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L’EXTERMINATION NUCLEAIRE DES HABITANTS D’HIROSHIMA ET NAGASAKI ET SES MOTIVATIONS REELLES

Par Le 12/08/2021

L’extermination nucléaire des habitants d’Hiroshima et Nagasaki et ses motivations réelles

Par Annie Lacroix-Riz et Michel Aymerich

Mondialisation.ca, 11 août 2021

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« À ce moment précis [août 1945], le Japon cherchait le moyen de capituler en sauvant un peu la face. (…) Il n’était pas nécessaire de frapper avec cette chose horrible. » Eisenhower

« Les Japonais étaient déjà vaincus et prêts à se rendre. (…) L’utilisation à Hiroshima et à Nagasaki de cette arme barbare ne nous a pas aidés à remporter la guerre. (…) En étant le premier pays à utiliser la bombe atomique, nous avons adopté (…) la règle éthique des barbares« . Amiral Leahy, chef d’état-major particulier des présidents Roosevelt puis Truman

Article actualisé le 11/08/2019 

Je partage ci-dessous une recension de Anne Lacroix-Riz relative à un ouvrage traitant des raisons ayant présidé à l’utilisation de bombes nucléaires contre la population civile japonaise…

Rappelons le contexte. La guerre en Europe s’était terminée le 9 mai 1945 par la victoire totale des armées alliées contre l’Allemagne nazie. En effet, moins de 3 semaines plus tôt, le 21 avril 1945, les premiers soldats soviétiques étaient entrés dans Berlin, capitale du Reich. Alors que les soldats de l’Armée rouge n’étaient plus qu’à 200 mètres du bunker où il s’était terré, Hitler se suicidait le 30 avril. Le lendemain, le 01 mai, c’était au tour de Goebbels et le 02 mai 1945 le drapeau soviétique était hissé sur le Reichstag !

Cela au prix en URSS de 27 millions de morts et d’inimaginables destructions pour un citoyen français ou américain: «1700 villes et cités, plus de 70 mille bourgs et villages, 32 mille entreprises industrielles, 98 000 kolkhozes, 1876 sovkhozes. Les hitlériens dynamitèrent 65 000 km de voies ferrées, mirent hors d’usage ou envoyèrent en Allemagne 16 mille locomotives et 428 mille wagons. La richesse nationale du pays diminua de 30%.[1]»

Avant le commencement de la guerre mondiale, les troupes soviéto-mongoles se battaient du 11 mai au 16 septembre 1939 contre les envahisseurs nippo-mandchous à Khalkhyn Gol à la frontière entre la République populaire de Mongolie et l’Etat du Mandchoukouo mis en place par les Japonais.

A l’issue de cette bataille dite de Khalkhyn Gol, l’Armée rouge fut victorieuse et repoussa les Japonais.

Grigori Stern (à gauche), Gueorgui Konstantinovitch Joukov (à droite) et Horloogiyn Choybalsan (au centre), dirigeant de la République populaire mongole, à Khalkhin Gol.

Grigori Stern (à gauche), Gueorgui Konstantinovitch Joukov (à droite) et Horloogiyn Choybalsan (au centre), dirigeant de la République populaire mongole, à Khalkhin Gol.

Pendant que les troupes s’affrontaient sur le terrain, l’Union soviétique signait le 23 août 1939 un traité de non-agression avec l’Allemagne nazie. Les Japonais perdirent alors l’espoir que l’Armée rouge puisse être écartelée entre deux fronts. Le 15 septembre de la même année, l’ambassadeur du Japon, Togi Shigenori finissait par signer avec V. Molotov le cessez-le-feu proposé dès le 22 août 1939 par l’Union soviétique.

Après des négociations le Japon accepte en 1940 la frontière défendue par la République populaire de Mongolie et l’URSS. Le 13 avril 1941, enfin, l’Union soviétique et le Japon signent un traité de non-agression.

Heureusement car le 22 juin était lancée l’opération Barbarossa qui vit l’Allemagne fasciste déclencher la guerre totale contre le « judéo-bolchévisme »! [2] Tokyo n’ouvrira pas de second front en juin 1941, malgré le pacte anti-Komintern, signé le 25 novembre 1936 entre l’Empire du Japon et l’Allemagne nazie (rejoints par l’Italie le 6 novembre 1937, le Royaume de Hongrie, le 25 février 1939 et l’Espagne franquiste le 27 mars 1939).

Une fois la guerre terminée en Europe, l’Union soviétique put conformément aux engagements pris par Staline à Yalta déclencher la guerre contre le Japon militariste. «L’armée rouge envahit comme prévu, à l’aube du 9 août 1945, la Mandchourie»,  rappelle l’historienne Annie Lacroix-Riz, «avec «1 500 000 hommes [… et] une supériorité en tanks de 5 contre 1, et progressa rapidement.[3]»

Le lancement des deux bombes atomiques ne peut être expliqué indépendamment de ce contexte historique. Face aux légendes inventées pour justifier l’extermination instantanée ou fulgurante (dans un premier temps car quantités d’autres victimes décèderont plus tard) de centaines de milliers de civils – bébés, enfants, femmes, hommes, personnes âgées, handicapés physiques-, il existe un «ouvrage consacré à “l’ombre d’Hiroshima” […] passionnant à un double titre, civique et scientifique. [4]» : Hiroshima’s Shadow: Writings on the Denial of History and the Smithsonian Controversy, Edited by Kai Bird and Lawrence Lifschultz, Pamphleteer’s Press, 1998, 584 P.

Le 7 août, au poste de quarantaine militaire de Ninoshima, à environ 4 kilomètres au large de Hiroshima. Beaucoup de ceux atteints de profondes brûlures dues à la chaleur de l’explosion, restent étendus ainsi sans bouger, respirant à peine, jusqu’à ce que la vie s’en aille. (Photo Masayoshi Onuka)

Annie Lacroix-Riz: « Les historiens sollicités par les deux directeurs de la publication de ce livre, spécialistes de l’histoire politique et militaire de la Guerre froide parfois depuis plusieurs décennies (Gar Alperovitz, Barton Barnstein, John Dower, Robert Messer et Martin Sherwin), se sont attelés à la tâche scientifique. Ils ont démontré dans ce livre-synthèse, archives à l’appui comme dans leurs travaux antérieurs, à quel point le mythe était creux; et comment cet acte de barbarie fut, selon une expression de 1948 (citée par R. Messer) moins “le dernier acte militaire de la Deuxième Guerre mondiale que la première opération majeure de la Guerre diplomatique froide avec la Russie” qu’il convenait d’intimider, pour lui faire admettre qu’elle ne pourrait autant qu’elle l’espérait tirer profit de sa victoire militaire très chèrement acquise sur le continent européen (parties I et II). [5]»

Bombe nucléaire

Le vice-amiral William Blandy, son épouse et le contre-amiral Frank Lowry à Washington, célébrant les essais atomiques de l’atoll de Bikini en 1946.

Ces crimes commis à l’encontre des populations civiles au Japon ont été parmi les plus terribles crimes motivés pour l’essentiel par l’anticommunisme [6] (ici, sous la forme de l’anti-soviétisme), et sans doute également non dépourvu d’une dose déterminante de racisme anti-asiatique…

Des crimes anticommunistes teintés de racisme anti-asiatique succèderont. Claude Lanzmann -cinéaste, à l’origine des films « Shoah » et « Napalm » [7]- rappelle : «La guerre de Corée a été en vérité une guerre de destruction massive. On compte 4 millions de morts civils, 500 000 soldats nord-coréens tués, sans oublier les 320 000 volontaires populaires chinois qui avaient été envoyés pour les secourir. Les Américains, le général Mac Arthur le premier, avaient un seul but : détruire la Corée, réitérant ainsi Hiroshima. Mais le président Truman refusa. [8]»

Parmi les volontaires chinois, il y avait Mao Anying (毛岸英) le fils aîné de Mao Zedong (et de Yang Kaihui), lequel est mort le 25 novembre 1950 en Corée du Nord dans des bombardements américains [9].

Mao Anying et Liu Songlin, son épouse.

Mao Anying et Liu Songlin, son épouse.

A la guerre de Corée succèdera la guerre anticommuniste en Indochine de 1946 à 1954 et la guerre du Viêt Nam (ou deuxième guerre d’Indochine) de 1955 à 1975 occasionnant d’autres millions de morts.

La liste doit être complétée par l’encouragement aux massacres épouvantables des communistes et des sympathisants du Parti communiste en 1965 et 1966 en Indonésie : «Ce furent les pires après l’holocauste de la Seconde Guerre mondiale commis par les hitlériens. Le nombre des victimes se situe entre 500 000 et 3 millions de personnes assassinées. Au moins 2 autres millions furent emprisonnées ou déportées dans les camps. La liste des camps de concentration et des prisons serait malheureusement bien longue à énumérer. [10]»

Si il est juste de remarquer que le lancement des bombes nucléaires sur les populations civiles de Hiroshima et Nagasaki fut moins «le dernier acte militaire de la Deuxième Guerre mondiale que la première opération majeure de la Guerre diplomatique froide » contre l’URSS, ayons à l’esprit que la dite «Guerre diplomatique froide» fut chaude, excessivement chaude et même à tendance exterminatrice pour les peuples et les communistes alliés à l’URSS…

Mais cela, vous ne le lirez pas dans la dite presse dite «libre»!

 

Notes :

[1] M. Minassian (rédacteur en chef) et al., La grande guerre nationale de l’Union soviétique, 1941-1945, Aperçu historique, Editions du Progrès, URSS, 1974, p. 450.

Également: http://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2019/05/requiem-pour-un-massacre-va-et-regarde.html

[2] Le 22 juin 1941, les fascistes allemands déclenchent la guerre totale contre le « judéo-bolchévisme »! http://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2016/06/le-22-juin-1941-les-fascistes-allemands-declenchent-la-guerre-totale-contre-le-judeo-bolchevisme.html

[3] http://historiographie.info/warwilson.pdf

[4] Ibid.

[5] Ibid.

[6] «Ôter les œillères que nous imposa la guerre froide […] sans cette condition préalable, il est impossible de découvrir la nature et la dynamique du rapport qui lie anticommunisme et antisémitisme dans l’idéologie et le projet nazis. » (Arno J.Mayer, La « solution finale » dans l’histoire, La Découverte, Paris 2002, p 14. ) Voir également: Le 22 juin 1941, les fascistes allemands déclenchent la guerre totale contre le « judéo-bolchévisme »! Ibid.

[7] http://www.leparisien.fr/societe/claude-lanzmann-l-homme-qui-nous-a-appris-a-regarder-la-shoah-en-face-05-07-2018-7808235.php

[8] https://www.parismatch.com/Actu/International/La-Coree-du-Nord-de-Claude-Lanzmann-1248227

[9] https://www.visitthedprk.org/who-was-mao-anying-the-chinese-leaders-son-who-perished-in-the-korean-war/

[10] http://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2018/04/mohamed-ben-salmame-revele-l-utilisation-de-la-reislamisation-pour-contrer-l-urss.html

Recension d’Hiroshima’s Shadow, 1999, et commentaire de la synthèse de Ward Wilson, 2007, Annie Lacroix-Riz, rappel 2019

Par Annie Lacroix-Riz, professeur émérite, université Paris 7, 6 août 2019

1° Recension d’Hiroshima’s Shadow, Kai Bird et Lawrence Lifschultz, The Pamphleteer’s Press, Stony Creek, Connecticut, 1998, 584 p.

Cet ouvrage consacré à “ l’ombre d’Hiroshima ” est passionnant à un double titre, civique et scientifique.

Civique, parce que son histoire illustre les difficultés de la pensée indépendante, et la récurrence du maccarthysme, cette “ Grande Inquisition des années 50 ”, au sein des institutions officielles ou officieuses confrontées aux rigueurs de la recherche de la vérité historique. Le Smithsonian Institute, qui voulait commémorer par vaste exposition en 1995 le cinquantenaire du bombardement d’Hiroshima, attendait des historiens sollicités qu’ils confirment les quatre “ articles de foi ” de la “ légende ” entretenue auprès du peuple américain (et des nations étrangères) depuis août 1945: 1° on aurait ainsi évité 500 000 voire un million de pertes américaines; 2° prévenu par tous les moyens les populations d’Hiroshima et Nagasaki menacées; 3° visé ces deux villes parce qu’elles étaient des “ objectifs militaires légitimes ”; 4° Truman aurait fait là un choix aussi légitime entre l’usage de l’arme atomique et “ la perspective effrayante d’une coûteuse invasion militaire du Japon ”. Ledit institut renonça à son projet quand il s’avisa que les historiens, grands noms de la science américaine, ne céderaient pas aux sirènes du vieux mythe des “ 500 000 vies américaines sauvées ”: à l’espoir de l’autocensure respectant de ce mythe succéda donc la censure.

Les historiens sollicités par les deux directeurs de la publication de ce livre, spécialistes de l’histoire politique et militaire de la Guerre froide parfois depuis plusieurs décennies (Gar Alperovitz, Barton Barnstein, John Dower, Robert Messer et Martin Sherwin), se sont attelés à la tâche scientifique. Ils ont démontré dans ce livre-synthèse, archives à l’appui comme dans leurs travaux antérieurs, à quel point le mythe était creux; et comment cet acte de barbarie fut, selon une expression de 1948 (citée par R. Messer) moins “ le dernier acte militaire de la Deuxième Guerre mondiale que la première opération majeure de la Guerre diplomatique froide avec la Russie ” qu’il convenait d’intimider, pour lui faire admettre qu’elle ne pourrait autant qu’elle l’espérait tirer profit de sa victoire militaire très chèrement acquise sur le continent européen (parties I et II).

L’ouvrage comprend également d’autres types de contributions: textes originaux ou postérieurs à 1945 des décideurs du temps, des scientifiques et autres personnalités opposés à l’usage de l’arme atomique contre des populations sans défense (III: “ les premières critiques ”); exposés précis sur les modalités de la censure et de l’annulation de l’exposition prévue (IV); témoignages déchirants de médecins et autres contemporains japonais, et bilans tirés aujourd’hui, notamment un débat de 1995 entre les maires des deux cités martyres (V); documents militaires et politiques, enfin, de juin à août 1945: notamment la pétition signée le 17 juillet par 71 scientifiques associés au Plan Manhattan (de construction de la bombe atomique), mise en garde de nature morale contre la tentation d’utiliser la bombe contre des populations civiles et comme instrument de gestion des relations internationales futures par la puissance américaine seule dotée de tels “ moyens de destruction ”.

Une réussite, et un modèle qu’on aimerait voir imité chez nous: à quand une synthèse de ce genre sur les circonstances de la défaite de 1940 ou les guerres coloniales, incluant l’analyse des entraves diverses placées devant le libre travail scientifique?

