MALI : LE SYNDROME AFGHAN FRAPPE BARKHANE

tourtaux-jacques Par Le 19/08/2021 0

Dans Afrique

Mali : Afghanistan-bis ?

C’est tout de même extraordinaire de voir comment les médias mainstream cherchent à défigurer la réalité et à l’exploiter à des fins d’occupation ou mieux dire de maintenir leur occupation militaire en Afrique.

Cette débandade historique des troupes d’occupation US en Afghanistan où elles n’ont fait que de tuer, organiser la violence terroriste, piller les minerais comme l’uranium et le lithium, cultiver des pavots et de s’en mettre plein les poches en se connectant aux mafias nord-américaines, et tout ceci sur fond de prétendus efforts à l’effet de démocratiser la société afghane à savoir y dépraver les mœurs, y atomiser les familles, pousser à l’exode des mains-d’œuvre qualifiées et des intellectuels, à quoi s’ajouterait cette pseudo armée afghane, une réelle mascarade avec ses 300 000 effectifs-mercenaires qui n’ont pas été capables de tenir plus de 24 heures face aux talibans, et bien cette débandade sert à plein, en ce moment même, cette cause perfide.

Voici en effet comment en parle RFI dans son tout dernier article consacré au Mali, foyer de l’occupation du Sahel à l’occasion du premier anniversaire du coup d’État made in France qui a écarté IBK du pouvoir, l’homme lige certes, mais qui a pêché en disant non à une réactivation de l’accord d’Alger, à un référendum constitutionnel avec en toile de fond la régionalisation du Mali. Tout en essayant de réhabiliter le général Goita, signe que la mayonnaise n’a pas pris et que les Maliens n’ont pas adhéré ce putschiste éduqué dans les écoles américaines.

Le site écrit : Le Mali va-t-il suivre la trajectoire afghane ? : « Contrairement aux États-Unis en Afghanistan, la France n’est pas près de se désengager du Sahel. Le 10 juin dernier, Emmanuel Macron a certes annoncé la fin de la mission Barkhane en tant qu’opération extérieure, mais une “transformation profonde” de la présence militaire française au Sahel va s’amorcer, a précisé le président français. Le début du retrait, fin 2021, sera progressif. S’il doit concerner, à une échéance encore indéterminée, au moins 40 % des effectifs, quelque 2 500 à 3 000 soldats devraient rester sur le terrain, dans le cadre d’une lutte antiterroriste internationalisée. »

À quoi joue RFI ?

À la légitimation de l’occupation militaire du pays qui dure depuis sept ans, occupation dont ne veut le peuple malien comme il l’a crié d’abord via des manifs, mais de plus en plus sous forme de résistance armée. En faisant éloge d’un retrait progressif de Barkhane bien différent de la débandade US, c’est en faveur du maintien de l’occupation que RFI plaide. Lisons la suite :

« Toutefois, reconnaît Le Monde Afrique, la fermeture des bases militaires françaises au nord du Mali (Tombouctou, Kidal et Tessalit) d’ici 2022, inquiète. »

Mais inquiète qui ? Les populations qui se sentent bien protégés depuis que l’armée nationale est là, à Kidal, à Gao... ou la force d’occupation Barkhane qui, poussé par la résistance armée à prendre la poudre d’escampette et qui partant se voit dans une totale impasse bien que ses agents takfiristes continuent à mener la vie dure à la population et à ses soldats en multipliant des attaques perfides ? 

Et RFI de poursuivre : « Au début de la guerre en 2012, les soldats maliens avaient été contraints d’abandonner certaines de leurs positions à l’ennemi, une coalition composée de groupes djihadistes et indépendantistes rebelles. Dix ans plus tard, ces villes seront-elles reprises par les djihadistes, une fois les bases françaises closes ? »

Le média français n’a pas honte de comparer la libération des provinces entières afghanes de la présence des troupes d’occupations US avec une réoccupation et plaider de façon parfaitement sournoise en faveur d’un retour de la force d’occupation Barkhane dans le Nord.

Car pour être des salafistes, les talibans sont des Afghans, un peu comme ces soi-disant « djihadistes » maliens qui sont revenus au peuple malien dans le cadre d’un processus de réconciliation réussie et qui a sécurisé des villages et des régions entières, rendant nulle et non avenue une présence militaire étrangère.

Et bien ce qui fait peur à RFI dans cette histoire afghane c’est que les Maliens en tirent leçon et en fassent une raison pour poursuivre leur lutte jusqu’à la libération totale du sahel des mains des occupants occidentaux. Voici comment RFI crache son venin sur une Famas qui a réussi des mois après le retrait de Barkhane à maintenir les provinces du nord dans le giron national en dépit de deux coups d’État, du débarquement des forces de l’OTAN et des USA au Sahel, de la deuxième guerre de la Libye et de ces campagnes aériennes à coup de drones et de Mirage 2000 qui tuent les populations et les soldats sans vergogne : « La question taraude les observateurs, car l’armée malienne, malgré neuf années passées sous perfusion occidentale (formations, armements, financements), semble toujours incapable de rivaliser avec un ennemi qui ne cesse de répandre son influence vers le sud. »

Eh bien non et non, ce genre de campagne de désinformation ne marche plus RFI ! Les Maliens savent quel exemple suivre et leur lecture des événements de Kaboul est bien différente de la vôtre.

Vivement le jour où Bamako sera libérée de la même façon, sur fond de débandade de Barkhane, de l’OTAN et de l’US Army ! 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/19/664754/Mali-le-syndrome-afghan-frappe-Barkhane

 
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