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LE 5 JUILLET 1962, L’ALGERIE ARRACHAIT SON INDÉPENDANCE. GLOIRE, HONNEUR ET RESPECT POUR SES MILLIERS DE MARTYRS !

LE 5 JUILLET 1962, L'ALGERIE VENAIT D'ARRACHER SON INDEPENDANCE.

GLOIRE, HONNEUR ET RESPECT POUR SES MILLIERS DE MARTYRS !

ALGERIE : CE 5 JUILLET, FETE DE LA JEUNESSE ET DE L'INDEPENDANCE ...

 

ALGÉRIE : RETOUR DES CRANES DE 24 RÉSISTANTS CONTRE LA COLONISATION FRANÇAISE

 

Crâne (image d'illustration)

Algérie: Retour triomphal des crânes des résistants contre la colonisation française

© CC0 / Devanath

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Les crânes de 24 résistants à l'invasion française au XIXe siècle sont revenus en Algérie. Ils reposaient depuis au Musée d'histoire naturelle de Paris. Bachir Senouci, initiateur d’une pétition pour la restitution de ces restes mortuaires, envisage de lancer de nouvelles actions pour la récupération du patrimoine algérien situé en France.

C’est une partie de l’histoire de l’Algérie qui est de retour dans ce pays, vendredi 3 juillet 2020, dans un avion de transport militaire de l’armée algérienne. 

 

Un drapeau français

© PHOTO. TATJANA BRILA

Le ministre algérien des Anciens combattants réagit à la polémique sur sa prétendue nationalité française

Les crânes de 24 résistants à l’invasion française, tués lors de massacres de l’armée coloniale entre 1849 et 1854, avaient été transférés vers la France, puis conservés dans des boîtes au Musée d'histoire naturelle de Paris et inscrits dans le patrimoine inaliénable de l’État français.

 

Parmi les restes mortuaires restitués ce vendredi figurent ceux de Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif Boubaghla –qui a mené une insurrection populaire dans la région du Djurdjura, en Kabylie–, de Cheikh Bouziane –le chef de la révolte des Zaâtcha (région de Biskra en 1849)–, de Moussa El-Derkaoui –son conseiller militaire– et de Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui. Ces célèbres combattants ont eu droit aux honneurs militaires lors d’une cérémonie à laquelle ont pris part des avions de chasse et des membres des forces spéciales, en présence des plus hautes autorités du pays.

Contrepartie politique encore inconnue

Si l’Algérie a pu récupérer ces dépouilles, c’est grâce à deux hommes: l’anthropologue Ali Farid Belkadi –qui avait dès 2011 alerté l’opinion publique de leur présence au musée d'histoire naturelle de Paris– et l'universitaire et écrivain algérien Brahim Senouci –qui avait lancé une pétition en 2016 pour faire bouger les lignes, notamment sur le plan politique.

«C’est un événement très émouvant, je ressens un immense bonheur. Je tiens à remercier les 300.000 signataires de cette pétition. Parmi eux figurent une grande majorité de Français ainsi que des personnes de renom qui ont permis de faire pression sur le gouvernement français», affirme à Sputnik Brahim Senouci.

L’écrivain explique s’être engagé dans cette action car il est lui-même fils d’un chahid (martyr) de la guerre de libération algérienne.

 

Le Président du Haut conseil d'État algérien Mohamed Boudiaf, le 16 janvier 1992.

© AFP 2020 ANDRE DURAND

Assassinat du Président algérien Boudiaf: «la prophétie» qui contredit la thèse officielle

«Le corps de mon père n’a jamais été retrouvé, il n’a pas eu droit à une sépulture», regrette-t-il. Pour cet universitaire, le moment choisi par le Président Emmanuel Macron pour restituer ces crânes est le résultat de négociations politiques. «C’est un geste à l’adresse de son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune. Mais il y a forcément une contrepartie, nous ne la connaissons pas encore.» Le Président français avait fait part de sa volonté de remettre ces restes lors d’une visite officielle effectuée en décembre 2017 à Alger.

 

«J'ai accédé à une demande plusieurs fois réitérée par les pouvoirs publics algériens d’obtenir la restitution des crânes des martyrs algériens et j'ai pris la décision de procéder justement à cette restitution. Le texte de loi nécessaire pour ce faire sera pris», s’était-il alors engagé.

Récupération

Brahim Senouci regrette cependant que les initiateurs de cette action de restitution historique aient été marginalisés par les autorités officielles. L’universitaire dit même assister à une véritable opération de récupération menée par des responsables d’associations membres de la «famille révolutionnaire», à savoir l’ensemble des structures regroupant les résistants de la guerre de libération.

«Je considère avoir seulement fait mon devoir. Durant des années, j’ai insisté auprès des responsables d’associations de condamnés à mort et de martyrs de la révolution afin qu’elles soutiennent la pétition pour la restitution des crânes. Elles n’ont jamais rien fait. Et aujourd’hui, je vois les intervenir sur les plateaux de télévision pour s’approprier cette action», note-t-il.

Brahim Senouci soutient vouloir poursuivre son engagement car «une partie du patrimoine historique algérien est encore en France». Il cite notamment le cas de Baba Merzoug, le célèbre canon de 7 mètres de long qui protégeait la baie d’Alger. Rapportée en France comme trophée de guerre, cette pièce d’artillerie géante est érigée en colonne dans la rade de Brest depuis 1833.

https://fr.sputniknews.com/maghreb/202007031044053670-algerie-retour-triomphal-des-cranes-des-resistants-contre-la-colonisation-francaise/


 

LE PRESIDENT DE L’ALGÉRIE ORDONNE LE MAINTIEN DE LA FERMETURE DES FRONTIÈRES ET S'EN REMET OFFICIELLEMENT A DIEU... L'OPIUM DES PEUPLES

Vue de la ville d'Alger

Covid-19: l’Algérie ferme ses frontières et s’en remet officiellement à Dieu

© Sputnik . Kamal Louadj

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Le gouvernement algérien a décidé de maintenir la fermeture de ses frontières, décrétée le 21 mars dernier consécutivement à l’apparition du coronavirus. Cette décision fait suite à une flambée du Covid-19 dans tout le pays. Une situation qui risque d’impacter l’économie de la Tunisie qui attendait l’arrivée de touristes algériens.

L’Algérie est suspendue à la grâce divine. Ce dimanche 28 juin, lors du Conseil des ministres, le Président Abdelmadjid Tebboune a donné des instructions aux membres de son gouvernement visant à renforcer la lutte contre le coronavirus. En outre, le chef de l’État algérien «a ordonné le maintien de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes jusqu’à ce que Dieu nous libère de ce fléau», précise le communiqué de la présidence.

Les Algériens qui souhaitent voyager et ceux qui attendent depuis plus de trois mois de rentrer au pays devront encore patienter. Il faut dire que le territoire connaît une nette augmentation de la contagion ces deux dernières semaines. Les statistiques officielles depuis le début de la pandémie font état de 13.571 patients testés positifs et de 905 décès.

 

Interview du Dr Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique Covid-19, par le média Tout sur l’Algérie (TSA).

 

Des invocations

En cette fin de mois de juin, les autorités sanitaires se disent préoccupées par l’augmentation du nombre de patients souffrant de détresse respiratoire. À tel point que les services de réanimation de nombreux hôpitaux du pays ne peuvent plus faire face à l’afflux de malades. C’est le cas notamment à Oran (450 km à l’ouest d’Alger) où les services de réanimation des établissements de santé de la ville sont arrivés à saturation. Mardi 30 juin, la situation générale est devenue si inquiétante qu’elle a fait réagir le Premier ministre:

«Je demande aux Algériens de faires des douâa (invocations) afin que Dieu mette un terme à ce fléau», a déclaré Abdelaziz Djerad lors d’une visite de travail dans la région de Tindouf.

La veille, le Premier ministre avait annoncé la reconduction du couvre-feu dans 29 wilayas (départements) jusqu’au 13 juillet. Il avait également instruit les autorités locales «de procéder au confinement partiel ou total ciblé d’une ou de plusieurs localités, communes ou quartiers connaissant des foyers ou des clusters de contamination» lorsque la situation sanitaire l’exigeait.

 

Imene et Kader devant le local de l'association Life on Land à Koonan

© PHOTO. SOLEIMAN BAMBA

Côte d’Ivoire: les pérégrinations d’une médecin algérienne en pays Mahou

 

En fait, le maintien de la fermeture des frontières est certainement la plus importante des décisions prises par le gouvernement algérien en ce début de saison estivale. Une mesure qui va avoir des conséquences économiques considérables. La Tunisie fait déjà figure de victime collatérale. Ce pays voisin reçoit chaque année près de 3 millions de touristes algériens, notamment durant l’été. «C’est un chiffre qui pèse en matière d’entrées touristiques. Il est important, voire capital, que les Algériens puissent venir en Tunisie», explique à Sputnik Moez Kacem, universitaire tunisien et expert en tourisme.

«La Tunisie a classé les pays en trois catégories : vert, orange et rouge, selon le niveau de contagion de la pandémie. Le gouvernement tunisien a cependant fait deux exceptions pour l’Algérie et la Libye, qui seront régies par des conventions bilatérales. Bien sûr, nous suivons de très près la situation sanitaire de nos voisins, notamment de l’Algérie. Il faut que les conditions sanitaires soient favorables pour que la Tunisie puisse accueillir les touristes dans de bonnes conditions.»

«Mais tout ceci aura un sens que lorsque l’État algérien ouvrira ses frontières, ce qui n’est pas le cas actuellement», précise le spécialiste tunisien.

L’été de la «ghouma»

Selon Moez Kacem, la Tunisie «a besoin du marché algérien pour atténuer l’impact de la crise économique, mais cela ne pourra pas se faire dans n’importe quelles conditions». La logique voudrait que la clientèle qui ne peut accéder aux plages et aux loisirs tunisiens soit récupérée par le secteur touristique algérien.

