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COVID-19 : DES SOLDATS DE L’ARMÉE ALGÉRIENNE APPELLENT LEURS CONCITOYENS A RESPECTER LES RÉGLES D’HYGIENE ET DE CONFINEMENT DÉCIDÉES PAR LES AUTORITÉS

La visite du CEM à Bouira, 31 mars 2020

Des soldats algériens lancent un appel aux concitoyens confinés – vidéo

© Sputnik . Sputnik via le Ministère algérien de la Défense nationale

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Des soldats des différents corps de l’armée algérienne ont appelé leurs concitoyens à respecter les règles d’hygiène et le confinement décidé par les autorités pour endiguer le Covid-19, montre une vidéo publiée sur Internet par le service de l'information de l’armée.

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation menée en Algérie pour contenir la propagation de l’épidémie du Covid-19, la direction de l’information de l’Armée nationale populaire (ANP) a mis en ligne une vidéo montrant des soldats des différents corps de l’ANP appelant leurs concitoyens à respecter scrupuleusement les consignes d’hygiène et de confinement. Elle a par ailleurs assuré que l’armée était prête à toute éventualité.

Les éléments de l’ANP, choisis parmi toutes les régions du pays, se sont exprimés en arabe, en kabyle, en chaoui et en targui. Mais le message reste le même: «Notre devoir est d’être debout pour vous protéger et protéger le pays. Votre devoir à vous est de rester chez-vous et de respecter les règles de l’isolement sanitaire».

Par ailleurs, ils ont rendu hommage «à tous les médecins et les infirmiers qui sont en première ligne du combat contre le Covid-19».

L’armée prête à intervenir

L’Armée algérienne est en état d’alerte élevée, attendant l’ordre du Président Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale, pour intervenir avec ses unités de la santé militaire et ainsi venir en renfort au système sanitaire civil.

Visite du chef de l'état-major de l'ANP au 52e régiment de la santé militaire à Bouira

© PHOTO. SPUTNIK VIA LE MINISTÈRE ALGÉRIEN DE LA DÉFENSE NATIONALE

Visite du chef de l'état-major de l'ANP au 52e régiment de la santé militaire à Bouira

En effet, le général-major Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’ANP, a inspecté le 31 mars le 52e régiment médical de la wilaya de Bouira, en première région militaire, pour s’enquérir de l’avancée de sa préparation pour une éventuelle intervention, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN) dont Sputnik a reçu une copie.

Visite du chef de l'état-major de l'ANP au 52e régiment de la santé militaire à Bouira

© PHOTO. SPUTNIK VIA LE MINISTÈRE ALGÉRIEN DE LA DÉFENSE NATIONALE

Visite du chef de l'état-major de l'ANP au 52e régiment de la santé militaire à Bouira

En compagnie du général-major Abdelkader Bendjelloul, directeur central des services de la santé militaire, le chef d’état-major de l’ANP «s'est enquis des derniers préparatifs et dispositifs entrepris par l'ensemble des composantes de ce régiment, en prévision de toute intervention en soutien au système de santé national dans cette circonstance sanitaire exceptionnelle», indique la note du MDN.

Visite du chef de l'état-major de l'ANP au 52e régiment de la santé militaire à Bouira

© PHOTO. SPUTNIK VIA LE MINISTÈRE ALGÉRIEN DE LA DÉFENSE NATIONALE

Visite du chef de l'état-major de l'ANP au 52e régiment de la santé militaire à Bouira

Dans le même sens, M.Chanegriha «a inspecté de près les différents équipements modernes et les moyens médicaux dont dispose ce régiment, à l'instar de l'hôpital de campagne pouvant prendre en charge un nombre considérable de patients au cas où la situation le requiert», précise le document.

L’évolution de la situation

 

 

Le général-major Saïd Chengriha, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP) algérienne

© PHOTO. SPUTNIK VIA LE MINISTÈRE ALGÉRIEN DE LA DÉFENSE NATIONALE

Les haut-gradés de l’armée algérienne mettent la main à la poche pour lutter contre le Covid-19

Le Pr Djamel Fourar, directeur de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, a annoncé dans une déclaration à la presse que 623 patients sont actuellement traités à la chloroquine dans les différents hôpitaux du pays, 488 personnes sont sous contrôle médical et 46 en réanimation.

