ALGERIE

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CORROMPU, L'ANCIEN PREMIER MINISTRE ALGERIEN, AHMED OUYAHIA, RECEVAIT DES LINGOTS D'OR DE CERTAINS PAYS DU GOLFE

Corruption en Algérie : l’ancien Premier ministre recevait des lingots d’or de certains pays du Golfe

 Depuis 1 heure  11 janvier 2021

ahmed_ouyahia

 Algérie - Maghreb - Monde arabe - Spécial notre site

 

 

Rédaction du site

L’ancien Premier ministre algérien à l’époque du défunt président Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia, a déclaré avoir « reçu des cadeaux de dirigeants des pays du Golfe sous forme de lingots d’or », lors de son procès dans des affaires de corruption.

Emprisonné car il est trempé dans des affaires de corruption, il a toutefois nié les accusations portées contre lui « d’accorder des privilèges injustifiés, d’abus d’emploi, de conflit d’intérêts et de blanchiment d’argent », selon l’agence de presse officielle algérienne APS.

Le samedi 9 janvier, lui et un autre ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, ont été tenus pour responsables de cas « d’installation de voitures » et de « financement occulte » de la campagne électorale de Bouteflika.

Concernant son argent déposé dans 3 comptes bancaires et postaux, Ouyahia a déclaré que « sa provenance n’a rien à voir avec les postes élevés qu’il occupait ».
Interrogé sur les raisons pour lesquelles il a refusé de parler précédemment de cette affaire , il a répondu que c’était « afin de ne pas de nuire aux relations qui lient notre pays avec certains pays amis ».

Il a expliqué qu’il recevait lorsqu’il occupait son poste de Premier ministre « des cadeaux des dirigeants des pays du Golfe sous forme de lingots d’or qu’il a vendus sur le marché parallèle pour 350 millions de dinars (2,6 millions de dollars) puis les a déposés dans ses comptes ».
Il a argué ne pas avoir déclaré ces sommes en raison du traitement médical qu’il subit depuis l’an 2017 », selon APS.

Il n’a toutefois pas précisé  quels pays du golfe lui offraient des lingots d’or ni pour quelle raison.

Le 30 novembre 2020, un verdict a été rendu contre les deux anciens Premiers ministres, Abdelmalek Sellal et Mohamed Ouyahia, les condamnant à cinq ans de prison avec les travaux, selon la presse algérienne.

Le journal algérien « An-Nahar » a indiqué que leur peine de prison est intervenue après avoir été reconnus coupables de crimes économiques et financiers par le tribunal de Sidi Mohamed.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1983940

COMMENT L'ALGERIE COMMENCE A CONTRER LA "SIONISATION" DU MAGHREB?

Comment Alger a commencé à contrer la "sionisation" du Maghreb?

Thursday, 07 January 2021 3:02 PM  [ Last Update: Thursday, 07 January 2021 3:02 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'uniforme de soldat algérien.(illustration)

C'est époustouflant : Sur fond d'un rapport inattendu par le Maroc de la normalisation des liens avec Israël, ce dernier se laisse plutôt gagner par la désillusion : le site Internet israélien Walla a révélé les détails d'une récente conversation entre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu et le roi marocain Mohammad VI qui ne parait très prometteuse, Mohammad VI lui ayant dit qu'il s'engagerait à ouvrir une ambassade dans la phase suivante des relations. L'annonce conjointe faite il y a deux semaines par Washington d'une normalisation des rapports Rabat et Tel-Aviv comprend en effet la création d'un bureau de communication diplomatique et non l'ouverture d'une ambassade, ce que le roi du Maroc a déclaré à Netanyahu, en affirmant que l’ouverture de l’ambassade était la « prochaine étape naturelle » du processus de normalisation.

Israël: Rabat fait marche arrière?

Israël: Rabat fait marche arrière?

Le Maroc a décidé de reporter la normalisation de ses relations avec Israël 

Lire : La normalisation entre le Maroc et Israël est une trahison envers le monde musulman

Walla a en outre rapporté que la question de l'ouverture de l'ambassade avait également été évoquée lors de la récente visite de Meir Ben-Shabat, le conseiller à la sécurité du régime de Tel-Aviv, lors de sa récente visite à Rabat.

Algérie: la surprise

Algérie: la surprise

Toujours selon ce site Internet,  Netanyahu voulait inclure la question de l'ouverture d'une ambassade dans l'accord principal avec le Maroc, mais qu’il était maintenant déçu parce que le texte n'y faisait aucune allusion. Un dirigeant israélien a par ailleurs déclaré au site que « la reprise des relations avec le Maroc progresse assez lentement ". Mais c'est loin d'être le seul hic dans cette histoire. La décision d'une normalisation forcée que Washington a imposée au Maroc semble commencer à avoir porté l'effet inverse, Alger ayant visiblement décidé de  bloquer le mécanisme : cette semaine, le ministre mauritanien de la Défense s'est rendu en Algérie pour une visite de travail de deux jours que certaines sources annoncent comme étant une démarche de la part des Algériens pour ouvrir un front militaire contre l'axe sioniste au Maghreb., note un analyste.

Israël : l'Algérie contre-attaque ...

Israël : l'Algérie contre-attaque ...

Il est étrange de voir les think tanks américano-sionistes croire leur plan de guerre de pacotille aussi apte à s'appliquer à toutes les régions du monde...

"Etant limitrophe du Sahara occidental, la Mauritanie dont le Parlement vient de criminaliser toute reprise avec Israël, servira de pont au Front Polisario pour qu'il reçoive armes et munitions. Mais ce n'est pas tout : Au Sahel, autre front anti-Algérie que la France et l'OTAN ont transformé par coup d'État interposé en un foyer de déstabilisation contre l’Algérie, cette dernière commence à créer des liens et à aider les forces de résistance anti-occupation. Cette semaine et pour la première fois depuis le début de l'occupation du Mali, Barkhane a perdu cing effectifs qu'elle a vengés en bombardant à coup de Mirage 2000 le Centre de Mali. Mais la lutte armée anti-France, anti-OTAN et anti-Israël, puisqu'Israël contrôle désormais le ciel du Sahel, risque de s'élargir dans les semaines à venir, estime l'analyste qui ajoute : " surtout que les autorités algériennes s'apprêtent à proposer un partenariat beaucoup plus renforcé aux forces militaires russes, avec notamment une demande d’accès illimité aux armes de pointe avec des lignes de crédits à long-terme qui permettraient à l’Algérie de payer ses acquisitions militaires onéreuses sans s’étouffer financièrement."

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/07/642477/Pourquoi-l-accord-avec-le-Maroc-decoit-Netanyahu%C2%A0-

 

ALGERIE : LA SURPRISE "ARMEE" POUR "ISRAËL"?

Le coup d'Etat militaire israélien contre l'armée marocaine ne restera pas impunie; l'ANP se tient prête

Sunday, 27 December 2020 2:25 PM  [ Last Update: Sunday, 27 December 2020 2:25 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'Armée de l'air algérienne.(Archives)

Ce projet de loi que la députée algérienne  Amira Selim, a proposé et qui criminalise la promotion de la normalisation avec l'entité sioniste à travers les médias et les réseaux sociaux, est plus qu'un acte symbolique. C'est une politique de principe qui veut dire beaucoup plus qu'elle n'en a l'aire. Elle veut dire que l'Algérie ne tolérera pas une "golanisation" du Sahara occidentale et qu'elle n'attendra pas que les sionistes d'origine marocaine débarquent au sein de l'armée marocaine, qu'ils en prennent le contrôle avant de passer à l'acte et à nuire à la sécurité nationale algérienne. Car pour dire les choses comme elles, pas un Algérien digne de ce nom n'est adepte de la capitulation face à Israël. 

Casus belli d'Alger à Israël?

Casus belli d'Alger à Israël?

Le Parlement algérien décide de criminaliser la normalisation avec l’entité sioniste.

Dans un post sur sa page Facebook, la députée a expliqué que ce projet juridique vient en soutien à la position officielle de l' État algérien qui rejette toute normalisation avec l'entité sioniste, d'autant plus que le conflit du Sahara occidental est une question de décolonisation. Le projet de loi comprend neuf articles, dont l'interdiction à toute personne ou parti de promouvoir le discours de normalisation avec l'entité sioniste par le biais des médias officiels ou privés, la possibilité d'engager une action en justice contre tout journaliste ou travailleur du secteur des médias.

Pour cette député, tout comme pour l'Etat et la nation anti colonialiste algériens, la capitulation du Maroc qui était dans l'air depuis fort longtemps fait partie de ce projet du Maghreb élargi dont le volet moyen oriental vient de se faire capoter par l'axe de la Résistance. Au Maghreb, l'axe US/Israël, cherche tout comme au Moyen-Orient, de créer une nouvelle vague de "chaos interne et armé" par intrusion du facteur sioniste, chaos qu'il cherchera être le plus confessionnalistes, ethnicistes possible. Une ligne de chaos reliant le Moyen Orient au Maghreb avec à ses deux extrémités, l'Iran et l'Algérie. Après tout un Israël quasi inexistant ne saurait survivre qu'en se faisant inoculer aux Emirats ou au Maroc et en y cherchant à foutre le chaos, puisque telle est l'essence de l'entité sioniste. 

En fait, cette politique fournit le prétexte à Israël de ne mobilisera pas son armée pour combattre sur les fronts. Mais elle le poussera à propager le projet de l’iranophobie pour faire suggérer à ses mercenaires du bassin du golfe Persique que l’Iran représente une menace pour la sécurité régionale et il faut l’affronter !

