ARABIE SAOUDITE

ARABIE SAOUDITE

ARABIE SAOUDITE : PREMIERE RÉVOLTE ARMÉE CONTRE MBS?

Fusillade à Asir, six morts dans l'attaque des «forces de sécurité»

Wed May 27, 2020 4:49PM

Des soldats yéménites. (Photo d'archives)

Des soldats yéménites. (Photo d'archives)

Les tribus majoritairement d'origine yéménite du Sud saoudien se seraient-elles révoltées contre le trône ? Visiblement ! Alors qu'Ansarallah continue à défier le régime saoudien dans ses trois provinces méridionales et que ses missiles commencent à nouveau à retentir, une rébellion armée aurait éclaté à Asir sur fond des heurts entre le pouvoir et la population. À quelques centaines de kilomètres d'Asir, Ansarallah a mené sa deuxième frappe balistique contre le centre de Maarib.

La police d’Asir a fait part, ce mercredi 27 mai, d’une fusillade faisant neuf victimes qui s’était produite mardi matin.

« Les victimes avaient entre 30 et 40 ans et les tireurs ont été arrêtés par les forces de sécurité », a déclaré Zayd Mohammed al-Dabbash, porte-parole de la police d’Asir, à l’agence de presse officielle saoudienne SPA.

Le port d’armes n’est pas complètement interdit en Arabie saoudite et la majorité des citoyens saoudiens s’acquièrent leurs armes via le Yémen. 

Ce qui fera perdre MBS ?

Ce qui fera perdre MBS ?

Frustrée par le gouvernement démissionnaire yéménite et la crise économique provoquée par le coronavirus, l'Arabie saoudite a été contrainte ces derniers mois de changer sa stratégie au Yémen.

Par ailleurs, les combattants d’Ansarallah ont tiré un missile sur une base militaire appartenant aux mercenaires pro-Hadi, soutenus par l’Arabie saoudite, dans la province de Maarib, au nord de Sanaa. Sept mercenaires ont été abattus.

Cette attaque a eu lieu après la fin d’un cessez-le-feu d’un mois qui était entré en vigueur le 24 avril.

Ansarallah continue de progresser vers la ville de Maarib alors que l’aviation saoudienne poursuit ses campagnes aériennes.

http://french.presstv.com/Detail/2020/05/27/626231/Arabie-saoudite-Yemen-MBS-revolte-missile


 

47e ANNIVERSAIRE DU DEBUT DE LA LUTTE ARMÉE DU PEUPLE SAHRAOUI : UNE DETERMINATION INTACTE POUR ARRACHER SON INDÉPENDANCE

Anniversaire-lutte armée sahraouie: une détermination intacte pour arracher son indépendance

SPS 20/05/2020 - 11:04

Chahid ElHafedh, 20 mai 2020 (SPS) Le peuple sahraoui a célébré mercredi le 47ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée pour arracher son indépendance face à l'occupation espagnole et recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

La date du 20 mai 1973 demeure un évènement historique pour les Sahraouis qui avaient décidé, ce jour-là, sous la houlette du Front Polisario, unique et légitime représentant du peuple sahraoui, de prendre les armes pour arracher leur indépendance face à l'occupation d'abord espagnole et ensuite contre le Maroc, qui avait envahi les territoires sahraouis en 1975.

A cette date, un groupe de combattants sahraouis avait décidé d'attaquer le poste espagnol d'El Khanga, à l'est de la ville de Smara. Cette opération annonçait alors le déclenchement de la lutte armée dans le Sahara occidental, suivant les résolutions prises dix jours avant, soit le 10 mai, lors du congrès constitutif du Front Polisario qui avait décrété dans son texte fondateur que "c'est par le fusil que la liberté sera arrachée".

Malgré les circonstances dans lesquelles le peuple sahraoui célèbre cet étape importante de son histoire à la lumière de la propagation de la pandémie de Covid-19, il continue de lutter sur de nombreux fronts pour arracher son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance.

L'anniversaire du 20 mai 1973 est considéré comme une étape charnière dans l'histoire du peuple sahraoui, et elle a constitué une transformation profonde dans le processus de sa résistance et de sa lutte pour la liberté, la dignité et l'émancipation.

Le président de la République Brahim Ghali, secrétaire général du Front Polisario, a réaffirmé récemment la détermination du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte et sa résistance pour arracher indépendance et recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

Dans une déclaration en marge de sa visite à l’hôpital de campagne mis par l’Algérie à la disposition du peuple sahraoui, M. Ghali a réaffirmé "la détermination du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte et sa résistance avec la même trajectoire, la même force et la même conviction, pour arracher son droit à l’indépendance et la liberté et recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire".

Le président de la République a saisi l'occasion pour féliciter le peuple sahraoui et ses amis et alliés à l’occasion du 47ème anniversaire de la création du front Polisario (le 10 mai 1973), "une date historique ayant marqué un tournant dans la lutte et la résistance du peuple sahraoui, et ayant donné lieu dix jours après, au déclenchement de la lutte armée contre l’occupant espagnol".

Il a souligné que le peuple sahraoui "adhère à son droit inaliénable dans ses démarches, continuant dans sa constance et défiant les difficultés de toute nature et de partout", soulignant que les "47 ans de constance dans la construction de l'Etat et l'unité du peuple sahraoui est le message le plus clair".

Les acquis réalisés pour la cause sahraouie se veulent "une réaffirmation de la reconnaissance du Front Polisario en tant que représentant unique et légitime du peuple sahraoui dans son sa lutte pour la liberté et l'indépendance".

