ASIE

LE JAPON CONFIRME L'ABANDON DU DÉPLOIEMENT SUR SON SOL DU SYSTÈME DE DEFENSE ANTIMISSILE AMÉRICAIN AEGIS ASHORE

Le Japon confirme l’abandon d’un système de défense antimissile américain

 Depuis 11 heures  25 juin 2020

 

L'achat et l'entretien sur 30 ans de ce système terrestre du fabricant américain Lockheed Martin avaient été évalués à 4,2 milliards de dollars
L'achat et l'entretien sur 30 ans de ce système terrestre du fabricant américain Lockheed Martin avaient été évalués à 4,2 milliards de dollars

 Asie et Afrique - Japon

Rédaction du site

Le gouvernement japonais a confirmé, jeudi 25 juin, l’abandon du déploiement sur son sol du système de défense antimissile américain Aegis Ashore, dix jours après avoir annoncé la suspension de ce programme coûteux et contesté.

« Le conseil national de sécurité a discuté du sujet et il est arrivé à la conclusion que le déploiement d’Aegis Ashore (…) devait être annulé », a dit le ministre de la Défense Taro Kono lors d’une réunion du Parti libéral-démocrate du Premier ministre Shinzo Abe. Taro Kono a présenté ses « profondes excuses » pour ce fiasco.

Approuvé en 2017 par le gouvernement Abe, à une époque où la Corée du Nord multipliait des essais balistiques à proximité du Japon, l’achat et l’entretien sur 30 ans de ce système terrestre du fabricant américain Lockheed Martin avaient été évalués à 4,2 milliards de dollars.

Deux systèmes de ce type devaient être installés sur le sol japonais, l’un dans la région d’Akita (nord), l’autre dans celle de Yamaguchi (ouest).

Cependant la facture finale du programme risquait d’enfler démesurément, car face aux craintes des riverains, le gouvernement s’était engagé à ce que les propulseurs de leurs missiles d’interception ne puissent pas retomber sur des zones d’habitations.

Mais tenir cette promesse aurait nécessité une mise à jour technologique coûteuse et chronophage, avait justifié M. Kono en annonçant mi-juin la suspension.

Shinzo Abe avait admis lui-même la semaine dernière que son gouvernement ne pouvait plus avancer sur le déploiement du programme dans ces conditions.

« Il ne doit pas avoir de failles dans le système de défense de notre pays », avait toutefois ajouté M. Abe, disant vouloir engager des « discussions » pour trouver des solutions alternatives.

Le Japon est un allié indéfectible des Etats-Unis dans la région, dépendant étroitement de la puissance militaire américaine pour assurer sa sécurité.

L’acquisition d’Aegis Ashore avait aussi été perçue comme un geste de bonne volonté de M. Abe envers Donald Trump, qui pressait le Japon d’acheter davantage de produits américains, notamment de défense.

 

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1796313


 

APRES UN VOYAGE DE 19 JOURS, 11920 KM A TRAVERS 7 PAYS, ARRIVÉE D'UN TRAIN DE FRET CHINOIS CHARGE DE MATERIEL DE PROTECTION CONTRE LE COVID-19

 

Arrivée à Paris d'un train de fret chinois chargé de matérial de protection contre le COVID-19 (REPORTAGE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-06-24 à 01:35
 

PARIS, 23 juin (Xinhua) -- Après un voyage de 19 jours, un train de fret Chine-Europe, rempli de masques et d'autre matériel médical, est arrivé mardi matin à Paris en France.

Parti le 4 juin de Nanchang, dans la province chinois du Jiangxi (est), ce train a déchargé mardi ses marchandises à Valenton, dans le sud-est de Paris, après un voyage de 11.920 km à travers sept pays. C'est le premier train de fret spécial Chine-France chargé du matérail de protection contre le COVID-19. Il a apporté du matériel médical dont la France, en crise sanitaire, a besoin d'urgence, tels que de 20 millions de masques chirurgicaux, des gants, des sacs hydrosolubles, des distributeurs de gel sans contact, ainsi que d'équipements pour le personnel hospitalier.

Lyazid Benhami, vice-président de l'Association des Amitiés Franco-Chinoises de Paris, a déclaré à Xinhua que cette opération du premier train sanitaire en provenance de la Chine vers la France "prouve que les relations franco-chinoises sont plus solides que jamais, que désormais la logistique a rejoint la coopération scientifique franco-chinoise dans la lutte contre le COVID 19".

"En cette période de crise sanitaire, nous sommes heureux de constater que le volume important convoyé, dont 20 millions de masques chirurgicaux et des équipements de protection, soit à la hauteur de la demande et des besoins des consommateurs et du marché", a-t-il ajouté.