L'Algérie menace, Israël tremble!

L'Algérie menace, Israël tremble!

La normalisation devra donc par principe rendre le terrain propose à la métastase israélienne aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et dans les régions occupées par l'Arabie saoudite et les Émirats en Yémen, en particulier l'île stratégique de Socotra. Les Américains et les Israéliens ont inventé un ennemi fictif, pour les États du golfe Persique qu'ils appellent l'Iran. En Afrique du Nord, ils ont inventé un nouveau foyer de conflit au Maghreb, avec en toile de fond la situation actuelle au Sahara Occidental, et évidemment cet ennemi à abattre qu'est le Front Polisario.

Un coup d'œil sur la carte de l'Algérie, montre que les résidus du groupe terroriste Daech sont déployés dans les pays du Sahel, avec lesquels Washington organise des manœuvres sur les frontières du sud de l'Algérie, du Mali, du Niger et du Tchad. Israël s’est infiltré à N'Djamena, capitale du Tchad, pour coordonner les agissements des éléments de Daech. Il essaie de leur fournir le soutien nécessaire, pour mener des opérations terroristes.

Algérie : l'électrochoc anti-Israël!

Algérie : l'électrochoc anti-Israël!

Il y a des années, les daechistes qui bénéficient des soutiens sans faille du régime de Tel-Aviv ont attaqué des cibles pétrolières et des stations de gaz naturel dans le sud de l'Algérie. Tout ceci fait partie des risques en perspective. Reste à savoir si oui ou non Alger se laissera faire. Le projet de loi en cours nous pousse à répondre par négation. Dans le golfe Persique, l'Iran bloque de facto et par sa puissance de feu toute ambition sioniste, au Maghreb, c'est l'Algérie qui en fait déjà autant. L'Algérie dispose de la plus grande arme de l'air et de la marine d'Afrique, armée dont l'entité sioniste en a vu une petite démonstration en 1988 avant de battre en retraite.

Et ce n'est pas tout : si les Etats-Unis viennent de fournir des drones MQ-9 au Maroc, ou si les pseudo marocains d'Israël au nombre desquels se trouvent quelques-uns des généraux criminels de l'armée sioniste, Eizerkat, Petez... qui se seraient déjà établir dans une base située à 30 kilomètres des frontières algériennes, l'ANP, elle, est auto suffisante : son arsenal made in Russie ne l'a pas empêché de fabriquer elle meme ses armes et de les utiliser non pas à des fins de mercenariat pour l'axe US/OTAN mais pour préserver l’indépendance et la souveraineté du pay. 

L'Algérie met en garde Israël

L'Algérie met en garde Israël

L’annonce d’un engagement du Maroc à normaliser ses relations avec Israël et de la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara occidental a provoqué la colère d’Alger qui fustige des « manœuvres étrangères » voulant déstabiliser le pays.

A preuve : Le 8 octobre 1988  l' arme de l' air  israélienne a essayé de s'infiltrer dans le ciel de l' Algérie et bombarder une réunion du du Conseil du National palestinien, qui était en séance dans la capitale Alger avant de se heurter de plein fouet aux MiG-25 et aux radars de la DCA algériennes qui ont intercepté les F-16 à 400 kilomètres de distance de l'espace aérien du pays. Les Buk-3 algériennes, eux, étaient également prêts à tirer et Israel a du s'enfuir. Idem pour la soi-disant marine sioniste qui en juin 84 a fait une tentative d'approche des ports de l' Algérie à l' est de la capitale,et ce, sous le prétexte d'avoir à "chasser un commando". Le raid fut un flop total. ... le projet de loi de la député algérienne vient de loin. Tout comme dans le golfe Persique, Israël perd gros s'il se croit tout permis au Maghreb. Parole de Résistants.. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/27/641603/Isra%C3%ABl-Maroc-Normalisation-Menace-Otan

 

CASUS BELLI D'ALGER A "ISRAËL"?

Le Parlement algérien criminalise la normalisation avec l'entité sioniste

Saturday, 26 December 2020 5:01 PM  [ Last Update: Saturday, 26 December 2020 5:39 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le Parlement algérien. ©Les Échos

Les représentants au Parlement algérien soutiennent l’idée d’introduire un projet de loi pour criminaliser toutes les formes de normalisation avec l’occupation israélienne, et pour interdire toute mesure qui justifierait des positions ou des pratiques qui soutiennent la normalisation en Algérie.

Dans une interview à Al-Araby Al-Jadeed, le député Youssef Agisa a déclaré : « Il existe des contacts pratiques avec tous les blocs parlementaires pour préparer une initiative législative parlementaire qui inclut la criminalisation de la normalisation sous toutes ses formes politiques, économiques et culturelles », notant que « cette proposition bénéficie d’un grand soutien parlementaire ».

« Nous voulons, à travers cette initiative législative, soutenir la position de l’État algérien, et nous apprécions la position du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, qui avait dit que l’Algérie ne se précipiterait pas vers la normalisation », a déclaré Ajisa.

L'Algérie menace, Israël tremble!

L’Algérie menace, Israël tremble !

La loi vise également à criminaliser tous les types de transactions commerciales et économiques avec le régime sioniste et ses entreprises.

Dans ce contexte, le député algérien Agisa, qui appartient au Mouvement de la Société pour la Paix et est membre du Comité permanent de Palestine dans les parlements islamiques basés en Iran, a appelé à l’accélération de la formation du Comité Palestine au Parlement algérien, à convertir les positions politiques en mesures pratiques et à mettre en œuvre les recommandations des réunions des parlements islamiques qui stipulent « créer un comité permanent pour préserver l’existence de la cause palestinienne ».

Le Parlement algérien décide ainsi de criminaliser la normalisation, une claire mise en garde contre les manœuvres US/Israël au Sahara occidental, le Maroc ayant décidé de normaliser avec l’entité sioniste après l’annonce par Trump de la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Mais il y a plus ; Alger s’apprête à la guerre.

L’Américain Max G. Manwaring a expliqué, dans une conférence animée en Israël, en 2018, devant un parterre de généraux de l’OTAN le concept de la sournoise guerre de quatrième génération qui cible l’Algérie de façon directe, en même temps que tous les pays inclus dans le plan de reconfiguration du Moyen-Orient et du Maghreb.

L'Algérie

L’Algérie

Sahel : comment l’Algérie neutralisera Tel-Aviv ?

Le professeur retraité de stratégie militaire à l’Institut d’études stratégiques de l’US Army War College a expliqué que les anciennes méthodes de guerre classique « sont dépassées » et que le monde vit désormais la « quatrième génération » qui consiste à affaiblir les États de l’intérieur sans devoir recourir à l’envoi de troupes.

« Le but n’est plus de détruire l’armée d’un pays donné ou de réduire ses capacités militaires, mais de l’anéantir doucement, mais sûrement », a expliqué le professeur américain, l’objectif étant de « pousser l’ennemi à se plier à nos exigences », a-t-il ajouté.

La finalité de la guerre de quatrième génération consiste à déstabiliser le pays visé, a fait savoir le stratège militaire américain, en soulignant que « cette déstabilisation est exécutée lentement et calmement en utilisant les citoyens du pays ennemi pour créer un État impuissant de sorte que nous puissions le dominer ». Pourquoi cette méthode doit-elle être inscrite à long terme et être menée à un rythme lent ? Max G. Manwaring répond : « Le chaos continu signifie le désordre progressif des villes et la transformation des citoyens en un cheptel égaré. »

Lire aussi :

Quand Alger déjoue le complot d’isolement !

Max G. Manwaring insiste : « La stratégie de la guerre lente consiste à déplacer la guerre d’un lieu à un autre, d’un territoire à un autre, à user de toutes les capacités de l’État ennemi sur plusieurs étapes espacées dans le temps et à le pousser à se battre sur plusieurs fronts à la fois. » « Pour ce faire, il faut l’encercler par des exécutants locaux et œuvrer à provoquer une crise sur un front tout en calmant un autre, c’est-à-dire qu’il faut gérer la crise en permanence et non pas la résoudre pour éviter un effondrement rapide », a ajouté le conférencier, en expliquant qu’« une destruction accélérée épargnerait un grand nombre de fondements et d’institutions de l’État et de la société ».

Dans le cas algérien, les exécutants de ce conflit dissimulé sont connus. Ils appartiennent au courant islamique et à l’Internationale socialiste. Ils agissent depuis les années 1990 à partir de l’étranger, mais aussi de l’intérieur du pays et ont récupéré, comme en octobre 1988, le mouvement de contestation populaire du 22 février 2019 en le déviant de son but initial.

Algérie ciblée: la contre-attaque?

Algérie ciblée: la contre-attaque?

