Bolivie

BOLIVIE : LE MAS, PARTI OU MILITE EVO MORALES, DÉNONCE LA PROSCRIPTION DE SES CANDIDATS

 

La Paz, 21 février (RHC).-  Le Mouvement Vers le Socialisme (MAS) a dénoncé ce vendredi le caractère politique de l’interdiction par le Président du Tribunal Suprême Electoral (TSE) et de ses membres de la participation de leurs candidats Evo Morales et Diego Pary au poste de sénateur.
Dans un communiqué, cette force politique se réfère à la décision du Tribunal d’invalider les deux candidatures sous prétexte de ne pas satisfaire à l’exigence d’une 'résidence permanente' dans les localités où elles se présentent lors des élections du 3 mai prochain. Le Président du Tribunal électoral et les membres qui ont inhabilité nos candidats n’ont pas respecté le Calendrier électoral dont l’article 35 stipule que le délai de traitement des demandes d’exclusion des candidats commence le lundi 24 février, souligne le MAS.

Il ajoute qu’avant cette date, le TSE a statué sur les requêtes et sur les inhabilitations, en violation flagrante de ses propres règles et de ses motivations politiques.

Le MAS a évoqué toutes les violations qui ont été commises et souligne que l’article 4 de la loi no 026 sur le régime électoral stipule que 'le plein exercice des droits politiques conformément à la Constitution et à la loi ne peut être restreint, entravé par aucune autorité publique, pouvoir factuel, organisation ou personne privée'.

Cette force politique a annoncé qu’elle engagerait une procédure pénale ordinaire contre les membres du TSEqui ont voté pour ces proscriptions et mènera des actions aux niveaux national et international pour la défense de la démocratie et la participation de ses candidats.

Nous déclarons l’état d’urgence et la mobilisation pacifique dans nos rangs face à cette proscription injuste, conclut le MAS.

Lors d’une conférence de presse à Buenos Aires, le président déchu, Evo Morales, victime d’un coup d’État le 10 novembre dernier, a déclaré remplir, tout comme Diego Pary, toutes les conditions nécessaires.

« Maintenant, je suis interdit de me présenter comme candidat au poste de sénateur. Ils ne respectent pas la loi électorale. Ce n’est pas seulement une interdiction d’Evo, c’est une atteinte à la démocratie. Ils ont peur de la démocratie », a souligné le leader indien.

Avec Prensa Latina

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/215050-le-mas-denonce-la-proscription-de-ses-candidats-en-bolivie


 

BOLIVIE : L'ANCIEN PRESIDENT EVO MORALES INTERDIT DE SE PRESENTER AU SÉNAT

Bolivie: Evo Morales interdit de se présenter au Sénat

L'ex-président Evo Morales (c) à Buenos Aires, le 19 janvier 2020

L'ancien président bolivien Evo Morales s'est vu interdire de se présenter au Sénat par l'instance électorale suprême de son pays, une décision qui compromet son retour en politique après sa démission en novembre.

Le Tribunal suprême électoral (TSE) de Bolivie a invalidé jeudi sa candidature car l'ex-président, exilé en Argentine, ne remplit pas l'obligation de "résidence permanente" dans le pays.

Evo Morales avait quitté la Bolivie pour le Mexique après sa démission en novembre, après des semaines de manifestations à son encontre et sous la pression des forces armées, à la suite d'une élection présidentielle controversée. Il s'est ensuite réfugié en Argentine.

La décision du tribunal "est un coup contre la démocratie. Les membres (de ce tribunal) savent que je remplis les conditions pour être candidat. L'objectif final est l'élimination du MAS", a réagi M. Morales sur Twitter en évoquant son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS).

En revanche, son principal rival, l'ex-président Carlos Mesa (centre) a salué la décision du tribunal qui a, a-t-il dit, "correctement appliqué la loi et la Constitution". Evo Morales "doit comprendre qu'il ne peut plus utiliser la loi selon ses intérêts", a-t-il ajouté.

Le parti de M. Morales, le MAS, sera toutefois bien représenté à l'élection présidentielle. La candidature de l'ex-ministre de l'Economie, Luis Arce, a été validée par le Tribunal suprême électoral, a indiqué jeudi son président Salvador Romero devant la presse.

