Afrique

MICHEL COLLON AVEC AZIZ SALMONE FALL : COVID 19, QUEL IMPACT SUR L'AFRIQUE ?

Michel Midi Spécial Coronavirus 21 avec Aziz Salmone Fall – Covid-19 : quel impact sur l’Afrique ?

 

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Double enjeu pour l’Afrique : combien de morts seront à déplorer sur le continent ? Quelle est réellement la situation sanitaire ? Les décideurs décident-ils vraiment ? Les scientifiques sont-ils écoutés ? Les remèdes traditionnels sont-ils efficaces ? Mais aussi : quel y sera l’impact de la récession économique générale ? À quelles conditions l’Afrique pourra-t-elle à l’avenir décider elle-même sa politique de santé publique ? Comment résister à la Banque mondiale, au FMI et à ses programmes privatisant à tout va et réduisant drastiquement les budgets santé et éducation ? Comment résister au Pharma Business ? Pourquoi les autres pandémies frappant l’Afrique ont-elles été négligées ? Que penser des prédictions de l’OMS ? Macron annulera-t-il vraiment la Dette ? Sur toutes ces questions, de vie ou de mort, Aziz Salmone Fall nous offrira une vue d’ensemble et non fragmentée, approfondie et non anecdotique. 

 

https://www.investigaction.net/fr/michel-midi-special-coronavirus-21-avec-aziz-salmone-fall-covid-19-quel-impact-sur-lafrique/


 

IL Y A 60 ANS, L’INDÉPENDANCE DU BENIN (EX-DAHOMEY). DES PHOTOS MÉCONNUES RACONTENT LE 1er AOÛT 1960

Indépendance du Bénin: des photos méconnues racontent le 1er août 1960

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De notre correspondante à Porto-Novo,

Il n’y a qu’une cinquantaine de photos, mais ce sont autant de témoignages précieux sur une journée historique pour le Dahomey. Des images en noir et blanc, format carré, numérotées, parfois légèrement dégradées par l’humidité, prises par Cosme Dossa, un des grands photographes des années 1950-1960, quelques heures après qu’Hubert Maga, élu président de la République du Dahomey le 26 juillet, a proclamé l’indépendance à minuit, accompagnée de 101 coups de canon.

On trouve des clichés factuels de la cérémonie qui s’est déroulée à Porto-Novo, la capitale, sur l’esplanade herbeuse entre l’Assemblée législative de l’époque et la résidence du gouverneur du territoire du Dahomey, actuelle Assemblée nationale. Hubert Maga apparaît en train de marcher, bras levé comme s’il appelait quelqu’un, en agbada (tenue traditionnelle) blanc, écharpe aux couleurs du Dahomey et Grande croix de commandeur sur le buste. Sur une autre image, il passe devant les officiels français, installés sur une petite estrade en bois, Sourou Migan Apithy (chef du gouvernement provisoire du Dahomey du 25 mai 1957 au 22 mai 1959), à ses côtés, lui aussi en agbada blanc. Parmi les représentants de la France, il y a Louis Jacquinot, ministre de l’Outre-mer envoyé par de Gaulle, et René Tirant, dernier Haut-commissaire du Dahomey.

La cérémonie a eu lieu devant l'assemblée législative à Porto-Novo avec des représentants de toutes les régions du Bénin et des officiels français

La cérémonie a eu lieu devant l'assemblée législative à Porto-Novo avec des représentants de toutes les régions du Bénin et des officiels français Cosme Dossa

D’autres clichés montrent le premier gouvernement avec les ministres portant la même tenue traditionnelle, des discours prononcés sur une petite tribune sur laquelle se dresse un micro de la Radio nationale. Et grâce aux angles de prises de vue, on voit la foule qui s’est amassée derrière les barrières. La simplicité des manifestations frappe au vu de l’importance de l’événement. Jérôme Carlos a vécu ce 1er août 1960 à Porto-Novo. Journaliste réputé, il avait 16 ans à l’époque. Élève à Cotonou, il était en vacances chez lui et il s’était rendu sur place « par curiosité ». Il explique ainsi la sobriété perceptible sur les images : « On n’avait pas grand-chose, on était un territoire sous tutelle. Mais on était heureux ».