La normalisation des relations entre le Maroc et Israël, et la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara Occidental a fini par mettre l’Algérie en colère.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/26/641557/Alg%C3%A9rie-normalisation-Isra%C3%ABl-parlement

HIRAK : LA FILIERE TUNISIENNE

Hirak: la filière tunisienne

Lundi, 21 Décembre 2020 20:08 Ahmed Bensaada

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La récente ressuscitation politique de l’ancien président tunisien en a surpris plus d’un, non seulement par la piètre teneur de son propos mais surtout par son insolente immixtion dans les affaires d’autrui. On a ainsi eu droit à Marzouki l’insipide écrivain collabo, Marzouki le pitoyable orateur et Marzouki le médiocre analyste, une triple punition pour les personnes qui ont suivi ses errances cogitatives.
Moncef Marzouki est, en effet, le préfacier du livre commandité par le mouvement Rachad en réponse au mien (Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak Algérien?). Cette ostensible collaboration avec une organisation accusée d’avoir des liens avec la nébuleuse islamiste, et dont l’hyperactivité au sein du Hirak n’est plus à démontrer, met en lumière deux aspects importants. Primo, Marzouki étant lui-même un islamiste avéré, sa contribution à ce travail de pure propagande confirme la nature internationale de l’entité Rachad et du rôle nocif de son internationalisme dans le Hirak. Secundo, elle montre que la « printanisation » de l’Algérie est le but recherché par Rachad et son auteur fétiche. On peut s’en rendre compte en lisant la préface du livre de Rachad. Marzouki y écrit :
« Après la première vague du « printemps arabe » en Tunisie, en Libye, au Yémen, en Égypte et en Syrie, et malgré les revers et ce que certains ont pris pour des « leçons », la deuxième vague est survenue au Soudan, en Algérie, en Irak et au Liban ».

 

Ainsi, selon Marzouki (et, bien entendu, Rachad), l’Algérie vit actuellement une deuxième vague de printanisation touchant les pays arabes « rescapés » de la première. Une fatalité concoctée d’après les grimoires d’officines bien connues. Et quand on sait quelle a été la conséquence de cette saison funeste sur la plupart de ces pays, on imagine les images de chaos qui doivent faire saliver Marzouki et ses « rachadiens ».

Des villes complètement détruites, des citoyens décimés par centaines de milliers, des réfugiés fuyant la terreur par millions et des rêves évaporés à jamais.

Même dans le cas de la Tunisie, il est difficile de comprendre cette propension à idéaliser sa situation. Il est vrai que la condition des libertés démocratiques s'est nettement améliorée. Malgré cela, les observateurs (surtout occidentaux) sont unanimes sur son insuccès, dix ans après la disparition de feu Mohamed Bouazizi. Et les titres des journaux soulignant cet anniversaire sont éloquents :

 

The Guardian (GB): « 'He ruined us': 10 years on, Tunisians curse man who sparked Arab spring »

(''Il nous a ruinés '': 10 ans plus tard, les Tunisiens maudissent l'homme qui a déclenché le printemps arabe)

Le Temps (CH): « Mohamed Bouazizi, le héros maudit de Sidi Bouzid »

Le Figaro (FR) : « Dix ans après, le goût amer des printemps arabes »

Tunisie Numérique (TN) : « Le Monde : Techniquement, la Tunisie est quasiment en faillite ! »

Etc.

 

 

On constate que ceux-là mêmes qui soutenaient et applaudissaient les « printemps » arabes se rendent compte - un peu trop tard - de leur erreur. Et à quel prix!

Dans le cas tunisien, on peut y ajouter certaines particularités post-« révolution » : la sidérante participation au jihadisme international (premier pourvoyeur de terroristes dans le monde en 2015), l’odieux « jihad al-nikah », le phénomène des harragas , etc.

Alors, au lieu de s’occuper des affaires algériennes, Marzouki devrait plutôt s’intéresser à son pays et mettre ses « immenses » talents au service de son peuple. À moins que le surnom de « Tartour » (pantin) dont il a été affublé par les Tunisiens ne le disqualifie complètement.

Marzouki s’est aussi fait remarquer par sa position anti-algérienne dans le dossier du Sahara Occidental. Une attaque féroce et hostile qui corrobore son rôle collaborationniste dans le Hirak.

 

 

 

 

Il est inutile de discuter plus longuement ce dernier point puisque le professeur Chitour s’en est chargé de manière académique en dressant un tableau peu reluisant du Tartour tuniso-rachadien.

Marzouki ennemi de l’Algérie? Son rôle dans le Hirak et la virulence de ses récentes sorties médiatiques tendent à le confirmer.

Il est cependant intéressant de noter que cette rencontre, qui a permis à Marzouki de verser tout son venin sur l’Algérie, a été organisée par « Shoaa for Human Rights Ltd ». Cette ONG récemment incorporée à Londres est présidée par l’Algérien Rachid Aouine. D’après les journaux de l’époque, M. Ouine est un ancien douanier « abusivement licencié », qui s’est métamorphosé en militant des droits de l’Homme. Après avoir eu maille à partir avec la justice algérienne, il a été défendu par Al Karama, fondation proche du mouvement Rachad. Il s’est exilé par la suite à Londres où il continue ses activités droit-de-l’hommistes par le biais de cette nouvelle ONG.

 

 

 

 

Cela explique pourquoi on retrouve Marzouki chez Rachad et chez « Shoaa for Human Rights Ltd ». Mais cela n’expliquera jamais pourquoi des Algériens qui prétendent défendre leur pays permettent à un étranger de cracher sur l’Algérie.

On se serait contenté d’un seul tartour produit par notre pays voisin, mais voilà qu’un second fait surface, comme par enchantement.  Il s’agit de Ahmed Ounaies, un ancien ministre des affaires étrangères de la Tunisie, membre du gouvernement Ghannouchi II. Ce monsieur s’était fait remarquer par ses éloges à l’égard de Michèle Alliot-Marie, son homologue française, celle-là même qui avait proposé « le savoir-faire » des forces de sécurité françaises pour mater la « révolution du jasmin ». Ses propos avaient à l’époque soulevé l’ire des fonctionnaires de son ministère qui l’avaient chahuté et poussé à la démission. Il ne resta finalement à son poste que…25 jours! Et c’est ce « grand » diplomate qui vient donner des leçons à l’Algérie, on aura tout vu!

Regardons ça de près. Dans une virulente interview sur IFMTV, il accusa l’Algérie - qu’il désigne par « régime militaire algérien » - d’être la source de tous les maux de la région en plus de s’être accaparé frauduleusement plusieurs « centaines de kilomètres du Sahara tunisien » et d’avoir cassé l’Union du Maghreb arabe, contrairement au Maroc. Il ne se priva pas d’ajouter que la normalisation du Maroc avec l’État hébreu n’était pas négative et qu’elle avait été imposée par la position algérienne.

 

Ahmed Ounaies sur IFMTV (14 décembre 2020)

 

 

 

 

Épargnons-nous les autres inepties de cet acabit proférées par cet analyste digne du café du Commerce. On doit se réjouir pour la Tunisie car c’est une chance pour elle que ce monsieur n’ait pas fini le mois à la tête de sa diplomatie. Il aurait mené son pays dans un gouffre sans fond.

Il n’y a pas que ces deux vieux flibustiers qui ont mis leurs nez dans les affaires algériennes. D’autres tunisiens, plus jeunes et plus sournois, n’ont rien à leur envier. Et on doit encore ceci à Rachid Ouine et à sa fameuse ONG de Londres.

En effet, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, le 10 décembre 2020, « Shoaa for Human Rights Ltd » organisa une rencontre en ligne ayant pour thème « La situation des droits de l’Homme en Algérie ». Sur la liste des participants, on pouvait lire, entre autres: Mme Nassera Dutour, M. Abdelghani Badi, M. Messaoud Romdhani, M. Samir Bouaziz et Mme Zouhour Ouamara. Ces invités représentaient respectivement les organisations suivantes : CFDA (Collectif des Familles de Disparus en Algérie), LADDH (Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme), EuroMed Droits, RSF (Reporters sans Frontières) et « Article 19 ».

 

 

 

 

 

Ça ne vous rappelle rien? Bien sûr que oui : ce sont 5 des 16 organismes qui ont appuyé, dans une déclaration commune, la résolution du Parlement européen contre l’Algérie en date du 25 novembre dernier.

S’il y a une chose qu’on ne peut pas leur enlever, c’est leur persévérance acharnée contre l’Algérie. Deux semaines plus tard, ils étaient déjà au boulot. Quelle énergie!

Les connexions entre ces « ONG » et les Fondations Soros et/ou les organisations américaines d’« exportation » de la démocratie ont été récemment discutées dans un article détaillé.

Parmi ces cinq ONG, les deux premières sont algériennes (financées par la NED – National Endowment for Democracy) alors que les trois autres sont internationales, bénéficient d’un statut de lobbyiste auprès de l’Union européenne (UE) et reçoivent des subventions de l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros.

 

Intéressons-nous maintenant aux représentants de ces trois ONG internationales.

De nationalité tunisienne, M. Messaoud Romdhani est membre du comité exécutif d’EuroMed Droits. Il est aussi membre fondateur du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et directeur de publication au Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT).

Messaoud Romdhani œuvre aussi comme directeur pour la Tunisie de l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme (CIHRS).

Cet institut financé par la NED faisait partie, lui aussi, des 16 organismes cités auparavant.

Accompagné d’une délégation de militants(es) tunisiens (nes), M. Romdhani s’est rendu à Alger le 29 mars 2019 pour participer au 6e vendredi du Hirak.

 

Arrivée de Messaoud Romdhani et de la délégation tunisienne à Alger (29 mars 2019)

 

 

Messaoud Romdhami participant au Hirak dans les rue d'Alger (29 mars 2019)

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, la délégation s’est réunie avec « le collectif de la société civile algérienne » dans les locaux du RAJ (Rassemblement Actions Jeunesse), une autre ONG algérienne financée par la NED. Sur certaines photos, on remarque la présence de Abdelouahab Fersaoui et Hakim Addad.

