BRESIL

LE JOURNAL BRITANNIQUE THE GUARDIAN QUALIFIE LE DICTATEUR BOLSONARO DE DANGER POUR LE BRESIL ET POUR LE MONDE

9 Avril 2021

 

Brasilia, 8 avril (RHC) Le président Jaïr Bolsonaro constitue un danger pour le Brésil et pour le monde en raison de sa piètre gestion de la pandémie du Covid-19, affirme un éditorial du journal britannique The Guardian, publié par des médias locaux.

Sur l’article, le journal condamne Bolsonaro et “comment sa piètre gestion vis-à-vis du Covid-19 semble générer des doutes parmi l’élite économique qui le soutenait autrefois".

Il insinue que quelques secteurs de l’Armée semblent aussi partager ce malaise.

Il décrit le gouvernant brésilien comme “un homme avec une histoire d’attaques contre les femmes, les homosexuels et les minorités, et en même temps comme quelqu’un qui louait l’autoritarisme et la torture. Le cauchemar s’est avéré encore pire dans la réalité » a-t-il indiqué.

Il signale que “la possibilité que le partisan de l’extrême droite Jaïr Bolsonaro devienne le président du Brésil a été toujours effrayante »

Selon la publication, l’ancien capitaine de l’Armée « non seulement a utilisé une Loi de Sécurité Nationale de la période de la dictature (1964-1985) pour poursuivre les critiques, et il a supervisé l’augmentation de la déforestation de l’Amazonie pendant 12 ans » mais il a aussi permis que le coronavirus s’étende sans contrôle, en critiquant les restrictions de déplacement, les masques et les vaccins » ajoute le journal.

Sur le texte, le journal affirme que les attaques violentes du président et de ses acolytes n’ont  réussi ni à freiner un cadre médiatique vibrant, ni à intimider les tribunaux ou faire passer sous silence les critiques de la société civile ».

Selon The Guardian, la possibilité du retour au pouvoir de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva est suffisant pour que la droite concentre ses efforts à la recherche d’un candidat alternatif, moins extrémiste que Bolsonaro »

Il s’avère irritant de voir que ceux qui ont aidé Bolsonaro à arriver au pouvoir se déclarent aujourd’hui des défenseurs de la démocratie au détriment de leurs propres intérêts, a-t-il souligné.

Mais « sa sortie serait convenable pour le bien du Brésil et de toute la planète » souligne le journal.

Récemment le journal états-unien The Washington Post a alerté sur le fait que face à « la surprenante incompétence du président Bolsonaro et de son administration » il n’y a pas d’indices qui montrent la fin de la crise sanitaire causée par le coronavirus dans le pays.

“Au lieu de lutter contre le coronavirus, Bolsonaro semble préparer les bases pour un autre désastre : un coup politique contre les législateurs et les électeurs qui pourraient le renverser » a-t-il précisé. Le Brésil cumule jusqu’à présent 336 mille 947 décès et 13 millions 100 mille 580 des infectés par le coronavirus Sars-Cov-2, responsable du Covid-19. 

 

Source Prensa Latina

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/253366-bolsonaro-est-qualifie-de-danger-pour-le-bresil-et-pour-le-monde

Tag(s) : #brésil#Bolsonaro

BRESIL : MISE EN GARDE SUR UNE POSSIBLE RESTITUTION DES CONDAMNATIONS CONTRE LULA

7 Avril 2021

Brasilia, 6 avril (RHC) Le Parti des travailleurs (PT) du Brésil a mis en garde aujourd’hui contre une possible révocation de la décision d’un juge de la Cour suprême qui a annulé les condamnations de l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva.

Le PT estime qu’il est absolument nécessaire de présenter ces éclaircissements à la nation et d’alerter la société sur le mouvement des « pêcheurs dans des eaux troubles » qui prétendent révoquer les bonnes décisions du Tribunal Suprême Fédéral à l’égard de l’ancien président Lula', indique l’organisation dans une note.

Signé par la présidente du parti, Gleisi Hoffmann, le texte précise que la décision du 8 mars et le procès conclu le 23 de ce mois par la deuxième chambre du Tribunal Fédéral Suprême (STF) sur la suspicion de partialité de l’ancien juge Sérgio Moro, 'sont très clairs'.

