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LE PARTI COMMUNISTE REUNIONNAIS APPELLE A LA SOLIDARITE AVEC HAÏTI

Par Le 17/08/2021

16 Août 2021

Le tremblement de terre a fait de nombreuses victimes
Parti Communiste Réunionnais / 16 août 2021
Le Parti communiste réunionnais interpelle la Région, le Département, les communautés d’agglomération et les communes afin qu’elles unissent leurs efforts de solidarité envers le peuple haïtien en votant une aide d’urgence et en interpellant le gouvernement français afin qu’il vienne massivement en aide aux victimes du tremblement de terre du 14 août.

Haïti a été frappé par un séisme de forte intensité : 7,2 sur l’échelle de Richter qui en compte 9 niveaux. On dénombre déjà plusieurs centaines de morts et des milliers de disparus, ensevelis sous les décombres. Les dégâts matériels sont très importants. Les équipements et infrastructures du pays ont été endommagés. L’arrivée des cyclones risquent de compliquer la situation.

Le spectre du tremblement de terre de 2010 hante encore les esprits. L’événement a provoqué plus de 200 000 morts et occasionné un million et demi de sans abris et sans nourriture. Enfin, cette ancienne colonie française, l’un des pays les plus proches des États Unis, vient subir l’assaut de mercenaires qui ont assassiné son Président, en juillet dernier.

Le PCR propose aux Collectivités réunionnaises d’agir dans 2 sens :

1) unir leurs efforts de solidarité en votant une aide d’urgence exceptionnelle pour pallier aux difficultés prioritaires,

2) demander l’aide massive du gouvernement français.

Bureau de presse du PCR

source : https://www.temoignages.re/politique/actualites/le-pcr-appelle-a-la-solidarite-avec-haiti,101979

Tag(s) : #PCR#Communiste#Réunion#Haiti

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LE PUISSANT SEISME QUI A DUREMENT EPROUVE HAÏTI SAMEDI A FAIT AU MOINS 1297 MORTS ET 5700 BLESSES

Par Le 16/08/2021

Haïti déplore un bilan dramatique d'au moins 1297 morts après un puissant séisme

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CATASTROPHE NATURELLE

Le puissant séisme de magnitude 7,2 a également fait plus de 5700 blessés. Les secours et volontaires s'activent pour retrouver les personnes disparues ou coincées sous les décombres

Une femme traitée à l'hôpital de Les Cayes en Haïti, dimanche 15 août 2021. — © AFP /Reginald LOUISSAINT

Auteur externe

AFP

Publié lundi 16 août 2021 à 04:00
Modifié lundi 16 août 2021 à 06:11

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Le puissant séisme, qui a durement éprouvé Haïti samedi, a fait au moins 1297 morts et 5700 blessés, selon un dernier bilan dimanche. Le séisme a frappé le sud-ouest d'Haïti samedi à 8h29 (14h29 en Suisse). Près de 30 000 maisons ont été détruites ou endommagées.

Tout en subissant les répliques du tremblement de terre de magnitude 7,2, les habitants et les secours s'affairaient dimanche avec des moyens limités pour retrouver des survivants.

Des efforts entravés à l'approche de la dépression tropicale Grace

Nombre d'engins lourds, camions et tractopelles s'activaient pour déplacer des dalles de béton des bâtiments effondrés dans la ville des Cayes près de l'épicentre du séisme, à quelque 160 km de la capitale haïtienne Port-au-Prince, a constaté l'Agence France-Presse (AFP) sur place.

Lire aussi: Un séisme de magnitude 7,2 a frappé Haïti 

De la bâtisse de deux étages de Marcel François aux Cayes, il ne reste que des ruines. «C'est une grâce de Dieu et aussi grâce à mon téléphone que je suis vivant car j'ai pu dire aux gens dehors où j'étais localisé», raconte à l'AFP l'homme de 30 ans. Son petit frère Job, aidé de voisins, a passé plus de trois heures à le sortir des gravats, sans rien d'autres que la force de leur bras.

Blessé à la tête, une fois tiré des parpaings et des meubles brisés, Marcel François a immédiatement été transporté à l'hôpital, en état de choc car sans nouvelles de sa fille de 10 mois, encore piégée dans les ruines. Grâce à l'action conjointe des habitants et de son oncle, la petite Ruth Marlee Alliyah François a été sortie de la maison, quatre heures après le séisme.

Les efforts des secours pour aider les victimes pourraient cependant être entravés à l'approche de la dépression tropicale Grace, avec un risque de pluies torrentielles et d'inondations rapides, selon le service national météorologique des Etats-Unis. Elle est attendue dans la nuit de lundi à mardi, et le pays a été placé en vigilance renforcée.

Un immeuble détruit par le séisme à Les Cayes, dimanche 15 août 2021.AFP /Stanley LOUIS

Les hôpitaux surchargés

Du personnel et des médicaments ont déjà été acheminés par le ministère de la Santé vers la péninsule sud-ouest mais la logistique d'urgence est aussi mise en péril par l'insécurité qui mine Haïti depuis des mois.

Sur un peu plus de deux kilomètres, l'unique route reliant la capitale à la moitié sud du pays traverse le quartier pauvre de Martissant sous contrôle des gangs armés depuis début juin, empêchant la libre circulation.

Près de 3200 blessés ont été accueillis dans les différents hôpitaux. Les rares hôpitaux existant dans les régions affectées peinent à fournir les soins d'urgence. Installés sur des bancs, recroquevillés sur des chaises ou allongés à même le sol sur des draps, des blessés attendaient dimanche d'être pris en charge à l'hôpital de la ville côtière des Cayes, a constaté l'AFP.

Une aide internationale saluée par Ariel Henry

De nombreux pays, notamment les Etats-Unis, la Républicaine dominicaine, le Mexique, ou encore l'Equateur ont d'ores et déjà offert leur assistance avec l'envoi de personnel, de rations d'urgence et d'équipements médicaux.

Le premier ministre Ariel Henry, qui a décrété l'état d'urgence pour un mois dans les quatre départements affectés par la catastrophe, a ainsi remercié dimanche la communauté internationale.

«Nous voulons donner une réponse plus adaptée qu'en 2010 après le tremblement de terre. Toutes les aides venant de l'extérieur doivent être coordonnées par la direction de la Protection civile», a exigé le chef du gouvernement, tout en appelant ses concitoyens à «l'unité nationale». «Oublions nos querelles», a plaidé Ariel Henry qui dirige le pays le plus pauvre des Amériques, en pleine crise depuis l'assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet.

Lire encore: Haïti, un séisme et une occasion manquée

Le séisme du 12 janvier 2010 qui avait ravagé la capitale et plusieurs villes de province est encore dans toutes les mémoires. Plus de 200 000 personnes avaient été tuées et plus de 300 000 autres avaient été blessées lors de la catastrophe tandis que plus d'un million et demi d'Haïtiens s'étaient retrouvés sans logis. Les efforts du pays pour se relever de cette catastrophe avaient été ralentis par la forte instabilité politique.

https://www.letemps.ch/monde/haiti-deplore-un-bilan-dramatique-dau-1297-morts-apres-un-puissant-seisme

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HAÏTI : PUISSANT SEISME DE MAGNITUDE 7.2. DONT LE DERNIER BILAN PROVISOIRE S’ELEVE A 724 MORTS ET 2800 BLESSES

Par Le 15/08/2021

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Destructions en Haïti après le séisme, le 14 août 2021

Le bilan à Haïti après le séisme s'alourdit à 724 morts

© REUTERS / STRINGER

INTERNATIONAL

18:08 15.08.2021(mis à jour 18:09 15.08.2021)URL courte

Par 

Dossier:

Séisme de magnitude 7,2 en Haïti - août 2021 (6)

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Au moins 724 personnes ont été tuées et 2.800 autres blessées suite au violent séisme qui a secoué samedi la moitié sud-ouest d'Haïti, selon un nouveau bilan provisoire fourni par les services de protection civile.

Un précédent bilan de la secousse de magnitude 7,2 faisait état de 304 morts et de milliers de blessés et de disparus.

«Le bilan humain du tremblement de terre est passé en début de journée du 15 août à 724 morts: 500 dans le Sud, 100 dans la Grand'Anse, 122 dans les Nippes et deux dans le Nord-Ouest», précise la même source dans un communiqué.

L'état d'urgence a été décrété pour une période d'un mois.

Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre d'une magnitude de 7 sur l'échelle de Richter avait ravagé la capitale haïtienne et plusieurs villes de province, faisant plus de 200.000 morts et 300.000 blessés.

https://fr.sputniknews.com/international/202108151046002610-seisme-en-haiti-lonu-sengage-a-apporter-une-aide-humanitaire/

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SAINTE LUCIE SE RETIRE DU GROUPE DE LIMA

Par Le 13/08/2021

13 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-08-12 09:46:02

 

    

Castries, 12 août (RHC) Le ministre des Affaires étrangères de Sainte-Lucie, Alva Baptiste, a annoncé que son pays envisageait de se retirer du Groupe de Lima, dans le cadre de la politique de non-ingérence du nouveau gouvernement dans les affaires d’un État.

Dans une déclaration à la presse, le diplomate a déclaré que Sainte-Lucie "serait conforme à la position officielle de la Caricom (Communauté des Caraïbes) sur la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain".

Il a souligné que la position de son gouvernement à l’égard du Venezuela serait de rétablir les relations diplomatiques et fraternelles entre les deux pays, et que "nous nous retirerons immédiatement du Groupe de Lima".

 

Il a rappelé que le Venezuela était solidaire de Sainte-Lucie lors de la crise budgétaire de 2011, en fournissant une assistance dans le secteur de l’éducation et des infrastructures.

Cette déclaration fait suite à celle du Premier ministre de Sainte-Lucie, Philip J. Pierre, qui a déclaré le 7 août dernier que "nous, en tant que pays, croyons que nous sommes amis et que nous ne devons pas interférer dans les politiques internes de chaque pays".

"Nous respectons les politiques de tous les pays. Nous n’avons tendance à être ennemis d’aucun pays", a déclaré Pierre, qui a ajouté qu’ils souhaitaient poursuivre la relation d’amitié qu’ils entretenaient avec le Venezuela, "en allant de l’avant pour avoir de bons moments".

Le Groupe de Lima a été créé en 2017 pour intervenir dans les affaires intérieures du Venezuela. Jusqu’à présent, l’Argentine, la Bolivie et le Mexique se sont retirés de cette initiative d’ingérence, tandis que le Pérou et Sainte-Lucie ont annoncé leur départ.

(Telesur)

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/266818-sainte-lucie-annonce-son-retrait-du-groupe-de-lima

Tag(s) : #SainteLucie

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LE FRONT SANDINITE DE LIBERATION NATIONALE (FSLN) AU POUVOIR, EN TETE DES INTENTIONS DE VOTE DANS LE NORD DU NICARAGUA

Par Le 04/08/2021

4 Août 2021

Le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) en tête des intentions de vote dans le nord du Nicaragua
Managua, 3 août (Prensa Latina) Le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), au pouvoir, obtiendrait 61,4 % des voix lors des élections générales de novembre dans deux départements du nord du Nicaragua, selon un sondage effectué aujourd'hui.

À 96 jours des élections, le sondage d'opinion réalisé par l'entreprise nationale M&R Consultores montre qu'à Matagalpa, l'organisation rouge et noire bénéficie du soutien de 66,8 % de l'échantillon interrogé, soit 4 106 personnes, ce qui équivaut à une base électorale de 696 467 citoyens.

Dans le département voisin de Jinotega, 53,8 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles voteraient dans le bureau de vote numéro deux (FSLN).

Concernant la volonté de participer à l'acte démocratique, 74,5 % ont répondu qu'ils voteraient probablement, a déclaré Raúl Obregón, directeur de l'institut de sondage.

En termes de qualité du vote, M&S Consultores a défini que Sandinismo dispose de 40 % du vote dur (sécurisé) à Jinotega, tandis qu'à Matagalpa, cet indicateur est de 36,2 points de pourcentage.

Selon la loi électorale nicaraguayenne, un parti ou une alliance sera déclaré vainqueur avec 35 % des votes valides s'il a cinq pour cent d'avance sur la deuxième force la plus votée.

Le 7 novembre, quelque 4,7 millions de Nicaraguayens pourront voter pour le ticket présidentiel, les 92 députés de l'Assemblée nationale (législative) et les 20 députés du Parlement centraméricain.

oda/fgn

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=466922&SEO=frente-sandinista-copa-intencion-de-voto-en-norte-de-nicaragua

Tag(s) : #FSLN#nicaragua

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CHILI : ON RECLAME LA LIBERTE POUR LES PRISONNIERS DU SOULEVEMENT POPULAIRE

Par Le 03/08/2021

2 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-31 09:01:05

      

Santiago du Chili, 31 juillet (RHC) De nombreuses actions seront réalisées au Chili pour réclamer la liberté de personnes incarcérées pour avoir participé aux protestations du nommé éclatement social du 18 octobre 2019.

Ce jeudi, certaines routes de la périphérie de la capitale ont été bloquées par des barricades enflammées par des groupes exigeant la libération de ces prisonniers, dont beaucoup sont des jeunes, et dont certains sont en garde à vue depuis plus d’un an sans véritable procès.

‘Liberté, justice et réparation’ est la demande des organisations sociales, politiques et de droits de l’homme qui ont convoqué à une manifestation à 12h00 locales face au siège de la Cour Suprême de Justice dans cette capitale.

L’Assemblée Nationale des Familles des Prisonniers Politiques de la Révolte, a appelé à un rassemblement dans l’Alameda Bernardo O’Higgins18h00, dans le but d’exiger ‘l’immédiate demande de grâce générale’, et en outre, des protestations sont prévues aujourd’hui et demain.

Entre temps, vendredi, jour où les rassemblements sont presque habituels à la Place de la Dignité, on prévoit l’arrivée d’une marche qui partira du siège de l’Institut National de Droits.

Les protestations et les revendications pour la liberté de ceux qui demeurent longtemps derrière les barreaux, ont augmenté tout au long de cette année face à un manque de réponse des autorités concernant ces cas.

Les familles des prisonniers ont dénoncé à plusieurs reprises le fait qu’ils restent en détention provisoire, tandis que d’autres ont été soumis à des procès irréguliers avec des peines jugées excessives.

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/265670-chili-on-reclame-la-liberte-pour-les-prisonniers-du-soulevement-populaire

Tag(s) : #Chili

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L’ORGANISATION DES ETATS AMERICAINS (OEA) : UNE FAILLITE MORALE

Par Le 01/08/2021

31 Juillet 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-30 16:45:33

      

Par : Guillermo Alvarado

 

Les vives critiques émises par le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, et son secrétaire aux Relations Extérieures, Marcelo Ebrard, contre la néfaste Organisation des États Américains, OEA, doivent avoir contrarié énormément les autorités à Washington.

Il y a quelques jours, López Obrador s’est prononcé pour un nouvel ordre international sur le continent, où les relations de l’Amérique latine et des Caraïbes avec les États-Unis ne seraient régies par l’OEA, organisme qu’il a qualifié de laquais.

La proposition, dit AMLO, comme on le connaît par ses initiales, est de construire quelque chose qui soit plus "attaché à notre histoire, notre réalité et nos identités".

Cette semaine, le ministre mexicain des Affaires Étrangères a assuré que "le moment est venu de nous demander de quel type d’organisation nous avons besoin dans les Amériques pour assurer la coexistence des pays d’Amérique latine, des Caraïbes et des Etats-Unis dans le nouveau contexte géopolitique du monde".

Dans des déclarations à la journaliste Blanche Petrich du quotidien La Jornada, Ebrard a déclaré que l’OEA est en faillite morale, mais aussi politique et a insisté sur la nécessité de créer quelque chose de nouveau.

Il a ajouté que le président López Obrador avait tout à fait raison de proposer un autre type d’organisation, qui dépasserait les ingérences traditionnelles de celle-ci et partirait de relations moins asymétriques et d’un traitement plus respectueux des nations de la région.

Dans le contexte de la pandémie de covid-19, alors que l’Amérique latine et les Caraïbes paient un lourd tribut et font face à de grandes difficultés, Ebrard a indiqué que l’OEA ne s’est jamais prononcée à ce sujet, n’a pas demandé si quelqu’un avait du mal à se procurer des vaccins, et ne s’est pas inquiétée le moins du monde.

La crise sanitaire n’est pas seulement une question technique, relevant de la compétence exclusive de l’Organisation panaméricaine de la santé, a-t-il dit, mais il s’agit fondamentalement d’un thème politique central, auquel cette entité est jusqu’à présent  étrangère.

"C’est pourquoi nous sommes maintenant nombreux à nous poser la question à quoi cela sert?" a-t-il déclaré.

Il s’est également référé à la politique agressive des États-Unis à l’encontre de Cuba et a rejeté l’application de sanctions telles que le blocus économique, commercial et financier, qui s’est avéré historiquement être une erreur, sont éthiquement contestables et finissent par causer beaucoup de souffrances.

De cette manière, le Mexique s’est placé à la tête d’un vaste mouvement visant à rechercher un consensus régional qui permette de faire face aux difficultés avec sa propre voix et un sentiment d’identité, comme ce fut le rêve de Bolivar et Marti.

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/265611-oea-faillite-morale

 

Tag(s) : #OEA#Mexique

 

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NICARAGUA OU LE REVE US DE FAIRE TOMBER LE PRESIDENT ORTEGA

Par Le 28/07/2021

Nicaragua ou le rêve US de faire tomber le président Ortega

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 27 juillet 2021

Observateur continental

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Washington serait en train de préparer une tentative de renversement d’un autre leader latino-américain, en l’occurrence celui du Nicaragua – en la personne de Daniel Ortega. Au-delà des intérêts géopolitiques étasuniens, l’objectif serait également fortement économique, au moment où la Chine, la Russie et l’Iran continuent de renforcer leurs positions en Amérique latine. Une stratégie US dans la pure tradition néocoloniale, de plus en plus vouée à l’échec pour ses instigateurs.

En novembre prochain, les élections générales auront lieu en République du Nicaragua, et les autorités du pays croient fermement que Washington cherchera à provoquer des manifestations antigouvernementales, à l’instar de la tentative récente qui a eu lieu à Cuba et qui s’est avérée être un échec évident face à la mobilisation populaire pro-gouvernementale. Néanmoins, il est évident que l’establishment étasunien, y compris face à ces échecs, ne compte nullement changer de mentalité. Cela est une évidence.

Mais pourquoi particulièrement le Nicaragua? Il faudrait déjà commencer par rappeler un fait historique: c’est justement l’actuel président nicaraguayen, leader de la révolution sandiniste de 1979 qui avait mis fin au règne du dictateur pro-étasunien Anastasio Somoza Debayle. Au total, l’actuel leader du Nicaragua a été élu président du pays à quatre reprises (1984, 2006, 2011, 2016). Jouissant toujours d’une popularité fort importante auprès de la population nicaraguayenne, mais également au-delà des frontières nationales, Washington craint fortement que son équipe soit de nouveau plébiscitée lors des élections de novembre prochain.

Mais la conjoncture historique est évidemment loin de représenter l’unique raison de la vive hostilité washingtonienne. En effet, les raisons sont réellement multiples. Tout d’abord, Managua fait partie de l’axe souverainiste et progressiste latino-américain, menant une politique économique et étrangère indépendante, et qui condamne la politique néocoloniale des USA et de l’Otan. Le Nicaragua entretient par ailleurs des relations d’alliance aussi bien avec Cuba, le Venezuela, la Bolivie, mais également – avec la Chine, la Russie et l’Iran. Considérés tous comme étant des adversaires à la politique pro-unipolaire washingtonienne et de ses sous-traitants.

Au-delà de l’appartenance à l’axe multipolaire et étant dans l’opposition à l’atlantisme occidental, l’autre raison de la vive inquiétude concerne tout simplement le projet de canal interocéanique du Nicaragua, visant à relier l’océan Atlantique (mer des Caraïbes) à l’océan Pacifique en utilisant le lac Nicaragua qui se trouve à 34 mètres au-dessus du niveau de la mer. Un projet qui pourra devenir une alternative de premier plan au fameux canal de Panama, sur lequel l’influence des USA n’est pas à présenter. C’est peut-être d’ailleurs pour l’establishment étasunien le «péché» principal de Daniel Ortega, au-delà de l’opposition idéologique.

Ce grand projet, auquel participe la Chine, et dont parmi les soutiens se trouvent également le Venezuela et la Russie, n’est pas encore réalisé mais en cas de finalisation, chose tout à fait plausible au vue de la montée en puissance de Pékin dans les affaires latino-américaines, ledit canal aurait une capacité de trafic de 5100 navires par an. Ce serait pour le moment moins que celui du Panama (14 000 navires) mais cela assouplira considérablement le transport de marchandises et diminuerait fortement l’hégémonie des Etats-Unis dans cette question. Le tout à l’heure où la Chine insiste beaucoup sur son projet de grandes routes logistiques eurasiennes et mondiales.

Cela aurait également un impact sur la sphère énergétique internationale. A ce titre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prédit une augmentation de 50% de la consommation en gaz naturel liquéfié (GNL) d’ici 2035. Parmi les plus grands importateurs de ce carburant on trouve des pays comme le Japon et l’Inde – des marchés consommateurs que les USA ne souhaitent absolument pas voir augmenter leur partenariat énergétique avec la Russie et l’Iran.

Il faut savoir que 8% des approvisionnements mondiaux en GNL passent actuellement par le canal de Panama. Et avec l’apparition d’une route alternative, les prix du gaz naturel liquéfié pourraient baisser de 10 à 15%. Ce qui pourra certainement ralentir la coopération énergétique des grands marchés de consommation du GNL, dont le Japon et l’Inde, avec les Etats-Unis. Portant par la même occasion un coup sérieux à la volonté d’hégémonie washingtonienne sur le marché énergétique international, de plus en plus vouée à l’échec, y compris en Europe.

Managua est prête à accorder aux investisseurs chinois le contrôle du futur canal nicaraguayen pour une durée de 50 à 100 ans, sachant que Pékin mise souvent sur des projets basés sur du long terme, conformément à sa civilisation, en opposition avec le jeu de poker étasunien. Il ne faut pas par ailleurs exclure une apparition d’une présence militaire permanente russe et chinoise dans la région, dans le but de contribuer à la sécurité non seulement dudit projet, mais également à la sécurité et à la stabilité régionale de façon générale. En ce sens, il est assez évident qu’au-delà du Nicaragua, d’autres nations latino-américaines comme Cuba, le Venezuela ou encore la Bolivie le verront d’un œil extrêmement positif. Le tout à l’heure où Téhéran renforce considérablement aussi son interaction avec les Etats concernés.

Il faut noter qu’au sein même de l’axe bolivarien (Eje bolivariano) – alliance politique, idéologique, économique et informationnelle de Cuba, du Venezuela de la Bolivie, du Nicaragua et de certains autres Etats de la région, on retrouve l’Iran et la Syrie en qualité d’observateurs de l’organisation. Des schémas donc qui déplaisent énormément à Washington et à ses forces sous-traitants régionales, comme extrarégionales.

Tout cela pour dire que la résistance latino-américaine régionale et continentale, l’interaction stratégique au sein de l’Amérique latine souverainiste et progressiste, l’alliance avec les principales puissances pro-multipolaires du monde que sont la Chine, la Russie et l’Iran, de même que la construction de mécanismes économiques et logistiques qui réduiront non seulement l’influence géopolitique, mais également géoéconomique, de Washington, poussera inévitablement ce dernier à une nouvelle tentative de faire tomber un gouvernement légitime latino-américain. Y compris s’il fallait pour cela plonger le pays dans le chaos le plus total.

Le souci, une fois de plus, c’est qu’au-delà d’une capacité de riposte évidente à l’ère contemporaine des principaux pays partisans de la multipolarité, les méthodes sales qui émanent des structures US, qu’elles soient affiliés à la CIA, l’USAID ou les fondations Soros – ont de plus en plus de mal à atteindre les mêmes « succès » que dans le passé plus ou moins récent, en raison d’une résistance sans précédent des peuples visés par ces agressions occidentales.

Plus particulièrement en Amérique latine, les exemples de la Bolivie, du Venezuela, du Pérou, ou encore tout récemment de Cuba – ne font que le confirmer. La mobilisation populaire et celle de la véritable société civile – représentent pour le moment des casse-têtes irrésolus pour l’establishment atlantiste. Et à force de répéter des schémas inefficaces, Washington ne fera qu’accélérer son passage du statut de grande puissance internationale à celui d’une puissance régionale, semblable à la période de la guerre de Sécession. Après tout, chaque chose en son temps.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/nicaragua-ou-le-reve-us-de-faire-tomber-le-president-ortega/5658674

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NICARAGUA : LE PRESIDENT AFFIRME QUE LES ELECTIONS DE NOVEMBRE CONSTITUENT UNE « BATAILLE DE PLUS POUR NOTRE SECONDE INDEPENDANCE »

Par Le 27/07/2021

27 Juillet 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-26 18:42:57

 

 

Managua, 26 juillet (RHC) Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a rappelé dans le cadre de la seconde journée de vérification des citoyens en vue des prochaines élections générales de novembre, que grâce à la Révolution Sandiniste aujourd’hui le pays organise des élections libres.

« Les premières élections libres dans l’histoire du Nicaragua ont eu lieu après le triomphe de la Révolution, malgré l’agressivité de l’empire, comme résultat de notre première constitution. C’est le peuple à côté du Front Sandiniste de Libération Nationale » qui a gagné les premières élections libres en novembre 1984, a signalé le président Ortega.

Le chef de l’État a rappelé que la première Constitution approuvé dans la nation a dignifié les droits fondamentaux, « nous avons établi des principes tel que le droit du peuple d’élire ses dirigeants sans ingérence étrangère, ainsi que le principe de l’économie mixte », a-t-il ajouté.

« Je n’ai jamais entendu mes parents dire qu’ils avaient participé aux élections, tout simplement il n’y avait pas d’élections car le Nicaragua était occupé par les yankees (…) du 15 septembre 1821 au 19 juillet 1979, le Nicaragua a été une nation qui n’était pas indépendante, et elle était soumise aux États-Unis, le pays a été l’un des premiers dans la région à être envahi par les états-uniens », a précisé le chef de l’État.

Dans le cadre de cette journée, le président Ortega a félicité les citoyens qui continuent à participer au processus de préparation des élections de novembre, «  la vérification est très importante pour que les jeunes à partir de 16 ans sachent dans quel endroit ils doivent voter en novembre prochain, cela, si Dieu le veut bien et non pas quand l’empire le voudra » a-t-il ajouté.

"Hemos visto ayer como miles de nicaragüenses salieron, en medio de la lluvia, a inscribir su cédula. En un ejercicio soberano, donde estas elecciones son una batalla más para nuestra segunda independencia que será la realmente libre", sentenció el jefe de Estado.

“Hier nous avons vu hier des milliers de Nicaraguayens sortir sous la pluie pour faire enregistrer leur carte d’identité. C’est un exercice souverain dans le cadre duquel les élections représentent une bataille de plus pour la seconde indépendance du Nicaragua qui sera véritablement libre» a affirmé le chef de l’État.

La vice-présidente Rosario Murillo a exhorté la population à rester active pour compléter le processus de vérification, « nous sommes surs que des centaines de Nicaraguayens continueront à valider leur inscription afin de voter pour un avenir libre de pauvreté, prospère et sans discrimination » a-t-il indiqué-.

Source Telesur

source:https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/265102-nicaragua-le-president-affirme-que-les-elections-de-novembre-constituent-une-bataille-de-plus-pour-notre-seconde-independance

 

Tag(s) : #nicaragua#Ortega

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DANIEL ORTEGA : MALGRE LES AGRESSIONS DES ETATS-UNIS, LE NICARAGUA A REUSSI A STABILISER SON ECONOMIE

Par Le 21/07/2021

21 Juillet 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-21 09:41:27

 

 

Managua, 21 juillet (RHC) À l’occasion du du 42ème anniversaire de la Révolution Sandiniste Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a rappelé la lutte du général Augusto César Sandino pour la souveraineté et l’autodétermination de la nation centraméricaine.

Le chef de l’État a rendu hommage aux femmes qui ont été à l’avant-garde de la Révolution, « je sens que je me remplis de l’énergie du général Sandino (…), les femmes n’ont jamais reculé dans la lutte contre l’hégémonie et elles n’ont jamais capitulé, elles ont défendu la Patrie » a-t-il ajouté.

Lors de la célébration, qui a été axée sur le travail actif des jeunes, le président a remercié leur participation, « je ne me lasse pas d’évoquer le maître Rubén Darío : Jeuneuse, trésor divin. Combien nous apprend la jeuneuse quant à la défense de la dignité humaine ! » a-t-il signalé.

Face aux attaques constantes des États-Unis, le chef de l’État a affirmé que la nation poursuit sa lutte «en dépit des tentatives de l’empire de nous détruire, nous sommes là, débout et en avant (…) notre économie continue à croître au milieu des coups de l’impérialisme » a-t-il déclaré.

“Depuis que le Nicaragua existe, ils ont imposé (se référant aux États-Unis) des traités pour que le pays ne signe aucun accord. Ils se sont arrogés le droit sur notre territoire de dire aux Européens qu’ils ne pouvaient pas entrer au Nicaragua » a dénoncé le chef de l´État.

Le président a rappelé qu’en dépit des tentatives de coup d’État et des sanctions illégales de type économique, financier et commercial, le pays poursuit son développement, « malgré la pandémie ici au Nicaragua, nous avons une tendance à ce que notre économie devienne de plus en plus stable » a-t-il ajouté.

 « Ils ont blanchi des dollars pour semer le terrorisme au Nicaragua, des enquêtes sur les fameuses Organisations Non Gouvernementales sont en cours » a déclaré le président Ortega.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/264532-daniel-ortega-malgre-les-agressions-des-etats-unis-le-nicaragua-a-reussi-a-stabiliser-son-economie

 

Tag(s) : #nicaragua

Dans Amérique

RAUL ET DIAZ-CANEL FELICITENT LE GOUVERNEMENT ET LE PEUPLE DU NICARAGUA POUR LE 42e ANNIVERSAIRE DU TRIOMPHE DE LA REVOLUTION SANDINITE

Par Le 20/07/2021

20 Juillet 2021

 

Raúl et Díaz-Canel envoient un message de félicitations au gouvernement et au peuple du Nicaragua
19 juillet 2021
Bertha Mojena Milian
PCC
Cette missive ratifie l'engagement des Grandes Antilles à continuer de renforcer les liens historiques de fraternité qui unissent nos processus révolutionnaires et nos peuples.
Daniel Ortega, président du Nicaragua. 
Le général d'armée Raúl Castro Ruz et le premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Díaz Canel Bermúdez, ont envoyé lundi un message de félicitations au gouvernement et au peuple nicaraguayens à l'occasion du 42e anniversaire du triomphe de la révolution sandiniste.

Dans une lettre adressée au président Daniel Ortega et à la vice-présidente Rosario Murillo, il est précisé que "Cuba socialiste, martiste et fideliste, avec son engagement irrévocable en faveur de la solidarité et de l'internationalisme, continuera à marcher aux côtés du peuple nicaraguayen frère qui, guidé par vous et arborant les drapeaux du sandinisme, affronte les défis du développement socio-économique dans des conditions très difficiles, compte tenu de l'hostilité constante de l'ingérence impérialiste".

Elle ratifie également l'engagement des Grandes Antilles à continuer de renforcer les liens historiques de fraternité qui unissent nos processus révolutionnaires et nos peuples.

source : https://www.pcc.cu/noticias/envian-raul-y-diaz-canel-mensaje-de-felicitacion-al-gobierno-y-pueblo-de-nicaragua

Tag(s) : #Cuba#nicaragua

Dans Amérique

EVO MORALES DENONCE L’ANCIEN CHEF D’ETAT ARGENTIN MAURICIO MACRI COMME AGENT DE L’EMPIRE

Par Le 19/07/2021

19 Juillet 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-18 16:59:40

   

  

Buenos Aires, 18 juillet (RHC) L’ancien président bolivien Evo Morales a qualifié aujourd’hui l’ancien chef d’état argentin Mauricio Macri d’agent de l’empire et des sociétés transnationales, et il a également assuré que le rôle du Brésil dans le coup d’État de 2019 en Bolivie serait bientôt connu.

Morales a dénoncé dans une longue interview avec le quotidien Página 12 la complicité de la CIA et des services de renseignements argentins dans le coup d’État, suite à la dénonciation contre Macri, accusé d’avoir envoyé du matériel de guerre pour réprimer les manifestations qui se sont déroulées sous le gouvernement de facto de Jeanine Añez.

'La CIA a engagé des services de renseignements argentins pour le coup d’État', a déclaré Morales, qui s’est penché sur la participation de Macri et aussi de l’ancien président équatorien Lenin Moreno. Il a considéré qu’ils sont des agents de l’empire, des agents des transnationales avec une mentalité si mesquine qu’ils ne pensent ni à leur patrie ni au peuple humble'.

La Grande Patrie a besoin de patriotes et non d’anti-patries ou de vendeurs de Patries. Les peuples ont besoin de révolutionnaires, non de conservateurs, moins de réformateurs, a souligné le dirigeant politique bolivien, qui a ajouté que quelques jours avant le coup d’État, il y avait des réunions préparatoires et que l’ambassadeur du Brésil a participé au coup d’État.

'Je suis sûr que la manière dont le Brésil a contribué au coup d’État va être mise au grand jour à n’importe quel moment. L’ambassadeur de l’Union européenne est également intervenu. Je n’arrive pas à croire que l’Europe participe au coup d’État. Bien sûr, ils n’acceptent pas que les soi-disant Indiens puissent garantir la libération du peuple', a-t-il ajouté.

Pour l’ancien président, quand les humbles gagnent les élections, l’empire nous accuse de dictature et quand la droite gagne les élections, nous respectons. Elle gagne mais pour privatiser. Ce n’est pas la démocratie, a-t-il dit.

À la question de savoir si Macri devait être jugé en Bolivie pour l’envoi de munitions, il a indiqué qu’il avait laissé à la justice tous les éléments et preuves qui existaient d’actes illégaux et inconstitutionnels.

À son avis, 'il doit être jugé pour qu’il n’y ait plus jamais ce type de coup d’État : des présidents de gouvernements de droite soumis à l’empire frappant un pays frère comme la Bolivie. Si nous nous basons sur les normes boliviennes, ceux qui ont permis l’entrée de ces armes sont passibles de 30 ans de prison', a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Morales a soutenu que les coups d’État dans le monde se produisent là où il y a des ressources naturelles ou des lieux stratégiques pour le commerce international, où se trouvent les bases militaires. Ils sont, dit-il, pour piller nos ressources naturelles.

Il a expliqué que dans les années 1970 et 1980 il y avait des coups d’État pour le contrôle politique parce que les mouvements populaires, miniers, paysans se sont rebellés contre les politiques de pillage, d’où le Plan Condor. Maintenant, a-t-il dit, ils sont d’une autre manière : coup d’Etat judiciaire, parlementaire comme au Paraguay et au Brésil, militaire comme au Honduras.

Après avoir déclaré que les politiques des États-Unis échouent, l’ancien mandataire a déclaré que l’Amérique latine n’est pas une arrière-cour et que cette génération va bien au-delà : vers une Amérique Plurinationale, des peuples et pour les peuples.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/264240-evo-morales-denonce-macri-comme-agent-de-lempire

Tag(s) : #argentine#Bolivie

Dans Amérique

SOUTIEN TOTAL DE L'ALBA-TCP AU PEUPLE ET AU GOUVERNEMENT DE CUBA

Par Le 14/07/2021

14 Juillet 2021

 

L'ALBA-TCP exprime son soutien total au peuple et au gouvernement de Cuba.
L'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique - Accord commercial entre les peuples (ALBA-TCP) exprime son plein soutien et sa solidarité au peuple et au gouvernement de la République de Cuba face aux campagnes continues de discrédit contre le gouvernement cubain et aux tentatives de provoquer une flambée sociale pour justifier une intervention extérieure, organisée et financée par le gouvernement des États-Unis d'Amérique, qui dans l'actuelle pandémie de COVID-19 a intensifié la politique criminelle et inhumaine de blocus économique, commercial et financier.

L'Alliance rejette toute tentative de déstabilisation politique contre Cuba et exige la levée immédiate de toutes les mesures coercitives unilatérales appliquées par les Etats-Unis. Nous dénonçons, dans les termes les plus forts, les actes violents promus et exécutés par des éléments criminels, y compris les attaques contre le peuple et les forces de l'ordre.

L'ALBA-TCP réitère sa reconnaissance pour la contribution de la République de Cuba à la réponse à la pandémie et salue la coopération médicale internationale que Cuba offre dans des dizaines de pays et qui a bénéficié à des millions de personnes, étant un exemple de solidarité internationale.

Caracas, 12 juillet 2021

source : http://www.mppre.gob.ve/comunicado/albatcp-respaldo-pueblo-gobierno-cuba/

Tag(s) : #ALBA#Cuba

Dans Amérique

L’HISTOIRE MACABRE DES PENSIONNATS AUTOCHTONES AU CANADA : UNE CONSEQUENCE DE LA 3e CONQUETE BRITANNIQUE EN AMERIQUE

Par Le 12/07/2021

L’histoire macabre des pensionnats autochtones au Canada: Une conséquence de la 3e conquête britannique en Amérique

Par Robin Philpot

Mondialisation.ca, 09 juillet 2021

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En faisant tomber le monument à la Reine Victoria devant l’Assemblée législative à Winnipeg à la suite de la découverte de plus de mille corps d’enfants autochtones autour de 3 pensionnats, les Premières nations du Manitoba ont choisi la bonne cible.  Leur action a résonné un peu partout sur la planète, car ce qu’ils ont subi au nom de la Reine Victoria est exactement ce qu’ont subi d’autres peuples, souvent à la même époque et aux mains des mêmes militaires britanniques : conquête militaire, répression sanglante, colonisation massive et domination raciste. 

Au cimetière de la Première nation Cowessess, en Saskatchewan, où 751 corps de jeunes autochtones ont été identifiés, le premier enterrement a eu lieu en 1885. C’était l’année de la célèbre conférence de Berlin où les empires européens se sont rencontrés pour partager et diviser l’Afrique en vue de la colonisation. 

L’année 1885, loin d’être anodine, est aussi une date charnière dans l’histoire de l’Empire britannique et son nouveau dominion, l’Amérique du Nord britannique ou le Canada. C’est l’année où cet Empire scelle sa 3e conquête en terres d’Amérique, après celle de 1759-60 (appelée aussi Guerre de 7 ans ou French and Indian War), et celle de 1837-38, où il a maté la révolte les Patriotes républicains québécois.

Le 16 novembre 1885, le gouvernement du Canada sous John A. MacDonald pend Louis Riel dans les quartiers de la North-west Mounted Police (ancêtre de la GRC), sous les applaudissements nourris du tout Toronto, dominé par les Orangistes, mais sous la condamnation bruyante et massive du Québec, y compris de son premier ministre Honoré Mercie

Le crime de Riel : avoir tenté de fédérer les Métis et des peuples autochtones sous un gouvernement provisoire opposé à la prise des terres et la colonisation des territoires du Nord-Ouest que peuples autochtones occupaient depuis toujours. 

Onze jours plus tard, Le 27 novembre 1885, le même gouvernement pend en public 6 guerriers cris et 2 guerriers nakotas à Battleford, en Saskatchewan. Ce sont Kah – Paypamahchukways (Wandering Spirit), Pah Pah-Me-Kee-Sick (Walking the Sky), Manchoose (Bad Arrow), Kit-Ahwah-Ke-Ni (Miserable Man), Nahpase (Iron Body), A-Pis-Chas-Koos (Little Bear), Itka (Crooked Leg), Waywahnitch (Man Without Blood). La pendaison publique et l’enterrement dans une fosse commune suivaient de quelques semaines des procès expéditifs devant un jury composé de colons anglo-protestants et un juge du nom de Charles Rouleau dont le conflit d’intérêts était flagrant : sa maison avait brûlée lors du conflit.

Image ci-haut à droite : Portrait de Louis Riel. Auteur inconnu.  Crédit / Source : Notman Studio. Library and Archives Canada, PA-139073. Flickr.com

Pour enfoncer le message, on fait venir des membres des nations dont les guerriers sont issus pour qu’ils n’oublient jamais. Dans une lettre confidentielle écrite le 20 novembre, le premier ministre John A. MacDonald écrit : « les exécutions … devraient convaincre l’homme rouge que c’est l’homme blanc qui gouverne. » Ce message suivait de peu sa déclaration que « Louis Riel serait pendu même si tous les chiens du Québec aboient en sa faveur. »

Il s’agissait de la deuxième grande intervention militaire visant à imposer la souveraineté britannique sur les Territoires du Nord-Ouest. La première, celle de 1870, avait pour objectif d’éliminer le premier gouvernement provisoire du Manitoba dirigé aussi par Louis Riel. 

Une conquête coloniale parmi d’autres

Aux commandes des troupes britanniques en 1870, on trouve le maréchal Garnet Wolseley. Wolseley n’est pas un quidam. Il est le grand symbole de l’expansion planétaire, et sanglante, de l’Empire britannique au 18e siècle. Nommé Vicomte Sir Wolseley en 1885 par la Reine Victoria, Wolseley, avant sa confrontation avec Louis Riel, avait gagné ses galons aux guerres coloniales meurtrières en Inde en 1857 et en Chine en 1860, dont le pillage et la destruction du magnifique Palais d’été de Beijing, cette « merveille du monde », selon Victor Hugo. 

Après Riel, à titre de gouverneur de la Gold Coast (aujourd’hui le Ghana), il dirige les troupes britanniques dans la prise de la capitale du royaume Ashanti, Kumasi, qu’il incendie; il commande les troupes contre une rébellion en Égypte et à Khartoum et en Afrique du Sud. Ardent défenseur du général esclavagiste Robert E. Lee, Wolseley est toujours honoré par le Canada où des rues de Montréal-Ouest, de Toronto, de Thunder Bay, de Winnipeg portent son nom de même qu’une petite ville de la Saskatchewan … tout près de la Première nation Cowessess.

En 1885, c’est le Major-général britannique Frederick Middleton, autre vétéran des guerres coloniales britanniques, qui est aux commandes des troupes envoyées pour mater la résistance des Métis et des nations autochtones. Comme Wolseley, Middleton avait participé à titre d’officier à la répression de la révolte en Inde en 1857, mais aussi dans la guerre contre les Maoris en Nouvelle-Zélande. Écraser la résistance de peuples autochtones est dans ses cordes. En 1885, ses troupes sont composées de paramilitaires de la NWMP, de milices volontaires, surtout orangistes de l’Ontario. La Couronne britannique voulait éviter de provoquer la plus puissante armée du monde en y déployant l’armée britanniques. 

Sans saisir la nature et le contexte de cette 3e conquête britannique, on ne peut comprendre ce qui s’ensuit, de l’imposition des traités de dépossession – pudiquement qualifiés de traités numérotés – et de la Loi sur les Indiens jusqu’à la désolante situation actuelle où le gouvernement du Canada parle de « réconciliation » tandis que des dirigeants autochtones réclament justice.

« Frapper l’organisation tribale en plein cœur »

Comme dans toute conquête, tous les moyens sont bons pour faire en sorte que les peuples conquis ne se relèvent pas : déportation (comme les Acadiens dans le prélude de la première conquête), confinement dans des réserves, assujettissement, assimilation, ou un peu de tout ça. Les Britanniques s’y connaissent. 

Nous nous souvenons de la pendaison de Louis Riel en 1885, beaucoup moins de la pendaison publique des huit guerriers autochtones. Ces pendaisons sont des symboles incontournables à la compréhension de l’histoire du Canada, mais elles ne sont que la pointe de l’iceberg de la politique de conquérant pratiquée par l’Empire britannique et son rejeton l’État canadien.

À la suite de l’intervention militaire de 1870, on pourchasse les Métis du Manitoba, qui, avant l’arrivée de Wolseley, comptaient pour environ 80% de la population; on inonde la région de colons de l’Ontario ou des « Îles britanniques », dont un grand nombre sont des Orangistes, en leur donnant des terres en les refusant aux Métis. On impose rapidement des traités de dépossession – 7 traités en l’espace de 6 ans (1871-1877) couvrant presque tout le territoire de ce qui deviendra le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta. Et on fait bien savoir aux nations autochtones que même si les chefs ne signent pas, le gouvernement canadien ira de l’avant sans leur accord.

En 1876, on adopte l’inique Loi sur les Indiens qui impose le statut de « pupilles de l’État fédéral » à tous les autochtones. Cette loi donne un pouvoir inouï aux fonctionnaires/agents sur la vie et la mort de milliers d’autochtones, mais aussi à la North-West Mounted Police. Et dans les années 1880, on commence à déployer sérieusement la politique des pensionnats, appelés aussi écoles résidentielles ou industrielles. 

À cette époque, le Commissaire aux Affaires indiennes et Lieutenant-gouverneur des territoires du Nord-Ouest, Edgar Dewdney, est l’homme de confiance de John A. MacDonald (il sera l’un de ses exécuteurs testamentaires) en plus d’être un « homme profondément attaché à l’Empire et à la tradition monarchique » selon le Dictionnaire biographique du Canada

Dès sa nomination en 1879, Dewedney se donne comme mission de « frapper l’organisation tribale en plein cœur » notamment en ouvrant rapidement davantage d’écoles industrielles ou techniques (pensionnats) et ainsi mettre fin à toute agitation des nations autochtones visant à obtenir plus d’autonomie et des améliorations aux termes des traités qui avaient été signés. Il y réussit … pour un certain temps. 

La petite loterie : « loyal » ou « disloyal »

Dès le 20 juillet 1885, quelques mois après l’arrestation de Riel, le Commissaire adjoint aux Affaires indiennes, Hayter Reed, soumet un rapport en 15 points sur « The Future Management of Indians ». Aussi, il soumet une liste de toutes les nations/bandes autochtones en les qualifiant de « loyal » ou « disloyal » avec force détails sur les chefs et les membres soupçonnés d’avoir participé de près ou de loin à la résistance. Son rapport devient la base de la politique canadienne à l’égard des premières nations pour les années à venir. 

Tout y est : peines exemplaires aux résistants (d’où les pendaisons); châtiments collectifs sévères, notamment par privation de nourriture et d’autres nécessités pour tous ceux qui, selon les agents, auraient manqué de fidélité à la reine; confiscation des chevaux, des armes, des outils des autochtones « non loyaux »; confinement aux réserves à moins d’avoir la permission écrite d’un agent du Ministère des affaires indiennes; séparation nécessaire des Métis et des nations autochtones et interdiction de communiquer entre eux, et la même chose avec les « Canadiens » résistants; distinction de « bons » Indiens (loyal), qui mériteraient des récompenses et des cadeaux, et des Indiens « mauvais et paresseux » (bad and lazy), qui méritent de perdre leur réserve. 

Cette « petite loterie » utilisée pour contrôler les Premières nations ressemble beaucoup à celle déployée avec un certain succès par la Couronne britannique après la répression des Patriotes québécois. L’objectif est de coopter une certaine élite canadienne-française avec des émoluments, des récompenses, des nominations et autres miettes. La petite loterie réussit à transformer un certain nombre de révolutionnaires patriotes en collaborateurs bien apprivoisés du nouveau régime. 

Quel rôle pour les églises?

Dans toute conquête coloniale, les églises jouent un rôle important d’appui au pouvoir militaire et politique. C’est le cas en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Amérique du Nord. Dans le cas de l’Amérique du Nord britannique, l’Église anglicane est la préférée de la Couronne car le roi ou la reine est le gouverneur suprême de cette Église (toujours le cas en 2021). 

Mais l’Église catholique n’est pas en reste; elle s’accorde très bien avec cet Empire : lors de la révolte de 1837-38 dans le Bas Canada, l’Église catholique se range du côté des Britanniques en refusant aux Patriotes le droit d’être enterrés dans les cimetières catholiques, en les menaçant d’excommunication et en les ordonnant de se plier aux directives du gouvernement. 

C’est à ce titre que les églises sont amenées à réaliser pour l’État canadien sa promesse, écrite dans les traités de dépossession, de fournir des écoles aux nations autochtones. Les églises viendront en appui à une politique conçue par et pour la puissance conquérante, l’Empire britannique et son nouveau Dominion du Canada. L’État canadien doit en assurer le financement, mais il réduit constamment et arbitrairement le financement accordé, ce qui oblige les religieux de se débrouiller sans les fonds minimaux requis. 

Pour remplir ces pensionnats, ça prend une loi obligeant les familles autochtones à envoyer leurs enfants aux pensionnats. Le gouvernement autorise, par la loi, les agents des Indiens à prendre tout enfant d’âge scolaire et à l’envoyer aux pensionnats. Si les parents s’y opposent, les agents ont le pouvoir de leur couper leurs allocations. On rapporte aussi qu’on menaçait de mettre les parents récalcitrants en prison.

Ça prend aussi une force policière pour appliquer la loi. Ce rôle reviendra à la NWMP (aujourd’hui la GRC). Les témoignages sur le travail de la police sont ahurissants : 

« des enfants qui étaient attirés dans des bateaux et des avions à l’insu des parents, et qui, parfois, disparaissaient à jamais. Des agents de la GRC en uniforme arrachaient les enfants des bras de leur mère. De nombreux survivants ont décrit les camions à bétail et les wagons où ils étaient tassés chaque automne. Des coups à la porte la nuit, la maison envahie par des étrangers à la recherche d’enfants en fugue, tout cela évoque la guerre » 

« [les agents de la GRC] encerclaient les réserves pour empêcher les enfants de se sauver, et allaient de porte à porte pour prendre les enfants, faisant fi des protestations des parents et des enfants eux-mêmes. Les enfants étaient enfermés dans des postes de police locaux ou des enclos à bestiaux jusqu’à ce que le rassemblement soit terminé, puis on les conduisait à l’école en train » (Le rôle de la Gendarmerie royales du Canada sous le régime des pensionnats indiens, rapport réalisé dans le cadre de la CVR, 2011)

En somme, le Canada délègue aux Églises la responsabilité d’ouvrir des pensionnats; il les finance; ses agents des Indiens et sa police sont investis par la loi du pouvoir de contraindre les parents à envoyer les enfants à ces pensionnats sous des menaces de toutes sortes. 

Et le Canada a le pouvoir de mettre fin à ce système. Ce qu’il ne fait pas pendant environ 100 ans même s’il sait fort bien, parce qu’il en est informé par certains fonctionnaires, que ce régime est criminel.

