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LA VIOLENCE CONTRE LES ASIATIQUES EXPLOSE EN AMERIQUE DU NORD

«Asiaphobie»: la violence contre les Asiatiques explose en Amérique du Nord

© Sputnik . Sergey Pyatakov

AMÉRIQUE DU NORD

12:22 19.05.2021(mis à jour 14:38 19.05.2021)URL courte

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Les États-Unis et le Canada font face à une multiplication des actes de violence contre des gens d’origine asiatique. Au pays de l’oncle Sam, plus de 6.600 incidents violents ont été signalés depuis le début de la pandémie. Dans la ville canadienne de Vancouver, ce type de crimes a augmenté de 717% en un an! Un phénomène appelé à empirer?

Le 18 mai, un Asiatique était molesté dans le quartier de Hell’s Kitchen de New York. Insultes, agressions physiques, tentatives de meurtre, fausses alertes à la bombe: la presse américaine rapporte de plus en plus d’actes haineux commis à l’encontre de citoyens originaires d’Extrême-Orient. Selon une étude du Centre pour l’étude de la haine et de l’extrémisme de l’université de San Bernardino, en Californie, les signalements de crimes similaires ont augmenté de plus de 164% durant le premier trimestre de 2021. Les données ont été enregistrées dans seize grandes villes du pays.

​Une vidéo de surveillance publiée mardi montrant un homme #Asian de 80 ans en Californie du Nord être attaqué et volé par deux adolescents samedi. La police a déclaré que la victime avait perdu sa montre et subi des blessures mineures.

Rappelons que, à la mi-mars 2021, huit personnes ont été tuées dans une série d’attaques à Atlanta, parmi lesquelles six femmes d’origine asiatique.

Les autorités sont inquiètes

Dans la mégapole californienne de Los Angeles, c’est le double du nombre d’agressions qui a été enregistré par rapport à 2020. Selon l’organisme Stop AAPI Hate [Asian Americans and Pacific Islanders, ndlr], plus de 6.600 incidents violents ont été signalés sur le territoire depuis la première vague de Covid-19. Sur les réseaux sociaux, les mots-clics #AsianLivesMatter, #StopAsianHate et #StopAppiHate sont couramment utilisés pour dénoncer la situation.

​«Vidéo choc: un homme asiatique brutalement attaqué dans le métro de New York! On ne sait pas exactement quand l’agression a eu lieu. Le service de police de la ville de New York demande l'aide du public pour recueillir des informations sur l'incident.»

Le Canada tout aussi touché par «l’asiaphobie»

 

© AFP 2021 MARK FELIX

Racisme anti-asiatique: le Covid-19 exacerbe les violences en France et dans le monde

Au pays à la feuille d’érable, les actes haineux commis contre des citoyens d’origine asiatique connaissent une recrudescence spectaculaire. Dans la ville portuaire de Vancouver, où évolue une importante communauté chinoise, ce type de crime a augmenté de 717% depuis la pandémie! Campagnes de sensibilisation et manifestations s’enchaînent afin d’attirer l’attention du public sur une réalité consternante.

 

Cofondatrice de l’organisme Stand With Asians Coalition, au Canada, Doris Mah observe d’importantes similitudes entre la situation dans son pays et celle qui prévaut aux États-Unis. Au micro de Sputnik, elle confie craindre toutefois que le phénomène ne dégénère davantage au sud de la frontière canadienne.

«Le racisme envers les personnes asiatiques n’est pas nouveau au Canada. Il s’est notamment manifesté à travers les politiques discriminatoires de l’ex-Premier ministre John A. Macdonald envers les immigrés chinois. […] La pandémie de Covid-19 a réactivé quelque chose qui s’était quelque peu dissipé. […] Le tout premier cas de Covid-19 enregistré au Canada a été amené par un Torontois qui avait séjourné à Wuhan. Les gens sont fâchés», souligne notre interlocutrice.

Le 22 avril dernier, devant une situation qui se dégrade, le Sénat américain a adopté une législation visant à accélérer le traitement des plaintes relatives à ces agressions xénophobes. Un seul sénateur sur 94 a voté contre l’adoption du texte.

«Le racisme a toujours existé en Amérique, malheureusement, et l’empreinte du sentiment anti-asiatique remonte à des siècles jusqu'à des chapitres sombres de notre histoire, comme la loi d'exclusion chinoise et l'internement des citoyens japonais pendant la Seconde Guerre mondiale», a déclaré avant le vote Chuck Schumer, le chef de la majorité démocrate au Sénat.

Plus de 85 groupes asiatiques LGBT s’opposent toutefois à la nouvelle disposition, arguant qu’elle fait l’impasse sur les causes et conséquences «systémiques» du racisme. Une opposition qui n’empêche pas Doris Mah de souhaiter que le Canada mette en place le même genre de mesure. D’autant plus que, selon elle, la grande majorité des incidents à caractère haineux n’est pas rapportée aux autorités.

«Dans la communauté chinoise en particulier, il y a une sorte de culture du silence. Notre organisme entend mener à bien un travail d’éducation pour inciter les victimes de ces actes à dénoncer. […] Certains immigrés asiatiques viennent aussi de pays où la police est très corrompue, alors, même une fois installés au Canada, ils ne font pas confiance aux autorités», explique Doris Mah.

Début février 2020, à l’occasion d’une célébration du nouvel an chinois à Toronto, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, avait tenté de réconforter les membres de la communauté asiatique:

«Les Canadiens d’origine chinoise, vietnamienne et coréenne rendent cette ville plus forte, plus vibrante, plus prospère. […] Les manchettes ont été difficiles pour vous ces dernières semaines. Vous vous inquiétez pour vos proches. Nous devons être solidaires», avait déclaré le chef libéral.

Du côté américain, une étude récente du centre Pew Research a conclu que près d’un tiers des adultes asiatiques voyaient un lien entre le discours de Donald Trump relatif au «virus chinois» et la prolifération des gestes de haine.