Il avait été officiellement proclamé candidat du MAS le 9 février. Cet économiste proche de M. Morales a été son ministre de l'Economie pendant sa présidence de 2006 à 2019.

En tête des sondages

Selon les derniers sondages, Luis Arce est largement en tête des intentions de vote, avec 31,6%, devant l'ex-chef de l'Etat centriste Carlos Mesa (17,1%) et la présidente par intérim conservatrice Jeanine Añez (16,5%).

Le tribunal a également invalidé la candidature de l'ancien ministre des Affaires étrangères de M. Morales, Diego Pary, qui souhaitait se présenter dans la circonscription de Potosi (sud).

M. Morales, 60 ans, poursuivi dans son pays pour "sédition et terrorisme", ne pouvait pas déjà se représenter à la présidentielle.

La présidente par intérim avait en effet promulgué le 24 novembre une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives, qui interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième. Ce qui a fermé la porte à une nouvelle candidature d'Evo Morales, 60 ans, qui a déjà exercé trois mandats.

L'ancien chef d'Etat avait alors décidé de briguer un poste de sénateur dans la région de Cochabamba (centre) où il a commencé sa carrière politique.

M. Morales s'était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre pour un quatrième mandat, mais l'opposition avait crié à la fraude. Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par la police et par l'armée, il avait annoncé sa démission et les élections ont été annulées.

Les élections générales du 3 mai visent à élire le président, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés. En cas de second tour, le scrutin aura lieu le 14 juin.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_bolivie-evo-morales-interdit-de-se-presenter-au-senat?id=10437775


 

LA BOLIVIE FRAPPÉE PAR UNE ÉPIDÉMIE DE DENGUE SANS REACTION DE LA GOUVERNANCE DE FACTO

La Paz, 17 février (Prensa Latina) Les cas de dengue en Bolivie connaissent aujourd’hui une augmentation accélérée, situation qui met le pays en alerte face à l´afflux massif dans les hôpitaux qui ont peu de personnel médical disponible.


Par le biais du réseau social Twitter, plusieurs internautes critiquent la position du gouvernement de facto de la présidente autoproclamée Jeanine Áñez, lequel n’a toujours pas agi pour doter les centres médicaux des moyens nécessaires pour faire face à la situation épidémiologique.

De même, plusieurs utilisateurs de la plate-forme numérique s’interrogent sur l’absence de réponse du Collège médical de Bolivie, institution qui, pendant le mandat de l’ancien Président Evo Morales (2006-2019), a mené plusieurs grèves pour rejeter les mesures prises pour renforcer la gratuité des soins.

Où est le Collège médical de Bolivie ? Ils étaient très bons pour manifester et mener 80 jours de grèves consécutifs ; mais pour sauver des vies des gens zéro, a manifesté le site Noticias Bolivia sur Twitter.

Le département (province) de Santa Cruz est la région qui compte le plus grand nombre de patients atteints de dengue, où les enfants de moins de 14 ans sont les plus touchés.

Le responsable du service d’épidémiologie départemental de la santé (Sedes), Roberto Tórrez, a expliqué à la presse que le territoire est confronté à la pire épidémie des 33 dernières années avec plus de 17.000 personnes touchées en à peine un mois et demi depuis début 2020.

'Santa Cruz est confrontée à la pire épidémie de dengue depuis 33 ans en termes d’explosivité et de nombre de cas graves, en peu de temps, avec une moyenne de 150 à 170 patients par jour', a souligné le responsable.

À cet égard, il a fait valoir que la plus grande préoccupation concernait les enfants, qui représentent 50 % de l’ensemble des cas, ce qui a des répercussions sur les établissements d’enseignement où les taux d’absentéisme sont élevés en raison de l´épidémie.

Divers médias présentent des images et des histoires concernant la saturation des centres médicaux dans le territoire de Santa-Cruz, dont le cas de l’hôpital municipal Plan Tres Mil où plus de 80 personnes par heure attendent à l´intérieur et l´extérieur de la salle des urgences pour une consultation avec le seul médecin de garde.