 

La piste vers Taguetiout (Algérie)

© SPUTNIK . TAREK HAFID

Faire revivre un village au sommet des Aurès, le pari d’un homme d’affaires algérien

 Faux, répond Saïd Boukhlifa, expert international en tourisme qui cumule 44 années d’expérience dans ce domaine. «Le maintien de la fermeture des frontières ne va pas profiter au secteur du tourisme algérien puisqu’il est pratiquement inexistant», affirme ce spécialiste à Sputnik. Pour lui, l’été 2020 sera celui de la ghouma (l’étouffement) pour la masse d’Algériens qui restera bloquée dans leur pays.

 

«L’Algérie n’a pas les capacités pour accueillir son tourisme interne. Il n’y que 50.000 lits en bord de mer pour une demande estimée annuellement à 2 millions de touristes. Et cet été, la demande sera encore plus importante. Les quelques hôtels situés sur la côte sont complets durant toute la période estivale malgré le départ de millions d’Algériens vers la Tunisie, mais aussi vers la France, l’Espagne, le Maroc, la Turquie et l’Égypte. Nos hôteliers n’ont jamais chômé. Je ne parle même pas des conditions d’hébergement qui sont en dessous des normes pour des prix dépassant largement ceux de la Tunisie, où le service est très convenable», note Saïd Boukhlifa.

Pour que le tourisme interne puisse profiter de la situation, il aurait fallu, au préalable, développer ce secteur. «Par manque de conviction et de compétence politique, les autorités ont préféré tout miser sur les hydrocarbures durant les deux dernières décennies», déplore-t-il.

L’expert rappelle également que le gouvernement algérien n’a toujours pas permis aux hôteliers de rouvrir leurs établissements. Selon lui, le maintien de cette interdiction couplée à la fermeture des frontières risque d’anéantir un «secteur frappé par la crise et le chômage».

https://fr.sputniknews.com/maghreb/202006301044033807-covid-19-lalgerie-ferme-ses-frontieres-et-sen-remet-officiellement-a-dieu/


 

ALGER INSTAURE UNE JOURNÉE DE LA MÉMOIRE LE 8 MAI EN SOUVENIR DES MASSACRES COMMIS PAR L’ARMÉE COLONIALE FRANÇAISE DANS LE CONSTANTINOIS

Alger instaure une journée de la mémoire pour dénoncer les "crimes du colonialisme"

Par GEO avec AFP - Publié le  

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Alger instaure une journée de la mémoire pour dénoncer les "crimes du colonialisme" © Godong/Universal Images Group via Getty Images

 

Le 8 mai 1945, des manifestations indépendantistes ont été brutalement réprimées par les forces coloniales françaises en Algérie, faisant des milliers de morts. Le pays a décidé d'instaurer une journée de la mémoire en souvenir de "ces crimes du colonialisme".

L'Algérie a instauré une journée de la Mémoire, le 8 mai, en souvenir des massacres de 1945 commis par les forces françaises dans le Constantinois, au moment où la mort de George Floyd ravive le débat sur les exactions des anciennes puissances coloniales.

Cette initiative - qualifiée d'"historique" par les députés - est inscrite dans une loi adoptée mardi à l'unanimité lors d'une séance plénière de l'Assemblée nationale populaire (APN), la chambre basse du Parlement. Lors de la présentation du projet de loi, le ministre des Moudjahidine (Anciens combattants), Tayeb Zitouni, avait fustigé "le colonisateur français qui n'a pas hésité à réprimer les manifestants à travers une féroce campagne ayant fait des dizaines de milliers de victimes".

Le 8 mai 1945, alors que la France célébrait la victoire des démocraties sur le nazisme, des manifestations indépendantistes ont eu lieu à Sétif, Guelma et Kherrata, trois villes de l'est algérien où des nationalistes défilèrent, drapeaux algériens à la main. Elles furent brutalement réprimées par les forces coloniales françaises faisant des milliers de morts. Les Algériens parlent de 45.000 victimes. Les Français de 1.500 à 20.000 morts, dont 103 Européens.

"Date symbole"

"Le 8 mai est une date symbole. Le symbole de la rupture, de la cassure définitive entre la France coloniale et l'Algérie colonisée", souligne Fouad Soufi, archiviste et historien, chercheur au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle d'Oran (nord-ouest).

Un député du Front de libération nationale (FLN), majoritaire au Parlement et parti de l'ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, a estimé que "la France doit reconnaître ses crimes en Algérie durant la période coloniale et demander pardon". En outre, la commission juridique de l'APN propose d'inclure un article sur "la criminalisation des actes perpétrés par le colonialisme français inique le 8 mai 1945 contre le peuple algérien".

Cette recommandation sera soumise au ministère des Anciens combattants. Le président Abdelmadjid Tebboune avait décidé d'instaurer cette "journée nationale de la mémoire" à la veille du 75e anniversaire des massacres de Sétif. Il avait qualifié les massacres de 1945 de "crimes commis contre l'humanité et contre les valeurs civilisationnelles, car fondés sur la purification ethnique".

"Crime contre l'humanité"

Le président algérien avait également dénoncé "les manœuvres des courants et lobbies racistes de l'autre rive de la Méditerranée". En février 2017, alors qu'il était candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron, en visite à Alger, avait qualifié la colonisation de l'Algérie de "crime contre l'humanité", de "vraie barbarie", ce qui lui avait valu de vives critiques de responsables politiques de droite en France.

Assurant que l'Algérie "n'a rien contre le peuple français, parmi lequel elle compte des amis ayant participé à sa guerre de libération", le ministre des Moudjahiddine a estimé que "les relations commerciales, industrielles et culturelles entre les deux pays ne sauraient peser devant la mémoire nationale".

Comme l'a encore prouvé la récente brouille diplomatique entre Alger et Paris, à propos de la diffusion d'un documentaire français sur la jeunesse antirégime, les relations bilatérales restent volatiles. Même si Paris s'efforce de ne pas mettre d'huile sur le feu alors que le discours antifrançais demeure un puissant facteur de légitimation aux yeux des autorités algériennes.

La France s'est ainsi gardée de toute critique après une série d'arrestations de militants du "Hirak", le mouvement populaire qui réclame le départ de toute la classe dirigeante, accusée d'avoir trahi les idéaux de la révolution algérienne. Ces crispations récurrentes se nourrissent de la perception à Alger que la France ne fait pas assez pour solder son passé colonial.

Les autorités algériennes veulent remettre sur la table le dossier des "disparus" pendant la guerre d'indépendance (1954-1962) - plus de 2.200 selon Alger - et celui des essais nucléaires français dans le Sahara algérien qui "ont fait et continuent à faire des victimes".

Reste que "l'écriture de l'histoire de la révolution algérienne relève jusqu'à nos jours du domaine exclusif de l'Etat algérien", rappelle Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l'Afrique du Nord, dans son livre "Le Choc des Décolonisations" (2015).

https://www.geo.fr/histoire/alger-instaure-une-journee-de-la-memoire-pour-denoncer-les-crimes-du-colonialisme-201047


 

UN SOLDAT DE L’ARMEE ALGÉRIENNE TOMBE EN MARTYR DANS UNE EMBUSCADE TENDUE PAR DES TERRORISTES A AÏN DEFLA, DANS LE CENTRE DE L’ALGERIE

Algérie / image d'illustration

Un militaire algérien tué lors d'un accrochage avec des islamistes armés

© AFP 2020 Farouk Batiche

MAGHREB

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Un militaire algérien est mort lors d'un accrochage avec des islamistes armés samedi soir à Aïn Defla, dans le centre de l'Algérie, a annoncé dimanche le ministère de la Défense dans un communiqué qui précise qu'une opération est toujours en cours.

Un militaire algérien a été tué lors d'un accrochage avec des islamistes armés, selon un communiqué de la Défense.

«Lors d'une embuscade opérée dans la zone de Gaadet Lahdjar […]» dans la préfecture d'Ain Defla, «un détachement de l'Armée s'est accroché [...] avec un groupe terroriste armé, ce qui a causé le décès en martyr du caporal contractuel Znanda Mostafa», indique le communiqué, cité par l’AFP.

Il s’agit d'islamistes armés actifs en Algérie depuis le début des années 1990.

«Toutes les mesures sécuritaires nécessaires pour le bouclage et le ratissage de cette zone, et la poursuite de ces criminels» ont été prises, poursuit par ailleurs le ministère de la Défense.

La lutte de l'armée algérienne contre le terrorisme

Malgré la mise en œuvre en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la «décennie noire» (1992-2002) de la guerre civile qui a fait quelque 200.000 morts, des groupes armés islamistes restent actifs notamment dans le centre-est de l'Algérie, où ils s'en prennent généralement aux forces de sécurité.

 

Des élements des forces spéciales algériennes

© CC0 / MASS COMMUNICATION SPECIALIST STEVEN HARBOUR/NAVY.MIL / ALGERIAN SAILORS CONDUCT MARITIME INTERDICTION OPERATIONS (MIO)

Un kamikaze prêt à se faire exploser au milieu de marches pacifiques à Alger arrêté par l’armée

 

Début février, un militaire avait été tué lors d'un attentat à la voiture piégée, à Timiaouine, dans le sud de l'Algérie, à la frontière avec le Mali.

En mai, l'armée algérienne avait par ailleurs annoncé avoir tué deux islamistes dans cette même préfecture d'Aïn Defla, et récupéré quantité d'armes, de munitions ainsi que des denrées alimentaires.

En 2019, l'armée algérienne avait annoncé avoir procédé à l'arrestation de 25 «terroristes» et à l'«élimination» de 15 autres, tandis que 44 se sont rendus. Elle dit avoir détruit «295 casemates de groupes terroristes» et neuf ateliers de fabrication de bombes, et avoir saisi 649 armes, de l'arme de poing au lance-roquette en passant par le fusil d'assaut.

