Bolivie

LES AUTORITÉS PUTSCHISTES BOLIVIENNES REJETTENT LA DEMANDE D'AIDE A CUBA

La Paz, 19 mars (Prensa Latina) Les autorités du gouvernement de facto de Bolivie ont disqualifié hier la sollicitude d’aide à Cuba pour faire face au nouveau coronavirus SRAS-CoV-2.


La veille, le candidat à la présidence du Mouvement Vers le Socialisme (MAS), Luis Arce, a fait part de la disposition de La Havane d’aider la Bolivie avec du personnel spécialisé et le médicament Interferon Alpha 2B humain recombinant, l’un des plus efficaces pour traiter la maladie du Covid-19 et produit exclusivement par l’île des caraïbes.

Toutefois, le ministre de facto de la Santé, Anibal Cruz, a discrédité l’aide de Cuba et accusé le MAS de politiser la situation, malgré les allégations répétées selon lesquelles le pays est mal préparé pour faire face à la maladie, déclarée pandémie par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Des médecins boliviens et d’autres personnels de santé remettent en cause la gestion du gouvernement de facto présidé par Jeanine Áñez pour la manière dont le traitement du Covid-19 est assuré, notamment en ce qui concerne la formation des travailleurs du secteur et les conditions inappropriées des centres de soins du pays.

Outre le candidat du MAS, les présidents des deux chambres de l’Assemblée Législative Plurinationale, l’ancien mandataire Evo Morales et la majorité de la population, qui connaissent le haut niveau professionnel des spécialistes de l’île des Caraïbes présents dans ce pays durant de nombreuses années jusqu´au coup d´État du 10 novembres dernier, soutiennent la demande d’aide à La Havane.

Arce a expliqué que la stratégie efficace serait le travail conjoint des médecins et des autres personnels des deux pays, et a donc exhorté le gouvernement de facto de la nation andine-amazonienne à solliciter officiellement l’aide de Cuba.

La Bolivie compte 12 cas confirmés de Covid-19, mais des spécialistes estiment que le nombre de personnes infectées augmentera en raison du niveau élevé de contagion caractéristique de la maladie.

peo/agp/avs/gdc
source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883698:les-autorites-putschistes-de-bolivie-rejettent-la-demande-daide-a-cuba&opcion=pl-ver-noticia&catid=89&Itemid=101


 

DEMANDE DE SUIVI DE LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME EN BOLIVIE

Genève, 13 mars (Prensa Latina) La représentante du bureau du Défenseur du Peuple (défenseur des droits) de la Bolivie, Nadia Cruz, a demandé aujourd’hui à la Haute Commissaire aux Droits de l’Homme, Michelle Bachelet, de surveiller la situation dans le pays sud-américain et d’en rendre compte.


Cruz a rencontré Bachelet après avoir tenu le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU au courant de la situation dans son pays et lui a demandé de faire preuve d’une vigilance particulière, considérant que les traités de l’organisme international étaient menacés.

Elle a également plaidé en faveur du renforcement de la Mission du Haut Commissariat en Bolivie, compte tenu du fait que le pays est en campagne électorale en vue des élections générales prévues pour le 3 mai prochain.

« Nous vous demandons : une surveillance spéciale de la Bolivie avec la visite urgente des rapporteurs spéciaux; de rétablir le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme dans le pays et de rendre rapidement son rapport sur les violations des droits de l’Homme dans le conflit postélectoral », souligne le rapport.

Cruz a expliqué que la situation des droits de l’Homme dans le pays andin-amazonien est préoccupante en raison des violations commises par le gouvernement de facto et a rappelé la répression déclenchée à la suite du coup d’État de novembre dernier.

'L’application des traités des Nations Unies est menacée par le comportement systématique du gouvernement en matière de violations des droits de l’Homme, qui a provoqué au moins 35 morts, 833 blessés et plus de 1500 arrestations et/ou détentions', a-t-elle précisé.

Elle a également appelé l’attention sur le climat de persécution politique à l’égard des anciens fonctionnaires, militants et sympathisants du Mouvement Vers le Socialisme et de l’ancien Président Evo Morales.

Cruz a de plus confirmé que le Bureau du Défenseur du Peuple faisait l’objet de menaces, de violences psychologiques et de poursuites judiciaires de la part du gouvernement de facto actuel.

