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NIGERIA : CHEIKH IBRAHIM ZAKZAKY LIBRE APRES 5 ANS DE DETENTION

Par Le 29/07/2021

Cheikh Ibrahim Zakzaky a été libéré après 5 ans derrière les barreaux

 Depuis 1 heure  29 juillet 2021

zakzaky

 Article traduit - Asie et Afrique - Nigeria - Spécial notre site

 

Cette décision était attendue de longue date. Le tribunal de Kaduna, au nord du Nigeria, a relaxé et libéré le 28 juillet 2021 le dirigeant de la minorité chiite du Nigeria, Ibrahim Zakzaky, et sa femme Zeenah Ibrahim.

Le journal nigérian Veingard a rapporté qu’au cours de l’audience, qui a duré environ 8 heures, le juge a rejeté les fausses accusations contre Cheikh Zakzaky et sa femme, qui comprenaient le trouble à l’ordre public et l’établissement d’un rassemblement illégal, et les a acquittés.

Il est à noter que Cheikh Zakzaky, son épouse Zainat Ibrahim et l’un de ses fils ont été arrêtés en décembre 2015, lors d’une attaque de l’armée et des forces de police contre sa maison et une Husseiniya dans l’État de Kaduna, où l’attaque a fait des centaines de morts , dont plusieurs de ses enfants.

Le cheikh Ibrahim Zakzaky, fondateur du Mouvement islamique du Nigeria (Islamic Movement of Nigeria, MIN), était détenu avec son épouse Zeenah Ibrahim depuis cinq ans. Ils étaient notamment accusés du meurtre d’un soldat lors une procession religieuse en décembre 2015 lors de laquelle l’armée avait tiré dans la foule composée en majorité de fidèles chiites non-armés. Il y avait eu plus de 350 morts, selon des organisations de défense des droits de l’Homme. Pour justifier la répression, les militaires avaient accusé les membres du MIN d’avoir voulu tendre une embuscade au chef de l’armée. Les victimes avaient ensuite été enterrées dans des fosses communes et des centaines de chiites avaient été arrêtés.

Certaines sources ont déclaré que le nombre de martyrs dans cet incident, qui a coïncidé avec la commémoration de la quarantaine de l’ Imam Hussein, que la paix soit sur lui , s’élevait à près de 2 000 martyrs.

Dans cette attaque, Cheikh Zakzaky a été grièvement blessé et 3 de ses enfants sont tombés en martyr , tandis que 3 autres sont tombés en martyr un an plus tôt, c’est-à-dire lors de la commémoration de la Journée internationale de Qods en 2014, par la police nigériane.

Amnesty International, qui a dénoncé sur Twitter la « détention illégale » du cheikh Zakzaky, s’est demandée si celle-ci ne s’inscrivait pas dans une « tentative pour dissimuler les crimes atroces commis par les membres des forces de sécurité à Zaria en décembre 2015 ».

Un rapport officiel de l’Etat de Kaduna avait en effet reconnu que l’armée avait agi de manière disproportionnée et que les militaires impliqués devaient être punis, mais aucun n’a jamais été poursuivi. Par ailleurs, fin 2016, un tribunal fédéral avait jugé illégale la détention du chef religieux et ordonné sa libération. Mais cette décision n’avait jamais été exécutée.

« Une victoire de la persévérance », selon le MIN

« La Cour a relaxé et acquitté le cheikh Ibrahim Zakzaky et sa femme de toutes les accusations portées contre eux. Ils ont été libérés aujourd’hui », a déclaré à l’AFP Sadau Garba, l’un des avocats du couple.

Ils vont « certainement demander des dommages et intérêts au gouvernement de l’Etat de Kaduna pour toutes les privations et les souffrances subies »

Cependant, le représentant du parquet, Dari Bayero, a indiqué que « cela ne signifie pas qu’ils ne peuvent plus être poursuivis. (…) Nous allons certainement présenter des accusations en appel. »

« Ce jugement ne leur donne pas seulement raison, ainsi qu’à tous les membres du MIN au Nigeria, mais il est aussi une victoire de la persévérance face à l’extrême persécution », a réagi le MIN dans un communiqué avant d’ajouter : « C’est une victoire de la vérité et de la justice contre la tyrannie et l’impunité. »

Source: AlManar + Agences

  

https://french.almanar.com.lb/2119075

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MADAGASCAR - PROJET D’ATTENTAT CONTRE RAJOELINA : Y A-T-IL UN LIEN AVEC LE BUSINESS DE L’OR?

Par Le 25/07/2021

MADAGASCAR – Projet d’attentat contre Rajoelina: Y a-t-il un lien avec le business de l’or?

JUIL 25

Publié par 

Le président de la République malgache, Andry Rajoelina, était visé par un coup d'Etat.

Andry Rajoelina, Président de la République de Madagascar

Tout n’est pas si limpide qu’on nous la présente, cette affaire. En effet, selon le journal dominical français, le JDD, les deux principaux protagonistes (Paul Rafanoharana et Philippe Marc François, tous deux ex-militaires de l’armée française et devenus businessmen) ainsi qu’un haut responsable de la Banque centrale, se sont associés au sein de l’entreprise TSARA FIRST pour le commerce de l’or, où le premier en est le fondateur et le second le DG.

Toujours, selon le JDD, Paul Rafanoharana, dans sa lettre adressée à Madagascar Oil réclamant la somme de 10 millions USD, dont le journal affirme avoir pris connaissance, a décidé « d’accomplir ce qui [lui] paraît juste et nécessaire. » Autrement dit, un aveu et une pièce à conviction flagrante pour étayer sa culpabilité.

Il n’est donc pas exclu une possible manipulation « liée au business de l’or », et que « leur appétit aurait peut-être dérangé des proches du pouvoir », car tout ceci semble « très rocambolesque » dixit le JDD. Bref, une guerre entre mafias déguisée en motif politique !

En tout cas, tout est possible à Madagascar où le pillage en règle du pays à travers les trafics de toutes sortes fait légion : bois de rose, pierres précieuses, espèces protégées, mais aussi l’or. Tiens, tiens, souvenons-nous des 73 kg d’or sortis illégalement à bord d’un avion de tourisme et appréhendés à Johannesburg, destination finale Dubaï ??

TG

 

Sources:

Madagascar : les dessous d’un étrange coup d’Etat pour lequel deux Français ont été arrêtés

 

La réouverture du commerce de l’or aiguise l’appétit des politiciens

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/07/25/madagascar-projet-dattentat-de-rajoelina-y-a-t-il-un-lien-avec-le-business-de-lor/

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MADAGASCAR : MACRON RATE SON COUP !

Par Le 24/07/2021

Madagascar: assassinat de Rajoelina déjoué ; Paris en première ligne

Les assassinats déjoués se succèdent en Afrique.

Après la tentative d’assassinat du président de transition malien, Assimi Goïta, c’est maintenant au tour du président malgache, Andry Rajoelina.

Les autorités malgaches ont arrêté plusieurs personnes, dont deux Français, qu'elles soupçonnent d'avoir projeté d'assassiner le président Andry Rajoelina, a indiqué jeudi la procureure générale de Madagascar.

Le parquet malgache a annoncé, ce jeudi 22 juillet, avoir déjoué une tentative d'assassinat du président de la République Andry Rajoelina. Plusieurs individus ont été arrêtés.

"Plusieurs ressortissants étrangers et malgaches ont été interpellés mardi dans le cadre d'une enquête pour atteinte à la sûreté de l'État", a déclaré mercredi soir à la presse la procureure générale, Berthine Razafiarivony.

Parmi ces personnes arrêtées figurent deux Français, a-t-on appris jeudi de source diplomatique.

"Selon les preuves matérielles en notre possession, ces individus ont échafaudé un plan d'élimination et de neutralisation des diverses personnalités malgaches, dont le chef de l'État", a ajouté la procureure, sans autre précision ni sur ces preuves ni sur les circonstances de ces arrestations.

"À ce stade de l'enquête qui se poursuit, le parquet général assure que toute la lumière sera faite sur cette affaire", a-t-elle poursuivi.

L'agence malgache Taratra, sous tutelle du ministère de la Communication, fait savoir que les deux Français arrêtés, Philippe F. et Paul R., seraient d'anciens officiers à la retraite.

Lors de la célébration de la fête de l'Indépendance de Madagascar, le 26 juin, la gendarmerie avait déjà annoncé avoir déjoué une tentative d'assassinat, celle du secrétariat d'État chargé de la gendarmerie – le général Richard Ravalomanana, le bras droit du président.

Le président malgache est dans le collimateur depuis un certain temps, surtout, depuis qu’il mène son combat pour récupérer ce qui est le droit de son pays, à savoir la souveraineté des îles Éparses. Mais également, parce que le ministre de la Défense malgache à rencontrer son homologue iranien en Inde pour une coopération militaire navale, et un droit d’accès pour les navires de guerre iraniens dans les eaux territoriales malgaches. Ce qui a donné la possibilité pour l’Iran et la Russie d’effectuer un exercice militaire d’envergure dans la région.

De plus, cela a également encouragé le président mozambicain, Filipe Niyusi, a continué à tenir tête aux pressions de l’Occident, qui voulait absolument que le président mozambicain accepte un déploiement massif de soldats occidentaux sur son territoire.

Les tentatives d’assassinat des chefs d’États africains se succèdent, et la France est toujours mêlée de près ou de loin à ces affaires.

Les autorités centrafricaines ont annoncé, lundi, l’arrestation d’un ressortissant français en possession d’une quantité importante d’armes de guerre. Présenté comme un "espion" ou "un mercenaire", l'agent de sécurité est actuellement en garde à vue. Paris dénonce une "instrumentalisation" de l'affaire et pointe du doigt le rôle de la Russie, sans la nommer. Et pour le Mali la France pourrait pointer également du doigt la Russie ? Et maintenant pour Madagascar aussi ?

Cette déresponsabilisation de l’État français montre que d’autres chefs d’État sont également dans le collimateur. Les tentatives sont actuellement déjouées, mais elles ne s’arrêteront pas là. Car elles visent principalement les chefs d’État qui ont tourné le dos à l’Occident.

La France et les États-Unis se sont alliés pour lancer non seulement des bombardements des populations en Afrique, des massacres de masse à travers les groupes terroristes à leur solde, mais également des assassinats de représentant des gouvernements et des chefs d’État sur le continent africain. Certains experts appellent même ça un génocide à grande échelle qui est en train de se produire en Afrique.

Certes, les chefs d’États africains et les populations africaines doivent se tenir sur leur garde, car visiblement, le bloc de la Résistance africaine a maintenant son poids dans la politique internationale, et ce n’est qu’un début !

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/23/662887/Madagascar-assassinat-de-Rajoelina-d%C3%A9jou%C3%A9--Paris-en-premi%C3%A8re-ligne

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MAROC : LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) EXPRIME SA SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS CONTRACTUELS DU SECTEUR PUBLIC

Par Le 22/07/2021

21 Juillet 2021

 

21 Jul 2021
La Fédération Syndicale Mondiale, voix militante de 105 millions de travailleurs sur les cinq continents, est aux côtés des travailleurs contractuels du secteur public, qui travaillent pendant beaucoup d’années aux services publics comme travailleurs saisonniers même avec des contrats journaliers.

Nous joignons notre voix à celle des fonctionnaires contractuels du Maroc et nous soutenons leurs luttes et leur revendication pour contrats permanents.

Le secteur public doit être développé pour servir les besoins des travailleurs et du peuple du Maroc, et ses travailleurs couvrent des besoins permanents.

Le mouvement syndical mondial de classe demande la satisfaction de leurs justes revendications et l’amélioration générale de leurs conditions du travail.

Le Secrétariat

source : http://www.wftucentral.org/maroc-la-fsm-exprime-sa-solidarite-avec-les-travailleurs-contractuels-du-secteur-public/?lang=fr

Tag(s) : #FSM#Maroc

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L'ETHIOPIE MET EN GARDE LES USA ET L'OTAN

Par Le 19/07/2021

 L'Éthiopie menace les Nations Unies ! 

L’Éthiopie remet les points sur les i face à la Communauté internationale, les Nations Unies et les ONG.

Les rebelles terroristes du TPLF continuent leurs exactions et leurs actes de terrorisme dans la région du Tigré. Les médias occidentaux, qui portent la casquette de porte-voix des rebelles terroristes, ont relayé une information.

« En Éthiopie, la guerre du Tigré menace de s’étendre à d’autres régions du pays. Les rebelles tigréens ont déjà lancé une offensive contre la région voisine, la région Amhara. Après un appel du Premier ministre, d’autres provinces éthiopiennes mobilisent leurs soldats. Les forces rebelles du Tigré assurent qu’elles ont lancé une attaque dans une autre province pour stopper l’arrivée de ces renforts. »

Les rebelles terroristes avaient ce projet depuis le début, à savoir, étendre le conflit sur tout le territoire éthiopien et même dans la région de la Corne.

Cela dit, doit-on réellement encore croire ce que disent les médias occidentaux, après toutes les preuves qui ont été découvertes par une majorité de pays africains ?

Il n’est plus nécessaire de prouver que les médias occidentaux transforment largement les faits, surtout concernant l’Afrique.

Le gouvernement éthiopien a d’ailleurs réagi face aux nombreuses campagnes de guerre médiatique contre l’Éthiopie, particulièrement concernant la région du Tigré.

Une agence de presse a déclaré que les régulateurs des médias en Éthiopie ont mis en garde les médias étrangers contre les conséquences juridiques de la publication d'une description incorrecte pour la région nord du Tigré.

Les autorités éthiopiennes des médias ont déclaré qu'en examinant et en surveillant les différents articles et reportages, certains médias occidentaux ont décrit les rebelles terroristes du comme étant une armée nationale en les appelant « la Force de défense du Tigré », selon un communiqué officiel de l'autorité envoyé vendredi.

La déclaration est intervenue un jour après la révocation de la licence d'éditeur du journal Addis Standard.

L'agence a accusé le magazine populaire et son site d'information de promouvoir l'agenda d'un groupe terroriste, sans fournir plus de détails.

L'éditeur Addis Standard s'est dit sur Twitter être "profondément perturbé" par la décision du régulateur de suspendre sa licence média.

D’ailleurs, le porte-parole du gouvernement éthiopien, Redwan Hussain, a également déclaré que certaines organisations n’ont pas perdu de temps pour discréditer, minimiser et saper la décision unilatérale de cessez-le-feu du gouvernement éthiopien.

Au lieu d'apprécier cette décision, les médias occidentaux et certaines personnes en position de pouvoir, ont utilisé leur plateforme pour minimiser et saper le processus.

D’autre part, lorsque l’autre parti le TPLF utilisait des enfants soldats, de manière flagrante qui est un crime contre l’humanité, la Communauté internationale et les médias occidentaux l’ont complètement ignoré. L’utilisation par le TPLF des enfants comme soldats aurait dû être condamnée dans les termes les plus forts possible. Au lieu de demander des comptes au TPLF, certains médias occidentaux ont justifié l’utilisation d’enfants soldats d’une manière scandaleuse et répréhensible.

Pourtant, le gouvernement éthiopien a déjà émis des avertissements à plusieurs reprises, mais pas seulement à l'encontre des médias occidentaux. En effet, les ONG et les Nations Unies sont également dans le collimateur d'Addis Abeba.

Redwan Hussain a également ajouté que s’ils continuent leurs actes sans fondement, et puisque la priorité du gouvernement éthiopien est de sauvegarder la souveraineté et la sécurité du pays, le gouvernement réévaluerait sa position de faire affaire avec certaines organisations.

"Si ces organes continuent leur campagne de diffamation, le gouvernement sera obligé d’expulser certains d’entre eux, qu’il s’agisse de l’agence des Nations Unies ou de toutes organisations humanitaires. Mais si leur intention est de soutenir l’Éthiopie et de fournir de l’aide, nous tenons à réitérer qu’elles doivent se concentrer spécifiquement sur leur tâche de fourniture d’un soutien humanitaire exclusivement", a-t-il déclaré.

Ce manque de condamnation des médias et même des gouvernements occidentaux amène de sérieux questionnements concernant leurs intentions réelles concernant l’Éthiopie.

Les Occidentaux ont ouvertement pris part pour les rebelles terroristes du TPLF en étant non seulement leur porte-voix, mais également en émettant aucune condamnation concernant les exactions des terroristes.

L’Éthiopie n’est pas le seul pays à avoir dénoncé le cynisme des médias occidentaux, surtout lorsqu’il s’agit de relayer des informations sur un État africain qui tient tête aux diktats occidentaux. Les tentatives de relayer des fausses informations sont très fréquentes dans le monde des médias occidentaux. Le point positif, c’est qu’ils ont perdu leur crédibilité en prenant partie pour les groupes terroristes.

Concernant l’Éthiopie, avec la solidarité de la population, du gouvernement, de l’armée fédérale, le pays est devenu un rempart de taille face à l’axe occidental.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/19/662600/L-%C3%89thiopie-menace-les-Nations-Unies--

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LE REGIME DU ROI DU SWAZILAND INTENSIFIE LA REPRESSION. DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE

Par Le 10/07/2021

9 Juillet 2021

Jeudi 8 juillet 2021
Le régime du roi Mswati III du Swaziland intensifie l'oppression - Déclaration du parti communiste


Dans une déclaration adressée à tous les partis communistes et ouvriers, le Parti communiste du Swaziland fait référence à la situation sociopolitique actuelle du pays. La déclaration se lit comme suit :
"Le Parti communiste du Swaziland (CPS) appelle tous les partis communistes et ouvriers à être attentifs et à exprimer leur solidarité face à la nouvelle situation dans notre pays, alors que les manifestations pro-démocratiques s'intensifient et que le régime autocratique de Mswati III réprime férocement et dans le sang ses opposants.


Les protestations ont été principalement menées par les jeunes, qui ont été à l'avant-garde du mouvement progressif pour le changement. Le CPS a des liens étroits avec le mouvement des jeunes et des étudiants et a travaillé avec eux lors de précédents affrontements avec l'autocratie sur le droit à l'éducation.

Depuis quelques mois, le CPS et ses sympathisants mènent la campagne "Démocratie maintenant", dont l'objectif est de mettre l'accent sur les demandes suivantes :
    La levée de l'interdiction des partis politiques
    Le retour en toute sécurité des exilés
    La levée de toutes les restrictions à la liberté de réunion
    la fin de la censure de la presse et des médias
    la tenue d'élections libres et équitables.
L'activité des jeunes en faveur de la démocratie a commencé sérieusement récemment avec la rédaction de pétitions communautaires visant à faire pression sur les structures locales de gouvernance féodale pour obtenir des droits démocratiques. Ces efforts de lobbying se sont rapidement transformés en manifestations et en protestations contre l'absence de droits démocratiques.

Depuis le début des manifestations pour la démocratie, la police et l'armée ont tué une cinquantaine de jeunes militants et en ont blessé des dizaines d'autres.

Le régime a imposé des coupures sporadiques d'Internet et utilise les médias d'information comme porte-parole du régime pour répandre des mensonges sur les militants impliqués dans les protestations, notamment qu'ils sont des "mercenaires et des anarchistes".

Le Swaziland est un pays à revenu moyen et pourtant la grande majorité de notre population vit dans une profonde pauvreté.

La plupart des richesses du pays sont détournées pour soutenir le mode de vie luxueux de l'élite dirigeante. Notre petite population d'environ 1,3 million d'habitants supporte le fardeau le plus lourd au monde en matière de VIH et de tuberculose, et est actuellement frappée par la pandémie de Covid, à laquelle le régime n'a pas réussi à s'attaquer.

Nous vous invitons à prendre contact avec nous pour développer des activités de solidarité dans cette nouvelle phase de notre lutte. En particulier, il est nécessaire de faire largement connaître ce qui se passe dans notre pays, de faire pression sur les autorités de vos pays respectifs pour qu'elles condamnent le régime de Mswati, de faire pression sur les pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et de l'Union africaine (UA) pour qu'ils adoptent des positions fermes sur la situation au Swaziland, et de faire pression sur l'Afrique du Sud (en tant que pays qui entoure territorialement le Swaziland) pour qu'elle adopte des positions plus décisives contre l'absence de démocratie et de droits de l'homme au Swaziland.

La demande de démocratie est, selon nous, un premier pas dans une lutte continue pour mettre notre pays sur une voie de développement totalement différente, visant à satisfaire tous les besoins de notre peuple et à créer un système socialiste.

Pour l'instant, la lutte consiste à supprimer la dictature et à installer une dispensation démocratique dans le cadre d'une nouvelle constitution qui élimine la monarchie et l'aristocratie de tous les domaines de la vie publique."

solidnet.org


 

source : http://www.idcommunism.com/2021/07/swazilands-king-mswati-iii-regime.html

Tag(s) : #Swaziland#Communiste

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AFRIQUE : DECLARATION DE LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) SUR LA FAMINE DANS LA REGION DU TIGRE

Par Le 10/07/2021

9 Juillet 2021

 

06 Jul 2021


Les récents combats dans la région du Tigré en Éthiopie ont entraîné une famine, selon des responsables de l’ONU qui ont averti le Conseil de sécurité que plus de 400 000 personnes dans le Tigré éthiopien sont maintenant en famine et qu’il y avait un risque d’autres affrontements dans la région malgré cessez-le-feu unilatéral par le gouvernement fédéral.

D’autre part, l’Éthiopie est riche en ressources minérales et naturelles et c’est la vraie raison pour laquelle les impérialistes interviennent sur son territoire. Malgré toutes ces richesses, les travailleurs du pays meurent de faim et de famine, alors qu’ils pourraient vivre dans la dignité et avoir un logement décent, la santé et l’éducation pour eux et leurs familles, si les richesses n’appartenaient pas aux capitalistes et à leurs syndicats impérialistes.

La Fédération syndicale mondiale croit fermement que les ressources de chaque pays appartiennent aux peuples. Nous appelons les peuples du pays et toutes les organisations syndicales du monde à intensifier leur lutte contre les interventions impérialistes pour un monde sans exploitation, pour un monde où les travailleurs seront les vrais propriétaires de la terre et de ses ressources.

Le secretariat

source : http://www.wftucentral.org/declaration-de-la-fsm-sur-la-famine-dans-la-region-du-tigre/?lang=fr

Tag(s) : #FSM#Ethiopie

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RCA : LE SALE JEU DES ETATS-UNIS ET DE LA FRANCE

Par Le 06/07/2021

RCA: le sale jeu de Washington et de Paris

 Depuis 8 heures  6 juillet 2021

centrarique

 Asie et Afrique - Centrafrique

Les Etats-Unis et la France ne ménagent aucun effort pour tenter à faire réduire la popularité de l’interaction avec la Russie au sein de l’opinion publique africaine. La Centrafrique en représente l’un des principaux exemples courants. Le souci pour l’establishment occidental c’est que devant faire face aux succès de l’implication russe aux côtés des alliés africains, le message propagé par les Occidentaux ne convainc pas les peuples de l’Afrique.

Les élites étasuniennes et françaises, de plus en plus devant faire à une perte évidente d’influence à divers endroits du monde, y compris sur le continent africain, tentent aujourd’hui par tous les moyens de s’accrocher de ce qu’il reste du schéma qu’elles avaient établi dans le cadre du concept unipolaire – dépassé et révolu. En oubliant bien souvent que la décision finale reviendra désormais aux peuples concernés, et non pas aux bonhommes prétendant vivre encore à une autre époque.

Plus particulièrement en République centrafricaine, Paris comme Washington activent des campagnes coordonnées, aussi bien au niveau politique, diplomatique, médiatique que militaire dans le but à essayer de stopper la contagion. Après tout, le cas de la RCA – d’un exemple d’un Etat caractérisé par le chaos durant de longues années – devient aujourd’hui positif et fort inspirant pour bien d’autres nations africaines. Bien que les dites campagnes prouvent très clairement aujourd’hui plusieurs aspects des concernés: un état hystérique, une arrogance comme toujours au summum et l’absence d’un minimum de honte et de dignité.

Après les récentes campagnes médiatiques du mainstream occidental, notamment de la part de RFI et CNN, visant à dénigrer les succès de l’interaction russo-centrafricaine, c’est désormais au tour de certains personnages appartenant à l’establishment politique et militaire de rentrer dans la danse.

A cet effet, Hervé Bléjean, citoyen français, vice-amiral d’escadre et l’actuel directeur général de l’état-major de l’Union européenne, intervenant depuis Washington lors d’un forum a déclaré avoir tenté à convaincre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra de mettre fin à l’interaction avec les instructeurs russes. Dans le but, également déclaré, de les remplacer par des «partenaires onusiens, de l’UE, américains et africains».

Tout d’abord ce qu’il faut voir dans cette déclaration, c’est la mention des partenaires proposés au remplacement des Russes: les Occidentaux bien évidemment, comment peut-on se passer d’eux? Un peu plus surprenant de parler de l’ONU sachant qu’elle y est déjà à travers la Minusca. Quant aux partenaires africains, le responsable hexagonal doit certainement faire référence aux pays se trouvant sous la coupe occidentale et qui sont bien connus.

D’une certaine façon, le militaire français en question a le droit de proposer à un Etat souverain des alternatives sécuritaires, pour tenter à réduire l’influence grandissante des adversaires géopolitiques, dont fait partie indéniablement la Russie. Ceci étant dit, on peut se demander s’il le fait en qualité de représentant bruxellois de l’UE ou celui de Paris? En effet, il aurait été très peu probable que le chef précédent de l’état-major de l’Union européenne, le général finlandais Esa Pulkkinen, puisse faire des déclarations similaires.

Mais ce n’est pas le point principal, car le principal justement en parlant d’absence de minimum de notions de honte et de dignité, c’est que ledit personnage semble complètement faire abstraction du rôle néfaste joué par son pays de citoyenneté en RCA. En effet, la France était omniprésente durant de longues années en Centrafrique, à l’instar d’autres pays faisant partie de ses anciennes colonies. Des milliers de militaires français se trouvaient en mission sur le sol centrafricain, le tout pour quel résultat? Eh bien de-facto aucun, et même pire encore. Les violences n’avaient non seulement pas pu être stoppées mais avaient atteint à une période un tel niveau que les médias hexagonaux semblaient vouloir donner l’impression que la violence dans ce pays est chronique, et que les tensions communautaires et confessionnelles, notamment entre chrétiens et musulmans, seraient prétendument insurmontables. Cela sans oublier les viols avérés de la part de ces militaires, venus normalement dans un but de stabilisation, vis-à-vis de mineurs centrafricains.

Evidemment Bléjean, en bon représentant du réseau françafricain, n’est pas une exception. Les diplomates US, y compris au niveau de l’ONU, s’activent pour tenter, de façon assez similaire que lors de l’opération antiterroriste russe en République arabe syrienne, à y mettre aussi du sien. Notamment, là aussi – comme en son temps en Syrie – à faire référence à des prétendus experts «indépendants» (financés par les Occidentaux), les médias mainstream et à des témoignages selon de nombreuses sources locales arrachés en échange d’une compensation financière.

Pour conclure, il serait juste de faire mention de quelques points essentiels en rapport avec le sale jeu en question mené vis-à-vis non seulement de la Russie, mais aussi de ses alliés africains, par Washington (en chef de projet) et Paris (en bon sous-traitant). Tout d’abord, cette campagne hostile visant l’interaction russo-centrafricaine, est fort justement due aux succès évidents de ladite interaction. Après des années de chaos et d’absence de contrôle de la part des autorités nationales sur la large partie du territoire centrafricain, désormais la situation est à l’inverse – la grande partie du territoire du pays est sous contrôle gouvernemental.

D’autre part, ce qu’il faut mentionner – c’est le timing et l’effectif. Quelques centaines d’instructeurs russes ont réussi à largement réformer les Forces armées centrafricaines (FACA) pour les rendre aptes à mener des combats contre les groupes rebelles et ainsi pouvoir défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la nation. Puis, les récents succès des forces armées et de sécurité centrafricaines, ainsi que des alliés, face à ces groupes rebelles ont été obtenus en l’espace seulement de quelques mois. Plus exactement – depuis l’échec des groupes rebelles ayant voulu empêcher par la voie armée le bon déroulement des élections présidentielles de fin décembre dernier, en violation par ailleurs de l’accord de paix de Khartoum.

Question logique: comment se fait-il que les troupes françaises, qui furent présentes dans le passé en nombre plus conséquent que les instructeurs russes, n’aient pas pu arriver à un résultat ne serait-ce qu’un tout petit peu semblable? Réponse probable: certainement en raison de l’absence de volonté de contribuer à la stabilisation de la RCA de la part de l’establishment politico-militaire hexagonal. Quant à la force onusienne de la Minusca, présente depuis 2014 en Centrafrique, avec un effectif d’environ 15 000 hommes – elle n’a également pas été en mesure de pouvoir apporter une quelconque stabilisation digne de ce nom, mis à part les efforts et sacrifices qu’il faut reconnaitre de certains pays africains ayant dépêché des hommes dans le cadre de cette mission multidimensionnelle, notamment du Burundi.

Dernier point. Ce que les représentants washingtoniens comme parisiens semblent oublier, c’est qu’au final les meilleurs juges ne sont que les populations concernées. Et c’est d’ailleurs également la raison évidente de l’hystérie observée côté occidental. Aujourd’hui, ces personnages occidentaux observent avec une très vive inquiétude non seulement la perte de leur influence géopolitique et stratégique, mais également l’opposition de plus en plus ferme de l’opinion publique centrafricaine, et plus généralement africaine, quant à leur présence.

Les élites occidentales, étant dans l’incapacité la plus totale de s’adapter au monde contemporain multipolaire, risquent à terme de devoir faire face à des évacuations humiliantes de leurs troupes et mercenaires – en Afrique, comme à d’autres endroits du monde – avec en prime l’obligation d’observer la joie des populationmikhail_egorovs des pays concernés qui les accompagneront jusqu’à la piste de décollage.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Source : Observateur continental

https://french.almanar.com.lb/2106755

    

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FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) : DECLARATION DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DU SWAZILAND

Par Le 04/07/2021

30 Juin 2021

La Fédération syndicale mondiale-FSM promet son plein soutien au peuple du Swaziland alors qu’il lutte pour sa liberté. Nous avons noté avec intérêt les manifestations à l’échelle du pays qui cherchent à instaurer la démocratie dans ce pays.

Au fil des ans, la FSM a été du côté du peuple du Swaziland dans sa lutte dirigée par le Mouvement démocratique uni des peuples PUDEMO. Nous encourageons l’unité démontrée par les habitants des villes, des zones rurales, des usines et des fermes et à travers les lignes politiques pour travailler ensemble pour la liberté. Dans le passé, nous avons organisé plusieurs activités de solidarité au fil des ans.

Nous condamnons les tirs de personnes par l’armée et la police.

Nous appelons les autorités du Swaziland à:

Débloquer les partis politiques
Permettre aux exilés de rentrer chez eux
Libérer tous les prisonniers politiques
Permettre des élections libres et démocratiques où le peuple élira ses dirigeants.
Nous appelons également toutes nos organisations alliées à travers le monde à envoyer des messages de solidarité à la population.

source : http://www.wftucentral.org/declaration-de-solidarite-avec-le-peuple-du-swaziland/?lang=fr

Tag(s) : #Swaziland#FSM

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MADAGASCAR EST LE PREMIER PAYS A SUBIR UNE FAMINE A CAUSE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Par Le 28/06/2021

Madagascar est le premier pays à subir une famine à cause du réchauffement climatique

JUIN 27

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Une fillette mange un complément alimentaire distribué par l'ONG Action Contre la Faim et le PAM à Ifotaka, au sud de Madagascar, le 14 décembre 2018 - RIJASOLO © 2019 AFP

Une fillette mange un complément alimentaire distribué par l’ONG Action Contre la Faim et le PAM à Ifotaka, au sud de Madagascar, le 14 décembre 2018 – RIJASOLO © 2019 AFP

Selon un responsable de l’ONU, Madagascar est le premier pays au monde à expérimenter une famine à cause du réchauffement climatique.

La famine à Madagascar fait des ravages, contraignant des habitants à manger des criquets, des feuilles de cactus et même de la boue, a alerté vendredi 25 juin un responsable de l’ONU, en soulignant qu’il s’agit du premier pays au monde à expérimenter la faim à cause de la crise du réchauffement de la planète.

La situation actuelle, provoquée par plusieurs années de sécheresse, fait dire au patron du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, qui s’est récemment rendu sur place que « cela ressemblait à ce que vous voyez dans un film d’horreur ».

Lire aussi : À Madagascar, un million d’habitants en proie à la famine

Une « situation très dramatique »

Vendredi, la directrice régionale du PAM pour le sud de l’Afrique, Lola Castro, qui a accompagné David Beasley dans son voyage, a évoqué une « situation très dramatique », lors d’un entretien vidéo. « Le pire est à venir », a-t-elle prédit.

« Nous avons des gens au bord de la famine et il n’y a pas de conflit. Il y a juste le changement climatique avec ses pires effets qui les affecte gravement », a-t-elle ajouté, jugeant une « action rapide plus que nécessaire » de la communauté internationale.

« Ces gens n’ont contribué en rien au changement climatique et ils en prennent l’entier fardeau à l’heure actuelle », s’est-elle insurgée, en citant David Beasley.

Lire aussi : Madagascar frappée par la sécheresse, l’Onu réclame une aide d’urgence de 76 millions de dollars

L’emprise de la famine est particulièrement importante dans le sud du pays. Il y a plus d’un mois, l’ONU avait déjà alerté sur une famine en progression mettant à risque plus d’un million de personnes.

L’île de l’océan Indien reste difficilement accessible à l’aide comme aux médias, en raison de la pandémie de Covid-19 et des restrictions qui l’accompagnent. Les agences humanitaires peinent aussi à sensibiliser sur la tragédie, alors que les fonds manquent pour apporter suffisamment d’aide.

SOURCE

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/06/27/madagascar-est-le-premier-pays-a-subir-une-famine-a-cause-du-rechauffement-climatique/

Dans Afrique

ETHIOPIE : UN "FALSE FLAG" SIGNE USA/ISRAËL?

Par Le 25/06/2021

Éthiopie : Une opération false flag US/Israël? 

« La volonté du peuple éthiopien sera garantie », a martelé lundi 21 juin le Premier ministre Abiy Ahmed en votant aux élections régionales et législatives dans sa ville de Beshesha.

Initialement prévu en août, puis reporté deux fois, en raison de la crise sanitaire puis à cause de problèmes logistiques, le scrutin qui doit renouveler les députés au niveau local et national s’est finalement tenu ce lundi en Éthiopie. Les élus nationaux désigneront à leur tour le Premier ministre chargé de diriger le pays.

Après avoir échoué dans le déclenchement d’une guerre civile puis une guerre interrégionale entre l’Éthiopie et ses voisins, puis après avoir été rejeté et humilié par le PM éthiopien qui n’accepte aucune ingérence étrangère dans son pays, et enfin suite aux manifestations pro-Chine et pro-Russie des Éthiopiens qui dénoncent les ingérences et les sanctions US contre leur pays, l’axe USA-OTAN a effectivement songé à de nouvelles solutions afin de mener son plan de déstabilisation dans ce pays africain.

Le bombardement aérien dans la province du nord de l’Éthiopie qui aurait fait des dizaines de morts et de blessés ce mardi 22 juin, pourrait donc très bien être une tentative de plus de pointer du doigt Abiy Ahmed et son armée.

« Mardi le village de Togoga, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Mekele, la capitale régionale, aurait été touché par une ou plusieurs bombes. Le bilan toujours incertain serait lourd », lit-on sur RFI, mais l’information ne se termine pas là : « L’armée fédérale éthiopienne a reconnu que les bombardements aériens faisaient partie de ses tactiques militaires. Mais elle a farouchement nié être à l’origine de l’attaque de Togoga. »

D’où sont partis d’éventuels drones qui se sont abattus sur ce marché en plein Tigré laissant des dizaines de morts et fournissant aux médias mainstream le prétexte nécessaire de remettre la couche, de revenir à la charge d’accuser l’armée éthiopienne de massacre ?

RFI, média propagandiste de la puissance néo-colonialiste, n’hésite pas à accuser ouvertement et de façon éhontée l’armée éthiopienne d’être à l’origine de cette attaque odieuse. On accuse même les soldats éthiopiens d’avoir « empêcher les secours d’arriver sur place ».

Depuis mardi, des ambulances ont tenté à plusieurs reprises de se rendre sur le site du drame. Sans succès. « Nous tentons d’arriver par tous les moyens. Mais les militaires accusent les victimes d’être des rebelles, et ils nous soupçonnent de soutenir le TPLF », a confié un médecin de l’hôpital de Mekele. Le plus grand établissement de soin du Tigré a dépêché huit véhicules d’urgence, mais seuls deux ont pu franchir les barrières. « Chaque heure compte. C’est une situation inacceptable et absurde, alors que les victimes sont de simples civils », a indiqué une source médicale, poursuit RFI.

La puissance néo-colonialiste ne se prive donc de rien pour ternir l’image d’une armée qui remplit parfaitement ses tâches et qui durant ces derniers mois a résisté face aux multiples complots et plans de déstabilisations occidentaux.

De plus, en ce qui concerne l’affaire du barrage de la Renaissance, il y a moins de deux semaines, al-Sissi a déclaré que « les eaux du Nil constituent une ligne rouge et toute atteinte aux eaux de l’Égypte sera contrée par une réaction qui menacera la stabilité de la région tout entière ».

Les USA tirent de leur côté sur les ficelles de cette affaire, afin de mettre une pression de plus sur l’Éthiopie.

Au cours d’un entretien téléphonique effectué le 24 mai dernier, le président américain, Joe Biden, avait indiqué à son homologue égyptien son intention d’intensifier les efforts pour résoudre la crise du barrage.

Mais l’axe USA-OTAN ignore que c’est grâce à une coopération régionale et surtout une union au niveau national que les pays d’Afrique s’élèveront comme il se doit. Les populations, les gouvernements, les présidents forment à eux seuls un rempart face aux politiques sournoises des néo-colons, et la partie occidentale le sait et continue de créer des conflits afin de préserver la division. Mais cette ère est révolue.

https://french.presstv.ir/

Dans Afrique

MADAGASCAR : FAMINE DANS LE SUD. ON MANGE DES SEMELLES DE CUIR.

Par Le 24/06/2021

MADAGASCAR – Famine dans le Sud : on mange des semelles de cuir.

JUIN 22

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La situation est dramatique dans cette région très éloignée de la capitale Antananarivo, où le kéré (ou famine ») sévit depuis plusieurs mois. On assiste en effet à des cas de réfugiés climatiques dont les conditions de vie dépassent tout entendement: manger des semelles de cuirs !!

Que fait le pouvoir central face à cette mort lente et imminente d’une partie de la population malagasy ? Où est sa responsabilité ? Pense-t-il que ce n’est pas une priorité nationale et que c’est aux ONG de s’en occuper, comme toujours ? Ou bien, sont-ils occuper à préparer les festivités du 26 juin alors qu’une partie de la population est en train de mourir ?

Nous publions ci-dessous le témoignage et l’appel de la journaliste Gaïl Borgia, qui s’est rendue sur place et qui rend compte du drame que vit actuellement la population locale. (Photos: Gaïl Borgia)

Message à notre cher et beau président : savez-vous que certains habitants mangent des semelles de sandales en cuir de zébu (oui vous avez bien lu) car ils sont en train de mourir de faim? Ils ramassent les déchets des cordonniers et les font cuire à l’eau et au sel. Ou alors les font griller mais c’est très très dur à avaler. Je pensais avoir touché le fond mais là nous creusons encore. C’est réel et c’est en 2021. Je vais de sidérations en sidérations…

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https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/06/22/madagascar-famine-dans-le-sud-on-mange-des-semelles-de-cuir/

Dans Afrique

FRANCE : LA RCA CONTRE-ATTAQUE !

Par Le 20/06/2021

La RCA remet la France à sa place

La présence russe, mais surtout l’approche anti-occidentale de la Centrafrique dérange de plus en plus un axe US-OTAN qui voit tous ses plans déjoués l’un après l’autre.

Déçu, l’axe néo-colonialiste tente de cracher son venin jusqu’au bout et c’est à travers une « enquête menée par RFI et publiée par CNN » que cet axe tente de nuire à la présence russe en RCA.

Mais la Centrafrique ne reste pas les bras croisés :

En réponse à l’enquête de la rédaction américaine CNN, le directeur de cabinet du président de la République centrafricaine s’est fendu d’un communiqué de cinq pages, justifié, précise-t-il, par « la gravité de ces allégations diffamatoires, fantaisistes et fallacieuses ». Il existerait selon Obed Namsio « un complot contre les autorités centrafricaines ». Avec pour objectif, la volonté de « soutenir l’instauration d’un chaos » dans le pays et avec « l’intention de nuire aux intérêts de la République centrafricaine ».

Le directeur de cabinet poursuit ensuite sur la ligne de communication officielle : il n’y a pas de mercenaires en Centrafrique, la présence des éléments russes a été autorisée par le comité de sanction des Nations unies, ils interviennent dans le cadre d’un accord de coopération militaire bilatéral.

Le communiqué précise que la présidence « refuse de se retrouver dans une guerre par procuration entre les grandes puissances ». Il rappelle enfin qu’une enquête spéciale du gouvernement a été mise en place pour faire la lumière sur les allégations de violations des droits de l’homme imputées aux Faca et forces alliées russes. Des allégations qu’il qualifie de « précoces ». Une enquête dont on attend les conclusions.

La RCA montre clairement qu’elle ne laisse aucune ingérence de la part de qui que ce soit, surtout sous prétexte d’une présence russe dans son pays.

La population et le gouvernement centrafricains sont bien décidés à sécuriser et à mettre dehors les fauteurs de trouble et ceux qui nuisent à la paix et au développement du pays, qu’ils se trouvent dans le pays ou hors du continent.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/19/660417/La-RCA-remet-la-France-%C3%A0-sa-place

Dans Afrique

TCHAD : L'ARMEE POST-DEBY FAIT PEUR ENCORE!

Par Le 20/06/2021

Tchad : qui veut la peau de l’armée ?

Ces ONG qui s’en prennent à l’armée tchadienne ne le font pas tant contre les putschistes et les pouvoirs de transition, que contre cette frange au sein de l’armée qui reste fidèle à l’ex-président Idriss Deby, et qui n’en reviennent toujours pas comment un fidèle allié de la France a été si froidement liquidé de façon aussi perfide.

En effet le contenu de ces rapports de ces ONG revient sur la racine des divergences qui ont fait que la France a tué Déby : Colère de Bohoma, opération spectaculaire qui a totalement discrédité l’hypothèse d’une présence de force occidentale au Sahel, égale la sécurité.

Pour les putschistes qui se sont retranchés derrière le fils Déby et qui tire ses ficelles, il est important d’expurger l’armée tchadienne l’une des plus puissantes du Sahel avec ses officiers militaires qui ont fait échec aux terroristes takfiristes liés aux agences de renseignements occidentaux, et ce, en à peine une semaine.

C’est à peu près le sort qu’ils ont réservé à l’armée ivoirienne à la sortie de leur intervention militaire de 2010-2011 et après que leur pion Ouattara a été propulsé au sommet de l’état

Réforme de l’armée, dégraissage, digitalisation des forces militaires. Ce sont toutes des expressions utilisées quand une puissance d’occupation comme la France se désespère de ses moyens classiques pour liquider une armée africaine.

Celle du Tchad se trouve en tête des priorités de la France maintenant qu’elle annonce être le bras exécutant des Américains au Sahel, et dit ne plus vouloir agir pour ses propres comptes.

Au lac Tchad, où cette armée sait comment démanteler les cellules terroristes, il revient à la France atlantiste de faire sauter les verrous les plus solides afin d’étendre la métastase terroriste à travers tout le sahel

Que ce soit au Tchad ou dans les autres pays du Sahel, les populations restent soudées et savent qu’elles n’ont pas besoin d’avoir un tuteur comme la France, mais elles ont besoin d’avoir un pays souverain, intègre et indépendant.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/20/660487/Tchad--op%C3%A9ration-de-ratissage-de-l-arm%C3%A9e

Dans Afrique

ETHIOPIE : LA NOUVELLE PUISSANCE QUI FAIT PEUR!

Par Le 19/06/2021

 Éthiopie: la nouvelle puissance qui fait peur !

 

Dans la Corne de l’Afrique, les pays poussés à empêcher l’Éthiopie de devenir une grande plaque tournante économique et nucléaire dans le monde reculent face à la fermeté d’Addis Abeba.
Concernant le méga-barrage de la Renaissance, le Soudan a annoncé lundi, une visite du ministre de l’irrigation, Yasser Abbas, prévue dans la journée du mardi, pour participer aux réunions des ministres des pays du Bassin oriental du Nil, en Éthiopie.
Il en est ressorti que le Soudan a annoncé avoir accepté un accord provisoire partiel afin de remplir le Barrage de la Renaissance avant son entrée en service, sous réserve de signer les termes de l’accord précédent, et de garantir la continuité des négociations selon un calendrier déterminé.
L'Éthiopie a donc réitéré son intention de procéder au deuxième remplissage du "Barrage de la Renaissance", soulignant qu'il n'y aura aucun changement à cet égard.
Le point dérangeant, ce sont les ambitions de l’Éthiopie, à faire du pays et de la Corne de l’Afrique le « bras de l’Afrique », comme l’a récemment déclaré le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Les États qui veulent empêcher cela sont sous la pression de tiers extra continentaux comme les États-Unis ou encore Israël.  
Les sanctions émises par Washington contre l’Éthiopie, les nombreuses tentatives de l’Égypte et du Soudan afin d’empêcher l’Éthiopie de se développer et faire de l’Afrique de l’Est une puissance mondiale, font peur à de nombreux acteurs. D’autant plus qu’Addis Abeba compte également se lancer dans le nucléaire civil en collaboration avec la Russie. Mais outre ceci, l’Éthiopie a également montré qu’il n’était pas prêt à courber l’échine face aux diktats occidentaux. Donc si l’Éthiopie et surtout la Corne de l’Afrique, si stratégique, montent en puissance et forment un bloc contre l’Empire, cela va faire des émules non seulement en Afrique, mais également au Moyen-Orient. Ce qui fait que le développement de l’Éthiopie et sa politique indépendantiste fait tant peur.
À l’instar de la Centrafrique, ces deux pays ne comptent pas seulement sortir leur propre pays du joug du néocolonialisme, mais ils comptent bien faire sortir le continent africain de cette spirale infernale qui empêche le continent de décoller comme il se doit. Ces deux pays font des émules, et l’effet domino est très rapide en Afrique, et pourquoi pas, un axe de la Résistance qui va rallier la Corne de l’Afrique au Moyen-Orient !

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/18/660355/%C3%89thiopie-la-nouvelle-puissance-qui-fait-peur

Dans Afrique

COTE D’IVOIRE : ACQUITTE PAR LA JUSTICE INTERNATIONALE, L’EX-PRESIDENT GBAGBO EST DE RETOUR AU PAYS

Par Le 17/06/2021

Laurent Gbagbo

Acquitté par la justice internationale, l'ex-Président Gbagbo est rentré en Côte d'Ivoire

© AP Photo / Peter Dejong, Pool / NETHERLANDS INTERNATIONAL COURT IVORY COAST

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18:39 17.06.2021(mis à jour 19:44 17.06.2021)URL courte

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L’avion transportant l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo vient d’atterrir à Abidjan. L’homme politique, acquitté de crimes contre l'humanité par la CPI, est de retour au pays après dix ans d’absence.

Acquitté de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI), l'ex-Président Laurent Gbagbo est rentré jeudi en Côte d'Ivoire après dix ans d'absence, dans une atmosphère tendue, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'avion en provenance de Bruxelles s'est posé peu avant 16h30 (heures locale et GMT) à l'aéroport d'Abidjan, à proximité duquel ses partisans qui voulaient l'accueillir ont été dispersés par la police au gaz lacrymogèn

Retour au nom de la «réconciliation nationale»

C'est son acquittement définitif le 31 mars qui a rendu possible ce retour, de même que le feu vert donné par son rival, le Président Alassane Ouattara, au nom de la «réconciliation nationale».

M.Gbagbo a été acclamé à sa descente d'avion par des centaines de personnes, celles qui avaient pu avoir accès à l'aéroport, à savoir ses proches et les responsables de son parti le Front populaire ivoirien (FPI), ainsi que du personnel de l'infrastructure et de plusieurs compagnies aériennes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Mais peu avant l'atterrissage vers 16h30 (heures GMT et locale), ces mêmes professionnels de la presse ont entendu des tirs et vu des fumées se répandre tout près de l'aéroport.

Depuis jeudi matin, la police disperse avec du gaz lacrymogène tous ceux qui tentent de se rassembler près de l'aéroport, situé dans le quartier de Port-Bouët où, selon plusieurs témoins, des échauffourées ont opposé les forces de l'ordre à des partisans de M.Gbagbo.

Les manifestants repoussés ne cachaient pas leur colère de voir leur accès à l'aéroport bloqué, sauf pour les voyageurs devant prendre un avion et les journalistes accrédités.

Avant son départ de Bruxelles, son avocate Habiba Touré, qui a voyagé avec lui, a déclaré à l'AFP que l'ancien Président était «content, enthousiaste et [voulait] jouer sa partition pour essayer de réconcilier les Ivoiriens. Il a besoin de parler à son peuple».

Laurent Gbagbo, 76 ans, vivait à Bruxelles depuis son acquittement par la CPI en janvier 2019, confirmé en appel le 31 mars 2021.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202106171045750613-acquitte-par-la-justice-internationale-lex-president-gbagbo-est-rentre-en-cote-divoire/

Dans Afrique

DECES DU LEADER SYNDICAL SUD-AFRICAIN KHAYA XABA

Par Le 15/06/2021

14 Juin 2021

Lundi 14 juin 2021
Décès du leader syndical sud-africain Khaya Xaba


Le porte-parole national du National Education, Health and Allied Workers' Union (NEHAWU), Khaya Xaba, est décédé. Le syndicat a déclaré qu'il était décédé aux premières heures du dimanche matin à la suite de "complications liées à la maladie".

Dans une déclaration, le Parti communiste sud-africain (SACP) souligne :

"Le Parti communiste sud-africain (SACP) exprime son message de sincères condoléances à la famille du camarade Khaya Xaba, au Syndicat national de l'éducation, de la santé et des travailleurs assimilés (Nehawu), au Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu) et à la Ligue des jeunes communistes d'Afrique du Sud (YCLSA)". Le porte-parole national de Nehawu est décédé aux premières heures du dimanche 13 juin 2021 après avoir souffert de complications liées à une maladie. C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès prématuré du camarade Khaya.

Xaba a rejoint le mouvement révolutionnaire démocratique national à un jeune âge, en commençant par l'YCLSA juste après avoir terminé sa scolarité. C'était un jeune militant communiste désintéressé, déterminé à réaliser le socialisme. C'est dans les rangs de l'YCLSA en tant que militant, ainsi que par le biais d'études universitaires, que Khaya a développé ses compétences en tant que communicateur politique et ouvrier. L'YCLSA l'a nommé, pour qu'il soit basé à plein temps à son siège, au siège du SACP, pour servir d'agent de liaison avec les médias et de porte-parole national. Il s'est distingué par son dévouement à son travail et le renforcement continu de ses capacités, faisant également partie du contingent de médias, de communication et d'information du SACP.

Nehawu a remarqué son talent et a pris une bonne décision en le nommant agent de liaison avec les médias. Sur la base de ses performances, le syndicat l'a rapidement promu au poste de porte-parole national. L'étoile montante a brillé en communiquant les décisions du syndicat, en défendant les intérêts des travailleurs et en poursuivant simultanément son activisme politique plus large. En plus de servir Nehawu avec une grande loyauté envers ses membres, ses principes et ses valeurs, Khaya a soutenu activement d'autres affiliés du Cosatu et a participé à des luttes de solidarité avec d'autres travailleurs, notamment ceux des médias.

La meilleure façon de se souvenir du camarade Khaya est d'approfondir les luttes telles que la campagne contre le néolibéralisme et son programme d'austérité. Parmi les jeunes, l'Alliance de la jeunesse progressiste a pris l'initiative de faire avancer cette campagne. En outre, le camarade Khaya était un internationaliste. La meilleure façon de se souvenir de lui est d'intensifier les campagnes de solidarité internationale, comme la campagne de solidarité avec les peuples du Sahara occidental, de Palestine, de Cuba et d'autres pays confrontés à une agression impérialiste accrue et/ou à une occupation coloniale. Ces campagnes font partie des luttes ouvrières dans lesquelles Khaya était impliqué en tant que jeune et militant de la classe ouvrière."

De son côté, dans une déclaration, le Parti communiste du Swaziland (CPS) écrit :

"Le Parti communiste du Swaziland (CPS) est attristé par le décès du camarade Khaya Xaba, le porte-parole du Syndicat national de l'éducation, de la santé et des travailleurs assimilés (NEHAWU). Le camarade Khaya était un véritable ami du peuple opprimé du Swaziland. Il a participé à plusieurs écoles politiques et congrès de la CPS ainsi qu'à de nombreuses marches de solidarité et piquets de grève sur la lutte du Swaziland.

Le CPS transmet ses sincères condoléances à la famille du camarade Khaya pour cette perte et lui souhaite une grande force dans cette période difficile. Le CPS adresse également ses condoléances à NEHAWU, au Parti communiste sud-africain, à la Ligue des jeunes communistes d'Afrique du Sud et à l'ensemble de la classe ouvrière en Afrique du Sud. Le CPS transmet également ses condoléances à #Africa4Palestine où il était membre du conseil d'administration.

En mémoire du camarade Khaya Xaba, le CPS continuera à participer activement, parmi les masses du Swaziland, à la lutte pour la liberté et la démocratie. Le CPS appelle également à l'intensification de la solidarité internationale avec le peuple du Swaziland qui est sorti en nombre pour protester contre la brutalité policière et pour la démocratisation du pays."
NEHAWU / Solidnet.org

source : https://www.idcommunism.com/2021/06/south-african-trade-union-leader-khaya-xaba-dies.html

Tag(s) : #NEHAWU#COSATU#SACP#Communiste

Dans Afrique

MAROC : L’ARMEE US DEBARQUE AU SAHARA ET DEPLOIE DES VEHICULES MILITAIRES. J’ESPERE QU’IL N’Y A PAS UN COUP TORDU CONTRE LA REPUBLIQUE SAHRAOUIE

Par Le 10/06/2021

Maroc : L’armée américaine débarque dans le Sahara et déploie des véhicules militaires

 Depuis 10 heures  10 juin 2021

Des forces US

Des forces US

 Maghreb - Maroc - Monde arabe

 

Rédaction du site

Les armées participant aux manœuvres African Lion sont arrivées dans la zone de Mahbas, avec leurs véhicules militaires, dans le cadre des exercices organisés cette année dans le Sahara.

Des sources sur le terrain ont indiqué que « les armées participant aux manœuvres ont débarqué dans le secteur de Mahbas, transportées par avions, et avec des véhicules militaires afin d’effectuer des entraînements sur le terrain dans la même zone ».

C’est la première fois que l’armée américaine débarque au Sahara avec son équipement militaire, pour participer aux manœuvres qu’elle organise chaque année avec le Maroc.

Cette participation intervient après la reconnaissance par la précédente administration américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara.  Ces manœuvres simuleront de nombreuses applications opérationnelles sur le terrain avec la participation de 67 avions et entraîneurs navals, pour un coût total de 28 millions de dollars.

Environ cinq mille soldats d’Afrique du Nord et d’autres régions participent à l’édition actuelle, dirigée par les États-Unis d’Amérique.

Et les régions de Mahbas, Tan-Tan et Guelmim accueillent des manœuvres américaines avec la participation des armées des pays européens, arabes et africains.

Boudjemaa Benaho, expert des questions désertiques, souligne que ces manœuvres reflètent la profondeur et la force des relations avec l’État américain et les pays participants, notant que « les manœuvres renforcent la coopération militaire pour renforcer les alliances conjointes ».

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2090772

 

Dans Afrique

MANLIO DINUCCI : LION AFRICAIN EN CHASSE DE NOUVELLES PROIES

Par Le 08/06/2021

L’Art de la guerre

 

Lion Africain en chasse de nouvelles proies

 

Manlio Dinucci

 

  Hier a commencé l’African Lion (Lion Africain), la plus grande manoeuvre militaire dans le continent, planifiée et conduite par l’US Army. Elle comprend des manoeuvres terrestres, aériennes et navales au Maroc, Tunisie, Sénégal et dans les mers adjacentes -de l’Afrique du Nord à l’Afrique de l’Ouest, de la Méditerranée à l’Atlantique. Y participent 8.000 militaires, pour la moitié étasuniens, avec environ 200 blindés, canons autopropulsés, avions et navires de guerre. L’African Lion 21, dont le coût est prévu à 24 millions de dollars, a des implications qui la rendent particulièrement importante.

 

  Avec un plan politique décidé fondamentalement à Washington, la manoeuvre se déroule cette année pour la première fois dans le Sahara Occidental, c’est-à-dire dans le territoire de la République Sahraouie, reconnue par plus de 80 États de l’ONU, mais dont l’existence est niée et combattue avec tous moyens par le Maroc. Rabat déclare que de cette façon “Washington reconnaît la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental” et invite Algérie et Espagne à abandonner “leur hostilité à l’égard de l’intégrité territoriale du Maroc”. L’Espagne, accusée par le Maroc de soutenir le Polisario (front de libération du Sahara Occidental), ne participe pas cette année à l’African Lion. Washington réaffirme son plein soutien au Maroc, en le définissant comme “plus grand allié non-OTAN et partenaire des États-Unis”.

 

   La manoeuvre de déroule cette année, pour la première fois, dans le cadre d’une nouvelle structure USA de commandement. En novembre dernier, l’US Army Europe et l’US Army Africa ont été incorporées dans un unique commandement : l’US Army Europe and Africa. Le général Chris Cavoli, qui en est le chef, explique la raison de cette décision : “Les problèmes de sécurité régionale d’Europe et Afrique sont inextricablement reliés et, si on les laisse sans contrôle, ils peuvent rapidement se diffuser d’une zone à l’autre”. D’où la décision de l’Armée USA d’incorporer le Commandement de l’Europe et le Commandement de l’Afrique, afin de “déplacer dynamiquement les forces d’un théâtre à l’autre, d’un continent à l’autre, en améliorant nos temps de réponse aux urgences régionales”. Dans ce cadre, l’African Lion 21 est incorporée à la Defender-Europe 21, dans laquelle sont engagés 28 mille militaires et plus de 2 mille véhicules lourds. Pratiquement c’est une seule série de manoeuvres militaires coordonnées qui est en train de se dérouler de l’Europe du Nord à l’Afrique de l’Ouest, planifiée et commandée par l’US Army Europe and Africa. Objectif officiel : contrecarrer une non précisée “maléfique activité en Afrique du Nord et Europe Méridionale et agression militaire adversaire”, avec référence évidente à Russie et Chine.

 

  L’Italie participe à l’African Lion 21, comme à la Defender-Europe 21, non seulement avec ses propres forces mais comme base stratégique. La manoeuvre en Afrique est dirigée depuis Vicenza, par la Task Force de l’Europe Méridionale de l’US Army, et les forces participantes sont approvisionnées, à travers le port de Livourne, avec des matériaux de guerre provenant de Camp Darby, la base logistique  limitrophe de l’US Army. La participation à l’African Lion 21 participe du croissant engagement militaire italien en Afrique. Emblématique en est la mission au Niger, formellement “dans la cadre d’un effort conjoint européen et étasunien pour la stabilisation de l’aire et pour s’opposer aux trafics illégaux et aux menaces contre la sécurité” ; en réalité pour le contrôle d’une des aires les plus riches en matières premières stratégiques (notamment pétrole, uranium, coltan) exploitées par des multinationales étasuniennes et européennes, dont l’oligopole est mis en danger par la présence économique chinoise et par d’autres facteurs. D’où le recours à la traditionnelle stratégie coloniale : garantir ses propres intérêts par des moyens militaires, y compris le soutien aux élites locales qui fondent leur pouvoir sur les forces armées, derrière l’écran de fumée de l’opposition aux milices jihadistes. En réalité les interventions militaires aggravent les conditions de vie des populations, en renforçant les mécanismes d’exploitation et d’assujettissement, avec pour résultat les migrations forcées et les tragédies humaines qui s’en suivent. 

