ARABIE SAOUDITE

ARABIE SAOUDITE

CHUTE VERTIGINEUSE DES BENEFICES DU GÉANT PÉTROLIER SAOUDIEN SAUDI ARAMCO

Extraction de pétrole en Arabie saoudite

Les bénéfices du géant du pétrole saoudien Saudi Aramco s’effondrent

© AP Photo / JOHN MOORE

ECONOMIE

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La compagnie pétrolière Saudi Aramco, détenue majoritairement par l'État saoudien, accuse une chute vertigineuse de ses bénéfices. La baisse des prix et la réduction de la production ont affecté son chiffre d’affaires.

Le géant du pétrole saoudien Saudi Aramco a annoncé des recettes en très nette baisse pour le deuxième trimestre 2020.

 

Une patrouille américaine en Syrie

© AP PHOTO / BADERKHAN AHMAD

Partage américano-kurde du pétrole syrien: «Les Kurdes jouent avec le feu»

La publication des résultats financiers révèle en effet une chute de 73,4% des bénéfices, comparé à la même période l’an dernier. La compagnie a ainsi fait un bénéfice net de 6,6 milliards de dollars pour avril-juin 20020 (environ 5,6 milliards d’euros), contre 24,7 milliards de dollars pour avril-juin 2019.

Globalement, sur la première moitié de l’année, les bénéfices ont diminué de 50%, pour la compagnie pétrolière.

Saudi Aramco a en outre été détrôné du rang de plus forte capitalisation boursière mondiale par Apple. Une première depuis l’entrée en bourse du géant saoudien, en décembre.                                   

Baisse des prix et de la production

Dans le sillage de la crise sanitaire, l’Arabie saoudite a vu ses revenus pétroliers fortement affectés par la baisse des prix. 

 

Le ministre Abdourahmane Cissé engage la lutte contre la cherté de la vie à travers une gestion optimale des factures d'électricité.

© PHOTO. AIP

Côte d’Ivoire: le ministère du Pétrole lance une campagne pour réduire la consommation d’électricité

Le baril est même passé en dessous des 20 dollars en avril, son niveau le plus bas depuis deux décennies, selon l’AFP.

 

Les restrictions sur la production ont également affecté l’industrie pétrolière saoudienne. Face à la chute de la demande, les membres de l’Opep+ s’étaient en effet mis d’accord en avril pour restreindre la production à 9,7 millions de barils par jour. La production saoudienne est elle-même tombée à 7,5 millions de barils par jour en juin, loin de sa moyenne de l'année dernière de 10 millions de barils par jour.

«Les turbulences liées à la réduction de la demande et à la baisse des prix du pétrole se reflètent sur nos résultats du deuxième trimestre», explique ainsi Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco dans le communiqué du groupe.

D’autres géants du pétrole ont été fortement touchés par cette crise comme BP ou Shell, qui ont annoncé des réductions de dividendes. Une première depuis la Seconde Guerre mondiale pour la société anglo-néerlandaise.

https://fr.sputniknews.com/economie/202008091044225360-les-benefices-du-geant-du-petrole-saoudien-saudi-aramco-seffondrent/


 

INSURRECTION IMMINENTE EN "SAOUDIE"?!

Les Saoudiens n'ont plus peur du régime de Riyad

Sun Jun 28, 2020 3:46PM

Bientôt une révolte en Arabie saoudite?

Bientôt une révolte en Arabie saoudite?

Un important marasme économique pèse sur l’Arabie saoudite en raison de la baisse de ses revenus étrangers, de la pandémie de coronavirus et de la perte des revenus liés au pèlerinage.

Le pétrole constitue 77 % de ce que l’Arabie saoudite exporte. La propagation de coronavirus et la guerre pétrolière entre Riyad et Moscou ont fait chuter les cours de brut et les ont même ramenés, à une certaine période de temps, à moins de 20 dollars. La baisse du revenu en devise de Riyad ferait tourner au fiasco l’ambitieux programme « Vision 2030 » du prince héritier Mohammed ben Salmane.

En plus, les difficiles conditions économiques que vit l’Arabie saoudite ont poussé Riyad à entreprendre des mesures d’austérité afin de son compenser son déficit budgétaire, alimenté en grande partie par la guerre contre le Yémen qui a considérablement augmenté les dépenses militaires des Saoudiens.  

Cela dit, la classe moyenne et la couche démunie en Arabie saoudite souffrent d’une pression accrue.

Arabie:

Arabie : « Ben Salmane m’a tuer...."

Trois ans après son intronisation, Ben Salmane peut plutôt se vanter d’avoir satisfait accès au pouvoir, le prince héritier saoudien a fait entrer son pays dans de nombreuses crises.

Beaucoup croient qu’aucune révolution ni révolte ne pourrait naître en Arabie saoudite en raison du système traditionnel et du discours wahhabite qui la domine largement, mais il ne faut pourtant pas négliger les facteurs, tels que les réseaux sociaux, qui sont en mesure de faire changer le point de vue des Saoudiens en leur fournissant des actualités non censurées.

En effet, il existe des facteurs qui rendent plus plausible la naissance d’une révolte contre le régime saoudien.

