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LE VACCIN DE GATES PROPAGE LA POLIO A TRAVERS L’AFRIQUE

Par Le 18/08/2021

Le vaccin de Gates propage la polio à travers l’Afrique

Par F. William Engdahl

Mondialisation.ca, 16 août 2021

6 octobre 2020

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Cet article a été publié initialement le 6 octobre 2020.

Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, est devenu le tsar mondial des vaccins, sa fondation dépense des milliards pour la diffusion de nouveaux vaccins dans le monde. Alors que l’on a accordé beaucoup d’attention au rôle de Gates derrière l’OMS corrompue dans la promotion de vaccins radicaux non testés contre le coronavirus, le bilan de la Fondation Gates qui a fait circuler un vaccin oral contre la polio à travers l’Afrique donne une preuve plus sérieuse que tout ce que Gates dit et fait n’a rien à voir avec de la véritable charité humaine. Les Nations Unies viennent d’admettre que de nouveaux cas de paralysie infantile ou de polio ont été causés en Afrique par le vaccin oral contre la polio développé avec le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates. Ce vaccin reflète ce qui s’est passé aux États-Unis dans les années 1950. Cela vaut la peine d’y regarder de plus près.

Les vaccins qui causent la polio

L’industrie des vaccins aime à citer le développement des vaccins dans les années 1950 comme étant le seul responsable de l’éradication de ce qui était une grave maladie paralytique qui a atteint un pic aux États-Unis après la Seconde Guerre Mondiale, ainsi qu’en Angleterre, en Allemagne et dans d’autres pays européens. Aujourd’hui, bien qu’aucun nouveau cas de « poliomyélite sauvage » n’ait été détecté dans toute l’Afrique depuis 2016, la Fondation Bill & Melinda Gates et leurs alliés de l’OMS ont proclamé que la campagne de vaccination africaine de 4 milliards de dollars menée par Gates sur dix ans, à l’aide d’un vaccin oral contre la polio, avait enfin permis d’éliminer cette redoutable maladie. C’était à la fin du mois d’août.

Une semaine plus tard, le 2 septembre, l’OMS a été contrainte de faire marche arrière et d’admettre que les nouvelles flambées de polio au Soudan étaient liées à une série de nouveaux cas de polio au Tchad et au Cameroun. Selon l’OMS, de nouveaux cas de polio ont été enregistrés dans plus d’une douzaine de pays africains, dont l’Angola, le Congo, le Nigeria et la Zambie. Mais ce qui est choquant, c’est que toutes ces flambées seraient causées par le vaccin oral contre la polio soutenu par Gates.

Dans un commentaire révélateur, un virologiste du CDC impliqué avec l’OMS et la Fondation Gates dans la campagne de vaccination de masse contre la polio en Afrique, qui fait partie de ce qu’on appelle l’Initiative Mondiale pour l’Éradication de la Polio, admet que le vaccin crée beaucoup plus de cas de paralysie due à la polio que la maladie faussement appelée « polio sauvage ». « Nous avons maintenant créé plus de nouvelles émergences du virus que nous n’en avons arrêté », a admis le virologiste Mark Pallansch des Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies des États-Unis. L’Initiative Mondiale pour l’Éradication de la Polio (GPEI) est un effort combiné de l’OMS, de l’UNICEF, des CDC américains, de la Fondation Bill & Melinda Gates et du Rotary International.

Bill Gates aurait été à l’origine de la campagne visant à développer le vaccin oral liquide contre la polio et à l’administrer massivement aux populations d’Afrique et d’Asie malgré la quasi-absence de cas de « polio sauvage ». Selon l’un des partenaires de l’initiative Gates contre la polio du Rotary International, « Gates a personnellement dirigé le développement d’un nouveau vaccin contre la polio qui est maintenant en phase finale de test. Lorsque l’idée a été avancée, à peu près à l’époque du dernier cas de polio en Inde, beaucoup pensaient que le vaccin ne jouerait aucun rôle important dans l’éradication, mais Gates a insisté ». Lorsque quelqu’un lui a demandé pourquoi la polio, qui avait pratiquement disparu dans le monde entier, Gates a répondu : « La polio est une maladie terrible ».

Cette réponse semble curieuse, car il existe des maladies mortelles bien plus répandues, comme le paludisme ou la diarrhée chronique due à une eau insalubre, ainsi qu’un mauvais assainissement en Afrique qui entraîne la mort par déshydratation, une mauvaise absorption des nutriments ou des complications infectieuses. Je dirais que ces deux phénomènes sont également « terribles ». En 2016, la diarrhée chronique a été classée par l’OMS comme la deuxième cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde. En Afrique, elle a causé près de 653 000 décès, mais Gates et ses amis semblent s’intéresser à d’autres choses.

L’insistance de Gates pour pousser à la vaccination massive d’un nouveau vaccin oral contre la polio, que sa fondation a soutenu à un moment où la polio est pratiquement inexistante, même dans les pays pauvres d’Asie et d’Afrique, devrait sonner l’alarme. Si son objectif est d’aider davantage d’enfants africains à mener une vie saine, de simples projets de traitement de l’eau permettraient de sauver bien plus de vies. Ou bien y a-t-il quelque chose dans le vaccin contre la polio dont on ne nous parle pas ? Y a-t-il de l’aluminium comme adjuvant dont on sait qu’il est un paralysant du système nerveux central ? Ou d’autres toxines ?

La Fondation Gates a dépensé près de 4 milliards de dollars pour développer et administrer le vaccin oral contre la polio dans les pays les plus pauvres du monde à partir de 2018. Et ce malgré le fait que l’OMS ait déclaré que les cas de polio au Pakistan et en Afghanistan sont passés d’environ 350 000 par an à 33 en 2018. Il n’y a pas eu un seul cas en Amérique ou en Europe Occidentale depuis le lancement du projet Gates de lutte contre la polio il y a des années.

De quoi est-il question ?

Il s’agit ici de jeux linguistiques très suspects de la part de l’OMS, de Gates et de ses collaborateurs. Ils tentent de couvrir leurs actes en prétendant que la plupart des cas de polio sont en fait ce qu’ils ont décidé d’appeler une Paralysie Flasque Aiguë (PFA). Il s’agit d’une maladie débilitante dont le tableau clinique est pratiquement identique à celui de la polio. Mais cela fait baisser le nombre de cas de « polio ». Selon le CDC américain, il y a eu plus de 31 500 cas documentés de paralysie flasque aiguë dans seulement 18 pays en 2017. Cela s’ajoute à ce qu’ils appellent la paralysie due à la poliomyélite associée au vaccin (VAPP). Pourtant, du point de vue des symptômes cliniques, la polio dérivée d’un vaccin, la polio sauvage et la paralysie flasque aiguë sont identiques, tout comme la myélite flasque aiguë (MFA), un sous-type de PFA. Avec cette prolifération de noms à consonance médicale grave pour décrire ce qui produit les mêmes symptômes médicaux, nous avons un énorme terrain de manipulation.

Un article rédigé par Neetu Vashishi et Jacob Puliyel et publié dans l’Indian Journal of Medical Ethics en 2012 parle de l’effort de vaccination de masse contre la polio par voie orale mené par Gates, le CDC et l’OMS : « … alors que l’Inde est exempte de polio depuis un an, on a constaté une augmentation considérable des cas de paralysie flasque aiguë non liés à la polio (NPAFP). En 2011, il y a eu 47 500 nouveaux cas supplémentaires de paralysie flasque aiguë non poliomyélitique (PFANP). Cliniquement impossible à distinguer de la paralysie due à la polio, mais deux fois plus mortelle, l’incidence de la PFANP était directement proportionnelle aux doses de polio reçues par voie orale. Bien que ces données aient été recueillies dans le cadre du système de surveillance de la polio, elles n’ont pas fait l’objet d’une enquête… »

Les années 50

La définition des cas de poliomyélite ou de paralysie infantile, comme on l’appelait pendant l’épidémie aux États-Unis après la Seconde Guerre Mondiale, remonte aux années 1950 et aux scandales mortels qui ont éclaté depuis lors à propos du premier prétendu vaccin contre la polio mis au point par Jonas Salk. Considéré aujourd’hui comme un héros de la médecine, la vérité de Salk était tout sauf héroïque.

La recrudescence des cas de ce que l’on appelait alors la poliomyélite ou la paralysie infantile aux États-Unis a commencé à exploser littéralement vers 1946. Il est important de noter qu’une toxine cumulative très dangereuse, un insecticide désormais interdit connu sous le nom de DDT, était présentée par le gouvernement américain comme un moyen « sûr » de contrôler les moustiques et les mouches qui seraient les « porteurs » du virus de la polio. Ce qui a depuis été pratiquement effacé des archives du gouvernement est la correspondance précise entre le nombre de cas d’enfants présentant des symptômes de poliomyélite aiguë et le degré de pulvérisation de DDT, ainsi que le déclin tout aussi précis des cas de poliomyélite humaine de la fin des années 1940 aux années 1950, après une forte diminution de l’utilisation du DDT. En 1953, un médecin du Connecticut, Morton S. Biskind, a affirmé en public que « l’explication la plus évidente de l’épidémie de polio : les maladies du système nerveux central… comme la polio sont en fait les manifestations physiologiques et symptomatiques de l’inondation actuelle de la population mondiale par des poisons pour le système nerveux central, parrainée par le gouvernement et l’industrie ».

Le vaccin anti-polio de Salk a été déployé pour la première fois en 1955, soit deux ans après le déclin spectaculaire des cas de polio enregistrés. Ce fait a été commodément oublié lorsque l’on a annoncé que le nouveau vaccin éradiquait à lui seul la redoutable polio.

Des preuves sérieuses ont été présentées par des médecins et d’autres personnes au Congrès américain, selon lesquelles il existait un lien évident entre les épidémies estivales de polio et les pesticides à base de métaux lourds utilisés l’été, comme le DDT. Ces preuves ont été ignorées. La promotion du DDT en tant qu’insecticide inoffensif était si répandue que les enfants suivaient les camions pulvérisant les rues et les piscines étaient aspergées de DDT, le croyant inoffensif. Des campagnes publicitaires très émotionnelles proclamaient que la polio mortelle était mystérieusement transmise par les insectes et que le DDT protégerait. Les agriculteurs ont été invités à pulvériser leurs vaches laitières à plusieurs reprises avec du DDT pour éloigner les dangereux insectes. Le DDT a ainsi contaminé la réserve de lait. L’utilisation du DDT a explosé à la fin des années 1940 dans l’ensemble des États-Unis. Comme l’a décrit une personne, « des parents inquiets sont allés plus loin pour protéger leurs enfants. Ils craignaient le virus invisible comme s’il chassait leurs enfants. Ils ont transformé leurs maisons en zones stériles en pulvérisant constamment des insecticides et en lavant les murs avec des désinfectants ». Cela me semble familier.

Salk et Rockefeller

La recherche sur les vaccins de Jonas Salk ainsi que de son rival, Albert Sabin, a été financée par la Fondation Nationale pour la Paralysie Infantile, connue plus tard sous le nom de Marche of Dimes. En 1954, Salk a convaincu les autorités sanitaires américaines que son vaccin contre la polio ne contenait que du virus inactif (VPI) et qu’il était absolument sûr. Il a réussi à convaincre les autorités réglementaires qu’il fallait renoncer aux « procédures coûteuses et difficiles qui avaient été suggérées pour la détection d’un éventuel virus vivant résiduel » dans son vaccin. Les essais sur le terrain du vaccin de Salk en 1954 ont été exposés par le Journal of the American Statistical Association : « …59% de l’essai était sans valeur en raison du manque de contrôles adéquats… » Ce rapport a été ignoré par le Département de la Santé américain et la Fondation Nationale a proclamé le vaccin Salk prêt à être distribué en masse au printemps 1955.

En 1955 déjà, des résultats alarmants du vaccin de Salk étaient apparus. Son vaccin, fabriqué par Cutter Laboratories, a été administré à plus de quatre cent mille personnes, pour la plupart des écoliers. En quelques jours, des rapports de paralysie ont commencé à faire surface. En l’espace d’un mois, le programme de vaccination de masse contre la polio a dû être suspendu. En juin 1956, les cas de polio ont commencé à augmenter fortement à Chicago chez les enfants qui avaient reçu le vaccin de Salk. La Fondation Nationale a envoyé une lettre urgente à ses membres les invitant à « donner l’assurance que le vaccin Salk actuel est sûr et efficace aux patients, aux parents et aux autres membres de votre communauté qui en doutent encore inutilement… »

Le vaccin de Salk avait causé 70 000 cas de faiblesse musculaire, 164 cas de paralysie grave et 10 décès. Les trois quarts des victimes sont restées paralysées en permanence. Le Secrétaire du Département de la Santé, de l’Éducation et des Affaires Sociales et le Directeur du NIH ont démissionné. L’incident Cutter a rapidement été minimisé par le gouvernement et les vaccinations ont repris après 21 jours de pause, en utilisant des vaccins de Wyeth Labs. Ces derniers ont également provoqué des cas de paralysie.

Entre 1923 et 1953, avant l’introduction du vaccin de Salk, le taux de mortalité de la polio aux États-Unis avait diminué de 47% ; l’Angleterre avait observé un schéma similaire. Après l’utilisation du vaccin de Salk entre 1955 et 1963, les cas de polio aux États-Unis ont augmenté de 50% de 1957 à 1958, et de 80% entre 1958 et 1959. Cette évolution a été masquée par un changement de définition de la polio par le gouvernement américain, comme le font aujourd’hui l’OMS et les CDC en Afrique. Les maladies qui étaient auparavant regroupées sous le terme de « polio » ont commencé à être déclarées comme des maladies distinctes. L’une d’entre elles était la méningite aseptique ou virale, une maladie infectieuse difficile à distinguer du poliovirus, ou la myélite transverse – une inflammation rare de la moelle épinière, ou le syndrome de Guillain-Barré. Tout cela est-il le résultat de toxines très répandues utilisées dans le vaccin ? Le gouvernement et l’industrie du vaccin ne voulaient pas savoir ou en parler.

Finalement, en 1963, le gouvernement américain a remplacé le vaccin IPV de Salk par un vaccin oral atténué contre la polio (OPV) développé par Albert Sabin. En tant que vaccin à virus vivant, il était et est encore capable de donner à ses destinataires la polio ou des symptômes de la polio. Salk a déclaré devant une sous-commission du Sénat en 1977 que le vaccin oral Sabin avait causé la plupart des cas de polio aux États-Unis depuis le début des années 1960.

L’eugénisme de Rockefeller ?

La Fondation Nationale pour la Paralysie Infantile, qui a financé à la fois Salk et son rival Sabin pour le développement de vaccins contre la polio dans les années 1950, était dirigée par deux médecins de l’Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale : le Dr Henry Kumm qui avait passé 23 ans avec l’Institut Rockefeller, et le Dr Thomas Rivers.

Henry Kumm est passé à la Fondation Nationale en 1951, au plus fort de l’épidémie de polio. En mai 1953, Kumm est devenu directeur de la recherche sur la polio à la NFIP. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Kumm a notamment été consultant civil auprès du chirurgien général de l’armée américaine en Italie, dirigeant des études de terrain pour l’utilisation du DDT contre les moustiques porteurs de malaria.

Dès 1922, Thomas Rivers a dirigé le service des maladies infectieuses de l’Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale, dont il est devenu le directeur en 1937. En tant que Président des comités de recherche et de conseil sur les vaccins de la Fondation Nationale pour la Paralysie Infantile, il a supervisé les essais cliniques du vaccin de Jonas Salk par le groupe du Dr Kumm. On pourrait dire que la Fondation Nationale était un masque pour un projet massif de Rockefeller sur le vaccin contre la polio.

David Oshisky, chercheur sur la polio, a déclaré : « En vérité, la polio n’a jamais été l’épidémie rageuse décrite dans les médias, pas même à son apogée dans les années 1940 et 1950. Dix fois plus d’enfants mourraient dans des accidents au cours de ces années-là, et trois fois plus mourraient du cancer. Le statut particulier de la polio est dû, en grande partie, aux efforts de la Fondation Nationale pour la Paralysie Infantile, plus connue sous le nom de « March of Dimes », qui a utilisé les dernières techniques de publicité, de collecte de fonds et de recherche motivationnelle pour transformer une maladie horrible mais relativement peu commune en l’affliction la plus redoutée de son époque. Le génie de la Fondation Nationale pour la Polio réside dans sa capacité à attirer l’attention sur la polio, la faisant paraître plus inquiétante que d’autres maladies ». Cette Fondation Nationale était dirigée par les médecins de Rockefeller. C’est en grande partie ce que fait la Fondation Gates avec son vaccin oral contre la polio en Afrique où la polio avait presque disparu avant la campagne de vaccination de masse de l’OMS et de Gates.

Ici, le lien de dévouement à l’eugénisme et aux vaccins dangereux semble unir les Rockefeller et Bill Gates, qui, à bien des égards, n’est que l’héritier et la continuation du travail d’eugénisme mortel des Rockefeller. Tout cela devrait faire réfléchir avant de considérer les déclarations de Bill Gates sur le coronavirus et ses vaccins préférés comme la bonne vérité scientifique.

F. William Engdahl

 

Source de l’image en vedette : New Eastern Outlook

Article original en anglais :

Gates Vaccine Spreads Polio Across Africa, le 29 septembre 2020.

Traduit par Réseau International

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La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © F. William Engdahl, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/le-vaccin-de-gates-propage-la-polio-a-travers-lafrique/5649902

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MAROC : PLUS DE 700 HECTARES BRULENT. DERNIERS FOYERS ACTIFS EN ALGERIE

Par Le 17/08/2021

Incendies: plus de 700 hectares brûlés au Maroc, derniers foyers actifs en Algérie

Incendies: plus de 700 hectares brûlés au Maroc, derniers foyers actifs en Algérie

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Par AlAhed avec AFP

La mobilisation continue lundi au Maroc pour maîtriser les incendies qui ont déjà décimé plus de 700 hectares de forêt en trois jours, tandis que les derniers foyers encore actifs en Algérie voisine paraissaient en voie d'extinction, selon les autorités des deux pays.

Au Maroc, plus de 500 personnes, dont des pompiers et des militaires, «sont toujours mobilisées pour venir à bout de ces incendies», a indiqué le chef du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers, Fouad Assali, à l'agence de presse officielle MAP.

Quelque 725 hectares d'une forêt près de la ville touristique de Chefchaouen (nord) ont déjà été engloutis par les feux déclarés samedi, a-t-il précisé, ajoutant que des avions bombardiers d'eau ont été mobilisés.

Une vague de chaleur traverse le Maroc depuis vendredi, avec des températures pouvant aller jusqu'à 49 degrés, et se poursuit jusqu'à mardi, selon le Département de météorologie.

Selon les journalistes de l'AFP sur place, les feux, qui n'ont fait aucune victime, étaient en recul lundi. Une enquête a été ouverte pour déterminer leurs causes.

Le bassin méditerranéen est touché ces deux dernières semaines par des incendies, notamment en Grèce, en Turquie et en Algérie.

Dans ce dernier pays, quelque 90 personnes, dont 33 soldats, sont mortes ou portées disparues depuis une semaine dans les incendies, en majorité d'origine «criminelle» selon les autorités.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décidé d'octroyer une allocation financière d'un million de dinars (6.300 euros) aux familles des victimes civiles et militaires.

En fin de journée lundi, les unités de la Protection civile algérienne continuaient de lutter contre 15 foyers à travers neuf wilayas (préfectures).

En revanche, tous les feux ont été éteints à Tizi Ouzou, en Kabylie, la région la plus touchée par les feux dans le nord de l'Algérie, a précisé la Protection civile.

Plus de 41 feux ont été éteints ces dernières 24 heures, a-t-elle ajouté.

Au-delà des importants dégâts matériels et des carences des pouvoirs publics mises en lumière lors de ces incendies, les Algériens ont été particulièrement choqués par le lynchage et l'immolation d'un homme accusé à tort de pyromanie.

Au total, 49 suspects ont déjà été arrêtés à la suite du drame, selon les médias locaux.

Le réchauffement climatique augmente la probabilité des canicules et des sécheresses et par ricochet, des incendies.

https://french.alahednews.com.lb/41118/307

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Dans Afrique

L’EMPREINTE DE FIDEL EN ETHIOPIE EST FORT REMARQUABLE

Par Le 16/08/2021

14 Août 2021

 

Addis-Abeba, 14 août (Prensa Latina) Demeke Zenebe a quitté Cuba en 1980, et depuis lors le désir de retourner dans ce qu'il appellait sa “seconde patrie” a été l'une de ses principales raisons de vivre. 

“J'ai visité le Canada, les États-Unis, Israël... Dans aucun d'entre eux je n'ai ressenti la même chose, ni apprécié les efforts comme ceux du gouvernement cubain pour protéger le peuple et promouvoir l'éducation et la culture comme armes d'émancipation”, a  assure Zenebe.

Avant de se rendre à La Havane, se souvient-il, "je ne connaissais pas le pays, je savais seulement que c'était un archipel, socialiste et dirigé par un grand homme".

La sécurité, la santé, l'éducation, l'amour du peuple cubain me manquent".

Il est arrivé à La Havane en 1978 et faisait partie des enseignants qui ont donné des cours  d'histoire, de la géographie et de la langue éthiopiennes aux premiers enfants et adolescents éthiopiens installés sur l'île de la Jeunesse pour commencer leur formation d'enseignant.

“J'ai voyagé avec ma femme, Alemesh Yimer, dans le premier groupe d'étudiants à s'y rendre. Ils étaient 1 200, la plupart étant des enfants de martyrs de la guerre de l'Ogaden ou de conflits internes”.

“Nous ne voulions pas qu'ils oublient leurs racines, alors qu'ils s'adaptaient au système éducatif cubain", explique-t-il en quelques mots d'espagnol, plus d'autres en anglais et en amharique.

"Nous avons accompli le travail en deux ans ou un peu plus. Je suis fier de faire partie du début de ce grand projet du commandant en chef. Lorsque je suis rentré à Addis-Abeba, j'étais, comment dire, une meilleure personne", a dit-il.

Pour Demeke, "Fidel Castro Ruz a été un cadeau, une autre lumière pour l'Éthiopie, car il a semé ici une graine de valeurs humaines, comme il l'avait fait en Angola et dans toute l'Afrique".

Il a essayé d'instaurer la paix entre la Somalie et l'Éthiopie, et plus tard, lorsque Mengistu (Haile Mariam) lui a demandé de l'aide, il a répondu immédiatement. La Révolution a abreuvé nos sillons et nous a reçus comme ses propres enfants. C'est pourquoi Cuba est ma "deuxième patrie".

"Mes deux patries ont de nombreuses similitudes", mais pour lui, "il était très important d'apprécier la force et l'assiduité des gens dans ce que les Cubains appellent le lien travail-études".

“Fidel nous a appris qu'il était important de se renseigner sur la science et la littérature, mais aussi de prendre soin de la nature, de protéger la culture, d'honorer l'histoire, de développer les meilleurs sentiments humains".

“Cuba, petite comme elle est, constitue un excellent exemple pour le reste du monde. Cela est dû en grande partie à la pensée et aux efforts de Fidel, qui s'est soucié des pauvres de toutes origines”, disait-il.

"Il fait partie de l'histoire universelle. Il n'est pas mort. Je suis très reconnaissant que deux de mes garçons et un neveu aient pu étudier à Cuba. Si tous mes enfants avaient pu étudier là-bas, j'aurais été l'homme le plus heureux du monde".

jcc/mem/raj

source:http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=886995:lempreinte-de-fidel-en-ethiopie-est-fort-ramarquable&opcion=pl-ver-noticia&catid=119&Itemid=101

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USA/OTAN : L’ETHIOPIE CONTRE-ATTAQUE!

Par Le 13/08/2021

Éthiopie : Abiy Ahmed passe à l'acte

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed reste inébranlable et avance droit dans ses politiques qui consistent à neutraliser toutes tentatives de déclenchement de guerre civile ou interrégionales mais aussi à s’approcher davantage de l’axe de l’Est et ne plus se soumettre aux diktats occidentaux, d’où cet appel lancé par ce dernier aux civils et à « tous les Éthiopiens aptes et majeurs » pour rejoindre les forces armées et enrayer l'avancée des forces tigréennes.

Le Premier ministre a lancé un appel mardi 10 août à « tous les Éthiopiens aptes et majeurs » pour rejoindre les forces armées. Il a pour cela invoqué le « patriotisme » via son bureau. Une décision qui ne plait pas à l’axe occidental qui depuis des mois, tente via ses médias de ternir l’image de l’armée éthiopienne en l’accusant de pire, d’ouvrir la voie au ravitaillement des rebelles qui sèment la zizanie dans le pays et surtout d’étendre le conflit vers les pays voisins dont l’Érythrée et le Soudan.

En effet et à l’heure où les États-Unis et certains de leurs fidèles alliés, dont le régime français, observent avec un mécontentement non-voilé l’interaction montant en puissance entre les États africains avec la Chine et de plus en plus de nouveau avec la Russie, l’Éthiopie représente justement un nouveau casse-tête pour les Occidentaux.

L’État éthiopien est stratégique en Afrique pour bien de raisons. Deuxième plus large population du continent avec près de 110 millions d’habitants, la seule nation africaine à n’avoir jamais été colonisée, ayant été un allié africain stratégique de l’URSS durant la période de guerre froide, et que l’Occident pensait avoir mis dans son orbite d’influence à la chute de l’Union soviétique. Vraisemblablement à tort. Sans oublier que le siège de l’Union africaine (UA) se trouve justement à Addis-Abeba.

Le leader actuel de l’Éthiopie, en la personne de Abiy Ahmed, mérite également une mention spéciale. Lauréat du prix Nobel de la paix 2019, notamment pour ses actions ayant conduit à la résolution du conflit avec l’Érythrée voisine, il a été pendant un certain moment plutôt adulé dans une partie de la presse occidentale, du moment que les relations entre Addis-Abeba et les capitales occidentales restaient relativement au beau fixe. Mais les choix stratégiques sélectionnés de plus en plus en faveur de la Chine – très présente en Éthiopie sur le plan économique et dans le secteur des infrastructures – ainsi qu’en direction de l’ancien allié russe – notamment sur le plan sécuritaire – sont des éléments ayant rapidement transformé le chef d’État éthiopien en une cible d’attaques émanant de l’Occident. Aussi bien politiques que médiatiques.

Mais le grand souci, une fois encore, pour l’establishment occidental – c’est que Abiy Ahmed continue de jouir d’une popularité réellement importante auprès de la population de son pays – un pays pour rappel qui n’a pas connu la colonisation occidentale et dont la population voit très mal toute tentative d’interférence dans ses affaires intérieures. Comme c’est actuellement le cas avec l’opération sécuritaire menée par l’armée gouvernementale dans la région de Tigré.

Et les récentes mobilisations massives des citoyens éthiopiens en faveur du gouvernement, avec en prime des messages hostiles visant la politique occidentale et plus particulièrement washingtonienne, ainsi que des appels à renforcer l’alliance avec Pékin et Moscou, ne font que rajouter un peu plus d’intensité à l’hystérie occidentale.

Le mois dernier, l’Éthiopie avait d’ailleurs annoncé la signature de plusieurs accords avec la Russie en vue de renforcer la coopération militaire entre les deux pays. La ministre éthiopienne de la Défense, Martha Lewig, avait souligné que ledit accord « renforcera l’amitié de longue date établie entre l’Éthiopie et la Russie et leur permettra de poursuivre le travail en commun qu’ils mènent de manière plus étroite encore ».

Avant cela, en mars dernier, la Chine et la Russie avaient bloqué une déclaration promue par le bloc occidental au sein de Conseil de Sécurité de l’ONU visant l’opération éthiopienne dans sa région de Tigré. Accordant ainsi un soutien diplomatique de poids à Addis-Abeba.

Quant à l’Éthiopie elle-même et au-delà du soutien sino-russe et de plusieurs pays africains, la mobilisation populaire représente vraisemblablement encore une fois la meilleure réponse aux tentatives d’ingérence étasunienne et plus généralement occidentale dans ses affaires souveraines. Et face à cette mobilisation – les instruments de déstabilisation habituels allant des campagnes médiatiques du mainstream jusqu’aux cellules Soros – ne semblent pas être en mesure de pouvoir bouleverser la donne en faveur des intérêts néocolonialistes de l’establishment occidental, se référant encore à un ordre révolu et dépassé par les événements.

Avec Mikhail Gamandiy-Egorov, analyste-chroniqueur à l'agence Observateur Continental.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/12/664314/Ethiopie-Otan-USA

Dans Afrique

« PATRICE LUMUMBA, LE SANKURU ET L’AFRIQUE », UN APPEL A L’AUTO-DETERMINATION

Par Le 07/08/2021

« Patrice Lumumba, le Sankuru et l’Afrique », un appel à l’auto-détermination

Par

 Enock Bulonza

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7 août 2021

Cécile Manya

Cécile Manya

« Patrice Lumumba, le Sankuru et l’Afrique », tel est le titre du nouveau livre de l’écrivaine Cécile Manya. Dans cet ouvrage, elle honore le travail de son père, feu Professeur André Manya, Docteur en sciences politiques, spécialiste de la vie et de la pensée politique de Patrice Lumumba et encourage le peuple Africain à l’auto-détermination pour développer l’Afrique.

Cécile Manya l’auteure de huit livres écrits, dont « Patrice Lumumba, le Sankuru et l’Afrique », qu’elle a publié récemment. De nationalité helvète, Madame Manya considère l’écriture comme une arme de sensibilisation et de transmission de message. Pour mieux comprendre le livre « Patrice Lumumba, le Sankuru et l’Afrique », publié au mois de juillet, AFRIK.COM a réalisé une interview avec Cécile Manya. En substance, l’échange entre votre média et l’auteure de ce livre.

Madame Cecile Manya, que peut-on retenir de vous  sur le plan littéraire et académique ?

Couverture livre Patrice Lumumba

Je suis l’auteure de sept livres écrits en deux ans. Ma fougue littéraire était telle que les ouvrages se sont enchaînés. L’écriture s’est attachée à moi et a transformé mon parcours de vie. J’ai tant de choses à exprimer ! Ma vie parle, mes prises de position et le rapport à mon père sont autant d’éléments à exprimer. Je suis une personne qui a des choses à dire, et ma plume le démontre. Je chéris ce moyen d’expression qui m’a reconnectée à ma destinée et rapprochée de mon père et de ses travaux, de façon absolument extraordinaire. Aujourd’hui je suis la main de mon père. Sa pensée reprend vie au travers de ma plume. Je ne me suis jamais sentie aussi proche de lui. C’est sensationnel. Je détaille les fruits de ce lien très fort dans mes ouvrages.

En sortant mon huitième livre, « Patrice Lumumba, le Sankuru et l’Afrique » je voulais avant tout mettre en avant le travail exceptionnel de ce père qui m’a tant donné. Mais la qualité parle pour elle-même. Ce livre excellent est également un cri de guerre à la face de toutes les personnes qui luttent contre l’Afrique et la force de son histoire. Je vibre de cette Afrique, de laquelle je suis née et qui m’a donné tant de ressources. Elle est venue à moi, en Suisse, par la présence extraordinaire de mon père et tout ce que cette présence m’a amené, en bien-être, connaissances et prise de conscience.

Puisque vous abordez la question académique, je dois vous dire une chose : comme le héros que nous chérissons tous et qui est le sujet principal de mon dernier ouvrage, je peux compter sur une intelligence naturelle et dynamique qui me fait apprendre sans cesse, évoluer, m’auto-perfectionner et aborder chaque journée avec un enthousiasme renouvelé. Aucune école ne vous donne cela. Soit vous l’avez, soit vous ne l’avez pas.

« Patrice Lumumba, le Sankuru et l’Afrique », pourquoi ce titre ?

Je suis restée fidèle au titre donné par mon père au premier ouvrage qu’il a sorti en Suisse avant sa thèse de doctorat. Il a étudié, durant toute son existence, la vie et la pensée politique de Patrice Lumumba. Mon père est le spécialiste de ce sujet.

Quel est le contenu de ce livre portant le nom du père de l’indépendance de la République Démocratique du Congo ?

Ce livre a pour base les recherches poussées et minutieuses de mon père, le Docteur Manya K’Omalowete a Djonga, pour retranscrire, au millimètre près, la vérité sur notre héros national, sa vie et tout ce qui tourne autour de lui. Le livre est passionnant, très détaillé. Les travaux qui ont conduit à sa réalisation ont duré des années. Il y a eu des interviews, des enquêtes sur le terrain, etc… Cet ouvrage sans précédant possède également des illustrations. Je suis très fière de le présenter au public.

Quel lien faites-vous entre Sankuru, la province d’origine d’Emery Patrice Lumumba, et l’Afrique ?

Le livre ne peut pas être résumé en quelques lignes. Votre question me conforte sur un point : ce que le livre va offrir comme réponse va en enseigner plus d’un. En effet, cette question m’a déjà été posée, et je veux garder l’effet de surprise intact.

Quel sens donnez-vous à ce livre ?

Celui de pousser les Africains à l’auto-détermination. Il ne faut pas se sentir petit et attendre des héros. L’Africain a très souvent cette attitude, à cause de la religion. Il attend en permanence « un messie », quelqu’un qui vienne faire tout le travail. Je déplore cette attitude. Il faut dire que la religion a opéré un véritable lavage de cerveau, surtout en République Démocratique du Congo.

Au travers de mes livres et des enseignements de mon père, j’exprime vis-à-vis de toute personne désireuse de changement, que l’Africain n’est pas ce que l’Occident veut lui imposer comme image de lui-même. Bien au contraire. Les titres de mes livres sont très explicites à ce sujet. N’ayons pas peur de parler de « Rois », « Reines », « Dieux », « Immortels ».

Comment par exemple un lecteur du Sénégal peut-il se retrouver dans le livre « Patrice Lumumba, le Sankuru et l’Afrique » ?

Si votre cœur vibre pour une Afrique libre, apprenez de ceux qui sont prêts à vous enseigner, afin que vous puissiez poser les actes justes. Car tout commence par la pensée. Comme je le dis sur mon site, en introduction de mes travaux : « L’instruction mène à l’action juste ».

Au travers du retour à mes ressources je me suis découverte plus Africaine que jamais, d’une Afrique conquérante, fière, debout et consciente de ses origines majestueuses. Levons-nous tous en héros, soyons les héros de nos vies, puis de notre futur à tous. Ainsi nous aurons saisi le message central de ce livre.

Comptez-vous venir faire la promotion de ce livre en République Démocratique du Congo ?

Mon cœur est au Congo, en permanence, cœur bouillonnant de l’Afrique, Poumon de tout un continent. Ma force vitale, je la puise dans mes origines, dont je suis très fière. Je serai en Suisse, mais en pensée avec tous les Africains du monde entier. Comme cette terre nous appartient, il n’y a pas de frontière entre nous, et les réseaux nous rapprochent plus que jamais. J’en profite ainsi pour saluer mes lecteurs et lectrices du monde entier, tous ceux qui me suivent avec attention. L’Africain a tout pour opérer une révolution. Mais tout commence dans la tête…

Quel message lancez-vous aux Africains ?

Mes Rois et Reines, peuple de couleur, présents dans le monde entier. Si vous saviez à quel point l’idée de notre unité fait trembler l’Occident… Armez-vous de confiance et de connaissances. Le savoir est une arme terrible. Il oriente les pensées et les émotions. Mon peuple, ne soyez plus des Rois qui s’enchaînent eux-mêmes avec des idées de soumission, « d’humilité », de « pardon envers vos bourreaux », de « laisser Dieu agir », etc… apportées par les Blancs. Aimez-vous entre Africains. Luttez pour l’Afrique. C’est ainsi que nous honorerons la mémoire de nos héros.

https://www.afrik.com/patrice-lumumba-le-sankuru-et-l-afrique-un-appel-a-l-auto-determination?utm_source=webpushr&utm_medium=push&utm_campaign=262186

Dans Afrique

IRAN/AFRIQUE : LE RAPPROCHEMENT NE FAIT QUE COMMENCER

Par Le 05/08/2021

Iran/Afrique : le rapprochement ne fait que commencer

Ebrahim Raïssi a prêté serment ce jeudi en tant que président de la République. Le fait qu’il soit le président iranien le plus félicité à travers le continent africain, qui a envoyé pas moins de 30 délégations aux cérémonies de ce jeudi au Parlement iranien, a un sens : ces vœux ont tous porté l’empreinte d’un profond changement, celui d’un Iran respecté, apprécié et admiré des grands peuples d’Afrique. 

Du chef de l’OPEP, le Nigérian issu de Zahiya qui a de loin envoyé les vœux les plus touchants, au président nigérien burkinabé, gabonais, béninois, centrafricain, burundais, guinéen, camerounais, congolais... et on en passe, ces vœux ont tous porté l’empreinte d’un profond changement, celui d’un Iran respecté, apprécié et admirés des grands peuples d’Afrique, car les Africains pour avoir été victimes jamais consentantes des décennies de colonialisme et d’impérialisme des Européens et des Américains, ne peuvent ne pas être sensible à la lutte acharnée d’une vieille nation qui depuis 40 ans clame la justice, l’équité entre les peuples et qui combat au prix du sang de ses meilleurs fils cette idée d’un ordre international égalitaire où la France, la Belgique, l’Allemagne, le Canada, la couronne britannique et puis les Yankees ne puissent s’arroger le droit autoproclamé de disposer des richesses inouïes d’un continent noir contre lequel ils sont depuis des siècles en guerre sans pouvoir pour autant y éteindre les flammes de la Résistance. La guerre colonialiste au Sahel en est un exemple manifeste. Les peuples sahéliens ont réussi à déjouer l’un des scénarios de guerre les plus complexes des officines néocoloniales euro-américaines baptisées le « djihadisme ».

Un mot venu des textes musulmans et qui signifie la guerre sacrée pour recouvrer la liberté, la souveraineté et l’Indépendance des peuples musulmans et que les occidentaux ont dévié de son sens pour en faire un concept inhumain et entacher ainsi l’image de l’islam et des musulmans moyen-orientaux, maghrébins et africains. Sept ans après l’invasion militaire du Mali par la France, cette dernière en est à compter désormais le nombre de Mirage 2000 qu’elle perd mystérieusement au Mali, des drones qui s’écrasent au Niger, aux forces qu’elle perd au Burkina. La France en est à cumuler les SOS en direction de l’OTAN, des USA, d’Israël à maudire les Sahéliens pour avoir su superbement faire d’épouvantail du djihadisme, un motif de réconciliation nationale, de recouvrement de leur souveraineté. Ce génie africain  a brillé de ses mille éclats au Burkina ou en RCA où le concept de « rébellion » armée, autre outil colonialiste à provoquer la guerre des noirs contre noirs, et ce sur fond de paupérisation programmée des peuples africains les plus matériellement nantis de toute la planète, puisque Dieu aime l’Afrique et que l’Afrique est le foyer de l’humanité,   a été  tourné en, force populaire, un peu comme en Irak, au Yémen, à Gaza et au Liban, force au peuple et prêt à assister des armes nationales, proies favorites des puissances colonialistes. Des colonialistes qui s’en prennent d’abord et avant tout aux armées nationales puisque pour eux, descendants des esclavagistes du XIXe siècle qui fêtent encore et de façon la plus éhontée qui soit,  la mutilation des noirs dans des champs de coton africains et en font même des chocolats pour leur fête (des mains d’Evers), l’Afrique ne devra jamais pourvoir elle-même se défendre. Le problème avec ces colonialistes incorrigibles est que même quand l’Afrique se met à jouer leur jeu, à chercher à travailler avec, suivant les règles qu’ils ont eux-mêmes imposées au continent, ils ne s’en satisfont guère : les occidentaux ont ainsi tué Kadhafi, liquidé son ami Deby, ont tenté d’éliminer Ali Bongo, cherchent toujours a avoir la peau de Biya, et pourtant ce sont là des dirigeants qui pour avoir opté pour la lige médiane ont toujours soufflé le chaud et le froid quitte à éviter la confrontation. Mais un blanc est blanc et comme le dit très clairement Biden chaque fois qu’il est question de compromis nucléaire avec l’Iran, pas question que les Iraniens aient les mêmes droits que les Yankees. Mais tout comme l’Afrique, l’Iran ne transige jamais, ne baisse jamais les bras.

C'est à cette Afrique-là que Raïssi tend sa main. Fils du peuple, un peu comme Ahmadinejad en son temps, il tend la main à cette Afrique qui n’a jamais abandonné l’Iran et dont le soutien l’a aidé à contourner les pires sanctions économiques de toute histoire. Au ministre ghanéen du Tourisme Raïssi a dit que le niveau des coopérations avec l’Afrique n’est pas à la hauteur. Au chef du Parlement nigérien il a évoqué les affinités qui lient les cœurs des Iraniens aux cœurs des Iraniens… Voilà c’est ce qui fait désormais peur et rien qu’à la lecture des articles consacrés à Raïssi par RFI, France 24, AFP, DW, VOA, BBC où il est décrit comme « un bourreau », l’observateur sent qu’il y a quelque chose entre l’Iran de Raïssi et l’Afrique qui dépasse l’autorité occidentale et qui terrorise les colonialistes. Cette chose est la résistance. Au maximalisme entre l’Iran et le grand continent qui n’a jamais cessé de lui servir d’exemple… Curieux hasard de calendrier, le 4 août l’Afrique célébrait la mémoire du grand Sankara, ce cinq août Raïssi prête serment et tend sa main fraternelle vers l’Afrique… 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/05/663796/Iran-Afrique--le-rapprochement-ne-fait-que-commencer

Dans Afrique

MADAGASCAR – TENTATIVE DE COUP D’ETAT : DETENTION PREVENTIVE POUR PAUL RAFANOHARANA, PHILIPPE FRANCOIS ET VICTOR RAMAHATRA.

Par Le 05/08/2021

MADAGASCAR – Tentative de coup d’Etat: Détention préventive pour Paul Rafanoharana, Philippe François et Victor Ramahatra.

AOÛT 05

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Paul Rafanoharana et consorts sont placés en détention préventive suite au projet d’attentat qui a visé de hautes personnalités.

Paul Maillot Rafanoharana et Philippe François, deux anciens officiers supérieurs de la gendarmerie et de l’armée françaises, se trouvent depuis hier, derrière les barreaux. Placés sous mandat de dépôt dans le cadre de l’affaire « Apollo 21 » dans le dessein éliminer le président de la République et neutraliser d’autres hautes personnalités ainsi que renverser le gouvernement, les deux Français sont incarcérés à Tsiafahy. Ces présumés cerveaux de « Apollo 21 » ont été entendus hier, pendant plusieurs heures, au parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo. Aina Razafindrakoto est aussi placé en détention préventive à Tsiafahy avec les deux Français. Ce dernier est un ancien employé de la Banque centrale de Madagascar et connu comme étant un meneur de grève au sein de cette institution financière. En 2013, Aina Razafindrakoto a aussi fait partie de l’équipe de campagne d’un candidat recalé au second tour de l’élection présidentielle.

Unité d’élite. D’autres personnalités comme Victor Ramahatra (ancien PM) et le Commandant Diambelou, chef d’escadron de la gendarmerie, commandant du groupement de sécurité et d’interventions spécialisées, sont aussi placées sous mandat de dépôt dans la prison d’Imerintsiatosika. Les quatre autres éléments de cette unité d’élite de la gendarmerie sont placés sous contrôle judiciaire à l’issue de l’audition au parquet d’Antananarivo. Ces militaires sont tous cités dans cette affaire qui avait pour objectif de mettre en branle le régime en place. D’autres généraux de l’armée en activité, eux aussi, ont également été auditionnés hier à Anosy. Parmi eux, on note la présence du général, haut responsable au niveau de la direction en charge de l’armement de l’armée malgache.

Le Général à la retraite Razakarimanana Ferdinand (ancien PDS de la capitale), quant à lui, a bénéficié d’une liberté provisoire.

Soutien. « Apollo 21 » implique aussi des civils dont la femme de Paul Rafanoharana qui est incarcérée depuis hier à Manjakandriana. Une autre, employée d’une société minière, quant à elle, est admise dans un hôpital public de la capitale en raison de son état de santé. L’artiste Sareraka, lui, est placé sous contrôle judiciaire. Ce dernier aurait souffert d’une infection pulmonaire durant sa garde à vue à Ivato, a-t-on su d’une source médicale. Après son interpellation, cet artiste engagé a obtenu le soutien public de certains partisans du président de la République.

Le défèrement de l’affaire qui a fait beaucoup jaser a duré plusieurs tours d’horloge hier. Les quinze personnes qui ont été entendues par le parquet ont débarqué sous bonne escorte policière en milieu de matinée.

Rija R.

Source: Midi Madagasikara

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/08/05/madagascar-tentative-de-coup-detat-detention-preventive-pour-paul-rafanoharana-victor-ramahatra-et-razakarimanana/

Dans Afrique

MADAGASCAR - PROJET D’ATTENTAT CONTRE RAJOELINA : Y A-T-IL UN LIEN AVEC LE BUSINESS DE L’OR?

Par Le 25/07/2021

MADAGASCAR – Projet d’attentat contre Rajoelina: Y a-t-il un lien avec le business de l’or?

JUIL 25

Publié par 

Le président de la République malgache, Andry Rajoelina, était visé par un coup d'Etat.

Andry Rajoelina, Président de la République de Madagascar

Tout n’est pas si limpide qu’on nous la présente, cette affaire. En effet, selon le journal dominical français, le JDD, les deux principaux protagonistes (Paul Rafanoharana et Philippe Marc François, tous deux ex-militaires de l’armée française et devenus businessmen) ainsi qu’un haut responsable de la Banque centrale, se sont associés au sein de l’entreprise TSARA FIRST pour le commerce de l’or, où le premier en est le fondateur et le second le DG.

Toujours, selon le JDD, Paul Rafanoharana, dans sa lettre adressée à Madagascar Oil réclamant la somme de 10 millions USD, dont le journal affirme avoir pris connaissance, a décidé « d’accomplir ce qui [lui] paraît juste et nécessaire. » Autrement dit, un aveu et une pièce à conviction flagrante pour étayer sa culpabilité.

Il n’est donc pas exclu une possible manipulation « liée au business de l’or », et que « leur appétit aurait peut-être dérangé des proches du pouvoir », car tout ceci semble « très rocambolesque » dixit le JDD. Bref, une guerre entre mafias déguisée en motif politique !

En tout cas, tout est possible à Madagascar où le pillage en règle du pays à travers les trafics de toutes sortes fait légion : bois de rose, pierres précieuses, espèces protégées, mais aussi l’or. Tiens, tiens, souvenons-nous des 73 kg d’or sortis illégalement à bord d’un avion de tourisme et appréhendés à Johannesburg, destination finale Dubaï ??

TG

 

Sources:

Madagascar : les dessous d’un étrange coup d’Etat pour lequel deux Français ont été arrêtés

 

La réouverture du commerce de l’or aiguise l’appétit des politiciens

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/07/25/madagascar-projet-dattentat-de-rajoelina-y-a-t-il-un-lien-avec-le-business-de-lor/

Dans Afrique

MADAGASCAR : MACRON RATE SON COUP !

Par Le 24/07/2021

Madagascar: assassinat de Rajoelina déjoué ; Paris en première ligne

Les assassinats déjoués se succèdent en Afrique.

Après la tentative d’assassinat du président de transition malien, Assimi Goïta, c’est maintenant au tour du président malgache, Andry Rajoelina.

Les autorités malgaches ont arrêté plusieurs personnes, dont deux Français, qu'elles soupçonnent d'avoir projeté d'assassiner le président Andry Rajoelina, a indiqué jeudi la procureure générale de Madagascar.

Le parquet malgache a annoncé, ce jeudi 22 juillet, avoir déjoué une tentative d'assassinat du président de la République Andry Rajoelina. Plusieurs individus ont été arrêtés.

"Plusieurs ressortissants étrangers et malgaches ont été interpellés mardi dans le cadre d'une enquête pour atteinte à la sûreté de l'État", a déclaré mercredi soir à la presse la procureure générale, Berthine Razafiarivony.

Parmi ces personnes arrêtées figurent deux Français, a-t-on appris jeudi de source diplomatique.

"Selon les preuves matérielles en notre possession, ces individus ont échafaudé un plan d'élimination et de neutralisation des diverses personnalités malgaches, dont le chef de l'État", a ajouté la procureure, sans autre précision ni sur ces preuves ni sur les circonstances de ces arrestations.

"À ce stade de l'enquête qui se poursuit, le parquet général assure que toute la lumière sera faite sur cette affaire", a-t-elle poursuivi.

L'agence malgache Taratra, sous tutelle du ministère de la Communication, fait savoir que les deux Français arrêtés, Philippe F. et Paul R., seraient d'anciens officiers à la retraite.

Lors de la célébration de la fête de l'Indépendance de Madagascar, le 26 juin, la gendarmerie avait déjà annoncé avoir déjoué une tentative d'assassinat, celle du secrétariat d'État chargé de la gendarmerie – le général Richard Ravalomanana, le bras droit du président.

Le président malgache est dans le collimateur depuis un certain temps, surtout, depuis qu’il mène son combat pour récupérer ce qui est le droit de son pays, à savoir la souveraineté des îles Éparses. Mais également, parce que le ministre de la Défense malgache à rencontrer son homologue iranien en Inde pour une coopération militaire navale, et un droit d’accès pour les navires de guerre iraniens dans les eaux territoriales malgaches. Ce qui a donné la possibilité pour l’Iran et la Russie d’effectuer un exercice militaire d’envergure dans la région.

De plus, cela a également encouragé le président mozambicain, Filipe Niyusi, a continué à tenir tête aux pressions de l’Occident, qui voulait absolument que le président mozambicain accepte un déploiement massif de soldats occidentaux sur son territoire.

Les tentatives d’assassinat des chefs d’États africains se succèdent, et la France est toujours mêlée de près ou de loin à ces affaires.

Les autorités centrafricaines ont annoncé, lundi, l’arrestation d’un ressortissant français en possession d’une quantité importante d’armes de guerre. Présenté comme un "espion" ou "un mercenaire", l'agent de sécurité est actuellement en garde à vue. Paris dénonce une "instrumentalisation" de l'affaire et pointe du doigt le rôle de la Russie, sans la nommer. Et pour le Mali la France pourrait pointer également du doigt la Russie ? Et maintenant pour Madagascar aussi ?

Cette déresponsabilisation de l’État français montre que d’autres chefs d’État sont également dans le collimateur. Les tentatives sont actuellement déjouées, mais elles ne s’arrêteront pas là. Car elles visent principalement les chefs d’État qui ont tourné le dos à l’Occident.

La France et les États-Unis se sont alliés pour lancer non seulement des bombardements des populations en Afrique, des massacres de masse à travers les groupes terroristes à leur solde, mais également des assassinats de représentant des gouvernements et des chefs d’État sur le continent africain. Certains experts appellent même ça un génocide à grande échelle qui est en train de se produire en Afrique.

Certes, les chefs d’États africains et les populations africaines doivent se tenir sur leur garde, car visiblement, le bloc de la Résistance africaine a maintenant son poids dans la politique internationale, et ce n’est qu’un début !

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/23/662887/Madagascar-assassinat-de-Rajoelina-d%C3%A9jou%C3%A9--Paris-en-premi%C3%A8re-ligne

Dans Afrique

MAROC : LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) EXPRIME SA SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS CONTRACTUELS DU SECTEUR PUBLIC

Par Le 22/07/2021

21 Juillet 2021

 

21 Jul 2021
La Fédération Syndicale Mondiale, voix militante de 105 millions de travailleurs sur les cinq continents, est aux côtés des travailleurs contractuels du secteur public, qui travaillent pendant beaucoup d’années aux services publics comme travailleurs saisonniers même avec des contrats journaliers.

Nous joignons notre voix à celle des fonctionnaires contractuels du Maroc et nous soutenons leurs luttes et leur revendication pour contrats permanents.

Le secteur public doit être développé pour servir les besoins des travailleurs et du peuple du Maroc, et ses travailleurs couvrent des besoins permanents.

Le mouvement syndical mondial de classe demande la satisfaction de leurs justes revendications et l’amélioration générale de leurs conditions du travail.

Le Secrétariat

source : http://www.wftucentral.org/maroc-la-fsm-exprime-sa-solidarite-avec-les-travailleurs-contractuels-du-secteur-public/?lang=fr

Tag(s) : #FSM#Maroc

Dans Afrique

L'ETHIOPIE MET EN GARDE LES USA ET L'OTAN

Par Le 19/07/2021

 L'Éthiopie menace les Nations Unies ! 

L’Éthiopie remet les points sur les i face à la Communauté internationale, les Nations Unies et les ONG.

Les rebelles terroristes du TPLF continuent leurs exactions et leurs actes de terrorisme dans la région du Tigré. Les médias occidentaux, qui portent la casquette de porte-voix des rebelles terroristes, ont relayé une information.

« En Éthiopie, la guerre du Tigré menace de s’étendre à d’autres régions du pays. Les rebelles tigréens ont déjà lancé une offensive contre la région voisine, la région Amhara. Après un appel du Premier ministre, d’autres provinces éthiopiennes mobilisent leurs soldats. Les forces rebelles du Tigré assurent qu’elles ont lancé une attaque dans une autre province pour stopper l’arrivée de ces renforts. »

Les rebelles terroristes avaient ce projet depuis le début, à savoir, étendre le conflit sur tout le territoire éthiopien et même dans la région de la Corne.

Cela dit, doit-on réellement encore croire ce que disent les médias occidentaux, après toutes les preuves qui ont été découvertes par une majorité de pays africains ?

Il n’est plus nécessaire de prouver que les médias occidentaux transforment largement les faits, surtout concernant l’Afrique.

Le gouvernement éthiopien a d’ailleurs réagi face aux nombreuses campagnes de guerre médiatique contre l’Éthiopie, particulièrement concernant la région du Tigré.

Une agence de presse a déclaré que les régulateurs des médias en Éthiopie ont mis en garde les médias étrangers contre les conséquences juridiques de la publication d'une description incorrecte pour la région nord du Tigré.

Les autorités éthiopiennes des médias ont déclaré qu'en examinant et en surveillant les différents articles et reportages, certains médias occidentaux ont décrit les rebelles terroristes du comme étant une armée nationale en les appelant « la Force de défense du Tigré », selon un communiqué officiel de l'autorité envoyé vendredi.

La déclaration est intervenue un jour après la révocation de la licence d'éditeur du journal Addis Standard.

L'agence a accusé le magazine populaire et son site d'information de promouvoir l'agenda d'un groupe terroriste, sans fournir plus de détails.

L'éditeur Addis Standard s'est dit sur Twitter être "profondément perturbé" par la décision du régulateur de suspendre sa licence média.

D’ailleurs, le porte-parole du gouvernement éthiopien, Redwan Hussain, a également déclaré que certaines organisations n’ont pas perdu de temps pour discréditer, minimiser et saper la décision unilatérale de cessez-le-feu du gouvernement éthiopien.

Au lieu d'apprécier cette décision, les médias occidentaux et certaines personnes en position de pouvoir, ont utilisé leur plateforme pour minimiser et saper le processus.

D’autre part, lorsque l’autre parti le TPLF utilisait des enfants soldats, de manière flagrante qui est un crime contre l’humanité, la Communauté internationale et les médias occidentaux l’ont complètement ignoré. L’utilisation par le TPLF des enfants comme soldats aurait dû être condamnée dans les termes les plus forts possible. Au lieu de demander des comptes au TPLF, certains médias occidentaux ont justifié l’utilisation d’enfants soldats d’une manière scandaleuse et répréhensible.

Pourtant, le gouvernement éthiopien a déjà émis des avertissements à plusieurs reprises, mais pas seulement à l'encontre des médias occidentaux. En effet, les ONG et les Nations Unies sont également dans le collimateur d'Addis Abeba.

Redwan Hussain a également ajouté que s’ils continuent leurs actes sans fondement, et puisque la priorité du gouvernement éthiopien est de sauvegarder la souveraineté et la sécurité du pays, le gouvernement réévaluerait sa position de faire affaire avec certaines organisations.

"Si ces organes continuent leur campagne de diffamation, le gouvernement sera obligé d’expulser certains d’entre eux, qu’il s’agisse de l’agence des Nations Unies ou de toutes organisations humanitaires. Mais si leur intention est de soutenir l’Éthiopie et de fournir de l’aide, nous tenons à réitérer qu’elles doivent se concentrer spécifiquement sur leur tâche de fourniture d’un soutien humanitaire exclusivement", a-t-il déclaré.

Ce manque de condamnation des médias et même des gouvernements occidentaux amène de sérieux questionnements concernant leurs intentions réelles concernant l’Éthiopie.

Les Occidentaux ont ouvertement pris part pour les rebelles terroristes du TPLF en étant non seulement leur porte-voix, mais également en émettant aucune condamnation concernant les exactions des terroristes.

L’Éthiopie n’est pas le seul pays à avoir dénoncé le cynisme des médias occidentaux, surtout lorsqu’il s’agit de relayer des informations sur un État africain qui tient tête aux diktats occidentaux. Les tentatives de relayer des fausses informations sont très fréquentes dans le monde des médias occidentaux. Le point positif, c’est qu’ils ont perdu leur crédibilité en prenant partie pour les groupes terroristes.

