BRESIL

LULA BLAME BOLSONARO POUR LES DÉCÈS DE COVID-19 AU BRÉSIL



Lula blâme Bolsonaro pour la mort de Covid-19 au Brésil

Brasilia, 3 juin (Prensa Latina) L'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva a blâmé le président de droite Jair Bolsonaro pour la catastrophe sanitaire causée par Covid-19, qui a fait plus de 31 000 morts et près de 600 000 infections au Brésil à partir de mardi.

(Bolsonaro) a commis de nombreux crimes d'irresponsabilité et je pense qu'il mérite déjà d'être puni pour cela", a déclaré Lula à CNN International par webcam depuis son domicile dans la banlieue de São Paulo.

Il a insisté sur le fait que l'ex-militaire mérite un procès politique pour sa gestion irresponsable et négligente de la crise du coronavirus et de l'effondrement économique du pays.

Le Brésil connaît une crise sanitaire profonde, une crise économique et une crise d'irresponsabilité de la part du président de la République, a-t-il dénoncé.

Il a décrit Bolsonaro comme le pire dirigeant de l'histoire du Brésil et a préconisé l'ouverture d'un processus de destitution contre le dirigeant.

A l'heure actuelle, il y a 35 pétitions de destitution au Congrès national. A un moment donné, le président de la Chambre des députés (Rodrigo Maia) devra choisir un projet à soumettre au vote, a déclaré le fondateur du Parti des travailleurs.

sus/apz/oda/ocs

source : https://www.plenglish.com/index.php?o=rn&id=56338&SEO=lula-blames-bolsonaro-for-covid-19-deaths-in-brazil


 

BRÉSIL : MISE EN GARDE DE LULA CONTRE UN COUP D’ÉTAT MILITAIRE POSSIBLE SOUS LE MANDAT DE BOLSONARO

Brasilia, 29 mai (Prensa Latina) L’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva a alerté aujourd’hui sur la possibilité d’un coup d’État militaire au Brésil sous le gouvernement du mandataire d’extrême droite Jair Bolsonaro, après ses déclarations contre la Cour suprême fédérale (STF).

'Un avertissement aux démocrates du Brésil : les putschistes ont déjà posé un pied sur notre balcon; s’il n’y a pas de réaction, ils enfonceront notre porte', a dénoncé le fondateur du Parti des travailleurs sur le réseau social Twitter.

Lula a ainsi réagi à la harangue de Bolsonaro, qui a critiqué hier matin l’action de la Police Fédérale (PF) dans le cadre de l’enquête du STF contre les fausses informations (fake news).

'Les choses ont une limite, hier c’était le dernier jour', a menacé le mandataire, qui a considéré qu´une nouvelle « journée triste » s´était écoulée, en allusion à la « croisade » d´agents contre plusieurs de ses alliés pour exécuter 29 mandats de perquisition et de saisie sur ordre d’Alexandre de Moraes, ministre du STF.

L’opération fait partie d’une enquête ouverte par le président de la cour suprême, Antonio Dias Toffoli, pour enquêter sur la diffusion de fausses informations et les atteintes à la démocratie sur les réseaux sociaux.

'Je répète, nous ne vivrons pas un autre jour comme celui d´hier. C’est suffisant. Nous avons atteint la limite', a insisté Bolsonaro.

Face à ces faits, l’un des fils du président, le député Eduardo Bolsonaro, a indiqué de son côté dans une interview qu’il ne s’agit pas de discuter si un 'moment de rupture' se produira au Brésil, mais quand il se produira.

La PF suit également la participation d’un autre fils du chef de l’État, Carlos Bolsonaro, dans un réseau de fausses informations.

Ce mois-ci, la députée Joice Hasselmann a accusé les deux fils du président d’être les principaux coordinateurs d’un schéma d’attaques et de diffusion de rumeurs sur des plateformes numériques.

'Eduardo est très impliqué et c’est l’un des leaders de ce groupe que nous appelons la « milice virtuelle ». Carlos et Eduardo sont les meneurs, les mentors', a précisé la législatrice, ancienne alliée du mandataire et ex-porte-parole du gouvernement au Congrès.