 

Enfin, il a fait état d’une hausse du nombre de personnes touchées par l’épidémie ces dernières 24 heures. Il a informé que 1.161 personnes contaminées par le coronavirus sont en ce moment hospitalisées dans différents établissements sanitaires à travers le pays. De plus, il a déploré 173 décès et signalé 90 guérisons. 45 wilayas sont désormais touchées par le virus.

https://fr.sputniknews.com/maghreb/202004071043498316-des-soldats-algeriens-lancent-un-appel-aux-concitoyens-confines--video/


 

L’ARMÉE ALGÉRIENNE EMPLOYEE POUR TRANSPORTER LES EQUIPEMENTS MÉDICAUX EN PROVENANCE DE CHINE

L’Algérie emploie l’armée pour transporter les équipements médicaux achetés à la Chine

 Depuis 5 heures  6 avril 2020

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avion_algerien_corona2

 Algérie - Maghreb - Monde arabe

 

Rédaction du site

avion_algerien_corona1avion_algerien_corona3Alors que les pays se permettent tous les actes de piraterie pour s’approprier les équipements et matériel médicaux qui luttent contre le Covid-19, l’Algérie a eu recours aux moyens forts pour s’assurer que ses commandes auprès de la Chine lui parviendront, sans lui être expropriés.

Pour les expédier, elle a utilisé deux transporteurs stratégiques de type Il-76 de l’Armée de l’air algérienne, rapporte le site Menadefense, cité par l’agence russe Sputnik.
Ils ont effectué un aller-retour Alger-Shanghai vendredi 3 avril, dans une mission de transfert rapide d’équipements et de matériel médicaux depuis Shanghai, en Chine, achetés par le gouvernement algérien.

avion_algerien_coronaAinsi, les deux Il-76 ont effectué leur mission «en moins de 48h» (26.000 kilomètres aller-retour), selon la déclaration du Premier ministre Abdelaziz Djerad venu dimanche 5 avril réceptionner la marchandise sur le tarmac de l’aéroport international d’Alger.

Les pays souffrant de la pandémie, surtout en Occident, où des défaillances médicales ont éclaté au grand jour, ont pour pallier utilisé les moyens les plus ingrats, confisquant du matériel destiné à leurs voisins.
Ainsi, la France a réquisitionné des millions de masques d’une société chinoise destinés à l’Italie et à l’Espagne.
Les Etats-Unis se sont accaparés des masques achetés et payés d’avance à la Chine, en les payant trois fois le prix.
Auparavant, ce sont les autorités tchèques qui avaient «arbitrairement saisi une énorme cargaison de 680 000 masques et de milliers de respirateurs que la Chine avait envoyée à l’Italie». Les exemples ne manquent pas.

Dans une déclaration à la presse dimanche 5 avril à Alger, le centre de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, a fait état d’une hausse, ces dernières 24 heures, du nombre de personnes infectées par l’épidémie qui touche 40 wilayas. Selon lui, il y a 1.078 personnes contaminées, 152 décès et 90 guérisons.  629 patients sont actuellement traités à la chloroquine , a-t-il aussi indiqué.

http://french.almanar.com.lb/1708456



 

ALGÉRIE : CONFIDENTIEL. PLUSIEURS DÉTENUS CONTAMINES AU CORONAVIRUS PLACES EN CONFINEMENT : PANIQUE ET ALERTE GÉNÉRALE DANS PLUSIEURS PRISONS

Confidentiel. Plusieurs détenus contaminés au coronavirus et placés en confinement : panique et alerte générale dans plusieurs prisons algériennes

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Alerte générale dans de nombreuses prisons algériennes. Plusieurs détenus ont été contaminés au coronavirus COVID-19 et ils ont été officiellement dépistés et détectés. Ces détenus ont été placés en confinement dans des salles réaménagées. Mais la situation n’est pas sous contrôle, a appris Algérie Part auprès de plusieurs membres du personne le l’administration pénitentiaire algérienne. 

Selon nos sources, les cas contaminés  au COVID-19 ont été recensés au niveau de la prison militaire de Blida, de la prison de Boufarik, la célèbre prison d’El-Harrach, Koléa, Batna, Béjaia et Tiaret. Toutes ces prisons abritent, désormais,  des détenus souffrant des symptômes au coronavirus COVID-19. Les gardiens et personnel de l’administration pénitentiaire tirent la sonnette d’alarme et ont exprimé ouvertement à leur hiérarchie leur crainte en raison du manque cruel de moyens de protection pour préserver leur santé. Les salles réaménagées et transformer en lieux de confinement sont petites et leur nombre est dérisoire. La plupart des prisons algériennes souffrent d’une surpopulation carcérale qui rend l’organisation d’un confinement sanitaire quasiment impossible.

Lire aussi  l’iran libère 70 000 prisonniers, la france 3500, la tunisie 1420 et l’algérie veut… remplir ses prisons !