Les inquiétudes suscitées par la répression et la persécution politique en Bolivie sont manifestes à l’intérieur et à l’extérieur du pays, au sein des organismes régionaux et de l’ONU elle-même.

peo/oda/avs

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883652:demande-de-suivi-de-la-situation-des-droits-de-lhomme-en-bolivie&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101


 

BOLIVIE : CRITIQUE DE LA NOUVELLE NOMINATION DU MINISTRE DE LA DEFENSE DE FACTO

La Paz, 11 mars (Prensa Latina) De nombreuses voix en Bolivie critiquent la nouvelle nomination hier de Fernando López au poste de ministre de la Défense, bien qu’il ait été démis de ses fonctions par l’Assemblée Législative Plurinationale (ALP).


Hier, la présidente autoproclamée Jeanine Áñez a de nouveau nommé Lopez à son poste alors qu´il avait été censuré vendredi dernier par l’ALP -dont les deux tiers sont du Mouvement Vers le Socialisme (MAS) de l´ancien président Evo Morales- pour n’avoir pas assisté à trois convocations à un interrogatoire sur deux massacres commis par des militaires et des policiers contre des manifestants dans le contexte du coup d’État.

La décision des députés impliquait alors sa destitution, conformément à l’article 158 de la Constitution Politique de l’État, et en vertu de la réglementation il avait pourtant été démis de ses fonctions lundi.

Les réactions, notamment sur les réseaux sociaux, ne se sont pas faites attendre, estimant par exemple que « le parlement destitue le ministre de la Défense pour ne pas avoir répondu aux questions concernant le massacre de Senkata. Que fait Jeannine Áñez ? Le destituer et le nommer comme si de rien n’était. République Bananière de Bolivie ».

Pour sa part, @RiannaSarmiento propose à l’APL de ne plus siéger en expliquant que Jeanine Áñez vient de transformer officiellement le régime en dictature parce que le pouvoir exécutif se moque du pouvoir législatif en nommant à nouveau Fernando López au poste de ministre.

Également à travers Twitter, l’internaute @SergioDelazerda a assuré que la dictature d’Añez se moque non seulement des lois, mais aussi de la mémoire des 36 personnes assassinées à Sacaba et Senkata.

'La tyrannie s’expose ainsi de plus en plus au poids de la justice qui viendra tôt ou tard', a-t-il averti.

Le 10 novembre dernier, Evo Morales a démissionné de la présidence du pays sous la pression de hauts commandements militaires, deux jours plus tard Áñez a pris ses fonctions, ce qui a motivé des mobilisations pacifiques du peuple bolivien.

Toutefois, la police et l’armée ont procédé à des massacres à Sacaba, Cochabamba, et à Senkata, El Alto, pour contenir les protestations contre le coup d’État.

Plus de 30 personnes ont été tuées, des dizaines blessées et des centaines arrêtées pour avoir protesté contre le coup d’État.

peo/acl/otf

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883629:&opcion=pl-ver-noticia&catid=49

 

DILMA ROUSSEFF : DES ELECTIONS EN BOLIVIE SANS EVO SERAIENT UNE FARCE.

 

Rousseff : des élections sans Evo en Bolivie seraient une farce.
 
Brasilia, 23 février (Prensa Latina) L'ancienne présidente brésilienne Dilma Rousseff a déclaré que si le système judiciaire bolivien oppose son veto à la candidature de l'ancien président Evo Morales au Sénat, les élections dans ce pays seront une farce.

Si le système judiciaire dominé par les putschistes oppose son veto à la candidature d'Evo au Sénat, ce veto montre que les élections promues par ceux qui ont détruit la démocratie sont une farce", a écrit l'ancien chef de l'État (2011-2016) sur Twitter.

Elle a qualifié Morales de "l'un des meilleurs présidents" que la Bolivie ait jamais eu et il a été "renversé par un coup d'État et persécuté par les putschistes", ce qui l'a obligé à demander l'asile au Mexique et en Argentine.

Le chef du Tribunal suprême électoral, Salvador Romero, considère que le leader indigène ne remplit pas la condition de résidence en Bolivie pour se présenter au Sénat à Cochabamba. Il a indiqué qu'une résidence effective est requise.

