAN : LE ROLE DE L'AXE RUSSIE/CHINE/IRAN?

Par Le 19/06/2021

Comment la Russie, la Chine et l'Iran façonneront l'avenir de l'Afghanistan? (The Atlantic Council)

Saturday, 19 June 2021 5:15 PM  [ Last Update: Saturday, 19 June 2021 5:15 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La rencontre entre les ministres iranien et tadjik des Affaires étrangères, en marge du Forum d'Antalya sur la Diplomatie, le 19 juin 2021. ©Sputnik

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a rencontré, ce samedi 19 juin, son homologue tadjik, Sirajuddin Mehraddin en marge du Forum d’Antalya sur la Diplomatie.

Au cours de la rencontre, Zarif a souligné la volonté de la République islamique d’Iran de donner de l’essor à ses relations avec le Tadjikistan.

Évoquant la situation en Afghanistan, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que « la coopération Téhéran-Douchanbé est essentielle dans la lutte contre la déstabilisation dans la région » et que « les deux pays doivent avoir une étroite coopération en vue de prévenir l’insécurité en Afghanistan ».

En allusion à la tenue réussie des élections présidentielles en Iran, M. Zarif s’est dit confiant que le processus de coopération entre l’Iran et le Tadjikistan se poursuivrait.

Afghanistan: la stratégie chinoise?

Afghanistan : la stratégie chinoise ?

Dans une autre partie de ses propos, le diplomate en chef iranien a exprimé sa gratitude au président du Tadjikistan, Emomali Rahmon, pour son aide à la libération de deux prisonniers iraniens au Tadjikistan.

De son côté, le ministre tadjik des Affaires étrangères Sirajuddin Mehralddin a salué l’approche de la République islamique d’Iran envers les développements de la région, en particulier en Afghanistan, sans manquer de souligner la nécessité d’une interaction bilatérale et régionale entre les deux pays.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif est arrivé jeudi en Turquie pour assister au Forum d’Antalya sur la Démocratie. Au cours des deux derniers jours, il a rencontré un certain nombre de responsables étrangers, dont les ministres des Affaires étrangères d’Irak, du Venezuela, d’Afghanistan, de Croatie, ainsi que le président du Haut conseil pour la réconciliation nationale en Afghanistan, Abdullah Abdullah, et le chef de la politique étrangère de l’UE, Joseph Borrell.

M. Zarif est attendu demain matin à la première réunion trilatérale des ministres des Affaires étrangères d’Iran, de Turquie et d’Afghanistan.

S’exprimant en marge de la réunion de ce samedi, Zarif a déclaré qu’un accord serait probablement conclu avant la fin du gouvernement de M. Rohani, faisant référence au processus actuel des pourparlers de Vienne destinés à relancer le PGAC.

Pacte sino-iranien: la réaction russe?

Pacte sino-iranien : la réaction russe ?

Un pacte stratégique Chine-Iran inquiète-t-il la Russie ?

Le Forum d’Antalya s’est ouvert vendredi 18 juin par un discours du président turc Recep Tayyip Erdogan.

De nouvelles opportunités de paix et de coopération dans le Caucase du Sud, le renforcement de la solidarité régionale, la coopération régionale en Asie, les relations avec l’Afrique, les questions du Moyen-Orient et du golfe Persique, les relations transatlantiques, la question des réfugiés et migrants, la diplomatie économique et le commerce, les communications et de fausses informations dans le monde virtuel sont parmi les plus importantes questions qui seront discutées lors du Forum d’Antalya.

Ce faisant, dans un article intitulé « Comment la Russie, la Chine et l’Iran façonneront l’avenir de l’Afghanistan ? », le Think tank américain The Atlantic Council dont le siège se trouve à Washington a écrit que « l’accord bilatéral Chine-Iran et le partenariat global Chine-Russie créent les conditions d’un partenariat triangulaire entre les trois pays, qui pourrait déterminer l’architecture de sécurité de la région ».

Selon The Atlantic Council, la Chine, la Russie et l’Iran vont probablement utiliser l’Afghanistan, comme champ de bataille pour leur compétition stratégique avec les États-Unis. De plus, sachant que l’Afghanistan sera confronté à une instabilité à long terme, ces pays craignent que cela ne présente pour eux des menaces transnationales.

« Dans un tel contexte, un partenariat américain continu avec l’Afghanistan à travers le développement et la diplomatie, le partage de renseignements et d’autres formes de coopération empêcherait l’Afghanistan de devenir un port pour les terroristes et permettrait à Washington de maintenir une base dans la région pour contrer ses rivaux régionaux. Pour maintenir l’ordre régional, la diplomatie multilatérale devrait procéder avec l’engagement des États-Unis - et non l’abandon - de la région », poursuit l’article.

En outre, ajoute l’article, le processus de paix devrait inclure l’Iran, la Russie et la Chine afin qu’ils puissent négocier leurs intérêts avec les factions politiques afghanes et offrir leurs ressources pour faire avancer la paix et la stabilité en Afghanistan. Cela servira en fin de compte les intérêts économiques et de sécurité de tous.

Un pacte militaire Iran-Afghanistan?

Un pacte militaire Iran-Afghanistan?

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/19/660437/Iran-Tadjikistan-Afghanistan-Russie-Chine-Turquie

 

AFGHANISTAN : LA STRATEGIE CHINOISE?

Par Le 04/06/2021

Pékin pourra contrer la métastase US en Asie centrale

Friday, 04 June 2021 6:10 PM  [ Last Update: Friday, 04 June 2021 6:11 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La Chine exhorte à resserrer les liens avec l'Afghanistan alors que le retrait américain se profile. (Illustration)

Le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré que Pékin souhaitait renforcer la coopération régionale avec l’Afghanistan après le retrait des États-Unis.

S'exprimant lors d'une réunion trilatérale des ministres afghan, pakistanais et chinois des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a appelé au renforcement de la coopération régionale après le retrait des troupes de l'OTAN dirigées par les États-Unis d'Afghanistan.

Il a également souligné la nécessité de renforcer la coopération entre les trois pays après le retrait des troupes étrangères d'Afghanistan afin d'assurer la stabilité dans le pays.

Le diplomate chinois a réitéré la nécessité d'un retrait régulier et responsable des troupes étrangères d'Afghanistan, appelant à prévenir la détérioration de la situation sécuritaire et à ne pas permettre que les groupes terroristes reprennent le contrôle du pays.

Iran/Chine/Pakistan: les USA, piégés?

Iran/Chine/Pakistan: les USA, piégés?

Le lancement des marchés frontaliers communs irano-pakistanais et l’ouverture du poste frontalier terrestre entre l’Iran et le Pakistan constituent un tournant dans les relations de deux pays.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré que les trois pays « devaient renforcer la communication et la coopération » dans l'intérêt de l'Afghanistan et de ceux des pays voisins.

« La sécurité et la stabilité de l'Afghanistan et de la région sont confrontées à de nouveaux défis, avec le retrait accéléré des troupes étrangères d'Afghanistan, le processus de paix et de réconciliation en Afghanistan affecté et les conflits armés et les activités terroristes devenant plus fréquentes », a déclaré Wang, cité par Xinhua. 

Les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont souligné lors de la réunion que les groupes terroristes des zones sous leur contrôle ne devraient pas être autorisés à agir contre la sécurité d'autres pays.

Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, les trois parties sont parvenues à un consensus en huit points, qui comprenait des accords pour faire avancer le processus de paix et « accueillir les talibans dans le courant politique dominant » ; renforcer la confiance et les relations politiques, la Chine jouant « un rôle positif dans l'amélioration et le développement des relations entre l'Afghanistan et le Pakistan » ; approfondir la coopération de la Ceinture et la Route et élargir les liens économiques et commerciaux ; et renforcer les efforts de lutte contre le terrorisme.

Ces dernières années, la Chine a intensifié son engagement non seulement avec l'Afghanistan et le Pakistan, mais aussi en Asie centrale, en particulier au Tadjikistan, avec les questions de sécurité au premier plan.

La réunion trilatérale était la quatrième du genre et les Chinois ont souligné qu'ils visaient à la fois à approfondir le dialogue et à se rencontrer « dès que possible ».

Russie: les USA déclarent la guerre

Russie: les USA déclarent la guerre

Les États-Unis envisagent de déplacer leurs troupes d'Afghanistan

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/04/658266/Chine-Afghanistan-OTAN-USA-Pakistan

RETRAIT US D'AFGHANISTAN : UNE MEGA IMPOSTURE !

