Amérique

L'AMERIQUE LATINE POURSUIT SON CYCLE 2020-2022

L’Amérique latine poursuit son cycle électoral 2020-2022

13 Novembre 2020

INTERNATIONAL publié le 12/11/2020nov 2019 - rencontre  avec Luis Arce à Sao Paulo (Brésil)L’Amérique latine poursuit son cycle électoral 2020-2022Les États-Unis ont montré au monde entier leurs divisions, leurs difficultés à obtenir un résultat à leur élection présidentielle. Cependant Donald Trump a perdu et devra quitter la maison blanche en janvier. En même temps l’Amérique latine poursuit son cycle électoral malgré la pandémie, les difficultés sociales. Cette séquence pourrait permettre une nouvelle vague progressiste, une nouvelle vague de gauche.

Ces dernières semaines ont été l’objet de quelques bonnes nouvelles à ce sujet avec la victoire de Luis Arce du MAS en Bolivie et la victoire au référendum au Chili pour le changement de la constitution qui datait de la dictature de Pinochet.

Les 15 et 29 novembre, les élections municipales auront lieu au Brésil, le 6 décembre les élections législatives au Venezuela et en février 2021 l’Équateur votera pour élire un nouveau Président, élection qui pourrait signer le retour de la gauche.

Le 8 novembre 2020 restera une date importante pour la Bolivie et pour l’Amérique latine avec l’investiture du Président Luis Arce. Cette investiture marque le retour de la démocratie après le putsch de 2019, le retour du MAS à la tête de l’État plurinational de Bolivie, le retour d’exil d’Evo Morales et l’émergence de fortes personnalités politiques qui ont résisté aux putschistes, aux menaces, à la répression, l’intimidation et les violences des milices ou de groupes armés.

Le Chili, lui, va entrer dans un calendrier électoral démentiel pour élire des gouverneurs, un congrès, une assemblée constituante …. Tout est à faire pour instaurer une nouvelle période de démocratie et donner des débouchés politiques aux importants mouvements sociaux qui ont commencé en octobre 2019. L’année 2021 sera un immense défi démocratique pour le peuple chilien, la jeunesse, les organisations de femmes, les organisations politiques de gauche, toutes celles et tous ceux qui ont ouvert la voie vers de nouvelles institutions en votant pour une nouvelle constitution.

Dans quelques jours, ce sera au tour du Brésil de voter pour les élections municipales et beaucoup d’observateurs voudraient présenter ces élections comme un premier test pour le Président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Il y a quelques jours, le 29 octobre, Jair Bolsonaro a perdu une importante bataille idéologique. En effet, en pleine pandémie, le Président a visuel_AmeriqueLatine.jpgprésenté un décret qui permettait de privatiser les « unités de santé de base » (le SUS), système datant de la période Lula qui permet à des millions de personnes en difficulté d’accéder au droit à la santé. Les parlementaires ont repoussé ce décret et fustiger l’attitude inhumaine de Bolsonaro.

Au sujet des élections municipales, la gauche se présente très divisée à ce scrutin et risque de se retrouver un peu en difficulté. Cette campagne des municipales aura été marquée par un climat délétère, par de multiples provocations des groupes d’extrême droite et par de multiples violences. La semaine dernière, les journaux de Sao Paulo signalaient que quatorze candidats avaient été assassinés depuis le 17 septembre, date à laquelle les candidatures aux municipales étaient officielles. Des chiffres qui peuvent paraître délirants mais qui montrent bien les déviances du système Bolsonaro, des milices et de l’armée.

Cependant, celles et ceux qui pensaient que la droite avait définitivement pris le dessus se sont largement trompés ; souhaitons qu’à la fin de ce cycle électoral, l’Amérique latine puisse relancer leurs projets d’intégration régionale comme l’UNASUR avait su le faire dans les années 2000-2010.

Cécile DUMASresponsable-adjointe du secteur International du PCF

source: https://www.pcf.fr/l_amerique_latine_poursuit_son_cycle_electoral_2020_2022

 

FRONT ANTI-IMPERIALISTE DANS LE PRE CARRE DES USA

Un nouveau front anti-impérialiste naît dans le pré carré des USA

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (D) et le ministre des Affaires étrangères iranien Mohamamd Javad Zarif le vendredi 6 novembre 2020 à Caracas. ©Twitter

Suite à la tournée de Zarif aux Caraïbes, des experts estiment que les piliers de l’impérialisme US s’affaibliront dans la sphère géographique immédiate des États-Unis.   

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé le 3 novembre une tournée latino-américaine qui l’a conduit d’abord au Venezuela, puis à Cuba et en Bolivie. Les experts politiques évaluent les visites effectuées par le chef de la diplomatie iranienne dans les trois pays susmentionnés dans le sens du renforcement des liens entre la RII et les pays latino-américains. « C’est d’ailleurs le signe de la vitalité de la diplomatie iranienne, et un pas important dans le sens de l’équilibre sur le plan de la politique étrangère du pays », indiquent les experts.

Nombreux sont les analystes politiques à affirmer que l’objectif de la tournée latino-américaine de Mohammad Javad Zarif consiste à « renforcer le front anti-impérialiste dans le pré carré des États-Unis ».

Cette tournée transmet également un message en ce sens que les sanctions imposées par les États-Unis sous le mandat de Trump à la RII et à certains pays de la région stratégique des Caraïbes, se sont avérées inefficaces. C’est une réalité qui renforce d’ailleurs le rapprochement entre les pays cibles des sanctions illégitimes américaines.

Voyage au Venezuela : les relations Téhéran-Caracas se renforcent

Après des entretiens avec de hauts responsables vénézuéliens, Zarif a écrit sur Twitter avoir discuté avec le président Maduro et le vice-président Rodriguez, son homologue Jorge Arreaza et avec d’autres ministres vénézuéliens, de l’expansion des liens bilatéraux.

Lire aussi :

Zarif en Amérique latine : comment l'Iran compte protéger le pétrole «vénézuélien»?

Zarif a ajouté avoir évoqué à l’Institut Samuel Robinson la façon dont les États-Unis tentent d’empêcher le cours de l’histoire de passer à une étape qu’on pourrait appeler le « monde post-occidental ».

