Afrique

CHINE-BURUNDI : UNE ALLIANCE QUI PERDURE

Chine-Burundi: une alliance qui perdure

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 17 février 2020

Observateur continental

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Thème: 

Au moment où le continent africain représente dans le cadre du monde multipolaire l’un des terrains géopolitiques majeurs de ce XXIème siècle, Pékin y renforce tout son potentiel – économique, diplomatique, politique, sécuritaire. Le Burundi, partenaire de longue date de l’Empire du Milieu en Afrique en représente un exemple supplémentaire.

Le mois dernier, le conseiller d’Etat chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi avait rencontré le chef de la diplomatie burundaise Ezechiel Nibigira http://french.xinhuanet.com/afrique/2020-01/12/c_138698259.htm . Le diplomate chinois N°1 avait alors déclaré que le Burundi est «un ami de tous les temps» de la Chine en Afrique, tout en soulignant que la confiance mutuelle politique à haut niveau constitue un caractère essentiel des relations bilatérales, marquées aussi par un fort soutien mutuel.

Cette référence au soutien mutuel est effectivement très correcte. En effet, Bujumbura accorde un soutien ouvert et déclaré à la politique chinoise – en Afrique et plus généralement à l’international. Côté chinois, Pékin a plusieurs fois apporté son soutien avec son allié russe à la défense de la souveraineté burundaise, au moment où le pays se trouvait sous vive pression occidentale. Depuis cette solidarité mutuelle exprimée, l’interaction entre les deux pays ne fait que s’accentuer.

D’ailleurs c’est aussi cela qu’avait rappelé Wang Yi lors de la rencontre de janvier avec son homologue du Burundi: «La Chine remercie le pays africain pour son soutien sur les questions concernant les intérêts fondamentaux et les préoccupations majeures de la Chine, et est disposée à aider le Burundi à défendre sa souveraineté, son indépendance et ses droits légitimes».

Le Burundi, dont la superficie est inférieure à 28 000 km2 et avec une population d’environ 11 millions de personnes, se trouve dans la région stratégique des Grands Lacs, possédant un grand rivage sur le Lac Tanganyika. Le pays est entouré par la République démocratique du Congo à l’ouest, le Rwanda au nord et la Tanzanie au sud et à l’est. Etant une ancienne colonie belge, l’ex-métropole coloniale n’a cessé jusqu’à aujourd’hui à tenter de maintenir son influence sur le pays. Mais dans les pressions occidentales récentes sur Bujumbura, Bruxelles était loin d’être seul – Washington et Paris y «contribuaient» largement aussi. Et c’est justement à cette période que le soutien de l’axe sino-russe au Conseil de sécurité de l’ONU a été sur beaucoup de points crucial dans la préservation de la souveraineté burundaise. Sans oublier évidemment aussi l’importante mobilisation nationale à l’intérieur ayant permis de faire face efficacement aux interférences mentionnées.

Depuis, le leadership du Burundi s’est beaucoup rapproché de Pékin comme de Moscou – devenus ensemble des partenaires privilégiés de ce pays d’Afrique de l’Est. Dans le cas de la Chine, ce qui est particulièrement intéressant de noter dans ses actions récentes en direction de l’Afrique est qu’on assiste non plus seulement à la promotion des énormes intérêts économiques conjoints (y compris dans le cadre du grand projet de l’Initiative la Ceinture et la Route), mais aussi à une diplomatie efficace qui permet à Pékin et à ses alliés d’avoir des voix de soutien sur l’arène internationale, et notamment dans le cadre onusien. L’Afrique qui compte plus d’une cinquantaine d’Etats a incontestablement son mot à dire dans le nouveau monde multipolaire. Et bien qu’un certain nombre de pays africains soient encore sous l’emprise occidentale, l’axe sino-africain s’affirme de plus en plus fortement à l’heure actuelle. Et c’est probablement la meilleure réponse possible au groupe de pays au passé colonial et présent néocolonial qui pensent toujours être en mesure de pouvoir « isoler » des Etats menant une politique indépendante et souveraine. Fort heureusement, les instruments de riposte efficaces et intelligents ne manquent pas dans la réalité d’aujourd’hui. Et ce au grand désarroi de ceux qui restent incapables, encore, de le comprendre.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2020

https://www.mondialisation.ca/chine-burundi-une-alliance-qui-perdure/5641741


 

MALI : NOUVELLE DÉFAITE DE MACRON ALIAS BARKHANE

Zoom Afrique du 14 février 2020

Fri Feb 14, 2020 2:41PM

Mali: nouvelle défaite de Barkhane...

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Mali: nouvelle défaite de Barkhane...

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com 

 

1.Mali: nouvelle défaite de Barkhane 

Lundi, le président Ibrahim Boubacar Keita annonçait l’existence d’un dialogue avec Amadou Koufa, le chef de la Katiba Macina et Iyad Ag Ghali qui dirige le GSIM. Comment la France réagit-elle à cette annonce sachant qu’Ag Ghali est depuis plusieurs années sa cible numéro Un ? Sollicité, le Quai d’Orsay ne condamne pas l’initiative malienne.

Selon RFI, Paris ne s’offusque pas de voir Bamako engager un dialogue avec ces deux chefs terroristes. Dans un communiqué, le Quai d’Orsay estime en effet que les « initiatives » prises par le président malien s’inscrivant dans le cadre « des recommandations du dialogue national inclusif ».

Et le ministère français des Affaires étrangères de juger que « l’action collective au Sahel est multidimensionnelle » et qu’ « au-delà de l'aspect sécuritaire, l’accent doit être mis sur les questions de stabilisation, de développement et de réconciliation ».