Par Le 29/04/2021

Déploiement de missiles tactiques US aux portes de l'Iran, de la Chine et de la Russie

Thursday, 29 April 2021 2:03 PM  [ Last Update: Thursday, 29 April 2021 2:00 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des soldats américains dans la province de Helmand en Afghanistan, le 2 juillet 2009. @AFP

L'USS Eisenhower, des B-52 et des missiles balistiques tactiques à déployer en Afghanistan: avouons que l'arsenal que le Pentagone de LIyod Austin compte déployer pour "assurer le retrait sain et sauf" des troupes US d'Afghanistan a quelque chose de bien disproportionné. A quoi joue l'Amérique? Plus d'un analyste y verrait une tentative destinée à inverser la donne militaire dans une Asie de l'ouest où les drones font désormais le poids autant que les chasseurs sophistiqués US. 

les missiles US en Afghanistan!

les missiles US en Afghanistan!

Le commandement central des forces armées américaines a fait état de sa décision d’installer des missiles balistiques tactiques en Afghanistan afin de sout...

C'est ainsi que l'armée américaine a annoncé qu'elle déploierait des lance-missiles balistiques tactiques en Afghanistan sous le prétexte de faciliter le retrait des troupes de ce pays. Citant le Commandement central des États-Unis (CentCom), l’agence de presse Sputnik a rapporté : « Des systèmes de missile d'artillerie à haute mobilité seront transférés depuis le Koweït à l’Afghanistan pour soutenir le retrait des troupes américaines ».

Pendant le processus de retrait de 2500 GI’s d'Afghanistan, le nombre de militaires stationnés dans le pays devrait augmenter dans les premiers stades, puisque l'infrastructure résultant de la guerre de 20 ans en Afghanistan doit être coordonnée dans le sens de l'évacuation des forces US.

Afghanistan : Biden se retire ?

Les États-Unis ont, officiellement, annoncé le retrait de leurs troupes d'Afghanistan, suivie de celles de l'OTAN. Est-ce la crainte d'une « irakisation »...

Pars Today / 15 avr.

Alors un retrait ou une manœuvre de diversion? C'est la presse US qui répond : “le Pentagone, les agences d’espionnage américaines, et les Alliés occidentaux sont en train de mettre au point des plans pour déployer dans la région une force moins visible mais encore puissante, comprenant des drones, bombardiers à longue portée et réseaux d’espionnage selon l’ordre de Biden, rapporte encore le New York Times. "Ainsi les USA retirent leurs 2 500 soldats,  mais le Pentagone a actuellement en Afghanistan environ 1 000 militaires en plus de ceux publiquement reconnus, appartenant à des forces spéciales sous les ordres du Pentagone et de la CIA », auxquels s’ajoutent plus de 16 000 mercenaires US qui pourraient être employés pour entraîner les forces gouvernementales afghanes.

But officiel du nouveau plan stratégique? « Empêcher que l’Afghanistan ne ré-émerge comme base terroriste pour menacer les États-Unis ». Le but réel demeure celui d’il y a vingt ans : avoir une présence militaire forte dans cette aire au carrefour entre le Moyen-Orient, l’Asie centrale, méridionale et orientale, de première importance stratégique surtout à l’encontre la Russie et de la Chine et évidemment l'axe de la Résistance. Et comment? 

Une Résistance afghane se pointe à l'horizon

Comment le peuple afghan a-t-il gagné contre l

PressTV / French / 17 avr.

Financer carrément les Talibans de façon à en faire un vecteur de tension à la fois contre la Chine, l'Iran et la Russie ; le secrétaire d’État Antony Blinken et propose que les États-Unis reconnaissent officiellement et financent les Talibans, car de cette façon « après avoir pris le pouvoir, partiellement ou totalement, ils pourraient gouverner moins durement pour obtenir la reconnaissance et le soutien financier des puissances mondiales ».

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/29/651562/Afghanistan--pr%C3%A9sence-moins-visible-de-l%E2%80%99US-Army

MANLIO DINUCCI : AFGHANISTAN, LE PLAN USA D’UNE NOUVELLE CATASTROPHE

Par Le 27/04/2021

L’Art de la guerre

 

Afghanistan, le plan USA d’une nouvelle catastrophe

 

Manlio Dinucci

 

  Le général Scott Miller, commandant des forces USA et alliées en Afghanistan, a annoncé le 25 avril le début du retrait des troupes étrangères qui, selon la décision du président Biden, devrait être terminé pour le 11 septembre. Les USA terminent-ils ainsi la guerre menée pendant quasiment vingt ans ?  Pour le comprendre, il convient avant tout de faire un bilan des résultats de la guerre. Le bilan en vies humaines est en grande partie inquantifiable : les “morts directes” chez les militaires étasuniens se monteraient à environ 2.500, et les blessés graves à plus de 20.000. Les contractors (mercenaires des USA) tués seraient environ 4.000, plus un nombre non précisé de blessés. Les pertes chez les militaires afghans se monteraient à environ 60.000. Les morts de civils sont de fait incalculables : selon les Nations Unies, elles auraient été environ 100.000 en dix seules années. Impossible de déterminer les “morts indirectes” de pauvreté et maladies, provoquées par les conséquences sociales et économiques de la guerre.

 

   Le bilan économique est relativement quantifiable. Pour la guerre -documente le New York Times sur la base des données élaborées par la Brown University- les USA ont dépensé plus de 2.000 milliards de dollars, auxquels s’ajoutent plus de 500 pour l’assistance médicale aux anciens combattants. Les opérations guerrières ont coûté 1.500 milliards de dollars, mais le montant exact reste “opaque”. L’entraînement et armement des forces gouvernementales afghanes (plus de 300 mille hommes), ont coûté 87 milliards. Pour “l’aide économique et la reconstruction” ont été dépensés 54 milliards de dollars, en grande partie gaspillés à cause de la corruption et de l’inefficacité, pour “construire des hôpitaux qui n’ont soigné aucun patient et des écoles qui n’ont enseigné à aucun étudiant, et qui parfois n’existaient même pas”. Pour la lutte contre la drogue ont été dépensés 10 milliards de dollars, avec le résultat suivant : la surface cultivée en opium a quadruplé, si bien qu’elle est devenue la principale activité économique de l’Afghanistan, lequel fournit aujourd’hui 80% de l’opium produit illégalement dans le monde. Pour financer la guerre en Afghanistan, les “États-Unis se sont lourdement endettés : ils ont dû ainsi payer jusqu’à présent, toujours en argent public, 500 milliards de dollars, qui en 2023 grimperont à plus de 600. En outre, pour les militaires USA qui ont ramené des blessures graves et un handicap des guerres en Afghanistan et Irak, ont été dépensés jusqu’à présent 350 milliards de dollars, qui monteront dans les prochaines décennies à 1.000 milliards, dont plus de la moitié pour les conséquences de la guerre en Afghanistan.

 

  Le bilan politico-militaire de cette guerre, qui a versé des fleuves de sang et brûlé d’énormes ressources, est catastrophique pour les USA, sauf pour le complexe militaro-industriel qui a réalisé avec elle d’énormes profits. “Les talibans, qui sont devenus de plus en plus forts, contrôlent ou se disputent une grande partie du pays”, écrit le New York Times. Alors, le secrétaire d’État Blinken et d’autres proposent que les États-Unis reconnaissent officiellement et financent les talibans, car de cette façon “après avoir pris le pouvoir, partiellement ou totalement, ils pourraient gouverner moins durement pour obtenir la reconnaissance et le soutien financier des puissances mondiales”.

 

  En même temps, rapporte le New York Times, “le Pentagone, les agences d’espionnage américaines, et les Alliés Occidentaux sont en train de mettre au point des plans pour déployer dans la région une force moins visible mais encore puissante, comprenant des drones, bombardiers à longue portée et réseaux d’espionnage”. Selon l’ordre de Biden, rapporte encore le New York Times, les USA retirent leurs 2.500 soldats, “mais le Pentagone a actuellement en Afghanistan environ 1.000 militaires en plus de ceux publiquement reconnus, appartenant à des forces spéciales sous les ordres du Pentagone et de la CIA”, auxquels s’ajoutent plus de 16.000 mercenaires USA qui pourraient être employés pour entraîner les forces gouvernementales afghanes. But officiel du nouveau plan stratégique : “empêcher que l’Afghanistan ne ré-émerge comme base terroriste pour menacer les États-Unis”. Le but réel demeure celui d’il y a vingt ans :  avoir une présence militaire forte dans cette aire au carrefour entre Moyen-Orient, Asie centrale, méridionale et orientale, de première importance stratégique surtout à l’encontre de Russie et Chine.