 

Édition de mardi 8 juin 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/leone-africano-a-caccia-di-nuove-prede/ 

Traduit de l’italien par M-A P

 

 

Dans Afrique

MAROC : LE CYNISME ET LES MENACES D'UN ETAT VOYOU

Par Le 07/06/2021

6 Juin 2021

publié le 04/06/2021
Maroc : Le cynisme et les menaces d'un Etat voyou

Le cynisme du pouvoir marocain vient d’atteindre un nouveau degré d’abjection. Dans une orchestration largement préparée en amont, les autorités ont volontairement relâché le contrôle des frontières laissant passer dans l’enclave espagnole de Ceuta près de 10 000 migrants, dont 2000 enfants, rêvant d’immigrer vers l’Europe. Rabat utilise la détresse sociale et la précarité de sa jeunesse, poussée par le désespoir, la misère qui explose et les inégalités croissantes, afin d’exercer des pressions diplomatiques sur les pays de l’Union européenne.

Cet épisode, qui n’est pas nouveau, jette une lumière crue sur la réalité du régime de Mohammed VI qui, dans le sillage de R.T. Erdogan, n’hésite pas à sacrifier son peuple, à faire du chantage aux migrants et à laisser planer le doute sur la coopération contre le terrorisme.

Cette provocation du Maroc à l’égard de l’Espagne s’explique essentiellement par la situation au Sahara occidental et par l’accueil récent, dans un hôpital près de Saragosse, du président de la République Arabe Sahraouie Démocratique, secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, en convalescence après avoir contracté la Covid-19.

Depuis le deal honteux entre D. Trump, B. Netanyahou et le roi du Maroc reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en échange d’une normalisation des relations avec Israël, Rabat se croit tout permis.

Le ministre des Affaires étrangères marocain, homme de toutes les basses besognes, multiplie les intimidations auprès des capitales européennes afin que celles-ci emboîtent le pas de la violation du droit international. Pour avoir contesté l’oukase de D. Trump et exiger le respect du droit, Rabat a suspendu sa coopération avec Berlin. En effet, les résolutions de l’ONU condamnent la colonisation marocaine et le pillage des ressources du Sahara occidental et exigent l’organisation d’un référendum d’autodétermination. L’élection de J. Biden et l’absence d’effet d’entraînement jettent le doute sur la pérennité de cette forfaiture.

Les récents événements de Palestine, avec la destruction de Gaza, ont créé une certaine fébrilité car l’abandon des Palestiniens par Rabat ne s’est traduit par aucune concession de la part de B. Netanyahou alors que l’opinion publique marocaine ne faiblit pas dans sa solidarité avec le peuple palestinien.

L’agressivité marocaine s’explique aussi par le dévoilement sur la scène internationale de l’ampleur des régressions démocratiques. Le nombre de journalistes emprisonnés pour avoir rendu compte de la corruption de la classe dirigeante ou de la répression dans le Rif ou dans les territoires s’accroît de manière inquiétante. C’est le cas de Soulaiman Raissouni, d’Omar Radi, de Taoufik Bouachrine, de Chafik Omerani ou d’Imad Stitou dont certains ont entamé une grève de la faim.

Combien de temps encore, le gouvernement français va-t-il fermer les yeux sur les atteintes aux libertés, l’agressivité et l’expansionnisme marocain, facteurs de déstabilisation régionale ?

Les communistes français expriment leur solidarité avec les forces démocratiques marocaines. Ils saluent le courage du peuple sahraoui qui, avec leur président Brahim Ghali, lutte pour leur droit inaliénable à l’autodétermination.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source : https://www.pcf.fr/maroc_le_cynisme_et_les_menaces_d_un_etat_voyou

Tag(s) : #Maroc#PCF

Dans Afrique

LA BELGIQUE VA-T-ELLE SE DEBARRASSER DES RESTES DE PATRICE LUMUMBA DANS LE SILENCE ET LA HONTE ?

Par Le 05/06/2021

La Belgique va-t-elle se débarrasser des restes de Lumumba dans le silence et la honte ?

 

01 Juin 2021

   

Alors que les restes de Patrice Lumumba doivent être rapatriés au Congo, plusieurs personnalités signent une carte blanche invitant l’État belge à prendre ses responsabilités. En 2011 a été jugée recevable une plainte de la famille Lumumba contre les familles belges soupçonnées d’être impliquées dans l’assassinat du héros de l’indépendance. (IGA)

 

Après plusieurs annonces du côté congolais et belge, le programme du rapatriement des restes de Patrice Lumumba, gardés illégalement pendant plus de 60 ans en Belgique comme « un trophée de chasse » par le commissaire de police belge Gerard Soete – puis, après la mort de ce dernier, par sa fille –, est donc sur le point d’être finalisé. Depuis plusieurs années, « ces restes » sont dans les mains de la Justice belge, et selon le procureur fédéral, il s’agirait d’une dent. Cette dent venant du corps du Premier ministre congolais, martyrisé et dissout dans un bain d’acide sulfurique en 1961. Le 22 juin prochain, les restes seront enfin rapatriés vers le Congo, son pays natal.

Outre les risques de récupérations politiques, les problèmes qui entourent cet événement restent nombreux. Par exemple, le mausolée qui devrait accueillir l’icône panafricaine à Kinshasa n’est toujours pas prêt. Les travaux n’ont pas encore débuté, et se pose donc la question de savoir quel lieu de repos décent sera offert à Lumumba. Le risque n’est-il pas grand que ce lieu de mémoire ne voit jamais le jour ? Outre ces problèmes importants, il en est un qui nous apparaît essentiel quant au travail de mémoire en Belgique et au Congo. En effet, selon la programmation, il serait prévu de restituer les restes le 20 juin dans un cercle restreint, sans autre précision. Aucun discours, aucune cérémonie officielle et publique ne semble être prévue de la part des autorités belges.

Ainsi donc, l’État belge, par l’entremise d’un fonctionnaire le représentant – le nom du procureur fédéral circule – restituerait en catimini les restes du Premier ministre congolais ? Il faut ici rappeler que la Belgique n’a jusqu’aujourd’hui officiellement reconnu qu’une « responsabilité morale » dans l’assassinat de Patrice Lumumba. Ce sont les termes mêmes des conclusions de la commission parlementaire qui a enquêté sur le rôle de la Belgique dans ce crime entre 2000 et 2001. Tous les faits qui démontrent un rôle concret et décisif d’émissaires belges et leurs chefs au gouvernement de l’époque ont été comme effacés par cette conclusion hypocrite. Le gouvernement belge d’alors avait soigneusement voulu éviter d’assumer la responsabilité d’un crime qui eut et a encore des conséquences désastreuses pour le Congo et l’Afrique centrale. Et ceci alors que les preuves du dossier sont écrasantes. Une fois encore, ce serait donc une honte pour l’État belge de ne pas utiliser ce momentum que représente le transfert des « restes » prévu en juin prochain pour reconnaître sa responsabilité et lancer un signal positif vers les afro-descendant(e)s et la jeunesse belge en général qui attendent toujours un vrai travail mémoriel.

Ces « restes », de par leur simple présence en Belgique des décennies durant, constituent une preuve matérielle indéniable du rôle proactif des autorités belges dans l’assassinat et l’élimination du corps de Patrice Lumumba. Si l’État belge souhaite être crédible dans ses déclarations d’attachement aux valeurs telles que la démocratie, la paix ou les droits humains, il se doit de reconnaître et d’admettre ses responsabilités à l’occasion du transfert des restes à l’État congolais :

Que ses ministres, diplomates, émissaires et officiers de l’époque ont joué un rôle décisif dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu de Patrice Lumumba, et dans la liquidation du Premier ministre ainsi que de ses compagnons, le président du Sénat, Joseph Okito et le ministre Maurice Mpolo en janvier 1961 ;

 

Que pendant quatre décennies, jusqu’à sa mort, Gerard Soete a montré à son entourage et à des journalistes les restes du leader congolais comme un trophée de chasse, sans que les autorités s’en émeuvent. La commission parlementaire Lumumba (2000-2001) qui avait pourtant tous les pouvoirs d’un juge d’instruction, n’a organisé aucune perquisition de son vivant ;

 

En 2011, la famille Lumumba avait introduit une plainte contre des Belges en vue de faire reconnaître leurs responsabilités dans l’assassinat de leur père. Le parquet n’a jamais organisé une enquête pour trouver les restes chez les descendants de Gerard Soete, et ce, bien qu’il s’agît d’un corpus delicti du crime, précisément objet de la plainte. Il faudra attendre début 2016 pour que la justice belge perquisitionne chez la fille de Gérard Soete et saisisse une dent transmise par son père. Cette action fut la conséquence d’une enquête effectuée par le journaliste Jan Antonissen (Humo) et d’une plainte pour recel de cadavre introduit par l’auteur Ludo De Witte.

La plainte de la famille contre les Belges accusés d’être responsables de l’assassinat de Patrice Lumumba a été jugée recevable. Aucune prescription ne pouvait être admise puisqu’il s’agit ici d’un crime de guerre impliquant des Belges. Mais l’enquête patine depuis 10 ans. Il est notamment inexplicable qu’en 2020 le procureur fédéral ait reconnu qu’aucune demande n’avait encore été faite au Parlement belge de pouvoir transférer les comptes rendus des interrogatoires effectués à huis clos à l’époque de la commission Lumumba. Il expliquait ce retard de plus de 9 ans par un manque de personnel ! Une instruction à la traîne qui permet aux protagonistes visés par la plainte de finir paisiblement leur vie. Cette instruction à la traîne a comme conséquence qu’aujourd’hui déjà dix des douze personnes sur la liste des accusés sont décédés. Si tous les accusés disparaissent avant la clôture de cette instruction, l’affaire sera classée.

Pour toutes ces raisons, la Belgique officielle doit assumer ses responsabilités. A l’heure où une commission parlementaire de la Chambre des représentant(e)s souhaite faire la lumière sur le passé colonial belge et où les instances onusiennes pressent la Belgique de prendre à bras le corps les questions mémorielles dans ce domaine, il serait incompréhensible que les autorités belges rendent en silence les restes de Patrice Lumumba.

Nous appelons donc les autorités belges à une remise publique et officielle des restes le 20 juin à la famille et aux autorités congolaises. Lors de cette remise, nous les appelons à reconnaître sans équivoque, officiellement et en toute transparence, la responsabilité politique de l’État dans l’assassinat du Premier ministre congolais et son attitude inacceptable dans les six décennies qui ont suivi. Et enfin réitérer à cette occasion ses excuses à la famille et au peuple congolais en tirant les conséquences matérielles et politiques évidentes.

Si d’aventure le gouvernement belge manquait à nouveau de courage politique à cette occasion, Patrice Lumumba hantera certainement encore longtemps les mémoires belges et congolaises qui ne demandent pourtant qu’à s’apaiser pour de bon sur ce crime odieux et ses rebondissements honteux. Pour les nombreux héritiers et héritières politiques et idéologiques de toutes origines présentes au sein de la jeunesse belge, congolaise et africaine, ce serait un terrible signal négatif après la lettre du roi Philippe le 30 juin dernier.

 

Joseph Anganda, militant panafricaniste ; Karel Arnaut, professeur à la KULeuven ; Saïd Bouamama, auteur ; Amzat Boukari-Yabara, historien et militant panafricaniste ; Guido Convents, Afrika Filmfestival Leuven ; Ludo De Witte, auteur ; Elisabeth Dikizeko, doctorante en histoire et militante panafricaniste ; Ambroise Kalabela,  militant panafricaniste ; Gilian Mathys, chercheuse à l’université de Gent ; Isabelle Minon, Intal Congo ; Jean-Marie Mutamba Makombo, professeur émérite à l’Université de Kinshasa ; Elikia M’Bokolo, historien, professeur à l’Université de Kinshasa, membre du comité d’expert(e)s auprès de la commission spéciale « colonisation » à la Chambre des représentant(e)s ; Georges Ngonzola-Ntalaja, professeur à l’Université de Caroline du Nord ; Raoul Peck, cinéaste et ancien ministre de la Culture d’Haïti ; Kalvin Soiresse Njall, député et ancien coordinateur du Collectif Mémoire Coloniale ; Julien Truddaïu, auteur et coordinateur général Présence et Action Culturelles ; Berthe Walo, universitaire et militante panafricaniste ; Jean Ziegler, sociologue et vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

 

Carte blanche parue sur le site de la RTBF

https://www.investigaction.net/fr/la-belgique-va-t-elle-se-debarrasser-des-restes-de-lumumba-dans-le-silence-et-la-honte/

Dans Afrique

RCA, TCHAD, MALI : MACRON DANS L'EMBARRAS

Par Le 04/06/2021

RCA, Tchad, Mali: Paris dans l’embarras

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 03 juin 2021

Observateur continental

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L’establishment français se retrouve désormais dans une situation délicate sur le continent africain. A l’heure des bouleversements stratégiques en cours et d’une mobilisation de la société civile en Afrique pour la reprise d’une souveraineté véritable, le risque observé réside dans la volonté de l’Elysée d’utiliser des méthodes de déstabilisation pouvant être considérées comme clairement extrémistes.

Parmi ces méthodes, on peut faire mention d’une activation des cellules appartenant au réseau françafricain, pouvant commettre des attaques ciblées contre les leaders africains s’étant libérés ou en phase de le faire vis-à-vis de l’ancienne métropole coloniale, et plus généralement vis-à-vis des forces néocoloniales. L’autre schéma pouvant être promu par ledit réseau réside dans le fait de créer des tensionsintra-africaines, comme la tentative actuelle qui vise la Centrafrique et le Tchad.

En effet, après l’arrestation récente d’un mercenaire français dans la capitale centrafricaine Bangui, en possession d’un fort important arsenal d’armes et de munition, et de la reprise sous contrôle gouvernemental de pratiquement tout le territoire national de la RCA, le tout après des années d’instabilité, Paris semble vouloir jouer le tout pour le tout. Des attaques médiatiques hexagonales visant les pays ayant choisi la souveraineté nationale et le panafricanisme comme bases de leur développement, jusqu’à la création de nouveaux défis sécuritaires pour les pays concernés, comme la promotion de tensions entre pays voisins.

Les tout récents exemples sont là: tout d’abord une explosion dans le nord-ouest de la RCA qui tue deux policiers centrafricains et trois instructeurs russes, puis cette tentative de semer la discorde entre Bangui et N’Djamena.

Si effectivement le Tchad reste un allié officiel à ce jour pour Paris, un très grand nombre de citoyens tchadiens refusent catégoriquement d’être entrainés dans un conflit avec le voisin centrafricain, le tout via une pure instrumentalisation française. Le leadership de la République centrafricaine a en ce sens entrepris également toutes les démarches nécessaires afin que la situation avec le voisin tchadien reste sous contrôle, comme l’indique d’ailleurs le communiqué conjoint signé par la cheffe de la diplomatie centrafricaine Sylvie Baipo-Temon et son homologue tchadien.

La vive inquiétude et la radicalisation des actions de l’Elysée peuvent être vues non seulement dans le contexte de la perte d’influence en RCA – mais également à d’autres endroits dans ce qu’il continue de considérer comme son «pré-carré». Notamment au Mali où la société civile continue de se mobiliser pour demander, entre autres, le départ des troupes françaises.

En termes de perspectives, si la meilleure réponse aux nouvelles tentatives de déstabilisation via un réseau obscur et d’un autre temps – reste sans aucun doute la pleine conscience du leadership et de la société civile d’Afrique, il faut néanmoins prendre ces défis avec le plus grand sérieux. Faut-il le rappeler: l’establishment occidental a déjà démontré à plus d’une fois être capable d’instrumentaliser des éléments extrémistes, et mêmes ouvertement terroristes, notamment comme ce fut le cas en Syrie, dans le but d’atteindre des objectifs géopolitiques. Cette éventualité est d’autant plus plausible lorsque ce même establishment voit ses intérêts datant de dizaines d’années ouvertement menacés.

Une chose est sûre. L’éveil des consciences au sein du continent africain vit une période sans précédent. La réponse médiatique panafricaine, l’analyse personnelle et non dictée depuis l’Occident au sein des populations de l’Afrique, la mobilisation populaire – représentent des éléments indéniables pour une résistance à succès face au schéma qui vise à toujours diviser pour maintenir, ne serait-ce que pour quelque temps, un règne unipolaire totalement dépassé.

Les Africains dans leur large majorité ont soif de la souveraineté véritable pour leur continent. Et s’inspirent aujourd’hui des grands noms du panafricanisme. L’Afrique a aujourd’hui une chance unique de s’affirmer pleinement – dans l’optique de devenir à terme un bloc puissant du monde multipolaire, devenu réalité depuis ces dernières années. Même si cela déplait fortement aux nostalgiques d’un ordre international dépassé par les événements en cours.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/rca-tchad-mali-paris-dans-lembarras/5657144

Dans Afrique

MALI : ECHEC ET MAT POUR LE TANDEM BARKHANE/MACRON?

Par Le 03/06/2021

MALI : ECHEC ET MAT POUR LE TANDEM BARKHANE/MACRON?

La Résistance malienne ne baisse pas les bras : bien que l’enthousiasme pro-russe soit bien appréciable au Mali puisque tout pousse à dire que le Mali pourrait emboîter le pas à la RCA et à mettre à la porte la force d’occupation avec l’aide de Moscou, mais force est de constater que certains médias russes se trompent littéralement et se font, sans le vouloir, le porte-voix des médias de l’occupation.

Il en est de même de cet article de Sputnik ou un prétendu expert dit : « Tous les espoirs sont tournés vers cette nouvelle coalition à construire. Sur le plan sécuritaire, il n’y a guère de changement sur le terrain, les terroristes se rapprochent de plus en plus de la capitale. Le 29 mai, le poste de contrôle de Bougouni, dans le sud du pays, a été attaqué (le bilan provisoire est de cinq morts). Les Maliens sont livrés à eux-mêmes ».

Eh bien non, les Maliens ne sont pas abandonnés ! Les Maliens ont neutralisé et neutralisent toujours les complots, les plans B de la force d’occupation et Barkhane et sont sur le point de mettre à la porte Barkhane. Et comment ?

Rien qu’en se référant à cette phrase de M. Macron quand il a dit il y a quelques jours dans son interview avec le JDD : «Je ne resterai pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique, ni de transition.»

En effet, Emmanuel Macron a réitéré dimanche 30 mai son souhait de retirer la force Barkhane, si le pays sahélien allait «dans le sens» d'un islamisme radical.

En fait, cet islamisme radical renvoie directement aux succès extraordinaires de la société malienne, à impliquer le processus de réconciliation, à aider l’armée malienne à réintégrer une grande partie des Maliens armés, qui était tombés dans le piège des services secrets français et occidentaux et en coopérant avec les terroristes et les agences crées de ses mêmes services portant atteintes aux intérêts nationaux maliens.

Et bien, cet islamisme radical qui gêne Macron, ce sont ces villages entiers où les ex-miliciens armés ont renoué avec la société civile sous l’auspice du fait religieux qui est un si grand facteur de cohésion sociale au Mali.

Dicko ou pas, ces ex-terroristes ne servent plus Barkhane. Ils ne tuent plus pour l’armée d’occupation, ils n’attaquent, ni ne pillent les villages dans le nord, dans le centre pour que la forces d’occupation ait le prétexte nécessaire à dresser ses bases, à faire remonter les Peuls contre les Dogons… bref à justifier leur présence sur place.

Macron a raison d’être en colère parce qu’au Mali, il est totalement dans l’impasse. D’où ce second coup d’Etat de pacotille qui a tenté de changer la place des pillons dans l’espoir de pouvoir contrer cette défaite totale et que l’Occident, par CEDEAO interposé, a légalisé et a tenté de faire succéder au pouvoir étatique malien.

Mais cette junte dirigée par Gaita, une créature de la CIA et de la DSGE, réussira-t-elle à ouvrir la voie à un démembrement du Mali via un changement de la Constitution et déjà l’Occident se comporte comme si la charte de transition était à même de remplacer la Constitution.

Une chose est sûre : les Maliens sont bien plus intelligents et ingénieux pour faire échec à ce nouveau plan B désespéré de la France.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/03/658163/Mali-echec-et-mat-pour-Barkhane-

Dans Afrique

ETHIOPIE : LE PEUPLE DIT "STOP" AUX INGERENCES US !

Par Le 31/05/2021

Éthiopie : manifestations contre les ingérences US !

En Éthiopie, outre la résistance du gouvernement éthiopien, c’est la population éthiopienne qui enfonce le clou !

Depuis plusieurs semaines, les nombreuses tentatives américaines pour faire plier Addis Abeba se sont soldées par un échec.

Suite à la défaite amère de Washington de déstabiliser l’Éthiopie et la région à travers les séparatistes terroristes du Tigré, les États-Unis comptent maintenant mettre en place des sanctions contre l’Éthiopie et l’Érythrée suite à leur gestion de la crise dans le Tigré qui n’a pas été fait dans le sens de Washington. C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État américain Antony Blinken dans un communiqué le dimanche 23 mai 2021.

Selon le responsable, les mesures de restrictions concernent premièrement la délivrance de visas aux fonctionnaires éthiopiens et érythréens. Ceux-ci sont en effet accusés de ne prendre aucune « mesure significative pour mettre fin aux hostilités ou rechercher une résolution pacifique de la crise politique ».

Une semaine après la mise en place de sanctions américaines contre l’Éthiopie, Addis Abeba et la population éthiopienne se mobilisent et contre-attaquent. Des dizaines de milliers d’Éthiopiens ont manifesté leur mécontentement, avec comme mot d’ordre : « Ne touchez pas à l’Éthiopie ».

Les sanctions américaines interviennent presque sept mois après le début de la guerre au Tigré. Washington accuse les autorités éthiopiennes de violations des droits de l’homme. Les Éthiopiens parlent, eux, d’ingérence.

Autour du stade national d’Addis-Abeba : différents slogans à l’adresse des États-Unis. On peut voir « Ne touchez pas à l’Éthiopie » ou encore « Solutions africaines pour problèmes africains ». Une autre bannière réaffirme que le parti tigréen du TPLF, en guerre contre le pays, est une organisation terroriste. Nathanael confirme : « Il y a encore des membres du TPLF aux États-Unis. Ils font du lobby contre l’Éthiopie car c’est comme ça que fait le TPLF. Ils s’ingèrent dans nos affaires intérieures. »

Les manifestants affirment : « Nous sommes ici pour envoyer un message à tous les pays qui veulent s’ingérer dans nos affaires. Qu’importe si c’est l’Europe ou les États-Unis. Nous sommes souverains. »

« L’Amérique ne doit pas s’ingérer dans les affaires de notre pays », répètent en chœur des dizaines de jeunes. « Le gouvernement américain, s’il vous plait, laissez-nous tranquilles. On aime le monde entier ici. Notre gouvernement réalise de merveilleuses choses pour les Africains, les Éthiopiens, les Érythréens. S’il vous plaît, ne touchez pas à notre pays. »

Pour Joseph, ces sanctions ne sont pas seulement injustes mais illégitimes. « Les Américains doivent comprendre quelque chose. Nous avions un gouvernement avant eux. Leur histoire date d’il y a seulement 600 ans. La nôtre date de plus de 3 000 ans. On avait un gouvernement avant les Américains. »

Une manifestante ajoute, " l'Éthiopie, mon pays, ira de l'avant et ne reviendra pas en arrière. L'Amérique devrait nous lâcher les baskets. Nous devrons montrer que nous, Éthiopiens, continuerons en tant que nation."

Le gouvernement éthiopien assurait, en début de semaine, qu’il réévaluerait ses relations bilatérales avec les États-Unis.

Pendant le rassemblement, il a aussi été question du Soudan tout comme de l’Égypte. Les deux pays s’opposent au second remplissage du Barrage de la Renaissance, le grand barrage éthiopien sur le Nil.

Les médias mainstream tentent cependant de faire passer ces manifestations comme une demande du gouvernement éthiopien. Mais ce n’est pas le cas. L’Éthiopie tout entière veut se défaire de la politique néocoloniale de l’Occident. Et ils œuvrent pour ça. Et les médias mainstream ne peuvent rien face aux populations africaines. Stop aux ingérences occidentales en Afrique et dans le monde.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/31/657927/%C3%89thiopie--le-peuple-dit-stop-aux-ing%C3%A9rences-US--

Dans Afrique

APPEL EN ANGOLA A METTRE FIN AU BLOCUS DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA

Par Le 31/05/2021

30 Mai 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-05-30 11:07:10

      

Luanda, 30 mai (RHC) Des organisations solidaires avec Cuba ont exigé aujourd’hui en Angola la fin du blocus économique, financier et commercial du gouvernement des Etats-Unis contre la nation caribéenne.

La déclaration, rendue publique par l’Association de la Communauté des Cubains résidant en Angola (Accra), résume les sentiments de plusieurs entités, a déclaré à Prensa Latina Jorge Pantoja, l’un des coordinateurs du groupement dans la ville de Kilamba, dans la périphérie de cette capitale.

Le texte –a-t-il relevé-, signale la vision commune de l’Accra et des associations de familles angolano-cubaines, d’anciens étudiants formés dans à l’île et d’Amitié Angola-Cuba.

De même, il synthétise la position de nombreuses personnes qui, à titre individuel, ont envoyé des messages et des photos en signe de condamnation des agressions de Washington, a commenté Féliz Arozarena, membre de la direction nationale de l’Accra, qui a apprécié les contacts croissants via les réseaux sociaux.

Pour les requérants, le blocus est une politique génocidaire et criminelle contre la famille cubaine, en vigueur depuis plus de 60 ans.

Dans le même temps, ils regrettent la décision de la Maison Blanche de maintenir Cuba sur une liste d’États commanditaires du terrorisme, 'avec cette action, le gouvernement du président Joe Biden fait preuve de cynisme', indique le document.

Comme le souligne la dénonciation, l’actuel gouvernement de la puissance du Nord s’efforce d’asphyxier le peuple cubain en maintenant les 243 mesures punitives supplémentaires appliquées sous l’administration du président Donal Trump.

Le président Biden a déclaré publiquement que, bien que Cuba ne soit pas une question hautement prioritaire pour l’exécutif nord-américain, un processus de révision de la politique envers le pays antillais est en cours.

Alors, si Cuba n’est pas une priorité et que la révision n’est pas encore achevée, comment le Département d’État explique-t-il la singularisation infondée et mensongère de notre pays sur la question du terrorisme? ', questionne la lettre.

Suivant la même logique, les organisations ont attiré l’attention sur l’incohérence entre le discours et les faits, car plus de 240 mesures coercitives unilatérales prises par le gouvernement Trump sont toujours en vigueur et elles comprennent des poursuites financières accrues et d’autres dispositions extraterritoriales.

Le 23 juin prochain, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) votera un nouveau projet de résolution sur la nécessité de mettre fin au blocus, c’est-à-dire que la plus haute instance de l’organisme multilatéral se prononcera pour la 29ème fois sur la question.

Sans aucun doute, la résolution sera adoptée par l’immense majorité de la communauté internationale, souligne le message commun diffusé par Accra.

Les quatre groupes ont également annoncé qu’ils préparent différentes initiatives en vue de renforcer les voix de soutien au peuple cubain pendant la semaine précédant le vote à l’ONU.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/259036-appel-en-angola-a-mettre-fin-au-blocus-des-etats-unis-contre-cuba

Tag(s) : #Angola#Cuba#Blocus

Dans Afrique

AFRIQUE : L’INSECURITE ALIMENTAIRE MENACE UN DEMI MILLIARD D’AFRICAINS

Par Le 28/05/2021

Un demi-milliard d’Africains sous la menace de l’insécurité alimentaire

Un demi-milliard d’Africains sous la menace de l’insécurité alimentaire

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Par AlAhed avec AFP

Des chercheurs africains ont alerté jeudi à Abidjan sur la prolifération des maladies des plantes agricoles qui menacent gravement la sécurité alimentaire d'un demi-milliard de personnes sur le continent, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Venus de dix pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, dans le cadre du programme West African Virus Epidemiology (WAVE), les chercheurs ont révélé l'apparition en Côte d'Ivoire du «virus de la canne à sucre», une nouvelle pathologie «qui n'existait que sur le continent asiatique et pas ailleurs» et la «maladie du bananier» en Afrique.

«Les insectes migrateurs, les maladies des plantes et autres agents nuisibles représentent une menace grave pour les récoltes et les revenus des agriculteurs d'Afrique de l'Ouest et du Centre» a déclaré le Dr Justin Pita, directeur exécutif du programme WAVE, axé sur la sécurité alimentaire et financé par la Fondation Bill et Melinda Gates.

3 milliards de dollars de pertes par an en Afrique Subsaharienne

Justin Pita, en compagnie des ministres ivoiriens de l'Agriculture de Côte d'Ivoire (Kobena Kouassi Adjoumani) et du Gabon (Biendi Maganga-Moussavou), ont inauguré un nouveau centre régional de recherche sur les maladies virales des plantes.

Pour lui, «la sécurité alimentaire est menacée, la biodiversité et l'environnement régional sont endommagés sous l'action conjuguée et nocive des criquets, chenilles légionnaires d'automne, mouches des fruits, et des maladies du bananier et du manioc (...) se répandent dans toute l'Afrique de l'Ouest et du Centre, occasionnant de lourdes pertes pour les agriculteurs».

Les chercheurs se sont véritablement «inquiétés» de la divulgation de la «mosaïque» et de la «striure brune», deux maladies du manioc, base alimentaire de 500 millions d'Africains qui provoquent «une perte de trois milliards de dollars par an en Afrique subsaharienne».

«En Ouganda, une épidémie de manioc dans les années 1990 a fait 3000 morts en raison de la famine. C'est comme pas d'attiéké en Côte d'Ivoire ou pas de gari au Nigeria», a expliqué Dr. Pita. L'attiéké, fait à base de semoule de manioc cuite, est très prisé par les populations résidant en Côte d'Ivoire mais aussi à l'étranger. Le gari est une semoule dérivée du manioc.

L'Afrique est le plus grand producteur mondial de manioc (57%), dont on consomme les tubercules, riches en glucides et en amidon, mais aussi les feuilles et la fécule (qui a plutôt l'aspect d'une semoule), produite à partir des racines.

Le manioc s'est imposé comme une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté sur le continent.

Cette plante est une culture de subsistance et de rente pour les producteurs africains.

Le programme WAVE, dont le siège se trouve à Bingerville, près d'Abidjan, prône «une approche régionale» pour combattre les maladies virales.

https://french.alahednews.com.lb/40166/307

Dans Afrique

GENOCIDE – RWANDA : LA DECLARATION CENSUREE DE MICHEL ROCARD SUR LE ROLE DE LA FRANCE (LIBERATION)

Par Le 28/05/2021

Génocide – Rwanda : la déclaration censurée de Michel Rocard sur le rôle de la France (Libération)

MAI 27

Publié par 

Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à se rendre au Rwanda ce jeudi, une vieille note de réflexion du socialiste Michel Rocard sur le rôle de la France dans ce pays resurgit et révèle une analyse lucide, pourtant volontairement censurée.

Michel Rocard, alors Premier ministre, en 1990. (DERRICK CEYRAC/AFP)

par Maria Malagardispublié le 26 mai 2021 à 7h00

C’est un document inédit, ou du moins curieusement effacé, qu’a pu se procurer Libération à la veille d’une visite qualifiée d’«historique» d’Emmanuel Macron, jeudi, au Rwanda. Ce voyage présidentiel, censé acter le rapprochement entre Paris et Kigali, a été facilité par la publication fin mars du rapport d’une commission présidée par l’historien Vincent Duclert sur le rôle de la France au Rwanda. En officialisant pour la première fois la reconnaissance de «responsabilités lourdes et accablantes» pour la France, entre 1990 et 1994, aux côtés du régime qui va conduire au génocide des Tutsis du Rwanda, le travail des historiens chargés d’examiner les archives françaises a permis de briser un tabou.

Pourtant le document remis à Libération n’a pas été porté à la connaissance des chercheurs de la commission Duclert. Aujourd’hui, il semble surgir d’outre-tombe puisque son auteur, Michel Rocard, est décédé en juillet 2016. Il s’agit d’une longue réflexion sur la politique française au Rwanda que l’ancien Premier ministre de François Mitterrand avait rédigée et qui sera enterrée.

Son importance est pourtant évidente, alors que la gauche française reste singulièrement muette sur cette implication française au Rwanda. Et que le Parti socialiste semble toujours déchiré sur le droit d’inventaire de l’héritage de François Mitterrand durant cette période cruciale de «l’histoire rwandaise de la France», pour reprendre une expression formulée dans le rapport Duclert.

«Décision incohérente»

En 1998, Rocard est donc invité à s’exprimer devant la mission parlementaire d’information (MIP) mise en place pour examiner les interventions militaires françaises au Rwanda entre 1990 et 1994. La MIP est présidée par un socialiste, Paul Quilès. Mais le 30 juin 1998, son «camarade» Michel Rocard ne sera apparemment pas autorisé à lire la déclaration qu’il a rédigée, selon ce qu’il avait déjà révélé à l’époque à Libération.

Qu’est devenue cette longue déclaration, nourrie par une visite au Rwanda l’année précédente ? Malgré les mots forts utilisés, elle n’est pas mentionnée dans les annexes, pourtant abondantes, des travaux de la MIP, celles qui sont accessibles à tous. C’est déjà curieux.

Elle doit bien figurer dans les archives complètes de la MIP abritées par l’Assemblée nationale. Mais de façon encore plus surprenante, la commission Duclert s’en verra refuser l’accès. La lettre de mission du président Macron annonçant la création de cette commission en avril 2019 précisait bien que les chercheurs seraient pour la première fois autorisés à examiner tous les fonds d’archives français sans exception. Le bureau de l’Assemblée nationale, présidé par Richard Ferrand, ancien socialiste et désormais membre du parti présidentiel, en décidera autrement. Sans jamais justifier cette décision incohérente.

LIRE L’ARTICLE COMPLET

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/05/27/genocide-rwanda-la-declaration-censuree-de-michel-rocard-sur-le-role-de-la-france-liberation/

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LA FRANCE A REFUSE DE RESTITUER LES ILES EPARSES A MADAGASCAR. L'INSECURITE S'ACCROIT DANS LE PAYS QUI CHANGE DE CAP ET SE TOURNE VERS L'EST

Par Le 26/05/2021

Madasgascar , encore un coup de force ?

Un conflit armé apparait soudain à Madagascar. De vieux conflits soudainement ravivés.

Une horde de 150 personnes armées ont attaqué trois villages dans la commune d’Ivondro, district de Midongy Atsimo, région Atsimo-Atsinanana, trois jours après l’inauguration de la base militaire de Iakora où Andry Rajoelina a affirmé que, l’insécurité a été réduite de 50% dans le pays ces deux dernières années. Lors de cette attaque, le service de la communication de la gendarmerie nationale fait état de 19 morts, 6 blessés, 3 personnes prises en otage, 300 maisons incendiées et 500 zébus volés.

L’attaque est survenue dans la nuit de samedi à dimanche dans les villages de Morafeno, de Benonoka et d’Ampahatelo. Les assaillants auraient immolé un enfant et tué deux militaires. Les autres victimes recensées seraient des villageois qui ont poursuivi les voleurs de zébu.

Des sources concordantes indiquent que des éléments de forces de défense des districts de Befotaka Atsimo et de la base militaire fraîchement inaugurée, à Iakora, ont été appelés en renfort. Les forces de l’ordre ont mobilisé des hélicoptères, des véhicules blindés et des drones, affirme la gendarmerie nationale qui précise que les compagnies, brigades, postes fixes et avancés de la gendarmerie nationale ainsi que les détachements autonomes de sécurité et les détachements spéciaux de sécurité de l’armée se sont organisés pour porter secours en urgence à ces villages. Lundi, la poursuite de ces terroristes en cavale a continué. Des pratiques qui ressemblent à celles effectuées par les groupes terroristes dans le Sahel.

Depuis que Madagascar a tenu tête à la France, l’insécurité dans le pays n’a fait que s’accroitre. En effet, depuis que la France a illégalement refusé de restituer la souveraineté des îles Eparses à Madagascar, il est clair que le gouvernement du pays a changé de cap. Un accord maritime avec l’Iran lors d’une rencontre entre les deux ministres de la Défense en Inde, un rapprochement significatif avec la Chine. Il est clair que le pays se trouve dans le collimateur.

Les accords de sécurités maritimes avec l’Iran ont non seulement permis à l’Iran et la Russie d’effectuer un grand exercice militaire maritime d’envergure en février 2021. Ce qui a littéralement brisé les monopoles tant attendus de l’axe France/US.

De plus, au cours de ces dernières semaines, la Chine a entamé une nouvelle dynamique dans ses relations avec Madagascar, des échanges diplomatiques ont eu lieu afin de renforcer la coopération sino-malagasy.

Depuis 2015, la Chine est le premier partenaire commercial de Madagascar et la plus grande source d’importations au cours de ces six années consécutives. Selon la Douane malagasy, le commerce bilatéral de marchandises a atteint 3,5 trillions d’Ariary (834 millions d’euros) en 2020, soit 18,1% du commerce extérieur total de Madagascar, une augmentation de 2 points de pourcentage par rapport à l’année précédente.

Les importations de Madagascar en provenance de Chine ont atteint 729 millions d’euros, tandis que les exportations de Madagascar vers la Chine se sont situées à 108 millions d’euros.

Li Zhanshu, président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN), a indiqué que la Chine attachait une grande importance au développement des relations Chine-Madagascar et était disposée à travailler avec Madagascar pour faire coïncider l’initiative « la Ceinture et la Route » de la Chine avec celle d'Emergence Madagascar.

La relation entre la Chine et Madagascar devrait s’intensifier en termes du commerce, « nous continuerons à mettre en œuvre le programme de Tarif Préférentiel Spécial pour les pays bénéficiaires, à élargir l’importation des produits agricoles et d’autres produits avantageux de Madagascar, et nous invitons Madagascar à profiter pleinement de China International Import Expo et d’autres plateformes pour promouvoir les produits Vita Malagasy », a expliqué l’ambassadrice Guo Xiaomei.

Le penchant de Madagascar pour le bloc de l’Est commence à créer des inquiétudes dans le camp occidental. En effet, l’emplacement de Madagascar est trop important surtout en ces temps où l’axe occidental a été mis en échec au voisin d’en face mozambicain.

Ces attaques sont soudaines et les assaillants ne sont pas vraiment identifiés. Il se pourrait que ce soit une manœuvre déstabilisatrice comme on le voit souvent sur le continent africain, qui consiste à semer le chaos dans un pays africain afin qu’il ne puisse pas se tourner vers d’autres puissances mondiales de l’Est. Mais Madagascar prend les devants avec le déploiement de la base militaire proche des sources de conflit afin de rétablir la sécurité dans le pays. 

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MALI : LE PEUPLE VEUT METTRE DEHORS LE TANDEM COLONIALISTE FRANCE/BARKHANE

Par Le 26/05/2021

Mali: le peuple veut mettre dehors la France et c'est tout !

Au Mali, coup d’État, coup de force, peu importe, tous tournent autour du fait que la population veut pousser Barkhane, les multinationales, l’influence de l’Élysée, la DGSE, le FCFA, hors du Mali et hors du continent !

Une guerre dont la population malienne sortira vainqueur, ce n’est qu’une question de temps.

Voici la situation actuelle. Les médias mainstream affirment que le colonel Assimi Goïta, vice-président du Mali, a annoncé, mardi, avoir démis de leurs fonctions le président Bah N’daw et le Premier ministre Moctar Ouane, arrêtés la veille par des membres de l'armée. Le colonel Assimi Goita les accuse d'avoir enfreint la charte de la transition.

Du côté africain, certaines sources qui seraient proches de l’ex-junte ont dévoilé que le président de la transition aurait transmis aux autorités françaises des documents relatifs à un contrat d’armement en cours de négociation avec la Russie. Paris aurait exprimé sa vive inquiétude à la Russie et s’est opposée à toute vente d'armes ou échange militaire ou sécuritaire et exhorté Vladimir Poutine à ne pas donner une suite favorable, afin d’éviter la glaciation des relations diplomatiques déjà tendues en Afrique avec l’aide russe en Centrafrique.

Une tournure assez bizarre quand on connaît un peu les penchants du président russe Vladimir Poutine qui ne se plie généralement pas à ce genre de demande surtout venant de la France.

Il est vrai que le modèle centrafricain a fait beaucoup d’émule. Une grande majorité des Africains savent qu’en se détachant de la France et en nouant des partenariats gagnant-gagnant, la situation sécuritaire et économique s’amélioreront. Mais le modèle centrafricain est avant tout un modèle d’union entre la population et son gouvernement, et vice versa.

Le fait que les militaires aient pris le pouvoir le 18 août 2020 était une chose, mais qu’ils demandent à la population de s’aligner à Barkhane, s’en est une autre. La déception a commencé à gagner le cœur des Maliens. Mais le grand coup était également fort lorsque le président de Transition, Bah N’Daw, s’est rendu à Paris, et que les Maliens l’ont vu courber l’échine face au président français Emmanuel Macron, qui est pourtant son homologue. D’autant plus que par après, celui qui était censé s’occuper des élections au Mali, c’est le même homme qui, avec ses mains recouvertes du sang de pas mal de civils au Moyen-Orient, mais également à travers le monde, à savoir Tony Blair. De plus, lors de la frappe aérienne française de Bounti dans le centre du pays, les autorités maliennes et la junte militaire ont validé la version de l’état-major français. Ce qui était assez fort aux yeux des Maliens.

Le Mali a subi plusieurs coups d’État depuis son indépendance, mais ce qui est étonnant pour beaucoup de personnes à travers le monde, c’est que malgré cela, la France a amplifié son emprise sur le pays. Ce qui donne l’impression que les divisions instaurées au sein du pays, qui provoquent des colères, des manifestations, des grèves généralisées, des coups d’État, des coups de Force, font partie d’un système néocolonial destiné à garder le contrôle du pays, de ses institutions, de son économie, de sa vie sociale, etc. Bref, du pays tout entier. D’autant plus que pour rendre la tâche de ce système plus facile, le démembrement du pays fait partie du projet unilatéral occidental.

Si le plan de démembrement du pays a capoté, c’est surtout grâce à la population malienne. Car peu importe ce que tentent la France et ses alliés pour mettre la main sur la population, ils n’y arrivent pas et n’y arriveront jamais ! Cela fait plusieurs années que le vrai masque de la France a été dévoilé au monde entier et surtout à la population malienne et sahélienne, et c'est impossible que cette Afrique puisse changer d'opinion avec des pièges grotesques et des manœuvres sournoises. La France, l’ONU, Barkhane, la Takuba, n’ont aucune chance face aux populations malienne, sahélienne et africaine.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/26/657536/Mali--le-peuple-ne-veut-plus-de-l-ombre-de-la-France

Dans Afrique

SANS L’AFRIQUE, ON NE PEUT PAS ECRIRE L’HISTOIRE DE CUBA : ESTEBAN LAZO, PRESIDENT DU PARLEMENT CUBAIN

Par Le 26/05/2021

26 Mai 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-05-25 10:20:48

 

 

La Havane, 25 mai, (RHC)- Le président du Parlement cubain, Esteban Lazo, a souligné les liens historiques entre Cuba et l'Afrique à l’occasion ce mardi de la journée du continent africain.

«Sans l'Afrique, on ne peut pas écrire l'histoire de Cuba, ni comprendre l'idiosyncrasie du peuple cubain», a écrit le président de l’Assemblée Nationale dans un message adressé au parlement panafricain.

Dans sa lettre, il a mis en exergue l'histoire qui unit les deux territoires depuis l'époque de l'esclavage, de la colonisation et de la guerre d'indépendance.

Il a également rappelé que «plus de 300 000 combattants internationalistes et coopérants civils cubains ont combattu sur le sol africain, aux côtés de leurs frères, contre le colonialisme, la domination, le racisme et l'apartheid».

«Je profite de cette occasion spéciale pour exprimer notre profonde et sincère gratitude pour les innombrables expressions de solidarité que nous recevons constamment du continent africain. Nous sommes reconnaissants pour les résolutions adoptées chaque année par l'Union africaine, qui demandent la levée immédiate du blocus criminel des États-Unis», souligne le message.

Le président du Parlement cubain a d’autre part plaidé «pour la coopération et l'unité comme seule alternative pour faire face aux défis colossaux que la pandémie de Covid-19 a imposés à l'humanité».

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/258473-sans-lafrique-on-ne-peut-pas-ecrire-lhistoire-de-cuba-esteban-lazo

Tag(s) : #Cuba

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MALI : UN SECOND COUP D'ETAT DE BARKHANE/MACRON?

Par Le 25/05/2021

 Mali : un second coup d’État de Barkhane ? 

Second coup d’État en moins d’un an dans un Mali où l’État résiste tout comme la population aux complots de Barkhane et Cie... exactement un remake du premier coup d’État à cette différence près que les médias tentent de mettre l’accent sur la dichotomie civil/militaire et de salir encore plus l’armée en s’attaquant en apparence à une junte militaire qui depuis août 2020 n’a fait que ce qu’elle a appris dans les académies militaires USA/France.

Bref, ce que Barkhane lui a appris. Pourquoi ce second coup ... RFI dit que la défense a changé évidemment pour insinuer que le régime politique en place n’est plus tenable en présence d’une armée qui a tendance de faire des putschs pour un oui ou pour un non... L’objectif caché : faire asseoir un changement de système politique, une régionalisation, une fédéralisation, un démembrement...

Puis ce coup montre que le premier coup n’a pas été un succès. En fait, le coup d’État de 2020 que la France voulait être le point de départ d’une nouvelle guerre civile. Mais les Maliens, les ingénieux Maliens en ont profité pour décomposer les réseaux liés entre autres à la DSGE et de re apprivoiser certains qaïdistes, de les réintégrer à la population. Il fallait donc un second coup. Mais vu son modus operandi, on peut conclure que Barkhane est dans une impasse totale.

Les derniers évènements au Mali ont montré pas mal de signes montrant entre autres que le Mali se débat corps et âmes afin d’empêcher les plans de l’axe USA/France de se mettre en place. Le démembrement du pays, la division au sein de la population, des ethnies, des religions, etc.

Mais ce qui est assez étonnant dans les médias concernant les évènements d’hier, lorsqu’on lit à propos de ce dernier « coup de force », c’est que le Premier ministre Moctar Ouane a tout de même eu le temps de téléphoner à un média pour expliquer rapidement la situation.

Peu après l’annonce du remaniement ministériel, des hommes armés se sont rendus au domicile du Premier ministre Moctar Ouane. Il a eu le temps de déclarer, au téléphone, la présence de militaires chez lui : « Des militaires actuellement chez moi. Ils sont en train de me conduire chez le président de la transition Bah N’Daw », avec lequel il partage un mur mitoyen.

Selon RFI, le président Bah N’Daw, le Premier ministre Moctar Ouane, leur tout fraîchement nommé ministre de la Défense le général Souleymane Doucouré et d’autres « collaborateurs » ont été conduits par les armes hier au camp militaire de Kati.

Du côté de la communauté internationale, la « tentative de coup de force » est condamnée dans un communiqué commun de la mission de l’ONU au Mali (Minusma), la Communauté des États ouest-africains (Cédéao), l’Union africaine, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni l’Allemagne et l’Union européenne. C’est la première prise de position depuis le début de l’affaire.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi dans un tweet « au calme » au Mali et à la « libération inconditionnelle » de ses dirigeants civils, arrêtés dans la journée par les militaires. « Je suis profondément préoccupé par les informations sur l’arrestation des dirigeants civils chargés de la transition au Mali », a-t-il ajouté dans son message.

Toujours selon RFI, les deux dirigeants sont accusés par le vice-président de la transition d’avoir enfreint la charte de la transition, laquelle va se poursuivre comme prévu annonce Assimi Goïta.

Avec le coup d’État du 18 août, la France s’est accaparée du gouvernement et des institutions maliennes, elle a également renforcé sa présence au Sahel tout en faisant rentrer l’Union européenne, et elle a mis en place le projet d’extension de son emprise grâce au terrorisme dans les pays de la côte du golfe de Guinée.

Avec la présence de Barkhane ou des groupes terroristes au Mali comme au Sahel, les populations sont en danger. Barkhane n’hésite pas à attaquer les populations, l’ONU continue de participer à l’expansion et au développement des groupes terroristes, doublé du projet tant attendu de la France à savoir le démembrement du Grand Mali, il est clair que ces plans ont jusqu’à présent échoué et que la France et ses alliés cherchent à changer de stratégie. Le dernier Sommet en a été un petit aperçu.

Mais, l’Occident n’a pas réussi à obtenir une emprise sur les populations. Bien au contraire, le sentiment anti-France et même anti-État occidental n’a fait que grandir. La montée de la Résistance au sein de la population malienne et même sahélienne n’a fait que s’accroître. Et on a bien pu constater également que l’une des stratégies de la France, ça serait de changer de masque et donc de stratégie pour continuer de se mettre en place pour garder son emprise dans les pays de l’ouest. Une emprise qui est en net recul !

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/25/657461/Mali--un-second-coup-d-%C3%89tat-

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SOUDAN : LE COUP ANTI-RUSSE SIGNE BIDEN

Par Le 25/05/2021

Soudan: les limites sur la présence militaire de la Russie

Monday, 24 May 2021 5:20 PM  [ Last Update: Tuesday, 25 May 2021 3:29 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La suspension des accords militaires entre le Soudan et la Russie sur l'installation des bases aériennes et navales. (Illustration)

Un groupe de conseillers militaires et de diplomates américains sont arrivés au Soudan, ce qui risque de rompre les accords militaires entre Khartoum et Moscou qui ont été suspendus.

Il y a quelques semaines, les autorités soudanaises ont suspendu l'accord conclu entre la Russie et le Soudan sur la construction des installations militaires russes dans ce pays africain; selon un certain nombre de données, les deux parties ont complètement rompu l'accord existant, d’après Avia.pro.

La décision risque de donner lieu à de sévères restrictions contre la présence militaire russe en mettant fin à la construction d’une base aérienne militaire et d’une base navale, mais aussi au déploiement de systèmes de défense aérienne, aux missiles tactiques et à d’autres armes.

Des sources soudanaises ont déclaré que Khartoum avait proposé à Moscou un autre accord qui prévoyait de limiter la présence militaire russe à la base de Flamingo sans véhicules militaires lourds ni batteries de missiles, a jouté Avia.pro.

Il s’agit plutôt d’une coopération dans le cadre de la maintenance et du soutien technique; la base sera donc civile pour fournir des services logistiques aux navires et non les équipements militaires.

Soudan-Sud: un pur

Soudan-Sud: un pur

Le Soudan du Sud, cet Etat créé de toute pièce par un axe néocolonial sans cesse en quête de faire imploser les pays africains 

Cependant, le vice-ministre de la Défense, Alexander Fomin, à la tête d’une délégation militaire russe a récemment eu des entretiens à Khartoum au cours desquels il a insisté pour le maintien de l’accord qui, signé à la fin du mandat de l'ancien président Omar el-Béchir, prévoyait la création d'un centre d'approvisionnement de la flotte russe au Soudan.

Auparavant, les médias soudanais, citant un haut responsable du pays, avaient rapporté que l'armée russe avait reçu l'ordre de charger le matériel militaire et les armes livrés auparavant au pays à bord du navire Ivan Khurs et de le sortir du Soudan.

Début mai, South Front avait interrogé si les USA avaient réussi par Soudan interposé à pousser la Russie vers la porte, affirmant que l'armée américaine est arrivée au Soudan au milieu des informations faisant état d'une interdiction à la Russie de construire sa base navale.

« Le Soudan avait déchiré un accord précédemment conclu avec la Russie pour permettre la construction d'une base navale russe dans la ville de Port Soudan. La partie russe a indiqué qu'elle n'avait pas reçu les notifications pertinentes, mais le Soudan a promis de commenter officiellement l'apparition de ces informations. C'est dans ce contexte qu'un groupe de conseillers militaires et de diplomates américains est arrivé au Soudan, ce qui confirme évidemment les données selon lesquelles une base navale russe au Soudan n'apparaîtra pas, du moins dans un proche avenir », a affirmé le site russe, Girodivite. 

«C'est à Port Soudan, une ville soudanaise surplombant la mer Rouge, qu'un autre affrontement aura lieu entre les États-Unis et la Russie sur la présence militaro-politique et économique des deux superpuissances sur le continent africain », a averti la publication russe.

Le coup-éclair Poutine/Ansarallah?

Le coup-éclair Poutine/Ansarallah?

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/24/657377/Soudan-Russie-presence-militaire

Dans Afrique

GOLFE DE GUINEE : L’ALLIANCE OCCIDENTALE CONTRE L’ALLIANCE AFRICAINE!

Par Le 22/05/2021

Golfe de Guinée: l'alliance occidentale contre l'alliance africaine !

L’arrivée de l’Iran ou de la Russie dans le golfe d’Aden et plus au sud dans l’océan Indien à hauteur de Madagascar, a permis de briser une certaine tentative franco-américaine de prendre le monopole des eaux. L’arrivée du bloc de l’Est a donc permis non seulement de minimiser la piraterie maritime, mais en plus de constater qu’au plus les forces navales occidentales quittaient les lieux, et au plus la piraterie diminuait également.

Donc, la tentative d’un monopole des eaux aux alentours de la Corne de l’Afrique fut un échec, et la politique anticolonialiste du Mozambique et de Madagascar a également empêché la colonisation de ces eaux territoriales et a poussé l’axe occidental à se rabattre vers le golfe de Guinée.

Maintenant, la piraterie a considérablement augmenté dans le golfe de Guinée depuis l’arrivée des forces navales occidentales. D’ailleurs, les navires les plus touchés par la piraterie sont souvent des navires chinois, turcs ou russes. Les navires ou les nombreuses plateformes pétrolières occidentaux ne sont jamais la proie de la piraterie maritime.

Actuellement, le golfe de Guinée apparaît dans les médias comme étant la région la plus dangereuse du monde pour la navigation commerciale.

Dès 2013, des initiatives ont été prises par les États riverains pour tenter de le juguler, avec par exemple l’achat de patrouilleurs, l’harmonisation des règles de poursuite ou encore le partage de renseignements. Et cela a montré que non seulement les États riverains sont tout à fait capables de régler seul et sans une pseudo aide des États occidentaux. Le problème de la piraterie maritime qui comme avec le terrorisme de Daech sur terre, apparaît une fois que les occidentaux cherchent non seulement à piller à très long terme les ressources naturelles des pays riverains, mais également à occuper cet emplacement stratégique pour entre autres saper la route au commerce chinois et russe, mais également le corridor anti-sanction que l’Iran et plusieurs États africains ont mis en place.

Il est également important de rappeler que la piraterie n’est pas entièrement téléguidée par l’Occident. Il y a bien sûr, des groupes de résistants qui se battent contre la présence occidentale.

L’exploitation pétrolière dans la région a suscité du mécontentement au sein des populations locales, qui ne profitaient pas de la manne que les pays africains de la côte génèrent.

En mars dernier, l’armateur danois Maesrk a réclamé la mise sur pied d’une opération navale dans le golfe de Guinée afin d’y lutter contre la résistance africaine dans cette région. Plus tard, Copenhague a également défendu une telle approche, jusqu’à aller à donner l’exemple en annonçant le déploiement dans la région, d’ici la fin de cette année, d’une frégate qui se rajoutera donc aux nombreux navires européens et américains dans le golfe de Guinée.

Ce 18 mai, soit deux mois après l’appel lancé par Maersk, près d’une centaine de compagnies maritimes ont signé une déclaration plaidant en faveur de la création d’une « coalition » internationale pour envahir le golfe de Guinée.

« Si le nombre d’attaques reste inchangé par rapport à 2020, la violence, la portée et la sophistication de celles-ci ont augmenté”, est-il souligné dans cette déclaration. Et donc d’en appeler « toutes les parties prenantes à s’unir dans une coalition pour mettre fin aux menaces dans la région. Pourtant, il n’y a pas si longtemps que cela, le Cameroun et la Guinée équatoriale se sont alliés et ont repoussé ensemble plusieurs attaques venant de pirates qui sont à la solde de l’Occident. Et des alliances dans le genre se multiplient parmi les pays du continent africain surtout entre les États riverains qui veulent empêcher la colonisation des eaux de la région.

Nous savons qu’avec la multiplication des forces navales occidentales dans la région, la piraterie ne fera qu’augmenter et se renforcer comme on a peut le constater dans le Sahel et dans d’autres régions de l’Afrique et la Corne de l’Afrique et le golfe d’Aden en est également un exemple.

L’Occident se prépare visiblement à se battre contre les pays riverains, mais également contre la présence des pays du bloc de l’Est comme la Chine, la Russie ou l’Iran.
Jusqu’à présent, les tentatives de monopole ont toutes été vouées à l’échec et ce n’est pas avec la montée des alliances intra-africaines et les alliances entre le continent africain et le bloc de l’Est, que l’Occident arrivera à prendre le monopole de quoi que ce soit !

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/21/657146/Golfe-de-Guin%C3%A9e--l-alliance-occidentale-contre-l-alliance-africaine--

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TCHAD : LE PUTSCH DU COLONIALISTE MACRON ECHOUE

Par Le 20/05/2021

Le Coup d’État échoue au Tchad 

Le problème avec les think tank néocolonialistes si actifs en ce début du XXIe siècle en Afrique tout comme au Moyen-Orient est qu’ils ne tiennent compte ni du temps ni de grandes évolutions que connaissent les nations africaines, moyen-orientales, maghrébines, quitte à rester confinés dans leurs théories datées bidons et à tirer des plans sur les comètes.

Ainsi va de ce scénario particulièrement grotesque de la France et Cie au Tchad où ces derniers ont éliminé de la manière la plus éhontée qui soit un « vrai faux ami », du nom d’Idliss Deby, à l’aide des agents et des officiers spéciaux de DSGE et de la CIA et du Mossad alors même que ce dernier venait à être réélu, en dépit des réticences de ses alliés occidentaux qui après 7 ans d’occupation du Sahel par Barkhane interposé, d’implantation des dizaines de bases militaires, ont fini par comprendre que l’arme du terrorisme qu’ils ont créé de toute pièce ne fonctionnent plus et que les populations ouest-africaines, leurs armées et mêmes leurs États ne veulent plus d’eux. Puis Deby symbolisait l’unité africaine de l’époque de Kadhadi, avec une armée unie, une monnaie anti coloniale unie capable de faire face militairement et économiquement à un Occident en faillite. Le plan de son assassinant Macron et Cie l’ont concocté en 2020 dès qu’il a quitté le G5 Sahel, signant organiquement son arrêt de mort, car cette armée tchadienne que feu Deby a accepté d’en envoyer 1200 effectifs au Sahel quelques semaines avant le coup d’État est l’une des meilleures, un exemple même et que si « les opérations genre “Colère de Bohama” se mettent à se multiplier, que les “djihadistes” soient élimés par les armées africains à quoi bon ces violeurs, ces pilleurs et ces saboteurs de Barkhane. Ceci étant le coup trop œdipien de tuer le père et de le remplacer par le fils, et ce, sous les apparences d’une rébellion puis de dire à ses agents de se calmer pour mettre en place une transition bidon dont l’objectif consiste à mercenaires in fine l’armée tchadienne et à compléter l’emprise sur le lac Tchad a été trop terre à terre, trop mesquin pour tromper qui que ce soit. Même le président congolais n’a pas pu ne pas le reconnaître quand on lui a posé la question de savoir si Deby a été oui ou non victime d’un putsch. Pour la première fois depuis le putsch français au Tchad les Tchadiens sont descendus dans la rue. Sputnik dit : “Ce mercredi, une marche pacifique se tient à N’Djamena, la capitale tchadienne, contre le Conseil militaire de transition (СMT) et l’ingérence de la France. Les Tchadiens marchent chaque semaine depuis le début de la transition politique pour exprimer leur désaccord.