 

 

Un avion d'Air Algérie, image d'illustration

© CC BY-SA 2.0 / ERIC SALARD / 7T-VJQ

La Turquie fixe un délai limité à l’Algérie pour rapatrier ses ressortissants

L'Algérie a été épargnée par des attentats d'ampleur depuis la prise d'otage sur le site gazier de Tiguentourine à In Amenas (1.300 kilomètres au sud-est d'Alger), en 2013, revendiquée par le groupe islamiste des «Signataires par le sang» de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, en représailles à l'intervention militaire étrangère au Mali voisin. 40 salariés et 29 assaillants avaient été tués lors de l'assaut mené par l'armée algérienne.

 

En 2014, les «Soldats du Califat», un groupe ayant fait allégeance à Daech*, avait enlevé et exécuté en Kabylie (région à l'est d'Alger) le guide français Hervé Gourdel, en représailles à l'engagement de la France aux côtés des États-Unis contre Daech* en Irak.

L'armée algérienne avait affirmé avoir anéanti le groupe moins de deux ans après.

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/maghreb/202006211043984163-un-militaire-algerien-tue-lors-dun-accrochage-avec-des-islamistes-armes/


 

AMAR DJERRAD : QUEL "HIRAK" VEUT-ON FAIRE RESURGIR ET POUR QUELS OBJECTIFS ?

Quel «Hirak» veut-on faire resurgir et pour quels objectifs ?

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Par Amar Djerrad

Mr Hakim Addad avait dit sur «Mediapart» que ce sont eux qui avaient arrêté le Hirak suite à la pandémie covid19 et non le Président de la république qui avait décrété l’interdiction sur tout le territoire national de tous les rassemblements y compris les marches et dans les mosquées. Cette idée que ce sont « eux qui avaient décidé » est intervenue au lendemain de la décision du Président ! Admettons !

Me Bouchachi sur la question de la «reprise du Hirak», avait jugé que les conditions n’étaient pas encore favorables pour les manifestations de rues, de nouveau, expliquant que « se précipiter pour déterminer la date du retour des marches pourrait diviser nos rangs et nuire à notre mouvement pacifiste …. qu’il serait sage de reporter le retour du Hirak jusqu’à ce que les conditions sanitaires soient favorables »». Admettons également !

Raisonnablement, s’ils ont (avec d’autres) ce pouvoir c’est que ce sont eux qui décident pour le hirak !

Ces deux déclarations présentent toutefois des incompréhensions !

Elles prouvent bien qu’ils se considèrent, ainsi, les « meneurs du Hirak ». D’ailleurs, une certaine presse ne cessait de les présenter, avec d’autres, comme «figures de proue» du Hirak, qualification qu’ils n’avaient pas contestée tant qu’elle les mettait, positivement, au-devant de la scène.

La surprise est venue à l’apparition du livre-enquête du Dr Bensaada « Qui sont ces ténors autoproclamées du Hirak » qui les cite ainsi que leurs relations avec la NED, filiale de la CIA. Le livre affirme qu’ils étaient ensemble au Brésil à la conférence des gens d’Otpor !

On ne comprend pas qu’ils aient ensuite annoncé qu’ils ne sont pas les «ténors» du Hirak.

Comprenne qui voudra ou pourra !

On parle de la reprise ou non des marches dans le cadre du «Hirak» dont-on espère la résurgence.

Deux camps apparaissent selon leurs déclarations:

Les favorables disent : «Nous devons marcher vendredi 19 juin, … la prolongation de la trêve des manifestations casse la mobilisation populaire ». « Voir les algériens se démobiliser si les manifestations ne reprennent pas assez rapidement ». « le pouvoir en place veut profiter du confinement imposé pour des raisons sanitaires pour casser définitivement le mouvement populaire et imposer son agenda politique à la société algérienne ». « On doit continuer la ‘’Révolution du sourire’’ ».

Le « Pacte de l’Alternative Démocratique » regroupant certains partis, ONG et personnalités, avaient appelé « à demeurer vigilants pour s’engager avec force dans la reprise effective des manifestations politiques dès que les conditions sanitaires, de l’endiguement de la COVID-19, le permettent ».

«Rachad» et «Al Karama» (sises en Suisse), que dirige entre autre Dhina, appellent vigoureusement, par leur porte-parole Zitout (depuis Londres), à la reprise du Hirak, ce vendredi 19, sans autres considérations «pour faire tomber la 3issaba au pouvoir». Zitout suggère même que l’initiative de la reprise, et même avant, viendrait d’eux puisque cela se déroule chaque vendredi après la prière et que c’est leur nombre qui donne de la puissance au hirak ! 

A l’opposé, les adversaires des marches, disent : «C’est de la pure folie d’appeler aujourd’hui les algériens à descendre dans la rue, en pleine période de confinement sanitaire, cela est de nature à favoriser une propagation à grande échelle de la pandémie, au moment où le pays est pleinement mobilisé pour lutter contre la pandémie » (propos d’un spécialiste). « Ceux qui appellent actuellement à la reprise de marches, sont des criminels, ils cherchent à placer leur petit jeu politicien malsain au-dessus des priorités sanitaires du pays et de la santé du citoyen, en particulier »

Les autorités, il est vrai, restent réservées.

De quel « Hirak » parle-t-on donc et pour quels objectifs ?

Sans entrer dans les détails et l’analyse, nous constatons :

-  Il y a le véritable hirak des débuts, jusqu’au 11/ 12ème qui est une contestation populaire progressiste refusant l’humiliation d’un 5ème mandat pour un Président paralysé par la maladie, ne pouvant donc plus gouverner a poussé le peuple à mettre un terme à cette mascarade, en organisant, les après-midi de chaque vendredi, d’imposantes manifestations pacifistes à travers les principales villes d’Algérie ! Elles ont ressemblé des centaines de milliers de citoyens lançant deux slogans principaux « non au 5ème mandat », « déchéance des pontes du système » avec la fameuse formule « Yetnehew  ga3 » (on enlève tout le monde). Les choses étaient claires nettes et précises ! L’Armée ayant saisie la portée, la sincérité et la légitimité des contestations a vite pris fait et cause en s’alliant avec le peuple en promettant d’aider à réaliser ce souhait populaire ! Le 5ème mandat est avorté, le Président est écarté, la Constitution a pris le relais, le gouvernement est remplacé temporairement jusqu’à l’organisation de nouvelles élections promises « honnêtes et crédibles » !

Une fois que la chasse aux corrompus et aux personnalités impliquées battait son plein, les véritables "hirakistes" se sont aperçus que des groupes surgissent avec d’autres revendications, suspectes, antinomiques avec les revendications initiales, s'attaquant à l'Armée qui s'était pourtant jurée d'aider à assainir le pays des hauts responsables corrompus ! C'est là où les véritables «hirakistes » ont décelé les infiltrations et les manipulations en décidant d'arrêter les manifestations pour éviter la confusion voire l’affrontement, que souhaitaient les corrompus et surtout que l’on se serve d’eux ! Les manifestations continuaient en s’amenuisant, dans toutes les villes, de façon inquiétante pour certains meneurs puisque l’on observait le nombre de manifestants chuter brusquement, ne se concentrant que dans 5/6 villes sur la quinzaine concernée.

-  Il y a le « hirak » qui a suivi. Après le 15/16ème vendredi, il ne restait plus que 2 /3 villes pour ne finir qu’à Alger, au point où des journaux parlaient de « Hirak algérois » ! Malgré leurs appels à rejoindre la capitale, ils n'arrivent pas à mobiliser 3000 citoyens qu'un certaine presse jugeait «impressionnante», «raz de marée», «déferlement» en illustrant par d'anciennes images des 1er "hirak"! Durant ce processus de décadence, les manipulateurs avaient usé d’une multitude de slogans visant à faire tomber «tout le monde», jusqu’aux walis ainsi que les institutions en particulier l’Armée en évitant d’expliquer «qui remplacera qui» s’il n’y a plus personne qui décide ! Voyant les choses leur échapper, il se constitue une coalition  de partis et d’associations autour de ce qu’ils ont baptisé «l'Alternance démocratique» avec des personnalités déclarées «figures de proue du Hirak»  qui avaient pris le relai en organisant des « pseudo-hirak », les vendredis et même aléatoirement.

Ces nouvelles forces portent chacune une série de slogans totalement opposés, de tendance islamistes, berbéristes, pseudo-démocrates, anarchistes, «printanistes», chacune s’employant à imposer, par le chantage, sa vision de la gouvernance immédiate de l’Algérie sans s’inquiéter de son avenir ! La violence était donc immanente avec son chaos ! Le plus curieux est qu’elles s’attaquent conjointement aux institutions en particulier à l’Armée au travers de ses cadres officiers et ce, tout en s’évertuant à faire confondre leur action au «véritable hirak» pour en faire des «revendications du peuple» ! Cette coalition des «démocrates» exigeait une phase de transition (anticonstitutionnelle) qu’elle veut diriger, sans vote du peuple, par la désignation d’une Présidence collégiale cooptée par l’Armée. Les élections maintenues, la coalition appelle alors à leurs boycotts sans résultat probant. Elle passe à la propagande qui consiste à considérer le Président élu comme « illégitime » parce, pour nos « démocrates », c’est la volonté des citoyens qui n’ont pas voté (dont la plupart suite à des pressions ou violences des boycotteurs) qui prime sur celle qui ont voté.

C’est, en résumé, ce que l’on a observé, lu et entendu !

Lequel donc des deux «hirak» voudrait-on réactiver ? Car il y a confusion, voire tromperie !