Elle a insisté sur le fait qu’il existe un 'bureau de la haine' qui, selon elle, est coordonné par Carlos et Eduardo pour diffuser les dénommées fake news contre des opposants politiques.  

'Je veux croire que le président n´est pas au courant (des attaques orchestrées), a-t-elle souligné.

peo/tgj/ocs

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884241:lula-met-en-garde-contre-un-possible-coup-detat-militaire-au-bresil-sous-le-mandat-de-bolsonaro&opcion=pl-ver-noticia&catid=49&Itemid=101



 

PARTI COMMUNISTE BRÉSILIEN : PLUS DE 400 ORGANISATIONS SYNDICALES ET PARTIS POLITIQUES DÉPOSENT UNE DEMANDE DE DESTITUTION CONTRE BOLSONARO

PLUS DE 400 ORGANISATIONS SYNDICALES, PARTIS ET MOUVEMENTS POLITIQUES BRÉSILIENS DÉPOSENT UNE DEMANDE DE DESTITUTION CONTRE BOLSONARO - DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE BRÉSILIEN (PCB)

 Solidarité Internationale PCF BrésilAmériqueLatine 0

24 MAI 2020


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF


DESTITUTION POPULAIRE CONTRE LE GOUVERNEMENT GÉNOCIDAIRE


Le PCB, le PSOL, le PT, le PCdoB, l'UP, le PSTU, le PCO et plus de 400 organisations déposent une demande de destitution contre Jair Bolsonaro


Déclaration de la Commission Politique Nationale du Parti Communiste Brésilien


Le Parti communiste brésilien (PCB), le Parti Socialisme et Liberté (PSOL), le Parti des travailleurs (PT), le Parti communiste du Brésil (PCdoB), le Parti Socialiste des Travailleurs Unifié (PSTU), le Parti de la Cause Ouvrière (PCO) et l'Unité populaire (UP), en alliance avec plus de 400 organisations du mouvement social, populaire et de la jeunesse, ont déposé le jeudi 21 mai, à 11 heures, une demande de destitution contre le président Jair Bolsonaro.

Cette initiative est différente des autres demandes de destitution déjà présentées car elle a un très grand poids politique et social, puisqu'elle rassemble un large champ unitaire d'organisations et de mouvements populaires, sociaux et de jeunesse, en plus des principaux partis d'opposition du pays.

Parmi les organisations populaires signataires de la demande, on retrouve le Front du peuple sans peur, le Forum syndical, populaire et des jeunes pour les droits et libertés démocratiques, l'Union Nationale des Étudiants (UNE), l'Union brésilienne des étudiants du secondaire (UBES), la Marche mondiale des femmes, l'Articulation des peuples indigènes du Brésil (APIB), le Mouvement des travailleurs sans-toit (MTST), la Confédération nationale des associations d'habitants (CONAM), le Syndicat national des enseignants des établissements d'enseignement supérieur (ANDES), la Fédération des syndicats de travailleurs des universités brésiliennes (FASUBRA), la Fédération nationale des syndicats de travailleurs de la santé, du travail, de la protection et de l'assistance sociale (FENASPS), la Fédération nationale des journalistes (FENAJ), le Syndicat national des travailleurs de la Fondation Oswaldo Cruz (ASFOC), la Centrale syndicale et populaire Conlutas (CSP-Conlutas), la Centrale de la classe ouvrière INTERSINDICAL, en plus de nombreux syndicats de travailleurs, de comités et de syndicats étudiants, d'organisations de femmes, du mouvement noir, des peuples indigènes, de la communauté des quilombolas, des LGBTQI+, de mouvements luttant pour le logement et la terre, d'associations communautaires, culturelles, artistiques ou religieuses.

Au nom des communistes, outre les dirigeants nationaux du PCB, sont également signataires l'Union de la jeunesse communiste, le syndicat Unité de classe, le Collectif féministe de classe Ana Montenegro, le Collectif noir Minervino de Oliveira et le Collectif LGBT communiste.