Concernant l’Éthiopie, avec la solidarité de la population, du gouvernement, de l’armée fédérale, le pays est devenu un rempart de taille face à l’axe occidental.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/19/662600/L-%C3%89thiopie-menace-les-Nations-Unies--

Dans Afrique

LE REGIME DU ROI DU SWAZILAND INTENSIFIE LA REPRESSION. DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE

Par Le 10/07/2021

9 Juillet 2021

Jeudi 8 juillet 2021
Le régime du roi Mswati III du Swaziland intensifie l'oppression - Déclaration du parti communiste


Dans une déclaration adressée à tous les partis communistes et ouvriers, le Parti communiste du Swaziland fait référence à la situation sociopolitique actuelle du pays. La déclaration se lit comme suit :
"Le Parti communiste du Swaziland (CPS) appelle tous les partis communistes et ouvriers à être attentifs et à exprimer leur solidarité face à la nouvelle situation dans notre pays, alors que les manifestations pro-démocratiques s'intensifient et que le régime autocratique de Mswati III réprime férocement et dans le sang ses opposants.


Les protestations ont été principalement menées par les jeunes, qui ont été à l'avant-garde du mouvement progressif pour le changement. Le CPS a des liens étroits avec le mouvement des jeunes et des étudiants et a travaillé avec eux lors de précédents affrontements avec l'autocratie sur le droit à l'éducation.

Depuis quelques mois, le CPS et ses sympathisants mènent la campagne "Démocratie maintenant", dont l'objectif est de mettre l'accent sur les demandes suivantes :
    La levée de l'interdiction des partis politiques
    Le retour en toute sécurité des exilés
    La levée de toutes les restrictions à la liberté de réunion
    la fin de la censure de la presse et des médias
    la tenue d'élections libres et équitables.
L'activité des jeunes en faveur de la démocratie a commencé sérieusement récemment avec la rédaction de pétitions communautaires visant à faire pression sur les structures locales de gouvernance féodale pour obtenir des droits démocratiques. Ces efforts de lobbying se sont rapidement transformés en manifestations et en protestations contre l'absence de droits démocratiques.

Depuis le début des manifestations pour la démocratie, la police et l'armée ont tué une cinquantaine de jeunes militants et en ont blessé des dizaines d'autres.

Le régime a imposé des coupures sporadiques d'Internet et utilise les médias d'information comme porte-parole du régime pour répandre des mensonges sur les militants impliqués dans les protestations, notamment qu'ils sont des "mercenaires et des anarchistes".

Le Swaziland est un pays à revenu moyen et pourtant la grande majorité de notre population vit dans une profonde pauvreté.

La plupart des richesses du pays sont détournées pour soutenir le mode de vie luxueux de l'élite dirigeante. Notre petite population d'environ 1,3 million d'habitants supporte le fardeau le plus lourd au monde en matière de VIH et de tuberculose, et est actuellement frappée par la pandémie de Covid, à laquelle le régime n'a pas réussi à s'attaquer.

Nous vous invitons à prendre contact avec nous pour développer des activités de solidarité dans cette nouvelle phase de notre lutte. En particulier, il est nécessaire de faire largement connaître ce qui se passe dans notre pays, de faire pression sur les autorités de vos pays respectifs pour qu'elles condamnent le régime de Mswati, de faire pression sur les pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et de l'Union africaine (UA) pour qu'ils adoptent des positions fermes sur la situation au Swaziland, et de faire pression sur l'Afrique du Sud (en tant que pays qui entoure territorialement le Swaziland) pour qu'elle adopte des positions plus décisives contre l'absence de démocratie et de droits de l'homme au Swaziland.

La demande de démocratie est, selon nous, un premier pas dans une lutte continue pour mettre notre pays sur une voie de développement totalement différente, visant à satisfaire tous les besoins de notre peuple et à créer un système socialiste.

Pour l'instant, la lutte consiste à supprimer la dictature et à installer une dispensation démocratique dans le cadre d'une nouvelle constitution qui élimine la monarchie et l'aristocratie de tous les domaines de la vie publique."

solidnet.org


 

source : http://www.idcommunism.com/2021/07/swazilands-king-mswati-iii-regime.html

Tag(s) : #Swaziland#Communiste

Dans Afrique

RCA : LE SALE JEU DES ETATS-UNIS ET DE LA FRANCE

Par Le 06/07/2021

RCA: le sale jeu de Washington et de Paris

 Depuis 8 heures  6 juillet 2021

centrarique

 Asie et Afrique - Centrafrique

Les Etats-Unis et la France ne ménagent aucun effort pour tenter à faire réduire la popularité de l’interaction avec la Russie au sein de l’opinion publique africaine. La Centrafrique en représente l’un des principaux exemples courants. Le souci pour l’establishment occidental c’est que devant faire face aux succès de l’implication russe aux côtés des alliés africains, le message propagé par les Occidentaux ne convainc pas les peuples de l’Afrique.

Les élites étasuniennes et françaises, de plus en plus devant faire à une perte évidente d’influence à divers endroits du monde, y compris sur le continent africain, tentent aujourd’hui par tous les moyens de s’accrocher de ce qu’il reste du schéma qu’elles avaient établi dans le cadre du concept unipolaire – dépassé et révolu. En oubliant bien souvent que la décision finale reviendra désormais aux peuples concernés, et non pas aux bonhommes prétendant vivre encore à une autre époque.

Plus particulièrement en République centrafricaine, Paris comme Washington activent des campagnes coordonnées, aussi bien au niveau politique, diplomatique, médiatique que militaire dans le but à essayer de stopper la contagion. Après tout, le cas de la RCA – d’un exemple d’un Etat caractérisé par le chaos durant de longues années – devient aujourd’hui positif et fort inspirant pour bien d’autres nations africaines. Bien que les dites campagnes prouvent très clairement aujourd’hui plusieurs aspects des concernés: un état hystérique, une arrogance comme toujours au summum et l’absence d’un minimum de honte et de dignité.

Après les récentes campagnes médiatiques du mainstream occidental, notamment de la part de RFI et CNN, visant à dénigrer les succès de l’interaction russo-centrafricaine, c’est désormais au tour de certains personnages appartenant à l’establishment politique et militaire de rentrer dans la danse.

A cet effet, Hervé Bléjean, citoyen français, vice-amiral d’escadre et l’actuel directeur général de l’état-major de l’Union européenne, intervenant depuis Washington lors d’un forum a déclaré avoir tenté à convaincre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra de mettre fin à l’interaction avec les instructeurs russes. Dans le but, également déclaré, de les remplacer par des «partenaires onusiens, de l’UE, américains et africains».

Tout d’abord ce qu’il faut voir dans cette déclaration, c’est la mention des partenaires proposés au remplacement des Russes: les Occidentaux bien évidemment, comment peut-on se passer d’eux? Un peu plus surprenant de parler de l’ONU sachant qu’elle y est déjà à travers la Minusca. Quant aux partenaires africains, le responsable hexagonal doit certainement faire référence aux pays se trouvant sous la coupe occidentale et qui sont bien connus.

D’une certaine façon, le militaire français en question a le droit de proposer à un Etat souverain des alternatives sécuritaires, pour tenter à réduire l’influence grandissante des adversaires géopolitiques, dont fait partie indéniablement la Russie. Ceci étant dit, on peut se demander s’il le fait en qualité de représentant bruxellois de l’UE ou celui de Paris? En effet, il aurait été très peu probable que le chef précédent de l’état-major de l’Union européenne, le général finlandais Esa Pulkkinen, puisse faire des déclarations similaires.

Mais ce n’est pas le point principal, car le principal justement en parlant d’absence de minimum de notions de honte et de dignité, c’est que ledit personnage semble complètement faire abstraction du rôle néfaste joué par son pays de citoyenneté en RCA. En effet, la France était omniprésente durant de longues années en Centrafrique, à l’instar d’autres pays faisant partie de ses anciennes colonies. Des milliers de militaires français se trouvaient en mission sur le sol centrafricain, le tout pour quel résultat? Eh bien de-facto aucun, et même pire encore. Les violences n’avaient non seulement pas pu être stoppées mais avaient atteint à une période un tel niveau que les médias hexagonaux semblaient vouloir donner l’impression que la violence dans ce pays est chronique, et que les tensions communautaires et confessionnelles, notamment entre chrétiens et musulmans, seraient prétendument insurmontables. Cela sans oublier les viols avérés de la part de ces militaires, venus normalement dans un but de stabilisation, vis-à-vis de mineurs centrafricains.

Evidemment Bléjean, en bon représentant du réseau françafricain, n’est pas une exception. Les diplomates US, y compris au niveau de l’ONU, s’activent pour tenter, de façon assez similaire que lors de l’opération antiterroriste russe en République arabe syrienne, à y mettre aussi du sien. Notamment, là aussi – comme en son temps en Syrie – à faire référence à des prétendus experts «indépendants» (financés par les Occidentaux), les médias mainstream et à des témoignages selon de nombreuses sources locales arrachés en échange d’une compensation financière.

Pour conclure, il serait juste de faire mention de quelques points essentiels en rapport avec le sale jeu en question mené vis-à-vis non seulement de la Russie, mais aussi de ses alliés africains, par Washington (en chef de projet) et Paris (en bon sous-traitant). Tout d’abord, cette campagne hostile visant l’interaction russo-centrafricaine, est fort justement due aux succès évidents de ladite interaction. Après des années de chaos et d’absence de contrôle de la part des autorités nationales sur la large partie du territoire centrafricain, désormais la situation est à l’inverse – la grande partie du territoire du pays est sous contrôle gouvernemental.

D’autre part, ce qu’il faut mentionner – c’est le timing et l’effectif. Quelques centaines d’instructeurs russes ont réussi à largement réformer les Forces armées centrafricaines (FACA) pour les rendre aptes à mener des combats contre les groupes rebelles et ainsi pouvoir défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la nation. Puis, les récents succès des forces armées et de sécurité centrafricaines, ainsi que des alliés, face à ces groupes rebelles ont été obtenus en l’espace seulement de quelques mois. Plus exactement – depuis l’échec des groupes rebelles ayant voulu empêcher par la voie armée le bon déroulement des élections présidentielles de fin décembre dernier, en violation par ailleurs de l’accord de paix de Khartoum.

Question logique: comment se fait-il que les troupes françaises, qui furent présentes dans le passé en nombre plus conséquent que les instructeurs russes, n’aient pas pu arriver à un résultat ne serait-ce qu’un tout petit peu semblable? Réponse probable: certainement en raison de l’absence de volonté de contribuer à la stabilisation de la RCA de la part de l’establishment politico-militaire hexagonal. Quant à la force onusienne de la Minusca, présente depuis 2014 en Centrafrique, avec un effectif d’environ 15 000 hommes – elle n’a également pas été en mesure de pouvoir apporter une quelconque stabilisation digne de ce nom, mis à part les efforts et sacrifices qu’il faut reconnaitre de certains pays africains ayant dépêché des hommes dans le cadre de cette mission multidimensionnelle, notamment du Burundi.

Dernier point. Ce que les représentants washingtoniens comme parisiens semblent oublier, c’est qu’au final les meilleurs juges ne sont que les populations concernées. Et c’est d’ailleurs également la raison évidente de l’hystérie observée côté occidental. Aujourd’hui, ces personnages occidentaux observent avec une très vive inquiétude non seulement la perte de leur influence géopolitique et stratégique, mais également l’opposition de plus en plus ferme de l’opinion publique centrafricaine, et plus généralement africaine, quant à leur présence.

Les élites occidentales, étant dans l’incapacité la plus totale de s’adapter au monde contemporain multipolaire, risquent à terme de devoir faire face à des évacuations humiliantes de leurs troupes et mercenaires – en Afrique, comme à d’autres endroits du monde – avec en prime l’obligation d’observer la joie des populationmikhail_egorovs des pays concernés qui les accompagneront jusqu’à la piste de décollage.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Source : Observateur continental

https://french.almanar.com.lb/2106755

    

Dans Afrique

FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) : DECLARATION DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DU SWAZILAND

Par Le 04/07/2021

30 Juin 2021

La Fédération syndicale mondiale-FSM promet son plein soutien au peuple du Swaziland alors qu’il lutte pour sa liberté. Nous avons noté avec intérêt les manifestations à l’échelle du pays qui cherchent à instaurer la démocratie dans ce pays.

Au fil des ans, la FSM a été du côté du peuple du Swaziland dans sa lutte dirigée par le Mouvement démocratique uni des peuples PUDEMO. Nous encourageons l’unité démontrée par les habitants des villes, des zones rurales, des usines et des fermes et à travers les lignes politiques pour travailler ensemble pour la liberté. Dans le passé, nous avons organisé plusieurs activités de solidarité au fil des ans.

Nous condamnons les tirs de personnes par l’armée et la police.

Nous appelons les autorités du Swaziland à:

Débloquer les partis politiques
Permettre aux exilés de rentrer chez eux
Libérer tous les prisonniers politiques
Permettre des élections libres et démocratiques où le peuple élira ses dirigeants.
Nous appelons également toutes nos organisations alliées à travers le monde à envoyer des messages de solidarité à la population.

source : http://www.wftucentral.org/declaration-de-solidarite-avec-le-peuple-du-swaziland/?lang=fr

Tag(s) : #Swaziland#FSM

Dans Afrique

MADAGASCAR EST LE PREMIER PAYS A SUBIR UNE FAMINE A CAUSE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Par Le 28/06/2021

Madagascar est le premier pays à subir une famine à cause du réchauffement climatique

JUIN 27

Publié par 

Une fillette mange un complément alimentaire distribué par l'ONG Action Contre la Faim et le PAM à Ifotaka, au sud de Madagascar, le 14 décembre 2018 - RIJASOLO © 2019 AFP

Une fillette mange un complément alimentaire distribué par l’ONG Action Contre la Faim et le PAM à Ifotaka, au sud de Madagascar, le 14 décembre 2018 – RIJASOLO © 2019 AFP

Selon un responsable de l’ONU, Madagascar est le premier pays au monde à expérimenter une famine à cause du réchauffement climatique.

La famine à Madagascar fait des ravages, contraignant des habitants à manger des criquets, des feuilles de cactus et même de la boue, a alerté vendredi 25 juin un responsable de l’ONU, en soulignant qu’il s’agit du premier pays au monde à expérimenter la faim à cause de la crise du réchauffement de la planète.

La situation actuelle, provoquée par plusieurs années de sécheresse, fait dire au patron du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, qui s’est récemment rendu sur place que « cela ressemblait à ce que vous voyez dans un film d’horreur ».

Lire aussi : À Madagascar, un million d’habitants en proie à la famine

Une « situation très dramatique »

Vendredi, la directrice régionale du PAM pour le sud de l’Afrique, Lola Castro, qui a accompagné David Beasley dans son voyage, a évoqué une « situation très dramatique », lors d’un entretien vidéo. « Le pire est à venir », a-t-elle prédit.

« Nous avons des gens au bord de la famine et il n’y a pas de conflit. Il y a juste le changement climatique avec ses pires effets qui les affecte gravement », a-t-elle ajouté, jugeant une « action rapide plus que nécessaire » de la communauté internationale.

« Ces gens n’ont contribué en rien au changement climatique et ils en prennent l’entier fardeau à l’heure actuelle », s’est-elle insurgée, en citant David Beasley.

Lire aussi : Madagascar frappée par la sécheresse, l’Onu réclame une aide d’urgence de 76 millions de dollars

L’emprise de la famine est particulièrement importante dans le sud du pays. Il y a plus d’un mois, l’ONU avait déjà alerté sur une famine en progression mettant à risque plus d’un million de personnes.

L’île de l’océan Indien reste difficilement accessible à l’aide comme aux médias, en raison de la pandémie de Covid-19 et des restrictions qui l’accompagnent. Les agences humanitaires peinent aussi à sensibiliser sur la tragédie, alors que les fonds manquent pour apporter suffisamment d’aide.

SOURCE

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/06/27/madagascar-est-le-premier-pays-a-subir-une-famine-a-cause-du-rechauffement-climatique/

Dans Afrique

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : LA FRANCE CONTINUE DE CHERCHER UN BOUC EMISSAIRE POUR SES ECHECS

Par Le 27/10/2021

 

24 octobre 2021
Lorsque Paris cherche un bouc émissaire pour ses échecs

Lu pour vous

 

Centrafrique – Lorsque Paris cherche un bouc émissaire pour ses échecs

 

par Mikhail Gamandiy-Egorov. 23 octobre 2021

La République Centrafricaine a émis des accusations à l’endroit de la France, faisant suite aux déclarations hostiles du ministre hexagonal des Affaires étrangères. Une fois de plus et au lieu de s’adapter à la réalité multipolaire, l’Élysée et le Quai d’Orsay refusent de reconnaitre que leurs échecs ne sont l’œuvre que de leurs propres actions.

Lors d’une interview récente à la chaine de télévision France 5, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait dénoncé l’action en Centrafrique des prétendus mercenaires russes, en adoptant un ton, comme à son habitude, dans le pur style néocolonial et condescendant à l’égard d’un État souverain. Cette sortie n’a pas manqué de faire réagir la cheffe de la diplomatie centrafricaine Sylvie Baïpo-Temon qui a déclaré que les propos de son homologue français sont inacceptables car mensongers et qu’il y a une volonté de sa part d’infantiliser la République Centrafricaine.

La rhétorique hostile de Paris vis-à-vis de Bangui, qui n’a pas manqué de susciter la réponse de la ministre des Affaires étrangères de la RCA, démontre une fois de plus l’incapacité quasi-totale de l’establishment élyséen à pouvoir regarder de façon rationnelle non seulement l’avenir de ses partenaires, mais peut-être et surtout son propre avenir. Cette incapacité hexagonale non seulement à respecter la souveraineté de ses partenaires extérieurs et de mettre un terme une bonne fois pour toute à des manières comportementales d’une autre époque, fort heureusement révolue, révèle aussi la volonté de toujours chercher les coupables de ses propres échecs – ailleurs – au lieu de se regarder, un tant soit peu, dans le miroir.

Paradoxale d’ailleurs cette approche qui dit que lorsque les « alliés » anglo-saxons humilient la France, l’establishment atlantiste hexagonal actuel fait tout le possible pour calmer l’affaire, mais lorsque ces mêmes élites élyséennes observent la chute évidente de leur influence en Afrique – pour des raisons tout à fait logiques et attendues d’ailleurs – il faut toujours chercher des boucs émissaires pour tenter de justifier ces échecs. En infantilisant justement, comme le rappelle la cheffe de la diplomatie centrafricaine. Comme si les Africains n’étaient pas capables de choisir eux-mêmes leurs partenaires et alliés, et de ne pas être en mesure de réaliser leurs propres analyses géopolitiques et stratégiques.

Au final et comme attendu, tout semble aller effectivement dans la poursuite des échecs des responsables hexagonaux à l’échelle internationale. Si d’ailleurs ils pensent que dans le cadre du continent africain ces échecs se limiteront à la Centrafrique et au Mali – il s’agira très certainement d’une énième erreur prévisionnelle.

En janvier dernier, la ministre des Affaires étrangères de la République Centrafricaine avait accordé un entretien à Observateur Continental. Lors de cet entretien, Sylvie Baïpo-Temon avait clairement indiqué que « la RCA avait besoin de la synergie de tous les partenaires, de la solidarité de tous les partenaires pour la seule cause qui est le retour à la paix et à la stabilité en Centrafrique ».

Au-delà du fait que Paris n’a aucunement contribué au retour justement de la paix sur le sol centrafricain au cours des dernières années, si ce n’est pas dire le contraire, à la très grande différence des alliés sincères de la RCA, il est à penser que le fait de maintenir également une mentalité d’arrogance extrême dans le cadre d’une relation bilatérale entre deux États souverains – pourrait tout simplement voir la porte d’un quelconque partenariat digne de ce nom fermée.

En parlant d’ailleurs de souveraineté et compte tenu du niveau d’asservissement des élites élyséennes vis-à-vis de Washington depuis déjà un bon moment – il serait certainement juste de dire que la République Centrafricaine, malgré des années de crise dont elle sort progressivement – est un État souverain. Quant à la République française dans sa version actuelle – rien n’est moins sûr.

source : http://www.observateurcontinental.fr

 

La Centrafrique recadre la France et dénonce le « manque de politesse » de Le Drian

https://lanouvelletribune.info/ 22 oct 2021 Par Fortuné Sessou

 Tout comme à Bamako, Bangui réclame également un peu plus de respect de la part de la France, qui selon les autorités centrafricaines, leur manque de considération, depuis l’intervention des mercenaires russes dans le pays pour mettre fin à la crise qui secoue le pays depuis plusieurs années. Au cours d’une émission sur France 5 le week-end dernier, au sujet de la présence russe en Centrafrique, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, avait accusé la société privée russe Wagner de faire « la guerre par procuration pour le compte de la Russie », une information que Vladimir Poutine a démenti jeudi.

Cette énième sortie du ministre français des Affaires étrangères, a fait réagir Bangui qui l’a qualifié de « manque de politesse ». « Nous méritons de la part des grandes puissances comme la France du respect et de la considération pour nos dirigeants. Les Centrafricains sont étonnés de la manière et du manque de politesse avec lequel il [Jean-Yves Le Drian, ndlr] a tenu ces propos. Je pense quand même que nous devons prendre l’opinion nationale et internationale à témoin. Ce sont des propos que nous trouvons inacceptables », a déclaré Albert Yaloké Mokpeme, ministre délégué et porte-parole de la présidence centrafricaine au micro de Sputnik.

Le prolongement du territoire français est inadmissible 

Pour le porte-parole, cette manière de faire est inadmissible. « Cette manière de considérer les anciennes colonies françaises comme le prolongement du territoire français est inadmissible », a ajouté le ministre. Mokpeme estime que la Centrafrique a la liberté et le droit de choisir avec qui collaborer et ce n’est pas à la France de dicter à Bangui qui est bon au mauvais partenaire. « Ce n’est pas à la France d’attribuer les bons ou mauvais points à nos partenaires », a précisé le porte-parole de la présidence.

Des résultats qu’aucun autre pays n’a pu obtenir

Pour ce dernier, la coopération militaire avec la Russie a donné des résultats qu’aucun autre pays n’a eu avec la Centrafrique. « Pour le moment, en ce qui concerne le plan militaire et la défense du pays, la coopération avec les instructeurs russes donne des résultats qu’aucun autre pays n’a pu nous obtenir, et ça nous en sommes très satisfaits et il appartient aux Centrafricains de décider du sort de leur pays », a assuré le porte-parole.

http://centrafrique-presse.over-blog.com/2021/10/lorsque-paris-cherche-un-bouc-emissaire-pour-ses-echecs.html
 
 
 
 
Dans Afrique

BURKINA FASO : LE COUP BAS DES MEDIAS CONTRE SANKARA, LE CHE GUEVARA AFRICAIN

Par Le 27/10/2021

 Burkina Faso : le coup bas des médias contre Sankara !

Au Burkina Faso, pourquoi les médias mainstream s’emparent autant du procès Sankara ?

Tout le monde le sait, ce n’est pas un secret, l’Occident et particulièrement la France est impliquée dans cet assassinat.

Voici l’article de RFI, au Burkina Faso, le procès des présumés assassins du président Thomas Sankara et de ses douze collaborateurs assassinés est entré dans le fond. Un accusé, qui est l’un des hommes-clés des évènements du 15 octobre 1987, a reconnu les faits, mais au tribunal, il a dit ne pas se souvenir de tous ses faits et gestes le jour du coup.

Accusé d’avoir donné la mort avec préméditation en concertation avec Hyacinthe Kafando, et de complicité d’attentat à la sûreté de l’État, le soldat de première classe Élysée Ilboudo était, au moment des faits, conducteur au sein de la garde rapprochée de Blaise Compaoré.

« Je reconnais les faits », répond l’accusé à la barre suite à la présentation des charges contre lui. Il explique que le 15 octobre, le commando est parti du domicile de Blaise Compaoré à bord deux véhicules sur instruction de l’adjudant-chef Hyacinthe Kafando. « Au Conseil de l’entente, on a fait une escale au pied-à-terre de Blaise Compaoré. Hyacinthe et les autres sont montés dans un appartement et redescendus », poursuit le soldat.

Une liste d’une soixantaine de témoins avait été déterminée par la cour lundi. Parmi les noms qui y figurent, trois personnalités françaises dont Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président et alors son conseiller aux affaires africaines, Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères, et Jack Lang, ancien ministre de la Culture. Contactés par RFI, les intéressés ou leur avocat ont affirmé ne pas avoir été informés de leur convocation. Pourtant, Jack Lang se dit disposé à répondre aux questions de la cour.

« Je suis prêt à apporter un témoignage humain et personnel [...] François Mitterrand n’était pas pro-impérialiste [...] Je ne peux même pas l’imaginer une seconde que la France et François Mitterrand aient pu jouer un rôle. Très souvent, il m’est arrivé de parler à François Mitterrand de Thomas Sankara. Il avait pour lui beaucoup de sympathie et d’amitié. »

Dans les médias burkinabés, le déroulement du procès reste tout de même plus précis.  

Le tribunal a, ce mardi 26 octobre 2021, tranché sur la requête de mise en liberté provisoire soumise par des avocats de la défense au bénéfice de leurs clients. La liberté provisoire est accordée à tous les accusés, sauf au général Gilbert Diendéré (Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando étant également absents).

Leurs avocats ont motivé leur requête par des éléments relatifs à des soucis de santé, des considérations d’ordre social (poids de l’âge, charge familiale...) et surtout à la « bonne foi » des accusés, qui ont toujours répondu à l’appel de la justice.

La requête n’avait cependant pas rencontré un avis favorable de la partie civile, qui a trouvé moins pertinent, les motifs avancés par leurs confrères. Elle avait estimé que rien ne garantit qu’en accordant la liberté provisoire, les intéressés ne vont pas se soustraire de la justice et/ou faire des pressions sur des accusés.

Il est clair que la France n’acceptera pas encore d’assumer la responsabilité de son acte. Mais le procès n’est pas encore terminé.

Cela dit, on a l’impression que les médias français qui couvrent l’évènement n’ont évidemment pas le but de découvrir les coupables, mais plutôt de profiter de ce procès pour lancer une nouvelle propagande à destination de la jeunesse burkinabé.

Tenter de disculper les accusés français, dénigrer la justice burkinabé et également sous-entendre que le Burkina Faso n’a pas les moyens nécessaires pour soulever un tel dossier. Mais la manœuvre va plus loin que cela. Il semblerait que les médias mainstream tentent par-dessus tout de manipuler l’opinion publique et de ne pas laisser échapper les idées de Sankara qui renaissent à travers ce procès. Un projet tiré par les cheveux, certes, mais cela entre évidemment dans les idéaux du néocolonialisme. Il est clair que la couverture de ce procès dans les médias français reflète une crainte que parmi la jeunesse burkinabé, des « Sankara » se multiplient et rendent la tâche des Occidentaux encore plus difficile dans leur processus de contrôle du Burkina Faso. Les médias français, qui ne mettent jamais en avant les avancées du Burkina Faso au niveau sécuritaire, et qu’au contraire, ils passent leur temps à dénigrer et à essayer de saper les initiatives nationales n’ont pas d’autres objectifs que de vouloir semer la confusion dans l’esprit des Burkinabés, principalement de la jeunesse.

Il est important de rappeler que le peuple burkinabé continue de suivre une voie d’anéantissement du néocolonialisme, et que si elle prend les armes aux côtés de l’armée nationale, c’est bien pour défendre le pays. Et les propagandes des médias dominants français ne pourront jamais changer la vision des Burkinabés par rapport à la souveraineté et l’intégrité du Burkina Faso.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/27/669364/Burkina--le-coup-bas-des-medias-contre-Sankara-

Dans Afrique

AFRIQUE : POUR QUI ROULE LE FMI ?

Par Le 25/10/2021

 Banque mondiale : d’un scandale à l’autre

La décision de la Banque mondiale de mettre fin à la publication de «Doing Business», par suite d’un scandale interne, est une nouvelle illustration du discrédit qui frappe cette institution depuis des décennies maintenant.

Le Doing Business (DB) : un instrument au service du néolibéralisme

Lancée en 2002, cette publication était devenue un instrument destiné à promouvoir les politiques néolibérales associées au «Consensus de Washington», en vogue dans les années 1990 mais qui avait fini d’être complètement discrédité au début des années 2000. Le DB servait à promouvoir les intérêts des multinationales et à encourager le pillage des ressources des pays du Sud en poussant ceux-ci à aller toujours plus loin dans la déréglementation, la privatisation et la libéralisation à grande échelle pour attirer les investissements directs étrangers (IDE).

Ces politiques ont été à la base de fuites massives de capitaux, qui ont privé l’Afrique et d’autres pays du Sud d’immenses ressources qui dépassent les flux combinés d’IDE et d’aide publique au développement (APD).

Que de réformes destructrices ont-elles été faites au Sénégal et ailleurs dans le but d‘avoir un meilleur classement ou de remporter le titre de «meilleur réformateur» ! Mais plus on réforme, plus on s’enfonce dans la pauvreté. La récente étude de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) montre que les efforts consentis par le Sénégal pour avoir de meilleurs classements n’ont fait qu’aggraver la situation économique et sociale du pays. Il demeure toujours dans la catégorie des «pays les moins avancés » (PMA) où il avait atterri en 2001 après deux décennies d’application sans discernement des prescriptions de… la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) !

Depuis plusieurs années, des voix de plus en plus nombreuses n’ont cessé de réclamer la suppression du DB, du fait de son orientation idéologique et de la méthodologie contestable qui sous-tend ses classements. Par exemple, en 2018, Paul Romer, alors économiste en chef de la Banque, reconnaissait que le DB comportait un réel parti pris idéologique, qui influence le classement des pays. Ses déclarations faisaient suite à la perte de 23 places du Chili, alors sous la présidence de Madame Michelle Bachelet, considérée comme «socialiste» !

Les critiques contre le DB se sont intensifiées depuis l’effondrement du fondamentalisme de marché, suite à la crise financière internationale de 2008. Mais le scandale du DB n’est pas un cas isolé. Loin de là, il vient s’ajouter à la longue liste des scandales qui ont éclaboussé les
travaux de la Banque mondiale, habituée à manipuler des chiffres pour soutenir les objectifs qu’elle veut atteindre au service de ses principaux parrains, les Etats-Unis et les pays européens.

Le scandale des travaux de recherche

En effet, en 2006, une Commission, dirigée par Angus Deaton professeur à Princeton et Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI, avait mis en lumière le parti pris idéologique de la Banque et la manipulation des chiffres dans des milliers de ses travaux. Après avoir passé en revue 4 000 travaux publiés entre 1998 et 2005, la Commission avait constaté que souvent, les équipes chargées de les rédiger s’arrangeaient pour que leurs conclusions recoupent ce que la direction de la Banque voulait faire passer comme messages-clés ! Selon le professeur Angus Deaton, qui recevra le Prix Nobel d’économie en 2015, « ce n’est pas comme s’ils ne commandaient que des recherches qui soutiennent des assertions prédéterminées…mais ils sélectionnent parmi les travaux ceux qui soutiennent les positions de la direction (…). C’est cela que nous critiquons, plus que le biais dans la recherche elle-même. »

La Banque a essayé de cacher ce rapport, qui a porté un grand coup à la crédibilité de ses travaux et à sa propre réputation. Elle tarda à le diffuser et lui donna très peu de publicité, ce qui suscita l’ironie du professeur Deaton : « Il a fallu tellement de temps pour qu’il soit rendu public que j’ai oublié le détail de ce qu’il contient. »

Le scandale Wolfowitz

Mais les scandales qui ont éclaboussé la Banque mondiale ne sont pas seulement limités à la manipulation de ses travaux. Un scandale de meurs retentissant avait éclaté en 2005, mettant en cause son président de l’époque, Paul Wolfowitz. Ce scandale avait secoué la Banque entre 2005 et 2006. Paul Wolfowitz fut coupable d’avoir favorisé la promotion de sa maîtresse, du nom de Shaha Riza qui occupait un poste élevé dans le système de communications sur le Moyen-Orient au sein de la Banque.

Le scandale Wolfowitz était d’autant plus retentissant que le personnage avait joué un rôle-clé dans l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Il était connu comme l’un des principaux faucons de l’administration de George W. Bush. De 2001 à 2005, il fut numéro deux au Pentagone, le ministère américain de la Défense. Après les attentats du 11 septembre 2001, Wolfowitz fut l’un des architectes de la politique de propagande et de manipulation de l’opinion, qui a finalement conduit à l’invasion de l’Irak en 2003 et au déclenchement de la politique de terreur et de destruction massive menée contre ce pays par les Etats-Unis. C’est après avoir accompli cette sale besogne qu’il fut récompensé pour devenir président de la Banque mondiale. Sa mission était certainement de faire de cette institution un instrument encore plus docile pour répandre le venin néolibéral, ou « le virus néolibéral », comme dirait le regretté professeur Samir Amin, et promouvoir davantage les intérêts des Etats-Unis. Mais le scandale qui l’a éclaboussé mit prématurément un terme à cette mission. Après avoir longtemps résisté aux pressions, Wolfowitz fut finalement poussé à la démission en juin 2006. Il fut remplacé par un autre membre de l’administration Bush, Robert B. Zoellick.

Quel avenir pour une institution discréditée ?

Malgré le scandale du DB, la Banque mondiale ne s’avoue pas vaincue pour autant. En effet, dans son communiqué, elle dit vouloir trouver un autre moyen de continuer à répandre son idéologie et ses politiques mortifères en direction des pays du Sud. A cet égard, elle dit rester
« fermement engagée à promouvoir le rôle du secteur privé dans le développement » et travaille déjà « sur une nouvelle approche pour évaluer le climat des affaires et des investissements ».

Mais on retiendra surtout que la Banque mondiale dit mettre fin au DB parce que le document n’est « plus crédible ». « La confiance dans les travaux de recherche du Groupe de la Banque mondiale est d’une importance capitale », dit le communiqué.  

En réalité, ce ne sont pas seulement les travaux de la Banque qui manquent de crédibilité, c’est la Banque elle-même qui n’est plus crédible aux yeux d’une grande partie de l’opinion publique mondiale. Déjà, elle et le FMI avaient été sévèrement critiqués pour n’avoir pas été capables de prévoir la crise financière internationale de 2008 et la crise économique qui s’ensuivit.

Source : Financialafrik

https://french.presstv.ir/Detail/2021/10/25/669189/Echo-Afrique-du-25-septembre-2021

Dans Afrique

RCA : LA GUERRE MEDIATIQUE FRANCAISE DEVIENT OBSOLETE !

Par Le 25/10/2021

RCA: la guerre médiatique française devient obsolète !

La Centrafrique toujours sous la nostalgique guerre informationnelle de la France.

Certains médias continuent de préserver leur guerre médiatique ridicule et obsolète, contre les États africains qui défendent bec et ongle leur souveraineté.

Dernièrement, Bangui a remis le ministre français des Affaires étrangères et même le président Macron en place, suite à leurs propos diffamatoires et mensongers concernant la RCA.

La ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon a répondu aux propos des officiels français par rapport à la situation en Centrafrique.

L’interview dans laquelle la ministre centrafricaine s’est exprimée a eu lieu sur TV5 monde. Zoom Afrique avait d’ailleurs relayé la retranscription des propos de la ministre centrafricaine.

Dans un timing assez court, elle a pu exprimer précisément ce que pensait la Centrafrique par rapport aux propos dénigrants de l’Élysée.

La ministre centrafricaine a également participé à un débat sur un autre média français, RFI, un débat qui a surtout donné l’impression, comme à son habitude, de vouloir dénigrer entièrement la Centrafrique et l’armée nationale centrafricaine. Et pour cause, connaissant les propos que tiendrait la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, le présentateur et visiblement certains des invités ont tenté d’empêcher la ministre de s’exprimer ou de lui faire dire que l’armée centrafricaine et ses alliés procédaient à des exactions contre la population centrafricaine, et que cela justifie peut-être l’embargo sur les armes, qui se renouvelle chaque année contre la Centrafrique. Actuellement, on peut voir que les médias français mettent tout en œuvre pour montrer que le Conseil de sécurité de l’ONU a raison de prolonger cet embargo sur les armes, et que l’armée nationale centrafricaine est non seulement faible, mais elle procède à des exactions contre la population centrafricaine.

Les médias français ne sont visiblement toujours pas prêts à admettre leur défaite dans leur politique néocolonialiste contre la RCA.

La réalité du terrain est pourtant tout autre.

L’embargo sur les armes est renouvelé pour justement empêcher les forces armées centrafricaines de réinstaurer la sécurité dans le pays, mais surtout, cela les empêche d’obtenir des armes plus sophistiqués. De l’autre côté, les groupes armés, actuellement dirigés par l’ex-putschiste et pantin de la France, François Bozizé, continuent à obtenir des armes notamment par le biais de la Minusca, pour déstabiliser la Centrafrique.

De plus, à plusieurs reprises, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères a également rappelé que Bangui attend toujours des réponses de la part de l’Élysée et de la Communauté internationale concernant les nombreuses exactions et violences faites par les soldats français lors de l’opération Sangaris contre la population centrafricaine. De nombreuses plaintes de viols sur mineurs et de violence en tout genre ont été portées contre les soldats français, mais jusqu’à présent, l’Élysée continue de faire la sourde oreille.

Les Forces armées centrafricaines et leurs alliés ont tout de même réussi à maintenir la sécurité dans le pays, malgré les nombreux bâtons que la France a tenté de mettre dans les roues de la Centrafrique. Le peuple centrafricain descend fréquemment dans les rues pour demander le retrait de la Minusca, en faveur du gouvernement et des FACA et en faveur de la levée de l’embargo sur les armes, mais les Centrafricains ne manifestent pas pour demander le départ des alliés ou bien contre les FACA. Et ça, c’est également une preuve que les médias français, l’Élysée et l’ONU devraient en tenir compte.

La demande légitime de la Centrafrique, c’est que la Communauté internationale arrête de se baser sur les dires sans fondement de l’Élysée et prennent également en compte la volonté de la population centrafricaine et de son gouvernement qui ne demandent que la paix et le développement.

https://french.presstv.ir/Detail/2021/10/25/669234/Soudan-%C2%A0coup-de-force-pour-ou-contre-l-axe-US-Isra%C3%ABl-

Dans Afrique

CONDAMNE PAR LA JUSTICE, L'ANCIEN PREMIER MINISTRE RAVELONARIVO S'EST EVADE DE MADAGASCAR

Par Le 25/10/2021

Condamné par la justice, l’ancien premier ministre Ravelonarivo s’est évadé de Madagascar.

OCT 24

Publié par 

Illustration.

Photo: Wikipédia

N’hésitons point d’affirmer que celui-ci fait partie des truands fossoyeurs de la Nation et du peuple malagasy. En effet, la justice a condamné, par contumace, l’ancien premier ministre de Rajaonarimampianina à 5 ans de prison ferme et à une très forte amende pour détournements de fonds publics de la CNAPS, la Caisse nationale de retraite de Madagascar.

Il se trouve donc actuellement en France via Nosy Bé puis Mayotte. D’après les infos, sa destination finale serait un exil doré en Suisse, comme par hasard ! Car, généralement, les sous pillés y sont mis à l’abri. Une question se pose: que peut faire maintenant le gouvernement malagasy pour récupérer les fonds ? On est bien face à un pillage en règle des pensions de retraites de millions de malagasy quand même.

Rappelons que Ravelonarivo n’est pas le premier ni le dernier de ces truands écervelés, dénués de tout sentiment patriotique qui pillent sans vergogne le pays au grand malheur des millions de Malagasy dont plus de 80% vivent dans la pauvreté, où la famine sévit depuis plusieurs années dans le sud. Il en existe bien d’autres au sein de ce régime de « Tontakely » !!

TG

 

Condamné à Madagascar, l’ancien premier ministre fui à Mayotte

Alors qu’il n’a pas assisté à son procès pour détournement de plusieurs millions d’euros, l’ancien premier ministre malgache Jean Ravelonarivo a fui son pays en passant par Mayotte.Mayotte la 1ere • Publié le 23 octobre 2021 à 07h33, mis à jour le 23 octobre 2021 à 20h47

Ce n’est pas la première fois que d’anciens hommes politiques de la région, tentent une évasion via Mayotte, toujours avec succès. Arrivé à Mayotte, samedi 16 octobre 2021 par Kwassa (petite embarcation motorisée) de l’île de  Nosy-Be (à 340 km), l’ancien premier ministre malgache était depuis logé à l’hôtel le Maharaja à Mamoudzou, il s’est fait discret pour ne pas éveiller de soupçons.

Jean Ravelonarivo, 62 ans, était le premier ministre de Madagascar de 2015 à 2016. Jugé le 27 septembre dernier par contumace dans une affaire de détournements de deniers publics de la CNAPS (la Caisse nationale de retraite de Madagascar) entre 2010 et 2018, Il a été condamné à cinq ans de prison ferme ;  6 personnes en tout étaient impliquées dans cette vaste affaire de détournement de plusieurs millions d’euros, elles devront aussi verser 6 milliards d’Ariary (environ 1,3 millions d’euros) de dommages et intérêts à la CNAPS, partie civile dans cette affaire. 

Selon nos informations, le fugitif était en possession d’un visa de séjour de 3 ans, document établi à Madagascar par les autorités françaises. Il a pris l’avion vendredi soir, le 22 octobre en direction de Paris. Il pourrait ensuite s’exiler en Suisse.

 

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https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/10/24/condamne-par-la-justice-lancien-premier-ministre-ravelonarivo-sest-evade-de-madagascar/

Dans Afrique

AFRIQUE : LE BURKINA CASSE BARKHANE...

Par Le 23/10/2021

Lutte antiterroriste : les Burkinabés au front !

Il est vrai que depuis le sommet Afrique-France tenu il y a moins de trois semaines à Montpellier, le désarroi de la force d’occupation à convaincre non seulement les États africains quant à une prolongation de la présence étrangère, mais surtout face à cette jeunesse éveillée, est de plus en plus visible.

La jeunesse africaine a clairement montré son désenchantement face à cette présence interventionniste.

On se rappelle de la jeune burkinabée, Ragnimwendé Eldaa Koama, qui, lors de son discours durant ce sommet, avait dénoncé « un vocabulaire dévalorisant » des autorités françaises dans leurs échanges avec l’Afrique, avant de poursuivre en disant « si la relation entre les pays d’Afrique et la France était une marmite, sachez qu’elle est très sale, cette marmite... »

''...Si vous refusez de la laver, si vous voulez quand même préparer là-dedans, je ne mangerais pas, nous ne mangerons pas, l’Afrique ne mangera plus ! »

Ce courage et cette franchise, la jeunesse burkinabée l’a dans la peau et c’est d’ailleurs pour cela qu’après l’expérience réussie de la formation des forces de défense populaires que l’État burkinabé compte une fois encore sur la population pour défendre le pays face au terrorisme.

Les jeunes burkinabés de la province de la Tapoa, dans la région de l’Est, se révoltent contre l’insécurité. Ils refusent que leur région soit le sanctuaire des groupes armés. « La province de la Tapoa ne sera pas comme Kidal au Mali ni comme la Libye », ont-ils fait savoir, alors que la semaine dernière, la vidéo de l’exécution d’un fonctionnaire à l’arme blanche par de présumés djihadistes avait ému et révolté les Burkinabés. Les populations veulent lutter pour libérer cette province devenue « le nid des terroristes ».

Bien que les médias mainstream comme RFI veuille faire croire que ce soulèvement populaire est dû à l’incapacité du gouvernement burkinabé d’instaurer la paix, on sait très bien qu’en homme valeureux, les Burkinabés ont à maintes reprises prouvé que leur cœur bat pour la patrie et qu’ils seront présents à l’image de leur frère au Yémen, en Syrie ou encore en Irak.

D’ailleurs, Marcel Ouoba, porte-parole des jeunes de cette province, a déclaré : « Nous pensons que notre sécurité ne doit plus être une affaire de quelques individus. Les terroristes doivent savoir que désormais, chaque village est une armée qui les attend. Nous irons au combat et les affronterons. Mais il n’y aura pas le chaos. »

De son côté, la Direction en charge de la communication de l’Armée a annoncé ce vendredi 22 octobre 2021 des opérations d’envergure en cours afin de sécuriser davantage les populations de la région de l’Est. 

Des unités de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie, appuyées par l’Armée de l’air, sont engagées depuis quelques jours dans des opérations qui consistent en des actions de dépollution d’axes, des bouclages et des fouilles, informe l’Armée dans un communiqué diffusé ce 22 octobre 2021. « À ce stade des opérations, plusieurs individus suspects ont été appréhendés et transférés pour des investigations. Aussi, plusieurs engins explosifs improvisés ont été décelés et neutralisés. Des plots logistiques ont également été découverts et détruits. Les opérations se poursuivent », peut-on y lire.

Le chef d’état-major général des Armées invite les populations à maintenir leur confiance aux Forces Armées Nationales et à leur prêter main-forte en collaborant franchement.

Les Burkinabés, en hommes valeureux, appuyés par les forces de défense de l’armée sauront puiser aux tréfonds d’eux-mêmes les armes nécessaires pour une victoire héroïque contre les forces obscurantistes. La voie est tracée !

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/23/669087/Lutte-antiterorriste-les-Burkinabes-au-front

Dans Afrique

LA CENTRAFRIQUE (RCA) REMET LE COLONIALISTE MACRON A SA PLACE

Par Le 22/10/2021

 La RCA remet la France à sa place !

La Centrafrique remet les points sur les i face à l'Élysée qui continue sa politique de diffamation de la RCA !

La ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon a répondu aux propos des officiels français par rapport à la situation en Centrafrique.

Elle a fait savoir encore une fois que les ingérences dans les affaires de la Centrafrique sont terminées et que cela doit cesser.

« Les propos de mon homologue français sont tout à fait inacceptables, parce qu’ils sont mensongers, ils ne représentent pas la réalité de ce qui se passe en RCA, il n’y a aucune accaparation du pouvoir par les instructeurs russes.

Mon homologue parle de mercenaire, j’aimerai déjà dans un premier temps qu’il puisse nous faire la preuve de ce qu’il avance, car c’est une chose de pouvoir tenir des informations sans en apporter des preuves.

D’autres parts, parce qu’il fait référence à la mission d’évaluation qu’à apporter la Russie à la RCA, à la demande de Bangui, qui était une mission d’évaluation sur trois mois, qui a apporté un certains nombres de recommandation, nous avons bénéficiez de l’expertise et de l’expérience de la Russie dans ce domaine un rapport avec des recommandations a été apporté, et sur la base de ce rapport que le fonctionnement qui doit être vue.

Je conteste les propos de mon homologue français. Il y a une volonté depuis un certain temps, d'infantiliser la RCA, il y a un certain nombre de menaces qui sont porté à l’encontre de la RCA, déjà dans les propos du président Macron, qui ont accusé le président Touadera d’être l’otage des soi-disant mercenaires, en tout cas de la présence russe, ce qui est totalement faux ;

La RCA est un pays autonome, indépendant, souverain, qui est en droit de pouvoir faire appel à des partenaires. Et c’est ce que fait la Russie.

Je voudrais rappeler également que la présence de la Russie en terre centrafricaine vient du fait que les autres pays amis n’ont pas répondu présent à l’appel à l’aide de la RCA et notamment, lors de la prise de fonction du président Touadera en mars 2016, à l’appel au maintien des troupes Sangaris qui étaient déjà en territoire centrafricain du fait de la grosse crise. Je voudrais également rappeler la responsabilité de mon homologue dans cette histoire, et il faudrait qu’il puisse l’accepter : Il a mobilisé fortement le retrait de Sangaris de la RCA et la RCA était dans le besoin de survivre de faire face aux groupes armés qui occupaient une bonne partie du territoire. Nous sommes aujourd’hui dans une situation qui est contraire, ou l'autorité de l’État commence à être restaurée et nous avons des propos qui sont totalement diffamatoires, mensongers de la part de mon homologue français, donc c’est inacceptable, c’est irresponsable de sa part. Et je voudrais appeler l’opinion nationale et internationale à la menace auxquelles fait face la RCA. Il serait important que s’il a des turbulences avec d’autres pays, qu’il puisse les régler avec ces pays sans faire référence à la RCA. La Centrafrique a beaucoup de défis et d’enjeux actuellement, et ne veut pas se retrouver dans une guerre informationnelle entre deux puissances pour lesquelles elle ne se retrouve pas. Les besoins de la RCA sont autres, donc il faudrait que cette guerre de communication, cette guerre informationnelle et de désinformation puissent cesser. Et que les menaces à l’encontre de la RCA puissent également prendre fin. »

Concernant la présence de soldats de Wagner qui participeraient aux combats, contre les rebelles aux côtés des FACA, la ministre centrafricaine répond que ce n’est pas la réalité.

« Il ne faudrait pas qu’on se trompe d’ennemis. Aujourd’hui les Casque bleus qui sont venus en terre centrafricaine, sont venus pour réduire les capacités des groupes armés.

Les groupes armés continuent à sévir sur le terrain. Récemment, nous avons encore eu des cas d’attaque au niveau de Alindaoe et Bambari. Concernant cette localité, le contingent gabonais a assuré une certaine sécurisation, et suite à leur retrait, nous avons pu constater de nouvelles attaques.

Nous avons d’autres attaques ciblés dans d’autres localités. L’ennemi de la RCA, ce sont les groupes armés. Une guerre est une guerre. Forcément il y a des dégâts collatéraux. La RCA est consciente qu’il y a des exactions. Il y a eu un rapport des Nations Unis, auxquels elle a répondu en mettant en place une commission nationale d’enquête, qui a rendu son rapport. Il faut laisser la justice faire son travail. Je voudrais également rappeler que depuis des décennies la RCA fait face à de nombreux conflits, à des nombreuses exactions sur son territoire. Toutes les troupes auxquelles elle a fait appel justement pour lui apporter de l’aide ont commis des exactions. Je rappelle également que l’opération Sangaris a commis des actes de violations sur des mineurs, nous attendons également des réponses par rapport à cela. Aujourd’hui il y a des exactions des FACA, qui ont été attestées. Ils passeront devant la justice. Un tribunal militaire a été mis en place en RCA donc justice sera rendue. Mais il faut ne pas se tromper d’ennemi. Aujourd’hui il faut créer les conditions pour que le gouvernement, les Autorités centrafricaines puissent travailler et pour créer ces conditions, c’est être ensemble sur la même voie, qui est celle de l’anéantissement des groupes armés. Parce que c’est ceux-là qui sont des mercenaires. Pour rappel, les leaders de ces groupes armés ne sont pas des centrafricains, hormis l’ancien président Bozizé qui est centrafricain mais qui a un dossier au niveau de la CPI et également au niveau de la justice centrafricaine. Donc quand la justice doit faire son travail, il la laisse faire son travail. »

La Centrafrique est un pays souverain et que cela plaise ou non, elle a des priorités importantes ce qui fait qu’elle n’a pas de temps à perdre avec les enfantillages de l’Élysée, qui ferait bien mieux de s’occuper un peu plus de son propre pays qui part entièrement en lambeau.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/22/669042/La-RCA-remet-la-France-%C3%A0-sa-place%C2%A0-

Dans Afrique

MALI : LA PIRE ARME CONTRE BARKHANE ?

Par Le 21/10/2021

Mali : qui veut entraver le dialogue avec les insurgés ?

Au Mali, l’information fait grand bruit depuis le début de la semaine, le gouvernement de transition a donné mandat au Haut conseil islamique pour amorcer un dialogue avec les groupes terroristes maliens qui sévissent dans le pays. Le Jnim (Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans) d’Iyad Ag Ghaly, et la Katiba Macina d’Amadou Koufa, qui en est une composante. Il ne s’agit pour l’instant que d’une « mission de bons offices » qui doit établir le contact. L’objectif final, c’est de trouver des positions communes pour mettre un terme aux attaques et aux combats qui ensanglantent le pays depuis près de dix ans. 

Mais cette nouvelle décision du gouvernement de transition malien semble ne pas plaire à la puissance colonialiste qui voit dans ce dialogue, des pressions de plus sur son retrait, mais pourquoi la France a-t-elle peur de ce dialogue ? 

D’abord parce que sans violence terroriste la France n’aura plus de justification pour rester au Mali, ensuite parce que dans ces dialogues, les insurgés ont posé un préalable de taille : que les soldats français et les Casques bleus de la Minusma quittent le Mali. 

D’où, d’ailleurs, le texte d’Opex360 où on évoque les propos de Macron et de son MAE dans leur opposition au début d’un dialogue avec les insurgés.

« Avec les terroristes, on ne discute pas. On combat », avait martelé le président Emmanuel Macron dans un entretien publié par Jeune Afrique, alors qu’il était interrogé sur la possibilité d’un « dialogue » entre les autorités maliennes de transition et les groupes jihadistes. Et d’ajouter : « Il faut s’inscrire dans la feuille de route claire que sont les accords [de paix] d’Alger. Ceux-ci prévoient un dialogue avec différents groupes politiques et autonomistes. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut dialoguer avec des groupes terroristes, qui continuent à tuer des civils et des soldats, y compris nos soldats ».

En fait, on voit clairement que les Maliens ont réussi à séparer le bon grain de livré et à faire la part des choses entre les agents de services franco-occidentaux d’une part et ceux des Maliens qui n’ayant d’autres choix pour s’opposer à l’occupation se sont ralliés aux sangs de ces groupes terroristes.

L’opex360 ne se garde pas à lancer une flèche au président IBK sous qui ce dialogue aurait amorcé et qui a fini par lui coûter ce fauteuil présidentiel, car la France s’est senti doublée par un état malien qui avait parfaitement compris la combine : Barkhane alimente les terroristes pour pouvoir justifier la présence au Sahel.

Et pourtant le texte de l’OPEX360 comporte en soi une réelle marche arrière.

Car on voit que la France a été forcée à faire la part des choses entre de supposés jihadistes agents internationaux, et ceux qui ont un agenda national.

Cependant, à Paris, il a toujours été hors de question de nouer un dialogue avec les groupes terroristes. Du moins avec ceux ayant un « agenda international », comme l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Cela veut dire que le processus de réconciliation que Barkhane a tenté de faire à deux reprises avec le coup d’État et puis en diabolisant le gouvernement de transition bien que putschiste, mais aidé par l’Algérie a été un succès, les villages entiers se pacifiant, les uns après les autres malgré les tentatives multiples de tuerie et de massacre.

Toujours est-il qu’il y a une crainte qui saute aux yeux au point que RFI tend à viser non plus seulement les Maliens, l’armée l’état et la population qui osent unanime à vouloir le retrait de barkhane, mais sur les jihadistes.

Quand le titre de RFI dit : Mali : le gouvernement veut négocier, les jihadistes accepteront-ils ?

La France est-elle en train de suggérer que ses cellules restées plus ou moins vivaces au sein des groupes armés finiraient par lui sauver la peau et bloquer le dialogue de façon à ce qu’elle reste encore ?

C’est d’ailleurs ce que la France a tenté à plusieurs reprises en RCA quand le gouvernement dialoguait avec les ex-rebelles, mais il y a plus, la France pourrait organiser en plein dialogue une offensive majeure contre ces groupes d’insurgés et les pousser à quitter la table du dialogue

C’est ce qu’ils ont fait au Burkina, d’une manière indirecte et avant de réussir à ce que la violence soit exportée aux voisins sahéliens.

C’est d’ailleurs ce que prévoyait Bernard Emié, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE], en février dernier, quand il menaçait en terme à peine voilé que le terrorisme irait franchir les frontières du Sahel vers la Côte.

Seulement, comme l’avait expliqué Bernard Emié, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE], en février dernier, le GSIM « n’est rien d’autre qu’al-Qaïda au Sahel » qui, « sous l’égide Iyad ag Ghali, “tente d’apparaître plus présentable en se dissimulant parmi les populations, tout en enrôlant de force des jeunes désœuvrés”.

Produisant une vidéo montrant une réunion de ses principaux chefs, tenue en 2017, M. Emié avait insisté sur le fait que cette organisation cherchait à mener des attaques “dans la région et en Europe” et qu’elle finalisait un “projet d’expansion vers les pays du golfe de Guinée.

Une chose est sûre ; la réconciliation que les instances religieuses sahéliennes sont en train de mener sera au détriment d’une présence militaire des armées d’occupation. Français ou américains, ces dialogues excluent toutes présences interventionnistes.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/21/668965/Mali--qui-veut-entraver-le-dialogue-avec-les-insurg%C3%A9s--

Dans Afrique

CAMEROUN : LES USA CROIENT ENCORE QUE LE PAYS EST DIVISIBLE !

Par Le 13/10/2021

Cameroun : Washington croit encore que le pays est divisible !

Au Cameroun, décidément, les auteurs des tentatives de déstabilisation en Afrique ne se cachent même plus.

Alors que dans l’Extrême Nord du Cameroun, les attaques des séparatistes et de leurs associés les terroristes ont été relancées, l’homme d’Afrique américain continue de garder sa casquette de colon et de mettre en garde Yaoundé.

Tibor Nagy reste décidément résolu à voir la crise dans les régions à majorité anglophone s’amplifier. L’ancien monsieur Afrique de la Maison-Blanche suit de bout en bout l’évolution de la crise et annonce même l'issue de la bataille ; « les populations anglophones auront gain de cause ». « Les anglophones obtiendront leurs droits, soit dans une véritable Fédération, soit dans un État indépendant », a écrit l’homme d’État sur son compte Twitter ce 8 octobre.