Primo, le nombre d’utilisateurs de réseaux sociaux est en rapide croissance, ce qui contribue largement à la prise de conscience de citoyens saoudiens.  

Secundo, le peuple saoudien n’aime pas cet esprit d’aventurisme de Mohammed ben Salmane qui a considérablement privé l’Arabie saoudite de sa puissance douce.

Tertio, les tentatives des autorités saoudiennes destinées à normaliser les relations entre Riyad et Tel-Aviv, par exemple le déplacement des journalistes israéliens en Arabie saoudite et vice versa, mettent en colère les citoyens saoudiens qui voient en le soutien de Riyad au Deal du siècle, une certaine trahison à la Palestine.

Les USA armeront-ils les tribus saoudiennes contre Riyad?

Les USA armeront-ils les tribus saoudiennes contre Riyad ?

Quarto, pour compenser son déficit budgétaire, Riyad a été obligé de tripler les impôts et augmenter le prix à la pompe, ce qui a rendu très mécontentes la classe moyenne et la couche démunie de la société et renforce la possibilité d’une révolte contre le régime en place.

Quinto, Mohammed ben Salmane a ordonné l’arrestation d’un grand nombre de princes qui ne partageaient pas ses opinions. Il a également interdit des milliers de princes et leurs membres de famille de se déplacer pour la seule raison qu’il craint qu’ils ne rejoignent les rangs des protestataires à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur du pays. La vague d’arrestations au sein de la famille saoudienne a causé un certain fossé entre les importantes tribus du pays.

La possibilité du déclenchement d’une révolte en Arabie saoudite ne signifie pas qu’une telle révolte aura lieu dans un proche avenir, mais il est important à signaler que les citoyens saoudiens ont déjà survécu l’époque où ils optaient pour une soumission absolue en échange de bénéficier des facilités de bien-être. Autrement dit, les citoyens saoudiens se sentent humiliés sur le plan national puisque les politiques de Mohammed ben Salmane ont affaibli la position de leur pays sur l’échiquier mondial.

Yémen: l'Arabie saoudite se noie...

Yémen: l'Arabie saoudite se noie...

Le porte-parole des forces armées yéménites, le général Saree, a publié un tweet où il a affirmé qu’Ansarallah a mené une vaste attaque en profondeur du territoire saoudien.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/28/628434/Arabie-saoudite-Yemen-pelerinage-coronavirus-Salmane-revolution-economie


 

PRIX LIBERTÉ : LOUJAIN AL HATHLOUL, MILITANTE SAOUDIENNE DES DROITS DES FEMMES, INCARCÉRÉE DEPUIS DEUX ANS, DESIGNEE LAUREATE 2020

Prix Liberté. Loujain Al Hathloul, militante saoudienne, est lauréate 2020

Prix Liberté. Loujain Al Hathloul, militante saoudienne, est lauréate 2020

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Par AlAhed avec Ouest France

La militante saoudienne pour les droits des femmes, incarcérée depuis deux ans, a été désignée lauréate de cette deuxième édition du Prix Liberté.

Le vote en ligne permettant de désigner le ou la lauréat(e) du Prix Liberté 2020 s’est clôturé le 6 juin. 5 493 jeunes issus de 81 pays ont voté. Avec 42,2 % des voix, Loujain Al Hathloul, militante saoudienne pour les droits des femmes, a été désignée lauréate de cette deuxième édition du Prix Liberté.

La famille de Loujain Al Hathloul se verra remettre un chèque de 25 000 € pour défendre sa cause ainsi qu’un trophée réalisé par des élèves du lycée Napoléon de L’Aigle (Orne) lors de la troisième édition du Forum mondial Normandie pour la Paix qui se tiendra les 1er et 2 octobre 2020 à l’Abbaye aux Dames à Caen.

Incarcérée depuis deux ans

Née en 1989, Loujain Al Hathloul est une militante saoudienne des droits des femmes dans son pays. En 2014, elle est arrêtée une première fois pour avoir tenté de passer la frontière entre les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite au volant d’une voiture. Après 73 jours de prison, elle est libérée. De nouveau arrêtée en mai 2018 pour avoir bravé l’interdiction pour les femmes de conduire dans le royaume, elle est depuis incarcérée.

«Maintes fois mis à mal, le combat pour la liberté se défend sans cesse et sans relâche. Je me réjouis que notre jeunesse ait désigné Loujain Al Hathloul, éminente défenseure saoudienne des droits des femmes qui se trouve derrière les barreaux depuis presque deux ans, lauréate du Prix Liberté 2020. Cette jeune femme incarne de façon exceptionnelle cet engagement exemplaire pour la liberté», a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

«Loujain Al Hathloul, comme Greta Thunberg en 2019, était la plus jeune des finalistes du prix Liberté. Est-ce ce qui sous-tend et explique le choix des 5 500 jeunes qui ont participé au vote ? Je ne veux ni ne peux parler à leur place. Mais je constate que ce choix est cohérent : des défilés contre la crise climatique de l’an passé aux mobilisations contre le racisme et les violences policières consécutives à la terrible agonie de Georges Floyd à Minneapolis, la jeunesse mondiale est en première ligne pour défendre les valeurs universelles, au premier rang desquelles la liberté», relève Emmanuel Davidenkoff, directeur adjoint de la rédaction du Monde et président du jury du Prix Liberté 2020.

https://www.french.alahednews.com.lb/35507/304


 

ARABIE SAOUDITE : PREMIERE RÉVOLTE ARMÉE CONTRE MBS?

