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ALGERIE : PREMIER ECHEC MILITAIRE D’ISRAEL!

Par Le 17/08/2021

Feux en Kabylie ou les dessous d'une opération militaire US/Israël qui n'a pas abouti

Tuesday, 17 August 2021 12:37 PM  [ Last Update: Tuesday, 17 August 2021 1:12 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le drone made in Algérie, El-Jazira. (Archives)

Si les feux en Kabylie ne sont pas spontanés, hypothèse que le président Tebboune semble soutenir, et si ce lynchage à caractère ethnique qui a toutes les chances d’être un "false flag" signé les séparatistes pro-Israël en Kabylie, alors il faut voir bien plus qu'un simple coup de bluff dans les récents propos du Sioniste Lapid qui a carrément menacé depuis Rabat, capitale marocaine, Alger, pour ses liens de partenariat rapproché voire d'alliance potentielle avec l'Iran. Ces incendies qui ont coûté la vie à près de 100 personnes dont un bon nombre de soldats ont eu à vrai dire l'apparence d'une action militaire parfaitement préméditée en termes de cible d'abord mais aussi de modus operandi. Le fait qu'ils aient précédé de quelques heures l'arrivée de Lapid à Rabat qu'on sait être, hélas, une base arrière infestée d'officiers et d'espions sionistes, depuis cette normalisation annoncée non pas par Mohamed VI mais par Trump en septembre 2020. D'aucuns estiment que cette première attaque "Israël/US" contre l'Algérie pourrait avoir été causée par des armes ioniques, genre HAARP.

1ère attaque US contre l'Algérie!

1ère attaque US contre l'Algérie!

Plus de 70 départs de feu quasi-simultanés dans 13 régions différentes en Kabylie au nord de l'Algérie

Ce phénomène à base ionique qu'un gourou comme Brzezinski décrivait comme étant un levier de déstabilisation à l'adresse des États non amis sans que "les États-Unis soient contraints de mobiliser des troupes ou tirer une seule balle", le but étant non seulement de provoquer des incendies de forêt ou industriels mais encore "de détruire en vol les missiles, fusées, avions et satellites, de mettre HS des installations électriques civiles et militaires, d'interdire les communications radio sur une zone donnée, de scanner le sol et les océans à grande profondeur, d'attaquer des cibles au sol voire de contrôler le climat et créer une arme climatique."... Et on en passe.  Évidemment c'est une hypothèse d'arme utilisée qui vu l'ampleur des feux qui broient en ce moment même des pays entiers à commencer par les USA eux-mêmes avec des milliers d'hectares de forêts californiens réduits déjà en cendres, pourrait être encore au stade d'essai.

Mais un Israël qui rode depuis des mois tout autour de l'Algérie et qui sans l'annoncer officiellement a largement pris part aux exercices "américains" African Lion 2021 au Sahara occidental en juin avec justement le but strict de tâter le ciel, le sol et les mers algériens, les capacités d'attaque et de défense de l'ANP, pourrait aussi avoir provoqué ce feu autrement. En effet des dizaines de foyers de feu partis simultanément à travers toute la province kabylie donnent plutôt à croire à une opération massive appuyée par des agents locaux et employant des drones qui ayant distrait la vigilance radar de la DCA algérienne, se seraient abattus sur des cibles militaires, d'où le bilan bien lourd de soldats tués. D'ailleurs, ce n'est pas sans raison si le Maroc a été poussé à se procurer des MQ-9 US ou des "Harop" et "Hermes- 450" et sans doute d'autres types de drones qui ont déjà servi à liquider des commandants du Front Polisario et que l'axe US/Israël active pour sa première démonstration de force contre l'Algérie. 

Missile

Missile

 Or l'allusion de Lapid à l'Iran et ses rapports avec l'Algérie qui "inquiète Israël" pourraient ne pas être sans rapport avec le contexte. Comment ? Depuis les grandes opérations de drone de la Résistance au Yémen et en Irak, le drone pour Israël signifie l'Iran et bien que l'entité se revendique comme étant une puissance en la matière, sa crainte de se voir pris pour cible, des essaims de drones de la Résistance est un fait avéré. En Kabylie, l'entité aurait-elle tenté de prendre les devants, d'anticiper sur l'émergence d'une alliance militaire irano-algérienne à venir et qui pourrait doter l'armée classique algérienne, forte de son superbe arsenal made in Russie, d'une dimension asymétrique? Bien possible. Car si la première bataille Empire agonisant/Algérie a pour le décor de vastes contrées du Sahara, ainsi que le donnent à croire les étapes d'African Lion 21, cette armée algérienne aurait bel et bien besoin non seulement de Su-57, de MiG 29 et de S-400 mais encore des armes asymétriques. Et l'Iran en a et en procure à ses alliés pas uniquement l'arme elle-même mais la technologie d'en fabriquer. Et c'est cela entre autres qui fait peur à Lapid et le pousse à menacer l'Algérie qui une fois décidée à en découdre avec l'axe US/Israël fera revivre les grands moments de sa guerre d’indépendance.

L'Algérie met en garde Israël!

L'Algérie met en garde Israël!

Israël se sert de Rabat pour attaquer l

Mais il y a plus : si Israël menace l'Algérie, c'est que ce pays a mis sens dessus dessous les plans africains de l'Empire qui du Sahel à la côte veut placer sous l'emprise d’Israël les pays africains entiers rien qu'en incrustant l'entité au sein de l'UA. Or l'Algérie est la seule partie à pouvoir contrecarrer ce plan et elle est en train de le faire. Selon des sources diplomatiques à Alger, le véritable enjeu pour l’alliance israélo-marocaine c’est l’influence en Afrique. C’est là que les intérêts et les intentions des deux pays peuvent buter sur l’Algérie et sa diplomatie, qui cherchent à se redéployer dans un continent fortement convoité par les grandes puissances. L’Algérie a récemment contré l’admission d’Israël à l’Union africaine (UA) en tant qu’observateur. Le 3 août, les ambassadeurs de sept pays membres de l’instance panafricaine à Addis-Abeba, dont l’Algérie, ont signé une note désapprouvant la décision du président de la Commission africaine, Moussa Fati, d’admettre Israël comme membre observateur. 

J+10, l'armée de l'air d'Israël, enterrée!

J+10, l'armée de l'air d'Israël, enterrée!

Arrow et Fronde de David rejoignent le Dôme de fer dans la "poubelle de l'Histoire

Les deux tiers des États membres de l’Union africaine reconnaissent Israël et il est difficile de prédire à ce stade l’annulation de la décision. Mais il n’en reste pas moins que le retour en force de la diplomatie algérienne sur la scène africaine est perçu comme une menace pour les plans israéliens et américains  sur le continent surtout si ce retour s'accompagne d'une nouvelle forme d'alliance entre l'Algérie et la Résistance. Car si la Résistance parvient à atteindre le Sahel là où l'Empire reproduit tous ces modèles de guerre perdues au Moyen-Orient, ce serait alors la fin de la recrée : une Résistance ouest-africaine aidée par l'Algérie sera faire du Sahel, un Yémen bis, un Irak bis, une Syrie bis, un Afghanistan bis avec en toile de fond une Barkhane, un Takuba, un Africom..., non seulement enlisés, puisque cela est déjà le cas, mais fuyants, la queue entre les jambes... La 1ère attaque à feu US/Israël contre l'Algérie a été un échec puisque motivant un rapprochement irréversible irano-algérien. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/17/664625/D%C3%A9fi-Alg%C3%A9rie-Isra%C3%ABl-en-Afrique

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SOLIDARITE DE LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) AVEC LE PEUPLE ALGERIEN POUR LES INCENDIES QUI FONT RAGE EN ALGERIE

Par Le 16/08/2021

16 Août 2021

 

13 Aug 2021ALGERIE
La Fédération Syndicale Mondiale, voix militante de 105 millions de travailleurs dans 133 pays du monde entier, étend sa solidarité internationaliste aux travailleurs Algériens après les incendies qui font rage en Algérie depuis le début de la semaine et qui s’avèrent aussi meurtriers que catastrophiques, avec au moins 69 personnes brûlées vives – 28 militaires et les autres civils et avec milliers d’hectares de forêts brulées.

La plupart des victimes ont été signalées en Kabylie, dans le nord de l’Algérie, où le principal front de feu fait rage, probablement causé par des incendiaires, qui ont profité de la chaleur et de la forte sécheresse. Les 28 soldats ont perdu la vie en essayant de sauver une centaine de civils piégés dans des zones montagneuses en feu.

Nous exprimons notre tristesse profonde et nos condoléances aux  familles des victimes.

En tant que mouvement syndical mondial de classe, nous appelons aux autorités du pays de prendre toutes les mesures nécessaires pour donner de  l’aide et indemnités aux personnes touchées et des plans de protection des forêts pour la prévention de telles tragédies.

Le Secrétariat

source : http://www.wftucentral.org/solidarite-de-la-fsm-avec-le-peuple-algerien-pour-les-incendies-qui-font-rage-en-algerie/?lang=fr

Tag(s) : #FSM#Algérie

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LE PETROLE ALGERIEN EN DANGER ?

Par Le 12/08/2021

Incendies simultanés et espionnage pétro gazier, qui veut pousser l'Algérie a faire des concessions?

Thursday, 12 August 2021 6:21 PM  [ Last Update: Thursday, 12 August 2021 6:21 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les incendies simultanés en Kabylie : qui doute encore de la main criminelle. © Algeriepatriotique

Bien sûr que de vastes incendies qui ont frappé la Kabyle, région stratégique côtière du Nord algérien que Rabat, sur l"ordre de l"axe US/ Israël a supprimé sur la carte algérienne qu'il a distribué parmi les membres de MNA, ne sont pas accidentels. Les hypothèses se multiplient sur le départ de ces dizaines de feu simultanés qui ont atteint la Tunisie voisine et beaucoup évoquent que ce coup signé US/Israël pourrait provenir de l'effet HARPE ce bombardements ionique en quoi le Pentagone voit une arme de déstabilisation des Etats ennemis. L’Algérie en est un et un des pires qui soi vu son radical rejet de toute normalisation du fléau sioniste qui frappe le Moyen-Orient. D'où cette volonté d'embraser  dans le sens littérale et figuré du terme la Kabyle. Mais les Kabyles sont algériens et le resteront et ils n'iront surtout pas oublier que les incendies simultanés dans leur région ont avant tout coûté la vie a des dizaines de soldats venus leur porter secours . Et si le HARPE conjugué perfidement à l'heure algérienne avait un objectif plus sinon autant  perfide que celui de provoquer le séparatisme kabyle? 

"Des informations fiables nous sont parvenues concernant l’organisation secrète Katibat Jound Al-Khilafa, bras armé du parti tunisien Ennahdha de Rached Ghannouchi. Ces informations attestent du projet d’assassinat du président tunisien Kaïs Saïed par cette organisation, laquelle va être activée pour organiser des attentats. Nous avons également appris que cette organisation terroriste détient des informations et des documents troublants qui ont été saisis par la justice tunisienne lors de l’incarcération de Mustafa Khidr, chef de ce groupe terroriste. Il s’avère que ce dernier, propriétaire d’une auto-école – entreprise écran –, a échangé des informations avec les services secrets d’un pays européen après avoir contribué, par l’intermédiaire de son réseau terroriste affilié aux Frères musulmans, à la libération d’un journaliste originaire de ce pays, qui était détenu en Syrie. La libération dudit journaliste a été monnayée par une demande d’informations concernant la société algérienne Sonelgaz."

Lire aussi : La visite du PM algérien à Téhéran est-ce le prélude à une coalition militaire anti-Empire au Maghreb?

Et si cette pyromanie criminelle a base des ions visait à  porter atteinte au secteur pétrogazier de l’Algérie l'un des plus convoités les mieux protégées de l'État avec l'article 49/50? Juste avant que la France et Cie ne donne naissance au terrorisme jihadiste au Mali une spectaculaire attaque terroriste a visé il y a plusieurs années de cela le secteur pétrolier algérien.  La Libye fut attaquée et la suite on la connait. Le pétrole algérien est en danger selon tout vraisemblance 

1ère attaque US contre l'Algérie!

1ère attaque US contre l'Algérie!

70 départs de feu quasi-simultanés dans 13 régions différentes, US/Israël déclare la guerre à l'Algérie

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/12/664324/Algerie-les-incendies-ont-ils-%C3%A9clate-naturellement

 

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PREMIERE ATTAQUE US CONTRE L'ALGERIE ?

Par Le 11/08/2021

70 départs de feu quasi-simultanés dans 13 régions différentes, US/Israël déclare la guerre à l'Algérie!

Wednesday, 11 August 2021 12:40 PM  [ Last Update: Wednesday, 11 August 2021 3:38 PM ]

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Incendies dans de vastes zones du nord d'Algérie. ©Express

Plus de 70 départs de feu quasi-simultanés dans 13 régions différentes en Kabylie au nord de l'Algérie, Kabylie où l'axe US/Israël a tenté pas plus tard qu'il y deux semaines une nouvelle provocation, en la présentant comme étant un État indépendant sur une carte manipulée algérienne. Evidemment, ce serait trop naïf de croire que cette première "atteinte directe" contre le territoire algérien qui coïncide très curieusement avec un rapprochement sans précédent d’Alger avec l'axe de la Résistance, illustré à travers cette récente visite très significative du Premier ministre algérien à Téhéran, à l'occasion de la prestation de serment du président Raïssi, est un simple effet du hasard surtout que le sioniste Lapid vient d’atterrir il y a quelques heures au Maroc pour y officialiser au mépris de millions de Marocains pro Palestine, l'implantation d’Israël aux portes de l'Algérie et que ces incendies "se sont étendus" rapidement à la Tunisie voisine, laquelle Tunisie a pris de court il y a peu l'axe US/Israël/Monarchies du golfe Persique en faisant un royal ménage chez elle dans un sens visiblement contraire à celui souhaité par les USA et acolytes, qui feignent l'indifférence, mais qu'ils n'en restent moins bien inquiets à l'idée d'avoir à faire face à une coalition nord-africaine anti-Israël, anti-US, axée sur la cause palestinienne et prête à nouer ses efforts à l'axe de la Résistance à l'effet de contrer le Grand Maghreb. 

African Lion: l’Algérie va riposter?

African Lion : l’Algérie va riposter ?

Alors même que les Algériens renouvellent aujourd'hui leur Assemblé au bout de plusieurs semaines de campagne médiatique occidentale intensément hostile co...

Plus d'un observateur relierait ces éléments éparses à ce méga exercice militaire mené dans le Sahara occidental début juin pendant un laps de temps assez important, exercice où quelques 7000 Américains et Israéliens entre autres ont de près et de loin ont eu le temps de scruter le ciel de l'Algérie, sous toutes ses facettes, là où il est possible de lancer des attaques de type énergétique et environnemental. Evidemment, il y a aussi des incendies dévastateurs qui ravagent en ce moment même et suivant presque un scénario similaire des régions entières en Turquie, en Italie, en Grèce, mais quiconque connait les Yankees et leurs sous fifres sionistes, pour qui il n'existe ni allié ni partenaire seuls des "vassaux", cette extension de feu en zone de l'OTAN ne devrait pas surprendre. 

Ce qui renforce davantage des soupons, c'est le nombre particulièrement élevé des militaires ayant perdu la vie dans ce "coup de foudre" effrayant ayant visé la Kabylie comme si une attaque ou des attaques venaient à avoir lieu contre les camps de concentration de troupe. Mais est-ce possible ? En 2020, l'institut d'études stratégiques du collège de l'armée américaine prônait un recours systématique à l'effet de HAARP, et, ce, à l'effet de "déstabiliser" les "pays hostiles aux États Unis" : " Dans les guerres modernes, l'arme électronique et bioélectrique devrait avoir le dernier mot. HAARP est un émetteur d'ondes électromagnétiques capables de faire libérer les électrons libres de l'ionosphère à une altitude de 275 kilomètres de la terre. C'est une couche qui a une température habituelle de 1400 degrés. Assez pour provoquer des incendies géants". 

Menace militaire US: l'ANP riposte!

Menace militaire US : l'ANP riposte !

Les analyses de la rédaction : Algérie

L'institut en question ne faisait d'ailleurs pas mystère de son intention belliciste en se référant à Brzezinski, fameux stratège de l’administration Carter qui louait à travers l'"effet HAARP, une arme "redoutable qui sans même impliquer un seul soldat US pourrait lancer des guerres-éclairs et rapides". Ainsi alors même que les médias mainstream colportent tous les jours les feux de forêt à n'en pas finir en Californie, on serait peut -être en face d'un vaste terrain d'essai d'un Pentagone qui affute ses armes à base d'énergie pour s'en servir contre les récalcitrants. 

Ce mercredi, le ministre algérien de l'Intérieur a ordonné en écho au président Tebboune, l'ouverture d'une enquête sur les incendies massifs dans le nord du pays dont l'origine serait "criminelle" : « Notre patrie connaît à nouveau une épreuve douloureuse qui s'ajoute aux épreuves qu'elle a vécues cette année. Tout comme les épreuves précédentes, nous triompherons par la grâce de Dieu. Nos cœurs sont avec tous ceux qui contribuent à éteindre les incendies. Nous allons prendre toutes les mesures nécessaires pour maîtriser la situation », a posté le président Tebboune sur Twitter.

EMP

EMP

Plus d'un observateur attendait avec impatience le discours du Secrétaire général du Hezbollah ce vendredi, au terme de quatre ans de guerre sans merci d...

Mais où en veut venir l'assaillant?  Selon les sources algériennes, "les victimes relevaient d’un détachement du 57e bataillon léger d’infanteries, et là est portée au grand jour cette politique immuable de l'axe US/OTAN à chercher à éroder, à affaiblir toute armée dès qu'elle refuse de se mercenariser et de se mettre au service des intérêts de l'axe pro-sioniste. Au Maroc, cette armée déjà largement infiltrée par les officiers sionistes, et ce, dans le sillage de la normalisation avec Israël n'offre plus un abri sûr aux soldats marocains patriotes dont des dizaines font défection en direction de Ceuta ces temps-ci. En Algérie, les choses sont nettement différentes. L'Africain Lion 2021 devrait avoir bien révélé au Pentagone des points forts de l'Armée algérienne pour que l'Amérique se voit, après avoir si éhontément bombé le torse, dans l'obligation de se raviser et de passer à l'acte par les voies détournées. Autrement dit, le peuple marocain refuse d'en découdre avec le peuple algérien, ce qui prive l'axe US/Israël de ce premier déclic qu'il faut pour plonger le Maghreb dans les affres de la guerre.

Un axe Algérie-Iran ... émerge?

Un axe Algérie-Iran... émerge ?

La visite du PM algérien à Téhéran est-ce le prélude à une coalition militaire anti-Empire au Maghreb ?

D'allieurs le choix de la Kabylie qu’Israël cherche à en faire, sans succès jusqu'ici, un second Kurdistan irakien, ou Soudan Sud est loin d'être anodin, les États Unis cherchant sans doute à en faire endosser par médias interposés la responsabilité de ce crime aux Kabyles, façon d'ouvrir un front de guerre civile inter- Algérie. 

La question qui se pose est dès lors la suivante : ce premier assaut sera-t-il le dernier ? Où les États-Unis ne viennent-ils que de commencer une série noire ? Pour les Résistants, la réponse ne fait pas de doute : les Yankees ne terminent jamais leur jeu à moins d'y être poussés, autrement dit, l"Algérie vient de rentrer dans une phase forte délicate de son histoire où la diplomatie, l'art algérien par excellence, ne répond plus et qu'il lui faut entrer dans des alliances militaires gagnantes. Il y a évidemment la Chine et la Russie, mais elles, ont leur propre vision du monde pas forcément anti-Israël. Alger devra tourner les yeux vers l'axe de la Résistance,bien plus qu'avant. La visite du PM algérien en Iran qui vient d'élire le président anti Empire, Raïssi est un bon début... mais le temps presse...

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/11/664211/Incendie-en-Algerie-actes-criminels-

 

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IRAN/ALGERIE : VERS UN FRONT MILITAIRE ANTI-"ISRAËL"?

Par Le 05/08/2021

Alliance Résistance-Maghreb anti-sioniste contre l'Empire

Thursday, 05 August 2021 5:50 PM  [ Last Update: Thursday, 05 August 2021 6:06 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le nouveau président iranien a rencontré le Premier ministre algérien à Téhéran, le jeudi 5 août 2021. @IRNA

Évidemment qu’il fait le parallèle voire la superposition : le président iranien Raïssi qui a reçu le Premier ministre algérien a Téhéran ce jeudi juste avant qu’il ne prête serment au titre de président a tenu à louer à travers les hommes et les femmes d’Algérie des « symboles de la résistance ». En effet, bien avant que l’Iran se révolte contre l’Empire, l’Algérie s’est émancipée des puissances colonialistes au prix d’une révolution et d’une lutte acharnée pour l’indépendance et la pleine souveraineté qui se poursuit toujours. 

« Les hommes et les femmes algériens, leur vie et leur parcours ont depuis toujours été une référence en termes de résistance aux ingérences étrangères » a dit le président a M Aïmene Benabderrahmane jeudi avant de souligner : « les relations de L’Iran avec l’Algérie n’ont jamais cessé d’être fraternelles et cette fraternité et cordialité se sont accrues après la victoire de la Révolution islamique d’Iran. Mon gouvernement a la ferme intention à élargir des relations avec les voisins et les pays musulmans sur base d’initiative et de mécanismes appropriés » a souligné Raissi dans une claire allusion au volet africain ultra actif de sa feuille de route présidentielle. 

Raïssi, l'Anti-Empire, validé Président !

Raïssi, l’Anti-Empire, validé Président !

Mais il vise, semble-t-il, bien plus. Depuis des mois l’Iran assiste aux tentatives effrénées de l’axe maximaliste composé des États-Unis de leurs satellites moyen-orientales, mais aussi et surtout d’Israël destinées à briser l’anti sionisme au Maghreb. Il y a évidemment ce « Grand Maghreb » dont rêvent les Yankees et leurs acolytes otaniens et qui devrait ressembler au Grand Moyen-Orient soit un amas d’États démembrés à base confessionnelle et en perpétuels conflit puis c’est à travers le chaos organisé que le pillage systématique de ressources est bien possible. Or, au Moyen-Orient l’axe de la Résistance, de l’Irak au Yémen en passant par l’Iran le Liban Gaza et la Syrie a fait à ce rêve et en a fait un cauchemar contre ses concepteurs : en Irak, l’US Army fuit les drones et les roquettes de la Resistance. Au Yémen le Pentagone pleure ses Patriot. À Gaza, au Liban et en Syrie, le rejeton israélien des USA comptent les minutes les heures en attente de cette fin irréversible dont le prélude a été la bataille de l’Épée de Qods. L’infiltration israélienne au Maghreb via le Maroc n’est pas chose nouvelle. Ce qui est nouveau, au contraire, c’est cette coalition anti sioniste qui a vu le président tunisien faire capoter le complot de sioniser la Tunisie et d’en faire aux côtés du Maroc une base d’attaque contre l’Algérie. Est aussi nouveau ce tonitruant retrait US face à un État algérien qui a très clairement mis en garde l’axe USA/France contre tout agissement au Sahara. Avec un destin et une vision du monde si proche Raïssi ne pouvait ne pas appeler le PM algérien à la former d’une alliance Iran-Algérie sur la scène internationale : 

« La volonté de l’Iran est d’élargir les relations avec l’Algérie, et la promotion du niveau des relations bilatérales devrait être un motif pour renforcer les relations et la coopération entre les deux pays sur la scène internationale », a déclaré le nouveau président.

Et le Premier ministre algérien de répondre : 

« En Algérie, plus de 1,5 million de personnes ont perdu le vie dans la voie de la lutte contre le colonialisme, et notre politique étrangère est de défendre les droits des nations opprimées. »

L'Iran vote massivement

L’Iran vote massivement

Avec ses meilleures armes médiatiques, ses réseaux sociaux tentaculaires liés à ses services secrets et ses milliers d’agents reconvertis en journalistes d...

Pour avoir à contrer l’invasion sioniste au Maghreb, les coopérations Iran-Algérie pourrait dépasser sous Raissi le stade économique et toucher celui de la Défense. Car Biden a certes republié une carte du Maroc « amputé du Sahara », la ruse n’en saute pas moins aux yeux. Au fait, des semaines d’exercices militaires et d’agissements au Sahara au Sahel et en Libye ont prouvé aux Yankees qu’il ne faut pas mettre à l’épreuve l’ANP. Reste que l’Empire du chaos ne peut survivre qu’à travers le chaos. Le contrer demande des alliances transrégionales. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/05/663785/L%E2%80%99Alg%C3%A9rie-symbolise-la-R%C3%A9sistance-(Ra%C3%AFssi)

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USA : POURQUOI L'ALGERIE FAIT PEUR ?

Par Le 01/08/2021

Pourquoi l'African Lion 2021 s'est exclusivement concentré sur les capacités aériennes de l'adversaire virtuel?

Sunday, 01 August 2021 3:31 PM  [ Last Update: Sunday, 01 August 2021 3:32 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

DCA algérienne (Archives)

Pourquoi l'African Lion 2021, cet exercice militaire d'envergure que les États Unis ont mené aux portes de l'Algérie, au cœur même du Sahara occidental et ce, retranché derrière le Maroc à qui ils ont fourni avions F-16, drones MQ-9 et le conseil et l'assistance d'une entité israélienne spécialiste en assassinats ciblés par le drone, s'est exclusivement concentré sur les capacités aériennes de l'adversaire virtuel? Évidemment parce que l'Algérie dont il s'agit de viser virtuellement en attendant qu'un premier déclic donne lieu à un clash entre le Maroc et l'Algérie, a l'armée de l'air la plus puissante de l'Afrique, de l'aveu même des USA. 

A quoi joue l'armée algérienne?

A quoi joue l'armée algérienne?

Depuis la capitale russe, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) de l’Algérie a averti Rabat et plus que Rabat ces

En avril, Military Watch écrivait : Les forces aériennes de l’armée algérienne sont les plus puissantes en Afrique. L'Algérie dispose actuellement de la plus grande armée permanente d’afrique en temps de paix. elle dispose également de nouveau missile de croisière chinois cx-1 qui offre une marge de manœuvre significative pour réduire les services autres que l’armée de l’air. En 2015, le pays était le premier pays d’Afrique à acquérir le système de défense aérienne à longue portée S-300 ou l’un de ses dérivés. Ce dernier fournit une portée de 250 km et permet aux forces algériennes d’engager les cibles à les vitesses de mach 14. Et puis l’armée aérienne s’apprête à réceptionner les premiers modèles de Su-34E destinés exceptionnellement à l’Armée nationale populaire (Anp), après l’aboutissement des négociations entre les parties algérienne et russe ayant duré plus de huit ans. Le premier lot comporte 14 bombardiers moyens Su-34E. La construction de ces derniers a été entamée en janvier dernier par l’usine aéronautique de Novosibirsk (sud de la Russie). À noter que le Su-34E est un bombardier possédant les capacités d’autodéfense dignes les meilleurs chasseurs et allège donc le fardeau de la protection.

Iran: les missiles de croisière tonnent !

Iran: les missiles de croisière tonnent !

Dans la phase finale de l’exercice militaire « Gardiens du ciel de Velayat-98 », le système de missiles Mersad a détruit un drone agresseur

Mais ce n'est pas tout : en effet alors même que les événements en Tunisie semblent avoir pris de court l'axe atlantiste qui voyait à travers le voisin pro-Palestine de l'Algérie un partenaire bien fiable pour celle-ci dans sa bataille contre la normalisation et qui cherchait par accointance frériste interposée, miner justement ce voisinage tunisien un peu trop solidaire avec Alger, bien trop anti-Israël, d'autres éclaircissements viennent d'être faits sur l'état de l'armée de l'air algérienne lesquels éclaircissements sont propres à expliquer cette rage anti-Algérie. 

Au fait il semblerait qu'Alger n'a jamais eu un penchant trop prononcé pour les armements US encore moins pour ceux made in France. Military Watch évoque dans un récent numéro, justement, les raisons pour lesquelles l'Algérie a préféré le chasseur russe Su-30 au chasseur français Rafale, en analysant l'histoire et les caractéristiques de chaque chasseur et la situation politique et militaire de la région. Signe que l'arsenal algérien n'est pas comme ceux de certains de voisin, une compilation aveugle mais un cadre militaire s'adaptant à une géopolitique consciencieusement choisie. 

Algérie 1er acte naval anti-US?

Algérie 1er acte naval anti-US?

À quoi riment ces exercices militaires en cascade que les USA, chassés à coup de missile et de drone du Moyen-Orient multiplient tout autour du Maghreb ara...

La revue écrit : "le chasseur léger français Rafale de quatrième génération a eu une histoire mouvementée, puisqu'il est entré en service 15 ans après son premier vol d'essai, en raison de difficultés de développement et n'a pas obtenu le succès escompté sur les marchés d'exportation. "Rafale" a échoué face à son concurrent américain "F-15" dans la plupart des contrats conclus avec des pays comme la Corée du Sud, Singapour, le Maroc et les Emirats Arabes Unis, et a perdu contre des chasseurs "F-18" au Koweït, en plus de nombreux contrats qu'elle n'a pas réussi à conclure en raison de la concurrence avec d'autres combattants. Et le Rafale a de nouveau tenté dans la première décennie du XXIe siècle de fournir des articles à l'armée de l'air algérienne, alors que l'Algérie tentait de moderniser sa flotte de chasseurs russes MiG-23, acquis dans les dernières années de la guerre froide."

Selon l'article, « l'armée de l'air algérienne a refusé d'acheter le Rafale à cette époque pour un certain nombre de raisons y compris celle-ci:  L'Algérie a choisi de rivaliser avec le chasseur américain "F-16", c'est pourquoi son choix s'est porté sur le chasseur "Su-30", qui était considéré à bien des égards plus capable que son concurrent américain. Depuis cette date donc, l'Algérie savait avoir un jour à faire face à l'US Air Force et cette vision lui avait procuré une longueur d'onde sur les Yankee. Le plus grand pays africain avait  trouvé en effet un "gros défaut" au F-16, ce qui pourrait d'ailleurs lui servir si jamais par les temps qui courent, il venait à l'esprit des Américains d'entrer en conflit avec Alger indirectement ou par Maroc/Israël interposés. La portée des F-16 était encore beaucoup plus courte que les catégories de poids des poids lourds tels que le Su-30 et le F-15. Quant à Rafale, il avait un "gros défaut ". La zone que l'armée de l'air algérienne devrait couvrir est à peu près équivalente à la superficie de la France, de l'Allemagne, de l'Espagne, de l'Italie, de la Belgique, de la Suisse et de la Grèce réunies.

Iran/Algérie : La coopération militaire?

Iran/Algérie : La coopération militaire?

L'Iran et l'Algérie dénoncent les pays qui ont normalisé avec le régime infanticide d’Israël.

le Rafale est une dinde volante avec le moteur très faible qu'il a là. Là encore en est en pleine vision géostratégique d'un arsenal intelligent. Et "the last but not the least":  le moteur du chasseur français était faible - le plus faible pour tous les chasseurs au monde à l'époque - ce qui limitait sa portée, sa vitesse, sa capacité opérationnelle et son altitude, ce qui a permis au chasseur russe "Su-30" d'être une plus grande opportunité. pour une réponse rapide aux menaces extérieures distantes sur quoi l'Algérie pensait à l'époque. Et le temps lui a donné raison: l'escalade des menaces extérieures en provenance de l'Occident, notamment après la guerre menée par la France contre la Libye, a fortement affecté la décision algérienne. 

L'Algérie met en garde Israël...

L'Algérie met en garde Israël...

Ce n'est pas tous les jours que le président algérien souhaiterait se fier à la presse française. S'il vient de le faire en accordant un entretien exclusi...

L'acquisition d'armes auprès d'une source non occidentale fiable a été bénéfique à bien des égards pour la partie algérienne. Parce que la France a, à plusieurs reprises dans le passé, a fourni des informations détaillées sur les spécifications et les faiblesses de ses avions de combat et de ses armements aériens (des chasseurs) à ses alliés occidentaux, notamment aux États-Unis et à la Grande-Bretagne pendant la guerre du Golfe [Persique] de 1991 et à La Grande-Bretagne pendant la guerre des Malouines... » Belle vision d'avenir d'une Algérie bien trop futée pour se laisser piéger... 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/31/663422/L-Alg%C3%A9rie-fait-peur-aux-USA-arm%C3%A9e-de-l-air-puissante-en-Afrique

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ABDELATIF REBAH : ECONOMISTE : « PRES DE SIX DECENNIES APRES L’INDEPENDANCE, LA QUESTION DE LA VOIE A PRENDRE EST TOUJOURS EN JEU »

Par Le 06/07/2021

Abdelatif Rebah. Économiste : «Près de six décennies après l’indépendance, la question de la voie à prendre est toujours en jeu»

Abdelatif Rebah. ÉconomistePhoto : D. R.

 NADJIA BOUARICHA

 

05 JUILLET 2021 À 10 H 29 MIN

 

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Quel regard portez-vous sur les choix économiques de l’Algérie en 59 années d’indépendance ?

Merci de me donner cette opportunité de revenir, ne serait-ce qu’à grands traits, sur les étapes caractéristiques de l’évolution de l’économie algérienne depuis 1962, et ce, tout particulièrement pour vos lecteurs des jeunes générations. Un rappel ô combien opportun par ces temps de révisionnisme néo-colonial. Il est important de savoir qu’en 2021, plus de neuf Algériens sur dix sont nés après l’indépendance.

Conjugué à la fois à l’absence de tradition d’entretien de la mémoire collective – tout particulièrement pour ce qui concerne la période récente d’édification de l’économie nationale – et à une entreprise politicienne intéressée, non déclarée, d’occultation délibérée de la courte expérience d’industrialisation algérienne, cette dynamique démographique a contribué à accentuer le phénomène de «blanc» dans la mémoire qui a imposé une lecture de l’histoire visant à nier les acquis du développement national engagé après l’indépendance jusqu’à la fin des années 1970.

Une lecture qui porte au passif des décennies du développement national 1960/70, les dégâts et les destructions causés par plus de trente ans de réformes libérales. Dans l’évolution de l’économie algérienne depuis 1962, je distingue les étapes caractéristiques essentielles suivantes. D’abord, celle que l’on pourrait qualifier d’étape de la maturation des choix fondamentaux de développement économique de l’Algérie indépendante.

La question du développement national ne pouvait s’inscrire que dans celle de la rupture avec le régime économique colonial et avec le rôle et la place qu’il a assignés à l’Algérie dans la division internationale du travail  : à la fois réservoir de main-d’œuvre et de matières premières bon marché et débouché pour les marchandises et les capitaux de la métropole. La deuxième étape est celle que l’on a appelée l’âge d’or de l’édification nationale Nationalisés, les hydrocarbures s’affirment comme la source de financement de l’accumulation productive, à la fois combustible du développement national et source d’une prospérité nationale partagée.

Durant les Plans 1967-70,1970-74, 1974-1978 et 1980- 1984, la disponibilité croissante des revenus pétroliers (et gaziers) a servi à financer un effort sans précédent de développement national, accéléré et affranchi des contraintes de profit. La part de l’industrie n’a cessé de se développer pour atteindre 25% de la PIB. L’Algérie produit alors des tracteurs, des wagons, des engrais, des grues, des moissonneuses-batteuses, des produits pharmaceutiques, des téléviseurs, des camions, des bus.

Les investissements publics -transports, agriculture, énergie électrique – favorisent, par ailleurs, le développement du secteur privé. En 1978, on recense 5600 entreprises industrielles privées. En 20 ans, de 1967 à 1986, plus de deux millions de postes de travail nouveaux ont été créés. La population féminine occupée passe de 94 000 personnes en 1966, à 365 000 en 1989. La troisième étape, inaugurée dès les années 1980, est celle de la remise en cause de la stratégie de développement national autonome et du démantèlement de ses outils.

Cette voie conçue comme substitut à celle du développement national de la décennie 1970, s’est soldée par un fiasco dont les manifestations caractéristiques sont l’échec du triptyque libéral : libre-échange, privatisation, IDE (investissements directs étrangers), et la panne du développement qui dure jusqu’aujourd’hui.

Cette voie, marquée inévitablement de pratiques parasitaires et prédatrices (corruption et détournements de fonds et de bien publics à une échelle inimaginable), a été ruineuse et a conduit l’Algérie dans l’impasse.

Elle a causé des ravages dont l’une des séquelles est la rupture de confiance entre une grande partie des Algériens et leur État, traduite, au plan politique, dans l’abstention massive aux dernières élections législatives.

Pourquoi peine-t-on à faire le bon choix pour une bonne orientation économique ?

Pour la grande majorité des Algériens, la «bonne orientation économique» est, intuitivement, celle qui impulse le développement national et se traduit par le progrès social ressenti dans tous les domaines de la vie quotidienne. Cette «bonne orientation économique» a prévalu dans les décennies du développement, allant du Plan triennal au 1er Plan quinquennal (1967-1988-1989), caractérisées par l’accumulation productive, le développement économique, le progrès social, la prospérité partagée.

Elle a été brutalement freinée par le «basculement à l’économie de marché» dans les décennies allant de 1990 à 2018/19, celles marquées par l’accumulation rentière, prédatrice, la régression économique et sociale et le creusement des inégalités. Faire, à nouveau, le choix de la «bonne orientation économique» se heurte à l’opposition des tenants du maintien de la politique qui a conduit le pays au désastre durant ces trente dernières années. On le constate, les termes du débat sur l’orientation appropriée des politiques économiques mais aussi sur le devenir de notre économie sont particulièrement nombreux.

Les grilles de lecture de la réalité que ce débat mobilise sont le produit d’auteurs engagés et reflètent des intérêts déterminés multiples, comme le signalent, d’ailleurs, les centres de préoccupation et les thèmes privilégiés, de même que des occultations, des omissions et des non-dits significatifs. L’orientation économique reflète fondamentalement des choix de classe, des intérêts de classe.

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On peut illustrer cette vérité par une question simple : au service de quel ordre social et économique, les richesses hydrocarbures du pays vont-elles être mises ? Vont-elles servir à construire des usines créatrices d’emplois qualifiés et valorisants, à développer l’agriculture, contribuer au progrès social dans nos campagnes et à la réduction de notre dépendance alimentaire, à doter le pays des moyens d’une santé publique de qualité, moderne et au profit de tous, à mettre notre système d’enseignement au diapason du progrès scientifique et technique, à créer les conditions matérielles du développement culturel de notre pays… ?

Ou bien, ainsi qu’il en a été au cours de ces trente dernières années, servir des couches sociales privilégiées et mettre en selle des «champions nationaux» de la prédation et de la rapine, plus concrètement de l’enrichissement rapide et illicite au détriment des intérêts du pays ?

Libéral, socialiste, système hybride ; quelle est donc la nature du système économique algérien ?

Il est important de rappeler que la Constitution adoptée par référendum, le 23 février 1989, a abandonné toute référence au socialisme. Plus personne n’en parle pour caractériser le système algérien. On évoque plutôt le libéralisme. On comprend pourquoi, quand on sait qu’en 1990, l’ensemble du droit algérien a été refondu pour être mis aux normes des pays à économie capitaliste.

L’ouverture de l’économie a été intensifiée à la faveur du plan d’ajustement structurel conclu avec le FMI, en 1994-1995, avec la libéralisation du commerce extérieur et les privatisations.

La structure juridique de l’économie a été privatisée, la taille du secteur public est passée à peu près de 81% du PIB hors hydrocarbures en 1988 à 15% en 2015. Le secteur privé occupe une part croissante et presque majoritaire dans les crédits à l’économie, l’équivalent de 24% du PIB, en 2017, selon la Banque mondiale.

Seulement, le capitalisme algérien, qui a grandi, à partir des années 1990, sur les décombres des acquis du développement national, est demeuré à la marge de la sphère des activités porteuses de dynamisme économique, technologique, social.

C’est un capitalisme qui se dérobe à ses obligations fiscales et ne reconnaît pas aux travailleurs le droit de s’organiser en syndicats ; un capitalisme de la chkara plutôt que des circuits bancaires et financiers, un capitalisme de l’immaturité, marqué par sa prédilection pour l’import-import et l’immobilier de rente.

En définitive, c’est un capitalisme de la périphérie subordonnée du capital globalisé, confiné dans le rôle, sans perspective de dépassement qualitatif, de pourvoyeur passif d’énergie et de marché solvable et rentable.

Que dire des réponses proposées par l’actuelle gouvernance pour faire face à la crise ? Et quelle est la meilleure voie de sortie de crise à votre avis ?

La sortie de crise, il s’agit là d’une problématique que j’ai largement abordée dans l’essai que j’ai récemment publié aux éditions Apic, intitulé Algérie post-hirak, à la conquête de l’avenir. Près de six décennies après l’indépendance, la question fondamentale des voies à prendre pour concrétiser les idéaux de Novembre 1954 visant à faire de l’Algérie un Etat national souverain, juste, prospère et solidaire, est toujours en jeu.

Toujours à l’ordre du jour, la question de la construction d’une économie productive capable de répondre aux besoins fondamentaux énormes de la société en matière de nutrition, de santé, d’éducation, de mobilité, de logement, une économie assise sur une base productive nationale capable d’absorber une main d’œuvre de plus en plus instruite et féminine et de se mesurer aux grands challenges technologiques et industriels porteurs de développement et facteurs d’échanges équilibrés et mutuellement bénéfiques, pour sauvegarder notre souveraineté et améliorer la richesse nationale.

La dynamique de développement initiée au cours des deux premières décennies de l’indépendance a été brisée avant que ne soient corrigées ses fragilités et atteinte sa phase de maturité. Trente ans de réformes libérales ont renforcé les faiblesses structurelles d’un système mono-exportateur. Notre pays n’a pas d’autre choix que de renouer avec ce qu’il y a de meilleur dans la stratégie de développement national de la décennie 1960-1970.

Un modèle historique de développement, résultat, il est utile de le rappeler, de l’action conjuguée de trois facteurs, dont le poids a été inégal : a) la stratégie formulée par les pouvoirs publics ; b) le comportement des acteurs mis en scène dans cette stratégie ; c) l’incidence plus ou moins forte du contexte international sur le pays.

Un modèle que l’on peut formuler, aujourd’hui, dans les termes suivants : une vision de long terme qui traduit l’ambition de construire une économie productive performante ; un Etat garant des priorités productives et environnementales ; des institutions solides et compétentes dans le rôle de vecteur de cette ambition ; des acteurs efficaces et engagés parce qu’impliqués ; des organes de contrôle indépendants et représentatifs ; un climat politique et social de mobilisation démocratique pour le développement national.

L’alternative du retour à l’Etat développementaliste est incontournable. Ce qui implique la priorité politique fondamentale de la restauration de l’Etat national et de ses institutions gravement amoindris et affaiblis, ces trente dernières années. Un Etat dont les fondements sont transparence, impartialité et contrôle. 

https://www.elwatan.com/pages-hebdo/sup-eco/pres-de-six-decennies-apres-lindependance-la-question-de-la-voie-a-prendre-est-toujours-en-jeu-05-07-2021?fbclid=IwAR39nFJpYRDse5rZX3BIiyZTSvQxV9RUcoK62QzgCmZEZreHk5WotQrPEtg

Dans ALGERIE

ALGERIE : INIQUE INTERDICTION DU RASSEMBLEMENT ACTION JEUNESSE (RAJ)

Par Le 17/10/2021

17 Octobre 2021

 

publié le 14/10/2021
Algérie : Inique interdiction du rassemblement action jeunesse (RAJ)
Le tribunal administratif d’Alger a accédé le 13 octobre 2021 à la requête du ministre de l’Intérieur de procéder à la dissolution du RAJ (Rassemblement Action Jeunesse) au terme d’une procédure inéquitable.

Le RAJ mène depuis 28 ans la lutte pour la citoyenneté, la liberté et la démocratie en Algérie. Il a joué un rôle de premier plan dans le mouvement pacifiste de contestation du Hirak pour exiger des changements démocratiques et sociaux. Déjà onze de ses dirigeants se sont retrouvés derrière les barreaux dont leur président Abdelouahab Fersaoui.

De toute évidence, ce pouvoir prédateur et corrompu est déterminé à durcir la répression contre les acquis démocratiques, les partis d’opposition et les associations de la société civile.

Se sachant illégitime et honni par la population, il poursuit les emprisonnements de journalistes et des défenseurs des droits humains dont Hassan Bouras. Près de 200 d’entre eux sont actuellement incarcérés.

Le Mouvement Démocratique et Social (MDS), qui a joué un rôle majeur dans le Hirak, est aussi dans le collimateur. Son coordonnateur Fathi Ghares et un autre membre de la direction Ouahid Benhella ont été arrêtés et des menaces d’interdiction pèsent également sur cette formation.

Les communistes expriment leur solidarité avec le peuple algérien et condamnent ces décisions liberticides. Ils appellent à la levée de ces interdictions et à la libération des prisonniers. Ce despotisme du pouvoir n’endiguera pas la détermination des militants du Hirak pour se débarrasser de ce « système » et engager une véritable rupture.

Pascal Torre
responsable adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source : https://www.pcf.fr/algerie_inique_interdiction_du_rassemblement_action_jeunesse_raj

Tag(s) : #Algérie#PCF

Dans ALGERIE

AHMED BENSAADA : LE ROI MACRON ET SES BOUFFONS

Par Le 13/10/2021

Le Roi Macron et ses bouffons

Par Ahmed Bensaada

Mondialisation.ca, 12 octobre 2021

ahmedbensaada.com

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Après les « kwassa- kwassa » à Mayotte, les climatiseurs du Burkina Fasola fécondité des femmes africaines au sommet 2017 du G20, Emmanuel 1er, Roi de France et de Navarre, continue son œuvre d’enrichissement du grand registre des bourdes royales macroniennes. Cette fois-ci, c’est en s’attaquant gratuitement et méchamment à l’Algérie qu’il considère toujours comme son ancienne colonie. Et il n’y alla pas de main morte, loin s’en faut. Avec son sceptre fleurdelisé, il n’épargna ni son gouvernement ni son histoire : quand on peut faire plusieurs bêtises, pourquoi ne se contenter que d’une seule?

Pourtant n’avait-il pas recommandé de « tourner la page » lors de son dernier voyage en Algérie? Ou bien le tourne-page fait partie des régalia de la couronne française, n’obéissant donc qu’aux humeurs et aux caprices du monarque?

