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ALGERIE : SADEK HADJERES, POURQUOI LE 1er NOVEMBRE 1954 ?

Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Sadek Hadjerès, le 28 mai 2012

La question "pourquoi le 1er novembre 54" peut être abordée sous de multiples facettes, dont plusieurs ont été exposées sur mon site "socialgerie". Pour aujourd’hui, mon angle d’approche sera plutôt celui de la subjectivité des acteurs. Pourquoi les Algériens ont-ils rapidement fait masse autour d’une voie, qui au départ avait les apparences de la fragilité?

 Pour paraphraser la métaphore de Jean Jaurès, les éclairs de la Toussaint 1954 avaient tonné dans un ciel lourdement chargé des nuées d’un colonialisme séculaire impitoyable. L’orage de l’insurrection était inévitable. Dans sa généralité, cette explication est juste. Dans les faits, des questionnements surgissent : quels sont les mécanismes, les spécificités historiques et psycho-culturelles, qui avaient rendu concevable le soulèvement de 1954 et l’ont marqué de ses particularités ?

Pourquoi en effet le premier novembre 54 n’avait pas été comme les orages méditerranéens, violents mais suivis rapidement d’un soleil éclatant ? Pourquoi , à la différence des insurrections du siècle précédent, les premiers coups de feu de 1954 , certes suivis d’une accalmie et d’un passage à vide de quelques semaines, avaient débouché sur une tempête politico-militaire de sept longues années, qui a fini par abattre l’édifice colonial présenté en 1930 comme éternel, lors de la célébration du centenaire ?

Une autre spécificité de cette entrée dans une guerre asymétrique : pourquoi le peuple algérien avait- il dû consentir tant de sacrifices prolongés, là où d’autres peuples dans l’espace maghrébin et sur le continent africain étaient parvenus presque sans coup férir, à la reconnaissance formelle de leur droit à l’autodétermination, en grande partie il est vrai, grâce au contexte du soulèvement algérien ?

Le premier novembre était certes un pari, celui d’une avant-garde nationaliste restreinte, avec une part d’improvisation pour sortir d’une crise politique interne. Pourquoi a-t-il fini par déboucher sur une rupture et un point d’inflexion entre deux époques historiques, pour l’Algérie et pour une grande partie du monde colonisé ?

Plus tard, après l’indépendance, l’évènement emblématique était devenu une référence pour les générations suivantes, il avait même suscité des répliques et des imitations. Elles s’étaient avérées fondées pour les mouvements de libération de certains pays. Elles avaient été moins judicieuses et avortées dans d’autres , lorsque l’esprit s’en était réduit à la théorie de la greffe de « focos » implantés de l’extérieur pour créer un nouveau ou plusieurs Viêtnams, comme on le disait avant l’équipée de Bolivie, glorieuse mais inaboutie de Che Guevara. En Algérie même, de temps à autre quand se faisait sentir le besoin d’un changement radical, se sont élevés des appels : « Vivement un nouveau 1er novembre ! ». Pour l’anecdote, vous le savez peut être, les supporters du président Bouteflika ont osé avancer que les élections législatives allaient être aussi importantes que le 1er Novembre.

Tout cela repose la question de fond : si l’option de la résistance armée était devenue presque inévitable en 1954, pourquoi les conditions qui l’avaient rendue possible et productive dans l’Algérie du milieu de 20ème siècle, ne sont pas reproductibles n’importe où et n’importe quand ? Je rappelle que si dans mon intervention, je mets les facteurs subjectifs au centre de l’explication, ce n’est pas à l’encontre du socle déterminant des facteurs géopolitiques. Les conditions objectives ont été relayées par les motivations d’ordre psychologique et culturel. Cette greffe compatible, cette adéquation entre l’objectif et le subjectif était la condition irremplaçable du succès. Quelles avaient été en effet ces motivations ?

L’insurrection du 1er novembre avait été certes un pari audacieux sur la suite des évènements mais en aucune façon un miracle. Je sais que dans les opinions du monde arabe sensibles aux interprétations mythiques, on avait souvent parlé, d’abord avec admiration et plus tard avec un brin d’ironie, de « Al Djazaïr Bilad al mou’djizat », le pays des miracles. Mais le succès final n’avait pas relevé du seul volontarisme ; à lui seul, il n’aurait accouché que d’une tentative glorieuse mais tragiquement avortée. La vérité est que, d’abord dans le cadre d’un rapport de force objectif national et international de plus en plus favorable, le potentiel subjectif interne s’y prêtait. Le 1er novembre avait été le fruit d’une longue maturation dans les opinions algériennes. La conjonction s’est réalisée entre deux facteurs complémentaires qui s’étaient forgés l’un et l’autre dans le cours du processus historique.

Il y a eu d’une part, les imaginaires, le profil psychoculturel avec les représentations dominantes dans la société opprimée et exploitée. D’autre part, il y a eu les prises de conscience politiques, elles ont été le résultat d’efforts difficiles et pas toujours à la hauteur, mais elles avaient été suffisantes pour féconder et soutenir la continuité d’une initiative audacieuse et risquée à la fois. Quel bilan ? La jonction de la subjectivité populaire et du combat politico-associatif avait pesé d’un grand poids, malgré les insuffisances d’un champ politique nationaliste entré en crise. Ceux qui avaient initié l’insurrection ou les courants politiques qui l’avaient ralliée comprenaient ou ressentaient cette double maturation. Ils s’étaient reconnus dans la tonalité de l’appel du 1er novembre qui reflétait cette maturation.

 Toute autre était la vision d’un certain nombre d’esprits français naïfs ou embrumés par les a priori de la domination coloniale. Très peu avant l’insurrection, le quotidien français Le Monde pontifiait sous un gros titre en affirmant que l’Algérie restait une oasis de paix dans un Maghreb en flammes. Il faisait allusion au Maroc et surtout à la Tunisie avec les actions croissantes des fellagas. A cette allégation, notre camarade Bachir Hadj Ali répliquait en substance, sur deux pages de l’hebdomadaire communiste algérien ‘’ Liberté ’’ : Non, l’Algérie, corps central du grand oiseau qu’est le Maghreb, ne peut échapper à l’incendie qui a enflammé ses deux ailes. Sur quoi reposait la certitude de notre camarade ? Le rédacteur du Monde aurait été mieux inspiré de méditer un avertissement lancé en 1913 par le député français radical Abel Ferry. Comme son oncle Jules, le fondateur de l’école laïque, et comme lui succombant aux effets du virus colonialiste, il rappelait au nom des intérêts et de la grandeur supposée de la France, que deux éléments constituaient un mélange hautement explosif quand ils se conjuguaient : la misère et l’humiliation sociale d’un côté, les sensibilités identitaires et religieuses de l’autre. Ces données géopolitiques de base échappaient aux spécialistes de la communication et aux hautes sphères dirigeantes coloniales, car pour diverses raisons elles se complaisaient à prendre leurs désirs pour des réalités. Elles ignoraient que l’apparente passivité des « indigènes » n’était qu’une posture les aidant à survivre. Or, n’importe quel Algérien peut attester que le rêve de la délivrance massive par les armes, pour peu que l’occasion s’en présente, était une obsession qui habitait la majorité de mes compatriotes de leur enfance jusqu’à à l’âge le plus avancé.

 Encore gamin, je voyais couler les larmes sur le visage ridé de ma grand-mère maternelle, dès qu’elle évoquait comment après l’insurrection de 1871, toutes les terres de sa famille avaient été volées et occupées par les Alsaciens Lorrains fuyant l’Allemagne de Bismarck (peut être y verrez-vous une anticipation des mécanismes racistes internationaux qui au 20ème siècle, ont débouché sur la nakba palestinienne ?). A l’évocation de ce désastre, ma mère renchérissait. Comme pour apaiser sa colère, elle nous racontait dans une espèce de revanche verbale, les exploits djihadistes de Sidna Ali (un des compagnons du Prophète) pourfendant les kouffars, les infidèles. Un épisode que nous rappelaient aussi les contes en prose rimée des meddahs, ces sortes de troubadours en qachabya et guennour, qui chaque mercredi sur la place du village exaltaient les exploits représentés sur les estampes naïves posées à même le sol. Ma mère ajoutait avec amertume : mais nous les musulmans, nous ne savons pas « an-nafeq », comploter. Là était le hic, car le seul obstacle au passage à l’acte, à la révolte était le manque de confiance dans la concertation collective. Encore enfants, nous exprimions entre nous cette préoccupation de façon simpliste et arithmétique : nous musulmans, sommes dix fois plus nombreux qu’eux. Si chacun de nous ne s’occupait que d’un seul français, nous disions ‘’ kafer’’ ou ‘’ gaouri ‘’, le problème serait facilement réglé. Je signale en passant que la même recette géniale habitait les fantasmes de nombreux pieds-noirs et adeptes de l’OAS, « y ’a qu’à les tuer tous », recette qui connut plusieurs débuts d’application. Mais nous devions nous contenter de ruminer nos incapacités à engager des actions concertées, nous apprenions à garder le secret de nos états d’âme contre les mouchards.