À ce jour, 23 mille cas de dengue ont été signalés en Bolivie, cinq décès ont été confirmés, neuf autres décès sont en cours d’étude pour en déterminer la cause et plus de 3 500 malades ont dû être hospitalisés, selon les données publiées par le Sedes.

L’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) a signalé samedi dernier qu´uniquement lors du premier mois de l’année 125 mille 514 cas ont été signalés en Amérique Latine et dans les Caraïbes, dont 27 décès dus à la maladie.

Pour éviter que le nombre de cas n’augmente au cours de la période actuelle, l’OPS a recommandé aux gouvernements des pays les plus touchés de renforcer la surveillance, réviser les plans d’urgence et veiller à ce que les professionnels de la santé reçoivent une formation appropriée pour effectuer des diagnostics en temps voulu.

peo/acl/odf

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883460:la-bolivie-confrontee-a-une-epidemie-de-dengue-sans-reaction-du-gouvernement-de-facto&opcion=pl-ver-noticia&catid=193&Itemid=101


 

BOLIVIE : UNE NOUVELLE ACCUSATION DE CORRUPTION CONTRE LE GOUVERNEMENT DE FACTO

 

La Paz, 7 février (RHC).-  Roxana Lizárraga, ancienne ministre de la Communication du gouvernement de facto de la Bolivie, a accusé l’administration de la présidente autoproclamée Jeanine Áñez de soudoyer des secteurs sociaux en échange d’un soutien électoral.


Roxana Lizárraga, candidate à la députation pour l’alliance Creemos, en vue des élections générales du 3 mai prochain, a souligné que le pouvoir économique du gouvernement actuel est utilisé pour tenter de corrompre et diviser les organisations sociales, signale le quotidien La Razón.

« L’irrégularité consiste à échanger un soutien électoral contre l’accès à des charges publiques et des quotas de pouvoir », a-t-elle expliqué.

Il y a peu de temps, Lizárraga avait réaffirmé avoir démissionné parce que le dénommé gouvernement de transition avait perdu son cap et qu’il ne s’était pas contenté de diriger le pays jusqu’à l’élection d’une nouvelle administration.

La journaliste de 46 ans a présenté sa renonciation irrévocable au poste de ministre de la Communication après l’annonce officielle de la candidature d’Áñez à la présidence de la République, acte qu’elle a jugé contraire à l’éthique et de « projet opportuniste pour jouir du pouvoir ».

Prensa Latina

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/213966-une-nouvelle-accusation-de-corruption-contre-le-gouvernement-de-facto-de-la-bolivi


 

BOLIVIE : EVO MORALES SOULIGNE SES RÉALISATIONS EN TANT QUE PRESIDENT

 

Evo Morales souligne ses réalisations en tant que président de la Bolivie
 
Buenos Aires, 22 janvier (Prensa Latina) L'ancien président de la Bolivie, Evo Morales, a souligné aujourd'hui les réalisations de son administration à la tête de la nation andine en rendant compte de la conclusion de son mandat, déjà approuvé par l'Assemblée législative plurinationale.

Dans une vidéo d'un peu plus de 21 minutes, M. Morales a détaillé avec des chiffres et d'autres données les résultats de 14 années à la tête du gouvernement bolivien, une période au cours de laquelle il a assuré qu'il y avait "plus de succès que d'erreurs".

Le premier président indigène de l'histoire de la Bolivie, qui a pris ses fonctions pour la première fois le 22 janvier 2006, a comparé les indicateurs de développement de 2005 avec ceux de 2018, date à laquelle il a démissionné en raison d'un rapport partial de l'Organisation des États américains (OEA) qui remettait en cause les résultats des élections au cours desquelles il avait été élu pour un nouveau mandat.

Il a rappelé que sous les gouvernements néolibéraux, la nation andine était la plus pauvre et la plus inégale d'Amérique du Sud, les services de base et les ressources naturelles étant privatisés.

Ensuite, son gouvernement a reçu un pays en proie à une profonde crise économique, qui est devenu par la suite celui qui a connu la plus forte croissance du continent.

Il a noté que le produit intérieur brut du pays était de 9,581 milliards de dollars fin 2005, un chiffre qui est passé à 40,581 milliards fin 2018, et que le revenu annuel par personne a triplé.

