Amérique

FABIEN ROUSSEL - PCF : AU CHILI, LA VOIE S'OUVRE POUR UNE CONSTITUTION DEMOCRATIQUE ET SOCIALE

Publié le 26/10/2020 par PCF

Chili : La voie s'ouvre pour une constitution démocratique et sociale (Fabien Roussel - PCF)

Dimanche 25 octobre 2020 pourra être considéré comme un jour historique au Chili. Lors du référendum, le peuple chilien a clairement voté pour une nouvelle constitution, il a clairement voté pour effacer définitivement tout lien avec la dictature de Pinochet.

Plus de 78% des électeurs ont voté pour la fin de la constitution qui datait de l'ère Pinochet et 79% ont voté pour que la nouvelle constitution soit construite par une convention constituante formée de citoyens, élus au suffrage universel.

Ce résultat est celui des mouvements sociaux qui ont commencé en octobre 2019, interrompus certes par la crise sanitaire mais qui débouchent aujourd'hui sur une grande victoire qui ouvre la route vers une nouvelle constitution et un nouveau référendum pour l'approuver en 2022.

Le travail va donc se poursuivre pour que cette nouvelle constitution permette les réformes nécessaires pour lutter contre les inégalités sociales, pour se libérer des dogmes néo-libéraux et des privatisations, et pour garantir la souveraineté du peuple chilien.

Ce dimanche est un nouvel espoir pour la démocratie en Amérique latine après la victoire, la semaine dernière, du MAS en Bolivie contre les putschistes.

 

Le PCF tient à féliciter le peuple chilien de cette victoire. Il apporte son soutien à toutes celles et ceux qui vont maintenant travailler à la construction d'une nouvelle constitution démocratique et sociale.

Le PCF, pleinement solidaire des forces de la gauche de transformation sociale chilienne, restera vigilant devant les tentatives de la droite, de l'extrême droite et du patronat chilien de troubler ce processus populaire.

source : https://www.pcf.fr/actualite_chili_la_voie_s_ouvre_pour_une_constitution_d_mocratique_et_sociale_fabien_roussel_pcf?recruiter_id=257833

14 MILLIONS DE CHILIENS VOTENT POUR UN REFERENDUM SUR LE CHANGEMENT DE CONSTITUTION. L’ACTUELLE CONSTITUTION DATE DE LA DICTATURE DE PINOCHET

Les Chiliens appelés aux urnes pour un référendum sur un changement de Constitution

Des militants s'embrassent à côté d'une banderole indiquant «Je vote pour le Chili et ma famille» lors d'un rassemblement avant le référendum, à Vina del Mar, le 22 octobre 2020.
Des militants s'embrassent à côté d'une banderole indiquant «Je vote pour le Chili et ma famille» lors d'un rassemblement avant le référendum, à Vina del Mar, le 22 octobre 2020. REUTERS/Rodrigo Garrido
Texte par :RFISuivre
4 mn

Au Chili, plus de 14 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche 25 octobre pour un scrutin historique. Ils devront dire s'ils « approuvent » ou « refusent » l'idée de rédiger une nouvelle Constitution. Un scrutin obtenu sous la pression de la rue, lors du mouvement social historique d'octobre 2019 contre les inégalités sociales. Le pays vit encore sous la Constitution héritée de la dictature du général Pinochet.


 

Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

D'après les sondages, le « oui » à une nouvelle Constitution l'emporterait avec plus de 60% des voix. Le scrutin était au départ prévu en avril, mais il a été décalé une fois à cause de la pandémie. Et dans ce contexte, le nombre de bureaux de vote a été augmenté pour limiter les files d'attente et les agglomérations ce dimanche 25 octobre.

Jeanette Vega, représentante de l'OMS et ex-sécretaire de la santé au Chili explique (au micro de la rédaction espagnole de RFI) les mesures d'hygiène et les précautions particulières qui seront prises dans les bureaux de vote.

« Le référendum n’entraine pas plus de risques pour la santé qu’une balade en ville. Le nombre de cas actifs dans le pays est très bas. Le virus circule peu. On a pris toutes les mesures de prévention dans les bureaux de vote, allant du gel hydro-alcoolique à la distanciation physique. Et chacun doit apporter son stylo personnel. Les gens savent qu’ils doivent se munir d’un masque et suivre les consignes sanitaires. Il y a eu une cinquantaine d'élections dans le monde (depuis le début de la pandémie) et chaque fois que l’on a respecté les mesures sanitaires, il n’y a pas eu de hausse de cas Covid. Cela est vrai aussi pour les élections qui se sont déroulées en mars en France, où une étude a montré qu’il n’y a pas eu d'augmentation des infections ou des décès lié à cet exercice. En conséquence, les électeurs n’ont pas de crainte à avoir s’ils suivent les recommandations sanitaires. »

 
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On s'attend à une hausse de la participation par rapport aux élections précédentes qui avaient été boudées par de nombreux Chiliens. Pour autant, le coronavirus pourrait aussi inciter certains électeurs à risque à rester chez eux par peur de la contagion.

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Les partisans d'une nouvelle Constitution craignent, eux, que les actes de délinquance, notamment l'incendie de deux églises dimanche dernier en marge d'une manifestation, inquiètent les électeurs indécis.

 À lire aussi : Chili: à Santiago, les Chiliens se sont lancés à vélo pour porter leurs revendications

En cas de victoire du « oui », de grands rassemblements devraient avoir lieu dans le centre des grandes villes du pays pour fêter le résultat. Une assemblée constituante serait alors élue en avril, et pourrait éloigner le Chili du modèle néo-libéral hérité de la dictature.

Beaucoup de Chiliens souhaitent en effet de meilleurs services publics et une participation plus importante de l'État dans l'économie pour garantir leurs droits sociaux comme les retraites, la santé ou encore l'éducation.

 À écouter aussi : Au Chili, l'espoir d'en finir avec la Constitution de la dictature

https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20201025-les-chiliens-appel%C3%A9s-urnes-r%C3%A9f%C3%A9rendum-changement-constitution?xtor=EPR-300-[Quotidienne_monde]-20201025-[contenu]-1141106044976

L'AMERIQUE LATINE, PILIER DE LA SECURITE ALIMENTAIRE MONDIALE

Managua, 20 octobre (Prensa Latina) Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, considère aujourd’hui l’Amérique Latine et les Caraïbes comme un pilier de la sécurité alimentaire mondiale.

Dans son intervention lors de l’ouverture de la 36ème Conférence régionale de la FAO, organisée de manière virtuelle par le Nicaragua, le dirigeant a affirmé que ce territoire deviendra le plus grand « panier alimentaire » pour la planète dans un proche avenir.

Dongyu a souligné les énormes ressources naturelles dont dispose la région pour accroître sa capacité à produire de la nourriture, mais il a souligné que pour y parvenir, il faudra d’abord surmonter des défis, ce qui ne sera possible que si « nous travaillons tous ensemble ».

Nous devons veiller à ce que tous nos travaux contribuent à la réalisation de l´Agenda 2030, qui est notre cadre commun pour le développement durable, a déclaré le directeur de la FAO lors du rendez-vous auquel participent les 33 États membres du sous-continent.

Nous voulons créer une FAO souple et inclusive qui soit au service de ses membres dans le but d’améliorer la production alimentaire, la nutrition, l’environnement et la vie, a-t-il déclaré.

Parmi les changements structurels actuellement mis en œuvre par l’agence mondiale, il a souligné la création d’un bureau dédié aux petits États insulaires en développement ainsi qu’aux pays les moins avancés et sans littoral.

C’est important, a-t-il souligné, parce que 18 des 33 nations de la région entrent dans une ou plusieurs de ces catégories, qui sont maintenant couvertes par ce nouveau bureau, dont le directeur vient aussi de cette région géographique, a-t-il souligné.

Le directeur général a également évoqué l’impact de la pandémie de Covid-19 dans tous les domaines de la vie, en particulier sur la sécurité alimentaire et les revenus.

Il a indiqué que plus de 35 millions d’emplois ont été perdus dans cette région et que l’ONU estime que jusqu’à 28 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, ce qui les rendrait plus susceptibles de souffrir d’une insécurité alimentaire grave.

À cet égard, il a noté que la FAO s’érige en fer de lance pour relever les défis posés par la crise sanitaire et a récemment lancé un programme global d’intervention et de redressement, dont l’objectif est de prévenir une urgence alimentaire mondiale pendant et après la pandémie.

Sous la présidence du Nicaragua, la conférence de l’entité multilatérale se conclura ce mercredi avec la participation inédite de près de 450 délégués gouvernementaux, ainsi que d’autres représentants de la société civile, du secteur privé, académique et scientifique.

peo/ode/rps

source : frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885068:lamerique-latine-pilier-de-la-securite-alimentaire-mondiale&opcion=pl-ver-noticia&catid=69&Itemid=101

CHILI : MOBILISATION GEANTE A SANTIAGO DU CHILI POUR L'ANNIVERSAIRE DE L'EXPLOSION SOCIALE D'OCTOBRE 2019

Grande mobilisation à Santiago du Chili pour l’anniversaire de l’explosion sociale d’octobre 2019

 

 

Santiago du Chili, 19 oct. (RHC).- Des dizaines de milliers de Chiliens se sont rassemblés dimanche à Santiago pour commémorer le premier anniversaire du début de la contestation sociale pour plus d'égalité et se mobiliser en faveur du "oui" au référendum constitutionnel.

A une semaine de ce référendum historique, où les Chiliens sont appelés à se prononcer sur un changement de Constitution, la manifestation s'est globalement déroulée dans une ambiance festive. Des affrontements ont toutefois éclaté en fin de journée avec les forces de l'ordre, déployées en masse dans le centre de la capitale.

Les manifestants se sont rassemblés dès le début de la matinée dans le centre de la capitale, sur la Plaza Italia, point de rassemblement emblématique de la contestation.

Parmi eux, de nombreux jeunes, mais aussi des familles. Certains agitaient des drapeaux, sautaient ou criaient des slogans appelant à des réformes sociales profondes. De nombreuses banderoles ont été déployées tout autour de la place.

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/237205-grande-mobilisation-a-santiago-du-chili-pour-lanniversaire-de-lexplosion-sociale-doctobre-2019


 

CHILI : LE 25 OCTOBRE PROCHAIN, LORS D’UN VOTE PLEBICITE HISTORIQUE, 14,8 MILLIONS DE CITOYENS VONT DECIDER DE LEUR AVENIR

À l´approche d´un vote majeur au Chili

 

Par Rafael Calcines

Santiago du Chili, 17 octobre (Prensa Latina) Le 25 octobre prochain, près de 14,8 millions de personnes sont convoquées aux urnes au Chili afin de décider lors d´un plébiscite historique pour une nouvelle Constitution ou pour maintenir l’actuelle, imposée en 1980 par la dictature d’Augusto Pinochet.

La conviction générale est qu’il ne s’agit pas de changer simplement une loi fondamentale pour une autre ou de réformer la loi en vigueur. Mais que cela ne sera que la première étape d’un long processus.

Lors du vote, les électeurs décideront s’il y a lieu d’établir une nouvelle Carta Magna exprimant les aspirations de millions de Chiliens qui, il y aura de ça précisément un an demain le 18 octobre, se sont lancés dans les rues pour des protestations sans précédent en réclamant des changements dans tous les domaines, y compris le démantèlement du modèle néolibéral blindé par la loi fondamentale en vigueur.

Dans des déclarations exclusives pour l´hebdomadaire Orbe, le juriste et politicien Eduardo Contreras a rappelé que la convocation à ce plébiscite a été lancée le 15 novembre 2019.

'L’Accord pour la Paix et une nouvelle Constitution entre la droite et les partis de centre qui formaient ‘la Concertation' a été la réponse de la classe politique à la mobilisation populaire d’il y a un an'. Pour Contreras, il est bon qu’un processus soit engagé pour mettre fin à l’actuelle Constitution.

Cependant, il estime comme négatif le fait que, dans l’hypothèse où gagnerait l’Approbation et l’option d´une Convention Constituante (comme mécanisme de rédaction de la nouvelle Constitution), rien ne garantit qu’il sera possible de choisir un nombre suffisant de constituants capables d’atteindre les deux tiers du total, de manière à garantir une nouvelle forme d’organisation politique de la société chilienne.

Selon celui qui est également membre de la direction du Parti communiste chilien, il s’agit de parvenir, avec l’unité des forces favorables au changement, à une majorité suffisamment forte pour décider également lors du processus ultérieur d’élection des délégués constituants, et obtenir 'une Constitution permettant à l’Etat de récupérer la propriété des richesses naturelles du pays et des principaux moyens de production'.

Il conclut que «si cela n’est pas fait, il sera impossible à l’État de garantir l’éducation, la santé, le logement, la protection sociale et la culture au peuple chilien, comme nous le souhaitons, et nous en seront au même point qu´aujourd´hui ».

À une semaine seulement de l’ouverture des bureaux de vote, il est déjà certain que le plébiscite se déroulera, qu’il y aura une participation remarquable, dans un pays marqué par l’abstentionnisme, et que l’approbation et l’option de la Convention constituante seront victorieuses.

Ceci, malgré les campagnes des détracteurs du changement qui alertent sur de possibles dangers de contagion par la Covid-19, dans une tentative évidente d´encourager une faible participation.

Mais au fur et à mesure que celles-ci s’estompent, ces détracteurs cherchent maintenant à remettre en cause les résultats du plébiscite avant même qu´il n´ait lieu, en véhiculant l’image d’un climat présumé de violence dont parlent avec insistance ces jours-ci des personnes politiques de droite et les médias alliés, en profitant d’actions isolées d’éléments extérieurs au vaste mouvement social chilien.

peo/mem/dfm/rc/cvl

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885032:a-lapproche-dun-vote-majeur-au-chili&opcion=pl-ver-noticia&catid=185&Itemid=101

 

L'ASSEMBLEE DES PEUPLES DES CARAÏBES CONDAMNE LA POLITIQUE ETASUNIENNE POUR LA REGION

L'Assemblée des peuples des Caraïbes condamne la politique étasunienne pour la région

 

Port-of-Spain, 13 oct. (RHC).- L'Assemblée des peuples des Caraïbes a condamné lundi la politique d'ingérence du président des États-Unis, Donald Trump, à l’égard de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela et a exhorté la communauté de la région à résister à l'assaut impérial nord-américain.

L’Assemblée des Peuples a exprimé son opposition ferme à toute tentative d’attaque militaire contre le Venezuela par les États-Unis, la Colombie et le Brésil.

Dans sa déclaration, cette organisation sociale appelle les gouvernements du Suriname et de la Guyane à éviter d'être utilisés par l'armée nord-américaine dans des manœuvres qui impliqueraient une action militaire contre le Venezuela.

Nous condamnons les sanctions illégales et illégitimes des États-Unis contre le Venezuela ainsi que les sanctions imposées contre les fonctionnaires vénézuéliens et la saisie de l'or vénézuélien par la Banque d'Angleterre, indique le document.

L'économiste et leader politique de Trinite-et-Tobago, David Abdulah, a lu par visio-conférence la  déclaration de l'Assemblée des peuples des Caraïbes le jour où celle-ci commémorait la résistance des peuples indigènes.

 Au nom du Comité exécutif régional, David Abdulah a demandé la diffusion de cette déclaration, comme première étape des actions qu'ils entendent mener dans un avenir proche contre la politique interventionniste de Washington.

La déclaration rejette d’autre part les desseins du Groupe de Lima de déstabiliser le Venezuela.

L'assemblée a rejeté l'idée que le Venezuela est un État qui fait du trafic de drogue et que ses dirigeants sont des criminels, comme veut le montrer le Groupe de Lima.

Pour ce qui est de Cuba, l'assemblée a rejeté le blocus illégal imposé par les Etats-Unis depuis les années 1960 et elle s'est opposée à toute menace contre l'île.

Nous exprimons notre indignation contre les États-Unis, pour leur refus total de lever les sanctions contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, qui luttent contre le Covid-19 et le privent des ressources nécessaires pour faire face à la pandémie, qui entraîne la perte de vies humaines.

L'assemblée a montré son indignation face aux sanctions étasuniennes contre les nations des Caraïbes après avoir accepté l'aide fournie par Cuba et ses brigades médicales aux nations de la région.

Ils ont souligné le soutien inestimable apporté par Cuba en cas d'urgence, que ce soit l'épidémie de choléra en Haïti, les catastrophes naturelles, et maintenant avec la pandémie de Covid-19.

L'assemblée appelle les peuples de la région à rester unis pour défendre leur souveraineté et s'opposer au programme impérialiste nord-américain, qui cherche à intervenir en toute impunité dans le développement de nos nations.

Source : Prensa Latina

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/236625-lassemblee-des-peuples-des-caraibes-condamne-la-politique-etasunienne-pour-la-region


 

PARIS, LE 10/10/2020 : PROGRAMME DE LA 40e EDITION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES DES AMERIQUES

[Peuples Autochtones / COVID-19 / Climat] Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques (Paris, le 10/10/20)

Silvanu

à :

csianews_l@samizdat.net 

Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques (Paris, le 10/10/20)

publié par CSIA-Nitassinan

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1157

Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques

Le CSIA-Nitassinan est heureux de vous inviter aux célébrations de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques. Nous sommes heureux de pouvoir l’organiser malgré la situation sanitaire actuelle. Nous remercions la Mairie de Paris de nous accorder la Salle Jean Dame à cette occasion.

Le thème de cette année est « Peuples autochtones des Amériques - Construire un autre monde, décolonial »

Au programme de cette journée qui s’annonce magnifique :

15h - Ouverture des portes

15h15 - Présentation de la journée par le CSIA-Nitassinan et du Festival "25 ans de solidarité avec les communautés zapatistes au Mexique" par le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), avec l’annonce de la venue en Europe en avril prochain d’une grande délégation des peuples autochtones du Mexique coordonnée par l’EZLN et le Congrès National Indigène (CNI).

15h30 - MAPUCHE (CHILI / ARGENTINE)

PROJECTION - Vidéo "YAS AIKE", un documentaire sur le combat de la communauté Mapuche Liempichun en Puelmapu (Argentine) pour la restitution de restes humains de son ancêtre détenu dans les réserves du Museum d’Histoire Naturelle, à Paris. Cette projection sera suivie d’un point d’information par Terre et Liberté pour Wallmapu.

16h15 - MAPUCHE - Wara Mariño Queupumil, coordinatrice du Réseau Mapuche Suiza et Veronica Paillalef Painemal, représentantes Mapuche du Chili interviendront sur la lutte du peuple Mapuche pour son autodétermination et de la solidarité avec les prisonnier.e.s Mapuche en grève de la faim.

17h - Pause

17h15 - PEUPLES D’AMAZONIE (GUYANE / BRÉSIL)

PROJECTION - Projection du film "Untɨ, les origines", du réalisateur kali’na Yanuwana Christophe Pierre (Guyane "française")

"Ce film est un voyage initiatique depuis l’embouchure du Maroni jusqu’aux collines du Tumuc Humac, à la frontière brésilienne. Remontant le fleuve à la rencontre des Amérindiens de Guyane et à la recherche de mon identité, j’aborderai ainsi les questions essentielles de la situation sociale et économique actuelle. Le Maroni, fil rouge de ce récit, sera le vecteur de mes colères, de ma tristesse, de mes interrogations et de mon espoir". - Yanuwana Christophe Pierre (Kali’na)

18h - TABLE RONDE - "Peuples autochtones d’Amazonie face au COVID-19 et à la pandémie capitaliste"

- Ludovic Pierre (Kali’na, Guyane "française") - représentant de Jeunesse autochtone de Guyane (JAG)
- Eloy Terena (Terena, Brésil) - avocat et conseiller juridique de l’Articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB)
- Un.e représentant.e d’Autres Brésils

19h - LA NATION NAVAJO FACE AU COVID-19- Intervention de Stefan Yazzie Herbert (Diné / Navajo, États-Unis), un des coordinateurs de collectes de Navajo Nation COVID-19 Relief Fund

L’histoire de la Nation Navajo en cette période de pandémie est tragique, mais c’est aussi une histoire de résilience, de force et de triomphe face à l’adversité. Le peuple Navajo a subi la pire épidémie de coronavirus des États-Unis, avec un taux d’infection par habitant plus élevé que dans tout autre État américain.

19h45 - Pause

PROJECTION EXCEPTIONNELLE DU FILM "THE CONDOR AND THE EAGLE"
projeté pour la première fois avec un sous-titrage en français, réalisé par Aurélie Journée-Duez (CSIA-Nitassinan).

THE CONDOR AND THE EAGLE
de Sophie Guerra, Clement Guerra
2019, États-Unis, France, Allemagne, 82′

"Douglas Blush (Mr. Soul, Icarus, 20 Feet From Stardom, The Hunting Ground, The Invisible War, etc.), éditeur/producteur oscarisé, parle du Condor & The Eagle en ces termes : "Ce documentaire emmène la lutte pour la justice climatique au-delà des frontières habituelles des nations séparées et montre un nouveau mouvement plus large qui se développe parmi de nombreux peuples autochtones, en utilisant une cinématographie palpitante, des histoires profondément personnelles et l’urgence de demain. The Condor & The Eagle est à la fois un travail profond de journalisme climatique et un film d’aventure passionnant et émotionnel". Quatre leaders environnementaux autochtones se lancent dans une extraordinaire aventure transcontinentale, depuis les plaines canadiennes jusqu’au cœur de la jungle amazonienne, pour unir les peuples d’Amérique du Nord et du Sud et approfondir le sens de la "Justice climatique". Le documentaire Condor & The Eagle offre un aperçu d’une renaissance spirituelle en développement, alors que les quatre protagonistes du film apprennent les uns des autres le long héritage de résistance au colonialisme et à son économie extractive. Leur chemin à travers la jungle les emmène dans un voyage inattendu, stimulant et libérateur, qui changera à jamais leur attachement à la Terre et à l’autre. "

Bande annonce :

21h45 - Fin

Nous vous attendons donc nombreuses et nombreux pour venir célébrer avec nous la résistance des peuples autochtones dans la construction d’un autre monde décolonial, alors que les statues de Christophe Colomb et des autres symboles de la "Conquêtes" sont en train de tomber au États-Unis et ailleurs.

Informations pratiques :

Date : Samedi 10 octobre 2020, de 15h à 21h45
Lieu : Salle Jean Dame (Paris, 2ème) – M° : Sentier (Ligne 3)

Entrée à prix libre

ATTENTION -> Le port du masque et le respect de la distanciation physique seront obligatoires. - Les places seront limitées


- Pour nous aider à l’organisation, faites un don !

https://www.helloasso.com/associations/comite-de-solidarite-avec-les-indiens-des-ameriques-csia-nitassinan/collectes/journee-de-solidarite-avec-les-peuples-autochtones-des-ameriques-2020

SI VOUS PRÉFÉREZ PARTICIPER A CETTE SOUSCRIPTION PAR CHÈQUE

Quel que soit le montant de votre participation, votre aide sera précieuse.

Veuillez nous retourner ce coupon, à notre adresse, accompagné d’un chèque à l’ordre du CSIA (comportant la mention "Octobre" au dos) :


DONS OCTOBRE 2020 - Pour aider à la venue de déléguées autochtones lors de la 40e édition de la journée d’octobre du CSIA, je fais un don de :

.... 10 € - .... 15 € - .... 25 € -.... 50 € - .... 75 € - ....100 € - Autres : ……. €

NOM : ........................... PRÉNOM : ................... SIGNATURE :.................

A retourner au : Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (Octobre) - 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris


Si vous voulez devenir bénévole pour l’organisation des événements en octobre, laissez un message sur notre répondeur avec vos coordonnées : 0143730580 (répondeur) ou envoyez un courriel à info@csia-nitassinan.org

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1157


 

INJURES RACISTES : LA FAMILLE D'UNE FEMME AUTOCHTONE, MERE DE SEPT ENFANTS, DECEDEE AU CANADA ATTAQUE EN JUSTICE

Injures racistes: la famille d’une autochtone décédée au Canada attaque en justice

 Depuis 6 heures  3 octobre 2020

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 Amérique et Europe - Canada

 

La famille d’une femme autochtone, morte après avoir été victime de commentaires racistes d’infirmières qu’elle a filmées dans un hôpital au Québec, a annoncé vendredi son intention de lancer des poursuites pour « réclamer justice ».
« Je suis ici pour réclamer justice », a lancé, en larmes, Carol Dubé, le veuf de Joyce Echaquan. La mort de cette femme de 37 ans a provoqué une onde de choc et d’indignation au Canada.
« Je ne veux pas que sa mort soit inutile », a-t-il ajouté, la voix brisée par l’émotion, lors d’une conférence de presse. « Combien de vies humaines faudra-t-il encore pour qu’enfin nous puissions reconnaitre qu’il existe du racisme systémique envers nous, la nation autochtone? »

La jeune femme, qui réclamait de l’aide sur son lit d’hôpital, avait filmé la scène avec son téléphone lundi à l’hôpital de Joliette, à 70 km de Montréal.
Dans cette vidéo de 7 minutes diffusée en direct sur Facebook, cette mère de sept enfants de la nation Atikamekw lance des appels à l’aide tandis qu’infirmières et aides-soignantes lui lancent des propos jugés racistes ou dégradants.

Admise pour des douleurs à l’estomac, la jeune femme est décédée peu après l’enregistrement.
« Combien d’autres situations semblables ne sont pas dénoncées parce qu’on ne le sait pas? », a lancé M. Dubé. « Je suis convaincu que ma conjointe est décédée parce que le racisme systémique a contaminé l’hôpital de Joliette ».

L’avocat de la famille, Jean-François Bertrand, a indiqué qu’il allait demander des dommages et intérêts à l’hôpital de Joliette ainsi qu’aux employés à l’origine des injures racistes ou propos dégradants entendus dans la vidéo.

Une infirmière et une aide-soignante de cet établissement ont été congédiées suite à cette affaire.

L’avocat compte demander que l’infirmière soit radiée à vie. Il souhaite également l’ouverture d’une enquête de police.
« Ce qui s’est passé est rien moins qu’inacceptable », a-t-il déclaré. « C’est malheureusement le reflet d’un racisme systématique vécu chaque jour par les peuples autochtones ».

Le Premier ministre du Québec François Legault a annoncé l’ouverture de deux enquêtes: l’une par les autorités sanitaires régionales, l’autre par le coroner, l’officier chargé d’enquêter sur les morts survenues dans des circonstances suspectes ou en raison de négligences.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1890814


 

CHILI, 50 ANS APRÈS: L'HÉRITAGE DE SALVADOR ALLENDE

50 ANS APRÈS: L'HÉRITAGE DE SALVADOR ALLENDE

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18 SEPT. 2020

50 ans après: l'héritage de Salvador Allende

Un demi-siècle après l'élection de Salvador Allende en septembre 1970, il nous faut rendre hommage à un homme d'une intégrité personnelle et politique exceptionnelle, qui fut entièrement dévoué à la cause de son peuple. Le bref gouvernement d'Unité Populaire au Chili, avec la Révolution cubaine, a élargi l'horizon d'espoir pour la lutte populaire en Amérique latine. Sa fin tragique et la conspiration impérialiste criminelle qui y a concourru confirment une règle qui n'admet aucune exception : l'émancipation et le progrès exigent, partout, le pouvoir populaire, la perspective du socialisme et la mobilisation anti-impérialiste combative du peuple tout entier.

Par ses accomplissement au gouvernement et par son sacrifice héroïque, Allende a laissé un héritage extraordinaire aux peuples de Notre Amérique, sans lequel il est impossible de comprendre le cheminement que les peuples d'Amérique Latine ont engagé depuis la fin du siècle dernier et qui a abouti à la défaite du principal projet géopolitique et stratégique des États-Unis pour la région, l'ALCA [ndlr: Accord de Libre Echange des Amériques], à Mar del Plata en 2005.

Il y a des dates qui marquent des jalons indélébiles dans l'histoire de notre Amérique. Le 4 septembre est l'un de ces jours. Comme le 1er janvier 1959, triomphe de la Révolution cubaine, ou le 13 avril 2002, lorsque le peuple vénézuélien est descendu dans la rue et a réinstallé au Palais de Miraflores un Hugo Chávez prisonnier des putschistes, ou encore le 17 octobre 1945, lorsque les masses populaires argentines ont obtenu la libération du Colonel Perón et ont commencé à écrire une nouvelle page de l'histoire nationale. La date du 4 septembre fait partie des événements épiques d'Amérique latine. Le 4 septembre 1970, Salvador Allende a remporté les élections présidentielles en battant le candidat de droite Jorge Alessandri et relégué celui du parti démocrate chrétien, Radomiro Tomic, à la troisième place.

L'élection de 1970 fut la quatrième à laquelle se présentait Allende. Sa première apparition fut en 1952, où il a recueilli un peu plus de 5% des voix, bien loin du vainqueur Carlos Ibáñez del Campo (47%). Il ne se découragea pas et en 1958, en tant que candidat du Front d'Action Populaire (FRAP), organisation d'alliance des partis socialiste et communiste, il rassembla 29% des voix et fut proche d'enlever la victoire à Jorge Alessandri (32%).

Dès ce moment, touts les voyants étaient au rouge au Département d'État des Etats-Unis, comme l'a illustré le nombre croissant de mémos et de télégrammes relatifs à Allende et à l'avenir du Chili qui a saturé les canaux de communication entre Santiago et Washington. Le triomphe de la Révolution cubaine a propulsé le FRAP au rang de menace prioritaire pour le Chili et toute la région, car Salvador Allende est apparu aux yeux des hauts fonctionnaires de Washington - la Maison Blanche, le Département d'État et la CIA - comme un "extrémiste de gauche", pas foncièrement différent de Fidel Castro et tout aussi nuisible pour les intérêts américains.

À l'approche de la date cruciale de l'élection présidentielle de 1964, l'implication des États-Unis dans la politique chilienne s'est renforcée de manière exponentielle. Les rapports de missions soulignaient une ambivalence inquiétante dans l'opinion publique. D'un côté, une certaine admiration pour le "mode de vie américain" et l'importance des entreprises américaines basées au Chili. Mais de l'autre, derrière cette apparente sympathie, se cachait une hostilité latente qui, combinée à la remarquable popularité de Fidel Castro et de la Révolution cubaine, pouvait conduire le Chili sur une voie révolutionnaire que Washington n'était pas prêt à tolérer. D'où le soutien torrentiel et multiforme (financière, diplomatique, culturelle et communicationnel) au candidat de la Démocratie Chrétienne (Eduardo Frei), en recourant aux pires méthodes de propagande dans l'unique but de décrédibiliser Allende et le FRAP et d'exalter le futur gouvernement démocrate-chrétien, porteur de "révolution dans la liberté" - par opposition au processus révolutionnaire cubain tant détesté (par Washington, bien sûr).

Un mémo envoyé le 19 mars 1964 par Gordon Chase à Mc.George Bundy, conseiller à la sécurité nationale du président Lyndon B. Johnson, traduit tout le malaise que suscitait l'élection présidentielle chilienne à Washington. Chase suggèra qu'à ce stade, quatre scénarios étaient possibles: a) une défaite d'Allende ; b) une victoire d'Allende sans majorité absolue, permettant de manœuvrer pour faire élire Frei au Congrès ; c) un renversement d'Allende via un coup d'État militaire, avant même qu'il n'entre en fonction (car après ce serait beaucoup plus difficile) ; d) une victoire d'Allende. Face à cette dernière éventualité, Chase écrivait: "nous serions en difficulté parce qu'il nationaliserait les mines de cuivre et se joindrait au bloc soviétique à la recherche d'une aide financière", avant de conclure "nous devons faire tout notre possible pour que le peuple soutienne Frei". C'est ce qu'ont fait les États-Unis; cela a abouti à la victoire de Frei (56 %) sur Allende, qui, malgré la "campagne de terreur" dont il fut victime, est parvenu à recueillir 39 % des voix.

La victoire de la démocratie chrétienne fut saluée à Washington avec un grand soulagement et le sentiment d'avoir porté un coup définitif à Allende et à la potentielle continentalisation de la Révolution cubaine. Toutefois l'auto-proclamée "Révolution de la liberté" s'est soldée par un échec retentissant, à la fois politique et économique, qui a contraint le candidat du parti au pouvoir (Radomiro Tomic) à se lancer dans la bataille électorale en brandissant le slogan d'une "voie non capitaliste vers le développement", afin de contrecarrer l'adhésion croissante que les propositions socialistes de l'Unité Populaire exerçaient sur l'électorat chilien.

La quatrième tentative électorale a souri à Allende qui, malgré la formidable campagne de calomnie dont il a encore fait l'objet, a réussi à l'emporter sur Jorge Alessandri (36,2% contre 34,9% des voix). Tout était désormais entre les mains du Congrès car, en l'absence de majorité absolue, il fallait départager les deux candidats. Dès lors, il ne restait plus que deux moyens (selon Chase) pour empêcher Allende d'accéder à la présidence: procéder à un coup d'État militaire préventif (d'où l'assassinat du général constitutionnaliste René Schneider) ou manipuler les votes au Congrès (en procédant à la persuasion,la corruption ou l'extorsion) pour faire nommer Alessandri à la présidence. Aucun de ces deux plans n'a réussi et, le 4 novembre 1970, le candidat de l'Unité Populaire fut élu président du Chili. Il est ainsi devenu le premier président marxiste élu dans le cadre des insitutions bourgeoises et le premier à tenter de faire avancer la construction du socialisme par voie pacifique.

Malgré d'énormes obstacles, le gouvernement d'Allende a ouvert une brèche significative. Son gouvernement fut assiégé avant même d'entrer à La Moneda, faisant face à une attaque brutale de la part de l'ambassade et de ses célèbres alliés locaux, c'est-à-dire toute la droite: l'ancienne et la nouvelle (Démocratie chrétienne), les entreprises commerciales, le grand capital et ses médias, l'Eglise et une partie de la classe moyenne (victime d'un terrorisme médiatique sans précédent en Amérique latine). Pourtant, même dans ces conditions difficiles, le gouvernement d'Allende est parvenu à renfrorcer l'intervention de l'État et à développer la planification économique. Il a réussi à nationaliser le cuivre grâce à une loi adoptée presque sans opposition au Congrès, mettant ainsi fin au pillage systématique pratiqué par les entreprises américaines et avec le consentement des gouvernements précédents. Anaconda et Kennecott (ndlr: les deux entreprises qui exploitaient le cuivre avant la nationalisation) ont pu engrenger plus de 4 milliards de dollars en 40 ans à partir d'un investissement initial parfaitement ridicule (30 millions de dollars). Un scandale ! Salvador Allende a également placé le charbon, le fer et le salpêtre (nitrate de potassium) sous contrôle étatique, récupéré les aciéries stratégiques de Huachipato, accéléré la réforme agraire en accordant des terres à quelque 200 000 paysans sur près de 4 500 propriétés et, enfin, nationalisé presque l'intégralité du système financier (banques et assurances privées) en acquérant la majorité des parts à des conditions avantageuses. Par ailleurs, son gouvernement a nationalisé l'entreprise Telegraph and Telephone International (IT&T), qui disposait d'un monopole sur les communications et en avait profiter pour organiser et financer - en lien avec la CIA - la campagne médiatique contre l'investiture de Salvador Allende.

Ces politiques ont abouti à la création d'une "zone de propriété sociale" où les principales entreprises qui conditionnaient le développement économique et social du Chili (telles que le commerce extérieur; la production et la distribution d'énergie électrique; le transport ferroviaire, aérien et maritime; les communications; la production; le raffinage et la distribution du pétrole et de ses dérivés; l'acier; le ciment, la pétrochimie et les produits chimiques lourds; la cellulose et le papier) sont devenues contrôlées ou fortement réglementées par l'État. En plus de ces réalisations impressionnantes, un programme alimentaire fut mise en oeuvre et comprenant, entre autres, la distribution d'un demi-litre de lait aux enfants. Le gouvernement d'Allende a également promu la santé et l'éducation à tous les niveaux, démocratisé l'accès à l'université et lancé un ambitieux programme culturel par l'intermédiaire d'une maison d'édition d'État (Quimantú), qui a publié et distribué des millions de livres gratuitement ou un prix dérisoire.

Par son travail gouvernemental et son sacrifice héroïque, Allende a laissé un héritage extraordinaire aux peuples de Notre Amérique, grâce auquel nous sommes parvenus à mettre en échec l'ALCA (l'accord de libre échange des Amériques). Allende a été l'initiateur du cycle progressiste et de gauche qui a secoué l'Amérique latine au début de ce siècle. Il était un anti-impérialiste sans faille et un ami inconditionnel de Fidel, du Che et de la Révolution cubaine, à un moment ou cela équivalait à un suicide politique et le transformait en chair à canon pour les médias téléguidés depuis les États-Unis. Salvador Allende, homme d'une intégrité personnelle et politique exemplaire, a payé de sa vie sa loyauté aux grandes causes du socialisme, de la démocratie et de l'anti-impérialisme. Aujourd'hui, en commémorent le 50e aniverssaire de cette victoire, il nous faut exprimer toute la gratitude due à ce père fondateur et saluer sa mémoire au moment où nous inaugurons un nouveau cycle progressiste qui conduira à la seconde et véritable indépendance de nos peuples.

Atilio A. Borón

ODIARIO.INFO

Publié sur le site du PCB

le 11/09/2020

Traduction MR pour Solidarité Internationale PCF

https://pcb.org.br/portal2/26117/50-anos-depois-o-legado-de-salvador-allende/

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/09/50-ans-apres-l-heritage-de-salvador-allende.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

L'EXEMPLE ET L'HERITAGE DE LA GUERILLERA TAMARA BUNKE SONT EXALTES EN ARGENTINE

L'exemple et l'héritage de la guérillera Tamara Bunke sont exaltés en Argentine

L'exemple et l'héritage de la guérillera Tamara Bunke sont exaltés en Argentine
 Buenos Aires, 31 août (Prensa Latina) L'exemple de la révolutionnaire et de l'héritage de l'Argentine Tamara Bunke, mieux connue sous le nom de Tania la guérillera, a été célébré ici aujourd'hui 53 ans après son assassinat en Bolivie.

Dans un hommage organisé par le Mouvement argentin de solidarité avec Cuba (MasCuba), les participants ont souligné le dévouement et la lutte d'une femme qui a tout essayé, qui a même renoncé à ses projets personnels pour embrasser des causes révolutionnaires, convaincue qu'un monde meilleur est possible.
                                         
                                       
Tania était une combattante qui se consacrait corps et âme à la cause révolutionnaire malgré une vie courte mais intense, a souligné le conseiller de l'ambassade de Cuba en Argentine, Isidro Betancourt, qui a rappelé la femme qui, à l'âge de 18 ans, a commencé à servir dans l'armée et a rejoint très jeune un autre grand Argentin, Ernesto Che Guevara, pour lutter contre l'injustice sociale.

Au cours du forum, retransmis en direct par Acercándonos Ediciones, la diplomate a rappelé les liens tissés depuis l'époque où, dans son rôle de traductrice, Bunke a rencontré le Che en Allemagne, un moment qui est devenu une grande amitié pour toujours.

De même, il a souligné comment Tania est arrivée à Cuba de la main de laballerine  Alicia Alonso, récemment décédée, et dans cette île des Caraïbes elle s'est intégrée à l'effervescence révolutionnaire, pour remplir des missions risquées. C'est là, dit-il, qu'est née Tania la guérillera, celle qui, avec le Che, a été la guérillera héroïque dans la jungle bolivienne.

Cinquante-trois ans après l'embuscade dans laquelle elle a perdu la vie, Betancourt a souligné que Tania est aujourd'hui un paradigme de rébellion et de ténacité, une légende vivante qui se multiplie chez les milliers de femmes qui luttent pour un monde meilleur.

Sur chaque visage de ces femmes cubaines qui subissent un blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis il y a plus de six décennies, l'inspiration pour les médecins qui, dans les brigades de l'île, combattent le Covid-19 dans le monde, pour les scientifiques qui réalisent avec succès l'essai clinique du premier candidat vaccin contre la pandémie.
                                  
                                          
Pour sa part, Raquel Nemkovsky, membre de Mas cuba, a rappelé la sensible, charismatique et très intelligente Tania, qui a forgé et donné sa vie à la lutte pour la libération des peuples.

Cette guérillera qui, à peine âgée de 30 ans, a laissé une marque sur la révolution latino-américaine qui ne s'est pas éteinte et qui continuera à s'illuminer jusqu'à ce que les peuples du monde parviennent à se libérer de l'oppression et de l'injustice", a-t-elle déclaré.

mem/mai/cvl

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=393260&SEO=exaltan-en-argentina-ejemplo-y-legado-de-guerrillera-tamara-bunke-fotos