A cet égard, Morales a déclaré à Buenos Aires que les leaders du coup d'Etat "ne respectent pas la loi électorale, ni même une sentence constitutionnelle, ils ont peur de la démocratie".

mh/abo/acl/ocs


source :  https://www.plenglish.com/index.php?o=rn&id=52540&SEO=rousseff-elections-without-evo-in-bolivia-would-be-a-farce


 

BOLIVIE : LE MAS, PARTI OU MILITE EVO MORALES, DÉNONCE LA PROSCRIPTION DE SES CANDIDATS

 

La Paz, 21 février (RHC).-  Le Mouvement Vers le Socialisme (MAS) a dénoncé ce vendredi le caractère politique de l’interdiction par le Président du Tribunal Suprême Electoral (TSE) et de ses membres de la participation de leurs candidats Evo Morales et Diego Pary au poste de sénateur.
Dans un communiqué, cette force politique se réfère à la décision du Tribunal d’invalider les deux candidatures sous prétexte de ne pas satisfaire à l’exigence d’une 'résidence permanente' dans les localités où elles se présentent lors des élections du 3 mai prochain. Le Président du Tribunal électoral et les membres qui ont inhabilité nos candidats n’ont pas respecté le Calendrier électoral dont l’article 35 stipule que le délai de traitement des demandes d’exclusion des candidats commence le lundi 24 février, souligne le MAS.

Il ajoute qu’avant cette date, le TSE a statué sur les requêtes et sur les inhabilitations, en violation flagrante de ses propres règles et de ses motivations politiques.

Le MAS a évoqué toutes les violations qui ont été commises et souligne que l’article 4 de la loi no 026 sur le régime électoral stipule que 'le plein exercice des droits politiques conformément à la Constitution et à la loi ne peut être restreint, entravé par aucune autorité publique, pouvoir factuel, organisation ou personne privée'.

Cette force politique a annoncé qu’elle engagerait une procédure pénale ordinaire contre les membres du TSEqui ont voté pour ces proscriptions et mènera des actions aux niveaux national et international pour la défense de la démocratie et la participation de ses candidats.

Nous déclarons l’état d’urgence et la mobilisation pacifique dans nos rangs face à cette proscription injuste, conclut le MAS.

Lors d’une conférence de presse à Buenos Aires, le président déchu, Evo Morales, victime d’un coup d’État le 10 novembre dernier, a déclaré remplir, tout comme Diego Pary, toutes les conditions nécessaires.

« Maintenant, je suis interdit de me présenter comme candidat au poste de sénateur. Ils ne respectent pas la loi électorale. Ce n’est pas seulement une interdiction d’Evo, c’est une atteinte à la démocratie. Ils ont peur de la démocratie », a souligné le leader indien.

Avec Prensa Latina

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/215050-le-mas-denonce-la-proscription-de-ses-candidats-en-bolivie


 

BOLIVIE : L'ANCIEN PRESIDENT EVO MORALES INTERDIT DE SE PRESENTER AU SÉNAT

Bolivie: Evo Morales interdit de se présenter au Sénat

L'ex-président Evo Morales (c) à Buenos Aires, le 19 janvier 2020

L'ancien président bolivien Evo Morales s'est vu interdire de se présenter au Sénat par l'instance électorale suprême de son pays, une décision qui compromet son retour en politique après sa démission en novembre.

Le Tribunal suprême électoral (TSE) de Bolivie a invalidé jeudi sa candidature car l'ex-président, exilé en Argentine, ne remplit pas l'obligation de "résidence permanente" dans le pays.

Evo Morales avait quitté la Bolivie pour le Mexique après sa démission en novembre, après des semaines de manifestations à son encontre et sous la pression des forces armées, à la suite d'une élection présidentielle controversée. Il s'est ensuite réfugié en Argentine.

La décision du tribunal "est un coup contre la démocratie. Les membres (de ce tribunal) savent que je remplis les conditions pour être candidat. L'objectif final est l'élimination du MAS", a réagi M. Morales sur Twitter en évoquant son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS).

En revanche, son principal rival, l'ex-président Carlos Mesa (centre) a salué la décision du tribunal qui a, a-t-il dit, "correctement appliqué la loi et la Constitution". Evo Morales "doit comprendre qu'il ne peut plus utiliser la loi selon ses intérêts", a-t-il ajouté.

Le parti de M. Morales, le MAS, sera toutefois bien représenté à l'élection présidentielle. La candidature de l'ex-ministre de l'Economie, Luis Arce, a été validée par le Tribunal suprême électoral, a indiqué jeudi son président Salvador Romero devant la presse.