Les déclarations de Zarif sur les objectifs de sa visite au Venezuela montrent les efforts des deux pays en vue de consolider leurs relations bilatérales et souder leur solidarité face aux politiques impérialistes de Washington.

Avant la visite de Zarif au Venezuela, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, avait rappelé que le Venezuela était une destination principale des exportations iraniennes en termes de services techniques et d’ingénierie, ajoutant que le secteur privé iranien était actif dans divers projets en cours au Venezuela.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne avait ajouté : « Dans le secteur de l’énergie, une bonne coopération a été instaurée sur demande de Caracas, et une grande potentialité existe pour élargir ces collaborations. De même, l’inauguration de la première grande surface iranienne à Caracas par le secteur privé iranien représente un exemple réussi d’activité du secteur privé iranien dans ce pays. »

Cuba à l’horizon à long terme de l’Iran

C’est toujours sur sa page Twitter que Zarif a parlé de l’enjeu de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, le vice-Premier ministre, Ricardo Cabrisas, et le président cubain Miguel Diaz-Canel :

« Ces rencontres ont été focalisées sur la solidarité mondiale, particulièrement contre le terrorisme économique américain, ainsi que sur la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de santé, de sciences et d’énergie. »

Pour les experts, la visite de Mohammad Javad Zarif à Cuba montre que l’Iran porte un regard particulier dans un horizon à long terme sur ce pays riche aux larges antécédents historiques dans la lutte contre l’impérialisme américain.

Rehaussement des liens avec la Bolivie, dans un avenir proche

La Bolivie était la destination ultime de la tournée latino-américaine de Zarif. Dans un tweet, le ministre des Affaires étrangères a annoncé avoir voyagé dimanche 8 novembre à La Paz afin de fêter avec le peuple bolivien les acquis de la lutte menée par ce peuple sur le chemin de la démocratie.

Pour sa part, le président élu bolivien Luis Arce a remercié Zarif pour avoir participé à sa cérémonie d’investiture, faisant part de la volonté de son pays d’augmenter ses liens avec Téhéran. En marge de cette cérémonie, Zarif a également eu un entretien téléphonique avec le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, Denis Moncada Colindres, et une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères du Chili, Andrés Allamand.

À noter que la RII a toujours eu des interactions politico-économico-culturelles importantes avec certains des pays d’une importance décisive en Amérique latine. Ces interactions se sont approfondies ces dernières années.

Les relations établies entre Téhéran et les pays tels que Cuba et le Venezuela, fiers d’une approche anti-impérialiste depuis de longues années, revêt une importance particulière du point de vue politique, étant donné que Washington a toujours difficilement digéré l’influence d’autres pays en Amérique latine qu’il considère comme son pré carré.

Toujours est-il qu’à l’heure actuelle, marquée par les sanctions inhumaines et unilatérales américaines imposées à l’Iran, le renforcement des relations entre l’Iran et les pays latino-américains pourra affaiblir les piliers de l’impérialisme US dans la sphère géographique immédiate des États-Unis.   

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/09/638279/zarif-cara%C3%AFbes-venezuela-cuba-bolivie-imp%C3%A9rialisme-%C3%A9tats-unis

CARAÏBES : VERS UNE COALITION NAVALE ANTI US IRAN/VENEZUELA/RUSSIE/CHINE AUX PORTES DES USA ?!

Vénézuela-Russie: l'Iran proposerait une coalition navale aux portes des USA

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L’Iran ne lâche pas le Venezuela dans sa lutte contre les sanctions américaines. ©AP

Lentement mais sûrement : l'étape vénézuélienne de la tournée sud-américaine de Zarif revêt une importance à part au terme d'une semaine marquée par deux attaques aux drones armés contre la plus grande raffinerie vénézuélienne et une Presidentielle US parfaitement chaotique surtout en Floride. Des frappes aux drones US contre les sites pétroliers vénézuéliens rappellent la nécessité de leur protection mais aussi le caractère parfaitement indispensable d'un bouclier armé propre à assurer la sécurité du transit maritime aux Caraïbes. L'Iran a déjà envoyé 9 pétroliers et livré du pétrole et de l'essence à la République bolivarienne. Évidemment la IV flotte de l'US Navy n'a pas osé s'en approcher n'empêche qu'une fois le pétrole vendu, un pétrolier vénézuélien a fait l'objet du piratage US. À Caracas, Zarif évoquera-t-il l'idée d'une coalition militaire maritime Iran-Vénézuela ?

Cette coalition verra sans nul doute le ralliement de la Russie dont les navires escortent les pétroliers iraniens en Syrie. Puis la Chine pourra y prendre part aussi, représailles à tout ce que l'Amérique fait en mer de Chine. Ce sera une 1ère coalition militaire maritime anti US aux Caraïbes depuis que l'Iran a fait éclater en mille morceaux la doctrine de Monroe.

Lire plus: Coalition anti-sanction Syrie-Venezuela-Cuba-Iran, Maduro donne sa feuille de route

« Mercredi à 3h45 du matin (7h45 GMT, ndlr), nous avons accueilli notre frère, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif », a écrit Jorge Arreaza, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères sur Twitter en publiant une vidéo sur laquelle on le voit accueillir son homologue iranien à sa descente d'avion. Le programme du ministre iranien durant son séjour au Venezuela s'annonce serré. 

L'Iran est avec Cuba, la Russie, la Turquie et la Chine, l'un des principaux alliés du président Nicolas Maduro.

« Le Venezuela et l'Iran ont montré leur solidarité et leur courage face aux agressions », a encore écrit Jorge Arreaza. Les deux parties vont discuter des moyens d'approfondir leurs relations stratégiques. »

Plus tôt cette semaine, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh a déclaré que Zarif se rendrait au Venezuela et à Cuba ainsi qu'en Bolivie, où il assisterait à l'investiture du président élu Luis Arce.

Il a déclaré que Cuba et le Venezuela figuraient parmi les partenaires politiques de la République islamique en Amérique latine. Les deux pays, a-t-il ajouté, ont été la cible des pressions et des ingérences américaines parce qu'ils s’opposent aux politiques destructrices de Washington.

« Le Venezuela est l’une des principales destinations des services techniques et d’ingénierie iraniens », a déclaré Khatibzadeh.