Bien entendu, la réaction des citoyens algériens à ses déclarations belliqueuses ne se fit pas attendre.  La blogosphère s’enflamma, déclenchant un riche florilège de quolibets et d’algarades qui éclaira le ciel du cyberespace. Même une ultérieure tentative pour adoucir ses propos n’y fit rien, bien au contraire.

Que faire alors sinon que de donner l’ordre à son armée de bouffons royaux d’intervenir, ces « alibis ethniques » si bien entretenus en temps de paix et si précieux dans ces moments de turbulence?

Il est à noter que le mandat assigné à ces collaborateurs dévoués est de minimiser, voire d’ignorer les agressions verbales d’Emmanuel 1er et de s’en prendre, sans états d’âmes, aux autorités algériennes, à l’Algérie et à toutes les personnes qui défendent la dignité de leur pays et sa souveraineté.

De cette espèce taxonomique d’« informateurs indigènes », si prolifiques sous notre latitude, nous allons choisir quelques spécimens représentatifs.

Ferhat 1er

Le premier à réagir, comme une grenouille à un stimulus électrique, c’est Ferhat 1er, sultan autoproclamé du royaume fictif de Kabylie et vassal du souverain français. Il est vrai que la déclaration de son suzerain sur la « création » de l’Algérie a sonné aux oreilles du fondateur du MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie) comme une douce mélodie. Emmanuel 1er aurait-il volontairement et sciemment offert du « pain béni » à Ferhat 1er pour le conforter dans ses fantasmes sécessionnistes? Offrir le gîte, la protection et même le discours ne sont-ils pas les attributs d’un suzerain à son vassal? Surtout si cela peut provoquer la colère du gouvernement algérien.

Ali Dilem

Voici un exemple typique d’inversion des rôles si bien illustré, toute honte bue, par le caricaturiste du journal Liberté. Rappelons au passage que ce dessinateur a montré un zèle inégalé dans la défense de Ferhat 1er et de son mouvement.

Alors que la provocation et l’agression sont les œuvres délibérées et unilatérales du souverain tricolore, l’Algérien y est représenté comme un sauvage coupeur de tête, se ruant tambour battant sur tout ce qui est français. Cette représentation malhonnête de la réalité méritait une correction en bonne et due forme. Ce qui fut fait :

N’oublions pas que Dilem a été décoré à deux reprises par la France. En 2010, il reçut les insignes de Chevalier des Arts et Lettres et, en 2017, il a été promu au rang d’Officier des Arts et des Lettres par la présidence de la République française.

Cela serait-il suffisant pour expliquer l’inversion des rôles dans la caricature?

Kamel Daoud

La ligne éditoriale du journal Liberté soulève de sérieuses questions quant à sa relation avec la France. En effet, en plus de Dilem, le quotidien hébergea les élucubrations de l’auteur Kamel Daoud sur le même sujet et avec la même orientation.

La flagellation des citoyens algériens est une « technique littéraire » dont Kamel Daoud est devenu le plus grand spécialiste (lire mon livre à ce sujet) et cet article n’y fait pas exception. Il y usa de sa cravache de prose pour fouetter ceux qui ont eu « l’outrecuidance » de critiquer les paroles du Roi de France et de Navarre.

Fidèle à son rôle d’écrivain néocolonisé que j’ai décrit dans un de mes livres (facteur aggravant : il a été naturalisé français depuis), il dépassa de plusieurs longueurs la mystification du caricaturiste dans un article intitulé « Se sentir humilié après les déclarations de Macron ».

Jugez-en :

« Après les déclarations de Macron sur l’Algérie, la mémoire et l’avenir, je me suis senti personnellement humilié. De ce qu’il a dit ? Non. Ce qui humilie, c’est l’ampleur vide, futile, de la réaction des miens, des Algériens. Autant de rage, de colère et d’exagérations humilient en ce qu’elles révèlent le vide d’un projet national, algérien, collectif pour ce pays ».

L’ex-journaliste du Quotidien d’Oran ne peut pas se sentir humilié par les propos d’Emmanuel 1er: il ne peut pas se le permettre. N’est-ce pas lui qui est « admiré » par le locataire de l’Élysée? N’est-ce pas lui qui a été un des rares à être invité à la table du monarque français à l’ambassade de France lors de sa visite de 2017?

Relevons, au passage, une similitude flagrante entre la caricature de Dilem et les propos de Kamel Daoud : le citoyen algérien est représenté avec de la « rage » et de la « colère ». C’est lui le « barbare » qui, à coup de hache, attaque les « civilisés » de l’Hexagone.

Cela était-il suffisant? Que nenni! Quelques coups de fouets supplémentaires n’étaient pas de trop, histoire de se faire admirer un peu plus par la monarchie française dont il se sent si proche:

« La haine de la France, nous l’avons, et c’est une vérité. Mais elle n’est pas due uniquement aux meurtres du passé. Elle est due au vide, au présent, à l’oisiveté, elle se partage entre rentiers du victimaire et prêcheurs de nouvelles croisades, entre islamistes et dé-coloniaux chômeurs, elle nous soude et nous piège, nous empêche de dormir et de nous réveiller, de travailler et d’avoir un rêve autre que celui de détruire la France ou d’y aller vivre. C’est une réalité ».

Où es-tu Grand Émir Abdelkader pour nous réapprendre à chérir inconditionnellement notre pays et à aimer nos concitoyens? Où es-tu pour nous rappeler que la terre que nous avons sous les pieds, nous devons la défendre contre les néocolonisateurs avec nos mains, notre âme et notre cœur ?

Lahouari Addi

Le sociologue attitré de la NED (National Endowment for Democracy) a eu droit, quant à lui, au tapis rouge du journal Le Monde. N’entre pas qui veut dans le « temple » du journalisme français. On ne badine pas avec les titres, n’est-ce-pas?

Dans un article qu’il a intitulé « Sur l’Algérie, Emmanuel Macron a dit publiquement ce que ses prédécesseurs disaient en privé », Lahouari Addi a profité de l’hospitalité de ce journal connu pour son « amour inconditionnel » de l’Algérie pour ouvrir les hostilités sur toutes les institutions étatiques algériennes. Par contre, il traita les propos d’Emmanuel 1er « de courageux, surmontant la raison d’État et ne reculant pas devant les lobbys économiques sectoriels ». Le Roi de France et de Navarre dépeint dans son habit de preux chevalier, sans peur et sans reproche!

Ah, l’imagination et le romantisme galopants des sociologues de la cour de France! Le grand seigneur au nord de la Méditerranée et les méchants gueux à son sud! La néocolonisation « daoudienne » qui fait des émules!

Dans son analyse des déclarations macroniennes, Lahouari Addi ne se priva pas d’y déceler un lien avec le Hirak. Bien sûr, il n’allait pas rater l’occasion, lui, un des ténors autoproclamés du Hirak! Pour cela, il faut avoir la compétence d’un « professeur émérite » afin de lire entre les lignes et y trouver ce qui n’est même pas venu à l’esprit de l’auteur lui-même.

« Par les propos qu’il a tenus le 30 septembre, Emmanuel Macron reconnaît explicitement la légitimité politique des revendications du Hirak, ce qui est inacceptable pour le régime algérien qui, jusqu’à présent, a toujours bénéficié de l’appui diplomatique de la France ».

Évidemment, il n’a pas raté l’occasion pour placer le slogan « Dawla madania machi askaria » (Etat civil et non militaire) cher aux islamawistes offshore et aux adeptes du « Hirak frelaté », en complète opposition avec la devise du Hirak original « Djeich, chaâb, khawa khawa » (Armée, peuple, frère, frère) ».

Radio M

Nous n’allons pas terminer ce « recueil » sans citer Radio M, celle qui se fait appeler « la Petite Radio du Grand Maghreb » mais qui n’est en fait que la « Radio Barbouze du Quai d’Orsay ». D’ailleurs, ce qualificatif sera confirmé dans ce qui suit.

Tout d’abord, elle s’est comporté comme chambre d’écho de la déclaration de Lahouari Addi au sujet de Hirak dans son article du Monde et en a fait rien de moins que le titre d’un de ses éditoriaux.

 

D’autre part, en réponse à la polémique générée en Algérie par les déclarations hostiles d’Emmanuel 1er, Le Monde publia un article dans lequel il rapporta que « les propos du président français s’interrogeant sur l’existence de la « nation algérienne » ont braqué même les opposants les plus farouches au régime algérien ».

Après avoir énuméré les nombreuses critiques, le journaliste précisa que « l’une des rares, pour ne pas dire l’unique, prise de position positive à l’égard du président français est venue du politologue Mohammed Hennad […] dans une interview à Radio M […] ».

Radio M favorable au monarque français? Ce n’est probablement qu’un doux euphémisme si on se fie au titre donné à cette intervention du politologue Mohammed Hennad :

Et, à propos de la réduction du nombre de visas pour les Algériens, Radio M se comporta comme le porte-parole de Gérald Darmanin, ministre français de l’intérieur :

Emmanuel 1er peut être fier de sa légion de bouffons. Avec autant de dociles informateurs indigènes et de fidèles défenseurs autochtones, il dispose d’une machine de désinformation efficace.

Mais le Roi de France et de Navarre n’a certainement aucune idée de l’armée de patriotes algériens, jaloux de la souveraineté de leur pays.

Et ceux-là, contrairement à ses bouffons, ont une profonde aversion de toute ingérence étrangère dans les affaires de leur pays. En particulier lorsqu’il s’agit de l’ingérence d’un pays qui les a maltraités pendant 132 ans.

Ahmed Bensaada

Image en vedette : « Mime solitaire » : Mikhail Khokhlachev (Alias Michael Cheval)

La source originale de cet article est ahmedbensaada.com

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https://www.mondialisation.ca/le-roi-macron-et-ses-bouffons/5661237

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ALGERIE : L'ELECTROCHOC ANTI-US !

Par Le 11/10/2021

Alger refuse tout accord militaire avec les USA , et envoie balader l'US Army

Monday, 11 October 2021 2:38 PM  [ Last Update: Monday, 11 October 2021 2:38 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'armée algérienne (Archives)

Cela a l'air d'une réponse et cette réponse frappe par sa fermeté : en effet, alors m^me que la France cèdent des pans entières de sa "Françafrique" aux Américains et que ces derniers, obstinés par leur rivalité anti Chine anti-Russie, cherchent non seulement à élargir leur présence en Afrique de l'Ouest,  mais encore au Maghreb, non plus seulement une présence économiquement qui se focaliserait sur les richesses  africaines mais une présence à caractère plutôt militaire puisque c'est là la principe raison de vie de hégémonie US, l'Algérie annonce très clairement qu'elle ne permettrait à aucun pays d'avoir une base sur son territoire, même si ce pays serait l'Amérique :

Résistance: l'Algérie change de jeu?

Résistance: l'Algérie change de jeu?

Cette déclaration intervient alors que le Maroc est littéralement et cela depuis un an, sous les férule de l'entité sioniste qui compte même y ériger une base de drone kamikaze tout près des frontières algériennes et qu'ailleurs en Libye, les Américains ont réussi dès 2020 et à la faveur d'une pseudo bataille de pétrole animé par la Turquie d'une part et les Emirats et Israël de l'autre à planter des bases tout près des frontières algéro-tunisiennes et que la Tunisie, certes récemment réveillé d'une longue léthargie frériste grâce au coup de force du président Souaïed, a déjà signé un accord militaire de 10 ans avec les Yankee, ce qui veut dire que son ciel, sa terre et sa côte sont là encore sous l'emprise américains. Or une Algérie qui affirme, dans un tel contexte, ne pas vouloir accueillir une base militaire US, cela signifie beaucoup de chose : primo, que l'Armée algérienne est bien confiante en ses capacités à faire face au maximalisme US et d'ailleurs la riposte particulièrement inouïe de l'Eta algérien aux actions hostiles de la France sioniste dont le président parle au nom des intérêts d'Israël et des Etats Unis en apportent la meilleurs preuve : l'ambassadeur français ne regagnera pas Alger tant que la France n'aura pas appris ç respecter les Algériens a dit le président Tebboun. 

Russie/ Algérie: l'exercice militaire anti-Israël ?

Russie/ Algérie: l'exercice militaire anti-Israël ?

Les armées algérienne et russe effectuent pour la première fois des exercices militaires conjoints en Ossétie du sud au sud-ouest de la Russie.

Mais cette confiance en soi algérienne, ce courage à dire "Non" aux Yankee serait aussi le pendant d'une politique particulièrement intelligente qui se veut de plus en plus en diapason avec les intérêts des Africains et dans le sens d'une synergie Maghrebo-Sahelienne. Au Mali, au Niger, au Burkina où Alger se positionne désormais très clairement contre l'axe US/OTAN, les choses se compliqueront réellement pour le camp d'en face. La fermeture du ciel algérien sur Barkhane n'a pas seulement privé la France de réels leviers d'emprise et de pression au Sahel, elle a aussi impacté les Etats Unis . Car au Sahel, l'Amérique se taille depuis 2017 date de son débarquement au Niger, une base arrière pour ses projets de conquêtes africaines.  Aussi le "Non" d'Alger à Barkhane, c'est un Non aux Etats Unis. Pour le reste ces quelques phrases de Tebboun réssume la politique de principe d'un Etat algérien qui s'oppose littéralement aux visées militaristes occidentales. 

S’exprimant lors de sa rencontre périodique avec les responsables des médias nationaux, le président Tebboune a indiqué que « l'Algérie ne permettra à aucun pays, aussi puissant soit-il, d'implanter une base militaire sur son territoire. Notre terre est sacrée et le devoir de respect envers nos martyrs ne permet pas l'implantation d'aucune base militaire en Algérie ».

Algérie: le Hezbollah... à Tindouf ?!

Algérie: le Hezbollah... à Tindouf ?!

Le président algérien a rappelé, à cet égard, la politique de l'Algérie qui est « connue, claire et transparente », « une politique procédant de principes solides et immuables ». Interrogé sur la participation de l'Armée nationale populaire (ANP) aux opérations militaires à l'extérieur du pays, M. Tebboune a rappelé la politique et la position de l'Etat sur cette question consistant à « veiller à ne pas s'enliser dans les bourbiers ». « Nous n'avons pas de légions, mais une armée nationale dont les membres ne seront jamais sacrifiés pour de l'argent, comme le font les mercenaires », a soutenu le chef de l'Etat, relevant que « pour toute opération similaire, nous avons besoin de l'aval des membres de notre armée et celui de leurs représentants à l'Assemblée nationale populaire (APN) ». C'est donc aussi claire que l'eau de la roche : pas d'équipées militaires hors des frontières sans l'aval des pays concernés, pas d'autorisation à ce que le territoire algérien se transforme en un terrain de jeu d'influence au services des intérêts US, bref pas un Algérie qui sacrifie son indépendance et sa souveraineté pour les beaux yeux de l'OTAN et des USA ... Une Algérie éternellement Résistante 

Guerre: l'Algérie se prépare...

Guerre: l'Algérie se prépare...

Un acte inouïe dans ce sens: l'Algérie vient de boycotter 500 entreprises françaises:  L'Assemblée générale des entrepreneurs algériens (une organisation spéciale pour les employeurs), a déclaré dans un communiqué: "Nous remercions toutes les institutions économiques qui ont pris l'initiative de couper leurs relations commerciales avec environ 500 sociétés françaises d'exportation et d'importation". L'association a ajouté qu'elle "condamne les déclarations du président français Emmanuel Macron, et les membres de l'association rejettent tout ce qui affecte l'histoire et l'image de l'Algérie". Et a appelé à une révision des relations économiques avec l'État français. 
L'association regroupe environ 2 000 entreprises des secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l'irrigation.
Selon un précédent communiqué de l'ambassade de France, plus de 6 000 entreprises françaises exportent leurs produits vers l'Algérie.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/11/668293/Alger-n-abritera-jamais-de-bases-US

Dans ALGERIE

RESISTANCE : L'ALGERIE CHANGE DE JEU ?

Par Le 07/10/2021

L'entretien exclusif du chef de la Diplomatie algérienne à PressTV

Thursday, 07 October 2021 6:40 PM  [ Last Update: Thursday, 07 October 2021 7:18 PM ]

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Le chef de la Diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra. ©AFP/Archives

Au contraire de ce que semblent croire certaines analyses, cette barkhanisation du Sahel ne date pas d'il y a deux jours quand le président français a révélé le fond de sa pensée de colonialiste rothschildien qui a décidé de la fermeture du ciel algérien sur les avions de Barkhane. Cette entreprise remonte bien loin, juste au lendemain du coup d'Etat de Goita qui a permis à Paris de déverrouiller des dizaines de prisons et à libérer des Jihadistes. Ce faisant Paris cherchait à déstabiliser non seulement le nord touareg du Mali, faire regretter au FAMas son retour dans le nord malien,  mais encore ces très longues frontières que le pays partage avec l'Algérie. C'était sans compter avec l'unité interafricaine qui bien que négligée sous Bouteflika est si profonde qu'aucun Accord d'Alger ne saurait ébranler. Depuis cette date, des milliers d'ex terroristes sont revenus dans leurs villages au Mali sous l’œil ahuri d'une Barkhane qui voit le principal prétexte à sa présence au Sahel, le terrorisme s'évaporer dans la nature. Et bien la fermeture du ciel algérien sur Barkhane va dans ce même ordre d'idée, c'est un coup fatal à l’édifice colonialiste français en Afrique. Tout comme semble l'être ce curieux virage de la junte malienne qui annonce le débarquement des forces Wagner au Mali et ce au grand dam de la France coloniale. L'Algérie s'apprête-t-elle à envoyer ses soldats chasser Barkhane du Sahel, dissoudre G5 Sahel et mettre à sa place une coalition interafricaine comme le souhaitait en son temps Kadhafi? 

A quoi joue l'armée algérienne?

A quoi joue l'armée algérienne?

Le ministre des Affaires étrangères algérien l’a clairement laissé entendre lors de sa longue intervention au Mali, où il a été dépêché par le président Abdelmadjid Tebboune avec une mission bien précise. Après avoir rappelé à la France ses devoirs en tant que partenaire de l’Algérie et invité le locataire de l’Elysée à faire preuve de retenue, voire à relire ses manuels d’histoire, Ramtane Lamamra a ajouté qu’«en tant que pays africain fortement attaché à [notre] indépendance nationale, nous nous tenons aux côtés du Mali frère et nous rappelons à qui veut bien nous entendre, et entendre la voix de la raison, que l’Afrique, qui est le berceau de l’humanité, est également le tombeau du colonialisme et du racisme».

Le message est clair : l’Algérie s’emploie à botter l’armée française hors du Mali et, plus généralement, du Sahel où elle s’est implantée grâce sinon à la complicité du régime Bouteflika, du moins à sa permissivité. Les propos de Ramtane Lamamra, qui s’exprimait devant un parterre de journalistes maliens et devant les nouveaux dirigeants du pays, ne sont pas des paroles en l’air. «La lutte de libération nationale du peuple algérien a contribué à l’accélération de cette histoire et nous en sommes très fiers», a-t-il insisté, en expliquant que l’Algérie est, effectivement, «très fière de cette contribution à l’émancipation des peuples africains et ceci nous impose le devoir de rester extrêmement vigilants, extrêmement engagés lorsqu’il s’agit de préserver notre indépendance nationale comme celle de nos pays frères, voisins, amis». Mais l'ANP va-t-elle en rester au Sahel? En ces temps d'infiltration à grande échelle d'Israël au Maghreb par Rabat interposé, n'est-ce pas qu'une coalition plus largement incluant la Résistance s'impose? 

Guerre: l'Algérie se prépare...

Guerre: l'Algérie se prépare...

Le chef de la Diplomatie algérienne M. Lamamra a eu l'amabilité de répondre en exclusivité aux questions du journaliste de PressTV. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/07/668026/France-Algerie-Maroc-tensions-Sahel

Dans ALGERIE

L’ALGERIE REJETTE L’APPEL A L’APAISEMENT DE MACRON

Par Le 07/10/2021

 

L’appel à l’apaisement de Macron rejeté: la diplomatie algérienne attaque depuis Bamako

17:31 06.10.2021 (Mis à jour: 18:46 06.10.2021)

Ramtane Lamamra - Sputnik France, 1920, 06.10.2021

© AFP 2021 -

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Tarek Hafid - Sputnik France

Tarek Hafid

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Le ministre algérien des Affaires étrangères s’est chargé de répondre à l’appel à l’apaisement lancé par le Président français dans la crise politique qui oppose les deux pays. Ramtane Lamamra, qui a choisi de s’exprimer depuis le Mali, où la France est mise en difficulté, a dénoncé "une faillite mémorielle intergénérationnelle".

"La faillite mémorielle que trahissent les propos concernant l’Algérie et le Mali, qui ont été tenus récemment, est malheureusement intergénérationnelle chez un certain nombre d’acteurs de la vie politique française, parfois aux niveaux les plus élevés". La phrase est de Ramtane Lamamra, le ministre algérien des Affaires étrangères, qui était mardi 5 octobre 2021 en compagnie du Premier ministre malien Choguel Kokalla Maiga. Elle sonne comme une réponse au Président Emmanuel Macron, qui, quelques heures plus tôt, avait tenté d’apaiser les tensions avec Alger.

Zizanie

Dans cette déclaration accordée à la télévision publique malienne, le chef de la diplomatie algérienne s’en est pris frontalement au Président français sur le terrain de la mémoire coloniale. "Nos partenaires étrangers ont besoin de décoloniser leur propre histoire, ils ont besoin de se libérer de certaines habitudes, de certains comportements, de certaines visions qui sont intrinsèquement liés à la logique incohérente portée par la prétendue civilisation de l'Occident qui a été la couverture idéologique pour essayer de faire passer le crime contre l'humanité", a-t-il souligné. "L'Afrique, qui est le berceau de l'humanité, est également le tombeau du colonialisme et du racisme", a ajouté Ramtane Lamamra. Interrogé par Sputnik, Hakim Boughrara, professeur en sciences de l’information et analyste politique, estime que le chef de l’État français a commis une grave faute lors de l’interview accordée à Léa Salamé.

"Le Président Macron a prôné l’apaisement avec Alger lors de son entretien avec la chroniqueuse de France Inter. Mais comme lors du déjeuner à l’Élysée avec les étudiants, il a une nouvelle fois mis en avant les relations cordiales qu’il entretient avec le Président Abdelmadjid Tebboune. C’est une façon de dire que son homologue algérien est une victime du "système politicomilitaire", comme il l’a lui-même désigné quelques jours auparavant. Cette démarche, qui est perçue comme une volonté de semer la zizanie, est totalement rejetée par Alger", explique Hakim Boughrara.

 

Algérie - Sputnik France, 1920, 05.10.2021

Afrique

Survol interdit: Alger refuse-t-il d'être embarqué dans "l'interventionnisme français" au Mali?

5 Octobre, 08:54

 

Alliance régionale

Le choix d’une réponse de l’Algérie depuis Bamako est loin d’être fortuit. Ramtane Lamamra, qui était à Addis-Abeba à l’occasion de la cérémonie d'installation du nouveau gouvernement éthiopien, a fait une courte escale dans la capitale malienne pour s’entretenir avec les responsables de l’instance de transition de ce pays. Une démarche assimilée à un acte de soutien au Mali qui fait lui aussi face à une crise politique avec la France suite à des propos du Président Emmanuel Macron jugés "inamicaux et désobligeants" par les autorités maliennes. "J'ai été choqué. Ces propos sont inacceptables [...] Alors qu’hier nous avons présidé à l'hommage national au sergent Maxime Blasco [tué au combat au Mali], c'est inadmissible. C'est une honte et ça déshonore ce qui n'est même pas un gouvernement", avait déclaré Emmanuel Macron jeudi 30 septembre en réaction au discours prononcé par le ministre malien des Affaires étrangères à l’Onu qui avait estimé que la France abandonnait le Mali sur le plan sécuritaire. Le ministère malien n’a pas hésité à convoquer l’ambassadeur de France à Bamako en signe de protestation. Pour Hakim Boughrara, la réaction sévère du gouvernement malien prouve que Paris a perdu "de son influence" dans ce pays du Sahel.

"Il n’est pas dans la tradition des officiels maliens de critiquer la France aussi ouvertement et encore moins de convoquer son représentant. Il est vrai que les choses ont commencé à changer depuis un certain temps. Mais si Bamako réagit de la sorte, c’est qu’il y a désormais la garantie d’une puissance importante à ses côtés. Cette puissance est évidemment la Russie, dont l’influence devient agissante au Mali. D’ailleurs, les événements auxquels nous assistons actuellement sont le signe d’une alliance algéro-russe dans la région. Et cette alliance se construit au détriment des intérêts français au Sahel", note-t-il.

 

Emmanuel Macron au Mali en 2017 - Sputnik France, 1920, 17.09.2021

Élimination du chef de l’EIGS: le baroud d'honneur de Paris au Mali

17 Septembre, 19:54

 

Jeudi 30 septembre, la livraison par la Russie de quatre hélicoptères MI171 à l’armée malienne a été perçue par des observateurs comme une entrée en force de Moscou dans sa zone d’influence sahélienne. Sadio Camara, ministre de la Défense et homme fort du Mali, avait pourtant précisé que ces appareils avaient été commandés depuis décembre 2020.

Hakim Boughrara est persuadé que le choix d’une coopération stratégique avec Moscou va s’étendre à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. "Les Russes sont plus intéressés par une présence stratégique dans le continent que par les richesses naturelles des États. La Russie a du pétrole et du gaz dans son sous-sol, elle n’éprouve pas le besoin d’aller en chercher ailleurs. C’est un argument que les dirigeants africains pourraient prendre en considération à l’avenir".

https://fr.sputniknews.com/20211006/lappel-a-lapaisement-de-macron-rejete-la-diplomatie-algerienne-attaque-a-partir-de-bamako-1052022250.html

Dans ALGERIE

RUSSIE-ALGERIE : L'EXERCICE MILITAIRE ANTI--"ISRAËL"?

Par Le 03/10/2021

Les armées russe et algérienne réalisent des exercices conjoints pour la première fois

Sunday, 03 October 2021 7:26 PM  [ Last Update: Sunday, 03 October 2021 7:29 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des forces spéciales algériennes. ©ar.espacemanager.com/Illustration

L’Armée nationale populaire (ANP) multiplie les exercices militaires. Moins d’une semaine après avoir mené avec succès des manœuvres militaires à la base navale de Mers el Kebir (Oran) les 29 et 30 septembre, elle participe à un exercice militaire avec l’armée russe en Russie.

Les armées algérienne et russe effectuent pour la première fois des exercices militaires conjoints en Ossétie du sud au sud-ouest de la Russie, rapporte ce dimanche l’agence de presse russe Sputnik, citant le service de presse du district militaire Sud.

La tenue de ces manœuvres était prévue depuis plusieurs mois. Elle a été annoncée en avril dernier par le ministère russe de la Défense.

La cérémonie de lancement de cet exercice qui va durer jusqu’au 11 octobre avec la participation de 80 militaires de chaque armée, le premier du genre entre les armées des deux pays, a eu lieu sur le terrain d’entraînement de Tsarskoïe en Ossétie du Nord (Caucase), a précisé le porte-parole du district militaire Sud Vadim Astafiev, cité par Sputnik.

Russie-Algérie: méga-manœuvres

Russie-Algérie: méga-manœuvres

La Russie et l’Algérie se sont mobilisées pour la lutte contre l’ennemi commun et le terrorisme.

L’exercice est « consacré aux actions tactiques dans la lutte contre le terrorisme, plus particulièrement à la recherche, à la détection et à la destruction des formations armées », selon Sputnik.

Jeudi à Oran et après avoir supervisé un exercice naval, le général de corps d’armée Said Chanegriha, chef d’état-major de l’ANP a affirmé le droit de l’Algérie d’avoir une « armée forte, développée et professionnelle ».

Il a ajouté que l’ANP doit être « capable de jouer pleinement son rôle indéniable en tant que puissance régionale, crainte de ses ennemis, lui assurant en permanence une supériorité stratégique dans la région ».

Dans un contexte de fortes tensions avec le Maroc, le chef d’état-major de l’ANP a souligné que l’objectif de l’armée algérienne est de renforcer ses « capacités défensives ». Il a dit que l’ANP « s’attelle sans relâche, nuit et jour, et tout au long de l’année, au développement de nos capacités défensives pour faire face aux nouveaux défis, et préserver les intérêts vitaux de la nation ».

Le Su-57 en route pour l'Algérie

Le Su-57 en route pour l'Algérie

Les médias algériens ont confirmé des informations antérieures sur la conclusion d'un contrat avec la Russie pour l’achat de 14 avions de chasse Su-57 de c...

En outre, l’Algérie est l’un des principaux partenaires de la Russie dans le domaine militaire. Entre 2016 et 2020, les importations algériennes d’armement ont augmenté de 64 % par rapport à la période 2011-2015, selon les chiffres publiés en mars dernier par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).

Entre 2016 et 2020, la Russie a représenté 69 % du total des importations d’armes de l’Algérie devant l’Allemagne (12 %) et la Chine (9,9 %), selon la même source.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/10/03/667789/Russie-Alg%C3%A9rie-l-exercice-militaire-anti-Isra%C3%ABl--

 

Dans ALGERIE

UN SOUS-MARIN ISRAELIEN POURSUIVI PAR LA MARINE ALGERIENNE

Par Le 02/10/2021

 

Un sous-marin israélien pourchassé par la marine algérienne

 Depuis 13 heures  2 octobre 2021

Le Dolphin a été détecté par les moyens acoustiques d’un sous-marin Kilo algérien.

Le Dolphin a été détecté par les moyens acoustiques d’un sous-marin Kilo algérien.

 Algérie - Maghreb - Monde arabe

 

Rédaction du site

Un sous-marin israélien aurait été pourchassé par la marine algérienne durant l’exercice Radaa 2021 effectué les 29 et 30 septembre. C’est ce qu’a rapporté le site Menadefense.

Selon la même source, le Dolphin a été détecté par les moyens acoustiques d’un sous-marin Kilo algérien. Aussitôt, l’information confirmée, l’ordre a été donné aux forces navales de pourchasser durement le sous-marin intrus.

Selon le même média, « absolument rien ne s’est passé durant cet exercice, aucune présence menaçante n’a été détectée, contrairement à ce que qui a été rapporté par certains sur les réseaux sociaux. Un très large périmètre avait été libéré du trafic marchand pour justement éviter les incidents ou les regards indiscrets ».

exercice

L’incident s’est produit lors de la préparation de l’exercice militaire, le 27 septembre. Un sous-marin israélien de classe Dolphin, a été repéré par des moyens passifs puis traqué et obligé à faire surface dans les eaux internationales et quitter la zone.

Les motivations de cette intrusion, selon la même source, devaient être de l’ordre de renseignement et de la collecte d’informations technique, surtout qu’il était prévu qu’au moins un sous-marin algérien tire un ou des missiles Kalibr.

 

Source: Avec Inter-lignes

https://french.almanar.com.lb/2160457

Dans ALGERIE

GUERRE : L'ALGERIE SE PREPARE

Par Le 30/09/2021

L'ANP va-t-elle se doter d'un corps asymétrique ?

Thursday, 30 September 2021 6:23 PM  [ Last Update: Thursday, 30 September 2021 6:23 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Manœuvre de l’armée algérienne. (Archives)

Depuis une semaine la France macroniste laisse entendre qu'elle veut livrer au Maroc ses sous-marins boudés par l'Australie. Or c'est la foire aux armements au Maroc. Israël dont le ministre de la Guerre est attendu à Rabat veut ériger une usine à drones kamikazes non loin des frontières algériennes, usine que d'aucuns voient comme une base de drones qui ne dit pas son nom. Quelle sera la réaction de l'Algérie ? Aujourd'hui Alger vient d'annoncer des manœuvres navales.

La télévision algérienne a diffusé des images de la manœuvre qui s’est déroulée à la base navale de Mers El-Kébir (ouest), sous la supervision du Général de Corps d’Armée, Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), et du général-major Mahfoud Benmedah, commandant des Forces navales.

Mers El-Kébir est la plus grande base navale algérienne située sur la côte de la ville d’Oran, également appelée la Façade maritime Ouest, car elle couvre les côtes frontalières avec le Maroc.

Selon un communiqué du ministère algérien de la Défense, l’exercice tactique s’intitule Dissuasion Compound 2021, et s’est déroulé « avec la participation de sous-marins qui simulent une véritable bataille contre l’ennemi dans les profondeurs de la mer ».

Le site Global Fire Power, spécialisé dans la classification des armées dans le monde, a confirmé dans un rapport pour l’année 2021, que l’Algérie possède 8 sous-marins, dont la plupart sont de fabrication russe, et qu’elle occupe la 15e place mondiale et la première en Afrique et dans le monde arabe dans ce domaine.

Cette manœuvre s’inscrit dans le cadre de l’entraînement des forces navales à des opérations de combat proches de la réalité et de l’évaluation de la maîtrise du système d’armement moderne, selon le communiqué du ministère.

Le communiqué ajoute que lors de la manœuvre, des missiles et des torpilles ont été lancés à partir du sous-marin Djurdjura contre des objectifs maritimes et les cibles en question ont été détruites avec succès.

La manœuvre intervient dans un contexte marqué par une escalade de la crise entre l’Algérie et le Maroc, quelques jours après que l’Algérie avait décidé de fermer son espace aérien à tous les avions civils et militaires ainsi qu’à ceux immatriculés au Maroc.

Base de drone: Alger frappera!

Base de drone : Alger frappera !

Le 24 août, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc compte tenu des actes hostiles incessants perpétrés par Rabat à son égard, tandis que les autorités marocaines avaient rejeté « les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui sous-tendent la décision d’Alger.

À cet égard, le général de corps d’armée Saïd Chanegriha a déclaré que l’adhésion du pays à ses principes fixes a empêché la mise en œuvre de nombreuses politiques marocaines douteuses dans la région.

Lui, qui s’était rendu dans la province nord-ouest d’Oran pour visiter la deuxième zone militaire d’Algérie, a souligné que le régime maghrébin était devenu le centre d’un complot contre l’Algérie. En menant des attaques médiatiques, le gouvernement de Rabat veut limiter le rôle de l’Algérie dans la région, réduire son pouvoir et empêcher sa tendance croissante.

Affirmant que le Maroc cherche à détruire l’unité nationale de l’Algérie, il a ajouté : “En faisant pression sur l’Algérie, le gouvernement de Rabat veut que le pays abandonne ses principes fixes et aspirations de la Oumma islamique et arabe.”

Accusant le Maghreb d’inciter à la sédition d’affaiblir l’Algérie de l’intérieur, il a affirmé : “L’ennemi essaie d’utiliser des traîtres et des faibles d’esprit comme mercenaires pour atteindre ses objectifs.”

Mettant l’accent sur la préservation de la souveraineté et de l’unité nationale de l’Algérie, il a déclaré : “Nous sommes pleinement préparés à affronter les complots de l’ennemi dont la politique et les actions perverses sont vouées à l’échec. 

Parallèlement à une offensive diplomatique illustrée par des nominations éclair au sein de la diplomatie algérienne, destinées à booster la présence d’Alger au Sahel et en Libye, l’Algérie continue à renforcer ses forces armées, l’armée algérienne ayant commandé 6 nouveaux navires de guerre, selon le site d’information Algerie360. 

En effet, la commande de six corvettes a été faite récemment par l’Algérie à la Chine. Le pays commencera à recevoir sa commande à partir du début de l’année 2022. Si tout se passe comme prévu, les six corvettes arriveront toutes en Algérie au cours de l’année 2023.

Les nouvelles interviennent alors que le site Web Africa Intelligence rapporte que le Maroc est en pourparlers avec le régime sioniste sur un projet visant à créer un secteur privé pour le développement et la production de drones suicides au Maroc.

Le site a également révélé que des pourparlers avaient commencé il y a quelques mois entre le Maroc et l’Israélienne Aerospace Industries Corporation (IAI), précisant que la coopération entre Rabat et Tel-Aviv dans ce domaine pourrait faire suite à l’annonce de l’ouverture de négociations avec BlueBird Aero Systems, filiale d’IAI, en début d’année sur la fabrication des drones tactiques.

En plus de sa proximité avec le régime sioniste, le Maroc renforce sa coopération avec la Turquie afin de subvenir à ses besoins immédiats en matière de drones militaires. Pour se faire, Rabat a signé plus tôt cette année un contrat pour l’achat de 13 drones TB2 avec Ankara.

Mais l'Algérie va-t-elle aller plus loin? Une usine à drones israélienne au Maroc demande évidemment une DCA à basse altitude, ce qui a permis ce jeudi après-midi à la Résistance libanaise d'intercepter et d'abattre un drone israélien dans le sud du Liban. L'appareil s'est écrasé dans la localité de Yater. Évidemment Israël a crié à la panne technique, mais c'est le quatrième drone à avoir été chassé ces dernières semaines au sud Liban 

L’Algérie accélère la chasse à Israël

L’Algérie accélère la chasse à Israël

L’alliance anti-sioniste au Maghreb s’élargit. La Mauritanie est partante.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/30/667593/Algerie-Marco-manoeuvre-Israel

Dans ALGERIE

AUKUS : UN SCENARIO ANTI-ALGERIE ?

Par Le 25/09/2021

Brouille US/Paris, et si ce n'était qu'une mise en scène pour attiser la tension Maroc/Algérie?

Friday, 24 September 2021 7:04 PM  [ Last Update: Saturday, 25 September 2021 6:39 AM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le nouveau sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) français, le Suffren. ©LUDOVIC MARIN

Abdel Bari Atwan, éditorialiste de Rai al-Youm, s’est penché dans un article sur les prochaines mesures de la France suite à l'annulation par l’Australie du « contrat du siècle » portant sur la livraison de 12 sous-marins français.

Après l'annulation du contrat du siècle par l'Australie, Paris est à la recherche de nouveaux clients, et le Maroc est en tête de liste concernant l'acquisition de sous-marin français.

Ayant souffert suite à son accord militaire avec l'Australie, la France afin de vendre ses sous-marins pourrait se tourner dans sa recherche d'autres acheteurs vers les pays d'Afrique du Nord tel que l'Égypte et le Maroc ou encore les pays d'Asie du Sud-Est.

La France avait signé un contrat majeur avec l'Australie connu sous le nom du « contrat du siècle » d'une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars portant sur la livraison de sous-marins électriques et diesel français.

Sous-marins: 1ère vengeance de Jupiter?!

Sous-marins: 1ère vengeance de Jupiter?!

Selon les analystes, la trahison américaine envers la France au sujet des sous-marins nucléaires destinés à l’Australie signale un énorme changement géopolitique dans la stratégie américaine.

La semaine dernière, suites aux initiatives des États-Unis et le Royaume-Uni, l'Australie a annulé sa commande de plus de 56 milliards d'euros passée à l'Hexagone, ce qui s’est soldé par une crise sans précédente entre la France et l’Australie. Ces évènements arrivent alors que Washington et Londres ont annoncé leur alliance afin de soumettre la Chine à des pressions encore plus fortes et dans le but de renforcer le régime des sanctions imposées par les États-Unis.

Malgré le fait que le marché des sous-marins soit limité, contrairement à celui des avions de chasse, des chars et des drones, Paris recherche d'autres clients pour vendre ses sous-marins français.

Alors que l’Australie a déchiré le «contrat du siècle» conclu en 2016 avec Paris au profit d'un accord avec Londres et Washington, la France pourrait donc se tourner vers le Maroc à la recherche de l'opportunité de pourvoir sa marine royale de sous-marin.

Le Maroc ne possède actuellement aucun sous-marin, tandis que son rival algérien en possède huit. Le Maroc avait déjà entamé des négociations avec la Russie et l'Allemagne sur l'achat du sous-marin, mais elles ont toutes échoué.

Sous-marins: la France quittera l'OTAN?

Sous-marins: la France quittera l'OTAN?

Biden tue 

Le site web Hespress avait publié, il y a quelques jours, un article sur la volonté du Maroc d'acheter des sous-marins à la France ainsi que les efforts de la France d'aboutir à une vente auprès de la marine marocaine.

En 2015, la France a réussi à boucler les négociations avec l'Égypte afin de revendre les deux Mistral pour 950 millions d'euros. Les forces navales d'Égypte ont récemment reçu leur 4e sous-marin de modèle 209 produit par l'Allemagne. À l'heure actuelle, l'Égypte ne dispose pas de sous-marins avancés tels que les sous-marins français de type Barracuda, l'achat d'un sous-marin français pourrait donc intéresser l'Égypte.

L'Égypte veut se transformer en puissance militaire navale  en raison de l'importance croissante des ressources énergétiques dans le pays telles que le gaz en Méditerranée orientale, l'exploration pétrolière en mer Rouge et la protection du canal de Suez.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/24/667196/AUKUS--un-sc%C3%A9nario-anti-Alg%C3%A9rie--

Dans ALGERIE

ALGERIE : LE MAK ET SES CARICATURISTES

Par Le 25/09/2021

 

Algérie : le MAK et ses caricaturistes

Jeudi, 23 Septembre 2021 23:32 Ahmed Bensaada

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Dans un précédent article, j’avais évoqué en détail le rôle partisan et sectaire de trois caricaturistes algériens qui avaient mobilisé leurs crayons dans l’effervescence politique provoquée par le Hirak. Partisans du « Yetnahaw Ga3 » (qu’ils partent tous), leur credo était fondé sur l’appropriation du terme « peuple » qu’ils utilisaient à toutes les sauces et, surtout, pour la promotion exclusive et partiale de la « phase de transition » avec, comme corollaire, la contestation entêtée de la « voie constitutionnelle ». L’amalgame entre « peuple » et « phase de transition » avait pour but de prétendre que cette option était majoritaire dans la population, ce qui était loin d’être la vérité, c’est le moins qu’on puisse dire. Après la décantation du Hirak, nous voyons bien que ces deux termes ne vont pas du tout ensemble et qu’au lieu de « peuple » on devrait plutôt écrire « groupes spécifiques » ayant, pour la plupart d’entre eux, des agendas et des intérêts bien définis.

Dans ce qui suit, il sera question de deux de ces trois caricaturistes qui, en plus de montrer leur vision déformante de la réalité politique algérienne, affichent de manière ostentatoire leur soutien au mouvement séparatiste MAK (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie), un de ces « groupes spécifiques ».

Il s’agit de Ali Dilem et de Ghilas Aïnouche, caricaturistes dont les dessins et les accointances montrent de nombreux points en commun, jugez-en : tous deux sont des militants du « Yetnahaw Ga3 », se comportent comme des activistes de l’aberrante et antinationale division dichotomique Kabyle/Arabe, sont idéologiquement et professionnellement liés avec « Charlie », ont un penchant plus qu’affirmé pour l’État hébreu et, finalement, sont très introduits auprès des missions diplomatiques française et étasunienne. Pour plus de détails, consulter l’article cité auparavant).

 

De gauche à droite : Mme Émié, un pasteur d’une église à Alger, Ghilas Aïnouche, Ali Dilem et Bernard Émié (Ambassadeur de France à Alger 2014 -2017, actuellement directeur de la DGSE française). Sur sa page Facebook, Aïnouche nomme familièrement Mme Émié par son prénom: Isabelle.

 

Ali Dilem

Le 14 septembre dernier, Dilem publia une caricature qui a soulevé l’ire d’un très grand nombre de citoyens algériens. Il y insinuait que le gouvernement algérien, dans sa lutte contre le MAK, s’en prenait à tous les Kabyles, sans exception. Selon lui, il y avait en Algérie, deux catégories de citoyens : des Kabyles tous coupables et les non-Kabyles tous innocents. Cette vision mensongère, raciste et dangereuse de la réalité algérienne m’a inspiré une réponse que j’ai publiée sur mon site.

 

 

 

 

Cette réplique a eu évidemment un grand écho sur les médias sociaux, car Dilem goûtait à sa propre médecine. Mais personne ne s’attendait à la réaction de Sa Majesté makiste! En effet, Ferhat (Mehenni) 1er en personne y alla d’un tweet « royal » pour défendre le « soldat » Dilem :

 

 

 

Non seulement, le « monarque » troubadour donna raison à Dilem, mais il l’assura de sa « solidarité », histoire de lui dire « Continue sur cette voie, tu es sur le droit chemin! ». Et voilà comment le Chevalier (des Arts et Lettres) Dilem fut adoubé par Ferhat 1er!

Il faut dire que Dilem n’en était pas à sa première caricature pro-MAK. En voici quelques exemples :

 

Cliquez sur l’image pour voir d’autres caricatures pro-MAK de Dilem

 

 

Ghilas Aïnouche

Les relations entre Ghilas Aïnouche et le MAK sont beaucoup plus élaborées que celles de Dilem avec cette même organisation. Cela se voit dans la profusion de caricatures, dans sa défense publique du MAK et sa proximité avec Ferhat 1er.

D’ailleurs, en ce qui concerne ce dernier point, il est intéressant de suivre la discussion entre le « monarque » makiste et son sérieux prétendant au titre de « dauphin » dans la vidéo suivante :

 

Ferhat Mehenni et Ghilas Aïnouche (9 juin 2020)

Cliquez sur l’image pour visionner la vidéo

 

 

Dans le dessin que Aïnouche offre à son compagnon de table, le caricaturiste qualifie Ferhat 1er de « Grand homme » et se met en scène pour se souhaiter : « Bientôt on aura notre vraie indépendance! ».

Dédicace offerte à Ferhat Mehenni par Aïnouche

 

 

Le « on » inclut bien évidemment sa personne et celle du « souverain » qui lui fait face. En recevant la dédicace, Ferhat 1er a déclaré qu’il s’agissait d’un des plus beaux cadeaux qu’il avait reçus dans sa vie tout en ajoutant « Je vais garder ça précieusement et je vais le verser aux archives de la république kabyle », devant un Aïnouche tout sourire!

Et tout cela, en plein Hirak!

Cette relation entre Aïnouche et le « Sultan autoproclamé de Kabylie » ne date pas d’aujourd’hui. Ce dernier, tout comme pour Dilem, l’avait « assuré de son soutien ». Mais cette fois-ci, c’était à la suite d’une agression contre le caricaturiste lors d’une marche de protestation, en juillet 2017. À l’époque, le site makiste « Siwel » avait relaté l’évènement ainsi:

« Le Président de l’Anavad, qui a eu le jeune caricaturiste au téléphone, a demandé de ses nouvelles et l’a assuré de son soutien.