Les services de l’infirmerie des prisons algériennes sont dépourvus des moyens médicaux nécessaires et ne peuvent pas prendre en charge un nombre élevé de détenus malades et contaminés. Les détenus les plus âgés et les détenus souffrant de maladies chroniques sont dangereusement exposés aux ravages de la pandémie Coronavirus COVID-19. Face à cette situation qui devient de plus en plus dangereuse, les autorités algériennes risquent de se retrouver avec de nouveaux foyers de l’épidémie. Toute la santé publique est en danger si rien n’est fait pour soulager les prisons algériennes.

https://algerie7.com/confidentiel-plusieurs-detenus-contamines-au-coronavirus-et-places-en-confinement-panique-et-alerte-generale-dans-plusieurs-prisons-algeriennes/


 

LA CHINE VA CONSTRUIRE EN ALGÉRIE UN HÔPITAL POUR SOIGNER LES MALADES DU CORONAVIRUS

Un médecin de l'hôpital central de Wuhan

La Chine va construire un hôpital en Algérie pour soigner les malades du coronavirus

© Sputnik . Hôpital central de Wuhan

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Dossier:

Propagation du coronavirus dépisté en Chine - 2020 (677)

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Pas moins de 9.000 travailleurs, 4.000 Chinois et 5.000 Algériens, seront soignés dans hôpital que Pékin compte construire en Algérie s’ils sont infectés par le coronavirus, informe l’agence Chine nouvelle.

La Chine va construire un hôpital en Algérie pour prendre en charge des milliers de travailleurs chinois et algériens dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, indique ce lundi 30 mars l’agence Chine nouvelle. Elle donne également des informations sur l’équipe médicale dépêchée sur place vendredi 27 mars.

«Un petit hôpital de protection sera construit en Algérie pour fournir des services médicaux de prévention et de lutte contre l'épidémie [du coronavirus, ndlr] à environ 4.000 travailleurs chinois et 5.000 travailleurs locaux», écrit l'agence Chine nouvelle.

Concernant l’équipe médicale

 

 

Un médecin algérien devant l'unité de consultation «Coronavirus» de l'hôpital El-Kettar à Alger.

© AFP 2020 RYAD KRAMDI

Alger instaure des sanctions sévères contre toute personne refusant «les soins, le dépistage ou le confinement»

Dans le cadre de ses efforts pour aider l’Algérie à lutter contre l’épidémie du Covid-19, la Chine a dépêché «une équipe médicale de sept membres et une équipe de travail de cinq membres», indique l’agence qui précise qu’elles «sont arrivées […] à Alger avec des fournitures médicales d’une valeur de 3,23 millions de yuans [455.000 dollars, ndlr]».

 

«Ce lot contient 500.000 masques chirurgicaux, 50.000 masques N95 et 2.000 combinaisons de protection médicale, ainsi que 10 respirateurs pour les soins intensifs», informe-t-elle.

Dans le même sens, elle relève que l'équipe médicale comprend du «personnel professionnel et technique spécialisé notamment dans la médecine respiratoire, les soins intensifs, la médecine cardiovasculaire, les soins intégrés de médecine traditionnelle chinoise et de médecine occidentale, la santé publique et la prévention des épidémies». «Il possède une riche expérience dans la prévention des épidémies», conclut-elle.

La maladie progresse en Algérie

 

 

L'explosion à l'aéroport d'Istanbul

© REUTERS / OSMAN ORSAL

Pourquoi Alger tarde-t-il à rapatrier ses ressortissant bloqués à Istanbul?

Le bilan de l’épidémie s’est alourdi ces dernières 24 heures en Algérie. Lors d’un point presse dimanche 29 mars à Alger, le directeur de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, le Pr Djamel Fourar, a affirmé que 449 personnes contaminées par le coronavirus étaient actuellement hospitalisées dans différents établissements sanitaires à travers le pays. De plus, il a déploré 31 décès et signalé 31 guérisons.

 

M.Fourar avait précédemment informé que 36 wilayas étaient désormais touchées par le coronavirus et que plus de 400 personnes suspectées d’être porteuses du virus étaient en état d’isolement sanitaire en attendant de recevoir les résultats de leurs analyses.

https://fr.sputniknews.com/maghreb/202003301043430257-la-chine-va-construire-un-hopital-en-algerie-pour-soigner-les-malades-du-coronavirus/


 

LES HÔPITAUX ALGÉRIENS COMMENCENT LE TRAITEMENT DES MALADES A LA CHLOROQUINE

 

Coronavirus : L’Algérie commence le traitement de ses malades à la Chloroquine

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Le ministre algérien de la Santé a annoncé, ce lundi, que les hôpitaux algériens ont commencé le traitement des malades atteints de coronavirus, selon des protocoles expérimentés et avérés efficaces, dans d’autres pays. Il a ajouté que le traitement employé est disponible et qu’il est, même, fabriqué en Algérie. En Allusion à la Chloroquine utilisée dans de nombreux pays européens avec d’assez bons résultats.

https://www.tunisienumerique.com/coronavirus-lalgerie-commence-le-traitement-de-ses-malades-a-la-chloroquine/

 

BLIDA, CAPITALE DE LA MITIDJA, LA WUHAN D’ALGERIE, SOUS CONFINEMENT TOTAL EST DÉSORMAIS COUPÉE DU PAYS

 

Désinfection contre le coronavirus.