En outre, M. Benhami a qualifié les trains de fret Chine-Europe d'"opportunité" pour les échanges franco-chinois. "L'adage du gagant-gagnant est bien réel pour tous, dont l'environnement, les entreprises et les consommateurs", a-t-il indiqué.

À l'origine de ce projet de fret ferroviaire Chine-France se trouve la coopération entre le Groupe chinois Cosco Shipping, et Forwardis, une filiale de SNCF Logistics, ainsi que BIFP, distributeur de la marque Hygial.

Le directeur international du Transport ferroviaire de marchandises de SNCF, Nicholas Giraud, a déclaré que la solution ferroviaire s'est révélée la plus efficace en termes de coûts et de capacité d'emport.

"Avec l'équivalent de six avions cargos dans un seul train,le coût du transport ferroviaire est 30 fois moins cher que celui du transport aérien. Et en termes environnementaux, l'empreinte carbone du train est 15 fois inférieure à celle de l'avion. Par rapport au maritime, la durée du voyage en train est approximativement deux fois inférieure", a-t-il précisé.

Xavier Wanderpepen, responsable des activités de transport ferroviaire de fret entre la Chine et l'Europe à Forwardis, a révélé qu'outre les masques spéciaux, les gants médicaux et les combinaisons de protections, ce train a transporté aussi des distributeurs de gel hydroalcooliques qui seraient installés dans toutes les écoles de la région parisienne pour la rentrée de septembre.

Accueillir l'arrivée du train, "c'est un peu pour nous comme la Tour Eiffel accueille et salue le Palais impérial de Pékin!", a-t-il commenté.

"Grâce à ce train, nous souhaitons proposer aux entreprises françaises et chinoise des solutions en train occasionnels. Nous souhaitons travailler avec la Chine sur le développement des wagons de fret avec des essieux à écartements variables capables de s'adapter aux écartements en Europe occidentale, en Russie et en Chine. Dans quelques années, nous pourrons relier la Chine et l'Europe en dix jours", a-t-il prévu.

Lancé en 2011, les services de transport ferroviaire Chine-Europe sont considérés comme une partie importante de l'initiative "la Ceinture et la Route" pour stimuler le commerce entre la Chine et les pays participant au programme. Malgré la pandémie de coronavirus, les services se sont maintenus comme un moyen de transport fiable.

De janvier à mai de cette année, le nombre de trains de fret Chine-Europe a augmenté de 28% et le volume de marchandises expédiées était en hausse de 32% en glissement annuel, alors qu'un total de 12.524 tonnes de matériel de protection contre l'épidémie ont été expédiées.

http://french.xinhuanet.com/2020-06/24/c_139162017.htm


 

INDONÉSIE : REPRESSION POLICIÈRE CONTRE LES PAYSANS MÉCONTENTS DU VOL DES TERRES PAR UNE FILIALE DE MICHELIN

Indonésie : Répression policière contre les paysans mécontents de l’accaparement des terres par une filiale de Michelin

 15 JUIN 2020  ASIE DU SUD EST ET DE L'ESTCAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA RÉFORME AGRAIRECAPITALISME INTERNATIONAL ET LIBRE ÉCHANGESOUVERAINETÉ ALIMENTAIRETERRE, EAU ET TERRITOIRES

Les paysans du district de Tebo, dans la province indonésienne de Jambi, qui résistent depuis longtemps aux tentatives d’accaparement des terres par les grandes entreprises de plantation de la région, ont été choqués lorsque la police a arrêté Junawal, un leader et organisateur paysan local, le 26 mai 2020.

Junawal

M. Junawal est le président de l’unité Tebo du Serikat Petani Indonesia (SPI – Union des Paysans Indonésiens) et dirigeait la résistance locale contre le PT Lestari Asri Jaya (PT LAJ) – une filiale de Royal Lestari Utama (RLU).

RLU est une entreprise commune entre PT Barito Pasifik et la géante multinationale française de la fabrication de pneus Michelin. Par l’intermédiaire de ses filiales, RLU gère plus de 88 000 hectares de terres de plantation à Jambi et à Kalimantan Est.

Depuis sa création, PT- LAJ a été sous les feux de la rampe pour toutes les mauvaises raisons. Les paysans affirment qu’au nom des “plantations de caoutchouc naturel”, ce qui se passe en fait est un accaparement de terres par des entreprises à grande échelle, avec le soutien d’institutions internationales. Par exemple, ce conflit dans le district de Tebo trouve son origine dans le Tropical Landscapes Finance Facility (TLFF), un partenariat entre l’ONU Environnement, le Centre mondial d’agroforesterie, ADM Capital et BNP Paribas. Dans le cadre d’une obligation de durabilité de 95 millions de dollars, ce partenariat finance une plantation durable de caoutchouc naturel sur des terres fortement dégradées dans deux provinces d’Indonésie, dont l’une dans la province de Jambi.