Le Front Polisario (Front populaire de Libération de la Saquiet el Hamra et du Rio de Oro), a été fondé le 10 mai 1973 par un groupe de jeunes sahraouis déclenchant la lutte de l'indépendance.

Depuis sa fondation, le Front Polisario est devenu "l'avant-garde, le guide, le bastion politique du peuple sahraoui", avec pour objectif suprême, parvenir à l'indépendance du Sahara occidental.

Depuis le déclenchement de la lutte armée, c'est un combat de 47 ans dans lequel le peuple sahraoui a sacrifié tout ce qui est précieux pour aboutir à sa liberté avec fermeté dans ses convictions quant à la victoire finale.

Le combat de presque un demi-siècle a consacré le Front Polisario en tant que seul et légitime représentant du peuple sahraoui et conduit à la reconnaissance par 80 pays de l'indépendance de République arabe sahraouie démocratique (RASD). (SPS)

020/090/700

https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2020/05/20/25987.html


 

LE CAPITALISTE TRUMP VEUT LIQUIDER L'ARABIE SAOUDITE POUR S'EMPARER DE SON OR NOIR

Sat Apr 25, 2020 1:16PM

L'alliance américano-saoudienne n'a désormais pas de raison d'être. (Photo d'illstration) ©AFP

L'alliance américano-saoudienne n'a désormais pas de raison d'être. (Photo d'illstration) ©AFP

Le mariage de complaisance entre l’Arabe saoudite et les États-Unis qui dure depuis la Seconde Guerre mondiale pourrait dérailler alors que les marchés pétroliers s’effondrent et que la méfiance mutuelle atteint de nouveaux sommets, lit-on dans le magazine Foreign Policy.

Dans un long article signé Keith Johnson et Robbie Gramer, le magazine américain s’est penché sur la fragile alliance saoudo-américaine forgée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L’article compare les évolutions récentes du marché pétrolier avec la crise pétrolière de 1973. Cette année-là, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) dirigée par l’Arabie saoudite s’est opposée aux exportations de pétrole vers les pays pro-israéliens, notamment les États-Unis pendant la guerre d’octobre.

Lire aussi: Guerre pétrolière de Trump : le peuple américain en paie le prix

Au début du printemps de cette année, l’Arabie saoudite a de nouveau eu recours à l’arme du pétrole en baissant son prix en pleine pandémie de coronavirus, entraînant ainsi des conséquences économiques tangibles.

Arabie : Trump met le feu aux poudres

Arabie : Trump met le feu aux poudres

Le journal américain Le Wall Street Journal a rapporté qu’une résistance sans précédent au projet « Neom » avait été formée par des tribus du nord-ouest de l’Arabie saoudite.

Les auteurs notent que les relations entre Washington et Riyad ont traversé des périodes difficiles au cours des 75 dernières années, y compris le conflit israélo-arabe et les attentats du 11 septembre, mais le pacte conclu entre le président d’antan Franklin Delano Roosevelt et le roi d’Arabie saoudite de l’époque Abdul Aziz Al-Saud, lors d’une réunion à bord du navire de guerre Quincy sur le canal de Suez en février 1945, au cours de laquelle les fondements des relations entre les deux pays ont été établies est toujours en place.

Le pacte stipule que les États-Unis assureront la sécurité de l’Arabie saoudite et de ses ressources pétrolières, tandis que Riyad soutiendra les projets pétroliers de Washington dans la région du Moyen-Orient.

Le pacte est maintenant sur le point de s’effondrer, surtout après que l’Arabie saoudite, qui compte de nombreux opposants au Congrès américain, a cette fois mis à l’épreuve la patience de ses alliés républicains.

Même si les États-Unis, l’Arabie saoudite, la Russie et d’autres grands producteurs de pétrole ont conclu un accord ce mois-ci pour réduire la production de pétrole, cela n’a pas fonctionné : les prix du pétrole brut aux États-Unis sont à leurs niveaux le plus bas du 21siècle, ce qui présage des faillites et des licenciements massifs.

Cette situation a poussé les législateurs des États pétroliers tels que le Texas, la Louisiane, le Dakota du Nord et l’Alaska à accuser l’Arabie saoudite de mener une « guerre économique » et à rédiger une loi pour retirer immédiatement les troupes américaines.

Le coup d'Etat américain contre l'Arabie s'achève, Washington refuse l'offre de l'alliance pétrolière saoudienne

Le coup d’État américain contre l’Arabie s’achève, Washington refuse l’offre de l’alliance pétrolière saoudienne

 

« Ce n’est pas la façon dont les amis se comportent envers les autres amis », a déclaré à Foreign Policy le sénateur Kevin Cramer, un républicain du Dakota du Nord qui est l’initiateur de la proposition de loi. « Ils ont énormément mal calculé la réponse américaine. »

Beaucoup à Washington ont récemment remis en question les principes fondamentaux à l’origine des relations bilatérales très spéciales depuis 75 ans, notamment l’effort américain pour assurer la libre circulation du pétrole saoudien. Même le président américain Donald Trump, qui a largement défendu la relation jusqu’à récemment, se demande ouvertement si les États-Unis doivent protéger le pétrole saoudien alors que la plus grande partie est désormais vendue à la Chine et à d’autres acheteurs asiatiques, plutôt qu’à l’Europe et aux États-Unis.

La révolution énergétique des États-Unis au cours de la dernière décennie a considérablement réduit la dépendance pétrolière des États-Unis à l’égard de l’Arabie saoudite et du Moyen-Orient, ce qui a poussé de nombreux observateurs de la politique étrangère à se demander pourquoi les fonds américains doivent être dépensés et des vies américaines perdues pour protéger « une monarchie théocratique du Moyen-Orient qui partage peu de valeurs américaines ».

