Afrique

MALI : DEUX NOUVEAUX SOLDATS FRANCAIS TUES DANS L'EXPLOSION DE LEUR VEHICULE BLINDE

Publié le 02 janvier 2021 à 23h30 Modifié le 02 janvier 2021 à 23h31

Deux nouveaux soldats français tués au Mali

Lecture : 2 minutes.

Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser ont été tués samedi au Mali.

Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser ont été tués samedi au Mali. (Photo ministère des Armées)

Deux soldats français, participant à l’opération Barkhane, ont été tués samedi dans le nord-est du Mali, dans une attaque à l’engin explosif improvisé, quelques jours après la mort de trois autres militaires français dans des circonstances similaires, a annoncé l’Élysée dans un communiqué.

Ce dernier précise ainsi que le président Emmanuel Macron a « appris avec une grande tristesse » la mort, dans la région de Ménaka, « en fin de matinée, de deux soldats du 2e régiment de hussards de Haguenau, le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser ».

Un lourd bilan depuis 2013

Lundi, trois soldats français - le brigadier-chef Tanerii Mauri et les chasseurs de 1ère classe Quentin Pauchet et Dorian Issakhanian - avaient également trouvé la mort après l’explosion d’une bombe artisanale dans la zone des « trois frontières », dans le centre du Mali, où la force antiterroriste française Barkhane concentre ses efforts depuis janvier.

« Leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif improvisé alors qu’ils participaient à une opération dans la région de Hombori », dans le Gourma malien, avait ainsi précisé la présidence française.

Les deux nouveaux décès de samedi portent à 49 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013, dans les opérations Serval puis Barkhane. Le bilan s’établit à 50 si on y ajoute un soldat mort au Tchad en 2013 dans le cadre de l’opération Epervier.

Ce dernier précise que le président Emmanuel Macron a « appris avec une grande tristesse » la mort, dans la région de Ménaka, « en fin de matinée, de deux soldats du 2e régiment de hussards de Haguenau, le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser ».

https://www.letelegramme.fr/monde/deux-nouveaux-soldats-francais-tues-au-mali-02-01-2021-12682861.php

NIGER : AU MOINS 56 CIVILS ONT ETE MASSACRES LORS DE L’ATTAQUE DE DEUX VILLAGES PAR DES TERRORISTES A LA FRONTIERE MALIENNE

Urgent: Au moins 56 morts lors d’une attaque de djihadistes au Niger près de la frontière malienne

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Au moins 56 morts lors d’une attaque de djihadistes au Niger près de la frontière malienne

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21:09 02.01.2021(mis à jour 21:57 02.01.2021)URL courte

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Au moins 56 morts lors d’une attaque de djihadistes au Niger près de la frontière malienne.

Après que des terroristes ont attaqué ce samedi 2 janvier les deux villages nigériens de Tchombangou et Zaroumdareye, situés non loin de la frontière malienne, le bilan des morts s’est établi à 56 personnes pour le moment, a déclaré un responsable du gouvernement, cité par l’agence Anadolu.

Il y a également au moins 20 blessés, selon le ministre de l'Intérieur Alkache Alhada, cité par l’agence. Il a précisé que des soldats avaient été envoyés dans la région.

Pourtant, Reuters évoque le nombre de 70 personnes mortes dans cette attaque qui s’est produite le jour de l’annonce des résultats préliminaires de l’élection présidentielle du pays.

Les résultats préliminaires des élections

Le candidat de la présidentielle du 27 décembre au Niger Mohamed Bazoumest, du parti au pouvoir, est arrivé largement en tête du scrutin avec 39,33% des suffrages, selon les résultats proclamés samedi. Il sera face à l'ex-Président Mahamane Ousmane, qui est arrivé deuxième avec 16,99%, au second tour en février.

Détails à suivre..

https://fr.sputniknews.com/afrique/202101021045012631-au-moins-56-morts-lors-dune-attaque-de-djihadistes-au-niger-pres-de-la-frontiere-malienne/

 

NORMALISATION AVEC "ISRAËL": APRES CELUI DU SOUDAN, UN SECOND DESISTEMENT, CELUI DU MAROC

Normalisation : le 2ème désistement est marocain !

Friday, 01 January 2021 3:25 PM  [ Last Update: Friday, 01 January 2021 3:32 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Manifestation à Rabat contre la normalisation avec Israël. ©Getty Images

Il y a trois jours le ministre soudanais de l'Information affirmait : « la paix avec Israël est une illusion. » Ce mot semble avoir frappé l'esprit de la cour au Maroc qui moins d'un mois après le tweet de Trump commence a réaliser le piège tendu au Royaume par un axe US/Israël qui cherche surtout pas la paix mais la guerre éternelle au Maghreb. Le journal Haaretz a rapporté que les responsables marocains ont décidé de reporter la normalisation des relations avec Israël jusqu'à ce que la position du prochain président américain sur certaines questions s'éclaircisse.

Des sources diplomatiques à Tel-Aviv ont révélé que le Maroc avançait plutôt lentement dans ses relations avec Israël, en attendant de connaître la position du président élu américain, Joe Biden, sur les engagements du président sortant, Donald Trump envers le Maroc, a écrit le journal Asharq Al-Awsat.

Selon des déclarations rapportées par Haaretz hier, jeudi, Rabat n'a pas l'intention d'annoncer des relations diplomatiques complètes, pour le moment, et se contente d'ouvrir des bureaux de liaison dans les deux capitales. « Le Maroc n'est pas intéressé par la signature d'un accord pour ouvrir deux bureaux de liaison lors d'une cérémonie festive, comme cela s'est produit dans les accords entre Israël et d'autres pays arabes », a écrit Haaretz.

Israël/Maroc: 1ère camisole de force?

Israël/Maroc: 1ère camisole de force?

« Le Maroc payera cher la normalisation de ses relations avec Israël. »

La raison en est qu’il attend l'investiture du président Biden, afin qu'il donne son avis sur les engagements de Trump, en particulier la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, qui fait l’objet de dispute avec le Front populaire de libération (Polisario). Il souhaite également connaître la position de Biden envers la cause palestinienne, que le roi Mohammed VI considère comme un engagement national et moral indispensable.

Une délégation technique marocaine s'est rendue en Israël cette semaine et a inspecté l'ancien siège du bureau de liaison à Tel-Aviv, que le Maroc a acquis en 1995 et fermé en 2000, et a décidé de recommander au gouvernement de Rabat de l'utiliser à nouveau. Le mois prochain, une délégation officielle du Maroc arrivera pour signer un accord entre les deux parties pour ouvrir deux bureaux de liaison et opérer des vols directs entre eux.