Le PT fait valoir que les deux verdicts 'annulent les illégalités et une partie des injustices' contre Lula au Tribunal fédéral de la ville méridionale de Curitiba.

Il insiste sur le fait que les déterminations concernent exclusivement l’ancien dirigeant ouvrier et aucun autre accusé ou condamné pour l’opération Lava Jato.

'! Elles n’affectent en rien la sécurité juridique du pays, mais au contraire rétablissent ce que la loi fournit, la prévisibilité et la crédibilité de la justice', souligne-t-il.

Selon le parti, la possibilité pour le ministre Edson Fachin, du STF, de revoir sa décision sur l’annulation des condamnations de Lula a été soulevée par le journaliste Merval Pereira, porte-parole des intérêts de la famille Marinho, du puissant groupe de communication Globo.

Dans son article, publié ce dimanche, Pereira assure que, parmi les possibilités du procès en session plénière du Suprême, prévu pour le 14 avril, 'il y a celle de considérer majoritairement que la juridiction de Curitiba est, même, le forum naturel des procès de Lula'.

Pour le PT, la décision de Fachin a entraîné l’annulation de procédures devant le treizième Tribunal fédéral de Curitiba pour incompétence de juridiction.

De même, l’arrêt de la deuxième chambre du STF sur l’arbitraire de Moro à l’égard de Lula 'sont des actes juridiques corrects', qui correspondent pleinement aux allégations formulées depuis 2016 par la défense de l’ancien président.

L’annulation des sentences, ajoute le parti, ainsi que le procès de suspicion a remis en cause les injustices pratiquées par la Lava Jato contre l’ancien dirigeant syndical métallurgique à la lumière du droit à une procédure régulière et a contribué à restaurer la crédibilité du pouvoir judiciaire brésilien, à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Avec la décision de Fachin, l’ancien président a recouvré ses droits politiques et pourrait participer aux élections de 2022. 'Ne touchez pas aux droits de Lula! Justice pour Lula est justice pour le Brésil', a souligné le PT.

 

Source Prensa Latina

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/253104-mise-en-garde-au-bresil-sur-une-possible-restitution-des-condamnations-contre-lula

DES DOCUMENTS DECLASSIFIES MONTRENT QUE LE REGIME MILITAIRE BRESILIEN A PARTICIPE AU RENVERSEMENT D'ALLENDE, PRESIDENT DU CHILI

2 Avril 2021

Washington, 1er avril (RHC) Des documents de renseignement déclassifiés ont révélé comment la dictature militaire brésilienne est intervenue aux côtés des États-Unis pour renverser le gouvernement du président Salvador Allende au Chili.

À l’occasion du 57ème anniversaire du coup d’État militaire au Brésil, le 31 mars 1964, le centre National Security Archive, basé à Washington, a diffusé ces archives de renseignement du Brésil, du Chili et des États-Unis.

On cite, par exemple, des câbles que Raúl Rettig, alors ambassadeur chilien au Brésil, a envoyés en 1971 au ministère des Affaires étrangères de son pays, et dans lesquels on lit : "Armée brésilienne réalisant éventuellement des études sur l’introduction de guérillas au Chili".

Rettig expliquait que "apparemment" l’armée brésilienne avait envoyé au Chili "plusieurs agents secrets, qui seraient entrés dans le pays en tant que touristes, avec l’intention de recueillir des données sur les régions où un mouvement de guérilla pourrait opérer".

Le National Security Archive fait également référence au livre «  Le Brésil contre la Démocratie : dictature, coup d’état au Chili et la Guerre Froise en Amérique du Sud », du Brésilien Roberto Simon.

Simon expose le rôle clandestin du régime militaire brésilien dans le coup d’État du 11 septembre 1973 qui a porté au pouvoir le général Augusto Pinochet, ainsi que sa contribution à l’appareil de répression du Chili pendant les 17 années de dictature.

"Le livre montre comment la dictature militaire brésilienne a travaillé activement pour saper la démocratie au Chili pendant les années d’Allende et, après 1973, pour aider la junte chilienne à consolider son pouvoir", a expliqué l’auteur au centre.