A. D

 

AHMED BENSAADA : DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION AU TEMPS BÉNI DU HIRAK

De la liberté d’expression au temps béni du Hirak

Par Ahmed Bensaada

Mondialisation.ca, 16 juin 2020

ahmedbensaada.com

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Je dois être honnête. Lorsque j’ai écrit mon récent livre « Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien ? », je me doutais qu’il allait être bassement critiqué et que son auteur n’allait pas être épargné. Mon expérience avec les activistes printanistes arabes et leur concept unidirectionnel des libertés individuelles, lors de la sortie de « Arabesque américaine» en 2011, m’a appris que le romantisme révolutionnaire était souvent plus fort que la raison. Mais en ces temps-là, cela pouvait se comprendre : pour la première fois dans l’histoire moderne de cette région, des jeunes prenaient d’assaut les rues, bravant les interdits tout en demandant avec véhémence le départ d’autocrates rouillés par le temps et l’usure d’un pouvoir spolié.

Mais près d’une décennie après l’immolation de Feu Mohamed Bouazizi et l’embrasement de la région par cette funeste saison que les Occidentaux nous ont vendu comme un « printemps », j’avais espéré que mon nouvel ouvrage allait être un peu mieux reçu.

Que nenni!

Je n’ai jamais été aussi attaqué que par certains de mes « chers » concitoyens. Et tout y est passé : complotisme, anti-Hirak, pseudo-physique, misère de la pensée, régime, système, médias publics, éthique, ANEP, APS, AUF, Canada, Vietnam, cirage, carrière, magot, coupe-feu, gauche « madkhalie » et j’en passe…

Jamais, Ô grand jamais, je n’aurais pensé que le niveau des critiques de mes contradicteurs soit aussi pitoyable!

En agissant de la sorte, ces gens-là ne comprennent-ils pas qu’ils sont juste en train de confirmer que ce sont eux qui noyautent le Hirak béni pour l’emmener sur les sentiers de la discorde, de la confrontation et du chaos, selon des directives élaborées ailleurs et susurrées dans leurs oreilles?

C’est à se poser de sérieuses questions sur les fondements de la démocratie prônée par ces défenseurs « autoproclamés » du Hirak. Veulent-ils vraiment ériger des potences dans toutes les villes du pays pour pendre haut et court toute voix jugée non conforme à leur pensée unique? Je ne suis pas loin de le croire.

Et elle sera belle, cette Algérie nouvelle!

À tout seigneur, tout honneur, commençons par le professeur Lahouari Addi que j’ai cité dans mon ouvrage. Moins de 24 h après la publication des « bonnes pages » de l’essai, M. Addi écrivit un long texte, sans avoir lu mon livre, car non disponible en dehors de l’Algérie. Il y expliqua ses relations avec un organisme américain d’ « exportation » de la démocratie. Très correcte la démarche si ce n’est un petit hic : il traita l’auteur de l’ouvrage, c’est-à-dire moi, de « doubab » (mouche en arabe).

Texte de Lahouari Addi

Allons, allons, cher professeur, un peu de retenue! Quel exemple donnez-vous à cette belle jeunesse qui a enfanté le Hirak? Respectez votre niveau académique, voyons! Évitez d’utiliser ce genre d’expressions qui peuvent entacher votre respectabilité et nuire à votre rang social.

Pensez-vous que MM. Huntington ou Fukuyama, avec qui vous prenez le thé dans les salons feutrés, auraient utilisé ce vil langage de la plèbe dans une telle situation?

Oh que non! Ils auraient d’abord lu le livre et donné, ensuite, un avis argumenté sur son contenu. Pour ou contre, certes, mais poli et respectueux.

D’autant plus que mon livre ne comporte aucune insulte ni injure à votre encontre ni à l’encontre des autres personnes mentionnées.

Le professeur Addi récidiva quelques jours plus tard en me traitant de « sinistre personnage» dans une émission de Radio Corona Internationale, radio dont il sera question plus tard.

Il ne s’agit donc pas d’une simple incartade, mais d’un comportement bien ancré : l’insulte et l’invective contre toute personne qui dérange le grand professeur dans sa béatitude féconde. Mon ouvrage l’aurait-il brusquement fait descendre de son firmament vers le plancher des vaches?

Une autre célébrité du microcosme « intellectuel » algérois a décidé de s’insurger contre l’auteur du livre : M. Lazhari Labter. Dans un post d’une longueur qui devrait figurer dans le livre Guinness des records, il déblatéra une foultitude de lieux communs…sans piper mot du contenu du livre. Mais qu’est-ce qui a poussé ce gentil monsieur à se fatiguer de la sorte? Des tonnes d’efforts et des litres de sueur pour faire rire toute la blogosphère.

Texte de Lazhari Labter

Regardons ça de près. Il m’accuse d’avoir publié mon livre « Arabesque$ » à l’ANEP, c’est-à-dire une maison d’édition étatique pour démontrer que je suis « payé » par le « pouvoir ». C’est vrai que cette accusation n’est pas originale. Chawki Amari [1] me l’avait servie en 2016 lorsque mon éditeur (privé) de l’époque, M. Amar Ingrachen (Éditions Franz Fanon), avait choisi la librairie de l’ANEP comme lieu du lancement de mon livre « Kamel Daoud, Cologne contre-enquête ».

Mais ce qui est grave dans le cas de M. Labter, c’est que ce monsieur a été embecqué et gavé par l’ANEP puisqu’il a été directeur de ses éditions de 2001 à 2005. Il n’a pas été juste « payé » par le « pouvoir » : il a fait partie du pouvoir lui-même.

Le comble du ridicule? M. Labter vient d’être officiellement nommé par le ministre de l’industrie cinématographique au sein de la commission de lecture du Fonds de développement de l’art, de la technique et de l’industrie cinématographique (Fdatic) [2].

Ce monsieur collabore activement avec le gouvernement actuel alors qu’il me reproche d’être « proche » de ce même gouvernement. Y comprenez-vous quelque chose?

J’utiliserai la même phrase que celle utilisée par Lazhari Labter dans une de ses lettres ouvertes :

« Mais pourquoi as-tu fait ça Lazhari, pourquoi ? » [3]

Lazhari Labter et ses « combats »

M. Labter, militant pour la démocratie, la liberté des droits humains et de la justice sociale? Pour quelle liberté milite-t-il? De celle des censeurs et des coupeurs de langues?

M. Labter, vous êtes un fossoyeur de la liberté d’expression!

Inondé par des commentaires négatifs ― car le peuple n’est pas dupe !― et traîné dans la boue par un youtubeur nommé Rafaa 156 [4], notre grand défenseur des droits humains a été finalement contraint de rendre privé son post concernant mon livre, le retirant de l’espace public.

Ah, la liberté d’expression entre amis! Elle assure un si doux cocooning!

En fait, ce que ne sait pas ce cher M. Labter et beaucoup de mes contradicteurs zélés, c’est que mon livre « Arabesque américaine » a été d’abord publié au Canada en 2011, puis en Algérie par les Éditons Synergie (éditeur privé) en 2012. Après la parution de « Arabesque$ » édité en Belgique en 2015 par Michel Collon (Editions Investig’Action), j’ai d’abord proposé l’édition algérienne à M. Amar Ingrachen (éditeur privé) avant de le soumettre à l’ANEP. M. Ingrachen avait refusé de l’éditer pour des raisons qui le concernent tout en acceptant de publier mon livre sur Kamel Daoud.

De même, bien avant de proposer mon nouveau livre « Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien ? » aux Éditions APIC, je l’avais envoyé en premier lieu à M. Ingrachen, fidélité à mon éditeur privé oblige. Je n’en ai même pas soufflé mot à l’ANEP.

Si Amar Ingrachen ―membre du club privé CPP (Café Presse Politique) de Radio M― avait édité ce livre, aurais-je été lynché de la sorte sur la place publique? Et si l’APS avait annoncé la parution de mon livre édité par M. Ingrachen, quelle aurait été la réaction? M’aurait-on accusé de collusion avec des forces cosmiques?

Et parlons-en de ces médias algériens privés libres et démocrates! Aucun journal, aucune télé (même étatique!) ne m’a invité, ni questionné au sujet de mon livre. La plupart d’entre eux ont totalement ignoré sa sortie et aucun n’en a encore fait une quelconque recension!

À qui ce livre fait-il peur? Existe-t-il des sujets tabous alors que notre pays vit des moments critiques?

« Taisez-vous M. Bensaada! »

Pourtant, cet ouvrage a fait le buzz sur les médias sociaux. On en parle, on le critique, on l’attaque, au grand bonheur des claviers qui s’en donnent à cœur joie.

El Watan en a parlé (à deux reprises), mais en mal comme de coutume quand il s’agit d’un ouvrage qui dénonce les collusions avec l’étranger. Et sans en commenter le contenu. Ce journal se sentirait-il concerné?

« Le Hirak cible d’attaques simultanées » [5], « Hirak-Pouvoir : le temps de la surenchère» [6]. Des titres qui suggèrent que mon livre est une attaque contre le Hirak et qu’il a été commandité par le « pouvoir », alors que tous ceux qui l’ont lu honnêtement attestent du sérieux du travail qui y figure.

Mais que peut-on attendre d’un journal qui est capable de faire une aussi horrible et indécente une que celle-ci?

Si les médias faisaient un travail professionnel, des entrevues auraient été réalisées avec moi et, surtout, avec les personnes que je cite dans mon livre. Des débats publics contradictoires auraient été organisés sur les plateaux de télé. Mais non : on tire à boulets rouges sur celui qui a écrit le livre, on le traite de conspirationniste tout en donnant un blanc-seing aux personnes citées dans l’ouvrage. Et cela, même si l’ouvrage contient des références vérifiables et des annexes on ne peut plus explicites.