L’État canadien savait tout

Le docteur P. H. Bryce est médecin en chef du Ministère des affaires indiennes de 1904 à 1921, année où on le contraint à prendre sa retraite. Lançeur d’alerte sur les conditions sanitaires des enfants autochtones dans les pensionnats, il publie, après son renvoi, un petit livre intitulé : The Story of A National Crime, An Appeal for Justices to the Indians of Canada, The Wards of the Nation: Our Allies in the Revolutionary War: Our Brothers-in-Arms in the Great War (James Hope, 1922, Ottawa).

Chaque année Dr. Bryce soumet à ses supérieurs, y compris au ministre responsable des Affaires indiennes, un rapport accablant sur les conditions de vie des autochtones, et surtout celles des enfants dans les pensionnats. Il y fait des recommandations urgentes pour y remédier, mais sans réponse.

La tuberculose est très grave à cette époque, le Dr. Bryce compare notamment le taux de mortalité des villes comme Hamilton et Ottawa à celui des réserves de l’Ouest. Alors que dans le premier cas le taux de mortalité baisse constamment, dans les réserves (y compris chez les enfants en pensionnat, ce taux est effarant. La population autochtone diminue constamment d’année en année en raison de la tuberculose. Chaque rapport de ce médecin est étouffé. Pire encore, des représentants du ministère font tout pour empêcher ce spécialiste de la tuberculose de parler en public, notamment à l’assemblée annuelle de la National Tuberculosis Association.

Biblioarchives : Écoliers et responsables à l’extérieur du Pensionnat indien [catholique] de Fort Providence, Fort Providence (Territoires du Nord-Ouest), vers 1920. Créateur :  F. H. Kitto. Prise vers 1920. F. H. Kitto. Library and Archives Canada, PA-101545. Source internet : Flickr.com

Et le Québec dans cette tragédie

Dans le débat qui suit la découverte des corps d’enfants sur les lieux des pensionnats, on s’interroge sur le rôle du Québec. D’aucuns y voient un lien par le biais de l’Église catholique ou des congrégations religieuses dont la maison mère est au Québec. D’autres pointent du doigt des politiciens ou des fonctionnaires québécois qui ont pris part aux décisions de l’État canadien ou des autorités britanniques ou qui ont participé à leur application ou encore des deux bataillions québécois envoyés dans l’ouest en 1885. 

Dans la mesure où des individus, des membres de partis politiques, ou des institutions ont souscrit à l’ordre britannique établi au Canada à la suite des deux premières conquêtes militaires et à la marche impériale et coloniale britannique vers l’ouest, ils en portent une responsabilité évidente. 

Toutefois, cet ordre a été contesté souvent et vivement par beaucoup de Québécois et de Canadiens français, tout au long de l’histoire. 

À titre d’exemple, la Déclaration de l’indépendance du Bas-Canada écrite en 1838 par le patriote Robert Nelson dit ceci au troisième article :

« Que sous le gouvernement libre du Bas-Canada, tous les individus jouiront des mêmes droits : les sauvages ne seront plus soumis à aucune disqualification civile, mais jouiront des mêmes droits que tous les autres citoyens du Bas-Canada. »

Il en est de même pour l’Église catholique. Adoubée par la Couronne et associée aux autorités britanniques et canadiennes dans l’espoir d’enrayer au Canada les idées républicaines inspirées de la France révolutionnaire, elle aussi a été vivement contestée.

En ce qui concerne les deux bataillons de Québec envoyés sous les ordres du Major-général Middleton pour mater la résistance en 1885, le naturel britannique est revenu au galop. Se méfiant de la loyauté de ces troupes devant des Métis qui parlaient le français, les autorités militaires les ont éloignés du combat en les envoyant en Alberta. Les troupes québécoises ont vite compris qu’ils étaient encore et toujours des membres de deuxième ordre des institutions de l’Amérique du Nord britannique. Cette histoire se répéterait. 

Faire du Canada un pays anglais

À mesure que le Dominion du Canada impose sa souveraineté dans l’ouest après les deux interventions militaires, il fait disparaître la langue française de la carte politique et culturelle avec presqu’autant de zèle que dans le combat contre les langues et cultures autochtones. 

En 1890, le Manitoba abolit le français comme langue officielle et peu après l’éducation en français a été interdite. (Gabrielle Roy, née à Saint-Boniface, Manitoba, rappelle dans Détresse et enchantement comment les sœurs francophones à son école catholique enseignaient en anglais, mais parfois, en cachette, elles sortaient des livres en français, loin des yeux des inspecteurs gouvernementaux.)

En 1905, la Saskatchewan et l’Alberta deviennent des provinces du Canada mais on a éliminé le statut bilingue qu’avaient les Territoires du Nord-Ouest. Quelques années plus tard, l’utilisation du français au gouvernement, devant les tribunaux et à l’école est interdite. 

Carte du Canada (2001)

Plus ça change…

Dans leurs combats contre l’Empire britannique, les Premières nations du Canada et les Métis n’étaient pas seuls; les Canadiens-français/Québécois non plus. Pour les puissances européennes qui étendaient leur empire partout au monde, ils représentaient tous un obstacle au projet impérial. En cela, ils faisaient effectivement cause commune avec les Chinois, les peuples de l’Inde et des autres pays du sud asiatique, les Maoris en Nouvelle-Zélande, les peuples autochtones de l’Australie ou des États-Unis, les nations africaines. 

Cent cinquante ans plus tard, les mêmes puissances européennes et nord-américaines tentent, tant bien que mal, de rétablir leur hégémonie, notamment en faisant la morale, en imposant des sanctions et en menaçant militairement des pays et des peuples qui choisissent la voie de l’indépendance politique et économique. 

Aujourd’hui, comme hier, elles n’ont ni le droit ni l’autorité morale, mais cela ne les arrêtera pas. 

Si on tire une seule leçon de l’histoire macabre des pensionnats au Canada, ce serait de se garder de se faire embrigader aujourd’hui dans des interventions militaires ou autres campagnes impériales contre des pays étrangers.

Robin Philpot

 

Image en vedette : murale, Canada. Source : Pixabay.com

Quelques sources

Bryce, P.H. The Story of A National Crime, An Appeal for Justices to the Indians of Canada, The Wards of the Nation: Our Allies in the Revolutionary War: Our Brothers-in-Arms in the Great War. James Hope, 1922.

Dictionnaire biographique du Canada.

LeBeuf, Marcel-Eugène. Au nom de la GRC. Le rôle de la Gendarmerie royales du Canada sous le régime des pensionnats indiens, rapport réalisé dans le cadre de la CVR, 2011

Momudu, Samuel. « The Anglo-Ashanti Wars (1823-1900). Black Past. 24 mars 2018. https://www.blackpast.org/global-african-history/anglo-ashanti-wars-1823-1900/

Morton, Desmond. A Military History of Canada, From Champlain to Kosovo, Fourth Edition. M&S, 1999.

Ogg, Arden. An infamous anniversary: 130 years since Canada’s Largest Mass Hanging 27 November 1885. Cree Literacy Network. https://creeliteracy.org/2015/11/26/130th-anniversary-of-infamy-canadas-largest-mass-hanging-27-november-1885/

Reed, Hayter. Memorandum for the Hon(ourable) the Indian Commissioner Relative to the Future Management of the Indians. 20 July 1885.  http://iportal.usask.ca/index.php?sid=168308311&id=33613&t=details

Stonechild, Blair; Waiser, Bill. Loyal Till Death, Indians and the North-West Rebellion. Fifth House Publishers, 2010

Wolseley, Garnet. “General Lee”. Lee Family Digital Archive. https://leefamilyarchive.org/reference/misc/wolseley/index.html

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Robin Philpot, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/lhistoire-macabre-des-pensionnats-autochtones-au-canada-une-consequence-de-la-3e-conquete-britannique-en-amerique/5658090

Dans Amérique

LE CANADA AURAIT FAIT DES EXPERIENCES SUR LES POPULATIONS AUTOCHTONES. L’AFFAIRE EST PORTEE DEVANT LA JUSTICE

Par Le 06/07/2021

Le Canada accusé d’avoir mené des expériences sur les populations autochtones

Entre les années 1930 et 1970, les Autochtones placés dans des réserves ou des pensionnats auraient été utilisés pour tester de nouveaux vaccins ou traitements. L'affaire est aujourd'hui portée devant la justice.

Par Ashifa Kassam

Mondialisation.ca, 06 juillet 2021

The Guardian 11 mai 2021

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Cet article en français a été publié par The Slate. La version originale en anglais a été publiée le 11 mai 2018 sur le site du Guardian (Royaume-Uni). 

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Depuis la reconnaissance en 2015 par la Commission de vérité et réconciliation du Canada d’un génocide culturel mené par le gouvernement à l’encontre des populations autochtones à travers sa politique d’assimilation forcée, la situation des Autochtones ne s’est guère améliorée, et leurs luttes pour la reconnaissance et l’égalité continuent.

Une action collective devant une cour de la province de la Saskatchewan met en cause le gouvernement canadien pour des expériences médicales qui auraient été conduites sur des indigènes dans les réserves, les pensionnats, les hôpitaux indiens et les sanatoriums, sans leur consentement, entre les années 1930 et 1970.

Selon le recours, déposé par le Merchant Law Group (MLG) qui réclame une compensation financière pour les personnes affectées, le gouvernement aurait maintenu une politique de soin discriminatoire envers les Autochtones, soumis à des traitements et des procédures inadéquates et de qualité inférieure, dans le cadre d’un système de santé ségrégé mis en place entre 1945 et le début des années 1980.

À LIRE AUSSI : Au Canada, la politique d’assimilation des Amérindiens qualifiée de «génocide culturel»

Des expériences sur les enfants des pensionnats

Le MLG avance que certains pensionnats autochtones, financés et supervisés par le gouvernement fédéral –le dernier, implanté à Saskatchewan, a fermé en 1996, étaient utilisés pour mener des expériences nutritionnelles sur les enfants, afin que des chercheurs puissent tester leurs théories sur les vitamines, certains aliments et des nouveaux vaccins.

Souvent en situation de carence alimentaire, les enfants autochtones étaient utilisés comme sujets d’expériences témoins vis-à-vis de recherches menées ailleurs, ce qui consistait souvent à les priver de nutriments supposés être bénéfiques.

«Les documents judiciaires décrivent jusqu’où des chercheurs ont pu aller pour protéger leurs résultats: après qu’un directeur à Kenora, en Ontario, a demandé à ce que tous les enfants des pensionnats reçoivent des comprimés et fer et de vitamines, un chercheur lui a demandé de renoncer à le faire, car cela interférerait avec son expérience. Dans d’autres cas, des chercheurs ont refusé d’administrer des traitements dentaires à des enfants, craignant que des dents et gencives en bonne santé ne faussent leurs résultats», énumère le Guardian.

Quand il ne s’agissait pas de privations, les expériences ont pu impliquer des tests de médicaments expérimentaux, et les résistances des Autochtones, des violences physiques. Utilisées pour tester des vaccins contre la tuberculose, la dysenterie amibienne, des traitements auditifs ou oculaires, les victimes pourraient se chiffrer par milliers.

Reconnaître les crimes commis contre les peuples autochtones

«Certaines personnes ne savent même pas qu’elles ont fait l’objet d’expériences. Dans certains cas, nous pouvons prouver que les directeurs des écoles ont dit: « Eh bien, nous avons besoin du consentement », ou qu’ils ont dit: « Nous n’allons pas demander le consentement »», rapporte l’avocat Tony Merchant, le fondateur du MLG qui porte l’affaire.

Le gouvernement fédéral n’a pas encore examiné les déclarations du MLG, qui présente comme plaignant John Pambrun, un Autochtone de 77 ans ayant passé six ans de son enfance dans les hôpitaux et les sanatoriums indiens, où il s’est vu retirer une partie de son poumon droit comme «traitement contre la tuberculose», tuberculose dont il semble n’avoir jamais été atteint selon les dossiers médicaux. «Nous sommes justes mystifiés», dénonce Merchant, qui poursuit:

«Nous sommes dans une période où nous racommodons notre relation avec les peuples indigènes. Donc revenir en arrière et reconnaître que du mal a été fait et payer des compensations est à mon avis important.»

Des expériences sur les enfants des pensionnats

Le MLG avance que certains pensionnats autochtones, financés et supervisés par le gouvernement fédéral –le dernier, implanté à Saskatchewan, a fermé en 1996, étaient utilisés pour mener des expériences nutritionnelles sur les enfants, afin que des chercheurs puissent tester leurs théories sur les vitamines, certains aliments et des nouveaux vaccins.

Souvent en situation de carence alimentaire, les enfants autochtones étaient utilisés comme sujets d’expériences témoins vis-à-vis de recherches menées ailleurs, ce qui consistait souvent à les priver de nutriments supposés être bénéfiques.

«Les documents judiciaires décrivent jusqu’où des chercheurs ont pu aller pour protéger leurs résultats: après qu’un directeur à Kenora, en Ontario, a demandé à ce que tous les enfants des pensionnats reçoivent des comprimés et fer et de vitamines, un chercheur lui a demandé de renoncer à le faire, car cela interférerait avec son expérience. Dans d’autres cas, des chercheurs ont refusé d’administrer des traitements dentaires à des enfants, craignant que des dents et gencives en bonne santé ne faussent leurs résultats», énumère le Guardian.

Quand il ne s’agissait pas de privations, les expériences ont pu impliquer des tests de médicaments expérimentaux, et les résistances des Autochtones, des violences physiques. Utilisées pour tester des vaccins contre la tuberculose, la dysenterie amibienne, des traitements auditifs ou oculaires, les victimes pourraient se chiffrer par milliers.

Reconnaître les crimes commis contre les peuples autochtones

«Certaines personnes ne savent même pas qu’elles ont fait l’objet d’expériences. Dans certains cas, nous pouvons prouver que les directeurs des écoles ont dit: « Eh bien, nous avons besoin du consentement », ou qu’ils ont dit: « Nous n’allons pas demander le consentement »», rapporte l’avocat Tony Merchant, le fondateur du MLG qui porte l’affaire.

Le gouvernement fédéral n’a pas encore examiné les déclarations du MLG, qui présente comme plaignant John Pambrun, un Autochtone de 77 ans ayant passé six ans de son enfance dans les hôpitaux et les sanatoriums indiens, où il s’est vu retirer une partie de son poumon droit comme «traitement contre la tuberculose», tuberculose dont il semble n’avoir jamais été atteint selon les dossiers médicaux. «Nous sommes justes mystifiés», dénonce Merchant, qui poursuit:

«Nous sommes dans une période où nous racommodons notre relation avec les peuples indigènes. Donc revenir en arrière et reconnaître que du mal a été fait et payer des compensations est à mon avis important.»

Photo :

Des enfants au pensionnat indien de Fort Simpson, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada, en 1922 | Wikimedia Commons License by

Source de l’article original: Ashifa Kassam, Canada sued over years of alleged experimentation on indigenous people, le 11 mai 2018.

Version et adaptation en français : theslate.fr

La source originale de cet article est The Guardian

Copyright © Ashifa Kassam, The Guardian, 2021

https://www.mondialisation.ca/le-canada-accuse-davoir-mene-des-experiences-sur-les-populations-autochtones/5657937

Dans Amérique

LE NICARAGUA REJETTE L'INGERENCE DE L'OEA DANS SES AFFAIRES INTERIEURES

Par Le 20/10/2021

20 Octobre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-10-19 16:12:03

 

 

Managua, 19 octobre (RHC) Le Ministère des Affaires Étrangères du Nicaragua a rejeté les actions d’ingérence orchestrées par l’Organisation des États américains (OEA), qui portent atteinte à la souveraineté nationale.

Le ministère nicaraguayen des Affaires Étrangères s’est prononcé après confirmation que la tristement célèbre OEA, l’Organisation des États Américains tiendra une réunion, mercredi prochain pour fixer sa position sur "la situation du pays", et il a demandé le respect de la souveraineté et de l’autodétermination. "Nous n’acceptons ni  de discuter ni de juger les actes de souveraineté que le peuple nicaraguayen, dans l’exercice de ses droits fondamentaux, accomplit pour vivre, conformément à nos lois et normes sociales", a ajouté le Ministère de ce pays d’Amérique centrale.

"Pour notre peuple, il est inadmissible qu’un ou plusieurs autres Etats, en violation flagrante du principe d’autodétermination des peuples et de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres nations, jugent un autre peuple libre. De ce fait, Nous rejetons cette réunion illégitime depuis sa naissance, et nous n’y participons pas", précisent les autorités nicaraguayennes.

Le Ministère nicaraguayen des Affaires Étrangères souligne que sa demande, outre qu’elle est conforme à la Charte des Nations Unies, est également conforme aux garanties de sa Constitution, qui établit l’indépendance, la souveraineté et l’autodétermination nationale.

"Toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Nicaragua ou toute tentative de porter atteinte à ces droits porte atteinte à la vie du peuple. Il est du devoir de tous les Nicaraguayens de préserver et de défendre ces droits", explique le ministère des Affaires Étrangères.

Dans la perspective des élections générales qui auront lieu le 7 novembre prochain au Nicaragua, l’OEA a commencé à discuter de la question de savoir si le modèle démocratique du pays est remis en question, tout comme cela a été le cas en Bolivie, où un coup d’État contre le président de l’époque, Evo Morales a été déclenché.

Source Telesur

SOURCE / https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/274315-le-nicaragua-rejette-lingerence-de-loea-dans-ses-affaires-interieures

 

Tag(s) : #nicaragua#OEA

Dans Amérique

L'OPPOSITION HONDURIENNE S'UNIT EN VUE DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

Par Le 15/10/2021

14 Octobre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-10-14 15:36:39

      

Tegucigalpa, 14 octobre (RHC) Les partis d’opposition honduriens Libertad y Refundación (Liberté et Refonte), LIBRE, et Salvador de Honduras (Sauveur du Honduras) PHS,  ont annoncé la formation d’une alliance électorale, dans le but de vaincre le parti au pouvoir aux élections présidentielles du 28 novembre prochain.

La nouvelle coalition présentera Xiomara Castro, leader du mouvement Libre, comme la candidate présidentielle, tandis que Salvador Nasralla, leader du collectif PSH, sera son compagnon de formule.

Lors d’une conférence de presse, les deux dirigeants politiques ont souligné que l’objectif était de faire sortir du pouvoir le Parti national, dont le candidat présidentiel est Nasry Asfura.

Pour concrétiser cette union politique, Nasralla a renoncé à la candidature présidentielle de son parti, pour rejoindre la formule de Refonte et Liberté, en tant que candidat à la vice-présidence.

"Cet acte, si important, reflète la volonté du peuple, exigeant l’unité, notamment de l’opposition, pour pouvoir vaincre cette dictature", a déclaré Castro, épouse du président hondurien Manuel Zelaya, destitué du pouvoir par un coup d’État en 2009.

Nasralla a déclaré pour sa part : "Nous gouvernerons ensemble, Xiomara sera la présidente, mais elle m’aura à ses côtés,  et nous prendrons les décisions sur la base de ce qui convient au peuple hondurien, conformément à nos plans de gouvernement".

Les deux dirigeants politiques ont déclaré qu’ils s’emploieront à déployer des observateurs dans tous les bureaux de vote le jour du scrutin, afin de contrer ce qui s’est passé en 2017, lorsqu’ils ont également participé en tant qu’alliance et dénoncé de nombreuses irrégularités dans le processus électoral.

Entre le parti Libre et le PSH ils totalisent plus de 30 pour cent de l’intention de vote, contre 20 pour cent du parti au pouvoir, selon plusieurs sondages nationaux.

Source Hispan TV

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/273804-lopposition-hondurienne-sunit-en-vue-des-elections-presidentielles

Tag(s) : #Honduras#Elections

Dans Amérique

CHILI : LE PRESIDENT DICTATEUR PINERA MOBILISE L’ARMEE POUR REPRIMER LE PEUPLE MAPUCHE DANS LE SUD DU PAYS

Par Le 14/10/2021

14 Octobre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-10-13 18:40:04

 

 

Santiago du Chili, 13 octobre (RHC) Le Président Chilien a décrété la militarisation de certaines provinces du sud du pays, dans le cadre d'un conflit territorial avec le peuple Mapuche, qui réclame ses terres.

Lors d'une conférence de presse tenue à La Moneda (siège du gouvernement), le chef de l'État chilien Sebastián Piñera a décrété la militarisation du sud du pays, soulignant que cette mesure a été prise en raison de ce qu'il a appelé une "grave perturbation de l'ordre public".

La proclamation exceptionnelle de cet état d'urgence permet de mobiliser les forces armées dans le sud du pays pour soutenir la police dans les opérations contre les Mapuches de la région.

La militarisation s’étend dans les provinces de Biobío et d'Arauco, dans la région du Bío-Bío (centre-sud du Chili), et les provinces de Malleco et de Cautín, dans l'Araucanie (sud). Ces provinces ont récemment connu une vague de violence détruisant des engins agricoles et des terres cultivées, des barrages routiers, des grèves de la faim de prisonniers indigènes et des fusillades ayant fait des morts.

En fait, la mesure durera 15 jours. Le président peut également prolonger l'état d'urgence pour 15 jours supplémentaires, mais le Congrès doit autoriser toute prolongation au-delà de 30 jours.

M. Piñera a fait valoir qu'il avait pris cette décision "pour mieux faire face au terrorisme, au trafic de drogue et au crime organisé avec les meilleurs moyens".

Cette décision a été sévèrement critiquée par l'opposition et les mouvements indigènes, qui accusent le gouvernement de Piñera de vouloir envenimer le conflit.

Nombre de ces incidents s'inscrivent dans le cadre du conflit mapuche, qui oppose l'État chilien au principal groupe autochtone du pays, qui revendique les terres qu'il habite depuis des siècles et se trouvant désormais, pour la plupart, dans les mains des grandes entreprises agricoles et forestières. À cet égard, les chiffres officiels montrent une augmentation de 94 % des conflits policiers enregistrés au cours des six premiers mois de cette année.

Au Chili, une manifestation a eu lieu dimanche la veille de la Journée Nationale des Peuples Indigènes. Cette manifestation en faveur des revendications historiques des Mapuches et d'autres peuples indigènes s'est terminée par des affrontements entre manifestants et policiers.

Les manifestants réclamaient, entre autres, la libération de plusieurs membres du peuple mapuche et des droits sur des terres ancestrales usurpées.

Depuis des décennies, les Mapuches se plaignent du fait que leur culture et leurs droits ne sont pas reconnus par la Constitution Chilienne. Aujourd'hui, avec l'Assemblée Constituante, qui rédigera la nouvelle Constitution du pays, les peuples autochtones estiment avoir l’occasion historique de veiller à ce que personne ne soit abandonné à son  sort.

 

Source Hispan TV

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/273687-pinera-mobilise-larmee-pour-reprimer-le-peuple-mapuche-dans-le-sud-du-chili

 

Tag(s) : #Chili#Mapuche

Dans Amérique

PANDORA PAPERS : UN SEISME SECOUE L’AMERIQUE LATINE ET LES CARAÏBES

Par Le 13/10/2021

12 Octobre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-10-10 10:46:34

      

Auteur Guillermo Alvarado

De nombreux pays de l’Amérique Latine et les Caraïbes ont été secoués par le scandale des « Pandora Papers », les ‘Papiers de Pandore’ en français, qui a mis en évidence comment d’anciens présidents et d’autres en exercice actuellement ; des fonctionnaires et d’autres personnes se sont servis des ‘paradis fiscaux’ pour l’évasion fiscale ou pour cacher des fortunes.

Dans plusieurs pays des mesures ont été déjà prises pour mener une enquête sur ces cas qui ont provoqué l’indignation parmi les peuples qui constatent une fois de plus que la justice et les lois sont obligatoires pour la classe moyenne et celle défavorisée, mais inexistantes pour les riches.

Une commission du Senat brésilien a approuvé deux demandes de comparution du ministre de l’Économie, Paulo Guedes et du président de la Banque Centrale, Roberto Campos devant la chambre pour donner des explications concernant les ressources qu’ils détiennent sur des comptes et des sociétés offshore.

Il s’agit de deux politiciens proches du président Jair Bolsonaro, tous deux engagés avec les politiques néolibérales qui ont conduit des millions de Brésiliens à la pauvreté.

En Colombie l’opposition a demandé un débat à la Chambre de Représentants sur les accusations portées contre la vice-présidente, Martha Lucía Ramírez, le directeur de Douanes, Lisandro Junco et la ministre des Transports, Ángela María Orozco.

Les anciens présidents César Gaviria et Andrés Pastrana, l’Ambassadeur de la Colombie au Chili, Guillermo Botero ainsi que l’ancienne ministre de l’Enseignement, Gina Parody, apparaissent aussi sur la liste des Papiers de Pandore.

Au Chili une accusation constitutionnelle a été portée contre le président  Sebastián Piñera, accusé de la vente illicite de la société minière Dominga par la biais d’une société écran basée aux îles Vierges Britanniques.

Guillermo Lasso, actuel président de l’Équateur, et ancien banquier dont le nom apparaît sur les documents filtrés par le Consortium International de Journalistes d’Investigation, vit une situation complexe. Et le président de la République Dominicaine Luis Abinader vient s’ajouter à la liste des impliqués.

Pour sa part, la famille Macri, protagoniste habituelle de l’évasion fiscale et d’autres manigances en Argentine est sous le feu des projecteurs. Mariano Macri, le frère cadet de l’ancien président a déclaré récemment dans une interview que ‘pour gagner de l’argent il faut frauder le fisc’, et actuellement son nom apparaît sur la liste de ce scandale.

L’ancien président du Paraguay Horacio Cartes qui apparaît comme bénéficiaire d’une société offshore panaméenne est aussi impliqué, bien que jusqu’à présent l’administration de Mario Abdo Benítez n’ait entamé aucune enquête à ce sujet.  

On ne connaît pas encore la totalité des Papiers de Pandore mais on devrait certainement s’attendre à d’autres surprises.

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/273240-panama-papers-un-seisme-secoue-lamerique-latine-et-les-caraibes

Tag(s) : #PandoraPapers

Dans Amérique

REALISATION EN ARGENTINE DE NOMBREUSES ACTIVITES EN SOUVENIR DU CHE GUEVARA

Par Le 09/10/2021

9 Octobre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-10-08 16:50:06

      

Buenos Aires, 8 octobre (RHC) De très nombreux hommages au guérillero cubano-argentin Ernesto 'Che' Guevara ont été organisés en Argentine, son pays de naissance,  où ses compatriotes ont exalté la mémoire du médecin lui-même, à 54 ans de son assassinat en Bolivie.

Dès les premières heures, des activités, des conférences et des rencontres se sont déroulées dans plusieurs provinces du pays, dont celle qui s’est tenue au siège du Parti communiste d’Argentine dans cette capitale, où des représentants de cette force politique ont convoqué un meeting politico-culturel.

Des membres du Mouvement Argentin de Solidarité avec Cuba (MasCuba), déployés de la Quiaca à la Patagonie dans les différentes maisons de fraternité entre les deux nations, ont exalté le Che de multiples manières. Ces activités ont servi d’espace pour demander l’unité de la Patrie Grande pour laquelle il a tant lutté.

De la localité de Moreno, à Buenos Aires, en passant par Lanús, en Argentine, le guérillero héroïque a été présent dans la lutte et la voix de ceux qui aspirent à ce monde meilleur possible.

À Rosario, sa terre natale, une dizaine d’organisations sociales et populaires se sont réunies, tandis qu’à l’ambassade de Cuba à Buenos Aires, la mission d’État lui a rendu hommage.

À Chaco, les hommages ont commencé dès la veille à travers le Mouvement Socialiste Emerenciano qui a appelé à plusieurs initiatives pour maintenir vivant l’esprit de lutte du Che, hommage qui a été déclaré d’intérêt culturel pour la province.

Là, à la Maison des Cultures, était présent son frère Juan Martín Guevara, qui a rappelé plusieurs enseignements de la pensée de Guevaria.

Quand on voit tant de drapeaux dans des endroits incroyables et éloignés avec l’image du Che, ça veut dire que les choses ne vont pas bien, que tout ce pour quoi il s’est battu est toujours présent, donc, dit-il, il doit y avoir plus de Che et ceux-là, ils sont dans le village.

 

Toujours à Chaco une conférence de presse a eu lieu à la Bibliothèque du quartier Emerenciano Sena et  l’avenue située à la suite de celle de San Martin a été baptisée du nom d’Ernesto Che Guevara.

Norberto Champa Galiotti, secrétaire du Parti communiste de Rosario et coordinateur de la Multisectorielle de Solidarité avec Cuba et la Grande Patrie, a mis l’accent sur le fait que l’exemple révolutionnaire du Che continue à marcher avec les jeunes et les peuples en remontant l’espérance, pour les jours promis d’équité, de socialisme et d’unité nécessaire.

Il a rappelé l’exemple inimaginable d’un homme caractérisé par la cohérence entre ses paroles et ses actes, et comment il a décidé d’être un combattant de plus de la Révolution cubaine pour libérer l’île des griffes de l’impérialisme.

Ceux qui l’ont assassiné veulent toujours cacher sa grandeur, ils essaient de continuer à le tuer, ce qui est comme couvrir le soleil avec un doigt, a-t-il ajouté, après avoir ajouté que son exemple est un guide pour ceux qui luttent pour une société nouvelle, juste et socialiste.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/273131-realisation-en-argentine-de-nombreuses-activites-en-souvenir-du-che-guevara

Tag(s) : #argentine#Guevara

Dans Amérique

CE SAMEDI 9 OCTOBRE A MONTREAL : MARCHE EN UNIFORME EN SOUTIEN AU PERSONNEL DE LA SANTE DU QUEBEC

Par Le 09/10/2021

 

Samedi le 9 octobre à Montréal: Marche en uniforme en soutien au personnel de la santé du Québec

Par Collectif

Mondialisation.ca, 09 octobre 2021

Femmes du Québec au Front

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Femmes du Québec au front, Québec Pro-Choix, Go Manifs, Action Coordination organisent une Marche pacifique pour dénoncer les mesures coercitives du gouvernement de la CAQ.

Il est demandé à tous et à toutes ceux qui le peuvent de venir vêtus de leur uniforme de travail et cela que vous soyez infirmiers-infirmières, préposé(es) aux bénéficiaires, médecins, postier(ères)s, policiers(ères), pompiers(ères), chauffeurs d’autobus, étudiants(es), serveurs(es), pilotes d’avion, agents de bord, employés des forces armées, des forces de l’air, Barman-barmaid, chefs cuisinier, avocat(es), juges, employé(es) de la construction, acrobates, clowns, chanteurs, chanteuses, magiciens, etc., pour offrir un soutien au personnel de la santé du Québec !

Nous savons PERTINEMMENT que le même sort sera réservé à tous les employés qui offrent un service à la clientèle et qui portent un uniforme ! Alors, il faut se lever tous ensemble contre ces mesures ! Pour notre liberté !

Tous les autres, venez comme vous êtes !

Le début de la marche commencera vers 13h00 et se terminera à la Place Émilie Gamelin 1500 Rue Berri, Montréal, QC H2L 2C4. Lieu où seront tenus les discours …

ITINÉRAIRE AFFICHÉ DANS L’ONGLET DISCUSSION DE CET ÉVÉNEMENT

https://www.facebook.com/events/367091218417410?ref=newsfeed

Nous demandons des dons pour mousser la publicité de la marche, payer des flyers, une banderole et pour musique, estrade pour orateurs, etc. Aucun salaire ne sera versé.

Liens pour dons:
virement interac:
marcheenuniforme@hotmail.com
réponse à la question: uniforme
lien paypal:
paypal.me/marcheenuniforme

Merci à l’avance de votre générosité !

Orgaisateurs :

Agathe Amyot

Christina Da Silva

Maria Lopez

Jonathan Sirois-Bouvier

Daniel Gagnon

La source originale de cet article est Femmes du Québec au Front

Copyright © Collectif, Femmes du Québec au Front, 2021

https://www.mondialisation.ca/samedi-le-9-octobre-marche-en-uniforme-en-soutien-au-personnel-de-la-sante-du-quebec/5661149

Dans Amérique

DU "REVE AMERICAIN" AU CAUCHEMAR A LA FRONTIERE DES ETATS-UNIS

Par Le 30/09/2021

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29 Septembre 2021

« Ils vendent au monde le "rêve américain" et attendent les migrants avec un cauchemar à la frontière. Qui a parlé des droits de l'Homme ? », a dénoncé sur son compte Twitter le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez.

Auteur: Granma | internet@granma.cu

28 septembre 2021 10:09:59


« Ils vendent au monde le "rêve américain" et attendent les migrants avec un cauchemar à la frontière. Qui a parlé des droits de l'Homme ? », a dénoncé sur son compte Twitter le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez.
Les images « horribles » de la patrouille frontalière étasunienne chargeant des migrants haïtiens ont ébranlé un monde dont les principaux dirigeants ont écouté le discours du président des États-Unis Joseph Biden, censé être axé sur la paix, aux Nations unies le 22 septembre.
L’attachée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a déclaré que son gouvernement cherche à obtenir davantage d'informations sur les images qui semblent montrer des agents de la Border Patrol à cheval repoussant violemment des réfugiés haïtiens à la frontière des États-Unis.
« J’ai vu certaines images. Je ne peux pas imaginer quel contexte le rendrait approprié, mais je n'ai pas de détails supplémentaires, et je n'ai certainement pas de contexte supplémentaire », a rapporté cnn citant les propos de Psaki qui a ajouté, dans le cadre du point de presse de la Maison-Blanche : « Je ne pense pas que quiconque verrait ces images penserait que c'était acceptable ou approprié. »
Al Jazeera et Reuters ont enregistré les photos et les vidéos qui montrent des agents à cheval, utilisant des tactiques agressives alors qu'ils affrontent les migrants. Selon cnn, la scène s'est déroulée près d'un campement de fortune bondé de la ville frontalière de Del Rio, où des milliers de migrants se sont rassemblés sous le pont international de Del Rio, dans l'espoir d'être pris en charge par la patrouille frontalière étasunienne débordée.
Des médias locaux étasuniens rappellent que l’administration Biden a commencé l'expulsion massive de centaines de migrants, principalement des Haïtiens, qui avaient établi un campement de fortune au Texas. Depuis le début de l'année, plus de 147 000 migrants ont été interceptés au Mexique alors qu'ils se dirigeaient vers la frontière.
Dans le sud du Texas, 600 agents fédéraux se trouvent dans la région de Del Rio, où ils évacuent le campement situé sous le pont frontalier. Quelque 6 500 migrants ont été expulsés ou envoyés dans d'autres centres ces derniers jours. 3 000 d'entre eux lundi. Il en reste  encore 10 000. Entre un et trois avions par jour seront affrétés cette semaine pour les rapatrier en Haïti, rapporte rfi.

source : https://fr.granma.cu/mundo/2021-09-28/du-reve-americain-au-cauchemar-a-la-frontiere-des-etats-unis

Tag(s) : #USA#Haiti

Dans Amérique

URUGUAY : REJET DU ROLE DU PRESIDENT AU SOMMET DE LA CELAC

Par Le 22/09/2021

22 Septembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-09-20 17:31:15

      

Montevideo, 20 septembre (RHC) Le Comité uruguayen antiimpérialiste de Solidarité avec Cuba et avec les peuples du monde, a rejeté aujourd’hui 'le rôle qu’est allé jouer' le président Luis Lacalle Pou au VIe Sommet de la Celac.

Une déclaration émise reproche au président d’agir 'si loin du sentiment et des drapeaux libérateurs d’Artigas qui ondoient ici' en agressant des peuples et des gouvernements du continent au rendez-vous de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (Celac) et en oubliant l’autodétermination qui est 'plus qu’un droit' un principe incontournable.

Il souligne que le président Lacalle a parlé au nom de son parti et non au nom du peuple uruguayen qu’il ne représentait pas lorsqu’il a attaqué Cuba, le Venezuela et le Nicaragua.

'Mais s’il est opportun de réaffirmer notre attachement aux principes et valeurs authentiquement démocratiques et liberateurs, nécessairement anti-impérialistes et émancipateurs' ajoute-t-il.

L’entité solidaire a salué le fait qu’en dépit des provocations de l’Uruguay et du Paraguay, l’esprit de coopération et de solidarité qui a prévalu au Sommet de la Celac a permis d’aboutir à d’importants consensus et à des déclarations transcendantes contre les mesures extraterritoriales et l’ingérence et en faveur du respect de la souveraineté des peuples.

Les propos de Lacalle Pou ont également eu un écho dans l’opposition uruguayenne. Le député du Front large, Daniel Caggiani, a déclaré que « le président fait très mal de confondre sa position personnelle ou partisane avec la position de notre pays dans un forum régional comme le sommet Celac 2021 ». Bettiana Diaz, législatrice elle aussi, a tweeté que « cela doit être un mensonge que le président Lacalle Pou montre son visage pour donner des leçons en matière de respect des droits de l’homme au sommet de la Celac, alors que ces los sont violés dans les prisons uruguayennes». Díaz a évoqué le cas d’un détenu pendant 40 jours dans une cellule, nu, soumis à la torture et en état de malnutrition.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/270935-uruguay-rejet-du-role-du-president-au-sommet-de-celac

Tag(s) : #Uruguay

Dans Amérique

ARGENTINE : AUGMENTATION DE 46% DU SALAIRE MINIMUM ET REMANIEMENT DU CABINET PRESIDENTIEL

Par Le 20/09/2021

19 Septembre 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-09-18 08:32:40

      

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Buenos Aires, (RHC)- Le président de l'Argentine, Alberto Fernández, a annoncé ce vendredi une augmentation de 46% du salaire minimum.

La nouvelle intervient peu après le revers essuyé par le parti au pouvoir, le Front pour Tous, lors des élections législatives primaires et les frictions qui s’en sont suivies à l’intérieur de l’organisation politique qui a porté Alberto Fernández au pouvoir.

Le président argentin a  indiqué au lendemain des élections qu'il avait entendu son peuple.

«…Je continuerai à garantir l'unité du Front de Tous sur la base du respect que nous nous devons mutuellement. Il est temps que notre seule obsession soit de promouvoir la prospérité des hommes et des femmes de notre pays», a-t-il insisté.

Le président argentin a d’autre part confirmé un nouveau remaniement de son cabinet avec sept  changements, parmi lesquels le remplacement du ministre des Affaires étrangères, Felipe Solá, par l'actuel chef de cabinet, Santiago Cafiero.

Le Président a remercié les fonctionnaires sortants pour leur travail et il a reçu l'engagement des ministres nouvellement nommés dans cette nouvelle étape.

Sources: TeleSur et Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/270682-argentine-augmentation-du-salaire-minimum-et-remaniement-du-cabinet-presidentiel

Tag(s) : #argentine#Fernandez

Dans Amérique

LA CEPAL PRESENTE UN PLAN GLOBAL POUR L’AMERIQUE CENTRALE DANS LE CADRE DE LA CELAC

Par Le 19/09/2021

19 Septembre 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-09-18 08:49:35

      

"Le PDI est intégral, il aborde la sécurité comme un droit humain, il aborde les droits humains et la dignité des personnes qui émigrent, renforce les capacités publiques, explore des synergies régionales et propose une nouvelle logique de coopération"

Mexico, 18 sept (RHC)- Alicia Barcena, secrétaire exécutive de la CEPAL, la Commission économique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes, a présenté ce vendredi à Mexico un Plan de développement intégral pour l'Amérique centrale et le sud du Mexique.

Lors d'une cérémonie en marge du 6e sommet de la CELAC, la Communauté des États latino-américains et caribéens, Alicia Barcena a précisé que l'initiative en 114 points vise à réduire la pauvreté, les inégalités, le chômage et les migrations et à promouvoir la sécurité alimentaire et la lutte contre le changement climatique, entre autres.

Ce plan aurait un coût de mise en œuvre de 40 milliards de dollars sur cinq ans.

«Nous nous attaquons aux causes les plus importantes de la pauvreté et de la migration, telles que l'insuffisance de la croissance, les inégalités de revenus, les risques du changement climatique avec la perte de récoltes due aux ouragans et aux sécheresses, ainsi que le regroupement familial, car la région n'a pas réussi à décoller», a-t-elle souligné.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/270686-la-cepal-presente-un-plan-global-pour-lamerique-centrale-dans-le-cadre-de-la-celac

Tag(s) : #CEPAL#CELAC

Dans Amérique

LE PRESIDENT ARGENTIN, ALBERTO FERNANDEZ, DECLARE QU’IL CONTINUERA A ŒUVRER POUR L’UNITE

Par Le 18/09/2021

17 Septembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-09-16 17:21:50

      


Buenos Aires, 16 septembre (RHC) Le président argentin, Alberto Fernández, a déclaré aujourd’hui qu’il continuera à garantir l’unité de son parti politique Frente de Todos (Front de Tous en français) à partir du respect, tout en continuant à développer sa gestion comme il l’entend.

C’est pour cela que j’ai été élu, a souligné le président dans un message diffusé sur les réseaux sociaux avec lequel il a rompu le silence après les spéculations de certains secteurs sur une crise dans son gouvernement après le revers aux élections primaires de dimanche dernier et la décision de plusieurs fonctionnaires de démissionner.

Fernández a insisté sur le fait que l’alliance qui forme le gouvernement doit écouter le message des urnes et agir en toute responsabilité.

Nous devons le faire, a-t-il dit, et nous le ferons, pour veiller à ce que les besoins de notre peuple soient satisfaits.

D’autre part, il a souligné qu’ils doivent donner des réponses en honorant l’engagement pris en décembre 2019 vis-à-vis de la société, en soulignant que ce n’est pas le moment de soulever des disputes qui nous détournent de cette voie.

Dans une autre partie de son message, il a déclaré que le plus grand défi est de poursuivre le processus de relance déjà amorcé, de promouvoir l’emploi et d’assurer l’éducation et la santé de notre peuple, ajoutant que cela doit être le Nord dans chaque action menée.


Le chef de l’Etat a remercié en ce moment difficile le soutien des gouverneurs, d’intendants, de dirigeants du mouvement ouvrier et de la citoyenneté et a il a apprécié le geste des organisations sociales et de tous ceux qui lui ont manifesté leur affection en encourageant une mobilisation d’appui.

Malgré cela, il a appelé toute cette force à se mobiliser et à construire l’épopée militante qui aidera les Argentins et les Argentines à percer le dilemme qui se pose dans la perspective des élections prévues pour novembre prochain.

'Il y a deux modèles de pays en lutte qui sont débattus dans ces élections : celui qui se détache du travail et de la production et qui ne fait que promouvoir la spéculation financière, et celui qui croit qu’avec une production florissante nous récupérerons la dignité du travail pour tous et toutes', a insisté le président dans son message, où il a indiqué que l’arrogance ne fait pas partie de sa façon d’être.

Il a également précisé que la gestion du gouvernement continuera à se développer de la manière qu’il jugera appropriée.

'J’ai été choisi pour cela. Je le ferai toujours en appelant à la rencontre entre les Argentins', a-t-il souligné.

Enfin, il a souligné qu’il continuera à garantir l’unité du Front de Tous à partir du respect dû à eux-mêmes.

Il est temps que notre seule obsession soit de promouvoir la prospérité des hommes et des femmes de notre patrie, a-t-il ajouté.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/270479-le-president-argentin-declare-quil-continuera-a-oeuvrer-pour-lunite

Tag(s) : #argentine

Dans Amérique

CHILI : HOMMAGES ET EMEUTES A L’OCCASION DE L’ANNIVERSAIRE DU PUTSCH FASCISTE DU GENERAL PINOCHET QUI A RENVERSE LE PRESIDENT SALVADOR ALLENDE

Par Le 12/09/2021

11 Septembre 2021

 

Santiago du Chili, 11 septembre (Prensa Latina) Des actes d'hommage en plus des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à certains endroits de la capitale, ont marqué samedi les événements à l’occasion du 48e anniversaire du coup d'État contre le président socialiste Salvador Allende. 

Comme il est de tradition à cette date, des centaines de personnes se sont rendues tôt le matin pour rendre hommage au président martyr au palais de La Moneda.

Le socle de la statue a été recouvert d'hommages floraux déposés par des partis politiques d'opposition, des organisations sociales, des syndicats et des groupes de parents de victimes de la dictature ayant renversé par un coup d'Etat le gouvernement légitime d'Unité populaire le 11 septembre 1973.

De nombreux intervenants ont remémoré les réalisations du gouvernement d'Allende en seulement trois ans, la forte répression qui a suivi le coup d'État et l'héritage du leader socialiste retrouvant une force particulière en octobre 2019.

Cet anniversaire intervient à quelques mois des élections présidentielles en mesure d’amener à nouveau  des forces progressistes à La Moneda et en plein processus de rédaction d'une nouvelle Constitution qui reprend une grande partie du programme d'Allende.

Comme chaque 11 septembre, des milliers de personnes se sont rassemblées sur la Plaza de Los Héroes pour se rendre en pèlerinage au cimetière général du quartier de Recoleta, où reposent les restes d'Allende et de nombreuses autres victimes de la dictature.

Le cortège a avancé le long de l'emblématique Alameda alors que des affrontements ont été déclenchés à l’initiative des carabineros; des canons à eau et à gaz on été utilisés contre les manifestants.  Ceci a eu lieu lorsque le cortège est passé devant la façade sud de La Moneda

Les affrontements  ont été récurrents dans d'autres endroits  mais la marche a poursuivi sa progression jusqu'au cimetière général. A son entrée,  il y a eu également des affrontements et des groupes de manifestants ont érigé des barricades.

La protestation a été convoquée  par des partis de gauche, des organisations de jeunesse, des syndicats, des mouvements sociaux et des groupes de parents de victimes de la dictature.

Une demande répétée à cette occasion était la libération des prisonniers du soulèvement populaire, un pardon général pour ces personnes, autant que réparation à l’égard de plus d'un millier de détenus toujours disparus, entre autres.

jcc/rgh/rc

source:http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=887255:hommages-et-emeutes-a-loccasion-de-lanniversaire-du-coup-detat-au-chili&opcion=pl-ver-noticia&catid=99&Itemid=101

Tag(s) : #Chili#Allende

Dans Amérique

RECONQUETE DE L'AMERIQUE ?

Par Le 11/09/2021

11 Septembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-09-09 18:57:40

      

Auteur : Guillermo Alvarado

Il y a quelques années, le magnat américain Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump et licencié  par ce dernier en raison de ses idées extrémistes, imaginez un peu, s'est rendu en Europe avec l'idée farfelue de réunir tous les partis d'extrême droite en un seul bloc.

La croisade de Bannon, baptisée "Le Mouvement", a échoué parce qu'il n'a pas su analyser l'histoire de groupes tels que VOX en Espagne, Alternative pour l'Allemagne, ou le Rassemblement national de la Française Marine Le Pen, entre autres, dont les dirigeants n'aspirent à être les seconds de personne ou à se partager la barre. 

Eh bien, aujourd'hui, la même chose se produit, mais à l'envers, parce qu'un secteur de la droite rassise, pleine de haine, raciste et xénophobe du Vieux Continent aspire à rassembler ses homologues en Amérique afin de dominer cette partie du monde.

C'est le VOX de Santiago Abascal, qui vise à reprendre ces territoires avec une vision anti-historique qui nie les exactions commises lors de la conquête et la colonisation, le pillage des ressources naturelles, le génocide de la population indigène et la destruction de leur culture et de leur civilisation.

Pour ce faire, il tente de vendre le faux concept d'une "ibérophère", composée de quelque 700 millions de personnes et créée, soi-disant, par la fusion de l'hispanique et du précolombien, ce qui n'a jamais eu lieu.

Il s'agit d'une tentative flagrante de nous faire avaler l'histoire selon laquelle l'irruption européenne sur notre continent a été un fait positif, qui est maintenant en danger à cause du "communisme" et des gouvernements de Cuba, du Venezuela, du Nicaragua ou du Mexique, du groupe de Puebla ou du Forum de Sao Paulo.

La carte de visite de VOX est la "Lettre de Madrid", un libelle qui distille du venin avec des paragraphes comme celui-ci : "L'avancée du communisme constitue une menace sérieuse pour la prospérité et le développement de nos nations, ainsi que pour les libertés et les droits de nos compatriotes".

Il s'avère que selon Abascal, nous sommes désormais des compatriotes, ce qui va à l'encontre des postulats idéologiques de son parti, fondés sur l'ultranationalisme, la lutte contre les migrations, africaines et américaines, l'élimination de "l'idéologie du genre", c'est-à-dire la diversité sexuelle et la haine envers l'islam.

J'avoue qu'en lisant cette lettre, je n'ai pas automatiquement pensé à Francisco Franco, qui aurait très bien pu en être l'auteur original, mais à Adolf Hitler, qui a cajolé le peuple allemand pour accéder au pouvoir et l'emmener  ensuite, ainsi que à une grande partie du monde, à la destruction.

Attention ! N’oublions pas un détail qui n'en est pas un : le nom complet de l’organisation politique d'Hitler était le Parti national socialiste des travailleurs allemands.

Celui qui oublie l'histoire est condamné à la répéter. 

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/269698-reconquete-de-lamerique

Tag(s) : #Mexique#vox

Dans Amérique

LA VIA CAMPESINA APPELLE A LA SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE HAÏTIEN

Par Le 05/09/2021

5 Septembre 2021

 

La Vía Campesina appelle à la solidarité avec Haïti, un pays confronté non seulement à une catastrophe naturelles dévastatrice, mais aussi à un désastre politique et économique.
 1 SEPTEMBRE 2021  ACTIONS (SOLIDARITÉ INTERNATIONALE), SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

(Harare, 27 août 2021) La Vía Campesina exprime sa solidarité avec le peuple haïtien qui fait face aux terribles conséquences d’un tremblement de terre qui a tué deux mille personnes, au milieu d’une pandémie et d’un scénario de protestations continues et d’instabilité politique, exploité par des intérêts capitalistes, interventionnistes et impérialistes.

La crise politique et économique en Haïti n’est pas nouvelle, elle s’aggrave depuis quelques années déjà, et cette année, elle a été déclenchée par l’assassinat du président de droite parrainé par les États-Unis et d’autres pays. Actuellement, il n’y a pas de système de gouvernance, pas de président démocratiquement élu, seulement un premier ministre imposé par les États-Unis. En d’autres termes, tous ceux qui dirigent ce pays en ce moment sont illégaux et illégitimes.

En Haïti, ce ne sont pas seulement la vie et la nature qui sont détruites, mais aussi le système politique d’un pays qui était une référence en matière d’indépendance sur le continent. Le tremblement de terre de magnitude 7,2 qui s’est produit le 14 août, a exacerbé la crise politique et sanitaire, et a directement touché les zones rurales et paysannes les plus vulnérables. Cela a principalement touché les infrastructures des maisons, des écoles, des centres de collecte, de routes et des centres de santé.