Pour lui, cette issue est incontournable et le gouvernement camerounais ne tardera pas à s’en rendre compte. « Que ce soit dans les semaines, les mois, les années ou les décennies, cela viendra. L’esprit humain – comme les lions – est indomptable ! Le gouvernement camerounais doit revenir à la raison » croit fermement Tibor Nagy. La sortie du diplomate américain a suscité de nombreuses réactions sur la toile.

Tout d’abord, ceux qui visent la déstabilisation dans les zones anglophones sont une minorité. Au Cameroun, un Camerounais est un Camerounais, anglophone, germanophone, francophone, chrétien, musulman, peu importe. Ces divisions et ces amalgames sont seulement faits par les Occidentaux, aussi bien envers leur propre peuple qu’à travers le monde.

Les séparatistes sont une minorité, les Camerounais vivant en zone anglophone épaule l’armée camerounaise afin qu’ils se fassent arrêter. Ce sont ces séparatistes épaulés par les terroristes comme Boko Haram, qui s’attaquent aux civils et kidnappent des enfants. Les Camerounais en ont marre de ces pratiques. C’est eux qui payent le prix des exactions de ces séparatistes, téléguidés par Washington.

Ce n’est pas la première fois que Tibor Nagy s’exprime de cette façon.

Face à l’échec avec les séparatistes, Washington les a associés aux terroristes basés dans le nord du Nigéria afin de les réarmer et de les réorganiser pour attaquer le Cameroun.

L’armée camerounaise tient bon, car elle bénéficie non seulement du soutien de la population, mais surtout, elle est épaulée par les Camerounais vivant dans les zones anglophones et qui n’aspirent qu’à vivre en paix. Il serait temps que Tibor Nagy comprenne que le Cameroun est indivisible. C’est un pays uni et beaucoup plus fort qu’il ne l’imagine !

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/13/668437/Cameroun--Washington-croit-encore-que-le-pays-est-divisible-

Dans Afrique

BURKINA FASO : LA FRANCAFRIQUE ENTERREE ?

Par Le 11/10/2021

Zoom Afrique du 11 octobre 2021

Monday, 11 October 2021 5:57 PM  [ Last Update: Monday, 11 October 2021 5:57 PM ]

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Sommet Kaboré et la jeunesse burkinabè

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Dans Afrique

ALORS MACRON, BARKHANE S’EN VA OU S’EN VA PAS ?!

Par Le 10/10/2021

Mali: la France joue ses dernières cartes

Dans la continuité de son jeu au chat et à la souris, le président français a annoncé vendredi soir en marge du sommet Afrique-France, que la France « n’a pas vocation à rester dans la durée au Mali ».

Le chef de l’État a expliqué qu’à « Tessalit ou à Kidal (nord du Mali) » le travail de la France « n’est pas d’avoir des bases militaires » et estime que « l’État malien doit avant tout revenir ».

Il souhaite que la France « retire (ses) bases militaires le plus vite possible », mais « ça suppose un retour d’un État fort et des projets d’investissement, pour que les jeunes ne se tournent pas, dès que les groupes terroristes reviennent, vers le pire ».

Primo, Emmanuel Macron ne dit pas dans ce discours, pourquoi est-ce que l’État malien est affaibli ? En effet, il n’est caché à personne que plus de 8 ans d’occupation ont provoqué aussi bien l’affaiblissement de l’état que l’exode de la population, mais également ont porté préjudice aux secteurs industriels du pays.

Ce n’est pas tout, puisque c’est en soutenant les terroristes et comme l’a dit le PM, Choguel Kokalla Maïga, « la France a offert ce territoire à un mouvement proche de l’organisation terroriste Ansar Dine, qui a prêté allégeance à Al-Qaïda. Selon le PM, Paris a participé à la déstabilisation du pays et à la montée en puissance du terrorisme.

Secundo, ce n’est pas au président français ni à aucune autre puissance étrangère de dire quand il faudrait mettre fin à l’occupation malienne, puisque c’est une exigence haute et forte de la population malienne de mettre fin à cette occupation.

De plus, c’est à l’État malien de poser ses conditions à la force d’occupation et non pas à la France de poser les cadres dans lequel elle pourrait quitter le Mali.

Il faut dire que la force Barkhane et compagnie, ne sont pas prête à accepter que le nord du Mali et la région du Kidal sont depuis longtemps sous contrôle du gouvernement et de l’armée, et que cette armée a fait son grand retour depuis plus d’un an, et c’est à elle de sécuriser le pays désormais, chose qu’elle tente de réaliser à perfection, si les forces occupantes et les terroristes interposés le lui permettent.

Plus loin dans ses propos, Macron souhaite que la France “retire (ses) bases militaires le plus vite possible”, mais “ça suppose un retour d’un État fort et des projets d’investissement, pour que les jeunes ne se tournent pas, dès que les groupes terroristes reviennent, vers le pire”.

 “Mon objectif, c’est bien celui-là. Ça ne m’intéresse pas d’avoir des bases de toute éternité sur le sol africain. Ce n’est pas la vocation de la France”, a-t-il poursuivi, arguant que “la France n’est là que pour lutter contre le terrorisme, pas pour soutenir tel ou tel régime”.

Ce discours est d’autant plus ridicule quand on sait que la France a toujours tenté d’installer des bases grandeur nature dans les pays africains, pour pouvoir aussi bien piller les ressources que de s’emparer des régions stratégiques afin de ressusciter l’air colonialisme.

Mais la résistance malienne et même sahélienne est passée à l’action. Les messages sont passés, car de plus en plus de Maliens arrivent au même résultat, à savoir, ils sont les seuls à pouvoir libérer le Mali de l’emprise de l’Occident !

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/10/668220/Corne-de-l-Afrique--terre-perdue-pour-l-axe-US-OTAN--

Dans Afrique

SOMMET AFRIQUE-FRANCE : UNE TENTATIVE DE SEDUCTION DU POUVOIR EN TROMPE L'OEIL

Par Le 09/10/2021

9 Octobre 2021

Publié le 09/10/2021 par PCF
Sommet Afrique-France : Une tentative de séduction du pouvoir français en trompe l’œil

Rien ne change. Comme lors de la pseudo réforme du franc CFA et la réorganisation des troupes de Barkhane sans concertation avec les autorités maliennes, le pouvoir macronien tente avec ce sommet une manœuvre de séduction en cooptant quelques intellectuels africains triés sur le volet. Mais peuvent-ils influer sur une opération de communication orchestrée par l'Élysée et dont le peuple français a eu maintes fois l'occasion de mesurer le gouffre existant entre les paroles et les actes ?


La présence militaire française, les ventes d’armes, les accords de libre-échange, les prébendes des multinationales, le soutien aux dictatures, les situations sanitaires et l'accès au vaccin... Tous ces sujets sont l’apanage du chef de l’État et de son proche entourage. Le peuple français et sa représentation nationale, voire même certains ministères, sont de plus en plus dessaisis de ces enjeux. La mise en place du Conseil Présidentiel pour l’Afrique (CPA) en 2017, une structure consultative composée de personnalités principalement issues du monde des affaires se situait dans la même logique. Il ne suffit pas de prendre quelques mesures symboliques (restitution d’œuvres d’art, ouverture au compte-goutte de certaines archives par exemple).

Le sommet a pour objectif de montrer que la politique française serait supérieure aux « ogres » russes et surtout chinois. Le pouvoir macronien méprise gouvernants comme gouvernés et préfère s’enfermer dans un dialogue avec des interlocuteurs dont il sait d’avance qu’ils ne pourront mettre en cause rien de fondamental de sa politique de puissance. Rappelons que toutes les résolutions de l’ONU sur l’Afrique francophone sont influencées ou parrainées par la France, dans une logique de pré carré. Tout en continuant comme ses prédécesseurs de faire du militaire et du néolibéralisme l’alpha et l’oméga de la politique internationale de la France, il tente avec ce sommet de cacher cette dure réalité par une façade avenante.

Il s’agit au contraire de remettre en cause la logique libérale qui soumet les sociétés africaines à l’emprise et à l’expansion du capitalisme le plus destructeur, dont la guerre au Sahel en est le symptôme.

Ce changement de politique devra se faire en dialogue avec les peuples et leurs représentants. Le PCF en cohérence avec sa longue histoire en la matière continuera de dialoguer et d’agir avec les progressistes africains en vue d’atteindre cet objectif commun aux intérêts de nos peuples.

Parti communiste français
Paris, le 9 octobre 2021

source : https://www.pcf.fr/sommet_afrique_france_une_tentative_de_s_duction_du_pouvoir_fran_ais_en_trompe_l_il

Tag(s) : #afrique#France#PCF

Dans Afrique

MAROC : LE DESPOTE MOHAMMED VI ESTE EN JUSTICE CONTRE LE JOURNAL L’HUMANITE POUR AVOIR OUVERT SES COLONNES AUX DEMOCRATES MAROCAINS

Par Le 08/10/2021

7 Octobre 2021

Publié le 07/10/2021 par PCF
Maroc : Le despote Mohammed VI attaque en justice l'Humanité pour avoir ouvert ses colonnes aux démocrates marocains
Par la voix de son secteur International, le PCF apporte son plein soutien à Rosa Moussaoui, grand reporter au quotidien l'Humanité, aux journalistes de la rédaction et à Patrick Le Hyaric et Fabien Gay, ancien et nouveau directeurs du journal, poursuivis en justice dans l'exercice de leurs fonctions par le roi du Maroc, Mohammed VI, qui invoque la "diffamation". Le PCF réaffirme ce faisant sa totale solidarité avec les démocrates marocains, les militant.e.s des droits de l'homme, les peuples marocain et sahraoui.

Mobilisons-nous pour la liberté de la presse !


Le 18 juillet 2021, un consortium de médias rassemblés autour de la plateforme Forbidden Stories a dénoncé un système mondial d'espionnage mondial par différents États à l'aide du logiciel israélien « Pegasus » de la société NSO Group. L'ampleur du phénomène, même s'il n'est pas nouveau, acquiert une dimension ahurissante. Plus de 50 000 numéros de téléphones ont été ciblés.

Depuis deux décennies, le régime marocain utilise la cybersurveillance avec l'aide de sociétés françaises et européennes. Cette solide infrastructure lui permet déjà de traquer ses opposants, de contrôler les réseaux sociaux et Internet. Avec « Pegasus », une étape a été franchie donnant accès aux données et à des écoutes téléphoniques.

Le Maroc nie, contre toutes les évidences, être client du logiciel Pegasus. Or Rabat, qui s'est rapproché de l’État hébreu, l'a acquis depuis 2017 et l'utilise abondamment depuis cette date.

Les révélations sont confortées par des analyses techniques conduites par Amnesty International, des universités canadiennes mais aussi les autorités françaises. Les preuves sont irréfutables.

Les opposants marocains en sont les premières victimes : avocats, militants des droits humains et journalistes dont Hicham Mansouri et Omar Radi. Il en va de même pour les dirigeants du Front Polisario et les militants de la cause sahraouie.

De nombreuses personnalités politiques françaises dont le président de la République, des ministres, des diplomates et des journalistes ont été ciblés. Des plaintes ont été déposées par différents médias contre Rabat dont celle de Rosa Moussaoui, grand reporter au quotidien l'Humanité, qui conduit depuis de nombreuses années un travail exemplaire pour faire entendre la voix des démocrates marocains.

Le roi Mohammed VI entend semer la terreur pour régner sans partage à la tête d'un système corrompu, prédateur et mafieux. Il veut aussi faire taire tous ceux qui en dehors du Maroc dénoncent les atteintes liberticides graves liées aux technologies de la surveillance numérique.

Il mène la contre-attaque sur le terrain judiciaire. Il a déposé plusieurs plaintes pour diffamation contre Le Monde, Radio France, Mediapart, des publications allemandes, Amnesty International mais aussi l'Humanité et son directeur (de 2000 à septembre 2021), Patrick Le Hyaric.

Depuis sa fondation jusqu'aux heures les plus sombres, l'Humanité s'est tenu avec constance aux côtés des démocrates marocains, des peuples marocain et sahraoui. C'est la raison pour laquelle les bandits qui dirigent aujourd'hui le Makhzen les poursuivent de leur haine.

Le silence du gouvernement français sur l'affaire « Pegasus » et maintenant sur les tentatives de museler la presse sont inacceptables.

L'Humanité, fondé par Jean Jaurès, n'est pas de ceux que l'on peut intimider et continuera à faire vivre la solidarité internationale en faveur de la liberté et de la paix. C'est cet honneur que Patrick Le Hyaric et Fabien Gay qui vient de prendre sa suite, Rosa Moussaoui et tous les journalistes de l'Humanité, portent quotidiennement.

Lydia Samarbakhsh, Cécile Dumas et Pascal Torre

source :https://www.pcf.fr/maroc_le_despote_mohammed_vi_attaque_en_justice_l_humanite_pour_avoir_ouvert_ses_colonnes_aux_democrates_marocains

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Dans Afrique

MALI : UN COUP D'ETAT CONTRE LA FRANCAFRIQUE !

Par Le 07/10/2021

Mali : un coup d’État contre la Françafrique !

La fin de la Françafrique est en train de sonner. Les échecs de Paris s’accumulent. Les menaces et le chantage n’ont plus l’effet escompté. Beaucoup de pays d’Afrique se rallient et coupent l’herbe sous le pied de l’empire néocolonialiste.

Au Mali, cela a pris quelques années, mais le peuple malien continue de briser l’Empire néocolonial dans son pays. Il est clair que les deux coups d’État cette année n’ont pas fait du bien au peuple malien. Paris a tenté, à coup de pression, de chantage, de menace, de bluff, de sournoiserie, de division au sein du peuple malien, de terrorisme, de démembrement de casser le Grand Mali.

Cependant, le peuple malien a de nouveau été plus malin.

La réconciliation nationale entre les Maliens, et non sous l’égide de la France, a porté un coup énorme aux plans de la France dans le Sahel. Cette réconciliation ne se fait plus seulement au niveau national, mais elle prend plutôt une forme régionale. Le torchon brûle entre la France et le Burkina Faso, le Mali et l’Algérie.

Le fait que les peuples défendent leur souveraineté bec et ongle était visiblement un point que Paris n’avait certainement pas intégré dans ses calculs. En 8 ans d’occupation du Mali, le démembrement via l’accord dit d’Alger, ou plutôt, l’accord de Paris, n’a pas pu se faire. Le Mali est resté le Mali.

Malgré les nombreux plans que Paris a mis en place pour séparer le Nord du reste du Mali, avec des interdictions aux officiels maliens de se rendre dans certaines zones du nord et, de même, la difficulté du peuple malien à se rendre dans cette partie du pays n’a pas du tout donné l’effet escompté.

La réconciliation, ou plutôt l’union des peuples africains a toujours été le plus grand point faible du néocolonialisme.

La dernière visite du ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’Étranger, Ramtane Lamamra au Mali, a d’ailleurs porté un grand coup à la Françafrique.

Il a clairement déclaré que : L’Afrique qui est le berceau de l’humanité est également le tombeau du colonialisme et du racisme ».

De son côté, suite aux propos indécents et dénigrants du président français, Emmanuel Macron, concernant non seulement le Sahel, mais surtout le Mali, le ministre malien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur français en fonction à Bamako.

Le ministre a signifié au diplomate français l’indignation et la désapprobation du Gouvernement du Mali et élevé une vive protestation contre ces propos regrettables, qui sont de nature à nuire au développement de relations amicales entre nations.

Aussi, le ministre a invité les autorités françaises à la retenue, en évitant des jugements de valeur et appelé à une approche constructive basée sur le respect mutuel, en vue de se concentrer sur l’essentiel, notamment la lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

Enfin, le ministre DIOP a réitéré la disponibilité du Gouvernement à bâtir avec les partenaires qui le souhaitent, des relations sincères et concertées, respectant le principe de non-ingérence conformément aux aspirations légitimes du Peuple malien.

Les propos du président français reflètent clairement sa vision et sa politique françafricaine. Contrairement à ce qu’il avait déclaré, notamment lors de sa venue à Ouagadougou, où il prétendait vouloir mettre fin à la Françafrique, s’avère être de nouveau un mensonge.

Le président Macron devrait justement savoir que c’est grâce à la France que le terrorisme s’est propagé en Afrique, notamment avec l’attaque de la Libye. Comme le disaient le défunt président tchadien Idriss Déby et l’ex-président nigérien Mahamadou Issoufou avant l’attaque de la Libye, il n’y avait pas de terrorisme en Afrique. Tout comme avant l’arrivée des troupes d’occupation étrangère en Afrique, il n’y avait pas non plus de conflit interethnique ou interreligieux.  

L’Afrique est souveraine, et le peuple africain défend sa souveraineté et Paris peut trouver autant d’alliés qu’il souhaite pour maintenir l’Afrique sous le couvercle du néocolonialisme, ce couvercle lui explosera à la figure. Ce couvercle porte maintenant le nom de coup d’État contre la Françafrique !

Burkina Faso : Macron le menteur !

Comme le président français l’a dit récemment concernant le Mali, mais également le Burkina Faso, ces deux pays ne seront pas en sécurité suite à leur affront au néocolon. Le Mali qui prône pour la souveraineté et l’unité dans son pays, et le Burkina Faso qui a décidé d’opter pour une politique souverainiste et s’occuper du dossier terrorisme sans l’aide de la France. Le torchon brûle entre Paris et Bamako, certes, mais pourquoi Macron parle du Burkina Faso ?

« Ce que nous avons décidé […] il y a maintenant 18 mois, j’ai dit aux États de la région en particulier au Mali que notre présence militaire doit évoluer parce qu’on ne peut pas demander à nos soldats de remplacer ce qui est le travail de vos États, et en particulier de votre État. Et donc ce qu’on a entamé après avoir accru la pression militaire […] c’est un travail qui consiste à dire qu’il faut que l’État revienne avec sa justice, son éducation, sa police, partout en particulier au Mali, mais aussi au Burkina Faso », a déclaré le dirigeant. Et d’ajouter : « il faut que derrière, les projets se développent sinon dès qu’on libère un territoire, les terroristes le reprennent puisqu’il n’y a pas de perspectives ».

Le Burkina Faso est effectivement, et depuis un certain temps, la cible de Paris.

Depuis le show d’il y a quatre ans du président Macron à Ouagadougou, le peuple burkinabé lui a clairement fait comprendre que le souverainisme passe avant tout au Burkina Faso et que ce n’est pas la peine d’essayer de déployer des bases militaires et faire du Burkina Faso une base militaire grandeur nature comme les Occidentaux essayent de faire dans les pays du Sahel.

Quatre ans après un discours d’Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou, promettant une rupture dans la politique française en Afrique, l’heure est à la certitude sur le campus de l’université de Ouagadougou.

Avant un sommet vendredi à Montpellier (sud de la France) visant à « réinventer la relation » entre l’Afrique et la France, la politique africaine du quinquennat Macron montre encore une fois en Afrique l’hypocrisie de l’Élysée.

Le 28 novembre 2017, devant quelque 800 étudiants de l’université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou, le président français élu depuis quelques mois avait prétendu une nouvelle relation avec le continent, où la France serait moins en première ligne, en rupture avec les pratiques opaques de la « Françafrique ».

L’intervention militaire française dans les pays du Sahel sous la fausse bannière de la lutte contre le terrorisme dans la région est de plus en plus perçue comme du néocolonialisme en Afrique de l’Ouest.

La rapidité avec laquelle Emmanuel Macron s’était rendu au Tchad pour adouber Mahamat Idriss Déby, propulsé en avril à la tête du pays après la mort de son père, avait également rappelé certains vieux réflexes.

« À Ouagadougou, Macron avait choisi d’incarner la rupture. Quatre ans après, ce discours est resté, pour ses grandes lignes, à l’état d’annonce. La volonté affichée du président Macron n’a pas résisté à la réalité de la fonction présidentielle », insiste Lianhoué Imhotep Bayala, doctorant et membre du Balai citoyen, un mouvement de la société civile en pointe lors de l’insurrection populaire de 2014.

« L’ingérence de la France sur le continent est permanente et se traduit par des voyages récurrents des ministres Florence Parly, de Jean-Yves Le Drian. Quand la France vient donner des leçons de conduite d’État à un autre État, c’est la caractéristique la plus évidente de l’insistance du maintien des liens coloniaux », souligne-t-il qualifiant de « grosse farce de marketing politique » l’annonce de la fin de la Françafrique de Macron.

L’annonce de la réduction des troupes françaises au Sahel pour les articuler dans un groupement de forces spéciales de plusieurs pays européens ne convainc pas davantage au sein de l’université burkinabée.

« Avec la situation actuelle au Sahel, tout ce qui reste ce sont des tentatives ou des annonces de retrait de troupes françaises. C’est toujours le statu quo », souligne M. Bayala, un brin dépité, tandis que ses camarades s’éloignent, se refusant à commenter le discours de 2017 qualifié de « poudre aux yeux ».

La situation sécuritaire du Burkina Faso s’est dégradé depuis la venue du président Macron il y a quatre ans. Le pays étant devenu une des cibles principales au Sahel des terroristes qui multiplient les attaques meurtrières, mais qui n’arrivent toujours pas à détruire le pays. Les burkinabés se sont joints également aux côtés des militaires pour lutter contre le terrorisme. L’implication de la population dans cette lutte a clairement apporté beaucoup de résultats, Paris tente par tous les moyens d’avoir le Burkina Faso à l’usure. Mais la riposte burkinabée ne faiblit pas.

Au moins 12 soldats ont été tués dans une attaque ce lundi, selon des sources sécuritaires. C’est le détachement militaire de Yirgou, situé dans la commune de Barsalogho dans la région du Centre-Nord, qui a été visé par des hommes armés.

La contre-offensive terrestre et aérienne déclenchée a permis de neutraliser plusieurs terroristes, selon le général Aimé Barthelemy Simporé. Mais le communiqué officiel ne donne pas encore de chiffre précis sur le nombre d’assaillants abattus.

La veille de cette attaque à Yirgou, les différents détachements ou postes avancés avaient reçu des messages d’alerte sur la présence de plusieurs terroristes dans la région du Sahel. Selon une source sécuritaire, des dizaines de terroristes avaient été aperçus dans le département de Tongomayel dans la province du Soum. Ces éléments étaient à bord de quatre véhicules pick-up et certains se déplaçaient en binôme sur des motos. Selon ces mêmes sources, ces hommes armés revenaient du Mali.

Les Forces armées nationales ont fait le point de leurs interventions dans les différentes zones en proie au terrorisme au Burkina Faso ce lundi 4 octobre 2021.

Les actions des groupements de forces ont permis du 29 septembre au 4 octobre 2021 de neutraliser un engin explosif improvisé à Djibo, une trentaine de terroristes et détruire une partie de leur logistique à Mansila dans la province du Yagha.

Aussi, la riposte des VDP appuyés par les forces militaires a permis de mettre en déroute des individus armés qui tentaient de s’en prendre aux civils de la localité de Pobé Mengao dans la province du Soum. Au cours des opérations de ratissage pour sécuriser la zone, les points de refuge des assaillants ont été frappés par l’aviation.

Cette riposte du Burkina Faso affiche certes sa volonté de sécuriser le territoire, mais également, cela montre que le combat contre le terrorisme ne se fait pas aux côtés des Occidentaux qui les dirigent. Ces derniers mois, on a pu constater l’ampleur des dégâts dans les pays où les forces étrangères ont longtemps prétendu combattre les terroristes.

Le seul remède efficace face à ce fléau, c’est l’union nationale et régionale, c’est ce qui a fonctionné au Moyen-Orient, et c’est ce qui fonctionne également en Afrique. Plusieurs pays l’ont déjà démontré, il faut juste que l’effet domino fasse son effet.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/06/667968/Mali--un-coup-d-Etat-contre-la-Francafrique-

Dans Afrique

CENTRAFRIQUE : LES USA ET LA FRANCE REMIS A LEUR PLACE !

Par Le 29/09/2021

Centrafrique : les USA remis à leur place !

En Centrafrique, Washington n’a pas manqué de se faire encore remarquer.

L’ambassade des États-Unis à Bangui serait maintenant profondément préoccupée par les informations faisant état d’atrocités contre des civils dans le nord-ouest.

Washington appelle donc les autorités centrafricaines à mener rapidement des enquêtes complètes et transparentes sur ces rapports et à veiller à ce que les responsables répondent de leurs actes. Selon eux, le gouvernement centrafricain a la responsabilité de protéger tous ses citoyens, et Washington appelle Bangui à fournir un soutien à toutes les victimes.

Les États-Unis déplorent également la mort tragique d’un humanitaire du Conseil danois pour les réfugiés, un partenaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international, après que son véhicule ait heurté un engin explosif. « Nous exprimons notre plus profonde sympathie à la famille, aux amis, et aux collègues de la victime. Nous condamnons fermement l’utilisation d’engins explosifs et de mines terrestres qui entravent l’acheminement de l’aide humanitaire dans la région. »  En tant que principal donateur humanitaire en RCA, les États-Unis travaillent sans relâche pour assurer que les nombreux Centrafricains qui en ont besoin puissent accéder à l’aide humanitaire. Nous appelons tous les acteurs à permettre un accès humanitaire sans entrave.

Des paroles qui montrent encore l’hypocrisie phénoménale de Washington concernant la RCA.

Si les Centrafricains avaient autant de problèmes que le prétend Washington, ils seraient déjà descendus dans les rues pour protester contre la politique de Bangui.

Les moments où l’on peut voir les Centrafricains dans les rues, c’est pour saluer le gouvernement, l’armée nationale et ses partenaires.

De plus, les Centrafricains ne demandent pas de l’aide humanitaire ! Bien conscients de la situation du pays, ils demandent constamment la levée des embargos sur les armes et le départ des troupes étrangères encore présentes sur le territoire, comme la Minusca. La levée de l’embargo permettra justement de maintenir la sécurité dans le pays, pour justement empêcher des rebelles de se réorganiser après leur défaite cuisante face à l’armée nationale. De plus, si Washington ou encore Paris, ou quiconque qui se donne le droit de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays souverain comme la Centrafrique, devrait plutôt condamner les exactions des rebelles qui avaient ouvertement annoncé vouloir déstabiliser la Centrafrique et bloquer les routes stratégiques afin d’instaurer un embargo sur la capitale. Ce fut évidemment un échec, mais nous n’avons pas vu de condamnation de la part de Washington. De plus, au lieu de demander des comptes à Bangui (comme si Bangui avait réellement des comptes à rendre à Washington) il ferait mieux de condamner les exactions commises par les rebelles, et maintenant, leur plan de vouloir s’attaquer à la population centrafricaine en plaçant des mines sur le territoire. Ce ne sont évidemment pas les soldats de la Minusca qui vont se donner la peine de retirer ces mines, mais par contre, il serait plutôt intéressant de mener une enquête pour savoir qui a fourni ces mines à ce qui reste des rebelles de la CPC ?

Le peuple centrafricain n’attend même pas des condamnations de la part des Occidentaux. Ce qu’il demande, c’est que ces Occidentaux qui prétendent vouloir le bien des Centrafricains les laissent une bonne fois pour toutes en paix et arrêtent de tenter de vouloir récupérer le pays, qui pour le cas où la France ou encore les États-Unis ne l’auraient pas encore compris, appartient aux Centrafricains et à personne d’autre.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/28/667444/Centrafrique--les-USA-remis-%C3%A0-leur-place--

Dans Afrique

CAMEROUN : LES TERRORISTES A LA SOLDE DES OCCIDENTAUX EN ACTION

Par Le 22/09/2021

Cameroun: les terroristes à la solde occidentale en action !

Au Cameroun, le bilan des pertes en vie humaine s'alourdit dans les rangs de l’armée camerounaise et comme Zoom Afrique l’avait dit auparavant, les séparatistes sont mis de côté ou encore, ils ont rejoint les groupes terroristes comme Boko Haram qui opère dans le voisin nigérian.

Ces derniers jours ont été marqués par d’importantes pertes humaines dans les rangs de l’armée camerounaise, engagée dans le conflit séparatiste de l’ouest anglophone. Au moins 15 militaires ont perdu la vie en une semaine. L'usage d'un armement à gros calibre consacre, selon un spécialiste, une nouvelle phase dans la guerre.

Certains médias mainstream laissent croire que l'armée camerounaise serait en déroute face aux séparatistes. Jeudi 16 septembre, au moins dix militaires camerounais ont été tués dans une nouvelle attaque perpétrée par des séparatistes anglophones dans le nord-ouest du pays, d'après des sources locales. Selon un communiqué du ministère de la Défense rendu public le 20 septembre, "un convoi du sixième bataillon d’intervention rapide [Unité d’élite de l’armée camerounaise, NDLR] a été la cible d’une embuscade de terroristes lourdement armés" dans l’arrondissement de Ndop, une localité du Nord-Ouest séparatiste.

"À l’aide d’un engin explosif improvisé (EEI) et d’un lance-roquettes antichar (LRAC), les terroristes ont immobilisé les véhicules des forces de défense avant d’ouvrir un feu nourri sur ces derniers, sérieusement touchés par la déflagration des charges explosives", poursuit le communiqué.

Dans des vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux quelques heures après les échauffourées, les séparatistes qui ont revendiqué cette attaque exultent devant les blindés en feu de l’armée. Un fait tragique qui intervient quelques jours seulement après une autre embuscade. Dans la matinée du 12 septembre, une autre attaque à l’EEI avait visé un convoi militaire dans la région du Nord-Ouest, faisant au moins sept morts dans les rangs de l’armée, d'après des sources locales.

Le bilan établi par l'armée pour ces deux attaques fait état quant à lui "d’une quinzaine de morts de soldats et de plusieurs civils tués, ainsi que de trois véhicules endommagés".

Un bilan qui inquiète, surtout au vu de la puissance de feu dont ont montré ces séparatistes. Pour le ministère de la Défense, l’usage d’un armement sophistiqué par les bandes armées découle de liaisons avec des groupes terroristes dans la région.

"Il importe de relever que les services de renseignement ont établi avec certitude que la montée en puissance de ces groupes terroristes, de par l’armement de gros calibre dont ils disposent et font systématiquement usage, découle en grande partie de leur jonction avec d’autres entités terroristes opérant hors des frontières de notre pays", affirme le porte-parole de l’armée dans son communiqué.

Si le communiqué du ministère de la Défense n’apporte pas plus de précisions sur les groupes armés étrangers en question, le Nigeria - avec qui le Cameroun partage près 2.000 kilomètres de frontières - a souvent été cité comme base arrière des éléments séparatistes camerounais où ils sont soupçonnés de se ravitailler en armements. D’ailleurs en août dernier à Abuja, les représentants des deux pays se sont rencontrés pour revisiter leur stratégie de défense commune, dans un contexte marqué par la montée des crises sécuritaires. Le Président nigérian Muhammadu Buhari avait réaffirmé le soutien de son pays dans le conflit séparatiste au Cameroun, soulignant que "le territoire nigérian ne sera jamais utilisé comme base arrière par des mouvements terroristes pour déstabiliser un État souverain".

Au-delà des jonctions possibles entre les séparatistes et les groupes terroristes dans la région, le colonel Didier Badjeck, ancien chef de division de la communication au ministère de la Défense, analysant l'armement utilisé par les séparatistes, précise que "c'est un armement qui ne court pas les rues. Ces groupes disposent de grenades offensives, de lance-roquettes. Vous savez très bien que le marché des armes dans le monde est codifié et que des armements aussi sophistiqués ne sont pas à portée de main".

"Jusqu'à aujourd'hui, il est tout à fait mystérieux de savoir comment ces gens s'approvisionnent. Comment est-ce qu'ils sont entraînés? Car même pour utiliser cet armement, il faut un minimum d'entraînement. Et ces entraînements ne se font que grâce aux instructeurs. Avec toute la réserve, à l’aune des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, les armes utilisées dans cette attaque ne viennent pas de l'Afrique. Et il me semble qu’elles ne viennent pas non plus du stock libyen dont on dit qu’il alimente toutes les menaces sur le continent. […] Je ne vais peut-être pas parler d’une puissance étrangère, mais il y a une main étrangère derrière ce ravitaillement et ça ne peut pas être que le fait des activistes anglophones de la diaspora", poursuit le spécialiste des questions de sécurité au cabinet Cameroon consulting and prospective.

Depuis le début de ce conflit meurtrier, les chiffres officiels font état de quelque 1.200 soldats morts sur le théâtre des opérations dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun. Sur l’évolution de la force de frappe des séparatistes ou des terroristes, le colonel Didier Badjeck, compare avec le début du conflit, marqué par l'usage d'armes "rustiques", quand "les groupes armés étaient dans le maquis".

En 2017, les séparatistes dans les régions anglophones, téléguidés depuis l’Occident, ont pris les armes contre le gouvernement de Yaoundé pour revendiquer la création d’un territoire indépendant sous la menace d’une déstabilisation du pays. Depuis le lancement de l’opération Bamenda Clean en septembre 2020, la situation s’est nettement calmée, les séparatistes ne sont devenus que de simples petits groupes de bandits pillant et martyrisant les civils. Mais voilà qu’une réorganisation des groupes terroristes dans le nord du Nigéria a basculé cette donne. Selon certains médias, les groupes terroristes s’étaient donc affrontés dans le nord du Nigéria proche de la frontière camerounaise, poussant donc le groupe de Boko Haram à se rapprocher du Cameroun.

Les attaques dans l’Extrême Nord du Cameroun ont donc repris. Ces groupes terroristes sont bien sûr armés et subventionnés par les États occidentaux afin de déstabiliser les pays gênants et garder le continent africain sous le joug du néocolonialisme.

En d’autres termes, le Cameroun qui continue de tenir tête à ces plans sournois, doit continuer à rester sur ses gardes, car il est dans le collimateur.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/22/667036/Cameroun--les-terroristes-%C3%A0-la-solde-occidental-en-action--

Dans Afrique

MALI : LA SITUATION SE COMPLIQUE POUR L'AXE US/FRANCE

Par Le 20/09/2021

Mali : la situation se complique pour l'axe US/France...

Au Mali, la situation se complique pour l’axe américano-français !

Une arrivée des militaires russes dans le pays, l’implication de l’Algérie, et pourquoi pas, de l’Iran, dans la stabilité du Mali commence visiblement à bousculer Paris et Washington.

Les choses deviennent assez bizarres depuis que les médias mainstream n’arrêtent pas de parler de l’arrivée des Russes au Mali.

L’évènement n’est pas encore confirmé, les dirigeants maliens et les russes gardent encore le flou dans cette affaire. Pourquoi tant de chichi pour la signature d’un accord ?

Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maiga s'est exprimé, vendredi, sur l'envoi éventuel dans le pays de mercenaires russes du groupe de sécurité Wagner sans toutefois confirmer ni démentir l’information révélée récemment par l’agence Reuters.

Le chef du gouvernement a indiqué qu'au regard de l'annonce du départ de la force Barkhane, les autorités ont engagé une réflexion sur un éventuel plan B pour pouvoir rétablir l'autorité et la souveraineté de l'État sur l'ensemble du pays.

« Vous savez après le changement du 18 août 2020 sinon bien avant, il y a des partenaires qui ont décidé de quitter les lieux pour se replier sur d'autres pays. Il y a des zones qui sont abandonnées et qu'il faut occuper aujourd'hui pour ne pas laisser la place au vide », a expliqué Choguel Maiga.

Revenant sur le devenir du pays après de départ des forces étrangères, il a déclaré « s'ils décident de quitter demain qu'est-ce qu'on fait ? On est obligé de nous interroger. Est-ce qu'il ne faut pas se préparer à avoir un plan B ? D'autant plus qu'on a vu des pays lâchés et livrés à leur sort ».

Selon le Chef du gouvernement, c'est cette réflexion qui a conduit à des débats aujourd'hui où les autorités sont accusées de vouloir changer de stratégies.

« Le président de la Transition a dit simplement à la CEDEAO qu'on ne peut plus accepter d'être interdits d'accéder à certaines zones au prétexte que ce sont des zones d'entraînement d'autres forces partenaires », a précisé Choguel Maiga ajoutant que cette situation ne peut pas continuer.

Il a en outre ajouté : « on ne peut pas nous interdire d'acheter du matériel avec un pays avec lequel on a un accord parce qu'un autre ne veut pas. On ne peut pas nous empêcher d'envoyer des gens pour être formés dans un pays donné parce qu'un autre pays ne veut pas ».

Rappelant que la mission de l'intervention des forces étrangères est de lutter contre le terrorisme et d'aider l'État malien à rétablir son autorité sur l'ensemble du territoire, Maiga a regretté que le terrorisme se soit étendu et l'autorité et la souveraineté de l'État ne soient toujours pas restaurées.

« Au regard de toutes ces situations, nous estimons qu'il faut qu'on ait la possibilité de regarder vers d'autres horizons, qu'on élargisse les possibilités de coopération pour maîtriser notre défense nationale. Ce n'est pas plus compliqué que ça naturellement tout ce qui est changement est difficile à accepter, mais il n'y a rien d'autre derrière », a déclaré le chef du gouvernement malien.

La direction de l'information et des relations publiques de l'armée a affirmé que le Mali n'a encore signé aucun accord avec la société russe en question. D’un autre côté, la ministre française des Armées a également tenté de mettre cette nouvelle dans le sac des rumeurs. Mais l’affaire est bien trop grosse pour n’être qu’une rumeur. Est-ce un recul de la part des dirigeants maliens ou est-ce que les différentes menaces et les chantages en tout genre de Paris et de Washington contre Bamako ont porté leur fruit ?

Visiblement, nous devons encore attendre pour obtenir plus de réponses.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les Maliens ne veulent plus de la présence occidentale sur leur terre et même sur le continent. Les Africains en ont marre de la mascarade néocolonialiste qui n’a pour but que de tuer les Africains, de rejouer la conférence de Berlin et de piller impunément l’Afrique. Les populations ne sont plus du tout décidées de se laisser faire. Et le vrai pouvoir est entre leurs mains.

http://french.presstv.ir/

Dans Afrique

L’ETHIOPIE, NOUVEAU MEMBRE DE LA RESISTANCE ?

Par Le 20/09/2021

L'Éthiopie: nouveau membre de la Résistance ?

Comme à son habitude, à la moindre contrariété, Washington a recours au régime de sanction, cette fois-ci, c’est l’Éthiopie qui est dans la ligne de mire.

Le président américain Joe Biden a signé, vendredi 17 septembre, un décret autorisant à imposer des sanctions contre les belligérants du conflit en Éthiopie. Ce ne sont pas encore des sanctions à proprement parler, mais un dispositif permettant de les déclencher en cas d'absence de progrès sur le terrain. Dimanche, la rébellion tigréenne et le Premier ministre éthiopien lui ont répondu.

S'agissant de l'Éthiopie, visiblement, la patience américaine selon un haut responsable, se compte « en semaines et pas en mois ». Le but annoncé par Washington est, en effet, d'obtenir vite, selon cette même source, « des mesures significatives pour entamer des pourparlers en vue d'un cessez-le-feu négocié et permettre un accès humanitaire sans entrave ». Faute de quoi, les États-Unis se disent prêts à prendre des « mesures agressives », dont des sanctions contre « des dirigeants, des organisations ou des entités », pour reprendre les mots du chef de la diplomatie Anthony Blinken, donc incluant tous les belligérants : fédéraux, Amharas, Érythréens ou Tigréens.

Les premiers à réagir ont été les rebelles terroristes du TPLF. Dans un communiqué, le dirigeant du TPLF a exprimé son « appréciation pour les efforts cohérents et constructifs » des Américains. Mais manifestement, sa position n'a pas changé : il a répété son accord pour des négociations immédiates, à condition que ses adversaires reviennent à leurs positions d'avant la guerre, c'est-à-dire notamment avant la conquête de certains territoires disputés par ses ennemis.

Quant au Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, il a signé une longue lettre ouverte à Joe Biden dimanche, affirmant être incompris et calomnié, et d'avoir à faire à des forces « terroristes », il a bien précisé que l'Éthiopie « ne succomberait pas aux conséquences d'une pression conçue par des individus mécontents ».

Le nouveau dispositif donnera au département du Trésor "l'autorité nécessaire" pour imposer en temps voulu des sanctions contre le gouvernement éthiopien, le gouvernement érythréen, le Front de libération du peuple du Tigré et le gouvernement de la région de l'Amhara, selon le communiqué du président.

Faute de courber l’échine à Washington, les États-Unis sont "prêts" à sanctionner des individus ou des entités "dans les semaines" à venir, a dit le haut responsable, sans donner toutefois les noms des personnes physiques ou morales qui pourraient être visées.

Les avancées concrètes permettant d'éviter des sanctions pourraient être d'accepter une médiation de l'Union africaine (ce qui a déjà été fait mais pas concernant les rebelles du TPLF, mais concernant le barrage de la Renaissance NDLR) ou de permettre des convois humanitaires quotidiens, a-t-il été précisé dans la diplomatie américaine. "Une autre voie (que celles des sanctions) est possible", a-t-il été indiqué.

Alors que le gouvernement d’Addis Abeba envoie régulièrement de l’aide humanitaire pour la population tigréenne et un cessez-le-feu unilatéral avait même été mis en place toujours à des fins humanitaires. Mais apparemment cela ne plaît pas à Washington. Pour que cela plaisent à Washington, il faut impérativement que le gouvernement d’Addis Abeba ne fasse rien par rapport aux rebelles du TPLF mais aussi, qu’il laisse les convois humanitaires de l’ONU et des ONG occidentales faire comme bon leur semble avec un accès total sur l’entièreté du territoire éthiopien.

Comme déjà précisé précédemment dans Zoom Afrique, il est clair que si le sort des populations était si important pour Washington, il est clair qu’on aurait déjà pu voir le même type de pression contre le régime de Riyad qui a bombardé le Yémen pendant plusieurs années, lui imposant des blocus inhumains terrestre, aérien et maritime ?

Ce qui nous laisse à penser que la politique souverainiste de l’Éthiopie dérange fortement Washington, et que toutes les tentatives de créer une guerre régionale dans la Corne de l’Afrique ont été mises en échec. C’est pourquoi il y a cette guerre médiatique contre l’Éthiopie depuis plusieurs mois. Addis Abeba continue de tenir tête à Washington et ses alliés, et au pire, on a bien vu que le régime de sanction américaine était plutôt bénéfique pour les pays ciblés. Ce qui poussera l’Éthiopie à rejoindre l’axe de la Résistance.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/20/666912/L-%C3%89thiopie--nouveau-membre-de-la-R%C3%A9sistance-

Dans Afrique

MADAGASCAR, UNIVERSITE DE FIANARANTSOA : VIOLENTE MANIFESTATION DU PERSONNEL ADMINISTRATIF ET TECHNIQUE

Par Le 20/09/2021

Université de Fianarantsoa : violente manifestation du personnel administratif et technique (Mcar Tribune)

SEP 18

Publié par 

Université de Fianarantsoa : Manifestation violente du PAT, un véhicule  incendié – Midi Madagasikara

La tension monte à l’université de Fianarantsoa. Les membres du personnel administratif et technique (PAT) de l’Université d’Andrainjato sont descendus hier dans la rue. Ces derniers ont brûlés des pneus engendrant dans la foulée la perturbation de la circulation et l’incendie d’une voiture. L’enseignement a par ailleurs été interrompu à l’université suite à cette manifestation.

Le non-paiement des indemnités de technicité du PAT est à l’origine du mouvement. Cela fait 5 mois que le personnel n’a pas perçu cette indemnité, selon les explications de Damenja, président du syndicat du personnel administratif et technique de l’Université de Fianarantsoa. Ce dernier dénonce de ce fait une amputation de 25% de leur salaire.

Des pourparlers auraient déjà eu lieu auprès des différents entités ministériels. Le syndicat espérait ainsi une annonce lors du dernier conseil des ministres pour débloquer la situation mais aucune décision n’a été prise dans ce sens. Déçus, les membres ont alors enclenché la vitesse supérieure dans le cadre de leurs revendications qui jusqu’ici se déroulaient de manière pacifique. Les manifestants ont lancé un ultimatum de 24 heures aux autorités pour trouver une solution sinon ils vont poursuivre leur manifestation.

SOURCE

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/09/18/universite-de-fianarantsoa-violente-manifestation-du-personnel-administratif-et-technique-mcar-tribune/

Dans Afrique

NIGERIA : SELON L’UNICEF, POUR CAUSE D’INSECURITE, UN MILLION D’ENFANTS NE VONT PAS POUVOIR ALLER A L’ECOLE

Par Le 19/09/2021

Nigeria: un million d’enfants vont manquer l’école à cause de l’insécurité

Nigeria: un million d’enfants vont manquer l’école à cause de l’insécurité

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Par AlAhed avec AFP

Un million d'enfants nigérians risquent de ne pas pouvoir aller à l'école en raison de la menace de violence, après une série d'enlèvements massifs et d'attaques visant des étudiants cette année, a déclaré l'agence des Nations unies pour l'enfance (Unicef) mercredi 15 septembre.

Plus de 37 millions d'enfants nigérians doivent commencer la nouvelle année scolaire ce mois-ci, mais «cette année, ce moment est volé à environ un million d'enfants nigérians, car l'insécurité menace leur sûreté et leur éducation», a déclaré dans un communiqué le représentant de l'Unicef au Nigeria, Peter Hawkins.

Selon l'Unicef, il y a eu cette année 20 attaques contre des écoles au Nigeria, plus de 1.400 élèves ont été enlevés et 16 sont morts.

Enlevés par des bandes criminelles dans les États du nord-ouest et du centre du pays, la plupart ont été libérés après négociation d'une rançon, après des semaines ou des mois de captivité, souvent dans des conditions épouvantables dans des camps ruraux.

Environ 200 sont toujours portés disparus.

«Les familles et les communautés craignent toujours de renvoyer les enfants dans leurs salles de classe en raison de la vague d'attaques d'écoles et d'enlèvements d'élèves», selon l'Unicef.

Les gouvernements de certains États ont temporairement fermé des écoles après des enlèvements.

Les États du nord-ouest et du centre du pays sont depuis longtemps en proie à la violence entre les communautés d'éleveurs et d'agriculteurs nomades qui se disputent les terres et l'eau.

Les attaques se sont intensifiées avec l'émergence de bandes criminelles lourdement armées, connues localement sous le nom de bandits, qui pillent les villages, volent le bétail et kidnappent pour obtenir une rançon.

Cette année, ces gangs ont pris pour cible des écoles et des collèges dans le nord-ouest du Nigeria, enlevant les élèves et les emmenant dans des cachettes en forêt pendant qu'ils négocient les paiements.

Environ 70 étudiants enlevés il y a près de quinze jours ont été libérés cette semaine dans l'État de Zamfara, au nord-ouest du pays, où l'armée a lancé une offensive contre les bandes de ravisseurs.

https://french.alahednews.com.lb/41472/307

Dans Afrique

MALI : NOUVEAU FALSE FLAG DU TANDEM MACRON/BARKHANE ?!

Par Le 17/09/2021

 Mali: un chef de Daech mort ou déplacé ?

Au Mali, grâce aux actes de la France, nous comprenons mieux l’expression « vouloir c'est pouvoir ».

Après près d’une décennie de scénario fallacieux que nous font gober les troupes d’occupation occidentale avec leur bannière de lutte contre le terrorisme, quand Barkhane le veut, elle apporte des résultats. Lors de l’annonce de Macron d’un pseudo retrait de Barkhane du Sahel, les soldats français ont effectué plusieurs opérations et tué pas mal de « terroristes ». Sans compter bien évidemment les dommages collatéraux.

Actuellement, Barkhane nous annonce une nouvelle des plus étonnantes, tout de suite après la fanfaronnade d’une imminente signature entre Bamako et la société privée russe Wagner. Le chef du groupe Daech au Grand Sahara aurait été tué par une frappe de Barkhane.

Voici l’info de RFI :

« Adnan Abou Walid al-Sahraoui a été tué par une frappe de Barkhane, il y a quelques semaines, selon le président français. L'annonce a été publiée sobrement sur le compte Twitter d'Emmanuel Macron un peu avant 1h du matin, ce jeudi 16 septembre 2021. Adnan Abou Walid al-Sahraoui et le groupe terroriste de Daech au Grand Sahara avaient été désignés comme ennemi numéro un lors du sommet du G5 Sahel de Pau en janvier 2020.

En juillet dernier, deux autres cadres du groupe terroriste avaient déjà été tués et des documents saisis. C’est quasiment dans la même zone que Adnan Abou Walid al-Sahraoui a donc à son tour été abattu fin août. Il venait semble-t-il de quitter les environs de la ville malienne de Ménaka pour la frontière nigérienne. »

Pour la parenthèse, cette opération rappelle toutefois celle effectuée dans laquelle Barkhane avait abattu Amadou Koufa en 2019, avant de réapparaître dans une vidéo un mois plus tard. Le même coup de pub avait été fait, tous les médias mainstream s’étaient emparés de la nouvelle. Donc le fameux chef de Daech au Grand Sahara est-il réellement mort ou a-t-il été déployé dans une autre zone, comme l’annonçait déjà le patron de la DGSE ?

Dans les médias mainstream, comme à leur habitude, la nouvelle est divisée en quatre partie dans les médias mainstream, à savoir, les félicitations des officiels de l’oligarchie française pour cette opération, ensuite, les médias amènent cette info au sommet (un succès majeur), ensuite ils mettent en avant la dangerosité du groupe terroriste et pour finir, ils parlent de la réduction de la présence militaires française au Sahel. Et ce, tout de suite après l’annonce d’un accord probable avec la société russe.

Serait-ce encore une manière de tenter de montrer que Barkhane est encore efficace ?

Une chose est sûr, c’est que si le patron de la DGSE avait déclaré en février avoir filmé une réunion de chefs terroristes discutant d’un « projet d’expansion vers les pays du golfe de Guinée », et citait le Bénin et la Côte d’Ivoire, où ce groupe aurait déjà disséminé des hommes.

Donc, les français n’ont aucune difficulté à les trouver. Pourquoi il n’y avait pas eu de frappe aérienne à ce moment-là ? À la place, ce sont les civils du village du Bounti et tant d’autres civils maliens qui doivent subir les frappes aériennes de la France.

La mort de ce chef terroriste, veut également dire un nouveau chef, une nouvelle stratégie et de nouveaux moyens pour créer encore plus de déstabilisation.

Un Mali avec des maliens morts ou déplacés ailleurs, c’est visiblement l’un des projets des occidentaux.

Concernant les russes, Zoom Afrique reste un peu perplexe, non pas parce qu’on est contre l’arrivée des russes, mais c’est surtout qu’à plusieurs reprises il y a eu de nombreuses rumeurs concernant des accords militaires avec la Russie. D’ailleurs, il y a déjà eu des accords militaires signés entre Bamako et Moscou sous l’ère de l’ancien président Ibrahim Boubackar Keita. Alors que se passe-t-il réellement ? Pourquoi est-ce si lent pour que les choses se mettent en place ? Ce qui nous laisse à penser de nouveau que la France a encore une très forte emprise sur Bamako au point de ne pas laisser de répit aux dirigeants. Par contre, l’emprise de Paris sur la population malienne a disparu, et ceci est un point positif, qui montre encore une fois que le Mali est entre les mains des maliens et de personne d’autre.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/17/666722/Mali--nouveau-falseflag-de-Barkhane-

Dans Afrique

CAMEROUN - QUOI DE NEUF

Par Le 17/09/2021

17 Septembre 2021

 

13 Sep 2021AFRIQUE, CAMEROUN
Le Cameroun à l’instar des autres Pays du monde est frappé de plein fouet par la pandémie à coronavirus, les derniers statistiques montrent que 84.210 cas ont été recensés, le total des décès cumulés est de 1.357, les services de santé annoncent la variante Delta au Cameroun. La pandémie a traversé le seul cap de problème de santé publique et devenu un problème économique qui a un impact négatif sur le monde du Travail.

A la pandémie, s’ajoutent les différentes crises sécuritaires :

Au Nord et Extrême-Nord, les attaques terroristes avec de nombreux morts ;
A l’Est, la rébellion venue de la République Centrafricaine ;
Au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, la crise anglophone avec des revendications sécessionnistes.
Le Cameroun a perdu son atout d’havre de paix pour des foyers de tensions qui ont déjà fait plus de 80.000 morts.

SITUATION DES TRAVAILLEURS:

Les crises sécuritaires, la pandémie à coronavirus ont complètement déstructuré le tissu économique du Pays déjà fragile. Le monde du Travail paie le plus lourd tribut par :

la fermeture de plusieurs entreprises depuis 2016, le plus gros employeur, la CDC qui produit le meilleur Thé camerounais et qui comptait plus de 8.000 travailleurs est pratiquement à l’arrêt, et les travailleurs ont connu des départs sans paiement des droits ; et parce que située en zone de crise, des dizaines des travailleurs de la CDC ont été assassinés ;
les licenciements abusifs pour cause de Covid-19 ont mis dans la rue près de 12.000 travailleurs ;
la couverture sanitaire des travailleurs atteints de Covid-19 n’a pas toujours été assurée malgré les mesures gouvernementales ;
les femmes qui constituent 90% dans l’économie informelle ont vu leurs activités s’arrêter à cause des mesures prises par le Gouvernement sans compensation, ni contrepartie.
La survenance du Covid-19 a trouvé un mouvement syndical confronté à une volonté politique avérée de détruire l’essence même de l’action syndicale :

les manifestations publiques même déclarées sont interdites par les autorités administratives ;
les revendications sont considérées comme une atteinte à la stabilité de l’Etat ;
les Syndicats sont systématiquement enlevés de toutes les commissions qui appellent au respect des droits de l’homme.
les familles les plus vulnérables sont passées de la pauvreté à la misère ;
l’Etat de droit s’est considérablement détérioré ;
la justice n’est rendue qu’à l’épaisseur du porte-monnaie ; la corruption s’est accentuée ;
les maladies liées au stress et à l’angoisse ont sensiblement augmenté.
Le Cameroun présente aujourd’hui une figure très contrastée :

la grande masse qui travaille dur, mais qui s’enfonce dans la misère ;
une minorité qui s’engraisse et s’enrichie par la gabegie, la corruption et les détournements des deniers publics.
Le Mouvement Syndical Camerounais se meurt. La pandémie à Covid-19, les crises dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Pays, les incursions des bandes armées dans l’Extrême-Nord, le Nord et l’Est sont des prétextes pour le Gouvernement afin de restreindre de plus en plus les libertés, ainsi que l’exercice de ces libertés. Le Cameroun glisse chaque jour dans un Etat de Non-Droit où la moindre revendication devient une atteinte à la sureté de l’Etat.

Faire des activités syndicales dans ces conditions, relève du suicide. Néanmoins, les Syndicats essayent avec beaucoup de prudence de remplir leurs missions.

source : http://www.wftucentral.org/cameroun-quoi-de-neuf/?lang=fr

Tag(s) : #Cameroun#syndicat#FSM

Dans Afrique

MALI : DEHORS MACRON !

Par Le 14/09/2021

Mali : dehors Paris !

Au Mali, à l’heure où les terroristes multiplient leur siège, les Russes semblent venir dans le pays.

Au Mali, les instances internationales et les médias mainstream semblent vouloir mettre la pression pour que les Autorités maliennes se concentrent sur la tenue des élections présidentielles de février 2022 alors que ces élections, sont le cadet des soucis des Maliens.

Dans un premier temps, l’arrivée des Russes semble imminente.

Un accord serait sur le point d’être signé par le gouvernement malien permettant l’arrivée de soldats russes au Mali. C’est ce qu’avancent certains médias, citant des sources diplomatiques. Les soldats russes feraient partie du groupe de sécurité privé Wagner chargé de former les soldats maliens. La France vient d’envoyer Christophe Bigot, le Monsieur Afrique du Quai d’Orsay, pour tenter de casser cet accord.

Les mercenaires du groupe russe Wagner vont-ils débarquer à Bamako ? Selon l’Agence Reuters, qui évoque des sources diplomatiques, un accord serait proche entre l’entreprise de sécurité russe Wagner et le gouvernement malien.

Selon l’agence plus de 1000 mercenaires du groupe russe de sécurité privé Wagner pourraient bientôt arriver et venir former les soldats de l’armée malienne. Les militaires du groupe Wagner seraient également chargés d’assurer la protection des autorités.

L’arrivée de mercenaires russes comparable à ce qui s’est passé en République centrafricaine constitue une menace pour l’influence française au Mali.

Toujours selon l’agence Reuters, Paris vient de dépêcher à Bamako le Monsieur Afrique du Quai d’Orsay.

L’objectif est clair : empêcher tout futur accord entre le gouvernement malien et la société russe Wagner. Des diplomates français ont également été envoyés à Moscou.

Avec cet accord, la France risque un remake de la Centrafrique, et c’est peut-être pour cela que la Communauté internationale augmente la pression pour que les élections soient bel et bien organisées pour février 2022.

Mais visiblement pour les Maliens, la sécurité passe avant les attentes de la Communauté internationale.

Ces dernières années, la population malienne a, à de nombreuses reprises, demandé à ce que la Russie intervienne aux côtés des FAMAs pour rétablir la sécurité.

En ce moment, il est clair que les attaques terroristes se multiplient. Deux transporteurs marocains ont été tués au Mali, dimanche 12 septembre. Leur camion a été attaqué par des hommes armés à Didieni, dans le cercle de Koulikouro. On ignore l’identité des assaillants. La zone est plutôt réputée pour les actes de banditisme. Elle n’est pas spécialement fréquentée par les terroristes, du moins elle ne l’était pas jusqu’à récemment. Mais c’est justement ce qui est en train de changer.