Le 22 janvier 2006, avec le peuple au gouvernement, les premières lumières de l'aube ont été vues après la longue nuit néolibérale", a déclaré Morales, un réfugié en Argentine.

Il a rappelé les défis qu'il a dû relever au sein de son gouvernement, tels que la nationalisation des ressources, la restitution des droits et l'indépendance financière et économique du pays.

Avant 2006, la Bolivie était une république où peu de gens avaient tout et où la majorité vivait dans la misère. Avec la nouvelle Constitution, nous nous reconnaissons dans la dignité d'un État plurinational. Nous construisons la stabilité politique, la croissance économique et la justice sociale", a déclaré l'ancien président.

rly/abo/jcm/avs
source :  https://www.plenglish.com/index.php?o=rn&id=51280&SEO=evo-morales-highlights-his-achievements-as-bolivias-president


 

QUE SE PASSE-T-IL EN BOLIVIE? UN COUP D’ÉTAT RACISTE CONTRE LES PEUPLES INDIGÈNES

BOLIVIE : COUP D’ETAT RACISTE CONTRE LES PEUPLES INDIGENES

jeudi 2 janvier 2020
par  Giorgos Mitralias
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Que se passe-t-il ces jours-ci en Bolivie ? Et s’il s’agit d’un coup d’état, que veulent et qui ciblent les putschistes ? La réponse la plus claire et la plus autorisée à toutes ces questions est donnée par la protagoniste du coup d’état, la « présidente par intérim » autoproclamée du pays Jeanine Anez quand elle twitte de la façon suivante ce qui semble être son désir le plus ardent : « Je rêve d’une Bolivie libérée des rites indigènes sataniques, la ville n’est pas pour les « Indiens », il vaudrait mieux qu’ils aillent sur l’Altiplano ou au Chaco ». C’est à dire à la très haute montagne ou à la savane quasi désertique…

Encore plus éloquents que les paroles sont pourtant les actes qui ont suivi. C’est ainsi qu’on a vu Mme Anez arriver au palais présidentiel pour prendre ses fonctions présidentielles en brandissant triomphalement ...une énorme Bible au-dessus de sa tête, tandis que le vrai cerveau du coup d’Etat, le raciste extrémiste de droite Luis Fernando Camacho et ses amis criaient “la Bolivie pour le Christ, Pachamama n’entrera plus jamais dans ce palais” !Tout un programme si on pense que Pachamama est la Mère-Nature de ces peuples indigènes que les putschistes assimilent à...l’Antéchrist. Et pour qu’il n’y ait pas le moindre doute sur l’appartenance et les intentions des putschistes, pendant que ceux-la officiaient au palais présidentiel, leurs partisans brûlaient au centre de La Paz le drapeau-symbole des 36 nations originaires de Bolivie, la Wiphala rectangulaire aux sept couleurs promue par les gouvernements de Evo Morales au rang de drapeau officiel de « l’État Multinational de Bolivie » ensemble avec son drapeau tricolore traditionnel. Le fait que tous ces « exploits » des putschistes font penser plutôt au Moyen-Âge et ne sont probablement pas compris par le lecteur européen, ne doit pas faire oublier qu’ils font partie intégrante du plus douloureux passé génocidaire de la grande majorité des habitants de Bolivie ! Et comme on voit se multiplier les témoignages sur les assassinats et les tortures de ceux qui résistent au coup, il n’est pas surprenant de voir et d’entendre les manifestants et surtout les manifestantes indigènes hurler que « aujourd’hui comme jadis, ils nous massacrent avec la Bible et l’épée » !... [1].

Ce “jadis” se réfère évidemment aux tristement célèbres Conquistadors espagnols qui ne se sont pas limités de “découvrir” et de convertir au christianisme un continent américain habité depuis des millénaires par des dizaines de millions d’indigènes aux cultures bien avancées, mais se sont employés à les exterminer dans ce qui reste jusqu’à aujourd’hui comme le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. [2] C’est exactement cette tradition raciste et génocidaire - qui s’est perpétuée sans interruption durant cinq siècles - que veulent ressusciter aujourd’hui les “démocrates” néolibéraux comme Mme Anez, M.Camacho et leurs pareils, qui ne peuvent se faire à l’idée que les indigènes descendants des Incas puissent être autre chose que leurs domestiques et esclaves.