Les Asiatiques accusés d’avoir propagé le virus

 

Donald Trump

© REUTERS / MANDEL NGAN

Pékin payera «un prix élevé»: Trump s’en prend de nouveau à la Chine à cause du Covid-19

L’ex-Président républicain aurait ainsi contribué au retour de la rhétorique sur le «péril jaune». Pour Doris Mah, le discours de Donald Trump a sans doute jeté de l’huile sur le feu, mais ne peut pas tout expliquer, surtout au Canada. La montée en puissance de la Chine contribuerait également à instaurer un climat de suspicion en Amérique du Nord, reconnaît-elle:

 

«Tous les incidents qui se produisent ne sont pas des agressions physiques ou ne causent pas des dommages matériels. Parfois, il s’agit d’une haine plus subtile. […] La réussite sociale des citoyens asiatiques semble aussi parfois déranger. […] Il y a un mélange de peur et de méfiance», conclut notre interlocutrice.

https://fr.sputniknews.com/amerique-nord/202105191045622398-asiaphobie-la-violence-contre-les-asiatiques-explose-en-amerique-du-nord/

ASIE CENTRALE : NOUVEAU JEU AMERICAIN POUR AFFRONTER LA CHINE

Le jeu américain en Asie centrale pour affronter la Chine

Monday, 17 May 2021 6:34 PM  [ Last Update: Monday, 17 May 2021 6:31 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le retrait des troupes US d'Afghanistan consisterait à piéger la Chine. ©New York Times/Illustration

Le retrait des troupes américaines d'Afghanistan et la possibilité d'établir une base militaire américaine en Asie centrale, marquent le début d’un complot d’envergure contre la Chine.

Conformément à la stratégie euro-atlantique (Europe-Atlantique), les activités américaines en Asie centrale sont un jeu qui a été activement promu pour freiner l'expansion mondiale de Pékin au cours des deux ou trois dernières années, a estimé Andrey Serenko, expert auprès du centre russe d’études l'Afghanistan contemporain.

La première étape de la mise en œuvre de la stratégie occidentale en Asie centrale consiste à transformer la présence militaro-politique américaine en Afghanistan, ce qui permettrait à Washington non seulement de sortir du piège de l'Afghanistan, mais aussi de créer de nouveaux défis graves pour la Chine.

Lire aussi : Se liguer contre Chine-Russie, le cauchemar États-Unis-Occident (Global Times)

Kremlin considère l'émergence d'une base militaire américaine dans une république d'Asie centrale comme acte provocateur; le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou y a réagi lors d’une visite à Douchanbé et Tachkent.

Le retrait des Etats-Unis et de l’OTAN d'Afghanistan modifie la position américaine dans le conflit de longue date en Afghanistan, a affirmé l’expert en accusant Washington de transférer automatiquement les problèmes de l'Afghanistan aux pays de la région, principalement la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan, l'Iran, la Turquie et l'Arabie saoudite.

Lire aussi : Mer de Chine orientale: exercices entre les USA et ses alliés 

La Chine devra s'engager activement dans la résolution des problèmes de l'Afghanistan et assumer la charge de surmonter d’autres défis dans la région. Ce sens des responsabilités n'est pas seulement dû à la position de Pékin en tant que superpuissance mondiale; au contraire, l'Afghanistan borde directement la République populaire de Chine.

Mais, le retrait des troupes américaines et de l'OTAN d'Afghanistan entraînera la destruction de l'infrastructure de l'Occident, qui dépend largement du Pakistan, un des principaux partenaires de la Chine dans la région notamment pour le projet de Pékin de construire un couloir de transport inter-régional entre la Chine et le Pakistan; le retrait américain risquant de laisser la place à un plan relativement attractif pour transformer la présence militaro-politique américaine dans la région.

Lire aussi : Comment Pékin compte miner le camp US?

De nombreux partis et élites ne manqueront pas de réagir à la présence américaine dans la région d'Asie centrale. Les États-Unis semblent vouloir diriger leur énergie, leur puissance et leurs aspirations pour contrer leurs rivaux en Eurasie.

De toute évidence, Washington s’en prend ouvertement à Pékin, répandant systématiquement son piège politique le long des frontières occidentales de la Chine et des pays voisins en Afghanistan, au Pakistan et en Asie centrale.

De quoi attendre de voir ce que la Chine fera dans ce nouveau jeu avec les États-Unis.

Un pacte

Un pacte

La Chine annonce son soutien total à la Russie... total y compris militaire?

https://french.presstv.com/Detail/2021/05/17/652891/Afghanistan-retrait-Chine-USA-OTAN

PRESENCE CONFIRMEE DU LEADER DE LA JUNTE BIRMANE AU SOMMET DE L’ASEAN LE 24 AVRIL

Présence confirmée du leader de la junte birmane au sommet de l’Asean

Présence confirmée du leader de la junte birmane au sommet de l’Asean

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Par Belga

Le dirigeant de la junte birmane, le général Min Aung Hlaing, prendra part au sommet spécial de l'Asean de la semaine prochaine à Jakarta, a annoncé samedi le ministère thaïlandais des Affaires étrangères.

«Plusieurs leaders ont confirmé leur présence, dont MAH (Min Aung Hlaing) de Birmanie», a affirmé à la presse Tanee Sangrat, le porte-parole du ministère. Un sommet des dix pays de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) est prévu le 24 avril à Jakarta pour étudier la situation en Birmanie après le coup d'Etat du 1er février, qui a écarté du pouvoir la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi.

La confirmation de la présence à Jakarta du leader de la junte - dont ce serait le premier déplacement à l'étranger - coïncide avec l'annonce de la libération de quelque 23.000 prisonniers à l'occasion des célébrations de la nouvelle année bouddhiste. Les autorités n'ont pas précisé si des civils ou des journalistes arrêtés ces dernières semaines durant les manifestations de contestation populaire contre le coup d'Etat pourraient figurer parmi les prisonniers libérés.

https://french.alahednews.com.lb/39661/341

BIRMANIE : LA JEUNESSE MASSIVEMENT MOBILISEE CONTRE LE COUP D’ETAT DES MILITAIRES PUTSCHISTES

20 Février 2021

publié le 19/02/2021
Birmanie : La jeunesse mobilisée pour la démocratie

Malgré l’instauration de la loi martiale interdisant les rassemblements de plus de cinq personnes ainsi que le couvre-feu, les Birmans manifestent depuis le 6 février dernier contre le coup d’État militaire qui a mené à la destitution de la cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, et du président, Myint Swe.

