L'ETHIOPIE REMET L'OMS EN PLACE. LA RCA UNIE CONTRE L'EMBARGO SUR LES ARMES.

tourtaux-jacques Par Le 17/01/2022 0

Dans Afrique

L'Éthiopie remet l'OMS en place! 

En Éthiopie, Addis Abeba continue de ridiculiser les organismes internationaux qui sont associés aux plans de déstabilisation des pays d’Afrique.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS)  continue de crier au monde entier des fausses informations pour justifier des interventions massives en Éthiopie. En effet, l’OMS annonce maintenant, que les autorités éthiopiennes bloquent, depuis la mi-juillet 2021, l’acheminement des médicaments et du matériel médical au Tigré, en proie à un conflit armé. Toujours sans omettre également que le gouvernement éthiopien achemine également de l’aide humanitaire et que cela fait un an maintenant que les organismes internationaux annoncent continuellement des risques de famine gravissime dans la région du Tigré. On n’a toujours pas vu le moindre signe de famine, mais à part ça…

L’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, basée à Genève, réagissait ainsi aux allégations des autorités d'Addis-Abeba contre son directeur, l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, selon lesquelles il aurait abusé de son poste pour se mêler des affaires intérieures du pays. Addis-Abeba accuse également le patron de l’OMS, originaire du Tigré, de « désinformation nuisible » et de « mauvaise conduite » concernant le conflit armé au Tigré et d’avoir pris fait et cause en faveur des rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), ennemis de l’Éthiopie.

Dans une lettre envoyée au Conseil d'administration de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Éthiopie a déposé son "objection contre le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom" au sujet de ce qu'elle a qualifié de "responsabilité morale, juridique et statut professionnel qui menaçait l'intégrité organisationnelle de l'OMS.

La lettre a été envoyée au conseil d'administration de l'OMS après que le Dr Tedros a allégué qu'"un blocus de facto" prétendument imposé par le gouvernement éthiopien aurait créé "l'enfer" dans l'État régional du Tigré.

Mais la déclaration publiée par l’Éthiopie a en effet accusé Tedros d'avoir abusé de "sa position en affectant au personnel du bureau de pays de l'OMS en Éthiopie la tâche d'exécuter le complot visant à gonfler l'urgence". niveau en Éthiopie, de 1,8 million de personnes à 3,8 millions, pour justifier une intervention humanitaire ».

"Cette fausse représentation des faits est utilisée pour désinformer le Conseil de sécurité de l'ONU", a déclaré Addis Abeba, ajoutant que l'Éthiopie "exhorte le Conseil exécutif de l'OMS à commander une enquête sur le directeur général pour identifier son inconduite et la violation de sa responsabilité professionnelle et légale comme prévu, conformément aux Normes de conduite de la fonction publique internationale, au statut et règlement du personnel de l'OMS et au Code d'éthique et de conduite professionnelle de l'OMS.

Mais outre les allégations des organismes internationaux, ou plutôt occidentaux, les médias mainstream ne veulent toujours pas arrêter leur campagne de fausses information à l’encontre de l’Éthiopie.

Depuis le début du conflit contre les éléments terroristes du TPLF basé dans la région du Tigré, les médias occidentaux ont certes montré leur soutien aux rebelles, mais en plus, ils passent leur temps à dénigrer et à insulter les peuples africains qui soutiennent leur gouvernement et qui restent debout face aux occidentaux impérialistes en tentant de mettre en avant des conflits interethniques ou des pseudo divisions au sein de la population éthiopienne. La guerre ne concernait pas le peuple éthiopien du Tigré, mais bien les éléments du TPLF. C’est eux les ennemis de l’Éthiopie, et non les tigréens.

De telles allégations ne concernent malheureusement pas seulement l’Éthiopie, c’est bien toute l’Afrique qui est visée par ce genre de propagande.

Mais les médias occidentaux ont largement dévoilé leur vrai visage, la population a largement contribué à faire en sorte que le monde entier arrête de croire sur parole tout ce que leur balancent les médias propagandistes occidentaux. Vue les nombreux échecs qu’ils ont essuyé en Éthiopie en tentant de déstabiliser le pays et la région, il serait grand temps d’admettre leur défaite et que l’Occident laisse le peuple éthiopien tranquille une bonne fois pour toute.

 

La RCA ; unie contre l'embargo sur les armes!

En Centrafrique, depuis les 7 années de sa présence sur le territoire de la Centrafrique, la MINUSCA n’a toujours pas encore fait preuve de s'acquitter de son mandat de protection des civils.

Au contraire, un grand nombre de plaintes émanant de Centrafricains ont été reçues et continuent de faire état d'abus de la part des casques bleus. Les violences sexuelles commises par certains membres de la mission onusienne sont particulièrement nombreuses.