En d’autres termes, ce coup d’Etat constitue l’énième maillon dans l’interminable chaîne des massacres et autres répressions et humiliations réservées depuis des siècles par les colonialistes européens aux nations indigènes de Bolivie, mais aussi de toutes les Amériques du sud et du nord ! C’est-à-dire, ce coup d’Etat ne vise pas en priorité Evo Morales et son régime, mais quelque chose de beaucoup plus grand, important et essentiel : La très grande majorité des nations indigènes et leur lutte séculaire pour défendre leurs droits et leurs libertés démocratiques et nationales. Évidemment, le fait que ces dirigeants des ramassis racistes qui tuent, lynchent et incendient les maisons de leurs adversaires politiques, soient aussi des entrepreneurs et des grands propriétaires terriens n’est pas une simple coïncidence. C’est le bien utile rappel du fait que ceux d’en haut ont toujours utilisé le racisme le plus brutal et violent comme arme pour terroriser et soumettre ceux d’en bas...

Voici donc pourquoi la réponse des Aymaras, des Quechuas et des autres peuples originaires a été et reste prompte, massive et terriblement combative. A l’heure où nous écrivons ces lignes, pour le quatrième jour de suite des colonnes interminables des indigènes descendent à de La Paz de la ville de El Alto (plus d’un million d’habitants), laquelle semble se pencher au dessus de la capitale du pays du haut de ses 4.000 mètres d’altitude. Avançant en courant, agitant leurs Wiphalas multicolores, et brandissant des bâtons, les manifestants et les manifestantes indigènes, auxquels sont venus s’ajouter aujourd’hui des milliers d’autres paysans et des mineurs des 20 provinces et de l’intérieur du pays, arrivent de partout et remplissent le centre de La Paz, les milices paysannes des Ponchos Rojos en tête. Mais, à l’opposé de Morales qui depuis le Mexique multiplie les appels en faveur du « dialogue » et de la « pacification du pays », ces manifestants persistent à demander « la tête du fasciste Camach » et la « renuncia » de Anez, tandis que tous ensemble répètent en chœur un mot d’ordre très éloquent : « Ahora si, guerra civil » (Maintenant oui, guerre civile) !

Il est impossible de prévoir quelle sera l’issue finale de ce terrible affrontement. Cependant, ce qui impressionne et est déjà une certitude c’est que les nations indigènes qui représentent la majorité de la population bolivienne, n’ont plus peur de leur oppresseur blanc, le regardent dans les yeux et se montrent décidées de tout faire pour faire échouer son coup d’Etat. Et c’est précisément parce que leur réaction est tant massive, tant unitaire, tant combative et tant décidée que les jours passent sans que la balance penche en faveur des putschistes racistes et de leurs protecteurs nord-américains, qui semblent perdre progressivement l’initiative qu’ils ont eu initialement. A l’heure où le Chili voisin est secoué par une révolte populaire sans précédent contre les politiques néolibérales inaugurées par la dictature sanglante de Pinochet et appliquées sans relâche depuis lors, la révolte des peuples de Bolivie vient compléter le tableau d’une Amérique latine qui ressemble à un volcan prêt à exploser. Et ce qui est sûr c’est que jamais autant qu’aujourd’hui n’a été aussi patente l’actualité de la phrase historique de celui qui reste la principale référence des combats des indigènes boliviens, le dirigeant héroïque de la révolte démocratique et plébéienne de 1780 Tupac Katari lequel, peu avant d’être démembré par les tyrans espagnols, lançait cet avertissement prémonitoire : “Je reviendrai et je serai des millions” !…

