Bolivie

BOLIVIE : ACCUSATION DE L’ILLEGAL ETAT POLICIER CONTRE EVO MORALES POUR CRIMES DE TERRORISME ET DEMANDE DE DETENTION PREVENTIVE

Evo Morales se défend après la décision de placement en détention préventive
Buenos Aires, 6 juillet (Prensa Latina) L'ancien président Evo Morales a averti aujourd'hui que la décision du bureau du procureur bolivien de demander sa détention préventive pour des crimes présumés de terrorisme est une preuve supplémentaire de la persécution politique systématique dont il est victime.

La Commission des procureurs anti-corruption a annoncé ce lundi à La Paz que la résolution de l'accusation formelle contre Morales pour les crimes de terrorisme et de financement du terrorisme a été publiée et a demandé la détention préventive du leader indigène.

De manière illégale et inconstitutionnelle, le ministère public de La Paz a l'intention de m'inculper de terrorisme avec un enregistrement audio altéré et sans être notifié, une preuve de plus de la persécution politique systématique du gouvernement de facto. Bientôt, la démocratie et l'État de droit reviendront en Bolivie", a déclaré l'ancien dirigeant, qui vit ici en tant que réfugié politique depuis décembre, après le coup d'État.

Dans une déclaration faite depuis cette capitale, les avocats de l'ancien président, Raúl Gustavo Ferreyra et Raúl Zaffaroni, ont déclaré que l'accusation constitue une preuve supplémentaire de l'existence d'un État policier en Bolivie.

Les avocats ont souligné que "la Bolivie est un État de non-droit où règne la force brute. Les preuves n'existent pas, l'accusation du procureur est une absurdité ainsi que la demande de détention", ont-ils déclaré, ajoutant qu'il n'y a pas de charge pénale qui devrait incriminer l'ancien président.

D'autre part, les avocats ont souligné que Morales se bat pour le rétablissement de l'État constitutionnel et de la démocratie.

Le poids de nos raisons permet d'éclaircir les accusations méprisables, telles que l'accusation et la demande de détention", conclut la déclaration.

ga/mai/cvl

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=379647&SEO=evo-morales-sale-en-defensa-tras-la-orden-de-su-detencion-preventiva


 

BOLIVIE : LES PUTSCHISTES RECONNAISSENT LEUR INCAPACITÉ A FAIRE FACE A LA PANDÉMIE

 

Les putschistes boliviens reconnaissent leur incapacité à faire face à la pandémie
La Paz, 22 juin (Prensa Latina) Le ministère de la santé du gouvernement de facto de la Bolivie a reconnu aujourd'hui son incapacité à faire face à la pandémie de Covid-19, le troisième mois de la quarantaine imposée au pays pour y faire face étant passé.

Il existe un risque réel que les installations médicales de la nation andine s'effondrent et que le nombre de décès augmente, a admis le chef de l'épidémiologie du ministère de la santé, Virgilio Prieto, dans des déclarations au réseau Unitel.

Les gens meurent, il n'y aura pas de place dans les hôpitaux, a déclaré le fonctionnaire, après que le pays ait signalé 773 décès dus à la maladie (dont 33 aujourd'hui) et 24 388 cas confirmés.

M. Prieto a déclaré que l'agenda des autres activités nationales devait être marqué par l'épidémie et a appelé à ce que quelque chose soit fait pour essayer de la contrôler et empêcher sa propagation.

Concernant l'augmentation du nombre de victimes et son éventuelle aggravation jusqu'en septembre, le spécialiste a spéculé qu'il ne serait peut-être pas possible de se rendre aux urnes, faisant allusion à l'annonce officielle d'hier concernant la tenue éventuelle des élections.

La présidente de facto Jeanine Áñez a annoncé ce dimanche qu'elle promulguera la loi pour la tenue des élections présidentielles le 6 septembre.

Les institutions sanitaires boliviennes appliquent la quarantaine dite stricte contre la pandémie de Covid-19 depuis le 22 mars, en plusieurs étapes, dont la dernière le 1er juin.

