Amérique

L'ASSEMBLEE DES PEUPLES DES CARAÏBES CONDAMNE LA POLITIQUE ETASUNIENNE POUR LA REGION

L'Assemblée des peuples des Caraïbes condamne la politique étasunienne pour la région

 

Port-of-Spain, 13 oct. (RHC).- L'Assemblée des peuples des Caraïbes a condamné lundi la politique d'ingérence du président des États-Unis, Donald Trump, à l’égard de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela et a exhorté la communauté de la région à résister à l'assaut impérial nord-américain.

L’Assemblée des Peuples a exprimé son opposition ferme à toute tentative d’attaque militaire contre le Venezuela par les États-Unis, la Colombie et le Brésil.

Dans sa déclaration, cette organisation sociale appelle les gouvernements du Suriname et de la Guyane à éviter d'être utilisés par l'armée nord-américaine dans des manœuvres qui impliqueraient une action militaire contre le Venezuela.

Nous condamnons les sanctions illégales et illégitimes des États-Unis contre le Venezuela ainsi que les sanctions imposées contre les fonctionnaires vénézuéliens et la saisie de l'or vénézuélien par la Banque d'Angleterre, indique le document.

L'économiste et leader politique de Trinite-et-Tobago, David Abdulah, a lu par visio-conférence la  déclaration de l'Assemblée des peuples des Caraïbes le jour où celle-ci commémorait la résistance des peuples indigènes.

 Au nom du Comité exécutif régional, David Abdulah a demandé la diffusion de cette déclaration, comme première étape des actions qu'ils entendent mener dans un avenir proche contre la politique interventionniste de Washington.

La déclaration rejette d’autre part les desseins du Groupe de Lima de déstabiliser le Venezuela.

L'assemblée a rejeté l'idée que le Venezuela est un État qui fait du trafic de drogue et que ses dirigeants sont des criminels, comme veut le montrer le Groupe de Lima.

Pour ce qui est de Cuba, l'assemblée a rejeté le blocus illégal imposé par les Etats-Unis depuis les années 1960 et elle s'est opposée à toute menace contre l'île.

Nous exprimons notre indignation contre les États-Unis, pour leur refus total de lever les sanctions contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, qui luttent contre le Covid-19 et le privent des ressources nécessaires pour faire face à la pandémie, qui entraîne la perte de vies humaines.

L'assemblée a montré son indignation face aux sanctions étasuniennes contre les nations des Caraïbes après avoir accepté l'aide fournie par Cuba et ses brigades médicales aux nations de la région.

Ils ont souligné le soutien inestimable apporté par Cuba en cas d'urgence, que ce soit l'épidémie de choléra en Haïti, les catastrophes naturelles, et maintenant avec la pandémie de Covid-19.

L'assemblée appelle les peuples de la région à rester unis pour défendre leur souveraineté et s'opposer au programme impérialiste nord-américain, qui cherche à intervenir en toute impunité dans le développement de nos nations.

Source : Prensa Latina

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/236625-lassemblee-des-peuples-des-caraibes-condamne-la-politique-etasunienne-pour-la-region


 

PARIS, LE 10/10/2020 : PROGRAMME DE LA 40e EDITION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES DES AMERIQUES

[Peuples Autochtones / COVID-19 / Climat] Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques (Paris, le 10/10/20)

Silvanu

à :

csianews_l@samizdat.net 

Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques (Paris, le 10/10/20)

publié par CSIA-Nitassinan

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1157

Programme de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques

Le CSIA-Nitassinan est heureux de vous inviter aux célébrations de la 40ème édition de la Journée internationale de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques. Nous sommes heureux de pouvoir l’organiser malgré la situation sanitaire actuelle. Nous remercions la Mairie de Paris de nous accorder la Salle Jean Dame à cette occasion.

Le thème de cette année est « Peuples autochtones des Amériques - Construire un autre monde, décolonial »

Au programme de cette journée qui s’annonce magnifique :

15h - Ouverture des portes

15h15 - Présentation de la journée par le CSIA-Nitassinan et du Festival "25 ans de solidarité avec les communautés zapatistes au Mexique" par le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), avec l’annonce de la venue en Europe en avril prochain d’une grande délégation des peuples autochtones du Mexique coordonnée par l’EZLN et le Congrès National Indigène (CNI).

15h30 - MAPUCHE (CHILI / ARGENTINE)

PROJECTION - Vidéo "YAS AIKE", un documentaire sur le combat de la communauté Mapuche Liempichun en Puelmapu (Argentine) pour la restitution de restes humains de son ancêtre détenu dans les réserves du Museum d’Histoire Naturelle, à Paris. Cette projection sera suivie d’un point d’information par Terre et Liberté pour Wallmapu.

16h15 - MAPUCHE - Wara Mariño Queupumil, coordinatrice du Réseau Mapuche Suiza et Veronica Paillalef Painemal, représentantes Mapuche du Chili interviendront sur la lutte du peuple Mapuche pour son autodétermination et de la solidarité avec les prisonnier.e.s Mapuche en grève de la faim.