L’attaque a eu lieu dans une localité proche de la capitale, Bamako. Ce qui montre que la situation est alarmante. La Communauté internationale à l’air de forcer les Autorités à se fixer sur l’organisation des élections plutôt que de se concentrer sur la sécurité.

La « centrafricanisation » du Mali pourrait donc être imminente. Est-ce que Paris pourrait rivaliser avec cela ? Mais ce qui est le plus redouté, c’est que l’arrivée des Russes dans le pays relance les mouvements de protestation contre la présence occidentale au sein de la population. Et il est clair que toutes les puissances occidentales réunies ne peuvent rien face à une population qui ne veut plus se trouver sous le joug du néocolonialisme.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/14/666520/Mali--dehors-Paris-

Dans Afrique

COUP D’ETAT EN GUINEE-CONAKRI : LES PREVISIONS SE CONFIRMENT

Par Le 07/09/2021

Coup d’Etat en Guinée-Conakry: les prévisions se confirment

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 06 septembre 2021

Observateur continental

Région : 

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Le président guinéen Alpha Condé a été destitué à la suite d’un coup d’Etat dirigé par un ancien légionnaire de l’armée française. Cet événement confirme plusieurs aspects et prévisions sur lesquels Observateur Continental avait insisté dans le passé.

S’il est encore trop tôt pour faire des prévisions sur la suite des événements en République de Guinée, il est néanmoins clair que c’était quelque chose d’attendu et de prévisible. Ce que l’on sait aussi, c’est l’exécutant du putsch en question. Il s’agit de Mamady Doumbouya, ancien légionnaire de l’armée française, rappelé en Guinée en 2018 pour prendre la tête du Groupement des forces spéciales.

Selon les autres informations disponibles à son sujet, il a «brillamment» accompli la formation de spécialiste en protection opérationnelle à l’Académie de sécurité internationale (Israël), le cours de formation des commandants d’unité à l’Ecole d’application de l’infanterie (Sénégal), la formation d’officier d’Etat-major (Gabon) et l’Ecole de guerre de Paris.

Bien qu’il soit effectivement tôt pour émettre des hypothèses sur les possibles liens existants entre Mamady Doumbouya et des intérêts externes, son passé de légionnaire pour le compte français mérite une attention particulière. Tout comme le fait que parmi les principaux insatisfaits du gouvernement guinéen d’Alpha Condé se trouvait précisément Paris.

En décembre de l’année dernière, Observateur Continental avait d’ailleurs consacré un article  traitant du double standard élyséen vis-à-vis de Conakry et de Bangui d’un côté, et d’Abidjan de l’autre. Permettant de voir une approche purement orientée sur ses intérêts géopolitiques, avec en couverture les critiques du déroulement des dernières élections présidentielles guinéennes, tout en applaudissant, et c’est logique, la réélection du bon vieil ami françafricain Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, dont les manœuvres en vue d’écarter ses principaux concurrents et représentants de l’opposition ne sont plus à présenter.

Il faut se rappeler aussi qu’Alpha Condé était logiquement dans la ligne de mire des cercles françafricains de l’Elysée, ne serait-ce que pour avoir plusieurs fois remis à leur place des journalistes hexagonaux, comme dans cette interview de septembre 2018. Un entretien ayant fait beaucoup de bruit à l’époque au vu du comportement provocateur et irrespectueux des journalistes français et de la fermeté dans les réponses du président guinéen, qui n’a d’ailleurs pas manqué de poser la question légitime de savoir quel pays africain de l’espace francophone avait vraiment pu décoller.

Mais si les perspectives immédiates en Guinée-Conakry restent encore inconnues, il y a néanmoins plusieurs éléments à faire valoir. Tout d’abord, ces événements en Guinée au-delà de confirmer les prévisions données dans le passé, représentent indéniablement une réponse forte à tous ceux qui critiquent la volonté de nombre de pays africains d’accorder une «trop» grande importance à l’aspect sécuritaire dans la défense de leur souveraineté. Comme c’est notamment le cas pour l’Algérie, la Centrafrique, la Guinée équatoriale ou encore l’Ethiopie – bien que chacun ayant sa propre spécificité.

D’autre part, il devient évident qu’au-delà de posséder une capacité défensive digne de ce nom, il est fort important d’entretenir des organes sécuritaires efficaces, pouvant détecter et mettre hors d’état de nuire les éléments déstabilisateurs, d’autant plus si ces éléments sont téléguidés par les intérêts néocolonialistes des acteurs fort bien connus. Et qu’au vu des multiples échecs subis récemment par les intérêts occidentaux et leurs forces sous-traitantes à divers endroits du monde, y compris dans nombre de pays africains, il était tout à fait logique qu’ils allaient s’en prendre à des Etats moins protégés et peut-être moins sur les gardes que ceux qui ont évité ce type de scénarios.

Une chose demeure également certaine : sans une souveraineté véritable et complète, il ne peut y avoir de quelconque développement. Et sans une capacité défensive digne de ce nom, il est impossible de pouvoir parler d’une quelconque souveraineté. Cela sans oublier la maitrise réelle des éléments intérieurs susceptibles de participer aux déstabilisations pour le compte d’intérêts néocoloniaux. Le reste à suivre.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/coup-detat-en-guinee-conakry-les-previsions-se-confirment/5659925

Dans Afrique

GUINEE : LE 3ème COUP D’ETAT DE JUPITER SUR LE CONTINENT AFRICAIN!

Par Le 06/09/2021

Après le Mali et le Tchad… la Guinée de Condé

Sunday, 05 September 2021 6:18 PM  [ Last Update: Monday, 06 September 2021 6:26 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Photo relayée sur les réseaux sociaux du président de la République de Guinée, Alpha Condé, entouré de soldats putschistes, le dimanche 5 septembre 2021.

Conakry, capitale de la Guinée, s’est réveillée au son des tirs d’armes à feu et des mouvements militaires. Selon le magazine Jeune Afrique, il s’agirait d’une tentative de putsch menée par des éléments du Groupement des forces spéciales (GPS).

Des tirs nourris d’armes automatiques retentissaient ce 5 septembre dans le centre de Conakry, capitale de la Guinée, et de nombreux soldats étaient visibles dans les rues, ont rapporté plusieurs témoins dans la matinée.

« À la suite d’une tentative de coup d’État militaire des tensions sécuritaires ont éclaté dimanche 5 septembre dans la capitale ouest-africaine, Conakry », ont fait savoir les médias en rapportant que des images de l’arrestation du président guinéen ont été diffusées.

« La tentative de coup d’État aurait été menée par les éléments du Groupement des forces spéciales (GPS), une unité d’élite de l’armée aussi bien entraînée de l’armée nationale de Guinée dirigée par un ancien légionnaire de l’armée française, Mamady Doumbouya », a indiqué le magazine Jeune Afrique.

Mali: le re-coup d'État français décrypté

Mali : le re-coup d’État français décrypté

On se livre dans ce texte un décorticage d’un rapport diffusé sur France 24 pour mieux comprendre les mobiles qui ont amené la France à risquer un second c...

Le colonel Mamady Doumbouya, ancien légionnaire de l’armée française est rappelé en Guinée pour prendre la tête de ce corps créé en 2018.

« Ces derniers mois, sa volonté d’autonomiser le GPS par rapport au ministère de la Défense avait suscité la méfiance du pouvoir de Conakry. En mai, des rumeurs non fondées faisant part de sa possible arrestation avaient même circulé dans la capitale guinéenne », précise encore Jeune Afrique.

Depuis ce dimanche matin, la zone où se trouve le palais présidentiel est la cible de lourdes attaques au mortier, a poursuivi le journal.

Selon des sources, lors du coup d’État militaire le président guinéen Alpha Condé, 83 ans, et un certain nombre d’autres responsables ont été arrêtés.

La Guinée punit la France!

La Guinée punit la France !

Le verdict est tombé, le vice-président de la Guinée équatoriale a été condamné, et on attend la riposte de Malabo.

Dans une déclaration enregistrée, Doumbouya a annoncé la dissolution de la Constitution, du gouvernement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays.

Les putschistes ont également diffusé une vidéo, non authentifiée, du président Condé entre leurs mains. Or, l’agence de presse russe Novosti a rapporté, citant une source locale, que les autorités du pays avaient arrêté 25 soldats impliqués dans la tentative de coup d’État.

Le seul pont reliant le quartier Kaloum comprenant la plupart des ministères et le palais présidentiel avec d’autres parties de la capitale a été fermé et un grand nombre de forces armées sont stationnées autour du palais présidentiel, a rapporté Reuters citant une source militaire.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/05/665911/Guin%C3%A9e---Cod%C3%A9-%C3%A9limin%C3%A9e-par-qui-

Dans Afrique

MALI : SALE COUP DE MACRON. DES UNITES ANTITERRORISTES IMPOSEES AU MALI, FORMEES PAR LA FRANCE ET LES USA

Par Le 06/09/2021

Mali : le coup de Forsat 

Double attaque anti-État malien en 24 heures et dire que le pion Goita, par qui la France a tenté sa chance en 2020 pour désamorcer ce torrent anti-occupation qui sillonnait alors tout le Mali du nord vers le sud et qui en dépit de tous ses agissements US/OTAN a débouché sur la reprise du nord de l’État par les FAMAs, et la fin du projet divisionniste de l’Azawad, quitte à pousser Barkhane à déplacer vers le centre la cible des attaques terroristes qu’elle continue à piloter par réseaux djihadistes interposés, avait un temps suscité des espoirs anti-occupation ! Il y a quelques heures la justice malienne qui fonctionne en toute indépendance puisque le Mali est une république a donné l’ordre de la détention du chef de la Forsat à qui on reproche la mort de 14 manifestants maliens lors des manifs, n’en déplaise à Barkhane, et aux médias mainstream, non pas anti-IBK, mais bel et bien anti-occupation française. Mais Oumar Samaké n’est resté en détention qu’à peine quelques heures. Et pourquoi ? Pour cause d’une manif de policiers armés qui ont exigé sa libération auxquels Goita a répondu positivement en publiant, combe de ridicule, un communiqué au ton moralisateur avec « tout le monde devra se rassurer ! ....Tout le monde devra vaquer à sa propre tâche..."  qui n’a finalement débouché que sur une marche arrière et la mise en liberté du chef de la Forsat. 

Mais qui est la Forsat ? Pour appeler les choses comme elles le sont, il s’agit d’une entité de relais, soit des officiers qui servent de relais entre Barkhane d’une part et les terroristes sahéliens de l’autre. Ne soyez pas choqués ! c’est ainsi que les services secrets occidentaux appellent leurs agents locaux et on en a des exemples flagrants au Moyen-Orient. En Afghanistan par exemple, les unités antiterroristes que l’Amérique a évacuées partiellement au cours de sa fameuse débandade à l’aéroport de Kaboul servaient à recruter les candidats parmi la population localité, à les organiser et à les former avant de les envoyer à l’assaut des Afghans. D’ailleurs, la crainte d’avoir a en rendre des comptes a poussé ces agents à quitter de façon si scandaleuse le territoire afghan. Le chef de la Forsat donc aurait risqué de parler et dire par exemple devant la justice malienne qui a été à l’origine de la répression. Il aurait pu passer aux aveux et reconnaître que cette répression sanglante avait été montée par la France et que la campagne médiatique qui a réussi à se faire glisser au sein de M5 pour le dévier de son principal objectif à savoir l’expulsion de l’occupation française a été encore un coup français. Oumar aurait pu aussi sous pression reconnaître que ces gens érigés en leaders de M5 qui une fois IBK, tombé en disgrâce auprès de Paris pour ses "non" à l’accord d’Alger, à la décentralisation, à la liquidation de l’armée malienne n’étaient au fait que des pantins de Barkhan, ses "infiltrations". Et bien il fallait à tout prix éviter cela d’où cette vraie fausse manif policière, toutes les salades que nous raconte le RFI là dessus et qui ne sont qu’une tentative de falsification de la vérité. Second coup anti-État qui complète le premier aura été l’arrivée de ce M Jonatan, représentant de la CEDEAO qui en bon délégué politique de Barkhane et de l’OTAN et des Américains est venue demander des comptes à l’agent Goita... Demander des comptes... Imaginez un instant si c’était un président élu, la CEDEA se serait-il permis lui demander des comptes ? M Jonathan dont le pays est cible des attaques consécutives des occidentaux par Boko Haram interposé, nous dit RFI, refuse d’ailleurs de rencontrer les anciens Président et Premier ministre Bah N’Daw et Moctar Ouane, pourquoi ? Tout simplement parce la France a imposé au Mali le coup d’État en lieu et place du vote populaire et que Bah N’Daw, écarté au terme d’un second coup d’État aurait sans doute tenté d’emboîter le pas à IBK et à contourner la puissance d’occupation à sa manière... Voici où en est Barkhane au Mali.... pour le reste et militairement parlant, le Mali résiste à trois niveaux : au terrorisme d’une part et à ses parrains occidentaux de l’autre et puis aux relais qui lient ces deux entités.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/05/665858/Zoom-Afrique-du-5-septembre-2021

Dans Afrique

NIGER : UNE EPIDEMIE DE CHOLERA FAIT PLUS DE 100 MORTS PARMI 2874 MALADES RECENSES DANS 6 REGIONS DU PAYS

Par Le 03/09/2021

Niger: une épidémie de choléra fait plus de 100 morts

Niger: une épidémie de choléra fait plus de 100 morts

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Par AlAhed avec AFP

Une épidémie de choléra a fait 104 morts au Niger parmi 2874 malades recensés dans six régions du pays, dont la capitale Niamey, a annoncé vendredi 3 septembre le ministère de la Santé.

Le 19 août, le ministère avait fait état de 845 cas et 35 décès à Niamey et quatre régions, Maradi (sud-est), Zinder (centre-sud), Dosso (sud-ouest) et Tahoua (sud-ouest), toutes frontalières du Nigeria, également touché par la maladie.

La région de Tillabéri (ouest), dans la zone des «trois frontières» entre Niger, Burkina et Mali, théâtre d'attaques terroristes régulières, est également touchée, selon le ministère.

Multiplication des campagnes de sensibilisation

Au 1er septembre, le bilan est passé à 104 décès sur 2874 malades et «un taux de létalité de 4%», indiquent les chiffres publiés vendredi par la direction de la surveillance et de la riposte aux épidémies du ministère de la Santé.

La tranche d'âge comprise entre 15 et 37 ans est la plus touchée par l'épidémie précise le ministère, qui annonce «l'extinction» d'une dizaine de «foyers» sur les 28 «actifs» à travers le pays.

Avec l'appui de Médecins sans frontières (MSF), l'ONU et l'Union européenne, le Niger tente de juguler l'épidémie en multipliant les campagnes de sensibilisation, en distribuant des produits pour traiter l'eau et en désinfectant des lieux publics, les transports en commun et les puits dans les villages infectés.

Des stocks de médicaments et des tests de dépistage rapides ont été envoyés dans les régions affectées où les malades sont pris en charge gratuitement sur des sites d'isolement, assure le gouvernement nigérien.

Les autorités sanitaires appellent la population «à se présenter d'urgence dans un centre de soin» dès «l'apparition de signes» suspects de choléra dont «les diarrhées et les vomissements».

En raison des inondations liées à de fortes pluies qui s'abattent depuis juin sur le Niger, les experts redoutent une flambée de cette maladie diarrhéique très contagieuse causée par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés.

En 2018, une précédente épidémie de choléra avait fait 78 décès sur 3824 cas recensés au Niger, principalement dans des zones proches du Nigeria, selon l'OMS.

https://french.alahednews.com.lb/41336/307

Dans Afrique

L’ETHIOPIE SE TOURNE DE PLUS EN PLUS VERS L’AXE DE L’EST ET UTILISE DES DRONES MAHAJER-6 DE FABRICATION IRANIENNE

Par Le 02/09/2021

Éthiopie : des drones Mohajer-6 à Addis Abeba

L’Éthiopie, se tourne de plus en plus vers l’axe de l’Est, et prône la fin des ingérences occidentales dans ses affaires pays et c’est le moins qu’on puisse dire !

Il y a quelques jours la Chine a annoncé par le biais de son envoyé auprès des Nations unies, être engagée à continuer à soutenir les efforts du peuple éthiopien pour atteindre la paix et la stabilité.

« La Chine soutient fermement les efforts de l’Éthiopie pour préserver sa souveraineté et son unité nationale, et continuera à soutenir le peuple éthiopien dans la construction de la paix, de la stabilité, du développement et de la prospérité au niveau national », a déclaré Dai Bing, chargé d’affaires de la mission permanente de la Chine auprès des Nations unies, lors d’un briefing du Conseil de sécurité sur la région du Tigré en Éthiopie. »

Mais ce détachement éthiopien de l’axe de l’Est ne se termine pas là et un rapprochement sans précédent avec l’Iran dans le domaine militaire fait le tour des médias ce 2 septembre :

« L’armée éthiopienne utilise des drones Mohajer-6 de fabrication iranienne, depuis le déclenchement du conflit dans la région éthiopienne du Tigré. Les commandants de l’armée de l’air ont admis que leurs forces sont équipées d’avions sans pilote modernes. Les photos qui ont ensuite été diffusées par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed lors de sa visite à l’aéroport de Simara accompagné d’officiers militaires éthiopiens, montraient de nombreux avions sans pilote, très similaires à l’avion Mohajer-6 », lit-on sur le site d’information Al-khanadeq.

Avec une portée opérationnelle maximale de 2 000 km, vitesse maximale de 200 km/h et capacité de vol continu de 12 heures, à une altitude de 18 000 pieds, l’utilisation par l’armée éthiopienne de ces drones pourrait faire craindre plus d’un !

Après tout, l’Éthiopie a très bien montré durant ces derniers mois qu’elle reste inébranlable et avance droit dans ses politiques qui consistent à neutraliser toutes tentatives de déclenchement de guerre civile ou interrégionale, mais aussi à s’approcher davantage de l’axe de l’Est et ne plus se soumettre aux diktats occidentaux.

Après avoir lancé un appel mardi 10 août à « tous les Éthiopiens aptes et majeurs » pour rejoindre les forces armées, ce rapprochement avec l’axe de l’Est et notamment avec l’Iran consiste un double échec pour la puissance colonialiste.

 Mais l’échec occidental ne se termine pas là : une information relayée ce 2 septembre accuse l’organisation humanitaire américaine USAID d’acheminer de l’aide non pas envers les Éthiopiens, comme il prétend le faire, mais envers les rebelles tigréens du TPLF.

« Accusée de collusion, voire même de soutien actif aux rebelles du Tigré, l’agence humanitaire américaine a tenu à rétablir les faits à la télévision publique éthiopienne. Oui, les rebelles tigréens pillent les ressources humanitaires dans le nord de la région Amhara, mais non USAID ne les soutient pas », lit-on sur RFI.

Zoom Afrique l’a à maintes reprises dit et redit : ces acheminements sous prétexte d’aides humanitaires envers les pays et régions frappés par la guerre et la déstabilisation enclenché par ce même axe occidental, ne sont rien d’autres que des aides militaires et appuis logistiques pour les rebelles et terroristes interposés.

De son côté, la République islamique tend la main à tous les pays qui font face à l’hégémonie occidentale comme le fait actuellement l’Éthiopie et de plus en plus de pays africains.

Les médias mainstream ont toujours utilisé la voie du dénigrement pour parler des pays africains en général, et ils continuent avec la situation dans la région du Tigré dans le nord de l’Éthiopie.

Ce qui fait que l’Occident s’attend à voir les liens entre l’Afrique et l’Iran se renforcer et la présence iranienne ainsi que russe et chinoise ou encore indienne se fait voir de plus en plus sur le continent africain. Et en plus de ça, les États et les populations africaines montrent de plus en plus d’hostilité quant à la politique néocolonialiste de l’axe occidental. Le clan des Occidentaux s’active pour saper ces initiatives.

Et les coopérations gagnant-gagnant avec l’Iran et les autres pays du bloc de l’Est se multiplient et sont parfaitement bien accueillies par le continent africain.

Le grand bloc de la Résistance dans le monde se renforce et ne laisse qu’un seul choix à l’axe occidental, à savoir, abandonner l’hégémonie et l’unilatéralisme et surtout le néocolonialisme.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/02/665687/Ethiopie--des-drones%C2%A0Mohajer-6%C2%A0%C3%A0-Addis-Abeba

Dans Afrique

CAMEROUN : L’OCCIDENT SE TIENT A CARREAUX !

Par Le 31/08/2021

Cameroun: l'Occident se tient à carreau !

Ces dernières années, le voile sur les réelles activités des fameuses ONG occidentales en Afrique se retire. De plus en plus de gouvernements africains n’hésitent plus à surveiller de très près les activités des ONG dans leur pays. La Centrafrique, la Guinée équatoriale, le Burundi, le Nigeria, l’Ouganda, l’Éthiopie, le Cameroun sont entre autres des exemples de pays dans lesquels, les ONG occidentales ont du mal à effectuer leur mission dans les pays africains. Avant de décrire en gros leurs activités en Afrique, penchons-nous sur le cas du Cameroun que les médias mainstream mettent en avant actuellement.

Les ONG qui travaillent sur les droits de l'homme sont particulièrement visées. Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale fait part de son inquiétude pour les associations camerounaises avant tout. Ces structures étrangères ont désormais un mois, jusqu'à fin septembre, pour se conformer aux nouvelles directives. À savoir fournir un dossier complet : l'acte d'autorisation d'exercer, la liste complète des personnels, le programme d'activité annuel, mais aussi les contrats de travail des personnels locaux.

Pour le ministre de l'administration territoriale, Paul Atanga Nji, certaines ONG étrangères ne respectent pas la loi : « Quand nous constatons que l'ONG travaille en marge de nos lois, nous faisons ce qu'on appelle un rappel à l'ordre. C'est ce qui se passe aujourd'hui. Il y a un fichier des ONG. Quand je constate qu'il y en a, par exemple, une trentaine ou une quarantaine et qu'à la fin de chaque année, nous avons des rapports sur 2, 3, 4, 5 ou 6, nous pensons qu'il y a un problème. Il y en a qui font de bonnes choses, il y en a qui font de très mauvaises choses. Donc c'était un rappel à l'ordre nécessaire. Notre logique, c'est d'abord la sensibilisation, l'éducation, ensuite on va passer à l'étape répressive en leur disant qu'on va publier un communiqué en disant que telle, telle, telle n'ont pas le droit d'exercer au Cameroun, et elles vont plier bagage et on ne va plus parler de ces ONG-là. Nous leur avons envoyé un communiqué. Vous les connaissez, elles vous font des rapports sur le Cameroun, sur l'état des droits de l'homme, sur ceci ou cela. Le moment est venu de savoir si ces gens ont le droit de travailler ici. Nous devons être regardants sur cette question-là. »

Maintenant, les médias mainstream tournent également cette démarche pour viser les ONG camerounaises.

Pour rappel, les ONG ont une fonction assez floue sur le continent africain. Tout d’abord, du point de vue d’une personne qui vit en occident, les ONG s’occupent d’Africains affamés, et la même photo d’un petit enfant africain avec une mouche sur la joue orne les nombreuses campagnes de pub qu’elles lancent afin de récolter des fonds. De plus, ces grosses industries font également circuler des photos concernant des puits qu’elles creuseraient dans le fin fond d’un pays d’Afrique. Ces puits seraient construits une fois tous les dix ans. Mais, en Afrique, il est vrai qu’on peut voir souvent les travailleurs humanitaires faire une sorte de stage dans un pays africain, et s’occuper d’un certain nombre de personnes. En dehors de ça, vu les sommes d’argent que ces ONG détiennent, le strict minimum est fait.

Mais ce qui est assez étonnant, c’est que comme les multinationales, les ONG ne sont jamais touchées par des attaques terroristes ou encore de groupe armé. Par contre, une fois de temps en temps, on constate quand même dans les médias mainstream, que des travailleurs humanitaires sont kidnappés ou tués. Dans le Moyen-Orient, il s’est avéré à plusieurs reprises que les espions occidentaux endossaient la casquette de travailleur humanitaire. Et plus encore, et l’Afrique en est également une victime, ces humanitaires concoctaient des rapports et faisaient des interviews dans les médias et la seule action qu’ils pouvaient faire c’était de discréditer le gouvernement, l’armée nationale et d’instaurer des divisions ethniques ou encore religieuses.

Tant d’ingérence dans les affaires internes des pays africains, c’est une chose, par contre, ces ONG sont également dangereuses. De plus en plus de gouvernements africains découvrent, avec stupeur, que ces ONG ont également des liens avec les terroristes et les groupes armés et qu’elles contribuent au réapprovisionnement de ces groupes qui ont pour seul but de déstabiliser les pays d’Afrique.

Bref, ces activités ne ressemblent pas vraiment à des activités humanitaires.

Donc, il est compréhensible et même légitime que Yaoundé demande des comptes à ces ONG et surtout, qu’il leur demande de respecter la loi camerounaise.

Yaoundé a mis fin aux activités de l’ONG MSF dans l’Extrême nord du Cameroun pour ses liens avec les groupes armés qui déstabilisent la région. Ce qui fait partie de l’opération de sécurisation du pays. Yaoundé œuvre avec l’aide de la population camerounaise de protéger le pays et de faire disparaître le terrorisme sur le territoire camerounais. D’ailleurs, Yaoundé continue d’établir des alliances intra-africaines pour remédier à ce problème. Le Cameroun et le Nigéria se sont engagés dans une coopération active contre les terroristes et les séparatistes.

Les deux pays qui partagent 2000 km de frontières font face aux exactions de Boko Haram, de Daech et à celles des séparatistes du Biafra nigérian et des régions anglophones camerounaises. La collaboration transfrontalière portera sur le volet sécuritaire et sur le développement économique des populations vulnérables.

Ce qui fait que le combat est là, aussi bien sur le front contre les groupes terroristes qui sont à la solde occidentale, mais également sur le front de ceux qui soutiennent, qui réapprovisionnent et qui armes les terroristes.

Le Cameroun n’a pas besoin de l’Occident pour résoudre ses problèmes, même si les problèmes viennent justement des États occidentaux. L’union des populations, des gouvernements, des armées nationales, et les alliances interafricaines, c’est le remède au néocolonialisme.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/30/665485/Cameroun--l-Occident-se-tient-%C3%A0-carreau

Dans Afrique

BURKINA FASO : LA FRANCE COMPLOTE!

Par Le 29/08/2021

Burkina Faso : une force populaire qui a brisé Barkhane

Au Burkina Faso, le fait que l’idée de la création d’une force asymétrique, coopérant de façon très étroite avec l’armée fasse émule dans les pays voisins, a fait sortir les occidentaux de leurs gonds, d’où cette accusation basée sur un enregistrement sonore mettant en cause la cohésion de l’armée dans les unités, en discréditant certains de leurs chefs.

« Cet audio fallacieux, qui semble s’appuyer sur des faits non avérés qui se seraient déroulés en 2019, fait un récit orchestré dans lequel des chefs seraient accusés d’intelligence avec les terroristes à qui ils livrent des armes et pire ils donneraient la position des unités pour de l’argent », lit-on sur lefaso.net

De son côté, le chef d’état-major général des armée (CEMGA) a invité l’ensemble des troupes à ne pas céder à la manipulation et à rester concentrées sur leurs missions de défense et de protection des populations ainsi que de leurs biens.

En effet, l’armée burkinabè appuyée par ses forces populaires est parvenue à sécuriser les régions déstabilisées en quelque mois, ce que les forces étrangères n’ont pas réussi à faire pendant des années.

De plus, le fait que les forces de défense et de sécurité burkinabè ont annoncé il y a moins de 24 heures leur nouveau projet de réorganisation de ces forces et la nouvelle stratégie de la sécurité nationale, ont d’autant plus agacé l’axe USA-OTAN.

Cette accusation devient d’autant plus ridicule quand on sait que ce ne sont pas les forces armées africaines qui coopèrent avec les terroristes, mais que ces terroristes sont des agents secrets à la solde de l’axe USA-OTAN, des agents qui permettent à cet axe de garder la mainmise sur les pays africains.

Ces accusations se justifient également par ce courant que le Burkina Faso a soufflé au Sahel : celui de la cohésion interafricaine, de coalitions interarmées africaines et de la création des forces populaires asymétriques.

Ce courant passera tôt ou tard par tous les pays africains, d’où les multiples annonces des pays africains quant à une coopération bilatérale avec leurs voisins dans le cadre de la lutte antiterrorisme.

À titre d’exemple, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont annoncé le mois dernier avoir l’intention de mutualiser leurs efforts et de multiplier les opérations antiterroristes à leur frontière commune.

De leur côté, le Bénin et le Burkina Faso ont validé en septembre 2020 un accord-cadre de coopération sur la gestion de leur frontière commune. Un accord qui vise à lutter contre l’insécurité en renforçant l’entente entre les populations des deux côtés de la frontière, tout en mettant en place des projets intégrateurs.

Le terrorisme sert les intérêts occidentaux en Afrique, mais également au Moyen-Orient. C’est donc aux armées nationales des pays du continent de prendre les choses en mains et d’éradiquer le terrorisme. L’alliance intra-africaine est un rempart de taille contre le néocolonialisme. Malgré tous les moyens à leur disposition, les Occidentaux ne sont pas à l’abri de cette alliance à grande échelle.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/29/665404/Burkina-Faso--une-force-populaire-qui-a-bris%C3%A9-Barkhane

Dans Afrique

NIGER : L’ARMEE REPOUSSE L’OFFENSIVE US/OTAN

Par Le 26/08/2021

Niger: les plans de Barkhane déjoués:

Depuis le double coup d’état au Mali et l’assassinat du président Déby, les pays voisins dont le Niger et le Burkina Faso semblent avoir mis les bouchés doubles afin de renforcer la sécurité de leur pays, en s’appuyant aussi bien sur leurs forces nationales que sur cette coalition interafricaine qui fait tant peur à l’axe US-OTAN.

À part les tentatives de l’armée nigérienne de garder le contrôle sur son espace aérien en se dotant des drones locaux et en provenance de l’axe de l’Est, et non pas de l’axe occidental, de créer sa force de défense et de sécurité populaire et de se désengager de plus en plus de l’axe occidental, le Niger a essayé de reconduire les réfugiés ayant fui leur village et habitation suite aux attaques terroristes, vers leur foyers, une prise de position qui va totalement à l’encontre des velléités occidentales qui cherchent à travers ces attaques menées par terroristes interposés de provoquer l’exode de la population, afin de pouvoir ensuite s’installer plus facilement dans ces zones et mener ces plans contre les pays concernés.

En effet, entre juin et juillet, 26.573 personnes ayant fui ces violences ont été reconduites dans 19 villages, dont Baroua. La sécurité avait été «renforcée» autour de ces villages, avaient alors affirmé les autorités. «Compte tenu de l'évolution positive de la situation (sécuritaire) sur le terrain, le gouvernement» a décidé «de donner son feu vert aux populations déplacées pour retourner dans leurs villages d'origine», avait alors déclaré Issa Lémine, gouverneur de la région de Diffa, qui avait accueilli les premiers arrivants à Baroua. Avant leur rapatriement, ces déplacés avaient trouvé refuge dans des sites autour de villages plus sécurisés, des camps de l'ONU ou encore chez des proches à travers toute la région.

Mais, ce retour de la population étant une pilule très difficile pour l’axe US-OTAN, le plan B a été mis en œuvre, et cette région a été attaquée le 24 août.

« L'armée du Niger a repoussé mardi 24 août au soir une attaque contre Baroua, une localité du sud-est proche du Nigeria, où s'étaient réinstallés des milliers d'habitants qui avaient fui de précédentes attaques terroristes, a appris l'AFP mercredi de sources humanitaires et locales. «Il y a eu une attaque contre Baroua mardi soir et des pertes en vies humaines, même parmi les FDS (Forces de défense et de sécurité)», a indiqué à l'AFP une source humanitaire à Diffa, capitale régionale du sud-est, sans être en mesure de donner un bilan».

Quand on sait que Baroua situé dans la région de Diffa a été complètement vidé de ses habitants et c’est le 20 juin dernier, après presque six années, que les populations déplacées du village et installées dans les alentours de Diffa, ont pu retourner chez eux à l’occasion du nouveau programme de réinstallation des déplacés de la région mis en œuvre par les autorités sur instruction du chef de l’État, l’annonce faite par le Niger sur son intention de construire construire une base aérienne dans la région de Diffa clarifie mieux la raison pour laquelle l’attaque a été menée.

L’axe US-OTAN attendait depuis des années que cette région soit vidée de population, pour qu’elle puisse enfin s’y installer, mais manque de bol, la population y est retournée et l’armée nigérienne a décidé de construire elle-même une base sans pour autant avoir besoin de la puissance néo-colonialiste.

En fin de compte, le fait que le Niger construise sa propre base militaire aérienne constitue le déclenchement d’un effet domino que l’Occident n’arrive plus à arrêter. C’est pourquoi on assiste à des déploiements massifs de militaires dans le Sahel, qui reflètent la panique dans le camp occidental. Le Sahel reste une région que les Occidentaux n’arrivent pas à gérer ni à contrôler, pour la simple et bonne raison que les populations ne sont pas dupes et rejettent maintenant tout ce qui vient de l’Occident néocolonialiste, mais en plus, elles les poussent de plus en plus vers la sortie de l’Afrique.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/26/665220/Niger--Barkhane-pouss%C3%A9-vers-la-porte

Dans Afrique

L’OFFENSIVE AERIENNE BURKINA FASO/NIGER. VERS UN RETOUR DU CIEL AFRICAIN AUX AFRICAINS

Par Le 25/08/2021

Burkina Faso/Niger: un retour du ciel africain aux mains des Africains

Après avoir déclaré vouloir construire une base aérienne dans la région de Diffa, le Niger attire déjà les alliances inter-régionales et dans la foulée, la récupération du ciel africain serait à l’ordre du jour.

Au Burkina Faso, nous avons pu constater que l’armée burkinabé enregistre des avancées spectaculaires dans sa lutte contre le terrorisme.

Les Forces armées nationales ont poursuivi, du 16 au 22 août 2021, les opérations de sécurisation du territoire national à travers les activités menées au sein des Groupements de Forces. Elles ont également conduit des activités de soutien au développement au profit des structures de l’État, de structures privées, ainsi que des activités au profit des populations.

Le 18 août 2021, une embuscade contre une escorte de l’escadron porté de gendarmerie de Arbinda est intervenue sur l’axe Dori-Arbinda. Le convoi dans lequel il y avait des civils a été pris à partie à hauteur du village de Boukouma. Le bilan fait état de 65 civils, 15 gendarmes et 04 VDP tués.

« On enregistre également plusieurs blessés qui ont été évacués vers les structures sanitaires grâce aux renforts terrestres et aériens déployés dans la zone. La riposte des gendarmes a permis de neutraliser plusieurs dizaines d’assaillants et de saisir une importante quantité de matériels », peut-on lire dans le point de situation hebdomadaire des opérations de l’armée publié ce 23 août 2021 par le service communication de l’armée.

Le 22 août 2021, le détachement militaire de Titao est intervenu au profit d’un groupe de VDP attaqué par des individus armés. L’attaque a ainsi pu être repoussée. Aucune perte n’a été enregistrée. A noter que le 18 août 2021, toujours selon le point hebdomadaire, l’Armée de l’air burkinabé a apporté un soutien aérien aux Forces armées nigériennes dans le cadre d’une opération de sécurisation de la bande frontalière entre les deux pays.

Du 16 au 22 août 2021, les unités des différents groupements de forces ont assuré la sécurisation de travaux champêtres au profit des populations dans plusieurs localités dans tous les groupements de forces, notamment les opérations de sécurisation de marchés et de lieux de cultes, de sécurisation des travaux de bitumage de l’axe Dori-Gorom, de sécurisation des concours de recrutement de la fonction publique, des escortes au profit de structures étatiques et de structures privées dans les différents groupements de forces.

Des alliances au sein des armées de Terre, on en voit apparaître de plus en plus sur le continent et particulièrement en Afrique de l’Ouest, mais ici, on voit clairement que les pays du Sahel œuvrent pour récupérer la souveraineté de leur ciel, longtemps colonisée par les occidentaux.

D’ailleurs, on a pu voir récemment que les États-Unis mettent des bâtons dans les roues du Mali concernant l’acquisition d’un Airbus militaire de transport tactique Casa C-295. Pourtant, toutes les démarches ont été faites comme il se doit, mais Washington trouve toujours des prétextes en tout genre pour ne pas respecter sa part du contrat, et ce, de manière prétendument légale et sans que personne ne conteste ce comportement.

Après l’annonce de la construction d’une base militaire aérienne au Niger, le gouvernement nigérien était la cible de nombreux articles dénigrants dans les médias mainstream qui disaient que le Niger n’a pas la flotte aérienne nécessaire et que limite, c’était absurde de mettre en œuvre une initiative, sauf si (bien entendu) le Niger s’approvisionnait en drone de surveillance et autre matériel naval inutile, auprès de l’Union européenne. Alors que le Niger est lui-même un fabricant de drones de surveillance.

Voyant le comportement des États-Unis dans les contrats, c’est à se demander si ceux qui sont entièrement à la solde de Washington comme l’Union européenne ne vont pas emboîter le pas à l’Oncle Sam. Bref, une alliance militaire aérienne entre les pays d’Afrique de l’Ouest serait évidemment une avancée considérable dans la lutte contre l’insécurité dans cette partie de l’Afrique.

 

Dans Afrique

LA LEGENDE D’UNE GUERRIERE AFRICAINE, L’ANGOLAISE NZINGA MBANDI

Par Le 22/08/2021

22 Août 2021

 

Par María Julia Mayoral

Luanda, 21 août (Prensa Latina) Devenue Ana de Sousa par baptême chrétien, Nzinga Mbandi n'a jamais cessé d'être la reine Ginga pour la fierté de l'Angola, qui considère cette femme comme un symbole d'unité nationale et de résistance à la domination étrangère. 

Avec le titre royal de Ngola (en langue kimbundo), la fille de Mbandi Ngola Kiluanji a connu dès son enfance la lutte contre les conquérants, a appris les secrets de l'art de la guerre et a ensuite mené les actions de défense et d'attaque sur les champs de bataille.

Selon diverses études, Nzinga (1580-1663) était non seulement une excellente guerrière prenant le contrôle sur les royaumes de Ndongo et de Matamba dans le sud-ouest de l'Afrique pendant une longue période au XVIIe siècle, mais aussi une stratège et une diplomate avisée.

Elle avait 40 ans lorsqu'elle a été baptisée. Sa conversion au christianisme est restée dans les annales comme un signe de bonne volonté afin d'avoir accès aux pourparlers avec les colonisateurs européens.

Les anecdotes à son sujet abondent, mais la plus connue concerne peut-être son sens de la dignité. Le gouverneur portugais João Correia de Sousa en attendant l'acceptation de la reine de s'asseoir par terre alors qu'il prenait un fauteuil confortable pour les pourparlers de paix, une servante de Ginga -comme les gens l'appelaient-, sous l'ordre d'un simple regard a pris la chaise et, sans dire un mot, elle a mis fin à la situation embarrassante. À cette époque- là ( année 1662), la monarque avait renoncé à son nom de baptême.

Considérée comme une héroïne du nationalisme africain, elle a mené une opposition farouche aux tentatives des envahisseurs pendant quatre décennies. Il n'est pas surprenant que son exemple ait inspiré poètes, romanciers, peintres, sculpteurs et cinéastes.

L'une des principales avenues de Luanda porte son nom, tandis qu'un monument recrée l'imaginaire populaire de cette femme forte, intrépide et intelligente, prête à lutter contre l'occupation étrangère et contre l'asservissement des africains Noirs.

(Tiré d'Orbe)

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=887070:la-legende-dune-guerriere&opcion=pl-ver-noticia&catid=185&Itemid=101

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MADAGASCAR : PLUS DE 80 BATEAUX ETRANGERS PECHENT ILLEGALEMENT

Par Le 20/08/2021

Madagascar : plus de 80 bateaux étrangers pêchent illégalement (Réunion 1ère)

AOÛT 19

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l'actu dans la région : les ressources halieutiques de Mada sont pillées

Abusant de l’incapacité matérielle et technique de l’Etat malagasy à protéger sa Zone Economique Exclusive, mais aussi de la cupidité sans limite des dirigeants, les pays européens, asiatiques et de la Zone OI pillent sans vergogne les ressources halieutiques de Madagascar. Les conséquences peuvent être gravissimes pour les habitants, obligés de prendre beaucoup plus de risques en allant plus loin des côtes, avec leurs frêles embarcation, pour pêcher. Que faire face à ces multinationales de la pêche qui se comportent comme des voyous (avec la complicité de leurs pays respectifs ?) qui n’ont rien à faire des accords internationaux ?

Pour rappel, il y a déjà la famine dans le sud. Ce serait la même situation dans toutes les régions côtières, donc le pays entier, si rien n’est fait.

TG

 

MADAGASCAR : PLUS DE 80 BATEAUX ÉTRANGERS PÊCHENT ILLÉGALEMENT

Comment protéger les eaux malgaches des bateaux qui pêchent illégalement au cœur de la Zone Économique Exclusive ? La Grande île ne dispose pas de moyens à la mesure de sa ZEE (1 million 140 000 km carrés). 84 navires ont été répertoriés par l’Organisation environnementale Vivafrik.

Fabrice Floch • Publié le 19 août 2021 à 11h49, mis à jour le 19 août 2021 à 12h16

Les océans comme le ciel sont dépourvus de frontières. Aucun mur n’enferme un poisson ou un oiseau. Les délimitations humaines sont virtuelles. La surexploitation ou la pollution d’une zone de notre planète a un impact direct dans le voisinage. Les révélations de Vivafrik concernant une recrudescence de bateaux de pêche, pirates, dans les eaux malgaches touchent indirectement La Réunion et Mayotte. 

Le portail d’information spécialisé dans la protection de l’environnement, l’eau et de la surveillance de l’industrie en Afrique nous apprend que quatre-vingt-quatre navires en action de pêche ont été comptabilisés dans la Zone Économique Exclusive (ZEE) de Madagascar ces deux dernières années. Cette information a été révélée par l’Organisation non-gouvernementale, Global Fishing Watch. Cette ONG suit en temps réel les mouvements des navires de pêche dans le monde. Elle nous apprend que la majorité des bâtiments sont immatriculés en Asie et que deux des pirates ont jeté l’ancre dans des ports de la Grande île, sans être arraisonnés. 

Les eaux malgaches pillées par les prédateurs environnementaux

Ces révélations n’étonnent personnes. Madagascar ne peut pas, seule, assurer la protection de sa ZEE. L’ONG anglaise, Ocean Mind, classe les eaux malgaches comme le territoire le plus écumé de la planète par les prédateurs environnementaux ? Des pays européens, asiatiques et de la zone océan Indien pillent les ressources marines. Forts d’accords, jamais renouvelés, des bateaux de pêche continuent de travailler le long des côtes malgaches, précise ce 19 août 2021 L’Express de Madagascar. Des thoniers senneurs œuvrent sans difficulté et en toute illégalité. Ils disposent de moyens électroniques qui leur permettent de passer entre les mailles du filet censés protéger la zone. 

Pour remédier à ce fléau, la Commission de l’océan Indien, l’Europe et les Etats Unis via les Seychelles renforcent la surveillance. Des bateaux d’interception ont été offerts aux gardes-côtes malgaches. L’armée a également obtenu de nouveaux outils pour contrôler les frontières. Les enjeux sont économiques et écologiques, pour Mada et pour les îles de la zone Sud de l’océan Indien. La chute des captures et de la ressource sont liés à cette prédation incontrôlée.

Source

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/08/19/madagascar-plus-de-80-bateaux-etrangers-pechent-illegalement-reunion-1ere/

Dans Afrique

MALI : LE SYNDROME AFGHAN FRAPPE BARKHANE

Par Le 19/08/2021

Mali : Afghanistan-bis ?

C’est tout de même extraordinaire de voir comment les médias mainstream cherchent à défigurer la réalité et à l’exploiter à des fins d’occupation ou mieux dire de maintenir leur occupation militaire en Afrique.

Cette débandade historique des troupes d’occupation US en Afghanistan où elles n’ont fait que de tuer, organiser la violence terroriste, piller les minerais comme l’uranium et le lithium, cultiver des pavots et de s’en mettre plein les poches en se connectant aux mafias nord-américaines, et tout ceci sur fond de prétendus efforts à l’effet de démocratiser la société afghane à savoir y dépraver les mœurs, y atomiser les familles, pousser à l’exode des mains-d’œuvre qualifiées et des intellectuels, à quoi s’ajouterait cette pseudo armée afghane, une réelle mascarade avec ses 300 000 effectifs-mercenaires qui n’ont pas été capables de tenir plus de 24 heures face aux talibans, et bien cette débandade sert à plein, en ce moment même, cette cause perfide.

Voici en effet comment en parle RFI dans son tout dernier article consacré au Mali, foyer de l’occupation du Sahel à l’occasion du premier anniversaire du coup d’État made in France qui a écarté IBK du pouvoir, l’homme lige certes, mais qui a pêché en disant non à une réactivation de l’accord d’Alger, à un référendum constitutionnel avec en toile de fond la régionalisation du Mali. Tout en essayant de réhabiliter le général Goita, signe que la mayonnaise n’a pas pris et que les Maliens n’ont pas adhéré ce putschiste éduqué dans les écoles américaines.

Le site écrit : Le Mali va-t-il suivre la trajectoire afghane ? : « Contrairement aux États-Unis en Afghanistan, la France n’est pas près de se désengager du Sahel. Le 10 juin dernier, Emmanuel Macron a certes annoncé la fin de la mission Barkhane en tant qu’opération extérieure, mais une “transformation profonde” de la présence militaire française au Sahel va s’amorcer, a précisé le président français. Le début du retrait, fin 2021, sera progressif. S’il doit concerner, à une échéance encore indéterminée, au moins 40 % des effectifs, quelque 2 500 à 3 000 soldats devraient rester sur le terrain, dans le cadre d’une lutte antiterroriste internationalisée. »

À quoi joue RFI ?

À la légitimation de l’occupation militaire du pays qui dure depuis sept ans, occupation dont ne veut le peuple malien comme il l’a crié d’abord via des manifs, mais de plus en plus sous forme de résistance armée. En faisant éloge d’un retrait progressif de Barkhane bien différent de la débandade US, c’est en faveur du maintien de l’occupation que RFI plaide. Lisons la suite :

« Toutefois, reconnaît Le Monde Afrique, la fermeture des bases militaires françaises au nord du Mali (Tombouctou, Kidal et Tessalit) d’ici 2022, inquiète. »

Mais inquiète qui ? Les populations qui se sentent bien protégés depuis que l’armée nationale est là, à Kidal, à Gao... ou la force d’occupation Barkhane qui, poussé par la résistance armée à prendre la poudre d’escampette et qui partant se voit dans une totale impasse bien que ses agents takfiristes continuent à mener la vie dure à la population et à ses soldats en multipliant des attaques perfides ? 

Et RFI de poursuivre : « Au début de la guerre en 2012, les soldats maliens avaient été contraints d’abandonner certaines de leurs positions à l’ennemi, une coalition composée de groupes djihadistes et indépendantistes rebelles. Dix ans plus tard, ces villes seront-elles reprises par les djihadistes, une fois les bases françaises closes ? »

Le média français n’a pas honte de comparer la libération des provinces entières afghanes de la présence des troupes d’occupations US avec une réoccupation et plaider de façon parfaitement sournoise en faveur d’un retour de la force d’occupation Barkhane dans le Nord.

Car pour être des salafistes, les talibans sont des Afghans, un peu comme ces soi-disant « djihadistes » maliens qui sont revenus au peuple malien dans le cadre d’un processus de réconciliation réussie et qui a sécurisé des villages et des régions entières, rendant nulle et non avenue une présence militaire étrangère.

Et bien ce qui fait peur à RFI dans cette histoire afghane c’est que les Maliens en tirent leçon et en fassent une raison pour poursuivre leur lutte jusqu’à la libération totale du sahel des mains des occupants occidentaux. Voici comment RFI crache son venin sur une Famas qui a réussi des mois après le retrait de Barkhane à maintenir les provinces du nord dans le giron national en dépit de deux coups d’État, du débarquement des forces de l’OTAN et des USA au Sahel, de la deuxième guerre de la Libye et de ces campagnes aériennes à coup de drones et de Mirage 2000 qui tuent les populations et les soldats sans vergogne : « La question taraude les observateurs, car l’armée malienne, malgré neuf années passées sous perfusion occidentale (formations, armements, financements), semble toujours incapable de rivaliser avec un ennemi qui ne cesse de répandre son influence vers le sud. »

Eh bien non et non, ce genre de campagne de désinformation ne marche plus RFI ! Les Maliens savent quel exemple suivre et leur lecture des événements de Kaboul est bien différente de la vôtre.

Vivement le jour où Bamako sera libérée de la même façon, sur fond de débandade de Barkhane, de l’OTAN et de l’US Army ! 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/19/664754/Mali-le-syndrome-afghan-frappe-Barkhane

Dans Afrique

ETHIOPIE : UN "FALSE FLAG" SIGNE USA/ISRAËL?

Par Le 25/06/2021

Éthiopie : Une opération false flag US/Israël? 

« La volonté du peuple éthiopien sera garantie », a martelé lundi 21 juin le Premier ministre Abiy Ahmed en votant aux élections régionales et législatives dans sa ville de Beshesha.

Initialement prévu en août, puis reporté deux fois, en raison de la crise sanitaire puis à cause de problèmes logistiques, le scrutin qui doit renouveler les députés au niveau local et national s’est finalement tenu ce lundi en Éthiopie. Les élus nationaux désigneront à leur tour le Premier ministre chargé de diriger le pays.

Après avoir échoué dans le déclenchement d’une guerre civile puis une guerre interrégionale entre l’Éthiopie et ses voisins, puis après avoir été rejeté et humilié par le PM éthiopien qui n’accepte aucune ingérence étrangère dans son pays, et enfin suite aux manifestations pro-Chine et pro-Russie des Éthiopiens qui dénoncent les ingérences et les sanctions US contre leur pays, l’axe USA-OTAN a effectivement songé à de nouvelles solutions afin de mener son plan de déstabilisation dans ce pays africain.

Le bombardement aérien dans la province du nord de l’Éthiopie qui aurait fait des dizaines de morts et de blessés ce mardi 22 juin, pourrait donc très bien être une tentative de plus de pointer du doigt Abiy Ahmed et son armée.

« Mardi le village de Togoga, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Mekele, la capitale régionale, aurait été touché par une ou plusieurs bombes. Le bilan toujours incertain serait lourd », lit-on sur RFI, mais l’information ne se termine pas là : « L’armée fédérale éthiopienne a reconnu que les bombardements aériens faisaient partie de ses tactiques militaires. Mais elle a farouchement nié être à l’origine de l’attaque de Togoga. »

D’où sont partis d’éventuels drones qui se sont abattus sur ce marché en plein Tigré laissant des dizaines de morts et fournissant aux médias mainstream le prétexte nécessaire de remettre la couche, de revenir à la charge d’accuser l’armée éthiopienne de massacre ?

RFI, média propagandiste de la puissance néo-colonialiste, n’hésite pas à accuser ouvertement et de façon éhontée l’armée éthiopienne d’être à l’origine de cette attaque odieuse. On accuse même les soldats éthiopiens d’avoir « empêcher les secours d’arriver sur place ».

Depuis mardi, des ambulances ont tenté à plusieurs reprises de se rendre sur le site du drame. Sans succès. « Nous tentons d’arriver par tous les moyens. Mais les militaires accusent les victimes d’être des rebelles, et ils nous soupçonnent de soutenir le TPLF », a confié un médecin de l’hôpital de Mekele. Le plus grand établissement de soin du Tigré a dépêché huit véhicules d’urgence, mais seuls deux ont pu franchir les barrières. « Chaque heure compte. C’est une situation inacceptable et absurde, alors que les victimes sont de simples civils », a indiqué une source médicale, poursuit RFI.

La puissance néo-colonialiste ne se prive donc de rien pour ternir l’image d’une armée qui remplit parfaitement ses tâches et qui durant ces derniers mois a résisté face aux multiples complots et plans de déstabilisations occidentaux.

De plus, en ce qui concerne l’affaire du barrage de la Renaissance, il y a moins de deux semaines, al-Sissi a déclaré que « les eaux du Nil constituent une ligne rouge et toute atteinte aux eaux de l’Égypte sera contrée par une réaction qui menacera la stabilité de la région tout entière ».

Les USA tirent de leur côté sur les ficelles de cette affaire, afin de mettre une pression de plus sur l’Éthiopie.

Au cours d’un entretien téléphonique effectué le 24 mai dernier, le président américain, Joe Biden, avait indiqué à son homologue égyptien son intention d’intensifier les efforts pour résoudre la crise du barrage.

Mais l’axe USA-OTAN ignore que c’est grâce à une coopération régionale et surtout une union au niveau national que les pays d’Afrique s’élèveront comme il se doit. Les populations, les gouvernements, les présidents forment à eux seuls un rempart face aux politiques sournoises des néo-colons, et la partie occidentale le sait et continue de créer des conflits afin de préserver la division. Mais cette ère est révolue.

https://french.presstv.ir/

Dans Afrique

MADAGASCAR : FAMINE DANS LE SUD. ON MANGE DES SEMELLES DE CUIR.

Par Le 24/06/2021

MADAGASCAR – Famine dans le Sud : on mange des semelles de cuir.

JUIN 22

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La situation est dramatique dans cette région très éloignée de la capitale Antananarivo, où le kéré (ou famine ») sévit depuis plusieurs mois. On assiste en effet à des cas de réfugiés climatiques dont les conditions de vie dépassent tout entendement: manger des semelles de cuirs !!

Que fait le pouvoir central face à cette mort lente et imminente d’une partie de la population malagasy ? Où est sa responsabilité ? Pense-t-il que ce n’est pas une priorité nationale et que c’est aux ONG de s’en occuper, comme toujours ? Ou bien, sont-ils occuper à préparer les festivités du 26 juin alors qu’une partie de la population est en train de mourir ?

Nous publions ci-dessous le témoignage et l’appel de la journaliste Gaïl Borgia, qui s’est rendue sur place et qui rend compte du drame que vit actuellement la population locale. (Photos: Gaïl Borgia)

Message à notre cher et beau président : savez-vous que certains habitants mangent des semelles de sandales en cuir de zébu (oui vous avez bien lu) car ils sont en train de mourir de faim? Ils ramassent les déchets des cordonniers et les font cuire à l’eau et au sel. Ou alors les font griller mais c’est très très dur à avaler. Je pensais avoir touché le fond mais là nous creusons encore. C’est réel et c’est en 2021. Je vais de sidérations en sidérations…

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Peut être une image de 1 personne, enfant et plein air

Peut être une image de enfant, assis et plein air

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/06/22/madagascar-famine-dans-le-sud-on-mange-des-semelles-de-cuir/

Dans Afrique

FRANCE : LA RCA CONTRE-ATTAQUE !

Par Le 20/06/2021

La RCA remet la France à sa place

La présence russe, mais surtout l’approche anti-occidentale de la Centrafrique dérange de plus en plus un axe US-OTAN qui voit tous ses plans déjoués l’un après l’autre.

Déçu, l’axe néo-colonialiste tente de cracher son venin jusqu’au bout et c’est à travers une « enquête menée par RFI et publiée par CNN » que cet axe tente de nuire à la présence russe en RCA.

Mais la Centrafrique ne reste pas les bras croisés :

En réponse à l’enquête de la rédaction américaine CNN, le directeur de cabinet du président de la République centrafricaine s’est fendu d’un communiqué de cinq pages, justifié, précise-t-il, par « la gravité de ces allégations diffamatoires, fantaisistes et fallacieuses ». Il existerait selon Obed Namsio « un complot contre les autorités centrafricaines ». Avec pour objectif, la volonté de « soutenir l’instauration d’un chaos » dans le pays et avec « l’intention de nuire aux intérêts de la République centrafricaine ».

Le directeur de cabinet poursuit ensuite sur la ligne de communication officielle : il n’y a pas de mercenaires en Centrafrique, la présence des éléments russes a été autorisée par le comité de sanction des Nations unies, ils interviennent dans le cadre d’un accord de coopération militaire bilatéral.

Le communiqué précise que la présidence « refuse de se retrouver dans une guerre par procuration entre les grandes puissances ». Il rappelle enfin qu’une enquête spéciale du gouvernement a été mise en place pour faire la lumière sur les allégations de violations des droits de l’homme imputées aux Faca et forces alliées russes. Des allégations qu’il qualifie de « précoces ». Une enquête dont on attend les conclusions.

La RCA montre clairement qu’elle ne laisse aucune ingérence de la part de qui que ce soit, surtout sous prétexte d’une présence russe dans son pays.

La population et le gouvernement centrafricains sont bien décidés à sécuriser et à mettre dehors les fauteurs de trouble et ceux qui nuisent à la paix et au développement du pays, qu’ils se trouvent dans le pays ou hors du continent.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/19/660417/La-RCA-remet-la-France-%C3%A0-sa-place

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TCHAD : L'ARMEE POST-DEBY FAIT PEUR ENCORE!

Par Le 20/06/2021

Tchad : qui veut la peau de l’armée ?