Depuis 2007 et la « révolution de safran », la Birmanie n’avait pas connu de mobilisation aussi importante. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont envahi ces derniers jours les rues de villes comme Rangoun ou Naypyidaw pour protester contre le coup d’État. Les hôpitaux, les transports, les écoles et les finances publiques sont touchés par la mobilisation des salariés malgré les tentatives de dissuasion de leur hiérarchie. Cette désobéissance déplaît fortement à Tatmadaw, l’armée du pays, qui a pour seule réponse la répression.

Canons à eau, tirs de balles en caoutchouc, arrestations massives de manifestants et d’élus, déploiement de blindés et de militaires, intimidations, interpellations nocturnes…tout est mis en œuvre pour faire accepter la situation aux Birmans. La junte a annoncé vouloir organiser un scrutin d’ici un an et mettre en place une « véritable démocratie multipartite » à laquelle personne ne semble vraiment croire.

Le mouvement de désobéissance mené en grande majorité par la jeunesse du pays ne faiblit pas, s’adapte et innove. Comme dans bon nombre de pays, les réseaux sociaux jouent un rôle important de mobilisation, d’information et de communication, au sein même du pays et bien au-delà. La Tatmadaw a rapidement réagi en bloquant Internet à plusieurs reprises et en censurant des réseaux tels que Facebook et Twitter. Mais c’est sans compter la détermination des jeunes qui n’hésitent à contourner ces interdictions en installant des systèmes VPN sur leurs téléphones portables. Toutefois leur mobilisation ne se limite pas à la toile, les protestations se font également dans la rue. Chants, chorégraphies, concerts, clips musicaux, flash mob… les arts envahissent la rue pour exiger le départ de la junte militaire et le retour de la démocratie en Birmanie. La chanson populaire Kabar Ma Kyay Bu (« Nous n’oublierons pas jusqu’à la fin du monde »), emblématique des manifestations de 1988 pour la démocratie elles aussi réprimées dans le sang par l’armée, se fait de nouveau entendre dans les rassemblements populaires.

A chaque jour son originalité, ce mercredi 17 février le mot d’ordre était : « Garez votre voiture en panne ». Ainsi, les manifestants ont arrêté leur voiture sur des routes, bloquant plusieurs axes de circulation de Rangoun afin d’empêcher l’armée de se déployer pour faire évacuer les rassemblements.

Le Parti communiste français (PCF) s’associe à l’appel du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui demande le rétablissement du gouvernement élu lors des élections générales en novembre dernier, ainsi que la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes détenues arbitrairement et la levée de l’état d’urgence.

La détermination pacifiste de la jeunesse birmane pour le retour de la démocratie, de la paix, des droits de l’homme et de l’Etat de droit est forte, elle nécessite le soutient indéfectible et des actes forts de la part des pays membres du conseil de sécurité de l’ONU, et en premier lieu de la France.

Le PCF appelle à une mobilisation de solidarité internationale en soutien au peuple birman dans sa lutte pour recouvrer ses libertés, rétablir la démocratie et pour le respect des droits de l’homme et du droit international.

Méline Le Gourriérec
membre de la Commission des relations internationales

source : https://www.pcf.fr/birmanie_la_jeunesse_mobilisee_pour_la_democratie

Tag(s) : #Birmanie#PCF

JAPON : LORS DU RECENT SEISME, DE L’EAU RADIOACTIVE S’EST DEVERSE DANS DEUX CENTRALES DE FUKUSHIMA

Centrale nucléaire Fukushima Daini (Fukushima 2)

De l'eau radioactive se déverse dans deux centrales de Fukushima pendant le récent séisme

© CC BY-SA 2.0 / IAEA Imagebank/Tokyo Electric Power Co., TEPCO / 04780014

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17:26 14.02.2021(mis à jour 17:27 14.02.2021)URL courte

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L’opérateur des centrales nucléaires de Fukushima 1 et 2 a annoncé que le tremblement de terre du 13 février avait entraîné le débordement d’eau des piscines contenant du combustible usé, selon l’agence japonaise de régulation du nucléaire.

Les spécialistes de la société japonaise Tokyo Electric Power Company (TEPCO) ont constaté des fuites d'eau des piscines de combustible irradié dans les centrales nucléaires de Fukushima Daiichi et Daini (1 et 2) suite au séisme de magnitude 7,3 qui s’était produit au large de la préfecture de Fukushima le 13 février, a annoncé ce dimanche 14 février la Commission de réglementation de l'énergie nucléaire japonaise (NRA).

«Une inspection a révélé que quelque 160 millilitres d’eau se sont déversés dans un fossé à côté d’une piscine pour stocker le combustible nucléaire usé de la centrale nucléaire de Fukushima Daini, réacteur 1, en vue du décommissionnement dans la préfecture de Fukushima», a indiqué NRA dans un communiqué.

Environ 1,4 litre de liquide s'est répandu d'une autre piscine, a précisé l’agence, soulignant que ce débordement n’influait pas sur le refroidissement du combustible irradié.

Fuites d’eau radioactive à la centrale accidentée de Fukushima 1

L’agence a confirmé l’information de la chaîne de télévision japonaise NHK qui avait fait état du déversement de 600 millilitres d’eau d’une piscine au réacteur 5 et de 1,6 litre au réacteur 6 de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi (Fukushima 1).

Selon NRA, une autre fuite de 600 millilitres d’eau a été enregistrée dans une piscine utilisée pour le stocker le combustible usé des réacteurs 5 et 6.

NHK avait indiqué que cet incident ne représentait pas de danger pour l’environnement puisque le volume d’eau déversée était faible et que sa teneur en matières radioactives était insignifiante.

Séisme du 13 février

Un tremblement de terre de magnitude 7,3 s’est produit dans le Pacifique, au large de la préfecture japonaise de Fukushima le 13 février, à 23h08 (14h08 UTC). Son foyer se trouvait à une profondeur de 55 kilomètres.