Qu’est-ce donc qui avait fait progresser ensuite les mentalités dans toute la société, leur avait donné plus d’assurance et d’espoir, leur avait appris à jauger avec plus de réalisme le contenu et les orientations de l’action violente et non violente, la combinaison des divers moyens d’action possibles, l’adhésion à des formes d’organisation nouvelles greffées sur les traditionnelles structurations patriarcales ? Cette évolution s’est réalisée à travers l’émergence progressive de noyaux associatifs et politiques d’abord minoritaires. Puis à un rythme plus rapide et plus massif à partir de la fin des années trente, sous l’influence des évènements internationaux de grande importance. Ces derniers avaient pénétré la scène algérienne par de multiples canaux jusqu’aux bourgades et douars reculés d’où étaient originaires les habitants des villes ou les travailleurs émigrés en France porteurs d’une culture syndicale et politique minimum. La courte période du Front populaire en France, malgré le refus du gouvernement socialiste de faire droit aux revendications démocratiques algériennes les plus élémentaires, montrera aux organisations encore minoritaires qu’il était possible d’accéder aux activités associatives, syndicales et politiques en dépit des barrages répressifs. La combattivité sociale et politique est ainsi montée d’un nouveau cran. Mais c’est surtout le séisme de la 2ème guerre mondiale et des résistances à l’occupation nazie qui nous éveillera à la dynamique des luttes pacifiques et non pacifiques.

Après sa défaite de 1940, l’armée française n’était plus considérée comme invincible. Après le débarquement anglo-américain de 1942, pour nous elle faisait piètre figure par rapport au spectacle des troupes motorisées américaines. Les Algériens sont devenus partie prenante plus consciente de l’usage des armes dans les campagnes de libération d’Italie et de France. Face au repli temporaire de la grosse colonisation qui avait collaboré avec Vichy, la revendication nationale et de liberté s’était déployée à travers le large regroupement des Amis du Manifeste et de la Liberté. Un très large réseau associatif culturel, religieux et de jeunesse scout ou sportive, s’exprimait et activait de façon imbriquée et parallèle sur deux registres pas forcément contradictoires quant à l’objectif commun, l’un pacifique et légaliste, l’autre para-légal, tourné vers des horizons d’actions plus radicales impliquant le recours aux armes. Ainsi nos chants patriotiques en arabe classique et populaire ou en berbère évoquaient sans ambages l’idée du sacrifice de la vie pour la patrie et appelaient à ne pas craindre les balles. Les causeries et les prêches des cercles culturels et religieux exaltaient les victoires de l’islam à sa naissance en dépit de l’inégalité des forces, comme lors de la fameuse bataille de ‘’Badr’’. Dans le mouvement scout musulman, dans l’esprit d’ailleurs de son fondateur anglais Baden Powell, l’engagement envers l’idéal scout était de mettre un savoir-faire technique et paramilitaire au service de la patrie et de ses concitoyens. Quand un avion miliaire allié s’était écrasé sur la montagne voisine, ou dans nos contacts avec les troupes US cantonnées près du village, la recherche d’armes était l’une de nos préoccupations.

L’attrait pour la perspective de lutte armée allait de pair avec la politisation croissante du mouvement nationaliste même si celle-ci ne s’accompagnait pas d’une réflexion articulant mieux dans les esprits , les luttes militaires et les luttes pacifiques syndicales , électorales , associatives etc. Cette insuffisance s’était ressentie plus tard dans les sphères dirigeantes nationalistes par l’improvisation (ordres et contre-ordres d’insurrection) après les massacres du 8 mai 45, ou la façon dont les couches de la paysannerie pauvre du Constantinois avaient réagi spontanément à cette répression, faute d’orientations assez claires. La carence dans l’évaluation des stratégies et rapports de force politico-militaires s’était révélée après la défaite arabe dans la première guerre contre l’Etat sioniste. Elle eut l’effet d’une douche glacée sur les rodomontades nationalistes polarisées sur la puissance supposée d’un Ligue arabe idéalisée à outrance.

Le 8 mai 1945 avait eu deux sortes d’effets : la division et le pessimisme avaient été assez rapidement surmontés dans la majeure partie de l’opinion grâce en particulier à la campagne pour l’amnistie initiée par les communistes, qui bénéficia d’un rapport de force favorable sur la scène politique française. En même temps, le 8 mai consolida l’opinion que le colonialisme ne nous laissait d’autre issue que la violence armée pour se libérer. Certains courants nationalistes moins convaincus ou sensibles aux séductions de colonialistes dits « libéraux » concevaient les voies politiques comme opposées et non pas complémentaires avec l’option armée. Mais celle - ci marquera des succès chez les plus résolus avec la décision du congrès du PPA-MTLD de 1947 de créer l’Organisation Spéciale (OS). Le démantèlement de l’OS en 1950 n’a pas interrompu l’élan et le débat entre les avantages et les inconvénients de chaque option. Deux évènements précipiteront les projets de recours aux armes. D’abord l’échec du FADRL (Front algérien pour la Défense et le Respect des Libertés Démocratiques) constitué en été de 1951 par l’ensemble des partis politiques qui ont eu ensuite chacun leur part de responsabilité lorsqu’il s’est effiloché les mois suivants. L’échec de cet élan politique et populaire renforça le courant des partisans de l’activisme armé. Mais ce fut de façon assez perverse et dépolitisée, selon l’idée fausse chez nombre de gens déçus, que c’était la lutte politique en elle-même et non pas l’absence d’une saine politisation qui était stérile et contre-productive.

L’autre facteur fut, sur la scène régionale et internationale, une série encourageante de changements tels que l’arrivée au pouvoir de Nasser en Egypte, qui mit fin à l’aura trompeuse d’une Ligue arabe impuissante et complaisante envers les puissances coloniales. Cette évolution ascendante trouvera plus tard son apogée avec le grand rassemblement intercontinental de Bandoeng, cependant que l’option militaire va s’inviter davantage avec l’entrée en lice des fellagas Tunisiens et surtout la grande victoire de Diên Biên Phû. Le 8 mai 1954 fut ressentie chez nous comme une revanche éclatante sur la tragédie du 8 mai 45 : les Algériens se répandaient en congratulations traditionnelles et souhaits d’un nouvel Aïd, une grande fête de libération à venir. Dès lors, l’évolution vers la préparation de l’insurrection ne pouvait surprendre même les observateurs les moins avertis.

Comment croire dans ces conditions aux affabulations selon lesquelles les communistes ont été surpris, ou même auraient réagi de façon hostile à la survenue de l’insurrection ? C’est bien mal connaître cette période que se fier aux allégations propagandistes et partisanes qui s’expliquent par les enjeux politiciens du temps de guerre, avec l’esprit hégémoniste et sectaire de certains dirigeants FLN et ALN. Ce genre d’allégations, bien que peu crédibles à des esprits curieux ou avertis, ont été malheureusement reprises plus tard en boucle et sans vérification par des media ou même des historiens dont le mouvement communiste n’était pas le thème principal de recherche. Fort heureusement, depuis la dernière décennie, nombre d’historiens anciens ou nouveaux, soucieux d’investigations ouvertes et responsables, se dégagent de plus en plus des raccourcis sommaires et idéologisants que favorisait par surcroît la désinformation ambiante. Pour exemple lié au premier novembre, je signale un article fortement documenté de l’historien hongrois Laszlo Nagy, qui détaille un épisode significatif et pourtant occulté. L’appel du 1er novembre fut presque aussitôt répercuté par une station radio émettant en arabe dialectal depuis Budapest en direction du mouvement indépendantiste d’Afrique du Nord. Cette station était animée et dirigée par notre camarade William Sportisse, lui même envoyé pour cette mission depuis le milieu de l’année 54 par le PCA et les autres partis communistes maghrébins. Il avait diffusé le communiqué du 1er novembre avant qu’il ne lui soit envoyé par la délégation du FLN au Caire, qui en son temps et en la personne de Aït Ahmed, le remercia et le félicita de cette initiative.

