BURKINA/MALI : LE TERRORISME EN NET RECUL. BENIN : LES LANGUES SE DENOUENT EN AFRIQUE.

tourtaux-jacques Par Le 18/01/2022 0

Dans Afrique

Burkina/Mali : le terrorisme en net recul

Contrairement au fait que les médias mainstream affichent seulement les attaques des terroristes contre les civils et les forces de sécurité en Afrique, il aurait été préférable également de montrer les avancées des militaires dans leur lutte acharnée contre les terroristes.

Au Burkina Faso, les Forces Armées Nationales poursuivent les opérations de sécurisation du territoire national à travers les activités menées au sein des Groupements de Forces. Elles conduisent également des activités de soutien au développement au profit des structures de l’État, de structures privées, ainsi que des activités au profit des populations.

10 au 16 janvier 2022 : Dans la continuité des efforts déployés pour la sécurisation du territoire national, les Forces Armées Nationales ont conduit des actions offensives dans plusieurs parties de la région de l’Est. Appuyées par l’Armée de l’Air, la Gendarmerie Nationale, la Police Nationale, les Eaux et Forêts, la Douane et avec la contribution des VDP, les unités terrestres ont effectué des opérations de bouclage et de fouille ainsi que d’autres actions offensives et des ratissages dans la localité de NADIAGOU et ses environs (Province de la Kom- pienga). Ces actions, qui sont toujours en cours, ont permis de neutraliser plusieurs terroristes et d’appréhender des suspects.

Le 11 janvier 2022 : Une unité d’intervention du détachement militaire de Markoye (Province de l’Oudalan) a été la cible d’une attaque complexe alors qu’elle effectuait une mission offensive en direction de Tokabangou (Province de l’Oudalan, région du Sahel).

Malgré la riposte qui a permis de neutraliser plusieurs terroristes, 05 militaires ont été mortellement atteints. Une contre-offensive aérienne a été immédiatement déclenchée et a per- mis d’intercepter et de neutraliser une vingtaine de terroristes du groupe qui avait attaqué l’unité et qui tentait de s’exfilter vers la frontière du Niger. Leur armement et leurs moyens roulants ont également été détruits au cours de cette riposte.

Le 13 janvier 2022 : Une unité d’intervention du groupement est intervenue pour effectuer des opérations de sécurisation suite à l’attaque contre un poste de contrôle de la Police Nationale qui a eu lieu sur l’axe GOROM-TAS- MAKAT (Province de l’Oudalan).

Le 16 janvier 2022 : La Brigade Territoriale de Gendarmerie de SAMPELGA (Province du Séno, région du Sahel) a été la cible d’une attaque qui a coûté la vie à un gendarme et causé des blessures à un autre.

Plusieurs opérations aériennes et terrestres de ravitaillement en vivres ont été planifiées et conduites par les Forces Armées Nationales au profit de populations de localités du Centre-Nord, de l’Est et du Sud-Ouest. Ces opérations ont été effectuées en coordination avec le ministère en charge de l’action humanitaire.

Le Mali enregistre également des avancées spectaculaires.

Le numéro deux de la Katiba Macina, Ousmane Sidibé dit « Bobala », a été tué par l’armée malienne lors d’une offensive effectuée le 12 janvier dans le centre du pays, ont annoncé dimanche les Forces armées maliennes (FAMa) sur leur site officiel.

La Katiba Macina, également appelée Front de libération du Macina, est un groupe qui est apparu en janvier 2015 dans le centre du Mali.

« Les FAMa, dans leurs offensives contre les groupes armés terroristes (GAT), ont procédé le 12 janvier 2022 à des frappes aériennes dans les zones de Sama, Sosso et Logori dans le cercle de Bankass (centre du pays) ayant fait plusieurs morts, dont le numéro deux de la Katiba Macina, Ousmane Sidibé dit Bobala », précise le site.

Dans le cadre ses manœuvres offensives, l’opération « KELETIGUI » a également procédé samedi à la destruction de deux bases logistiques terroristes dans la localité d’Alatona, toujours dans le centre du pays.

Le bilan de cette offensive est de neuf terroristes tués et deux véhicules terrestres équipés de mitrailleuses calibre 12,7 mm détruits. L’armée a aussi récupéré 57 téléphones portables, plusieurs armes et 1,5 tonne d’engrais servant à la fabrication de mines artisanales.