Mais dans son communiqué, le Quai d’Orsay prend bien soin de préciser que la France combat « les groupes armés terroristes au Sahel à la demande des États de la région et notamment du Mali ». Sous-entendu : si Bamako négocie avec ces deux chefs terroristes, ce n’est pas le cas de Paris.

RFI dit que la France n'a rien contre le dialogue IBK/terroristes...est-ce étonnant?

La France ne peut avoir quoi que ce soit contre le dialogue d'IBK avec ses propres agents car au Mali, tout le monde sait que les terroristes sont une création des services secrets franco-occidentaux et que partant de là, Paris ne peut s'y opposer. Ceci étant, Paris ne devra pas trop s'en réjouir. Car ce dialogue vient d’être déclenché sur fond du retour de l'armée à Kidal et c'est donc un second coup asséné à la force d'occupation qui dit être investie de l’éternelle mission de lutte contre le terrorisme. Si IBK parvient à neutraliser voire à désarmer les terroristes, Barkane que l'armée malienne tend à remplacer n'aura plus aucune raison d’être. Le Mali vient d’ouvrir la voie de sa libération.

http://french.presstv.com/Detail/2020/02/14/618640/Mali-nouvelle-dfaite-de-Barkhane


 

LE CORONAVIRUS A ATTEINT L'AFRIQUE

Afrique

Ministère russe des Affaires étrangères: le coronavirus a atteint l’Afrique

© CC0 / C10Maj

INTERNATIONAL

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Dossier:

Propagation du coronavirus dépisté en Chine - 2020 (164)

365465

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Le ministère russe des Affaires étrangère a annoncé le 11 février devant la presse qu’il y avait bien des cas de coronavirus sur le continent africain.

L'épidémie de pneumonie virale s’est propagée jusqu’à l’Afrique où des cas ont été détectés, a annoncé mardi 11 février lors d’une conférence de presse Oleg Ozerov, directeur adjoint du département d’Afrique du ministère russe des Affaires étrangère.

«Il y en a», a notamment dit M.Ozerov au sujet de l’information selon laquelle aucun cas confirmé de coronavirus sur le continent africain n’avait été repéré.

Le bilan dépasse 1.000 morts

D’après un bilan officiel diffusé mardi 11 février, l’épidémie a fait 1.016 morts en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao). Pour l'OMS, le nombre croissant de cas de transmission hors de ce pays pourrait augurer d'une plus grande propagation à travers le monde, rapporte l'AFP.

 

Rome

© SPUTNIK . ALEXANDER WILF

«Allez-vous en, vous avez apporté le coronavirus»: un groupe de Chinois agressé par des adolescents à Rome

Les autorités sanitaires chinoises ont fait état de 108 nouveaux décès en vingt-quatre heures, le plus lourd bilan quotidien enregistré à ce jour, tandis que les cas confirmés de contamination s'établissaient à plus de 42.000.

 

Deux personnes ont trouvé la mort à cause du coronavirus en dehors de la Chine continentale, une aux Philippines et l’autre à Hong Kong. En outre, plus de 400 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires, dont la France.

Le coronavirus se propage dans le monde

© SPUTNIK . BRUNO MARTY

Le coronavirus se propage dans le monde

https://fr.sputniknews.com/international/202002111043040916-ministere-russe-des-affaires-etrangeres-le-coronavirus-a-atteint-lafrique/


 

HOMMAGE A AMATH DANSOKHO : UNE VIE D’ENGAGEMENT AU SERVICE DE LA LIBERTÉ ET DU PROGRÈS AU SENEGAL ET POUR L’AFRIQUE

 

Près de 250 personnes se sont réunies sous la coupole, au siège du PCF, jeudi 30 janvier pour rendre un dernier hommage à Amath DANSOKHO.
Nous adressons nos chaleureux remerciements à Samba SY, ministre du travail du Sénégal et secrétaire général du PIT, Alcaly DANSOKHO, le fils de Amath DANSOKHO, André CICCODICOLA, son ami personnel, et l'ensemble des personnalités et des personnes présentes pour cet hommage.
La soirée fut pleine d'émotion autour de témoignages sur l'engagement internationaliste de Amath DANSOKHO et son combat pour l'émancipation des peuples.

Les interventions de Samb SY et de Fabien ROUSSEL seront disponibles en début de semaine sur le site internet: international.pcf.fr

source : PCF Monde

 

 

 

HOMMAGE A AMATH DANSOKHO

Une vie d'engagement au service de la liberté et du progrès au Sénégal et pour l'Afrique

Notre ami et camarade Amath Dansokho nous a quittés. Fondateur du Parti de l'Indépendance et du Travail du Sénégal, plusieurs fois ministre, acteur majeur des luttes pour l'émancipation des peuples du continent, ses combats sont d'une grande actualité. Il nous a transmis un message de lutte et d'espoir qu'il faudra poursuivre.

En présence de Samba Sy, ministre du travail du Sénégal et secrétaire général du PIT, Pierre Laurent, Sénateur de Paris, président du Conseil national du PCF, Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel Péri, Christian Picquet, membre du Comité exécutif national du PCF, Lydia Samarbakhsh, membre du CEN et responsable des Relations internationales, et de nombreuses personnalités, artistes et représentants d'organisations politiques, syndicales ou sociales, nous serons honorés de votre présence, jeudi 19 décembre 2019, à 19h au siège du PCF, place du Colonel Fabien à Paris.