 

Édition de mardi 27 avril 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/afghanistan-il-piano-usa-di-una-nuova-catastrofe/ 

Traduit de l’italien par M-A P

AFGHANISTAN : LA PEUR DE LA RESISTANCE AFGHANE FAIT FUIR LES USA

Par Le 17/04/2021

 

Une Résistance afghane se pointe à l'horizon

Saturday, 17 April 2021 4:24 PM  [ Last Update: Saturday, 17 April 2021 5:02 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des forces américaines en Afghanistan. ©AP

Biden admet sa défaite et lève les drapeaux de la reddition en Afghanistan. Comment le peuple afghan a-t-il gagné contre l'Amérique dans sa plus longue guerre, s’interroge Rai Al-Youm.

Le rédacteur en chef de Rai Al-Youm Abdel Bari Atwan a écrit dans un article que « le président américain a mis fin à 20 ans de guerre en Afghanistan et a décidé de retirer toutes ses forces avant le vingtième anniversaire des attentats du 11 septembre et admettre sa défaite dans la guerre.

« Enfin, après vingt ans de guerre en Afghanistan, le président américain Joe Biden a décidé de hisser les drapeaux blancs de la reddition «teintés» par le sang de plus de 2 400 soldats morts et 21 000 blessés, et de retirer toutes les forces de son pays (3 500 soldats), avant le vingtième anniversaire des attentats du 11 septembre et de reconnaître officiellement la défaite », souligne Atwan.

Karabakh: le feu s'étend à la Chine?

 

PressTV / French / 1 nov. 2020

Selon le journal en langue arabe, ce grand acquis, qui n'est pas moins important que la défaite de l'Amérique au Vietnam, n'aurait pas été possible sans la patience des Afghans et leur résistance continue à l'occupation américaine, et le soutien des voisins, en particulier du Pakistan, à leur fournir des armes et de l'argent.

« La guerre en Afghanistan, qui a été la plus longue guerre des États-Unis, et qui a coûté au contribuable américain plus de deux mille milliards de dollars, nous rappelle le retrait des Américains du Sud-Vietnam pour s'échapper, et l'entrée des forces « Viet Cong » dans la capitale Saïgon, soulevant le signe de la victoire et ses drapeaux, et nous ne sommes pas exclus de la répétition de la même scène après un autre retrait ; le retrait des forces de l'OTAN, y compris les forces américaines, en septembre prochain, l'entrée des forces taliban dans la capitale, Kaboul, et l’annonce de la création de l'émirat islamique d'Afghanistan, comme le confirment la plupart des indicateurs, sinon tous », précise l’article.

« La phrase la plus vraie que Biden a prononcée dans son discours de mercredi soir est celle dans laquelle il a déclaré: «Je suis le quatrième président américain à vivre cette guerre, et je ne la céderai pas au cinquième président qui recevra le pouvoir après moi. Mais il n’a pas dit qu’il avait réalisé ce que les présidents précédents n’avaient pas compris, à savoir l’impossibilité de conquérir la volonté des peuples, de poursuivre leur occupation par la force d’avions, de missiles et de mercenaires, et de commettre des massacres contre des Afghans innocents », peut-on lire dans l’article d’Atwan.

Afghanistan : Biden se retire ?

Le président américain et ses alliés européens ont annoncé le retrait officiel de leurs troupes restantes d’Afghanistan.

PressTV / French / 15 avr.

« Ce qui est certain, c'est que l'achèvement du retrait américano-OTAN en septembre prochain créera un vide qui sera comblé par une guerre civile sanglante, alors que le gouvernement du président Ashraf Ghani tentera de lutter pour survivre au pouvoir, en s'appuyant sur 300 mille Afghans et soldats entraînés et armés par l'OTAN au cours des vingt dernières années. Une guerre qui ne se prolongera peut-être pas, et les forces talibanes, qui contrôlent pratiquement 70 % du territoire afghan, entreront dans la capitale, Kaboul, comme elles y sont entrées pour la première fois en automne 1996, en levant leurs drapeaux sur le palais présidentiel », nous rappelle Atwan. 

L'Arrogance américaine a reçu un « coup de poing fatal » en Afghanistan, tout comme des coups de poing similaires en Irak, en Syrie et au Yémen, et bientôt en Palestine occupée. Une nouvelle mondialisation qui renversera Washington et son dollar du trône du monde.

Rai Al-Youm souligne que « l'Afghanistan et le Yémen sont deux pays faciles à occuper, mais il est impossible d'y rester, et il n'y a pas moyen de s'en sortir qu’avec une défaite humiliante, non pas à cause de leur difficile nature géographique montagneuse, mais aussi en raison de la patience de leur peuple et de la forte volonté de résistance, d'adhésion à la dignité et à la fierté des âmes, et nous vous renvoyons aux livres d’histoire et aux échecs des Britanniques et des Ottomans dans les vallées et les montagnes des deux pays ».

Afghanistan: les USA lâchent prise?

 

PressTV / French / 14 oct. 2020

D’après Abdel Bari Atwan, l'Amérique a vaincu les Russes en Afghanistan en recrutant des extrémistes, et a pris sa revanche sur sa défaite au Vietnam, et par cela il a frappé le plus gros clou dans le cercueil de l'empire soviétique, et tente de répéter le même scénario en Chine maintenant, mais elle ne réussira pas, car le monde a changé, et l’ennemi n’est plus l’ancien ennemi et les outils américains sont vieux, rouillés et inefficaces.

« Nous espérons que « certains » Arabes apprendront que le prix de la résistance est beaucoup moins cher que celui de la reddition à l'Amérique et à ses complots. Le temps des défaites en série des Etats-Unis a commencé et Biden supplie le président Vladimir Poutine de le rencontrer, retirant ses navires de guerre de la mer Noire, offrant à l'Iran des concessions inimaginables dans les pourparlers de Vienne », conclut l’article.

Pékin veut vaincre les USA en Asie centrale

La Chine cherche à développer sa présence en Asie centrale par le biais des négociations pour la paix en Afghanistan, afin de porter préjudice à la domination américaine dans cette région.

PressTV / French / 3 févr. 2019

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/17/649687/USA-Afghanistan-Biden-retrait-Otan-Chine

AFGHANISTAN : DES FRAPPES ANTI-US DES TALIBANS IMMINENTES

Par Le 28/03/2021

Deal US/Taliban bientôt rompu

Sunday, 28 March 2021 10:52 AM  [ Last Update: Sunday, 28 March 2021 10:52 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les talibans mettent en garde les États-Unis contre le non-respect de l'accord de Doha. (Illustration)

S’adressant notamment aux États-Unis, les talibans ont mis garde contre le non-retrait des forces étrangères d’ici le 1er mai prévu dans l’accord de Doha.

Les talibans ont déclaré dans un communiqué que le non-retrait militaire d'Afghanistan constituait une violation de l'accord de Doha par les États-Unis et que nous devons continuer à lutter contre les forces d’occupations jusqu’à la libération de l’Afghanistan, a rapporté l’agence de presse Tasnim ce samedi 27 mars.

Le communiqué de poursuivre que le président américain Joe Biden a fait de vagues déclarations sur la mise en œuvre de l'accord de Doha et le retrait des troupes étrangères d’Afghanistan.

Lire aussi : "Washington n'a pas le statut juridique pour décider du sort des Afghans" (Iran)

Accusant certains États membres de l'OTAN de vouloir continuer à occuper l’Afghanistan, le communiqué ajoute que l'Accord de Doha [entre les États-Unis et les Taliban] est un moyen raisonnable et rapide de mettre fin à la guerre de 20 ans entre l'Afghanistan et les États-Unis et mais aussi pour parvenir à la paix et stabilité dans le pays.

Soulignant le respect de leurs engagements dans le cadre de l’accord de Doha, le communiqué a exhorté les États-Unis à faire de même, mais aussi à ne pas manquer cette opportunité historique sur la base de mauvais conseils et les motivations va-t-en-guerre.

Le communiqué a également averti que si les troupes étrangères ne quittaient pas l'Afghanistan, les talibans seraient amenés à défendre la religion et à poursuivre le djihad au nom du peuple afghan.

Le communiqué conclu que l'Afghanistan est la patrie des Afghans et que personne n’est en droit de leur imposer un système quelconque depuis l’extérieur.

Selon l'accord de Doha entre les talibans et les États-Unis, toutes les troupes étrangères doivent quitter l'Afghanistan d'ici le 1er mai de l’année en cours.