17h - Pause

17h15 - PEUPLES D’AMAZONIE (GUYANE / BRÉSIL)

PROJECTION - Projection du film "Untɨ, les origines", du réalisateur kali’na Yanuwana Christophe Pierre (Guyane "française")

"Ce film est un voyage initiatique depuis l’embouchure du Maroni jusqu’aux collines du Tumuc Humac, à la frontière brésilienne. Remontant le fleuve à la rencontre des Amérindiens de Guyane et à la recherche de mon identité, j’aborderai ainsi les questions essentielles de la situation sociale et économique actuelle. Le Maroni, fil rouge de ce récit, sera le vecteur de mes colères, de ma tristesse, de mes interrogations et de mon espoir". - Yanuwana Christophe Pierre (Kali’na)

18h - TABLE RONDE - "Peuples autochtones d’Amazonie face au COVID-19 et à la pandémie capitaliste"

- Ludovic Pierre (Kali’na, Guyane "française") - représentant de Jeunesse autochtone de Guyane (JAG)
- Eloy Terena (Terena, Brésil) - avocat et conseiller juridique de l’Articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB)
- Un.e représentant.e d’Autres Brésils

19h - LA NATION NAVAJO FACE AU COVID-19- Intervention de Stefan Yazzie Herbert (Diné / Navajo, États-Unis), un des coordinateurs de collectes de Navajo Nation COVID-19 Relief Fund

L’histoire de la Nation Navajo en cette période de pandémie est tragique, mais c’est aussi une histoire de résilience, de force et de triomphe face à l’adversité. Le peuple Navajo a subi la pire épidémie de coronavirus des États-Unis, avec un taux d’infection par habitant plus élevé que dans tout autre État américain.

19h45 - Pause

PROJECTION EXCEPTIONNELLE DU FILM "THE CONDOR AND THE EAGLE"
projeté pour la première fois avec un sous-titrage en français, réalisé par Aurélie Journée-Duez (CSIA-Nitassinan).

THE CONDOR AND THE EAGLE
de Sophie Guerra, Clement Guerra
2019, États-Unis, France, Allemagne, 82′

"Douglas Blush (Mr. Soul, Icarus, 20 Feet From Stardom, The Hunting Ground, The Invisible War, etc.), éditeur/producteur oscarisé, parle du Condor & The Eagle en ces termes : "Ce documentaire emmène la lutte pour la justice climatique au-delà des frontières habituelles des nations séparées et montre un nouveau mouvement plus large qui se développe parmi de nombreux peuples autochtones, en utilisant une cinématographie palpitante, des histoires profondément personnelles et l’urgence de demain. The Condor & The Eagle est à la fois un travail profond de journalisme climatique et un film d’aventure passionnant et émotionnel". Quatre leaders environnementaux autochtones se lancent dans une extraordinaire aventure transcontinentale, depuis les plaines canadiennes jusqu’au cœur de la jungle amazonienne, pour unir les peuples d’Amérique du Nord et du Sud et approfondir le sens de la "Justice climatique". Le documentaire Condor & The Eagle offre un aperçu d’une renaissance spirituelle en développement, alors que les quatre protagonistes du film apprennent les uns des autres le long héritage de résistance au colonialisme et à son économie extractive. Leur chemin à travers la jungle les emmène dans un voyage inattendu, stimulant et libérateur, qui changera à jamais leur attachement à la Terre et à l’autre. "

Bande annonce :

21h45 - Fin

Nous vous attendons donc nombreuses et nombreux pour venir célébrer avec nous la résistance des peuples autochtones dans la construction d’un autre monde décolonial, alors que les statues de Christophe Colomb et des autres symboles de la "Conquêtes" sont en train de tomber au États-Unis et ailleurs.

Informations pratiques :

Date : Samedi 10 octobre 2020, de 15h à 21h45
Lieu : Salle Jean Dame (Paris, 2ème) – M° : Sentier (Ligne 3)

Entrée à prix libre

ATTENTION -> Le port du masque et le respect de la distanciation physique seront obligatoires. - Les places seront limitées


- Pour nous aider à l’organisation, faites un don !

https://www.helloasso.com/associations/comite-de-solidarite-avec-les-indiens-des-ameriques-csia-nitassinan/collectes/journee-de-solidarite-avec-les-peuples-autochtones-des-ameriques-2020

SI VOUS PRÉFÉREZ PARTICIPER A CETTE SOUSCRIPTION PAR CHÈQUE

Quel que soit le montant de votre participation, votre aide sera précieuse.

Veuillez nous retourner ce coupon, à notre adresse, accompagné d’un chèque à l’ordre du CSIA (comportant la mention "Octobre" au dos) :


DONS OCTOBRE 2020 - Pour aider à la venue de déléguées autochtones lors de la 40e édition de la journée d’octobre du CSIA, je fais un don de :

.... 10 € - .... 15 € - .... 25 € -.... 50 € - .... 75 € - ....100 € - Autres : ……. €

NOM : ........................... PRÉNOM : ................... SIGNATURE :.................