Fusillade à Asir, six morts dans l'attaque des «forces de sécurité»

Wed May 27, 2020 4:49PM

Des soldats yéménites. (Photo d'archives)

Des soldats yéménites. (Photo d'archives)

Les tribus majoritairement d'origine yéménite du Sud saoudien se seraient-elles révoltées contre le trône ? Visiblement ! Alors qu'Ansarallah continue à défier le régime saoudien dans ses trois provinces méridionales et que ses missiles commencent à nouveau à retentir, une rébellion armée aurait éclaté à Asir sur fond des heurts entre le pouvoir et la population. À quelques centaines de kilomètres d'Asir, Ansarallah a mené sa deuxième frappe balistique contre le centre de Maarib.

La police d’Asir a fait part, ce mercredi 27 mai, d’une fusillade faisant neuf victimes qui s’était produite mardi matin.

« Les victimes avaient entre 30 et 40 ans et les tireurs ont été arrêtés par les forces de sécurité », a déclaré Zayd Mohammed al-Dabbash, porte-parole de la police d’Asir, à l’agence de presse officielle saoudienne SPA.

Le port d’armes n’est pas complètement interdit en Arabie saoudite et la majorité des citoyens saoudiens s’acquièrent leurs armes via le Yémen. 

Ce qui fera perdre MBS ?

Ce qui fera perdre MBS ?

Frustrée par le gouvernement démissionnaire yéménite et la crise économique provoquée par le coronavirus, l'Arabie saoudite a été contrainte ces derniers mois de changer sa stratégie au Yémen.

Par ailleurs, les combattants d’Ansarallah ont tiré un missile sur une base militaire appartenant aux mercenaires pro-Hadi, soutenus par l’Arabie saoudite, dans la province de Maarib, au nord de Sanaa. Sept mercenaires ont été abattus.

Cette attaque a eu lieu après la fin d’un cessez-le-feu d’un mois qui était entré en vigueur le 24 avril.

Ansarallah continue de progresser vers la ville de Maarib alors que l’aviation saoudienne poursuit ses campagnes aériennes.

http://french.presstv.com/Detail/2020/05/27/626231/Arabie-saoudite-Yemen-MBS-revolte-missile


 

47e ANNIVERSAIRE DU DEBUT DE LA LUTTE ARMÉE DU PEUPLE SAHRAOUI : UNE DETERMINATION INTACTE POUR ARRACHER SON INDÉPENDANCE

Anniversaire-lutte armée sahraouie: une détermination intacte pour arracher son indépendance

SPS 20/05/2020 - 11:04

Chahid ElHafedh, 20 mai 2020 (SPS) Le peuple sahraoui a célébré mercredi le 47ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée pour arracher son indépendance face à l'occupation espagnole et recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

La date du 20 mai 1973 demeure un évènement historique pour les Sahraouis qui avaient décidé, ce jour-là, sous la houlette du Front Polisario, unique et légitime représentant du peuple sahraoui, de prendre les armes pour arracher leur indépendance face à l'occupation d'abord espagnole et ensuite contre le Maroc, qui avait envahi les territoires sahraouis en 1975.

A cette date, un groupe de combattants sahraouis avait décidé d'attaquer le poste espagnol d'El Khanga, à l'est de la ville de Smara. Cette opération annonçait alors le déclenchement de la lutte armée dans le Sahara occidental, suivant les résolutions prises dix jours avant, soit le 10 mai, lors du congrès constitutif du Front Polisario qui avait décrété dans son texte fondateur que "c'est par le fusil que la liberté sera arrachée".

Malgré les circonstances dans lesquelles le peuple sahraoui célèbre cet étape importante de son histoire à la lumière de la propagation de la pandémie de Covid-19, il continue de lutter sur de nombreux fronts pour arracher son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance.

L'anniversaire du 20 mai 1973 est considéré comme une étape charnière dans l'histoire du peuple sahraoui, et elle a constitué une transformation profonde dans le processus de sa résistance et de sa lutte pour la liberté, la dignité et l'émancipation.

Le président de la République Brahim Ghali, secrétaire général du Front Polisario, a réaffirmé récemment la détermination du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte et sa résistance pour arracher indépendance et recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

Dans une déclaration en marge de sa visite à l’hôpital de campagne mis par l’Algérie à la disposition du peuple sahraoui, M. Ghali a réaffirmé "la détermination du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte et sa résistance avec la même trajectoire, la même force et la même conviction, pour arracher son droit à l’indépendance et la liberté et recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire".

Le président de la République a saisi l'occasion pour féliciter le peuple sahraoui et ses amis et alliés à l’occasion du 47ème anniversaire de la création du front Polisario (le 10 mai 1973), "une date historique ayant marqué un tournant dans la lutte et la résistance du peuple sahraoui, et ayant donné lieu dix jours après, au déclenchement de la lutte armée contre l’occupant espagnol".