Version courte parue dans Le Monde diplomatique, janvier 1999, p. 31, https://www.monde-diplomatique.fr/1999/01/LACROIX_RIZ/2676

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Annie Lacroix-Riz et Michel Aymerich, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/lextermination-nucleaire-des-habitants-dhiroshima-et-nagasaki-et-ses-motivations-reelles/5659130

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JEUX OLYMPIQUES DE TOKYO : LE REFUS DU CIO D’HONORER LES VICTIMES DES BOMBES ATOMIQUES US D’HIROSHIMA ET NAGASAKI EST UNE ENORME HONTE

Par Le 09/08/2021

8 Août 2021

Dimanche 8 août 2021
Jeux olympiques de Tokyo : Le refus du CIO d'honorer les victimes des bombes d'Hiroshima-Nagasaki est une énorme honte


Le refus du Comité international olympique (CIO) de participer aux événements commémoratifs du 76e anniversaire de l'holocauste nucléaire à Hiroshima et Nagasaki constitue une immense insulte à la mémoire des milliers de victimes de la bombe ainsi qu'au peuple japonais en général. 
En outre, le CIO a décidé de ne pas appeler les athlètes et les officiels à observer une minute de silence pendant les Jeux, sur les sites olympiques et ailleurs, le 6 août, jour où les États-Unis ont largué la bombe atomique à Hiroshima il y a 76 ans. 


Toshiyuki Mimaki, 79 ans, président par intérim de la Confédération des organisations de victimes de la bombe atomique de la préfecture d'Hiroshima, a été découragé par cette annonce.

"Je suis déçu", a déclaré Mimaki. "Je ne pense pas qu'avoir un bref moment de prière rencontrerait des objections de la part des gens du monde entier" et a ajouté : "C'est une honte que Bach soit venu au Musée du Mémorial de la Paix d'Hiroshima et que cela ne lui ait pas donné envie d'appeler à un moment de silence."

Derrière le nom de "pas de politique", le CIO cache son hypocrisie. La décision d'éviter toute commémoration des victimes de la bombe atomique d'Hiroshima-Nagasaki pendant les Jeux olympiques constitue un acte politique et montre les intentions réelles et l'idéologie dominante du CIO. 

Le largage de la bombe atomique en 1945 à Hiroshima et Nagasaki par les États-Unis restera toujours dans les mémoires comme le plus horrible crime de guerre impérialiste du 20e siècle.

source : https://www.idcommunism.com/2021/08/tokyo-olympics-iocs-refusal-to-honor-hiroshima-nagasaki-victims-.html

Tag(s) : #CIO#JO

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BANGLADESH : UN GIGANTESQUE INCENDIE D’UNE USINE A FAIT AU MOINS 52 MORTS SUR L’AUTEL DU CAPITALISME A CAUSE DU NON RESPECT DES MESURES DE SECURITE.

Par Le 09/07/2021

Bangladesh: plus de 50 morts dans le gigantesque incendie d’une usine

Bangladesh: plus de 50 morts dans le gigantesque incendie d’une usine

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Par AlAhed avec AFP

Au moins 52 personnes ont péri et une trentaine ont été blessées selon les autorités vendredi dans un gigantesque incendie qui a ravagé une usine près de Dacca au Bangladesh, où de nombreux ouvriers ont dû sauter par les fenêtres pour échapper au brasier.

On ignorait encore vendredi le nombre total de personnes qui se trouvaient dans le bâtiment de six étages situé à Rupganj, une ville industrielle proche de la capitale. Et des familles continuaient d'attendre des nouvelles de leurs proches près de l'usine qui était toujours la proie des flammes.

Les incendies sont relativement fréquents au Bangladesh en raison d'un manque de respect des normes de sécurité. 

La police et des témoins ont rapporté que le feu avait débuté jeudi vers 17H00 (11H00 GMT) à l'usine Hashem Food and Beverage, qui fabriquait notamment des bonbons, des nouilles et des jus de fruit. 

La police avait initialement annoncé que trois personnes avaient péri. Mais ce bilan n'a cessé d'enfler vendredi après-midi quand les pompiers ont finalement atteint les étages les plus élevés, ce qui a permis aux secouristes de commencer à retirer des cadavres de l'édifice.

Secourus sur le toit

Les corps brûlés ont été emportés vers des morgues par des ambulances, sous le regard horrifié et les cris de personnes dans les rues.

La police a dû disperser par la force des centaines de personnes qui bloquaient des rues adjacentes.

Au moins 30 personnes ont été blessées, dont certaines qui s'étaient jetées par les fenêtres des étages les plus élevés du fait de la progression rapide des flammes, a déclaré l'inspecteur de police Sheikh Kabirul Islam.

Les pompiers ont secouru 25 personnes sur le toit du bâtiment.

«Une fois que le feu sera contenu, nous lancerons une opération de recherche de survivants à l'intérieur», a déclaré Debashish Bardhan, porte-parole des pompiers.

Dinu Moni Sharma, le chef des pompiers de Dacca, a indiqué que le feu s'était rapidement propagé du fait de la présence de produits chimiques hautement inflammables et de plastiques dans le bâtiment.

Mohammad Saiful, un ouvrier qui a échappé aux flammes, a affirmé que l'usine renfermait des dizaines de travailleurs.

«Au troisième étage, les portes d'accès aux escaliers étaient fermées. Des collègues disent qu'il y avait 48 personnes à l'intérieur. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé», a-t-il dit.

«Son téléphone ne sonne plus»

Mamun, un autre ouvrier, a raconté avoir avec 13 autres couru sur le toit quand le feu a éclaté au rez-de-chaussée, inondant tout le bâtiment d'une épaisse fumée noire.

«Les pompiers nous ont fait descendre avec une corde», a-t-il raconté.

Alors que le bâtiment continuait de cracher une colonne de fumée, de nombreuses familles à proximité craignaient le pire.

«Nous sommes venus parce que ma nièce ne répondait plus au téléphone. Mais maintenant, son téléphone ne sonne même plus. Nous sommes très inquiets», a déclaré Nazrul Islam.

Les incendies et effondrements de bâtiments sont fréquents au Bangladesh, pays pauvre d'Asie du Sud, notamment au sein de son importante industrie textile, en raison du non-respect de mesures et normes de sécurité.

Au moins 70 personnes avaient péri en février 2019 dans un gigantesque incendie qui avait ravagé des immeubles d'habitation de Dacca, où étaient entreposés illégalement des produits chimiques.

En avril 2013, l'atelier de confection Rana Plaza s'était effondré comme un château de cartes, tuant au moins 1.138 ouvriers. 

Ce drame avait soulevé un émoi planétaire.

https://french.alahednews.com.lb/40645/341

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LES USA S'INFILTRENT EN ASIE CENTRALE

Par Le 03/07/2021

Afghanistan: la métastase US s'étend aux pays voisins

Saturday, 03 July 2021 2:21 PM  [ Last Update: Saturday, 03 July 2021 5:38 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les États-Unis redéploient leurs troupes dans les pays de l'Asie centrale. ©Avia.pro

Le retrait des troupes américaines d’Afghanistan ne doit pas conduire à un redéploiement des infrastructures militaires américaines et de l’OTAN en Asie centrale, a déclaré l’envoyé spécial du président russe pour l’Afghanistan, Zamir Kabulov.

« Ce processus ne peut et ne doit pas se transformer en un redéploiement des infrastructures militaires américaines et de l’OTAN dans les pays voisins de la République islamique d’Iran, en particulier en Asie centrale. Nous avons déjà envoyé de tels signaux à Washington à différents niveaux, j’espère qu’ils seront entendus », a déclaré Kabulov à Sputnik.

Asie centrale: nouveau jeu US?

Asie centrale : nouveau jeu US ?

Se retirant d’Afghanistan, les USA préparent un nouveau complot contre la Chine.

Les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Afghanistan depuis 2001 sous prétexte de lutter contre le terrorisme, imposant de lourds coûts financiers et humains au pays.

L’administration de Joe Biden avait initialement promis d’achever le retrait des troupes d’ici le 11 septembre. Fin juin, les médias ont rapporté que les États-Unis pourraient le terminer en quelques jours, mais que jusqu’à 1 000 soldats pourraient rester pour servir de forces de sécurité à l’ambassade américaine et aux aéroports. Les États-Unis avaient environ 2 500 soldats en Afghanistan lorsque le processus de retrait a commencé le 1er mai.

Plus tôt cette semaine, plusieurs pays membres de la coalition internationale, dont l’Allemagne, ont annoncé qu’ils avaient complètement retiré leurs soldats d’Afghanistan.

L’attachée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a confirmé que le retrait des troupes américaines d’Afghanistan serait achevé d’ici la fin août, suite à des informations antérieures selon lesquelles un retrait complet était imminent.

Récemment, la base aérienne de Bagram, l’un des plus grands sites militaires d’Afghanistan, a été entièrement évacuée par les troupes américaines et étrangères. Situé à 40 km au nord de Kaboul, Bagram a été largement utilisé par les troupes de l’OTAN pendant les deux décennies de présence dans le pays.

Cela intervient alors que l’agence de presse russe Avia.pro a rapporté que 9 000 soldats sous contrôle des États-Unis pourraient être déployés au Kazakhstan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan.

Afghanistan: Aval US à la guerre civile

Afghanistan : Aval US à la guerre civile

Le commandant des forces américaines en Afghanistan donne son feu vert à une guerre civile dans ce pays.

Le commandement militaire américain a entamé des négociations avec des représentants du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan sur le déploiement de 9 000 militaires afghans sous contrôle américain sur le territoire de ces républiques postsoviétiques.

À ce stade, nous parlons non seulement d’une demande, mais aussi du fait qu’aujourd’hui des négociations sont en cours, à propos desquelles les experts n’excluent pas que les forces contrôlées par les États-Unis puissent être directement déployées aux frontières russes, même s’il s’agit de militaires afghans qui ont porté assistance aux forces américaines.

Selon Bloomberg, citant des représentants du Pentagone, chacun des pays a exprimé son intérêt et des négociations ont donc été entamées, cependant, il n’y a pas d’autres détails sur cette question pour le moment.

On sait qu’auparavant, Washington avait prévu de transférer ses forces d’Afghanistan vers plusieurs pays de la CEI (Communauté des États indépendants), mais aucun des États à l’époque n’avait manifesté d’intérêt pour cela.

Les experts notent que l’apparition de personnel militaire contrôlé par les États-Unis dans ces pays pourrait sérieusement menacer les intérêts de la Russie.

Afghanistan: bombe à retardement anti-russe?

Afghanistan: bombe à retardement anti-russe?

Le ministre russe de la Défense met en garde contre une guerre civile en Afghanistan après le retrait de l’OTAN.

http://french.presstv.ir/Detail/2021/07/03/661431/Afghanistan-USA-Russie-Asie-centrale-talibans

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DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE DU BANGLADESH SUR LA SITUATION RECENTE EN AFGHANISTAN

Par Le 19/08/2021

18 Août 2021

 

 

Déclaration du Parti communiste du Bangladesh sur la situation récente en Afghanistan
8/18/21 12:55 PM
17 août, 2021

Dhaka, Bangladesh  

La résurgence du gouvernement taliban en Afghanistan est une menace sérieuse pour la sécurité de l'Asie du Sud : CPB

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Le Parti communiste du Bangladesh (CPB) a exprimé sa profonde inquiétude face à l'incident "dramatique" et dangereux de la prise de pouvoir par les talibans en Afghanistan. Dans une déclaration primaire sur les derniers développements en Afghanistan publiée le 17 août 2021, le président du CPB, Mujahidul Islam Selim, et le secrétaire général, Mohammad Shah Alam, ont déclaré que le pouvoir avait été remis aux Talibans à la veille du retrait des troupes américaines après 20 ans de guerre agressive en Afghanistan. Après une longue période sombre d'occupation américaine dans ce "jeu de piste" de l'impérialisme, le peuple afghan est maintenant confronté à la barbarie médiévale du régime violent et fanatique des talibans. Alors que le retrait des troupes américaines d'Afghanistan est souhaité depuis longtemps par le peuple de ce pays et par le monde entier, le régime taliban ne constitue en aucun cas une alternative. Aujourd'hui, l'Afghanistan est passé d'une marmite bouillante à une fournaise ardente. Une profonde conspiration se cache derrière la résurgence des talibans. Elle est également liée à des milliards de dollars de trafic de drogue et de commerce illégal d'armes.

Dans cette déclaration, les dirigeants du CPB ont qualifié la résurgence du régime taliban en Afghanistan de menace sérieuse pour la sécurité de l'ensemble de l'Asie du Sud. Les dirigeants du CPB ont appelé à la vigilance contre l'utilisation du pouvoir des talibans en Afghanistan pour créer des tensions en Asie du Sud et pour "exporter" l'influence des talibans dans divers pays, dont le Bangladesh.

Nouvelles envoyées par-

Hasan Tarique Chowdhury

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-Bangladesh-Statement-of-the-Communist-Party-of-Bangladesh-on-Recent-situation-in-Afghanistan/

Chef du Département international et membre du Comité central

CPB

Tag(s) : #Bangladesh#Communiste#Afghanistan#CPB

 

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LA VIOLENCE CONTRE LES ASIATIQUES EXPLOSE EN AMERIQUE DU NORD

Par Le 19/05/2021

«Asiaphobie»: la violence contre les Asiatiques explose en Amérique du Nord

© Sputnik . Sergey Pyatakov

AMÉRIQUE DU NORD

12:22 19.05.2021(mis à jour 14:38 19.05.2021)URL courte

Par 

20333

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Les États-Unis et le Canada font face à une multiplication des actes de violence contre des gens d’origine asiatique. Au pays de l’oncle Sam, plus de 6.600 incidents violents ont été signalés depuis le début de la pandémie. Dans la ville canadienne de Vancouver, ce type de crimes a augmenté de 717% en un an! Un phénomène appelé à empirer?

Le 18 mai, un Asiatique était molesté dans le quartier de Hell’s Kitchen de New York. Insultes, agressions physiques, tentatives de meurtre, fausses alertes à la bombe: la presse américaine rapporte de plus en plus d’actes haineux commis à l’encontre de citoyens originaires d’Extrême-Orient. Selon une étude du Centre pour l’étude de la haine et de l’extrémisme de l’université de San Bernardino, en Californie, les signalements de crimes similaires ont augmenté de plus de 164% durant le premier trimestre de 2021. Les données ont été enregistrées dans seize grandes villes du pays.