A retourner au : Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (Octobre) - 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris


Si vous voulez devenir bénévole pour l’organisation des événements en octobre, laissez un message sur notre répondeur avec vos coordonnées : 0143730580 (répondeur) ou envoyez un courriel à info@csia-nitassinan.org

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1157


 

INJURES RACISTES : LA FAMILLE D'UNE FEMME AUTOCHTONE, MERE DE SEPT ENFANTS, DECEDEE AU CANADA ATTAQUE EN JUSTICE

Injures racistes: la famille d’une autochtone décédée au Canada attaque en justice

 Depuis 6 heures  3 octobre 2020

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 Amérique et Europe - Canada

 

La famille d’une femme autochtone, morte après avoir été victime de commentaires racistes d’infirmières qu’elle a filmées dans un hôpital au Québec, a annoncé vendredi son intention de lancer des poursuites pour « réclamer justice ».
« Je suis ici pour réclamer justice », a lancé, en larmes, Carol Dubé, le veuf de Joyce Echaquan. La mort de cette femme de 37 ans a provoqué une onde de choc et d’indignation au Canada.
« Je ne veux pas que sa mort soit inutile », a-t-il ajouté, la voix brisée par l’émotion, lors d’une conférence de presse. « Combien de vies humaines faudra-t-il encore pour qu’enfin nous puissions reconnaitre qu’il existe du racisme systémique envers nous, la nation autochtone? »

La jeune femme, qui réclamait de l’aide sur son lit d’hôpital, avait filmé la scène avec son téléphone lundi à l’hôpital de Joliette, à 70 km de Montréal.
Dans cette vidéo de 7 minutes diffusée en direct sur Facebook, cette mère de sept enfants de la nation Atikamekw lance des appels à l’aide tandis qu’infirmières et aides-soignantes lui lancent des propos jugés racistes ou dégradants.

Admise pour des douleurs à l’estomac, la jeune femme est décédée peu après l’enregistrement.
« Combien d’autres situations semblables ne sont pas dénoncées parce qu’on ne le sait pas? », a lancé M. Dubé. « Je suis convaincu que ma conjointe est décédée parce que le racisme systémique a contaminé l’hôpital de Joliette ».

L’avocat de la famille, Jean-François Bertrand, a indiqué qu’il allait demander des dommages et intérêts à l’hôpital de Joliette ainsi qu’aux employés à l’origine des injures racistes ou propos dégradants entendus dans la vidéo.

Une infirmière et une aide-soignante de cet établissement ont été congédiées suite à cette affaire.

L’avocat compte demander que l’infirmière soit radiée à vie. Il souhaite également l’ouverture d’une enquête de police.
« Ce qui s’est passé est rien moins qu’inacceptable », a-t-il déclaré. « C’est malheureusement le reflet d’un racisme systématique vécu chaque jour par les peuples autochtones ».

Le Premier ministre du Québec François Legault a annoncé l’ouverture de deux enquêtes: l’une par les autorités sanitaires régionales, l’autre par le coroner, l’officier chargé d’enquêter sur les morts survenues dans des circonstances suspectes ou en raison de négligences.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1890814


 

CHILI, 50 ANS APRÈS: L'HÉRITAGE DE SALVADOR ALLENDE

50 ANS APRÈS: L'HÉRITAGE DE SALVADOR ALLENDE

 Solidarité Internationale PCF Amérique LatineChili 0

18 SEPT. 2020

50 ans après: l'héritage de Salvador Allende

Un demi-siècle après l'élection de Salvador Allende en septembre 1970, il nous faut rendre hommage à un homme d'une intégrité personnelle et politique exceptionnelle, qui fut entièrement dévoué à la cause de son peuple. Le bref gouvernement d'Unité Populaire au Chili, avec la Révolution cubaine, a élargi l'horizon d'espoir pour la lutte populaire en Amérique latine. Sa fin tragique et la conspiration impérialiste criminelle qui y a concourru confirment une règle qui n'admet aucune exception : l'émancipation et le progrès exigent, partout, le pouvoir populaire, la perspective du socialisme et la mobilisation anti-impérialiste combative du peuple tout entier.

Par ses accomplissement au gouvernement et par son sacrifice héroïque, Allende a laissé un héritage extraordinaire aux peuples de Notre Amérique, sans lequel il est impossible de comprendre le cheminement que les peuples d'Amérique Latine ont engagé depuis la fin du siècle dernier et qui a abouti à la défaite du principal projet géopolitique et stratégique des États-Unis pour la région, l'ALCA [ndlr: Accord de Libre Echange des Amériques], à Mar del Plata en 2005.

Il y a des dates qui marquent des jalons indélébiles dans l'histoire de notre Amérique. Le 4 septembre est l'un de ces jours. Comme le 1er janvier 1959, triomphe de la Révolution cubaine, ou le 13 avril 2002, lorsque le peuple vénézuélien est descendu dans la rue et a réinstallé au Palais de Miraflores un Hugo Chávez prisonnier des putschistes, ou encore le 17 octobre 1945, lorsque les masses populaires argentines ont obtenu la libération du Colonel Perón et ont commencé à écrire une nouvelle page de l'histoire nationale. La date du 4 septembre fait partie des événements épiques d'Amérique latine. Le 4 septembre 1970, Salvador Allende a remporté les élections présidentielles en battant le candidat de droite Jorge Alessandri et relégué celui du parti démocrate chrétien, Radomiro Tomic, à la troisième place.

L'élection de 1970 fut la quatrième à laquelle se présentait Allende. Sa première apparition fut en 1952, où il a recueilli un peu plus de 5% des voix, bien loin du vainqueur Carlos Ibáñez del Campo (47%). Il ne se découragea pas et en 1958, en tant que candidat du Front d'Action Populaire (FRAP), organisation d'alliance des partis socialiste et communiste, il rassembla 29% des voix et fut proche d'enlever la victoire à Jorge Alessandri (32%).

