Afrique

CAMEROUN : LE MINISTRE DE LA SANTE SOUTIENT UN REMEDE NATUREL AU COVID MIS AU POINT PAR Mgr KLEDA DE DOUALA

Cameroun : le ministre de la Santé soutient un remède naturel au Covid mis au point par Mgr Kleda

Par Médias Presse

Mondialisation.ca, 17 avril 2021

médias-presse.info 29 mars 2021

Thème: 

Analyses: 

 3   0  0 

 

  3

Cameroun – Deux traitements contre le Covid à base de plantes ont été mis au point par l’archevêque Samuel Kleda de Douala et approuvés par le comité scientifique gouvernemental. Ces traitements naturels ont même été proposés sur le marché d’exportation après avoir été donnés à quelque 10.000 personnes avec de bons résultats depuis l’apparition du coronavirus jusqu’en janvier 2021.

Un communiqué publié le 17 mars par le Dr Marius Macaire Biloa, coordinateur national de l’Association catholique de la santé du Cameroun (OCASC), a annoncé que les traitements Elixir Covid et Adsak Covid sont désormais disponibles pour le marché étranger, au prix de 20.000 francs CFA, environ 30 euros ou 36 dollars américains.

Les médicaments ont été fournis totalement gratuitement au Cameroun et resteront gratuits pour toute personne qui en a besoin dans les centres diocésains de tout le pays.

Ils sont actuellement proposés aux patients après consultation et tests de laboratoire pour confirmer la positivité au SRAS-CoV-2, principalement dans une dizaine de centres de santé catholiques des plus grandes villes du Cameroun, Douala et Yaoundé, où la plupart des cas de coronavirus ont été enregistrés.

Lorsque l’annonce d’une pandémie Covid s’est propagée dans le monde au printemps dernier, tous les yeux se sont tournés vers l’Afrique et de nombreux épidémiologistes présidaient un scénario catastrophique en raison de la forte concentration de la population du continent africain et du manque d’hygiène et de soins médicaux. En vérité, loin de ce scénario apocalyptique, l’Afrique, et en particulier l’Afrique subsaharienne, a été largement épargnée, avec peu de contaminations enregistrées et un nombre de morts inférieur à celui des pays développés.

Cela n’a pas empêché de sévères mesures anti-coronavirus dans de nombreux pays africains, mais les Africains ne sont pas allés jusqu’à interdire d’éventuels traitements. Et c’est désormais le continent qui a le moins souffert de la pandémie.

Bien sûr, l’Afrique a une population beaucoup plus jeune que les autres continents et est donc moins exposée aux pires conséquences de la contagion par le SRAS-CoV-2, qui tue principalement des personnes âgées ou gravement malades. Mais la contagion elle-même a également été maintenue à un niveau beaucoup plus bas. De nombreux pays africains ont choisi d’affronter le danger à leur manière, notamment en essayant des médicaments anciens et éprouvés tels que l’hydroxychloroquine et des plantes comme l’artemisia, promu dans l’île de Madagascar (369 décès depuis la début de l’apparition du Covid sur une population totale de 26,26 millions d’habitants).

Mgr Kleda, archevêque de Douala, capitale économique du Cameroun, est depuis longtemps connu pour sa passion pour la naturopathie et les plantes médicinales. Il a commencé à chercher des remèdes naturels en tant que recteur du Petit Séminaire de Saint-Paul-de-Guider, dans le nord du Cameroun, il y a 30 ans, car les médicaments «ordinaires» n’étaient pas disponibles pour soigner les enfants.

L’archevêque ne souhaite pas que l’utilisation de substances inspirées de la médecine traditionnelle soit confondue avec la sorcellerie et la magie. «Nous traitons grâce aux plantes et avec l’intercession de la Vierge Marie», a-t-il dit. Depuis 2009, il a ouvert une boutique de plantes médicinales où il recevait le public et prodiguait des conseils pendant son temps libre.

Lorsque le coronavirus est entré au Cameroun, l’archevêque Kleda a commencé à rechercher une éventuelle combinaison de plantes qui pourrait servir de remède.

«Je connaissais déjà les plantes utilisées pour les symptômes du coronavirus. J’ai simplement mis en place toutes les recettes que j’avais à ma disposition », a-t-il déclaré en avril 2020. À l’époque, il avait déclaré avoir déjà traité plusieurs centaines de personnes. «Il n’y a pas eu une seule mort. Tous ceux qui ont pris le médicament ont été guéris », avait-il affirmé.

Mgr Kleda a également dit à la population que manger des oignons et de l’ail renforcerait rapidement le système immunitaire.

Fin avril 2020, Mgr Kleda affirmait publiquement avoir trouvé un traitement naturel qui pourrait réduire les symptômes de la maladie liée au coronavirus.

Immédiatement, des dispensaires ont été mis en place et gérés par l’archidiocèse de Douala, attirant des milliers de personnes qui ont obtenu des soins gratuits, tandis que l’archevêque a reçu un financement privé local pour poursuivre ses recherches. Le 7 mai 2020, de nombreuses restrictions ont été levées, les bars qui avaient été soumis à des heures de fermeture anticipée ont été rouverts dans la soirée et les “experts” catastrophistes ont déclaré que les contaminations monteraient en flèche. Cela ne s’est pas produit. Avec une population de 25 millions d’habitants, le Cameroun ne compte à ce jour que 601 décès attribués au coronavirus.