Les Talibans trahis par Biden

Les Talibans trahis par Biden

Les frappes aériennes américaines ont ciblé les talibans dans la province de Kandahar.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/27/648187/Taliban-frappe-anti-US-imminente%C2%A0

AFGHANISTAN : QUELQUES 500 CAMIONS-CITERNES DETRUITS PAR UN INCENDIE A LA FRONTIERE IRANIENNE

Par Le 14/02/2021

Des centaines de camions-citernes détruits dans un incendie à la frontière iranienne

 Depuis 2 heures  14 février 2021

Les camions ont été totalement incendiés par les frappes saoudiennes

Les camions ont été totalement incendiés par les frappes saoudiennes

 Afghanistan - Monde islamique

 

Des colonnes de flammes et de fumée incendie en Afghanistan, à l’un des plus importants postes-frontières avec l’Iran, où des camions-citernes ont brûlé. Images obtenues par Reuters d’une tierce partie

Plusieurs centaines de camions-citernes ont été détruits samedi dans un incendie en Afghanistan à l’un des plus importants postes-frontières avec l’Iran, causant des millions de dollars de pertes, ont annoncé des responsables dimanche.

Selon le chef de la chambre de commerce de Herat (ouest de l’Afghanistan), Younus Qazi Zada, ce sont quelque 500 camions qui ont été détruits dans l’immense brasier, soit une perte d’environ 50 millions de dollars, « mais un chiffre plus précis sera disponible dans les prochains jours ».

Plus tôt, Jailani Farhad, porte-parole de gouverneur de la province de Herat, avait indiqué après s’être rendu sur les lieux qu’au moins « entre 100 et 200 camions ont été détruits ». « Nous avons besoin de plus de temps pour déterminer l’ampleur des dommages », avait-il dit.

Environ vingt blessés ont été emmenés à l’hôpital à la suite de l’incendie, qui a débuté samedi en début d’après-midi au poste-frontière d’Islam Qala, a ajouté M. Farhad, un chiffre confirmé par des responsables de santé. Alors que les pompiers s’employaient à éteindre le feu, des pilleurs se sont introduit sur les lieux, a aussi raconté M. Zada. « Malheureusement, des voleurs sans vergogne ont pillé un grand nombre de biens », a-t-il ainsi dénoncé.

Samedi soir, des vidéos postées en ligne montraient l’incendie gigantesque et les énormes nuages d’épaisse fumée noire qui s’élevaient dans le ciel. Un photographe de l’AFP qui s’est rendu sur les lieux de l’incendie dimanche a décrit des flammes et de la fumée flottant toujours au-dessus des carcasses calcinées des véhicules.

Les forces de sécurité ont ouvert dimanche le feu sur un véhicule, tuant un homme, car le conducteur ne s’était pas arrêté à un poste de contrôle établi pour protéger le bureau de douane des pilleurs. Des centaines de personnes se disant propriétaires de camions se sont rassemblées autour du cordon de police dans l’espoir de s’approcher du site de l’incendie.

Selon le ministère des Finances, se référant à des premiers rapports, le feu aurait pris dans un camion. Une délégation a été envoyée de Kaboul pour enquêter, a encore précisé le ministère. Une grande partie de la province de Herat n’avait pas d’électricité dimanche, car des lignes électriques ont été endommagées.

Fuites vers l’Iran

Islam Qala est l’un des plus importants passages frontaliers d’Afghanistan. Kaboul a reçu une exemption de la part de Washington lui permettant d’importer de l’essence et du gaz iraniens malgré les sanctions américaines.

La frontière « était ouverte pour les camions, voitures et personnes fuyant l’incendie vers l’Iran », a raconté Saeed Khatibzadeh, porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien. Selon le vice-président afghan Amrullah Saleh, des centaines de camions ont pu entrer en Iran pour se mettre à l’abris. Des pompiers afghans et iraniens sont toujours sur les lieux, a précisé M. Farhad.

Prenant avantage de la situation, les talibans ont attaqué samedi un poste de sécurité voisin pendant l’incendie, a-t-il déploré. Ces derniers attaquent régulièrement les camions-citernes qu’ils soupçonnent d’approvisionner les troupes étrangères en Afghanistan.

En 2014, les insurgés ont revendiqué une attaque près de Kaboul qui a détruit plus de 200 camions-citernes mais rien n’indique que le groupe soit responsable de l’incendie de samedi. Des forces de sécurité ont tout de même été déployées autour du poste-frontière.

Malgré les pourparlers de paix entre les talibans et Kaboul ouverts en septembre à Doha, pas une journée ne se passe dans le pays sans une explosion, des attaques contre les forces gouvernementales ou un assassinat ciblé. Ces négociations inter-afghanes sont aujourd’hui au point mort.

Sitôt le président des Etats-Unis Joe Biden entré en fonction, son administration a ordonné un réexamen de l’accord signé avec les talibans en février 2020 à Doha, qui prévoit le retrait total des forces américaines d’Afghanistan d’ici le 1er mai.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/2009009

AFGHANISTAN : LA CIA FRAPPEE

Par Le 14/01/2021

Les agents de la CIA visés en Afghanistan

Thursday, 14 January 2021 7:17 PM  [ Last Update: Thursday, 14 January 2021 7:17 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Explosion près du camp Chapman dans la province de Khost en Afghanistan. ©AFP/Archives

La base de la CIA dans la province de Khost en Afghanistan, appelée « Camp Chapman », a été la cible d'un attentat suicide, au début du mois de décembre. Cet incident meurtrier n'avait pas été rapporté et confirmé par les responsables afghans et américains.

C'est le magazine américain Foreign Policy qui a révélé l'attaque. Il rapporte que quatre forces de sécurité de la province de Khost formées par la CIA, trois autres soldats afghans et six civils ont été tuées. Les faits ont été dissimulés par les médias locaux et internationaux. 

« Malgré les demandes, ni Washington ni la mission de l'OTAN en Afghanistan n'ont fourni d'informations sur l'attaque. Immédiatement après l'incident, l'armée afghane et la police de Khost n'ont pas été autorisés à accéder aux lieux de l'attentat », explique le magazine. 

Le ministère afghan de l'Intérieur ne détient aucun document et le porte-parole du gouverneur de Khost a déclaré que les forces affiliées à la CIA n'ont partagé aucune de leurs informations sur l'explosion.

Afghanistan: Base US criblée de missiles

Afghanistan: Base US criblée de missiles

Cinq roquettes ont été tirées samedi sur la base aérienne américaine de Bagram (nord-est) en Afghanistan.

Michael Kogelman, chercheur à l'Institut Wilson, a déclaré à ce propos que « les États-Unis retirent leurs troupes d'Afghanistan alors que leurs bases sont toujours ciblées dans ce pays et que le peuple américain n'a pas le droit d'en être informé. L'administration Trump cherche à montrer que c’est à la suite de l’accord de paix qu'elle quitte l'Afghanistan, mais cette attaque vient saper cette image. Nous parlons ici d'une attaque meurtrière contre la base américaine, alors qu’en vertu de l'accord avec les talibans, les forces américaines ne doivent pas être ciblées ». 

« Vers 15 heures, le 2 décembre 2020, un véhicule blindé Humvee a explosé dans le parking de la base, une explosion qui a été entendue dans toute la ville », précise le magazine.

Aucun groupe n'a revendiqué l'attaque et malgré les demandes de Foreign Policy, le porte-parole des talibans a refusé de faire de commentaire.

Lire aussi : Le Pentagone se retire de l’Afghanistan pour s’implanter au Tadjikistan

Le personnel de la base a confirmé que les troupes américaines étaient présentes à Chapman au moment de l'attaque, et un responsable du ministère de l'Intérieur afghan a déclaré que suite à l’attentat, des enquêteurs criminels de la base de Bagram sont arrivés sur les lieux.

Retrait US d’Afghanistan: une «blague» (Russie)

Retrait US d’Afghanistan: une «blague» (Russie)

« Il y a trop de bruit sur les déclarations de Trump sur le retrait accéléré des troupes d’Afghanistan, alors qu’il est en fait peu probable que cela change de manière significative la situation sur le terrain », a déclaré le représentant spécial du président Poutine pour l’Afghanistan.

Kogelman a poursuivi : « Si l'attaque est menée par les talibans, c'est une violation flagrante de l'accord USA/taliban. Le texte de l'accord est très clair : les talibans ne menaceront pas les forces américaines en Afghanistan. »

Lire aussi : Les troupes US évacuées de 5 bases en Afghanistan ? Oui, mais...

L'attaque contre le camp Chapman n'est pas la première attaque contre les forces américaines depuis la signature d’un accord de paix avec les talibans. Début juin, le New York Times a rapporté que les talibans avaient tiré des roquettes sur le camp de Bastion et le camp Dwyer dans la province d'Helmand, mais cela n’a pas été confirmé par les autorités américaines.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/14/643035/Afghanistan-la-CIA-frappee

AFGHANISTAN : HAUSSE MASSIVE DES VICTIMES CIVILES TUEES PAR DES RAIDS AMERICAINS PENDANT LE MANDAT DE TRUMP

Par Le 08/12/2020

Afghanistan: hausse «massive» des victimes civiles tuées par des raids américains depuis 2017

Afghanistan: hausse «massive» des victimes civiles tuées par des raids américains depuis 2017

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Par AlAhed avec AFP

La multiplication des raids aériens américains en Afghanistan pendant le mandat de Donald Trump a provoqué une hausse «massive» du nombre de victimes civiles depuis 2017, selon une étude rendue publique lundi.