Dès ce moment, touts les voyants étaient au rouge au Département d'État des Etats-Unis, comme l'a illustré le nombre croissant de mémos et de télégrammes relatifs à Allende et à l'avenir du Chili qui a saturé les canaux de communication entre Santiago et Washington. Le triomphe de la Révolution cubaine a propulsé le FRAP au rang de menace prioritaire pour le Chili et toute la région, car Salvador Allende est apparu aux yeux des hauts fonctionnaires de Washington - la Maison Blanche, le Département d'État et la CIA - comme un "extrémiste de gauche", pas foncièrement différent de Fidel Castro et tout aussi nuisible pour les intérêts américains.

À l'approche de la date cruciale de l'élection présidentielle de 1964, l'implication des États-Unis dans la politique chilienne s'est renforcée de manière exponentielle. Les rapports de missions soulignaient une ambivalence inquiétante dans l'opinion publique. D'un côté, une certaine admiration pour le "mode de vie américain" et l'importance des entreprises américaines basées au Chili. Mais de l'autre, derrière cette apparente sympathie, se cachait une hostilité latente qui, combinée à la remarquable popularité de Fidel Castro et de la Révolution cubaine, pouvait conduire le Chili sur une voie révolutionnaire que Washington n'était pas prêt à tolérer. D'où le soutien torrentiel et multiforme (financière, diplomatique, culturelle et communicationnel) au candidat de la Démocratie Chrétienne (Eduardo Frei), en recourant aux pires méthodes de propagande dans l'unique but de décrédibiliser Allende et le FRAP et d'exalter le futur gouvernement démocrate-chrétien, porteur de "révolution dans la liberté" - par opposition au processus révolutionnaire cubain tant détesté (par Washington, bien sûr).

Un mémo envoyé le 19 mars 1964 par Gordon Chase à Mc.George Bundy, conseiller à la sécurité nationale du président Lyndon B. Johnson, traduit tout le malaise que suscitait l'élection présidentielle chilienne à Washington. Chase suggèra qu'à ce stade, quatre scénarios étaient possibles: a) une défaite d'Allende ; b) une victoire d'Allende sans majorité absolue, permettant de manœuvrer pour faire élire Frei au Congrès ; c) un renversement d'Allende via un coup d'État militaire, avant même qu'il n'entre en fonction (car après ce serait beaucoup plus difficile) ; d) une victoire d'Allende. Face à cette dernière éventualité, Chase écrivait: "nous serions en difficulté parce qu'il nationaliserait les mines de cuivre et se joindrait au bloc soviétique à la recherche d'une aide financière", avant de conclure "nous devons faire tout notre possible pour que le peuple soutienne Frei". C'est ce qu'ont fait les États-Unis; cela a abouti à la victoire de Frei (56 %) sur Allende, qui, malgré la "campagne de terreur" dont il fut victime, est parvenu à recueillir 39 % des voix.

La victoire de la démocratie chrétienne fut saluée à Washington avec un grand soulagement et le sentiment d'avoir porté un coup définitif à Allende et à la potentielle continentalisation de la Révolution cubaine. Toutefois l'auto-proclamée "Révolution de la liberté" s'est soldée par un échec retentissant, à la fois politique et économique, qui a contraint le candidat du parti au pouvoir (Radomiro Tomic) à se lancer dans la bataille électorale en brandissant le slogan d'une "voie non capitaliste vers le développement", afin de contrecarrer l'adhésion croissante que les propositions socialistes de l'Unité Populaire exerçaient sur l'électorat chilien.

La quatrième tentative électorale a souri à Allende qui, malgré la formidable campagne de calomnie dont il a encore fait l'objet, a réussi à l'emporter sur Jorge Alessandri (36,2% contre 34,9% des voix). Tout était désormais entre les mains du Congrès car, en l'absence de majorité absolue, il fallait départager les deux candidats. Dès lors, il ne restait plus que deux moyens (selon Chase) pour empêcher Allende d'accéder à la présidence: procéder à un coup d'État militaire préventif (d'où l'assassinat du général constitutionnaliste René Schneider) ou manipuler les votes au Congrès (en procédant à la persuasion,la corruption ou l'extorsion) pour faire nommer Alessandri à la présidence. Aucun de ces deux plans n'a réussi et, le 4 novembre 1970, le candidat de l'Unité Populaire fut élu président du Chili. Il est ainsi devenu le premier président marxiste élu dans le cadre des insitutions bourgeoises et le premier à tenter de faire avancer la construction du socialisme par voie pacifique.

Malgré d'énormes obstacles, le gouvernement d'Allende a ouvert une brèche significative. Son gouvernement fut assiégé avant même d'entrer à La Moneda, faisant face à une attaque brutale de la part de l'ambassade et de ses célèbres alliés locaux, c'est-à-dire toute la droite: l'ancienne et la nouvelle (Démocratie chrétienne), les entreprises commerciales, le grand capital et ses médias, l'Eglise et une partie de la classe moyenne (victime d'un terrorisme médiatique sans précédent en Amérique latine). Pourtant, même dans ces conditions difficiles, le gouvernement d'Allende est parvenu à renfrorcer l'intervention de l'État et à développer la planification économique. Il a réussi à nationaliser le cuivre grâce à une loi adoptée presque sans opposition au Congrès, mettant ainsi fin au pillage systématique pratiqué par les entreprises américaines et avec le consentement des gouvernements précédents. Anaconda et Kennecott (ndlr: les deux entreprises qui exploitaient le cuivre avant la nationalisation) ont pu engrenger plus de 4 milliards de dollars en 40 ans à partir d'un investissement initial parfaitement ridicule (30 millions de dollars). Un scandale ! Salvador Allende a également placé le charbon, le fer et le salpêtre (nitrate de potassium) sous contrôle étatique, récupéré les aciéries stratégiques de Huachipato, accéléré la réforme agraire en accordant des terres à quelque 200 000 paysans sur près de 4 500 propriétés et, enfin, nationalisé presque l'intégralité du système financier (banques et assurances privées) en acquérant la majorité des parts à des conditions avantageuses. Par ailleurs, son gouvernement a nationalisé l'entreprise Telegraph and Telephone International (IT&T), qui disposait d'un monopole sur les communications et en avait profiter pour organiser et financer - en lien avec la CIA - la campagne médiatique contre l'investiture de Salvador Allende.