Le nombre de cas positifs du nouveau coronavirus continue d'augmenter ces dernières heures, avec des pics quotidiens de plus de 1 000 patients.

L'ancien président Evo Morales a déclaré sur Twitter que "le gouvernement de facto mène la pandémie à l'aveuglette".

Selon le leader politique, le remplacement de trois ministres de la santé en peu de temps et l'abandon des gouvernorats et des mairies par l'exécutif démontrent que ces autorités "se contredisent à chaque étape".

jcm/apb

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=376029&SEO=golpistas-bolivianos-reconocen-su-incapacidad-frente-a-la-pandemia


 

BOLIVIE : L'ANCIEN PRESIDENT MORALES DÉNONCE LA PREPARATION D'UN NOUVEAU COUP D’ÉTAT PAR LE GOUVERNEMENT DE FACTO

Evo Morales dénonce la préparation d'un nouveau coup d'État par le gouvernement de facto
21.JUN.2020 / 17:55 PM 

Photo : Référence

L'ancien président bolivien, Evo Morales, a dénoncé ce dimanche sur son compte Twitter officiel qu'"un nouveau coup d'État est prévu contre l'Assemblée législative et les organisations sociales et syndicales qui n'ont pas pu être liquidées en novembre".

Les déclarations du leader bolivien font suite à la rencontre qui a eu lieu dimanche entre la présidente de facto de la Bolivie, Jeanine Añez, et le chef du Tribunal suprême électoral (TSE), Salvador Romero, pour analyser la date des élections générales prévues le 6 septembre.

Mme Añez et ses ministres prennent la situation épidémiologique du pays causée par le Covid-19 comme prétexte fondamental pour justifier le report des élections, affirmant que d'ici la date prévue, le pays connaîtra le pic maximum de la pandémie avec une projection de 130 000 infections.

Après la réunion, aucune déclaration officielle n'a été proposée aux médias et la ministre de la santé Eidy Roca a déclaré qu'elle s'était limitée à présenter les prévisions sanitaires pour la nation dans les mois à venir.

Cependant, Romero, dans une interview accordée ce dimanche au supplément "Politique animale" du journal national La Razón, a déclaré que "l'EST a toujours tenu compte d'éléments scientifiques. C'est la raison pour laquelle elle a pris l'initiative de rechercher, avec le soutien des Nations unies, de l'Union européenne et de l'Église, la consultation des acteurs politiques" en proposant une date pour les élections générales.

Face au refus du gouvernement de facto de promulguer la loi 691, adoptée le 9 juin, la présidente de l'Assemblée législative plurinationale de Bolivie, Eva Copa, a rappelé à Mme Añez, le 17 juin, que son seul mandat est de présider les nouvelles élections.

Copa a averti que "si elle ne promulguait pas la loi qui lui a été envoyée, elle ne ferait qu'avancer les élections au 2 août 2020, comme le prévoit la loi 1297 du 30 avril.

Ce vendredi, Mme Añez a demandé à la police de mettre "l'ordre, la sécurité et la loi" sur ce qu'elle a décrit comme "la violence des violents", en faisant clairement allusion aux mouvements sociaux, en particulier celui dirigé par l'ancien président Evo Morales et sa formation politique Mouvement vers le socialisme (MAS).

teleSUR

source :  http://www.psuv.org.ve/temas/noticias/evo-morales-bolivia-golpe-estado-organizaciones-asamblea-legislativa-jeanine-anez/


 

BOLIVIE : LE FASCISTE REGIME DE FACTO TENTE DE SE PERPÉTUER AU POUVOIR

La Paz, 17 juin (RHC)- Au milieu du collapsus du système de santé de la Bolivie pour faire face à l’urgence sanitaire à cause de la pandémie de coronavirus, le régime de facto a révélé son intention de se maintenir au pouvoir.

