LA POSITION DE L’ALGERIE EN ACCORD AVEC LE HEZBOLLAH DANS SA RESISTANCE CONTRE « ISRAËL »

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  • Le 01/11/2016
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Ex-premier ministre algérien: notre désaccord avec l’Arabie Saoudite est vieux, point de désaccord avec le Hezbollah dans sa résistance contre l’entité sioniste

 Depuis 14 minutes  1 novembre 2016

belkhadem

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Rédaction du site

L’ancien ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, a affirmé que  » les différends entre l’Algérie  et l’Arabie Saoudite sont politiquement vieux, soit depuis le règne du roi Faysal  » soulignant que  » nous ne pouvons pas en être en désaccord avec le Hezbollah dans sa résistance à l’entité sioniste, surtout qu’il fait partie des composantes du peuple libanais, telle est la position de l’Algérie. »

Dans une interview avec la chaine américaine CNN arabe, Belkhadem a expliqué les relations algéro-saoudiennes:  » nos différends politiques avec l’Arabie datent depuis le règne du roi Faysal, quand le président Hawari Boumdine a adopté une politique socialiste en Algérie. Nos frères en Arabie Saoudite  pensaient que le socialisme était  le résultat du communisme et que le communisme prônait l’athéisme. Et donc, ils ont confondu entre une orientation économique du pays et entre la doctrine constante des Algériens qui est l’Islam ».

« Par la suite, notre désaccord avec l’Arabie  s’est appronfondi avec la question des prix du pétrole, sachant que l’Arabie saoudite est le plus grand producteur au sein de l’OPEP, et donc il est évident pour nous, que le plus grand producteur sache tenir compte des  intérêts des petits producteurs. Surtout que   tous nos revenus provenaient du pétrole et du gaz, et donc plus le prix du baril chutait et plus nous accumulons des pertes et des  dépenses » a-t-il poursuivi.

Interrogé sur le rapprochement de l’Algérie avec l’Iran, l’ex- ministre algérien des Affaires étrangères a répondu : « Ce genre de rapprochement ne concerne pas uniquement  l’Iran, mais comme il existe un profonde rivalité entre  l’Iran et l’Arabie Saoudite, automatiquement, on a tendance à qualifier tout rapprochement envers le premier comme un éloignement du second. C’est une fausse approche.. car les positions de l’ Algérie n’ont pas changé envers les causes justes ou envers les   États qui permettent aux pays du Tiers monde de profiter de leurs  ressources naturelles et de leur développement « .

Interrogé si la position de l’Algérie envers le Hezbollah libanais est influencée par  l’Iran, Belkhadem a répondu: « Certes non, il n’existe aucune influence venant de l’Iran.  C’est une position algérienne , souveraine, fondée sur la logique: le Hezbollah est reconnu en tant que parti libanais, présent au sein des institutions libanaises ,au Parlement et aussi dans le gouvernement sans compter dans les conseils municipaux, et donc comment classer un parti présent dans le  pouvoir , dans un État souverain,  membres des Nations Unies comme  terroriste « ?

Et de poursuivre :  » a contrario, si  cette classification est vraie alors cela signifie   que le terrorisme est partout dans les institutions libanaises de l’Etat, ce qui est faux.  On peut ne pas s’accorder avec Hezbollah sur son orientation doctrinale ou confessionnelle, mais on ne peut pas  être en désaccord avec le Hezbollah dans sa résistance à l’entité sioniste, surtout qu’il fait partie de l’une des principales composantes du peuple libanais, telle est la position de l’Algérie ».

Concernant la position de l’Algérie envers la Syrie , l’ex-ministre algérien des Affaires étrangères a souligné : « Il est injuste envers ceux qui ont voté , voire inapproprié de qualifier un Etat ou un régime ou un président d’illégitime  alors qu’il a été élu par  le peuple . Regardez ce qui se passe  dans la région, en général les choses commencent par le slogan des libertés, ensuite on accorde aux gens les possibilités d’instaurer un système démocratique puis  les choses se déteriorent et se terminent dans le chaos et la guerre civile ».

« C’est ce qui s’est  passé en Irak , au Yémen, en Libye et  en Somalie. Est-ce ce destin qu’on veut  à la Syrie ? devenir comme l’Irak, ou pire comme la Somalie ? C’est pourquoi l’ Algérie a affirmé que cette question dépend uniquement de la volonté du peuple et non pas  de l’ingérence extérieure » a-t-il conclu.

Source: Agences

http://french.almanar.com.lb/76789


 

 

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