Un mariage forcé qui a survécu à l’embargo pétrolier, le 11 septembre, et à la guerre en Irak est maintenant ébranlé par les changements géopolitiques sismiques et par le mécontentement croissant des législateurs américains, des médias et du grand public.

Cependant, certains experts estiment qu’il est peu probable que Washington « se sépare » de Riyad parce qu’il a besoin d’une alliance crédible contre l’Iran dans la région.

Lire aussi: Bientôt la fin de la lune de miel Trump-Ben Salmane ?

Mais, Bruce Riedel, expert de l’Arabie saoudite et ancien agent de la CIA, estime que les États-Unis n’ont plus besoin de l’Arabie saoudite et que l’affinité de Trump avec l’Arabie saoudite est la seule chose qui a préservé la relation entre les deux pays.

Selon lui, cela pourrait changer avec les élections présidentielles, si le candidat démocrate Joe Biden gagne. L’ancien vice-président avait déjà qualifié l’Arabie saoudite de « paria » et avait déclaré qu’il mettrait fin aux ventes d’armes au Royaume.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/25/623873/Pacte-Arabie-USA-va-seffondrer-selon-Foreign-Policy


 

ARABIE SAOUDITE : LE PÉTROLE EN CHUTE LIBRE. ARAMCO FERME SES SITES...

Fri Apr 24, 2020 3:55PM

L'avenir d'Aramco dans l'incertitude. (Photo à titre d'illustration de Reuters)

L'avenir d'Aramco dans l'incertitude. (Photo à titre d'illustration de Reuters)

« Un avenir prospère et de grands projets changeront l'image du plus grand exportateur de pétrole au monde », c’est ce qu’avait promis le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salamane, au peuple saoudiens. Mais les décisions et les politiques de ce prince l'ont fait ressembler à quelqu'un qui s’est tiré une balle dans le pied. Sa dernière décision sans scrupules fut de déclencher une guerre des prix sur les marchés pétroliers dans l'espoir de tirer vers le bas « le tsar » de Russie et de préserver ses parts de marchés.

Mais le prince héritier saoudien a commis des crimes contre lui-même et son pays, car suite à l'effondrement du prix du pétrole due à la baisse de la demande mondiale à cause de la pandémie de coronavirus, les navires saoudiens errent dans les mers et ne trouvent aucun client pour leur pétrole. Riyad est donc obligé de fermer plusieurs de ses oléoducs.

Le Wall Street Journal citant un responsable d'Aramco a annoncé que l'Arabie saoudite pourrait devoir fermer certains de ses oléoducs en raison d'un manque de clients. « L'Arabie saoudite va devoir prendre cette décision avant qu'il ne soit trop tard ; l'étau se resserre chaque jour un peu plus autour de Riyad sur le plan économique, il paraît que le prince héritier a commis une grande erreur de calcul en se lançant dans cette guerre économique et pétrolière », ajoute le responsable saoudien.

 

Arabie: un coup d’État US imminent?

Arabie: un coup d’État US imminent?

Préoccupé par la dégringolade des cours du pétrole, Donald Trump a commencé des entretiens avec les parties russe et saoudienne afin de stabiliser de nouveau le marché de brut.   

Selon les experts, le régime saoudien a devant lui plusieurs option : l’augmentation d’impôt sur les revenus des citoyens et des ressortissants étrangers, la réduction des coûts de projets et des dépenses publiques, la privatisation et le licenciement des travailleurs étrangers.

Alors que le spectre de la catastrophe plane sur l'Arabie saoudite, Ben Salmane semble avoir « secrètement » décidé de ne plus parler, pour l'instant, ni de son plan de développement économique connu sous le nom de la «Vision 2030», ni de son projet de ville futuriste dite « Neom ». MBS aurait également décidé d’annuler des dizaines de projet liés à cette perspective.

Que ce soit de l'instabilité, du retour en arrière ou de l'effondrement de l'économie, il est plus que probable que la situation politique de Mohammed Ben Salamane se fragilise. Cette situation mettra aussi en péril son avenir politique, non sans permettre à ses rivaux de se renforcer.

Plus tôt cette année, Joseph Westphal, ancien ambassadeur américain en Arabie saoudite, a déclaré au cours d'une réunion avec Ben Salmane qu'une catastrophe majeure menacerait le royaume.

Guerre US : qui saura sauver MBS?

Guerre US : qui saura sauver MBS?

Coup d'Etat pétrolier US contre Riyad porte ses fruits, qui saura sauver MBS?

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/24/623808/Arabie-saoudite-coronavirus-ptrole-oloduc-MBS-avenir-prospre-Saudi-Aramco


 

ARABIE SAOUDITE : TRUMP QUI VISE LE PETROLE SAOUDIEN MET LE FEU AUX POUDRES

Les USA armeront-ils les tribus saoudiennes contre Riyad?

Wed Apr 22, 2020 10:32AM

Le président américain, Donald Trump (D) et le prince héritier saoudien, Ben Salmane (G). ©AFP

Le président américain, Donald Trump (D) et le prince héritier saoudien, Ben Salmane (G). ©AFP

C'est fin prêt : Après avoir poussé l'Arabie des Salmane à déclencher une bataille énergétique perdue d'avance face à la Russie, bataille destinée entre autres à masquer l’inéluctable déclin du pétrole du schiste US, les Etats-Unis réalisent le second volet de leur projet de liquidation de leur "vache à traire" baptisé Neom. Ce projet qui n'a jamais cessé d'être autre chose qu'un gouffre de pétrodollars contenait dès le début et en son sein le germe de démembrement. La mise en application de ses premières phases ont provoqué l'insurrection des tribus du nord ouest saoudien, phénomène qui ira croissant, vu la pagaille "sanglante" qui y a provoqué. Le Wall Street Journal en parle d'ailleurs avec une étrange exubérance, ce qui est bien compréhensible dans la mesure où Neom est un projet d'essence israélienne, concocté par les lobbies pro Israël américains.