[1] On peut suivre en direct les manifestations et les autres développements importants en Bolivie grâce a la chaine vénézuélienne TELESUR. Pour ça il suffit soit de capter Telesur qui émet à partir du satellite Astra, soit de cliquer sur son site : https://www.telesurtv.net [2] La persistance des épigones des génocidaires à garder vivant le souvenir du génocide et aussi la terreur qui l’accompagne, est illustrée par l’histoire suivante : Il y a un an et peu après avoir pris ses fonctions de président du Mexique, Andres Obrador a demandé officiellement à l’État espagnol qu’il présente ses excuses pour les crimes commis par les conquistadors espagnols contre les peuples d’Amérique Latine. A l’exception de Podemos, la réponse unanime de tous les partis politiques espagnols a été non seulement de rejeter la demande du président Mexicain mais de le traiter aussi de... provocateur. Cette réaction était pourtant tout à fait prévisible étant donné que l’État espagnol persiste à... honorer chaque année ses ancêtres génocidaires en faisant parader son armée devant le roi et les chefs de partis, le jour de la fête nationale de l’Hispanidad. Il n’est pas surprenant que cette fête nationale à l’honneur des génocidaires d’Amérique latine a été inventée et inaugurée en 1958 par le dictateur fasciste Franco...

Giorgos Mitralias est journaliste et co-fondateur Comité grec contre la dette, membre du réseau international CADTM. Article paru sur le site de la CADTM http://www.cadtm.org


 

APRES LE COUP D’ÉTAT FASCISTE, DE NOUVELLES ELECTIONS EN BOLIVIE LE 3 MAI

Après le coup d'État, de nouvelles élections en Bolivie le 3 mai
 
La Paz, 4 janvier (Prensa Latina) Les nouvelles autorités électorales, nommées par le gouvernement de facto au pouvoir aujourd'hui en Bolivie, ont annoncé que les prochaines élections présidentielles auront lieu le 3 mai.

Près de deux mois après le coup d'État contre le président constitutionnel Evo Morales, le Tribunal suprême électoral (TSE) a déclaré que les prochaines élections se dérouleront " avec un registre électoral sain " et qu'en cas de second tour, la date sera postérieure au 15 juin.

Selon le TSE, le " toilettage " comprend, entre autres, l'enregistrement de tous les jeunes qui atteignent l'âge de 18 ans le jour des élections, la mise à jour de leur adresse personnelle et la purge des personnes décédées.

Le président du TSE, Salvador Romero, a confirmé hier soir lors d'une conférence de presse que "oui, le dimanche 3 mai, les citoyens iront voter pour élire les autorités de la présidence et de l'assemblée législative".

Jusqu'à présent, Luis Fermando Camacho (Santa Cruz) et Marco Pumari (Potosi) ont ratifié leurs candidatures, étant identifiés comme les visages visibles du coup d'Etat ; ainsi que Carlos Mesa et Gustavo Pedraza (de l'Alliance des Communautés Citoyennes).

En outre, le pasteur d'origine sud-coréenne Chi Hyung Chun et le gouverneur de La Paz, Felix Patzi, participeront à la compétition électorale.

Les candidats du parti Mouvement vers le socialisme (MAS) d'Evo seront annoncés le 19 janvier. Cette force politique, même sans présenter son binôme, progresse dans les sondages d'intentions de vote.

En Argentine, Gustavo Ferreyra, l'un des conseillers juridiques de Morales, a averti que " la Bolivie n'est pas un État constitutionnel (...) C'est un État de pure force brute ".

L'avocat constitutionnaliste a souligné que le gouvernement de la présidente autoproclamée Jeanine Áñez est " le gouvernement de l'irrationalité ", ce qui se manifeste par le fait qu'à ce stade, " l'Assemblée bolivienne n'a pas encore accepté ou rejeté la démission d'Evo Morales ".

En conséquence, il précise que le dirigeant bolivien, réfugié dans ce pays, est, du point de vue constitutionnel, le président de l'État plurinational.

Le 22 janvier, " le mandat du Président Evo Morales et celui des membres de l'Assemblée prennent fin. A partir de ce moment, la Bolivie entrera dans une zone de vide absolu qui n'est pas résolue par la Constitution ", a-t-il dit.

En ce sens, " toute demande de prolongation du mandat du gouvernement de facto suivra la même ligne d'exercice brutal du pouvoir que celle que nous évoquons ".