Les secousses ont été ressenties dans au moins 10 préfectures du nord, du nord-est et du centre du pays, y compris à Tokyo. Leur intensité maximale a atteint Shindo 6, sur l'échelle d'intensité sismique japonaise qui va jusqu'au niveau 7 (7 étant le plus fort), dans les préfectures de Fukushima et de Miyagi. Au centre de Tokyo, l’intensité du séisme a été évaluée à Shindo 4.

Selon un nouveau bilan, le séisme a fait au moins 124 blessés dont 66 dans la préfecture de Fukushima.

En 2011, ce même district avait été frappé par un tremblement de terre de magnitude 9,0 qui a fait près de 16.000 morts et plus de 2.500 disparus. Le tsunami qui s’en était ensuivi avait entraîné une catastrophe majeure à la centrale de Fukushima Daiichi (Fukushima 1), provoquant l’évacuation de quelque 160.000 personnes.

https://fr.sputniknews.com/asie_pacifique/202102141045223815-de-leau-radioactive-se-deverse-dans-deux-centrales-de-fukushima-pendant-le-recent-seisme/

PUTSCH MILITAIRE EN BIRMANIE ET ARRESTATION PAR L'ARMEE DE LA DIRIGEANTE PRO AMERICAINE. BIDEN DEMARRE MAL SON MANDAT FACE A LA PUISSANTE CHINE

Putsch en Birmanie ou comment les USA vivent les mêmes revers en mer Noire, en mer de Chine et dans le golfe persique

Monday, 01 February 2021 2:33 PM  [ Last Update: Monday, 01 February 2021 2:32 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le coup d'Etat au Myanmar/Avia

Et bien la Chine vient de le prouver, elle sait ne pas faire dans la dentelle : un peu à la manière de la Russie dans le dossier du Haut Karabakh où le conflit Arménie-Azerbaïdjan risquait de se transformer en une crise sécuritaire majeure pour Moscou, la Chine a agi à la cosaque au Myanmar. A peine quelques jours après la simulation chinoise d’une attaque contre un porte-avions de la marine américaine dans la mer de Chine méridionale, la Birmanie, arrière-cour de la Chine, vit un coup d'Etat. L’armée birmane a arrêté la pro-américaine dirigeante Aung San Suu Kyi et déclaré l'état d'urgence pour un an. Le motif? la fraude massive dans les élections, fraudes visiblement diligentés depuis l'extérieur et dans l'objectif de faire perdre à la Chine, un allié de taille. 

Bataille navale Iran/Chine contre les USA?

Bataille navale Iran/Chine contre les USA?

Un accord stratégique de 25 ans a été signé entre Pékin et Téhéran... Son contenu inquiète les USA et à raison...

En effet, le 11 janvier, les autorités birmanes et chinoises ont signé un protocole d’accord sur une étude de faisabilité d’une future liaison ferroviaire entre Mandalay, la deuxième ville birmane, au Nord, et Kyaukphyu. Le projet s’intègre dans les « Nouvelles Routes de la Soie » (Belt and Road Initiative, BRI), promues  par Pékin et renvoie à l’expansion du China-Myanmar Economic Corridor (CMEC), un couloir économique sino-birman intégré à la BRI. C'est un couloir à dimension militaire qui boost les liens militaires et le commerce des armes non seulement avec la Birmanie mais encore avec d'autres pays d’Asie comme le Pakistan, le Sri Lanka, les Maldives ou encore Bangladesh. Pékin n'aurait pu donc risquer un virage pro Occident au Myanmar 

À écouter : USA: la Chine ne restera pas les bras croisés

Ces derniers jours la mer de Chine n'a cessé de se ressembler au golfe Persique, la tension étant à son apogée entre une US Navy jouant de ses muscles et une armée chinoise ultra actives sur tous les fronts. Celle-ci a envoyé huit bombardiers H-6K, quatre avions de combat J-16 et un avion de guerre anti-sous-marin Y-8 survoler Taiwan et la voie navigable contestée alors que le groupe de frappe du porte-avions Theodore Roosevelt de la marine naviguait dans la mer de Chine méridionale samedi dernier. Des bombardiers chinois ont récemment simulé une attaque contre un porte-avions de la marine américaine dans la mer de Chine méridionale. Les données de suivi indiquent que le groupe d'attaque des transporteurs américains est entré dans la mer de Chine méridionale par le canal de Bashi alors que les chasseurs chinois traversaient la zone d'identification de la défense aérienne de Taiwan. Le lendemain, un analyste militaire non identifié du continent a déclaré au Global Times, affilié à l'État chinois, que la décision chinoise avait peut-être été un exercice d'entraînement destiné à « renforcer la capacité de combat de l'APL contre les porte-avions américains », car les bombardiers pourraient s'entraîner à lancer une attaque par saturation contre les navires américains.

Chine: l'USS Roosevelt, frappé!

Chine: l'USS Roosevelt, frappé!

Après le golfe Persique, la mer de Chine ou golfe Persique

Mais que cherchent les Etats-Unis au juste? 

La stratégie de Biden tend à mener une guerre hybride à la fois contre la Chine et la Russie, guerre qui passerait par l'imposition d'un régime d'isolement aux deux puissances et ce, dans le but de provoquer un changement de régime grâce à une combinaison de mesures politiques, économiques et militaires. Aussi la composante militaire consiste-t-elle à renforcer les capacités navales, aériennes et spatiales de blocus et de frappe dirigés contre l'axe sino-russe mais aussi contre tous les pays allés ou partenaires. L'Amérique de Biden semble se projeter vers des frappes navales et aériennes à longue portée utilisant des armes hypersoniques et des munitions en essaim, et abandonnant  ses chars et son artillerie lourde, l'expérience des défaites consécutives face à la Résistance et ses combats asymétrique l'ayant visiblement poussé en ce sens. Certains analystes voient même à travers cette propension vers des opérations à  longue portée, des arsenaux de missiles et même des capacités anti-navires, l'écho d'un leçon moyen orientale où la force terrestre US n'a jamais été plus qu'une proie facile. Washington misant donc face à des adversaires de tailles russe et chinois sur la guerre «sans contact». Or dans cette stratégie, les états satellites US  se voient attribuer le rôle de «saignement». Or c'est là que le bat blesse.

La Chine déclare la guerre...