Le comportement d’El Watan n’est pas nouveau à mon égard. Je me rappelle une anecdote qui date de la première sortie de mon livre « Arabesque américaine » à Montréal, en avril 2011. J’avais dans ce temps un ami, Samir Bendjaafar (pseudo Samir Ben), pigiste à El Watan. Je lui avais remis une copie de l’ouvrage avant même qu’il ne sorte en librairie.

Il en tira un superbe article qui fut publié par El Watan [7] le 20 avril 2011.  Quelques jours plus tard il me proposa une interview sur le même sujet qu’il réalisa et envoya à son journal. N’ayant pas eu de nouvelles de la publication de l’entrevue, je lui ai demandé la raison du retard. Gêné, il me répondit que le directeur du journal, M. Belhouchet en personne, lui avait signifié « qu’il ne voulait plus voir le nom de Bensaada dans son journal ».

Ce même Samir Bendjaafar mène actuellement une sordide campagne de salissage contre ma personne sans, bien sûr, avoir lu le livre puisqu’il n’est vendu qu’en Algérie.

Cher Samir, te rappelles-tu quand tu me traitais de « docteur en physique et récipiendaire d’une multitude de prix d’excellence au Canada » [8]. Te souviens-tu de cette phrase : « []l’auteur montréalais d’origine algérienne Ahmed Bensaada vient de signer un essai très documenté sur le rôle des Etats-Unis dans le vent de révolte qui balaie le monde arabe depuis décembre dernier » [9]?

Qu’est-ce qui a pu bien changer ton comportement depuis? Quelle est la cause de ton hypocrisie? Qu’est-ce qui a métamorphosé tes panégyriques en insultes? Ta fréquentation assidue de Belhouchet et consorts ou la ligne éditoriale otanesque du journal qui te paie et te dicte la marche à suivre?

Cher ami d’antan : tu as tout d’un coup rétréci à mes yeux.

Je me demande ce que pensera l’ombudsman de Radio Canada ―où tu travailles actuellement― de ton comportement contraire à l’éthique journalistique, après le dépôt de ma plainte contre toi. Car, contrairement à tes confrères pseudo-journalistes que je cite dans ce texte, toi tu travailles au Canada, un pays où la déontologie n’est pas un vain mot.

Revenons maintenant au microcosme algérois. Dans sa longue diatribe contre moi (et non contre mon livre), sieur Labter en a profité pour placer un copain et le couvrir d’éloges. Un truc du genre « ton bouquin n’arrive pas à la cheville de ceux de mon ami Belalloufi ». Un peu de pub en plein buzz, ça ne peut être que profitable.

Hocine Belalloufi est une « vieille » connaissance avec qui j’ai eu maille à partir, il y a un peu plus d’une année [10]. À la parution de mon article sur la « printanisation » de l’Algérie [11], il s’est senti dans l’obligation de déclarer que mon texte était « d’une navrante pauvreté » [12], le disqualifiant du revers de la main. Je lui ai alors proposé d’en discuter avec ses amis du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) qui connaissent très bien la National Endowment for Democracy (NED) puisqu’ils sont financés par cet organisme depuis…1997!

Hocine Belalloufi

Je pensais que nos échanges allaient en rester là, mais non. M. Belalloufi a récidivé en joignant sa voix à celle de la meute [13], traitant mon livre « d’enquête policière », oubliant au passage de parler de son contenu. Selon M. Labter, Hocine Belalloufi est « un militant marxiste, politologue et journaliste. Il a juste oublié de préciser qu’il se spécialisait dans les polars.

Au fait, M. Belalloufi, pouvez-vous dire à vos amis que je publierai, dans un proche avenir, d’autres documents concernant les financements étrangers?

Lorsque j’ai entendu parler de Radio Corona International (RCI), je pensais qu’il s’agissait d’une radio spécialisée dans la santé et dédiée à la pandémie du COVID-19. Des amis m’ont finalement expliqué qu’elle avait été créée aux États-Unis par un journaliste « exilé », Abdellah Benadouda, afin de continuer le Hirak sur le cyberespace et donc n’avait rien à voir avec la médecine. Je leur ai alors demandé pourquoi tous les médias mainstream occidentaux en parlaient : Le Monde, Canal +, France 24, RT, RSF, Voice Of America, VaticanNews, CBCNews, El Pais, etc.? Même la Brookings Institution, un des plus anciens think tanks étasuniens s’y est intéressé [14]. Personne n’a pu répondre à cette question.

La sortie de mon livre a suscité l’intérêt de RCI dès les premiers jours. J’avais espéré un traitement plus professionnel que celui que j’ai décrit précédemment (États-Unis et tout le tralala) mais je me suis vite rendu compte que cela allait être pire. Il faut se rendre à l’évidence que même si cette radio est domiciliée outre-Atlantique, certaines personnes qui gravitent autour ne différent pas d’un iota de ceux que j’ai cités auparavant.

Tout d’abord, un chroniqueur nommé Hamdi Baala (un collaborateur de la sulfureuse Al Jazeera, ce qui en dit long sur ses accointances politico-journalistiques) fit un portrait très caricatural de ma personne (lui aussi sans lire mon livre) dont voici quelques exemples: « [] l’approche complotiste et peu sérieuse de l’auteur »; « […] manquements à l’éthique journalistique […] »; « l’écrivain atteint un degré de lâcheté ignoble en s’attaquant à un homme qui ne peut pas se défendre car détenu pour ses positions politiques : Karim Tabbou», etc.

Texte de Hamdi Baala

Il a même essayé de faire rire ses amis facebookiens en racontant une histoire rocambolesque où l’accusé se nommait Ahmed Bensaada. Très drôle!

Chose surprenante, il n’y a aucune mention du contenu de mon livre dans tout son texte. Pire que ça, si ce monsieur l’avait lu, il aurait remarqué ce que j’ai écrit concernant M. Tabbou.

On se demande alors dans quel camp se trouve cette « ignoble lâcheté » qu’il utilise pour me qualifier.

 

 

Ce même chroniqueur a interviewé trois des personnes citées dans mon livre. Ses entrevues ont été diffusées dans l’émission RCI #26, du 9 juin 2020, après une présentation où il traita mon livre de « pamphlet de propagande complotiste ». Aucune question à ses invités sur le contenu du livre mais, en revanche, une étrange insistance sur « Est-ce que vous allez poursuivre l’auteur? ». On avait l’impression que M. Hamdi Baala jubilerait de me voir emprisonné alors que lui et sa radio se vantent de défendre les prisonniers d’opinion.

« Bensaada au cachot! », aurait-il scandé, les veines du cou gonflées.

Après tout ce lynchage médiatico-radiophonique, quelle ne fût ma surprise de recevoir un courriel du dénommé Hamdi Baala en personne. Toute honte bue, il m’appela « MÔSSIEU Bensaada » et m’invita à répondre à ses questions.

Comment peut-on donner la parole à un auteur après l’avoir lynché sur la place publique? Quelle crédibilité ont ces faussaires du journalisme? Où est passée l’éthique journalistique dont ils se targuent et qu’ils prétendent instaurer dans l’Algérie du futur? Comment se fait-il que les personnes citées dans l’ouvrage soient reçues avec tous les honneurs, et que l’auteur soit attaqué sans aucun ménagement?

Avec Radio Corona, les surprises vont crescendo. Dans l’émission RCI#27, en date du 12 juin 2020, le clou du spectacle fût l’apparition d’un clown d’un genre spécial, nommé Kamal Almi (Moh Kam pour les intimes). Pendant neuf minutes, il tenta de faire de l’humour en égrenant un chapelet d’obscénités scatologiques. Il m’a fallu boucher le nez pour achever d’écouter ses logorrhées nauséabondes à mon sujet. Ce n’était plus RCI, mais RKI (Radio Khorti [15] Internationale), pour ne pas dire autre chose qui choquerait mes lecteurs.

Cliquez ici pour écouter l’obscène chronique de Kamal Almi

Outre ses talents clownesques, Kamal Almi est aussi un spécialiste de la prestidigitation. En effet, il écrivit en 2016 :

« Pourtant, les journaux [algériens] continuent à se « vendre » [] à des officines étrangères actives qui ont soit à protéger en Algérie leurs intérêts réels (exemples : France, États-Unis), soit à saboter le pays qui, jadis – « bien jadis » – leur fit outrageusement de l’ombre et, quelque part encore, continue à les tracasser (exemple : Maroc et, par un jeu même pas subtil d’alliances, Israël) » [16].

La main de l’étranger? Et dans les médias algériens? Serais-tu conspirationniste toi aussi, Moh Kam?

Samir Bendjaafar et Kamal Almi

Ces deux personnes de Montréal m’ont bassement attaqué: action concertée ou simple coïncidence?

Je me rappelle qu’en 2010, j’avais lancé un « Appel pour la levée de l’interdiction de SILA (Salon International du Livre d’Alger) infligée à la littérature égyptienne » [17] qui avait eu à l’époque un succès retentissant. La forte mobilisation autour de ma pétition avait permis de forcer la ministre de la Culture de l’époque à revoir sa copie et d’inviter les éditeurs égyptiens. Parmi les premiers signataires, on pouvait lire le nom de Kamal Almi.

De défenseur de la noble littérature à jongleur avec des excréments, quelle décadence!

D’amoureux des belles-lettres à disciple du khorti, quelle déchéance!

Et que dire de cette farce nommée Radio M qui invite maître Bouchachi pendant près d’une heure sans effleurer ne serait-ce qu’un instant le contenu de mon livre [18]? Le comble : quelques secondes avant la fin de l’émission, M. Ihsane El Kadi annonce sarcastiquement que M. Drareni (à qui en passant j’espère une prompte libération) a demandé à Mme Assoul de lui dire de m’inviter. Et tout cela devant le sourire jocondien de M. Bouchachi.