Un autre document, également repris dans le livre fait référence à une réunion privée qu’ont eue à la Maison Blanche, en décembre 1971, le président des États-Unis, Richard Nixon, et le général brésilien Emílio Garrastazu Médici, où ils ont discuté des efforts pour renverser Allende.

Médicis a dit à Nixon qu’Allende serait reversé "pour les mêmes raisons que Joao Goulart l’avait été au Brésil".

Le président brésilien, Joao Goulart, a été renversé lors du coup d’État militaire de 1964, qui a déclenché la dictature militaire qui a pris fin en 1985. Le premier président renversé est décédé en 1976 en Argentine.

 

(Russia Today)

Édité par Reynaldo Henquen

source:https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/252640-des-documents-declassifies-montrent-que-le-regime-militaire-bresilien-a-participe-au-renversement-dallende

Tag(s) : #Chili#Allende#brésil

BRESIL : APRES LA DEMISSION DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, LE MINISTRE DE LA DEFENSE DEMISSIONNE

30 Mars 2021

 

Brasilia, 29 mars (RHC) Le ministre de la Défense du Brésil, le général Fernando Azevedo e Silva, a annoncé sa démission quelques heures après que le ministre des Affaires Étrangères, Ernesto Araújo, a présenté la sienne au président, Jair Bolsonaro.

'Je remercie le président de la République, à qui j’ai dédié ma loyauté pendant plus de deux ans, l’opportunité d’avoir servi le pays en tant que ministre de la Défense', indique une note diffusée par le bureau du haut-gradé.

Sans préciser les motifs de sa démission, Azevedo e Silva assure que pendant son mandat de ministre, depuis janvier 2019, quand Bolsonaro a pris le pouvoir, il a préservé 'les forces armées comme institutions de l’État'.

Il déclare qu’il se retire du poste avec la certitude de la mission accomplie et félicite les forces armées qui 'ne lésineront jamais sur les efforts pour répondre aux besoins et aux urgences de la population brésilienne'.

Rien que ce mois-ci, trois changements de ministres ont secoué le cabinet de Bolsonaro.

Le 23 mars, le cardiologue Marcelo Queiroga a été nommé ministre de la Santé lors d’une cérémonie privée en dehors du programme officiel du président et sans presse.

Un décret officiel avalise la nomination du médecin et l’exonération de son prédécesseur, le général Eduardo Pazuello.

Cette substitution et les abandons se produisent dans la pire phase de la pandémie de Covid-19 dans le géant sud-américain, avec des rapports alarmants de décès (plus de 312 mille) et d’infections (environ 13 millions) par l’agent pathogène.

Avant le président de la Société brésilienne de cardiologie, le médecin et ancien député Luiz Henrique Mandetta, le Docteur Nelson Teich et Pazuello commandaient le portefeuille de la santé.

 

Source Prensa Latina

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/252275-apres-la-demission-du-ministre-des-affaires-etrangeres-le-ministre-de-la-defense-du-bresil-demissionne

Tag(s) : #brésil

LULA ACCUSE BOLSONARO DE GENOCIDE AU BRESIL

29 Mars 2021

 

Brasilia, 276 mars (RHC) L’ancien président du Brésil Luiz Inácio Lula da Silva a accusé l’actuel chef d’état d’extrême-droite Jair Bolsonaro du génocide perpétré aujourd’hui au Brésil, qui a fait plus de 300 000 victimes de la pandémie de Covid-19.

'Mardi, 3 158 personnes sont mortes par Covid au Brésil, c’est le plus grand génocide de notre histoire', a déclaré Lula lors d’une interview accordée à la revue allemande Der Spiegel, amplifiée ce vendredi par les médias locaux.

Il a accusé le président de ne pas prendre au sérieux pendant un an le coronavirus SARS-CoV-2, responsable du Covid-19, et de mentir aux Brésiliens.

Il a estimé que si Bolsonaro était meilleur président et humain, 'il aurait présenté ses excuses aux familles des 300 000 morts de Covid et à celles des millions de personnes infectées. C’est de sa faute.

Pour le fondateur du Parti des travailleurs, 'le Brésil ne peut plus supporter si cet homme continue à gouverner ainsi'.