​Une vidéo de surveillance publiée mardi montrant un homme #Asian de 80 ans en Californie du Nord être attaqué et volé par deux adolescents samedi. La police a déclaré que la victime avait perdu sa montre et subi des blessures mineures.

Rappelons que, à la mi-mars 2021, huit personnes ont été tuées dans une série d’attaques à Atlanta, parmi lesquelles six femmes d’origine asiatique.

Les autorités sont inquiètes

Dans la mégapole californienne de Los Angeles, c’est le double du nombre d’agressions qui a été enregistré par rapport à 2020. Selon l’organisme Stop AAPI Hate [Asian Americans and Pacific Islanders, ndlr], plus de 6.600 incidents violents ont été signalés sur le territoire depuis la première vague de Covid-19. Sur les réseaux sociaux, les mots-clics #AsianLivesMatter, #StopAsianHate et #StopAppiHate sont couramment utilisés pour dénoncer la situation.

​«Vidéo choc: un homme asiatique brutalement attaqué dans le métro de New York! On ne sait pas exactement quand l’agression a eu lieu. Le service de police de la ville de New York demande l'aide du public pour recueillir des informations sur l'incident.»

Le Canada tout aussi touché par «l’asiaphobie»

 

© AFP 2021 MARK FELIX

Racisme anti-asiatique: le Covid-19 exacerbe les violences en France et dans le monde

Au pays à la feuille d’érable, les actes haineux commis contre des citoyens d’origine asiatique connaissent une recrudescence spectaculaire. Dans la ville portuaire de Vancouver, où évolue une importante communauté chinoise, ce type de crime a augmenté de 717% depuis la pandémie! Campagnes de sensibilisation et manifestations s’enchaînent afin d’attirer l’attention du public sur une réalité consternante.

 

Cofondatrice de l’organisme Stand With Asians Coalition, au Canada, Doris Mah observe d’importantes similitudes entre la situation dans son pays et celle qui prévaut aux États-Unis. Au micro de Sputnik, elle confie craindre toutefois que le phénomène ne dégénère davantage au sud de la frontière canadienne.

«Le racisme envers les personnes asiatiques n’est pas nouveau au Canada. Il s’est notamment manifesté à travers les politiques discriminatoires de l’ex-Premier ministre John A. Macdonald envers les immigrés chinois. […] La pandémie de Covid-19 a réactivé quelque chose qui s’était quelque peu dissipé. […] Le tout premier cas de Covid-19 enregistré au Canada a été amené par un Torontois qui avait séjourné à Wuhan. Les gens sont fâchés», souligne notre interlocutrice.

Le 22 avril dernier, devant une situation qui se dégrade, le Sénat américain a adopté une législation visant à accélérer le traitement des plaintes relatives à ces agressions xénophobes. Un seul sénateur sur 94 a voté contre l’adoption du texte.

«Le racisme a toujours existé en Amérique, malheureusement, et l’empreinte du sentiment anti-asiatique remonte à des siècles jusqu'à des chapitres sombres de notre histoire, comme la loi d'exclusion chinoise et l'internement des citoyens japonais pendant la Seconde Guerre mondiale», a déclaré avant le vote Chuck Schumer, le chef de la majorité démocrate au Sénat.

Plus de 85 groupes asiatiques LGBT s’opposent toutefois à la nouvelle disposition, arguant qu’elle fait l’impasse sur les causes et conséquences «systémiques» du racisme. Une opposition qui n’empêche pas Doris Mah de souhaiter que le Canada mette en place le même genre de mesure. D’autant plus que, selon elle, la grande majorité des incidents à caractère haineux n’est pas rapportée aux autorités.

«Dans la communauté chinoise en particulier, il y a une sorte de culture du silence. Notre organisme entend mener à bien un travail d’éducation pour inciter les victimes de ces actes à dénoncer. […] Certains immigrés asiatiques viennent aussi de pays où la police est très corrompue, alors, même une fois installés au Canada, ils ne font pas confiance aux autorités», explique Doris Mah.

Début février 2020, à l’occasion d’une célébration du nouvel an chinois à Toronto, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, avait tenté de réconforter les membres de la communauté asiatique:

«Les Canadiens d’origine chinoise, vietnamienne et coréenne rendent cette ville plus forte, plus vibrante, plus prospère. […] Les manchettes ont été difficiles pour vous ces dernières semaines. Vous vous inquiétez pour vos proches. Nous devons être solidaires», avait déclaré le chef libéral.

Du côté américain, une étude récente du centre Pew Research a conclu que près d’un tiers des adultes asiatiques voyaient un lien entre le discours de Donald Trump relatif au «virus chinois» et la prolifération des gestes de haine.

Les Asiatiques accusés d’avoir propagé le virus

 

Donald Trump

© REUTERS / MANDEL NGAN

Pékin payera «un prix élevé»: Trump s’en prend de nouveau à la Chine à cause du Covid-19

L’ex-Président républicain aurait ainsi contribué au retour de la rhétorique sur le «péril jaune». Pour Doris Mah, le discours de Donald Trump a sans doute jeté de l’huile sur le feu, mais ne peut pas tout expliquer, surtout au Canada. La montée en puissance de la Chine contribuerait également à instaurer un climat de suspicion en Amérique du Nord, reconnaît-elle:

 

«Tous les incidents qui se produisent ne sont pas des agressions physiques ou ne causent pas des dommages matériels. Parfois, il s’agit d’une haine plus subtile. […] La réussite sociale des citoyens asiatiques semble aussi parfois déranger. […] Il y a un mélange de peur et de méfiance», conclut notre interlocutrice.

https://fr.sputniknews.com/amerique-nord/202105191045622398-asiaphobie-la-violence-contre-les-asiatiques-explose-en-amerique-du-nord/

Dans ASIE

ASIE CENTRALE : NOUVEAU JEU AMERICAIN POUR AFFRONTER LA CHINE

Par Le 18/05/2021

Le jeu américain en Asie centrale pour affronter la Chine

Monday, 17 May 2021 6:34 PM  [ Last Update: Monday, 17 May 2021 6:31 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le retrait des troupes US d'Afghanistan consisterait à piéger la Chine. ©New York Times/Illustration

Le retrait des troupes américaines d'Afghanistan et la possibilité d'établir une base militaire américaine en Asie centrale, marquent le début d’un complot d’envergure contre la Chine.

Conformément à la stratégie euro-atlantique (Europe-Atlantique), les activités américaines en Asie centrale sont un jeu qui a été activement promu pour freiner l'expansion mondiale de Pékin au cours des deux ou trois dernières années, a estimé Andrey Serenko, expert auprès du centre russe d’études l'Afghanistan contemporain.

La première étape de la mise en œuvre de la stratégie occidentale en Asie centrale consiste à transformer la présence militaro-politique américaine en Afghanistan, ce qui permettrait à Washington non seulement de sortir du piège de l'Afghanistan, mais aussi de créer de nouveaux défis graves pour la Chine.

Lire aussi : Se liguer contre Chine-Russie, le cauchemar États-Unis-Occident (Global Times)

Kremlin considère l'émergence d'une base militaire américaine dans une république d'Asie centrale comme acte provocateur; le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou y a réagi lors d’une visite à Douchanbé et Tachkent.

Le retrait des Etats-Unis et de l’OTAN d'Afghanistan modifie la position américaine dans le conflit de longue date en Afghanistan, a affirmé l’expert en accusant Washington de transférer automatiquement les problèmes de l'Afghanistan aux pays de la région, principalement la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan, l'Iran, la Turquie et l'Arabie saoudite.

Lire aussi : Mer de Chine orientale: exercices entre les USA et ses alliés 

La Chine devra s'engager activement dans la résolution des problèmes de l'Afghanistan et assumer la charge de surmonter d’autres défis dans la région. Ce sens des responsabilités n'est pas seulement dû à la position de Pékin en tant que superpuissance mondiale; au contraire, l'Afghanistan borde directement la République populaire de Chine.

Mais, le retrait des troupes américaines et de l'OTAN d'Afghanistan entraînera la destruction de l'infrastructure de l'Occident, qui dépend largement du Pakistan, un des principaux partenaires de la Chine dans la région notamment pour le projet de Pékin de construire un couloir de transport inter-régional entre la Chine et le Pakistan; le retrait américain risquant de laisser la place à un plan relativement attractif pour transformer la présence militaro-politique américaine dans la région.

Lire aussi : Comment Pékin compte miner le camp US?

De nombreux partis et élites ne manqueront pas de réagir à la présence américaine dans la région d'Asie centrale. Les États-Unis semblent vouloir diriger leur énergie, leur puissance et leurs aspirations pour contrer leurs rivaux en Eurasie.

De toute évidence, Washington s’en prend ouvertement à Pékin, répandant systématiquement son piège politique le long des frontières occidentales de la Chine et des pays voisins en Afghanistan, au Pakistan et en Asie centrale.

De quoi attendre de voir ce que la Chine fera dans ce nouveau jeu avec les États-Unis.

Un pacte

Un pacte

La Chine annonce son soutien total à la Russie... total y compris militaire?

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/17/652891/Afghanistan-retrait-Chine-USA-OTAN

Dans ASIE

PRESENCE CONFIRMEE DU LEADER DE LA JUNTE BIRMANE AU SOMMET DE L’ASEAN LE 24 AVRIL

Par Le 17/04/2021

Présence confirmée du leader de la junte birmane au sommet de l’Asean

Présence confirmée du leader de la junte birmane au sommet de l’Asean

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Par Belga

Le dirigeant de la junte birmane, le général Min Aung Hlaing, prendra part au sommet spécial de l'Asean de la semaine prochaine à Jakarta, a annoncé samedi le ministère thaïlandais des Affaires étrangères.

«Plusieurs leaders ont confirmé leur présence, dont MAH (Min Aung Hlaing) de Birmanie», a affirmé à la presse Tanee Sangrat, le porte-parole du ministère. Un sommet des dix pays de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) est prévu le 24 avril à Jakarta pour étudier la situation en Birmanie après le coup d'Etat du 1er février, qui a écarté du pouvoir la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi.

La confirmation de la présence à Jakarta du leader de la junte - dont ce serait le premier déplacement à l'étranger - coïncide avec l'annonce de la libération de quelque 23.000 prisonniers à l'occasion des célébrations de la nouvelle année bouddhiste. Les autorités n'ont pas précisé si des civils ou des journalistes arrêtés ces dernières semaines durant les manifestations de contestation populaire contre le coup d'Etat pourraient figurer parmi les prisonniers libérés.

https://french.alahednews.com.lb/39661/341

Dans ASIE

BIRMANIE : LA JEUNESSE MASSIVEMENT MOBILISEE CONTRE LE COUP D’ETAT DES MILITAIRES PUTSCHISTES

Par Le 20/02/2021

20 Février 2021

publié le 19/02/2021
Birmanie : La jeunesse mobilisée pour la démocratie

Malgré l’instauration de la loi martiale interdisant les rassemblements de plus de cinq personnes ainsi que le couvre-feu, les Birmans manifestent depuis le 6 février dernier contre le coup d’État militaire qui a mené à la destitution de la cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, et du président, Myint Swe.

Depuis 2007 et la « révolution de safran », la Birmanie n’avait pas connu de mobilisation aussi importante. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont envahi ces derniers jours les rues de villes comme Rangoun ou Naypyidaw pour protester contre le coup d’État. Les hôpitaux, les transports, les écoles et les finances publiques sont touchés par la mobilisation des salariés malgré les tentatives de dissuasion de leur hiérarchie. Cette désobéissance déplaît fortement à Tatmadaw, l’armée du pays, qui a pour seule réponse la répression.

Canons à eau, tirs de balles en caoutchouc, arrestations massives de manifestants et d’élus, déploiement de blindés et de militaires, intimidations, interpellations nocturnes…tout est mis en œuvre pour faire accepter la situation aux Birmans. La junte a annoncé vouloir organiser un scrutin d’ici un an et mettre en place une « véritable démocratie multipartite » à laquelle personne ne semble vraiment croire.

Le mouvement de désobéissance mené en grande majorité par la jeunesse du pays ne faiblit pas, s’adapte et innove. Comme dans bon nombre de pays, les réseaux sociaux jouent un rôle important de mobilisation, d’information et de communication, au sein même du pays et bien au-delà. La Tatmadaw a rapidement réagi en bloquant Internet à plusieurs reprises et en censurant des réseaux tels que Facebook et Twitter. Mais c’est sans compter la détermination des jeunes qui n’hésitent à contourner ces interdictions en installant des systèmes VPN sur leurs téléphones portables. Toutefois leur mobilisation ne se limite pas à la toile, les protestations se font également dans la rue. Chants, chorégraphies, concerts, clips musicaux, flash mob… les arts envahissent la rue pour exiger le départ de la junte militaire et le retour de la démocratie en Birmanie. La chanson populaire Kabar Ma Kyay Bu (« Nous n’oublierons pas jusqu’à la fin du monde »), emblématique des manifestations de 1988 pour la démocratie elles aussi réprimées dans le sang par l’armée, se fait de nouveau entendre dans les rassemblements populaires.

A chaque jour son originalité, ce mercredi 17 février le mot d’ordre était : « Garez votre voiture en panne ». Ainsi, les manifestants ont arrêté leur voiture sur des routes, bloquant plusieurs axes de circulation de Rangoun afin d’empêcher l’armée de se déployer pour faire évacuer les rassemblements.

Le Parti communiste français (PCF) s’associe à l’appel du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui demande le rétablissement du gouvernement élu lors des élections générales en novembre dernier, ainsi que la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes détenues arbitrairement et la levée de l’état d’urgence.

La détermination pacifiste de la jeunesse birmane pour le retour de la démocratie, de la paix, des droits de l’homme et de l’Etat de droit est forte, elle nécessite le soutient indéfectible et des actes forts de la part des pays membres du conseil de sécurité de l’ONU, et en premier lieu de la France.

Le PCF appelle à une mobilisation de solidarité internationale en soutien au peuple birman dans sa lutte pour recouvrer ses libertés, rétablir la démocratie et pour le respect des droits de l’homme et du droit international.

Méline Le Gourriérec
membre de la Commission des relations internationales

source : https://www.pcf.fr/birmanie_la_jeunesse_mobilisee_pour_la_democratie

Tag(s) : #Birmanie#PCF

Dans ASIE

JAPON : LORS DU RECENT SEISME, DE L’EAU RADIOACTIVE S’EST DEVERSE DANS DEUX CENTRALES DE FUKUSHIMA

Par Le 14/02/2021

Centrale nucléaire Fukushima Daini (Fukushima 2)

De l'eau radioactive se déverse dans deux centrales de Fukushima pendant le récent séisme

© CC BY-SA 2.0 / IAEA Imagebank/Tokyo Electric Power Co., TEPCO / 04780014

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17:26 14.02.2021(mis à jour 17:27 14.02.2021)URL courte

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L’opérateur des centrales nucléaires de Fukushima 1 et 2 a annoncé que le tremblement de terre du 13 février avait entraîné le débordement d’eau des piscines contenant du combustible usé, selon l’agence japonaise de régulation du nucléaire.

