LA FOLIE DES GRANDEURS D'UN PETIT PRINCE D'ARABIE VA FINIR PAR LUI FAIRE VRAIMENT PERDRE LA TETE

Par Le 06/11/2017 0

Dans ARABIE SAOUDITE

Un fou au palais : Moi et personne d’autre

 Depuis 53 minutes  6 novembre 2017

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Deux causes sont véhiculées sur le pourquoi de la campagne de purge menée au sein de l’Arabie et dont les victimes ce week-end s’élèvent à plus de 20 personnalités hautement influentes, des princes, des ministres,  des directeurs de télévision et récemment des  hommes d’affaires : deux d’entre eux ont été capturés ce lundi.

La première de ces raisons est celle de Riyad. Elle est reprise à la lettre avec une candeur malsaine par les agences internationales : cette purge s’inscrit dans le cadre d’une campagne anticorruption que le prince héritier a promis de mener dans le cadre des réformes qu’il dit entreprendre dans ce pays.

La seconde, véhiculée par les réseaux sociaux fait état d’une tentative de coup d’état menée par ces hommes qui viennent d’être arrêtés.

Pour de nombreux observateurs, ni l’une ni l’autre n’explique ce qui se passe en Arabie.

La seule raison valable réside dans la volonté du prince héritier Mohamad Ben Salmane (MBS)  d’éliminer toutes les personnalités dans le royaume susceptibles de menacer sa mainmise totale sur le royaume, en préparation à son intronisation.

Lors de la première campagne qui a mis au pas quatre princes, dont le prince héritier Mohamad Ben Nayef, ce sont les rivaux certains qui ont été écartés.

Le dernier d’entre eux est tombé ce week-end : le chef de la Garde Nationale et fils de l’ancien roi Abdallah, Moteeb Ben Abdallah. Par sa destitution, tous les rouages du pouvoir se trouvent désormais dans la maison du roi Salmane.  Le nom du prince Moteeb ne fait pas partie des princes séquestrés ce week-end, mais son sort demeure inconnu.

Toutes les autres arrestations, estime al-Akhbar, s’inscrivent dans le cadre de la campagne contre les rivaux éventuels.

Dont celle du prince Walid Ben Talal, dont la mère est libanaise et qui a toujours fait partie des voix dissonantes au sein du royaume. Son père avait même créé le mouvement des Princes Libres avant qu’un accord ne le neutralise.

L’arrestation de Bakr Ben Laden, lequel dirige le géant de l’immobilier Ben Laden, s’inscrit quant à elle dans le cadre de la mainmise économique. MBS voulant s’accaparer également tous ses secteurs.

Deux directeurs de télévision, de Arabiyyat et de MBC  figurent dans la liste. Leur arrestation verse plutôt  dans le contrôle médiatique.

Mais pour quelles raisons MBS veut à tout prix présenter la purge comme étant inscrite dans le cadre de la lutte contre la corruption dans le royaume.

Cette assertion vise avant tout les autres membres de la Famille royale, dans le but d’amortir toute tentative de mouvement de solidarité avec les personnalités arrêtées. D’autant qu’ils devraient se sentir concernés.

D’autre part, cette version s’adresse à  l’opinion publique saoudienne qu’il sait très bien tromper d’ailleurs, en lui donnant l’espoir qu’il avance dans l’instauration d’un nouvel Etat saoudien, le 4eme, plus probe que les précédents.

Il faut dire aussi que le prince héritier est maitre en l’art d’accuser autrui des maux du royaume et surtout de fabriquer de faux prétextes aussi bien pour ses manœuvres que pour ses échecs.

Un but essentiel ressort de toutes ses manoeuvres locales et régionales : lui seul doit tout contrôler.

 

Traduit par notre site en résumé du journal libanais al-Akhbar

https://french.almanar.com.lb/644015


 

 
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