Ces politiques ont abouti à la création d'une "zone de propriété sociale" où les principales entreprises qui conditionnaient le développement économique et social du Chili (telles que le commerce extérieur; la production et la distribution d'énergie électrique; le transport ferroviaire, aérien et maritime; les communications; la production; le raffinage et la distribution du pétrole et de ses dérivés; l'acier; le ciment, la pétrochimie et les produits chimiques lourds; la cellulose et le papier) sont devenues contrôlées ou fortement réglementées par l'État. En plus de ces réalisations impressionnantes, un programme alimentaire fut mise en oeuvre et comprenant, entre autres, la distribution d'un demi-litre de lait aux enfants. Le gouvernement d'Allende a également promu la santé et l'éducation à tous les niveaux, démocratisé l'accès à l'université et lancé un ambitieux programme culturel par l'intermédiaire d'une maison d'édition d'État (Quimantú), qui a publié et distribué des millions de livres gratuitement ou un prix dérisoire.

Par son travail gouvernemental et son sacrifice héroïque, Allende a laissé un héritage extraordinaire aux peuples de Notre Amérique, grâce auquel nous sommes parvenus à mettre en échec l'ALCA (l'accord de libre échange des Amériques). Allende a été l'initiateur du cycle progressiste et de gauche qui a secoué l'Amérique latine au début de ce siècle. Il était un anti-impérialiste sans faille et un ami inconditionnel de Fidel, du Che et de la Révolution cubaine, à un moment ou cela équivalait à un suicide politique et le transformait en chair à canon pour les médias téléguidés depuis les États-Unis. Salvador Allende, homme d'une intégrité personnelle et politique exemplaire, a payé de sa vie sa loyauté aux grandes causes du socialisme, de la démocratie et de l'anti-impérialisme. Aujourd'hui, en commémorent le 50e aniverssaire de cette victoire, il nous faut exprimer toute la gratitude due à ce père fondateur et saluer sa mémoire au moment où nous inaugurons un nouveau cycle progressiste qui conduira à la seconde et véritable indépendance de nos peuples.

Atilio A. Borón

ODIARIO.INFO

Publié sur le site du PCB

le 11/09/2020

Traduction MR pour Solidarité Internationale PCF

https://pcb.org.br/portal2/26117/50-anos-depois-o-legado-de-salvador-allende/

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/09/50-ans-apres-l-heritage-de-salvador-allende.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

L'EXEMPLE ET L'HERITAGE DE LA GUERILLERA TAMARA BUNKE SONT EXALTES EN ARGENTINE

L'exemple et l'héritage de la guérillera Tamara Bunke sont exaltés en Argentine

L'exemple et l'héritage de la guérillera Tamara Bunke sont exaltés en Argentine
 Buenos Aires, 31 août (Prensa Latina) L'exemple de la révolutionnaire et de l'héritage de l'Argentine Tamara Bunke, mieux connue sous le nom de Tania la guérillera, a été célébré ici aujourd'hui 53 ans après son assassinat en Bolivie.

Dans un hommage organisé par le Mouvement argentin de solidarité avec Cuba (MasCuba), les participants ont souligné le dévouement et la lutte d'une femme qui a tout essayé, qui a même renoncé à ses projets personnels pour embrasser des causes révolutionnaires, convaincue qu'un monde meilleur est possible.
                                         
                                       
Tania était une combattante qui se consacrait corps et âme à la cause révolutionnaire malgré une vie courte mais intense, a souligné le conseiller de l'ambassade de Cuba en Argentine, Isidro Betancourt, qui a rappelé la femme qui, à l'âge de 18 ans, a commencé à servir dans l'armée et a rejoint très jeune un autre grand Argentin, Ernesto Che Guevara, pour lutter contre l'injustice sociale.

Au cours du forum, retransmis en direct par Acercándonos Ediciones, la diplomate a rappelé les liens tissés depuis l'époque où, dans son rôle de traductrice, Bunke a rencontré le Che en Allemagne, un moment qui est devenu une grande amitié pour toujours.

De même, il a souligné comment Tania est arrivée à Cuba de la main de laballerine  Alicia Alonso, récemment décédée, et dans cette île des Caraïbes elle s'est intégrée à l'effervescence révolutionnaire, pour remplir des missions risquées. C'est là, dit-il, qu'est née Tania la guérillera, celle qui, avec le Che, a été la guérillera héroïque dans la jungle bolivienne.

Cinquante-trois ans après l'embuscade dans laquelle elle a perdu la vie, Betancourt a souligné que Tania est aujourd'hui un paradigme de rébellion et de ténacité, une légende vivante qui se multiplie chez les milliers de femmes qui luttent pour un monde meilleur.