Les spécialistes de la société japonaise Tokyo Electric Power Company (TEPCO) ont constaté des fuites d'eau des piscines de combustible irradié dans les centrales nucléaires de Fukushima Daiichi et Daini (1 et 2) suite au séisme de magnitude 7,3 qui s’était produit au large de la préfecture de Fukushima le 13 février, a annoncé ce dimanche 14 février la Commission de réglementation de l'énergie nucléaire japonaise (NRA).

«Une inspection a révélé que quelque 160 millilitres d’eau se sont déversés dans un fossé à côté d’une piscine pour stocker le combustible nucléaire usé de la centrale nucléaire de Fukushima Daini, réacteur 1, en vue du décommissionnement dans la préfecture de Fukushima», a indiqué NRA dans un communiqué.

Environ 1,4 litre de liquide s'est répandu d'une autre piscine, a précisé l’agence, soulignant que ce débordement n’influait pas sur le refroidissement du combustible irradié.

Fuites d’eau radioactive à la centrale accidentée de Fukushima 1

L’agence a confirmé l’information de la chaîne de télévision japonaise NHK qui avait fait état du déversement de 600 millilitres d’eau d’une piscine au réacteur 5 et de 1,6 litre au réacteur 6 de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi (Fukushima 1).

Selon NRA, une autre fuite de 600 millilitres d’eau a été enregistrée dans une piscine utilisée pour le stocker le combustible usé des réacteurs 5 et 6.

NHK avait indiqué que cet incident ne représentait pas de danger pour l’environnement puisque le volume d’eau déversée était faible et que sa teneur en matières radioactives était insignifiante.

Séisme du 13 février

Un tremblement de terre de magnitude 7,3 s’est produit dans le Pacifique, au large de la préfecture japonaise de Fukushima le 13 février, à 23h08 (14h08 UTC). Son foyer se trouvait à une profondeur de 55 kilomètres.

Les secousses ont été ressenties dans au moins 10 préfectures du nord, du nord-est et du centre du pays, y compris à Tokyo. Leur intensité maximale a atteint Shindo 6, sur l'échelle d'intensité sismique japonaise qui va jusqu'au niveau 7 (7 étant le plus fort), dans les préfectures de Fukushima et de Miyagi. Au centre de Tokyo, l’intensité du séisme a été évaluée à Shindo 4.

Selon un nouveau bilan, le séisme a fait au moins 124 blessés dont 66 dans la préfecture de Fukushima.

En 2011, ce même district avait été frappé par un tremblement de terre de magnitude 9,0 qui a fait près de 16.000 morts et plus de 2.500 disparus. Le tsunami qui s’en était ensuivi avait entraîné une catastrophe majeure à la centrale de Fukushima Daiichi (Fukushima 1), provoquant l’évacuation de quelque 160.000 personnes.

https://fr.sputniknews.com/asie_pacifique/202102141045223815-de-leau-radioactive-se-deverse-dans-deux-centrales-de-fukushima-pendant-le-recent-seisme/

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PUTSCH MILITAIRE EN BIRMANIE ET ARRESTATION PAR L'ARMEE DE LA DIRIGEANTE PRO AMERICAINE. BIDEN DEMARRE MAL SON MANDAT FACE A LA PUISSANTE CHINE

Par Le 01/02/2021

Putsch en Birmanie ou comment les USA vivent les mêmes revers en mer Noire, en mer de Chine et dans le golfe persique

Monday, 01 February 2021 2:33 PM  [ Last Update: Monday, 01 February 2021 2:32 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le coup d'Etat au Myanmar/Avia

Et bien la Chine vient de le prouver, elle sait ne pas faire dans la dentelle : un peu à la manière de la Russie dans le dossier du Haut Karabakh où le conflit Arménie-Azerbaïdjan risquait de se transformer en une crise sécuritaire majeure pour Moscou, la Chine a agi à la cosaque au Myanmar. A peine quelques jours après la simulation chinoise d’une attaque contre un porte-avions de la marine américaine dans la mer de Chine méridionale, la Birmanie, arrière-cour de la Chine, vit un coup d'Etat. L’armée birmane a arrêté la pro-américaine dirigeante Aung San Suu Kyi et déclaré l'état d'urgence pour un an. Le motif? la fraude massive dans les élections, fraudes visiblement diligentés depuis l'extérieur et dans l'objectif de faire perdre à la Chine, un allié de taille. 

Bataille navale Iran/Chine contre les USA?

Bataille navale Iran/Chine contre les USA?

Un accord stratégique de 25 ans a été signé entre Pékin et Téhéran... Son contenu inquiète les USA et à raison...

En effet, le 11 janvier, les autorités birmanes et chinoises ont signé un protocole d’accord sur une étude de faisabilité d’une future liaison ferroviaire entre Mandalay, la deuxième ville birmane, au Nord, et Kyaukphyu. Le projet s’intègre dans les « Nouvelles Routes de la Soie » (Belt and Road Initiative, BRI), promues  par Pékin et renvoie à l’expansion du China-Myanmar Economic Corridor (CMEC), un couloir économique sino-birman intégré à la BRI. C'est un couloir à dimension militaire qui boost les liens militaires et le commerce des armes non seulement avec la Birmanie mais encore avec d'autres pays d’Asie comme le Pakistan, le Sri Lanka, les Maldives ou encore Bangladesh. Pékin n'aurait pu donc risquer un virage pro Occident au Myanmar 

À écouter : USA: la Chine ne restera pas les bras croisés

Ces derniers jours la mer de Chine n'a cessé de se ressembler au golfe Persique, la tension étant à son apogée entre une US Navy jouant de ses muscles et une armée chinoise ultra actives sur tous les fronts. Celle-ci a envoyé huit bombardiers H-6K, quatre avions de combat J-16 et un avion de guerre anti-sous-marin Y-8 survoler Taiwan et la voie navigable contestée alors que le groupe de frappe du porte-avions Theodore Roosevelt de la marine naviguait dans la mer de Chine méridionale samedi dernier. Des bombardiers chinois ont récemment simulé une attaque contre un porte-avions de la marine américaine dans la mer de Chine méridionale. Les données de suivi indiquent que le groupe d'attaque des transporteurs américains est entré dans la mer de Chine méridionale par le canal de Bashi alors que les chasseurs chinois traversaient la zone d'identification de la défense aérienne de Taiwan. Le lendemain, un analyste militaire non identifié du continent a déclaré au Global Times, affilié à l'État chinois, que la décision chinoise avait peut-être été un exercice d'entraînement destiné à « renforcer la capacité de combat de l'APL contre les porte-avions américains », car les bombardiers pourraient s'entraîner à lancer une attaque par saturation contre les navires américains.

Chine: l'USS Roosevelt, frappé!

Chine: l'USS Roosevelt, frappé!

Après le golfe Persique, la mer de Chine ou golfe Persique

Mais que cherchent les Etats-Unis au juste? 

La stratégie de Biden tend à mener une guerre hybride à la fois contre la Chine et la Russie, guerre qui passerait par l'imposition d'un régime d'isolement aux deux puissances et ce, dans le but de provoquer un changement de régime grâce à une combinaison de mesures politiques, économiques et militaires. Aussi la composante militaire consiste-t-elle à renforcer les capacités navales, aériennes et spatiales de blocus et de frappe dirigés contre l'axe sino-russe mais aussi contre tous les pays allés ou partenaires. L'Amérique de Biden semble se projeter vers des frappes navales et aériennes à longue portée utilisant des armes hypersoniques et des munitions en essaim, et abandonnant  ses chars et son artillerie lourde, l'expérience des défaites consécutives face à la Résistance et ses combats asymétrique l'ayant visiblement poussé en ce sens. Certains analystes voient même à travers cette propension vers des opérations à  longue portée, des arsenaux de missiles et même des capacités anti-navires, l'écho d'un leçon moyen orientale où la force terrestre US n'a jamais été plus qu'une proie facile. Washington misant donc face à des adversaires de tailles russe et chinois sur la guerre «sans contact». Or dans cette stratégie, les états satellites US  se voient attribuer le rôle de «saignement». Or c'est là que le bat blesse.

La Chine déclare la guerre...

La Chine déclare la guerre...

La Chine durcit le ton et avertit Taïwan 

En Pacifique, les pays concernés où les États-Unis ont actuellement des bases comprennent le Japon et la Corée du Sud, qui ne considèrent ni l'un ni l'autre leur relation avec la Chine comme un jeu à somme nulle. Les Philippines, l'Indonésie, Singapour, la Thaïlande ne montrent aucun signe de vouloir donner aux États-Unis un chèque en blanc dans une situation autre qu'une menace majeure pour leurs propres intérêts vitaux de la part de la Chine. C'est à peu près le même écueil qu'au Moyen Orient et dans le golfe Persique où même le pire ennemi de l'Iran, l'Arabie saoudite, n'est disposé à jouer ad vitaam eternum le rôle de bouc émissaire pour les Etats-Unis. Le coup d'Etat en Birmanie vient de tirer la sonnette d'alarme à l'adresse d'une Amérique dont l’obsession belliciste commence à lui jouer des tours. Entre la mer de Chine, la mer Noire ou encore le golfe Persique, il y a une dynamique anti -Empire qui s'est dégagée et qui commence à faire ses fruits. 

1er clash militaire Biden/Pékin

1er clash militaire Biden/Pékin

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/01/644294/Chine-USA-Birmanie-clash-Taiwan

 

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COUP D'ETAT MILITAIRE EN BIRMANIE : COMME ILS EN ONT L'HABITUDE, LES USA S'INGERENT ET SE DECLARENT PRETS A AGIR

Par Le 01/02/2021

Joe Biden

Coup d'État en Birmanie: les États-Unis se déclarent prêts à «agir»

© REUTERS / JONATHAN ERNST

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06:16 01.02.2021(mis à jour 10:30 01.02.2021)URL courte

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Washington condamne le putsch contre le gouvernement démocratiquement élu d'Aung San Suu Kyi en Birmanie et promet d’«agir contre les responsables» si les arrestations «ne sont pas abandonnées».

Les États-Unis exigent la libération par l'armée birmane de plusieurs dirigeants interpellés, dont la chef de facto du gouvernement Aung San Suu Kyi, et menacent de réagir en cas de refus.

«Les États-Unis s'opposent à toute tentative de modification des résultats des récentes élections ou d'entrave à une transition démocratique en Birmanie et vont agir contre les responsables si ces mesures [les arrestations, ndlr] ne sont pas abandonnées», informe dans un communiqué la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki.

Nous «exhortons l'armée à adhérer aux normes démocratiques et au respect de l'État de droit et à relâcher les personnes arrêtées aujourd'hui», ajoute-t-elle.

La dirigeante Aung San Suu Kyi arrêtée

L'ancienne icône de la démocratie en Birmanie, Aung San Suu Kyi, et le Président Win Myint ont été arrêtés par les forces armées birmanes, d'après son parti qui fait état d'un probable «coup d'État».

 

Aung San Suu Kyi et Win Myint

© AFP 2020 STR

L'armée prend le pouvoir en Birmanie, la dirigeante Aung San Suu Kyi arrêtée

Ces arrestations interviennent alors que le Parlement issu des législatives de novembre devait entamer sa première session dans quelques heures.

 

Les militaires dénonçaient depuis plusieurs semaines plus d'une dizaine de millions de cas de fraudes lors des législatives de novembre, remportées largement par la Ligue nationale pour la démocratie (LND), déjà au pouvoir depuis 2015.

La Birmanie est sortie il y a tout juste 10 ans d'un régime militaire au pouvoir pendant presque un demi-siècle. Les deux derniers coups d'État depuis l'indépendance du pays en 1948, remontent à 1962 et 1988.

https://fr.sputniknews.com/asie_pacifique/202102011045159822-coup-detat-en-birmanie-les-etats-unis-se-declarent-prets-a-agir/

 

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L'UNION ECONOMIQUE EURASIATIQUE DU KAZAKHSTAN JUSQU'A CUBA

Par Le 26/12/2020

L’Union économique eurasiatique: du Kazakhstan jusqu’à Cuba

 Depuis 2 jours  23 décembre 2020

union

 Asie et Afrique - Kazakhstan

 

 

 

 

L’Union économique eurasiatique (UEEA) a accordé le statut d’observateurs à l’Ouzbékistan et Cuba, élargissant par la même occasion son influence régionale et internationale. Retour sur les développements récents et moins récents.

Malgré la vive opposition de nombre d’Etats occidentaux aux processus d’intégration dans l’espace eurasiatique ex-soviétique, principalement de Washington, rien ne semble pour le moment pouvoir stopper un processus enclenché depuis les années 1990 comme une initiative personnelle de Noursoultan Nazarbaïev, devenue une réalité en 2014. Depuis ledit processus poursuit sa lancée.

Il est important encore une fois de rappeler le rôle précisément du Kazakhstan et notamment de son ex-président Nazarbaïev pour que l’UEEA voie le jour. En effet, le leader kazakh à l’instar de nombreux habitants d’Asie centrale était opposé à l’éclatement de l’URSS. Mais lorsque la fin de l’Union soviétique était en train de devenir une réalité, il avait cherché dès les premiers moments à créer et bâtir un autre cadre d’intégration et d’interaction dans l’espace eurasien post-soviétique. Et ce aussi bien dans l’intérêt de son pays le Kazakhstan, que de nombreux autres Etats ayant composé l’URSS.

Dans un commentaire récent, accordé dans le cadre du film-documentaire Traits pour un portrait et diffusé par la chaîne de télévision Khabar, le premier président du Kazakhstan a évoqué comment était venue l’idée de la création de l’Union économique eurasiatique. Fait intéressant: l’initiative de Nazarbaïev était réellement apparue avant même l’éclatement officiel de l’URSS. Sa proposition était alors de créer à la base une union de quatre Etats (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Ukraine), dans les mains de laquelle était concentrée 90% de l’économie soviétique. Tout en proposant aux autres pays de pouvoir l’intégrer, selon leur volonté.

Mais l’idée n’avait pas reçu l’approbation de Mikhaïl Gorbatchev – le dernier leader de l’URSS, ni de Boris Eltsine – le premier président de la Russie post-soviétique. Au lieu de cela c’est la Communauté des Etats indépendants (CEI) qui verra le jour. Pour autant et voyant que la nouvelle organisation ne contribuait pas à une intégration profonde au sein de l’espace concerné, Noursoultan Nazarbaïev avait continué à insister pour qu’une structure d’intégration plus puissante se réalise.