 

 

 

 

 

 

Dans son intervention (53’10’’ @ 1h 10’ 05’’) lors de l’évènement organisé par « Shoaa for Human Rights Ltd », on l’entend expliquer que le Hirak a été pacifique et n’a pas cédé aux provocations de « l’autorité » malgré le « harcèlement des activistes qui ont été arrêtés et des journalistes qui sont un moyen important pour diffuser les informations à l’extérieur de l’Algérie ». Pour lui, le référendum a été « une farce à tous points de vue » et que la condamnation du Parlement européen n’est pas une interférence dans les affaires algériennes puisque, d’après lui, « le système algérien » a accepté les conditions contenues dans les clauses de son partenariat avec l’UE.

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'intervention de Messaoud Romdhani

 

 

 

 

 

Il serait certainement utile de faire parvenir l’article de Boualem Snaoui à ce valeureux militant des droits de l’Homme. Ça l’aidera certainement à mieux comprendre les attaques de son ONG contre l’Algérie, mises dans la bouche de l’UE.

 

M. Samir Bouaziz est un journaliste tunisien, responsable des projets et du plaidoyer pour l’Afrique du Nord à RSF. Son militantisme droit-de-l'hommiste lui a naturellement ouvert les portes des médias mainstream. C’est ainsi qu’on l’aperçoit souvent sur les plateaux de France 24, un média bien connu pour sa partialité dans le traitement du Hirak algérien. Rien d’étonnant, puisque sa lecture des évènements ne diffère nullement de celle du Quai d’Orsay. On l’a aussi vu sur Al Magharibia (Awraas), la chaîne TV des militants de l’ex-FIS (Front Islamique du Salut), ce qui en dit long sur ses accointances politiques.

 

Samir Bouaziz invité d'Al Magharibia (Awraas TV)

 

 

 

 

Le discours de M. Bouaziz (1h 16’ 48’’ @ 1h 33’ 34’’) lors de la rencontre organisée par « Shoaa for Human Rights Ltd » porta évidemment sur la liberté de la presse et le cas du journaliste Khaled Drareni. Selon lui, ce qui est publié par l’agence de presse nationale algérienne (APS - Agence Presse service) est considéré comme une régression, une restriction. Il ajouta que M. Belhimer, Ministre de la Communication, veut se faire une représentation du journaliste qui lui est propre et, concernant la presse écrite, il désire imposer des normes restrictives selon sa propre perception.

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'intervention de Samir Bouaziz

 

 

 

Ses critiques ne diffèrent donc pas de la ligne que s’est fixée (ou s’est fait dicter?) RSF dans le dossier « Algérie ». Mais quand on connait toutes les controverses qui entourent cet obscur organisme, on est en droit de douter de l’objectivité de M. Bouaziz. Tout d’abord, au sujet du financement de RSF, il est important de se référer au remarquable travail de Maxime Vivas, journaliste d’investigation, qui a méticuleusement étudié et démystifié RSF pour en écrire un livre intitulé « La face cachée de Reporters sans frontières ». M. Vivas a bien voulu mettre à notre disposition, et à titre gracieux, un extrait de ce livre que nous publions ici.

 

Cliquez sur l'image pour lire l'extrait du livre de Maxime Vivas

 

 

 

 

 

Pas encore convaincu? On recommande alors la lecture de la récente interview de mon ami Jacques-Marie Bourget, journaliste, écrivain et grand reporter de guerre. Elle est intitulée : « RSF est un outil de propagande atlantiste ».

Passons à la représentante de la troisième ONG, Mme Zouhour Ouamara. Sur son compte LinkedIn, cette dernière se présente comme « Consultante régionale pour la zone MENA (Middle East and North Africa) de l’ONG "Article 19" » et c’est à ce titre qu’elle a été invitée au débat en ligne organisé par « Shoaa for Human Rights Ltd ».

 

Capture d'écran du compte LinkedIn de Zouhour Ouamara

 

 

 

 

« Article 19 » est une ONG britannique qui se spécialise dans la défense de la liberté d’expression. Sur son site, on peut lire qu’elle « œuvre pour un monde où tous les peuples du monde entier peuvent s'exprimer librement ».

Financée par un très grand nombre d’organisations occidentales, privées ou étatiques, elle l’est aussi par certaines, américaines, qui se sont spécialisées dans l’« exportation » de la démocratie telles que la National Endowment for Democracy (NED), la United States Agency for International Development (USAID), l’OSF ou Freedom House. Comme indiqué dans un article précédent, cette ONG est également subventionnée par le Département d’État américain. Toutes ces informations peuvent être consultées sur une des pages du site officiel d’« Article 19 ».

 

Qui finance "Article 19"?

 

 

 

 

Née d’un père algérien et d’une mère tunisienne, Mme Ouamara est une militante très active dans le Hirak comme on peut s’en rendre compte lors de la manifestation du 11 décembre 2019 devant la porte du Consulat général d’Algérie à Tunis. Pour rappel, cette date correspond à la veille des élections présidentielles du 12 décembre 2019.

D’après la journaliste qui l’avait interviewée ce jour-là, elle portait une pancarte avec le slogan « Ulac L’vote Ulac » (Pas de vote). À propos des élections, elle déclara que « cette élection ne répond pas aux volontés du peuple » et qu’elle dénonçait « les bureaux de vote ambulants mis en place sur tout le territoire tunisien pour augmenter illégalement la participation ».

 

Manifestation devant la porte du Consulat général d'Algérie à Tunis (le 11 décembre 2019)

La pancarte "Ulac L'Vote Ulac" est brandie par Zouhour Ouamara

 

 

 

Il est difficile de comprendre la démarche de Mme Ouamara qui se dit « professeure de droit ». Comment peut-elle convaincre ses étudiants « qu’empêcher de voter est un acte démocratique »? Comment s’y prend-elle pour leur définir la notion de « peuple »? Sur quelle loi se base-t-elle pour affirmer l’illégalité de ces bureaux de vote?

Ce qui nous mène à une question primordiale: l’ONG « Article 19 » était-elle opposée aux élections présidentielles? Alors, quid de la liberté d’opinion et d’expression contenue dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme?

Comme son collègue Samir Bouaziz, Mme Ouamara s’affiche ostensiblement sur la chaine Al Magharibia (Awraas) où elle se présente comme « militante des droits de l’Homme et analyste politique ».

 

Zouhour Ouamara invitée d'Al Magharibia (Awraas TV)

 

 

 

Le plus intéressant dans le cas de cette militante, analyste, professeure, activiste et ONGiste, c’est sa déclaration lors de la conférence de « Shoaa for Human Rights Ltd » (1h 10’ 08’’ @ 1h 16’ 40’’).

Tout d’abord, elle nota que depuis le début du Hirak, il y a eu « le recul des droits de l’Homme en Algérie », « la politique répressive des autorités », « la politisation du pouvoir judiciaire », « la politisation de la pandémie du Corona virus », « l’amplification des pouvoirs du Président de la République dans la nouvelle constitution », etc.

Toutes ces formulations, qui font partie du champ lexical spécifique au droit-de-l’hommisme, ne sont pas originales. Elles ont déjà été entendues dans les antichambres de la « printanisation ».

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'intervention de Zouhour Ouamara

 

 

 

Mme Ouamara aborda par la suite le « passionnant » sujet de la solidarité internationale.

 

« […] Le côté positif, c’est que nous observons qu’il y a une vague de solidarité de la société internationale avec la société civile algérienne et, malgré toutes les difficultés, les organisations internationales ont procédé à de multiples démarches. La dernière en date est la résolution du Parlement européen. Nous constatons aussi qu’il y a un élan qui montre la solidarité internationale avec le Hirak populaire malgré la diabolisation de cette solidarité […] ».

 

Tiens donc, Mme Ouamara reconnait l’existence de l’effervescence « des organisations internationales » (et de la sienne, « Article 19 ») contre l’Algérie! Et elle est bien au courant de la levée de bouclier suscitée par cette fameuse résolution européenne. Est-elle si offusquée par les arguments de la critique qu’elle n’a plus aucune autre alternative que l’invocation des démons? Mais, madame, de quel côté se trouve le diable? Du côté de ceux qui détruisent les pays ou de ceux qui veulent les préserver? De ceux qui veulent massacrer des populations ou de ceux qui veulent protéger leurs vies?

Le diable, madame, se trouve du côté de ceux, comme vous et vos organisations droit-de-l'hommistes, qui ont transformé des pays prospères en champs de ruines, qui ont provoqué des exodes et qui ont creusé des fosses communes.

Mme Ouamara termina son laïus en émettant la recommandation de la poursuite du Hirak et de sa structuration d’une manière orientée vers la garantie des droits et des libertés.

Ainsi, Mme Oumara confirme le travail synergique des ONG nationales et internationales dans l’affaire de la résolution du Parlement européen comme expliqué dans une précédente analyse .

 

L’activisme politique des Tunisiens et leur collaboration avec les organisations américaines d’« exportation » de la démocratie n’est lui aussi plus à démontrer. Durant le « printemps arabe », cela a été rendu possible dans le cadre de ce que le journaliste Pierre Boisselet a nommé « la ligue arabe du Net ». Citons, par exemple, le cas du cyberactiviste tunisien Slim Amamou qui a tout naturellement reconnu avoir collaboré avec la CIA, rien de moins.