Lula a recouvré ses droits politiques et pourrait se présenter aux élections de l’année prochaine après qu’un juge de la Cour fédérale suprême (STF) a annulé le 8 mars ses condamnations liées à l’opération Lava Jato.

Un autre juge de la Haute Cour a également conclu le 23 mars que l’ancien juge Sérgio Moro était soupçonné de partialité dans les affaires pour lesquelles il avait condamné Lula pour corruption présumée en 2017.

Lors de l’entretien avec Der Spiegel, l’ancien dirigeant ouvrier a demandé que Moro et les procureurs de Lava Jato soient sanctionnés.

'Il y a eu un accord entre le pouvoir judiciaire et certains médias pour évincer la présidente Dilma Rousseff et empêcher ma candidature en 2018', a déclaré Lula, qui a purgé 580 jours de prison politique et attend maintenant d’autres actions en justice.

Ses avocats ont demandé sa libération et l’a obtenue le 8 novembre 2019 après que le STF a approuvé le droit des prisonniers, avec condamnation en deuxième instance, de faire appel jusqu’à épuisement de toutes les procédures légales.

À ce jour, le Brésil accumule 307 112 morts par le Covid-19 en totalisant ce vendredi trois mille 650 dans les dernières 24 heures, record quotidien de pertes humaines.

Selon le rapport le plus récent du Ministère de la santé, 84 245 cas de contamination ont été recensés au cours de la période considérée, pour un total de 12,404 millions de cas.

 

Source Prensa Latina

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/252067-lula-accuse-bolsonaro-de-genocide-au-bresil

Tag(s) : #brésil#Lula

AMERIQUE LATINE EN RESISTANCE : LULA LIBRE !

Amérique Latine en Résistance: Lula Libre!

 

24 Mar 2021

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Editorial / Vérités et conséquences de l’absolution de Lula

 

Edson Fachin, juge de la Cour Suprême Fédérale du Brésil, a annulé toutes les condamnations concernant l’ancien président Luís Inácio «Lula» da Silva, liées à la célèbre affaire «Lava Jato».

Ainsi, l’ancien président retrouve-t-il tous ses droits politiques et pourrait être candidat aux prochaines élections présidentielles de 2022.

Cette décision qui est une mesure préventive, constitue une réponse à l’habeas corpus présenté par la défense de Lula contre les agissements de l’ex-juge Sergio Moro.

En juillet 2017, le juge Moro avait condamné Lula, pour des raisons politiques clairement établies, à neuf ans et six mois de prison, pour corruption et blanchiment d’argent. Plus tard, l’ex-juge accepta d’être le ministre de la Justice du président Jair Bolsonaro, poste qu’il a occupé de janvier 2019 à avril 2020.

L’ex-président, quant à lui, a passé un an et sept mois en prison, d’avril 2018 à novembre 2019, date à laquelle il a été remis en liberté. Cette condamnation l’empêcha d’être candidat aux élections de 2018, à un moment où il se trouvait en tête des sondages d’opinion. De son côté, Lula a toujours nié les accusations portées contre lui et il a répété qu’il était victime d’un complot qui avait pour but de l’empêcher d’être candidat.

Après avoir pris connaissance de la décision du tribunal, Lula a affirmé qu’il avait été la « victime du plus grand mensonge juridique jamais rapporté en 500 ans d’histoire » et il a ajouté : « ce n’est pas encore le moment de penser » à une éventuelle candidature. Mais il a clairement fait comprendre qu’il n’abandonnerait pas l’arène politique: « Je veux consacrer les jours qu’il me reste à vivre, et j’espère qu’ils seront nombreux, à parcourir ce pays pour parler avec le peuple ».

L’ex-président a également déclaré que Bolsonaro est un « ignorant” qui “fait offense à la société brésilienne”, car il ne sait pas gérer la crise sanitaire et financière que traverse le pays. « Il est arrivé [au gouvernement] comme Macri, en disant qu’il allait résoudre les problèmes. La différence avec Macri, c’est que Bolsonaro est plus ignorant. Et que ça lui plaît d’être ignorant. »

Le leader historique du Parti des Travailleurs — qui a dirigé le Brésil entre 2003 et 2011 — a également critiqué le contraste saisissant entre les conditions de vie actuelles de la population et celles d’il y a quelques années.