Les États-Unis ont choisi en 2017 de lever les restrictions imposées jusque-là aux forces américaines en Afghanistan pour mener des frappes aériennes contre les talibans, «ce qui a conduit à une hausse massive des victimes civiles», indique cette étude de l'Institut Watson pour les relations internationales de l'université Brown (Rhode Island).

Entre 2016, la dernière année de l'administration Obama, et 2019, dernière année pleine de l'administration Trump, le nombre de civils tués par des raids aériens a augmenté de 330%, précise le document qui se base sur des chiffres de la mission de l'ONU en Afghanistan.

En 2019 seulement, 700 civils afghans ont été tués dans des bombardements, le bilan annuel le plus élevé depuis 2001 et 2002, premières années de la guerre en Afghanistan, selon cette étude.

«Les États-Unis ont en partie multiplié les frappes aériennes parce qu'ils avaient moins de troupes sur le terrain, mais aussi parce qu'ils considèrent (...) que c'est efficace pour amener l'ennemi à la table des négociations», a noté Neta Crawford, co-directrice du projet «Cost of War» à l'université de Brown.

De fait, il y a eu plus de bombes larguées en 2018 et 2019 qu'au plus fort de la présence militaire américaine en Afghanistan en 2011, a-t-elle ajouté.

Depuis «l'accord de paix» signé entre les États-Unis et les talibans en février 2020, c'est l'armée afghane qui a pris le relais et multiplié les frappes aériennes pour faire pression sur les talibans.

Depuis, l'armée de l'air afghane a fait «plus de victimes civiles que jamais dans son histoire», indique l'étude.

Pendant les six premiers mois de l'année, 86 civils afghans ont été tués et 103 blessés dans des frappes aériennes de l'armée afghane.

Au troisième trimestre, alors que le gouvernement et les talibans négociaient à Doha, le bilan a atteint 70 morts et 90 blessés.

«Tant qu'il n'y a pas de cessez-le-feu, les deux parties chercheront à obtenir un avantage tactique pendant les négociations. Il est probable que le bilan en vies humaines s'aggravera», conclut l'étude.

https://french.alahednews.com.lb/37865/341

ACCORD CHINE/IRAN : LE PREMIER IMPACT TOMBE

Par Le 03/12/2020

Afghanistan : l’arrivée d’une première cargaison d’exportation d’Iran

Thursday, 03 December 2020 5:41 PM  [ Last Update: Thursday, 03 December 2020 6:20 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le train transportant le premier envoi de marchandises d'exportation iraniennes vers la province de Herat en Afghanistan, le 2 décembre 2020. (Bureau de presse du gouverneur de Herat)

La première cargaison d’exportation de provenance d’Iran est arrivé en Afghanistan via le chemin de fer Khawf-Herat tant attendu, qui devrait être officiellement inauguré dans les prochains jours pour stimuler le commerce afghan. Situé sur les frontières orientales de l’Iran, le chemin de fer reliera l'Afghanistan aux pays asiatiques et européens via l’Iran.

Cité par l'IRNA, un responsable local a déclaré hier, mercredi 2 décembre, que la première cargaison iranienne avec à sa charge 500 tonnes de ciment est arrivée en Afghanistan via le chemin de fer Khawf-Herat.

L’envoi a été expédié à titre d’essai afin d’identifier les problèmes et difficultés éventuels sur cette route, selon Jilani Farhad, le porte-parole du gouverneur de Herat.

Le chemin de fer, qui doit être ouvert dans moins de 10 jours par les hauts fonctionnaires des deux pays, reliera l'Afghanistan à l'Europe via le réseau ferroviaire Iran-Turquie mais aussi aux ports du sud de l’Iran, à l'Asie centrale et au Caucase, voire à l’Irak. 

Les citoyens afghans qui regardaient l'arrivée du train, ont dit qu'ils étaient « très heureux de voir un train dans leur lieu de vie pour la première fois ».

Lire aussi : Daech en Afghanistan : Iran/Russie sauront dissocier l’Inde des USA ?

Ils ont dit qu'ils coopéraient  « de tout cœur » avec les forces de sécurité afghanes pour assurer la sécurité de la voie ferroviaire et les envois d'exportation, estimant que le chemin de fer va certainement améliorer les conditions économiques des Afghans.

Le projet de chemin de fer est composé de quatre tronçons mesurant chacun 76 km de long : l'un de Khawf à Sangan en Iran et le second de Sangan au poste-frontière Chah-Sorkh, a précisé le porte-parole afghan.

Jilani Farhad a déclaré que la troisième partie, longue de 62 km, s'étend de Chah-Sorkh à Rozanak (ou Rahzanak) en Afghanistan. « Ces trois sections ont toutes été financées par l'Iran », a-t-il fait noter.

Lire aussi : Chabahar: l’envoi d’une deuxième cargaison humanitaire de l'Inde vers l’Afghanistan

La dernière partie du projet, qui a longtemps été présentée comme la seule option viable pour bâtir l’économie de l’Afghanistan, s’étend de Rozanak à Herat.

Le chemin de fer s’étendra jusqu’à Chabahar, dans le sud-est de l’Iran, stimulant le commerce de l’Afghanistan et dégelant les projets de son secteur minier pour exploiter ensuite des milliards de dollars de réserves minérales inexploitées.

Lire aussi : Mise en exploitation du corridor Inde-Chabahar-Afghanistan

Selon le gouverneur de la ville de Khawf dans la province de Khorasan-e-Razavi au nord-est de l’Iran, 4 200 milliards de rials ont jusqu’à présent été dépensés pour les trois tronçons du chemin de fer reliant Khawf en Iran à Herat en Afghanistan. Mais compte tenu des évolutions économiques et de l'augmentation des coûts, la valeur du capital investi est aujourd'hui estimée à 20 000 milliards de rials.

« Offrant une capacité d’exportation annuelle de 12 millions de tonnes de marchandises, l'exploitation de la voie ferroviaire Khawf-Herat joue un rôle important dans l'augmentation des exportations et des importations », a-t-il indiqué.

« Le chemin de fer Khawf-Herat contribue à la prospérité économique de l'Afghanistan et le développement des échanges entre l'Iran et ce pays », a-t-il ajouté.

« Avec la mise en place du chemin de fer Khawf-Herat, la chaîne de transport de marchandises et le point de connexion du couloir nord-sud seront achevés », a affirmé le responsable iranien ayant souligné la possibilité de connecter et de transiter les marchandises afghans par le transport ferroviaire vers les eaux libres et la mer d’Oman dans un avenir proche.

« Cet important projet a été achevé grâce aux efforts des experts iraniens qui même après l'exploitation de la ligne ferroviaire Khawf-Herat, s’engageront à former leurs confrères afghans pour une durée de six mois », a-t-il déclaré.

« En mettant en œuvre trois volets de l'important projet ferroviaire de Khawf à Herat, l'Iran a prouvé qu'il continuait de défendre le peuple afghan, qu'il était activement impliqué dans la reconstruction de ce pays et que les intérêts de l’Afghanistan sont liés à ceux de l’Iran », a conclu le responsable iranien.

Iran: la méga erreur de l’Inde?

Iran: la méga erreur de l’Inde?

L’Inde a réfuté l’affirmation des autorités iraniennes selon lesquelles elle ne faisait plus partie du projet ferroviaire Chabahar-Zahedan (sud-est de l’Iran), de hauts responsables indiens affirmant que New Delhi restait «déterminé» à financer et à construire le chemin de fer, qui fait partie intrinsèque du projet portuaire de Chabahar.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/03/639931/Afghanistan-l%E2%80%99arrivee-d%E2%80%99une-premi%C3%A8re-cargaison-d%E2%80%99exportation-d%E2%80%99Iran

 

AFGHANISTAN : L'AUSTRALIE RECONNAIT AVOIR TUE "ILLEGALEMENT" AU MOINS 39 CIVILS AFGHANS

Par Le 19/11/2020

L’Australie reconnaît avoir tué «illégalement» 39 civils en Afghanistan

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Par AlAhed avec AFP

Le plus haut responsable militaire de l'Australie a admis jeudi 19 novembre l'existence de preuves crédibles établissant que ses forces spéciales avaient «tué illégalement» au moins 39 civils afghans et non-combattants, après la publication d'une enquête menée pendant des années.