Le Représentant diplomatique de la Kabylie en France, Mass Zidane Lafdal, a quant à lui saisi RSF (Reporters Sans Frontières) pour leur faire part de la sauvagerie injuste dont a été victime ce jeune dessinateur de presse.

L’ambassadeur kabyle nous a informé que la Fédération Internationale des Journalistes va être également saisie ».

Toute la cour de Ferhat 1er a donc été mobilisée pour défendre le « malheureux » caricaturiste!

L’allégeance du jeune caricaturiste à la cause makiste s’est aussi manifestée à l’occasion d’un voyage aux États-Unis. En effet, en 2017, il fut invité par le Département d’État américain (excusez du peu!) pour débattre de la liberté d’expression en Algérie. Après avoir été reçu à l’ambassade des États-Unis à Alger en juillet 2017 :

 

 

 

 

 

Le voilà devant le siège du Département d’État en novembre 2017 :

 

 

 

Tout en prétendant ne pas faire partie du MAK, il ne rata pas l’occasion de défendre le mouvement séparatiste. Un article traitant de ce voyage précise : « Invité par le Département d’État américain, le dessinateur Kabyle Ghilas Aïnouche a tenu à préciser qu’il avait soulevé plusieurs questions dont celle du MAK et ses militants harcelés au quotidien en Algérie ».

Ce même article mentionne que le caricaturiste prit la parole « en présence de plusieurs diplomates dont le responsable de bureau de l’Algérie, M. Michael J. Polyak ».

En effet, M. Polyak a été responsable du bureau de l’Algérie au Département d’État de septembre 2016 à septembre 2018. Avant cela, il a été en poste dans plusieurs capitales arabes et musulmanes (Irak, Arabie Saoudite, Afghanistan). En Algérie, selon ce qui est mentionné sur son profil LinkedIn, il a « servi de liaison principale avec l'ambassade d'Algérie, les entreprises, les médias et les ONG sur les questions relatives à l'Algérie. Rédaction de notes de politique, d'orientations pour la presse et de points de discussion pour les hauts fonctionnaires du Département d’État ».

Il est aussi intéressant de noter qu’en 2008, il aussi été au service de l’IRI (International Republican Institute), un des quatre satellites de la NED (National Endowment for Democracy), le principal organisme américain d’« exportation » de la démocratie (lire cet article pour plus de détails).

Petite information déjà discutée dans mon précédent article sur les caricaturistes algériens : Dilem a lui aussi eu des contacts avec l’ambassade américaine à Alger, tel que mentionné dans le câble Wikileaks 09ALGIERS370_a (daté du 13 avril 2009).

Et ce n’est pas tout en ce qui concerne Aïnouche et le MAK. En 2018, la commune de Harfleur (Seine maritime, France) a annulé un événement de propagande du MAK sous couvert de la « promotion » de la cuture kabyle. Et la lettre de la maire d’Harfleur est on ne peut plus claire à ce sujet :

« Votre refus de choisir un autre film dans le cadre de cette programmation, l’invitation par vos soins de M. Ferhat Mehenni, ainsi que votre information quant à la venue d’une délégation politique autoproclamée, ont dénaturé et pris en otage l’événement lui donnant des allures, de manière déguisée, de vitrine dédiée au gouvernement provisoire kabyle et derrière lui le MAK, mouvement d’extrême droite algérienne ».

 

Lettre de madame la Maire d’Harfleur

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

 

La relation avec Aïnouche? Il faisait partie de la « délégation » du MAK dénoncée par la maire d’Harfleur comme on peut le constater sur l’affiche prévue pour l’évènement.

 

Affiche de l’évènement annulé par la maire d’Harfleur comportant clairement les noms de Ferhat Mehenni et de Ghilas Aïnouche

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

 

Revenons maintenant à l’essentiel, c’est-à-dire aux caricatures de Aïnouche avec relents de makisme. Leur nombre est tellement imposant qu’un « porte-folio » spécifique leur a été consacré :

 

Cliquez sur l’image pour voir le « portfolio » des caricatures pro-MAK de Aïnouche

(Attention: certaines caricatures sont obscènes)

 

 

Alors, Aïnouche : makiste ou pas makiste?

 

 

 

Aïnouche, au centre de la photo, avec le drapeau du MAK

 

 

Certains caricaturistes algériens comme Dilem et Aïnouche ont eu un rôle partial et tendancieux dans le Hirak. Ils ont participé, au nom d’un peuple qui ne les a jamais mandatés, à la promotion d’une vision sectaire et dangereuse pour l’avenir de l’Algérie. Mais en ce qui concerne leur défense (directe ou indirecte) du MAK, leur rôle est beaucoup plus nuisible et préjudiciable pour notre pays car ils jouent avec son intégrité, sa stabilité et sa paix.

Qu’on se le dise : ces caricaturistes utilisent des dessins humoristiques au service de desseins maléfiques. Mais qu’ils barbouillent ou gribouillent à leur guise: l’Algérie restera toujours unie et indivisible dans le respect de tous ses citoyens.

https://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=576:2021-09-24-04-39-15&catid=46:qprintemps-arabeq&Itemid=119

 

Dans ALGERIE

L’ALGERIE EN TETE DES FLOTTES SOUS-MARINES LES PLUS PUISSANTES AUX NIVEAUX ARABE ET AFRICAIN

Par Le 25/09/2021

L’Algérie en tête du classement des flottes sous-marines les plus puissantes aux niveaux arabe et africain

 Depuis 23 heures  24 septembre 2021

sousmarinalgerien

 Algérie - Article traduit - Maghreb - Monde arabe - Spécial notre site

 

Le site Internet « Global Fire Power », spécialisé dans les affaires militaires, a rapporté que « l’Algérie se classe parmi les flottes sous-marines les plus puissantes aux niveaux arabe et africain en 2021, soit  au 15e rang mondial ».

Selon le dernier classement du site, l’Algérie se classe au premier rang dans le monde arabe et en Afrique et au 15e rang mondial en termes de puissance sous-marine.

À l’échelle mondiale, la Chine s’est classée au premier rang avec 79 sous-marins, suivie des États-Unis avec 68 sous-marins, puis de la Russie avec 64 sous-marins et de la Corée du Nord avec 36 sous-marins.

L’Algérie compte 8 sous-marins, le même nombre que l’Egypte, qui se classe au 16e rang mondial, et l’Italie, qui se classe au 17e.

Le mois dernier, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a souligné l’importance de l’armée algérienne tant sur le plan politique que constitutionnel, soulignant que « ceux qui tentent de nuire au pays, ont pour objectif de frapper sa stabilité ».

Source: Traduit d'AlMayadeen

https://french.almanar.com.lb/2155540

Dans ALGERIE

L'ALGERIE ACCELERE LA CHASSE A "ISRAËL"

Par Le 17/09/2021

L’alliance anti-sioniste au Maghreb s’élargit: la Mauritanie est partante

Thursday, 16 September 2021 6:07 PM  [ Last Update: Thursday, 16 September 2021 6:07 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L’Algérie accélère la chasse à Israël. (Photo à titre d'illustration)

Certaines sources arabes ont rapporté que l’Algérie et la Mauritanie se préparaient à organiser un prochain sommet et que l’Algérie tentait d’empêcher la Mauritanie de se compromettre avec le régime sioniste.

Des sources arabes ont annoncé que les préparatifs étaient en cours pour que le président algérien Abdelmajid Tebboune rencontre son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazouani dans la capitale algérienne d’ici la fin de l’année.

Le site web Al-Araby Al-Jadeed a rapporté que l’Algérie cherchait à empêcher Nouakchott de se compromettre avec le régime sioniste, comme en témoignent les visites fréquentes d’un certain nombre de ministres algériens dans la capitale mauritanienne.

Certaines sources diplomatiques au ministère algérien des Affaires étrangères ont indiqué que lors d’une visite à Nouakchott la semaine dernière, le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a transmis le message spécial de Tebboune au président mauritanien l’exhortant à se rendre en Algérie dès que possible.

Le président mauritanien a accepté l’invitation, et la Mauritanie fixe actuellement le voyage, qui devrait avoir lieu début décembre.

Lire aussi : Coalition militaire Algérie-Russie-Mauritanie ?

Israël: l'Algérie contre-attaque!

Israël : l’Algérie contre-attaque !

Un sommet pour la Palestine qui introduit la Résistance au Maghreb ?

Les responsables mauritaniens ont également exprimé leur intérêt pour la visite du président algérien dans leur pays l’année prochaine, d’autant plus que les présidents algériens ne se sont pas rendus à Nouakchott depuis plus de deux décennies.

Certains analystes politiques estiment que l’Algérie porte une attention particulière à la Mauritanie en raison de ses craintes d’un compromis avec le régime sioniste, d’autant plus que le Maroc a récemment normalisé ses relations avec le régime sioniste.

Plus tôt, le ministre algérien des Affaires étrangères s’était opposé à l’adhésion du régime sioniste à l’Union africaine. Lamamra a déclaré que Faqi Muhammad, le président de la Commission de l’Union africaine, n’était pas au courant des conséquences de telles déclarations et qu’elles pourraient conduire à « la désintégration de l’UA ».

Missile: Israël se déménage en Afrique?

Missile : Israël se déménage en Afrique ?

D’autre part, deux cents érudits et imams mauritaniens ont émis le 31 janvier une fatwa interdisant la normalisation avec Israël : la relation avec « l’entité usurpatrice de la terre de Palestine et l’occupant de Qods et de ses environs est interdite et n’est en aucun cas permise ».

Les signataires de la fatwa ont affirmé lors d’une réunion qu’ils ont organisée dimanche soir à la mosquée Al-Tawfiq à Nouakchott « que la normalisation est un soutien total aux sionistes usurpateurs et à tous leurs actes dont meurtres et destructions, et cela ne relève pas de la réconciliation ».

Nouakchott a annoncé qu’il n’avait pas l’intention de normaliser avec Israël. Il est à noter que la Mauritanie a rompu ses relations avec Israël en 2009 pendant la guerre à Gaza.

Des indices d’un développement qualitatif de la coopération militaire entre l’Algérie et la Mauritanie

Des indices d’un développement qualitatif de la coopération militaire entre les deux pays ont été observés, d’autant plus que l’Algérie affiche une volonté d’implanter une base militaire sur son territoire, non loin de la région de Guerguerat (zone démilitarisée dans le désert, à 11 kilomètres de la frontière mauritanienne).

Ces ententes font suite à la visite du chef d’état-major des armées mauritaniennes, le lieutenant-général Mohamed Bemba Muqit, en Algérie en janvier dernier.

Maroc :  Israël... attaqué!

Maroc : Israël... attaqué!

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/16/666675/Algerie-accelere-la-chasse-a-Israel

 

Dans ALGERIE

DES NAVIRES DE GUERRE CHINOIS EN ROUTE POUR L’ALGERIE

Par Le 11/09/2021

Les corvettes chinoises arrivent en Algérie

Saturday, 11 September 2021 6:21 PM  [ Last Update: Saturday, 11 September 2021 6:22 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'armée algérienne commande 6 nouveaux navires de guerre. (Archives)

Parallèlement à une offensive diplomatique illustrée par des nominations éclair au sein de la diplomatie algérienne, destinées à booster la présence d’Alger au Sahel et en Libye, l’Algérie continue à renforcer ses forces armées.

L’armée algérienne commande 6 nouveaux navires de guerre, a rapporté le site d’information Algerie360. 

Rabat: l'Armée algérienne réplique!

Rabat : l’Armée algérienne réplique !

Outre les rapports économiques, la Chine s’est avérée dernièrement être un fournisseur important en matériel naval. Après le navire Badji Mokhtar III, voilà que l’Algérie s’attend à la livraison de six corvettes type 56 par la Chine, une livraison destinée à renforcer la flotte du marine algérienne.

En effet, une commande de six corvettes a été faite par l’Algérie à la Chine, affirme le site MENA Defense. Le pays commencera à recevoir sa commande à partir du début de l’année 2022. Si tout se passe comme prévu, les six corvettes arriveront toutes en Algérie au cours de l’année 2023.

La même source assure que deux corvettes lourdes dérivées de type 56, parmi les six commandées par l’Algérie pour la marine, se trouvent actuellement à quai, dans le port de Shanghai, en Chine.

Algérie : 1er F-16

Algérie : 1er F-16

Toujours selon la même source, les corvettes chinoises commandées par la marine algérienne sont modifiées par rapport à leur version basique. Ces navires de guerre commandés par l’Algérie seraient dotés d’une meilleure endurance, de meilleurs moteurs et des systèmes de combat qui conviennent au schéma de défense navale de l’Algérie.

Le radar Smart-S de Thales, qui a fait ses preuves, sera parmi les gadgets équiperont les six futures corvettes de la marine algérienne. Les six navires disposent d’une autonomie de 6 500 km. La corvette T56 peut embarquer huit silos croisés de missiles YJ-83 utilisés pour les cibles en mer et à terre ainsi qu’un système antiaérien HQ-10 qui ressemble à la RAM.

Ces six navires sont également dotés de six tubes lance-torpilles de 324 mm et d’un canon de 76 mm avec conduite de tir automatique et seront probablement équipés d’un large pont d’envol pour hélicoptère à l’arrière, et d’autres armements en cas de demande.

Algérie: 1er échec militaire d'Israël!

Algérie: 1er échec militaire d'Israël!

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/11/666329/Alg%C3%A9rie-Chine-navires-corvettes-marine

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"ISRAËL" : L'ALGERIE CONTRE-ATTAQUE!

Par Le 07/09/2021

Alger, vecteur de l'alliance Maghreb-Résistance ?

Monday, 06 September 2021 6:10 PM  [ Last Update: Monday, 06 September 2021 6:10 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Soutien de l’Algérie à la Palestine, des décennies de solidarité sans bruit. (Photo via aps.dz)

Il y a coup et coup: il y a la normalisation Rabat-Israël qui a mené il y a quelques jours le gourou Lapid au Maroc où il a cru bon de menacer l'Algérie de la qualifier d'allié de l'Iran soit un ensemble d'actes et de paroles plus ou moins connues de tout le monde puis il y a ces mesures-chocs qui tombent les unes après les autres depuis Alger et son axe maghrébin et qui font froid dans le dos du camp d'en face : à l'impulsion algérienne, l'UA rechigne désormais à accepter l’entité en son sein; le flux du gaz algérien risque de ne plus transiter par un territoire marocain que foulent aux pieds les sionistes; et the last but not the least, il y a ce sommet de la Palestine qu'organise Alger et que plus d'un analyste estime être à même d’aplanir le terrain à l'émergence du facteur "Résistance" au Maghreb. Déjà, la Tunisie se fait parler d'elle à travers des mesures anti US et anti OTAN qu'elle adopte coup sur coup comme ce non-recevoir catégorique lancé à la délégation US et à ses ingérences. Alger n'est pas non plus à la traîne. 

Selon Al-Mayadeen, samedi 4 septembre, le nouveau gouvernement algérien a l'intention d'organiser un sommet pour la Palestine.

Il est vrai que l'Algérie s’est toujours tenu, peuple et gouvernement, du côté du peuple palestinien, et a participé à la guerre d'Octobre en soutenant financièrement la cause palestinienne. 

Nouveau coup anti-Empire d'Alger!

Nouveau coup anti-Empire d'Alger!

En Libye, l’Algérie met la main sur un point qui se trouve au cœur de la stratégie de guerre USA/Israël/OTAN... le « vivier terroriste ».

Évoquant le plan d'action du gouvernement algérien où l'Algérie a affirmé qu'elle « œuvrera, au cours des prochains mois, à la refondation de l’action arabe commune et à la consécration du caractère central de la cause palestinienne au prochain sommet arabe », Alger fait exactement ce qu'il est entrain de faire au sein de l'UA à savoir la de-sionisation et partant une re-inclusion de la Résistance dans l'équation maghrébine. 

L'État algérien a commencé donc à agir avec force pour rétablir sa place et le rôle qui lui sied au regard de ses capacités et de son histoire en tant qu'acteur dans la région, que ce soit dans le dossier du barrage de la Renaissance ou dans celui de l'infiltration israélienne dans le continent africain.

Et ce faisant il agit, n'en déplaise à Lapid, en totale synchronie avec la Résistance qui elle a totalement miné la normalisation Israël- Golfiens à rythme accéléré qui depuis la grande défaite qui a frappé le régime sioniste lors de la dernière guerre de Gaza. 

Alliance Algérie-Mali fait peur?

Alliance Algérie-Mali fait peur?

À quoi joue la Minusma encore ?

Il est permis ainsi de souhaiter de voir l'Algérie aller de l'avant en convoquant le sommet sur la Palestine dans les plus brefs délais : « Tout sommet arabe n'a aucune valeur sans la question palestinienne, ni de légitimité sans la présence de la Syrie et si l'Algérie a décidé de hisser l'étendard de la cause palestinienne unificatrice, et d'en faire le point focal du rapprochement arabe et des réconciliations face à l'occupation israélienne et à son extension dans la région et dans le continent africain, c'est qu'elle est dans son rôle historique. Et voilà ce qui fait peur au régime sioniste et à ses alliés arabes, anciens et nouveaux. Ainsi s’explique, d’ailleurs, les déclarations de Yair Lapid, le ministre israélien des Affaires étrangères, exprimant cette préoccupation il y a deux semaines, en accusant l’Algérie de se rapprocher des mouvements de Résistance en Palestine, au Liban, en Irak et au Yémen, comme si le rapprochement avec un État islamique frère qui soutenait la Résistance palestinienne et exigeait la libération de la Palestine de la mer à la rivière, était un péché ».

Lire aussi: Pourquoi Émirats frappent à la porte de l'Algérie?

Israël: le Maroc, pris en otage?!

Israël: le Maroc, pris en otage?!

Espérons que l'Algérie ira de l'avant en appelant à la convocation du Sommet sur la Palestine dès que possible, car il y aura là les prémisses d'un changement de la donne géopolitique aux dimensions qui dépasseraient largement les frontières algériennes. Et comment? La Résistance sortirait du Moyen-Orient pour aller toucher le Maghreb voire au-delà au Sahel où l'axe US/OTAN/Israël allant de coup d'Etat au terrorisme, provoque l'un après l'autre l'effondrement des gouvernements jugés parias à l'Empire. 

http://french.presstv.ir/Detail/2021/09/06/665944/Sommet-Palestine-en-Algerie

Dans ALGERIE

ALGERIE : LE SECTEUR GAZIER SOUS LA MENACE DE CYBER ATTAQUES ISRAELIENNES

Par Le 31/08/2021

Israël pourrait cyber attaquer Sonatrach?

Monday, 30 August 2021 4:09 PM  [ Last Update: Monday, 30 August 2021 4:23 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Algérie exposée au risque de cyber-attaque israélienne. (Illustration)

MENA, centre d’études arabo-africain a mis en garde contre d’éventuelles cyber-attaques de Tel-Aviv contre l'Algérie visant à perturber les infrastructures du pays suite à ses positions anti-sionistes.

A la suite des prises de position anti-sionistes par l’Algérie et la rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc, Middle East and North Africa (MENA) a mis en garde contre d’éventuelles cyber-attaques israéliennes généralisées visant les réseaux électriques ou le système bancaire et les médias algériens dans le but de perturber les infrastructures du pays.

“Israël entend cibler l'Algérie avec des cyber-attaques sur ses réseaux électriques et énergétiques, ses médias et ses chaînes de télévision, ou sur ses banques et bourses afin de détruire ses infrastructures”, a déclaré Zidane al-Qanai, porte-parole officiel de l'organisation et chercheur politique, dans un communiqué publié par le journal Rai al-Youm.

Lire aussi : Algérie : 1er F-16 "israélien" abattu?!

Au terme de son bref communiqué, MENA a appelé les Forces armées algériennes à former une unité de cyber-guerre au sein de l'armée algérienne pour être prête à contrer toute cyber-attaque d’envergure lancée par le régime sioniste contre l’Algérie.

USA/Israël: Méga choc signé Alger!

USA/Israël: Méga choc signé Alger!

Dans ses récentes remarques prononcées lors de sa visite au Maroc, Yair Lapid, ministre israélien des Affaires étrangères, a évoqué les préoccupations de Tel-Aviv concernant les relations étroites entre l'Iran et l'Algérie et le rôle de ce dernier dans les oppositions généralisées à l'admission du régime sioniste à l'Union africaine en tant que membre observateur, a rappelé MENA.

“Les récentes remarques du ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc continuent à jeter de l’ombre sur l'atmosphère politique en Algérie”, indique Rai al-Youm dans un article signé Zahir Andrews.

L'Algérie a annoncé mardi la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc après des mois de relations bilatérales tendues. L'Algérie a attribué la décision aux actions hostiles et odieuses du Maroc contre l'Algérie. Après la normalisation des relations entre le Maroc et le régime israélien en échange de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental par les États-Unis, les relations entre le Maroc et l'Algérie se sont considérablement détériorées.

Israël vampirise le Maroc…

Israël vampirise le Maroc…

L’Algérie a, quant à elle, qualifié d'inacceptables les remarques de Yair Lapid lors de sa visite au Maroc. Se référant aux développements de la sécurité régionale, Lamarreh a ajouté : “La tentative des autorités marocaines d'établir une base pour une force militaire étrangère dans le pays et d'encourager le représentant de cette force étrangère à faire de faux commentaires contre le pays voisin est un danger et un acte irresponsable.”

Dans ce contexte, le journal algérien Echorouk a accusé le Maroc de former un axe avec le régime sioniste contre les intérêts et l'intégrité territoriale de l’Algérie. Mais, une source diplomatique du régime sioniste a rejeté les accusations algériennes en déclarant : “Ce qui est important, ce sont les très bonnes relations entre Israël et le Maroc, Rabat et Tel-Aviv sont un élément essentiel d'un axe positif et opérationnel dans la région pour contrer l'axe Iran-Algérie.”

Sous couvert d’anonymat, la source sioniste a résumé les propos en disant que Tel-Aviv est en contact permanent avec Rabat.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/30/665484/Alg%C3%A9rie-cyber-attaques-Israel-Maroc

 

Dans ALGERIE

AHMED BENSAADA – LE RAPPORT DE GRAPHIKA : SOFT POWER ET GUERRE DE 4e GENERATION CONTRE L’ALGERIE

Par Le 25/08/2021

Le rapport de Graphika : soft power et guerre de 4e génération contre l’Algérie

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Contrairement au hard power qui est basé sur la force coercitive classique, le soft power utilise l’attraction positive et la persuasion pour atteindre des objectifs de politique étrangère. Il s’agit donc d’une capacité d’influence susceptible d’imposer, en douceur, un comportement ou une façon de penser identiques ou similaires à celles de celui qui utilise cette technique. Son succès repose donc sur l’impression de ne pas y avoir été contraint. Ainsi, le soft power n’atteint ses objectifs que s’il n’est pas perçu comme de la manipulation ou de la propagande.

Selon son concepteur, le très influent Joseph Nye, le soft power est soutenu par trois piliers : les valeurs politiques, la culture et la politique étrangère. Commentant cette théorie, le professeur G. John Ikenberry donne les précisions suivantes dans la célèbre revue Foreign Affairs:

« Les États-Unis peuvent dominer les autres, mais ils ont également excellé dans la projection du soft power, avec l'aide de leurs entreprises, fondations, universités, églises et autres institutions de la société civile; la culture, les idéaux et les valeurs des États-Unis ont été extrêmement importants pour aider Washington à attirer des partenaires et des partisans ».

L’exportation de la démocratie, qui est un champ établi et prépondérant de la politique étrangère américaine, utilise évidemment le soft power. Dans son article traitant du soft power américain dans les révolutions colorées, l’anthropologue Boris Pétric mentionne que des « ONG américaines sont les principaux acteurs de cette promotion de la démocratie, des droits de l’homme et de la liberté […] ».

Cette relation entre les ONG et le soft power est très bien explicitée par Susan Liautaud dans son article « Soft Power of NGOs: Hard Responsibility, Hard Strategy, and Hard Accountability » dans lequel elle note que « les ONG et les autres acteurs du secteur à but non lucratif sont tenus d’utiliser le soft power de façon responsable et de rendre compte des conséquences induites par cette utilisation »

Il a été aussi montré que ces mêmes ONG américaines, étatiques ou non, ont joué le même rôle dans ce qui est abusivement appelé le « printemps » arabe. La printanisation de certains pays arabes ciblés à l’aide du soft power américain a été réalisé par l’intermédiaire de la formation et du réseautage de cyberactivistes « autochtones », c’est-à-dire provenant des pays visés. Ces révoltes qui ont été présentées et vendues comme une « belle saison » se sont avérées n’être que des « regime change » accompagnés de chaos, de destruction et de désolation.

Une décennie plus tard, ces ONG sont encore actives, tout particulièrement dans le Hirak algérien.

Tel que noté par Albert A. Nofi, le soft power est une des ressources sur lesquelles s’appuient la guerre de 4e génération (G4G), cette guerre moderne qui, d’après François-Bernard Huyghe, « correspondrait à la révolution de l'information » tout en précisant qu’elle « mobiliserait des populations entières en un antagonisme gagnant tous les domaines politique, économique, social, culturel ».

En ce qui concerne l’utilisation militaire de l’information, Christina M. Knopf et Eric J. Ziegelmayer nous expliquent que : « l’information est un produit qui se prête à l’arsenalisation et l’environnement informationnel est devenu vital pour le succès des opérations militaires. Le domaine de l’information, l’Internet en particulier, est aujourd’hui un terrain crucial à saisir pour exercer une influence économique et diplomatique dominante.  C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont officiellement incorporé à leur doctrine […] la "guerre des communications" ».

Cette « arsenalisation » de l’information a été rendue efficace grâce à l’essor fulgurant de l’Internet et des médias sociaux. À ce sujet, Waseem Ahmad Qureshi donne quelques précisions :

« Les progrès technologiques actuels (accès plus facile aux blogs médiatiques et à Internet) rendent la propagande et la manipulation des faits plus facilement accessibles tout en élargissant les conséquences des opérations de guerre de l'information en provoquant des effets dommageables massifs »

La recherche qui sera exposée dans cet article montre de manière explicite que l’Algérie fait actuellement l’objet d’une G4G qui a profité des remous du Hirak pour se déployer insidieusement.

 

Hirak, soft power et guerre de 4e génération

Un livre et de très nombreux articles ont été consacrés au rôle des organismes américains d’exportation de la démocratie et leurs relations avec le Hirak et ses « ténors ». Cet aspect du soft power ne sera pas traité dans ce travail, mais les lecteurs intéressés sont invités à consulter les liens suggérés.

Il faut cependant préciser que le soft power utilisé dans les G4G possède d’autres techniques aussi efficaces les unes que les autres.

Il a été fait mention d’une de ces techniques dans un de mes articles datant de décembre 2019. Il s’agit de mandater un universitaire crédible pour écrire, dans une revue crédible, un texte complétement fallacieux afin de suggérer un comportement donné et le présenter comme étant juste et approprié alors que, dans la réalité, il est complétement déraisonnable. Un exemple typique est celui du professeur Robert Zaretsky, professeur d’histoire de France à l'université de Houston qui s’est fait remarquer par un texte abracadabrantesque dans Foreign Affairs. En effet, le 26 novembre 2019, c’est-à-dire à peine deux semaines avant l’élection présidentielle algérienne, le professeur écrivait: « An Election’s Failure Will Be a Democratic Success » (L'échec de l’élection sera un succès démocratique).

Hallucinant! D’après ce professeur vivant dans un pays supposé être démocratique « ne pas voter est un acte démocratique »! Mais quel genre de démocratie désire exporter ce professeur loufoque?

L’histoire retiendra néanmoins l’odieuse campagne d’intimidation des électeurs lors de ce scrutin, ignominie qui a dû tellement faire plaisir à M. Zaretsky, certainement commandité pour nuire à l’Algérie.

Plus récemment, c’est dans un petit encadré publié par le journal français Le Figaro en date du 31 juillet 2021 qu’apparut une nouvelle technique encore plus insidieuse que celle de notre professeur de Houston. Celle-ci est destinée à persuader le public que l’État algérien utilise des cybermanipulations malhonnêtes « pour défendre les intérêts du président algérien », tout en parrainant des « campagnes de harcèlement » contre des opposants politiques.

Le Figaro précise que ces informations proviennent d’un rapport élaboré par une société américaine nommée Graphika, « spécialisée dans les nouvelles technologies et l’analyse des réseaux sociaux ». Personne n’est dupe. Cette mention cherche évidemment à donner de la crédibilité à cette compagnie et, par conséquent, conférer de la véracité à son rapport.

Encore un organisme américain qui s’attaque à l’État algérien en général et aux institutions présidentielle et militaire en particulier! Décidément, ils ne lâcheront jamais ces Américains!

Mais qui est donc Graphika? Qui est derrière ce joli nom, quels sont ses champs d’intérêts et qui la finance?

Contrairement à Émilien Hertement, le journaliste du Figaro qui a bêtement rapporté la nouvelle, nous allons nous intéresser, dans un premier temps, à cette société pour comprendre ses motivations et nous enquérir de son sérieux. Ensuite, nous étudierons en détail son rapport cité par Le Figaro.

Graphika et ses connexions sulfureuses

D’après les informations figurant sur son site officiel, Graphika est « une société d'analyse de réseau, fondée en 2013 par le Dr. John Kelly qui a étudié, dans sa thèse, l'essor fulgurant des conversations sur Internet en utilisant l'analyse de réseau des relations entre les auteurs en ligne, et pas seulement le contenu de leurs messages ».

Toujours selon son site, Graphika est financé par la DARPA, la « Minerva Initiative », l’« US Senate Select Committee on Intelligence » et la « Knight Foundation ».

 

DARPA est l’acronyme de la « Defense Advanced Research Projects Agency » (Agence pour les projets de recherche avancée de défense) qui est une agence du ministère de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à l’usage militaire.

La « Minerva Initiative » est une initiative de recherche universitaire en sciences sociales parrainée par le ministère de la Défense des États-Unis axée sur des domaines d'importance stratégique pour la politique de sécurité nationale des États-Unis. Lancée en 2008 par Robert Gates, le secrétaire à la Défense de l’époque, elle a pour objectif d'améliorer la compréhension de base du ministère de la Défense en ce qui concerne les forces sociales, culturelles, comportementales et politiques qui façonnent les régions du monde d'importance stratégique pour les États-Unis. Dès le début, le programme s’est focalisé , entre autres, sur les recherches universitaires traitant de la Chine, de l’Irak, du terrorisme et de l’islam radical. À son lancement, le projet a reçu 50 millions de dollars du ministère de la Défense des États-Unis pour financer ces recherches.

Les subventions de recherche sont supervisées par des gestionnaires de programme affiliés à deux organisations militaires de recherche fondamentale : le Bureau de la recherche scientifique de l'Armée de l'air (AFOSR) et le Bureau de la recherche navale (ONR).

 

L’«US Senate Select Committee on Intelligence » (SSCI) est un comité créé par le Sénat américain en 1976 pour superviser et faire des études continues sur les activités et programmes de renseignement du gouvernement des États-Unis.

La « Knight Foundation » se présente comme une fondation nationale américaine qui investit dans le journalisme et les arts et dont l’objectif est de favoriser des communautés informées et engagées qu’elle croit essentielles à une démocratie saine. Cette fondation collabore cependant activement avec l’Open Society de George Soros, la National Endowment for DemocracyFreedom House et l’USAID.

Ces quatre organisations forment la colonne vertébrale du dispositif américain pour l’exportation de la démocratie dont il a été question précédemment.

Et ce n’est pas tout. Graphika déclare être associé avec des groupes de défense des Droits de l’homme du monde entier « pour surveiller les menaces numériques ciblant les utilisateurs vulnérables ».

 

En fait, il s’agit de Human Rights Watch (HRW), Amnesty International (AI) et « The Syria Campaign ». Il est de notoriété publique que les deux premières organisations (HRW et AI) sont largement financées par l’Open Society.  Et il ne faut surtout pas oublier qu’elles ont été toutes deux (avec d’autres entités droitdelhommistes) derrière la résolution du Parlement européen contre l’Algérie, juste quelques jours après le référendum sur la nouvelle Constitution algérienne. Drôle de coïncidence, n’est-ce pas? Comme la coïncidence de l’article de notre pitoyable professeur Zaretsky, un an plus tôt.

L’association de Graphika avec « The Syria campaign » est très révélatrice du rôle de désinformation, de propagande et d’étroite collaboration de cette société avec les gouvernements américains et britanniques.

« The Syria campaign » qui se dit « organisation à but non lucratif enregistrée au Royaume-Uni » est étroitement lié aux « White Helmets » (casques blancs), organisme de protection civile syrien qui a défrayé la chronique en 2016 (lire mon article sur ce sujet, rédigé à l’époque).

En fait, ces « secouristes » présentés comme des héros en occident, sont financés par l’USAID (United States Agency for International Development), le plus important des organismes américains d’« exportation » de la démocratie. Un document de l’USAID datant de 2018 précise qu’une subvention de 6,25 millions de dollars a été octroyée aux « White Helmets », en plus des 33 millions de dollars qui leur ont été versés depuis 2013. Ces « casques blancs » ont aussi été très largement financés par la Grande-Bretagne via le « Foreign and Commonwealth Office ». En date du 31 mars 2018, le montant total du financement que le gouvernement britannique leur a fourni s'élevait à 38 425 591,23 £. Ce qui fit dire à Julie Hyland, journaliste et militante britannique :

 

« Financés par le « Conflict, Stability and Security Fund » du gouvernement britannique et le programme USAID du gouvernement américain, ils [les « White Helmets »] font partie d'un réseau de forces djihadistes soutenues par l'Occident pour organiser un changement de régime ».

 

 

The White Helmets: The greatest scandal to hit Syria

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Selon Vanessa Beeley, journaliste indépendante qui a beaucoup travaillé sur le terrain en Syrie et dans de nombreux autres pays de la région, les « White Helmets » « étaient liés financièrement à Londres et à Washington (entre autres), principaux belligérants occidentaux sans mandat en Syrie […] et que des membres des Casques blancs entretenaient des liens avec des groupes djihadistes rebelles, tels que Fatah Al-Cham, résultat de la fusion d'Al-Nosra et de Ahrar Al-Cham ».

Le mythe des « casques blancs » a été démoli par un grand nombre de journalistes et chercheurs de renom dont Eva BartlettJohn PilgerGareth Porter, Phillip GiraldiCraig Murray et l'ancien inspecteur des armements de l'ONU Scott Ritter.

 

Graphika et ses figures publiques

Parmi les figures publiques de Graphika, on retrouve les noms de l’anglais Ben Nimmo (directeur des recherches) et de la française Camille François (directrice de l’innovation).

 

Ben Nimmo a rejoint Graphika en 2019, pourtant, rien ne le prédestinait à ce poste. Son parcours singulier a été décrit dans un article détaillé du New York Times (NYT).

En effet, il a étudié la littérature à l'Université de Cambridge, a travaillé comme instructeur de plongée sous-marine en Égypte, ainsi qu'écrivain et journaliste de voyage en Europe. En 2011, il a été recruté par l’OTAN comme attaché de presse principal sur la Russie et l'Ukraine jusqu’en 2014. Ensuite, il est devenu chercheur indépendant et a commencé à travailler sur la Russie sous contrat pour des think tanks pro-démocratie comme l'« Institute for Statecraft » qui pilote un projet  financé par le « Foreign and Commonwealth Office » nommé « The integrity initiative ». Créé en 2015, ce programme avait pour objectifs de contrer et sensibiliser à la désinformation provenant de pays comme la Russie et la Chine ainsi que de groupes extrémistes comme Daech. Comme par hasard, il s’agit de pays et ou organismes ciblés aussi par la « Minerva Initiative ».

Au cours de la campagne électorale américaine de 2016, M. Nimmo a collaboré avec l’Atlantic Council, le think tank non officiel de l’OTAN.

Pour se faire une idée de l’importance de ce « groupe de réflexion », il n’y a qu’à consulter l’impressionnante liste des membres de son Conseil d’administration. On y trouve, entre autres, Henry Kissinger, Joseph Nye (le concepteur du soft power), le général David H. Petraeus (commandant de la coalition militaire sous Bush fils et chef des troupes de l’OTAN ainsi que Directeur de la CIA sous Obama), Stephen Hadley (conseiller à la sécurité nationale de Bush fils), Robert Gates (cité précédemment – Directeur de la CIA sous Bush père et Secrétaire à la défense sous Bush fils et Obama). On y trouve aussi James Baker, Léon Panetta, Colin Powell, James Woosley, Peter Ackerman et j’en passe car la liste donne le tournis (le lecteur est invité à consulter ces pages pour plus de détails: lien 1 et lien 2). Pour la petite histoire, James Woosley a été directeur de la CIA sous Bill Clinton et a dirigé Freedom House . De son côté, Peter Ackerman a aidé à la création de l’Albert Einstein Institution dirigé par son professeur, l’illustre Gene Sharp, le théoricien de la « lutte non-violente » qui a été utilisée dans les révolutions colorées et le « printemps » arabe. Sa théorie a été développée dans de nombreux livres et tout particulièrement dans « De la dictature à la démocratie », ouvrage qui est devenu le livre de chevet de tous les révolutionnaires en herbe à travers le monde.

Revenons maintenant à Ben Nimmo. Il a aidé à fonder le Digital Forensic Research Lab (DFRLab) de l'Atlantic Council, un groupe basé à Washington qui étudie la désinformation en ligne.

En 2018, Facebook a annoncé un partenariat avec DFRLab pour « identifier, exposer et expliquer la désinformation lors des élections dans le monde », accordant à l'Atlantic Council et à Nimmo l'accès aux données privées de milliards d'utilisateurs de Facebook.

 

Facebook a fait de lui et du laboratoire les premiers étrangers autorisés à étudier les réseaux de désinformation sur son site avant que l'entreprise ne ferme les réseaux.

À la fin de son article, le NYT précise que Graphika et DFRLab ont tous deux reçu un financement de Facebook.

Le 5 février dernier, Ben Nimmo annonçait son départ de Graphika pour rejoindre Facebook où il aiderait « à diriger la stratégie mondiale de renseignement sur les menaces contre les opérations d'influence ». Sans oublier, bien sûr, de faire « coucou » à sa collègue et collaboratrice, Camille François.

 

Cette nouvelle n’est pas passée inaperçue, bien au contraire. Sur The Grayzone, par exemple, on pouvait lire un article intitulé « Facebook hires ex-NATO press officer and social media censor Ben Nimmo as intel strategist » (Facebook embauche Ben Nimmo, ancien attaché de presse de l'OTAN et censeur des médias sociaux, en tant que stratège du renseignement), alors que Mint Press News titrait « Facebook partners with Hawkish Atlantic Council, a NATO lobby group, to “protect democracy” » (Facebook s'associe au belliciste Atlantic Council, un groupe de pression de l'OTAN, pour « protéger la démocratie »).

Passons maintenant à la seconde figure publique de Graphika qui se nomme Camille François. Diplômée de Sciences-Po et boursière Fulbright, elle a été membre de la « New America's Cybersecurity Initiative » (NACI), chercheure principale chez Jigsaw, a dirigé des projets de recherche sur la cybersécurité et les droits de l'homme pour la « Defence Advanced Research Projects Agency », et a travaillé pour l'équipe « Market Insights » de Google (consulter ce lien).

La « New America's Cybersecurity Initiative » est un organisme financé (entre autres) par le Département d’état américain, la Knight Foundation, Open Society, Google, Microsoft, Apple et Facebook.

Jigsaw (anciennement Google Ideas) est un groupe de réflexion et un incubateur technologique au sein de Google/Alphabet dirigé par Jared Cohen. Ce dernier a travaillé au Département d’État américain comme membre du comité de planification des politiques du département d'État américain, puis a été très proche conseiller des secrétaires d’État Condoleezza Rice et Hillary Clinton. C’est, par exemple, lui qui avait personnellement contacté le cofondateur et président de Twitter, Jack Dorsey, pour lui demander de reporter les travaux de maintenance des serveurs de Twitter afin de ne pas perturber les activités des cyberactivistes iraniens lors de leurs manifestations antigouvernementales en 2009.

Mais ce qui attire le plus l’attention, c’est son rôle dans la formation des cyberactivistes arabes en préparation du « printemps » arabe. En effet, Jared Cohen fut un des fondateurs de AYM « Alliance of Youth Movements » (rebaptisée Movements.org) qui se définit comme une organisation américaine à but non lucratif (d’après leur site) qui affiche clairement sa mission : i) identifier des cyberactivistes dans des régions d’intérêt ; ii) les mettre en contact entre eux, avec des experts et des membres de la société civile ; et iii) les soutenir en les formant, en les conseillant et en leur procurant une plateforme pour initier les contacts et les développer dans le temps (pour plus de détails, consulter mon article sur le sujet).

Comme expliqué précédemment, la « Defence Advanced Research Projects Agency » (DARPA) est l’agence du ministère de la Défense des États-Unis qui finance Graphika. Comme le monde est petit!

D’après ce qui est mentionné sur son CV, Camille François a été aussi recrutée par Google, dans l’équipe de « Market Insights ». Directrice de recherche associée, elle s’est spécialisée dans la recherche en ligne sur les PME françaises et a géré les trackers de marque et de confidentialité de Google pour la perception parmi le public et les faiseurs d'opinion clés.

Pour boucler la boucle, Mme François s’est formée, en 2014, à l'École de l'OTAN d'Oberammergau (Allemagne) sur les « cyber-opérations » tel que précisé également sur son CV.

 

Organigramme des connexions de Graphika

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Graphika, la main dans le sac

La société Graphika a été impliquée dans de nombreuses controverses en relation avec i) le « repérage » d’un type particulier et ciblé de désinformation sur les médias sociaux et ii) son rôle de « chien truffier » dressé pour servir des commanditaires militaristes, atlantistes et occidentalistes.

Pour clarifier ce point, nous allons citer deux exemples pédagogiques.

1- L’affaire Jeremy Corbyn

La très large élection de Jeremy Corbyn à la tête du parti travailliste britannique avec près de 60% des voix en 2015 a été suivie par une campagne médiatique « mainstream » ayant pour but de diaboliser sa personne et de lui ôter toute légitimité politique de premier plan.

Tout d’abord, ses positions pro-palestiniennes lui ont valu des attaques du lobby sioniste pour des allégations d’antisémitisme après son succès électoral. Quelques années plus tard, à l’approche des élections législatives de 2019, les accusations sont montées d’un cran, devenant plus incisives. Il n’était pas question qu’un socialiste « antisémite » soit logé au 10, Downing Street.

En plus de ces accusations fallacieuses, une autre affaire a été planifiée pour porter le coup de grâce à la possibilité que Corbyn puisse, un jour, occuper le fauteuil de Premier ministre britannique : sa « collusion » avec la Russie. Cette accusation, mêlée avec ce « sport » occidental communément appelé « Russia Bashing », allaient être, ni plus ni moins, un coup de grâce à ce projet.

À ce sujet, les journalistes d’investigation Ben Norton et Max Blumenthal écrivaienle 8 décembre 2019:

« À quelques jours des élections nationales britanniques du 12 décembre, les agences de renseignement britanniques et les organisations soutenues par le gouvernement américain ont intensifié leurs attaques contre Corbyn, empruntant des tactiques à l'hystérie américaine du Russiagate et faisant de grands efforts pour le présenter - sans aucune preuve substantielle - comme une supposée marionnette de l'ignoble Kremlin ».

Le journaliste Matt Kennard a, quant à lui, publié une enquête détaillée au titre très explicite : « Comment l'establishment militaire et du renseignement britannique s'efforce d'empêcher Jeremy Corbyn de devenir Premier ministre ».

Il y mentionna que des responsables de l'armée et du renseignement britanniques ont été à l'origine d'au moins 34 reportages majeurs publiés dans les médias nationaux présentant Jeremy Corbyn comme un danger pour la sécurité britannique.

Le 27 novembre 2019, en pleine campagne électorale, l’équipe de Jeremy Corbyn présenta un imposant dossier traitant de négociations secrètes entre le gouvernement conservateur de Boris Johnson et l’administration américaine dans le but de privatiser le National Health Service (NHS) britannique, démentant ainsi les promesses de son rival conservateur.

Moins d’une semaine plus tard, l’artillerie lourde fut sortie pour faire face à l’accusation.

Ben Wallace, le Secrétaire d'État à la Défense britannique, déclara que « Jeremy Corbyn a joué le rôle d'"idiot utile" pour le Kremlin en minant l'OTAN pendant des décennies et cela le rend inapte à être Premier ministre ».

Comme pour confirmer ses dires, le journal pro-conservateur The Daily Telegraph titrait à la Une « Le dossier de Corbyn pointe du doigt les Russes ».

 

The Guardian emboîta le pas en précisant que les documents de Corbyn ont été « mis en ligne par des affiches utilisant des méthodes russes ». D’autres médias comme The Daily Beast, la BBC ou le Washington Post reprirent également la nouvelle.

Ce n’est pas le « clonage » de cette information qui attire l’attention mais le fait que tous les médias se sont basés sur une et une seule source : Graphika et son directeur des recherches, Ben Nimmo. Tiens donc!

Extrait de l’article du Guardian :

« Ben Nimmo, le chef des enquêtes chez Graphika, a déclaré : "Ce que nous disons, c'est que les efforts initiaux pour amplifier la fuite du NHS ressemblent beaucoup aux techniques utilisées par Secondary Infektion dans le passé, une opération russe connue. Mais nous n'avons pas toutes les données qui nous permettent de prendre une décision finale dans cette affaire" ».

Une accusation aussi grave, reprise par des médias lourds et influents, basée sur une seule source et…du vent.

Ce qui fit dire à Norton et Blumenthal :

« Pas un seul article couvrant l'histoire n'a pris la peine d'informer les lecteurs qui était Nimmo, ni n'a offert de détails sur les puissantes forces étatiques derrière Graphika ».

Et d’ajouter :

« En fait, Nimmo n'est pas un expert en données ou un journaliste, mais un ancien attaché de presse de l'OTAN qui a précédemment travaillé pour l’usine de propagande secrète "Integrity Initiative", qui était financée par le ministère britannique des Affaires étrangères et dédiée à engendrer des conflits avec la Russie ».