En allusion à l’ouverture du premier supermarché iranien, Megasis, au cœur de Caracas par le secteur privé iranien, M. Zarif a salué la coopération bilatérale dans le secteur économique et énergétique. 

En mai, l'Iran a envoyé cinq pétroliers chargés de 1,53 million de barils d'essence au Venezuela pour aider la relance des raffineries de pétrole touchées par une crise du carburant. Le mois suivant, l'Iran y a envoyé un cargo transportant des denrées alimentaires.

Le très grand transporteur de brut (VLCC), enregistré dans les bases de données maritimes sous le nom de Horse, a déchargé 2,1 millions de barils de condensat iranien pour être utilisé comme diluant pour la production de pétrole extra-lourd du Venezuela en septembre.

Le président américain a retiré en 2018 son pays de l'accord international sur le nucléaire iranien. Il a dans la foulée rétabli, puis durci, toutes les sanctions américaines levées en 2015.

Les États-Unis ont également accentué leur pression sur Nicolas Maduro, aux moyens de sanctions et d'un embargo sur le pétrole vénézuélien.

Les sanctions américaines ont poussé le Venezuela à se tourner vers des alliés comme l'Iran.

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/05/637958/Zarif-arrive-a-Caracas-

DECALOGUE POUR COMPRENDRE LA FEROCITE ACCRUE DU BLOCUS CONTRE CUBA

Photo: Granma

Notre économie détruite et notre peuple divisé : le gouvernement étasunien, fidèle à cet objectif, a aiguisé ses griffes en 2019 et 2020 pour tenter d'épuiser et d’assiéger Cuba.

N’ayant cure des problèmes provoqués par la covid-19, le régime de la Maison-Blanche a intensifié ses attaques... et a limité, entravé, menacé, persécuté ou sanctionné ceux qui aspiraient à faire des affaires avec l'Île, et même intimidé et remis en question ceux qui osaient penser aux médecins du Contingent Henry Reeve comme une solution pour leur peuple au milieu d'une pandémie qui a mis en crise les systèmes de santé nationaux de la moitié du monde. Mais Cuba, c'est Cuba.

Ce 22 octobre 2020, le ministère des Relations extérieures a présenté, lors d'une conférence de presse tenue en mode virtuel, le Rapport sur les dommages causés par le blocus exercé contre Cuba au cours de la période allant d'avril 2019 à mars 2020.

Durant ces deux années, le blocus a causé des pertes de l'ordre de 5, 5703 milliards de dollars, soit une hausse d'environ 1 226 millions de dollars par rapport à la période précédente.

Comme si les dommages infligés pendant près de 60 ans ne lui suffisaient pas, le montant total des pertes causées par cette politique en un an a dépassé le cap des 5 milliards de dollars.

Aux prix courants, les dommages cumulés sur près de six décennies s'élèvent à 144 413,4 millions de dollars, ce qui signifie, compte tenu de la dévaluation du dollar par rapport à la valeur de l'or sur le marché international, que le blocus a causé des dommages quantifiables de plus de 1 098 008 milliards de dollars.

Granma met à la disposition de sa communauté de lecteurs un Décalogue pour comprendre, en cette dernière année, la férocité de cette politique.

1. sachez que le but de la politique de blocus est de détruire la Révolution... coÛte que coÛte !

Entre avril 2019 et mars 2020, les Départements du Trésor et du Commerce des États-Unis ont introduit des changements dans les dispositions sous-tendant le blocus.

Avec un fort effet d'intimidation sur les contreparties, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers aux États-Unis (OFAC) a imposé 12 sanctions à des entités étasuniennes et de pays tiers pour avoir enfreint la réglementation cubaine sur le contrôle des avoirs. Le montant de ces pénalités a dépassé les 2 403 985 125 dollars.

Ils s’en sont pris avec une virulence particulière au secteur pétrolier, en sanctionnant 34 navires de pdvsa, ainsi qu'un nombre similaire de compagnies étrangères.

Le secteur bancaire a également été fortement touché, avec des répercussions sur des entreprises en Allemagne, en Autriche et en Italie, dont les amendes se sont élevées à 1,3 milliard de dollars.

En 2019, le Département d'État a mis à jour la Liste des entités cubaines soumises à des restrictions en y ajoutant 12 nouvelles, portant le total à 223.

La même année, en juin, ils ont annoncé des changements réglementaires dans la politique à l'égard de Cuba, visant principalement le secteur des voyages, et comprenant l'élimination des voyages « de peuple à peuble » et la mise en œuvre d'une politique de refus de licences pour le transport de passagers (croisières), les bateaux de plaisance et les avions privés.

Il a également été stipulé que les voyageurs étasuniens arrivant à Cuba dans l'une des 12 catégories autorisées ne peuvent pas effectuer de transactions financières directes avec des entreprises figurant sur la Liste des entités cubaines soumises à restrictions.

En 2019 également, une politique générale a été approuvée pour refuser les licences de location d'avions aux compagnies aériennes d'État cubaines ; la réexportation à Cuba d'articles étrangers contenant plus de 10 % de composants étasuniens a été interdite ; et une révision de l'Exception d’autorisation « Soutien au peuple cubain » a été ordonnée afin d’empêcher certains dons au gouvernement et au Parti communiste cubains.

De même, l'autorisation d'exportation d'articles promotionnels a été supprimée et de nouvelles restrictions ont été imposées à l'exportation de biens liés aux télécommunications.

2. Dénoncez l'extraterritorialité illégale du blocus

Ce système de sanctions représente une menace, tant pour les intérêts et les droits souverains de Cuba que pour ceux de pays tiers. Les exemples de son application abondent, à commencer par le Groupe Air France KLM qui, en avril 2019, a communiqué sa décision de suspendre l'accord avec Cubana de Aviacion.

Parmi d'autres exemples, Petrobras Uruguay a refusé d'établir des liens avec Cubana de Aviacion en raison des menaces de blocus ; Viajes Falabella, un partenaire de Havanatur, a été empêché de commercialiser directement ou indirectement des hôtels cubains et l'Association internationale du transport aérien a suspendu le service bsp pour nos bureaux au Mexique, en Italie et en France, en raison des pressions.