Un membre de l’opposition politique a célébré l’invention de Mgr Kleda, affirmant que le remède «devrait être une source de fierté nationale». L’ancien chef de l’association des avocats camerounais, Yondo Black, et un certain nombre d’hommes d’affaires ont collecté des fonds pour acheter du matériel médical et des unités de production pour le nouveau traitement de l’archevêque. Le propriétaire d’un grand groupe de médias dans le pays a également soutenu Mgr Kleda. Même le ministre camerounais de la Santé, le Dr Malachie Manaouda, est intervenu fin avril 2020 pour examiner de plus près le remède naturel de Mgr Kleda.

Le 19 mai 2020, le président du Cameroun en personne a encouragé «tous les efforts pour développer un traitement local contre le COVID-19».

En juin, l’archevêque a été invité par le Premier ministre Joseph Dion Ngute à rejoindre le groupe officiel de spécialistes de la santé pour une audition par le Parlement camerounais. Ngute lui-même avait déjà rencontré Mgr Kleda.

À l’époque, le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, avait exhorté à mettre de côté les préjugés et les divisions concernant les médecines traditionnelles, invoquant «l’intérêt national». Mgr Kleda a ajouté que la phytothérapie devrait être étudiée dans les universités afin que les médecins et les techniciens puissent les utiliser correctement.

Le Dr Manaouda, ministre de la Santé, soutient maintenant de tout cœur le remède naturel de l’archevêque. Il a déclaré que la contribution de la médecine traditionnelle avait atténué le nombre de personnes atteintes de coronavirus et contribué à faire baisser le pourcentage de victimes d’une forme grave de la maladie. L’agence de presse camerounaise a noté mercredi dernier que «désormais, personne ne peut ignorer les bénéfices du protocole anti-COVID mis en place par l’archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kleda, qui a fait ses preuves».

Didier Raoult, l’infectiologue charismatique de Marseille qui a promu l’utilisation de l’hydroxychloroquine depuis le début avant de recommander l’ajout de Zithromax et de zinc, a à plusieurs reprises salué l’approche pragmatique de l’Afrique face à l’épidémie, soulignant que les Africains sont non seulement prêts à utiliser des médicaments bon marché de manière nouvelle. – quelque chose qui va directement à l’encontre des intérêts de l’industrie pharmaceutique qui prospère grâce à de nouveaux brevets – mais qu’ils sont également en avance sur la science sur le coronavirus avec des spécialistes hautement qualifiés et des hôpitaux de premier ordre.

Et contrairement à de nombreux pays développés, les pays africains traitent en fait leurs patients atteints de coronavirus.

Au 23 mars, selon les statistiques publiées par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, un total de 4.123.632 «cas» de COVID-19 avaient été enregistrés sur le continent, et 110.164 personnes étaient décédées. L’Afrique a une population de 1,216 milliard d’habitants.

La source originale de cet article est médias-presse.info

Copyright © Médias Pressemédias-presse.info, 2021

https://www.mondialisation.ca/cameroun-le-ministre-de-la-sante-soutient-un-remede-naturel-au-covid-mis-au-point-par-mgr-kleda/5655574

GENOCIDE DES TUTSI : UN PRETRE FRANCO-RWANDAIS INCULPE ET INCARCERE EN FRANCE

Génocide des Tutsi: un prêtre franco-rwandais inculpé et incarcéré en France

Génocide des Tutsi: un prêtre franco-rwandais inculpé et incarcéré en France

folder_openAfrique access_timedepuis 4 heures

starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par AFP

Un prêtre rwandais, réfugié et naturalisé français, a été inculpé et incarcéré mercredi, accusé, entre autres, d'avoir «fourni des vivres aux miliciens» ayant massacré des Tutsi dans son église au Rwanda en 1994, ce qu'il conteste, a appris l'AFP vendredi auprès du Parquet.

Interpellé mercredi à son domicile du Sud-Ouest de la France, Marcel Hitayezu, né en 1956, a été mis en examen (inculpé), notamment pour «génocide» et «complicité de crimes contre l'humanité», par un juge d'instruction du tribunal de Paris, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), également chargé des dossiers de crimes contre l'humanité.

«Prêtre de la paroisse de Mubuga (Sud) au Rwanda en 1994, Marcel H. se voit reprocher d’avoir», en avril 1994, «privé de vivres et d’eau des Tutsi s’étant réfugiés dans son église» et d'avoir «fourni des vivres aux miliciens interahamwe ayant attaqué les Tutsi réfugiés» dans le bâtiment, a précisé le Pnat dans un communiqué.

«Marcel H. a contesté ces faits lors de son interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction», a ajouté le ministère public.

Ce prêtre avait été visé par une demande d'extradition du Rwanda, que la Cour de cassation avait définitivement rejetée en octobre 2016, comme ce fut le cas pour tous les suspects de participation au génocide réclamés par Kigali.

Le génocide au Rwanda a fait, entre avril et juillet 1994, plus de 800.000 morts, selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi.

Cette inculpation «est une excellente nouvelle» et «l'Eglise doit s'interroger sur la façon de donner des responsabilités à des gens qui sont soupçonnés d'avoir participé au génocide», a réagi auprès de l'AFP Alain Gauthier, cofondateur du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), partie civile dans ce dossier.

Pour examiner les accusations portées contre Marcel Hitayzu, la justice française avait ouvert une information judiciaire le 26 juillet 2019.

«Il était jusqu'à mercredi vicaire du curé d'une paroisse à Montlieu-la-Garde», a indiqué à l'AFP le diocèse de La Rochelle (Sud-Ouest).

Selon le quotidien catholique français La Croix, le prêtre, après trois ans passés dans des camps de réfugiés dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), était «arrivé entre 1998 et 1999» dans ce diocèse et «le statut de réfugié lui (avait) été accordé le 26 janvier 2011».