Dans le même temps, la MINUSCA condamne fermement les nombreux actes de violence sexuelle commis contre les femmes et les filles, tout en ignorant les cas commis par ses contingents.

Dans sa résolution 2552 (2020), « la Minusca a pour mission de défendre le droit de l’homme, y compris la protection de l’enfance et les violences sexuelles commises en période de conflit ».

Mais cette mission onusienne applique-t-elle le châtiment sur ces contingents ayant bafoué ces droits en usant de son pouvoir pour abuser de ces jeunes femmes et filles? Ces problématiques restent de nos jours sans réponse. La MINUSCA dans son bilan n’a toujours pas donné satisfaction au peuple centrafricain. Au contraire, au lieu de s’acquitter de son mandat de protection de la population, la MINUSCA a commis de nombreux abus et est restée impunie.

Encore une dénonciation des exactions commises par la présence de troupes d’occupation militaire occidentale dans un pays d’Afrique.

D’ailleurs, cette présence n’est plus utile, mais l’embargo sur les armes qui continue encore d’être appliqué alors que la Centrafrique a, à mainte reprise, montré sa détermination pour ramener la paix au sein du pays. Un fait étonnant lorsque l’on voit un régime de sanction à tout va contre les pays qui combattent précisément le terrorisme. Un fait bizarre qui a tout de même fait son bonhomme de chemin dans l’esprit des centrafricains et même des africains en général.

Des débats continuent autour de la levée totale de l’embargo sur les armes au profit des Forces de Défense et de Sécurité. De plus en plus d’acteurs de la société civile et des professionnels des médias se réunissent pour dénoncer cet embargo afin de sensibiliser et pousser les centrafricains à s’unir et à descendre dans les rues comme on a pu le constater au Mali contre les sanctions de la Cedeao. 

Les centrafricains dénoncent continuellement le deux poids deux mesures que mène le comité de sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Ils sont à ce jour exacerbés par rapport au maintien de l’embargo sur les armes au profit des FACA, malgré les efforts déployés par les autorités centrafricaines, en l’occurrence, le président de la République, Faustin Archange Touadéra qui a fait de l’armée centrafricaine une armée forte.

Au regard de cette bonne politique, le Conseil de sécurité de l’ONU, avec la demande de la France, ne veut pas que les Forces de Défense et de Sécurité soient indépendantes afin de permettre à ces puissances occultes d’avoir toujours la mainmise sur le pays.

Les centrafricains déplorent également le fait que l’ONU affiche toujours sa volonté à accompagner la RCA vers la paix, mais ce qui est bizarre, ce même Conseil de sécurité de l’ONU continue de maintenir les Forces de Défense et de Sécurité sous embargo. Et seulement, « ce ne sont que les groupes armés qui ont le privilège d’acheter au vu et au su de cette communauté internationale les armes de tous calibres pour utiliser contre les positions des FACA et des civils. Et ce Conseil de sécurité des Nations Unies a prolongé l’embargo sur les armes jusqu’au 31 juillet 2022.

Ce n’est pas la première fois que des mouvements socio-politiques montent au créneau pour dénoncer l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU avec la demande de la France. Des marches, des sit-in, des conférences de presse, des débats ont été organisés dans le but d’obtenir la levée totale de cet embargo, malheureusement, les Centrafricains assistent aujourd’hui à la politique de deux poids deux mesures qui ne dit pas son nom.

Il est important et utile pour tout le peuple centrafricain de se lever comme un seul homme, afin de dénoncer le comportement de la communauté internationale, qui se croit encore à la conférence de Berlin en organisant des réunions et en prenant des décisions pour les Africains. Comme le dit le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, il serait grand temps que les pays africains aient des sièges permanents à l’ONU, pour éviter justement cette politique de deux poids deux mesures.

Avec ses 54 Etats membres et ses 1,3 milliard d'habitants, l'Afrique représente par ailleurs 25% des membres de l’ONU. Mais seuls trois sièges non-permanents lui sont attribués pour des périodes de deux ans sur les 15 du Conseil de sécurité.

Le comble, c’est que les opposants à cette demande argumentent en faisant valoir des instabilités politiques persistantes et la faible contribution financière de l'Afrique au budget des Nations unies (0,01% en 2021, contre 25% pour les Etats-Unis). Alors que sans l’Afrique, ces pays occidentaux seraient beaucoup trop pauvres pour pouvoir s'asseoir autour de la table de l’ONU. L’Afrique fait peur, l’Afrique est trop puissante et ils veulent encore tenter de garder le continent sous contrôle. Mais pour combien de temps ? 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/01/17/674947/Mali--les-r%C3%A9v%C3%A9lations-font-surface---Paris-dans-la-mouise-

 
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