La compagnie maritime Cosco, basée dans un pays asiatique, a suspendu toutes ses expéditions vers Cuba, affectant fortement Medicuba, et en novembre 2019, la société Trivago, une entreprise technologique spécialisée dans les produits et services d'hôtellerie et d'hébergement, basée en Allemagne, a éliminé toutes les installations hôtelières cubaines de ses plateformes de recherche sur Internet.

3.   Ne pensez jamais qu'une mesure, telle que l'activation des Titres III et IV de la Loi Helms-Burton, puisse, d'une manière ou d'une autre, bénéficier aux Cubains  

Depuis 1996, la Loi Helms-Burton a renforcé la portée extraterritoriale du blocus, affectant les entreprises de pays tiers qui ont fait ou font des affaires avec Cuba.  

Son titre III permet aux anciens propriétaires de biens nationalisés à Cuba de poursuivre, devant les tribunaux des États-Unis, les personnes ayant eu un quelconque contact avec ces propriétés, une disposition qui avait été suspendue depuis 1996, systématiquement tous les six mois, par tous les présidents des États-Unis. Mais, pour la première fois en 23 ans, le 2 mai 2019, des poursuites judiciaires ont été engagées en vertu de cette Loi et, au 31 mars 2020, un total de 25 poursuites avaient été déposées, dont trois ont été retirées et 22 sont toujours en cours.

4. ...Si les droits du peuple cubain sont bafoués sous quelque forme que ce soit, c'est bien par le gouvernement des États-Unis

Dans le domaine de la santé, d'avril 2019 à mars 2020, cette politique a causé des pertes de l'ordre de 160 260 880 dollars. Les dommages cumulés sur près de six décennies de mise en œuvre ont atteint 3 074 033 738 dollars dans le secteur de la santé.

Cette politique nous refuse l'accès aux technologies médicales d'origine étasunienne ou comportant plus de 10 % de composants en provenance de ce pays.

Medicuba s.a. a contacté les sept fournisseurs et, en outre, 50 autres sociétés. Les réponses évasives ou le silence ont généré une pénurie considérable de médicaments et des dépenses supplémentaires importantes.

Ont été particulièrement touchés les fournitures destinées à traiter les symptômes de la maladie de Parkinson, différents types de cancer, ainsi que la progestérone, utilisée dans le cadre du programme de procréation assistée pour prévenir les naissances prématurées ou la menace d'avortement, et l'acétate d'abiratérone pour le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration.

Cuba se voit refuser l'acquisition de prothèses auditives dotées d'une technologie de pointe, y compris les piles et les pièces de rechange, étant donné qu'elles contiennent des composants étasuniens.

5.   Ne croyez pas tout ce qu'on dit à propos de la flexibilité dans le secteur alimentaire

Au cours de la période analysée, des dommages d'environ 428 894 637 dollars us ont été enregistrés dans le secteur alimentaire. Nombre de ces pertes auraient été évitées si les entreprises cubaines avaient pu accéder au marché des États-Unis.

La société importatrice de denrées alimentaires, Alimport, a subi de plein fouet les effets des prix élevés du poulet congelé sur des marchés lointains par rapport aux États-Unis, auxquels il a été impossible d'accéder durant cette période.

Les prix de ce produit sur les marchés auxquels l'entité cubaine avait accès varient de 350 à 600 dollars au-dessus du prix de la tonne sur le marché étasunien.

Les difficultés d'approvisionnement en carburant à Cuba ont provoqué des interruptions dans les cycles de production de plusieurs entreprises du secteur agroalimentaire, ainsi que dans les cultures.

À l'usine de Los Portales, située dans la province de Pinar del Rio, la production a été interrompue pendant
77 jours, car ses entrepôts étaient remplis de produits finis, mais ne disposaient pas du carburant pour leur transport, ce qui a entraîné la perte d'au moins deux millions de caisses de boissons non alcoolisées et d'eau qu'il a été impossible de produire et de commercialiser, soit une perte de 10,9 millions de dollars.

En novembre et décembre 2019, en raison du manque de carburant, 30 130 tonnes de riz et plus de 195 000 tonnes de plantes-racines n'ont pu être produites. Plus de deux millions de litres de lait et 481 tonnes de viande n'ont pu non plus être collectés.

6.   Acceptez le fait que les Cubains à l'étranger peuvent également être affectés par la politique étasunienne à l'égard de leur pays

Pour les Cubains vivant à l'étranger, les dispositions du blocus constituent également des obstacles quotidiens. Ils ne peuvent pas ouvrir de comptes bancaires, utiliser certaines cartes de crédit ou effectuer des transactions normales, simplement parce qu'ils sont de nationalité cubaine.

En ce qui concerne les vols, une question qui a gravement touché les familles cubaines, il a été annoncé que tous les vols des compagnies aériennes étasuniennes vers Cuba ont été suspendus, à l'exception de ceux dirigés vers l'aéroport international José Marti de La Havane.

Cette mesure est entrée en vigueur le 10 décembre 2019, et le 10 janvier 2020, l’administration Trump a également suspendu tous les vols charter entre les États-Unis et Cuba, à l'exception de ceux à destination de l'aéroport international de La Havane, pour lesquels une limite a été imposée au nombre de vols charters.

Autre restriction qui a touché les familles cubaines, dans l'Île comme à l'étranger : l'imposition d'une limite de mille dollars par trimestre sur les envois d'argent des familles, l'élimination des envois des donations financières (non familiales) et la suspension des transferts liés à Cuba en provenance et à destination de l'extérieur des États-Unis.

Le 25 octobre 2019, la société Western Union Canada a rendu publique sa décision de limiter les montants des envois de fonds à Cuba, en vertu des mesures restrictives annoncées par le gouvernement étasunien.

En février 2020, la nouvelle réglementation de la société étasunienne Western Union est entrée en vigueur, éliminant la possibilité d'envoyer des fonds à Cuba depuis des pays tiers.

7.   Reconnaissez l'intimidation et la persécution contre ceux qui font du commerce avec Cuba, comme un élément qui caractérise la position de l'administration étasunienne envers l'Île

Le montant total des pertes causées par le blocus au secteur extérieur de l'économie cubaine au cours de cette période s'élève à 3 013 951 129 dollars.

L'effet dissuasif et intimidant de la politique de blocus sur les entrepreneurs et les entités des États-Unis et de pays tiers, accentué par l'activation du Titre III de la Loi Helms-Burton, a entraîné l'annulation d'opérations commerciales, d'actions de coopération et de projets d'investissements étrangers qui se trouvaient à différents stades.