La suite de l’histoire vous la devinez certainement : Jeremy Corbyn a évidemment perdu les élections du 12 décembre 2019.

2- Le Russiagate

Le Russiagate est l’affaire politico-judiciaire qui a été invoquée pour qualifier les allégations d’ingérence de la Russie dans les élections présidentielles américaines de 2016. Un branle-bas de combat médiatique a été orchestré afin de démontrer que la défaite de Hillary Clinton n’était due qu’à une collusion entre l’équipe de Donald Trump et le Kremlin via une armée de trolls russes écumant les médias sociaux, en particulier Facebook et Twitter.

Comme on peut s’y attendre, la démonstration a été confiée à une équipe de l’Université d’Oxford et …la société Graphika. Cette dernière était représentée par son fondateur, John Kelly, et Camille François.

Le rapport, commandité en 2018 par l’«US Senate Select Committee on Intelligence » (SSCI) dont il a été question auparavant, confirme évidemment les allégations. On peut y lire :

« L'Agence russe de recherche Internet (IRA) a lancé une attaque prolongée contre les États-Unis en utilisant une propagande informatique pour désinformer et polariser les électeurs américains ».

« Les données sur l'IRA fournies au SSCI par les plateformes américaines de médias sociaux et Internet démontrent un effort soutenu pour manipuler le public américain et saper la démocratie. Avec des années d'expérience dans la manipulation de l'opinion publique en Russie, l'IRA a utilisé les principales plateformes de médias sociaux, notamment Facebook, Instagram et Twitter, pour cibler les électeurs américains et polariser les utilisateurs des médias sociaux américains ».

Une année plus tard, le rapport du procureur Robert Mueller, procureur spécial chargé d'enquêter sur les ingérences russes dans les élections présidentielles de 2016, était publié. La principale conclusion stipulait qu’il n’y a pas eu d’entente entre les membres de l’équipe de Trump et la Russie.

Le Monde diplomatique qualifia le Russiagate de « débâcle » et commenta le rapport ainsi :

« Les premiers éléments connus du Rapport Mueller représentent une défaite pour la fraction la plus modérée du parti démocrate, pour le parti de la guerre à la Russie, pour les médias. […] Enfin, ce rapport constitue une gifle spectaculaire pour la quasi-totalité des grands médias américains qui, depuis deux ans, avaient fait du « Russiagate » leur commerce à plein temps ».

Une gifle aussi à Graphika et ses « experts ».

La chasse aux sorcières s’est poursuivie jusqu’aux élections présidentielles américaines de 2020. Graphika produisit un autre rapport en septembre 2020 signé par, entre autres, Ben Nimmo et Camille François ciblant un site nommé PeaceData supposément financé par l'Agence russe de recherche Internet (IRA).

À ce sujet, le New York Times écrivit :

« Le groupe russe qui s'est immiscé dans l'élection présidentielle de 2016 est de retour, utilisant un réseau de faux comptes et un site Web conçu pour ressembler à un site d'information de gauche, ont déclaré mardi Facebook et Twitter. La campagne de désinformation menée par le groupe soutenu par le Kremlin, connu sous le nom d'Internet Research Agency, est la première preuve publique que l'agence essaie de répéter ses efforts d'il y a quatre ans et d'éloigner les électeurs du candidat démocrate à la présidentielle, Joseph R. Biden Jr., pour aider le président Trump ».

PeaceData a vivement réagi à ces accusations les qualifiant de calomnies et de mensonges.

En effet, certains observateurs perspicaces notèrent que, contrairement à ce qui était dit par Graphika et NYT, le site web PeaceData avait publié plusieurs articles critiquant durement Trump, dont un qui l'a qualifié de "instable et déséquilibré". D’autre part, Graphika ne donna aucune preuve du financement du site par l’IRA dans son rapport.

Les comptes Facebook et Twitter de PeaceData ont évidemment été fermés sur la base du rapport de Graphika et de ses « experts », Ben Nimmo et Camille François.

Graphika et l’Algérie

Après avoir passé en revue l’imposant réseau de connexions politico-militaires dont dispose Graphika et ses « experts » ainsi que les « missions » de haut niveau dont ils ont été chargés, plusieurs questions viennent à l’esprit : Pourquoi l’Algérie? Pourquoi maintenant? Quel est le but recherché? Qui a commandé l’étude? Qui l’a financée? Et qui a collaboré avec eux pour leur fournir les détails nécessaires?

Tout d’abord, il faut reconnaître que si Graphika s’est intéressée à l’Algérie, c’est que ce pays représente un enjeu géostratégique important pour les États-Unis. Cela confirme ce qui a été avancé dans mes nombreux articles et mes récents livres sur le sujet.

Le timing est lui aussi important. En effet, comme le Hirak « frelaté » bat de l’aile, cette évidente ingérence dans la politique intérieure de l’Algérie cherche à créer une nouvelle agitation malsaine dans la vie politique du pays.  En plus, il est quand même étrange que sa publication intervienne juste après le scandale Pegasus qui a ciblé l’Algérie. De victime, l’Algérie est présentée comme coupable par Graphika.

Pour tenter de répondre plus amplement aux questions, revenons au rapport de Graphika sur l’Algérie.

Le résumé du rapport donne le ton :

« Facebook a partagé un ensemble de comptes, de pages et de groupes avec Graphika pour une analyse plus approfondie avant de les supprimer de ses plateformes. Notre enquête a révélé un effort multiplateforme sur plusieurs années pour faire avancer les intérêts du président algérien Abdelmadjid Tebboune, depuis sa candidature à la présidentielle de 2019, jusqu'à un référendum constitutionnel l'année dernière et des élections législatives largement boycottées en juin. Cette activité s'est entrelacée avec une campagne soutenue de harcèlement et d'intimidation visant le mouvement de protestation du Hirak en Algérie, qui, au cours des deux dernières années, a rassemblé des milliers de personnes dans les rues du pays pour demander que l'élite dirigeante soit chassée et la fin de la corruption. Ces tentatives combinées pour manipuler, déformer et polariser la conversation politique en ligne en Algérie doivent être considérées dans le contexte de la répression signalée par le gouvernement contre les voix de l'opposition et de l'impact de la pandémie de Covid-19 qui a contraint de nombreux Algériens à déplacer leurs manifestations en ligne ».

On en tire les conclusions suivantes :

  • Comme expliqué précédemment, Facebook travaille avec Graphika;
  • Les sites jugés « indésirables » sont supprimés sur recommandation de Graphika;
  • Graphika fait de la politique et non de l’analyse de réseaux;
  • La démarche constitutionnelle adoptée par l’État algérien pour sortir de l’impasse ne plait pas à Graphika;
  • Graphika supporte la politique du « Yetnahaw Gaa » prônée en particulier par les ongistes (formés et financés par les organismes américains d’« exportation » de la démocratie), les islamawistes « offshore » et les makistes séparatistes;
  • Graphika se positionne contre les institutions de l’État algérien et soutient les groupes cités précédemment, dont deux sont considérés comme des organisations terroristes;
  • L’État algérien manipule l’information, mais aucun mot sur l’incommensurable manipulation des trois groupes cités;
  • Facebook (et les autres médias sociaux) autorise (encourage?) les manifestations en ligne pour ceux qui militent pour la phase de transition, mais ferme les comptes de ceux qui soutiennent la démarche constitutionnelle.

Passons maintenant à ce que Graphika appelle des preuves à ses allégations. Le rapport commence avec un article concernant Noureddine Boukrouh qui est commenté comme suit :

« Dans l'ensemble, les comptes et les pages identifiés par Facebook ont montré des signes clairs de coordination, ainsi que l'utilisation de fausses identités et d'autres pratiques trompeuses pour induire les utilisateurs en erreur. Dans une illustration particulièrement frappante en juin de cette année, 42 des pages identifiées ont publié la même photo avec des légendes identiques attaquant des opposants au gouvernement algérien. Beaucoup de ces pages se sont présentées comme des groupes pro-démocratie ou des médias indépendants »

Quel niveau d’analyse! Hercule Poirot en aurait perdu sa moustache!

 

 

Mensonge et inversion des rôles:

1- Graphika prétend que Noureddine Boukrouh a été qualifié de "fou" alors que c'est lui qui a traité le Président de la république algérienne de la sorte.

2- En plus, Graphika affirme qu'il s'agit d'une "attaque coordonnée contre un opposant" alors qu'il s'agit d'un de mes articles, publié sur mon site, en réponse au sien.

Il s’avère qu’il s’agit de MON article intitulé « Un goujat nommé Boukrouh » qui a été publié sur mon site avec la même photo, mais qui a aussi été repris par d’autres sites (site 1site 2site 3, etc.). Il est donc normal que des pages Facebook le reprennent comme c’est le cas de tous mes articles. Mon récent poème en hommage à Djamel Bensmaïl, par exemple, a été repris intégralement par des dizaines de pages. Où est le problème? Les réseaux sociaux ne servent-ils pas à cela? Ou alors c’est halal pour certains et haram pour d’autres?

Au-delà de cet aspect, ce qui attire l’attention, c’est la légende :

« Captures d'écran montrant la publication coordonnée d'une attaque décrivant la figure de l'opposition Noureddine Boukrouh comme « folle » peu de temps après avoir critiqué Tebboune ».

Il s’agit d’un pur mensonge! C’est M. Boukrouh qui a traité le président Abdelmadjid Tebboune de fou dans un post sur Facebook! En toute lettre dans le titre!

Question pour Graphika et Facebook : accuser fallacieusement un président en exercice de folie ne mérite pas la fermeture du compte de M. le « sain d’esprit »?

En plus de l’institution présidentielle, c’est l’institution militaire algérienne qui a été dénigrée, comme si ces mêmes institutions, aux États-Unis ou en Occident n’avaient pas le droit de s’exprimer sur l’état de la Nation. Comme tous les pays du monde, l’Algérie a ses institutions étatiques et s’exprime dans les médias qu’elles jugent adéquat à son message.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, le rapport de Graphika critique le droit à l’institution militaire de faire des reportages sur les « fake news » et de dénoncer les agissements de certains groupes qui menacent la sécurité et la souveraineté de l’Algérie.

Le rapport cite nommément « Karim Tabbou » (cité 3 fois), « Amir DZ » (cité 4 fois), « Rachad » (cité 4 fois), « Mohamed Larbi Zitout » (cité 5 fois) et Mourad Dhina.

« Les cibles clés depuis 2019 comprenaient : Karim Tabou - une figure de l'opposition qui a été arrêtée par la police algérienne en 2020 et 2021 ; Amir Boukhors (« Amir DZ »), un dissident anti-régime en France ; et deux co-fondateurs du groupe politique « Rachad » - Mohamed Larbi Zitout, qui vit en exil à Londres, et Mourad Dhina, qui vit en Suisse. En mars 2021, un tribunal algérien aurait émis des mandats d'arrêt contre Boukhors et Zitout pour "terrorisme" ».

Les « ténors autoproclamés du Hirak », en l’occurrence Mostefa Bouchachi, Zoubida Assoul et Karim Tabbou, sont aussi présentés comme des « critiques du régime algérien ».

Comme par hasard, toutes les personnes citées, sans aucune exception, collaborent ensemble tel qu’expliqué dans mon livre sur le Hirak et sont, bien évidemment, toutes pour la phase de transition.

Décidément, la vision de Graphika (et de ses commanditaires) est dichotomique :  il y a des bons et des mauvais. Les bons sont ceux qu’elle nomme « les figures de l’opposition » et les mauvais sont les institutions étatiques, présidentielle et militaire.

Par contre, aucun mot n’est prononcé sur le nombre incalculable de comptes Facebook qui sont, directement ou indirectement, liés à ces « figures » et qui, nuit et jour, dénigrent ces mêmes institutions.

Pour plus de détails et pour comprendre le rôle de ces groupes qui ont surfé sur le Hirak algérien, le lecteur est invité à consulter mon interview sur le sujet.

Il faut dire que certains passages du rapport Graphika frôlent la dérision. Jugez-en.

« Les pages et les comptes du réseau ont constamment fait l'éloge de l'Armée nationale populaire algérienne (الجيش الوطني الشعبي الجزائري). Le réseau a amplifié des images d'exercices d'entraînement et d'autres événements, ainsi que des mèmes et des dessins animés pro-militaires, présentant tous l'armée algérienne comme des protecteurs forts et bien équipés du peuple algérien ».

Est-il donc interdit de faire l’éloge de l’armée de son pays? N’en déplaise à Graphika, l’institution militaire protège non seulement le peuple algérien, mais aussi l’intégrité et la souveraineté de son pays.

Encore une ineptie racontée dans le rapport : Graphika reproche à certaines pages d’avoir fait la promotion des élections législatives du 12 juin 2021.  Mais qu’y a-t-il de mal à vouloir encourager les citoyens à accomplir leur devoir électoral? Pourquoi alors n’avoir rien dit sur ces « grands démocrates », vulgaires factotums de ces « figures de l’opposition » qui, à l’étranger, empêchaient violemment les personnes de voter? Il est clair que les informateurs « autochtones » ne leur ont pas raconté toute l’histoire aux « experts » de Graphika. Ou alors est-ce cette dernière qui a filtré les informations pour diaboliser les institutions étatiques algériennes et sanctifier cette « opposition » qui travaille à la destruction du pays avec la bénédiction de l’Oncle Sam et de l’OTAN?

Il faut le dire clairement : un travail scientifique crédible doit nécessairement analyser les activités des deux protagonistes et non faire preuve de cécité sélective en faveur de celui qu’on veut soutenir. Le rapport de Graphika montre une faiblesse méthodologique si flagrante que son soi-disant travail « scientifique » n’est en réalité que de la propagande pour un camp choisi, le même qui a été sélectionné par les organismes américains d’« exportation » de la démocratie dans le but de réaliser un « regime change » en Algérie par le biais du soft power.

Graphika ne s’arrête pas là. Elle va jusqu’à consacrer une section sur le Maroc et la France intitulée « Maroc malveillant, France traîtresse ».

Elle y prétend que les médias de ces deux pays sont des bisounours et que l’Algérie les calomnie. Alors qu’elle attaque les chaines de télévision étatiques algériennes, Graphika présente France 24 comme une chaine inoffensive, ne précisant pas qu’il s’agit d’une des chaines étatiques françaises qui travaille directement avec le Quai d’Orsay  et dont le rôle dans le Hirak a été très partial (pour ne pas dire hostile à l’Algérie) comme expliqué dans un de mes articles publié en 2019. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que son accréditation en Algérie lui a été retirée en juin 2021.

Quant au Maroc, son action belliqueuse et agressive sur les réseaux sociaux contre l’Algérie est passée, elle aussi, sous silence. Il faudrait peut-être rappeler à Graphika l’affaire Pegasus dont elle n’a, bien sûr, pas soufflé mot. Le Maroc n’a-t-il pas espionné 6000 personnes en Algérie, ou est-ce encore une « fake News » des institutions présidentielle ou militaire?

Il fallait s’y attendre. Mohamed Larbi Zitout, un des membres du mouvent Rachad cité dans le rapport Graphika, en a fait ses choux gras dans une de ses interminables logorrhées cyberspatiales.

Ce qui répond tout naturellement à l’importante question : Cui Bono?

Conclusion

Cette étude nous permet de tirer les conclusions suivantes :

  • La société Graphika est financée par des entités directement ou indirectement reliées à l’administration américaine, à l’administration britannique, à l’OTAN et à des organismes américains d’« exportation » de la démocratie;
  • La société Graphika ne fait pas d’études pour informer les citoyens. Elle ne s’intéresse qu’aux médias sociaux de pays ciblés par les États-Unis ou par certains pays membres de l’OTAN comme la Grande-Bretagne;
  • Ces dernières années, les principaux pays ciblés par les études de la société Graphika sont la Russie, la Chine et l’Iran.
  • Les études sur la Russie sont très nombreuses et très agressives, ce qui confirme l’influence de l’Atlantic Council, le think tank non officiel de l’OTAN;
  • La société Graphika possède des relations avec certains géants du Web, soit directement, soit à travers ses « experts »;
  • La société Graphika collabore directement avec Facebook et lui fournit la liste des pages à supprimer;
  • Ce faisant, Facebook n’est pas indépendante, mais se comporte comme une entreprise impliquée dans la mise en œuvre de la politique étrangère étasunienne et de l’OTAN (Ceci n’est pas nouveau : la collusion entre certains géants du Web et l’administration américaine a été longuement discutée dans mon livre « Arabesque$ » et certains de mes articles);
  • La société Graphika n’a pas étudié les médias sociaux algériens fortuitement. Le timing, le parti pris et les attaques frontales contre les institutions fondamentales de l’État algérien indiquent que cette étude a été commanditée par des groupes ou des états qui favorisent un « regime change » en Algérie et qui y travaillent;
  • Ce dernier point est évident à la lecture du rapport qui présente négativement les institutions étatiques algériennes et positivement ce qu’il appelle « les figures de l’opposition »;
  • Aucune étude n’a par contre été réalisée sur l’utilisation des médias sociaux par « les figures de l’opposition », ce qui enlève toute scientificité au rapport et en fait, par voie de conséquence, un pur outil de propagande contre l’Algérie;
  • Les relations entre certaines « figures de l’opposition » et l’administration américaine (explicitées dans mon livre sur la question) ayant été complètement occultées dans le rapport, on en déduit que Graphika joue un rôle analogue et complémentaire aux organismes américains d’« exportation » de la démocratie;
  • Ces trois derniers points indiquent que Graphika, ainsi que les diverses institutions (étatiques ou non) avec lesquelles elle collabore, supportent et soutiennent activement « les figures de l’opposition » contre l’État algérien;
  • Tout cela nous amène à conclure que Graphika est un outil de plus dans l’arsenal du soft power américain, spécialisé dans un nouveau « champ de bataille » qui n’est autre que le monde virtuel des médias sociaux.
  • Les actions menées de manière agressive par les organismes américains d’« exportation » de la démocratie, combinées à celles des ONG droitdelhommistes ainsi que les attaques de la société Graphika montrent, de manière non équivoque, que l’Algérie est actuellement sous le feu nourri d’une guerre de quatrième génération.
  • https://www.mondialisation.ca/le-rapport-de-graphika-soft-power-et-guerre-de-4e-generation-contre-lalgerie/5659570
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Dans ALGERIE

L’ALGERIE ROMPT SES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC LE MAROC

Par Le 24/08/2021

 

Alger

L'Algérie rompt ses relations diplomatiques avec le Maroc

© CC BY-SA 2.0 / Citizen59 / Alger

MAGHREB

18:17 24.08.2021(mis à jour 19:52 24.08.2021)URL courte

Par 

5414536

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L'Algérie annonce rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc. La décision est entrée en vigueur ce 24 août, a informé le chef de la diplomatie algérienne.

L'Algérie rompt ses relations diplomatiques avec le Maroc, a annoncé mardi le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, lors d'une conférence de presse, accusant Rabat d'«actions hostiles».

Les relations entre le Maroc et l'Algérie sont tendues depuis des décennies en raison notamment de la situation au Sahara occidental, et la frontière entre les deux pays est fermée depuis 1994.

«Le royaume du Maroc n’a jamais cessé de mener des actions hostiles, inamicales et malveillantes à l’encontre de notre pays», a lancé le chef de la diplomatie algérienne. «L’Algérie refuse de subir des comportements et des actes condamnables et qu’elle condamne énergiquement. L’Algérie refuse les faits accomplis unilatéraux aux conséquences funestes pour les peuples maghrébins».

Le ministère marocain des Affaires étrangères n'a pas pu être joint dans l'immédiat pour commenter l'annonce d'Alger.

La rupture des relations diplomatiques est effective dès ce mardi, mais les consulats dans les deux pays resteront ouverts, a précisé Ramtane Lamamra.

Incendies, Kabylie

 

L'usine à gaz de Krechba, dans le Sahara algérien

© AP PHOTO / AFLRED DE MONTESQUIOU

Le Maroc favorable au maintien du gazoduc reliant l'Algérie à l'Europe

La semaine dernière, l'Algérie avait déclaré que les incendies dévastateurs qui ont frappé le nord du pays étaient le fait de groupes qualifiés de terroristes, dont l'un soutenu selon elle par le Maroc.

 

Ramtane Lamamra a évoqué un soutien marocain à l'un de ces groupes qui revendique l'autonomie de la région algérienne de Kabylie et il a accusé Rabat d'avoir espionné des responsables algériens et d'avoir failli à ses obligations bilatérales, entre autres concernant le Sahara occidental.

Alger soutient le Front Polisario, qui revendique l'indépendance du Sahara occidental, région au sud du Maroc. 

https://fr.sputniknews.com/maghreb/202108241046043009-lalgerie-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-le-maroc/

Dans ALGERIE

L’ALGERIE CONFORTE SA PLACE DE PUISSANCE MILITAIRE

Par Le 23/08/2021

L’Algérie conforte sa place de puissance militaire

 Depuis 7 heures  23 août 2021

armee_algerienne

 Algérie - Maghreb - Monde arabe

 

La République algérienne mise sur la constance. La puissance militaire indéniable du pays s’appuie sur un partenariat historique, notamment avec la Russie et la Chine, et aucun des adversaires des cités ne peut jusqu’à maintenant pouvoir faire basculer la donne dans le domaine de l’interaction militaro-technique d’Alger.

L’Algérie maintient sa place indiscutable de la deuxième puissance militaire du continent africain, selon le classement du portail américain Global Fire Power pour l’année 2021. Au niveau mondial, le pays est monté d’une place – passant en une année de la 28ème à la 27ème place du classement.

La constance de l’Etat algérien est également dans le choix de ses principaux partenaires militaro-techniques: la Russie (représentant 69% des livraisons) et la Chine (près de 10%). Le pays fait également partie du Top 10 des principaux importateurs d’armements au niveau mondial.

Si l’interaction russo-algérienne dans le partenariat militaro-technique est effectivement restée au plus haut niveau stratégique, ce n’est pas faute pour nombre de pays occidentaux, dont la France, à avoir tenté de modifier la donne. Ou encore les Etats-Unis, ayant menacé de nombreux pays de sanctions économiques pour des contrats d’armement avec la Russie (la fameuse loi CAATSA qui vise «à contrer les ennemis des USA par le biais des sanctions»). Des USA qui n’ont également pas réussi à pouvoir bouleverser d’une quelconque façon la donne dans le partenariat stratégique entre l’Algérie et la Russie dans la sphère militaro-technique.

En d’autres termes – les campagnes de lobbying à l’élyséenne ou les menaces et intimidations à la washingtonienne – n’ont pas été des éléments jusqu’à maintenant convaincants dans les choix stratégiques de l’Algérie. Confirmant par la même occasion une approche pleinement indépendante et souveraine.

Si de nombreuses forces hostiles à Alger critiquent cette interaction avec la Russie, qu’il ne leur déplaise que ce soit justement grâce à cette capacité défensive indéniable, que l’Algérie peut se tenir prête à toute tentative de déstabilisation ou d’agression extérieure, à l’instar de ce qui s’est passé en Libye. Un tel scénario est aujourd’hui inconcevable sur le sol algérien.

La puissance et la capacité défensive de l’armée algérienne est d’autant plus importante que suite à l’intervention de l’Otan contre la Jamahiriya libyenne de Mouammar Kadhafi, le chaos et la menace terroriste se sont propagés à de nombreux endroits de la région, notamment au Sahel. Un Sahel en proie à l’instabilité et dans lequel la présence militaire de troupes françaises et étasuniennes n’a apporté aucune amélioration de la situation. Au contraire, de nombreux observateurs parlent d’une détérioration évidente, qui risque d’autant plus de s’amplifier.

D’où l’importance d’une armée régionale forte, efficace, pouvant faire faire aux défis sécuritaires, tout en maintenant une politique constante, y compris dans le choix de ses partenaires historico-stratégiques. L’Algérie fait partie du Top 3 des principaux partenaires de la Russie damikhail_egorovns le domaine militaro-technique au niveau mondial, et représente pour Moscou son deuxième partenaire économico-commercial au niveau continental africain. Le pays fait également partie des principaux partenaires de la Chine en Afrique. Cette constance dans les choix stratégiques est également une arme qu’il ne faut pas négliger.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Sources : Observateur continental

https://french.almanar.com.lb/2134024

Dans ALGERIE

DEPUIS MOSCOU, LE CHEF D’ETAT-MAJOR DE L’ARMEE ALGERIENNE (ANP) ACCUSE LE MAROC ET DES PUISSANCES ETRANGERES DE VOULOIR DESTABILISER LE MAGHREB

Par Le 26/06/2021

Saïd Chengriha

Depuis Moscou, l'armée algérienne accuse le Maroc et des puissances étrangères de vouloir déstabiliser le Maghreb

© AP Photo / Fateh Guidoum

AFRIQUE

13:11 26.06.2021(mis à jour 16:00 26.06.2021)URL courte

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245114

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Intervenant dans le cadre de la Conférence de Moscou sur la sécurité, le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Saïd Chengriha, a accusé le Maroc d’attiser les tensions au Maghreb et au Sahel à travers le conflit au Sahara occidental. Il a également pointé du doigt l’escalade militaire et l’ingérence étrangère dans ce dossier.

Le langage diplomatique est loin d’être le point fort du général Saïd Chengriha. Jeudi 24 juin, lors de la Conférence de Moscou sur la sécurité internationale, le chef d’état-major de l’armée nationale populaire (ANP) a attaqué frontalement le Maroc qu’il a accusé d’avoir provoqué un nouveau conflit contre le Front Polisario suite à «la violation de l’accord du cessez-le-feu le 13 novembre 2020». Dans son discours, il n’a pas hésité à qualifié le Maroc de «colonisateur».

«J’ai maintes fois souligné que les agissements du colonisateur visant à annexer avec force les territoires sahraouis, tout en faisant fi du concept du respect des droits de l’homme dans les territoires occupés, sont incompatibles avec la Charte de l’Onu et l’acte constitutif de l’Union Africaine dont la République Arabe Sahraouie Démocratique est un membre fondateur. Cette situation inquiétante marquée par l’escalade militaire et les ingérences étrangères pourrait attiser les tensions dans l’ensemble de la région. Ce constat très alarmant pour la sécurité et la paix, exige de la communauté internationale de prendre ses responsabilités en respectant strictement les dispositions du droit international dans la résolution de cette crise», a déclaré le général.

Partenariat stratégique

 

Un système antiaérien Pantsir-S1 lors d'un exercice (archive photo)

© SPUTNIK . SERVICE DE PRESSE DE LA RÉGION MILITAIRE RUSSE DE L'OUEST

Ces armes russes qui font de l’Algérie une puissance militaire régionale

En abordant à partir de la Russie, allié stratégique de l’Algérie, le conflit du Sahara occidental, le chef d’état-major de l’armée algérienne a certainement voulu démontrer que cette question relève de la sécurité nationale de son pays. Dans le contexte sahraoui, le Maroc ne semble pas être l’unique adversaire puisque Saïd Chengriha fait également référence «aux ingérences étrangères» dans ce dossier.

 

Riadh Sidaoui politologue et directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques (Caraps) à Genève explique a Sputnik que l’Algérie et la Russie entretiennent des relations historiques qui datent du temps où l’Union soviétique soutenait la guerre d’indépendance algérienne. «L’Algérie n’était pas en guerre uniquement contre la France, mais aussi contre l’Otan», fait-il remarquer.

«La relation algéro-russe est basée sur les notions de confiance, de respect et de fidélité historique. La particularité de ce partenariat stratégique est que l’Algérie a accès à des équipements militaires russes de haute technologie. Outre la question historique, cette opportunité s’explique par plusieurs facteurs: l’Algérie a toujours payé au prix fort les armes qu’elle achète, c’est donc un très bon client. Contrairement aux Égyptiens, les Algériens n’ont jamais divulgué les secrets des armes russes aux Occidentaux. Moscou considère Alger comme un allié stratégique qui fait face à un même ennemi, l’Otan», précise Riadh Sidaoui.

Pour le directeur du Caraps, une confrontation entre les forces de l’Otan et l’armée algérienne «ne relève pas de la science-fiction».

«Les Algériens ne commandent pas des avions de combat de cinquième génération Sukhoï 57 et des systèmes de missiles antiaériens S400 [l’acquisition par l’Algérie de cet équipement n’a jamais été confirmée. Ndlr] pour faire face au Maroc ou encore à des terroristes maliens. L’objectif est de faire face à une menace plus puissante comme cela a été le cas pour la Libye ou encore pour la Syrie», assure-t-il.

Nehone et Rowand

 

Des soldats de l'armée algérienne.

© AFP 2021 AP

Opérations extérieures: jusqu’où ira l’armée algérienne?

Riadh Sidaoui en veut pour preuve l’organisation de l’exercice militaire international African Lion 2021 qui s’est déroulé dans le sud du Maroc, près de la frontière du Sahara occidental, du 7 au 18 juin 2021. «Ces manœuvres menées par l’armée américaine sont un message clair adressé à Alger», note le politologue. Il s’avère que le 9 juin, la Force opérationnelle de l’Europe du Sud-Afrique de l’armée américaine (SETAF-AF) a organisé à Agadir un exercice de simulation de destruction de batteries de missiles antiaériens S300 et S400. Les systèmes de fabrication russe étaient installés dans deux territoires ennemis fictifs, Nehone et Rowand. Mais dans une vidéo d'un exercice du SETAF-AF rendue publique par un officier américain apparaît une carte de l’Algérie sur laquelle sont identifiés clairement Nehone et Rowand comme étant les IIIe et IVe régions militaires de l’armée algérienne.

 

​L’Algérie étant le seul pays du Maghreb à posséder des S300, et peut-être même des S400, il est peu probable que ce choix soit une simple coïncidence. Surtout que les deux régions militaires ciblées comptent parmi les plus puissantes de l’armée algérienne en hommes et en équipements puisqu’elles ont pour mission de protéger les frontières sud-est et sud-ouest de diverses menaces, notamment d’attaques terroristes, d’offensives d’armées régulières ou de milices armées. 

https://fr.sputniknews.com/afrique/202106261045791832-depuis-moscou-larmee-algerienne-accuse-le-maroc-et-des-puissances-etrangeres-de-vouloir/

Dans ALGERIE

DEMISSION DU PREMIER MINISTRE ALGERIEN

Par Le 24/06/2021

Drapeau algérien

Le Premier ministre algérien a démissionné

© Sputnik . Selma Kasmi

AFRIQUE

14:17 24.06.2021(mis à jour 14:51 24.06.2021)URL courte

Par 

2124

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Le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad a démissionné, selon la télévision publique algérienne.

Le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad a présenté ce jeudi 24 juin sa démission, près de deux semaines après les élections législatives du 12 juin, ouvrant la voie à la nomination d'un nouveau gouvernement par le Président Abdelmadjid Tebboune, rapporte la télévision publique algérienne.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202106241045782902--le-premier-ministre-algerien-a-demissionne/

Dans ALGERIE

HAFTAR PROVOQUE L'ALGERIE

Par Le 20/06/2021

African Lion 2021, un échec ; l'axe US/Israël passe à l'étape supérieure

Sunday, 20 June 2021 6:29 PM  [ Last Update: Sunday, 20 June 2021 6:31 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Militaires algériens. (Photo d'archives)

C'est curieux : un général US participant à l'exercice anti-Algérie «  Africain Lion » évoque un "terrorisme qui s'étend à travers tout le Maghreb comme un feu de broussaille laissant supposer que les 7000 forces US et Cie qui opèrent depuis début juin aux portes de l'Algérie ne sont pas prêtes à quitter le Sahara et un général Khalifa Haftar, mercenaire de l'axe Riyad-Abou Dhabi -Israël qui s’est distingué ce samedi par un geste belliqueux contre son voisin de l’ouest en s'emparent d’un poste frontalier avec l’Algérie et en le déclarant comme zone militaire où tout déplacement est interdit. Au fait Haftar a déployé des troupes sur la porte algérienne de manière spectaculaire.

Des camions militaires, des blindés et des pickups dotés de défense aérienne ont été déployés dans cette zone. Les forces de Haftar ont expliqué que ce déploiement faisait partie de leurs opérations d’extension stratégique dans le sud-ouest de la Libye, selon le même média. Et tout comme les Américains, Haftar a prétexté le terrorisme.

Vendredi, les forces du général Haftar ont annoncé le début d’une opération militaire contre des « terroristes takfiristes » dans le sud de la Libye, en indiquant que des unités étaient en route pour libérer le Sud libyen, toujours selon la même source.

En réaction, le Conseil présidentiel libyen, en sa qualité de commandant suprême de l’armée, a annoncé ce samedi 19 juin « l’interdiction de tout mouvement militaire dans le pays sans son approbation ».

« Il est absolument interdit de repositionner des unités militaires, quelle que soit la nature de leur mission, ou d’opérer tout mouvement de convois militaires à quelque fin que ce soit, ou pour transférer du personnel, des armes ou des munitions », a déclaré le commandant suprême de l’armée libyenne dans un communiqué, toujours selon Al-Jazeera.

Double coup signé Algérie-Russie!

Double coup signé Algérie-Russie!

La décision du général Haftar d’envoyer ses troupes près de la frontière algérienne survient alors que dans un entretien accordé au magazine Le Point publié mardi 7 juin, le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé que l’Algérie a refusé que Tripoli « tombe aux mains des mercenaires », allusion aux forces du maréchal Haftar. Il a ajouté que l’Algérie « était prête à intervenir d’une façon ou d’une autre pour empêcher sa chute».

« Quand nous avons dit que Tripoli était une ligne rouge, nous l’avons fait sciemment et les concernés ont saisi le message », a-t-il affirmé, rappelant la position de l’Algérie qui a appelé, à la Conférence de Berlin, à la tenue d’élections générales en Libye sous l’égide des Nations unies.

Le geste de Haftar est un défi lancé à l'ANP et destiné à la pousser à intervenir? Une chose est sûre : le scénario anti-Algérie est concocté au millimètre près puisque pas plus tard qu'il y a quelques jours: la France elle aussi y a porté sa pierre en laissant entendre que l'armée algérienne s'apprêtait à  la remplacer au Sahel et ce au mépris de ses liens et affinités culturelles et historique avec l'Afrique et surtout au prix de provoquer des tensions Maghreb-Sahel. Est-ce un hasard ce concours de circonstance ? Bien sûr que non le but étant de piéger l'armée algérienne de pousser à s'engager hors de ses frontières. Ce serait alors le but ultime recherché depuis des années : resserrer l'étau autour de l'Algérie et finir par en faire sauter les verrous... Alger sera-t-il pris de court? Tebboun l'a réitéré le rapport des forces n'est pas en faveur du camp d'en face.

Le général de corps d’armée Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a reçu le jeudi le 17 juin au siège de l’état-major de l’ANP une délégation russe présidée par le directeur du Service fédéral de coopération militaire Dmitri Chougaev.

Ciel algérien : attaque et contre-attaque!

Ciel algérien : attaque et contre-attaque!

Manif anti Israël au Maroc.... coup de main algérien au peuple marocain?

Un communiqué du ministère de la Défense a indiqué que la réunion s’est déroulée en présence du chef des directeurs des approvisionnements et des directeurs centraux du ministère de la Défense nationale, du côté algérien, et du côté russe, l’ambassadeur russe en poste à Alger, le directeur général de Roseboronexport (agence russe chargée des exportations du complexe militaro-industriel russe ) et des membres de la délégation russe.

« Les discussions ont porté sur les différents aspects de la coopération militaire et technique ainsi que sur les voies censées développer, diversifier et renforcer la coopération de part et d’autre. Les deux parties ont également convenu d’élargir le partenariat stratégique commun et ceci en temps de paix comme en temps de guerre». L'Algérie est-elle sur le point de former sa coalition de guerre? 

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/20/660474/Alg%C3%A9rie-Libye-Fronti%C3%A8re-Zone-militaire-ferm%C3%A9e-Armes-Coop%C3%A9rations-Russie

Dans ALGERIE

ALGERIE : LE PLAN DE GUERRE US?

Par Le 19/06/2021

Comment les USA comptent envahir le Maghreb ?

Saturday, 19 June 2021 5:54 PM  [ Last Update: Saturday, 19 June 2021 5:54 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Comment les USA comptent envahir le Maghreb ?

Le pseudo retrait annoncé de Barkhane du Mali préluderait à un redéploiement US/OTAN au Sahel alors même que les troupes US continuent de se déployer au Sahara occidental, aux portes de l’Algérie, qu’elles ne semblent pas vouloir quitter de sitôt, un général US cité par l’AP détaille le plan de guerre US/OTAN. Voici ce plan :

Un général américain de haut rang a averti vendredi que le « feu de brousse du terrorisme » balayait une partie de l’Afrique et nécessitait l’attention du monde. Il s’est exprimé lors de la clôture des exercices militaires à grande échelle dirigés par les États-Unis avec des troupes américaines, africaines et européennes.

Les jeux de guerre « African Lion », qui ont duré près de deux semaines, se sont étendus sur tout le Maroc, un allié clé des États-Unis, avec des parties plus petites tenues en Tunisie et au Sénégal. Les exercices annuels ont été supprimés l’année dernière en raison de la pandémie de COVID-19.

Lire aussi : Y aurait-il un accord secret Alger-Paris sur le dos des Africains ? 

Le général Stephen J. Townsend, chef du commandement américain pour l’Afrique, a salué le travail accompli dans le cadre des opérations conjointes, tout en dressant un tableau sombre des menaces qui pèsent sur certaines régions d’Afrique.

« Je suis préoccupé par la situation sécuritaire dans une partie de l’Afrique », de la région du Sahel à l’ouest à la Corne de l’Afrique, a déclaré Townsend aux journalistes. Il a évoqué les attaques meurtrières perpétrées par des terroristes liés à al-Qaïda et à Daech, ainsi que par al-Shabab. « Ils sont tous en marche », a-t-il reconnu.

Les voisins africains aident les gouvernements à faire face à la menace, mais, a-t-il ajouté, « tout cela ne semble pas suffisant pour arrêter ce que j’appelle… (le feu de brousse du terrorisme) qui s’étend dans cette région ».

Lire aussi : Echec cuisant des Accords d’Abraham... l’ambassadeur sioniste risque sa peau

African Lion a vu plus de 7000 soldats de sept pays et de l’OTAN effectuer ensemble des exercices aériens, terrestres et maritimes.

« Cela a contribué à notre interopérabilité, à nos capacités conjointes, à notre état de préparation et à une bonne occasion de renforcer la cohésion entre les forces », a déclaré le général de division Andrew Rohling, commandant de la Task Force Afrique de l’armée américaine pour l’Europe du Sud. Il s’est exprimé vendredi dans la ville désertique de Tan-Tan.

Il y a eu un contretemps au départ, l’Espagne s’étant retirée des exercices en invoquant des raisons budgétaires. La presse a attribué cette décision aux mauvaises relations de l’Espagne avec le Maroc, un ancien partenaire clé.

Les deux pays sont à couteaux tirés depuis que l’Espagne a accueilli le chef du mouvement indépendantiste du Front Polisario – l’ennemi numéro un du Maroc – dans un hôpital espagnol pour un traitement au COVID-19 au début de cette année. Le Polisario lutte pour l’indépendance du Sahara occidental, une vaste région que le Maroc revendique comme sienne.

Lire aussi : Zoom Afrique du 17 juin 2021

Pendant l’exercice, le Maroc a mené quelques opérations aéroportées près du Sahara occidental et non loin des camps de réfugiés du Polisario à Tindouf, en Algérie voisine.

Townsend, à qui l’on a demandé si l’exercice a inclus le Sahara Occidental contesté, a été catégorique : « Je peux confirmer que non ».

Les pays participants à l’African Lion étaient les États-Unis, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, l’Italie, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Des observateurs de pays tels que l’Égypte, le Qatar, le Niger et le Mali étaient également présents.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/19/660442/Marco-Etats-Unis-OTAN

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LES F-16 US MENACENT L'ALGERIE ?

Par Le 18/06/2021

African Lion : l’US Air Force s’exerce à frapper les S-400

Friday, 18 June 2021 6:22 PM  [ Last Update: Friday, 18 June 2021 6:23 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les systèmes de défense aérienne russe S-400. ©Ria.ru/Archives

L'exercice African 2021 que mène l'axe US/Israël depuis des jours au Sahara occidental retranché derrière l'armée marocaine est sans aucun doute destiné à intimider l'Algérie tout comme ce média-mensonge largement médiatisé qui prétend que l'armée algérienne aurait promis à la France de succéder à Barkhane et ce, dans le dos des Sahéliens. Mais pourquoi ces intimidations ? Visiblement l’Algérie fait peur. Au Maroc les F-16 US ont tenté de détruire les S-400...

Des chasseurs F-16 et des bombardiers B-52 de l'US Air Force ont tenté de frapper des systèmes de missiles antiaériens russes S-400 dans le cadre de l'exercice militaire African Lion 2021, qui s'est déroulé en Afrique de l'Ouest et du Nord. Selon les données publiées par The Drive et selon le descriptif des exercices, l'armée de l'air américaine devait détruire les points géographiques des complexes S-400 stationnés au Maroc.

Selon les données publiées, l'US Air Force a utilisé des chasseurs F-16 et des bombardiers B-52 pour frapper les zones positionnelles des complexes S-400. Selon ses mêmes données, toutes les cibles auraient été détruites avec succès, pourtant les experts ont clairement des doutes à ce sujet.

Comme le note l'expert de l'agence de presse russe Avia.pro, l'armée de l'air américaine était confrontée à une tâche presque impossible. En effet, il est presque impossible de détruire les zones positionnelles des S-400 à l'aide de chasseurs F-16 et de bombardiers B-52.

Lire aussi :

-African Lion: l'ANP prête à en découdre

-Menace militaire US : l’ANP riposte !

« Les chasseurs F-16 n'ont pas d'armes capables de frapper avec précision la zone positionnelle des du S-400 sans être détruits. En ce qui concerne le fonctionnement des S-400, lorsqu'il s'agit de F-16 ou de « grosses cibles » comme les B-52, l'attaque est menée à une distance maximale de 400 kilomètres, avant que les pilotes américains ne se fixent une tâche initialement irréalisable. Alors les déclarations sur la destruction réussie de ces cibles ne sont rien de plus que de la propagande »,  souligne l'analyste d’Avia.pro.

African Lion: l’Algérie va riposter?

African Lion: l’Algérie va riposter?

Les Etats-Unis projettent d’assiéger l’Algérie et de renforcer le Maroc dans le Sahara occidental.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/18/660376/AfricanLion--US-Air-Force-s-exerce-frapper-S-400

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LEGISLATIVES ALGERIENNES : PRES DE 77% D’ABSTENTIONS. UN SINGLANT CAMOUFLET POUR LE POUVOIR

Par Le 18/06/2021

18 Juin 2021

publié le 17/06/2021
Législatives algériennes : Un cinglant camouflet pour le pouvoir

En boycottant massivement les urnes à l’occasion du scrutin législatif convoqué le 12 juin, les Algériens viennent d’infliger un nouveau camouflet au pouvoir en place. Même si la participation annoncée laisse perplexes les observateurs, l’abstention frôle les 77% ! Jamais depuis l’indépendance, le désaveu n’a été aussi fort.

Alors que le mal élu président Abdelmadjid Tebboune avait exhorté les électeurs à se rendre massivement aux urnes, la défiance à l’égard du système s’est amplifiée à l’image de ce qui s’était passé lors de la présidentielle et de la réforme constitutionnelle. L’opposition laïque et de gauche comme le MDS, le FFS ou le RCD avaient stigmatisé cette mascarade électorale.

Cette consultation avait un double objectif : confirmer la reprise en main du pays par les castes rejetées et corrompues mais aussi neutraliser la dynamique du Hirak. Pour ces raisons, la campagne électorale s’est déroulée sous le signe de la peur et de la fureur répressive. Les marches du Hirak ont été interdites tandis qu’une modification du code pénal transforme désormais les manifestants en « terroristes ». Les arrestations se sont multipliées ces dernières semaines si bien que l’on compte actuellement 225 prisonniers politiques issus du Hirak. Afin de frapper l’opinion, la veille du scrutin, une figure du mouvement Karim Tabbou et deux journalistes de renom Khaled Drareni et Ihsan El Kadi ont été emprisonnés.

Ces résultats, sans aucune légitimité populaire, consacrent le retour des partis totalement discrédités. Ainsi le Front de libération national (FLN) arrive en tête suivi des « indépendants » choyés par le pouvoir voire par les islamistes. Ces derniers, issus des Frères musulmans comme le Mouvement pour le salut et la paix (MSP), arrivent en troisième position. Le FLN et les islamistes, aussi rétrogrades les uns que les autres, devraient constituer une alliance sur une base islamo-conservatrice, fossilisant une situation bloquée, afin de tenter de punir le peuple algérien.

Cependant le Hirak est toujours là, il est le contre-pouvoir, il est l’alternative, porteur des espoirs de modernité, de liberté et de justice. Il exige toujours un changement de système, un Etat de droit, une transition démocratique et la reconnaissance de la souveraineté du peuple. Ce mouvement s’inscrit dans la durée et porte l’avenir pour le peuple algérien.


Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source : https://www.pcf.fr/legislatives_algeriennes_un_cinglant_camouflet_pour_le_pouvoir

Tag(s) : #Algérie#PCF

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ALGERIE : L’ARMEE ET LE POUVOIR VEULENT EN FINIR AVEC LE HIRAK

Par Le 07/06/2021

6 Juin 2021

publié le 04/06/2021
Algérie : L’armée et le pouvoir veulent en finir avec le Hirak

Les mobilisations populaires du mois de mai en Algérie ont été marquées par une intensification de la répression à l’égard du Hirak.

Près de 2000 arrestations ont eu lieu ces trois dernières semaines dans tout le pays avec des gardes à vue et des mandats de dépôts portant le nombre d’incarcérés à 175 militants. Des figures du mouvement comme Ouahid Benhalla ou Fethi Ghares du Mouvement démocratique et social (MDS) ont été arrêtés alors que le premier a écopé d’un an de prison. Le président et le chargé de communication du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas et Athmane Mazouz ont aussi été interpellés comme l’ancien responsable du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laski.