Un autre prêtre réfugié en France, Wenceslas Munyeshyaka, a été accusé d'avoir joué un rôle dans les massacres de 1994 au Rwanda. Il a bénéficié d'un non-lieu en 2015, devenu définitif en 2019.

https://french.alahednews.com.lb/39660/307

MALI : LA RESISTANCE NE MOURRA PAS, ELLE VA S'AMPLIFIER

Mali: la Résistance ne mourra pas !

Une méga manif des Maliens a été reportée pour cause de jeûne du mois de ramadan et ce, sur fond des agissements totalement paniqués d'une Barkhane qui voit l'heure de partir se rapprocher. L'assassinat ciblé du chef touareg, un des signataires de l'accord d'Alger alors même que la France cherche par tous les moyens possibles à éliminer Alger de la scène politique sahelienne quitte à déstabiliser la frontière algéro-malienne en dit long sur l’état dans lequel se patauge Barkhane. D'où cet article totalement insane et réducteur de Jeune Afrique qui tente de dénaturer la nature des manifestations anti occupation commencées en 2019:

« Fer de lance de la fronde qui a mené au coup d’État du 18 août 2020, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques considère que la transition lui a été confisquée. Et ses membres entendent incarner l’opposition face aux militaires, comme ils l’avaient fait sous la présidence d’IBK », dit le média Jeune Afrique avant d'ajouter :

« Le M5 est mort de sa belle mort. » En septembre 2020, alors que s’installaient les autorités de la transition, Issa Kaou Djim prononçait l’oraison funèbre du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). L’ex-coordinateur général de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), devenu quatrième vice-président du Conseil national de la transition (CNT), fut pourtant, avec son chef religieux, l’un des fervents porte-parole de la lutte un temps incarnée par le M5 face au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Mais le soulèvement anti-occupation que la France a tenté en 2020 de contrer d'abord en cherchant à défigurer ses slogans, à les rediriger vers IBK, puis en s’accaparant le coup d’État du 18 août, est-il réellement mort ? Rien n’est moins sûr.

Depuis le 3 janvier 2021, les Mirage 2000 français ont frappé une cérémonie de mariage en tuant 19 civils, massacre que Barkhane n'a cessé de justifier et de réfuter. Ce qui est sûr, c’est que la France est plus que jamais une force d'occupation, le Mali, un pays occupé et le peuple malien en pleine lutte pour la libération de leur État-nation.

Même si les médias mainstream tentent de diaboliser et de tuer le mouvement du M5, ils n’arrivent cependant pas à s’attaquer à la résistance malienne.

Ce jeudi 15 Avril 2021 aux environs de 12H, le camp MINUSMA a été visé par des tirs d’obus. Selon des sources locales, cinq obus auraient été lancés en direction de la ville de Ménaka. Trois des cinq obus seraient tombés dans l’enceinte du camp.

Il n’y aurait pas eu de perte en vies humaines. Le bilan provisoire donné serait d’un soldat blessé, trois véhicules de la Garde Nationale du Mali (GNM) touchés et une citerne de l’armée de terre et d’autres dégâts matériels.

D’où pourrait provenir cette attaque ? Les groupes terroristes qui travaillent côte à côte avec Barkhane, ne s’attaquent qu'aux civils et soldats maliens.

Tout comme ceux qui ont placé des engins explosifs et qui ont tué des soldats de Barkhane, c’est un groupe de résistants qui reçoit des armements de plus en plus sophistiqués et les utilise contre les soldats d’occupation. En ce moment, l’ONU est très touchée en Afrique. Dans l’Est de la République démocratique du Congo, plusieurs manifestations ont eu lieu demandant le retrait, et ce dans les 10 jours, de la MONUSCO. Et maintenant au Mali, c’est la MINUSMA qui est touchée, et par des obus. Ce groupe de Résistants maliens qui poussent les troupes d’occupation étrangère hors du territoire, doublé des mouvements comme le M5 et également le ras-le-bol de la population malienne dans sa grande majorité, il est clair que c’est plus Barkhane qui se trouve « dans sa belle mort » plutôt que les groupes qui demandent le départ des troupes coloniales.

 

Afrique: l'ONU au pied du mur !

L’ONU est actuellement en très mauvaise posture sur le continent africain.

Après les récentes manifestations dans l’Est de la RDC réclamant le départ des troupes d’occupation onusiennes, et un camp de la Minusma qui a été touché par des obus, l’effet domino fait le reste.

Plusieurs milliers de Centrafricains ont marché ce jeudi dans les rues de Bangui.

Cette marche est partie du complexe sportif de Bangui jusqu'au siège de la Minusca. Ces Centrafricains dénonçaient les propos du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique Mankeur Ndiaye lors d’une interview accordée à RFI le vendredi dernier.

Dans ses propos Mankeur Ndiaye avait souligné que la solution centrafricaine n’est pas militaire et par la même occasion il avait félicité les groupes armés qui se sont retirés de la CPC pour réintégrer l’accord de paix en Centrafrique, et appelant les autorités à privilégier le dialogue. Des propos qui, encore une fois, ne répondent pas aux attentes des Centrafricains qui exigent à nouveau le départ de la Minusca de la Centrafrique et comptent continuer les manifestations jusqu’à l’obtention de ce départ.

« Nous allons encore intensifier les actions, nous allons persister, nous allons même mourir pour notre pays; l’essentiel, c’est qu’ils doivent soit coopérer, coopérer ça veut dire ne pas coopérer avec la CPC, nous ne voulons pas de dialogue avec la CPC, pas de dialogue avec la COD 2020, CPC, COD 2020; c’est blanc bonnet, bonnet blanc. C’est les mêmes leaders, la libération du pays doit se poursuivre avec nos propres forces de défense et de sécurité et tous les alliés qui sont venus à notre secours », a martelé Noé Ndaye, responsable de l’organisation de la marche.