Coup de grâce anti-Riyad?

Coup de grâce anti-Riyad?

Sommet de Kuala Lumpur : "Riyad fait les frais de ses erreurs stratégiques récurrentes , surtout celui d'"avoir cru au binaire chiite-sunnite".

Le WSJ relève ainsi que "la résistance rare" à laquelle se trouve confronté, l'un "des projets les plus emblématiques du prince héritier Mohammed ben Salmane", alors que les membres d'une tribu du nord-ouest du royaume disent qu'ils ne quitteront pas leurs maisons pour laisser la place à une nouvelle mégapole : "Neom, dévoilé en 2017, devrait couvrir une superficie presque la taille de la Belgique le long de la mer Rouge, mais ce projet nécessiterait l’évacuation des résidents de la région. Plus de 20.000 personnes y habitent dont la plupart font partie de la tribu Al-Howeitat".

Le régime israélien va investir dans le projet saoudien NEOM

Le régime israélien va investir dans le projet saoudien NEOM

Le régime israélien va investir dans le projet NEOM en Arabie saoudite.

Puis le journal cite les activistes qui se confient à lui comme si on était dans une démocratie : "Des activistes saoudiens ont dit au Wall Street Journal que les forces de la police arrêteraient tout individu refusant de quitter la zone et ses terres ancestrales. Le gouvernement saoudien a promis aux habitants de la région de leur fournir de nouveaux logements voire de les indemniser à condition qu’ils quittent leurs domiciles, mais les habitants ne veulent pas en entendre parler. Impossible car MBS veut lancer le projet justement dans la région d'Al-Howeitat". Le récit du journal relate dans la foulée le premier meurtre commis par le gouvernement celui d'Abdou Rahim Al-Howaiti qui aurait refusé l’expropriation : " Pour lui, il n'était pas question d’abandonner les terres de ses ancêtres situées dans le nord-ouest du pays, sur les rives de la mer Rouge et il a été finalement abattu par les forces de l’ordre. Abdou Rahim Al-Howaiti, s’était senti menacé au point de laisser en héritage une vidéo où il dit : « Elles (les forces de l'ordre) peuvent me tuer et mettre une arme à côté de mon corps pour me faire passer pour un terroriste ».

E-Press du 21 avril 2020

E-Press du 21 avril 2020

Les vaisseaux des pays membres de l’OTAN peuvent naviguer librement dans les eaux territoriales, mais dans ce cas précis la demande d’accostage de l’équipage américain du destroyer lance-missiles de l’US Navy s’est heurtée au refus des responsables des villes portuaires européennes en mer Noire.

S'il est vrai qu'avec MBS, on est en face d'un psychopathe assoiffé de sang, coupable d'éliminations physiques de tout genre, il est aussi vrai qu'un journal comme The Wall Street Journal n'a pas à relater d'un ton si hostile le récit de cet énième assassinat signé Ben Salmane : "Après son assassinat, le service de sécurité saoudien a prétendu qu’Al-Howaiti avait tiré sur la police et qu'une grande quantité d’armes avait été découverte dans sa maison. Dans le même temps, on dit qu’un grand nombre de membres de la tribu Al-Howeitat possèdent des armes et que certains d’entre eux ont écrit sur les réseaux sociaux que « si le gouvernement insiste sur une émigration forcée, ils sont prêts à recourir à des actes de sabotage et à détruire le projet Neom ».

Mais le Wall Street Journal n'en reste pas là et prévoit "de possibles affrontements violents entre les forces du régime de Riyad et les membres de la tribu Al-Howaitat à venir", lesquels affrontements "seraient source d’inquiétudes" : "la ville de Neom est censée être en dehors du système judiciaire saoudien, ce qui signifie qu'aucune des valeurs et des normes de la société saoudienne ne devrait y être observée, ce qui provoquera des protestations d'une autre partie de la société saoudienne".

Comment l’Arabie saoudite a servi des batailles russo-américaines?

Comment l’Arabie saoudite a servi des batailles russo-américaines?

Si le prince héritier d’Arabie saoudite ne change pas de cap vis-à-vis des États-Unis et de la Russie, il ne pourra pas ni continuer cette guerre pétrolière ni maintenir son trône.

La chute vertigineuse du baril du pétrole qui a poussé le géant pétrolier saoudien à contracter des prêts auprès du FMI ira sans nul doute exacerber des mécontentements sociaux. S'ajoutent à ce contexte inflammable l'enlisement au Yémen et Neom.....Le démembrement prémédité de l'Arabie saoudite serait en cours. Après tout avec un baril de pétrole de schiste au-dessus de 0 dollars, une Arabie divisée en province pétrolifère intéresserait plus l'Amérique... Le piège doré se referme sur MBS.