De la même façon, les fonctionnaires imposés après le coup d’état contre l’ex-président Evo Morales, de 2019, poursuivent la campagne contre le Mouvement vers le Socialisme, le MAS, que les sondages donnent comme favori pour remporter les élections générales du 6 septembre prochain.

La chef du régime de facto Jeanine Áñez a déclaré qu’il lui semblait injuste que l’on dise qu’elle est attachée à la prorogation de son pouvoir, cependant elle a ensuite évoqué la possibilité d’ajourner les élections de quelques deux mois avec l’argument d’éviter des risques de contagion avec la nouvelle souche de coronavirus.

Un report d’un ou de deux mois ne va faire du mal à personne, qui plus est, nous, tous les boliviens nous allons gagner avec cela a dit Áñez, qui est candidate à la présidence et qui occupe la troisième place dans les intentions de vote selon les sondages.

Añéz avance l’argument de la sécurité sanitaire des Boliviens pour essayer de se maintenir plus de temps au pouvoir, cependant des citoyens, des figures politiques et des médias locaux dénoncent le collapsus du système de santé nationale qui a provoqué des morts dans les rues faute d’attention médicale.

Edité par Reynaldo Henquen

 

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/225974-le-regime-de-facto-tente-de-se-perpetuer-au-pouvoir-en-bolivie


 

LES AUTORITÉS PUTSCHISTES BOLIVIENNES REJETTENT LA DEMANDE D'AIDE A CUBA

La Paz, 19 mars (Prensa Latina) Les autorités du gouvernement de facto de Bolivie ont disqualifié hier la sollicitude d’aide à Cuba pour faire face au nouveau coronavirus SRAS-CoV-2.


La veille, le candidat à la présidence du Mouvement Vers le Socialisme (MAS), Luis Arce, a fait part de la disposition de La Havane d’aider la Bolivie avec du personnel spécialisé et le médicament Interferon Alpha 2B humain recombinant, l’un des plus efficaces pour traiter la maladie du Covid-19 et produit exclusivement par l’île des caraïbes.

Toutefois, le ministre de facto de la Santé, Anibal Cruz, a discrédité l’aide de Cuba et accusé le MAS de politiser la situation, malgré les allégations répétées selon lesquelles le pays est mal préparé pour faire face à la maladie, déclarée pandémie par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Des médecins boliviens et d’autres personnels de santé remettent en cause la gestion du gouvernement de facto présidé par Jeanine Áñez pour la manière dont le traitement du Covid-19 est assuré, notamment en ce qui concerne la formation des travailleurs du secteur et les conditions inappropriées des centres de soins du pays.

Outre le candidat du MAS, les présidents des deux chambres de l’Assemblée Législative Plurinationale, l’ancien mandataire Evo Morales et la majorité de la population, qui connaissent le haut niveau professionnel des spécialistes de l’île des Caraïbes présents dans ce pays durant de nombreuses années jusqu´au coup d´État du 10 novembres dernier, soutiennent la demande d’aide à La Havane.

Arce a expliqué que la stratégie efficace serait le travail conjoint des médecins et des autres personnels des deux pays, et a donc exhorté le gouvernement de facto de la nation andine-amazonienne à solliciter officiellement l’aide de Cuba.

La Bolivie compte 12 cas confirmés de Covid-19, mais des spécialistes estiment que le nombre de personnes infectées augmentera en raison du niveau élevé de contagion caractéristique de la maladie.

peo/agp/avs/gdc
source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883698:les-autorites-putschistes-de-bolivie-rejettent-la-demande-daide-a-cuba&opcion=pl-ver-noticia&catid=89&Itemid=101


 

DEMANDE DE SUIVI DE LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME EN BOLIVIE

Genève, 13 mars (Prensa Latina) La représentante du bureau du Défenseur du Peuple (défenseur des droits) de la Bolivie, Nadia Cruz, a demandé aujourd’hui à la Haute Commissaire aux Droits de l’Homme, Michelle Bachelet, de surveiller la situation dans le pays sud-américain et d’en rendre compte.