Il a souligné que le peuple sahraoui "adhère à son droit inaliénable dans ses démarches, continuant dans sa constance et défiant les difficultés de toute nature et de partout", soulignant que les "47 ans de constance dans la construction de l'Etat et l'unité du peuple sahraoui est le message le plus clair".

Les acquis réalisés pour la cause sahraouie se veulent "une réaffirmation de la reconnaissance du Front Polisario en tant que représentant unique et légitime du peuple sahraoui dans son sa lutte pour la liberté et l'indépendance".

Le Front Polisario (Front populaire de Libération de la Saquiet el Hamra et du Rio de Oro), a été fondé le 10 mai 1973 par un groupe de jeunes sahraouis déclenchant la lutte de l'indépendance.

Depuis sa fondation, le Front Polisario est devenu "l'avant-garde, le guide, le bastion politique du peuple sahraoui", avec pour objectif suprême, parvenir à l'indépendance du Sahara occidental.

Depuis le déclenchement de la lutte armée, c'est un combat de 47 ans dans lequel le peuple sahraoui a sacrifié tout ce qui est précieux pour aboutir à sa liberté avec fermeté dans ses convictions quant à la victoire finale.

Le combat de presque un demi-siècle a consacré le Front Polisario en tant que seul et légitime représentant du peuple sahraoui et conduit à la reconnaissance par 80 pays de l'indépendance de République arabe sahraouie démocratique (RASD). (SPS)

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https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2020/05/20/25987.html


 

LE CAPITALISTE TRUMP VEUT LIQUIDER L'ARABIE SAOUDITE POUR S'EMPARER DE SON OR NOIR

Sat Apr 25, 2020 1:16PM

L'alliance américano-saoudienne n'a désormais pas de raison d'être. (Photo d'illstration) ©AFP

L'alliance américano-saoudienne n'a désormais pas de raison d'être. (Photo d'illstration) ©AFP

Le mariage de complaisance entre l’Arabe saoudite et les États-Unis qui dure depuis la Seconde Guerre mondiale pourrait dérailler alors que les marchés pétroliers s’effondrent et que la méfiance mutuelle atteint de nouveaux sommets, lit-on dans le magazine Foreign Policy.

Dans un long article signé Keith Johnson et Robbie Gramer, le magazine américain s’est penché sur la fragile alliance saoudo-américaine forgée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L’article compare les évolutions récentes du marché pétrolier avec la crise pétrolière de 1973. Cette année-là, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) dirigée par l’Arabie saoudite s’est opposée aux exportations de pétrole vers les pays pro-israéliens, notamment les États-Unis pendant la guerre d’octobre.

Lire aussi: Guerre pétrolière de Trump : le peuple américain en paie le prix

Au début du printemps de cette année, l’Arabie saoudite a de nouveau eu recours à l’arme du pétrole en baissant son prix en pleine pandémie de coronavirus, entraînant ainsi des conséquences économiques tangibles.

Arabie : Trump met le feu aux poudres

Arabie : Trump met le feu aux poudres

Le journal américain Le Wall Street Journal a rapporté qu’une résistance sans précédent au projet « Neom » avait été formée par des tribus du nord-ouest de l’Arabie saoudite.

Les auteurs notent que les relations entre Washington et Riyad ont traversé des périodes difficiles au cours des 75 dernières années, y compris le conflit israélo-arabe et les attentats du 11 septembre, mais le pacte conclu entre le président d’antan Franklin Delano Roosevelt et le roi d’Arabie saoudite de l’époque Abdul Aziz Al-Saud, lors d’une réunion à bord du navire de guerre Quincy sur le canal de Suez en février 1945, au cours de laquelle les fondements des relations entre les deux pays ont été établies est toujours en place.

Le pacte stipule que les États-Unis assureront la sécurité de l’Arabie saoudite et de ses ressources pétrolières, tandis que Riyad soutiendra les projets pétroliers de Washington dans la région du Moyen-Orient.

Le pacte est maintenant sur le point de s’effondrer, surtout après que l’Arabie saoudite, qui compte de nombreux opposants au Congrès américain, a cette fois mis à l’épreuve la patience de ses alliés républicains.

Même si les États-Unis, l’Arabie saoudite, la Russie et d’autres grands producteurs de pétrole ont conclu un accord ce mois-ci pour réduire la production de pétrole, cela n’a pas fonctionné : les prix du pétrole brut aux États-Unis sont à leurs niveaux le plus bas du 21siècle, ce qui présage des faillites et des licenciements massifs.

Cette situation a poussé les législateurs des États pétroliers tels que le Texas, la Louisiane, le Dakota du Nord et l’Alaska à accuser l’Arabie saoudite de mener une « guerre économique » et à rédiger une loi pour retirer immédiatement les troupes américaines.