Sur chaque visage de ces femmes cubaines qui subissent un blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis il y a plus de six décennies, l'inspiration pour les médecins qui, dans les brigades de l'île, combattent le Covid-19 dans le monde, pour les scientifiques qui réalisent avec succès l'essai clinique du premier candidat vaccin contre la pandémie.
                                  
                                          
Pour sa part, Raquel Nemkovsky, membre de Mas cuba, a rappelé la sensible, charismatique et très intelligente Tania, qui a forgé et donné sa vie à la lutte pour la libération des peuples.

Cette guérillera qui, à peine âgée de 30 ans, a laissé une marque sur la révolution latino-américaine qui ne s'est pas éteinte et qui continuera à s'illuminer jusqu'à ce que les peuples du monde parviennent à se libérer de l'oppression et de l'injustice", a-t-elle déclaré.

mem/mai/cvl

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=393260&SEO=exaltan-en-argentina-ejemplo-y-legado-de-guerrillera-tamara-bunke-fotos


 

INDIGNATION AU PANAMA SUR L’INGÉRENCE DES ETATS-UNIS CONCERNANT L’ÉVENTUEL RECRUTEMENT DE MÉDECINS CUBAINS

Panama, 17 août (Prensa Latina) Les réseaux sociaux et les médias alternatifs du Panama s’indignent aujourd’hui des menaces proférées par Mauricio Claver-Carone, conseiller spécial du président des États-Unis pour l’Amérique Latine, au sujet du recrutement éventuel de médecins cubains.

Quelques heures à peine après que le président panaméen, Laurentino Cortizo, ait annoncé que des négociations étaient en cours avec Cuba pour l’envoi de brigades de spécialistes antillais dans le pays, Claver-Carone a annoncé publiquement une visite immédiate dans cette capitale d’une délégation de haut niveau conduite par Robert O’Brien, conseiller nord-américain à la Sécurité nationale.

Dans son message public, Claver-Carone a insisté sur la campagne du gouvernement de son pays contre la prestation de services internationaux de santé de Cuba et a déclaré qu’un tel message est destiné 'à tout gouvernement qui envisage d’engager des médecins avec le gouvernement cubain'.

Connu comme l’un des faucons de l’administration actuelle, le conseiller a répété que l’accord serait avec l’État antillais et non directement avec les médecins, dont les États-Unis considèrent le traitement salarial comme une violation des droits de l´Homme, qu’il a déclaré défendre.

"Que les E.U.A. (États-Unis d’Amérique) remettent en cause la collaboration de Cuba est une ingérence irrespectueuse dans nos relations internationales. Je voudrais que les E.U.A. ou d’autres pays proposent également de collaborer avec le Panama durant cette crise sanitaire", a écrit sur Twitter le recteur de l’Université de Panama, Eduardo Flores.

Une autre déclaration largement partagée a été celle de Eloy Alfaro, un ancien combattant panaméen à Washington, qui a écrit sur ce réseau social: "Nous critiquons les médecins cubains qui pourraient venir nous soutenir. Et je me demande : où sont les médecins gringos qui nous soutiennent ?".

Un message fort a été envoyé ce week-end par le Forum social de Panama qui, dans l’un de ses documents finaux, a rejeté l’ingérence parce que "nous ne sommes ni un protectorat, ni une colonie, ni un Etat associé des Etats-Unis".

La composition même de la délégation nord-américaine éveille les soupçons, car en plus d’O’Brien et de Claver-Carone, le commandant Craig Faller, chef du commandement sud de l’armée des États-Unis, et Adam Boehler, président de la Société de développement financier du Nord, en font partie.

Selon le Forum social, le contexte politique de la rencontre se caractérise par la résurgence de la Doctrine Moroe, c’est-à-dire "L’Amérique pour les (nord) américains" et, en conséquence, l’administration de Donald Trump renforce le blocus de Cuba, tout en encourageant des coups d’État comme en Bolivie, tentant également de les reproduire au Nicaragua et au Venezuela.

En cinq mois de pandémie de Covid-19 au Panama, le gouvernement nord-américain n’a fait que de timides donations et quelques promesses d’aide de Trump lui-même, mais c´est seulement maintenant que le dénommé "conseiller spécial du président" signale que ce lundi "quelques annonces sur des questions de coopération en matière de santé" seront faites.

La campagne contre la coopération médicale internationale cubaine est qualifiée de calomnieuse par les autorités de l’île, qui prétendent que c’est un prétexte pour durcir le blocus contre Cuba au milieu de la pandémie de Covid-19, tout en essayant de détourner l’attention de la mauvaise gestion de la crise sanitaire par le propre gouvernement nord-américain.

Des organisations sociales panaméennes, comme le Front national pour la défense des droits économiques et sociaux, se sont mobilisés pour dénoncer l’ingérence des États-Unis dans les affaires du Panama et réclamer leur droit de recevoir une aide internationale de la part de toute nation prête à offrir une telle aide, qui jusqu’à présent n´a été proposée que par Cuba.

Les autorités du Panama ont déclaré qu’elles ne renonçaient pas à ce droit étant donné la situation actuelle de la crise qui, pour sauver des vies, oblige à rechercher d’urgence des spécialistes médicaux insuffisants nombreux dans le pays, ce qu’elles ont démontré par des exemples et des chiffres.

peo/mem/Orm

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884725:indignation-au-panama-pour-ingerence-des-etats-unis&opcion=pl-ver-noticia&catid=29&Itemid=101


 

LES USA "ALERTENT" LE PANAMA AU SUJET DU RECRUTEMENT DE MÉDECINS CUBAINS

Panama, 15 août (Prensa Latina) Maurice Claver-Carone, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, a alerté le Panama au sujet du recrutement de médecins cubains et a annoncé le voyage d’une délégation nord-américaine dans ce pays d´Amérique Centrale, a publié jeudi La Estrella de Panama.