 

Cliquez sur l'image pour visionner les déclarations de Slim Amamou

 

 

Tous les éléments discutés dans cet article montrent l’existence d’une réelle ingérence dans les affaires algériennes par des politiciens et des activistes tunisiens. Peut-on leur rappeler la neutralité des Algériens lors de leur « révolution du jasmin »? Alors, de grâce, qu’ils nous laissent régler nos problèmes entre Algériens et qu’ils s’occupent des leurs, ils en ont tellement!

D’autre part, les activités subversives de ce type d’individus sont non seulement directement néfastes pour la Tunisie, mais affectent aussi la grande amitié et le respect entre les peuples algérien et tunisien.

Récemment, le politologue tunisien Riadh Sidaoui a émis le vœu de voir émerger, dans ces temps difficiles une alliance entre la Tunisie et l’Algérie. Très bonne initiative, mais cela ne pourra jamais se faire tant que la Tunisie n’aura pas neutralisé ses activistes droit-de-l’hommistes et ses politicards qui nuisent aux relations entre les deux pays.

Car, qu’on se le dise, l’Algérie ne sera d’aucune façon indulgente envers tous ceux qui désirent y créer le chaos. C’est ce serment qui a été fait à nos valeureux martyrs.

 

 

 

Informations complémentaires

Vidéo de Rafaa sur le sujet de l'article

كيف أخترق المرتزقة التونسيون الحراك الجزائري

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QUI PAIE REPORTERS SANS FRONTIÈRES  (RSF) POUR RACONTER ÇA ?

Michel Collon reçoit Maxime Vivas

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https://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=542:2020-12-22-01-14-36&catid=46:qprintemps-arabeq&Itemid=119

 

USA/ISRAËL : PREMIERE VICTOIRE D'ALGER ?

Le front Polisario plus coriace que prévu, Bolton appelle à un changement de cap

Saturday, 19 December 2020 7:28 PM  [ Last Update: Saturday, 19 December 2020 7:29 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

USA/Israël: première victoire d'Alger?

Selon le site Algeriepatriotique, une vaste cyberguerre a été déclarée à l’Algérie via le hacking d’un grand nombre de sites officiels hébergés en « . dz ». Une attaque informatique qui est loin d’être un effet du hasard vu qu’elle intervient dans la foulée de la normalisation de Rabat avec l’entité sioniste en échange de la reconnaissance de la souveraineté du trône marocain sur le Sahara occidental.

Le présentateur d’une chaîne arabophone basée à Londres se disait, commentant cette normalisation, littéralement scandalisé par le fait que le Maroc s’était si naïvement laissé piéger par un Trump qui « a revendu à Rabat son “emprise” déjà consolidée sur le Sahara occidental, et ce, en échange de l’honneur d’un trône marocain qui se réclame comme président du comité de Qods !"

Lire aussi: Les Émirats qualifient l’Algérie de menace : le décodage

 Le ministère sahraoui de la Défense a annoncé avoir enregistré, en un mois de guerre de libération, 185 tirs d’artillerie ayant ciblé 10 secteurs militaires de l’occupant tout le long du mur de la honte, soulignant que l’armée sahraouie se trouve dans une bonne position de combat pour poursuivre le bombardement des concentrations de l’armée marocaine.

L'Algérie met en garde Israël

L’Algérie met en garde Israël

L’annonce d’un engagement du Maroc à normaliser ses relations avec Israël et de la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara occidental a provoqué la colère d’Alger qui fustige des « manœuvres étrangères » voulant déstabiliser le pays.

La perspective d’une guerre d’usure se pointe. D’où sans doute ces murmures qui se multiplient un peu partout à travers la presse aux ordres et qui renvoie à l’intention marocaine de voir les troupes US s’installer au Sahara. Pris au piège par l’axe US/Israël, le fait est parti d’un scénario d’occupation signé US/Israël. Peut-être. Mais comme le disait ce matin la conseillère du président Assad, les projets des think tanks US, les peuples souverains n’en ont rien à cirer et évidemment à les contrer. L’extrême rapidité de l’ANP à s’organiser les mises en garde des hauts officiels algériens cette semaine semble avoir eu son effet, les USA ayant eu peur : alors que Bolton appelle Biden à revoir l’annonce pro Maroc de Trump au Sahara, l’axe US-Israël passe du mode actif au mode passif : les cyberattaques en étant la parfaite illustration. Autre signe du repli : le président français vient d’appeler son homologue algérien pour lui demander de ses nouvelles et pourtant Tebboune n’a pas hésité à défier la France en se rendant pour des soins en l’Allemagne...

Lire aussi : Puisque le Maroc s'est fait piéger, l'Algérie saura sauver le Maghreb de l'embrasement? oui à condition que...

Algérie: Israël s'implante en Libye

Algérie: Israël s'implante en Libye

Maghreb Press du 22 août 2020

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/19/641053/Alg%C3%A9rie-Cyber-attaque-H%C3%A9licopt%C3%A8re-Isra%C3%ABl-Normalisation

ALGERIE : CONTRIBUTION DE BOUALEM SNAOUI – LE PARLEMENT EUROPEEN EN ORDRE DE BATAILLE

Contribution de Boualem Snaoui – Le Parlement européen en ordre de bataille

décembre 19, 2020 - 9:31 3 Commentaires

 

 

 

Borell inversion des valeurs

Pour qui Josep Borrell sonne-t-il les cloches ? D. R.

Par Boualem Snaoui – On vit une drôle d’époque, une époque où l’inversion des valeurs et des rôles devient la norme. Au nom de la «liberté et de la démocratie», au nom des «droits de l’Homme», on organise des «chaos» et des guerres infâmes contre des peuples innocents et des nations à peine indépendantes, au profit des puissants. «C’est le nouveau monde».

Les guerres se préparent, elles se construisent, elles s’organisent, elles sont «le fruit amer» d’un long travail de fond, de préparation, de manipulations et de diabolisation, où l’on fabrique essentiellement des «pour la guerre» ; tous les «pour», sous différentes bannières médiatiques, politiques et militaires. Rien ne vient par hasard. Les «contre» sont cachés et on fait en sorte qu’ils n’existent pas. Il arrive que l’on fabrique des «pour» et des «contre» pour les besoins du scénario, préparé par des metteurs en scène souvent expérimentés dans ce type de montage de films de guerre. Ceux-ci logent généralement dans des demeures inaccessibles et fortifiées.

Les médias puissants des «pour», mobilisés en masse, comme à Hollywood, se chargent de diaboliser la cible confectionnée pour la production du film de guerre : il y a les gentils qui sont reconnaissables et, en face, ce sont les «méchants». Dans les scénarios, on reconnaît toujours les gentils qui, par ailleurs, sont toujours, comme dans les vrais films, les gagnants. Et gare à celui qui défend les méchants tout désignés. C’est un peu comme dans les westerns d’Hollywood : les méchants, ce sont toujours les Indiens exterminés, et les gentils, ce sont les cowboys.

«La faim» justifie les moyens, et le bourreau «médiatique» s’attèle à la diabolisation systématique de la victime toute désignée, en la faisant passer pour le tortionnaire. Durant cette phase de préparation, des mains expertes n’oublient pas de fabriquer des «slogans» à la chaîne, qu’on diffuse sur «les ondes de guerres». Cela fait partie du jeu de «massacres».

Dans le cas de l’Algérie, sur les écrans, dans la presse écrite affiliée à «la propagande démocratique», dans les Parlements, sur les réseaux sociaux et les «canaux officieux démocratiques», le ton se lit et se devine : on va faire la fête «au peuple algérien», avec en produit d’appel «un grand feu d’artifice» qui est déjà en préparation. Il n’y a plus qu’à se munir de ses lunettes 3D, pour voir les lumières «démocratiques» scintiller de l’autre côté de la rive, contre la dernière République «arabe» ; les monarchies sont-elles génétiquement démocratiques ou alors seront-elles consommées en dessert, car plus faciles à faire ingurgiter ? Les «chauffeurs» de foules et de «guerres démocratiques» s’activent, depuis de longues années, avec leurs «slogans inversés». Il n’y a qu’à voir leurs gueules de charognards essoufflés, avides de sang, pour se rendre compte que ces «vampires» ont fait du chemin : les marchands de mort vont se faire de l’or.

Les médias dominants et leurs appendices ont donc commencé le travail de diabolisation de l’Algérie depuis de nombreuses années, mais l’intensité et la généralisation du discours «civilisateur», dans la corbeille unique de désinformation médiatique, a pris une dimension titanesque ces derniers temps. Ils chauffent les foules. On raconte que les articles de presse commandés pour ternir l’Algérie et glorifier «la danse démocratique des bananes» se paient cash : jusqu’à 6 000 euros pièce. C’est un marché florissant, où même les slogans mis en phase sentent déjà l’odeur de la poudre : «régime», «société civile», «liberté et démocratie», «sauver des populations civiles», «détenus d’opinion», «communauté internationale», etc. C’est la pratique du théorème de «l’inversion des valeurs et des rôles», portée, y compris par une armée désignée sous le pseudonyme de la «société civile».