INSCRIPTION EN LIGNE

 

source : lettre électronique PCF international


 

SOUTIEN TOTAL A LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE DES PAYS AFRICAINS CONTRE L’ECO NOUVEAU NOM DU FRANC CFA

 

 Imprimer   2020_01_22_cfa.pdf Jan 2020
Soutien total à la souveraineté monétaire des pays africains contre l'ECO nouveau nom du franc CFA

 

­Macron vient d'annoncer à Abidjan le changement de nom du « CFA », ex-franc des colonies d'Afrique, pour « l'ECO ».

­Gardant la « garantie de son taux de change par rapport à l'Euro » à travers le trésor français, l'impression de la monnaie, se taisant sur la détention des stock d'or des pays africains, Macron déclare sera transféré à la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) les 50% des réserves de change des pays africains détenus au trésor de la banque de France et qu'il n'y aura plus de représentant français dans le Conseil d'Administration de la dite banque.

­Ce faisant, Macron court-circuite la décision des chefs d'états de la CEDEAO (pays de l'Afrique de l'ouest) du 29 juin 2019 qui avaient adopté le nom ECO pour mettre fin à la dépendance monétaire des Etats de la zone CFA vis à vis de l'impérialisme françafricain.

­Ce diviser pour mieux régner est mis en branle avec la complicité des Présidents Alassane Ouattara mis au pouvoir en Côte d'Ivoire, Macky Sall du Sénégal dans un silence assourdissant des autres présidents de l'UEMOA.

­Changer le nom de la monnaie tout en gardant le contrôle du système de la dépendance monétaire n'est pas nouveau : le franc CFA comorien est ainsi devenu le franc comorien tout en fonctionnant exactement comme le CFA.

­Macron a un autre objectif : faire pression sur les pays de la zone CFA de la BEAC (pays de l'Afrique Équatoriale) qui gardent le CFA mais ont décidé d'imprimer leur CFA en lançant un appel d'offre international.

Confronté à une montée inexorable des mobilisations populaires d'une jeunesse et d'une opinion populaire africaine exigeant la sortie du CFA tout comme le monde du travail en France et dans les pays de l'UE exige la sortie de l'Euro, mais aussi à des solidarités montantes en France contre l'oppression impérialiste, Macron cherche ainsi à faire prendre des vessies pour des lanternes en faisant changer le nom de la monnaie néocoloniale.

­LE RASSEMBLEMENT COMMUNISTE 

- dénonce ce nouvel stratagème de l'impérialisme Français contre l'indépendance nationale et la souveraineté monétaire en Afrique ;

- proteste contre les répressions, les arrestations, les émigrations forcées, les morts et les destructions environnementales engendrées par le pillage de l'Afrique par les multinationales;

- appelle à la solidarité totale en France avec les luttes populaires, syndicales et politiques des peuples d'Afrique contre le néocolonialisme, les diktats libéraux désastreux du FMI, de la Banque Mondiale et de l'OMC.

http://cercles.communistes.free.fr/rcc/publi.php?idArticle=2020_01_22_cfa


 

 

SELON L'ONU, 45 MILLIONS DE PERSONNES MENACÉES PAR LA FAMINE EN AFRIQUE AUSTRALE

45 millions de personnes menacées par la famine en Afrique australe (ONU)

Publié le 16.01.2020 à 12h50 par AFP

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Un nombre record de 45 millions de personnes sont menacées par la famine dans les pays d’Afrique australe en raison de la sécheresse, des inondations et des difficultés économiques dans leurs pays, ont alerté jeudi les Nations unies.

« Cette crise de la faim atteint des proportions jamais vues et nos observations sur le terrain montrent qu’elle va encore empirer », a averti dans un communiqué la responsable régionale du Programme alimentaire mondial (PAM), Lola Castro.

Depuis cinq ans maintenant, toute la pointe sud du continent africain souffre d’un important déficit de pluies, aggravé par la répétition d’épisodes de l’anomalie climatique connue sous le nom de El Nino, qui pèsent sur les récoltes agricoles de ses seize pays, pour la plupart très pauvres.

Le réchauffement mondial des températures y provoque également des tempêtes ou cyclones de plus en plus violents.

L’an dernier, le cyclone Idai a causé des inondations catastrophiques au Mozambique, au Zimbabwe et au Malawi, y faisant plus d’un millier de morts, des millions de sinistrés et des dégâts considérables, notamment aux réserves alimentaires.

« La saison des cyclones a débuté, on ne peut pas se permettre la répétition des dégâts de l’an dernier », a souligne Mme Castro.

Selon le PAM, les températures augmentent dans la région à un rythme deux fois supérieur à celui observé sur la planète. Cette année encore, les prévisions anticipent une météo sèche et chaude, laissant augurer d’une nouvelle mauvaise récolte.

Aux quatre coins de la région, de nombreuses familles ont déjà été contraintes de supprimer un de leurs repas quotidien et ne survivent plus que grâce à l’aide d’urgence.

– Zimbabwe en danger –

Cette année, le PAM prévoit ainsi de venir en aide à 8,3 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire au Zimbabwe, en Zambie, au Mozambique, à Madagascar, en Namibie, au Lesotho, en Eswatini et au Malawi.

La situation la plus inquiétante concerne le Zimbabwe, où le PAM évalue à près de 8 millions – la moitié de la population – le nombre de personnes menacées par la famine.

« Le Zimbabwe figure parmi les quatre pays au monde où l’insécurité alimentaire est la plus élevée », avait déclaré fin novembre la rapporteure spéciale onusienne sur le droit à l’alimentation, Hilal Elver, en visite dans le pays.

