Afrique

NIGERIA : 13 SOLDATS TUES LORS D'UNE ATTAQUE TERRORISTE

Nigéria: 13 militaires tués dans une attaque terroriste

Nigéria: 13 militaires tués dans une attaque terroriste

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Par AFP

Treize soldats nigérians ont été tués ce samedi dans une embuscade tendue par des terroristes liés à «Daech» dans l'État de Yobe, dans le nord-est du Nigéria, ont déclaré ce lundi à l'AFP deux sources militaires.

Ces terroristes du groupe «Daech» en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont ouvert le feu sur un convoi militaire avec des armes lourdes et des lance-roquettes dans le village de Gazagana, près de la ville de Gujba, à 30 kilomètres de la capitale de l'État, Damaturu, selon ces sources. «Nous avons perdu 13 soldats dans cette embuscade et plusieurs ont été blessés», a déclaré à l'AFP un officier. Le convoi était en route vers une base militaire située dans la ville de Buni Yadi, à 50 km de Damaturu, a précisé à l'AFP une deuxième source militaire, qui a communiqué le même bilan. «Les affrontements ont été féroces et les terroristes ont également subi des pertes», a ajouté cette source, sans donner le nombre de terroristes tués.

La région de Buni Yadi est un des bastions de l'Iswap qui y mène régulièrement des attaques contre des militaires et des voyageurs. Les insurgés se déplacent sur l'axe reliant Buni Yadi et un camp situé dans une forêt près de Benisheikh, dans l'État voisin du Borno. Des affrontements réguliers se produisent entre les terroristes et les troupes sur cet axe. Depuis 2009, le nord-est du Nigeria, et particulièrement l'État du Borno, est en proie aux attaques terroristes du groupe Boko Haram.

En 2016, Boko Haram s'est scindé en deux factions: celle dirigée par le chef historique Abubakar Shekau et l'Iswap, affiliée au groupe «Daech». Depuis le début du conflit, plus de 36.000 personnes ont été tuées, et plus de deux millions de personnes ont dû fuir leur domicile.

https://french.alahednews.com.lb/38251/307

 

LE HEZBOLLAH AU MAROC?

 

Une inattendue émergence de la ""résistance maghrébine"" retarde-t-elle la "normalisation" avec Israël

Sunday, 10 January 2021 2:22 PM  [ Last Update: Sunday, 10 January 2021 2:23 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La carte des territoires occupés de la Palestine que désigne le secrétaire général du Hezbollah comme étant exposé aux missiles de la Résistance/Al Manar

A en juger les accusations parfaitement insanes du Sioniste Dore Gold, il faut bien croire que le coup US/Israël au Maghreb a quelque peu raté son objectif : A Alger l'Américain et caniche de l'AIPAC affirmait jeudi que l'Amérique soutenait le plan d'autonomie du Sahara occidental pour changer quelques heures plus tard à Rabat son fusil d'épaule et dire que la reconnaissance de la souveraineté  américaine sur le Sahara par Trump est "irréversible".

Algérie: 1er marche arrière d'Israël?

Algérie: 1er marche arrière d'Israël?

Pourquoi tant de cacophonie? Certains analystes diraient qu'au train où vont les événements à Washington où en parle de l'impeachement du putschiste Trump, la cacophonique est le moindre des symptômes qui frapperait la diplomatie US mais il semblerait que la raison est encore largement plus profonde. En résumé, l'argument d'une normalisation avec Israël en échange du Sahara occidental et ce, au prix d'une guerre contre la population, le Front Polisario voire l'Algérie n'a pas été suivie par les Marocains. Signe de l'échec, le roi Mohamed VI visiblement poussé à vendre son âme aussi gratuitement au diable rechigne à ouvrir une quelconque ambassade sioniste eu Maroc même si des informations font état de l'arrivée des délégation de militaires sionistes au pays et leur installations dans des bases près des frontières algériennes. Mais pour une guerre comme celle qui a ruiné pendant 10 ans la Syrie ou celle qui ruine encore la Libye, un roi seul, largué par son peuple ne suffit guère.

Eizenkat, Peretz, Ashkenazi auraient été peut être un jour marocains, mais l'armée marocaine elle, ne se sentirait jamais israélienne. D'où cette nouvelle carte que l'entité s'apprête à jouer et qui se concentre encore une fois sur l'Iran, le Hezbollah et la chiitophobie. On se rappelle fort bien comment le Mossad via des documents inventés a poussé Rabat à rompre ses relations avec l'Iran pour cause du supposé trafic de missiles iraniens via l'ambassade iranienne à Alger au Front Polisario. On se rappelle aussi que dans ce paquet d'accusations saugrenue, ce même Mossad avait fait dire aux autorité de Rabat qu'il y aurait des formateurs du Hezbollah au Sahara à former les Saharouis pour des opérations militaires anti marocaine. 

Israël: Rabat fait marche arrière?

Israël: Rabat fait marche arrière?

Le Maroc a décidé de reporter la normalisation de ses relations avec Israël 

A l'époque, aucune autorité marocaine ne s'était pas donné la peine de se poser la question suivante : : occupée à aider la Syrie, pourquoi le CGRI ou le Hezbollah devraient s'intéresser soudain au Sahara? ou ce qui revient au même, l'Armée algérienne ne pourrait-elle pas elle-même armer et former les combattants sahraoui? Le poids de Riyad étant énorme à Rabat, le royaume chérifien a décidé du divorce. 