C’est également avec une grande tristesse et une grande douleur que nous confirmons que plusieurs personnes de nos organisations membres du Cloc- Vía Campesina Haïti sont décédées dans ce malheureux événement qui touche aujourd’hui des milliers de familles. On estime que 2 200 personnes ont perdu la vie, 12 000 ont été blessées, 53 000 maisons ont disparu et un demi-million sont affectées.

Le système de production agraire est ruiné, laissant des milliers de paysans dans une précarité et une pauvreté extrêmes, menaçant la sécurité et la souveraineté alimentaire du pays. En tant que La Vía Campesina nous dénonçons les pratiques impérialistes et interventionnistes qui sont responsables du désastre politique et de l’oppression du peuple haïtien, et en même temps nous appelons à la solidarité concrète des membres, amis et organisations alliées pour rendre possible la reconstruction du pays, surtout dans les campagnes. Nous nous joignons au cri des Haïtiens qui exigent une solution haïtienne aux multiples crises politiques, économiques, climatiques et sanitaires auxquelles ils sont confrontés, et nous rejetons toute imposition internationale.

La solidarité, est la tendresse des peuples !

source:https://viacampesina.org/fr/la-via-campesina-appelle-a-la-solidarite-avec-haiti-un-pays-confronte-non-seulement-a-une-catastrophe-naturelles-devastatrice-mais-aussi-a-un-desastre-politique-et-economique/

Tag(s) : #ViaCampesina#Haiti

Dans Amérique

DES PAYS LATINO-AMERICAINS PRECONISENT LE REMPLACEMENT DE L’OEA

Par Le 04/09/2021

4 Septembre 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-09-03 13:03:14

      

Luis Almagro, secrétaire général de l'OEA, l'Organisation des États Américains, qualifié de ministère des colonies des États-Unis.

La Havane, 3 sept. (RHC)- Plusieurs pays de l'Amérique Latine demandent aujourd'hui le remplacement urgent de l'OEA, l’Organisation des États Américains par un organisme représentant les intérêts des peuples de la région.

Un article publié ce vendredi sur le site de Mision Verdad se fait l’écho des voix qui s’élèvent pour le démantèlement de l’OEA en raison de son ingérence dans les affaires intérieures des divers pays au service de Washington.

L’OEA a servi «à promouvoir des interventions militaires au Venezuela, à soutenir des tentatives d'isolement de Cuba et à organiser des coups d'État, comme celui de la Bolivie, entre autres actions», indique le texte.

Par conséquent, le remplacement de l'OEA par un mécanisme tel que la Communauté des États Latino-américains et Caribéens permettrait une approche différente de l'intégration régionale, assure l’article.

L'initiative, présentée par la Bolivie et soutenue par d'autres nations comme le Mexique et le Nicaragua, prend de l'ampleur en raison des opérations de l'OEA nuisant à la stabilité et à l'intégration des pays de la région.

La semaine dernière, le ministre bolivien des Affaires étrangères, Rogelio Mayta, a dénoncé la conspiration du secrétaire général de l'organisation, Luis Almagro, et l'opposition politique interne contre le gouvernement du président Luis Arce.

Le chef de la diplomatie bolivienne a fait ces déclarations après avoir appris que le rapport préliminaire présenté par Almagro sur les élections de 2019 ne mentionne pas le mot fraude.

Rogelio Mayta a déclaré à une autre occasion que «Luis Almagro doit se rendre compte que la meilleure chose qu'il puisse faire est de quitter l'OEA car, s'il ne part pas maintenant de son plein gré, il fait si mal les choses qu'il pourrait être chassé de son poste».

Accusée de crimes contre l’humanité par l’ancien président bolivien, Evo Morales, l’OEA n’a jamais parlé des 36 meurtres, des plus de 800 blessés, des 1 500 détenus illégalement et de la centaine de personnes persécutées par le gouvernement de facto de Jeanine Áñez.

Lors d'une réunion virtuelle extraordinaire du Conseil permanent de l'organisation, l'ambassadeur du Nicaragua, Luis Alvarado, a estimé que le rapport sur les élections de 2019 en Bolivie était «illégal et fallacieux».

De son côté, Marcelo Ebrard, secrétaire d’État mexicain aux Relations extérieures, a récemment déclaré que l'OEA ne peut continuer à être un instrument d'intervention.

Dans un discours en hommage au libérateur Simón Bolívar, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a également appelé à remplacer l'OEA par un autre organisme qui ne soit pas «le laquais de personne».

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/269011-des-pays-latino-americains-preconisent-le-remplacement-de-loea

Tag(s) : #OEA

Dans Amérique

LA CELAC ET LA CHINE RENFORCENT LEUR COOPERATION POUR LE DEVELOPPEMENT

Par Le 02/09/2021

2 Septembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-09-01 17:43:14

      

Mexico, 1 septembre (RHC) La Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac) a convenu avec la Chine de l’importance d’une coopération internationale pour l’échange d’expériences afin d’articuler les politiques et les pratiques de réduction de la pauvreté et de promotion du développement au profit de leurs populations.

C’est l’une des conclusions les plus importantes du Forum Celac-Chine sur la réduction de la pauvreté et le développement organisé à l’initiative du Gouvernement mexicain, qui assure la présidence tournante de l’organisme régional.

Au cours du forum, des fonctionnaires, des universitaires et des spécialistes du mécanisme ont indiqué que l’échange d’expériences et de vues permet d’améliorer les capacités dans la région latino-américaine et caribéenne, en particulier face aux défis de la pandémie de Covid-19.

Selon le coordinateur national du Mexique auprès de la Celac, Efraín Guadarrama, directeur général des organismes et mécanismes régionaux américains au Secrétariat aux Relations Extérieures, la coopération de l’Amérique latine et des Caraïbes avec la Chine est très importante car elle est l’une des régions les plus touchées par la pandémie de Covid-19 en termes d’inégalité économique.

Pour sa part, le Sous-Directeur général des affaires latino-américaines et des Caraïbes du Ministère chinois des affaires étrangères, Chen Luning, a indiqué que son pays était prêt à partager des politiques publiques avec l’Amérique latine et les Caraïbes pour l’élimination de la pauvreté.

Les participants au Forum Celac-Chine ont élaboré le Plan de travail 2021 qui vise à répondre aux besoins et défis régionaux les plus urgents découlant de la pandémie de Covid19, ainsi qu’à encourager la coopération régionale sur des thèmes sectoriels tels que la relance économique post-crise et la stratégie sanitaire régionale contre la Covid-19.

 

Source Telesur

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/268788-la-celac-et-la-chine-renforcent-leur-cooperation-pour-le-developpement

Tag(s) : #CELAC#Chine

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CHILI : LE CANDIDAT DE GAUCHE EN TETE DES INTENTIONS DE VOTE POUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE

Par Le 31/08/2021

31 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-08-30 17:46:35

 

 

Santiago du Chili, 30 août (RHC) Le candidat du bloc de gauche Apruebo Dignidad, (J’approuve la dignité) Gabriel Boric, est en tête des intentions de vote  pour la présidence du Chili, a indiqué le sondage Pulso Ciudadano (Pouls Citoyen), publié aujourd’hui.

Boric vient en tête, avec 16,4 pour cent de soutien (1,7 point de plus que dans le sondage précédent, suivi de Sebastian Sichel, représentant de la coalition de droite Chile Podemos + Chili Nous Pouvons Plus), avec 11,5 pour cent; et à la troisième place apparaît Yasna Provoste, du centriste Nuevo Pacto Social Nouveau Pacte Social), avec 11,3.

Le sondage maintient ainsi la tendance de tous les sondages précédents, qui présentent ces trois noms comme les principaux rivaux en vue des élections présidentielles du 21 novembre prochain.

Plus loin se trouvent José Antonio Kast, d’extrême-droite avec 6,3 points, l’économiste Franco Parisi (6,1 %), le fondateur du Parti Progressiste Marco Enríquez-Ominami, avec 3,6 points, et Eduardo Artés, candidat pour le Front Patriotique, également de gauche, avec 0,7 %.

Le sondage a inclus deux candidats qui ont été éliminés la semaine dernière par le service électoral pour ne pas avoir rempli toutes les conditions, l’économiste Gino Lorenzini et l’activiste mapuche Diego Ancalao, tous deux indépendants, qui ont obtenu respectivement 3,2 et 0,6 pour cent.

Selon le sondage, Boric est également en première ligne, avec 23,4 pour cent, dans le segment des électeurs probables, concernant les électeurs qui ont exprimé leur intention d’exercer le suffrage et qui ont déclaré l’avoir fait lors du référendum du 25 octobre 2020 et qui ont presque doublé Sichel et Provoste.

Du côté opposé, José Antonio Kast présente le niveau de rejet le plus élevé, avec 32 pour cent des personnes interrogées qui ont dit qu’elles ne voteraient jamais pour lui, suivi de très loin par Gabriel Boric (9,7, Marco Enriquez-Ominami (8,6), Yasna Provoste (7,2), Sebastian Sichel (6,3), Eduardo Artés (3,5) et Franco Parisi (1,9).

Pulse Citizen a également abordé les principales préoccupations de la population, dont les plus mentionnées en ordre décroissant ont été la criminalité, les services de santé, les pauvres retraites, la hausse de l’inflation, les bas salaires et la corruption.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/268552-le-candidat-de-gauche-en-tete-des-intentions-de-vote-au-chili

 

Tag(s) : #Chili

Dans Amérique

LE NICARAGUA QUALIFIE LES SANCTIONS AMERICAINES DE « PANDEMIE D’AGRESSIONS »

Par Le 27/08/2021

26 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-08-25 17:35:38

      

Managua, 25 août (RHC) La vice-présidente du Nicaragua, Rosario Murillo, a qualifié de "pandémie d’agression" les sanctions imposées par des pays comme les Etats-Unis, et elle a exigé du respect.

Rejetant les sanctions de l’Union européenne (UE), du Canada et des États-Unis contre des fonctionnaires du gouvernement nicaraguayen, Rosario Murillo a dénoncé qu’il "y a une pandémie d’agressions contre les peuples dans beaucoup de régions. Ils appellent ça des sanctions, mais ce sont des agressions", a-t-elle souligné.

La vice-présidente a ensuite mis en doute la capacité de ceux qui imposent des mesures coercitives contre d’autres nations. "Qui a autorisé quelqu’un à imposer une telle punition (...), alors qu’ils attaquent parce que les peuples sont courageux" ?, a demandé Murillo.

S’adressant aux pays qui ont appliqué des sanctions à des dizaines de fonctionnaires, elle a assuré qu’ils "veulent se montrer maîtres du monde" et elle a appelé au respect de la volonté des peuples. "Les sanctions sont le fruit de l’égoïsme, de la cupidité, de l’orgueil, de la suprématie", -a-t-elle ajouté.

Murillo, quatre de ses enfants et une vingtaine de fonctionnaires de l’État ont été sanctionnés par les États-Unis pour corruption présumée et violation des droits de l’homme, dans le contexte de la répression contre les manifestations civiles qu’ils ont lancées en 2018. Les États-Unis ont également sanctionné la police et les entreprises privées des fils d’Ortega Murillo.

Les sanctions des États-Unis incluent le gel de comptes à Banque, l’interdiction de transactions sous la juridiction des États-Unis, de propriétés ou d’intérêts sur une propriété, le refus ou la révocation de visas, et des pénalités économiques.

Les États-Unis indiquent que leurs mesures contre le Nicaragua expriment leur rejet de la violation prétendue des droits de l’homme et plus récemment, de l’arrestation d’opposants liés aux élections présidentielles qui auront lieu en novembre prochain.

Les autorités nicaraguayennes rejettent donc les accusations des États-Unis et elles affirment que les mesures coercitives visent en fait à créer l’instabilité dans le pays pour chasser Ortega du pouvoir.

En fait, le président du Nicaragua a déclaré vendredi que les opposants arrêtés dans le pays ces derniers mois cherchaient une nouvelle "vague de terrorisme" lors des élections de novembre prochain.

Ortega a souligné que l’amnistie qui a permis de libérer des centaines de manifestants arrêtés lors des émeutes de 2019 "ne leur a pas suffi et ils ont continué à conspirer et à parier sur une autre vague de terrorisme en vue des élections, dirigés par les yankees ", a déclaré le dirigeant.

Source Hispan TV

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/268097-le-nicaragua-qualifie-les-sanctions-americaines-de-pandemie-dagressions

Tag(s) : #nicaragua

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GUATEMALA : 4e JOURNEE DE MANIFESTATIONS POUR EXIGER LA DEMISSION DU PRESIDENT GIAMMATTEI

Par Le 22/08/2021

22 Août 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-08-21 15:20:10

      

Photo: El Periódico

Guatemala, 21 août, (RHC)- Paysans, Indiens, étudiants et ouvriers sont de nouveau descendus ce vendredi dans la rue au Guatemala pour exiger la démission du président Alejandro Giammattei et de la procureure générale, Consuelo Porras.

Les manifestants exprimaient également leur mécontentement contre les violations des droits humains des communautés indigènes.

Il s'agit de la quatrième journée de protestation à l'appel des autorités indigènes ancestrales sur le territoire national.

Les manifestants ont barré des routes dans les départements de Totonicapan et de San Marcos.

Les Autorités ancestrales ont dénoncé l’intervention d’individus armés de machettes et de bâtons pour disperser les manifestations.

L'Association des étudiants Oliverio Castañeda de León a de son côté appelé à manifester sur la Place de la Constitution, dans la capitale guatémaltèque.

Parmi les causes à l'origine de ces mobilisations figurent le rejet populaire de l'approbation du budget 2021 par le Congrès, qui prévoyait des coupes dans les secteurs de l'éducation, de la santé et de la justice ; des délits de corruption présumés ; et la mauvaise gestion par le gouvernement Giammattei de la pandémie de Covid-19, qui a fait 11 372 morts dans le pays.

Source: TeleSur

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/267664-nouvelle-journee-de-manifestations-au-guatemala-pour-exiger-la-demission-du-president-giammattei

 

Tag(s) : #Guatemala

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L’ALBA-TCP REAFFIRME SON ENGAGEMENT EN FAVEUR DE L’INTEGRATION LATINO-AMERICAINE

Par Le 27/06/2021

27 Juin 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-06-25 09:05:50

      

Caracas, 25 juin (RHC) L’Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP) a renouvelé aujourd’hui son engagement en faveur de l’unité et de la coopération face aux menaces à la stabilité de la région.

Au terme du XIXe Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’ALBA-TCP, qui s’est tenu à Caracas, les hautes autorités du bloc ont réaffirmé la volonté d’intégration authentiquement latino-américaine et caribéenne, permettant de faire face aux prétentions de domination impérialiste.

À cet égard, les pays membres de l’Alliance ont souligné la nécessité de renforcer la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) en tant que mécanisme de concertation politique réunissant les États de la région, fondé sur le principe de l’unité dans la diversité.

La déclaration finale de la réunion a également salué le retour de l’ordre constitutionnel en Bolivie, et les efforts du président Luis Arce, tant sur le plan interne qu’international, pour avancer vers la relance économique du pays sud-américain.

L’ALBA-TCP a réitéré sa reconnaissance aux autorités légitimes du Venezuela et s’est félicitée de la tenue prochaine d’élections régionales et municipales, expression de la démocratie solide participative et protagoniste du peuple vénézuélien.

De même, le mécanisme d’intégration a souligné le soutien au Gouvernement nicaraguayen et a condamné les tentatives répétées de déstabilisation de la nation centraméricaine par les États-Unis afin d’interférer dans le déroulement des prochaines élections.

L’Alliance a également réaffirmé sa condamnation du blocus économique, commercial et financier imposé par Washington à Cuba, ainsi que son rejet de la campagne de discrédit lancée par le gouvernement des États-Unis contre la coopération médicale cubaine, au milieu de la pandémie de Covid-19.

Dans le domaine de la santé, les pays de l’ALBA-TCP ont appelé à l’immunisation universelle contre le  Covid-19, ainsi qu’à une distribution urgente, équitable, solidaire et à des prix accessibles des vaccins, fournitures et équipements.

Le mécanisme d’intégration reconnaît en outre le droit des pays des Caraïbes à un traitement juste, spécial et différencié, et réaffirme l’appui inconditionnel et nécessaire à la défense et à la promotion de leurs justes revendications et réparations.

Elle a en outre rejeté l’action du secrétaire général de l’Organisation des États américains, Luis Almagro, qui a conduit cet organisme multilatéral dans une voie absurde en légitimant des actions violentes, interventions dans les affaires intérieures et ruptures de l’ordre constitutionnel dans plusieurs pays de la région.

Enfin, l’ALBA-TCP a décidé de promouvoir le développement de la zone économique complémentaire ALBA-Petro Caribe en tant que modèle de développement productif et technologique.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=458107&SEO=solidaridad-con-cuba-en-congreso-del-partido-comunista-de-grecia-foto

Tag(s) : #ALBA

Dans Amérique

L’HYPOCRISIE CANADIENNE SUR LES DROITS DE L’HOMME : QUI ETAIENT LES 215 ENFANTS VICTIMES DE LA MISSION CIVILISATRICE IMPOSEE PAR L’OCCIDENT ?

Par Le 18/06/2021

Chef de tribu abénaqui d'Odanak, Canada

Découverte d’un charnier au Canada: qui étaient ces enfants victimes de la mission civilisatrice imposée par l’Occident?

© CC BY 2.0 / Claude Robillard

CANADA

10:15 18.06.2021(mis à jour 11:53 18.06.2021)URL courte

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Tandis que le Premier ministre canadien Trudeau critique la Chine sur les droits de l’homme, la découverte des restes de 215 élèves d’un ancien pensionnat catholique canadien fait polémique. Décryptage de Glenn Babb, ancien diplomate sud-africain, au micro de Rachel Marsden.

Quel est le rapport entre la découverte d’un charnier de 215 enfants autochtones sur le site d’un ancien pensionnat catholique dans une province de la côte ouest du Canada et l’hypocrisie occidentale sur les droits de l’homme? Voyez plutôt.

 

Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, en compagnie des autres chefs d’État occidentaux du G7, a fait la leçon à la Chine sur les droits de l’homme. Ceci alors que la macabre découverte de cette fosse commune dans la ville de Kamloops, en Colombie-Britannique, est un rappel choquant des écoles créées dans les années 1800 par l’Église catholique et le gouvernement pour assimiler de gré ou de force environ 150.000 enfants autochtones à la culture européenne.

 

 

Autochtones du Canada (image d'illustration)

© CC BY 2.0 / IAN MCCAUSLAND

Les restes de 215 enfants autochtones découverts au Canada: «La vérité n’est pas connue dans toute son ampleur»

La dernière école de ce type, où les enfants recevaient une formation linguistique, académique et professionnelle, n’a été fermée qu’en 1996. Les abus étaient fréquents, les soins médicaux bien moins, et parfois les enfants disparaissaient à l’insu de leurs parents. Glenn Babb, ancien diplomate sud-africain qui a été notamment ambassadeur au Canada, rappelle qu’il faut contextualiser la situation:

 

«Quand les Occidentaux sont arrivés en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande, ils ont créé ce qu’ils appellent "la mission civilisatrice". Ils voulaient que les autochtones deviennent des quasi-Occidentaux. Et ils ont créé des écoles pour cela.»

Il revient sur les conditions dans lesquelles étaient scolarisés ces élèves:

«Le taux de décès dans ces écoles était de 42%. La plupart mourraient de la tuberculose et d’autres maladies. Il n’y avait pas de contrôles du ministère de la Santé. On n’allait pas voir si tout se passait bien. Les inspections avaient noté qu’un enfant recevait un morceau de pain et un peu de lait chaque jour. Cela ne suffit pas pour maintenir une santé durable. On ne faisait rien pour améliorer la situation et on obligeait les autochtones à se scolariser dans ces écoles pour ne pas manquer à la mission civilisatrice que l’Occident avait imposée. C’était pour la plupart du temps de la négligence, mais il y a eu des maltraitances et des abus.»

Le diplomate compare l’état actuel des autochtones et le système des centaines de réserves à la situation en Afrique du Sud. Il estime qu’il faut changer radicalement le système canadien:

«En Afrique du Sud on avait créé des réserves. Maintenant tous les Sud-Africains sont répartis dans l’ensemble de l’Afrique du Sud. Au Canada on parle d’une seule voix pour les Indiens mais cela n’améliore en rien leur sort.»

https://fr.sputniknews.com/canada/202106181045750083-decouverte-dun-charnier-au-canada-qui-etaient-ces-enfants-victimes-de-la-mission-civilisatrice/

Dans Amérique

L’ALBA-TCP MET EN LUMIERE LA LUTTE DE PRENSA LATINA POUR LA VERITE

Par Le 17/06/2021

16 Juin 2021

L'ALBA-TCP met en lumière la lutte de Prensa Latina pour la vérité
 


L'ALBA-TCP souligne la lutte de Prensa Latina pour la véritéCaracas, 16 juin (Prensa Latina) Le secrétaire exécutif de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Accord commercial entre les peuples (ALBA-TCP), Sacha Llorenti, a souligné aujourd'hui l'exemple de Prensa Latina dans la défense de la vérité.

À l'occasion du 62e anniversaire de l'agence de presse latino-américaine, le chef du bloc d'intégration a exprimé sa reconnaissance à toute son équipe de travail dans un message publié sur son compte Twitter.

Notre plus sincère hommage à @PrensaLatina_cu à l'occasion de la célébration de son 62e anniversaire. Leur travail quotidien est un exemple vivant de la lutte essentielle pour la vérité. Une accolade fraternelle et une reconnaissance à ses travailleurs", a écrit M. Llorenti sur la plateforme de communication.

Le 16 juin 1959, le premier média alternatif du continent américain est né à La Havane pour affronter les grands monopoles de l'information.

Prensa Latina est née dans le feu de l'Opération Vérité, en réponse à la nécessité de transmettre la réalité de Cuba face à la campagne médiatique de délégitimation de la Révolution naissante.

Il a fait irruption en tant que voix indépendante et propre de Notre Amérique, selon le leader historique cubain Fidel Castro, qui a encouragé sa création avec le Comandante Ernesto Che Guevara, le journaliste argentin Ricardo Massetti et d'autres collègues latino-américains et cubains.

mem/wup
source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=455980&SEO=alba-tcp-destaca-lucha-de-prensa-latina-por-la-verdad

Tag(s) : #ALBA#Cuba

Dans Amérique

NICARAGUA : LE GOUVERNEMENT DENONCE LA CAMPAGNE MEDIATIQUE BRUTALE DE L’OPPOSITION SOUTENUE PAR LES ETATS-UNIS

Par Le 16/06/2021

16 Juin 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-06-15 12:57:27

      

Managua, 15 juin (RHC) Le Gouvernement nicaraguayen a confirmé qu’il ne permettrait aucune ingérence étrangère dans ses affaires intérieures et a dénoncé une attaque médiatique d’une ampleur énorme contre lui, parrainée par les Etats-Unis.

Dans un communiqué de presse, le gouvernement sandiniste a dénoncé que "Le peuple et le gouvernement nicaraguayens font l’objet d’une attaque implacable et sans précédent, alimentée par de faux discours prônés par les médias de droite et les "figures de l’opposition" financés par les Etats-Unis.

Il a assuré que d’autres pays ne seront pas autorisés à intervenir dans le processus d’enquête sur un groupe d’opposants détenus. La plupart d’entre eux sont poursuivis pour "incitation à l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures" et "appel à une intervention militaire" contre le gouvernement du président Daniel Ortega, entre autres délits.

Le Gouvernement a déclaré qu’il considérerait toute tentative de saper l’enquête "comme une attaque frontale contre les principes du respect de l’Etat de droit, de la démocratie, de la souveraineté nationale et de la libre autodétermination au Nicaragua".

La publication souligne que les mesures prises par le Gouvernement, y compris les arrestations, s’inscrivent dans le cadre de la défense de la patrie et demande la levée des sanctions imposées à son encontre.

Il a rappelé que les mesures restrictives en période de pandémie du coronavirus, à l’origine du COVID-19, "portent leur illégalité au niveau de crime contre l’humanité".

Le Nicaragua est victime des sanctions unilatérales et illégales des États-Unis et de leurs alliés, dont l’Union européenne (UE), qui cherchent à renverser le gouvernement d’Ortega parce qu’il défend la souveraineté du pays et a une position ouvertement anti-impérialiste.

 

Source HispanTV

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/260792-le-gouvernement-du-nicaragua-denonce-la-campagne-mediatique-brutale-de-lopposition-avec-le-soutien-des-etats-unis

Tag(s) : #nicaragua

Dans Amérique

FABIEN ROUSSEL (PCF) : VOTE D'ESPOIR AU PEROU

Par Le 09/06/2021

Publié le 09/06/2021 par PCF

Vote d’espoir au Pérou (Fabien Roussel)

L’élection de Pedro Castillo à la présidence de la République du Pérou est une réjouissante nouvelle, lui qui a été qualifié de «mendiant assis sur un tas d’or». Le Pérou a subi trop longtemps des dictatures sanglantes, la corruption généralisée des classes dirigeantes, la violence, la pauvreté, l’analphabétisme, le pillage de ses richesses minières par les multinationales.

La fille de l’ancien dictateur Fujimori, (en prison pour crime contre l’humanité), candidate de la droite, elle-même menacée de poursuites judiciaires, est battue par un enseignant, fils de paysans analphabètes, qui a fait d’un crayon géant son «drapeau» de campagne et qui ne veut «plus de pauvres dans ce pays riche !». Tout un programme bien compris dans les campagnes méprisées et ces villages indiens interdits d’eau potable, d’assainissement, de routes, d’hôpitaux, d’écoles.

La candidate de la droite, à bonne école avec son dictateur de père, qui avait promis de respecter le verdict des urnes, conteste maintenant les résultats. On peut craindre désormais un scénario  «  à la bolivienne », le refus de l’issue électorale, les menaces, le chantage, une possible intervention de l’armée, de l’organisation des Etats américains, de la CIA. D’autant que la victoire de Pedro Castillo, après le retour de la démocratie en Bolivie, est perçue dans l’ensemble du continent latino-américain comme un vent d’espoir.

 

Il faudra courage et détermination à Pedro Castillo pour ouvrir les voix du progrès social, de la démocratie et de la liberté au Pérou. Il lui faudra surtout la mobilisation de toutes celles et ceux qui ont voté pour lui. En effet, il devra affronter les hauts gradés militaires prêts à la sédition. Il lui faudra affronter les multinationales qui, malgré leurs profits records, ne reversent que des miettes au pays tout en saccageant l’environnement. Il lui faudra surtout déjouer les sales coups de Washington.

 

Je veux dire à Pedro Castillo: vous pouvez compter sur le soutien, la solidarité et l’amitié des communistes français dans votre action contre l’analphabétisme, l’injustice, la violence, pour la dignité et la liberté.


Fabien Roussel
Secrétaire national du Parti Communiste Français

https://www.pcf.fr/vote_d_espoir_au_p_rou

Dans Amérique

SECOND TOUR DES PRESIDENTIELLES AU PEROU : GRANDE VICTOIRE DE PEDRO CASTILLO CONTRE LA CANDIDATE DE LA DROITE PERUVIENNE

Par Le 09/06/2021

9 Juin 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-06-08 20:07:51

 

 

Lima, 8 juin (RHC) Le candidat de gauche Pedro Castillo a battu sa rivale au scrutin présidentiel, Keiko Fujimori, dans 16 des 25 régions du Pérou et lui a enlevé son hégémonie sur huit d’entre elles.

Selon les résultats régionaux du second tour des élections de dimanche dernier, Castillo s’est imposé dans toutes les régions andines : Cajamarca, Huánuco, Pasco, Junín, Huancavelica, Apurímac, Cusco, Ayacucho et Puno, la plupart de loin.

Aussi dans les forêts d’Amazonas, San Martin et Madre de Dios et les côtes d’Áncash, Arequipa, Moquegua et Tacna.

Fujimori remporte largement dans les zones côtières de Tumbes, Piura, Lambayeque, La Libertad, Lima Metropolitana, Lima-Provinces et Ica, et dans les provinces amazoniennes de Loreto et Ucayali.

Elle perd également la majorité à Áncash, Amazonas, San Martin, Huánuco, Junín, Ayacucho et Madre de Dios.

Le quotidien La República a noté que la promesse de Fujimori, de répartir entre les familles des zones d’influence des opérations minières 40 pour cent de la redevance régionale, n’a eu aucun effet, parce que les habitants de ces territoires ont voté massivement pour Castillo.

Une autre campagne politique et médiatique qui désignait Castillo et ses partisans comme des 'terroristes' pour des liens supposés avec des vestiges d’insurgés et de groupes apparentés, bien qu’ayant obtenu des partisans à Lima, a échoué également dans les régions andines.

À Ayacucho, Huancavelica et Apurímac, territoires qui ont été le théâtre ces dernières décennies, de la soi-disant guerre interne, Castillo a obtenu 82,28, 84,96 et 81,47 pour cent des voix.

Le dépouillement national des bulletins a continué aujourd’hui avec un avantage étroit de Castillo sur Fujimori, qui allègue des 'indices de fraude' du Pérou libre contre elle.

L’allégation a été rejetée par le Bureau national des processus électoraux (ONPE), des observateurs nationaux et internationaux, des experts en matière électorale et des journalistes de diverses tendances.

 

(source : Prensa Latina).

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/260084-le-candidat-castillo-a-remporte-une-victoire-territoriale-au-second-tour-des-presidentielles-au-perou

Tag(s) : #Castillo#Perou

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PRESIDENTIELLE CHILI : EN FRANCE, CREATION D’UN COMITE DE SOUTIEN AU COMMUNISTE CHILIEN DANIEL JADUE

Par Le 06/06/2021

5 Juin 2021

publié le 04/06/2021
Chili : comité de soutien à Daniel Jadue

Après la défaite historique de la droite au Chili lors des élections de la constituante, des maires, des conseillers municipaux et des gouverneurs de région. Les coalitions de gauche continuent leur parcours politique pour aller vers un nouveau Chili. La prochaine étape est la présidentielle en novembre 2021. Le secteur international a répondu à la sollicitation du responsable du Parti communiste chilien en France, Antonio Valdivia pour lancer le comité de soutien en France à Daniel Jadue, maire de Recoleta et candidat à la primaire de gauche pour la présidentielle.

Les signataires à ce jour du comité de soutien à Daniel Jadue :

Fabien ROUSSEL, secrétaire national du PCF, député du Nord ;

Pierre LAURENT, vice-président du Sénat, membre de commission des affaires étrangères du sénat ;

Fabien GAY, sénateur de Seine-Saint-Denis ;

Francis WURTZ, ancien président du groupe de la gauche unitaire européenne et de la gauche verte nordique au Parlement européen;

Patrick LE HYARIC, président et directeur du groupe de presse l’Humanité (France), député européen 2009-2019 ;

Lydia SAMARBAKHSH, membre de l’exécutif national du PCF, responsable du secteur international ;

Pierre DHARREVILLE , député des Bouches-du-Rhône ;

Audrey GARINO, adjointe au maire de Marseille déléguée aux affaires sociales, à la solidarité, à la lutte contre la précarité et à l’égalité des droits ;

Aurélie BIANCARELLI, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’enseignement supérieur, à la vie étudiante et à la recherche ;

Jean-Marc COPPOLA, adjoint au maire de Marseille délégué à la culture pour toutes et tous, à la création, au patrimoine culturel et au cinéma ;

Philippe RIO, maire de Grigny (91) ;

Patrice BESSAC, maire de Montreuil (93).
source : https://www.pcf.fr/chili_comite_de_soutien_daniel_jadue

Tag(s) : #Chili#PCCh#PCF#Jadue

Dans Amérique

ONU : AUGMENTATION DE LA PAUVRETE ET DES MILLIONNAIRES EN AMERIQUE LATINE

Par Le 06/06/2021

6 Juin 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-06-04 19:51:07

      

Nations Unies 5 juin (RHC) Alors que des millions de familles luttent aujourd’hui pour survivre à la crise économique, le nombre de millionnaires a augmenté de 31 pour cent en Amérique latine, a déclaré le sous-secrétaire général adjoint de l’ONU Luis Felipe López-Calva.

Dans un article intitulé « La pandémie exacerbe les disparités et fait des millions de dollars en Amérique latine », publié sur le site Web de l’ONU, le haut fonctionnaire a reconnu que la région était la deuxième région la plus inégale du monde.

Il a noté que pendant la pandémie de Covid-19, les déséquilibres économiques et sociaux se sont accentués, tandis que plus de riches apparaissent.

López-Calva a précisé dans son analyse que dans la région, des millions de ménages voient leurs revenus baisser à la suite de la fermeture et de la détérioration des entreprises, de l’augmentation du chômage et de la sortie de la force de travail, et les possibilités limitées de travail à distance pendant les longues périodes de confinement.

À cela s’ajoutent, a-t-il dénoncé, des réseaux de sécurité inadéquats pour les travailleurs à faible revenu, vulnérables et informels, ce qui a conduit à une situation de pauvreté extrême croissante dans la région, qui, selon les estimations de la Banque mondiale, passera de 24 pour cent en 2019 à 27,6 pour cent en 2021.

On s’inquiète également de l’augmentation de la faim dans la région, car selon le Programme alimentaire mondial, il y aura une augmentation de 269 pour cent du nombre de personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes confrontées à une grave insécurité alimentaire.

Face à ce scénario, les données en temps réel (17 mai 2021) montrent une augmentation de 107 milliardaires avec un patrimoine net de 480 milliards de dollars, soit la richesse des plus riches de la région, mesurée par la liste de Forbes, a augmenté de plus de 40 % pendant la pandémie de Covid-19 jusqu’à présent. En particulier, environ les trois quarts des milliardaires viennent du Brésil et du Mexique, de même qu’environ 80 pour cent de leurs capitaux propres combinés.

López-Calva, qui est également Directeur régional du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a envisagé dans son analyse de taxer les plus riches, ce qui pourrait fournir certaines des ressources nécessaires pour promouvoir des gains sociaux et économiques généralisés.

Il a estimé en outre que lorsque la concentration des ressources se traduit par une concentration du pouvoir politique, comme c’est souvent le cas, elle peut conduire à un cercle vicieux qui perpétue ces résultats et fausse les stratégies et l’allocation des fonds.

Enfin, dans sa réflexion, il a expliqué que dans la mesure où la pandémie se poursuivra dans la région, elle exposera les failles existantes dans les réseaux de sécurité sociale, et qu’il faut donc réinventer une nouvelle voie à suivre, plus équitable et plus durable que celle d’avant cette crise.

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/259692-onu-augmentation-de-la-pauvrete-et-des-millionnaires-en-amerique-latine

Tag(s) : #AmeriqueLatine

Dans Amérique

LE PRESIDENT ARGENTIN AFFIRME QUE LE CAPITALISME N’A PAS DONNE DE BONS RESULTATS

Par Le 05/06/2021

5 Juin 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-06-04 16:56:03

      

Buenos Aires, 5 juin (RHC) Le président argentin, Alberto Fernández, a appelé  au Forum économique de Saint-Pétersbourg 2021 à réfléchir sur la situation mondiale tout en soulignant que le capitalisme n’a pas donné de bons résultats.

Intervenant par vidéoconférence lors du rendez-vous, le président a déclaré que la pandémie de Covid-19 a mis à nu que le monde s’était organisé sur des bases faibles et qu’un être invisible à la vue humaine comme un virus a pu entraîner des vies, la santé de millions d’habitants et les économies.

Nous devrions réfléchir à ce que doit être l’économie mondiale dans les temps à venir, parce que ce qui a été prouvé, c’est que ce qui existait créait beaucoup d’inégalité et d’injustice, favorisait la concentration des revenus aux mains d’un très petit nombre de personnes et de pays et distribuait la pauvreté à des millions d’habitants, a souligné Fernández.

À cet égard, il a ajouté que cette logique, qui a perduré pendant tant d’années, doit nécessairement être révisée parce que si quelque chose a laissé la pandémie exposée, c’est la nécessité d’être solidaires.

A un autre moment de son intervention, le chef de l’Etat argentin a souligné qu’il est très difficile de se développer avec des dettes bizarres, des taux énormes et que cela doit être payé dans des délais qui ne favorisent pas la croissance et le développement social de nos communautés' et il a déclaré qu’il est temps de comprendre que le capitalisme tel qu’il a été connu avant la pandémie n’a pas donné de résultats.

Il a engendré, a-t-il dit, des inégalités et des injustices. La pandémie nous a appris qu’il peut y avoir un moment où les plus puissants et les plus faibles tremblent et tombent face à un virus, a-t-il ajouté.

Avec la présence du président russe Vladimir Poutine, le Forum économique international 2021 se tient à Saint-Pétersbourg avec la participation de plusieurs pays et du Qatar en tant qu’invité spécial de la rencontre.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/259672-le-president-argentin-affirme-que-le-capitalisme-na-pas-donne-de-bons-resultats

Tag(s) : #argentine

Dans Amérique

AU PEROU, L'ESPOIR SE LEVE A GAUCHE

Par Le 04/06/2021

 

Au Pérou, l’espoir se lève à gauche

 

03 Juin 2021

   

Le 6 juin sera organisé le second tour des élections au Pérou. Avec un candidat surprise en lice, Pedro Castillo, issu de la gauche radicale. Signe qu’après la chute de Velasco, les forces progressistes reprennent des couleurs? (IGA)

« Pérou,

Poitrine du monde,

Couronne des aigles,

Existes-tu ? »

Pablo Neruda, « Canto General; 1938

 

Persécuté par la police chilienne, puis exilé, le poète chilien faisait un inventaire des histoires, des luttes, des espoirs et des désespérances des peuples de l’Amérique latine dans son « Canto general« , ce fabuleux poème épique de presque vingt mille vers et en ‘arrivant’ au Pérou il se pose une question. Il avait raison de se la poser. Il avait raison de questionner ce pays après nous avoir raconté les révolutions du Mexique, l’épopée de la guérilla au Nicaragua qui se battait contre les marines yankees sous la direction d’Augusto Sandino, « le commandant des pauvres », assassiné à 37 ans sur ordre exprès de l’ambassadeur étatsunien. Après nous avoir décrit les grèves des mineurs chiliens, les révoltes des gauchos et des étudiants argentins, des paysans colombiens. Dans ce cadre, une absence remarquable : le Pérou des Incas, des rebelles de Tupac Amaru, des « Hauteurs de Machupicchu » (un des poèmes composant ce Canto), semblait faire exception. D’où l’interrogation du poète et militant communiste.

Ce fut en 1968, avec trente ans de retard, que le général péruvien Juan Velasco Alvarado s’est permis de répondre « présent » à l’appel du poète. Témoin du fait que l’International Petroleum Company, filiale de la Standard Oil, était en train de s’approprier frauduleusement les réserves de pétrole péruviennes, il prit le pouvoir à la tête d’une poignée de ses camarades de l’armée. Velasco décida sans hésiter de nationaliser le pétrole et de mettre en œuvre une réforme agraire radicale mettant fin aux latifundios et transférant la propriété des terres à des coopératives de paysans. Il alla encore plus loin dans le domaine de l’économie nationale, en touchant la propriété des industries où les actionnaires devront partager la gestion et les résultats avec les travailleurs organisés en copropriétés.

La ligne rouge franchie

C’est lorsque Velasco décida de désobéir aux diktats de Washington et établit des relations diplomatiques avec Cuba après avoir reçu Fidel, que les choses commencèrent à prendre une autre allure et que les Etats-Unis se mirent à organiser sa chute. Et ce, d’autant plus que Velasco s’était lancé avec le président en exercice du Chili, Salvador Allende, dans un projet d’intégration régionale appelé « Pacte andin ». Ce pacte visait, en particulier, à mettre sous contrôle les investissements étrangers et touchait donc directement le capital. Et surtout collectivement, pour éviter la concurrence qui fait que le pays qui résiste peut avoir comme voisin un pays qui s’incline et qu’alors le capital choisira ce « maillon faible ». La ligne rouge était franchie et les Etats-Unis organisèrent un coup d’Etat avec un militaire félon, le général Morales. L’expérience « velasquiste » se termina ainsi en 1975.

Il convient de noter à propos de cette expérience un phénomène hélas fréquent dans les luttes politiques du tiers-monde. Un facteur qui joua contre le renforcement de l’expérience de Velasco vint du comportement de secteurs gauchistes qui estimaient que le changement n’allait pas assez loin ni assez vite, et ce sans tenir compte du rapport des forces réel et de la viabilité ou non de leurs propositions radicalistes. Tout indique que ces groupes, dont personne ne peut douter de la sincérité de la majorité de leurs membres, étaient infiltrés par des provocateurs qui avaient compris qu’il fallait tout faire pour affaiblir cette expérience révolutionnaire. Velasco tombé, la dictature de Morales installée au pouvoir, les dirigeants de ces groupes eurent l’honnêteté de reconnaître leur erreur. Mais il était trop tard.

Velasco décédé, l’oligarchie péruvienne, probablement la plus pourrie et la plus réactionnaire de toute l’Amérique latine, ne l’oublia pas. C’est ainsi qu’un de ses commandos fit exploser ses restes dans le cimentière de Lima où ils reposaient. Lutte des classes post-mortem…

Aujourd’hui, la promesse Castillo

Instituteur forgé dans le syndicalisme militant, engagé dans la mouvance de la gauche radicale, Pedro Castillo a été propulsé, presqu’à son corps défendant, en tête pour le deuxième tour des élections présidentielles qui aura lieu ce 6 juin. Presqu’à son corps défendant parce que lui-même ne s’attendait nullement à ce résultat. Pour lui, ces élections étaient une bonne occasion de faire campagne politique. La « gauche » avait sa candidate en la personne de Veronica Mendoza qui n’arrêtait pas de qualifier le Venezuela de « dictature ». Et voilà donc que Castillo, qui ne cache pas son soutien à la révolution bolivarienne, est en train de défier les vieilles castes, ce qui a provoqué l’hystérie, le mot n’est pas excessif, de la droite péruvienne à l’instar du prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa. Ce dernier, après avoir vitupéré pendant des décennies contre la famille Fujimori, implore aujourd’hui les électeurs de voter pour Keiko, la candidate de la droite et de la Maison Blanche. Keiko, fille d’Alberto Fujimori, en prison pour corruption et crimes contre l’humanité, est elle-même également poursuivie par la justice, accusée d’avoir reçu des pots de vin de la multinationale Odebrecht. Vargas Llosa, jeune communiste pendant ses années d’étudiant, semble avoir opté pour la pratique d’un anticommunisme aussi féroce qu’obsessif comme manière de se faire pardonner ses péchés de jeunesse.

Les chances de succès du candidat Pedro Castillo semblent très faibles. L’armée, l’église, la finance ont déjà commencé une violente campagne de calomnies contre sa candidature. Et même s’il réussissait, la durée de son maintien au pouvoir sera sujet à caution. Qu’à cela ne tienne, son bel exploit, cette esquisse de réponse de l’instituteur au poète, laissera des traces qui nourriront les luttes du peuple péruvien.

 

Source: Le Drapeau Rouge

https://www.investigaction.net/fr/au-perou-lespoir-se-leve-a-gauche/

Dans Amérique

MISE EN GARDE AU PEROU : SI PEDRO CASTILLO REMPORTE LE SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE, SA RIVALE CRIERA A LA FRAUDE

Par Le 03/06/2021

2 Juin 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-06-02 09:51:45

      

Lima, 2 juin (RHC) Un éminent analyste péruvien a averti aujourd’hui que si le candidat péruvien Pedro Castillo gagnait étroitement la présidence au scrutin de dimanche prochain, son rival, Keiko Fujimori, refusera de l’accepter en alléguant qu’il a eu fraude.

L’analyste politique Fernando Tuesta, ancien chef du Bureau National des Processus Électoraux, a fait le pronostic lors d’une conférence avec la presse étrangère, offerte avec les commentateurs Giovana Peñaflor et Gonzalo Banda.

Banda, à son tour, a critiqué une campagne d’une télévision de droite qui a prétendu que des citoyens décédés étaient inscrits sur les listes électorales, ce qui indique que l’intention est de les faire apparaître comme des électeurs en faveur de Castillo.

Tuesta rappelle qu’en 2016 Keiko Fujimori a refusé de reconnaître sa défaite au second tour face à Pedro Kuczynski, par 40 000 voix, et elle a assumé avec sa majorité parlementaire une position hostile envers le dirigeant, ce qui a causé l’instabilité.

'Je crois qu’un triomphe de Castillo ne sera pas reconnu si le pourcentage en sa faveur est faible ; ils vont accuser les organismes électoraux d’être associés à une fraude présumée', a-t-il dit, en dénonçant une campagne sur les réseaux Internet qui cherche à installer cette idée, de manière fausse et irresponsable.

Peñaflor a souligné que, loin de favoriser Castillo, le Jury National des Elections (JNE) et l’Office National de Procréation Electoral (ONPE) permettent des inégalités comme la faveur de la majorité de la presse à Fujimori et l’utilisation de grandes ressources en publicité indirecte faite par des tiers en faveur de la candidate.

Tuesta a validé un communiqué de l’ONPE qui précise que sur les listes électorales figurent des personnes décédées parce que l’inscription, en vertu de la loi électorale, a été clôturée un an avant les élections, en l’occurrence avec un nombre de décès ultérieurs, par la pandémie qui, il y a quelques jours, a causé plus de 180 000 morts.

Le même analyste a déploré le rôle dans le processus électoral de ceux qui créent les conditions pour contester un résultat négatif et qui, dans ce but, cessent d’être des journalistes pour devenir des activistes politiques, dans la plupart des cas en faveur de Fujimori.

'Un des aspects qui caractérisent cette élection est que jamais comme aujourd’hui on a essayé de délégitimer un processus électoral. Une énorme campagne contre les organismes électoraux avance le message ‘si je ne gagne pas c’est fraude'', a-t-il déclaré. Il a ajouté qu’il n’y a aucune possibilité de manipulation frauduleuse, sauf en capturant les organismes électoraux.

Il a ajouté que s’il y a un résultat serré, le perdant ne l’acceptera pas et le mieux serait que le vote soit réglé avec une différence d’au moins quatre points de pourcentage.

 

Source Prensa Latina

 

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/259365-mise-en-garde-au-perou-si-castillo-remporte-le-second-tour-sa-rivale-criera-a-la-fraude

Tag(s) : #Perou#Castillo

Dans Amérique

PRESIDENTIELLE PEROU : DES SONDAGES CONFIRMENT LE FILS DU PEUPLE PEDRO CASTILLO A LA PREMIERE PLACE

Par Le 01/06/2021

1 Juin 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-05-31 09:10:53

      

Lima, 31mai (RHC) Deux nouveaux sondages ont confirmé  que le candidat présidentiel Pedro Castillo reste le premier dans les intentions de vote, tandis que son rival Keiko Fujimori réussit à réduire son désavantage à une semaine du second tour au Pérou.

Le sondage de l’Institut d’études péruviennes (non gouvernemental) a révélé 43,3 % pour le candidat de gauche et 38,3 % pour la candidate néolibérale, avec une baisse de 4,5 % pour le premier et une augmentation de 3,9 % pour la seconde et de 21,3 % de votes blancs et nuls pour les indécis.

La même différence en faveur de Castillo (42/40) ressort du sondage de l’entreprise privée Ipsos, selon lequel les deux augmentent par rapport au résultat précédent d’une semaine, deux pour cent le candidat et trois pour cent son rival.

Ipsos a en outre fait un simulacre de vote, dans lequel le candidat s’est également imposé (45,1/43,1) les bulletins blancs et nuls, comme ce sera le cas dans le calcul officiel, ce qui lui a valu 51,5 et 48,9.

Dans la répartition régionale et IEP, Fujimori réussit à se rapprocher du nord jusqu’à une égalité technique à Castillo, qui s’impose dans les autres régions, tandis que son rival a une large majorité à Lima, place vitale pour sa croissance.

L’IEP s’est renseigné sur la perception de l’électorat quant à savoir qui sera le vainqueur et 47 pour cent pense que Castillo sera vainqueur et seulement 33 pour cent pense que Fujimori l’emportera.

D’autre part, une caravane de voitures d’électeurs fujimoristes a été condamnée hier dans la ville d’Arequipa par des citoyens qui leur ont jeté des oranges (couleur du fujimorisme), des déchets et des pierres, ce qui a fait six blessés.

Dans le même temps, l’offensive des médias s’est intensifiée, en grande majorité alignés sur Fujimori et affichant des titres, des approches, des commentaires et des interviews avec un favoritisme évident pour la candidate.

Les critiques de ce comportement l’appellent guerre sale, elle a été une arme vitale pour Fujimori et le journaliste bien connu César Hildebrandt a averti que dans la semaine qui s’écoule avant le vote du 6 juin, elle deviendra une guerre immonde.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/259096-perou-des-sondages-confirment-castillo-a-la-premiere-place

Tag(s) : #Perou#Castillo

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LA MINISTRE ARGENTINE DE LA SANTE QUALIFIE DE TRES PRODUCTIVES LES VISITES A CUBA ET AU MEXIQUE

Par Le 31/05/2021

31 Mai 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-05-30 22:24:40

 

La ministre argentine de la Santé a fait des déclarations à la presse à l'aéroport Ezeisa de Buenos Aires.

La Havane, 30 mai, (RHC)- Peu après son arrivée à Buenos Aires, la ministre argentine de la Santé, Carla Vizzoti, a qualifié ce dimanche de très productives ses visites de travail au Mexique et à Cuba.

Elle a souligné en conférence de presse qu'elle espère que l’Argentine pourra collaborer pour accélérer le processus des candidats vaccins anti-Covid-19 développés par Cuba.

La ministre de la Santé et Cecilia Nicolini, conseillère du président Alberto Fernandez ont donné des détails à la presse sur les progrès des candidats vaccins cubains contre le Covid-19 Soberana 02 et Abdala.

«Ces journées ont été intenses et très productives», a déclaré Carla Vizzotti, avant de révéler que le président Alberto Fernández et son homologue cubain, Miguel Díaz-Canel, avaient parlé de travailler ensemble pour collaborer et accélérer le processus.

La ministre a déclaré que, tout comme cela s'est fait entre l'Argentine et le Mexique pour produire le vaccin d'AstraZeneca pour la région, ils espèrent contribuer avec l'île non seulement pour l'accès de nos pays aux vaccins, a-t-elle dit, mais pour toute l'Amérique Latine.

La ministre argentine a expliqué qu'au cours de sa visite à La Havane, elles ont appris de première main le développement des candidats vaccins cubains et elle a fait remarquer que notre pays dispose d’un système de science, de technologie et de chercheurs, qui ferment un cercle vertueux de ce que signifie le développement des essais cliniques et la production à grande échelle utilisée dans ce pays.