Cruz a rencontré Bachelet après avoir tenu le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU au courant de la situation dans son pays et lui a demandé de faire preuve d’une vigilance particulière, considérant que les traités de l’organisme international étaient menacés.

Elle a également plaidé en faveur du renforcement de la Mission du Haut Commissariat en Bolivie, compte tenu du fait que le pays est en campagne électorale en vue des élections générales prévues pour le 3 mai prochain.

« Nous vous demandons : une surveillance spéciale de la Bolivie avec la visite urgente des rapporteurs spéciaux; de rétablir le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme dans le pays et de rendre rapidement son rapport sur les violations des droits de l’Homme dans le conflit postélectoral », souligne le rapport.

Cruz a expliqué que la situation des droits de l’Homme dans le pays andin-amazonien est préoccupante en raison des violations commises par le gouvernement de facto et a rappelé la répression déclenchée à la suite du coup d’État de novembre dernier.

'L’application des traités des Nations Unies est menacée par le comportement systématique du gouvernement en matière de violations des droits de l’Homme, qui a provoqué au moins 35 morts, 833 blessés et plus de 1500 arrestations et/ou détentions', a-t-elle précisé.

Elle a également appelé l’attention sur le climat de persécution politique à l’égard des anciens fonctionnaires, militants et sympathisants du Mouvement Vers le Socialisme et de l’ancien Président Evo Morales.

Cruz a de plus confirmé que le Bureau du Défenseur du Peuple faisait l’objet de menaces, de violences psychologiques et de poursuites judiciaires de la part du gouvernement de facto actuel.

Les inquiétudes suscitées par la répression et la persécution politique en Bolivie sont manifestes à l’intérieur et à l’extérieur du pays, au sein des organismes régionaux et de l’ONU elle-même.

peo/oda/avs

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883652:demande-de-suivi-de-la-situation-des-droits-de-lhomme-en-bolivie&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101


 

BOLIVIE : CRITIQUE DE LA NOUVELLE NOMINATION DU MINISTRE DE LA DEFENSE DE FACTO

La Paz, 11 mars (Prensa Latina) De nombreuses voix en Bolivie critiquent la nouvelle nomination hier de Fernando López au poste de ministre de la Défense, bien qu’il ait été démis de ses fonctions par l’Assemblée Législative Plurinationale (ALP).


Hier, la présidente autoproclamée Jeanine Áñez a de nouveau nommé Lopez à son poste alors qu´il avait été censuré vendredi dernier par l’ALP -dont les deux tiers sont du Mouvement Vers le Socialisme (MAS) de l´ancien président Evo Morales- pour n’avoir pas assisté à trois convocations à un interrogatoire sur deux massacres commis par des militaires et des policiers contre des manifestants dans le contexte du coup d’État.

La décision des députés impliquait alors sa destitution, conformément à l’article 158 de la Constitution Politique de l’État, et en vertu de la réglementation il avait pourtant été démis de ses fonctions lundi.

Les réactions, notamment sur les réseaux sociaux, ne se sont pas faites attendre, estimant par exemple que « le parlement destitue le ministre de la Défense pour ne pas avoir répondu aux questions concernant le massacre de Senkata. Que fait Jeannine Áñez ? Le destituer et le nommer comme si de rien n’était. République Bananière de Bolivie ».

Pour sa part, @RiannaSarmiento propose à l’APL de ne plus siéger en expliquant que Jeanine Áñez vient de transformer officiellement le régime en dictature parce que le pouvoir exécutif se moque du pouvoir législatif en nommant à nouveau Fernando López au poste de ministre.

Également à travers Twitter, l’internaute @SergioDelazerda a assuré que la dictature d’Añez se moque non seulement des lois, mais aussi de la mémoire des 36 personnes assassinées à Sacaba et Senkata.

'La tyrannie s’expose ainsi de plus en plus au poids de la justice qui viendra tôt ou tard', a-t-il averti.