Quelques années plus tard et alors même que les Marocains, amis de la Palestine, ne savent toujours pas pourquoi un "chiite" sera" pire qu'un sioniste", Un responsable israélien revient à la charge et  prétend que "l’influence inéluctable de la RII en Afrique du Nord" a poussé les responsables de la Maison Blanche à reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Il s'agit d’ancien représentant israélien auprès des Nations unies, Dore Gold, connu déjà pour se flirtes avec les Saoudiens, et qui sort soudain des limbes pour débloquer la situation. Car visiblement, la normalisation a du plomb das l'aile. 

Algérie: la surprise

Algérie: la surprise

Lire : L'invasion sioniste au Maghreb, la guerre inévitable

Dans la foulée de ces propos particulièrement calibrés, les agences marocaines ont fait état hier 9 janvier, de l'arrestation d'’un membre du Hezbollah" à Casablanca, un "homme de 57 ans que Rabat cité par Web the961, accuse d'avoir escroqué l'argent de plusieurs victimes au Maroc" et "qui " aurait également utilisé des passeports français et portugais volés, ainsi que duper ses victimes en prétendant qu'il était directeur de sociétés étrangères ». Il y a évidemment du "sionisme pur " dans cette accusation quand on sait à quel point l'entité sioniste, elle-même à l'origine des plus redoutables réseaux de trafic de drogue, d'organe et de blanchiment d'argent, a cherché et cherche encore à salir l'image de la Résistance libanaise, seule partie au monde arabe et musulmane à l'avoir battu et vaincue. Mais le discours de Dore Gold prouve aussi une autre crainte : ce résistance maghrébine à l'entité sioniste que le trio Trump-Netanyahu-Pompeo avait sous-estimé existe réellement et cette résistance se sent plus proche qu'il ne parait à l'axe de la Résistance. La "chiitophobie" ne fonctionne plus surtout depuis que le Maghreb voit à travers l'axe de la Résistance un front anti impérialisme élargi qui va du golfe Persique aux Caraïbes. Il faut aux Américains et à leur poulain sioniste d'autres arguments pour convaincre les foules des Marocains du fait qu'Israël vaut qu'ils trahissent la Palestine et renoncent à l'islam et à leur arabité. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/10/642686/Les-USA-derri%C3%A8re-les-relations-tendues-Iran-Maroc%C2%A0-

BELGIQUE : DIMANCHE 17 JANVIER A BRUXELLES A 14H HOMMAGE A PATRICE LUMUMBA ET AU PEUPLE CONGOLAIS

Hommage à Patrice Lumumba et au peuple congolais

dimanche 10 janvier 2021 par PCB

Il y a 60 ans, le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba premier ministre élu par le peuple de la jeune République du Congo était lâchement assassiné avec ses partisans Maurice Mpolo et Joseph Okito en présence d’officiers belges.

Le 30 juin dernier, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo, notre souverain exprimait de fades « profonds regrets » à propos de la tragédie coloniale. Il se gardait bien d’évoquer le sabotage de l’indépendance par la Belgique dont le premier acte fut l’assassinat de Patrice Lumumba et de ses partisans qui allait ouvrir la voie à la longue dictature de Mobutu, marquée par la persistance de l’inféodation du Congo aux intérêts du capitalisme belge et de l’impérialisme américain.

Cette commémoration est l’occasion d’exprimer le point de vue du Parti et des forces de progrès sur cette page particulièrement sombre de notre histoire en rappelant la lourde responsabilité de l’État belge dans ce qui fut un véritable crime d’État.

Le Parti communiste de Belgique rappelle ses exigences légitimes de faire toute la lumière sur l’assassinat de Lumumba, de restituer ses restes à sa famille et d’aborder sans délai la question des dommages dus au peuple congolais en raison du pillage de ses richesses.

Nous vous informons que nous avons obtenu l’accord du bourgmestre de Bruxelles pour organiser un évènement dans les limites du respect des normes sanitaires. C’est dans ces conditions que nous vous invitons à cette commémoration qui aura lieu le dimanche 17 janvier à 14h00 au Square Patrice Lumumba à Bruxelles
(Rassemblement à 13h45 porte de Namur)

La cérémonie sera rehaussée par la présence de Mr Jean Paul Kasende, représentant l’association HONLEX 61 (Hommage aux Nationalistes Lumumbistes Exécutés en 1961). Nous espérons vous rencontrer pour honorer ensemble la mémoire de Patrice Emery Lumumba, héros de l’indépendance du Congo et de la lutte contre l’impérialisme.

Pour le Comité Central du Parti Communiste de Belgique.
M. Denonville, Secrétaire politique.
Publié le 05 janvier 2021

http://ancommunistes.fr/spip.php?article2775

AFRIQUE : MACRON, LE CLONE DE TRUMP, MENACE DE BOMBARDER LE BURKINA FASO. L'ARMEE FRANCAISE DOIT QUITTER L'AFRIQUE OU ELLE EST VOMIE PAR SES PEUPLES

Zoom Afrique du 9 janvier 2020

Saturday, 09 January 2021 2:07 PM  [ Last Update: Saturday, 09 January 2021 2:07 PM ]

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La France menace de bombarder le Burkina

L’actualité en Afrique :

Le ministre chinois des Affaires étrangères félicite la Tanzanie pour sa voie de revitalisation ;

Nana Akufo-Addo veut rassembler le peuple ghanéen ;

Le Sénégal a pu éviter la récession économique grâce au leadership du président Macky Sall ;

Lancement à Abidjan de l’Institut de formation politique Amadou Gon Coulibaly.

Les analyses de la rédaction :

La France menace de bombarder le Burkina

Le ministre français des Affaires étrangères était en visite au Burkina Faso, vendredi 8 janvier, où il a rencontré Roch Marc Christian Kaboré. Jean-Yves Le Drian est venu féliciter et soutenir le président pour sa réélection. Ensuite, il a profité de son passage pour faire le point sur la coopération entre la France et le Burkina Faso dans les domaines économique, social et sécuritaire.