Tweet de Mme Zoubida Assoul

Faudrait-il aussi, M. El Kadi, que je vous écrive pour savoir quel jour votre seigneurie daignera-t-elle me recevoir dans votre « prestigieuse » radio?

La commedia dell’arte dans toute sa splendeur!

La relation « comique » entre Radio Corona Internationale et Radio M

Il serait fastidieux de faire une recension complète des méfaits journalistiques causés par la sortie de mon livre.

Dans une de ses vidéos, Rafaa 156 a donné une très belle image du phénomène : mon ouvrage a agi comme un projecteur de chalutier qui fait sortir toutes les sardines de la mer. Au-delà des informations qui y sont contenues, l’ouvrage a révélé un système médiatique pourri, une 3issaba (bande mafieuse) journalistique aussi néfaste pour l’Algérie que celle qui a été mis hors d’état de nuire par le Hirak.

Il est donc impératif de nettoyer ce secteur pour en enlever les mauvaises herbes, les vendeurs de khorti et les faussaires de l’information.

Il faut se le dire : une Algérie nouvelle ne peut prétendre exister qu’avec des journalistes intègres, des médias honnêtes et une véritable liberté d’expression.

Ahmed Bensaada

 

Notes :

[1] Ahmed Bensaada, « Chawki Amari ou les élucubrations psychédéliques d’un chroniqueur algérien en manque d’inspiration » AhmedBensaada.com, 8 juillet 2016, http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=390:2016-07-08-09-27-27&catid=37:societe&Itemid=75

[2] APS, « Cinéma: installation des nouveaux membres de la commission de lecture du Fdatic », 8 juin 2020, http://www.aps.dz/algerie/105931

[3] Lazhari Labter, « Blocage de Radio M et Maghreb Émergeant : lettre de l’écrivain et poète, Lazhari Labter, adressée à Ammar Belhimer », L’Avant-Garde, 18 avril 2020,

https://www.lavantgarde-algerie.com/article/la-lutte/blocage-de-radio-m-et-maghreb-emergeant-lettre-de-lecrivain-et-poete-lazhari-labter-adressee-ammar-belhimer

[4] Rafaa 156, « Lazhari Labtar “Journaliste : un métier qui consiste à expliquer aux autres ce qu’on ne comprend pas soi-même », Youtube, 11 juin 2020,

https://www.youtube.com/watch?v=iheDp43B1NA

[5] Abdelghani Aichoun, « Le hirak cible d’attaques simultanées », El Watan, 9 juin 2020 ,

https://www.elwatan.com/edition/actualite/le-hirak-cible-dattaques-simultanees-09-06-2020

[6] A. Merad, « Hirak-Pouvoir : le temps de la surenchère », El Watan, 11 juin 2020,

https://www.elwatan.com/chronique-de-a-merad/hirak-pouvoir-le-temps-de-la-surenchere-11-06-2020

[7] Samir Ben, « Canada : Parution d’un essai sur le rôle des Etats-Unis dans le printemps arabe », El Watan, 20 avril 2011, http://www.politique-actu.com/actualite/arabesque-americaine-role-etats-unis-dans-revoltes-arabe-ahmed-bensaada/260127/

[8] Ibid

[9] Ibid

[10] Ahmed Bensaada, « Belalloufi, le RAJ et l’importation de la démocratie », AhmedBensaada.com, 2 mai 2019, http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=490:2019-05-02-15-00-34&catid=46:qprintemps-arabeq&Itemid=119

[11] Ahmed Bensaada, « Huit ans après : la « printanisation » de l’Algérie », AhmedBensaada.com, 4 avril 2019,

http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=475:2019-04-04-22-50-13&catid=46:qprintemps-arabeq&Itemid=119

[12] Kamel Lakhdar -Chaouche, « L’Occident préfère un régime soumis à ses intérêts », L’Expression, 17 avril 2019,

http://www.lexpressiondz.com/nationale/loccident-prefere-un-regime-soumis-a-ses-interets-314185

[13] Hocine Belalloufi, « A propos des thèses d’Ahmed Bensaada », DzVid, 9 juin 2020, https://www.dzvid.com/2020/06/09/a-propos-des-theses-dahmed-bensaada/

[14] Yahia H. Zoubir et Anna L. Jacobs, « Will Covid-19 reshape Algerias’s political system? », Brookings Institution, 10 mai 2020,

https://www.brookings.edu/opinions/will-covid-19-reshape-algerias-political-system/

[15] Khorti : mensonge grossier en arabe dialectal algérien

[16] Kamal Almi, « El-Watan est-il honnêtement soutenable? », Huffpost, 25 juin 2016, https://algeria-watch.org/?p=65504

[17] Ahmed Bensaada, « Appel pour la levée de l’interdiction de SILA infligée à la littérature égyptienne », AhmedBensaada, 21 août 2010,

http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=95:test&catid=37:societe&Itemid=75

[18] CPP Radio M, « Le Hirak est pressé de reprendre la rue, mais … », Youtube, 10 juin 2020, https://www.youtube.com/watch?v=HaDlXQGuNmY&feature=youtu.be

La source originale de cet article est ahmedbensaada.com

Copyright © Ahmed Bensaadaahmedbensaada.com, 2020

https://www.mondialisation.ca/de-la-liberte-dexpression-au-temps-beni-du-hirak/5646634


 

AMAR DJERRAD : NOS "BOBOS-ARRIVISTES" DE LA RÉPUBLIQUE !

Nos «bobos-arrivistes» de la république !

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Par Amar Djerrad

L’Algérie a aussi ses «bobos» !

Leur arrivée est relativement récente ! Ils sont apparus durant la double décennie passée à la faveur d’un régime débridé et kleptocratique.

Qui sont les «bobos» d’Algérie ?

C’est une catégorie sociale qui partage les mêmes ambitions, notamment de réussir socialement par tous les moyens en profitant des opportunités tout en se prétendant du peuple, sans ses préoccupations. Plutôt diplômée, elle ne se désigne pas de la bourgeoisie bien qu’aisée ou possédant une confortable richesse. Elle est économiquement à droite et idéologiquement faussement à «gauche» et faussement «islamique» avec son propre état d’esprit et sa manière d’être. Elle est de toutes les luttes politiques qui arrangent ses intérêts. Elle active dans la communication, le journalisme, les milieux artistiques, la défense des droits, les associations (y compris religieuses) et même dans les partis politiques et l’import. L’opinion publique la voit comme prospère, désinvolte, en marge de la réalité et souvent hypocrite et opportuniste.

Ce sont nos «bourgeois-bohèmes», ou bobos, sans «préoccupations environnementales» ou «féministes» (comme ceux de l’occident), mais hypocritement «humaniste et citoyens»

Elle est minoritaire, mais influente par ses gros soutiens politiques et financiers !

Suite à la vague «hirakiste» qui a balayé le régime, sans distinction des idéologies, c’est cette « gauche- islamique-bobo » qui intervient en s’engageant dans la manipulation, la diversion, la subversion, le mensonge, le dénigrement, le chevauchement du «hirak» pour le dévier, la production de slogans nouveaux, en organisant des pseudos-hirak déviants tout en s’employant à les faire confondre, par la tromperie, avec  «l'originel», le véritable  ! L’objectif caché est de sauver le régime déchu, pour tous, et introduire opportunément des revendications islamistes pour certains ! Échec ou sans résultat perceptible, mais sans toutefois perdre espoir !

Voilà qu’apparaît, tel un couperet, un foudroyant «Livre-enquête» du Dr Ahmed Bensaada, qui a anéanti tout espoir en mettant à nu des instigateurs jusque-là embusqués ! 

Son titre suffit pour semer la panique dans ces milieux qui ont vite réagit, via la catégorie «journalistes-bobos», plutôt en dénigrant l’auteur du livre et de la préface et son éditeur algérien, avant même sa parution !

Il est intitulé «Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak ?» ! Il faut dire qu’il ne laisse aucune marge à la critique objective de par les noms de personnes et d’associations incriminées qu’il cite et les preuves irréfutables qu’il présente !

Ces «bobos-journalistes» n’ayant pas trouvés d’arguments pour le contrer ont cru faire une trouvaille ! Elle consiste à discréditer le Livre et son auteur en rabâchant, dans leurs écrits et émissions, que c’est «un ouvrage contre le Hirak» que l’auteur «bosse pour le régime» (comme ça!) ; alors qu’il s’agit exactement de l’inverse en mettant en garde les «hirakistes» (qu’il loue) contre des manipulateurs locaux qui l’ont infiltré, afin de le dévier pour répondre à des agendas planifiés depuis l’étranger !

Il cite les manipulateurs, les organismes américains initiateurs des "printemps arabes" qui les ont financé, les montants alloués avec dates et preuves issues des rapports de la NED et des câbles WikiLeaks !

Une gauche désintégrée et désorientée, «victime» des manœuvres impérialistes après la chute du bloc soviétique ? Possible !

Toutefois, les citoyens patriotes doivent plutôt lire le livre pour se faire leur propre opinion et éviter de prêter leurs oreilles au clairon des félons et le chant des sirènes qui n’attirent que les égarés, les cupides et les stupides !

À propos de la LADDH, de SOS disparus du RAJ-Algérie et du Collectif des Familles de Disparus en Algérie (CFDA), voyons ce que le Dr Ahmed Bensaada avait découvert sur leur source de financement dans son précédent ouvrage intitulé «Arabesque$: Enquête sur le rôle des Etats-Unis dans les révoltes arabes !» (Extrait)

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Les ONG algériennes qui ont bénéficié de financement américain par le biais de la NED (National Endowment for Democracy)

• Le financement de la NED est voté par le Congrès …consacré à l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

• La NED reçoit également des moyens de multinationales américaines, telles que Chevron, Coca-Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft, etc. ainsi que d'institutions publiques comme la Chambre de commerce des États-Unis.