Selon des sources israéliennes, la signature va avoir lieu au cours d'une cérémonie modeste. Il y a une objection marocaine à l'utilisation du mot « normalisation », étant donné que les relations de normalisation ont existé ces dernières années. Ce niveau de relations suffira jusqu'à ce que les positions du président Biden soient claires.

Rabat trahit, la Résistance réagit

Rabat trahit, la Résistance réagit

Différents groupes palestiniens n’ont pas tardé à condamner la décision de Rabat de normaliser avec l’ennemi sioniste.

D'autres sources à Tel-Aviv ont déclaré que l'équipe de Biden ne serait pas pressée d'annoncer sa position en ce qui concerne les attentes marocaines, ce qui dérangerait au plus au point Rabat. La position israélienne n’est pas moins inquiétante, qui nie la question palestinienne et se concentre sur des projets de judaïsation de Qods-Est occupée et de colonisation en Cisjordanie.

Il est prévu que, le mois prochain, des vols directs entre Israël et le Maroc commencent. Il est à noter que le Maroc, Israël et les États-Unis ont signé, plus tôt en décembre, une déclaration tripartite conjointe dans la capitale, Rabat, concernant la normalisation des relations entre Rabat et Tel-Aviv.

Le Maroc est devenu le quatrième pays à établir des relations diplomatiques avec Israël, après les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan l'année dernière.

Israël/Emirats: le Maroc pris au piège ?

Israël/Emirats: le Maroc pris au piège ?

Les réactions arabes se poursuivent 

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/01/642018/Maroc-Isra%C3%ABl-normalisation-Polisario-Palestine

RUPTURE DE LA COALITION AU CONGO : LE PRESIDENT TSHISEKEDI DEMONTRE SON ALLEGEANCE AUX USA ET A L’UE

Rupture de la coalition au Congo : le président F. Tshisékédi démontre son allégeance aux Américains et Européens

 

25 Déc 2020

   

La rupture de la coalition par le président F. Tshisékédi avec l’ancien président Joseph Kabila a réjoui sans conteste le gouvernement américain ainsi que la France et la Belgique. L’allégeance du président congolais aux Occidentaux ne fait plus aucun doute. L’avenir appelle donc à une vigilance accrue sur les réformes qui seront initiées par le président F. Tshisékédi.

Mais que s’est-il passé ces derniers jours ? Le 6 décembre, le président congolais Félix Tshisékédi annonçait la fin de la coalition qu’il formait avec son prédécesseur, l’ancien président Joseph Kabila. La rupture de cette alliance, le président congolais l’avait déjà brandie par le passé tout en calmant le jeu par la suite [1]. On pouvait donc s’y attendre, d’autant que les élections de 2023 se rapprochent. Une coalition qui était sans nul doute fragile au regard des divergences entre les deux hommes, du contexte dans lequel cette alliance s’est formée et des pressions exercées par les pays occidentaux pour y mettre fin. Pour rappel, à la suite des élections présidentielles et législatives congolaises de décembre 2018, F. Tshisékédi est devenu président du Congo et la plateforme politique soutenant J. Kabila, le FCC (Front commun pour le Congo) a remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans 24 sur 26 assemblées provinciales, tout cela au terme de résultats contestés.

Tshisékédi a donc voulu acquérir une majorité qu’il n’avait pas à l’Assemblée nationale et qui l’empêchait, comme il l’a déclaré, « de mener sa politique de réformes ». Des pétitions par les partisans du président (équivalent à une motion de méfiance) ont été lancées contre le bureau de l’Assemblée nationale, entrainant la chute du bureau, avec 281 voix pour et 200 pour son maintien. Résultat : les députés de l’Assemblée nationale (la majorité) seraient désormais en faveur du Président actuel. Néanmoins, le Sénat congolais (membres élus indirectement) et deux tiers des postes ministériels ainsi que le poste de Premier ministre sont encore occupés par des partisans du FCC, la plateforme dont Joseph Kabila est « l’autorité morale ». Le changement voulu par le président Félix Tshisekedi n’est donc pas encore complet. Conclure à une mainmise totale à l’heure actuelle de F. Tshisékédi sur les institutions serait donc une erreur, ou à tout le moins une analyse précipitée de la situation.

Mais l’enjeu est bien au-delà de ces deux hommes : les États-Unis, dans leur guerre commerciale contre la Chine, tiennent à contrôler la RDC, qui possède de 50 à 60% des réserves mondiales de cobalt alors que la production des voitures électriques nécessitant ce minerai est appelée à exploser davantage pendant les prochaines années. Afin de pouvoir tirer profit pour le pays de l’exploitation des matières premières, l’ancien président J. Kabila a fait réviser et promulguer, en 2018, le Code minier, ce qui augmente les taxes que l’État congolais prélève sur les exportations, notamment du cobalt. Cette révision du Code minier a suscité les foudres des sociétés minières occidentales qui courtisaient dès le début de son mandat, le nouveau président en vue de sa révision[2]. Or, une révision du Code minier nécessite la majorité à l’Assemblée nationale…

Derrière J. Kabila et F. Tshisékédi, on retrouve donc les grandes puissances mondiales, la Chine et les États-Unis. L’ancien président J. Kabila s’était tourné durant sa présidence vers la Chine. Cela avait suscité le mécontentement des États-Unis et des pays européens. S’adressant au président Joseph Kabila, on se souvient des propos tenus en 2008 par Karel De Gucht, le ministre des Affaires étrangères belge de l’époque : « Je vous le dis, les accords avec la Chine ne passeront pas le cap de l’Assemblée nationale. […] Vous devez remanier votre gouvernement et m’en tenir informé et surtout les 200 millions de dollars que nous vous donnons au titre de l’aide nous donnent un droit de regard moral sur votre politique [3]».

Quant à F. Tshisékédi, dès le début de son mandat, il s’est montré clairement comme l’allié des Occidentaux. Lors de son premier discours du 13 décembre 2019 sur l’état de la Nation[4]  (allocution annuelle présentant sa politique générale), il a déclaré sans détour son allégeance à l’Occident : « Les défis auxquels la RDC fait face ont toujours bénéficié de l’appui de la communauté internationale, notamment les Nation Unies, l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis et la Grande-Bretagne désormais engagés dans les efforts de la reconstruction de notre pays. C’est ici le lieu de leur rendre hommage ».

Le ton était donné : remerciement et hommage aux Occidentaux ! Pourtant, on sait que la raison principale de l’état actuel du Congo réside dans les années d’exploitation à outrance du pays durant la colonisation ainsi que l’instabilité et les pillages dont les États-Unis et les institutions internationales (le Fond monétaire international et la Banque mondiale) sont les principaux concepteurs-acteurs.