«Au peuple afghan, au nom de la force de défense australienne, je présente sincèrement et sans réserve mes excuses pour tout acte répréhensible de la part de soldats australiens», a déclaré le général Angus Campbell.

«Certaines patrouilles ont fait fi de la loi, des règles ont été enfreintes, des histoires inventées, des mensonges racontés et des prisonniers tués», a expliqué le chef de l'armée australienne.

Les vingt-cinq membres des forces spéciales accusés de méfait dans vingt-trois incidents ont laissé une «tache» sur leur régiment, sur les forces armées et sur l'Australie, a-t-il ajouté, recommandant des poursuites pour crimes de guerre.

«Ce bilan honteux comprend des cas présumés dans lesquels de nouveaux membres de patrouille ont été contraints de tirer sur un prisonnier afin d'effectuer leur premier meurtre, dans une pratique effroyable connue sous le nom de blooding», a aussi relevé le général Campbell.

Il a par ailleurs demandé la révocation de certaines médailles décernées aux forces d'opérations spéciales qui ont servi en Afghanistan entre 2007 et 2013.

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, plus de 26.000 soldats australiens en uniforme ont été envoyés en Afghanistan pour combattre aux côtés des forces américaines et alliées contre les talibans, «Al-Qaïda» et d'autres groupes extrémistes.

Les troupes de combat australiennes ont quitté le pays en 2013, mais depuis, une série de récits souvent brutaux ont émergé à propos de la conduite des unités d'élite des forces spéciales.

Et depuis, les médias australiens se sont fait l'écho de nombre d'accusations très graves contre les forces australiennes, comme le cas d'un homme qui aurait été abattu pour faire de la place dans un hélicoptère, ou celui d'un enfant de six ans tué lors d'un raid contre une maison.

Le gouvernement avait initialement cherché à fermer les comptes de lanceurs d'alerte faisant état de ces accusations, alors que la police s'en prenait aux journalistes d'investigation les relayant.

L'affaire avait éclaté en 2017, quand la chaîne publique ABC avait publié les «Afghan files», une série d'enquêtes qui accusait les forces australiennes d'avoir tué des hommes non-armés et des enfants en Afghanistan.

La police avait en riposte ouvert une enquête sur deux journalistes d'ABC, Daniel Oakes et Sam Clark, soupçonnés d'avoir eu en leur possession des informations classifiées.

Une perquisition avait même eu lieu l'an passé au siège de la chaîne à Sydney, avant que l'enquête ne soit classée.

https://french.alahednews.com.lb/37585/341

 

AFGHANISTAN : LA CARTE SURPRISE IRAN/RUSSIE

Par Le 05/11/2020

Daech en Afghanistan : Iran/Russie sauront dissocier l’Inde des USA?

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La police afghane en patrouille dans le district de Dand. ©Reuters/Archives

Les pays de la région, dont l’Iran, la Russie et l’Inde, cherchent à reprendre les pourparlers alors que la situation en Afghanistan s’aggrave.

« Une réunion trilatérale entre l’Iran, la Russie et l’Inde sur l’Afghanistan s’est tenue mardi 3 novembre à Moscou, à l’issue de laquelle, les envoyés spéciaux des trois pays se sont dits préoccupés par la montée de l’extrémisme et du terrorisme. Soutenant l’instauration de la paix et de la stabilité en Afghanistan, les parties ont prôné pour la coopération régionale pour consolider la paix dans le pays », a affirmé l’expert des questions du Moyen-Orient, Pir Mohammad Molazehi, lors d’une interview avec l’agence de presse iranienne ISNA.

Lire aussi : Les troupes US évacuées de 5 bases en Afghanistan ? oui mais....

L’expert de poursuivre : « Vu les différends entre la décision du gouvernement afghan et ce que les talibans ont à l’esprit, il va de soi que les pourparlers entre les deux parties sont au point mort. Quant à l’accord initial conclu par les Américains avec les talibans, il s’agit d’une autre question. Mais, force est de constater le nombre d’attentats terroristes lancés tant par les talibans que par Daech, est en augmentation. Revendiqué par Daech, le dernier en date contre l’université de Kaboul a laissé une vingtaine de morts, les étudiants pour la plupart. »

« En tant que pays influents de la région, l’Iran, la Russie et l’Inde font partie du processus de paix en Afghanistan et fournissent donc des efforts dans ce sens. À l’heure qu’il est, la paix en Afghanistan pourrait être traitée par deux aspects ; d’une part, l’influence des pays de la région dans les pourparlers inter-afghans et de l’autre, les Américains qui estiment que les négociations devraient se poursuivre dans le sens de l’accord qu’ils ont conclu avec les talibans », a-t-il indiqué.

« Les talibans participent aux pourparlers qu’exigent l’Iran, la Russie et l’Inde et même le Pakistan et le Qatar, mais tout en intensifiant leurs opérations militaires. Bien que les récentes attaques aient été imputées à Daech, les talibans ne peuvent en aucun cas prétendre qu’ils n’y étaient pour rien », a-t-il fait noter.

Soulignant que l’Iran, l’Inde et la Russie ont des intérêts communs dans le processus de paix en Afghanistan, l’expert iranien a conclu : « Les pays influents de la région tentent de remédier à une crise qui s’aggrave de plus en plus en dans un Afghanistan où le non-rétablissement de la paix menace la sécurité de toute la région, en raison du renforcement de Daech dans le pays. »

EN SINGEANT UN RETRAIT D’AFGHANISTAN, LES USA METTENT LE CAP SUR L’ASIE CENTRALE AVEC EN LIGNE DE MIRE LA CHINE

Par Le 01/11/2020

«En singeant un retrait d'Afghanistan, les USA mettent en effet le cap sur l’Asie centrale »

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Nouveau scénario cauchemardesque US en Asie centrale. (Photo à titre d'illustration)

Dans une note adressée à un correspondant de l'agence de presse iranienne Fars, Alexandre Kniazev, un expert politique russe, a examiné les objectifs en coulisse de la visite du chef du commandement central américain « Centcom » dans les pays d'Asie centrale.

« La visite de Kenneth Mackenzie, commandant des terroristes du Centcom, à Tachkent, Nur-Sultan et Douchanbé devrait faire partie du projet américain visant à faire impliquer davantage des pays de  l'Asie centrale dans le dossier afghan et partant dans le bloc politique Delhi-Kaboul-Tachkent », lit-on dans cette note.

Selon l’expert russe, la coopération militaire des pays de la région avec les États-Unis fait partie d'un projet plus large:

« Quelques jours avant la visite du général américain en Asie centrale, la première réunion trilatérale États-Unis-Afghanistan-Turkménistan a été consacrée à la question de l'adhésion de l'Afghanistan au format «5 + 1» (cinq pays d'Asie centrale et les États-Unis).

L'annonce de la tenue de formats trilatéraux États-Unis-Afghanistan-Ouzbékistan et États-Unis-Afghanistan-Tadjikistan peut également être envisagée.

Le 20 octobre, une délégation ouzbèke dirigée par le vice-Premier ministre Sardor Umurzakov, a rencontré le président afghan, Ashraf Ghani, à Kaboul. Les parties ont discuté d'un large éventail de questions liées à la coopération politique, diplomatique, commerciale et économique, ainsi qu'aux investissements industriels et culturels. Simultanément, le président ouzbèke, Chavkat Mirzioïev a reçu à Tachkent le général Kenneth McKenzie, en visite de travail en Ouzbékistan.

Le russe Kniazev croit que Tachkent sera à même d'assurer ses intérêts en Afghanistan avec des garanties américaines.

L’accueil réservé à Mackenzie par les présidents de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan souligne l'importance que Tachkent et Douchanbé accordent à une telle coopération et interaction.

Ce général américain a également rencontré le ministre kazakh de la Défense Nourlan Yermekbaiev, ce qui traduit les tentatives de Washington pour attirer davantage de pays dans la région pour rejoindre le bloc susmentionné.

Bien sûr, il est clair que Washington n'envisage pas un retrait militaire complet d'Afghanistan. Le nombre d'unités du Pentagone pourrait diminuer dans un proche avenir en Afghanistan et leur rôle sera confié aux sociétés militaires privées, qui sont en fait créées par les États-Unis et sont entièrement sous leur contrôle.

Le but politique de la présence militaire américaine en Afghanistan est d'assurer la formation d'un bloc politique Delhi-Kaboul-Tachkent (dans lequel Tachkent jouera un rôle régional) qui peut influencer la région d'Asie centrale et la région de la mer Caspienne, ainsi que le Xinjiang en Chine. Ce bloc a pour but d’empêcher la mise en œuvre de projets transfrontaliers de «Pékin».