* L'ancien directeur de la CIA, William Colby, déclarait en 1982, …«Il n'est pas nécessaire de faire appel à des méthodes clandestines. Nombre des programmes qui [...] étaient menés en sous-main, peuvent désormais l'être au grand jour…».

* En 1991, un des fondateurs de la NED, Allen Weinstein, expliquait :«bien des choses qu'ils [à la NED] faisaient maintenant étaient faites clandestinement par la CIA 25 ans auparavant»

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1. Collectif des Familles de Disparus en Algérie (CFDA)….a bénéficié de 247 900 dollars (entre 2005 et 2011)… à préciser que le CFDA et «SOS Disparus» mènent souvent leurs actions ensemble, dans des coalitions qui regroupent d’autres associations au profil similaires comme «Soumoud» et «Djazaïrouna»

2. Le RAJ-Algérie (rassemblement-actions-jeunesse) a bénéficié d’un financement de 25 000 dollars de la NED en 2011

3. La LADDH (Ligue des droits de l’homme Algérie) a bénéficié d’un financement de 117 000 dollars de la NED entre 2002 et 2010 (sauf en 2004). ( M Bouchachi était président durant cette période)

Que l’on nous explique comment, pourquoi et où sont partis ces dollars !

A. D

 

S. NASSER : «RADIO M» D’ALGER ET «RADIO CORONA» DES USA INVITENT L’AUTEUR DU LIVRE SULFUREUX SUR LES «TENORS AUTOPROCLAMES» DU HIRAK ?

«Radio M» d’Alger et «Radio corona» des USA invitent l’auteur du livre sulfureux sur les «ténors autoproclamés» du Hirak ?

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 Par S. Nasser

La chaine radio baptisée « Radio M » invite - comme l’a fait (presque) au même moment l’autre chaine radio baptisée « Corona internationale » sise aux USA - Mr Ahmed Bensaada auteur du foudroyant et récent livre intitulé « Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak » qui met à nu des personnalités et des associations algériennes - médiatisées par certains médias algériens et français – en révélant leurs accointances avec des organisations étrangères, par des preuves éclatantes.

Il a créé une sorte de panique avant même sa publication au point où les milieux incriminés ont produit une avalanche de critiques à partir du titre ou de quelques fragments publiés uniquement par une partie de la presse !

Certains, vont même jusqu’à attenter à la personne de l’auteur, de celui qui a fait la préface et même à l’éditeur algérien ! Tous affirment-ils « au service et payés par le ’’régime ’’ » ! En fait c’est ça le niveau et les arguments de beaucoup d’« opposants démocrates » et de certains de leurs « journalistes » !

* Une Radio M née en Algérie en 2013 (qui nous rappelle la « Radio M » station de radio associative française créée en 1981) dite « La Petite Radio du Grand Maghreb » qui ne parle presque que de l’Algérie !

* Une radio baptisée « Corona internationale », installée aux USA, qui ne parle elle que de l’Algérie !

 N’est-ce pas curieux ?

OBSERVONS CECI :

-  Deux radios qui donnent la parole principalement aux « ténors » supposés du « Hirak » et leur porte-voix. Un « hirak » dont-on ne nous précise ni les contours ni les objectifs confondant (ou taisant) les objectifs et slogans clairement antinomiques avec ceux des 1er « Hirak ». Ce qui a fait que l’écrasante majorité des « hirakistes » avaient cessé de manifester après avoir obtenu l’essentiel des revendications, à un point où l’on parlait de « pseudos-hirak déviants) et des journaux les qualifiant de « Hirak algérois » regroupant quelques centaines manifestants glanés çà et là portant des slogans contre l’Armée et ses cadres principalement !  De quoi parle-t-on donc ? Quel « hirak » veut-on régénérer ?

Par Radio M :

. Elle n’est pas décidée par l’animateur (propriétaire de la chaîne), mais par le « présentateur du CPP » K. Drareni, en prison, car il doit se sentir visé par « autoproclamé du hirak». Une invitation transmise par Mme Z. Assoul à qui il demande aussi de lui faire dédicacer le livre par l’auteur ! N’est-ce pas « tordu » comme chemin et sournoise comme invitation ?

. Le livre cite nommément M. Bouchachi à propos de ces « accointances ». Pourquoi l’animateur ne lui a-t-il pas demandé son avis sur les « révélations » du sulfureux livre et ensuite lancer cette invitation en même temps ? Nous serions bien informés et inspirés sur les tenants et aboutissants de cette affaire d’autant que le précédent livre du même auteur « Arabesque$. Enquête sur le rôle des États-Unis dans les révoltes arabes » révèle, par les dates et les montants, le financement de la LADDH par l’ONG américaine NED !

.  Vous pensez que l’auteur va se prêter à ce jeu ?

 

Par Radio CORONA

LA chaine radio baptisée « Corona internationale » souhaite une interview de Mr Bensaada par H. BAALA, son correspondant (à Alger)

* Une chaîne Radio dont-ils disent « algérienne » alors qu’elle est aux USA !

* Une chaîne qui prend position contre l’auteur et son livre sans l’avoir lu !

* Un M. Baala (correspondant) qui publie une réplique colérique contre l’auteur et son livre sans l’avoir lu (il le reconnait lui-même)

* Une chaîne qui enregistre la réaction des personnes, citées dans le livre, accompagnée d’un édito en leur faveur et contre le livre et l’auteur, sans arguments !

* Une chaîne qui reprend faussement des passages sortis de leur contexte !

* Une chaîne qui émet en différé en écorchant le nom de l’auteur (dont Mr Addi mis en cause dans le livre)! Son nom est Bensaada et non Bensaad.

Nous pensons que ces deux chaines radios, que beaucoup considèrent, entre autres, support médiatique   des « ténors » affidés aux « organisations manipulatrices » que cite le livre, seront ignorées par l’auteur qui ne va surement pas s’y prêter à ces jeux de rôle et ces scénarios !

Par ses publications académiques traduites en plusieurs langues nous jugeons qu’il n'est pas le genre à s'enrôler dans ces « querelles de clochers » !

 Il a un autre niveau, une autre conception et une autre moralité !

AMAR DJERRAD : M. DHINA ET H. BAALI, DES AGENTS "KHILAFISTES ET PRINTANISTES" ANÉANTIS PAR LE LIVRE-ENQUÊTE DE A. BENSAADA !

Par Amar DJERRAD

M. DHINA et H. BAALI, des agents «khilafistes et printanistes» anéantis par le livre-enquête de A. Bensaada !

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« Les médisants sont toujours lâches ; ils tiennent toujours leurs propos derrière les gens, et quand ils voient face à face ceux dont ils parlent, ils fuient.» (Paul Thiébault ; Le recueil de pensées ; 1805).

Cent personnes qui profèrent le même mensonge, réitéré durant des années, peuvent être anéantis et discrédités, à l’instant, par une seule personne qui leur apporte la vérité incontestable !

C’est le cas du Dr Bensaada, un retraité encore en activités universitaires à Montréal et à Oran, auteurs entre autres, pour ceux qui ne savent pas, de « Arabesque$ : enquête sur le rôle des États-Unis dans les révoltes arabes » ; « La face cachée des révolutions arabes » ; « Le développement économique de l’Algérie » en plus des multiples publications sur la physique et la pédagogie. Il est honoré, au Canada, par plusieurs distinctions pour ses contributions en matière pédagogique.

Son dernier livre intitulé : « Qui sont ces ténors autoproclamés du hirak algérien » - dont-il dit qu’il  « n’est pas contre le Hirak » mais contre «  des groupes qui se trouvent actuellement à la tête du mouvement populaire algérien … manipulés et financés, depuis des années, par des organisations internationales » - semble créer une certaine frayeur, avant même sa publication, seulement au vue de quelques passages (dits bonnes feuilles) publiés par la presse !

La réaction incongrue vient (par vidéo) de M. Dhina, ami de Zitout réfugié à Londres, un islamiste de l’ex Fis réfugié lui en Suisse, activant au sein de l’organisation « Rachad » et « El Karama » que soutiennent et financent le Qatar et la Turquie d’Erdogan, principalement, dont l’objectif est l’instauration du « Khalifa » dans le cadre de « Moutamar el Oumma » ( Congrès de la Nation, entendre islamique) sis en Turquie, que dirige le terroriste Hakem el Matiri secondé par Hassen Eddeqi. Rappelons que Dhina est l’un des soutiens des terroristes en Algérie par son appartenance au FIS et au FIDA (Front islamique du djihad armé) ! Lors de son interview, par une chaine française, sur la centaine de journalistes qui avaient été assassinés, il répond : « écoutez, pour nous, nous n’avons pas à sombrer dans la médiatisation, dans la sélection, dans la condamnation de la mort ; personne n’a pleuré nos morts ; qu’ils en font leurs martyrs !! »…justifiant ainsi plus d’une centaine d’assassinats de journalistes et d’intellectuels. La France l’avait protégé !