Le coup d'Etat américain contre l'Arabie s'achève, Washington refuse l'offre de l'alliance pétrolière saoudienne

Le coup d’État américain contre l’Arabie s’achève, Washington refuse l’offre de l’alliance pétrolière saoudienne

 

« Ce n’est pas la façon dont les amis se comportent envers les autres amis », a déclaré à Foreign Policy le sénateur Kevin Cramer, un républicain du Dakota du Nord qui est l’initiateur de la proposition de loi. « Ils ont énormément mal calculé la réponse américaine. »

Beaucoup à Washington ont récemment remis en question les principes fondamentaux à l’origine des relations bilatérales très spéciales depuis 75 ans, notamment l’effort américain pour assurer la libre circulation du pétrole saoudien. Même le président américain Donald Trump, qui a largement défendu la relation jusqu’à récemment, se demande ouvertement si les États-Unis doivent protéger le pétrole saoudien alors que la plus grande partie est désormais vendue à la Chine et à d’autres acheteurs asiatiques, plutôt qu’à l’Europe et aux États-Unis.

La révolution énergétique des États-Unis au cours de la dernière décennie a considérablement réduit la dépendance pétrolière des États-Unis à l’égard de l’Arabie saoudite et du Moyen-Orient, ce qui a poussé de nombreux observateurs de la politique étrangère à se demander pourquoi les fonds américains doivent être dépensés et des vies américaines perdues pour protéger « une monarchie théocratique du Moyen-Orient qui partage peu de valeurs américaines ».

Un mariage forcé qui a survécu à l’embargo pétrolier, le 11 septembre, et à la guerre en Irak est maintenant ébranlé par les changements géopolitiques sismiques et par le mécontentement croissant des législateurs américains, des médias et du grand public.

Cependant, certains experts estiment qu’il est peu probable que Washington « se sépare » de Riyad parce qu’il a besoin d’une alliance crédible contre l’Iran dans la région.

Lire aussi: Bientôt la fin de la lune de miel Trump-Ben Salmane ?

Mais, Bruce Riedel, expert de l’Arabie saoudite et ancien agent de la CIA, estime que les États-Unis n’ont plus besoin de l’Arabie saoudite et que l’affinité de Trump avec l’Arabie saoudite est la seule chose qui a préservé la relation entre les deux pays.

Selon lui, cela pourrait changer avec les élections présidentielles, si le candidat démocrate Joe Biden gagne. L’ancien vice-président avait déjà qualifié l’Arabie saoudite de « paria » et avait déclaré qu’il mettrait fin aux ventes d’armes au Royaume.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/25/623873/Pacte-Arabie-USA-va-seffondrer-selon-Foreign-Policy


 

ARABIE SAOUDITE : LE PÉTROLE EN CHUTE LIBRE. ARAMCO FERME SES SITES...

Fri Apr 24, 2020 3:55PM

L'avenir d'Aramco dans l'incertitude. (Photo à titre d'illustration de Reuters)

L'avenir d'Aramco dans l'incertitude. (Photo à titre d'illustration de Reuters)

« Un avenir prospère et de grands projets changeront l'image du plus grand exportateur de pétrole au monde », c’est ce qu’avait promis le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salamane, au peuple saoudiens. Mais les décisions et les politiques de ce prince l'ont fait ressembler à quelqu'un qui s’est tiré une balle dans le pied. Sa dernière décision sans scrupules fut de déclencher une guerre des prix sur les marchés pétroliers dans l'espoir de tirer vers le bas « le tsar » de Russie et de préserver ses parts de marchés.

Mais le prince héritier saoudien a commis des crimes contre lui-même et son pays, car suite à l'effondrement du prix du pétrole due à la baisse de la demande mondiale à cause de la pandémie de coronavirus, les navires saoudiens errent dans les mers et ne trouvent aucun client pour leur pétrole. Riyad est donc obligé de fermer plusieurs de ses oléoducs.

Le Wall Street Journal citant un responsable d'Aramco a annoncé que l'Arabie saoudite pourrait devoir fermer certains de ses oléoducs en raison d'un manque de clients. « L'Arabie saoudite va devoir prendre cette décision avant qu'il ne soit trop tard ; l'étau se resserre chaque jour un peu plus autour de Riyad sur le plan économique, il paraît que le prince héritier a commis une grande erreur de calcul en se lançant dans cette guerre économique et pétrolière », ajoute le responsable saoudien.

 

Arabie: un coup d’État US imminent?

Arabie: un coup d’État US imminent?

Préoccupé par la dégringolade des cours du pétrole, Donald Trump a commencé des entretiens avec les parties russe et saoudienne afin de stabiliser de nouveau le marché de brut.   

Selon les experts, le régime saoudien a devant lui plusieurs option : l’augmentation d’impôt sur les revenus des citoyens et des ressortissants étrangers, la réduction des coûts de projets et des dépenses publiques, la privatisation et le licenciement des travailleurs étrangers.

Alors que le spectre de la catastrophe plane sur l'Arabie saoudite, Ben Salmane semble avoir « secrètement » décidé de ne plus parler, pour l'instant, ni de son plan de développement économique connu sous le nom de la «Vision 2030», ni de son projet de ville futuriste dite « Neom ». MBS aurait également décidé d’annuler des dizaines de projet liés à cette perspective.

Que ce soit de l'instabilité, du retour en arrière ou de l'effondrement de l'économie, il est plus que probable que la situation politique de Mohammed Ben Salamane se fragilise. Cette situation mettra aussi en péril son avenir politique, non sans permettre à ses rivaux de se renforcer.