« Un président qui avait le sourire »

Ce bonheur se lit sur les nombreuses photos de groupe, certainement prises sur la terrasse de la résidence du gouverneur. On dirait les clichés d’un mariage où les convives se rassemblent par affinités. Et comme dans un mariage, les convives sont tout sourires. Sur l’un d’eux, Hubert Maga et Sourou Migan Apithy se tiennent au milieu de leurs familles. « On peut aisément lire la joie qui animait le président Maga, constate Franck Ogou, le directeur de l’École du patrimoine africain (EPA). Au-delà de la solennité, c’est une fête populaire, avec un président qui avait le sourire. Maga va avec des officiels, avec la foule, avec les enfants, il y a même une photo où on le voit danser avec sa femme, certainement après le banquet. »

► (Ré)écouter : Bénin: 60 ans après l’indépendance, le regard de la jeunesse

C’est Franck Ogou qui a sauvé ce patrimoine, qui aurait probablement été voué à la disparition. Archiviste de formation, il a inventorié les photographes du Dahomey et a connu Cosme Dossa, décédé en 2013. À l’occasion d’un programme de numérisation lancé en 2016, il a pu récupérer le fonds que Dossa gardait chez lui, dans une petite pièce poussiéreuse et trempée lors des grandes pluies, avec l’accord de sa famille. Soit au total 15 000 négatifs et 600 tirages. « Quand je le côtoyais, il me racontait qu’une de ses grandes fiertés, c’était d’avoir immortalisé ces événements-là. Dans sa collection, les photos du président Maga occupaient une grande place. » Dossa, photographe de studio et photojournaliste, représentant de Kodak au Dahomey, aimait surtout capter la vie quotidienne. Il était régulièrement sollicité pour mettre en image les fêtes familiales, dont il arrive toujours à rendre l’atmosphère de gaieté, et c’est peut-être ce regard qu’il a posé sur les protagonistes du 1er août. « Dossa était libre et créatif. Et sur les images du 1er août, il y a beaucoup de moments pris sur le vif. À cette époque, il n’y avait pas de mise en scène du pouvoir », commente Franck Ogou.

Le président Hubert Maga et son épouse posent sur la terrasse du Palais des gouverneurs à Porto-Novo, avec Sourou Migan Apithy.

Le président Hubert Maga et son épouse posent sur la terrasse du Palais des gouverneurs à Porto-Novo, avec Sourou Migan Apithy. Cosme Dossa

Un trésor documentaire

À sa connaissance, le fonds comptait beaucoup plus de photos de l’indépendance. Mais au Bénin, les héritiers des photographes de cette période les ont souvent laissées s’abîmer faute de savoir les conserver ou les ont détruites ne pensant pas que ces vieilles images pouvaient avoir de la valeur. Et puis, « plein de photos ont été vendues par les enfants de Dossa, regrette Franck Ogou. Heureusement, il est l’un des photographes de sa génération dont on peut contempler les clichés aujourd’hui ». Mais il semble que personne ne connaisse l’existence de ce trésor documentaire. En tout cas, les personnalités et historiens consultés n’en avaient jamais entendu parler, comme Léon Bio Bani Bigou, spécialiste de l’histoire politique du Bénin. « Je me réjouis d’apprendre qu’on a des photos du 1er août. C’est à l’INA (Institut national de l’audiovisuel) en France qu’on doit aller faire les recherches, parce qu’ici on ne conserve pas les archives ! ».

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Il y aura peut-être une prise de conscience de la valeur de ces images grâce à Didier Kpassassi. Ce photographe, président de l’Association des photographes d’art du Bénin, s’est démené pour monter une exposition avec des grands formats des versions numérisées par l’EPA. D’après son directeur, ce serait la première fois qu’elles seraient montrées au Bénin alors qu’elles l’ont déjà été en France, en 2010, lors du cinquantenaire des indépendances des pays d’Afrique francophone. « Aucune structure officielle, ici, n’avait d’images et c’est Cosme Dossa qui avait fourni les photos », se souvient-il.

(Ré)écouter : Bénin: le bilan de 60 ans d'indépendance

Didier Kpassasi s’est heurté à une difficulté majeure : légender les photos. Car si le photographe dahoméen avait archivé son travail, il n’avait pas pris la peine d’identifier tous les protagonistes. « C’est compliqué, car les témoins de cette époque sont très âgés et de moins en moins nombreux », explique l’organisateur.

Y a-t-il d’autres photos de l’indépendance dans des archives privées au Bénin ? C’est très possible. Les enfants d’Hubert Maga ont confié récemment deux cartons à Hamidou Ali Orou. Le directeur adjoint de l’Institut français de Parakou, ville natale de Maga au nord du Bénin, fait partie d’un comité d’aînés de la cité, réunis autour d’un projet : remettre le père de l’indépendance dans l’actualité car, selon eux, il est oublié. Hamidou Ali Orou, ancien de l’EPA, sait que les images de Dossa existent, mais il ne les a jamais vues. « En 2016, nous avions célébré le centenaire de la naissance de Maga, et tout ce que nous avions trouvé comme document, c’était une vidéo du défilé du 1er août 1961 et les enregistrements du célèbre discours de proclamation de l’indépendance, confie-t-il. Il y a une sorte de mythe autour de ce qui s’est passé le 1er août ». Un mythe que les images de Cosme Dossa pourraient transformer en réalité.