C’est sous son gouvernement que le Brésil a connu l’une des périodes les plus prospères, avec des initiatives politiques telle que la «Bolsa Familia» (le panier familial) qui avait pour but de sortir des dizaines de millions de citoyens de la pauvreté. Lorsqu’il a quitté ses fonctions, Lula était crédité de 80% d’opinions favorables.

Bien qu’il n’ait pris aucune décision définitive, le scénario le plus probable c’est que Lula soit effectivement le candidat qui affrontera Bolsonaro l’année prochaine. Le Brésil connaîtra alors une nouvelle confrontation droite contre gauche, avec un espace possible pour des candidats centristes, et une campagne électorale extrêmement agitée. Tout cela dans un contexte où la pandémie atteint son pic avec plus d’un quart de 250 000 morts et où le pays connaît une grave crise économique.

Un sondage d’opinion, publié ce week-end par le quotidien O Estadão de Sao Paulo, révèle que Lula capitaliserait plus de soutien politique que Bolsonaro. Selon ce sondage, 50% des personnes interrogées voteraient pour le candidat du PT s’il était à nouveau candidat, tandis que 44% déclarent qu’ils ne choisiraient ni Lula ni Bolsonaro.

Cependant, le chemin est encore long et l’actuelle impopularité de Bolsonaro ne garantit nullement une victoire électorale de l’opposition. En effet, le PT doit tirer les leçons de la défaite de 2018, quand on abandonna une perspective de gauche au profit d’un vague discours de «défense de la démocratie».

Pour impliquer à nouveau une grande majorité de citoyens, il est nécessaire d’assumer des choix politiques clairs et ne pas les diluer. Lula est assurément la meilleure option pour vaincre Bolsonaro, mais il faut pour cela qu’il s’adresse au peuple pour lui dire clairement qu’un changement de cap est indispensable, un changement qui favorisera les gens d’en bas au détriment des gens d’en haut. Modérer cette urgence dans le but de s’attirer la bienveillance de certains secteurs de la société, ce serait répéter l’erreur commise en 2018.

Bolsonaro, quant à lui, mise sur la polarisation, avec un groupe de partisans de plus en plus radicaux et de plus en plus armés. Le président actuel pourra recourir à son discours anticommuniste et compter sur le soutien des médias de l’establishment.

Enfin, l’issue de la bataille se joue également sur l’échiquier international. Pour des acteurs tels que l’OEA ou l’administration Biden, il peut être bénéfique de critiquer Bolsonaro pour s’attirer quelques bonnes grâces dans l’opinion publique. Cependant, l’actuel gouvernement d’extrême droite leur est infiniment plus utile que ne le serait un gouvernement « Lula » pour défendre les intérêts des multinationales et les projets impérialistes pour le continent.

https://www.investigaction.net/fr/amerique-latine-en-resistance-lula-libre/

BRESIL : DENONCIATION DES TENTATIVES DE FAIRE RENAITRE LES ACCUSATIONS CONTRE LULA

23 Mars 2021

 

Brasilia, 22 mars (RHC) Le conseil de presse de l’ancien président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva a dénoncé les tentatives juridiques et journalistiques  de faire renaître les soupçons et les accusations sans preuves contre l’ancien président (2003-2011).

Le groupe de communication du fondateur du Parti des travailleurs a publié une note dans laquelle il réfute un rapport publié la veille par le journal Folha de Sao Paulo.

Selon le message, le travail du quotidien en question comporte une ' pratique juridique et journalistique absurde » contre l’ancien président'.

Dans la nouvelle, intitulée « Les entrepreneurs veulent une troisième voie pour que Bolsonaro ou Lula gagne en 2022, le quotidien affirme que l’ancien président aurait recouvré des droits politiques, mais qu’il n’a pas 'prouvé son innocence dans les cas de corruption dénoncés par l’opération judiciaire Lava Jato'.

L’affirmation de Folha est fausse.

Dans l’État de droit et selon la Constitution brésilienne, à la différence de l’Inquisition, il appartient à l’État de prouver la culpabilité', ont indiqué des assesseurs.