Il a également eu un impact négatif sur les institutions bancaires et financières, qui refusent de travailler avec des entités cubaines par crainte de sanctions.

Les dommages les plus importants concernent le manque à gagner sur les exportations de biens et de services, d'une valeur de 2 475 700 000 dollars.

Le tourisme reste le secteur le plus durement touché à cet égard, puisqu'il représente 72,6 % du total. Cela équivaut à 1,798 milliard de dollars, soit une hausse de 260 millions de dollars par rapport à la période précédente.

Étant donné l'impossibilité d'exporter vers les États-Unis en raison des restrictions découlant du blocus, le secteur agricole cubain a été affecté à hauteur de 184 millions de dollars.

Sur ce chiffre, 84,3 % sont attribuables aux exportations potentielles de l'entreprise Habanos s.a., tandis que le reste, soit quelque 26,5 millions de dollars, correspond aux exportations potentielles de charbon de bois végétal marabu, d'ananas, de miel, de café et de produits frais destinés principalement aux navires de croisière.

Entre avril 2019 et mars 2020, l'interdiction de l'utilisation du dollar a porté atteinte au commerce extérieur cubain à hauteur de 92 883 153 dollars, alors que l'augmentation du coût du financement/risque pays est estimée à 25 841 716 dollars.

8.   Identifiez les secteurs essentiels de la société cubaine comme étant les principales cibles de l'agression

Les services d'éducation gratuits et inclusifs, auxquels l'État cubain a alloué 23,7 % des dépenses sociales budgétisées pour 2020, sont affectés par des pénuries et des insuffisances qui limitent le processus d'enseignement et d'apprentissage. Entre avril 2019 et mars 2020, l'impact sur ce secteur est estimé à 21 226 000 dollars.

Le déficit en carburant a gravement nui à ce secteur, au point de toucher 52 établissements et d'entraîner un réajustement des programmes et des heures d'enseignement.

Dans le domaine du sport, l’entreprise Cubadeportes a vu se réduire sa capacité à importer des équipements sportifs de marques étasuniennes, dont beaucoup sont obligatoires, comme le stipulent les règlements officiels des fédérations internationales. Les pertes dans le domaine du sport sont estimées à quelque
9 995 000 dollars.

En outre, dans le secteur de la culture, l'impact est de l'ordre de 22 150 000 dollars.

Les États-Unis entravent la circulation de l'art cubain dans le monde, persécutent et censurent son action, tout en étendant leur stratégie d'isolement aux grandes sociétés internationales d'information et aux circuits de distribution de l'art.

Parmi les actions hostiles à cet égard, on peut citer les obstacles à la commercialisation du cinéma, étant donné l'impossibilité de la présentation de films cubains aux États-Unis. Durant cette période, la campagne de haine contre le secteur culturel s’est également intensifiée.

Dans le secteur des communications et des technologies de l'information, y compris les télécommunications, les pertes sont estimées à 64 274 042 dollars.

En rendant la connectivité dans le pays difficile et coûteuse, en conditionnant l'accès aux plateformes et aux technologies, et en utilisant le cyberespace pour tenter de subvertir le système politique et juridique cubain, cette politique affecte négativement le développement des communications à Cuba.

L’entreprise cubaine Etecsa continue à être l'entité la plus durement touchée, après avoir enregistré environ 97% du montant total de cet impact.

9.   PAS DE DOUTE : la pandémie de la covid19 n'a pas conduit à un « relâchement » du blocus

L'impact négatif du blocus est aggravé et plus cruel dans le contexte actuel de lutte contre la covid-19. En mars 2020, en raison des restrictions étasuniennes, un don de ventilateurs pulmonaires mécaniques, de kits de diagnostic, de masques et d'autres fournitures médicales envoyés par la société chinoise Alibaba n'a pas pu arriver sur l'Île.

Les sociétés suisses IMT Medical AG et Acutronic medical systems AG, récemment acquises par une société basée aux États-Unis, ont invoqué les sanctions du blocus pour refuser de livrer des ventilateurs pulmonaires mécaniques de haute technologie à Cuba.  

En avril 2020, on a appris que les banques suisses UBS, Banque Cler et la Banque Cantonale de Bâle ont refusé de transférer les dons des organisations de solidarité suisses MediCuba-Suisse et Association Suisse-Cuba, parce que le nom de l'Île était mentionné dans le registre des transactions.

Les dommages causés à des accords bilatéraux signés par Cuba avec plusieurs pays de la région des Amériques ont gravement porté atteinte aux soins médicaux de 67 millions de personnes.

10. Remerciez le soutien de toutes les voix qui s’élèvent pour condamner le blocus exercé contre Cuba

De nombreuses demandes ont été adressées au président des États-Unis afin qu'il use de ses pouvoirs exécutifs pour lever le blocus.  

Par ailleurs, à la suite de la déclaration de la covid-19 par l'Organisation mondiale de la santé (oms) comme étant une pandémie mondiale, de nombreux acteurs du système international se sont prononcés contre le blocus et/ou les mesures coercitives unilatérales en général.

Au cours de la période concernée, 256 actions d'organisations de solidarité cubaines dans 87 pays ont été enregistrées.

http://fr.granma.cu/cuba/2020-10-27/decalogue-pour-comprendre-la-ferocite-accrue-du-blocus-contre-cuba

 

DES MANIFESTATIONS SOCIALES HISTORIQUES SE REPANDENT COMME UN FEU DE PAILLE DANS TOUTE L’AMERIQUE LATINE

Des manifestations sociales se répandent comme un feu de paille en Amérique latine

 9 
  0  0 
 
  17

Des manifestations historiques ont lieu dans toute l’Amérique latine alors que les gens descendent dans la rue pour exprimer leur mécontentement face au FMI, à la corruption du gouvernement et à la propagation du fascisme

L’attention étant fixée sur les événements de cette semaine en Bolivie, on vous pardonnera de ne pas vous rendre compte qu’une grande partie du reste de la région est, depuis des semaines, également touchée par des vagues de manifestations.