Accompagnant cet encerclement médiatique, l’encerclement politique bat son plein et a atteint des niveaux inégalés, avec les résolutions du Parlement européen votées contre l’Algérie et son peuple, confectionnées à la chaîne par ces temps de pandémie. Les deux résolutions (celle du 28 novembre 2019, et celle du 26 novembre 2020) attirent d’abord l’attention par l’intrigante unanimité politique (allant de l’extrême-droite à la gauche) jamais réalisée dans l’histoire mondiale et qui nous laisse pantois. Des députés européens, de droite, de gauche, des «Verts», de l’extrême-droite, qui ne s’accordent sur aucune des politiques engagées par le Parlement et les Etats de l’UE, se sont spontanément rassemblés comme un seul «homme, bien sûr par hasard, sans hésitations, sans réticences, pour voter une résolution contre l’Algérie et son peuple. Comment des députés de «gauche» peuvent-ils porter le même bulletin de vote que des «députés» de «droite» et/ou «d’extrême-droite» ?

Toutes les digues politiques sont tombées. Je me demande même si j’ai «le droit démocratique» de poser la question… Les cartes politiques sont totalement brouillées.

Dès les premiers constats, énumérés de A à Q, relevés dans la dernière résolution du 26 novembre 2020, quelle n’a été ma surprise lorsque j’ai lu, heureusement assis, que «les manifestations du Hirak se poursuivent en-ligne pour freiner la propagation du Covid-19» – «manifestants exprimant leur point de vue sur les réseaux sociaux». Ah bon ? Il y a des manifestations en-ligne détectées par le Parlement Européen ? Il fallait nous le dire, on se serait épargné, sur la place de la République à Paris, les câlins au LBD (lanceurs de balles de défense utilisés par de la police française) dans les mêlées (type match de rugby) parfumées au gaz lacrymogène, avec «les bleus» aux couleurs l’équipe de France, depuis plus de deux ans.

Dans le cas de l’Algérie, comment un Parlement européen a-t-il pu délibérer sur des manifestations sur les réseaux sociaux ? «Un truc de ouf», comme disent les jeunes. Peut-être que Jean-Dominique Merchet, dans son article sur «La cyber influence de l’armée française» nous a apporté une première réponse. Et quand je disais qu’en Algérie il y a «une armée de la société civile».(1)

En parcourant les injonctions des «maîtres» et leurs condamnations surprenantes, numérotées de 1 à 20, je me suis arrêté à l’alinéa 9, qui devrait être gravé dans le marbre. Le Parlement européen s’y dit «préoccupé par les sanctions prononcées contre les diffuseurs d’informations fallacieuses», souillant l’honneur de fonctionnaires publics et le «financement d’associations». Rien que ça, tiens, on ne savait pas qu’il fallait décorer les auteurs des «informations fallacieuses» et «blanchir les financements occultes des associations» en Algérie. L’ensauvagement est «halal» pour le peuple algérien. C’est bien le monde à l’envers, je vous le disais.

Le second élément qui saute aux yeux, ce sont «les injonctions» culturelles, ethniques, linguistiques, administratives, de politique judiciaire et constitutionnelle, allant même jusqu’à presque «exiger» – point 12 de la résolution – le remplacement du drapeau national algérien par un autre. Mais à quel titre un Parlement, censé traiter des affaires européennes, peut-il délibérer et imposer un drapeau, fabriqué dans les coulisses coloniales, à un pays tiers souverain ? N’est-ce pas que c’est troublant ? Le message du «Coran berbériste», que j’ai rédigé précédemment a été bien reçu, même si, «sans Tabbou», ce soldat de «l’armée de la société civile» m’avait interrompu en cours de route. A propos du film L’homme qui murmurait aux oreilles des chevaux, auquel il m’avait fait pensé, je disais que le cheval «de Troie» on le connaît ; il ne restait plus qu’à trouver l’homme. Eh bien, ça y est, bingo : ils l’ont trouvé.

L’injonction num. 14 vaut aussi son pesant d’or. Elle exige de l’Algérie, à la fois, une pleine reddition de comptes (mise sous tutelle) et un contrôle par des civils (déjà désignés à Bruxelles ?) des forces armées, ainsi que la subordination effective de ces dernières à une autorité civile. De mémoire d’antimilitariste et d’objecteur de conscience, je n’ai jamais vu une telle injonction à l’égard d’un Etat indépendant. Ils veulent y entrer «comme dans du beurre» ? Cela va rendre jaloux les militants et les paysans qui s’étaient soulevés contre l’expropriation de leurs terres à la suite du projet du ministre de la Défense, Michel Debré (UDR), d’agrandir le camp militaire du Larzac de 3 000 à 17 000 hectares. C’est José Bové qui doit faire un brushing à ses moustaches.

Voilà donc une idée, quelle est bonne, du Parlement européen, d’organiser des inspections de sites militaires algériens par l’armée de «la société civile» formée dans les écoles des «Printemps des révolutions colorées». Vous allez voir Ali Belhadj, BouSachi, «La Zoubida de la Gaff», «Amir Dz», «Saïd Samedi», «Ferhat le moine», «Sans Tabbou» de son prénom Karim, l’empereur du RCD, Zitout, Mourad «la Tartine», Rachid «le mécanicien», etc., venir inspecter les sites de l’armée algérienne !

Elle n’est pas belle la «révolution des bananes» ? Au moment où l’armée française vient d’annoncer, ce 4 décembre 2020, la production en série du «soldat augmenté». A ce stade, le message du Parlement européen aux Algériens est : «A vous le tribalisme, à nous soldat augmenté.» Vous vous rappelez des «courbés vers la terre de Salluste» ? On y est.

Finalement, les réponses sont à découvrir dans les travaux d’Ahmed Bensaada, qui décrit, entre autres, l’action des lobbys de la «printanisation» des pays, comme Open Society Foundations (OSF), dirigée par le milliardaire Georges Soros, Endowment for Democracy (NED), la United States for International Development (USAID) et Freedom House, pour faire exploser l’Algérie. Environ 40 000 lobbyistes qui arpentent les couloirs du Parlement bruxellois, soit autour de 50 par député européen. Bastien Lejeune, dans un article paru dans Valeurs du 25 novembre 2020 décrit «Comment l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates financent le Conseil de l’Europe».

Le «théorème des inversions des valeurs», qui est décrit comme une règle singulière pour l’Algérie, a fini par m’atteindre. Je me suis bouché le nez et j’ai jeté l’éponge.

Le plus spectaculaire, c’est de voir le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la sécurité, Josep Borrell, se réjouir sur son compte Tweeter de la normalisation des relations israélo-marocaines, qui viole la résolution votée par ce même Parlement européen le 10 avril 2002, demandant la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, signé le 20 novembre 1995 et entré en vigueur le 1er juin 2000. Au diable le «droit international», le nouveau monde : c’est le «droit du plus fort» tout court. On le savait déjà, mais là c’est plus clair ; sinon, l’Europe aurait exigé depuis longtemps l’abrogation de la circulaire «Alliot-Marie» CRIM-AP num 09-9006-A4. Cette dernière, datant du 12 février 2010, élaborée par la garde des Sceaux de l’époque, reconduite depuis par tous les gardes des Sceaux, criminalisant les militants du mouvement «BDS» : (Boycott Désinvestissement Sanctions), alors même que l’arrêt Baldassi du 11 juin 2020 condamnant la France, de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a jugé que l’appel au boycott des produits israéliens ne peut en soi constituer une infraction pénale : il est, en effet, couvert par la liberté d’expression.

Le Parlement européen avance donc parallèlement au «droit» et ne compte pas délibérer en fonction des condamnations prononcées par la Cour européenne de justice.(2)

Je ne sais pas s’il est utile de faire parvenir à Josep Borrel Fontelles le rapport num 4070 de l’Assemblée nationale française sur «la géopolitique de l’eau», enregistré le 13 décembre 2011 par la Commission des Affaires étrangères, présidée par Lionnel Lucas et dont le rapporteur est Jean Glavany, où des députés français dénoncent «Un nouvel apartheid» dans la gestion de l’eau en Israël.(3)

Ce qui est inquiétant, voire alarmant, c’est présentement la concentration des armées de l’Otan tout autour de l’Algérie, allant du nord au sud et d’est en ouest. Par ses frontières est, la Libye, depuis son effondrement, est devenue le siège de plusieurs bases de l’Otan, dont ceux de la Turquie, des monarchies du Golfe et de milices armées par différents belligérants. Au sud, le Tchad, le Niger et le Mali abritent des dizaines de bases militaires américaines, allemandes, françaises, émiraties, et des groupes terroristes divers s’activent sur les zones frontalières avec l’Algérie. Le centre opérationnel interarmées (COIA), centre névralgique de l’opération Barkhane, est installé au Tchad. Les Etats-Unis ont édifié l’une des plus importantes bases pour drones de l’armée américaine au Niger (à Agadez). Israël a fait une percée au Tchad, avec, à la clef, une coopération militaire soutenue. Le site Africa Intelligence rapporte que trois sociétés israéliennes spécialisées dans les domaines militaires et des télécommunications vont s’implanter au Mali. A l’ouest, la monarchie marocaine, qui organise des exercices militaires avec les armées de l’Otan et qui vient de normaliser officiellement ses relations avec Israël, a annoncé, le 21 mai dernier, la construction d’une base militaire dans la province de Djérada, à un kilomètre de la frontière avec l’Algérie. Les monarchies du Golfe viennent aussi souffler sur les braises, en apportant leur soutien à la monarchie du Maroc.