Ils expliquent que la décision d’annuler l’affaire parce qu’elle n’est pas liée à la compagnie pétrolière Petrobras n’annule pas seulement les condamnations, rendant Lula innocent, comme toute personne contre laquelle il n’y a pas de condamnation, mais aussi invalide le cœur des accusations portées contre lui par la Lava Jato de Curitiba'.

La communication affirme en outre que Folha 'reprend les soupçons d’il y a cinq ans contre l’ancien président' dans le rapport.

Le journal, ajoute-t-il, 'ignore même que cette tactique de multiplier les accusations pour maintenir la défense surchargée faisait partie, selon les messages des procureurs analysés par la défense de Lula, d’un 'Plan Lula' préparé par le coordinateur de la Lava Jato, Deltan Dallagnol'.

Les conseillers de Lula insistent sur le fait que la puissante publication avait, 'il y a longtemps', accès aux documents des messages des procureurs et qu’elles ont cessé de rapporter une grande partie de leur contenu, mais continue à publier, sans critique, des accusations sans fondement légal contre l’ancien dirigeant ouvrier.

Folha a publié ce lundi un sondage dans lequel 57% des personnes interrogées considèrent juste la sentence contre Lula dans le cadre de Lava Jato.

L’ancien dirigeant a été condamné, sans preuve, pour corruption et blanchiment d’argent, mais il y a deux semaines, un juge du Tribunal fédéral suprême a invalidé les procès et Lula a recouvré ses droits politiques, ce qui a ébranlé la société brésilienne.

 

Source: Prensa Latina

Édité par Reynaldo Henquen

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/251592-bresil-denonciation-des-tentatives-de-faire-renaitre-les-accusations-contre-lula

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LULA AFFIRME AVOIR ETE VICTIME DU PLUS GRAND MENSONGE JURIDIQUE JAMAIS RACONTE EN 500 ANS D’HISTOIRE DU BRESIL

11 Mars 2021

 

Brasilia, 10 mars (Prensa Latina) Lors de sa première prise de parole publique suite à l’annulation de ses condamnations, l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva a affirmé aujourd’hui avoir été victime du plus grand mensonge juridique en 500 ans d’histoire du Brésil.

'Je sais que j’ai été victime du plus grand mensonge juridique jamais raconté en 500 ans d’histoire (du Brésil)', a déclaré le fondateur du Parti des travailleurs au Syndicat des métallurgistes de l’ABC, à Sao Bernado do Campo (Sao Paulo), au sujet des procédures menées par les procureurs de l’opération Lava Jato et jugées par l’ancien magistrat Sérgio Moro.

« J´étais sûr que la vérité triompherait, et ce jour-là est arrivé », a déclaré l’ancien mandataire.

Il a expliqué que la tension suscitée par les poursuites pour corruption avait affecté sa famille. « Ma femme Marisa est morte en raison de cette pression », a-t-il déploré.

Puis il a insisté sur le fait que la souffrance que le peuple brésilien subit en ce moment en raison de la pandémie de la Covid-19, en particulier les pauvres, est plus grande que celle qu´il a dû affronter. 'La douleur que je ressens n’est rien en comparaison avec celle que subissent des millions de personnes et les familles de près de 270 mille morts de la Covid-19', a-t-il dit.

Il a exprimé sa solidarité avec les familles des victimes et avec les professionnels de la santé qui restent en première ligne du combat face à l’agent pathogène.

Lula a également critiqué la posture du président de la République, Jair Bolsonaro, face à son peuple et à la situation sanitaire actuelle du pays.

Au cours de sa longue allocution, l’ancien dirigeant ouvrier a remercié le président argentin, Alberto Fernández, le pape François, le Groupe de Puebla, le Forum de Sao Paulo, les anciens chefs d’État José (Pepe) Mujica (Uruguay), Evo Morales (Bolivie) et d’autres dirigeants politiques mondiaux pour leur soutien.

Il a également remercié le juge Edson Fachin, du Tribunal Fédéral Suprême (STF), qui a annulé cette semaine ses condamnations par la justice de l’État du Paraná concernant ladite opération Lava Jato.

Suite à cette décision, Lula récupère ses droits politiques et redevient éligible à tout poste public.

L’ancien président a insisté sur le fait que, pour la première fois et après tant de mensonges, la vérité a prévalu au STF. 'Je suis heureux avec la vérité', a-t-il manifesté.

