LE PEUPLE DU BURKINA FASO EN RESISTANCE CONTRE L'OCCUPANT POUR DEFENDRE DIGNEMENT SA SOUVERAINETE !

tourtaux-jacques Par Le 24/11/2021 0

Dans Afrique

 

Le Burkina passe à la Résistance !

Pour l’internaute pro-Résistance c’est un choc : un enfant burkinabé qui, pour défendre son village, son pays face aux forces d’occupation françaises lesquelles ramènent avec elles partout où elles passent au Sahel mort, désolation, terrorisme famille et exile, abat un drone français à coup de pierre ! À quoi ressemble ce beau spectacle de patriotisme, de sentiment d’appartenance à un peuple et à une terre qui ne devrait guère être souillée par n’importe quelle forme d’occupation. À ce qui se passe à quelques milliers de kilomètres du pays des Hommes intègres, des Sankara, à savoir en Palestine. À l’heure où le petit Burkinabé s’érige au rang d’un symbole de lutte, les mains vides, contre une occupation armée jusqu’aux dents, en Palestine, les adolescents de son âge se battent tous les jours contre un Israël qui occupe depuis 70 ans leur terre, quitte à y commettre les pires génocides. Sans le savoir, le petit Burkinabé, du nom de Aliou Sawadogo, rejoint les rangs de ce peuple de Résistant qu’est le peuple palestinien et qui lutte pour sa libération contre l’entité sioniste, et ses parrains et alliés américains, français otanniens. Et c’est là qui se pose en toute acuité la question suivante : faut-il être armé de drones, d’avions de chasse, de chars pour défendre la souveraineté et la liberté de son pays ? La réponse est mille fois non. Au Niger, à quelques pâtées du Burkina comme au Mali, des milliers de jeunes Sahéliens verront à travers les photos du Petit Aliou Sawadogo, toute une école de pensée qui dit que résister à l’Occupant, l’entraîner dans une guerre d’usure, finiraient par porter ses fruits, par l’épuiser et le pousser à prendre les poudres d’escampette, exactement comme ce qui s’est passé dans ce « village de résistants burkinabè » face aux criminels de guerre français qui ont dû se replier après cette méga démonstration de force populaire. Le président Kaboré tout comme Bazoum a raison de vouloir tout capitalise sur ces jeunes affichant un mépris hautain à ces puissances étrangères qui si elles débarquaient au Sahel ne seraient certes pas pour l’amour des Sahéliens, mais pour leurs propres intérêts. À travers ces Petits Sankara, Bazoum et l’État burkinabé a déjà en main l’une des plus géniales armées du monde qu’envieraient mille fois la France, les États-Unis, l’OTAN et cie, puisque les armées occidentales dont la principale mission consiste à coloniser et occupé détruire et piller les pays du monde ne sont qu’une poignée de mercenaires de légionnaire à la solde alors même que des armées populaires africaines, ce sont des soldats innés qui ont la foi et l’amour du pays et qui sont prêts à sacrifier leur vie pour. Car pour être né sous l’occupation française du Mali, et du Sahel, le petit Burkinabé savait pertinemment que ce drone pourrait être mortel, mais il n’a pas eu peur, et l’a attaqué avec ce qu’il avait en main, et il l’a fait sans radar, sans moyens d’interceptions, sans DCA et mille fois plus habillement que l’arsenal occidental. C’est là qu’un Burkinabé devient un Palestinien, un Libanais, un Irakien, ou un Yéménite... C’est là que la Résistance devient transfrontalière...