► Exposition à partir du 2 août sur l’esplanade du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou à Cotonou

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200801-b%C3%A9nin-ind%C3%A9pandance-historoire-dahomey-patrimoine-photographe-hubert-maga


 

UN SOLDAT FRANÇAIS EST TUE AU MALI

Un soldat français tué au Mali dans des combats contre des groupes armés

© Photo. ECPAD

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L’Élysée a appris la mort d’un soldat français ce jeudi 23 juillet au Mali. Selon le communiqué de la présidence cité par l’AFP, un hussard parachutiste du 1er régiment a été tué «lors de combats contre les groupes armés terroristes».

Un hussard parachutiste du 1er régiment a été déclaré mort au Mali «lors de combats contre les groupes armés terroristes» ce jeudi 23 juillet au matin, selon le communiqué de l'Élysée, relayé par l’AFP.

«Le Président de la République a appris avec une très grande tristesse la mort du hussard parachutiste de 1ère classe Tojohasina Razafintsalama», a indiqué la présidence dans une publication.

Toujours selon l’Élysée, le militaire serait décédé «à la suite du déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé».

Pour sa part, le ministère des Armées a également présenté ses sincères condoléances à la famille du soldat tué.

«Je m’incline devant la mémoire du 1re cl Tojohasina RAZAFINTSALAMA, dont j’apprends avec émotion la mort au combat ce 23 juillet au Mali. Mes pensées accompagnent sa famille, ses frères d’armes du 1RHP ainsi que ses camarades blessés dont je salue l’engagement.»

De plus, deux autres militaires ont été blessés, selon le ministère de la Défense qui l’indique dans un communiqué. Il ajoute que l’accrochage s’est produit dans la région de Gossi.

Détails à suivre...

https://fr.sputniknews.com/international/202007231044150031-un-soldat-francais-tue-au-mali-dans-des-combats-contre-des-groupes-armes/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr


 

CORONAVIRUS : SELON L'OMS, PLUS DE 10 000 SOIGNANTS SONT INFECTES EN AFRIQUE

Coronavirus: plus de 10.000 soignants infectés en Afrique, selon l'OMS

Coronavirus: plus de 10.000 soignants infectés en Afrique, selon l'OMS

Coronavirus: plus de 10.000 soignants infectés en Afrique, selon l'OMS - © PHILL MAGAKOE - AFP

Plus de 10.000 soignants ont été contaminés par le nouveau coronavirus dans 40 pays africains, a déclaré jeudi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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La pandémie s'accélère en Afrique, avec quelque 750.000 cas et plus de 15.000 décès sur le continent, avertit l'OMS.

"La croissance que nous observons exerce une pression de plus en plus forte sur les services de santé du continent", a déclaré la directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, Matshidiso Moeti. "Cela a des conséquences très réelles pour les personnes qui y travaillent", a-t-elle ajouté.

Les informations sur les infections des travailleurs dans le secteur de la santé en Afrique sont limitées. Tous les pays ne communiquent en effet pas de statistiques à l'OMS. Les premières données montrent cependant que les soignants représentent plus de 5% des cas dans 14 pays d'Afrique subsaharienne.

Manque d'équipements

En cause pour Matshidiso Moeti: le manque d'équipements de protection, ainsi que la faiblesse des mesures de prévention et de contrôle. La demande accrue d'équipements de protection et les restrictions de voyage dans le monde ont provoqué des pénuries, affirme l'organisation.

Toutefois, 41 millions d'éléments de protection sont prêts à être expédiés de Chine pour couvrir les besoins de 47 pays africains. Les premières livraisons sont prévues ce week-end.

Seuls 16% des 30.000 cliniques et hôpitaux évalués par l'OMS sur le continent disposent de mesures suffisantes pour prévenir et contrôler les infections. De nombreux centres ne sont pas équipés pour éviter la surpopulation, a également alerté l'OMS. Moins de 8% peuvent isoler des patients et à peine un tiers dispose de capacité de triage.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_coronavirus-plus-de-10-000-soignants-infectes-en-afrique-selon-l-oms?id=10548026


 

SENEGAL : CE SI VIF DÉBAT AUTOUR DES SYMBOLES COLONIAUX

Sénégal : ce si vif débat autour des symboles coloniaux

REPORTAGE. C'est peu de dire que la survivance d'appellations de rues, statues et places rendant hommage à des personnalités de la colonisation agite la société. Illustration.