Lula a eu des mots d’éloge pour sa défense, composée par les avocats Cristiano Zanin et Valeska Teixeira, qui par leur 'courage' ont permis la décision du STF et qui ont respecté le fait que « je n´échangerais jamais ma dignité pour la liberté ».

Dans son intervention, l’ancien syndicaliste a annoncé qu´il serait vacciné contre la Covid-19 la semaine prochaine et a exhorté le peuple brésilien à se faire vacciner et à continuer de respecter les mesures visant à freiner la propagation de la pandémie.

peo/mgt/ocs

source:http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=885791:lula-affirme-avoir-ete-victime-du-plus-grand-mensonge-juridique-au-bresil&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101

Tag(s) : #Lula

BRESIL : LES FEMMES DU MOUVEMENT DES SANS TERRE SE MOBILISENT POUR LA DEFENSE DE LA VIE

9 Mars 2021

 

8 MARS 2021  A

8 mars 2021

Dans le moment le plus difficile de la pandémie qui sévit au Brésil et qui – jusqu’à présent – a tué plus de 260 000 personnes, des femmes de plus de 80 organisations des mouvements populaires se réunissent pour soutenir et diffuser la solidarité dans des actions aux quatre coins du pays .

Les activités comprendront des cycles de formation et de débats, la revitalisation des jardins et des forêts de la biodiversité, la plantation d’arbres, le don de sang, la distribution de boîtes repas, des dons de nourriture et de produits d’hygiène. Ces actions s’ajoutent à la journée du plan national “Planter des arbres, produire des aliments sains”, qui a débuté en 2019, et aux activités du centenaire de Paulo Freire, célébré cette année.

Sous la devise “Les femmes pour la vie semant la résistance, contre la faim et la violence”, les femmes du mouvement des sans terre soulignent la nécessité d’une lutte permanente pour le vaccin pour tous et toutes les Brésiliennes, pour le maintien de l’aide d’urgence et contre toutes les formes de violence.

On sait que pendant la période d’isolement, la violence contre les femmes a augmenté dans tout le pays. Le Brésil a enregistré 648 fémicides au cours du premier semestre 2020, soit 1,9 % de plus que pendant la même période de 2019, selon le Forum brésilien de la sécurité publique (FBSP). Dans une récente déclaration, la directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, a déclaré qu’en ce moment, “la violence contre les femmes est une pandémie aussi dévastatrice que le coronavirus”.

Il est donc nécessaire de réaffirmer l’engagement à poursuivre la lutte et la mobilisation dans des actions concrètes. L’ensemble du programme d’actions pour ce 8 mars 2021 a été conçu pour respecter les protocoles en matière de santé et de sécurité

Lire le “Manifeste des femmes dans la lutte pour la vie” (uniquement en espagnol)

source : https://viacampesina.org/fr/bresil-les-femmes-du-mouvement-des-sans-terre-se-mobilisent-pour-la-defense-de-la-vie/

Tag(s) : #MST#brésil#8mars

BRESIL : ANNULATION DES CONDAMNATIONS DE LULA QUI REDEVIENT PRESIDENTIABLE

9 Mars 2021

Le Brésil annule les condamnations de Lula liées au scandale Lava Jato
 
Brasilia, 8 mars (Prensa Latina) Le juge Edson Fachin, de la Cour suprême fédérale du Brésil, a annulé aujourd'hui les condamnations prononcées contre l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva par la justice de l'État du Paraná, en rapport avec l'opération Lava Jato.

Au Brésil, on dit que seul Lula peut battre Bolsonaro
Avec une telle décision, le fondateur du Parti des travailleurs retrouve ses droits politiques et devient à nouveau éligible.

En accordant l'habeas corpus à Lula, le juge a déclaré le 13e Tribunal fédéral de la ville de Curitiba, dans le sud du pays, incompétent pour entendre les affaires concernant le triplex de Guarujá, le site d'Atibaia et les dons de l'Institut Lula.

Il appartiendra maintenant au tribunal fédéral de district d'analyser si les actes accomplis dans les trois cas sont valables et peuvent être réutilisés.