Le pays est englué depuis une vingtaine d’années dans une crise économique catastrophique que le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à Robert Mugabe, ne parvient pas à enrayer.

Depuis des mois, la population subit des pénuries de produits de base récurrente, farine, médicaments, carburants, et des coupures d’électricité massives qui ont fait de la vie quotidienne du plus grand nombre un cauchemar.

Il y a un an, la hausse des prix de l’essence avait provoqué des émeutes meurtrières, sévèrement réprimées par le régime.

Parmi les autres pays les plus menacés figurent le Lesotho, la Namibie et la Zambie, où la Croix-Rouge a récemment estimé à 2,3 millions (sur un total de 17 millions) le nombre de personnes en situation « d’insécurité alimentaire sévère » .

L’agence onusienne a répété jeudi son appel pressant à la communauté internationale et aux bailleurs de fonds, affirmant qu’elle ne disposait pour l’heure que de 205 des 489 millions de dollars nécessaires pour financer ses projets d’aide d’urgence.

« Si nous ne recevons pas les fonds nécessaires, nous n’aurons pas d’autre choix que d’aider moins de personnes qui en ont besoin, en leur donnant moins », a conclu Mme Castro.

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https://www.journaldusenegal.com/45-millions-de-personnes-menacees-par-la-famine-en-afrique-australe-onu/


 

BURKINA FASO : LORS D'UNE ATTAQUE TERRORISTE, AU MOINS 14 MORTS DANS UN CAR TRANSPORTANT DES ÉLEVES

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Au moins 14 morts, dont des élèves, dans une attaque dans le nord-ouest du Burkina Faso

 

AFRIQUE

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Une attaque dans le nord-ouest du Burkina Faso a fait plus de dix morts, parmi lesquels figurent des élèves, indique l’AFP qui se réfère à des sources sécuritaires.

Au moins 14 civils, dont des élèves, ont été tués samedi 4 janvier par l'explosion d'un engin artisanal au passage d'un car dans le nord-ouest du Burkina Faso, a appris l’AFP de sources sécuritaires.

«Un véhicule de transport en commun a sauté sur un engin artisanal ce matin sur l'axe Toeni-Tougan [province du Sourou, frontalière du Mali]. Le bilan provisoire est de 14 morts et quatre blessés graves», a indiqué à l'AFP une source sécuritaire.

«Les victimes sont essentiellement des élèves qui regagnaient leur localité d'études après avoir passé les fêtes de fin d'année en famille», a expliqué une autre source sécuritaire.

Détails à suivre

© Sputnik .https://fr.sputniknews.com/afrique/202001041042704493-au-moins-14-morts-dont-des-eleves-dans-une-attaque-dans-le-nord-ouest-du-burkina-faso-/


 

SOMALIE : A MOGADISCIO, ATTENTAT TERRORISTE A LA VOITURE PIÉGÉE. AU MOINS 76 MORTS ET 70 BLESSES

Somalie: Au moins 76 morts dans un attentat à Mogadiscio

VIOLENCES Ce dernier bilan a été donné par les secours médicaux

B.D. avec AFP

 

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Des secouristes transportent un homme blessé dans un attentat à la voiture piégée, le 28 décembre 2019, à Mogadiscio, en Somalie.

Des secouristes transportent un homme blessé dans un attentat à la voiture piégée, le 28 décembre 2019, à Mogadiscio, en Somalie. — Farah Abdi Warsameh/AP/SIPA

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 76 morts et des dizaines de blessés ce samedi dans un quartier animé de la capitale somalienne Mogadiscio, a rapporté un responsable des secours médicaux.

«Le nombre de victimes que nous avons confirmé est de 76 morts et 70 blessés. Il pourrait être encore supérieur», a déclaré le directeur du service privé d'ambulances Aamin Ambulance, Abdukadir Abdirahman Haji. L’explosion, qui s’est produite dans un quartier animé de la capitale somalienne, « a été dévastatrice » a déclaré un membre de la police, Ibrahim Mohamed.

L’attentat s’est produit dans un secteur ou le trafic est très dense en raison d’un poste de sécurité et d’un centre des impôts. « Cela a été dévastateur parce qu’il y avait beaucoup de monde, notamment des lycéens dans des bus », a raconté un témoin, Muhibo Ahmed. « Tout ce que j’ai pu voir, ce sont des corps morts éparpillés, certains brûlés au point d’être méconnaissables », a déclaré une autre personne présente, Sakariye Abdukadir

L’attentat pas encore revendiqué

L’attentat, qui n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, survient dans un contexte marqué par de multiples actions meurtrières des islamistes shebab. Ces insurgés ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

MONDE

Somalie: Un grand risque de famine dû à la sécheresse, alerte l'ONU

https://www.20minutes.fr/monde/2683587-20191228-somalie-plus-20-morts-attentat-mogadiscio-selon-police


 

AFRIQUE : POURQUOI CETTE COURSE DES ARMÉES ÉTRANGÈRES VERS LE NIGER?

Un soldat français près d’une base militaire à Niamey, au Niger@ AFP/12 janvier 2015

Pourquoi cette course des armées étrangères vers le Niger?

© AFP 2019 DOMINIQUE FAGET

AFRIQUE

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Lutte contre le terrorisme, contrôle des ressources naturelles, encerclement de l’Algérie, prévention contre l’expansion chinoise et russe au Sahel... Le politologue algérien Tewfik Hamel décrypte pour Sputnik la course effrénée des implantations militaires étrangères au Niger depuis deux ans. Entretien.