A la veille du scrutin législatif du 12 juin, l’armée et le pouvoir du président Abdelmadjid Tebboune veulent reprendre les choses en main. Désormais, les condamnations tombent brutalement. Les pressions s’accroissent pour empêcher les cortèges, désormais soumis à autorisation préalable, ce qui revient à les interdire. Chaque vendredi, les dispositifs sécuritaires sont massivement présents générant des brutalités tandis que les réseaux sociaux sont autoritairement bloqués. Étudiants, avocats, dirigeants d’organisations partisanes, journalistes, bloggeurs sont dans le collimateur. Dans un récent documentaire produit par l’armée et diffusé largement, les manifestants du Hirak sont diabolisés accusés pêle-mêle d’être des terroristes, des indépendantistes kabyles, des islamistes ou des agents de l’étranger.

Après les échecs de la présidentielle et du référendum, largement boycottés par le peuple algérien, le pouvoir craint un nouveau désaveu. Il sait par ailleurs que le Hirak, ce mouvement radical et pacifiste, est destiné à durer et qu’il pourrait être rejoint par un mouvement social d’ampleur qui proteste face à l’effondrement du pouvoir d’achat et l’inflation.

Les dernières déclarations d’E. Macron et de J.-Y. Le Drian, qui encouragent les autorités à poursuivre des réformes honnies, n’en finissent pas de heurter les démocrates algériens. Les communistes français apportent, dans le respect d’indépendance, leur soutien total au peuple algérien.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source : https://www.pcf.fr/algerie_l_armee_et_le_pouvoir_veulent_en_finir_avec_le_hirak

Tag(s) : #Algérie#PCF

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AVEC LE KEFFIEH PALESTINIEN, L’EQUIPE NATIONALE ALGERIENNE DE FOOTBALL SOUTIENT LE PEUPLE PALESTINIEN

Par Le 05/06/2021

Avec le keffieh palestinien.. l’équipe nationale algérienne de Football soutient la Palestine

 Depuis 2 minutes  5 juin 2021

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 Algérie - Article traduit - Maghreb - Monde arabe - Spécial notre site

 

En guise de solidarité avec la cause palestinienne, les joueurs de l’équipe nationale algérienne de Football ont porté le keffieh palestinien lors du match amical contre la Mauritanie Vendredi dernier, au cours duquel les « Guerriers du désert » ont remporté le match à 4-1.

Les joueurs de l’équipe nationale algérienne ont exprimé leur soutien au peuple palestinien suite à la récente agression israélienne sur la bande de Gaza, en portant des foulards aux couleurs des drapeaux algérien et palestinien autour du cou, avant le lancement du match qui s’est déroulé au stade Mustafa Chaker dans la ville algérienne de Blida.

Cette initiative a été applaudi u parmi les fans algériens, qui ont exprimé leur joie  envers cet acte symbolique sur les réseaux sociaux.

A  noter que les noms des joueurs « verts » avaient inscrits leurs noms sur leurs maillots en arabe, ce qui a  impressionné les fans.

Les buts de l’Algérie ont été marqués par Sofiane Feghouli (double), Adam Ounass et Bagdad Bounedjah, tandis que Sidi Yacoub a inscrit le seul but de la Mauritanie.

L’équipe nationale algérienne et son homologue mauritanienne se préparent pour la Coupe d’Afrique des nations au début de l’année prochaine, et toutes deux participeront aux éliminatoires africaines de la Coupe du monde, qui débute fin août.

Source: Traduit du journal AlAkhbar

https://french.almanar.com.lb/2088594

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ALGERIE : TENIR LES PALESTINIENS POUR RESPONSABLES DES VIOLENCES EST INACCEPTABLE

Par Le 19/05/2021

Algérie: Tenir les Palestiniens pour responsables des violences est inacceptable

 Depuis 16 heures  19 mai 2021

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 Algérie - Article traduit - Maghreb - Monde arabe - Spécial notre site

 

L’Algérie continue de soutenir le peuple palestinien contre les attaques israéliennes par la voix de son ambassadeur permanent auprès des Nations Unies qui déclaré qu’ »il est inacceptable de tenir les Palestiniens pour responsables de l’escalade de la violence ».

L’ambassadeur permanent d’Algérie auprès des Nations Unies, Sofiane Mimouni, a déclaré: « Tenir le peuple palestinien responsable de la violence est inacceptable et est voué à l’échec » soulignant que « la récente escalade est le résultat direct de la politique d’oppression des forces d’occupation israeliennes qui sapent la paix et l’établissement d’un Etat palestinien ».

Il a appelé à « adopter des mesures pratiques pour mettre fin à la violence et à utiliser des moyens diplomatiques pour abolir les mesures illégales prises par les autorités de l’occupation israélienne ».

Le responsable des relations au sein du « Comité de secours du peuple palestinien » en Algérie, Karim Rezki, a révélé à la chaine satellitaire libanaise Al-Mayadeen, qu' »une mission algérienne de secours médical se rendrait à Gaza », indiquant qu' »il existe un  plan pratique  élaboré pour soigner les victimes de l’agression israélienne dans toute la Palestine, et qui a été approuvé par  l’Association des oulémas musulmans et autres associations algériennes  humanitaires.

Pour sa part, l’Organisation des avocats algériens a annoncé le lancement d’une initiative visant à poursuivre en justice les dirigeants de l’occupation israélienne devant les tribunaux internationaux, en coordination avec l’Organisation des avocats arabes et l’Organisation des avocats palestiniens.

L’Algérie a annoncé plus tôt qu’elle se tenait aux côtés du peuple palestinien dans sa lutte contre l’occupation israélienne. Une campagne de solidarité et de soutien à al-Qods et au peuple palestinien a été lancée sous le slogan « Al-Qods main dans la main », contre les tentatives de déplacement et les violations continues de l’occupation israélienne, à al-Qods occupée, en particulier dans la mosquée Al-Aqsa et le quartier de Cheikh Jarrah.

Source: Traduit d'AlMayadeen

https://french.almanar.com.lb/2075108

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ALGERIE : L'EPOPEE D'ANNIE STEINER

Par Le 26/04/2021


Ici mieux que là-bas

L’épopée d’Annie Steiner

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Publié par Arezki Metref
le 25.04.2021 , 11h00
1886 lectures

 

 

Y’a des moments comme ça où affirmer sa fierté d’être algérien prend un sacré coup dans l’aile ! L’un de ces moments est l’enterrement de la moudjahida Annie Steiner.(1) Fier de voir le peuple, son peuple, ses amis, ses compagnons de lutte, l’enterrer dans cette terre à laquelle elle a sacrifié sa vie. Mais moins fier — beaucoup moins fier — de la modicité de la reconnaissance officielle de la part de pouvoirs publics pourtant habituellement enclins, en pareilles circonstances, à déployer de pompeux cérémoniaux. On sent comme une ambiguë circonspection. Avec tout le respect et l’affection qu’on peut avoir pour la diva, tout le monde ne peut pas être Warda El Djazaria ! Idem : avec tout le respect et la considération qu’on a pour l’acteur, tout le monde n’est pas Roger Hanin ?
Pourquoi donc cette réserve ? Est-ce parce qu’elle a demandé des funérailles simples, « sans chichi », comme le commente un de ses amis, Mohamed Larbi Merhoum ?
Possible ! N’y a-t-il pas d’autres raisons ?
Pour infiniment moins que ce qu’elle a fait et enduré, d’autres ont eu droit aux pompes de l’État. « D’origine européenne » comme on dit, elle choisit d’être algérienne et, en tant que telle, elle s’est battue pour un idéal, la cause de l’indépendance du pays.
Annie Steiner, Fioro de son nom de jeune fille, était issue d’une famille de pieds-noirs d’origine italienne. Elle vit le jour le 7 février 1928 à Hadjout (ex-Marengo). Née deux ans avant la célébration du centenaire de la colonisation, elle grandira dans une époque où le système colonial, fort de son autolégitimation, semblait devoir durer éternellement. Et malheur aux vaincus ! Dans ce contexte d’apartheid colonial, de séparation des populations entre colonisés et colonisateurs, on peut s’interroger sur ce qui a bien pu pousser la petite Annie Fioro à apprendre l’arabe en cachette à l’âge de 12 ans ? Déjà un signe de transgression de l’ordre !
Elle épousa Rudolph Steiner, un architecte suisse qui travailla dans les équipes de Le Corbusier, avec qui elle eut deux filles, Edith et Ida. Au lendemain de l’arrestation d’Annie Steiner, son époux quittera l’Algérie emmenant ses deux enfants dont la mère perdra la garde dans une procédure de divorce intentée devant les tribunaux suisses à la fin de la guerre. La perte de sa famille : voilà une des conséquences de son engagement dans le FLN.
Quand elle a été arrêtée, il semble que son époux aurait essayé de la faire libérer en tant que citoyenne suisse. Mais la démarche individuelle était contraire à ses principes de combattante anticolonialiste. C’est son peuple qui devait être libéré, pas elle seule ! Elle refusa toute compromission de ce genre !
Le jour du cessez-le-feu, heureuse d’avoir gagné l’indépendance, elle devait dans le même temps déplorer la perte de ses filles.
L’intérêt et la solidarité avec les Algériens colonisés la conduisent naturellement à soulager la misère de ses frères et sœurs en s’engageant dans les Centres sociaux auprès de Germaine Tillion. Rallier le FLN fut la suite logique de sa démarche révolutionnaire.
Agent de liaison pour le FLN, elle joua un rôle crucial avec l’agent de liaison du PCA, Joséphine Carmona, une lingère d’Oran membre du Parti communiste algérien,  dans la rencontre entre les dirigeants du PCA et ceux du FLN en 1956. Sadek Hadjeres se souvient avoir passé la nuit chez les Steiner, la veille de la deuxième rencontre FLN/PCA qui s’est déroulée rue Horace-Vernet où habitait le couple.
Membre des réseaux de Yacef Saâdi, elle est arrêtée le 15 octobre 1956 et condamnée en mars 1957 à 5 ans de prison. Incarcérée à Barberousse, elle assiste à l’exécution de trois militants de l’indépendance Fernand Iveton, Mohamed Ben Ziane Lakhnèche et Ali Ben Khiar Ouennouri, dits « Ali Chaflala » et « Petit Maroc ».
Elle composa un poème devenu célèbre : « Ce matin ils ont osé. /Ils ont osé vous assassiner/En nos corps fortifiés/Que vive notre idéal/Et vos sangs entremêlés/Pour que demain ils n'osent plus/Ils n'osent plus nous assassiner. »
Après l’indépendance, elle reste en Algérie où elle travaillera dans l’administration pendant trente ans. Elle vécut simplement et dans l’anonymat, fidèle aux principes de Novembre 1954, affirmant : « J’ai toujours cet idéal de liberté, je ne l’oublierai jamais. » Elle est morte en respectant jusqu’au bout son éthique de moudjahida. Alors pourquoi cette modération dans la reconnaissance officielle ? Est-ce parce qu’elle faisait partie de ces moudjahidate qui n’étaient pas tendres avec ceux qui ont détourné les promesses de Novembre ? Connue pour son franc-parler, elle déclarait : « Je n’ai pas fait cinq années de prison et perdu mes enfants, pour voir l’Algérie pillée comme au temps du colonialisme, pour que Monsieur Mohamed remplace Monsieur Pierre. »
Est-ce parce que, d’origine européenne, elle ne correspond pas ou plus au profil du nouveau héros national qui doit fatalement porter un patronyme à  consonance musulmane ?
Ce peuple, le sien, pour lequel elle a souffert et combattu n’est pas responsable de l’ingratitude de ses représentants obligés !
Peut-être assiste-t-on à un inédit révisionnisme qui essaye de réécrire l’histoire du mouvement national et de la guerre d’indépendance à travers le prisme étroit et fallacieux qui veut rétroactivement transformer la guerre d’indépendance en guerre de religions ?
Y’a des moments comme ca où il y en a qui osent…
A. M.

1) Annie Steiner répond avec sa franchise habituelle à toutes les questions dans l’ouvrage d’entretien réalisé en 2011 par notre consœur Hafida Ameyar : La Moudjahida Annie Fiorio Steiner – Une vie pour l’Algérie – Hafida Ameyar – édité par des amis de Abdelhamid Benzine – Alger septembre 2001.

https://www.lesoirdalgerie.com/ici-mieux-que-la-bas/lepopee-dannie-steiner-60156

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TEMOIGNAGE : IL Y A 60 ANS, ECHEC DU PUTSCH FASCISTE DE QUATRE GENERAUX FELONS POUR GARDER L’ALGERIE FRANCAISE

Par Le 22/04/2021

 

ATTITUDE DES SOLDATS DU CI DE OUED-SMAR LORS DU PUTSCH DES GENERAUX FELONS EN AVRIL 1961



Je précise que notre CI était disciplinaire. Je n'avais pas 20 ans.


Le putsch s'est déclenché dans la nuit du vendred 21 au samedi22 avril 1961 .

Bien qu'habitués au réveil matinal, nous avons brusquement été réveillés par des bruits insolites de véhicules chenillés. Notre camp était investi de blindés légers de la légion étrangère, les fantassins au béret vert, armés jusqu'aux dents, étaient déployés en tirailleurs. Nous ne comprenions pas ce qui se passait. L'écoute de radio Alger sur les transistors ne nous donnait à entendre que de la musique militaire.
Les treize pied-noirs de notre compagnie ne cachaient pas leur joie alors que nous les métropolitains, nous ne partagions pas leur exubérance. On se méfiait donc des treize pied-noirs que nous savions acquis aux généraux putschistes.
Curieusement, du lieutenant MERVIEL au serpatte Corse, les engagés s'étaient tous volatilisés. Nous n'avions plus de chefs. Entre appelés, les discussions étaient incessantes et animées. Nous étions tous d'accord et refusions de suivre les généraux félons mais, que faire? Comment procéder pour marquer notre opposition à ces traîtres. Le travail au corps des militants des jeunesses communistes, nous ne nous connaissions pas, en direction des appelés moins politisés, fut intense. Sur toute la compagnie, à l'exception des treize pieds-noirs, seul un métropolitain qui professait des idées extrémistes favorables aux séditieux, tentait d'entrainer les gars avec les factieux. Nous l'avons isolé.
Nous les appelés, nous étions tous favorables au refus de tout travail et de tout ordre des chefs. La situation était incontrôlable et dangereuse puisque nous ne savions pas ce qui se passait dans les autres unités, les factieux s'étant rendus maitre de tous les médias. Les mercenaires au bérêt vert de la légion étrangère trainaient alentours. J'ajoute que les bérêts noirs des commandos de l'air parachutistes étaient avec le 1er REP l'un des fer de lance des putschistes,


Dans l'après-midi de ce 22 avril 1961 , trois anciens de la BA149 sont venus dans nos piaules pour discuter avec nous de la situation sur la base. Ils nous ont dit que tous les appelés de la BA149 et tous les marins de l'aéronavale étaient en grève. Les trois anciens nous ont demandé de nous joindre à eux. Sans aucune hésitation, nous avons accepté.

En fin d'après-midi de ce samedi 22 avril 1961 , le colonel LANGLOIS, commandant la BA149 est venu dans nos barraques, flanqué du serpatte Corse, la cravache à la main. Le Corse a gueulé : "A vos rangs, fixe!". Personne n'a bougé. Le faux-cul de colonel LANGLOIS, a essayé de bredouiller qu'il ne fallait pas suivre les anciens alors que nous refusions tout travail et obéissance à nos supérieurs. Un camarade soldat a demandé à LANGLOIS de se positionner contre les factieux. LANGLOIS ne l'a pas fait et n'a pas condanmé les félons. LANGLOIS et son chien de garde Corse ont piteusement rebroussé chemin.

Dimanche 23 avril 1961 au soir :

De Gaulle s'est exprimé à la télévision. Il a demandé de mettre les généraux félons en échec.

Je précise pour l'avoir moi-même vécu, que nous n'avons pas attendu après De Gaulle pour nous opposer par le refus d'obéissance aux généraux putschistes.

Lundi 24 avril 1961 
Les soldats des bases aériennes de Maison-Blanche et de Blida manifestent leur opposition aux factieux par une vive résistance. A Maison-Blanche, l'Internationale est chantée par les soldats. Toujours à Maison-Blanche, les soldats de l'aéronavale et de l'aviation sont toujours en grève. Les mécaniciens avions " sabotent " volontairement les appareils en enlevant une pièce maitresse par crainte que les factieux ne forcent les pilotes à utiliser les avions à des fins séditieuses. Les personnels navigants (P.N.) ont capté la longueur d'onde des véhicules de la légion étrangère. Ils ont émis un faux message, leur ordonnant de se diriger sur Alger. Ce subterfuge, pour éloigner la légion, leur faisait croire à un débarquement de fusiliers-marins, en provenance d'Hyères-Palivestre et qui devait les encercler.

Mardi 25 avril 1961 Des Nordatlas 2501 décollent de pistes différentes pour la métropole, bondés de bidasses. Grâce à cette action habile, les pilotes ont privé les putschistes d'un important moyen de transport aérien. L'un des avions s'est " crashé " en bout de piste sans gravité pour les gus , qui étaient nombreux pour un baptême de l'air improvisé. Nous étions sur la base où nous y avons vu des scènes incroyables, telle cette jeep qui roulait à l'aveuglette car une grappe humaine y était accrochée. Il y avait même des bidasses sur le capot. Il s'agissait de malades et de blessés légers en pyjamas, qui étaient sortis d'eux-mêmes de l'infirmerie. Ils brandissaient et agitaient des drapeaux tricolores. Des sous-officiers sillonnaient la base en voitures civiles, avec des drapeaux à croix de Lorraine, en criant ' Vive De Gaulle !".

Autre fait marquant de ce mardi 25 avril 1961 Les bérêts verts de la légion étrangère rappliquent pour boucler le parking sur lequel nous nous trouvions. Les officiers furieux hurlaient leurs ordres en allemand. Parmi ces allemands, il y avait d'anciens S.S. Je revois encore ces pilotes de l'armée de l'air, regardant comme nous, la scène. Un capitaine pilote s'est écrié : " Nous sommes " faits aux pattes " , alors qu'en même temps les légionnaires, ces mercenaires se ruaient sur les pilotes, sans ménagements, à coups de crosses dans les côtes. Cela se passait à quelques pas de nous. Les carottes étaient déjà cuites pour les factieux.

Si ma mémoire ne me trahit pas, 
c'est le matin du mardi 25 avril 1961 que le lieutenant Merviel est revenu parmi nous. Il a rassemblé la compagnie sur la place du drapeau. Il venait faire ses adieux aux gus du CI. Visiblement très ému et fier de ses bleus , il nous a demandé s'il pouvait compter sur nous. " Que les volontaires sortent du rang en avançant d'un pas !". Toute la compagnie a avancé, à l'exception de l'extrèmiste de droite métropolitain. Le lieutenant Merviel avait les larmes aux yeux. Nous aussi. Il nous a remercié individuellement en passant dans les rangs pour serrer la main et dire quelques mots de sympathie à chacun d'entre nous. Lorsqu'il est arrivé près de moi, la main franchement tendue, j'ai vu dans ses yeux une intense émotion. Il m'a dit : " Toi aussi, petit Tourtaux, tu es volontaire "? Il a ajouté : " Nous nous reverrons". Je ne l'ai jamais revu.
Communiste, j'étais fiché. Il savait que j'étais marqué à l'encre rouge.
En contribuant à la mise en échec des généraux factieux, nous avons fait notre devoir, voilà tout. Ce fut la seule fois où je fus volontaire en Algérie.


Le mercredi 26 avril 1961 le C.I. étant terminé, c'est dans l'après-midi qu'avec une petite quinzaine de gus, je suis muté dans notre nouvelle affectation, l'ETR805, à Mouzaïaville.
Parmi les occupants du GMC, trois ou quatre pied-noirs qui ont soutenu les généraux factieux.
Mouzaïaville est située dans la Mitidja, près de Blida et des gorges de La Chiffa, un des hauts lieux de la Résistance algérienne à l'occupation coloniale française.
Notre GMC s'est arrêté à une intersection de routes pour laisser passer une importante colonne militaire qui n'était autre que le 1er REP (Régiment étranger parachutiste), fer de lance des séditieux. Les mercenaires du 1er REP qui étaient en fuite chantaient la chanson d'Edith Piaf " Non, rien de rien, non, je ne regrette rien " .


Lors du passage du dernier véhicule de cette troupe d'élite, fer de lance des généraux putschistes, les mercenaires au bérêt vert ont tiré plusieurs rafales de MAT49 dans notre direction. Personne ne fut touché dans le GMC .

Ainsi, les généraux félons Salan, Challe, Jouhaux et Zeller, des officiers de haut rang, parmi les plus décorés de l'armée française, ont tourné leurs armes contre la République qu'ils avaient pour mission de défendre. Des mercenaires légionnaires, portant l'uniforme de l'armée française ont tiré sur des soldats de conscription, portant aussi l'uniforme de l'armée française.

La Résistance des appelés du contingent au putsch et la mise en échec des généraux félons, en avril 1961, fut, me semble-t-il, la seule page glorieuse à mettre à l'actif de l'armée française lors de la Guerre d'Algérie. Nous en sommes fiers car nous n'avons pas à en rougir.


Mouzaïaville (Mitidja) : En fin d'après-midi du 26 avril 1961, arrivée à la Base Ecole de Transmissions, l'ETR805, à Mouzaïaville.

Les quelques appelés en provenance de Oued-Smar sont mis à l'écart. A l'appel de mon nom, un gradé m'a isolé des autres soldats puis emmené au bureau. L'accueil du gratte-papier fut glacial, il m'a dit : "tu es repéré comme communiste, t'as intérêt à ne pas faire le malin".
Je n'ai pas souvenance du nom du colonel commandant notre camp. C'était un pilote de chasse interdit de vol qui, le dimanche, allait à la BA140 de Blida pour y "empreinter" un avion de chasse T6. Le colonel aimait survoler notre camp au-dessus duquel il faisait plusieurs passages en "battant des ailes".
La S.P. (Section de Protection) était une des unités qui crapahutaient et exécutaient le plus de missions de l'Algérois, selon le journal de propagande de l'armée " Le Bled ".
Les stagiaires transmissions ne chômaient pas avec les corvées débiles et ingrates, le stage, les gardes, les embuscades, les patrouilles, les bouclages-ratissages, les gardes-fermes de nuit, la Section d'Intervention Rapide (SIR)ensuite le peloton obligatoire, etc...
L'insécurité était permanente à Mouzaïaville. Des gus pas rassurés partaient en patrouille la MAT49 armée. A plusieurs reprises, des rafales sont parties, semant la panique au sein des patrouilles. Par chance, pas de blessés à déplorer mais la répression était terrible contre les fautifs.
Des sous-officiers de carrière cherchaient à choper l'arme de bidasses de garde endormis pendant leur faction dans le mirador.
Lors des multiples sorties où je ne voulais pas tuer de pauvres gens, j'ai toujours eu la baraka. Je redoutais surtout la SIR où nous allions en renfort à la S.P., l'équivalent à Mouzaïa d'un commando de chasse, une section de tueurs, ais-je appris des années après.
Lors des gardes-fermes uniquement de nuit, nous n'étions que sept soldats avec un FM à la ferme Féréol, une ordure qui n'aimais pas les appelés, qui a failli me faire retourner chez BIRR, à Oued-Smar parce que j'avais pris une noix sur l'arbre. Cette ordure aurait été butée par l'ALN.
Nous n'étions que trois pauvres bougres à la ferme Cleyne, ce pied-noir nous fichait la paix.
Les fermes étaient souvent harcelées mais on ne tirait jamais la fusée rouge pour que la S.P sorte et risque de tomber en embuscade. Par contre, très souvent, dans les fermes alentours gardées par des biffins, beaucoup plus nombreux que nous dans les fermes, les gars lançaient la fusée rouge faisant courir le risque à d'autres soldats d'être pris en embuscade.
Dans ce secteur chaud où l'ALN était très active, il n'y avait pas de planqués à l'ETR805. Il n'y avait pas assez de bonhommes, d'où la fréquence rapprochée des sorties et garde-fermes qui revenaient au mieux tous les trois jours.
A Mouzaïa, lorsqu'un gars de la S.P. passait libérable, c'est-à dire à 100 jours de la "quille", systématiquement, il refusait de sortir en mission. Ces gars qui avaient de longs mois durant crapahuté, ne voulaient pas se faire tuer à si peu " au jus ".
A Mouzaïa, on crevait de faim; à cela s'ajoutait la dysenterie amibienne. Nous ne prétions pas attention à tout et nous ne pouvions pas savoir que certains dimanches rares où nous avions de la viande, que l'on croyait être du lapin, c'était du chat. En fait, étaient abattus les chats non vaccinés, errants dans le camp, et on nous les donnait à bouffer en guise de viande. C'est un copain paysan qui avait un bout de queue dans son plateau qui a deviné qu'on nous faisait grailler du chat. Ce jour-là, on a tous failli bouffer.


Dans ce secteur, quasiment tous les jours, ça accrochait dans les gorges de La Chiffa, confirmé par mon camarade Henri Alleg, dans son ouvrage, " Prisonniers de guerre ", page 17.

Près de notre camp, il y avait un sinistre et miséreux Camp de regroupement.

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Il y a 60 ans, un putsch de généraux pour l'"Algérie française"

Il y a 60 ans, un putsch de généraux pour l'"Algérie française"© AFP/Archives/STF

Source AFP Publié le 19/04/2021 à 11h31

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, quatre généraux français opposés à l'indépendance de l' Algérie font sédition et s'emparent d'Alger avec des légionnaires et parachutistes, défiant le général de Gaulle au pouvoir.

Le putsch des généraux Maurice Challe, Edmond Jouhaud, André Zeller, en liaison avec le général Raoul Salan qui les rejoint le 23 depuis l' Espagne, sera bref, à peine cinq jours, et il échouera.

L'histoire est en effet en marche: le 16 septembre 1959 de Gaulle a admis le droit des Algériens à l'autodétermination et, le 8 janvier 1961, les Français ont voté à 75 % en sa faveur lors d'un référendum ouvrant la voie à l'indépendance du pays colonisé par la France.

Pour une partie des cadres de l'armée française, déjà humiliés par la défaite en Indochine, c'est une trahison insupportable du pouvoir, incarnée par le général de Gaulle devenu président de la République, et qui vient d'évoquer, le 11 avril, un “Etat souverain” en Algérie.

Les quatre putschistes ne seront pas seuls, d'autres généraux au rang moins prestigieux les suivront, mais sans un basculement total de la haute hiérarchie militaire et sans les soldats de l'armée de conscription.

Garder l'Algérie”

Dans la nuit du 21 au 22 avril, le 1er régiment de parachutistes du commandant de Saint-Marc, cantonné à Zeralda, fait route sur Alger et investit le Palais d'été où siègent la Délégation Générale, les bâtiments officiels, la radio et les centraux téléphoniques et télégraphiques. Le centre d'Alger est quadrillé de chicanes.

Le délégué Général du gouvernement, Jean Morin, et le ministre des Travaux publics, Robert Buron sont arrêtés ainsi que le Général Fernand Gambiez, commandant en chef des troupes en Algérie, qui tentait de regagner son PC.

Le 22 au matin, l'AFP, dont les journalistes à Alger ont au petit jour été empêchés de travailler par les putschistes, annonce l'état de siège, puis, d'après un communiqué diffusé sur Radio Alger, que "l'armée a pris le pouvoir en Algérie et au Sahara".

L'Agence relaie une déclaration du ministère de l'Information : "L'indiscipline de certains chefs et de certaines troupes a abouti ce matin à Alger à placer les pouvoirs civils et militaires dans l'impossibilité d'exercer leur commandement. La situation dans le reste de l'Algérie est calme. Le gouvernement a pris cette nuit les mesures nécessaires, qui seront publiées dans le courant de la journée".

A Alger, le général Challe lance un appel : "L'armée s'est assurée le contrôle du territoire saharo-algérien. L'opération s'est déroulée conformément au plan prévu. Je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud, en liaison avec le général Salan, pour tenir notre serment : garder l'Algérie."

Le général Zeller décrète l'état de siège "sur l'étendue des 13 départements français d'Afrique" tandis que le général Pierre-Marie Bigot, commandant la 5e région, se place sous les ordres du général Challe. Dans l'après-midi, Radio-Alger annonce qu'Oran est aux mains des insurgés.

“Un quarteron de généraux”

A Paris, un conseil des ministres exceptionnel proclame l'état d'urgence.

Mais déjà en Algérie les premières défections apparaissent du côté de l'armée. A Mers-el-Kébir, la Marine refuse de suivre la sédition. Les généraux de Pouilly et Gouraud, commandants militaires d'Oranie et du Constantinois, repoussent l'ultimatum des putschistes. Gouraud se ralliera finalement le lendemain.

Le 23 avril à 20H00, Charles de Gaulle, en uniforme, lance sur les ondes sa célèbre condamnation du “pronunciamiento” et moque un "quarteron des généraux en retraite", "groupe d'officiers partisans, ambitieux et fanatiques". "J'interdis à tout Français, et d'abord à tout soldat, d'exécuter aucun de leurs ordres", dit-il, déplorant d'un trois fois Hélas ! que le coup de force émane d'hommes "dont c'était le devoir, l'honneur, la raison d'être, de servir et d'obéir".

Il annonce la mise en oeuvre de l'article 16 de la Constitution qui lui donne les pleins pouvoirs.

Michel Debré, Premier ministre, intervient ensuite : "Des avions sont prêts à lancer ou à déposer des parachutistes sur divers aérodromes afin de préparer une prise de pouvoir" (...) "Dès que les sirènes retentiront, allez-y à pied ou en voiture, convaincre des soldats trompés de leur lourde erreur", demande-t-il.

La débandade

Le lendemain, Challe, Salan, Jouhaud, Zeller, les colonels Godard, Argoud, Broizat et Gardes sont destitués par Paris. En Algérie, dans le bled, les appelés multiplient les actes de résistance à la sédition : brouillage des communications, sabotage des véhicules et dépôts d'essence. Les gendarmes reprennent Alger.

Le 25 avril, les légionnaires du 1er REP se réfugient au camp de Zeralda qu'ils quitteront le 27, leur unité étant dissoute. Le gouvernement reprend la radio d'Alger. L'insurrection est terminée.

Deux des putschistes, Maurice Challe puis André Zeller, se constituent prisonniers. Edmond Jouhaud et Raoul Salan passent à la clandestinité pour prendre la tête de l'Organisation armée secrète (OAS).

Challe et Zeller seront condamnés à 15 années de détention. Jouhaud et Salan, condamnés à mort par contumace, verront leur peine commuée en détention à vie en 1962 par le général de Gaulle. Ils seront tous amnistiés en 1968, six ans après l'indépendance de l'Algérie.

19/04/2021 11:30:19 - Paris (AFP) - © 2021 AFP

https://www.lepoint.fr/societe/il-y-a-60-ans-un-putsch-de-generaux-pour-l-algerie-francaise-19-04-2021-2422828_23.

Dans ALGERIE

1871 : EN ALGERIE, LES COMBATS DIVERGENTS DES INSURGES ALGERIENS ET DES COMMUNARDS

Par Le 16/03/2021

16 Mars 2021

Publié par Saoudi Abdelaziz

1871. EN Algérie, les combats divergents des Insurgés algériens et des Communards

Il y a 150 ans, le 16 mars 1871 s'engageait l'insurrection algérienne. Deux jours plus tard, le 18 mars, c'est la Commune de Paris qui était proclamée. Analysant l'extension de l'insurrection communarde parisienne à Alger, Oran et Constantine,  l'historien  Quentin Deluermoz note dans El Watan : "Le mouvement algérois est «coloniste», c’est-à-dire qu’il prône l’assimilation de la colonie et l’accaparement des terres". Il résume : "insurgés colons et algériens sont plus en opposition qu’en communion dans le combat. Là où il y a rencontre, c’est surtout en Nouvelle Calédonie en déportation où les principaux chefs sont envoyés après le procès de Constantine."

 

Quentin Deluermoz, historien : «1871 : la plus grande insurrection de l’histoire de l’Algérie coloniale»

Il y a exactement juste 150 ans, le 16 mars 1871, l’Est algérien entrait en insurrection contre la puissance coloniale. A Paris, la République naissante noyautée par les royalistes était contestée par les radicaux qui proclamaient le 18 mars 1871 la «Commune de Paris», massacrée lors de la semaine sanglante du 21 au 28 mai 1871.

Dans le livre Commune(s) 1870-1871 (Seuil), Quentin Deluermoz, dresse un tableau de bord novateur de cet événement sur les deux rives. Avec pour sous-titre Une traversée des mondes au XIXe siècle, l’historien dépasse le cadre parisien. De la rue Julien-Lacroix aux concessions de Shanghai en passant par l’insurrection «kabyle», la Croix-Rousse à Lyon ou la République des cultivateurs aux Caraïbes, le livre propose une histoire à différentes échelles, du local au global, en décrivant des interconnexions multiples. Une bonne partie est consacrée à la partie algérienne. «C’est un sujet très important qui est devenu finalement un axe fort de l’ouvrage», nous explique le chercheur qui a bien voulu déblayer un sujet dont les études n’ont pas fini de dégager tous les aspects.

Propos recueillis par Walid Mebarek, 16 mars 2021

En ce 150e anniversaire, en quoi le rappel de l’histoire de la «Commune de Paris» est-il utile, en France et dans le monde ?

Quentin Deluermoz. Cet événement continue de faire signification pour de nombreux acteurs et groupes, politiques ou des groupes au sens plus large. Pour le 140e anniversaire, en 2011, il n’y a rien eu sur la Commune de Paris. L’idée qui se développait, c’est que cet événement historique était devenu un peu comme froid, parce qu’il était lié à l’expérience communiste du XXe siècle et, qu’avec la chute du bloc soviétique et de l’Europe communiste, la charge symbolique s’était un peu effondrée. En réalité, ce qu’on observe depuis dix ans, c’est que l’objet s’est un peu réchauffé et qu’il est remobilisé dans de nombreuses luttes actuelles.

Votre question est appropriée de poser ce thème en France et à travers le monde car on a vu la «Commune» utilisée par les Gilets jaunes. Elle l’était aussi dans le mouvement d’occupation des places comme Occupy Oakland Commune, également en Espagne au Mexique avec la grève des instituteurs en 2006… Ce qui est intéressant, c’est que dans cette nouvelle configuration, la Commune ne renvoie plus comme dans les années 1970 à des questions de luttes des classes ou de révoltes urbaines, mais beaucoup plus à la souveraineté populaire réclamée par le bas et des territoires autonomes et alternatifs. Elle fait écho à tous ces mouvements sans leader comme le hirak algérien qui demande des rapports de pouvoirs plus horizontaux. La résurgence de la Commune fait sens dans ces combats là. Il n’y a pas de République démocratique et sociale si on ne change pas l’ordre des rapports sociaux.

Comment l’aspiration «communaliste» s’est jouée en Algérie et par quelles parties de la population coloniale a été porté le mouvement à Alger et dans d’autres villes algériennes ?

En Algérie, la plus importante manifestation de la Commune s’est déroulée à Alger. Elle débute bien avant Paris. L’insurrection commence en effet dès septembre. On a le même décalage à Lyon et Marseille. A Alger, Constantine et Oran, les mouvements se déploient dès la chute de l’Empire le 2 septembre 1870 et la proclamation de la République le 4 septembre. En utilisant le terme «commune», la référence rappelle un imaginaire de la Révolution française avec le Commune de 1793. Ces mouvements sont marqués par un fort républicanisme municipal. La figure qui s’impose est Romuald Vuillermoz. Ces mouvements sont menés surtout par les déportés de la répression de la Révolution de 1848, ceux du coup d’Etat napoléonien du 2 décembre 1851 et en 1858 après l’attentat d’Orsini. Ce sont des républicains français installés en Algérie malgré eux.

Est-ce que ce mouvement prend dans la population laborieuse algéroise ?

C’est à vérifier. Cela manque dans mon enquête. Ce que j’ai trouvé dans les archives c’est que le mouvement déborde le cadre de ceux qui l’initient. Les ouvriers de chantiers sont frappés par la crise économique. Les autorités municipales issues de cette commune organisent des aides sociales mais cela reste à étudier de plus près. Lorsque la commune de Paris se déclenche en mars 1871, le mouvement communaliste s’accélère et Alger s’y reconnaît et envoie une lettre d’adhésion publiée dans le Journal officiel de la commune. Un des chefs, Alexandre Lambert, qui se trouve en France à ce moment-là, sera promu délégué de l’Algérie à Paris.

Dans les revendications portées par les insurgés «français» d’Algérie, la question de l’injustice coloniale est-elle à l’ordre du jour ?

Pas dans le sens où on l’attendrait. Les insurgés algérois, liés à ceux de Constantine et d’Oran en fédération, s’opposent à la métropole sur la base d’une revendication d’autonomie très grande. C’est pourquoi dans mon livre j’ai parlé de «Commune coloniale» parce qu’on a un mouvement insurrectionnel qui reconnaît la sujétion à la France mais souhaite plus d’autonomie. La question des Algériens autochtones n’est pas à l’ordre du jour. Les populations colonisées sont oubliées. Cela montre les limites de l’universalisme républicain, fort à Paris, alors qu’à Alger on néglige l’essentiel des habitants. Le mouvement algérois est «coloniste», c’est-à-dire qu’il prône l’assimilation de la colonie et l’accaparement des terres contre laquelle les Algériens étaient méfiants. Cependant, j’ai découvert que certaines allocutions se faisaient en arabe.

L’insurrection des tribus de l’Est algérien, dont la date-clé est le 16 mars 1871 avant de s’étaler sur plusieurs mois, a des ressorts propres mais les recherches historiques ont-elles pu établir un lien entre le soulèvement de cette frange de la population coloniale et les Algériens ?

Il y a un lien, là encore pas dans le sens là où on l’attend. D’abord pour la guerre franco-prussienne Napoléon III a envoyé les troupes de l’«Armée d’Afrique» en métropole et du coup il y a une forte décrue de la présence militaire dans la colonie algérienne. Ce qui va faciliter le déploiement de l’insurrection dite kabyle qui n’ignore pas la faiblesse française. Et deuxièmement, comme les «Communes» d’Alger, Constantine et Oran sont très colonistes, les populations algériennes redoutent le message ; on le voit dans les échanges de courriers entre les tribus interceptés par l’armée et traduits. La phrase qui revient est «le civil va arriver», donc l’accaparement des terres va progresser.

Avec la fin des bureaux arabes ?

Exactement ! Enfin, dernier point, comme les «communards» sont anti-militaires, et ils gênent les capacités des militaires français sur place. Un autre aspect que vous avez posé dans votre question, c’est les «ressorts propres» de l’insurrection algérienne. C’est tout un autre champ de la recherche historique à désenclaver. Sortir du face à face entre France et Algérie. L’insurrection algérienne est fascinante à étudier. Au lieu d’y voir une révolte d’arriérés, comme l’ont fait les colons français, au contraire on est dans des dynamiques extra-européennes qui rentrent par exemple dans le renouveau du monde musulman au XIXe siècle, notamment avec l’entrée en scène de la Rahmaniyya.

En quoi ont consisté les relations entre insurgés algériens et français en Algérie ou en France ?

Louise Michel en parle un peu. Ce qui est sûr c’est que les troupes algériennes sont engagées dans la guerre franco-prusse. Que certains désertent ou se retrouvent avec les insurgés parisiens, ce n’est pas impossible. Il y a des traces dans les archives mais là aussi c’est un domaine à étudier.

Les archives permettent-elles de considérer une esquisse de formation révolutionnaire des Algériens à ce contact, particulièrement parmi les déportés de la Commune qui rencontrent ceux de l’insurrection algérienne ?

Elle ne se fait pas en Algérie puisque insurgés colons et algériens sont plus en opposition qu’en communion dans le combat. Là où il y a rencontre, c’est surtout en Nouvelle Calédonie en déportation où les principaux chefs sont envoyés après le procès de Constantine. Ils sont 120 à peu près. Il y a des amitiés qui se lient avec les communards parisiens et des contacts. Par exemple Rochefort, au retour à Paris va se battre pour que le gouvernement prononce l’amnistie des condamnés et des déportés algériens du Pacifique.

La puissance du mouvement d’émancipation des tribus est suivie d’une répression féroce coloniale extrême contre les Algériens en 1871-1872 et après. Avec le recul, cette violence algérienne contre l’occupant et la dépossession qui s’en suit peuvent-elles être considérées, non pas seulement comme une simple résistance à l’envahisseur, comme c’était le cas de 1830 à 1860, mais comme le premier acte du combat pour l’indépendance ?

Ce qui est sûr c’est que la répression est terrible avec 500 000 hectares de terres spoliés. On estime que 70% du capital des tribus a été ponctionné avec une volonté explicite de détruire l’organisation des tribus, affecter en profondeur l’environnement et la structure sociale antérieure. De fait la colonisation s’accentue. Il y a un basculement et un choc pour les populations «indigènes».

Avec peut-être, dès lors, cette idée que la révolte a été si forte qu’il est possible de recommencer, comme le chantent les poèmes transmis par la tradition orale…

Il y a, il est vrai, une mémoire. Mais dire que c’est un premier acte de la lutte pour l’indépendance, c’est un débat ouvert dans l’historiographie algérienne. On manque de travaux. Cette piste d’un patriotisme rural est à creuser. Mais lorsque le nationalisme se révèle au début du XXe siècle, il y a une relecture de cet événement comme étant un moment fondateur. C’est la plus grande insurrection de l’histoire de l’Algérie coloniale au XIXe siècle. 1871, c’est 800 000 personnes impliqués dans les combats côté algérien.

N’y a-t-il pas un parallèle entre la déconsidération des communards français réprimés dans le sang comme des ennemis et des moins que rien et la destruction par le glaive et la famine de milliers d’Algériens ravalés à l’état de non-humains ?

C’est la même armée qui réprime en France puis en Algérie après avoir détruit la «Commune» à Paris, Lyon et Marseille. Par ailleurs, on a utilisé la même loi du 23 mars 1872 qui a été utilisée pour condamner les communards au procès de Paris et les insurgés à Constantine d’Algérie. La vocation est de rejeter toute aspiration politique à la révolte et d’en faire un acte criminel et antisocial.

Cela explique-t-il la main lourde contre un ennemi auquel on dénie toute humanité?

Ce sont des tueries menées par des armées de mieux en mieux organisées mais il y a une différence entre Paris et l’Algérie : en France on veut sauvegarder le tissu économique alors qu’en Algérie il y a une volonté de détruire. La différence de répression ne joue pas dans l’animalisation de l’ennemi qui est la même pour ces «moins que rien», mais l’impact humain est plus lourd en Algérie.

Source : El Watan

https://www.algerieinfos-saoudi.com/2021/03/1871.les-combats-divergents-des-insurges-algeriens-et-des-communards.html?utm_campaign=_ob_pushmail&utm_medium=_ob_notification&utm_source=_ob_email

Dans ALGERIE

EN MARGE DU RAPPORT STORA : LITTERATURE, HISTOIRE ET DEPENDANCE NEOCOLONIALE

Par Le 09/03/2021

En marge du rapport Stora : Littérature, Histoire et dépendance néocoloniale

En marge du rapport Stora : Littérature, Histoire et dépendance néocoloniale

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 Contribution| 04 Mars 2021 | 15:48

Par Abdellali MERDACI

Le rapport de Benjamin Stora au président Macron sur « les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie » comporte une série de préconisations sur la réception de l’histoire coloniale et un volet culturel assez étriqué pour mériter d’amples débats. La littérature en est absente, parce qu’elle n’est pas ressentie comme un phénomène conflictuel. Entre la France et l’Algérie littéraires, il n’y a pas un conflit nommable mais une pernicieuse situation de domination néocoloniale, suffisamment enracinée. 

S’il évoque quelques noms (Jean Pélégri, Emmanuel Roblès, Marie Cardinal, Alain Vircondelet et André Rossfelder, pp. 37-38) et quelques titres de la littérature française sur le thème très proche de l’Algérie coloniale (ainsi « Les Chevaux du soleil » [1968-1975] de Jules Roy et « Fort Saganne » [1980] de Louis Gardel), Stora se contente d’une notation lapidaire pour solder un passif littéraire colonial qui fut contraignant : « (…) la figure de l’ancien colonisé est rarement présente, presque comme des étrangers sur leur sol natal » (p. 74). Bien avant « L’Étranger » (1942) d’Albert Camus, texte typique de cette éviction de l’Indigène, il y a la littérature coloniale des Européens d’Algérie dans sa signalée radicalité qui l’a précédé, dont l’École d’Alger, à laquelle il a appartenu, achève le cycle : du pittoresque Cagayous, inventé par Musette, rugissant les clameurs d’une époque raciste et antisémite, à Louis Bertrand, sur les traces de Stéphane Gsell et d’une Algérie résolument latine, Robert Randau, vague adepte de Jules Ferry, pratiquant un paternalisme honteux envers la « race soumise », et Charles Courtin (« La Brousse qui mangea l’homme », 1925), opérant une géographie ségrégationniste des espaces dévolus aux communautés de la colonie, et leurs nombreux épigones. Si l’occupation française de l’Algérie a été une affaire de militaires, de gendarmes et de policiers, la littérature qu’en ont donnée les colons européens a été à la mesure d’un encadrement sans faille du mythe colonial, tout en s’érigeant en lieu de toutes les exclusions. Signe symptomatique de cette séparation, l’Algérie coloniale créait pour les Européens et les Indigènes deux sections du Grand Prix littéraire de l’Algérie, financé par le gouvernement général. On ne mélangeait ni les populations ni leurs littératures.

S’il accorde une soigneuse attention au cinéma largement référencié dans son argumentaire, Benjamin Stora s’en remet au cinéaste Lucas Belvaux, adaptant le roman de Laurent Mauvignier « Des Hommes » (Paris, Minuit, 2009), pour marquer l’importance de la fictionnalité dans la construction des imaginaires des groupes sociaux, dans ce qui forge leur rapport à l’Histoire vraie : « La fiction permet de mélanger l’Histoire collective et les histoires individuelles. Raconter des histoires individuelles, même si elles sont fictives, permet de multiplier les points de vue sur l’Histoire. Parce que la fiction a besoin de confrontations, de regards opposés, de dialectique pour intéresser et cette multiplication de points de vue permet au spectateur (ou au lecteur) d’élargir son horizon, de se faire sa propre idée. L’autre intérêt de la fiction, c’est de pouvoir raconter l’intime, l’explorer, fouiller la matière sombre, enfouie de chaque individu et, qui, parfois, permet de comprendre l’inexplicable » (p. 71). 