Par Clémence Cluzel, à DakarModifié le 19/07/2020 à 10:03 - Publié le 17/07/2020 à 09:35 | Le Point.fr

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La « place de l'Europe » de l'île de Gorée, au Sénégal, délaissera bientôt son appellation longtemps sujette à polémique, pour devenir la « place de la Liberté et de la Dignité humaine ». Une décision adoptée à l'unanimité le 27 juillet par le conseil municipal de l'île, symbole de la traite négrière transatlantique. Un hommage à George Floyd, cet Afro-Américain décédé à la suite de violences policières racistes le 25 mai 2020, comme « une réponse à la vague de violence raciale dont la communauté noire et afro-descendante est régulièrement victime », indique le maire de Gorée, Augustin Senghor, dans un communiqué.

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La symbolique forte de l'île de Gorée

« Cette décision n'est pas soudaine, la réflexion était en cours depuis un moment, notamment face aux critiques depuis la nomination de la place de l' Europe en 2018. La mort de George Floyd a été le déclencheur », explique Doudou Dia, directeur du Gorée Institute, organisation panafricaine de la société civile, avant de rappeler que cette demande a d'abord été faite par les associations de l'île, message ensuite porté par le conseil communautaire composé de membres de la société civile. « La mort de George Floyd a aiguisé la conscience des gens et a réactivé une question ancienne, dans les ex-colonies notamment. Cela a été ensuite renforcé par le confinement dû à la pandémie », analyse Doudou Diène, ancien rapporteur spécial de l' ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discriminations raciales, de xénophobie et d'intolérance. Gorée, et ses valeurs de paix et de réconciliation, se devait « d'être à l'avant-garde du combat pour l'éradication totale et définitive de toutes les formes de racisme, particulièrement celles dirigées contre les personnes de race noire, conformément à sa vocation de lieu de mémoire », rapporte M. Senghor.

Une dynamique enclenchée depuis un bon bout de temps

Ce changement s'inscrit ainsi dans une démarche globale. Un comité scientifique a été créé afin d'élaborer une documentation d'orientation sur l'aménagement de la place. La statue de « la libération de l'esclavage », actuellement située à côté de la maison des Esclaves, devrait rejoindre la place de la Liberté et de la Dignité humaine lors de son inauguration prévue dans les prochains mois. « Ce comité a aussi en charge la création d'un parcours d'une visite mémorielle, avec des étapes pour aborder la question de l'esclavage et du colonialisme. Le centre international d'archivage et de documentation sur l'esclavage devrait aussi ouvrir prochainement au public », renseigne M. Dia, président de la commission tourisme de l'île.

Goréen et conseiller municipal depuis 2014, pour Djibril Seck, ce changement de nom n'est que la genèse d'autres questionnements : « Cela doit entraîner un changement des mentalités et d'idéologie, notamment une réflexion sur notre indépendance, sur le néocolonialisme. » L'homme souhaiterait que l'une des rues de l'île, dont 90 % des noms proviennent de noms de colons européens, soit renommée du nom de « Boubacar Joseph Ndiaye », l'ancien conservateur extrêmement célèbre de la maison des Esclaves. Mais pour le maire, ces transformations n'ont pas lieu d'être dans cette île-mémoire, classée au patrimoine mondial de l' Unesco depuis 1978. Pour l'élu, ces marques, stigmates de la colonisation et de la traite négrière, permettent de se souvenir du passé et ne pas oublier l'Histoire.

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La ville de Dakar interpellée

La réflexion sur les noms des rues fait l'objet de vifs débats au Sénégal. Depuis plusieurs années, ceux-ci reviennent régulièrement sur la place publique. Rue Jules-Ferry, avenue Georges-Pompidou, rue Carnot,… autant de noms hérités de la période coloniale que l'on retrouve dans le quartier du Plateau, le centre-ville de Dakar. « Je suis pour le changement, car nous avons besoin de retrouver notre identité, de mettre en valeur nos figures emblématiques, que beaucoup de jeunes d'aujourd'hui connaissent mal d'ailleurs », argumente Babacar, habitant de Fass. Si le trentenaire est pour « la réparation de cette erreur », il souhaite un équilibre : « On ne peut pas tout renommer, il faut conserver certains noms, mais en introduire d'autres, sénégalais » développe-t-il. Le maire de Plateau, Alioune Ndiaye, a ainsi proposé, via une commission, d'engager une réflexion sur le changement des noms de rues. Preuve s'il en faut que le sujet est clivant dans le pays, son ami Souleymane ne partage pas son point de vue. « Ce sont des éléments historiques que nous devons conserver, qui nous font réfléchir. Le vrai combat est ailleurs, d'autres actions sont prioritaires pour provoquer chez les Sénégalais une prise de conscience et réfléchir à notre destin », avance le jeune Dakarois.