Quelques mois avant la rupture de la coalition, Féix Tshisékédi ouvrait la porte à l’ingérence économique et militaire étatsunienne : la reprise avec l’AGOA et la coopération militaire entre la RDC et les États-Unis[5].

L’AGOA (African Growth and Opportunity Act, en français, Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique) est l’outil de l’impérialisme américain pour bénéficier des produits africains à faible coût. Et F. Tshisékédi déroule le tapis rouge pour sa relance… Dès lors, il n’y a rien d’étonnant à l’annonce de la rupture de son alliance avec l’ancien président J. Kabila que les alliés occidentaux de Tshisékédi appelaient de leurs vœux et qu’ils soutiennent.

« Le changement, c’est Tshisékédi. Notre stratégie consiste à supporter une nouvelle vision qui promeut la lutte contre l’impunité, contre la corruption et valorise la démocratie et les droits de l’homme [6]», déclarait, très enthousiaste, Mike Hammer, l’ambassadeur américain et « quasi-conseiller » de Félix Tshisekedi. « On sait que c’est difficile, mais avec Tshisékédi, il y a une opportunité unique d’obtenir des avancées pour la RDC et pour les intérêts américains », s’est-il réjoui. Quant au ministère belge des Affaires étrangères, le 9 décembre, il ne cachait pas non plus sa satisfaction de voir la RDC « s’ouvrir » une nouvelle fois aux intérêts des Occidentaux : « La Belgique est prête à contribuer à la mise en œuvre des importantes réformes présentées suite aux consultations menées par le Président Tshisékédi.[7]» La nouvelle configuration politique en RDC appelle donc à surveiller de près les réformes néolibérales que voudra mettre en œuvre F. Tshisékédi. Le nouveau code minier est un enjeu principal.

 

Source: Investig’Action

Notes:

[1] https://www.lalibre.be/international/afrique/tshisekedi-menace-de-dissoudre-l-assemblee-nationale-tensions-a-tous-les-etages-dans-la-coalition-au-pouvoir-5e332cfaf20d5a6521f94fc0

[2] https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2019/02/06/des-miniers-ont-entame-de-discussions-avec-le-nouveau-regime-autour-du-code-minier.html/34728/

[3]http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2008/05/25/cest-le-gouvernement-congolais-qui-replique-a-la-belgiques/

[4] https://www.youtube.com/watch?v=4KbOclXmMqc

[5]https://twitter.com/USEmbKinshasa/status/1290598562552840193?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1290598562552840193%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.dw.com%2Ffr%2Fles-usa-reprennent-la-coopC3A9ration-militaire-avec-la-rdc%2Fa-54508960

[6] https://twitter.com/usembkinshasa/status/1323368739975303168

[7] https://mobile.twitter.com/belgiummfa/status/1336712572142227456

https://www.investigaction.net/fr/rupture-de-la-coalition-au-congo-le-president-f-tshisekedi-demontre-son-allegeance-aux-americains-et-europeens/

L’AFRIQUE AUX AFRICAINS. BARKHANE ET MACRON S’ENFONCENT DANS LE BOURBIER MALIEN. EN RCA ECHEC DES PLANS DE DESTABILISATION DE MACRON.

Zoom Afrique du 27 décembre 2020

Sunday, 27 December 2020 2:32 PM  [ Last Update: Sunday, 27 December 2020 5:16 PM ]

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Mali: une année noire pour la France

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L’actualité en Afrique :

Le président togolais en visite de travail et d’amitié au Niger ;

RDC : l’ABCE réitère sa fidélité à Joseph Kabila

Covid-19 : le Niger prêt à débourser 70 milliards pour s’octroyer le vaccin

Tchad : le kilogramme du coton graine est désormais de 227,5 francs

Les analyses de la rédaction :

Mali : une année noire pour la France

Ces derniers jours de l’année 2020 sont visiblement bourrés d’échecs pour la force d’occupation et son outil Barkhane au Mali.

C’est sur un ton assez désespéré que France24 annonce la dernière victoire de l’armée malienne dans sa lutte contre le terrorisme, à savoir la mort d’une dizaine de terroristes dans le centre du pays, jeudi, près de la frontière burkinabè, lors d’une attaque contre un convoi militaire.

L’attaque a eu lieu jeudi après-midi entre Dinangourou et Mondoro, a indiqué l’armée sur Twitter. « Le détachement accroché (par les assaillants) a bénéficié d’un appui de feu de l’aviation », a-t-elle dit, sans plus de détail.

Le bilan s’établit « côté ennemi à une dizaine de terroristes tués », sans perte en vie humaine pour les militaires maliens, selon la même source.

Décidément, Barkhane s’enfonce dans le bourbier malien et c’est pour cette raison d’ailleurs qu’il renonce à une contribution directe et au déploiement de ses chars Leclerc au Mali.

Selon Opex360, l’ancien chef d’état-major de l’armée de terre, le général Bosser plaidait cependant pour le déploiement du char Leclerc au Sahel : « Concernant le char Leclerc, je souhaitais qu’il soit déployé dans la bande sahélo-saharienne, car il offre un meilleur contrôle du terrain, une meilleure vision de nuit ainsi qu’une meilleure capacité de tir en roulant. Je considère que si nous devons un jour faire face à un raid de Toyota, le char Leclerc, avec l’hélicoptère de combat, sera la meilleure réponse. Je n’ai donc pas changé d’avis. » Mais son successeur, le général Thierry Burkhard, ne semble pas être d’accord avec cette idée.

« Depuis, son successeur, le général Thierry Burkhard, n’a pas repris cette proposition à son compte [sauf erreur…]. Et le char Leclerc ne sera vraisemblablement jamais engagé au Sahel », écrit l’Opex360 à ce sujet.

Barkhane a peur d’être pris pour cible des attaques de l’armée malienne, armée qui a su renaître de ses cendres et de prouver sa capacité.

Mais les événements au Mali ne s’arrêtent pas là : dans un récit assez incroyable, les médias mainstream annoncent une dispute dégénérée entre deux Français au Mali lors d’une altercation qui aurait éclatée dans la nuit alors que les deux hommes auraient été sous l’emprise de l’alcool.

Cet incident survient à Gao, où il y a près d’un mois, des attaques ont eu lieu contre la Minusma et Barkhane et là où l’armée a fait son retour malgré tout ce que Barkhane a mijoté afin d’empêcher ceci.

