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ALGÉRIE : SAÏD BOUTEFLIKA ET DEUX EX-CHEFS DU RENSEIGNEMENT CONDAMNES A 15 ANS DE PRISON EN APPEL; LOUISA HANOUNE LIBÉRÉE, PRECISE SON AVOCAT

Algérie: Saïd Bouteflika et deux ex-chefs du renseignement condamnés à 15 ans de prison en appel ; Louisa Hanoune libérée (avocat)

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Saïd Bouteflika, frère du président déchu Abdelaziz Bouteflika, et deux anciens chefs du renseignement algériens ont été condamnés en appel ce lundi soir à 15 ans de prison par un tribunal militaire, pour complot contre l’armée et l’État. Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs et co-accusée de ce procès, avait été condamnée en première instance à 15 ans de prison : elle a vu sa peine réduite à trois ans de prison, dont neuf mois ferme. Son avocat, Maître Budjemaâ Guechir, a précisé à l’AFP qu’elle «va sortir».

http://www.rfi.fr/fr/ticker/alg%C3%A9rie-sa%C3%AF-bouteflika-deux-ex-chefs-renseignement-condamn%C3%A9s-%C3%A0-15-ans-prison-appel-louisa-han


 

ALGÉRIE : REJET PAR LE PEUPLE D'UN PRESIDENT ET D'UN "SYSTÈME" ILLÉGITIMES

le 09 January 2020

Depuis le 22 février, l'Algérie connaît un soulèvement révolutionnaire pacifique, d'une profonde radicalité et d'une longévité exceptionnelle. Chaque semaine est ponctuée de rassemblements d'une ampleur considérable unifiant dans un mouvement horizontal, les classes populaires et moyennes, les jeunes ainsi que les femmes de l'ensemble du pays. Cette lame de fond a déjà permis de mettre un terme aux présidences d'Abdelaziz Bouteflika et de poser avec dynamisme et créativité la question d'une transition démocratique pour entrer de plein pied dans la modernité.

Cette révolution se heurte à l'armée, véritable colonne vertébrale de ce "système" archaïque, bureaucratique et sécuritaire qui fige depuis des décennies le pays dans l'immobilisme et qui pille les richesses au service d'une nomenklatura de privilégiés et de leurs clientèles. Durer avec obstination, par tous les moyens, est l'unique préoccupation de l'état-major. Il utilise pour cela les expédients les plus éculés: menaces de chaos, ingérence étrangère, complot... tandis que l'ex-ministre de l'Intérieur qualifiait les manifestants de "traîtres, pervers, mercenaires, homosexuels inféodés aux colonialistes".

Pour tenter de régénérer le système, le défunt chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, a imposé une élection présidentielle qui s'est tenue le 12 décembre 2019. Les cinq candidats en compétition étaient tous issus du sérail, adoubés par le pouvoir, alors que le Hirak rejetait la manoeuvre d'une consultation sans transparence dont l'unique objectif consistait à dissoudre la contestation.

De manière fracassante, le peuple algérien a administré un nouveau camouflet au pouvoir en boycottant massivement le scrutin. Avec un taux de participation de 39,3%, remis en cause par les experts, jamais l'abstention n'a été aussi forte pour un scrutin présidentiel. Une région toute entière, la Kabylie, n'a pas participé au scrutin. Ce désaveu dessine l'abîme qui sépare le peuple algérien de la classe dirigeante. Abdelmajid Tebboune recueille dès le premier tour 58% des suffrages et devient de ce fait le nouveau président de la République. Pur représentant du "système", il a débuté sa carrière dans l'administration préfectorale pour cumuler par la suite des portefeuilles ministériels. Mal élu, il hérite d'un pouvoir aux assises ébranlées et il aura du mal à convaincre qu'il incarne le changement tant il s'inscrit dans la continuité d'un sytème corrompu et fossilisé.

Dès le lendemain du scrutin, une véritable marée humaine a dénoncé cette mascarade électorale. Si l'Algérie retrouve l'apparence de la normalité avec un président légal, la contestation se poursuit contre ce président illégitime dont la foule exige le départ ainsi que la fin de ce "système".