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Ancienne capitale du Sénégal, Saint-Louis également très concernée

À Saint-Louis, ancienne capitale de l' Afrique -Occidentale française de 1854 à 1865, la polémique concerne surtout la statue du général Louis Faidherbe, ancien gouverneur de la cité. Depuis cent ans, sa statue se tient droite sur la place du même nom et déchaîne les passions. Le blogueur saint-louisien Thierno Dicko, l'un des premiers à demander son déboulonnement il y a dix ans, voit dans cette statue « un symbole de domination et de l'aliénation du peuple sénégalais ». Il réclame son remplacement par une figure locale, à l'image de Lat Dior ou Ndaté Yalla Mbodj, héros de la résistance face aux colons. « Toutes les révoltes débutent d'abord par la démolition des icônes et des symboles dominants d'une civilisation. L'appropriation des noms des rues et les statues érigées sont des expressions du pouvoir dominant des colons. Auparavant, ils ont pris soin de détruire les masques et les statues africaines, arguant que ce n'était pas de l'art, pour changer l'identité des colonisés, pour modifier leur perception et donc asseoir leur domination » note M. Diene.

L'inscription « À son gouverneur Louis Faidherbe, le Sénégal reconnaissant » fait particulièrement tiquer ceux qui souhaitent son déboulonnage. « Faidherbe est responsable du massacre de milliers de nos ancêtres », rappelle Thierno Dicko, pointant du doigt la méconnaissance de cette partie de l'Histoire par les Sénégalais. Dakaroise, Denise d'Erneville s'interroge : « Est-ce que déboulonner cette statue va régler nos problématiques latentes ? Déboulonner pour déboulonner n'aurait aucun sens. Il ne s'agit pas de faire du mimétisme. Le débat est passionné, mais une réflexion est nécessaire. Ce sont aussi des repères de notre Histoire, on ne peut pas le rejeter », souligne-t-elle.

Se mettre face à l'Histoire

Pour le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, « la priorité est de conserver l'Histoire et de développer la ville, pas d'épiloguer sur des débats sans intérêts », a-t-il déclaré lors d'une cérémonie, insistant sur l'importance « d'assumer notre responsabilité et notre héritage colonial ». « Beaucoup de pays africains n'ont pas remis en question leur propre Histoire, notamment les régimes néocoloniaux qui n'ont pas voulu s'engager dans cette voie. L'écriture d'une Histoire commune, multiculturelle qui revisite le patrimoine commun est essentielle. Ceci est fondamental d'autant plus que les liens, et donc une mémoire partagée, entre les pays colonisateurs et les ex-colonies sont réels.

La diaspora concernée

La forte diaspora africaine est marquée par ce silence sur des pans de son Histoire et se retrouve à lutter contre la stigmatisation qu'elle subit, fruit de cette histoire partielle », expose Doudou Diène. Des historiens reconnus, philosophes, membres de la société civile, certains religieux également, continuent de réclamer le déboulonnage de la statue, actuellement conservée dans un musée durant la durée des travaux de la place Faidherbe. Thierno Dicko a déjà prévenu : « Si la statue retrouve son emplacement, elle finira dans le fleuve ! »

Lire aussi « C'est aux Africains de rendre hommage à leurs déportés »

https://www.lepoint.fr/afrique/senegal-ce-si-vif-debat-autour-des-symboles-coloniaux-17-07-2020-2384606_3826.php?M_BT=980601392497#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20200721


LE PCF CONDAMNE LA REPRESSION AU MALI ET APPELLE A DES SOLUTIONS POLITIQUES ET DÉMOCRATIQUES

INTERNATIONAL publié le 17/07/2020
Le PCF condamne la répression au Mali et appelle à des solutions politiques et démocratiques

Bamako a été le week-end dernier le lieu de manifestations durement réprimées avec un bilan officiel de 11 décès et 124 blessés. Depuis le 5 juin 2020, l’opposition malienne réunie au sein du mouvement M5 organisait régulièrement des manifestations pacifiques pour dénoncer les tripatouillages des résultats des législatives de mars et avril par la Cour constitutionnelle, dans un climat économique, social et sécuritaire qui ne cesse de se dégrader.

La manifestation du vendredi 10 juillet 2020 a dégénéré, pour des raisons qui restent à établir, en des déchaînements qui ont fait l’objet d’une répression avec un lourd bilan. La Forsat, «Force spéciale antiterroriste», est accusée d’avoir tiré sur les manifestants, ce qui engagerait d’autant plus la responsabilité du gouvernement malien dans ce crime.

Dans ces circonstances douloureuses, le Parti communiste français (PCF) présente ses condoléances aux proches des défunts et souhaite un prompt rétablissement aux blessés . Le PCF condamne avec vigueur l’usage de la répression par l’État malien et demande avec insistance que soient situées les responsabilités dans cette violence.

Prenant acte de la dissolution de la Cour constitutionnelle, le PCF appelle au dialogue les forces politiques maliennes et à leur sens des responsabilités afin de trouver des issues politiques pacifiques à la crise.