La Via Campesina dénonce depuis longtemps ces tentatives de “green-washing”, qui sapent toujours l’agriculture paysanne et les véritables solutions au changement climatique. Ces tentatives permettent en effet de faire de bonnes affaires pour les entreprises du secteur du carbone, les ONG internationales de conservation, les consultants et les pays industrialisés.

Le 10 juin, des milliers de paysans du SPI ont organisé une manifestation pacifique devant le quartier général de la police de Tebo pour demander la libération immédiate de M. Junawal.

“Cette zone couvre des villages entretenus par des familles paysannes organisées sous l’étendard du SPI, et nous avions fait des pas importants vers la souveraineté alimentaire de la région. Junawal essayait seulement de protéger son village et leur mode de vie, et il n’y a aucune raison qu’il soit en prison pour cela”, a déclaré M. Sarwadi, qui coordonne l’unité régionale Jambi du SPI.

Le programme de réforme agraire – une initiative de politique publique du gouvernement Jokowi (le président de la République d’Indonésie) qui a fait couler beaucoup d’encre – garantit aux familles paysannes le droit et la propriété de leurs terres et leur donne le contrôle total du système de production alimentaire local. Il est né après des années de lutte menée par des syndicats de paysans comme le SPI. Ce programme aborde diverses questions agraires, notamment la distribution de certificats fonciers et de parcelles de terres forestières.

À Tebo, cependant, les habitants racontent une histoire différente. De grandes entreprises de plantation ont assiégé la région pour y établir des plantations de bois, et les familles paysannes accusent ces entreprises d’expulsions forcées permettant le défrichement à grande échelle.

“Tout en soutenant pleinement le programme de réforme agraire du gouvernement, les paysans organisés dans le cadre du SPI ont travaillé dur pour assurer la souveraineté alimentaire de notre pays. Ce faisant, nous avons construit des écoles, des marchés locaux, des coopératives dirigées par des paysans, des centres culturels et religieux dans tout le pays, y compris ici dans le district de Tebo. Pourtant, pour faire plaisir à quelques grandes entreprises de plantation, notre peuple est criminalisé ? Sur quelle base ?”, a demandé furieusement un paysan qui fait partie de la direction centrale de l’Union.

La répression a galvanisé les membres du SPI dans tout le pays.

“Notre frère Junawal est accusé d’avoir brûlé cinq unités d’équipement lourd appartenant au PT LAJ le 14 mai 2019. Le fait est que Junawal s’est levé contre l’accaparement de terres, l’expulsion des paysans de leurs jardins et leurs villages de réforme agraire dirigés par M. Jokowi, tous ces actes ayant été perpétrés impunément par le PT LAJ”, a déclaré Sarwadi.

Junawal et les paysans du SPI de Tebo Regency défendent leurs droits fonciers garantis par la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). Défendre nos droits est devenu un crime”, a ajouté un Sarwadi.

Pour plus d’informations sur ce conflit, veuillez consulter le site spi.or.id, disponible uniquement en Bahasa Indonesia.

Article connexe :
https://spi.or.id/spi-jambi-hentikan-penggusuran-dan-kriminalisasi-petani-spi-tebo-oleh-pt-laj/


 

JAPON : LA PLUS GRANDE BASE MILITAIRE US VISÉE?

Japon : forte explosion dans la plus grande base aérienne US, Kadena, dans le Pacifique

Tue Jun 23, 2020 10:18AM

La base aérienne de Kadena à Okinawa/Pinterest

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La base aérienne de Kadena à Okinawa/Pinterest

Une forte explosion s'est produite dans la plus grande base américaine dans le Pacifique, située juste en face de la mer de Chine orientale et alors que la Corée du Nord,  intriguée ces derniers jours par des "actes de provocation US"  vient de déployer ses troupes sur la frontière sud et de menacer les bases US dans la région. Kadena, située sur l'île d'Okinawa, abrite quelque 20 000 marines américains et leurs familles. La 18ème unité de l'US Air Force, 353ème division des forces spéciales US, 733ème division des escadrons mobiles US, 82ème division des escadrons de reconnaissance de l'Armée US, 390ème escadron d'Intelligence, sont stationnées à Kadena. 

Le Japon ne veut plus de radars Aegis américains

Le Japon ne veut plus de radars Aegis américains

Le Japon arrête le déploiement du système de défense antimissile américain Aegis Ashore.