Dans des déclarations téléphoniques depuis Miami, citées par la presse, il a annoncé que la délégation, dirigée par le conseiller à la sécurité Robert O’Brien, rencontrera lundi prochain le président panaméen, Laurentino Cortizo, et aura à l’ordre du jour 'diverses annonces en matière de santé, développement économique, questions de sécurité nationale et sécurité financière'.

La visite a été rendue publique quelques heures après que le mandataire panaméen ait déclaré aux journalistes que le gouvernement cherchait à conclure un accord pour recruter des médecins cubains en vue de renforcer et de soutenir les travailleurs de la santé panaméens, épuisés par leur intense travail face au Covid-19.

Dans son message public, Claver-Carone a insisté sur la campagne du gouvernement de son pays contre la prestation de services internationaux de santé de Cuba et a déclaré qu’un tel message est destiné 'à tout gouvernement qui envisage d’engager des médecins avec le gouvernement cubain', selon la source.

Connu comme l’un des faucons de l’administration actuelle, le conseiller a répété que l’accord serait avec l’État antillais et non directement avec les médecins, dont les États-Unis considèrent le traitement salarial comme une violation des droits de l´Homme, qu’il a déclaré défendre.

Le quotidien souligne que le conseiller nord-américain a confirmé que son pays travaillera avec le Panama pour que celui-ci sorte de la liste grise du Groupe d’Action Financière International (GAFI) et qu´il s´agira de l’une des questions à traiter avec Cortizo, avec qui ils ont fait jusqu’à présent des efforts pour éliminer cette sanction.

En juin 2019, un mois avant l’entrée en fonctions du gouvernement actuel, le GAFI a inclus le Panama dans la liste des pays présentant des lacunes dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qui entrave les relations financières internationales, et qui a y compris amené l’Union Européenne à l’inscrire sur sa liste noire.

peo/agp/Orm

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884720:les-etats-unis-alertent-le-panama-au-sujet-du-recrutement-de-medecins-cubains&opcion=pl-ver-noticia&catid=39&Itemid=101


 

LE SITE NORD AMÉRICAIN GRAYZON ALERTE SUR UNE NOUVELLE TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU NICARAGUA

Managua, 15 août (Prensa Latina) Le portail nord-américain Grayzon a alerté sur la possibilité qu’une nouvelle tentative de coup d’État soit en cours aujourd’hui au Nicaragua, avec la complicité et le soutien de Washington.

Un reportage du célèbre journaliste et rédacteur en chef de ce média, Ben Norton, a fait état de la rencontre, marquée par son ingérence, que Michael Kozak, sous-secrétaire du département d’État de l’administration Trump, a tenue mardi dernier avec trois groupes d’opposition.

La réunion du sous-secrétaire d’État par intérim aux affaires de l’hémisphère occidental avec des groupes d’opposition politique au Nicaragua montre ouvertement au monde qu’ils préparent une nouvelle tentative de coup d’État pour renverser le gouvernement socialiste démocratiquement élu du Nicaragua, a noté l’article.

Norton estime que les réunions de Kozak et les reproches formulés à l’opposition pour ses divisions internes, en plus des instructions sur la manière d’agir, font suite à une tentative de coup d’État violente soutenue par les États-Unis en 2018, « car l’immixtion n’est jamais terminée ».

Selon le site, après la réunion, convoquée d’urgence par le haut responsable du Département d’État, une nouvelle lutte interne est en cours au sein de l’opposition nicaraguayenne.

D’une part, il y a les plus fondamentalistes, qui sont restés ancrés dans le discours de 2018 et qui misent encore sur des élections anticipées, des gouvernements de transition, des conseils de gouvernement, des blocages et des agressions externes tout en refusant la possibilité de se diriger vers un processus électoral constitutionnel.

Puis se trouve le secteur provenant des ONG (Alliance civique et Unité nationale Bleu et Blanc –UNAB), et des éléments réalistes des partis politiques traditionnels, qui ont reçu de Kozak l’ordre de participer aux prochaines élections de novembre 2021.

L’activiste Félix Maradiaga a admis que son groupe (UNAB) n’était pas sûr de participer aux élections, mais le sous-secrétaire a insisté pour qu’ils participent à ces élections et qu’il est temps de commencer à choisir les candidats potentiels, selon le média numérique.

Maintenant, la dispute à venir dans le monde de l’opposition est de savoir qui sera sur les listes de candidats aux postes électifs, a conclu Grayzone.

peo/mem/fgn

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884717:un-site-nord-americain-alerte-sur-une-nouvelle-tentative-de-coup-detat-au-nicaragua&opcion=pl-ver-noticia&catid=99&Itemid=101


 

CHILI : 27 PRISONNIERS MAPUCHES EN GREVE DE LA FAIM

 

Le conflit des Mapuches prend le devant de la scène au Chili
Santiago du Chili, 15 août (Prensa Latina) Les revendications historiques du peuple Mapuche, désormais centrées sur une grève de la faim prolongée de 27 prisonniers Mapuche, et en particulier du leader spirituel Celestino Cordova, ont été au centre de l'attention au Chili cette semaine.