Blida, la Wuhan d’Algérie: la région a été placée sous confinement total

© AFP 2020 RYAD KRAMDI

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Le chef de l’État algérien a décidé de placer sous confinement total la wilaya (département) de Blida, considérée comme l’épicentre national de l’épidémie de Covid-19. Abdelmadjid Tebboune, qui présidait lundi 23 mars une réunion du Haut conseil de sécurité, a également imposé un couvre-feu dans la wilaya d’Alger.

Blida, capitale de la Mitidja, plaine agricole située à 50 kilomètres au sud d’Alger, est désormais coupée du reste du pays. Au terme d’une réunion du Haut conseil de sécurité, tenue lundi soir, le Président Tebboune a ordonné le confinement à domicile de l’ensemble des habitants la wilaya «pour une durée de 10 jours renouvelables». «Les sorties à caractère exceptionnel doivent être autorisées au préalable par les services compétents de la gendarmerie ou de la sûreté nationale», précise également le communiqué du Haut conseil de sécurité.

 

 

Le Samu

© REUTERS / CHRISTIAN HARTMANN

Covid-19, en continu: l'OMS s'attend à voir le bilan humain «augmenter considérablement»

Lundi 23 mars, le bilan officiel faisait état de 230 malades en plus des 322 personnes soupçonnées d'être porteuses du coronavirus qui sont actuellement dans des structures hospitalières. Avec 125 personnes atteintes du Covid-19, la région de Blida est considérée comme le principal cluster de l’épidémie. Les Blidéens, qui ont appris la nouvelle en début de soirée, ne savent absolument de ce qui les attend. Le journaliste Fayçal Métaoui, qui réside habituellement à Alger, a choisi de revenir parmi les siens dans la ville depuis quelques jours. Il explique à Sputnik que cette décision du gouvernement ne comporte aucune disposition pratique, notamment en matière de ravitaillement de la population.

 

«Pour l’heure, nous n’avons aucune information sur les modalités de mise en œuvre de ce confinement. Le communiqué indique que des mesures d'exception seront prises pour assurer l'approvisionnement de la population en produits sanitaires et alimentaires, sans plus. Devrons-nous demander la permission à la police pour acheter un kilo de sucre? Certaines familles ont décidé de s’installer à Chréa, le mont qui surplombe la ville. Mais la situation sera difficile pour tous ceux qui resteront ici, notamment pour les jeunes», souligne Fayçal Métaoui.

Alger sous couvre-feu

Concernant la capitale, les autorités ont décidé d’imposer un couvre-feu de 19h à 7h ainsi qu’une série de mesures de distanciation sociale. Les rassemblements de plus de deux personnes sont interdits, y compris dans les taxis et les véhicules personnels. Ces dispositions peuvent être élargies à toute autre wilaya qui sera confrontée à un grand nombre de cas de Covid-19.

 

 

Un agent municipal désinfecte un bus contre le coronavirus à la station Kherrouba à Alger

© AFP 2020 RYAD KRAMDI

Fatwa, confinement et rationalisation du Hirak, l’Algérie face au Covid-19

Il faut dire que de nombreuses familles algériennes n’ont pas attendu le feu vert des autorités pour se mettre en confinement volontaire. Les rues de la capitale et des principales villes du pays sont résolument vides depuis près d’une semaine, les habitants redoutant un scénario à l’italienne. Par ailleurs, la pression sur les structures hospitalières augmente quotidiennement et les professionnels de la santé publique dénoncent l’absence de moyens de protection. C’est notamment le cas du Syndicat national autonome des techniciens anesthésistes-réanimateurs de santé publique (SNAMARSP) qui a adressé vendredi 20 mars une lettre au ministre de la Santé pour faire part de certaines exigences.

 

«Notre syndicat vous informe que ses adhérents ont fait le serment devant Dieu d’être en première ligne pour protéger la Nation dans toutes les situations et qu’ils ne ménageront aucun effort en faveur du pays jusqu’à ce que ce virus soit vaincu, et ce quel que soit le prix à payer. En contrepartie, nous exigeons la mise à disposition de moyens de protection efficaces et refusons formellement d’être sacrifiés dans le cadre de pratiques visant à jeter de la poudre aux yeux de l’opinion publique», précise l’organisation syndicale.

Stade 3 ou Phase 6?

Le ministre de la Santé, qui se montrait rassurant jusqu’à présent, semble avoir pris conscience de l’ampleur de la catastrophe sanitaire vers laquelle se dirige inexorablement l’Algérie. «L’Algérie est entrée en phase 3 de l’épidémie du coronavirus et, par conséquent, on doit se préparer au pire», a déclaré dimanche Abderahmane Benbouzid, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, sur les ondes de la radio publique.