Le 10 novembre dernier, Evo Morales a démissionné de la présidence du pays sous la pression de hauts commandements militaires, deux jours plus tard Áñez a pris ses fonctions, ce qui a motivé des mobilisations pacifiques du peuple bolivien.

Toutefois, la police et l’armée ont procédé à des massacres à Sacaba, Cochabamba, et à Senkata, El Alto, pour contenir les protestations contre le coup d’État.

Plus de 30 personnes ont été tuées, des dizaines blessées et des centaines arrêtées pour avoir protesté contre le coup d’État.

peo/acl/otf

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883629:&opcion=pl-ver-noticia&catid=49

 

DILMA ROUSSEFF : DES ELECTIONS EN BOLIVIE SANS EVO SERAIENT UNE FARCE.

 

Rousseff : des élections sans Evo en Bolivie seraient une farce.
 
Brasilia, 23 février (Prensa Latina) L'ancienne présidente brésilienne Dilma Rousseff a déclaré que si le système judiciaire bolivien oppose son veto à la candidature de l'ancien président Evo Morales au Sénat, les élections dans ce pays seront une farce.

Si le système judiciaire dominé par les putschistes oppose son veto à la candidature d'Evo au Sénat, ce veto montre que les élections promues par ceux qui ont détruit la démocratie sont une farce", a écrit l'ancien chef de l'État (2011-2016) sur Twitter.

Elle a qualifié Morales de "l'un des meilleurs présidents" que la Bolivie ait jamais eu et il a été "renversé par un coup d'État et persécuté par les putschistes", ce qui l'a obligé à demander l'asile au Mexique et en Argentine.

Le chef du Tribunal suprême électoral, Salvador Romero, considère que le leader indigène ne remplit pas la condition de résidence en Bolivie pour se présenter au Sénat à Cochabamba. Il a indiqué qu'une résidence effective est requise.

A cet égard, Morales a déclaré à Buenos Aires que les leaders du coup d'Etat "ne respectent pas la loi électorale, ni même une sentence constitutionnelle, ils ont peur de la démocratie".

mh/abo/acl/ocs


source :  https://www.plenglish.com/index.php?o=rn&id=52540&SEO=rousseff-elections-without-evo-in-bolivia-would-be-a-farce


 

BOLIVIE : LE MAS, PARTI OU MILITE EVO MORALES, DÉNONCE LA PROSCRIPTION DE SES CANDIDATS

 

La Paz, 21 février (RHC).-  Le Mouvement Vers le Socialisme (MAS) a dénoncé ce vendredi le caractère politique de l’interdiction par le Président du Tribunal Suprême Electoral (TSE) et de ses membres de la participation de leurs candidats Evo Morales et Diego Pary au poste de sénateur.
Dans un communiqué, cette force politique se réfère à la décision du Tribunal d’invalider les deux candidatures sous prétexte de ne pas satisfaire à l’exigence d’une 'résidence permanente' dans les localités où elles se présentent lors des élections du 3 mai prochain. Le Président du Tribunal électoral et les membres qui ont inhabilité nos candidats n’ont pas respecté le Calendrier électoral dont l’article 35 stipule que le délai de traitement des demandes d’exclusion des candidats commence le lundi 24 février, souligne le MAS.

Il ajoute qu’avant cette date, le TSE a statué sur les requêtes et sur les inhabilitations, en violation flagrante de ses propres règles et de ses motivations politiques.

Le MAS a évoqué toutes les violations qui ont été commises et souligne que l’article 4 de la loi no 026 sur le régime électoral stipule que 'le plein exercice des droits politiques conformément à la Constitution et à la loi ne peut être restreint, entravé par aucune autorité publique, pouvoir factuel, organisation ou personne privée'.

Cette force politique a annoncé qu’elle engagerait une procédure pénale ordinaire contre les membres du TSEqui ont voté pour ces proscriptions et mènera des actions aux niveaux national et international pour la défense de la démocratie et la participation de ses candidats.

Nous déclarons l’état d’urgence et la mobilisation pacifique dans nos rangs face à cette proscription injuste, conclut le MAS.