Pour préciser les choses, la direction du PCA n’a pas été surprise par la survenue de l’insurrection, politiquement dans l’air et prévisible pour les mois ou l’année à venir. Ce qui nous a surpris dans la semaine qui précéda l’insurrection et au cours de laquelle nous avons compris son imminence, ce fut l’accélération de son timing, en plein aiguisement de la crise du PPA-MTLD. Car nous prêtions davantage de perspicacité politique aux initiateurs de l’insurrection, à qui Abbane Ramdane libéré de prison après le début de l’insurrection et comme les historiens le sauront plus tard, reprochera en termes très durs à ses compagnons d’armes, la précipitation avec laquelle l’insurrection fut déclenchée dans des conditions aussi précaires. Là où par contre, sans développer ici davantage, j’estime que la direction du PCA aurait dû et pu faire mieux, c’est après Dien Bien PHu, anticiper organiquement sur les probabilités d’évolutions en cours et préparer des structures parallèles du type des Combattants de libération avant que l’insurrection ne survienne, ce qui nous aurait facilité les dispositions organiques après ‘insurrection et un certain nombre de développements politiques ultérieurs dans l’intérêt aussi bien des courants nationalistes et communistes que de la population.

 Le temps qui m’est imparti ne me permet pas d’aller plus loin. Je conclus donc en soulignant que la question du 1er nov. 54 dépasse de loin son timing et son accomplissement pratique et militaire. L’essentiel réside dans la finalité et le contenu politiques des soulèvements.

Deux remarques me paraissent d’actualité quant à l’utilisation qui est faite de la symbolique du 1er novembre : 1°. Un prétendu « novembrisme », passéiste et s’en tenant à l’apologie désincarnée de la lutte armée, a servi de couverture idéologique à des dérives antidémocratiques de la part de cercles nationalistes, officiels ou non. Ils se sont mis à invoquer pour eux seuls la légitimité révolutionnaire et le label clientéliste de la « famille révolutionnaire ». La traduction néfaste en a été la crise de l’été 1962 qui vit instaurer par la violence le socle militaro-policier du nouveau système de pouvoir. Les vertus faussement attribuées à la violence armée sans évaluation critique de son contenu politique sont aussi à l’origine des fautes désastreuses qu’ont été les affrontements armés en Kabylie de 1964, puis dans tout le pays durant la sombre décennie 90. Ce constat prend de nouveau une résonance particulière en cette saison non pas de printemps mais de tempêtes arabes et africaines, où quelques cercles s’étonnent en le déplorant, de ce qu’ils appellent «l’exception algérienne». Ils caressent, par mimétisme envers le 1er novembre 54, le calcul dangereux d’allumer un feu purificateur par internet, rumeurs-intox ou tout autre scénario planifié. C’est ignorer que ce qui a donné du souffle à l’insurrection algérienne en 1954, ce fut avant tout une orientation politique bien en phase avec les aspirations, le ressenti et la sagesse populaires. C’est cela qui fut fondamental et porteur de succès et non pas les instruments pratiques qui ont véhiculé efficacement ce contenu, depuis le bouche à oreille ou « téléphone arabe », « radio trottoir ou café de quartier » jusqu’aux postes radios transistor récemment arrivés et transmettant les émissions de l’étranger. 2°. Un deuxième enseignement, lié au précédent, a été rendu plus éclairant par les malheurs qui se sont abattus sur les peuples libyen, syrien et malien, venant après la tragédie du peuple irakien.

C’est la militarisation artificielle des conflits internes. Elle recouvre souvent des tentatives suspectes d’embrigadement émotionnel de l’opinion, d’anesthésie de la conscience politique, de l’analyse et du sens critique dans des buts non avoués dont profitent les cercles réactionnaires locaux et internationaux qui encouragent et suscitent ces dérives. Dans des conflits internes encore plus que dans les luttes de libération nationale, la lutte armée ne devient légitime et porteuse d’avenir que si elle engagée en dernier recours, quand les moyens et voies pacifiques ont réellement épuisé leurs effets. Alors seulement le recours aux armes, avec un large appui populaire, peut ouvrir la voie à des solutions pacifiques et démocratiques, dénouer et non pas aggraver l’écheveau compliqué des situations où s’entremêlent les représentations identitaires, les enjeux économiques et stratégiques. En ce sens, novembre 54 avait ouvert la voie aux accords d’Evian.

En sens inverse, l’épreuve de force de l’été 1962 a préparé les impasses et tragédies survenues un quart de siècle plus tard : massacre d’octobre 1988, les années noires de la décennie 90, la répression algéroise sanglante des jeunes marcheurs du 14 juin 2001 et le marasme, la fragilité nationale actuelle. A cinquante ans de distance, il est à souhaiter que ces enseignements croisés préparent un vrai printemps démocratique et social, tel que souhaité par l’appel du 1er novembre 54. C’est l’enjeu, encore en balance, des luttes en cours.

Publié le 28 mai 2012 dans Socialgerie.net

Texte de l’intervention de Sadek Hadjerès au cours de la table-ronde de l’IREMMO qui s’est tenue le 22 mai 2012 sur le thème : Pourquoi le 1er novembre 1954 ?

 http://www.algerieinfos-saoudi.com/article-pourquoi-le-1er-novembre-1954-106005372.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

ALGERIE : PADS, REFERENDUM SUR LE PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU 1er NOVEMBRE

 


10/30/20 2:25 PM
Non aux projets réactionnaires de classe du régime!

Non à son alliance avec l’impérialisme!

Après un simulacre de débats, le texte du  Projet de révision de la Constitution sera soumis à un référendum le 1er novembre.

L’objectif réel de l’opération menée par le pouvoir n’est nullement de satisfaire les profondes aspirations des masses populaires aux libertés démocratiques, à la fin de l’arbitraire, du pillage des richesses de la nation, des inégalités sociales, de l’exploitation des travailleurs et de la misère qui frappe la majorité de la population. Le pouvoir n’envisage aucune mesure urgente à faire supporter par les classes privilégiées pour éviter la catastrophe économique qui pointe avec la chute des recettes pétrolières. Ni de mobiliser sur cette base les masses populaires pour défendre la souveraineté du pays face aux manoeuvres et ingérences des Etats impérialistes. 

Le régime actuel est le fruit et le continuateur du tournant réactionnaire effectué au début des années 1980 en faveur des intérêts des classes exploiteuses et privilégiées, de l’alliance entre ces classes et les divers pôles impérialistes. 

Il a été fortement secoué par le soulèvement populaire de février 2019. Il s’est résigné à se débarrasser de Bouteflika sous la pression populaire. Il a dû jeter en pâture ses personnages les plus honnis pour tenter de désamorcer la colère populaire, sauver les intérêts des classes possédantes, perpétuer les bases de leur domination. Le soulèvement de février a fait converger contre le 5ème mandat et les méthodes de Bouteflika les revendications et les intérêts fondamentalement opposés de deux grands groupes de la société : d’un côté, ceux des travailleurs qui subissent la domination des classes possédantes, indépendamment de la couleur des représentants politiques de celles-ci;  et, de l’autre, ceux de larges franges de ces classes possédantes, et de leurs alliés au sein de catégories de la petite-bourgeoisie, que le pouvoir avait exclues de la participation au contrôle des leviers de décision étatiques. Les travailleurs ont tout à gagner en se libérant de l’influence qu’exercent sur eux les cercles réactionnaires du « hirak ». 

Les causes de l’entrée de ces franges dans la contestation des groupes dirigeants de l’Etat portent sur le partage « équitable » du butin -  « équité » semblable à celle qui met aux prises des bandes rivales pour le partage du produit d’un « casse » -, sur la revendication de leur participation à la gestion politique du pays, la révision des méthodes de direction de l’Etat en vue de neutraliser les luttes ininterrompues des masses populaires depuis des décennies contre les injustices sociales. La peur que les luttes des travailleurs et des autres couches laborieuses gagnent en conscience sous la direction d’un parti révolutionnaire de classe est le facteur qui inspire le plus les positions des idéologues et des leaders les plus rusés de la bourgeoisie quels que soient les courants qui la traversent: islamistes, « nationalistes », « modernistes », berbéristes de droite. 

Ces conflits internes aux classes possédantes sont secondaires par rapport aux intérêts des prolétaires et des couches laborieuses. Ils ne mettent pas en cause les intérêts communs de la classe dominante en tant que classe dont la richesse provient de l’exploitation de la classe ouvrière et de l’accaparement de la plus grande part des revenus pétroliers.

Fondamentalement, le régime représente et défend les intérêts économiques communs de ces classes.

Empêcher que la colère populaire ne débouche sur un processus révolutionnaire exigeant des comptes des milliers de nouveaux ou anciens bourgeois directement ou indirectement liés ou non au pouvoir, tel est le ressort des initiatives politiques du régime et ses décisions économiques visant à enrichir les plus riches sous un verbiage trompeur. 