La Chine déclare la guerre...

La Chine durcit le ton et avertit Taïwan 

En Pacifique, les pays concernés où les États-Unis ont actuellement des bases comprennent le Japon et la Corée du Sud, qui ne considèrent ni l'un ni l'autre leur relation avec la Chine comme un jeu à somme nulle. Les Philippines, l'Indonésie, Singapour, la Thaïlande ne montrent aucun signe de vouloir donner aux États-Unis un chèque en blanc dans une situation autre qu'une menace majeure pour leurs propres intérêts vitaux de la part de la Chine. C'est à peu près le même écueil qu'au Moyen Orient et dans le golfe Persique où même le pire ennemi de l'Iran, l'Arabie saoudite, n'est disposé à jouer ad vitaam eternum le rôle de bouc émissaire pour les Etats-Unis. Le coup d'Etat en Birmanie vient de tirer la sonnette d'alarme à l'adresse d'une Amérique dont l’obsession belliciste commence à lui jouer des tours. Entre la mer de Chine, la mer Noire ou encore le golfe Persique, il y a une dynamique anti -Empire qui s'est dégagée et qui commence à faire ses fruits. 

1er clash militaire Biden/Pékin

1er clash militaire Biden/Pékin

https://french.presstv.com/Detail/2021/02/01/644294/Chine-USA-Birmanie-clash-Taiwan

 

COUP D'ETAT MILITAIRE EN BIRMANIE : COMME ILS EN ONT L'HABITUDE, LES USA S'INGERENT ET SE DECLARENT PRETS A AGIR

Joe Biden

Coup d'État en Birmanie: les États-Unis se déclarent prêts à «agir»

© REUTERS / JONATHAN ERNST

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06:16 01.02.2021(mis à jour 10:30 01.02.2021)URL courte

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Washington condamne le putsch contre le gouvernement démocratiquement élu d'Aung San Suu Kyi en Birmanie et promet d’«agir contre les responsables» si les arrestations «ne sont pas abandonnées».

Les États-Unis exigent la libération par l'armée birmane de plusieurs dirigeants interpellés, dont la chef de facto du gouvernement Aung San Suu Kyi, et menacent de réagir en cas de refus.

«Les États-Unis s'opposent à toute tentative de modification des résultats des récentes élections ou d'entrave à une transition démocratique en Birmanie et vont agir contre les responsables si ces mesures [les arrestations, ndlr] ne sont pas abandonnées», informe dans un communiqué la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki.

Nous «exhortons l'armée à adhérer aux normes démocratiques et au respect de l'État de droit et à relâcher les personnes arrêtées aujourd'hui», ajoute-t-elle.

La dirigeante Aung San Suu Kyi arrêtée

L'ancienne icône de la démocratie en Birmanie, Aung San Suu Kyi, et le Président Win Myint ont été arrêtés par les forces armées birmanes, d'après son parti qui fait état d'un probable «coup d'État».

 

Aung San Suu Kyi et Win Myint

© AFP 2020 STR

L'armée prend le pouvoir en Birmanie, la dirigeante Aung San Suu Kyi arrêtée

Ces arrestations interviennent alors que le Parlement issu des législatives de novembre devait entamer sa première session dans quelques heures.

 

Les militaires dénonçaient depuis plusieurs semaines plus d'une dizaine de millions de cas de fraudes lors des législatives de novembre, remportées largement par la Ligue nationale pour la démocratie (LND), déjà au pouvoir depuis 2015.

La Birmanie est sortie il y a tout juste 10 ans d'un régime militaire au pouvoir pendant presque un demi-siècle. Les deux derniers coups d'État depuis l'indépendance du pays en 1948, remontent à 1962 et 1988.

https://fr.sputniknews.com/asie_pacifique/202102011045159822-coup-detat-en-birmanie-les-etats-unis-se-declarent-prets-a-agir/

 

L'UNION ECONOMIQUE EURASIATIQUE DU KAZAKHSTAN JUSQU'A CUBA

L’Union économique eurasiatique: du Kazakhstan jusqu’à Cuba

 Depuis 2 jours  23 décembre 2020

union

 Asie et Afrique - Kazakhstan

 

 

 

 

L’Union économique eurasiatique (UEEA) a accordé le statut d’observateurs à l’Ouzbékistan et Cuba, élargissant par la même occasion son influence régionale et internationale. Retour sur les développements récents et moins récents.

Malgré la vive opposition de nombre d’Etats occidentaux aux processus d’intégration dans l’espace eurasiatique ex-soviétique, principalement de Washington, rien ne semble pour le moment pouvoir stopper un processus enclenché depuis les années 1990 comme une initiative personnelle de Noursoultan Nazarbaïev, devenue une réalité en 2014. Depuis ledit processus poursuit sa lancée.

Il est important encore une fois de rappeler le rôle précisément du Kazakhstan et notamment de son ex-président Nazarbaïev pour que l’UEEA voie le jour. En effet, le leader kazakh à l’instar de nombreux habitants d’Asie centrale était opposé à l’éclatement de l’URSS. Mais lorsque la fin de l’Union soviétique était en train de devenir une réalité, il avait cherché dès les premiers moments à créer et bâtir un autre cadre d’intégration et d’interaction dans l’espace eurasien post-soviétique. Et ce aussi bien dans l’intérêt de son pays le Kazakhstan, que de nombreux autres Etats ayant composé l’URSS.

Dans un commentaire récent, accordé dans le cadre du film-documentaire Traits pour un portrait et diffusé par la chaîne de télévision Khabar, le premier président du Kazakhstan a évoqué comment était venue l’idée de la création de l’Union économique eurasiatique. Fait intéressant: l’initiative de Nazarbaïev était réellement apparue avant même l’éclatement officiel de l’URSS. Sa proposition était alors de créer à la base une union de quatre Etats (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Ukraine), dans les mains de laquelle était concentrée 90% de l’économie soviétique. Tout en proposant aux autres pays de pouvoir l’intégrer, selon leur volonté.