Il avait été officiellement proclamé candidat du MAS le 9 février. Cet économiste proche de M. Morales a été son ministre de l'Economie pendant sa présidence de 2006 à 2019.

En tête des sondages

Selon les derniers sondages, Luis Arce est largement en tête des intentions de vote, avec 31,6%, devant l'ex-chef de l'Etat centriste Carlos Mesa (17,1%) et la présidente par intérim conservatrice Jeanine Añez (16,5%).

Le tribunal a également invalidé la candidature de l'ancien ministre des Affaires étrangères de M. Morales, Diego Pary, qui souhaitait se présenter dans la circonscription de Potosi (sud).

M. Morales, 60 ans, poursuivi dans son pays pour "sédition et terrorisme", ne pouvait pas déjà se représenter à la présidentielle.

La présidente par intérim avait en effet promulgué le 24 novembre une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives, qui interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième. Ce qui a fermé la porte à une nouvelle candidature d'Evo Morales, 60 ans, qui a déjà exercé trois mandats.

L'ancien chef d'Etat avait alors décidé de briguer un poste de sénateur dans la région de Cochabamba (centre) où il a commencé sa carrière politique.

M. Morales s'était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre pour un quatrième mandat, mais l'opposition avait crié à la fraude. Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par la police et par l'armée, il avait annoncé sa démission et les élections ont été annulées.

Les élections générales du 3 mai visent à élire le président, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés. En cas de second tour, le scrutin aura lieu le 14 juin.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_bolivie-evo-morales-interdit-de-se-presenter-au-senat?id=10437775


 

LA BOLIVIE FRAPPÉE PAR UNE ÉPIDÉMIE DE DENGUE SANS REACTION DE LA GOUVERNANCE DE FACTO

La Paz, 17 février (Prensa Latina) Les cas de dengue en Bolivie connaissent aujourd’hui une augmentation accélérée, situation qui met le pays en alerte face à l´afflux massif dans les hôpitaux qui ont peu de personnel médical disponible.


Par le biais du réseau social Twitter, plusieurs internautes critiquent la position du gouvernement de facto de la présidente autoproclamée Jeanine Áñez, lequel n’a toujours pas agi pour doter les centres médicaux des moyens nécessaires pour faire face à la situation épidémiologique.

De même, plusieurs utilisateurs de la plate-forme numérique s’interrogent sur l’absence de réponse du Collège médical de Bolivie, institution qui, pendant le mandat de l’ancien Président Evo Morales (2006-2019), a mené plusieurs grèves pour rejeter les mesures prises pour renforcer la gratuité des soins.

Où est le Collège médical de Bolivie ? Ils étaient très bons pour manifester et mener 80 jours de grèves consécutifs ; mais pour sauver des vies des gens zéro, a manifesté le site Noticias Bolivia sur Twitter.

Le département (province) de Santa Cruz est la région qui compte le plus grand nombre de patients atteints de dengue, où les enfants de moins de 14 ans sont les plus touchés.

Le responsable du service d’épidémiologie départemental de la santé (Sedes), Roberto Tórrez, a expliqué à la presse que le territoire est confronté à la pire épidémie des 33 dernières années avec plus de 17.000 personnes touchées en à peine un mois et demi depuis début 2020.

'Santa Cruz est confrontée à la pire épidémie de dengue depuis 33 ans en termes d’explosivité et de nombre de cas graves, en peu de temps, avec une moyenne de 150 à 170 patients par jour', a souligné le responsable.

À cet égard, il a fait valoir que la plus grande préoccupation concernait les enfants, qui représentent 50 % de l’ensemble des cas, ce qui a des répercussions sur les établissements d’enseignement où les taux d’absentéisme sont élevés en raison de l´épidémie.

Divers médias présentent des images et des histoires concernant la saturation des centres médicaux dans le territoire de Santa-Cruz, dont le cas de l’hôpital municipal Plan Tres Mil où plus de 80 personnes par heure attendent à l´intérieur et l´extérieur de la salle des urgences pour une consultation avec le seul médecin de garde.

À ce jour, 23 mille cas de dengue ont été signalés en Bolivie, cinq décès ont été confirmés, neuf autres décès sont en cours d’étude pour en déterminer la cause et plus de 3 500 malades ont dû être hospitalisés, selon les données publiées par le Sedes.

L’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) a signalé samedi dernier qu´uniquement lors du premier mois de l’année 125 mille 514 cas ont été signalés en Amérique Latine et dans les Caraïbes, dont 27 décès dus à la maladie.