Le ravalement cosmétique de la Constitution vise à réaliser plusieurs objectifs liés entre eux, en accentuant les modifications réactionnaires introduites par les révisions constitutionnelles opérées depuis 1989: 

1- Neutraliser le mouvement populaire, notamment son coeur prolétarien, par la répression ouverte, le verrouillage, ou les phrases ronflantes sur la nature « sociale » de la république, l’équilibre régional, l’unité du territoire de la nation. La justice sociale est impossible dans un régime basé sur la propriété privée des moyens de production. La distribution de miettes des revenus pétroliers aux plus pauvres ne fait pas disparaître les inégalités. Le développement du capitalisme accroît au contraire ces inégalités et la concentration des richesses. Il creuse l’inégal développement entre les régions, entre la ville et la campagne.

En conséquence, il multiplie dans un pays économiquement dominé par l’impérialisme et ses alliés internes, les foyers de désintégration de l’unité du territoire. Les puissances impérialistes les attisent et les exploitent pour accentuer leur domination en manipulant les noyaux séparatistes dans diverses régions du pays, Kabylie, M’zab, Sud. 

2-Réconcilier toutes les fractions de la bourgeoisie et les franges droitières de la petite-bourgeoisie avec les équipes qui monopolisent le pouvoir depuis le début de la contre-révolution antipopulaire et antinationale de 1980. Ces équipes ne renoncent cependant pas à leur hégémonie sur les autres groupes. L’arrestation ciblée de certains animateurs du « hirak », notamment ceux qui jouent contre le pouvoir la carte de l’alliance avec l’impérialisme, obéit à la seule volonté de garder les rênes du pouvoir. 

3- Donner encore plus explicitement une couverture constitutionnelle à la voie capitaliste de façon à cimenter les bases de sa réconciliation avec ces autres franges. La nouvelle révision sacralise cette voie en proclamant que la « liberté du commerce, de l’investissement et d’entreprendre est garantie ». Les rédacteurs de ce texte anticipent dans leur projet de frapper de nullité les mesures anti-capitalistes qu’édictera un pouvoir révolutionnaire, et même à entraver toute équipe réformiste sociale-démocrate qui tenterait ne serait-ce que de réduire relativement le pouvoir des capitalistes. Ces calculs sont cependant vains. Il ne sera pas dans les possibilités de la bourgeoisie d’empêcher un pouvoir révolutionnaire porté par la classe ouvrière et ses alliés au sein des couches laborieuses, c’est-à-dire par l’immense majorité du peuple, de s’attaquer à la propriété privée des grands moyens de production et de transcrire ces changements dans une nouvelle Constitution, une Constitution socialiste. 

4-Légitimer les alliances ouvertes avec l’impérialisme. La bourgeoisie a besoin, de par ses intérêts de classe objectifs, de son soutien pour affronter la montée du mécontentement populaire. Elle franchit de nouveaux pas dans l’affaiblissement de la souveraineté nationale. Elle cède à l’OTAN, bras armé de l’impérialisme, instrument de domination militaire et ennemie jurée des peuples. Elle cherche à insérer l’ANP dans les dispositifs de l’impérialisme sous couvert d’opérations de paix décidées dans le « cadre de l’ONU, de la Ligue arabe et de l’Union africaine ». Tout travailleur conscient sait que ces institutions obéissent aux plans de partage du monde entre les puissances impérialistes rivales et que s’engager sur cette voie c’est, dans le cadre de ce régime, envoyer des djounouds mourir pour les exploiteurs externes ou internes. 

 

Le texte de la Constitution n’apporte aucun changement positif dans le rapport des forces entre les masses populaires et le régime. Les proclamations sur les droits démocratiques des citoyens ne sont, comme dans les révisions constitutionnelles précédentes, que des phrases creuses, des promesses contredites par des lois et des règlements scélérats. De plus, de graves régressions ont été opérées dans les droits politiques des citoyens. Pour la première fois depuis la Constitution de 1963, le pouvoir a osé supprimer la reconnaissance de la liberté de conscience, c’est-à-dire la liberté de croire ou de ne pas croire, de changer de religion. De même, des restrictions sont apportées à la liberté de création intellectuelle. Elle est subordonnée au respect des « constantes nationales ». Le contenu de ce concept n’est défini dans aucun texte constitutionnel. Sa signification sert en pratique à justifier la répression de toute ouverture d’esprit et d’idjtihad considérée par les courants ultra-réactionnaires comme contraires aux dogmes religieux. Sur ces questions le pouvoir a discrètement scellé une alliance avec les islamistes fanatiques. Il a pris la responsabilité de figer l’évolution intellectuelle du pays et de le maintenir dans la dépendance scientifique pour préserver des intérêts de classe mesquins. En fait, en remettant en cause la liberté de conscience et de création intellectuelle, le pouvoir bourgeois réactionnaire veut créer des diversions au sein des masses populaires pour que les luttes de classe soient déviées sur des questions religieuses. 

Notre parti, le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, parti des communistes d’Algérie, fonde sa stratégie et sa tactique sur l’analyse du contenu de l’étape historique actuelle qui est celle du combat pour créer les conditions subjectives, politiques, idéologiques, organisationnelles, de la révolution socialiste, parachever ses conditions matérielles. Toutes les révisions constitutionnelles effectuées depuis 1989 l’ont été pour rompre avec la défense des intérêts des classes laborieuses exploitées, pour consolider les assises de la bourgeoisie, rendre juridiquement impossible la remise en cause de la voie capitaliste. Les classes possédantes qui ont imposé ces révisions ont enfoncé le pays dans la stagnation, la dépendance, le danger de désintégration sous les coups de l’impérialisme et de ses alliés internes. Les communistes rejettent et combattent fermement ce verrouillage constitutionnel. 

La lutte pour les libertés démocratiques et la défense de la souveraineté nationale sont inséparables de la lutte pour faire avancer les idéaux du socialisme-communisme.

Notre parti dénonce la répression qui vise à anéantir le mouvement populaire, à renforcer la dictature du Capital. Il exprime sa solidarité avec les victimes de cette répression. Mais il combat les éléments qui travaillent avec l’impérialisme, surtout ceux qui le font consciemment, et ceux qui s’allient à la pire réaction camouflée sous l’étendard de la religion. Il les combat en dévoilant leurs objectifs véritables par une action politique et idéologique persévérante au sein de la classe ouvrière et de ses alliés, sans cesser de dénoncer les ruses du régime qui se réfugie derrière les discours sur la défense de la nation et de son unité. 

A travers les luttes à mener tous les jours, la tâche centrale est de forger patiemment le parti communiste influent et enraciné dans les masses, le parti capable de diriger les travailleurs dans les changements révolutionnaires nécessaires pour que notre peuple aille de l’avant, vers le renversement du régime capitaliste, l’abolition de toutes les formes d’exploitation, l’instauration du socialisme, l’édification d’une économie productive au service de ceux qui créent les richesses, vers le progrès, la satisfaction de leurs besoins matériels et intellectuels croissants, vers la paix et la fraternité entre les peuples débarrassés des classes exploiteuses qui mènent en permanence le monde à la guerre. 

La position de notre parti sur la Constitution soumise au référendum découle de ces principes. 

Notre parti appelle les travailleurs et les autres couches sociales laborieuses à s’exprimer sous toutes les formes pour dire non à un régime qui se met au service des appétits insatiables de la bourgeoisie! 

Non à un régime qui prépare les travailleurs à de grandes souffrances dans la crise financière actuelle! 

Il dit non à une constitution qui perpétue le verrouillage de l’activité de la classe ouvrière et des masses populaires sous des phrases démocratiques creuses! 

Il dit non aux alliances avec l’impérialisme et les monarchies du Golfe, ses agents actifs dans les pays de la région! 

Il dit non à la constitutionalisation de la régression intellectuelle, aux atteintes aux droits fondamentaux à la liberté de conscience et à la création intellectuelle tournée vers le progrès!

 

PADS

29 Octobre 2020

source : http://www.solidnet.org/article/PADS-Referendum-sur-le-projet-de-revision-constitutionnelle-du-1er-Novembre/

LA CRISE DU COVID-19 A MIS L’ECONOMIE ALGERIENNE DANS UN ETAT DE RECESSION JAMAIS ATTEINT

L’Algérie enregistre une récession «jamais atteinte dans l’histoire du pays»

 
 Depuis 21 heures  15 octobre 2020
 

Combinée à la chute du prix du pétrole, la crise du Covid-19 a mis l’économie algérienne dans un état de récession d’une ampleur historique «jamais atteinte», a déploré un expert dans une déclaration à El Watan. Il a appelé à des réformes structurelles urgentes, tirant la sonnette d’alarme quant à la situation du pays à l’horizon fin 2023.