Il y a eu des manifestations qui sont normales comme forme d’expression démocratique, mais nous appelons à une sérénité nous voulons dire à tous que nous sommes un partenaire et que les points de vus ne doivent pas être vus comme un acte d’hostilité envers le gouvernement ou la population centrafricaine, nous sommes là pour aider comme nous le faisons depuis longtemps et nous allons continuer à aider en respectant la souveraineté de l’État.

Ce nouveau cycle de protestation se propage dans plusieurs pays d’Afrique. En effet, comme au Mali ou dans l’Est de la RDC, la Minusca est également dans le collimateur de la population. Et pour cause, en RDC, l’ONU est présente depuis plusieurs décennies maintenant, et tout comme tous les pays d’Afrique où se trouvent des troupes d’occupation militaires occidentales, les violences ne cessent de s’amplifier et ce sont les populations qui en paient le prix.

Les populations africaines savent maintenant ce qui se trame réellement. Si l’ONU ou les troupes d’occupations occidentales sont présentes dans un pays d’Afrique ce n’est certainement pas pour régler les problèmes sécuritaires. C’est un siège, une colonisation pure et simple du pays, et c’est exactement ce que ne veulent pas les populations maliennes, congolaises, centrafricaines, etc… Le ras-le-bol généralisé des populations africaines était prévisible, et il ne fait qu’augmenter de manière exponentielle et ce n’est qu’un début. Les pays d'Afrique n'ont vraiment pas besoin de la présence massive de l'ONU ou des militaires occidentaux. Les armées nationales, les populations et les gouvernements défendent parfaitement bien la souveraineté et l'intégrité de leurs pays respectifs. Et lorsqu'ils mènent des opérations de sécurisation, il y a des résultats concrets et rapides. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/16/649620/Mali-la-R%C3%A9sistance-ne-mourra-pas

« THOMAS SANKARA A RENDU DIGNITE ET FIERTE A LA JEUNESSE AFRICAINE »

Bruno Jaffré,

Auteur de "La liberté contre le destin, discours de Thomas Sankara" aux éditions Syllepse,

Il était l'invité de la Midinale de Regards,

Ce vendredi 16 avril 2021.

https://youtu.be/zJ7hqqAftdg

« Thomas Sankara a rendu dignité et fierté à la jeunesse africaine »

 

Sur le procès pour complicité d’assassinat de Thomas Sankara

« On va faire le procès de plusieurs hommes dont le principal accusé est Blaise Compaoré. »

« Il s’agit d’un procès historique dans la mesure où Thomas Sankara était l’une des plus grandes références de la fin du XXème siècle à la fois comme dirigeant révolutionnaire et promoteur d’un nouveau modèle de développement autocentré et indépendant. »

« Ce procès traitera des hommes qui ont organisé le complot à l’intérieur du pays. Il y a aussi une instruction qui concerne un complot à l’international qui reste à élucider. »

« Le dossier sur le complot à l’international n’est pas fermé. »

« Nous exigeons que la France, qui est citée parmi les pays complices de ce complot, ou plutôt présumés complices de ce complot, envoie les documents déclassifiés concernant l’assassinat de Thomas Sankara - documents qui n’ont toujours pas été fournis. »

« En novembre 2017, Emmanuel Macron a promis d’envoyer tous les documents classifiés secret défense. »

« La thèse officielle de Blaise Compaoré au lendemain de la mort de Thomas Sankara c’était de dire qu’il devait être arrêté avec ses amis. »

« Dans des auditions de gendarmes burkinabés, on apprend que des Français sont venus le 16 octobre à Ouagadougou pour détruire des écoutes téléphoniques qui accusaient Blaise Compaoré d’avoir préparé un complot. »

 

Sur les intérêts de la France au Burkina

« Thomas Sankara tranchait avec tous les dirigeants de la région à part celui qui était au Ghana. »

« Thomas Sankara dérangeait parce qu’il était jeune et très populaire : il était en train de mettre en place un modèle, malgré les difficultés, qui produisait une certaine réussite économique. »

« Sankara a démontré qu’un pays africain indépendant peut construire un modèle de développement qui tranche par rapport à tout ce que l’on voit dans la région. »

« La jeunesse africaine regardait Sankara avec beaucoup d’intérêt. Il était la preuve qu’il était possible de lutter contre la corruption, mettre de l’ordre dans les administrations et organiser la mobilisation d’une population dans un pays pauvre. »

« Ce qui est un élément déclencheur de la colère de la France c’est lorsque Thomas Sankara a fait campagne pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie à l’ONU. À l’époque, Jacques Chirac avait écrit au ministre de la coopération de Sankara pour dire que Sankara avait été trop loin et que la France allait diminuer l’aide prévue pour le Burkina. »

« La France ne voulait pas qu’on remette en cause la présence des entreprises françaises au Burkina. »

« Thomas Sankara c’était une forme de dignité et de fierté. Il a rendu dignité et fierté à la jeunesse africaine. »

 

Sur l’héritage de Thomas Sankara

« Il y a un très lourd héritage Sankara mais il y aussi une espèce de fumée qui entoure Sankara qui fait que tout le monde est sankariste, même le gouvernement actuel. »

« Ceux qui dirigent le pays aujourd’hui - et qui se revendiquent du sankarisme - sont les mêmes qui étaient du côté de Compaoré au moment de l’assassinat de Sankara. »

« Les partis politiques qui se réclament de Sankara ont une longue histoire de déchirements entre eux et d’accusations internes et ils sont plus ou moins déconsidérés. »

« On cultive une image idyllique de Sankara sans jamais discuter de ce que signifie être sankariste aujourd’hui. »

« Ceux qui se réclament de Sankara aujourd’hui ont perdu tout ce qui concerne son idéologie révolutionnaire. »

« Après son assassinat, tout a été fait par ses successeurs pour détruire l’image positive de Thomas Sankara. »

« L’insurrection a été un moment que je considère comme extraordinaire. »

« Au lendemain de l’assassinat de Thomas Sankara, personne n’a été en mesure de prendre en charge le pays et d’apporter des perspectives de changement politique. »

 

Que reste-t-il du sankarisme, notamment en France ?