Dans la vidéo M. Dhina, qui adopte une attitude au bord de l’hystérie, reproche à l’auteur ses « révélations » qu’il considère mensongères alors qu’il intervient presque au même moment de la sortie du livre en Algérie ! Alors qu’il n’est pas cité, son attention ne s’est fixée que sur les financements extérieurs révélés qu’il réfute sans explication, et chose étonnante, sur la défense des personnalités citées qui sont supposées à l’opposé de son idéologie islamiste. Tout en lui concédant le «droit d’écrire » qu’il lui reproche ensuite par sa démarche et ses manières légères de le critiquer, il manifeste dans son discours une amertume qui semble l’avoir secouée.  Il dit même avoir des preuves que l’auteur travaille pour le « régime » qui le finance tout en le sollicitant (défiant) d’écrire un livre sur les financements par l’état des « zawaya » (associations religieuses). Pourquoi ne le fait-il pas lui-même qui est aussi « docteur en Physique » décroché aux USA avec l’agent de l’Etat algérien, grâce à son père membre du FLN alors parti unique à l’époque ? Qu’il fasse un livre avec d’aussi nombreuses références et annexes qui certifieront ses affirmations ! A-t-il écrit, comme Bensaada, des livres et des centaines d’articles académiques traduits en plusieurs langues ? On sait que non ! Si avec ce livre M. Bensaada « bosse » pour le « régime » algérien, il bosserait pour qui lorsqu’il avait publié « Arabesque$, sur le  ‘printemps’ arabe ? » Pour tous les « régimes arabes » cités ? Raisonnons par l’absurde : A la limite, qui est patriote : celui qui « bosse » pour un « régime » de son pays, quel qu’il soit, ou celui qui « bosse » pour des états étrangers contre son pays ? Ce qui est son cas avec son association et le cas de certaines ONG algériennes qui avaient bénéficié d’assistances financières étrangères que cite le livre !

Qui est patriote Bensaada qui a décroché son doctorat au Canada , sans aide de l’Etat algérien, et qui par honnêteté et sagesse a restitué au peuple canadien son dû par l’enseignement et la production de manuels tout en contribuant par des publications en Algérie et en enseignant à Oran ou bien Dhina qui a décroché son doctorat aux USA grâce à une bouse de l’Etat algérien et qui n’a absolument rien payé de sa dette à son peuple ! Bien au contraire, il s’est allié à des forces étrangères, en particulier la mouvance « frères musulmans » de la Turquie d’Erdogan et du Qatar, pour déstabiliser son pays ! Drôle conception du patriotisme, de l’honnêteté et … des principes de l’Islam !

Dhina (et son compère Zitout et leurs associations) sait-il qu’accuser systématique tous ses adversaires de ne travailler que pour l’argent et non pour leurs idées, démontre que dans sa conception l’honnêteté et le patriotisme n’existe pas ? Bensaada répond ainsi au travers d’une lettre contournée : «on se rend compte en vous écoutant que les gens comme vous ― qui ne travaillent que pour l’argent ― ne peuvent à aucun moment penser qu’il existe sur cette Terre des gens intègres, des électrons libres qui n’œuvrent et ne vivent que pour leurs idées. Cette conception de l’intellectuel vous dépasse, car elle n’est pas incluse dans votre logiciel obsolète ».  Il l’invite même à un débat en tête à tête dans un média autre qu’étatique et même étranger qu’il choisira !  

Un jeune bougre, de son bord, en Algérie a produit une étrange vidéo par laquelle - après avoir fustigé les démocrates, les berbéristes, les laïcs, les athées et les « autres » (sans les citer) - il oppose les défunts Gaid-Salah et Boudiaf sur les « bonnes » actions du premier lors du Hirak et les « mauvaises » du second lorsqu’il était Président du Haut Comité d’Etat (HCE) !

Dhina, devenu citoyen suisse et son acolyte de Londres citoyen anglais (condamné en Algérie à 20 ans de prison) sont terrifiés à l’idée que leurs complots ont échoué et qu’ils ont perdu, à jamais, leur pays tout en le faisant perdre à leurs enfants par leur cupidité et leur félonie !

L’autre réaction vient de cet inconnu du public, Hamdi Baala un médiocre auteur à «Jeune Afrique» (tiens, tiens !) qui sans avoir lu le livre, mais parcouru les « mauvaises feuilles » (comme il dit) semble connaitre tout le contenu du livre ! Il dit ne pas savoir encore s’il va le lire ! Malgré, il traite quand même l’auteur de « complotiste » sans trop savoir l’histoire du mot et ceux qui en use en ces temps. Sait-il que quand il y a preuves, il n’y a pas complot ?

Dans sa réaction, il ne fait que citer (c’est déjà bon) les accusations et les accointances, de ceux qu’il défend, avec la NED, les néo-conservateurs américains et d’être proches du FIS, en posant la question des « preuves ». Il ne sait pas si les personnes citées vont intenter une action en justice, car « elles pourraient relever de la diffamation » ! Ses « arguments », ne reposent que sur des hypothèses et la médisance sur l’auteur et sur celui qui a fait la préface ! Il en déduit, par un raccourcis stupide (propre aux nuls), que Bensaada est pro-français, pro-Bouteflika et tutti-quanti !  Il ajoute ce questionnement ridicule « ces révélations nous permettent de nous interroger sur les intentions réelles de M. Bensaada : quels sont les objectifs derrière ses ouvrages, destinés à être lus en Algérie et dans le monde arabe ? Ne constituent-ils pas un danger pour l'éducation et les constantes nationales, vu le background de leur auteur ? » Toc toc ; c’est simplement risible, car cela rappelle un slogan éculé des années 80 ! Il pose même la question sur les possibles financements de Bensaada par les services français (DGSE) ! Il faut savoir : un Bensaada financé en même temps par les Américains, la France, le Canada, l’Algérie de Bouteflika et le « régime » actuel ! N’est-ce pas de l’aliénation ?

Il tente ensuite, idiotement, de divertir en s’évertuant à en faire un « danger national » plus pour dissimuler la terrible déchéance qui guette ses acolytes dont le livre met à nu leurs louches entreprises et accointances avec la NED alliée à la CIA !

En fait, ce Baala n’est qu’un des laquais-porte-voix de la « 3issaba » (qualificatif utilisé par le défunt chef d’Etat-major pour désigner les pontes du pouvoir déchu) et de ses soutiens qui voulaient imposer, par le chantage, une hypothétique « phase de transition » (chère à la France), sans vote du peuple ! Celle phase devait être dirigée par un triumvirat (inconnu du peuple) - désigné par des officines, proposé par un sociologue algérien (selon le livre) migrant entre France et USA - dont trois journaux locaux avait commencé à mettre en avant ! Sait-il que ses amis démocrates, organisés autour de « l’alternative démocratique » regroupant des partis et des associations locales, avait tissé alliance avec les islamistes (dont de l’ex Fis) dans le même objectif de faire effondrer l’Etat algériens en s’attaquant aux institutions, en particulier l’Armée, en visant ses cadres et commençant par la « démilitarisation de l’Algérie »? Au final, ils se sont fait avoir par ces islamistes qui se sont avérés dominants lors des pseudo-hirak déviants !

Ce Baala n’est qu’un petit mercenaire de la plume, insignifiant, qui s’accroche aux pages de «Jeune-Afrique », une revue pro-Makhzen que Boumedienne avait de son temps banni du paysage médiatique algérien ! Un quidam qui s’essaye de se mesurer, par la méchanceté, le mensonge et la calomnie, à une personnalité trop forte pour lui ! A-t-il lui aussi écrit ne serait-ce que le 10ème des publications de hautes factures traduits en plusieurs langues du Dr Bensaada ? Sa bourde (et son ignorance) va jusqu’à traiter l’auteur « de lâche » simplement parce qu’il cite une personne en prison qui n’aurait pas la possibilité de répondre (?!) Ah bon ? En plus qu’elle peut porter plainte et peut répondre, on déduit que pour Baala, il est « immoral » de citer dans des livres des personnes en prison ou décédées parce qu’elles ne peuvent pas répondre ? Le comble de l’absurde ! N’est-ce pas bébête pour quelqu’un qui se prétend « journaliste » ?

Enfin, ce pauvre Baala en croyant faire de l’esprit sur un livre (qu’il n’a pas lu), il a dévoilé qu’il n’est qu’un « sot qui s'ignore » ! Le propre d’un sot est, dit une citation, «incapable de comprendre ce qui est hors de sa portée ». « La médisance est le vice de ceux qui n'ont ni un bon esprit, ni un bon cœur ».

Par cette nouvelle publication, inattendue et singulière, par les preuves, l’auteur anéanti toute possible et éventuelles justifications et répliques ! Certains de ses contradicteurs cités ont été discourtois alors que l’auteur n’a cessé de respecter les règles de politesse et des bonnes manières !  Il affirme dans ses commentaires qu’« il n’y a aucun organisme, qu’il soit Américain ou autres, qui vous donne de l’argent et qui ne demande pas un retour… » tout en rassurant qu’il « n’attaque que ceux qui mènent le Hirak dans un sens qui est voulu par un agenda étranger ». Cela promet donc, des surprises accablantes pour certains imbus de leur personne et de leur soutient, mais aussi soulageantes pour beaucoup d’algériens qui ne cherchaient que le catalyseur pour décharger leur conscience ! Ce sera, sans doute, le sort de ces 02 « radios-liges », relayant la subversion, qui ont surgi ; l’une aux USA baptisée « Radio Corona » et « Radio M » (dite du Maghreb) qui travaillent en collaboration. Elles ont eu d’ailleurs tellement de publicité à travers les médias « mainstream » que ça en est douteux !

Tous leurs mensonges, matraquage que ces milieux injectent et ballottent, depuis des années pour dominer les consciences et caporaliser la jeunesse, aidés par des officines et TV étrangères imposantes et puissantes, ont été mis à bas par un seul livre fait par une seule personne qui lui a consacré une année de recherches documentaires incontestables ! Personne, de ceux qui ont été cités, ne peut contester quoi que ce soit de ce qu’il affirme face aux preuves convaincantes et vérifiables ! Dans ce genre de situation, et à ce niveau d’abstraction, il est certain que des détails foudroyants restent non-révélés !

Selon nos lectures et les informations dont-on dispose, ce dernier livre intitulé «Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien ? », qu’aucun des médias algériens connus « printanistes » n’a osé faire mention, est un missile à têtes chercheuses multiples qui tombe sur l'Algérie et qui va débusquer les principaux félons à employeurs multiples, pour leur mise hors d'état de nuire !

Le corps d’agents «printaniste et khilafiste» semble anéanti par ce livre-enquête du Dr A. Bensaada !

Amar Djerrad