 

 

Alger

© SPUTNIK . KAMAL LOUADJ

Un malade au Covid-19 en cavale en Algérie arrêté par la police - vidéo

Rien n’a encore été décrété officiellement concernant ce nouveau palier d’alerte –qui a en réalité été emprunté au Plan national de prévention et de lutte «Pandémie grippale», un guide d’aide à la préparation et à la décision élaboré par l’État français en 2009 pour faire face à la pandémie de grippe A/H1N1. L’Algérie dispose d’un guide similaire, le Plan national de préparation à une pandémie de grippe A/H1N1. La période dite de «transmission accrue et durable dans la population générale» est désignée comme étant la Phase 6 et non pas le Stade 3.

 

Effet exponentiel

Jusqu’à présent, la question d’un confinement généralisé de la population n’a toujours pas été tranchée par le gouvernement. Le 19 mars, le Président Abdelmadjid Tebboune avait tout juste renforcé le dispositif de lutte contre le coronavirus en appliquant de nouvelles mesures de distanciation sociale: suspension de tous les moyens de transport en commun publics (terrestre, ferroviaire et aérien, fermeture temporaire des cafés et restaurants dans les grandes villes et démobilisation de 50% des employés).

Mais le temps presse et des voix s’élèvent pour appeler à l’application en urgence d’un confinement généralisé. À l’instar de ce statisticien resté anonyme qui a réalisé une simulation largement relayée sur les réseaux sociaux et dans laquelle il précise que l’Algérie doit impérativement imposer une mesure de confinement strict avant d’atteindre la barre des 50 décès. Selon lui, si le pays n’agit pas dans ce sens, il sera confronté à une croissance exponentielle du nombre de malades contaminés, et donc de personnes décédées. En l’absence de confinement strict, le nombre de victimes pourrait chaque jour augmenter de +35%.

«Sur le plan statistique, il est difficile de réaliser des simulations sur la croissance de la contagion en l’absence de données précises. Dans le cas du Covid-19, les épidémiologistes estiment que le nombre moyen de personnes auxquelles un malade risque de transmettre la maladie est de 2,3 à 2,6. 

 

Coronavirus

© REUTERS / JAVIER BARBANCHO

La police algérienne débarque en plein mariage et place tout le monde en quarantaine - vidéos

Il suffit d’entrer ces données dans un tableau Excel pour se rendre compte que le nombre de personnes infectées peut atteindre un million en seulement deux mois. La croissance exponentielle est réelle et seule une mesure de confinement strict peut éviter un désastre sanitaire car elle permettra de casser le processus de transmission», explique à Sputnik l’ingénieur en informatique Abderrahmane Bouzouad.

Le recours à un confinement général semble donc inévitable. Le Président Tebboune, qui a pris ses fonctions en décembre 2019, se trouve face à une des pires crises auxquelles ait été confronté le pays. En plus de la gestion de la pandémie du Covid-19, il doit trouver au plus vite des solutions réalistes pour éviter que l’Algérie ne sombre dans la faillite économique à la suite de la chute du prix du pétrole.

https://fr.sputniknews.com/maghreb/202003241043376537-blida-la-wuhan-dalgerie-la-region-a-ete-place-sous-confinement-total/


 

19 MARS 1962 : CESSEZ - LE - FEU EN ALGÉRIE 

19 MARS 1962 : CESSEZ LE FEU EN ALGERIE 

   

19 MARS 1962 : CESSEZ LE FEU EN ALGERIE 



Il y a 58 ans, le 19 Mars 1962, le cessez-le-feu proclamé officiellement sur le terrain ouvrait la porte à la fin de la guerre d’Algérie. Les accords d’Evian du 18 mars étaient approuvés par un référendum adopté par 91 % des Françaises et des Français. Ainsi, la très grande majorité des citoyennes et citoyens voyaient enfin finir un cauchemar pour les peuples de France et d’Algérie.

En ce jour anniversaire, n’oublions pas tous les morts de cette guerre, les 28.000 militaires Français tués, les centaines de milliers revenus blessés ou malades, toutes les victimes Algériennes (civiles ou combattantes) et tous les déracinés par l’histoire.

Rendons hommage à tous les soldats du contingent, aux officiers et sous-officiers républicains qui ont sauvé la République en refusant de suivre les généraux putschistes et leurs complices, lors de la tentative de coup d’Etat d’avril 1961 pour empêcher le processus qui a mené à la Paix.

L’exigence de commémoration officielle du 19 mars 1962 que nous exprimons constamment avec des associations, est un acte de mémoire et de vérité qui concerne aussi bien l’Histoire présente de la France que celle de l’Algérie.

Dans ce sens, il est nécessaire de rappeler notre exigence d’abrogation de la loi du 23 février 2005, qui veut banaliser et réhabiliter aux yeux des gens le colonialisme subi par l’Algérie et d’autres pays africains.