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/22/623616/Neom-Arabie-saoudite-crise-scuritaire-Ben-Salmane


 

L'ARABIE SAOUDITE FRAPPÉE DE 54 RAIDS AUX DRONES

Al-Jawf libérée après 54 raids auX drones, combiné aux tirs de missiles Qassif, Badr et Nakal (G. Saree)

Wed Mar 18, 2020 11:36AM

54 frappes au drone d'Ansarallah contre des sites militaires et économiques du sud saoudien.(Archives)

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54 frappes au drone d'Ansarallah contre des sites militaires et économiques du sud saoudien.(Archives)

C'est extraordinaire : il se peut que la coalition USA/OTAN/monarchies arabes qui célèbre le 25 mars prochain leurs six ans de tuerie, de pillage mais aussi d'enlisement au Yémen, perde simultanément le tout d'al-Jawf et Maarib, soit ces deux localités qu'elle aime tant pour leurs réserves de pétrole et de gaz mais aussi pour leur position stratégique. Ce mercredi matin, le haut membre du bureau politique d'Ansarallah, al-Bukhaiti a lancé un dernier appel aux pro-Hadi avant que la Résistance ne passe à la dernière phase de l'opération de libération de Maarib, où sa DCA est déjà installée et où la plus grosse base saoudienne est déjà tombée.

BP/Chevron tremblotent à Maarib, les puits de pétrole risquent d'aller à Ansarallah

BP/Chevron tremblotent à Maarib, les puits de pétrole risquent d'aller à Ansarallah

Al-Jawf est désormais sous contrôle où seules quelques zones dans les districts de Khabb wa ash Sha'af et le désert d’al-Hazm restent à reconquérir : « En cinq jours d'affrontements intenses Ansarallah a éliminé toutes les unités militaires dans la zone Six, quartier général abritant les bataillons de la coalition saoudienne et les forces de Mansour Hadi. Aussi des centaines de soldats ennemis ont été tués, blessés ou capturés dont des commandants et des officiers. S'ajoute à ceci une importante quantité d'armes et de munitions qui a été saisie ».

Et le général Saree de révéler les aspects nouveaux de l'opération pour la libération d'al-Jawf où la Résistance a dévoilé pour la première fois ses capacités à abattre des avions supersoniques : « En représailles aux raids aériens de la coalition saoudienne contre les zones résidentielles yéménites, l’unité de drones a effectué 54 opérations dont 33 ont visé des cibles militaires et économiques sur le sol saoudien. Les sites gaziers et pétroliers ont été visés, tous d'une importance stratégique pour le régime saoudien. Des centaines de mercenaires pro- Riyad venus de Najran, de Jizan et d'Assir ont tenté, sur fond de pas moins de 250 frappes aériennes de contrer notre avancée mais nos missiles NakalQassim et Badr ont eu raison de l'ennemi qui a subi des dégâts et pertes considérables, bien qu'il tente de masquer la réalité et de censurer les coups aux drones qu'il a pris". 

Le général Saree a ensuite salué les performances de la DCA yéménite qui a réussi à repousser des "dizaines de raids au dessus d'al-Jawf", DCA dont l'étendu touche désormais le ciel de Maarib ».

Le porte-parole des forces armées yéménites a également félicité les tribus d'al-Jawf pour "avoir joué un rôle important dans ces récentes victoires": « La Résistance yéménite ne ménage aucun effort pour libérer chaque parcelle du pays », a-t-il insisté. Il y a deux semaines, l’armée et Ansarallah ont repris le contrôle du chef-lieu de la province d'al-Jawf et ils s'apprêtent à libérer Maarib. Il s'agissait d'une opération similaire à celle qui a eu lieu sur le front de Nehm au cours de laquelle les mercenaires affiliés à Mansour Hadi ont essuyé une défaite cuisante.

Pendant les trois dernières années, la coalition d’agression saoudienne a, à maintes reprises, tenté de prendre le contrôle de Nehm afin de s’approcher de Sanaa, mais à chaque fois, elle a échoué. Lors de cette opération sans pareil, les combattants yéménites ont réussi à libérer 2 500 kilomètres carrés des régions que les mercenaires à la solde de l’Arabie saoudite avaient occupées d’autant plus que des milliers d'entre eux ont été tués, blessés ou capturés. En outre, des centaines d’équipements militaires ont été détruits ou saisis par les combattants yéménites.

Ansarallah multiplie ses sites balistiques sur les frontières sud saoudien

Ansarallah multiplie ses sites balistiques sur les frontières sud saoudien.

Source des photos: South Front

french.presstv.com/Detail/2020/03/18/621120/Ymen--Ansarallah-aux-portes-dalJawf


 

PÉTROLE : L'ARABIE SAOUDITE VA DE DÉFAITE EN DÉFAITE

Pétrole : la guerre déclenchée par Riyad produit les effets inverses de ceux escomptés!

Thu Mar 12, 2020 6:19PM

L'Arabie saoudite subirait de grandes pertes en raison de la guerre pétrolière engagée avec la Russie. (Photo d'archives)

L'Arabie saoudite subirait de grandes pertes en raison de la guerre pétrolière engagée avec la Russie. (Photo d'archives)

Après que la Russie a rejeté la proposition de l'OPEP, la semaine dernière de réduire la production de pétrole de 1.5 millions de baril par jour pour empêcher la réduction des prix du pétrole, la compagnie pétrolière saoudienne Aramco a annoncé dans un communiqué le 7 mars qu’elle réduirait le prix de vente de son pétrole pour le mois d'avril vers toutes les destinations.

Le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco a fixé son prix de vente officiel pour le baril de brut léger à destination de l'Asie pour le mois d'avril à 3,10 dollars de moins que la moyenne d'Oman/Dubaï, soit une baisse de 6 dollars le baril par rapport au mois de mars, a déclaré samedi la société dans un communiqué cité par Reuters.