La manifestation pacifique de ce mercredi 19 mai se tient dans le cadre de la série de marches organisées chaque semaine par la coordination de la Coalition ‘Wakit Tamma’ (‘L’heure est arrivée’). Les participants dénoncent l’ingérence de la France dans les affaires intérieures du Tchad après la mort du Président Idriss Déby et exigent une vraie transition politique en vue d’élections transparentes.”

Évidemment il y a trop de traces des ONG souvent manipulées par les Occidentaux pour qu’on croie à un mouvement spontané. N’empêche que ce mouvement un peu comme le M5 malien est le signe d’un malaise colonialiste : les Africains sont désormais trop avertis pour que les vieilles recettes colonialistes du siècle passé marchent instamment sous peu un coup à la centrafricaine risque de tomber sur la tête des tireurs de ficelles des putschistes.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/20/657044/Zoom-Afrique-du-20-mai-2021

Dans Afrique

MACRON A BEL ET BIEN AIDE A L’INSTALLATION DU POUVOIR MILITAIRE AU TCHAD. LA RANCŒUR CONTRE LA FRANCE S’AMPLIFIE

Par Le 19/05/2021

 

Manifestation à N’Djamena contre le Conseil de transition militaire (СTM) et l’ingérence de la France le 08.05.2021

«La France a bel et bien aidé à l’installation du pouvoir militaire»: au Tchad, la rancœur contre Paris s’amplifie

© AFP 2021 DJIMET WICHE

AFRIQUE

20:46 19.05.2021(mis à jour 22:00 19.05.2021)URL courte

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Mahamat Nour Ibedou, un des leaders de la société civile tchadienne, décrit la situation actuelle et confirme à Sputnik avoir été convié chez l’ambassadeur de France au Tchad pour «une demande voilée» de cesser les manifestations contre le nouveau pouvoir.

Ce mercredi à partir de six heures du matin, une marche pacifique, contre le Conseil militaire de transition et l’ingérence de la France, a démarré dans la capitale tchadienne. Cette manifestation se tient dans le cadre de la série de marches pacifiques organisées chaque semaine par la coordination de la coalition « Wakit Tamma» («L'heure est arrivée» en arabe tchadien). Mahamat Nour Ibedou, une des figures centrales de la société civile tchadienne, était présent lors de la marche et a répondu aux questions de Sputnik.

Sputnik: Depuis le 20 avril, le Tchad se trouve dans une période de transition, comment évaluez-vous les changements réels qui se passent actuellement dans le pays et à quels changements vous attendez-vous dans un avenir proche?

Mahamat Nour Ibedou: Nous avions pensé qu’après la mort de M.Déby ça serait une opportunité formidable pour essayer de repartir sur de nouvelles bases, parce que notre pays a été complément détruit par la mauvaise gouvernance chronique depuis 31 ans. C’était l’occasion de mettre en place des institutions avec des hommes capables, afin d’essayer de faire décoller ce pays. Dans un avenir proche, il nous faut vraiment une vraie transition avec un vrai dialogue inclusif où on doit faire venir tout le monde. Il faut surtout faire venir les opposants armés parce que sans cela il n’y aura pas de paix. Aucun opposant ou mécontent ne doit rester à l’extérieur de ce dialogue, tout le monde doit débattre des problèmes du Tchad et nous allons en finir une fois pour toutes.

Sputnik: Vous manifestez contre l’ingérence de la France dans les affaires intérieures tchadiennes, dans quoi cette ingérence se manifeste-t-elle d’après vous?

Idriss Déby

© AFP 2021 MICHAEL TEWELDE

Mort d’Idriss Déby: un avenir incertain pour le Tchad?

Mahamat Nour Ibedou: Notre organisation est l’ensemble de l’association de la société civile, des partis politiques, des personnalités et des ressources, des plateformes des jeunes. Nous avons organisé plusieurs manifestations contre le coup d’État [la mise en place du Conseil militaire de transition, ndlr] et contre le gouvernement français, dont celle du 27 avril où il y a eu 16 morts, et nous savons que la répression a été ordonnée par le Conseil militaire qui est soutenu par la France. C’est terrible mais la France est co-responsable de la mort de ces 16 personnes. Puisque notre coalition est contre ce coup d’État, nous sommes devenus «les indésirables» de Paris, parce que quand une délégation internationale arrive au Tchad, la France s’arrange pour nous empêcher de les voir et essaie de nous marginaliser.

Une marche pacifique se tient à N’Djamena contre le Conseil de transition militaire (СTM) et l’ingérence de la France.

© SPUTNIK

Une marche pacifique se tient à N’Djamena contre le Conseil de transition militaire (СTM) et l’ingérence de la France.

Sputnik: Est-ce que vous avez subi une pression quelconque de la part des autorités françaises durant les manifestations dans les villes tchadiennes?

Mahamat Nour Ibedou: L’ambassade de France avait essayé de dissuader mes camarades de la société civile, notamment la Plateforme des jeunes, d’effectuer la marche qu’ils avaient préparée. Moi, j’avais été reçu par l’ambassadeur lui-même qui m’a parlé d’un « pays fragile, qu’il ne faudrait pas mettre à mal». Donc, d’une manière voilée, il avait demandé de ne pas faire la marche.

Après la mort d’Idriss Déby, la France a bel et bien aidé à l’installation du pouvoir militaire, plus précisément, la France a aidé à faire un coup d’État pour sauver ses intérêts. La France cherche à garder coûte que coûte le système de M.Déby, parce que tout est en place maintenant, il n’y a que la tête qui a changé.

Nous avons pensé que la mort d’Idriss Déby était une formidable opportunité de faire du Tchad un pays prospère, respecté, le pays où règne la justice sociale, le pays où le peuple trouvera le bien-être. Et désormais, après 30 ans de misère, la France cherche à perpétrer 30 autres années par le biais de son fils.

Mahamat Nour Ibedou, un des leaders de la société civile tchadienne

© SPUTNIK

Mahamat Nour Ibedou, un des leaders de la société civile tchadienne

Sputnik: Vous militez pour les droits de l’homme depuis des dizaines d’années au Tchad, d’après vous, quel bilan a laissé Idriss Déby après lui à ce sujet?

Mahamat Nour Ibedou: C’est un des bilans les plus catastrophiques qui soit. Aucun des chefs tchadiens n’a été l’auteur d’un tel désastre envers son peuple. Le pays est devenu pétrolier depuis 2004, quand le pétrole a été commercialisé. Mais en 2018 il fallait recourir au gouvernement français pour pouvoir payer les fonctionnaires. Il est évident que l’injustice est flagrante parce que le pouvoir est devenu clanique, tous les fondements économiques ont été détruits: il n’y a aucune politique d’emploi, tout est à refaire dans ce pays. L’argent en provenance des ressources pétrolières a été massivement détourné et logé dans les paradis fiscaux, alors que le peuple tchadien vit une misère terrible et le pays arrive en dernier dans toutes les statistiques mondiales.

Les populations arrivent à peine à faire un repas par jour et, dans les campagnes, les gens partent creuser les fourmilières, pour cueillir les quelques grains accumulés par les fourmis et faire manger leurs enfants. L’eau est pratiquement inexistante. Même dans la capitale, les robinets sont secs une fois sur deux.

Mahamat Déby Itno

© AFP 2021 MARCO LONGARI

Mort d’Idriss Déby: «On se fout de la démocratie, on se fout de la mort» – Loïk Le Floch-Prigent

Tout est à reconstruire, le chômage est endémique, l’injustice est flagrante, la justice et les autres institutions sont aux ordres de l’exécutif, y compris les députés. Presque toutes les recettes sont détournées massivement par la famille de M.Déby, toutes les institutions financières sont gouvernées par les parrains du clan Déby. Le pays a été tout simplement pillé. Le peuple tchadien vit encore plus la misère qu’avant l’ère pétrolière.

Sputnik: Depuis septembre 2020 vous avez été suspendu de votre poste de secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l'homme (CTDDH) par la justice. Comment menez-vous vos activités depuis et aujourd’hui?

Mahamat Nour Ibedou: Depuis septembre 2020, j’ai fait l’objet d’une suspension illégale par une ordonnance d’un des juges qui a été aux ordres de M.Déby, puisque M.Déby ne voulait pas me voir à la tête de mon organisation. Mes avocats ont fait appel de cette suspension et tant que le verdict n’est pas tombé je reste toujours le secrétaire général de la CTDDH. Mais Déby avait oublié qu’en me suspendant de la tête de l’organisation, je restais toujours membre de la CTDDH et un défenseur des droits de l’homme. Donc rien ne m’empêche de mener les activités que je veux.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202105191045623820-la-france-a-bel-et-bien-aide-a-linstallation-du-pouvoir-militaire-au-tchad-la-rancur-contre-paris/

Dans Afrique

NARCISSE MACRON, CARPETTE DE L'IMPERIALISME US, MENACE L'AFRIQUE?

Par Le 19/05/2021

France/Afrique: la menace sous le visage de la charité ?

Le Sommet de Paris : une nouvelle mascarade qui permettra davantage à d’autres puissances comme les alliés européens et américains de mettre le couteau sous la gorge de l'Afrique.

Encore une manière d'humilier et de masquer la réalité sous une forme de forum de charité.

Les médias mainstream ont des versions assez variées de ce sommet. Certains titres disent que les États africains ont besoin d’argent pour la lutte anti-terroriste, d’autres parlent d’une demande de l’Afrique à accélérer la vaccination, et encore d’autres de la relance économique africaines qui a reçu un grand coup suite à la pandémie mondiale. Bref, les avis sont visiblement variés, mais il est clair que ce rideau économique cachait les vrais intentions européennes et même américaines.

Dans le numéro de Zoom Afrique du 18 mai, nous avons surtout relayé les avis de plusieurs experts qui se sont exprimés par rapport à ce Sommet au volet soi-disant économique. Pour rester dans le ton économique, il est clair que la seule manière de voir l’émergence économique en Afrique, c’est d’abord et avant tout suite à une indépendance monétaire et défensive. Les différents systèmes financiers mis en place pour entretenir l’indépendance des États africains vis-à-vis de l’Occident est un coup qui est bien pire que la pandémie mondiale.

Mais ce Sommet avait tout de même un autre visage. Vu les États africains qui y étaient invités, on aurait pu constater la présence d'autres États qui n’avaient strictement rien à voir avec les pré-carré français, comme entre autres le fameux Mozambique auquel la France accorde un intérêt particulier, l’Éthiopie, le Soudan. Lors de ce Sommet, le terme de « New Deal » a souvent été mentionné. Mais s’agissait-il d’un New-Deal « économique » ?

Ce Sommet avait plus l’air d’être une réunion pour des « arrangements » sous peine de menace en cas de refus.

Dans le numéro de Zoom Afrique de hier, certains experts avaient mentionné une tentative d’expansion et de rétablissement de la Françafrique grâce à ce sommet. Mais cela est peu probable vu que la Françafrique n’existe plus depuis la mise en place de la nouvelle stratégie américaine de reconquête de l’Afrique.

C’est pourquoi nous pouvons constater la présence de certains pays comme l’Éthiopie qui continue de repousser les ingérences étrangères quant à la gestion de sa politique intérieure et le Mozambique qui a tenu en échec le plan d’occupation de son pays.

Un New Deal, certes, mais à quel prix ? Il est clair que la menace est visible et que les pays invités ont plus l’air d’être exhortés à se plier aux diktats et adhérer aux futurs plans de déstabilisation des régions en Afrique. Sinon, beaucoup de pays d’Afrique auraient besoin d’une relance économique malgré que les sommes proposées et même qui sont plutôt ridicules et couvriraient à peine certaines dépenses sur le continent.

La veille, le président français Emmanuel Macron avait annoncé l’effacement de la dette soudanaise et ce n'était pas anodin. Cet effacement de la dette est surtout dû à sa position stratégique par rapport à l’Éthiopie, l’Érythrée, la Centrafrique, le Tchad et dans un proche avenir, l’Égypte et le Soudan du Sud.

Le président sénégalais Macky Sall a d’ailleurs déclaré dans son allocution, « Ce sommet sera une réussite s’il parvient à établir et porter une dynamique novatrice à trois niveaux : un, la réforme; deux, un nouvel état d’esprit de partenariat; et trois, de nouveaux paradigmes pour un New Deal, à défaut d’un Plan Marshall pour l’Afrique », a dit le président Sall.

Ce Sommet était plus une manière pour Paris de transmettre non seulement ses diktats et ceux de ses alliés, et dans le cas où les chefs d’États africains acceptent, il pourrait bénéficier d’une contrepartie financière. Dans le cas contraire, il faudra voir une nouvelle vague de déstabilisation dans les différentes régions d’Afrique.

Il ne faut pas également oublier une chose essentielle. C’est que les États africains se démènent de plus en plus pour récupérer leur indépendance et mettent pas mal d’initiative en route, dans droit fil. Les populations africaines sont également derrière ces initiatives, et c’est pourquoi la France et ses alliés ont de plus en plus recours à la violence directe envers le continent. La stratégie a certes changé du côté de l’axe occidental, mais elle a également changé du côté africain !

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/19/657001/FranceAfrique--la-menace-sous-le-visage-de-la-charit%C3%A9--

Dans Afrique

P.C. SOUDANAIS : LE PEUPLE EST DESCENDU PACIFIQUEMENT DANS LES RUES DE LA CAPITALE. L’ARMEE A TIRE TUANT 3 MANIFESTANTS, PLUS DE 30 BLESSES

Par Le 14/05/2021

12 Mai 2021

Parti communiste soudanais : les manifestants sont descendus dans les rues de la capitale et d'autres villes
5/12/21 9:23 AM
Chers camarades,

Des milliers de manifestants pacifiques sont descendus dans les rues de la capitale et d'autres villes pour marquer le deuxième anniversaire du massacre commis contre les manifestants sur la place de l'armée.

-Une partie des manifestants a forcé l'entrée de la place de l'armée pour demander justice pour les martyrs. Un groupe de soldats a tiré des balles réelles en l'air. Alors que les manifestants quittaient pacifiquement la place, une autre série de balles a été tirée sur les manifestants. Trois manifestants ont été tués, plus de trente ont été blessés et des dizaines ont été arrêtés.

-Ce nouveau crime brutal prouve sans aucun doute que la clique dirigeante actuelle est déterminée à poursuivre sur la voie de la confiscation des droits et libertés politiques, à mettre en œuvre ses plans pour imposer pleinement le programme du projet d'atterrissage en douceur, qui vise à protéger les intérêts de la bourgeoisie parasite locale, de l'impérialisme et des gouvernements réactionnaires régionaux.

-Tout en condamnant fermement ce crime, le PCS appelle tous les partis frères à exprimer leur solidarité avec la lutte de notre peuple pour arracher ses droits, protéger les acquis et établir une autorité civile totale.

 

Secrétariat du CC, PCS

source : http://www.solidnet.org/article/Sudanese-CP-demonstrators-took-to-the-streets-of-the-capital-and-other-cities/

Tag(s) : #Soudan#Communiste

Dans Afrique

EN CENTRAFRIQUE, CAPTURE D’UN MERCENAIRE FRANÇAIS. UN VERITABLE ARSENAL DE GUERRE DECOUVERT CHEZ LUI

Par Le 11/05/2021

RCA : la France prise la main dans le sac !

En Centrafrique, on peut voir que le pays va mieux et que la France va très mal !

Un mercenaire français a été arrêté, ce lundi à Bangui en Centrafrique, un véritable « arsenal de guerre » ayant été découvert chez lui.

Selon l’article de l’AFP, l’homme apparaît, selon des sources sécuritaires, sur des photos partagées sur les réseaux sociaux, mains attachées dans le dos, accompagné de policiers, devant un commissariat de Bangui. Plusieurs armes de guerre, des munitions et du matériel militaire reposent à ses pieds.

« Un ressortissant français a été arrêté aujourd’hui. C’était quelqu’un qui se disait journaliste, et chez qui on a retrouvé un arsenal très important », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.

« Un citoyen étranger a été détenu à Bangui avec une énorme quantité d’armes et de munitions », a précisé pour sa part sur Twitter le Russe Valéry Zakharov, conseiller du président centrafricain Faustin Archange Touadéra.

Le suspect avait exercé ponctuellement dans plusieurs organisations en Centrafrique comme garde du corps, et avait aussi fait « un court passage dans l’armée dans sa jeunesse ».

L’AFP a tout de même essayé de minimiser la casse, en terminant son article par l’influence russe en Centrafrique. Mais on aimerait tout de même comprendre le lien entre un mercenaire français et la présence russe dans le pays.

Bref, les autorités de Bangui continuent de mener l’enquête.

La situation se complique pour la France en Centrafrique. En effet, avec un sentiment anti-français qui est grandissant en RCA, mais également sur le continent africain, Paris tente, certes, de tourner ce sentiment et cette révolte à son avantage, mais là en Centrafrique, on peut dire clairement que la France est grillée !

Ce mercenaire français se faisait passer pour un journaliste. Selon certaines sources, il aurait même été en lien direct avec plusieurs groupes armés en Centrafrique. Les mêmes qui ont maintenant formé une coalition sous la direction de l’ancien putschiste centrafricain, François Bozizé. L’implication de la France dans les tentatives de déstabilisation de la Centrafrique et même des autres pays africains n’a jamais fait aucun doute chez les Africains, mais voilà que de plus en plus d’éléments remontent à la surface et nous poussent vers cette direction. Est-ce que Paris va tenter de redorer le blason ? Ça risque d’être quand même d’être impossible.

Cela dit, il y en a un qui compte bien profiter de la situation pour se faire bien voir, c’est l’ONU et sa mission en Centrafrique.

Située à 130 km au nord de Bangassou, dans la préfecture du Mbomou, la ville de Bakouma serait sécurisée depuis dimanche par les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine. C’est ce qu’indique le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye dans un communiqué de presse datant du 10 mai 2021.

Cette information donne l’impression que maintenant que les FACA ont fait le boulot, la Minusca tente maintenant d’accaparer les mérites. Encore un peu, et l’ONU prétendra que lorsque les rebelles voulaient « marcher sur Bangui » c’est la Minusca qui les a arrêtés.

Quoi qu’il en soit, l’arrestation de ce mercenaire français, montre la vigilance et de la Centrafrique qui ne peut pas baisser sa garde face à la France qui montre encore une fois, qu’elle est prête à toutes sortes d’exactions pour déstabiliser les pays d’Afrique. La Françafrique, c’est fini. Les populations africaines n’en veulent plus et il serait grand temps que la France s’y fasse !

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/11/652430/RCA:-la-France-prise-la-maind-dans-le-sac-!

Dans Afrique

TOUT COMPRENDRE A LA "CATASTROPHE HUMANITAIRE" QUI SECOUE MADAGASCAR

Par Le 03/05/2021

Tout comprendre à la « catastrophe humanitaire » qui secoue Madagascar (L’Express)

MAI 02

Publié par 

Le sud de l’île est confronté à une grave sécheresse, provoquant une famine sur place. Une situation difficile, dans un contexte épidémique également tendu.

© PAM/Tsiory Andriantsoarana
Des résidents dans les communautés touchées par la sécheresse d’Ifotaka, au sud de Madagascar, reçoivent une aide alimentaire fournie par le PAM

La sécheresse n’en finit pas et aggrave de jour en jour la famine dans le sud de Madagascar, la malnutrition aiguë touchant les enfants ayant presque doublé en quatre mois, alerte le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le PAM. Le point sur la situation. 

Les faits. La malnutrition des enfants de moins de cinq ans atteint désormais le chiffre affolant de 16,5% selon une évaluation récente du ministère malgache de la Santé, souligne le PAM dans un communiqué jeudi. Le district le plus touché est celui d’Ambovombe, tout au sud de l’île de l’océan Indien, où cette malnutrition aiguë dépasse les 27%, « mettant la vie de nombreux enfants en danger ».  

« L’ampleur de la catastrophe dépasse l’entendement. Si nous ne renversons pas cette crise, si nous ne fournissons pas de nourriture (…) des familles vont mourir de faim et des vies seront perdues », affirme le directeur principal des opérations du PAM, Amer Daoudi, en mission dans la zone. Ce dernier décrit des scènes « d’enfants qui n’ont plus que la peau sur les os », et de femmes obligées de vendre leurs ustensiles de cuisine, au cours d’un briefing de l’ONU à Genève. « Il nous faut de l’argent et des ressources tout de suite », insiste-t-il dans un communiqué. 

Pourquoi c’est important. Le PAM, qui aide déjà près de 750 000 Malgaches avec des dons de nourriture et d’argent, évalue à plus de 61 millions d’euros les besoins pour les six prochains mois, afin d' »empêcher une catastrophe ». Plusieurs années consécutives de sécheresse ont laissé 1,35 million de personnes en situation vulnérable, nécessitant « une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence ». LIRE AUSSI >> A Madagascar, le pillage des richesses indigne la population

Depuis septembre, début de la période de soudure, les familles ont épuisé leurs réserves alimentaires et consommé leurs stocks de semences, ne laissant rien pour la saison de plantation de novembre/décembre 2020. Et les perspectives de récolte pour 2021 sont « médiocres », vu « l’absence de pluies lors de la dernière campagne de semis », souligne encore le PAM. 

LIRE LA SUITE

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/05/02/tout-comprendre-a-la-catastrophe-humanitaire-qui-secoue-madagascar-lexpress/

Dans Afrique

TOUT COMPRENDRE A LA "CATASTROPHE HUMANITAIRE" QUI SECOUE MADAGASCAR

Par Le 03/05/2021

Tout comprendre à la « catastrophe humanitaire » qui secoue Madagascar (L’Express)

MAI 02

Publié par 

Le sud de l’île est confronté à une grave sécheresse, provoquant une famine sur place. Une situation difficile, dans un contexte épidémique également tendu.

© PAM/Tsiory Andriantsoarana
Des résidents dans les communautés touchées par la sécheresse d’Ifotaka, au sud de Madagascar, reçoivent une aide alimentaire fournie par le PAM

La sécheresse n’en finit pas et aggrave de jour en jour la famine dans le sud de Madagascar, la malnutrition aiguë touchant les enfants ayant presque doublé en quatre mois, alerte le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le PAM. Le point sur la situation. 

Les faits. La malnutrition des enfants de moins de cinq ans atteint désormais le chiffre affolant de 16,5% selon une évaluation récente du ministère malgache de la Santé, souligne le PAM dans un communiqué jeudi. Le district le plus touché est celui d’Ambovombe, tout au sud de l’île de l’océan Indien, où cette malnutrition aiguë dépasse les 27%, « mettant la vie de nombreux enfants en danger ».  

« L’ampleur de la catastrophe dépasse l’entendement. Si nous ne renversons pas cette crise, si nous ne fournissons pas de nourriture (…) des familles vont mourir de faim et des vies seront perdues », affirme le directeur principal des opérations du PAM, Amer Daoudi, en mission dans la zone. Ce dernier décrit des scènes « d’enfants qui n’ont plus que la peau sur les os », et de femmes obligées de vendre leurs ustensiles de cuisine, au cours d’un briefing de l’ONU à Genève. « Il nous faut de l’argent et des ressources tout de suite », insiste-t-il dans un communiqué. 

Pourquoi c’est important. Le PAM, qui aide déjà près de 750 000 Malgaches avec des dons de nourriture et d’argent, évalue à plus de 61 millions d’euros les besoins pour les six prochains mois, afin d' »empêcher une catastrophe ». Plusieurs années consécutives de sécheresse ont laissé 1,35 million de personnes en situation vulnérable, nécessitant « une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence ». LIRE AUSSI >> A Madagascar, le pillage des richesses indigne la population

Depuis septembre, début de la période de soudure, les familles ont épuisé leurs réserves alimentaires et consommé leurs stocks de semences, ne laissant rien pour la saison de plantation de novembre/décembre 2020. Et les perspectives de récolte pour 2021 sont « médiocres », vu « l’absence de pluies lors de la dernière campagne de semis », souligne encore le PAM. 

LIRE LA SUITE

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/05/02/tout-comprendre-a-la-catastrophe-humanitaire-qui-secoue-madagascar-lexpress/

Dans Afrique

SAHEL : NOUVELLES TURBULENCES EN PERSPECTIVES ?

Par Le 02/05/2021

Sahel: nouvelles turbulences en perspectives?

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 01 mai 2021

Observateur continental

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La mort du président tchadien Idriss Deby fait planer le doute quant à une possible détérioration de la situation sécuritaire dans la région du Sahel. Le tout au moment où les forces occidentales présentes sur le terrain sont loin de contribuer à améliorer cette situation.

Le décès d’Idriss Deby, complètement inattendu pour de nombreux observateurs, dépasse aujourd’hui le cadre strictement tchadien et renvoie à l’incertitude quant aux perspectives régionales du Sahel. Notamment en raison de la considération que les événements à l’intérieur du Tchad risquent de rendre plus compliqué l’engagement du pays dans les campagnes régionales de lutte contre le terrorisme.

La France, dont le Tchad est officiellement un allié, n’avait pas tardé à réagir, en mettant en avant sa pleine solidarité avec N’Djamena suite au décès d’Idriss Deby, à qui un hommage a été rendu aussi bien par le président français Emmanuel Macron, qui saluait «un ami», que par la ministre française des Armées Florence Parly, qui parle de perte «d’un allié essentiel pour la France». Notamment pour l’opération Barkhane au Sahel.

D’autres pays ont également rendu un hommage au président défunt, notamment la Chine, via le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin, en rappelant qu’Idriss Deby «avait attaché une grande importance au développement des relations d’amitié entre la Chine et le Tchad et avait apporté des contributions positives à la coopération amicale entre les deux pays».

Pour revenir à la France, partenaire clé du Tchad, et malgré une solidarité de Paris clairement affichée, pour nombre d’analystes africains – des questions persistent. Notamment sur les circonstances de la mort du président tchadien, et le fait qu’à la différence des fois précédentes – les militaires français n’avaient pas participé aux combats contre les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) – nommés pour responsables de l’attaque ayant conduit à la mort d’Idriss Deby.

Certains vont même jusqu’à avancer l’idée que face aux récents échecs stratégiques subis sur le continent africain, notamment en République centrafricaine, l’establishment français ne chercherait-il pas des alliés plus dociles, dont il aurait un contrôle et une capacité de maniement plus importante. Tout est possible, le fait est de nombreux citoyens du Tchad refusent ce schéma relationnel avec Paris. Et leur voix se fait entendre.

En parlant des perspectives régionales, il est pratiquement certain que si la situation se détériorait au Tchad, cela aura des impacts pour le Sahel de façon générale. Le tout au moment où les défis sécuritaires restent de taille pour tous les pays concernés. A ce propos, les médias mainstream oublient comme si souvent de rappeler le pourquoi du comment de cette situation qui perdure. Et qui n’est autre que la conséquence directe de l’intervention de l’Otan contre la Libye de Mouammar Kadhafi.

L’autre question à se poser, c’est pourquoi la présence de troupes françaises, notamment dans le cadre de l’opération Barkhane, débutée en 2014 au Sahel, n’apporte pas de véritables résultats sur le terrain. Cette question mérite d’ailleurs d’être posée également aux forces étasuniennes présentes en Afrique, y compris dans les pays du Sahel, , appartenant au Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom).

Mais peut-être que l’objectif c’est justement de promouvoir encore plus de chaos pour «légitimer» la présence, de plus en plus remise en cause par la très grande partie de l’opinion publique des pays africains? Et à défaut de pouvoir réaliser des coups d’Etat et des déstabilisations en tout genre aussi facilement que dans le passé – reprendre la bonne vieille méthode d’augmenter les zones instables, pour ensuite se positionner en «solutions»?

Après tout, et s’il fallait faire un parallèle avec un pays comme la Syrie – la présence illégale américano-occidentale à certains endroits du pays utilise le justificatif de la lutte contre les éléments de Daech – dans la très grande majorité écrasés par la coalition Syrie-Russie-Iran-Hezbollah libanais, pour expliquer sa présence. Et comme par hasard, les cellules dormantes restantes de la nébuleuse terroriste se réactivent précisément dans la zone de la présence d’une base US – en l’occurrence d’al-Tanf, sans en être inquiétées par les militaires étasuniens.

Dans le cas plus particulier des pays du Sahel il devient donc assez évident que les solutions proposées par les partenaires occidentaux devraient être reconsidérées. La large part de l’opinion publique africaine ne dira pas le contraire.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/sahel-nouvelles-turbulences-en-perspectives/5656071

Dans Afrique

TCHAD-CAMEROUN : LA SURPRISE ANTI-BARKHANE ?

Par Le 01/05/2021

Après le Tchad, le Cameroun; la prochaine cible?

L’AFP Factuel annonce dans un de ses récents articles que des publications partagées plusieurs centaines de fois sur Facebook depuis les funérailles du président tchadien Idriss Déby, montrant l’armée camerounaise qui s’est déployée à N’Djamena pour « prêter main-forte à l’armée tchadienne contre les rebelles », sont fausses.

« Il s’agit d’une fausse information, selon les autorités militaires des deux pays et des journalistes de l’AFP présents dans la capitale tchadienne. La photo utilisée par les posts mensongers date d’ailleurs de 2016 et n’a rien à voir avec le Tchad : elle a été prise au Nigeria lors d’une offensive contre le groupe jihadiste Boko Haram », lit-on sur AFP.

Pourquoi une telle information gênerait-elle l’AFP ?

Après tout, l’armée camerounaise qui partage de longues frontières avec le Tchad ayant fait l’objet d’un récent coup d’État que plus d’un analyste mettrait sur le dos de la France a toutes les raisons du monde de s’inquiéter des activités rebelles qui s’étendent à la vitesse grande V et risquent même d’affecter non seulement les villes frontalières avec la Libye, mais encore la capitale du Tchad.

Une armée camerounaise dont l’état venait juste de signer avec le Tchad un accord de convention sur l’acquisition de nouvelles infrastructures le long du pipeline Tchad-Cameroun devrait effectivement s’inquiéter de ces rebelles qui ont juré de marcher sur la capitale et qu’ils disent avoir l’intention d’accaparer le pétrole de l’État au profit des bandes et des gangs.

Le Cameroun qui fait face depuis plusieurs années déjà aux complots similaires de la part de la France et des USA, sait que cette rébellion à l’origine de l’assassinat de Déby a une mission : celle de disposer du pétrole tchadien, et ce, au profit des grandes multinationales au détriment des pays et des états nations de la région.

Le Cameroun a aussi un autre souci : que les rebelles à l’image des rebelles libyens deviennent un foyer de tension permanente sur les frontières avec le Cameroun.

RDC : Tshisekedi suit les diktats occidentaux ?

Après avoir signé des accords militaires avec les USA et lancé des coopérations sulfureuses entre l’armée et les USA et puis changé le PM, présenté son nouveau cabinet à la cause américaine et enfin tenté de changer la majorité au sénat, le président Tshisekedi vient de jouer une nouvelle carte, celle d’assiéger sa propre population, celle de Nord-Kivu qui se révolte contre les colons occidentaux lesquels tirent les ficelles de la Monusco, cet instrument totalement soumis aux diktats occidentaux et cette machine de guerre pour tuer, piller et insécuriser cette région hautement stratégique.

En effet, Félix Tshisekedi a décrété l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri

« Félix Tshisekedi avait promis des mesures fortes. Selon le compte-rendu du conseil des ministres, il a décrété l’état de siège après avoir consulté le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde et les présidents des chambres du Parlement et le Conseil national de sécurité. Le chef de l’État dit l’invoquer au nom de l’article 85 de la Constitution. Cet article prévoit que lorsque “des circonstances graves menacent d’une manière ou d’une autre l’indépendance et l’intégrité du territoire national et qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement des institutions, le président peut le proclamer”, lit-on sur RFI.

En effet, depuis plusieurs semaines, la population congolaise demande le départ des forces de Monusco, qui déstabilise la région.

Après plusieurs décennies, aux côtés de l’ONU, les populations connaissent maintenant les moindres recoins de la politique onusienne.

Le problème de la Monusco, c’est que les Congolais ne tombent plus dans les pièges grotesques tendus par les éternels discours des hauts placés de l’organisation. Ce qui fait que la confiance (qui n’a jamais vraiment existé) est définitivement rompue. La présence de la Monusco n’est plus seulement remise en question, mais son vrai visage et sa réelle fonction au sein du continent africain sont dévoilés aux yeux de l’Afrique. Les soldats onusiens ne se privent plus pour s’attaquer à la population, en prétextant que la population s’attaque à eux et en prenant une position de victime. Cela ne prend plus ! Les Congolais sont déterminés et leur demande est légitime, la Monusco doit quitter le pays et non pas pour être remplacée par d’autres militaires étrangers, mais bien par les FARDC.

Sahel : nouvelles turbulences en perspectives ?

La mort du président tchadien Idriss Deby fait planer le doute quant à une possible détérioration de la situation sécuritaire dans la région du Sahel. Le tout au moment où les forces occidentales présentes sur le terrain sont loin de contribuer à améliorer cette situation.

Le décès d’Idriss Deby, complètement inattendu pour de nombreux observateurs, dépasse aujourd’hui le cadre strictement tchadien et renvoie à l’incertitude quant aux perspectives régionales du Sahel. Notamment en raison de la considération que les événements à l’intérieur du Tchad risquent de rendre plus compliqué l’engagement du pays dans les campagnes régionales de lutte contre le terrorisme.

La France, dont le Tchad est officiellement un allié, n’avait pas tardé à réagir, en mettant en avant sa pleine solidarité avec N’Djamena suite au décès d’Idriss Deby, à qui un hommage a été rendu aussi bien par le président français Emmanuel Macron, qui saluait “un ami”, que par la ministre française des Armées Florence Parly, qui parle de perte “d’un allié essentiel pour la France”. Notamment pour l’opération Barkhane au Sahel.

D’autres pays ont également rendu un hommage au président défunt, notamment la Chine, via le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin, en rappelant qu’Idriss Deby “avait attaché une grande importance au développement des relations d’amitié entre la Chine et le Tchad et avait apporté des contributions positives à la coopération amicale entre les deux pays”.

Pour revenir à la France, partenaire clé du Tchad, et malgré une solidarité de Paris clairement affichée, pour nombre d’analystes africains – des questions persistent, notamment sur les circonstances de la mort du président tchadien, et le fait qu’à la différence des fois précédentes – les militaires français n’avaient pas participé aux combats contre les rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT) – nommés pour responsables de l’attaque ayant conduit à la mort d’Idriss Deby.

Certains vont même jusqu’à avancer l’idée que face aux récents échecs stratégiques subis sur le continent africain, notamment en République centrafricaine, l’establishment français ne chercherait-il pas des alliés plus dociles, dont il aurait un contrôle et une capacité de maniement plus importante. Tout est possible, le fait est de nombreux citoyens du Tchad refusent ce schéma relationnel avec Paris. Et leur voix se fait entendre.

En parlant des perspectives régionales, il est pratiquement certain que si la situation se détériorait au Tchad, cela aura des impacts pour le Sahel de façon générale. Le tout au moment où les défis sécuritaires restent de taille pour tous les pays concernés. À ce propos, les médias mainstream oublient comme si souvent de rappeler le pourquoi du comment de cette situation qui perdure. Et qui n’est autre que la conséquence directe de l’intervention de l’OTAN contre la Libye de Mouammar Kadhafi.

L’autre question à se poser, c’est pourquoi la présence de troupes françaises, notamment dans le cadre de l’opération Barkhane, débutée en 2014 au Sahel, n’apporte pas de véritables résultats sur le terrain. Cette question mérite d’ailleurs d’être posée également aux forces étasuniennes présentes en Afrique, y compris dans les pays du Sahel, appartenant au Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom).

Mais peut-être que l’objectif c’est justement de promouvoir encore plus de chaos pour “légitimer” la présence, de plus en plus remise en cause par la très grande partie de l’opinion publique des pays africains ? Et à défaut de pouvoir réaliser des coups d’État et des déstabilisations en tout genre aussi facilement que dans le passé – reprendre la bonne vieille méthode d’augmenter les zones instables, pour ensuite se positionner en “solutions” ?

Après tout, et s’il fallait faire un parallèle avec un pays comme la Syrie – la présence illégale américano-occidentale à certains endroits du pays utilise le justificatif de la lutte contre les éléments de Daech – dans la très grande majorité, écrasés par la coalition Syrie-Russie-Iran-Hezbollah libanais, pour expliquer sa présence. Et comme par hasard, les cellules dormantes restantes de la nébuleuse terroriste se réactivent précisément dans la zone de la présence d’une base US – en l’occurrence d’al-Tanf, sans en être inquiétées par les militaires étasuniens.

Dans le cas plus particulier des pays du Sahel, il devient donc assez évident que les solutions proposées par les partenaires occidentaux devraient être reconsidérées. La large part de l’opinion publique africaine ne dira pas le contraire.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov, analyste-chroniqueur à l'agence Observateur Continental.

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/01/651699/Apr%C3%A8s-le-Tchad,-le-Cameroun--le-prochain-cible--

Dans Afrique

GABON : LA FRANCE NE VEUT PLUS D’ALI BONGO. MACRON, OCCUPES-TOI DE LA SANTE DE TON PEUPLE AU LIEU DE T’INGERER DANS LES AFFAIRES D’AUTRES PAYS

Par Le 26/04/2021

Zoom Afrique du 26 avril 2021

Monday, 26 April 2021 4:32 PM  [ Last Update: Monday, 26 April 2021 6:55 PM ]

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Le président gabonais Ali Bongo Odimba.

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Au Gabon, avec ses déclarations oscillant que Ben Moubamba a soutenu, ce 22 avril sur Facebook, qu’un groupe de personnes préparerait un complot visant à prendre le pouvoir au Gabon.

Actualité en Afrique :

Côte d’Ivoire: une pépite nommée « Mercedes »

Togo: « drones de riz », une mini-révolution dans la riziculture ouest-africaine

Le PIB du Cameroun a augmenté de 0,8% au 4e trimestre 2020

Sénégal: le gouvernement va appuyer une société chargée du passage de l'analogie au numérique

 

Analyses de la rédaction :

1. Gabon: la France ne veut plus d'Ali Bongo ? Est-ce à elle de décider encore ?

Info ou intox ?

Au Gabon, avec ses déclarations oscillant que Ben Moubamba a soutenu, ce 22 avril sur Facebook, qu’un groupe de personnes préparerait un complot visant à prendre le pouvoir au Gabon. Selon l’ancien vice-Premier ministre d’Ali Bongo, ce « coup d’État constitutionnel » serait fomenté par les mêmes personnes qui ont assassiné Joseph Rendjambè il y a 31 ans.

Un article des plus isolés, mais qui pourrait ressembler aussi à une mise en garde à l’encontre du président Ali Bongo.

Dans une vidéo publiée ce 22 avril sur Facebook, le leader de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR) a affirmé qu’un coup d’État serait en gestation pour renverser le président de la République. « Il nous est revenu que celui et ceux qui ont tué, il y a 19 ans, Joseph Rendjambé, l’illustre martyr de la démocratie gabonaise, sont en train de tenter de corrompre les députés et sénateurs pour mettre en œuvre un coup d’État constitutionnel qui les mènera au pouvoir alors même que le président de la République se trouve dans un état de santé préoccupant. Ces mêmes personnes aux mains sales voudraient utiliser l’armée de la République gabonaise pour mater dans le sang toute contestation des populations », a-t-il déclaré.

Le Gabon tout comme les autres pays de la côte qui se détache de plus en plus de l’Occident pour se rapprocher du bloc de l’Est, en l’occurrence, l’Iran ou encore la Chine ou la Russie, sont sévèrement dans le collimateur de l’axe occidental. Et comme c’est le grand retour des coups d’État et des assassinats ciblés sur le continent africain, les pays du continent africain doivent faire face à une volonté de changement de la part de l’administration Biden et ses alliés.

Notamment la conquête des eaux comme le golfe de Guinée, mais également une recolonisation du continent africain avec les anciennes méthodes.

Il y a quelques années maintenant, 5 personnes habillées en militaires avaient réussi à pénétrer dans l'enceinte de la télévision nationale pour prétendre à un coup d'État dans le pays. Ce qui a permis à la France et même aux États-Unis de multiplier la présence militaire dans le pays.

Mais Libreville se détache des diktats des pays occidentaux, pour ainsi rejoindre l'axe de la résistance et le bloc de l'Est, car l'ère des politiques unilatéralistes dans le monde est révolue.

 

2. Mozambique: Total va prendre la porte ?

Au Mozambique, après les nombreux échecs de l’axe occidental de ramener les troupes militaires pour envahir le pays, la stratégie a maintenant changé.

Depuis le début, la firme française Total œuvre par tous les moyens pour convaincre Maputo de faire venir les troupes coloniales au Mozambique avec l’éternelle fausse bannière de la lutte contre le terrorisme.

Total a déclaré lundi un événement de force majeure au Mozambique et annoncé le retrait du personnel travaillant sur son projet de GNL à Afungi, dans le nord du pays.

« Compte tenu de l'évolution de la situation sécuritaire dans le nord de la province du Cabo Delgado au Mozambique, Total confirme le retrait de l'ensemble du personnel du projet Mozambique LNG du site d'Afungi », écrit le groupe français dans un communiqué.

« Cette situation conduit Total, en tant qu'opérateur du projet Mozambique GNL, à déclarer la force majeure », ajoute le groupe.

Plusieurs attaques récentes ont visé la province de Cabo Delgado, théâtre depuis 2017 d'attaques de Daech. Et dernièrement, c’est Palma qui était tombée aux mains des terroristes, mais l’armée nationale a réussi à récupérer la ville.

Les autorités mozambicaines ont annoncé au début du mois avoir repris le contrôle de la ville côtière de Palma, située dans cette province. Ce qui ne semble pas acceptable ni pour les médias mainstream et ni pour le géant français Total.

Palma est un important nœud logistique situé près de nombreux projets gaziers pesant 60 milliards de dollars (environ 51 milliards d'euros), pilotés par des majors pétrolières dont le français Total.

Il y a quelques semaines le géant français avait déjà mis la pression sur le gouvernement mozambicain afin qu’il se plie et accepte de demander l’aide-militaire officiel à l’axe occidental. Ce fut simplement le cas pour l’envoi par le Portugal, les États-Unis et la France d’un petit contingent militaire dans le domaine de la formation des forces spéciales.

Mais pas plus. En effet, Maputo n’a pas accepté que les Occidentaux envoient des milliers de soldats comme cela a été le cas pour le Sahel. D’ailleurs, le président a toujours tenu les mêmes propos, à savoir, « Ceux qui viendront de l'étranger ne seront pas là pour nous remplacer, ils viendront en soutien. Il ne s'agit pas d'une quelconque fierté, mais de souveraineté ». Donc pas de bottes étrangères sur le sol mozambicain !

En plus de ces propos, le président Nuysi s’est tourné vers les partenaires africains comme la Tanzanie, l’Afrique du Sud ou encore la SADC, qui ont envoyé des contingents militaires afin d’épauler les forces armées mozambicaines. Et ce fut quand même une réussite, car sans une aide militaire occidentale, le Mozambique a repoussé les terroristes de Daech de la ville de Palma.

De plus, soit dit en passant, depuis l’arrivée de ces petits contingents occidentaux, le groupe terroriste s’est renforcé, ce qui leur a permis de prendre Palma avec beaucoup de facilité.

Maintenant, avec toutes les pressions des médias mainstream, prétendant que le gouvernement de Maputo ment, que Palma est toujours aux mains des terroristes, ou encore, qu’il faudrait encore s’attendre à de nombreuses attaques des terroristes, etc…Total tente à nouveau à mettre en place une stratégie de bluff, prétendant vouloir se retirer et abandonner un projet d’une valeur de 60 milliards de dollars. Selon certains médias, le président français Emmanuel Macron serait hors de lui et aurait « convoqué » le président mozambicain à Paris le 18 mai afin de mettre les propositions sur la table, et donc de le faire plier. Ce qui sera très peu probable que l’Élysée arrive comme ça à ses fins, car Paris fait face à un bloc anti-colonialiste et non plus à un pré-carré occidental.

 

3. Tchad: où en est la France ?

Depuis la mort du président tchadien Idriss Déby Itno, une course contre la montre s’est visiblement installée.

Après la prise du pouvoir par le fils, Mahamat Idriss Déby, la France s'est encourue pour préserver ses intérêts. Ce qui était prévisible vu que lors du coup d’État au Mali en août 2020, Paris a fait de même en s’accaparant du pouvoir en place. Mais ici, Paris et Washington n’ont pas joué la carte des sanctions de l’Union africaine, ou des condamnations en tout genre venant de la part de la Communauté internationale. Par contre, les intentions de Mahamat Idriss Déby ne sont pas encore vraiment clarifiées vis-à-vis de la France. Au Mali, l’un des moteurs du coup d’État c’était le détachement de la France, et ce fut un échec. Ici, le dossier à l’air d’être différent.

Tout d’abord, de plus en plus d'informations concernant le flou dans la mort d’Idriss Déby Itno. Dans le journal le Monde Afrique, il y a carrément une question : « Est-ce un coup de la France ou de la Russie ? »

Peu après l’annonce de son décès, le journal Jeune Afrique a publié le mardi 20 avril au soir un article retraçant « les dernières heures du président-maréchal tchadien. » On peut notamment lire dans cet article que Idriss Déby « a été blessé d’une balle dans la poitrine qui aurait touché le rein ». Sans être médecin ni spécialiste en anatomie, on peut déduire que pour entrer par la poitrine et toucher le rein (au bas du dos), la balle qui a mortellement touché Déby provient d’un tir effectué en altitude depuis un aéronef.

Cet article souligne aussi que l’aviation française était présente sur le théâtre d’opérations ce que collabore Mahamat Mahadi Ali le chef du FACT sur RFI le lundi 19 avril 2021. (« L’aviation française nous survolait jour et nuit. (…) Ils ont toutes les informations, les déplacements, la nature des armes, le nombre des hommes, le nombre de véhicules. Si ce n’est pas un avantage, qu’est-ce qu’un avantage alors ? C’est une intervention directe. »). Parmi les premiers éléments qui ont donc pu filtrer sur les circonstances du décès de IDI, on peut aussi noter qu’à aucun moment, ni l’armée tchadienne ni l’armée française n’ont évoqué de combattants russes, ni mentionné l’implication ChVK Wagner sur le terrain aux côtés du FACT. Si, cela avait été le cas, on voit mal pourquoi l’armée française qui survolait cette zone de la localité Mao au nord de Ndjamena se serait privée de le dénoncer.

Qui est donc à l’origine de ce tir qui a priori provenait des airs si ce n’est ni celui-ci ne provenait pas des éléments des FACT (qui ne disposaient pas de moyens aériens), ni d’éléments du groupe russe Wagner qui n’étaient pas sur place ?

Le seul qui reste serait la France.
Et pour case, en faisant sauter le verrou qu’est le Tchad, Paris tente de reprendre une place qu’il a perdue en Afrique au profit des États-Unis.

Mais est-ce que Paris tenterait de faire accuser la Russie, vu ses nombreux échecs pour reconquérir la Centrafrique ?

L’Élysée serait dans ce cas dans un déni assez flagrant, si la France a perdu pied dans plusieurs pays d’Afrique, c’est parce que c’est leurs populations unies à leur gouvernement qui ne voulait plus de la France sur leur territoire, et les choix des partenaires n’étaient qu’un plus.

Actuellement, N’Djamena n’a qu’une idée en tête, c’est de se débarrasser une bonne fois pour toutes des FACT. Les militaires au pouvoir ont refusé, dimanche, d'entamer des négociations avec les rebelles du FACT.

Dans une déclaration à la télévision d'État, le porte-parole du Conseil militaire de transition, Azem Bermandoa Agouna, a annoncé les intentions des militaires de mater la rébellion.

Samedi 24 avril, le chef des rebelles avait affirmé qu'ils étaient « disponibles à observer un cessez-le-feu » et s'est dit en faveur d'une solution politique.

« L'heure n'est ni à la médiation, ni à la négociation avec des hors-la-loi », a déclaré Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à la télévision nationale.

Un refus catégorique, alors que cela ressemblait à un piège tendu par la France au nouveau pouvoir en place ? Cela voudrait-il également dire que Paris est derrière les rebelles du FACT ?

Et pour cause, Les FACT auraient non seulement pu se réapprovisionner et donc renverser le pouvoir en place, et en plus de cela, la France pourrait avoir un levier de pression pour faire du chantage au pouvoir en place et faire comme au Mali, à avoir, s’accaparer de tout le pouvoir en place ! Si le nouveau pouvoir en place avait accepté une trêve avec les FACT, cela aurait pu être mal interprété par la population tchadienne et même africaine.  

Mais pour le moment, le Tchad a demandé au Niger voisin de l’aider à capturer le chef des FACT histoire de régler un problème et de couper également l’herbe sous le pied de Paris. Mais il y a encore la nouvelle coalition dirigée par l’ex-putschiste centrafricain, François Bozizé, qui peut encore faire office de groupe rebelle destiné à déstabiliser les pays africains à la demande du Quai d’Orsay.

En bref, la France ne se sent pas encore vraiment rassurée quant à la politique de Mahamat Idriss Déby. L’avenir nous en dira plus…

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/26/650353/La-France-peut-encore-d%C3%A9cider-au-Gabon-?

Dans Afrique

TCHAD : QUI EST MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO ?

Par Le 20/04/2021

Qui est Mahamat Idriss Déby Itno, le nouvel homme fort du Tchad ?

Par

 Dale Abraham Sarr

 -

20 avril 2021

Mahamat Idriss Déby Itno

Mahamat Idriss Déby Itno

Tel père, tel fils ! Patron de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE), de son vrai nom Mahamat Idriss Déby Itno, appelé Mahamat Kaka, est l’un des vaillants guerriers de la redoutable armée tchadienne, qui mène une guerre sans merci contre le terrorisme dans le Sahel. Mais, Mahamat est désormais le président du conseil militaire de transition du Tchad (CMT), pour assurer la destinée du Tchad pour une durée de 18 mois.

Général de l’armée et bras droit de son défunt père Idriss Déby Itno, mort ce mardi, des suites de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles du FACT, dans le Nord durant le week-end, Mahamat Idriss Déby Itno alias « Mahamat Kaka » est désormais l’homme fort du Tchad. Il a été désigné comme président du conseil militaire de transition du Tchad (CMT), pour assurer la destinée du Tchad pour les 18 prochains mois, afin de stabiliser le pays avant une nouvelle élection présidentielle.

Âgé de 37 ans, Mahamat Idriss Déby Itno a été élevé par la mère du maréchal, il a pour cette raison comme surnom Mahamat Kaka (kaka signifiant « grand-mère » en arabe tchadien, ndlr). Mahamat, puisque c’est de lui dont il s’agit, a connu une enfance normale comme tous les gamins de sa génération, avant d’embrasser le métier des armes, comme son père Idriss Déby Itno. Il va ainsi suivre les cours du Groupement des écoles militaires interarmées du Tchad, puis il effectuera un bref passage au lycée militaire d’Aix-en-Provence.

À son retour au bercail, son père Idriss Déby Itno le verse dans la Direction générale de service de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE), la garde prétorienne du régime. En mai 2009, Mahamat Kaka, alors âgé de 25 ans, participe à la bataille victorieuse d’Am-Dam contre une coalition rebelle menée par Timan Erdimi, dans l’est du Tchad. Une année plus tard, le jeune militaire qui s’est aguerri sur le terrain, au fil du temps, reçoit, au sein de la DGSSIE, le commandement de l’escadron blindé et des gardes du corps.

Animé d’une détermination incroyable et le sens du devoir sous les commandements de son père et chef suprême des armées tchadiennes, Idriss Déby Itno, Mahamat Kaka est ensuite nommé à la tête du groupement n°1 de la DGSSIE (sur trois groupements), chargée de la sécurité du palais présidentiel, en 2012.

Par ailleurs, Mahamat Kaka est nommé au poste de commandant en second des Forces armées tchadiennes en intervention dans le nord du Mali (FATIM), sous les ordres du général Oumar Bikomo, mais en serait le chef officieux, en 2013. Sa présence dans la guerre contre le terrorisme, dans le Sahel, notamment au Mali, avec l’armée tchadienne, avait marqué beaucoup d’esprit sur les réseaux sociaux et forcé l’admiration et le respect des uns et des autres, puisqu’il n’est jamais évident d’être fils d’un Président et participé à ce genre d’opération.

Aujourd’hui, avec la mort de son père, par ailleurs désormais ex-Président du Tchad, Idriss Déby Itno notamment, la tâche revient de facto à Mahamat Idriss Déby Itno, en tant que président du conseil militaire de transition du Tchad, de présider aux destinées de ce pays d’Afrique Centrale, durant les 18 prochains mois.

https://www.afrik.com/qui-est-mahamat-idriss-deby-itno-le-nouvel-homme-fort-du-tchad

Dans Afrique

REELU LE 11 AVRIL, LE PRESIDENT TCHADIEN IDRISS DEBY EST MORT CE 20 AVRIL DE "BLESSURES RECUES AU FRONT", ANNONCE L'ARMEE

Par Le 20/04/2021

Idriss Déby

Le Président tchadien Idriss Déby est mort de «blessures reçues au front», annonce l'armée

© AFP 2021 MICHAEL TEWELDE

AFRIQUE

12:45 20.04.2021(mis à jour 13:13 20.04.2021)URL courte

Par 

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Réélu à la présidentielle du 11 avril avec 79,32 % des voix, le chef de l’État tchadien Idriss Déby Itno est mort ce 20 avril à la suite de blessures reçues durant le week-end sur le champ de bataille, a annoncé le porte-parole de l’armée.

Le Président tchadien Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, est décédé mardi des suites de blessures reçues alors qu'il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord durant le week-end, a annoncé le porte-parole de l'armée à la télévision d'État.

«Le Président de la république, chef de l'État, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l'intégrité territoriale sur le champ de bataille. C'est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad», a annoncé le porte-parole de l'armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l'antenne de TV Tchad.

Le général Mahamat Kaka, fils du Président décédé, a été nommé chef d'État par intérim, a ajouté le porte-parole.

Victoire pour son sixième mandat présidentiel

Idriss Déby Itno, qui dirigeait le Tchad depuis 30 ans, avait été réélu pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés à la présidentielle du 11 avril, avait annoncé lundi l'instance électorale nationale.

Le taux de participation a été de 64,81% pour ce scrutin remporté dès le premier tour par le chef de l'État sortant, avait précisé le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Kodi Mahamat Bam, en livrant les chiffres officiels «provisoires», la Cour suprême devant encore les approuver après l'étude d'éventuels recours contentieux.

L’homme politique de 68 ans avait pris le pouvoir lors d'une rébellion armée en 1990. Il était l'un des plus anciens dirigeants d'Afrique et un proche allié des puissances occidentales qui luttent contre les militants islamistes en Afrique occidentale et centrale.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202104201045497077-larmee-tchadienne-vient-dannoncer-la-mort-didriss-deby/

Dans Afrique

CAMEROUN : LE MINISTRE DE LA SANTE SOUTIENT UN REMEDE NATUREL AU COVID MIS AU POINT PAR Mgr KLEDA DE DOUALA

Par Le 18/04/2021

Cameroun : le ministre de la Santé soutient un remède naturel au Covid mis au point par Mgr Kleda

Par Médias Presse

Mondialisation.ca, 17 avril 2021

médias-presse.info 29 mars 2021

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Cameroun – Deux traitements contre le Covid à base de plantes ont été mis au point par l’archevêque Samuel Kleda de Douala et approuvés par le comité scientifique gouvernemental. Ces traitements naturels ont même été proposés sur le marché d’exportation après avoir été donnés à quelque 10.000 personnes avec de bons résultats depuis l’apparition du coronavirus jusqu’en janvier 2021.

Un communiqué publié le 17 mars par le Dr Marius Macaire Biloa, coordinateur national de l’Association catholique de la santé du Cameroun (OCASC), a annoncé que les traitements Elixir Covid et Adsak Covid sont désormais disponibles pour le marché étranger, au prix de 20.000 francs CFA, environ 30 euros ou 36 dollars américains.

Les médicaments ont été fournis totalement gratuitement au Cameroun et resteront gratuits pour toute personne qui en a besoin dans les centres diocésains de tout le pays.

Ils sont actuellement proposés aux patients après consultation et tests de laboratoire pour confirmer la positivité au SRAS-CoV-2, principalement dans une dizaine de centres de santé catholiques des plus grandes villes du Cameroun, Douala et Yaoundé, où la plupart des cas de coronavirus ont été enregistrés.

Lorsque l’annonce d’une pandémie Covid s’est propagée dans le monde au printemps dernier, tous les yeux se sont tournés vers l’Afrique et de nombreux épidémiologistes présidaient un scénario catastrophique en raison de la forte concentration de la population du continent africain et du manque d’hygiène et de soins médicaux. En vérité, loin de ce scénario apocalyptique, l’Afrique, et en particulier l’Afrique subsaharienne, a été largement épargnée, avec peu de contaminations enregistrées et un nombre de morts inférieur à celui des pays développés.

Cela n’a pas empêché de sévères mesures anti-coronavirus dans de nombreux pays africains, mais les Africains ne sont pas allés jusqu’à interdire d’éventuels traitements. Et c’est désormais le continent qui a le moins souffert de la pandémie.

Bien sûr, l’Afrique a une population beaucoup plus jeune que les autres continents et est donc moins exposée aux pires conséquences de la contagion par le SRAS-CoV-2, qui tue principalement des personnes âgées ou gravement malades. Mais la contagion elle-même a également été maintenue à un niveau beaucoup plus bas. De nombreux pays africains ont choisi d’affronter le danger à leur manière, notamment en essayant des médicaments anciens et éprouvés tels que l’hydroxychloroquine et des plantes comme l’artemisia, promu dans l’île de Madagascar (369 décès depuis la début de l’apparition du Covid sur une population totale de 26,26 millions d’habitants).

Mgr Kleda, archevêque de Douala, capitale économique du Cameroun, est depuis longtemps connu pour sa passion pour la naturopathie et les plantes médicinales. Il a commencé à chercher des remèdes naturels en tant que recteur du Petit Séminaire de Saint-Paul-de-Guider, dans le nord du Cameroun, il y a 30 ans, car les médicaments «ordinaires» n’étaient pas disponibles pour soigner les enfants.

L’archevêque ne souhaite pas que l’utilisation de substances inspirées de la médecine traditionnelle soit confondue avec la sorcellerie et la magie. «Nous traitons grâce aux plantes et avec l’intercession de la Vierge Marie», a-t-il dit. Depuis 2009, il a ouvert une boutique de plantes médicinales où il recevait le public et prodiguait des conseils pendant son temps libre.

Lorsque le coronavirus est entré au Cameroun, l’archevêque Kleda a commencé à rechercher une éventuelle combinaison de plantes qui pourrait servir de remède.

«Je connaissais déjà les plantes utilisées pour les symptômes du coronavirus. J’ai simplement mis en place toutes les recettes que j’avais à ma disposition », a-t-il déclaré en avril 2020. À l’époque, il avait déclaré avoir déjà traité plusieurs centaines de personnes. «Il n’y a pas eu une seule mort. Tous ceux qui ont pris le médicament ont été guéris », avait-il affirmé.

Mgr Kleda a également dit à la population que manger des oignons et de l’ail renforcerait rapidement le système immunitaire.

Fin avril 2020, Mgr Kleda affirmait publiquement avoir trouvé un traitement naturel qui pourrait réduire les symptômes de la maladie liée au coronavirus.

