LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE (RASD) RECLAME LA PLACE QUI LUI REVIENT A L’ONU

14 Avril 2021

Publié le 14/04/2021 par PCF

L’agenda international place à nouveau au cœur de l’actualité le Sahara occidental. En avril, le Conseil de sécurité débattra de la situation et de la prorogation du mandat de la Minurso. Cette ancienne colonie espagnole est occupée illégalement par le Maroc depuis 1975 et ce en dépit de toutes les décisions internationales.

Que ce soient les résolutions de l’ONU, de la Cour internationale de La Haye, de l’Union africaine ou de la Cour de justice de l’Union européenne, toutes ces institutions convergent pour rappeler qu’il n’y a pas de liens de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental. Ce dernier a un statut séparé et distinct du Maroc et il est de ce fait titulaire du droit à l’autodétermination.

À la suite d’un cessez-le-feu entre le Front Polisario, représentant du peuple sahraoui, et le Maroc en 1991, sous les auspices de l’ONU, il avait été convenu conjointement de l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Non seulement le Maroc n’a pas honoré ses engagements, mais a avancé la proposition d’une « autonomie sous souveraineté marocaine », une manière éculée de proroger l’occupation coloniale.

La France, avec son soutien aveugle envers Rabat, a joué un rôle déterminant dans cet enlisement, dans le blocage actuel et dans la violation de la légalité internationale. Non seulement Paris a cautionné l’invasion de 1975 et a saboté la mission de la Minurso conduite par Horst Kölher, tout en refusant l’extension de ses prérogatives au respect des droits humains. De plus, les différents gouvernements qui se sont succédé ces dernières années ont été à la manœuvre pour étendre les tarifs douaniers préférentiels en violation des arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne. Enfin Paris ferme les yeux sur la violente barbarie répressive du Maroc à l’égard des Sahraouis dans les territoires occupés : agressions physiques, destructions de biens, arrestations, enlèvements.

À cela s’ajoute le sort des prisonniers politiques victimes de simulacres de procès, qui subissent de mauvais traitements et se trouvent pour la plupart du temps à l’isolement. L’ultime provocation vient de se produire, puisque La République en marche a annoncé l’ouverture d’une permanence à Dakhla en zone occupée, sous le prétexte fallacieux d’être à l’écoute des Français de l’étranger, dans un territoire bouclé par l’armée et dans lequel les étrangers ne peuvent accéder ! E. Macron, dans le sillage de D. Trump, s’engage dans la voie d’une ouverture d’un consulat, une manière d’entériner cette occupation coloniale en violation du droit international.

Le Front Polisario mène une lutte pacifique, respectueuse du droit international et des principes démocratiques. Cette attitude responsable est un facteur de stabilité dans la région. Ces derniers mois, le Maroc a délibérément violé le cessez-le-feu en s’attaquant à des civils Sahraouis dans une zone tampon. Il en a profité pour accroître son occupation et pour étendre un mur de séparation miné de 2 770 km. L’assassinat ciblé de dirigeants sahraouis, dont le chef de la gendarmerie Addah Al-Bendir, illustre l’attitude criminelle de ce régime dangereux pour la paix régionale.

Dans ce contexte délétère, amplifié par le deal scélérat noué entre Trump-Netanyahou-Mohammed VI, le Front Polisario vient de prendre une initiative pour faire respecter les droits de son peuple et frayer un chemin vers la paix. La République arabe sahraouie démocratique (RASD) réclame la place qui lui revient dans les institutions internationales avec l’obtention d’un siège à l’ONU.

Cette exigence est légitime et fondée juridiquement. Le Parti communiste français soutient cette démarche et appelle le gouvernement de la France à prendre une initiative dans ce sens. Cela suppose de changer radicalement de posture, pour enfin trouver une issue politique à ce conflit. Les communistes ne ménageront pas leurs efforts pour soutenir les droits inaliénables du peuple sahraoui.

Pascal Torre

responsable-adjoint du secteur international du PCF

chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

« La RASD réclame la place qui lui revient dans les institutions internationales avec l’obtention d’un siège à l’ONU. »

source : https://www.pcf.fr/la_r_publique_arabe_sahraouie_d_mocratique_a_sa_place_l_onu

Tag(s) : #RASD#PCF#Communiste

 

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