Lors d’une conférence de presse à Buenos Aires, le président déchu, Evo Morales, victime d’un coup d’État le 10 novembre dernier, a déclaré remplir, tout comme Diego Pary, toutes les conditions nécessaires.

« Maintenant, je suis interdit de me présenter comme candidat au poste de sénateur. Ils ne respectent pas la loi électorale. Ce n’est pas seulement une interdiction d’Evo, c’est une atteinte à la démocratie. Ils ont peur de la démocratie », a souligné le leader indien.

Avec Prensa Latina

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/215050-le-mas-denonce-la-proscription-de-ses-candidats-en-bolivie


 

BOLIVIE : L'ANCIEN PRESIDENT EVO MORALES INTERDIT DE SE PRESENTER AU SÉNAT

Bolivie: Evo Morales interdit de se présenter au Sénat

L'ex-président Evo Morales (c) à Buenos Aires, le 19 janvier 2020

L'ancien président bolivien Evo Morales s'est vu interdire de se présenter au Sénat par l'instance électorale suprême de son pays, une décision qui compromet son retour en politique après sa démission en novembre.

Le Tribunal suprême électoral (TSE) de Bolivie a invalidé jeudi sa candidature car l'ex-président, exilé en Argentine, ne remplit pas l'obligation de "résidence permanente" dans le pays.

Evo Morales avait quitté la Bolivie pour le Mexique après sa démission en novembre, après des semaines de manifestations à son encontre et sous la pression des forces armées, à la suite d'une élection présidentielle controversée. Il s'est ensuite réfugié en Argentine.

La décision du tribunal "est un coup contre la démocratie. Les membres (de ce tribunal) savent que je remplis les conditions pour être candidat. L'objectif final est l'élimination du MAS", a réagi M. Morales sur Twitter en évoquant son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS).

En revanche, son principal rival, l'ex-président Carlos Mesa (centre) a salué la décision du tribunal qui a, a-t-il dit, "correctement appliqué la loi et la Constitution". Evo Morales "doit comprendre qu'il ne peut plus utiliser la loi selon ses intérêts", a-t-il ajouté.

Le parti de M. Morales, le MAS, sera toutefois bien représenté à l'élection présidentielle. La candidature de l'ex-ministre de l'Economie, Luis Arce, a été validée par le Tribunal suprême électoral, a indiqué jeudi son président Salvador Romero devant la presse.

Il avait été officiellement proclamé candidat du MAS le 9 février. Cet économiste proche de M. Morales a été son ministre de l'Economie pendant sa présidence de 2006 à 2019.

En tête des sondages

Selon les derniers sondages, Luis Arce est largement en tête des intentions de vote, avec 31,6%, devant l'ex-chef de l'Etat centriste Carlos Mesa (17,1%) et la présidente par intérim conservatrice Jeanine Añez (16,5%).

Le tribunal a également invalidé la candidature de l'ancien ministre des Affaires étrangères de M. Morales, Diego Pary, qui souhaitait se présenter dans la circonscription de Potosi (sud).

M. Morales, 60 ans, poursuivi dans son pays pour "sédition et terrorisme", ne pouvait pas déjà se représenter à la présidentielle.

La présidente par intérim avait en effet promulgué le 24 novembre une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives, qui interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième. Ce qui a fermé la porte à une nouvelle candidature d'Evo Morales, 60 ans, qui a déjà exercé trois mandats.

L'ancien chef d'Etat avait alors décidé de briguer un poste de sénateur dans la région de Cochabamba (centre) où il a commencé sa carrière politique.

M. Morales s'était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre pour un quatrième mandat, mais l'opposition avait crié à la fraude. Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par la police et par l'armée, il avait annoncé sa démission et les élections ont été annulées.

Les élections générales du 3 mai visent à élire le président, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés. En cas de second tour, le scrutin aura lieu le 14 juin.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_bolivie-evo-morales-interdit-de-se-presenter-au-senat?id=10437775