Immédiatement, des dispensaires ont été mis en place et gérés par l’archidiocèse de Douala, attirant des milliers de personnes qui ont obtenu des soins gratuits, tandis que l’archevêque a reçu un financement privé local pour poursuivre ses recherches. Le 7 mai 2020, de nombreuses restrictions ont été levées, les bars qui avaient été soumis à des heures de fermeture anticipée ont été rouverts dans la soirée et les “experts” catastrophistes ont déclaré que les contaminations monteraient en flèche. Cela ne s’est pas produit. Avec une population de 25 millions d’habitants, le Cameroun ne compte à ce jour que 601 décès attribués au coronavirus.

Un membre de l’opposition politique a célébré l’invention de Mgr Kleda, affirmant que le remède «devrait être une source de fierté nationale». L’ancien chef de l’association des avocats camerounais, Yondo Black, et un certain nombre d’hommes d’affaires ont collecté des fonds pour acheter du matériel médical et des unités de production pour le nouveau traitement de l’archevêque. Le propriétaire d’un grand groupe de médias dans le pays a également soutenu Mgr Kleda. Même le ministre camerounais de la Santé, le Dr Malachie Manaouda, est intervenu fin avril 2020 pour examiner de plus près le remède naturel de Mgr Kleda.

Le 19 mai 2020, le président du Cameroun en personne a encouragé «tous les efforts pour développer un traitement local contre le COVID-19».

En juin, l’archevêque a été invité par le Premier ministre Joseph Dion Ngute à rejoindre le groupe officiel de spécialistes de la santé pour une audition par le Parlement camerounais. Ngute lui-même avait déjà rencontré Mgr Kleda.

À l’époque, le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, avait exhorté à mettre de côté les préjugés et les divisions concernant les médecines traditionnelles, invoquant «l’intérêt national». Mgr Kleda a ajouté que la phytothérapie devrait être étudiée dans les universités afin que les médecins et les techniciens puissent les utiliser correctement.

Le Dr Manaouda, ministre de la Santé, soutient maintenant de tout cœur le remède naturel de l’archevêque. Il a déclaré que la contribution de la médecine traditionnelle avait atténué le nombre de personnes atteintes de coronavirus et contribué à faire baisser le pourcentage de victimes d’une forme grave de la maladie. L’agence de presse camerounaise a noté mercredi dernier que «désormais, personne ne peut ignorer les bénéfices du protocole anti-COVID mis en place par l’archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kleda, qui a fait ses preuves».

Didier Raoult, l’infectiologue charismatique de Marseille qui a promu l’utilisation de l’hydroxychloroquine depuis le début avant de recommander l’ajout de Zithromax et de zinc, a à plusieurs reprises salué l’approche pragmatique de l’Afrique face à l’épidémie, soulignant que les Africains sont non seulement prêts à utiliser des médicaments bon marché de manière nouvelle. – quelque chose qui va directement à l’encontre des intérêts de l’industrie pharmaceutique qui prospère grâce à de nouveaux brevets – mais qu’ils sont également en avance sur la science sur le coronavirus avec des spécialistes hautement qualifiés et des hôpitaux de premier ordre.

Et contrairement à de nombreux pays développés, les pays africains traitent en fait leurs patients atteints de coronavirus.

Au 23 mars, selon les statistiques publiées par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, un total de 4.123.632 «cas» de COVID-19 avaient été enregistrés sur le continent, et 110.164 personnes étaient décédées. L’Afrique a une population de 1,216 milliard d’habitants.

La source originale de cet article est médias-presse.info

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https://www.mondialisation.ca/cameroun-le-ministre-de-la-sante-soutient-un-remede-naturel-au-covid-mis-au-point-par-mgr-kleda/5655574

Dans Afrique

GENOCIDE DES TUTSI : UN PRETRE FRANCO-RWANDAIS INCULPE ET INCARCERE EN FRANCE

Par Le 17/04/2021

Génocide des Tutsi: un prêtre franco-rwandais inculpé et incarcéré en France

Génocide des Tutsi: un prêtre franco-rwandais inculpé et incarcéré en France

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starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par AFP

Un prêtre rwandais, réfugié et naturalisé français, a été inculpé et incarcéré mercredi, accusé, entre autres, d'avoir «fourni des vivres aux miliciens» ayant massacré des Tutsi dans son église au Rwanda en 1994, ce qu'il conteste, a appris l'AFP vendredi auprès du Parquet.

Interpellé mercredi à son domicile du Sud-Ouest de la France, Marcel Hitayezu, né en 1956, a été mis en examen (inculpé), notamment pour «génocide» et «complicité de crimes contre l'humanité», par un juge d'instruction du tribunal de Paris, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), également chargé des dossiers de crimes contre l'humanité.

«Prêtre de la paroisse de Mubuga (Sud) au Rwanda en 1994, Marcel H. se voit reprocher d’avoir», en avril 1994, «privé de vivres et d’eau des Tutsi s’étant réfugiés dans son église» et d'avoir «fourni des vivres aux miliciens interahamwe ayant attaqué les Tutsi réfugiés» dans le bâtiment, a précisé le Pnat dans un communiqué.

«Marcel H. a contesté ces faits lors de son interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction», a ajouté le ministère public.

Ce prêtre avait été visé par une demande d'extradition du Rwanda, que la Cour de cassation avait définitivement rejetée en octobre 2016, comme ce fut le cas pour tous les suspects de participation au génocide réclamés par Kigali.

Le génocide au Rwanda a fait, entre avril et juillet 1994, plus de 800.000 morts, selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi.

Cette inculpation «est une excellente nouvelle» et «l'Eglise doit s'interroger sur la façon de donner des responsabilités à des gens qui sont soupçonnés d'avoir participé au génocide», a réagi auprès de l'AFP Alain Gauthier, cofondateur du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), partie civile dans ce dossier.

Pour examiner les accusations portées contre Marcel Hitayzu, la justice française avait ouvert une information judiciaire le 26 juillet 2019.

«Il était jusqu'à mercredi vicaire du curé d'une paroisse à Montlieu-la-Garde», a indiqué à l'AFP le diocèse de La Rochelle (Sud-Ouest).

Selon le quotidien catholique français La Croix, le prêtre, après trois ans passés dans des camps de réfugiés dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), était «arrivé entre 1998 et 1999» dans ce diocèse et «le statut de réfugié lui (avait) été accordé le 26 janvier 2011».

Un autre prêtre réfugié en France, Wenceslas Munyeshyaka, a été accusé d'avoir joué un rôle dans les massacres de 1994 au Rwanda. Il a bénéficié d'un non-lieu en 2015, devenu définitif en 2019.

https://french.alahednews.com.lb/39660/307

Dans Afrique

MALI : LA RESISTANCE NE MOURRA PAS, ELLE VA S'AMPLIFIER

Par Le 16/04/2021

Mali: la Résistance ne mourra pas !

Une méga manif des Maliens a été reportée pour cause de jeûne du mois de ramadan et ce, sur fond des agissements totalement paniqués d'une Barkhane qui voit l'heure de partir se rapprocher. L'assassinat ciblé du chef touareg, un des signataires de l'accord d'Alger alors même que la France cherche par tous les moyens possibles à éliminer Alger de la scène politique sahelienne quitte à déstabiliser la frontière algéro-malienne en dit long sur l’état dans lequel se patauge Barkhane. D'où cet article totalement insane et réducteur de Jeune Afrique qui tente de dénaturer la nature des manifestations anti occupation commencées en 2019:

« Fer de lance de la fronde qui a mené au coup d’État du 18 août 2020, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques considère que la transition lui a été confisquée. Et ses membres entendent incarner l’opposition face aux militaires, comme ils l’avaient fait sous la présidence d’IBK », dit le média Jeune Afrique avant d'ajouter :

« Le M5 est mort de sa belle mort. » En septembre 2020, alors que s’installaient les autorités de la transition, Issa Kaou Djim prononçait l’oraison funèbre du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). L’ex-coordinateur général de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), devenu quatrième vice-président du Conseil national de la transition (CNT), fut pourtant, avec son chef religieux, l’un des fervents porte-parole de la lutte un temps incarnée par le M5 face au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Mais le soulèvement anti-occupation que la France a tenté en 2020 de contrer d'abord en cherchant à défigurer ses slogans, à les rediriger vers IBK, puis en s’accaparant le coup d’État du 18 août, est-il réellement mort ? Rien n’est moins sûr.

Depuis le 3 janvier 2021, les Mirage 2000 français ont frappé une cérémonie de mariage en tuant 19 civils, massacre que Barkhane n'a cessé de justifier et de réfuter. Ce qui est sûr, c’est que la France est plus que jamais une force d'occupation, le Mali, un pays occupé et le peuple malien en pleine lutte pour la libération de leur État-nation.

Même si les médias mainstream tentent de diaboliser et de tuer le mouvement du M5, ils n’arrivent cependant pas à s’attaquer à la résistance malienne.

Ce jeudi 15 Avril 2021 aux environs de 12H, le camp MINUSMA a été visé par des tirs d’obus. Selon des sources locales, cinq obus auraient été lancés en direction de la ville de Ménaka. Trois des cinq obus seraient tombés dans l’enceinte du camp.

Il n’y aurait pas eu de perte en vies humaines. Le bilan provisoire donné serait d’un soldat blessé, trois véhicules de la Garde Nationale du Mali (GNM) touchés et une citerne de l’armée de terre et d’autres dégâts matériels.

D’où pourrait provenir cette attaque ? Les groupes terroristes qui travaillent côte à côte avec Barkhane, ne s’attaquent qu'aux civils et soldats maliens.

Tout comme ceux qui ont placé des engins explosifs et qui ont tué des soldats de Barkhane, c’est un groupe de résistants qui reçoit des armements de plus en plus sophistiqués et les utilise contre les soldats d’occupation. En ce moment, l’ONU est très touchée en Afrique. Dans l’Est de la République démocratique du Congo, plusieurs manifestations ont eu lieu demandant le retrait, et ce dans les 10 jours, de la MONUSCO. Et maintenant au Mali, c’est la MINUSMA qui est touchée, et par des obus. Ce groupe de Résistants maliens qui poussent les troupes d’occupation étrangère hors du territoire, doublé des mouvements comme le M5 et également le ras-le-bol de la population malienne dans sa grande majorité, il est clair que c’est plus Barkhane qui se trouve « dans sa belle mort » plutôt que les groupes qui demandent le départ des troupes coloniales.

 

Afrique: l'ONU au pied du mur !

L’ONU est actuellement en très mauvaise posture sur le continent africain.

Après les récentes manifestations dans l’Est de la RDC réclamant le départ des troupes d’occupation onusiennes, et un camp de la Minusma qui a été touché par des obus, l’effet domino fait le reste.

Plusieurs milliers de Centrafricains ont marché ce jeudi dans les rues de Bangui.

Cette marche est partie du complexe sportif de Bangui jusqu'au siège de la Minusca. Ces Centrafricains dénonçaient les propos du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique Mankeur Ndiaye lors d’une interview accordée à RFI le vendredi dernier.

Dans ses propos Mankeur Ndiaye avait souligné que la solution centrafricaine n’est pas militaire et par la même occasion il avait félicité les groupes armés qui se sont retirés de la CPC pour réintégrer l’accord de paix en Centrafrique, et appelant les autorités à privilégier le dialogue. Des propos qui, encore une fois, ne répondent pas aux attentes des Centrafricains qui exigent à nouveau le départ de la Minusca de la Centrafrique et comptent continuer les manifestations jusqu’à l’obtention de ce départ.

« Nous allons encore intensifier les actions, nous allons persister, nous allons même mourir pour notre pays; l’essentiel, c’est qu’ils doivent soit coopérer, coopérer ça veut dire ne pas coopérer avec la CPC, nous ne voulons pas de dialogue avec la CPC, pas de dialogue avec la COD 2020, CPC, COD 2020; c’est blanc bonnet, bonnet blanc. C’est les mêmes leaders, la libération du pays doit se poursuivre avec nos propres forces de défense et de sécurité et tous les alliés qui sont venus à notre secours », a martelé Noé Ndaye, responsable de l’organisation de la marche.

Il y a eu des manifestations qui sont normales comme forme d’expression démocratique, mais nous appelons à une sérénité nous voulons dire à tous que nous sommes un partenaire et que les points de vus ne doivent pas être vus comme un acte d’hostilité envers le gouvernement ou la population centrafricaine, nous sommes là pour aider comme nous le faisons depuis longtemps et nous allons continuer à aider en respectant la souveraineté de l’État.

Ce nouveau cycle de protestation se propage dans plusieurs pays d’Afrique. En effet, comme au Mali ou dans l’Est de la RDC, la Minusca est également dans le collimateur de la population. Et pour cause, en RDC, l’ONU est présente depuis plusieurs décennies maintenant, et tout comme tous les pays d’Afrique où se trouvent des troupes d’occupation militaires occidentales, les violences ne cessent de s’amplifier et ce sont les populations qui en paient le prix.

Les populations africaines savent maintenant ce qui se trame réellement. Si l’ONU ou les troupes d’occupations occidentales sont présentes dans un pays d’Afrique ce n’est certainement pas pour régler les problèmes sécuritaires. C’est un siège, une colonisation pure et simple du pays, et c’est exactement ce que ne veulent pas les populations maliennes, congolaises, centrafricaines, etc… Le ras-le-bol généralisé des populations africaines était prévisible, et il ne fait qu’augmenter de manière exponentielle et ce n’est qu’un début. Les pays d'Afrique n'ont vraiment pas besoin de la présence massive de l'ONU ou des militaires occidentaux. Les armées nationales, les populations et les gouvernements défendent parfaitement bien la souveraineté et l'intégrité de leurs pays respectifs. Et lorsqu'ils mènent des opérations de sécurisation, il y a des résultats concrets et rapides. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/16/649620/Mali-la-R%C3%A9sistance-ne-mourra-pas

Dans Afrique

« THOMAS SANKARA A RENDU DIGNITE ET FIERTE A LA JEUNESSE AFRICAINE »

Par Le 16/04/2021

Bruno Jaffré,

Auteur de "La liberté contre le destin, discours de Thomas Sankara" aux éditions Syllepse,

Il était l'invité de la Midinale de Regards,

Ce vendredi 16 avril 2021.

https://youtu.be/zJ7hqqAftdg

« Thomas Sankara a rendu dignité et fierté à la jeunesse africaine »

 

Sur le procès pour complicité d’assassinat de Thomas Sankara

« On va faire le procès de plusieurs hommes dont le principal accusé est Blaise Compaoré. »

« Il s’agit d’un procès historique dans la mesure où Thomas Sankara était l’une des plus grandes références de la fin du XXème siècle à la fois comme dirigeant révolutionnaire et promoteur d’un nouveau modèle de développement autocentré et indépendant. »

« Ce procès traitera des hommes qui ont organisé le complot à l’intérieur du pays. Il y a aussi une instruction qui concerne un complot à l’international qui reste à élucider. »

« Le dossier sur le complot à l’international n’est pas fermé. »

« Nous exigeons que la France, qui est citée parmi les pays complices de ce complot, ou plutôt présumés complices de ce complot, envoie les documents déclassifiés concernant l’assassinat de Thomas Sankara - documents qui n’ont toujours pas été fournis. »

« En novembre 2017, Emmanuel Macron a promis d’envoyer tous les documents classifiés secret défense. »

« La thèse officielle de Blaise Compaoré au lendemain de la mort de Thomas Sankara c’était de dire qu’il devait être arrêté avec ses amis. »

« Dans des auditions de gendarmes burkinabés, on apprend que des Français sont venus le 16 octobre à Ouagadougou pour détruire des écoutes téléphoniques qui accusaient Blaise Compaoré d’avoir préparé un complot. »

 

Sur les intérêts de la France au Burkina

« Thomas Sankara tranchait avec tous les dirigeants de la région à part celui qui était au Ghana. »

« Thomas Sankara dérangeait parce qu’il était jeune et très populaire : il était en train de mettre en place un modèle, malgré les difficultés, qui produisait une certaine réussite économique. »

« Sankara a démontré qu’un pays africain indépendant peut construire un modèle de développement qui tranche par rapport à tout ce que l’on voit dans la région. »

« La jeunesse africaine regardait Sankara avec beaucoup d’intérêt. Il était la preuve qu’il était possible de lutter contre la corruption, mettre de l’ordre dans les administrations et organiser la mobilisation d’une population dans un pays pauvre. »

« Ce qui est un élément déclencheur de la colère de la France c’est lorsque Thomas Sankara a fait campagne pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie à l’ONU. À l’époque, Jacques Chirac avait écrit au ministre de la coopération de Sankara pour dire que Sankara avait été trop loin et que la France allait diminuer l’aide prévue pour le Burkina. »

« La France ne voulait pas qu’on remette en cause la présence des entreprises françaises au Burkina. »

« Thomas Sankara c’était une forme de dignité et de fierté. Il a rendu dignité et fierté à la jeunesse africaine. »

 

Sur l’héritage de Thomas Sankara

« Il y a un très lourd héritage Sankara mais il y aussi une espèce de fumée qui entoure Sankara qui fait que tout le monde est sankariste, même le gouvernement actuel. »

« Ceux qui dirigent le pays aujourd’hui - et qui se revendiquent du sankarisme - sont les mêmes qui étaient du côté de Compaoré au moment de l’assassinat de Sankara. »

« Les partis politiques qui se réclament de Sankara ont une longue histoire de déchirements entre eux et d’accusations internes et ils sont plus ou moins déconsidérés. »

« On cultive une image idyllique de Sankara sans jamais discuter de ce que signifie être sankariste aujourd’hui. »

« Ceux qui se réclament de Sankara aujourd’hui ont perdu tout ce qui concerne son idéologie révolutionnaire. »

« Après son assassinat, tout a été fait par ses successeurs pour détruire l’image positive de Thomas Sankara. »

« L’insurrection a été un moment que je considère comme extraordinaire. »

« Au lendemain de l’assassinat de Thomas Sankara, personne n’a été en mesure de prendre en charge le pays et d’apporter des perspectives de changement politique. »

 

Que reste-t-il du sankarisme, notamment en France ?

« Thomas Sankara n’a pas travaillé que pour l’Afrique. »

« Thomas Sankara a beaucoup remis en question l’Etat. C’est même fondamental dans sa politique. »

« Thomas Sankara a démystifié le pouvoir en refusant le culte de la personnalité et en mettant les ministres en congés tous les ans, au moins de façon symbolique. »

« Thomas Sankara a construit un pouvoir populaire dans lequel il faut aller chercher des inspirations. »

« On a tendance à croire que la réforme au Burkina Faso, ça a été de donner la terre aux paysans parce que les gens ont pour modèle les grands latifundia (…). Mais cela n’existait pas au Burkina Faso : il y avait des chefs locaux qui avaient le pouvoir de donner la terre mais sans pouvoir de propriété. »

« Thomas Sankara a créé un parti dans lequel il voulait unifier tous les groupes de gauche qui existaient, dont les amis de Blaise Compaoré qui sont très rapidement devenus les défenseurs du néolibéralisme. »

 

Dans Afrique

LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE (RASD) RECLAME LA PLACE QUI LUI REVIENT A L’ONU

Par Le 14/04/2021

14 Avril 2021

Publié le 14/04/2021 par PCF

L’agenda international place à nouveau au cœur de l’actualité le Sahara occidental. En avril, le Conseil de sécurité débattra de la situation et de la prorogation du mandat de la Minurso. Cette ancienne colonie espagnole est occupée illégalement par le Maroc depuis 1975 et ce en dépit de toutes les décisions internationales.

Que ce soient les résolutions de l’ONU, de la Cour internationale de La Haye, de l’Union africaine ou de la Cour de justice de l’Union européenne, toutes ces institutions convergent pour rappeler qu’il n’y a pas de liens de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental. Ce dernier a un statut séparé et distinct du Maroc et il est de ce fait titulaire du droit à l’autodétermination.

À la suite d’un cessez-le-feu entre le Front Polisario, représentant du peuple sahraoui, et le Maroc en 1991, sous les auspices de l’ONU, il avait été convenu conjointement de l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Non seulement le Maroc n’a pas honoré ses engagements, mais a avancé la proposition d’une « autonomie sous souveraineté marocaine », une manière éculée de proroger l’occupation coloniale.

La France, avec son soutien aveugle envers Rabat, a joué un rôle déterminant dans cet enlisement, dans le blocage actuel et dans la violation de la légalité internationale. Non seulement Paris a cautionné l’invasion de 1975 et a saboté la mission de la Minurso conduite par Horst Kölher, tout en refusant l’extension de ses prérogatives au respect des droits humains. De plus, les différents gouvernements qui se sont succédé ces dernières années ont été à la manœuvre pour étendre les tarifs douaniers préférentiels en violation des arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne. Enfin Paris ferme les yeux sur la violente barbarie répressive du Maroc à l’égard des Sahraouis dans les territoires occupés : agressions physiques, destructions de biens, arrestations, enlèvements.

À cela s’ajoute le sort des prisonniers politiques victimes de simulacres de procès, qui subissent de mauvais traitements et se trouvent pour la plupart du temps à l’isolement. L’ultime provocation vient de se produire, puisque La République en marche a annoncé l’ouverture d’une permanence à Dakhla en zone occupée, sous le prétexte fallacieux d’être à l’écoute des Français de l’étranger, dans un territoire bouclé par l’armée et dans lequel les étrangers ne peuvent accéder ! E. Macron, dans le sillage de D. Trump, s’engage dans la voie d’une ouverture d’un consulat, une manière d’entériner cette occupation coloniale en violation du droit international.

Le Front Polisario mène une lutte pacifique, respectueuse du droit international et des principes démocratiques. Cette attitude responsable est un facteur de stabilité dans la région. Ces derniers mois, le Maroc a délibérément violé le cessez-le-feu en s’attaquant à des civils Sahraouis dans une zone tampon. Il en a profité pour accroître son occupation et pour étendre un mur de séparation miné de 2 770 km. L’assassinat ciblé de dirigeants sahraouis, dont le chef de la gendarmerie Addah Al-Bendir, illustre l’attitude criminelle de ce régime dangereux pour la paix régionale.

Dans ce contexte délétère, amplifié par le deal scélérat noué entre Trump-Netanyahou-Mohammed VI, le Front Polisario vient de prendre une initiative pour faire respecter les droits de son peuple et frayer un chemin vers la paix. La République arabe sahraouie démocratique (RASD) réclame la place qui lui revient dans les institutions internationales avec l’obtention d’un siège à l’ONU.

Cette exigence est légitime et fondée juridiquement. Le Parti communiste français soutient cette démarche et appelle le gouvernement de la France à prendre une initiative dans ce sens. Cela suppose de changer radicalement de posture, pour enfin trouver une issue politique à ce conflit. Les communistes ne ménageront pas leurs efforts pour soutenir les droits inaliénables du peuple sahraoui.

Pascal Torre

responsable-adjoint du secteur international du PCF

chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

« La RASD réclame la place qui lui revient dans les institutions internationales avec l’obtention d’un siège à l’ONU. »

source : https://www.pcf.fr/la_r_publique_arabe_sahraouie_d_mocratique_a_sa_place_l_onu

Tag(s) : #RASD#PCF#Communiste

Dans Afrique

POURQUOI L'AFRIQUE N'EST PAS ELECTRIFIEE ?

Par Le 09/04/2021

Infos   /   Afrique   /   Zoom Afrique   /   L’INFO EN CONTINU

Echo Afrique, 9 avril 2021

Friday, 09 April 2021 12:48 PM  [ Last Update: Friday, 09 April 2021 3:34 PM ]

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Cameroun: le piège électrique!

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Dans Afrique

CAMEROUN : COUP D'ETAT US EN VUE ?

Par Le 05/04/2021

Cameroun : les USA préparent un coup d'État ?

Au Cameroun, les États-Unis et Cie, mettent en place une nouvelle trouvaille, qui est maintenant la naissance d'un mouvement rebelle armé, dont les publications vidéo sur les réseaux sociaux ne font aucun mystère sur leur intention avouée de marcher sur Yaoundé.

Les menaces d’attaques terroristes dans les quatre coins du continent africain n’ont pas eu l’effet désiré par les Occidentaux. C’est pourquoi ils cherchent maintenant le moyen de non seulement saper ces alliances, mais également à placer les pays qui sont partisans d’un règlement des problèmes africains par les Africains dans le collimateur.
Au lieu de demander plus d’aide et des arrivées massives de troupes militaires occidentales, les pays africains resserrent plutôt les liens entre eux pour faire face aux attaques terroristes. Comme certains pays de la Corne de l’Afrique ou encore en Afrique de l’Ouest, les pays qui longent la côte du golfe de Guinée sont lancés dans ces alliances intra-africaines.
Le nouveau chef d’État-major de l’Armée du Nigéria a été reçu par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, le 1er avril 2021.
Lucky Irabor, le nouveau chef d’État-major de l’Armée du Nigéria et à la tête d’une délégation nigériane, a été reçu en audience le 1er avril 2021 par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo.
« Le Cameroun et le Nigéria sont des amis de longue date et nous connaissons ! Les difficultés que traversent le nord du Cameroun et le nord du Nigeria. De ce fait, j'ai été nommé avec certains de mes collègues à la tête de l'Armée du Nigéria. C'est de notre responsabilité de relever le défi. C'est dans cette optique que je suis venu rencontrer mes collègues camerounais pour qu'on travaille ensemble », a confié à la presse le général d'Armée Lucky Irabor.
La rencontre entre les délégations camerounaises et nigérianes a eu lieu à huis clos, ainsi que l’audience accordée à la délégation nigériane en matinée par son homologue camerounais, le chef d'État-Major, le général d'Armée René Claude Meka. Toutefois, renseigne le journal, Joseph Beti Assomo, au cours de la séance des questions orales des députés aux membres du gouvernement devant la Représentation nationale ce même jour, traçait déjà les grandes lignes de la visite de la hiérarchie militaire du Nigéria au Cameroun.
« Nous allons voir comment resserrer notre coopération dans la lutte contre Boko Haram et aussi la migration des menaces terroristes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Là aussi, nous avons des soucis communs. Les menaces étant des deux côtés, nous fédérons nos efforts », a indiqué le patron de la Défense dont les propos sont relayés dans les colonnes du journal.
Les deux pays partagent une longue frontière de 1.200 km, difficile à contrôler, ce qui peut faire le nid des activités criminelles en tout genre. « On était déjà habitué à la contrebande tous azimuts. La nouvelle trouvaille est maintenant le bruit de la naissance d'un mouvement rebelle armé, dont les publications vidéo sur les réseaux sociaux ne font aucun mystère sur leur intention avouée de marcher sur Yaoundé ». Un coup d'État serait en vue ?
On peut constater que le Cameroun est très présent dans ces initiations intra-africaines et il se pourrait que cette prise de position contre l'axe occidental soit un coup que ne supportent pas Washington et Paris. D’ailleurs, les pressions américaines montrent bien que le Cameroun se trouve dans le collimateur, et que le changement de politique du président Paul Biya n’est pas très apprécié par Paris et Washington.
D’ailleurs, ce genre d’alliance passe généralement à la trappe dans les médias mainstream. Ce qui reflète bien que les intérêts sont sapés.
En effet, Washington et Cie, avec entre autres la France, ont décidé de prendre le monopole du golfe de Guinée. Et les pays d’Afrique qui longent cette côte ne sont pas vraiment pour et optent pour des alliances qui n'arrangent pas cet axe néocolonialiste. D'ailleurs, la Communauté internationale et surtout ses instances optent pour la politique de l'autruche, sans jamais pointer du doigt le fait qu'aucun de ces États occidentaux ne demandent l'approbation des gouvernements africains concernés. Certes, le but actuel de la manœuvre occidentale, c’est également de prendre possession complète des pays de la côte africaine. Et pour cause, le fait que le patron de la DGSE française avait ciblé la Côte d’Ivoire et le Bénin, était une manière de dire que tous les pays de la Côte, essentiellement ceux qui ne se plient donc pas aux règles occidentales.
Le Cameroun et la Guinée équatoriale se sont déjà alliés pour déjouer des exactions des pirates dans le golfe de Guinée. Et ce fut un succès. Ce qui fait que ce processus prend de plus en plus d’ampleur et les alliances se multiplient de manière exponentielle. C’est exactement ce que redoutaient les pays occidentaux !

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/05/648815/Cameroun-les-USA-preparent-un-coup-d'Etat

Dans Afrique

CONFIRMATION DE L'ACQUITTEMENT DE LAURENT GBAGBO

Par Le 04/04/2021

4 Avril 2021

publié le 01/04/2021
Confirmation de l'acquittement de Laurent Gbagbo : un pas important vers la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire

Le Parti communiste français exprime sa réelle satisfaction de la libération définitive de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ministre Charles Blé Goudé.

Acquittés par la Cour pénale internationale en janvier 2019, ils étaient en attente d'un jugement de la cour d'appel. Leur libération provisoire, avec des conditions très strictes, dans l'attente de cet appel, a constitué un précédent très critiqué. L'acquittement suivi des restrictions drastiques de liberté sont apparues en contradiction avec toutes les normes juridiques jusqu'ici admises. Rappelons également que ce procès pour crimes contre l'humanité a commencé fin 2011. Les deux hommes politiques ont été détenus pendant plus de sept ans. Ainsi, la CPI dépasse en matière de détention provisoire les normes admises par la Cour européenne des droits de l'homme et de très nombreuses juridictions nationales. Il sera sans doute nécessaire que les textes régissant la CPI soient réformés. Sur le fond, ce procès pose de lourdes interrogations car durant ces longues années aucun des 82 témoins à charge n'a pu étayer en quoi que ce soit les chefs d'accusation envers les deux hommes politiques. Nombre d'entre eux ont même témoigné en leur faveur.

Ainsi se termine une procédure initiée sous l'influence du pouvoir français de Nicolas Sarkozy en vue de consolider le pouvoir d'Alassane Ouattara qu'il venait d'installer, avec l'aide de l'armée française, à la suite d'un différend électoral qui aurait pu être résolu par un recomptage ou une reprise du scrutin. Parallèlement, ni la justice ivoirienne, ni la justice internationale n'ont à ce jour traité juridiquement les massacres commis par les « rebelles » sous l'autorité de ce même Ouattara. Pire encore : ceux qui y sont impliqués ont été promus au sein du pouvoir d'État. Cette situation n'est pas tenable et des mécanismes qui traitent leurs cas seront nécessaires pour une véritable réconciliation nationale. L'ancien président français devrait lui aussi répondre, devant la juridiction adéquate, des actes ayant eu des conséquences dramatiques pour le peuple ivoirien, et ce parallèlement aux autres instructions judiciaires le concernant.

La libération de Laurent Gbagbo intervient dans un contexte politique fragile. En effet Alassane Ouattara a imposé un troisième mandat inconstitutionnel avec le soutien du pouvoir français actuel. La mobilisation au long cours du peuple ivoirien l'a contraint à lâcher du lest, permettant malgré un découpage électoral inique et des fraudes, l'élection pour la première fois depuis 2011 de parlementaires d'opposition. Dorénavant le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire devrait permettre cette réconciliation nationale, sortir le pays de l'impasse et ouvrir des perspectives de progrès pour le peuple ivoirien.

Parti communiste français,
Paris, le 1er avril 2021

source : https://www.pcf.fr/confirmation_de_l_acquittement_de_laurent_gbagbo_un_pas_important_vers_la_reconciliation_nationale_en_cote_d_ivoire

Tag(s) : #PCF#CotedIvoire#Gbagbo

Dans Afrique

COVID-19 : MADAGASCAR EN ETAT D'URGENCE SANITAIRE

Par Le 04/04/2021

Covid 19: Madagascar en état d’urgence sanitaire

AVR 04

Publié par 

Madagascar / Coronavirus: Le pays enregistre son premier décès dû à la  maladie - YELE-MAGAZINE

Face à la propagation importante du Covid 19, Andry Rajoelina, dans son discours à la nation ce jour, a décrété l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire et ce, pour 15 jours à partir de ce jour.

Plusieurs mesures ont été prises afin d’enrayer la hausse inquiétante de la pandémie dont :

▪️La Fermeture des Ecoles et des Universités;

▪️L’Interdiction d’entrer et de sortir des régions Analamanga, Sava et Atsinanana;

▪️L’instauration d’un couvre-feu entre 21h et 04h;

▪️Toutes les pharmacies sont de garde sur les zones concernées par les restrictions;

▪️La gratuité des médicaments et des soins des patients atteints par la COVID-19;

▪️La mise à disposition de 800 bouteilles d’oxygène aux hôpitaux publics;

▪️Les restaurants restent ouverts à hauteur de la moitié de leur capacité totale;

▪️La fermeture des boîtes de nuit, des karaoké et des bars;

▪️Les enterrements liés au Coronavirus doivent être réalisés le jour-même avec 10 personnes au maximum;

▪️L’interdiction de l’utilisation des strapontins pour les transports en commun;

▪️L’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes dans les lieux publics et les églises;

▪️Le retour des travaux d’intérêt général pour ceux qui ne respectent pas les dispositions en vigueur.

Après 294 nouveaux cas enregistrés et 5 décès en 24h, Madagascar compte à ce jour 449 personnes décédées du coronavirus depuis le 23 mars 2020, selon les autorités sanitaires.

Article connexe:

Covid-19 : les symptômes du variant sud-africain

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/04/04/covid-19-madagascar-en-etat-durgence-sanitaire/

Dans Afrique

LA NAMIBIE SERA TOUJOURS AUX COTES DE CUBA

Par Le 01/04/2021

1 Avril 2021

Le peuple cubain et tous les guides du Parti communiste doivent être fiers que leur sacrifice et leur engagement à toute épreuve en faveur de la paix aient créé des liens indestructibles avec les peuples épris de paix du monde entier, a déclaré l'ancien président Hifikepunye Pohamba à Granma

Auteur:  | informacion@granmai.cu

31 mars 2021 10:03:08

 

Fidel Castro et Sam Nujoma lors de la signature du protocole entre Cuba et la Namibie. Photo : Orlando Cardona

Éloignées géographiquement, mais unies par des liens éternels, l'amitié entre Cuba et la Namibie s'est forgée dans la lutte contre le racisme et le colonialisme. Le sang et la sueur de Cubains et de Namibiens ont arrosé le sol africain lors de l’héroïque bataille contre le régime de l'apartheid.

Une profonde amitié a uni les leaders historiques des deux peuples, Fidel Castro Ruz et Sam Nujoma, qui a dit à l’occasion : « La Namibie ne serait pas la même sans les Cubains. La déroute de l'apartheid lui a ouvert les portes de la liberté. »

Le commandant et ancien président de ce pays, Hifikepunye Pohamba, a donné ses impressions sur ces liens étroits au quotidien Granma.

– Vous avez fréquemment exprimé votre gratitude pour la contribution de Cuba à la liberté dont jouit aujourd'hui votre pays, tout comme vous avez confirmé la profonde admiration, le respect et l'affection que vous portez à Fidel Castro, leader de la Révolution, et aux Cubains qui ont combattu coude à coude avec les combattants d'Angola et de Namibie pour obtenir la libération de leur patrie. À la lumière des années qui se sont écoulées, comment évaluez-vous le rôle joué par les combattants cubains dans la libération de la Namibie ?

–Le rôle des combattants cubains a changé le destin, non seulement de la Namibie en tant que pays, de l'Afrique, mais aussi du monde entier. Les communautés internationales, par l'intermédiaire des Nations unies, ont déclaré que le régime de l'apartheid était un crime contre l'humanité. En conséquence, pour le système colonial blanc sud-africain il était immoral et indigne de maintenir le régime de l'apartheid. C’est pourquoi nous éprouvons une profonde admiration, un grand respect et une grande affection pour Fidel Castro et le peuple cubain.

-Parmi les dernières batailles pour l'indépendance, il y eut celles de Cuito Cuanavale et l'offensive vers la frontière entre l'Angola et la Namibie. Quel a été le plus grand succès de cette stratégie militaire ? Quels éléments ont-ils conditionné l'unité, et quel rôle la Swapo a-t-elle joué dans cet objectif ?

-Le plus grand succès de l'offensive de Cuito Cuanavale a commencé avec la participation du camarade Fidel Castro à l'offensive, et l'envoi de plusieurs combattants expérimentés et de chars, d’avions et d’artillerie, parmi les plus modernes, répondant à une demande de son camarade angolais Eduardo Dos Santos, afin d’écraser l'ennemi en 1987. Les combattants de l'Armée de libération nationale namibienne (PLAN) et de l'aile militaire de la SWAPO ont également joué un rôle essentiel dans la défaite de l'offensive ennemie à Cuito Cuanavale, car cette offensive montrait l'ambition sud-africaine de déstabiliser l'Angola. En outre, la Swapo était consciente qu'avec l'aide de nos frères cubains et angolais, il était important d’asséner à l'ennemi une humiliation écrasante à Cuito Cuanavale, afin d'envoyer le message que notre unité était forte, non seulement pour renverser l'apartheid à Windhoek, mais aussi à Pretoria, si nécessaire.

–« “La coopération avec Cuba a commencé avant que nous ayons obtenu notre indépendance”, avez-vous déclaré lors de votre visite sur l'Île en 2014. Quel est l'état de la coopération entre les deux pays aujourd'hui ?

-La coopération entre les deux pays est née dans des moments critiques, de lutte pour la vie, contre la mort. C'est pourquoi elle transcende les générations et constitue un aspect que notre peuple sait valoriser. La coopération se poursuit même dans les circonstances du blocus, mais les deux pays pourraient faire beaucoup plus si le blocus contre Cuba était levé.

–Les nouvelles générations de Cubains et de Namibiens se sont engagées à respecter l'histoire qui les unit. À votre avis, que faut-il privilégier pour maintenir ces liens d'amitié ?

-Afin de parvenir à un engagement total envers l'histoire et l'héritage des deux pays, celui-ci doit être conçu d'un État à l'autre, d'un Parti à l'autre, ainsi qu'avec l'interaction humaine à travers l'éducation, l'échange de connaissances et à travers d'autres aspects tels que la coopération entre groupes d'étudiants.

-Quelle est la position de la Namibie par rapport au blocus des États-Unis contre Cuba, intensifié précisément en des temps où la solidarité et l'humanisme le plus élémentaire dans les relations internationales devraient prévaloir dans le contexte de la pandémie de coronavirus ?

-La Namibie sera toujours du côté du peuple cubain et contre le blocus, et garde l’espoir que les peuples du monde mettront de côté leurs différences en ces temps difficiles de pandémie de coronavirus. J'exhorte la communauté scientifique cubaine et celle du monde entier à travailler avec détermination et acharnement afin d’apporter sa contribution à l'humanité en ces temps de pandémie mondiale.

-Vous avez visité Cuba à plusieurs reprises, qu'est-ce qui vous a le plus frappé dans le parcours de la Révolution ?

-J’ai pu constater que le Parti de la Révolution a fait de grands progrès dans de nombreux domaines, notamment dans l'éducation, la santé, l'agriculture, la conservation et le développement humain en général, malgré le blocus des États-Unis.

-L’Organisation des peuples de l’Afrique australe a plus de 60 ans. Si vous deviez évaluer le rôle qu'elle a joué dans l'histoire, que ne manqueriez-vous pas de mentionner, quel est le rôle actuel de la SWAPO dans la société namibienne, comment évaluez-vous les relations avec le Parti communiste de Cuba ?

-Il est important de mentionner que l'unité est une force, et la connaissance de notre histoire est un fil conducteur fort, ainsi que l'héritage de nos combattants qui ont sacrifié leur vie durant les moments difficiles de notre lutte. Le peuple cubain et tous les guides du Parti communiste doivent être fiers que leur sacrifice et leur engagement inébranlable en faveur de la paix aient créé des liens indestructibles avec les peuples épris de paix du monde entier, et plus particulièrement avec le peuple de Namibie et les pays d'Afrique australe.

-À la lumière de l'actualité, quels sont les plus grands défis auxquels l'humanité est confrontée et quelle place y occupent la Namibie et Cuba ?

-Le monde est confronté à des calamités d'une ampleur inimaginable, et les peuples doivent rester unis pour échanger leurs connaissances et leurs expériences, sans pour autant saper les forces de chaque pays. La bataille de Cuito Cuanavale, considérée comme la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale, a été gagnée grâce à l'unité de peuples déterminés. Aujourd’hui plus que jamais, les peuples doivent marcher ensemble pour assurer la survie de l'humanité, et à l’heure actuelle il s'agit de survivre au coronavirus.

source : http://fr.granma.cu/cuba/2021-03-31/la-namibie-sera-toujours-aux-cotes-de-cuba

Tag(s) : #Cuba#Namibie

Dans Afrique

LE BOMBARDEMENT DE L'ARMEE FRANCAISE A BOUNTI, AU MALI : IL EST DU DEVOIR DE LA FRANCE DE SUIVRE LES RECOMMANDATIONS DE L'ONU

Par Le 01/04/2021

1 Avril 2021

Publié le 31/03/2021 par PCF

Bombardement de Bounti (Mali) : Il est du devoir de la France de suivre les recommandations de l'ONU

Les autorités françaises ont menti et refusé de reconnaître leurs responsabilités. Voilà ce que l'on peut déduire de la lecture du rapport de la division des droits de l'homme de la mission de l'ONU au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies.
Le bombardement du 3 janvier dernier opéré par l'armée française près de Bounti au Mali a tué 19 civils réunis pour un mariage et non, visé un simple « rassemblement de djihadistes » comme continue de l'affirmer le pouvoir français.

Selon le rapport de la Minusma, cette frappe soulève des préoccupations importantes quant au respect des principes de la conduite des hostilités et l'obligation de vérifier que les cibles sont bien des objectifs militaires. Le rapport recommande aux autorités maliennes et françaises de diligenter une nouvelle enquête indépendante et crédible sur les possibles violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme, et d'établir les différentes responsabilités et octroyer le cas échéant une réparation appropriée aux victimes et aux membres de leurs familles.

Le Parti communiste français demande instamment au gouvernement d'agir en ce sens. Les autorités françaises doivent rompre avec leur obstination habituelle du refus de la vérité quand leur responsabilité est engagée. C'est intolérable sur le fond et participe à dégrader davantage l'image de la France à l'étranger.

Cette séquence dramatique souligne, s'il en était besoin, que l'intervention Barkhane, qui est la 42e expédition militaire française en Afrique depuis les indépendances, est une stratégie qui s'enfonce dans l'impasse. De ce fait, la situation humaine, politique et économique du Mali s'aggrave. Aucune des causes qui ont conduit à la déstabilisation du Mali n'a été traitée.

Il est urgent d'établir un agenda de retrait des troupes étrangères discuté avec le Mali, l'Union africaine et l'ONU et adossé à une nouvelle réponse multilatérale et africaine en matière de sécurité collective et à un nouvel agenda de coopération soucieux de la souveraineté des États concernés et des intérêts des populations locales. Une solution politique ne peut être durable qu'à cette condition. Il faut tirer les leçons des guerres menées au nom de la « guerre contre le terrorisme », concept néoconservateur dangereux, utilisé pour dominer des régions entières, et privilégier au contraire un appui militaire centré sur le seul soutien aux armées locales, en retenant la formule d'un comité d'état-major conjoint des forces africaines qui exclut les puissances étrangères.

Parti communiste français,
Paris, le 31 mars 2021

source : https://www.pcf.fr/bombardement_de_bounti_mali_il_est_du_devoir_de_la_france_de_suivre_les_recommandations_de_l_onu

Tag(s) : #Mali#PCF

Dans Afrique

COTE D'IVOIRE : LAURENT GBAGBO ET CHARLES BLE GOUDE ACQUITTES PAR LA CPI. BENSOUDA DEBOUTEE

Par Le 01/04/2021

CPI : Gbagbo et Blé Goudé acquittés, Bensouda déboutée

Par

 Serge Ouitona

 -

31 mars 2021

Fatou Bensouda, Procureur de la CPI

Fatou Bensouda, Procureur de la CPI

Le verdict final dans le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour Pénale Internationale (CPI), fortement attendu est finalement tombé, ce mercredi. Acquittement pur et simple pour les deux Ivoiriens, et camouflet pour la procureure, Fatou Bensouda.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont désormais libres de leurs mouvements. Le tribunal de La Haye vient de prononcer leur acquittement. L’affaire est définitivement close. La décision a été rendue, toute à l’heure, par la Cour Pénale Internationale qui vient ainsi de confirmer son jugement rendu en 2019.

« A la majorité, la chambre d’appel rejette (…) l’appel du procureur et confirme la décision de la chambre de première instance », indique le communiqué final.
Les deux personnalités ivoiriennes étaient poursuivies pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, dans le cadre des violences commises entre décembre 2010 et avril 2011. Ces accusations étaient consécutives à l’annonce des résultats de la Présidentielle en faveur de l’actuel chef de l’État, Alassane Ouattara.

La décision rendue par la CPI constitue un camouflet pour la procureure Fatou Bensouda dont le mandat s’achève le 15 juin prochain. On retiendra de ce procès que la procureure a été incapable de prouver la culpabilité de l’ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo, et son collaborateur, Charles Blé Goudé contre qui pesaient les chefs d’accusation de « meurtres, viols, persécutions et tentatives de meurtres et autres actes inhumains » dans le cadre de la crise post-électorale 2010-2011. L’acharnement de Fatou Bensouda contre les deux Ivoiriens a conduit plusieurs observateurs à remettre en cause son impartialité dans ce dossier, et à la soupçonner de faire le jeu des Occidentaux, soutiens d’Alassane Ouattara.

Le dénouement du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé constitue le deuxième cuisant échec de Fatou Bensouda après l’acquittement du Congolais Jean-Pierre Bemba.
Pour Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, la voie semble désormais libre pour regagner la Côte d’Ivoire, un pays qu’ils ont quitté de force, depuis bientôt 10 ans.

https://www.afrik.com/cpi-gbagbo-et-ble-goude-acquittes-bensouda-deboutee

 

Dans Afrique

MALI : UNE ENQUETE DE L’ONU AFFIRME QU’UNE FRAPPE AERIENNE DE L’ARMEE FRANCAISE A TUE 19 CIVILS LORS DE LA CELEBRATION D’UN MARIAGE

Par Le 30/03/2021

Des militaires français (photo d'archives)

Une frappe française au Mali a tué 19 civils, selon une enquête de l’Onu

© AP Photo / Christophe Petit Tesson

FRANCE

14:37 30.03.2021(mis à jour 15:58 30.03.2021)URL courte

Par 

161251

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Alors que Paris a justifié par la présence de djihadistes sa frappe au Mali de janvier ayant fait au moins 22 morts, une enquête des Nations unies a conclu que cette opération avait tué 19 civils, indique un rapport consulté par l’AFP. En réaction, Paris a démenti toute bavure en émettant des «réserves» sur ce rapport.

Soupçonnée d’avoir tué 19 civils au Mali lors d’une frappe aérienne le 3 janvier 2021, la Force Barkhane en a été reconnue responsable par une enquête de l’Onu, consultée par l'AFP.

La Division des droits de l'Homme de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies, «est en mesure de confirmer la tenue d'une célébration de mariage qui a rassemblé sur le lieu de la frappe une centaine de civils parmi lesquels se trouvaient cinq personnes armées, membres présumés de la Katiba Serma», indique le rapport cité par l'AFP.

La Katiba Serma est affiliée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou JNIM en arabe), alliance djihadiste elle-même affiliée à Al-Qaïda*.

Selon le document, au moins 22 personnes ont été tuées, dont trois membres présumés de la Katiba Serma: 19 sur le coup, trois au cours de leur évacuation.

Appel à une enquête «indépendante»

Ce groupe de personnes «était très majoritairement composé de civils qui sont des personnes protégées contre les attaques au regard du droit international humanitaire», explique la Minusma.

Les autorités françaises et maliennes ont été appelées par la Minusma à mener dans les plus brefs délais «une enquête indépendante, crédible et transparente» pour établir les responsables et pour octroyer des réparations aux victimes et à leurs proches, le cas échéant.

La France réfute l’accusation

L’armée française avait nié cette accusation à plusieurs reprises en justifiant la frappe par l’élimination de djihadistes. En réaction au rapport, Paris a démenti toute bavure et a émis des «réserves» sur ce document, indique un communiqué relayé par le ministère des Armées.

D’après la Défense française, ce rapport est basé sur les témoignages «anonymes» d’habitants locaux dont la crédibilité n’a pas été confirmée. De ce fait, il n’apporte pas de preuves de l’implication de l’armée dans les décès mentionnés.

Auparavant, l’état-major français a admis avoir bombardé la zone en visant «un groupe armé terroriste», en conformité avec les «principes de ciblage en vigueur», après qu’un drone a été repéré. Du côté des autorités maliennes, «aucun élément constitutif d’un rassemblement festif ou d’un mariage» n’avait été observé. Pour Bamako, il s’agit d’une «désinformation», car le secteur abritait des éléments du groupe armé djihadiste Serma.

Témoignage de certains habitants

Après les faits, l’ONG Human Rights Watch a demandé l’ouverture d’une enquête affirmant que les bombes avaient touché des civils réunis pour un mariage.

L’organisation s’est appuyée sur le témoignage de trois habitants du village de Bounti déclarant que les frappes avaient touché une cérémonie de mariage entre une jeune fille de 16 ans et un parent éloigné de 25 ans. Une première déflagration aurait tué 17 personnes, avant qu’un second obus n’en condamne deux autres un peu plus tard.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/france/202103301045416765-une-frappe-francaise-au-mali-a-tue-19-civils-selon-une-enquete-de-lonu/

Dans Afrique

DJIBOUTI OU LA CHINE A UNE BASE MILITAIRE, NOUVELLE CIBLE USA/FRANCE

Par Le 29/03/2021

Djibouti: nouvelle cible US/France !

Outre la tentative d’avoir un monopole des eaux, comme notamment le golfe de Guinée, l’océan Indien ou encore le golfe d’Aden, il semblerait que l’axe Occidental, avec à sa tête les États-Unis, tenterait également de saper les liens qui unissent certains pays au bloc de l’Est.

Ici, en l’occurrence, Djibouti serait devenu également une cible particulièrement stratégique, au point d’y organiser un énorme false flag, comme un 11 septembre ou encore un Beyrouth.

Voici les dernières informations relayées par les médias mainstream : « Le chef du groupe terroriste des shebab a appelé à frapper « les intérêts américains et français » à Djibouti. » Les médias mainstream ont tous annoncé qu'une vidéo a été diffusée samedi soir profanant ces menaces, à moins de deux semaines de l’élection présidentielle dans la petite république située dans la corne de l’Afrique.

Dans cette vidéo, le président Omar Guelleh a été menacé mais également la présence française et américaine.

Une attaque qui arrangerait les affaires de pas mal d'acteurs !

En effet, ce genre de scénario pourrait inévitablement déboucher à des événements assez précis. Par exemple, une attaque contre le camp Lemonnier à Djibouti, où se trouve la base de la marine américaine, amènerait à permettre aux États-Unis et à la France de passer à l’offensive à Djibouti, à faire passer le président Guelleh pour un incompétent et également à remettre en question la présence chinoise à Djibouti.

Pour rappel, c’était en 2017 que Djibouti a littéralement mis l’émirati DP World dehors pour redonner le contrat du développement portuaire de Doraleh au main de la Chine, tout en permettant à Pékin de déployer une base militaire à Djibouti.

Actuellement, il est clair que des attaques de la part de groupes terroristes à Djibouti pourrait permettre non seulement à l’axe Occidental de renforcer ses positions maritimes dans ce pays qui est devenu un pivot stratégique, notamment avec la présence de la Chine.

En permettant à la Chine de déployer une base militaire à Djibouti, le président Guelleh a brisé le monopole tant recherché par les occidentaux. De plus, la montée en puissance de l’axe de la Résistance à aussi ajouté son grain de sel dans les évènements au golfe d’Aden. L’échec de l’anéantissement d’Ansarallah au Yémen, la montée en puissance de la flotte maritime iranienne et sa forte présence dans le golfe d’Aden et l’océan Indien, mais également l’arrivée de la Russie dans le Port-Soudan et en Érythrée, font que l’axe Occidental pousse vers une tentative de monopole marin dans cette région.

Le canal de Suez étant bouché actuellement a permis à l’US Navy de renforcer sa position en mer Rouge. Le retrait des 700 militaires américains de la Somalie a également été un prétexte pour amener une flotte navale américaine dans la région comprenant plus de 5.000 hommes, dans le but de sécuriser le retrait des 700 soldats, pour ainsi les redéployer dans les pays limitrophes comme le Kenya et la Tanzanie.  

Ce qui amène à penser qu’une attaque terroriste à Djibouti pourrait ouvrir la voie à l’axe occidental de saper les liens entre Djibouti et le bloc de l’Est pour ainsi, couper l’herbe sous le pied d’Omar Guelleh, qui ne cesse de saper les plans occidentaux. Il faudra s’attendre, très certainement à une tentative d’affaiblissement de la présence chinoise à Djibouti. Mais dans un premier temps, les prochaines élections présidentielles et cette menace terroriste vont de pair. La mise en garde à l’encontre du président Guelleh est clair, soit il se plie, et sape entre autre la présence chinoise dans le pays, ou alors, ce sont des attaques qui sont prévues, et donc, un prétexte de plus apporter sur un plateau d’argent pour l’axe américano-français pour passer à l’offensive. Pour le moment, on a pu voir que les nombreuses tentatives pour prendre ce monopole des eaux a toujours été saper et cela va continuer car l’axe de la Résistance se renforce de jour en jour, et de plus en plus de pays d’Afrique le rejoignent de près ou de loin!

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/29/648320/Djibouti--nouvelle-cible-US-France--

Dans Afrique

ALLIANCE DU CAMEROUN AVEC L'AXE ANTINEOCOLONIAL

Par Le 28/03/2021

Le Cameroun s’allie à l’axe anti-néocolonialiste 

Le parlement camerounais est très net :

Ni la France ni les USA n’ont le droit de s’ingérer dans les affaires intérieures du pays, et ce, sur base des prétextes droits de l’hommiste surtout que l’administration Biden donne l’impression d’en user et abuser non seulement face au Cameroun, mais aussi face à tout autre pays s’opposant au maximalisme américain.

Et la Russie, l’Iran, la Chine… y passent évidemment.

Il y a quelques semaines l’ambassadeur américain en poste à Yaoundé se référant à un pseudo rapport de Human Rights Watch qui accusait l’armée camerounaise d’un raid militaire « l’un des pires perpétrés par l’armée camerounaise ces dernières années », exigeait l’ouverture d’une enquête.

Évidemment, M. l’ambassadeur semble avoir oublié tous les crimes anti-afro-américains commis quotidiennement sur le territoire US.

Ni non plus de ces exactions de masse à l’encontre des enfants immigrés, détenue dans des camps sur les frontières avec le Mexique.

Presque au même moment, le Sénat français se penchait sur cette pseudo affaire anglophone et au milieu de la répression des vagues de manifestations de français dans les rues de Paris et les grandes villes et exigeait un changement de comportement du gouvernement français vis-à-vis du Cameroun.

Le sénat reformulait les accusations américaines à l’encontre du régime Paul Biya.

« Au Cameroun, il y a une dictature, il y a des massacres, c’est factuel. Alors, me répondre que mes propos sont contre la France quand je demande d’agir pour que ces massacres cessent, c’est du niveau de Staline avec ses opposants politiques », martèle le député tout en poursuivant « le déni postcolonial français est très inquiétant et ces vieilles méthodes de la Françafrique nous mènent dans le mur vis-à-vis de l’Afrique et l’Europe avec, c’est très grave. Puisque pour des raisons historiques et géographiques, depuis le Brexit, la France est la première porte d’entrée de l’Union européenne sur le continent africain. Se soucier de ce comportement français en Afrique, c’est une question éminemment européenne aujourd’hui », estimait alors Sébastien Nadot.

Il est vrai qu’en dépit de tous actes de sabotages, le Cameroun a merveilleusement surmonté la crise anglophone et va de l’avant sur la scène de la politique internationale, et ce, dans un cadre souverain.

De plus, les agences de presse ont fait état d’un cadre de consultation politique avec l’Algérie.

Pays maghrébin cible de tous les complots USA-OTAN.

« Cet accord officialise et encadre des relations très fraternelles. Il donne un cadre juridique à ces consultations et ouvre la voie à beaucoup plus dans l’avenir », a déclaré le ministre algérien au sortir de l’audience. Il est donc question selon le diplomate algérien, et de communs accords avec son homologue camerounais, d’élargir davantage et redynamiser.

C’est un signe qui ne trompe pas, le Cameroun se rapproche de jour en jour du front anti-néocolonialiste

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/28/648236/Le-Cameroun-s%E2%80%99allie-%C3%A0-l%E2%80%99axe-anti-n%C3%A9ocolonialiste

Dans Afrique

GENOCIDE AU RWANDA : LES RESPONSABILITES LOURDES ET ACCABLANTES DE LA FRANCE FIGURENT DANS UN RAPPORT

Par Le 27/03/2021

Génocide au Rwanda: les «responsabilités accablantes» de la France pointées dans un rapport

 Depuis 23 heures  26 mars 2021

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 Asie et Afrique - Rwanda

 

Les «responsabilités lourdes et accablantes» de la France, mais pas de complicité de génocide, figurent dans un rapport d’une commission d’historiens sur le Rwanda. La France «est demeurée aveugle face à la préparation» du génocide des Tutsis, souligne le document.

De graves dysfonctionnements dans l’appréciation de la situation et la prise de décisions, mais pas de complicité de génocide au Rwanda: telles sont les conclusions d’un rapport d’historiens sur le rôle de la France avant, pendant et après les massacres qui ont fait quelque 800.000 morts au printemps 1994.

Fruit des travaux menés pendant deux ans par 14 chercheurs à la demande d’Emmanuel Macron, le document d’un millier de pages a été remis vendredi 26 mars au chef de l’État et mis en ligne.

Selon l’Onu, environ 800.000 personnes, Tutsis et Hutus modérés, ont été tuées en trois mois lors de massacres déclenchés après l’attentat contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994.

Le rapport décrit des dysfonctionnements et un «aveuglement» de la France dans le processus d’appréciation de la situation à l’époque, mais il écarte l’idée d’une complicité de génocide.

«La crise rwandaise s’achève en désastre pour le Rwanda, en défaite pour la France», peut-on lire. «La France est-elle pour autant complice du génocide des Tutsis? Si l’on entend par là une volonté de s’associer à l’entreprise génocidaire, rien dans les archives consultées ne vient le démontrer. La France s’est néanmoins longtemps investie au côté d’un régime qui encourageait des massacres racistes. Elle est demeurée aveugle face à la préparation d’un génocide par les éléments les plus radicaux de ce régime.»

Opération Turquoise

Les historiens écartent également les accusations formulées à l’encontre de l’opération militaire Turquoise lancée par Paris sous mandat de l’Onu entre juin et août 1994.

La France «a réagi tardivement», mais l’opération Turquoise «a permis de sauver de nombreuses vies, mais non celles de la très grande majorité des Tutsis du Rwanda exterminés dès les premières semaines du génocide», écrivent les chercheurs.

La commission pointe une gestion de crise hyper centralisée au niveau de l’Élysée, dont le locataire était alors le Président François Mitterrand, lequel entretenait «une relation forte, personnelle et directe» avec le Président Habyarimana.

Dans leurs conclusions, les auteurs du rapport pointent des «responsabilités institutionnelles» auxquelles s’ajoutent «des responsabilités intellectuelles qui, cumulées, font système et témoignent d’une défaite de la pensée».

«Une avancée considérable», selon Macron

L’Élysée espère que ce travail contribuera à apaiser les relations entre Paris et Kigali, empoisonnées par les zones d’ombre entourant le rôle de la France lors de cette dramatique période de l’histoire récente du continent africain.