Ces ONG qui s’en prennent à l’armée tchadienne ne le font pas tant contre les putschistes et les pouvoirs de transition, que contre cette frange au sein de l’armée qui reste fidèle à l’ex-président Idriss Deby, et qui n’en reviennent toujours pas comment un fidèle allié de la France a été si froidement liquidé de façon aussi perfide.

En effet le contenu de ces rapports de ces ONG revient sur la racine des divergences qui ont fait que la France a tué Déby : Colère de Bohoma, opération spectaculaire qui a totalement discrédité l’hypothèse d’une présence de force occidentale au Sahel, égale la sécurité.

Pour les putschistes qui se sont retranchés derrière le fils Déby et qui tire ses ficelles, il est important d’expurger l’armée tchadienne l’une des plus puissantes du Sahel avec ses officiers militaires qui ont fait échec aux terroristes takfiristes liés aux agences de renseignements occidentaux, et ce, en à peine une semaine.

C’est à peu près le sort qu’ils ont réservé à l’armée ivoirienne à la sortie de leur intervention militaire de 2010-2011 et après que leur pion Ouattara a été propulsé au sommet de l’état

Réforme de l’armée, dégraissage, digitalisation des forces militaires. Ce sont toutes des expressions utilisées quand une puissance d’occupation comme la France se désespère de ses moyens classiques pour liquider une armée africaine.

Celle du Tchad se trouve en tête des priorités de la France maintenant qu’elle annonce être le bras exécutant des Américains au Sahel, et dit ne plus vouloir agir pour ses propres comptes.

Au lac Tchad, où cette armée sait comment démanteler les cellules terroristes, il revient à la France atlantiste de faire sauter les verrous les plus solides afin d’étendre la métastase terroriste à travers tout le sahel

Que ce soit au Tchad ou dans les autres pays du Sahel, les populations restent soudées et savent qu’elles n’ont pas besoin d’avoir un tuteur comme la France, mais elles ont besoin d’avoir un pays souverain, intègre et indépendant.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/20/660487/Tchad--op%C3%A9ration-de-ratissage-de-l-arm%C3%A9e

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ETHIOPIE : LA NOUVELLE PUISSANCE QUI FAIT PEUR!

Par Le 19/06/2021

 Éthiopie: la nouvelle puissance qui fait peur !

 

Dans la Corne de l’Afrique, les pays poussés à empêcher l’Éthiopie de devenir une grande plaque tournante économique et nucléaire dans le monde reculent face à la fermeté d’Addis Abeba.
Concernant le méga-barrage de la Renaissance, le Soudan a annoncé lundi, une visite du ministre de l’irrigation, Yasser Abbas, prévue dans la journée du mardi, pour participer aux réunions des ministres des pays du Bassin oriental du Nil, en Éthiopie.
Il en est ressorti que le Soudan a annoncé avoir accepté un accord provisoire partiel afin de remplir le Barrage de la Renaissance avant son entrée en service, sous réserve de signer les termes de l’accord précédent, et de garantir la continuité des négociations selon un calendrier déterminé.
L'Éthiopie a donc réitéré son intention de procéder au deuxième remplissage du "Barrage de la Renaissance", soulignant qu'il n'y aura aucun changement à cet égard.
Le point dérangeant, ce sont les ambitions de l’Éthiopie, à faire du pays et de la Corne de l’Afrique le « bras de l’Afrique », comme l’a récemment déclaré le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Les États qui veulent empêcher cela sont sous la pression de tiers extra continentaux comme les États-Unis ou encore Israël.  
Les sanctions émises par Washington contre l’Éthiopie, les nombreuses tentatives de l’Égypte et du Soudan afin d’empêcher l’Éthiopie de se développer et faire de l’Afrique de l’Est une puissance mondiale, font peur à de nombreux acteurs. D’autant plus qu’Addis Abeba compte également se lancer dans le nucléaire civil en collaboration avec la Russie. Mais outre ceci, l’Éthiopie a également montré qu’il n’était pas prêt à courber l’échine face aux diktats occidentaux. Donc si l’Éthiopie et surtout la Corne de l’Afrique, si stratégique, montent en puissance et forment un bloc contre l’Empire, cela va faire des émules non seulement en Afrique, mais également au Moyen-Orient. Ce qui fait que le développement de l’Éthiopie et sa politique indépendantiste fait tant peur.
À l’instar de la Centrafrique, ces deux pays ne comptent pas seulement sortir leur propre pays du joug du néocolonialisme, mais ils comptent bien faire sortir le continent africain de cette spirale infernale qui empêche le continent de décoller comme il se doit. Ces deux pays font des émules, et l’effet domino est très rapide en Afrique, et pourquoi pas, un axe de la Résistance qui va rallier la Corne de l’Afrique au Moyen-Orient !

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/18/660355/%C3%89thiopie-la-nouvelle-puissance-qui-fait-peur

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COTE D’IVOIRE : ACQUITTE PAR LA JUSTICE INTERNATIONALE, L’EX-PRESIDENT GBAGBO EST DE RETOUR AU PAYS

Par Le 17/06/2021

Laurent Gbagbo

Acquitté par la justice internationale, l'ex-Président Gbagbo est rentré en Côte d'Ivoire

© AP Photo / Peter Dejong, Pool / NETHERLANDS INTERNATIONAL COURT IVORY COAST

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18:39 17.06.2021(mis à jour 19:44 17.06.2021)URL courte

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L’avion transportant l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo vient d’atterrir à Abidjan. L’homme politique, acquitté de crimes contre l'humanité par la CPI, est de retour au pays après dix ans d’absence.

Acquitté de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI), l'ex-Président Laurent Gbagbo est rentré jeudi en Côte d'Ivoire après dix ans d'absence, dans une atmosphère tendue, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'avion en provenance de Bruxelles s'est posé peu avant 16h30 (heures locale et GMT) à l'aéroport d'Abidjan, à proximité duquel ses partisans qui voulaient l'accueillir ont été dispersés par la police au gaz lacrymogèn

Retour au nom de la «réconciliation nationale»

C'est son acquittement définitif le 31 mars qui a rendu possible ce retour, de même que le feu vert donné par son rival, le Président Alassane Ouattara, au nom de la «réconciliation nationale».

M.Gbagbo a été acclamé à sa descente d'avion par des centaines de personnes, celles qui avaient pu avoir accès à l'aéroport, à savoir ses proches et les responsables de son parti le Front populaire ivoirien (FPI), ainsi que du personnel de l'infrastructure et de plusieurs compagnies aériennes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Mais peu avant l'atterrissage vers 16h30 (heures GMT et locale), ces mêmes professionnels de la presse ont entendu des tirs et vu des fumées se répandre tout près de l'aéroport.

Depuis jeudi matin, la police disperse avec du gaz lacrymogène tous ceux qui tentent de se rassembler près de l'aéroport, situé dans le quartier de Port-Bouët où, selon plusieurs témoins, des échauffourées ont opposé les forces de l'ordre à des partisans de M.Gbagbo.

Les manifestants repoussés ne cachaient pas leur colère de voir leur accès à l'aéroport bloqué, sauf pour les voyageurs devant prendre un avion et les journalistes accrédités.

Avant son départ de Bruxelles, son avocate Habiba Touré, qui a voyagé avec lui, a déclaré à l'AFP que l'ancien Président était «content, enthousiaste et [voulait] jouer sa partition pour essayer de réconcilier les Ivoiriens. Il a besoin de parler à son peuple».

Laurent Gbagbo, 76 ans, vivait à Bruxelles depuis son acquittement par la CPI en janvier 2019, confirmé en appel le 31 mars 2021.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202106171045750613-acquitte-par-la-justice-internationale-lex-president-gbagbo-est-rentre-en-cote-divoire/

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DECES DU LEADER SYNDICAL SUD-AFRICAIN KHAYA XABA

Par Le 15/06/2021

14 Juin 2021

Lundi 14 juin 2021
Décès du leader syndical sud-africain Khaya Xaba


Le porte-parole national du National Education, Health and Allied Workers' Union (NEHAWU), Khaya Xaba, est décédé. Le syndicat a déclaré qu'il était décédé aux premières heures du dimanche matin à la suite de "complications liées à la maladie".

Dans une déclaration, le Parti communiste sud-africain (SACP) souligne :

"Le Parti communiste sud-africain (SACP) exprime son message de sincères condoléances à la famille du camarade Khaya Xaba, au Syndicat national de l'éducation, de la santé et des travailleurs assimilés (Nehawu), au Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu) et à la Ligue des jeunes communistes d'Afrique du Sud (YCLSA)". Le porte-parole national de Nehawu est décédé aux premières heures du dimanche 13 juin 2021 après avoir souffert de complications liées à une maladie. C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès prématuré du camarade Khaya.

Xaba a rejoint le mouvement révolutionnaire démocratique national à un jeune âge, en commençant par l'YCLSA juste après avoir terminé sa scolarité. C'était un jeune militant communiste désintéressé, déterminé à réaliser le socialisme. C'est dans les rangs de l'YCLSA en tant que militant, ainsi que par le biais d'études universitaires, que Khaya a développé ses compétences en tant que communicateur politique et ouvrier. L'YCLSA l'a nommé, pour qu'il soit basé à plein temps à son siège, au siège du SACP, pour servir d'agent de liaison avec les médias et de porte-parole national. Il s'est distingué par son dévouement à son travail et le renforcement continu de ses capacités, faisant également partie du contingent de médias, de communication et d'information du SACP.

Nehawu a remarqué son talent et a pris une bonne décision en le nommant agent de liaison avec les médias. Sur la base de ses performances, le syndicat l'a rapidement promu au poste de porte-parole national. L'étoile montante a brillé en communiquant les décisions du syndicat, en défendant les intérêts des travailleurs et en poursuivant simultanément son activisme politique plus large. En plus de servir Nehawu avec une grande loyauté envers ses membres, ses principes et ses valeurs, Khaya a soutenu activement d'autres affiliés du Cosatu et a participé à des luttes de solidarité avec d'autres travailleurs, notamment ceux des médias.

La meilleure façon de se souvenir du camarade Khaya est d'approfondir les luttes telles que la campagne contre le néolibéralisme et son programme d'austérité. Parmi les jeunes, l'Alliance de la jeunesse progressiste a pris l'initiative de faire avancer cette campagne. En outre, le camarade Khaya était un internationaliste. La meilleure façon de se souvenir de lui est d'intensifier les campagnes de solidarité internationale, comme la campagne de solidarité avec les peuples du Sahara occidental, de Palestine, de Cuba et d'autres pays confrontés à une agression impérialiste accrue et/ou à une occupation coloniale. Ces campagnes font partie des luttes ouvrières dans lesquelles Khaya était impliqué en tant que jeune et militant de la classe ouvrière."

De son côté, dans une déclaration, le Parti communiste du Swaziland (CPS) écrit :

"Le Parti communiste du Swaziland (CPS) est attristé par le décès du camarade Khaya Xaba, le porte-parole du Syndicat national de l'éducation, de la santé et des travailleurs assimilés (NEHAWU). Le camarade Khaya était un véritable ami du peuple opprimé du Swaziland. Il a participé à plusieurs écoles politiques et congrès de la CPS ainsi qu'à de nombreuses marches de solidarité et piquets de grève sur la lutte du Swaziland.

Le CPS transmet ses sincères condoléances à la famille du camarade Khaya pour cette perte et lui souhaite une grande force dans cette période difficile. Le CPS adresse également ses condoléances à NEHAWU, au Parti communiste sud-africain, à la Ligue des jeunes communistes d'Afrique du Sud et à l'ensemble de la classe ouvrière en Afrique du Sud. Le CPS transmet également ses condoléances à #Africa4Palestine où il était membre du conseil d'administration.

En mémoire du camarade Khaya Xaba, le CPS continuera à participer activement, parmi les masses du Swaziland, à la lutte pour la liberté et la démocratie. Le CPS appelle également à l'intensification de la solidarité internationale avec le peuple du Swaziland qui est sorti en nombre pour protester contre la brutalité policière et pour la démocratisation du pays."
NEHAWU / Solidnet.org

source : https://www.idcommunism.com/2021/06/south-african-trade-union-leader-khaya-xaba-dies.html

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Dans Afrique

MAROC : L’ARMEE US DEBARQUE AU SAHARA ET DEPLOIE DES VEHICULES MILITAIRES. J’ESPERE QU’IL N’Y A PAS UN COUP TORDU CONTRE LA REPUBLIQUE SAHRAOUIE

Par Le 10/06/2021

Maroc : L’armée américaine débarque dans le Sahara et déploie des véhicules militaires

 Depuis 10 heures  10 juin 2021

Des forces US

Des forces US

 Maghreb - Maroc - Monde arabe

 

Rédaction du site

Les armées participant aux manœuvres African Lion sont arrivées dans la zone de Mahbas, avec leurs véhicules militaires, dans le cadre des exercices organisés cette année dans le Sahara.

Des sources sur le terrain ont indiqué que « les armées participant aux manœuvres ont débarqué dans le secteur de Mahbas, transportées par avions, et avec des véhicules militaires afin d’effectuer des entraînements sur le terrain dans la même zone ».

C’est la première fois que l’armée américaine débarque au Sahara avec son équipement militaire, pour participer aux manœuvres qu’elle organise chaque année avec le Maroc.

Cette participation intervient après la reconnaissance par la précédente administration américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara.  Ces manœuvres simuleront de nombreuses applications opérationnelles sur le terrain avec la participation de 67 avions et entraîneurs navals, pour un coût total de 28 millions de dollars.

Environ cinq mille soldats d’Afrique du Nord et d’autres régions participent à l’édition actuelle, dirigée par les États-Unis d’Amérique.

Et les régions de Mahbas, Tan-Tan et Guelmim accueillent des manœuvres américaines avec la participation des armées des pays européens, arabes et africains.

Boudjemaa Benaho, expert des questions désertiques, souligne que ces manœuvres reflètent la profondeur et la force des relations avec l’État américain et les pays participants, notant que « les manœuvres renforcent la coopération militaire pour renforcer les alliances conjointes ».

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2090772

 

Dans Afrique

MANLIO DINUCCI : LION AFRICAIN EN CHASSE DE NOUVELLES PROIES

Par Le 08/06/2021

L’Art de la guerre

 

Lion Africain en chasse de nouvelles proies

 

Manlio Dinucci

 

  Hier a commencé l’African Lion (Lion Africain), la plus grande manoeuvre militaire dans le continent, planifiée et conduite par l’US Army. Elle comprend des manoeuvres terrestres, aériennes et navales au Maroc, Tunisie, Sénégal et dans les mers adjacentes -de l’Afrique du Nord à l’Afrique de l’Ouest, de la Méditerranée à l’Atlantique. Y participent 8.000 militaires, pour la moitié étasuniens, avec environ 200 blindés, canons autopropulsés, avions et navires de guerre. L’African Lion 21, dont le coût est prévu à 24 millions de dollars, a des implications qui la rendent particulièrement importante.

 

  Avec un plan politique décidé fondamentalement à Washington, la manoeuvre se déroule cette année pour la première fois dans le Sahara Occidental, c’est-à-dire dans le territoire de la République Sahraouie, reconnue par plus de 80 États de l’ONU, mais dont l’existence est niée et combattue avec tous moyens par le Maroc. Rabat déclare que de cette façon “Washington reconnaît la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental” et invite Algérie et Espagne à abandonner “leur hostilité à l’égard de l’intégrité territoriale du Maroc”. L’Espagne, accusée par le Maroc de soutenir le Polisario (front de libération du Sahara Occidental), ne participe pas cette année à l’African Lion. Washington réaffirme son plein soutien au Maroc, en le définissant comme “plus grand allié non-OTAN et partenaire des États-Unis”.

 

   La manoeuvre de déroule cette année, pour la première fois, dans le cadre d’une nouvelle structure USA de commandement. En novembre dernier, l’US Army Europe et l’US Army Africa ont été incorporées dans un unique commandement : l’US Army Europe and Africa. Le général Chris Cavoli, qui en est le chef, explique la raison de cette décision : “Les problèmes de sécurité régionale d’Europe et Afrique sont inextricablement reliés et, si on les laisse sans contrôle, ils peuvent rapidement se diffuser d’une zone à l’autre”. D’où la décision de l’Armée USA d’incorporer le Commandement de l’Europe et le Commandement de l’Afrique, afin de “déplacer dynamiquement les forces d’un théâtre à l’autre, d’un continent à l’autre, en améliorant nos temps de réponse aux urgences régionales”. Dans ce cadre, l’African Lion 21 est incorporée à la Defender-Europe 21, dans laquelle sont engagés 28 mille militaires et plus de 2 mille véhicules lourds. Pratiquement c’est une seule série de manoeuvres militaires coordonnées qui est en train de se dérouler de l’Europe du Nord à l’Afrique de l’Ouest, planifiée et commandée par l’US Army Europe and Africa. Objectif officiel : contrecarrer une non précisée “maléfique activité en Afrique du Nord et Europe Méridionale et agression militaire adversaire”, avec référence évidente à Russie et Chine.

 

  L’Italie participe à l’African Lion 21, comme à la Defender-Europe 21, non seulement avec ses propres forces mais comme base stratégique. La manoeuvre en Afrique est dirigée depuis Vicenza, par la Task Force de l’Europe Méridionale de l’US Army, et les forces participantes sont approvisionnées, à travers le port de Livourne, avec des matériaux de guerre provenant de Camp Darby, la base logistique  limitrophe de l’US Army. La participation à l’African Lion 21 participe du croissant engagement militaire italien en Afrique. Emblématique en est la mission au Niger, formellement “dans la cadre d’un effort conjoint européen et étasunien pour la stabilisation de l’aire et pour s’opposer aux trafics illégaux et aux menaces contre la sécurité” ; en réalité pour le contrôle d’une des aires les plus riches en matières premières stratégiques (notamment pétrole, uranium, coltan) exploitées par des multinationales étasuniennes et européennes, dont l’oligopole est mis en danger par la présence économique chinoise et par d’autres facteurs. D’où le recours à la traditionnelle stratégie coloniale : garantir ses propres intérêts par des moyens militaires, y compris le soutien aux élites locales qui fondent leur pouvoir sur les forces armées, derrière l’écran de fumée de l’opposition aux milices jihadistes. En réalité les interventions militaires aggravent les conditions de vie des populations, en renforçant les mécanismes d’exploitation et d’assujettissement, avec pour résultat les migrations forcées et les tragédies humaines qui s’en suivent. 

 

Édition de mardi 8 juin 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/leone-africano-a-caccia-di-nuove-prede/ 

Traduit de l’italien par M-A P

 

 

Dans Afrique

MAROC : LE CYNISME ET LES MENACES D'UN ETAT VOYOU

Par Le 07/06/2021

6 Juin 2021

publié le 04/06/2021
Maroc : Le cynisme et les menaces d'un Etat voyou

Le cynisme du pouvoir marocain vient d’atteindre un nouveau degré d’abjection. Dans une orchestration largement préparée en amont, les autorités ont volontairement relâché le contrôle des frontières laissant passer dans l’enclave espagnole de Ceuta près de 10 000 migrants, dont 2000 enfants, rêvant d’immigrer vers l’Europe. Rabat utilise la détresse sociale et la précarité de sa jeunesse, poussée par le désespoir, la misère qui explose et les inégalités croissantes, afin d’exercer des pressions diplomatiques sur les pays de l’Union européenne.

Cet épisode, qui n’est pas nouveau, jette une lumière crue sur la réalité du régime de Mohammed VI qui, dans le sillage de R.T. Erdogan, n’hésite pas à sacrifier son peuple, à faire du chantage aux migrants et à laisser planer le doute sur la coopération contre le terrorisme.

Cette provocation du Maroc à l’égard de l’Espagne s’explique essentiellement par la situation au Sahara occidental et par l’accueil récent, dans un hôpital près de Saragosse, du président de la République Arabe Sahraouie Démocratique, secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, en convalescence après avoir contracté la Covid-19.

Depuis le deal honteux entre D. Trump, B. Netanyahou et le roi du Maroc reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en échange d’une normalisation des relations avec Israël, Rabat se croit tout permis.

Le ministre des Affaires étrangères marocain, homme de toutes les basses besognes, multiplie les intimidations auprès des capitales européennes afin que celles-ci emboîtent le pas de la violation du droit international. Pour avoir contesté l’oukase de D. Trump et exiger le respect du droit, Rabat a suspendu sa coopération avec Berlin. En effet, les résolutions de l’ONU condamnent la colonisation marocaine et le pillage des ressources du Sahara occidental et exigent l’organisation d’un référendum d’autodétermination. L’élection de J. Biden et l’absence d’effet d’entraînement jettent le doute sur la pérennité de cette forfaiture.

Les récents événements de Palestine, avec la destruction de Gaza, ont créé une certaine fébrilité car l’abandon des Palestiniens par Rabat ne s’est traduit par aucune concession de la part de B. Netanyahou alors que l’opinion publique marocaine ne faiblit pas dans sa solidarité avec le peuple palestinien.

L’agressivité marocaine s’explique aussi par le dévoilement sur la scène internationale de l’ampleur des régressions démocratiques. Le nombre de journalistes emprisonnés pour avoir rendu compte de la corruption de la classe dirigeante ou de la répression dans le Rif ou dans les territoires s’accroît de manière inquiétante. C’est le cas de Soulaiman Raissouni, d’Omar Radi, de Taoufik Bouachrine, de Chafik Omerani ou d’Imad Stitou dont certains ont entamé une grève de la faim.

Combien de temps encore, le gouvernement français va-t-il fermer les yeux sur les atteintes aux libertés, l’agressivité et l’expansionnisme marocain, facteurs de déstabilisation régionale ?

Les communistes français expriment leur solidarité avec les forces démocratiques marocaines. Ils saluent le courage du peuple sahraoui qui, avec leur président Brahim Ghali, lutte pour leur droit inaliénable à l’autodétermination.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source : https://www.pcf.fr/maroc_le_cynisme_et_les_menaces_d_un_etat_voyou

Tag(s) : #Maroc#PCF

Dans Afrique

LA BELGIQUE VA-T-ELLE SE DEBARRASSER DES RESTES DE PATRICE LUMUMBA DANS LE SILENCE ET LA HONTE ?

Par Le 05/06/2021

La Belgique va-t-elle se débarrasser des restes de Lumumba dans le silence et la honte ?

 

01 Juin 2021

   

Alors que les restes de Patrice Lumumba doivent être rapatriés au Congo, plusieurs personnalités signent une carte blanche invitant l’État belge à prendre ses responsabilités. En 2011 a été jugée recevable une plainte de la famille Lumumba contre les familles belges soupçonnées d’être impliquées dans l’assassinat du héros de l’indépendance. (IGA)

 

Après plusieurs annonces du côté congolais et belge, le programme du rapatriement des restes de Patrice Lumumba, gardés illégalement pendant plus de 60 ans en Belgique comme « un trophée de chasse » par le commissaire de police belge Gerard Soete – puis, après la mort de ce dernier, par sa fille –, est donc sur le point d’être finalisé. Depuis plusieurs années, « ces restes » sont dans les mains de la Justice belge, et selon le procureur fédéral, il s’agirait d’une dent. Cette dent venant du corps du Premier ministre congolais, martyrisé et dissout dans un bain d’acide sulfurique en 1961. Le 22 juin prochain, les restes seront enfin rapatriés vers le Congo, son pays natal.

Outre les risques de récupérations politiques, les problèmes qui entourent cet événement restent nombreux. Par exemple, le mausolée qui devrait accueillir l’icône panafricaine à Kinshasa n’est toujours pas prêt. Les travaux n’ont pas encore débuté, et se pose donc la question de savoir quel lieu de repos décent sera offert à Lumumba. Le risque n’est-il pas grand que ce lieu de mémoire ne voit jamais le jour ? Outre ces problèmes importants, il en est un qui nous apparaît essentiel quant au travail de mémoire en Belgique et au Congo. En effet, selon la programmation, il serait prévu de restituer les restes le 20 juin dans un cercle restreint, sans autre précision. Aucun discours, aucune cérémonie officielle et publique ne semble être prévue de la part des autorités belges.

Ainsi donc, l’État belge, par l’entremise d’un fonctionnaire le représentant – le nom du procureur fédéral circule – restituerait en catimini les restes du Premier ministre congolais ? Il faut ici rappeler que la Belgique n’a jusqu’aujourd’hui officiellement reconnu qu’une « responsabilité morale » dans l’assassinat de Patrice Lumumba. Ce sont les termes mêmes des conclusions de la commission parlementaire qui a enquêté sur le rôle de la Belgique dans ce crime entre 2000 et 2001. Tous les faits qui démontrent un rôle concret et décisif d’émissaires belges et leurs chefs au gouvernement de l’époque ont été comme effacés par cette conclusion hypocrite. Le gouvernement belge d’alors avait soigneusement voulu éviter d’assumer la responsabilité d’un crime qui eut et a encore des conséquences désastreuses pour le Congo et l’Afrique centrale. Et ceci alors que les preuves du dossier sont écrasantes. Une fois encore, ce serait donc une honte pour l’État belge de ne pas utiliser ce momentum que représente le transfert des « restes » prévu en juin prochain pour reconnaître sa responsabilité et lancer un signal positif vers les afro-descendant(e)s et la jeunesse belge en général qui attendent toujours un vrai travail mémoriel.

Ces « restes », de par leur simple présence en Belgique des décennies durant, constituent une preuve matérielle indéniable du rôle proactif des autorités belges dans l’assassinat et l’élimination du corps de Patrice Lumumba. Si l’État belge souhaite être crédible dans ses déclarations d’attachement aux valeurs telles que la démocratie, la paix ou les droits humains, il se doit de reconnaître et d’admettre ses responsabilités à l’occasion du transfert des restes à l’État congolais :

Que ses ministres, diplomates, émissaires et officiers de l’époque ont joué un rôle décisif dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu de Patrice Lumumba, et dans la liquidation du Premier ministre ainsi que de ses compagnons, le président du Sénat, Joseph Okito et le ministre Maurice Mpolo en janvier 1961 ;

 

Que pendant quatre décennies, jusqu’à sa mort, Gerard Soete a montré à son entourage et à des journalistes les restes du leader congolais comme un trophée de chasse, sans que les autorités s’en émeuvent. La commission parlementaire Lumumba (2000-2001) qui avait pourtant tous les pouvoirs d’un juge d’instruction, n’a organisé aucune perquisition de son vivant ;

 

En 2011, la famille Lumumba avait introduit une plainte contre des Belges en vue de faire reconnaître leurs responsabilités dans l’assassinat de leur père. Le parquet n’a jamais organisé une enquête pour trouver les restes chez les descendants de Gerard Soete, et ce, bien qu’il s’agît d’un corpus delicti du crime, précisément objet de la plainte. Il faudra attendre début 2016 pour que la justice belge perquisitionne chez la fille de Gérard Soete et saisisse une dent transmise par son père. Cette action fut la conséquence d’une enquête effectuée par le journaliste Jan Antonissen (Humo) et d’une plainte pour recel de cadavre introduit par l’auteur Ludo De Witte.

La plainte de la famille contre les Belges accusés d’être responsables de l’assassinat de Patrice Lumumba a été jugée recevable. Aucune prescription ne pouvait être admise puisqu’il s’agit ici d’un crime de guerre impliquant des Belges. Mais l’enquête patine depuis 10 ans. Il est notamment inexplicable qu’en 2020 le procureur fédéral ait reconnu qu’aucune demande n’avait encore été faite au Parlement belge de pouvoir transférer les comptes rendus des interrogatoires effectués à huis clos à l’époque de la commission Lumumba. Il expliquait ce retard de plus de 9 ans par un manque de personnel ! Une instruction à la traîne qui permet aux protagonistes visés par la plainte de finir paisiblement leur vie. Cette instruction à la traîne a comme conséquence qu’aujourd’hui déjà dix des douze personnes sur la liste des accusés sont décédés. Si tous les accusés disparaissent avant la clôture de cette instruction, l’affaire sera classée.

Pour toutes ces raisons, la Belgique officielle doit assumer ses responsabilités. A l’heure où une commission parlementaire de la Chambre des représentant(e)s souhaite faire la lumière sur le passé colonial belge et où les instances onusiennes pressent la Belgique de prendre à bras le corps les questions mémorielles dans ce domaine, il serait incompréhensible que les autorités belges rendent en silence les restes de Patrice Lumumba.

Nous appelons donc les autorités belges à une remise publique et officielle des restes le 20 juin à la famille et aux autorités congolaises. Lors de cette remise, nous les appelons à reconnaître sans équivoque, officiellement et en toute transparence, la responsabilité politique de l’État dans l’assassinat du Premier ministre congolais et son attitude inacceptable dans les six décennies qui ont suivi. Et enfin réitérer à cette occasion ses excuses à la famille et au peuple congolais en tirant les conséquences matérielles et politiques évidentes.

Si d’aventure le gouvernement belge manquait à nouveau de courage politique à cette occasion, Patrice Lumumba hantera certainement encore longtemps les mémoires belges et congolaises qui ne demandent pourtant qu’à s’apaiser pour de bon sur ce crime odieux et ses rebondissements honteux. Pour les nombreux héritiers et héritières politiques et idéologiques de toutes origines présentes au sein de la jeunesse belge, congolaise et africaine, ce serait un terrible signal négatif après la lettre du roi Philippe le 30 juin dernier.

 

Joseph Anganda, militant panafricaniste ; Karel Arnaut, professeur à la KULeuven ; Saïd Bouamama, auteur ; Amzat Boukari-Yabara, historien et militant panafricaniste ; Guido Convents, Afrika Filmfestival Leuven ; Ludo De Witte, auteur ; Elisabeth Dikizeko, doctorante en histoire et militante panafricaniste ; Ambroise Kalabela,  militant panafricaniste ; Gilian Mathys, chercheuse à l’université de Gent ; Isabelle Minon, Intal Congo ; Jean-Marie Mutamba Makombo, professeur émérite à l’Université de Kinshasa ; Elikia M’Bokolo, historien, professeur à l’Université de Kinshasa, membre du comité d’expert(e)s auprès de la commission spéciale « colonisation » à la Chambre des représentant(e)s ; Georges Ngonzola-Ntalaja, professeur à l’Université de Caroline du Nord ; Raoul Peck, cinéaste et ancien ministre de la Culture d’Haïti ; Kalvin Soiresse Njall, député et ancien coordinateur du Collectif Mémoire Coloniale ; Julien Truddaïu, auteur et coordinateur général Présence et Action Culturelles ; Berthe Walo, universitaire et militante panafricaniste ; Jean Ziegler, sociologue et vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

 

Carte blanche parue sur le site de la RTBF

https://www.investigaction.net/fr/la-belgique-va-t-elle-se-debarrasser-des-restes-de-lumumba-dans-le-silence-et-la-honte/

Dans Afrique

RCA, TCHAD, MALI : MACRON DANS L'EMBARRAS

Par Le 04/06/2021

RCA, Tchad, Mali: Paris dans l’embarras

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 03 juin 2021

Observateur continental

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L’establishment français se retrouve désormais dans une situation délicate sur le continent africain. A l’heure des bouleversements stratégiques en cours et d’une mobilisation de la société civile en Afrique pour la reprise d’une souveraineté véritable, le risque observé réside dans la volonté de l’Elysée d’utiliser des méthodes de déstabilisation pouvant être considérées comme clairement extrémistes.

Parmi ces méthodes, on peut faire mention d’une activation des cellules appartenant au réseau françafricain, pouvant commettre des attaques ciblées contre les leaders africains s’étant libérés ou en phase de le faire vis-à-vis de l’ancienne métropole coloniale, et plus généralement vis-à-vis des forces néocoloniales. L’autre schéma pouvant être promu par ledit réseau réside dans le fait de créer des tensionsintra-africaines, comme la tentative actuelle qui vise la Centrafrique et le Tchad.

En effet, après l’arrestation récente d’un mercenaire français dans la capitale centrafricaine Bangui, en possession d’un fort important arsenal d’armes et de munition, et de la reprise sous contrôle gouvernemental de pratiquement tout le territoire national de la RCA, le tout après des années d’instabilité, Paris semble vouloir jouer le tout pour le tout. Des attaques médiatiques hexagonales visant les pays ayant choisi la souveraineté nationale et le panafricanisme comme bases de leur développement, jusqu’à la création de nouveaux défis sécuritaires pour les pays concernés, comme la promotion de tensions entre pays voisins.

Les tout récents exemples sont là: tout d’abord une explosion dans le nord-ouest de la RCA qui tue deux policiers centrafricains et trois instructeurs russes, puis cette tentative de semer la discorde entre Bangui et N’Djamena.

Si effectivement le Tchad reste un allié officiel à ce jour pour Paris, un très grand nombre de citoyens tchadiens refusent catégoriquement d’être entrainés dans un conflit avec le voisin centrafricain, le tout via une pure instrumentalisation française. Le leadership de la République centrafricaine a en ce sens entrepris également toutes les démarches nécessaires afin que la situation avec le voisin tchadien reste sous contrôle, comme l’indique d’ailleurs le communiqué conjoint signé par la cheffe de la diplomatie centrafricaine Sylvie Baipo-Temon et son homologue tchadien.

La vive inquiétude et la radicalisation des actions de l’Elysée peuvent être vues non seulement dans le contexte de la perte d’influence en RCA – mais également à d’autres endroits dans ce qu’il continue de considérer comme son «pré-carré». Notamment au Mali où la société civile continue de se mobiliser pour demander, entre autres, le départ des troupes françaises.

En termes de perspectives, si la meilleure réponse aux nouvelles tentatives de déstabilisation via un réseau obscur et d’un autre temps – reste sans aucun doute la pleine conscience du leadership et de la société civile d’Afrique, il faut néanmoins prendre ces défis avec le plus grand sérieux. Faut-il le rappeler: l’establishment occidental a déjà démontré à plus d’une fois être capable d’instrumentaliser des éléments extrémistes, et mêmes ouvertement terroristes, notamment comme ce fut le cas en Syrie, dans le but d’atteindre des objectifs géopolitiques. Cette éventualité est d’autant plus plausible lorsque ce même establishment voit ses intérêts datant de dizaines d’années ouvertement menacés.

Une chose est sûre. L’éveil des consciences au sein du continent africain vit une période sans précédent. La réponse médiatique panafricaine, l’analyse personnelle et non dictée depuis l’Occident au sein des populations de l’Afrique, la mobilisation populaire – représentent des éléments indéniables pour une résistance à succès face au schéma qui vise à toujours diviser pour maintenir, ne serait-ce que pour quelque temps, un règne unipolaire totalement dépassé.

Les Africains dans leur large majorité ont soif de la souveraineté véritable pour leur continent. Et s’inspirent aujourd’hui des grands noms du panafricanisme. L’Afrique a aujourd’hui une chance unique de s’affirmer pleinement – dans l’optique de devenir à terme un bloc puissant du monde multipolaire, devenu réalité depuis ces dernières années. Même si cela déplait fortement aux nostalgiques d’un ordre international dépassé par les événements en cours.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/rca-tchad-mali-paris-dans-lembarras/5657144

Dans Afrique

MALI : ECHEC ET MAT POUR LE TANDEM BARKHANE/MACRON?

Par Le 03/06/2021

MALI : ECHEC ET MAT POUR LE TANDEM BARKHANE/MACRON?

La Résistance malienne ne baisse pas les bras : bien que l’enthousiasme pro-russe soit bien appréciable au Mali puisque tout pousse à dire que le Mali pourrait emboîter le pas à la RCA et à mettre à la porte la force d’occupation avec l’aide de Moscou, mais force est de constater que certains médias russes se trompent littéralement et se font, sans le vouloir, le porte-voix des médias de l’occupation.

Il en est de même de cet article de Sputnik ou un prétendu expert dit : « Tous les espoirs sont tournés vers cette nouvelle coalition à construire. Sur le plan sécuritaire, il n’y a guère de changement sur le terrain, les terroristes se rapprochent de plus en plus de la capitale. Le 29 mai, le poste de contrôle de Bougouni, dans le sud du pays, a été attaqué (le bilan provisoire est de cinq morts). Les Maliens sont livrés à eux-mêmes ».

Eh bien non, les Maliens ne sont pas abandonnés ! Les Maliens ont neutralisé et neutralisent toujours les complots, les plans B de la force d’occupation et Barkhane et sont sur le point de mettre à la porte Barkhane. Et comment ?

Rien qu’en se référant à cette phrase de M. Macron quand il a dit il y a quelques jours dans son interview avec le JDD : «Je ne resterai pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique, ni de transition.»

En effet, Emmanuel Macron a réitéré dimanche 30 mai son souhait de retirer la force Barkhane, si le pays sahélien allait «dans le sens» d'un islamisme radical.

En fait, cet islamisme radical renvoie directement aux succès extraordinaires de la société malienne, à impliquer le processus de réconciliation, à aider l’armée malienne à réintégrer une grande partie des Maliens armés, qui était tombés dans le piège des services secrets français et occidentaux et en coopérant avec les terroristes et les agences crées de ses mêmes services portant atteintes aux intérêts nationaux maliens.

Et bien, cet islamisme radical qui gêne Macron, ce sont ces villages entiers où les ex-miliciens armés ont renoué avec la société civile sous l’auspice du fait religieux qui est un si grand facteur de cohésion sociale au Mali.

Dicko ou pas, ces ex-terroristes ne servent plus Barkhane. Ils ne tuent plus pour l’armée d’occupation, ils n’attaquent, ni ne pillent les villages dans le nord, dans le centre pour que la forces d’occupation ait le prétexte nécessaire à dresser ses bases, à faire remonter les Peuls contre les Dogons… bref à justifier leur présence sur place.

Macron a raison d’être en colère parce qu’au Mali, il est totalement dans l’impasse. D’où ce second coup d’Etat de pacotille qui a tenté de changer la place des pillons dans l’espoir de pouvoir contrer cette défaite totale et que l’Occident, par CEDEAO interposé, a légalisé et a tenté de faire succéder au pouvoir étatique malien.

Mais cette junte dirigée par Gaita, une créature de la CIA et de la DSGE, réussira-t-elle à ouvrir la voie à un démembrement du Mali via un changement de la Constitution et déjà l’Occident se comporte comme si la charte de transition était à même de remplacer la Constitution.

Une chose est sûre : les Maliens sont bien plus intelligents et ingénieux pour faire échec à ce nouveau plan B désespéré de la France.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/03/658163/Mali-echec-et-mat-pour-Barkhane-

Dans Afrique

ETHIOPIE : LE PEUPLE DIT "STOP" AUX INGERENCES US !

Par Le 31/05/2021

Éthiopie : manifestations contre les ingérences US !

En Éthiopie, outre la résistance du gouvernement éthiopien, c’est la population éthiopienne qui enfonce le clou !

Depuis plusieurs semaines, les nombreuses tentatives américaines pour faire plier Addis Abeba se sont soldées par un échec.

Suite à la défaite amère de Washington de déstabiliser l’Éthiopie et la région à travers les séparatistes terroristes du Tigré, les États-Unis comptent maintenant mettre en place des sanctions contre l’Éthiopie et l’Érythrée suite à leur gestion de la crise dans le Tigré qui n’a pas été fait dans le sens de Washington. C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État américain Antony Blinken dans un communiqué le dimanche 23 mai 2021.

Selon le responsable, les mesures de restrictions concernent premièrement la délivrance de visas aux fonctionnaires éthiopiens et érythréens. Ceux-ci sont en effet accusés de ne prendre aucune « mesure significative pour mettre fin aux hostilités ou rechercher une résolution pacifique de la crise politique ».

Une semaine après la mise en place de sanctions américaines contre l’Éthiopie, Addis Abeba et la population éthiopienne se mobilisent et contre-attaquent. Des dizaines de milliers d’Éthiopiens ont manifesté leur mécontentement, avec comme mot d’ordre : « Ne touchez pas à l’Éthiopie ».

Les sanctions américaines interviennent presque sept mois après le début de la guerre au Tigré. Washington accuse les autorités éthiopiennes de violations des droits de l’homme. Les Éthiopiens parlent, eux, d’ingérence.

Autour du stade national d’Addis-Abeba : différents slogans à l’adresse des États-Unis. On peut voir « Ne touchez pas à l’Éthiopie » ou encore « Solutions africaines pour problèmes africains ». Une autre bannière réaffirme que le parti tigréen du TPLF, en guerre contre le pays, est une organisation terroriste. Nathanael confirme : « Il y a encore des membres du TPLF aux États-Unis. Ils font du lobby contre l’Éthiopie car c’est comme ça que fait le TPLF. Ils s’ingèrent dans nos affaires intérieures. »

Les manifestants affirment : « Nous sommes ici pour envoyer un message à tous les pays qui veulent s’ingérer dans nos affaires. Qu’importe si c’est l’Europe ou les États-Unis. Nous sommes souverains. »

« L’Amérique ne doit pas s’ingérer dans les affaires de notre pays », répètent en chœur des dizaines de jeunes. « Le gouvernement américain, s’il vous plait, laissez-nous tranquilles. On aime le monde entier ici. Notre gouvernement réalise de merveilleuses choses pour les Africains, les Éthiopiens, les Érythréens. S’il vous plaît, ne touchez pas à notre pays. »

Pour Joseph, ces sanctions ne sont pas seulement injustes mais illégitimes. « Les Américains doivent comprendre quelque chose. Nous avions un gouvernement avant eux. Leur histoire date d’il y a seulement 600 ans. La nôtre date de plus de 3 000 ans. On avait un gouvernement avant les Américains. »

Une manifestante ajoute, " l'Éthiopie, mon pays, ira de l'avant et ne reviendra pas en arrière. L'Amérique devrait nous lâcher les baskets. Nous devrons montrer que nous, Éthiopiens, continuerons en tant que nation."

Le gouvernement éthiopien assurait, en début de semaine, qu’il réévaluerait ses relations bilatérales avec les États-Unis.

Pendant le rassemblement, il a aussi été question du Soudan tout comme de l’Égypte. Les deux pays s’opposent au second remplissage du Barrage de la Renaissance, le grand barrage éthiopien sur le Nil.

Les médias mainstream tentent cependant de faire passer ces manifestations comme une demande du gouvernement éthiopien. Mais ce n’est pas le cas. L’Éthiopie tout entière veut se défaire de la politique néocoloniale de l’Occident. Et ils œuvrent pour ça. Et les médias mainstream ne peuvent rien face aux populations africaines. Stop aux ingérences occidentales en Afrique et dans le monde.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/31/657927/%C3%89thiopie--le-peuple-dit-stop-aux-ing%C3%A9rences-US--

Dans Afrique

APPEL EN ANGOLA A METTRE FIN AU BLOCUS DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA

Par Le 31/05/2021

30 Mai 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-05-30 11:07:10

      

Luanda, 30 mai (RHC) Des organisations solidaires avec Cuba ont exigé aujourd’hui en Angola la fin du blocus économique, financier et commercial du gouvernement des Etats-Unis contre la nation caribéenne.

La déclaration, rendue publique par l’Association de la Communauté des Cubains résidant en Angola (Accra), résume les sentiments de plusieurs entités, a déclaré à Prensa Latina Jorge Pantoja, l’un des coordinateurs du groupement dans la ville de Kilamba, dans la périphérie de cette capitale.

Le texte –a-t-il relevé-, signale la vision commune de l’Accra et des associations de familles angolano-cubaines, d’anciens étudiants formés dans à l’île et d’Amitié Angola-Cuba.

De même, il synthétise la position de nombreuses personnes qui, à titre individuel, ont envoyé des messages et des photos en signe de condamnation des agressions de Washington, a commenté Féliz Arozarena, membre de la direction nationale de l’Accra, qui a apprécié les contacts croissants via les réseaux sociaux.

Pour les requérants, le blocus est une politique génocidaire et criminelle contre la famille cubaine, en vigueur depuis plus de 60 ans.

Dans le même temps, ils regrettent la décision de la Maison Blanche de maintenir Cuba sur une liste d’États commanditaires du terrorisme, 'avec cette action, le gouvernement du président Joe Biden fait preuve de cynisme', indique le document.

Comme le souligne la dénonciation, l’actuel gouvernement de la puissance du Nord s’efforce d’asphyxier le peuple cubain en maintenant les 243 mesures punitives supplémentaires appliquées sous l’administration du président Donal Trump.

Le président Biden a déclaré publiquement que, bien que Cuba ne soit pas une question hautement prioritaire pour l’exécutif nord-américain, un processus de révision de la politique envers le pays antillais est en cours.

Alors, si Cuba n’est pas une priorité et que la révision n’est pas encore achevée, comment le Département d’État explique-t-il la singularisation infondée et mensongère de notre pays sur la question du terrorisme? ', questionne la lettre.

Suivant la même logique, les organisations ont attiré l’attention sur l’incohérence entre le discours et les faits, car plus de 240 mesures coercitives unilatérales prises par le gouvernement Trump sont toujours en vigueur et elles comprennent des poursuites financières accrues et d’autres dispositions extraterritoriales.

Le 23 juin prochain, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) votera un nouveau projet de résolution sur la nécessité de mettre fin au blocus, c’est-à-dire que la plus haute instance de l’organisme multilatéral se prononcera pour la 29ème fois sur la question.

Sans aucun doute, la résolution sera adoptée par l’immense majorité de la communauté internationale, souligne le message commun diffusé par Accra.

Les quatre groupes ont également annoncé qu’ils préparent différentes initiatives en vue de renforcer les voix de soutien au peuple cubain pendant la semaine précédant le vote à l’ONU.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/259036-appel-en-angola-a-mettre-fin-au-blocus-des-etats-unis-contre-cuba

Tag(s) : #Angola#Cuba#Blocus

Dans Afrique

AFRIQUE : L’INSECURITE ALIMENTAIRE MENACE UN DEMI MILLIARD D’AFRICAINS

Par Le 28/05/2021

Un demi-milliard d’Africains sous la menace de l’insécurité alimentaire

Un demi-milliard d’Africains sous la menace de l’insécurité alimentaire

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starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par AlAhed avec AFP

Des chercheurs africains ont alerté jeudi à Abidjan sur la prolifération des maladies des plantes agricoles qui menacent gravement la sécurité alimentaire d'un demi-milliard de personnes sur le continent, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Venus de dix pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, dans le cadre du programme West African Virus Epidemiology (WAVE), les chercheurs ont révélé l'apparition en Côte d'Ivoire du «virus de la canne à sucre», une nouvelle pathologie «qui n'existait que sur le continent asiatique et pas ailleurs» et la «maladie du bananier» en Afrique.

«Les insectes migrateurs, les maladies des plantes et autres agents nuisibles représentent une menace grave pour les récoltes et les revenus des agriculteurs d'Afrique de l'Ouest et du Centre» a déclaré le Dr Justin Pita, directeur exécutif du programme WAVE, axé sur la sécurité alimentaire et financé par la Fondation Bill et Melinda Gates.

3 milliards de dollars de pertes par an en Afrique Subsaharienne

Justin Pita, en compagnie des ministres ivoiriens de l'Agriculture de Côte d'Ivoire (Kobena Kouassi Adjoumani) et du Gabon (Biendi Maganga-Moussavou), ont inauguré un nouveau centre régional de recherche sur les maladies virales des plantes.

Pour lui, «la sécurité alimentaire est menacée, la biodiversité et l'environnement régional sont endommagés sous l'action conjuguée et nocive des criquets, chenilles légionnaires d'automne, mouches des fruits, et des maladies du bananier et du manioc (...) se répandent dans toute l'Afrique de l'Ouest et du Centre, occasionnant de lourdes pertes pour les agriculteurs».

Les chercheurs se sont véritablement «inquiétés» de la divulgation de la «mosaïque» et de la «striure brune», deux maladies du manioc, base alimentaire de 500 millions d'Africains qui provoquent «une perte de trois milliards de dollars par an en Afrique subsaharienne».

«En Ouganda, une épidémie de manioc dans les années 1990 a fait 3000 morts en raison de la famine. C'est comme pas d'attiéké en Côte d'Ivoire ou pas de gari au Nigeria», a expliqué Dr. Pita. L'attiéké, fait à base de semoule de manioc cuite, est très prisé par les populations résidant en Côte d'Ivoire mais aussi à l'étranger. Le gari est une semoule dérivée du manioc.

L'Afrique est le plus grand producteur mondial de manioc (57%), dont on consomme les tubercules, riches en glucides et en amidon, mais aussi les feuilles et la fécule (qui a plutôt l'aspect d'une semoule), produite à partir des racines.

Le manioc s'est imposé comme une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté sur le continent.

Cette plante est une culture de subsistance et de rente pour les producteurs africains.

Le programme WAVE, dont le siège se trouve à Bingerville, près d'Abidjan, prône «une approche régionale» pour combattre les maladies virales.

https://french.alahednews.com.lb/40166/307

Dans Afrique

GENOCIDE – RWANDA : LA DECLARATION CENSUREE DE MICHEL ROCARD SUR LE ROLE DE LA FRANCE (LIBERATION)

Par Le 28/05/2021

Génocide – Rwanda : la déclaration censurée de Michel Rocard sur le rôle de la France (Libération)

MAI 27

Publié par 

Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à se rendre au Rwanda ce jeudi, une vieille note de réflexion du socialiste Michel Rocard sur le rôle de la France dans ce pays resurgit et révèle une analyse lucide, pourtant volontairement censurée.

Michel Rocard, alors Premier ministre, en 1990. (DERRICK CEYRAC/AFP)

par Maria Malagardispublié le 26 mai 2021 à 7h00

C’est un document inédit, ou du moins curieusement effacé, qu’a pu se procurer Libération à la veille d’une visite qualifiée d’«historique» d’Emmanuel Macron, jeudi, au Rwanda. Ce voyage présidentiel, censé acter le rapprochement entre Paris et Kigali, a été facilité par la publication fin mars du rapport d’une commission présidée par l’historien Vincent Duclert sur le rôle de la France au Rwanda. En officialisant pour la première fois la reconnaissance de «responsabilités lourdes et accablantes» pour la France, entre 1990 et 1994, aux côtés du régime qui va conduire au génocide des Tutsis du Rwanda, le travail des historiens chargés d’examiner les archives françaises a permis de briser un tabou.

Pourtant le document remis à Libération n’a pas été porté à la connaissance des chercheurs de la commission Duclert. Aujourd’hui, il semble surgir d’outre-tombe puisque son auteur, Michel Rocard, est décédé en juillet 2016. Il s’agit d’une longue réflexion sur la politique française au Rwanda que l’ancien Premier ministre de François Mitterrand avait rédigée et qui sera enterrée.

Son importance est pourtant évidente, alors que la gauche française reste singulièrement muette sur cette implication française au Rwanda. Et que le Parti socialiste semble toujours déchiré sur le droit d’inventaire de l’héritage de François Mitterrand durant cette période cruciale de «l’histoire rwandaise de la France», pour reprendre une expression formulée dans le rapport Duclert.

«Décision incohérente»

En 1998, Rocard est donc invité à s’exprimer devant la mission parlementaire d’information (MIP) mise en place pour examiner les interventions militaires françaises au Rwanda entre 1990 et 1994. La MIP est présidée par un socialiste, Paul Quilès. Mais le 30 juin 1998, son «camarade» Michel Rocard ne sera apparemment pas autorisé à lire la déclaration qu’il a rédigée, selon ce qu’il avait déjà révélé à l’époque à Libération.

Qu’est devenue cette longue déclaration, nourrie par une visite au Rwanda l’année précédente ? Malgré les mots forts utilisés, elle n’est pas mentionnée dans les annexes, pourtant abondantes, des travaux de la MIP, celles qui sont accessibles à tous. C’est déjà curieux.

Elle doit bien figurer dans les archives complètes de la MIP abritées par l’Assemblée nationale. Mais de façon encore plus surprenante, la commission Duclert s’en verra refuser l’accès. La lettre de mission du président Macron annonçant la création de cette commission en avril 2019 précisait bien que les chercheurs seraient pour la première fois autorisés à examiner tous les fonds d’archives français sans exception. Le bureau de l’Assemblée nationale, présidé par Richard Ferrand, ancien socialiste et désormais membre du parti présidentiel, en décidera autrement. Sans jamais justifier cette décision incohérente.

LIRE L’ARTICLE COMPLET

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/05/27/genocide-rwanda-la-declaration-censuree-de-michel-rocard-sur-le-role-de-la-france-liberation/

Dans Afrique

LA FRANCE A REFUSE DE RESTITUER LES ILES EPARSES A MADAGASCAR. L'INSECURITE S'ACCROIT DANS LE PAYS QUI CHANGE DE CAP ET SE TOURNE VERS L'EST

Par Le 26/05/2021

Madasgascar , encore un coup de force ?

Un conflit armé apparait soudain à Madagascar. De vieux conflits soudainement ravivés.

Une horde de 150 personnes armées ont attaqué trois villages dans la commune d’Ivondro, district de Midongy Atsimo, région Atsimo-Atsinanana, trois jours après l’inauguration de la base militaire de Iakora où Andry Rajoelina a affirmé que, l’insécurité a été réduite de 50% dans le pays ces deux dernières années. Lors de cette attaque, le service de la communication de la gendarmerie nationale fait état de 19 morts, 6 blessés, 3 personnes prises en otage, 300 maisons incendiées et 500 zébus volés.

L’attaque est survenue dans la nuit de samedi à dimanche dans les villages de Morafeno, de Benonoka et d’Ampahatelo. Les assaillants auraient immolé un enfant et tué deux militaires. Les autres victimes recensées seraient des villageois qui ont poursuivi les voleurs de zébu.

Des sources concordantes indiquent que des éléments de forces de défense des districts de Befotaka Atsimo et de la base militaire fraîchement inaugurée, à Iakora, ont été appelés en renfort. Les forces de l’ordre ont mobilisé des hélicoptères, des véhicules blindés et des drones, affirme la gendarmerie nationale qui précise que les compagnies, brigades, postes fixes et avancés de la gendarmerie nationale ainsi que les détachements autonomes de sécurité et les détachements spéciaux de sécurité de l’armée se sont organisés pour porter secours en urgence à ces villages. Lundi, la poursuite de ces terroristes en cavale a continué. Des pratiques qui ressemblent à celles effectuées par les groupes terroristes dans le Sahel.

Depuis que Madagascar a tenu tête à la France, l’insécurité dans le pays n’a fait que s’accroitre. En effet, depuis que la France a illégalement refusé de restituer la souveraineté des îles Eparses à Madagascar, il est clair que le gouvernement du pays a changé de cap. Un accord maritime avec l’Iran lors d’une rencontre entre les deux ministres de la Défense en Inde, un rapprochement significatif avec la Chine. Il est clair que le pays se trouve dans le collimateur.

Les accords de sécurités maritimes avec l’Iran ont non seulement permis à l’Iran et la Russie d’effectuer un grand exercice militaire maritime d’envergure en février 2021. Ce qui a littéralement brisé les monopoles tant attendus de l’axe France/US.

De plus, au cours de ces dernières semaines, la Chine a entamé une nouvelle dynamique dans ses relations avec Madagascar, des échanges diplomatiques ont eu lieu afin de renforcer la coopération sino-malagasy.

Depuis 2015, la Chine est le premier partenaire commercial de Madagascar et la plus grande source d’importations au cours de ces six années consécutives. Selon la Douane malagasy, le commerce bilatéral de marchandises a atteint 3,5 trillions d’Ariary (834 millions d’euros) en 2020, soit 18,1% du commerce extérieur total de Madagascar, une augmentation de 2 points de pourcentage par rapport à l’année précédente.

Les importations de Madagascar en provenance de Chine ont atteint 729 millions d’euros, tandis que les exportations de Madagascar vers la Chine se sont situées à 108 millions d’euros.

Li Zhanshu, président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN), a indiqué que la Chine attachait une grande importance au développement des relations Chine-Madagascar et était disposée à travailler avec Madagascar pour faire coïncider l’initiative « la Ceinture et la Route » de la Chine avec celle d'Emergence Madagascar.

La relation entre la Chine et Madagascar devrait s’intensifier en termes du commerce, « nous continuerons à mettre en œuvre le programme de Tarif Préférentiel Spécial pour les pays bénéficiaires, à élargir l’importation des produits agricoles et d’autres produits avantageux de Madagascar, et nous invitons Madagascar à profiter pleinement de China International Import Expo et d’autres plateformes pour promouvoir les produits Vita Malagasy », a expliqué l’ambassadrice Guo Xiaomei.

Le penchant de Madagascar pour le bloc de l’Est commence à créer des inquiétudes dans le camp occidental. En effet, l’emplacement de Madagascar est trop important surtout en ces temps où l’axe occidental a été mis en échec au voisin d’en face mozambicain.

Ces attaques sont soudaines et les assaillants ne sont pas vraiment identifiés. Il se pourrait que ce soit une manœuvre déstabilisatrice comme on le voit souvent sur le continent africain, qui consiste à semer le chaos dans un pays africain afin qu’il ne puisse pas se tourner vers d’autres puissances mondiales de l’Est. Mais Madagascar prend les devants avec le déploiement de la base militaire proche des sources de conflit afin de rétablir la sécurité dans le pays. 

https://french.presstv.com/

Dans Afrique

MALI : LE PEUPLE VEUT METTRE DEHORS LE TANDEM COLONIALISTE FRANCE/BARKHANE

Par Le 26/05/2021

Mali: le peuple veut mettre dehors la France et c'est tout !

Au Mali, coup d’État, coup de force, peu importe, tous tournent autour du fait que la population veut pousser Barkhane, les multinationales, l’influence de l’Élysée, la DGSE, le FCFA, hors du Mali et hors du continent !