Selon des médias japonais, citant des sources américaines, une puissante explosion s'est fait retenir sur la base, laissant au moins 8 blessés, tous des militaires et endommageant trois avions militaires, des blindés US. Ceci étant, les sources américaines sont les moins fiables dans cette histoire dans la mesure où les habitants de l'île réclament depuis très longtemps le départ des Américains et que Tokyo n'a accepté qu'au bout des lèvres les frais draconiens imposés par les Américains dans le cadre d'une prolongation récente de la présence militaire US au Japon. Les sources affirment en outre que l'explosion "serait due à une détonation spontanée dans un réservoir chargé de produits chimiques", ce qui aggrave encore le cas avec le risque de fuite de matière toxique à Okinawa.

Pacifique occidental: un F-18 s'écrase!

Pacifique occidental: un F-18 s'écrase!

Un F/A-18F Super Hornet de la Marine US, déployé sur le porte-avions de classe Nimitz Theodore Roosevelt, s’est écrasé dans la mer des Philippines.

Des images diffusées à la télévision japonaise ont montré d'épais panaches gris de fumée sortant du bâtiment. La presse japonaise a affirmé qu’environ 45 personnes ont été intoxiquées par l'exposition à la fumée ou au chlore gazeux de l’incendie. Plus de la moitié des quelque 50 000 soldats américains au Japon sont stationnés à Okinawa dans le cadre d'un pacte de sécurité bilatéral. De nombreux habitants d'Okinawa se plaignent depuis longtemps des risques environnementaux, du bruit et de la criminalité liés à la base.

L'impact environnemental de ce qui se passe dans les bases américaines est une préoccupation majeure à Okinawa. En avril, plus de 140 tonnes de mousses anti-incendie soupçonnées de contenir des substances cancérigènes se sont échappées de la Marine Corps Air Station Futenma (MCAS Futenma). Mais ceci n'est que le côté japonais de cet "incident", du jamais vu depuis que les troupes américaines occupent le Japon sous prétexte à avoir à assurer la sécurité de l'île face à la Chine ou encore à la Corée du Nord. L'explosion intervient alors que les États-Unis ont procédé à une vaste manœuvre en mer de Chine et qu'ils ont tout fait pour couper le dialogue entre les deux Corée, poussant Pyongyang à déployer ses troupes sur ses frontières avec le Sud et à laisser entendre que des "tirs de missiles" contre les bases US  dans la région "ne seraient plus inimaginables". 

Kim prêt à tester ses missiles intercontinentaux

Kim prêt à tester ses missiles intercontinentaux

Pyongyang a averti Washington qu’une nouvelle guerre dans la péninsule coréenne pourrait détruire les États-Unis.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/23/628075/base-us-explosion-japon-okinawa


 

LE PEUPLE JAPONAIS NE VEUT PLUS DES RADARS AEGIS AMÉRICAINS

Le Japon ne veut plus de radars Aegis américains

 Depuis 1 jour  16 juin 2020

Des Japonais contre la présence des bases US dans leur pays

Des Japonais contre la présence des bases US dans leur pays
Des Japonais contre la présence des bases US dans leur pays

 Asie et Afrique - Japon

 

Le ministre japonais de la Défense, Taro Kono, a annoncé ce lundi 15 juin que Tokyo avait suspendu son projet de déployer deux stations radars de défense aérienne Aegis Ashore de fabrication américaine conçues pour détecter et contrer les missiles balistiques nord-coréens.

Selon Reuters, Kono a déclaré aux journalistes que le Japon arrêtait le déploiement en raison de problèmes techniques et des coûts élevés.

Les habitants locaux avaient auparavant exprimé leur protestation contre les deux sites radar proposés par la compagnie américaine Lockheed Martin, l’un dans la préfecture du nord d’Akita et l’autre dans la préfecture de Yamaguchi au sud du Japon.

« J’ai pris la décision vendredi de suspendre le processus … Pour le moment, le Japon continuera de contrer (la menace) avec des navires équipés d’Aegis », a déclaré le ministre japonais de la Défense.

La Corée du Nord a fait part récemment de plusieurs tests de missiles balistiques ; le Japon prétend que ces missiles sont destinés à infiltrer le bouclier anti-missile Aegis.

Selon les documents du ministère de la Défense japonais, les deux systèmes Aegis Ashore prévus coûteraient environ 439 milliards de yens (4,1 milliards de dollars) pour leur fonctionnement et leur maintenance au cours des 30 prochaines années, ajoute Reuters.