Au final, c’est ainsi que naîtra l’Union économique eurasiatique, devenue aujourd’hui l’une des principales forces motrices aussi bien dans le grand espace eurasien, mais également dans le cadre du concept multipolaire du monde. Deux projets auxquels restent fermement opposés les élites étasuniennes, occidentales et atlantistes.

L’organisation est aujourd’hui composée de la Russie, du Kazakhstan, de la Biélorussie, de l’Arménie et du Kirghizistan. Depuis mai 2018, la Moldavie est devenue membre-observateur de ladite structure. Des accords de libre-échange ont été signés avec le Vietnam (mai 2015), l’Iran (mai 2018), le Singapour et la Serbie (tous deux en octobre 2019).

Désormais – deux nouveaux Etats ont rejoint avec l’aval des pays membres les observateurs de l’organisation: à savoir l’Ouzbékistan et Cuba. Dans le cas du premier, il s’agirait vraisemblablement que de la première étape du processus d’intégration. Sachant que lors du sondage mené en mai de cette année, ¾ des citoyens ouzbeks avaient soutenu l’intégration de leur pays au sein de l’UEEA. Fait notable: parmi eux – beaucoup de jeunes.

En ce qui concerne Cuba, les éléments d’une coopération multisectorielle donnent non seulement des avantages, notamment économiques, évidents pour l’île de la liberté, mais peuvent également ouvrir la voie à une interaction encore plus large entre l’Eurasie et l’Amérique latine. Le tout au moment où nombre d’Etats latino-américains soutiennent fermement l’ère multipolaire mondiale. Parmi eux, on peut citer le Venezuela, le Nicaragua, la Bolivie ou encore l’Argentine.

Dans le cas de l’espace eurasien, une grande puissance comme l’Iran pourrait devenir également membre-observateur de l’Union économique eurasiatique prochainement. Des négociations sont prévues en ce sens. A noter que la République islamique est déjà membre-observateur d’une autre grande structure internationale basée en Eurasie – en l’occurrence l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), une structure dans laquelle elle devrait devenir membre à part entière dans un avenir proche.

Et lorsqu’on sait que ces événements majeurs, dans le cadre de l’UEEA, se sont réalisés en l’espace d’un peu plus de six ans – de la création aux événements actuels, il est évident que l’espace eurasien aura pour mission de poursuivre le renforcement observé. Et ce malgré la vive opposition des nostalgiques de l’unipolarité.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Source : Observateur Continental

https://french.almanar.com.lb/1969530

 

Dans ASIE

QUINZE PAYS D’ASIE ET DU PACIFIQUE SIGNENT UN ACCORD DE LIBRE-ECHANGE, ACCORD LE PLUS IMPORTANT DU MONDE AUTOUR DE LA CHINE

Par Le 15/11/2020

ASIE-PACIFIQUE

Quinze pays d’Asie et du Pacifique signent un accord de libre-échange autour de la Chine

Ce Partenariat régional économique global (RCEP) devient l’accord commercial le plus important du monde en termes de PIB.

Publié aujourd’hui à 06h23, mis à jour à 08h35

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Le premier ministre vietnamien, Nguyen Xuan Phuc, échange avec ses homologues lors du sommet virtuel de l’Asean, à Hanoï, le 15 novembre. NHAC NGUYEN / AFP

Quinze pays d’Asie et du Pacifique ont signé dimanche 15 novembre un important accord commercial, promu par la Chine, à l’occasion de la clôture d’un sommet virtuel de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) qui avait débuté jeudi.

Ce Partenariat régional économique global (RCEP) devient l’accord commercial le plus important du monde en termes de produit intérieur brut (PIB), selon des analystes, et concernera plus de 2 milliards d’habitants.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  La position privilégiée de l’Asie du Sud-Est dans la guerre commerciale Chine - Etats-Unis

Libre-échange et propriété intellectuelle

Il vise à créer une gigantesque zone de libre-échange entre les dix Etats de l’Asean – Indonésie, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Philippines, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Laos et Brunei – et la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

L’accord comprend également la propriété intellectuelle, mais exclut tout ce qui touche à la protection des travailleurs et à l’environnement. L’Inde devait également rejoindre ce pacte commercial sans précédent mais a décidé l’an dernier de s’en retirer par crainte de voir des produits chinois à bas prix envahir son marché. New Delhi a toutefois la possibilité de rejoindre cet accord plus tard.

30 % du PIB mondial

Le RCEP, dont les membres représentent 30 % du PIB mondial, sera « une étape majeure pour la libéralisation du commerce et de l’investissement » dans la région, a estimé Rajiv Biswas, économiste en chef pour l’Asie et le Pacifique du consultant IHS Markit.

La signature de cet accord survient dans un contexte de forte crise économique en raison de l’épidémie de Covid-19 pour les dix membres de l’Asean. Beaucoup de signataires luttent encore contre le coronavirus et espèrent que le RCEP les aidera à atténuer le coût de la pandémie, qui a donné un énorme coup de frein à leurs économies.

« Dans les circonstances mondiales actuelles, le fait que le RCEP ait été signé après huit ans de négociations apporte un rayon de lumière et d’espoir au milieu des nuages », a déclaré le premier ministre chinois, Li Keqiang, après la signature virtuelle.

Réponse à la passivité des Etats-Unis

Ce pacte commercial est également largement considéré comme le moyen pour la Chine d’étendre son influence dans la région et d’en déterminer les règles, après des années de passivité de la part des Etats-Unis pendant la présidence de Donald Trump.

En janvier 2017, ce dernier avait retiré son pays du grand projet concurrent, le Traité de libre-échange transpacifique (TPP), promu par son prédécesseur démocrate, Barack Obama.

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/15/accord-de-libre-echange-dans-quinze-pays-d-asie-et-du-pacifique_6059791_3210.html

 

Dans ASIE

LA MÉTHODE JAKARTA : COMMENT LES USA ONT UTILISE LE MEURTRE DE MASSE POUR VAINCRE LE COMMUNISME

Par Le 11/08/2020

La méthode Jakarta: comment les USA ont utilisé le meurtre de masse pour vaincre le communisme

Un nouveau livre retrace la façon dont Washington a aidé le gouvernement indonésien à massacrer plus d’un million de personnes à cause de leurs idées politiques.

Par Daniel Larison

Mondialisation.ca, 10 août 2020

The American Conservative 5 août 2020

Région : 

Thème: 

Selon le récit dominant de la Guerre froide, si le communisme a été vaincu dans nombre de pays, c’était avant tout dû au modèle civilisationnel supérieur qu’offre le capitalisme, avec son accent sur les libertés individuelles et la responsabilité personnelle. Un regard sur l’histoire révèle une réalité beaucoup plus sombre et expéditive.

A noter : cet article a été publié sur l’organe paléoconservateur (soit de droite) américain American Conservative. Ce n’est donc en rien de la propagande pro-communiste – simplement un compte-rendu honnête de faits historiques. On peut ajouter que la démarche de l’auteur, Daniel Larison, est d’autant plus respectable qu’elle va contre les biais idéologiques du lectorat du site qu’il dirige – au risque d’en perdre une partie. Inutile de dire que ce type d’intégrité intellectuelle devrait être un exemple pour nous tous.

Entelekheia


La dénommée « Longue Paix », après 1945, était couverte de sang d’innocents. Les Américains préfèrent généralement se souvenir de la Guerre froide comme d’un triomphe essentiellement pacifique ponctué d’une poignée de débâcles, mais pour beaucoup de personnes vivant dans des pays non alignés et nouvellement indépendants après la Seconde Guerre mondiale, l’expérience de la Guerre froide a été marquée par l’horreur et la dévastation.

Les nations qui avaient le malheur d’être considérées comme importantes dans la lutte contre le communisme ont enduré les pires souffrances. Le fanatisme anticommuniste a fait des millions de victimes pendant la Guerre froide. Les atrocités commises contre ces peuples ont souvent été oubliées en Occident, quand elles étaient connues tout court. C’est surtout vrai aux États-Unis, puisque notre gouvernement a souvent encouragé et aidé des acteurs locaux dans leurs crimes contre leur propre peuple.

Nous ignorons généralement cet aspect de la Guerre froide parce qu’il est laid et parce que notre gouvernement porte une responsabilité considérable dans ce qui est arrivé à ces pays. Il ne correspond pas à la fable de « l’ordre libéral » que nos dirigeants se racontent et nous racontent. Il ne correspond pas à nos évaluations flatteuses de notre rôle de bienfaiteurs dans le monde, mais c’est une partie importante de l’histoire de notre politique étrangère que nous ne pouvons pas nous permettre d’oublier. Lorsque des hommes politiques et des experts menacent allègrement aujourd’hui d’une nouvelle Guerre froide contre la Chine, nous devons comprendre les destructions que cela entraînerait pour des personnes innocentes dans de nombreux autres pays. Nous ne devons pas commettre de nouveau des erreurs aussi coûteuses en vies humaines.

L’Indonésie était considérée comme un pays crucial dans les années 1960, car c’était l’un des principaux pays non alignés, avec le plus grand parti communiste en dehors de l’URSS et de la Chine. Les responsables américains y voyaient un « atout » bien plus précieux que le Sud-Vietnam, et en 1965-66, elle a été violemment annexée à l’orbite américaine à travers des massacres. L’armée indonésienne, sous la direction de Suharto et de ses auxiliaires, a perpétré des meurtres de masse contre des communistes et des personnes présumées communistes, et elle a assassiné jusqu’à un million d’innocents sans autre raison que leur affiliation politique présumée.

Ces meurtres de masse et leurs conséquences pour le reste du monde font l’objet d’un ouvrage exceptionnel de Vincent Bevins, The Jakarta Method (La méthode Jakarta). Bevins est un correspondant international qui a travaillé d’abord au Brésil, puis en Indonésie. Pendant son séjour dans ce pays, il a commencé à enquêter sur l’histoire du massacre de 1965-66, qui est toujours officiellement nié par le gouvernement. En fouillant les histoires des survivants et en suivant les conséquences de l’ « Operation Annihilation » (le nom interne de l’armée de la campagne d’extermination), il a trouvé des liens entre ce qui s’était passé en Indonésie au milieu des années 60 et les campagnes brutales menées en Amérique latine par les dictatures alignées sur les États-Unis dans les décennies qui ont suivi. Dans ces autres pays, « Jakarta » est devenu un mot-code pour désigner les massacres d’ennemis des fanatiques anticommunistes, et le meurtre de masse perpétré en Indonésie a été présenté comme un modèle à suivre.

Non seulement le gouvernement américain était au courant du massacre en Indonésie, mais il l’avait activement encouragé et avait fourni aux tueurs des listes de noms. Bevins écrit :

Mais après sept ans d’étroite coopération avec Washington, l’armée était déjà bien équipée. Vous n’avez pas non plus besoin d’un armement avancé pour arrêter des civils qui n’opposent presque aucune résistance. Mais ce dont les responsables de l’ambassade des USA et de la CIA avaient décidé que l’armée avait vraiment besoin était d’informations. En collaboration avec les analystes de la CIA, le responsable politique de l’ambassade, Robert Martens préparait des listes avec les noms de milliers de communistes et de présumés communistes, et les remettaient à l’armée, afin que ces personnes puissent être assassinées et « radiées » de la liste. »

Un autre million de personnes ont été rassemblées dans des camps de concentration, où elles ont été soumises à la famine, au travail forcé, à de la torture et à de la rééducation idéologique. Ce fut une « victoire » ignoble dont personne ne voulait se souvenir.

Bevins raconte cette histoire de manière objective et dépassionnée, et il tisse soigneusement les histoires des survivants qu’il a rencontrés au cours de son enquête. Il nous emmène sur les sites des massacres de Bali, où se trouvent aujourd’hui des hôtels touristiques. Il nous présente des Indonésiens qui ont perdu leur famille et leurs amis dans ces massacres, et il montre comment les survivants sont toujours ostracisés et considérés avec suspicion, toutes ces décennies plus tard. L’une des survivantes qu’il a rencontrées, une femme âgée nommée Magdalena, vit aujourd’hui dans la pauvreté après sa libération de prison. Il raconte qu’elle a été « marquée à vie » à cause de son passé, et qu’elle n’a aucun lien avec sa famille, car tous ces liens ont été coupés après qu’elle ait été accusée d’être communiste. Comme le note Bevins, cette « situation est extrêmement fréquente chez les survivants de la violence et de la répression de 1965 ». En plus de ceux qui ont été tués dans les massacres, il y a des dizaines de millions de victimes et de parents de victimes encore en vie aujourd’hui.

Il retrace également l’utilisation des tactiques employées contre des innocents Indonésiens au Brésil, au Chili, en Argentine et ailleurs en Amérique latine, et nous rappelle que les habitants de ces pays vivent toujours dans l’ombre des dictatures soutenues par les États-Unis qui étaient au pouvoir dans les années 1970 et 1980. La dictature brésilienne qui s’était emparée du pouvoir avant la prise de pouvoir de Suharto a ensuite cherché à imiter ce qui s’était passé en Indonésie. Le gouvernement chilien de Pinochet l’a fait, bien qu’à plus petite échelle, et la « sale guerre » en Argentine a suivi. La piste se poursuit en Amérique centrale jusqu’à la fin de la Guerre froide. Beaucoup d’éléments individuels de l’histoire de Bevins sont peut-être connus, mais il a établi entre eux des liens que la plupart des Américains ne connaissent pas.

Alors qu’il essaie de donner un sens aux horribles événements qu’il a décrits dans le livre, Bevins nous offre cette sinistre mais juste conclusion :

Si l’on considère les choses sous cet angle, les grands perdants du XXe siècle ont été ceux qui croyaient trop sincèrement en l’existence d’un ordre international libéral, ceux qui faisaient trop confiance à la démocratie, ou trop à ce que les États-Unis disaient soutenir, plutôt qu’à ce qu’ils soutenaient réellement – à ce que les pays riches disaient, plutôt qu’à ce qu’ils faisaient. Ce groupe a été anéanti. »

Lorsqu’il a parlé à Winarso, le chef du Sekretariat Bersama ’65, l’organisation qui défend les intérêts des survivants du massacre, Bevins lui a demandé qui avait gagné la Guerre froide. Winarso lui répondit que les États-Unis avaient gagné. Lorsqu’il lui a ensuite demandé comment, Winarso a répondu simplement : « Vous nous avez tués ».

De plus, ces gens ont été tués pour rien.