Mais l’idée n’avait pas reçu l’approbation de Mikhaïl Gorbatchev – le dernier leader de l’URSS, ni de Boris Eltsine – le premier président de la Russie post-soviétique. Au lieu de cela c’est la Communauté des Etats indépendants (CEI) qui verra le jour. Pour autant et voyant que la nouvelle organisation ne contribuait pas à une intégration profonde au sein de l’espace concerné, Noursoultan Nazarbaïev avait continué à insister pour qu’une structure d’intégration plus puissante se réalise.

Au final, c’est ainsi que naîtra l’Union économique eurasiatique, devenue aujourd’hui l’une des principales forces motrices aussi bien dans le grand espace eurasien, mais également dans le cadre du concept multipolaire du monde. Deux projets auxquels restent fermement opposés les élites étasuniennes, occidentales et atlantistes.

L’organisation est aujourd’hui composée de la Russie, du Kazakhstan, de la Biélorussie, de l’Arménie et du Kirghizistan. Depuis mai 2018, la Moldavie est devenue membre-observateur de ladite structure. Des accords de libre-échange ont été signés avec le Vietnam (mai 2015), l’Iran (mai 2018), le Singapour et la Serbie (tous deux en octobre 2019).

Désormais – deux nouveaux Etats ont rejoint avec l’aval des pays membres les observateurs de l’organisation: à savoir l’Ouzbékistan et Cuba. Dans le cas du premier, il s’agirait vraisemblablement que de la première étape du processus d’intégration. Sachant que lors du sondage mené en mai de cette année, ¾ des citoyens ouzbeks avaient soutenu l’intégration de leur pays au sein de l’UEEA. Fait notable: parmi eux – beaucoup de jeunes.

En ce qui concerne Cuba, les éléments d’une coopération multisectorielle donnent non seulement des avantages, notamment économiques, évidents pour l’île de la liberté, mais peuvent également ouvrir la voie à une interaction encore plus large entre l’Eurasie et l’Amérique latine. Le tout au moment où nombre d’Etats latino-américains soutiennent fermement l’ère multipolaire mondiale. Parmi eux, on peut citer le Venezuela, le Nicaragua, la Bolivie ou encore l’Argentine.

Dans le cas de l’espace eurasien, une grande puissance comme l’Iran pourrait devenir également membre-observateur de l’Union économique eurasiatique prochainement. Des négociations sont prévues en ce sens. A noter que la République islamique est déjà membre-observateur d’une autre grande structure internationale basée en Eurasie – en l’occurrence l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), une structure dans laquelle elle devrait devenir membre à part entière dans un avenir proche.

Et lorsqu’on sait que ces événements majeurs, dans le cadre de l’UEEA, se sont réalisés en l’espace d’un peu plus de six ans – de la création aux événements actuels, il est évident que l’espace eurasien aura pour mission de poursuivre le renforcement observé. Et ce malgré la vive opposition des nostalgiques de l’unipolarité.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Source : Observateur Continental

https://french.almanar.com.lb/1969530

 

QUINZE PAYS D’ASIE ET DU PACIFIQUE SIGNENT UN ACCORD DE LIBRE-ECHANGE, ACCORD LE PLUS IMPORTANT DU MONDE AUTOUR DE LA CHINE

ASIE-PACIFIQUE

Quinze pays d’Asie et du Pacifique signent un accord de libre-échange autour de la Chine

Ce Partenariat régional économique global (RCEP) devient l’accord commercial le plus important du monde en termes de PIB.

Publié aujourd’hui à 06h23, mis à jour à 08h35

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Le premier ministre vietnamien, Nguyen Xuan Phuc, échange avec ses homologues lors du sommet virtuel de l’Asean, à Hanoï, le 15 novembre. NHAC NGUYEN / AFP

Quinze pays d’Asie et du Pacifique ont signé dimanche 15 novembre un important accord commercial, promu par la Chine, à l’occasion de la clôture d’un sommet virtuel de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) qui avait débuté jeudi.

Ce Partenariat régional économique global (RCEP) devient l’accord commercial le plus important du monde en termes de produit intérieur brut (PIB), selon des analystes, et concernera plus de 2 milliards d’habitants.

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Libre-échange et propriété intellectuelle

Il vise à créer une gigantesque zone de libre-échange entre les dix Etats de l’Asean – Indonésie, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Philippines, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Laos et Brunei – et la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

L’accord comprend également la propriété intellectuelle, mais exclut tout ce qui touche à la protection des travailleurs et à l’environnement. L’Inde devait également rejoindre ce pacte commercial sans précédent mais a décidé l’an dernier de s’en retirer par crainte de voir des produits chinois à bas prix envahir son marché. New Delhi a toutefois la possibilité de rejoindre cet accord plus tard.

30 % du PIB mondial

Le RCEP, dont les membres représentent 30 % du PIB mondial, sera « une étape majeure pour la libéralisation du commerce et de l’investissement » dans la région, a estimé Rajiv Biswas, économiste en chef pour l’Asie et le Pacifique du consultant IHS Markit.

La signature de cet accord survient dans un contexte de forte crise économique en raison de l’épidémie de Covid-19 pour les dix membres de l’Asean. Beaucoup de signataires luttent encore contre le coronavirus et espèrent que le RCEP les aidera à atténuer le coût de la pandémie, qui a donné un énorme coup de frein à leurs économies.

« Dans les circonstances mondiales actuelles, le fait que le RCEP ait été signé après huit ans de négociations apporte un rayon de lumière et d’espoir au milieu des nuages », a déclaré le premier ministre chinois, Li Keqiang, après la signature virtuelle.

Réponse à la passivité des Etats-Unis

Ce pacte commercial est également largement considéré comme le moyen pour la Chine d’étendre son influence dans la région et d’en déterminer les règles, après des années de passivité de la part des Etats-Unis pendant la présidence de Donald Trump.

En janvier 2017, ce dernier avait retiré son pays du grand projet concurrent, le Traité de libre-échange transpacifique (TPP), promu par son prédécesseur démocrate, Barack Obama.

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/15/accord-de-libre-echange-dans-quinze-pays-d-asie-et-du-pacifique_6059791_3210.html

 

LA MÉTHODE JAKARTA : COMMENT LES USA ONT UTILISE LE MEURTRE DE MASSE POUR VAINCRE LE COMMUNISME

La méthode Jakarta: comment les USA ont utilisé le meurtre de masse pour vaincre le communisme

Un nouveau livre retrace la façon dont Washington a aidé le gouvernement indonésien à massacrer plus d’un million de personnes à cause de leurs idées politiques.