La demande se base sur un certain nombre de "crimes de responsabilité" commis directement par le Président de la République, tels que son soutien à des manifestations réactionnaires appelant à l'intervention militaire, les camions de la mort, ses déclarations qui mettent en danger la santé de la population, les menaces constantes contre les libertés démocratiques durement gagnées dans la lutte contre la dictature, son ingérence dans la police fédérale, entre autres.

Pour le PCB, ses interactions avec les partis d'opposition et les mouvements sociaux et populaires autour de la procédure de destitution de Bolsonaro visent à empêcher la politique génocidaire et putschiste du gouvernement fédéral. Nous estimons qu'il s'agit là de la tâche la plus urgente de la classe ouvrière dans la situation actuelle.

En effet, nous, communistes, considérons qu'il est nécessaire d'explorer toutes les possibilités capables d'accélérer les contradictions internes du bloc dominant, afin de faire place à la lutte la plus conséquente des partis et organisations de gauche, qui construisent, dans leurs combats quotidiens aux côtés de la classe ouvrière, l'alternative anticapitaliste et anti-impérialiste pour le Brésil.

En signant cette demande de destitution, nous ne nous faisons néanmoins aucune illusion au sujet du vice-président, dont la figure fait partie du même camp réactionnaire que Bolsonaro et qui s'est lui-aussi toujours montré servile aux intérêts de la bourgeoisie et de l'impérialisme américain dans notre pays. En raison de leur orientation, tous deux sont des ennemis du peuple brésilien et, pour cette même raison, les communistes resteront fermes dans leur opposition à tous gouvernements de la bourgeoisie, et continueront de défendre les pleins droits de la classe ouvrière, les libertés démocratiques et la souveraineté nationale, en vue de la conquête du pouvoir populaire et du socialisme.


DEHORS BOLSONARO ET MOURÃO ! DESTITUTION IMMÉDIATE !

ORGANISONS LA LUTTE POPULAIRE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES !

POUR LE POUVOIR POPULAIRE, EN ROUTE VERS LE SOCIALISME !

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/05/plus-de-400-organisations-syndicales-partis-et-mouvements-politiques-bresiliens-deposent-une-demande-de-destitution-contre-bolsonaro?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

BRÉSIL : DÉMISSION DU GOUVERNEMENT ASSASSIN!

DÉMISSION DU GOUVERNEMENT ASSASSIN!

 Solidarité Internationale PCF BrésilCorona-virus 0

25 MAI 2020

ORGANISER LA LUTTE POPULAIRE CONTRE LA POLITIQUE GÉNOCIDAIRE ET PUTSCHISTE DE BOLSONARO ET MOURÃO

Traduction MR pour Solidarité Internationale PCF

 

Note de la Commission Politique National du Parti Communiste Brésilien (PCB)
 

Le Brésil est en passe de devenir le nouvel épicentre de la nouvelle pandémie de corona-virus. Nous avons atteint la barre officielle et effrayante de 20 000 morts, plus de 250 000 personnes infectées et environ 800 morts par jour. Dans plusieurs villes, le système de santé publique s'est déjà effondré, avec des lits de soins intensifs utilisés à pleine capacité et des milliers de travailleurs de santé infectés.

Malgré les chiffres alarmants, le gouvernement Bolsonaro/Mourão poursuit sa croisade pour répandre le chaos et la barbarie, encourageant les manifestations de groupes d'extrême droite dans tout le pays, qui brandit des banderoles de mort et appelle à l'ouverture du commerce et l'intervention militaire. Bolsonaro, qui continue de prêcher la fin du confinement et l'utilisation de la chloroquine pour combattre le virus, a renvoyé un nouveau ministre de la santé et n'en finit plus de défier les limites d'un appareil institutionnel bourgeois déjà moribond.

Le président génocidaire a rencontré les capitalistes de la FIESP [ndlr: Fédération des Industries de l'Etat de São Paulo] qui réclament une guerre ouverte contre les gouverneurs d'Etat et les maires qui ont appliqué des mesures de confinement, il promet une marche avec les hommes d'affaires afin d'envahir et attaquer la STF [Tribunal Fédéral Suprême qui s'est prononcé en faveur du confinement], il participe à des manifestations publiques au mépris des normes de sécurité sanitaire tout en continuant de proférer des menaces contre les libertés démocratiques durement gagnées dans la lutte contre la dictature militaire et entrepreneurial de 1964-1985.