Le Niger a de plus en plus de mal à repousser les attaques terroristes. Menacé sur ses frontières est, ouest et sud, le gouvernement avait même décidé en juin dernier de reconduire l’état d’urgence dans les régions de Diffa (sud-est), Tillabéry et Tahoua (ouest). De même, au nord-est, depuis la chute du régime de Mouammar Khadafi en 2011, cette zone frontalière avec la Libye est particulièrement à risque.

Pourtant, dans ce pays sahélien de 21 millions d’habitants, les troupes militaires étrangères se bousculent. Des présences canadienne, italienne et bien sûr, de l’ancienne puissance coloniale, la France, se répartissent sur le territoire. Paris a ainsi inscrit officiellement son retour en 2010 à la suite de la prise d’otages de travailleurs de l'entreprise nucléaire Areva, avant de renforcer sa présence militaire en 2014 avec le déploiement de la force Barkhane dans le Mali voisin, d’où des expéditions militaires sont menées régulièrement contre des djihadistes transfrontaliers.

Par ailleurs, le 30 août dernier, le Président nigérien Mahamadou Issoufou a ratifié avec l’Allemagne un nouvel accord portant sur le renforcement de leur coopération militaire. Les deux pays entretiennent une collaboration de longue date – en 2016, le Niger avait autorisé l’Allemagne à construire une base aérienne à Niamey, dans le sud-ouest du pays, en appui à la Minusma, la mission militaire onusienne qui combat les djihadistes au Mali voisin.

En juin 2019, le Niger et les Émirats Arabes Unis ont ratifié un autre accord concernant l’installation d’une base militaire dans la région d’Agadez (nord-ouest du pays), à 800 km des frontières algériennes. Une zone qui abrite déjà des militaires américains dont la présence fut révélée en octobre 2017 à la suite de l’assassinat de quatre bérets verts. C’est là aussi qu’en 2018 fut lancé l’important chantier de la base aérienne américaine «201», qui sera réceptionnée à l’horizon 2024 et dont le coût a été estimé par le site américain Intercept à 4 milliards de dollars.

Paradoxalement, la multiplication des présences militaires internationales et régionales n’ont en rien réduit les actes de violence dans ce pays. Selon le dernier rapport des Nations unies, 179 personnes ont été enlevées dans la région de Diffa (sud-est) depuis janvier 2019, dont au moins 66 pour le seul mois de juillet, parmi lesquelles 44 femmes! Cette situation critique a poussé l’ONG internationale Médecins sans frontières à annoncer en août dernier son retrait du Niger pour «des raisons sécuritaires» (excepté dans la région de Diffa).

Un millier de Nigériens, essentiellement des étudiants, ont d’ailleurs manifesté en mai dernier à Niamey pour exiger le départ des forces étrangères, accusées «d'inertie face aux attaques djihadistes meurtrières», notamment des troupes françaises, américaines et allemandes stationnées dans le pays. Comment l’expliquer?

 

Soldats US

© AP PHOTO / MINDAUGAS KULBIS

L’Afrique, et en particulier l’Algérie, seraient dans le viseur de l’armée américaine

Pour répondre à cette question, Sputnik s’est entretenu avec Tewfik Hamel, chercheur en histoire militaire & études de défense à l’université Paul Valéry de Montpellier (sud de la France). Il apporte des éléments de réponse sur le pourquoi de ces multiples installations de bases militaires au Niger, les raisons réelles de leur implantation et les enjeux économiques et géostratégiques pour ce pays du Sahel.

 

Sputnik: Le gouvernement américain a annoncé le 23 juillet dernier qu’il avait décidé de renforcer la base militaire d’Agadez par le déploiement effectif de drones et un investissement de 280 millions de dollars pour son élargissement. Qu’est-ce qui justifie ce renforcement de la présence américaine au Niger?

Tewfik Hamel: «La présence militaire américaine au Niger, comme dans le reste de l’Afrique, s’inscrit dans le cadre de la "stratégie du nénuphar". La pierre angulaire de cette stratégie consiste à rechercher des accords militaires bilatéraux avec de nombreux pays en développement et de disposer ainsi de l’accès à différents types de bases offrant le maximum de flexibilité pour mener des opérations militaires. Sa logique est simple: démultiplier les endroits à partir desquels des opérations peuvent être menées et cela, quelle que soit la situation. Le Pentagone a besoin d’être en mesure de déplacer rapidement ses forces dans et à travers les théâtres d’opération, les points pivots stratégiques et les régions éloignées.

Il conviendrait de préciser ici que les États-Unis cherchent à étendre une présence non permanente en développant un réseau d’installations appelé CSL (Cooperative Security Locations). Il s’agit de sites de matériels prépositionnés et d’accords de facilité d’accès. Ces CSL n’hébergent pas les forces américaines de façon permanente et peuvent être élargis en fonction des besoins. Ils fournissent en revanche un accès d’urgence et servent de points pour les activités de coopération de sécurité. Ils permettent aussi aux forces américaines de s'entraîner avec des alliés locaux, tout en déstockant et en prépositionnement des matériels.»

Sputnik: À l’image de la base des drones du Niger, les États-Unis ont-ils ainsi changé leur approche d’implantation militaire? 

Tewfik Hamel: «Une douzaine de bases aériennes de ce type ont été établies en Afrique depuis 2007, date de la création d’Africom. Toutefois, ce qui différencie l’Amérique d’aujourd’hui de celle des années 1990, c’est que la projection de ses forces ne relève plus d’un désir inextinguible d'expansion territoriale mais d’une quête de petits sites nécessaires pour asseoir sa puissance impériale. Le temps de réaction, et non la taille, est la nouvelle métrique.