A côté de ce siège terrestre et aérien, le siège naval prend forme aussi. Le quotidien El-Espanol, en date du 5 juillet 2020, affirmait que l’accord militaire qui lie les Etats-Unis à l’Espagne sur l’occupation de la base navale de Rota, sur la côte atlantique dans le sud-ouest de l’île ibérique, arrive à expiration en mai 2021 ; l’armée américaine pourrait déménager ses navires vers la base de Ksar Sghir, dans le détroit de Gibraltar, au nord du Maroc. La disposition navale dans le Bassin méditerranéen oriental, impliquant la France, la Grèce, la Turquie, tous faisant partie de l’Otan, est aussi un facteur essentiel dont l’approche géostratégique.

A ma connaissance, il n’y a jamais eu autant de concentration d’armées et d’armes, depuis la première guerre du Golfe contre le peuple irakien en 1990, dans une région du globe, autour du Bassin méditerranéen. Il n’y a jamais eu non plus autant de concentration d’armes et d’armées en Méditerranée depuis la Seconde Guerre mondiale. Et la démilitarisation de cette zone n’est pas pour demain, surtout avec Karim Amellal, qui ne paraît pas blanc comme neige, ce cofondateur du site intellectuel Chou Chouf, proche de l’extrême droite algérienne du MAK(4), comme ambassadeur-délégué interministériel à la Méditerranée au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, dirigé par Jean-Yves Le Drian (ancien ministre de la Défense).

L’une des réponses à ce plan de guerre géostratégique se trouve dans le projet de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) porté par Nicolas Sarkozy, décrit par le cercle des économistes et Hubert Védrine (ancien secrétaire général de l’Elysée de 1991 à 1995, ministre des Affaires étrangères, signataire d’un rapport remarqué sur la France et la mondialisation !) dans leur feuille de route 5+5=32, Ed. Perrin, 2007. Il est précisé : «Ce livre est le premier à éclairer de manière aussi acérée l’avenir de la Méditerranée.» (5)

L’unique projet de paix qui vaille aujourd’hui, dans l’intérêt des peuples méditerranéens, est la démilitarisation de ce Bassin, que personne bizarrement n’évoque, si on arrive évidemment à annuler le rendez-vous du feu d’artifice au «peuple algérien» dont le coup d’envoi semble sorti des cartons, avec comme invités d’honneur : «Les terroristes, l’Otan, les monarchies arabes, Israël, la Russie et la Chine.»

On comprend mieux le «processus de transition» pour l’Algérie, réclamé par notre Commandeur Macron, et la déclaration de John O’rourke, chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, qui précise : «Nous observons avec intérêt le processus des réformes en Algérie.»

«Même si mes habits sont sales, comme les vôtres, laissez-moi me vêtir proprement tout seul.»

B. S.

1- https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/cyberinfluence-l-armee-francaise-se-fait-prendre-main-dans-sac-232025

2- https://echr.coe.int/Pages/home.aspx?p=reports&c=fre

3- https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/17/israel-s-indigne-d-un-rapport-de-deputes-francais-qui-denonce-sa-gestion-de-l-eau_1630909_3218.html

4- https://algerie54.com/2020/03/11/elections-municipales-a-paris/

5- https://lecercledeseconomistes.fr/5532-feuille-de-route-pour-une-union-mediterraneenne/

https://www.algeriepatriotique.com/2020/12/19/contribution-de-boualem-snaoui-le-parlement-europeen-en-ordre-de-bataille/

ALGERIE : TEBBOUNE, UN NOUVEAU BOUTEFLIKA ?

Tebboune, un nouveau Bouteflika ?

Publié par Gilles Munier sur 17 Décembre 2020, 08:08am

Catégories : #Algérie

par Nour-Eddine Boukrouh (revue de presse : Le Matin d’Algérie – 15/12/20)*

Le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune s’est adressé dimanche dernier par tweet aux Algériens depuis un lieu indéterminé après une disparition qui a duré près de deux mois. 

Dans un enregistrement de moins de cinq minutes dans une ambiance lugubre, il leur a annoncé qu’il était guéri grâce à Dieu et à la compétence des médecins algériens et allemands, et qu’il serait de retour au pays dans une à trois semaines. 

II a parlé de son absence comme l’aurait fait par skype avec sa famille inquiète un émigré dans la « ghorba » (exil) longtemps privé de moyens de communication. 

Mais quand il a récité les célèbres et émouvants vers du savant algérois Abderrahmane al-Thaâlibi (1384-1471), on ne savait pas s’il pensait à l’Algérie ou à lui-même : « Les humeurs de l’Algérie sont très inaccoutumées ; Pour les gens, jamais le malheur ne peut l’emporter. A chaque fois que par un désastre elle se trouve affectée, Ou bien qu’y apparaisse quelque adversité, Le Miséricordieux la fait suivre par une grande facilité ».

Si c’est à l’avenir de la patrie qu’il pensait, il doit se livrer à un profond examen de conscience pour justement résister à la tentation de devenir un nouveau Bouteflika car le pays ne le supporterait pas. A aucun prix, même celui du chaos, le peuple algérien n’acceptera cette perspective.

Il doit aussi se rappeler que quelques décennies après que le saint homme eut composé cette ode, l’Algérie rentrait dans une longue nuit coloniale qui allait durer plus de quatre siècles (occupation espagnole puis ottomane puis française). 

Si c’est à son propre sort qu’il songeait, nous lui souhaitons une longue vie à condition qu’il ne prenne pas en otage l’Algérie comme l’a fait Bouteflika. S’il est réellement guéri, bon retour à la présidence de la République ! S’il se sait irrémédiablement affaibli, qu’il organise son départ et aille se reposer chez lui le plus vite possible, sinon il sera à l’origine de problèmes terribles.

Son intervention inattendue, non annoncée, clandestine à certains égards, a fait l’objet de commentaires dont quelques-uns se sont arrêtés aux anomalies dont elle était truffée comme si l’homme voulait duper les Algériens en leur faisant croire qu’il ne lui est arrivé que ce qui est arrivé à Johnson, Bolsonaro et Trump, et qu’il allait par conséquent reprendre rapidement son travail au service de la nation. 

Ce n’est pas le cas car ces chefs d’États n’ont pas été évacués en Allemagne ; ils n’ont pas été soustraits à la vue de leurs compatriotes et isolés de tout contact avec eux durant deux mois ; le monde entier avait quotidiennement de leurs nouvelles et, surtout, leurs peuples n’ont pas été soumis aux épreuves humiliantes et préjudiciables que Bouteflika a fait subir à l’Algérie durant six ans.

La brusque réapparition de Tebboune avait en réalité pour but d’éviter le constat d’empêchement évoqué dans l’article 102 de la constitution en vigueur (devenu l’article 94 dans la constitution de Tebboune, rejetée par le référendum du 1er novembre dernier) en ces termes : « Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose à l'unanimité au Parlement de déclarer l'état d'empêchement…» 

Il a cessé « pour cause de maladie grave et durable » d’exercer ses fonctions depuis la mi-octobre sans que quiconque ne puisse y redire ou tenter une quelconque procédure car la constitution en vigueur (de même que celle par laquelle il se proposait de l’amender) ne précise pas à partir de combien de jours, semaines, mois ou années, le Conseil constitutionnel doit « se réunir de plein droit pour vérifier la réalité de cet empêchement et proposer au Parlement de déclarer l’état d’empêchement ». 

Il vient de s’octroyer trois semaines de répit supplémentaires en exploitant cette énième carence du texte constitutionnel algérien qui ne cesse d’être pris au dépourvu par les incessantes et innovantes turpitudes présidentielles. Dans trois semaines on sera le 3 janvier 2021, et Tebboune aura passé deux mois et demi à l’étranger sans qu’on n’y puisse rien. Ce n’est pas normal, ce n’est pas admissible.

Dans son speech sur tweeter, Tebboune a assuré aux Algériens qu’il suivait « heure par heure les affaires du pays » sans préciser depuis quand et pour combien de temps encore, et ajouté, dans une dérive surréaliste, qu’il « transmettait ses instructions à la présidence de la République » alors qu’en son absence nul fonctionnaire de la présidence n’est habilité à instruire des membres du gouvernement. Il aurait dû dire « au Premier ministre », mais il ne l’a pas dit pour on ne sait quel intriguant motif.

En réponse à la montée des tensions à nos frontières, il s’est contenté d’affirmer que l’Algérie était plus forte qu’on ne le pensait en ayant à l’esprit certainement sa puissance militaire dont chaque Algérien se réjouit, est fier et est prêt à donner sa vie. Cela, le monde entier le sait.

Pour ma part, je ne crois pas du tout à la probabilité que notre pays soit un jour attaqué militairement par le Maroc, une coalition arabo-israélienne ou la France. Je ne parle même pas des autres pays frontaliers. Si l’Algérie doit être affaiblie, poussée à la guerre civile, affamée, voire disloquée et dépecée, ce sera par des voies économiques, idéologiques et politiques. 

Notre premier ennemi c’est nous-mêmes : la fracture entre le pouvoir et le peuple, la gouvernance ignare et la gestion incompétente de nos dirigeants depuis des décennies, le populisme et le charlatanisme islamiste qui nous a coûté il n’y a pas longtemps des centaines de milliers de morts et des dizaines de milliards de dollars de dommages… Cela aussi, le monde entier le sait.

 

Nourredine Boukrouh est un intellectuel et homme politique algérien. Il a été ministre du Commerce (2002-2005). Il est l’auteur de nombreux ouvrages; et d’analyses reprises notamment par le site Oumma.com

*Source : Le Matin d’Algérie

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Sur France-Irak Actualité: Archives Bouteflika (sélection)

 

L'ALGERIE MENACE, "ISRAËL" PANIQUE !