« Thomas Sankara n’a pas travaillé que pour l’Afrique. »

« Thomas Sankara a beaucoup remis en question l’Etat. C’est même fondamental dans sa politique. »

« Thomas Sankara a démystifié le pouvoir en refusant le culte de la personnalité et en mettant les ministres en congés tous les ans, au moins de façon symbolique. »

« Thomas Sankara a construit un pouvoir populaire dans lequel il faut aller chercher des inspirations. »

« On a tendance à croire que la réforme au Burkina Faso, ça a été de donner la terre aux paysans parce que les gens ont pour modèle les grands latifundia (…). Mais cela n’existait pas au Burkina Faso : il y avait des chefs locaux qui avaient le pouvoir de donner la terre mais sans pouvoir de propriété. »

« Thomas Sankara a créé un parti dans lequel il voulait unifier tous les groupes de gauche qui existaient, dont les amis de Blaise Compaoré qui sont très rapidement devenus les défenseurs du néolibéralisme. »

 

LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE (RASD) RECLAME LA PLACE QUI LUI REVIENT A L’ONU

14 Avril 2021

Publié le 14/04/2021 par PCF

L’agenda international place à nouveau au cœur de l’actualité le Sahara occidental. En avril, le Conseil de sécurité débattra de la situation et de la prorogation du mandat de la Minurso. Cette ancienne colonie espagnole est occupée illégalement par le Maroc depuis 1975 et ce en dépit de toutes les décisions internationales.

Que ce soient les résolutions de l’ONU, de la Cour internationale de La Haye, de l’Union africaine ou de la Cour de justice de l’Union européenne, toutes ces institutions convergent pour rappeler qu’il n’y a pas de liens de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental. Ce dernier a un statut séparé et distinct du Maroc et il est de ce fait titulaire du droit à l’autodétermination.

À la suite d’un cessez-le-feu entre le Front Polisario, représentant du peuple sahraoui, et le Maroc en 1991, sous les auspices de l’ONU, il avait été convenu conjointement de l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Non seulement le Maroc n’a pas honoré ses engagements, mais a avancé la proposition d’une « autonomie sous souveraineté marocaine », une manière éculée de proroger l’occupation coloniale.

La France, avec son soutien aveugle envers Rabat, a joué un rôle déterminant dans cet enlisement, dans le blocage actuel et dans la violation de la légalité internationale. Non seulement Paris a cautionné l’invasion de 1975 et a saboté la mission de la Minurso conduite par Horst Kölher, tout en refusant l’extension de ses prérogatives au respect des droits humains. De plus, les différents gouvernements qui se sont succédé ces dernières années ont été à la manœuvre pour étendre les tarifs douaniers préférentiels en violation des arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne. Enfin Paris ferme les yeux sur la violente barbarie répressive du Maroc à l’égard des Sahraouis dans les territoires occupés : agressions physiques, destructions de biens, arrestations, enlèvements.

À cela s’ajoute le sort des prisonniers politiques victimes de simulacres de procès, qui subissent de mauvais traitements et se trouvent pour la plupart du temps à l’isolement. L’ultime provocation vient de se produire, puisque La République en marche a annoncé l’ouverture d’une permanence à Dakhla en zone occupée, sous le prétexte fallacieux d’être à l’écoute des Français de l’étranger, dans un territoire bouclé par l’armée et dans lequel les étrangers ne peuvent accéder ! E. Macron, dans le sillage de D. Trump, s’engage dans la voie d’une ouverture d’un consulat, une manière d’entériner cette occupation coloniale en violation du droit international.

Le Front Polisario mène une lutte pacifique, respectueuse du droit international et des principes démocratiques. Cette attitude responsable est un facteur de stabilité dans la région. Ces derniers mois, le Maroc a délibérément violé le cessez-le-feu en s’attaquant à des civils Sahraouis dans une zone tampon. Il en a profité pour accroître son occupation et pour étendre un mur de séparation miné de 2 770 km. L’assassinat ciblé de dirigeants sahraouis, dont le chef de la gendarmerie Addah Al-Bendir, illustre l’attitude criminelle de ce régime dangereux pour la paix régionale.

Dans ce contexte délétère, amplifié par le deal scélérat noué entre Trump-Netanyahou-Mohammed VI, le Front Polisario vient de prendre une initiative pour faire respecter les droits de son peuple et frayer un chemin vers la paix. La République arabe sahraouie démocratique (RASD) réclame la place qui lui revient dans les institutions internationales avec l’obtention d’un siège à l’ONU.

Cette exigence est légitime et fondée juridiquement. Le Parti communiste français soutient cette démarche et appelle le gouvernement de la France à prendre une initiative dans ce sens. Cela suppose de changer radicalement de posture, pour enfin trouver une issue politique à ce conflit. Les communistes ne ménageront pas leurs efforts pour soutenir les droits inaliénables du peuple sahraoui.