Costa Rica

Le gouvernement de coalition néolibérale de Carlos Alverado a tenté de forcer le Fonds monétaire international (FMI) à lui accorder un prêt de 1,75 milliard de dollars pour faire face aux retombées économiques de la pandémie Covid-19. Comme cela a été toujours été son modus operandi, l’organisation prête de l’argent en échange de réforme libérale, dont des réformes fiscales, des coupes dans les services publics et la privatisation d’actifs détenus par l’État, ce que Alverado a été plus qu’heureux de concéder.

Par contre, le peuple du Costa Rica n’a manifestement pas consenti à ces mesures, lançant une grève générale de plusieurs semaines qui a paralysé le pays. Descendant dans la rue, ils ont fait fermer des dizaines de voies de communication importantes dans le pays, se battant contre une grande partie des 30 000 policiers du pays.

La rébellion s’est soldée par la victoire des manifestants, Alverado ayant annoncé l’arrêt des négociations avec le FMI.

Colombie

Pendant ce temps, un peu plus au sud, en Colombie, le pays s’apprête aujourd’hui à entamer sa deuxième journée de grève nationale. Le très organisé syndicat d’enseignants, le FECODE, a annoncé un arrêt de travail de 48 heures en opposition aux plans du président conservateur, Ivan Duque, de rouvrir les écoles et autres institutions scolaires avec peu de mesures de protection, malgré la pandémie de Covid-19 qui fait rage dans le pays, tuant entre 100 et 200 personnes par jour. Les enseignants se joignent aux étudiants, aux syndicats et à une foule d’autres organisations pour mener une action collective contre le gouvernement de Duque.

Un large éventail de griefs est exposé. Les indigènes sont nombreux à manifester contre la façon dont le gouvernement de Duque les traite. D’autres protestent contre le bilan effroyable du pays en matière de droits de l’homme. La Colombie a longtemps été l’endroit le plus dangereux au monde pour les militants. Quatre autres dirigeants indigènes ont été tués lundi et mardi, et deux ont échappé de justesse à la mort. Les rumeurs disent que leurs meurtres sont en représailles des manifestations qui touchent Bogota, pendant lesquelles des milliers de personnes se sont rendues dans la capitale du pays pour exprimer leur mécontentement.

Chili

Une grande partie du Chili était en flammes à la même époque l’année dernière, les citoyens tentant de forcer le gouvernement conservateur de Sebastian Piñera (l’homme le plus riche du pays) à concéder un vote pour changer une constitution qui date de l’époque fasciste du pays. L’étincelle initiale de cette action nationale a été une augmentation des tarifs du métro de Santiago afin de subventionner les entreprises de transport privées, mais elle a rapidement fait boule de neige et a donné lieu à bien d’autres actions. « C’est un scandale que près de 30 ans après la fin de la dictature, le Chili ait encore cette constitution datant de l’ère Pinochet », déclarait Pablo Navarette, le fondateur et co-rédacteur en chef du magazine Alborada, à MintPress l’année dernière.

Le référendum chilien aura lieu dimanche, les sondages indiquant que la population votera massivement pour le changement. Le pays a connu des semaines de protestations, dont certaines ont tourné à la violence. Au début de ce mois, un policier a été filmé en train de jeter un jeune manifestant de 16 ans d’un pont, où il a été laissé face contre terre dans l’eau avec de graves blessures. Le week-end dernier, des dizaines de milliers de Chiliens se sont rassemblés dans le centre de Santiago pour marquer le premier anniversaire des manifestations qui ont lancé le processus de changement et pour rallier le soutien en faveur d’un « oui » ce dimanche. Ils ont été accueillis avec force par la police, la violence qui en a résulté ayant forcé la fermeture d’au moins 15 stations de métro.

Haïti

Pendant ce temps, à Haïti, le président Jovenal Moise, soutenu par les États-Unis, est confronté à de nouvelles vagues de protestations quasi-continues, depuis qu’il a annulé les élections et commencé à gouverner par décret. Ce week-end, de nouvelles manifestations ont eu lieu dans la capitale du pays, Port-au-Prince, les manifestants bloquant les routes et appelant à la démission de Moise. La police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur la foule, faisant de nombreux blessés.

Pourtant, aucune de ces manifestations n’a reçu beaucoup d’attention de la part de la presse occidentale, qui préfère se concentrer sur les manifestations se déroulant dans les pays ennemis, contre des gouvernements adverses. Les manifestations de 2019 à Hong Kong, par exemple, ont bénéficié d’une couverture médiatique 50 fois plus importante dans le New York Times et CNN que le soulèvement haïtien, pourtant bien plus meurtrier et plus durable.

Bolivie

Ceux qui descendront dans la rue cette semaine s’inspireront sans doute des événements survenus en Bolivie, où le gouvernement de Jeanine Añez a subi une défaite électorale catastrophique dimanche, laissant le pouvoir aux mains du populaire Mouvement vers le socialisme (MAS). Jeanine Añez, qui s’était emparé du pouvoir par un coup d’État, en novembre dernier, avait insisté sur le fait qu’elle n’était qu’une « présidente intérimaire ». Malgré cela, elle a reporté les élections à trois reprises, tout en réprimant brutalement la résistance organisée contre son régime. Cependant, une grève générale d’une semaine a paralysé le pays en août, obligeant Añez à concéder des élections pour octobre. Malgré des intimidations constantes, le MAS a remporté une victoire éclatante, ouvrant la voie au retour de la démocratie dans la nation andine.

2020 a été une année extrêmement turbulente pour les populations d’Amérique latine. Si la région a beaucoup souffert de l’épidémie de coronavirus, les manifestations organisées permettent une fois de plus d’espérer qu’un monde meilleur est possible. Et avec l’exemple bolivien les gens pourraient vraiment croire que c’est à leur portée.

Alan Mcleod

 

Article original en anglais : Protests Against Greed and Inequality Are Spreading Like Wildfire Through Latin America, MintPress, le 21 octobre 2020.

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

LA MAJORITE ECRASANTE DU PEUPLE CHILIEN EXPRIME PAR LES URNES SON SOUHAIT D’UNE NOUVELLE CONSTITUTION

Santiago du Chile, 26 oct. (RHC).-  Suite au scrutin de 36,26 % des bureaux de vote, les partisans d'une nouvelle Constitution ont remporté 77,65 % des voix ce dimanche au Chili.

Les partisans du rejet, n'atteignent que 22,35 des voix.