Le PCF en appelle à une implication plus forte de l’Union africaine. Le Mali est dans une impasse, déstabilisé par des entreprises de violences liées au banditisme et aux groupes armés «djihadistes». Les accords d’Alger sont en échec car ils ont été imposés en dehors du peuple malien. Frappé par des décennies de politiques libérales, d’ajustement structurel et d’une corruption entretenue, le pays est un État failli. Depuis 7 ans et l’intervention de l’armée française, aucune des causes du désastre n’a été traitée. Pire encore la situation s’est aggravée. Cela débouche sur une absence de perspective et un désespoir de la population, lesquels, à défaut d’une alternative démocratique et de progrès économique et social, sont des bombes à retardement qui peuvent exploser à tout moment. D’autant que des forces réactionnaires et régressives se positionnent de plus en plus fortement, et que certains à l’intérieur et à l’extérieur du Mali ont toujours dans leur agenda la partition du pays, pour asseoir leur influence et la prédation des richesses.

La crise multiforme que connaît cette région ne peut avoir de solutions que politiques, économiques et sociales ouvrant une perspective de paix durable au peuple malien, désireux de rester maître de son destin.


Parti communiste français
Paris, le 16 juillet 2020

source :  https://www.pcf.fr/le_pcf_condamne_la_r_pression_au_mali_et_appelle_des_solutions_politiques_et_d_mocratiques


 

AFRIQUE : BILAN D’ÉTAPE DE LA PANDÉMIE DE COVID-19

 

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 15/07/2020 par PCF
Afrique: Bilan d’étape de la pandémie de Covid-19
Plus
d’un semestre après le début de la pandémie de Covid-19, il semble que la catastrophe épidémique que les cassandres prédisaient à l’Afrique n’est pas advenue. Au 7 juillet 2020, le Centre de contrôle des maladies de l’Union africaine (Africa CDC) a dénombré 594 841 cas confirmés de SRAS-Cov 2. À la même date, la pandémie de Covid-19 avait entraîné la mort de 13 238 personnes sur le continent. L’Afrique du Sud et l’Égypte sont les deux pays les plus touchés.


Comparée à celles de l’Europe de l’Ouest, de l’Amérique latine ou de l’Amérique du Nord, la situation épidémiologique de l’Afrique est donc sans commune mesure sur le plan de la morbidité et de la mortalité. Il convient, cependant d’être prudent dans l’appréciation des statistiques. Malheureusement, plus que partout dans le monde, le nombre de tests de dépistage de la Covid-19 effectués est très bas. Les derniers chiffres en la matière révèlent que pour 1 million d’habitants on dénombre 4 200 tests en Afrique contre 7 650 en Asie et 74 255 en Europe.

Le temps permettra aux chercheurs d’élucider les raisons de cette moindre vulnérabilité à un virus qui ébranle les grandes puissances du monde. En attendant que la science résolve la question, de nombreuses explications sont avancées : démographiques (jeunesse de la population), météorologiques et/ou climatiques (chaleur, humidité, etc.), virologique (c’est un virus à enveloppe, donc fragile sous les tropiques), de santé publique (mise en place précoce du dépistage, distanciation sociale, etc.) et économique (faiblesse des échanges sino-africains), etc. Ces explications de bon sens relèvent pour le moment d’extrapolations. Il manque des données empiriques pour les confirmer ou les infirmer.

La question qui revient inlassablement est de savoir si les systèmes de santé africains pourront faire face si l’expression épidémiologique de la pandémie à Covid-19 venait à changer négativement. Sans entrer dans des généralisations abusives, il est à craindre que les difficultés que les pays touchés par l’épidémie à virus Ébola qui a dévasté trois pays de l’Afrique de l’Ouest en 2014-2015 se reproduiront dans de nombreux pays du continent en cas de dissémination du SRAS-Cov2.

La catastrophe est socio-économique
Si la catastrophe épidémique n’a pas touché le continent, ses conséquences économiques sont bien présentes. Selon la Banque mondiale, la croissance économique en Afrique subsaharienne passera de +2,4 % en 2019 à une contraction de -2,8 %, ce qui constituera la première récession dans la région depuis 25 ans. L’Afrique subsaharienne a subi le contrecoup de la pandémie chez ses principaux partenaires commerciaux, de la perturbation des voyages internationaux et des chaînes d’approvisionnement, et de l’effondrement des prix des produits de base, notamment le pétrole et les métaux industriels. Ces chocs ont entraîné des sorties de capitaux sans précédent. Les deux locomotives économiques que sont le Nigeria et l’Afrique du Sud ont connu un effondrement de l’activité économique au premier semestre de l’année. Plusieurs pays exportateurs de matières premières industrielles, comme l’Angola, la République démocratique du Congo et le Ghana, ont dû faire face à un fléchissement de la demande extérieure et une baisse des prix du pétrole et des métaux. Les pays exportateurs de produits agricoles, comme la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie et le Kenya, ont été touchés par l’effondrement de la demande et la perturbation des chaînes d’approvisionnement. La réduction des voyages internationaux entraînée par la pandémie a porté un dur coup aux pays fortement tributaires des voyages et du tourisme. Des millions d’emplois ont été détruits dans le secteur informel qui occupe plus de 80 % des actifs dans la majorité des pays