Mais ce n’est pas tout, car en ces derniers jours de 2020, une autre information étrange attire l’attention : Soumaïla Cissé, le leader de l’Union pour la République et la démocratie (URD) est décédé à Paris du Covid-19.

C’est Paris aussi qui l’a accueilli il y a quelques jours pour soigner sa Covid-19.

Étrange mort…, qui profiterait de cette disparition ?

Il est vrai qu’à travers le coup d’État d’août dernier au Mali, la force d’occupation a cru avoir pris en main le Mali et les Maliens. Mais ce peuple souverainiste a montré à maintes reprises que seule la souveraineté de son territoire lui importe et qu’il continuerait à soutenir les FAMA, qui même avec peu de moyens ont réussi à faire reculer Barkhane et compagnie.

Éthiopie : l’Occident multiplie ses pressions

En Éthiopie, les pressions de l’axe US-Israël se poursuivent et cette fois-ci c’est en soutenant les réfugiés du Soudan, du Kenya et de l’Éthiopie que cet axe compte mettre à genou le gouvernement d’Abiy Ahmed.

« En Éthiopie, les conséquences de la guerre au Tigré se font sentir sur le plan humanitaire. Même si elle continue de faire pression sur le gouvernement pour trouver une issue pacifique au conflit, l’UE se mobilise pour venir en aide aux réfugiés et déplacés de la région. L’Union européenne (UE) va décaisser 29 millions $ pour aider l’Éthiopie, le Kenya et le Soudan à faire face aux conséquences du conflit tigréen. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié le 19 décembre 2020 », lit-on sur Agence Ecofin à ce sujet.

La mission de l’UE est claire : elle cherche à implanter les réfugiés tout au long des frontières éthiopiennes, un peu à l’image de ce qu’elle a fait en Syrie, afin de créer des foyers pour alimenter la rébellion armée au Tigré.

Sans surprise, le nom du Soudan figure parmi les 3 pays qui se trouvent dans la liste de l’UE.

Le Soudan, manipulable et devenu récemment proche d’Israël, serait donc le meilleur foyer pour la création d’une rébellion armée non loin des frontières éthiopiennes afin de la pousser à se soumettre aux diktats occidentaux.

Ce n’est pas sans raison d’ailleurs que depuis quelques semaines les médias mainstream soufflent sur les braises d’un conflit interafricain entre le Soudan et l’Éthiopie.

 Alors qu’il y a une semaine, ces mêmes médias occidentaux parlaient d’altercation entre les forces armées des deux pays suite au conflit du Tigré et les déstabilisations survenues dans les frontières des deux pays, cette fois-ci, RFI évoque le désaccord des deux pays sur la démarcation de la frontière du triangle d’el-Fashaga.

« Le dernier round de négociations a échoué mercredi avec l’échec des deux jours de dialogue organisés à Khartoum et de nouvelles violences ont éclaté le jour même. L’armée soudanaise a revendiqué la reconquête des zones de Salam Bir et Mahaj. Tandis que plusieurs sources confirmaient un bombardement de l’armée éthiopienne ayant blessé au moins un berger soudanais », lit-on sur RFI.

En ces temps de déstabilisations et alors que la force d’occupation et l’axe US-Israël tentent d’étendre leur emprise depuis le Sahel vers la Corne de l’Afrique, les pays de la Corne devraient rester plus vigilants et soudés pour empêcher une emprise de l’axe du mal sur cette région.

Centrafrique : les plans de déstabilisations échoués

En Centrafrique, la force néo-colonialiste n’a pas réussi à obtenir ce qu’elle souhaitait avoir à travers les plans de déstabilisations et de manipulations, et ce, suite à la vigilance de son peuple et à l’intelligence de son président.

Dans cette période d’élections en RCA, cette force colonialiste tente le tout pour le tout afin de déstabiliser une RCA qui a su jusqu’ici ramener à la table des négociations toutes les parties pour et opposées au gouvernement et a su également choisir avec qui coopérer.

Moins de 48 heures avant ces élections, une information relayée par les médias mainstream annonce la mort de trois soldats de la MINUSCA en RCA.  

« Le jour de Noël et à 48 heures des élections, des éléments non identifiés ont attaqué les forces de défense et de sécurité centrafricaines et la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) à Dékoa (250 kilomètres au nord de Bangui), dans la préfecture de Kémo, et à Bakouma (850 kilomètres au nord-est de la capitale), dans la préfecture du Mbomou.Trois Casques bleus burundais de la MINUSCA ont été tués et deux autres blessés à Dékoa. António Guterres a fermement condamné ces “attaques odieuses” et ces meurtres de Casques bleus. Le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Vokna Bozkir, a également condamné des “actes haineux ne compromettront pas les efforts de l’ONU à soutenir le peuple centrafricain”, ni la détermination de l’Organisation à atteindre la paix et la sécurité dans ce pays d’Afrique centrale », écrit le site officiel des Nations Unies.

À qui profite cette attaque causant la mort des soldats de l’ONU ?

Cet incident pourrait très bien servir de prétexte afin d’accuser les rebelles pour briser la réconciliation nationale et justifier la deuxième intervention militaire de la France, après celle effectuée par les Mirage 2000D il y a 4 jours dans le ciel de Kaga Bandoro suite à ce que la France a appelé une démonstration de présence. Mais au fait, un pays souverain a-t-il besoin de la démonstration de présence des avions de chasse de son ancien colonisateur ?

L’intervention française ne vise pas uniquement la Russie, principal allié de la RCA, mais vise surtout à contrer l’État centrafricain qui a réussi à mettre à la porte l’occupation française.

Mais comme à son habitude, le peuple centrafricain reste uni à son gouvernement et à son président, et c’est cette union qui met en échec les nombreuses tentatives de déstabilisation de la France.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/27/641602/Mali:-une-ann%C3%A9e-noire-pour-la-France

AU NOM DU PEUPLE DE FRANCE, MACRON MENACE DE BOMBARDER LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

RCA: la France menace de bombarder !

Et puisque les Centrafricains, État et nation ensemble sont sur le point de mettre la force d’occupation française à la porte et que cette mise à la porte pourrait se manifester à travers la présidentielle qui s'annonce et bien la France laisse tomber les masques...et sort ses Mirages 2000 comme dans le temps en Côte d’Ivoire. Évidemment la présence de Wagner russe ultime prétexte, croit la France, fera l’affaire. Voyons comment le site militaire Opex360 justifie cette honteuse ingérence militaire dans les affaires intérieures d'une RCA souveraine en dénaturant la réalité :

" Depuis la semaine dernière, et alors que doit se tenir une élection présidentielle le 27 décembre prochain, une coalition de groupes rebelles centrafricains a dénoncé l’accord de Khartoum, signé en février 2019, refait parler la poudre, avec l’objectif de marcher sur Bangui, la capitale. Dans le même temps, l’ex-président Bozizé, qui fut renversé par ces mêmes groupes armés en mars 2013, tente de revenir sur le devant de la scène.