Aujourd’hui, la puissance américaine a besoin de sites de lancement et de récupération pour ses F-15 et ses drones. Le Pentagone a d’ailleurs mis en place des bases de drones au Qatar, aux Émirats arabes unis, au Niger, en Éthiopie, à Djibouti, aux Seychelles, etc. L'empire américain d'aujourd'hui n'a pas tant besoin de vastes territoires, de colonies dépendantes ou de gouvernements fantoches. Au contraire, il lui faut des lieux pour que ses soldats puissent dormir la nuit et du tarmac pour garer ses avions de guerre.» 

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

Pourquoi quatre soldats américains sont-ils morts au Niger?

 

Sputnik: Après l’Érythrée, la Somalie et la Libye, les Émirats Arabes Unis ont entériné en juin dernier leur présence au Niger par la signature d’un accord pour l’installation d’une base militaire. Quelle lecture faites-vous de cette entrée des pays du Golfe dans le Sahel?

Tewfik Hamel: «Pour moi, il s’agit avant tout d’un arrangement politique de premier plan qui a des conséquences bilatérales, internationales, culturelles et économiques. Ainsi, il semble que l’objectif immédiat des Émirats arabes unis, c’est la Libye. S’installer au nord du Niger pour ces pays, c’est être en mesure de soutenir massivement et plus facilement leur allié, le maréchal Khalifa Haftar qui dirige l’Armée nationale libyenne (ANL) depuis Benghazi et qui cherche à étendre son emprise sur tout le territoire libyen. La conséquence immédiate en est une exacerbation de la rivalité entre l’axe Émirats arabes unis/Arabie Saoudite/Egypte et l’axe Turquie/Qatar qui, lui, soutient le gouvernement d’union nationale sis à Tripoli et dirigé par Fayez el-Sarraj, le seul reconnu par la communauté internationale.»

Sputnik: Mais n’y a-t-il pas d’autres ambitions émiraties pour d’autres pays du Maghreb et du Sahel?

Tewfik Hamel: «Les objectifs de la politique étrangère sont toujours multidimensionnels. C’est pourquoi l’évolution de la situation en Tunisie et en Algérie vers des systèmes démocratiques stables ne sert pas les intérêts et la vision des Émirats arabes unis. Déjà, les pays du Maghreb partagent peu de choses avec les pays du Golfe. Le déploiement émirati au Niger s’inscrit dans un contexte plus large marqué par la désintégration du système régional arabe et le renouvellement des anciennes alliances dans un environnement régional incertain où l’ennemi devient l’allié ou l’inverse.

Les Émirats arabes unis cherchent donc à se positionner de manière à être en mesure de façonner l’environnement régional. Cette nouvelle base au Niger pourrait de fait devenir un atout dans ses rapports avec les États-Unis et la France, par exemple. Elle pourrait répondre aussi au besoin de soutenir la stratégie américaine.» 

globe

CC0 / PIXABAY/3DMAN_EU

Les forces étrangères déployées au Sahel pourraient avoir des «intentions malhonnêtes»

 

Sputnik: L’Allemagne vient de ratifier un nouvel accord de renforcement de sa présence militaire dans un pays qui connaît depuis 2010 une forte présence militaire étrangère. Pourquoi cette course des troupes occidentales vers le Niger?

Tewfik Hamel: «Cette présence militaire s’inscrit dans une ruée vers l’Afrique des puissances occidentales. Il ne s’agit pas uniquement de combattre le terrorisme et de s’assurer l’accès aux ressources naturelles, mais aussi de saper les stratégies d’implantation de la Chine et de la Russie sur le continent.

L’Allemagne en particulier, qui a annoncé en octobre 2016 le lancement de la construction d’une base de transport aérien à Niamey, en appui à la mission de la Minusma, a débloqué en octobre 2017 la somme de 27 millions d’euros pour aider le Niger sur le plan militaire. Aujourd’hui, nous assistons à un renforcement de cette présence allemande à la suite de la ratification en août dernier d’un accord concernant la formation, le conseil et l’équipement des forces armées nigériennes, ainsi que la mise en place des infrastructures pour les soutenir.»

 

Mali: la France et le G5-Sahel dans le piège des tensions interethniques

© AFP 2019 LUDOVIC MARIN

Mali: la France et le G5 Sahel dans le piège des tensions interethniques

Sputnik: La force G5 Sahel, lancée en 2014 à l’initiative de la France et dont les activités englobent le Niger, vient-elle en appui des puissances mentionnées ci-dessus ou bien constitue-t-elle une force rivale?

 

Tewfik Hamel: «Le G5 est seulement un élément de la stratégie de la France en Afrique. Il n’est en fait qu’une mise à jour de vieilles techniques impériales, associées aux tactiques de contre-insurrection. Il y a eu un énorme effort de marketing pour vendre le G5 au public. Une campagne de propagande a été remarquablement bien organisée grâce à des articles non critiques célébrant l’organisation comme un moyen de pacification et de parvenir à la victoire. Le G5 n’a aucun sens si l’objectif de la France est de contribuer à l’édification d’États démocratiques libéraux au Sahel.

Avant la montée des idéaux démocratiques, la terreur servait de moyen pour réprimer les soulèvements contre le colonisateur. La terreur reste une tactique séduisante, mais à l'époque moderne, le massacre occasionnel n’est plus du tout compatible avec l'humanisme démocratique. Par conséquent, il faut concevoir un ensemble de stratégies qui associent la force, la persuasion et la clémence. Le G5 en est l’incarnation.»