Pour éviter que le nombre de cas n’augmente au cours de la période actuelle, l’OPS a recommandé aux gouvernements des pays les plus touchés de renforcer la surveillance, réviser les plans d’urgence et veiller à ce que les professionnels de la santé reçoivent une formation appropriée pour effectuer des diagnostics en temps voulu.

peo/acl/odf

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883460:la-bolivie-confrontee-a-une-epidemie-de-dengue-sans-reaction-du-gouvernement-de-facto&opcion=pl-ver-noticia&catid=193&Itemid=101


 

BOLIVIE : UNE NOUVELLE ACCUSATION DE CORRUPTION CONTRE LE GOUVERNEMENT DE FACTO

 

La Paz, 7 février (RHC).-  Roxana Lizárraga, ancienne ministre de la Communication du gouvernement de facto de la Bolivie, a accusé l’administration de la présidente autoproclamée Jeanine Áñez de soudoyer des secteurs sociaux en échange d’un soutien électoral.


Roxana Lizárraga, candidate à la députation pour l’alliance Creemos, en vue des élections générales du 3 mai prochain, a souligné que le pouvoir économique du gouvernement actuel est utilisé pour tenter de corrompre et diviser les organisations sociales, signale le quotidien La Razón.

« L’irrégularité consiste à échanger un soutien électoral contre l’accès à des charges publiques et des quotas de pouvoir », a-t-elle expliqué.

Il y a peu de temps, Lizárraga avait réaffirmé avoir démissionné parce que le dénommé gouvernement de transition avait perdu son cap et qu’il ne s’était pas contenté de diriger le pays jusqu’à l’élection d’une nouvelle administration.

La journaliste de 46 ans a présenté sa renonciation irrévocable au poste de ministre de la Communication après l’annonce officielle de la candidature d’Áñez à la présidence de la République, acte qu’elle a jugé contraire à l’éthique et de « projet opportuniste pour jouir du pouvoir ».

Prensa Latina

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/213966-une-nouvelle-accusation-de-corruption-contre-le-gouvernement-de-facto-de-la-bolivi


 

BOLIVIE : EVO MORALES SOULIGNE SES RÉALISATIONS EN TANT QUE PRESIDENT

 

Evo Morales souligne ses réalisations en tant que président de la Bolivie
 
Buenos Aires, 22 janvier (Prensa Latina) L'ancien président de la Bolivie, Evo Morales, a souligné aujourd'hui les réalisations de son administration à la tête de la nation andine en rendant compte de la conclusion de son mandat, déjà approuvé par l'Assemblée législative plurinationale.

Dans une vidéo d'un peu plus de 21 minutes, M. Morales a détaillé avec des chiffres et d'autres données les résultats de 14 années à la tête du gouvernement bolivien, une période au cours de laquelle il a assuré qu'il y avait "plus de succès que d'erreurs".

Le premier président indigène de l'histoire de la Bolivie, qui a pris ses fonctions pour la première fois le 22 janvier 2006, a comparé les indicateurs de développement de 2005 avec ceux de 2018, date à laquelle il a démissionné en raison d'un rapport partial de l'Organisation des États américains (OEA) qui remettait en cause les résultats des élections au cours desquelles il avait été élu pour un nouveau mandat.

Il a rappelé que sous les gouvernements néolibéraux, la nation andine était la plus pauvre et la plus inégale d'Amérique du Sud, les services de base et les ressources naturelles étant privatisés.

Ensuite, son gouvernement a reçu un pays en proie à une profonde crise économique, qui est devenu par la suite celui qui a connu la plus forte croissance du continent.

Il a noté que le produit intérieur brut du pays était de 9,581 milliards de dollars fin 2005, un chiffre qui est passé à 40,581 milliards fin 2018, et que le revenu annuel par personne a triplé.

Le 22 janvier 2006, avec le peuple au gouvernement, les premières lumières de l'aube ont été vues après la longue nuit néolibérale", a déclaré Morales, un réfugié en Argentine.

Il a rappelé les défis qu'il a dû relever au sein de son gouvernement, tels que la nationalisation des ressources, la restitution des droits et l'indépendance financière et économique du pays.