Plus tôt cette année, Joseph Westphal, ancien ambassadeur américain en Arabie saoudite, a déclaré au cours d'une réunion avec Ben Salmane qu'une catastrophe majeure menacerait le royaume.

Guerre US : qui saura sauver MBS?

Guerre US : qui saura sauver MBS?

Coup d'Etat pétrolier US contre Riyad porte ses fruits, qui saura sauver MBS?

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/24/623808/Arabie-saoudite-coronavirus-ptrole-oloduc-MBS-avenir-prospre-Saudi-Aramco


 

ARABIE SAOUDITE : TRUMP QUI VISE LE PETROLE SAOUDIEN MET LE FEU AUX POUDRES

Les USA armeront-ils les tribus saoudiennes contre Riyad?

Wed Apr 22, 2020 10:32AM

Le président américain, Donald Trump (D) et le prince héritier saoudien, Ben Salmane (G). ©AFP

Le président américain, Donald Trump (D) et le prince héritier saoudien, Ben Salmane (G). ©AFP

C'est fin prêt : Après avoir poussé l'Arabie des Salmane à déclencher une bataille énergétique perdue d'avance face à la Russie, bataille destinée entre autres à masquer l’inéluctable déclin du pétrole du schiste US, les Etats-Unis réalisent le second volet de leur projet de liquidation de leur "vache à traire" baptisé Neom. Ce projet qui n'a jamais cessé d'être autre chose qu'un gouffre de pétrodollars contenait dès le début et en son sein le germe de démembrement. La mise en application de ses premières phases ont provoqué l'insurrection des tribus du nord ouest saoudien, phénomène qui ira croissant, vu la pagaille "sanglante" qui y a provoqué. Le Wall Street Journal en parle d'ailleurs avec une étrange exubérance, ce qui est bien compréhensible dans la mesure où Neom est un projet d'essence israélienne, concocté par les lobbies pro Israël américains.

Coup de grâce anti-Riyad?

Coup de grâce anti-Riyad?

Sommet de Kuala Lumpur : "Riyad fait les frais de ses erreurs stratégiques récurrentes , surtout celui d'"avoir cru au binaire chiite-sunnite".

Le WSJ relève ainsi que "la résistance rare" à laquelle se trouve confronté, l'un "des projets les plus emblématiques du prince héritier Mohammed ben Salmane", alors que les membres d'une tribu du nord-ouest du royaume disent qu'ils ne quitteront pas leurs maisons pour laisser la place à une nouvelle mégapole : "Neom, dévoilé en 2017, devrait couvrir une superficie presque la taille de la Belgique le long de la mer Rouge, mais ce projet nécessiterait l’évacuation des résidents de la région. Plus de 20.000 personnes y habitent dont la plupart font partie de la tribu Al-Howeitat".

Le régime israélien va investir dans le projet saoudien NEOM

Le régime israélien va investir dans le projet saoudien NEOM

Le régime israélien va investir dans le projet NEOM en Arabie saoudite.

Puis le journal cite les activistes qui se confient à lui comme si on était dans une démocratie : "Des activistes saoudiens ont dit au Wall Street Journal que les forces de la police arrêteraient tout individu refusant de quitter la zone et ses terres ancestrales. Le gouvernement saoudien a promis aux habitants de la région de leur fournir de nouveaux logements voire de les indemniser à condition qu’ils quittent leurs domiciles, mais les habitants ne veulent pas en entendre parler. Impossible car MBS veut lancer le projet justement dans la région d'Al-Howeitat". Le récit du journal relate dans la foulée le premier meurtre commis par le gouvernement celui d'Abdou Rahim Al-Howaiti qui aurait refusé l’expropriation : " Pour lui, il n'était pas question d’abandonner les terres de ses ancêtres situées dans le nord-ouest du pays, sur les rives de la mer Rouge et il a été finalement abattu par les forces de l’ordre. Abdou Rahim Al-Howaiti, s’était senti menacé au point de laisser en héritage une vidéo où il dit : « Elles (les forces de l'ordre) peuvent me tuer et mettre une arme à côté de mon corps pour me faire passer pour un terroriste ».

E-Press du 21 avril 2020

E-Press du 21 avril 2020

Les vaisseaux des pays membres de l’OTAN peuvent naviguer librement dans les eaux territoriales, mais dans ce cas précis la demande d’accostage de l’équipage américain du destroyer lance-missiles de l’US Navy s’est heurtée au refus des responsables des villes portuaires européennes en mer Noire.

S'il est vrai qu'avec MBS, on est en face d'un psychopathe assoiffé de sang, coupable d'éliminations physiques de tout genre, il est aussi vrai qu'un journal comme The Wall Street Journal n'a pas à relater d'un ton si hostile le récit de cet énième assassinat signé Ben Salmane : "Après son assassinat, le service de sécurité saoudien a prétendu qu’Al-Howaiti avait tiré sur la police et qu'une grande quantité d’armes avait été découverte dans sa maison. Dans le même temps, on dit qu’un grand nombre de membres de la tribu Al-Howeitat possèdent des armes et que certains d’entre eux ont écrit sur les réseaux sociaux que « si le gouvernement insiste sur une émigration forcée, ils sont prêts à recourir à des actes de sabotage et à détruire le projet Neom ».