Pascal Torre

responsable-adjoint du secteur international du PCF

chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

« La RASD réclame la place qui lui revient dans les institutions internationales avec l’obtention d’un siège à l’ONU. »

source : https://www.pcf.fr/la_r_publique_arabe_sahraouie_d_mocratique_a_sa_place_l_onu

Tag(s) : #RASD#PCF#Communiste

POURQUOI L'AFRIQUE N'EST PAS ELECTRIFIEE ?

Infos   /   Afrique   /   Zoom Afrique   /   L’INFO EN CONTINU

Echo Afrique, 9 avril 2021

Friday, 09 April 2021 12:48 PM  [ Last Update: Friday, 09 April 2021 3:34 PM ]

 30 

Cameroun: le piège électrique!

Télécharger 

CAMEROUN : COUP D'ETAT US EN VUE ?

Cameroun : les USA préparent un coup d'État ?

Au Cameroun, les États-Unis et Cie, mettent en place une nouvelle trouvaille, qui est maintenant la naissance d'un mouvement rebelle armé, dont les publications vidéo sur les réseaux sociaux ne font aucun mystère sur leur intention avouée de marcher sur Yaoundé.

Les menaces d’attaques terroristes dans les quatre coins du continent africain n’ont pas eu l’effet désiré par les Occidentaux. C’est pourquoi ils cherchent maintenant le moyen de non seulement saper ces alliances, mais également à placer les pays qui sont partisans d’un règlement des problèmes africains par les Africains dans le collimateur.
Au lieu de demander plus d’aide et des arrivées massives de troupes militaires occidentales, les pays africains resserrent plutôt les liens entre eux pour faire face aux attaques terroristes. Comme certains pays de la Corne de l’Afrique ou encore en Afrique de l’Ouest, les pays qui longent la côte du golfe de Guinée sont lancés dans ces alliances intra-africaines.
Le nouveau chef d’État-major de l’Armée du Nigéria a été reçu par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, le 1er avril 2021.
Lucky Irabor, le nouveau chef d’État-major de l’Armée du Nigéria et à la tête d’une délégation nigériane, a été reçu en audience le 1er avril 2021 par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo.
« Le Cameroun et le Nigéria sont des amis de longue date et nous connaissons ! Les difficultés que traversent le nord du Cameroun et le nord du Nigeria. De ce fait, j'ai été nommé avec certains de mes collègues à la tête de l'Armée du Nigéria. C'est de notre responsabilité de relever le défi. C'est dans cette optique que je suis venu rencontrer mes collègues camerounais pour qu'on travaille ensemble », a confié à la presse le général d'Armée Lucky Irabor.
La rencontre entre les délégations camerounaises et nigérianes a eu lieu à huis clos, ainsi que l’audience accordée à la délégation nigériane en matinée par son homologue camerounais, le chef d'État-Major, le général d'Armée René Claude Meka. Toutefois, renseigne le journal, Joseph Beti Assomo, au cours de la séance des questions orales des députés aux membres du gouvernement devant la Représentation nationale ce même jour, traçait déjà les grandes lignes de la visite de la hiérarchie militaire du Nigéria au Cameroun.
« Nous allons voir comment resserrer notre coopération dans la lutte contre Boko Haram et aussi la migration des menaces terroristes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Là aussi, nous avons des soucis communs. Les menaces étant des deux côtés, nous fédérons nos efforts », a indiqué le patron de la Défense dont les propos sont relayés dans les colonnes du journal.
Les deux pays partagent une longue frontière de 1.200 km, difficile à contrôler, ce qui peut faire le nid des activités criminelles en tout genre. « On était déjà habitué à la contrebande tous azimuts. La nouvelle trouvaille est maintenant le bruit de la naissance d'un mouvement rebelle armé, dont les publications vidéo sur les réseaux sociaux ne font aucun mystère sur leur intention avouée de marcher sur Yaoundé ». Un coup d'État serait en vue ?
On peut constater que le Cameroun est très présent dans ces initiations intra-africaines et il se pourrait que cette prise de position contre l'axe occidental soit un coup que ne supportent pas Washington et Paris. D’ailleurs, les pressions américaines montrent bien que le Cameroun se trouve dans le collimateur, et que le changement de politique du président Paul Biya n’est pas très apprécié par Paris et Washington.
D’ailleurs, ce genre d’alliance passe généralement à la trappe dans les médias mainstream. Ce qui reflète bien que les intérêts sont sapés.
En effet, Washington et Cie, avec entre autres la France, ont décidé de prendre le monopole du golfe de Guinée. Et les pays d’Afrique qui longent cette côte ne sont pas vraiment pour et optent pour des alliances qui n'arrangent pas cet axe néocolonialiste. D'ailleurs, la Communauté internationale et surtout ses instances optent pour la politique de l'autruche, sans jamais pointer du doigt le fait qu'aucun de ces États occidentaux ne demandent l'approbation des gouvernements africains concernés. Certes, le but actuel de la manœuvre occidentale, c’est également de prendre possession complète des pays de la côte africaine. Et pour cause, le fait que le patron de la DGSE française avait ciblé la Côte d’Ivoire et le Bénin, était une manière de dire que tous les pays de la Côte, essentiellement ceux qui ne se plient donc pas aux règles occidentales.
Le Cameroun et la Guinée équatoriale se sont déjà alliés pour déjouer des exactions des pirates dans le golfe de Guinée. Et ce fut un succès. Ce qui fait que ce processus prend de plus en plus d’ampleur et les alliances se multiplient de manière exponentielle. C’est exactement ce que redoutaient les pays occidentaux !