Avant 2006, la Bolivie était une république où peu de gens avaient tout et où la majorité vivait dans la misère. Avec la nouvelle Constitution, nous nous reconnaissons dans la dignité d'un État plurinational. Nous construisons la stabilité politique, la croissance économique et la justice sociale", a déclaré l'ancien président.

rly/abo/jcm/avs
source :  https://www.plenglish.com/index.php?o=rn&id=51280&SEO=evo-morales-highlights-his-achievements-as-bolivias-president


 

QUE SE PASSE-T-IL EN BOLIVIE? UN COUP D’ÉTAT RACISTE CONTRE LES PEUPLES INDIGÈNES

BOLIVIE : COUP D’ETAT RACISTE CONTRE LES PEUPLES INDIGENES

jeudi 2 janvier 2020
par  Giorgos Mitralias
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Que se passe-t-il ces jours-ci en Bolivie ? Et s’il s’agit d’un coup d’état, que veulent et qui ciblent les putschistes ? La réponse la plus claire et la plus autorisée à toutes ces questions est donnée par la protagoniste du coup d’état, la « présidente par intérim » autoproclamée du pays Jeanine Anez quand elle twitte de la façon suivante ce qui semble être son désir le plus ardent : « Je rêve d’une Bolivie libérée des rites indigènes sataniques, la ville n’est pas pour les « Indiens », il vaudrait mieux qu’ils aillent sur l’Altiplano ou au Chaco ». C’est à dire à la très haute montagne ou à la savane quasi désertique…

Encore plus éloquents que les paroles sont pourtant les actes qui ont suivi. C’est ainsi qu’on a vu Mme Anez arriver au palais présidentiel pour prendre ses fonctions présidentielles en brandissant triomphalement ...une énorme Bible au-dessus de sa tête, tandis que le vrai cerveau du coup d’Etat, le raciste extrémiste de droite Luis Fernando Camacho et ses amis criaient “la Bolivie pour le Christ, Pachamama n’entrera plus jamais dans ce palais” !Tout un programme si on pense que Pachamama est la Mère-Nature de ces peuples indigènes que les putschistes assimilent à...l’Antéchrist. Et pour qu’il n’y ait pas le moindre doute sur l’appartenance et les intentions des putschistes, pendant que ceux-la officiaient au palais présidentiel, leurs partisans brûlaient au centre de La Paz le drapeau-symbole des 36 nations originaires de Bolivie, la Wiphala rectangulaire aux sept couleurs promue par les gouvernements de Evo Morales au rang de drapeau officiel de « l’État Multinational de Bolivie » ensemble avec son drapeau tricolore traditionnel. Le fait que tous ces « exploits » des putschistes font penser plutôt au Moyen-Âge et ne sont probablement pas compris par le lecteur européen, ne doit pas faire oublier qu’ils font partie intégrante du plus douloureux passé génocidaire de la grande majorité des habitants de Bolivie ! Et comme on voit se multiplier les témoignages sur les assassinats et les tortures de ceux qui résistent au coup, il n’est pas surprenant de voir et d’entendre les manifestants et surtout les manifestantes indigènes hurler que « aujourd’hui comme jadis, ils nous massacrent avec la Bible et l’épée » !... [1].

Ce “jadis” se réfère évidemment aux tristement célèbres Conquistadors espagnols qui ne se sont pas limités de “découvrir” et de convertir au christianisme un continent américain habité depuis des millénaires par des dizaines de millions d’indigènes aux cultures bien avancées, mais se sont employés à les exterminer dans ce qui reste jusqu’à aujourd’hui comme le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. [2] C’est exactement cette tradition raciste et génocidaire - qui s’est perpétuée sans interruption durant cinq siècles - que veulent ressusciter aujourd’hui les “démocrates” néolibéraux comme Mme Anez, M.Camacho et leurs pareils, qui ne peuvent se faire à l’idée que les indigènes descendants des Incas puissent être autre chose que leurs domestiques et esclaves.

En d’autres termes, ce coup d’Etat constitue l’énième maillon dans l’interminable chaîne des massacres et autres répressions et humiliations réservées depuis des siècles par les colonialistes européens aux nations indigènes de Bolivie, mais aussi de toutes les Amériques du sud et du nord ! C’est-à-dire, ce coup d’Etat ne vise pas en priorité Evo Morales et son régime, mais quelque chose de beaucoup plus grand, important et essentiel : La très grande majorité des nations indigènes et leur lutte séculaire pour défendre leurs droits et leurs libertés démocratiques et nationales. Évidemment, le fait que ces dirigeants des ramassis racistes qui tuent, lynchent et incendient les maisons de leurs adversaires politiques, soient aussi des entrepreneurs et des grands propriétaires terriens n’est pas une simple coïncidence. C’est le bien utile rappel du fait que ceux d’en haut ont toujours utilisé le racisme le plus brutal et violent comme arme pour terroriser et soumettre ceux d’en bas...