Une guerre dont la population malienne sortira vainqueur, ce n’est qu’une question de temps.

Voici la situation actuelle. Les médias mainstream affirment que le colonel Assimi Goïta, vice-président du Mali, a annoncé, mardi, avoir démis de leurs fonctions le président Bah N’daw et le Premier ministre Moctar Ouane, arrêtés la veille par des membres de l'armée. Le colonel Assimi Goita les accuse d'avoir enfreint la charte de la transition.

Du côté africain, certaines sources qui seraient proches de l’ex-junte ont dévoilé que le président de la transition aurait transmis aux autorités françaises des documents relatifs à un contrat d’armement en cours de négociation avec la Russie. Paris aurait exprimé sa vive inquiétude à la Russie et s’est opposée à toute vente d'armes ou échange militaire ou sécuritaire et exhorté Vladimir Poutine à ne pas donner une suite favorable, afin d’éviter la glaciation des relations diplomatiques déjà tendues en Afrique avec l’aide russe en Centrafrique.

Une tournure assez bizarre quand on connaît un peu les penchants du président russe Vladimir Poutine qui ne se plie généralement pas à ce genre de demande surtout venant de la France.

Il est vrai que le modèle centrafricain a fait beaucoup d’émule. Une grande majorité des Africains savent qu’en se détachant de la France et en nouant des partenariats gagnant-gagnant, la situation sécuritaire et économique s’amélioreront. Mais le modèle centrafricain est avant tout un modèle d’union entre la population et son gouvernement, et vice versa.

Le fait que les militaires aient pris le pouvoir le 18 août 2020 était une chose, mais qu’ils demandent à la population de s’aligner à Barkhane, s’en est une autre. La déception a commencé à gagner le cœur des Maliens. Mais le grand coup était également fort lorsque le président de Transition, Bah N’Daw, s’est rendu à Paris, et que les Maliens l’ont vu courber l’échine face au président français Emmanuel Macron, qui est pourtant son homologue. D’autant plus que par après, celui qui était censé s’occuper des élections au Mali, c’est le même homme qui, avec ses mains recouvertes du sang de pas mal de civils au Moyen-Orient, mais également à travers le monde, à savoir Tony Blair. De plus, lors de la frappe aérienne française de Bounti dans le centre du pays, les autorités maliennes et la junte militaire ont validé la version de l’état-major français. Ce qui était assez fort aux yeux des Maliens.

Le Mali a subi plusieurs coups d’État depuis son indépendance, mais ce qui est étonnant pour beaucoup de personnes à travers le monde, c’est que malgré cela, la France a amplifié son emprise sur le pays. Ce qui donne l’impression que les divisions instaurées au sein du pays, qui provoquent des colères, des manifestations, des grèves généralisées, des coups d’État, des coups de Force, font partie d’un système néocolonial destiné à garder le contrôle du pays, de ses institutions, de son économie, de sa vie sociale, etc. Bref, du pays tout entier. D’autant plus que pour rendre la tâche de ce système plus facile, le démembrement du pays fait partie du projet unilatéral occidental.

Si le plan de démembrement du pays a capoté, c’est surtout grâce à la population malienne. Car peu importe ce que tentent la France et ses alliés pour mettre la main sur la population, ils n’y arrivent pas et n’y arriveront jamais ! Cela fait plusieurs années que le vrai masque de la France a été dévoilé au monde entier et surtout à la population malienne et sahélienne, et c'est impossible que cette Afrique puisse changer d'opinion avec des pièges grotesques et des manœuvres sournoises. La France, l’ONU, Barkhane, la Takuba, n’ont aucune chance face aux populations malienne, sahélienne et africaine.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/26/657536/Mali--le-peuple-ne-veut-plus-de-l-ombre-de-la-France

Dans Afrique

SANS L’AFRIQUE, ON NE PEUT PAS ECRIRE L’HISTOIRE DE CUBA : ESTEBAN LAZO, PRESIDENT DU PARLEMENT CUBAIN

Par Le 26/05/2021

26 Mai 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-05-25 10:20:48

 

 

La Havane, 25 mai, (RHC)- Le président du Parlement cubain, Esteban Lazo, a souligné les liens historiques entre Cuba et l'Afrique à l’occasion ce mardi de la journée du continent africain.

«Sans l'Afrique, on ne peut pas écrire l'histoire de Cuba, ni comprendre l'idiosyncrasie du peuple cubain», a écrit le président de l’Assemblée Nationale dans un message adressé au parlement panafricain.

Dans sa lettre, il a mis en exergue l'histoire qui unit les deux territoires depuis l'époque de l'esclavage, de la colonisation et de la guerre d'indépendance.

Il a également rappelé que «plus de 300 000 combattants internationalistes et coopérants civils cubains ont combattu sur le sol africain, aux côtés de leurs frères, contre le colonialisme, la domination, le racisme et l'apartheid».

«Je profite de cette occasion spéciale pour exprimer notre profonde et sincère gratitude pour les innombrables expressions de solidarité que nous recevons constamment du continent africain. Nous sommes reconnaissants pour les résolutions adoptées chaque année par l'Union africaine, qui demandent la levée immédiate du blocus criminel des États-Unis», souligne le message.

Le président du Parlement cubain a d’autre part plaidé «pour la coopération et l'unité comme seule alternative pour faire face aux défis colossaux que la pandémie de Covid-19 a imposés à l'humanité».

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/258473-sans-lafrique-on-ne-peut-pas-ecrire-lhistoire-de-cuba-esteban-lazo

Tag(s) : #Cuba

Dans Afrique

MALI : UN SECOND COUP D'ETAT DE BARKHANE/MACRON?

Par Le 25/05/2021

 Mali : un second coup d’État de Barkhane ? 

Second coup d’État en moins d’un an dans un Mali où l’État résiste tout comme la population aux complots de Barkhane et Cie... exactement un remake du premier coup d’État à cette différence près que les médias tentent de mettre l’accent sur la dichotomie civil/militaire et de salir encore plus l’armée en s’attaquant en apparence à une junte militaire qui depuis août 2020 n’a fait que ce qu’elle a appris dans les académies militaires USA/France.

Bref, ce que Barkhane lui a appris. Pourquoi ce second coup ... RFI dit que la défense a changé évidemment pour insinuer que le régime politique en place n’est plus tenable en présence d’une armée qui a tendance de faire des putschs pour un oui ou pour un non... L’objectif caché : faire asseoir un changement de système politique, une régionalisation, une fédéralisation, un démembrement...

Puis ce coup montre que le premier coup n’a pas été un succès. En fait, le coup d’État de 2020 que la France voulait être le point de départ d’une nouvelle guerre civile. Mais les Maliens, les ingénieux Maliens en ont profité pour décomposer les réseaux liés entre autres à la DSGE et de re apprivoiser certains qaïdistes, de les réintégrer à la population. Il fallait donc un second coup. Mais vu son modus operandi, on peut conclure que Barkhane est dans une impasse totale.

Les derniers évènements au Mali ont montré pas mal de signes montrant entre autres que le Mali se débat corps et âmes afin d’empêcher les plans de l’axe USA/France de se mettre en place. Le démembrement du pays, la division au sein de la population, des ethnies, des religions, etc.

Mais ce qui est assez étonnant dans les médias concernant les évènements d’hier, lorsqu’on lit à propos de ce dernier « coup de force », c’est que le Premier ministre Moctar Ouane a tout de même eu le temps de téléphoner à un média pour expliquer rapidement la situation.

Peu après l’annonce du remaniement ministériel, des hommes armés se sont rendus au domicile du Premier ministre Moctar Ouane. Il a eu le temps de déclarer, au téléphone, la présence de militaires chez lui : « Des militaires actuellement chez moi. Ils sont en train de me conduire chez le président de la transition Bah N’Daw », avec lequel il partage un mur mitoyen.

Selon RFI, le président Bah N’Daw, le Premier ministre Moctar Ouane, leur tout fraîchement nommé ministre de la Défense le général Souleymane Doucouré et d’autres « collaborateurs » ont été conduits par les armes hier au camp militaire de Kati.

Du côté de la communauté internationale, la « tentative de coup de force » est condamnée dans un communiqué commun de la mission de l’ONU au Mali (Minusma), la Communauté des États ouest-africains (Cédéao), l’Union africaine, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni l’Allemagne et l’Union européenne. C’est la première prise de position depuis le début de l’affaire.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi dans un tweet « au calme » au Mali et à la « libération inconditionnelle » de ses dirigeants civils, arrêtés dans la journée par les militaires. « Je suis profondément préoccupé par les informations sur l’arrestation des dirigeants civils chargés de la transition au Mali », a-t-il ajouté dans son message.

Toujours selon RFI, les deux dirigeants sont accusés par le vice-président de la transition d’avoir enfreint la charte de la transition, laquelle va se poursuivre comme prévu annonce Assimi Goïta.

Avec le coup d’État du 18 août, la France s’est accaparée du gouvernement et des institutions maliennes, elle a également renforcé sa présence au Sahel tout en faisant rentrer l’Union européenne, et elle a mis en place le projet d’extension de son emprise grâce au terrorisme dans les pays de la côte du golfe de Guinée.

Avec la présence de Barkhane ou des groupes terroristes au Mali comme au Sahel, les populations sont en danger. Barkhane n’hésite pas à attaquer les populations, l’ONU continue de participer à l’expansion et au développement des groupes terroristes, doublé du projet tant attendu de la France à savoir le démembrement du Grand Mali, il est clair que ces plans ont jusqu’à présent échoué et que la France et ses alliés cherchent à changer de stratégie. Le dernier Sommet en a été un petit aperçu.

Mais, l’Occident n’a pas réussi à obtenir une emprise sur les populations. Bien au contraire, le sentiment anti-France et même anti-État occidental n’a fait que grandir. La montée de la Résistance au sein de la population malienne et même sahélienne n’a fait que s’accroître. Et on a bien pu constater également que l’une des stratégies de la France, ça serait de changer de masque et donc de stratégie pour continuer de se mettre en place pour garder son emprise dans les pays de l’ouest. Une emprise qui est en net recul !

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/25/657461/Mali--un-second-coup-d-%C3%89tat-

Dans Afrique

SOUDAN : LE COUP ANTI-RUSSE SIGNE BIDEN

Par Le 25/05/2021

Soudan: les limites sur la présence militaire de la Russie

Monday, 24 May 2021 5:20 PM  [ Last Update: Tuesday, 25 May 2021 3:29 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La suspension des accords militaires entre le Soudan et la Russie sur l'installation des bases aériennes et navales. (Illustration)

Un groupe de conseillers militaires et de diplomates américains sont arrivés au Soudan, ce qui risque de rompre les accords militaires entre Khartoum et Moscou qui ont été suspendus.

Il y a quelques semaines, les autorités soudanaises ont suspendu l'accord conclu entre la Russie et le Soudan sur la construction des installations militaires russes dans ce pays africain; selon un certain nombre de données, les deux parties ont complètement rompu l'accord existant, d’après Avia.pro.

La décision risque de donner lieu à de sévères restrictions contre la présence militaire russe en mettant fin à la construction d’une base aérienne militaire et d’une base navale, mais aussi au déploiement de systèmes de défense aérienne, aux missiles tactiques et à d’autres armes.

Des sources soudanaises ont déclaré que Khartoum avait proposé à Moscou un autre accord qui prévoyait de limiter la présence militaire russe à la base de Flamingo sans véhicules militaires lourds ni batteries de missiles, a jouté Avia.pro.

Il s’agit plutôt d’une coopération dans le cadre de la maintenance et du soutien technique; la base sera donc civile pour fournir des services logistiques aux navires et non les équipements militaires.

Soudan-Sud: un pur

Soudan-Sud: un pur

Le Soudan du Sud, cet Etat créé de toute pièce par un axe néocolonial sans cesse en quête de faire imploser les pays africains 

Cependant, le vice-ministre de la Défense, Alexander Fomin, à la tête d’une délégation militaire russe a récemment eu des entretiens à Khartoum au cours desquels il a insisté pour le maintien de l’accord qui, signé à la fin du mandat de l'ancien président Omar el-Béchir, prévoyait la création d'un centre d'approvisionnement de la flotte russe au Soudan.

Auparavant, les médias soudanais, citant un haut responsable du pays, avaient rapporté que l'armée russe avait reçu l'ordre de charger le matériel militaire et les armes livrés auparavant au pays à bord du navire Ivan Khurs et de le sortir du Soudan.

Début mai, South Front avait interrogé si les USA avaient réussi par Soudan interposé à pousser la Russie vers la porte, affirmant que l'armée américaine est arrivée au Soudan au milieu des informations faisant état d'une interdiction à la Russie de construire sa base navale.

« Le Soudan avait déchiré un accord précédemment conclu avec la Russie pour permettre la construction d'une base navale russe dans la ville de Port Soudan. La partie russe a indiqué qu'elle n'avait pas reçu les notifications pertinentes, mais le Soudan a promis de commenter officiellement l'apparition de ces informations. C'est dans ce contexte qu'un groupe de conseillers militaires et de diplomates américains est arrivé au Soudan, ce qui confirme évidemment les données selon lesquelles une base navale russe au Soudan n'apparaîtra pas, du moins dans un proche avenir », a affirmé le site russe, Girodivite. 

«C'est à Port Soudan, une ville soudanaise surplombant la mer Rouge, qu'un autre affrontement aura lieu entre les États-Unis et la Russie sur la présence militaro-politique et économique des deux superpuissances sur le continent africain », a averti la publication russe.

Le coup-éclair Poutine/Ansarallah?

Le coup-éclair Poutine/Ansarallah?

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/24/657377/Soudan-Russie-presence-militaire

Dans Afrique

GOLFE DE GUINEE : L’ALLIANCE OCCIDENTALE CONTRE L’ALLIANCE AFRICAINE!

Par Le 22/05/2021

Golfe de Guinée: l'alliance occidentale contre l'alliance africaine !

L’arrivée de l’Iran ou de la Russie dans le golfe d’Aden et plus au sud dans l’océan Indien à hauteur de Madagascar, a permis de briser une certaine tentative franco-américaine de prendre le monopole des eaux. L’arrivée du bloc de l’Est a donc permis non seulement de minimiser la piraterie maritime, mais en plus de constater qu’au plus les forces navales occidentales quittaient les lieux, et au plus la piraterie diminuait également.

Donc, la tentative d’un monopole des eaux aux alentours de la Corne de l’Afrique fut un échec, et la politique anticolonialiste du Mozambique et de Madagascar a également empêché la colonisation de ces eaux territoriales et a poussé l’axe occidental à se rabattre vers le golfe de Guinée.

Maintenant, la piraterie a considérablement augmenté dans le golfe de Guinée depuis l’arrivée des forces navales occidentales. D’ailleurs, les navires les plus touchés par la piraterie sont souvent des navires chinois, turcs ou russes. Les navires ou les nombreuses plateformes pétrolières occidentaux ne sont jamais la proie de la piraterie maritime.

Actuellement, le golfe de Guinée apparaît dans les médias comme étant la région la plus dangereuse du monde pour la navigation commerciale.

Dès 2013, des initiatives ont été prises par les États riverains pour tenter de le juguler, avec par exemple l’achat de patrouilleurs, l’harmonisation des règles de poursuite ou encore le partage de renseignements. Et cela a montré que non seulement les États riverains sont tout à fait capables de régler seul et sans une pseudo aide des États occidentaux. Le problème de la piraterie maritime qui comme avec le terrorisme de Daech sur terre, apparaît une fois que les occidentaux cherchent non seulement à piller à très long terme les ressources naturelles des pays riverains, mais également à occuper cet emplacement stratégique pour entre autres saper la route au commerce chinois et russe, mais également le corridor anti-sanction que l’Iran et plusieurs États africains ont mis en place.

Il est également important de rappeler que la piraterie n’est pas entièrement téléguidée par l’Occident. Il y a bien sûr, des groupes de résistants qui se battent contre la présence occidentale.

L’exploitation pétrolière dans la région a suscité du mécontentement au sein des populations locales, qui ne profitaient pas de la manne que les pays africains de la côte génèrent.

En mars dernier, l’armateur danois Maesrk a réclamé la mise sur pied d’une opération navale dans le golfe de Guinée afin d’y lutter contre la résistance africaine dans cette région. Plus tard, Copenhague a également défendu une telle approche, jusqu’à aller à donner l’exemple en annonçant le déploiement dans la région, d’ici la fin de cette année, d’une frégate qui se rajoutera donc aux nombreux navires européens et américains dans le golfe de Guinée.

Ce 18 mai, soit deux mois après l’appel lancé par Maersk, près d’une centaine de compagnies maritimes ont signé une déclaration plaidant en faveur de la création d’une « coalition » internationale pour envahir le golfe de Guinée.

« Si le nombre d’attaques reste inchangé par rapport à 2020, la violence, la portée et la sophistication de celles-ci ont augmenté”, est-il souligné dans cette déclaration. Et donc d’en appeler « toutes les parties prenantes à s’unir dans une coalition pour mettre fin aux menaces dans la région. Pourtant, il n’y a pas si longtemps que cela, le Cameroun et la Guinée équatoriale se sont alliés et ont repoussé ensemble plusieurs attaques venant de pirates qui sont à la solde de l’Occident. Et des alliances dans le genre se multiplient parmi les pays du continent africain surtout entre les États riverains qui veulent empêcher la colonisation des eaux de la région.

Nous savons qu’avec la multiplication des forces navales occidentales dans la région, la piraterie ne fera qu’augmenter et se renforcer comme on a peut le constater dans le Sahel et dans d’autres régions de l’Afrique et la Corne de l’Afrique et le golfe d’Aden en est également un exemple.

L’Occident se prépare visiblement à se battre contre les pays riverains, mais également contre la présence des pays du bloc de l’Est comme la Chine, la Russie ou l’Iran.
Jusqu’à présent, les tentatives de monopole ont toutes été vouées à l’échec et ce n’est pas avec la montée des alliances intra-africaines et les alliances entre le continent africain et le bloc de l’Est, que l’Occident arrivera à prendre le monopole de quoi que ce soit !

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/21/657146/Golfe-de-Guin%C3%A9e--l-alliance-occidentale-contre-l-alliance-africaine--

Dans Afrique

TCHAD : LE PUTSCH DU COLONIALISTE MACRON ECHOUE

Par Le 20/05/2021

Le Coup d’État échoue au Tchad 

Le problème avec les think tank néocolonialistes si actifs en ce début du XXIe siècle en Afrique tout comme au Moyen-Orient est qu’ils ne tiennent compte ni du temps ni de grandes évolutions que connaissent les nations africaines, moyen-orientales, maghrébines, quitte à rester confinés dans leurs théories datées bidons et à tirer des plans sur les comètes.

Ainsi va de ce scénario particulièrement grotesque de la France et Cie au Tchad où ces derniers ont éliminé de la manière la plus éhontée qui soit un « vrai faux ami », du nom d’Idliss Deby, à l’aide des agents et des officiers spéciaux de DSGE et de la CIA et du Mossad alors même que ce dernier venait à être réélu, en dépit des réticences de ses alliés occidentaux qui après 7 ans d’occupation du Sahel par Barkhane interposé, d’implantation des dizaines de bases militaires, ont fini par comprendre que l’arme du terrorisme qu’ils ont créé de toute pièce ne fonctionnent plus et que les populations ouest-africaines, leurs armées et mêmes leurs États ne veulent plus d’eux. Puis Deby symbolisait l’unité africaine de l’époque de Kadhadi, avec une armée unie, une monnaie anti coloniale unie capable de faire face militairement et économiquement à un Occident en faillite. Le plan de son assassinant Macron et Cie l’ont concocté en 2020 dès qu’il a quitté le G5 Sahel, signant organiquement son arrêt de mort, car cette armée tchadienne que feu Deby a accepté d’en envoyer 1200 effectifs au Sahel quelques semaines avant le coup d’État est l’une des meilleures, un exemple même et que si « les opérations genre “Colère de Bohama” se mettent à se multiplier, que les “djihadistes” soient élimés par les armées africains à quoi bon ces violeurs, ces pilleurs et ces saboteurs de Barkhane. Ceci étant le coup trop œdipien de tuer le père et de le remplacer par le fils, et ce, sous les apparences d’une rébellion puis de dire à ses agents de se calmer pour mettre en place une transition bidon dont l’objectif consiste à mercenaires in fine l’armée tchadienne et à compléter l’emprise sur le lac Tchad a été trop terre à terre, trop mesquin pour tromper qui que ce soit. Même le président congolais n’a pas pu ne pas le reconnaître quand on lui a posé la question de savoir si Deby a été oui ou non victime d’un putsch. Pour la première fois depuis le putsch français au Tchad les Tchadiens sont descendus dans la rue. Sputnik dit : “Ce mercredi, une marche pacifique se tient à N’Djamena, la capitale tchadienne, contre le Conseil militaire de transition (СMT) et l’ingérence de la France. Les Tchadiens marchent chaque semaine depuis le début de la transition politique pour exprimer leur désaccord.

La manifestation pacifique de ce mercredi 19 mai se tient dans le cadre de la série de marches organisées chaque semaine par la coordination de la Coalition ‘Wakit Tamma’ (‘L’heure est arrivée’). Les participants dénoncent l’ingérence de la France dans les affaires intérieures du Tchad après la mort du Président Idriss Déby et exigent une vraie transition politique en vue d’élections transparentes.”

Évidemment il y a trop de traces des ONG souvent manipulées par les Occidentaux pour qu’on croie à un mouvement spontané. N’empêche que ce mouvement un peu comme le M5 malien est le signe d’un malaise colonialiste : les Africains sont désormais trop avertis pour que les vieilles recettes colonialistes du siècle passé marchent instamment sous peu un coup à la centrafricaine risque de tomber sur la tête des tireurs de ficelles des putschistes.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/20/657044/Zoom-Afrique-du-20-mai-2021

Dans Afrique

MACRON A BEL ET BIEN AIDE A L’INSTALLATION DU POUVOIR MILITAIRE AU TCHAD. LA RANCŒUR CONTRE LA FRANCE S’AMPLIFIE

Par Le 19/05/2021

 

Manifestation à N’Djamena contre le Conseil de transition militaire (СTM) et l’ingérence de la France le 08.05.2021

«La France a bel et bien aidé à l’installation du pouvoir militaire»: au Tchad, la rancœur contre Paris s’amplifie

© AFP 2021 DJIMET WICHE

AFRIQUE

20:46 19.05.2021(mis à jour 22:00 19.05.2021)URL courte

Par 

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Mahamat Nour Ibedou, un des leaders de la société civile tchadienne, décrit la situation actuelle et confirme à Sputnik avoir été convié chez l’ambassadeur de France au Tchad pour «une demande voilée» de cesser les manifestations contre le nouveau pouvoir.

Ce mercredi à partir de six heures du matin, une marche pacifique, contre le Conseil militaire de transition et l’ingérence de la France, a démarré dans la capitale tchadienne. Cette manifestation se tient dans le cadre de la série de marches pacifiques organisées chaque semaine par la coordination de la coalition « Wakit Tamma» («L'heure est arrivée» en arabe tchadien). Mahamat Nour Ibedou, une des figures centrales de la société civile tchadienne, était présent lors de la marche et a répondu aux questions de Sputnik.

Sputnik: Depuis le 20 avril, le Tchad se trouve dans une période de transition, comment évaluez-vous les changements réels qui se passent actuellement dans le pays et à quels changements vous attendez-vous dans un avenir proche?

Mahamat Nour Ibedou: Nous avions pensé qu’après la mort de M.Déby ça serait une opportunité formidable pour essayer de repartir sur de nouvelles bases, parce que notre pays a été complément détruit par la mauvaise gouvernance chronique depuis 31 ans. C’était l’occasion de mettre en place des institutions avec des hommes capables, afin d’essayer de faire décoller ce pays. Dans un avenir proche, il nous faut vraiment une vraie transition avec un vrai dialogue inclusif où on doit faire venir tout le monde. Il faut surtout faire venir les opposants armés parce que sans cela il n’y aura pas de paix. Aucun opposant ou mécontent ne doit rester à l’extérieur de ce dialogue, tout le monde doit débattre des problèmes du Tchad et nous allons en finir une fois pour toutes.

Sputnik: Vous manifestez contre l’ingérence de la France dans les affaires intérieures tchadiennes, dans quoi cette ingérence se manifeste-t-elle d’après vous?

Idriss Déby

© AFP 2021 MICHAEL TEWELDE

Mort d’Idriss Déby: un avenir incertain pour le Tchad?

Mahamat Nour Ibedou: Notre organisation est l’ensemble de l’association de la société civile, des partis politiques, des personnalités et des ressources, des plateformes des jeunes. Nous avons organisé plusieurs manifestations contre le coup d’État [la mise en place du Conseil militaire de transition, ndlr] et contre le gouvernement français, dont celle du 27 avril où il y a eu 16 morts, et nous savons que la répression a été ordonnée par le Conseil militaire qui est soutenu par la France. C’est terrible mais la France est co-responsable de la mort de ces 16 personnes. Puisque notre coalition est contre ce coup d’État, nous sommes devenus «les indésirables» de Paris, parce que quand une délégation internationale arrive au Tchad, la France s’arrange pour nous empêcher de les voir et essaie de nous marginaliser.

Une marche pacifique se tient à N’Djamena contre le Conseil de transition militaire (СTM) et l’ingérence de la France.

© SPUTNIK

Une marche pacifique se tient à N’Djamena contre le Conseil de transition militaire (СTM) et l’ingérence de la France.

Sputnik: Est-ce que vous avez subi une pression quelconque de la part des autorités françaises durant les manifestations dans les villes tchadiennes?

Mahamat Nour Ibedou: L’ambassade de France avait essayé de dissuader mes camarades de la société civile, notamment la Plateforme des jeunes, d’effectuer la marche qu’ils avaient préparée. Moi, j’avais été reçu par l’ambassadeur lui-même qui m’a parlé d’un « pays fragile, qu’il ne faudrait pas mettre à mal». Donc, d’une manière voilée, il avait demandé de ne pas faire la marche.

Après la mort d’Idriss Déby, la France a bel et bien aidé à l’installation du pouvoir militaire, plus précisément, la France a aidé à faire un coup d’État pour sauver ses intérêts. La France cherche à garder coûte que coûte le système de M.Déby, parce que tout est en place maintenant, il n’y a que la tête qui a changé.

Nous avons pensé que la mort d’Idriss Déby était une formidable opportunité de faire du Tchad un pays prospère, respecté, le pays où règne la justice sociale, le pays où le peuple trouvera le bien-être. Et désormais, après 30 ans de misère, la France cherche à perpétrer 30 autres années par le biais de son fils.

Mahamat Nour Ibedou, un des leaders de la société civile tchadienne

© SPUTNIK

Mahamat Nour Ibedou, un des leaders de la société civile tchadienne

Sputnik: Vous militez pour les droits de l’homme depuis des dizaines d’années au Tchad, d’après vous, quel bilan a laissé Idriss Déby après lui à ce sujet?

Mahamat Nour Ibedou: C’est un des bilans les plus catastrophiques qui soit. Aucun des chefs tchadiens n’a été l’auteur d’un tel désastre envers son peuple. Le pays est devenu pétrolier depuis 2004, quand le pétrole a été commercialisé. Mais en 2018 il fallait recourir au gouvernement français pour pouvoir payer les fonctionnaires. Il est évident que l’injustice est flagrante parce que le pouvoir est devenu clanique, tous les fondements économiques ont été détruits: il n’y a aucune politique d’emploi, tout est à refaire dans ce pays. L’argent en provenance des ressources pétrolières a été massivement détourné et logé dans les paradis fiscaux, alors que le peuple tchadien vit une misère terrible et le pays arrive en dernier dans toutes les statistiques mondiales.

Les populations arrivent à peine à faire un repas par jour et, dans les campagnes, les gens partent creuser les fourmilières, pour cueillir les quelques grains accumulés par les fourmis et faire manger leurs enfants. L’eau est pratiquement inexistante. Même dans la capitale, les robinets sont secs une fois sur deux.

Mahamat Déby Itno

© AFP 2021 MARCO LONGARI

Mort d’Idriss Déby: «On se fout de la démocratie, on se fout de la mort» – Loïk Le Floch-Prigent

Tout est à reconstruire, le chômage est endémique, l’injustice est flagrante, la justice et les autres institutions sont aux ordres de l’exécutif, y compris les députés. Presque toutes les recettes sont détournées massivement par la famille de M.Déby, toutes les institutions financières sont gouvernées par les parrains du clan Déby. Le pays a été tout simplement pillé. Le peuple tchadien vit encore plus la misère qu’avant l’ère pétrolière.

Sputnik: Depuis septembre 2020 vous avez été suspendu de votre poste de secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l'homme (CTDDH) par la justice. Comment menez-vous vos activités depuis et aujourd’hui?

Mahamat Nour Ibedou: Depuis septembre 2020, j’ai fait l’objet d’une suspension illégale par une ordonnance d’un des juges qui a été aux ordres de M.Déby, puisque M.Déby ne voulait pas me voir à la tête de mon organisation. Mes avocats ont fait appel de cette suspension et tant que le verdict n’est pas tombé je reste toujours le secrétaire général de la CTDDH. Mais Déby avait oublié qu’en me suspendant de la tête de l’organisation, je restais toujours membre de la CTDDH et un défenseur des droits de l’homme. Donc rien ne m’empêche de mener les activités que je veux.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202105191045623820-la-france-a-bel-et-bien-aide-a-linstallation-du-pouvoir-militaire-au-tchad-la-rancur-contre-paris/

Dans Afrique

NARCISSE MACRON, CARPETTE DE L'IMPERIALISME US, MENACE L'AFRIQUE?

Par Le 19/05/2021

France/Afrique: la menace sous le visage de la charité ?

Le Sommet de Paris : une nouvelle mascarade qui permettra davantage à d’autres puissances comme les alliés européens et américains de mettre le couteau sous la gorge de l'Afrique.

Encore une manière d'humilier et de masquer la réalité sous une forme de forum de charité.

Les médias mainstream ont des versions assez variées de ce sommet. Certains titres disent que les États africains ont besoin d’argent pour la lutte anti-terroriste, d’autres parlent d’une demande de l’Afrique à accélérer la vaccination, et encore d’autres de la relance économique africaines qui a reçu un grand coup suite à la pandémie mondiale. Bref, les avis sont visiblement variés, mais il est clair que ce rideau économique cachait les vrais intentions européennes et même américaines.

Dans le numéro de Zoom Afrique du 18 mai, nous avons surtout relayé les avis de plusieurs experts qui se sont exprimés par rapport à ce Sommet au volet soi-disant économique. Pour rester dans le ton économique, il est clair que la seule manière de voir l’émergence économique en Afrique, c’est d’abord et avant tout suite à une indépendance monétaire et défensive. Les différents systèmes financiers mis en place pour entretenir l’indépendance des États africains vis-à-vis de l’Occident est un coup qui est bien pire que la pandémie mondiale.

Mais ce Sommet avait tout de même un autre visage. Vu les États africains qui y étaient invités, on aurait pu constater la présence d'autres États qui n’avaient strictement rien à voir avec les pré-carré français, comme entre autres le fameux Mozambique auquel la France accorde un intérêt particulier, l’Éthiopie, le Soudan. Lors de ce Sommet, le terme de « New Deal » a souvent été mentionné. Mais s’agissait-il d’un New-Deal « économique » ?

Ce Sommet avait plus l’air d’être une réunion pour des « arrangements » sous peine de menace en cas de refus.

Dans le numéro de Zoom Afrique de hier, certains experts avaient mentionné une tentative d’expansion et de rétablissement de la Françafrique grâce à ce sommet. Mais cela est peu probable vu que la Françafrique n’existe plus depuis la mise en place de la nouvelle stratégie américaine de reconquête de l’Afrique.

C’est pourquoi nous pouvons constater la présence de certains pays comme l’Éthiopie qui continue de repousser les ingérences étrangères quant à la gestion de sa politique intérieure et le Mozambique qui a tenu en échec le plan d’occupation de son pays.

Un New Deal, certes, mais à quel prix ? Il est clair que la menace est visible et que les pays invités ont plus l’air d’être exhortés à se plier aux diktats et adhérer aux futurs plans de déstabilisation des régions en Afrique. Sinon, beaucoup de pays d’Afrique auraient besoin d’une relance économique malgré que les sommes proposées et même qui sont plutôt ridicules et couvriraient à peine certaines dépenses sur le continent.

La veille, le président français Emmanuel Macron avait annoncé l’effacement de la dette soudanaise et ce n'était pas anodin. Cet effacement de la dette est surtout dû à sa position stratégique par rapport à l’Éthiopie, l’Érythrée, la Centrafrique, le Tchad et dans un proche avenir, l’Égypte et le Soudan du Sud.

Le président sénégalais Macky Sall a d’ailleurs déclaré dans son allocution, « Ce sommet sera une réussite s’il parvient à établir et porter une dynamique novatrice à trois niveaux : un, la réforme; deux, un nouvel état d’esprit de partenariat; et trois, de nouveaux paradigmes pour un New Deal, à défaut d’un Plan Marshall pour l’Afrique », a dit le président Sall.

Ce Sommet était plus une manière pour Paris de transmettre non seulement ses diktats et ceux de ses alliés, et dans le cas où les chefs d’États africains acceptent, il pourrait bénéficier d’une contrepartie financière. Dans le cas contraire, il faudra voir une nouvelle vague de déstabilisation dans les différentes régions d’Afrique.

Il ne faut pas également oublier une chose essentielle. C’est que les États africains se démènent de plus en plus pour récupérer leur indépendance et mettent pas mal d’initiative en route, dans droit fil. Les populations africaines sont également derrière ces initiatives, et c’est pourquoi la France et ses alliés ont de plus en plus recours à la violence directe envers le continent. La stratégie a certes changé du côté de l’axe occidental, mais elle a également changé du côté africain !

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/19/657001/FranceAfrique--la-menace-sous-le-visage-de-la-charit%C3%A9--

Dans Afrique

P.C. SOUDANAIS : LE PEUPLE EST DESCENDU PACIFIQUEMENT DANS LES RUES DE LA CAPITALE. L’ARMEE A TIRE TUANT 3 MANIFESTANTS, PLUS DE 30 BLESSES

Par Le 14/05/2021

12 Mai 2021

Parti communiste soudanais : les manifestants sont descendus dans les rues de la capitale et d'autres villes
5/12/21 9:23 AM
Chers camarades,

Des milliers de manifestants pacifiques sont descendus dans les rues de la capitale et d'autres villes pour marquer le deuxième anniversaire du massacre commis contre les manifestants sur la place de l'armée.

-Une partie des manifestants a forcé l'entrée de la place de l'armée pour demander justice pour les martyrs. Un groupe de soldats a tiré des balles réelles en l'air. Alors que les manifestants quittaient pacifiquement la place, une autre série de balles a été tirée sur les manifestants. Trois manifestants ont été tués, plus de trente ont été blessés et des dizaines ont été arrêtés.

-Ce nouveau crime brutal prouve sans aucun doute que la clique dirigeante actuelle est déterminée à poursuivre sur la voie de la confiscation des droits et libertés politiques, à mettre en œuvre ses plans pour imposer pleinement le programme du projet d'atterrissage en douceur, qui vise à protéger les intérêts de la bourgeoisie parasite locale, de l'impérialisme et des gouvernements réactionnaires régionaux.

-Tout en condamnant fermement ce crime, le PCS appelle tous les partis frères à exprimer leur solidarité avec la lutte de notre peuple pour arracher ses droits, protéger les acquis et établir une autorité civile totale.

 

Secrétariat du CC, PCS

source : http://www.solidnet.org/article/Sudanese-CP-demonstrators-took-to-the-streets-of-the-capital-and-other-cities/

Tag(s) : #Soudan#Communiste

Dans Afrique

EN CENTRAFRIQUE, CAPTURE D’UN MERCENAIRE FRANÇAIS. UN VERITABLE ARSENAL DE GUERRE DECOUVERT CHEZ LUI

Par Le 11/05/2021

RCA : la France prise la main dans le sac !

En Centrafrique, on peut voir que le pays va mieux et que la France va très mal !

Un mercenaire français a été arrêté, ce lundi à Bangui en Centrafrique, un véritable « arsenal de guerre » ayant été découvert chez lui.

Selon l’article de l’AFP, l’homme apparaît, selon des sources sécuritaires, sur des photos partagées sur les réseaux sociaux, mains attachées dans le dos, accompagné de policiers, devant un commissariat de Bangui. Plusieurs armes de guerre, des munitions et du matériel militaire reposent à ses pieds.

« Un ressortissant français a été arrêté aujourd’hui. C’était quelqu’un qui se disait journaliste, et chez qui on a retrouvé un arsenal très important », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.

« Un citoyen étranger a été détenu à Bangui avec une énorme quantité d’armes et de munitions », a précisé pour sa part sur Twitter le Russe Valéry Zakharov, conseiller du président centrafricain Faustin Archange Touadéra.

Le suspect avait exercé ponctuellement dans plusieurs organisations en Centrafrique comme garde du corps, et avait aussi fait « un court passage dans l’armée dans sa jeunesse ».

L’AFP a tout de même essayé de minimiser la casse, en terminant son article par l’influence russe en Centrafrique. Mais on aimerait tout de même comprendre le lien entre un mercenaire français et la présence russe dans le pays.

Bref, les autorités de Bangui continuent de mener l’enquête.

La situation se complique pour la France en Centrafrique. En effet, avec un sentiment anti-français qui est grandissant en RCA, mais également sur le continent africain, Paris tente, certes, de tourner ce sentiment et cette révolte à son avantage, mais là en Centrafrique, on peut dire clairement que la France est grillée !

Ce mercenaire français se faisait passer pour un journaliste. Selon certaines sources, il aurait même été en lien direct avec plusieurs groupes armés en Centrafrique. Les mêmes qui ont maintenant formé une coalition sous la direction de l’ancien putschiste centrafricain, François Bozizé. L’implication de la France dans les tentatives de déstabilisation de la Centrafrique et même des autres pays africains n’a jamais fait aucun doute chez les Africains, mais voilà que de plus en plus d’éléments remontent à la surface et nous poussent vers cette direction. Est-ce que Paris va tenter de redorer le blason ? Ça risque d’être quand même d’être impossible.

Cela dit, il y en a un qui compte bien profiter de la situation pour se faire bien voir, c’est l’ONU et sa mission en Centrafrique.

Située à 130 km au nord de Bangassou, dans la préfecture du Mbomou, la ville de Bakouma serait sécurisée depuis dimanche par les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine. C’est ce qu’indique le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye dans un communiqué de presse datant du 10 mai 2021.

Cette information donne l’impression que maintenant que les FACA ont fait le boulot, la Minusca tente maintenant d’accaparer les mérites. Encore un peu, et l’ONU prétendra que lorsque les rebelles voulaient « marcher sur Bangui » c’est la Minusca qui les a arrêtés.

Quoi qu’il en soit, l’arrestation de ce mercenaire français, montre la vigilance et de la Centrafrique qui ne peut pas baisser sa garde face à la France qui montre encore une fois, qu’elle est prête à toutes sortes d’exactions pour déstabiliser les pays d’Afrique. La Françafrique, c’est fini. Les populations africaines n’en veulent plus et il serait grand temps que la France s’y fasse !

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/11/652430/RCA:-la-France-prise-la-maind-dans-le-sac-!

Dans Afrique

TOUT COMPRENDRE A LA "CATASTROPHE HUMANITAIRE" QUI SECOUE MADAGASCAR

Par Le 03/05/2021

Tout comprendre à la « catastrophe humanitaire » qui secoue Madagascar (L’Express)

MAI 02

Publié par 

Le sud de l’île est confronté à une grave sécheresse, provoquant une famine sur place. Une situation difficile, dans un contexte épidémique également tendu.

© PAM/Tsiory Andriantsoarana
Des résidents dans les communautés touchées par la sécheresse d’Ifotaka, au sud de Madagascar, reçoivent une aide alimentaire fournie par le PAM

La sécheresse n’en finit pas et aggrave de jour en jour la famine dans le sud de Madagascar, la malnutrition aiguë touchant les enfants ayant presque doublé en quatre mois, alerte le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le PAM. Le point sur la situation. 

Les faits. La malnutrition des enfants de moins de cinq ans atteint désormais le chiffre affolant de 16,5% selon une évaluation récente du ministère malgache de la Santé, souligne le PAM dans un communiqué jeudi. Le district le plus touché est celui d’Ambovombe, tout au sud de l’île de l’océan Indien, où cette malnutrition aiguë dépasse les 27%, « mettant la vie de nombreux enfants en danger ».  

« L’ampleur de la catastrophe dépasse l’entendement. Si nous ne renversons pas cette crise, si nous ne fournissons pas de nourriture (…) des familles vont mourir de faim et des vies seront perdues », affirme le directeur principal des opérations du PAM, Amer Daoudi, en mission dans la zone. Ce dernier décrit des scènes « d’enfants qui n’ont plus que la peau sur les os », et de femmes obligées de vendre leurs ustensiles de cuisine, au cours d’un briefing de l’ONU à Genève. « Il nous faut de l’argent et des ressources tout de suite », insiste-t-il dans un communiqué. 

Pourquoi c’est important. Le PAM, qui aide déjà près de 750 000 Malgaches avec des dons de nourriture et d’argent, évalue à plus de 61 millions d’euros les besoins pour les six prochains mois, afin d' »empêcher une catastrophe ». Plusieurs années consécutives de sécheresse ont laissé 1,35 million de personnes en situation vulnérable, nécessitant « une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence ». LIRE AUSSI >> A Madagascar, le pillage des richesses indigne la population

Depuis septembre, début de la période de soudure, les familles ont épuisé leurs réserves alimentaires et consommé leurs stocks de semences, ne laissant rien pour la saison de plantation de novembre/décembre 2020. Et les perspectives de récolte pour 2021 sont « médiocres », vu « l’absence de pluies lors de la dernière campagne de semis », souligne encore le PAM. 

LIRE LA SUITE

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/05/02/tout-comprendre-a-la-catastrophe-humanitaire-qui-secoue-madagascar-lexpress/

Dans Afrique

TOUT COMPRENDRE A LA "CATASTROPHE HUMANITAIRE" QUI SECOUE MADAGASCAR

Par Le 03/05/2021

Tout comprendre à la « catastrophe humanitaire » qui secoue Madagascar (L’Express)

MAI 02

Publié par 

Le sud de l’île est confronté à une grave sécheresse, provoquant une famine sur place. Une situation difficile, dans un contexte épidémique également tendu.

© PAM/Tsiory Andriantsoarana
Des résidents dans les communautés touchées par la sécheresse d’Ifotaka, au sud de Madagascar, reçoivent une aide alimentaire fournie par le PAM

La sécheresse n’en finit pas et aggrave de jour en jour la famine dans le sud de Madagascar, la malnutrition aiguë touchant les enfants ayant presque doublé en quatre mois, alerte le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le PAM. Le point sur la situation. 

Les faits. La malnutrition des enfants de moins de cinq ans atteint désormais le chiffre affolant de 16,5% selon une évaluation récente du ministère malgache de la Santé, souligne le PAM dans un communiqué jeudi. Le district le plus touché est celui d’Ambovombe, tout au sud de l’île de l’océan Indien, où cette malnutrition aiguë dépasse les 27%, « mettant la vie de nombreux enfants en danger ».  

« L’ampleur de la catastrophe dépasse l’entendement. Si nous ne renversons pas cette crise, si nous ne fournissons pas de nourriture (…) des familles vont mourir de faim et des vies seront perdues », affirme le directeur principal des opérations du PAM, Amer Daoudi, en mission dans la zone. Ce dernier décrit des scènes « d’enfants qui n’ont plus que la peau sur les os », et de femmes obligées de vendre leurs ustensiles de cuisine, au cours d’un briefing de l’ONU à Genève. « Il nous faut de l’argent et des ressources tout de suite », insiste-t-il dans un communiqué. 

Pourquoi c’est important. Le PAM, qui aide déjà près de 750 000 Malgaches avec des dons de nourriture et d’argent, évalue à plus de 61 millions d’euros les besoins pour les six prochains mois, afin d' »empêcher une catastrophe ». Plusieurs années consécutives de sécheresse ont laissé 1,35 million de personnes en situation vulnérable, nécessitant « une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence ». LIRE AUSSI >> A Madagascar, le pillage des richesses indigne la population

Depuis septembre, début de la période de soudure, les familles ont épuisé leurs réserves alimentaires et consommé leurs stocks de semences, ne laissant rien pour la saison de plantation de novembre/décembre 2020. Et les perspectives de récolte pour 2021 sont « médiocres », vu « l’absence de pluies lors de la dernière campagne de semis », souligne encore le PAM. 

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Dans Afrique

SAHEL : NOUVELLES TURBULENCES EN PERSPECTIVES ?

Par Le 02/05/2021

Sahel: nouvelles turbulences en perspectives?

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 01 mai 2021

Observateur continental

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La mort du président tchadien Idriss Deby fait planer le doute quant à une possible détérioration de la situation sécuritaire dans la région du Sahel. Le tout au moment où les forces occidentales présentes sur le terrain sont loin de contribuer à améliorer cette situation.

Le décès d’Idriss Deby, complètement inattendu pour de nombreux observateurs, dépasse aujourd’hui le cadre strictement tchadien et renvoie à l’incertitude quant aux perspectives régionales du Sahel. Notamment en raison de la considération que les événements à l’intérieur du Tchad risquent de rendre plus compliqué l’engagement du pays dans les campagnes régionales de lutte contre le terrorisme.

La France, dont le Tchad est officiellement un allié, n’avait pas tardé à réagir, en mettant en avant sa pleine solidarité avec N’Djamena suite au décès d’Idriss Deby, à qui un hommage a été rendu aussi bien par le président français Emmanuel Macron, qui saluait «un ami», que par la ministre française des Armées Florence Parly, qui parle de perte «d’un allié essentiel pour la France». Notamment pour l’opération Barkhane au Sahel.

D’autres pays ont également rendu un hommage au président défunt, notamment la Chine, via le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin, en rappelant qu’Idriss Deby «avait attaché une grande importance au développement des relations d’amitié entre la Chine et le Tchad et avait apporté des contributions positives à la coopération amicale entre les deux pays».

Pour revenir à la France, partenaire clé du Tchad, et malgré une solidarité de Paris clairement affichée, pour nombre d’analystes africains – des questions persistent. Notamment sur les circonstances de la mort du président tchadien, et le fait qu’à la différence des fois précédentes – les militaires français n’avaient pas participé aux combats contre les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) – nommés pour responsables de l’attaque ayant conduit à la mort d’Idriss Deby.

Certains vont même jusqu’à avancer l’idée que face aux récents échecs stratégiques subis sur le continent africain, notamment en République centrafricaine, l’establishment français ne chercherait-il pas des alliés plus dociles, dont il aurait un contrôle et une capacité de maniement plus importante. Tout est possible, le fait est de nombreux citoyens du Tchad refusent ce schéma relationnel avec Paris. Et leur voix se fait entendre.

En parlant des perspectives régionales, il est pratiquement certain que si la situation se détériorait au Tchad, cela aura des impacts pour le Sahel de façon générale. Le tout au moment où les défis sécuritaires restent de taille pour tous les pays concernés. A ce propos, les médias mainstream oublient comme si souvent de rappeler le pourquoi du comment de cette situation qui perdure. Et qui n’est autre que la conséquence directe de l’intervention de l’Otan contre la Libye de Mouammar Kadhafi.

L’autre question à se poser, c’est pourquoi la présence de troupes françaises, notamment dans le cadre de l’opération Barkhane, débutée en 2014 au Sahel, n’apporte pas de véritables résultats sur le terrain. Cette question mérite d’ailleurs d’être posée également aux forces étasuniennes présentes en Afrique, y compris dans les pays du Sahel, , appartenant au Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom).

Mais peut-être que l’objectif c’est justement de promouvoir encore plus de chaos pour «légitimer» la présence, de plus en plus remise en cause par la très grande partie de l’opinion publique des pays africains? Et à défaut de pouvoir réaliser des coups d’Etat et des déstabilisations en tout genre aussi facilement que dans le passé – reprendre la bonne vieille méthode d’augmenter les zones instables, pour ensuite se positionner en «solutions»?

Après tout, et s’il fallait faire un parallèle avec un pays comme la Syrie – la présence illégale américano-occidentale à certains endroits du pays utilise le justificatif de la lutte contre les éléments de Daech – dans la très grande majorité écrasés par la coalition Syrie-Russie-Iran-Hezbollah libanais, pour expliquer sa présence. Et comme par hasard, les cellules dormantes restantes de la nébuleuse terroriste se réactivent précisément dans la zone de la présence d’une base US – en l’occurrence d’al-Tanf, sans en être inquiétées par les militaires étasuniens.

Dans le cas plus particulier des pays du Sahel il devient donc assez évident que les solutions proposées par les partenaires occidentaux devraient être reconsidérées. La large part de l’opinion publique africaine ne dira pas le contraire.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/sahel-nouvelles-turbulences-en-perspectives/5656071

Dans Afrique

TCHAD-CAMEROUN : LA SURPRISE ANTI-BARKHANE ?

Par Le 01/05/2021

Après le Tchad, le Cameroun; la prochaine cible?

L’AFP Factuel annonce dans un de ses récents articles que des publications partagées plusieurs centaines de fois sur Facebook depuis les funérailles du président tchadien Idriss Déby, montrant l’armée camerounaise qui s’est déployée à N’Djamena pour « prêter main-forte à l’armée tchadienne contre les rebelles », sont fausses.

« Il s’agit d’une fausse information, selon les autorités militaires des deux pays et des journalistes de l’AFP présents dans la capitale tchadienne. La photo utilisée par les posts mensongers date d’ailleurs de 2016 et n’a rien à voir avec le Tchad : elle a été prise au Nigeria lors d’une offensive contre le groupe jihadiste Boko Haram », lit-on sur AFP.

Pourquoi une telle information gênerait-elle l’AFP ?

Après tout, l’armée camerounaise qui partage de longues frontières avec le Tchad ayant fait l’objet d’un récent coup d’État que plus d’un analyste mettrait sur le dos de la France a toutes les raisons du monde de s’inquiéter des activités rebelles qui s’étendent à la vitesse grande V et risquent même d’affecter non seulement les villes frontalières avec la Libye, mais encore la capitale du Tchad.

Une armée camerounaise dont l’état venait juste de signer avec le Tchad un accord de convention sur l’acquisition de nouvelles infrastructures le long du pipeline Tchad-Cameroun devrait effectivement s’inquiéter de ces rebelles qui ont juré de marcher sur la capitale et qu’ils disent avoir l’intention d’accaparer le pétrole de l’État au profit des bandes et des gangs.

Le Cameroun qui fait face depuis plusieurs années déjà aux complots similaires de la part de la France et des USA, sait que cette rébellion à l’origine de l’assassinat de Déby a une mission : celle de disposer du pétrole tchadien, et ce, au profit des grandes multinationales au détriment des pays et des états nations de la région.

Le Cameroun a aussi un autre souci : que les rebelles à l’image des rebelles libyens deviennent un foyer de tension permanente sur les frontières avec le Cameroun.

RDC : Tshisekedi suit les diktats occidentaux ?

Après avoir signé des accords militaires avec les USA et lancé des coopérations sulfureuses entre l’armée et les USA et puis changé le PM, présenté son nouveau cabinet à la cause américaine et enfin tenté de changer la majorité au sénat, le président Tshisekedi vient de jouer une nouvelle carte, celle d’assiéger sa propre population, celle de Nord-Kivu qui se révolte contre les colons occidentaux lesquels tirent les ficelles de la Monusco, cet instrument totalement soumis aux diktats occidentaux et cette machine de guerre pour tuer, piller et insécuriser cette région hautement stratégique.

En effet, Félix Tshisekedi a décrété l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri

« Félix Tshisekedi avait promis des mesures fortes. Selon le compte-rendu du conseil des ministres, il a décrété l’état de siège après avoir consulté le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde et les présidents des chambres du Parlement et le Conseil national de sécurité. Le chef de l’État dit l’invoquer au nom de l’article 85 de la Constitution. Cet article prévoit que lorsque “des circonstances graves menacent d’une manière ou d’une autre l’indépendance et l’intégrité du territoire national et qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement des institutions, le président peut le proclamer”, lit-on sur RFI.

En effet, depuis plusieurs semaines, la population congolaise demande le départ des forces de Monusco, qui déstabilise la région.

Après plusieurs décennies, aux côtés de l’ONU, les populations connaissent maintenant les moindres recoins de la politique onusienne.

Le problème de la Monusco, c’est que les Congolais ne tombent plus dans les pièges grotesques tendus par les éternels discours des hauts placés de l’organisation. Ce qui fait que la confiance (qui n’a jamais vraiment existé) est définitivement rompue. La présence de la Monusco n’est plus seulement remise en question, mais son vrai visage et sa réelle fonction au sein du continent africain sont dévoilés aux yeux de l’Afrique. Les soldats onusiens ne se privent plus pour s’attaquer à la population, en prétextant que la population s’attaque à eux et en prenant une position de victime. Cela ne prend plus ! Les Congolais sont déterminés et leur demande est légitime, la Monusco doit quitter le pays et non pas pour être remplacée par d’autres militaires étrangers, mais bien par les FARDC.

Sahel : nouvelles turbulences en perspectives ?

La mort du président tchadien Idriss Deby fait planer le doute quant à une possible détérioration de la situation sécuritaire dans la région du Sahel. Le tout au moment où les forces occidentales présentes sur le terrain sont loin de contribuer à améliorer cette situation.

Le décès d’Idriss Deby, complètement inattendu pour de nombreux observateurs, dépasse aujourd’hui le cadre strictement tchadien et renvoie à l’incertitude quant aux perspectives régionales du Sahel. Notamment en raison de la considération que les événements à l’intérieur du Tchad risquent de rendre plus compliqué l’engagement du pays dans les campagnes régionales de lutte contre le terrorisme.

La France, dont le Tchad est officiellement un allié, n’avait pas tardé à réagir, en mettant en avant sa pleine solidarité avec N’Djamena suite au décès d’Idriss Deby, à qui un hommage a été rendu aussi bien par le président français Emmanuel Macron, qui saluait “un ami”, que par la ministre française des Armées Florence Parly, qui parle de perte “d’un allié essentiel pour la France”. Notamment pour l’opération Barkhane au Sahel.

D’autres pays ont également rendu un hommage au président défunt, notamment la Chine, via le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin, en rappelant qu’Idriss Deby “avait attaché une grande importance au développement des relations d’amitié entre la Chine et le Tchad et avait apporté des contributions positives à la coopération amicale entre les deux pays”.

Pour revenir à la France, partenaire clé du Tchad, et malgré une solidarité de Paris clairement affichée, pour nombre d’analystes africains – des questions persistent, notamment sur les circonstances de la mort du président tchadien, et le fait qu’à la différence des fois précédentes – les militaires français n’avaient pas participé aux combats contre les rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT) – nommés pour responsables de l’attaque ayant conduit à la mort d’Idriss Deby.

Certains vont même jusqu’à avancer l’idée que face aux récents échecs stratégiques subis sur le continent africain, notamment en République centrafricaine, l’establishment français ne chercherait-il pas des alliés plus dociles, dont il aurait un contrôle et une capacité de maniement plus importante. Tout est possible, le fait est de nombreux citoyens du Tchad refusent ce schéma relationnel avec Paris. Et leur voix se fait entendre.

En parlant des perspectives régionales, il est pratiquement certain que si la situation se détériorait au Tchad, cela aura des impacts pour le Sahel de façon générale. Le tout au moment où les défis sécuritaires restent de taille pour tous les pays concernés. À ce propos, les médias mainstream oublient comme si souvent de rappeler le pourquoi du comment de cette situation qui perdure. Et qui n’est autre que la conséquence directe de l’intervention de l’OTAN contre la Libye de Mouammar Kadhafi.

L’autre question à se poser, c’est pourquoi la présence de troupes françaises, notamment dans le cadre de l’opération Barkhane, débutée en 2014 au Sahel, n’apporte pas de véritables résultats sur le terrain. Cette question mérite d’ailleurs d’être posée également aux forces étasuniennes présentes en Afrique, y compris dans les pays du Sahel, appartenant au Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom).

Mais peut-être que l’objectif c’est justement de promouvoir encore plus de chaos pour “légitimer” la présence, de plus en plus remise en cause par la très grande partie de l’opinion publique des pays africains ? Et à défaut de pouvoir réaliser des coups d’État et des déstabilisations en tout genre aussi facilement que dans le passé – reprendre la bonne vieille méthode d’augmenter les zones instables, pour ensuite se positionner en “solutions” ?

Après tout, et s’il fallait faire un parallèle avec un pays comme la Syrie – la présence illégale américano-occidentale à certains endroits du pays utilise le justificatif de la lutte contre les éléments de Daech – dans la très grande majorité, écrasés par la coalition Syrie-Russie-Iran-Hezbollah libanais, pour expliquer sa présence. Et comme par hasard, les cellules dormantes restantes de la nébuleuse terroriste se réactivent précisément dans la zone de la présence d’une base US – en l’occurrence d’al-Tanf, sans en être inquiétées par les militaires étasuniens.