La semaine dernière, lors du dernier Conseil des ministres consacré à l’examen de l’avant-projet de loi de finances pour l’année 2021, le gouvernement algérien a annoncé un déficit de la balance des paiements de près de 21,7 milliards de dollars, a rapporté le quotidien francophone El Watan qui estime que ceci renseignait sur le spectre d’une «quasi-faillite budgétaire du pays».

Ainsi, dans une déclaration au journal, Abdelarhmi Bessaha, expert international spécialiste en macroéconomie et conseiller de plusieurs gouvernements dans le monde, a estimé que cette situation dévoilait un niveau de récession jamais atteint en Algérie depuis son indépendance en 1962.

«Le pays est en récession durant ce deuxième trimestre avec un niveau de -7%, le premier étant de -4%. Jamais dans l’histoire du pays il n’a été enregistré une récession d’une telle ampleur», a-t-il affirmé, mettant en garde les autorités qu’il «y avait vraiment urgence à mettre en place des mécanismes sérieux de règlement de la crise».

État des lieux

Depuis la chute du prix du pétrole en 2014, les réserves de change du pays sont passées de près de 180 milliards de dollars fin 2014, à 63,8 milliards en décembre 2019, d’après les notes de conjoncture de la Banque d’Algérie correspondant aux mêmes périodes. Les volumes d’exportation des hydrocarbures, seule source de devises du pays, présentent un recul inquiétant. À 40 dollars le baril de pétrole actuellement, les réserves de change ont encore fondu à environ 53,5 milliards de dollars à fin juin 2020.

S’appuyant sur des estimations pour 2020 et 2021 en tablant sur des importations annuelles de 32 milliards de dollars et des recettes d’exportation d’hydrocarbures de 16 milliards, «le solde global de la balance des paiements fera apparaître un déficit d’environ 20 milliards de dollars annuellement», a expliqué l’expert.

Dans ce contexte, Abdelarhmi Bessaha a averti que le financement des déficits de la balance des paiements projetés pour 2020 et 2021 allait conduire à une baisse continue des réserves de change. Elles «passeraient ainsi de 63,8 milliards de dollars à fin 2019 à 43,8 milliards à fin 2020 et 23,8 milliards en 2021», a-t-il affirmé, soulignant que «ces ordres de grandeur suggèrent un niveau de réserves inadéquat pour 2022, dont les besoins seront en moyenne de 35 milliards de dollars».

L’urgence d’une réforme structurelle

Sans réforme structurelle de l’économie algérienne à laquelle ne cessent d’appeler la majorité des experts, le déficit budgétaire global se situerait en moyenne à 15,1% du PIB au cours de la période 2020-2023. En parallèle, le déficit de la balance des paiements extérieurs atteindrait une moyenne de 16,3% du PIB au cours de la même période.

«En conséquence, les besoins de financement prévisionnels de ces déficits pour 2021-2023 seront pour le budget d’environ 50 milliards de dollars et de 60 milliards pour la balance des paiements, soit un total de 110 milliards de dollars», a mis en garde M.Bessaha.

Alors que les réserves de change s’établiront à près de 24 milliards de dollars à fin 2021, ceci signifie que l’Algérie sera dans une situation budgétaire extrêmement difficile.

«Autant commencer un processus de réformes dès maintenant, qui nous permettra de contrôler notre destinée et d’étaler le processus de changement sur une plus longue période», a suggéré Abdelarhmi Bessaha.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/1901242

 

MALGRE LES MENACES US, L'ALGERIE REITERE SON SOUTIEN A LA PALESTINE

L’Algérie accueille une réunion de groupes palestiniens

 
 

Marche en soutien à la Palestine en Algérie. (Archives)

A peine deux semaine après le déplacement du secrétaire d’Etat américain à la Défense Mark Esper à Alger qui a menacé le gouvernement algérien pour ses relations avec l’axe de la Résistance, Alger fait une nouvelle démonstration de force en faveur de la cause palestinienne.

Après un rassemblement des groupes palestiniens au Liban, l'ambassadeur palestinien en Algérie a annoncé que ce pays était prêt à accueillir une nouvelle réunion de groupes palestiniens.

Selon l'agence de presse Fars News, Amine Makboul, l'ambassadeur palestinien en Algérie, a déclaré que le pays était prêt à accueillir une réunion des groupes palestiniens pour discuter des préparatifs des élections législatives.

Amine Makboul a déclaré qu’Ammar Belhimer, le ministre de la Communication et le porte parole du gouvernement algérien, lui avait fait part de la disponibilité de l'Algérie à accueillir une réunion des groupes palestiniens.

Il a ajouté que 14 secrétaires généraux des groupes palestiniennes seraient invités à assister à la réunion avant les législatives palestiniennes.

Dans une interview avec le site web Shihabpresse, Makboul a déclaré qu'il y avait des réticences de la part de certains pays arabes à l'idée d'accueillir une réunion des groupes palestiniens.

L'ambassadeur palestinien à Alger a également remercié l'Algérie d'avoir accepté d'accueillir le sommet.

La Turquie a récemment accueilli une réunion des mouvements du Fatah et du Hamas pour discuter de la question de la réconciliation nationale et de la fin des divisions, ainsi que de la tenue d'élections générales. Plus tard, des groupes palestiniens se sont réunis au Liban, ce qui était sans précédent ces dernières années.

Auparavant, certains médias avaient rapporté que l'Égypte s'était opposée à l'organisation du sommet Fatah-Hamas au Caire.

Lire aussi : Le méga non d'Alger aux Etats-Unis d'Amérique

Envers le dossier palestinien, la position de l’Algérie a toujours été claire. Le 20 septembre dernier, cinq jours après la signature par les Emirats arabes unis et le Bahreïn de l’accord de compromis avec le régime occupant, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré que l’Algérie ne participerait pas à la « course » à la normalisation avec Israël.

Le président algérien a réaffirmé la position de l’Algérie sur la question palestinienne qu’il a qualifiée de « sacrée pour nous et pour le peuple algérien ». « C’est la clé du Moyen-Orient », a-t-il fait valoir.

Maghreb Press du 22 août 2020

https://french.presstv.com/Detail/2020/10/15/636464/L%E2%80%99Algerie-reitere-son-soutien-a-la-Palestine


 

AMAR DJERRAD : LE « HIRAK », LA « 3ISSABA », LES PARTIS, LA « VACHE A TRAIRE », LA DEMOCRATIE ET LA NOUVELLE CONSTITUTION !

Le «Hirak», la «3issaba», les partis, la «vache à traire», la démocratie et la nouvelle Constitution !

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Par Amar DJERRAD

Certains partis, personnalités dits «opposants», sortent brusquement de leur léthargie pour s’exprimer à propos de la nouvelle Constitution proposée à référendum. Alors que certains la formule par quelques superficiels «conseils» désordonnés parfois hors sujet, d’autres par des critiques acerbes, délirantes annonçant une catastrophe en débitant des contrevérités afin de saper le moral des populations paisibles. Certains l’ont fait avant même la publication de la mouture ! Des critiques malhonnêtes sur un travail, de plusieurs semaines, de plusieurs experts constitutionnalistes, académiciens et plus de 3000 contributions de partis, d’associations et de personnalités, qui ont répondu à l’appel du Président pour y contribuer ; en se permettant même de donner des ... conseils. Il se trouve que ce sont ceux qui ont refusé de contribuer à son enrichissement qui «battent le tambour» !

Avec eux, aussi parfait que soit le Projet de Constitution (ou autres), il demeure mauvais ou insuffisant tant que l’objectif des détracteurs n’a pas abouti. La partition des «négativistes et oppositionnistes» - refusant paradoxalement et systématiquement tout dans une apparence théâtrale - est connue ! Il s’agit donc plus de slogans politiques stupéfiants que de «propositions » ou «contributions au débat» sérieuses…

Par leurs réactions, il est parfaitement lisible que leur projet reste cette «phase de transition» inconstitutionnelle, sans vote du peuple (que dirigerait un collège de 3 personnes en lieu et place d’un Président de la République élu par le peuple), dont ils souhaitent étrangement et paradoxalement l’assentiment de … l’Armée qui l’a rejeté d’un revers de la main s’en tenant à l’option légale constitutionnelle ! Parions qu’ils seront les premiers à responsabiliser l’Armée pour cette violation en cas d’échec de ce choix ! Ils imposent cela comme volonté des «forces politiques et sociales» représentant la «volonté du peuple», au travers du Hirak ! Une «phase de transition» qui n’a jamais été évoquée ou revendiquée par le "Hirak" (originel) ! Cependant, les peudo-hirak déviants, sans envergures, organisés après, çà et là, par ces mêmes «forces politiques et sociales», s’évertuant à les confondre, trompeusement, avec le véritable Hirak qui avait cessé après avoir obtenu l'essentiel - là oui, sans aucun doute !