On ne soulignera jamais assez que les victimes en Indonésie et dans les autres pays dont Bevins parle étaient des innocents. Elles ont été tuées en masse uniquement parce qu’elles avaient ou étaient censées avoir certaines convictions politiques. Bevins écrit : « Ils ont été condamnés à l’anéantissement, et presque tous ceux qui les entouraient ont été condamnés à une vie entière de culpabilité, de traumatisme, et à se faire dire qu’ils avaient impardonnablement péché à cause de leur association avec les espoirs les plus sincères de la politique de gauche ». Ils n’avaient rien fait de mal. Ils ont eu l’horrible malchance d’être pris au milieu d’une rivalité internationale pour le pouvoir et l’influence qui n’avait rien à voir avec eux, et ils ont été écrasés parce qu’il était avantageux pour notre gouvernement et ses pays-clients qu’ils soient écrasés.

Il y a quelques mois, Hal Brands [de Bloomberg, NdT] a écrit un article dans lequel il suggérait que les États-Unis pourraient soutenir des changements de régime secrets dans le cadre d’une rivalité avec la Chine. D’un côté, il citait la conquête de Suharto en Indonésie comme un exemple de réussite « rentable », et de l’autre, il en reconnaissait le coût humain effroyable, qui se mesure en centaines de milliers de vies. Voici comment il a décrit la complicité des États-Unis dans les massacres : « Le soutien de la CIA a aidé l’armée indonésienne à consolider son pouvoir après qu’elle ait renversé un Sukarno de plus en plus anti-américain en 1965, évitant ainsi la perspective de voir le plus important pays d’Asie du Sud-Est devenir hostile aux USA ». Il reconnaît que cela a impliqué les États-Unis dans une « violence horrible », mais il reste très vague sur ce que les États-Unis ont fait là-bas. Si l’Indonésie est considérée comme une « victoire » pour les partisans des changements de régime, alors l’idée de promouvoir des changement de régime est absolument honteuse et ne devrait plus jamais avoir droit de cité.

Si une stratégie repose sur des politiques qui conduisent au meurtre gratuit de tant de personnes innocentes, il est temps de la rejeter et d’en trouver une autre. Soutenir un changement de régime dans un autre pays est souvent présenté comme une solution rapide à un problème que les États-Unis ont dans le monde, mais la plupart du temps, cela finit par échouer. Même lorsque les changements de régime « fonctionnent » à court terme, ils infligent un terrible tribut aux habitants du pays visé. Les États-Unis feraient bien de rejeter tout changement de régime, secret ou non, et de respecter la souveraineté et l’indépendance des autres États. Les États-Unis devraient également éviter une nouvelle Guerre froide avec une grande puissance rivale qui conduirait à des crimes aussi monstrueux que le massacre en Indonésie.

Daniel Larison

 

Article original en anglais :

The Jakarta Method: How the U.S. Used Mass Murder to Beat Communism

The American Conservative 5 août 2020

Traduction et note d’introduction Corinne Autey-Roussel pour Entelekheia
Photo : Soldats indonésiens arrêtant des villageois lors de la purge des communistes en 1965-66 / Vannessa Hearman.

Daniel Larison est rédacteur en chef de TAC. Il a été publié dans le New York Times Book Review, Dallas Morning News, World Politics Review, Politico Magazine, Orthodox Life, Front Porch Republic, The American Scene et Culture11, et a été chroniqueur pour The Week. Il est titulaire d’un doctorat en histoire de l’université de Chicago.

La source originale de cet article est The American Conservative

Copyright © Daniel LarisonThe American Conservative, 2020

https://www.mondialisation.ca/la-methode-jakarta-comment-les-usa-ont-utilise-le-meurtre-de-masse-pour-vaincre-le-communisme/5648212


 

Dans ASIE

JAPON : LES IRRADIES DE LA "PLUIE NOIRE" RADIOACTIVE D'HIROSHMA EN 1945 ENFIN RECONNUS COMME VICTIMES

Par Le 30/07/2020

Japon: les irradiés de la «pluie noire» d'Hiroshima en 1945 enfin reconnus comme victimes

Publié le : Modifié le : 

Hiroshima le 6 août 1945 après l'explosion de la bombe nucléaire américaine

Hiroshima le 6 août 1945 après l'explosion de la bombe nucléaire américaine AFP

Texte par :RFISuivre

2 mn

Un tribunal d'Hiroshima élargit la définition des survivants de la bombe atomique pour y inclure des personnes atteintes de ce qu'on a appelé la « pluie noire » radioactive qui avait suivi, le 6 août 1945, le bombardement nucléaire américain sur la ville, suivi trois jours plus tard, de celui de Nagasaki. Soixante quinze ans après la fin de la Deuxième guerre mondiale, le tribunal d'Hiroshima décide que 84 victimes de la « pluie noire » dont la moyenne d'age est  de plus de 80 ans, peuvent enfin bénéficier des prestations médicales accordées aux survivants du bombardement.

 

avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Gonichi KIMURA, Motifs de kimono incrustés par brûlure dans la peau Premier hôpital militaire d’Hiroshima, vers le 15 août 1945, photographie Hiroshima, Mémorial de la Paix d’Hiroshima.

Gonichi KIMURA, Motifs de kimono incrustés par brûlure dans la peau Premier hôpital militaire d’Hiroshima, vers le 15 août 1945, photographie Hiroshima, Mémorial de la Paix d’Hiroshima. Photograph by Gonichi Kimura, Courtesy Hiroshima Peace Memorial

Jusqu'en 1957, les atomisés d'Hiroshima ne bénéficient d'aucune assistance spéciale. Le gouvernement japon crée alors un système d'allocations et de soins gratuits en fonction de la proximité de la déflagration. Dans un rayon de 2 à 3 km, pas au-delà. Pour réduire les coûts de traitement des atomisés - des hibakusha- qui meurent à petit feu de cancers dus aux radiations. Les victimes de la « pluie noire » radioactive ne sont pas reconnues comme des survivants du bombardement.

► À lire aussi : 70 ans après, le Japon toujours hanté par le feu nucléaire d'Hiroshima

Soixante quinze ans plus tard, le juge du tribunal de district d'Hiroshima, Yoshiyuki Takashima déclare donc qu'elles aussi souffrent de maladies liées à la bombe. Et remplissent les conditions juridiques exigees des hibakusha. A ce jour, le gouvernement japonais reconnaît 136 682 personnes en tant qu'hibakusha en comptant ceux de Nagasaki.

Après la guerre, le Japon fait de ses atomisés des êtres déshumanisés,
rejetés par les entreprises. A l'époque, on craint que l'irradiation soit contagieuse. De nombreux atomisés ne s'enregistrent pas par peur des discriminations dont ils sont victimes.

► À écouter aussi : le témoignage de deux hibakusha d'Hiroshima, Fréquence Asie du 4 août 2018

Fillette de 11 ans qui avait perdu ses cheveux plus d'une semaine après l'explosion d'Hiroshima. Elle se trouvait dans une maison en bois à 2 km de l'hypocentre.

Fillette de 11 ans qui avait perdu ses cheveux plus d'une semaine après l'explosion d'Hiroshima. Elle se trouvait dans une maison en bois à 2 km de l'hypocentre. PD-USGOV

https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20200730-japon-irradi%C3%A9s-1945-victimes-pluie-noire-enfin-reconnus?xtor=EPR-300-[Quotidienne_monde]-20200730-[contenu]-1141106044976


 

Dans ASIE

JAPON : APRES UNE POUSSÉE DE COVID-19, DEUX BASES MILITAIRES US SE CONFINENT A OKINAWA. LA PRESENCE DE TROUPES US EST TRÈS CONTESTÉE DANS CETTE ÎLE

Par Le 13/07/2020

Coronavirus: deux bases militaires américaines se confinent au Japon

Coronavirus: deux bases militaires américaines se confinent au Japon

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Par AlAhed avec AFP

Deux bases militaires américaines à Okinawa (sud du Japon) se sont confinées après une poussée des cas de coronavirus en leur sein, qui a provoqué des remous dans cette île où la présence de troupes américaines est très contestée.

Le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a déclaré lundi que 62 cas de Covid-19 avaient été détectés ces derniers jours au sein des forces américaines stationnées à Okinawa.

La plupart de ces cas ont été recensés dans la base aérienne du corps des Marines de Futenma ainsi que dans une autre base américaine de l'île subtropicale, Camp Hansen, a ajouté Yoshihide Suga.

Restrictions jusqu'à nouvel ordre

L'administration du corps des Marines dans le Pacifique a réagi en décidant de suspendre quasiment toutes les sorties, selon des directives publiées sur son compte Facebook.

Ces restrictions imposées «jusqu'à nouvel ordre» s'appliquent à tous les Marines ainsi qu'aux civils travaillant sur place et à leurs familles, est-il précisé.

Un responsable de la préfecture d'Okinawa a confirmé à l'AFP que ces restrictions s'appliquaient seulement dans les bases de Futenma et de Camp Hansen.

Les effectifs de ces deux bases n'étaient pas divulgués pour «raisons de sécurité», a ajouté ce responsable, tandis que les autorités militaires américaines n'étaient pas joignables dans l'immédiat.

Tensions avec les élus locaux

L'annonce de ces foyers d'infection a ravivé les tensions avec les élus locaux d'Okinawa, alors que de nombreux insulaires contestent la forte présence militaire américaine locale.

Occupé par les Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale puis rétrocédé à Tokyo en 1972, l'archipel d'Okinawa héberge une grande partie des quelque 50.000 militaires américains présents au Japon, alors qu'il représente moins de 1% de la superficie totale du pays.

Le gouverneur de la région, Denny Tamaki, s'est dit samedi «choqué» par le nombre de cas de coronavirus dans les bases américaines de l'île.

«Je ne peux pas m'empêcher d'avoir de sérieux doutes» quand à l'efficacité de leurs mesures de prévention contre le risque d'infections, a déclaré Denny Tamaki à la presse.

La préfecture d'Okinawa a demandé au gouvernement central japonais ainsi qu'aux autorités militaires américaines de transmettre plus rapidement leurs informations sur ces foyers infectieux.

La région a aussi demandé à ce que les militaires américains et leurs familles arrivant à Okinawa observent désormais une quarantaine dans le périmètre des bases, et non plus dans des hôtels à l'extérieur de celles-ci.

https://www.french.alahednews.com.lb/35877/341


 

Dans ASIE

APRES UN VOYAGE DE 19 JOURS, 11920 KM A TRAVERS 7 PAYS, ARRIVÉE D'UN TRAIN DE FRET CHINOIS CHARGE DE MATERIEL DE PROTECTION CONTRE LE COVID-19

Par Le 24/06/2020

 

Arrivée à Paris d'un train de fret chinois chargé de matérial de protection contre le COVID-19 (REPORTAGE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-06-24 à 01:35
 

PARIS, 23 juin (Xinhua) -- Après un voyage de 19 jours, un train de fret Chine-Europe, rempli de masques et d'autre matériel médical, est arrivé mardi matin à Paris en France.

Parti le 4 juin de Nanchang, dans la province chinois du Jiangxi (est), ce train a déchargé mardi ses marchandises à Valenton, dans le sud-est de Paris, après un voyage de 11.920 km à travers sept pays. C'est le premier train de fret spécial Chine-France chargé du matérail de protection contre le COVID-19. Il a apporté du matériel médical dont la France, en crise sanitaire, a besoin d'urgence, tels que de 20 millions de masques chirurgicaux, des gants, des sacs hydrosolubles, des distributeurs de gel sans contact, ainsi que d'équipements pour le personnel hospitalier.

Lyazid Benhami, vice-président de l'Association des Amitiés Franco-Chinoises de Paris, a déclaré à Xinhua que cette opération du premier train sanitaire en provenance de la Chine vers la France "prouve que les relations franco-chinoises sont plus solides que jamais, que désormais la logistique a rejoint la coopération scientifique franco-chinoise dans la lutte contre le COVID 19".

"En cette période de crise sanitaire, nous sommes heureux de constater que le volume important convoyé, dont 20 millions de masques chirurgicaux et des équipements de protection, soit à la hauteur de la demande et des besoins des consommateurs et du marché", a-t-il ajouté.

En outre, M. Benhami a qualifié les trains de fret Chine-Europe d'"opportunité" pour les échanges franco-chinois. "L'adage du gagant-gagnant est bien réel pour tous, dont l'environnement, les entreprises et les consommateurs", a-t-il indiqué.

À l'origine de ce projet de fret ferroviaire Chine-France se trouve la coopération entre le Groupe chinois Cosco Shipping, et Forwardis, une filiale de SNCF Logistics, ainsi que BIFP, distributeur de la marque Hygial.

Le directeur international du Transport ferroviaire de marchandises de SNCF, Nicholas Giraud, a déclaré que la solution ferroviaire s'est révélée la plus efficace en termes de coûts et de capacité d'emport.

"Avec l'équivalent de six avions cargos dans un seul train,le coût du transport ferroviaire est 30 fois moins cher que celui du transport aérien. Et en termes environnementaux, l'empreinte carbone du train est 15 fois inférieure à celle de l'avion. Par rapport au maritime, la durée du voyage en train est approximativement deux fois inférieure", a-t-il précisé.

Xavier Wanderpepen, responsable des activités de transport ferroviaire de fret entre la Chine et l'Europe à Forwardis, a révélé qu'outre les masques spéciaux, les gants médicaux et les combinaisons de protections, ce train a transporté aussi des distributeurs de gel hydroalcooliques qui seraient installés dans toutes les écoles de la région parisienne pour la rentrée de septembre.

Accueillir l'arrivée du train, "c'est un peu pour nous comme la Tour Eiffel accueille et salue le Palais impérial de Pékin!", a-t-il commenté.

"Grâce à ce train, nous souhaitons proposer aux entreprises françaises et chinoise des solutions en train occasionnels. Nous souhaitons travailler avec la Chine sur le développement des wagons de fret avec des essieux à écartements variables capables de s'adapter aux écartements en Europe occidentale, en Russie et en Chine. Dans quelques années, nous pourrons relier la Chine et l'Europe en dix jours", a-t-il prévu.

Lancé en 2011, les services de transport ferroviaire Chine-Europe sont considérés comme une partie importante de l'initiative "la Ceinture et la Route" pour stimuler le commerce entre la Chine et les pays participant au programme. Malgré la pandémie de coronavirus, les services se sont maintenus comme un moyen de transport fiable.