Mais le Wall Street Journal n'en reste pas là et prévoit "de possibles affrontements violents entre les forces du régime de Riyad et les membres de la tribu Al-Howaitat à venir", lesquels affrontements "seraient source d’inquiétudes" : "la ville de Neom est censée être en dehors du système judiciaire saoudien, ce qui signifie qu'aucune des valeurs et des normes de la société saoudienne ne devrait y être observée, ce qui provoquera des protestations d'une autre partie de la société saoudienne".

Comment l’Arabie saoudite a servi des batailles russo-américaines?

Comment l’Arabie saoudite a servi des batailles russo-américaines?

Si le prince héritier d’Arabie saoudite ne change pas de cap vis-à-vis des États-Unis et de la Russie, il ne pourra pas ni continuer cette guerre pétrolière ni maintenir son trône.

La chute vertigineuse du baril du pétrole qui a poussé le géant pétrolier saoudien à contracter des prêts auprès du FMI ira sans nul doute exacerber des mécontentements sociaux. S'ajoutent à ce contexte inflammable l'enlisement au Yémen et Neom.....Le démembrement prémédité de l'Arabie saoudite serait en cours. Après tout avec un baril de pétrole de schiste au-dessus de 0 dollars, une Arabie divisée en province pétrolifère intéresserait plus l'Amérique... Le piège doré se referme sur MBS.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/22/623616/Neom-Arabie-saoudite-crise-scuritaire-Ben-Salmane


 

L'ARABIE SAOUDITE FRAPPÉE DE 54 RAIDS AUX DRONES

Al-Jawf libérée après 54 raids auX drones, combiné aux tirs de missiles Qassif, Badr et Nakal (G. Saree)

Wed Mar 18, 2020 11:36AM

54 frappes au drone d'Ansarallah contre des sites militaires et économiques du sud saoudien.(Archives)

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54 frappes au drone d'Ansarallah contre des sites militaires et économiques du sud saoudien.(Archives)

C'est extraordinaire : il se peut que la coalition USA/OTAN/monarchies arabes qui célèbre le 25 mars prochain leurs six ans de tuerie, de pillage mais aussi d'enlisement au Yémen, perde simultanément le tout d'al-Jawf et Maarib, soit ces deux localités qu'elle aime tant pour leurs réserves de pétrole et de gaz mais aussi pour leur position stratégique. Ce mercredi matin, le haut membre du bureau politique d'Ansarallah, al-Bukhaiti a lancé un dernier appel aux pro-Hadi avant que la Résistance ne passe à la dernière phase de l'opération de libération de Maarib, où sa DCA est déjà installée et où la plus grosse base saoudienne est déjà tombée.

BP/Chevron tremblotent à Maarib, les puits de pétrole risquent d'aller à Ansarallah

BP/Chevron tremblotent à Maarib, les puits de pétrole risquent d'aller à Ansarallah

Al-Jawf est désormais sous contrôle où seules quelques zones dans les districts de Khabb wa ash Sha'af et le désert d’al-Hazm restent à reconquérir : « En cinq jours d'affrontements intenses Ansarallah a éliminé toutes les unités militaires dans la zone Six, quartier général abritant les bataillons de la coalition saoudienne et les forces de Mansour Hadi. Aussi des centaines de soldats ennemis ont été tués, blessés ou capturés dont des commandants et des officiers. S'ajoute à ceci une importante quantité d'armes et de munitions qui a été saisie ».

Et le général Saree de révéler les aspects nouveaux de l'opération pour la libération d'al-Jawf où la Résistance a dévoilé pour la première fois ses capacités à abattre des avions supersoniques : « En représailles aux raids aériens de la coalition saoudienne contre les zones résidentielles yéménites, l’unité de drones a effectué 54 opérations dont 33 ont visé des cibles militaires et économiques sur le sol saoudien. Les sites gaziers et pétroliers ont été visés, tous d'une importance stratégique pour le régime saoudien. Des centaines de mercenaires pro- Riyad venus de Najran, de Jizan et d'Assir ont tenté, sur fond de pas moins de 250 frappes aériennes de contrer notre avancée mais nos missiles NakalQassim et Badr ont eu raison de l'ennemi qui a subi des dégâts et pertes considérables, bien qu'il tente de masquer la réalité et de censurer les coups aux drones qu'il a pris". 

Le général Saree a ensuite salué les performances de la DCA yéménite qui a réussi à repousser des "dizaines de raids au dessus d'al-Jawf", DCA dont l'étendu touche désormais le ciel de Maarib ».

Le porte-parole des forces armées yéménites a également félicité les tribus d'al-Jawf pour "avoir joué un rôle important dans ces récentes victoires": « La Résistance yéménite ne ménage aucun effort pour libérer chaque parcelle du pays », a-t-il insisté. Il y a deux semaines, l’armée et Ansarallah ont repris le contrôle du chef-lieu de la province d'al-Jawf et ils s'apprêtent à libérer Maarib. Il s'agissait d'une opération similaire à celle qui a eu lieu sur le front de Nehm au cours de laquelle les mercenaires affiliés à Mansour Hadi ont essuyé une défaite cuisante.