Après avoir rappelé que Cuba produit huit des quinze vaccins inscrits à son schéma de vaccination, elle a mis en avant les progrès de la phase III de Soberana 02 et d'Abdala.

Elle a d’autre part signalé qu’elle avait visité à La Havane les usines de production et un vaccinateur dans lequel elles ont vérifié le processus d'intervention sanitaire qui est réalisé, après l'étude de plus de 40 mille participants volontaires aux essais cliniques.

Entre les deux vaccins, plus d'un million de personnes ont déjà été inoculées dans ce pays. Tout cela est très pertinent en termes de sécurité des vaccins, a-t-elle déclaré.

Pour sa part, Cecilia Nicolini a souligné qu’elles avaient abordé la possibilité d'acquérir les doses de vaccin, mais aussi de collaborer au processus de production afin d’atteindre le reste de l'Amérique Latine le plus rapidement possible.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/259070-la-ministre-argentine-de-la-sante-qualifie-de-tres-productives-les-visites-a-cuba-et-au-mexique

Tag(s) : #argentine#Cuba#Mexique

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CHILI : DEFAITE HISTORIQUE DE LA DROITE

Par Le 26/05/2021

26 Mai 2021

Publié le 26/05/2021 par PCF

Défaite historique de la droite au Chili

Le processus électoral, entamé le 25 octobre 2020 avec le référendum qui avait massivement adopté le processus de réécriture de la Constitution par une assemblée constituante s’est poursuivi au Chili les 15 et 16 mai 2021.

Durant ce week-end, les Chiliens étaient appelés à voter pour leurs représentants à l’Assemblée constituante mais aussi pour l’élection des conseillers municipaux, des maires et des gouverneurs de région, pour la première fois élus au suffrage universel direct. Il faut se rappeler que ce processus électoral avait été obtenu après des mois et des mois de manifestations et de mobilisations sociales fin 2019.

La première « leçon » de ces scrutins des 15 et 16 mai est la défaite de la droite. En effet, malgré le rassemblement de tous les mouvements de droite et d’extrême droite, des ultra-libéraux aux nostalgiques de la dictature, « Chile Vamos » ne disposera pas du tiers bloquant à l’Assemblée constituante et ne disposera donc d’aucune possibilité de rejeter seul quelconque article de la nouvelle Constitution.

La deuxième « leçon » est l’avancée spectaculaire des femmes en politique avec une assemblée constituante totalement paritaire où les femmes ont été plébiscitées. D’ailleurs 11 femmes élues ont été obligées de céder leur place à des hommes pour permettre la parité de l’Assemblée. Cette obligation de parité avait été obtenue de longue lutte de la part des organisations féministes et étudiantes très présentes dans les mouvements sociaux.

La troisième « leçon » est la victoire des « indépendants », ces différentes coalitions qui rejetaient les partis politiques mais pour une grande majorité issus des mouvements sociaux, de la mobilisation citoyenne de 2019. Des coalitions que beaucoup d’observateurs s’accordent à décrire comme des coalitions majoritairement de gauche mais qui refusent d’entrer dans les partis politiques existants.

La quatrième « leçon » est l’importante progression de l’influence du Parti communiste chilien avec sa participation dans la coalition « aprueba dignidad » avec le Frente Amplio (front large) et la CUT (une organisation syndicale). Coalition qui aura 28 sièges à la constituante et qui représente 18 % des voix. Un score qui les place première coalition de gauche devant la liste aprueba constituée des sociaux-libéraux et de la démocratie-chrétienne.

Cette assemblée constituante a maintenant au moins 9 mois de travail pour changer le Chili et en finir avec la Constitution de Pinochet. Ces élections marquent déjà un profond changement, la représentation directe du mouvement social, de la « société civile » organisée, des peuples indigènes, des représentants des partis politiques, d’organisations syndicales, et tout cela bouleversé par le rajeunissement et la féminisation des représentants.

La progression du Parti communiste chilien a été marquée par la réélection, avec plus de 64 % des voix, de Daniel Jadue comme maire de Recoleta, et l’incroyable victoire de Iraci Hassler, jeune femme militante communiste et féministe, nouvelle maire de Santiago, la capitale du Chili de près de 5 millions d’habitants.

Ce week-end marque inévitablement un virage vers la construction d’un nouveau Chili et une défaite historique de la droite. Ce long processus électoral va se poursuivre avec l’élection présidentielle le 21 novembre 2021.

Cécile Dumas
responsable adjointe du secteur international du PCF

source : https://www.pcf.fr/defaite_historique_de_la_droite_au_chili

Tag(s) : #Chili#Communiste#PCCh

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PRESIDENTIELLE : PEDRO CASTILLO, CANDIDAT DU PEROU LIBRE DEVANCE SON ADVERSAIRE DE DROITE, KEIKO FUJIMORI DE PLUS DE 10 POINTS

Par Le 25/05/2021

25 Mai 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-05-24 10:01:26

 

 

Lima, 24 mai (RHC) À deux semaines du second tour des élections, le candidat présidentiel du parti Pérou Libre, Pedro Castillo, devance de plus de 10 points de pourcentage son adversaire de Force Populaire, Keiko Fujimori, selon les derniers sondages.

Un sondage de l’Institut d’études péruviennes (IEP), élaboré pour le quotidien La República, a montré que Castillo, un enseignant d’école primaire, a 44,8 pour cent de l’intention de vote pour les élections du 6 juin prochain.

Keiko Fujimori, fille de l’ancien dirigeant Alberto Fujimori (1990-2000), obtient 34,4 % de la préférence électorale, selon une étude réalisée entre 20 et 21 mai avec 1208 entretiens téléphoniques et une marge d’erreur de plus/moins 2,8 points.

12,98 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles voteraient blanc ou annuleraient leur bulletin, tandis que 5,1 % sont indécises.

Des données similaires ont révélé un simulacre de vote par la société Ipsos, dans lequel Castillo atteindrait 52.6 pour cent des votes valides, tandis que son adversaire de Force Populaire obtiendrait 47.4 pour cent.

Un autre essai de vote de la société Datum a indiqué que le candidat du Pérou libre enregistrerait 53.15 pour cent des suffrages valides et Fujimori 46.85 pour cent.

Jusqu’à présent, un seul sondage, réalisé par l’Institut de recherche et de développement en sciences économiques (Idice), donne l’avantage à Keiko Fujimori, qui dans ce sondage a 45.4 pour cent de l’intention du vote et Castillo 42 pour cent.

 

(Telesur)

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/258331-castillo-continue-a-devancer-fujimori-dans-les-intentions-de-vote-pour-le-second-tour-presidentiel-au-perou

Tag(s) : #Perou#Elections#Castillo

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CHILI : DANIEL JADUE, CANDIDAT COMMUNISTE, LE MIEUX PLACE POUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

Par Le 24/05/2021

24 Mai 2021

Daniel Jadue, candidat communiste, le mieux placé pour les élections présidentielles au Chili
 
Santiago du Chili, 24 mai (Prensa Latina) Le candidat du Parti communiste, Daniel Jadue, apparaît aujourd'hui au Chili comme le mieux évalué par la population en vue des élections présidentielles de novembre prochain.

C'est ce que reflète le sondage Plaza Pública de la société de conseil Cadem, qui place Jadue avec 20 % des intentions de vote, suivi de Joaquín Lavín, de l'Union démocratique indépendante (UDI) de droite, avec 16 points.

La présidente du Sénat, Yasna Provoste, du parti chrétien-démocrate, qui n'est pas candidate à la présidence pour le moment, est en forte hausse dans les sondages avec 13 %, tandis que l'ancien président de BancoEstado, Sebastián Sichel, obtient 11 %.

Les autres candidats sont loin derrière, avec des scores fluctuant entre sept et un pour cent, selon le sondage, qui est réalisé chaque semaine et qui, cette fois, a porté son attention sur les élections des 15 et 16 mai pour les électeurs, les conseillers, les gouverneurs et les maires.

Selon les personnes interrogées, l'aspect le plus marquant du scrutin est le grand nombre de candidats indépendants élus, 44 % des personnes interrogées ayant déclaré qu'elles aimeraient voir un grand nombre de candidats indépendants élus. L'aspect le plus frappant est le faible taux de participation aux élections, et 39 % ont souligné la défaite de la droite, qui n'a pas réussi à obtenir un tiers des électeurs.

De même, pour 70 % des personnes interrogées, le grand perdant de ces élections est la coalition Vamos por Chile, composée de tous les partis de droite.

Quant à l'évaluation de la performance du président Sebastián Piñera, un aspect traditionnel de ce sondage, elle reflète une fois de plus la faible popularité du président, qui a atteint 13 % de soutien, soit trois points de moins que la semaine précédente.

Le niveau de désapprobation a augmenté de trois points par rapport au sondage précédent, pour atteindre 79 %.

agp/rc
source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=450993&SEO=candidato-comunista-mejor-valorado-para-presidenciales-en-chile

Tag(s) : #Jadue#Chili#PCCh#Elections#Communiste

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MESSAGE DES PARTIS COMMUNISTES D’AMERIQUE LATINE AU PARTI COMMUNISTE CHINOIS POUR SON CENTENAIRE

Par Le 24/05/2021

24 Mai 2021

Message au Comité central du Parti communiste chinois à l'occasion de son centenaire
21 mai 2021
CPC
PCC
Les soussignés, partis communistes d'Amérique latine, vous adressent nos salutations internationalistes fraternelles et solidaires à l'occasion du centenaire de la fondation du parti communiste chinois.

Le parti communiste de Cuba a participé à une réunion virtuelle à l'occasion du centenaire du parti communiste de Chine. Photo : PCC 

 

Message au Comité central du Parti communiste chinois à l'occasion de son 100e anniversaire.

Au Comité Central du Parti Communiste de Chine :

Nous, soussignés, partis communistes d'Amérique latine, vous adressons nos salutations internationalistes fraternelles et solidaires à l'occasion du 100e anniversaire de la fondation du parti communiste chinois.

Depuis sa fondation en 1921, le parti communiste chinois a joué un rôle de premier plan au niveau national et international. Le triomphe de la Révolution et la fondation de la République populaire de Chine en 1949, sous la direction de Mao Zedong ; la mise en œuvre, à partir de 1978, des politiques de réforme et d'ouverture, promues par Deng Xiaoping, qui ont signifié des réalisations et des leçons importantes pour son peuple et la construction du socialisme ; et l'éradication de l'extrême pauvreté en 2020 ; sont quelques-unes des nombreuses réalisations du peuple et du gouvernement chinois, guidés par le Parti, qui suscitent l'admiration et le respect du monde entier et des partis communiste et révolutionnaire en particulier.

Ces réalisations ont été obtenues grâce à leurs actions guidées par les idées du marxisme et de la construction d'une société socialiste, en poursuivant la rectification de leurs actions lorsque cela s'avère nécessaire, et l'innovation de leurs propositions, en tenant pleinement compte des développements actuels et des particularités de la société chinoise.

Aujourd'hui, sous la direction de son secrétaire général, Xi Jinping, dont la pensée est orientée vers le maintien de l'engagement à atteindre un plus grand bien-être pour son peuple, ces succès non seulement se poursuivent, mais s'approfondissent de plus en plus.

Nous apprécions la persistance du Secrétaire général du Parti communiste chinois, Xi Jinping, à faire avancer la construction du socialisme aux caractéristiques chinoises avec le peuple au centre, sur la base des valeurs du marxisme et du communisme et la poursuite de l'établissement d'une communauté de destin entre le peuple chinois et les autres peuples du monde, par la construction d'un "environnement international pacifique".

Les objectifs atteints dans les domaines de l'alimentation, de la lutte contre l'extrême pauvreté, de l'éducation, de la santé et du logement pour des millions de personnes sont évidents et, avec le développement économique et scientifique réalisé, ont fait de la Chine une puissance internationale.

L'existence d'un Parti communiste chinois fort et discipliné est essentielle, et cela se manifeste par la très grande reconnaissance que le peuple chinois a pour le Parti.

Le travail idéologique et les améliorations impressionnantes des conditions de vie sont très importants pour cela.

Un exemple clair de cela est la manière dont la pandémie causée par le COVID-19 est affrontée, obtenant une réponse énergique grâce à l'organisation, la discipline et le sens collectif du peuple chinois pour se conformer strictement aux mesures sanitaires.

Les énormes manifestations de solidarité et d'internationalisme du peuple, du gouvernement et du parti communiste chinois pendant la pandémie méritent une mention spéciale. C'est le cas des vaccins développés par son industrie biopharmaceutique, qui ont immunisé des millions de personnes dans le monde, y compris dans notre région, malgré la campagne de stigmatisation lancée par l'impérialisme contre la République populaire de Chine.

Dans ce cadre d'agression, il faut également comprendre les actions contre la souveraineté de la République populaire de Chine sur Hong Kong et les attaques menées par les États-Unis d'Amérique contre l'initiative "One Belt, One Road" et toutes les tentatives de travail et de collaboration avec les pays de Notre Amérique.

La conduite irresponsable du gouvernement des États-Unis constitue le plus grand danger pour la paix et la sécurité dans notre région ; elle favorise les conflits, les guerres non conventionnelles et commerciales, gaspille les ressources indispensables à la survie de l'humanité, tout en imposant de sévères mesures coercitives unilatérales, de nature immorale et illégale, qui limitent le droit légitime au développement de nos peuples.

Face à ces menaces et agressions, nous ratifions la nécessaire unité des forces politiques, des mouvements sociaux et populaires pour la défense des causes justes ; l'anti-néolibéralisme ; le droit à la paix ; le rejet de toute expression de discrimination ou d'exclusion quelle que soit son origine ou sa nature, le respect du droit de chaque pays à choisir le système politique et social que son peuple décide démocratiquement ; ainsi que le renforcement de la solidarité, de l'amitié et de la coopération entre tous les peuples et nations du monde.

En ce centenaire, nous réaffirmons nos liens d'amitié et de solidarité internationaliste avec le Parti communiste chinois, avec le gouvernement et le peuple chinois, dont les actions et les réalisations sont un exemple convaincant que la construction du socialisme est non seulement possible, mais absolument nécessaire pour le bien de l'humanité.

Vive le parti communiste chinois, vive le communisme !

Parti communiste d'Argentine

Parti communiste brésilien

Parti communiste du Brésil

Parti communiste du Chili

Parti communiste de Cuba

Parti communiste péruvien

Parti communiste du Pérou - Patrie rouge

Parti communiste d'Uruguay

Parti communiste du Venezuela

 

21 mai 2021

source : https://www.pcc.cu/noticias/mensaje-al-comite-central-del-partido-comunista-de-china-con-motivo-de-su-centenario

Tag(s) : #Communiste#Chine#PCC

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PEPE ESCOBAR : LES ETATS DESINTEGRES D'AMERIQUE

Par Le 23/05/2021

Les États désintégrés d’Amérique

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 22 mai 2021

Asia Times

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Le nouveau livre de Andrei Martyanov sur le déclin impérial dresse un réquisitoire dévastateur contre la médiocrité politique des États-Unis.

Andrei Martyanov est un cas à part. Ce baby-boomer de la troisième vague, né au début des années 1960 à Bakou, dans le Caucase, qui faisait alors partie de l’ex-URSS, est sans doute le plus grand analyste militaire de la sphère russe. Il vit et travaille aux États-Unis, écrit en anglais pour un public mondial et excelle toujours dans son blog Reminiscence of the Future.

J’ai eu le plaisir de critiquer les deux précédents livres de Martyanov. Dans « Perdre la suprématie militaire : la myopie de la planification stratégique américaine », il y a près de trois ans, il a démontré de manière concluante, entre autres, que l’écart entre les États-Unis et la Russie en matière de missiles était un « abîme technologique » et que le Khinzal était « un changement de donne total sur les plans géopolitique, stratégique, opérationnel, tactique et psychologique ».

Il a cartographié en détail « l’arrivée finale d’un paradigme complètement nouveau » dans la guerre et la technologie militaire. Cette critique est incluse dans mon propre livre électronique « Shadow play » d’Asia Times.

Il a ensuite publié « La (vraie) révolution dans les affaires militaires », où il est allé encore plus loin, expliquant comment cette « révolution », introduite au Pentagone par feu Andrew Marshall, alias Yoda, l’inventeur de facto du concept de « pivot vers l’Asie », a en fait été conçue par des théoriciens militaires soviétiques dans les années 1970, sous le nom de MTR (Military-Technological Revolution).

Son nouveau livre, « Désintégration », complète une trilogie. Et c’est un départ étonnant.

Dans cet ouvrage, Martyanov analyse de façon méticuleuse le déclin impérial par thèmes – avec des chapitres sur la consommation, la géoéconomie, l’énergie, la perte de la course aux armements, entre autres – et dresse un réquisitoire dévastateur, notamment contre les lobbies toxiques de Washington et la médiocrité politique qui prévaut dans le Beltway. Ce qui est mis à nu pour le lecteur est l’interaction complexe des forces qui sont à l’origine du chaos politique, idéologique, économique, culturel et militaire américain.

Le chapitre 3, consacré à la géoéconomie, est une véritable partie de plaisir. Martyanov montre comment la géoéconomie, en tant que domaine distinct de la guerre et de la géopolitique, n’est rien d’autre qu’un racket d’obscurcissement : le bon vieux conflit « enveloppé dans le mince linceul de l’intellectualisme superficiel des sciences politiques » – l’étoffe dont sont faits les rêves de Huntington, Fukuyama et Brzezinski.

Ce thème est pleinement développé au chapitre 6, consacré aux élites occidentales, avec un démantèlement cinglant du « mythe d’Henry Kissinger » : Un autre exceptionnaliste américain, faussement qualifié de « réaliste », qui fait partie d’une bande qui « n’est pas conditionnée pour penser de manière multidimensionnelle ». Après tout, ils ne sont toujours pas capables de comprendre le raisonnement et les implications du discours de Poutine à Munich en 2007, qui déclarait le moment unipolaire – un euphémisme grossier pour l’hégémonie – mort et enterré.

Comment ne pas gagner de guerre

L’une des principales conclusions de Martyanov est qu’après avoir perdu la course aux armements et toutes les guerres qu’elle a déclenchées au XXIe siècle – comme le montre le bilan – la géoéconomie est essentiellement un « euphémisme pour les sanctions et les tentatives incessantes des États-Unis de saboter les économies de toute nation capable de rivaliser avec les États-Unis » (voir, par exemple, la saga du Nord Stream 2). C’est « le seul outil » (ses italiques) que les États-Unis utilisent pour tenter d’enrayer leur déclin.

Dans un chapitre consacré à l’énergie, Martyanov démontre que l’aventure américaine du pétrole de schiste n’est pas viable financièrement et que l’augmentation des exportations de pétrole est essentiellement due au fait que les États-Unis ont « récupéré » les quotas libérés principalement à la suite des réductions antérieures de la Russie et de l’Arabie Saoudite au sein de l’OPEP+ dans le but d’équilibrer le marché mondial du pétrole ».

Au chapitre 7, intitulé « Perdre la course aux armements », Martyanov développe le thème clé dont il est la superstar incontestée : les États-Unis ne peuvent pas gagner les guerres. Infliger une guerre hybride est une toute autre affaire, comme créer « beaucoup de misère dans le monde, de l’affamement effectif des gens à leur mort pure et simple ».

Les sanctions économiques de « pression maximale » contre l’Iran en sont un exemple flagrant. Mais le fait est que ces outils – qui ont également inclus l’assassinat du général Soleimani – qui font partie de l’arsenal de « propagation de la démocratie » n’ont rien à voir avec la « géoéconomie », mais ont « tout à voir avec les jeux de pouvoir bruts conçus pour atteindre le principal objectif clausewitzien de la guerre – “contraindre notre ennemi à faire notre volonté” ». Et « pour les États-Unis, la majeure partie du monde est l’ennemi ».

Martyanov se sent également obligé de faire le point ce sur quoi il excelle depuis des années : le fait que l’arrivée des missiles hypersoniques « a changé la guerre pour toujours ». Le Khinzal, déployé en 2017, a une portée de 2 000 km et « n’est pas interceptable par les systèmes antimissiles américains existants ». Le 3M22 Zircon « change complètement le calcul de la guerre navale et terrestre ». Le retard des États-Unis sur la Russie en matière de systèmes de défense aérienne est « considérable, tant sur le plan quantitatif que qualitatif ».

« Désintégration » est également une critique acerbe du phénomène éminemment post-moderniste – avec une fragmentation culturelle infinie et le refus d’accepter que « la vérité est connaissable et peut être convenue » – responsable de la réingénierie sociale actuelle des États-Unis, en tandem avec une oligarchie qui « de manière réaliste, n’est pas très brillante, malgré sa richesse ».

Et puis il y a la russophobie rampante. Martyanov lance l’alerte rouge définitive : « Bien sûr, les États-Unis sont toujours capables de déclencher une guerre avec la Russie, mais s’ils le font, cela ne signifiera qu’une seule chose : les États-Unis cesseront d’exister, tout comme la majeure partie de la civilisation humaine. Ce qui est horrible, c’est qu’il y a des gens aux États-Unis pour qui même ce prix à payer n’est pas grand chose ».

En fin de compte, un intellect scientifique froid ne peut que s’appuyer sur une realpolitik solide : en supposant que les États-Unis évitent une désintégration complète en « territoires séparatistes », Martyanov souligne que la seule façon pour « l’élite » américaine de maintenir une sorte de contrôle « sur des générations de plus en plus éveillées ou désensibilisées par les drogues » est la tyrannie. En fait, la techno-tyrannie. Et cela semble être le courageux nouveau paradigme dysfonctionnel qui se profile à l’horizon.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais : The Disintegrated States of America, Asia Times, le 21 mai 2021.

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Asia Times

Copyright © Pepe EscobarAsia Times, 2021

https://www.mondialisation.ca/les-etats-desintegres-damerique/5656809

Dans Amérique

CHILI : MEGA SURPRISE

Par Le 20/05/2021

20 Mai 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-05-19 09:03:23

 

 

La longue journée de vote au Chili ce week-end, qualifiée de «méga-élections» car en réalité il y avait quatre élections en une, s'est terminée par la bonne surprise que les candidats indépendants et la gauche ont remporté une victoire indéniable.

Avec 99,9% des bulletins dépouillés, les autorités ont annoncé que la Convention constituante, chargée de rédiger la nouvelle Constitution du pays, sera composée de 37 représentants du Parti au pouvoir; 53 de l'opposition et 65 indépendants.

Le groupe Vamos por Chile (Allons pour le Chili ! », dirigé par le président Sebastián Piñera et les forces les plus conservatrices de la nation méridionale, ont essuyé un revers majeur, loin du 52 % indispensable pour bloquer ou imposer des articles du droit des lois.

De cette manière, la grande responsabilité dans l’élaboration de la Constitution, qui remplacera celle adoptée sous la dictature d’Augusto Pinochet, reviendra  aux forces Apruebo (J’approuve) et Apruebo Dignidad (L’approuve la dignité), dont le Parti communiste et le Front large font partie.

Le pacte « Liste du Peuple » composé par des groupes issus des manifestations sociales qui ont débuté en octobre 2019, aura la plus grande responsabilité.

 Il s'agit pour la plupart d'organisations non liées aux partis politiques traditionnels et qui ont joué un rôle majeur dans les événements qui ont abouti à la convocation d'un référendum constitutionnel.

Avec 65 sièges, ils représentent plus des deux tiers du total de 155 membres, le minimum requis pour faire passer une règle dans le texte.

Des questions de la plus haute importance doivent être analysées, telles que le futur régime politique, le système gouvernemental, la décentralisation régionale, la multinationalité, qui implique la reconnaissance des peuples autochtones ignorés dans la Constitution actuelle, et les questions vitales de politique étrangère.

De cette façon, la voie est ouverte pour laisser en arrière  le souvenir de la dictature militaire, le néolibéralisme  arbitraire de la soi-disant démocratie qui a remplacée Pinochet et pour définir à nouveau dans une nouvelle nation, le rôle  de l’armée et de la police  militarisée, les Carabineros.

La bonne nouvelle ne s'arrête pas là, car lors de l'élection des 16 gouverneurs régionaux. Trois d’entre eux, étaient déjà en faveur de la gauche, qui s'attend également à des résultats favorables au second tour.

En ce qui concerne les municipalités, parmi celles qui sont déjà prêtes, il y a des villes très importantes, à savoir  Santiago, Viña del Mar et Maipú, toutes trois en faveur du Front Large.

Méga surprise chilienne qui soulage tant de blessures ouvertes ces dernières années.

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/257783-mega-surprise

Tag(s) : #Chili#Elections

Dans Amérique

LE PARTI COMMUNISTE DU CHILI REMPORTE LA MAIRIE DE SANTIAGO, LA CAPITALE DU PAYS

Par Le 19/05/2021

18 Mai 2021

Mardi 18 mai 2021
Le Parti communiste du Chili remporte la mairie de Santiago


Iraci Hassler, candidate du Parti communiste chilien (PC), a remporté la mairie de Santiago avec 38,8 % des suffrages exprimés lors des élections infranationales.
Iraci Hassler sera la deuxième femme à occuper ce poste, qui n'a pas été dirigé par un communiste depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet en 1990.

Elle a été élue candidate lors des primaires citoyennes organisées par la plate-forme de la mairie constituante de Santiago, qui a rassemblé plus de 50 organisations sociales, politiques et de défense des droits des femmes.


En plus de se présenter contre le maire sortant de Santiago, Felipe Alessandri, Hassler devait affronter le candidat du Parti pour la démocratie (PPD), Alfredo Morgado, le membre du Parti écologiste vert (PEV), Fernando Neira, le représentant du Parti humaniste (PH), Helmuth Eberhard, et Boris Araos de l'Union patriotique (UP).

Sa victoire représente un triomphe historique pour le Parti communiste, qui n'avait jamais eu un seul de ses membres à la mairie de Santiago depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet en 1990. Elle deviendra également la deuxième femme à la tête de ce poste depuis 2012.

"Nous espérons que ce qui se passe aujourd'hui à Santiago est le prélude à ce qui se prépare également dans notre pays, où plus jamais la droite ne gouvernera contre nos voisins", a déclaré Mme Hassler.

"Nous allons avoir une nouvelle Constitution et une transformation dans les quartiers de Santiago pour conquérir notre dignité et une bonne vie", a-t-elle ajouté.

Avec 100 % des votes comptés, les partis progressistes concentrent la majorité des 155 sièges de la Convention qui rédigera une nouvelle Constitution. Les indépendants ont obtenu 48 sièges, les listes de gauche en ont totalisé 52 et le parti de droite au pouvoir, Allons-y pour le Chili, en a obtenu 38.
Telesur

source : https://www.idcommunism.com/2021/05/chiles-communist-party-won-santiago-mayors-office.html#more

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L’ALBA-TCP REITERE SA PREOCCUPATION CONCERNANT LES EVENEMENTS EN COLOMBIE ET EN PALESTINE

Par Le 18/05/2021

18 Mai 2021

L'ALBA-TCP réitère sa préoccupation concernant les événements en Colombie et en Palestine
 
Caracas, 17 mai (Prensa Latina) Le secrétaire exécutif de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce (ALBA-TCP), Sacha Llorenti, a réitéré aujourd'hui la préoccupation concernant la situation en Colombie et l'agression israélienne en Palestine.

Dans des déclarations au programme Conexión Global, du réseau multinational Telesur, le chef du bloc d'intégration a rejeté les actes violents provoqués par les agents des forces de sécurité lors des protestations sociales enregistrées sur le territoire colombien.

Llorenti a affirmé que le recours à la violence ne résout pas les causes structurelles des situations d'injustice sociale, ratifiant l'appel à résoudre les demandes de la population par des mécanismes de dialogue et d'accord.

De même, le secrétaire exécutif de l'entité intégrationniste a mis en garde contre les tentatives de " détourner l'attention de ce qui se passe en Colombie, et de ne pas s'attaquer aux causes structurelles causées par une politique néolibérale et la présence de bases militaires américaines ", a rapporté l'ALBA-TCP sur son compte Twitter.

Concernant la nouvelle escalade de l'agression par Israël contre le peuple palestinien, Sacha Llorenti l'a décrite comme un échec de la communauté internationale et des Nations unies.

Nous ne pouvons pas parler d'un conflit israélo-palestinien, il n'y a pas de guerre, ni de politique d'autodéfense d'Israël ; (...) c'est l'application systématique d'une pratique de colonisation, d'expulsion des Palestiniens de leur propre territoire", a-t-il déclaré.

Le chef de l'ALBA-TCP a dénoncé l'assaut permanent d'Israël, non seulement en termes militaires, mais aussi par le biais de colonies illégales, afin d'empêcher la possibilité de construire un État palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Llorenti a déclaré que la communauté internationale et les Nations Unies doivent assumer leur responsabilité pour mettre fin à la longue histoire d'abus contre la Palestine.

oda/wup
 

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=449622&SEO=alba-tcp-reitera-preocupacion-por-sucesos-en-colombia-y-palestina

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PEROU : LA CAMPAGNE ANTICOMMUNISTE CONTRE PEDRO CASTILLO S'INTENSIFIE

Par Le 29/04/2021

29 Avril 2021

La campagne anticommuniste contre Pedro Castillo s'intensifie au Pérou
PérouLima, 28 avr. (Prensa Latina) La campagne anticommuniste contre le candidat de gauche péruvien Pedro Castillo a semblé atteindre son paroxysme aujourd'hui en diffusant ses messages sur de grands et coûteux panneaux publicitaires dans les quartiers résidentiels de la capitale.

Les lieux communs qui diabolisent les idéologies communistes et socialistes apparaissent soulignés par des lumières colorées sur le côté des avenues à fort trafic, dans le but d'effrayer l'électorat pour qu'il vote en faveur de la néolibérale Keiko Fujimori.

Le secrétaire général du Mouvement Nouveau Pérou, Álvaro Campana, a déclaré que les panneaux montrent "l'hystérie d'une droite et de groupes de pouvoir qui tournent le dos aux majorités, comme toujours".

Ils n'ont que la créativité pour invoquer le fantôme du communisme, alors que nous continuons à perdre la vie de Péruviens à cause du coronavirus SARS-CoV-2", a ajouté le dirigeant de gauche, dont le parti soutient la candidature de M. Castillo.

Plusieurs médias ont tenté, sans succès, d'identifier ceux qui ont payé quotidiennement des sommes importantes pour les énormes panneaux installés à grande hauteur.

La nouvelle version de la campagne pro-Fujimori a trouvé un écho rapide sur Internet. Avec une dose d'humour, ils ont montré des recréations photographiques des panneaux avec des messages modifiés qui ridiculisent les textes anticommunistes.

Certaines des reconstitutions soulignent qu'avec l'argent dépensé pour la propagande anticommuniste, de nombreux lits de soins intensifs pour les grands malades de Covid-19 auraient pu être équipés. La maladie a causé la mort de 60 000 Péruviens jusqu'à hier en raison, selon les détracteurs de Fujimori, de la précarité du système de santé, négligé pendant près de trois décennies par le modèle économique néolibéral, dont Fujimori entend préserver les acquis et Castillo s'interroge.

Les panels et les réseaux sociaux sont devenus des véhicules pour le message anticommuniste marqué de la candidate néolibérale qui, de l'avis unanime des analystes critiques ou sympathisants, a échoué et est même contre-productif.

Face à son déclin dans les sondages, la candidate a commencé cette semaine à modérer son discours, en utilisant un ton détendu et apparemment amical et avec des offres programmatiques pour gagner des voix, qui, selon les analystes de toutes positions, ont comme obstacle un manque de crédibilité dû à son parcours.

Fujimori tente même de rivaliser avec les propositions de Castillo, en déclarant par exemple qu'elle est prête à envisager de revoir le contrat de concession des gisements de gaz du sud du pays à une société transnationale.

Le candidat du parti Patria Libre propose d'exercer la souveraineté sur cette ressource et sur d'autres ressources nationales, afin que la richesse qu'elles génèrent soit en plus grande proportion pour l'État, et pour financer le développement et investir davantage dans la santé et l'éducation.

oda/mme

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=445607&SEO=campana-anticomunista-contra-candidato-se-intensifica-en-peru

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LE PRESIDENT DU NICARAGUA, DANIEL ORTEGA, CONDAMNE LES AGRESSIONS CONTRE CUBA, LE VENEZUELA ET LE NICARAGUA

Par Le 26/04/2021

26 Avril 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-04-24 18:09:02

 

 

 

Managua, 24 avril (RHC) Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a dénoncé les agressions des pays développés contre les nations en voie de développement, dont Cuba et le Venezuela.

Lors d’un discours au cours du forum virtuel Retrouvailles avec la Terre Mère, organisé en Bolivie, le Président a critiqué le fait que, bien que le Sommet de Paris ait eu beaucoup de bonne volonté de la part des pays, "les intérêts du capital, de l’industrie militaire ont pesé plus, parce que nous savons que beaucoup plus de ressources sont investies dans les budgets des pays développés, des ressources pour la guerre, pour moderniser encore l’armement atomique, pour envahir des pays qui luttent pour la souveraineté et contre la pauvreté".

Il a également dénoncé le fait que certains pays, au lieu d’aider les pays en développement et de disposer de davantage de ressources pour lutter contre la faim, la pauvreté et les services de base pour la population, les punissent, les torturent et violent les droits de l’homme de peuples entiers comme ils le font contre les peuples de Cuba et du Venezuela.

A cet égard, Ortega a déploré le manque de réflexion dans les hautes sphères des pays développés à l’heure d’aborder les questions environnementales de manière "rationnelle", parce que ce qu’elles provoquent est "Le chaos qui exacerbe la pauvreté, la douleur et la violation des droits de l’homme des peuples qu’ils attaquent par des sanctions et des bombardements".

En outre, il a condamné les explosions de bombes des pays capitalistes sur des territoires en voie de développement, en faisant remarquer qu’il s’agit d’une lutte inégale pour la puissance de ceux qui ne prennent pas au sérieux ce que disent les scientifiques de leur propre pays sur le réchauffement de la planète et la destruction de la planète, et même le considèrent comme des idées fausses.

À cet égard, il a déploré le fait que les pays développés puissent se retirer de l’Accord de Paris quand ils cherchent à en modifier les objectifs. Le pacte a été signé par quelque 190 nations fin 2015 dans la capitale française sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le but de limiter la hausse de la température mondiale en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Les autorités de Bolivie, de Cuba, du Venezuela, de Saint-Vincent-et-les Grenadines, de Saint-Kitts-et-Nevis, d’Antigua-et-Barbuda et de la Dominique, entre autres, ont également participé au rendez-vous.

 

(Source/Hispan / TV)

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/255204-daniel-ortega-condamne-les-agressions-contre-cuba-le-venezuela-et-le-nicaragua

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Dans Amérique

PEROU : LE CRI DU PEUPLE ET LE RUGISSEMENT DES ELITES

Par Le 23/04/2021

Pérou: Le cri du Peuple et le rugissement des élites - Romain MIGUS

Pérou Pérou | April 22, 2021

Le Pérou est une énigme. C’est certainement le pays qui condense le plus d’imaginaire social dans nos pays, et pourtant il reste l’un des plus méconnu d’Amérique du Sud. Grâce au dynamisme de son secteur touristique, chacun peut associer facilement la nation andine au Machu Pichu, aux lamas, à sa riche gastronomie, et à un certain folklore qui résonne parfois dans les bars ou métros des capitales européennes. Pour les lecteurs de Tintin ou les adeptes des Cités d’Or, l’évocation du Pérou active un imaginaire, certes non dépourvu de colonialisme, mais qui fait que le pays entretient l’illusion d’une certaine proximité, à l’inverse de nombreux de ses voisins régionaux.

Cependant, dès que l’on s’aventure sur les chemins des réalités politiques et économiques, le Pérou demeure une grande inconnue. Des pays moins emblématiques pour le citoyen occidental, tel que l’Uruguay ou l’Équateur, ont su attirer l’attention grâce aux processus politiques menés par des leaders charismatiques comme Pepe Mujica ou Rafael Correa. Pendant ce temps, le Pérou, englué dans une crise institutionnelle systémique depuis de nombreuses années, n’a généré que peu d’attention médiatique et politique. Une fois encore, le hasard des calendriers électoraux a focalisé l’intérêt politique sur l’Équateur où simultanément aux élections péruviennes se déroulaient le deuxième tour de l’élection présidentielle. Et durant de long mois, avant que celle-ci ne soit finalement repoussée, l’élection pour la Convention Constituante au Chili -prévue initialement à la même date- a éveillé toutes les attentions outre-Atlantique. Pourtant, le Pérou vit une situation politique intense. Et riche d’enseignement pour les luttes politiques et sociales en Occident.

Un système politique à l’agonie

Pour saisir la dynamique politique et économique du Pérou, il faut remonter le fil chronologique aux années 90. Le pays se trouve alors aspiré dans une féroce spirale inflationnnaire, et est plongé dans la guerre civile contre la guérilla du Sentier Lumineux. Les péruviens veulent du changement et de la stabilité. Ils portent, contre toute attente, Alberto Fujimori à la présidence du Pérou. Celui-ci va se livrer à une guerre sans merci contre les groupes insurrectionnels, et parallèlement opérer une thérapie de choc économique d’une extrême violence qui placera le Pérou sur les rails du néolibéralisme. Afin de contourner un parlement un peu trop soucieux à son gout de la défense des Droits de l’Homme et réticent à libéraliser totalement l’économie, Fujimori va réaliser un « auto-coup d’État ». Le 5 avril 1992, il est écarté momentanément du pouvoir avant d’y être réinstallé avec la complicité de l’armée. Le parlement est fermé, et Fujimori, soutenu par l’élite économique péruvienne va avoir les coudées franches pour mener à bien ses réformes économiques libérales.

Le 31 décembre 1993, il fait promulguer une nouvelle constitution qui inscrit les principes du néolibéralisme dans le marbre de la charte suprême. L’État y est relégué au rôle de promoteur de l’entreprise privée. Les structures institutionnelles sont démantelées, au profit d’un clientélisme social qui aujourd’hui encore garde un certain impact. Les opposants sont systématiquement traités comme des terroristes, dans le contexte difficile de la guerre civile, et poursuivis. De nombreuses privatisations se succèdent, et la porosité entre la haute fonction publique et le secteur privé va ériger en système de gigantesques réseaux de corruption.

Lorsque Fujimori est écarté du pouvoir en 2000, le système qu’il a contribué à mettre en place lui succède. Tous les présidents depuis la chute du dictateur néolibéral ont été accusés de corruption, emprisonnées ou en passe de l’être.

De destitutions pour corruption en passant par des coups d’État institutionnel, le pays andin a connu pas moins de cinq présidents depuis 2016. Pas besoin d’être un spécialiste pour constater qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des Incas.

Cette instabilité permanente a conduit à une véritable défiance dans le monde politique. Tour à tour perçu comme corrompus ou intrigants, les politiciens péruviens peinent à avoir la cote au sein de la population. C’est même une constante. Depuis le quartier populaire d’El Proceso perché en haut des montagnes du nord de Lima au riche district de Miraflores, les nombreuses personnes que nous avons rencontrés lors de la période précédant le premier tour font le même constat de méfiance envers une classe politique qui les a trop souvent trahis.

Les conséquences de la pandémie de Covid-19 sont venues se superposer à cette défiance. Elles ont mis à jour les contradictions d’un modèle politique et économique à bout de souffle, générateur d’inégalités sociales et territoriales : pas d’accès au soin, déficit abyssale de lit de réanimation dans les maigres restes du système public de santé, pénurie d’oxygène -ce qui a conduit trois gouverneurs régionaux à implorer de l’aide…au président vénézuélien Nicolas Maduro.

Le Covid-19 a aussi exposé les défaillances d’un État pour venir en aide aux travailleurs informels durant les confinements. De même, 300.000 enfants et 70.000 étudiants ont dû se retirer du système scolaire faute d’avoir accès à une connexion internet qui leur permette de suivre les cours à distance. Le gouffre qui sépare les villes et les campagnes et principalement celui entre la capitale Lima (qui concentre 30% de la population) et le reste des régions est particulièrement important pour comprendre l’issue des élections.

Il y a d’autres marqueurs qui ont déterminé le résultat des élections, comme les tensions générationnelles ou ethniques, mais le clivage le plus important qui permet de saisir la dimension du vote des péruviens est sans aucun doute l’opposition entre le mécontentement par rapport au système politico-économique et la peur d’un saut dans l’inconnu. Tenter de comprendre le choix électoral des péruviens en se focalisant sur une polarisation gauche-droite, ou à un antagonisme riche-pauvre serait extrêmement réducteur et ne permettrait pas de saisir la complexité des motivations des citoyens au moment de se déplacer dans les bureaux de vote. Par exemple, la candidate Keiko Fujimori, représentante patentée du système néolibérale mis en place par son père, est arrivée largement en tête dans la plupart des quartiers populaires de Lima. Les ressorts de la politique péruvienne sont d’une infinie richesse. Pas question de les calquer sur un autre modèle.

Un émiettement des candidats néolibéraux

L’élection présidentielle a compté avec pas moins de 18 candidats. Durant des mois, les enquêtes d’opinion ont placé six d’entre eux au coude á coude dans les marges d’erreurs statistiques. Un suspens qui s’est finalisé par la défaillance complète des prévisions des instituts de sondage.

Les néolibéraux péruviens ont présenté plusieurs candidats. Keiko Fujimori, incarnation vivante du système honni par une grande partie de la population, a capitalisé ses voix sur les bases populaires conquises par son père et par la peur d’une incertitude politique généré par un changement politique trop radicale. Avec Keiko, ses électeurs savent à quoi s’attendre. Son parti, Fuerza Popular conserve de solides bases sociales, bien que la candidate soit celle qui génère le plus de rejet dans la population (70% selon les enquêtes), et qu’elle personnalise à elle seule la corruption qui affecte le Pérou. Malgré ce rejet et ses casseroles, elle a réussi à se hisser au deuxième tour en cumulant 13,38% des voix.

Très proche de la ligne de Keiko, l’économiste Hernando de Soto -chantre du néolibéralisme á la péruvienne et architecte souterrain du système économique en place- a pu conquérir une partie de l’électorat des villes, grignoter sur celui de Keiko, et capitaliser sur la confiance dans le modèle tout en se présentant comme un nouveau visage dans le paysage politique péruvien. Ce qui est un comble, il faut en convenir. Il est toutefois arrivé quatrième avec 11,6% des voix.

Situé à l’extrême droite du camp néolibéral, l’entrepreneur Lopez Aliaga -dont les déclarations, en comparaison, feraient passer le président brésilien Jair Bolsonaro pour un gauchiste- a su manier avec talent un récit politique basé sur le changement tout en rassurant sur la continuité du modèle économique. Ne faisant pas parti du sérail politicien traditionnel détesté par la population, il a su attirer les voix les plus extrêmes d’un pays déjà très conservateur. Bénéficiant du soutien d’une partie de l’élite économique de Lima et des secteurs catholiques les plus moyenâgeux, il a fait mouche au sein d’un électorat avide d’ordre moral et de stabilité économique. Dans le Pérou conservateur, Lopez Aliaga est arrivé troisième en totalisant 11,7%.

Les candidats de ce champ politique ont bien pris soin de ne pas trop se tirer dans les pattes, sachant éviter l’insulte facile, préserver les ressentiments, et préparer des alliances de second tour. Ils se sont réparti les voix des villes connectés, et ont bénéficié bien au-delà des classes sociales de l’hégémonie culturelle néolibérale toujours en vigueur au Pérou malgré les désirs croissants de changement. Dans un pays complétement désinstitutionalisé, en situation d’ingouvernabilité permanente, où l’État n’est qu’une courroie de négoce pour la rapacité du secteur privé et des multinationales, l’idéologie individualiste a encore de beaux jours devant elle. S’il n’y a rien à attendre de l’État, alors c’est dans le développement de l’entreprise privée -formelle ou informelle, PME ou microentreprise familiale- que se situe la possibilité de salut et de développement individuel. Cet esprit du capitalisme -sans l’éthique protestante-, issu de l’atomisation de la société péruvienne et de la disparition des réseaux de solidarités et de résistance collective sous le fujimorisme, a fait naitre un sens commun néolibéral qui cale complètement avec le discours des candidats précédemment cités. Quelle que soit la classe sociale.

Veronika Mendoza et la défaite de la gauche sociétale

De l’autre côté de l’échiquier politique, deux candidats ont ancré leur récit autour du mécontentement croissant du système fujimoriste et de la volonté de changement radical : Veronika Mendoza et Pedro Castillo.

Malgré son jeune âge, Veronika n’est pas une novice dans la politique péruvienne. Élue députée en 2011 sous les couleurs de l’ancien président Ollanta Humala, elle avait démissionné de son poste lorsque ce dernier avait trahi les aspirations populaires qui l’avait porté au pouvoir. Lors de l’élection présidentielle de 2016, elle avait créé la surprise en manquant l’accession au deuxième tour d’une poignée de voix. Présente sur la scène internationale et régionale, elle a su tisser des alliances avec le reste des mouvements progressistes d’Amérique Latine.

Les sondages l’ont longtemps placé comme l’option favorite de gauche avec un clair potentiel d’accession au deuxième tour. Entourée d’une équipe dynamique composée d’universitaires, de syndicalistes et de membres d’organisations sociales, elle a bâti un programme de gouvernement ambitieux mais crédible, chiffré, planifié. Et immédiatement réalisable au sein de l’appareil d’État de par la compétence des gens qui l’accompagnent. Son programme économique et social repose sur la récupération des ressources naturelles, une réforme fiscale, la défense de l’environnement, la planification et la régulation de l’économie par l’État et le développement des secteurs les plus abandonnés par les bribes d’un système étatique extrêmement fragile. Surtout, elle se distingue pour avoir des 2016, proposé une Assemblée Nationale Constituante afin d’en finir avec la Constitution de 1993 imposé par Fujimori et rebattre les cartes du jeu démocratique. Si en 2016, cette idée n’avait qu’un impact mesuré, les sondages d’opinions ont montré qu’á la veille des élections du 11 avril 2021, 90% des péruviens souhaitaient changer ou réformer la Constitution actuelle. Cette nouvelle préoccupation a, par ailleurs, forcé les candidats à se définir par rapport à ce thème.

La cohérence de son plan de gouvernement et du récit politique qui l’entourait lui a longtemps donné la préférence des péruviens lors des débats présidentiels organisés par les autorités électorales. Pour le camp néolibéral, elle est devenue très vite l’option à abattre. Une campagne médiatique extrêmement violente s’est abattue sur la figure de Veronika.

Alors que, lors de la précédente élection, la candidate péruvienne avait pu rassembler au-delà de l’électorat de la gauche traditionnelle avec un récit national-populaire, le discours utilisé en 2021 faisait grande place à des thèmes sociétaux progressistes (égalité de genre, avortement, droits des minorités) et une inclinaison à l’intersectionalité des luttes. Ce nouvel axe de campagne, qui a fait l’objet d’intenses débats internes, a focalisé les violentes attaques des secteurs réactionnaires. Nous avons été témoin de bombardement de messages wasapp dans les quartiers populaires des villes ou des zones rurales prévenant l’électeur qu’un bulletin Mendoza équivaudrait à « l’homosexualisation de leurs enfants ». Ce type d’arguments n’est pas à prendre à la légère. Une « sale campagne » du même type avaient considérablement influé sur les résultats du referendum pour les accords de paix en Colombie. Il ne se passait pas non plus un jour sans que Mendoza ne soit interpellée sur la question du Venezuela et de son président Nicolas Maduro. Autre argument utilisé par les tenants du système au niveau mondial pour tenter de disqualifier un adversaire. Peu importe que la candidate ait finalement décidé de qualifier le gouvernement bolivarien de « dictature corrompue », les attaques n’ont pas cessé avec cette abdication aux pressions médiatiques. Dans un Pérou profondément conservateur et historiquement anti-bolivarien, cette fronde a participé au discrédit de la candidate progressiste. Coincé entre un Castillo sur sa gauche -qui a été soigneusement épargné par des médias bien content qu’il grignote une partie de l’électorat de Mendoza- et Yonny Lescano du parti Acción Popular au centre, Veronica a été pris en tenaille dans les derniers instants décisifs de la campagne électorale. Et ce, malgré ses bonnes prestations médiatiques et sa forte présence sur les réseaux sociaux. Mais Twitter et Facebook ne reflètent que les opinions des habitants des villes connectés, ou d’une certaine classe moyenne intellectuel urbaine qui adore polémiquer par écran interposé.  

Son électorat, assez constant sur l’ensemble du territoire, reflète son score final de 7,8%, et sa sixième position. A Oslo, Amsterdam ou Paris -où elle a d’ailleurs emporté le vote des péruviens de l’étranger- Veronica aurait certainement pu percer plus facilement. Mais le tourbillon des clivages de la réalité politique péruvienne a eu raison des aspirations de Juntos Por el Perú.

Castillo, l’avion furtif de la politique péruvienne

L’ascension irrésistible du professeur Pedro Castillo semble répondre aux fractures qui ont déchiré la campagne électorale péruvienne. Castillo n’est un nouveau venu que pour les éditorialistes de Lima qui ne prêtent guère d’attention aux luttes sociales. Il est professeur des écoles, enseignant dans les zones rurales. Il a été membre pendant six ans du parti Perú Posible de l’ancien président de centre-droit Alejandro Toledo, mais a surgi sur le devant de la scène durant les grèves du corps enseignant en 2017. Pendant 80 jours, les maitres d’école ont exigé une revalorisation de leur salaire, et grâce à l’opiniâtreté de leurs dirigeants syndicaux, avec à leur tête Castillo, l’ont finalement obtenu. Cette longue grève a été la genèse de la campagne actuelle du professeur, car elle lui a permis de tisser un réseau politique au niveau national. Pour cette élection, Castillo a été le candidat du parti Perú Libre, fondé par l’ancien gouverneur de la province de Junin, Vladimir Cerron. Une structure organique jeune (fondée en 2012) qui se définit comme marxiste-léniniste et mariateguiste, en référence à l’intellectuel péruvien socialiste Jose Carlos Mariategui (1894-1930).

Le programme du professeur se centre lui aussi autour d’une Assemblée Constituante et d’une récupération de l’utilisation des ressources naturelles pour améliorer la vie de ses concitoyens. Il promet de renforcer l’État et les services publics essentiels ainsi que de soutenir les petits et moyens agriculteurs dans les campagnes. A la différence de Veronica Mendoza, Castillo, plus en phase avec l’électorat péruvien, est extrêmement conservateur sur les thèmes de société (opposé à l’égalité de genre, anti-avortement, anti-euthanasie et pour le rétablissement de la peine de mort).