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/05/648815/Cameroun-les-USA-preparent-un-coup-d'Etat

CONFIRMATION DE L'ACQUITTEMENT DE LAURENT GBAGBO

4 Avril 2021

publié le 01/04/2021
Confirmation de l'acquittement de Laurent Gbagbo : un pas important vers la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire

Le Parti communiste français exprime sa réelle satisfaction de la libération définitive de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ministre Charles Blé Goudé.

Acquittés par la Cour pénale internationale en janvier 2019, ils étaient en attente d'un jugement de la cour d'appel. Leur libération provisoire, avec des conditions très strictes, dans l'attente de cet appel, a constitué un précédent très critiqué. L'acquittement suivi des restrictions drastiques de liberté sont apparues en contradiction avec toutes les normes juridiques jusqu'ici admises. Rappelons également que ce procès pour crimes contre l'humanité a commencé fin 2011. Les deux hommes politiques ont été détenus pendant plus de sept ans. Ainsi, la CPI dépasse en matière de détention provisoire les normes admises par la Cour européenne des droits de l'homme et de très nombreuses juridictions nationales. Il sera sans doute nécessaire que les textes régissant la CPI soient réformés. Sur le fond, ce procès pose de lourdes interrogations car durant ces longues années aucun des 82 témoins à charge n'a pu étayer en quoi que ce soit les chefs d'accusation envers les deux hommes politiques. Nombre d'entre eux ont même témoigné en leur faveur.

Ainsi se termine une procédure initiée sous l'influence du pouvoir français de Nicolas Sarkozy en vue de consolider le pouvoir d'Alassane Ouattara qu'il venait d'installer, avec l'aide de l'armée française, à la suite d'un différend électoral qui aurait pu être résolu par un recomptage ou une reprise du scrutin. Parallèlement, ni la justice ivoirienne, ni la justice internationale n'ont à ce jour traité juridiquement les massacres commis par les « rebelles » sous l'autorité de ce même Ouattara. Pire encore : ceux qui y sont impliqués ont été promus au sein du pouvoir d'État. Cette situation n'est pas tenable et des mécanismes qui traitent leurs cas seront nécessaires pour une véritable réconciliation nationale. L'ancien président français devrait lui aussi répondre, devant la juridiction adéquate, des actes ayant eu des conséquences dramatiques pour le peuple ivoirien, et ce parallèlement aux autres instructions judiciaires le concernant.

La libération de Laurent Gbagbo intervient dans un contexte politique fragile. En effet Alassane Ouattara a imposé un troisième mandat inconstitutionnel avec le soutien du pouvoir français actuel. La mobilisation au long cours du peuple ivoirien l'a contraint à lâcher du lest, permettant malgré un découpage électoral inique et des fraudes, l'élection pour la première fois depuis 2011 de parlementaires d'opposition. Dorénavant le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire devrait permettre cette réconciliation nationale, sortir le pays de l'impasse et ouvrir des perspectives de progrès pour le peuple ivoirien.

Parti communiste français,
Paris, le 1er avril 2021

source : https://www.pcf.fr/confirmation_de_l_acquittement_de_laurent_gbagbo_un_pas_important_vers_la_reconciliation_nationale_en_cote_d_ivoire

Tag(s) : #PCF#CotedIvoire#Gbagbo

COVID-19 : MADAGASCAR EN ETAT D'URGENCE SANITAIRE

Covid 19: Madagascar en état d’urgence sanitaire

AVR 04

Publié par 

Madagascar / Coronavirus: Le pays enregistre son premier décès dû à la  maladie - YELE-MAGAZINE

Face à la propagation importante du Covid 19, Andry Rajoelina, dans son discours à la nation ce jour, a décrété l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire et ce, pour 15 jours à partir de ce jour.

Plusieurs mesures ont été prises afin d’enrayer la hausse inquiétante de la pandémie dont :

▪️La Fermeture des Ecoles et des Universités;

▪️L’Interdiction d’entrer et de sortir des régions Analamanga, Sava et Atsinanana;

▪️L’instauration d’un couvre-feu entre 21h et 04h;

▪️Toutes les pharmacies sont de garde sur les zones concernées par les restrictions;

▪️La gratuité des médicaments et des soins des patients atteints par la COVID-19;

▪️La mise à disposition de 800 bouteilles d’oxygène aux hôpitaux publics;

▪️Les restaurants restent ouverts à hauteur de la moitié de leur capacité totale;

▪️La fermeture des boîtes de nuit, des karaoké et des bars;

▪️Les enterrements liés au Coronavirus doivent être réalisés le jour-même avec 10 personnes au maximum;

▪️L’interdiction de l’utilisation des strapontins pour les transports en commun;

▪️L’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes dans les lieux publics et les églises;

▪️Le retour des travaux d’intérêt général pour ceux qui ne respectent pas les dispositions en vigueur.

Après 294 nouveaux cas enregistrés et 5 décès en 24h, Madagascar compte à ce jour 449 personnes décédées du coronavirus depuis le 23 mars 2020, selon les autorités sanitaires.

Article connexe:

Covid-19 : les symptômes du variant sud-africain

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/04/04/covid-19-madagascar-en-etat-durgence-sanitaire/

MEHDI MESSAOUI : LA FRANCAFRIQUE, DANS SES DERNIERS RETRANCHEMENTS

La Françafrique,dans ses derniers retranchements

Par

 Mehdi Messaoudi

 -

2 avril 2021

0

31

La Françafrique,dans ses derniers retranchements

La France est de plus en plus décriée en Afrique, et son champ d’influence risque de rétrécir, dans son chantre lié à la Françafrique et au CFA ; face à la prise de conscience des peuples de cette zone du continent, s’ajoutant à l’entrée sur scène des puissances que sont les États Unis d’Amérique, la Chine, la Russie et à un degré moindre la Turquie et l’entité sioniste.
Après le Rwanda qui s’est débarrassé du joug français,et la République Centrafricaine RCA, voilà que d’autres pays réputés de pays inféodés à Paris risquent de suivre le même chemin. Plusieurs indices plaident pour cette tendance.