Par ailleurs, le gouvernement sabote la procédure de versement du revenu de base aux travailleurs dénuées de conditions minimales de survie, en retardant la libération de l'argent et en provoquant des files d'attente de la faim devant les agences de la "Caixa Econômica Federal" [banque publique chargée de délivrer l'aide d'urgence: 600 reais]. Toutes ces actions visent à créer une situation de chaos dans laquelle le gouvernement peut se présenter comme solution autoritaire à la crise politique qu'il a lui même fabriquée.

LE GOUVERNEMENT SE VAUTRE DANS LES SCANDALES DE CORRUPTION

De nouveaux scandales de corruption explosent, démontrant que les agitations de Bolsonaro ont pour but de détourner l'attention de l'opinion public et de paralyser les enquêtes en cours menées contre lui et sa famille. La récente interview de l'homme d'affaires Paulo Marinho, ex-partisan du président génocidaire, dévoile la promiscuité du clan Bolsonaro avec certains secteurs de la Police Fédérale (PF) dans le but de garantir l'élection de Bolsonaro. Marinho a dénoncé qu'à l'issue du premier tour des élections de 2018, Flávio Bolsonaro avait été averti des progrès de la PF et en particulier de l'opération "Furna da Onça", qui enquêtait sur les machinations criminelles de l'ancien gouverneur Sérgio Cabral et qui a fini par atteindre Fabrício Queiroz, l'homme de main du premier des fils [Flavio Bolsonaro] du candidat présidentiel d'alors. Le scandale a été étouffé afin de ne pas compromettre l'élection de ce dernier au second tour.

Il y a aussi le cas de l'achat sur-facturé et hors cadre de commande publique de chloroquine en poudre par l'armée, qui a payé ce médicament six fois plus cher que le ministère de la santé en 2019. Le stratagème frauduleux et les relations de Bolsonaro avec un homme d'affaires qui possède un laboratoire fabriquant ce médicament, dont l'efficacité contre le Covid-19 n'est pas prouvé mais dont les effets secondaires sont avérés, mettent en évidence l'insistance génocidaire du président dans sa propagande en faveur de l'utilisation du médicament, propagande diffusée largement par ses partisans via le réseau national de fake news.

En même temps qu'il brandit des menaces de coup d'État pour tenter d'arrêter l'enquête, Bolsonaro s'engage dans un réarrangement politique avec le "Centrão", groupe de parlementaires réactionnaires et opportunistes [groupe parlementaire informal de partis du centre et centre-droit], pratiquant la vieille politique bourgeoise du "toma-lá-dá-cá" [logique de compromission par échange de faveurs], offrant des postes aux différents niveaux du gouvernement pour se garantir d'un soutien plus solide au Congrès, une attitude en opposition directe avec le discours moraliste et anti-corruption qui l'a conduit au gouvernement.

Parallèlement à tout cela, Mourão [Vice-Président, général retraité de l'armée], en affirmant dans un article que la pandémie est une question de sécurité publique, se présente comme une alternative à la crise politique pour les classes dominantes, défendant ouvertement un gouvernement plus centralisateur, des institutions plus "disciplinaires", un contrôle de la presse, et se pose comme "garantie de l'ordre" qui pourrait réprimer davantage afin de contenir les éventuelles réactions populaires au chaos de la pandémie, aggravées par les mesures du gouvernement auquel il appartient et dont il est complice.

CONTRE LA POLITIQUE ASSASSINE, IMPEACHMENT ET ORGANISATION POPULAIRE!

Malgré leurs différences dans la conduite des politiques de lutte contre la pandémie, le gouvernement Bolsonaro / Mourão, la grande majorité du Parlement et les gouverneurs d'Etat restent unis dans l'approbation des mesures contraires aux droits de la classe ouvrière, dans le but de servir uniquement les intérêts des fractions hégémoniques de la bourgeoisie brésilienne et du capital international.