 

Madama, Niger

CC BY-SA 4.0 / DIRKBW

Une base française au Niger mise «en sommeil», l’armée se concentre sur le Mali

Sputnik: Voulez-vous dire que la France, qui est l’ancienne puissance coloniale et possède quatre bases militaires au Niger, a perdu sa mainmise sur ce pays?

 

Tewfik Hamel: «La France reste une puissance très influente au Niger. Certes, il y de nouveaux acteurs avec lesquels Paris doit composer – notamment les États-Unis, la Chine, la Russie –, mais elle garde un réseau d’influence puissant et efficace. La présence militaire française au Sahel participe à cette stratégie. L’engagement de la France en Libye renforce également l’intérêt du Niger. C’est grâce au réseau France-Afrique que Paris a réussi à sauver le G5, qui est un ingrédient d’une tactique plus large consistant à s’appuyer sur des États clients par le biais du renforcement des capacités et des forces de sécurité.

Via le G5, la France cherche à ‘multilatéraliser’ les intervenants pour légitimer sa présence en Afrique, mais aussi à mutualiser les coups de cette force estimée à 400 millions d’euros. Pour ce faire, elle développe des capacités opérationnelles de manière à éviter une intervention à grande échelle, en s’appuyant principalement sur des conseillers et des partenaires pour s’assurer la formation, la fourniture d’armes, etc.»

Sputnik: Pourquoi, selon vous, le Niger suscite-t-il autant l’appétit des puissances militaires étrangères? Quel est le poids géopolitique réel de ce pays?

Tewfik Hamel: «Le Niger dispose d'un sous-sol qui est l'un de plus riches de l'Afrique sub-saharienne. Ses ressources naturelles comprennent l'uranium, le charbon, l'or, le minerai de fer, l'étain, les phosphates, le pétrole, le molybdène, le sel et le gypse. L'exploitation de l'uranium, par exemple, place le Niger au troisième rang mondial avec 70% des exportations du pays, derrière le Canada et l'Australie.

Outre ces raisons économiques, l’implantation au Niger est une stratégie visant l’encerclement de l’Algérie en la privant de sa profondeur sahélienne-africaine. La volonté d’être un électron libre politique fait partie de l’ADN de la personnalité stratégique de l’Algérie. Celle-ci est perçue comme un partenaire incontournable mais difficile – trop récalcitrante pour l’Amérique par exemple. Neutraliser Alger est important dans le grand jeu à venir avec l’engagement de la Russie (avec qui elle développe un partenariat stratégique) et la Chine (qui a exprimé sa participation à la nouvelle route de la soie) en Afrique.»

https://fr.sputniknews.com/afrique/201909191042121587-pourquoi-cette-course-des-armees-etrangeres-vers-le-niger-/


 

ZIMBABWE : HOMMAGE AU RESISTANT MUGABE!

Sat Sep 7, 2019 4:40PM

Zimbabwe : hommage au Résistant Mugabe !

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Zimbabwe : hommage au Résistant Mugabe !

Dans ce numéro de Zoom Afrique :

L’actualité en Afrique :

  • La Namibie et le Botswana construiront des centrales fournissant 5 GW au cours des 20 prochaines années ;
  • Nigeria : la centrale hydroélectrique de Kashimbila (40 MW) entrera bientôt en service ;
  • Tanzanie : importante hausse des exportations d’or.

 

Les analyses de la rédaction :

Niger : les habitants sont contre le déploiement des bases US

Au Niger, les Nigériens continuent de manifester leur mécontentement quant à la présence massive des militaires occidentaux, mais surtout contre le déploiement des bases américaines dans le pays. Car si ces bases ont été déployées pour telle ou telle raison, les habitants n’en ont même pas été informés. Dans le nord du Niger, une base militaire américaine vient de sortir de terre. Elle sert de port d’attache pour des engins armés destinés à opérer dans le ciel sahélien afin de recueillir du renseignement, de suivre et bombarder d’éventuelles cibles. La population locale voit d’un mauvais œil cette base à laquelle elle n’a été ni préparée ni associée.

Les habitants d’Agadez, grande ville du nord du Niger, n’en ont pas été informés. La nouvelle est d’importance pourtant, et pourrait avoir des conséquences très concrètes pour eux : depuis cet été, l’immense base militaire américaine qui jouxte leur aéroport décrépit, sur laquelle ils ne savent rien ou presque, est officiellement « active ».

Depuis le false flag de Tongo Tongo où quatre militaires américains ont été tués, Washington a officialisé sa présence au Niger. Car avant cela, personne n’était au courant que des militaires américains menaient des opérations militaires sur le sol nigérien. Les bases militaires déployées par les États-Unis sont essentiellement des bases aériennes. Ce qui ne présage rien de bon pour les habitants, car en cas d’attaque des avions US ou même français, les dommages collatéraux sont presque toujours nombreux et ce sont les habitants qui en paient le prix fort.

« Les États-Unis sont apparemment devenus la puissance dominante dans la région du Sahel, où l’agence de renseignement américaine (CIA) a mis en place une base militaire pour ses drones au Niger afin d’assurer une présence solide dans la bande désertique », a déclaré Leslie Farran, spécialiste des affaires africaines.

La création de telles bases n’est pas une « bonne nouvelle » pour le peuple sahélien, car il pourrait réserver aux habitants de cette région le même sort que celui qu’ont connu les peuples afghan et pakistanais, où les victimes civiles sont qualifiées de « pertes collatérales » de la guerre par drones interposés.