Affirmation de principe. Toutefois, Benjamin Stora ne s’exprime pas sur ce que peuvent dévoiler la littérature et les arts algériens des blessures de la guerre, de leur guerre, puisqu’ils lui demeurent opaques. Alors que les récits de Français sur la guerre d’Algérie, sur leur guerre d’Algérie, abondent, la fiction littéraire, nécessairement algérienne, est simplement évacuée dans la réflexion de l’historien de l’Algérie contemporaine. Si le chargé de mission du président français devait confronter les imaginaires français et algérien de la Guerre d’Indépendance (1954-1962) dans l’édition française, il aurait recensé des dizaines d’ouvrages français, tous genres confondus, face au seul roman « L’Opium et le bâton » (Paris, Plon, 1965) de Mouloud Mammeri, adapté au cinéma par Ahmed Rachedi, en 1971. Il mentionne, certes, en exergue de son rapport un texte de Mouloud Feraoun, extrait de son « Journal, 1955-1962 » (Paris, Seuil, 1962) et pour le premier chapitre de sa réflexion un texte équivoque – on y reviendra – de Kateb Yacine sur les « Ancêtres », mais il manque dans son propre pays de l’appui d’un récit algérien de la guerre, qui n’a plus droit de cité en France. Il est clair, après l’indépendance de l’Algérie, que les créations littéraires d’Algériens sur la guerre de libération nationale, lointainement imagée dans les romans publiés à Paris de Malek Haddad (1958, 1960, 1961), Mohammed Dib (1959, 1962), Mourad Bourboune (1962), Assia Djebar (1962 ; exceptionnellement et tardivement en 1967), n’entraient plus dans la perspective de l’édition française. Le regard algérien sur la Guerre d’Indépendance a été particulièrement barré : cela ne sera pas sans effets néfastes. Dans le même temps, les Algériens étaient dépossédés de l’écriture de leur histoire littéraire, qui va échoir à des Français, un curé défroqué (sans aucun titre universitaire), aide-bibliothécaire au Centre diocésain d’Alger, et un coopérant tout juste licencié en lettres, enseignant d’ancien français, qui en assureront un long règne et une évidente charge politico-idéologique. 

Dans les années 1960-1970, le thème de la guerre était abondamment stigmatisé et isolé dans ce qu’un universitaire français regroupait sous le vocable, volontairement péjoratif, de « romans de la SNED », du nom de l’unique éditeur algérien. Ces spécialisations éditoriales, d’un côté, le récit de la guerre en Algérie, de l’autre, la description, souvent critique, de la société algérienne confrontée aux premiers déchirements de l’indépendance, en France, engageaient une spécifique rupture entre ce qui pouvait s’écrire par des Algériens dans un pays et dans l’autre. La thèse « un pays, deux littératures » que j’ai exposé dans plusieurs contributions, mise en œuvre par l’Université, l’édition et les médias français, s’inscrivait dans la durée. Elle est la raison d’une nette scission dans la littérature des Algériens, qui perdure et retarde l’avènement d’une littérature nationale unie et autonome. Si l’Algérie, sortant du joug colonial français au gré de sacrifices humains, n’est pas formellement dominée politiquement par la France, sa littérature le reste pleinement.  

Une domination littéraire française 

Ce dualisme littéraire algérien, confirmé à l’indépendance, prolonge une séparation coloniale. À l’opposition « Littérature coloniale VS Littérature indigène » succède l’opposition « Littérature éditée en France VS Littérature éditée en Algérie ». Comme hier, la littérature indigène de la colonie, la littérature algérienne éditée en Algérie est une littérature dominée, écrasée par le double encerclement de l’institution littéraire française et de ses auteurs algériens (ces navrants « Arabes de service », selon la formule célèbre de Malek Haddad). Expression d’un pays indépendant, la littérature des Algériens,  spécialement celle qui est écrite en français, est considérée à Paris comme une périphérie de la littérature nationale française. Dans nombre de manuels scolaires et de traités d’histoire littéraire français édités dans les années 1960-1970, dont certains continuent à circuler dans les écoles et les universités, les auteurs algériens de langue française de la période coloniale sont recensés au crédit de la littérature française. Et, bien des décennies après, ce phénomène d’accaparement ne s’est pas tari : lors d’un colloque dans un pays nordique, en 2016, ce sont Boualem Sansal et Kamal Daoud (qui n’était pas encore naturalisé français), censément Algériens, qui représentaient la France littéraire et débattaient en son nom. De la colonie française à l’État algérien indépendant et souverain, rien n’aura donc changé.

Cette francisation des écrivains algériens, précédant leur naturalisation, agie en toute conscience par les éditeurs, est admise par le champ littéraire français, vindicativement assimilateur. Si la France sait attirer de potentiels écrivains algériens, qu’elle naturalise sans délai, il est tout autant vrai que la liberté de choix d’un pays, d’une nationalité, doit être reconnue à tous. Le problème qui est posé ici est celui de l’indispensable loyauté des auteurs français d’origine algérienne envers le pays – et la littérature – qu’ils ont quitté. Ce qui est insupportable, c’est que tel ou tel écrivain, Français par choix personnel, puisse encore parler de l’Algérie, rabaisser son peuple et son histoire, tout en prétendant en être le représentant qualifié. Moralement, intolérable : lorsqu’on a consciemment tourné le dos au pays de « Quassaman » et du 1er-Novembre, il est odieux de prétendre en parler et, surtout, parler en son nom.

De même, la loyauté de la France littéraire envers la littérature d’un pays dont elle devrait accepter l’indépendance et l’autonomie littéraire, n’est pas acquise. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu, entre la France et l’Algérie littéraires, une reconnaissance mutuelle qui garantirait une saine égalité et des échanges apaisés. Depuis les années 1950, les écrivains algériens reçus en France sont spécialement ceux qui sont adoubés par le champ littéraire français et ses indécrottables gourous et agents de lobbies divers dont celui, désormais très influent, du sionisme international. Un écrivain algéro-algérien, écrivant en Algérie et publiant en Algérie, nonobstant son savoir-faire, n’a pas, à l’instar de tous les écrivains du monde, sa place en France. L’édition française serait en mal d’aligner un seul contrat d’achat de droits d’une œuvre algérienne intégrale. Lorsqu’un auteur ou une œuvre l’intéresse, elle les prend dans un insensé piratage. En cinquante-neuf années d’indépendance, l’institution littéraire française et ses différences ordres de l’édition, de l’École, de l’Université, des Académies, de la critique spécialisée, ignorent la littérature nationale algérienne dans ses différentes langues (arabe, tamazight, français) : aucun auteur de langues arabe ou tamazight, issu de l’édition algérienne, n’a été traduit et diffusé par l’édition française au moment où les écrivains de langue française (il s’en trouve de plus grande qualité que les têtes d’affiche actuelles de l’édition française) et leurs œuvres sont rejetés. Viendra-t-il le temps où l’édition parisienne acquerra auprès des éditeurs nationaux des œuvres d’authentiques auteurs algériens, comme elle le fait avec plusieurs pays de tous les continents, sans recourir à des cadres de soumissions abjects et répulsifs ?

Le système de domination que des capitales de la littérature mondiale, ainsi Londres et Paris, imposent à plusieurs pays anciennement colonisés, les accule politiquement et littérairement à une infinie dépendance. S’il est établi qu’un écrivain russe, chinois, américain, allemand, italien, n’attend rien de ces puissances littéraires impériales, un écrivain de langue française du continent africain n’a aucune chance de se faire connaître hors de son territoire sans  s’agenouiller devant la France. Jusqu’à quel point Alain Mabanckou, Léonora Miano, Fatou Diome, Abd Al Malik, Calixte Beyala et le groupe des « négropolitains » – et même la « décoloniale » Rokhaya Diallo – expurgeant de leur profil leur nationalité d’origine, devenus Français, expriment-ils leur pays de naissance abandonné ? Ces auteurs du Congo, du Mali, du Cameroun, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et des anciennes entités de l’Afrique équatoriale et occidentale française, constituent une périphérie africaine de la littérature française. Il en va de même pour les auteurs venant d’Algérie, dénationalisés, animant une autre périphérie surpeuplée et remuante de la littérature française. Ces auteurs de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb, Français, tourbillonnant dans le marais de la littérature française, sont artificieusement promus tuteurs de la littérature de leur pays d’origine. Exemple, plusieurs fois observé : en cas de besoin d’un écrivain dans une quelconque manifestation internationale, et par la volonté de l’institution littéraire française, relativement à l’Algérie, c’est le Français Anouar Benmalek (ou Salim Bachi ou un autre) ou, relativement au Congo, le Français Alain Mabanckou, qui parleront au nom de la littérature de pays (et même du continent !) avec lesquels ils n’ont plus aucune attache. Cette pesante mainmise de la France littéraire sur les littératures nationales de langue française subjuguées les confine dans un statut de littératures mineures, irrémédiablement mineures, dépouillées de leur destin, et les condamne, à terme, à disparaître. 

Une littérature de valetaille 

En France, dans le milieu littéraire, l’hypocrisie est de mise, insurmontable. Les spécialistes de la littérature française savent que la grande édition française, regroupée dans le Quartier latin, ne publierait pas la plus originale des œuvres littéraires, d’où qu’elle vienne, quel qu’en soit l’auteur, si elle n’en ressentait pas la singulière et pressante attente de son lectorat français. Ce lectorat symbolisé par le typique notaire de Carpentras, une cité du sud de la France, constitue une force économique indépassable : il est politiquement proche du Rassemblement national, historiquement marqué par son fourvoiement dans la collaboration pétainiste et son engagement pour l’Algérie française. C’est au nom de ce lectorat, et pour ne pas en troubler les fortes convictions, que l’éditeur germanopratin Gallimard a rompu les ponts avec l’écrivain anglais Martin Amis, refusant de publier son roman sur Auschwitz et la Shoah (« La Zone d’intérêt », 2014-2015, édité en seconde main par Calmann-Lévy). Car avant d’être une expression esthétique, l’œuvre littéraire est principalement une marchandise, et dans les antres germanopratins, la morale s’exerce dans une géométrie variable. C’est ce même éditeur parisien, autrefois collaborateur de l’occupant nazi, revendiquant une « direction aryenne », censurant la prose de Martin Amis, qui attend de publier les tracts rageusement antisémites de Louis-Ferdinand Céline, de l’or en barre. 

Concernant spécialement l’Algérie, l’édition française ne déroge pas à la règle sacrée de ne publier que des textes qui n’effarouchent pas son lectorat traditionnel et ne  froissent pas ses penchants idéologiques. En fait, une littérature de valetaille, saluée à Carpentras. L’Algérie a souffert, et souffre toujours, de ces écrivains algériens ou Français d’origine algérienne entrés dans les sillons dépravés de l’édition germanopratine et des ses ombreuses coulisses. Observons-en le résultat : la France littéraire (et, instinctivement, politique) a créé un Boualem Sansal, allié actif du sionisme international, dineur patenté du CRIF, piétinant les sépultures de martyrs palestiniens ; un Kamel Daoud, avorton littéraire lancé par Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut (avant son actuelle et momentanée disgrâce médiatique) et Pierre Assouline, puissant lobbyiste sioniste, allègrement naturalisé français, en quête présentement du « Français du futur », qu’il entend symboliser ; un Abdelkader Djemaï, Oranais de naissance, qui  persiste indignement à prêcher depuis Paris qu’un écrivain n’a ni nationalité ni frontières, prenant la suite dans cette revendication immonde défendue autrefois par l’académicienne française Assia Djebar (1936-2015) ; un Salim Bachi, aujourd’hui haut-fonctionnaire culturel français, qui se félicite d’avoir échappé à la tourbe algérienne ; un Anouar Benmalek, invétéré donneur de leçons aux Algériens, à la fois Suisse et Marocain, qui se vante d’entrer en Algérie et de narguer les Algériens avec son passeport français ;  enfin, pour ne pas allonger cette liste, un Slimane Benaïssa, utilement traité par les « services » français, traversant la Méditerranée, au mitan de la guerre islamiste des années 1990, dans une malle diplomatique de l’ambassade de France à Alger, pour se faire assurément Français, nommé par un gouvernement des frères Bouteflika commissaire du Festival international du théâtre de Bejaia et oublié, jusqu’à nos jours, dans cette sinécure. À l’exception de Sansal, qui attend une nationalité française octroyée par l’État français, qui ne s’en cache pas, tous ces écrivains sont français, résident en France et l’unique lien qu’ils ont avec l’Algérie est d’en faire un scandaleux commerce et de s’en proclamer comme les justes délégataires littéraires investis par la France. 

Ajoutons à ces scabreux profils d’auteurs que la France souhaite (et a toujours souhaité) imposer à l’Algérie et aux Algériens, le funambulesque Yasmina Khadra, impétueux athlète de la course aux honneurs français (il est en effet piquant qu’un ancien commandant de l’Armée nationale populaire, gardienne des valeurs de la Glorieuse Armée de libération nationale, soit décoré de la Légion d’honneur française et qu’il en attende la rosette de Grand Commandeur !) et aux prix littéraires, guerroyant récemment contre le crapuleux Français d’origine marocaine Tahar Ben Jelloun, qui a mis l’académie des frères Goncourt au service du roi de l’Ouest et les riads de Marrakech à la discrétion de ses jurés, qui lui ferme opiniâtrement les portes d’un prix littéraire, dorénavant fortement dévalué. Pathétique panade pour un prolifique et emprunté faiseur de commodes bluettes aux tirages pharamineux, facétieusement traîné dans le caniveau par le feuilletoniste littéraire du « Monde » Éric Chevillard pour son improbable français de fantassin zouave, agité de rugueux solécismes (« Yasmina Khadra écrit faux comme une casserole »). Mais pour l’historien et le critique de la littérature algérienne, Yasmina Khadra, écrivain algérien coursant avidement les honneurs de la France, qui n’est pas son pays, où il est un étranger, de surcroît ancien officier supérieur de l’Armée nationale populaire, est indéfendable. Il est patent que la gueuserie des harkas, inféodés à l’ordre colonial français, était une spécialité algérienne. Il en reste dans la littérature des Algériens de malheureuses survivances. 

Autre agacerie de l’édition française : Kamel Daoud a été vendu par son éditeur algérois au français Actes Sud (Arles) et payé en vile bimbeloterie, comme dans la traite négrière de jadis. Son bref opus « Meursault, contre-enquête » est récrit par l’éditeur arlésien sous le contrôle des ayants-droit d’Albert Camus, dont il a repris la trame de « L’Étranger », sans aucune considération pour un auteur abdiquant sa dignité de créateur libre. Mme Françoise Nyssen, achetant à Alger de la matière littéraire brute, en a fait un produit purement français, commercialisé en tant que tel dans le monde, sous les oripeaux hantés de l’écrivain pied-noir, prix Nobel de littérature 1957.

Voici, relativement à l’Algérie, ce que sait faire et à quoi se prête la France littéraire et, derrière elle, la France officielle.

Écriture de l’histoire coloniale et estampille française

Il est vrai que la France d’aujourd’hui a passé l’âge de sublimes penseurs et écrivains qui ont fait son renom. Accrochant, comme des marques de lessive, ses écrivains aux mâts-drapeaux publicitaires de Paris, elle est plus dans le spectacle que dans la littérature. Elle n’est plus une nation littéraire respectable. Car, elle n’envisage plus la littérature qu’à l’aune du bruit médiatique que savent répandre d’indélicats imposteurs, qu’elle campe en bretteurs d’opérette, qu’elle arme contre le pays d’origine qu’ils ont renié. C’est dans les colonnes d’un quotidien d’Alger qu’un membre de la harka littéraire, levée dans les soues de l’édition et des médias français, vient de déclarer que la nationalité algérienne est une terre violente et inhabitable. C’est aussi vrai que ce « Français du futur » a lancé un appel aux Algériens pour retourner à la France et à la nationalité française, qu’ils ont massivement répudiées le 1er juillet 1962. Ce petit soldat sans vergogne, à l’enseigne d’une « autre Algérie » vendue à la France, coutumier du buzz et des basses œuvres, adoubé à Paris par les porte-voix du sionisme international lorsqu’il martelait, en 2014, son indifférence aux Palestiniens et à Gaza sous un déluge de feu israélien, missionné de la France néocoloniale, sape la confiance des Algériens envers leur patrie et leur nation. 

La France de MM. Stora et Macron, songera-t-elle à en rameuter une foule d’épigones, qui fantasmeront, à la ressemblance du cinéaste français d’origine algérienne Lyès Salem, sur « une France de  Dunkerque à Tamanrasset » renaissant des décombres d’une décolonisation déchue ? Une des préconisations du rapport Stora y invite incidemment : « Favoriser la diffusion des travaux des historiens par la création d’une collection ‘‘franco-algérienne’’ dans une grande maison d’édition. Cela  afin de poser des bases communes aux mémoires particulières, de définir un cadre acceptable par tous, des deux côtés et de chaque côté de la Méditerranée » (p. 96). Une collection dédiée à l’histoire de la colonisation française de l’Algérie dans une grande maison d’édition parisienne, accueillant des historiens algériens ? Cependant, rien ne ressemble à un éditeur parisien qu’un éditeur parisien et à un notaire de Carpentras, un notaire de Carpentras : on sait de quoi ils sont capables dans le domaine de la fiction littéraire. 

Les expériences passées et récentes d’écrivains, d’artistes, de musiciens, de dramaturges, de cinéastes, de comédiens, d’universitaires, d’ingénieurs et de spécialistes des corps de santé, le soulignent, ces historiens algériens le resteront-ils longtemps sous les fourches caudines de leurs nouveaux garants ? Ne répondront-ils pas à leurs desiderata pour tenir le discours et incarner la posture qu’ils en attendent ? Immanquablement, Sansal, en première ligne, donne le ton : « Il n’a jamais été possible, après 1962, de nous approprier l’histoire du pays. Elle est la propriété exclusive du pouvoir FLN. On a été nourri de sa doxa, une histoire d’héroïsme et de vérités absolues, dès la maternelle » (« L’Obs », 28 janvier 2021). La cinéaste française d’origine algérienne Sofia Djama (39 ans et « Algérienne libre », semble-t-il) peut surenchérir  dans cette même publication : « On est très abîmés par le devoir de porter la mémoire de nos parents et grands-parents, qui ont lutté pour la libération […] On a été tellement soulés par le récit officiel… ». 

Rébellion juvénile lue dans le rapport Stora ? Pourquoi le chargé de mission du président Macron, citant  Kateb Yacine (p. 4), convoque-t-il cette curieuse thématique de l’impossible passé et de la quête des origines perdues des Keblout ? Précisément, ce malaisé et fragmenté ressouvenir des Anciens : « Ce sont des âmes d'ancêtres qui nous occupent, substituant leur drame éternisé à notre juvénile  attente, à notre patience d'orphelins ligotés à leur ombre de plus en plus pâle, cette ombre impossible à boire ou à déraciner, – l'ombre des pères, des juges, des guides que nous suivons à la trace, en dépit de notre chemin. » L’auteur de « Nedjma » (Paris, Seuil, 1956) ne manquait pas d’épiloguer sur l’échec d’une généalogie coupable d’avoir raté les rendez-vous de son histoire, d’avoir trahi sa propre histoire (« […] quatorze mâles, qui ont à cœur de s’illustrer en arrachant leur père au voisinage du chacal, du tigre, du lion » ; Cf. « Le Fondateur », « Les Lettres nouvelles » (Paris), n° 40, juillet-août 1956). Avant et après « Nedjma », la littérature de Kateb n’excluait pas le trauma des Ancêtres, notamment, pour le reprendre, « l’ombre » du « Fondateur », « en son maquis », de ses descendants recomposant la mythologie de la tribu dans le présent colonial. 

Les héros de la Guerre d’Indépendance sont aussi des fondateurs, semant dans leur pacte de sang et dans leur martyr une inaccoutumée espérance de liberté. Ils n’ont pas failli. Mais ce ne sont ni une famille ni un avenir pour Sofia Djama (et ses cousinages désespérés), qui veut en  proscrire la mémoire. Au point qu’une historienne française, d’origine algérienne bien entendu, exige un « déverrouillage » de l’Histoire algérienne : en fait, enlever du récit national algérien tout ce qui empêche de jeunes Algériens d’aller à la rencontre de la France et devenir Français sans aucun passif tumultueux, expurger cette dérangeante mémoire de la Guerre d’Indépendance. Voila les  attentes de soudards habilités en France. Et, ce n’est qu’un début : la troupe haletante de demi-lettrés des troquets de France, de sécessionnistes makistes, d’illuminés de la « Tamazgha » et d’enturbannés de Londres et Genève, sur le même front de destruction de l’État algérien indépendant, n’est pas lâchée.

Ni l’Université, ni l’édition, ni les médias français ne sont disposés à entendre d’autres paroles que celles d’« Algériens libres », zélateurs d’une « histoire libérée ». Ces historiens, affranchis des universités algériennes, formés dans les Instituts d’histoire de France, boursiers de MM. Stora et Macron, s’aviseraient-ils de dénoncer dans leurs ouvrages, principalement destinés aux Français, les crimes imprescriptibles de l’Armée française pendant une atroce colonisation ? Il faut plutôt craindre qu’ils soient totalement retournés, plaidant après le nébuleux publiciste Éric Zemmour, la réhabilitation de Bugeaud et de Bigeard et de leurs acolytes, de sinistre mémoire. Car, le sentiment de déroute face à la résurgence d’une  Algérie française ne les a-t-il pas précédés ? N’est-ce pas Abdelkader Djemaï, célébrant l’abbé Lambert, le fougueux maire « anti-arabe » et « anti-juif » d’Oran, Boualem Sansal, traitant à grand bruit de « terroristes » les héros et martyrs de la Bataille d’Alger (1957), au lendemain d’un attentat islamiste, à Nice, en 2016, comme cela se comprenait et s’écrivait dans l’Algérie française du dernier quart d’heure ? Les exemples d’une rédemption quasi-obsessionnelle de la colonie française d’Algérie, de ses figures, désormais auréolées (Edmond Charlot, Yves Saint-Laurent, Fernand Pouillon et bien d’autres), et les récits d’une guerre anticoloniale volontairement entachée sont nombreux. L’édition française, la grande édition française (Gallimard, Grasset, Seuil), que compte requérir Stora, ne peut susciter que des écrivains et des œuvres révisionnistes (à la sauce Sansal, Daoud et Cie), qui n’inquièteront pas sur les sujets de l’Algérie, du colonialisme, de la Guerre d’Indépendance, les cercles algérianistes de France et leurs contingents de lecteurs qui passent à la caisse. 

Dans ce canevas éditorial du rapporteur français, le risque est de constater, comme pour le roman, deux discours historiques clivés : une histoire de l’Algérie, conçue, écrite et éditée en Algérie, strictement réservée à la consommation locale, et une histoire autre, pensée à Paris, publiée par une grande maison d’édition, sous le label d’une pseudo-pensée critique, qui recevra l’estampille française, lui ouvrant les portes des universités occidentales et, accessoirement, du reste du monde, sûrement soumise à des directives politiques et académiques françaises. Plus distinctement, il y aura les historiens algériens d’Alger et les historiens (provisoirement) algériens ou Français d’origine algérienne de Paris. Convient-il de rappeler que depuis les années 1990, la France a naturalisé plusieurs centaines d’auteurs algériens, toutes spécialités confondues ? Il y aura, nécessairement, de nouvelles et impétueuses fournées.

MM. Stora et Macron auront à cœur, au nom de l’incontournable credo de la « libre expression » (l’est-elle vraiment dans l’édition et les médias français ?), de révéler, en Algérie, des « historiens libres », qui seront exclusivement jugés aux coups de boutoir qu’ils sauront donner à une conception académique et algérienne de l’écriture et de l’enseignement de l’histoire, qui n’a jamais été l’otage d’un néo-FLN délégitimé, qui n’en a que la lettre, ramassis d’héritiers présomptifs connus pour leurs sacs d’argent délictueux, affreux croquemitaine dont le chef était ordinairement domicilié à Neuilly-France, qui n’a aucune parenté avec celui qui a porté la marche libératrice et l’enfantement d’une nation, qui reste un acteur irrécusable de l’histoire algérienne contemporaine.

Que la France  se rende à l’exigence d’une histoire de l’Algérie coloniale et de la Guerre d’Indépendance écrite par des Algériens, hors de son emprise académique et éditoriale, sans rajouter de la confusion à la confusion. Et, qu’elle écrive sa propre histoire à sa guise, comme elle sait le faire. S’il advenait, l’injurieux projet éditorial de Benjamin Stora renforcerait davantage l’impérium de la France sur la création et la pensée d’un État souverain. Les Algériens dont la littérature de langue française, la plus visible sur le plan international, reste à la fois proprement effacée ou corrompue par la France devront-ils accepter l’infamie d’une historiographie algérienne compromise. Si la proposition de Stora ne devait qu’agrandir le camp des Daoud-Sansal, répétant de vieilles félonies de bachaghas et de harkis d’antan, la menace serait d’aller non pas vers l’apaisement des mémoires mais vers un conflit politique durable avec les Algériens et leurs pouvoirs politiques de quelque obédience qu’ils soient. Il n’est pas certain que les Algériens, de toutes sensibilités politiques, encouragent une histoire de la colonisation et de la Guerre d’Indépendance sous influence française, qui remette en cause un passé révolutionnaire qui les unit, qui reste l’inaltérable socle de leur solidarité. 

Abdellali MERDACI

https://www.algerie1.com/focus/en-marge-du-rapport-stora-litterature-histoire-et-dependance-neocoloniale-22

Dans ALGERIE

L’ALGERIE ET LE VENEZUELA : DEUX PAYS OU LA RUSSIE INTENSIFIE SON ASSISTANCE MILITAIRE

Par Le 13/02/2021

Deux pays où Moscou intensifie son assistance militaire

Friday, 12 February 2021 7:28 PM  [ Last Update: Friday, 12 February 2021 7:28 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les présidents russe et vénézuélien Vladimir Poutine et Nicolas Maduro. (Archives)

La Russie a fait du Venezuela une véritable puissance militaire afin qu'elle domine ses voisins ; elle a également renforcé la puissance du gouvernement en place en Algérie, pour que le pétrole reste entre les mains d'une puissance alliée à la Russie et à la Chine et ne tourne pas autour des États-Unis.

Le journal Al-Quds Al-Arabi a écrit que la Russie a adopté une nouvelle stratégie qui se cristallise en le renforcement des capacités militaires de ses alliés, en particulier des puissances qui disposent de ressources énergétiques telles que le gaz et le pétrole. Moscou a réussi à faire du Venezuela une véritable puissance militaire en Amérique latine malgré l’embargo, de manière à ce qu’il possède la force aérienne la plus importante de la région. La Russie a mis en œuvre la même stratégie en Algérie ces dernières années.

Venezuela: le méga coup russe?

Venezuela: le méga coup russe?

Des troupes russes ont aidé le Venezuela à déjouer une incursion contre le gouvernement de Nicolas Maduro.

Le magazine électronique américain spécialisé dans l'industrie militaire et de guerre, Military Watch, a récemment consacré un dossier au niveau de capacités des armées de l'air en Amérique latine et a annoncé par une étude comparative que l'armée de l'air vénézuélienne occupe la première place en Amérique latine et que les États-Unis eux se trouvent en deuxième position.

Ce dossier révèle comment le Venezuela a acquis des dizaines d'avions de combat russes avancés Soukhoï-30 et deux escadrons américains F-16, puis réduit sa dépendance à l'égard des chasseurs américains ; en effet la Russie a parié sur la modernisation des installations militaires du Venezuela, selon Military Watch.

Le Venezuela a réussi à acquérir un arsenal anti-aérien et des missiles composé de deux systèmes Buk-M2, puis S-300 d'une portée de 250 km, et il souhaite maintenant acquérir le système russe avancé S-400. Et si l’armée vénézuélienne se dote de ce système antimissile russe, cela rendra les choses difficiles même pour l'US Air Force.

La Russie a fait du Venezuela une véritable puissance militaire pour deux raisons; premièrement, le Venezuela devrait être supérieur à ses voisins, dont la Colombie et le Brésil, afin que ceux-ci ne s'engagent dans aucune guerre militaire contre le Venezuela, car il y a eu des rumeurs ces deux dernières années selon lesquelles depuis la reconnaissance par Washington de Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, la guerre contre le Venezuela a commencé sur les territoires brésilien et colombien.

Iran: Navires russes au Venezuela?

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Le corridor maritime anti-sanction Iran-Venezuela, protégé par la flotte russe?

Le deuxième objectif est de renforcer le régime au pouvoir au Venezuela afin que les ressources naturelles du pays, en particulier le pétrole, restent entre les mains d'une puissance alliée avec la Russie et la Chine et ne tournent pas autour des États-Unis, d'autant plus que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole du monde.

Cette stratégie de la Russie ne date pas d’aujourd’hui, elle remonte à la guerre froide avec l'Union soviétique, mais cette fois-ci elle est liée à la politique pétrolière et gazière.

En ce qui concerne l'Algérie, Moscou pensait que celle-ci serait la deuxième puissance du Maghreb arabe après la chute de Mouammar Kadhafi, ancien dirigeant libyen.

Libye: Alger-Moscou coordonnent

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Pour cette raison, il a fourni des armes avancées à l'Algérie après la chute de Kadhafi, et l’a dotée du système de défense aérienne S-400 pour empêcher les chasseurs étrangers de s'approcher de l'espace aérien algérien. La Russie a également équipé l’Algérie de missiles de haute précision Iskander, de manière à ce que les sous-marins algériens soient capables de frapper toute cible ennemie du fond de la mer; un pouvoir dont peu de pays disposent.

Le 26 octobre 2014, le président russe Vladimir Poutine a dévoilé une nouvelle doctrine militaire, qui consistait à défendre les alliés de Moscou et à les équiper d'armes de pointe. Ces mesures sont doublées dans le cas de l'Algérie et du Venezuela en raison des avantages que Moscou pouvait obtenir sur le plan militaire, mais aussi et surtout, en raison des possibilités de coordination dans les dossiers de l'énergie pétrolière et gazière afin de pouvoir contrôler les prix du marché mondial et défier la liberté entière que se sont octroyés des pays comme les États-Unis et l'Arabie saoudite pour jouer avec les prix du pétrole.

Siège aérien, le Su-57 arrive en Algérie...

Siège aérien, le Su-57 arrive en Algérie...

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/12/645139/Russie-Venezuela-Alg%C3%A9rie-Chine-USA

Dans ALGERIE

GUERRE D'ALGERIE : POUR PIERRE AUDIN, LA VERITE EST PLUS IMPORTANTE QUE DES EXCUSES

Par Le 10/02/2021

Guerre d'Algérie : pour Pierre Audin, la vérité est plus importante que des excuses

Pierre Audin est le fils de Maurice Audin, figure de la lutte pour l'indépendance de l'Algérie, assassiné en 1957 lors de la bataille d'Alger.

Pierre Audin est le fils de Maurice Audin, figure de la lutte pour l'indépendance de l'Algérie, assassiné en 1957 lors de la bataille d'Alger.

TV5MONDE

22 JAN 2021

 

Mise à jour 23.01.2021 à 13:50

 par 

Pierre Desorgues

Entretien. Pierre Audin est le fils de Maurice Audin, militant de l'indépendance algérienne. Son père a été assassiné en 1957 par l'armée française et son corps n'a jamais été retrouvé. Il revient sur la question des disparus, un enjeu important de la  réconciliation des mémoires entre la France et l'Algérie. Au delà des morts et des disparus, Pierre Audin plaide d'abord pour un rapprochement entre les vivants et les peuples.

 

TV5MONDE : Le rapport de l'historien français Benjamin Stora est riche, dense. Il préconise 22 recommandations pour apaiser la question mémorielle sur la guerre d'Algérie et la colonisation (1830-1962). Que retenez-vous de ce rapport Stora ?

Pierre Audin : On trouve dans ce rapport beaucoup de mesures, d'actions assez symboliques pour arriver à cette question de l’apaisement des mémoires entre la France et l’Algérie. C’est un sujet très sensible où les gens qui étaient dans un camp où dans l’autre sont toujours à cran sur cette histoire. On trouve dans ce texte des préconisations comme l’entrée de Gisèle Halimi au Panthéon où une stèle à Amboise pour l’émir  Abdelkader (NDLR : chef religieux (1808-1883) et militaire algérien qui a mené la lutte contre la conquête coloniale française au milieu du XIXe siècle. Il a été enfermé par les Français dans le chateau d'Amboise).

Lire : Guerre d'Algérie : les principales propositions du rapport Stora

Ces symboles ne vont pas forcément être bien perçus par l’ensemble de la population. Beaucoup de gens ne savent pas qui est au Panthéon. Et malgré l'entrée de Gisèle Halimi, ils ne continueront pas à savoir qui y repose. On a des choses qui sont importantes sur le plan symbolique comme la vérité sur l'assassinat de l'avocat Ali Boumendjel (NDLR :  avocat et militant politique algérien, torturé et exécuté par les parachutistes de l'armée française en 1957) mais dans ce cas là, il faudrait aussi alors des milliers de préconisations car on ne connait pas la vérité sur la mort et la disparition de milliers de gens, Français ou Algériens.

Retrouver en intégralité l'entretien de Pierre Audin, par Pierre Desorgues et Guillaume Gouet :

Volume 90%

 

Lire aussi : France : le rapport Stora passé au crible par la presse algérienne


 Parmi ses propositions pour une "réconciliation des mémoires" entre Paris et Alger, l'historien français Benjamin Stora recommande la reconnaissance par la France de l'assassinat, maquillé en suicide, de l'avocat et dirigeant nationaliste Ali Boumendjel pendant la "bataille d'Alger" en 1957.

Parmi ses propositions pour une "réconciliation des mémoires" entre Paris et Alger, l'historien français Benjamin Stora recommande la reconnaissance par la France de l'assassinat, maquillé en suicide, de l'avocat et dirigeant nationaliste Ali Boumendjel pendant la "bataille d'Alger" en 1957.

DR

Le but du rapport est de vouloir réconcilier les mémoires algériennes et françaises. Mais n'est-ce pas une mission impossible ? Toutes ces mémoires (Pieds noirs, Harkis, anciens combattants de l’Indépendance..) sont contradictoires et conflictuelles.

Pierre Audin : Effectivement, beaucoup de mémoires sont contradictoires et la réconciliation franco-algérienne n'est pas aussi simple que celle qui a été imaginé par exemple entre la France et l'Allemagne. Mais il faut avancer, penser à l'avenir. Et cela ne peut être que rendu possible par un accès beaucoup plus libre des archives pour mieux appréhender quelles ont été les responsabilités des uns et des autres. Il faut trouver des coopérations scientifiques, universitaires, sportives... Cette coopération entre les deux pays doit passer par les peuples. Elle ne peut pas se résumer à un seul dialogue entre chefs d'Etats et de gouvernement.

Et pour permettre une telle coopération dans ce sens, il faut régler la question des visas. Pourquoi une telle complication sur cette question des visas entre les deux pays ? Les Français rendent les choses compliquées pour les Algériens. Et les Algériens, en retour, rendent les choses compliquées pour les Français. Il faut que ceux qui font du cinéma, du théâtre, de la culture puissent se rencontrer et échanger. Le rapport de Benjamin Stora préconise, il est vrai des facilités de visas pour les chercheurs, mais il faut aller au-delà. Le rapport demande à Alger d'entretenir les cimetières des Européens et des Juifs en Algérie. Mais pourquoi restaurer de tels lieux si les gens ne peuvent pas se rendre sur place, faute de visa ?

Pourquoi restaurer les cimetières juifs et européens en Algérie si les gens ne peuvent pas se rendre sur place, faute de visa ?Pierre Audin, fils de Maurice Audin

La présidence de la République française a clairement indiqué qu'il n'y aurait « ni repentance, ni excuses». L'Etat algérien demande des excuses à la France pour les crimes commis lors de la colonisation et lors de la guerre d'Algérie. La France doit-elle s'excuser ?

Pierre Audin : La repentance fait partie d'un vocabulaire religieux et ce n’est pas mon vocabulaire. En ce qui concerne les excuses, ce sont surtout ceux qui ont commis les exactions qui doivent s'excuser ou du moins ils auraient dû être poursuivis en justice pour ce qu’ils ont fait. Est-ce que le président français actuel doit faire des excuses au président algérien ? Ce qui est important, c'est la vérité. Ce qui est important, c'est par exemple la déclaration qu'a faite à ma mère Emmanuel Macron. Ce que l'on attendait de lui, c'est qu'il dise un certain nombre de choses, sur la mort de Maurice Audin.

Bien plus que des excuses à ma mère, la parole d’Emmanuel Macron a été importante lorsqu’il a affirmé qu’il existait bien un système de répression à Alger avec ses arrestations, sa torture, ses exécutions sommaires. L’objectif de cette répression n’était pas de déjouer des attentats mais bien de terroriser la population et d’empêcher les gens de rejoindre le combat de l’indépendance. Ce type de reconnaissance est bien plus important que des excuses.

Maurice Audin et la question des disparus

Maurice Audin était un membre du parti communiste algérien, partisan de l'indépendance de l'Algérie. Son arrestation par des soldats français a lieu le 11 juin 1957, lors de la bataille d'Alger. Il disparaît et meurt assassiné à une date inconnue. Son corps n'a jamais été retrouvé. La première reconnaissance officielle par la France de la mort en détention de Maurice Audin est faite en 2014. En 2018, le président Emmanuel Macron reconnaît officiellement les responsabilités de l'État français et de l'armée française dans son assassinat.


Maurice et son épouse Josette Audin à Alger en 1957. Le président français Emmanuel Macron a reconnu la responsabilité de la République française dans son assassinat.

Maurice et son épouse Josette Audin à Alger en 1957. Le président français Emmanuel Macron a reconnu la responsabilité de la République française dans son assassinat.

DR



Le cas de Maurice Audin n'est pas un cas isolé. Ils seraient des milliers, Algériens et Français, à avoir disparu. Le décompte semble impossible. En 1957, lors de la bataille d'Alger où les exécutions sommaires étaient légions, le secrétaire général de la préfecture de police, Paul Teitgen, a compté 3 024 disparus. Le rapport Benjamin Stora propose que Français et Algériens travaillent ensemble pour compter, identifier et exhumer les corps des disparus.

La  commission « Mémoires et vérité » que préconise Benjamin Stora dans son rapport aborde la question des disparus. L’idée est de localiser les sépultures, d’identifier les corps des disparus algériens et français. Votre père a été assassiné en 1957.  Son corps n’a jamais été retrouvé. Espérez-vous que l’on puisse un jour exhumer sa dépouille ?

Pierre Audin : On peut toujours espérer. J’espère que si cette commission est mise en place, elle ne servira pas à enterrer cette question des disparus. Pour que l’espoir devienne réalité, il faudrait que les deux pouvoirs, les deux chefs de l’Etat se mettent d’accord. Il faut que ceux qui savent où aller chercher, les Français, le disent aux Algériens, c’est-à-dire ceux qui vont creuser, chercher, déterrer. Le territoire est désormais algérien. Il faut des tests ADN pour identifier les victimes. C’est important pour les familles, notamment en Algérie. Mais cela demande une vraie collaboration entre les deux pays. Hélas, Khaled Drareni, correspondant de TV5MONDE en Algérie, est en prison parce que le chef de l’Etat algérien l’a dénoncé comme étant un espion au service des Français. Et la France n’a pas réagi. Ce n’est pas comme cela que nos peuples vont pouvoir travailler ensemble.

L’Algérie demande à la France de rendre les archives datant de la période coloniale (1830-1962). La France doit-elle donner ces archives à Alger ?

Pierre Audin : Le plus simple serait que les archives soient communes entre les deux pays. Il faudrait les numériser. Le problème de ces archives ne réside pas dans leur localisation mais bien dans la liberté d'accès à ses archives. Peut-on accéder à certaines archives en Algérie ? Peut-on y avoir accès en France ? Actuellement, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, qui est une officine qui travaille auprès du premier ministre français, considère que la loi n’a pas à s’appliquer sur la question de l’accès aux archives. La loi de 2008 affirme que la liberté d’accès aux archives doit être la règle au bout de 50 ans. Le SGDNS a ce pouvoir de classifier des documents. Pour tout ce qui concerne l’Algérie, il faudrait déclassifier. Le pays est indépendant depuis plus de 50 ans. Les archives doivent être accessibles. Un étudiant ne va pas attendre 3 ans, 4 ans, 5 ans pour consulter un document. Et ce sont souvent les étudiants dans leurs travaux de thèses qui font avancer la recherche historique.
 

La reconnaissance par la France de la vérité est bien plus importante que celle des

Audin, fils de Maurice Audin

Un autre problème autour des archives est posé. En ce qui concerne la disparition mon père, les archives nationales ont livré ce qu’elles possédaient.  Mais de nombreux officier de l’armée française, des colonels notamment, ont des archives privées. Les héritiers doivent rendre publics ces archives et les donner aux archives nationales. Pour la grande majorité des disparus, on peut encore trouver de nombreuses choses dans des archives privées. Et il faudrait les donner aux archives nationales et espèrer qu'elles ne soient pas classifiées.

Le président Emmanuel Macron veut multiplier les gestes vers Alger. Peut-on espérer un apaisement sur ces questions entre l'Algérie et la France ?

Pierre Audin : Il faut travailler sur ce passé, reconnaître ce qui s'est passé et avancer. Et il faut mettre en avant des coopérations entre les deux pays et mettre de l'argent dans ces échanges. Je crois que ce qui va réellement apaiser les choses, c'est le temps. Le conflit mémoriel va peu à peu s'effacer.


Voir aussi : le rapport Stora mettra-t-il fin au tabou de la guerre d'Algérie ?
 

Volume 90%

 


Lire aussi : L'affaire Audin, à l'ombre de la France-Algérie


 

Pierre Desorgues

 

Mise à jour 23.01.2021 à 13:50

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Dans ALGERIE

L'ALGERIE ENTRE AU CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU

Par Le 07/02/2021

 

Bonne nouvelle pour le monde libre...

Sunday, 07 February 2021 7:29 PM  [ Last Update: Sunday, 07 February 2021 7:29 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Une session du Conseil de sécurité de l'ONU. (Photo d'archives)

L’Union africaine (UA) a approuvé, jeudi 4 février, la candidature de l’Algérie au poste de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2024-2025, a indiqué le ministre des Affaires étrangères algérien, Sabri Boukadoum.
« Les travaux de la 38e session du Conseil exécutif de l’UA ont été clôturés par la validation de la candidature de l’Algérie au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2024-2025 », a tweeté Boukadoum, rapporte l’APS.
Le Conseil exécutif a mis l’accent sur « l’impératif attachement aux principes fondateurs de l’UA », a ajouté Boukadoum dans son tweet, cité par Algérie Patriotique.

Algérie: Paris défend la guerre

Algérie : Paris défend la guerre

La France envisage des « actes symboliques » par rapport aux crimes commis à l’époque de la colonisation et de la guerre d’Algérie, mais annonce qu’il n’y aura « ni repentance ni excuses », a annoncé ce mercredi l’Élysée dans un communiqué.

Dans son intervention lors des travaux du Conseil exécutif de l’UA, Boukadoum a affirmé que « l’Algérie, fermement convaincue du principe de solidarité et du partage équitable des charges et soucieuse de la concrétisation des objectifs du continent africain, sur tous les plans, tient à s’acquitter, à temps, de ses contributions financières au budget de l’UA et au Fonds pour la paix », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Lire aussi : Algérie : Paris minimise ses crimes

Cette session a été consacrée à l’examen d’une série de rapports, dont celui relatif à la mise en œuvre de la stratégie continentale commune de lutte contre la COVID-19 et d’exposés sur les activités de différents organes de l’UA au titre de l’exercice écoulé.
Le Conseil exécutif s’est également penché sur le progrès réalisé dans la mise en œuvre des réformes structurelles de l’UA.

Les AWACs US contre l'Algérie?

Les AWACs US contre l’Algérie ?

La 38e session du Conseil exécutif de l’UA a été tenue, rappelle-t-on, en préparation des travaux de la 34e session ordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, prévue les 6 et 7 février courant par visioconférence et placée sous le thème « Arts, culture et patrimoine : des leviers pour construire l’Afrique que nous voulons ».
Il sera procédé, lors du Sommet, à l’élection de nouveaux membres de nombre d’organes de l’organisation continentale, à leur tête les six commissaires du Conseil exécutif de l’UA.

Lire aussi: Le Maghreb « résistant » n’est pas une proie facile, les revers cuisants de l’axe Mossad/CIA

De même qu’il est prévu, lors de cette élection et, pour la première fois, la fusion des deux Départements affaires politiques (DAP) et Paix et Sécurité (DPS), le but étant de conférer plus de poids au poste de président du Conseil de paix et sécurité (CPS), de manière à permettre au commissaire de gérer les différends politiques et les questions relatives à l’instabilité dans le continent, telles que les protestations contre les résultats des élections, ajoute Algérie Patriotique.

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/07/644768/Algerie-ONU-Conseil-de-securite-

Dans ALGERIE

ALGERIE : UNE PETITION EST LANCEE POUR DENONCER LA HONTEUSE PRECONISATION DE STORA DE CREER UNE STELE A L’EFFIGIE DU RESISTANT ABDELKADER EN FRANCE

Par Le 05/02/2021

L'émir Abdelkader, résistant algérien contre la colonisation française (1852)

Rapport Stora: le projet d’une stèle de l’émir Abdelkader en France ne passe pas en Algérie

© AFP 2020

AFRIQUE

14:58 05.02.2021URL courte

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Une pétition a été lancée pour dénoncer la préconisation de Benjamin Stora de construire une stèle à l’effigie d'Abdelkader en France. Ses initiateurs s’élèvent contre l’idée d’ériger une statue «sur la terre où il fut retenu en otage». La proposition est également condamnée par son arrière-petit-neveu et président de la fondation Émir Abdelkader.

Le rapport de Benjamin Stora sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie commandé par le Président français Emmanuel Macron ne cesse de faire réagir, notamment en Algérie.

Cette fois-ci, c’est la recommandation de l’historien aux autorités françaises d’ériger une stèle à l’effigie de l’émir Abdelkader (1808-1883), résistant contre la conquête de l’Algérie par la France, qui soulève de vives critiques. Dans son chapitre «Préconisations», Benjamin Stora écrit: «La construction d’une stèle, à Amboise, montrant le portrait de l’émir Abdelkader, au moment du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en 2022. Restitution de l’épée d’Abdelkader à l’Algérie.»