Ces derniers jours, des combats ont notamment été signalés entre trois groupes rebelles [3R, MPC et factions anti-balaka] et les Casques bleus de la Mission des Nations unies en République centrafricaine [MINUSCA] dans l’ouest du pays. Des mercenaires de la société militaire privée [SMP] russe Wagner auraient également été impliqués. Pour rappel, la Russie soutient le président actuel, Faustin-Archange Touadera. Et, le 22 décembre, elle a confirmé l’envoi à Bangui de « 300 instructeurs militaires. Son influence étant contestée par Moscou, Paris ne pouvait pas ne pas réagir. Et, ce 23 décembre, à la demande de M. Touadéra et en accord avec la MINUSCA, le président Macron a ordonné à l’armée de l’Air & de l’Espace de mener une mission de type « démonstration de présence » en Centrafrique. "

Le mensonge le plus éhonté dans ce texte est que Touadera aurait appelé a une démonstration de force anti russe. C’est faux, archi faux quand on sait que le président a si habilement joué pendant des années la carte russe contre l'occupation  française. 2e mensonge le mot rebelle. Ce ne sont pas les rebelles, mais les Centrafricains qui ne veulent plus des agents occidentaux déguisés en soldats de l’ONU, mais la France pourra-t-elle s’imposer en menaçant ? Déjà, elle a fait appel à l’armée rwandaise pour qu’il embrase les frontières centrafricaines.

« Pour sa part, Kigali a confirmé, ce lundi, l’envoi de troupes en RCA. « Le gouvernement rwandais a déployé une force de protection en République centrafricaine, dans le cadre d'un accord bilatéral de défense. Le déploiement est en réponse au ciblage du contingent des Forces de Défense du Rwanda (RDF) sous la force de maintien de la paix de l'ONU par les rebelles soutenus par (l'ancien président) François Bozizé », indique un communiqué de l’armée rwandaise », lit-on sur agenceecofin.

« Les troupes rwandaises contribueront également à assurer une élection générale pacifique et sécurisée prévue le dimanche 27 décembre 2020, vingt-deux mois après l'accord de paix qui a été conclu entre le gouvernement et quatorze groupes armés », ajoute le communiqué.

Le Sénégal tient bon face aux ingérences occidentales :

Le Sénégal du président Sall a largement déjoué les coups US/Occident et même contribué à briser les sanctions contre les États souverains comme l'Iran et le Venezuela. Or ce mécanisme inquiète, le contrat de DP world qui risque de faire des ports sénégalais une base pour briser ce mécanisme anti sanction, inquiète…

Un milliard et cent millions (1,1 milliard) de dollars c’est le montant de l’investissement que compte réaliser la société émiratie DP World pour construire l’un des plus importants ports en Afrique de l’Ouest, précisément au Sénégal. Une convention vient d’être signée entre Dakar et ce leader portuaire.

Jusqu’ici le port assure non seulement la quasi-totalité des échanges extérieurs du Sénégal, mais également près de 60% de ceux du Mali avec le reste du monde, hors pays de la sous-région. Cependant, cela pourrait bientôt changer, avec ce projet pharaonique de DP World localisé à Ndayane, à une cinquantaine de kilomètres de Dakar, non loin de Popenguine où se trouve la résidence d’été du chef de l’État sénégalais.

Ce n’est pas tout : au cours du mois dernier, le croiseur de la Marine San Jacinto a quitté la nation insulaire ouest-africaine du Cap-Vert pour une mission secrète visant à aider à porter un coup dur au président Nicolas Maduro du Venezuela.

La mission a été lancée début juin, quand Alex Saab, un homme d’affaires colombien qui est largement considéré comme l’architecte des accords économiques qui maintiennent le gouvernement Maduro à flot a été arrêté au Cap-Vert lorsque son avion privé s’est arrêté pour faire le plein en route vers l’Iran depuis le Venezuela. Les États-Unis ont demandé son extradition au titre des accusations de blanchiment d’argent américaines, et une procédure judiciaire a commencé.

Au Cap-Vert, ont déclaré des responsables américains, le processus d’extradition se poursuit et les appels de M. Saab devraient durer au moins jusqu’au début de 2021. Un avocat de M. Saab n’a pas renvoyé de demandes de commentaires par courrier électronique. Un haut responsable du Pentagone a déclaré qu’aucune décision n’avait été prise sur le remplacement du San Jacinto par un autre navire de la marine après les vacances.

Mais le Sénégal tolère la présence de l'Africom sur son territoire n'empêche qu'il suit attentivement le jeu auquel s'apprête cette instance militaire US en Afrique et surtout en Libye, ces campagnes anti-russes et sa volonté d'étendre le conflit à partir du Sahel vers la côte. 

RCA: qui chercher à provoquer une crise inter-africaine ?

Les médias mainstream accusent le Tchad de dépêcher un contingent de militaires en renfort aux groupes armés opposés au régime de Bangui.

Est-ce vrai ?

Luc Michel, géopoliticien nous en dit plus.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/25/641492/RCA--la-France-menace-de-bombarder--

 

MADAGASCAR : LE TAUX DE PAUVRETE ATTEINT 77,4%

Conjoncture économique : le taux de pauvreté atteint 77,4%

jeudi 17 décembre | Mandimbisoa R.

L’économie malgache s’est contractée de 4,2% cette année. C’est ce que la Banque mondiale a indiqué dans sa dernière note de la conjoncture économique pour Madagascar. Elle estime ainsi que près de 1,4 million de personnes sont tombées sous le seuil de pauvreté (à 1,9 dollar par jour) cette année, ce qui porte le taux de pauvreté à 77,4%, son niveau le plus élevé depuis 2012.

L’intensité de la récession est comparable à celle de la crise politique de 2009. Elle s’est notamment manifestée par une forte baisse des recettes d’exportation et des investissements privés.

Les perturbations du commerce international et de l’activité domestique liées à la pandémie de Covid-19 sont les principales cause de cette récession. Au cours du premier semestre de l’année, 64% des ménages ont signalé une perte de revenus et 97% des entreprises une baisse de la demande de leurs produits et services. Un arrêt brutal de l’activité économique a entraîné une augmentation significative de l’extrême pauvreté, les populations vulnérables des zones urbaines étant particulièrement touchées.