Mais au contraire des apparences amicales, cette visite n’en était pas une…

Une attaque à la voiture piégée contre l’armée française dans la zone dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) a fait 6 blessés vendredi matin.

L’armée française a une nouvelle fois été prise pour cible. Six soldats de la force Barkhane ont été blessés au Mali, vendredi 8 janvier, par un véhicule-suicide piégé, la troisième attaque subie par les militaires français depuis la fin décembre, a indiqué l’état-major de l’armée française.

C’est sûrement l’écho de ces soldats de Barkhane qui ont failli mourir sur les frontières avec le Mali qui a visiblement poussé Le Drian à se rendre précipitamment à Ouagadougou…

La France craignant que la lutte armée contre ses troupes s’étende depuis le Mali au Niger et surtout au Burkina qui vient d’élire son président et où la population a réitéré sa confiance envers son armée…

D’ailleurs au moins six personnes, dont deux supplétifs civils des forces de sécurité burkinabè, ont été tuées lundi lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière malienne.

« Nous avons obtenu des succès et en particulier dans la zone des trois frontières. À terme, la sécurité des pays du Sahel doit être assurée par les pays du Sahel eux-mêmes. Et donc la montée en puissance progressive de la force conjointe doit y contribuer. Mais en même temps, on voit bien que si on ne regroupe pas les quatre piliers de manière déterminée dans les mois qui viennent, alors des fragilités que l’on a pues constater encore récemment au Niger, pourront se reproduire », a annoncé Le Drian lors de cette visite.

Que veut la France ? Créer un complexe militaire géant US-Israël-OTAN dans la région des trois frontières au détriment des populations.

Au Niger après avoir échoué pendant deux ans à s’y implanter, il commence à massacrer par terroristes interposés la population. Au Burkina, Le Drian est allé dire que son pays en fera autant…

Mali : la junte au pouvoir pro-française doute

Sera-t-elle à même de garantir la présence prolongée de l’armée de l’occupation française au Mali, alors que celle-ci vient de laisser tomber les masques et frapper sauvagement la population civile de deux villages du centre pour venger la mort de ses 5 soldats tués par une résistance malienne visiblement appuyée depuis Alger ?

En effet, un front maghrébo-sahélien c’est ce que la force d’occupation craint le plus surtout qu’elle s’est fait aider dans ce récent raid par les données transmises via les 3 sociétés israéliennes actives dans le Sahel.

C’est visiblement l’ensemble de cette situation quasi ingérable qui a poussé le chef de la junte à se rendre en Guinée, à l’issue de sa visite au Togo.

À propos de la visite de Goita au Togo, les 28 et 29 décembre 2020, le président Gnassingbé a twitté avoir reçu en audience « le vice-président de la transition malienne, le Colonel Assimi Goita, en visite de travail au Togo, et porteur d’un message de SEM Bah N’daw, président de la transition au Mali ».

Sur la transition entamée au Mali, l’hôte togolais a formulé le vœu « pour un retour à l’ordre constitutionnel et une transition réussit au Mali et réaffirme l’appui indéfectible du Togo au Groupe de soutien de la transition au Mali initié par l’Union africaine ».

Pour sa part, le VP Goita s’est réjoui de la solidarité manifestée par le Togo à l’endroit de son pays depuis le début de la crise et a remercié le président togolais pour sa détermination et son engagement sans faille aux côtés du peuple frère malien.

Mais en Guinée, Alpha Condé a dit ce qu’il avait à dire. « Le président Sékou Touré a dit que le Mali et la Guinée sont deux poumons dans un même corps. Donc tout ce qui concerne le Mali nous concerne, la preuve nous ne sommes pas des Hommes du désert, mais nous sommes à Kidal depuis 2014 (…), il est très important qu’on essaye de le comprendre. J’ai dit lorsque l’ex-président français François Hollande était venu, soixante ans après nos indépendances, que c’était une honte qu’on est incapable de nous défendre. Mais si Hollande n’était pas intervenu, on aurait le terrorisme partout. Évidemment aujourd’hui il y a beaucoup de pays où les populations ne comprennent pas la présence de l’armée française et la critiquent. Mais il revient aux dirigeants d’expliquer et non pas de dire que les gens qui manifestent contre la présence de l’armée française sont comme des terroristes », a averti le dirigeant guinéen.

Visiblement, la pression populaire contre la junte militaire au Mali, suivie des attaques perpétrées contre les villageois, une attaque clairement anti-population que Barkhane tente de détourner en une attaque antiterroriste, ont poussé la junte à se diriger vers les pays de la région, surtout dans un contexte où l’on sait que ces raids ne seront pas les derniers…

RDC : qui veut dénigrer l’armée ?

En RDC, en dépit de plusieurs attaques rebelles contre des villages ces dernières semaines dans le territoire de Béni au Nord-Kivu, les forces gouvernementales maintiennent le cap et tentent de calmer le terrain.

Que se passe-t-il dans cette région ?

Luc Michel, géopoliticien nous en dit plus.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/09/642620/La-France-menace-de-bombarder-le-Burkina

MALI : 6 SOLDATS FRANCAIS BLESSES LORS D'UNE ATTAQUE AVEC UN VEHICULE SUICIDE

Mali : six militaires français blessés dans une attaque, leur pronostic vital n'est pas engagé

L'attaque s'est produite dans le Gourma, dans le centre du pays. Un véhicule suicide a explosé près du convoi de la force Barkhane. Trois soldats seront rapatriés en France samedi.

Article rédigé par

franceinfo

Radio France

Publié le 08/01/2021 22:43Mis à jour le 08/01/2021 22:53

 Temps de lecture : 1 min.