Cette proposition a fait réagir un groupe de citoyens et d’intellectuels algériens qui ont lancé, lundi 1er février, une pétition en ligne.

«Nous, signataires de cette pétition, nous nous élevons de la façon la plus ferme et la plus déterminée pour dénier à cet État de jouer encore avec la haute figure de notre émir. Nous demandons de la façon la plus énergique à notre propre État de se positionner clairement contre cette manœuvre néocoloniale et de peser de tout son poids pour refuser ce crime supplémentaire contre notre mémoire nationale», peut-on lire.

Otage

Les initiateurs de la pétition considèrent que la proposition de Benjamin Stora de construire cette stèle à Amboise, «terre où il fut retenu en otage», constitue un «détournement du nom et du prestige de l’émir Abdelkader par l’État français parjure».

Alger

© SPUTNIK . VLADIMIR PERVENTSEV

Françoise Vergès, politologue: «Le rapport Stora sert des objectifs macronistes»

 

«L’État français a parjuré l’armistice signé par le général Lamoricière et l’émir Abdelkader. Il a détourné le bateau censé le conduire en Palestine, sur la base de cet armistice, et l’a pris en otage avec sa famille et sa suite», rappellent-ils.

Mohamed Lamine Boutaleb, président national de la fondation Émir Abdelkader et arrière-petit-neveu du résistant algérien, fait partie des pétitionnaires. Contacté par Sputnik, il souhaite que cette initiative «reçoive le soutien et la signature du plus grand nombre de nos compatriotes» et qu’elle devienne «l’impulsion de campagnes de la mémoire et du souvenir des symboles, des héros et des dirigeants des longues résistances du peuple algérien».

«La fondation Émir Abdelkader s’oppose naturellement à cette proposition d’élever une statue à l’émir comme projet d’État. Elle s’oppose au détournement d’un de nos symboles nationaux les plus forts pour faire passer un projet de reconquête par la culture. Elle s’oppose encore plus à la distorsion des faits et de la réalité coloniale.»

«La fondation affirme la solidarité et la cohérence logique de toutes les oppositions à ce rapport. Elle salue et exprime sa gratitude aux réactions des historiens algériens et français qui ont opposé à ce rapport la rigueur d’un examen scientifique qui en a dévoilé les présupposés idéologiques», poursuit-il.

Reconquête par la culture

Mohamed Lamine Boutaleb se montre particulièrement critique envers l’enquête commandée par l’Élysée. Il estime que le projet d’État d’élever cette stèle à Amboise ne doit pas être isolé de l’ensemble des autres propositions.

Emmanuel Macron et Benjamin Stora

© AFP 2020 CHRISTIAN HARTMANN

Le rapport Stora vu d’Alger: un travail «francocentriste» destiné aux «algéronostalgiques»

«Cette atteinte à notre mémoire, cette variante "Stora" du récit colonial est la méthode la plus appropriée, celle de la reconquête par la culture», relève le président de la fondation en rejetant le principe de «mémoire partagée» mis en avant par l’historien originaire de Constantine.

 

«Ce rapport a une importante fonction politique interne en France même. Il présente une version "honorable" de la conduite coloniale pour anesthésier la vigilance des courants populaires français quant aux projets de reconquête en ces temps de crise aussi bien en direction de notre pays qu’envers ceux de la région. Il poursuit, dans des formes différentes et moins brutales, la thèse des "bienfaits" du colonialisme et du Discours de Dakar. Selon cette variante Stora, le colonialisme ne serait pas une "abomination"», ajoute Mohamed Lamine Boutaleb.   

Pour l’heure, les autorités algériennes n’ont pas réagi officiellement au contenu du texte rédigé par Benjamin Stora. Au mois de juillet 2020, le Président Abdelmadjid Tebboune avait désigné Abdelmadjid Chikhi, son conseiller chargé des archives et de la mémoire nationales, «pour mener le travail en cours avec l’État français sur les dossiers inhérents à la mémoire nationale et à la récupération des archives nationales». Celui-ci, qui occupe également le poste de directeur général du Centre national des archives algériennes, n’a pas encore rendu public son propre rapport.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202102051045182078-rapport-stora-le-projet-dune-stele-de-lemir-abdelkader-en-france-ne-passe-pas-en-algerie/

Dans ALGERIE

GUERRE D’ALGERIE – FRANCOISE VERGES, POLITOLOGUE : « LE RAPPORT STORA SERT DES OBJECTIFS MACRONISTES »

Par Le 03/02/2021

Alger

Françoise Vergès, politologue: «Le rapport Stora sert des objectifs macronistes»

© Sputnik . Vladimir Perventsev

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18:47 02.02.2021(mis à jour 18:50 02.02.2021)URL courte

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Politologue et militante féministe, Françoise Vergès fait pour Sputnik une lecture critique du rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre rédigé par l’historien Benjamin Stora à la demande du Président de la République française. Elle estime que la démarche «révisionniste» sert des «objectifs macronistes».

Dans cette interview accordée à Sputnik, Françoise Vergès dresse un bilan particulièrement critique du travail réalisé par Benjamin Stora pour le compte du Président Emmanuel Macron. Selon elle, le rapport de l’historien originaire de Constantine vise à «pacifier et à neutraliser la dimension et les conséquences du passé colonial français en Algérie».

Françoise Vergès

© AFP 2020 FRANCOIS MORI

Françoise Vergès

La politologue et militante «féministe décoloniale» connaît parfaitement l’histoire coloniale de ce pays du Maghreb pour l’avoir étudiée, mais aussi pour avoir passé une partie de sa jeunesse à Alger, au sein du foyer de son oncle, Jacques Vergès, alors époux de la militante du FLN Djamila Bouhired. Ancienne présidente du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE), Françoise Vergès estime que la France officielle doit abandonner sa posture paternaliste pour parvenir à se décoloniser. Un entretien sans concession, dans la pure tradition des Vergès.

Sputnik: Vous dénoncez depuis des années l’histoire officielle, celle du «pouvoir français et de l’homme blanc». Le rapport de Benjamin Stora s’inscrit-il dans cette lignée?

Françoise Vergès: «Je dirais, avec tout le respect que j’ai pour Benjamin Stora, que son rapport s’inscrit dans la lignée d’un révisionnisme de l’histoire. Le pouvoir français n’en est plus au refoulement et au fait de dire "ça ne s’est pas passé". Son objectif est de pacifier et de neutraliser la dimension et les conséquences du passé colonial. Nous sommes face à une politique de pacification.»

Sputnik: Cette pacification permet-elle de minimiser les crimes coloniaux en Algérie?

Françoise Vergès: «Tout à fait. À la lecture du rapport, j’ai été frappée par le vocabulaire: mémoire enflammée, mémoire blessée… Et également par le fait de mettre sur le même plan les mémoires des colons, des Algériens et des nationalistes. Je reprends la phrase d’Aimée Césaire: "La colonisation est un crime." Il n’y a jamais d’échanges ni de rencontres dans la colonisation. Dès le départ, c’est le viol, le vol, la dépossession et l’exploitation. Et ça continue ensuite.

 

Emmanuel Macron et Benjamin Stora

© AFP 2020 CHRISTIAN HARTMANN

Le rapport Stora vu d’Alger: un travail «francocentriste» destiné aux «algéronostalgiques»

Lorsque l’on nous dit qu’il y avait des pieds-noirs pauvres, c’est un faux débat. La question n’est pas là. Cela ne justifie pas la colonisation, ni même le fait que des pieds-noirs aient choisi de rester en Algérie après l’indépendance du pays. Rien ne justifie la colonisation, absolument rien. Le phénomène a été une catastrophe pour l’Algérie, du début à la fin, en matière de développement, de culture, de pillage des ressources, de la santé des populations. La colonisation doit être condamnée, c’est tout.»

 

Sputnik: Le rapport de Benjamin Stora, historien originaire de Constantine en Algérie, est destiné à l’État français puisqu’il a été commandé par le Président de la République Emmanuel Macron. Pourquoi a-t-il fait autant réagir en Algérie?

Françoise Vergès: «Car il parle de l’Algérie et que certaines de ses recommandations sont adressées directement aux Algériens, notamment lorsqu’il évoque la question des harkis et celle des archives du FLN. Benjamin Stora cite également des dirigeants algériens. À ce propos, je relève qu’il n’y a pas un seul mot sur le Hirak: Stora aurait dû démontrer que le peuple algérien n’est pas dupe et qu’il ne croit pas au récit qu’on lui fournit depuis des années, qu’il est tout à fait capable de faire la différence. Le Hirak a établi l’incroyable maturité du peuple algérien. Celui-ci est parfaitement au courant de la corruption de ses gouvernants. Les Algériens se font arrêter et jeter en prison, ils sont pleinement conscients de la situation et ils disent que c’est la seconde révolution.

Il y a un côté paternaliste dans ce rapport et je pense que c’est ce qui a fait réagir. Dans ce document, on évoque ‘des exactions, des sujets sensibles, du ressentiment’ au lieu de parler clairement de crimes. Il n’y a aucune référence aux enfumades, aux villages déplacés, à la séparation des communautés, au napalm, à la torture... Depuis la conquête jusqu’à l’indépendance, les Algériens ont subi une succession de crimes. Il y a des faits. Au lieu de cela, Benjamin Stora nous a offert un récit édulcoré qui met en avant des amitiés entre les Algériens et les colons. Mais ces amitiés se sont nouées contre et non pas grâce à l’ordre colonial. Moi qui viens de La Réunion, je peux vous dire que l’ordre colonial français est pour la division. Les amitiés sont une forme de résistance. Ensuite, qui en France peut se permettre de faire la leçon aux Algériens?»

la manifestation contre la guerre en Algérie

© SPUTNIK

Commission mémorielle Algérie-France: l’historien Benjamin Stora «n’est pas le représentant de l’État français»

 

Sputnik: Pourquoi le Président Macron a-t-il fait porter la responsabilité du dossier colonial sur les épaules d’un seul homme?

Françoise Vergès: «Je ne sais pas pourquoi Benjamin Stora a accepté cette mission. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes confrontés à des pièges. Je le sais pour avoir été membre du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, même s’il est vrai que je n’étais pas seule. Les dirigeants français –Sarkozy, Hollande et Macron– veulent mettre sur le tapis ces sujets. À travers des missions et des annonces, ils arrivent à faire en sorte que le thème de la responsabilité de la France soit minimisé pour aboutir à une question de réconciliation. Pas une seule fois le mot réparation n’est prononcé. C’est systématique. Vous ne pouvez pas demander à une femme battue de se réconcilier avec son époux. C’est totalement asymétrique. La France est partie avec les archives de l’Algérie, ce qui est en réalité un vol. On nous dit que Paris a rendu les crânes des premiers résistants, alors que c’est le minimum! Nous en sommes à saluer des actes minimes.

La France a tellement refoulé son passé colonial que lorsqu’elle consent un petit geste, tout le monde doit trouver ça formidable. Je ne vais pas m’ébahir sur des choses évidentes. D’ailleurs, nous le constatons clairement dans la conclusion de ce rapport puisqu’il est écrit que l’Algérie est le premier client économique de la France en Afrique et que ce pays doit jouer le rôle de gendarme contre les migrants et contre les terroristes. Ce n’est pas le travail d’un historien de dire cela. Et c’est là que se révèle l’objectif réel de cette fameuse réconciliation: les intérêts économiques et politiques de la France doivent être préservés. Donc pour régler ces questions politiques, le pouvoir français crée ce genre de mission.»

Sputnik: Le fait de confier ces missions à des personnes comme Benjamin Stora, historien originaire de Constantine, pour le passé colonial ou encore à vous pour la question de l’esclavage permet-il de crédibiliser ces initiatives politiques?

Françoise Vergès: «Sans doute. Il est vrai que le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage a été créé sous Chirac, à l’époque il y avait encore certaines possibilités. Mais très rapidement, nous nous sommes aperçus de la volonté d’imposer des entraves. Personnellement, je n’en pouvais plus, je suis partie et aujourd’hui je suis critique. Jean-Marc Ayrault, l’ancien Premier ministre, actuel président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, a récemment reconnu que l’enseignement sur l’esclavage a régressé dans les manuels scolaires. Nous n’avançons pas, nous reculons.

 

Gisèle Halimi

© AFP 2020 JACK GUEZ

Gisèle Halimi, «un modèle» pour les féministes algériennes

À titre d’exemple, le rapport préconise de faire entrer Gisèle Halimi au Panthéon, cela permettra de faire féministe et anticolonialiste. D’une pierre deux coups. Mais qui a envie d’aller au Panthéon? C’est un truc de réactionnaires, "aux grands hommes la patrie reconnaissante". Personne ne doit être au Panthéon, surtout pas nos héroïnes et nos héros. Et puis ces choix! Gisèle Halimi plutôt que d’autres. Les avocats qui ont défendu les militants du FLN étaient engagés dans une lutte collective. On essaie chaque fois de sortir une personne du collectif pour l’opposer aux autres. Gisèle n’était pas seule. D’ailleurs, j’ai constaté chez Benjamin Stora cette volonté de ne pas mettre les noms de ceux qui étaient plus radicaux que Gisèle Halimi. J’ai bien noté que Jacques Vergès n’a pas été nommé car il reste le diable, ou même encore les Algériens membres du collectif d’avocats [qui ont défendu les militants du FLN, ndlr]. Les porteurs de valises n’ont pas été cités non plus.

 

Et ceux qui ont le plus payé, ce sont les Algériennes et les Algériens. Encore une fois, ce sont des stratégies de neutralisation et de pacification.»

Sputnik: Dans ce rapport, Benjamin Stora prend des crimes commis par l’empire du Japon en Chine et en Corée pour argumenter à propos du rejet de la repentance. Pourquoi est-il allé chercher si loin une telle référence et peut-on comparer la France coloniale au Japon?

Françoise Vergès: «C’est un détour complètement artificiel. C’est une nouvelle manière de refouler l’histoire. Il y a trop de documents, de récits de l’époque et actuels sur les crimes commis durant les 132 années de colonisation de l’Algérie pour faire l’impasse sur le passé colonial français.

 

Macron: «J'appartiens à une génération qui n'est pas celle de la colonisation»

© SPUTNIK . BRUNO MARTY

Macron: «J'appartiens à une génération qui n'est pas celle de la colonisation»

On nous a sorti également l’argument selon lequel Emmanuel Macron n’appartenait pas à la génération qui a fait la guerre d’Algérie et qu’il n’avait donc aucune responsabilité dans ce qui s’est produit dans le passé. Cet argument est sordide. Le pouvoir actuel porte le poids car le racisme et les inégalités sont restés. Vous n’avez pas tué dans les Aurès et en Kabylie, mais vous êtes responsables du contrôle policier et des inégalités qui persistent. Nous le constatons clairement dans le commerce puisque la France continue à profiter de l’Algérie et d’une partie de l’Afrique.»

 

Sputnik: À propos de la repentance, le rédacteur du rapport écrit: «On sait que depuis plusieurs années, les autorités algériennes réclament des excuses.» Pourtant, officiellement, l’État algérien n’a jamais exigé d’excuses ou de repentance, mais plutôt une reconnaissance des crimes coloniaux commis de 1830 à 1962. Une telle reconnaissance est-elle envisageable ?

Françoise Vergès: «Aucun dirigeant algérien n’a parlé de repentance ou d’excuses. La repentance est un terme créé par l’extrême droite française. Dans les mouvements antiracistes et anticoloniaux, je n’ai jamais entendu parler de repentance. Je me repens devant Dieu, c’est tout. C’est un argument profondément malhonnête qui révèle le refus de reconnaître les crimes. La repentance est une affaire française. Dans ce rapport, il y a une confusion entre ce que la France doit faire pour elle-même et ce que l’Algérie doit faire. Il y a cette volonté d’imposer la règle du donnant-donnant. Faites votre travail et les Algériens feront le leur. La reconnaissance est difficilement envisageable car ce serait reconnaître que la République française, depuis sa création, a les mains trempées de sang.

La question profonde est que c’est la République qui a trempé dans l’histoire coloniale post-esclavagiste. Les conquêtes de l’Algérie, de Madagascar, de l’Indochine, du Maroc et de la Tunisie commencent du temps de Napoléon III, mais c’est la IIIe République qui a pris le relais. La IVe République, ce sont les massacres de Sétif et Guelma, Madagascar en 1945, les guerres en Indochine et au Cameroun ainsi que le début de la guerre d’Algérie. Cette même République qui prônait l’Égalité, la Fraternité et la Liberté. C’est ce qu’a démontré Aimé Césaire lorsqu’il a démissionné du parti communiste français en octobre 1956 pour montrer que le racisme est entré dans ses idéologies. La République française doit reconnaître qu’elle a été raciale, qu’elle a institué le code de l’indigénat, le travail obligatoire, l’expropriation des terres, les déportations, l’enrôlement forcé dans les armées coloniales et le recrutement de la main-d’œuvre pour reconstruire la France. Tout ceci doit être reconnu par la République car elle s’est bâtie sur un amas de cadavres. Bien sûr, il y a les Français qui ont fait honneur à la France, mais ils se sont opposés à leur propre État.

 

Chaque fois, on nous ressort les harkis, les événements d’Oran et aussi la guerre civile des années 1990 car cela prouve que les Algériens ont continué à s’entre-tuer. Il faut comprendre que ce sont des guerres et que des choses effroyables se sont produites. Vous en connaissez une guerre propre? La violence qui s’est abattue sur le peuple algérien a été terrible.»

Sputnik: Le rapport recommande de permettre aux harkis de revenir en Algérie. Pourtant, aucune loi algérienne n’interdit aux supplétifs de l’armée française d’entrer sur le territoire algérien. D’ailleurs, beaucoup sont restés ici en Algérie…

Françoise Vergès: «C’est encore une manipulation de l’histoire en présentant des éléments qui ne sont pas vrais, comme si l’Algérie interdisait le déplacement des harkis et de leurs enfants.D’abord, il faut rappeler que c’est la France qui s’est mal comportée avec les supplétifs puisqu’elle les a laissés "crever" dans des camps. Maintenant, on recommande à l’Algérie de compenser toutes les souffrances subies par ces personnes sur le sol français. Cette réparation doit être assurée par l’État français. Ce que je reproche à ce rapport, c’est de montrer les communautés de façon homogène: les harkis, les pieds-noirs, les Français, les Algériens… Lorsque l’on est historien, on doit faire attention à ne pas homogénéiser. D’ailleurs je suis contre la création d’un musée sur l’histoire de la France et de l’Algérie car ce sera un musée de l’euphémisme et de la neutralisation. Le rapport de Benjamin Stora sert des objectifs macronistes qui concluront qu’"il y a eu des excès des deux côtés".»

Sputnik: Cette prise d’initiative franco-française en matière d’écriture de l’histoire coloniale est-elle la cause d’une forme d’immobilisme de la partie algérienne?

Françoise Vergès: «La France profite du comportement de l’État algérien. C’est un peu ce que fait l’Occident, qui évite d’évoquer ses propres crimes en mettant en avant les dictatures et les gouvernements corrompus du continent africain. Il y a presque un anti-anticolonialisme qui s’est construit autour de cela: on reconnaît que la colonisation c’était mal, mais "regardez maintenant qu’ils ont été incapables de faire quelque chose de leur indépendance". Je n’excuse pas du tout les gouvernements algériens qui se sont succédé. Au-delà du colonialisme, il y a l’impérialisme qui continue. Il faut se poser des questions sur le rôle de l’Organisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international dans le maintien des inégalités nord-sud. Lorsque l’on analyse une situation, il est nécessaire de prendre en considération tous les éléments du puzzle. Pour l’Algérie, nous sommes face à un système qui a confisqué la victoire du peuple avec un incroyable pouvoir de l’armée qui étouffe une jeunesse.

 

Tunis

© CC BY-SA 3.0 / JOSIEHEN / AVE HABIB BOURGUIBA, TUNIS

«Nous ne voulons pas de relations entre colonisateur et colonisé», lance un député tunisien à la Banque mondiale

Nous sommes d’accord sur cela. Mais il est important de critiquer un système néolibéral global qui encourage et maintient la corruption. Les relations étroites qui existent entre l’Occident et l’Arabie saoudite, qui est loin d’être un modèle de démocratie, en sont le meilleur exemple.»

 

Sputnik: Vous êtes originaire de l’île de La Réunion, territoire dont la France a pris possession en 1642 et qui est un département d’Outre-mer depuis 1946. Doit-on voir l’histoire de tous les territoires conquis par la France à travers le monde sous le prisme de la colonialité?

Françoise Vergès: «La France possède le second empire maritime au monde après les États-Unis d’Amérique grâce à toutes ses colonies dispersées à travers la planète. Le fait de dominer ces terres lui octroie un avantage scientifique puisqu’elle peut étudier la forêt amazonienne en Guyane ou encore la vulcanologie à La Réunion. Cette position lui accorde également des avantages géopolitiques, militaires, financiers et culturels. Ces terres appartiennent soit à l’empire colonial esclavagiste (Réunion,Guadeloupe, Martinique et Guyane), soit à l’empire post-esclavagiste (Nouvelle-Calédonie, Mayotte et les terres du Pacifique). Partout, quand vous lisez les rapports gouvernementaux, on fait état d’une inégalité raciale et de classe très forte. Il n’y a presque pas d’accès à la terre pour les autochtones. Le chômage est élevé, les jeunes n’ont pas d’avenir et le taux d’illettrisme est important, qui atteint les 21% à la Réunion. Le message du gouvernement français c’est: "L’avenir est ailleurs." Mais cette situation n’est pas nouvelle. Dès 1947, le gouvernement français déclarait qu’il n’y aurait pas de développement de ces colonies et que les deux seules solutions seraient la migration et le contrôle des naissances.

 

Explosion d'une bombe nucléaire (image d'illustration)

© SPUTNIK

Question mémorielle entre l’Algérie et la France: «Il faut du courage en politique», affirme Tebboune

Il y a aussi la problématique des tests nucléaires qui se sont poursuivis dans le Pacifique après avoir été arrêtés en Algérie. Les taux de leucémies sont impressionnants et les atolls se sont remplis de déchets nucléaires. On constate également un phénomène de recolonisation, avec l’arrivée de Français de métropole qui préfèrent profiter de leur retraite sous le soleil. Sur le plan commercial, les compagnies françaises réalisent toujours des bénéfices conséquents en important 70% à 80% des biens de consommation depuis la métropole. À titre indicatif, sur l’île de La Réunion, s’il n’y avait pas de livraison par cargo, la population ne pourrait survivre au-delà de dix jours. Tout a été cassé. La France a détruit les liens de ces territoires avec leurs régions. La Réunion ne commerce pratiquement pas avec Madagascar qui est tout proche. En Guyane, les habitants disent que le café du Brésil va d’abord en France avant d’être vendu chez eux. En Martinique et en Guadeloupe, au sein de l’administration, les directeurs de services sont des Blancs. Bien sûr, nous sommes dans la colonialité, même si le régime a changé. Les principes d’inégalité, d’exploitation, de non-développement, de racisme sont toujours là. La France ne s’est pas décolonisée. Nous sommes dans "l’effet retour" décrit par Aimé Césaire. Les ségrégations raciale, sociale et professionnelle sont des réalités. Le paternalisme est une forme de racisme.»

https://fr.sputniknews.com/afrique/202102021045168273-francoise-verges-politologue-le-rapport-stora-sert-des-objectifs-macronistes/

Dans ALGERIE

ALGERIE : L’ORGANISATION DES MOUDJAHIDINE REJETTE LE RAPPORT STORA QUI OCCULTE LES CRIMES COLONIAUX LORS DE LA GUERRE D’ALGERIE (1954-1962)

Par Le 01/02/2021

Algérie: les anciens combattants rejettent le rapport Stora

Algérie: les anciens combattants rejettent le rapport Stora

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Par AlAhed avec AFP

L'historien français Benjamin Stora a «occulté les crimes coloniaux» de la France en Algérie, dans son rapport sur la réconciliation des mémoires entre les deux pays, a accusé la puissante Organisation des moudjahidine (ONM), les anciens combattants de la guerre d'indépendance (1954-1962).

M. Stora «a omis d'aborder dans son rapport les différents crimes coloniaux perpétrés par l'Etat français, de l'aveu des Français eux-mêmes», affirme le secrétaire général par intérim de l'ONM, Mohand Ouamar Benelhadj, dans une vidéo diffusée sur la chaîne YouTube de cette organisation officielle.

Il s'agit de la première réaction d'un organisme officiel algérien depuis que l'historien français a remis son travail le 20 janvier au président Emmanuel Macron.

Si elle ne constitue pas une surprise -- l'ONM exhorte régulièrement la France à «s'excuser» pour les crimes commis durant ses 132 ans de colonisation (1830-1962) --, cette réaction s'apparente à une fin de non recevoir d'une partie de l'opinion publique algérienne.

En revanche, ni le président Abdelmadjid Tebboune, soigné en Allemagne pour des «complications» post-Covid, ni le directeur des archives nationales Abdelmadjid Chikhi, chargé d'un travail parallèle sur la question mémorielle, ni le ministre des Anciens combattants ne se sont encore exprimés sur le sujet.

Le responsable de l'ONM a par ailleurs mis en doute la sincérité de Paris, en estimant que le fait «d'écarter toute possibilité d'excuses de la part de la France officielle pour ses crimes coloniaux est de nature à torpiller les tentatives de réconciliation avec la mémoire».

«Les Algériens n'attendent pas de l'Etat français une indemnisation financière pour les millions de vies (perdues), mais l'appellent à reconnaitre ses crimes contre l'humanité», a déclaré M. Benelhadj.

De nombreuses critiques ont déjà émané de médias et d'historiens algériens déplorant que le principe «d'excuses» ait été écarté par le président Macron.

Le président Macron s'est engagé à prendre des «actes symboliques» pour apaiser les mémoires sur la guerre d'Algérie et réconcilier les deux pays mais il ne présentera pas les «excuses» attendues par Alger.

 

france algerie colonisation

https://french.alahednews.com.lb/38535/307

Dans ALGERIE

REPRESSION EN ALGERIE : CONDAMNATION A 18 MOIS DE PRISON FERME DE DALILA TOUAT, UNE ENSEIGNANTE DE 45 ANS

Par Le 21/01/2021

Répression.

En Algérie, la condamnation d’une enseignante engagée crée l’indignation

AFRIQUE

ALGÉRIE

COURRIER INTERNATIONAL - PARIS

Publié le 21/01/2021 - 09:19

 

Pour son avocat, Farid Khemisti, Dalila Touat est une “icône de la contestation à Mostaganem”. Le journal Liberté titre : “La pasionaria de Mosta”. Ce statut lui a valu la sévérité des juges. Le tribunal de la région du nord-ouest du pays a condamné, lundi 18 janvier, l’enseignante à 18 mois de prison ferme.

“Fougueuse, qui n’a pas la langue dans sa poche”, telle que la décrit Liberté, cette diplômée de physique au chômage était devenue en 2011 la porte-parole d’une association de défense des droits des diplômés chômeurs, raconte le site d’information indépendant.

Mais c’est huit ans plus tard, alors que le vent du Hirak souffle sur tout le pays, qu’elle devient l’une des figures les plus en vue de la contestation du régime d’Abdelaziz Bouteflika à Mostaganem. Elle est de toutes les marches et est très active sur les réseaux sociaux. Nul doute, selon la presse, que c’est ce qui mène la justice à s’intéresser à elle.

En novembre dernier, elle est ainsi accusée d’avoir tenté de perturber l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 et “d’avoir incité les citoyens à ne pas voter lors du référendum sur la Constitution (1er novembre 2020)” et pour “outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”, précise le journal El Watan.

Procès politique

Le 3 janvier, la militante est écrouée, avant d’être condamnée à la lourde peine de 18 mois de prison, malgré la présence de 17 avocats venus des quatre coins de l’Algérie pour la défendre. Liberté rapporte dans un second article consacré à l’affaire :

Dans sa plaidoirie, la défense s’est attelée à démontrer que, comme l’écrasante majorité des procès des animateurs du Hirak, celui intenté contre Dalila Touat n’avait rien de juridique mais tout du politique.”

Les avocats qui se sont succédé à la barre ont dénoncé un procès dont l’unique but est de “semer la peur chez les Algériens et de réprimer toute velléité de contestation”.

À LIRE AUSSI Liberté de la presse. Le journaliste Khaled Drareni, symbole de la répression en Algérie, lourdement condamné

Bien loin des espoirs qui ont suscité la chute d’Abdelaziz Bouteflika, la répression s’est accentuée avec l’arrivée du nouveau président, Abdelmajid TebbouneDes dizaines de journalistes et militants du Hirak ont été arrêtés et sont jugés.

De son côté, Algérie Part rappelle que la militante est en grève de la faim depuis deux semaines.

Dalila Touat a laissé derrière elle une mère éplorée, déchirée par le chagrin. Une mère très âgée qui pleure l’emprisonnement de sa fille, la seule qui s’occupait de ce foyer modeste.”

Malik Ben Salem

https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/repression-en-algerie-la-condamnation-dune-enseignante-engagee-cree-lindignation?utm_source=batch-notif&utm_medium=push-notification&utm_campaign=batch-notif#xtor=CS5-32-[siteweb]-[pushweb]

Dans ALGERIE

CORROMPU, L'ANCIEN PREMIER MINISTRE ALGERIEN, AHMED OUYAHIA, RECEVAIT DES LINGOTS D'OR DE CERTAINS PAYS DU GOLFE

Par Le 11/01/2021

Corruption en Algérie : l’ancien Premier ministre recevait des lingots d’or de certains pays du Golfe

 Depuis 1 heure  11 janvier 2021

ahmed_ouyahia

 Algérie - Maghreb - Monde arabe - Spécial notre site

 

 

Rédaction du site

L’ancien Premier ministre algérien à l’époque du défunt président Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia, a déclaré avoir « reçu des cadeaux de dirigeants des pays du Golfe sous forme de lingots d’or », lors de son procès dans des affaires de corruption.

Emprisonné car il est trempé dans des affaires de corruption, il a toutefois nié les accusations portées contre lui « d’accorder des privilèges injustifiés, d’abus d’emploi, de conflit d’intérêts et de blanchiment d’argent », selon l’agence de presse officielle algérienne APS.

Le samedi 9 janvier, lui et un autre ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, ont été tenus pour responsables de cas « d’installation de voitures » et de « financement occulte » de la campagne électorale de Bouteflika.

Concernant son argent déposé dans 3 comptes bancaires et postaux, Ouyahia a déclaré que « sa provenance n’a rien à voir avec les postes élevés qu’il occupait ».
Interrogé sur les raisons pour lesquelles il a refusé de parler précédemment de cette affaire , il a répondu que c’était « afin de ne pas de nuire aux relations qui lient notre pays avec certains pays amis ».

Il a expliqué qu’il recevait lorsqu’il occupait son poste de Premier ministre « des cadeaux des dirigeants des pays du Golfe sous forme de lingots d’or qu’il a vendus sur le marché parallèle pour 350 millions de dinars (2,6 millions de dollars) puis les a déposés dans ses comptes ».
Il a argué ne pas avoir déclaré ces sommes en raison du traitement médical qu’il subit depuis l’an 2017 », selon APS.

Il n’a toutefois pas précisé  quels pays du golfe lui offraient des lingots d’or ni pour quelle raison.

Le 30 novembre 2020, un verdict a été rendu contre les deux anciens Premiers ministres, Abdelmalek Sellal et Mohamed Ouyahia, les condamnant à cinq ans de prison avec les travaux, selon la presse algérienne.

Le journal algérien « An-Nahar » a indiqué que leur peine de prison est intervenue après avoir été reconnus coupables de crimes économiques et financiers par le tribunal de Sidi Mohamed.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1983940

Dans ALGERIE

COMMENT L'ALGERIE COMMENCE A CONTRER LA "SIONISATION" DU MAGHREB?

Par Le 07/01/2021

Comment Alger a commencé à contrer la "sionisation" du Maghreb?

Thursday, 07 January 2021 3:02 PM  [ Last Update: Thursday, 07 January 2021 3:02 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'uniforme de soldat algérien.(illustration)

C'est époustouflant : Sur fond d'un rapport inattendu par le Maroc de la normalisation des liens avec Israël, ce dernier se laisse plutôt gagner par la désillusion : le site Internet israélien Walla a révélé les détails d'une récente conversation entre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu et le roi marocain Mohammad VI qui ne parait très prometteuse, Mohammad VI lui ayant dit qu'il s'engagerait à ouvrir une ambassade dans la phase suivante des relations. L'annonce conjointe faite il y a deux semaines par Washington d'une normalisation des rapports Rabat et Tel-Aviv comprend en effet la création d'un bureau de communication diplomatique et non l'ouverture d'une ambassade, ce que le roi du Maroc a déclaré à Netanyahu, en affirmant que l’ouverture de l’ambassade était la « prochaine étape naturelle » du processus de normalisation.

Israël: Rabat fait marche arrière?

Israël: Rabat fait marche arrière?

Le Maroc a décidé de reporter la normalisation de ses relations avec Israël 

Lire : La normalisation entre le Maroc et Israël est une trahison envers le monde musulman

Walla a en outre rapporté que la question de l'ouverture de l'ambassade avait également été évoquée lors de la récente visite de Meir Ben-Shabat, le conseiller à la sécurité du régime de Tel-Aviv, lors de sa récente visite à Rabat.

Algérie: la surprise

Algérie: la surprise

Toujours selon ce site Internet,  Netanyahu voulait inclure la question de l'ouverture d'une ambassade dans l'accord principal avec le Maroc, mais qu’il était maintenant déçu parce que le texte n'y faisait aucune allusion. Un dirigeant israélien a par ailleurs déclaré au site que « la reprise des relations avec le Maroc progresse assez lentement ". Mais c'est loin d'être le seul hic dans cette histoire. La décision d'une normalisation forcée que Washington a imposée au Maroc semble commencer à avoir porté l'effet inverse, Alger ayant visiblement décidé de  bloquer le mécanisme : cette semaine, le ministre mauritanien de la Défense s'est rendu en Algérie pour une visite de travail de deux jours que certaines sources annoncent comme étant une démarche de la part des Algériens pour ouvrir un front militaire contre l'axe sioniste au Maghreb., note un analyste.

Israël : l'Algérie contre-attaque ...

Israël : l'Algérie contre-attaque ...

Il est étrange de voir les think tanks américano-sionistes croire leur plan de guerre de pacotille aussi apte à s'appliquer à toutes les régions du monde...

"Etant limitrophe du Sahara occidental, la Mauritanie dont le Parlement vient de criminaliser toute reprise avec Israël, servira de pont au Front Polisario pour qu'il reçoive armes et munitions. Mais ce n'est pas tout : Au Sahel, autre front anti-Algérie que la France et l'OTAN ont transformé par coup d'État interposé en un foyer de déstabilisation contre l’Algérie, cette dernière commence à créer des liens et à aider les forces de résistance anti-occupation. Cette semaine et pour la première fois depuis le début de l'occupation du Mali, Barkhane a perdu cing effectifs qu'elle a vengés en bombardant à coup de Mirage 2000 le Centre de Mali. Mais la lutte armée anti-France, anti-OTAN et anti-Israël, puisqu'Israël contrôle désormais le ciel du Sahel, risque de s'élargir dans les semaines à venir, estime l'analyste qui ajoute : " surtout que les autorités algériennes s'apprêtent à proposer un partenariat beaucoup plus renforcé aux forces militaires russes, avec notamment une demande d’accès illimité aux armes de pointe avec des lignes de crédits à long-terme qui permettraient à l’Algérie de payer ses acquisitions militaires onéreuses sans s’étouffer financièrement."

https://french.presstv.com/Detail/2021/01/07/642477/Pourquoi-l-accord-avec-le-Maroc-decoit-Netanyahu%C2%A0-

 

Dans ALGERIE

HIRAK : LA FILIERE TUNISIENNE

Par Le 26/12/2020

Hirak: la filière tunisienne

Lundi, 21 Décembre 2020 20:08 Ahmed Bensaada

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La récente ressuscitation politique de l’ancien président tunisien en a surpris plus d’un, non seulement par la piètre teneur de son propos mais surtout par son insolente immixtion dans les affaires d’autrui. On a ainsi eu droit à Marzouki l’insipide écrivain collabo, Marzouki le pitoyable orateur et Marzouki le médiocre analyste, une triple punition pour les personnes qui ont suivi ses errances cogitatives.
Moncef Marzouki est, en effet, le préfacier du livre commandité par le mouvement Rachad en réponse au mien (Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak Algérien?). Cette ostensible collaboration avec une organisation accusée d’avoir des liens avec la nébuleuse islamiste, et dont l’hyperactivité au sein du Hirak n’est plus à démontrer, met en lumière deux aspects importants. Primo, Marzouki étant lui-même un islamiste avéré, sa contribution à ce travail de pure propagande confirme la nature internationale de l’entité Rachad et du rôle nocif de son internationalisme dans le Hirak. Secundo, elle montre que la « printanisation » de l’Algérie est le but recherché par Rachad et son auteur fétiche. On peut s’en rendre compte en lisant la préface du livre de Rachad. Marzouki y écrit :
« Après la première vague du « printemps arabe » en Tunisie, en Libye, au Yémen, en Égypte et en Syrie, et malgré les revers et ce que certains ont pris pour des « leçons », la deuxième vague est survenue au Soudan, en Algérie, en Irak et au Liban ».

 

Ainsi, selon Marzouki (et, bien entendu, Rachad), l’Algérie vit actuellement une deuxième vague de printanisation touchant les pays arabes « rescapés » de la première. Une fatalité concoctée d’après les grimoires d’officines bien connues. Et quand on sait quelle a été la conséquence de cette saison funeste sur la plupart de ces pays, on imagine les images de chaos qui doivent faire saliver Marzouki et ses « rachadiens ».

Des villes complètement détruites, des citoyens décimés par centaines de milliers, des réfugiés fuyant la terreur par millions et des rêves évaporés à jamais.

Même dans le cas de la Tunisie, il est difficile de comprendre cette propension à idéaliser sa situation. Il est vrai que la condition des libertés démocratiques s'est nettement améliorée. Malgré cela, les observateurs (surtout occidentaux) sont unanimes sur son insuccès, dix ans après la disparition de feu Mohamed Bouazizi. Et les titres des journaux soulignant cet anniversaire sont éloquents :

 

The Guardian (GB): « 'He ruined us': 10 years on, Tunisians curse man who sparked Arab spring »

(''Il nous a ruinés '': 10 ans plus tard, les Tunisiens maudissent l'homme qui a déclenché le printemps arabe)

Le Temps (CH): « Mohamed Bouazizi, le héros maudit de Sidi Bouzid »

Le Figaro (FR) : « Dix ans après, le goût amer des printemps arabes »

Tunisie Numérique (TN) : « Le Monde : Techniquement, la Tunisie est quasiment en faillite ! »

Etc.

 

 

On constate que ceux-là mêmes qui soutenaient et applaudissaient les « printemps » arabes se rendent compte - un peu trop tard - de leur erreur. Et à quel prix!

Dans le cas tunisien, on peut y ajouter certaines particularités post-« révolution » : la sidérante participation au jihadisme international (premier pourvoyeur de terroristes dans le monde en 2015), l’odieux « jihad al-nikah », le phénomène des harragas , etc.

Alors, au lieu de s’occuper des affaires algériennes, Marzouki devrait plutôt s’intéresser à son pays et mettre ses « immenses » talents au service de son peuple. À moins que le surnom de « Tartour » (pantin) dont il a été affublé par les Tunisiens ne le disqualifie complètement.

Marzouki s’est aussi fait remarquer par sa position anti-algérienne dans le dossier du Sahara Occidental. Une attaque féroce et hostile qui corrobore son rôle collaborationniste dans le Hirak.

 

 

 

 

Il est inutile de discuter plus longuement ce dernier point puisque le professeur Chitour s’en est chargé de manière académique en dressant un tableau peu reluisant du Tartour tuniso-rachadien.

Marzouki ennemi de l’Algérie? Son rôle dans le Hirak et la virulence de ses récentes sorties médiatiques tendent à le confirmer.

Il est cependant intéressant de noter que cette rencontre, qui a permis à Marzouki de verser tout son venin sur l’Algérie, a été organisée par « Shoaa for Human Rights Ltd ». Cette ONG récemment incorporée à Londres est présidée par l’Algérien Rachid Aouine. D’après les journaux de l’époque, M. Ouine est un ancien douanier « abusivement licencié », qui s’est métamorphosé en militant des droits de l’Homme. Après avoir eu maille à partir avec la justice algérienne, il a été défendu par Al Karama, fondation proche du mouvement Rachad. Il s’est exilé par la suite à Londres où il continue ses activités droit-de-l’hommistes par le biais de cette nouvelle ONG.

 

 

 

 

Cela explique pourquoi on retrouve Marzouki chez Rachad et chez « Shoaa for Human Rights Ltd ». Mais cela n’expliquera jamais pourquoi des Algériens qui prétendent défendre leur pays permettent à un étranger de cracher sur l’Algérie.

On se serait contenté d’un seul tartour produit par notre pays voisin, mais voilà qu’un second fait surface, comme par enchantement.  Il s’agit de Ahmed Ounaies, un ancien ministre des affaires étrangères de la Tunisie, membre du gouvernement Ghannouchi II. Ce monsieur s’était fait remarquer par ses éloges à l’égard de Michèle Alliot-Marie, son homologue française, celle-là même qui avait proposé « le savoir-faire » des forces de sécurité françaises pour mater la « révolution du jasmin ». Ses propos avaient à l’époque soulevé l’ire des fonctionnaires de son ministère qui l’avaient chahuté et poussé à la démission. Il ne resta finalement à son poste que…25 jours! Et c’est ce « grand » diplomate qui vient donner des leçons à l’Algérie, on aura tout vu!

Regardons ça de près. Dans une virulente interview sur IFMTV, il accusa l’Algérie - qu’il désigne par « régime militaire algérien » - d’être la source de tous les maux de la région en plus de s’être accaparé frauduleusement plusieurs « centaines de kilomètres du Sahara tunisien » et d’avoir cassé l’Union du Maghreb arabe, contrairement au Maroc. Il ne se priva pas d’ajouter que la normalisation du Maroc avec l’État hébreu n’était pas négative et qu’elle avait été imposée par la position algérienne.

 

Ahmed Ounaies sur IFMTV (14 décembre 2020)

 

 

 

 

Épargnons-nous les autres inepties de cet acabit proférées par cet analyste digne du café du Commerce. On doit se réjouir pour la Tunisie car c’est une chance pour elle que ce monsieur n’ait pas fini le mois à la tête de sa diplomatie. Il aurait mené son pays dans un gouffre sans fond.

Il n’y a pas que ces deux vieux flibustiers qui ont mis leurs nez dans les affaires algériennes. D’autres tunisiens, plus jeunes et plus sournois, n’ont rien à leur envier. Et on doit encore ceci à Rachid Ouine et à sa fameuse ONG de Londres.

En effet, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, le 10 décembre 2020, « Shoaa for Human Rights Ltd » organisa une rencontre en ligne ayant pour thème « La situation des droits de l’Homme en Algérie ». Sur la liste des participants, on pouvait lire, entre autres: Mme Nassera Dutour, M. Abdelghani Badi, M. Messaoud Romdhani, M. Samir Bouaziz et Mme Zouhour Ouamara. Ces invités représentaient respectivement les organisations suivantes : CFDA (Collectif des Familles de Disparus en Algérie), LADDH (Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme), EuroMed Droits, RSF (Reporters sans Frontières) et « Article 19 ».

 

 

 

 

 

Ça ne vous rappelle rien? Bien sûr que oui : ce sont 5 des 16 organismes qui ont appuyé, dans une déclaration commune, la résolution du Parlement européen contre l’Algérie en date du 25 novembre dernier.

S’il y a une chose qu’on ne peut pas leur enlever, c’est leur persévérance acharnée contre l’Algérie. Deux semaines plus tard, ils étaient déjà au boulot. Quelle énergie!

Les connexions entre ces « ONG » et les Fondations Soros et/ou les organisations américaines d’« exportation » de la démocratie ont été récemment discutées dans un article détaillé.

Parmi ces cinq ONG, les deux premières sont algériennes (financées par la NED – National Endowment for Democracy) alors que les trois autres sont internationales, bénéficient d’un statut de lobbyiste auprès de l’Union européenne (UE) et reçoivent des subventions de l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros.

 

Intéressons-nous maintenant aux représentants de ces trois ONG internationales.

De nationalité tunisienne, M. Messaoud Romdhani est membre du comité exécutif d’EuroMed Droits. Il est aussi membre fondateur du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et directeur de publication au Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT).

Messaoud Romdhani œuvre aussi comme directeur pour la Tunisie de l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme (CIHRS).

Cet institut financé par la NED faisait partie, lui aussi, des 16 organismes cités auparavant.

Accompagné d’une délégation de militants(es) tunisiens (nes), M. Romdhani s’est rendu à Alger le 29 mars 2019 pour participer au 6e vendredi du Hirak.

 

Arrivée de Messaoud Romdhani et de la délégation tunisienne à Alger (29 mars 2019)

 

 

Messaoud Romdhami participant au Hirak dans les rue d'Alger (29 mars 2019)

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, la délégation s’est réunie avec « le collectif de la société civile algérienne » dans les locaux du RAJ (Rassemblement Actions Jeunesse), une autre ONG algérienne financée par la NED. Sur certaines photos, on remarque la présence de Abdelouahab Fersaoui et Hakim Addad.

 

 

 

 

 

 

Dans son intervention (53’10’’ @ 1h 10’ 05’’) lors de l’évènement organisé par « Shoaa for Human Rights Ltd », on l’entend expliquer que le Hirak a été pacifique et n’a pas cédé aux provocations de « l’autorité » malgré le « harcèlement des activistes qui ont été arrêtés et des journalistes qui sont un moyen important pour diffuser les informations à l’extérieur de l’Algérie ». Pour lui, le référendum a été « une farce à tous points de vue » et que la condamnation du Parlement européen n’est pas une interférence dans les affaires algériennes puisque, d’après lui, « le système algérien » a accepté les conditions contenues dans les clauses de son partenariat avec l’UE.