«Nous espérons que ce rapport pourra mener à d’autres développements dans notre relation avec le Rwanda» et que, «cette fois, la démarche de rapprochement pourra être engagée de manière irréversible», a précisé la présidence. «Au-delà de notre relation avec le Rwanda, nous pensons que ce rapport aura aussi un impact sur l’ensemble de notre relation avec l’Afrique.»

Dans un communiqué, Emmanuel Macron rappelle que «ce rapport sera partagé avec les autorités rwandaises et, au travers de sa publicité, à l’ensemble du peuple rwandais dont la France salue la dignité et la capacité de réconciliation».

Le rapport «marque une avancée considérable dans la compréhension et la qualification de l’engagement» de la France dans ce pays, a estimé le chef de l’État après avoir reçu ses auteurs.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/2034507

Dans Afrique

SENEGAL : L'AFFAIRE SONKO, LE CIMENT DE L'OPPOSITION SENEGALAISE

Par Le 20/03/2021

manifestations au Sénégal

L'affaire Sonko, le nouveau ciment de l'opposition sénégalaise

© AFP 2021 SEYLLOU

AFRIQUE

21:05 19.03.2021URL courte

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L’opposant sénégalais Ousmane Sonko a rendu visite aux organisations et personnalités qui lui ont apporté leur soutien après sa récente arrestation. L’objectif est d'entamer des consultations pour parvenir à unir l’opposition dans la perspective de la présidentielle de 2024.

À Dakar, l’opposition veut s’unir face au pouvoir en vue de la présidentielle de 2024. Au cœur de cette initiative, un homme, Ousmane Sonko, qui passe déjà pour être le principal opposant au Président Macky Sall.

manifestations au Sénégal

© AFP 2021 SEYLLOU

Au Sénégal, ce «cocktail explosif» que ravive l’affaire Sonko

 

Le député et ancien candidat à la présidentielle de 2019 a été véritablement propulsé sur le devant de la scène internationale après son arrestation le 3 mars pour «viols et menaces de mort». Un complot ourdi par le pouvoir, selon ses soutiens qui se mobilisent à Dakar et dans d'autres villes du Sénégal pour obtenir sa libération. L'objectif est atteint, cinq jours plus tard, mais au prix de cinq morts selon un bilan officiel, et près de 600 blessés selon la Croix-rouge sénégalaise et de centaines d'arrestations d’après les défenseurs des droits de l’Homme.

Engagé depuis le 16 mars dans ce qui a été décrit comme une «tournée de remerciement» des acteurs qui l’ont soutenu pendant sa détention provisoire, Sonko en profite pour consulter d'autres hommes politiques dans la perspective de réunir l’ensemble de l’opposition sénégalaise, selon les médias locaux. 

​L'ambiance est à l'accalmie dans le pays, notamment après que la manifestation prévue pour le samedi 13 mars pour réclamer la libération des manifestants arrêtés a été annulée, à la suite d'une médiation de leaders religieux.

Un nouveau départ

L’initiative (discrète) de Ousmane Sonko a déjà trouvé des échos favorables chez l’opposant sénégalais Khalifa Sall, condamné en 2018 pour détournement de fonds publics, et gracié en septembre 2019 par le Président Macky Sall.

Resté discret depuis lors, l'ancien maire de Dakar est sorti de son silence après une rencontre avec Ousmane Sonko ce mercredi pour appeler à s’engager dans cette dynamique de l’union.

manifestations au Sénégal

© AFP 2021 SEYLLOU

Un adolescent tué dans le sud du Sénégal lors de manifestations

 

«Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est le point d’un nouveau départ pour que la démocratie en consolidation puisse continuer à s’améliorer, à s’exercer pour tous et par tous. Il faut que nous continuions le combat, et que nous restions vigilants», a déclaré Khalifa Sall interrogé par RFI.

Il a appelé le peuple sénégalais à ne pas «désespérer», en l’assurant que l’opposition sénégalaise était en train de «construire ses actions».

«Cela a pris du temps, elle y parviendra. Quand il y a une majorité qui se conforte, qui se consolide et qui s’élargit, il faut une opposition qui s’unit et qui se renforce, qui est puissante et forte», a soutenu Khalifa Sall.

«Montrer à la mouvance présidentielle que l'opposition est crédible»

C’est un moment bien choisi pour cette initiative, croit Moussa Diop, analyste politique sénégalais au sein de Perspectives Afrique –un groupe de réflexion sur les politiques africaines établi à Bordeaux en France–, interrogé par Sputnik. Et pour cause, ajoute-t-il, «les vagues de manifestations populaires et violentes» qui ont découlé de cette affaire ont forcé cette opposition à «assumer des positions claires vis-vis de la situation nationale».

Des migrants sur le port de Gran Canarias, dans les îles Canaries

© AFP 2021 DESIREE MARTIN

Sénégal: imbroglio autour d’un «accord» avec l’Espagne sur le rapatriement des migrants

 

Les positions auxquelles fait référence le politologue sénégalais portent globalement sur des principes de justice sociale et de sauvegarde des acquis démocratiques comme la garantie de l'indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, la préservation de la liberté d'expression.

Il y a aussi des questions liées au chômage mais aussi à la tentation d'un troisième mandat anticonstitutionnel attribuée au Président Macky Sall. Des points qui ont été soulevés lors des manifestations du 3 au 6 mars, soit par des manifestants, soit dans des déclarations de partis politiques.

«Au-delà du gain politique, l'enjeu est aussi de montrer à la mouvance présidentielle qu'il y a encore une opposition politique, viable et crédible» précise Moussa Diop.

Candidature unique à l’avenir?

Ces prémices d'une large coalition de l’opposition qui semble donc se dessiner au Sénégal autour de l’opposant Ousmane Sonko (ou pas), doivent s’étendre à d’autres acteurs de l’opposition s’il veut ratisser large, suggère l’analyste politique sénégalais Moussa Diop. Il pense notamment qu’il faudra compter avec Karim Wade, le fils de l’ancien Président sénégalais Abdoulaye Wade, condamné en 2015 pour malversations financières avant d’être gracié en juin 2016 par le Président Macky Sall.

La réintégration de ces deux opposants dans l'échiquier politique national était d’ailleurs une demande urgente dans les rangs de l’opposition ces derniers jours. Ils avaient en effet été mis hors-jeu dans leur ambition de briguer un mandat présidentiel du fait de leur condamnation judiciaire.

Mais «il ne faut pas non plus croire naïvement à un scénario du "tous contre Macky", ou d'une alliance effective de l'opposition, qui aboutirait au choix d'un candidat unique», prévient déjà Moussa Diop. D'autant plus que, en l'état actuel de la Constitution, «on s'achemine vraisemblablement vers des élections sans Macky Sall, en 2024, avec l'hypothèse d'un dauphin du côté de la mouvance présidentielle qui semble se dessiner. En 2024, on devrait assister à des élections présidentielles avec une pluralité de choix», prédit-il.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202103191045373678-laffaire-sonko-le-nouveau-ciment-de-lopposition-senegalaise/

Dans Afrique

MALI : COMMENT EXPULSER LE TANDEM BARKHANE/MACRON ?

Par Le 19/03/2021

Mali : plus de 30 soldats tués dans une attaque attribuée à des "terroristes" selon la force d'occupation

30 soldats maliens tués, c'est bien de croire que l'axe Us/France est désormais en totale harmonie parce que le secrétaire d’état Blinken est un francophone est sur le point de tirer sa revanche! La revanche d'une cuisante défaite au bout de huit ans d'occupation militaire au Mali qui se tient debout uni, intègre, et ce en dépit des plans et contre plans destinés à l'amputer de son Nord touareg, à provoquer des conflits ethniques au centre et à déstabiliser les frontières avec le Maghreb.

Mais le Mali est bien plus fort que Barkhane. Ces 30 soldats que la force d'occupation a tués afin de diaboliser ceux des qaïdistes qui réintègrent en ce moment et par dizaines les rangs de la population et là  l'élément religieux est essentiel, l'ont été non pas par des fusils mais par des armes bien sophistiqués. Des bombes des missiles peut être même des raids aériens. On sait bien que la France n'a jamais pu digérer le retour de l'armée nationale a Gao ni le retour des maliens touareg au sein de la mère patrie... Le journaliste du journal Pays écrit: " Alors que le Niger n’a pas encore fini de pleurer ses morts suite à l’attaque meurtrière contre un convoi de commerçants dans la zone de Tillabéri, c’est  l’armée malienne qui déplore dans ses rangs, la perte d’au moins 30 soldats. Cette embuscade contre les FAMA dans la région de Gao et qui a nécessité l’intervention de la Force Barkhane, est la preuve, s’il en est, que les terroristes qui écument le Sahel, font preuve d’ingéniosité dans la préparation et l’exécution de leurs basses besognes. C’est d’autant plus vrai qu’ils auraient utilisé une diversité d’armements, mettant ainsi en difficulté l’armée malienne. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les forces du mal qui ont repris du poil de la bête après leur débâcle en 2013, suite à l’opération Serval, donnent du fil à retordre à nos armées ; tant et si bien que l’on en vient à se demander qui arrêtera l’hydre ?"

Et si ce journaliste dont la plume est au service de la force d'occupation ouvrait ses yeux et voyait à quel point l'armée malienne fait face à la fois à l'armée française et aux terroristes que cette même armée booste pour vampiriser l'État malien, un État qui plus est a perdu sa total indépendance depuis le putsch de 2020. Mais ce journaliste dit vrai quand il parle de la sophistication des armes anti FAMA...car mine de rien cette FAMA cela fait un an qu'elle tient tête à l'ennemi dans le nord , c'est à dire après la prise de contrôle de cette zone stratégique par l'État. Et dire que depuis le mois d'août il y a aussi l'OTAN et Israël qui s'y sont ajoutés. 

Le journaliste dit encore: " En effet, si des pays voisins comme le Burkina et le Niger, sont régulièrement attaqués, c’est bien souvent parce que les FAMA n’arrivent pas à contenir les abeilles de la ruche terroriste. D’où la nécessité de repenser la stratégie de lutte contre le terrorisme au Sahel. "

Et si ce repensage de la stratégie que le journaliste évoque en tournant les yeux vers la France passait par la création d'une coalition militaire inter-africaine Niger-Burkina-Mali ? Pas G5, cet outil de vampirisation des armées sahéliennes mais une vraie alliance contre l'axe du mal, le vrai...

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/19/647643/Zoom-Afrique-19-mars-2021-senegal-mali-france

Dans Afrique

LES USA PERDENT "LA BATAILLE POUR L'AFRIQUE"

Par Le 16/03/2021

Les USA perdent «la bataille pour l’Afrique»

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 15 mars 2021

Observateur continental 10 mars 2021

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Les analystes US ne cachent pas leur vive inquiétude quant à la perte d’influence de Washington sur le continent africain. Et ce face notamment à ses principaux adversaires géopolitiques, parmi lesquels la Chine et la Russie.

Dans un article récent paru sur Foreign Affairs – les auteurs s’inquiètent vivement du décroissement des positions étasuniennes en Afrique, face aux grandes puissances internationales comme la Chine et la Russie.

Les auteurs dudit article ne sont pas des inconnus: Marcus Hicks est un général de division de l’armée de l’air US à la retraite, ayant servi en qualité de dirigeant du Commandement des opérations spéciales US en Afrique, de 2017 à 2019. Kyle Atwell est quant à lui un officier en service de l’armée américaine, doctorant à la School of Public and International Affairs de l’Université de Princeton, co-animateur du podcast Irregular Warfare. Enfin, Dan Collini est un officier de l’armée US également en service actif et associé des chefs d’état-major interarmées.

Tous les trois s’inquiètent donc de l’affaiblissement de la position étasunienne en Afrique, affirmant qu’à l’heure actuelle c’est la Chine et la Russie qui remportent la compétition. Toujours selon eux, les USA ont un besoin urgent à développer une nouvelle stratégie africaine globale: «En tant que militaires, anciens et actifs, dont l’un a dirigé le Commandement des opérations spéciales des Etats-Unis en Afrique de 2017 à 2019, nous considérons que les USA devraient se positionner comme le partenaire privilégié des pays africains à une époque de rivalité croissante entre les grandes puissances. Ne pas le faire mettrait en péril les intérêts américains sur le continent et, possiblement, la sécurité intérieure des Etats-Unis».

Il existe en effet nombre de raisons de considérer que les USA perdent «la bataille pour l’Afrique». La Chine est depuis déjà un bon moment le principal partenaire économico-commercial du continent africain. A titre d’exemple, si en 1999 le volume des échanges entre la République populaire de Chine et les pays africains n’était que de 6 milliards d’équivalent de dollars, en 2010 – le chiffre dépassait déjà les 100 milliards, et avoisinait les 200 milliards en 2019. Et selon le cabinet McKinsey – les flux financiers de la Chine à destination de l’Afrique seraient d’environ 15% plus importants que les chiffres officiels, lorsqu’on y inclut les flux non-traditionnels.

D’ailleurs et toujours selon ce cabinet de conseil en stratégie d’envergure internationale, la Chine est également une source d’aides à croissance rapide, ainsi que la plus importante source de financements des projets de construction dans les pays africains. Des contributions qui ont soutenu nombre des développements les plus ambitieux en matière d’infrastructure en Afrique au cours des dernières années.

Egalement sur la base de pays comme l’Ethiopie et l’Afrique du Sud, Pékin considère ces Etats africains comme de véritables partenaires, engagés de manière fiable et stratégique pour les intérêts économiques et politiques de la Chine. Ces pays ont également créé une plateforme solide pour un engagement chinois continu grâce à leur participation de premier plan à des stratégies comme La Ceinture et la Route (appelée également La nouvelle route de la soie) – leur permettant de bénéficier à une croissance rapide et continue des investissements chinois.

Pour Forbes, la Chine est incontestablement et de loin le principal acteur du boom des infrastructures en Afrique, revendiquant une part de 40% qui continue d’augmenter. Et que pendant ce temps, les parts des acteurs occidentaux chutent brutalement: l’Europe est passée de 44% à 34%, dans le cas étasunien la chute est encore plus évidente: de 24% à seulement 6,7%.

Retournons à l’article de Foreign Affairs, qui mentionne que le rôle de la Russie augmente considérablement aussi: «Ces dernières années, la Russie a considérablement étendu sa présence en Afrique, signant des accords militaires avec au moins 19 pays depuis 2014 et devenant le principal fournisseur d’armements du continent». En ajoutant: «que quelques jours seulement après l’annonce des Etats-Unis de retirer leurs troupes de Somalie en décembre 2020, la Russie a déclaré avoir conclu un accord pour établir une nouvelle base navale à Port-Soudan».

A ce titre, la frégate russe de classe Amiral Grigorovitch est arrivée tout récemment au Soudan. Un positionnement russe qui selon les experts, notamment occidentaux, donnera à la Russie de nombreux avantages, le tout à un emplacement stratégique.

Le partenariat russo-africain ne se limite évidemment pas qu’à la sphère militaro-sécuritaire. Pour rappel, en 2019 la Russie a accueilli dans la ville de Sotchi, le premier sommet Russie-Afrique de l’histoire, ayant réuniprès de 10 000 participants, représentant pratiquement tous les pays du continent africain. Le volume des échanges entre la Russie et les pays africains continue lui aussi d’aller à la hausse: de seulement 760 millions d’équivalent de dollars en 1993 à plus de 20 milliards en 2018.

A titre de comparaison des mouvements des échanges, il faudrait noter que le volume des échanges entre les USA et l’Afrique en 2020 représentait moins d’un 1/3 de ce qu’il était en 2008.

Pour finir, il serait certainement juste de rappeler que la perte d’influence US sur le continent africain, n’est pas seulement due à la montée en puissance de la Chine et de la Russie, ou au désintérêt vis-à-vis de l’Afrique durant l’administration Trump. Histoire oblige: les USA ont au même titre que les pays d’Europe de l’Ouest, joué un rôle majeur dans le commerce honteux lié à l’esclavage. D’Afrique vers les USA évidemment. Et que ce rôle néfaste ne s’est pas seulement limité à cette période douloureuse pour la mémoire des Africains et des Afro-descendants, mais s’est largement poursuivi durant le XXème siècle.

Faudrait-il oublier l’implication étasunienne dans l’assassinat du grand homme d’Etat congolais Patrice Lumumba? Ou la contribution de la CIA à l’arrestation de Nelson Mandela par les services secrets sud-africains de la période d’apartheid? D’ailleurs, ce fut loin d’être la seule collaboration de Washington avec le régime raciste de Prétoria de l’époque – la guerre d’Angola après l’obtention de son indépendance vis-à-vis du Portugal en 1975 – n’en représente qu’une preuve supplémentaire.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

Dans Afrique

SENEGAL : ENLEVEMENT DU LEADER DE L’OPPOSITION ET REVOLTE POPULAIRE CONTRE LA DICTATURE DE MACKY SALL

Par Le 14/03/2021

Enlèvement du leader de l’opposition et révolte populaire contre la dictature de Macky Sall

 

12 Mar 2021

   

Malgré le dévoilement du complot d’Etat par l’étalage public des pv d’audition et la levée illégale flagrante de son immunité parlementaire, après avoir consulté son parti Pastef, ses avocats et des chefs religieux de toutes les religions et confréries du pays, O. Sonko se rendant pour répondre à la convocation du juge d’instruction a été enlevé par la police qui a bloqué son véhicule avant de lui coller l’accusation de « trouble à l’ordre public » et de le mettre en garde à vue.

Ce pouvoir finissant ne fait même plus semblant de respecter le pouvoir judiciaire qu’il court-circuite aux yeux de tous alors que le juge d’instruction attendait. On comprend pourquoi un haut magistrat à démissionné en disant qu’il « démissionne parce que la justice à démissionné ». Macky Sall piétine la Constitution, l’état de droit, les lois et toutes les libertés citoyennes.

Quasiment au même moment, Guy Marius Sagna, porte-parole du FRAPP, arrêté auparavant illégalement chez lui et déféré en prison a été mis à nu et en isolement punitif pour avoir protesté contre la mise dans une de 50 places plus de 150 prisonniers.

On apprend que Guy Marius Sagna est en grève de la faim pour protester contre ce traitement inhumain et dégradant qui rappelle que la prison sénégalaise est devenue sous le magistère de Macky Sall une grossière imitation de la sauvage prison US de « Guantanamo ». Guy Marius a été évacué à l’infirmerie du « Guantanamo » sénégalais.

Ces atteintes liberticides autocratiques et cette instrumentalisation sans scrupule du pouvoir d’état n’ont pour d’autres objectifs que l’élimination de celui qui apparaît de plus en plus comme le futur président et forcer une troisième candidature anti-constitutionnelle de Macky Sall.

Le peuple a décidé de se révolter pour dire STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL. La présence visible de l’armée de l’impérialisme français au Sénégal huée par les foules devant le Tribunal où devait comparaître O. Sonko, ce qui est à l’origine du fait que la révolte cible les Total, les Auchan.

Macky Sall vient de faire appel à l’armée face à l’insuffisance en nombre de ses forces de répression.

La RÉSISTANCE à la DICTATURE se répand dans tout le pays, du nord au sud, de l’est à l’ouest et doit s’inscrire dans la durée pour vaincre.

Macky Sall, bénéficiaire en 2012 de la révolte victorieuse du peuple contre la monarchisation promue par son ex-mentor libéral A. Wade, est aujourd’hui le fossoyeur de cette conquête démocratique qui lui a permis de devenir président.

– STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL

– LIBÉRATION IMMÉDIATE DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES

– NON AU TROISIÈME MANDAT ANTICONSTITUTIONNEL : « NUL NE PEUT FAIRE PLUS DE DEUX MANDATS CONSÉCUTIFS »

Le Collectif Afrique appelle tous les Sénégalais, les Africains et les démocrates internationalistes à se solidariser avec la résistance populaire pour que vivent les conquêtes démocratiques.

 

LEVÉE ILLÉGALE DE L’IMMUNITÉ DU DÉPUTE SONKO,

RAFLES ET EMPRISONNEMENTS ILLÉGAUX

 

Macky Sall, l’actuel président autocrate du Sénégal, est coutumier des abus de pouvoir: sa majorité aux ordres à l’Assemblée Nationale a voté comme un seul homme malgré le fait ahurissant que Moustapha Niasse, président de cette institution ainsi piétinée, aura refusé de remettre l’ensemble des pièces permettant de se faire une intime conviction.

Sonko a déjà déclaré légitimement ne pas reconnaître ce vote illégal de la seconde institution du pays.qui, malgré sa majorité mécanique, n’a même pas daigné respecter les procédures légales. Ils vont donc venir l’arrêter et l’exigence des avocats de Sonko que le juge instructeur qui a commis autant d’irrégularité soit dessaisi est totalement justifiée.

Le « maa tay » de la « raison du plus fort », propre à toute AUTOCRATIE, est maintenant à visage découvert dans la vitrine dite démocratique de la françafrique qu’est le Sénégal.

Pendant qu’à l’Assemblée Nationale en empêchant honteusement la presse de couvrir la forfaiture, les otages arrêtés sans chefs d’accusation réels et sérieux font l’objet de mandats de dépôts et gardés en prison.

Malgré le dévoilement aux yeux de tous du complot, mot que Macky Sall a été contraint de lâcher, non à la presse nationale mais à RFI, la voyoucratie gouvernante s’entête à s’enfoncer dans la félonie.

La plongée dans l’engrenage de la malversation de l’abus de pouvoir est à la mesure de la peur qui a tétanisé Macky Sall découvrant que, dans un temps record, les Sénégalais, même les plus pauvres, étaient prêts à mettre la main à la poche pour donner à Sonko et à Pastef et leurs alliés politiques les moyens financements de poursuivre leur travail de ralliement du peuple à l’alternative antilibérale et anti-néocoloniale.

La bourgeoisie bureaucratique d’Etat, habituée aux crimes de concussion en milliards de francs CFA (détournement des deniers publics) n’en croit pas ses oreilles et ses yeux que les pauvres et les miséreux ne fassent pas que l’émigration « clandestine » individuelle faisant du Sahara et des Océans des cimetières pour jeunes africains. Ils, elles sont prêts à contribuer par l’engagement, y compris financièrement, à la mobilisation générale pour libérer le pays et l’Afrique.

Obsédé par le troisième mandat, Macky Sall doit éliminer son « pire adversaire » pour lequel les Sénégalais dans leur légendaire patience attendaient 2024 pour voter en masse pour l’alternative patriotique et panafricaine qu’incarne légitimement à leurs yeux O. Sonko. Cette équation ainsi levée par une procédure judiciaire est dans leur esprit le moyen par lequel ils peuvent envisager sereinement le mandat de trop que la Constitution de 2016 lui interdit pourtant par la formule célèbre « nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs ». La stratégie malhonnête ici est écarté le seul candidat sérieux qui a conquis le cœur et l’esprit des Sénégalais pour forcer en espérant que les candidatures fabriquées l’aident à imposer sa troisième candidature anti-constitutionnelle. Telle est l’escroquerie en cours d’exécution dans laquelle il faut ajouter les sorts des élections locales et législatives. L’arrestation de Birame Souley, administrateur du parti légal Pastef fait penser à la possibilité d’interdire ce parti tout comme l’a été le PAI après le vol des élections locales par le PS de Ndar/Saint-Louis en 1960 que, manifestement, le PAI avait gagné.

Macky Sall a montré, à travers les interrogatoires portant sur les origines « ethniques » ou « régionales » des raflés et otages politiques, qu’il est prêt à tout pour assouvir ses ambitions antinationales avec la complicité de ses maîtres impérialistes, notamment français, dont la presse est très silencieuse sur les graves atteintes liberticides aux droits des citoyens.

L’ethnicisation de la politique au Sénégal n’augure rien de bon pour l’avenir de ce pays dont Sonko a dit à juste raison le « métissage ». La Constitution du Sénégal en son article 5 condamne « Tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieuse, de même que toute propagande régionaliste pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État ou à l’intégrité du territoire de la République sont punis par la loi ». Cette sauvagerie ethniciste de Macky Sall, dont des souteneurs fascistes déclament ouvertement en toute impunité leurs propos nazis, doit être stoppée nette.

L’introduction dans la bataille politique par Macky Sall de la perversion des mœurs à la DSK pour jeter un adversaire en pâture à une justice soumise et à la vindicte populaire montre l’aliénation culturaliste coloniale de l’actuel président du pays de la Téranga. Comment s’étonner que le même Macky Sall ait pu remercier les colonialistes français d’avoir « servi des desserts aux tirailleurs sénégalais » ?

Le Sénégal vit une période de gangstérisme politique engendrée par l’obsession de l’impossible troisième mandat anticonstitutionnel de Macky Sall. Avec la levée de l’immunité de Sonko, les rafles et prises d’otages  liberticides, la lutte entre dans une nouvelle phase.

Le peuple sénégalais doit développer sa résistance et son combat légitime pour sauver les conquêtes démocratiques gagnées de haute lutte jusqu’à ce que la colère actuelle de la majorité populaire mûrisse pour déboucher en révolte à l’instar du Mali en 2020, le Burkina en 2014 qui mette fin à l’arbitraire, l’abus du pouvoir et la dictature.

Collectif Afrique/France (CA)

collectifafrique1@gmail.com

https://www.investigaction.net/fr/enlevement-du-leader-de-lopposition-et-revolte-populaire-contre-la-dictature-de-macky-sall/

Dans Afrique

GOLFE DE GUINEE : LE MONOPOLE USA/OTAN BRISE ?

Par Le 11/03/2021

Golfe de Guinée: c'est l'union des Africains qui brisera le monopole US/OTAN !

Depuis l’arrivée de la nouvelle administration américaine de Biden, la situation dans le golfe de Guinée prend une nouvelle tournure. Les États-Unis projettent de prendre le monopole complet dans les eaux à travers le monde. Que ce soit en Asie, dans le golfe d’Aden au large de la Somalie, en mer Rouge, dans l’océan Indien au large du Mozambique/Madagascar ou encore dans le golfe de Guinée. Ce qui fait qu’avec ses alliés européens, Washington veut s’implanter dans les zones stratégiques à travers le monde afin de contrôler les allées et venues. Pour le golfe de Guinée, l’axe US/OTAN s’est pour l’instant contenté de se placer et faire en sorte que la piraterie puisse s’amplifier sans y intervenir directement. Les navires qui sont généralement touchés sont les navires turcs russes ou encore chinois. Pour le moment, on ne compte pas d’acte de piraterie sur des navires occidentaux. Pourtant avec une grande présence militaire navale dans le golfe de Guinée, et la protection des sites d’extraction pétrolière par les multinationales occidentales au large des pays du golfe de Guinée, la piraterie ne cesse de s’amplifier. Un fait qui fait référence à la présence massive des militaires français au Mali alors que les groupes terroristes se renforcent et se multiplient.

En février, la société britannique de renseignement de sécurité Dryad Global a estimé, dans son rapport annuel, que l’inaction internationale dans cette partie du monde favorisait justement la piraterie maritime. « Les grandes organisations internationales, telles que les Nations unies, l’OTAN et l’Union européenne ont été manifestement absentes pour proposer des solutions à la piraterie en Afrique de l’Ouest », a-t-elle avancé, contrairement à ce qu’elles firent au large de la Somalie, à la fin des années 2000. Est-ce planifié ?

Pour rappel, et alors que les actes de piraterie se multipliaient dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien, l’Union européenne et l’OTAN avaient respectivement lancé les opérations Atalanta toujours en cours. Dans cette région, le monopole a récemment été brisé suite à la demande de Madagascar de faire intervenir la force navale iranienne afin de lutter contre la piraterie. D’ailleurs, l’exercice irano-russe de ces dernières semaines à bien démontrer que ces deux puissances de l’Est projettent bien de ne pas laisser toute forme de terrorisme prendre de l’ampleur aux alentours de leur présence.

L’Union européenne ne se désintéresse pas du golfe de Guinée étant donné qu’elle y a validé, en janvier, la mise en place d’une « présence maritime coordonnée », à laquelle prennent part la France, l’Espagne, l’Italie et le Portugal.

Le Danemark serait à la manœuvre pour qu’une telle opération puisse être lancée. Seulement, comme il bénéficie d’une clause d’exemption en matière de politique étrangère et de sécurité commune, l’affaire est compliquée… Sauf à se tourner vers la France. « Qui mieux que les Français? » a d’ailleurs demandé M. Ross. Mais personne dans le camp occidental ne se donne la peine de demander l’avis des pays de la côte pour voir s’ils sont d’accord ou non.

À Paris, il n’est pas question d’aller plus loin que la présence maritime coordonnée, pour ne pas répéter la même erreur que Barkhane au Mali. Car, parmi les pirates qui servent la cause occidentale, il y a aussi des groupes de résistants dont personne ne parle. Tout comme au Mali, ces groupes sont contre la présence massive des multinationales et ne veulent en aucun cas que les forces navales occidentales prennent le contrôle de la région. Certains pays de la côte ne sont d’ailleurs pas favorables à cela non plus. La Guinée équatoriale a d’ailleurs signé des contrats avec la Russie afin de laisser venir les navires de guerre russe dans les ports. Ce qui a permis de briser le monopole occidental.

Et Malabo n'est pas le seul. « Il est peu probable que le Nigeria accueille une coalition navale internationale ».

Si les actes de piraterie ont diminué dans la Corne de l’Afrique, ce n’est pas dû à une présence navale occidentale massive, mais bien à l’émergence de la force navale des puissances du bloc de l’Est comme l’Iran, la Russie ou encore la Chine. Car, sans cette présence qui brise le monopole occidental, les actes de piraterie auraient considérablement augmenté. Ce sont les pays de la région du golfe de Guinée qui sont les seuls à pouvoir anéantir la piraterie et le monopole occidental. Une riposte coordonnée des marines camerounaise et équato-guinéenne avait permis de mettre en déroute plusieurs pirates, qui dans la nuit du lundi 8 février, avaient attaqué un tanker à environ 115 NM au large des côtes du Cameroun.

Alors que les forces navales occidentales sont bien présentes dans la région, mais elles restent inactives.

Ce sont les alliances intra-africaines qui peuvent réellement mettre un terme, avec entre autres une coopération avec l’axe de l’Est, à toutes formes de piraterie dans la région du golfe Guinée tout comme partout ailleurs. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/10/647010/Afrique-Guinee-Otan

 

Dans Afrique

SENEGAL : OUSMANE SONKO ACCUSE LE PRESIDENT MACKY SALL DE HAUTE TRAHISON

Par Le 09/03/2021

Sonko rebiffé : « La révolution est enclenchée, et personne ne pourra l’arrêter… Macky Sall n’est pas légitime pour nous diriger… »

 

Sonko rebiffé : « La révolution est enclenchée, et personne ne pourra l’arrêter… Macky Sall n’est pas légitime pour nous diriger… »

 

Visiblement avec le plein de confiance après sa sortie d'audition chez le doyen des juges, le député Ousmane Sonko a chargé frontalement le Chef de l’État Macky Sall, lui exposant même un certain nombre d’exigences. Dans un discours à la fois provocateur et légaliste, il a donné foi au peuple en indiquant que la souveraineté leur appartenait. « Ils ont l’habitude de dire que force restera à la loi, mais la loi appartient au peuple », a-t-il affirmé.

Sonko qui a eu une pensée pour ceux qui ont vu leurs biens détruits, et aussi les martyrs de ces quelques jours de manifestations, a accusé Macky Sall de haute trahison. « Il est seul dans son palais, si ce n’était les militaires et gendarmes, ses affaires seraient éparpillées partout. Il n’y a pas un Président qui doit gouverner par la haine »
« Macky Sall est le seul responsable de ce qui est arrivé dans ce pays. Macky Sall n’a pas la légitimité pour diriger le Sénégal », a-t-il accusé. Si on était dans certaines situations il aurait dû être débarqué aujourd’hui dira-t-il. « Mais soyons attentifs, que personne n’aille au Palais pour le déloger, cela peut entraîner la chute du régime. S’il démissionne, qu’on applaudisse et que l’on se prépare pour des élections anticipées, le cas échéant que l’on l’accompagne jusqu’à la fin de son mandat », a-t-il cependant calmé.
Pour Sonko enfin, la révolution est enclenchée, et personne ne pourra l’arrêter. En 2024 nous allons l’achever. « « Mais ne tombons pas dans le piège, et que l’armée ne s’empare pas de la révolution. Encadrons-la et travaillons avec stratégie », conseillera-t-il avant de faire savoir qu’il sera exigé de la part de l’opposition au pouvoir un « agenda à partir d’aujourd’hui ».

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Lundi 8 Mars 2021

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Manifestations au Sénégal : « Nous sommes une seule famille, unie par une histoire... Chaque vie perdue est un deuil pour la Nation » (Macky Sall)

8 Mars / Situation du Sénégal : Le message à la Nation du président de la République Macky Sall.

Covid-19 : Le couvre-feu sera allégé de 00h à 05h du matin

Marche du 8 mars : Entre déception et colère des manifestants.

Macky Sall sur les manifestations : « L’Etat va indemniser les familles des victimes et prendra en charge les soins des blessés »

Dakaractu

https://www.dakaractu.com/Sonko-rebiffe-La-revolution-est-enclenchee-et-personne-ne-pourra-l-arreter-Macky-Sall-n-est-pas-legitime-pour-nous_a200762.html

 

Sénégal: les manifestations se retournent contre la France ?

Au Sénégal, l’arrestation d’Ousmane Sonko a fait certes beaucoup de bruit et provoqué de nombreuses manifestations à travers le pays, mais ces manifestations ont l’air de prendre une tout autre tournure.

En effet, les manifestants s’attaquent maintenant au cœur du problème, à savoir la présence massive française.

Des entreprises françaises ont été visées. Les écoles tricolores ont d’ailleurs dû fermer leurs portes vendredi.

Le ministère des Affaires étrangères en France a tiré la sonnette d'alarme, vendredi, auprès des expatriés français, recommandant sur son site « de rester très vigilant, d’éviter les déplacements et de se tenir informé de l’évolution de la situation ».

Auchan dénombrait vendredi 14 attaques contre 32 de ses magasins dans tout le pays. « Plusieurs supermarchés de l’enseigne française sont désormais surveillés et protégés par des policiers et des militaires. Certains magasins ont même érigé des murs pour faire face », selon plusieurs Sénégalais.

Auchan n’est pas la seule société tricolore à avoir été attaquée : Total ou Eiffage ont, elles aussi, vu leurs locaux dégradés. Les écoles françaises ont, elles, fermé vendredi, tout comme Air France et Orange.

En effet, les Sénégalais le répètent, ils ont encore l’impression d’être sous tutelle

Désireux de favoriser les entreprises locales et nationales, les manifestants visent aussi la France pour symboliser leur volonté d’autonomie. C’est le fruit de plusieurs années de frustration, qui couvait, qui s'exprimait ainsi violemment.

« Les médias français présents ici ne révèlent pas tout ce qui s’y passe. Les sociétés françaises remportent une grande partie des marchés publics… », regrette Adama. « Pour les manifestants, Auchan tue le commerce local », explique par ailleurs la jeune chargée de communication, suivie par 5 000 abonnés sur Twitter. Elle rappelle d’ailleurs que Sonko est contre l’implantation française dans le pays de 15,8 millions d’habitants.

Ce n’est pas la première fois que les enseignes françaises présentes dans le pays et qui ont pris le monopole font l’objet de manifestation.

En 2018, les enseignes Auchan étaient déjà la cible de plusieurs manifestations, car elles détruisent le commerce local. De plus, toujours en 2018, il y a eu l’affaire du militaire français d’une vingtaine d’années, inculpé pour « coups et blessures volontaires » après une rixe à la sortie d’une discothèque, a été placé en détention à Dakar.

Cette affaire avait également fait beaucoup de bruit en réveillant ainsi le sentiment anti France colonisatrice dans le pays. Surtout que l’affaire avait été classée sans suite et que le soldat français n’avait écopé d’aucune peine.

Ces manifestations se multiplient au Sénégal mais également sur le continent africain. Le ras-le-bol se généralise de plus en plus. Les exactions néo-colonialistes ne peuvent plus rester cachées, et les Sénégalais ne peuvent que compter sur eux-mêmes pour mettre au grand jour la politique néocolonialiste dont leur pays est victime. Le président sénégalais, Macky Sall, montre de plus en plus son détachement par rapport à l’Occident. En mettant en place de nouvelles alliances, avec entre autres la Chine ; la Russie, le Venezuela et l’Iran en rejoignant le corridor anti-sanction. Il a parlé, certes, d'un ralliement au G5 Sahel mais tout le monde sait que cette perspective n'est pas à l'ordre du jour et ce n'était qu'une manière de prendre les choses par le devant et d'anticiper cette menace terroristes que l'axe US/OTAN fait désormais brandir très clairement à l'adresse des pays de la côte du golfe de Guinée. Cette menace c'est en cherchant à manipuler la révolte anti-française en Casamance que les puissances colonialistes tentent de mettre à exécution. Or, le peuple sénégalais a suivi de près un scénario similaire que la France et Barkhane ont joué au Mali pour se protéger des foudres des Maliens : un coup d'État qui a porté au sommet du pouvoir une junte américano française et qui comme premier coup a fait adapter tous les traités et accords dont la rue exigeait la révocation. La révolte sénégalaise ne devrait pas virer en une manœuvre de déstabilisation visant l'État, car c'est cela que cherche l'axe US/OTAN... Après tout, un coup d'État militaire est plus facile quand on a chez soi le siège de l'Africom et qu'on est né dans un pays ultra stratégique en termes de liaison maritime, pays qui vient juste de se découvrir du pétrole.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/08/646830/S%C3%A9n%C3%A9gal:-les-manifestations-se-retournent-contre-la-France-?

Dans Afrique

DICTATURE AU SENEGAL : ARRESTATION DU DEPUTE OPPOSANT AU REGIME OUSMANE SONKO. LA REPRESSION DE MANIFESTATIONS FAIT AU MOINS 4 MORTS ET DES BLESSES

Par Le 06/03/2021

Dictature politique au Sénégal : Sonko a le peuple et aura le pouvoir, Macky Sall perdra le pouvoir et le peuple

By

 Cheikh Dieng

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4 mars 2021

  

Au Sénégal, la date du 3 mars 2021 sera marquée d’une pierre blanche dans l’Histoire du pays à l’instar d’autres dates qui l’ont précédée telles que le 19 mars 2000 marquant la chute d’un régime socialiste qui a régné durant 40 ans sur le pays ou le 23 juin 2011, date à laquelle les Sénégalais sont descendus dans les rues pour affronter, à leurs risques et périls, un régime dont le but final était de tripatouiller la Constitution pour assurer sa continuité avec seulement 25% des suffrages au Premier tour.

Les événements de ce 3 mars ne sont certes pas comparables à ceux du 23 juin 2011. Cependant, ils ont un point commun : le peuple a encore une fois tapé du poing sur la table pour dire basta. En effet, ce 3 mars, il n’a échappé à personne qu’une grande partie du pays s’est levée comme un seul homme contre un seul homme : Macky Sall.

Ce dernier, élu président du pays en 2012, cherche depuis son accession à la magistrature suprême à imposer, par des méthodes tyranniques, une gestion autoritaire du pouvoir qui passerait par l’élimination politique de toutes celles et de tous ceux qui osent s’opposer à son diktat.

C’est dommage pour lui! Car ce 3 mars, le peuple a encore montré qu’il est là pour veiller au grain et surtout éviter que le seul opposant sur qui compte le Sénégal ne connaisse le même sort que Karim Wade ou Khalifa Sall. Deux prétendants au pouvoir que Macky Sall a sacrifiés de la plus vile des manières pour asseoir son hégémonie.

Hier, ce fut donc le tour d’Ousmane Sonko, brillant opposant politique qui, ces dernières années, a conquis les cœurs et les esprits en prenant des risques énormes pour défendre bec et ongles les intérêts du pays, que ce soit sur le plan politique, économique ou social. Son aura qui a dépassé les frontières semble gêner le locataire du palais présidentiel sénégalais qui voit en cet ex inspecteur des impôts un redoutable adversaire.

S’étant rendu compte du danger qu’il représente pour le pouvoir totalement entre les mains de Macky Sall, le système veut désormais profiter d’un complot, ourdi au plus haut sommet de l’Etat par des personnages tapis dans l’ombre, pour lui porter le dernier coup de poignard. Sauf que cette fois-ci, le projet du tout-puissant Macky s’évère être un fiasco sans appel.

Ousmane Sonko a donc été arrêté ce 3 mars pour “trouble à l’ordre public” et “participation à une manifestation non autorisée” quelques jours après la levée de son immunité parlementaire, l’ultime chapitre d’un scénario écrit à l’avance pour se débarrasser d’un opposant qui donne du fil à retordre à un régime totalement hors-la-loi.

Je dois faire remarquer que son arrestation par les éléments du GIGN (Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale) intervient dans un climat de terreur semé par l’Etat pour museler tous les opposants et jeter en prison toute personnalité politique qui ose ostensiblement apporter son soutien à Sonko que le pouvoir veut transformer en “paria”.

Sonko est donc arrêté. Cependant, si Macky Sall pense avoir finalement réussi à le neutraliser, c’est qu’il n’a absolument rien compris. Car, ce 3 mars, peu après sa détention, les rues de la capitale sénégalaise ont été prises d’assaut par des milliers d’opposants qui estiment, et à juste titre, qu’une ligne rouge a été franchie.

Ce qui est intéressant à noter dans cette affaire est que le régime, en s’obstinant à vouloir à tout prix éliminer le chef de file du mouvement Pastef, s’est tiré une balle dans le pied. Car, depuis les accusations de viol qui visent Sonko, le capital-sympathie de l’opposant a subitement connu une hausse spectaculaire et toute l’opposition est désormais convaincue qu’une véritable chasse aux sorcières est déclenchée pour “réduire l’opposition à sa plus simple expression”.

Macky Sall a le pouvoir. Il n’y a aucun doute là-dessus et les événements d’hier, la déportation de Karim Wade et l’emprisonnement de Khalifa Sall sont autant de faits qui le confirment. Le pouvoir, il s’en sert à sa guise pour intimider, harceler, bâillonner et humilier tout responsable politique qui se refuse à jouer son jeu.

Cependant, ce que Macky Sall n’a pas compris est que l’opposant Ousmane Sonko, à travers une série d’injustices qu’il subit presque quotidiennement et dont les Sénégalais sont tous témoins, est en train, à grands pas, de conquérir le peuple et finira éventuellement par conquérir le pouvoir.

Comme ce fut le cas le 23 juin dernier, ce 3 mars, le peuple sénégalais a adressé un message très fort au régime en place qui doit en tirer les leçons. Diaboliser Sonko et chercher à l’éliminer politiquement est un jeu aussi pervers que périlleux dont seul Sonko sortira victorieux.

https://lecourrier-du-soir.com/tension-politique-au-senegal-sonko-a-le-peuple-et-aura-le-pouvoir-macky-sall-perdra-le-peuple-et-le-pouvoir/?fbclid=IwAR1uX3mTIIqQXZcQcuF64AuApkzxM-V88H0jyl4CGa7XdavSYQGjDb5fnXY

Dans Afrique

AU SENEGAL, LES DROITS ET LES LIBERTES DOIVENT ETRE RESPECTES ET GARANTIS

Par Le 05/03/2021

5 Mars 2021

 

Le Parti communiste français (#PCF) est grandement préoccupé par la vague d'arrestations de militants politiques et associatifs au Sénégal. Au contexte sanitaire marqué par la deuxième vague de la pandémie de COVID-19 et ses conséquences socio-économiques extrêmement éprouvantes pour les travailleurs et les classes populaires, il s'est ajouté depuis un mois un climat politique tendu. Sur fond d'accusations d'instrumentalisation de la justice et de complot ourdi par le pouvoir, une plainte contre le président du parti Pastef les patriotes, le député Ousmane Sonko, a entrainé dans le pays des mouvements de protestations de rue qui ont été durement réprimées.

Depuis une dizaine de jours, de nombreux militants de Pastef et d'autres partis d'opposition, des responsables associatifs, des syndicalistes sont arrêtés sur des bases plus que contestables et parfois de manière préventive. Parmi les personnes en prison, il convient de s'appesantir sur le sort de Guy Marius Sagna le dirigeant du Front pour une Révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP-France dégage), en grève de la faim depuis le 2 mars, dont le militantisme l'amène à un troisième séjour carcéral en moins de deux ans. La responsable du mouvement des femmes de Pastef, Maïmouna Diéye et seize de ses camarades sont restées en garde à vue quatre jours pour avoir voulu se rendre en délégation au domicile de leur leader.

Le PCF exprime sa profonde préoccupation sur la situation des libertés individuelles et collectives au Sénégal et soutient la demande faite par un nombre croissant de Sénégalais-es de libérer les militants politiques. Ces logiques de répression sont le signe d'un échec de la part du gouvernement et constituent un aveu de faiblesse. Les autorités du Sénégal sont-elles à ce point en difficulté pour agir de la sorte ? Il est toujours temps de rouvrir la porte du dialogue, dans le respect du droit et des libertés auxquels est attaché le peuple sénégalais. Le PCF invite le chef de l’État français à rompre avec une politique qui se fait complice par son soutien diplomatique et sécuritaire au Sénégal comme ailleurs avec pratiques autoritaires complètement anachroniques.

PCF - Parti Communiste Français

Paris, le 4 mars 2021

https://www.pcf.fr/senegal_droits_et_libertes_doivent...

 

source : facebook PCF Monde

Tag(s) : #afrique#Senegal#PCF

Dans Afrique

SAHARA OCCIDENTAL : LA FRANCE RESPONSABLE DU BLOCAGE POLITIQUE ACTUEL (PCF)

Par Le 28/02/2021

25 Février 2021

 

Paris, 25 fev 2021 (SPS) Le Secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a estimé mercredi que le statuquo au Sahara occidental constitue une violation du droit international et sert l'intérêt de l'occupation marocaine, soulignant que la France porte une lourde responsabilité dans le "blocage politique actuel".

A l'occasion de la célébration le 27 février, du 45e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le député du Nord a indiqué, dans une déclaration du PCF, que "ce statuquo favorable à l'occupation coloniale marocaine, constitue une violation du droit international et accroit les souffrances du peuple sahraoui ainsi que le pillage de ses ressources naturelles".

M. Roussel a déploré "les multiples entraves qui s'ajoutent au processus initié par les Nations unies, afin d'organiser, conformément à ses résolutions, un référendum d'autodétermination" au Sahara occidental.

Dans ce contexte, le Secrétaire national du PCF a considéré que "la France porte une lourde responsabilité dans le blocage politique actuel, notamment après avoir cautionné l'invasion de 1975" par les forces de l'occupant marocain.

"Paris a bloqué les initiatives de la Minurso (Mission pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental), saboté la mission du président Kohler (ancien envoyé personnel de l'ONU au Sahara occidental) et a pesé de tout son poids dans l'extension des tarifs douaniers préférentiels en violation des arrêts de la Cour européenne de justice", a-t-il soutenu.

Concernant les violations quotidiennes des droits humains dans les territoires sahraouis occupés, M. Roussel a souligné que "tous les gouvernements qui se sont succédés ces dernières années en France ont fermé les yeux sur ces actes, alors que les prisonniers politiques sahraouis subissent des conditions de détention inacceptables".

Fabien Roussel a rappelé le "contexte difficile" dans lequel intervient le 45e anniversaire de la proclamation de la République RASD, en raison de la violation du cessez-le-feu par le Maroc et la reprise des combats, exprimant "la solidarité totale du Parti communiste français et sa détermination à agir en France et au sein de l'Union européenne pour qu'au plus vite un référendum d'autodétermination soit organisé afin que le peuple sahraoui et lui seul soit maître de son destin". (SPS)

020/090/700

source : https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2021/02/25/31550.html

Tag(s) : #RASD#PCF

Dans Afrique

LE PRESIDENT DE L’AFRIQUE DU SUD APPELLE BIDEN A ANNULER LA RECONNAISSANCE DE LA MAROCANITE DU SAHARA

Par Le 15/02/2021

Prétendue marocanité du Sahara Occidental : Biden a beaucoup à perdre s’il n’annule pas la décision de Trump

février 14, 2021 - 3:37 5 Commentaires

 

 

 

Biden US

Joe Biden, le président américain. D. R.

Le président américain, Joe Biden, a beaucoup à perdre «s’il n’annule pas» la décision de son prédécesseur Donald Trump concernant la reconnaissance de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental, a indiqué  dimanche Shannon Ebrahim, du Groupe Foreign Editor pour Independent Media (Afrique du sud), rapporte l’APS.

«A moins que la position de Trump ne soit immédiatement inversée, Biden risque de perdre le soutien au sein de son propre parti, parmi les principaux républicains» et dans plus de 80 pays qui «reconnaissent la République arabe sahraouie démocratique, dont beaucoup en Afrique», a estimé Shannon Ebrahim, dans un long article publié par le site d’information IOL.

«Biden devra maintenant choisir s’il respectera la tradition bien établie de la politique américaine sur le Sahara Occidental et le respect déclaré du droit international, d’autant plus que les Etats-Unis ont été le détenteur de la plume de toutes les résolutions sur le Sahara Occidental et l’autodétermination, ou s’il permettra le non-respect du droit international par Trump», a-t-elle ajouté.

La même source a estimé que l’une des premières choses que le Président Biden aurait dû faire lors de son entrée en fonction est d’«annuler» la proclamation de l’ex-président Donald Trump reconnaissant la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental. «Cela faisait partie d’une longue liste de mesures de politique étrangère dangereuses prises par Trump avec de graves ramifications pour la région et pour les intérêts américains», a-t-elle affirmé.

Elle a souligné que «non seulement Trump a accru les tensions» dans la région, mais il est allé à l’encontre de la politique de l’Union africaine qui reconnaît la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en tant que membre souverain de l’organisation panafricaine.

Biden, a-t-elle rappelé, avait déjà indiqué qu’il souhaitait une relation «forte» avec l’UA et s’est même adressé au récent sommet de l’organisation, a rappelé la même source, estimant que cet objectif sera «difficile à réaliser à moins qu’il n’agisse rapidement pour renverser la déclaration de Trump et ramener les Etats-Unis à sa position historique de soutien à un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental en vertu de la résolution 690 de l’ONU de 1991».

Dans une récente allocution à Chatham House, le ministre sud-africain des relations internationales et de la Coopération, Naledi Pandor, a identifié le fait de renverser la reconnaissance par Trump de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental «comme la partie la plus urgente de la politique américaine envers l’Afrique qui doit être abordée» par le nouveau président Joe Biden.

Le 24 janvier, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui était alors président en exercice de l’UA, a appelé Biden à annuler la «reconnaissance illégale» de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental. Le Sahara Occidental est la dernière colonie d’Afrique et fait partie du programme de décolonisation depuis plus de 55 ans.

L’OUA, puis l’UA, ont poussé au fil des ans à faire avancer le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, rappelle la même source, notant que le Maroc a «non seulement ignoré sa responsabilité d’organiser le référendum, mais a installé une partie de sa population» dans les territoires occupés du Sahara Occidental. «Son intérêt à maintenir son occupation est de contrôler les riches ressources du territoire qui fait la taille du Royaume-Uni».

Des organisations de défense des droits humains affirment que le Maroc viole les droits politiques et humains des Sahraouis depuis 1975. Human Rights Watch et Amnesty International ont alerté à maintes reprises qu’il y a eu une escalade notable de la répression dans les territoires sahraouis occupés, depuis que Trump a conclu son accord avec le Maroc, relatif à la reconnaissance de la prétendue souveraineté sur le Sahara Occidental en échange d’une normalisation des relations avec l’entité sioniste.

Depuis novembre de l’année dernière, des organisations de défense des droits de l’Homme et des journalistes ont rapporté que le Maroc exerce une pression intense sur les militants des droits de l’Homme et les journalistes dans les territoires occupés. Beaucoup ont été assignés à résidence et sont interdits de visite.

R. I.

https://www.algeriepatriotique.com/2021/02/14/pretendue-marocanite-du-sahara-occidental-biden-a-beaucoup-a-perdre-sil-nannule-pas-la-decision-de-trump/

Dans Afrique

VERS LA VICTOIRE D'ARAUZ EN EQUATEUR

Par Le 15/02/2021

14 Février 2021

 

Paris 13 février (RHC)-  La coordinatrice en Europe de la coalition Union pour l’Espoir (UNES) Alexandra Silva a salué les résultats des élections équatoriennes du 7 février et a prédit la victoire d’Andrés Arauz au second tour.

À l’UNES Europe, nous sommes très heureux des résultats aux urnes, car nous restons la première force politique du pays, malgré toutes les campagnes, les pressions, les persécutions et les problèmes d’inscription de notre binôme Andrés Arauz-Carlos Rabascall, a déclaré dans une interview avec Prensa Latina.

Aux élections d’il y a cinq jours dans le pays d’Amérique du Sud, l’organisation héritière de la vision politique, économique et sociale de l’ancien président Rafael Correa et de la Révolution citoyenne a obtenu la première place avec son candidat à la présidence, bien qu’il n’ait pas pu éviter le second tour du 11 avril. Il a obtenu près de 50 des 137 sièges de l’Assemblée nationale.

Selon Silva, il y a pleine confiance dans la victoire d’Arauz au second tour, en représentant l’espoir d’un changement qui laissera derrière lui les quatre années de gestion de Lenín Moreno.

Malgré tant d’obstacles, le peuple équatorien a montré aux urnes qu’il voulait le retour de la vague progressiste, qui a apporté des avantages sociaux et le respect de la démocratie et de la Constitution, après quatre années 'où ils ont fait ce qu’ils voulaient avec la patrie et ont régné la mauvaise gouvernance et l’indécence', a-t-elle affirmé.

La militante a déclaré que les préparatifs sont en cours pour concrétiser la victoire d’Arauz, et donc le retour des politiques publiques en faveur de l’emploi, de la santé et de l’éducation.

Il ne fait aucun doute que nous gagnerons, c’est la volonté populaire en Équateur, où nous ne pouvons pas permettre la continuité de l’abandon social, a-t-elle insisté.

Silva a souligné la mobilisation des Équatoriens en Europe lors de la consultation du 7 février et le fait que 46,6 % des suffrages étaient en faveur du changement.

Nous avons vu une grande participation en temps de pandémie, élections dans lesquelles nous garantissons les deux sièges à l’Assemblée Nationale pour la Circonscription Europe, Asie et Océanie, conservés par les candidats de l’UNES Esther Cuesta et Gustavo Mateus, a signalé Prensa Latina.

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/247570-on-pronostique-en-europe-la-victoire-darauz-sur-au-second-tour-des-elections-en-equateur

Tag(s) : #Arauz#equateur

Dans Afrique

LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) EST AUX COTES DES TRAVAILLEURS MAROCAINS

Par Le 14/02/2021

13 Février 2021

 

11 Feb 2021
La Fédération Syndicale Mondiale (FSM), de la part de 105 millions de travailleurs dans 132 pays du monde entier, appuie les travailleurs du Maroc et condamne la mort de plus de 29 travailleurs dans l’inondation d’un atelier textile clandestin à Tanger ou travaillent 132 travailleurs.

Les travailleurs de cet atelier installé au sous-sol d’une maison dans un quartier résidentiel de Tanger ont été piégés lundi matin par les eaux, après des pluies torrentielles. Malheureusement, encore une fois il est prouvé que ce sont toujours les travailleurs et les gens ordinaires qui se sont noyés pendant les inondations, brulés pendant les incendies, tués pendant les séismes, ainsi que ce sont eux qui paient le prix même de leur vie à cause du manque de mesures de santé et sécurité dans les lieux de travail, alors que le Maroc compte 2.000 « accidents » professionnels mortels par an selon l’OIT.

Bien sûr, les travailleurs de l’économie informelle sont encore plus vulnérables aussi bien quant aux « accidents » au travail que quant aux conditions de travail mauvaises et précaires.

La FSM étend ses sincères condoléances aux familles des victimes. Nous exigeons des mesures de santé et sécurité appropriés dans les lieux du travail et que les responsables de cet incident soient tenus responsables et que des compensations aux familles des victimes soient données.

Notre grande famille mondiale syndicale de classe exprime sa solidarité à nos frères et sœurs travailleurs au Maroc et les appelle à continuer notre lutte pour des mesures de santé et sécurité dans les lieux de travail,  pour des conditions de travail et de vie dignifiées.

Le Secrétariat

source : http://www.wftucentral.org/la-fsm-est-aux-cotes-des-travailleurs-marocains/?lang=fr

Tag(s) : #Maroc#FSM

Dans Afrique

DJIBOUTI : L'AXE US/FRANCE RAYE PAR LA CHINE?

Par Le 13/02/2021

 Djibouti, second arène après le Yémen où va perdre l'axe US/France et cie

Les chefs d'État français et djiboutien n'arrivent pas à s'entendre sur l'avenir de la base française de l'îlot du Héron, à Djibouti selon Africaintelligence ... Ce qui veut dire que Djibouti a définitivement basculé dans le camp chinois et ne veut plus de la France pas plus que des États-Unis qui vont de complot en complot contre le président Guelleh. Depuis l’expulsion des soldats US de Somalie et leur débarquement au Yémen, ce qui a poussé les USA de jouer le jeu de la paix, tout en continuant à bombarder les Yéménites, et de deblacklister les Houthis, Djibouti est soumis à de fortes pressions pour choisir entre le camp ouest ou la Chine. Or Guelleh a tranché : avec l'aide de la Chine il veut mettre à la porte USA/Cie... Il y a peu un article de Foreign Affairs écrivait: 

Le 8 octobre 2020, le président Guelleh a inauguré le début de la construction d’une cité d’affaires dénommée « East Africa International Special Business Zone » sur les anciennes installations du port de Djibouti. Là encore, la China Merchants Port Holdings Co Limited participe au financement. L’entreprise chinoise est désormais présente dans tous les ports et dans tous les projets de construction de ports de Djibouti, et va même jusqu’à étendre son influence dans les universités de Djibouti, en inaugurant par exemple un programme intitulé « C-Blue » en partenariat avec l’Institut des cadres de gestion des transports de Chine. Il convient aussi de noter que le déploiement de la China Merchants Port Holdings Co Limited à Djibouti est en partie dû à son union avec le mastodonte chinois China Harbour Engineering.

Le 2 mai 2018, deux sénateurs américains ont alerté dans un courrier le conseiller à la sécurité nationale d’alors, John Bolton, en affirmant que le président Omar Guelleh semble disposé à « vendre son pays au plus offrant ». La Chine deviendra-t-elle à court terme le partenaire quasi exclusif de Dijbouti, élément clé de la nouvelle route de la soie mise en place par Xi Jinping ?  

Djibouti sera-t-il la seconde arène après le Yémen où l'axe US/France et cie vont perdre dans la corne de l'Afrique?

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/12/645113/Zoom-Afrique-du-12-f%C3%A9vrier-2021DJIBOUTI :

Dans Afrique

MALI : LE GENERAL PUTSCHISTE N'DAW, L'AVOCAT DU DIABLE MACRON ?

Par Le 07/02/2021

Mali : N’Daw, l’avocat du diable ?

« Je voudrais renouveler la gratitude de notre pays envers la communauté internationale dont les armées sont à nos côtés et dont les soldats risquent leur vie pour la libération de notre pays. La question du maintien ou non de Barkhane nous semble beaucoup moins importante que celle concernant le comblement du vide qu’un départ prématuré créerait. L’exigence de son départ ne devrait pas précéder les débats sur les différentes possibilités de son remplacement ; et c’est en premier lieu aux Maliens qu’il revient de tenir ces débats. La réalité est que ceux qui exigent le départ immédiat de Barkhane semblent ne pas connaître la réalité des théâtres d’opérations, et l’extrême complexité de la crise malienne. Ils ne semblent pas non plus s’apercevoir que les forces armées maliennes (FAMa) ne sont pas immédiatement aptes à assurer la relève. »

C’est l’extrait du discours-choc du chef de la junte militaire propulsé au sommet du pouvoir sur les ruines de la présidence IBK en août 2020, et ce, au terme d’une mascarade pilotée en coulisse par la force Barkhane.