Un véhicule de l'armée française patrouille dans la région de Gourma au Mali, en mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

Un véhicule de l'armée française patrouille dans la région de Gourma au Mali, en mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

Six militaires français ont été blessés vendredi 8 janvier, dans la matinée, au cours d'une attaque par un véhicule suicide piégé au Mali, a indiqué l'état-major des armées à franceinfo. Leur pronostic vital n'est pas engagé. L'attaque s'est produite dans le Gourma, dans le centre du pays, précise l'état-major.

Trois militaires rapatriés en France samedi

Le véhicule suicide s'est dirigé à vive allure vers l'arrière d'un convoi militaire français de la force Barkhane, alors en opération conjointe avec des militaires maliens. Un véhicule blindé de combat d'infanterie s'est interposé et c'est à ce moment-là que le conducteur du véhicule suicide a déclencher sa charge explosive.

Les six militaires français ont été transportés par hélicoptère vers l'hôpital militaire de Gao. Trois d'entre eux vont être rapatriés en France samedi.

Cette attaque intervient après deux autres survenues la semaine dernière, qui ont coûté la vie à cinq militaires français.

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mali/mali-six-militaires-francais-blesses-dans-une-attaque-leur-pronostic-vital-n-est-pas-engage_4250141.html

L'AMERIQUE DECLARE LA GUERRE AU CAMEROUN?

Zoom Afrique du 7 janvier 2021

Thursday, 07 January 2021 4:33 PM  [ Last Update: Thursday, 07 January 2021 4:33 PM ]

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Les USA déclarent la guerre au Cameroun ?

L’actualité en Afrique :

Covid-19 : le Gabon prépare un plan pour être parmi les premiers pays africains à vacciner sa population;

Côte d’Ivoire-AIP/ Plus de 30 milliards de FCFA de l’Etat pour renforcer la lutte contre certaines pandémies;
Tchad : La campagne contre la rougeole va bientôt démarrer;
Le président de la RDC rencontre le chef de la diplomatie chinoise pour les relations bilatérales
 

Les analyses de la rédaction :

Les USA déclarent la guerre au Cameroun ?

A peine quelques jours après les attaques parallèles des forces US-OTAN-Israël contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le congrès US pris d’assaut par les pro-Trump déclare la guerre au Cameroun.

Un collectif de parlementaires américains invite le gouvernement des USA et la communauté internationale à s’impliquer dans la résolution du conflit. En outre, il se félicite d’avoir fait passer une résolution appelant les autorités camerounaises et les groupes armés séparatistes des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à mettre fin à toutes les violences.

La résolution 684 a été adoptée au Sénat avec un amendement et un préambule modifié par consentement unanime le 1er janvier 2021, peut-on lire sur le site de la commission des affaires étrangères du Sénat américain Foreign Relations. « Les sénateurs américains (…) ont applaudi le récent passage du Sénat de leur résolution appelant le gouvernement du Cameroun et les groupes armés séparatistes des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à mettre fin à toutes les violences ; respecter les droits de l’homme de tous les Camerounais et participer à des échanges véritablement inclusifs médiation nationale pour résoudre le conflit civil en cours au Cameroun anglophone ».

Depuis des mois et des mois, les États-Unis ne laissent pas le Cameroun stabiliser ses deux régions anglophones dans le but de prendre le contrôle total de cette partie du Cameroun.

La bio-guerre qu’est le Covid-19, les tentatives de déstabilisations, les accusations fomentées contre l’armée, etc…n’ont nullement suffit à ce que le clan occidental puisse mettre la main sur les territoires anglophones du Cameroun et mette en œuvre ce qu’il n’est pas parvenu à faire au Mali, c'est-à-dire le démembrement du pays.

De plus, l’opération Bamenda clean lancée le 8 septembre par les Autorités camerounaises qui a apporté ses fruits a été un coup dur pour la puissance d’occupation. Les zones anglophones commençaient à reprendre leur vie normale suite aux nombreux actes de violence de la part d’une minorité séparatiste anglophone, pilotée par les États-Unis, dont le seul but était de provoquer un démembrement du pays.

Ce qui déplaît à l’Occident, c’est l’union entre le gouvernement, l’armée et la population pour lutter contre cette minorité de terroriste qui sème la zizanie au sein du territoire camerounais. Au Cameroun, la population est unie avec son gouvernement et son armée nationale afin de remettre ces zones sur pied et ramener la paix et la stabilité sur l’ensemble du territoire camerounais.

Opérations parallèles de Barkhane contre le Sahel:

A peine trois semaines après l’annonce du contrôle du ciel malien par Israël, des bombardements interviennent contre les civils.

En effet,  plusieurs personnes ont été tuées dans le centre du Mali,  l’armée française disant avoir frappé des dizaines de terroristes, alors que ce sont des villageois qui ont été pris pour cible lors d’un mariage.

Dimanche après-midi, dans le centre du Mali, des avions de l’armée française ont frappé et tué un groupe de personnes. « Des combattants terroristes » prétendument identifiés grâce à une « masse de renseignements », affirme le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major des armées. Le même jour, des villageois et une association malienne ont dénoncé le bombardement aérien d’un rassemblement de civils, en marge d’un mariage.

C’est un mouvement parallèle qui a commencé juste au lendemain de la mort de 5 soldats français avec les frappes aériennes contre les villages au Mali, mais ce n’est pas tout, puisque Barkhane, Israël Otan et USA semblent vouloir étendre ce mouvement au Burkina et au Niger.

« Au moins six personnes, dont deux supplétifs civils des forces de sécurité burkinabè ont été tuées lundi lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière malienne, a appris l’AFP mardi citant d’un élu local », lit-on dans les informations.