Pour éviter de nouvelles irrégularités, " il devrait assumer l'autorité constitutionnelle correspondante et convoquer immédiatement des élections ", a déclaré le professeur de droit constitutionnel de l'UBA, cité par le journal Página 12.

mv/dfm

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=331762&SEO=tras-golpe-de-estado-nuevas-elecciones-en-bolivia-el-3-de-mayo


 

BOLIVIE : LA FSM DÉNONCE LE DÉCRET DE LA PUTSCHISTE J. ANEZ QUI ACCORDE L'IMPUNITÉ A LA POLICE ET A L’ARMEE POUR RÉPRIMER LE PEUPLE

Bolivie : La FSM dénonce le décret de la présidente putschiste qui accorde l'impunité à la police et aux forces armées pour réprimer le peuple.
19 nov. 2019
La Fédération syndicale mondiale (FSM), seule centrale syndicale internationale de ce type réunissant 97 millions de travailleurs dans 130 pays des cinq continents, dénonce de la manière la plus catégorique le décret fasciste pris samedi dernier par J. Áñez, "présidente" autoproclamée et pantin de l'impérialisme en Bolivie.

Ce décret qui exonère les Forces armées (FFAA) et la police de toute responsabilité pénale dans la répression contre les manifestants protestant contre le coup d'Etat impérialiste, est le véritable visage de la "démocratie" que les impérialistes, les Etats-Unis et l'OEA veulent promouvoir en Amérique latine et dans le monde.

Une fois de plus, il est clair que l'Etat bourgeois n'hésitera pas un instant à massacrer son propre peuple, la classe ouvrière et la paysannerie pour assurer sa stabilité politique et économique, comme en témoignent déjà les dizaines de morts et de blessés en Bolivie.

C'est pourquoi la FSM est solidaire des travailleurs boliviens, des paysans, des peuples indigènes et des femmes qui luttent pour leur droit à déterminer librement leur présent et leur avenir contre les putschistes et les ingérences impérialistes.

La FSM, en tant qu'alliée permanente et fixe de tous les peuples et travailleurs du monde qui luttent contre l'exploitation capitaliste, appelle le peuple bolivien à ne pas s'incliner, à poursuivre sa lutte pour annuler les plans de l'impérialisme.

Le Secrétariat de la FSM

 

source :  http://www.wftucentral.org/bolivia-fsm-denuncia-decreto-de-la-presidenta-golpista-que-otorga-impunidad-a-la-policia-y-ffaa-para-reprimir-al-pueblo/?lang=es

 

BOLIVIE : LA RUSSIE RECONNAIT DE FACTO JEANINE ANEZ EN TANT QUE PRÉSIDENTE PAR INTERIM DU PAYS

La Russie reconnaît de facto Jeanine Añez en tant que présidente par intérim de la Bolivie

Par Le Figaro avec AFP

La Russie a reconnu de facto jeudi Jeanine Añez en tant que présidente par intérim de la Bolivie, après la démission d'Evo Morales ayant suivi des semaines de manifestations, tout en continuant de dénoncer un «coup d'Etat» dans ce pays.

À lire aussi : Élection en Bolivie: Evo Morales, l’agitateur épris de stabilité

«Nous avons pris note de l'annonce selon laquelle la deuxième vice-présidente du Sénat, Mme Añez, avait pris les fonctions de présidente par intérim» en Bolivie, a déclaré, au cours d'un point de presse, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. «Il est clair que c'est elle (Jeanine Añez, ndlr) qui sera considérée comme la dirigeante de la Bolivie jusqu'à ce que soit élu un nouveau président», a pour sa part déclaré un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par l'agence de presse publique russe RIA Novosti.

Selon Maria Zakharova, ces déclarations de Moscou ne changent cependant «rien» à la position officielle des autorités russes sur la situation en Bolivie, qualifiée dès le début par la Russie de «coup d'Etat». «Il ne s'agit pas de reconnaître ce qui s'est passé en Bolivie en tant que processus légitime», a-t-elle souligné. «Nous condamnons par principe tout recours» à des violences pour «régler» des questions politiques, a renchéri Mme Zakharova.