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a calculé qu’un confinement total d’un mois sur l’ensemble du territoire africain coûte environ 2,5 % du PIB annuel, soit environ 65,7 milliards de dollars américains. Ce montant ne tient pas compte des conséquences du Covid-19 telles que la baisse des prix des matières premières et des flux d’investissement. Face aux difficultés induites par la pandémie, les ministres des Finances et les banques centrales du G20 ont décidé le 15 avril 2020 de suspendre le remboursement de la dette de 76 pays à travers le monde, dont 40 en Afrique. Ainsi, les paiements qui devaient s’opérer en 2020 sont reportés à 2022 et échelonnés sur trois ans. Un geste qui libère 20 milliards de dollars de liquidités. Ce moratoire concerne une partie seulement de la dette publique — 20 milliards sur les 32 que ces pays doivent rembourser tous les ans, aussi bien à des États qu’à des institutions internationales. Le 17 juin 2020, lors du Sommet Chine-Afrique sur la solidarité contre la Covid-19, le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine va annuler les prêts sans intérêt qui arrivent à échéance d’ici la fin de 2020. Il a également exhorté les institutions financières chinoises à tenir des « consultations amicales » avec les nations africaines « pour mettre au point des arrangements pour des prêts commerciaux avec des garanties souveraines ».

Des perspectives inquiétantes
La pandémie à Covid-19 a rendu insoutenable le fardeau de la dette et donné une preuve supplémentaire des inégalités mondiales des termes de l’échange, les bases de productions et d’exportations trop étroites, la vulnérabilité aux chocs exogènes (y compris aux fluctuations des flux de capitaux) des pays africains. Si la pandémie se poursuit et s’aggrave, la récession économique aura des conséquences importantes sur la santé et le bien-être des populations. La diminution des recettes d’exportations et de recettes fiscales contraindra bon nombre de pays à emprunter pour financer des déficits budgétaires qui seront de plus en plus importants. Le plus grand risque à craindre est que les gouvernants fassent des arbitrages budgétaires au détriment des services publics essentiels.

Félix ATCHADE
Collectif Afrique PCF

source :  https://www.pcf.fr/afrique_bilan_d_etape_de_la_pandemie_de_covid_19

 

LE PEUPLE MALIEN EN GRANDE SOUFFRANCE PLEURE AU MOINS 11 DE SES ENFANTS TUES ET 124 AUTRES BLESSES

Troubles au Mali: des ONG africaines, l’ONU et l’UE appellent à la retenue

Troubles au Mali: des ONG africaines, l’ONU et l’UE appellent à la retenue

folder_openAfrique access_timedepuis 6 heures

starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par AlAhed avec AFP

Les représentants de l'Union africaine, de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de l'ONU et de l'UE au Mali ont exprimé leur préoccupation et appelé tout le monde à la retenue devant les troubles à Bamako. Ils ont aussi réclamé la libération par le pouvoir des chefs de file de la contestation arrêtés.

Dans un communiqué commun publié dans la nuit de dimanche à lundi, ils se disent «très préoccupés» et «condamnent avec vigueur toute forme de violence comme moyen de règlement de crise».

«Ils condamnent» aussi le recours à la force létale par les forces de sécurité, «et invitent toutes les parties prenantes à la retenue et leur demandent de toujours privilégier le dialogue».

Ils notent que l'arrestation de chefs de file de la contestation fait obstacle à ce dialogue pourtant demandé par le président Ibrahim Boubacar Keïta.

11 morts et 124 blessés depuis vendredi

La capitale du Mali est la proie depuis vendredi de ses plus graves troubles depuis des années. Les violences ont fait au moins 11 morts et 124 blessés, selon un responsable des urgences d'un grand hôpital de la capitale.

La situation alarme les alliés et les voisins du Mali, inquiets d'un élément déstabilisateur de plus dans un pays confronté au terrorisme et à une série de défis majeurs, dans une région elle-même tourmentée.

Les représentants au Mali des quatre organisations se disent «persuadés» que les conclusions d'une récente mission de bons offices de la Cédéao «posent les bases d'une solution appropriée».

Cette mission avait évoqué la «nécessité» de mettre en place un «gouvernement consensuel d'union nationale».

Elle prônait l'organisation de législatives partielles dans des circonscriptions dont la Cour constitutionnelle a invalidé les résultats après les élections de mars-avril.