Le général N’Daw qui a accompli il y a deux semaines une visite à l’Élysée où il a reçu l’ordre de supplier la force Barkhane en public pour qu’elle reste et continue à épauler les terroristes au Sahel, à conduire davantage de raids aériens contre la population, à permettre aux entreprises occidentales de piller la richesse nationale malienne et à replonge le pays dans la misère et surtout à vampiriser les institutions étatiques en prélude à l’entrée en vigueur de l’accord d’Alger qui veut l’implosion du grand Mali, n’explique pas au peuple malien quelle est l’identité de cet ennemi contre qui lui et Barkhane veulent se battre.

Le général putschiste cherche en effet à défigurer une réalité qui n’échappe plus à aucun Malien, cet ennemi djihadiste c’est le masque derrière lequel se retranche Barkhane qui l’a créé de toutes pièces, qui le soutien qu’il l’arme et le finance dans le strict objectif de servir ses propres plans, de déstabiliser le Sahel à savoir le Mali, le Burkina, le Niger, le Tchad et d’en faire une grande base pour les forces occidentales.

Aussi, quand le général renouvelle sa gratitude envers une force d’occupation qui a tué il y a moins d’un mois à Bounti des dizaines de femmes d’enfants et d’hommes maliens, le peuple malien ne peut voir en lui qu’un agent français dont la mission consiste à faire prolonger l’occupation militaire du pays et à la faire en cherchant à démoraliser l’armée malienne qui juste à la fin du mandat d’IBK avait repris la main sur l’ensemble du territoire malien.

Aux dernières nouvelles à Kidal et toujours à l’instigation de Barkhane, les groupes rebelles touaregs séparatistes sont sur le point de créer des cellules armées sous prétexte d’avoir à assurer la sécurité, au centre Bakhane continue à fomenter des attaques contre l’armée malienne et tout ceci le général N’Daw en fait endosser la faute à l’armée malienne comme le ferait un traître.

Car après tout, ce général est commandant en chef de cette force malienne qui, quoi qu’il soit à réussi à mettre au pas les forces d’occupation.

L’appel du général N’Daw ressemble plutôt à un dernier recours lancé par la France par la voix de la junte à la veille d’un sommet fatidique du G5.

C’est dans ce sommet du dernier espoir que la France compte d’une manière et d’une autre sauve sa présence en Afrique de l’Ouest et N’Daw est devenu malgré lui ou peut-être consciemment l’avocat du diable…

Ce genre de manège on en voit des exemples au Moyen-Orient en Irak par exemple où une population entière ne veut plus de l’armée américaine à l’origine des crimes les plus barbares commis pendant plus de 16 ans et où les terroristes de Daech servent de prétexte à cette même armée de prolonger sa présence.

Parmi les responsables irakiens, il y a certain qui prétexte Daech pour exiger le maintien des troupes d’occupation en Irak et ils ont bien l’air de N’Daw irakiens.

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/07/644734/Mali-N-Daw,-l-avocat-du-diable

Dans Afrique

AFRIQUE : C'EST AUX AFRICAINS ET A EUX SEULS DE DECIDER QUELLE VOIE ILS VEULENT SUIVRE

Par Le 31/01/2021

31 Janvier 2021

Union monétaire ouest-africaine : question préalable - Par Pascal Savoldelli  / 28 janvier 2021
VERSION PROVISOIRE
La réforme du système monétaire dont nous discutons au Parlement français concerne en premier lieu les pays de l’UMOA et leurs 130 millions d’habitants !
Une personne était au courant de cette réforme, Alassane Ouattara, mis en place en avril 2011 avec le concours de l’intervention militaire française et qui vient d’imposer un 3e mandat inconstitutionnel à son peuple au moyen d’une mascarade électorale et une répression implacable de ses opposants avec au moins 86 morts.

Pour revenir au texte qui nous intéresse aujourd’hui force est de constater que, comme lors des négociations concernant le franc CFA lors du passage à l’euro, les pays africains n’ont été véritablement associés à aucun moment, ni par voie parlementaire, ni par voie populaire. C’est inadmissible et rien que cet état de fait justifierait le vote de cette question préalable que notre groupe vous propose.

Quoi que l’on pense de cette réforme, la parole doit être d’abord donnée aux parlements et aux peuples africains. Ils doivent être décideurs en la matière et pas seulement « accompagnateurs » comme l’a déclaré le ministre des affaires étrangères. Alors que la zone sterling a pris fin à partir de 1967, il est temps que les pays africains de la zone franc puissent accéder à leur pleine souveraineté monétaire et fiscale. Cela relève du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Au-delà de cette question démocratique il y aurait urgence dans cette zone en Afrique à changer notamment de paradigme en matière monétaire. En effet le bilan de cet instrument monétaire colonial puis néocolonial n’est pas brillant, même si le franc CFA n’est pas la seule cause de cette situation.

Avec le texte que nous étudions aujourd’hui, le cordon ombilical qui relie le franc CFA à la zone euro va perdurer, au travers de l’arrimage à l’euro, de la liberté des transactions et de la convertibilité illimitée entre les deux monnaies. Ce triple lien permettra à toute multinationale qui fait du commerce dans la zone monétaire du franc CFA de voir ses investissements sécurisés sur le long terme, de convertir en euros ses profits réalisés en francs CFA, puis de rapatrier ensuite ces capitaux vers la zone euro.

Quant à la prétendue stabilité procurée par le franc CFA, elle a eu et aura des conséquences très négatives pour les populations africaines. La parité fixe empêche les pays de la zone franc de se servir du taux de change comme moyen d’ajustement. En cas de crise, ils se trouvent obligés de s’ajuster en réduisant les dépenses publiques. Cet état de fait se combine tendanciellement avec une libéralisation commerciale délétère – libéralisation des importations, suppression des taxes à l’exportation, élimination des subventions aux exportations etc.

Comme le constate l’économiste Ndongo Samba Sylla : « Le système CFA empêche toute politique de mobilisations internes :

- le freinage de la création monétaire décourage l’activité économique et donc la formation d’une épargne nationale consistante

- le libre transfert favorise la sortie de l’épargne nationale et le rapatriement des entreprises qui ne sont pas tenues de réinvestir sur place ».
Ce sous-financement des économies et du secteur productif est d’autant plus paradoxal, insupportable et absurde qu’il s’inscrit dans une surliquidité constituée par les réserves que les banques commerciales doivent constituer auprès de leurs banques centrales.

Même le pouvoir d’achat que procure cette monnaie, surtout aux élites locales, est à relativiser. En effet une étude de la Banque Mondiale constate déjà en 1990 que les pays de la zone franc payent leurs importations en provenance de France 20% à 30% plus chères que les prix mondiaux et que les prix des produits de la zone franc payés par la France et ses entreprises sont en majorité bien plus bas que les prix mondiaux. Ici encore le franc CFA continue de remplir le rôle qui est le sien depuis la colonisation : un instrument de l’économie de traite. L’exemple du projet de train urbain d’Abidjan confié à un consortium d’entreprises françaises pour un coût dix fois supérieur à l’évaluation initiale du Bureau national d’études techniques et de développement ivoirien confirme jusqu’à la caricature cette logique.
L’ensemble de ce processus a des conséquences concrètes. Ainsi au sein de la zone Franc, 11 sur 14 pays sont classées par l’ONU parmi les pays les moins avancés. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire, par exemple, qui ne fait pas partie de cette catégorie il est à remarquer que son PIB réel par habitant en 2016 est inférieur de plus d’un tiers à celui des années 1970 et qu’en matière d’indice de développement humain elle se classe en 2019 au 162e rang parmi 189 pays et territoires dans le monde.

De plus, selon le programme de l’International Trade Center (ITC) ‘’le commerce intra-CEDEAO est bas avec 15% des exportations vers les pays membres et 5% à l’importation depuis les pays membres’’.
Par ailleurs en 1993, donc dans le sillage de la dévaluation de 1994, les francs CFA des zones UMOA et CEMAC ne sont plus convertibles entre eux par un taux de change fixe et les flux de capitaux entre les deux zones sont soumis à des restrictions, bien que théoriquement appartenant à la même zone monétaire.
En un mot comme en cent le système CFA permet de servir dans ces pays tous les intérêts extravertis, que ce soit des multinationales ou les classes supérieures locales. Cette classe très aisée est ultra-minoritaire.

Il est à noter aussi que ce système monétaire, pour les raisons déjà évoquées, entretient une sorte d’irresponsabilité des dirigeants politiques qui n’est pas favorable au renforcement de pratiques démocratiques et de logiques de développement. Il participe fortement à ce que l’historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo appelle une aliénation sucrée pour ces mêmes élites dont certaines ne sont pas pressées de sortir.

Venons-en au contenu du texte. Texte à fort enjeu pour le Président de la République et son gouvernement puisqu’il a dépêché M. Young pour le défendre coûte que coûte. Il prévoit, pour résumer, la possibilité pour la BCEAO de déposer ses réserves de change ailleurs qu’au Trésor français, l’absence affichée de Français dans la gouvernance de la zone monétaire - nous verrons que c’est plus compliqué que cela - ainsi qu’un changement de nom.
Concernant les réserves de change il est à relever qu’il est prévu que la suppression du compte d’opération soit complétée par une convention de garantie qui doit être négociée dans la plus grande opacité et concernant laquelle ni le parlement français et encore moins les parlements africains n’auront voix au chapitre. La seule chose qui transparaît à travers des auditions de membres du trésor français est que cette convention visera à ce que cette suppression du compte d’opération n’induise aucun changement par rapport à la situation actuelle et ce au moyen d’une surveillance et d’un reporting renforcés et le plus précis possible.

Quant à l’absence de Français dans la gouvernance de la zone monétaire, le pouvoir français sort par la porte pour mieux revenir par la fenêtre. En effet l’article 4 dispose qu’une personnalité indépendante et qualifiée sera nommée par le conseil des ministres de l’UMOA, en concertation avec la France, pour siéger au comité de politique monétaire de la BCEAO et l’article 8 pose également le principe d’un retour d’un représentant de la République française pour la durée nécessaire à la gestion d’une éventuelle crise, au Comité de politique monétaire de la BCEAO, avec voix délibérative.

Quant au changement de nom il s’agit d’une réappropriation malhonnête. En effet ECO est le nom du projet de monnaie unique de la CEDEAO et révèle les intentions réelles de cette fausse réforme impulsée par le président Macron : couper l’herbe sous le pied des mobilisations populaires qui se sont fait jour contre le franc CFA et saborder la mise en place de l’ECO de la CEDEAO dont le calendrier commençait à se préciser. Les réactions ne se sont pas fait attendre : face à l’OPA hostile sur l’ECO de la CEDEAO, le président du Nigéria a évoqué ouvertement l’éclatement de la zone CEDEAO et plusieurs autres pays ont officiellement condamné l’initiative française qui nuit au multilatéralisme africain et pourrait aggraver le chaos d’une région qui n’en a vraiment pas besoin.

En lieu et en place de cette gouvernance par le chaos, une toute autre politique doit être menée. C’est aux citoyens africains de décider et de discuter de leur politique dans le domaine monétaire.

Dans ce cadre plusieurs options sont sur la table. Celle qui prévaut aujourd’hui est une monnaie unique ECO CEDEAO dont les critères sont dans l’état actuel des choses très libéraux et ressemblent à ce qui est en place en Europe avec l’Euro. De manière minoritaire, pour l’instant, il existe aussi sous diverses formes des projets d’une monnaie commune laissant subsister des monnaies nationales en raison des disparités très grandes des économies des différents pays et tenant compte de la faible intégration régionale. Les prémisses de cette monnaie commune et de ces monnaies nationales solidaires avaient été imaginées par Samir Amin et plusieurs responsables africains dès les années 1970.

Quoi qu’il en soit, il est aux Africains et à eux seuls de décider quelle voie ils veulent suivre, qui leur permettra enfin un essor économique et industriel favorisant une amélioration pérenne et une sécurisation de leurs conditions de vie, sécurisation sans laquelle aucune perspective durable de développement et de stabilité n’est possible. La conquête par ces peuples d’une souveraineté monétaire pourrait s’inscrire à la fois dans le projet de développement de ces pays et dans la recherche d’un nouvel ordre monétaire international dont un élément déterminant serait l’invention d’une nouvelle relation entre l’Afrique et l’Europe.

L’actuel projet de loi s’opposant à cette perspective et visant à perpétuer un modèle qui érige une tutelle monétaire, fiscale et anti-démocratique, je vous invite à le rejeter en votant cette question préalable.

source : https://senateurscrce.fr/activite-des-senateurs/la-discussion-et-le-vote-de-la-loi/finances/article/c-est-aux-africains-et-a-eux-seuls-de-decider-quelle-voie-ils-veulent-suivre

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Dans Afrique

SAHARA : LE PARI PERDU D' "ISRAËL"

Par Le 31/01/2021

Et si la militarisation à outrance du Sahara participait à y faire émerger un "Hezbollah"Bis?

Sunday, 31 January 2021 3:05 PM  [ Last Update: Sunday, 31 January 2021 3:05 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Opération commando menée dans le Sud marocain, dans le cadre de l'exercice "African Lion" mené conjointement entre les FAR et l'US Army.© Le360.ma

Sur fond des informations selon lesquelles Rabat s'apprête à tenir des exercices militaires d'envergure que l'Amérique baptise Afican Lion et qui ne sont rien d'autres que des manœuvres destinés à mercenariser les armées africaines et nord(africaines dans le sens des projets de l'Empire, une information d'une importance capitale vient de tomber : Israël travaille à la militarisation du Sahara occidentale, sans doute à la faveur de ces officiers sionistes qui sont arrivés pas plus tard qu'il y deux mois dans une base militaire située à 30 kilomètres des frontières algériennes.  L’édition de 2020 de la manœuvre précité n’a pas eu lieu pour raison de crise sanitaire, celle de 2021 aura lieu puisque le temps presse et que l'Empire US étant en phase d'effondrement au Moyen Orient pour cause de défaites consécutives face à l'axe de la Résistance, cherche un champ de guerre de substitution et qu'il voit à travers le Maghreb déjà divisé par la guerre en Libye, par le terrorisme au Sahel et évidemment par cette grande trahison que fut la normalisation marocaine avec Israël, un terrain favorite. 

Algérie: la surprise

Algérie: la surprise

A en croire Haaretz, le régime sioniste a envoyé des conseillers militaires et des experts, ainsi que des équipements militaires au Maroc, pour que ce dernier puisse faire face au Front Polisario. Le site Internet israélien Diplomatico a rapporté, citant Haaretz, que "les conseillers militaires sionistes apprennent des tactiques et des plans militaires à leurs homologues marocains" pour contrer "le Front Polisario qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental" et que le plan US/Israël a tout fait pour provoquer, en lui enlevant son autonomie, et sa zone tampon à Guerguerat.

Selon Haaretz, le rapprochement entre le Maroc et Israël ouvre la voie, si ce n'est déjà fait, à une "aide israélienne au profit de l'armée marocaine dans de nombreux domaines", dont certains particulièrement dangereux à savoir la coopération de l'agence d'espionnage israélienne avec Rabat révélée par une autre partie de ce rapport.  Selon ce rapport, le Mossad a assassiné des opposants à l'ancien roi marocain Hassan en échange de recevoir des services stratégiques, notamment l’installation des Juifs en Palestine occupée. Le rapport a également noté que le Mossad avait soudoyé des hauts responsables marocains, affirmant que les relations secrètes entre Tel Aviv et Rabat étaient plus stables que celles avec d'autres pays arabes.

Casus belli d'Alger à Israël?

Casus belli d'Alger à Israël?

Le Parlement algérien décide de criminaliser la normalisation avec l’entité sioniste.


Haaretz a également révélé que le résultat de six années de relations dans plusieurs domaines, dont, politique, culturel et militaire y compris la coopération de renseignement, entre Tel-Aviv
et Rabat, a donné naissance à la normalisation des relations bilatérales. 

Ceci étant, une question se pose d'emblée : les conseillers militaires israéliens qui veulent former l'armée marocaine à combattre le Front Polisario et partant l'armée algérien  sont-ils les meilleurs formateurs qui soient? A l'heure qu'il est, l'armée sioniste dont les effectifs passent leur temps à vider les stocks d'armes à les faire écouler sur les marchés quand ils ne sont pas chez les psychos à se faire soignée de la crainte existentielle qui les ranime à chaque instant à l'idée d'avoir à faire face aux commandos du Hezbollah ou du Hamas, ne semblent pas être le meilleur choix. D'autant plus qu'au Sahara occidental, le Front Polissario semble avoir bien réussi à renouer avec les armes et à mettre à profit des tactiques de guerre assymétirque qui a si largement réussi à mettre au pas l'armée sioniste au Liban, l'armée takfiriste en Irak ete n Syrie, l'US Army dans le golfe Persique. 

Quelle est donc la vraie mission des conseilleurs militaires sionistes? Plus d'un analyste tourneraient les yeux vers le royaume marocain dont le roi s'est royalement fait piéger par une normalisation qui n'a débouché sur rien, se ce n'est le discrédit totale du président du comité de soutien à Qods" qu'il fut. En cherchant à déclencher une guerre d'usure au Sahara Occidental avec en perspective la militarisation à outrance du Maghreb et la déstabilisation de l'Algérie voisine, c'est le royaume que l'axe US/Israël cherche à faire imploser. Car pour dire la vérité, l'armée algérienne est bien solide pour assurer la protection de ses frontière et du territoire algérien. Ce qui ne serait pas le cas d'une armée marocaine qu'infeste désormais les agents d'Israël. 

 

Le Maghreb en danger d'annexion?

Le Maghreb en danger d'annexion?

Les États-Unis cherchent à provoquer une guerre entre les pays du Maghreb, sous prétexte des différends autour du Sahara occidental.

Le président de l’Observatoire marocain pour la lutte contre la normalisation a tout récemment mis en garde les Marocains contre un plan israélien visant à démembrer le Maroc. Un plan sous-jacent qui cache les véritables objectifs du régime sioniste  au Maroc et dans toute la région du Maghreb. «La normalisation avec l’entité sioniste a atteint tous les secteurs, politique, économique, artistique, sportif, etc.», a averti Ahmed Ouihmane, cité par Algeriepatriotique. «Pour résumer, les Marocains doivent comprendre qu’il n’y a pas un domaine qui n’ait été épargné par l’infiltration sioniste. Le meilleur exemple en est le fait que les biens des Waqfs et des affaires religieuses sont gérés dans la capitale du pays, Rabat et Sala, par un sioniste qui répond au nom de Guy Dery et qui n’est autre que le proche, si ce n’est carrément le frère d’Aryé Dery, l’actuel ministre israélien de l’Intérieur dans le gouvernement de Netanyahu Ce n’est donc plus une affaire de normalisation mais d’infiltration», s’est indigné Ahmed Ouihmane, selon lequel, «désormais, la menace sioniste ne se limite plus à l’oppression et à la répression que le peuple palestinien subit quotidiennement dans les territoires occupés, mais elle pèse désormais sur la sécurité, la stabilité et l’unité du Maroc».»

Israël: Rabat fait marche arrière?

Israël: Rabat fait marche arrière?

Le Maroc a décidé de reporter la normalisation de ses relations avec Israël 

Et le militant ne croit pas si bien dire : La section extrémiste du mouvement berbère  qui se trouve aussi au Maroc, à cause d’avoir des  pensées radicales pour nier l'identité islamique de la région et de  l'accent mis sur l'identité préislamique , C'est une bonne option pour le régime sioniste de s'infiltrer et de changer la donne à son avantage... Ce serait une occasion pour reproduire le scénario à mainte reprise fait et refait ailleurs dans le monde et que l'Empire croit désormais à avoir à faire au Maghreb. Les conseillers militaires israéliens ne sont pas là pour renforcer l'armée royale marocaine, mais de la mercenariser, puis pourquoi pas de créer des milices à base ethnique comme autant de noyaux pour le démembrement de l'Etat. En Irak, en Syrie ce furent les Kurdes. Au Soudan, les Sud Soudanais,... Au Maroc, les Amazighs. Mais tout comme au Moyen Orient, ce plan est une lame à double tranchant: Au Sahara occidental, l'esprit du Hezbollah existe tout comme au Maroc où l'armée ne passe pas pour être forcément pro Israël.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/30/644167/Isra%C3%ABl-D%C3%A9membrement-Maroc-Man%C5%93uvres-Etats-Unis

 

Dans Afrique

LA RELANCE DE LA CONQUETE DU GOLFE DE GUINEE VIA LE CAMEROUN !

Par Le 27/01/2021

 La relance de la conquête du golfe de Guinée par les USA à travers le Cameroun !

Après que le Cameroun a mis de côté la France, la nouvelle administration américaine continue de montrer énormément d’intérêt au Cameroun. Cet intérêt des États-Unis pour les séparatistes anglophones au Cameroun n’est tout de même pas nouveau. L’Émissaire américain, Tibor Nagy, a déjà montré énormément d’intérêt en dénigrant en permanence l’armée camerounaise.

Mais, l’intérêt de l’administration de Biden va visiblement plus loin que le Cameroun.

Il est clair que depuis que Yaoundé a lancé, début septembre l’opération Bamenda Clean, la sécurisation des Camerounais vivant dans l’extrême Nord et Sud. D’ailleurs, dans le Sud, des dizaines de séparatistes ont déposé les armes, et se sont rendus aux autorités.

Pourtant, l’intérêt de Washington sous Biden est la Corne de l’Afrique et pas vraiment l’Afrique de l’Ouest. Mais ce qui intéresse particulièrement les démocrates, c’est surtout le large du Cameroun et plus précisément, le golfe de Guinée.

Les actes de piraterie ont d’ailleurs augmenté ces dernières semaines dans le golfe de Guinée afin de déblayer le terrain à l’arrivée des forces navales massives US. Un nouvel article a d’ailleurs titré : « le golfe de Guinée : la mer “la plus dangereuse du monde” ».

Les médias mainstream relancent l’intérêt des États-Unis et de ses alliés européens, concernant la conquête du golfe de Guinée. Mais la question qui survient, c’est pourquoi le Cameroun ?

En réalité, pour plusieurs raisons. Le Cameroun est frontalier avec le Gabon. Et vu la volonté qu’a affichée Libreville, à se rallier au corridor anti-sanction US mise en place par Washington, avec aussi la participation du Sénégal, pour relier les navires commerciaux de l’Iran avec le Venezuela. Donc la position des navires de guerre américains dans la zone pourrait entraver ce corridor. Le deuxième positionnement des navires de Washington pour contrer ce corridor est aussi à hauteur du Cap Vert, qui se trouve en face du Sénégal.

Mais, il y a aussi un autre point. Afin de mettre en place un rééquilibrage des forces, et vu l’arrivée massive des navires de guerre occidentaux dans le golfe de Guinée, la Guinée équatoriale, autre voisin du Cameroun, a signé un accord avec la Russie, permettant donc aux navires de guerre russe d’accoster dans les ports de Malabo. Ce qui retire le monopole de la région tant recherchée par les Occidentaux.

De plus, il y a aussi le cas du Nigeria, qui pour rappel, était il y a encore quelques semaines de cela, enclin à une tentative de révolution de couleur, très appuyé par les démocrates américains.

En bref, le golfe de Guinée et même l’océan Indien aux alentours de Madagascar et la Corne de l’Afrique sont importants aux yeux des États-Unis. La crise anglophone au Cameroun n’est que de la poudre aux yeux, et un prétexte en plus de la lutte contre le terrorisme. Les fausses bannières se multiplient à la même vitesse que « la piraterie » dans le golfe de Guinée. Le même scénario s’était mis en place au large de la Somalie pour faire venir les forces navales occidentales dans la région du golfe d’Aden. 

Cela dit, il est très peu probable que l’Occident arrive à prendre le monopole de toute cette région, et encore moins de tout le continent africain. À l’heure où les populations et même beaucoup de chefs d’États africains mettent tout en œuvre pour s’unir et mettre dehors les colons occidentaux !

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/26/643890/Cameroun--le--pr%C3%A9texte-US-pour-la-conqu%C3%AAte-du-golfe--

Dans Afrique

VIOLENCES AU SAHEL : DEUX MILLIONS DE PERSONNES DEPLACEES A L’INTERIEUR DE LEUR PROPRE PAYS. PLUS DE LA MOITIE SONT DES BURKINABES

Par Le 22/01/2021

Sahel: deux millions de déplacés internes, un niveau jamais atteint selon l’ONU

Sahel: deux millions de déplacés internes, un niveau jamais atteint selon l’ONU

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Par AlAhed avec AFP

Deux millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de leur propre pays dans la région du Sahel, en proie à des violences terroristes, un «triste» record, a indiqué l'ONU vendredi.

Dans un communiqué, le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) appelle à la fin de la «violence incessante» au Sahel, «qui a déplacé plus de deux millions de personnes à l'intérieur des frontières de leur pays pour la toute première fois».

Les déplacements internes dans la région - qui comprend le Burkina Faso, le Tchad, le Mali et le Niger - «ont quadruplé en deux ans seulement, puisqu'il y avait 490.000 personnes déplacées internes au début de 2019», selon l'agence.

Plus de la moitié des personnes déplacées dans la région sont des Burkinabés.

Rien que depuis le début de l'année, la violence au Niger et au Burkina Faso a forcé plus de 21.000 personnes à fuir leur foyer et à chercher refuge dans leur propre pays, selon le HCR.

Et au Burkina Faso, depuis le 31 décembre, une série d'attaques armées dans la ville de Koumbri et dans les villages voisins dans le nord du pays ont déplacé plus de 11.000 personnes.

 Le Sahel accueille également plus de 850.000 réfugiés, principalement originaires du Mali.

https://french.alahednews.com.lb/38405/307

 

Dans Afrique

EN MEMOIRE DE PATRICE LUMUMBA ASSASSINE LE 17 JANVIER 1961

Par Le 20/01/2021

En mémoire de Patrice Lumumba assassiné le 17 janvier 1961

En mémoire de Patrice Lumumba assassiné le 17 janvier 1961

Par Eric Toussaint

Mondialisation.ca, 20 janvier 2021

CADTM 17 janvier 2021

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Ce 17 janvier 2021, nous commémorons le 60e anniversaire de l’assassinat de Patrice Lumumba (1925-1961).

Suite à une victoire éclatante aux premières véritables élections auxquelles les Congolais ont participé, Patrice Lumumba est devenu premier ministre du Congo du 24 juin 1960 jusqu’à son renversement et son emprisonnement le 14 septembre de la même année par le militaire Joseph-Désiré Mobutu et ses soutiens. Ce dernier a ensuite dirigé le pays, d’abord en sous-main, puis de manière directe à partir de 1965 jusqu’à son renversement en 1997.

Ludo De Witte : Lumumba a été la victime de l’impérialisme. En fait on voulait continuer l’impérialisme au Congo, remplacer un système colonial par un système néocolonial

Le 17 janvier 1961, Lumumba, ce grand combattant pour l’indépendance du Congo, pour la justice sociale et pour l’internationalisme a été torturé puis exécuté, en compagnie de plusieurs de ses camarades, par des dirigeants congolais complices des puissances occidentales ainsi que par des policiers et des militaires belges. Lumumba n’avait que 35 ans et aurait pu continuer à jouer un rôle très important, tant dans son pays, qu’en Afrique et au niveau mondial.

Comme l’a écrit la journaliste Colette Braeckman : « Patrice Lumumba, Premier ministre congolais destitué en septembre, placé en résidence surveillée puis détenu à Thysville, avait été envoyé au Katanga le 17 janvier 1961. Cinq heures après son arrivée sur le sol katangais, il était mis à mort avec ses deux compagnons Maurice M’Polo et Robert Okito. [1] »

Parmi les dirigeants congolais qui ont participé directement à la mise à mort de Lumumba, on trouve Moïse Tshombé président proclamé de la province congolaise du Katanga qui a fait sécession le 11 juillet 1960, à peine deux semaines après le début de l’indépendance que le Congo a obtenue le 30 juin 1960. La sécession du Katanga proclamée par Moïse Tshombe fut soutenue par la Belgique et des grandes entreprises privées minières belges très présentes dans cette partie du Congo (voir plus loin) afin de déstabiliser le gouvernement du premier ministre Patrice Lumumba.

Au moins cinq policiers et militaires belges étaient également présents lors de l’assassinat. Joseph-Désiré Mobutu, un des principaux responsables congolais de l’assassinat de Lumumba, n’était pas présent sur place le jour de l’assassinat qui a eu lieu dans l’Est alors qu’il se trouvait à l’Ouest du pays dans la capitale.

La responsabilité de la Belgique dans l’assassinat de Lumumba en janvier 1961 a été établie par plusieurs auteurs, notamment par Ludo De Witte dans L’Assassinat de Lumumba, et cela a fait l’objet des travaux d’une commission du parlement belge en 2001-2002. Lire également l’interview donnée par Ludo De Witte au CADTM en 2018, https://www.cadtm.org/Ludo-de-Witte-Il-faut-changer-les-mentalites-et-decoloniser-completement-l

Dans cette interview, Ludo De Witte résume simplement les causes de l’assassinat de Lumumba : « Lumumba a été la victime de l’impérialisme. En fait on voulait continuer l’impérialisme au Congo, remplacer un système colonial par un système néocolonial. Un système où il y aurait des noirs, des Congolais, qui seraient des politiciens et des ministres mais, en coulisse, ce serait toujours les pouvoirs occidentaux et leurs grandes sociétés qui domineraient le pays. C’est bien ça le néocolonialisme contre lequel Lumumba voulait lutter et c’est pour cela qu’il a été assassiné. ».

Il convient de prendre connaissance du discours du premier ministre de la République du Congo, Patrice Lumumba face à Baudouin, roi des Belges.

Baudouin avait déclaré dans son allocution : « L’indépendance du Congo constitue l’aboutissement de l’œuvre conçue par le génie du roi Léopold II, entreprise par lui avec un courage tenace et continuée avec persévérance par la Belgique ».

Lors de la proclamation de l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, le Premier ministre du Congo, Patrice Emery Lumumba, prononce un discours mémorable (Cliquer sur l’image pour écouter le discours)

Lumumba dans son discours veut que justice soit rendue au peuple congolais, en voici une version intégrale sous forme audioet sous forme écrite :

Discours prononcé au siège du parlement après ceux du Roi Baudouin et du Président Joseph Kasa-vubu, le jour de la proclamation de l’indépendance de la République démocratique du Congo.

« Congolais et Congolaises,

Combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux,

Je vous salue au nom du gouvernement congolais.

A vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.

Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.

Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force. Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire. Nous avons connu le travail harassant, exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers.

Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions nègres. Qui oubliera qu’à un noir on disait « tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls Blancs ?
Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort. Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même.

Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les Noirs, qu’un Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens ; qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du blanc dans sa cabine de luxe.

Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation ?

Patrice Lumumba : Qui oubliera qu’à un noir on disait « tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls Blancs ?
[…] Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir […] Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même

Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert. Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréé pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini. La République du Congo a été proclamée et notre pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants. Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique toute entière. Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.

Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens jouissent pleinement des libertés fondamentales prévues dans la Déclaration des droits de l’Homme.

Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudront sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays. Nous allons faire régner non pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des cœurs et des bonnes volontés.

Et pour cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit. Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l’histoire, n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance, est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j’en suis sûr, sera profitable aux deux pays. De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis.

Ainsi, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, le Congo nouveau, notre chère République, que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous, législateurs et citoyens congolais, je vous demande de m’aider de toutes vos forces. Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger.

Je demande à la minorité parlementaire d’aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques. Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise. Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République ; si par contre leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays. L’indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain.

Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de race, mes frères de lutte, ce que j’ai voulu vous dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre indépendance complète et souveraine. Notre gouvernement fort, national, populaire, sera le salut de ce pays.

J’invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants, à se mettre résolument au travail en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.

Hommage aux combattants de la liberté nationale !

Vive l’indépendance et l’Unité africaine !

Vive le Congo indépendant et souverain ! »

Source : http://www.millebabords.org/IMG/article_PDF/Discours-de-Patrice-E-Lumumba-le-30-juin-1960-le-jour-de-la-proclamation-de-l_a14656.pdf

Lumumba, combattant internationaliste

Avant de devenir premier ministre, Lumumba a établi des liens solides avec une série de mouvements et de personnalités anti impérialistes, panafricanistes et internationalistes. En décembre 1958, il est présent à la Conférence des Peuples africains à Accra. Il y rencontre, entre autres, l’Antillo-Algérien Frantz Fanon, le Ghanéen Kwame Nkrumah et le Camerounais Félix-Roland Moumié [2]. Il y prononce un discours dans lequel il déclare : « Notre mouvement a pour but fondamental la libération du peuple congolais du régime colonialiste et son accession à l’indépendance. Nous fondons notre action sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme – droits garantis à tous les citoyens de l’humanité par la Charte des Nations Unies – et estimons que le Congo, en tant que société humaine, a le droit d’accéder au rang des peuples libres. ». Il le conclut en ses mots : « C’est pourquoi nous crions vivement avec tous les délégués : A bas le colonialisme et l’impérialisme. A bas le racisme et le tribalisme. Et vive la nation congolaise, vive l’Afrique indépendante. »

Il faut préciser qu’au cours de l’année 1959, la répression organisée par la Belgique colonialiste a fait des dizaines, voire des centaines, de morts

À l’issue de cette conférence, Lumumba, est nommé membre permanent du comité de coordination, comme le rappelle Saïd Bouamama dans « Figures de la révolution africaine » [3]. Lumumba était également proche de militants belges anti colonialistes et anti capitalistes comme Jean Van Lierde qui était engagé dans le soutien à la révolution algérienne et qui entretenait des liens étroits [4] avec l’hebdomadaire La Gauche et avec son animateur principal Ernest Mandel.

Quelques semaines après la conférence d’Accra, Lumumba et son mouvement organisent dans la capitale du Congo belge à l’époque, une réunion pour rendre compte des résultats de ce sommet anticolonialiste. Il y revendique l’indépendance du Congo devant plus de 10 000 personnes. Il décrit l’objectif du Mouvement National Congolais en évoquant « la liquidation du régime colonialiste et de l’exploitation de l’homme par l’homme » [5].

Selon Le Monde diplomatique de février 1959, suite à cette conférence, une émeute éclata à Léopoldville à partir du 4 janvier 1959. Voici ce qu’en dit le mensuel français : « Le point de départ de l’émeute est en relation directe avec la conférence panafricaine d’Accra. C’est en effet au moment où les leaders du Mouvement national congolais — au premier rang desquels le président du Mouvement, M. Lumumba — s’apprêtaient à tenir une réunion publique sur ce sujet que les premiers troubles ont éclaté. Avec l’autorisation du gouverneur général du Congo belge, M. Cornelis, une délégation de nationalistes congolais, conduite par M. Lumumba, s’était rendue au Ghana en décembre. Et c’est un compte rendu de son voyage et de ses travaux qu’elle s’apprêtait à faire le 4 janvier, quand la police donna l’ordre aux conférenciers et à ceux qui étaient venus les entendre de se disperser. [6] »

Il faut préciser qu’au cours de l’année 1959, la répression organisée par la Belgique colonialiste a fait des dizaines, voire des centaines, de morts. Un exemple de l’ampleur de la répression : en octobre 1959, lors du congrès national du Mouvement national congolais (MNC) à Stanleyville, les gendarmes ont tiré sur la foule en faisant 30 morts et des centaines de blessés. Lumumba est arrêté quelques jours plus tard, il est jugé en janvier 1960 et condamné à 6 mois de prison le 21 janvier 1960.

Mais les protestations sont telles qu’à Bruxelles, le pouvoir prend peur et décide de lâcher du lest en convoquant des élections locales auxquelles les Congolais sont invités à participer. Lumumba est libéré le 26 janvier quelques jours après sa condamnation. Finalement, après les élections locales, des élections générales sont organisées en mai 1960, les premières dans l’histoire du Congo belge. Le Mouvement national congolais (MNC) en sort vainqueur et, en conséquence, Lumumba est nommé premier ministre.

L’enchaînement des évènements qui mène au coup d’État contre Lumumba et à son assassinat

Suite au discours de Lumumba le 30 juin, le gouvernement belge, la monarchie et les patrons des grandes entreprises belges présentes au Congo décident d’écarter Lumumba et de provoquer la sécession du Katanga, la province la plus riche en matières premières. Tout de suite se présentent des complices congolais en la personne de Moïse Tshombé, proclamé président du Katanga le 11 juillet 1960, puis en la personne du président Joseph Kasa-Vubu qui révoque Lumumba en septembre 1960 sans en avoir le pouvoir constitutionnel, et en Joseph-Désiré Mobutu qui dirige quelques jours plus tard un coup d’État et fait arrêter Lumumba alors que ses ministres lui ont confirmé leur confiance et que son parti est le principal parti au parlement. Mobutu, qui a fait une carrière militaire pendant la colonie et est un ancien journaliste dans la presse congolaise pro-coloniale, a réussi à obtenir un poste de colonel dans la nouvelle armée et s’est retourné très vite contre le gouvernement congolais.

L’opération qui mène à l’exécution de Lumumba est directement accompagnée et dirigée par des Belges aux ordres de Bruxelles. De leurs lieux de détention, le 17 janvier 1961, Lumumba, Mpolo et Okito ont été emmené en avion, piloté par un équipage belge, à Élisabethville, capitale du Katanga, et livrés aux autorités locales. Ils ont ensuite été torturés par des responsables katangais, dont Moïse Tshombé, et par des Belges. Ils sont fusillés le soir même, par des soldats sous le commandement d’un officier belge

Entretemps la Belgique avait envoyé au Congo dès juillet 1960, 11 000 soldats (ce qui est énorme) dont 9 000 au Katanga. Ces 11 000 soldats belges sont acheminés au Congo en dix jours, précédés par des troupes spéciales de paras-commandos. Cette intervention militaire constitue une véritable agression contre un État désormais indépendant. Il faut souligner que la Belgique, membre de l’OTAN, a disposé jusque dans les années 1980, en Allemagne de l’Ouest, d’une zone militaire suréquipée s’étendant de la frontière belge au rideau de fer. L’état-major belge avait à sa disposition un arsenal militaire considérable, en partie d’origine américaine, et l’OTAN lui a permis de déployer avions, transports de troupes et même des navires de la marine de guerre qui ont bombardé des positions congolaises dans l’estuaire du fleuve Congo. Le gouvernement des États-Unis et la CIA sont aussi à la manœuvre aux « côtés » de la Belgique, avec qui ils ont décidé d’assassiner Lumumba [7]. De même que la France. Dans un télégramme en date du 26 août 1960, le directeur de la CIA Allen Dulles indique à ses agents à Léopoldville au sujet de Lumumba : « Nous avons décidé que son éloignement est notre objectif le plus important et que, dans les circonstances actuelles, il mérite grande priorité dans notre action secrète » [8].

Soulignons que le 12 août 1960, la Belgique avait signé un accord avec Tshombé, reconnaissant de facto l’indépendance du Katanga. Les tentatives du gouvernement de Lumumba pour faire face à cette sécession étaient tout à fait légitimes, mais étaient combattues par les grandes puissances occidentales.

Malgré son arrestation par Mobutu, Lumumba ne capitule pas et il garde le contact avec les ministres qui restent fidèles à leur engagement et avec ses camarades. Un gouvernement clandestin dirigé par Antoine Gizenga s’établit à Stanleyville. Lumumba réussit à échapper à ses geôliers le 27 novembre 1960 et cherche à rejoindre le gouvernement clandestin à Stanleyville, mais il est arrêté quelques jours plus tard en route. En janvier 1961, alors que Lumumba est toujours très populaire, Mobutu et les puissances occidentales craignent qu’une révolte populaire aboutisse à la libération du leader et décide de le faire exécuter. L’opération qui mène à l’exécution de Lumumba est directement accompagnée et dirigée par des Belges aux ordres de Bruxelles. De leurs lieux de détention, le 17 janvier 1961, Lumumba, Mpolo et Okito ont été emmené en avion, piloté par un équipage belge, à Élisabethville, capitale du Katanga, et livrés aux autorités locales. Ils ont ensuite été torturés par des responsables katangais, dont Moïse Tshombé, et par des Belges. Ils sont ensuite fusillés le soir même, par des soldats sous le commandement d’un officier belge.

Selon le témoignage du Belge Gerard Soete, commissaire de police chargé à l’époque de mettre en place une “police nationale katangaise”, les trois corps ont été transportés à 220 kilomètres du lieu d’exécution, et ont été enfouis dans la terre derrière une termitière, en pleine savane boisée.

L’Agence France Presse qui a recueilli le témoignage de ce commissaire de police belge rapporte que 3 trois jours plus tard, les corps ont de nouveau été déplacés afin de les faire disparaître définitivement. Gerard Soete a affirmé avoir été accompagné d’”un autre blanc” et de quelques congolais, quand ils ont découpé à la scie les corps des trois martyrs avant de les mettre à dissoudre dans de l’acide [9].

Mobutu et Ronald Reagan

Le soutien de la Belgique à la dictature de Mobutu

L’armée belge est intervenue à deux reprises au Congo pour aider Mobutu et son régime dictatorial à mettre fin à des actions de résistance d’organisations lumumbistes, la première fois en novembre 1964 avec l’opération Dragon Rouge et Dragon Noir respectivement à Stanleyville et à Paulis. A cette occasion, l’opération a été menée conjointement par l’armée belge, l’armée de Mobutu, l’État-major de l’armée des États-Unis et des mercenaires parmi lesquels des Cubains anti-castrites.

Dans un discours prononcé à l’assemblée générale des Nations unies en novembre 1964, Ernesto Che Guevara avait dénoncé cette intervention. Il l’a aussi dénoncée dans un discours prononcé à Santiago de Cuba en disant : « aujourd’hui, le souvenir plus présent, plus poignant que tout autre est certainement celui du Congo et de Lumumba. Aujourd’hui, dans ce Congo si éloigné de nous et pourtant tellement présent, il y a une histoire que nous devons connaître et une expérience qui doit nous être utile. L’autre jour, les parachutistes belges ont pris d’assaut la ville de Stanleyville. » (extrait du Discours de Che Guevara à Santiago de Cuba, le 30 novembre 1964, à l’occasion du 8e anniversaire du soulèvement de la ville mené par Frank País https://blogs.mediapart.fr/le-cri-des-peuples/blog/091017/paroles-immortelles-du-martyr-ernesto-che-guevara ).

La deuxième intervention de l’armée belge s’est déroulée à Kolwezi au cœur de la région minière du Shaba (Katanga) en mai 1978 en collaboration avec l’armée française et celle de Mobutu.

Procédure judiciaire toujours en cours en Belgique en ce qui concerne l’assassinat de Lumumba.

La justice belge n’a toujours pas rendu de jugement sur l’assassinat de Lumumba. L’affaire n’a pas été classée grâce à l’action de tous ceux et de toutes celles qui veulent que justice soit rendue. La famille de Lumumba continue son action pour exiger la vérité. Un juge d’instruction belge est toujours en charge de l’affaire car l’assassinat a été qualifié de crime de guerre pour lequel il n’y a pas de prescription. Et comme le souligne l’avocat de la famille, Christophe Marchand, cité par la RTBF le 23 juin 2011 « les principaux commanditaires sont morts aujourd’hui (…) mais d’anciens conseillers et attachés de cabinet du ministère des Affaires étrangères sont toujours vivants ».

Lumumba à Bruxelles (1960) (CC – Wikimedia)

Lumumba : une figure devenue emblématique

La figure de Lumumba a traversé l’histoire et constitue encore aujourd’hui un exemple pour tous ceux et celles pour l’émancipation des peuples. Lumumba n’a jamais capitulé.

Sa popularité était telle sous le régime du dictateur Mobutu que celui-ci a décrété en 1966 que Patrice Lumumba était un héro national. Non content de l’avoir renversé en septembre 1960 puis d’avoir été un des principaux organisateurs de son assassinat, il a essayé de s’approprier une partie de son aura. Le jour de son exécution, le 17 janvier, est un jour férié au Congo-Kinshasa.

À Bruxelles, suite à des années d’action des militant-es anti-colonialistes, le conseil municipal de Bruxelles-Ville a voté le 23 avril 2018 la création d’une place Patrice-Lumumba, qui a été officiellement inaugurée le 30 juin de la même année, date du 58e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo.

Cela est bien peu de chose.

Au-delà de dire la vérité sur la lutte de Lumumba et d’exiger que justice lui soit rendue, l’important est de prolonger son combat et celui de tous les Congolais et Congolaises qui ont lutté et luttent pour qu’on mette fin à toutes les formes de spoliation, d’oppression et d’exploitation.

C’est pourquoi, le CADTM considère que les autorités de la Belgique doivent :

Reconnaître publiquement et nommer l’ensemble des méfaits et crimes commis par Léopold II et le royaume de Belgique à l’encontre du peuple congolais, et de lui adresser en conséquence des excuses officielles ;

Approfondir un travail de mémoire, en impliquant les acteurs concernés, tant dans l’enseignement que dans les activités d’éducation populaire, en passant par les espaces institutionnels ;

Procéder à une restitution de l’ensemble des biens culturels congolais ;

Soutenir activement une remise en cause de tous les symboles colonialistes dans l’espace public belge ;

Réaliser à un audit historique de la dette afin de procéder à des réparations et rétrocessions financières inconditionnelles pour les montants perçus en conséquence de la colonisation du Congo ;

Agir au sein des instances multilatérales (Banque mondiale, FMI, Club de Paris, etc.) afin que leurs membres procèdent à une annulation totale et inconditionnelle des dettes odieuses de la République démocratique du Congo ;

Soutenir publiquement tout moratoire sur le remboursement de la dette qui serait décrété par le gouvernement congolais afin d’améliorer le système de santé public et de faire face à l’épidémie de Covid-19 et d’autres maladies qui provoquent des décès qui sont tout à fait évitables si les dépenses de santé publique étaient nettement accrues.

Le CADTM apporte son soutien aux différents collectifs qui en Belgique convoquent des actions dans la foulée de Black Lives Matter et tous ceux qui agissent sur le thème de la mémoire coloniale.

Le CADTM apporte son soutien au peuple congolais pour faire face aux conséquences sanitaires, économiques et sociales de la crise du Covid-19. Malgré les diktats des créanciers et les graves manquements des gouvernements congolais successifs qui se traduisent par une sévère répression et un déni flagrant des droits humains fondamentaux, les mouvements sociaux congolais résistent. Le CADTM apporte son soutien à ces luttes qui visent à faire triompher la justice sociale.

Pour en savoir plus sur les relations entre la Belgique et le Congo : Voir les Annexe 1 et 2 ou bien lire Éric Toussaint, Réponse à la lettre de Philippe, roi des Belges, sur les responsabilités de la Belgique dans l’exploitation du peuple congolais https://www.cadtm.org/Reponse-a-la-lettre-de-Philippe-roi-des-Belges-sur-les-responsabilites-de-la

Pour en savoir plus sur la dette illégitime du Congo : Généalogie de la dette en République démocratique du Congo https://www.cadtm.org/Genealogie-de-la-dette-en-Republique-democratique-du-Congo

Annexe 1 : Les crimes de la Belgique avant l’indépendance du Congo

Les crimes de la Belgique colonialiste au Congo avant son indépendance (1885-1960)

On peut considérer, sans risque d’erreur, que le Roi des Belges et l’État indépendant du Congo, qu’il dirigeait avec l’accord du gouvernement et du parlement belges de l’époque, sont responsables de « crimes contre l’humanité » commis de manière délibérée

On peut considérer, sans risque d’erreur, que le Roi des Belges et l’État indépendant du Congo, qu’il dirigeait avec l’accord du gouvernement et du parlement belges de l’époque, sont responsables de « crimes contre l’humanité » commis de manière délibérée. Ces crimes ne constituent pas des bavures, ils sont le résultat direct du type d’exploitation auquel le peuple congolais était soumis. Certains auteurs, et non des moindres, ont parlé de « génocide ». Je propose de ne pas engager un débat qui se focalise sur cette question parce qu’il est difficile d’établir exactement des données chiffrées. Certains auteurs sérieux estiment que la population congolaise en 1885 atteignait 20 millions et qu’au moment où Léopold II doit transmettre en 1908 son Congo à la Belgique pour en faire le Congo belge, il restait 10 millions de Congolais. Ce sont des estimations d’auteurs sérieux, mais difficiles à prouver dans la mesure où il n’y avait pas de recensement de population.


La période coloniale pendant laquelle la Belgique a pris possession du Congo (1908-1960)

Léopold II a cherché lui-même à se défaire du Congo car en le transférant à la Belgique il se débarrassait des dettes qu’il avait accumulées auprès des banques. La Belgique en acceptant la demande de Léopold II héritait des dettes qu’il avait contractées afin d’exploiter au maximum le peuple congolais. Le Roi avait à son profit personnel accaparé et accumulé des richesses, il avait fait réaliser des dépenses énormes en Belgique pour renforcer son pouvoir et son image. Mais également de grandes entreprises capitalistes belges et étrangères en avaient largement profité : les fabricants et marchands d’armes belges, les entreprises qui fournissaient les équipements, les entreprises qui exploitaient et transformaient le caoutchouc naturel et bien d’autres.

L’État belge a hérité du Congo et des dettes de Léopold II ce qui a pesé dans la poursuite de l’exploitation du peuple congolais.

Pendant la domination de la Belgique sur le Congo, les grandes entreprises capitalistes belges ont réalisé un maximum de bénéfices grâce à l’exploitation des ressources naturelles colossales de ce pays principalement en minerais de toutes sortes. L’État belge remboursait les dettes contractées par Léopold II et en accumulait de nouvelles et aidaient le grand capital belge à en titrer un maximum de bénéfices.

Le peuple congolais n’avait pas de véritables droits. Le système d’enseignement était déplorable car la Belgique voulait éviter que les Congolais n’accèdent à l’enseignement supérieur et universitaire.

Pendant la domination de la Belgique sur le Congo, les grandes entreprises capitalistes belges ont réalisé un maximum de bénéfices grâce à l’exploitation des ressources naturelles colossales de ce pays principalement en minerais de toutes sortes

Le peuple congolais de son côté n’était pas seulement exploité sur son territoire natal, il a été mis à contribution par la Belgique pendant les différentes guerres auxquelles elle a participé notamment dans la perspective d’obtenir les territoires des colonies allemandes du Rwanda et du Burundi à l’Est du Congo. Des milliers de Congolais sont morts loin de chez eux afin de participer à des guerres qui déchiraient entre elles les puissances capitalistes européennes.

Et effectivement comme la Belgique a fait partie du camp des vainqueurs de la première guerre mondiale, elle a pu agrandir son domaine colonial en obtenant de l’empire allemand le Rwanda et le Burundi grâce au traité de Versailles de 1919.

Pendant la deuxième guerre mondiale, c’est avec de l’uranium extrait de la province congolaise du Katanga que les États-Unis ont fabriqué les bombes atomiques qui ont anéanti les populations d’Hiroshima et de Nagazaki au Japon en 1945. En remerciement de cet uranium, les États-Unis ont annulé après la seconde guerre mondiale la dette que la Belgique leur devait.

Par contre, lorsque la Belgique a accepté l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, elle a voulu imposer au gouvernement congolais dirigé par Patrice Lumumba qu’il accepte de reprendre la dette que la Belgique avait accumulée auprès de la Banque mondiale au cours des années 1950 pour exploiter le Congo « belge ».

Lumumba a refusé. C’est une des raisons qui ont poussé la Belgique à préparer et à participer directement à l’assassinat de Lumumba en janvier 1961.

Annexe 2 : Les crimes de la Belgique après l’indépendance du Congo

Avec la complicité de la Banque mondiale, la Belgique a forcé le peuple congolais à rembourser une dette qui avait servi à l’exploitation coloniale

Dans le livre Banque mondiale : le Coup d’État permanent paru en 2006 [10], de mon côté, j’ai mis en évidence le fait que la dette que la Belgique avait contractée auprès de la Banque mondiale au cours des années 1950 a été indûment mise à charge du peuple congolais grâce à la complicité de Mobutu qui avait organisé l’arrestation puis participé activement à l’assassinat de Lumumba.

De quoi s’agit-il ? En violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la Banque mondiale a octroyé des prêts à la Belgique, à la France, à la Grande-Bretagne, pour financer des projets dans leurs colonies [11]. Comme le reconnaissent les historiens de la Banque : « Ces prêts qui servaient à alléger la pénurie de dollars des puissances coloniales européennes, étaient largement destinés aux intérêts coloniaux, particulièrement dans le secteur minier, que ce soit par l’investissement direct ou l’aide indirecte, comme pour le développement du transport et des mines » [12]. Ces prêts permettent aux pouvoirs coloniaux de renforcer le joug qu’ils exercent sur les peuples qu’ils ont colonisés. Ils contribuent à approvisionner les métropoles coloniales en minerais, en produits agricoles, en combustible. Dans le cas du Congo belge, les millions de dollars qui lui ont été prêtés pour des projets décidés par le pouvoir colonial ont presque totalement été dépensés par l’administration coloniale du Congo sous forme d’achat de produits exportés par la Belgique. Le Congo belge a « reçu » en tout 120 millions de prêts (en 3 fois) dont 105,4 millions ont été dépensés en Belgique [13]. Pour le gouvernement de Patrice Lumumba, il était inconcevable de rembourser cette dette à la Banque mondiale alors qu’elle avait été contractée par la Belgique pour exploiter le Congo belge.

Les choses changent en 1965 : suite au coup militaire de Mobutu, le Congo reconnaît qu’il a une dette à l’égard de la Banque mondiale. Cette dette, en réalité, était due par la Belgique à la Banque mondiale.

Le droit international est clair. Un cas comparable s’est présenté dans le passé et a été tranché par le Traité de Versailles. Lors de la reconstitution de la Pologne en tant qu’État indépendant après la première guerre mondiale, il a été décidé que les dettes contractées par l’Allemagne pour coloniser la partie de la Pologne qu’elle avait soumise ne seraient pas à charge du nouvel État indépendant. Le traité de Versailles du 28 juin 1919 stipulait : « La partie de la dette qui, d’après la Commission des Réparations (…), se rapporte aux mesures prises par les gouvernements allemand et prussien en vue de la colonisation allemande de la Pologne, sera exclue de la proportion mise à la charge de celle-ci… » [14]. Le Traité prévoit que les créanciers qui ont prêté à l’Allemagne pour des projets en territoire polonais ne peuvent réclamer leur dû qu’à cette puissance et pas à la Pologne. Alexander Nahum Sack, le théoricien de la dette odieuse, précise dans son traité juridique de 1927 : « Lorsque le gouvernement contracte des dettes afin d’asservir la population d’une partie de son territoire ou de coloniser celle-ci par des ressortissants de la nationalité dominante, etc., ces dettes sont odieuses pour la population indigène de cette partie du territoire de l’État débiteur » [15].

Les choses changent en 1965 : suite au coup militaire de Mobutu, le Congo reconnaît qu’il a une dette à l’égard de la Banque mondiale. Cette dette, en réalité, était due par la Belgique à la Banque mondiale

Le Traité de Versailles décrète également que l’empire allemand se voit retirer ses colonies africaines dont les dettes sont annulées. À propos de cela, Sack cite une partie de la réponse faite par les Alliés à l’Allemagne qui n’était pas disposée à accepter cette annulation de dettes car cela supposait que ce soit elle qui allait devoir payer cette dette. Les Alliés répondirent : « Les colonies ne devraient être astreintes à payer aucune portion de la dette allemande, et devraient être libérées de toute obligation de rembourser à l’Allemagne les frais encourus par l’administration impériale du protectorat. En fait, il serait injuste d’accabler les indigènes en leur faisant payer des dépenses manifestement engagées dans l’intérêt de l’Allemagne, et il ne serait pas moins injuste de faire peser cette responsabilité sur les Puissances mandataires qui, dans la mesure où elles ont été désignées par la Société des Nations, ne tireront aucun profit de cette tutelle. » [16]

Cela s’applique intégralement aux prêts que la Banque a octroyés à la Belgique, à la France et à la Grande-Bretagne pour le développement de leurs colonies. En conséquence, la Banque mondiale et la Belgique ont agi en violation du droit international en faisant porter dans les années 1960 au Congo indépendant la charge de dettes contractées pour le coloniser.


La dictature de Mobutu a bénéficié du soutien de la Belgique

En plus des interventions militaires directes, la Belgique a envoyé au Congo pendant la dictature de Mobutu des hauts fonctionnaires qui l’ont conseillé. C’est le cas de Jacques de Groote qui, avant que Mobutu prenne le pouvoir, avait participé dans les premiers mois de 1960 à la table ronde belgo-congolaise préparant l’indépendance du Congo belge. Mobutu participait lui aussi à l’ouverture de la conférence de la Table ronde à Bruxelles. Entre avril 1960 et mai 1963, de Groote est l’assistant du directeur exécutif de la Belgique au FMI et à la Banque mondiale à Washington. Le 24 novembre 1965, Mobutu prend définitivement le pouvoir par un coup militaire en destituant le président Kasavubu. De mars 1966 à mai 1969, de Groote est conseiller économique du gouvernement de facto de Mobutu, il est également conseiller à la Banque nationale du Congo. Il joue un rôle actif dans la mise sur pied de la politique économique du pays ainsi que dans les négociations entre Mobutu, le FMI, la Banque mondiale et le gouvernement des États-Unis [17].

Entre 1965 et 1981, le gouvernement zaïrois a emprunté environ 5 milliards de dollars à l’étranger et, entre 1976 et 1981, sa dette extérieure fait l’objet de quatre restructurations au Club de Paris pour un montant de 2,25 milliards de dollars. L’entièreté de cette dette correspond parfaitement au concept de dette odieuse, par conséquent elle est nulle

De 1973 à 1994, Jacques de Groote a représenté la Belgique au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale. Il faisait partie du noyau de la classe politique belge tout en représentant les intérêts de celles-ci et de ses grandes entreprises privées dans les institutions internationales [18].

A la fin des années 1970, un fondé de pouvoir du FMI, Erwin Blumenthal, banquier allemand, ancien responsable du département des Affaires étrangères de la Bundesbank, réalise un rapport accablant sur la gestion du Zaïre de Mobutu [19]. Il avertit les créanciers étrangers qu’ils ne doivent pas s’attendre à être remboursés tant que Mobutu est au pouvoir.

Entre 1965 et 1981, le gouvernement zaïrois a emprunté environ 5 milliards de dollars à l’étranger et, entre 1976 et 1981, sa dette extérieure fait l’objet de quatre restructurations au Club de Paris pour un montant de 2,25 milliards de dollars (voir encadré sur l’évolution de la dette du Congo-Kinshasa pendant la dictature de Mobutu). L’entièreté de cette dette correspond parfaitement au concept de dette odieuse, par conséquent elle est nulle.

La très mauvaise gestion économique et le détournement systématique par Mobutu d’une partie des prêts n’ont pas amené le FMI et la Banque mondiale à arrêter l’aide au régime dictatorial de Mobutu. Il est frappant de constater qu’après la remise du rapport Blumenthal, les déboursements effectués par la Banque augmentent [20] (ceux du FMI également mais ils ne sont pas repris dans le graphique). Manifestement, les choix de la BM et du FMI ne sont pas déterminés principalement par le critère de la bonne gestion économique. Le régime de Mobutu est un allié stratégique des États-Unis et d’autres puissances influentes au sein des institutions de Bretton Woods (par exemple, la France et la Belgique) tant que dure la guerre froide.


CONGO-KINSHASA (ZAÏRE SOUS MOBUTU) : déboursements de la Banque mondiale

Source : Banque mondiale, CD-Rom, GDF, 2001

A partir de 1989-1991, avec la chute du Mur de Berlin suivie plus tard de l’implosion de l’Union soviétique, le régime de Mobutu perd de son intérêt. D’autant que dans beaucoup de pays d’Afrique (dont le Zaïre) se déroulent des conférences nationales qui mettent en avant la revendication démocratique. Les prêts de la BM commencent à diminuer pour cesser complètement au milieu des années 1990.