Ces «forces politiques et sociales» s’étaient, dit un de leur mentor, «réunis pour œuvrer dans cette direction afin d’aboutir à un accord politique global et inclusif avant les dernières élections présidentielles» ! Ces «forces», en fait, n’ont jamais été significatives ! Il s’agissait donc bien d’une tromperie ! Les quelques partis sans base importante et quelques «associations» ne sont aucunement représentatifs du Hirak ! Tous ont été presque violemment exclus des manifestations y compris les «personnalités» qu’ils représentent ! Nous pensons principalement à ce groupe «Alternative démocratique» appuyés par quelques «personnalités» et d’autres fervents partisans de cette «phase de transition» équivoque et sans projet ! Nous pensons aussi à ce qu’ils sont devenus après leur échec ; un «Pacte pour une alternative démocratique» regroupant sept partis politiques connus pour leur minorité et leur exclusion des manifestations des débuts !

 

              Est-ce «démocratique» de la part de «démocrates» d’imposer (en l’évoquant comme exigence du Peuple) une «phase de transition» sans suffrage populaire ? Curieux ! … De mettre sournoisement au-devant de la scène des «personnalités» inconnues que l’on a flanqué du qualificatif «figures de proues du hirak» dont certains emmargent ou ont emmargé à la NED liée à la CIA ? (voir le récent et foudroyant livre de Ahmed Bensaada; «Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien»)... De faire croire au peuple qu’ils sont leurs représentants aidés pour cela par une certaine presse aux ordres de financiers ?.... D’appeler à la démilitarisation de l’Algérie ? … Faire des «alliances» insolites, de circonstances, avec des islamistes trempés dans le terrorisme ; uniquement dans le but de «faire tomber le pouvoir » tout en visant à réduire et discréditer l’Armée » ? Etc. etc… Si c’est cela leur «démocratie», c’est quoi alors la dictature ?

Leur activisme malsain est devenu plus visible et agressif après la déchéance de ce que l’on appelle la «3issaba» qu’avant ; lorsqu’ils (pour la plupart) étaient dirigeants désignés ou « élus » par quotas dans ce «système» déchu qu’ils feignent aujourd’hui fustiger en le confondant, sournoisement, avec les gouvernants actuels dont ils disent que ce sont les mêmes ou leurs amis ! Ils n’expliquent pas pourquoi et comment cette «3issaba» est, soit en prison, soit poursuivie ou réclamée par la justice ! Ces «forces politiques et sociales» ne se sont pas prononcés, à ce jour, à propos de la pertinence, de la justesse, de la légalité ou l’illégalité de ces poursuites visant les personnalités (civiles ou militaires) jugées, condamnées ou poursuivies) pour principalement «corruption» ! C’est pourtant un événement de grande importance ! Non ?

Donc, leurs avis et recommandations sur la nouvelle Constitution ou leurs consignes de voter «non» ou boycotter ne peuvent qu’être frappés de suspicion si ce n’est pas des arguments pour les citoyens sceptiques et méfiants d’adopter une attitude inverse !

Terminons par ceci,

Un journaliste de leur bord (résidant en Algérie) amateur des expressions «clan du pouvoir», «chasse aux sorcières», «dossier vide» , «pouvoir de fait », «pouvoir réel», «dictature» etc… a produit récemment un commentaire sur son FB, intitulé : «Brisez-moi ce hirak que je ne saurais voir !» paraphrasant Molière dans son «Tartuffe» en remplaçant donc «sein» par «hirak» ; visant l’Armée «pouvoir réel», qui ne voudrait pas voir ce hirak ! Cet auteur se sert hypocritement et faussement, du titre d’une pièce de théâtre sur l’hypocrisie pour convaincre, croit-il, que l’armée était contre le hirak. Si «hypocritement» on n’aime pas le «sein», franchement qui ne l’aime pas ? Selon la «rhétorique» de ce commentateur on peut déduire que réellement l’Armée aime donc le hirak!  Ceux qui ne l’aiment pas sont ceux qui ont vu ce fameux «hirak» leur arracher pacifiquement (avec le soutien de l’Armée) la «vache à traire» (aux gros seins) et qui s’ingénient, quoiqu'il advienne, à faire soulever le peuple (avec l’appui de forces extérieurs hostiles) dans l’objectif caché de réhabiliter leur «système» corrompu déchu,  en lui faisant croire qu’il n’y a pas et n’y aura pas de changement avec la nouvelle Loi fondamentale !

Ils vivent de l’imaginaire et du ridicule !

 

A. Djerrad

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX : L'IMPERATIF DE DECOLONISER LA PALESTINE ET LE SAHARA OCCIDENTAL

 

SPS 22/09/2020 - 14:47

Alger, 22 sept 202 (SPS) Les participants au colloque national sur la solidarité et le soutien constants envers les peuples palestinien et sahraoui, ont mis l'accent lundi à Alger sur l'impératif d'appliquer les résolutions onusiennes et de décoloniser la Palestine et le Sahara occidental, mettant en garde contre les dangers du retardement à assurer aux deux peuples leur droit à l'autodétermination.

Organisé par le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), en coordination avec un réseau de journalistes algériens, l'Association Mechaal E-chahid et l'ambassade de la RASD, ce colloque national, célébré à l'occasion de la Journée internationale de la paix, le 21 septembre de chaque année, a été l'occasion pour les conférenciers de plaider pour la nécessité de contraindre les colonisateurs marocain et israélien de se conformer à la légitimité internationale.

Intervenant à l'ouverture de cet événement, Dr. Said Ayachi, président du CNASPS, a affirmé que "l'Algérie est très préoccupée par la violation de la paix ici et là par ces grandes forces qui ont mis en place des lois imposant la sécurité et la paix dans le monde".

"Ce sont ces grandes forces qui ont, malheureusement, établi des lois garantissant la paix après avoir enregistré 34 millions de victimes à la fin de la première guerre mondiale et 50 millions d'autres après la deuxième guerre mondiale", a-t-il regretté.

Et d'jouter, "La Palestine subit l'occupation sioniste depuis 1948, mais Israël continue à faire fi de toutes les résolutions du Conseil de sécurité. Pis encore, il procède à l'annexion d'autres territoires palestiniens".

C'est également le cas du "peuple sahraoui qui résiste à l'occupation sans pour autant parvenir à exercer son droit à l'autodétermination", a décrié M. Layachi, mettant en garde contre les dangers qui résultent de la violation continue des droits des Sahraouis et du pillage de leur richesse".

A ce propos, il a exhorté le Conseil de sécurité à défendre cette cause et à mettre en œuvre les résolutions internationales en vue de mettre un terme à l'occupation.

L'Algérie poursuivra son combat en faveur des pays colonisés ainsi que ses actions solidaires avec les peuples palestinien et sahraoui jusqu'à leur indépendance, a-t-il réitéré.

Pour sa part, Abdelaziz Medjahed, directeur de l'Institut national d'études de stratégie globale (INESG), a estimé dans une déclaration à l'APS en marge de cette manifestation, que "bien des pays obstruent le processus de résolution de la cause sahraouie, d'ailleurs leurs positions en faveur du Maroc sont claires au sein du Conseil de sécurité, mais ils manquent de courage pour les annoncer solennellement".

Preuve en est, "aucun pays ne reconnait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, c'est pourquoi il faudrait mettre un terme à cette hypocrisie politique", a-t-il souligné.

M. Medjahed s'est dit optimiste quant à la décolonisation du Sahara occidental, car considérant que "c'est la volonté des peuples qui prendra le dessus finalement, et le peuple sahraoui a résisté à six (6) pays occidentaux ayant tenté de le coloniser, rien donc ne l'arrêtera de recouvrer son indépendance".

"Seule la résistance des Sahraouis nous mènera à réaliser le Maghreb des peuples, et sans eux, il n'y aura pas de grand Maghreb", en voici la position constante de l'Algérie, a-t-il conclu.

Présent à cette occasion, le président du Conseil national algérien des droits de l'Homme (CNDH), Bouzid Lazhari a rappelé, dans une déclaration à l'APS, que "la mission des Nations unies consiste à préserver la paix et la sécurité internationales, d'où l'impératif de décoloniser ces territoires et de mettre en œuvre la résolution onusienne numéro 1514".