Sa campagne a été marqué par plusieurs éléments déterminants. Castillo est sans aucun doute le candidat du mécontentement par rapport au système actuel, mais aussi celui des campagnes contre les villes, et de la province contre Lima. Il cumule aussi un vote de ressentiment de la part des exclus du « miracle économique péruvien », de ceux qui ont été non seulement laissé sur la touche mais qui, en plus, ont été jetés dans les oubliettes de la représentativité médiatique. Ceux qu’on ne voit jamais. Face à la défiance généralisée de la classe politique, Castillo est apparu comme une option politique neuve et propre, non entaché par la corruption généralisée qui gangrène l’État péruvien.

Et puis surtout, pour le petit peuple des campagnes et, en moindre mesure, des classes populaires urbaines, Castillo est un des leurs. Il est professeur en zone rurale et membre des rondas campesinas, ces organisations communautaires qui ont pour tâche la sécurité communale. Ces deux implantations lui assurent un maillage territorial non négligeable, qu’il a su étoffer par des réseaux d’influence d’organisation de base se situant en dehors en dehors des structures politiques traditionnelles (organisations de participation populaire, cercles religieux). Au-delà de sa proposition politique, Castillo apporte une dignité à tout un Peuple oublié et marginalisé, et délaissé par le centralisme limeñien.

La campagne qu’il mène sans relâche depuis deux ans est aux antipodes des autres candidats. Invisible sur les réseaux sociaux, ignoré -et méprisé- par les médias, qui concentraient leur artillerie sur Mendoza, Castillo et Perú Libre ont parcouru le pays, réalisant des actes massifs sur les places de villages, faisant du porte-à-porte. Ils se sont implantés sur des portions de territoires où les politiciens ne se déplacent que pour offrir des promesses durant les campagnes électorales. Enfin, ils ont fait le plein de voix au sein d’une population qui a déjà, par le passé, exprimé son ras-le-bol de la situation actuelle en choisissant d’autres options électorales anti-système telles que Veronika Mendoza en 2016 ou encore le Frepap ou Unión Por el Perú de l’ethnocacériste Antauro Humala aux élections législatives de 2020.

Le discours adopté par Castillo collent aux aspirations populaires réelles sans répondre aux exigences d’un agenda mis en place par le système médiatique. En effet, Perú Libre ne cache pas son soutien aux gouvernements révolutionnaires du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua. Le résultat de Castillo au premier tour a bien montré que le Peuple n’a finalement que faire des campagnes fallacieuses de l’oligarchie et de ses relais médiatiques.

Pedro Castillo est un véritable Sukhoi-57 dans l’échiquier électoral péruvien. Pendant des mois, il est passé sous les radars médiatiques et numériques avant de prendre un envol supersonique dans les derniers jours, pour accéder largement au deuxième tour des élections présidentielles en emportant 19,4% des suffrages. Rappelant ainsi que la veine national-populaire est essentielle pour fédérer le Peuple.

Les défis du second tour

Les résultats du premier tour ont montré une représentativité politique extrêmement fragmentée et fragile. Si l’on additionne l’abstention -dans un pays où le vote est pourtant obligatoire sous peine d’amende-, les votes nuls et les votes blancs, seuls 52% des citoyens ont choisi un candidat le dimanche 11 avril 2021. En nombre d’inscrits, le score de Pedro Castillo est en réalité de 10,86%, celui de Keiko Fujimori d’á peine 7,64%. Autrement dit, les deux vainqueurs du premier tour de l’élection présidentielle ne totalisent à eux deux que 18,5% de l’ensemble des électeurs !

Ce manque d’intérêt et cette méfiance envers la classe politique sont un indicateur de la crise institutionnelle dans laquelle est plongé le Pérou depuis de nombreuses années. Quelques soit le candidat qui remporte l’élection présidentielle, il ne pourra compter sur une majorité au parlement et devra donc faire des alliances, probablement source de négociations et de répartitions de quota de pouvoir.

La crise devrait donc se prolonger au-delà du prochain round des élections présidentielles. A moins que les règles du jeu démocratique ne soient redéfinies par le Peuple au sein d’une Assemblée Nationale Constituante plénipotentiaire et souveraine. Pedro Castillo a déjà menacé de fermer le parlement si celui-ci empêchait la tenue d’une Constituante. La déclaration n’a choqué personne tant les péruviens dédaignent les arcanes du pouvoir législatif.

Face à la nouvelle configuration électorale, les lignes bougent. Si sur le papier l’alliance néo-libérale semble pouvoir devancer la proposition de changement, rien n’est écrit. A tous les clivages précédemment évoqués, se superposera un axe fujimorisme/anti-fujimorisme qui transcende les appartenances sociales et les groupes ethniques. Le grand défi de Pedro Castillo sera alors de capitaliser le rejet de la dictature, calmer les peurs de changement et présenter un nouveau récit politique qui unisse les péruviens au-delà de la défiance politique.

Le cri du Peuple sonnera-t-il plus fort que le rugissement des élites. Réponse le 6 juin prochain.  

 

Romain MIGUS

Source: RT France

Pérou

https://www.les2rives.info/perou_le_cri_du_peuple_et_le_rugissement_des_elites_romain_migus?utm_campaign=newsletter_23&utm_medium=email&utm_source=les2rives

Dans Amérique

L'ALBA-TCP SOULIGNE LES REALISATIONS DE CUBA DANS LE DOMAINE DE LA SANTE

Par Le 02/04/2021

2 Avril 2021

 

La Havane, 1er avril (RHC) Le secrétaire exécutif de l’ALBA-TCP, l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de commerce entre les Peuples, Sacha LLorenti, a souligné sur Twitter la solidarité de Cuba et ses réalisations en matière de santé.

 «Cuba écrit l'une des pages les plus extraordinaires de l'histoire de l'humanité, cette petite île, en butte à un blocus inhumain et criminel, et à une terrible pandémie, envoie des médecins dans des dizaines de pays. En outre, elle aura bientôt des vaccins prêts pour le monde entier» a tweeté le secrétaire exécutif de ce mécanisme d’intégration solidaire.

Sacha LLorenti qualifie notre pays de «grande île» et souligne comment, malgré les mesures coercitives et unilatérales imposées par les États-Unis, dans un contexte de pénurie et de limitations, son personnel de santé coopère avec le monde entier.

Source: Prensa Latina

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/252602-lalba-tcp-souligne-les-realisations-de-cuba-dans-le-domaine-de-la-sante

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PROGRESSISME ET INTEGRATION, NOUVELLE ERE POUR L'AMERIQUE LATINE ET LES CARAÏBES

Par Le 31/03/2021

31 Mars 2021

Par Pierre Lebret (*)

Paris, 30 mars (Prensa Latina) L’annulation de tous les arrêts qui pesaient sur Luiz Inácio Lula da Silva donne des signes de ce qui se passe dans la région. Les droites ultra-conservatrices au pouvoir ces dernières années tombent l’une après l’autre.

Après leurs victoires, portées par le 'lawfare' (guerre juridique) contre des leaders d’opposition, elles ont repris les agendas néolibéraux d’antan avec les mêmes logiques, réduisant le rôle de l’État et méprisant les plus vulnérables dans une région qui reste l’une des plus inégalitaires du monde.

Parallèlement, elles se sont également éloignées en quelques années des grands projets d’intégration régionale comme l’Union des Nations Sud-américaines (Unasur) et la Communauté des États d’Amérique Latine et des Caraïbes (Celac), effaçant d’un trait les efforts accomplis. Il convient de mentionner que, sans la parole et la force du Groupe de Puebla pour mettre en lumière les graves manquements de plusieurs gouvernements à l’encontre des processus démocratiques et des acteurs de l’opposition, la situation serait aujourd’hui peut-être différente et plus sombre.

TABLEAU POLITIQUE ENCOURAGEANT

Il reste beaucoup à reconstruire et à parcourir, mais maintenant le panorama politique est différent et plus encourageant dans des pays comme l’Argentine, la Bolivie, il le sera bientôt en Équateur et on espère que le Chili nous donnera une leçon en écrivant une nouvelle histoire et en finissant avec le gouvernement de Sebastián Piñera, marqué par de graves violations des droits de l’Homme.

Le retour de gouvernements progressistes ouvre alors les possibilités de reprendre les chemins d’un projet régional tangible et de s’éloigner de cette conception intégrationniste purement néolibérale de la droite.

Cela est évident, et il faut célébrer l’axe Mexique/Argentine instauré après la visite d’Alberto Fernández à son homologue Andrés Manuel López Obrador. L’union des voix progressistes est sans aucun doute une bonne nouvelle pour redonner l’élan nécessaire à l’intégration régionale latino-américaine.

Les conseillers et diplomates des deux pays se sont efforcés au cours de cette dernière année de donner une issue régionale à la pandémie.

En outre, ils ont renforcé l’organisme de la Communauté des États d’Amérique Latine et des Caraïbes, ce qui est essentiel pour mobiliser et organiser la coopération, en particulier dans le contexte de crise économique que traverse la région.

Grâce à l’arrivée de gouvernements progressistes, des faits se produisent, des stratégies se développent, et nous nous rapprochons de ce qu’Ernesto Samper, ancien président de la Colombie et ancien secrétaire général de l’Unasur, a défini comme 'matrice de convergence' pour l’identification d’initiatives communes.

MULTIPLIER LES MÉCANISMES DE PARTICIPATION

L’intégration régionale doit être utile aux peuples et consolidée avec la grande majorité des acteurs qui composent nos sociétés. Les dimensions de l’intégration sont variées et complémentaires, mais il sera essentiel de multiplier les mécanismes de participation avec et pour la société civile.

Si les peuples ne s’approprient pas les processus intégrationnistes, il est très difficile qu’ils les défendent lorsqu’il y a un changement de gouvernement et que la nouvelle autorité décide de s´en retirer.

Sans la participation active des citoyens, les progressistes continueront à avoir des difficultés pour pérenniser les projets d’intégration dans une perspective émancipatrice pour l’Amérique Latine et les Caraïbes.

L’Amérique Latine a la pleine capacité de peser sur la communauté internationale, de parvenir à une intégration durable, de mettre en place des politiques publiques permettant de réduire les niveaux de pauvreté et d’inégalité.

Mais sans un agenda politique régional clair et sans la participation de la société civile, nous sommes condamnés à subir des reculs chaque fois que la droite parvient à gouverner, au profit d’une élite, sans parler de l’alignement avec les États-Unis.

Les peuples de la région méritent plus et mieux. Aujourd’hui, l’avenir de l’intégration latino-américaine et caribéenne passe par le progressisme.

peo/arb/pl

(*) Politologue, spécialiste de l’Amérique Latine et expert en coopération internationale

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885915:progressisme-et-integration-nouvelle-ere-pour-lamerique-latine-et-les-caraibes&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101

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AMERIQUE LATINE : L'INSECURITE ALIMENTAIRE MENACE PLUSIEURS PAYS

Par Le 27/03/2021

27 Mars 2021

 

Nations Unies, 25 mars (RHC) Un rapport des institutions spécialisées des Nations Unies avertit que plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes font face aujourd’hui à un grand risque d’insécurité alimentaire et de faim, situation qui pourrait se transformer en catastrophe humanitaire.

L’avertissement de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM) inclut El Salvador, le Guatemala et le Honduras, des pays qui connaissent une aggravation de l’insécurité alimentaire aiguë en raison du double impact des ouragans Eta et Iota et des effets économiques de la Covid-19.

Ces agences des Nations unies affirment dans leur rapport Hunger Hotspots (Points chauds de la faim) que ces phénomènes météorologiques ont endommagé de vastes étendues de terres, de moyens et d’infrastructures dans les secteurs de la production, de l’élevage, de la pêche et des transports, avec une baisse des approvisionnements et une hausse des prix des denrées alimentaires.

En outre, la fermeture des activités imposée par la pandémie a réduit l’emploi, en particulier dans le secteur informel, ce qui a entraîné une perte de revenu pour les ménages et réduit l’accès à la nourriture.

L’étude estime que la situation au Honduras va se détériorer entre avril et juin, quand quelque 3,1 millions de personnes seront confrontées à une insécurité alimentaire aiguë et 570.000 arriveront à une situation d’urgence.

La FAO et le PAM estiment qu’au Guatemala, 3,7 millions de personnes sont déjà dans une situation critique, avec 428 000 personnes à haut risque de famine, tandis qu’au El Salvador, un million d’entre elles seront confrontées à l’insécurité alimentaire entre mars et mai, avec 121 mille en situation d’urgence.

Les deux organismes ont précisé qu’en Haïti, la Covid-19 et les mauvaises récoltes ont laissé près de la moitié de la population, environ 4,4 millions, dans un état d’insécurité alimentaire grave et 1,2 million en situation d’urgence, ce qui signifie une augmentation de 6% par rapport à l’année précédente.

Source Prensa Latina

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/251846-linsecurite-alimentaire-menace-plusieurs-pays-damerique-latine

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LA CEPAL LANCE UNE MISE EN GARDE CONTRE LES GRAVES EFFETS DE LA PANDEMIE DANS LES CARAÏBES

Par Le 22/03/2021

22 Mars 2021

Santiago du Chili, 20 mars (RHC) La CEPAL, la Commission économique des Nations Unies pour l'Amérique Latine et les Caraïbes a lancé ce vendredi une mise en garde contre les graves effets de la pandémie de Covid-19 dans les Caraïbes.

Telle est la conclusion d'une étude présentée par l'agence latino-américaine et le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNODRD), qui appelle à promouvoir une approche systémique dans la sous-région.

Le rapport indique que la menace de catastrophes génère des interactions complexes dans les sphères humaine, sociale, politique et économique, avec les systèmes naturels.

Il ajoute que la pandémie a démontré qu'un risque unique peut déclencher une succession d'événements qui endommagent les systèmes de maintien de la vie dans les sociétés et les économies du monde entier.

À cet égard, la secrétaire exécutive de la CEPAL, Alicia Bárcena, a déclaré que la crise sanitaire souligne la nécessité d'intégrer la gestion des risques de catastrophe dans la planification nationale afin de garantir une réponse globale.

Elle a ajouté qu'il faut promouvoir et encourager un nouveau modèle de développement qui permettrait une réponse coordonnée et adéquate à la prochaine pandémie.

Selon l'étude, la durée des événements de ce type augmente la probabilité que d'autres se produisent simultanément et entraînent un retard dans la reconstruction, comme l'ont montré les ouragans Eta et Iota au Honduras, au Guatemala et au Nicaragua, combinés aux effets de Covid-19.

Les Caraïbes ont été choisies pour illustrer les effets potentiels du risque de catastrophe systémique en raison de leur grande vulnérabilité aux événements climatiques extrêmes, avec plus de 90 % de leur population vivant dans des zones côtières, des économies dépendantes du tourisme international et un endettement élevé.

Le rapport souligne que la maladie de Covid-19 a mis en lumière les déficiences des modèles de développement actuels en Amérique Latine et dans les Caraïbes, et le critère erroné selon lequel l'équilibre fiscal, la limitation de l'intervention de l'État dans l'économie et la promotion de l'ouverture commerciale et financière peuvent générer croissance et redistribution.

Il est désormais reconnu que l'État doit jouer un rôle beaucoup plus important, en régulant et en coordonnant les marchés et en promouvant la protection sociale et l'égalité.

Dans les Caraïbes, souligne-t-elle, reconstruire en mieux signifie reconstruire en mieux avec égalité, en appliquant des politiques fiscales actives qui tiennent compte des inégalités existantes et atténuent les effets de la pandémie sur les secteurs les moins favorisés, comme les femmes, en instaurant une approche féministe à tous les niveaux.

Source : Prensa Latina

 

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/251324-la-cepal-lance-une-mise-en-garde-contre-les-graves-effets-de-la-pandemie-dans-les-caraibes

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LES CARAÏBES, CAUCHEMAR "RUSSE" DES USA ?

Par Le 16/03/2021

Amérique latine: les USA se méfient de l’influence russe

Tuesday, 16 March 2021 7:24 PM  [ Last Update: Tuesday, 16 March 2021 7:35 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un navire de guerre russe. ©AP

Les États-Unis se méfient de l’influence croissante de la Russie en Amérique du Sud. 

Le département américain de la Défense considère l'influence croissante de la Russie en Amérique du Sud comme une menace pour la sécurité nationale des États-Unis et suit de près les activités de Moscou dans la région, a déclaré lundi 15 mars le chef de la direction du SOCOM (United States Special Operations Command) Craig Faller.

« La Russie s'engage activement dans cette région pour contrer ce qu'elle considère comme l'ingérence des États-Unis dans son proche-étranger. Élargissant son accès aérien et maritime, pour imposer sa puissance militaire, Moscou a signé des accords avec le Venezuela et le Nicaragua qui permettent aux navires de guerre russes de s’y rendre à court préavis », a déclaré Faller dans un témoignage écrit devant la commission des services armés du Sénat.

Navires russes bientôt au Venezuela!

Navires russes bientôt au Venezuela!

Feller a noté que la Russie avait accru sa présence militaire dans la région depuis 2008 en déployant des bombardiers stratégiques et en faisant des escales dans les ports.
« La Russie a doublé ses déploiements navals dans cette région, passant de cinq (2008-2014) à 11 (2015-2020) », a-t-il déclaré.

Lire aussi: Sanctions américaines: Moscou opte pour des mesures de représailles

En outre, Faller a accusé la Russie ainsi que la Chine d'utiliser la soi-disant « diplomatie médicale » et d'utiliser la pandémie actuelle de coronavirus pour défendre leurs intérêts.
« La COVID-19 a également fourni à la Russie un autre moyen d'étendre sa campagne visant à surpasser les États-Unis dans le domaine de l'information », a déclaré Faller.

Lire aussi: Les USA menacent le Venezuela d'une action militaire, Lavrov à Caracas

Le SOCOM a récemment publié une carte mise à jour de l'influence russe en Amérique latine, notant que Moscou fournit des formations militaires à 17 des 31 États de la région. Les États-Unis ont inscrit le déploiement de trois bombardiers stratégiques, plus de 40 escales et 23 visites du chef de l'État entre la Russie et les pays de la région.

Iran: Navires russes au Venezuela?

Iran: Navires russes au Venezuela?

Le corridor maritime anti-sanction Iran-Venezuela, protégé par la flotte russe?

L'armée américaine considère également la présence médiatique russe dans la région comme un aspect d'influence, notant qu’ont été écrits plus de 489 articles qui auraient dénaturé les engagements de défense américains depuis 2018.

Lire aussi: Venezuela: Rosneft remplacé par l'Etat russe, le pétrole US chute

La Russie a réfuté à plusieurs reprises les accusations américaines de tenter d'accroître sa présence militaire en Amérique latine.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/16/647453/Etats-Unis-Russie-Venezuela-influence-Amerique-latine-

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L'ALBA-TCP DENONCE LA POLITIQUE BELLICISTE DES ETATS-UNIS

Par Le 09/03/2021

9 Mars 2021

 

Caracas, 8 mars (RHC) Le Conseil politique de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP), a dénoncé aujourd’hui les politiques bellicistes des Etats-Unis et de leurs alliés au milieu de la pandémie.

Un message sur le compte officiel de ce bloc régional sur Twitter avertit que les pays occidentaux ne cessent de tenter de faire plier des États souverains malgré la crise mondiale causée par le Covid-19,

Le 1 mars, lors de la 21e réunion du Conseil, les ministres des affaires étrangères ont défini les actions politiques à mener face à l’urgence sanitaire engendrée par la pandémie et ils ont évalué la conjoncture politique régionale et ses perspectives pour le premier semestre de l’année.

Le ministre vénézuélien des Affaires Éatrangères Jorge Arreaza a souligné l’importance de la rencontre pour faire face aux effets d’une situation inattendue du nouveau coronavirus, qui a coûté la vie à environ 2,5 millions de personnes dans le monde.

Malgré la crise sanitaire mondiale, Washington a intensifié ses mesures coercitives et unilatérales contre des nations comme Cuba et le Venezuela, qui se voient empêcher d’acheter des médicaments et des fournitures pour faire face à la pandémie, tout en encourageant les actions visant à déstabiliser ces pays.

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/249934-lalba-tcp-denonce-la-politique-belliciste-nord-americaine

Tag(s) : #ALBA

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L’ALBA-TCP ANNONCE LA CREATION D’UNE BANQUE DE VACCINS POUR SOUTENIR LES PAYS D’AMERIQUE QUI EN ONT BESOIN

Par Le 05/03/2021

5 Mars 2021

Caracas, 4 mars (RHC) Le secrétaire exécutif de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP), Sacha Llorenti, a annoncé la création d’une Banque de vaccins pour ses pays membres qui en ont besoin.

Interviewé par Telesur, Llorenti a affirmé que l’ALBA-TCP "va à contre-courant du modèle néolibéral", qui fait de tout une marchandise, comme ils l’ont fait avec le vaccin contre la Covid-19, qui l’ont transformé en « une marchandise d’accaparement".

"Face à cette nécessité, l’ALBA a créé une banque de vaccins pour que les pays puissent l’utiliser en cas de besoin, elle a créé un fonds humanitaire pour les pays des Caraïbes orientales qui font partie de l’alliance afin qu’ils puissent acheter les vaccins" a déclaré l’ancien ambassadeur de Bolivie auprès des Nations unies (ONU).

Le fonctionnaire a cité en exemple le fait que la Chine avait fait don de vaccins à la Dominique, qui lui avaient été fournis par un pont aérien avec la compagnie aérienne d’État vénézuélienne Conviasa et avec le soutien de la Banque de l’ALBA.

"Nous avons prouvé par des faits que d’autres formes de relations sont possibles", a-t-il répété.

Il a souligné que "la pandémie a mis au grand jour le fonctionnement du système néolibéral, les faiblesses du système multilatéral et les raisons pour lesquelles les États forts qui donnent la priorité à la santé sont nécessaires".

Llorenti a souligné le bon contrôle de la pandémie du coronavirus par le Venezuela, Cuba et le Nicaragua. "Ce sont des Etats qui ont investi dans la santé, ils vont à l’encontre de la logique néolibérale. Nous avons besoin d’États forts et d’un système multilatéral solide pour remplir leurs mandats", a-t-il déclaré.

Il a indiqué que "d’autres types de relations entre États, entre peuples sont possibles et que l’ALBA-TCP propose un modèle différent qui devrait être reproduit par d’autres instances au niveau mondial".

 

Source Prensa Latina

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/249566-lalba-tcp-annonce-la-creation-dune-banque-de-vaccins-pour-soutenir-les-pays-qui-en-ont-besoin

Tag(s) : #ALBA

Dans Amérique

LES PAYS DE L'ALBA-TCP ONT APPRIS A LIRE ET A ECRIRE A ENVIRON 4 MILLIONS DE PERSONNES

Par Le 01/03/2021

Les pays de l'ALBA-TCP ont appris à lire et à écrire à environ 4 millions de personnes

Malgré le fléau de la pandémie de covid-19, l'alphabétisation de quelque quatre millions de personnes est un constat qui, en matière d'éducation, confirme la pertinence de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (alba-tcp) en tant que bloc régional capable d’articuler des politiques au service du bien-être des peuples qui la composent

Auteur:  | internet@granma.cu

1er mars 2021 10:03:40

Photo: Tirée d’Internet

Malgré le fléau de la pandémie de covid-19, l'alphabétisation de quelque quatre millions de personnes est un constat qui, en matière d'éducation, confirme la pertinence de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (alba-tcp) en tant que bloc régional capable d’articuler des politiques au service du bien-être des peuples qui la composent.

C’est ce qui est ressorti de l’intervention de Sacha Llorenti, Secrétaire exécutif de l'alba-tcp, dans le cadre de la réunion des ministres des pays membres de l'Alliance, qui ont apprécié les efforts nationaux et la complémentarité des expériences qui ont permis de surmonter les contraintes imposées par le sars-cov-2 à l'éducation.

Les participants ont particulièrement souligné le rôle de Cuba dans l'amélioration de l'éducation dans la région, en mettant l'accent sur la formation des professionnels de la santé. « Plus d'un million de personnes ont terminé leur éducation de base et 1 469 jeunes ont obtenu leur diplôme à l'École de médecine latino-américaine (elam) de La Havane », a rappelé Llorenti.

Prenant la parole à ce forum, la ministre cubaine de l'Éducation, Ena Elsa Velazquez Cobiella, a réitéré l’engagement de son pays en matière de coopération avec les pays dans le besoin, et elle a exposé les détails de la gestion de l'éducation dans les conditions de quarantaine épidémiologique, à travers la plateforme numérique Cubaeduca et le système des cours télévisés.

Pour sa part, José Ramon Saborido Loidi, ministre cubain de l'Enseignement supérieur, s’est engagé envers ses homologues à apporter son plein soutien pour garantir la réalisation des objectifs éducatifs fixés dans le plan de travail post-pandémique, et il a exhorté à « encourager le développement d'expériences virtuelles de promotion des valeurs humanistes et de la solidarité ».

Selon le compte Twitter officiel de l'alba-tcp, le ministre vénézuélien de l'Éducation Aristobulo Isturiz s’est référé quant à lui au programme

« Chaque famille une école », un plan éducatif mis en œuvre par le gouvernement en pleine pandémie pour assurer l'éducation des enfants vénézuéliens, qui se poursuit malgré l'application de mesures coercitives unilatérales contre la nation bolivarienne.

De même, Antigua-et-Barbuda a partagé son expérience pédagogique depuis le début de la pandémie avec la formation des enseignants et des professeurs à des méthodes pédagogiques différentes de celles d'une salle de classe, et la formation des parents et des élèves à leur adaptation.

fr.granma.cu 

Dans Amérique

HAÏTI DANS LA MISERE

Par Le 21/02/2021

21 Février 2021

 

Par Guillermo Alvarado

Durant ces dernières semaines Haïti a fait la une de l’actualité en raison des manifestations convoquées par des partis politiques et d’autres secteurs pour exiger le départ du président Jovenel Moïse, qui soi-dit en passant, compte sur le soutien des Etats-Unis et de l’Organisation des États Américains, l’OEA.

Lorsqu’on parle de cette nation caribéenne, qui partage l’île de l’Espagnole avec la République Dominicaine, on y ajoute presque toujours le complément de « pays le plus pauvre du continent », ce qui est certain, mais pas fortuit.

La première Révolution d’esclaves réussie a eu lieu  en Haïti et elle a abouti à la proclamation de l’indépendance vis-à-vis de la France le 1er janvier 1804, action que la métropole, avec la complicité des Etats-Unis, est en train de lui faire payer encore très cher.     

Sous les menaces des canons français braqués sur Port-au-Prince et prêts à détruire la ville, le jeune gouvernement a été contraint de verser une rançon pour chaque esclave libéré afin de compenser leurs anciens maîtres.

Cette obligation est restée en vigueur jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale et pour l’accomplir Haïti a dû contracter des crédits onéreux auprès des banquiers français et états-uniens. Au taux de change actuel on estime  que le montant payé équivaut à environ 21 milliards de dollars, somme qui aurait suffi pour développer le pays.

Mais celle-ci n’est pas la seule cause de la misère qui vit ce pays frère. Pendant plus de 60 ans les Etats-Unis se sont refusés à reconnaître son indépendance et au XXe siècle ils ont fait l’inimaginable pour la réduire en cendres.

De nombreuses invasions ont été organisées à Washington depuis 1910 lorsque le président de l’époque Willian Taft a envoyé la marine afin de « protéger » un groupe de financiers qui avaient acheté la Banque Nationale d’Haïti.  

Pendant 31 ans, la puissance a parrainé les dictatures des Duvaliers et ensuite elle a imposé des présidents à volonté et lorsque l’un d’entre eux s’avérait « gênant » tel que Jean Bertrand Aristide, elle a fait non pas un seul mais deux coups d’État.

Mais rien n’illustre aussi bien à quel point les États-Unis ont ruiné cette nation des Caraïbes que ce qui s’est passé durant l’administration Clinton.

Jusqu’à cette époque-là, Haïti n’importait pas de riz car il produisait plus que ce qu’il ne consommait, mais il a été forcé à baisser les droits de douane de 40 à 3% et il s’est avéré que la riz états-unien était beaucoup moins chère que celui de cette nation caribéenne. Des dizaines de milliers d’agriculteurs se sont ruinés.

Et savez-vous qui était derrière cette affaire du riz ? Nul autre que Tony Rodham, le frère d’Hillary Clinton, qui a été également  impliquée dans l’extraction de l’or haïtien avec un impact très négatif pour l’environnement. 

Ceci est à peine un léger aperçu car nous laisserons pour une prochaine fois les outrages des missions de l’ONU et la soi-disant « reconstruction » après le tremblement de terre de 2010. Comme vous pouvez le constater, cette histoire est loin d’être finie.

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/248095-haiti-dans-la-misere

Tag(s) : #Haiti

Dans Amérique

L’OIT POUR L’AMERIQUE LATINE ET LES CARAÏBES SIGNALE QUE PLUS DE 300 000 ENFANTS POURRAIENT REPRENDRE LE TRAVAIL A CAUSE DE LA PANDEMIE

Par Le 15/02/2021

14 Février 2021

 

La Havane, 13 février (RHC)- Le Directeur de l’OIT, l’Organisation Internationale du Travail pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, Vinícius Pinheiro, a signalé que "Compte tenu de la recrudescence de l’urgence sanitaire et de la persistance des mesures de confinement et d’éloignement, il faut accélérer la lutte contre le travail des enfants, pour éviter que cette crise ne nous fasse reculer en un an l’équivalent d’une décennie de progrès".

Lors du lancement régional de l’Année internationale pour l’élimination du travail des enfants, il a relevé que, selon les estimations de l’OIT et de la CEPALC, la Commission Économique de l’ONU pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, jusqu’à 300 000 enfants pourraient reprendre le travail en raison de l’impact de la crise.

L’OIT a indiqué qu’au cours des 25 dernières années, l’Amérique latine et les Caraïbes ont fait des progrès importants car 9,5 millions d’enfants et d’adolescents ont cessé de travailler, en particulier dans des activités dangereuses. Cependant, avant la pandémie, il y avait encore 10,5 millions d’enfants qui travaillaient.

La crise provoquée par le Covid-19 pourrait aggraver la situation. Guy Ryder, Directeur général de l’OIT, a souligné que "l’augmentation de la pauvreté et la baisse des revenus des ménages, la fermeture des écoles, et l’augmentation des vulnérabilités, sont des facteurs qui peuvent contribuer à l’augmentation du travail des enfants".

L’OIT a souligné la nécessité de miser sur des actions conjointes de plus en plus efficaces, basées sur le dialogue social et réunissant tous les acteurs publics et privés qui ont une part dans la réponse à la persistance du travail des enfants. À cet égard, ils ont mis l’accent sur l’Initiative régionale pour l’Amérique latine et les Caraïbes sans travail des enfants, une plate-forme tripartite qui, depuis sa création en 2014, cherche de nouvelles réponses au problème du travail des enfants, à laquelle participent 30 pays de la région, 7 organisations d’employeurs et 7 organisations de travailleurs.

L’analyse de l’OIT et de la CEPALC estime que le travail des enfants pourrait augmenter de 1 à 3 points de pourcentage dans la région. Cela signifie qu’au moins 109 à 326 000 enfants et adolescents pourraient entrer sur le marché du travail.

"L’un des principaux facteurs d’insécurité et d’instabilité économique dans les ménages est le fait que le chef de ménage travaille dans des conditions informelles, où la protection sociale est minimale et les contrats de travail inexistants. Le travail des enfants devient une composante importante de la façon dont les ménages gèrent l’insécurité économique", explique le rapport.

Le document rappelle que le pourcentage d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 17 ans qui travaillent sur le continent est tombé de 10,8 % en 2008 à 7,3 % en 2016, soit une diminution de 3,7 millions de personnes dans cette situation.

Outre les dirigeants de l’organisation internationale, des présidents latino-américains et des personnalités reconnues dans la lutte pour le travail des enfants dans la région ont participé à l’événement.

 

Source Página 12

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/247567-oit-le-travail-des-enfants-pourrait-augmenter-a-cause-de-la-pandemie

Tag(s) : #OIT#Covid19

Dans Amérique

LES COMMUNISTES CHILIENS LANCENT LES CANDIDATURES AUX ELECTIONS DU 11 AVRIL PROCHAIN

Par Le 15/02/2021

15 Février 2021

 

Les communistes chiliens lancent les candidatures aux élections
 

Santiago du Chili, 14 février (Prensa Latina) Le Parti communiste du Chili (PC) a officiellement lancé aujourd'hui dans cette capitale ses candidatures pour les importantes élections qui auront lieu le 11 avril prochain.

Ce jour-là, plus de 15 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour élire les gouverneurs régionaux, les maires, les conseillers et les 155 membres de la Convention constitutionnelle qui rédigera la nouvelle Constitution.

A l'extérieur du Musée des Beaux-Arts, la liste du PC et des indépendants a été présentée, composée de représentants du monde social, syndical, culturel et politique.

Les dirigeants ont lu un manifeste dans lequel ils ont réaffirmé leur engagement à "construire un Chili solidaire, inclusif, paritaire, multiculturel, diversifié et juste".

Sous la direction du maire Daniel Jadue, candidat à la réélection, et sous le slogan "Jusqu'à ce que nous construisions un Chili digne et sans peur", les candidats ont souligné la nécessité de travailler à une nouvelle Constitution "des droits au service du peuple, démocratique, féministe et inclusive, qui jette les bases d'un modèle de développement durable".

Nous sommes prêts à prendre l'engagement de construire un Chili différent, un pays solidaire, inclusif, égalitaire, multiculturel, diversifié et juste ; un pays où la peur de tomber malade, de vieillir, de manger ou d'étudier ne nous submerge plus", a déclaré Jadue, qui est également la personne la plus cotée dans les sondages pour une candidature à la présidence.

Pour sa part, Karina Oliva, candidate au poste de gouverneur de la région métropolitaine, le deuxième poste le plus important du pays, a souligné la "vocation et la responsabilité politique de construire l'unité" avec ceux qui, au cours des 30 dernières années, ont été relégués de la vie politique, mais qui, depuis le 18 octobre 2019, se sentent suffisamment forts pour décider collectivement.

Le président du PC, Guillermo Teillier, a souligné l'importance que la campagne électorale continue à être accompagnée par la lutte sociale de tant d'années et qui a pris une force particulière avec la révolte populaire d'octobre 2019.

Il a expliqué que les candidats du parti font partie des expressions avec lesquelles le mouvement social se manifeste et est appelé à voter sans peur, comme l'exprime le slogan, et à ce que la population s'exprime fortement le 11 avril, comme cela s'est produit lors du plébiscite du 25 octobre 2020.

L'activité a coïncidé avec la mobilisation de centaines de "cyclistes contre la répression", qui ont parcouru les rues importantes de la capitale, exigeant la libération des prisonniers politiques, et qui ont été accueillis par les candidats communistes à leur passage.

oda/rc

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=430183&SEO=comunistas-de-chile-lanzan-candidaturas-para-elecciones

Tag(s) : #Chili#Communiste#PCCh#Elections

Dans Amérique

L'AMERIQUE LATINE EN SOINS INTENSIFS?

Par Le 11/02/2021

11 Février 2021

La crise sanitaire générée par la pandémie de COVID-19 se poursuit sans contrôle en Amérique latine, où se sont multipliés les cas de corruption dans la distribution des vaccins, avec une couverture sanitaire insuffisante, l'effondrement des services de santé et un manque de moyen de protection physique pour le personnel en première ligne

Auteur:  | informacion@granma.cu

10 février 2021 14:02:15

Dans certains pays d'Amérique latine, les services hospitaliers se sont effondrés. Photo: Reuters

La région a enregistré 45,6 millions d'infections et un million de décès. Il existe des plans de vaccination nationaux dans 23 pays, notamment en Argentine, au Mexique, en Équateur, au Panama, au Chili, en Bolivie et au Brésil qui ont déjà commencé une campagne, bien que la répartition soit inégale, selon l'Organisation panaméricaine de la Santé.

En Équateur, l'Assemblée nationale a approuvé la révocation du ministre de la Santé Juan Carlos Zevallos qui fait l’objet d’une enquête pour mauvaise gestion du plan national de vaccination contre la COVID-19. Il est accusé d'avoir donné la priorité à ses proches et à une maison de retraite privée à Quito, sans respecter la liste des hôpitaux publics établie par le ministère de la Santé.

En outre, la police a lancé une enquête sur une clinique clandestine au sud de Quito, qui fournissait une substance inconnue, qu'elle offrait comme vaccin contre le coronavirus, au prix de 15 dollars la dose.

Le ministre brésilien de la santé, Eduardo Pazuello, fait également l'objet d'une enquête de la Cour suprême fédérale pour le manque d'équipement d'oxygénation des patients atteints de la COVID-19 dans l'État d'Amazonas, principalement dans la capitale, Manaus.

Dans ce territoire brésilien, les services de santé se sont effondrés, avec un nombre insuffisant de lits et l'absence de plan d'orientation des patients vers d'autres villes. Il est également question d'examiner les responsabilités concernant l'utilisation de 120 000 unités d'hydroxychloroquine pour le traitement de la maladie, alors que son efficacité n'a pas été prouvée sur la base de preuves scientifiques.

Pour toutes ces raisons, le président Jair Bolsonaro doit faire face à une demande de procédure de destitution, pour sa gestion irresponsable et négligente. Face à la passivité du gouvernement, les fronts Brésil populaire et Peuple ont organisé 87 mobilisations à travers le pays pour exiger sa démission.

La Colombie présente une situation complexe, avec une occupation proche de 90% de la capacité totale des unités de soins intensifs pour la prise en charge des patients atteints de COVID-19. Le personnel de santé est épuisé, du fait de l'insuffisance d’équipements de protection de biosécurité et la pénurie de médicaments et de fournitures pour les soins aux patients en phase critique. Face à cette situation, le gouvernement et le président Ivan Duque ont répondu par le silence ou des discours ambigus.

Au Chili, selon le ministère de la Santé, seuls 192 lits sont disponibles dans tout le pays pour soigner les patients en soins intensifs. Quant au ministre, Enrique Paris, il a déclaré que le nombre d'infections a augmenté de 6% ces derniers jours. En outre, une plainte a été déposée contre la clinique privée CareFullHome, qui a facturé environ 80 dollars pour des tests PCR négatifs, sans effectuer l'étude de biologie moléculaire.

Ce sont des scènes que vivent certains pays d'Amérique latine, alors que l'on ne sait pas encore combien de temps durera la pandémie.

La Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes a averti en octobre dernier que la région connaissait la pire crise de ces 100 dernières années, avec de grands impacts sur le plan social et de la production.

source : http://fr.granma.cu/mundo/2021-02-10/lamerique-latine-en-soins-intensifs

Tag(s) : #Covid19

 

Dans Amérique

L'URUGUAY DENONCE LES CONDITIONS LEONINES DE PFIZER

Par Le 02/02/2021

2 Février 2021

Montevideo, 31 janvier (Prensa Latina) La société pharmaceutique nord-américaine Pfizer, avec laquelle le gouvernement uruguayen a négocié des fournitures de vaccins contre la Covid-19, impose des conditions léonines, a dénoncé hier l’hebdomadaire Brecha.

Le secret imposé pour la vente d’immunisants s’étend sur la planète, avec la complicité ou la subordination des États, a indiqué la publication dans un long reportage d’investigation.

Elle a soutenu que plusieurs multinationales, avec la géante Pfizer à leur tête, introduisent des clauses qui les exemptent de toute responsabilité pour les effets néfastes des vaccins, les protègent contre les systèmes judiciaires nationaux et les libèrent de respecter pleinement les délais de livraison convenus.

Il y a une semaine, le président de l’Uruguay, Luis Lacalle Pou, a déclaré que 'protégé par la loi', son gouvernement aurait signé un contrat, duquel on ne connaît pas les détails, pour se procurer des vaccins par la société Pfizer-Biontech (États-Unis-Allemagne).

Interrogé sur ce que ces accords établissaient en matière de responsabilité face aux effets néfastes éventuels des vaccins, il a répondu que ces documents 'ont des clauses faites à la vitesse avec laquelle ces immunisants ont été approuvés et l’Uruguay a dû choisir, prendre les vaccins ou non'.

Brecha a commenté que, compte tenu du secret qui entoure la question, le public ne compte, pour le moment, que sur les antécédents internationaux des dernières semaines pour se faire une idée de ce en quoi consistent les responsabilités prises en son nom.

Il a cité des déclarations du ministre argentin de la Santé, Ginés González, sur les exigences de la société Pfizer au sujet d´une nouvelle loi pour l’approvisionnement en doses qu’il a décrit comme très difficile, 'au-delà du fait que ce ne serait pas la chose la plus digne pour un pays'.

Le médecin Jorge Rachid, conseiller du gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, a été plus précis lorsqu´il a révélé que 'de la société Pfizer ils ont demandé une loi avec des garanties, avec des biens insaisissables comprenant du pétrole et des glaciers', conditions qu’il a qualifié d 'inacceptables'.

L´hebdomadaire a ajouté que des négociations avaient également été entamées au Pérou parce que la multinationale avait demandé une clause qui, au cas où la nation sud-américaine perdrait un différend, autoriserait le laboratoire à percevoir des indemnités sur des avoirs péruviens à l’étranger.

Parmi ceux-ci figuraient des biens du service diplomatique, des navires militaires ou des objets prêtés à des musées, selon des sources des Ministères de la Santé et des Affaires Étrangères citées par le quotidien El Comercio.

'Le zèle des sociétés qui se livrent au trafic de vaccins pour garder secrètes les conditions imposées aux États acheteurs atteint des extrêmes absurdes' alors que 'la population mondiale ignore combien elle paiera pour les vaccins, comment les prix sont fixés et quand les fournitures arriveront', a souligné l’hebdomadaire uruguayen.

peo/ga/hr

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885577:les-conditions-leonines-de-pfizer-sont-denoncees-en-uruguay&opcion=pl-ver-noticia&catid=69&Itemid=101

Tag(s) : #Uruguay#Pfizer

Dans Amérique

AMERIQUE : LE GROUPE DE PUEBLA SE PRONONCE POUR L'INTEGRATION LATINO-AMERICAINE

Par Le 31/01/2021

31 Janvier 2021

 

Buenos Aires, 30 janvier (RHC) La Ve rencontre du Groupe de Puebla est réuni virtuellement, et le point central du débat est l’intégration latino-américaine à un moment de complexité dans le monde résultant de la crise sanitaire engendrée par la pandémie de coronavirus.

Plusieurs anciens présidents latino-américains comme Luiz Inácio Lula da Silva, Dilma Rousseff, Fernando Lugo, Rafael Correa et Evo Morales participent à la vidéo conférence.

Le président argentin, Alberto Fernández, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de l’intégration et a déclaré qu’il était essentiel que l’Amérique latine revienne à l’unité et a insisté sur le fait qu’il était important de comprendre qu’en étant unis, nous pouvons accomplir bien plus qu’en nous séparant.

La pandémie, a-t-il dit, nous a montré ce que cela signifie que ce que nous sommes tous en train de faire c’est courir devant l’inconnu chacun de son côté et qu’il aurait mieux valu d’avoir un endroit où faire face ensemble à cette situation'.

Dans un message envoyé aux membres de cette alliance, qu’il a lui-même promue avec d’autres personnalités en juillet 2019, Fernández a appelé les personnes présentes à relever le défi de mettre fin à l’inégalité qui a marqué la région pendant tant d’années.

Il a également souligné que le besoin urgent d’unité n’est pas seulement une dette envers l’héritage de nos prédécesseurs, mais qu’il nous convient aujourd’hui et j’espère que nous y parviendrons petit à petit et que la démocratie s’affermira de mieux en mieux sur notre continent.

Selon le président, ce qu’il désire le plus, c’est une Amérique latine unie : 'Comptez sur moi pour y travailler et en ce temps de tant d’agitation à cause de la pandémie', a-t-il répété.

L’ancien président colombien Ernesto Samper a défendu l’intégration latino-américaine comme facteur décisif pour relever les défis actuels et futurs de la région et il a souligné que seuls des pays unis peuvent faire face avec succès aux scénarios possibles imposés par la pandémie de la Covid-19, et les relations internationales, qui, a-t-il insisté,  doivent être basées sur le multilatéralisme.

L’ancien secrétaire général de l’Union des nations de l’Amérique du Sud (Unasur) a également présenté le projet de ce qui sera le Manifeste de Puebla, initiative qui, selon lui, arrive à un moment de 'vents progressistes' pour la région.

À cet égard, il a pris note d’un certain nombre d’événements tels que le retour à la démocratie en Bolivie, l’organisation d’un référendum sur une nouvelle constitution au Chili et l’instauration d’un nouveau gouvernement aux États-Unis.

Samper a souligné l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche, qui, a-t-il dit, reconnaît la nécessité de faire face au changement climatique et de normaliser les relations avec Cuba, entre autres points positifs en matière de relations internationales.

Le politicien colombien a appelé à penser à un modèle alternatif de développement solidaire qui serve l’Amérique latine pour se libérer du fardeau que constitue le néolibéralisme en tant que politique économique et sociale.

 

Source Prensa Latina

Édité par Reynaldo Henquen

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/246187-le-groupe-de-puebla-se-prononce-pour-lintegration-latino-americaine

Tag(s) : #AmeriqueLatine#Puebla

Dans Amérique

AMERIQUE LATINE : MISE EN GARDE CONTRE L'EMERGENCE DU NEOFASCISME

Par Le 19/01/2021

19 Janvier 2021

Bogota, 18 janvier (RHC) L’analyste politique colombien Jorge Aguilera a estimé que les processus électoraux qui se dérouleront dans les prochains mois en Amérique Latine transféreront sur la scène numérique une partie significative de ses confrontations.

L’expert a déclaré qu’en raison de la pandémie et des restrictions à la mobilité, une grande partie du public a émigré vers les plateformes numériques et les réseaux sociaux, non seulement pour le divertissement, mais aussi pour des lectures plus approfondies et analytiques.

Interviewé dans le programme En Clave Polìtica, diffusé par Telesur, le consultant a estimé que, dans le cas des médias, des moyens alternatifs ont gagné en légitimité, tandis que de nombreux médias traditionnels ont perdu leur crédibilité.

Dans le cas des processus et des débats électoraux, Aguilera a alerté sur l’émergence d’un néofascisme ou d’un discours antidémocratique fortement lié au président sortant américain Donald Trump et à des pratiques politiques en Colombie, au Brésil et dans d’autres pays d’Amérique latine.

Il a ajouté que, quel que soit le pays dans lequel il se manifeste, ce néofascisme  a deux traits communs : l’attaque contre les institutions et la société, afin de les diviser en sources de pouvoir et de légitimité et la domination par l’oligarchie.

Le spécialiste de la communication a affirmé que la démocratie a besoin du respect de l’autre et de l’honnêteté, mais "Nous sommes face à des mouvements qui, comme les partisans de Trump, manquent de ces deux principes, car ils diffusent beaucoup de fausses informations et essaient constamment de délégitimer l’adversaire", a-t-il dit.

A cet égard, Aguilera a mis en garde contre le danger que représente l’utilisation de congrégations religieuses comme combattants politiques, phénomène parfois lié au jeu politique entre des partis traditionnels et des secteurs liés au trafic de drogue.

 (Source : Telesur).

Édité par Reynaldo Henquen

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/244923-amerique-latine-mise-en-garde-contre-lemergence-du-neofascisme

Dans Amérique

LE NICARAGUA CELEBRE 14 ANS D'ENSEIGNEMENT GRATUIT

Par Le 13/01/2021

13 Janvier 2021

Managua, 12 janvier (Prensa Latina) Le peuple nicaraguayen célèbre aujourd’hui 14 ans du rétablissement du droit à l’éducation gratuite, décision gouvernementale prise le lendemain du retour au pouvoir du Front Sandiniste le 10 janvier 2007.

Cet anniversaire sera célébré dans tous les départements (provinces) du pays d’Amérique centrale, a récemment indiqué la vice-présidente du Gouvernement, Rosario Murillo, qui a souligné qu’en plus de la gratuité il s´agit d´une éducation de qualité.

Les ministères de la Santé et de l’Éducation continuent de travailler sur le thème de la promotion de la santé au niveau collégial. Et la Police nationale a déjà mis en place le plan de sécurité scolaire, a précisé à cette occasion la vice-présidente.

À partir hier a commencé la distribution de la collation scolaire, l’un des programmes sociaux emblématiques du gouvernement sandiniste.

Avec la collaboration du Programme alimentaire mondial (PAM), les autorités nicaraguayennes disposent d’environ 200 mille quintaux (20 mille tonnes) de céréales et d’un chiffre presque identique de gallons (75 mille litres) d’huile pour assurer la collation scolaire pendant les trois premiers mois du prochain exercice académique, a précisé Murillo.

Au Nicaragua, l’année scolaire commencera le 1er février et, à la fin du mois de septembre, le nombre d’élèves inscrits dépassait déjà le million 775 mille, selon des sources officielles.

peo/jcm/fgn

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885451:le-nicaragua-celebre-14-ans-denseignement-gratuit&opcion=pl-ver-noticia&catid=185&Itemid=101

Tag(s) : #nicaragua

 

Dans Amérique

MERCREDI 13 JANVIER A 20H SUR RADIO GALERE : LA PANDEMIE EN AMERIQUE LATINE. COMAGUER RECOIT ROMAIN MIGUS

Par Le 12/01/2021

Mercredi 13 janvier à 20h

sur Radio Galère 

LA PANDEMIE EN AMERIQUE LATINE

comaguer reçoit  ROMAIN MIGUS

coordinateur du site 

www.les2rives.info

Dans Amérique

LES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS AMÉRICAINS RÉAGISSENT AU COUP DE FORCE FASCISTE DU CAPITOLE À WASHINGTON DC

Par Le 07/01/2021

LES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS AMÉRICAINS RÉAGISSENT AU COUP DE FORCE FASCISTE DU CAPITOLE À WASHINGTON DC

 Solidarité Internationale PCF EtatsUnis 0

07 JANV. 2021


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

Dans divers déclarations publiques et messages postés sur les réseaux sociaux, plusieurs partis communistes et ouvriers des États-Unis ont fermement condamné les émeutes provoquées par les partisans de Trump à Washington DC, en soulignant que la menace d'extrême droite, fasciste et nationaliste doit être vaincue par la lutte du peuple :
 

Dans un commentaire sur Twitter, le Parti des Communistes, États-Unis (PCUSA) a déclaré :

"La situation qui s'est produite au Capitole aujourd'hui devrait montrer à l'ensemble du pays le danger du nationalisme et le type de danger que représente Trump et sa base. C'était un avant-goût de la terreur que l'on peut attendre de ces groupes si rien n'est fait pour y remédier. Rejoignez-nous et organisez-vous".