De janvier à mai de cette année, le nombre de trains de fret Chine-Europe a augmenté de 28% et le volume de marchandises expédiées était en hausse de 32% en glissement annuel, alors qu'un total de 12.524 tonnes de matériel de protection contre l'épidémie ont été expédiées.

http://french.xinhuanet.com/2020-06/24/c_139162017.htm


 

Dans ASIE

INDONÉSIE : REPRESSION POLICIÈRE CONTRE LES PAYSANS MÉCONTENTS DU VOL DES TERRES PAR UNE FILIALE DE MICHELIN

Par Le 24/06/2020

Indonésie : Répression policière contre les paysans mécontents de l’accaparement des terres par une filiale de Michelin

 15 JUIN 2020  ASIE DU SUD EST ET DE L'ESTCAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA RÉFORME AGRAIRECAPITALISME INTERNATIONAL ET LIBRE ÉCHANGESOUVERAINETÉ ALIMENTAIRETERRE, EAU ET TERRITOIRES

Les paysans du district de Tebo, dans la province indonésienne de Jambi, qui résistent depuis longtemps aux tentatives d’accaparement des terres par les grandes entreprises de plantation de la région, ont été choqués lorsque la police a arrêté Junawal, un leader et organisateur paysan local, le 26 mai 2020.

Junawal

M. Junawal est le président de l’unité Tebo du Serikat Petani Indonesia (SPI – Union des Paysans Indonésiens) et dirigeait la résistance locale contre le PT Lestari Asri Jaya (PT LAJ) – une filiale de Royal Lestari Utama (RLU).

RLU est une entreprise commune entre PT Barito Pasifik et la géante multinationale française de la fabrication de pneus Michelin. Par l’intermédiaire de ses filiales, RLU gère plus de 88 000 hectares de terres de plantation à Jambi et à Kalimantan Est.

Depuis sa création, PT- LAJ a été sous les feux de la rampe pour toutes les mauvaises raisons. Les paysans affirment qu’au nom des “plantations de caoutchouc naturel”, ce qui se passe en fait est un accaparement de terres par des entreprises à grande échelle, avec le soutien d’institutions internationales. Par exemple, ce conflit dans le district de Tebo trouve son origine dans le Tropical Landscapes Finance Facility (TLFF), un partenariat entre l’ONU Environnement, le Centre mondial d’agroforesterie, ADM Capital et BNP Paribas. Dans le cadre d’une obligation de durabilité de 95 millions de dollars, ce partenariat finance une plantation durable de caoutchouc naturel sur des terres fortement dégradées dans deux provinces d’Indonésie, dont l’une dans la province de Jambi.

La Via Campesina dénonce depuis longtemps ces tentatives de “green-washing”, qui sapent toujours l’agriculture paysanne et les véritables solutions au changement climatique. Ces tentatives permettent en effet de faire de bonnes affaires pour les entreprises du secteur du carbone, les ONG internationales de conservation, les consultants et les pays industrialisés.

Le 10 juin, des milliers de paysans du SPI ont organisé une manifestation pacifique devant le quartier général de la police de Tebo pour demander la libération immédiate de M. Junawal.

“Cette zone couvre des villages entretenus par des familles paysannes organisées sous l’étendard du SPI, et nous avions fait des pas importants vers la souveraineté alimentaire de la région. Junawal essayait seulement de protéger son village et leur mode de vie, et il n’y a aucune raison qu’il soit en prison pour cela”, a déclaré M. Sarwadi, qui coordonne l’unité régionale Jambi du SPI.

Le programme de réforme agraire – une initiative de politique publique du gouvernement Jokowi (le président de la République d’Indonésie) qui a fait couler beaucoup d’encre – garantit aux familles paysannes le droit et la propriété de leurs terres et leur donne le contrôle total du système de production alimentaire local. Il est né après des années de lutte menée par des syndicats de paysans comme le SPI. Ce programme aborde diverses questions agraires, notamment la distribution de certificats fonciers et de parcelles de terres forestières.

À Tebo, cependant, les habitants racontent une histoire différente. De grandes entreprises de plantation ont assiégé la région pour y établir des plantations de bois, et les familles paysannes accusent ces entreprises d’expulsions forcées permettant le défrichement à grande échelle.

“Tout en soutenant pleinement le programme de réforme agraire du gouvernement, les paysans organisés dans le cadre du SPI ont travaillé dur pour assurer la souveraineté alimentaire de notre pays. Ce faisant, nous avons construit des écoles, des marchés locaux, des coopératives dirigées par des paysans, des centres culturels et religieux dans tout le pays, y compris ici dans le district de Tebo. Pourtant, pour faire plaisir à quelques grandes entreprises de plantation, notre peuple est criminalisé ? Sur quelle base ?”, a demandé furieusement un paysan qui fait partie de la direction centrale de l’Union.

La répression a galvanisé les membres du SPI dans tout le pays.

“Notre frère Junawal est accusé d’avoir brûlé cinq unités d’équipement lourd appartenant au PT LAJ le 14 mai 2019. Le fait est que Junawal s’est levé contre l’accaparement de terres, l’expulsion des paysans de leurs jardins et leurs villages de réforme agraire dirigés par M. Jokowi, tous ces actes ayant été perpétrés impunément par le PT LAJ”, a déclaré Sarwadi.

Junawal et les paysans du SPI de Tebo Regency défendent leurs droits fonciers garantis par la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). Défendre nos droits est devenu un crime”, a ajouté un Sarwadi.

Pour plus d’informations sur ce conflit, veuillez consulter le site spi.or.id, disponible uniquement en Bahasa Indonesia.

Article connexe :
https://spi.or.id/spi-jambi-hentikan-penggusuran-dan-kriminalisasi-petani-spi-tebo-oleh-pt-laj/


 

Dans ASIE

JAPON : LA PLUS GRANDE BASE MILITAIRE US VISÉE?

Par Le 23/06/2020

Japon : forte explosion dans la plus grande base aérienne US, Kadena, dans le Pacifique

Tue Jun 23, 2020 10:18AM

La base aérienne de Kadena à Okinawa/Pinterest

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La base aérienne de Kadena à Okinawa/Pinterest

Une forte explosion s'est produite dans la plus grande base américaine dans le Pacifique, située juste en face de la mer de Chine orientale et alors que la Corée du Nord,  intriguée ces derniers jours par des "actes de provocation US"  vient de déployer ses troupes sur la frontière sud et de menacer les bases US dans la région. Kadena, située sur l'île d'Okinawa, abrite quelque 20 000 marines américains et leurs familles. La 18ème unité de l'US Air Force, 353ème division des forces spéciales US, 733ème division des escadrons mobiles US, 82ème division des escadrons de reconnaissance de l'Armée US, 390ème escadron d'Intelligence, sont stationnées à Kadena. 

Le Japon ne veut plus de radars Aegis américains

Le Japon ne veut plus de radars Aegis américains

Le Japon arrête le déploiement du système de défense antimissile américain Aegis Ashore.

Selon des médias japonais, citant des sources américaines, une puissante explosion s'est fait retenir sur la base, laissant au moins 8 blessés, tous des militaires et endommageant trois avions militaires, des blindés US. Ceci étant, les sources américaines sont les moins fiables dans cette histoire dans la mesure où les habitants de l'île réclament depuis très longtemps le départ des Américains et que Tokyo n'a accepté qu'au bout des lèvres les frais draconiens imposés par les Américains dans le cadre d'une prolongation récente de la présence militaire US au Japon. Les sources affirment en outre que l'explosion "serait due à une détonation spontanée dans un réservoir chargé de produits chimiques", ce qui aggrave encore le cas avec le risque de fuite de matière toxique à Okinawa.

Pacifique occidental: un F-18 s'écrase!

Pacifique occidental: un F-18 s'écrase!

Un F/A-18F Super Hornet de la Marine US, déployé sur le porte-avions de classe Nimitz Theodore Roosevelt, s’est écrasé dans la mer des Philippines.

Des images diffusées à la télévision japonaise ont montré d'épais panaches gris de fumée sortant du bâtiment. La presse japonaise a affirmé qu’environ 45 personnes ont été intoxiquées par l'exposition à la fumée ou au chlore gazeux de l’incendie. Plus de la moitié des quelque 50 000 soldats américains au Japon sont stationnés à Okinawa dans le cadre d'un pacte de sécurité bilatéral. De nombreux habitants d'Okinawa se plaignent depuis longtemps des risques environnementaux, du bruit et de la criminalité liés à la base.

L'impact environnemental de ce qui se passe dans les bases américaines est une préoccupation majeure à Okinawa. En avril, plus de 140 tonnes de mousses anti-incendie soupçonnées de contenir des substances cancérigènes se sont échappées de la Marine Corps Air Station Futenma (MCAS Futenma). Mais ceci n'est que le côté japonais de cet "incident", du jamais vu depuis que les troupes américaines occupent le Japon sous prétexte à avoir à assurer la sécurité de l'île face à la Chine ou encore à la Corée du Nord. L'explosion intervient alors que les États-Unis ont procédé à une vaste manœuvre en mer de Chine et qu'ils ont tout fait pour couper le dialogue entre les deux Corée, poussant Pyongyang à déployer ses troupes sur ses frontières avec le Sud et à laisser entendre que des "tirs de missiles" contre les bases US  dans la région "ne seraient plus inimaginables". 

Kim prêt à tester ses missiles intercontinentaux

Kim prêt à tester ses missiles intercontinentaux

Pyongyang a averti Washington qu’une nouvelle guerre dans la péninsule coréenne pourrait détruire les États-Unis.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/23/628075/base-us-explosion-japon-okinawa


 

Dans ASIE

LE PEUPLE JAPONAIS NE VEUT PLUS DES RADARS AEGIS AMÉRICAINS

Par Le 17/06/2020

Le Japon ne veut plus de radars Aegis américains

 Depuis 1 jour  16 juin 2020

Des Japonais contre la présence des bases US dans leur pays

Des Japonais contre la présence des bases US dans leur pays
Des Japonais contre la présence des bases US dans leur pays

 Asie et Afrique - Japon

 

Le ministre japonais de la Défense, Taro Kono, a annoncé ce lundi 15 juin que Tokyo avait suspendu son projet de déployer deux stations radars de défense aérienne Aegis Ashore de fabrication américaine conçues pour détecter et contrer les missiles balistiques nord-coréens.

Selon Reuters, Kono a déclaré aux journalistes que le Japon arrêtait le déploiement en raison de problèmes techniques et des coûts élevés.

Les habitants locaux avaient auparavant exprimé leur protestation contre les deux sites radar proposés par la compagnie américaine Lockheed Martin, l’un dans la préfecture du nord d’Akita et l’autre dans la préfecture de Yamaguchi au sud du Japon.

« J’ai pris la décision vendredi de suspendre le processus … Pour le moment, le Japon continuera de contrer (la menace) avec des navires équipés d’Aegis », a déclaré le ministre japonais de la Défense.

La Corée du Nord a fait part récemment de plusieurs tests de missiles balistiques ; le Japon prétend que ces missiles sont destinés à infiltrer le bouclier anti-missile Aegis.

Selon les documents du ministère de la Défense japonais, les deux systèmes Aegis Ashore prévus coûteraient environ 439 milliards de yens (4,1 milliards de dollars) pour leur fonctionnement et leur maintenance au cours des 30 prochaines années, ajoute Reuters.

L’information tombe alors que le Premier ministre japonais Shinzo Abe a évoqué vendredi la nécessité du déplacement dans les plus brefs délais de la base américaine de Futenma (base appelée Marine Corps Air Station), sur l’île d’Okinawa.

http://french.almanar.com.lb/1787216


 

Dans ASIE

LE POUVOIR INDONÉSIEN ET L’ATHÉISME

Par Le 04/06/2020

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 03/06/2020 par PCF
Le pouvoir indonésien et l'athéisme
Le 26 mai dernier, une quarantaine de personnes ont participé par visioconférence à l’initiative organisée par l’association Solidarité Indonésie avec les Cahiers de l'Histoire et le département international du PCF à l’occasion du 100e anniversaire du Parti communiste indonésien (PKI). Une brochure avec l’ensemble des interventions sera publiée ultérieurement.

Retrouvez, ci-dessous, l'intervention de Pascal Lederer, chercheur physicien, sur l’athéisme et le PKI.
 

Le pouvoir indonésien et l'athéisme
L'opinion française n'est pas très bien informée sur l'Indonésie. Parmi nos compatriotes qui ont entendu parler de la dictature de Suharto, arrivé au pouvoir grâce à un coup d'État accompagné du massacre des progressistes et communistes, règne de façon massive l'idée que la démocratie a été rétablie en 1998, avec l'organisation d'élections libres, puis l'accès au pouvoir de personnalités de gauche comme Abdurrahman Wahid (Gus Dur) puis Megawati Sukarnoputri.

Élément central de la Constitution indonésienne depuis son indépendance proclamée par Sukarno en 1945, le Pancasila (les Cinq principes) est la base d'un compromis entre les nationalistes et les islamistes, compromis qui garantit l'unité du peuple indonésien. Ces cinq principes sont:

La croyance en un Dieu unique.PKI100ans.jpg
Une humanité juste et civilisée.
L'unité de l’Indonésie.
Une démocratie guidée par la sagesse à travers la délibération et la représentation.
La justice sociale pour tout le peuple indonésien.
L'interprétation du Pancasila fait l'objet depuis l'origine de luttes idéologiques. Pour le Parti communiste indonésien (PKI), qui a adopté le Pancasila dès le début, ses principes garantissent la liberté de conscience. Jamais le PKI n'a considéré que la croyance en un Dieu, quel qu'il soit, était un obstacle à l'établissement d'une société libérée des dominations coloniales, impérialistes et du pouvoir des propriétaires des grands moyens de production et d'échange.

Pendant l'Ordre Nouveau, après 1965 sous la dictature de Suharto, l'interprétation donnée au Pancasila était celle de l'interdiction de l'athéisme.

Il y a encore quelques années, la carte d'identité indonésienne devait mentionner la religion de sa ou de son titulaire.

Le thème de l'athéisme continue aujourd'hui d'être une arme idéologique et politique contre les droits politiques des citoyennes et citoyens indonésiens. Le PKI, accusé d'athéisme, n'est toujours pas autorisé légalement, les victimes du politicide de 1965 n'ont toujours pas reçu de compensation de l'État pour les souffrances infligées depuis l'instauration de la dictature. Certes, Gus Dura a eu quelques paroles de regret, a permis aux rescapés communistes et à leur famille persécutée de participer aux élections; mais de droit à l'organisation d'un parti politique qui se réfèrerait au marxisme, point.

Le PKI, comme le PCF, considère que si le marxisme est un corpus théorique et philosophique pour comprendre et analyser rationnellement les évolutions du monde, et agir sur lui, la religion relève d'une autre catégorie de pensée. La liberté de conscience religieuse, comme celle de ne pas croire, fait partie, pour les communistes, des droits imprescriptibles qui doivent régir une société humaine démocratique.