L’effondrement des recettes fiscales, associé à la crise, et l’augmentation des dépenses publiques ont entraîné une aggravation du déficit budgétaire. Celui-ci a atteint 5,2% du produit intérieur brut (PIB) cette année. Les risques de surendettement ont augmenté ces derniers mois, mais malgré que le secteur financier ait été touché par l’augmentation des défauts de crédit, la solvabilité des banques reste généralement saine.

« En l’absence de réformes ambitieuses, la crise risque d’exacerber ces contraintes et de freiner durablement le développement du pays », souligne Marc Stocker, économiste principal à la Banque mondiale pour Madagascar et auteur du rapport. « Au-delà des répercussions de la crise, la croissance économique reste structurellement entravée par l’insuffisance du capital humain, la forte prévalence de l’informalité et de l’agriculture de subsistance, le manque et le mauvais entretien des infrastructures de connectivité, et la faiblesse de la gouvernance », avance-t-il.

Les prévisions ne sont pas encore bonnes pour l’année à venir. La Banque Mondiale estime que les effets économiques de la pandémie continueront de se faire sentir en 2021. « La croissance devrait se redresser graduellement pour atteindre 2% en 2021, avant de rebondir plus sensiblement à 5,8% en 2022 », indique-t-elle dans sa projection. Une projection largement moins optimiste celle de l’Etat, qui prévoit un taux de croissance de 4,5% l’année prochaine, dans le projet de loi de finances 2021. Le taux de pauvreté restera bien supérieur à ses niveaux d’avant la crise, ne diminuant que modérément pour atteindre 76,6% en 2022. Mais les projections restent incertaines, avec la possibilité qu’une deuxième vague de la pandémie ou d’autres chocs économiques et climatiques retardent la reprise, prévient la Banque Mondiale.

« Le retour à une croissance durable va largement dépendre de la capacité de l’Etat à mobiliser des ressources intérieures pour les investissements prioritaires dans le capital humain et les infrastructures, ainsi que des réformes d’envergure pour stimuler l’investissement privé et la création d’emplois, accélérer la dématérialisation de l’économie, stimuler la productivité agricole, et renforcer la sécurité alimentaire », déclare Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque mondiale à Madagascar.

https://www.madagascar-tribune.com/Conjoncture-economique-le-taux-de-pauvrete-atteint-77-4.html

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2020/12/22/madagascar-conjoncture-economique-le-taux-de-pauvrete-atteint-774-mcar-tribune/

MALI : LA FRANCE CONTINUE D'ETRE POUSSEE VERS LA SORTIE

Au Mali, la France continue d’être poussée vers la sortie !

Les Maliens ne lâchent pas le combat contre la présence française. En effet, la population est bien consciente que toutes initiatives politiques ne serviraient à rien tant que la France tente d’avoir la main sur le pays et ses institutions. C’est pourquoi, un mouvement de protestation prend forme et annonce descendre massivement dans les rues le 20 janvier pour demander une fois de plus le départ de Barkhane et dénoncer la politique française au Mali.

Pour ce faire, ils affirment que le peuple malien se propose une lutte sans relâche contre la politique africaine de la France, c’est-à-dire la présence militaire française sur le territoire malien, l’occupation des 2/3 du territoire malien par des groupes armés à la solde de la France, l’ingérence de la France dans les affaires intérieures du Mali, le mécanisme du franc CFA, etc.

Par conséquent, le mouvement lance un appel à l’endroit de tous « les dignes » fils du Mali pour une sortie massive le 20 janvier 2021 pour « chasser la France du territoire du Mali ». Ils justifient la date 20 janvier par le fait que cette date est très importante dans l’histoire du Mali. Elle marque le jour de la demande du départ des troupes françaises du Mali par le père de l’indépendance, Modibo Keïta. Ils estiment que seul le peuple malien peut demander le départ de la France.

De façon continuelle et efficace, le mouvement prévoit des actions sur le plan national et international, ainsi que dans toutes les régions accessibles jusqu’à la libération totale du Mali de l’occupation française.

Le mouvement dit « Yèrèwolo debout sur les remparts », a fait signer une pétition par plus de huit millions de Maliens pour demander une coopération militaire avec entre autres la Russie mais surtout avec ceux qui acceptent un partenariat gagnant-gagnant. Car effectivement, le plus grand coup que peut donner le Mali à la France, c'est de lui montrer que le Mali n'a absolument pas besoin de la France pour se développer. En rappel, depuis les indépendances des pays africains, l'Occident a toujours, jusqu'au jour d'aujourd'hui, fait croire non seulement à l'Afrique mais même au monde entier, que l'Afrique ne peut absolument pas se développer sans l'aide des néo-colons ! Ce qui est bien sûr faux, et les populations africaines se rendent de plus en plus compte que ce qui freine le développement du continent c'est justement la présence occidentale. 

D'ailleurs, à chaque fois qu'un pays africain, ou une région veut se développer, les premiers à mettre des bâtons dans les roues de ce pays cible c'est bien l'Occident.

L’effet domino en partance de la Centrafrique arrive au Mali. La population est consciente que la présence d’occupation militaire est nuisible aux intérêts du peuple malien. C’est pourquoi pour la énième fois, les Maliens montrent qu’ils ne veulent plus tomber dans les pièges politiques que veut leur tendre la France afin d’occuper inutilement les esprits, et surtout, afin de se faire un peu oublié par les Maliens. Mais c’est encore un échec ! Le pillage des ressources naturelles du pays, l’accrochage au FCFA, le démembrement du pays, l’occupation de militaire étrangère, bref, le pays est sous sanction depuis très longtemps, et c’est la population qui en paye le prix. Il est temps que cela cesse, et les maliens sont bien décidés à aller jusqu’au bout pour préserver l’intégrité et la souveraineté du grand Mali qui est perpétuellement remis en question par l’Occident !

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/21/641197/Mali:-la-France-continue-d%E2%80%99%C3%AAtre-pouss%C3%A9-vers-la-sortie%C2%A0!

 

LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE FAIT CAPOTER LE PUTSCH OURDI PAR MACRON

 

Zoom Afrique du 20 décembre 2020

Sunday, 20 December 2020 4:33 PM  [ Last Update: Sunday, 20 December 2020 4:33 PM ]

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Le scénario malien échoue en RCA

L’actualité en Afrique :

Sénégal : 52 villages de Nioro et Kaffrine bientôt électrifiés ;

Burkina Faso : l’association Afrik Béog kômba s’engage pour la cohésion civile et militaire ;

Coup de pouce à l’agriculture dans la Central River en Gambie ;

La Zambie se dote désormais d’une politique nucléaire.