Par Daniel Larison

Mondialisation.ca, 10 août 2020

The American Conservative 5 août 2020

Région : 

Thème: 

Selon le récit dominant de la Guerre froide, si le communisme a été vaincu dans nombre de pays, c’était avant tout dû au modèle civilisationnel supérieur qu’offre le capitalisme, avec son accent sur les libertés individuelles et la responsabilité personnelle. Un regard sur l’histoire révèle une réalité beaucoup plus sombre et expéditive.

A noter : cet article a été publié sur l’organe paléoconservateur (soit de droite) américain American Conservative. Ce n’est donc en rien de la propagande pro-communiste – simplement un compte-rendu honnête de faits historiques. On peut ajouter que la démarche de l’auteur, Daniel Larison, est d’autant plus respectable qu’elle va contre les biais idéologiques du lectorat du site qu’il dirige – au risque d’en perdre une partie. Inutile de dire que ce type d’intégrité intellectuelle devrait être un exemple pour nous tous.

Entelekheia


La dénommée « Longue Paix », après 1945, était couverte de sang d’innocents. Les Américains préfèrent généralement se souvenir de la Guerre froide comme d’un triomphe essentiellement pacifique ponctué d’une poignée de débâcles, mais pour beaucoup de personnes vivant dans des pays non alignés et nouvellement indépendants après la Seconde Guerre mondiale, l’expérience de la Guerre froide a été marquée par l’horreur et la dévastation.

Les nations qui avaient le malheur d’être considérées comme importantes dans la lutte contre le communisme ont enduré les pires souffrances. Le fanatisme anticommuniste a fait des millions de victimes pendant la Guerre froide. Les atrocités commises contre ces peuples ont souvent été oubliées en Occident, quand elles étaient connues tout court. C’est surtout vrai aux États-Unis, puisque notre gouvernement a souvent encouragé et aidé des acteurs locaux dans leurs crimes contre leur propre peuple.

Nous ignorons généralement cet aspect de la Guerre froide parce qu’il est laid et parce que notre gouvernement porte une responsabilité considérable dans ce qui est arrivé à ces pays. Il ne correspond pas à la fable de « l’ordre libéral » que nos dirigeants se racontent et nous racontent. Il ne correspond pas à nos évaluations flatteuses de notre rôle de bienfaiteurs dans le monde, mais c’est une partie importante de l’histoire de notre politique étrangère que nous ne pouvons pas nous permettre d’oublier. Lorsque des hommes politiques et des experts menacent allègrement aujourd’hui d’une nouvelle Guerre froide contre la Chine, nous devons comprendre les destructions que cela entraînerait pour des personnes innocentes dans de nombreux autres pays. Nous ne devons pas commettre de nouveau des erreurs aussi coûteuses en vies humaines.

L’Indonésie était considérée comme un pays crucial dans les années 1960, car c’était l’un des principaux pays non alignés, avec le plus grand parti communiste en dehors de l’URSS et de la Chine. Les responsables américains y voyaient un « atout » bien plus précieux que le Sud-Vietnam, et en 1965-66, elle a été violemment annexée à l’orbite américaine à travers des massacres. L’armée indonésienne, sous la direction de Suharto et de ses auxiliaires, a perpétré des meurtres de masse contre des communistes et des personnes présumées communistes, et elle a assassiné jusqu’à un million d’innocents sans autre raison que leur affiliation politique présumée.

Ces meurtres de masse et leurs conséquences pour le reste du monde font l’objet d’un ouvrage exceptionnel de Vincent Bevins, The Jakarta Method (La méthode Jakarta). Bevins est un correspondant international qui a travaillé d’abord au Brésil, puis en Indonésie. Pendant son séjour dans ce pays, il a commencé à enquêter sur l’histoire du massacre de 1965-66, qui est toujours officiellement nié par le gouvernement. En fouillant les histoires des survivants et en suivant les conséquences de l’ « Operation Annihilation » (le nom interne de l’armée de la campagne d’extermination), il a trouvé des liens entre ce qui s’était passé en Indonésie au milieu des années 60 et les campagnes brutales menées en Amérique latine par les dictatures alignées sur les États-Unis dans les décennies qui ont suivi. Dans ces autres pays, « Jakarta » est devenu un mot-code pour désigner les massacres d’ennemis des fanatiques anticommunistes, et le meurtre de masse perpétré en Indonésie a été présenté comme un modèle à suivre.

Non seulement le gouvernement américain était au courant du massacre en Indonésie, mais il l’avait activement encouragé et avait fourni aux tueurs des listes de noms. Bevins écrit :

Mais après sept ans d’étroite coopération avec Washington, l’armée était déjà bien équipée. Vous n’avez pas non plus besoin d’un armement avancé pour arrêter des civils qui n’opposent presque aucune résistance. Mais ce dont les responsables de l’ambassade des USA et de la CIA avaient décidé que l’armée avait vraiment besoin était d’informations. En collaboration avec les analystes de la CIA, le responsable politique de l’ambassade, Robert Martens préparait des listes avec les noms de milliers de communistes et de présumés communistes, et les remettaient à l’armée, afin que ces personnes puissent être assassinées et « radiées » de la liste. »

Un autre million de personnes ont été rassemblées dans des camps de concentration, où elles ont été soumises à la famine, au travail forcé, à de la torture et à de la rééducation idéologique. Ce fut une « victoire » ignoble dont personne ne voulait se souvenir.

Bevins raconte cette histoire de manière objective et dépassionnée, et il tisse soigneusement les histoires des survivants qu’il a rencontrés au cours de son enquête. Il nous emmène sur les sites des massacres de Bali, où se trouvent aujourd’hui des hôtels touristiques. Il nous présente des Indonésiens qui ont perdu leur famille et leurs amis dans ces massacres, et il montre comment les survivants sont toujours ostracisés et considérés avec suspicion, toutes ces décennies plus tard. L’une des survivantes qu’il a rencontrées, une femme âgée nommée Magdalena, vit aujourd’hui dans la pauvreté après sa libération de prison. Il raconte qu’elle a été « marquée à vie » à cause de son passé, et qu’elle n’a aucun lien avec sa famille, car tous ces liens ont été coupés après qu’elle ait été accusée d’être communiste. Comme le note Bevins, cette « situation est extrêmement fréquente chez les survivants de la violence et de la répression de 1965 ». En plus de ceux qui ont été tués dans les massacres, il y a des dizaines de millions de victimes et de parents de victimes encore en vie aujourd’hui.