Compte tenu de ce qui précède, (...) j'accorde l'habeas corpus pour déclarer l'incompétence de la 13e Cour fédérale de la sous-section judiciaire de Curitiba pour poursuivre et juger les actions pénales", a écrit le ministre dans un long jugement de 46 pages.

Après ce verdict, Lula pourrait se représenter aux élections présidentielles prévues pour 2022.

Une loi dite Ficha Limpia l'a exclu des urnes, car il a deux condamnations prononcées par un organe collégial.

La veille, un sondage mesurant le potentiel de vote de 10 candidats possibles pour les élections de l'année prochaine a révélé que l'ancien leader travailliste dépasserait le leader d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Publié par le journal O Jornal do Estadão, le sondage indique que 50 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles voteraient ou pourraient voter pour Lula s'il se présentait à nouveau au pouvoir.

Quarante-quatre pour cent ont déclaré qu'ils ne choisiraient pas du tout l'ex-président.

Bolsonaro apparaît avec 12 points de moins dans le vote potentiel (38 %) et 12 de plus dans le rejet (56 %).

L'enquête n'évalue pas une éventuelle confrontation entre l'ex-militaire et Lula.

Contrairement à un sondage d'intentions de vote, le sondage potentiel cherche à mesurer le plancher et le plafond d'acceptation de chaque candidat possible.

Dans une récente interview, l'ancien chef de l'Etat a déclaré une fois de plus qu'il ne se battra pas pour être candidat au pouvoir l'année prochaine, mais que si la gauche le souhaite, il peut se présenter aux prochaines élections.

J'ai été président de la République, je n'ai pas besoin de l'être à nouveau. Pour être candidat, il faut avoir une raison plus importante. S'il est nécessaire de vaincre le bolsonarisme, ne doutez pas que je serai disponible", a-t-il souligné.

mem/ocs

source: https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=434696&SEO=anulan-en-brasil-condenas-contra-lula-relacionadas-con-lava-jato

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Justice : Condamnations annulées : au Brésil, Lula redevient présidentiable

2 MIN

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Un juge de la Cour suprême brésilienne a estimé que les juges qui avaient condamné l’ancien président pour corruption n’étaient pas compétents pour le faire. Les affaires impliquant Lula, qui n’est plus inéligible, vont désormais être examinées par un tribunal du district fédéral, à Brasilia.

 

Un juge de la Cour suprême brésilienne, Edson Fachin, a annulé lundi 8 mars toutes les condamnations de l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva en rapport avec les enquêtes de l’opération anticorruption Lava Jatorapporte G1.

Avec cette décision, l’ancien président brésilien “retrouve ses droits civiques et redevient éligible”, précise le site du groupe Globo. Selon la Folha de S. Paulo, dans l’état actuel des choses, Lula pourra donc se présenter à la présidentielle 2022.

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D’après G1, le juge Edson Fachin a déclaré que le tribunal fédéral de l’État du Paraná, qui avait notamment condamné Lula à 9 ans et demi de prison pour corruption dans l’affaire de l’appartement de Guarujá, sur le littoral de l’État de São Paulo, n’était pas compétent pour le faire. L’ancien président avait passé 19 mois en prison, avant d’être libéré en novembre 2019.

Dénonciations “nulles”

Désormais, les différentes affaires impliquant l’ancien président brésilien seront analysées par la justice du district fédéral, à Brasilia, précise le site brésilien. Outre le dossier de l’appartement de Guarujá, la décision de la Cour suprême brésilienne concerne en effet l’affaire d’une maison de campagne à Atibaia, dans l’État de São Paulo (pour laquelle il avait été condamné à 17 ans de prison), celle concernant l’acquisition d’un terrain pour l’Institut Lula et celle concernant des donations au même institut.

Selon la Folha de S. Paulo, Edson Fachin a déclaré “nulles” les décisions du tribunal fédéral du Paraná, y compris les dénonciations dont Lula a fait l’objet.

“Mon innocence est prouvée et la culpabilité du ministère public et de la police fédérale est plus que prouvée”, avait déclaré ce dernier dans une interview à El Pais Brasil, publiée avant la décision d’Edson Fachin. Et d’ajouter : “Nous avons juste besoin d’une prochaine élection pour nous mesurer [à Jair Bolsonaro].”

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