Aujourd’hui encore, les anciens combattants en Algérie, au Maroc et en Tunisie, toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux valeurs républicaines, de Liberté, d’Egalité et de Fraternité doivent s’unir pour s’opposer à la réhabilitation des criminels de l’OAS, à leurs complices revanchards d’aujourd’hui que certains présentent comme des héros et, d’une manière plus générale, s’opposer à tous ceux qui tentent de semer et d’entretenir la haine, le mépris, le racisme et la xénophobie.

Cinquante huit ans après la fin de la Guerre d’Algérie, il est grand temps que les peuples Français et Algérien entretiennent des relations de Paix, d’Amitié et de Solidarité. 
Au nom du souvenir de tous les morts, bâtissons ensemble une ère de Paix à laquelle aspirent tous les peuples du monde.

 

C’est le lundi 19 mars 1962, à midi, il y a 58 ans, que le Cessez-le-Feu, décidé à la suite des accords d’Évian, fut appliqué sur tout le territoire algérien et que les armes se sont tues.

 

La décision du gouvernement français d’envoyer l'armée, entre 1952 et 1962, en Algérie, au Maroc et en Tunisie a profondément affecté dans leur existence, leur santé, leur vie familiale et professionnelle, ceux qui ont été contraints de servir dans ses rangs. Trois millions d’appelés ont été en effet confrontés à la guerre pendant ces dix années. 28 000 soldats français ont été tués, près de 250 000 blessés, frappés de maladie, et tant d’autres durement marqués psychologiquement, à vie, par un conflit où plus d'un million dAlgériens ont trouvé la mort.

La paix, obtenue le 19 mars 1962, souhaitée par une majorité de Français, est due aussi aux mouvements de jeunes appelés, de salariés dans les entreprises, avec le soutien d'une partie de la population, contre une guerre qui ne disait pas son nom. Poursuivons les combats pour la liberté et la souveraineté des peuples, contre le colonialisme, avec de nombreux progressistes, souhaitons que cette journée de commémoration du 19 mars, qui marque l’arrêt des combats, journée du souvenir des nombreuses victimes de cette guerre, soit l'occasion pour notre pays de tirer les enseignements de cette période de notre Histoire.

La France doit reconnaître s’être engagée, entre 1952 et 1962, dans une véritable guerre. Cette reconnaissance passe notamment par l’égalisation des droits entre toutes les catégories d’anciens combattants. Enfin, l'engagement, en pleine clarté, dans un travail de mémoire historique, contre l'oubli des victimes et des souffrances des combattants et des populations, permettrait de mener, aujourd'hui, le combat contre toutes les tentations de dominations néocolonialistes, en soutien aux peuples en lutte pour leur liberté.

Jacques Tourtaux

Soldat communiste, appelé insoumis contre cette guerre coloniale

ALGÉRIE : LE CORONAVIRUS N’ARRÊTE PAS LE SOULÈVEMENT POPULAIRE

Algérie: Malgré le coronavirus, le soulèvement populaire se poursuit

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Avec l’épidémie de coronavirus, les autorités algériennes   avaient  décidé de suspendre toutes  les manifestations sportives, culturelles et politiques, et donc le hirak, le mouvement de contestation populaire. Des mesures qui n’ont en rien  dissuadé les algériens qui sont descendus pour le 56 ème vendredi consécutif,   par milliers   dans les rues  à Alger et dans les autres villes du pays ,  demandant avec la même constance et détermination,  l’instauration d’une démocratie authentique et la fin de ce régime  jugé  corrompu et illégitime.

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ALGÉRIE : LE POUVOIR RESSORT LA CARTE DE LA REPRESSION

Le pouvoir ressort la carte de la répression

Par

 ABDEL Fakry

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Arrestations musclées, bastonnades et blessures caractérisées ; la marche avortée de samedi dernier marque un tournant dans le comportement du pouvoir face à la révolution populaire. Les images de policiers traînant par terre des manifestants, partant à la chasse des citoyens ou matraquant, de manière quasi systématique, ceux qui se trouvaient sur leur passage et s’acharnant sur une femme tombée par terre, ont choqué.

C’est en effet l’une des rares fois depuis le début de la révolte populaire où la police a fait montre d’un tel degré de violence. Des interpellations ont eu lieu depuis le début du hirak. Mais l’usage d’une telle violence n’a jamais été atteint. Ironie de l’histoire, un communiqué de la police nie tout en bloc.

Au temps des réseaux sociaux où tout se sait à la seconde près, les services de la DGSN ont tenté de nier l’évidence : si personne n’a nié le rôle de maintien de l’ordre et de la protection des vies et des biens, rien ne peut expliquer ni justifier ce déchaînement de violence. Cela s’est déjà produit, mais à chaque fois, les services de police ont évoqué des cas isolés et promis des enquêtes dont on ne connaît jamais l’issue. Signe de la recrudescence de la violente répression policière : pour la première fois depuis des mois, des journalistes ont été arrêtés alors qu’ils exerçaient leur métier. Pis encore, pour éviter de les accuser en tant que journalistes, les services de sécurité ont reproché à Khaled Drareni et ses amis d’être coupables d’incitation “à attroupement illégal”.