« Des individus armés ont attaqué ce lundi le village de Loumbila », localité située à 35 km d’Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord, faisant « six morts, dont deux volontaires » de défense de la patrie (VDP), a déclaré cet élu local sous le couvert de l’anonymat, faisant également état de trois blessés.

Au Niger le bilan est encore plus lourd, Au moins cent personnes ont été tuées dans une attaque terroriste, samedi 2 janvier, dans l’ouest du pays. Une attaque que les médias mainstream attribuent au contexte électoral.

Sans oser revendiquer ces frappes, c’est bien sûr l’axe US-Israël-OTAN qui les a menées, et ce n’est pas n’importe où : c’est dans la région des trois frontières où la population s’oppose ouvertement et fermement  à la présence des forces occupantes que ces attaques se sont produites.

En effet, la plus grande partie de la résistance populaire contre la présence étrangère se fait au Mali et au Burkina Faso, et pour empêcher que cette vague d’indignation ne s’étende au Niger où les USA disposent de leur plus grande base,  des attaques sont perpétrées contre les civils afin de décrédibiliser l’armée pour renforcer la présence militaire occidental.

Alors que tous les indices sont en défaveur d’une présence française au Sahel, celle-ci remue ciel et terre afin de justifier l’extension de ses opérations au Sahel et quoi de mieux donc des attaques présumées terroristes contre ces régions et de mettre en question la capacité des gouvernements et des armées nationales.

Et ceci s’ajoute à des revendications de pacotille qui justifient la prolongation de la présence US-OTAN-Israël  et aussi l’extension des opérations.

Mais durant toutes ces années, le peuple malien tout comme le peuple nigérien et burkinabé a prouvé que c’est lui qui décidera de son sort et non une puissance colonialiste.

RDC: vers où se penche Tshisekedi ?

Décidemment Tshisekedi continue à décevoir.

Alors qu’on s’attendait à ce que le président dissoute pour de bon le sénat pro-kabiliste et souverainiste, il vient de recevoir une délégation chinoise.

En provenance du Nigeria, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a été reçu, mercredi 6 janvier, par le président Félix-Antoine Tshisekedi à Kinshasa. Au cours de cette audience, les deux hommes ont évoqué le renforcement des relations entre la Chine et la RDC, et notamment le cas des « contrats chinois ».

« Transparence, efficacité, efficience. C'est l'objectif affiché par Kinshasa dans sa relation avec Pékin. Et c'est dans cet esprit que la partie congolaise entend renforcer le projet Sicomine, autrement dit les « contrats chinois » dont on a beaucoup parlé durant le règne de Joseph Kabila. Deux initiatives, de 2007 et 2008, qui prévoyaient l'octroi de prêts de la banque chinoise Exim Bank d'environ 14 milliards de dollars. Des prêts qui donnaient à la Chine accès à autant de milliards de dollars de réserves de cuivre et de cobalt », lit-on sur RFI à ce sujet.

Le ministre chinois a aussi annoncé l'effacement d'une dette de 28 millions de dollars américains de la RDC et un appui de 2 millions de dollars au mandat de Félix Tshisekedi à la présidence de l'Union africaine. Pékin a également signé avec Kinshasa un protocole d'entente sur la coopération de RDC avec l'initiative chinoise de la Route de la soie (dont l'objectif est d'appuyer de gros projets d'infrastructures trans-pays pour favoriser le commerce). C'est d'ailleurs dans ce cadre que le ministre chinois des Affaires étrangères a quitté Kinshasa, hier, mercredi, pour poursuivre son périple sur le continent africain. Prochaines étapes : le Botswana, la Tanzanie et les Seychelles.

Et ceci intervient alors que l’accord militaire avec les USA semble être au stade de mort cérébrale.

Depuis la fin du mandat de Joseph Kabila et le début du mandat de Tshisekedi, les pressions se font ressentir, surtout de la part de Washington.

Mais malgré toutes ces tensions, aucun effet concret n’est sortie de cet accord, signe de l’échec des américains à briser l’armée congolaise.

Une armée qui a réitéré son soutien à Tshiskeeid puisque l’armée est le garant de la pérennité de l’état.

Mais une autre information attire l’attention concernant la RDC.

Le président Félix Tshisekedi a ouvert la première École de Guerre du pays, la deuxième en Afrique centrale, selon la présidence congolaise. Cette école de troisième degré, est le fruit de la coopération avec la France.

Ce projet est le produit de la visite à Kinshasa de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en mai 2019. Les deux pays avaient à l’époque conclue de travailler ensemble sur la création d’une École de Guerre pour la formation des futurs cadres des FARDC. L'école a ainsi été inaugurée ce mardi par le président accompagné de son Premier ministre Sylvestre Ilunga.

Mais si on se fie à ce qu’étaient les écoles militaires en Côte d’ivoire, il n’en sortira rien de bon pour le clan occidental en RDC constamment défié et contré par l’état national.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/07/642480/Les-USA-d%C3%A9clarent-la-guerre-au-Cameroun-?

BENIN : LIMOGEAGE D’UN HAUT FONCTIONNAIRE POUR AVOIR DENONCE LE FRANC CFA QU’IL ASSIMILE A UNE MONNAIE DE SERVITUDE ET DE DOMINATION DE LA FRANCE

L'Assemblée nationale du Bénin

Un haut fonctionnaire béninois limogé pour sa prise de position contre le franc CFA

© AFP 2020 PROSPER DAGNITCHE

AFRIQUE

15:55 07.01.2021URL courte

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Au Bénin, un membre du Parlement a été démis de ses fonctions pour s’être permis de désapprouver le franc CFA, qu’il a assimilé à une monnaie de servitude. Il a également affirmé que le Bénin ne comptait pas adopter l’éco, la devise commune à venir. Son limogeage a soulevé un torrent de critiques chez les anti-CFA.