Le groupe a aussi réduit le prix de vente du baril de pétrole brut léger vers les Etats-Unis pour avril à 3,75 dollars de moins par rapport à l'ASCI, en baisse de 7 dollars le baril par rapport à mars.

Des sources au sein d’Aramco ont déclaré que la compagnie augmenterait rapidement la production de pétrole, ce qui a impacté les marchés financiers mondiaux ; le prix du brut Brent étant tombé à 35 dollars le baril à la fin des échanges le 9 mars.

Vendredi, la belle harmonie qui régnait depuis trois ans entre l'Opep et la Russie a volé en éclats du fait de l'opposition de Moscou à une nouvelle réduction de la production de pétrole pour enrayer la baisse des cours due à l'épidémie de coronavirus.

Le cartel, qui souhaitait une baisse supplémentaire de 1,5 millions de barils par jour jusque fin 2020, a riposté en supprimant toutes les limites à sa propre production, ce qui a fait chuter les cours du pétrole de 10%.

Il va sans dire qu’avec la réduction du prix de pétrole, le déficit budgétaire de l'Arabie saoudite atteindra également son apogée.

La crise financière due à la propagation du coronavirus pourrait facilement faire baisser les prix bien en dessous de ceux de 2015 et 2016. Par conséquent, la chute des prix du pétrole à 30 ou même 20 dollars le baril entraîneraient des effets sans précédent sur d'autres marchés.

La décision de l'Arabie saoudite d'augmenter la production montre que les espoirs de son prince héritier Mohammed ben Salman de pousser la Russie à freiner la production de pétrole ont été anéantis. La guerre déclenchée par MBS aura les effets contraires à ceux escomptés.

Le conflit Moscou-Riyad entraînera la destruction de l’industrie du pétrole de schiste US

Le conflit Moscou-Riyad entraînera la destruction de l’industrie du pétrole de schiste US

Le conflit entre la Russie et l’Arabie saoudite sur une stratégie de prix du pétrole semble opposer les deux pays dans une bataille pour prendre une part plus grande de marché, mais les analystes disent qu’ils sont vraiment en guerre contre l’industrie pétrolière américaine.

Bien que l'économie russe soit durement touchée par l'effondrement des prix du pétrole, mais Moscou est dans une position beaucoup plus forte que Riyad. Moscou a accumulé ses réserves du fonds souverain atteignant 570 milliards de dollars.

Par contre, les Saoudiens élaborent un scénario pour financer la moitié des dépenses publiques par le biais des réserves et des emprunts d'ici fin 2020. Mais cet emprunt coûtera trop cher à Riyad face aux doutes sur les prix futurs du pétrole.

L'avenir du marché pétrolier est incertain, mais il est peu probable que les prix s'améliorent au cours des prochains mois.

Arabie/Russie : la Guerre....

Arabie/Russie : la Guerre....

Pourquoi l’Arabie qui en veut à la Russie commet un acte de suicide ?

http://french.presstv.com/Detail/2020/03/12/620719/Ptrole-guerre-dclenche-par-Riyad-a-des-effets-inverses


 

APRES L’ÉCHEC DU SOMMET DE L'OPEP, LES BOURSES D'ARABIE SAOUDITE ET DU GOLFE PLONGENT

Les bourses d’Arabie saoudite et du Golfe plongent après l’échec du sommet de l’Opep

 Depuis 19 minutes  8 mars 2020

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe

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Les marchés en Arabie saoudite et dans les autres pays du Golfe ont atteint leur plus bas niveau depuis plusieurs années à leur réouverture dimanche, après l’absence d’accord entre l’Opep et la Russie sur des coupes de production de pétrole.

Déjà affectés par l’épidémie du nouveau coronavirus, la Bourse saoudienne a plongé de 7,7%, alors que les marchés ont dévissé à Dubaï de 8,5% ainsi qu’au Koweït et à Abou Dhabi, en chute de plus de 7%.

L’action du géant pétrolier Saudi Aramco a dégringolé pour la première fois en dessous de son prix d’introduction en Bourse, qui était de 32 riyals (8,5 dollars), pour atteindre 31,15 riyals.

Cette chute intervient également sur fond de crise politique en Arabie saoudite, où les autorités ont arrêté vendredi trois princes accusés d’avoir comploté pour renverser le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie n’ont pas réussi à s’entendre vendredi à Vienne sur des coupes supplémentaires de la production, en réaction à la baisse de la consommation mondiale d’or noir.

Moscou, principale alliée de l’Opep, s’est opposé à une réduction de la production censée enrayer la chute des cours du brut affectés par l’épidémie de nouveau coronavirus.

Dimanche, la Bourse du Qatar a chuté de 3,5%, celle de Bahreïn de 3% et celle d’Oman de 1,1%.

Les cours du pétrole ont dégringolé de plus de 30% depuis le début de l’année sur fond de ralentissement économique du à la propagation du nouveau coronavirus en Chine et à travers le monde.

L’échec de la réunion de Vienne a fait s’effondrer vendredi le baril new-yorkais de WTI de plus de 10% à 41,28 dollars et le baril londonien de Brent de plus de 9% à 45,27, tous deux tombant à des niveaux plus vus depuis près de quatre ans.