Les analyses de la rédaction :

Le scénario malien échoue en RCA :

Zoom Afrique a déjà mis en garde contre cette campagne particulièrement paradoxale lancée par le Facebook outil stratégique de la CIA et du Pentagone pour manipuler les opinions quand ce dernier a ciblé les comptes pro-français en le supprimé au Mali et en RCA, et ce, en faveur des comptes pro-russes.

Il y a deux jours, notre émission a dénoncé une manœuvre de manipulation, en voici, l’illustration.

Dans son édition datée du 20 décembre, RFI dit : « Le ministre de la Communication centrafricain et porte-parole du gouvernement s’est exprimé, ce samedi 19 décembre, dans un communiqué officiel alors qu’une offensive des groupes armés dans l’Ouest vendredi a contraint l’ONU à déployer ces Casques bleus. Il y dénonce une tentative de coup d’État de la part de l’ancien président François Bozizé, exclu de la présidentielle du 27 décembre prochain. »

RFI ajoute que dans ce communiqué officiel, les autorités dénoncent « les intentions manifestes de marcher sur Bangui » des groupes armés et évoquent des velléités de coup d’État. Si jusqu’à présent son nom n’était que cité à demi-mot derrière l’organisation des derniers événements, le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui affirme ce samedi matin que François Bozizé est à l’origine encore de « cette tentative de déstabilisation ». Il assure que l’ancien chef d’État s’est attaché les services de mercenaires étrangers en échange de la possibilité pour ceux-ci de piller Bangui pendant 72 heures.

Ce qui ressort de cette information est clair : depuis 2019 date du retour de l’ex-président François Bozizé de son exil français, la puissance colonialiste qui voit chaque jour son précarré centrafricain se rétrécir comme une peau de chagrin et ce, à la faveur de la présidence Touadéra, souverainiste, indépendantiste et proche de l’Est, cette même puissance travaillait à commettre un coup d’État avec en toile de fond le renversement de l’état centrafricain, à déclencher des tensions inter-centrafricaine, à mener à l’expulsion des forces russes voir la fermeture des bases, et à pousser à l’annulation des contrats militaires et économiques RCA-Russie.

Dans l’esprit des stratèges néo-colonialistes françaises, ce plan devrait ressembler plus au moins à celui mis en œuvre au Mali. L’arrivée d’une junte au pouvoir qui ramerait à contre-courant du peuple, et ce, pour rendre service aux intérêts des puissances occidentales.

Or, visiblement le coup a tourné court et la France bien en colère, n’hésitera pas à mettre d’ici quelque jour cet échec sur le dos de la Russie.

D’où cette campagne de Facebook qui suggérait que le peuple centrafricain qui comme le peuple malien ne sont que de marionnettes dont les ficelles sont tirées par la Russie la chine, etc.

En ce qui concerne l’échec du coup d’État que RFI cherche perfidement à mettre sur le compte des forces de l’ONU infiltrées par les putschistes sans doute pour justifier leur présence dans une République centrafricaine où la population hait l’ONU et autres outil colonialiste, c’est un coup de maître du renseignement centrafricain, mais aussi des forces armées FACA qui viennent de prouver que la RCA n’est pas une république banalisée comme l’est la République française.

Guerre hybride par-ci par-là :

Guerre hybride par-ci par-là… alors que les forces américaines expulsées de Somalie débarquent au Yémen pour occuper les îles du Sud yéménite, le Kenya, l’allié des USA et d’Israël déclare presque la guerre au gouvernement de la Somalie.

« Le gouvernement somalien a décidé de rompre ses liens diplomatiques avec le Kenya. La Somalie appelle tous ses diplomates en poste au Kenya à rentrer au pays et a ordonné aux diplomates kényans en Somalie de quitter le pays d’ici sept jours, à compter du 15 décembre 2020 », a déclaré le ministre somalien de l’Information Osman Abukar Dubbe lors d’une conférence de presse.

« Le gouvernement fédéral somalien a pris cette décision en réponse aux violations politiques récurrentes et éhontées du Kenya contre la souveraineté de notre pays », a ajouté le ministre.

À quelques kilomètres de là, l’Éthiopie d’Abiy Ahmed, est sur le point d’entrer en guerre contre une armée soudanaise qui nourrit au pétrodollar saoudien et incité par l’axe USA-Israël cherche à régionaliser le conflit de Tigré que l’état éthiopien avait réussi à gérer avec succès.

Le Soudan a dépêché « d’importants renforts militaires » à la frontière avec l’Éthiopie quelques jours après une « embuscade » tendue par l’armée et des milices éthiopiennes à des soldats soudanais, a indiqué samedi l’agence officielle Suna.

« Les forces armées soudanaises ont continué d’avancer sur les lignes de front à l’intérieur d’Al Fashaqa » au Soudan, affirme l’agence soudanaise, précisant que les forces armées avaient envoyé d’importants renforts le long de la frontière dans cette région orientale agricole. Des incidents s’y produisent régulièrement avec les agriculteurs éthiopiens qui viennent cultiver sur ce territoire revendiqué par le Soudan.

Au fait, il faut reconnaître au PM éthiopien son succès à apaiser les tensions avec l’Érythrée à éviter le clash avec l’Égypte, mais c’est du côté soudanais que le bât a blessé.

Quel est le prix de cette guerre que la junte soudanaise est sur le point de déclencher ? Le déblacklistage du Soudan de la liste noire des USA.

Les USA ont retiré il y a une semaine formellement le Soudan de leur liste noire des pays soutenant le terrorisme

Et dire que toute cette histoire a commencé quand Khartoum a décidé de normaliser avec Israël.

Un Israël que le gouvernement d’Abiy Ahmed traite comme ami sans penser que le conflit de Tigré qui abrite la majorité des juifs Éthiopie ne peut aller sans avoir un lien direct avec l’entité sioniste…

Mali : l’hôpital qui se moque de la charité :

C’est beau de crier sur le toit de la liberté d’expression surtout quand cela vient d’une puissance d’occupation qui a militairement occupé un pays, et dans lequel fait pluie et beau temps dans tous ces secteurs stratégiques et qui se permet de donner des leçons de liberté d’expression et de démocratie.

C’est le cas paradoxe de la France qui accuse la junte militaire au pouvoir au Mali de restreindre les libertés de communication afin d’« assurer le contrôle de la presse », « des réseaux sociaux », « des émissions radiophoniques ou télévisées », ainsi que des cinémas et des théâtres.

« Les représentants de l’État, sur l’ensemble du territoire, peuvent également “prendre toute disposition relative au contrôle des correspondances postales, télégraphiques, électroniques ou téléphoniques”. En clair, mettre sur écoute les téléphones portables et lire les échanges de mails privés », écrit RFI à ce sujet.