Affirmant que l'Algérie n'abandonnera pas les pays colonisés jusqu'à ce qu'ils recouvrent leur indépendance conformément aux principes du 1e Novembre, M. Lazhari a souligné que ces principes ont été maintenus dans la nouvelle Constitution tout en les renforçant par la Paix, les droits de l'Homme et le développement, en sus d'autres articles tels que 31 et 32 portant sur "l'attachement de l'Algérie aux principes fondamentaux de l'ONU et son soutien aux peuples qui luttent pour leur indépendance".

Il a mis l'accent, par la même, sur la nécessité d'organiser un référendum populaire dans les plus brefs délais pour mettre fin à la colonisation.

Pour sa part, le professeur en droit international, Amar Tahri a déclaré à l'APS que tout retard accusé en terme d'organisation du référendum aura des retombées sur la paix dans  toute la région, d'autant que les richesses naturelles sont la cible des grandes puissances".

"L'autodétermination est un droit fondamental du peuple sahraoui par la force de la loi et l'ONU doit assumer ses responsabilités face à la tergiversation qui menacent la région et nourrissent des conflits stratégiques", a précisé l'universitaire, citant l'exemple des évènements survenus au niveau de la région est de la Méditerranée.

Dans le même sillage, le président du réseau algérien de journalistes soutenant la cause sahraouie, Mustapha Ait Mouhoub a fait savoir que "la Palestine et le Sahara Occidental constituent deux foyers de tension qui pourraient mener à des chemins sinueux et épineux menaçant la stabilité de la région".

"Les tentatives désespérées du Maroc pour étouffer la cause sahraouie ne dureront pas tant que le peuple sahraouie s'attache à son droit légitime", a poursuivi le journaliste, Ait Mouhoub, s'indignant de la politique de deux poids deux mesures observée par l'ONU.

De son côté, l'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omar a affirmé "aujourd'hui la balle est dans le camps de la communauté internationale qui doit prendre des mesures pratiques pour amener le Maroc à l'organisation d'un référendum d'autodétermination", condamnant "la tergiversation de l'ONU en terme de programmation du référendum".

"Si l'ONU veut réussir sa mission elle doit amener le Maroc à cesser ses violations aux droits du peuple sahraoui et le contraindre à appliquer les résolutions onusiennes, faute de quoi, elle perdra sa crédibilité", a ajouté M. Taleb Omar.

Mettant en garde encore une fois contre "l'impatience des sahraouis face à l'escalade marocaine qui les oblige à opter pour d'autres choix afin d'arracher leur liberté", le diplomate a souligné que le peuple sahraoui ne se rendra pas et son combat sera couronné par l'indépendance".

Le colloque national a vu la participation de nombre de représentants du corps diplomatique en Algérie à l'image du chargé d'affaires à l'ambassade de la République d'Afrique du Sud à Alger, un représentant de l'ambassade du Vietnam, outre des personnalités nationales et des universitaires entre chercheurs et académiciens.

Ont pris part également des personnalités de l'étranger via "Skype" tels que le président de la coordination des associations européenne de soutien au peuple sahraoui, Pierre Galand.(SPS)

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source : http://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2020/09/22/27477.html


 

L'ALGERIE DIT NON A LA NORMALISATION AVEC "ISRAËL"

L’Algérie dit «non» à la normalisation avec «Israël»

L’Algérie dit «non» à la normalisation avec «Israël»

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Par AlAhed avec sites web

L’Algérie ne participera pas à la «course» à la normalisation avec «Israël», a déclaré dimanche 20 septembre le président Abdelmadjid Tebboune.

«Nous ne participerons pas à la course à la normalisation, et nous ne la bénissons pas», a déclaré le président de la République dans un entretien à des médias nationaux.

Le président Tebboune a réitéré que la position de l’Algérie sur la question palestinienne qui est «sacrée pour nous et pour le peuple algérien».  C’est la clé du Moyen-Orient», a-t-il dit, en rappelant les positions fixes de l’Algérie vis-à-vis de la question palestinienne.

Le Président algérien a indiqué que le discours qu'il prononcera à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations Unies, prévue mardi prochain, portera sur la défense de la question palestinienne qui ne sera pas abandonnée par l'Algérie «quelques soient les circonstances».

Les déclarations de Tebboune représentent une première réaction officielle de l'Algérie concernant la signature des deux accords de normalisation avec «Israël» par les EAU et Bahreïn. Ils ont rejoint l’Égypte et la Jordanie qui ont déjà établi des relations avec pays respectivement en 1979 et en 1994. Lors de la signature des accords entre les Émirats arabes unis, Bahreïn et «Israël», le président américain Donald Trump a affirmé que «cinq ou six pays» arabes supplémentaires suivraient «très bientôt» l’exemple des deux monarchies du Golfe.

Le Mouvement de la résistance palestinienne Hamas a salué la déclaration du président algérien.

«Nous saluons la position catégorique du président algérien contre la normalisation et son attachement à soutenir la Cause palestinienne», a indiqué le dirigeant à Hamas, Sami Abu Zouhri dans un tweet.

«Ceci reflète l’authenticité de la position algérienne envers la Cause palestinienne», a-t-il ajouté.

https://french.alahednews.com.lb/36866/304


 

ALGERIE : VERS LE DECONFINEMENT DE LA COLERE?

 

L'épidémie de Covid-19 a suspendu la mobilisation de centaines de milliers de personnes qui avait mis un terme à la présidence d'Abdelaziz Bouteflika tout en poursuivant le combat pour renverser le régime. Depuis, le pouvoir a mis à profit cette séquence pour tenter d'asseoir sa légitimité mais aussi accélérer la répression. Quant au Hirak, confronté à la permanence du "système" et au rôle central de l'armée, il cherche à bâtir de nouvelles voies transformatrices.

Depuis la fin des manifestations, en mars 2020, le pouvoir du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a été peu enclin aux concessions. Les arrestations, qui ne se sont jamais arrêtées, se sont multipliées tandis que la crise sanitaire était mise à profit pour entreprendre une reprise en main autoritaire. Ces dernières semaines, des figures emblématiques du Hirak, issues notamment d'organisations citoyennes, ont été lourdement condamnées. On compte actuellement quarante-six prisonniers pour délit d'opinion. Les journalistes, l'information indépendante ou les réseaux sociaux sont particulièrement visés afin de museler les médias et de mettre au pas toutes les formes de contestation. Les incarcérations et les parodies des procès d'Abdelkrim Zeghileche et de Khaled Drareni sont caractéristiques du harcèlement judiciaire systématique des journalistes. L'arbitraire, les intimidations ainsi que les pressions policières sont désormais quotidiennes et la marque du nouveau pouvoir. On est donc bien loin des promesses d'ouverture.

Ce régime, dont l'armée demeure l'acteur principal, resserre les rangs et réconcilie les loyautés afin de gérer les difficultés qui s'annoncent. La crise économique et sociale dans sa dimension structurelle sous l'ère Bouteflika mais aussi avec l'effondrement des prix des hydrocarbures et les conséquences de l'épidémie risque d'être explosive. Pour cela, le pouvoir algérien cherche à reprendre la main à l'occasion du prochain vote sur la réforme constitutionnelle. Il s'agit de toute évidence d'une manœuvre car la nature du système hyperprésidentiel demeure tandis que les textes antérieurs ont été systématiquement violés au gré des intérêts de la caste dirigeante prédatrice et corrompue. Par ailleurs, le pouvoir a engagé une intense bataille idéologique pour scinder le Hirak. A. Tebboune prétend même être le dépositaire d'une tendance censée incarner le nationalisme algérien face à une autre dynamique, radicale, portée par des forces étrangères.

Dans ce contexte le Hirak travaille à poursuivre les mobilisations car la volonté populaire demeure intacte et forte. Jusqu'à présent ce mouvement a été horizontal permettant aux différentes tendances de cohabiter dans la rue sans avoir à s'opposer. Cependant, cette organisation peine à relayer les revendications populaires sur le plan politique et occulte les débats sur des questions fondamentales (droits des femmes, place de la religion, diversité des identités) de peur de diviser le mouvement. De plus, le Hirak doit faire face à deux apparents défis qui constituent des impasses. Soit, il se formalise dans le jeu politique, le légitimant sans en tirer aucun profit soit, il demeure une force sociale incapable de peser sur les acteurs centraux. Dans les deux cas, le pouvoir trouvera les moyens de réaffirmer son hégémonie. Pour autant, la force considérable du Hirak reste sa durée. Le peuple algérien se réapproprie la politique dont il a été privé. Cette autonomisation du fait politique échappe au régime et permet l'émergence de forces expérimentées et créatrices qui seront à la base de transformations progressistes durables. Les espoirs du Hirak ne sont pas prêts de s'éteindre.