Ce samedi précisément, le respecté machi Cordova entamera une grève de la faim sèche et blâmera le gouvernement de Sebastian Piñera pour sa mort éventuelle, qui, si elle se produit, pourrait générer un mouvement de protestation aux conséquences imprévisibles.

Córdova, qui célèbre aujourd'hui 104 jours de grève de la faim liquide, a annoncé cette décision jeudi - qui pourrait détériorer encore plus son état de santé déjà grave - après que la Cour suprême de justice ait rejeté un recours en amparo déposé par sa défense.

Ce mécanisme visait à ce que le machi passe une partie de sa peine de 18 ans de prison, qu'il purge depuis 2014, en résidence surveillée totale dans sa communauté, sur la base des dispositions de la Convention 169 de l'Organisation internationale du travail sur les peuples autochtones, dont l'État chilien est signataire.

Dans un message audio, ce vendredi, le machi a dit : "Je dois lui donner mon dernier message quelques heures avant de commencer la grève sèche, pour me reposer physiquement sur cette terre, mais comme ce dirigeant n'a pas assez de sagesse pour résoudre les différents conflits sociaux, faute d'être à la hauteur, il finira par me tuer".

La situation de Cordova et de 26 autres prisonniers mapuches également en grève de la faim a suscité de nombreux soutiens dans le pays et au niveau international.

La veille, malgré l'interdiction de se réunir en raison de la pandémie de Covid-19, près d'une centaine de personnes ont manifesté sur la Plaza de la Dignidad (Baquedano), centre des grandes mobilisations qui ont éclaté en octobre 2019.

Les participants, munis d'affiches de soutien à la cause du peuple mapuche et des grévistes, ont été expulsés avec des chariots lanceurs d'eau par les forces de police, qui ont arrêté plusieurs personnes.

La situation dans les régions de l'Araucanía et du Bío Bío dure depuis des semaines, après que des membres de la communauté mapuche soutenant les grévistes aient occupé plusieurs mairies, ce qui a donné lieu à de violents affrontements entre les indigènes, les forces de police et les civils qui ont tenté d'expulser les membres de la communauté par leurs propres moyens.

Entre-temps, le gouvernement, y compris le président Sebastián Piñera, n'a fait que des références tièdes à la volonté de dialogue, mais sans aucune proposition concrète.

Dans un événement qui a encore plus déclenché les alarmes, les dirigeants de la Fédération des Propriétaires de Camions du Sud (Fedesur) ont rencontré lundi dernier au Palais de la Moneda le ministre de l'Intérieur, Victor Perez, qui, dans une sorte d'ultimatum, a indiqué qu'ils seront en "état d'alerte" avant les actions de l'Exécutif pour contrôler la situation.

Même le président de Fedesur, José Villagarán, a donné comme délai cette semaine, et "si le gouvernement ne fait rien, nous, les camionneurs, verrons la formule pour résoudre le problème d'insécurité que nous avons", a-t-il menacé. jcm/rc
source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=389637&SEO=conflicto-mapuche-centra-la-atencion-en-chile


 

L'ONU RÉAFFIRME LE DROIT DE PORTO RICO A L’INDÉPENDANCE

Nations Unies, 7 août (Prensa Latina) L’ambassadrice cubaine Ana Silvia Rodriguez a souligné hier que le Comité de décolonisation de l’ONU a adopté une décision présentée par l´île qui réaffirme le droit de Porto Rico à l’indépendance.

Comme l’a écrit la diplomate sur son compte Twitter officiel, ce texte, adopté par consensus, souligne le droit inaliénable du peuple portoricain à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le document adopté la veille et introduit quelques jours plus tôt par Cuba a été coparrainé par Antigua-et-Barbuda, le Nicaragua, le Venezuela, la Syrie et la Russie.

La décision réaffirme que le peuple portoricain constitue une nation latino-américaine et caribéenne dotée de sa propre identité nationale qui est indéniable.

Elle appelle également le Gouvernement des États-Unis à assumer ses responsabilités en favorisant un processus permettant au peuple portoricain d’exercer pleinement son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le document reconnaît également que, dans le contexte de la recrudescence de la crise économique et fiscale à Porto Rico, le statut actuel empêche son peuple de prendre des décisions souveraines pour répondre à ses besoins et définir son avenir, en particulier sur les graves problèmes économiques et sociaux auxquels il est aujourd´hui confronté.

Cette décision exprime également une préoccupation concernant l´imposition par le Congrès des États-Unis d´un Conseil de contrôle fiscal qui exerce des pouvoirs sur les fonctionnaires et les législateurs portoricains en matière fiscale, économique, budgétaire et sur la restructuration de la dette publique.

En raison des mesures d’hygiène sanitaire prises par l’Organisation des Nations Unies au milieu de la pandémie de Covid-19, le Comité de la décolonisation n’a pas pu se réunir en personne et célébrer un débat général sur la question et l´audition de pétitionnaires portoricains

C’est la vingt et unième fois consécutive que ce Comité adopte par consensus une résolution sur Porto Rico et son besoin d’indépendance.

Depuis 1972, Cuba présente cette décision qui répond à son engagement sans équivoque en faveur de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple portoricain, fondé sur une relation de profondes racines historiques et une lutte commune de plus d’un siècle.

peo/agp/ifb

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