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C’est ce qu’ont affirmé certains avocats. Le complément d’enquête demandé par le procureur de la République contre le journaliste risque-t-il de faire apparaître de nouvelles accusations ? Surtout que Khaled Drareni avait déjà rappelé que les services de sécurité lui ont reproché des publications sur twitter. Le pouvoir n’en finit pas de montrer ses paradoxes. Au lendemain de la répression contre les manifestants, le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune a salué “le rôle positif” joué par les femmes dans le hirak.  Un discours aux antipodes de la réalité du terrain. Mais cette dualité a été le marqueur du pouvoir depuis le début du hirak.

Souffler le chaud et le froid, telle est donc la marque de fabrique d’un pouvoir qui ne change que dans les discours. Pendant qu’Abdelmadjid Tebboune évoque un “hirak béni”, les services de sécurité se comportent inversement, arrêtent, interpellent et empêchent les citoyens de manifester. Si des manifestants et les leaders du hirak considèrent que le pouvoir emploie la politique de la carotte et du bâton, d’autres pensent, au contraire, que ces contradictions sont en fait le fruit de “résistances” au sein des appareils de l’État.

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C’est ce que soutient Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, première personnalité partisane à être reçue par le chef de l’État dans le cadre des consultations “pour la révision de la Constitution”. L’homme s’appuie sur le fait que malgré les promesses d’Abdelmadjid Tebboune, les choses évoluent différemment sur le terrain. Même le porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer a soutenu, lors d’une récente sortie médiatique, que des “résistances” existent face au projet de changement que proposerait le pouvoir actuel. Le ministre de la Communication a même trouvé “ridicule” le fait que des médias, dont ceux du gouvernement, ignorent le hirak. Mais cette chape de plomb se poursuit. Et les bonnes intentions n’ont pour l’instant rien produit.

Source :liberte-algerie.com

https://algerie7.com/le-pouvoir-ressort-la-carte-de-la-repression/


 

ALGÉRIE : LE HIRAK, C'EST UN AN DE LUTTES ÉMANCIPATRICES

 

Le Hirak: un mouvement exceptionnel
Vendredi dernier, les Algériens, par dizaines de milliers, sont descendus dans les rues du pays pour la 53e semaine consécutive. Le Hirak, ce soulèvement pacifique, radical et fraternel, qui a débuté voici un an, s'est tout à la fois élevé contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika mais aussi contre la corruption, l'autoritarisme, le libéralisme rentier, le chômage, les inégalités conduisant parfois à l'exil forcé. La politisation des expériences personnelles des injustices, du mépris de la classe dirigeante, des humiliations accumulées s'est cristallisée dans un rejet du "système" et la volonté de voir émerger un État juste, un État civil, une éthique. Après avoir obtenu l'indépendance du territoire en 1962, le peuple algérien s'est engagé pour une nouvelle indépendance, celle du peuple par rapport à un régime honni.
Dans cette révolution, qui s'inscrit dans la longue durée, les acquis sont considérables. Les Algériens ont imposé le départ d'A. Bouteflika. Ils ont balayé les digues de la peur, se sont réappropriés l'espace public, ont dénudé la brutalité des mécanismes du pouvoir élargissant de manière irréversible le fossé entre le peuple et la caste qui le monopolise. Avec le Hirak, rien ne sera plus comme avant. Pour autant, on ne se débarrasse pas d'une dictature aussi facilement. Certes, le pouvoir a fait quelques concessions, des responsables politiques ou des dirigeants des milieux d'affaires ont été emprisonnés ou écartés mais les manifestants ne sont pas parvenus à démanteler le système autoritaire. L'état-major, qui détient la réalité du pouvoir, s'est opposé à toute transition et à toute solution négociée. Les généraux ont imposé leur agenda en organisant un scrutin présidentiel dans la perspective de rejeter tout changement profond et de régénérer le "système".