Message d'apaisement de Rabat à Alger mais il est déjà trop tard

Wednesday, 16 December 2020 3:27 PM  [ Last Update: Wednesday, 16 December 2020 4:34 PM ]

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Les officiers de la marine russe et algérienne organisent un exercice conjoint en Méditerranée, le 24 novembre 2019. ©Sputnik

A peine quelques heures après l'intervention largement suivie du porte-parole du gouvernement algérien et ministre de la Communication Ammar Belhimer, sur la chaine Al Mayadeen, chaine de la Résistance où l'intéressé a dénoncé la normalisation du Maroc avec Israël et mis en garde contre toute implantation de l'entité sioniste sur les frontières avec L'Algérie, un très significatif crash d'hélicoptère militaire se produit.

Selon les médias algériens, lors d'une mission de vol d'entrainement technique, ce matin mercredi 16 décembre 2020 à 11h25, un hélicoptère de recherches et de sauvetage militaire de type MS-25 Merlin, relevant du Commandement des Forces navales, s'est écrasé au large de la mer à deux (2) miles marins au nord-ouest des côtes de la ville de Bouharoune, wilaya de Tipaza/1ère Région militaire, où nous déplorons le décès en martyr du lieutenant Bouzayda Nouredine, l'un des membres de l'équipage de l'appareil composé de trois officiers. L'incident pourrait ne pas avoir de lien avec la normalisation Raba-Israêl et ce honteux casus belli US à l'adresse d'Alger que constitue la reconnaissance de la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental, n'empêche que ce crash pourrait être aussi un avertissement. La présence israélienne en Méditerranée occidentale est une calamité et comme l'a affirmé le porte-parole du gouvernement algérien, "Alger reste ferme sur ses positions anti-sionistes et il est prêt à tous les scénarios".

Israël/Emirat : Alger sort son bazooka

Israël/Emirat : Alger sort son bazooka

Il a confirmé que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, était au courant de la situation actuelle, et que l'Algérie n’avait pas était surprise par la démarche du Maroc de normaliser les relations avec Israël, car, selon ses propres termes, les relations entre Rabat et le régime israélien remontent à plus de 60 ans.

L’Algérie dans l’œil du cyclone

L’Algérie dans l’œil du cyclone

« Nous avons suivi la situation de près et nous prenons au sérieux les questions qui concernent notre pays, et la position du président reflète celle de tout le peuple algérien, et comme il l'a dit précédemment, l'Algérie ne se précipitera pas vers la normalisation », a-t-il dit soulignant que l'Algérie était prête à tout scénario. 

« Si le Maroc souhaite atteindre des objectifs politiques à travers cette normalisation, ou changer notre position sur des questions justes, il se fait des illusions », a-t-il conclu. Or les premiers signes d'inquiétude ont commencé à apparaître ce mercredi à Rabat: alors que Mohamed VI a ordonné l'interdiction de toute manifestation anti-israélienne et anti normalisation par crainte de voir des millions de Marocains, déjà en colère, descendre dans la rue et dénoncer cet extrême affront qu'est le mépris affiché par les États-Unis et le trône à leur encontre, puisque la décision a été annoncée via un tweet de Trump comme si le Maroc est un protectorat américain. Le roi chérifien vient d'envoyer un message d'apaisement à Alger comme quoi sa trahison n'avait aucun caractère offensif anti-Algérie. Plus d'un analyste y voit moins d'un appel à l'apaisement que la sourde crainte du trône d'une chose : l'enlisement dans une guerre d'usure au Sahara où le Front Polisario semble déjà avoir déjà le dessus, état qui pourrait s'empirer si l'armée algérienne se faisait engager de façon plus poussée.

L'Algérie

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Sahel : comment l’Algérie neutralisera Tel-Aviv ?

Car "tous les scénarios auxquels est prêt Alger" consistent aussi à ce que l'axe US/Israël à l'origine de l'escalade au Sahara soit punie comme cela convient. Mais il y a une autre crainte que nourrit Rabat à l'encontre d'une Algérie en colère : l'appui algérien au mouvement anti-sioniste marocain qui n'en est qu'à son début, mais qui vu son ampleur risque d'éclater à tout moment. Déjà la presse à l'ordre au Maroc évite d'utiliser le mot "normalisation" préférant, de le remplacer par le mot "paix". Mais ce genre d'acrobatie verbale ne saurait effacer l'affront que sentent au plus profond de leur être les fiers Marocains pro-palestiniens. 

Lire plus : L'Algérie met en garde Israël

Pour la petite histoire, l'armée algérienne qui vient de perdre un hélico, ne se laisse pas faire, ayant annoncé ce mardi avoir reçu un nouveau navire de guerre baptisé Al-Sweh-2 dont la mission sera de sécuriser les voies de navigation de la flotte militaire algérienne en temps de guerre.  Cette nouvelle a d'abord été rapportée par le journal algérien An-Nahar. Le navire de déminage est ancré au quai nord de l'Amirauté.

Le port d'Alger est-il menacé?

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Les Émirats Israël unis considèrent désormais comme étant une "menace" les Algériens tout comme les Iraniens, les Libanais, les Irakiens...

Cette décision s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de modernisation de la flotte navale algérienne. L’Algérie cherche en effet à renforcer la force de combat de l’armée nationale populaire et de la marine. La page officielle de la radio algérienne a indiqué sur Twitter que le navire Al-Kashir 2 est le deuxième navire piégeant des mines marines que l'Algérie a reçues, indiquant qu'il appartient à la nouvelle génération. Le navire est destiné à sécuriser la navigation des navires et à protéger les navires commerciaux contre les dangers des mines en temps de guerre. L'armée algérienne se classe au 28e rang des 138 armées les plus puissantes du monde, et sa flotte navale est l'une des plus grandes au monde. Elle est 14e au classement mondial. Elle se compose de 201 navires de guerre divers, selon les statistiques du site américain Global Fire Puissance pour l'année 2020. Bref, l'Algérie est prête à prouver de quel bois est fait un peuple et un État souverains. 

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Alger sur le point de créer sa coalition en Méditerranée?

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/16/640849/L%E2%80%99Algerie-est-prete-a-tout-scenario-

 

ALGERIE : "ISRAËL" SE CASSERA LES DENTS

Tel-Aviv regrettera d’avoir franchi le Rubicon

Saturday, 12 December 2020 3:07 PM  [ Last Update: Saturday, 12 December 2020 3:07 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Manifestation pro-palestinienne à Alger. (Archives)

Réagissant ce samedi 12 décembre à la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, le Premier ministre algérien a déclaré que « le régime sioniste est à nos frontières » et que « nous devons nous unir pour faire face à cette menace ».

L’Algérie a dénoncé samedi des « manœuvres étrangères » visant à la déstabiliser, mentionnant Israël, après la reconnaissance par Washington de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en contrepartie d’une normalisation des relations du Maroc avec le régime sioniste.

Bourbier sahraoui: qui sauvera Rabat?

Bourbier sahraoui : qui sauvera Rabat ?

« Il y a aujourd’hui une réelle volonté pour que l’entité sioniste parvienne à nos frontières. Il y a des manœuvres très graves dans notre environnement régional, qui visent particulièrement l’Algérie », a accusé le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad.

« Nous observons aujourd’hui à nos frontières et dans l’espace maghrébin et africain des guerres et une instabilité autour de l’Algérie. L’Algérie est visée et nous devons nous unir », a averti M. Djerad lors d’une conférence commémorant le 60e anniversaire de manifestations nationalistes pendant la Guerre d’indépendance (1954-1962).

Par ailleurs, le Premier ministre algérien a indiqué que « le peuple algérien veut l’unité, la stabilité et la liberté sur la base de nos principes religieux ».

L’Algérie dans l’œil du cyclone

L’Algérie dans l’œil du cyclone

Après l’annonce de la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis, Bahreïn et le régime sioniste, le président algérien Abdelmajid Tebboune, avait déclaré que « la cause palestinienne est sacrée et que notre position à cet égard est immuable : la création d’un État palestinien indépendant sur les frontières de 1967 avec la noble Qods comme capitale ».

Suite à l’annonce d’un accord de compromis entre le Maroc et le régime sioniste, le roi du Maroc s’est entretenu par téléphone hier soir avec le chef de l’Autorité autonome palestinienne pour justifier sa trahison envers la cause palestinienne.

Lire aussi :

Israël/Émirats : le Maroc pris au piège ? (Débat)

« Lors d’un entretien téléphonique avec Mahmoud Abbas, le roi Mohammed VI a souligné la position immuable et équilibrée du Maroc sur la question palestinienne et a exprimé le soutien de son pays à une solution à deux États à la question palestinienne, la solution selon laquelle, Israël et la Palestine devraient vivre ensemble dans la paix et la sécurité », a déclaré dans un communiqué le Bureau du Roi du Maroc.

Après la Jordanie, l’Égypte, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan, le Maroc est le sixième pays arabe à normaliser ses relations avec le régime sioniste. Les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan ont normalisé leurs relations avec le régime israélien ces derniers mois sous l’auspice des États-Unis.  

Rabat trahit, la Résistance réagit

Rabat trahit, la Résistance réagit

Différents groupes palestiniens n’ont pas tardé à condamner la décision de Rabat de normaliser avec l’ennemi sioniste.

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/12/640571/Alg%C3%A9rie-Maroc-Isra%C3%ABl-normalisation