L’information tombe alors que le Premier ministre japonais Shinzo Abe a évoqué vendredi la nécessité du déplacement dans les plus brefs délais de la base américaine de Futenma (base appelée Marine Corps Air Station), sur l’île d’Okinawa.

http://french.almanar.com.lb/1787216


 

LE POUVOIR INDONÉSIEN ET L’ATHÉISME

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 03/06/2020 par PCF
Le pouvoir indonésien et l'athéisme
Le 26 mai dernier, une quarantaine de personnes ont participé par visioconférence à l’initiative organisée par l’association Solidarité Indonésie avec les Cahiers de l'Histoire et le département international du PCF à l’occasion du 100e anniversaire du Parti communiste indonésien (PKI). Une brochure avec l’ensemble des interventions sera publiée ultérieurement.

Retrouvez, ci-dessous, l'intervention de Pascal Lederer, chercheur physicien, sur l’athéisme et le PKI.
 

Le pouvoir indonésien et l'athéisme
L'opinion française n'est pas très bien informée sur l'Indonésie. Parmi nos compatriotes qui ont entendu parler de la dictature de Suharto, arrivé au pouvoir grâce à un coup d'État accompagné du massacre des progressistes et communistes, règne de façon massive l'idée que la démocratie a été rétablie en 1998, avec l'organisation d'élections libres, puis l'accès au pouvoir de personnalités de gauche comme Abdurrahman Wahid (Gus Dur) puis Megawati Sukarnoputri.

Élément central de la Constitution indonésienne depuis son indépendance proclamée par Sukarno en 1945, le Pancasila (les Cinq principes) est la base d'un compromis entre les nationalistes et les islamistes, compromis qui garantit l'unité du peuple indonésien. Ces cinq principes sont:

La croyance en un Dieu unique.PKI100ans.jpg
Une humanité juste et civilisée.
L'unité de l’Indonésie.
Une démocratie guidée par la sagesse à travers la délibération et la représentation.
La justice sociale pour tout le peuple indonésien.
L'interprétation du Pancasila fait l'objet depuis l'origine de luttes idéologiques. Pour le Parti communiste indonésien (PKI), qui a adopté le Pancasila dès le début, ses principes garantissent la liberté de conscience. Jamais le PKI n'a considéré que la croyance en un Dieu, quel qu'il soit, était un obstacle à l'établissement d'une société libérée des dominations coloniales, impérialistes et du pouvoir des propriétaires des grands moyens de production et d'échange.

Pendant l'Ordre Nouveau, après 1965 sous la dictature de Suharto, l'interprétation donnée au Pancasila était celle de l'interdiction de l'athéisme.

Il y a encore quelques années, la carte d'identité indonésienne devait mentionner la religion de sa ou de son titulaire.

Le thème de l'athéisme continue aujourd'hui d'être une arme idéologique et politique contre les droits politiques des citoyennes et citoyens indonésiens. Le PKI, accusé d'athéisme, n'est toujours pas autorisé légalement, les victimes du politicide de 1965 n'ont toujours pas reçu de compensation de l'État pour les souffrances infligées depuis l'instauration de la dictature. Certes, Gus Dura a eu quelques paroles de regret, a permis aux rescapés communistes et à leur famille persécutée de participer aux élections; mais de droit à l'organisation d'un parti politique qui se réfèrerait au marxisme, point.

Le PKI, comme le PCF, considère que si le marxisme est un corpus théorique et philosophique pour comprendre et analyser rationnellement les évolutions du monde, et agir sur lui, la religion relève d'une autre catégorie de pensée. La liberté de conscience religieuse, comme celle de ne pas croire, fait partie, pour les communistes, des droits imprescriptibles qui doivent régir une société humaine démocratique.

100ansPKI.jpgLes forces réactionnaires indonésiennes entretiennent sciemment la confusion entre une position philosophique, le matérialisme, qui considère que l'être précède la pensée, et une position politique, qu'il attribue indûment au PKI, qui nierait aux citoyens le droit de croire et pratiquer leur religion. Or la philosophie marxiste n'est pas un athéisme, c'est un matérialisme radical, ce qui est tout autre chose. Le marxisme ne se confond nullement avec le dessein «d'abolir la foi». Le matérialisme marxiste n'est pas contre la foi, il est ailleurs. Un croyant membre du parti communiste à part entière peut parfaitement partager une conception matérialiste du monde et donner à sa vie le «surcroît de sens» de sa foi. Rien dans l'histoire du PKI ne légitime la propagande réactionnaire selon laquelle ce parti interdirait la foi et sa libre pratique. De hauts dirigeants communistes indonésiens étaient «hadj», et animaient aussi des organisations religieuses comme «Nurul Islam» ou «Sarekat Islam» du temps de Sukarno. Ils ont été déportés dans les camps de l'Ordre Nouveau».