100ansPKI.jpgLes forces réactionnaires indonésiennes entretiennent sciemment la confusion entre une position philosophique, le matérialisme, qui considère que l'être précède la pensée, et une position politique, qu'il attribue indûment au PKI, qui nierait aux citoyens le droit de croire et pratiquer leur religion. Or la philosophie marxiste n'est pas un athéisme, c'est un matérialisme radical, ce qui est tout autre chose. Le marxisme ne se confond nullement avec le dessein «d'abolir la foi». Le matérialisme marxiste n'est pas contre la foi, il est ailleurs. Un croyant membre du parti communiste à part entière peut parfaitement partager une conception matérialiste du monde et donner à sa vie le «surcroît de sens» de sa foi. Rien dans l'histoire du PKI ne légitime la propagande réactionnaire selon laquelle ce parti interdirait la foi et sa libre pratique. De hauts dirigeants communistes indonésiens étaient «hadj», et animaient aussi des organisations religieuses comme «Nurul Islam» ou «Sarekat Islam» du temps de Sukarno. Ils ont été déportés dans les camps de l'Ordre Nouveau».

Le PKI considère que l'intolérance religieuse fait l'affaire des forces d'oppression sociale, en divisant, dans le peuple, ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas: ils pourraient s'unir pour faire progresser la démocratie, viser à épanouir chaque personnalité humaine, et affaiblir ou renverser le pouvoir du grand capital.

Pour le PKI, l'État doit garantir le droit de chaque citoyenne et chaque citoyen de pratiquer la religion de son choix, ou de ne pas croire en Dieu.

L'athéisme, attribué à tort au PKI, est une arme de l'oligarchie indonésienne contre lui. L'interdiction du PKI et la répression contre le PKI perdurent, en particulier au nom de la lutte contre l'athéisme.

L'Indonésie doit reconnaître, dans la pratique, la liberté de conscience. Elle doit reconnaître et réparer les crimes commis contre le PKI et les démocrates indonésiens, notamment au nom de la lutte contre l'athéisme. Elle doit reconnaître la liberté d'organisation politique pleine et entière, en finir avec l'interdiction du PKI.

La démocratie indonésienne restera une démocratie fondamentalement limitée tant que la liberté d'organisation politique pleine et entière ne sera pas reconnue, tant que ne sera pas levée l'interdiction du PKI.

Pascal LEDERER

source :  https://www.pcf.fr/le_pouvoir_indonesien_et_l_atheisme


 

Dans ASIE

LA PANDEMIE MENACE DE JETER DANS LA PAUVRETE JUSQU'A 86 MILLIONS D’ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES EN AFRIQUE ET EN ASIE D’ICI LA FIN DE L’ANNEE

Par Le 28/05/2020

Pandémie: jusqu’à 86 millions d’enfants supplémentaires menacés par la pauvreté (étude)

 Depuis 9 heures  28 mai 2020

Des enfants yéménites

Des enfants yéménites
Des enfants yéménites

 Asie et Afrique

 

Rédaction du site

Les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 pourraient pousser jusqu’à 86 millions d’enfants supplémentaires dans la pauvreté d’ici la fin de l’année, selon une étude conjointe de l’ONG Save the Children et de l’agence onusienne Unicef.

Au total, ce serait ainsi 672 millions d’enfants touchés par la pauvreté, soit une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente, précisent les deux organisations dans un communiqué mercredi 27 mai.

Près des deux tiers de ces enfants vivent en Afrique sub-saharienne et en Asie du sud.

L’augmentation du nombre d’enfants touchés par la pauvreté à cause de la pandémie se réaliserait surtout en Europe et en Asie centrale, selon l’étude qui s’appuie sur des projections de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international et des données démographiques dans une centaine de pays.

« L’ampleur des difficultés financières auxquelles sont confrontées les familles menace les progrès obtenus depuis des années dans la réduction de la pauvreté des enfants et de les priver de services essentiels », estime Henrietta Fore, directrice de l’Unicef, citée dans le communiqué.

Avec une action immédiate et efficace, « nous pouvons contenir la menace de la pandémie pesant sur les pays les plus pauvres et certains des enfants les plus vulnérables », juge de son côté Inger Ashing, patronne de Save the Children.

Ils sont « très vulnérables à des périodes de faim même courtes et à la malnutrition qui peuvent les affecter durant toute leur vie », avertit-elle dans le communiqué.

Les deux organisations demandent notamment aux gouvernements d’étendre rapidement leurs systèmes de couverture sociale et l’alimentation dispensée dans les écoles pour limiter les effets de la pandémie.

 

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1767020


 

Dans ASIE

JAPON : VERS UN NOUVEAU FUKUSHIMA? UN SÉISME DE MAGNITUDE 9,0 SERAIT IMMINENT

Par Le 29/04/2020

 

 Échelle de magnitude de Richter

Vers un deuxième Fukushima? Un séisme de magnitude 9,0 serait «imminent»

© AFP 2020 Richter magnitude scale

INTERNATIONAL

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Le nord du Japon pourrait être secoué par un puissant séisme de magnitude 9,0 capable de provoquer un tsunami dévastateur avec des vagues culminant à 30 mètres, soit presque aussi hautes que celles qui ont frappé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011, relate le Japan times.

Les préfectures japonaises d’Hokkaido et Iwate, situées dans la partie nord du pays, sont menacées par un tremblement de terre de magnitude 9,0 qui, selon le pire scénario, est «imminent», écrit le Japan times.

 

Mammoth Lakes

© CC0 / IOLIYARNIK

La Californie centrale secouée par un séisme de magnitude 5,2

 

Ces pronostics ont été présentés mardi 28 avril lors d’une réunion gouvernementale. Les experts pensent que l’épicentre du futur séisme se trouvera dans la zone où se rencontrent les fosses du Japon et des Kouriles.

Ils ajoutent que le séisme pourrait provoquer un tsunami avec des vagues de 30 mètres de haut. L’analyse des sédiments montre qu’au cours des 6.000 dernières années, des vagues géantes ont déjà inondé à plusieurs reprises les territoires côtiers de sept préfectures du pays.

Un Fukushima bis?

Compte tenu du fait que le 11 mars 2011 le tremblement de terre de magnitude 9,0, qui s’est accompagné d’un tsunami avec des vagues atteignant 30 mètres, a fait plus de 18.500 morts et disparus, un tsunami comparable aurait de nouveau des conséquences terribles sur le pays.

 

Un séisme (image d'illustration)

© AFP 2020 TED ALJIBE

Un séisme de magnitude 4,6 secoue le nord de l'Italie et se fait ressentir en France

 

«Un tremblement de terre de cette catégorie serait difficile à gérer en développant une infrastructure lourde [les digues côtières, ndlr]. Pour sauver des vies, la politique de base serait l’évacuation», explique Kenji Satake, sismologue de l’Université de Tokyo.

Le 11 mars 2011, un gigantesque tsunami a frappé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, rompant son alimentation électrique de secours et son système de refroidissement après quoi la fonte du combustible dans trois réacteurs a entraîné la contamination de vastes territoires aux alentours du site. Quelque 470.000 personnes ont été évacuées de leur domicile au cours des premiers jours. La centrale a été définitivement fermée fin 2013, mais la décontamination se poursuit toujours aujourd’hui.

https://fr.sputniknews.com/international/202004291043680142-vers-un-deuxieme-fukushima-un-seisme-de-magnitude-90-serait-imminent/


 

Dans ASIE

COVID-19 : SINGAPOUR FAIT FACE A UNE SECONDE VAGUE MEURTRIÈRE

Par Le 11/04/2020

Covid19 : Singapour affronte une deuxième vague meurtrière

Par

Alors que les autorités sanitaires de Singapour croyaient vaincu la pandémie de covid19, de nouveaux cas positifs sont survenus ces derniers jours.

Singapour fait face à une deuxième vague épidémique que redoutent les pays européens.

Citée comme modèle de lutte contre l’épidémie, près de 200 nouveaux cas d’infections au coronavirus ont été recensés à Singapour vendredi, dont un décès. Le pays affronte une deuxième vague foudroyante de contaminations. Alors que le bilan était inférieur à 1500 cas en début de semaine, il s’élève, désormais, à 2108 infections, dont sept mortelles.

Singapour figurait parmi les premiers endroits de la planète à avoir détecté des cas de contaminations après la découverte du virus en Chine, mais était parvenue à en contenir la propagation grâce à une stratégie de contrôle très stricte et de traçage des contacts avec les personnes infectées. Mais le mois d’avril a vu émerger un pic de nouvelles contaminations horizontales qui ont obligé les autorités à imposer des mesures sévères auxquelles il ne s’était jusqu’à présent pas résolu, parmi lesquelles la fermeture de la majorité des lieux de travail ou des écoles.

https://www.tunisienumerique.com/covid19-singapour-affronte-une-deuxieme-vague-meurtriere/


 

Dans ASIE

EXPANSION DU CORRIDOR ECONOMIQUE CHINE-PAKISTAN (CPEC). L'IRAN VEUT CONSTRUIRE "L'ANNEAU D'OR".

Par Le 14/02/2020

Expansion du corridor économique Chine-Pakistan (CPEC). Téhéran veut construire « l’anneau d’or ».

Par Andrew Korybko

Mondialisation.ca, 08 février 2020

Région : 

Thème: 

Analyses: 

Les processus d’intégration eurasienne menés par l’Initiative la Ceinture et la Route (BRI) sont l’une des caractéristiques des relations internationales contemporaines, et l’Anneau d’Or pourrait éventuellement devenir la pièce maîtresse de ces efforts si la proposition du O-CPEC+ de l’Ambassadeur Hosseini aboutit, surtout si elle est menée en parallèle avec le N-CPEC+.

L’Ambassadeur iranien au Pakistan a partagé ses plans visionnaires pour le CECP+, le néologisme devenu populaire au Pakistan ces temps-ci pour désigner l’expansion du Corridor Économique Chine-Pakistan le long de différents axes géographiques tels que ceux du nord (N-CECP+), de l’ouest (O-CECP+) et du sud (S-CECP+). L’Agence Anadolou de Turquie a fait état de la conférence de l’Ambassadeur Seyyed Mohammad Ali Hosseini à l’Institut d’Études Stratégiques d’Islamabad (IESI) en début de semaine, qui mérite d’être analysée plus en profondeur.

Selon l’Ambassadeur Hosseini, « la mise en place d’un réseau ferroviaire entre Gwadar et Chabahar et sa liaison avec l’Europe et l’Asie Centrale via l’Iran, va entraîner un développement économique majeur dans la région. D’autre part, la construction d’une voie ferrée sur le territoire pakistanais vers la Chine, reliant les deux ports, conduira au développement économique de cette région ». En pratique, cela répondrait à ce que j’ai écrit sur le O-CECP+ dans mon analyse sur CGTN en avril dernier intitulée « Le CECP+ est la clé pour atteindre les objectifs d’intégration régionale ».

Dans cet article, j’ai écrit que « la récente visite du Premier Ministre pakistanais Khan en Iran a vu les deux pays voisins s’entendre pour approfondir leur coopération, qui pourrait vraisemblablement évoluer vers une route commerciale terrestre du O-CECP+ passant par la République Islamique pour rejoindre Islamabad et les partenaires de Pékin en Turquie, qui pourrait être associée à un corridor maritime parallèle reliant le point terminal du CECP de Gwadar aux royaumes du Golfe ».

C’est exactement ce que l’Ambassadeur Hosseini a proposé lors de sa conférence à l’IESI (moins la partie concernant les royaumes du Golfe), qui pourrait révolutionner le rôle géostratégique de l’Iran dans l’ordre mondial multipolaire émergent et, par conséquent, en faire l’un des pays les plus importants de la BRI si elle est mise en œuvre avec succès dans le temps. Cela pourrait avoir des implications économiques importantes, mais aussi politiques.

Le corridor économique entre la Chine et le Pakistan relie la Chine au port de Gwadar, au sud du Pakistan, qui offre des routes maritimes vers le golfe Persique /CGTN Photo

L’ambassadeur est également cité par l’Agence Anadolou comme ayant déclaré que « des pays comme l’Iran, le Pakistan, la Turquie, la Russie et la Chine ont le potentiel de former une nouvelle alliance pour un meilleur avenir de la région ». Si la Chine et la Russie évitent le terme « alliance » pour décrire leurs relations étroites avec d’autres pays, l’intention de ses propos est suffisamment claire dans la mesure où il appelle à un partenariat stratégique renforcé entre ces cinq pays. Cela devient une possibilité réaliste entre la Chine, le Pakistan, l’Iran et la Turquie si le O-CECP+ est mené à bien.

Quant à la Russie, elle pourrait être associée à cette proposition ambitieuse de connectivité si le O-CECP+ est élargi pour l’inclure via l’Azerbaïdjan en suivant la voie proposée par le Corridor de Transport International Nord-Sud que ces deux pays, l’Iran et l’Inde, tentent de construire. En outre, la création d’un corridor commercial entre la Russie et le Pakistan via l’Afghanistan et l’Asie Centrale de l’après-guerre (N-CECP+) pourrait grandement contribuer à faire de Moscou une plus grande partie prenante de ce quintet stratégique centré sur le CECP que certains ont appelé « l’Anneau d’Or ».

Les processus d’intégration eurasienne menés par la BRI sont l’une des caractéristiques des relations internationales contemporaines, et l’Anneau d’Or pourrait éventuellement devenir la pièce maîtresse de ces efforts si la proposition de l’Ambassadeur Hosseini du O-CECP+ aboutit, surtout si elle est réalisée en parallèle avec le N-CECP+. Les cinq États piliers de cette vision de la connectivité pourraient être reliés entre eux et aux États qui se trouvent entre eux (Afghanistan, Azerbaïdjan et Républiques d’Asie Centrale) par une multitude de corridors ferroviaires et de transport construits par la Chine.

Par ces moyens, la Chine fonctionnerait comme le moteur de l’intégration eurasienne et lierait plus étroitement tous les pays concernés dans une Communauté de destin partagé. L’interdépendance complexe qui résulterait de cette vision ferait de chaque partie une plus grande partie prenante du succès de l’autre, avec la construction de mégaprojets multilatéraux offrant à leurs citoyens des opportunités économiques sans précédent. L’Anneau d’Or centré sur le CECP renforcerait donc la stabilité du cœur géostratégique de l’Eurasie.

Andrew Korybko

 

 

Article original en anglais :

Expansion of the China-Pakistan Economic Corridor (CPEC). Tehran Wants to Build “the Golden Ring”, le 7 février 2020.

L’article en anglais a été publié initialement par OneWorld.

Texte traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Andrew Korybko, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/expansion-du-corridor-economique-chine-pakistan-cpec-teheran-veut-construire-lanneau-dor/5641460