Et pourtant c’est Orange, le célèbre opérateur français qui contrôle la majorité du secteur de la télécommunication malienne et c’est d’ailleurs de concert avec le Facebook, que ce même opérateur a réussi a dévier le mouvement populaire anti-occupation française et à le présenter comme de manifs ordinaire contre l’exécutif en place, un exécutif sans réel pouvoir que fut le gouvernement d’IBK…

« Ça porte atteinte à la liberté d’expression, à la liberté de la presse. Ça peut donner lieu à un musellement de la presse parce que ça veut dire que tout article allant dans le sens contraire du gouvernement va être censuré. Il n’y aura plus la liberté de ton ni la liberté d’opinion parce que ça va agresser certains. Nous voulons rappeler aux autorités que nous sommes responsables, conscients des difficultés du pays, mais nous ne sommes pas du tout disposés à laisser qui que ce soit marcher sur nos libertés », poursuit RFI à ce sujet.

Mais la volonté du peuple malien de prendre en main son destin est beaucoup plus forte de ce qu’en pensait la force d’occupation, ce peuple est conscient des manipulations et des mises en scène de la force colonialiste.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/20/641125/Le-sc%C3%A9nario-malien-%C3%A9choue-en-RCA

 

UN DEPUTE GAMBIEN FUSTIGE L’HYPOCRISIE ECOLOGIQUE DE L’OCCIDENT A L’EGARD DE L’AFRIQUE

Pétrole, image d'illustration

Un député africain fustige l'hypocrisie écologique de l'Occident à l'égard de l'Afrique

© CC0 / drpepperscott230

AFRIQUE

15:52 20.12.2020URL courte

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L'Occident doit cesser de faire la morale aux pays en développement à propos du changement climatique. Celui-ci exploite régulièrement les ressources pétrochimiques des pays africains, puis accuse l'Afrique des émissions de gaz à effet de serre produites par sa propre consommation, selon un député de l'Assemblée nationale gambienne.

L'Occident doit cesser de manipuler le monde avec son moralisme hypocrite sur le changement climatique, écrit Muhammed Magassy, membre de l’Assemblée nationale gambienne, dans un article publié dans le Daily Telegraph le 18 décembre.

Il rappelle à titre d'exemple que la Norvège a récemment annoncé qu'elle financerait une carte satellite des forêts vulnérables du monde, avec les données en téléchargement gratuit, pour aider à lutter contre la déforestation dans le sud du globe. Le projet est ostensiblement un cadeau aux mouvements verts, selon lui.

 

Climat Changes

© CC0 / DUŠAN SMETANA

Accélération du réchauffement climatique: des chercheurs alertent sur la catastrophe à venir

Mais M.Magassy trouve curieux que ce cadeau soit offert par l’un des principaux exportateurs de gaz au monde et contributeurs aux émissions de carbone.

 

«Pourquoi alors la Norvège dépense-t-elle ses propres ressources dans une initiative à l’extérieur du pays alors que sa propre responsabilité dans le changement climatique est si importante? La réponse est simple: cela fait partie d'un modèle déplorable», avance l'auteur.

Deux poids deux mesures environnemental des pays occidentaux

Selon lui, les pays occidentaux ont depuis longtemps axé la plupart de leurs efforts environnementaux sur les pays en développement afin de se soustraire à leur responsabilité écrasante dans la crise climatique. Ce deux poids deux mesures se reflète dans un discours sur le «Green Deal» qui néglige les défis auxquels sont confrontés les pays les plus pauvres, ce qui conduit à une sorte de «colonialisme vert».

M.Magassy constate que malgré les tensions autour du Brexit, le Royaume-Uni et l'Europe ont soutenu ensemble des activités dévastatrices pour l'environnement en Afrique. Malgré son «Green Deal», l'UE prévoit d'investir 100 milliards de dollars dans les combustibles fossiles, y compris en Afrique.

Exigences de réduction des émissions de carbone envers les pays pauvres

Les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Europe continuent tous d'importer du pétrole et du gaz des producteurs africains, tout en exigeant que les pays en développement contribuent à la réduction des émissions de carbone, rappelle-t-il.

 

réchauffement climatique

© CC0 / KALMANKOVATS

Les émissions de gaz à effet de serre en baisse, mais pas assez pour empêcher le réchauffement climatique

Le député signale à ce propos que bien que Boris Johnson ait récemment promis de réduire le financement gouvernemental pour les projets de combustibles fossiles à l'étranger, cela n'empêche pas le financement massif de ces projets par les entreprises privées.

 

«L'Afrique est régulièrement exploitée pour ses ressources pétrochimiques par les entreprises occidentales, puis blâmée par les consommateurs occidentaux pour les émissions de gaz à effet de serre que leur propre consommation et leur demande économique produisent», révèle-t-il.

En guise d’exemple, il pointe du doigt Boris Johnson qui a annoncé des projets de zéro émission de carbone d'ici 2050, tandis que les plateformes pétrolières et gazières britanniques sont les plus polluantes en mer du Nord et que leur production doit être augmentée de 25% d’ici 2030 en l'absence de tout plan d'assainissement de l’industrie.

L'hypocrisie de l'UE et la nécessité d'un véritable accord inclusif

Il trouve aussi que l'UE n'a rien à donner pour justifier cette hypocrisie. Comme l'un des principaux exportateurs de gaz en Europe, la Norvège ne démontre aucune intention de réduire la production de combustibles fossiles. Le pays a même été poursuivi par Greenpeace pour forage pétrolier illégal dans l'Arctique et reste le troisième exportateur de gaz au monde, derrière la Russie et le Qatar.

Le monde en développement ne doit pas être placé devant l’ultimatum l’obligeant à choisir entre pauvreté et durabilité.

«Pour vraiment gagner la lutte en faveur du climat, au lieu de multiples accords verts disparates servant les intérêts étroits des pays riches, nous autres, Africains et habitants du sud, avons besoin d'un accord vert mondial inclusif dans lequel les pays en développement deviennent des partenaires égaux dans l'accomplissement d'une nouvelle révolution industrielle durable.

Cela signifie un partenariat dans lequel les pays occidentaux travaillent aux côtés des pays en développement pour créer des formes de commerce, de transfert de technologie et de production agricole qui se renforcent mutuellement, fondées sur des engagements partagés envers des principes écologiques», résume l'élu gambien.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202012201044961716-un-depute-africain-fustige-lhypocrisie-ecologique-de-loccident-a-legard-de-lafrique/