 

De son côté, un éditorial publié dans le "People's World", le journal du Parti communiste des États-Unis (CPUSA), souligne que "l'insurrection fasciste de Trump à Washington vise à détruire la démocratie américaine". L'article souligne entre autres :

"Depuis des années, Trump nous dit qui et ce qu'il est. Un fasciste occupe la Maison Blanche depuis janvier 2017. S'il pouvait obtenir un ou deux généraux pour l'accompagner et lui fournir les troupes nécessaires, y a-t-il vraiment plus de doute que Trump détruirait complètement la démocratie américaine ?

Pour ceux qui y prêtent attention, il est évident depuis longtemps que Trump était une menace pour la survie même du gouvernement démocratique dans ce pays. Les événements du 6 janvier à Washington le rendent totalement indéniable.

Nous l'avons déjà dit, et nous le dirons encore : Non au coup d'État de Trump".

 

Dans une déclaration sur les événements de Washington D.C., la Freedom Road Socialist Organization (FRSO) déclare que "les racistes et les réactionnaires doivent être vaincus". La déclaration se termine comme suit :

"Cette tentative de maintenir Trump au pouvoir en dit long sur la direction que prend ce pays. L'empire américain s'érode, et le capitalisme monopoliste est un système malade et mourant, et ses représentants politiques défaillants étaient à l'avant-scène à Washington DC aujourd'hui. Il est impératif que tous ceux d'entre nous qui aspirent à un avenir meilleur agissent. Nous devons rester dans la rue et nous battre pour un programme qui représente les intérêts du peuple. Le chemin à parcourir sera difficile, mais l'avenir est prometteur".

 

Une déclaration sur les événements au Capitole américain a également été publiée par le Parti pour le Socialisme et la Libération (PSL) dans son journal Liberation News, qui dénonce le président Trump pour "incitation à l'insurrection fasciste contre le Congrès".

"Les événements qui se sont produits aujourd'hui sont une source de grave embarras pour la classe dirigeante américaine sur la scène mondiale et affaiblissent la position globale de l'impérialisme américain", souligne la déclaration du PSL qui se termine par les mots suivants :

"Ce qui doit vraiment se passer, c'est que tous les responsables de l'acte historique d'agression fasciste d'aujourd'hui soient traduits en justice. Cela inclut en particulier Donald Trump, et ceux qui, dans la hiérarchie militaire et policière, ont utilisé leur position pour faciliter les événements d'aujourd'hui. Une coalition fondée sur la collusion entre la police, des éléments du ministère de la défense et une foule fasciste a lancé une attaque sans précédent. La menace de l'extrême droite ne peut être vaincue de manière décisive que par un front militant et uni de la classe ouvrière multinationale".

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2021/01/les-partis-communistes-et-ouvriers-americains-reagissent-au-coup-de-force-fasciste-du-capitole-a-washington-dc.html

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CHILI : LA COUR D'APPEL DE VALDIVIA STATUE EN FAVEUR DE LA NATION MAPUCHE

Par Le 29/12/2020

28 Décembre 2020

 

Santiago du Chili, 28 décembre (RHC) La Cour d'appel de Valdivia a annulé cette semaine la décision du tribunal de Panguipulli du 13 avril 2020.

L’arrêt de ce tribunal a mis fin à un bail de 1989 qui refusait au peuple Mapuche le droit à ses terres dans cette région du Chili.

La Cour d’appel de Valdivia reconnaît «le lien avec la terre comme un élément essentiel de la culture indigène, en particulier de la nation mapuche».

L'arrêt précise que «les terres appartenant aux populations indigènes ne peuvent être louées, données en usufruit ou transférées à des tiers pour leur utilisation, leur jouissance ou leur administration.

La terre est une question d'essence de la vie des Mapuches ; «dans le cadre de leur vision cosmologique et en tant que membres de cette vision globale de l'univers et de ses divers éléments», déclare le texte de la sentence. Elle impose « la reconnaissance des peuples, le droit à la propriété ancestrale en tant que valeur culturelle et la possession des terres» qu'ils occupent traditionnellement.

Source: Telesur

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/243165-la-cour-dappel-de-valdivia-au-chili-statue-en-faveur-des-mapuches

Tag(s) : #Chili#Mapuches

Dans Amérique

CHILI : APPROBATION DE LA PARTICIPATION INDIGENE A LA CONVENTION CONSTITUTIONNELLE

Par Le 17/12/2020

17 Décembre 2020

Santiago de Chile, 16 décembre (Prensa Latina) Après des semaines de longs débats et des atermoiements, le Sénat et la Chambre des députés du Chili ont finalement adopté hier une formule pour la participation indigène à la rédaction d’une nouvelle Constitution.

La proposition présentée par une commission mixte des deux instances a été soutenue par les députés avec 140 voix pour, 7 contre et 2 abstentions, l´envoyant pour débat ultérieur au Sénat, qui l’a approuvée hier soir à l’unanimité.

L’accord sur les sièges réservés aux peuples autochtones pour garantir leur participation à la convention constitutionnelle établit 17 places sur les 155 membres qui seront élus en avril prochain pour cet organe, tandis qu’un quota pour les personnes d’ascendance africaine a été rejeté.

Bien que l’opposition majoritaire lui ait donné son accord pour ne pas retarder davantage le processus, elle a exprimé de nombreuses critiques, notamment parce que le consensus est loin d’être optimal et que ce n’est que le minimum qui ait pu être occtroyé, comme l’a expliqué la députée Alejandra Sepúlveda, du Front régionaliste vert social.

Dans des déclarations à la presse, la députée communiste Carmen Hertz a déclaré que ces sièges réservés n’étaient pas une concession gracieuse aux peuples originaires, mais que cela découle de la lutte des indigènes qui ont été historiquement discriminés et dont les problèmes actuels trouvent leur origine précisément dans leur manque de participation.

Elle a également critiqué le nombre de représentants accordé, car la proportion correspondant au pourcentage de population autochtone devrait être de 25, parce que 12,8 % de la population du pays s’identifie comme appartenant à un peuple originaire.

Malgré les limites du texte approuvé, il est considéré comme un pas important, qui se fait dans une course contre le temps pour la formation des candidatures en vue de l’élection de la Convention constituante, car celles-ci devront être définies au plus tard le 11 janvier prochain.

Sur les 17 sièges définis, sept sièges seront réservés aux représentants de la communauté mapuche, deux aux aymara et un à chacun des peuples rapa nui, quechua, atacameño, diaguita, colla, kawéskar, yagan et chango.

Du gouvernement, qui avait été critiqué pour avoir eu une position pour le moins dire ambiguë sur cette question, la ministre du Développement social, Karla Rubilar, a remercié le travail du Congrès et a noté que la nouvelle Constitution sera également écrite en caractères indigènes.

peo/car/rc

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885318:approbation-de-la-participation-indigene-a-la-convention-constitutionnelle-au-chili&opcion=pl-ver-noticia&catid=49&Itemid=101

Tag(s) : #Chili

Dans Amérique

ARGENTINE : LE SENAT VOTE UNE LOI SUR LES GRANDES FORTUNES POUR LUTTER CONTRE LE CORONAVIRUS ET AIDER LES PLUS DEMUNIS ET LES PETITES ENTREPRISES

Par Le 07/12/2020

Dans sa lutte contre le Covid-19, l'Argentine approuve un impôt extraordinaire sur les grandes fortunes

 

L'impôt ne concernera que près de 12.000 contribuables, détenteurs de liquidités supérieures à 25 fois le montant de la taxe

L'impôt ne concernera que près de 12.000 contribuables, détenteurs de liquidités supérieures à 25 fois le montant de la taxe - © JUAN MABROMATA - AFP

 

 Publié le samedi 05 décembre 2020 à 07h44

    

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1072 

Le Sénat argentin, après la Chambre des députés, a voté vendredi une loi instituant un impôt extraordinaire sur les grands fortunes, concernant quelque 12.000 personnes, afin de lutter contre l'épidémie de coronavirus et aider les plus démunis et les petites entreprises.

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Cet impôt, défendu par la majorité soutenant le président Alberto Fernandez, est censé rapporter quelque trois milliards de dollars. "Personne ne devra vendre des machines ou des terres", a assuré la directrice de l'autorité fiscale argentine, Mercedes Marco del Pont, dans un pays où la richesse est avant tout celle des grands producteurs agricoles.

►►► À lire aussi : Impôt sur la fortune : faire payer la crise aux riches, symbolique ou nécessaire ?

L'impôt ne concernera que près de 12.000 contribuables, détenteurs de liquidités supérieures à 25 fois le montant cette taxe, selon la directrice de l'autorité fiscale. Ce nouvel impôt a toutefois été vivement critiqué par l'opposition libérale du mouvement Juntos por el Cambio (Ensemble pour le changement) de l'ancien président Mauricio Macri, qui le considère comme "confiscatoire".

Au profit de la santé et des plus démunis

Quelque 40,9% des 44 millions d'Argentins vivent sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage dépasse les 10% et l'économie est en récession depuis 2018. Le produit intérieur brut (PIB) argentin devrait chuter de 11% cette année, selon la Banque centrale, en raison notamment de l'épidémie qui a fait plus de 39.000 morts et 1,5 millions de personnes contaminées.

Quelque 20% du produit de cet impôt viendra en aide au système de santé, 20% à l'aide aux petites et moyennes entreprises, 15% à des aides sociales, 20% à des bourses pour les étudiants et 25% à des entreprises dans le secteur du gaz naturel.

Mais pour Hernan Letcher, directeur du Centre d'études de politique économique (Cepa), cette taxe n'a rien de spécifique à l'Argentine quand "au moins 11 pays d'Europe et d'Amérique latine", assure-t-il, cherchent à réduire les inégalités par l'impôt.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_dans-sa-lutte-contre-le-covid-19-l-argentine-approuve-un-impot-extraordinaire-sur-les-grandes-fortunes?id=10646863

Dans Amérique

SANCTIONS US : WASHINGTON S’INQUIETE DE LA PENETRATION CHINOISE EN AMERIQUE LATINE, SON EX-JARDIN

Par Le 02/12/2020

Xi Jinping et Nicolas Maduro le 14 septembre 2018 à Pékin.  (Photo de Marcelo GARCIA / Venezuelan Presidency / AFP)

Sanctions US: Washington s’inquiète de la pénétration chinoise «dans toute l’Amérique latine»

© AFP 2020 MARCELO GARCIA

ACTUALITÉS

17:26 01.12.2020(mis à jour 18:44 01.12.2020)URL courte

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Le Trésor américain a sanctionné une entreprise publique chinoise qui aiderait Nicolas Maduro à censurer l’opposition vénézuélienne. Cette mesure renforçant l’embargo de Washington reflète l’inquiétude américaine face au développement de Pékin dans la région. Décryptage avec le journaliste Maurice Lemoine.

Et une sanction de plus frappant le Venezuela! Les États-Unis ont annoncé ce 30 novembre des mesures à l’encontre d’une entreprise publique chinoise, la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC), spécialisée dans l’électronique. Washington l’accuse d’aider le Venezuela à censurer l’opposition sur Internet. Selon le Trésor américain, cette firme apporterait son expertise à la compagnie publique de télécommunications du Venezuela (CANTV), qui a déjà bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du Président autoproclamé Juan Guaido.

L’entreprise chinoise aurait offert une «version commerciale du Great Firewall», le pare-feu numérique mis en place en Chine afin d’éviter tout accès à des informations qu’elle juge politiquement sensibles. Ces mesures américaines permettront ainsi à Washington de geler d’éventuels avoirs de la CEIEC présents aux États-Unis et de lui bloquer l’accès au système financier américain. Pour l’heure, car la stratégie d’extraterritorialité du droit américain devrait intimider quiconque s’approcherait de près ou de loin de l’entreprise chinoise.

Et Washington ne s’en cache d’ailleurs pas. Expliquant l’objectif de ces sanctions dans un communiqué, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré que «les États-Unis n’hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d’autres à travers le monde». Le secrétaire d’État a renchéri dans un tweet.

​«Les États-Unis sanctionnent la société technologique chinoise CEIEC pour avoir permis aux efforts du régime de Maduro de saper la démocratie au Venezuela. Leur soutien à la restriction d’Internet et à la surveillance numérique des opposants politiques prive les Vénézuéliens d’un avenir démocratique.»

Une nouvelle salve, dans la continuité de la pression exercée par Washington sur le pays. Maurice Lemoine, spécialiste de l’Amérique latine et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, ne s’étonne pas outre mesure de ces mesures prises par «les États-Unis qui sanctionnent toutes les entreprises qui travaillent d’une manière ou d’une autre avec le Venezuela».

 

Donald Trump

© REUTERS / ERIN SCOTT

«Changement de régime» et «sanctions»: les États-Unis réussiront-ils leur coup au Venezuela?

Depuis janvier 2019, Washington a reconnu l’opposant Juan Guaido comme Président par intérim, appelant au renversement de Nicolas Maduro. Trois mois plus tard, l’embargo américain frappait de plein fouet Caracas, interdisant à toute entreprise américaine d’acheter du pétrole vénézuélien –la principale ressource du pays– de même que toute autre firme étrangère souhaitant s’en procurer via le dollar.

 

Le journaliste évoque le cas récent de deux sociétés européennes dans le collimateur:

«L’espagnol Repsol et l’italien Eni protestent. Ils sont menacés de sanctions par les États-Unis parce qu’ils continuent de travailler au Venezuela. Cela démontre le problème de cet unilatéralisme de Washington qui devient insupportable pour tout le monde.»

On se souvient également des sanctions américaines en juin 2020 visant des capitaines de tankers iraniens pour avoir acheminé du pétrole jusqu’au Venezuela. Mais cette initiative de la part de Washington intervient dans un contexte particulier, à quelques jours des élections législatives qui auront lieu à Caracas le 6 décembre. Alors que Juan Guaido a, de son côté, appelé au boycott, une autre frange de l’opposition, sous l’égide de l’ancien président de la chambre des députés Henrique Capriles, souhaite y participer.

Un scrutin que cherche à décrédibiliser Washington? S’insurgeant contre ces mesures, le Venezuela a dénoncé les «actions illégales du gouvernement des États-Unis» qui s’efforcerait de «déstabiliser» le pays à l’approche du scrutin. Maurice Lemoine va plus loin encore: pour notre interlocuteur, l’ingérence américaine est un phénomène majeur de la décennie.

«C’est constant maintenant depuis 2013, et même avant. Mais bien sûr qu’il y a une grande offensive en ce moment contre le Venezuela puisqu’il y a les élections.»

 

Venezuela, le Président Nicolas Maduro

© AP PHOTO / BORIS VERGARA

Sanctions US contre la Russie pour son soutien à Maduro: «un écran de fumée»

Favorisant l’opposition, ces sanctions répondent également à un second objectif vis-à-vis de Pékin. Lors d’un point-presse, une porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying, a dénoncé ce 1er décembre «un prétexte [des États-Unis] pour s’en prendre à ces entreprises vénézuélienne et chinoise» et menacé de représailles.

 

Développement de l’influence chinoise dans «l’arrière-cour» US

Si la nature précise des liens entre Caracas et Pékin est peu documentée, Maurice Lemoine évoque l’existence d’une «collaboration économique et politique» bilatérale dans le cadre de la stratégie chinoise des «nouvelles routes de la soie» qui englobe toute l’Amérique latine. Il parle ainsi de multiples investissements chinois en Équateur, au Brésil, et même de la présence d’entreprises chinoises en Colombie, le plus proche allié de Washington dans la région. Le développement de cette influence dans ce qu’ils considèrent comme étant leur «arrière-cour» déplaît fortement aux États-Unis: «Le premier partenaire commercial du Brésil, c’est la Chine. Ce ne sont plus les États-Unis.» Il est vrai, l’Empire du Milieu devance ces derniers: Pékin est le premier client du Brésil (28% du total des exportations, contre 13% pour les États-Unis en 2019), mais aussi son premier fournisseur (19,9% des importations contre 17,2%).

«Les Américains sont très inquiets de la pénétration chinoise dans toute l’Amérique latine. Ce n’est pas qu’un problème vénézuélien», considère Maurice Lemoine.

C’est également le cas, sur le plan stratégique, avec la Russie. Lors d’une rencontre en février avec Nicolas Maduro, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, annonçait le renforcement du partenariat entre la Russie et le Venezuela. «Nous allons développer la coopération militaire et technique pour assurer la sécurité de nos amis, en particulier face aux menaces extérieures», déclarait-il. Les États-Unis ont-ils du souci à se faire dans la région?

https://fr.sputniknews.com/actualite/202012011044860462-sanctions-us-washington-sinquiete-de-la-penetration-chinoise-dans-toute-lamerique-latine/

Dans Amérique

DIEGO MARADONA, L'ANTI-IMPERIALISTE

Par Le 28/11/2020

28 Novembre 2020

Jeudi 26 novembre 2020
Diego Maradona, l'anti-impérialiste


Diego Armando Maradona, l'un des plus grands athlètes du XXe siècle et pour beaucoup de gens le meilleur joueur de football de tous les temps, est décédé le mercredi 25 novembre à l'âge de 60 ans.

Né en 1960 à Lanús, Buenos Aires, Diego était le cinquième enfant d'une famille pauvre et ouvrière. Son père était un ouvrier d'usine et les premières années du jeune Diego ont été marquées par une extrême pauvreté. Au fil des décennies, parallèlement à son extraordinaire carrière dans le football, Maradona s'est révélé être un défenseur des moins privilégiés, un fervent partisan de Cuba et des mouvements de gauche latino-américains et un critique sans détour de l'impérialisme américain. 

À l'instar de son héroïque compatriote Ernesto Che Guevara, il a soutenu la lutte pour l'égalité et la justice dans la région et au niveau international. Il a fait tatouer le célèbre portrait de Guevara sur l'un de ses bras et le visage du leader cubain Fidel Castro sur l'une de ses jambes.

Maradona n'a jamais craint d'exprimer publiquement ses opinions politiques et sociales. Il s'est rendu pour la première fois à Cuba en 1987, un an seulement après que l'équipe nationale argentine eut remporté sa dernière Coupe du monde au Mexique. Depuis lors, il a noué une solide amitié avec le commandant Fidel Castro, qu'il admirait profondément et qu'il considérait comme un second père.

"On dit qu'il a commencé avec douze hommes et trois fusils dans la Sierra Maestra et maintenant je comprends pourquoi il a gagné : Il a une conviction de fer. Fidel Castro est une personnalité impossible à oublier", soulignait Maradona à la Prensa Latina en juillet 1987, après sa rencontre avec Líder Máximo.

Le charme politique d'un génie révolutionnaire comme Fidel a laissé un impact puissant sur Diego qui est devenu un visiteur fréquent de Cuba. En 2000, Fidel a invité Maradona à la clinique La Pedrera car il était aux prises avec une dépendance à la drogue et avait besoin de rééducation. La superstar argentine n'oubliera jamais ce que Fidel et Cuba ont fait pour lui. Cinq ans plus tard, en 2005, Diego a interviewé Fidel dans son émission de télévision qui s'est déroulée à La Havane et qui a duré près de cinq heures.

Pendant l'interview, Maradona a promis à Fidel de diriger la protestation contre la visite du président américain de l'époque, George W. Bush, en Argentine. "Je pense que Bush est un meurtrier... Je vais diriger la marche contre le fait qu'il ait mis le pied sur le sol argentin", avait déclaré Diego.

Et, en effet, le 4 novembre 2005, l'athlète emblématique s'est joint à une grande manifestation anti-impérialiste dans la ville côtière de Mar del Plata où se déroulait le Sommet des Amériques. Il portait un T-shirt "Stop Bush", le "S" de Bush étant remplacé par une croix gammée. 


Parlant de Fidel en 2014, Maradona a souligné : 
 
"Je ressentais une grande fierté à l'intérieur, il m'appelait au téléphone à deux heures du matin et nous parlions de football et de beaucoup de choses. Nous parlions aussi de politique et il m'a beaucoup appris. C'est un homme qui ne dormait que quatre heures et travaillait toute la journée. Fidel m'a appris beaucoup de choses que je ne savais pas et qu'il m'a enseigné mieux que quiconque".

Lorsque le grand leader cubain est mort en novembre 2016, Diego était en Croatie pour assister à la finale de la Coupe Davis. "J'ai pleuré de façon incontrôlable", a déclaré Maradona aux journalistes, "il était comme un père pour moi... Il m'a ouvert les portes de Cuba alors que l'Argentine les fermait sur moi". Peu après, il s'est rendu à Cuba pour assister aux funérailles du Commandant et rendre hommage à son "second père".

Diego Maradona était également un partisan du processus bolivarien au Venezuela et un critique féroce de l'ingérence impérialiste américaine dans le pays. Il s'était rendu à plusieurs reprises dans le pays, où il avait rencontré Hugo Chavez et d'autres dirigeants latino-américains, dont le Bolivien Evo Morales.

En 2007, Maradona est apparu dans l'émission de télévision hebdomadaire de Chavez où il a déclaré  
 
"Je crois en Chavez, je suis Chavista... Tout ce que Fidel fait, tout ce que Chavez fait pour moi est le meilleur (ce qui peut être fait)". Dans le même temps, Maradona a dénoncé l'hostilité des États-Unis à l'égard de Cuba et du Venezuela en déclarant "Je déteste tout ce qui vient des États-Unis. Je le déteste de toutes mes forces".

À la mort de Chavez, Diego s'est rendu sur sa tombe en compagnie du président Nicolas Maduro, avec lequel il se liera d'amitié par la suite. "Ce qu'Hugo m'a laissé, c'est une grande amitié, une incroyable sagesse politique. Hugo Chavez a changé la façon de penser de l'Amérique latine. Nous étions courbés devant les États-Unis et il nous a montré que nous pouvions marcher seuls", a déclaré Maradona après la mort de Chavez.

Il a continué à soutenir le processus bolivarien, étant un partisan politique de Nicolas Maduro. "N'abandonnez pas. Dans le football, peu importe si vous perdez trois fois à zéro, n'abandonnez jamais. Tu n'as jamais abandonné et tu donnes tout pour les Vénézuéliens. Vive Maduro", a-t-il déclaré lors d'une visite à Caracas et a ajouté : "Nous sommes des soldats de Nicolas, je suis venu ici pour lui apporter mon soutien".


En 2017, lorsque les États-Unis et l'opposition vénézuélienne de droite ont tenté de créer l'instabilité dans le pays, Maradona a exprimé son soutien indéfectible à Nicolas Maduro et au peuple vénézuélien.

"Nous sommes chavistes jusqu'à la mort. Quand Maduro commande, je suis habillé en soldat pour un Venezuela libre, pour lutter contre l'impérialisme et ceux qui veulent prendre nos drapeaux, ce qui est la chose la plus sacrée que nous ayons. Vive la révolution !!!", a écrit Diego sur sa page Facebook officielle.

Lorsque le leader de l'opposition soutenu par les États-Unis, Henrique Capriles, a critiqué l'ancien joueur de football pour son soutien à Maduro, affirmant que Maradona ne soutiendrait pas le gouvernement "s'il devait vivre avec seulement 15 dollars par mois", Diego a riposté : "Capriles, ne faites pas de victimes avec moi. Je sais très bien ce que c'est que de vivre avec sept frères et de ne rien avoir à manger. J'aurais aimé avoir ces 15 dollars ! La différence entre vous et moi, c'est que je n'ai jamais vendu".

On peut dire beaucoup de choses sur la vie de Diego Maradona, ses différentes dépendances et ses erreurs. Cependant, personne ne peut nier sa position anti-impérialiste ferme et constante. En fin de compte, la légendaire star du football est restée fidèle aux conseils de Fidel : "Les idées ne se négocient pas". 

source : https://www.idcommunism.com/2020/11/diego-maradona-anti-imperialist.html

Tag(s) : #Maradona

Dans Amérique

AU PEROU, L'ULTRA-DROITE CONSERVATRICE A PRIS LE CONTROLE DU GOUVERNEMENT

Par Le 19/11/2020

Au Pérou, l’ultra-droite prend le contrôle du gouvernement

Par Carlos Noriega

Mondialisation.ca, 18 novembre 2020

pagina12.com 13 novembre 2020

Région : Amérique latine & Caraïbe

Analyses: Élections Amérique latine

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La droite ultra-conservatrice a pris le contrôle du gouvernement péruvien. Le cabinet ministériel du nouveau président Manuel Merino — qui a pris ses fonctions mardi après que le Congrès qu’il présidait a démis Martín Vizcarra de ses fonctions pour « incapacité morale permanente », une décision qui a déclenché des protestations dans tout le pays — est dirigé par un membre de la vieille garde politique discréditée, liée à l’extrême droite. L’équipe ministérielle est composée de personnalités ultraconservatrices, dont plusieurs sont liées au Fujimorisme et au parti Aprista de l’ancien président Alan García, qui lorsqu’ils gouvernaient ont été impliquées dans de graves scandales de corruption et de violations des droits humains.

Le cabinet du président Merino laisse le sentiment d’un retour au pire passé. La droite la plus dure célèbre le nouveau gouvernement, tandis que les rues sont agitées par les protestations. Merino et son gouvernement font face aux plus grandes mobilisations anti-gouvernementales depuis les derniers mois de la dictature d’Alberto Fujimori en 2000.

Alors que le nouveau président prêtait serment, l’ancien président destitué Martin Vizcarra comparaissait devant le bureau du procureur pour répondre des accusations selon lesquelles il aurait reçu des pots-de-vin de deux entreprises de construction lorsqu’il était gouverneur de la région de Moquegua il y a quelques années. Le procureur a demandé qu’il soit empêché de quitter le territoire pendant 18 mois. « Je ne vais pas quitter le pays, je ne vais dans aucune ambassade », a déclaré Vizcarra.

Le nouveau Premier ministre est l’avocat Antero Flores Aráoz, 78 ans, un ultra-conservateur entré en politique en tant que membre du Parti populaire chrétien de droite. En 1990, il est élu député du front de droite qui soutient la candidature à la présidence de l’écrivain Mario Vargas Llosa. Après un long séjour au Congrès, dont il est devenu président, il a quitté son parti et a rejoint le deuxième gouvernement d’Alan García (2006 – 2011) en tant que ministre de la défense. En 2016, il a tenté de devenir président, en tant que chef de son propre parti, Orden, et est arrivé à la dernière place avec seulement 0,4 %. Merino le ressuscite à présent.

Ces dernières années, Flores Aráoz avait signé des déclarations contenant des allégations anti-droits dans le cadre de la soi-disant Coordination républicaine, qui réunit les conservateurs péruviens les plus radicaux. Il est lié à des groupes ultra-conservateurs tels que « Con mis hijos no te metas » (Ne touchez pas à mes enfants). Il y a quelques années, lorsqu’on lui a demandé si l’accord de libre-échange avec les États-Unis devait être soumis à un référendum, il a déclaré qu’on ne pouvait pas demander leur avis « aux lamas et aux vigognes », déclaration qui révélait l’ampleur de son racisme

Au milieu des protestations, le ministère de l’intérieur a été repris par l’ancien général de police Gaston Rodriguez, qui a déjà occupé ce poste avec Vizcarra entre avril et juillet de cette année et qui n’a eu aucun problème à s’intégrer au régime qui vient de renverser le gouvernement auquel il appartenait récemment. Son bref mandat avait pris fin à la suite de critiques selon lesquelles il avait nommé comme conseiller un avocat qui défend des policiers accusés de faire partie d’un escadron de la mort et un général accusé de corruption.

Le Bureau des droits humains des Nations unies a déclaré recevoir des « informations inquiétantes » concernant la répression policière des manifestations contre Merino. Malgré la répression et la pandémie, les mobilisations contre le nouveau gouvernement, que les manifestants qualifient d’ « usurpateur », se multiplient et se répètent dans les grandes villes du pays. Le nouveau gouvernement tente de minimiser les manifestations, mais les rues le démentent. Hier, les mobilisations ont été nombreuses. Flores Aráoz a nié la répression policière que tout le monde a vue et a accusé les médias de « magnifier » les manifestations et d’ « exacerber les tensions » en rendant compte des protestations.

Comme on s’y attendait, le nouveau cabinet garantit la continuité du modèle économique néolibéral, en vigueur dans le pays depuis trente ans. L’économiste José Arista, vice-ministre des finances sous la seconde administration d’Alan García, est aujourd’hui ministre de l’économie.

C’est au docteur Abel Salinas, militant du parti Aprista, que revient le ministère de la Santé, un ministère clé en ce temps de pandémie. Salinas était déjà en charge de ce secteur pendant les deux derniers mois du régime de Pedro Pablo Kuczynski, lorsqu’il a été confronté à des accusations de corruption, suite auxquelles il a démissionné en mars 2018. Les promoteurs de l’éviction de Vizcarra, menés par Merino, l’ont accusé d’avoir eu « une mauvaise gestion de la pandémie », mais dans un geste d’incohérence, ils ont demandé à la ministre de la santé du gouvernement sortant, Pilar Mazzetti, de rester en fonction, offre que Mazzetti a déclinée. M. Salinas est le quatrième ministre de la santé depuis le début de la pandémie.

Le reste du cabinet comprend d’autres personnalités liées au parti Aprista — parmi lesquelles un ancien ministre des transports et des communications du premier gouvernement d’Alan García (1985-1990) qui revient à ce poste —, au Fujimorisme, au parti de Merino Acción Popular, qui se partage entre soutien et rejet du nouveau gouvernement, et à d’autres secteurs de droite.

Les groupes parlementaires qui ont soutenu l’arrivée à la présidence du nouveau chef d’État commencent à se partager les influences et le pouvoir dans le nouveau gouvernement. Ils ont notamment intérêt à éviter l’avancée des processus de lutte contre la corruption qui compliquent les affaires de plusieurs de leurs principaux dirigeants — Keiko Fujimori et d’autres — et que le gouvernement Vizcarra avait encouragés.

La poursuite d’une réforme de l’enseignement considérée comme indispensable, qui a entraîné la fermeture d’universités de faible qualité transformées en entreprises très lucratives, est également menacée. Deux des partis qui ont voté pour le licenciement de Vizcarra et ont mis Merino au pouvoir sont dirigés par des hommes d’affaires liés à ces entreprises. Flores Aráoz, lié à ces intérêts, a déclaré, après avoir été nommé à la tête du cabinet ministériel, que les universités fermées parce qu’elles étaient considérées comme une escroquerie aux étudiants « méritent une seconde chance ».

La partie du Frente Amplio « de gauche », qui a rejoint la coalition de droite pour écarter Vizcarra et mettre Merino au pouvoir, critique maintenant la dérive droitière du nouveau gouvernement, ce qui était évidemment prévisible et n’aurait dû surprendre personne…

Carlos Noriega

Article original en espagnol : Perú: la ultraderecha copó el gobierno, Pagina12, le 13 novembre 2020.

Traduction: Venesol

Via Les 2Rives

La source originale de cet article est pagina12.com

Copyright © Carlos Noriega, pagina12.com, 2020

https://www.mondialisation.ca/au-perou-lultra-droite-prend-le-controle-du-gouvernement/5651228

 

Dans Amérique

PEROU : SOUTIEN DU PCF AUX MOBILISATIONS POPULAIRES CONTRE LE GOUVERNEMENT ILLEGITIME

Par Le 17/11/2020

Pérou : soutien aux mobilisations contre le gouvernement illégitime (PCF)

17 Novembre 2020

Publié le 17/11/2020 par PCF

Pérou : soutien aux mobilisations contre le gouvernement illégitime (PCF)

Le Pérou connaît actuellement un mouvement de forte mobilisation populaire, suite à la destitution par le Parlement du président Martín Vizcarra pour « incapacité morale permanente » et son remplacement par Manuel Merino, jusqu'alors président de la chambre législative.

Dans plusieurs villes du pays, des milliers de personnes sont descendues dans les rues afin de dénoncer un véritable coup de force parlementaire et l'instauration d'un gouvernement illégitime, dont le seul but est de maintenir l'immunité des nombreux parlementaires qui sont actuellement la cible de procédures judiciaires pour corruption.

Car la crise institutionnelle actuelle illustre la faillite et la décomposition du régime politique et économique mis en place à partir de 1992 sous la présidence d'Alberto Fujimori. Un régime reposant sur le néolibéralisme le plus violent, la répression des mouvements de contestation et la corruption généralisée.

Le véritable règlement de comptes auquel s'adonnent en ce moment les différentes factions politiques dominantes est un nouvel épisode de la crise de ce modèle. Le président destitué, Martín Vizcarra, était lui-même arrivé au pouvoir en 2018 suite à la démission contrainte de son prédécesseur Pedro Pablo Kuczynski, mis en cause pour blanchiment d'argent dans le scandale Obebrecht, à la veille d'un vote de destitution au Parlement.

Un jeu de pouvoir d'autant plus intolérable pour le peuple péruvien quand la crise sanitaire et économique fait des ravages dans le pays, et que la réponse gouvernementale s'est distinguée par son inefficacité et son refus délibéré de répondre aux besoins de la population.

C'est pourquoi les manifestants, syndicats, organisations populaires et forces politiques de gauche se mobilisent, non pas pour le rétablissement de Vizcarra, mais pour une rupture avec le système actuel, pointant notamment le besoin de changer de constitution.

Face à cette mobilisation, les autorités ont répondu par la seule répression (tirs de chevrotine et de gaz lacrymogènes, arrestations arbitraires...), prenant notamment pour cible les journalistes et détenant pendant 17 heures Carlos Rodríguez, membre de la Coordination nationale pour les droits humains. Deux jeunes étudiants, Bryan Pintado Sánchez (22 ans) et Inti Sotelo Camargo (24 ans) ont été tués par des tirs lors des manifestations du 14 novembre, à Lima.

Une violence qui ne peut empêcher une mobilisation grandissante et qui a obtenu une première victoire par la démission de Manuel Merino ce dimanche.

Le Parti communiste français (PCF) apporte tout son soutien aux manifestantes et manifestants mobilisé·e·s pour dénoncer l'instauration d'un gouvernement illégitime et corrompu, et exiger un changement de système dans le sens de la démocratie et des intérêts de la grande majorité du peuple péruvien.Nous joignons notre voix à celles des organisations et institutions qui appellent à une fin immédiate de la répression et à la garantie du droit fondamental à manifester.

Les autorités françaises et européennes doivent agir en ce sens afin d'empêcher tout report, manipulation ou altération du scrutin présidentiel prévu le 11 avril 2021.

source : https://www.pcf.fr/actualite_p_rou_soutien_aux_mobilisations_contre_le_gouvernement_ill_gitime_pcf

Dans Amérique

LES FEMMES LEADERS AUTOCHTONES METTENT EN GARDE LES SOCIETES FINANCIERES CONTRE LE SOUTIEN A L’EXPLOITATION DU PETROLE DES SABLES BITUMINEUX

Par Le 16/11/2020

#DIVEST - APPEL DES FEMMES AUTOCHTONES - Les femmes leaders autochtones mettent en garde les sociétés financières contre le soutien à l’exploitation du pétrole des sables bitumineux

publié par CSIA-Nitassinan

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1164

Plus de 40 femmes autochtones issues de communautés impactées par l’exploitation des sables bitumineux (dont de nombreuses amies et alliées de longue date du CSIA-Nitassinan) ont envoyé une lettre ouverte à 70 grandes banques, assureurs et gestionnaires d’actifs, leur demandant de respecter les droits des Autochtones et de cesser de soutenir financièrement l’industrie qui détruit leurs terres. La lettre souligne les nombreux risques et impacts que l’industrie des énergies fossiles, et plus particulièrement des sables bitumineux, causent dans leurs communautés. La construction de ces projets d’expansion de l’oléoduc les expose à un risque plus élevé de contamination au COVID et de violences sexuelles. L’industrie des sables bitumineux a dévasté les communautés d’Amérique du Nord par l’exploitation minière, l’extraction et le raffinage. Le CSIA-Nitassinan, association membre de la Campagne #KeepItInTheGround, a décidé de traduire et diffuser ce texte majeur pour la protection de la Terre-Mère, de l’eau et du climat.

— - Le CSIA-Nitassinan

CAMPAGNE DE DÉSINVESTISSEMENT

Les femmes leaders autochtones mettent en garde les sociétés financières mondiales contre le soutien à l’exploitation du pétrole des sables bitumineux

19 octobre 2020

Aux PDG des principales sociétés de gestion d’actifs, banques et compagnies d’assurance :

Nous, les organisations et groupe de femmes signataires de ce document, appelons vos institutions à arrêter de financer, d’investir dans et d’assurer l’expansion de l’extraction, du transport et du raffinement des sables bitumineux, et à vous engager dans le retrait progressif du soutien au pétrole de sables bitumineux. Ces mesures de retrait devraient concerner à la fois les projets et les entreprises qui mènent de tels projets.

Le secteur des sables bitumineux fait peser de graves menaces sur les droits des Peuples Autochtones, sur la survie des cultures, sur les voies d’eau et environnements locaux, sur le climat et sur la santé publique. De plus, cette année, le secteur du pétrole et des hydrocarbures a connu des pertes significatives, aucun sous-secteur n’ayant fait l’objet de prévisions aussi mauvaises que celui des sables bitumineux.

Le potentiel destructeur des sables bitumineux a été bien documenté, et la croissance du secteur a été freinée par des recours en justice, l’incertitude financière et la résistance des habitant·e·s. Bien que les gouvernements et les industriels appellent à l’expansion des sables bitumineux, leur production actuelle est limitée par un goulot d’étranglement au niveau des infrastructures de transport, ce qui signifie qu’un futur accroissement de l’extraction de sables bitumineux dépend de trois oléoducs.

Devant l’entêtement de l’industrie des énergies fossiles à poursuivre la construction des oléoducs au milieu d’une pandémie globale et d’une crise financière massive, nous demandons à vos institutions de décliner immédiatement tout soutien aux oléoducs Keystone XL de TC Energy, Line 3 d’Enbridge et Transmoutain du gouvernement Canadien et de couper les liens avec ces entreprises et ces projets de sables bitumineux.

En ce moment, l’extraction et la construction liées aux sables bitumineux font courir des risques majeurs à la santé des communautés et des travailleurs en raison de la transmission de la COVID-19. Des cas de coronavirus ont été rapportés sur des sites en Alberta (1). Cependant, la construction a démarré ou continue sur les pipelines Keystone XL dans le Montana, Line 3 au Minnesota et Transmountain en Colombie Britannique. Des leaders tribaux·ales, des élu·e·s locaux·ales et des résident·e·s ont alerté sur le fait qu’un afflux massif de travailleurs venus de l’extérieur pourrait répandre la COVID-19 dans des régions rurales qui manquent d’infrastructures médicales adéquates pour prendre en charge les cas de virus. Les Peuples Autochtones des États-Unis font déjà l’expérience de l’impact dévastateur de la pandémie de COVID-19. Ces communautés sont particulièrement vulnérables au virus en raison de programmes de santé publics sous-dotés et de grandes disparités sanitaires (2). Avancer dans la construction des oléoducs ne peut qu’exacerber les problèmes auxquels les communautés autochtones sont déjà confrontées.Les femmes autochtones dans ces régions sont en péril. Il y a de plus en plus de preuves que l’épidémie de femmes disparues et assassinées (MMIW) est directement liée à la production d’énergies fossiles (3).

Les travailleurs se déplacent sur les sites de construction des oléoducs où ils sont regroupés dans des logements temporaires connus sous le nom de « man camps » (camps d’hommes) près du tracé du pipeline qui se trouve le plus souvent sur ou en bordure des territoires des nations tribales.Des études (4), des rapports (5), et des auditions au congrès (6) ont montré que les camps d’hommes entraînent à l’augmentation des violences sexuelles et du trafic sexuel.

L’Alliance des Traités contre l’Expansion des Sables Bitumineux, composée de plus de 120 Premières Nations et Tribus, s’oppose fermement à tous les oléoducs de sables bitumineux traversant leurs eaux et territoires traditionnels et a appelé à une campagne internationale pour le désinvestissement de toutes les institutions qui les financent. Ces dernières années, des mouvements menés par des Autochtones ont forcé l’annulation de la mine Frontier sponsorisée par Teck Resources, et de l’oléoduc Energy East sponsorisé par TransCanada (aujourd’hui TC Energy). Nos mouvements ont aussi retardé des projets pour des années. L’extension du Keystone XL de TC Energy a été proposée en 2008 et a connu d’innombrables revers. En juillet dernier, les tribunaux ont annulé un permis pour le Dakota Access Pipeline (DAPL), ce qui peut conduire à sa fermeture définitive. Nous allons continuer à résister aux projets restants et tenir demander des comptes aux bailleurs de fonds de ces entreprises.À l’échelle globale, les émissions potentielles des réserves de charbon, pétrole et gaz déjà en production amèneraient le monde bien au-delà des 2°C de réchauffement, sans parler de l’objectif de 1,5°C (7). Cela signifie que financer, assurer ou investir dans toute infrastructure, nouvelle ou extension, de transport ou d’extraction de sables bitumineux est incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris. Étant donné l’impératif climatique qui pousse à limiter l’expansion des énergies fossiles, c’est dans la manière dont nous nous remettrons de la crise économique induite par la COVID-19 que nous jouerons notre va-tout pour maintenir le réchauffement en-dessous de 1,5°C. C’est une année cruciale pour investir dans les communautés, pas dans l’industrie extractive.

Au point d’extraction, les sables bitumineux détruisent de larges étendues de forêt boréale et nécessitent d’énormes quantités de produits chimiques, d’eau et d’énergie. Les pollutions carcinogènes et toxiques ont occasionné un mal irréparable et généralisé à la santé des Premières Nations du nord de l’Alberta, ainsi qu’à leurs bassins hydrographiques, leurs modes de vie et leurs écosystèmes.

L’extraction des sables bitumineux se fait en territoires traditionnels Dene, Cree et Métis partout dans les terres des Traité 6 et Traité 8, y compris dans les territoires traditionnels de la Première Nation Athabasca Chipewyan. La Nation Athabasca Chipewyan a été en première ligne de la lutte contre les projets existants ou proposés en Alberta, principalement dans la région Athabasca où l’essentiel de l’extraction a lieu. Des plans d’extensions, in-situ ou via drainage par gravité assisté par vapeur, sont aussi en cours de développement dans les régions de Peace et de Cold Lake, faisant face respectivement à l’opposition des Premières Nations Cree Lubicon et Beaver Lake.

Transporter les sables bitumineux hors de l’Alberta, que ce soit par train, pétrolier ou oléoduc, est un processus polluant et dangereux. Entre 2010 et 2017, quatre entreprises à elles seules ont été à l’origine de la fuite de 63.000 barils de liquides nocifs - parmi lesquels du brut de sables bitumineux - par leur réseau états-unien d’oléoducs (8).

Keystone XL

L’oléoduc Keystone XL relierait les réserves de sables bitumineux d’Alberta (Canada) aux raffineries de la Côte du Golfe, transportant 800.000 barils par jour à travers les États-Unis. Proposé pour la première fois il y a plus de 10 ans, cet oléoduc longtemps retardé est un projet de TC Enregy (ex TransCanada).À la fin mars 2020, TC Energy a annoncé sa décision de procéder à la mise en oeuvre du projet aux États-Unis, en dépit des recours légaux, de l’absence des permis requis, et sans le consentement préalable, libre et éclairé des communautés autochtones le long du tracé proposé (9).Le 15 avril, les tribunaux fédéraux des États-Unis ont jugé que le Permis National n°12 du Corps des Ingénieurs de l’Armée était frauduleux car il n’avait pas pris en considération la Loi sur la protection de l’eau ni la Loi sur les espèces menacées d’extinction. La décision a été prise en juillet par la Cour Suprême, empêchant la traversée de rivières par l’oléoduc et jetant le doute sur sa viabilité. (10)

TC Energy fait aussi avancer la construction de l’oléoduc de gaz de schistes Coastal Gaslink en Colombie Britannique. Ces dix dernières années, le peuple Wet’suwet’en a fait valoir sa souveraineté pour empêcher les compagnies d’énergies fossiles de passer sur leurs terres. Selon ’Anuc’niwh’it’en (la loi Wet’suwet’en), les cinq clans Wet’suwet’en n’ont pas donné leur consentement préalable, libre et éclairé à Coastal Gaslink et TC Energy pour effectuer les travaux sur leur territoire. Et maintenant, le gouvernement canadien essaye de faire adopter de force Coastal Gaslink (570 km) qui transporterait du gaz issu de la fracturation hydraulique depuis le nord-est de la Colombie Britannique jusqu’à un gigantesque terminal de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) prévu sur la côte. Il y a aussi la possibilité que cet oléoduc soit converti pour transporter des sables bitumineux, selon un accord non signé entre la Première Nation Wet’suwet’en et Coastal Gaslink (11).

Line 3

Line 3 est un oléoduc en fonction d’Enbridge qui expédie du brut d’Alberta à Superior (Wisconsin), traversant les réserves de Leech Lake et Fond du lac, le cours supérieur du Mississippi et les zones des traités de 1855, 1854 et 1842. Ce pipeline a connu de nombreuses fuites et ruptures depuis sa création en 1961, il fonctionne actuellement à demi pression à cause d’une corrosion sévère. Au lieu de démanteler ce pipeline en toute sécurité, Enbridge souhaite l’abandonner dans le sol en l’état et construire un oléoduc entièrement nouveau à 7,5 milliards de dollars. Bien que l’entreprise qualifie ce projet de remplacement - il ne s’agit pas d’un simple remplacement mineur d’oléoduc existant - c’est le plus grand projet jamais prévu dans l’histoire d’Enbridge, qui transporterait par jour 915.000 barils de liquide boueux issu des sables bitumineux (12).

Line 3 cherche à ouvrir un nouveau corridor à travers des lacs, des zones humides intactes, des lits de riz sauvage protégés par traités, et le coeur du territoire Ojibwe, endommageant de façon irréparable des écosystèmes sensibles au cours de sa construction et créant un immense risque de fuite de sables bitumineux dans ces régions sacrées et protégées. Les nouveaux pipelines dans le nord du Minnesota violent les droits liés aux traités des Anishinaabeg en mettant en danger des ressources naturelles et culturelles critiques dans les régions protégées par les traités de 1842, 1854 et 1855.

Le projet d’extension de Trans Mountain (TMEP)

L’extension de l’oléoduc Trans Moutain transporterait 590.000 barils de brut sale issu des sables bitumineux d’Alberta vers la Colombie Britannique permettant un accroissement significatif de la production de sables bitumineux. Les Premières Nations qui seraient directement impactées par le trajet et le terminal portuaire combattent le projet dans les tribunaux et mènent la protestation sur le terrain. Les Tsleil-Waututh, les Squamish et la bande de Coldwater font partie des Premières Nations et tribus actuellement en litige avec le projet. Les Nations Coast Salish, Musqueam, Sto:lo, Nlaka’pamux et Secwepemc, dont les territoires s’étendent sur plus de la moitié du pipeline, ont aussi posé des recours en justice.

Ces projets essayent d’avancer en dépit de l’accumulation de preuves que le secteur des sables bitumineux n’est pas viable économiquement. La crise actuelle a fait plonger les prix du pétrole et du gaz, et tout particulièrement ceux des sables bitumineux (13). Le procédé d’extraction de ces derniers est l’un des plus intensifs en carbone et des plus coûteux de l’industrie, et ces oléoducs seront probablement des actifs délaissés peu après avoir été construits.

L’industrie elle-même reconnaît cette réalité économique. En février 2020, Teck Resources a retiré sa candidature du projet de sables bitumineux Frontier - conçu pour être la plus grosse mine de sables bitumineux à ciel ouvert - à un processus d’examen réglementaire. Dans une lettre au ministère canadien de l’Environnement et du Climat, Teck a cité le fait que « Les marchés des capitaux mondiaux sont en rapide évolution. » L’annulation de ce projet a marqué une victoire pour les droits et la souveraineté autochtones et a envoyé un signal fort indiquant clairement que les énergies fossiles ne sont pas le futur de notre économie (14).

Étant donné le faisceau de preuves grandissant de l’importance des facteurs liés à la Gouvernance Sociale et Environnementale (GSE) dans le risque de crédit, les créditeurs devraient élaborer leurs systèmes d’évaluation du crédits avec une meilleure vigilance à l’égard de la GSE. Une étude récente a montré que les investisseurs qui financent des projets situés à proximité de territoires revendiqués par les Autochtones connaissent une augmentation de 60 à 160% des événements de crédit lourdement pénalisants tels que des procès, des enquêtes réglementaires, et des actions par exemple liées au droit du travail (15).

Pourtant les créditeurs n’ont pas l’air de prendre en compte l’incidence élevée de ces événements dans l’évaluation et le chiffrement des risques, ni dans la structuration des termes des conventions. Quand le risque s’avère être important, les créditeurs sont censés déclarer ce risque aux investisseurs afin que ces derniers ainsi que les entreprises puissent évaluer et surveiller ce risque. Dans les faits, cela n’est pas le cas dans les projets de sables bitumineux, alors que les mauvaises performances sociales et les conséquences sur les marchés de divulgations inadéquates sont réelles. Il y a de plus en plus de preuves que l’impact agrégé du risque social devient important :

1. En 2020, le risque social vient d’être classé comme le plus grand risque pour les entreprises extractives par Ernst and Young (16).

2. Une entreprise minière perd 20 à 30 millions de dollars par semaine quand un de ses sites connaît des retards ou est fermé (17).

3. En 2018, il y a eu 25 milliards de dollars d’actifs miniers perdus en raison d’opérations suspendues ou arrêtées par des protestations communautaires (18).

4. Le porte-feuille de risque des entreprises extractives et exploitant la terre révèle que 73% des risques et des retards sont non-techniques. Non-techniques, cela veut dire des protestations communautaires et des boycotts qui entraînent des retards opérationnels ou des fermetures (19).

Nous avons besoin d’une transition juste vers des énergies renouvelables et durables, pas de l’expansion de l’extraction d’énergies fossiles. Nous exigeons le respect de nos droits et de notre souveraineté en tant que Peuples Autochtones afin que nous puissions avoir le contrôle de nos terres, de nos futurs et de nos opportunités d’emplois.

Plutôt qu’exploiter le secteur des sables bitumineux jusqu’à la dernière goutte de profit en faisant fi du contexte de crise climatique, et tourner le dos à la santé et à la sécurité des communautés situées le long du tracé des oléoducs, votre entreprise peut accélérer une transition juste pour les nations autochtones, les communautés et les travailleurs qui dépendent de l’industrie pour leurs moyens de subsistance, en se désengageant publiquement de ces projets de sables bitumineux et en redirigeant vos souscriptions d’assurances vers les communautés et les énergies renouvelables propres.