Quant au mécanisme d'élaboration de la loi fondamentale, l'option de la Convention constitutionnelle triomphe avec 78,97% des voix, tandis que l'option de la Convention mixte atteint 21,03 %.

Les résultats de la consultation populaire, déjà irréversibles, ont suscité de grandes célébrations à Santiago et dans d'autres villes du pays.

Deux heures avant la fin du vote, des milliers de personnes ont commencé à se rassembler sur la Place Baquedano, baptisée Place de la Dignité de cette capitale, pour célébrer la victoire retentissante de la Convention constitutionnelle et des options d'approbation.

Depuis le Palais de La Moneda, le président Sebastián Piñera, entouré de ses ministres, a reconnu la large victoire de l’APRUEBO, (J’approuve) et il a appelé à l'unité et au travail pour que la nouvelle Constitution inclue tous les Chiliens.

«L'unité a prévalu sur la division et la paix sur la violence » a-t-il signalé dans un bref discours.

Il a également souligné que ce plébiscite que les analystes s’accordent à qualifier d’historique,  est «le début d'un chemin que nous devons tous parcourir (...) et collaborer afin que la nouvelle Constitution soit le grand cadre de l'unité, de la stabilité et de l'avenir».

Remplacer la Constitution héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) était une des revendications des personnes descendues dans la rue pour manifester à partir du 18 octobre 2019 afin de réclamer une société plus juste.

La loi fondamentale actuelle limite fortement l'action de l'Etat et promeut l'activité privée dans tous les secteurs, notamment l'éducation, la santé et les retraites.

Par ailleurs, plusieurs organisations sociales ont dénoncé la répression des carabiniers contre les manifestants qui se sont rassemblés sur la Place de la Dignité,  quelques minutes avant la fermeture des bureaux de vote, fêter les résultats du scrutin.

Les carabiniers ont brutalement dispersé les avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes des manifestants qui attendaient sur la Place de la Dignité pour rendre hommage aux victimes de la répression et célébrer la victoire imminente du oui au changement de la Constitution dans le pays du sud.

Source : Prensa Latina

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/237889-la-majorite-ecrasante-des-chiliens-exprime-aux-urnes-son-souhait-dune-nouvelle-constitution

FABIEN ROUSSEL - PCF : AU CHILI, LA VOIE S'OUVRE POUR UNE CONSTITUTION DEMOCRATIQUE ET SOCIALE

Publié le 26/10/2020 par PCF

Chili : La voie s'ouvre pour une constitution démocratique et sociale (Fabien Roussel - PCF)

Dimanche 25 octobre 2020 pourra être considéré comme un jour historique au Chili. Lors du référendum, le peuple chilien a clairement voté pour une nouvelle constitution, il a clairement voté pour effacer définitivement tout lien avec la dictature de Pinochet.

Plus de 78% des électeurs ont voté pour la fin de la constitution qui datait de l'ère Pinochet et 79% ont voté pour que la nouvelle constitution soit construite par une convention constituante formée de citoyens, élus au suffrage universel.

Ce résultat est celui des mouvements sociaux qui ont commencé en octobre 2019, interrompus certes par la crise sanitaire mais qui débouchent aujourd'hui sur une grande victoire qui ouvre la route vers une nouvelle constitution et un nouveau référendum pour l'approuver en 2022.

Le travail va donc se poursuivre pour que cette nouvelle constitution permette les réformes nécessaires pour lutter contre les inégalités sociales, pour se libérer des dogmes néo-libéraux et des privatisations, et pour garantir la souveraineté du peuple chilien.

Ce dimanche est un nouvel espoir pour la démocratie en Amérique latine après la victoire, la semaine dernière, du MAS en Bolivie contre les putschistes.

 

Le PCF tient à féliciter le peuple chilien de cette victoire. Il apporte son soutien à toutes celles et ceux qui vont maintenant travailler à la construction d'une nouvelle constitution démocratique et sociale.

Le PCF, pleinement solidaire des forces de la gauche de transformation sociale chilienne, restera vigilant devant les tentatives de la droite, de l'extrême droite et du patronat chilien de troubler ce processus populaire.

source : https://www.pcf.fr/actualite_chili_la_voie_s_ouvre_pour_une_constitution_d_mocratique_et_sociale_fabien_roussel_pcf?recruiter_id=257833

14 MILLIONS DE CHILIENS VOTENT POUR UN REFERENDUM SUR LE CHANGEMENT DE CONSTITUTION. L’ACTUELLE CONSTITUTION DATE DE LA DICTATURE DE PINOCHET

Les Chiliens appelés aux urnes pour un référendum sur un changement de Constitution

Des militants s'embrassent à côté d'une banderole indiquant «Je vote pour le Chili et ma famille» lors d'un rassemblement avant le référendum, à Vina del Mar, le 22 octobre 2020.
Des militants s'embrassent à côté d'une banderole indiquant «Je vote pour le Chili et ma famille» lors d'un rassemblement avant le référendum, à Vina del Mar, le 22 octobre 2020. REUTERS/Rodrigo Garrido
Texte par :RFISuivre
4 mn

Au Chili, plus de 14 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche 25 octobre pour un scrutin historique. Ils devront dire s'ils « approuvent » ou « refusent » l'idée de rédiger une nouvelle Constitution. Un scrutin obtenu sous la pression de la rue, lors du mouvement social historique d'octobre 2019 contre les inégalités sociales. Le pays vit encore sous la Constitution héritée de la dictature du général Pinochet.


 

Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

D'après les sondages, le « oui » à une nouvelle Constitution l'emporterait avec plus de 60% des voix. Le scrutin était au départ prévu en avril, mais il a été décalé une fois à cause de la pandémie. Et dans ce contexte, le nombre de bureaux de vote a été augmenté pour limiter les files d'attente et les agglomérations ce dimanche 25 octobre.

Jeanette Vega, représentante de l'OMS et ex-sécretaire de la santé au Chili explique (au micro de la rédaction espagnole de RFI) les mesures d'hygiène et les précautions particulières qui seront prises dans les bureaux de vote.

