MALI : LA RESISTANCE NE MOURRA PAS, ELLE VA S'AMPLIFIER

tourtaux-jacques Par Le 16/04/2021 0

Dans Afrique

Mali: la Résistance ne mourra pas !

Une méga manif des Maliens a été reportée pour cause de jeûne du mois de ramadan et ce, sur fond des agissements totalement paniqués d'une Barkhane qui voit l'heure de partir se rapprocher. L'assassinat ciblé du chef touareg, un des signataires de l'accord d'Alger alors même que la France cherche par tous les moyens possibles à éliminer Alger de la scène politique sahelienne quitte à déstabiliser la frontière algéro-malienne en dit long sur l’état dans lequel se patauge Barkhane. D'où cet article totalement insane et réducteur de Jeune Afrique qui tente de dénaturer la nature des manifestations anti occupation commencées en 2019:

« Fer de lance de la fronde qui a mené au coup d’État du 18 août 2020, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques considère que la transition lui a été confisquée. Et ses membres entendent incarner l’opposition face aux militaires, comme ils l’avaient fait sous la présidence d’IBK », dit le média Jeune Afrique avant d'ajouter :

« Le M5 est mort de sa belle mort. » En septembre 2020, alors que s’installaient les autorités de la transition, Issa Kaou Djim prononçait l’oraison funèbre du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). L’ex-coordinateur général de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), devenu quatrième vice-président du Conseil national de la transition (CNT), fut pourtant, avec son chef religieux, l’un des fervents porte-parole de la lutte un temps incarnée par le M5 face au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Mais le soulèvement anti-occupation que la France a tenté en 2020 de contrer d'abord en cherchant à défigurer ses slogans, à les rediriger vers IBK, puis en s’accaparant le coup d’État du 18 août, est-il réellement mort ? Rien n’est moins sûr.

Depuis le 3 janvier 2021, les Mirage 2000 français ont frappé une cérémonie de mariage en tuant 19 civils, massacre que Barkhane n'a cessé de justifier et de réfuter. Ce qui est sûr, c’est que la France est plus que jamais une force d'occupation, le Mali, un pays occupé et le peuple malien en pleine lutte pour la libération de leur État-nation.

Même si les médias mainstream tentent de diaboliser et de tuer le mouvement du M5, ils n’arrivent cependant pas à s’attaquer à la résistance malienne.

Ce jeudi 15 Avril 2021 aux environs de 12H, le camp MINUSMA a été visé par des tirs d’obus. Selon des sources locales, cinq obus auraient été lancés en direction de la ville de Ménaka. Trois des cinq obus seraient tombés dans l’enceinte du camp.

Il n’y aurait pas eu de perte en vies humaines. Le bilan provisoire donné serait d’un soldat blessé, trois véhicules de la Garde Nationale du Mali (GNM) touchés et une citerne de l’armée de terre et d’autres dégâts matériels.

D’où pourrait provenir cette attaque ? Les groupes terroristes qui travaillent côte à côte avec Barkhane, ne s’attaquent qu'aux civils et soldats maliens.

Tout comme ceux qui ont placé des engins explosifs et qui ont tué des soldats de Barkhane, c’est un groupe de résistants qui reçoit des armements de plus en plus sophistiqués et les utilise contre les soldats d’occupation. En ce moment, l’ONU est très touchée en Afrique. Dans l’Est de la République démocratique du Congo, plusieurs manifestations ont eu lieu demandant le retrait, et ce dans les 10 jours, de la MONUSCO. Et maintenant au Mali, c’est la MINUSMA qui est touchée, et par des obus. Ce groupe de Résistants maliens qui poussent les troupes d’occupation étrangère hors du territoire, doublé des mouvements comme le M5 et également le ras-le-bol de la population malienne dans sa grande majorité, il est clair que c’est plus Barkhane qui se trouve « dans sa belle mort » plutôt que les groupes qui demandent le départ des troupes coloniales.

 

Afrique: l'ONU au pied du mur !

L’ONU est actuellement en très mauvaise posture sur le continent africain.

Après les récentes manifestations dans l’Est de la RDC réclamant le départ des troupes d’occupation onusiennes, et un camp de la Minusma qui a été touché par des obus, l’effet domino fait le reste.

Plusieurs milliers de Centrafricains ont marché ce jeudi dans les rues de Bangui.

Cette marche est partie du complexe sportif de Bangui jusqu'au siège de la Minusca. Ces Centrafricains dénonçaient les propos du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique Mankeur Ndiaye lors d’une interview accordée à RFI le vendredi dernier.

Dans ses propos Mankeur Ndiaye avait souligné que la solution centrafricaine n’est pas militaire et par la même occasion il avait félicité les groupes armés qui se sont retirés de la CPC pour réintégrer l’accord de paix en Centrafrique, et appelant les autorités à privilégier le dialogue. Des propos qui, encore une fois, ne répondent pas aux attentes des Centrafricains qui exigent à nouveau le départ de la Minusca de la Centrafrique et comptent continuer les manifestations jusqu’à l’obtention de ce départ.

« Nous allons encore intensifier les actions, nous allons persister, nous allons même mourir pour notre pays; l’essentiel, c’est qu’ils doivent soit coopérer, coopérer ça veut dire ne pas coopérer avec la CPC, nous ne voulons pas de dialogue avec la CPC, pas de dialogue avec la COD 2020, CPC, COD 2020; c’est blanc bonnet, bonnet blanc. C’est les mêmes leaders, la libération du pays doit se poursuivre avec nos propres forces de défense et de sécurité et tous les alliés qui sont venus à notre secours », a martelé Noé Ndaye, responsable de l’organisation de la marche.

Il y a eu des manifestations qui sont normales comme forme d’expression démocratique, mais nous appelons à une sérénité nous voulons dire à tous que nous sommes un partenaire et que les points de vus ne doivent pas être vus comme un acte d’hostilité envers le gouvernement ou la population centrafricaine, nous sommes là pour aider comme nous le faisons depuis longtemps et nous allons continuer à aider en respectant la souveraineté de l’État.

Ce nouveau cycle de protestation se propage dans plusieurs pays d’Afrique. En effet, comme au Mali ou dans l’Est de la RDC, la Minusca est également dans le collimateur de la population. Et pour cause, en RDC, l’ONU est présente depuis plusieurs décennies maintenant, et tout comme tous les pays d’Afrique où se trouvent des troupes d’occupation militaires occidentales, les violences ne cessent de s’amplifier et ce sont les populations qui en paient le prix.

Les populations africaines savent maintenant ce qui se trame réellement. Si l’ONU ou les troupes d’occupations occidentales sont présentes dans un pays d’Afrique ce n’est certainement pas pour régler les problèmes sécuritaires. C’est un siège, une colonisation pure et simple du pays, et c’est exactement ce que ne veulent pas les populations maliennes, congolaises, centrafricaines, etc… Le ras-le-bol généralisé des populations africaines était prévisible, et il ne fait qu’augmenter de manière exponentielle et ce n’est qu’un début. Les pays d'Afrique n'ont vraiment pas besoin de la présence massive de l'ONU ou des militaires occidentaux. Les armées nationales, les populations et les gouvernements défendent parfaitement bien la souveraineté et l'intégrité de leurs pays respectifs. Et lorsqu'ils mènent des opérations de sécurisation, il y a des résultats concrets et rapides. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/04/16/649620/Mali-la-R%C3%A9sistance-ne-mourra-pas

 
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