Situation tendue

La situation en Bolivie «reste tendue et il y a un risque de nouvelles complications», selon la porte-parole. «La Bolivie a besoin de calme, d'un dialogue pacifique, il est important de rétablir le fonctionnement des institutions publiques dans le champ constitutionnel», a ajouté Maria Zakharova, appelant «tous les membres de la communauté internationale» à faire preuve d'une «approche responsable» envers cette situation. Elle a par ailleurs recommandé aux citoyens russes de reporter leurs voyages en Bolivie jusqu'à une «baisse des tensions».

Quasiment inconnue jusqu'ici, Jeanine Añez, une sénatrice de droite et avocate âgée de 52 ans, s'est proclamée à la tête de la Bolivie mardi malgré l'absence de quorum au Parlement, arguant de «la nécessité de créer un climat de paix sociale» dans ce pays secoué par une grave crise politique depuis l'élection présidentielle fin octobre. Elle a promis une nouvelle élection présidentielle «au plus vite», avant le 22 janvier 2020. Evo Morales, qui a démissionné dimanche et s'est ensuite exilé au Mexique, a qualifié cette proclamation de «coup d'Etat».

À lire aussi : Bolivie : affrontements à La Paz au premier jour de la présidente par intérim

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-russie-reconnait-de-facto-jeanine-anez-en-tant-que-presidente-par-interim-de-la-bolivie-20191114


 

BOLIVIE : EVO MORALES DÉNONCE L’AUTOPROCLAMATION DE LA SÉNATRICE DE L’OPPOSITION JEANINE ANEZ CHAVEZ COMME PRÉSIDENTE PAR INTERIM DU PAYS

Evo Morales dénonce l'autoproclamation de la présidente de la Bolivie
 
La Paz, le 12 novembre (Prensa Latina) Le président sortant de Bolivie, Evo Morales, a dénoncé aujourd'hui l'acte d'autoproclamation de la sénatrice de l'opposition Jeanine Añez Chávez comme présidente intérimaire du pays.

Je dénonce devant la communauté internationale que l'autoproclamation d'une sénatrice comme présidente viole la CPE (Constitution politique de l'État) de Bolivie et les normes internes de l'Assemblée législative", a écrit le dirigeant autochtone du réseau social Twitter.

Il est consommé sur le sang des frères tués par la police et les forces militaires utilisées pour le coup d'Etat, a souligné Morales dans son compte @evoespueblo, du Mexique, où il est arrivé ce mardi en condition d'asile politique.

Il y a quelques minutes, lors d'une session extraordinaire qui n'a pas compté le quorum requis par la Chambre haute, étant donné l'absence des législateurs du Mouvement vers le socialisme (MAS), Chávez s'est déclarée présidente intérimaire de la Bolivie, dans le contexte du coup d'État contre Evo Morales.

Au milieu des menaces, les élus du MAS ont exigé des garanties d'assistance sur place, afin de " travailler à une solution constitutionnelle ".

Malgré les irrégularités du processus et l'absence du quorum nécessaire, la droite a fait une telle démarche prétendument "au nom de la pacification du pays".

Mme Chavez a indiqué qu'elle s'appuyait sur l'article 170 de la Constitution, compte tenu de la démission des responsables de la succession constitutionnelle

Elle a également dit qu'il voulait déclencher des élections le plus tôt possible, sans avancer l'heure ou les dates.

Plus tard, il s'est rendu avec tous les législateurs de l'opposition au vieux Palacio Quemado, où, la Bible en main, il a appelé à l'unité.

Dans un bref message, Elle a remercié la police et les forces armées pour leur accompagnement, deux organes clés dans la réalisation du coup d'Etat de dimanche contre Morales.

A ses côtés, le plus grand représentant du Comité Pro Santa Cruz, protagoniste du coup d'Etat, Luis Fernando Camacho, a annoncé qu'à minuit aujourd'hui, la grève illimitée sera levée.

Les secteurs sociaux venant de la ville d'El Alto et d'autres quartiers de La Paz protestaient à quelques pâtés de maisons de là, contestant que le Wiphala (drapeau indigène) ait été aggravé, et rejetant l'autoproclamation, et étaient contenus par les gaz lacrymogènes lancés par les militaires.

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