Source: Médias

http://french.almanar.com.lb/1670154


 

ARABIE SAOUDITE : UNE DOUBLE FRAPPE YEMENITE IMPLIQUANT 10 DRONES FRAPPE DEUX SITES DU GÉANT PÉTROLIER ARAMCO

Des drones attaquent deux sites d'Aramco sur une distance de 1 700 kilomètres

Sat Sep 14, 2019 5:33AM

Incendie dans une usine d'Aramco à Abqaïq, en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019. ©Reuters

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Incendie dans une usine d'Aramco à Abqaïq, en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019. ©Reuters

Pour la première fois depuis que la défense d'Ansarallah a connu un tournant face à la guerre d'agression imposée au Yémen, une double opération impliquant 10 drones vient d'avoir lieu contre deux sites appartenant au géant pétrolier ARAMCO. L'ampleur des explosions et de l'incendie qui s'en sont suivis, est telle que le ministère saoudien de l'Intérieur n'a risqué aucun démenti. La Résistance yéménite a revendiqué cette spectaculaire frappe de drones. 

Selon l'agence de presse saoudienne SPA qui cite le porte-parole pour la sécurité du ministère saoudien, "deux incendies se sont déclarés vers 4h (heure locale) ce samedi 14 septembre dans deux sites de la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures ARAMCO, situé à Buqayq et à Khurais. Les équipes de sapeurs pompiers sont entrées en action. Les deux incendies ont été provoqués à la suite d'une attaque de drone", affirme le porte-parole sans aller jusqu'à évoquer l'origine de cette attaque.

Al-Arabiya a même risqué de prétendre que la frappe était d'origine "inconnue". Quant à la chaîne de TV proche de la Résistance yéménite, Al-Masirah, elle cite le porte-parole des forces yéménites, le général Yahya Saree, qui vient de lire un important communiqué sur "une opération de drones d'une ampleur inégalée menée au cœur de l'Arabie saoudite". 

Dans la foulée, le porte-parole des Forces armées yéménites a annoncé que l’unité de drones de l’armée avait frappé deux raffineries de la compagnie Aramco. Il a ajouté que les raffineries Buqayq et Khurais de la compagnie Aramco, dans l’est de l’Arabie saoudite, avaient été prises pour cible par 10 drones.

"Il s’agissait d’une opération chirurgicale qui s’explique dans le cadre de notre droit légal et légitime de nous défendre face aux crimes commis par la coalition d’agression saoudienne et au blocus qu’elle nous impose depuis cinq ans. C’est l’une des opérations les plus importantes que nos forces n'aient jamais menées sur le sol saoudien grâce à une mission de renseignement minutieuse", a déclaré le général de brigade Yahya Saree.

"Nous donnerons de l’ampleur à nos futures opérations qui seront de plus en plus douloureuses tant que l’Arabie saoudite continuera de nous attaquer. Notre banque de cibles sera de plus en plus large. On cessera nos attaques à moins que l’Arabie saoudite mette un terme à ses agressions et son blocus", a-t-il expliqué.

Le géant pétrolier ARAMCO qui vient de connaître un changement de direction désormais confiée au fils du roi Salmane s'apprête à présenter ses actions à la bourse américaine, suivant un plan de Ben Salmane, dit "Vision 2030".

Les changements à la tête du ministère saoudien du Pétrole ont été interprétés par certaines analyses comme étant un coup d'État censé accomplir l'emprise US sur le pétrole saoudien. La double frappe de drones spectaculaire de ce samedi pourrait ainsi constituer un avertissement direct contre les États-Unis. 

Au mois d'août, les forces yéménites ont lancé une dizaine de drones à l'assaut des sites pétroliers et une raffinerie saoudiens non loin des frontières émiraties, au sud-est saoudien.

À l'époque, le général Saree a affirmé qu'il s'agit d'une opération qu'il a classée comme étant l'opération de dissuasion numéro un. L'attaque de drone de ce samedi se distingue par son ampleur et surtout par la capacité à frapper dans le même temps deux cibles différentes à l'est saoudien, sur un trajet de quelques 1700  kilomètres.

La dernière attaque de longue portée d'Ansarallah contre le sol saoudien impliquait un missile ayant une portée de 1 250 kilomètres. 

À suivre... 

PressTV-L'arme

PressTV-L'arme "pétrolière" d'Ansarallah?

L'émergence inévitable d'un acteur étatique de poids d'Ansarallah en mer Rouge, capable de nuire au secteur pétrolier saoudien...voici le dilemme US

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/09/14/606139/Aramco-explosion-Arabie-saoudite-attaque-Houthis-Ansarallah-drone



 

L'ARABIE SAOUDITE RÉORIENTE BRUSQUEMENT SES EXPORTATIONS PÉTROLIÈRES VERS... LA CHINE

Réservoirs de stockage de pétrole

L’Arabie saoudite réoriente brusquement ses exportations

© REUTERS / Stringer

LU DANS LA PRESSE

URL courte

Vestifinance.ru

Dossier:

Traduction de la presse russe (août 2019) (33)

310

Ces derniers mois, l’Arabie saoudite a fortement augmenté ses exportations pétrolières vers la Chine.

Les livraisons de pétrole saoudien vers la Chine ont doublé en un an, alors que les fournitures vers les États-Unis ont perdu deux tiers en glissement annuel, indique le site d'information Vestifinance.

La société TankerTrackers.com suit les déplacements des cargos pétroliers et les déchargements à l’aide d'images satellite. Selon ses données, l’Arabie saoudite a exporté vers la Chine un volume colossal de pétrole: 1.802.788 barils par jour en juillet 2019 contre 921.811 en août 2018. En même temps, ses exportations vers les États-Unis se sont chiffrées à 262.053 barils par jour en juillet 2019 contre 687.946 barils par jour en août 2018 (une chute de 62%).