Dans le cas plus particulier des pays du Sahel, il devient donc assez évident que les solutions proposées par les partenaires occidentaux devraient être reconsidérées. La large part de l’opinion publique africaine ne dira pas le contraire.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov, analyste-chroniqueur à l'agence Observateur Continental.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/01/651699/Apr%C3%A8s-le-Tchad,-le-Cameroun--le-prochain-cible--

Dans Afrique

GABON : LA FRANCE NE VEUT PLUS D’ALI BONGO. MACRON, OCCUPES-TOI DE LA SANTE DE TON PEUPLE AU LIEU DE T’INGERER DANS LES AFFAIRES D’AUTRES PAYS

Par Le 26/04/2021

Zoom Afrique du 26 avril 2021

Monday, 26 April 2021 4:32 PM  [ Last Update: Monday, 26 April 2021 6:55 PM ]

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Le président gabonais Ali Bongo Odimba.

Télécharger 

Au Gabon, avec ses déclarations oscillant que Ben Moubamba a soutenu, ce 22 avril sur Facebook, qu’un groupe de personnes préparerait un complot visant à prendre le pouvoir au Gabon.

Actualité en Afrique :

Côte d’Ivoire: une pépite nommée « Mercedes »

Togo: « drones de riz », une mini-révolution dans la riziculture ouest-africaine

Le PIB du Cameroun a augmenté de 0,8% au 4e trimestre 2020

Sénégal: le gouvernement va appuyer une société chargée du passage de l'analogie au numérique

 

Analyses de la rédaction :

1. Gabon: la France ne veut plus d'Ali Bongo ? Est-ce à elle de décider encore ?

Info ou intox ?

Au Gabon, avec ses déclarations oscillant que Ben Moubamba a soutenu, ce 22 avril sur Facebook, qu’un groupe de personnes préparerait un complot visant à prendre le pouvoir au Gabon. Selon l’ancien vice-Premier ministre d’Ali Bongo, ce « coup d’État constitutionnel » serait fomenté par les mêmes personnes qui ont assassiné Joseph Rendjambè il y a 31 ans.

Un article des plus isolés, mais qui pourrait ressembler aussi à une mise en garde à l’encontre du président Ali Bongo.

Dans une vidéo publiée ce 22 avril sur Facebook, le leader de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR) a affirmé qu’un coup d’État serait en gestation pour renverser le président de la République. « Il nous est revenu que celui et ceux qui ont tué, il y a 19 ans, Joseph Rendjambé, l’illustre martyr de la démocratie gabonaise, sont en train de tenter de corrompre les députés et sénateurs pour mettre en œuvre un coup d’État constitutionnel qui les mènera au pouvoir alors même que le président de la République se trouve dans un état de santé préoccupant. Ces mêmes personnes aux mains sales voudraient utiliser l’armée de la République gabonaise pour mater dans le sang toute contestation des populations », a-t-il déclaré.

Le Gabon tout comme les autres pays de la côte qui se détache de plus en plus de l’Occident pour se rapprocher du bloc de l’Est, en l’occurrence, l’Iran ou encore la Chine ou la Russie, sont sévèrement dans le collimateur de l’axe occidental. Et comme c’est le grand retour des coups d’État et des assassinats ciblés sur le continent africain, les pays du continent africain doivent faire face à une volonté de changement de la part de l’administration Biden et ses alliés.

Notamment la conquête des eaux comme le golfe de Guinée, mais également une recolonisation du continent africain avec les anciennes méthodes.

Il y a quelques années maintenant, 5 personnes habillées en militaires avaient réussi à pénétrer dans l'enceinte de la télévision nationale pour prétendre à un coup d'État dans le pays. Ce qui a permis à la France et même aux États-Unis de multiplier la présence militaire dans le pays.

Mais Libreville se détache des diktats des pays occidentaux, pour ainsi rejoindre l'axe de la résistance et le bloc de l'Est, car l'ère des politiques unilatéralistes dans le monde est révolue.

 

2. Mozambique: Total va prendre la porte ?

Au Mozambique, après les nombreux échecs de l’axe occidental de ramener les troupes militaires pour envahir le pays, la stratégie a maintenant changé.

Depuis le début, la firme française Total œuvre par tous les moyens pour convaincre Maputo de faire venir les troupes coloniales au Mozambique avec l’éternelle fausse bannière de la lutte contre le terrorisme.

Total a déclaré lundi un événement de force majeure au Mozambique et annoncé le retrait du personnel travaillant sur son projet de GNL à Afungi, dans le nord du pays.

« Compte tenu de l'évolution de la situation sécuritaire dans le nord de la province du Cabo Delgado au Mozambique, Total confirme le retrait de l'ensemble du personnel du projet Mozambique LNG du site d'Afungi », écrit le groupe français dans un communiqué.

« Cette situation conduit Total, en tant qu'opérateur du projet Mozambique GNL, à déclarer la force majeure », ajoute le groupe.

Plusieurs attaques récentes ont visé la province de Cabo Delgado, théâtre depuis 2017 d'attaques de Daech. Et dernièrement, c’est Palma qui était tombée aux mains des terroristes, mais l’armée nationale a réussi à récupérer la ville.

Les autorités mozambicaines ont annoncé au début du mois avoir repris le contrôle de la ville côtière de Palma, située dans cette province. Ce qui ne semble pas acceptable ni pour les médias mainstream et ni pour le géant français Total.

Palma est un important nœud logistique situé près de nombreux projets gaziers pesant 60 milliards de dollars (environ 51 milliards d'euros), pilotés par des majors pétrolières dont le français Total.

Il y a quelques semaines le géant français avait déjà mis la pression sur le gouvernement mozambicain afin qu’il se plie et accepte de demander l’aide-militaire officiel à l’axe occidental. Ce fut simplement le cas pour l’envoi par le Portugal, les États-Unis et la France d’un petit contingent militaire dans le domaine de la formation des forces spéciales.

Mais pas plus. En effet, Maputo n’a pas accepté que les Occidentaux envoient des milliers de soldats comme cela a été le cas pour le Sahel. D’ailleurs, le président a toujours tenu les mêmes propos, à savoir, « Ceux qui viendront de l'étranger ne seront pas là pour nous remplacer, ils viendront en soutien. Il ne s'agit pas d'une quelconque fierté, mais de souveraineté ». Donc pas de bottes étrangères sur le sol mozambicain !

En plus de ces propos, le président Nuysi s’est tourné vers les partenaires africains comme la Tanzanie, l’Afrique du Sud ou encore la SADC, qui ont envoyé des contingents militaires afin d’épauler les forces armées mozambicaines. Et ce fut quand même une réussite, car sans une aide militaire occidentale, le Mozambique a repoussé les terroristes de Daech de la ville de Palma.

De plus, soit dit en passant, depuis l’arrivée de ces petits contingents occidentaux, le groupe terroriste s’est renforcé, ce qui leur a permis de prendre Palma avec beaucoup de facilité.

Maintenant, avec toutes les pressions des médias mainstream, prétendant que le gouvernement de Maputo ment, que Palma est toujours aux mains des terroristes, ou encore, qu’il faudrait encore s’attendre à de nombreuses attaques des terroristes, etc…Total tente à nouveau à mettre en place une stratégie de bluff, prétendant vouloir se retirer et abandonner un projet d’une valeur de 60 milliards de dollars. Selon certains médias, le président français Emmanuel Macron serait hors de lui et aurait « convoqué » le président mozambicain à Paris le 18 mai afin de mettre les propositions sur la table, et donc de le faire plier. Ce qui sera très peu probable que l’Élysée arrive comme ça à ses fins, car Paris fait face à un bloc anti-colonialiste et non plus à un pré-carré occidental.

 

3. Tchad: où en est la France ?

Depuis la mort du président tchadien Idriss Déby Itno, une course contre la montre s’est visiblement installée.

Après la prise du pouvoir par le fils, Mahamat Idriss Déby, la France s'est encourue pour préserver ses intérêts. Ce qui était prévisible vu que lors du coup d’État au Mali en août 2020, Paris a fait de même en s’accaparant du pouvoir en place. Mais ici, Paris et Washington n’ont pas joué la carte des sanctions de l’Union africaine, ou des condamnations en tout genre venant de la part de la Communauté internationale. Par contre, les intentions de Mahamat Idriss Déby ne sont pas encore vraiment clarifiées vis-à-vis de la France. Au Mali, l’un des moteurs du coup d’État c’était le détachement de la France, et ce fut un échec. Ici, le dossier à l’air d’être différent.

Tout d’abord, de plus en plus d'informations concernant le flou dans la mort d’Idriss Déby Itno. Dans le journal le Monde Afrique, il y a carrément une question : « Est-ce un coup de la France ou de la Russie ? »

Peu après l’annonce de son décès, le journal Jeune Afrique a publié le mardi 20 avril au soir un article retraçant « les dernières heures du président-maréchal tchadien. » On peut notamment lire dans cet article que Idriss Déby « a été blessé d’une balle dans la poitrine qui aurait touché le rein ». Sans être médecin ni spécialiste en anatomie, on peut déduire que pour entrer par la poitrine et toucher le rein (au bas du dos), la balle qui a mortellement touché Déby provient d’un tir effectué en altitude depuis un aéronef.

Cet article souligne aussi que l’aviation française était présente sur le théâtre d’opérations ce que collabore Mahamat Mahadi Ali le chef du FACT sur RFI le lundi 19 avril 2021. (« L’aviation française nous survolait jour et nuit. (…) Ils ont toutes les informations, les déplacements, la nature des armes, le nombre des hommes, le nombre de véhicules. Si ce n’est pas un avantage, qu’est-ce qu’un avantage alors ? C’est une intervention directe. »). Parmi les premiers éléments qui ont donc pu filtrer sur les circonstances du décès de IDI, on peut aussi noter qu’à aucun moment, ni l’armée tchadienne ni l’armée française n’ont évoqué de combattants russes, ni mentionné l’implication ChVK Wagner sur le terrain aux côtés du FACT. Si, cela avait été le cas, on voit mal pourquoi l’armée française qui survolait cette zone de la localité Mao au nord de Ndjamena se serait privée de le dénoncer.

Qui est donc à l’origine de ce tir qui a priori provenait des airs si ce n’est ni celui-ci ne provenait pas des éléments des FACT (qui ne disposaient pas de moyens aériens), ni d’éléments du groupe russe Wagner qui n’étaient pas sur place ?

Le seul qui reste serait la France.
Et pour case, en faisant sauter le verrou qu’est le Tchad, Paris tente de reprendre une place qu’il a perdue en Afrique au profit des États-Unis.

Mais est-ce que Paris tenterait de faire accuser la Russie, vu ses nombreux échecs pour reconquérir la Centrafrique ?

L’Élysée serait dans ce cas dans un déni assez flagrant, si la France a perdu pied dans plusieurs pays d’Afrique, c’est parce que c’est leurs populations unies à leur gouvernement qui ne voulait plus de la France sur leur territoire, et les choix des partenaires n’étaient qu’un plus.

Actuellement, N’Djamena n’a qu’une idée en tête, c’est de se débarrasser une bonne fois pour toutes des FACT. Les militaires au pouvoir ont refusé, dimanche, d'entamer des négociations avec les rebelles du FACT.

Dans une déclaration à la télévision d'État, le porte-parole du Conseil militaire de transition, Azem Bermandoa Agouna, a annoncé les intentions des militaires de mater la rébellion.

Samedi 24 avril, le chef des rebelles avait affirmé qu'ils étaient « disponibles à observer un cessez-le-feu » et s'est dit en faveur d'une solution politique.

« L'heure n'est ni à la médiation, ni à la négociation avec des hors-la-loi », a déclaré Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à la télévision nationale.

Un refus catégorique, alors que cela ressemblait à un piège tendu par la France au nouveau pouvoir en place ? Cela voudrait-il également dire que Paris est derrière les rebelles du FACT ?

Et pour cause, Les FACT auraient non seulement pu se réapprovisionner et donc renverser le pouvoir en place, et en plus de cela, la France pourrait avoir un levier de pression pour faire du chantage au pouvoir en place et faire comme au Mali, à avoir, s’accaparer de tout le pouvoir en place ! Si le nouveau pouvoir en place avait accepté une trêve avec les FACT, cela aurait pu être mal interprété par la population tchadienne et même africaine.  

Mais pour le moment, le Tchad a demandé au Niger voisin de l’aider à capturer le chef des FACT histoire de régler un problème et de couper également l’herbe sous le pied de Paris. Mais il y a encore la nouvelle coalition dirigée par l’ex-putschiste centrafricain, François Bozizé, qui peut encore faire office de groupe rebelle destiné à déstabiliser les pays africains à la demande du Quai d’Orsay.

En bref, la France ne se sent pas encore vraiment rassurée quant à la politique de Mahamat Idriss Déby. L’avenir nous en dira plus…

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/26/650353/La-France-peut-encore-d%C3%A9cider-au-Gabon-?

Dans Afrique

TCHAD : QUI EST MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO ?

Par Le 20/04/2021

Qui est Mahamat Idriss Déby Itno, le nouvel homme fort du Tchad ?

Par

 Dale Abraham Sarr

 -

20 avril 2021

Mahamat Idriss Déby Itno

Mahamat Idriss Déby Itno

Tel père, tel fils ! Patron de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE), de son vrai nom Mahamat Idriss Déby Itno, appelé Mahamat Kaka, est l’un des vaillants guerriers de la redoutable armée tchadienne, qui mène une guerre sans merci contre le terrorisme dans le Sahel. Mais, Mahamat est désormais le président du conseil militaire de transition du Tchad (CMT), pour assurer la destinée du Tchad pour une durée de 18 mois.

Général de l’armée et bras droit de son défunt père Idriss Déby Itno, mort ce mardi, des suites de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles du FACT, dans le Nord durant le week-end, Mahamat Idriss Déby Itno alias « Mahamat Kaka » est désormais l’homme fort du Tchad. Il a été désigné comme président du conseil militaire de transition du Tchad (CMT), pour assurer la destinée du Tchad pour les 18 prochains mois, afin de stabiliser le pays avant une nouvelle élection présidentielle.

Âgé de 37 ans, Mahamat Idriss Déby Itno a été élevé par la mère du maréchal, il a pour cette raison comme surnom Mahamat Kaka (kaka signifiant « grand-mère » en arabe tchadien, ndlr). Mahamat, puisque c’est de lui dont il s’agit, a connu une enfance normale comme tous les gamins de sa génération, avant d’embrasser le métier des armes, comme son père Idriss Déby Itno. Il va ainsi suivre les cours du Groupement des écoles militaires interarmées du Tchad, puis il effectuera un bref passage au lycée militaire d’Aix-en-Provence.

À son retour au bercail, son père Idriss Déby Itno le verse dans la Direction générale de service de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE), la garde prétorienne du régime. En mai 2009, Mahamat Kaka, alors âgé de 25 ans, participe à la bataille victorieuse d’Am-Dam contre une coalition rebelle menée par Timan Erdimi, dans l’est du Tchad. Une année plus tard, le jeune militaire qui s’est aguerri sur le terrain, au fil du temps, reçoit, au sein de la DGSSIE, le commandement de l’escadron blindé et des gardes du corps.

Animé d’une détermination incroyable et le sens du devoir sous les commandements de son père et chef suprême des armées tchadiennes, Idriss Déby Itno, Mahamat Kaka est ensuite nommé à la tête du groupement n°1 de la DGSSIE (sur trois groupements), chargée de la sécurité du palais présidentiel, en 2012.

Par ailleurs, Mahamat Kaka est nommé au poste de commandant en second des Forces armées tchadiennes en intervention dans le nord du Mali (FATIM), sous les ordres du général Oumar Bikomo, mais en serait le chef officieux, en 2013. Sa présence dans la guerre contre le terrorisme, dans le Sahel, notamment au Mali, avec l’armée tchadienne, avait marqué beaucoup d’esprit sur les réseaux sociaux et forcé l’admiration et le respect des uns et des autres, puisqu’il n’est jamais évident d’être fils d’un Président et participé à ce genre d’opération.

Aujourd’hui, avec la mort de son père, par ailleurs désormais ex-Président du Tchad, Idriss Déby Itno notamment, la tâche revient de facto à Mahamat Idriss Déby Itno, en tant que président du conseil militaire de transition du Tchad, de présider aux destinées de ce pays d’Afrique Centrale, durant les 18 prochains mois.

https://www.afrik.com/qui-est-mahamat-idriss-deby-itno-le-nouvel-homme-fort-du-tchad

Dans Afrique

REELU LE 11 AVRIL, LE PRESIDENT TCHADIEN IDRISS DEBY EST MORT CE 20 AVRIL DE "BLESSURES RECUES AU FRONT", ANNONCE L'ARMEE

Par Le 20/04/2021

Idriss Déby

Le Président tchadien Idriss Déby est mort de «blessures reçues au front», annonce l'armée

© AFP 2021 MICHAEL TEWELDE

AFRIQUE

12:45 20.04.2021(mis à jour 13:13 20.04.2021)URL courte

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Réélu à la présidentielle du 11 avril avec 79,32 % des voix, le chef de l’État tchadien Idriss Déby Itno est mort ce 20 avril à la suite de blessures reçues durant le week-end sur le champ de bataille, a annoncé le porte-parole de l’armée.

Le Président tchadien Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, est décédé mardi des suites de blessures reçues alors qu'il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord durant le week-end, a annoncé le porte-parole de l'armée à la télévision d'État.

«Le Président de la république, chef de l'État, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l'intégrité territoriale sur le champ de bataille. C'est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad», a annoncé le porte-parole de l'armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l'antenne de TV Tchad.

Le général Mahamat Kaka, fils du Président décédé, a été nommé chef d'État par intérim, a ajouté le porte-parole.

Victoire pour son sixième mandat présidentiel

Idriss Déby Itno, qui dirigeait le Tchad depuis 30 ans, avait été réélu pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés à la présidentielle du 11 avril, avait annoncé lundi l'instance électorale nationale.

Le taux de participation a été de 64,81% pour ce scrutin remporté dès le premier tour par le chef de l'État sortant, avait précisé le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Kodi Mahamat Bam, en livrant les chiffres officiels «provisoires», la Cour suprême devant encore les approuver après l'étude d'éventuels recours contentieux.

L’homme politique de 68 ans avait pris le pouvoir lors d'une rébellion armée en 1990. Il était l'un des plus anciens dirigeants d'Afrique et un proche allié des puissances occidentales qui luttent contre les militants islamistes en Afrique occidentale et centrale.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202104201045497077-larmee-tchadienne-vient-dannoncer-la-mort-didriss-deby/

Dans Afrique

CAMEROUN : LE MINISTRE DE LA SANTE SOUTIENT UN REMEDE NATUREL AU COVID MIS AU POINT PAR Mgr KLEDA DE DOUALA

Par Le 18/04/2021

Cameroun : le ministre de la Santé soutient un remède naturel au Covid mis au point par Mgr Kleda

Par Médias Presse

Mondialisation.ca, 17 avril 2021

médias-presse.info 29 mars 2021

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Analyses: 

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Cameroun – Deux traitements contre le Covid à base de plantes ont été mis au point par l’archevêque Samuel Kleda de Douala et approuvés par le comité scientifique gouvernemental. Ces traitements naturels ont même été proposés sur le marché d’exportation après avoir été donnés à quelque 10.000 personnes avec de bons résultats depuis l’apparition du coronavirus jusqu’en janvier 2021.

Un communiqué publié le 17 mars par le Dr Marius Macaire Biloa, coordinateur national de l’Association catholique de la santé du Cameroun (OCASC), a annoncé que les traitements Elixir Covid et Adsak Covid sont désormais disponibles pour le marché étranger, au prix de 20.000 francs CFA, environ 30 euros ou 36 dollars américains.

Les médicaments ont été fournis totalement gratuitement au Cameroun et resteront gratuits pour toute personne qui en a besoin dans les centres diocésains de tout le pays.

Ils sont actuellement proposés aux patients après consultation et tests de laboratoire pour confirmer la positivité au SRAS-CoV-2, principalement dans une dizaine de centres de santé catholiques des plus grandes villes du Cameroun, Douala et Yaoundé, où la plupart des cas de coronavirus ont été enregistrés.

Lorsque l’annonce d’une pandémie Covid s’est propagée dans le monde au printemps dernier, tous les yeux se sont tournés vers l’Afrique et de nombreux épidémiologistes présidaient un scénario catastrophique en raison de la forte concentration de la population du continent africain et du manque d’hygiène et de soins médicaux. En vérité, loin de ce scénario apocalyptique, l’Afrique, et en particulier l’Afrique subsaharienne, a été largement épargnée, avec peu de contaminations enregistrées et un nombre de morts inférieur à celui des pays développés.

Cela n’a pas empêché de sévères mesures anti-coronavirus dans de nombreux pays africains, mais les Africains ne sont pas allés jusqu’à interdire d’éventuels traitements. Et c’est désormais le continent qui a le moins souffert de la pandémie.

Bien sûr, l’Afrique a une population beaucoup plus jeune que les autres continents et est donc moins exposée aux pires conséquences de la contagion par le SRAS-CoV-2, qui tue principalement des personnes âgées ou gravement malades. Mais la contagion elle-même a également été maintenue à un niveau beaucoup plus bas. De nombreux pays africains ont choisi d’affronter le danger à leur manière, notamment en essayant des médicaments anciens et éprouvés tels que l’hydroxychloroquine et des plantes comme l’artemisia, promu dans l’île de Madagascar (369 décès depuis la début de l’apparition du Covid sur une population totale de 26,26 millions d’habitants).

Mgr Kleda, archevêque de Douala, capitale économique du Cameroun, est depuis longtemps connu pour sa passion pour la naturopathie et les plantes médicinales. Il a commencé à chercher des remèdes naturels en tant que recteur du Petit Séminaire de Saint-Paul-de-Guider, dans le nord du Cameroun, il y a 30 ans, car les médicaments «ordinaires» n’étaient pas disponibles pour soigner les enfants.

L’archevêque ne souhaite pas que l’utilisation de substances inspirées de la médecine traditionnelle soit confondue avec la sorcellerie et la magie. «Nous traitons grâce aux plantes et avec l’intercession de la Vierge Marie», a-t-il dit. Depuis 2009, il a ouvert une boutique de plantes médicinales où il recevait le public et prodiguait des conseils pendant son temps libre.

Lorsque le coronavirus est entré au Cameroun, l’archevêque Kleda a commencé à rechercher une éventuelle combinaison de plantes qui pourrait servir de remède.

«Je connaissais déjà les plantes utilisées pour les symptômes du coronavirus. J’ai simplement mis en place toutes les recettes que j’avais à ma disposition », a-t-il déclaré en avril 2020. À l’époque, il avait déclaré avoir déjà traité plusieurs centaines de personnes. «Il n’y a pas eu une seule mort. Tous ceux qui ont pris le médicament ont été guéris », avait-il affirmé.

Mgr Kleda a également dit à la population que manger des oignons et de l’ail renforcerait rapidement le système immunitaire.

Fin avril 2020, Mgr Kleda affirmait publiquement avoir trouvé un traitement naturel qui pourrait réduire les symptômes de la maladie liée au coronavirus.

Immédiatement, des dispensaires ont été mis en place et gérés par l’archidiocèse de Douala, attirant des milliers de personnes qui ont obtenu des soins gratuits, tandis que l’archevêque a reçu un financement privé local pour poursuivre ses recherches. Le 7 mai 2020, de nombreuses restrictions ont été levées, les bars qui avaient été soumis à des heures de fermeture anticipée ont été rouverts dans la soirée et les “experts” catastrophistes ont déclaré que les contaminations monteraient en flèche. Cela ne s’est pas produit. Avec une population de 25 millions d’habitants, le Cameroun ne compte à ce jour que 601 décès attribués au coronavirus.

Un membre de l’opposition politique a célébré l’invention de Mgr Kleda, affirmant que le remède «devrait être une source de fierté nationale». L’ancien chef de l’association des avocats camerounais, Yondo Black, et un certain nombre d’hommes d’affaires ont collecté des fonds pour acheter du matériel médical et des unités de production pour le nouveau traitement de l’archevêque. Le propriétaire d’un grand groupe de médias dans le pays a également soutenu Mgr Kleda. Même le ministre camerounais de la Santé, le Dr Malachie Manaouda, est intervenu fin avril 2020 pour examiner de plus près le remède naturel de Mgr Kleda.

Le 19 mai 2020, le président du Cameroun en personne a encouragé «tous les efforts pour développer un traitement local contre le COVID-19».

En juin, l’archevêque a été invité par le Premier ministre Joseph Dion Ngute à rejoindre le groupe officiel de spécialistes de la santé pour une audition par le Parlement camerounais. Ngute lui-même avait déjà rencontré Mgr Kleda.

À l’époque, le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, avait exhorté à mettre de côté les préjugés et les divisions concernant les médecines traditionnelles, invoquant «l’intérêt national». Mgr Kleda a ajouté que la phytothérapie devrait être étudiée dans les universités afin que les médecins et les techniciens puissent les utiliser correctement.

Le Dr Manaouda, ministre de la Santé, soutient maintenant de tout cœur le remède naturel de l’archevêque. Il a déclaré que la contribution de la médecine traditionnelle avait atténué le nombre de personnes atteintes de coronavirus et contribué à faire baisser le pourcentage de victimes d’une forme grave de la maladie. L’agence de presse camerounaise a noté mercredi dernier que «désormais, personne ne peut ignorer les bénéfices du protocole anti-COVID mis en place par l’archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kleda, qui a fait ses preuves».

Didier Raoult, l’infectiologue charismatique de Marseille qui a promu l’utilisation de l’hydroxychloroquine depuis le début avant de recommander l’ajout de Zithromax et de zinc, a à plusieurs reprises salué l’approche pragmatique de l’Afrique face à l’épidémie, soulignant que les Africains sont non seulement prêts à utiliser des médicaments bon marché de manière nouvelle. – quelque chose qui va directement à l’encontre des intérêts de l’industrie pharmaceutique qui prospère grâce à de nouveaux brevets – mais qu’ils sont également en avance sur la science sur le coronavirus avec des spécialistes hautement qualifiés et des hôpitaux de premier ordre.

Et contrairement à de nombreux pays développés, les pays africains traitent en fait leurs patients atteints de coronavirus.

Au 23 mars, selon les statistiques publiées par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, un total de 4.123.632 «cas» de COVID-19 avaient été enregistrés sur le continent, et 110.164 personnes étaient décédées. L’Afrique a une population de 1,216 milliard d’habitants.

La source originale de cet article est médias-presse.info

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Dans Afrique

GENOCIDE DES TUTSI : UN PRETRE FRANCO-RWANDAIS INCULPE ET INCARCERE EN FRANCE

Par Le 17/04/2021

Génocide des Tutsi: un prêtre franco-rwandais inculpé et incarcéré en France

Génocide des Tutsi: un prêtre franco-rwandais inculpé et incarcéré en France

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Par AFP

Un prêtre rwandais, réfugié et naturalisé français, a été inculpé et incarcéré mercredi, accusé, entre autres, d'avoir «fourni des vivres aux miliciens» ayant massacré des Tutsi dans son église au Rwanda en 1994, ce qu'il conteste, a appris l'AFP vendredi auprès du Parquet.

Interpellé mercredi à son domicile du Sud-Ouest de la France, Marcel Hitayezu, né en 1956, a été mis en examen (inculpé), notamment pour «génocide» et «complicité de crimes contre l'humanité», par un juge d'instruction du tribunal de Paris, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), également chargé des dossiers de crimes contre l'humanité.

«Prêtre de la paroisse de Mubuga (Sud) au Rwanda en 1994, Marcel H. se voit reprocher d’avoir», en avril 1994, «privé de vivres et d’eau des Tutsi s’étant réfugiés dans son église» et d'avoir «fourni des vivres aux miliciens interahamwe ayant attaqué les Tutsi réfugiés» dans le bâtiment, a précisé le Pnat dans un communiqué.

«Marcel H. a contesté ces faits lors de son interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction», a ajouté le ministère public.

Ce prêtre avait été visé par une demande d'extradition du Rwanda, que la Cour de cassation avait définitivement rejetée en octobre 2016, comme ce fut le cas pour tous les suspects de participation au génocide réclamés par Kigali.

Le génocide au Rwanda a fait, entre avril et juillet 1994, plus de 800.000 morts, selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi.

Cette inculpation «est une excellente nouvelle» et «l'Eglise doit s'interroger sur la façon de donner des responsabilités à des gens qui sont soupçonnés d'avoir participé au génocide», a réagi auprès de l'AFP Alain Gauthier, cofondateur du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), partie civile dans ce dossier.

Pour examiner les accusations portées contre Marcel Hitayzu, la justice française avait ouvert une information judiciaire le 26 juillet 2019.

«Il était jusqu'à mercredi vicaire du curé d'une paroisse à Montlieu-la-Garde», a indiqué à l'AFP le diocèse de La Rochelle (Sud-Ouest).

Selon le quotidien catholique français La Croix, le prêtre, après trois ans passés dans des camps de réfugiés dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), était «arrivé entre 1998 et 1999» dans ce diocèse et «le statut de réfugié lui (avait) été accordé le 26 janvier 2011».

Un autre prêtre réfugié en France, Wenceslas Munyeshyaka, a été accusé d'avoir joué un rôle dans les massacres de 1994 au Rwanda. Il a bénéficié d'un non-lieu en 2015, devenu définitif en 2019.

https://french.alahednews.com.lb/39660/307

Dans Afrique

MALI : LA RESISTANCE NE MOURRA PAS, ELLE VA S'AMPLIFIER

Par Le 16/04/2021

Mali: la Résistance ne mourra pas !

Une méga manif des Maliens a été reportée pour cause de jeûne du mois de ramadan et ce, sur fond des agissements totalement paniqués d'une Barkhane qui voit l'heure de partir se rapprocher. L'assassinat ciblé du chef touareg, un des signataires de l'accord d'Alger alors même que la France cherche par tous les moyens possibles à éliminer Alger de la scène politique sahelienne quitte à déstabiliser la frontière algéro-malienne en dit long sur l’état dans lequel se patauge Barkhane. D'où cet article totalement insane et réducteur de Jeune Afrique qui tente de dénaturer la nature des manifestations anti occupation commencées en 2019:

« Fer de lance de la fronde qui a mené au coup d’État du 18 août 2020, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques considère que la transition lui a été confisquée. Et ses membres entendent incarner l’opposition face aux militaires, comme ils l’avaient fait sous la présidence d’IBK », dit le média Jeune Afrique avant d'ajouter :

« Le M5 est mort de sa belle mort. » En septembre 2020, alors que s’installaient les autorités de la transition, Issa Kaou Djim prononçait l’oraison funèbre du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). L’ex-coordinateur général de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), devenu quatrième vice-président du Conseil national de la transition (CNT), fut pourtant, avec son chef religieux, l’un des fervents porte-parole de la lutte un temps incarnée par le M5 face au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Mais le soulèvement anti-occupation que la France a tenté en 2020 de contrer d'abord en cherchant à défigurer ses slogans, à les rediriger vers IBK, puis en s’accaparant le coup d’État du 18 août, est-il réellement mort ? Rien n’est moins sûr.

Depuis le 3 janvier 2021, les Mirage 2000 français ont frappé une cérémonie de mariage en tuant 19 civils, massacre que Barkhane n'a cessé de justifier et de réfuter. Ce qui est sûr, c’est que la France est plus que jamais une force d'occupation, le Mali, un pays occupé et le peuple malien en pleine lutte pour la libération de leur État-nation.

Même si les médias mainstream tentent de diaboliser et de tuer le mouvement du M5, ils n’arrivent cependant pas à s’attaquer à la résistance malienne.

Ce jeudi 15 Avril 2021 aux environs de 12H, le camp MINUSMA a été visé par des tirs d’obus. Selon des sources locales, cinq obus auraient été lancés en direction de la ville de Ménaka. Trois des cinq obus seraient tombés dans l’enceinte du camp.

Il n’y aurait pas eu de perte en vies humaines. Le bilan provisoire donné serait d’un soldat blessé, trois véhicules de la Garde Nationale du Mali (GNM) touchés et une citerne de l’armée de terre et d’autres dégâts matériels.

D’où pourrait provenir cette attaque ? Les groupes terroristes qui travaillent côte à côte avec Barkhane, ne s’attaquent qu'aux civils et soldats maliens.

Tout comme ceux qui ont placé des engins explosifs et qui ont tué des soldats de Barkhane, c’est un groupe de résistants qui reçoit des armements de plus en plus sophistiqués et les utilise contre les soldats d’occupation. En ce moment, l’ONU est très touchée en Afrique. Dans l’Est de la République démocratique du Congo, plusieurs manifestations ont eu lieu demandant le retrait, et ce dans les 10 jours, de la MONUSCO. Et maintenant au Mali, c’est la MINUSMA qui est touchée, et par des obus. Ce groupe de Résistants maliens qui poussent les troupes d’occupation étrangère hors du territoire, doublé des mouvements comme le M5 et également le ras-le-bol de la population malienne dans sa grande majorité, il est clair que c’est plus Barkhane qui se trouve « dans sa belle mort » plutôt que les groupes qui demandent le départ des troupes coloniales.

 

Afrique: l'ONU au pied du mur !

L’ONU est actuellement en très mauvaise posture sur le continent africain.

Après les récentes manifestations dans l’Est de la RDC réclamant le départ des troupes d’occupation onusiennes, et un camp de la Minusma qui a été touché par des obus, l’effet domino fait le reste.

Plusieurs milliers de Centrafricains ont marché ce jeudi dans les rues de Bangui.

Cette marche est partie du complexe sportif de Bangui jusqu'au siège de la Minusca. Ces Centrafricains dénonçaient les propos du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique Mankeur Ndiaye lors d’une interview accordée à RFI le vendredi dernier.

Dans ses propos Mankeur Ndiaye avait souligné que la solution centrafricaine n’est pas militaire et par la même occasion il avait félicité les groupes armés qui se sont retirés de la CPC pour réintégrer l’accord de paix en Centrafrique, et appelant les autorités à privilégier le dialogue. Des propos qui, encore une fois, ne répondent pas aux attentes des Centrafricains qui exigent à nouveau le départ de la Minusca de la Centrafrique et comptent continuer les manifestations jusqu’à l’obtention de ce départ.

« Nous allons encore intensifier les actions, nous allons persister, nous allons même mourir pour notre pays; l’essentiel, c’est qu’ils doivent soit coopérer, coopérer ça veut dire ne pas coopérer avec la CPC, nous ne voulons pas de dialogue avec la CPC, pas de dialogue avec la COD 2020, CPC, COD 2020; c’est blanc bonnet, bonnet blanc. C’est les mêmes leaders, la libération du pays doit se poursuivre avec nos propres forces de défense et de sécurité et tous les alliés qui sont venus à notre secours », a martelé Noé Ndaye, responsable de l’organisation de la marche.

Il y a eu des manifestations qui sont normales comme forme d’expression démocratique, mais nous appelons à une sérénité nous voulons dire à tous que nous sommes un partenaire et que les points de vus ne doivent pas être vus comme un acte d’hostilité envers le gouvernement ou la population centrafricaine, nous sommes là pour aider comme nous le faisons depuis longtemps et nous allons continuer à aider en respectant la souveraineté de l’État.

Ce nouveau cycle de protestation se propage dans plusieurs pays d’Afrique. En effet, comme au Mali ou dans l’Est de la RDC, la Minusca est également dans le collimateur de la population. Et pour cause, en RDC, l’ONU est présente depuis plusieurs décennies maintenant, et tout comme tous les pays d’Afrique où se trouvent des troupes d’occupation militaires occidentales, les violences ne cessent de s’amplifier et ce sont les populations qui en paient le prix.

Les populations africaines savent maintenant ce qui se trame réellement. Si l’ONU ou les troupes d’occupations occidentales sont présentes dans un pays d’Afrique ce n’est certainement pas pour régler les problèmes sécuritaires. C’est un siège, une colonisation pure et simple du pays, et c’est exactement ce que ne veulent pas les populations maliennes, congolaises, centrafricaines, etc… Le ras-le-bol généralisé des populations africaines était prévisible, et il ne fait qu’augmenter de manière exponentielle et ce n’est qu’un début. Les pays d'Afrique n'ont vraiment pas besoin de la présence massive de l'ONU ou des militaires occidentaux. Les armées nationales, les populations et les gouvernements défendent parfaitement bien la souveraineté et l'intégrité de leurs pays respectifs. Et lorsqu'ils mènent des opérations de sécurisation, il y a des résultats concrets et rapides. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/16/649620/Mali-la-R%C3%A9sistance-ne-mourra-pas

Dans Afrique

« THOMAS SANKARA A RENDU DIGNITE ET FIERTE A LA JEUNESSE AFRICAINE »

Par Le 16/04/2021

Bruno Jaffré,

Auteur de "La liberté contre le destin, discours de Thomas Sankara" aux éditions Syllepse,

Il était l'invité de la Midinale de Regards,

Ce vendredi 16 avril 2021.

https://youtu.be/zJ7hqqAftdg

« Thomas Sankara a rendu dignité et fierté à la jeunesse africaine »

 

Sur le procès pour complicité d’assassinat de Thomas Sankara

« On va faire le procès de plusieurs hommes dont le principal accusé est Blaise Compaoré. »

« Il s’agit d’un procès historique dans la mesure où Thomas Sankara était l’une des plus grandes références de la fin du XXème siècle à la fois comme dirigeant révolutionnaire et promoteur d’un nouveau modèle de développement autocentré et indépendant. »

« Ce procès traitera des hommes qui ont organisé le complot à l’intérieur du pays. Il y a aussi une instruction qui concerne un complot à l’international qui reste à élucider. »

« Le dossier sur le complot à l’international n’est pas fermé. »

« Nous exigeons que la France, qui est citée parmi les pays complices de ce complot, ou plutôt présumés complices de ce complot, envoie les documents déclassifiés concernant l’assassinat de Thomas Sankara - documents qui n’ont toujours pas été fournis. »

« En novembre 2017, Emmanuel Macron a promis d’envoyer tous les documents classifiés secret défense. »

« La thèse officielle de Blaise Compaoré au lendemain de la mort de Thomas Sankara c’était de dire qu’il devait être arrêté avec ses amis. »

« Dans des auditions de gendarmes burkinabés, on apprend que des Français sont venus le 16 octobre à Ouagadougou pour détruire des écoutes téléphoniques qui accusaient Blaise Compaoré d’avoir préparé un complot. »

 

Sur les intérêts de la France au Burkina

« Thomas Sankara tranchait avec tous les dirigeants de la région à part celui qui était au Ghana. »

« Thomas Sankara dérangeait parce qu’il était jeune et très populaire : il était en train de mettre en place un modèle, malgré les difficultés, qui produisait une certaine réussite économique. »

« Sankara a démontré qu’un pays africain indépendant peut construire un modèle de développement qui tranche par rapport à tout ce que l’on voit dans la région. »

« La jeunesse africaine regardait Sankara avec beaucoup d’intérêt. Il était la preuve qu’il était possible de lutter contre la corruption, mettre de l’ordre dans les administrations et organiser la mobilisation d’une population dans un pays pauvre. »

« Ce qui est un élément déclencheur de la colère de la France c’est lorsque Thomas Sankara a fait campagne pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie à l’ONU. À l’époque, Jacques Chirac avait écrit au ministre de la coopération de Sankara pour dire que Sankara avait été trop loin et que la France allait diminuer l’aide prévue pour le Burkina. »

« La France ne voulait pas qu’on remette en cause la présence des entreprises françaises au Burkina. »

« Thomas Sankara c’était une forme de dignité et de fierté. Il a rendu dignité et fierté à la jeunesse africaine. »

 

Sur l’héritage de Thomas Sankara

« Il y a un très lourd héritage Sankara mais il y aussi une espèce de fumée qui entoure Sankara qui fait que tout le monde est sankariste, même le gouvernement actuel. »

« Ceux qui dirigent le pays aujourd’hui - et qui se revendiquent du sankarisme - sont les mêmes qui étaient du côté de Compaoré au moment de l’assassinat de Sankara. »

« Les partis politiques qui se réclament de Sankara ont une longue histoire de déchirements entre eux et d’accusations internes et ils sont plus ou moins déconsidérés. »

« On cultive une image idyllique de Sankara sans jamais discuter de ce que signifie être sankariste aujourd’hui. »

« Ceux qui se réclament de Sankara aujourd’hui ont perdu tout ce qui concerne son idéologie révolutionnaire. »

« Après son assassinat, tout a été fait par ses successeurs pour détruire l’image positive de Thomas Sankara. »

« L’insurrection a été un moment que je considère comme extraordinaire. »

« Au lendemain de l’assassinat de Thomas Sankara, personne n’a été en mesure de prendre en charge le pays et d’apporter des perspectives de changement politique. »

 

Que reste-t-il du sankarisme, notamment en France ?

« Thomas Sankara n’a pas travaillé que pour l’Afrique. »

« Thomas Sankara a beaucoup remis en question l’Etat. C’est même fondamental dans sa politique. »

« Thomas Sankara a démystifié le pouvoir en refusant le culte de la personnalité et en mettant les ministres en congés tous les ans, au moins de façon symbolique. »

« Thomas Sankara a construit un pouvoir populaire dans lequel il faut aller chercher des inspirations. »

« On a tendance à croire que la réforme au Burkina Faso, ça a été de donner la terre aux paysans parce que les gens ont pour modèle les grands latifundia (…). Mais cela n’existait pas au Burkina Faso : il y avait des chefs locaux qui avaient le pouvoir de donner la terre mais sans pouvoir de propriété. »

« Thomas Sankara a créé un parti dans lequel il voulait unifier tous les groupes de gauche qui existaient, dont les amis de Blaise Compaoré qui sont très rapidement devenus les défenseurs du néolibéralisme. »

 

Dans Afrique

LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE (RASD) RECLAME LA PLACE QUI LUI REVIENT A L’ONU

Par Le 14/04/2021

14 Avril 2021

Publié le 14/04/2021 par PCF

L’agenda international place à nouveau au cœur de l’actualité le Sahara occidental. En avril, le Conseil de sécurité débattra de la situation et de la prorogation du mandat de la Minurso. Cette ancienne colonie espagnole est occupée illégalement par le Maroc depuis 1975 et ce en dépit de toutes les décisions internationales.

Que ce soient les résolutions de l’ONU, de la Cour internationale de La Haye, de l’Union africaine ou de la Cour de justice de l’Union européenne, toutes ces institutions convergent pour rappeler qu’il n’y a pas de liens de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental. Ce dernier a un statut séparé et distinct du Maroc et il est de ce fait titulaire du droit à l’autodétermination.

À la suite d’un cessez-le-feu entre le Front Polisario, représentant du peuple sahraoui, et le Maroc en 1991, sous les auspices de l’ONU, il avait été convenu conjointement de l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Non seulement le Maroc n’a pas honoré ses engagements, mais a avancé la proposition d’une « autonomie sous souveraineté marocaine », une manière éculée de proroger l’occupation coloniale.

La France, avec son soutien aveugle envers Rabat, a joué un rôle déterminant dans cet enlisement, dans le blocage actuel et dans la violation de la légalité internationale. Non seulement Paris a cautionné l’invasion de 1975 et a saboté la mission de la Minurso conduite par Horst Kölher, tout en refusant l’extension de ses prérogatives au respect des droits humains. De plus, les différents gouvernements qui se sont succédé ces dernières années ont été à la manœuvre pour étendre les tarifs douaniers préférentiels en violation des arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne. Enfin Paris ferme les yeux sur la violente barbarie répressive du Maroc à l’égard des Sahraouis dans les territoires occupés : agressions physiques, destructions de biens, arrestations, enlèvements.

À cela s’ajoute le sort des prisonniers politiques victimes de simulacres de procès, qui subissent de mauvais traitements et se trouvent pour la plupart du temps à l’isolement. L’ultime provocation vient de se produire, puisque La République en marche a annoncé l’ouverture d’une permanence à Dakhla en zone occupée, sous le prétexte fallacieux d’être à l’écoute des Français de l’étranger, dans un territoire bouclé par l’armée et dans lequel les étrangers ne peuvent accéder ! E. Macron, dans le sillage de D. Trump, s’engage dans la voie d’une ouverture d’un consulat, une manière d’entériner cette occupation coloniale en violation du droit international.

Le Front Polisario mène une lutte pacifique, respectueuse du droit international et des principes démocratiques. Cette attitude responsable est un facteur de stabilité dans la région. Ces derniers mois, le Maroc a délibérément violé le cessez-le-feu en s’attaquant à des civils Sahraouis dans une zone tampon. Il en a profité pour accroître son occupation et pour étendre un mur de séparation miné de 2 770 km. L’assassinat ciblé de dirigeants sahraouis, dont le chef de la gendarmerie Addah Al-Bendir, illustre l’attitude criminelle de ce régime dangereux pour la paix régionale.

Dans ce contexte délétère, amplifié par le deal scélérat noué entre Trump-Netanyahou-Mohammed VI, le Front Polisario vient de prendre une initiative pour faire respecter les droits de son peuple et frayer un chemin vers la paix. La République arabe sahraouie démocratique (RASD) réclame la place qui lui revient dans les institutions internationales avec l’obtention d’un siège à l’ONU.

Cette exigence est légitime et fondée juridiquement. Le Parti communiste français soutient cette démarche et appelle le gouvernement de la France à prendre une initiative dans ce sens. Cela suppose de changer radicalement de posture, pour enfin trouver une issue politique à ce conflit. Les communistes ne ménageront pas leurs efforts pour soutenir les droits inaliénables du peuple sahraoui.

Pascal Torre

responsable-adjoint du secteur international du PCF

chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

« La RASD réclame la place qui lui revient dans les institutions internationales avec l’obtention d’un siège à l’ONU. »

source : https://www.pcf.fr/la_r_publique_arabe_sahraouie_d_mocratique_a_sa_place_l_onu

Tag(s) : #RASD#PCF#Communiste

Dans Afrique

POURQUOI L'AFRIQUE N'EST PAS ELECTRIFIEE ?

Par Le 09/04/2021

Infos   /   Afrique   /   Zoom Afrique   /   L’INFO EN CONTINU

Echo Afrique, 9 avril 2021

Friday, 09 April 2021 12:48 PM  [ Last Update: Friday, 09 April 2021 3:34 PM ]

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Cameroun: le piège électrique!

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Dans Afrique

CAMEROUN : COUP D'ETAT US EN VUE ?

Par Le 05/04/2021

Cameroun : les USA préparent un coup d'État ?

Au Cameroun, les États-Unis et Cie, mettent en place une nouvelle trouvaille, qui est maintenant la naissance d'un mouvement rebelle armé, dont les publications vidéo sur les réseaux sociaux ne font aucun mystère sur leur intention avouée de marcher sur Yaoundé.

Les menaces d’attaques terroristes dans les quatre coins du continent africain n’ont pas eu l’effet désiré par les Occidentaux. C’est pourquoi ils cherchent maintenant le moyen de non seulement saper ces alliances, mais également à placer les pays qui sont partisans d’un règlement des problèmes africains par les Africains dans le collimateur.
Au lieu de demander plus d’aide et des arrivées massives de troupes militaires occidentales, les pays africains resserrent plutôt les liens entre eux pour faire face aux attaques terroristes. Comme certains pays de la Corne de l’Afrique ou encore en Afrique de l’Ouest, les pays qui longent la côte du golfe de Guinée sont lancés dans ces alliances intra-africaines.
Le nouveau chef d’État-major de l’Armée du Nigéria a été reçu par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, le 1er avril 2021.
Lucky Irabor, le nouveau chef d’État-major de l’Armée du Nigéria et à la tête d’une délégation nigériane, a été reçu en audience le 1er avril 2021 par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo.
« Le Cameroun et le Nigéria sont des amis de longue date et nous connaissons ! Les difficultés que traversent le nord du Cameroun et le nord du Nigeria. De ce fait, j'ai été nommé avec certains de mes collègues à la tête de l'Armée du Nigéria. C'est de notre responsabilité de relever le défi. C'est dans cette optique que je suis venu rencontrer mes collègues camerounais pour qu'on travaille ensemble », a confié à la presse le général d'Armée Lucky Irabor.
La rencontre entre les délégations camerounaises et nigérianes a eu lieu à huis clos, ainsi que l’audience accordée à la délégation nigériane en matinée par son homologue camerounais, le chef d'État-Major, le général d'Armée René Claude Meka. Toutefois, renseigne le journal, Joseph Beti Assomo, au cours de la séance des questions orales des députés aux membres du gouvernement devant la Représentation nationale ce même jour, traçait déjà les grandes lignes de la visite de la hiérarchie militaire du Nigéria au Cameroun.
« Nous allons voir comment resserrer notre coopération dans la lutte contre Boko Haram et aussi la migration des menaces terroristes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Là aussi, nous avons des soucis communs. Les menaces étant des deux côtés, nous fédérons nos efforts », a indiqué le patron de la Défense dont les propos sont relayés dans les colonnes du journal.
Les deux pays partagent une longue frontière de 1.200 km, difficile à contrôler, ce qui peut faire le nid des activités criminelles en tout genre. « On était déjà habitué à la contrebande tous azimuts. La nouvelle trouvaille est maintenant le bruit de la naissance d'un mouvement rebelle armé, dont les publications vidéo sur les réseaux sociaux ne font aucun mystère sur leur intention avouée de marcher sur Yaoundé ». Un coup d'État serait en vue ?
On peut constater que le Cameroun est très présent dans ces initiations intra-africaines et il se pourrait que cette prise de position contre l'axe occidental soit un coup que ne supportent pas Washington et Paris. D’ailleurs, les pressions américaines montrent bien que le Cameroun se trouve dans le collimateur, et que le changement de politique du président Paul Biya n’est pas très apprécié par Paris et Washington.
D’ailleurs, ce genre d’alliance passe généralement à la trappe dans les médias mainstream. Ce qui reflète bien que les intérêts sont sapés.
En effet, Washington et Cie, avec entre autres la France, ont décidé de prendre le monopole du golfe de Guinée. Et les pays d’Afrique qui longent cette côte ne sont pas vraiment pour et optent pour des alliances qui n'arrangent pas cet axe néocolonialiste. D'ailleurs, la Communauté internationale et surtout ses instances optent pour la politique de l'autruche, sans jamais pointer du doigt le fait qu'aucun de ces États occidentaux ne demandent l'approbation des gouvernements africains concernés. Certes, le but actuel de la manœuvre occidentale, c’est également de prendre possession complète des pays de la côte africaine. Et pour cause, le fait que le patron de la DGSE française avait ciblé la Côte d’Ivoire et le Bénin, était une manière de dire que tous les pays de la Côte, essentiellement ceux qui ne se plient donc pas aux règles occidentales.
Le Cameroun et la Guinée équatoriale se sont déjà alliés pour déjouer des exactions des pirates dans le golfe de Guinée. Et ce fut un succès. Ce qui fait que ce processus prend de plus en plus d’ampleur et les alliances se multiplient de manière exponentielle. C’est exactement ce que redoutaient les pays occidentaux !

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/05/648815/Cameroun-les-USA-preparent-un-coup-d'Etat

Dans Afrique

CONFIRMATION DE L'ACQUITTEMENT DE LAURENT GBAGBO

Par Le 04/04/2021

4 Avril 2021

publié le 01/04/2021
Confirmation de l'acquittement de Laurent Gbagbo : un pas important vers la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire

Le Parti communiste français exprime sa réelle satisfaction de la libération définitive de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ministre Charles Blé Goudé.

Acquittés par la Cour pénale internationale en janvier 2019, ils étaient en attente d'un jugement de la cour d'appel. Leur libération provisoire, avec des conditions très strictes, dans l'attente de cet appel, a constitué un précédent très critiqué. L'acquittement suivi des restrictions drastiques de liberté sont apparues en contradiction avec toutes les normes juridiques jusqu'ici admises. Rappelons également que ce procès pour crimes contre l'humanité a commencé fin 2011. Les deux hommes politiques ont été détenus pendant plus de sept ans. Ainsi, la CPI dépasse en matière de détention provisoire les normes admises par la Cour européenne des droits de l'homme et de très nombreuses juridictions nationales. Il sera sans doute nécessaire que les textes régissant la CPI soient réformés. Sur le fond, ce procès pose de lourdes interrogations car durant ces longues années aucun des 82 témoins à charge n'a pu étayer en quoi que ce soit les chefs d'accusation envers les deux hommes politiques. Nombre d'entre eux ont même témoigné en leur faveur.

Ainsi se termine une procédure initiée sous l'influence du pouvoir français de Nicolas Sarkozy en vue de consolider le pouvoir d'Alassane Ouattara qu'il venait d'installer, avec l'aide de l'armée française, à la suite d'un différend électoral qui aurait pu être résolu par un recomptage ou une reprise du scrutin. Parallèlement, ni la justice ivoirienne, ni la justice internationale n'ont à ce jour traité juridiquement les massacres commis par les « rebelles » sous l'autorité de ce même Ouattara. Pire encore : ceux qui y sont impliqués ont été promus au sein du pouvoir d'État. Cette situation n'est pas tenable et des mécanismes qui traitent leurs cas seront nécessaires pour une véritable réconciliation nationale. L'ancien président français devrait lui aussi répondre, devant la juridiction adéquate, des actes ayant eu des conséquences dramatiques pour le peuple ivoirien, et ce parallèlement aux autres instructions judiciaires le concernant.

La libération de Laurent Gbagbo intervient dans un contexte politique fragile. En effet Alassane Ouattara a imposé un troisième mandat inconstitutionnel avec le soutien du pouvoir français actuel. La mobilisation au long cours du peuple ivoirien l'a contraint à lâcher du lest, permettant malgré un découpage électoral inique et des fraudes, l'élection pour la première fois depuis 2011 de parlementaires d'opposition. Dorénavant le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire devrait permettre cette réconciliation nationale, sortir le pays de l'impasse et ouvrir des perspectives de progrès pour le peuple ivoirien.

Parti communiste français,
Paris, le 1er avril 2021

source : https://www.pcf.fr/confirmation_de_l_acquittement_de_laurent_gbagbo_un_pas_important_vers_la_reconciliation_nationale_en_cote_d_ivoire

Tag(s) : #PCF#CotedIvoire#Gbagbo

Dans Afrique

COVID-19 : MADAGASCAR EN ETAT D'URGENCE SANITAIRE

Par Le 04/04/2021

Covid 19: Madagascar en état d’urgence sanitaire

AVR 04

Publié par 

Madagascar / Coronavirus: Le pays enregistre son premier décès dû à la  maladie - YELE-MAGAZINE

Face à la propagation importante du Covid 19, Andry Rajoelina, dans son discours à la nation ce jour, a décrété l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire et ce, pour 15 jours à partir de ce jour.

Plusieurs mesures ont été prises afin d’enrayer la hausse inquiétante de la pandémie dont :

▪️La Fermeture des Ecoles et des Universités;

▪️L’Interdiction d’entrer et de sortir des régions Analamanga, Sava et Atsinanana;

▪️L’instauration d’un couvre-feu entre 21h et 04h;

▪️Toutes les pharmacies sont de garde sur les zones concernées par les restrictions;

▪️La gratuité des médicaments et des soins des patients atteints par la COVID-19;

▪️La mise à disposition de 800 bouteilles d’oxygène aux hôpitaux publics;

▪️Les restaurants restent ouverts à hauteur de la moitié de leur capacité totale;

▪️La fermeture des boîtes de nuit, des karaoké et des bars;

▪️Les enterrements liés au Coronavirus doivent être réalisés le jour-même avec 10 personnes au maximum;

▪️L’interdiction de l’utilisation des strapontins pour les transports en commun;

▪️L’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes dans les lieux publics et les églises;

▪️Le retour des travaux d’intérêt général pour ceux qui ne respectent pas les dispositions en vigueur.

Après 294 nouveaux cas enregistrés et 5 décès en 24h, Madagascar compte à ce jour 449 personnes décédées du coronavirus depuis le 23 mars 2020, selon les autorités sanitaires.

Article connexe:

Covid-19 : les symptômes du variant sud-africain

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/04/04/covid-19-madagascar-en-etat-durgence-sanitaire/

Dans Afrique

LA NAMIBIE SERA TOUJOURS AUX COTES DE CUBA

Par Le 01/04/2021

1 Avril 2021

Le peuple cubain et tous les guides du Parti communiste doivent être fiers que leur sacrifice et leur engagement à toute épreuve en faveur de la paix aient créé des liens indestructibles avec les peuples épris de paix du monde entier, a déclaré l'ancien président Hifikepunye Pohamba à Granma

Auteur:  | informacion@granmai.cu

31 mars 2021 10:03:08

 

Fidel Castro et Sam Nujoma lors de la signature du protocole entre Cuba et la Namibie. Photo : Orlando Cardona

Éloignées géographiquement, mais unies par des liens éternels, l'amitié entre Cuba et la Namibie s'est forgée dans la lutte contre le racisme et le colonialisme. Le sang et la sueur de Cubains et de Namibiens ont arrosé le sol africain lors de l’héroïque bataille contre le régime de l'apartheid.

Une profonde amitié a uni les leaders historiques des deux peuples, Fidel Castro Ruz et Sam Nujoma, qui a dit à l’occasion : « La Namibie ne serait pas la même sans les Cubains. La déroute de l'apartheid lui a ouvert les portes de la liberté. »

Le commandant et ancien président de ce pays, Hifikepunye Pohamba, a donné ses impressions sur ces liens étroits au quotidien Granma.