Afin de pérenniser votre non-engagement futur dans ces pipelines climaticides controversés et dans les projets d’extraction hautement destructeurs qui les nourrissent, nous vous enjoignons à mettre fin à votre soutien à l’expansion des sables bitumineux et à vous retirer de ce secteur non-viable, tout en assurant une transition juste pour les communautés impactées. Nous vous appelons à adopter un prérequis visant à obtenir et documenter la consultation préalable, libre et éclairée des communautés impactées, en particulier les communautés autochtones, pour les projets de tous vos clients, et à cesser de soutenir ceux qui ne rempliront pas ce prérequis. Plus généralement, nous vous invitons à mettre fin aux pratiques de responsabilité qui s’appuient sur un reporting fait par les clients eux-mêmes, sachant que la résistance à grande échelle et les innombrables procès indiquent que les clients ne sont pas disposés à faire preuve d’honnêteté et de transparence.

Ce sont des étapes cruciales pour aligner vos institutions sur les droits autochtones et les exigences climatiques. Nous réclamons une réponse immédiate concernant la façon dont vos institutions prennent en charge ces questions urgentes, et les femmes autochtones impactées par ces projets signataires de ce courrier sont disposées à en discuter par téléphone ou lors de réunions en ligne avec des représentant·e·s de vos institutions.

Sincèrement,

 Rebecca Adamson (Cherokee), Fondatrice, First Nations and First Peoples Worldwide Charlene Aleck, Tsleil Waututh Nation’s Sacred Trust Initiative Mysti Babineau (Anishinaabe), Red Lake Nation Jade Begay (Tesuque Pueblo and Diné), NDN Collective Nina Berglund (Northern Cheyenne & Oglala Lakota), Youth Climate Intervenors Joye Braun (Cheyenne River Sioux), Indigenous Environmental Network Casey Camp-Horinek (Tribu Ponca d’Oklahoma), Elder & Hereditary Drumkeeper Jesse Cardinal (Métis Cree), Keepers of the Water Melanie Dene (Première Nation Cree Mikisew), Avocate de MMIWG, Mère, étudiante à l’Université Eriel Tchekwie Deranger (Première Nation Athabasca Chipewyan), Indigenous Climate Action María Xiomára Dorsey, Idle No More SF Bay, Indigenous Women of the Americas Defending Mother Earth Treaty Mabel Ann Eagle Hunter (Oohenumpa Lakota), Wasagiya Najin Alison Ehara-Brown, Idle No More SF Bay, Grand-mère Fondatrice Jennifer K. Falcon, Coordinatrice de la Communication, Indigenous Environmental Network Jackie Fielder (Two Kettle & Hidatsa), Mazaska Talks Cherri Foytlin (Din’e), Louisiana Rise Ellen Gabriel, Turtle Clan, Nation Kanien’keháka de Kanehsatake Kayah George (Tribus Tulalip et Nation Tsleil-Waututh), Avocate d’Indigenous Youth Vanessa Gray (Anishinaabe Kwe de la Première Nation Aamjiwnaang), Aamjiwnaang & Sarnia Against Pipelines Rachel Heaton ( Tribu Muckleshoot), Co-foundatrice, Mazaska Talks Tara Houska (Première Nation Couchiching), Giniw Collective Freda Huson (Unist’ot’en), Unist’ot’en Healing Centre Melina Laboucan-Massimo (Nation Cree Lubicon), Sacred Earth Solar Winona LaDuke (White Earth Nation), Honor the Earth Harmony Lambert (Chumash), Indigenous Peoples Power Project Dawnee LeBeau, Itazip◈o Oóhenunpa LakotaDawnee LeBeau, Itazip◈o Oóhenunpa Lakota Sarah Sunshine Manning (Newe’-Numa), NDN Collective Kanahus Manuel (Secwepemc), Tiny House Warriors Heather Milton-Lightening (Première Nation Pasqua) Jessi Parfait (United Houma Nation) Deborah Parker (Tribus Tulalip), Indigenous Women Rise Pennie Opal Plant, Co-fondatrice de Movement Rights LaVae HE Red Horse (Tribu Sioux Lakota de Cheyenne River) Cleo Reece (Cree) grand-mère, Keepers of the Athabasca Watershed Society Faith Spotted Eagle (Tunkan Inajin Win), Brave Heart Society Monique Verdin (Nation Houma Unie), Another Gulf is Possible Kandi White (Mandan, Hidatsa, Arikara), Indigenous Environmental Network Chief Judy Wilson (Bande de Neskonlith), Membre Executive de Union of B.C. Indian Chiefs TaŠina Sapa Win (Itazip◈o & Mnicojou Lakota), Cheyenne River Grassroots Collective Jennifer Wylie Brass (Muscogee Creek, Cherokee, Choctaw sans papiers), Idle - No More SF Bay, Indigenous Women of the Americas Defending Mother Earth Treaty Isabella Zizi (Northern Cheyenne Arikara Muskogee creek), Idle No More SF Bay, Indigenous Women of the America Defending Mother Earth Treaty

Traduction : Pascal Gregis (CSIA-Nitassinan)

NOTES1. COVID-19 : Outbreak declared at Horizon Oil Sands work camp, Edmonton Journal, May 12, 2020.2. Indian Country, where residents suffer disproportionately from disease, is bracing for coronavirus, Washington Post, April 4, 2020.3. See, for example, The Darkest Side of Fossil-Fuel Extraction, Scientific American, October 24, 2019.4. Drilling Down : An Examination of the Boom-Crime Relationship in Resource-Based Boom Counties, Western Criminology Review 15(1):3-17, 2014.5. Native American and Women’s Organizations Request UN Help on Sexual Violence, Indian Country Today.6. Human Trafficking in the U.S., C-SPAN, September 23, 2013.7. Greg Muttitt, The Sky’s Limit : Why the Paris Climate Goals Require a Managed Decline of Fossil Fuel Production, Oil Change International, September 2016.8. Four Proposed Tar Sands Oil Pipelines Pose A Threat To Water Resources, Greenpeace, August 2017.9. TC Energy to Build Keystone XL Pipeline, TC Energy, March 2020.10. Supreme Court Won’t Block Ruling to Halt Work on Keystone XL Pipeline, New York Times, July 6, 2020.11. Wet’suwet’en : Why Are Indigenous Rights Being Defined By An Energy Corporation ?,Yellowhead Institute, February 7, 2020.12. Line 3 Replacement Program, Enbridge.13. Western Canadian Select Falls Below $5, OilPrice.com, April 15, 2020.14. Teck Withdraws Regulatory Application for Frontier Project, February 23, 2020.15. In Brief : ESG, Material Credit Events, and Credit Risk by Wharton’s Henisz and McGlinch, Truvalue Labs, August 2019.16. Top 10 business risks and opportunities - 2020, Ernst & Young, September 2019.17. Report : Costs of Company-Community Conflict in the Extractive Sector, Shift, May 2014.18. “Moving from a social licence to operate to a social licence to close,” AusIMM Bulletin, August 2017.19. Commercial Value From Sustainable Local Benefits in the Extractive Industries : Local Content, Business for Social Responsibility, March 2011.

Les 158 organisations suivantes ont signé en soutien aux signataires :AbibiNsroma FoundationAgricultural Missions, Inc.Alliance for Environmental StrategiesAlliance of Nurses for Healthy EnvironmentsAmazon WatchAmerican Sustainable Business CouncilAnother Gulf Is Possible CollaborativeAnthropocene AllianceArizona Interfaith Power & LightAytzim : Ecological JudaismBankTrackBC SeawolvesBen & Jerry’s Homemade, Inc.Beyond Extreme EnergyBeyond NuclearBold AllianceBrighter GreenC4 | Christians Concerned About Climate ChangeCall to Action COCatholic Network USCCAGCenter for Biological DiversityCenter for International Environmental LawCitizens Awareness NetworkCitizens Resistance at Fermi Two (CRAFT)Clean Energy Action - ColoradoClimate Action Rhode Island-350Climate Finance ActionClimate Hawks VoteClimate Justice EdmontonClimateMamaCODEPINKConcerned Citizens for Nuclear SafetyDayenu : A Jewish Call to Climate ActionDivest EdDivestNY CoalitionDNC Environment and Climate Crisis CouncilDon’t Waste ArizonaEarth Ethics, Inc.Earth GuardiansEarth Ministry/Washington Interfaith Power & LightEcological Options Network, EONEnvironment MattersExtinction Rebellion New OrleansExtinction Rebellion SF BayFaithful AmericaFossil Free CaliforniaFossil Free PCUSAFox Valley Citizens for Peace & JusticeFremont County, CO IndivisibleFriends of the EarthGlobal ExchangeGreen AmericaGreen Education and Legal FundGreen State SolutionsGreenFaithGreenpeace USAGulf Coast Center for Law & PolicyHaiti Cholera Research Funding Foundation IncHarford County Climate ActionHawai‘i Youth Climate CoalitionHealing A.P.E. Company (Healing Artists Preserving Earth)Health Care for AllHip Hop CaucusHo◈opae Pono Peace ProjectHuman Impacts InstituteIndigenous Climate ActionIndigenous Environmental NetworkInstitute for Policy Studies Climate Policy ProgramInternational Indigenous Youth CouncilJewish Climate Action Network - DC/MD/VAJust ClimateLast Real IndiansLocal Clean Energy AllianceMarch On FoundationMarch On MarylandMarie VennerMazaska TalksMovement RightsNatural Resources Defense CouncilNevada Nuclear Waste Task ForceNew England Coalition on Nuclear PollutionNorthern Alaska Environmental CenterNuclear Energy Information Service (NEIS)Nuclear Free World Committee, Dallas Peace and Justice CenterNuclear Information and Resource Service ("for a nuclear-free, carbon-freeworld")Oil Change InternationalOn Behalf of Planet EarthOrca ConservancyOur Revolution HawaiiPacific EnvironmentPatagoniaPeace NickPeople Power Solar CooperativePeople’s ActionPeople’s Justice CouncilPeoples Climate Movement - NYPhysicians for Social Responsibility - Kansas CityPhysicians for Social Responsibility PAPlastic Pollution CoalitionPolluters OutPower Shift NetworkProgressive Democrats of AmericaPublic CitizenRainforest Action NetworkRapid Shift NetworkRed-Horse Financial Group, Inc.Rising Tide ChicagoSafe Energy Rights Group (SEnRG)San Clemente GreenSan Luis Obispo Mothers for PeaceSave Our Illinois LandSave Our ShoresSeeding SovereigntyShift : Action for Pension Wealth & Planet HealthSierra ClubSierra Club BCSisters Health & Wellness CollectiveSouth Beach District 6 Democratic Club of San FranciscoSouthwest Research and Information CenterSpirit of the SunStand.earthStop the Algonquin Pipeline ExpansionStop the Money PipelineSunrise ProjectSustainUSTexas Campaign for the EnvironmentThe Natural History MuseumThe River ProjectThe YEARS ProjectUnion of BC Indian ChiefsUnitarian Universalist AssociationUnitarian Universalist Ministry for EarthUnitarian Universalist Service Committee (UUSC)Unite North Metro DenverUS Partnership for Education for Sustainable DevelopmentVermont Yankee Decommissioning AllianceVeterans for Peace - Chicago ChapterWall of Women ColoradoWe the WorldWESPAC FoundationWomen’s Earth & Climate Action Network (WECAN)Women’s Environment & Development Organization (WEDO)350 Butte County350 Colorado350 Eastside350 New Orleans350 Salem Oregon350 Seattle350 Silicon Valley350 Triangle350.org350Hawaii350Kishwaukee350NH350NYC350PDX350Wenatchee

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1164

Dans Amérique

L'AMERIQUE LATINE POURSUIT SON CYCLE 2020-2022

Par Le 13/11/2020

L’Amérique latine poursuit son cycle électoral 2020-2022

13 Novembre 2020

INTERNATIONAL publié le 12/11/2020nov 2019 - rencontre  avec Luis Arce à Sao Paulo (Brésil)L’Amérique latine poursuit son cycle électoral 2020-2022Les États-Unis ont montré au monde entier leurs divisions, leurs difficultés à obtenir un résultat à leur élection présidentielle. Cependant Donald Trump a perdu et devra quitter la maison blanche en janvier. En même temps l’Amérique latine poursuit son cycle électoral malgré la pandémie, les difficultés sociales. Cette séquence pourrait permettre une nouvelle vague progressiste, une nouvelle vague de gauche.

Ces dernières semaines ont été l’objet de quelques bonnes nouvelles à ce sujet avec la victoire de Luis Arce du MAS en Bolivie et la victoire au référendum au Chili pour le changement de la constitution qui datait de la dictature de Pinochet.

Les 15 et 29 novembre, les élections municipales auront lieu au Brésil, le 6 décembre les élections législatives au Venezuela et en février 2021 l’Équateur votera pour élire un nouveau Président, élection qui pourrait signer le retour de la gauche.

Le 8 novembre 2020 restera une date importante pour la Bolivie et pour l’Amérique latine avec l’investiture du Président Luis Arce. Cette investiture marque le retour de la démocratie après le putsch de 2019, le retour du MAS à la tête de l’État plurinational de Bolivie, le retour d’exil d’Evo Morales et l’émergence de fortes personnalités politiques qui ont résisté aux putschistes, aux menaces, à la répression, l’intimidation et les violences des milices ou de groupes armés.

Le Chili, lui, va entrer dans un calendrier électoral démentiel pour élire des gouverneurs, un congrès, une assemblée constituante …. Tout est à faire pour instaurer une nouvelle période de démocratie et donner des débouchés politiques aux importants mouvements sociaux qui ont commencé en octobre 2019. L’année 2021 sera un immense défi démocratique pour le peuple chilien, la jeunesse, les organisations de femmes, les organisations politiques de gauche, toutes celles et tous ceux qui ont ouvert la voie vers de nouvelles institutions en votant pour une nouvelle constitution.

Dans quelques jours, ce sera au tour du Brésil de voter pour les élections municipales et beaucoup d’observateurs voudraient présenter ces élections comme un premier test pour le Président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Il y a quelques jours, le 29 octobre, Jair Bolsonaro a perdu une importante bataille idéologique. En effet, en pleine pandémie, le Président a visuel_AmeriqueLatine.jpgprésenté un décret qui permettait de privatiser les « unités de santé de base » (le SUS), système datant de la période Lula qui permet à des millions de personnes en difficulté d’accéder au droit à la santé. Les parlementaires ont repoussé ce décret et fustiger l’attitude inhumaine de Bolsonaro.

Au sujet des élections municipales, la gauche se présente très divisée à ce scrutin et risque de se retrouver un peu en difficulté. Cette campagne des municipales aura été marquée par un climat délétère, par de multiples provocations des groupes d’extrême droite et par de multiples violences. La semaine dernière, les journaux de Sao Paulo signalaient que quatorze candidats avaient été assassinés depuis le 17 septembre, date à laquelle les candidatures aux municipales étaient officielles. Des chiffres qui peuvent paraître délirants mais qui montrent bien les déviances du système Bolsonaro, des milices et de l’armée.

Cependant, celles et ceux qui pensaient que la droite avait définitivement pris le dessus se sont largement trompés ; souhaitons qu’à la fin de ce cycle électoral, l’Amérique latine puisse relancer leurs projets d’intégration régionale comme l’UNASUR avait su le faire dans les années 2000-2010.

Cécile DUMASresponsable-adjointe du secteur International du PCF

source: https://www.pcf.fr/l_amerique_latine_poursuit_son_cycle_electoral_2020_2022

 

Dans Amérique

FRONT ANTI-IMPERIALISTE DANS LE PRE CARRE DES USA

Par Le 09/11/2020

Un nouveau front anti-impérialiste naît dans le pré carré des USA

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (D) et le ministre des Affaires étrangères iranien Mohamamd Javad Zarif le vendredi 6 novembre 2020 à Caracas. ©Twitter

Suite à la tournée de Zarif aux Caraïbes, des experts estiment que les piliers de l’impérialisme US s’affaibliront dans la sphère géographique immédiate des États-Unis.   

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé le 3 novembre une tournée latino-américaine qui l’a conduit d’abord au Venezuela, puis à Cuba et en Bolivie. Les experts politiques évaluent les visites effectuées par le chef de la diplomatie iranienne dans les trois pays susmentionnés dans le sens du renforcement des liens entre la RII et les pays latino-américains. « C’est d’ailleurs le signe de la vitalité de la diplomatie iranienne, et un pas important dans le sens de l’équilibre sur le plan de la politique étrangère du pays », indiquent les experts.

Nombreux sont les analystes politiques à affirmer que l’objectif de la tournée latino-américaine de Mohammad Javad Zarif consiste à « renforcer le front anti-impérialiste dans le pré carré des États-Unis ».

Cette tournée transmet également un message en ce sens que les sanctions imposées par les États-Unis sous le mandat de Trump à la RII et à certains pays de la région stratégique des Caraïbes, se sont avérées inefficaces. C’est une réalité qui renforce d’ailleurs le rapprochement entre les pays cibles des sanctions illégitimes américaines.

Voyage au Venezuela : les relations Téhéran-Caracas se renforcent

Après des entretiens avec de hauts responsables vénézuéliens, Zarif a écrit sur Twitter avoir discuté avec le président Maduro et le vice-président Rodriguez, son homologue Jorge Arreaza et avec d’autres ministres vénézuéliens, de l’expansion des liens bilatéraux.

Lire aussi :

Zarif en Amérique latine : comment l'Iran compte protéger le pétrole «vénézuélien»?

Zarif a ajouté avoir évoqué à l’Institut Samuel Robinson la façon dont les États-Unis tentent d’empêcher le cours de l’histoire de passer à une étape qu’on pourrait appeler le « monde post-occidental ».

Les déclarations de Zarif sur les objectifs de sa visite au Venezuela montrent les efforts des deux pays en vue de consolider leurs relations bilatérales et souder leur solidarité face aux politiques impérialistes de Washington.

Avant la visite de Zarif au Venezuela, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, avait rappelé que le Venezuela était une destination principale des exportations iraniennes en termes de services techniques et d’ingénierie, ajoutant que le secteur privé iranien était actif dans divers projets en cours au Venezuela.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne avait ajouté : « Dans le secteur de l’énergie, une bonne coopération a été instaurée sur demande de Caracas, et une grande potentialité existe pour élargir ces collaborations. De même, l’inauguration de la première grande surface iranienne à Caracas par le secteur privé iranien représente un exemple réussi d’activité du secteur privé iranien dans ce pays. »

Cuba à l’horizon à long terme de l’Iran

C’est toujours sur sa page Twitter que Zarif a parlé de l’enjeu de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, le vice-Premier ministre, Ricardo Cabrisas, et le président cubain Miguel Diaz-Canel :

« Ces rencontres ont été focalisées sur la solidarité mondiale, particulièrement contre le terrorisme économique américain, ainsi que sur la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de santé, de sciences et d’énergie. »

Pour les experts, la visite de Mohammad Javad Zarif à Cuba montre que l’Iran porte un regard particulier dans un horizon à long terme sur ce pays riche aux larges antécédents historiques dans la lutte contre l’impérialisme américain.

Rehaussement des liens avec la Bolivie, dans un avenir proche

La Bolivie était la destination ultime de la tournée latino-américaine de Zarif. Dans un tweet, le ministre des Affaires étrangères a annoncé avoir voyagé dimanche 8 novembre à La Paz afin de fêter avec le peuple bolivien les acquis de la lutte menée par ce peuple sur le chemin de la démocratie.

Pour sa part, le président élu bolivien Luis Arce a remercié Zarif pour avoir participé à sa cérémonie d’investiture, faisant part de la volonté de son pays d’augmenter ses liens avec Téhéran. En marge de cette cérémonie, Zarif a également eu un entretien téléphonique avec le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, Denis Moncada Colindres, et une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères du Chili, Andrés Allamand.

À noter que la RII a toujours eu des interactions politico-économico-culturelles importantes avec certains des pays d’une importance décisive en Amérique latine. Ces interactions se sont approfondies ces dernières années.

Les relations établies entre Téhéran et les pays tels que Cuba et le Venezuela, fiers d’une approche anti-impérialiste depuis de longues années, revêt une importance particulière du point de vue politique, étant donné que Washington a toujours difficilement digéré l’influence d’autres pays en Amérique latine qu’il considère comme son pré carré.

Toujours est-il qu’à l’heure actuelle, marquée par les sanctions inhumaines et unilatérales américaines imposées à l’Iran, le renforcement des relations entre l’Iran et les pays latino-américains pourra affaiblir les piliers de l’impérialisme US dans la sphère géographique immédiate des États-Unis.   

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/09/638279/zarif-cara%C3%AFbes-venezuela-cuba-bolivie-imp%C3%A9rialisme-%C3%A9tats-unis

Dans Amérique

CARAÏBES : VERS UNE COALITION NAVALE ANTI US IRAN/VENEZUELA/RUSSIE/CHINE AUX PORTES DES USA ?!

Par Le 06/11/2020

Vénézuela-Russie: l'Iran proposerait une coalition navale aux portes des USA

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L’Iran ne lâche pas le Venezuela dans sa lutte contre les sanctions américaines. ©AP

Lentement mais sûrement : l'étape vénézuélienne de la tournée sud-américaine de Zarif revêt une importance à part au terme d'une semaine marquée par deux attaques aux drones armés contre la plus grande raffinerie vénézuélienne et une Presidentielle US parfaitement chaotique surtout en Floride. Des frappes aux drones US contre les sites pétroliers vénézuéliens rappellent la nécessité de leur protection mais aussi le caractère parfaitement indispensable d'un bouclier armé propre à assurer la sécurité du transit maritime aux Caraïbes. L'Iran a déjà envoyé 9 pétroliers et livré du pétrole et de l'essence à la République bolivarienne. Évidemment la IV flotte de l'US Navy n'a pas osé s'en approcher n'empêche qu'une fois le pétrole vendu, un pétrolier vénézuélien a fait l'objet du piratage US. À Caracas, Zarif évoquera-t-il l'idée d'une coalition militaire maritime Iran-Vénézuela ?

Cette coalition verra sans nul doute le ralliement de la Russie dont les navires escortent les pétroliers iraniens en Syrie. Puis la Chine pourra y prendre part aussi, représailles à tout ce que l'Amérique fait en mer de Chine. Ce sera une 1ère coalition militaire maritime anti US aux Caraïbes depuis que l'Iran a fait éclater en mille morceaux la doctrine de Monroe.

Lire plus: Coalition anti-sanction Syrie-Venezuela-Cuba-Iran, Maduro donne sa feuille de route

« Mercredi à 3h45 du matin (7h45 GMT, ndlr), nous avons accueilli notre frère, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif », a écrit Jorge Arreaza, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères sur Twitter en publiant une vidéo sur laquelle on le voit accueillir son homologue iranien à sa descente d'avion. Le programme du ministre iranien durant son séjour au Venezuela s'annonce serré. 

L'Iran est avec Cuba, la Russie, la Turquie et la Chine, l'un des principaux alliés du président Nicolas Maduro.

« Le Venezuela et l'Iran ont montré leur solidarité et leur courage face aux agressions », a encore écrit Jorge Arreaza. Les deux parties vont discuter des moyens d'approfondir leurs relations stratégiques. »

Plus tôt cette semaine, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh a déclaré que Zarif se rendrait au Venezuela et à Cuba ainsi qu'en Bolivie, où il assisterait à l'investiture du président élu Luis Arce.

Il a déclaré que Cuba et le Venezuela figuraient parmi les partenaires politiques de la République islamique en Amérique latine. Les deux pays, a-t-il ajouté, ont été la cible des pressions et des ingérences américaines parce qu'ils s’opposent aux politiques destructrices de Washington.

« Le Venezuela est l’une des principales destinations des services techniques et d’ingénierie iraniens », a déclaré Khatibzadeh.

En allusion à l’ouverture du premier supermarché iranien, Megasis, au cœur de Caracas par le secteur privé iranien, M. Zarif a salué la coopération bilatérale dans le secteur économique et énergétique. 

En mai, l'Iran a envoyé cinq pétroliers chargés de 1,53 million de barils d'essence au Venezuela pour aider la relance des raffineries de pétrole touchées par une crise du carburant. Le mois suivant, l'Iran y a envoyé un cargo transportant des denrées alimentaires.

Le très grand transporteur de brut (VLCC), enregistré dans les bases de données maritimes sous le nom de Horse, a déchargé 2,1 millions de barils de condensat iranien pour être utilisé comme diluant pour la production de pétrole extra-lourd du Venezuela en septembre.

Le président américain a retiré en 2018 son pays de l'accord international sur le nucléaire iranien. Il a dans la foulée rétabli, puis durci, toutes les sanctions américaines levées en 2015.

Les États-Unis ont également accentué leur pression sur Nicolas Maduro, aux moyens de sanctions et d'un embargo sur le pétrole vénézuélien.

Les sanctions américaines ont poussé le Venezuela à se tourner vers des alliés comme l'Iran.

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/05/637958/Zarif-arrive-a-Caracas-
Dans Amérique

DECALOGUE POUR COMPRENDRE LA FEROCITE ACCRUE DU BLOCUS CONTRE CUBA

Par Le 27/10/2020

Photo: Granma

Notre économie détruite et notre peuple divisé : le gouvernement étasunien, fidèle à cet objectif, a aiguisé ses griffes en 2019 et 2020 pour tenter d'épuiser et d’assiéger Cuba.

N’ayant cure des problèmes provoqués par la covid-19, le régime de la Maison-Blanche a intensifié ses attaques... et a limité, entravé, menacé, persécuté ou sanctionné ceux qui aspiraient à faire des affaires avec l'Île, et même intimidé et remis en question ceux qui osaient penser aux médecins du Contingent Henry Reeve comme une solution pour leur peuple au milieu d'une pandémie qui a mis en crise les systèmes de santé nationaux de la moitié du monde. Mais Cuba, c'est Cuba.

Ce 22 octobre 2020, le ministère des Relations extérieures a présenté, lors d'une conférence de presse tenue en mode virtuel, le Rapport sur les dommages causés par le blocus exercé contre Cuba au cours de la période allant d'avril 2019 à mars 2020.

Durant ces deux années, le blocus a causé des pertes de l'ordre de 5, 5703 milliards de dollars, soit une hausse d'environ 1 226 millions de dollars par rapport à la période précédente.

Comme si les dommages infligés pendant près de 60 ans ne lui suffisaient pas, le montant total des pertes causées par cette politique en un an a dépassé le cap des 5 milliards de dollars.

Aux prix courants, les dommages cumulés sur près de six décennies s'élèvent à 144 413,4 millions de dollars, ce qui signifie, compte tenu de la dévaluation du dollar par rapport à la valeur de l'or sur le marché international, que le blocus a causé des dommages quantifiables de plus de 1 098 008 milliards de dollars.

Granma met à la disposition de sa communauté de lecteurs un Décalogue pour comprendre, en cette dernière année, la férocité de cette politique.

1. sachez que le but de la politique de blocus est de détruire la Révolution... coÛte que coÛte !

Entre avril 2019 et mars 2020, les Départements du Trésor et du Commerce des États-Unis ont introduit des changements dans les dispositions sous-tendant le blocus.

Avec un fort effet d'intimidation sur les contreparties, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers aux États-Unis (OFAC) a imposé 12 sanctions à des entités étasuniennes et de pays tiers pour avoir enfreint la réglementation cubaine sur le contrôle des avoirs. Le montant de ces pénalités a dépassé les 2 403 985 125 dollars.

Ils s’en sont pris avec une virulence particulière au secteur pétrolier, en sanctionnant 34 navires de pdvsa, ainsi qu'un nombre similaire de compagnies étrangères.

Le secteur bancaire a également été fortement touché, avec des répercussions sur des entreprises en Allemagne, en Autriche et en Italie, dont les amendes se sont élevées à 1,3 milliard de dollars.

En 2019, le Département d'État a mis à jour la Liste des entités cubaines soumises à des restrictions en y ajoutant 12 nouvelles, portant le total à 223.

La même année, en juin, ils ont annoncé des changements réglementaires dans la politique à l'égard de Cuba, visant principalement le secteur des voyages, et comprenant l'élimination des voyages « de peuple à peuble » et la mise en œuvre d'une politique de refus de licences pour le transport de passagers (croisières), les bateaux de plaisance et les avions privés.

Il a également été stipulé que les voyageurs étasuniens arrivant à Cuba dans l'une des 12 catégories autorisées ne peuvent pas effectuer de transactions financières directes avec des entreprises figurant sur la Liste des entités cubaines soumises à restrictions.

En 2019 également, une politique générale a été approuvée pour refuser les licences de location d'avions aux compagnies aériennes d'État cubaines ; la réexportation à Cuba d'articles étrangers contenant plus de 10 % de composants étasuniens a été interdite ; et une révision de l'Exception d’autorisation « Soutien au peuple cubain » a été ordonnée afin d’empêcher certains dons au gouvernement et au Parti communiste cubains.

De même, l'autorisation d'exportation d'articles promotionnels a été supprimée et de nouvelles restrictions ont été imposées à l'exportation de biens liés aux télécommunications.

2. Dénoncez l'extraterritorialité illégale du blocus

Ce système de sanctions représente une menace, tant pour les intérêts et les droits souverains de Cuba que pour ceux de pays tiers. Les exemples de son application abondent, à commencer par le Groupe Air France KLM qui, en avril 2019, a communiqué sa décision de suspendre l'accord avec Cubana de Aviacion.

Parmi d'autres exemples, Petrobras Uruguay a refusé d'établir des liens avec Cubana de Aviacion en raison des menaces de blocus ; Viajes Falabella, un partenaire de Havanatur, a été empêché de commercialiser directement ou indirectement des hôtels cubains et l'Association internationale du transport aérien a suspendu le service bsp pour nos bureaux au Mexique, en Italie et en France, en raison des pressions.

La compagnie maritime Cosco, basée dans un pays asiatique, a suspendu toutes ses expéditions vers Cuba, affectant fortement Medicuba, et en novembre 2019, la société Trivago, une entreprise technologique spécialisée dans les produits et services d'hôtellerie et d'hébergement, basée en Allemagne, a éliminé toutes les installations hôtelières cubaines de ses plateformes de recherche sur Internet.

3.   Ne pensez jamais qu'une mesure, telle que l'activation des Titres III et IV de la Loi Helms-Burton, puisse, d'une manière ou d'une autre, bénéficier aux Cubains  

Depuis 1996, la Loi Helms-Burton a renforcé la portée extraterritoriale du blocus, affectant les entreprises de pays tiers qui ont fait ou font des affaires avec Cuba.  

Son titre III permet aux anciens propriétaires de biens nationalisés à Cuba de poursuivre, devant les tribunaux des États-Unis, les personnes ayant eu un quelconque contact avec ces propriétés, une disposition qui avait été suspendue depuis 1996, systématiquement tous les six mois, par tous les présidents des États-Unis. Mais, pour la première fois en 23 ans, le 2 mai 2019, des poursuites judiciaires ont été engagées en vertu de cette Loi et, au 31 mars 2020, un total de 25 poursuites avaient été déposées, dont trois ont été retirées et 22 sont toujours en cours.

4. ...Si les droits du peuple cubain sont bafoués sous quelque forme que ce soit, c'est bien par le gouvernement des États-Unis

Dans le domaine de la santé, d'avril 2019 à mars 2020, cette politique a causé des pertes de l'ordre de 160 260 880 dollars. Les dommages cumulés sur près de six décennies de mise en œuvre ont atteint 3 074 033 738 dollars dans le secteur de la santé.

Cette politique nous refuse l'accès aux technologies médicales d'origine étasunienne ou comportant plus de 10 % de composants en provenance de ce pays.

Medicuba s.a. a contacté les sept fournisseurs et, en outre, 50 autres sociétés. Les réponses évasives ou le silence ont généré une pénurie considérable de médicaments et des dépenses supplémentaires importantes.

Ont été particulièrement touchés les fournitures destinées à traiter les symptômes de la maladie de Parkinson, différents types de cancer, ainsi que la progestérone, utilisée dans le cadre du programme de procréation assistée pour prévenir les naissances prématurées ou la menace d'avortement, et l'acétate d'abiratérone pour le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration.

Cuba se voit refuser l'acquisition de prothèses auditives dotées d'une technologie de pointe, y compris les piles et les pièces de rechange, étant donné qu'elles contiennent des composants étasuniens.

5.   Ne croyez pas tout ce qu'on dit à propos de la flexibilité dans le secteur alimentaire

Au cours de la période analysée, des dommages d'environ 428 894 637 dollars us ont été enregistrés dans le secteur alimentaire. Nombre de ces pertes auraient été évitées si les entreprises cubaines avaient pu accéder au marché des États-Unis.

La société importatrice de denrées alimentaires, Alimport, a subi de plein fouet les effets des prix élevés du poulet congelé sur des marchés lointains par rapport aux États-Unis, auxquels il a été impossible d'accéder durant cette période.

Les prix de ce produit sur les marchés auxquels l'entité cubaine avait accès varient de 350 à 600 dollars au-dessus du prix de la tonne sur le marché étasunien.

Les difficultés d'approvisionnement en carburant à Cuba ont provoqué des interruptions dans les cycles de production de plusieurs entreprises du secteur agroalimentaire, ainsi que dans les cultures.

À l'usine de Los Portales, située dans la province de Pinar del Rio, la production a été interrompue pendant
77 jours, car ses entrepôts étaient remplis de produits finis, mais ne disposaient pas du carburant pour leur transport, ce qui a entraîné la perte d'au moins deux millions de caisses de boissons non alcoolisées et d'eau qu'il a été impossible de produire et de commercialiser, soit une perte de 10,9 millions de dollars.

En novembre et décembre 2019, en raison du manque de carburant, 30 130 tonnes de riz et plus de 195 000 tonnes de plantes-racines n'ont pu être produites. Plus de deux millions de litres de lait et 481 tonnes de viande n'ont pu non plus être collectés.

6.   Acceptez le fait que les Cubains à l'étranger peuvent également être affectés par la politique étasunienne à l'égard de leur pays

Pour les Cubains vivant à l'étranger, les dispositions du blocus constituent également des obstacles quotidiens. Ils ne peuvent pas ouvrir de comptes bancaires, utiliser certaines cartes de crédit ou effectuer des transactions normales, simplement parce qu'ils sont de nationalité cubaine.

En ce qui concerne les vols, une question qui a gravement touché les familles cubaines, il a été annoncé que tous les vols des compagnies aériennes étasuniennes vers Cuba ont été suspendus, à l'exception de ceux dirigés vers l'aéroport international José Marti de La Havane.

Cette mesure est entrée en vigueur le 10 décembre 2019, et le 10 janvier 2020, l’administration Trump a également suspendu tous les vols charter entre les États-Unis et Cuba, à l'exception de ceux à destination de l'aéroport international de La Havane, pour lesquels une limite a été imposée au nombre de vols charters.

Autre restriction qui a touché les familles cubaines, dans l'Île comme à l'étranger : l'imposition d'une limite de mille dollars par trimestre sur les envois d'argent des familles, l'élimination des envois des donations financières (non familiales) et la suspension des transferts liés à Cuba en provenance et à destination de l'extérieur des États-Unis.

Le 25 octobre 2019, la société Western Union Canada a rendu publique sa décision de limiter les montants des envois de fonds à Cuba, en vertu des mesures restrictives annoncées par le gouvernement étasunien.

En février 2020, la nouvelle réglementation de la société étasunienne Western Union est entrée en vigueur, éliminant la possibilité d'envoyer des fonds à Cuba depuis des pays tiers.

7.   Reconnaissez l'intimidation et la persécution contre ceux qui font du commerce avec Cuba, comme un élément qui caractérise la position de l'administration étasunienne envers l'Île

Le montant total des pertes causées par le blocus au secteur extérieur de l'économie cubaine au cours de cette période s'élève à 3 013 951 129 dollars.

L'effet dissuasif et intimidant de la politique de blocus sur les entrepreneurs et les entités des États-Unis et de pays tiers, accentué par l'activation du Titre III de la Loi Helms-Burton, a entraîné l'annulation d'opérations commerciales, d'actions de coopération et de projets d'investissements étrangers qui se trouvaient à différents stades.

Il a également eu un impact négatif sur les institutions bancaires et financières, qui refusent de travailler avec des entités cubaines par crainte de sanctions.

Les dommages les plus importants concernent le manque à gagner sur les exportations de biens et de services, d'une valeur de 2 475 700 000 dollars.

Le tourisme reste le secteur le plus durement touché à cet égard, puisqu'il représente 72,6 % du total. Cela équivaut à 1,798 milliard de dollars, soit une hausse de 260 millions de dollars par rapport à la période précédente.

Étant donné l'impossibilité d'exporter vers les États-Unis en raison des restrictions découlant du blocus, le secteur agricole cubain a été affecté à hauteur de 184 millions de dollars.

Sur ce chiffre, 84,3 % sont attribuables aux exportations potentielles de l'entreprise Habanos s.a., tandis que le reste, soit quelque 26,5 millions de dollars, correspond aux exportations potentielles de charbon de bois végétal marabu, d'ananas, de miel, de café et de produits frais destinés principalement aux navires de croisière.

Entre avril 2019 et mars 2020, l'interdiction de l'utilisation du dollar a porté atteinte au commerce extérieur cubain à hauteur de 92 883 153 dollars, alors que l'augmentation du coût du financement/risque pays est estimée à 25 841 716 dollars.

8.   Identifiez les secteurs essentiels de la société cubaine comme étant les principales cibles de l'agression

Les services d'éducation gratuits et inclusifs, auxquels l'État cubain a alloué 23,7 % des dépenses sociales budgétisées pour 2020, sont affectés par des pénuries et des insuffisances qui limitent le processus d'enseignement et d'apprentissage. Entre avril 2019 et mars 2020, l'impact sur ce secteur est estimé à 21 226 000 dollars.

Le déficit en carburant a gravement nui à ce secteur, au point de toucher 52 établissements et d'entraîner un réajustement des programmes et des heures d'enseignement.

Dans le domaine du sport, l’entreprise Cubadeportes a vu se réduire sa capacité à importer des équipements sportifs de marques étasuniennes, dont beaucoup sont obligatoires, comme le stipulent les règlements officiels des fédérations internationales. Les pertes dans le domaine du sport sont estimées à quelque
9 995 000 dollars.

En outre, dans le secteur de la culture, l'impact est de l'ordre de 22 150 000 dollars.

Les États-Unis entravent la circulation de l'art cubain dans le monde, persécutent et censurent son action, tout en étendant leur stratégie d'isolement aux grandes sociétés internationales d'information et aux circuits de distribution de l'art.

Parmi les actions hostiles à cet égard, on peut citer les obstacles à la commercialisation du cinéma, étant donné l'impossibilité de la présentation de films cubains aux États-Unis. Durant cette période, la campagne de haine contre le secteur culturel s’est également intensifiée.

Dans le secteur des communications et des technologies de l'information, y compris les télécommunications, les pertes sont estimées à 64 274 042 dollars.

En rendant la connectivité dans le pays difficile et coûteuse, en conditionnant l'accès aux plateformes et aux technologies, et en utilisant le cyberespace pour tenter de subvertir le système politique et juridique cubain, cette politique affecte négativement le développement des communications à Cuba.

L’entreprise cubaine Etecsa continue à être l'entité la plus durement touchée, après avoir enregistré environ 97% du montant total de cet impact.

9.   PAS DE DOUTE : la pandémie de la covid19 n'a pas conduit à un « relâchement » du blocus

L'impact négatif du blocus est aggravé et plus cruel dans le contexte actuel de lutte contre la covid-19. En mars 2020, en raison des restrictions étasuniennes, un don de ventilateurs pulmonaires mécaniques, de kits de diagnostic, de masques et d'autres fournitures médicales envoyés par la société chinoise Alibaba n'a pas pu arriver sur l'Île.

Les sociétés suisses IMT Medical AG et Acutronic medical systems AG, récemment acquises par une société basée aux États-Unis, ont invoqué les sanctions du blocus pour refuser de livrer des ventilateurs pulmonaires mécaniques de haute technologie à Cuba.  

En avril 2020, on a appris que les banques suisses UBS, Banque Cler et la Banque Cantonale de Bâle ont refusé de transférer les dons des organisations de solidarité suisses MediCuba-Suisse et Association Suisse-Cuba, parce que le nom de l'Île était mentionné dans le registre des transactions.

Les dommages causés à des accords bilatéraux signés par Cuba avec plusieurs pays de la région des Amériques ont gravement porté atteinte aux soins médicaux de 67 millions de personnes.

10. Remerciez le soutien de toutes les voix qui s’élèvent pour condamner le blocus exercé contre Cuba

De nombreuses demandes ont été adressées au président des États-Unis afin qu'il use de ses pouvoirs exécutifs pour lever le blocus.  

Par ailleurs, à la suite de la déclaration de la covid-19 par l'Organisation mondiale de la santé (oms) comme étant une pandémie mondiale, de nombreux acteurs du système international se sont prononcés contre le blocus et/ou les mesures coercitives unilatérales en général.

Au cours de la période concernée, 256 actions d'organisations de solidarité cubaines dans 87 pays ont été enregistrées.

http://fr.granma.cu/cuba/2020-10-27/decalogue-pour-comprendre-la-ferocite-accrue-du-blocus-contre-cuba

 

Dans Amérique

DES MANIFESTATIONS SOCIALES HISTORIQUES SE REPANDENT COMME UN FEU DE PAILLE DANS TOUTE L’AMERIQUE LATINE

Par Le 27/10/2020

Des manifestations sociales se répandent comme un feu de paille en Amérique latine

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Des manifestations historiques ont lieu dans toute l’Amérique latine alors que les gens descendent dans la rue pour exprimer leur mécontentement face au FMI, à la corruption du gouvernement et à la propagation du fascisme

L’attention étant fixée sur les événements de cette semaine en Bolivie, on vous pardonnera de ne pas vous rendre compte qu’une grande partie du reste de la région est, depuis des semaines, également touchée par des vagues de manifestations.

Costa Rica

Le gouvernement de coalition néolibérale de Carlos Alverado a tenté de forcer le Fonds monétaire international (FMI) à lui accorder un prêt de 1,75 milliard de dollars pour faire face aux retombées économiques de la pandémie Covid-19. Comme cela a été toujours été son modus operandi, l’organisation prête de l’argent en échange de réforme libérale, dont des réformes fiscales, des coupes dans les services publics et la privatisation d’actifs détenus par l’État, ce que Alverado a été plus qu’heureux de concéder.

Par contre, le peuple du Costa Rica n’a manifestement pas consenti à ces mesures, lançant une grève générale de plusieurs semaines qui a paralysé le pays. Descendant dans la rue, ils ont fait fermer des dizaines de voies de communication importantes dans le pays, se battant contre une grande partie des 30 000 policiers du pays.

La rébellion s’est soldée par la victoire des manifestants, Alverado ayant annoncé l’arrêt des négociations avec le FMI.

Colombie

Pendant ce temps, un peu plus au sud, en Colombie, le pays s’apprête aujourd’hui à entamer sa deuxième journée de grève nationale. Le très organisé syndicat d’enseignants, le FECODE, a annoncé un arrêt de travail de 48 heures en opposition aux plans du président conservateur, Ivan Duque, de rouvrir les écoles et autres institutions scolaires avec peu de mesures de protection, malgré la pandémie de Covid-19 qui fait rage dans le pays, tuant entre 100 et 200 personnes par jour. Les enseignants se joignent aux étudiants, aux syndicats et à une foule d’autres organisations pour mener une action collective contre le gouvernement de Duque.

Un large éventail de griefs est exposé. Les indigènes sont nombreux à manifester contre la façon dont le gouvernement de Duque les traite. D’autres protestent contre le bilan effroyable du pays en matière de droits de l’homme. La Colombie a longtemps été l’endroit le plus dangereux au monde pour les militants. Quatre autres dirigeants indigènes ont été tués lundi et mardi, et deux ont échappé de justesse à la mort. Les rumeurs disent que leurs meurtres sont en représailles des manifestations qui touchent Bogota, pendant lesquelles des milliers de personnes se sont rendues dans la capitale du pays pour exprimer leur mécontentement.

Chili

Une grande partie du Chili était en flammes à la même époque l’année dernière, les citoyens tentant de forcer le gouvernement conservateur de Sebastian Piñera (l’homme le plus riche du pays) à concéder un vote pour changer une constitution qui date de l’époque fasciste du pays. L’étincelle initiale de cette action nationale a été une augmentation des tarifs du métro de Santiago afin de subventionner les entreprises de transport privées, mais elle a rapidement fait boule de neige et a donné lieu à bien d’autres actions. « C’est un scandale que près de 30 ans après la fin de la dictature, le Chili ait encore cette constitution datant de l’ère Pinochet », déclarait Pablo Navarette, le fondateur et co-rédacteur en chef du magazine Alborada, à MintPress l’année dernière.

Le référendum chilien aura lieu dimanche, les sondages indiquant que la population votera massivement pour le changement. Le pays a connu des semaines de protestations, dont certaines ont tourné à la violence. Au début de ce mois, un policier a été filmé en train de jeter un jeune manifestant de 16 ans d’un pont, où il a été laissé face contre terre dans l’eau avec de graves blessures. Le week-end dernier, des dizaines de milliers de Chiliens se sont rassemblés dans le centre de Santiago pour marquer le premier anniversaire des manifestations qui ont lancé le processus de changement et pour rallier le soutien en faveur d’un « oui » ce dimanche. Ils ont été accueillis avec force par la police, la violence qui en a résulté ayant forcé la fermeture d’au moins 15 stations de métro.

Haïti

Pendant ce temps, à Haïti, le président Jovenal Moise, soutenu par les États-Unis, est confronté à de nouvelles vagues de protestations quasi-continues, depuis qu’il a annulé les élections et commencé à gouverner par décret. Ce week-end, de nouvelles manifestations ont eu lieu dans la capitale du pays, Port-au-Prince, les manifestants bloquant les routes et appelant à la démission de Moise. La police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur la foule, faisant de nombreux blessés.

Pourtant, aucune de ces manifestations n’a reçu beaucoup d’attention de la part de la presse occidentale, qui préfère se concentrer sur les manifestations se déroulant dans les pays ennemis, contre des gouvernements adverses. Les manifestations de 2019 à Hong Kong, par exemple, ont bénéficié d’une couverture médiatique 50 fois plus importante dans le New York Times et CNN que le soulèvement haïtien, pourtant bien plus meurtrier et plus durable.

Bolivie

Ceux qui descendront dans la rue cette semaine s’inspireront sans doute des événements survenus en Bolivie, où le gouvernement de Jeanine Añez a subi une défaite électorale catastrophique dimanche, laissant le pouvoir aux mains du populaire Mouvement vers le socialisme (MAS). Jeanine Añez, qui s’était emparé du pouvoir par un coup d’État, en novembre dernier, avait insisté sur le fait qu’elle n’était qu’une « présidente intérimaire ». Malgré cela, elle a reporté les élections à trois reprises, tout en réprimant brutalement la résistance organisée contre son régime. Cependant, une grève générale d’une semaine a paralysé le pays en août, obligeant Añez à concéder des élections pour octobre. Malgré des intimidations constantes, le MAS a remporté une victoire éclatante, ouvrant la voie au retour de la démocratie dans la nation andine.

2020 a été une année extrêmement turbulente pour les populations d’Amérique latine. Si la région a beaucoup souffert de l’épidémie de coronavirus, les manifestations organisées permettent une fois de plus d’espérer qu’un monde meilleur est possible. Et avec l’exemple bolivien les gens pourraient vraiment croire que c’est à leur portée.

Alan Mcleod

 

Article original en anglais : Protests Against Greed and Inequality Are Spreading Like Wildfire Through Latin America, MintPress, le 21 octobre 2020.

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

Dans Amérique

LA MAJORITE ECRASANTE DU PEUPLE CHILIEN EXPRIME PAR LES URNES SON SOUHAIT D’UNE NOUVELLE CONSTITUTION

Par Le 27/10/2020

Santiago du Chile, 26 oct. (RHC).-  Suite au scrutin de 36,26 % des bureaux de vote, les partisans d'une nouvelle Constitution ont remporté 77,65 % des voix ce dimanche au Chili.

Les partisans du rejet, n'atteignent que 22,35 des voix.

Quant au mécanisme d'élaboration de la loi fondamentale, l'option de la Convention constitutionnelle triomphe avec 78,97% des voix, tandis que l'option de la Convention mixte atteint 21,03 %.

Les résultats de la consultation populaire, déjà irréversibles, ont suscité de grandes célébrations à Santiago et dans d'autres villes du pays.

Deux heures avant la fin du vote, des milliers de personnes ont commencé à se rassembler sur la Place Baquedano, baptisée Place de la Dignité de cette capitale, pour célébrer la victoire retentissante de la Convention constitutionnelle et des options d'approbation.

Depuis le Palais de La Moneda, le président Sebastián Piñera, entouré de ses ministres, a reconnu la large victoire de l’APRUEBO, (J’approuve) et il a appelé à l'unité et au travail pour que la nouvelle Constitution inclue tous les Chiliens.

«L'unité a prévalu sur la division et la paix sur la violence » a-t-il signalé dans un bref discours.

Il a également souligné que ce plébiscite que les analystes s’accordent à qualifier d’historique,  est «le début d'un chemin que nous devons tous parcourir (...) et collaborer afin que la nouvelle Constitution soit le grand cadre de l'unité, de la stabilité et de l'avenir».

Remplacer la Constitution héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) était une des revendications des personnes descendues dans la rue pour manifester à partir du 18 octobre 2019 afin de réclamer une société plus juste.

La loi fondamentale actuelle limite fortement l'action de l'Etat et promeut l'activité privée dans tous les secteurs, notamment l'éducation, la santé et les retraites.

Par ailleurs, plusieurs organisations sociales ont dénoncé la répression des carabiniers contre les manifestants qui se sont rassemblés sur la Place de la Dignité,  quelques minutes avant la fermeture des bureaux de vote, fêter les résultats du scrutin.

Les carabiniers ont brutalement dispersé les avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes des manifestants qui attendaient sur la Place de la Dignité pour rendre hommage aux victimes de la répression et célébrer la victoire imminente du oui au changement de la Constitution dans le pays du sud.

Source : Prensa Latina

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/237889-la-majorite-ecrasante-des-chiliens-exprime-aux-urnes-son-souhait-dune-nouvelle-constitution

Dans Amérique

FABIEN ROUSSEL - PCF : AU CHILI, LA VOIE S'OUVRE POUR UNE CONSTITUTION DEMOCRATIQUE ET SOCIALE

Par Le 26/10/2020

Publié le 26/10/2020 par PCF

Chili : La voie s'ouvre pour une constitution démocratique et sociale (Fabien Roussel - PCF)

Dimanche 25 octobre 2020 pourra être considéré comme un jour historique au Chili. Lors du référendum, le peuple chilien a clairement voté pour une nouvelle constitution, il a clairement voté pour effacer définitivement tout lien avec la dictature de Pinochet.