Pascal TORRE
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source : https://www.pcf.fr/algerie_vers_le_deconfinement_de_la_colere


 

ALGÉRIE : LE MEGA REVERS CIA/MOSSAD

Maghreb Press du 15 septembre 2020

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Un vaste complot contre la sécurité de l'Algérie dénoncé par le journal El-Watan

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com

Dans ce numéro de Maghreb Press :

•        Algérie

-Alger : « Des terroristes arrivés comme réfugiés en Algérie » avec l’aide « d’ONG sionistes »

C’est un article bien significatif que le journal El-Watan citant le ministère algérien de l’Intérieur fait publier. L’article reprend mot à mot les précédentes analyses de Zoom Maghreb.

Depuis les premiers jours de la pseudo-guerre libyenne que d’aucuns affirmaient qu'elle est concentrée sur le pétrole, Zoom Maghreb y a vu un vaste complot contre l’un des pays arabes les plus anti-Israël du monde à savoir l’Algérie : cette guerre entre amis, Turquie et Émirats étant tous deux des alliés de l’OTAN et donc des États-Unis, le déploiement des bases aériennes ottaniennes sur les frontières avec l’Algérie et de placer ainsi son ciel sous la surveillance US/OTAN.

Ankara a aussi placé un corridor maritime pour transférer les terroristes d’Idlib vers la Libye. Vint ensuite le tour de la signature des accords sécuritaires turcs avec le Niger pour placer ces mêmes terroristes sur la frontière sud-algérienne tandis que la France, elle, travaillant à la déstabilisation du Mali et à l’affaiblissement de son armée y a fait son coup d’État. Et tout ceci, alors qu’en Méditerranée occidentale, un autre pseudo bataille, celle du gaz oppose la France à la Turquie là encore avec en toile de fond le déploiement de l’armada otanienne près des côtes algériennes. 

Le directeur d’étude au ministère algérien de l’Intérieur en charge du dossier des migrations a révélé au quotidien El-Watan que des terroristes venus de zones de combat au Moyen-Orient sont entrés en Algérie par le sud avec le statut de réfugié. « Leur but est d’attenter à notre sécurité au moment opportun », affirme-t-il. Et il a raison. Surtout que ces terroristes sont censés servir de levier de pression sur l’État algérien pour qu’il rallie la sphère trop restreinte pro-Israël en Afrique du nord, le Maroc faisant évidemment exception à la règle.

Le rapport dit  :  en 2018, des réseaux djihadistes venus de toutes les zones de combat, du nord de la Syrie et du Yémen, « ont tenté de se redéployer sur le territoire national via les frontières du Mali et du Niger, leur but étant d’attenter à notre sécurité au moment opportun » : « le complot a visé l’Algérie depuis Tamanrasset, zone frontalière pétrolifère sensible et stratégique, a été mis sur pied avec le concours actif de certaines associations nationales infiltrées par des réseaux étrangers ». On est donc en pleine opération « hybride » contre l’Algérie qui implique souvent des ONG « caritatives » pilotées par les services secrets étrangers.

Pour ce cas particulier, hélas, le Vatican y est pour quelque chose : l’ONG Caritas du Vatican dont le conseil d’administration est un véritable nid d’espions qui a soutenu des actes subversifs en Amérique latine (Venezuela, Bolivie ?!). Son but? Ouvrir les frontières sud du pays à une migration massive subsaharienne pour faire de l’Algérie un territoire de substitution aux réfugiés, chassés par les multinationales, comme au Congo, dans la province du Kivu, où plus de 500 000 Congolais ont été chassés par les entreprises minières étrangères vers l’Angola, expose-t-il, précisant que « le terrorisme et les groupes armés ont été mandatés pour chasser les populations installées dans des zones à fortes potentialités minières ».

Le rapport n’oublie évidemment pas la main d’Israël et du sionisme dans le financement et la feuille de route à appliquer de ces ONG avant de revenir sur les troubles récents à la frontière algéro-malienne : « leur objectif consistait à entraîner les Touareg algériens vers des revendications séparatistes », et ce, à l’appui des dysfonctionnements de l’État dans ces régions. Comme toujours donc les frontières des grands États sont visées dans ces opérations de déstabilisation. 

Source : PressTv avec Sputnik

-Développement des champs pétroliers et gaziers : plusieurs accords signés

Des contrats d’un montant global de 67 milliards de dinars ont été signés ce mardi 8 septembre à Alger par la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, avec ses filiales ainsi que d’autres entreprises algériennes dans le cadre du développement de champs gaziers et pétroliers à l’ouest du pays.

Ainsi, lors de la cérémonie de signature, présidée par le PDG de Sonatrach, Tewfik Hakkar, le Groupe public a confié à six entreprises algériennes à savoir, ENGCB, SARPI, ENGTP, ENAC, KANAGHAZ et COSIDER Canalisations, la construction des réseaux de collecte et des lignes d’expéditions du projet de développement des champs gaziers du Sud-Ouest du pays et qui totalisent une longueur de plus de 700 km.

« Vu l’importance de ce projet, nous l’avons divisé en plusieurs projets pour permettre un gain de temps. L’autre objectif est d’assurer un plan de charge au profit des filiales de Sonatrach et des entreprises algériennes surtout après le contexte suscité par la crise sanitaire », a fait savoir M. Hakkar lors d’un point de presse en marge de cette cérémonie.

Il a ainsi indiqué qu’une fois réceptionné, ce projet permettra d’assurer un apport de production de gaz estimé à 11 millions m3/jour à l’horizon 2022. Dans le même contexte, Sonatrach a signé avec le Groupement SARPI/SAFIR un contrat relatif au développement des champs pétroliers à l’ouest de TOUAT.

« Ce projet permettra d’alimenter la raffinerie d’Adrar à raison de 6 000 barils/j de pétrole brut d’ici 2022 », a expliqué le PDG de Sonatrach…

Source : aps.dz

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/14/634050/Maghreb-Press-du-15-septembre-2020


 

BEYROUTH : L’ALGÉRIE CONTRE L'OTAN

Alger envoie non pas des navires de guerre mais des matériaux de reconstruction

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L’Algérie envoie un navire chargé de 7000 tonnes de matériaux de construction au Liban. (Photo d’illustration)

Alors que l’OTAN continue à envoyer des navires de guerre et des unités militaires au Liban, l’Algérie y expédie de quoi reconstruire le port de Beyrouth.

Un navire chargé de 7 000 tonnes de matériaux de construction a pris le départ ce lundi 31 août depuis le port de Djen Djen (Jijel) pour le Liban dans le cadre d’une opération de solidarité avec ce pays suite à l’explosion survenue au port de Beyrouth, en présence de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme, Kaoutar Krikou, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham et de l’ambassadeur du Liban à Alger, Mohamed Hassan.

Ces 7 000 tonnes de matériaux de construction (6 000 tonnes de ciment et 1 000 tonnes de plâtre) s’inscrivent dans le cadre de la « poursuite de la série d’aides initiée par l’Algérie au profit du Liban suite à l’explosion survenue le 4 août au port de Beyrouth », a considéré la ministre de la Solidarité nationale.

De son côté, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham a indiqué que le navire Stidia englobe un chargement de matériaux de construction provenant de plusieurs groupements industriels publics et privés pour « reconstruire ce qui peut être reconstruit à Beyrouth en particulier et au Liban en général », ajoutant que « les différentes initiatives de solidarité algérienne reflètent les valeurs de solidarité et d’entraide ancrées dans les principes de l’Algérie et l’esprit de solidarité des Algériens envers les pays amis et frères ».
Le ministre de l’Industrie a, dans ce sens, affirmé que « d’autres aides de différents matériaux de construction seront acheminées dans les prochains jours vers le Liban ».

Liban: débarquement armé de Paris ?

Liban : débarquement armé de Paris ?

L’armée française s’est mise à se déployer sournoisement au port de Beyrouth.

L’ambassadeur du Liban à Alger, Mohamed Hassan, a salué l’élan de solidarité dont a fait montre l’Algérie envers son pays en cette période « difficile », rendant hommage au gouvernement et au peuple algérien pour ces initiatives.

Rappelant que « l’Algérie était parmi les premiers pays à avoir dépêché différentes aides au Liban », le diplomate libanais a affirmé que ces initiatives reflètent « l’esprit de solidarité de l’Algérie envers le Liban ».

L’Algérie avait envoyé au lendemain de l’explosion survenue dernièrement au port de Beyrouth quatre avions transportant des aides alimentaires et médicales au profit des victimes.

Haïfa-shima du Hezbollah?!

Haïfa-shima du Hezbollah?!

https://french.presstv.com/Detail/2020/09/01/633102/Beyrouth--l-Alg%C3%A9rie-contre-l-Otan