L'entrée en fonction d'A. Tebboune ne laisse d'ailleurs pas entrevoir la moindre démarche susceptible de modifier la situation. Devant un quarteron de dignitaires et de généraux, le président s'est livré à un exercice de charme en multipliant les promesses d'un changement constitutionnel, d'une réduction des prérogatives du chef de l'Etat, d'un gouvernement plus jeune, de la poursuite de la lutte contre la corruption ou de la relance économique. Il n'a pas manqué de féliciter l'armée pour signifier que la politique de la main tendue avait des limites et n'était qu'une clause de style. Echaudé par la récurrence du machiavélisme de ce pouvoir, le Hirak a opposé aux promesses une fin de non-recevoir.

Lors de sa première allocution A. Tebboune a laissé dans l'ombre des questions cruciales. Avec qui souhaite-t-il gouverner? Avec le FLN ou le RND qui ont semé le chaos dans le pays et dilapidé les ressources? La nomination du nouveau Premier ministre, Abdelaziz Djerad, n'augure rien de bon. De plus, les arrestations ont augmenté depuis le 12 décembre, dont plus de 400 personnes à Oran le lendemain du scrutin. Plus de 1000 personnes ont été détenues alors que 200 d'entre elles continuent à croupir derrière les barreaux. Pendant ce temps les condamnations continuent à pleuvoir pour "outrage à l'armée", "atteinte à l'intégrité du territoire" ou "incitation à l'attroupement". A. Tebboune n'a fait dans ce domaine aucune ouverture  traduisant l'absence de volonté d'apaisement des autorités même si des libérations au compte-gouttes ont lieu. De toute évidence, l'Algérie officielle tente de reprendre l'offensive permettant à l'armée de rejoindre les coulisses. Elle s'appuie aussi sur la légitimité conférée par les capitales étrangères comme Pekin, Moscou ou Washington pour asseoir sa nouvelle autorité afin de neutraliser, fragmenter et isoler un peuple que ce régime méprise et craint. Mais il ne suffira pas d'afficher des promesses pour redonner vie à un "système" à bout de souffle, à la peau dure.

Le Hirak est aujourd'hui unanime pour considérer qu'aucun dialogue ne pourra débuter avant que ne soient consentis des gages. Cela passe par la libération des prisonniers politiques, le respect des libertés individuelles et collectives, une justice indépendante, l'ouverture du champ médiatique ainsi qu'une réforme électorale qui garantisse un scrutin honnête. Cette transition démocratique en dehors du "système" appelle donc de ses voeux la primauté du civil sur le militaire.

Dans ce nouveau contexte et après dix mois de lutte, une réflexion stratégique nouvelle s'engage dans le Hirak. Des débats s'organisent sur la suite à donner au mouvement afin de consolider les bases organisationnelles et de fixer un horizon politique. Certains sont favorables à la continuation du mouvement tel qu'il s'est affirmé, d'autres expriment des hésitations voire du désabusement, d'aucuns sont partisans du dialogue ou bien favorables à de nouveaux modes d'action. Des questionnements surgissent sur l'opportunité de se doter de structures plus verticales ou d'engager un dialogue avec un pouvoir illégitime.
En dépit des divergences qui ne manqueront pas de s'exprimer, le pouvoir aurait tort de miser sur des divisions car il n'est pas près d'en finir avec cette lame de fond démocratique et pacifique. Spéculer sur le pire pour accentuer la répression ne pourra que conduire à une déflagration.

Pascal TORRE
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source :  http://international.pcf.fr/114016


 

ALGÉRIE : DÉCÈS DU GENERAL AHMED GAÏD SALAH

Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne

Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, est mort

© AP Photo / Anis Belghoul

MAGHREB

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Le général Ahmed Gaïd Salah, qui avait supervisé la période de transition après la démission du Président Abdelaziz Bouteflika en avril, est décédé ce 23 décembre à l'âge de 79 ans. Selon un communiqué de la présidence relayé par la presse, le chef d'état-major de l'Armée algérienne est mort d’un arrêt cardiaque.

Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, est mort ce 23 décembre, à l'âge de 79 ans, a annoncé la chaîne télévisée Ennahar, sans apporter plus de précisions. La disparition du patron de l’armée intervient quatre jours après l’investiture de Abdelmadjid Tebboune, comme nouveau Président de la République.

 

Abdelmadjid Tebboune

© REUTERS / RAMZI BOUDINA

Qui est Abdelmadjid Tebboune, le nouveau Président de l’Algérie?

Selon un communiqué de la présidence relayé par la presse, M.Gaïd Salah est mort des suites d'une crise cardiaque à 6 heures du matin à son domicile avant d’être transporté à l’hôpital militaire de Ain Naadja.

 

Après la démission du Président Abdelaziz Bouteflika en avril, le général avait supervisé la période de transition qui a conduit à l'élection d'Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la République il y a dix jours.

Le général major Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’Armée de terre, est nommé au poste de chef d’état-major de l’Armée algérienne par intérim par le Président de la République.

Le Président Abdelmadjid Tebboune, qui a pris cette décision, a également décrété trois jours de deuil national, selon la télévision d’État.

https://fr.sputniknews.com/maghreb/201912231042645832-le-chef-detat-major-de-larmee-algerienne-le-general-ahmed-gaed-salah-est-mort/


 

PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR

 

le 13 December 2019

Le peuple algérien et sa diaspora viennent d'administrer un nouveau camouflet au pouvoir  en s'abstenant massivement à l'occasion du scrutin présidentiel.  Il a infligé également une rebuffade au chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah puisque ce dernier avait déclaré que la participation serait "massive". Après cette mascarade électorale, la mobilisation apparaît comme la plus faible de toute l'histoire de l'Algérie.

Sans ambiguïté les Algériens ont rejeté les cinq candidats incarnant la tentative de régénération de l'ère Bouteflika. En boycottant, ils ont exprimé leur choix d'une transition démocratique dans le cadre d'un Etat de droit incarné par des civils afin d'organiser par la suite des élections libres.

Cette détermination pacifique s'est encore exprimée hier et aujourd'hui par des manifestations gigantesques témoignant de la volonté d'inscrire le mouvement dans la durée.

Le nouveau président élu au 1er tour, Abdelmajid Tebboune, un ancien premier ministre d'A. Bouteflika, sorte de marionnette aux mains de la hiérarchie militaire, n'a aucune légitimité pour le peuple algérien. Il porte déjà les stigmates des nouvelles arrestations qui se sont produites.

Rien n'arrêtera le courage, la résolution et l'énergie du peuple algérien qui proclame "Nous voulons la liberté".
Dans ce combat révolutionnaire, les Algériens pourront compter sur la solidarité totale du Parti communiste français.

Parti  communiste français
le 13 décembre 2019

source :  http://international.pcf.fr/113765


 

ABDELMADJID TEBBOUNE, EX PREMIER MINISTRE DE BOUTEFLIKA LUI SUCCÈDE A LA PRÉSIDENCE DE L’ALGERIE. UNE MARÉE HUMAINE DEFILE CONTRE TEBBOUNE A ALGER

DIRECT. Présidentielle en Algérie : une marée humaine défile à Alger contre l'élection d'Abdelmadjid Tebboune dès le premier tour

Présenté comme le candidat préféré de l'armée, le septuagénaire s'est imposé à l'issue d'un vote marqué par une abstention record.

Des manifestants défilent dans le centre d\'Alger (Algérie), le 10 décembre 2019.

Des manifestants défilent dans le centre d'Alger (Algérie), le 10 décembre 2019. (RYAD KRAMDI / AFP)
CE QU'IL FAUT SAVOIR

Il n'y aura pas de second tour en Algérie. Abdelmadjid Tebboune, ancien bref Premier ministre d'Abdelaziz Bouteflika en 2017, a remporté le premier tour de la présidentielle, a annoncé, vendredi 13 décembre, l'Autorité nationale indépendante des élections. Favori du scrutin, il a recueilli 58,15% des suffrages. Dans l'après-midi, une manifestation contre le nouveau président élu a débuté dans le centre-ville d'Alger. Suivez la situation dans notre direct.

 "Ton mandat est un mandat mort né." En ce 43e vendredi de mobilisation, les manifestants défilent en masse à Alger pour rejeter ce scrutin. Ils scandent que "le vote est truqué, vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas".

 Une participation historiquement basse. Le taux de participation a été de 41,13%, soit le plus faible de toutes les présidentielles pluralistes de l'histoire du pays. Il est inférieur de plus de dix points à celui du précédent scrutin, le plus faible jusqu'ici, qui avait vu la quatrième victoire de Bouteflika en 2014.

 Un nouveau président de 74 ans. Abdelmadjid Tebboune, présenté par la presse algérienne comme le favori du scrutin et le candidat préféré de l’armée, a fait campagne en se définissant comme le "candidat du peuple".

 L'armée à la baguette. Après une première tentative d'élection avortée en juillet, le haut commandement de l'armée, pilier du régime, avait tenu coûte que coûte à organiser ce scrutin pour sortir de la crise politico-institutionnelle, qui a aggravé la situation économique. Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée, assurait depuis des semaines que la participation serait "massive".

 

LE LIVE

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#ALGERIE

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ALGERIE

16h49 : Dans cet article, notre journaliste Clément Parrot vous explique pourquoi l'élection du nouveau président en Algérie a peu de chances de calmer la crise politique qui sévit dans le pays. Les manifestants estiment notamment que la sincérité du scrutin est mise en doute.



(AFP)

14h59 : Une marée humaine a pris possession du centre d'Alger pour protester contre le nouveau chef de l'Etat élu, Abdelmadjid Tebboune, un ex-fidèle du président déchu Abdelaziz Bouteflika. "Le vote est truqué. Vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas", scandent les manifestants.

 

12h38 : Pour en savoir plus les enjeux de cette présidentielle, vous pouvez consulter notre article.

12h53 : Cette abstention massive s'explique par le mouvement de protestation populaire appelé "Hirak" qui a contraint Abdelaziz Bouteflika à la démission. Ce mouvement exige la fin du "système" aux manettes depuis l'indépendance en 1962, et le départ de tous les anciens soutiens ou collaborateurs des 20 ans de présidence Bouteflika. Ce que sont les cinq candidats à la présidentielle. "Makache l'vote" ("pas de vote !"), scandaient les dizaines de milliers de personnes qui ont envahi les rues d'Alger hier.

12h29 : Bonjour @anonyme, cette présidentielle a été marquée par une abstention record : seuls 39,93% des inscrits ont voté au premier tour (41,41% sur le territoire national et 8,69% à l'étranger), a annoncé dans la nuit le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi. Ce taux est le plus faible de toutes les présidentielles de l'histoire du pays.

12h28 : C'est donc Abdelmadjid Tebboune qui est élu président de l'Algérie. Âgé de 74 ans, il était présenté par la presse algérienne comme le favori. Il était le candidat préféré de l’armée et ancien Premier ministre de Bouteflika. Diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA), il dit être le "candidat du peuple".

12h12 : Il est midi et voici l'essentiel de l'actualité à la mi-journée :

Quatre des huit raffineries de métropole étaient touchées par la grève ce matin, en attendant une cinquième qui pourrait rejoindre le mouvement à la mi-journée, a affirmé la CGT Chimie.

Boris Johnson est arrivé au palais de Buckingham pour être renommé Premier ministre, après la victoire de son parti aux élections législatives.


La vigilance orange concerne désormais 12 départements. Il s'agit de l'Isère, de la Savoie, de l'Ariège, de l'Aveyron, de la Corse-du-Sud, de la Haute-Corse, de la Haute-Garonne, du Gers, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et du Tarn.

Abdelmadjid Tebboune a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle algérienne avec plus de 4 millions de voix et 58,15 % des suffrages.

12h10 : Abdelmadjid Tebboune est déclaré vainqueur de l'élection présidentielle algérienne, par l'autorité nationale indépendante des élections, avec plus de 4 millions de voix et 58,15% des suffrages.
 

ALGÉRIE : DANS TOUT LE PAYS, FORMIDABLE MOBILISATION CITOYENNE DE MILLIONS D’ALGERIENS CLAMANT LEUR REJET DE LA PRÉSIDENTIELLE

Gaïd Salah avec les traîtres » crient les Algériens

Par

 Algerie7

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Vendredi 15 novembre a eu lieu la 39 e marche de dissidence. En ce jour, les manifestants sortis massivement ont exprimé leur rejet des présidentielles.

Les manifestants ont largement redit leur refus catégorique à participer à la présidentielle. Que cela soit à Alger ou dans les autres wilayas, la formidable mobilisation citoyenne n’a pas fléchi.

Djeich chaab khawa, khawa, et Gaïd Salah maa el khwana », « l’armée et le peuple sont frères, Gaïd Salah avec les traîtres »… Les mots d’ordre sont puissants et réaffirment la terrible impopularité du vice-ministre de la Défense Gaïd Salah qui dicte son agenda. Par ce message, les manifestants algériens répondent aux mots d’ordre clamés lors de ces rassemblements, initiés par le pouvoir et où l’on entend quelques dizaines de personnes crier leur soutien à l’armée.

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Aujourd’hui, les manifestants réaffirment qu’ils ne sont pas contre l’armée. Loin de là. Mais bien opposés aux oukases du général-major Gaïd Salah qui refuse d’entendre ces millions d’Algériens qui clament leur opposition à la présidentielle, réclament la libération des détenus et la mise en route d’un véritable plan de sortie de crise.

https://algerie7.com/buzz/gaid-salah-avec-les-traitres-crient-les-algeriens/


 

UNE ALGÉRIE DEBOUT : UN 1er NOVEMBRE EXCEPTIONNEL

Un 1er Novembre exceptionnel

Par

 Algerie7

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Soixante-cinquième anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération. Une célébration qui intervient alors que le mouvement populaire ne faiblit pas, que la crise politique ne trouve toujours pas d’issue et qu’au plan économique, les voyants sont au rouge. Nawal Imès – Alger (Le Soir) – Jamais la symbolique du 1er Novembre n’aura été évoquée autant que cette année. Et pour cause, le contexte est très particulier. Le pays traverse une crise multidimensionnelle, fruit d’une situation politique inédite. Le mouvement populaire, qui entre dans son neuvième mois sans faiblir, confère à une célébration autrefois purement protocolaire une connotation très particulière.

Des millions d’Algériens entendent se réapproprier une date qui fut un virage décisif dans l’histoire récente du pays. Souvent associée à des manifestations folkloriques, à des commémorations officielles, le 1er Novembre de cette année se veut une réinterprétation des symboles de la guerre de Libération. Jamais les notions de liberté et d’indépendance n’ont été aussi présentes dans les esprits. Les millions d’Algériens, très souvent spectateurs lors des cérémonies officielles, veulent devenir acteurs d’un avenir qu’ils n’imaginent plus jamais totalitaire. Ils étaient des millions à se saisir de la symbolique du 5 Juillet, ils seront certainement tout aussi nombreux à le faire avec cette date symbolique qu’est le 1er Novembre.

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Sur les traces de ceux qui ont, un certain 1er Novembre 54, décidé de recouvrer leur liberté, ils n’ignorent pas que le chemin est semé d’embûches. Si le contexte est sensiblement différent, les enjeux sont toujours aussi grands. L’Algérie de demain est en train de se décider aujourd’hui. Les détenteurs du pouvoir actuel ne proposent qu’une seule issue : des élections hypothétiques auxquelles une grande partie d’Algériens disent non.

Le processus a néanmoins été enclenché sur injonction du vice-ministre de la Défense. Le reste ne fut qu’une simple formalité. Le dialogue, puis la révision des textes régissant l’acte électoral ont été menés à une vitesse rarement égalée. L’installation de la commission chargée des élections a été présentée comme une garantie pour la transparence du processus électoral. La cadence s’est, par la suite, accélérée avec l’ouverture des candidatures. Le ballet des candidats potentiels et peu crédibles n’a cessé qu’avec la clôture de la période des dépôts de dossiers. Une vingtaine de candidats à la candidature ont finalement concrétisé leur intention de briguer la magistrature suprême. De son côté, l’opposition continue de clamer que la tenue d’un rendez-vous électoral aussi important qu’une élection présidentielle ne pouvait se tenir dans ce contexte. Leurs voix ne sont nullement entendues par un pouvoir qui impose la politique du fait accompli. Un pouvoir qui doit également faire face à une économie en panne sèche.

https://algerie7.com/actualite/un-1er-novembre-exceptionnel/


 

MARIANNE : DEPUIS PARIS, CRACHER SUR L'ALGERIE EST SON METIER par JACQUES-MARIE BOURGET

Marianne : Depuis Paris, cracher sur l’Algérie est son métier

Publié par: Jacques-Marie Bourget le: Dans: A La UneACCEUILActualitéActualité_Maghreb

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C’est étrange, concurrence du Tour de France ou de Bojo l’ébouriffé du dedans et de Londres, personne n’a évoqué l’attentat qui a eu lieu à « Marianne ». Pourtant dans les pages 19 et 20 du numéro du 19 juillet, les mots ont frappé comme une bombe.

Madame Gozlan, artificière du magazine, n’utilise plus son bazooka habituel, l’islam, mais choisi le foot pour flinguer les supporters des « Fennecs », des type vraiment pas convenables. Pas de quartier pour les « quartiers ». Pour Polony, et sa porte coton Gozlan, la vigilance face à ces types qui savent que La Mecque est à l’est ne doit pas connaitre de faille. Ainsi, lors des « viols du Jour de l’an à Cologne », en 2016, actes commis par des arabes, des migrants, la dame Polony s’est montrée chef de cordée, sur-indignée face à la horde barbare. Tout de suite elle a canonné à la radio et télé. Sur « Europe I » d’Arnaud Lagardère (où elle gagnait 27 400 euros par mois) et sur LCI de Bouygues. Tant pis pour le sort global du migrant, mais quand il devient violeur le devoir de Polony, pompière et justicière, est de dénoncer…

Et seul détail, que la native de Deuil n’a hélas pas noté, « les viols de Cologne » sont un fake. Une invention montée par l’extrême droite allemande avec l’aide de certains policiers. Tant pis, si tu tapes sur ces mecs et ne sait pas pourquoi, eux le savent. Donc, à Cologne, pas de viols. Alors que Polony, fille d’ophtalmo c’est vrai, a tout vu de ce qui n’existait pas.

Donc, suivant l’élan de la maîtresse de « Marianne », Martine Gozlan qui entre en catalepsie dès qu’elle voit un portait de Netanyahou, n’avait plus qu’à laisser couler ses bons penchants. Cette fois le fusil n’est plus l’islam, forcément pas catholique, mais le ballon rond. C’est lui qui sert de fouet pour stigmatiser les fils et petits-fils de fellahs. Pensez donc ! Alors que les pêcheurs bretons ont naguère incendié, à Rennes, le Parlement de Bretagne. Et que la mauvaise humeur des chasseurs de homards a coûté 35 millions de réparations, « Marianne » et Gozlan placent, au sommet de l’échelle de Richter de la violence et de la honte, les manifs des supporteurs français, versus « Fennecs ». A son tour Gozlan, telle Polony et son faux de Cologne, invente un évènement qui n’a pas eu lieu. Sauf le sac d’une boutique de moto avenue de la Grande Armée, dont nul n’est certain qu’il soit le fait de supporters. Bien sûr, que l’automobiliste de Montpellier, celui qui a tué une mère de famille le soir de la liesse du croissant rouge sur fond vert et blanc, ne soit ni algérien ni supporteur de foot a visiblement peiné Madame Gozlan. Pour tenir un bon dossier, pas de chance non plus avec l’assassin d’un intellectuel guinéen, au soir de la victoire finale : il a été tué par un turc dingo et pas footeux. Peu importe, Gozlan sait, en son tréfonds qui est profond, qu’en France les supporteurs des « Fennecs » se sont conduits comme des porcs. Elle écrit « Vus d’Algérie, à l’heure des manifestations pacifiques, les dérapages français des supporteurs des Fennecs ne passent pas » … Ah bon ? Quels dérapages ? Le fait que les flics de Castaner, qui arrêtent un maghrébin avant même qu’il n’éternue, en aient chopé plus que d’habitude en ce soir de liesse est-il un indice du « dérapage » ? Madame Gozlan partage une version policière de l’histoire, un scénario qui nous rappelle que, déjà dans le passé, les flics ont arrêté des êtres humains pour ce qu’ils étaient, pour ce qu’ils pensaient, et pour leur gueule. Gozlan fonctionne à l’indice Castaner. Il faut bien ameuter la foule autour du bûcher des fakes news.

Sur ce dossier vide, pour paraître « objective », Gozlan a convoqué un expert, un dénommé Kamel Daoud, harki de plume, ex-islamiste qui passe son temps à vomir sur son pays. Ce qui lui a valu d’être enseignant à Sciences Po, un job de chroniqueur au « Point » de BHL et de vendre des livres. Si j’avais la chance d’être Algérien, alors qu’il me faut refaire ma toiture, sûr que j’écrirai un livre « Les Arabes sont des cons ». Ce Daoud est à l’origine de l’amplification et de la transmission de l’ignoble bobard des « viols de Cologne »*. En renfort, un autre harki du même moule, Boualem Sansal, un type qui écrit comme un cheval de trait et fait petite fortune en charruant les plates-bandes du Flore. Depuis Paris, cracher sur l’Algérie est donc un métier. Jamais remise de la « perte » de l’Algérie, une France, aussi de gauche que de droite, a encore besoin de supplétifs pour nous dire combien les hommes des mechtas sont infréquentables, même à Saint Denis.

Tout cela est ridicule, et n’a de sens que pour indiquer le néant qui habite le journalisme actuel. Partout nous avons maintenant des rigolos, sans le talent de Wells, qui nous inventent que les Martiens ont débarqué. Et comme les gens de Chaudron-en-Mauges n’en voient jamais, Chaudron-en-Mauges n’achète plus de journaux. Sauf le « Courrier de l’Ouest », où le cours du cochon, comme tout le reste du canard, est publié modestement mais sans erreur (plus de 100 000 exemplaires quotidiens).

Ce qui est réjouissant, au regard d’une donneuse de caps, et de capes, comme Madame Polony, c’est de savoir que, pareille à Giscard et au couteau suisse, elle sert à tout. Vous êtes le responsable d’une télé Nescafé (« info » instantanée) et devez organiser un débat « pour ou contre l’usage du couteau avec les œufs »… Polony arrive dans la minute, comme notre ami Zapata sur son drone. En plus, comme le disait Raymond Devos, cette dame n’a pas de sens interdit, elle est de droite elle est de gauche elle est comme on la veut. D’ailleurs quand on publie la prose d’un Sansal qui réclame à la France d’expulser les supporteurs « Fennecs » vers l’Algérie, fussent-ils innocents et français, tout est possible. Et l’avenir de la saloperie peut durer longtemps.    

Jacques-Marie Bourget

*Pour aller plus loin, lire : KAMEL DAOUD : Cologne, Contre-Enquête de Ahmed Bensaada 

 

http://www.afrique-asie.fr/marianne-depuis-paris-cracher-sur-lalgerie-est-son-metier/


      

   

ALGERIE : CORTEGE MONSTRE POUR LE 8e RDV DE LA CONTESTATION QUI NE FAIBLIT PAS. DES MANIFESTANTS BLESSES LORS DE HEURTS AVEC LA POLICE

Algérie: la contestation ne faiblit pas, heurts et blessés à Alger

 Depuis 4 heures  13 avril 2019

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 Algérie - Maghreb - Monde arabe

 

Un cortège monstre a défilé dans une ambiance plus tendue qu’à l’accoutumée à Alger pour un 8e vendredi consécutif de contestation, le premier depuis l’annonce d’une présidentielle le 4 juillet pour désigner un successeur à Abdelaziz Bouteflika, rejetée par les manifestants.

Comme chaque semaine, le défilé s’est déroulé globalement dans le calme mais la tension palpable avec la police, moins souple que d’habitude, a débouché sur des heurts qui ont fait plusieurs blessés et des dégâts matériels.
La police a notamment tiré de nombreuses grenades lacrymogènes et fait usage de canons à eau pour disperser une centaine d’irréductibles alors que la foule, au moins aussi importante que celle des vendredis précédents, quittait le centre de la capitale à la tombée de la nuit après avoir défilé.

Jets de pierres, bouteilles, poubelles, les émeutiers ont riposté avec ce qui leur tombait sous la main, jusqu’à ce que des manifestants s’interposent, faisant de grands signes avec leurs bras en signe d’apaisement et criant « Silmiya! » (« pacifique! »), mot d’ordre de la contestation, avant de nettoyer les rues une fois les affrontements terminés.

Selon la police, qui a attribué les violences à des « délinquants » infiltrés, 83 policiers ont été blessés dont quatre grièvement et 108 personnes arrêtées. Des manifestants ont également été légèrement blessés par des pierres, dans les bousculades ou ont fait des malaises en raison du gaz lacrymogène, selon des journalistes de l’AFP.

Une voiture de police a été incendiée. Plusieurs véhicules ont également été vandalisés, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

« Ce ne sont pas des manifestants » qui ont affronté la police, « juste des gens qui fichent la pagaille », a expliqué à l’AFP Mustapha, avocat quinquagénaire.
« Mais (…) on sent un durcissement de la part de la police, la manifestation a été plus nerveuse aujourd’hui », a-t-il poursuivi. « A chaque décision (du pouvoir) c’est plus de mépris, on est hors de nous, mais il faut garder ce caractère pacifique » des manifestations, salué de par le monde depuis le 22 février.

 Barrages filtrants 
   
L’attitude de la police, moins tolérante ces derniers jours qu’à l’accoutumée, a alimenté les tensions dès la matinée, mais n’avait pas découragé les manifestants, venus pour certains en famille.

Le nombre exact de manifestants est difficile à établir, ni les autorités ni les protestataires ne communiquant de chiffres.
Aucun incident n’a été signalé lors des défilés recensés – selon l’agence de presse officielle APS – dans 42 des 48 régions du pays.

Pour la première fois en 8 semaines de défilés hebdomadaires dans la capitale, des policiers ont empêché plusieurs heures l’accès au parvis de la Grande Poste, épicentre de la contestation, et ont tenté vainement d’en déloger quelques centaines de manifestants installés dès l’aube.

Certains venus d’autres villes avaient passé de longues heures sur la route, ralentis par de nombreux barrages filtrants de la gendarmerie sur le trajet.
Après avoir obtenu le 2 avril la démission du chef de l’Etat, les manifestants réclament désormais le départ d’Abdelkader Bensalah, apparatchik de 77 ans devenu président par intérim, et de l’ensemble des personnalités de l’appareil mis en place par le président déchu en 20 ans de pouvoir.

M. Bensalah a désormais remplacé dans les slogans hostiles des contestataires M. Bouteflika, président malade dont il était ces dernières années la « doublure » officielle, en Algérie et à l’étranger.

Pour la contestation, les structures et personnalités héritées du régime Bouteflika ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable pour désigner son successeur, et ils craignent une élection frauduleuse ne servant qu’à conforter le « système » au pouvoir.

Transition post-Bouteflika

Les contestataires prônent donc la mise sur pied d’institutions ad hoc, en vue d’une véritable transition post-Bouteflika. En face, le pouvoir entend poursuivre le processus prévu par la Constitution: l’élection d’un nouveau président sous 90 jours.
« Le peuple est plus grand que la Constitution », pouvait-on lire sur la pancarte d’un manifestant.

M. Bensalah a reçu le soutien implicite de l’armée, dont le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, revenu au centre du jeu politique depuis qu’il a lâché M. Bouteflika.
Le général a estimé « irraisonnable » une transition hors du cadre institutionnel actuel et promis aux manifestants que l’armée garantirait « la transparence et l’intégrité » du scrutin.
« L’essentiel pour l’armée est d’avoir un président rapidement, pour avoir des institutions stables et se concentrer sur ses missions de sécurisation du pays », analyse Rachid Grim, qui enseigne les Sciences politiques à l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP).

Mais la « garantie » du militaire, resté durant 15 ans un soutien indéfectible de M. Bouteflika qui l’a nommé patron de l’armée, semble avoir peu convaincu et de nombreux slogans lui étaient également hostiles.
« Bensalah, tu pars et tu emmènes Gaïd avec toi », pouvait-on lire sur une pancarte.
« C’est clair que les élections seront truquées avec eux », estime Hamid, étudiant de 24 ans: « nous n’avons pas confiance ».

Cette présidentielle est « légale mais non légitime », estime de son côté Louisa Dris-Aït Hamadouche, enseignante en Sciences politiques à l’Université d’Alger 3.
Le pouvoir semble ne devoir compter que sur un affaiblissement de la mobilisation, afin d’aller à l’élection. « Trois mois, c’est long pour un mouvement populaire, pour le moment il tient bon », note Louisa Dris-Aït Hamadouche.

Mais, à l’inverse « trois mois c’est court » pour transformer un mouvement populaire en mouvement politique organisé, souligne Rachid Grim, estimant qu’une telle structuration n’est « pas pour demain ».

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1322169


 

IGNORANT LA VOLONTE DU PEUPLE ALGERIEN EXPRIMEE LORS DES MANIFS, BOUTEFLIKA NOMME 27 MINISTRES AVEC 6 ANCIENS DE L'EX-GOUVERNEMENT DONT GAID SALAH

Un nouveau gouvernement nommé en Algérie, six membres reconduits

Un nouveau gouvernement nommé en Algérie, six membres reconduits

 

Abdelaziz Bouteflika a nommé les 27 membres du gouvernement qui sera conduit par le Premier ministre algérien Noureddine Bedoui. Malgré son appel à la destitution du président, Ahmed Gaid Salah reste vice-ministre de la Défense.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, a annoncé dans un communiqué ce 31 mars l'identité des 27 membres qui composeront le nouveau gouvernement du Premier ministre Noureddine Bedoui. Parmi ceux-ci, six membres de l'ancien gouvernement sont reconduits.

Nommé le 11 mars vice-Premier ministre et chef de la diplomatie, le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie Ramtane Lamamra quitte ses fonctions. Il est remplacé par le diplomate Sabri Boukadoum.

Le chef d'état-major de l'armée Ahmed Gaid Salah reste pour sa part vice-ministre de la Défense, malgré son appel à la destitution d'Abdelaziz Bouteflika.

Détails à suivre...

https://francais.rt.com/international/60596-nouveau-gouvernement-27-membres-nomme-algerie-six-membres-ancienne-equipe