Pendant les trois dernières années, la coalition d’agression saoudienne a, à maintes reprises, tenté de prendre le contrôle de Nehm afin de s’approcher de Sanaa, mais à chaque fois, elle a échoué. Lors de cette opération sans pareil, les combattants yéménites ont réussi à libérer 2 500 kilomètres carrés des régions que les mercenaires à la solde de l’Arabie saoudite avaient occupées d’autant plus que des milliers d'entre eux ont été tués, blessés ou capturés. En outre, des centaines d’équipements militaires ont été détruits ou saisis par les combattants yéménites.

Ansarallah multiplie ses sites balistiques sur les frontières sud saoudien

Ansarallah multiplie ses sites balistiques sur les frontières sud saoudien.

Source des photos: South Front

french.presstv.com/Detail/2020/03/18/621120/Ymen--Ansarallah-aux-portes-dalJawf


 

PÉTROLE : L'ARABIE SAOUDITE VA DE DÉFAITE EN DÉFAITE

Pétrole : la guerre déclenchée par Riyad produit les effets inverses de ceux escomptés!

Thu Mar 12, 2020 6:19PM

L'Arabie saoudite subirait de grandes pertes en raison de la guerre pétrolière engagée avec la Russie. (Photo d'archives)

L'Arabie saoudite subirait de grandes pertes en raison de la guerre pétrolière engagée avec la Russie. (Photo d'archives)

Après que la Russie a rejeté la proposition de l'OPEP, la semaine dernière de réduire la production de pétrole de 1.5 millions de baril par jour pour empêcher la réduction des prix du pétrole, la compagnie pétrolière saoudienne Aramco a annoncé dans un communiqué le 7 mars qu’elle réduirait le prix de vente de son pétrole pour le mois d'avril vers toutes les destinations.

Le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco a fixé son prix de vente officiel pour le baril de brut léger à destination de l'Asie pour le mois d'avril à 3,10 dollars de moins que la moyenne d'Oman/Dubaï, soit une baisse de 6 dollars le baril par rapport au mois de mars, a déclaré samedi la société dans un communiqué cité par Reuters.

Le groupe a aussi réduit le prix de vente du baril de pétrole brut léger vers les Etats-Unis pour avril à 3,75 dollars de moins par rapport à l'ASCI, en baisse de 7 dollars le baril par rapport à mars.

Des sources au sein d’Aramco ont déclaré que la compagnie augmenterait rapidement la production de pétrole, ce qui a impacté les marchés financiers mondiaux ; le prix du brut Brent étant tombé à 35 dollars le baril à la fin des échanges le 9 mars.

Vendredi, la belle harmonie qui régnait depuis trois ans entre l'Opep et la Russie a volé en éclats du fait de l'opposition de Moscou à une nouvelle réduction de la production de pétrole pour enrayer la baisse des cours due à l'épidémie de coronavirus.

Le cartel, qui souhaitait une baisse supplémentaire de 1,5 millions de barils par jour jusque fin 2020, a riposté en supprimant toutes les limites à sa propre production, ce qui a fait chuter les cours du pétrole de 10%.

Il va sans dire qu’avec la réduction du prix de pétrole, le déficit budgétaire de l'Arabie saoudite atteindra également son apogée.

La crise financière due à la propagation du coronavirus pourrait facilement faire baisser les prix bien en dessous de ceux de 2015 et 2016. Par conséquent, la chute des prix du pétrole à 30 ou même 20 dollars le baril entraîneraient des effets sans précédent sur d'autres marchés.

La décision de l'Arabie saoudite d'augmenter la production montre que les espoirs de son prince héritier Mohammed ben Salman de pousser la Russie à freiner la production de pétrole ont été anéantis. La guerre déclenchée par MBS aura les effets contraires à ceux escomptés.

Le conflit Moscou-Riyad entraînera la destruction de l’industrie du pétrole de schiste US

Le conflit Moscou-Riyad entraînera la destruction de l’industrie du pétrole de schiste US

Le conflit entre la Russie et l’Arabie saoudite sur une stratégie de prix du pétrole semble opposer les deux pays dans une bataille pour prendre une part plus grande de marché, mais les analystes disent qu’ils sont vraiment en guerre contre l’industrie pétrolière américaine.

Bien que l'économie russe soit durement touchée par l'effondrement des prix du pétrole, mais Moscou est dans une position beaucoup plus forte que Riyad. Moscou a accumulé ses réserves du fonds souverain atteignant 570 milliards de dollars.

Par contre, les Saoudiens élaborent un scénario pour financer la moitié des dépenses publiques par le biais des réserves et des emprunts d'ici fin 2020. Mais cet emprunt coûtera trop cher à Riyad face aux doutes sur les prix futurs du pétrole.

L'avenir du marché pétrolier est incertain, mais il est peu probable que les prix s'améliorent au cours des prochains mois.

Arabie/Russie : la Guerre....

Arabie/Russie : la Guerre....

Pourquoi l’Arabie qui en veut à la Russie commet un acte de suicide ?

http://french.presstv.com/Detail/2020/03/12/620719/Ptrole-guerre-dclenche-par-Riyad-a-des-effets-inverses