« Cette zone servait de bases de regroupement pour les terroristes qui procédaient régulièrement au harcèlement des populations dans le secteur de Diabaly en les empêchant de vaguer à leurs occupations agropastorales et en incendiant les champs », ont ajouté les FAMa dont un élément a été blessé au cours de l’opération.

Simultanément à la lutte anti-impérialiste, les forces armées au Burkina Faso et au Mali se battent sans relâche pour libérer leur pays respectif de l’emprise du terrorisme. Et il est clair, que ces avancées n’ont rien avoir avec la présence de Barkhane et Cie. C’est les armées maliennes et burkinabés avec également la participation de la population qui apportent des résultats dans la lutte contre le terrorisme.

Mali : à quand l’attaque contre le FCFA ?

Un Mali souverain est clairement maître de la situation !

Ces dernières années, on a bien pu constater que les régimes de sanctions instauré par les Occidentaux, et particulièrement par les États-Unis, ne fonctionnent plus. En suivant les diktats des ennemis de l’Afrique, qui eux-mêmes n’arrivent à aucun résultat avec leur politique erronée, la Cedeao a donc commis la même erreur en tentant d’isoler le Mali.

Au lieu d’être isolé, le Mali a plutôt retrouvé sa souveraineté et c’est lui qui décide maintenant.

Hier, dans l’émission de Zoom Afrique, nous avons pu constater que les langues se dénouent de plus en plus au Mali et que le gouvernement n’hésite plus à faire ressurgir les dossiers sales de la France néocolonialiste et de dénoncer également les exactions commises par l’Élysée à l’encontre du Mali.

Choguel Kokalla Maïga, le Premier ministre, a accusé la France de « terrorisme diplomatique, médiatique, psychologique ». Et suite à ces accusations, il demande la relecture « des accords déséquilibrés qui font du Mali un État qui ne peut même pas survoler son territoire sans autorisation de la France ».

« Nous avons relu ces accords et on leur a envoyé », a-t-il ajouté sans préciser quels changements le gouvernement malien a exigés. Choguel Maïga a insisté pour dire qu’ils « n’allaient plus demander d’autorisation » de vol.

Par ailleurs, il faut rappeler que la fermeture des frontières aériennes maliennes a poussé la MINUSMA à suspendre temporairement tous ses vols depuis vendredi. « Nous sommes en discussion avec nos partenaires maliens sur le nouveau mécanisme d’approbation des vols de la Minusma », a déclaré un porte-parole de la mission onusienne.

Enfin, les compagnies aériennes de la CEDEAO, comme Air Sénégal, Air Burkina, Air Côte d’Ivoire et la compagnie togolaise ASKY et également Air France ont jusqu’à mardi pour préciser si elles entendent poursuivre leur desserte au Mali.

Mais ces compagnies aériennes ne sont pas les seules à se retrouver en difficulté.

La Minusma est également en train de s’arracher les cheveux.

Selon certaines informations, la MINUSMA est également obligée de suspendre temporairement tous ses vols. Il n’y a eu aucun vol ce lundi 17 janvier, et il n’y en aura pas ce mardi non plus, selon les services de communication de la MINUSMA. Cette autorisation du gouvernement malien de reprendre les vols réguliers est attendue. « Nous sommes actuellement en discussion avec nos partenaires maliens sur le nouveau mécanisme d’approbation des vols de la MINUSMA, tel qu’ils l’ont proposé la semaine dernière.

La situation du Mali continue donc d’évoluer dans le sens des intérêts du Mali, des Maliens et de l’Afrique.

De la même manière que le peuple malien soutient le gouvernement, le gouvernement malien soutient également le peuple. Le gouvernement malien tente maintenant de réduire la pression sur les Maliens.

Alors que le Mali traverse une rude période due aux sanctions économiques et financières infligées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Économique Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), le gouvernement avait adopté lors d’un conseil supérieur de la défense tenu le vendredi 14 janvier dernier, un plan de riposte pour contrer ces mesures. Selon le Colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement, ce plan “exhaustif” consiste à “prendre en compte les priorités et les préoccupations de nos populations en termes d’approvisionnement en produits de première nécessité”, tout en précisant qu’il s’agit d’un “Plan transversal qui comporte plusieurs composantes : des questions diplomatiques, géopolitiques, économiques et financières ainsi que des questions sociales”.

De nouvelles alliances intra-africaines se forment, la commission mise en place pour la surveillance de la Minusma, la récupération du ciel malien et surtout la mise à la porte des troupes d’occupation occidentale du Mali, mènent le Mali vers la récupération de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité. Les accords coloniaux enchaînant encore le Mali à la France sont donc maintenant remis en question. À quand le franc CFA ?