Cinq ans après le début de la vague de protestations contre le franc de la Communauté financière africaine (CFA), utilisé par 14 pays d'Afrique, le sujet demeure sensible. À tel point que certains en arrivent à perdre leur poste pour leurs prises de position.

 

Le président béninois Patrice Talon

© AFP 2020 SEYLLOU

Au Bénin, le Président et son prédécesseur s’affrontent sur les arriérés des fonctionnaires

C’est le cas, en ce début d’année 2021, d’Yves Ogan: le directeur des services législatifs de l’Assemblée nationale béninoise a été limogé ce 5 janvier. Il avait dénoncé, dans un entretien accordé à Morid TV, une chaîne de télévision privée en ligne, le caractère nocif du franc CFA sur les économies des pays dans lesquels cette devise était en vigueur. Pour lui, le Bénin et les autres États de l’UEMOA –l’Union économique et monétaire ouest-africaine– doivent se défaire de cette monnaie qu’il estime être «un instrument de servitude et de domination» de la France depuis 1945. Il considère par ailleurs qu’elle n’est pas favorable à leur développement économique.

 

Yves Ogan s’exprimait la veille de la plénière du 22 décembre consacrée aux questions au gouvernement sur le franc CFA et l’éco –la nouvelle monnaie en gestation appelée à lui succéder.

La sanction contre l’ex-directeur des services législatifs est venue directement de la présidence du Parlement qui a annoncé son remplacement immédiat par le juge d’instruction Olushegun Serpos. La veille de cette décision, lors d’un point de presse, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale Mathieu Ahouansou s’est clairement démarqué de cette prise de position, affirmant que l’institution ne se reconnaissait pas dans les propos tenus par Yves Ogan.

Lâcheté politique du gouvernement pour certains…

À défaut d’une réaction de l’ex-directeur des services législatifs du Parlement béninois, son limogeage est dénoncé par de nombreux militants contre le franc CFA comme une entorse à la libre expression.

L’activiste camerounaise contre le franc CFA Nathalie Yamb, conseillère exécutive de l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly, lui-même anti-franc CFA, apporte son soutien à Yves Ogan.

Réagissant à cette décision, Kémi Séba, le président de l’ONG Urgences panafricanistes, qui mène depuis quelques années une campagne acharnée contre la devise ouest-africaine, a accusé le gouvernement béninois de «lâcheté politique» et d’un alignement avec les intérêts français.

«En sanctionnant M. Ogan, en se démarquant de la position courageuse de M. Ogan qui est en réalité une position normale pour toute personne dotée de dignité  et de raison, le Parlement béninois fait preuve d’une lâcheté politique historique dont la jeunesse africaine, la jeunesse d’Afrique francophone, se souviendra», a condamné Kémi Séba cité par Banouto, un journal en ligne béninois.

Il affirme d’ailleurs que ce limogeage lève le voile sur «un flou» entretenu depuis trop de temps sur la position du gouvernement pour ou contre le franc CFA. «Il faut que les autorités sachent que la jeunesse africaine s’en souviendra», prévient-il.

Afrik.com, un autre site d’information béninois, n’est pas en reste dans son éditorial du 6 janvier. Il considère que le limogeage systématique, par les gouvernants africains, des élites qui prennent position sur les questions sensibles relatives à la souveraineté, à l’indépendance de leur pays, voire de leur continent –comme c’est le cas avec le franc CFA– reste problématique.

… populisme pour d’autres

L’économiste togolais Nadine Khalife, ancien doyen de la faculté des sciences économiques de l’université de Lomé et l’un des rares soutiens du franc CFA au Togo, confie à Sputnik que les mouvements anti-franc CFA sont «des mouvements populistes». Ils sont conduits par des acteurs «qui ne sont pas de vrais économistes et le plus souvent motivés par d’autres pays, désireux de supplanter la France et d’avoir ses avantages actuels sous le régime de la devise ouest-africaine».  

Par ailleurs, la question est si sensible que beaucoup hésitent à se prononcer là-dessus, de peur de représailles.

«Les autorités des pays où le franc CFA est en vigueur sanctionnent ces prises de position parce qu’elles manquent de courage pour afficher leur propre position à ce sujet», explique-t-il.

En novembre 2017, l’économiste et homme politique togolais Kako Nubukpo a été remercié et démis de ses fonctions à l’OIF, l’Organisation internationale de la francophonie du fait de ses critiques régulières à l’encontre du franc CFA –qu’il estimait asphyxiant pour les économies africaines– et, surtout, à la suite d’une tribune acerbe publiée dans Le Monde Afrique contre Emmanuel Macron. Le Président français avait déclaré quelques jours plus tôt devant des étudiants burkinabés à Ouagadougou que le franc CFA était «un non-sujet pour la France». Dans son article, l’économiste avait jugé ces propos «déshonorants pour les dirigeants africains».

Ici, l’économiste ivoirien et homme politique Mamadou Koulibaly annonce le limogeage de Kako Nubukpo et met en cause le Président français Emmanuel Macron.

Déjà, deux ans plus tôt, Kako Nubukpo n’avait pas été reconduit dans ses fonctions de ministre en charge de la Prospective dans le gouvernement du Président de Faure Gnassingbé, toujours à cause de son engagement contre le franc CFA.

De même, en 2019, l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly a révélé qu’à l’époque où il était ministre de l’Économie, sous la présidence de Robert Gueï, l’ex-Président français Jacques Chirac avait expressément demandé aux autorités de l’exclure du gouvernement pour ses invectives contre la devise commune ouest-africaine. Une requête à laquelle s’était opposé le chef de l’État ivoirien, affirme l’ancien ministre.

Du franc CFA à l’éco

Malgré la forte sensibilité encore perceptible sur la question du franc CFA en Afrique et dans les huit pays de l’UEMOA dans lesquels il est en vigueur, le processus d’adoption d’une nouvelle monnaie, l’éco, est bien en marche.

En décembre 2020, l’Assemblée nationale française a adopté un projet de loi autorisant l’approbation du nouvel accord de coopération monétaire entre la France et les États membres de l’UEMOA signé fin 2019. Ce texte remplace celui de 1973 et comprend quatre axes, dont le premier confirme le nom de la nouvelle devise qui sera l’éco.

Selon un communiqué de la Direction générale du Trésor français, la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne sera plus obligée de centraliser ses réserves de change sur le compte d’opérations du Trésor français avec l’avènement de cette monnaie. De même, elle ne devra plus déposer 50% de ses réserves sur un compte du Trésor français, comme c’est le cas avec le CFA. En outre, la France ne sera plus représentée dans les instances de gouvernance de l’institution monétaire. Mais la France restera, dans le nouvel accord, le garant financier de l’éco et la parité de la devise ouest-africaine avec l’euro demeurera inchangée, à l’instar du franc CFA.

À noter que l’éco ne devrait pas être en vigueur uniquement au sein de l’UEMOA, mais aussi dans les autres pays membres de la Cedeao. Cependant, à ce stade, le processus d'intégration de la monnaie dans ces États n'a toujours pas abouti.. 

Entre-temps, et tout en critiquant des changements de façade, voire de nom, les anti-franc CFA ont déjà amorcé leur conversion en anti-éco.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202101071045033031-un-haut-fonctionnaire-beninois-limoge-pour-sa-prise-de-position-contre-le-franc-cfa/

MALI : L’ARMEE FRANCAISE ACCUSEE DE FRAPPES AERIENNES SUR UN MARIAGE TUANT DES CIVILS DONT DES ENFANTS. L’ARMEE FRANCAISE N’A RIEN A FAIRE EN AFRIQUE

Mali : l'armée française, accusée de frappes aériennes sur un mariage, affirme avoir visé un regroupement de jihadistes

Que s'est-il passé dimanche 3 janvier près de Douentza, dans le centre du Mali ? Entre 6 et 20 personnes, selon les sources, ont été tuées lors d'une opération visant des jihadistes. Les versions diffèrent et s'opposent.

Article rédigé par

Franck Cognard, Olivier Poujade - franceinfo

Radio France

Publié le 06/01/2021 11:54Mis à jour le 06/01/2021 11:54

 Temps de lecture : 1 min.

Un hélicoptère français de l'opération Barkhane au Mali, le 27 mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

Un hélicoptère français de l'opération Barkhane au Mali, le 27 mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

C'est une frappe aérienne qui suscite la controverse. Le dimanche 3 janvier près de Douentza, dans le centre du Mali, l’armée française affirme que ses avions ont tué des dizaines de jihadistes.

Mais des témoignages d'habitants contredisent cette version. Hamadoun Dicko, président d'une association de jeunesse et originaire de la zone touchée, affirme avoir perdu deux de ses proches dans cette frappe. Il explique que, depuis 48h, grâce aux témoignages des habitants de la ville de Douentza, 18 corps ont pu être identifiés. Il affirme que ce ne sont pas des jihadistes qui ont été touchés mais des civils qui assistaient à une cérémonie de mariage. "Les victimes célébraient le mariage de leur enfant" explique-t-il. "Il y a eu deux frappes aériennes simultanées. Certains parlent de missiles."

La zone est contrôlée par des jihadistes. La force Barkhane n'y est pas présente. "Tout le monde a peur", témoigne Hamadoun Dicko. Selon lui, si ce n'est pas les militaires français, "c'est l'armée malienne", car "ce sont les seuls censés avoir des avions."

L'armée française ne reconnaît qu'une frappe sur un rassemblement jihadiste

"La frappe est le résultat de plusieurs jours de travail de renseignement et d'observation" explique l'état-major français. L'objectif était clairement un regroupement jihadiste dimanche après-midi. Une patrouille de deux Mirage 2000 a survolé ce village de la région de Douentza et l'un d'eux a frappé une fois. Un mariage ne correspond pas aux observations, précise encore cette source militaire française.

L'association locale qui a en premier porté ces accusations contre Barkhane maintient qu'il s'agissait d'un mariage, que les tués sont des civils et qu'il y a des enfants parmi eux. "Barkhane peut expliquer ce qu'elle a fait, pas ce qu'elle n'a pas fait" répond l'état-major des armées.

https://www.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/operation-barkhane/mali-l-armee-francaise-accusee-de-frappes-aeriennes-sur-un-mariage-affirme-avoir-vise-un-regroupement-de-jihadistes_4246525.html

COUP FOURRE DE L’US ARMY AU NIGER ? QUI A TUE LES 200 CIVILS NIGERIENS ?

Niger : qui a tué les 200 civils nigériens ?

Samedi 2 janvier, deux attaques meurtrières ont entraîné la mort d’une centaine de personnes dans les villages de Tchombangou et Zaroumdareye, situés dans la région de Tillabéri à 120 km de Niamey. La « zone des 3 frontières » est de nouveau frappée par une effroyable attaque qui suscite l’indignation générale et provoque de nouvelles vagues migratoires.

Selon certaines sources relayées par les médias mainstream « un évènement avait précédé cette sanglante attaque quelques jours plus tôt, impliquant deux présumés terroristes. Venus en reconnaissance à moto dans un petit village situé dans le département de Ouallam, deux hommes avaient été repérés par un groupe local d’autodéfense qui les aurait lynchés. “Apparemment, il s’agissait d’une réaction contre les populations locales qui se sont organisées pour se défendre contre des attaques terroristes. Les civils avaient identifié deux terroristes venus en moto, quelques jours avant l’attaque (...) Ils ont tué ces hommes et ce qu’il s’est passé samedi serait une forme de représailles”, explique une source sur place.

Ces attaques ont, pour la majorité du temps, lieu dans la fameuse zone des trois frontières.

Dans les autres pays d’Afrique, il faut savoir que ce genre d’attaque à l’encontre des civils, provoquent le déplacement de ceux-ci et permet donc non seulement au groupe terroriste de s’y installer, mais aussi, aucun témoin ne pourrait réellement voir ce qui se passe ou ce qui se trafique dans cette zone.

Cela dit, le Niger est assez particulier, et il faudrait peut-être voir la situation sous un autre angle.

Il y a un mois de cela, dans un communiqué rendu public le 16 novembre, le ministère des Affaires étrangères et de la coopération avait réfuté les allégations d’un média étranger selon lesquelles le Niger serait en train de mener des pourparlers secrets pour renouer les relations diplomatiques avec Israël.

Le communiqué a également qualifié ces rumeurs d’assertions sans aucun fondement, et réaffirmé l’appartenance du Niger à la Oummah islamique et en particulier à l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Le Niger a aussi attiré l’attention des États-Unis. Avec les nombreuses bases militaires que Washington a déployées dans le pays, Washington s’occupe en contrepartie de fournir des pseudo-aides, notamment en matière militaire, mais la Maison-Blanche tente, par-dessus tout, de prendre le contrôle entier du pays, que ce soit dans le domaine militaire, social, culturel, de l’éducation, etc., comme si le Niger avait besoin de ressembler entièrement et sur tous les plans !

En fait, outre les États-Unis, ce pays intéresse également Israël. Mais visiblement le “non” retentissant de Niamey, est peut-être resté en travers de la gorge de Tel-Aviv. L’acolyte de Tel-Aviv, à savoir Washington, cherche quand même un moyen de faire entrer Israël dans le reste des pays du Sahel.

Mais la priorité pour le moment, la France et les États-Unis, dans un premier temps, ce serait de vider la fameuse zone des trois frontières, de ces civils, mais surtout de ces résistants, pour y déployer définitivement la base arrière des terroristes dans une zone d’expérimentation du projet ACTS. Puis encadrer cette zone par une nouvelle frontière qui délimiterait la région du Liptako-Gourma, et encadrer le tout avec une frontière surnommée la Zone d’intervention élargie de l’Autorité du Liptako-Gourma.

Une nouvelle démarcation des frontières que l’on peut constater sur le continent en Afrique ressemble trait pour trait à la réunion de Berlin en 1882, à la seule différence, c’est que les populations africaines, surtout dans le Sahel et au Niger, sont des résistants farouches et ne tombent plus dans les pièges grotesques tendus par l’Occident.

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/05/642333/Niger--qui-a-tu%C3%A9-les-200-civils-nig%C3%A9riens--

SOUVENIR DES MARTYRS DE LA REPRESSION COLONIALE EN ANGOLA

4 Janvier 2021

 

Souvenir des martyrs de la répression coloniale en Angola
 

Souvenir des martyrs de la répression coloniale en AngolaLuanda, 4 jan (Prensa Latina) Les Angolais rendent aujourd'hui hommage aux martyrs de la répression coloniale dans le pays, en souvenir du 4 janvier 1961, lorsque des milliers de paysans ont été massacrés par l'armée portugaise.

Dans la province méridionale de Namibe, l'événement central de la manifestation aura lieu, sous la direction du ministère de la défense nationale et des anciens combattants de la nation, dirigé par son chef, João Ernesto dos Santos.

Au début de 1961, de nombreux paysans de la région de Baixa de Cassanje, à Malanje (centre), ont été brutalement réprimés pour avoir exigé de meilleures conditions de travail et de rémunération dans les plantations de coton, a déclaré le directeur national de l'Héritage historique militaire, le général João Pereira Massano.

Ce soulèvement, dit-il, a été le premier mouvement de protestation contre le régime colonial, mené par d'anciens travailleurs de la société belgo-portugaise Cotonang à Malanje.

Dans son édition du lundi, le quotidien Jornal de Angola a rappelé que les conditions de vie et de travail difficiles et la répression constante, ajoutées à l'influence de l'indépendance du Congo Kinshasa (actuelle République démocratique du Congo) en juin 1960, ont été les principaux facteurs qui ont déclenché le soulèvement.

Les grévistes s'armaient de machettes et de canhangulos (fusils de chasse artisanaux) ; en réponse, l'armée de l'air portugaise a largué des bombes incendiaires qui ont fait des milliers de morts, a rappelé le journal.

La révolte du 4 janvier 1961 à Baixa de Cassanje est l'un des jalons importants de la conscience patriotique et nationaliste du peuple angolais, a estimé le Mouvement Populaire pour la Libération de l'Angola (MPLA), au pouvoir, dans une déclaration faite à cette occasion.

Le communiqué du Bureau politique du Comité central du MPLA exprime l'éternel sentiment d'hommage et de reconnaissance envers les précurseurs de la lutte de libération, qui a conduit à la proclamation de l'indépendance le 11 novembre 1975.

Selon le MPLA, la meilleure façon d'honorer et de rendre hommage à tous ceux qui ont sacrifié leur vie au profit du peuple angolais réside dans l'engagement profond de toutes les forces vives de la nation en faveur de la stabilité politique et du renforcement de la réconciliation et de l'unité.

jf/mjm
source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=421352&SEO=recuerdan-en-angola-a-martires-de-la-represion-colonial

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