Cette invalidation passe pour un élément déclencheur primordial de l'escalade.

https://www.french.alahednews.com.lb/35878/307


 

LE PEUPLE MALIEN EN GRANDE SOUFFRANCE PLEURE AU MOINS 11 DE SES ENFANTS TUES ET 124 AUTRES BLESSES

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Par AlAhed avec AFP

Les représentants de l'Union africaine, de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de l'ONU et de l'UE au Mali ont exprimé leur préoccupation et appelé tout le monde à la retenue devant les troubles à Bamako. Ils ont aussi réclamé la libération par le pouvoir des chefs de file de la contestation arrêtés.

Dans un communiqué commun publié dans la nuit de dimanche à lundi, ils se disent «très préoccupés» et «condamnent avec vigueur toute forme de violence comme moyen de règlement de crise».

«Ils condamnent» aussi le recours à la force létale par les forces de sécurité, «et invitent toutes les parties prenantes à la retenue et leur demandent de toujours privilégier le dialogue».

Ils notent que l'arrestation de chefs de file de la contestation fait obstacle à ce dialogue pourtant demandé par le président Ibrahim Boubacar Keïta.

11 morts et 124 blessés depuis vendredi

La capitale du Mali est la proie depuis vendredi de ses plus graves troubles depuis des années. Les violences ont fait au moins 11 morts et 124 blessés, selon un responsable des urgences d'un grand hôpital de la capitale.

La situation alarme les alliés et les voisins du Mali, inquiets d'un élément déstabilisateur de plus dans un pays confronté au terrorisme et à une série de défis majeurs, dans une région elle-même tourmentée.

Les représentants au Mali des quatre organisations se disent «persuadés» que les conclusions d'une récente mission de bons offices de la Cédéao «posent les bases d'une solution appropriée».

Cette mission avait évoqué la «nécessité» de mettre en place un «gouvernement consensuel d'union nationale».

Elle prônait l'organisation de législatives partielles dans des circonscriptions dont la Cour constitutionnelle a invalidé les résultats après les élections de mars-avril.

Cette invalidation passe pour un élément déclencheur primordial de l'escalade.

https://www.french.alahednews.com.lb/35878/307


 

L’ENQUÊTE OUVERTE EN BELGIQUE SUR L'ASSASSINAT DE PATRICE LUMUMBA EST TOUJOURS EN COURS

Bruxelles, 2 juillet (Prensa Latina) Le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw a confirmé hier qu’une enquête est toujours en cours sur l’assassinat en 1961 du leader indépendantiste congolais Patrice Lumumba, acte considéré comme un crime de guerre.

Nous sommes en train de dresser le bilan des poursuites qui pourraient être engagées. Nous avons qualifié les faits de crime de guerre, ce qui a été confirmé par la Cour d’appel de Bruxelles, empêchant qu´il y ait prescription, a-t-il indiqué lors de déclarations à la chaîne de télévision francophone LN24.

Selon le fonctionnaire, deux personnes soupçonnées d’avoir participé à l´assassinat du premier ministre sont toujours en vie.

En décembre 2012, la justice belge a annoncé le début de l’enquête à la demande de la famille de Lumumba, conformément à la loi sur la compétence universelle, qui autorise la poursuite des personnes soupçonnées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de génocide, si les plaignants ou les accusés ont un lien avec la Belgique, a-t-il rappelé.

L’assassinat du dirigeant politique de 35 ans le 17 janvier 1961, six mois à peine après l’indépendance de l’actuelle République Démocratique du Congo (RDC), a ouvert la voie au pillage des ressources par les transnationales, à la corruption et aux conflits.

Pour Van Leeuw, l’enquête revêt une importance symbolique, à partir d’épisodes dont la Belgique ne peut être fière.

Nous avons avancé, par exemple nous avons trouvé une dent de Lumumba entre les mains de la famille d’une des personnes responsables de la disparition de son corps et de ceux des politiciens qui ont été exécutés avec lui, a-t-il précisé.

Le procureur fédéral a averti que cette découverte confirme la mentalité des criminels.

Lumumba a prononcé un discours historique le 30 juin 1960, lorsque lors de la cérémonie officielle de naissance de la RDC, et en présence du roi Baudouin de Belgique, il a condamné le racisme des colonisateurs.

La Belgique a reconnu sa responsabilité morale dans l’assassinat du leader, tandis que des documents déclassifiés par les États-Unis ont confirmé un rôle de la CIA dans le crime.

peo/mem/wmr

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884430:lenquete-ouverte-en-belgique-sur-lassassinat-de-patrice-lumumba-est-toujours-en-cours&opcion=pl-ver-noticia&catid=59&Itemid=101

Tag(s) : #Lumumba#Zaire