Francis Perrin

Détroit d’Ormuz: «Le monde entier a peur des sanctions américaines et de Trump»

La situation a changé après l’introduction de sanctions américaines contre le pétrole iranien. Les principaux importateurs asiatiques d’énergie, tels que la Chine, ont été obligés de renoncer aux achats à la République islamique et d’élargir leurs acquisitions du pétrole saoudien afin de combler le déficit.    

Aujourd’hui, les États-Unis sont plus indépendants que jamais grâce à la révolution de schiste qui a transformé le pays en premier producteur mondial de pétrole à la fin de l’année dernière. Les indicateurs font néanmoins ressortir une combinaison d’une tactique à court terme et d’une stratégie à long terme chez les Saoudiens, estiment les experts du secteur.

Les Saoudiens «freinent» aux États-Unis

«Suite à la première réduction de la production de l’OPEP en 2017, l’Arabie saoudite a compris qu’elle avait obtenu le rendement maximal possible de chaque dollar en réduisant au maximum les flux visant le marché le plus grand et le plus transparent: les États-Unis. La réduction des flux arrivant aux États-Unis a été le meilleur moyen de limiter les réserves et de faire évoluer les tendances à la baisse. Les Saoudiens utilisent actuellement la même tactique», fait remarquer Matt Smith de ClipperData, citant la réduction de production de l’OPEP et de ses alliés. Cette dernière avait été décidée afin de maîtriser la chute des prix du pétrole.

Les données de ClipperData diffèrent de celles de TankerTrackers car les deux entreprises utilisent des méthodes de suivi différentes. Dans tous les cas, elles démontrent que les importations de pétrole saoudien vers les États-Unis ont chuté en juillet de plus de 60% par rapport à octobre dernier.  

Matt Smith fait remarquer que l’Arabie saoudite «freine sur le marché le plus transparent et envoie des volumes importants de pétrole vers la Chine, le marché le moins transparent»

C’est là que Riyad emploie une tactique à court terme, «en influant sur l’indicateur le plus visible du marché: les réserves pétrolières des États-Unis», explique Antoine Halff, cofondateur de la société d’analyse du marché énergétique Kayrros.

Les séances boursières s’appuient en général sur les données hebdomadaires des États-Unis, qui présentent la meilleure image disponible des conditions du marché.

Les informations sur les réserves du marché international sont tout à fait accessibles grâce aux données des satellites.

Toutefois, l’«objectif d’influer sur l’indice boursier américain est tout à fait réel pour l’OPEP en général et le royaume en particulier: à tort ou à raison, c’est l’indice par lequel tout le monde se laisse guider», fait remarquer Antoine Halff.  

D’un autre côté, la Chine est beaucoup plus réticente à publier les données sur ses réserves que les pays de l’OCDE. Ses données principales sont moins transparentes pour le marché. Contrairement aux titres américains, les actions chinoises n’ont aucune référence fixée, souligne Antoine Halff.

«Les producteurs sont considérablement moins concernés par les actions chinoises que par celles des États-Unis ou de l’OCDE du point de vue de ce que cela pourrait dire au marché», estime-t-il.  

Samir Madani, cofondateur de TankerTracker, considère la Chine comme un «trou noir»des exportations internationales de pétrole, qui «absorbe facilement des barils du marché, surtout en période de chute des prix». Compte tenu de ces éléments, beaucoup d’analystes considèrent que Pékin mène une politique claire.

«Les Chinois sont des acheteurs très expérimentés et lucides. Les exportateurs qui assurent leurs achats ont des raisons très sérieuses de le faire», fait remarquer Antoine Halff.

Production du pétrole

© AP PHOTO / HASAN JAMALI

Riyad cherche à stopper l'effondrement des cours pétroliers

Dans le contexte des prix bas, le premier importateur mondial de pétrole augmente volontiers ses achats de pétrole saoudien, et son appétit ne cesse de croître compte tenu du lancement de deux nouvelles raffineries qui devraient élargir les capacités de traitement du pays de 800.000 barils par jour.

Suite à l’introduction par Donald Trump de sanctions unilatérales contre l’Iran après la décision américaine de quitter le «deal» sur le nucléaire iranien de 2015, les données ont montré une croissance rapide des importations et des réserves chinoises. Cette situation s’explique en partie par la disponibilité du pétrole saoudien et est liée aux précautions, à l’opportunisme financier ou aux préparatifs de l’apparition de nouvelles raffineries, souligne Antoine Halff.  

Le jeu au long cours de l’Arabie saoudite en Asie

S’assurer une partie du marché asiatique: tel est l’objectif principal à long terme de Riyad et d’autres producteurs régionaux qui veulent eux aussi s'emparer de capacités de production sur tout le continent. Le projet de Saudi Aramco d’acheter 20% du géant indien du secteur du raffinage Reliance en est l’exemple le plus éloquent.

Tout cela est très utile pour les Saoudiens. Par ailleurs, ils ne risquent en aucun cas de perdre les États-Unis en tant que client grâce à la raffinerie géante Motiva (Texas), appartenant à Saudi Aramco.

«Aramco veut augmenter ou réduire ses affaires avec les États-Unis en fonction de ses besoins», estime Ellen Wald, présidente de Transversal Consulting et auteure du livre Saudi Inc.

Quant à la Chine, Saudi Aramco satisfera les besoins des clients car elle veut conserver ces relations, explique-t-elle.

«En bref, Aramco augmente ou réduit sans problème ses exportations vers les États-Unis en fonction de ses besoins. La société veut en même temps satisfaire la demande chinoise sur la base des volumes requis par les clients», conclut-elle. 

https://fr.sputniknews.com/presse/201908161041938953-larabie-saoudite-reoriente-brusquement-ses-exportations/