LE MOZAMBIQUE SURPREND : SON ARMEE NATIONALE REPOUSSE UNE ATTAQUE DES TERRORISTES DE DAECH

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  • Le 29/09/2020
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Mozambique: une attaque de Daech repoussée par l'armée ; les exactions des multinationales occidentales dans le pays

Au Mozambique, la situation est toujours trouble, suite au partage de la côte entre la France et les terroristes.

L’armée mozambicaine continue de se battre contre la montée du terrorisme. Des affrontements entre les terroristes de Daech et l'armée mozambicaine ont été signalés dans la péninsule de la forêt de mangroves entre les îles Ilha Do Ibo et Ilha De Quirimba.

Selon le président mozambicain Filipe Nyusi, les forces mozambicaines ont repoussé l'attaque de Daech contre la ville de Bilibiza dans la province de Cabo Delgado. Aucune information sur les victimes n'a encore été fournie.

Les avancées de Daech au Mozambique coïncident avec l’arrivée de l’Occident dans le pays. Le but était évidemment de mettre la main sur ce nouvel eldorado surnommé par beaucoup de médias dominants de « nouveau Qatar africain ».

Le groupe terroriste de Daech sert de levier de pression à l’encontre des chefs d’État. Pour le cas du Mozambique, il s’avérait nécessaire d'introduire des éléments de Daech sur le territoire pour empêcher le chef de l’État de mettre en place un fameux code minier qui dérange tant les multinationales ou même d’instaurer un processus d’indemnisation des populations contraintes à se déplacer pour laisser leurs terres à ces multinationales sans scrupules qui délogent les Mozambicains. Le gouvernement mozambicain continue de lutter face à ce fléau du terrorisme qui ne lui laisse aucun répit. En attendant, ce sont les multinationales comme Total, Exxon mobil ou encore Eni qui se gavent. Le groupe français reste le principal bénéficiaire dans les ressources naturelles au Mozambique. Car en effet, grâce aux Îles Eparse, qu’elle a finalement décidé de ne pas remettre à Madagascar, qui en a la souveraineté, la France contrôle ainsi le point d’entrée au nord du pays, à savoir par la rivière Ruvuma. Quant aux terroristes de Daech, ils ont le monopole du point d’entrée au sud du pays, à savoir Baia do Lurio. Ce qui donne une certitude, c’est que cette configuration devrait en toute logique empêcher la Chine de s’approcher de cette zone, qu’elle convoite depuis un certain temps, dans le cadre de la nouvelle route de la soie.

Le levier de pression est là grâce à la présence de Daech, les multinationales sont au paradis, à l’abri de toute éventuelle attaque contre leurs infrastructures, et tout le monde est gagnant sauf, bien sûr, le Mozambique et encore moins le peuple mozambicain. Mais l’État et l’armée nationale ne sont pas décidés de rester les bras croisés. Outre le fait que l’armée ait repoussé une attaque de Daech, le gouvernement ne laisse pas non plus les multinationales faire comme bon leur semble.

Le groupe britannique Gemfields a annoncé mardi avoir accepté de payer 6,7 millions d'euros contre l'abandon d'une plainte en nom collectif initiée par les habitants de villages miniers du Mozambique l'accusant de meurtres et de violences. "Gemfields confirme avoir signé un accord, sans reconnaissance de responsabilité, pour le règlement de toutes les plaintes déposées par des habitants du voisinage de la mine de rubis de Montepuez (MRM)", a indiqué le groupe dans une déclaration. Qui a réellement bénéficié de cette somme d’argent ? Les plaignants ou bien le système judiciaire qui a traité l’affaire ? Et pourquoi cette compagnie est accusée de « meurtre » et de « violence » ?

Car, le procédé de ces multinationales en Afrique est abject. En effet ces multinationales ne s’installent jamais seules. Elles sont toujours accompagnées de compagnies privées de sécurité, qui sont là pour des raisons bien précises. Dans un premier temps, ces compagnies de sécurité sont chargées de chasser les habitants de la zone cible par des moyens criminels. Incendie des maisons, meurtres, tortures, etc.… Dans le but de faire cesser l’activité des habitants qui travaillent dans les mines depuis parfois plusieurs générations. Étant donné que les meurtres se sont multipliés et que les plaintes des Mozambicains étaient nombreuses, cette compagnie britannique s’est vue dans l’obligation de rapidement étouffer l’affaire, avant que l’effet domino ne se mette en place et que d’autres Mozambicains ou les populations d’autres pays d’Afrique ne se mettent à porter plainte. Dans ce cas-ci, il y avait 273 Mozambicains qui avaient déposé plainte à Londres contre la compagnie Gemfields pour « graves violations des droits de l’Homme ».

Toutes les multinationales procèdent de la même manière, avec parfois aussi des moyens de pression pour que personne ne dénonce leurs exactions.

C’est pourquoi, ces actes, d’une cruauté inouïe, donnent toujours naissance à des groupes de résistants qui ont décidé de ne pas se laisser faire et qui sont généralement surnommés, par les médias mainstream, comme étant des « terroristes ».

La présence de Daech au Mozambique n’a l’air d’intéresser aucun média occidental, jusqu’au moment, bien sûr, où l’État mozambicain formulerait la demande écrite d’aide officielle, que l’Occident attend patiemment pour faire rentrer les militaires sur le territoire mozambicain. Des groupes de militaires sont néanmoins déjà présents sur place mais d’une manière non-officielle. Car rappelons-le, le fameux think thank américain au Niger illustre ici notre exemple. L’embuscade de Tongo Tongo le 4 octobre 2017, qui a tué non seulement 4 militaires US, mais a aussi permis aux États-Unis d’installer plusieurs bases militaires dans le pays. Suite à cette embuscade, le monde entier a su que des militaires américains se trouvaient au Niger depuis un certain temps. Ce qui fait que l’hypothèse de la présence de militaires occidentaux au Mozambique est envisageable.

Pour l’instant le Mozambique continue sa lutte et les plaintes se multiplient aussi au niveau de la population mozambicaine. Ce qui montre la volonté du Mozambique de ne pas se laisser faire.

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/28/635203/Mozambique:-l'arm%C3%A9e-nationale-continue-la-lutte


 

 

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