Le PKI considère que l'intolérance religieuse fait l'affaire des forces d'oppression sociale, en divisant, dans le peuple, ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas: ils pourraient s'unir pour faire progresser la démocratie, viser à épanouir chaque personnalité humaine, et affaiblir ou renverser le pouvoir du grand capital.

Pour le PKI, l'État doit garantir le droit de chaque citoyenne et chaque citoyen de pratiquer la religion de son choix, ou de ne pas croire en Dieu.

L'athéisme, attribué à tort au PKI, est une arme de l'oligarchie indonésienne contre lui. L'interdiction du PKI et la répression contre le PKI perdurent, en particulier au nom de la lutte contre l'athéisme.

L'Indonésie doit reconnaître, dans la pratique, la liberté de conscience. Elle doit reconnaître et réparer les crimes commis contre le PKI et les démocrates indonésiens, notamment au nom de la lutte contre l'athéisme. Elle doit reconnaître la liberté d'organisation politique pleine et entière, en finir avec l'interdiction du PKI.

La démocratie indonésienne restera une démocratie fondamentalement limitée tant que la liberté d'organisation politique pleine et entière ne sera pas reconnue, tant que ne sera pas levée l'interdiction du PKI.

Pascal LEDERER

source :  https://www.pcf.fr/le_pouvoir_indonesien_et_l_atheisme


 

LA PANDEMIE MENACE DE JETER DANS LA PAUVRETE JUSQU'A 86 MILLIONS D’ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES EN AFRIQUE ET EN ASIE D’ICI LA FIN DE L’ANNEE

Pandémie: jusqu’à 86 millions d’enfants supplémentaires menacés par la pauvreté (étude)

 Depuis 9 heures  28 mai 2020

Des enfants yéménites

Des enfants yéménites
Des enfants yéménites

 Asie et Afrique

 

Rédaction du site

Les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 pourraient pousser jusqu’à 86 millions d’enfants supplémentaires dans la pauvreté d’ici la fin de l’année, selon une étude conjointe de l’ONG Save the Children et de l’agence onusienne Unicef.

Au total, ce serait ainsi 672 millions d’enfants touchés par la pauvreté, soit une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente, précisent les deux organisations dans un communiqué mercredi 27 mai.

Près des deux tiers de ces enfants vivent en Afrique sub-saharienne et en Asie du sud.

L’augmentation du nombre d’enfants touchés par la pauvreté à cause de la pandémie se réaliserait surtout en Europe et en Asie centrale, selon l’étude qui s’appuie sur des projections de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international et des données démographiques dans une centaine de pays.

« L’ampleur des difficultés financières auxquelles sont confrontées les familles menace les progrès obtenus depuis des années dans la réduction de la pauvreté des enfants et de les priver de services essentiels », estime Henrietta Fore, directrice de l’Unicef, citée dans le communiqué.

Avec une action immédiate et efficace, « nous pouvons contenir la menace de la pandémie pesant sur les pays les plus pauvres et certains des enfants les plus vulnérables », juge de son côté Inger Ashing, patronne de Save the Children.

Ils sont « très vulnérables à des périodes de faim même courtes et à la malnutrition qui peuvent les affecter durant toute leur vie », avertit-elle dans le communiqué.

Les deux organisations demandent notamment aux gouvernements d’étendre rapidement leurs systèmes de couverture sociale et l’alimentation dispensée dans les écoles pour limiter les effets de la pandémie.

 

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1767020


 

JAPON : VERS UN NOUVEAU FUKUSHIMA? UN SÉISME DE MAGNITUDE 9,0 SERAIT IMMINENT

 

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Vers un deuxième Fukushima? Un séisme de magnitude 9,0 serait «imminent»

© AFP 2020 Richter magnitude scale

INTERNATIONAL

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Le nord du Japon pourrait être secoué par un puissant séisme de magnitude 9,0 capable de provoquer un tsunami dévastateur avec des vagues culminant à 30 mètres, soit presque aussi hautes que celles qui ont frappé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011, relate le Japan times.

Les préfectures japonaises d’Hokkaido et Iwate, situées dans la partie nord du pays, sont menacées par un tremblement de terre de magnitude 9,0 qui, selon le pire scénario, est «imminent», écrit le Japan times.

 

Mammoth Lakes

© CC0 / IOLIYARNIK

La Californie centrale secouée par un séisme de magnitude 5,2

 

Ces pronostics ont été présentés mardi 28 avril lors d’une réunion gouvernementale. Les experts pensent que l’épicentre du futur séisme se trouvera dans la zone où se rencontrent les fosses du Japon et des Kouriles.