Voici donc pourquoi la réponse des Aymaras, des Quechuas et des autres peuples originaires a été et reste prompte, massive et terriblement combative. A l’heure où nous écrivons ces lignes, pour le quatrième jour de suite des colonnes interminables des indigènes descendent à de La Paz de la ville de El Alto (plus d’un million d’habitants), laquelle semble se pencher au dessus de la capitale du pays du haut de ses 4.000 mètres d’altitude. Avançant en courant, agitant leurs Wiphalas multicolores, et brandissant des bâtons, les manifestants et les manifestantes indigènes, auxquels sont venus s’ajouter aujourd’hui des milliers d’autres paysans et des mineurs des 20 provinces et de l’intérieur du pays, arrivent de partout et remplissent le centre de La Paz, les milices paysannes des Ponchos Rojos en tête. Mais, à l’opposé de Morales qui depuis le Mexique multiplie les appels en faveur du « dialogue » et de la « pacification du pays », ces manifestants persistent à demander « la tête du fasciste Camach » et la « renuncia » de Anez, tandis que tous ensemble répètent en chœur un mot d’ordre très éloquent : « Ahora si, guerra civil » (Maintenant oui, guerre civile) !

Il est impossible de prévoir quelle sera l’issue finale de ce terrible affrontement. Cependant, ce qui impressionne et est déjà une certitude c’est que les nations indigènes qui représentent la majorité de la population bolivienne, n’ont plus peur de leur oppresseur blanc, le regardent dans les yeux et se montrent décidées de tout faire pour faire échouer son coup d’Etat. Et c’est précisément parce que leur réaction est tant massive, tant unitaire, tant combative et tant décidée que les jours passent sans que la balance penche en faveur des putschistes racistes et de leurs protecteurs nord-américains, qui semblent perdre progressivement l’initiative qu’ils ont eu initialement. A l’heure où le Chili voisin est secoué par une révolte populaire sans précédent contre les politiques néolibérales inaugurées par la dictature sanglante de Pinochet et appliquées sans relâche depuis lors, la révolte des peuples de Bolivie vient compléter le tableau d’une Amérique latine qui ressemble à un volcan prêt à exploser. Et ce qui est sûr c’est que jamais autant qu’aujourd’hui n’a été aussi patente l’actualité de la phrase historique de celui qui reste la principale référence des combats des indigènes boliviens, le dirigeant héroïque de la révolte démocratique et plébéienne de 1780 Tupac Katari lequel, peu avant d’être démembré par les tyrans espagnols, lançait cet avertissement prémonitoire : “Je reviendrai et je serai des millions” !…

[1] On peut suivre en direct les manifestations et les autres développements importants en Bolivie grâce a la chaine vénézuélienne TELESUR. Pour ça il suffit soit de capter Telesur qui émet à partir du satellite Astra, soit de cliquer sur son site : https://www.telesurtv.net [2] La persistance des épigones des génocidaires à garder vivant le souvenir du génocide et aussi la terreur qui l’accompagne, est illustrée par l’histoire suivante : Il y a un an et peu après avoir pris ses fonctions de président du Mexique, Andres Obrador a demandé officiellement à l’État espagnol qu’il présente ses excuses pour les crimes commis par les conquistadors espagnols contre les peuples d’Amérique Latine. A l’exception de Podemos, la réponse unanime de tous les partis politiques espagnols a été non seulement de rejeter la demande du président Mexicain mais de le traiter aussi de... provocateur. Cette réaction était pourtant tout à fait prévisible étant donné que l’État espagnol persiste à... honorer chaque année ses ancêtres génocidaires en faisant parader son armée devant le roi et les chefs de partis, le jour de la fête nationale de l’Hispanidad. Il n’est pas surprenant que cette fête nationale à l’honneur des génocidaires d’Amérique latine a été inventée et inaugurée en 1958 par le dictateur fasciste Franco...

Giorgos Mitralias est journaliste et co-fondateur Comité grec contre la dette, membre du réseau international CADTM. Article paru sur le site de la CADTM http://www.cadtm.org