Lire plus:Le corridor martitime anti-sanctions US s'étend 

Zamir Kaboulov, l'envoyé spécial du président russe pour l'Afghanistan, a réaffirmé que le plan de Donald Trump de retirer les troupes américaines d'Afghanistan n'est rien de plus qu'un slogan électoral.

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/01/637670/Etats-Unis-Asie-centrale-Caucase-Chine-Russie-Afghanistan-Ouzb%C3%A9kistan--

 

LE PENTAGONE SE RETIRE DE L'AFGHANISTAN POUR S'IMPLANTER AU TADJIKISTAN

Par Le 30/10/2020

Le Pentagone se retire de l’Afghanistan pour s’implanter au Tadjikistan

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le général américain Kenneth McKenzie, commandant du CentCom, rencontre le président tadjik Emomali Rahmon, le 22 octobre 2020. ©president.tj

En Afghanistan, les Américains ont finalement fait la paix avec le groupe qu’ils voulaient combattre au cours de deux décennies. L’Asie centrale sera-t-elle la prochaine destination des GI’s ?

Nombreux sont les experts et analystes pour qui la présence des États-Unis en Afghanistan ne leur a apporté qu’un échec cuisant, pour autant, Washington n’est toujours pas prêt à renoncer à ses projets en Afghanistan.

Selon les sources concordantes auprès du ministère tadjik des Affaires étrangères, le général McKenzie aurait remis au président Rahmon un plan secret du Pentagone pour établir une coopération avec le Tadjikistan. Les mêmes sources réaffirment que le plan du Pentagone prévoit le déploiement de forces américaines sur une base militaire dans le nord du Tadjikistan et par la suite, l’affaiblissement de la présence militaire de la Chine et de la Russie au Tadjikistan et la lutte contre les groupes terroristes en Asie centrale.

« Lors de cette rencontre, le président a promis au général américain de présenter à Washington, d’ici une vingtaine de jours, une délégation militaire et sécuritaire pour discuter des détails du plan du Pentagone afin que les deux parties puissent signer un accord officiel », ont rapporté les sources qui, ayant requis, l’anonymat, ont ajouté que ces négociations auraient lieu au Qatar, en présence de responsables du Pentagone et du Tadjikistan. 

Par ailleurs, certaines sources ont fait part d’une rencontre entre Yatimov et le général Austin Scott Miller, commandant des forces américaines et de l’OTAN en Afghanistan, lors de laquelle les responsables du Pentagone se seraient opposés au plan du coup d’État de Yatimov pour renverser Emomali Rahmon.

Lire aussi: Lutte antiterroriste : Russie et Tadjikistan entament des exercices conjoints près de l’Afghanistan

Il paraît que la visite éclair du général McKenzie au Tadjikistan, à peine quelques jours après l’annonce de la victoire définitive de Rahmon aux élections présidentielles, vise à imposer au président le cadre des coopérations américano-tadjikes au cours de son nouveau mandat. 
Tous ces rapports pourraient confirmer la décision des Américains de débarquer dans un coin sûr en Asie centrale, un meilleur endroit que l’Afghanistan. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/29/637523/Afghanistan-Tadjikistan-Russie-Etats-Unis-McKenzie

 

TÉMOIGNAGE D'UN JOURNALISTE AFGHAN QUI A VISITE LA REGION OUÏGHOURE DU XINJIANG, EN CHINE

Par Le 29/07/2020

Témoignage d’un journaliste afghan qui a visité la région ouïghoure du Xinjiang

 Depuis 3 heures  29 juillet 2020

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 Asie et Afrique - Chine

 

En décembre 2019, le journaliste afghan Hujjatullah Zia, qui est lui-même musulman, a visité le Xinjiang. Il a pu constater de visu que, contrairement aux allégations des médias occidentaux, les musulmans ouïghours n’étaient pas du tout victimes de génocide ou de mauvais traitements généralisés de la part des autorités chinoises. Au contraire, le gouvernement chinois faisait tout son possible pour améliorer la vie des habitants et les conditions économiques de la région. La répression s’abat uniquement sur les djihadistes de Daesh.

 

Le mausolée ouïgour de Abakh Khoja (1600-1640), région du Xinjiang

Le mausolée ouïgour de Abakh Khoja (1600-1640), région du Xinjiang
Le mausolée ouïgour de Abakh Khoja (1600-1640), région du Xinjiang

Le mausolée ouïgour de Abakh Khoja (1600-1640), région du Xinjiang

Les tensions entre la Chine et les États-Unis se sont intensifiées après le vote en 2019 par la Chambre des représentants de l’«Uighur Human Rights Policy Act». Les médias internationaux et les organisations de défense des droits humains prétendent que la Chine persécute la communauté ouïghoure et viole ses droits humains et ses croyances religieuses, allégations que Pékin a démenties. Qualifiant l’action américaine de politique délibérée visant à nuire à son image internationale, la Chine déclare qu’elle mène un programme de déradicalisation pour intégrer ses communautés.

Les responsables chinois disent qu’ils combattent l’extrémisme violent (CVE), y compris «les séparatistes, les extrémistes religieux et les terroristes», qui appellent le Xinjiang «Turkistan oriental».
Le Bureau d’information du Conseil d’État chinois a publié une brochure en juillet de cette année disant que jamais dans l’histoire de la Chine le Xinjiang n’a été qualifié de «Turkestan oriental» et qu’il n’y a jamais eu d’État portant ce nom. Selon le livret, au tournant du XXe siècle, des termes tels que «pan-turquisme» et «panislamisme» «ont fait des incursions au Xinjiang» et «les séparatistes en Chine et en dehors ont politisé le concept géographique et manipulé sa signification, incitant à tous les groupes ethniques parlant les langues turques à se joindre à la création de l’État théocratique du Turkestan oriental».

Une autre brochure publiée en mars a déclaré que les extrémistes religieux avaient hérité «des soi-disant théories du «pan-Turkistan» et du «panislamisme» créées par d’anciens colonialistes».

La stratégie de lutte contre le terrorisme de la Chine étant remise en question par les médias internationaux, la Chine s’inquiète de son image mondiale. En avril, la Chine a invité une délégation de médias de différents pays au Xinjiang, où cette délégation a visité le centre de formation professionnelle du comté de Wensu et le centre d’éducation et de formation professionnelle Moyu à Aksu. Les journalistes ont interviewé certains des étudiants qui y apprenaient. Dans leurs entretiens, les étudiants, qui étaient des musulmans ouïghours, ont déclaré avoir été radicalisés par des messages inconnus envoyés via WeChat, une application chinoise de médias sociaux. Nous avons également visité les résidences de certains musulmans ouïghours diplômés de centres de formation professionnelle. Ils ont exprimé leur joie et ont déclaré avoir été recrutés dans des entreprises ou avoir lancé leur propre entreprise après l’obtention de leur diplôme.

Le droit, les compétences et la langue chinoise font partie du programme des centres de formation professionnelle. Les étudiants, diplômés des centres, se familiariseront avec le droit chinois et apprendront des compétences pour avoir de bons revenus.

Nous avons également visité un institut islamique, où les étudiants pouvaient parler arabe et réciter le Saint Coran. L’institut était équipé d’installations modernes avec une mosquée dans la cour et un long couloir pour les ablutions. Les étudiants recevaient un paiement mensuel du gouvernement. Dans l’institut, un conférencier a déclaré qu’ils suivaient «le principe selon lequel l’islam devrait être pratiqué en respectant les conditions nationales chinoises» et que «l’islam devait être conforme aux caractéristiques chinoises du socialisme».

Nous avons aussi visité un musée, où étaient exposés des événements terroristes qui se sont déroulés au Xinjiang, ainsi que des clips vidéo montrant des membres du groupe de l’Etat Islamique tirant sur des civils et les massacrant.

L’ambassadeur de Chine à Kaboul, M. Wang Yu, a déclaré lors d’une conférence de presse ce mois-ci que le problème au Xinjiang n’était pas une question d’ethnie ou de religion mais de lutte contre l’extrémisme, le terrorisme et le séparatisme. Il a expliqué que pour protéger les gens ordinaires, la Chine avait sévi contre les réseaux terroristes violents et ouvert des centres d’enseignement et de formation professionnels pour éduquer les personnes qui, touchées par l’idéologie extrémiste, avaient une légère tendance à commettre des crimes, afin de rectifier leurs idées extrémistes, leur enseigner gratuitement des compétences professionnelles et aussi leur permettre de trouver un emploi et de gagner leur vie. Il a ajouté que la mesure «a produit de très bons résultats».

Il a critiqué les États-Unis et d’autres pays occidentaux pour «interférence avec la Chine au nom des droits de l’homme».