Ils ajoutent que le séisme pourrait provoquer un tsunami avec des vagues de 30 mètres de haut. L’analyse des sédiments montre qu’au cours des 6.000 dernières années, des vagues géantes ont déjà inondé à plusieurs reprises les territoires côtiers de sept préfectures du pays.

Un Fukushima bis?

Compte tenu du fait que le 11 mars 2011 le tremblement de terre de magnitude 9,0, qui s’est accompagné d’un tsunami avec des vagues atteignant 30 mètres, a fait plus de 18.500 morts et disparus, un tsunami comparable aurait de nouveau des conséquences terribles sur le pays.

 

Un séisme (image d'illustration)

© AFP 2020 TED ALJIBE

Un séisme de magnitude 4,6 secoue le nord de l'Italie et se fait ressentir en France

 

«Un tremblement de terre de cette catégorie serait difficile à gérer en développant une infrastructure lourde [les digues côtières, ndlr]. Pour sauver des vies, la politique de base serait l’évacuation», explique Kenji Satake, sismologue de l’Université de Tokyo.

Le 11 mars 2011, un gigantesque tsunami a frappé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, rompant son alimentation électrique de secours et son système de refroidissement après quoi la fonte du combustible dans trois réacteurs a entraîné la contamination de vastes territoires aux alentours du site. Quelque 470.000 personnes ont été évacuées de leur domicile au cours des premiers jours. La centrale a été définitivement fermée fin 2013, mais la décontamination se poursuit toujours aujourd’hui.

https://fr.sputniknews.com/international/202004291043680142-vers-un-deuxieme-fukushima-un-seisme-de-magnitude-90-serait-imminent/


 

COVID-19 : SINGAPOUR FAIT FACE A UNE SECONDE VAGUE MEURTRIÈRE

Covid19 : Singapour affronte une deuxième vague meurtrière

Par

Alors que les autorités sanitaires de Singapour croyaient vaincu la pandémie de covid19, de nouveaux cas positifs sont survenus ces derniers jours.

Singapour fait face à une deuxième vague épidémique que redoutent les pays européens.

Citée comme modèle de lutte contre l’épidémie, près de 200 nouveaux cas d’infections au coronavirus ont été recensés à Singapour vendredi, dont un décès. Le pays affronte une deuxième vague foudroyante de contaminations. Alors que le bilan était inférieur à 1500 cas en début de semaine, il s’élève, désormais, à 2108 infections, dont sept mortelles.

Singapour figurait parmi les premiers endroits de la planète à avoir détecté des cas de contaminations après la découverte du virus en Chine, mais était parvenue à en contenir la propagation grâce à une stratégie de contrôle très stricte et de traçage des contacts avec les personnes infectées. Mais le mois d’avril a vu émerger un pic de nouvelles contaminations horizontales qui ont obligé les autorités à imposer des mesures sévères auxquelles il ne s’était jusqu’à présent pas résolu, parmi lesquelles la fermeture de la majorité des lieux de travail ou des écoles.

https://www.tunisienumerique.com/covid19-singapour-affronte-une-deuxieme-vague-meurtriere/


 

EXPANSION DU CORRIDOR ECONOMIQUE CHINE-PAKISTAN (CPEC). L'IRAN VEUT CONSTRUIRE "L'ANNEAU D'OR".

Expansion du corridor économique Chine-Pakistan (CPEC). Téhéran veut construire « l’anneau d’or ».

Par Andrew Korybko

Mondialisation.ca, 08 février 2020

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Les processus d’intégration eurasienne menés par l’Initiative la Ceinture et la Route (BRI) sont l’une des caractéristiques des relations internationales contemporaines, et l’Anneau d’Or pourrait éventuellement devenir la pièce maîtresse de ces efforts si la proposition du O-CPEC+ de l’Ambassadeur Hosseini aboutit, surtout si elle est menée en parallèle avec le N-CPEC+.

L’Ambassadeur iranien au Pakistan a partagé ses plans visionnaires pour le CECP+, le néologisme devenu populaire au Pakistan ces temps-ci pour désigner l’expansion du Corridor Économique Chine-Pakistan le long de différents axes géographiques tels que ceux du nord (N-CECP+), de l’ouest (O-CECP+) et du sud (S-CECP+). L’Agence Anadolou de Turquie a fait état de la conférence de l’Ambassadeur Seyyed Mohammad Ali Hosseini à l’Institut d’Études Stratégiques d’Islamabad (IESI) en début de semaine, qui mérite d’être analysée plus en profondeur.