« Le référendum n’entraine pas plus de risques pour la santé qu’une balade en ville. Le nombre de cas actifs dans le pays est très bas. Le virus circule peu. On a pris toutes les mesures de prévention dans les bureaux de vote, allant du gel hydro-alcoolique à la distanciation physique. Et chacun doit apporter son stylo personnel. Les gens savent qu’ils doivent se munir d’un masque et suivre les consignes sanitaires. Il y a eu une cinquantaine d'élections dans le monde (depuis le début de la pandémie) et chaque fois que l’on a respecté les mesures sanitaires, il n’y a pas eu de hausse de cas Covid. Cela est vrai aussi pour les élections qui se sont déroulées en mars en France, où une étude a montré qu’il n’y a pas eu d'augmentation des infections ou des décès lié à cet exercice. En conséquence, les électeurs n’ont pas de crainte à avoir s’ils suivent les recommandations sanitaires. »

 
PUBLICITÉ

On s'attend à une hausse de la participation par rapport aux élections précédentes qui avaient été boudées par de nombreux Chiliens. Pour autant, le coronavirus pourrait aussi inciter certains électeurs à risque à rester chez eux par peur de la contagion.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Les partisans d'une nouvelle Constitution craignent, eux, que les actes de délinquance, notamment l'incendie de deux églises dimanche dernier en marge d'une manifestation, inquiètent les électeurs indécis.

 À lire aussi : Chili: à Santiago, les Chiliens se sont lancés à vélo pour porter leurs revendications

En cas de victoire du « oui », de grands rassemblements devraient avoir lieu dans le centre des grandes villes du pays pour fêter le résultat. Une assemblée constituante serait alors élue en avril, et pourrait éloigner le Chili du modèle néo-libéral hérité de la dictature.

Beaucoup de Chiliens souhaitent en effet de meilleurs services publics et une participation plus importante de l'État dans l'économie pour garantir leurs droits sociaux comme les retraites, la santé ou encore l'éducation.

 À écouter aussi : Au Chili, l'espoir d'en finir avec la Constitution de la dictature

https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20201025-les-chiliens-appel%C3%A9s-urnes-r%C3%A9f%C3%A9rendum-changement-constitution?xtor=EPR-300-[Quotidienne_monde]-20201025-[contenu]-1141106044976

L'AMERIQUE LATINE, PILIER DE LA SECURITE ALIMENTAIRE MONDIALE

Managua, 20 octobre (Prensa Latina) Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, considère aujourd’hui l’Amérique Latine et les Caraïbes comme un pilier de la sécurité alimentaire mondiale.

Dans son intervention lors de l’ouverture de la 36ème Conférence régionale de la FAO, organisée de manière virtuelle par le Nicaragua, le dirigeant a affirmé que ce territoire deviendra le plus grand « panier alimentaire » pour la planète dans un proche avenir.

Dongyu a souligné les énormes ressources naturelles dont dispose la région pour accroître sa capacité à produire de la nourriture, mais il a souligné que pour y parvenir, il faudra d’abord surmonter des défis, ce qui ne sera possible que si « nous travaillons tous ensemble ».

Nous devons veiller à ce que tous nos travaux contribuent à la réalisation de l´Agenda 2030, qui est notre cadre commun pour le développement durable, a déclaré le directeur de la FAO lors du rendez-vous auquel participent les 33 États membres du sous-continent.

Nous voulons créer une FAO souple et inclusive qui soit au service de ses membres dans le but d’améliorer la production alimentaire, la nutrition, l’environnement et la vie, a-t-il déclaré.

Parmi les changements structurels actuellement mis en œuvre par l’agence mondiale, il a souligné la création d’un bureau dédié aux petits États insulaires en développement ainsi qu’aux pays les moins avancés et sans littoral.

C’est important, a-t-il souligné, parce que 18 des 33 nations de la région entrent dans une ou plusieurs de ces catégories, qui sont maintenant couvertes par ce nouveau bureau, dont le directeur vient aussi de cette région géographique, a-t-il souligné.

Le directeur général a également évoqué l’impact de la pandémie de Covid-19 dans tous les domaines de la vie, en particulier sur la sécurité alimentaire et les revenus.

Il a indiqué que plus de 35 millions d’emplois ont été perdus dans cette région et que l’ONU estime que jusqu’à 28 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, ce qui les rendrait plus susceptibles de souffrir d’une insécurité alimentaire grave.

À cet égard, il a noté que la FAO s’érige en fer de lance pour relever les défis posés par la crise sanitaire et a récemment lancé un programme global d’intervention et de redressement, dont l’objectif est de prévenir une urgence alimentaire mondiale pendant et après la pandémie.

Sous la présidence du Nicaragua, la conférence de l’entité multilatérale se conclura ce mercredi avec la participation inédite de près de 450 délégués gouvernementaux, ainsi que d’autres représentants de la société civile, du secteur privé, académique et scientifique.

peo/ode/rps

source : frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885068:lamerique-latine-pilier-de-la-securite-alimentaire-mondiale&opcion=pl-ver-noticia&catid=69&Itemid=101

CHILI : MOBILISATION GEANTE A SANTIAGO DU CHILI POUR L'ANNIVERSAIRE DE L'EXPLOSION SOCIALE D'OCTOBRE 2019

Grande mobilisation à Santiago du Chili pour l’anniversaire de l’explosion sociale d’octobre 2019

 

 

Santiago du Chili, 19 oct. (RHC).- Des dizaines de milliers de Chiliens se sont rassemblés dimanche à Santiago pour commémorer le premier anniversaire du début de la contestation sociale pour plus d'égalité et se mobiliser en faveur du "oui" au référendum constitutionnel.

A une semaine de ce référendum historique, où les Chiliens sont appelés à se prononcer sur un changement de Constitution, la manifestation s'est globalement déroulée dans une ambiance festive. Des affrontements ont toutefois éclaté en fin de journée avec les forces de l'ordre, déployées en masse dans le centre de la capitale.

Les manifestants se sont rassemblés dès le début de la matinée dans le centre de la capitale, sur la Plaza Italia, point de rassemblement emblématique de la contestation.

Parmi eux, de nombreux jeunes, mais aussi des familles. Certains agitaient des drapeaux, sautaient ou criaient des slogans appelant à des réformes sociales profondes. De nombreuses banderoles ont été déployées tout autour de la place.

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/237205-grande-mobilisation-a-santiago-du-chili-pour-lanniversaire-de-lexplosion-sociale-doctobre-2019