– Vous avez fréquemment exprimé votre gratitude pour la contribution de Cuba à la liberté dont jouit aujourd'hui votre pays, tout comme vous avez confirmé la profonde admiration, le respect et l'affection que vous portez à Fidel Castro, leader de la Révolution, et aux Cubains qui ont combattu coude à coude avec les combattants d'Angola et de Namibie pour obtenir la libération de leur patrie. À la lumière des années qui se sont écoulées, comment évaluez-vous le rôle joué par les combattants cubains dans la libération de la Namibie ?

–Le rôle des combattants cubains a changé le destin, non seulement de la Namibie en tant que pays, de l'Afrique, mais aussi du monde entier. Les communautés internationales, par l'intermédiaire des Nations unies, ont déclaré que le régime de l'apartheid était un crime contre l'humanité. En conséquence, pour le système colonial blanc sud-africain il était immoral et indigne de maintenir le régime de l'apartheid. C’est pourquoi nous éprouvons une profonde admiration, un grand respect et une grande affection pour Fidel Castro et le peuple cubain.

-Parmi les dernières batailles pour l'indépendance, il y eut celles de Cuito Cuanavale et l'offensive vers la frontière entre l'Angola et la Namibie. Quel a été le plus grand succès de cette stratégie militaire ? Quels éléments ont-ils conditionné l'unité, et quel rôle la Swapo a-t-elle joué dans cet objectif ?

-Le plus grand succès de l'offensive de Cuito Cuanavale a commencé avec la participation du camarade Fidel Castro à l'offensive, et l'envoi de plusieurs combattants expérimentés et de chars, d’avions et d’artillerie, parmi les plus modernes, répondant à une demande de son camarade angolais Eduardo Dos Santos, afin d’écraser l'ennemi en 1987. Les combattants de l'Armée de libération nationale namibienne (PLAN) et de l'aile militaire de la SWAPO ont également joué un rôle essentiel dans la défaite de l'offensive ennemie à Cuito Cuanavale, car cette offensive montrait l'ambition sud-africaine de déstabiliser l'Angola. En outre, la Swapo était consciente qu'avec l'aide de nos frères cubains et angolais, il était important d’asséner à l'ennemi une humiliation écrasante à Cuito Cuanavale, afin d'envoyer le message que notre unité était forte, non seulement pour renverser l'apartheid à Windhoek, mais aussi à Pretoria, si nécessaire.

–« “La coopération avec Cuba a commencé avant que nous ayons obtenu notre indépendance”, avez-vous déclaré lors de votre visite sur l'Île en 2014. Quel est l'état de la coopération entre les deux pays aujourd'hui ?

-La coopération entre les deux pays est née dans des moments critiques, de lutte pour la vie, contre la mort. C'est pourquoi elle transcende les générations et constitue un aspect que notre peuple sait valoriser. La coopération se poursuit même dans les circonstances du blocus, mais les deux pays pourraient faire beaucoup plus si le blocus contre Cuba était levé.

–Les nouvelles générations de Cubains et de Namibiens se sont engagées à respecter l'histoire qui les unit. À votre avis, que faut-il privilégier pour maintenir ces liens d'amitié ?

-Afin de parvenir à un engagement total envers l'histoire et l'héritage des deux pays, celui-ci doit être conçu d'un État à l'autre, d'un Parti à l'autre, ainsi qu'avec l'interaction humaine à travers l'éducation, l'échange de connaissances et à travers d'autres aspects tels que la coopération entre groupes d'étudiants.

-Quelle est la position de la Namibie par rapport au blocus des États-Unis contre Cuba, intensifié précisément en des temps où la solidarité et l'humanisme le plus élémentaire dans les relations internationales devraient prévaloir dans le contexte de la pandémie de coronavirus ?

-La Namibie sera toujours du côté du peuple cubain et contre le blocus, et garde l’espoir que les peuples du monde mettront de côté leurs différences en ces temps difficiles de pandémie de coronavirus. J'exhorte la communauté scientifique cubaine et celle du monde entier à travailler avec détermination et acharnement afin d’apporter sa contribution à l'humanité en ces temps de pandémie mondiale.

-Vous avez visité Cuba à plusieurs reprises, qu'est-ce qui vous a le plus frappé dans le parcours de la Révolution ?

-J’ai pu constater que le Parti de la Révolution a fait de grands progrès dans de nombreux domaines, notamment dans l'éducation, la santé, l'agriculture, la conservation et le développement humain en général, malgré le blocus des États-Unis.

-L’Organisation des peuples de l’Afrique australe a plus de 60 ans. Si vous deviez évaluer le rôle qu'elle a joué dans l'histoire, que ne manqueriez-vous pas de mentionner, quel est le rôle actuel de la SWAPO dans la société namibienne, comment évaluez-vous les relations avec le Parti communiste de Cuba ?

-Il est important de mentionner que l'unité est une force, et la connaissance de notre histoire est un fil conducteur fort, ainsi que l'héritage de nos combattants qui ont sacrifié leur vie durant les moments difficiles de notre lutte. Le peuple cubain et tous les guides du Parti communiste doivent être fiers que leur sacrifice et leur engagement inébranlable en faveur de la paix aient créé des liens indestructibles avec les peuples épris de paix du monde entier, et plus particulièrement avec le peuple de Namibie et les pays d'Afrique australe.

-À la lumière de l'actualité, quels sont les plus grands défis auxquels l'humanité est confrontée et quelle place y occupent la Namibie et Cuba ?

-Le monde est confronté à des calamités d'une ampleur inimaginable, et les peuples doivent rester unis pour échanger leurs connaissances et leurs expériences, sans pour autant saper les forces de chaque pays. La bataille de Cuito Cuanavale, considérée comme la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale, a été gagnée grâce à l'unité de peuples déterminés. Aujourd’hui plus que jamais, les peuples doivent marcher ensemble pour assurer la survie de l'humanité, et à l’heure actuelle il s'agit de survivre au coronavirus.

source : http://fr.granma.cu/cuba/2021-03-31/la-namibie-sera-toujours-aux-cotes-de-cuba

Tag(s) : #Cuba#Namibie

Dans Afrique

LE BOMBARDEMENT DE L'ARMEE FRANCAISE A BOUNTI, AU MALI : IL EST DU DEVOIR DE LA FRANCE DE SUIVRE LES RECOMMANDATIONS DE L'ONU

Par Le 01/04/2021

1 Avril 2021

Publié le 31/03/2021 par PCF

Bombardement de Bounti (Mali) : Il est du devoir de la France de suivre les recommandations de l'ONU

Les autorités françaises ont menti et refusé de reconnaître leurs responsabilités. Voilà ce que l'on peut déduire de la lecture du rapport de la division des droits de l'homme de la mission de l'ONU au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies.
Le bombardement du 3 janvier dernier opéré par l'armée française près de Bounti au Mali a tué 19 civils réunis pour un mariage et non, visé un simple « rassemblement de djihadistes » comme continue de l'affirmer le pouvoir français.

Selon le rapport de la Minusma, cette frappe soulève des préoccupations importantes quant au respect des principes de la conduite des hostilités et l'obligation de vérifier que les cibles sont bien des objectifs militaires. Le rapport recommande aux autorités maliennes et françaises de diligenter une nouvelle enquête indépendante et crédible sur les possibles violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme, et d'établir les différentes responsabilités et octroyer le cas échéant une réparation appropriée aux victimes et aux membres de leurs familles.

Le Parti communiste français demande instamment au gouvernement d'agir en ce sens. Les autorités françaises doivent rompre avec leur obstination habituelle du refus de la vérité quand leur responsabilité est engagée. C'est intolérable sur le fond et participe à dégrader davantage l'image de la France à l'étranger.

Cette séquence dramatique souligne, s'il en était besoin, que l'intervention Barkhane, qui est la 42e expédition militaire française en Afrique depuis les indépendances, est une stratégie qui s'enfonce dans l'impasse. De ce fait, la situation humaine, politique et économique du Mali s'aggrave. Aucune des causes qui ont conduit à la déstabilisation du Mali n'a été traitée.

Il est urgent d'établir un agenda de retrait des troupes étrangères discuté avec le Mali, l'Union africaine et l'ONU et adossé à une nouvelle réponse multilatérale et africaine en matière de sécurité collective et à un nouvel agenda de coopération soucieux de la souveraineté des États concernés et des intérêts des populations locales. Une solution politique ne peut être durable qu'à cette condition. Il faut tirer les leçons des guerres menées au nom de la « guerre contre le terrorisme », concept néoconservateur dangereux, utilisé pour dominer des régions entières, et privilégier au contraire un appui militaire centré sur le seul soutien aux armées locales, en retenant la formule d'un comité d'état-major conjoint des forces africaines qui exclut les puissances étrangères.

Parti communiste français,
Paris, le 31 mars 2021

source : https://www.pcf.fr/bombardement_de_bounti_mali_il_est_du_devoir_de_la_france_de_suivre_les_recommandations_de_l_onu

Tag(s) : #Mali#PCF

Dans Afrique

COTE D'IVOIRE : LAURENT GBAGBO ET CHARLES BLE GOUDE ACQUITTES PAR LA CPI. BENSOUDA DEBOUTEE

Par Le 01/04/2021

CPI : Gbagbo et Blé Goudé acquittés, Bensouda déboutée

Par

 Serge Ouitona

 -

31 mars 2021

Fatou Bensouda, Procureur de la CPI

Fatou Bensouda, Procureur de la CPI

Le verdict final dans le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour Pénale Internationale (CPI), fortement attendu est finalement tombé, ce mercredi. Acquittement pur et simple pour les deux Ivoiriens, et camouflet pour la procureure, Fatou Bensouda.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont désormais libres de leurs mouvements. Le tribunal de La Haye vient de prononcer leur acquittement. L’affaire est définitivement close. La décision a été rendue, toute à l’heure, par la Cour Pénale Internationale qui vient ainsi de confirmer son jugement rendu en 2019.

« A la majorité, la chambre d’appel rejette (…) l’appel du procureur et confirme la décision de la chambre de première instance », indique le communiqué final.
Les deux personnalités ivoiriennes étaient poursuivies pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, dans le cadre des violences commises entre décembre 2010 et avril 2011. Ces accusations étaient consécutives à l’annonce des résultats de la Présidentielle en faveur de l’actuel chef de l’État, Alassane Ouattara.

La décision rendue par la CPI constitue un camouflet pour la procureure Fatou Bensouda dont le mandat s’achève le 15 juin prochain. On retiendra de ce procès que la procureure a été incapable de prouver la culpabilité de l’ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo, et son collaborateur, Charles Blé Goudé contre qui pesaient les chefs d’accusation de « meurtres, viols, persécutions et tentatives de meurtres et autres actes inhumains » dans le cadre de la crise post-électorale 2010-2011. L’acharnement de Fatou Bensouda contre les deux Ivoiriens a conduit plusieurs observateurs à remettre en cause son impartialité dans ce dossier, et à la soupçonner de faire le jeu des Occidentaux, soutiens d’Alassane Ouattara.

Le dénouement du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé constitue le deuxième cuisant échec de Fatou Bensouda après l’acquittement du Congolais Jean-Pierre Bemba.
Pour Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, la voie semble désormais libre pour regagner la Côte d’Ivoire, un pays qu’ils ont quitté de force, depuis bientôt 10 ans.

https://www.afrik.com/cpi-gbagbo-et-ble-goude-acquittes-bensouda-deboutee

 

Dans Afrique

MALI : UNE ENQUETE DE L’ONU AFFIRME QU’UNE FRAPPE AERIENNE DE L’ARMEE FRANCAISE A TUE 19 CIVILS LORS DE LA CELEBRATION D’UN MARIAGE

Par Le 30/03/2021

Des militaires français (photo d'archives)

Une frappe française au Mali a tué 19 civils, selon une enquête de l’Onu

© AP Photo / Christophe Petit Tesson

FRANCE

14:37 30.03.2021(mis à jour 15:58 30.03.2021)URL courte

Par 

161251

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Alors que Paris a justifié par la présence de djihadistes sa frappe au Mali de janvier ayant fait au moins 22 morts, une enquête des Nations unies a conclu que cette opération avait tué 19 civils, indique un rapport consulté par l’AFP. En réaction, Paris a démenti toute bavure en émettant des «réserves» sur ce rapport.

Soupçonnée d’avoir tué 19 civils au Mali lors d’une frappe aérienne le 3 janvier 2021, la Force Barkhane en a été reconnue responsable par une enquête de l’Onu, consultée par l'AFP.

La Division des droits de l'Homme de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies, «est en mesure de confirmer la tenue d'une célébration de mariage qui a rassemblé sur le lieu de la frappe une centaine de civils parmi lesquels se trouvaient cinq personnes armées, membres présumés de la Katiba Serma», indique le rapport cité par l'AFP.

La Katiba Serma est affiliée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou JNIM en arabe), alliance djihadiste elle-même affiliée à Al-Qaïda*.

Selon le document, au moins 22 personnes ont été tuées, dont trois membres présumés de la Katiba Serma: 19 sur le coup, trois au cours de leur évacuation.

Appel à une enquête «indépendante»

Ce groupe de personnes «était très majoritairement composé de civils qui sont des personnes protégées contre les attaques au regard du droit international humanitaire», explique la Minusma.

Les autorités françaises et maliennes ont été appelées par la Minusma à mener dans les plus brefs délais «une enquête indépendante, crédible et transparente» pour établir les responsables et pour octroyer des réparations aux victimes et à leurs proches, le cas échéant.

La France réfute l’accusation

L’armée française avait nié cette accusation à plusieurs reprises en justifiant la frappe par l’élimination de djihadistes. En réaction au rapport, Paris a démenti toute bavure et a émis des «réserves» sur ce document, indique un communiqué relayé par le ministère des Armées.

D’après la Défense française, ce rapport est basé sur les témoignages «anonymes» d’habitants locaux dont la crédibilité n’a pas été confirmée. De ce fait, il n’apporte pas de preuves de l’implication de l’armée dans les décès mentionnés.

Auparavant, l’état-major français a admis avoir bombardé la zone en visant «un groupe armé terroriste», en conformité avec les «principes de ciblage en vigueur», après qu’un drone a été repéré. Du côté des autorités maliennes, «aucun élément constitutif d’un rassemblement festif ou d’un mariage» n’avait été observé. Pour Bamako, il s’agit d’une «désinformation», car le secteur abritait des éléments du groupe armé djihadiste Serma.

Témoignage de certains habitants

Après les faits, l’ONG Human Rights Watch a demandé l’ouverture d’une enquête affirmant que les bombes avaient touché des civils réunis pour un mariage.

L’organisation s’est appuyée sur le témoignage de trois habitants du village de Bounti déclarant que les frappes avaient touché une cérémonie de mariage entre une jeune fille de 16 ans et un parent éloigné de 25 ans. Une première déflagration aurait tué 17 personnes, avant qu’un second obus n’en condamne deux autres un peu plus tard.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/france/202103301045416765-une-frappe-francaise-au-mali-a-tue-19-civils-selon-une-enquete-de-lonu/

Dans Afrique

DJIBOUTI OU LA CHINE A UNE BASE MILITAIRE, NOUVELLE CIBLE USA/FRANCE

Par Le 29/03/2021

Djibouti: nouvelle cible US/France !

Outre la tentative d’avoir un monopole des eaux, comme notamment le golfe de Guinée, l’océan Indien ou encore le golfe d’Aden, il semblerait que l’axe Occidental, avec à sa tête les États-Unis, tenterait également de saper les liens qui unissent certains pays au bloc de l’Est.

Ici, en l’occurrence, Djibouti serait devenu également une cible particulièrement stratégique, au point d’y organiser un énorme false flag, comme un 11 septembre ou encore un Beyrouth.

Voici les dernières informations relayées par les médias mainstream : « Le chef du groupe terroriste des shebab a appelé à frapper « les intérêts américains et français » à Djibouti. » Les médias mainstream ont tous annoncé qu'une vidéo a été diffusée samedi soir profanant ces menaces, à moins de deux semaines de l’élection présidentielle dans la petite république située dans la corne de l’Afrique.

Dans cette vidéo, le président Omar Guelleh a été menacé mais également la présence française et américaine.

Une attaque qui arrangerait les affaires de pas mal d'acteurs !

En effet, ce genre de scénario pourrait inévitablement déboucher à des événements assez précis. Par exemple, une attaque contre le camp Lemonnier à Djibouti, où se trouve la base de la marine américaine, amènerait à permettre aux États-Unis et à la France de passer à l’offensive à Djibouti, à faire passer le président Guelleh pour un incompétent et également à remettre en question la présence chinoise à Djibouti.

Pour rappel, c’était en 2017 que Djibouti a littéralement mis l’émirati DP World dehors pour redonner le contrat du développement portuaire de Doraleh au main de la Chine, tout en permettant à Pékin de déployer une base militaire à Djibouti.

Actuellement, il est clair que des attaques de la part de groupes terroristes à Djibouti pourrait permettre non seulement à l’axe Occidental de renforcer ses positions maritimes dans ce pays qui est devenu un pivot stratégique, notamment avec la présence de la Chine.

En permettant à la Chine de déployer une base militaire à Djibouti, le président Guelleh a brisé le monopole tant recherché par les occidentaux. De plus, la montée en puissance de l’axe de la Résistance à aussi ajouté son grain de sel dans les évènements au golfe d’Aden. L’échec de l’anéantissement d’Ansarallah au Yémen, la montée en puissance de la flotte maritime iranienne et sa forte présence dans le golfe d’Aden et l’océan Indien, mais également l’arrivée de la Russie dans le Port-Soudan et en Érythrée, font que l’axe Occidental pousse vers une tentative de monopole marin dans cette région.

Le canal de Suez étant bouché actuellement a permis à l’US Navy de renforcer sa position en mer Rouge. Le retrait des 700 militaires américains de la Somalie a également été un prétexte pour amener une flotte navale américaine dans la région comprenant plus de 5.000 hommes, dans le but de sécuriser le retrait des 700 soldats, pour ainsi les redéployer dans les pays limitrophes comme le Kenya et la Tanzanie.  

Ce qui amène à penser qu’une attaque terroriste à Djibouti pourrait ouvrir la voie à l’axe occidental de saper les liens entre Djibouti et le bloc de l’Est pour ainsi, couper l’herbe sous le pied d’Omar Guelleh, qui ne cesse de saper les plans occidentaux. Il faudra s’attendre, très certainement à une tentative d’affaiblissement de la présence chinoise à Djibouti. Mais dans un premier temps, les prochaines élections présidentielles et cette menace terroriste vont de pair. La mise en garde à l’encontre du président Guelleh est clair, soit il se plie, et sape entre autre la présence chinoise dans le pays, ou alors, ce sont des attaques qui sont prévues, et donc, un prétexte de plus apporter sur un plateau d’argent pour l’axe américano-français pour passer à l’offensive. Pour le moment, on a pu voir que les nombreuses tentatives pour prendre ce monopole des eaux a toujours été saper et cela va continuer car l’axe de la Résistance se renforce de jour en jour, et de plus en plus de pays d’Afrique le rejoignent de près ou de loin!

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/29/648320/Djibouti--nouvelle-cible-US-France--

Dans Afrique

ALLIANCE DU CAMEROUN AVEC L'AXE ANTINEOCOLONIAL

Par Le 28/03/2021

Le Cameroun s’allie à l’axe anti-néocolonialiste 

Le parlement camerounais est très net :

Ni la France ni les USA n’ont le droit de s’ingérer dans les affaires intérieures du pays, et ce, sur base des prétextes droits de l’hommiste surtout que l’administration Biden donne l’impression d’en user et abuser non seulement face au Cameroun, mais aussi face à tout autre pays s’opposant au maximalisme américain.

Et la Russie, l’Iran, la Chine… y passent évidemment.

Il y a quelques semaines l’ambassadeur américain en poste à Yaoundé se référant à un pseudo rapport de Human Rights Watch qui accusait l’armée camerounaise d’un raid militaire « l’un des pires perpétrés par l’armée camerounaise ces dernières années », exigeait l’ouverture d’une enquête.

Évidemment, M. l’ambassadeur semble avoir oublié tous les crimes anti-afro-américains commis quotidiennement sur le territoire US.

Ni non plus de ces exactions de masse à l’encontre des enfants immigrés, détenue dans des camps sur les frontières avec le Mexique.

Presque au même moment, le Sénat français se penchait sur cette pseudo affaire anglophone et au milieu de la répression des vagues de manifestations de français dans les rues de Paris et les grandes villes et exigeait un changement de comportement du gouvernement français vis-à-vis du Cameroun.

Le sénat reformulait les accusations américaines à l’encontre du régime Paul Biya.

« Au Cameroun, il y a une dictature, il y a des massacres, c’est factuel. Alors, me répondre que mes propos sont contre la France quand je demande d’agir pour que ces massacres cessent, c’est du niveau de Staline avec ses opposants politiques », martèle le député tout en poursuivant « le déni postcolonial français est très inquiétant et ces vieilles méthodes de la Françafrique nous mènent dans le mur vis-à-vis de l’Afrique et l’Europe avec, c’est très grave. Puisque pour des raisons historiques et géographiques, depuis le Brexit, la France est la première porte d’entrée de l’Union européenne sur le continent africain. Se soucier de ce comportement français en Afrique, c’est une question éminemment européenne aujourd’hui », estimait alors Sébastien Nadot.

Il est vrai qu’en dépit de tous actes de sabotages, le Cameroun a merveilleusement surmonté la crise anglophone et va de l’avant sur la scène de la politique internationale, et ce, dans un cadre souverain.

De plus, les agences de presse ont fait état d’un cadre de consultation politique avec l’Algérie.

Pays maghrébin cible de tous les complots USA-OTAN.

« Cet accord officialise et encadre des relations très fraternelles. Il donne un cadre juridique à ces consultations et ouvre la voie à beaucoup plus dans l’avenir », a déclaré le ministre algérien au sortir de l’audience. Il est donc question selon le diplomate algérien, et de communs accords avec son homologue camerounais, d’élargir davantage et redynamiser.

C’est un signe qui ne trompe pas, le Cameroun se rapproche de jour en jour du front anti-néocolonialiste

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/28/648236/Le-Cameroun-s%E2%80%99allie-%C3%A0-l%E2%80%99axe-anti-n%C3%A9ocolonialiste

Dans Afrique

GENOCIDE AU RWANDA : LES RESPONSABILITES LOURDES ET ACCABLANTES DE LA FRANCE FIGURENT DANS UN RAPPORT

Par Le 27/03/2021

Génocide au Rwanda: les «responsabilités accablantes» de la France pointées dans un rapport

 Depuis 23 heures  26 mars 2021

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 Asie et Afrique - Rwanda

 

Les «responsabilités lourdes et accablantes» de la France, mais pas de complicité de génocide, figurent dans un rapport d’une commission d’historiens sur le Rwanda. La France «est demeurée aveugle face à la préparation» du génocide des Tutsis, souligne le document.

De graves dysfonctionnements dans l’appréciation de la situation et la prise de décisions, mais pas de complicité de génocide au Rwanda: telles sont les conclusions d’un rapport d’historiens sur le rôle de la France avant, pendant et après les massacres qui ont fait quelque 800.000 morts au printemps 1994.

Fruit des travaux menés pendant deux ans par 14 chercheurs à la demande d’Emmanuel Macron, le document d’un millier de pages a été remis vendredi 26 mars au chef de l’État et mis en ligne.

Selon l’Onu, environ 800.000 personnes, Tutsis et Hutus modérés, ont été tuées en trois mois lors de massacres déclenchés après l’attentat contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994.

Le rapport décrit des dysfonctionnements et un «aveuglement» de la France dans le processus d’appréciation de la situation à l’époque, mais il écarte l’idée d’une complicité de génocide.

«La crise rwandaise s’achève en désastre pour le Rwanda, en défaite pour la France», peut-on lire. «La France est-elle pour autant complice du génocide des Tutsis? Si l’on entend par là une volonté de s’associer à l’entreprise génocidaire, rien dans les archives consultées ne vient le démontrer. La France s’est néanmoins longtemps investie au côté d’un régime qui encourageait des massacres racistes. Elle est demeurée aveugle face à la préparation d’un génocide par les éléments les plus radicaux de ce régime.»

Opération Turquoise

Les historiens écartent également les accusations formulées à l’encontre de l’opération militaire Turquoise lancée par Paris sous mandat de l’Onu entre juin et août 1994.

La France «a réagi tardivement», mais l’opération Turquoise «a permis de sauver de nombreuses vies, mais non celles de la très grande majorité des Tutsis du Rwanda exterminés dès les premières semaines du génocide», écrivent les chercheurs.

La commission pointe une gestion de crise hyper centralisée au niveau de l’Élysée, dont le locataire était alors le Président François Mitterrand, lequel entretenait «une relation forte, personnelle et directe» avec le Président Habyarimana.

Dans leurs conclusions, les auteurs du rapport pointent des «responsabilités institutionnelles» auxquelles s’ajoutent «des responsabilités intellectuelles qui, cumulées, font système et témoignent d’une défaite de la pensée».

«Une avancée considérable», selon Macron

L’Élysée espère que ce travail contribuera à apaiser les relations entre Paris et Kigali, empoisonnées par les zones d’ombre entourant le rôle de la France lors de cette dramatique période de l’histoire récente du continent africain.

«Nous espérons que ce rapport pourra mener à d’autres développements dans notre relation avec le Rwanda» et que, «cette fois, la démarche de rapprochement pourra être engagée de manière irréversible», a précisé la présidence. «Au-delà de notre relation avec le Rwanda, nous pensons que ce rapport aura aussi un impact sur l’ensemble de notre relation avec l’Afrique.»

Dans un communiqué, Emmanuel Macron rappelle que «ce rapport sera partagé avec les autorités rwandaises et, au travers de sa publicité, à l’ensemble du peuple rwandais dont la France salue la dignité et la capacité de réconciliation».

Le rapport «marque une avancée considérable dans la compréhension et la qualification de l’engagement» de la France dans ce pays, a estimé le chef de l’État après avoir reçu ses auteurs.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2034507

Dans Afrique

SENEGAL : L'AFFAIRE SONKO, LE CIMENT DE L'OPPOSITION SENEGALAISE

Par Le 20/03/2021

manifestations au Sénégal

L'affaire Sonko, le nouveau ciment de l'opposition sénégalaise

© AFP 2021 SEYLLOU

AFRIQUE

21:05 19.03.2021URL courte

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L’opposant sénégalais Ousmane Sonko a rendu visite aux organisations et personnalités qui lui ont apporté leur soutien après sa récente arrestation. L’objectif est d'entamer des consultations pour parvenir à unir l’opposition dans la perspective de la présidentielle de 2024.

À Dakar, l’opposition veut s’unir face au pouvoir en vue de la présidentielle de 2024. Au cœur de cette initiative, un homme, Ousmane Sonko, qui passe déjà pour être le principal opposant au Président Macky Sall.

manifestations au Sénégal

© AFP 2021 SEYLLOU

Au Sénégal, ce «cocktail explosif» que ravive l’affaire Sonko

 

Le député et ancien candidat à la présidentielle de 2019 a été véritablement propulsé sur le devant de la scène internationale après son arrestation le 3 mars pour «viols et menaces de mort». Un complot ourdi par le pouvoir, selon ses soutiens qui se mobilisent à Dakar et dans d'autres villes du Sénégal pour obtenir sa libération. L'objectif est atteint, cinq jours plus tard, mais au prix de cinq morts selon un bilan officiel, et près de 600 blessés selon la Croix-rouge sénégalaise et de centaines d'arrestations d’après les défenseurs des droits de l’Homme.

Engagé depuis le 16 mars dans ce qui a été décrit comme une «tournée de remerciement» des acteurs qui l’ont soutenu pendant sa détention provisoire, Sonko en profite pour consulter d'autres hommes politiques dans la perspective de réunir l’ensemble de l’opposition sénégalaise, selon les médias locaux. 

​L'ambiance est à l'accalmie dans le pays, notamment après que la manifestation prévue pour le samedi 13 mars pour réclamer la libération des manifestants arrêtés a été annulée, à la suite d'une médiation de leaders religieux.

Un nouveau départ

L’initiative (discrète) de Ousmane Sonko a déjà trouvé des échos favorables chez l’opposant sénégalais Khalifa Sall, condamné en 2018 pour détournement de fonds publics, et gracié en septembre 2019 par le Président Macky Sall.

Resté discret depuis lors, l'ancien maire de Dakar est sorti de son silence après une rencontre avec Ousmane Sonko ce mercredi pour appeler à s’engager dans cette dynamique de l’union.

manifestations au Sénégal

© AFP 2021 SEYLLOU

Un adolescent tué dans le sud du Sénégal lors de manifestations

 

«Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est le point d’un nouveau départ pour que la démocratie en consolidation puisse continuer à s’améliorer, à s’exercer pour tous et par tous. Il faut que nous continuions le combat, et que nous restions vigilants», a déclaré Khalifa Sall interrogé par RFI.

Il a appelé le peuple sénégalais à ne pas «désespérer», en l’assurant que l’opposition sénégalaise était en train de «construire ses actions».

«Cela a pris du temps, elle y parviendra. Quand il y a une majorité qui se conforte, qui se consolide et qui s’élargit, il faut une opposition qui s’unit et qui se renforce, qui est puissante et forte», a soutenu Khalifa Sall.

«Montrer à la mouvance présidentielle que l'opposition est crédible»

C’est un moment bien choisi pour cette initiative, croit Moussa Diop, analyste politique sénégalais au sein de Perspectives Afrique –un groupe de réflexion sur les politiques africaines établi à Bordeaux en France–, interrogé par Sputnik. Et pour cause, ajoute-t-il, «les vagues de manifestations populaires et violentes» qui ont découlé de cette affaire ont forcé cette opposition à «assumer des positions claires vis-vis de la situation nationale».

Des migrants sur le port de Gran Canarias, dans les îles Canaries

© AFP 2021 DESIREE MARTIN

Sénégal: imbroglio autour d’un «accord» avec l’Espagne sur le rapatriement des migrants

 

Les positions auxquelles fait référence le politologue sénégalais portent globalement sur des principes de justice sociale et de sauvegarde des acquis démocratiques comme la garantie de l'indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, la préservation de la liberté d'expression.

Il y a aussi des questions liées au chômage mais aussi à la tentation d'un troisième mandat anticonstitutionnel attribuée au Président Macky Sall. Des points qui ont été soulevés lors des manifestations du 3 au 6 mars, soit par des manifestants, soit dans des déclarations de partis politiques.

«Au-delà du gain politique, l'enjeu est aussi de montrer à la mouvance présidentielle qu'il y a encore une opposition politique, viable et crédible» précise Moussa Diop.

Candidature unique à l’avenir?

Ces prémices d'une large coalition de l’opposition qui semble donc se dessiner au Sénégal autour de l’opposant Ousmane Sonko (ou pas), doivent s’étendre à d’autres acteurs de l’opposition s’il veut ratisser large, suggère l’analyste politique sénégalais Moussa Diop. Il pense notamment qu’il faudra compter avec Karim Wade, le fils de l’ancien Président sénégalais Abdoulaye Wade, condamné en 2015 pour malversations financières avant d’être gracié en juin 2016 par le Président Macky Sall.

La réintégration de ces deux opposants dans l'échiquier politique national était d’ailleurs une demande urgente dans les rangs de l’opposition ces derniers jours. Ils avaient en effet été mis hors-jeu dans leur ambition de briguer un mandat présidentiel du fait de leur condamnation judiciaire.

Mais «il ne faut pas non plus croire naïvement à un scénario du "tous contre Macky", ou d'une alliance effective de l'opposition, qui aboutirait au choix d'un candidat unique», prévient déjà Moussa Diop. D'autant plus que, en l'état actuel de la Constitution, «on s'achemine vraisemblablement vers des élections sans Macky Sall, en 2024, avec l'hypothèse d'un dauphin du côté de la mouvance présidentielle qui semble se dessiner. En 2024, on devrait assister à des élections présidentielles avec une pluralité de choix», prédit-il.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202103191045373678-laffaire-sonko-le-nouveau-ciment-de-lopposition-senegalaise/

Dans Afrique

MALI : COMMENT EXPULSER LE TANDEM BARKHANE/MACRON ?

Par Le 19/03/2021

Mali : plus de 30 soldats tués dans une attaque attribuée à des "terroristes" selon la force d'occupation

30 soldats maliens tués, c'est bien de croire que l'axe Us/France est désormais en totale harmonie parce que le secrétaire d’état Blinken est un francophone est sur le point de tirer sa revanche! La revanche d'une cuisante défaite au bout de huit ans d'occupation militaire au Mali qui se tient debout uni, intègre, et ce en dépit des plans et contre plans destinés à l'amputer de son Nord touareg, à provoquer des conflits ethniques au centre et à déstabiliser les frontières avec le Maghreb.

Mais le Mali est bien plus fort que Barkhane. Ces 30 soldats que la force d'occupation a tués afin de diaboliser ceux des qaïdistes qui réintègrent en ce moment et par dizaines les rangs de la population et là  l'élément religieux est essentiel, l'ont été non pas par des fusils mais par des armes bien sophistiqués. Des bombes des missiles peut être même des raids aériens. On sait bien que la France n'a jamais pu digérer le retour de l'armée nationale a Gao ni le retour des maliens touareg au sein de la mère patrie... Le journaliste du journal Pays écrit: " Alors que le Niger n’a pas encore fini de pleurer ses morts suite à l’attaque meurtrière contre un convoi de commerçants dans la zone de Tillabéri, c’est  l’armée malienne qui déplore dans ses rangs, la perte d’au moins 30 soldats. Cette embuscade contre les FAMA dans la région de Gao et qui a nécessité l’intervention de la Force Barkhane, est la preuve, s’il en est, que les terroristes qui écument le Sahel, font preuve d’ingéniosité dans la préparation et l’exécution de leurs basses besognes. C’est d’autant plus vrai qu’ils auraient utilisé une diversité d’armements, mettant ainsi en difficulté l’armée malienne. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les forces du mal qui ont repris du poil de la bête après leur débâcle en 2013, suite à l’opération Serval, donnent du fil à retordre à nos armées ; tant et si bien que l’on en vient à se demander qui arrêtera l’hydre ?"

Et si ce journaliste dont la plume est au service de la force d'occupation ouvrait ses yeux et voyait à quel point l'armée malienne fait face à la fois à l'armée française et aux terroristes que cette même armée booste pour vampiriser l'État malien, un État qui plus est a perdu sa total indépendance depuis le putsch de 2020. Mais ce journaliste dit vrai quand il parle de la sophistication des armes anti FAMA...car mine de rien cette FAMA cela fait un an qu'elle tient tête à l'ennemi dans le nord , c'est à dire après la prise de contrôle de cette zone stratégique par l'État. Et dire que depuis le mois d'août il y a aussi l'OTAN et Israël qui s'y sont ajoutés. 

Le journaliste dit encore: " En effet, si des pays voisins comme le Burkina et le Niger, sont régulièrement attaqués, c’est bien souvent parce que les FAMA n’arrivent pas à contenir les abeilles de la ruche terroriste. D’où la nécessité de repenser la stratégie de lutte contre le terrorisme au Sahel. "

Et si ce repensage de la stratégie que le journaliste évoque en tournant les yeux vers la France passait par la création d'une coalition militaire inter-africaine Niger-Burkina-Mali ? Pas G5, cet outil de vampirisation des armées sahéliennes mais une vraie alliance contre l'axe du mal, le vrai...

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/19/647643/Zoom-Afrique-19-mars-2021-senegal-mali-france

Dans Afrique

LES USA PERDENT "LA BATAILLE POUR L'AFRIQUE"

Par Le 16/03/2021

Les USA perdent «la bataille pour l’Afrique»

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 15 mars 2021

Observateur continental 10 mars 2021

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Les analystes US ne cachent pas leur vive inquiétude quant à la perte d’influence de Washington sur le continent africain. Et ce face notamment à ses principaux adversaires géopolitiques, parmi lesquels la Chine et la Russie.

Dans un article récent paru sur Foreign Affairs – les auteurs s’inquiètent vivement du décroissement des positions étasuniennes en Afrique, face aux grandes puissances internationales comme la Chine et la Russie.

Les auteurs dudit article ne sont pas des inconnus: Marcus Hicks est un général de division de l’armée de l’air US à la retraite, ayant servi en qualité de dirigeant du Commandement des opérations spéciales US en Afrique, de 2017 à 2019. Kyle Atwell est quant à lui un officier en service de l’armée américaine, doctorant à la School of Public and International Affairs de l’Université de Princeton, co-animateur du podcast Irregular Warfare. Enfin, Dan Collini est un officier de l’armée US également en service actif et associé des chefs d’état-major interarmées.

Tous les trois s’inquiètent donc de l’affaiblissement de la position étasunienne en Afrique, affirmant qu’à l’heure actuelle c’est la Chine et la Russie qui remportent la compétition. Toujours selon eux, les USA ont un besoin urgent à développer une nouvelle stratégie africaine globale: «En tant que militaires, anciens et actifs, dont l’un a dirigé le Commandement des opérations spéciales des Etats-Unis en Afrique de 2017 à 2019, nous considérons que les USA devraient se positionner comme le partenaire privilégié des pays africains à une époque de rivalité croissante entre les grandes puissances. Ne pas le faire mettrait en péril les intérêts américains sur le continent et, possiblement, la sécurité intérieure des Etats-Unis».

Il existe en effet nombre de raisons de considérer que les USA perdent «la bataille pour l’Afrique». La Chine est depuis déjà un bon moment le principal partenaire économico-commercial du continent africain. A titre d’exemple, si en 1999 le volume des échanges entre la République populaire de Chine et les pays africains n’était que de 6 milliards d’équivalent de dollars, en 2010 – le chiffre dépassait déjà les 100 milliards, et avoisinait les 200 milliards en 2019. Et selon le cabinet McKinsey – les flux financiers de la Chine à destination de l’Afrique seraient d’environ 15% plus importants que les chiffres officiels, lorsqu’on y inclut les flux non-traditionnels.

D’ailleurs et toujours selon ce cabinet de conseil en stratégie d’envergure internationale, la Chine est également une source d’aides à croissance rapide, ainsi que la plus importante source de financements des projets de construction dans les pays africains. Des contributions qui ont soutenu nombre des développements les plus ambitieux en matière d’infrastructure en Afrique au cours des dernières années.

Egalement sur la base de pays comme l’Ethiopie et l’Afrique du Sud, Pékin considère ces Etats africains comme de véritables partenaires, engagés de manière fiable et stratégique pour les intérêts économiques et politiques de la Chine. Ces pays ont également créé une plateforme solide pour un engagement chinois continu grâce à leur participation de premier plan à des stratégies comme La Ceinture et la Route (appelée également La nouvelle route de la soie) – leur permettant de bénéficier à une croissance rapide et continue des investissements chinois.

Pour Forbes, la Chine est incontestablement et de loin le principal acteur du boom des infrastructures en Afrique, revendiquant une part de 40% qui continue d’augmenter. Et que pendant ce temps, les parts des acteurs occidentaux chutent brutalement: l’Europe est passée de 44% à 34%, dans le cas étasunien la chute est encore plus évidente: de 24% à seulement 6,7%.

Retournons à l’article de Foreign Affairs, qui mentionne que le rôle de la Russie augmente considérablement aussi: «Ces dernières années, la Russie a considérablement étendu sa présence en Afrique, signant des accords militaires avec au moins 19 pays depuis 2014 et devenant le principal fournisseur d’armements du continent». En ajoutant: «que quelques jours seulement après l’annonce des Etats-Unis de retirer leurs troupes de Somalie en décembre 2020, la Russie a déclaré avoir conclu un accord pour établir une nouvelle base navale à Port-Soudan».

A ce titre, la frégate russe de classe Amiral Grigorovitch est arrivée tout récemment au Soudan. Un positionnement russe qui selon les experts, notamment occidentaux, donnera à la Russie de nombreux avantages, le tout à un emplacement stratégique.

Le partenariat russo-africain ne se limite évidemment pas qu’à la sphère militaro-sécuritaire. Pour rappel, en 2019 la Russie a accueilli dans la ville de Sotchi, le premier sommet Russie-Afrique de l’histoire, ayant réuniprès de 10 000 participants, représentant pratiquement tous les pays du continent africain. Le volume des échanges entre la Russie et les pays africains continue lui aussi d’aller à la hausse: de seulement 760 millions d’équivalent de dollars en 1993 à plus de 20 milliards en 2018.

A titre de comparaison des mouvements des échanges, il faudrait noter que le volume des échanges entre les USA et l’Afrique en 2020 représentait moins d’un 1/3 de ce qu’il était en 2008.

Pour finir, il serait certainement juste de rappeler que la perte d’influence US sur le continent africain, n’est pas seulement due à la montée en puissance de la Chine et de la Russie, ou au désintérêt vis-à-vis de l’Afrique durant l’administration Trump. Histoire oblige: les USA ont au même titre que les pays d’Europe de l’Ouest, joué un rôle majeur dans le commerce honteux lié à l’esclavage. D’Afrique vers les USA évidemment. Et que ce rôle néfaste ne s’est pas seulement limité à cette période douloureuse pour la mémoire des Africains et des Afro-descendants, mais s’est largement poursuivi durant le XXème siècle.

Faudrait-il oublier l’implication étasunienne dans l’assassinat du grand homme d’Etat congolais Patrice Lumumba? Ou la contribution de la CIA à l’arrestation de Nelson Mandela par les services secrets sud-africains de la période d’apartheid? D’ailleurs, ce fut loin d’être la seule collaboration de Washington avec le régime raciste de Prétoria de l’époque – la guerre d’Angola après l’obtention de son indépendance vis-à-vis du Portugal en 1975 – n’en représente qu’une preuve supplémentaire.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

Dans Afrique

SENEGAL : ENLEVEMENT DU LEADER DE L’OPPOSITION ET REVOLTE POPULAIRE CONTRE LA DICTATURE DE MACKY SALL

Par Le 14/03/2021

Enlèvement du leader de l’opposition et révolte populaire contre la dictature de Macky Sall

 

12 Mar 2021

   

Malgré le dévoilement du complot d’Etat par l’étalage public des pv d’audition et la levée illégale flagrante de son immunité parlementaire, après avoir consulté son parti Pastef, ses avocats et des chefs religieux de toutes les religions et confréries du pays, O. Sonko se rendant pour répondre à la convocation du juge d’instruction a été enlevé par la police qui a bloqué son véhicule avant de lui coller l’accusation de « trouble à l’ordre public » et de le mettre en garde à vue.

Ce pouvoir finissant ne fait même plus semblant de respecter le pouvoir judiciaire qu’il court-circuite aux yeux de tous alors que le juge d’instruction attendait. On comprend pourquoi un haut magistrat à démissionné en disant qu’il « démissionne parce que la justice à démissionné ». Macky Sall piétine la Constitution, l’état de droit, les lois et toutes les libertés citoyennes.

Quasiment au même moment, Guy Marius Sagna, porte-parole du FRAPP, arrêté auparavant illégalement chez lui et déféré en prison a été mis à nu et en isolement punitif pour avoir protesté contre la mise dans une de 50 places plus de 150 prisonniers.

On apprend que Guy Marius Sagna est en grève de la faim pour protester contre ce traitement inhumain et dégradant qui rappelle que la prison sénégalaise est devenue sous le magistère de Macky Sall une grossière imitation de la sauvage prison US de « Guantanamo ». Guy Marius a été évacué à l’infirmerie du « Guantanamo » sénégalais.

Ces atteintes liberticides autocratiques et cette instrumentalisation sans scrupule du pouvoir d’état n’ont pour d’autres objectifs que l’élimination de celui qui apparaît de plus en plus comme le futur président et forcer une troisième candidature anti-constitutionnelle de Macky Sall.

Le peuple a décidé de se révolter pour dire STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL. La présence visible de l’armée de l’impérialisme français au Sénégal huée par les foules devant le Tribunal où devait comparaître O. Sonko, ce qui est à l’origine du fait que la révolte cible les Total, les Auchan.

Macky Sall vient de faire appel à l’armée face à l’insuffisance en nombre de ses forces de répression.

La RÉSISTANCE à la DICTATURE se répand dans tout le pays, du nord au sud, de l’est à l’ouest et doit s’inscrire dans la durée pour vaincre.

Macky Sall, bénéficiaire en 2012 de la révolte victorieuse du peuple contre la monarchisation promue par son ex-mentor libéral A. Wade, est aujourd’hui le fossoyeur de cette conquête démocratique qui lui a permis de devenir président.

– STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL

– LIBÉRATION IMMÉDIATE DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES

– NON AU TROISIÈME MANDAT ANTICONSTITUTIONNEL : « NUL NE PEUT FAIRE PLUS DE DEUX MANDATS CONSÉCUTIFS »

Le Collectif Afrique appelle tous les Sénégalais, les Africains et les démocrates internationalistes à se solidariser avec la résistance populaire pour que vivent les conquêtes démocratiques.

 

LEVÉE ILLÉGALE DE L’IMMUNITÉ DU DÉPUTE SONKO,

RAFLES ET EMPRISONNEMENTS ILLÉGAUX

 

Macky Sall, l’actuel président autocrate du Sénégal, est coutumier des abus de pouvoir: sa majorité aux ordres à l’Assemblée Nationale a voté comme un seul homme malgré le fait ahurissant que Moustapha Niasse, président de cette institution ainsi piétinée, aura refusé de remettre l’ensemble des pièces permettant de se faire une intime conviction.

Sonko a déjà déclaré légitimement ne pas reconnaître ce vote illégal de la seconde institution du pays.qui, malgré sa majorité mécanique, n’a même pas daigné respecter les procédures légales. Ils vont donc venir l’arrêter et l’exigence des avocats de Sonko que le juge instructeur qui a commis autant d’irrégularité soit dessaisi est totalement justifiée.

Le « maa tay » de la « raison du plus fort », propre à toute AUTOCRATIE, est maintenant à visage découvert dans la vitrine dite démocratique de la françafrique qu’est le Sénégal.

Pendant qu’à l’Assemblée Nationale en empêchant honteusement la presse de couvrir la forfaiture, les otages arrêtés sans chefs d’accusation réels et sérieux font l’objet de mandats de dépôts et gardés en prison.

Malgré le dévoilement aux yeux de tous du complot, mot que Macky Sall a été contraint de lâcher, non à la presse nationale mais à RFI, la voyoucratie gouvernante s’entête à s’enfoncer dans la félonie.

La plongée dans l’engrenage de la malversation de l’abus de pouvoir est à la mesure de la peur qui a tétanisé Macky Sall découvrant que, dans un temps record, les Sénégalais, même les plus pauvres, étaient prêts à mettre la main à la poche pour donner à Sonko et à Pastef et leurs alliés politiques les moyens financements de poursuivre leur travail de ralliement du peuple à l’alternative antilibérale et anti-néocoloniale.

La bourgeoisie bureaucratique d’Etat, habituée aux crimes de concussion en milliards de francs CFA (détournement des deniers publics) n’en croit pas ses oreilles et ses yeux que les pauvres et les miséreux ne fassent pas que l’émigration « clandestine » individuelle faisant du Sahara et des Océans des cimetières pour jeunes africains. Ils, elles sont prêts à contribuer par l’engagement, y compris financièrement, à la mobilisation générale pour libérer le pays et l’Afrique.

Obsédé par le troisième mandat, Macky Sall doit éliminer son « pire adversaire » pour lequel les Sénégalais dans leur légendaire patience attendaient 2024 pour voter en masse pour l’alternative patriotique et panafricaine qu’incarne légitimement à leurs yeux O. Sonko. Cette équation ainsi levée par une procédure judiciaire est dans leur esprit le moyen par lequel ils peuvent envisager sereinement le mandat de trop que la Constitution de 2016 lui interdit pourtant par la formule célèbre « nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs ». La stratégie malhonnête ici est écarté le seul candidat sérieux qui a conquis le cœur et l’esprit des Sénégalais pour forcer en espérant que les candidatures fabriquées l’aident à imposer sa troisième candidature anti-constitutionnelle. Telle est l’escroquerie en cours d’exécution dans laquelle il faut ajouter les sorts des élections locales et législatives. L’arrestation de Birame Souley, administrateur du parti légal Pastef fait penser à la possibilité d’interdire ce parti tout comme l’a été le PAI après le vol des élections locales par le PS de Ndar/Saint-Louis en 1960 que, manifestement, le PAI avait gagné.

Macky Sall a montré, à travers les interrogatoires portant sur les origines « ethniques » ou « régionales » des raflés et otages politiques, qu’il est prêt à tout pour assouvir ses ambitions antinationales avec la complicité de ses maîtres impérialistes, notamment français, dont la presse est très silencieuse sur les graves atteintes liberticides aux droits des citoyens.

L’ethnicisation de la politique au Sénégal n’augure rien de bon pour l’avenir de ce pays dont Sonko a dit à juste raison le « métissage ». La Constitution du Sénégal en son article 5 condamne « Tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieuse, de même que toute propagande régionaliste pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État ou à l’intégrité du territoire de la République sont punis par la loi ». Cette sauvagerie ethniciste de Macky Sall, dont des souteneurs fascistes déclament ouvertement en toute impunité leurs propos nazis, doit être stoppée nette.

L’introduction dans la bataille politique par Macky Sall de la perversion des mœurs à la DSK pour jeter un adversaire en pâture à une justice soumise et à la vindicte populaire montre l’aliénation culturaliste coloniale de l’actuel président du pays de la Téranga. Comment s’étonner que le même Macky Sall ait pu remercier les colonialistes français d’avoir « servi des desserts aux tirailleurs sénégalais » ?

Le Sénégal vit une période de gangstérisme politique engendrée par l’obsession de l’impossible troisième mandat anticonstitutionnel de Macky Sall. Avec la levée de l’immunité de Sonko, les rafles et prises d’otages  liberticides, la lutte entre dans une nouvelle phase.

Le peuple sénégalais doit développer sa résistance et son combat légitime pour sauver les conquêtes démocratiques gagnées de haute lutte jusqu’à ce que la colère actuelle de la majorité populaire mûrisse pour déboucher en révolte à l’instar du Mali en 2020, le Burkina en 2014 qui mette fin à l’arbitraire, l’abus du pouvoir et la dictature.

Collectif Afrique/France (CA)

collectifafrique1@gmail.com

https://www.investigaction.net/fr/enlevement-du-leader-de-lopposition-et-revolte-populaire-contre-la-dictature-de-macky-sall/

Dans Afrique

GOLFE DE GUINEE : LE MONOPOLE USA/OTAN BRISE ?

Par Le 11/03/2021

Golfe de Guinée: c'est l'union des Africains qui brisera le monopole US/OTAN !

Depuis l’arrivée de la nouvelle administration américaine de Biden, la situation dans le golfe de Guinée prend une nouvelle tournure. Les États-Unis projettent de prendre le monopole complet dans les eaux à travers le monde. Que ce soit en Asie, dans le golfe d’Aden au large de la Somalie, en mer Rouge, dans l’océan Indien au large du Mozambique/Madagascar ou encore dans le golfe de Guinée. Ce qui fait qu’avec ses alliés européens, Washington veut s’implanter dans les zones stratégiques à travers le monde afin de contrôler les allées et venues. Pour le golfe de Guinée, l’axe US/OTAN s’est pour l’instant contenté de se placer et faire en sorte que la piraterie puisse s’amplifier sans y intervenir directement. Les navires qui sont généralement touchés sont les navires turcs russes ou encore chinois. Pour le moment, on ne compte pas d’acte de piraterie sur des navires occidentaux. Pourtant avec une grande présence militaire navale dans le golfe de Guinée, et la protection des sites d’extraction pétrolière par les multinationales occidentales au large des pays du golfe de Guinée, la piraterie ne cesse de s’amplifier. Un fait qui fait référence à la présence massive des militaires français au Mali alors que les groupes terroristes se renforcent et se multiplient.

En février, la société britannique de renseignement de sécurité Dryad Global a estimé, dans son rapport annuel, que l’inaction internationale dans cette partie du monde favorisait justement la piraterie maritime. « Les grandes organisations internationales, telles que les Nations unies, l’OTAN et l’Union européenne ont été manifestement absentes pour proposer des solutions à la piraterie en Afrique de l’Ouest », a-t-elle avancé, contrairement à ce qu’elles firent au large de la Somalie, à la fin des années 2000. Est-ce planifié ?

Pour rappel, et alors que les actes de piraterie se multipliaient dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien, l’Union européenne et l’OTAN avaient respectivement lancé les opérations Atalanta toujours en cours. Dans cette région, le monopole a récemment été brisé suite à la demande de Madagascar de faire intervenir la force navale iranienne afin de lutter contre la piraterie. D’ailleurs, l’exercice irano-russe de ces dernières semaines à bien démontrer que ces deux puissances de l’Est projettent bien de ne pas laisser toute forme de terrorisme prendre de l’ampleur aux alentours de leur présence.

L’Union européenne ne se désintéresse pas du golfe de Guinée étant donné qu’elle y a validé, en janvier, la mise en place d’une « présence maritime coordonnée », à laquelle prennent part la France, l’Espagne, l’Italie et le Portugal.

Le Danemark serait à la manœuvre pour qu’une telle opération puisse être lancée. Seulement, comme il bénéficie d’une clause d’exemption en matière de politique étrangère et de sécurité commune, l’affaire est compliquée… Sauf à se tourner vers la France. « Qui mieux que les Français? » a d’ailleurs demandé M. Ross. Mais personne dans le camp occidental ne se donne la peine de demander l’avis des pays de la côte pour voir s’ils sont d’accord ou non.

À Paris, il n’est pas question d’aller plus loin que la présence maritime coordonnée, pour ne pas répéter la même erreur que Barkhane au Mali. Car, parmi les pirates qui servent la cause occidentale, il y a aussi des groupes de résistants dont personne ne parle. Tout comme au Mali, ces groupes sont contre la présence massive des multinationales et ne veulent en aucun cas que les forces navales occidentales prennent le contrôle de la région. Certains pays de la côte ne sont d’ailleurs pas favorables à cela non plus. La Guinée équatoriale a d’ailleurs signé des contrats avec la Russie afin de laisser venir les navires de guerre russe dans les ports. Ce qui a permis de briser le monopole occidental.

Et Malabo n'est pas le seul. « Il est peu probable que le Nigeria accueille une coalition navale internationale ».

Si les actes de piraterie ont diminué dans la Corne de l’Afrique, ce n’est pas dû à une présence navale occidentale massive, mais bien à l’émergence de la force navale des puissances du bloc de l’Est comme l’Iran, la Russie ou encore la Chine. Car, sans cette présence qui brise le monopole occidental, les actes de piraterie auraient considérablement augmenté. Ce sont les pays de la région du golfe de Guinée qui sont les seuls à pouvoir anéantir la piraterie et le monopole occidental. Une riposte coordonnée des marines camerounaise et équato-guinéenne avait permis de mettre en déroute plusieurs pirates, qui dans la nuit du lundi 8 février, avaient attaqué un tanker à environ 115 NM au large des côtes du Cameroun.

Alors que les forces navales occidentales sont bien présentes dans la région, mais elles restent inactives.

Ce sont les alliances intra-africaines qui peuvent réellement mettre un terme, avec entre autres une coopération avec l’axe de l’Est, à toutes formes de piraterie dans la région du golfe Guinée tout comme partout ailleurs. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/10/647010/Afrique-Guinee-Otan

 

Dans Afrique

SENEGAL : OUSMANE SONKO ACCUSE LE PRESIDENT MACKY SALL DE HAUTE TRAHISON

Par Le 09/03/2021

Sonko rebiffé : « La révolution est enclenchée, et personne ne pourra l’arrêter… Macky Sall n’est pas légitime pour nous diriger… »

 

Sonko rebiffé : « La révolution est enclenchée, et personne ne pourra l’arrêter… Macky Sall n’est pas légitime pour nous diriger… »

 

Visiblement avec le plein de confiance après sa sortie d'audition chez le doyen des juges, le député Ousmane Sonko a chargé frontalement le Chef de l’État Macky Sall, lui exposant même un certain nombre d’exigences. Dans un discours à la fois provocateur et légaliste, il a donné foi au peuple en indiquant que la souveraineté leur appartenait. « Ils ont l’habitude de dire que force restera à la loi, mais la loi appartient au peuple », a-t-il affirmé.

Sonko qui a eu une pensée pour ceux qui ont vu leurs biens détruits, et aussi les martyrs de ces quelques jours de manifestations, a accusé Macky Sall de haute trahison. « Il est seul dans son palais, si ce n’était les militaires et gendarmes, ses affaires seraient éparpillées partout. Il n’y a pas un Président qui doit gouverner par la haine »
« Macky Sall est le seul responsable de ce qui est arrivé dans ce pays. Macky Sall n’a pas la légitimité pour diriger le Sénégal », a-t-il accusé. Si on était dans certaines situations il aurait dû être débarqué aujourd’hui dira-t-il. « Mais soyons attentifs, que personne n’aille au Palais pour le déloger, cela peut entraîner la chute du régime. S’il démissionne, qu’on applaudisse et que l’on se prépare pour des élections anticipées, le cas échéant que l’on l’accompagne jusqu’à la fin de son mandat », a-t-il cependant calmé.
Pour Sonko enfin, la révolution est enclenchée, et personne ne pourra l’arrêter. En 2024 nous allons l’achever. « « Mais ne tombons pas dans le piège, et que l’armée ne s’empare pas de la révolution. Encadrons-la et travaillons avec stratégie », conseillera-t-il avant de faire savoir qu’il sera exigé de la part de l’opposition au pouvoir un « agenda à partir d’aujourd’hui ».

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