Selon l’Ambassadeur Hosseini, « la mise en place d’un réseau ferroviaire entre Gwadar et Chabahar et sa liaison avec l’Europe et l’Asie Centrale via l’Iran, va entraîner un développement économique majeur dans la région. D’autre part, la construction d’une voie ferrée sur le territoire pakistanais vers la Chine, reliant les deux ports, conduira au développement économique de cette région ». En pratique, cela répondrait à ce que j’ai écrit sur le O-CECP+ dans mon analyse sur CGTN en avril dernier intitulée « Le CECP+ est la clé pour atteindre les objectifs d’intégration régionale ».

Dans cet article, j’ai écrit que « la récente visite du Premier Ministre pakistanais Khan en Iran a vu les deux pays voisins s’entendre pour approfondir leur coopération, qui pourrait vraisemblablement évoluer vers une route commerciale terrestre du O-CECP+ passant par la République Islamique pour rejoindre Islamabad et les partenaires de Pékin en Turquie, qui pourrait être associée à un corridor maritime parallèle reliant le point terminal du CECP de Gwadar aux royaumes du Golfe ».

C’est exactement ce que l’Ambassadeur Hosseini a proposé lors de sa conférence à l’IESI (moins la partie concernant les royaumes du Golfe), qui pourrait révolutionner le rôle géostratégique de l’Iran dans l’ordre mondial multipolaire émergent et, par conséquent, en faire l’un des pays les plus importants de la BRI si elle est mise en œuvre avec succès dans le temps. Cela pourrait avoir des implications économiques importantes, mais aussi politiques.

Le corridor économique entre la Chine et le Pakistan relie la Chine au port de Gwadar, au sud du Pakistan, qui offre des routes maritimes vers le golfe Persique /CGTN Photo

L’ambassadeur est également cité par l’Agence Anadolou comme ayant déclaré que « des pays comme l’Iran, le Pakistan, la Turquie, la Russie et la Chine ont le potentiel de former une nouvelle alliance pour un meilleur avenir de la région ». Si la Chine et la Russie évitent le terme « alliance » pour décrire leurs relations étroites avec d’autres pays, l’intention de ses propos est suffisamment claire dans la mesure où il appelle à un partenariat stratégique renforcé entre ces cinq pays. Cela devient une possibilité réaliste entre la Chine, le Pakistan, l’Iran et la Turquie si le O-CECP+ est mené à bien.

Quant à la Russie, elle pourrait être associée à cette proposition ambitieuse de connectivité si le O-CECP+ est élargi pour l’inclure via l’Azerbaïdjan en suivant la voie proposée par le Corridor de Transport International Nord-Sud que ces deux pays, l’Iran et l’Inde, tentent de construire. En outre, la création d’un corridor commercial entre la Russie et le Pakistan via l’Afghanistan et l’Asie Centrale de l’après-guerre (N-CECP+) pourrait grandement contribuer à faire de Moscou une plus grande partie prenante de ce quintet stratégique centré sur le CECP que certains ont appelé « l’Anneau d’Or ».

Les processus d’intégration eurasienne menés par la BRI sont l’une des caractéristiques des relations internationales contemporaines, et l’Anneau d’Or pourrait éventuellement devenir la pièce maîtresse de ces efforts si la proposition de l’Ambassadeur Hosseini du O-CECP+ aboutit, surtout si elle est réalisée en parallèle avec le N-CECP+. Les cinq États piliers de cette vision de la connectivité pourraient être reliés entre eux et aux États qui se trouvent entre eux (Afghanistan, Azerbaïdjan et Républiques d’Asie Centrale) par une multitude de corridors ferroviaires et de transport construits par la Chine.

Par ces moyens, la Chine fonctionnerait comme le moteur de l’intégration eurasienne et lierait plus étroitement tous les pays concernés dans une Communauté de destin partagé. L’interdépendance complexe qui résulterait de cette vision ferait de chaque partie une plus grande partie prenante du succès de l’autre, avec la construction de mégaprojets multilatéraux offrant à leurs citoyens des opportunités économiques sans précédent. L’Anneau d’Or centré sur le CECP renforcerait donc la stabilité du cœur géostratégique de l’Eurasie.

Andrew Korybko

 

 

Article original en anglais :

Expansion of the China-Pakistan Economic Corridor (CPEC). Tehran Wants to Build “the Golden Ring”, le 7 février 2020.

L’article en anglais a été publié initialement par OneWorld.

Texte traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Andrew Korybko, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/expansion-du-corridor-economique-chine-pakistan-cpec-teheran-veut-construire-lanneau-dor/5641460