Bénin: les langues se dénouent en Afrique

Décidément, la France et les États-Unis ont perdu leur crédibilité, mais en plus, tout le monde sait maintenant quel est leur vrai visage !

Le Bénin serait-il prêt à suivre l’exemple du Mali et dénoncer les exactions colonialistes de l’Élysée ?

Le sage de Porto Novo, le patriarche Karim da Silva est très en colère contre la France et les États-Unis. Dans une tribune rendue publique, il s’insurge contre leur ingérence dans les affaires intérieures du Bénin. Dénonçant la position de la France dans le dossier “Reckya Madougou”, il martèle que personne ne peut commander au peuple béninois ce qu’il doit faire pour sa délivrance.

Les pressions exercées par la France sur le gouvernement du Bénin par rapport au dossier “Reckya Madougou”, continuent de susciter de l’indignation au niveau de certaines personnalités béninoises. Sur la question, le patriarche Karim da Silva martèle qu’il ne se taira pas. » Non ! On ne peut pas me demander de me taire… », clame-t-il dans une tribune.

Le président des sages et notables de la ville de Porto Novo (capitale politique du Bénin), affirme ne pas en croire ses oreilles quand il apprend par RFI que la France exerce des pressions sur le Président de la République du Bénin pour obtenir la libération de Reckya Madougou, condamnée à 20 ans par la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). « Je n’en crois pas mes oreilles. La France, par l’action de son gouvernement, à travers le ministre Jean Yves Le Drian, veut imposer au pouvoir exécutif béninois, de passer outre une décision de justice, et qu’est-ce que cela veut dire ? », se demande avec exaspération, le bientôt centenaire.

Pour faire comprendre à la France que le Bénin n’a pas de leçon de démocratie à recevoir d’elle, Karim da Silva va faire référence à certains pans de l’histoire française. « C’est pourtant en France, que nous avons vu le général de Gaulle ramener précisément à 67 ans et demi, l’âge du départ à la retraite des magistrats du Conseil d’État, parce qu’il ne voulait se débarrasser que d’un seul qui avait exactement 67 ans et demi », rappelle le doyen des sages de Porto Novo.

Il poursuit dans ses exemples en affirmant que c’est toujours dans ce pays qui se prend comme exemple de la démocratie que « le président avait trouvé inadmissible la liberté, pour un condamné à mort, de saisir une juridiction et obtenir, au moyen du recours pour excès de pouvoir, l’annulation de l’ordonnance qui a créé le tribunal dont le jugement le condamnait à la peine capitale », rappelle-t-il.

Les poursuites en France, poursuit-il, contre des biens mal acquis seraient-elles des procédures engagées avec la bénédiction de l’État français qui vient de nous démontrer, par ses pressions sur le président béninois, que l’exécutif français n’est ni neutre, ni impuissant, dans cette brumeuse histoire de biens mal acquis, et qu’il n’a que faire du principe de la séparation des pouvoirs ?

Prenant ensuite la défense de la justice béninoise, Karim da Silva estime que le juge béninois en procédant par la recherche de la volonté interne des mis en cause (dans les dossiers déstabilisation de l’État ou financement de terrorisme), est parvenu à la conclusion qu’ils ont tenu des propos et posé des actes graves, attentatoires à la sûreté de l’État béninois. « Il ne s’agit donc pas, d’innocentes victimes livrées par l’arbitraire du prince, à la rigueur de la loi. Les mis en cause ne sont pas, non plus, de paisibles citoyens jetés en pâture à la vindicte domestique du juge répressif, à cause d’un agenda particulier. Nul n’est censé ignorer la loi ! En agissant comme ils l’ont fait, n’est-on pas en droit de se demander s’ils ignoraient ce à quoi ils s’exposaient ? La loi n’est-elle pas égale et applicable à tous ? », a tranché le sage de Porto Novo.

Pour lui, la justice a tranché ! et « personne ne peut commander, à notre peuple, ce qu’il doit faire, pour sa délivrance et son développement, ni ce qu’il devrait faire pour maintenir la paix. Nous avons des institutions ! D’où vient-il donc que les États-Unis et la France se mêlent d’apprécier le respect de la séparation des pouvoirs au Bénin ? », conclut-il.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/01/18/675019/Burkina-Mali-le-terrorisme-en-net-recul

 
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire