Amérique

MERCREDI 13 JANVIER A 20H SUR RADIO GALERE : LA PANDEMIE EN AMERIQUE LATINE. COMAGUER RECOIT ROMAIN MIGUS

Mercredi 13 janvier à 20h

sur Radio Galère 

LA PANDEMIE EN AMERIQUE LATINE

comaguer reçoit  ROMAIN MIGUS

coordinateur du site 

www.les2rives.info

LES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS AMÉRICAINS RÉAGISSENT AU COUP DE FORCE FASCISTE DU CAPITOLE À WASHINGTON DC

LES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS AMÉRICAINS RÉAGISSENT AU COUP DE FORCE FASCISTE DU CAPITOLE À WASHINGTON DC

 Solidarité Internationale PCF EtatsUnis 0

07 JANV. 2021


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

Dans divers déclarations publiques et messages postés sur les réseaux sociaux, plusieurs partis communistes et ouvriers des États-Unis ont fermement condamné les émeutes provoquées par les partisans de Trump à Washington DC, en soulignant que la menace d'extrême droite, fasciste et nationaliste doit être vaincue par la lutte du peuple :
 

Dans un commentaire sur Twitter, le Parti des Communistes, États-Unis (PCUSA) a déclaré :

"La situation qui s'est produite au Capitole aujourd'hui devrait montrer à l'ensemble du pays le danger du nationalisme et le type de danger que représente Trump et sa base. C'était un avant-goût de la terreur que l'on peut attendre de ces groupes si rien n'est fait pour y remédier. Rejoignez-nous et organisez-vous".

 

De son côté, un éditorial publié dans le "People's World", le journal du Parti communiste des États-Unis (CPUSA), souligne que "l'insurrection fasciste de Trump à Washington vise à détruire la démocratie américaine". L'article souligne entre autres :

"Depuis des années, Trump nous dit qui et ce qu'il est. Un fasciste occupe la Maison Blanche depuis janvier 2017. S'il pouvait obtenir un ou deux généraux pour l'accompagner et lui fournir les troupes nécessaires, y a-t-il vraiment plus de doute que Trump détruirait complètement la démocratie américaine ?

Pour ceux qui y prêtent attention, il est évident depuis longtemps que Trump était une menace pour la survie même du gouvernement démocratique dans ce pays. Les événements du 6 janvier à Washington le rendent totalement indéniable.

Nous l'avons déjà dit, et nous le dirons encore : Non au coup d'État de Trump".

 

Dans une déclaration sur les événements de Washington D.C., la Freedom Road Socialist Organization (FRSO) déclare que "les racistes et les réactionnaires doivent être vaincus". La déclaration se termine comme suit :

"Cette tentative de maintenir Trump au pouvoir en dit long sur la direction que prend ce pays. L'empire américain s'érode, et le capitalisme monopoliste est un système malade et mourant, et ses représentants politiques défaillants étaient à l'avant-scène à Washington DC aujourd'hui. Il est impératif que tous ceux d'entre nous qui aspirent à un avenir meilleur agissent. Nous devons rester dans la rue et nous battre pour un programme qui représente les intérêts du peuple. Le chemin à parcourir sera difficile, mais l'avenir est prometteur".

 

Une déclaration sur les événements au Capitole américain a également été publiée par le Parti pour le Socialisme et la Libération (PSL) dans son journal Liberation News, qui dénonce le président Trump pour "incitation à l'insurrection fasciste contre le Congrès".

"Les événements qui se sont produits aujourd'hui sont une source de grave embarras pour la classe dirigeante américaine sur la scène mondiale et affaiblissent la position globale de l'impérialisme américain", souligne la déclaration du PSL qui se termine par les mots suivants :

"Ce qui doit vraiment se passer, c'est que tous les responsables de l'acte historique d'agression fasciste d'aujourd'hui soient traduits en justice. Cela inclut en particulier Donald Trump, et ceux qui, dans la hiérarchie militaire et policière, ont utilisé leur position pour faciliter les événements d'aujourd'hui. Une coalition fondée sur la collusion entre la police, des éléments du ministère de la défense et une foule fasciste a lancé une attaque sans précédent. La menace de l'extrême droite ne peut être vaincue de manière décisive que par un front militant et uni de la classe ouvrière multinationale".

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2021/01/les-partis-communistes-et-ouvriers-americains-reagissent-au-coup-de-force-fasciste-du-capitole-a-washington-dc.html

CHILI : LA COUR D'APPEL DE VALDIVIA STATUE EN FAVEUR DE LA NATION MAPUCHE

28 Décembre 2020

 

Santiago du Chili, 28 décembre (RHC) La Cour d'appel de Valdivia a annulé cette semaine la décision du tribunal de Panguipulli du 13 avril 2020.

L’arrêt de ce tribunal a mis fin à un bail de 1989 qui refusait au peuple Mapuche le droit à ses terres dans cette région du Chili.

La Cour d’appel de Valdivia reconnaît «le lien avec la terre comme un élément essentiel de la culture indigène, en particulier de la nation mapuche».

L'arrêt précise que «les terres appartenant aux populations indigènes ne peuvent être louées, données en usufruit ou transférées à des tiers pour leur utilisation, leur jouissance ou leur administration.

La terre est une question d'essence de la vie des Mapuches ; «dans le cadre de leur vision cosmologique et en tant que membres de cette vision globale de l'univers et de ses divers éléments», déclare le texte de la sentence. Elle impose « la reconnaissance des peuples, le droit à la propriété ancestrale en tant que valeur culturelle et la possession des terres» qu'ils occupent traditionnellement.

Source: Telesur

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/243165-la-cour-dappel-de-valdivia-au-chili-statue-en-faveur-des-mapuches

Tag(s) : #Chili#Mapuches

CHILI : APPROBATION DE LA PARTICIPATION INDIGENE A LA CONVENTION CONSTITUTIONNELLE

17 Décembre 2020

Santiago de Chile, 16 décembre (Prensa Latina) Après des semaines de longs débats et des atermoiements, le Sénat et la Chambre des députés du Chili ont finalement adopté hier une formule pour la participation indigène à la rédaction d’une nouvelle Constitution.

La proposition présentée par une commission mixte des deux instances a été soutenue par les députés avec 140 voix pour, 7 contre et 2 abstentions, l´envoyant pour débat ultérieur au Sénat, qui l’a approuvée hier soir à l’unanimité.

L’accord sur les sièges réservés aux peuples autochtones pour garantir leur participation à la convention constitutionnelle établit 17 places sur les 155 membres qui seront élus en avril prochain pour cet organe, tandis qu’un quota pour les personnes d’ascendance africaine a été rejeté.

Bien que l’opposition majoritaire lui ait donné son accord pour ne pas retarder davantage le processus, elle a exprimé de nombreuses critiques, notamment parce que le consensus est loin d’être optimal et que ce n’est que le minimum qui ait pu être occtroyé, comme l’a expliqué la députée Alejandra Sepúlveda, du Front régionaliste vert social.

Dans des déclarations à la presse, la députée communiste Carmen Hertz a déclaré que ces sièges réservés n’étaient pas une concession gracieuse aux peuples originaires, mais que cela découle de la lutte des indigènes qui ont été historiquement discriminés et dont les problèmes actuels trouvent leur origine précisément dans leur manque de participation.

Elle a également critiqué le nombre de représentants accordé, car la proportion correspondant au pourcentage de population autochtone devrait être de 25, parce que 12,8 % de la population du pays s’identifie comme appartenant à un peuple originaire.

Malgré les limites du texte approuvé, il est considéré comme un pas important, qui se fait dans une course contre le temps pour la formation des candidatures en vue de l’élection de la Convention constituante, car celles-ci devront être définies au plus tard le 11 janvier prochain.

Sur les 17 sièges définis, sept sièges seront réservés aux représentants de la communauté mapuche, deux aux aymara et un à chacun des peuples rapa nui, quechua, atacameño, diaguita, colla, kawéskar, yagan et chango.

Du gouvernement, qui avait été critiqué pour avoir eu une position pour le moins dire ambiguë sur cette question, la ministre du Développement social, Karla Rubilar, a remercié le travail du Congrès et a noté que la nouvelle Constitution sera également écrite en caractères indigènes.

peo/car/rc

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885318:approbation-de-la-participation-indigene-a-la-convention-constitutionnelle-au-chili&opcion=pl-ver-noticia&catid=49&Itemid=101

Tag(s) : #Chili

ARGENTINE : LE SENAT VOTE UNE LOI SUR LES GRANDES FORTUNES POUR LUTTER CONTRE LE CORONAVIRUS ET AIDER LES PLUS DEMUNIS ET LES PETITES ENTREPRISES

Dans sa lutte contre le Covid-19, l'Argentine approuve un impôt extraordinaire sur les grandes fortunes

 

L'impôt ne concernera que près de 12.000 contribuables, détenteurs de liquidités supérieures à 25 fois le montant de la taxe

L'impôt ne concernera que près de 12.000 contribuables, détenteurs de liquidités supérieures à 25 fois le montant de la taxe - © JUAN MABROMATA - AFP

 

 Publié le samedi 05 décembre 2020 à 07h44

    

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Le Sénat argentin, après la Chambre des députés, a voté vendredi une loi instituant un impôt extraordinaire sur les grands fortunes, concernant quelque 12.000 personnes, afin de lutter contre l'épidémie de coronavirus et aider les plus démunis et les petites entreprises.

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Cet impôt, défendu par la majorité soutenant le président Alberto Fernandez, est censé rapporter quelque trois milliards de dollars. "Personne ne devra vendre des machines ou des terres", a assuré la directrice de l'autorité fiscale argentine, Mercedes Marco del Pont, dans un pays où la richesse est avant tout celle des grands producteurs agricoles.

►►► À lire aussi : Impôt sur la fortune : faire payer la crise aux riches, symbolique ou nécessaire ?

L'impôt ne concernera que près de 12.000 contribuables, détenteurs de liquidités supérieures à 25 fois le montant cette taxe, selon la directrice de l'autorité fiscale. Ce nouvel impôt a toutefois été vivement critiqué par l'opposition libérale du mouvement Juntos por el Cambio (Ensemble pour le changement) de l'ancien président Mauricio Macri, qui le considère comme "confiscatoire".

Au profit de la santé et des plus démunis

Quelque 40,9% des 44 millions d'Argentins vivent sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage dépasse les 10% et l'économie est en récession depuis 2018. Le produit intérieur brut (PIB) argentin devrait chuter de 11% cette année, selon la Banque centrale, en raison notamment de l'épidémie qui a fait plus de 39.000 morts et 1,5 millions de personnes contaminées.

Quelque 20% du produit de cet impôt viendra en aide au système de santé, 20% à l'aide aux petites et moyennes entreprises, 15% à des aides sociales, 20% à des bourses pour les étudiants et 25% à des entreprises dans le secteur du gaz naturel.

Mais pour Hernan Letcher, directeur du Centre d'études de politique économique (Cepa), cette taxe n'a rien de spécifique à l'Argentine quand "au moins 11 pays d'Europe et d'Amérique latine", assure-t-il, cherchent à réduire les inégalités par l'impôt.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_dans-sa-lutte-contre-le-covid-19-l-argentine-approuve-un-impot-extraordinaire-sur-les-grandes-fortunes?id=10646863

SANCTIONS US : WASHINGTON S’INQUIETE DE LA PENETRATION CHINOISE EN AMERIQUE LATINE, SON EX-JARDIN

Xi Jinping et Nicolas Maduro le 14 septembre 2018 à Pékin.  (Photo de Marcelo GARCIA / Venezuelan Presidency / AFP)

Sanctions US: Washington s’inquiète de la pénétration chinoise «dans toute l’Amérique latine»

© AFP 2020 MARCELO GARCIA

ACTUALITÉS

17:26 01.12.2020(mis à jour 18:44 01.12.2020)URL courte

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Le Trésor américain a sanctionné une entreprise publique chinoise qui aiderait Nicolas Maduro à censurer l’opposition vénézuélienne. Cette mesure renforçant l’embargo de Washington reflète l’inquiétude américaine face au développement de Pékin dans la région. Décryptage avec le journaliste Maurice Lemoine.

Et une sanction de plus frappant le Venezuela! Les États-Unis ont annoncé ce 30 novembre des mesures à l’encontre d’une entreprise publique chinoise, la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC), spécialisée dans l’électronique. Washington l’accuse d’aider le Venezuela à censurer l’opposition sur Internet. Selon le Trésor américain, cette firme apporterait son expertise à la compagnie publique de télécommunications du Venezuela (CANTV), qui a déjà bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du Président autoproclamé Juan Guaido.

L’entreprise chinoise aurait offert une «version commerciale du Great Firewall», le pare-feu numérique mis en place en Chine afin d’éviter tout accès à des informations qu’elle juge politiquement sensibles. Ces mesures américaines permettront ainsi à Washington de geler d’éventuels avoirs de la CEIEC présents aux États-Unis et de lui bloquer l’accès au système financier américain. Pour l’heure, car la stratégie d’extraterritorialité du droit américain devrait intimider quiconque s’approcherait de près ou de loin de l’entreprise chinoise.

Et Washington ne s’en cache d’ailleurs pas. Expliquant l’objectif de ces sanctions dans un communiqué, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré que «les États-Unis n’hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d’autres à travers le monde». Le secrétaire d’État a renchéri dans un tweet.

​«Les États-Unis sanctionnent la société technologique chinoise CEIEC pour avoir permis aux efforts du régime de Maduro de saper la démocratie au Venezuela. Leur soutien à la restriction d’Internet et à la surveillance numérique des opposants politiques prive les Vénézuéliens d’un avenir démocratique.»

Une nouvelle salve, dans la continuité de la pression exercée par Washington sur le pays. Maurice Lemoine, spécialiste de l’Amérique latine et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, ne s’étonne pas outre mesure de ces mesures prises par «les États-Unis qui sanctionnent toutes les entreprises qui travaillent d’une manière ou d’une autre avec le Venezuela».

 

Donald Trump

© REUTERS / ERIN SCOTT

«Changement de régime» et «sanctions»: les États-Unis réussiront-ils leur coup au Venezuela?

Depuis janvier 2019, Washington a reconnu l’opposant Juan Guaido comme Président par intérim, appelant au renversement de Nicolas Maduro. Trois mois plus tard, l’embargo américain frappait de plein fouet Caracas, interdisant à toute entreprise américaine d’acheter du pétrole vénézuélien –la principale ressource du pays– de même que toute autre firme étrangère souhaitant s’en procurer via le dollar.

 

Le journaliste évoque le cas récent de deux sociétés européennes dans le collimateur:

«L’espagnol Repsol et l’italien Eni protestent. Ils sont menacés de sanctions par les États-Unis parce qu’ils continuent de travailler au Venezuela. Cela démontre le problème de cet unilatéralisme de Washington qui devient insupportable pour tout le monde.»

On se souvient également des sanctions américaines en juin 2020 visant des capitaines de tankers iraniens pour avoir acheminé du pétrole jusqu’au Venezuela. Mais cette initiative de la part de Washington intervient dans un contexte particulier, à quelques jours des élections législatives qui auront lieu à Caracas le 6 décembre. Alors que Juan Guaido a, de son côté, appelé au boycott, une autre frange de l’opposition, sous l’égide de l’ancien président de la chambre des députés Henrique Capriles, souhaite y participer.

Un scrutin que cherche à décrédibiliser Washington? S’insurgeant contre ces mesures, le Venezuela a dénoncé les «actions illégales du gouvernement des États-Unis» qui s’efforcerait de «déstabiliser» le pays à l’approche du scrutin. Maurice Lemoine va plus loin encore: pour notre interlocuteur, l’ingérence américaine est un phénomène majeur de la décennie.

«C’est constant maintenant depuis 2013, et même avant. Mais bien sûr qu’il y a une grande offensive en ce moment contre le Venezuela puisqu’il y a les élections.»

 

Venezuela, le Président Nicolas Maduro

© AP PHOTO / BORIS VERGARA

Sanctions US contre la Russie pour son soutien à Maduro: «un écran de fumée»

Favorisant l’opposition, ces sanctions répondent également à un second objectif vis-à-vis de Pékin. Lors d’un point-presse, une porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying, a dénoncé ce 1er décembre «un prétexte [des États-Unis] pour s’en prendre à ces entreprises vénézuélienne et chinoise» et menacé de représailles.

 

Développement de l’influence chinoise dans «l’arrière-cour» US

Si la nature précise des liens entre Caracas et Pékin est peu documentée, Maurice Lemoine évoque l’existence d’une «collaboration économique et politique» bilatérale dans le cadre de la stratégie chinoise des «nouvelles routes de la soie» qui englobe toute l’Amérique latine. Il parle ainsi de multiples investissements chinois en Équateur, au Brésil, et même de la présence d’entreprises chinoises en Colombie, le plus proche allié de Washington dans la région. Le développement de cette influence dans ce qu’ils considèrent comme étant leur «arrière-cour» déplaît fortement aux États-Unis: «Le premier partenaire commercial du Brésil, c’est la Chine. Ce ne sont plus les États-Unis.» Il est vrai, l’Empire du Milieu devance ces derniers: Pékin est le premier client du Brésil (28% du total des exportations, contre 13% pour les États-Unis en 2019), mais aussi son premier fournisseur (19,9% des importations contre 17,2%).

«Les Américains sont très inquiets de la pénétration chinoise dans toute l’Amérique latine. Ce n’est pas qu’un problème vénézuélien», considère Maurice Lemoine.

C’est également le cas, sur le plan stratégique, avec la Russie. Lors d’une rencontre en février avec Nicolas Maduro, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, annonçait le renforcement du partenariat entre la Russie et le Venezuela. «Nous allons développer la coopération militaire et technique pour assurer la sécurité de nos amis, en particulier face aux menaces extérieures», déclarait-il. Les États-Unis ont-ils du souci à se faire dans la région?

https://fr.sputniknews.com/actualite/202012011044860462-sanctions-us-washington-sinquiete-de-la-penetration-chinoise-dans-toute-lamerique-latine/

DIEGO MARADONA, L'ANTI-IMPERIALISTE

28 Novembre 2020

Jeudi 26 novembre 2020
Diego Maradona, l'anti-impérialiste


Diego Armando Maradona, l'un des plus grands athlètes du XXe siècle et pour beaucoup de gens le meilleur joueur de football de tous les temps, est décédé le mercredi 25 novembre à l'âge de 60 ans.

Né en 1960 à Lanús, Buenos Aires, Diego était le cinquième enfant d'une famille pauvre et ouvrière. Son père était un ouvrier d'usine et les premières années du jeune Diego ont été marquées par une extrême pauvreté. Au fil des décennies, parallèlement à son extraordinaire carrière dans le football, Maradona s'est révélé être un défenseur des moins privilégiés, un fervent partisan de Cuba et des mouvements de gauche latino-américains et un critique sans détour de l'impérialisme américain. 

À l'instar de son héroïque compatriote Ernesto Che Guevara, il a soutenu la lutte pour l'égalité et la justice dans la région et au niveau international. Il a fait tatouer le célèbre portrait de Guevara sur l'un de ses bras et le visage du leader cubain Fidel Castro sur l'une de ses jambes.

Maradona n'a jamais craint d'exprimer publiquement ses opinions politiques et sociales. Il s'est rendu pour la première fois à Cuba en 1987, un an seulement après que l'équipe nationale argentine eut remporté sa dernière Coupe du monde au Mexique. Depuis lors, il a noué une solide amitié avec le commandant Fidel Castro, qu'il admirait profondément et qu'il considérait comme un second père.

"On dit qu'il a commencé avec douze hommes et trois fusils dans la Sierra Maestra et maintenant je comprends pourquoi il a gagné : Il a une conviction de fer. Fidel Castro est une personnalité impossible à oublier", soulignait Maradona à la Prensa Latina en juillet 1987, après sa rencontre avec Líder Máximo.

Le charme politique d'un génie révolutionnaire comme Fidel a laissé un impact puissant sur Diego qui est devenu un visiteur fréquent de Cuba. En 2000, Fidel a invité Maradona à la clinique La Pedrera car il était aux prises avec une dépendance à la drogue et avait besoin de rééducation. La superstar argentine n'oubliera jamais ce que Fidel et Cuba ont fait pour lui. Cinq ans plus tard, en 2005, Diego a interviewé Fidel dans son émission de télévision qui s'est déroulée à La Havane et qui a duré près de cinq heures.

Pendant l'interview, Maradona a promis à Fidel de diriger la protestation contre la visite du président américain de l'époque, George W. Bush, en Argentine. "Je pense que Bush est un meurtrier... Je vais diriger la marche contre le fait qu'il ait mis le pied sur le sol argentin", avait déclaré Diego.

Et, en effet, le 4 novembre 2005, l'athlète emblématique s'est joint à une grande manifestation anti-impérialiste dans la ville côtière de Mar del Plata où se déroulait le Sommet des Amériques. Il portait un T-shirt "Stop Bush", le "S" de Bush étant remplacé par une croix gammée. 


Parlant de Fidel en 2014, Maradona a souligné : 
 
"Je ressentais une grande fierté à l'intérieur, il m'appelait au téléphone à deux heures du matin et nous parlions de football et de beaucoup de choses. Nous parlions aussi de politique et il m'a beaucoup appris. C'est un homme qui ne dormait que quatre heures et travaillait toute la journée. Fidel m'a appris beaucoup de choses que je ne savais pas et qu'il m'a enseigné mieux que quiconque".

Lorsque le grand leader cubain est mort en novembre 2016, Diego était en Croatie pour assister à la finale de la Coupe Davis. "J'ai pleuré de façon incontrôlable", a déclaré Maradona aux journalistes, "il était comme un père pour moi... Il m'a ouvert les portes de Cuba alors que l'Argentine les fermait sur moi". Peu après, il s'est rendu à Cuba pour assister aux funérailles du Commandant et rendre hommage à son "second père".

Diego Maradona était également un partisan du processus bolivarien au Venezuela et un critique féroce de l'ingérence impérialiste américaine dans le pays. Il s'était rendu à plusieurs reprises dans le pays, où il avait rencontré Hugo Chavez et d'autres dirigeants latino-américains, dont le Bolivien Evo Morales.

En 2007, Maradona est apparu dans l'émission de télévision hebdomadaire de Chavez où il a déclaré  
 
"Je crois en Chavez, je suis Chavista... Tout ce que Fidel fait, tout ce que Chavez fait pour moi est le meilleur (ce qui peut être fait)". Dans le même temps, Maradona a dénoncé l'hostilité des États-Unis à l'égard de Cuba et du Venezuela en déclarant "Je déteste tout ce qui vient des États-Unis. Je le déteste de toutes mes forces".

À la mort de Chavez, Diego s'est rendu sur sa tombe en compagnie du président Nicolas Maduro, avec lequel il se liera d'amitié par la suite. "Ce qu'Hugo m'a laissé, c'est une grande amitié, une incroyable sagesse politique. Hugo Chavez a changé la façon de penser de l'Amérique latine. Nous étions courbés devant les États-Unis et il nous a montré que nous pouvions marcher seuls", a déclaré Maradona après la mort de Chavez.

Il a continué à soutenir le processus bolivarien, étant un partisan politique de Nicolas Maduro. "N'abandonnez pas. Dans le football, peu importe si vous perdez trois fois à zéro, n'abandonnez jamais. Tu n'as jamais abandonné et tu donnes tout pour les Vénézuéliens. Vive Maduro", a-t-il déclaré lors d'une visite à Caracas et a ajouté : "Nous sommes des soldats de Nicolas, je suis venu ici pour lui apporter mon soutien".


En 2017, lorsque les États-Unis et l'opposition vénézuélienne de droite ont tenté de créer l'instabilité dans le pays, Maradona a exprimé son soutien indéfectible à Nicolas Maduro et au peuple vénézuélien.

"Nous sommes chavistes jusqu'à la mort. Quand Maduro commande, je suis habillé en soldat pour un Venezuela libre, pour lutter contre l'impérialisme et ceux qui veulent prendre nos drapeaux, ce qui est la chose la plus sacrée que nous ayons. Vive la révolution !!!", a écrit Diego sur sa page Facebook officielle.

Lorsque le leader de l'opposition soutenu par les États-Unis, Henrique Capriles, a critiqué l'ancien joueur de football pour son soutien à Maduro, affirmant que Maradona ne soutiendrait pas le gouvernement "s'il devait vivre avec seulement 15 dollars par mois", Diego a riposté : "Capriles, ne faites pas de victimes avec moi. Je sais très bien ce que c'est que de vivre avec sept frères et de ne rien avoir à manger. J'aurais aimé avoir ces 15 dollars ! La différence entre vous et moi, c'est que je n'ai jamais vendu".

On peut dire beaucoup de choses sur la vie de Diego Maradona, ses différentes dépendances et ses erreurs. Cependant, personne ne peut nier sa position anti-impérialiste ferme et constante. En fin de compte, la légendaire star du football est restée fidèle aux conseils de Fidel : "Les idées ne se négocient pas". 

source : https://www.idcommunism.com/2020/11/diego-maradona-anti-imperialist.html

Tag(s) : #Maradona

AU PEROU, L'ULTRA-DROITE CONSERVATRICE A PRIS LE CONTROLE DU GOUVERNEMENT

Au Pérou, l’ultra-droite prend le contrôle du gouvernement

Par Carlos Noriega

Mondialisation.ca, 18 novembre 2020

pagina12.com 13 novembre 2020

Région : Amérique latine & Caraïbe

Analyses: Élections Amérique latine

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La droite ultra-conservatrice a pris le contrôle du gouvernement péruvien. Le cabinet ministériel du nouveau président Manuel Merino — qui a pris ses fonctions mardi après que le Congrès qu’il présidait a démis Martín Vizcarra de ses fonctions pour « incapacité morale permanente », une décision qui a déclenché des protestations dans tout le pays — est dirigé par un membre de la vieille garde politique discréditée, liée à l’extrême droite. L’équipe ministérielle est composée de personnalités ultraconservatrices, dont plusieurs sont liées au Fujimorisme et au parti Aprista de l’ancien président Alan García, qui lorsqu’ils gouvernaient ont été impliquées dans de graves scandales de corruption et de violations des droits humains.

Le cabinet du président Merino laisse le sentiment d’un retour au pire passé. La droite la plus dure célèbre le nouveau gouvernement, tandis que les rues sont agitées par les protestations. Merino et son gouvernement font face aux plus grandes mobilisations anti-gouvernementales depuis les derniers mois de la dictature d’Alberto Fujimori en 2000.

Alors que le nouveau président prêtait serment, l’ancien président destitué Martin Vizcarra comparaissait devant le bureau du procureur pour répondre des accusations selon lesquelles il aurait reçu des pots-de-vin de deux entreprises de construction lorsqu’il était gouverneur de la région de Moquegua il y a quelques années. Le procureur a demandé qu’il soit empêché de quitter le territoire pendant 18 mois. « Je ne vais pas quitter le pays, je ne vais dans aucune ambassade », a déclaré Vizcarra.

Le nouveau Premier ministre est l’avocat Antero Flores Aráoz, 78 ans, un ultra-conservateur entré en politique en tant que membre du Parti populaire chrétien de droite. En 1990, il est élu député du front de droite qui soutient la candidature à la présidence de l’écrivain Mario Vargas Llosa. Après un long séjour au Congrès, dont il est devenu président, il a quitté son parti et a rejoint le deuxième gouvernement d’Alan García (2006 – 2011) en tant que ministre de la défense. En 2016, il a tenté de devenir président, en tant que chef de son propre parti, Orden, et est arrivé à la dernière place avec seulement 0,4 %. Merino le ressuscite à présent.

Ces dernières années, Flores Aráoz avait signé des déclarations contenant des allégations anti-droits dans le cadre de la soi-disant Coordination républicaine, qui réunit les conservateurs péruviens les plus radicaux. Il est lié à des groupes ultra-conservateurs tels que « Con mis hijos no te metas » (Ne touchez pas à mes enfants). Il y a quelques années, lorsqu’on lui a demandé si l’accord de libre-échange avec les États-Unis devait être soumis à un référendum, il a déclaré qu’on ne pouvait pas demander leur avis « aux lamas et aux vigognes », déclaration qui révélait l’ampleur de son racisme

Au milieu des protestations, le ministère de l’intérieur a été repris par l’ancien général de police Gaston Rodriguez, qui a déjà occupé ce poste avec Vizcarra entre avril et juillet de cette année et qui n’a eu aucun problème à s’intégrer au régime qui vient de renverser le gouvernement auquel il appartenait récemment. Son bref mandat avait pris fin à la suite de critiques selon lesquelles il avait nommé comme conseiller un avocat qui défend des policiers accusés de faire partie d’un escadron de la mort et un général accusé de corruption.

Le Bureau des droits humains des Nations unies a déclaré recevoir des « informations inquiétantes » concernant la répression policière des manifestations contre Merino. Malgré la répression et la pandémie, les mobilisations contre le nouveau gouvernement, que les manifestants qualifient d’ « usurpateur », se multiplient et se répètent dans les grandes villes du pays. Le nouveau gouvernement tente de minimiser les manifestations, mais les rues le démentent. Hier, les mobilisations ont été nombreuses. Flores Aráoz a nié la répression policière que tout le monde a vue et a accusé les médias de « magnifier » les manifestations et d’ « exacerber les tensions » en rendant compte des protestations.

Comme on s’y attendait, le nouveau cabinet garantit la continuité du modèle économique néolibéral, en vigueur dans le pays depuis trente ans. L’économiste José Arista, vice-ministre des finances sous la seconde administration d’Alan García, est aujourd’hui ministre de l’économie.

C’est au docteur Abel Salinas, militant du parti Aprista, que revient le ministère de la Santé, un ministère clé en ce temps de pandémie. Salinas était déjà en charge de ce secteur pendant les deux derniers mois du régime de Pedro Pablo Kuczynski, lorsqu’il a été confronté à des accusations de corruption, suite auxquelles il a démissionné en mars 2018. Les promoteurs de l’éviction de Vizcarra, menés par Merino, l’ont accusé d’avoir eu « une mauvaise gestion de la pandémie », mais dans un geste d’incohérence, ils ont demandé à la ministre de la santé du gouvernement sortant, Pilar Mazzetti, de rester en fonction, offre que Mazzetti a déclinée. M. Salinas est le quatrième ministre de la santé depuis le début de la pandémie.

Le reste du cabinet comprend d’autres personnalités liées au parti Aprista — parmi lesquelles un ancien ministre des transports et des communications du premier gouvernement d’Alan García (1985-1990) qui revient à ce poste —, au Fujimorisme, au parti de Merino Acción Popular, qui se partage entre soutien et rejet du nouveau gouvernement, et à d’autres secteurs de droite.

Les groupes parlementaires qui ont soutenu l’arrivée à la présidence du nouveau chef d’État commencent à se partager les influences et le pouvoir dans le nouveau gouvernement. Ils ont notamment intérêt à éviter l’avancée des processus de lutte contre la corruption qui compliquent les affaires de plusieurs de leurs principaux dirigeants — Keiko Fujimori et d’autres — et que le gouvernement Vizcarra avait encouragés.

La poursuite d’une réforme de l’enseignement considérée comme indispensable, qui a entraîné la fermeture d’universités de faible qualité transformées en entreprises très lucratives, est également menacée. Deux des partis qui ont voté pour le licenciement de Vizcarra et ont mis Merino au pouvoir sont dirigés par des hommes d’affaires liés à ces entreprises. Flores Aráoz, lié à ces intérêts, a déclaré, après avoir été nommé à la tête du cabinet ministériel, que les universités fermées parce qu’elles étaient considérées comme une escroquerie aux étudiants « méritent une seconde chance ».

La partie du Frente Amplio « de gauche », qui a rejoint la coalition de droite pour écarter Vizcarra et mettre Merino au pouvoir, critique maintenant la dérive droitière du nouveau gouvernement, ce qui était évidemment prévisible et n’aurait dû surprendre personne…

Carlos Noriega

Article original en espagnol : Perú: la ultraderecha copó el gobierno, Pagina12, le 13 novembre 2020.

Traduction: Venesol

Via Les 2Rives

La source originale de cet article est pagina12.com

Copyright © Carlos Noriega, pagina12.com, 2020

https://www.mondialisation.ca/au-perou-lultra-droite-prend-le-controle-du-gouvernement/5651228

 

PEROU : SOUTIEN DU PCF AUX MOBILISATIONS POPULAIRES CONTRE LE GOUVERNEMENT ILLEGITIME

Pérou : soutien aux mobilisations contre le gouvernement illégitime (PCF)

17 Novembre 2020

Publié le 17/11/2020 par PCF

Pérou : soutien aux mobilisations contre le gouvernement illégitime (PCF)

Le Pérou connaît actuellement un mouvement de forte mobilisation populaire, suite à la destitution par le Parlement du président Martín Vizcarra pour « incapacité morale permanente » et son remplacement par Manuel Merino, jusqu'alors président de la chambre législative.

Dans plusieurs villes du pays, des milliers de personnes sont descendues dans les rues afin de dénoncer un véritable coup de force parlementaire et l'instauration d'un gouvernement illégitime, dont le seul but est de maintenir l'immunité des nombreux parlementaires qui sont actuellement la cible de procédures judiciaires pour corruption.

Car la crise institutionnelle actuelle illustre la faillite et la décomposition du régime politique et économique mis en place à partir de 1992 sous la présidence d'Alberto Fujimori. Un régime reposant sur le néolibéralisme le plus violent, la répression des mouvements de contestation et la corruption généralisée.

Le véritable règlement de comptes auquel s'adonnent en ce moment les différentes factions politiques dominantes est un nouvel épisode de la crise de ce modèle. Le président destitué, Martín Vizcarra, était lui-même arrivé au pouvoir en 2018 suite à la démission contrainte de son prédécesseur Pedro Pablo Kuczynski, mis en cause pour blanchiment d'argent dans le scandale Obebrecht, à la veille d'un vote de destitution au Parlement.

Un jeu de pouvoir d'autant plus intolérable pour le peuple péruvien quand la crise sanitaire et économique fait des ravages dans le pays, et que la réponse gouvernementale s'est distinguée par son inefficacité et son refus délibéré de répondre aux besoins de la population.

C'est pourquoi les manifestants, syndicats, organisations populaires et forces politiques de gauche se mobilisent, non pas pour le rétablissement de Vizcarra, mais pour une rupture avec le système actuel, pointant notamment le besoin de changer de constitution.

Face à cette mobilisation, les autorités ont répondu par la seule répression (tirs de chevrotine et de gaz lacrymogènes, arrestations arbitraires...), prenant notamment pour cible les journalistes et détenant pendant 17 heures Carlos Rodríguez, membre de la Coordination nationale pour les droits humains. Deux jeunes étudiants, Bryan Pintado Sánchez (22 ans) et Inti Sotelo Camargo (24 ans) ont été tués par des tirs lors des manifestations du 14 novembre, à Lima.

Une violence qui ne peut empêcher une mobilisation grandissante et qui a obtenu une première victoire par la démission de Manuel Merino ce dimanche.

Le Parti communiste français (PCF) apporte tout son soutien aux manifestantes et manifestants mobilisé·e·s pour dénoncer l'instauration d'un gouvernement illégitime et corrompu, et exiger un changement de système dans le sens de la démocratie et des intérêts de la grande majorité du peuple péruvien.Nous joignons notre voix à celles des organisations et institutions qui appellent à une fin immédiate de la répression et à la garantie du droit fondamental à manifester.

Les autorités françaises et européennes doivent agir en ce sens afin d'empêcher tout report, manipulation ou altération du scrutin présidentiel prévu le 11 avril 2021.

source : https://www.pcf.fr/actualite_p_rou_soutien_aux_mobilisations_contre_le_gouvernement_ill_gitime_pcf

LES FEMMES LEADERS AUTOCHTONES METTENT EN GARDE LES SOCIETES FINANCIERES CONTRE LE SOUTIEN A L’EXPLOITATION DU PETROLE DES SABLES BITUMINEUX

#DIVEST - APPEL DES FEMMES AUTOCHTONES - Les femmes leaders autochtones mettent en garde les sociétés financières contre le soutien à l’exploitation du pétrole des sables bitumineux

publié par CSIA-Nitassinan

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1164

Plus de 40 femmes autochtones issues de communautés impactées par l’exploitation des sables bitumineux (dont de nombreuses amies et alliées de longue date du CSIA-Nitassinan) ont envoyé une lettre ouverte à 70 grandes banques, assureurs et gestionnaires d’actifs, leur demandant de respecter les droits des Autochtones et de cesser de soutenir financièrement l’industrie qui détruit leurs terres. La lettre souligne les nombreux risques et impacts que l’industrie des énergies fossiles, et plus particulièrement des sables bitumineux, causent dans leurs communautés. La construction de ces projets d’expansion de l’oléoduc les expose à un risque plus élevé de contamination au COVID et de violences sexuelles. L’industrie des sables bitumineux a dévasté les communautés d’Amérique du Nord par l’exploitation minière, l’extraction et le raffinage. Le CSIA-Nitassinan, association membre de la Campagne #KeepItInTheGround, a décidé de traduire et diffuser ce texte majeur pour la protection de la Terre-Mère, de l’eau et du climat.

— - Le CSIA-Nitassinan

CAMPAGNE DE DÉSINVESTISSEMENT

Les femmes leaders autochtones mettent en garde les sociétés financières mondiales contre le soutien à l’exploitation du pétrole des sables bitumineux

19 octobre 2020

Aux PDG des principales sociétés de gestion d’actifs, banques et compagnies d’assurance :

Nous, les organisations et groupe de femmes signataires de ce document, appelons vos institutions à arrêter de financer, d’investir dans et d’assurer l’expansion de l’extraction, du transport et du raffinement des sables bitumineux, et à vous engager dans le retrait progressif du soutien au pétrole de sables bitumineux. Ces mesures de retrait devraient concerner à la fois les projets et les entreprises qui mènent de tels projets.

Le secteur des sables bitumineux fait peser de graves menaces sur les droits des Peuples Autochtones, sur la survie des cultures, sur les voies d’eau et environnements locaux, sur le climat et sur la santé publique. De plus, cette année, le secteur du pétrole et des hydrocarbures a connu des pertes significatives, aucun sous-secteur n’ayant fait l’objet de prévisions aussi mauvaises que celui des sables bitumineux.

Le potentiel destructeur des sables bitumineux a été bien documenté, et la croissance du secteur a été freinée par des recours en justice, l’incertitude financière et la résistance des habitant·e·s. Bien que les gouvernements et les industriels appellent à l’expansion des sables bitumineux, leur production actuelle est limitée par un goulot d’étranglement au niveau des infrastructures de transport, ce qui signifie qu’un futur accroissement de l’extraction de sables bitumineux dépend de trois oléoducs.

Devant l’entêtement de l’industrie des énergies fossiles à poursuivre la construction des oléoducs au milieu d’une pandémie globale et d’une crise financière massive, nous demandons à vos institutions de décliner immédiatement tout soutien aux oléoducs Keystone XL de TC Energy, Line 3 d’Enbridge et Transmoutain du gouvernement Canadien et de couper les liens avec ces entreprises et ces projets de sables bitumineux.

En ce moment, l’extraction et la construction liées aux sables bitumineux font courir des risques majeurs à la santé des communautés et des travailleurs en raison de la transmission de la COVID-19. Des cas de coronavirus ont été rapportés sur des sites en Alberta (1). Cependant, la construction a démarré ou continue sur les pipelines Keystone XL dans le Montana, Line 3 au Minnesota et Transmountain en Colombie Britannique. Des leaders tribaux·ales, des élu·e·s locaux·ales et des résident·e·s ont alerté sur le fait qu’un afflux massif de travailleurs venus de l’extérieur pourrait répandre la COVID-19 dans des régions rurales qui manquent d’infrastructures médicales adéquates pour prendre en charge les cas de virus. Les Peuples Autochtones des États-Unis font déjà l’expérience de l’impact dévastateur de la pandémie de COVID-19. Ces communautés sont particulièrement vulnérables au virus en raison de programmes de santé publics sous-dotés et de grandes disparités sanitaires (2). Avancer dans la construction des oléoducs ne peut qu’exacerber les problèmes auxquels les communautés autochtones sont déjà confrontées.Les femmes autochtones dans ces régions sont en péril. Il y a de plus en plus de preuves que l’épidémie de femmes disparues et assassinées (MMIW) est directement liée à la production d’énergies fossiles (3).

Les travailleurs se déplacent sur les sites de construction des oléoducs où ils sont regroupés dans des logements temporaires connus sous le nom de « man camps » (camps d’hommes) près du tracé du pipeline qui se trouve le plus souvent sur ou en bordure des territoires des nations tribales.Des études (4), des rapports (5), et des auditions au congrès (6) ont montré que les camps d’hommes entraînent à l’augmentation des violences sexuelles et du trafic sexuel.

L’Alliance des Traités contre l’Expansion des Sables Bitumineux, composée de plus de 120 Premières Nations et Tribus, s’oppose fermement à tous les oléoducs de sables bitumineux traversant leurs eaux et territoires traditionnels et a appelé à une campagne internationale pour le désinvestissement de toutes les institutions qui les financent. Ces dernières années, des mouvements menés par des Autochtones ont forcé l’annulation de la mine Frontier sponsorisée par Teck Resources, et de l’oléoduc Energy East sponsorisé par TransCanada (aujourd’hui TC Energy). Nos mouvements ont aussi retardé des projets pour des années. L’extension du Keystone XL de TC Energy a été proposée en 2008 et a connu d’innombrables revers. En juillet dernier, les tribunaux ont annulé un permis pour le Dakota Access Pipeline (DAPL), ce qui peut conduire à sa fermeture définitive. Nous allons continuer à résister aux projets restants et tenir demander des comptes aux bailleurs de fonds de ces entreprises.À l’échelle globale, les émissions potentielles des réserves de charbon, pétrole et gaz déjà en production amèneraient le monde bien au-delà des 2°C de réchauffement, sans parler de l’objectif de 1,5°C (7). Cela signifie que financer, assurer ou investir dans toute infrastructure, nouvelle ou extension, de transport ou d’extraction de sables bitumineux est incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris. Étant donné l’impératif climatique qui pousse à limiter l’expansion des énergies fossiles, c’est dans la manière dont nous nous remettrons de la crise économique induite par la COVID-19 que nous jouerons notre va-tout pour maintenir le réchauffement en-dessous de 1,5°C. C’est une année cruciale pour investir dans les communautés, pas dans l’industrie extractive.

Au point d’extraction, les sables bitumineux détruisent de larges étendues de forêt boréale et nécessitent d’énormes quantités de produits chimiques, d’eau et d’énergie. Les pollutions carcinogènes et toxiques ont occasionné un mal irréparable et généralisé à la santé des Premières Nations du nord de l’Alberta, ainsi qu’à leurs bassins hydrographiques, leurs modes de vie et leurs écosystèmes.

L’extraction des sables bitumineux se fait en territoires traditionnels Dene, Cree et Métis partout dans les terres des Traité 6 et Traité 8, y compris dans les territoires traditionnels de la Première Nation Athabasca Chipewyan. La Nation Athabasca Chipewyan a été en première ligne de la lutte contre les projets existants ou proposés en Alberta, principalement dans la région Athabasca où l’essentiel de l’extraction a lieu. Des plans d’extensions, in-situ ou via drainage par gravité assisté par vapeur, sont aussi en cours de développement dans les régions de Peace et de Cold Lake, faisant face respectivement à l’opposition des Premières Nations Cree Lubicon et Beaver Lake.

Transporter les sables bitumineux hors de l’Alberta, que ce soit par train, pétrolier ou oléoduc, est un processus polluant et dangereux. Entre 2010 et 2017, quatre entreprises à elles seules ont été à l’origine de la fuite de 63.000 barils de liquides nocifs - parmi lesquels du brut de sables bitumineux - par leur réseau états-unien d’oléoducs (8).

Keystone XL

L’oléoduc Keystone XL relierait les réserves de sables bitumineux d’Alberta (Canada) aux raffineries de la Côte du Golfe, transportant 800.000 barils par jour à travers les États-Unis. Proposé pour la première fois il y a plus de 10 ans, cet oléoduc longtemps retardé est un projet de TC Enregy (ex TransCanada).À la fin mars 2020, TC Energy a annoncé sa décision de procéder à la mise en oeuvre du projet aux États-Unis, en dépit des recours légaux, de l’absence des permis requis, et sans le consentement préalable, libre et éclairé des communautés autochtones le long du tracé proposé (9).Le 15 avril, les tribunaux fédéraux des États-Unis ont jugé que le Permis National n°12 du Corps des Ingénieurs de l’Armée était frauduleux car il n’avait pas pris en considération la Loi sur la protection de l’eau ni la Loi sur les espèces menacées d’extinction. La décision a été prise en juillet par la Cour Suprême, empêchant la traversée de rivières par l’oléoduc et jetant le doute sur sa viabilité. (10)

TC Energy fait aussi avancer la construction de l’oléoduc de gaz de schistes Coastal Gaslink en Colombie Britannique. Ces dix dernières années, le peuple Wet’suwet’en a fait valoir sa souveraineté pour empêcher les compagnies d’énergies fossiles de passer sur leurs terres. Selon ’Anuc’niwh’it’en (la loi Wet’suwet’en), les cinq clans Wet’suwet’en n’ont pas donné leur consentement préalable, libre et éclairé à Coastal Gaslink et TC Energy pour effectuer les travaux sur leur territoire. Et maintenant, le gouvernement canadien essaye de faire adopter de force Coastal Gaslink (570 km) qui transporterait du gaz issu de la fracturation hydraulique depuis le nord-est de la Colombie Britannique jusqu’à un gigantesque terminal de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) prévu sur la côte. Il y a aussi la possibilité que cet oléoduc soit converti pour transporter des sables bitumineux, selon un accord non signé entre la Première Nation Wet’suwet’en et Coastal Gaslink (11).

Line 3

Line 3 est un oléoduc en fonction d’Enbridge qui expédie du brut d’Alberta à Superior (Wisconsin), traversant les réserves de Leech Lake et Fond du lac, le cours supérieur du Mississippi et les zones des traités de 1855, 1854 et 1842. Ce pipeline a connu de nombreuses fuites et ruptures depuis sa création en 1961, il fonctionne actuellement à demi pression à cause d’une corrosion sévère. Au lieu de démanteler ce pipeline en toute sécurité, Enbridge souhaite l’abandonner dans le sol en l’état et construire un oléoduc entièrement nouveau à 7,5 milliards de dollars. Bien que l’entreprise qualifie ce projet de remplacement - il ne s’agit pas d’un simple remplacement mineur d’oléoduc existant - c’est le plus grand projet jamais prévu dans l’histoire d’Enbridge, qui transporterait par jour 915.000 barils de liquide boueux issu des sables bitumineux (12).

Line 3 cherche à ouvrir un nouveau corridor à travers des lacs, des zones humides intactes, des lits de riz sauvage protégés par traités, et le coeur du territoire Ojibwe, endommageant de façon irréparable des écosystèmes sensibles au cours de sa construction et créant un immense risque de fuite de sables bitumineux dans ces régions sacrées et protégées. Les nouveaux pipelines dans le nord du Minnesota violent les droits liés aux traités des Anishinaabeg en mettant en danger des ressources naturelles et culturelles critiques dans les régions protégées par les traités de 1842, 1854 et 1855.

Le projet d’extension de Trans Mountain (TMEP)

L’extension de l’oléoduc Trans Moutain transporterait 590.000 barils de brut sale issu des sables bitumineux d’Alberta vers la Colombie Britannique permettant un accroissement significatif de la production de sables bitumineux. Les Premières Nations qui seraient directement impactées par le trajet et le terminal portuaire combattent le projet dans les tribunaux et mènent la protestation sur le terrain. Les Tsleil-Waututh, les Squamish et la bande de Coldwater font partie des Premières Nations et tribus actuellement en litige avec le projet. Les Nations Coast Salish, Musqueam, Sto:lo, Nlaka’pamux et Secwepemc, dont les territoires s’étendent sur plus de la moitié du pipeline, ont aussi posé des recours en justice.

Ces projets essayent d’avancer en dépit de l’accumulation de preuves que le secteur des sables bitumineux n’est pas viable économiquement. La crise actuelle a fait plonger les prix du pétrole et du gaz, et tout particulièrement ceux des sables bitumineux (13). Le procédé d’extraction de ces derniers est l’un des plus intensifs en carbone et des plus coûteux de l’industrie, et ces oléoducs seront probablement des actifs délaissés peu après avoir été construits.

L’industrie elle-même reconnaît cette réalité économique. En février 2020, Teck Resources a retiré sa candidature du projet de sables bitumineux Frontier - conçu pour être la plus grosse mine de sables bitumineux à ciel ouvert - à un processus d’examen réglementaire. Dans une lettre au ministère canadien de l’Environnement et du Climat, Teck a cité le fait que « Les marchés des capitaux mondiaux sont en rapide évolution. » L’annulation de ce projet a marqué une victoire pour les droits et la souveraineté autochtones et a envoyé un signal fort indiquant clairement que les énergies fossiles ne sont pas le futur de notre économie (14).

Étant donné le faisceau de preuves grandissant de l’importance des facteurs liés à la Gouvernance Sociale et Environnementale (GSE) dans le risque de crédit, les créditeurs devraient élaborer leurs systèmes d’évaluation du crédits avec une meilleure vigilance à l’égard de la GSE. Une étude récente a montré que les investisseurs qui financent des projets situés à proximité de territoires revendiqués par les Autochtones connaissent une augmentation de 60 à 160% des événements de crédit lourdement pénalisants tels que des procès, des enquêtes réglementaires, et des actions par exemple liées au droit du travail (15).

Pourtant les créditeurs n’ont pas l’air de prendre en compte l’incidence élevée de ces événements dans l’évaluation et le chiffrement des risques, ni dans la structuration des termes des conventions. Quand le risque s’avère être important, les créditeurs sont censés déclarer ce risque aux investisseurs afin que ces derniers ainsi que les entreprises puissent évaluer et surveiller ce risque. Dans les faits, cela n’est pas le cas dans les projets de sables bitumineux, alors que les mauvaises performances sociales et les conséquences sur les marchés de divulgations inadéquates sont réelles. Il y a de plus en plus de preuves que l’impact agrégé du risque social devient important :

1. En 2020, le risque social vient d’être classé comme le plus grand risque pour les entreprises extractives par Ernst and Young (16).

2. Une entreprise minière perd 20 à 30 millions de dollars par semaine quand un de ses sites connaît des retards ou est fermé (17).

3. En 2018, il y a eu 25 milliards de dollars d’actifs miniers perdus en raison d’opérations suspendues ou arrêtées par des protestations communautaires (18).

4. Le porte-feuille de risque des entreprises extractives et exploitant la terre révèle que 73% des risques et des retards sont non-techniques. Non-techniques, cela veut dire des protestations communautaires et des boycotts qui entraînent des retards opérationnels ou des fermetures (19).

Nous avons besoin d’une transition juste vers des énergies renouvelables et durables, pas de l’expansion de l’extraction d’énergies fossiles. Nous exigeons le respect de nos droits et de notre souveraineté en tant que Peuples Autochtones afin que nous puissions avoir le contrôle de nos terres, de nos futurs et de nos opportunités d’emplois.

Plutôt qu’exploiter le secteur des sables bitumineux jusqu’à la dernière goutte de profit en faisant fi du contexte de crise climatique, et tourner le dos à la santé et à la sécurité des communautés situées le long du tracé des oléoducs, votre entreprise peut accélérer une transition juste pour les nations autochtones, les communautés et les travailleurs qui dépendent de l’industrie pour leurs moyens de subsistance, en se désengageant publiquement de ces projets de sables bitumineux et en redirigeant vos souscriptions d’assurances vers les communautés et les énergies renouvelables propres.

Afin de pérenniser votre non-engagement futur dans ces pipelines climaticides controversés et dans les projets d’extraction hautement destructeurs qui les nourrissent, nous vous enjoignons à mettre fin à votre soutien à l’expansion des sables bitumineux et à vous retirer de ce secteur non-viable, tout en assurant une transition juste pour les communautés impactées. Nous vous appelons à adopter un prérequis visant à obtenir et documenter la consultation préalable, libre et éclairée des communautés impactées, en particulier les communautés autochtones, pour les projets de tous vos clients, et à cesser de soutenir ceux qui ne rempliront pas ce prérequis. Plus généralement, nous vous invitons à mettre fin aux pratiques de responsabilité qui s’appuient sur un reporting fait par les clients eux-mêmes, sachant que la résistance à grande échelle et les innombrables procès indiquent que les clients ne sont pas disposés à faire preuve d’honnêteté et de transparence.

Ce sont des étapes cruciales pour aligner vos institutions sur les droits autochtones et les exigences climatiques. Nous réclamons une réponse immédiate concernant la façon dont vos institutions prennent en charge ces questions urgentes, et les femmes autochtones impactées par ces projets signataires de ce courrier sont disposées à en discuter par téléphone ou lors de réunions en ligne avec des représentant·e·s de vos institutions.

Sincèrement,

 Rebecca Adamson (Cherokee), Fondatrice, First Nations and First Peoples Worldwide Charlene Aleck, Tsleil Waututh Nation’s Sacred Trust Initiative Mysti Babineau (Anishinaabe), Red Lake Nation Jade Begay (Tesuque Pueblo and Diné), NDN Collective Nina Berglund (Northern Cheyenne & Oglala Lakota), Youth Climate Intervenors Joye Braun (Cheyenne River Sioux), Indigenous Environmental Network Casey Camp-Horinek (Tribu Ponca d’Oklahoma), Elder & Hereditary Drumkeeper Jesse Cardinal (Métis Cree), Keepers of the Water Melanie Dene (Première Nation Cree Mikisew), Avocate de MMIWG, Mère, étudiante à l’Université Eriel Tchekwie Deranger (Première Nation Athabasca Chipewyan), Indigenous Climate Action María Xiomára Dorsey, Idle No More SF Bay, Indigenous Women of the Americas Defending Mother Earth Treaty Mabel Ann Eagle Hunter (Oohenumpa Lakota), Wasagiya Najin Alison Ehara-Brown, Idle No More SF Bay, Grand-mère Fondatrice Jennifer K. Falcon, Coordinatrice de la Communication, Indigenous Environmental Network Jackie Fielder (Two Kettle & Hidatsa), Mazaska Talks Cherri Foytlin (Din’e), Louisiana Rise Ellen Gabriel, Turtle Clan, Nation Kanien’keháka de Kanehsatake Kayah George (Tribus Tulalip et Nation Tsleil-Waututh), Avocate d’Indigenous Youth Vanessa Gray (Anishinaabe Kwe de la Première Nation Aamjiwnaang), Aamjiwnaang & Sarnia Against Pipelines Rachel Heaton ( Tribu Muckleshoot), Co-foundatrice, Mazaska Talks Tara Houska (Première Nation Couchiching), Giniw Collective Freda Huson (Unist’ot’en), Unist’ot’en Healing Centre Melina Laboucan-Massimo (Nation Cree Lubicon), Sacred Earth Solar Winona LaDuke (White Earth Nation), Honor the Earth Harmony Lambert (Chumash), Indigenous Peoples Power Project Dawnee LeBeau, Itazip◈o Oóhenunpa LakotaDawnee LeBeau, Itazip◈o Oóhenunpa Lakota Sarah Sunshine Manning (Newe’-Numa), NDN Collective Kanahus Manuel (Secwepemc), Tiny House Warriors Heather Milton-Lightening (Première Nation Pasqua) Jessi Parfait (United Houma Nation) Deborah Parker (Tribus Tulalip), Indigenous Women Rise Pennie Opal Plant, Co-fondatrice de Movement Rights LaVae HE Red Horse (Tribu Sioux Lakota de Cheyenne River) Cleo Reece (Cree) grand-mère, Keepers of the Athabasca Watershed Society Faith Spotted Eagle (Tunkan Inajin Win), Brave Heart Society Monique Verdin (Nation Houma Unie), Another Gulf is Possible Kandi White (Mandan, Hidatsa, Arikara), Indigenous Environmental Network Chief Judy Wilson (Bande de Neskonlith), Membre Executive de Union of B.C. Indian Chiefs TaŠina Sapa Win (Itazip◈o & Mnicojou Lakota), Cheyenne River Grassroots Collective Jennifer Wylie Brass (Muscogee Creek, Cherokee, Choctaw sans papiers), Idle - No More SF Bay, Indigenous Women of the Americas Defending Mother Earth Treaty Isabella Zizi (Northern Cheyenne Arikara Muskogee creek), Idle No More SF Bay, Indigenous Women of the America Defending Mother Earth Treaty

Traduction : Pascal Gregis (CSIA-Nitassinan)

NOTES1. COVID-19 : Outbreak declared at Horizon Oil Sands work camp, Edmonton Journal, May 12, 2020.2. Indian Country, where residents suffer disproportionately from disease, is bracing for coronavirus, Washington Post, April 4, 2020.3. See, for example, The Darkest Side of Fossil-Fuel Extraction, Scientific American, October 24, 2019.4. Drilling Down : An Examination of the Boom-Crime Relationship in Resource-Based Boom Counties, Western Criminology Review 15(1):3-17, 2014.5. Native American and Women’s Organizations Request UN Help on Sexual Violence, Indian Country Today.6. Human Trafficking in the U.S., C-SPAN, September 23, 2013.7. Greg Muttitt, The Sky’s Limit : Why the Paris Climate Goals Require a Managed Decline of Fossil Fuel Production, Oil Change International, September 2016.8. Four Proposed Tar Sands Oil Pipelines Pose A Threat To Water Resources, Greenpeace, August 2017.9. TC Energy to Build Keystone XL Pipeline, TC Energy, March 2020.10. Supreme Court Won’t Block Ruling to Halt Work on Keystone XL Pipeline, New York Times, July 6, 2020.11. Wet’suwet’en : Why Are Indigenous Rights Being Defined By An Energy Corporation ?,Yellowhead Institute, February 7, 2020.12. Line 3 Replacement Program, Enbridge.13. Western Canadian Select Falls Below $5, OilPrice.com, April 15, 2020.14. Teck Withdraws Regulatory Application for Frontier Project, February 23, 2020.15. In Brief : ESG, Material Credit Events, and Credit Risk by Wharton’s Henisz and McGlinch, Truvalue Labs, August 2019.16. Top 10 business risks and opportunities - 2020, Ernst & Young, September 2019.17. Report : Costs of Company-Community Conflict in the Extractive Sector, Shift, May 2014.18. “Moving from a social licence to operate to a social licence to close,” AusIMM Bulletin, August 2017.19. Commercial Value From Sustainable Local Benefits in the Extractive Industries : Local Content, Business for Social Responsibility, March 2011.

Les 158 organisations suivantes ont signé en soutien aux signataires :AbibiNsroma FoundationAgricultural Missions, Inc.Alliance for Environmental StrategiesAlliance of Nurses for Healthy EnvironmentsAmazon WatchAmerican Sustainable Business CouncilAnother Gulf Is Possible CollaborativeAnthropocene AllianceArizona Interfaith Power & LightAytzim : Ecological JudaismBankTrackBC SeawolvesBen & Jerry’s Homemade, Inc.Beyond Extreme EnergyBeyond NuclearBold AllianceBrighter GreenC4 | Christians Concerned About Climate ChangeCall to Action COCatholic Network USCCAGCenter for Biological DiversityCenter for International Environmental LawCitizens Awareness NetworkCitizens Resistance at Fermi Two (CRAFT)Clean Energy Action - ColoradoClimate Action Rhode Island-350Climate Finance ActionClimate Hawks VoteClimate Justice EdmontonClimateMamaCODEPINKConcerned Citizens for Nuclear SafetyDayenu : A Jewish Call to Climate ActionDivest EdDivestNY CoalitionDNC Environment and Climate Crisis CouncilDon’t Waste ArizonaEarth Ethics, Inc.Earth GuardiansEarth Ministry/Washington Interfaith Power & LightEcological Options Network, EONEnvironment MattersExtinction Rebellion New OrleansExtinction Rebellion SF BayFaithful AmericaFossil Free CaliforniaFossil Free PCUSAFox Valley Citizens for Peace & JusticeFremont County, CO IndivisibleFriends of the EarthGlobal ExchangeGreen AmericaGreen Education and Legal FundGreen State SolutionsGreenFaithGreenpeace USAGulf Coast Center for Law & PolicyHaiti Cholera Research Funding Foundation IncHarford County Climate ActionHawai‘i Youth Climate CoalitionHealing A.P.E. Company (Healing Artists Preserving Earth)Health Care for AllHip Hop CaucusHo◈opae Pono Peace ProjectHuman Impacts InstituteIndigenous Climate ActionIndigenous Environmental NetworkInstitute for Policy Studies Climate Policy ProgramInternational Indigenous Youth CouncilJewish Climate Action Network - DC/MD/VAJust ClimateLast Real IndiansLocal Clean Energy AllianceMarch On FoundationMarch On MarylandMarie VennerMazaska TalksMovement RightsNatural Resources Defense CouncilNevada Nuclear Waste Task ForceNew England Coalition on Nuclear PollutionNorthern Alaska Environmental CenterNuclear Energy Information Service (NEIS)Nuclear Free World Committee, Dallas Peace and Justice CenterNuclear Information and Resource Service ("for a nuclear-free, carbon-freeworld")Oil Change InternationalOn Behalf of Planet EarthOrca ConservancyOur Revolution HawaiiPacific EnvironmentPatagoniaPeace NickPeople Power Solar CooperativePeople’s ActionPeople’s Justice CouncilPeoples Climate Movement - NYPhysicians for Social Responsibility - Kansas CityPhysicians for Social Responsibility PAPlastic Pollution CoalitionPolluters OutPower Shift NetworkProgressive Democrats of AmericaPublic CitizenRainforest Action NetworkRapid Shift NetworkRed-Horse Financial Group, Inc.Rising Tide ChicagoSafe Energy Rights Group (SEnRG)San Clemente GreenSan Luis Obispo Mothers for PeaceSave Our Illinois LandSave Our ShoresSeeding SovereigntyShift : Action for Pension Wealth & Planet HealthSierra ClubSierra Club BCSisters Health & Wellness CollectiveSouth Beach District 6 Democratic Club of San FranciscoSouthwest Research and Information CenterSpirit of the SunStand.earthStop the Algonquin Pipeline ExpansionStop the Money PipelineSunrise ProjectSustainUSTexas Campaign for the EnvironmentThe Natural History MuseumThe River ProjectThe YEARS ProjectUnion of BC Indian ChiefsUnitarian Universalist AssociationUnitarian Universalist Ministry for EarthUnitarian Universalist Service Committee (UUSC)Unite North Metro DenverUS Partnership for Education for Sustainable DevelopmentVermont Yankee Decommissioning AllianceVeterans for Peace - Chicago ChapterWall of Women ColoradoWe the WorldWESPAC FoundationWomen’s Earth & Climate Action Network (WECAN)Women’s Environment & Development Organization (WEDO)350 Butte County350 Colorado350 Eastside350 New Orleans350 Salem Oregon350 Seattle350 Silicon Valley350 Triangle350.org350Hawaii350Kishwaukee350NH350NYC350PDX350Wenatchee

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