La contre-offensive du pouvoir
Candidat du défunt chef d'état-major Gaïd Salah, le nouveau président Abdelmadjid Tebboune, s'il restaure une apparence de normalité, n'a aucune légitimité auprès d'une grande majorité d'Algériens qui ont massivement boycotté cette consultation. Cet homme du sérail, qui n'est que la façade civile du pouvoir détenu par les décideurs de l'armée, accède à la magistrature suprême à la suite d'une véritable mascarade électorale.
Mal élu, il multiplie depuis les discours d'apaisement, les initiatives, dialogue, flatte le Hirak dont il prétend être l'incarnation, reçoit habilement des chefs de partis ou des personnalités semant ainsi un certain trouble, annonce une kyrielle de réformes tout en ménageant l'armée: "cette colonne vertébrale du régime".
Derrière ce simulacre de rupture, le "système" s'emploie à se reconfigurer en s'inscrivant dans le sillage de l'ordre ancien. Les libertés publiques continuent d'être bafouées. En dépit de la libération de quelques détenus d'opinion, 120 d'entre eux demeurent derrière les barreaux et 1300 procédures judiciaires sont en cours. Les provocations du régime et la répression demeurent brutales comme en témoignent les violences récentes en Kabylie. La liberté de réunion est toujours entravée alors que les journalistes font face au harcèlement constant de la police. Les institutions liberticides restent en vigueur. A. Tebboune a institué une commission visant à réformer la Constitution mais les premières annonces tonitruantes ne masquent pas un simple toilettage qui ne touche pas à la concentration des pouvoirs dans les mains du Président. Avec l'éventualité d'une consultation législative, le pouvoir pourrait être tenté de remettre en scelle une nouvelle génération d'islamistes dont les conceptions rétrogrades ne sont pas si éloignées de celles des chefs de l'armée. Le nouveau chef d'état-major Saïd Changriha dans la continuité de son prédécesseur use à l'égard de la population de la rhétorique de la peur, stigmatise les Kabyles et dénonce le "complot" étranger derrière les manifestations populaires. Enfin le pouvoir actuel joue le grand retour de l'Algérie sur la scène internationale. A. Tebboune multiplie les initiatives diplomatiques pour y puiser une légitimité extérieure et rappeler le rôle protecteur de l'armée dans la crise libyenne notamment. Cependant, pour qu'une diplomatie puisse se dessiner, il faut en avoir une idée claire et dégager des lignes stratégiques ouvertes sur le monde d'aujourd'hui. Cela est loin d'être le cas.
Le principal défi auquel se confronte le nouveau gouvernement demeure la situation économique totalement dépendante des hydrocarbures et des importations. La baisse des prix du pétrole limite les ambitions et surtout la capacité d'acheter la paix sociale. Il n'est pas exclu, comme en 1988-1992, que le pouvoir ait recours au FMI et impose une nouvelle cure d'austérité alors que la corruption et le pillage des ressources naturelles se poursuivent.
Dans ce contexte renouvelé et de montée des exigences sociales, le Hirak doit faire face à de nouveaux défis.

Avenir pour le Hirak ?
En dépit de quelques signes d’essoufflement, les mobilisations se poursuivent et le Hirak continue à structurer la vie politique. Ainsi une contestation structurelle, durable s'est installée dans le pays. Elle revêt un caractère pluriel unissant des forces sociales diverses, des idéologies et des projets parfois concurrents. S'il est non-homogène ce mouvement s'est uni autour de revendications claires pour mettre en œuvre une transition démocratique avec la nécessité de voir désormais le pays gouverné par des personnalités indépendantes, une mise à plat des institutions et l'élection d'une Assemblée constituante.
Les revendications pour l'égalité femmes/hommes demeurent un enjeu majeur d'autant que l'implication des femmes a été et demeure massive. La présence d'un carré dédié dans les manifestations leur a donné une immense visibilité. Cela ne constitue pas une nouveauté car les mouvements féministes se sont structurés tout au long du XXe siècle dans une société conservatrice. La tendance dans les mouvements présentant un caractère de globalité est souvent de remiser à plus tard les revendications des femmes mais celles-ci ont tenu bon. Le rejet de toutes les oppressions en Algérie, comme ailleurs, passe aussi par le bannissement de toutes les formes de domination patriarcale. Les droits des femmes sont consubstantiels de la démocratie et chacun a bien conscience que le pouvoir actuel, en décalage avec les évolutions sociétales, n'a pas l'intention de proscrire le rétrograde Code de la Famille qualifié de Code de l'Infamie.
La non-structuration du Hirak a constitué une force ne donnant aucune prise à la manipulation tout en formulant une critique du système politique représentatif. A l'étape actuelle, même si cela fait débat, sa structuration se pose d'autant que les partis politiques traditionnels sont largement discrédités et peinent à se réinventer. La tâche est malaisée car la société civile a été broyée par des décennies d'autoritarisme et le pouvoir algérien a empêché par tous les moyens l'organisation du mouvement. En dépit de ces entraves, des figures nouvelles ont émergé qui peuvent contribuer à l'organisation de la société civile pour atteindre les objectifs du Hirak.

Si le pouvoir a montré sa capacité de résilience, les Algériens viennent de poser les jalons d'un sursaut démocratique. Alors que le pouvoir s'étiole, le Hirak travaille à l'émergence d'une Algérie ouverte sur le monde, libre, juste et égale. Le Parti communiste français, dans le respect de l'indépendance du peuple algérien, exprime sa totale solidarité avec cette lutte émancipatrice.

Pascal TORRE
responsable adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source :  https://www.pcf.fr/algerie_avec_le_hirak_un_an_de_luttes_emancipatrices