MALI : LA SITUATION SE COMPLIQUE POUR L'AXE US/FRANCE

tourtaux-jacques Par Le 20/09/2021 0

Dans Afrique

Mali : la situation se complique pour l'axe US/France...

Au Mali, la situation se complique pour l’axe américano-français !

Une arrivée des militaires russes dans le pays, l’implication de l’Algérie, et pourquoi pas, de l’Iran, dans la stabilité du Mali commence visiblement à bousculer Paris et Washington.

Les choses deviennent assez bizarres depuis que les médias mainstream n’arrêtent pas de parler de l’arrivée des Russes au Mali.

L’évènement n’est pas encore confirmé, les dirigeants maliens et les russes gardent encore le flou dans cette affaire. Pourquoi tant de chichi pour la signature d’un accord ?

Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maiga s'est exprimé, vendredi, sur l'envoi éventuel dans le pays de mercenaires russes du groupe de sécurité Wagner sans toutefois confirmer ni démentir l’information révélée récemment par l’agence Reuters.

Le chef du gouvernement a indiqué qu'au regard de l'annonce du départ de la force Barkhane, les autorités ont engagé une réflexion sur un éventuel plan B pour pouvoir rétablir l'autorité et la souveraineté de l'État sur l'ensemble du pays.

« Vous savez après le changement du 18 août 2020 sinon bien avant, il y a des partenaires qui ont décidé de quitter les lieux pour se replier sur d'autres pays. Il y a des zones qui sont abandonnées et qu'il faut occuper aujourd'hui pour ne pas laisser la place au vide », a expliqué Choguel Maiga.

Revenant sur le devenir du pays après de départ des forces étrangères, il a déclaré « s'ils décident de quitter demain qu'est-ce qu'on fait ? On est obligé de nous interroger. Est-ce qu'il ne faut pas se préparer à avoir un plan B ? D'autant plus qu'on a vu des pays lâchés et livrés à leur sort ».

Selon le Chef du gouvernement, c'est cette réflexion qui a conduit à des débats aujourd'hui où les autorités sont accusées de vouloir changer de stratégies.

« Le président de la Transition a dit simplement à la CEDEAO qu'on ne peut plus accepter d'être interdits d'accéder à certaines zones au prétexte que ce sont des zones d'entraînement d'autres forces partenaires », a précisé Choguel Maiga ajoutant que cette situation ne peut pas continuer.

Il a en outre ajouté : « on ne peut pas nous interdire d'acheter du matériel avec un pays avec lequel on a un accord parce qu'un autre ne veut pas. On ne peut pas nous empêcher d'envoyer des gens pour être formés dans un pays donné parce qu'un autre pays ne veut pas ».

Rappelant que la mission de l'intervention des forces étrangères est de lutter contre le terrorisme et d'aider l'État malien à rétablir son autorité sur l'ensemble du territoire, Maiga a regretté que le terrorisme se soit étendu et l'autorité et la souveraineté de l'État ne soient toujours pas restaurées.

« Au regard de toutes ces situations, nous estimons qu'il faut qu'on ait la possibilité de regarder vers d'autres horizons, qu'on élargisse les possibilités de coopération pour maîtriser notre défense nationale. Ce n'est pas plus compliqué que ça naturellement tout ce qui est changement est difficile à accepter, mais il n'y a rien d'autre derrière », a déclaré le chef du gouvernement malien.

La direction de l'information et des relations publiques de l'armée a affirmé que le Mali n'a encore signé aucun accord avec la société russe en question. D’un autre côté, la ministre française des Armées a également tenté de mettre cette nouvelle dans le sac des rumeurs. Mais l’affaire est bien trop grosse pour n’être qu’une rumeur. Est-ce un recul de la part des dirigeants maliens ou est-ce que les différentes menaces et les chantages en tout genre de Paris et de Washington contre Bamako ont porté leur fruit ?

Visiblement, nous devons encore attendre pour obtenir plus de réponses.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les Maliens ne veulent plus de la présence occidentale sur leur terre et même sur le continent. Les Africains en ont marre de la mascarade néocolonialiste qui n’a pour but que de tuer les Africains, de rejouer la conférence de Berlin et de piller impunément l’Afrique. Les populations ne sont plus du tout décidées de se laisser faire. Et le vrai pouvoir est entre leurs mains.

http://french.presstv.ir/

 
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