Le poing levé du haut de ses 13 ans, Aliou Sawadogo a été porté en triomphe par la foule rassemblée à Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord, et le voilà célébré par tous les médias du « pays des hommes intègres ». L’adolescent, armé d’un simple lance-pierre traditionnel, s’est imposé comme le nouveau héros de la nation burkinabée, celui qui est parvenu à abattre un petit drone de l’armée française, lui-même déployé pour surveiller, repérer les meneurs de la grande manifestation de cette colère populaire qui a gagné toute la région. À Kaya, un important dispositif de l’« opération Barkhane » a été bloqué pendant plus de deux jours. Au cri de « Libérez le Sahel » ou « Plus de convois militaires d’invasion et de recolonisation française », des centaines de Burkinabés ont même exigé d’inspecter le contenu de la centaine de véhicules en transit vers le Niger, le long d’un axe routier en provenance de la Côte d’Ivoire. « Nous sommes dans une situation très complexe. Jour et nuit, nous perdons nos soldats au front et nous ne comprenons pas ce qui se passe. Et bizarrement, nous voyons des camions de l’armée française qui traversent notre pays en direction du Niger. Nous demandons tout simplement à l’armée française de nous dire ce qu’il y a à l’intérieur de ces camions, nous exigeons de le voir », avait, par exemple, expliqué le porte-parole de la Coalition des patriotes.

Voilà ce qui se disait durant les manifestations. D’autre part, les médias mainstream annoncent seulement des manifestations anti-gouvernementales. Et c’est vrai, il y a bien des manifestations au Burkina Faso demandant le départ du président burkinabé et le chef de l’État l’a confirmé également en annonçant comprendre la colère de la population. Mais selon beaucoup de Burkinabés, ce n’est pas le gouvernement ou le président qui sont en danger, c’est bien l’État nation. Tant que le cordon n’est pas coupé avec les puissances coloniales, c’est le pays tout entier qui est en danger. Le départ du président ne bénéficiera-t-il pas à la France qui s’empresserait d’instaurer le chaos dans le pays et s’accaparer du pouvoir en place ?

Certains disent également que le gouvernement a choisi de suivre les directives de la France qui consistaient entre autres à envoyer les forces de sécurité pour disperser les manifestations. En effet, lors de sa demande, Jean Yves Le Drian avait clairement brandi la carte de la menace qui consistait à abattre les manifestants. Les fameux tirs de « sommation » l’ont clairement prouvé. Certains médias ont fait part de la nouvelle comme quoi ces tirs de sommation ont fait 4 blessés recensés parmi les manifestants. La question est donc la suivante : comment des tirs de sommation peuvent faire des blessés de la sorte ? Ces tirs de sommation ne visaient donc pas les manifestants, mais bien le gouvernement burkinabé. S’il ne se plie pas, c’est les civils qui vont y passer. Car la France a toujours procédé ainsi avec les pays africains pour les faire plier. D’autres personnes disent également que c’est le gouvernement burkinabé qui aurait donné la permission au convoi militaire pour traverser le Burkina Faso. Mais, il y a tout de même un problème dans cette théorie, c’est que la France ou les autres pays occidentaux ne demandent jamais la permission aux États africains pour effectuer leur manœuvre. Ils se croient encore en terrain conquis.

Il ne faut pas non plus oublier un autre point très important, c’est que ce sont les peuples africains qui peuvent se soulever et faire trembler la France, pas ses dirigeants. Le Burkina Faso a voulu régler le problème du terrorisme, importer par la France et ses alliés, de manière interne, avec l’implication du peuple. Initiative populaire ou gouvernementale, la question n’est plus là. Le danger est imminent, parce que depuis un certain temps maintenant, la France perd largement pied en Afrique, et c’est pour cela qu’elle retourne au moyen archaïque pour rétablir sa position. Mais elle n’y arrive pas ! Elle est encore prête à déclarer la guerre aux Africains en les tuant en masse s’il le faut, et impunément, comme on a pu le constater au Mali dans le massacre de Bounti.

Pour rappel, c’était en Côte d’Ivoire en 2018, ou l’armée française avait décidé d’effectuer des exercices militaires, mais ce sont les ivoiriens qui les ont barrés la route, se plaignant que les tirs effectués par l’armée française détruisent leur champ. Le peuple peut faire quelque chose, et non les gouvernements. Au Mali, c’est également le peuple qui pousse la France hors de leur territoire.

En bref, le peuple burkinabé tient le flambeau de Thomas Sankara et continue sa lutte de manière indépendante. Sa lutte pour la souveraineté, son intégrité et sa liberté. Le pouvoir de la Résistance est entre les mains de la population africaine et de personne d’autre.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/11/24/671291/Le-Burkina-passe--la-Resistance-

 
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