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'intervention de Messaoud Romdhani

 

 

 

 

 

Il serait certainement utile de faire parvenir l’article de Boualem Snaoui à ce valeureux militant des droits de l’Homme. Ça l’aidera certainement à mieux comprendre les attaques de son ONG contre l’Algérie, mises dans la bouche de l’UE.

 

M. Samir Bouaziz est un journaliste tunisien, responsable des projets et du plaidoyer pour l’Afrique du Nord à RSF. Son militantisme droit-de-l'hommiste lui a naturellement ouvert les portes des médias mainstream. C’est ainsi qu’on l’aperçoit souvent sur les plateaux de France 24, un média bien connu pour sa partialité dans le traitement du Hirak algérien. Rien d’étonnant, puisque sa lecture des évènements ne diffère nullement de celle du Quai d’Orsay. On l’a aussi vu sur Al Magharibia (Awraas), la chaîne TV des militants de l’ex-FIS (Front Islamique du Salut), ce qui en dit long sur ses accointances politiques.

 

Samir Bouaziz invité d'Al Magharibia (Awraas TV)

 

 

 

 

Le discours de M. Bouaziz (1h 16’ 48’’ @ 1h 33’ 34’’) lors de la rencontre organisée par « Shoaa for Human Rights Ltd » porta évidemment sur la liberté de la presse et le cas du journaliste Khaled Drareni. Selon lui, ce qui est publié par l’agence de presse nationale algérienne (APS - Agence Presse service) est considéré comme une régression, une restriction. Il ajouta que M. Belhimer, Ministre de la Communication, veut se faire une représentation du journaliste qui lui est propre et, concernant la presse écrite, il désire imposer des normes restrictives selon sa propre perception.

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'intervention de Samir Bouaziz

 

 

 

Ses critiques ne diffèrent donc pas de la ligne que s’est fixée (ou s’est fait dicter?) RSF dans le dossier « Algérie ». Mais quand on connait toutes les controverses qui entourent cet obscur organisme, on est en droit de douter de l’objectivité de M. Bouaziz. Tout d’abord, au sujet du financement de RSF, il est important de se référer au remarquable travail de Maxime Vivas, journaliste d’investigation, qui a méticuleusement étudié et démystifié RSF pour en écrire un livre intitulé « La face cachée de Reporters sans frontières ». M. Vivas a bien voulu mettre à notre disposition, et à titre gracieux, un extrait de ce livre que nous publions ici.

 

Cliquez sur l'image pour lire l'extrait du livre de Maxime Vivas

 

 

 

 

 

Pas encore convaincu? On recommande alors la lecture de la récente interview de mon ami Jacques-Marie Bourget, journaliste, écrivain et grand reporter de guerre. Elle est intitulée : « RSF est un outil de propagande atlantiste ».

Passons à la représentante de la troisième ONG, Mme Zouhour Ouamara. Sur son compte LinkedIn, cette dernière se présente comme « Consultante régionale pour la zone MENA (Middle East and North Africa) de l’ONG "Article 19" » et c’est à ce titre qu’elle a été invitée au débat en ligne organisé par « Shoaa for Human Rights Ltd ».

 

Capture d'écran du compte LinkedIn de Zouhour Ouamara

 

 

 

 

« Article 19 » est une ONG britannique qui se spécialise dans la défense de la liberté d’expression. Sur son site, on peut lire qu’elle « œuvre pour un monde où tous les peuples du monde entier peuvent s'exprimer librement ».

Financée par un très grand nombre d’organisations occidentales, privées ou étatiques, elle l’est aussi par certaines, américaines, qui se sont spécialisées dans l’« exportation » de la démocratie telles que la National Endowment for Democracy (NED), la United States Agency for International Development (USAID), l’OSF ou Freedom House. Comme indiqué dans un article précédent, cette ONG est également subventionnée par le Département d’État américain. Toutes ces informations peuvent être consultées sur une des pages du site officiel d’« Article 19 ».

 

Qui finance "Article 19"?

 

 

 

 

Née d’un père algérien et d’une mère tunisienne, Mme Ouamara est une militante très active dans le Hirak comme on peut s’en rendre compte lors de la manifestation du 11 décembre 2019 devant la porte du Consulat général d’Algérie à Tunis. Pour rappel, cette date correspond à la veille des élections présidentielles du 12 décembre 2019.

D’après la journaliste qui l’avait interviewée ce jour-là, elle portait une pancarte avec le slogan « Ulac L’vote Ulac » (Pas de vote). À propos des élections, elle déclara que « cette élection ne répond pas aux volontés du peuple » et qu’elle dénonçait « les bureaux de vote ambulants mis en place sur tout le territoire tunisien pour augmenter illégalement la participation ».

 

Manifestation devant la porte du Consulat général d'Algérie à Tunis (le 11 décembre 2019)

La pancarte "Ulac L'Vote Ulac" est brandie par Zouhour Ouamara

 

 

 

Il est difficile de comprendre la démarche de Mme Ouamara qui se dit « professeure de droit ». Comment peut-elle convaincre ses étudiants « qu’empêcher de voter est un acte démocratique »? Comment s’y prend-elle pour leur définir la notion de « peuple »? Sur quelle loi se base-t-elle pour affirmer l’illégalité de ces bureaux de vote?

Ce qui nous mène à une question primordiale: l’ONG « Article 19 » était-elle opposée aux élections présidentielles? Alors, quid de la liberté d’opinion et d’expression contenue dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme?

Comme son collègue Samir Bouaziz, Mme Ouamara s’affiche ostensiblement sur la chaine Al Magharibia (Awraas) où elle se présente comme « militante des droits de l’Homme et analyste politique ».

 

Zouhour Ouamara invitée d'Al Magharibia (Awraas TV)

 

 

 

Le plus intéressant dans le cas de cette militante, analyste, professeure, activiste et ONGiste, c’est sa déclaration lors de la conférence de « Shoaa for Human Rights Ltd » (1h 10’ 08’’ @ 1h 16’ 40’’).

Tout d’abord, elle nota que depuis le début du Hirak, il y a eu « le recul des droits de l’Homme en Algérie », « la politique répressive des autorités », « la politisation du pouvoir judiciaire », « la politisation de la pandémie du Corona virus », « l’amplification des pouvoirs du Président de la République dans la nouvelle constitution », etc.

Toutes ces formulations, qui font partie du champ lexical spécifique au droit-de-l’hommisme, ne sont pas originales. Elles ont déjà été entendues dans les antichambres de la « printanisation ».

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'intervention de Zouhour Ouamara

 

 

 

Mme Ouamara aborda par la suite le « passionnant » sujet de la solidarité internationale.

 

« […] Le côté positif, c’est que nous observons qu’il y a une vague de solidarité de la société internationale avec la société civile algérienne et, malgré toutes les difficultés, les organisations internationales ont procédé à de multiples démarches. La dernière en date est la résolution du Parlement européen. Nous constatons aussi qu’il y a un élan qui montre la solidarité internationale avec le Hirak populaire malgré la diabolisation de cette solidarité […] ».

 

Tiens donc, Mme Ouamara reconnait l’existence de l’effervescence « des organisations internationales » (et de la sienne, « Article 19 ») contre l’Algérie! Et elle est bien au courant de la levée de bouclier suscitée par cette fameuse résolution européenne. Est-elle si offusquée par les arguments de la critique qu’elle n’a plus aucune autre alternative que l’invocation des démons? Mais, madame, de quel côté se trouve le diable? Du côté de ceux qui détruisent les pays ou de ceux qui veulent les préserver? De ceux qui veulent massacrer des populations ou de ceux qui veulent protéger leurs vies?

Le diable, madame, se trouve du côté de ceux, comme vous et vos organisations droit-de-l'hommistes, qui ont transformé des pays prospères en champs de ruines, qui ont provoqué des exodes et qui ont creusé des fosses communes.

Mme Ouamara termina son laïus en émettant la recommandation de la poursuite du Hirak et de sa structuration d’une manière orientée vers la garantie des droits et des libertés.

Ainsi, Mme Oumara confirme le travail synergique des ONG nationales et internationales dans l’affaire de la résolution du Parlement européen comme expliqué dans une précédente analyse .

 

L’activisme politique des Tunisiens et leur collaboration avec les organisations américaines d’« exportation » de la démocratie n’est lui aussi plus à démontrer. Durant le « printemps arabe », cela a été rendu possible dans le cadre de ce que le journaliste Pierre Boisselet a nommé « la ligue arabe du Net ». Citons, par exemple, le cas du cyberactiviste tunisien Slim Amamou qui a tout naturellement reconnu avoir collaboré avec la CIA, rien de moins.

 

Cliquez sur l'image pour visionner les déclarations de Slim Amamou

 

 

Tous les éléments discutés dans cet article montrent l’existence d’une réelle ingérence dans les affaires algériennes par des politiciens et des activistes tunisiens. Peut-on leur rappeler la neutralité des Algériens lors de leur « révolution du jasmin »? Alors, de grâce, qu’ils nous laissent régler nos problèmes entre Algériens et qu’ils s’occupent des leurs, ils en ont tellement!

D’autre part, les activités subversives de ce type d’individus sont non seulement directement néfastes pour la Tunisie, mais affectent aussi la grande amitié et le respect entre les peuples algérien et tunisien.

Récemment, le politologue tunisien Riadh Sidaoui a émis le vœu de voir émerger, dans ces temps difficiles une alliance entre la Tunisie et l’Algérie. Très bonne initiative, mais cela ne pourra jamais se faire tant que la Tunisie n’aura pas neutralisé ses activistes droit-de-l’hommistes et ses politicards qui nuisent aux relations entre les deux pays.

Car, qu’on se le dise, l’Algérie ne sera d’aucune façon indulgente envers tous ceux qui désirent y créer le chaos. C’est ce serment qui a été fait à nos valeureux martyrs.

 

 

 

Informations complémentaires

Vidéo de Rafaa sur le sujet de l'article

كيف أخترق المرتزقة التونسيون الحراك الجزائري

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QUI PAIE REPORTERS SANS FRONTIÈRES  (RSF) POUR RACONTER ÇA ?

Michel Collon reçoit Maxime Vivas

Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo

 

https://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=542:2020-12-22-01-14-36&catid=46:qprintemps-arabeq&Itemid=119

 

Dans ALGERIE

USA/ISRAËL : PREMIERE VICTOIRE D'ALGER ?

Par Le 19/12/2020

Le front Polisario plus coriace que prévu, Bolton appelle à un changement de cap

Saturday, 19 December 2020 7:28 PM  [ Last Update: Saturday, 19 December 2020 7:29 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

USA/Israël: première victoire d'Alger?

Selon le site Algeriepatriotique, une vaste cyberguerre a été déclarée à l’Algérie via le hacking d’un grand nombre de sites officiels hébergés en « . dz ». Une attaque informatique qui est loin d’être un effet du hasard vu qu’elle intervient dans la foulée de la normalisation de Rabat avec l’entité sioniste en échange de la reconnaissance de la souveraineté du trône marocain sur le Sahara occidental.

Le présentateur d’une chaîne arabophone basée à Londres se disait, commentant cette normalisation, littéralement scandalisé par le fait que le Maroc s’était si naïvement laissé piéger par un Trump qui « a revendu à Rabat son “emprise” déjà consolidée sur le Sahara occidental, et ce, en échange de l’honneur d’un trône marocain qui se réclame comme président du comité de Qods !"

Lire aussi: Les Émirats qualifient l’Algérie de menace : le décodage

 Le ministère sahraoui de la Défense a annoncé avoir enregistré, en un mois de guerre de libération, 185 tirs d’artillerie ayant ciblé 10 secteurs militaires de l’occupant tout le long du mur de la honte, soulignant que l’armée sahraouie se trouve dans une bonne position de combat pour poursuivre le bombardement des concentrations de l’armée marocaine.

L'Algérie met en garde Israël

L’Algérie met en garde Israël

L’annonce d’un engagement du Maroc à normaliser ses relations avec Israël et de la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara occidental a provoqué la colère d’Alger qui fustige des « manœuvres étrangères » voulant déstabiliser le pays.

La perspective d’une guerre d’usure se pointe. D’où sans doute ces murmures qui se multiplient un peu partout à travers la presse aux ordres et qui renvoie à l’intention marocaine de voir les troupes US s’installer au Sahara. Pris au piège par l’axe US/Israël, le fait est parti d’un scénario d’occupation signé US/Israël. Peut-être. Mais comme le disait ce matin la conseillère du président Assad, les projets des think tanks US, les peuples souverains n’en ont rien à cirer et évidemment à les contrer. L’extrême rapidité de l’ANP à s’organiser les mises en garde des hauts officiels algériens cette semaine semble avoir eu son effet, les USA ayant eu peur : alors que Bolton appelle Biden à revoir l’annonce pro Maroc de Trump au Sahara, l’axe US-Israël passe du mode actif au mode passif : les cyberattaques en étant la parfaite illustration. Autre signe du repli : le président français vient d’appeler son homologue algérien pour lui demander de ses nouvelles et pourtant Tebboune n’a pas hésité à défier la France en se rendant pour des soins en l’Allemagne...

Lire aussi : Puisque le Maroc s'est fait piéger, l'Algérie saura sauver le Maghreb de l'embrasement? oui à condition que...

Algérie: Israël s'implante en Libye

Algérie: Israël s'implante en Libye

Maghreb Press du 22 août 2020

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/19/641053/Alg%C3%A9rie-Cyber-attaque-H%C3%A9licopt%C3%A8re-Isra%C3%ABl-Normalisation

Dans ALGERIE

ALGERIE : CONTRIBUTION DE BOUALEM SNAOUI – LE PARLEMENT EUROPEEN EN ORDRE DE BATAILLE

Par Le 19/12/2020

Contribution de Boualem Snaoui – Le Parlement européen en ordre de bataille

décembre 19, 2020 - 9:31 3 Commentaires

 

 

 

Borell inversion des valeurs

Pour qui Josep Borrell sonne-t-il les cloches ? D. R.

Par Boualem Snaoui – On vit une drôle d’époque, une époque où l’inversion des valeurs et des rôles devient la norme. Au nom de la «liberté et de la démocratie», au nom des «droits de l’Homme», on organise des «chaos» et des guerres infâmes contre des peuples innocents et des nations à peine indépendantes, au profit des puissants. «C’est le nouveau monde».

Les guerres se préparent, elles se construisent, elles s’organisent, elles sont «le fruit amer» d’un long travail de fond, de préparation, de manipulations et de diabolisation, où l’on fabrique essentiellement des «pour la guerre» ; tous les «pour», sous différentes bannières médiatiques, politiques et militaires. Rien ne vient par hasard. Les «contre» sont cachés et on fait en sorte qu’ils n’existent pas. Il arrive que l’on fabrique des «pour» et des «contre» pour les besoins du scénario, préparé par des metteurs en scène souvent expérimentés dans ce type de montage de films de guerre. Ceux-ci logent généralement dans des demeures inaccessibles et fortifiées.

Les médias puissants des «pour», mobilisés en masse, comme à Hollywood, se chargent de diaboliser la cible confectionnée pour la production du film de guerre : il y a les gentils qui sont reconnaissables et, en face, ce sont les «méchants». Dans les scénarios, on reconnaît toujours les gentils qui, par ailleurs, sont toujours, comme dans les vrais films, les gagnants. Et gare à celui qui défend les méchants tout désignés. C’est un peu comme dans les westerns d’Hollywood : les méchants, ce sont toujours les Indiens exterminés, et les gentils, ce sont les cowboys.

«La faim» justifie les moyens, et le bourreau «médiatique» s’attèle à la diabolisation systématique de la victime toute désignée, en la faisant passer pour le tortionnaire. Durant cette phase de préparation, des mains expertes n’oublient pas de fabriquer des «slogans» à la chaîne, qu’on diffuse sur «les ondes de guerres». Cela fait partie du jeu de «massacres».

Dans le cas de l’Algérie, sur les écrans, dans la presse écrite affiliée à «la propagande démocratique», dans les Parlements, sur les réseaux sociaux et les «canaux officieux démocratiques», le ton se lit et se devine : on va faire la fête «au peuple algérien», avec en produit d’appel «un grand feu d’artifice» qui est déjà en préparation. Il n’y a plus qu’à se munir de ses lunettes 3D, pour voir les lumières «démocratiques» scintiller de l’autre côté de la rive, contre la dernière République «arabe» ; les monarchies sont-elles génétiquement démocratiques ou alors seront-elles consommées en dessert, car plus faciles à faire ingurgiter ? Les «chauffeurs» de foules et de «guerres démocratiques» s’activent, depuis de longues années, avec leurs «slogans inversés». Il n’y a qu’à voir leurs gueules de charognards essoufflés, avides de sang, pour se rendre compte que ces «vampires» ont fait du chemin : les marchands de mort vont se faire de l’or.

Les médias dominants et leurs appendices ont donc commencé le travail de diabolisation de l’Algérie depuis de nombreuses années, mais l’intensité et la généralisation du discours «civilisateur», dans la corbeille unique de désinformation médiatique, a pris une dimension titanesque ces derniers temps. Ils chauffent les foules. On raconte que les articles de presse commandés pour ternir l’Algérie et glorifier «la danse démocratique des bananes» se paient cash : jusqu’à 6 000 euros pièce. C’est un marché florissant, où même les slogans mis en phase sentent déjà l’odeur de la poudre : «régime», «société civile», «liberté et démocratie», «sauver des populations civiles», «détenus d’opinion», «communauté internationale», etc. C’est la pratique du théorème de «l’inversion des valeurs et des rôles», portée, y compris par une armée désignée sous le pseudonyme de la «société civile».

Accompagnant cet encerclement médiatique, l’encerclement politique bat son plein et a atteint des niveaux inégalés, avec les résolutions du Parlement européen votées contre l’Algérie et son peuple, confectionnées à la chaîne par ces temps de pandémie. Les deux résolutions (celle du 28 novembre 2019, et celle du 26 novembre 2020) attirent d’abord l’attention par l’intrigante unanimité politique (allant de l’extrême-droite à la gauche) jamais réalisée dans l’histoire mondiale et qui nous laisse pantois. Des députés européens, de droite, de gauche, des «Verts», de l’extrême-droite, qui ne s’accordent sur aucune des politiques engagées par le Parlement et les Etats de l’UE, se sont spontanément rassemblés comme un seul «homme, bien sûr par hasard, sans hésitations, sans réticences, pour voter une résolution contre l’Algérie et son peuple. Comment des députés de «gauche» peuvent-ils porter le même bulletin de vote que des «députés» de «droite» et/ou «d’extrême-droite» ?

Toutes les digues politiques sont tombées. Je me demande même si j’ai «le droit démocratique» de poser la question… Les cartes politiques sont totalement brouillées.

Dès les premiers constats, énumérés de A à Q, relevés dans la dernière résolution du 26 novembre 2020, quelle n’a été ma surprise lorsque j’ai lu, heureusement assis, que «les manifestations du Hirak se poursuivent en-ligne pour freiner la propagation du Covid-19» – «manifestants exprimant leur point de vue sur les réseaux sociaux». Ah bon ? Il y a des manifestations en-ligne détectées par le Parlement Européen ? Il fallait nous le dire, on se serait épargné, sur la place de la République à Paris, les câlins au LBD (lanceurs de balles de défense utilisés par de la police française) dans les mêlées (type match de rugby) parfumées au gaz lacrymogène, avec «les bleus» aux couleurs l’équipe de France, depuis plus de deux ans.

Dans le cas de l’Algérie, comment un Parlement européen a-t-il pu délibérer sur des manifestations sur les réseaux sociaux ? «Un truc de ouf», comme disent les jeunes. Peut-être que Jean-Dominique Merchet, dans son article sur «La cyber influence de l’armée française» nous a apporté une première réponse. Et quand je disais qu’en Algérie il y a «une armée de la société civile».(1)

En parcourant les injonctions des «maîtres» et leurs condamnations surprenantes, numérotées de 1 à 20, je me suis arrêté à l’alinéa 9, qui devrait être gravé dans le marbre. Le Parlement européen s’y dit «préoccupé par les sanctions prononcées contre les diffuseurs d’informations fallacieuses», souillant l’honneur de fonctionnaires publics et le «financement d’associations». Rien que ça, tiens, on ne savait pas qu’il fallait décorer les auteurs des «informations fallacieuses» et «blanchir les financements occultes des associations» en Algérie. L’ensauvagement est «halal» pour le peuple algérien. C’est bien le monde à l’envers, je vous le disais.

Le second élément qui saute aux yeux, ce sont «les injonctions» culturelles, ethniques, linguistiques, administratives, de politique judiciaire et constitutionnelle, allant même jusqu’à presque «exiger» – point 12 de la résolution – le remplacement du drapeau national algérien par un autre. Mais à quel titre un Parlement, censé traiter des affaires européennes, peut-il délibérer et imposer un drapeau, fabriqué dans les coulisses coloniales, à un pays tiers souverain ? N’est-ce pas que c’est troublant ? Le message du «Coran berbériste», que j’ai rédigé précédemment a été bien reçu, même si, «sans Tabbou», ce soldat de «l’armée de la société civile» m’avait interrompu en cours de route. A propos du film L’homme qui murmurait aux oreilles des chevaux, auquel il m’avait fait pensé, je disais que le cheval «de Troie» on le connaît ; il ne restait plus qu’à trouver l’homme. Eh bien, ça y est, bingo : ils l’ont trouvé.

L’injonction num. 14 vaut aussi son pesant d’or. Elle exige de l’Algérie, à la fois, une pleine reddition de comptes (mise sous tutelle) et un contrôle par des civils (déjà désignés à Bruxelles ?) des forces armées, ainsi que la subordination effective de ces dernières à une autorité civile. De mémoire d’antimilitariste et d’objecteur de conscience, je n’ai jamais vu une telle injonction à l’égard d’un Etat indépendant. Ils veulent y entrer «comme dans du beurre» ? Cela va rendre jaloux les militants et les paysans qui s’étaient soulevés contre l’expropriation de leurs terres à la suite du projet du ministre de la Défense, Michel Debré (UDR), d’agrandir le camp militaire du Larzac de 3 000 à 17 000 hectares. C’est José Bové qui doit faire un brushing à ses moustaches.

Voilà donc une idée, quelle est bonne, du Parlement européen, d’organiser des inspections de sites militaires algériens par l’armée de «la société civile» formée dans les écoles des «Printemps des révolutions colorées». Vous allez voir Ali Belhadj, BouSachi, «La Zoubida de la Gaff», «Amir Dz», «Saïd Samedi», «Ferhat le moine», «Sans Tabbou» de son prénom Karim, l’empereur du RCD, Zitout, Mourad «la Tartine», Rachid «le mécanicien», etc., venir inspecter les sites de l’armée algérienne !

Elle n’est pas belle la «révolution des bananes» ? Au moment où l’armée française vient d’annoncer, ce 4 décembre 2020, la production en série du «soldat augmenté». A ce stade, le message du Parlement européen aux Algériens est : «A vous le tribalisme, à nous soldat augmenté.» Vous vous rappelez des «courbés vers la terre de Salluste» ? On y est.

Finalement, les réponses sont à découvrir dans les travaux d’Ahmed Bensaada, qui décrit, entre autres, l’action des lobbys de la «printanisation» des pays, comme Open Society Foundations (OSF), dirigée par le milliardaire Georges Soros, Endowment for Democracy (NED), la United States for International Development (USAID) et Freedom House, pour faire exploser l’Algérie. Environ 40 000 lobbyistes qui arpentent les couloirs du Parlement bruxellois, soit autour de 50 par député européen. Bastien Lejeune, dans un article paru dans Valeurs du 25 novembre 2020 décrit «Comment l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates financent le Conseil de l’Europe».

Le «théorème des inversions des valeurs», qui est décrit comme une règle singulière pour l’Algérie, a fini par m’atteindre. Je me suis bouché le nez et j’ai jeté l’éponge.

Le plus spectaculaire, c’est de voir le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la sécurité, Josep Borrell, se réjouir sur son compte Tweeter de la normalisation des relations israélo-marocaines, qui viole la résolution votée par ce même Parlement européen le 10 avril 2002, demandant la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, signé le 20 novembre 1995 et entré en vigueur le 1er juin 2000. Au diable le «droit international», le nouveau monde : c’est le «droit du plus fort» tout court. On le savait déjà, mais là c’est plus clair ; sinon, l’Europe aurait exigé depuis longtemps l’abrogation de la circulaire «Alliot-Marie» CRIM-AP num 09-9006-A4. Cette dernière, datant du 12 février 2010, élaborée par la garde des Sceaux de l’époque, reconduite depuis par tous les gardes des Sceaux, criminalisant les militants du mouvement «BDS» : (Boycott Désinvestissement Sanctions), alors même que l’arrêt Baldassi du 11 juin 2020 condamnant la France, de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a jugé que l’appel au boycott des produits israéliens ne peut en soi constituer une infraction pénale : il est, en effet, couvert par la liberté d’expression.

Le Parlement européen avance donc parallèlement au «droit» et ne compte pas délibérer en fonction des condamnations prononcées par la Cour européenne de justice.(2)

Je ne sais pas s’il est utile de faire parvenir à Josep Borrel Fontelles le rapport num 4070 de l’Assemblée nationale française sur «la géopolitique de l’eau», enregistré le 13 décembre 2011 par la Commission des Affaires étrangères, présidée par Lionnel Lucas et dont le rapporteur est Jean Glavany, où des députés français dénoncent «Un nouvel apartheid» dans la gestion de l’eau en Israël.(3)

Ce qui est inquiétant, voire alarmant, c’est présentement la concentration des armées de l’Otan tout autour de l’Algérie, allant du nord au sud et d’est en ouest. Par ses frontières est, la Libye, depuis son effondrement, est devenue le siège de plusieurs bases de l’Otan, dont ceux de la Turquie, des monarchies du Golfe et de milices armées par différents belligérants. Au sud, le Tchad, le Niger et le Mali abritent des dizaines de bases militaires américaines, allemandes, françaises, émiraties, et des groupes terroristes divers s’activent sur les zones frontalières avec l’Algérie. Le centre opérationnel interarmées (COIA), centre névralgique de l’opération Barkhane, est installé au Tchad. Les Etats-Unis ont édifié l’une des plus importantes bases pour drones de l’armée américaine au Niger (à Agadez). Israël a fait une percée au Tchad, avec, à la clef, une coopération militaire soutenue. Le site Africa Intelligence rapporte que trois sociétés israéliennes spécialisées dans les domaines militaires et des télécommunications vont s’implanter au Mali. A l’ouest, la monarchie marocaine, qui organise des exercices militaires avec les armées de l’Otan et qui vient de normaliser officiellement ses relations avec Israël, a annoncé, le 21 mai dernier, la construction d’une base militaire dans la province de Djérada, à un kilomètre de la frontière avec l’Algérie. Les monarchies du Golfe viennent aussi souffler sur les braises, en apportant leur soutien à la monarchie du Maroc.

A côté de ce siège terrestre et aérien, le siège naval prend forme aussi. Le quotidien El-Espanol, en date du 5 juillet 2020, affirmait que l’accord militaire qui lie les Etats-Unis à l’Espagne sur l’occupation de la base navale de Rota, sur la côte atlantique dans le sud-ouest de l’île ibérique, arrive à expiration en mai 2021 ; l’armée américaine pourrait déménager ses navires vers la base de Ksar Sghir, dans le détroit de Gibraltar, au nord du Maroc. La disposition navale dans le Bassin méditerranéen oriental, impliquant la France, la Grèce, la Turquie, tous faisant partie de l’Otan, est aussi un facteur essentiel dont l’approche géostratégique.

A ma connaissance, il n’y a jamais eu autant de concentration d’armées et d’armes, depuis la première guerre du Golfe contre le peuple irakien en 1990, dans une région du globe, autour du Bassin méditerranéen. Il n’y a jamais eu non plus autant de concentration d’armes et d’armées en Méditerranée depuis la Seconde Guerre mondiale. Et la démilitarisation de cette zone n’est pas pour demain, surtout avec Karim Amellal, qui ne paraît pas blanc comme neige, ce cofondateur du site intellectuel Chou Chouf, proche de l’extrême droite algérienne du MAK(4), comme ambassadeur-délégué interministériel à la Méditerranée au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, dirigé par Jean-Yves Le Drian (ancien ministre de la Défense).

L’une des réponses à ce plan de guerre géostratégique se trouve dans le projet de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) porté par Nicolas Sarkozy, décrit par le cercle des économistes et Hubert Védrine (ancien secrétaire général de l’Elysée de 1991 à 1995, ministre des Affaires étrangères, signataire d’un rapport remarqué sur la France et la mondialisation !) dans leur feuille de route 5+5=32, Ed. Perrin, 2007. Il est précisé : «Ce livre est le premier à éclairer de manière aussi acérée l’avenir de la Méditerranée.» (5)

L’unique projet de paix qui vaille aujourd’hui, dans l’intérêt des peuples méditerranéens, est la démilitarisation de ce Bassin, que personne bizarrement n’évoque, si on arrive évidemment à annuler le rendez-vous du feu d’artifice au «peuple algérien» dont le coup d’envoi semble sorti des cartons, avec comme invités d’honneur : «Les terroristes, l’Otan, les monarchies arabes, Israël, la Russie et la Chine.»

On comprend mieux le «processus de transition» pour l’Algérie, réclamé par notre Commandeur Macron, et la déclaration de John O’rourke, chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, qui précise : «Nous observons avec intérêt le processus des réformes en Algérie.»

«Même si mes habits sont sales, comme les vôtres, laissez-moi me vêtir proprement tout seul.»

B. S.

1- https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/cyberinfluence-l-armee-francaise-se-fait-prendre-main-dans-sac-232025

2- https://echr.coe.int/Pages/home.aspx?p=reports&c=fre

3- https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/17/israel-s-indigne-d-un-rapport-de-deputes-francais-qui-denonce-sa-gestion-de-l-eau_1630909_3218.html

4- https://algerie54.com/2020/03/11/elections-municipales-a-paris/

5- https://lecercledeseconomistes.fr/5532-feuille-de-route-pour-une-union-mediterraneenne/

https://www.algeriepatriotique.com/2020/12/19/contribution-de-boualem-snaoui-le-parlement-europeen-en-ordre-de-bataille/

Dans ALGERIE

ALGERIE : TEBBOUNE, UN NOUVEAU BOUTEFLIKA ?

Par Le 17/12/2020

Tebboune, un nouveau Bouteflika ?

Publié par Gilles Munier sur 17 Décembre 2020, 08:08am

Catégories : #Algérie

par Nour-Eddine Boukrouh (revue de presse : Le Matin d’Algérie – 15/12/20)*

Le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune s’est adressé dimanche dernier par tweet aux Algériens depuis un lieu indéterminé après une disparition qui a duré près de deux mois. 

Dans un enregistrement de moins de cinq minutes dans une ambiance lugubre, il leur a annoncé qu’il était guéri grâce à Dieu et à la compétence des médecins algériens et allemands, et qu’il serait de retour au pays dans une à trois semaines. 

II a parlé de son absence comme l’aurait fait par skype avec sa famille inquiète un émigré dans la « ghorba » (exil) longtemps privé de moyens de communication. 

Mais quand il a récité les célèbres et émouvants vers du savant algérois Abderrahmane al-Thaâlibi (1384-1471), on ne savait pas s’il pensait à l’Algérie ou à lui-même : « Les humeurs de l’Algérie sont très inaccoutumées ; Pour les gens, jamais le malheur ne peut l’emporter. A chaque fois que par un désastre elle se trouve affectée, Ou bien qu’y apparaisse quelque adversité, Le Miséricordieux la fait suivre par une grande facilité ».

Si c’est à l’avenir de la patrie qu’il pensait, il doit se livrer à un profond examen de conscience pour justement résister à la tentation de devenir un nouveau Bouteflika car le pays ne le supporterait pas. A aucun prix, même celui du chaos, le peuple algérien n’acceptera cette perspective.

Il doit aussi se rappeler que quelques décennies après que le saint homme eut composé cette ode, l’Algérie rentrait dans une longue nuit coloniale qui allait durer plus de quatre siècles (occupation espagnole puis ottomane puis française). 

Si c’est à son propre sort qu’il songeait, nous lui souhaitons une longue vie à condition qu’il ne prenne pas en otage l’Algérie comme l’a fait Bouteflika. S’il est réellement guéri, bon retour à la présidence de la République ! S’il se sait irrémédiablement affaibli, qu’il organise son départ et aille se reposer chez lui le plus vite possible, sinon il sera à l’origine de problèmes terribles.

Son intervention inattendue, non annoncée, clandestine à certains égards, a fait l’objet de commentaires dont quelques-uns se sont arrêtés aux anomalies dont elle était truffée comme si l’homme voulait duper les Algériens en leur faisant croire qu’il ne lui est arrivé que ce qui est arrivé à Johnson, Bolsonaro et Trump, et qu’il allait par conséquent reprendre rapidement son travail au service de la nation. 

Ce n’est pas le cas car ces chefs d’États n’ont pas été évacués en Allemagne ; ils n’ont pas été soustraits à la vue de leurs compatriotes et isolés de tout contact avec eux durant deux mois ; le monde entier avait quotidiennement de leurs nouvelles et, surtout, leurs peuples n’ont pas été soumis aux épreuves humiliantes et préjudiciables que Bouteflika a fait subir à l’Algérie durant six ans.

La brusque réapparition de Tebboune avait en réalité pour but d’éviter le constat d’empêchement évoqué dans l’article 102 de la constitution en vigueur (devenu l’article 94 dans la constitution de Tebboune, rejetée par le référendum du 1er novembre dernier) en ces termes : « Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose à l'unanimité au Parlement de déclarer l'état d'empêchement…» 

Il a cessé « pour cause de maladie grave et durable » d’exercer ses fonctions depuis la mi-octobre sans que quiconque ne puisse y redire ou tenter une quelconque procédure car la constitution en vigueur (de même que celle par laquelle il se proposait de l’amender) ne précise pas à partir de combien de jours, semaines, mois ou années, le Conseil constitutionnel doit « se réunir de plein droit pour vérifier la réalité de cet empêchement et proposer au Parlement de déclarer l’état d’empêchement ». 

Il vient de s’octroyer trois semaines de répit supplémentaires en exploitant cette énième carence du texte constitutionnel algérien qui ne cesse d’être pris au dépourvu par les incessantes et innovantes turpitudes présidentielles. Dans trois semaines on sera le 3 janvier 2021, et Tebboune aura passé deux mois et demi à l’étranger sans qu’on n’y puisse rien. Ce n’est pas normal, ce n’est pas admissible.

Dans son speech sur tweeter, Tebboune a assuré aux Algériens qu’il suivait « heure par heure les affaires du pays » sans préciser depuis quand et pour combien de temps encore, et ajouté, dans une dérive surréaliste, qu’il « transmettait ses instructions à la présidence de la République » alors qu’en son absence nul fonctionnaire de la présidence n’est habilité à instruire des membres du gouvernement. Il aurait dû dire « au Premier ministre », mais il ne l’a pas dit pour on ne sait quel intriguant motif.

En réponse à la montée des tensions à nos frontières, il s’est contenté d’affirmer que l’Algérie était plus forte qu’on ne le pensait en ayant à l’esprit certainement sa puissance militaire dont chaque Algérien se réjouit, est fier et est prêt à donner sa vie. Cela, le monde entier le sait.

Pour ma part, je ne crois pas du tout à la probabilité que notre pays soit un jour attaqué militairement par le Maroc, une coalition arabo-israélienne ou la France. Je ne parle même pas des autres pays frontaliers. Si l’Algérie doit être affaiblie, poussée à la guerre civile, affamée, voire disloquée et dépecée, ce sera par des voies économiques, idéologiques et politiques. 

Notre premier ennemi c’est nous-mêmes : la fracture entre le pouvoir et le peuple, la gouvernance ignare et la gestion incompétente de nos dirigeants depuis des décennies, le populisme et le charlatanisme islamiste qui nous a coûté il n’y a pas longtemps des centaines de milliers de morts et des dizaines de milliards de dollars de dommages… Cela aussi, le monde entier le sait.

 

Nourredine Boukrouh est un intellectuel et homme politique algérien. Il a été ministre du Commerce (2002-2005). Il est l’auteur de nombreux ouvrages; et d’analyses reprises notamment par le site Oumma.com

*Source : Le Matin d’Algérie

Sur le même sujet, lire aussi :

Sur France-Irak Actualité: Archives Bouteflika (sélection)

 

Dans ALGERIE

L’AMBASSADEUR FRANÇAIS A ALGER FRANCOIS GOUYETTE : DU TAPIS ROUGE A LA GUILLOTINE

Par Le 12/12/2020

L’ambassadeur français à Alger François Gouyette : du tapis rouge à la guillotine

Un Ambassadeur doit représenter honnêtement et dignement son pays à l’étranger ! L’Ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, désigné par le Président E. Macron a été indigne ! Au lieu d’assumer sa noble fonction d’Ambassadeur, il s’est employé à mener des actions secrètes de subversion et de déstabilisation, selon le souhait de certains lobbys hostiles à l’Algérie ! Les « services » algériens l’ont débusqué. Il est grillé en Algérie. Il a perdu. Il n’a plus rien à faire en Algérie. Il doit rentrer chez lui ! (S. Nasser)

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Par Abdelkader S.

 Le successeur de Xavier Driencourt n’aura pas réussi à garder l’aura positive qu’il avait eue à son arrivé à Alger très longtemps. Accueilli sur un tapis rouge et gavé de commentaires dithyrambiques, François Gouyette avait tout pour «plaire» aux Algériens : il parle l’arabe algérien couramment et est marié à une Algérienne. Pourtant, quelques semaines à peine a-t-il pris ses quartiers à Hydra qu’il reçoit une salve nourrie de critiques et d’accusations de complot et d’ingérence.

«Croire que l’ambassadeur de France allait faire une fleur aux Algériens parce qu’il baragouine leur dialecte et que ses enfants sont à moitié algériens serait faire preuve d’une grande naïveté», estime un ancien diplomate sollicité par Algeriepatriotique. «Le remplacement du très controversé Xavier Driencourt, s’il avait été motivé par la volonté de Paris de calmer le jeu après une longue période de turbulences entre l’Algérie et la France, cela ne voulait aucunement dire que l’Elysée et le Quai d’Orsay allaient changer quoi que ce soit dans leur politique algérienne», insiste notre source.

«L’Algérie est un gros morceau et la France ne nomme pas n’importe quel diplomate à Alger», explique notre source qui rappelle que les deux ambassadeurs qui ont précédé Xavier Driencourt – Bernard Bajolet et Bernard Emié – à ce poste ont fini patrons des services du renseignement extérieur en France. «Il n’y a pas d’état d’âme en diplomatie», corrige notre source. «Le discours apologétique et la pratique encomiastique d’un ambassadeur, quel que soit le pays qu’il représente, est toujours à prendre avec des pincettes», fait remarquer cet ancien diplomate, en ajoutant que «les belles phrases sont destinées à cacher les véritables enjeux dont la trame est tissée dans les coulisses et les bureaux capitonnés».

«A ce jeu-là, tous les coups sont permis», indique notre source qui note que «derrière les sourires feints et les formules conventionnelles, la diplomatie est, en réalité, l’art du camouflage des coups fourrés pendant que les services secrets et autres acteurs agissent dans l’ombre pour défendre des intérêts d’Etat, provoquer des troubles ou encore influencer les gouvernements locaux dans les pays anciennement colonisés.» «François Gouyette n’est pas payé par le contribuable français pour faire des intérêts de l’Algérie son souci, mais pour exécuter la feuille de route que sa hiérarchie l’a chargé d’appliquer lors de sa désignation à Alger», rappelle notre source qui s’étonne que «ceux qui mettent en avant le rôle de François Gouyette dans le déclenchement de la guerre civile en Libye ne s’en offusquent que maintenant».

«L’ancien ambassadeur des Etats-Unis Robert Ford a fait de même en Algérie durant la décennie noire, lorsque son bureau était devenu le quartier général des islamistes et des théoriciens du GIA», indique notre source, en soulignant que ce dernier a terminé sa carrière en Syrie «où il a allumé la mèche d’un conflit armé qui bat son plein à ce jour». «Notre grand défaut est que nous ne retenons jamais les leçons et que nous sommes soit aveuglés par notre fierté excessive, soit facilement manipulables par la rhétorique de l’éloge», déplore cet ancien diplomate qui a requis l’anonymat.

A. S.

In « Algérie Patriotique »

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ALGERIE : SES INITIATEURS APPELLENT A LA REFONDATION DE L’ETAT. LA COORDINATION NATIONALE POUR UN CONGRES POUR LA CITOYENNETE EST NEE

Par Le 09/12/2020

 

Ses initiateurs appellent à la refondation de l’État. La Coordination nationale pour un congrès pour la citoyenneté est née

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Publié par Karim Aimeur
le 07.12.2020 , 11h00
258 lectures

 

 

 

 

 

Des collectifs et militants politiques viennent de lancer une nouvelle initiative politique. Regroupés au sein d’une organisation appelée la « Coordination nationale pour un congrès pour la citoyenneté», ils appellent à la tenue d’un congrès pour la citoyenneté dans l’objectif de réaliser les aspirations du mouvement populaire du 22 février 2019.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Dans une déclaration remise à notre rédaction, des représentants de cette coordination affirment que leur initiative « ambitionne de transformer la société et les institutions, de répandre et d’ancrer les idées et les valeurs de la démocratie ».
Affirmant que le pays traverse et affronte un moment décisif de son Histoire, ils ont appelé les collectifs citoyens, les associations, les syndicats et individualités engagés pour une issue démocratique et pacifique de la révolution populaire de février 2019 à « œuvrer avec nous pour concrétiser l’événement politique majeur du congrès pour la citoyenneté afin de se donner l’instrument de l’exercice de notre citoyenneté ».
Pour les promoteurs de l’initiative, en rejetant le système, le peuple algérien veut être maître de son destin. « C’est dans cette perspective qu’une période de transition indépendante vouée à un processus constituant est une réponse à la mesure du défi annoncé et à la hauteur de l’enjeu de l’inexorable avènement d’un réel ordre démocratique », ont-ils expliqué, regrettant que « devant des manifestations sans égales, la réponse du pouvoir est un lamentable et grossier mélange de répression, de récupération du discours du Hirak et d’instrumentalisation de la justice sur fond de négation des droits et libertés ».
À cela, ils ajoutent l’instrumentalisation de la crise sanitaire par le pouvoir. Ils estiment que le pays est devant une impasse.
Devant cette impasse qui menace le pays dans son intégrité, que faire ? Quels mécanismes et quelle stratégie sont nécessaires pour faire aboutir la citoyenneté en marche ? Quel modèle d’État voulons-nous pour l’Algérie ? s’interrogent-ils avant d’affirmer que l’auto-organisation apparaît comme la première étape d’une stratégie d’ensemble visant en définitive à faire émerger une organisation pérenne de la société civile.
« Cela passe par la mise en place d’une Coordination nationale chargée de préparer un congrès pour la citoyenneté. Celui-ci rassemblera les forces démocratiques citoyennes autour d’une plate-forme en accord avec les mots d’ordre du peuple en marche vers la conquête de ses droits », ont-ils soutenu.
Ils plaident pour une Algérie libre et démocratique où l’État est fondé sur le triptyque des droits, devoirs et libertés qui exige, selon eux, « la consécration des libertés individuelles et collectives, l’égalité en droits entre les hommes et les femmes et l’égalité de traitement entre les deux langues officielles ».
Ils appellent également à l’instauration d’un État civil ni religieux ni militaire, expliquant que la séparation entre le politique et le religieux garantit la paix civile et le vivre-ensemble.
Ils plaident aussi pour l’instauration d’un État de droit qui passe par la consécration de l’ensemble des droits de la personne humaine et de la citoyenneté effective, la séparation et l’équilibre des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire et l’indépendance de la justice. Ils plaident, enfin, pour un État social qui consacre la justice sociale, la solidarité citoyenne du développement durable.
K. A.

https://www.lesoirdalgerie.com/actualites/la-coordination-nationale-pour-un-congres-pour-la-citoyennete-est-nee-52645

 

Dans ALGERIE

AHMED BENSAADA : L'ALGERIE FACE A L'UNION EUROPEENNE (UE) ET SES LOBBYS

Par Le 07/12/2020

L’Algérie face à l’Union européenne et ses lobbys

Mardi, 01 Décembre 2020 17:24 Ahmed Bensaada

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Des milliers de lobbyistes arpentent les couloirs des différentes institutions de l’Union européenne, s’affairant à défendre les intérêts des milieux d’affaire, mais aussi ceux d’organismes œuvrant dans les domaines des « Droits de l’Homme » et de la « l’exportation de la démocratie ».

Par définition, les lobbys sont des groupes d’influence, de pression ou d’intérêts qui ont pour fonction d’influencer les décisions des femmes ou hommes politiques.

Comme on peut s’y attendre, ce « travail » ne peut pas se faire sans dérive. Une récente enquête portant sur les rapports financiers d’une de ces institutions a en effet montré comment elle était fortement infiltrée financièrement par certaines ONG influentes. Celle qui a le plus attiré l’attention est très certainement l’Open Society Foundations (OSF) du milliardaire américain (d’origine hongroise), George Soros. Cette fondation avait aussi défrayé la chronique en publiant une liste de ses « alliés fiables » au Parlement européen (2014-2019). Dans un article publié en 2017 par RT, on pouvait lire : « Sous forme de répertoire, la fondation de George Soros recense en effet les décideurs, députés et dirigeants européens en fonction de leur adhésion aux idéaux de la « société ouverte » (Open Society)[…]. Ce document recense 226 parlementaires (sur 751) considérés comme susceptibles de soutenir les valeurs de la « société ouverte » prônées par G. Soros et sa richissime fondation.

Parmi ses différentes activités, l’OSF s’implique activement dans la promotion de la démocratie. Dans ce domaine, elle travaille de concert avec de nombreuses organisations américaines spécialisées dans l’« exportation » de la démocratie comme la National Endowment for Democracy (NED), la United States for International Development (USAID) et Freedom House.

Il est de notoriété publique que l’OSF de G. Soros a été très impliquée, avec ces organisations, dans les révolutions colorées et le « printemps » arabe.

Cela explique pourquoi elles sont considérées comme indésirables dans de nombreux pays, particulièrement en Russie.

Mais que vient faire l’Algérie dans tout cela?

En fait, jeudi dernier, la blogosphère a servi de boite à écho à une nouvelle intéressante :  une résolution du Parlement européen contre l’Algérie. Encore une autre, vous allez