Sous le régime de Mobutu (1965-1997), le FMI et la Banque mondiale furent un instrument au service de la politique et de la géostratégie américaine pour récompenser Mobutu de son appui dans la guerre froide.

« Dans de nombreux cas, les prêts étaient destinés à corrompre des gouvernements pendant la guerre froide. Le problème n’était pas alors de savoir si l’argent favorisait le bien-être du pays, mais s’il conduisait à une situation stable, étant donné les réalités géopolitiques mondiales. »

Joseph E. Stiglitz (économiste en chef de la Banque mondiale de 1997 à 1999,
prix Nobel d’économie en 2001), in L’Autre mondialisation, Arte, 7 mars 2000

De ce fait, le FMI et la Banque mondiale, au sein desquels de Groote occupait un poste de haut responsable, se sont rendus complices des exactions contre les droits humains, économiques, sociaux et culturels que le régime de Mobutu a commises dans la mesure où ils continuaient à assister ce système dictatorial qui, pourtant, n’a pas honoré tous ses engagements financiers, loin s’en faut.

« La responsabilité morale des créanciers est particulièrement nette dans le cas des prêts de la guerre froide. Quand le FMI et la Banque mondiale prêtaient de l’argent à Mobutu, le célèbre président du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo), ils savaient (ou auraient dû savoir) que ces sommes, pour l’essentiel, ne serviraient pas à aider les pauvres de ce pays mais à enrichir Mobutu. On payait ce dirigeant corrompu pour qu’il maintienne son pays fermement aligné sur l’Occident. Beaucoup estiment injuste que les contribuables des pays qui se trouvaient dans cette situation soient tenus de rembourser les prêts consentis à des gouvernants corrompus qui ne les représentaient pas. »

Joseph Stiglitz, La grande désillusion, 2002

Les ponctions dans les caisses de l’État furent une source stable et abondante d’enrichissement pour le clan Mobutu, à travers trois catégories de détournements : les dépenses légales comme la dotation présidentielle (opérée hors de tout contrôle), les dépenses illégales dont fait mention le rapport Erwin Blumenthal [21] (ce rapport secret fut rendu public en 1982), indiquant qu’il est impossible de contrôler les transactions financières réalisées par l’État, le bureau présidentiel faisant peu de différence entre les dépenses publiques et les dépenses personnelles. Erwin Blumenthal identifia, dans son rapport, au moins sept comptes détenus dans des banques étrangères, lesquels étaient utilisés pour réaliser des transferts directs sur les comptes personnels de Mobutu ou pour corrompre des acteurs politiques. Le message d’Erwin Blumenthal était clair : « La corruption érigée comme système caractéristique du Zaïre avec ses manifestations les plus malsaines, sa mauvaise gestion et ses fraudes, détruira toutes les tentatives de ressaisissement et de restauration de l’économie zaïroise par les institutions internationales, les gouvernements « amis » et les banques commerciales. Certainement, il y aura de nouvelles promesses de Mobutu, (…) mais aucune (je répète : aucune) perspective n’est offerte aux créanciers du Zaïre de recouvrer l’argent qu’ils y ont investi dans un futur prévisible » [22].

Depuis 1979, les principaux bailleurs de fonds du régime, très liés au FMI, avaient connaissance et conscience des pratiques frauduleuses et du risque qu’ils encouraient en continuant à prêter au régime Mobutu.

Une troisième catégorie de détournements consiste, selon l’étude, en « dépenses mystérieuses ». Un des postes importants du budget de l’État (environ 18 %, d’après une étude de la Banque mondiale en 1989) est celui d’« Autres biens et services », un fourre-tout qui contient peu d’informations sur les affectations de ces dépenses. Selon les experts de la Banque mondiale, la majeure partie de cet argent fut utilisée, notamment, pour des dépenses somptuaires ainsi que pour l’achat de matériel militaire. Cette information permet de souligner que la Banque mondiale également était bien au courant de l’utilisation illicite qui était faite notamment de ses propres prêts.

Depuis 1979, les principaux bailleurs de fonds du régime, très liés au FMI, avaient connaissance et conscience des pratiques frauduleuses et du risque qu’ils encouraient en continuant à prêter au régime Mobutu

Vers le milieu des années 1970, il était clair que l’argent transféré au Zaïre sous forme de dons ou de prêts était automatiquement détourné de leur objet initial. Ou bien ces dons ou prêts étaient directement transférés sur des comptes étrangers à titre personnel [23], ou bien ils étaient investis dans des projets de prestige, inadaptés et/ou inutiles qui permirent l’enrichissement de nombreuses personnes mais sûrement pas l’industrialisation durable de l’économie. Par exemple, d’après l’Office des biens mal acquis (OBMA), institué à l’issue des travaux de la Conférence nationale, Mobutu aurait pu empocher une commission de 7 % sur la valeur du projet de la centrale hydro-électrique d’Inga. L’enquête n’a pu aboutir à cause des résistances officielles [24].

J. de Groote pour le compte de la Belgique a activement soutenu le régime de Mobutu et est intervenu à plusieurs reprises pour améliorer les rapports entre le FMI, la Banque mondiale et Mobutu alors qu’il était très bien placé pour connaître dans le détail ce que dénonçait Blumenthal dans son rapport. Il avait également connaissance des très graves violations des droits humains auxquelles le régime de Mobutu se livrait.

En 1994, en fin de mandat, le haut fonctionnaire représentant la Belgique au FMI, Jacques de Groote se déclarera satisfait de son action à l’égard du Congo Kinshasa alors que l’écrasante majorité du peuple congolais vivait dans une profonde misère, la répression et les assassinats d’opposants étaient la règle et l’économie était exsangue.

ENCADRÉ : Évolution de la dette du Congo-Kinshasa pendant la dictature de Mobutu

De 1965 à 1969, le stock de la dette extérieure [25] est passé de 32 millions US$ [26] à 159 millions US$. C’est en 1970 qu’arrive le premier tournant. En effet, en cette seule année, le stock de la dette a augmenté de 180 millions US$, soit multiplié par deux. Le deuxième tournant intervient en 1973, lorsque les cours du cuivre et d’autres matières premières s’envolent sur les marchés internationaux. Les ressources budgétaires et les réserves de change sont importantes, ce qui permet au régime d’emprunter massivement. Ce sera l’expansion fulgurante de grands projets coûteux à rentabilité lointaine. Jusqu’en 1979, le stock de la dette augmente d’un peu moins de 700 millions US$ en moyenne par an et est majoritairement privé. Le problème récurrent de cette période tient au fait que ces sommes étaient utilisées pour des investissements générateurs de ressources (cash) dans un très lointain et donc très incertain avenir.

Ni le débiteur, ni le créancier n’ont respecté la discipline financière qui veut que les conditions de l’emprunt coïncident avec les caractéristiques du projet

Les secteurs comme l’énergie, le transport, la communication de même que les travaux publics sont indispensables pour le développement d’un pays, car ils constituent les prémisses du développement d’activités productives. Toutefois, ces projets ne furent pas basés sur la rationalité économique tant au niveau de l’expertise, du financement que de l’exécution.

Par exemple, les opérateurs zaïrois et, plus particulièrement, l’État zaïrois sollicitaient et obtenaient des organismes financiers (surtout privés) des crédits commerciaux onéreux et à court et moyen terme pour financer des projets dont la rentabilité ne sera visible qu’à très long terme. De tels investissements d’infrastructure devraient plutôt être financés par des emprunts dont le taux d’intérêt est faible, et surtout pas variable, et dont l’échéance de remboursement est la plus lointaine possible. Ce type de contrat n’existe réellement qu’entre les États, cette relation permettant des conditions privilégiées.

Ni le débiteur, ni le créancier n’ont respecté la discipline financière qui veut que les conditions de l’emprunt coïncident avec les caractéristiques du projet. Par exemple dans le cas du barrage d’Inga, destiné à produire de l’électricité pour la totalité du Zaïre et des pays voisins, le financement résulta d’un prêt à moyen terme selon des conditions commerciales. Or, la construction du barrage mit près de dix ans et on aurait dû estimer sa rentabilité au moins vingt à trente ans après. Il en résulte que la dette ne pouvait être remboursée que par la poursuite de l’endettement.

Petit à petit, la situation devient intenable et le Zaïre ne peut satisfaire les échéances de ses contrats d’emprunts. En plus des mauvais choix d’investissement, il faut ajouter l’augmentation des prix du pétrole ainsi que la diminution des prix du cuivre. Les pressions montent lorsque le Zaïre décide de stopper le paiement du principal et des intérêts de sa dette commerciale. Le FMI intervient et signe avec le Zaïre le premier programme de stabilisation qui comporte les conditionnalités habituelles telles que la dévaluation de la monnaie, la diminution des dépenses publiques et les garanties pour maintenir le service de la dette [27]. Ses créanciers lui permettent de différer les amortissements, en lui faisant ainsi bénéficier de rééchelonnements. Entre 1976 et 1981, la dette du Zaïre aura été traitée quatre fois au Club de Paris pour un montant total de 2,25 milliards US$ [28], et, entre 1976 et 1983, le Zaïre aura signé trois accords de Programme d’ajustement structurel avec le FMI. Il bénéficiera en 1983 d’un cinquième traitement de sa dette dont 1,490 milliards US$ auront été rééchelonnés.

Il est intéressant de constater à ce stade, les largesses du FMI à l’égard d’un pays mauvais payeur et ne respectant pas ses engagements conditionnels.

De 1979 à 1984, le stock de la dette augmente peu, le Zaïre essayant d’assurer le service de sa dette. Pendant cette période, le transfert financier est à peine positif. Les déboursements réalisés par les créanciers servent, en fin de compte, principalement à rembourser la dette.

De 1984 à 1990, le stock augmente de 70 % en prix constants. Entre 1982 et 1988, le FMI accorde 600 millions US$ de prêts, la Banque mondiale 650 millions US$, les gouvernements occidentaux 3 milliards US$ et les banques commerciales refusèrent de continuer à prêter. Pendant cette période, en dépit des avertissements du représentant du FMI, Erwin Blumenthal, le Zaïre est considéré comme l’élève modèle du FMI [29]. Cette complaisance de l’étranger s’explique par des considérations politiques et géostratégiques. Ainsi, malgré les avertissements de l’Ambassadeur états-unien sur la difficulté de contrôler l’affectation des aides, le régime obtient toutes les allégeances du gouvernement américain et le Président Ronald Reagan demande de doubler l’aide militaire pour remercier Mobutu d’avoir soutenu les troupes américaines au Tchad [30]. En 1987, le FMI, sous pressions américaines, approuve un prêt d’ajustement structurel malgré les objections fortes des seniors du FMI. Au même moment, Mobutu permettait aux troupes américaines d’utiliser son territoire et ses bases pour ses opérations en Angola [31].

Avant 1986, les sommes empruntées étaient principalement utilisées dans le remboursement de la dette et les possibilités d’investir furent faibles. Le budget d’investissement fut estimé à seulement 65 millions US$ en 1985 et il fut diminué, par la suite, à 40 millions US$. Plus tard les projets d’investissement recommencèrent à avoir la cote et le stock de la dette du Zaïre crût considérablement.

A partir de 1990, le régime de Mobutu commence à être isolé de la scène internationale. La chute du mur de Berlin marque la fin de la guerre froide et l’allié Mobutu perd de son intérêt. A partir de ce moment, les déboursements se font rares et le transfert net tend à être négatif à partir de 1990, comme l’atteste un rapport de la Banque mondiale (1996) [32]. Selon ce même rapport, en 1994, le Zaïre paya 201 millions US$ de plus que ce qu’il reçut des institutions financières. En 1991, le FMI rompt les relations avec le Zaïre, la Banque mondiale fera de même en 1993. Sans nouveaux déboursements étrangers, le Zaïre ne dispose plus de liquidités suffisantes pour satisfaire au remboursement de sa dette et il suspend le service en 1994. Les intérêts et les pénalités seront capitalisés, gonflant le stock de la dette.

La totalité de cette dette tombe sous le coup de la dette odieuse car elle a été contractée par la dictature de Mobutu. Elle aurait dû être entièrement annulée à la chute du régime de Mobutu.


Les grandes entreprises privées belges ont systématiquement pu tirer avantage des relations de la Belgique avec le Congo

L’extrait du discours suivant se passe de commentaire, il a été prononcé en 1986 par Jacques de Groote devant un parterre de chefs d’entreprise de Belgique et publié dans le Bulletin de la Fédération des Entreprises de Belgique :

« Les avantages que la Belgique retire, comme tous les pays membres de la Banque mondiale, de sa participation aux activités des institutions du groupe, peuvent être mesurés par le flow back, c’est-à-dire le rapport entre, d’une part, le total des déboursements effectués par l’IDA (Association internationale de développement qui fait partie du groupe de la Banque mondiale) ou la Banque mondiale en faveur des entreprises d’un pays à l’occasion des contrats obtenus par ces entreprises et, d’autre part, les contributions de ce pays au capital de la Banque, ainsi qu’aux ressources de l’IDA. Le flow back, c’est donc un rapport entre ce qu’obtiennent les entreprises pour des ventes d’équipement ou des services de consulting et ce que la Belgique apporte comme contribution aux ressources de l’IDA et au capital de la Banque. Le flow back de la Banque mondiale vers les pays industrialisés est important et n’a cessé de s’accroître : il a progressé pour l’ensemble des pays industrialisés de 7 à 10 entre la fin de 1980 et la fin de 1984. C’est-à-dire que pour un dollar mis dans le système, les pays industrialisés en retiraient 7 en 1980 et 10,5 aujourd’hui. [33] »

Après la fin de son mandat au FMI et à la Banque mondiale

Dans une interview donnée à Béatrice Delvaux du journal Le Soir en mars 1994, à la fin de son mandat au FMI, Jacques de Groote se félicite du rôle qu’il a joué dans la décision de la Belgique de prendre le tournant néolibéral au cours des années 1980.

Béatrice Delvaux : « Vous avez cependant de Washington joué un rôle majeur sur l’orientation de la politique économique belge. Vous avez ainsi apporté la caution du FMI au changement de cap économique du début des années 80, en lien étroit avec le groupe « de Poupehan [34] ? » J. de Groote répond : « Absolument et je n’en suis pas peu fier. J’en suis même fort satisfait. Nous avons à l’époque réalisé des études qui ont permis de dégager les grandes options de la politique économique belge, discutées ensuite avec Alfons Verplaetse [35] et différentes personnalités dont Wilfried Martens [36] ».

L’attitude de la Belgique après la chute de Mobutu

Après la chute de Mobutu, malgré les appels du CADTM et d’autres organisations, les autorités belges n’ont rien fait pour aider le peuple congolais à récupérer l’argent que Mobutu et son clan avait mal acquis et placé en Belgique sous la forme de biens immobiliers ou mobiliers (liquides). Pourtant un pays comme la suisse avait fait des pas sérieux pour une fois dans cette direction. Mais les liens entre la classe dirigeante belge et le clan de Mobutu était tellement fort que rien de concluant n’a été fait alors que certains magistrats essayaient d’agir dans le bon sens.

Ensuite, la Belgique a participé à une opération de blanchiment de la dette odieuse accumulée par Mobutu. Au lieu de soutenir qu’il fallait l’annuler car illégitime, la Belgique s’est prêtée à la mise en place d’un mécanisme complexe où le peuple congolais était le perdant et les créanciers complices de l’ancien régime étaient gagnant.

Éric Toussaint

 

Source des 2 annexes :

Éric Toussaint, « Réponse à la lettre de Philippe, roi des Belges, sur les responsabilités de la Belgique dans l’exploitation du peuple congolais »
https://www.cadtm.org/Reponse-a-la-lettre-de-Philippe-roi-des-Belges-sur-les-responsabilites-de-la

Notes :

[1] Colette Braeckman, « Congo La mort de Lumumba Ultime débat à la Chambre sur la responsabilité de la Belgique dans l’assassinat de Patrice Lumumba Au-delà des regrets, les excuses de la Belgique REPERES La vérité comme seule porte de sortie Van Lierde l’insoumis », publié le 6 février 2002 https://plus.lesoir.be/art/congo-la-mort-de-lumumba-noir-ultime-debat-a-la-chambre_t-20020206-Z0LGFG.html

[2] Félix Roland Moumié (1925-1960), dirigeant de la lutte anti colonialiste et anti impérialiste au Cameroun a été assassiné sur ordre de la France à Genève le 3 novembre 1960.

[3] Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine, La Découverte, 2014, 300 p.

[4] Voir le résumé de l’intervention de Jean Van Lierde lors d’une conférence publique réalisée à Bruxelles en octobre 1995 pour rendre hommage à Ernest Mandel http://www.ernestmandel.org/new/sur-la-vie-et-l-œuvre/article/dernier-hommage-a-ernest-mandel

[5] Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine, La Découverte, 2014, p. 160-177.

[6] Philippe Decraene, « L’Afrique noire tout entière fait écho aux thèmes panafricains exaltés à Accra » in Le Monde diplomatique, février 1959 https://www.monde-diplomatique.fr/1959/02/DECRAENE/22920

[7] The Assassination Archives and Research Center, Interim Report : Alleged Assassination Plots Involving Foreign Leaders, III, A, Congo. http://www.aarclibrary.org/publib/church/reports/ir/html/ChurchIR_0014a.htm consulté le 15 janvier 2021

[8] Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine, La Découverte, 2014, p. 160-177.

[9] « Les aveux du meurtre de Patrice Lumumba », https://www.thomassankara.net/les-aveux-du-meurtre-de-patrice-lumumba/

[10] Eric Toussaint, Banque mondiale : le Coup d’Etat permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington, coédition CADTM / Syllepse / CETIM, Liège/Paris/Genève, 2006, 310 pages. https://cadtm.org/Banque-mondiale-le-coup-d-Etat
Editions en langues étrangères :
- Banco mundial : el golpe de estado permanente Editorial Viejo Topo (Barcelona), 2007 ; Editorial Abya-Yala (Quito), 2007 ; Editorial del CIM, Caracas, 2007 ; Editorial Observatorio DESC, La Paz, 2007.
- World Bank : a never-ending coup d’Etat Editorial VAK (Mumbai-India), 2007.
- The World Bank : A Critical Primer, Pluto Press, Michigan University Press, Between The Lines, David Philip, London, Michigan, Toronto, Cape Town.
Une édition en japonais vient de paraître.

[11] Les colonies concernées par les prêts de la Banque mondiale sont pour la Belgique, le Congo belge, le Rwanda et le Burundi ; pour la Grande Bretagne, l’Afrique de l’Est (comprenant le Kenya, l’Ouganda et la future Tanzanie), la Rhodésie (Zimbabwe et Zambie) ainsi que le Nigeria auxquels il faut ajouter la Guyane britannique en Amérique du Sud ; pour la France, l’Algérie, le Gabon, la Mauritanie, l’Afrique occidentale française (Mauritanie, Sénégal, Soudan français – devenu Mali, Guinée, Côte d’Ivoire, Niger, Haute-Volta – devenue Burkina Faso, Dahomey – devenu Bénin).

[12] KAPUR, Devesh, LEWIS, John P., WEBB, Richard. 1997. The World Bank, Its First Half Century, Volume 1, p. 687.

[13] Le fait que la Belgique soit bénéficiaire des prêts au Congo belge peut être déduit d’un tableau publié dans le quinzième rapport de la Banque mondiale pour l’année 1959-1960. IBRD (World Bank), Fifteenth Annual Report 1959-1960, Washington DC, p. 12.

[14] Cité par SACK, Alexander Nahum. 1927. Les Effets des Transformations des Etats sur leurs Dettes Publiques et Autres Obligations financières, Recueil Sirey, Paris, p. 159.

[15] SACK, Alexander Nahum. 1927. p. 158.

[16] Source : Treaty series, n° 4, 1919, p. 26. Cité par Sack, p. 162. Texte original en anglais : “The colonies should not bear any portion of the German debt, nor remain under any obligation to refund to Germany the expenses incurred by the Imperial administration of the protectorate, In fact, it would be unjust to burden the natives with expenditure which appears to have been incurred in Germany’ s own interest, and that it would be no less unjust to make this responsibility rest upon the Mandatory Powers which, in so far as they may be appointed trustées by the League of Nations, will derive no benefit from such trusteeship.”

[17] « From March 1966 to May 1969 Dr. De Groote acted as Economic Advisor to the Republic of Zaire and Advisor to the Governor of the National Bank of Zaire. He was responsible for Zaire’s economic rehabilitation, and for negotiations with the IMF, the World Bank and the U.S. government. The 1967 program resulted in the only period of growth of the Zairian economy since Independence (1968-1971), and is cited by the IMF and World Bank as one of the most successful stabilization efforts ever undertaken under their aegis. During this period Dr. De Groote was also in charge of Zaire’s negotiations for nationalizing and reactivating Gecamines (the former Union Minière). »

[18] En 2013, j’ai consacré un livre à ce personnage : Procès d’un homme exemplaire, https://cadtm.org/Proces-d-un-homme-exemplaire,9458 Bien qu’anecdotique, c’est intéressant de regarder la liste des décorations reçues par Jacques De Groote : Il est Grand Officier de l’Ordre de Léopold Ier en Belgique, la deuxième haute distinction belge. Il s’est vu octroyé par Mobutu la Palme d’or au Zaïre. Il est également Grand Officier de l‘Ordre d’Orange-Nassau (Luxembourg), Commandeur de l’Ordre du Mérite en Autriche, Commandeur de l’Ordre de Mérite du Grand-Duché de Luxembourg, il s’est vu octroyé aussi l’Étoile rouge en Hongrie.

[19] A noter qu’au sommet du pouvoir, Mobutu s’est fait appeler Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga (ce qui signifie Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l’arrêter).

[20] Les historiens de la Banque écrivent qu’en 1982 : “Séduits par la ruse de Mobutu et ses promesses de réformes et par les pressions des États Unis, de la France et de la Belgique, la Banque s’est aventurée au Zaïre dans un programme d’ajustement structurel ambitieux. » in KAPUR, Devesh, LEWIS, John P., WEBB, Richard. 1997. The World Bank, Its First Half Century, Volume 1 : History, p. 702.

[21] En 1978, le FMI place Erwin Blumenthal à la Banque centrale du Zaïre pour assainir son fonctionnement. En juillet 1979, Erwin Blumenthal quitte ce poste suite aux menaces de mort dont il est l’objet de la part de l’entourage de Mobutu.

[22] BLUMENTHAL Erwin. 7 avril 1982. Zaïre : Report on her Financial Credibility, typescript, p.19.

[23] Mobutu arriva à intercepter certaines sommes avant même qu’elles n’atterrissent dans les caisses publiques ; comme, à titre illustratif, ces 5 millions de dollars accordés par l’Arabie saoudite, en 1977. (DUNGIA, E. 1992. Mobutu et l’argent du Zaïre, L’Harmattan, p.157

[24] ASKIN Steve et COLLINS Carole. 1993. « External Collusion with Kleptocracy : Can Zaïre Recapture its Stolen Wealth ?” in African Political Economy, n° 57, p.77

[25] L’ENTREPRENEUR. 1980. « Le lancinant problème de la dette extérieure du Zaïre », n°11, Décembre 1980, p. 44-47

[26] Ces 32 millions US$ correspondent à la dette que la Belgique et la Banque mondiale ont mis sur le dos du Congo avec la complicité du régime de Mobutu. Comme indiqué auparavant, le Belgique au cours des années 1950 avait emprunté 120 millions US$ à la Banque mondiale pour poursuivre ses intérêts coloniaux au Congo belge. La Belgique n’a remboursé qu’une partie de cette somme avant l’indépendance du Congo intervenue le 30 juin 1960. Le solde, 32 millions US$ a été mis à charge du Congo indépendant à partir de l’établissement de la dictature de Mobutu en 1965.

[27] HAYNES, J., PARFITT, T. et RILEY, S. 1986. “Debt in Sub-Saharan Africa : The local politics of stabilisation”, African Affairs, Juillet 1986, p.346.

[28] Site du Club de Paris : www.clubdeparis.org

[29] Idem, p. 347

[30] NDIKUMANA, Leonce et BOYCE, James. 1997. Congo’s Odious Debt : External borrowing and Capital Flight”, Department of Economics, University of Massachusetts

[31] Idem, p.17

[32] Ibid, p.18

[33] FEB, 1986, p. 496-497.

[34] Le groupe de Poupehan était un groupe de pression composé des principaux leaders politiques conservateurs de la famille social-chrétienne belge qui ont joué un rôle clé dans le tournant néolibéral. Voir http://archives.lesoir.be/les-fantomes-de-poupehan-liberaux-et-fdf-veulent-enquet_t-19910917-Z04EPV.html

[35] Alfons Verplaetse était gouverneur de la Banque nationale de Belgique, il était membre du parti social-chrétien dans la partie flamande du pays.

[36] Wilfried Martens, premier ministre social-chrétien qui a mis en pratique l’orientation néolibérale en alliance avec le parti libéral.

Eric Toussaint docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France.
Il est l’auteur des livres, Capitulation entre adultes : Grèce 2015, une alternative était possible, Syllepse, 2000, Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation, Les liens qui libèrent, 2017 ; Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège.
Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015.

La source originale de cet article est CADTM

Copyright © Eric ToussaintCADTM, 2021

https://www.mondialisation.ca/en-memoire-de-patrice-lumumba-assassine-le-17-janvier-1961/5652902

Dans Afrique

DECLARATION DU PC DE BELGIQUE A L’OCCASION DU 60ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE PATRICE LUMUMBA PAR L’ETAT BELGE ET LA CIA

Par Le 19/01/2021

19 Janvier 2021

1/18/21 11:42 AM

60 ans après l’assassinat de Patrice Lumumba, la lutte contre l’impérialisme belge au Congo continue

 

Le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba, héros de l'indépendance du Congo, était assassiné avec Maurice Mpolo et Joseph Okito après de nombreuses tortures sur ordre de la Belgique et de la CIA. Nous étions présents ce 17 janvier à la commémoration organisée au square Lumumba à Bruxelles par Intal Congo et Mémoire coloniale et lutte contre les discriminations.

 

En juin dernier, à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du #Congo, le discours bourgeois a réécrit l'histoire et a présenté l'indépendance comme une action humaniste et pacifique, niant la lutte de nos frères congolais. La lutte ne s'est pas faite pacifiquement comme en témoigne l'assassinat de Patrice Emery Lumumba. La bourgeoisie belge et l'impérialisme US n'ont jamais accepté l'orientation prise par le jeune gouvernement congolais, contre les intérêts des monopoles, notamment le contrôle des mines d'or et d'uranium.

 

Alors que la colonisation en Afrique n'a pris fin avec l'indépendance et s'est même poursuivie avec l'installation de dictatures réactionnaires comme celle de Mobutu avec le soutien de l'impérialisme, la bourgeoisie, va en outre réduire la question coloniale à un débat parlementaire pour définir s'il faut ou non présenter des excuses.

 

Nous disons clairement que les excuses ne serviront à rien tant que l'indépendance et l'émancipation de nos frères congolais et africains ne sera pas pleine et entière et que se perpétuera le néocolonialisme et le capitalisme dans sa phase ultime, l'impérialisme. Nous luttons contre l'oppression et l'exploitation de nos frères et des ressources et chaque victoire en Afrique sera une victoire pour le prolétariat en Belgique et en Europe.

Nous disons "umicore hors du Congo, Louis Michel hors du Congo, les monopoles hors d'Afrique".

 

Nous exigeons la justice pour Lumumba, Okito et Mpolo et le peuple congolais

Que vive l'amitié entre les peuples!

À bas l'impérialisme !

source : https://www.solidnet.org/article/CP-of-Belgium-Declaration-on-the-occasion-of-the-60th-anniversary-of-the-assassination-of-Patrice-Lumumba-by-Belgian-State-and-CIA/

Tag(s) : #Belgique#Communiste#PCB#Lumumba

 

Dans Afrique

MAROC/NORMALISATION AVEC "ISRAËL" : RABAT PROMEUT L'IMPOPULAIRE LUTTE CONTRE L'ANTISIONISME

Par Le 18/01/2021

Maroc/Normalisation: Rabat promeut la lutte contre l’antisionisme

Maroc/Normalisation: Rabat promeut la lutte contre l’antisionisme

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Par AlAhed avec sites web

Une institution marocaine a signé, vendredi 15 janvier, un accord avec le Département d’État américain, avec le soutien officiel du gouvernement, pour «lutter contre l’antisémitisme et l’antisionisme», a rapporté le site d’information JTA.

L’accord, signé par le président de l’Association Mimouna, El Mehdi Boudra, et Elan Carr, le représentant du département d’État pour «la lutte contre l’antisémitisme», symbolise l’ambition des accords de normalisation signés sous l’égide de l’administration Trump, de normaliser l’acceptation non seulement d’«Israël», mais aussi du sionisme, au sein des populations arabes.

Le texte stipule que les parties «entendent travailler ensemble pour partager et promouvoir les meilleures pratiques afin de combattre toutes les formes d’antisémitisme, y compris l’antisionisme et la délégitimisation de l’État d’Israël».

Cet accord «renforce le partenariat profond et de longue date entre nos deux pays dans la lutte contre toutes les formes d’intolérance et la promotion de la paix et de la coexistence», a estimé l’ambassadrice du Maroc aux États-Unis, la princesse Lalla Joumala.

https://french.alahednews.com.lb/38336/307

Dans Afrique

MALI : IL EST TEMPS QUE LE TANDEM BARKHANE/MACRON SE RETIRE DU PAYS PARCE QU’EN AFRIQUE DE L’OUEST C’EST LE VENT DU PATRIOTISME QUI SOUFFLE

Par Le 18/01/2021

Mali : Barkhane vers la porte de sortie

C’est culotté de la part d’une Barkhane qui a bombardé il y a une dizaine de jours deux villages maliens à coup de Mirage 2000 et comme le dit de façon de la plus éhontée le quotidien Libération avec trois bombes, de chercher à mettre en cause encore et encore l’armée malienne dans cette affaire du décès de trois « djihadistes ». 

Selon une information du RFI les trois jeunes seraient “décédés suite à leur arrestation”. “De quoi sont morts trois présumés djihadistes arrêtés par l’armée malienne le 13 janvier dernier non loin de la localité malienne de Boulikessi, dans le nord? Plusieurs versions circulent sur le sort de ces hommes interpellés lors d’une opération ‘anti-terroriste’. Face aux inquiétudes soulevées par des habitants de Kobou, localité où les personnes accusées de ‘terrorisme’ ont été arrêtées, une enquête a été ouverte par l’armée pour déterminer les conditions exactes de leurs décès survenus lors de leur transfèrement vers une localité du centre du Mali”.

En rapportant ces décès, RFI cherche évidemment et de façon indirecte à accuser les Maliens d’avoir produit eux-mêmes des “djihadistes” et partant justifier le crime de guerre qu’est le bombardement des civils maliens non loin des frontières avec le Burkina. Une frappe qui rappelons-le n’est pas une première, mais que la France a fait médiatiser ne serait-ce que pour intimider une population malienne qui, en cette année 2021, semble avoir épuisé totalement tous ses moyens pacifiques face à l’occupation et être déterminée à la mettre à la porte manu militari.

Tout le monde sait que le massacre des villageois a été l’écho de la frayeur et de la rage d’une force Barkhane qui en 8 ans d’occupation n’a jamais lésiné sur rien pour faire passer les populations entières du nord au sud au Mali tout comme son armée sous la coupe d’un terrorisme takfiriste parfaitement obscure qu’on sait être le produit des services secrets occidentaux. Cette Barkhane dont la cheffe n’a pas honte d’en défendre les crimes ne cache d’ailleurs pas qu’elle protège Daech au détriment d’Al-Qaïda. Elle n’a pas honte non plus d’agir comme si le Mali n’avait pas d’État ni armée ni gouvernement. Mais c’est que la Force d’occupation est terrorisée face à ce qui est une grande surprise. Ces trois dernières semaines ont été marquées par la mort de 5 soldats français tandis que six autres étaient blessés. Au Mali et au bout de huit ans d’occupation, la Minusca et autres outils de l’Empire n’ont plus le vent en poupe, les Maliens ayant assez de voir le sang africain couler pour les objectifs impérialistes France/US/OTAN. Du coup, Opex360 se ridiculise quand il cherche dans son récent article à justifier l’échec de toute la machine de guerre française en affirmant que les brouilleurs de Barkhane n’arrivent pas à détecter des engins improvisés à presser, mais qu’ils le font quand il s’agit d’engin implanté.

Mais messieurs les généraux français, il est temps que vous vous retiriez du Mali non pas pour laisser la place aux Américains ou aux Israéliens, mais tout bonnement parce qu’en Afrique de l’Ouest c’est le vent de patriotisme qui souffle.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/17/643214/Mali:-Barkhane-vers-la-porte-de-sortie

Dans Afrique

LA COOPERATION SINO-AFRICAINE NE CESSE DE S'AMELIORER

Par Le 16/01/2021

14 Janvier 2021

le Quotidien du Peuple en ligne | 14.01.2021 15h27

Comment les relations sino-africaines ont-elles pu résister à l'épreuve du temps et se renforcer au fil du temps avec sa vitalité sans cesse renouvelée? La réponse est très révélatrice : les relations sino-africaines sont de nature attachées à la sincérité, à l'amitié, au respect mutuel, à l'égalité, aux bénéfices mutuels et au développement commun. La coopération amicale sino-africaine est conforme à la tendance historique. À chaque période décisive dans le développement des relations sino-africaines, les deux parties prennent de la hauteur pour trouver de nouveaux terrains d'entente et gisements de croissance en faveur de la coopération et d'un nouveau pas en avant dans les relations sino-africaines.

La photo montre le parc industriel de Dire Dawa construit par une entreprise chinoise en Éthiopie. (Photo fournie par China Civil Engineering Construction Corporation)

Le président Xi Jinping a proposé le principe de "sincérité, pragmatisme, amitié et franchise" à l'égard de l'Afrique et la juste conception de la justice et des intérêts dans la nouvelle ère. Il promeut personnellement la construction d'une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide. Il a piloté la diplomatie en s'y engageant personnellement, pour insuffler une nouvelle dynamique dans les relations sino-africaines. L'Afrique et la Chine défendent le multilatéralisme et le système international centré sur l'ONU ainsi que l'ordre international basé sur le droit international. Les deux parties s'opposent à l'unilatéralisme et au protectionnisme conjointement sur fond d'incertitude et d'instabilité accrue dans le monde. Comme dit l'ex-président du Mozambique Joaquim Alberto Chissano, la grande convergence dans les objectifs de développement de l'Afrique et de la Chine contribue à l'amélioration de l'ordre mondial et de la gouvernance mondiale, de manière à offrir une plateforme équitable à tous les pays œuvrant pour la prospérité et le développement.

L'année 2020 extraordinaire a témoigné du soutien mutuel entre l'Afrique et la Chine face au défi grave que constitue l'épidémie de COVID-19. Les deux parties combattent côte à côte, ce qui sert de modèle pour la coopération internationale en matière de lutte contre l'épidémie et donne un nouvel élan aux relations sino-africaines. Plus de 50 dirigeants africains ont exprimé leur sympathie et soutien à la Chine par appel téléphonique ou par déclaration. La Chine a été la première à aider l'Afrique en envoyant des équipes d'experts médicaux à 15 pays africains. En outre, la Chine a commencé à construire le siège du Centre africain de contrôle et prévention des maladies plus tôt que prévu et s'engage solennellement à assurer aux pays africains un accès prioritaire aux vaccins chinois lorsqu'ils seront disponibles. Le président Xi Jinping a présidé le sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre le Covid-19 et a prononcé un discours. Il a donné le cap à la coopération sino-africaine pragmatique en matière de lutte contre l'épidémie et a esquissé de grandes lignes pour le développement des relations sino-africaines. L'Afrique et la Chine s'engagent à mettre en œuvre les résultats de ce sommet au bénéfice des peuples africains, chinois et du monde entier. Le Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dit que la coopération sino-africaine en profondeur montre la solidarité et le leadership mondial nécessaires pour endiguer l'épidémie.

Le 30 septembre 2020, des experts médicaux chinois envoyés au Lesotho échangent avec des personnels médicaux locaux sur l'expérience de lutte contre l'épidémie dans l'hôpital désigné pour traiter les patients atteints du COVID-19 au Lesotho. (Photo fournie par l'équipe d'experts médicaux chinois envoyés au Lesotho)

L'Afrique et la Chine forment depuis toujours une communauté de destin. La diplomatie chinoise s'engage fermement à renforcer la coopération amicale entre la Chine et l'Afrique. Le chef de la diplomatie chinoise a choisi l'Afrique pour effectuer sa première visite officielle chaque année pendant 31 ans d'affilée. Cela montre que la Chine fait grand cas de l'Afrique et que l'amitié entre les frères africains et la Chine reste indéfectible. Cela met en avant aussi le soutien inlassable de la Chine pour le développement et la revitalisation des pays africains.

La Chine a signé un protocole d'entente sur la création d'un comité intergouvernemental Chine-Nigeria avec le Nigeria et a signé un protocole d'entente sur la coopération dans le cadre de l'Initiative la Ceinture et la Route avec la République Démocratique du Congo et le Botswana. La conclusion de protocoles d'entente renforce la confiance mutuelle entre l'Afrique et la Chine, sublime l'amitié traditionnelle et élargit les perspectives de coopération.

La photo montre l'élargissement du port de Tema pris en charge par une entreprise chinoise au Ghana. (Photo fournie par China Harbor Engineering Company Ltd)

La lutte contre l'épidémie et la stabilisation de l'économie pour le bien-être de la population relèvent de la responsabilité commune de la Chine et de l'Afrique. Le renforcement de la coopération pour un développement commun représente l'aspiration commune des deux parties. La Chine est pendant une dizaine d'années le premier partenaire commercial de l'Afrique et a contribué pour plus de 20% à la croissance économique africaine pendant des années. 46 pays africains et l'Union africaine ont signé le document de coopération dans le cadre de l'Initiative la Ceinture et la Route. Les deux parties continuent à mettre en œuvre les résultats du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) pour promouvoir les synergies stratégiques et la construction conjointe de la Ceinture et la Route. Cela renforcera la résilience de la reprise économique de l'Afrique. La Chine soutient la construction de la Zone de libre-échange continentale africaine. Elle soutient également le renforcement de connectivité et le développement des chaînes industrielles et d'approvisionnement en Afrique. Elle élargit la coopération avec l'Afrique en matière de nouvelles formes d'activités, comme l'économie numérique, la ville intelligente, l'énergie propre et la 5G, dans l'objectif de contribuer à la transition et à la montée en gamme de l'économie africaine.

Il faut profiter du vent favorable pour déployer la voile, et de la marée montante pour surfer. En 2020, l'Afrique et la Chine fêtent le 20e anniversaire du FCSA. En 2021, les deux parties profitent de la nouvelle édition du FCSA pour améliorer davantage la coopération sino-africaine. Cette coopération sera de meilleure qualité, plus bénéfique à la population durant la période post-COVID, et sûrement plus fructueuse au cours de la construction d'une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide. 

Par He Yin

(Rédacteurs :孙晨晨, Yishuang Liu)

source : http://french.peopledaily.com.cn/Horizon/n3/2021/0114/c31362-9809567.html

Tag(s) : #Chine#afrique

Dans Afrique

NIGERIA : 13 SOLDATS TUES LORS D'UNE ATTAQUE TERRORISTE

Par Le 11/01/2021

Nigéria: 13 militaires tués dans une attaque terroriste

Nigéria: 13 militaires tués dans une attaque terroriste

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Par AFP

Treize soldats nigérians ont été tués ce samedi dans une embuscade tendue par des terroristes liés à «Daech» dans l'État de Yobe, dans le nord-est du Nigéria, ont déclaré ce lundi à l'AFP deux sources militaires.

Ces terroristes du groupe «Daech» en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont ouvert le feu sur un convoi militaire avec des armes lourdes et des lance-roquettes dans le village de Gazagana, près de la ville de Gujba, à 30 kilomètres de la capitale de l'État, Damaturu, selon ces sources. «Nous avons perdu 13 soldats dans cette embuscade et plusieurs ont été blessés», a déclaré à l'AFP un officier. Le convoi était en route vers une base militaire située dans la ville de Buni Yadi, à 50 km de Damaturu, a précisé à l'AFP une deuxième source militaire, qui a communiqué le même bilan. «Les affrontements ont été féroces et les terroristes ont également subi des pertes», a ajouté cette source, sans donner le nombre de terroristes tués.

La région de Buni Yadi est un des bastions de l'Iswap qui y mène régulièrement des attaques contre des militaires et des voyageurs. Les insurgés se déplacent sur l'axe reliant Buni Yadi et un camp situé dans une forêt près de Benisheikh, dans l'État voisin du Borno. Des affrontements réguliers se produisent entre les terroristes et les troupes sur cet axe. Depuis 2009, le nord-est du Nigeria, et particulièrement l'État du Borno, est en proie aux attaques terroristes du groupe Boko Haram.

En 2016, Boko Haram s'est scindé en deux factions: celle dirigée par le chef historique Abubakar Shekau et l'Iswap, affiliée au groupe «Daech». Depuis le début du conflit, plus de 36.000 personnes ont été tuées, et plus de deux millions de personnes ont dû fuir leur domicile.

https://french.alahednews.com.lb/38251/307

 

Dans Afrique

LE HEZBOLLAH AU MAROC?

Par Le 10/01/2021

 

Une inattendue émergence de la ""résistance maghrébine"" retarde-t-elle la "normalisation" avec Israël

Sunday, 10 January 2021 2:22 PM  [ Last Update: Sunday, 10 January 2021 2:23 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La carte des territoires occupés de la Palestine que désigne le secrétaire général du Hezbollah comme étant exposé aux missiles de la Résistance/Al Manar

A en juger les accusations parfaitement insanes du Sioniste Dore Gold, il faut bien croire que le coup US/Israël au Maghreb a quelque peu raté son objectif : A Alger l'Américain et caniche de l'AIPAC affirmait jeudi que l'Amérique soutenait le plan d'autonomie du Sahara occidental pour changer quelques heures plus tard à Rabat son fusil d'épaule et dire que la reconnaissance de la souveraineté  américaine sur le Sahara par Trump est "irréversible".

Algérie: 1er marche arrière d'Israël?

Algérie: 1er marche arrière d'Israël?

Pourquoi tant de cacophonie? Certains analystes diraient qu'au train où vont les événements à Washington où en parle de l'impeachement du putschiste Trump, la cacophonique est le moindre des symptômes qui frapperait la diplomatie US mais il semblerait que la raison est encore largement plus profonde. En résumé, l'argument d'une normalisation avec Israël en échange du Sahara occidental et ce, au prix d'une guerre contre la population, le Front Polisario voire l'Algérie n'a pas été suivie par les Marocains. Signe de l'échec, le roi Mohamed VI visiblement poussé à vendre son âme aussi gratuitement au diable rechigne à ouvrir une quelconque ambassade sioniste eu Maroc même si des informations font état de l'arrivée des délégation de militaires sionistes au pays et leur installations dans des bases près des frontières algériennes. Mais pour une guerre comme celle qui a ruiné pendant 10 ans la Syrie ou celle qui ruine encore la Libye, un roi seul, largué par son peuple ne suffit guère.

Eizenkat, Peretz, Ashkenazi auraient été peut être un jour marocains, mais l'armée marocaine elle, ne se sentirait jamais israélienne. D'où cette nouvelle carte que l'entité s'apprête à jouer et qui se concentre encore une fois sur l'Iran, le Hezbollah et la chiitophobie. On se rappelle fort bien comment le Mossad via des documents inventés a poussé Rabat à rompre ses relations avec l'Iran pour cause du supposé trafic de missiles iraniens via l'ambassade iranienne à Alger au Front Polisario. On se rappelle aussi que dans ce paquet d'accusations saugrenue, ce même Mossad avait fait dire aux autorité de Rabat qu'il y aurait des formateurs du Hezbollah au Sahara à former les Saharouis pour des opérations militaires anti marocaine. 

Israël: Rabat fait marche arrière?

Israël: Rabat fait marche arrière?

Le Maroc a décidé de reporter la normalisation de ses relations avec Israël 

A l'époque, aucune autorité marocaine ne s'était pas donné la peine de se poser la question suivante : : occupée à aider la Syrie, pourquoi le CGRI ou le Hezbollah devraient s'intéresser soudain au Sahara? ou ce qui revient au même, l'Armée algérienne ne pourrait-elle pas elle-même armer et former les combattants sahraoui? Le poids de Riyad étant énorme à Rabat, le royaume chérifien a décidé du divorce. 

Quelques années plus tard et alors même que les Marocains, amis de la Palestine, ne savent toujours pas pourquoi un "chiite" sera" pire qu'un sioniste", Un responsable israélien revient à la charge et  prétend que "l’influence inéluctable de la RII en Afrique du Nord" a poussé les responsables de la Maison Blanche à reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Il s'agit d’ancien représentant israélien auprès des Nations unies, Dore Gold, connu déjà pour se flirtes avec les Saoudiens, et qui sort soudain des limbes pour débloquer la situation. Car visiblement, la normalisation a du plomb das l'aile. 

Algérie: la surprise

Algérie: la surprise

Lire : L'invasion sioniste au Maghreb, la guerre inévitable

Dans la foulée de ces propos particulièrement calibrés, les agences marocaines ont fait état hier 9 janvier, de l'arrestation d'’un membre du Hezbollah" à Casablanca, un "homme de 57 ans que Rabat cité par Web the961, accuse d'avoir escroqué l'argent de plusieurs victimes au Maroc" et "qui " aurait également utilisé des passeports français et portugais volés, ainsi que duper ses victimes en prétendant qu'il était directeur de sociétés étrangères ». Il y a évidemment du "sionisme pur " dans cette accusation quand on sait à quel point l'entité sioniste, elle-même à l'origine des plus redoutables réseaux de trafic de drogue, d'organe et de blanchiment d'argent, a cherché et cherche encore à salir l'image de la Résistance libanaise, seule partie au monde arabe et musulmane à l'avoir battu et vaincue. Mais le discours de Dore Gold prouve aussi une autre crainte : ce résistance maghrébine à l'entité sioniste que le trio Trump-Netanyahu-Pompeo avait sous-estimé existe réellement et cette résistance se sent plus proche qu'il ne parait à l'axe de la Résistance. La "chiitophobie" ne fonctionne plus surtout depuis que le Maghreb voit à travers l'axe de la Résistance un front anti impérialisme élargi qui va du golfe Persique aux Caraïbes. Il faut aux Américains et à leur poulain sioniste d'autres arguments pour convaincre les foules des Marocains du fait qu'Israël vaut qu'ils trahissent la Palestine et renoncent à l'islam et à leur arabité. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/10/642686/Les-USA-derri%C3%A8re-les-relations-tendues-Iran-Maroc%C2%A0-

Dans Afrique

BELGIQUE : DIMANCHE 17 JANVIER A BRUXELLES A 14H HOMMAGE A PATRICE LUMUMBA ET AU PEUPLE CONGOLAIS

Par Le 10/01/2021

Hommage à Patrice Lumumba et au peuple congolais

dimanche 10 janvier 2021 par PCB

Il y a 60 ans, le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba premier ministre élu par le peuple de la jeune République du Congo était lâchement assassiné avec ses partisans Maurice Mpolo et Joseph Okito en présence d’officiers belges.

Le 30 juin dernier, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo, notre souverain exprimait de fades « profonds regrets » à propos de la tragédie coloniale. Il se gardait bien d’évoquer le sabotage de l’indépendance par la Belgique dont le premier acte fut l’assassinat de Patrice Lumumba et de ses partisans qui allait ouvrir la voie à la longue dictature de Mobutu, marquée par la persistance de l’inféodation du Congo aux intérêts du capitalisme belge et de l’impérialisme américain.

Cette commémoration est l’occasion d’exprimer le point de vue du Parti et des forces de progrès sur cette page particulièrement sombre de notre histoire en rappelant la lourde responsabilité de l’État belge dans ce qui fut un véritable crime d’État.

Le Parti communiste de Belgique rappelle ses exigences légitimes de faire toute la lumière sur l’assassinat de Lumumba, de restituer ses restes à sa famille et d’aborder sans délai la question des dommages dus au peuple congolais en raison du pillage de ses richesses.

Nous vous informons que nous avons obtenu l’accord du bourgmestre de Bruxelles pour organiser un évènement dans les limites du respect des normes sanitaires. C’est dans ces conditions que nous vous invitons à cette commémoration qui aura lieu le dimanche 17 janvier à 14h00 au Square Patrice Lumumba à Bruxelles
(Rassemblement à 13h45 porte de Namur)

La cérémonie sera rehaussée par la présence de Mr Jean Paul Kasende, représentant l’association HONLEX 61 (Hommage aux Nationalistes Lumumbistes Exécutés en 1961). Nous espérons vous rencontrer pour honorer ensemble la mémoire de Patrice Emery Lumumba, héros de l’indépendance du Congo et de la lutte contre l’impérialisme.

Pour le Comité Central du Parti Communiste de Belgique.
M. Denonville, Secrétaire politique.
Publié le 05 janvier 2021

http://ancommunistes.fr/spip.php?article2775

Dans Afrique

AFRIQUE : MACRON, LE CLONE DE TRUMP, MENACE DE BOMBARDER LE BURKINA FASO. L'ARMEE FRANCAISE DOIT QUITTER L'AFRIQUE OU ELLE EST VOMIE PAR SES PEUPLES

Par Le 09/01/2021

Zoom Afrique du 9 janvier 2020

Saturday, 09 January 2021 2:07 PM  [ Last Update: Saturday, 09 January 2021 2:07 PM ]

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La France menace de bombarder le Burkina

L’actualité en Afrique :

Le ministre chinois des Affaires étrangères félicite la Tanzanie pour sa voie de revitalisation ;

Nana Akufo-Addo veut rassembler le peuple ghanéen ;

Le Sénégal a pu éviter la récession économique grâce au leadership du président Macky Sall ;

Lancement à Abidjan de l’Institut de formation politique Amadou Gon Coulibaly.

Les analyses de la rédaction :

La France menace de bombarder le Burkina

Le ministre français des Affaires étrangères était en visite au Burkina Faso, vendredi 8 janvier, où il a rencontré Roch Marc Christian Kaboré. Jean-Yves Le Drian est venu féliciter et soutenir le président pour sa réélection. Ensuite, il a profité de son passage pour faire le point sur la coopération entre la France et le Burkina Faso dans les domaines économique, social et sécuritaire.

Mais au contraire des apparences amicales, cette visite n’en était pas une…

Une attaque à la voiture piégée contre l’armée française dans la zone dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) a fait 6 blessés vendredi matin.

L’armée française a une nouvelle fois été prise pour cible. Six soldats de la force Barkhane ont été blessés au Mali, vendredi 8 janvier, par un véhicule-suicide piégé, la troisième attaque subie par les militaires français depuis la fin décembre, a indiqué l’état-major de l’armée française.

C’est sûrement l’écho de ces soldats de Barkhane qui ont failli mourir sur les frontières avec le Mali qui a visiblement poussé Le Drian à se rendre précipitamment à Ouagadougou…

La France craignant que la lutte armée contre ses troupes s’étende depuis le Mali au Niger et surtout au Burkina qui vient d’élire son président et où la population a réitéré sa confiance envers son armée…

D’ailleurs au moins six personnes, dont deux supplétifs civils des forces de sécurité burkinabè, ont été tuées lundi lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière malienne.

« Nous avons obtenu des succès et en particulier dans la zone des trois frontières. À terme, la sécurité des pays du Sahel doit être assurée par les pays du Sahel eux-mêmes. Et donc la montée en puissance progressive de la force conjointe doit y contribuer. Mais en même temps, on voit bien que si on ne regroupe pas les quatre piliers de manière déterminée dans les mois qui viennent, alors des fragilités que l’on a pues constater encore récemment au Niger, pourront se reproduire », a annoncé Le Drian lors de cette visite.

Que veut la France ? Créer un complexe militaire géant US-Israël-OTAN dans la région des trois frontières au détriment des populations.

Au Niger après avoir échoué pendant deux ans à s’y implanter, il commence à massacrer par terroristes interposés la population. Au Burkina, Le Drian est allé dire que son pays en fera autant…

Mali : la junte au pouvoir pro-française doute

Sera-t-elle à même de garantir la présence prolongée de l’armée de l’occupation française au Mali, alors que celle-ci vient de laisser tomber les masques et frapper sauvagement la population civile de deux villages du centre pour venger la mort de ses 5 soldats tués par une résistance malienne visiblement appuyée depuis Alger ?

En effet, un front maghrébo-sahélien c’est ce que la force d’occupation craint le plus surtout qu’elle s’est fait aider dans ce récent raid par les données transmises via les 3 sociétés israéliennes actives dans le Sahel.

C’est visiblement l’ensemble de cette situation quasi ingérable qui a poussé le chef de la junte à se rendre en Guinée, à l’issue de sa visite au Togo.

À propos de la visite de Goita au Togo, les 28 et 29 décembre 2020, le président Gnassingbé a twitté avoir reçu en audience « le vice-président de la transition malienne, le Colonel Assimi Goita, en visite de travail au Togo, et porteur d’un message de SEM Bah N’daw, président de la transition au Mali ».

Sur la transition entamée au Mali, l’hôte togolais a formulé le vœu « pour un retour à l’ordre constitutionnel et une transition réussit au Mali et réaffirme l’appui indéfectible du Togo au Groupe de soutien de la transition au Mali initié par l’Union africaine ».

Pour sa part, le VP Goita s’est réjoui de la solidarité manifestée par le Togo à l’endroit de son pays depuis le début de la crise et a remercié le président togolais pour sa détermination et son engagement sans faille aux côtés du peuple frère malien.

Mais en Guinée, Alpha Condé a dit ce qu’il avait à dire. « Le président Sékou Touré a dit que le Mali et la Guinée sont deux poumons dans un même corps. Donc tout ce qui concerne le Mali nous concerne, la preuve nous ne sommes pas des Hommes du désert, mais nous sommes à Kidal depuis 2014 (…), il est très important qu’on essaye de le comprendre. J’ai dit lorsque l’ex-président français François Hollande était venu, soixante ans après nos indépendances, que c’était une honte qu’on est incapable de nous défendre. Mais si Hollande n’était pas intervenu, on aurait le terrorisme partout. Évidemment aujourd’hui il y a beaucoup de pays où les populations ne comprennent pas la présence de l’armée française et la critiquent. Mais il revient aux dirigeants d’expliquer et non pas de dire que les gens qui manifestent contre la présence de l’armée française sont comme des terroristes », a averti le dirigeant guinéen.

Visiblement, la pression populaire contre la junte militaire au Mali, suivie des attaques perpétrées contre les villageois, une attaque clairement anti-population que Barkhane tente de détourner en une attaque antiterroriste, ont poussé la junte à se diriger vers les pays de la région, surtout dans un contexte où l’on sait que ces raids ne seront pas les derniers…

RDC : qui veut dénigrer l’armée ?

En RDC, en dépit de plusieurs attaques rebelles contre des villages ces dernières semaines dans le territoire de Béni au Nord-Kivu, les forces gouvernementales maintiennent le cap et tentent de calmer le terrain.

Que se passe-t-il dans cette région ?

Luc Michel, géopoliticien nous en dit plus.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/09/642620/La-France-menace-de-bombarder-le-Burkina

Dans Afrique

MALI : 6 SOLDATS FRANCAIS BLESSES LORS D'UNE ATTAQUE AVEC UN VEHICULE SUICIDE

Par Le 09/01/2021

Mali : six militaires français blessés dans une attaque, leur pronostic vital n'est pas engagé

L'attaque s'est produite dans le Gourma, dans le centre du pays. Un véhicule suicide a explosé près du convoi de la force Barkhane. Trois soldats seront rapatriés en France samedi.

Article rédigé par

franceinfo

Radio France

Publié le 08/01/2021 22:43Mis à jour le 08/01/2021 22:53

 Temps de lecture : 1 min.

Un véhicule de l'armée française patrouille dans la région de Gourma au Mali, en mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

Un véhicule de l'armée française patrouille dans la région de Gourma au Mali, en mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

Six militaires français ont été blessés vendredi 8 janvier, dans la matinée, au cours d'une attaque par un véhicule suicide piégé au Mali, a indiqué l'état-major des armées à franceinfo. Leur pronostic vital n'est pas engagé. L'attaque s'est produite dans le Gourma, dans le centre du pays, précise l'état-major.

Trois militaires rapatriés en France samedi

Le véhicule suicide s'est dirigé à vive allure vers l'arrière d'un convoi militaire français de la force Barkhane, alors en opération conjointe avec des militaires maliens. Un véhicule blindé de combat d'infanterie s'est interposé et c'est à ce moment-là que le conducteur du véhicule suicide a déclencher sa charge explosive.

Les six militaires français ont été transportés par hélicoptère vers l'hôpital militaire de Gao. Trois d'entre eux vont être rapatriés en France samedi.

Cette attaque intervient après deux autres survenues la semaine dernière, qui ont coûté la vie à cinq militaires français.

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mali/mali-six-militaires-francais-blesses-dans-une-attaque-leur-pronostic-vital-n-est-pas-engage_4250141.html

Dans Afrique

L'AMERIQUE DECLARE LA GUERRE AU CAMEROUN?

Par Le 07/01/2021

Zoom Afrique du 7 janvier 2021

Thursday, 07 January 2021 4:33 PM  [ Last Update: Thursday, 07 January 2021 4:33 PM ]

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Les USA déclarent la guerre au Cameroun ?

L’actualité en Afrique :

Covid-19 : le Gabon prépare un plan pour être parmi les premiers pays africains à vacciner sa population;

Côte d’Ivoire-AIP/ Plus de 30 milliards de FCFA de l’Etat pour renforcer la lutte contre certaines pandémies;
Tchad : La campagne contre la rougeole va bientôt démarrer;
Le président de la RDC rencontre le chef de la diplomatie chinoise pour les relations bilatérales
 

Les analyses de la rédaction :

Les USA déclarent la guerre au Cameroun ?

A peine quelques jours après les attaques parallèles des forces US-OTAN-Israël contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le congrès US pris d’assaut par les pro-Trump déclare la guerre au Cameroun.

Un collectif de parlementaires américains invite le gouvernement des USA et la communauté internationale à s’impliquer dans la résolution du conflit. En outre, il se félicite d’avoir fait passer une résolution appelant les autorités camerounaises et les groupes armés séparatistes des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à mettre fin à toutes les violences.

La résolution 684 a été adoptée au Sénat avec un amendement et un préambule modifié par consentement unanime le 1er janvier 2021, peut-on lire sur le site de la commission des affaires étrangères du Sénat américain Foreign Relations. « Les sénateurs américains (…) ont applaudi le récent passage du Sénat de leur résolution appelant le gouvernement du Cameroun et les groupes armés séparatistes des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à mettre fin à toutes les violences ; respecter les droits de l’homme de tous les Camerounais et participer à des échanges véritablement inclusifs médiation nationale pour résoudre le conflit civil en cours au Cameroun anglophone ».

Depuis des mois et des mois, les États-Unis ne laissent pas le Cameroun stabiliser ses deux régions anglophones dans le but de prendre le contrôle total de cette partie du Cameroun.

La bio-guerre qu’est le Covid-19, les tentatives de déstabilisations, les accusations fomentées contre l’armée, etc…n’ont nullement suffit à ce que le clan occidental puisse mettre la main sur les territoires anglophones du Cameroun et mette en œuvre ce qu’il n’est pas parvenu à faire au Mali, c'est-à-dire le démembrement du pays.

De plus, l’opération Bamenda clean lancée le 8 septembre par les Autorités camerounaises qui a apporté ses fruits a été un coup dur pour la puissance d’occupation. Les zones anglophones commençaient à reprendre leur vie normale suite aux nombreux actes de violence de la part d’une minorité séparatiste anglophone, pilotée par les États-Unis, dont le seul but était de provoquer un démembrement du pays.