Le discours chinois est que le pays lutte contre les extrémistes religieux, les terroristes et les séparatistes conformément aux lois nationales y compris la Charte des Nations Unies.

Outre la création de centres d’éducation et de formation, la Chine cherche à atténuer les défis grâce à l’autonomisation économique, principalement au Xinjiang, qui est la zone centrale de la nouvelle route économique de la soie, dans le cadre de l’Initiative Belt and Road. Le Xinjiang a en effet maintenu la stabilité sociale, réalisé une croissance économique et amélioré la vie de la population.

On dit que le revenu disponible pour les habitants urbains et ruraux du Xinjiang a été multiplié par 101 et 99 respectivement depuis 1978. Le tourisme est devenu un moteur important du développement économique de haute qualité du Xinjiang. L’année dernière, plus de 150 millions de personnes auraient visité le Xinjiang, ce qui fait une augmentation de 40% par rapport à l’année précédente.

Au Xinjiang, il y a «25 000 lieux pour les activités religieuses, dont 2.400 mosquées. En moyenne, il y a une mosquée pour 530 musulmans».

hujjatullah_zia

 

Par Hujjatullah Zia : écrivain permanent du Daily Outlook Afghanistan et rédacteur indépendant basé à Kaboul.

Sources: outlook afghanistan; La gazette du citoyen .

http://french.almanar.com.lb/1828026


 

MANLIO DINUCCI : TORPILLE BI-PARTISANE CONTRE L'ACCORD POUR L'AFGHANISTAN

Par Le 07/07/2020

L’Art de la guerre

 

Torpille bi-partisane contre l’accord pour l’Afghanistan

 

Manlio Dinucci

 

Des centaines de milliers de victimes civiles, plus de 2.400 soldats USA tués (plus un nombre non précisé de blessés), environ 1.000 milliards de dollars dépensés : c’est en synthèse le bilan des 19 années de guerre USA en Afghanistan, auquel s’ajoute le coût pour les alliés OTAN (Italie comprise) et d’autres qui ont été aux côtés des USA dans la guerre. Bilan de faillite pour les USA y compris sous le profil politico-militaire : la majeure partie du territoire est aujourd’hui contrôlée par les Talibans ou contestée entre ceux-ci et les forces gouvernementales soutenues par l’OTAN.
  Sur un tel fond, après de longues tractations, l’administration Trump a conclu en février dernier un accord avec les Talibans prévoyant, en échange d’une série de garanties, la réduction du nombre des troupes USA en Afghanistan de 8.600 à 4.500. Cela ne signifie pas le fin de l’intervention militaire USA en Afghanistan, qui continue avec forces spéciales, drones et bombardiers. L’accord, toutefois, ouvrirait la voie à une désescalade du conflit armé. Mais peu de mois après la signature, il a été rompu : non pas par les Talibans afghans mais par les Démocrates étasuniens. Ceux-ci ont fait passer au Congrès un amendement à l’Acte d’autorisation qui alloue 740,5 milliards de dollars pour le budget du Pentagone dans l’année fiscale 2021.  

  L’amendement, approuvé le 2 juillet par le Comité des services armés à grande majorité avec les votes des Démocrates, stipule de “limiter l’usage de fonds pour réduire le nombre de forces armées déployées en Afghanistan”. Il interdit au Pentagone de dépenser les fonds en sa possession pour toute activité qui réduise le nombre des soldats USA en Afghanistan au-dessous des 8.000 : l’accord, qui comporte la réduction des troupes USA en Afghanistan, se trouve ainsi de fait bloqué. Il est significatif que l’amendement ait été présenté non seulement par le démocrate Jason Crow mais aussi par la républicaine Liz Cheney, qui donne son aval un en un parfait style bi-partisan. Liz est la fille de Dick Cheney, vice-président des États-Unis de 2001 à 2009 dans l’administration de George W. Bush, celle qui décida l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan (officiellement pour faire la chasse à Oussama Ben Laden).

  L’amendement condamne explicitement l’accord, en soutenant qu’il nuit aux “intérêts de sécurité nationale des États-Unis”, “ne représente pas une solution diplomatique réaliste” et “ne fournit pas de protection à des populations vulnérables”. Pour être autorisé à réduire ses propres troupes en Afghanistan, le Pentagone devra certifier que cela “ne compromettra pas la mission antiterrorisme des États-Unis”. Ce n’est pas un hasard si le New York Times a publié le 26 juin un article qui, sur la base d’informations fournies (sans aucune preuve) par des agents du renseignement USA, accuse “une unité du renseignement militaire russe d’avoir offert à des militants talibans une récompense pour tuer des soldats de la Coalition en Afghanistan, en prenant pour cible surtout les américains”. La nouvelle a été diffusée par les principaux médias USA sans qu’aucun chasseur de fake news n’en mette en doute la véridicité. 

  Une semaine plus tard au Congrès est passé l’amendement qui empêche la réduction des troupes USA en Afghanistan. Ceci confirme quel est le but réel de l’intervention militaire USA/OTAN en Afghanistan : le contrôle de cette aire de première importance stratégique. L’Afghanistan est au carrefour entre Moyen-Orient, Asie centrale, méridionale et orientale. Dans cette aire (dans le Golfe et dans la Caspienne) se trouvent de grandes réserves pétrolifères. Se trouvent la Russie et la Chine, dont la force est en train de croître et d’influer sur les assises mondiales. Comme avait prévenu le Pentagone dans un rapport du 30 septembre 2001, une semaine avant l’invasion USA de l’Afghanistan, “la possibilité existe qu’émerge en Asie un rival avec une formidable base de ressources”.
  Possibilité qui à présent est en train de se matérialiser. Les “intérêts de sécurité nationale des USA” imposent de rester en Afghanistan, quel qu’en soit le coût. 

 

Édition de mardi 7 juillet 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/siluro-bipartisan-contro-laccordo-per-lafghanistan/ 


 

AFGHANISTAN : LA BASE US DE BAGRAM ATTAQUÉE

Par Le 18/04/2020

Afghanistan: la base US à Bagram prise pour cible par des commandos

Fri Apr 17, 2020 7:27AM

Des soldats américains passent devant des hélicoptères Chinook dans la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, le 2 juillet 2002. ©AFP

Des soldats américains passent devant des hélicoptères Chinook dans la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, le 2 juillet 2002. ©AFP

Un groupe d’hommes armés s’en sont pris à l’aérodrome de Bagram qui abrite une grande partie des militaires américains en Afghanistan.

Selon l’agence de presse afghane Khaama News, des hommes armés ont tué six travailleurs locaux de l'aérodrome de Bagram, situé dans le nord de la province de Parwan, ce jeudi 16 avril.

Le porte-parole du gouvernement provincial Waheeda Shahkar a déclaré, dans un entretien avec Khaama News, qu'un groupe d'hommes armés, soupçonné d'être affilié aux Talibans, avait ouvert le feu sur un groupe de travailleurs de l'aérodrome américain de Bagram.

Waheeda Shahkar a indiqué ajouté que les travailleurs se rendaient chez eux à bord d’un rickshaw lorsqu'ils ont été pris pour cible vers 21H40 (heure locale). Au moins trois personnes ont été également blessées. Toutes les neuf victimes étaient des citoyens afghans.

D’autres sources évoquent un bilan de cinq morts et quatre blessés.

Ni les Talibans ni les États-Unis n'ont pas encore commenté l'incident.

L’aérodrome de Bagram est la plus grande base aérienne américaine en Afghanistan.

Afghanistan: la base US frappée...

Afghanistan: la base US frappée...

La base américaine dans la province afghane de Parvan a fait le samedi 21 mars l’objet d’une attaque à la roquette.

Les Talibans avaient auparavant mis en garde les États-Unis contre toute violation de l’accord de paix qu’ils avaient conclu.

Les Talibans ont annoncé que les Américains avaient déjà négligé l’accord de paix, signé au Qatar, en attaquant des positions des Talibans et en menant des frappes aériennes sans intérêt.  

Les Talibans ont averti que de nouveaux cas de violation pourraient détruire la confiance mutuelle, faire réagir les membres du groupe et attiser, par conséquent, la violence.

Les Talibans ont également souligné que leurs commandos pourraient prendre pour cible toutes les positions militaires des États-Unis, aussi bien dans les villes que dans les villages.

Le gouvernement afghan a libéré, mercredi 8 avril, 100 prisonniers talibans comme première étape d’un processus de paix avec les insurgés, malgré la suspension par les talibans des pourparlers sur un échange de prisonniers, étant pourtant une condition pour engager des pourparlers destinés à mettre fin aux années de guerre.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/17/623207/Afghanistan-la-base-US-attaquee