Échec français au Mali et au Niger

Une frappe française a tué 19 civils au Mali en janvier, selon une enquête de l’ONU

Les échecs français au Mali et au Niger, se poursuivent, et les mauvaises nouvelles se succèdent. Ainsi, des enquêteurs de l’ONU, viennent d’accuser les forces françaises de Barkhane d’avoir tué 19 civils le 3 janvier 2021, lors d’une frappe aérienne dans le centre du Mali.

Les victimes auraient été réunies pour un mariage, auxquels assistaient également des membres présumés d’un groupe islamiste. Cela intervenait quelques jours, après le paiement de la rançon par la France, au profit d’un groupe terroriste, et la libération de plus de 200 terroristes des prisons maliennes, en contrepartie pour la libération de deux otages français, dans le but était destiné à la consommation du front intérieur français, et l’amélioration du score de la popularité du président français, très affecté par la gestion de la pandémie du Covid-19 et ses échecs diplomatiques sur la scène internationale, sur plusieurs dossiers, comme la Russie, l’Iran, la Libye, la Syrie, le Moyen-Orient et ses livraisons d’armes à des pays comme l’Arabie Saoudite .

Alger dénonce

Le paiement de la rançon au groupe terroriste a été rapidement dénoncé et condamné par Alger, à l’origine de la criminalisation du paiement des rançons au profit des groupes terroristes

Les autorités algériennes ont vivement critiqué les négociations et fustigé des pratiques douteuses. L’arrestation en Algérie d’un terroriste libéré des prisons maliennes, et la diffusion d’une vidéo sur la télévision algérienne, mettront à nu l’hypocrisie de la France au sujet de la lutte contre le terrorisme transnational et son respect des résolutions des Nations Unies.

Un djihadiste relâché au Mali en échange des otages et arrêté fin octobre en Algérie avait évoqué le versement d’une rançon de «millions d’euros», dans une vidéo diffusée sur la télévision publique algérienne, sans qu’il soit possible de corroborer ses dires ou de savoir dans quelles conditions les images avaient été enregistrées.

La réunion de Kidal

A l’inverse, Alger à travers le retour de sa diplomatie et l’offensive menée à travers son ministre des affaires étrangères Sabri Boukadoum, réussira à faire réunir les parties maliennes en conflit à Kidal, au nord du Mali

La réunion du Comité de suivi de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, abritée pour la première fois par la ville de Kidal constitue un évènement inédit qui “donnera une forte impulsion” à ce processus, parrainé par l’Algérie.

Le succès diplomatique algérien, est une réponse aux déclarations attribuées au président français Emmanuel Macron, quant à la participation de l’ANP, aux opérations de Barkhane, sous l’égide de l’armée française. Le succès diplomatique algérien est une réponse aussi au Sommet du « G5 Sahel » tenu quelques jours auparavant à N’Djamena, au Tchad

Le Niger sur les pas du Mali

Le coup d’État avorté au Niger, quelques heures avant l’intronisation de Mohamed Bazoum, vainqueur de la dernière présidentielle nigérienne, et la dégradation de la situation sécuritaire, avec la recrudescence des attaques terroristes, mettent l’accent sur l’incapacité de la France à aider le peuple nigérien à retrouver la paix et le chemin du développement à travers la récupération de ses richesses

Le scandale Areva

Dans cette optique, Algérie54 revient sur les révélations de Marc Eichinger, l’agent des services français, qui mettra à nu la main basse de la France et sa multinationale Areva sur le devenir de ce petit pays africain

« Je n’aurais jamais dû quitter l’ombre qui me permettait d’agir. Mais maintenant que je suis dans la lumière, je n’ai plus de raison de me taire : dira Marc Eichinger est « intelligence officer ».

 

Dans une émission télévisée, l’agent âgé de 57 ans, met l’accent sur les affaires Areva et Uramin, suite à un rapport commandé en interne par le groupe, il sera poursuivi en diffamation par Anne Lauvergeon ex PDG du groupe nucléaire français. Marc Eichinger gagne ses procès mais perd sa clandestinité.

Le Sénégal, touché par le mouvement anti-français

Le Sénégal, un pays, allié de la France n’a pas échappé au mouvement hostile à la France. Les sénégalais ont saisi l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, pour dénoncer l’usage des grenades « made in France » dans la répression des manifestations et s’en prennent aux symboles de l’impérialisme français.

Le procès du bombardement de Bouaké

De nombreuses zones d’ombre entourent l’affaire du bombardement du camp de Bouaké en Côte d’Ivoire le 6 novembre 2004, lors de l’opération Licorne, ayant fait 10 morts, neuf soldats français et un civil américain. Le procès ouvert la semaine dernière devrait mettre la lumière sur l’implication de la France officielle dans la chute de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, acquitté, il y a quelques jours par la CPI

La vidéo, qui révèlera le vrai visage de la France

Algérie54 diffusera la vidéo, qui révèlera les vrais raisons de l’implication de la France dans les conflits en Afrique.

 

La journaliste, ayant fait le reportage dévoilera, le rôle des responsables français dans la chute des gouvernements libyen et ivoirien

https://algerie54.com/2021/04/02/afrique-3/?fbclid=IwAR3OvEwhKycpC8SJF7kENwL61XuPwvpVnA30K1oUcmLBJuiJ6SCGA_1STZc