Ce qui déplaît à l’Occident, c’est l’union entre le gouvernement, l’armée et la population pour lutter contre cette minorité de terroriste qui sème la zizanie au sein du territoire camerounais. Au Cameroun, la population est unie avec son gouvernement et son armée nationale afin de remettre ces zones sur pied et ramener la paix et la stabilité sur l’ensemble du territoire camerounais.

Opérations parallèles de Barkhane contre le Sahel:

A peine trois semaines après l’annonce du contrôle du ciel malien par Israël, des bombardements interviennent contre les civils.

En effet,  plusieurs personnes ont été tuées dans le centre du Mali,  l’armée française disant avoir frappé des dizaines de terroristes, alors que ce sont des villageois qui ont été pris pour cible lors d’un mariage.

Dimanche après-midi, dans le centre du Mali, des avions de l’armée française ont frappé et tué un groupe de personnes. « Des combattants terroristes » prétendument identifiés grâce à une « masse de renseignements », affirme le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major des armées. Le même jour, des villageois et une association malienne ont dénoncé le bombardement aérien d’un rassemblement de civils, en marge d’un mariage.

C’est un mouvement parallèle qui a commencé juste au lendemain de la mort de 5 soldats français avec les frappes aériennes contre les villages au Mali, mais ce n’est pas tout, puisque Barkhane, Israël Otan et USA semblent vouloir étendre ce mouvement au Burkina et au Niger.

« Au moins six personnes, dont deux supplétifs civils des forces de sécurité burkinabè ont été tuées lundi lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière malienne, a appris l’AFP mardi citant d’un élu local », lit-on dans les informations.

« Des individus armés ont attaqué ce lundi le village de Loumbila », localité située à 35 km d’Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord, faisant « six morts, dont deux volontaires » de défense de la patrie (VDP), a déclaré cet élu local sous le couvert de l’anonymat, faisant également état de trois blessés.

Au Niger le bilan est encore plus lourd, Au moins cent personnes ont été tuées dans une attaque terroriste, samedi 2 janvier, dans l’ouest du pays. Une attaque que les médias mainstream attribuent au contexte électoral.

Sans oser revendiquer ces frappes, c’est bien sûr l’axe US-Israël-OTAN qui les a menées, et ce n’est pas n’importe où : c’est dans la région des trois frontières où la population s’oppose ouvertement et fermement  à la présence des forces occupantes que ces attaques se sont produites.

En effet, la plus grande partie de la résistance populaire contre la présence étrangère se fait au Mali et au Burkina Faso, et pour empêcher que cette vague d’indignation ne s’étende au Niger où les USA disposent de leur plus grande base,  des attaques sont perpétrées contre les civils afin de décrédibiliser l’armée pour renforcer la présence militaire occidental.

Alors que tous les indices sont en défaveur d’une présence française au Sahel, celle-ci remue ciel et terre afin de justifier l’extension de ses opérations au Sahel et quoi de mieux donc des attaques présumées terroristes contre ces régions et de mettre en question la capacité des gouvernements et des armées nationales.

Et ceci s’ajoute à des revendications de pacotille qui justifient la prolongation de la présence US-OTAN-Israël  et aussi l’extension des opérations.

Mais durant toutes ces années, le peuple malien tout comme le peuple nigérien et burkinabé a prouvé que c’est lui qui décidera de son sort et non une puissance colonialiste.

RDC: vers où se penche Tshisekedi ?

Décidemment Tshisekedi continue à décevoir.

Alors qu’on s’attendait à ce que le président dissoute pour de bon le sénat pro-kabiliste et souverainiste, il vient de recevoir une délégation chinoise.

En provenance du Nigeria, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a été reçu, mercredi 6 janvier, par le président Félix-Antoine Tshisekedi à Kinshasa. Au cours de cette audience, les deux hommes ont évoqué le renforcement des relations entre la Chine et la RDC, et notamment le cas des « contrats chinois ».

« Transparence, efficacité, efficience. C'est l'objectif affiché par Kinshasa dans sa relation avec Pékin. Et c'est dans cet esprit que la partie congolaise entend renforcer le projet Sicomine, autrement dit les « contrats chinois » dont on a beaucoup parlé durant le règne de Joseph Kabila. Deux initiatives, de 2007 et 2008, qui prévoyaient l'octroi de prêts de la banque chinoise Exim Bank d'environ 14 milliards de dollars. Des prêts qui donnaient à la Chine accès à autant de milliards de dollars de réserves de cuivre et de cobalt », lit-on sur RFI à ce sujet.

Le ministre chinois a aussi annoncé l'effacement d'une dette de 28 millions de dollars américains de la RDC et un appui de 2 millions de dollars au mandat de Félix Tshisekedi à la présidence de l'Union africaine. Pékin a également signé avec Kinshasa un protocole d'entente sur la coopération de RDC avec l'initiative chinoise de la Route de la soie (dont l'objectif est d'appuyer de gros projets d'infrastructures trans-pays pour favoriser le commerce). C'est d'ailleurs dans ce cadre que le ministre chinois des Affaires étrangères a quitté Kinshasa, hier, mercredi, pour poursuivre son périple sur le continent africain. Prochaines étapes : le Botswana, la Tanzanie et les Seychelles.

Et ceci intervient alors que l’accord militaire avec les USA semble être au stade de mort cérébrale.

Depuis la fin du mandat de Joseph Kabila et le début du mandat de Tshisekedi, les pressions se font ressentir, surtout de la part de Washington.

Mais malgré toutes ces tensions, aucun effet concret n’est sortie de cet accord, signe de l’échec des américains à briser l’armée congolaise.

Une armée qui a réitéré son soutien à Tshiskeeid puisque l’armée est le garant de la pérennité de l’état.

Mais une autre information attire l’attention concernant la RDC.

Le président Félix Tshisekedi a ouvert la première École de Guerre du pays, la deuxième en Afrique centrale, selon la présidence congolaise. Cette école de troisième degré, est le fruit de la coopération avec la France.

Ce projet est le produit de la visite à Kinshasa de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en mai 2019. Les deux pays avaient à l’époque conclue de travailler ensemble sur la création d’une École de Guerre pour la formation des futurs cadres des FARDC. L'école a ainsi été inaugurée ce mardi par le président accompagné de son Premier ministre Sylvestre Ilunga.

Mais si on se fie à ce qu’étaient les écoles militaires en Côte d’ivoire, il n’en sortira rien de bon pour le clan occidental en RDC constamment défié et contré par l’état national.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/07/642480/Les-USA-d%C3%A9clarent-la-guerre-au-Cameroun-?

Dans Afrique

BENIN : LIMOGEAGE D’UN HAUT FONCTIONNAIRE POUR AVOIR DENONCE LE FRANC CFA QU’IL ASSIMILE A UNE MONNAIE DE SERVITUDE ET DE DOMINATION DE LA FRANCE

Par Le 07/01/2021

L'Assemblée nationale du Bénin

Un haut fonctionnaire béninois limogé pour sa prise de position contre le franc CFA

© AFP 2020 PROSPER DAGNITCHE

AFRIQUE

15:55 07.01.2021URL courte

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Au Bénin, un membre du Parlement a été démis de ses fonctions pour s’être permis de désapprouver le franc CFA, qu’il a assimilé à une monnaie de servitude. Il a également affirmé que le Bénin ne comptait pas adopter l’éco, la devise commune à venir. Son limogeage a soulevé un torrent de critiques chez les anti-CFA.

Cinq ans après le début de la vague de protestations contre le franc de la Communauté financière africaine (CFA), utilisé par 14 pays d'Afrique, le sujet demeure sensible. À tel point que certains en arrivent à perdre leur poste pour leurs prises de position.

 

Le président béninois Patrice Talon

© AFP 2020 SEYLLOU

Au Bénin, le Président et son prédécesseur s’affrontent sur les arriérés des fonctionnaires

C’est le cas, en ce début d’année 2021, d’Yves Ogan: le directeur des services législatifs de l’Assemblée nationale béninoise a été limogé ce 5 janvier. Il avait dénoncé, dans un entretien accordé à Morid TV, une chaîne de télévision privée en ligne, le caractère nocif du franc CFA sur les économies des pays dans lesquels cette devise était en vigueur. Pour lui, le Bénin et les autres États de l’UEMOA –l’Union économique et monétaire ouest-africaine– doivent se défaire de cette monnaie qu’il estime être «un instrument de servitude et de domination» de la France depuis 1945. Il considère par ailleurs qu’elle n’est pas favorable à leur développement économique.

 

Yves Ogan s’exprimait la veille de la plénière du 22 décembre consacrée aux questions au gouvernement sur le franc CFA et l’éco –la nouvelle monnaie en gestation appelée à lui succéder.

La sanction contre l’ex-directeur des services législatifs est venue directement de la présidence du Parlement qui a annoncé son remplacement immédiat par le juge d’instruction Olushegun Serpos. La veille de cette décision, lors d’un point de presse, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale Mathieu Ahouansou s’est clairement démarqué de cette prise de position, affirmant que l’institution ne se reconnaissait pas dans les propos tenus par Yves Ogan.

Lâcheté politique du gouvernement pour certains…

À défaut d’une réaction de l’ex-directeur des services législatifs du Parlement béninois, son limogeage est dénoncé par de nombreux militants contre le franc CFA comme une entorse à la libre expression.

L’activiste camerounaise contre le franc CFA Nathalie Yamb, conseillère exécutive de l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly, lui-même anti-franc CFA, apporte son soutien à Yves Ogan.

Réagissant à cette décision, Kémi Séba, le président de l’ONG Urgences panafricanistes, qui mène depuis quelques années une campagne acharnée contre la devise ouest-africaine, a accusé le gouvernement béninois de «lâcheté politique» et d’un alignement avec les intérêts français.

«En sanctionnant M. Ogan, en se démarquant de la position courageuse de M. Ogan qui est en réalité une position normale pour toute personne dotée de dignité  et de raison, le Parlement béninois fait preuve d’une lâcheté politique historique dont la jeunesse africaine, la jeunesse d’Afrique francophone, se souviendra», a condamné Kémi Séba cité par Banouto, un journal en ligne béninois.

Il affirme d’ailleurs que ce limogeage lève le voile sur «un flou» entretenu depuis trop de temps sur la position du gouvernement pour ou contre le franc CFA. «Il faut que les autorités sachent que la jeunesse africaine s’en souviendra», prévient-il.

Afrik.com, un autre site d’information béninois, n’est pas en reste dans son éditorial du 6 janvier. Il considère que le limogeage systématique, par les gouvernants africains, des élites qui prennent position sur les questions sensibles relatives à la souveraineté, à l’indépendance de leur pays, voire de leur continent –comme c’est le cas avec le franc CFA– reste problématique.

… populisme pour d’autres

L’économiste togolais Nadine Khalife, ancien doyen de la faculté des sciences économiques de l’université de Lomé et l’un des rares soutiens du franc CFA au Togo, confie à Sputnik que les mouvements anti-franc CFA sont «des mouvements populistes». Ils sont conduits par des acteurs «qui ne sont pas de vrais économistes et le plus souvent motivés par d’autres pays, désireux de supplanter la France et d’avoir ses avantages actuels sous le régime de la devise ouest-africaine».  

Par ailleurs, la question est si sensible que beaucoup hésitent à se prononcer là-dessus, de peur de représailles.

«Les autorités des pays où le franc CFA est en vigueur sanctionnent ces prises de position parce qu’elles manquent de courage pour afficher leur propre position à ce sujet», explique-t-il.

En novembre 2017, l’économiste et homme politique togolais Kako Nubukpo a été remercié et démis de ses fonctions à l’OIF, l’Organisation internationale de la francophonie du fait de ses critiques régulières à l’encontre du franc CFA –qu’il estimait asphyxiant pour les économies africaines– et, surtout, à la suite d’une tribune acerbe publiée dans Le Monde Afrique contre Emmanuel Macron. Le Président français avait déclaré quelques jours plus tôt devant des étudiants burkinabés à Ouagadougou que le franc CFA était «un non-sujet pour la France». Dans son article, l’économiste avait jugé ces propos «déshonorants pour les dirigeants africains».

Ici, l’économiste ivoirien et homme politique Mamadou Koulibaly annonce le limogeage de Kako Nubukpo et met en cause le Président français Emmanuel Macron.

Déjà, deux ans plus tôt, Kako Nubukpo n’avait pas été reconduit dans ses fonctions de ministre en charge de la Prospective dans le gouvernement du Président de Faure Gnassingbé, toujours à cause de son engagement contre le franc CFA.

De même, en 2019, l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly a révélé qu’à l’époque où il était ministre de l’Économie, sous la présidence de Robert Gueï, l’ex-Président français Jacques Chirac avait expressément demandé aux autorités de l’exclure du gouvernement pour ses invectives contre la devise commune ouest-africaine. Une requête à laquelle s’était opposé le chef de l’État ivoirien, affirme l’ancien ministre.

Du franc CFA à l’éco

Malgré la forte sensibilité encore perceptible sur la question du franc CFA en Afrique et dans les huit pays de l’UEMOA dans lesquels il est en vigueur, le processus d’adoption d’une nouvelle monnaie, l’éco, est bien en marche.

En décembre 2020, l’Assemblée nationale française a adopté un projet de loi autorisant l’approbation du nouvel accord de coopération monétaire entre la France et les États membres de l’UEMOA signé fin 2019. Ce texte remplace celui de 1973 et comprend quatre axes, dont le premier confirme le nom de la nouvelle devise qui sera l’éco.

Selon un communiqué de la Direction générale du Trésor français, la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne sera plus obligée de centraliser ses réserves de change sur le compte d’opérations du Trésor français avec l’avènement de cette monnaie. De même, elle ne devra plus déposer 50% de ses réserves sur un compte du Trésor français, comme c’est le cas avec le CFA. En outre, la France ne sera plus représentée dans les instances de gouvernance de l’institution monétaire. Mais la France restera, dans le nouvel accord, le garant financier de l’éco et la parité de la devise ouest-africaine avec l’euro demeurera inchangée, à l’instar du franc CFA.

À noter que l’éco ne devrait pas être en vigueur uniquement au sein de l’UEMOA, mais aussi dans les autres pays membres de la Cedeao. Cependant, à ce stade, le processus d'intégration de la monnaie dans ces États n'a toujours pas abouti.. 

Entre-temps, et tout en critiquant des changements de façade, voire de nom, les anti-franc CFA ont déjà amorcé leur conversion en anti-éco.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202101071045033031-un-haut-fonctionnaire-beninois-limoge-pour-sa-prise-de-position-contre-le-franc-cfa/

Dans Afrique

MALI : L’ARMEE FRANCAISE ACCUSEE DE FRAPPES AERIENNES SUR UN MARIAGE TUANT DES CIVILS DONT DES ENFANTS. L’ARMEE FRANCAISE N’A RIEN A FAIRE EN AFRIQUE

Par Le 06/01/2021

Mali : l'armée française, accusée de frappes aériennes sur un mariage, affirme avoir visé un regroupement de jihadistes

Que s'est-il passé dimanche 3 janvier près de Douentza, dans le centre du Mali ? Entre 6 et 20 personnes, selon les sources, ont été tuées lors d'une opération visant des jihadistes. Les versions diffèrent et s'opposent.

Article rédigé par

Franck Cognard, Olivier Poujade - franceinfo

Radio France

Publié le 06/01/2021 11:54Mis à jour le 06/01/2021 11:54

 Temps de lecture : 1 min.

Un hélicoptère français de l'opération Barkhane au Mali, le 27 mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

Un hélicoptère français de l'opération Barkhane au Mali, le 27 mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

C'est une frappe aérienne qui suscite la controverse. Le dimanche 3 janvier près de Douentza, dans le centre du Mali, l’armée française affirme que ses avions ont tué des dizaines de jihadistes.

Mais des témoignages d'habitants contredisent cette version. Hamadoun Dicko, président d'une association de jeunesse et originaire de la zone touchée, affirme avoir perdu deux de ses proches dans cette frappe. Il explique que, depuis 48h, grâce aux témoignages des habitants de la ville de Douentza, 18 corps ont pu être identifiés. Il affirme que ce ne sont pas des jihadistes qui ont été touchés mais des civils qui assistaient à une cérémonie de mariage. "Les victimes célébraient le mariage de leur enfant" explique-t-il. "Il y a eu deux frappes aériennes simultanées. Certains parlent de missiles."

La zone est contrôlée par des jihadistes. La force Barkhane n'y est pas présente. "Tout le monde a peur", témoigne Hamadoun Dicko. Selon lui, si ce n'est pas les militaires français, "c'est l'armée malienne", car "ce sont les seuls censés avoir des avions."

L'armée française ne reconnaît qu'une frappe sur un rassemblement jihadiste

"La frappe est le résultat de plusieurs jours de travail de renseignement et d'observation" explique l'état-major français. L'objectif était clairement un regroupement jihadiste dimanche après-midi. Une patrouille de deux Mirage 2000 a survolé ce village de la région de Douentza et l'un d'eux a frappé une fois. Un mariage ne correspond pas aux observations, précise encore cette source militaire française.

L'association locale qui a en premier porté ces accusations contre Barkhane maintient qu'il s'agissait d'un mariage, que les tués sont des civils et qu'il y a des enfants parmi eux. "Barkhane peut expliquer ce qu'elle a fait, pas ce qu'elle n'a pas fait" répond l'état-major des armées.

https://www.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/operation-barkhane/mali-l-armee-francaise-accusee-de-frappes-aeriennes-sur-un-mariage-affirme-avoir-vise-un-regroupement-de-jihadistes_4246525.html

Dans Afrique

COUP FOURRE DE L’US ARMY AU NIGER ? QUI A TUE LES 200 CIVILS NIGERIENS ?

Par Le 06/01/2021

Niger : qui a tué les 200 civils nigériens ?

Samedi 2 janvier, deux attaques meurtrières ont entraîné la mort d’une centaine de personnes dans les villages de Tchombangou et Zaroumdareye, situés dans la région de Tillabéri à 120 km de Niamey. La « zone des 3 frontières » est de nouveau frappée par une effroyable attaque qui suscite l’indignation générale et provoque de nouvelles vagues migratoires.

Selon certaines sources relayées par les médias mainstream « un évènement avait précédé cette sanglante attaque quelques jours plus tôt, impliquant deux présumés terroristes. Venus en reconnaissance à moto dans un petit village situé dans le département de Ouallam, deux hommes avaient été repérés par un groupe local d’autodéfense qui les aurait lynchés. “Apparemment, il s’agissait d’une réaction contre les populations locales qui se sont organisées pour se défendre contre des attaques terroristes. Les civils avaient identifié deux terroristes venus en moto, quelques jours avant l’attaque (...) Ils ont tué ces hommes et ce qu’il s’est passé samedi serait une forme de représailles”, explique une source sur place.

Ces attaques ont, pour la majorité du temps, lieu dans la fameuse zone des trois frontières.

Dans les autres pays d’Afrique, il faut savoir que ce genre d’attaque à l’encontre des civils, provoquent le déplacement de ceux-ci et permet donc non seulement au groupe terroriste de s’y installer, mais aussi, aucun témoin ne pourrait réellement voir ce qui se passe ou ce qui se trafique dans cette zone.

Cela dit, le Niger est assez particulier, et il faudrait peut-être voir la situation sous un autre angle.

Il y a un mois de cela, dans un communiqué rendu public le 16 novembre, le ministère des Affaires étrangères et de la coopération avait réfuté les allégations d’un média étranger selon lesquelles le Niger serait en train de mener des pourparlers secrets pour renouer les relations diplomatiques avec Israël.

Le communiqué a également qualifié ces rumeurs d’assertions sans aucun fondement, et réaffirmé l’appartenance du Niger à la Oummah islamique et en particulier à l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Le Niger a aussi attiré l’attention des États-Unis. Avec les nombreuses bases militaires que Washington a déployées dans le pays, Washington s’occupe en contrepartie de fournir des pseudo-aides, notamment en matière militaire, mais la Maison-Blanche tente, par-dessus tout, de prendre le contrôle entier du pays, que ce soit dans le domaine militaire, social, culturel, de l’éducation, etc., comme si le Niger avait besoin de ressembler entièrement et sur tous les plans !

En fait, outre les États-Unis, ce pays intéresse également Israël. Mais visiblement le “non” retentissant de Niamey, est peut-être resté en travers de la gorge de Tel-Aviv. L’acolyte de Tel-Aviv, à savoir Washington, cherche quand même un moyen de faire entrer Israël dans le reste des pays du Sahel.

Mais la priorité pour le moment, la France et les États-Unis, dans un premier temps, ce serait de vider la fameuse zone des trois frontières, de ces civils, mais surtout de ces résistants, pour y déployer définitivement la base arrière des terroristes dans une zone d’expérimentation du projet ACTS. Puis encadrer cette zone par une nouvelle frontière qui délimiterait la région du Liptako-Gourma, et encadrer le tout avec une frontière surnommée la Zone d’intervention élargie de l’Autorité du Liptako-Gourma.

Une nouvelle démarcation des frontières que l’on peut constater sur le continent en Afrique ressemble trait pour trait à la réunion de Berlin en 1882, à la seule différence, c’est que les populations africaines, surtout dans le Sahel et au Niger, sont des résistants farouches et ne tombent plus dans les pièges grotesques tendus par l’Occident.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/05/642333/Niger--qui-a-tu%C3%A9-les-200-civils-nig%C3%A9riens--

Dans Afrique

SOUVENIR DES MARTYRS DE LA REPRESSION COLONIALE EN ANGOLA

Par Le 04/01/2021

4 Janvier 2021

 

Souvenir des martyrs de la répression coloniale en Angola
 

Souvenir des martyrs de la répression coloniale en AngolaLuanda, 4 jan (Prensa Latina) Les Angolais rendent aujourd'hui hommage aux martyrs de la répression coloniale dans le pays, en souvenir du 4 janvier 1961, lorsque des milliers de paysans ont été massacrés par l'armée portugaise.

Dans la province méridionale de Namibe, l'événement central de la manifestation aura lieu, sous la direction du ministère de la défense nationale et des anciens combattants de la nation, dirigé par son chef, João Ernesto dos Santos.

Au début de 1961, de nombreux paysans de la région de Baixa de Cassanje, à Malanje (centre), ont été brutalement réprimés pour avoir exigé de meilleures conditions de travail et de rémunération dans les plantations de coton, a déclaré le directeur national de l'Héritage historique militaire, le général João Pereira Massano.

Ce soulèvement, dit-il, a été le premier mouvement de protestation contre le régime colonial, mené par d'anciens travailleurs de la société belgo-portugaise Cotonang à Malanje.

Dans son édition du lundi, le quotidien Jornal de Angola a rappelé que les conditions de vie et de travail difficiles et la répression constante, ajoutées à l'influence de l'indépendance du Congo Kinshasa (actuelle République démocratique du Congo) en juin 1960, ont été les principaux facteurs qui ont déclenché le soulèvement.

Les grévistes s'armaient de machettes et de canhangulos (fusils de chasse artisanaux) ; en réponse, l'armée de l'air portugaise a largué des bombes incendiaires qui ont fait des milliers de morts, a rappelé le journal.

La révolte du 4 janvier 1961 à Baixa de Cassanje est l'un des jalons importants de la conscience patriotique et nationaliste du peuple angolais, a estimé le Mouvement Populaire pour la Libération de l'Angola (MPLA), au pouvoir, dans une déclaration faite à cette occasion.

Le communiqué du Bureau politique du Comité central du MPLA exprime l'éternel sentiment d'hommage et de reconnaissance envers les précurseurs de la lutte de libération, qui a conduit à la proclamation de l'indépendance le 11 novembre 1975.

Selon le MPLA, la meilleure façon d'honorer et de rendre hommage à tous ceux qui ont sacrifié leur vie au profit du peuple angolais réside dans l'engagement profond de toutes les forces vives de la nation en faveur de la stabilité politique et du renforcement de la réconciliation et de l'unité.

jf/mjm
source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=421352&SEO=recuerdan-en-angola-a-martires-de-la-represion-colonial

Tag(s) : #Angola

 

Dans Afrique

MALI : DEUX NOUVEAUX SOLDATS FRANCAIS TUES DANS L'EXPLOSION DE LEUR VEHICULE BLINDE

Par Le 03/01/2021

Publié le 02 janvier 2021 à 23h30 Modifié le 02 janvier 2021 à 23h31

Deux nouveaux soldats français tués au Mali

Lecture : 2 minutes.

Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser ont été tués samedi au Mali.

Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser ont été tués samedi au Mali. (Photo ministère des Armées)

Deux soldats français, participant à l’opération Barkhane, ont été tués samedi dans le nord-est du Mali, dans une attaque à l’engin explosif improvisé, quelques jours après la mort de trois autres militaires français dans des circonstances similaires, a annoncé l’Élysée dans un communiqué.

Ce dernier précise ainsi que le président Emmanuel Macron a « appris avec une grande tristesse » la mort, dans la région de Ménaka, « en fin de matinée, de deux soldats du 2e régiment de hussards de Haguenau, le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser ».

Un lourd bilan depuis 2013

Lundi, trois soldats français - le brigadier-chef Tanerii Mauri et les chasseurs de 1ère classe Quentin Pauchet et Dorian Issakhanian - avaient également trouvé la mort après l’explosion d’une bombe artisanale dans la zone des « trois frontières », dans le centre du Mali, où la force antiterroriste française Barkhane concentre ses efforts depuis janvier.

« Leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif improvisé alors qu’ils participaient à une opération dans la région de Hombori », dans le Gourma malien, avait ainsi précisé la présidence française.

Les deux nouveaux décès de samedi portent à 49 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013, dans les opérations Serval puis Barkhane. Le bilan s’établit à 50 si on y ajoute un soldat mort au Tchad en 2013 dans le cadre de l’opération Epervier.

Ce dernier précise que le président Emmanuel Macron a « appris avec une grande tristesse » la mort, dans la région de Ménaka, « en fin de matinée, de deux soldats du 2e régiment de hussards de Haguenau, le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser ».

https://www.letelegramme.fr/monde/deux-nouveaux-soldats-francais-tues-au-mali-02-01-2021-12682861.php

Dans Afrique

NIGER : AU MOINS 56 CIVILS ONT ETE MASSACRES LORS DE L’ATTAQUE DE DEUX VILLAGES PAR DES TERRORISTES A LA FRONTIERE MALIENNE

Par Le 02/01/2021

Urgent: Au moins 56 morts lors d’une attaque de djihadistes au Niger près de la frontière malienne

Urgent

Au moins 56 morts lors d’une attaque de djihadistes au Niger près de la frontière malienne

© Sputnik

AFRIQUE

21:09 02.01.2021(mis à jour 21:57 02.01.2021)URL courte

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Au moins 56 morts lors d’une attaque de djihadistes au Niger près de la frontière malienne.

Après que des terroristes ont attaqué ce samedi 2 janvier les deux villages nigériens de Tchombangou et Zaroumdareye, situés non loin de la frontière malienne, le bilan des morts s’est établi à 56 personnes pour le moment, a déclaré un responsable du gouvernement, cité par l’agence Anadolu.

Il y a également au moins 20 blessés, selon le ministre de l'Intérieur Alkache Alhada, cité par l’agence. Il a précisé que des soldats avaient été envoyés dans la région.

Pourtant, Reuters évoque le nombre de 70 personnes mortes dans cette attaque qui s’est produite le jour de l’annonce des résultats préliminaires de l’élection présidentielle du pays.

Les résultats préliminaires des élections

Le candidat de la présidentielle du 27 décembre au Niger Mohamed Bazoumest, du parti au pouvoir, est arrivé largement en tête du scrutin avec 39,33% des suffrages, selon les résultats proclamés samedi. Il sera face à l'ex-Président Mahamane Ousmane, qui est arrivé deuxième avec 16,99%, au second tour en février.

Détails à suivre..

https://fr.sputniknews.com/afrique/202101021045012631-au-moins-56-morts-lors-dune-attaque-de-djihadistes-au-niger-pres-de-la-frontiere-malienne/

 

Dans Afrique

NORMALISATION AVEC "ISRAËL": APRES CELUI DU SOUDAN, UN SECOND DESISTEMENT, CELUI DU MAROC

Par Le 02/01/2021

Normalisation : le 2ème désistement est marocain !

Friday, 01 January 2021 3:25 PM  [ Last Update: Friday, 01 January 2021 3:32 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Manifestation à Rabat contre la normalisation avec Israël. ©Getty Images

Il y a trois jours le ministre soudanais de l'Information affirmait : « la paix avec Israël est une illusion. » Ce mot semble avoir frappé l'esprit de la cour au Maroc qui moins d'un mois après le tweet de Trump commence a réaliser le piège tendu au Royaume par un axe US/Israël qui cherche surtout pas la paix mais la guerre éternelle au Maghreb. Le journal Haaretz a rapporté que les responsables marocains ont décidé de reporter la normalisation des relations avec Israël jusqu'à ce que la position du prochain président américain sur certaines questions s'éclaircisse.

Des sources diplomatiques à Tel-Aviv ont révélé que le Maroc avançait plutôt lentement dans ses relations avec Israël, en attendant de connaître la position du président élu américain, Joe Biden, sur les engagements du président sortant, Donald Trump envers le Maroc, a écrit le journal Asharq Al-Awsat.

Selon des déclarations rapportées par Haaretz hier, jeudi, Rabat n'a pas l'intention d'annoncer des relations diplomatiques complètes, pour le moment, et se contente d'ouvrir des bureaux de liaison dans les deux capitales. « Le Maroc n'est pas intéressé par la signature d'un accord pour ouvrir deux bureaux de liaison lors d'une cérémonie festive, comme cela s'est produit dans les accords entre Israël et d'autres pays arabes », a écrit Haaretz.

Israël/Maroc: 1ère camisole de force?

Israël/Maroc: 1ère camisole de force?

« Le Maroc payera cher la normalisation de ses relations avec Israël. »

La raison en est qu’il attend l'investiture du président Biden, afin qu'il donne son avis sur les engagements de Trump, en particulier la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, qui fait l’objet de dispute avec le Front populaire de libération (Polisario). Il souhaite également connaître la position de Biden envers la cause palestinienne, que le roi Mohammed VI considère comme un engagement national et moral indispensable.

Une délégation technique marocaine s'est rendue en Israël cette semaine et a inspecté l'ancien siège du bureau de liaison à Tel-Aviv, que le Maroc a acquis en 1995 et fermé en 2000, et a décidé de recommander au gouvernement de Rabat de l'utiliser à nouveau. Le mois prochain, une délégation officielle du Maroc arrivera pour signer un accord entre les deux parties pour ouvrir deux bureaux de liaison et opérer des vols directs entre eux.

Selon des sources israéliennes, la signature va avoir lieu au cours d'une cérémonie modeste. Il y a une objection marocaine à l'utilisation du mot « normalisation », étant donné que les relations de normalisation ont existé ces dernières années. Ce niveau de relations suffira jusqu'à ce que les positions du président Biden soient claires.

Rabat trahit, la Résistance réagit

Rabat trahit, la Résistance réagit

Différents groupes palestiniens n’ont pas tardé à condamner la décision de Rabat de normaliser avec l’ennemi sioniste.

D'autres sources à Tel-Aviv ont déclaré que l'équipe de Biden ne serait pas pressée d'annoncer sa position en ce qui concerne les attentes marocaines, ce qui dérangerait au plus au point Rabat. La position israélienne n’est pas moins inquiétante, qui nie la question palestinienne et se concentre sur des projets de judaïsation de Qods-Est occupée et de colonisation en Cisjordanie.

Il est prévu que, le mois prochain, des vols directs entre Israël et le Maroc commencent. Il est à noter que le Maroc, Israël et les États-Unis ont signé, plus tôt en décembre, une déclaration tripartite conjointe dans la capitale, Rabat, concernant la normalisation des relations entre Rabat et Tel-Aviv.

Le Maroc est devenu le quatrième pays à établir des relations diplomatiques avec Israël, après les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan l'année dernière.

Israël/Emirats: le Maroc pris au piège ?

Israël/Emirats: le Maroc pris au piège ?

Les réactions arabes se poursuivent 

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/01/642018/Maroc-Isra%C3%ABl-normalisation-Polisario-Palestine

Dans Afrique

RUPTURE DE LA COALITION AU CONGO : LE PRESIDENT TSHISEKEDI DEMONTRE SON ALLEGEANCE AUX USA ET A L’UE

Par Le 28/12/2020

Rupture de la coalition au Congo : le président F. Tshisékédi démontre son allégeance aux Américains et Européens

 

25 Déc 2020

   

La rupture de la coalition par le président F. Tshisékédi avec l’ancien président Joseph Kabila a réjoui sans conteste le gouvernement américain ainsi que la France et la Belgique. L’allégeance du président congolais aux Occidentaux ne fait plus aucun doute. L’avenir appelle donc à une vigilance accrue sur les réformes qui seront initiées par le président F. Tshisékédi.

Mais que s’est-il passé ces derniers jours ? Le 6 décembre, le président congolais Félix Tshisékédi annonçait la fin de la coalition qu’il formait avec son prédécesseur, l’ancien président Joseph Kabila. La rupture de cette alliance, le président congolais l’avait déjà brandie par le passé tout en calmant le jeu par la suite [1]. On pouvait donc s’y attendre, d’autant que les élections de 2023 se rapprochent. Une coalition qui était sans nul doute fragile au regard des divergences entre les deux hommes, du contexte dans lequel cette alliance s’est formée et des pressions exercées par les pays occidentaux pour y mettre fin. Pour rappel, à la suite des élections présidentielles et législatives congolaises de décembre 2018, F. Tshisékédi est devenu président du Congo et la plateforme politique soutenant J. Kabila, le FCC (Front commun pour le Congo) a remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans 24 sur 26 assemblées provinciales, tout cela au terme de résultats contestés.

Tshisékédi a donc voulu acquérir une majorité qu’il n’avait pas à l’Assemblée nationale et qui l’empêchait, comme il l’a déclaré, « de mener sa politique de réformes ». Des pétitions par les partisans du président (équivalent à une motion de méfiance) ont été lancées contre le bureau de l’Assemblée nationale, entrainant la chute du bureau, avec 281 voix pour et 200 pour son maintien. Résultat : les députés de l’Assemblée nationale (la majorité) seraient désormais en faveur du Président actuel. Néanmoins, le Sénat congolais (membres élus indirectement) et deux tiers des postes ministériels ainsi que le poste de Premier ministre sont encore occupés par des partisans du FCC, la plateforme dont Joseph Kabila est « l’autorité morale ». Le changement voulu par le président Félix Tshisekedi n’est donc pas encore complet. Conclure à une mainmise totale à l’heure actuelle de F. Tshisékédi sur les institutions serait donc une erreur, ou à tout le moins une analyse précipitée de la situation.

Mais l’enjeu est bien au-delà de ces deux hommes : les États-Unis, dans leur guerre commerciale contre la Chine, tiennent à contrôler la RDC, qui possède de 50 à 60% des réserves mondiales de cobalt alors que la production des voitures électriques nécessitant ce minerai est appelée à exploser davantage pendant les prochaines années. Afin de pouvoir tirer profit pour le pays de l’exploitation des matières premières, l’ancien président J. Kabila a fait réviser et promulguer, en 2018, le Code minier, ce qui augmente les taxes que l’État congolais prélève sur les exportations, notamment du cobalt. Cette révision du Code minier a suscité les foudres des sociétés minières occidentales qui courtisaient dès le début de son mandat, le nouveau président en vue de sa révision[2]. Or, une révision du Code minier nécessite la majorité à l’Assemblée nationale…

Derrière J. Kabila et F. Tshisékédi, on retrouve donc les grandes puissances mondiales, la Chine et les États-Unis. L’ancien président J. Kabila s’était tourné durant sa présidence vers la Chine. Cela avait suscité le mécontentement des États-Unis et des pays européens. S’adressant au président Joseph Kabila, on se souvient des propos tenus en 2008 par Karel De Gucht, le ministre des Affaires étrangères belge de l’époque : « Je vous le dis, les accords avec la Chine ne passeront pas le cap de l’Assemblée nationale. […] Vous devez remanier votre gouvernement et m’en tenir informé et surtout les 200 millions de dollars que nous vous donnons au titre de l’aide nous donnent un droit de regard moral sur votre politique [3]».

Quant à F. Tshisékédi, dès le début de son mandat, il s’est montré clairement comme l’allié des Occidentaux. Lors de son premier discours du 13 décembre 2019 sur l’état de la Nation[4]  (allocution annuelle présentant sa politique générale), il a déclaré sans détour son allégeance à l’Occident : « Les défis auxquels la RDC fait face ont toujours bénéficié de l’appui de la communauté internationale, notamment les Nation Unies, l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis et la Grande-Bretagne désormais engagés dans les efforts de la reconstruction de notre pays. C’est ici le lieu de leur rendre hommage ».

Le ton était donné : remerciement et hommage aux Occidentaux ! Pourtant, on sait que la raison principale de l’état actuel du Congo réside dans les années d’exploitation à outrance du pays durant la colonisation ainsi que l’instabilité et les pillages dont les États-Unis et les institutions internationales (le Fond monétaire international et la Banque mondiale) sont les principaux concepteurs-acteurs.

Quelques mois avant la rupture de la coalition, Féix Tshisékédi ouvrait la porte à l’ingérence économique et militaire étatsunienne : la reprise avec l’AGOA et la coopération militaire entre la RDC et les États-Unis[5].

L’AGOA (African Growth and Opportunity Act, en français, Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique) est l’outil de l’impérialisme américain pour bénéficier des produits africains à faible coût. Et F. Tshisékédi déroule le tapis rouge pour sa relance… Dès lors, il n’y a rien d’étonnant à l’annonce de la rupture de son alliance avec l’ancien président J. Kabila que les alliés occidentaux de Tshisékédi appelaient de leurs vœux et qu’ils soutiennent.

« Le changement, c’est Tshisékédi. Notre stratégie consiste à supporter une nouvelle vision qui promeut la lutte contre l’impunité, contre la corruption et valorise la démocratie et les droits de l’homme [6]», déclarait, très enthousiaste, Mike Hammer, l’ambassadeur américain et « quasi-conseiller » de Félix Tshisekedi. « On sait que c’est difficile, mais avec Tshisékédi, il y a une opportunité unique d’obtenir des avancées pour la RDC et pour les intérêts américains », s’est-il réjoui. Quant au ministère belge des Affaires étrangères, le 9 décembre, il ne cachait pas non plus sa satisfaction de voir la RDC « s’ouvrir » une nouvelle fois aux intérêts des Occidentaux : « La Belgique est prête à contribuer à la mise en œuvre des importantes réformes présentées suite aux consultations menées par le Président Tshisékédi.[7]» La nouvelle configuration politique en RDC appelle donc à surveiller de près les réformes néolibérales que voudra mettre en œuvre F. Tshisékédi. Le nouveau code minier est un enjeu principal.

 

Source: Investig’Action

Notes:

[1] https://www.lalibre.be/international/afrique/tshisekedi-menace-de-dissoudre-l-assemblee-nationale-tensions-a-tous-les-etages-dans-la-coalition-au-pouvoir-5e332cfaf20d5a6521f94fc0

[2] https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2019/02/06/des-miniers-ont-entame-de-discussions-avec-le-nouveau-regime-autour-du-code-minier.html/34728/

[3]http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2008/05/25/cest-le-gouvernement-congolais-qui-replique-a-la-belgiques/

[4] https://www.youtube.com/watch?v=4KbOclXmMqc

[5]https://twitter.com/USEmbKinshasa/status/1290598562552840193?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1290598562552840193%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.dw.com%2Ffr%2Fles-usa-reprennent-la-coopC3A9ration-militaire-avec-la-rdc%2Fa-54508960

[6] https://twitter.com/usembkinshasa/status/1323368739975303168

[7] https://mobile.twitter.com/belgiummfa/status/1336712572142227456

https://www.investigaction.net/fr/rupture-de-la-coalition-au-congo-le-president-f-tshisekedi-demontre-son-allegeance-aux-americains-et-europeens/

Dans Afrique

L’AFRIQUE AUX AFRICAINS. BARKHANE ET MACRON S’ENFONCENT DANS LE BOURBIER MALIEN. EN RCA ECHEC DES PLANS DE DESTABILISATION DE MACRON.

Par Le 27/12/2020

Zoom Afrique du 27 décembre 2020

Sunday, 27 December 2020 2:32 PM  [ Last Update: Sunday, 27 December 2020 5:16 PM ]

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Mali: une année noire pour la France

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L’actualité en Afrique :

Le président togolais en visite de travail et d’amitié au Niger ;

RDC : l’ABCE réitère sa fidélité à Joseph Kabila

Covid-19 : le Niger prêt à débourser 70 milliards pour s’octroyer le vaccin

Tchad : le kilogramme du coton graine est désormais de 227,5 francs

Les analyses de la rédaction :

Mali : une année noire pour la France

Ces derniers jours de l’année 2020 sont visiblement bourrés d’échecs pour la force d’occupation et son outil Barkhane au Mali.

C’est sur un ton assez désespéré que France24 annonce la dernière victoire de l’armée malienne dans sa lutte contre le terrorisme, à savoir la mort d’une dizaine de terroristes dans le centre du pays, jeudi, près de la frontière burkinabè, lors d’une attaque contre un convoi militaire.

L’attaque a eu lieu jeudi après-midi entre Dinangourou et Mondoro, a indiqué l’armée sur Twitter. « Le détachement accroché (par les assaillants) a bénéficié d’un appui de feu de l’aviation », a-t-elle dit, sans plus de détail.

Le bilan s’établit « côté ennemi à une dizaine de terroristes tués », sans perte en vie humaine pour les militaires maliens, selon la même source.

Décidément, Barkhane s’enfonce dans le bourbier malien et c’est pour cette raison d’ailleurs qu’il renonce à une contribution directe et au déploiement de ses chars Leclerc au Mali.

Selon Opex360, l’ancien chef d’état-major de l’armée de terre, le général Bosser plaidait cependant pour le déploiement du char Leclerc au Sahel : « Concernant le char Leclerc, je souhaitais qu’il soit déployé dans la bande sahélo-saharienne, car il offre un meilleur contrôle du terrain, une meilleure vision de nuit ainsi qu’une meilleure capacité de tir en roulant. Je considère que si nous devons un jour faire face à un raid de Toyota, le char Leclerc, avec l’hélicoptère de combat, sera la meilleure réponse. Je n’ai donc pas changé d’avis. » Mais son successeur, le général Thierry Burkhard, ne semble pas être d’accord avec cette idée.

« Depuis, son successeur, le général Thierry Burkhard, n’a pas repris cette proposition à son compte [sauf erreur…]. Et le char Leclerc ne sera vraisemblablement jamais engagé au Sahel », écrit l’Opex360 à ce sujet.

Barkhane a peur d’être pris pour cible des attaques de l’armée malienne, armée qui a su renaître de ses cendres et de prouver sa capacité.

Mais les événements au Mali ne s’arrêtent pas là : dans un récit assez incroyable, les médias mainstream annoncent une dispute dégénérée entre deux Français au Mali lors d’une altercation qui aurait éclatée dans la nuit alors que les deux hommes auraient été sous l’emprise de l’alcool.

Cet incident survient à Gao, où il y a près d’un mois, des attaques ont eu lieu contre la Minusma et Barkhane et là où l’armée a fait son retour malgré tout ce que Barkhane a mijoté afin d’empêcher ceci.

Mais ce n’est pas tout, car en ces derniers jours de 2020, une autre information étrange attire l’attention : Soumaïla Cissé, le leader de l’Union pour la République et la démocratie (URD) est décédé à Paris du Covid-19.

C’est Paris aussi qui l’a accueilli il y a quelques jours pour soigner sa Covid-19.

Étrange mort…, qui profiterait de cette disparition ?

Il est vrai qu’à travers le coup d’État d’août dernier au Mali, la force d’occupation a cru avoir pris en main le Mali et les Maliens. Mais ce peuple souverainiste a montré à maintes reprises que seule la souveraineté de son territoire lui importe et qu’il continuerait à soutenir les FAMA, qui même avec peu de moyens ont réussi à faire reculer Barkhane et compagnie.

Éthiopie : l’Occident multiplie ses pressions

En Éthiopie, les pressions de l’axe US-Israël se poursuivent et cette fois-ci c’est en soutenant les réfugiés du Soudan, du Kenya et de l’Éthiopie que cet axe compte mettre à genou le gouvernement d’Abiy Ahmed.

« En Éthiopie, les conséquences de la guerre au Tigré se font sentir sur le plan humanitaire. Même si elle continue de faire pression sur le gouvernement pour trouver une issue pacifique au conflit, l’UE se mobilise pour venir en aide aux réfugiés et déplacés de la région. L’Union européenne (UE) va décaisser 29 millions $ pour aider l’Éthiopie, le Kenya et le Soudan à faire face aux conséquences du conflit tigréen. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié le 19 décembre 2020 », lit-on sur Agence Ecofin à ce sujet.

La mission de l’UE est claire : elle cherche à implanter les réfugiés tout au long des frontières éthiopiennes, un peu à l’image de ce qu’elle a fait en Syrie, afin de créer des foyers pour alimenter la rébellion armée au Tigré.

Sans surprise, le nom du Soudan figure parmi les 3 pays qui se trouvent dans la liste de l’UE.

Le Soudan, manipulable et devenu récemment proche d’Israël, serait donc le meilleur foyer pour la création d’une rébellion armée non loin des frontières éthiopiennes afin de la pousser à se soumettre aux diktats occidentaux.

Ce n’est pas sans raison d’ailleurs que depuis quelques semaines les médias mainstream soufflent sur les braises d’un conflit interafricain entre le Soudan et l’Éthiopie.

 Alors qu’il y a une semaine, ces mêmes médias occidentaux parlaient d’altercation entre les forces armées des deux pays suite au conflit du Tigré et les déstabilisations survenues dans les frontières des deux pays, cette fois-ci, RFI évoque le désaccord des deux pays sur la démarcation de la frontière du triangle d’el-Fashaga.

« Le dernier round de négociations a échoué mercredi avec l’échec des deux jours de dialogue organisés à Khartoum et de nouvelles violences ont éclaté le jour même. L’armée soudanaise a revendiqué la reconquête des zones de Salam Bir et Mahaj. Tandis que plusieurs sources confirmaient un bombardement de l’armée éthiopienne ayant blessé au moins un berger soudanais », lit-on sur RFI.

En ces temps de déstabilisations et alors que la force d’occupation et l’axe US-Israël tentent d’étendre leur emprise depuis le Sahel vers la Corne de l’Afrique, les pays de la Corne devraient rester plus vigilants et soudés pour empêcher une emprise de l’axe du mal sur cette région.

Centrafrique : les plans de déstabilisations échoués

En Centrafrique, la force néo-colonialiste n’a pas réussi à obtenir ce qu’elle souhaitait avoir à travers les plans de déstabilisations et de manipulations, et ce, suite à la vigilance de son peuple et à l’intelligence de son président.

Dans cette période d’élections en RCA, cette force colonialiste tente le tout pour le tout afin de déstabiliser une RCA qui a su jusqu’ici ramener à la table des négociations toutes les parties pour et opposées au gouvernement et a su également choisir avec qui coopérer.

Moins de 48 heures avant ces élections, une information relayée par les médias mainstream annonce la mort de trois soldats de la MINUSCA en RCA.  

« Le jour de Noël et à 48 heures des élections, des éléments non identifiés ont attaqué les forces de défense et de sécurité centrafricaines et la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) à Dékoa (250 kilomètres au nord de Bangui), dans la préfecture de Kémo, et à Bakouma (850 kilomètres au nord-est de la capitale), dans la préfecture du Mbomou.Trois Casques bleus burundais de la MINUSCA ont été tués et deux autres blessés à Dékoa. António Guterres a fermement condamné ces “attaques odieuses” et ces meurtres de Casques bleus. Le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Vokna Bozkir, a également condamné des “actes haineux ne compromettront pas les efforts de l’ONU à soutenir le peuple centrafricain”, ni la détermination de l’Organisation à atteindre la paix et la sécurité dans ce pays d’Afrique centrale », écrit le site officiel des Nations Unies.

À qui profite cette attaque causant la mort des soldats de l’ONU ?

Cet incident pourrait très bien servir de prétexte afin d’accuser les rebelles pour briser la réconciliation nationale et justifier la deuxième intervention militaire de la France, après celle effectuée par les Mirage 2000D il y a 4 jours dans le ciel de Kaga Bandoro suite à ce que la France a appelé une démonstration de présence. Mais au fait, un pays souverain a-t-il besoin de la démonstration de présence des avions de chasse de son ancien colonisateur ?

L’intervention française ne vise pas uniquement la Russie, principal allié de la RCA, mais vise surtout à contrer l’État centrafricain qui a réussi à mettre à la porte l’occupation française.

Mais comme à son habitude, le peuple centrafricain reste uni à son gouvernement et à son président, et c’est cette union qui met en échec les nombreuses tentatives de déstabilisation de la France.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/27/641602/Mali:-une-ann%C3%A9e-noire-pour-la-France

Dans Afrique

AU NOM DU PEUPLE DE FRANCE, MACRON MENACE DE BOMBARDER LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Par Le 25/12/2020

RCA: la France menace de bombarder !

Et puisque les Centrafricains, État et nation ensemble sont sur le point de mettre la force d’occupation française à la porte et que cette mise à la porte pourrait se manifester à travers la présidentielle qui s'annonce et bien la France laisse tomber les masques...et sort ses Mirages 2000 comme dans le temps en Côte d’Ivoire. Évidemment la présence de Wagner russe ultime prétexte, croit la France, fera l’affaire. Voyons comment le site militaire Opex360 justifie cette honteuse ingérence militaire dans les affaires intérieures d'une RCA souveraine en dénaturant la réalité :

" Depuis la semaine dernière, et alors que doit se tenir une élection présidentielle le 27 décembre prochain, une coalition de groupes rebelles centrafricains a dénoncé l’accord de Khartoum, signé en février 2019, refait parler la poudre, avec l’objectif de marcher sur Bangui, la capitale. Dans le même temps, l’ex-président Bozizé, qui fut renversé par ces mêmes groupes armés en mars 2013, tente de revenir sur le devant de la scène.

Ces derniers jours, des combats ont notamment été signalés entre trois groupes rebelles [3R, MPC et factions anti-balaka] et les Casques bleus de la Mission des Nations unies en République centrafricaine [MINUSCA] dans l’ouest du pays. Des mercenaires de la société militaire privée [SMP] russe Wagner auraient également été impliqués. Pour rappel, la Russie soutient le président actuel, Faustin-Archange Touadera. Et, le 22 décembre, elle a confirmé l’envoi à Bangui de « 300 instructeurs militaires. Son influence étant contestée par Moscou, Paris ne pouvait pas ne pas réagir. Et, ce 23 décembre, à la demande de M. Touadéra et en accord avec la MINUSCA, le président Macron a ordonné à l’armée de l’Air & de l’Espace de mener une mission de type « démonstration de présence » en Centrafrique. "

Le mensonge le plus éhonté dans ce texte est que Touadera aurait appelé a une démonstration de force anti russe. C’est faux, archi faux quand on sait que le président a si habilement joué pendant des années la carte russe contre l'occupation  française. 2e mensonge le mot rebelle. Ce ne sont pas les rebelles, mais les Centrafricains qui ne veulent plus des agents occidentaux déguisés en soldats de l’ONU, mais la France pourra-t-elle s’imposer en menaçant ? Déjà, elle a fait appel à l’armée rwandaise pour qu’il embrase les frontières centrafricaines.

« Pour sa part, Kigali a confirmé, ce lundi, l’envoi de troupes en RCA. « Le gouvernement rwandais a déployé une force de protection en République centrafricaine, dans le cadre d'un accord bilatéral de défense. Le déploiement est en réponse au ciblage du contingent des Forces de Défense du Rwanda (RDF) sous la force de maintien de la paix de l'ONU par les rebelles soutenus par (l'ancien président) François Bozizé », indique un communiqué de l’armée rwandaise », lit-on sur agenceecofin.

« Les troupes rwandaises contribueront également à assurer une élection générale pacifique et sécurisée prévue le dimanche 27 décembre 2020, vingt-deux mois après l'accord de paix qui a été conclu entre le gouvernement et quatorze groupes armés », ajoute le communiqué.

Le Sénégal tient bon face aux ingérences occidentales :

Le Sénégal du président Sall a largement déjoué les coups US/Occident et même contribué à briser les sanctions contre les États souverains comme l'Iran et le Venezuela. Or ce mécanisme inquiète, le contrat de DP world qui risque de faire des ports sénégalais une base pour briser ce mécanisme anti sanction, inquiète…

Un milliard et cent millions (1,1 milliard) de dollars c’est le montant de l’investissement que compte réaliser la société émiratie DP World pour construire l’un des plus importants ports en Afrique de l’Ouest, précisément au Sénégal. Une convention vient d’être signée entre Dakar et ce leader portuaire.

Jusqu’ici le port assure non seulement la quasi-totalité des échanges extérieurs du Sénégal, mais également près de 60% de ceux du Mali avec le reste du monde, hors pays de la sous-région. Cependant, cela pourrait bientôt changer, avec ce projet pharaonique de DP World localisé à Ndayane, à une cinquantaine de kilomètres de Dakar, non loin de Popenguine où se trouve la résidence d’été du chef de l’État sénégalais.

Ce n’est pas tout : au cours du mois dernier, le croiseur de la Marine San Jacinto a quitté la nation insulaire ouest-africaine du Cap-Vert pour une mission secrète visant à aider à porter un coup dur au président Nicolas Maduro du Venezuela.

La mission a été lancée début juin, quand Alex Saab, un homme d’affaires colombien qui est largement considéré comme l’architecte des accords économiques qui maintiennent le gouvernement Maduro à flot a été arrêté au Cap-Vert lorsque son avion privé s’est arrêté pour faire le plein en route vers l’Iran depuis le Venezuela. Les États-Unis ont demandé son extradition au titre des accusations de blanchiment d’argent américaines, et une procédure judiciaire a commencé.

Au Cap-Vert, ont déclaré des responsables américains, le processus d’extradition se poursuit et les appels de M. Saab devraient durer au moins jusqu’au début de 2021. Un avocat de M. Saab n’a pas renvoyé de demandes de commentaires par courrier électronique. Un haut responsable du Pentagone a déclaré qu’aucune décision n’avait été prise sur le remplacement du San Jacinto par un autre navire de la marine après les vacances.

Mais le Sénégal tolère la présence de l'Africom sur son territoire n'empêche qu'il suit attentivement le jeu auquel s'apprête cette instance militaire US en Afrique et surtout en Libye, ces campagnes anti-russes et sa volonté d'étendre le conflit à partir du Sahel vers la côte. 

RCA: qui chercher à provoquer une crise inter-africaine ?

Les médias mainstream accusent le Tchad de dépêcher un contingent de militaires en renfort aux groupes armés opposés au régime de Bangui.

Est-ce vrai ?

Luc Michel, géopoliticien nous en dit plus.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/25/641492/RCA--la-France-menace-de-bombarder--

 

Dans Afrique

MADAGASCAR : LE TAUX DE PAUVRETE ATTEINT 77,4%

Par Le 24/12/2020

Conjoncture économique : le taux de pauvreté atteint 77,4%

jeudi 17 décembre | Mandimbisoa R.

L’économie malgache s’est contractée de 4,2% cette année. C’est ce que la Banque mondiale a indiqué dans sa dernière note de la conjoncture économique pour Madagascar. Elle estime ainsi que près de 1,4 million de personnes sont tombées sous le seuil de pauvreté (à 1,9 dollar par jour) cette année, ce qui porte le taux de pauvreté à 77,4%, son niveau le plus élevé depuis 2012.

L’intensité de la récession est comparable à celle de la crise politique de 2009. Elle s’est notamment manifestée par une forte baisse des recettes d’exportation et des investissements privés.

Les perturbations du commerce international et de l’activité domestique liées à la pandémie de Covid-19 sont les principales cause de cette récession. Au cours du premier semestre de l’année, 64% des ménages ont signalé une perte de revenus et 97% des entreprises une baisse de la demande de leurs produits et services. Un arrêt brutal de l’activité économique a entraîné une augmentation significative de l’extrême pauvreté, les populations vulnérables des zones urbaines étant particulièrement touchées.

L’effondrement des recettes fiscales, associé à la crise, et l’augmentation des dépenses publiques ont entraîné une aggravation du déficit budgétaire. Celui-ci a atteint 5,2% du produit intérieur brut (PIB) cette année. Les risques de surendettement ont augmenté ces derniers mois, mais malgré que le secteur financier ait été touché par l’augmentation des défauts de crédit, la solvabilité des banques reste généralement saine.

« En l’absence de réformes ambitieuses, la crise risque d’exacerber ces contraintes et de freiner durablement le développement du pays », souligne Marc Stocker, économiste principal à la Banque mondiale pour Madagascar et auteur du rapport. « Au-delà des répercussions de la crise, la croissance économique reste structurellement entravée par l’insuffisance du capital humain, la forte prévalence de l’informalité et de l’agriculture de subsistance, le manque et le mauvais entretien des infrastructures de connectivité, et la faiblesse de la gouvernance », avance-t-il.

Les prévisions ne sont pas encore bonnes pour l’année à venir. La Banque Mondiale estime que les effets économiques de la pandémie continueront de se faire sentir en 2021. « La croissance devrait se redresser graduellement pour atteindre 2% en 2021, avant de rebondir plus sensiblement à 5,8% en 2022 », indique-t-elle dans sa projection. Une projection largement moins optimiste celle de l’Etat, qui prévoit un taux de croissance de 4,5% l’année prochaine, dans le projet de loi de finances 2021. Le taux de pauvreté restera bien supérieur à ses niveaux d’avant la crise, ne diminuant que modérément pour atteindre 76,6% en 2022. Mais les projections restent incertaines, avec la possibilité qu’une deuxième vague de la pandémie ou d’autres chocs économiques et climatiques retardent la reprise, prévient la Banque Mondiale.

« Le retour à une croissance durable va largement dépendre de la capacité de l’Etat à mobiliser des ressources intérieures pour les investissements prioritaires dans le capital humain et les infrastructures, ainsi que des réformes d’envergure pour stimuler l’investissement privé et la création d’emplois, accélérer la dématérialisation de l’économie, stimuler la productivité agricole, et renforcer la sécurité alimentaire », déclare Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque mondiale à Madagascar.

https://www.madagascar-tribune.com/Conjoncture-economique-le-taux-de-pauvrete-atteint-77-4.html

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2020/12/22/madagascar-conjoncture-economique-le-taux-de-pauvrete-atteint-774-mcar-tribune/

Dans Afrique

MALI : LA FRANCE CONTINUE D'ETRE POUSSEE VERS LA SORTIE

Par Le 22/12/2020

Au Mali, la France continue d’être poussée vers la sortie !

Les Maliens ne lâchent pas le combat contre la présence française. En effet, la population est bien consciente que toutes initiatives politiques ne serviraient à rien tant que la France tente d’avoir la main sur le pays et ses institutions. C’est pourquoi, un mouvement de protestation prend forme et annonce descendre massivement dans les rues le 20 janvier pour demander une fois de plus le départ de Barkhane et dénoncer la politique française au Mali.

Pour ce faire, ils affirment que le peuple malien se propose une lutte sans relâche contre la politique africaine de la France, c’est-à-dire la présence militaire française sur le territoire malien, l’occupation des 2/3 du territoire malien par des groupes armés à la solde de la France, l’ingérence de la France dans les affaires intérieures du Mali, le mécanisme du franc CFA, etc.

Par conséquent, le mouvement lance un appel à l’endroit de tous « les dignes » fils du Mali pour une sortie massive le 20 janvier 2021 pour « chasser la France du territoire du Mali ». Ils justifient la date 20 janvi