Plus de 78% des électeurs ont voté pour la fin de la constitution qui datait de l'ère Pinochet et 79% ont voté pour que la nouvelle constitution soit construite par une convention constituante formée de citoyens, élus au suffrage universel.

Ce résultat est celui des mouvements sociaux qui ont commencé en octobre 2019, interrompus certes par la crise sanitaire mais qui débouchent aujourd'hui sur une grande victoire qui ouvre la route vers une nouvelle constitution et un nouveau référendum pour l'approuver en 2022.

Le travail va donc se poursuivre pour que cette nouvelle constitution permette les réformes nécessaires pour lutter contre les inégalités sociales, pour se libérer des dogmes néo-libéraux et des privatisations, et pour garantir la souveraineté du peuple chilien.

Ce dimanche est un nouvel espoir pour la démocratie en Amérique latine après la victoire, la semaine dernière, du MAS en Bolivie contre les putschistes.

 

Le PCF tient à féliciter le peuple chilien de cette victoire. Il apporte son soutien à toutes celles et ceux qui vont maintenant travailler à la construction d'une nouvelle constitution démocratique et sociale.

Le PCF, pleinement solidaire des forces de la gauche de transformation sociale chilienne, restera vigilant devant les tentatives de la droite, de l'extrême droite et du patronat chilien de troubler ce processus populaire.

source : https://www.pcf.fr/actualite_chili_la_voie_s_ouvre_pour_une_constitution_d_mocratique_et_sociale_fabien_roussel_pcf?recruiter_id=257833

Dans Amérique

14 MILLIONS DE CHILIENS VOTENT POUR UN REFERENDUM SUR LE CHANGEMENT DE CONSTITUTION. L’ACTUELLE CONSTITUTION DATE DE LA DICTATURE DE PINOCHET

Par Le 25/10/2020

Les Chiliens appelés aux urnes pour un référendum sur un changement de Constitution

Des militants s'embrassent à côté d'une banderole indiquant «Je vote pour le Chili et ma famille» lors d'un rassemblement avant le référendum, à Vina del Mar, le 22 octobre 2020.
Des militants s'embrassent à côté d'une banderole indiquant «Je vote pour le Chili et ma famille» lors d'un rassemblement avant le référendum, à Vina del Mar, le 22 octobre 2020. REUTERS/Rodrigo Garrido
Texte par :RFISuivre
4 mn

Au Chili, plus de 14 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche 25 octobre pour un scrutin historique. Ils devront dire s'ils « approuvent » ou « refusent » l'idée de rédiger une nouvelle Constitution. Un scrutin obtenu sous la pression de la rue, lors du mouvement social historique d'octobre 2019 contre les inégalités sociales. Le pays vit encore sous la Constitution héritée de la dictature du général Pinochet.


 

Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

D'après les sondages, le « oui » à une nouvelle Constitution l'emporterait avec plus de 60% des voix. Le scrutin était au départ prévu en avril, mais il a été décalé une fois à cause de la pandémie. Et dans ce contexte, le nombre de bureaux de vote a été augmenté pour limiter les files d'attente et les agglomérations ce dimanche 25 octobre.

Jeanette Vega, représentante de l'OMS et ex-sécretaire de la santé au Chili explique (au micro de la rédaction espagnole de RFI) les mesures d'hygiène et les précautions particulières qui seront prises dans les bureaux de vote.

« Le référendum n’entraine pas plus de risques pour la santé qu’une balade en ville. Le nombre de cas actifs dans le pays est très bas. Le virus circule peu. On a pris toutes les mesures de prévention dans les bureaux de vote, allant du gel hydro-alcoolique à la distanciation physique. Et chacun doit apporter son stylo personnel. Les gens savent qu’ils doivent se munir d’un masque et suivre les consignes sanitaires. Il y a eu une cinquantaine d'élections dans le monde (depuis le début de la pandémie) et chaque fois que l’on a respecté les mesures sanitaires, il n’y a pas eu de hausse de cas Covid. Cela est vrai aussi pour les élections qui se sont déroulées en mars en France, où une étude a montré qu’il n’y a pas eu d'augmentation des infections ou des décès lié à cet exercice. En conséquence, les électeurs n’ont pas de crainte à avoir s’ils suivent les recommandations sanitaires. »

 
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On s'attend à une hausse de la participation par rapport aux élections précédentes qui avaient été boudées par de nombreux Chiliens. Pour autant, le coronavirus pourrait aussi inciter certains électeurs à risque à rester chez eux par peur de la contagion.

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Les partisans d'une nouvelle Constitution craignent, eux, que les actes de délinquance, notamment l'incendie de deux églises dimanche dernier en marge d'une manifestation, inquiètent les électeurs indécis.

 À lire aussi : Chili: à Santiago, les Chiliens se sont lancés à vélo pour porter leurs revendications

En cas de victoire du « oui », de grands rassemblements devraient avoir lieu dans le centre des grandes villes du pays pour fêter le résultat. Une assemblée constituante serait alors élue en avril, et pourrait éloigner le Chili du modèle néo-libéral hérité de la dictature.

Beaucoup de Chiliens souhaitent en effet de meilleurs services publics et une participation plus importante de l'État dans l'économie pour garantir leurs droits sociaux comme les retraites, la santé ou encore l'éducation.

 À écouter aussi : Au Chili, l'espoir d'en finir avec la Constitution de la dictature

https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20201025-les-chiliens-appel%C3%A9s-urnes-r%C3%A9f%C3%A9rendum-changement-constitution?xtor=EPR-300-[Quotidienne_monde]-20201025-[contenu]-1141106044976

Dans Amérique

L'AMERIQUE LATINE, PILIER DE LA SECURITE ALIMENTAIRE MONDIALE

Par Le 23/10/2020

Managua, 20 octobre (Prensa Latina) Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, considère aujourd’hui l’Amérique Latine et les Caraïbes comme un pilier de la sécurité alimentaire mondiale.

Dans son intervention lors de l’ouverture de la 36ème Conférence régionale de la FAO, organisée de manière virtuelle par le Nicaragua, le dirigeant a affirmé que ce territoire deviendra le plus grand « panier alimentaire » pour la planète dans un proche avenir.

Dongyu a souligné les énormes ressources naturelles dont dispose la région pour accroître sa capacité à produire de la nourriture, mais il a souligné que pour y parvenir, il faudra d’abord surmonter des défis, ce qui ne sera possible que si « nous travaillons tous ensemble ».

Nous devons veiller à ce que tous nos travaux contribuent à la réalisation de l´Agenda 2030, qui est notre cadre commun pour le développement durable, a déclaré le directeur de la FAO lors du rendez-vous auquel participent les 33 États membres du sous-continent.

Nous voulons créer une FAO souple et inclusive qui soit au service de ses membres dans le but d’améliorer la production alimentaire, la nutrition, l’environnement et la vie, a-t-il déclaré.

Parmi les changements structurels actuellement mis en œuvre par l’agence mondiale, il a souligné la création d’un bureau dédié aux petits États insulaires en développement ainsi qu’aux pays les moins avancés et sans littoral.

C’est important, a-t-il souligné, parce que 18 des 33 nations de la région entrent dans une ou plusieurs de ces catégories, qui sont maintenant couvertes par ce nouveau bureau, dont le directeur vient aussi de cette région géographique, a-t-il souligné.

Le directeur général a également évoqué l’impact de la pandémie de Covid-19 dans tous les domaines de la vie, en particulier sur la sécurité alimentaire et les revenus.

Il a indiqué que plus de 35 millions d’emplois ont été perdus dans cette région et que l’ONU estime que jusqu’à 28 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, ce qui les rendrait plus susceptibles de souffrir d’une insécurité alimentaire grave.

À cet égard, il a noté que la FAO s’érige en fer de lance pour relever les défis posés par la crise sanitaire et a récemment lancé un programme global d’intervention et de redressement, dont l’objectif est de prévenir une urgence alimentaire mondiale pendant et après la pandémie.

Sous la présidence du Nicaragua, la conférence de l’entité multilatérale se conclura ce mercredi avec la participation inédite de près de 450 délégués gouvernementaux, ainsi que d’autres représentants de la société civile, du secteur privé, académique et scientifique.

peo/ode/rps

source : frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885068:lamerique-latine-pilier-de-la-securite-alimentaire-mondiale&opcion=pl-ver-noticia&catid=69&Itemid=101

Dans Amérique

CHILI : MOBILISATION GEANTE A SANTIAGO DU CHILI POUR L'ANNIVERSAIRE DE L'EXPLOSION SOCIALE D'OCTOBRE 2019

Par Le 20/10/2020

Grande mobilisation à Santiago du Chili pour l’anniversaire de l’explosion sociale d’octobre 2019

 

 

Santiago du Chili, 19 oct. (RHC).- Des dizaines de milliers de Chiliens se sont rassemblés dimanche à Santiago pour commémorer le premier anniversaire du début de la contestation sociale pour plus d'égalité et se mobiliser en faveur du "oui" au référendum constitutionnel.

A une semaine de ce référendum historique, où les Chiliens sont appelés à se prononcer sur un changement de Constitution, la manifestation s'est globalement déroulée dans une ambiance festive. Des affrontements ont toutefois éclaté en fin de journée avec les forces de l'ordre, déployées en masse dans le centre de la capitale.

Les manifestants se sont rassemblés dès le début de la matinée dans le centre de la capitale, sur la Plaza Italia, point de rassemblement emblématique de la contestation.

Parmi eux, de nombreux jeunes, mais aussi des familles. Certains agitaient des drapeaux, sautaient ou criaient des slogans appelant à des réformes sociales profondes. De nombreuses banderoles ont été déployées tout autour de la place.

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/237205-grande-mobilisation-a-santiago-du-chili-pour-lanniversaire-de-lexplosion-sociale-doctobre-2019


 

Dans Amérique

L'ASSEMBLEE DES PEUPLES DES CARAÏBES CONDAMNE LA POLITIQUE ETASUNIENNE POUR LA REGION

Par Le 14/10/2020

L'Assemblée des peuples des Caraïbes condamne la politique étasunienne pour la région

 

Port-of-Spain, 13 oct. (RHC).- L'Assemblée des peuples des Caraïbes a condamné lundi la politique d'ingérence du président des États-Unis, Donald Trump, à l’égard de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela et a exhorté la communauté de la région à résister à l'assaut impérial nord-américain.

L’Assemblée des Peuples a exprimé son opposition ferme à toute tentative d’attaque militaire contre le Venezuela par les États-Unis, la Colombie et le Brésil.

Dans sa déclaration, cette organisation sociale appelle les gouvernements du Suriname et de la Guyane à éviter d'être utilisés par l'armée nord-américaine dans des manœuvres qui impliqueraient une action militaire contre le Venezuela.

Nous condamnons les sanctions illégales et illégitimes des États-Unis contre le Venezuela ainsi que les sanctions imposées contre les fonctionnaires vénézuéliens et la saisie de l'or vénézuélien par la Banque d'Angleterre, indique le document.

L'économiste et leader politique de Trinite-et-Tobago, David Abdulah, a lu par visio-conférence la  déclaration de l'Assemblée des peuples des Caraïbes le jour où celle-ci commémorait la résistance des peuples indigènes.

 Au nom du Comité exécutif régional, David Abdulah a demandé la diffusion de cette déclaration, comme première étape des actions qu'ils entendent mener dans un avenir proche contre la politique interventionniste de Washington.

La déclaration rejette d’autre part les desseins du Groupe de Lima de déstabiliser le Venezuela.

L'assemblée a rejeté l'idée que le Venezuela est un État qui fait du trafic de drogue et que ses dirigeants sont des criminels, comme veut le montrer le Groupe de Lima.

Pour ce qui est de Cuba, l'assemblée a rejeté le blocus illégal imposé par les Etats-Unis depuis les années 1960 et elle s'est opposée à toute menace contre l'île.

Nous exprimons notre indignation contre les États-Unis, pour leur refus total de lever les sanctions contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, qui luttent contre le Covid-19 et le privent des ressources nécessaires pour faire face à la pandémie, qui entraîne la perte de vies humaines.

L'assemblée a montré son indignation face aux sanctions étasuniennes contre les nations des Caraïbes après avoir accepté l'aide fournie par Cuba et ses brigades médicales aux nations de la région.

Ils ont souligné le soutien inestimable apporté par Cuba en cas d'urgence, que ce soit l'épidémie de choléra en Haïti, les catastrophes naturelles, et maintenant avec la pandémie de Covid-19.

L'assemblée appelle les peuples de la région à rester unis pour défendre leur souveraineté et s'opposer au programme impérialiste nord-américain, qui cherche à intervenir en toute impunité dans le développement de nos nations.

Source : Prensa Latina

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/236625-lassemblee-des-peuples-des-caraibes-condamne-la-politique-etasunienne-pour-la-region


 

Dans Amérique

PARIS, LE 10/10/2020 : PROGRAMME DE LA 40e EDITION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES DES AMERIQUES

Par Le 06/10/2020

[Peuples Autochtones / COVID-19 / Climat] Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques (Paris, le 10/10/20)

Silvanu

à :

csianews_l@samizdat.net 

Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques (Paris, le 10/10/20)

publié par CSIA-Nitassinan

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1157

Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques

Le CSIA-Nitassinan est heureux de vous inviter aux célébrations de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques. Nous sommes heureux de pouvoir l’organiser malgré la situation sanitaire actuelle. Nous remercions la Mairie de Paris de nous accorder la Salle Jean Dame à cette occasion.

Le thème de cette année est « Peuples autochtones des Amériques - Construire un autre monde, décolonial »

Au programme de cette journée qui s’annonce magnifique :

15h - Ouverture des portes

15h15 - Présentation de la journée par le CSIA-Nitassinan et du Festival "25 ans de solidarité avec les communautés zapatistes au Mexique" par le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), avec l’annonce de la venue en Europe en avril prochain d’une grande délégation des peuples autochtones du Mexique coordonnée par l’EZLN et le Congrès National Indigène (CNI).

15h30 - MAPUCHE (CHILI / ARGENTINE)

PROJECTION - Vidéo "YAS AIKE", un documentaire sur le combat de la communauté Mapuche Liempichun en Puelmapu (Argentine) pour la restitution de restes humains de son ancêtre détenu dans les réserves du Museum d’Histoire Naturelle, à Paris. Cette projection sera suivie d’un point d’information par Terre et Liberté pour Wallmapu.

16h15 - MAPUCHE - Wara Mariño Queupumil, coordinatrice du Réseau Mapuche Suiza et Veronica Paillalef Painemal, représentantes Mapuche du Chili interviendront sur la lutte du peuple Mapuche pour son autodétermination et de la solidarité avec les prisonnier.e.s Mapuche en grève de la faim.

17h - Pause

17h15 - PEUPLES D’AMAZONIE (GUYANE / BRÉSIL)

PROJECTION - Projection du film "Untɨ, les origines", du réalisateur kali’na Yanuwana Christophe Pierre (Guyane "française")

"Ce film est un voyage initiatique depuis l’embouchure du Maroni jusqu’aux collines du Tumuc Humac, à la frontière brésilienne. Remontant le fleuve à la rencontre des Amérindiens de Guyane et à la recherche de mon identité, j’aborderai ainsi les questions essentielles de la situation sociale et économique actuelle. Le Maroni, fil rouge de ce récit, sera le vecteur de mes colères, de ma tristesse, de mes interrogations et de mon espoir". - Yanuwana Christophe Pierre (Kali’na)

18h - TABLE RONDE - "Peuples autochtones d’Amazonie face au COVID-19 et à la pandémie capitaliste"

- Ludovic Pierre (Kali’na, Guyane "française") - représentant de Jeunesse autochtone de Guyane (JAG)
- Eloy Terena (Terena, Brésil) - avocat et conseiller juridique de l’Articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB)
- Un.e représentant.e d’Autres Brésils

19h - LA NATION NAVAJO FACE AU COVID-19- Intervention de Stefan Yazzie Herbert (Diné / Navajo, États-Unis), un des coordinateurs de collectes de Navajo Nation COVID-19 Relief Fund

L’histoire de la Nation Navajo en cette période de pandémie est tragique, mais c’est aussi une histoire de résilience, de force et de triomphe face à l’adversité. Le peuple Navajo a subi la pire épidémie de coronavirus des États-Unis, avec un taux d’infection par habitant plus élevé que dans tout autre État américain.

19h45 - Pause

PROJECTION EXCEPTIONNELLE DU FILM "THE CONDOR AND THE EAGLE"
projeté pour la première fois avec un sous-titrage en français, réalisé par Aurélie Journée-Duez (CSIA-Nitassinan).

THE CONDOR AND THE EAGLE
de Sophie Guerra, Clement Guerra
2019, États-Unis, France, Allemagne, 82′

"Douglas Blush (Mr. Soul, Icarus, 20 Feet From Stardom, The Hunting Ground, The Invisible War, etc.), éditeur/producteur oscarisé, parle du Condor & The Eagle en ces termes : "Ce documentaire emmène la lutte pour la justice climatique au-delà des frontières habituelles des nations séparées et montre un nouveau mouvement plus large qui se développe parmi de nombreux peuples autochtones, en utilisant une cinématographie palpitante, des histoires profondément personnelles et l’urgence de demain. The Condor & The Eagle est à la fois un travail profond de journalisme climatique et un film d’aventure passionnant et émotionnel". Quatre leaders environnementaux autochtones se lancent dans une extraordinaire aventure transcontinentale, depuis les plaines canadiennes jusqu’au cœur de la jungle amazonienne, pour unir les peuples d’Amérique du Nord et du Sud et approfondir le sens de la "Justice climatique". Le documentaire Condor & The Eagle offre un aperçu d’une renaissance spirituelle en développement, alors que les quatre protagonistes du film apprennent les uns des autres le long héritage de résistance au colonialisme et à son économie extractive. Leur chemin à travers la jungle les emmène dans un voyage inattendu, stimulant et libérateur, qui changera à jamais leur attachement à la Terre et à l’autre. "

Bande annonce :

21h45 - Fin

Nous vous attendons donc nombreuses et nombreux pour venir célébrer avec nous la résistance des peuples autochtones dans la construction d’un autre monde décolonial, alors que les statues de Christophe Colomb et des autres symboles de la "Conquêtes" sont en train de tomber au États-Unis et ailleurs.

Informations pratiques :

Date : Samedi 10 octobre 2020, de 15h à 21h45
Lieu : Salle Jean Dame (Paris, 2ème) – M° : Sentier (Ligne 3)

Entrée à prix libre

ATTENTION -> Le port du masque et le respect de la distanciation physique seront obligatoires. - Les places seront limitées


- Pour nous aider à l’organisation, faites un don !

https://www.helloasso.com/associations/comite-de-solidarite-avec-les-indiens-des-ameriques-csia-nitassinan/collectes/journee-de-solidarite-avec-les-peuples-autochtones-des-ameriques-2020

SI VOUS PRÉFÉREZ PARTICIPER A CETTE SOUSCRIPTION PAR CHÈQUE

Quel que soit le montant de votre participation, votre aide sera précieuse.

Veuillez nous retourner ce coupon, à notre adresse, accompagné d’un chèque à l’ordre du CSIA (comportant la mention "Octobre" au dos) :


DONS OCTOBRE 2020 - Pour aider à la venue de déléguées autochtones lors de la 40e édition de la journée d’octobre du CSIA, je fais un don de :

.... 10 € - .... 15 € - .... 25 € -.... 50 € - .... 75 € - ....100 € - Autres : ……. €

NOM : ........................... PRÉNOM : ................... SIGNATURE :.................

A retourner au : Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (Octobre) - 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris


Si vous voulez devenir bénévole pour l’organisation des événements en octobre, laissez un message sur notre répondeur avec vos coordonnées : 0143730580 (répondeur) ou envoyez un courriel à info@csia-nitassinan.org

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1157


 

Dans Amérique

INJURES RACISTES : LA FAMILLE D'UNE FEMME AUTOCHTONE, MERE DE SEPT ENFANTS, DECEDEE AU CANADA ATTAQUE EN JUSTICE

Par Le 03/10/2020

Injures racistes: la famille d’une autochtone décédée au Canada attaque en justice

 Depuis 6 heures  3 octobre 2020

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 Amérique et Europe - Canada

 

La famille d’une femme autochtone, morte après avoir été victime de commentaires racistes d’infirmières qu’elle a filmées dans un hôpital au Québec, a annoncé vendredi son intention de lancer des poursuites pour « réclamer justice ».
« Je suis ici pour réclamer justice », a lancé, en larmes, Carol Dubé, le veuf de Joyce Echaquan. La mort de cette femme de 37 ans a provoqué une onde de choc et d’indignation au Canada.
« Je ne veux pas que sa mort soit inutile », a-t-il ajouté, la voix brisée par l’émotion, lors d’une conférence de presse. « Combien de vies humaines faudra-t-il encore pour qu’enfin nous puissions reconnaitre qu’il existe du racisme systémique envers nous, la nation autochtone? »

La jeune femme, qui réclamait de l’aide sur son lit d’hôpital, avait filmé la scène avec son téléphone lundi à l’hôpital de Joliette, à 70 km de Montréal.
Dans cette vidéo de 7 minutes diffusée en direct sur Facebook, cette mère de sept enfants de la nation Atikamekw lance des appels à l’aide tandis qu’infirmières et aides-soignantes lui lancent des propos jugés racistes ou dégradants.

Admise pour des douleurs à l’estomac, la jeune femme est décédée peu après l’enregistrement.
« Combien d’autres situations semblables ne sont pas dénoncées parce qu’on ne le sait pas? », a lancé M. Dubé. « Je suis convaincu que ma conjointe est décédée parce que le racisme systémique a contaminé l’hôpital de Joliette ».

L’avocat de la famille, Jean-François Bertrand, a indiqué qu’il allait demander des dommages et intérêts à l’hôpital de Joliette ainsi qu’aux employés à l’origine des injures racistes ou propos dégradants entendus dans la vidéo.

Une infirmière et une aide-soignante de cet établissement ont été congédiées suite à cette affaire.

L’avocat compte demander que l’infirmière soit radiée à vie. Il souhaite également l’ouverture d’une enquête de police.
« Ce qui s’est passé est rien moins qu’inacceptable », a-t-il déclaré. « C’est malheureusement le reflet d’un racisme systématique vécu chaque jour par les peuples autochtones ».

Le Premier ministre du Québec François Legault a annoncé l’ouverture de deux enquêtes: l’une par les autorités sanitaires régionales, l’autre par le coroner, l’officier chargé d’enquêter sur les morts survenues dans des circonstances suspectes ou en raison de négligences.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1890814


 

Dans Amérique

CHILI, 50 ANS APRÈS: L'HÉRITAGE DE SALVADOR ALLENDE

Par Le 22/09/2020

50 ANS APRÈS: L'HÉRITAGE DE SALVADOR ALLENDE

 Solidarité Internationale PCF Amérique LatineChili 0

18 SEPT. 2020

50 ans après: l'héritage de Salvador Allende

Un demi-siècle après l'élection de Salvador Allende en septembre 1970, il nous faut rendre hommage à un homme d'une intégrité personnelle et politique exceptionnelle, qui fut entièrement dévoué à la cause de son peuple. Le bref gouvernement d'Unité Populaire au Chili, avec la Révolution cubaine, a élargi l'horizon d'espoir pour la lutte populaire en Amérique latine. Sa fin tragique et la conspiration impérialiste criminelle qui y a concourru confirment une règle qui n'admet aucune exception : l'émancipation et le progrès exigent, partout, le pouvoir populaire, la perspective du socialisme et la mobilisation anti-impérialiste combative du peuple tout entier.

Par ses accomplissement au gouvernement et par son sacrifice héroïque, Allende a laissé un héritage extraordinaire aux peuples de Notre Amérique, sans lequel il est impossible de comprendre le cheminement que les peuples d'Amérique Latine ont engagé depuis la fin du siècle dernier et qui a abouti à la défaite du principal projet géopolitique et stratégique des États-Unis pour la région, l'ALCA [ndlr: Accord de Libre Echange des Amériques], à Mar del Plata en 2005.

Il y a des dates qui marquent des jalons indélébiles dans l'histoire de notre Amérique. Le 4 septembre est l'un de ces jours. Comme le 1er janvier 1959, triomphe de la Révolution cubaine, ou le 13 avril 2002, lorsque le peuple vénézuélien est descendu dans la rue et a réinstallé au Palais de Miraflores un Hugo Chávez prisonnier des putschistes, ou encore le 17 octobre 1945, lorsque les masses populaires argentines ont obtenu la libération du Colonel Perón et ont commencé à écrire une nouvelle page de l'histoire nationale. La date du 4 septembre fait partie des événements épiques d'Amérique latine. Le 4 septembre 1970, Salvador Allende a remporté les élections présidentielles en battant le candidat de droite Jorge Alessandri et relégué celui du parti démocrate chrétien, Radomiro Tomic, à la troisième place.

L'élection de 1970 fut la quatrième à laquelle se présentait Allende. Sa première apparition fut en 1952, où il a recueilli un peu plus de 5% des voix, bien loin du vainqueur Carlos Ibáñez del Campo (47%). Il ne se découragea pas et en 1958, en tant que candidat du Front d'Action Populaire (FRAP), organisation d'alliance des partis socialiste et communiste, il rassembla 29% des voix et fut proche d'enlever la victoire à Jorge Alessandri (32%).

Dès ce moment, touts les voyants étaient au rouge au Département d'État des Etats-Unis, comme l'a illustré le nombre croissant de mémos et de télégrammes relatifs à Allende et à l'avenir du Chili qui a saturé les canaux de communication entre Santiago et Washington. Le triomphe de la Révolution cubaine a propulsé le FRAP au rang de menace prioritaire pour le Chili et toute la région, car Salvador Allende est apparu aux yeux des hauts fonctionnaires de Washington - la Maison Blanche, le Département d'État et la CIA - comme un "extrémiste de gauche", pas foncièrement différent de Fidel Castro et tout aussi nuisible pour les intérêts américains.

À l'approche de la date cruciale de l'élection présidentielle de 1964, l'implication des États-Unis dans la politique chilienne s'est renforcée de manière exponentielle. Les rapports de missions soulignaient une ambivalence inquiétante dans l'opinion publique. D'un côté, une certaine admiration pour le "mode de vie américain" et l'importance des entreprises américaines basées au Chili. Mais de l'autre, derrière cette apparente sympathie, se cachait une hostilité latente qui, combinée à la remarquable popularité de Fidel Castro et de la Révolution cubaine, pouvait conduire le Chili sur une voie révolutionnaire que Washington n'était pas prêt à tolérer. D'où le soutien torrentiel et multiforme (financière, diplomatique, culturelle et communicationnel) au candidat de la Démocratie Chrétienne (Eduardo Frei), en recourant aux pires méthodes de propagande dans l'unique but de décrédibiliser Allende et le FRAP et d'exalter le futur gouvernement démocrate-chrétien, porteur de "révolution dans la liberté" - par opposition au processus révolutionnaire cubain tant détesté (par Washington, bien sûr).

Un mémo envoyé le 19 mars 1964 par Gordon Chase à Mc.George Bundy, conseiller à la sécurité nationale du président Lyndon B. Johnson, traduit tout le malaise que suscitait l'élection présidentielle chilienne à Washington. Chase suggèra qu'à ce stade, quatre scénarios étaient possibles: a) une défaite d'Allende ; b) une victoire d'Allende sans majorité absolue, permettant de manœuvrer pour faire élire Frei au Congrès ; c) un renversement d'Allende via un coup d'État militaire, avant même qu'il n'entre en fonction (car après ce serait beaucoup plus difficile) ; d) une victoire d'Allende. Face à cette dernière éventualité, Chase écrivait: "nous serions en difficulté parce qu'il nationaliserait les mines de cuivre et se joindrait au bloc soviétique à la recherche d'une aide financière", avant de conclure "nous devons faire tout notre possible pour que le peuple soutienne Frei". C'est ce qu'ont fait les États-Unis; cela a abouti à la victoire de Frei (56 %) sur Allende, qui, malgré la "campagne de terreur" dont il fut victime, est parvenu à recueillir 39 % des voix.

La victoire de la démocratie chrétienne fut saluée à Washington avec un grand soulagement et le sentiment d'avoir porté un coup définitif à Allende et à la potentielle continentalisation de la Révolution cubaine. Toutefois l'auto-proclamée "Révolution de la liberté" s'est soldée par un échec retentissant, à la fois politique et économique, qui a contraint le candidat du parti au pouvoir (Radomiro Tomic) à se lancer dans la bataille électorale en brandissant le slogan d'une "voie non capitaliste vers le développement", afin de contrecarrer l'adhésion croissante que les propositions socialistes de l'Unité Populaire exerçaient sur l'électorat chilien.

La quatrième tentative électorale a souri à Allende qui, malgré la formidable campagne de calomnie dont il a encore fait l'objet, a réussi à l'emporter sur Jorge Alessandri (36,2% contre 34,9% des voix). Tout était désormais entre les mains du Congrès car, en l'absence de majorité absolue, il fallait départager les deux candidats. Dès lors, il ne restait plus que deux moyens (selon Chase) pour empêcher Allende d'accéder à la présidence: procéder à un coup d'État militaire préventif (d'où l'assassinat du général constitutionnaliste René Schneider) ou manipuler les votes au Congrès (en procédant à la persuasion,la corruption ou l'extorsion) pour faire nommer Alessandri à la présidence. Aucun de ces deux plans n'a réussi et, le 4 novembre 1970, le candidat de l'Unité Populaire fut élu président du Chili. Il est ainsi devenu le premier président marxiste élu dans le cadre des insitutions bourgeoises et le premier à tenter de faire avancer la construction du socialisme par voie pacifique.

Malgré d'énormes obstacles, le gouvernement d'Allende a ouvert une brèche significative. Son gouvernement fut assiégé avant même d'entrer à La Moneda, faisant face à une attaque brutale de la part de l'ambassade et de ses célèbres alliés locaux, c'est-à-dire toute la droite: l'ancienne et la nouvelle (Démocratie chrétienne), les entreprises commerciales, le grand capital et ses médias, l'Eglise et une partie de la classe moyenne (victime d'un terrorisme médiatique sans précédent en Amérique latine). Pourtant, même dans ces conditions difficiles, le gouvernement d'Allende est parvenu à renfrorcer l'intervention de l'État et à développer la planification économique. Il a réussi à nationaliser le cuivre grâce à une loi adoptée presque sans opposition au Congrès, mettant ainsi fin au pillage systématique pratiqué par les entreprises américaines et avec le consentement des gouvernements précédents. Anaconda et Kennecott (ndlr: les deux entreprises qui exploitaient le cuivre avant la nationalisation) ont pu engrenger plus de 4 milliards de dollars en 40 ans à partir d'un investissement initial parfaitement ridicule (30 millions de dollars). Un scandale ! Salvador Allende a également placé le charbon, le fer et le salpêtre (nitrate de potassium) sous contrôle étatique, récupéré les aciéries stratégiques de Huachipato, accéléré la réforme agraire en accordant des terres à quelque 200 000 paysans sur près de 4 500 propriétés et, enfin, nationalisé presque l'intégralité du système financier (banques et assurances privées) en acquérant la majorité des parts à des conditions avantageuses. Par ailleurs, son gouvernement a nationalisé l'entreprise Telegraph and Telephone International (IT&T), qui disposait d'un monopole sur les communications et en avait profiter pour organiser et financer - en lien avec la CIA - la campagne médiatique contre l'investiture de Salvador Allende.

Ces politiques ont abouti à la création d'une "zone de propriété sociale" où les principales entreprises qui conditionnaient le développement économique et social du Chili (telles que le commerce extérieur; la production et la distribution d'énergie électrique; le transport ferroviaire, aérien et maritime; les communications; la production; le raffinage et la distribution du pétrole et de ses dérivés; l'acier; le ciment, la pétrochimie et les produits chimiques lourds; la cellulose et le papier) sont devenues contrôlées ou fortement réglementées par l'État. En plus de ces réalisations impressionnantes, un programme alimentaire fut mise en oeuvre et comprenant, entre autres, la distribution d'un demi-litre de lait aux enfants. Le gouvernement d'Allende a également promu la santé et l'éducation à tous les niveaux, démocratisé l'accès à l'université et lancé un ambitieux programme culturel par l'intermédiaire d'une maison d'édition d'État (Quimantú), qui a publié et distribué des millions de livres gratuitement ou un prix dérisoire.

Par son travail gouvernemental et son sacrifice héroïque, Allende a laissé un héritage extraordinaire aux peuples de Notre Amérique, grâce auquel nous sommes parvenus à mettre en échec l'ALCA (l'accord de libre échange des Amériques). Allende a été l'initiateur du cycle progressiste et de gauche qui a secoué l'Amérique latine au début de ce siècle. Il était un anti-impérialiste sans faille et un ami inconditionnel de Fidel, du Che et de la Révolution cubaine, à un moment ou cela équivalait à un suicide politique et le transformait en chair à canon pour les médias téléguidés depuis les États-Unis. Salvador Allende, homme d'une intégrité personnelle et politique exemplaire, a payé de sa vie sa loyauté aux grandes causes du socialisme, de la démocratie et de l'anti-impérialisme. Aujourd'hui, en commémorent le 50e aniverssaire de cette victoire, il nous faut exprimer toute la gratitude due à ce père fondateur et saluer sa mémoire au moment où nous inaugurons un nouveau cycle progressiste qui conduira à la seconde et véritable indépendance de nos peuples.

Atilio A. Borón

ODIARIO.INFO

Publié sur le site du PCB

le 11/09/2020

Traduction MR pour Solidarité Internationale PCF

https://pcb.org.br/portal2/26117/50-anos-depois-o-legado-de-salvador-allende/

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/09/50-ans-apres-l-heritage-de-salvador-allende.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

Dans Amérique

L'EXEMPLE ET L'HERITAGE DE LA GUERILLERA TAMARA BUNKE SONT EXALTES EN ARGENTINE

Par Le 01/09/2020

L'exemple et l'héritage de la guérillera Tamara Bunke sont exaltés en Argentine

L'exemple et l'héritage de la guérillera Tamara Bunke sont exaltés en Argentine
 Buenos Aires, 31 août (Prensa Latina) L'exemple de la révolutionnaire et de l'héritage de l'Argentine Tamara Bunke, mieux connue sous le nom de Tania la guérillera, a été célébré ici aujourd'hui 53 ans après son assassinat en Bolivie.

Dans un hommage organisé par le Mouvement argentin de solidarité avec Cuba (MasCuba), les participants ont souligné le dévouement et la lutte d'une femme qui a tout essayé, qui a même renoncé à ses projets personnels pour embrasser des causes révolutionnaires, convaincue qu'un monde meilleur est possible.
                                         
                                       
Tania était une combattante qui se consacrait corps et âme à la cause révolutionnaire malgré une vie courte mais intense, a souligné le conseiller de l'ambassade de Cuba en Argentine, Isidro Betancourt, qui a rappelé la femme qui, à l'âge de 18 ans, a commencé à servir dans l'armée et a rejoint très jeune un autre grand Argentin, Ernesto Che Guevara, pour lutter contre l'injustice sociale.

Au cours du forum, retransmis en direct par Acercándonos Ediciones, la diplomate a rappelé les liens tissés depuis l'époque où, dans son rôle de traductrice, Bunke a rencontré le Che en Allemagne, un moment qui est devenu une grande amitié pour toujours.

De même, il a souligné comment Tania est arrivée à Cuba de la main de laballerine  Alicia Alonso, récemment décédée, et dans cette île des Caraïbes elle s'est intégrée à l'effervescence révolutionnaire, pour remplir des missions risquées. C'est là, dit-il, qu'est née Tania la guérillera, celle qui, avec le Che, a été la guérillera héroïque dans la jungle bolivienne.

Cinquante-trois ans après l'embuscade dans laquelle elle a perdu la vie, Betancourt a souligné que Tania est aujourd'hui un paradigme de rébellion et de ténacité, une légende vivante qui se multiplie chez les milliers de femmes qui luttent pour un monde meilleur.

Sur chaque visage de ces femmes cubaines qui subissent un blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis il y a plus de six décennies, l'inspiration pour les médecins qui, dans les brigades de l'île, combattent le Covid-19 dans le monde, pour les scientifiques qui réalisent avec succès l'essai clinique du premier candidat vaccin contre la pandémie.
                                  
                                          
Pour sa part, Raquel Nemkovsky, membre de Mas cuba, a rappelé la sensible, charismatique et très intelligente Tania, qui a forgé et donné sa vie à la lutte pour la libération des peuples.

Cette guérillera qui, à peine âgée de 30 ans, a laissé une marque sur la révolution latino-américaine qui ne s'est pas éteinte et qui continuera à s'illuminer jusqu'à ce que les peuples du monde parviennent à se libérer de l'oppression et de l'injustice", a-t-elle déclaré.

mem/mai/cvl

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=393260&SEO=exaltan-en-argentina-ejemplo-y-legado-de-guerrillera-tamara-bunke-fotos


 

Dans Amérique

INDIGNATION AU PANAMA SUR L’INGÉRENCE DES ETATS-UNIS CONCERNANT L’ÉVENTUEL RECRUTEMENT DE MÉDECINS CUBAINS

Par Le 18/08/2020

Panama, 17 août (Prensa Latina) Les réseaux sociaux et les médias alternatifs du Panama s’indignent aujourd’hui des menaces proférées par Mauricio Claver-Carone, conseiller spécial du président des États-Unis pour l’Amérique Latine, au sujet du recrutement éventuel de médecins cubains.

Quelques heures à peine après que le président panaméen, Laurentino Cortizo, ait annoncé que des négociations étaient en cours avec Cuba pour l’envoi de brigades de spécialistes antillais dans le pays, Claver-Carone a annoncé publiquement une visite immédiate dans cette capitale d’une délégation de haut niveau conduite par Robert O’Brien, conseiller nord-américain à la Sécurité nationale.

Dans son message public, Claver-Carone a insisté sur la campagne du gouvernement de son pays contre la prestation de services internationaux de santé de Cuba et a déclaré qu’un tel message est destiné 'à tout gouvernement qui envisage d’engager des médecins avec le gouvernement cubain'.

Connu comme l’un des faucons de l’administration actuelle, le conseiller a répété que l’accord serait avec l’État antillais et non directement avec les médecins, dont les États-Unis considèrent le traitement salarial comme une violation des droits de l´Homme, qu’il a déclaré défendre.

"Que les E.U.A. (États-Unis d’Amérique) remettent en cause la collaboration de Cuba est une ingérence irrespectueuse dans nos relations internationales. Je voudrais que les E.U.A. ou d’autres pays proposent également de collaborer avec le Panama durant cette crise sanitaire", a écrit sur Twitter le recteur de l’Université de Panama, Eduardo Flores.

Une autre déclaration largement partagée a été celle de Eloy Alfaro, un ancien combattant panaméen à Washington, qui a écrit sur ce réseau social: "Nous critiquons les médecins cubains qui pourraient venir nous soutenir. Et je me demande : où sont les médecins gringos qui nous soutiennent ?".

Un message fort a été envoyé ce week-end par le Forum social de Panama qui, dans l’un de ses documents finaux, a rejeté l’ingérence parce que "nous ne sommes ni un protectorat, ni une colonie, ni un Etat associé des Etats-Unis".

La composition même de la délégation nord-américaine éveille les soupçons, car en plus d’O’Brien et de Claver-Carone, le commandant Craig Faller, chef du commandement sud de l’armée des États-Unis, et Adam Boehler, président de la Société de développement financier du Nord, en font partie.

Selon le Forum social, le contexte politique de la rencontre se caractérise par la résurgence de la Doctrine Moroe, c’est-à-dire "L’Amérique pour les (nord) américains" et, en conséquence, l’administration de Donald Trump renforce le blocus de Cuba, tout en encourageant des coups d’État comme en Bolivie, tentant également de les reproduire au Nicaragua et au Venezuela.

En cinq mois de pandémie de Covid-19 au Panama, le gouvernement nord-américain n’a fait que de timides donations et quelques promesses d’aide de Trump lui-même, mais c´est seulement maintenant que le dénommé "conseiller spécial du président" signale que ce lundi "quelques annonces sur des questions de coopération en matière de santé" seront faites.

La campagne contre la coopération médicale internationale cubaine est qualifiée de calomnieuse par les autorités de l’île, qui prétendent que c’est un prétexte pour durcir le blocus contre Cuba au milieu de la pandémie de Covid-19, tout en essayant de détourner l’attention de la mauvaise gestion de la crise sanitaire par le propre gouvernement nord-américain.

Des organisations sociales panaméennes, comme le Front national pour la défense des droits économiques et sociaux, se sont mobilisés pour dénoncer l’ingérence des États-Unis dans les affaires du Panama et réclamer leur droit de recevoir une aide internationale de la part de toute nation prête à offrir une telle aide, qui jusqu’à présent n´a été proposée que par Cuba.

Les autorités du Panama ont déclaré qu’elles ne renonçaient pas à ce droit étant donné la situation actuelle de la crise qui, pour sauver des vies, oblige à rechercher d’urgence des spécialistes médicaux insuffisants nombreux dans le pays, ce qu’elles ont démontré par des exemples et des chiffres.

peo/mem/Orm

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884725:indignation-au-panama-pour-ingerence-des-etats-unis&opcion=pl-ver-noticia&catid=29&Itemid=101


 

Dans Amérique

LES USA "ALERTENT" LE PANAMA AU SUJET DU RECRUTEMENT DE MÉDECINS CUBAINS

Par Le 17/08/2020

Panama, 15 août (Prensa Latina) Maurice Claver-Carone, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, a alerté le Panama au sujet du recrutement de médecins cubains et a annoncé le voyage d’une délégation nord-américaine dans ce pays d´Amérique Centrale, a publié jeudi La Estrella de Panama.

Dans des déclarations téléphoniques depuis Miami, citées par la presse, il a annoncé que la délégation, dirigée par le conseiller à la sécurité Robert O’Brien, rencontrera lundi prochain le président panaméen, Laurentino Cortizo, et aura à l’ordre du jour 'diverses annonces en matière de santé, développement économique, questions de sécurité nationale et sécurité financière'.

La visite a été rendue publique quelques heures après que le mandataire panaméen ait déclaré aux journalistes que le gouvernement cherchait à conclure un accord pour recruter des médecins cubains en vue de renforcer et de soutenir les travailleurs de la santé panaméens, épuisés par leur intense travail face au Covid-19.

Dans son message public, Claver-Carone a insisté sur la campagne du gouvernement de son pays contre la prestation de services internationaux de santé de Cuba et a déclaré qu’un tel message est destiné 'à tout gouvernement qui envisage d’engager des médecins avec le gouvernement cubain', selon la source.

Connu comme l’un des faucons de l’administration actuelle, le conseiller a répété que l’accord serait avec l’État antillais et non directement avec les médecins, dont les États-Unis considèrent le traitement salarial comme une violation des droits de l´Homme, qu’il a déclaré défendre.

Le quotidien souligne que le conseiller nord-américain a confirmé que son pays travaillera avec le Panama pour que celui-ci sorte de la liste grise du Groupe d’Action Financière International (GAFI) et qu´il s´agira de l’une des questions à traiter avec Cortizo, avec qui ils ont fait jusqu’à présent des efforts pour éliminer cette sanction.

En juin 2019, un mois avant l’entrée en fonctions du gouvernement actuel, le GAFI a inclus le Panama dans la liste des pays présentant des lacunes dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qui entrave les relations financières internationales, et qui a y compris amené l’Union Européenne à l’inscrire sur sa liste noire.

peo/agp/Orm

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884720:les-etats-unis-alertent-le-panama-au-sujet-du-recrutement-de-medecins-cubains&opcion=pl-ver-noticia&catid=39&Itemid=101


 

Dans Amérique

LE SITE NORD AMÉRICAIN GRAYZON ALERTE SUR UNE NOUVELLE TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU NICARAGUA

Par Le 16/08/2020

Managua, 15 août (Prensa Latina) Le portail nord-américain Grayzon a alerté sur la possibilité qu’une nouvelle tentative de coup d’État soit en cours aujourd’hui au Nicaragua, avec la complicité et le soutien de Washington.

Un reportage du célèbre journaliste et rédacteur en chef de ce média, Ben Norton, a fait état de la rencontre, marquée par son ingérence, que Michael Kozak, sous-secrétaire du département d’État de l’administration Trump, a tenue mardi dernier avec trois groupes d’opposition.

La réunion du sous-secrétaire d’État par intérim aux affaires de l’hémisphère occidental avec des groupes d’opposition politique au Nicaragua montre ouvertement au monde qu’ils préparent une nouvelle tentative de coup d’État pour renverser le gouvernement socialiste démocratiquement élu du Nicaragua, a noté l’article.

Norton estime que les réunions de Kozak et les reproches formulés à l’opposition pour ses divisions internes, en plus des instructions sur la manière d’agir, font suite à une tentative de coup d’État violente soutenue par les États-Unis en 2018, « car l’immixtion n’est jamais terminée ».

Selon le site, après la réunion, convoquée d’urgence par le haut responsable du Département d’État, une nouvelle lutte interne est en cours au sein de l’opposition nicaraguayenne.

D’une part, il y a les plus fondamentalistes, qui sont restés ancrés dans le discours de 2018 et qui misent encore sur des élections anticipées, des gouvernements de transition, des conseils de gouvernement, des blocages et des agressions externes tout en refusant la possibilité de se diriger vers un processus électoral constitutionnel.

Puis se trouve le secteur provenant des ONG (Alliance civique et Unité nationale Bleu et Blanc –UNAB), et des éléments réalistes des partis politiques traditionnels, qui ont reçu de Kozak l’ordre de participer aux prochaines élections de novembre 2021.

L’activiste Félix Maradiaga a admis que son groupe (UNAB) n’était pas sûr de participer aux élections, mais le sous-secrétaire a insisté pour qu’ils participent à ces élections et qu’il est temps de commencer à choisir les candidats potentiels, selon le média numérique.

Maintenant, la dispute à venir dans le monde de l’opposition est de savoir qui sera sur les listes de candidats aux postes électifs, a conclu Grayzone.

peo/mem/fgn

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884717:un-site-nord-americain-alerte-sur-une-nouvelle-tentative-de-coup-detat-au-nicaragua&opcion=pl-ver-noticia&catid=99&Itemid=101


 

Dans Amérique

CHILI : 27 PRISONNIERS MAPUCHES EN GREVE DE LA FAIM

Par Le 15/08/2020

 

Le conflit des Mapuches prend le devant de la scène au Chili
Santiago du Chili, 15 août (Prensa Latina) Les revendications historiques du peuple Mapuche, désormais centrées sur une grève de la faim prolongée de 27 prisonniers Mapuche, et en particulier du leader spirituel Celestino Cordova, ont été au centre de l'attention au Chili cette semaine.

Ce samedi précisément, le respecté machi Cordova entamera une grève de la faim sèche et blâmera le gouvernement de Sebastian Piñera pour sa mort éventuelle, qui, si elle se produit, pourrait générer un mouvement de protestation aux conséquences imprévisibles.

Córdova, qui célèbre aujourd'hui 104 jours de grève de la faim liquide, a annoncé cette décision jeudi - qui pourrait détériorer encore plus son état de santé déjà grave - après que la Cour suprême de justice ait rejeté un recours en amparo déposé par sa défense.

Ce mécanisme visait à ce que le machi passe une partie de sa peine de 18 ans de prison, qu'il purge depuis 2014, en résidence surveillée totale dans sa communauté, sur la base des dispositions de la Convention 169 de l'Organisation internationale du travail sur les peuples autochtones, dont l'État chilien est signataire.

Dans un message audio, ce vendredi, le machi a dit : "Je dois lui donner mon dernier message quelques heures avant de commencer la grève sèche, pour me reposer physiquement sur cette terre, mais comme ce dirigeant n'a pas assez de sagesse pour résoudre les différents conflits sociaux, faute d'être à la hauteur, il finira par me tuer".

La situation de Cordova et de 26 autres prisonniers mapuches également en grève de la faim a suscité de nombreux soutiens dans le pays et au niveau international.

La veille, malgré l'interdiction de se réunir en raison de la pandémie de Covid-19, près d'une centaine de personnes ont manifesté sur la Plaza de la Dignidad (Baquedano), centre des grandes mobilisations qui ont éclaté en octobre 2019.

Les participants, munis d'affiches de soutien à la cause du peuple mapuche et des grévistes, ont été expulsés avec des chariots lanceurs d'eau par les forces de police, qui ont arrêté plusieurs personnes.

La situation dans les régions de l'Araucanía et du Bío Bío dure depuis des semaines, après que des membres de la communauté mapuche soutenant les grévistes aient occupé plusieurs mairies, ce qui a donné lieu à de violents affrontements entre les indigènes, les forces de police et les civils qui ont tenté d'expulser les membres de la communauté par leurs propres moyens.

Entre-temps, le gouvernement, y compris le président Sebastián Piñera, n'a fait que des références tièdes à la volonté de dialogue, mais sans aucune proposition concrète.

Dans un événement qui a encore plus déclenché les alarmes, les dirigeants de la Fédération des Propriétaires de Camions du Sud (Fedesur) ont rencontré lundi dernier au Palais de la Moneda le ministre de l'Intérieur, Victor Perez, qui, dans une sorte d'ultimatum, a indiqué qu'ils seront en "état d'alerte" avant les actions de l'Exécutif pour contrôler la situation.

Même le président de Fedesur, José Villagarán, a donné comme délai cette semaine, et "si le gouvernement ne fait rien, nous, les camionneurs, verrons la formule pour résoudre le problème d'insécurité que nous avons", a-t-il menacé. jcm/rc
source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=389637&SEO=conflicto-mapuche-centra-la-atencion-en-chile


 

Dans Amérique

L'ONU RÉAFFIRME LE DROIT DE PORTO RICO A L’INDÉPENDANCE

Par Le 08/08/2020

Nations Unies, 7 août (Prensa Latina) L’ambassadrice cubaine Ana Silvia Rodriguez a souligné hier que le Comité de décolonisation de l’ONU a adopté une décision présentée par l´île qui réaffirme le droit de Porto Rico à l’indépendance.

Comme l’a écrit la diplomate sur son compte Twitter officiel, ce texte, adopté par consensus, souligne le droit inaliénable du peuple portoricain à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le document adopté la veille et introduit quelques jours plus tôt par Cuba a été coparrainé par Antigua-et-Barbuda, le Nicaragua, le Venezuela, la Syrie et la Russie.

La décision réaffirme que le peuple portoricain constitue une nation latino-américaine et caribéenne dotée de sa propre identité nationale qui est indéniable.

Elle appelle également le Gouvernement des États-Unis à assumer ses responsabilités en favorisant un processus permettant au peuple portoricain d’exercer pleinement son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le document reconnaît également que, dans le contexte de la recrudescence de la crise économique et fiscale à Porto Rico, le