Il retrace également l’utilisation des tactiques employées contre des innocents Indonésiens au Brésil, au Chili, en Argentine et ailleurs en Amérique latine, et nous rappelle que les habitants de ces pays vivent toujours dans l’ombre des dictatures soutenues par les États-Unis qui étaient au pouvoir dans les années 1970 et 1980. La dictature brésilienne qui s’était emparée du pouvoir avant la prise de pouvoir de Suharto a ensuite cherché à imiter ce qui s’était passé en Indonésie. Le gouvernement chilien de Pinochet l’a fait, bien qu’à plus petite échelle, et la « sale guerre » en Argentine a suivi. La piste se poursuit en Amérique centrale jusqu’à la fin de la Guerre froide. Beaucoup d’éléments individuels de l’histoire de Bevins sont peut-être connus, mais il a établi entre eux des liens que la plupart des Américains ne connaissent pas.

Alors qu’il essaie de donner un sens aux horribles événements qu’il a décrits dans le livre, Bevins nous offre cette sinistre mais juste conclusion :

Si l’on considère les choses sous cet angle, les grands perdants du XXe siècle ont été ceux qui croyaient trop sincèrement en l’existence d’un ordre international libéral, ceux qui faisaient trop confiance à la démocratie, ou trop à ce que les États-Unis disaient soutenir, plutôt qu’à ce qu’ils soutenaient réellement – à ce que les pays riches disaient, plutôt qu’à ce qu’ils faisaient. Ce groupe a été anéanti. »

Lorsqu’il a parlé à Winarso, le chef du Sekretariat Bersama ’65, l’organisation qui défend les intérêts des survivants du massacre, Bevins lui a demandé qui avait gagné la Guerre froide. Winarso lui répondit que les États-Unis avaient gagné. Lorsqu’il lui a ensuite demandé comment, Winarso a répondu simplement : « Vous nous avez tués ».

De plus, ces gens ont été tués pour rien.

On ne soulignera jamais assez que les victimes en Indonésie et dans les autres pays dont Bevins parle étaient des innocents. Elles ont été tuées en masse uniquement parce qu’elles avaient ou étaient censées avoir certaines convictions politiques. Bevins écrit : « Ils ont été condamnés à l’anéantissement, et presque tous ceux qui les entouraient ont été condamnés à une vie entière de culpabilité, de traumatisme, et à se faire dire qu’ils avaient impardonnablement péché à cause de leur association avec les espoirs les plus sincères de la politique de gauche ». Ils n’avaient rien fait de mal. Ils ont eu l’horrible malchance d’être pris au milieu d’une rivalité internationale pour le pouvoir et l’influence qui n’avait rien à voir avec eux, et ils ont été écrasés parce qu’il était avantageux pour notre gouvernement et ses pays-clients qu’ils soient écrasés.

Il y a quelques mois, Hal Brands [de Bloomberg, NdT] a écrit un article dans lequel il suggérait que les États-Unis pourraient soutenir des changements de régime secrets dans le cadre d’une rivalité avec la Chine. D’un côté, il citait la conquête de Suharto en Indonésie comme un exemple de réussite « rentable », et de l’autre, il en reconnaissait le coût humain effroyable, qui se mesure en centaines de milliers de vies. Voici comment il a décrit la complicité des États-Unis dans les massacres : « Le soutien de la CIA a aidé l’armée indonésienne à consolider son pouvoir après qu’elle ait renversé un Sukarno de plus en plus anti-américain en 1965, évitant ainsi la perspective de voir le plus important pays d’Asie du Sud-Est devenir hostile aux USA ». Il reconnaît que cela a impliqué les États-Unis dans une « violence horrible », mais il reste très vague sur ce que les États-Unis ont fait là-bas. Si l’Indonésie est considérée comme une « victoire » pour les partisans des changements de régime, alors l’idée de promouvoir des changement de régime est absolument honteuse et ne devrait plus jamais avoir droit de cité.

Si une stratégie repose sur des politiques qui conduisent au meurtre gratuit de tant de personnes innocentes, il est temps de la rejeter et d’en trouver une autre. Soutenir un changement de régime dans un autre pays est souvent présenté comme une solution rapide à un problème que les États-Unis ont dans le monde, mais la plupart du temps, cela finit par échouer. Même lorsque les changements de régime « fonctionnent » à court terme, ils infligent un terrible tribut aux habitants du pays visé. Les États-Unis feraient bien de rejeter tout changement de régime, secret ou non, et de respecter la souveraineté et l’indépendance des autres États. Les États-Unis devraient également éviter une nouvelle Guerre froide avec une grande puissance rivale qui conduirait à des crimes aussi monstrueux que le massacre en Indonésie.

Daniel Larison

 

Article original en anglais :

The Jakarta Method: How the U.S. Used Mass Murder to Beat Communism

The American Conservative 5 août 2020

Traduction et note d’introduction Corinne Autey-Roussel pour Entelekheia
Photo : Soldats indonésiens arrêtant des villageois lors de la purge des communistes en 1965-66 / Vannessa Hearman.

Daniel Larison est rédacteur en chef de TAC. Il a été publié dans le New York Times Book Review, Dallas Morning News, World Politics Review, Politico Magazine, Orthodox Life, Front Porch Republic, The American Scene et Culture11, et a été chroniqueur pour The Week. Il est titulaire d’un doctorat en histoire de l’université de Chicago.

La source originale de cet article est The American Conservative

Copyright © Daniel LarisonThe American Conservative, 2020

https://www.mondialisation.ca/la-methode-jakarta-comment-les-usa-ont-utilise-le-meurtre-de-masse-pour-vaincre-le-communisme/5648212