D’après Leslie Farran, avec la création de cette base, la CIA dispose maintenant d’un « immense champ d’action » qui s’étend de la Libye, du sud de l’Algérie et du Tchad jusqu’au centre du Mali, du Burkina Faso et du Nigeria et bien au-delà.

Les bases aériennes américaines déployées au Niger sont parmi les plus importantes bases jamais déployées par les États-Unis.

L’une des raisons pour laquelle l’information est cachée à la population nigérienne, c’est parce que l’Occident sait pertinemment que les habitants n’accepteront jamais d’abriter des bases militaires occidentales sur leur sol, surtout si elles doivent servir de base arrière pour attaquer les pays voisins.

Voici d’ailleurs le témoignage d’un Nigérien qui est très explicite sur la manière dont les habitants du Niger voient la présence d’occupation occidentale.

 

Mali : que cache le DDR ?

Au Mali, comment pourrait-on vraiment définir le processus du DDR ? Est-ce qu’une armée occidentale, coloniale, qui occupe le pays depuis pratiquement 7 ans maintenant, qui a détruit les institutions étatiques du pays, et qui a surtout anéanti l’armée nationale, pourrait prétendre maintenant vouloir reformer les forces armées nationales maliennes ? Le DDR cache quelque chose ? Zoom Afrique s’est penché sur une information relayée par certains médias, notamment le site d’information chinois Xinhua : quatre ex-combattants des mouvements armés, qui ont été récemment intégrés dans l’armée malienne, ont été enlevés, puis exécutés alors que 24 autres sont portés disparus depuis mercredi. Le site affirme que l’information vient de certaines sources locales à Hombori, près de Douentza au centre du Mali.

« Ils étaient 34 enlevés par des hommes armés entre Hombori et Douentza. Parmi eux, 4 ont été exécutés. Sur les 30 autres combattants restants, 6 ont pu s’échapper », a précisé un élu local relayé par Xinhua.

Les victimes sont des éléments du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) qui étaient repartis entre deux cars de transports publics en partance pour Gao dans le nord du pays.

Ils faisaient partie des 1 006 ex-combattants des mouvements rebelles, dont la formation militaire a pris fin ce lundi en vue de leur intégration dans l’armée malienne, dans le cadre du processus de désarmement, démobilisation et de réinsertion. Zoom Afrique ne peut pas encore confirmer la véracité de l’information, d’autant plus qu’aucun médias mainstream n’en a récemment parlé.

Cela dit, le processus DDR est supervisé par la France. Cela voudrait dire que ces anciens combattants pourraient très bien devenir des mercenaires à la solde de Paris. Mais au-delà de ça, il serait aussi ­possible que le processus en question remplisse d’autres fonctions comme celle du contre-renseignement. En effet, ces ex-combattants sont une meilleure source d’information pour les services secrets français qui sont sur place afin d’obtenir un maximum d’informations sur leur localisation, leur mode opératoire, leur structure, etc. Ce kidnapping pourrait avoir un lien avec cela. Zoom Afrique reviendra assez vite sur cette information. ­­­­­­

Le domaine d’information reste primordial pour les Occidentaux. ­­­

Récemment, suite à la signature de l’accord militaire entre Bamako et Moscou, la France a utilisé la ­carte estonienne pour obtenir des informations et même avancer ses pions au Mali. Et pour cause, les militaires estoniens sont non seulement mieux placés pour pouvoir donner des informations concernant la pratique russe, mais ils peuvent aussi atténuer les tensions entre la population malienne et les troupes militaires françaises. Les Maliens ne voient pas d’un bon œil la présence massive de ces militaires français qui sont très présents devant les Maliens, mais ne sont jamais là lors des attaques. Beaucoup de Maliens affirment bien que les militaires occidentaux et les auteurs des différents massacres ont un lien.

Depuis l’été 2018, un détachement de 50 soldats estoniens (et un robot THeMIS) a été déployé au Mali, afin d’assurer la surveillance et la protection de la plateforme opérationnelle « Désert » (PfoD) de la force Barkhane. Depuis le mois d’août, les militaires estoniens participent aux différentes opérations aux côtés des forces Barkhane.

Quoi qu’il en soit, les Maliens aspirent à vivre en paix, sans voir constamment des militaires étrangers patrouiller et s’immiscer dans leur vie quotidienne.

 

Zimbabwe : hommage au Résistant Mugabe

Suite au décès de l’ancien président zimbabwéen, Robert Mugabé, considéré comme un grand homme en Afrique, a eu droit aux hommages des différents dirigeants africains. En Afrique du Sud, dont le dirigeant était le premier à s’exprimer, on a salué un « combattant de la libération et un champion de la cause africaine contre le colonialisme ». L’Afrique australe « reconnaissante », les Namibiens expriment « un sentiment profond de gratitude ». Joseph Kabila dit que Mugabé était « un digne fils de l’Afrique ». Au Kenya, on salue un « phare de la libération », en Afrique de l’Ouest, un « militant de l’indépendance ». Le continent africain a perdu un grand Résistant ! 

Mais comment comparer le destin de Mugabe à celui du soudanais el-Béchir ?

Comment en tirer une réflexion globale sur les concepts américano-occidentaux de « dictature » et de « démocratie » en Afrique ?

Quel rôle ont joué les sanctions occidentales dans la sape des régimes zimbabwéen et soudanais ? Analyse du géopoliticien Luc Michel. 

 

 

 

Regardez cette vidéo sur YouTube ! 

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/09/07/605563/Zimbabwe-hommage-au-Rsistant-Mugabe-