Le Parlement a approuvé, y compris l'ensemble du groupe PT au Sénat, le PEC 10/2020, un coup financier qui permet à la Banque centrale de dépenser des milliards de reais pour racheter les actifs pourris des banques privées, faisant payer la facture au peuplesous forme d'augmentation de la dette publique. En outre, la Mesure Provisoire (MP) 910 dite "MP d'accaparement des terres" [une pratique consistant à prendre possession de terres ou d'habitations individisibles en falsifiant les documents de propriété - le Brésil n'ayant pas de castre; cette opération est l'oeuvre d'un "grileiro"] est devenu le projet de loi 2633 dont l'intention est de régulariser les terres détenus par l'Etat fédéral et occupées par les "grileiros" depuis 2012, principalement en Amazonie, où ils ont rasé la végétation, provoqué des incendies, envahi les forêts, les parcs nationaux et les territoires indigènes, pour les transformer en pâturages illégaux et y élever du bétail.

Les attaques contre les travailleurs se poursuivent, en gelant les salaires des employés fédéraux, étatiques et municipaux, en plus des mesures permettant la réduction des salaires et de nouvaux licenciements. Plusieurs entreprises ont suspendu des contrats pour pouvoir reçevoir l'aide gouvernementale (prévue par la MP 936), mais forcent leurs employés à continuer de travailler. D'autres entreprises annoncent des licenciements massifs.

La crise économique s'aggrave radicalement: il y a déjà plus de 13 millions de chômeurs, 40 millions dans le secteur informel et 30 millions de personnes dans la pauvreté absolue. Contrairement à ce que prétendent les médias bourgeois, la pandémie n'a pas un caractère universel: elle touche principalement les couches prolétariennes, les pauvres, les Noirs et les peuples indigènes, où les services de santé publique, d'eau, d'assainissement et de traitement des eaux usés, n'arrivent plus depuis longtemps à cause des politiques criminelles de privatisation et de destruction des droits sociaux au profit des seuls capitalistes.

Face à cette conjoncture défavorable, le PCB a décidé de participer à la demande de destitution [impeachment] de Bolsonaro, une initiative coordonnée par des organisations liées aux mouvements sociaux et populaires, et avec le soutien des partis d'opposition, car l'urgence pour la classe ouvrière est d'arrêter la politique génocidaire du gouvernement fédéral.

La signature de cette pétition par le PCB et par nos collectifs part du principe qu'il nous faut agir sur tous les leviers capables d'aggraver les contradictions internes du bloc dominant et d'affaiblir l'extrême droite, ouvrant la voie à la mobilisation des masses, dans le but de renforcer la lutte des partis et des organisations qui misent sur l'alternative anticapitaliste et anti-impérialiste.

Cette décision tactique n'engage aucune illusion de notre part à propos du vice-président, qui est du même champ politique réactionnaire que le président et, donc, tout autant servile aux intérêts de la bourgeoisie brésilienne et à ceux de l'impérialisme américain. Tous deux sont ennemis des travailleurs et, pour cette raison, nous resterons fermes dans notre projet stratégique d'accumuler des forces pour la conquête du pouvoir populaire et du socialisme dans notre pays, quelle que soit la situation conjoncturelle.

POUR LA DÉFENSE DE L'EMPLOI ET DU REVENU DE BASE

Le PCB privilégie la lutte de masse, au-delà des actions dans le domaine institutionnel. Il est nécessaire de répondre à la situation en cherchant à organiser, même en quarantaine, les groupes, les comités et les espaces qui peuvent renforcer la construction d'un programme de contre-offensive populaire, en vue de mener, dans un avenir proche, des actions massives contre les nouvelles attaques et pour la défense des droits de la classe ouvrière et des libertés démocratiques. La nécessaire unite d'action contre les mesures ultralibérales, le coup d'État et les menaces fascistes exige plus que jamais l'indépendance politique de la classe ouvrière.

Nous devons participer aux initiatives d'auto-organisation des travailleurs(ses), à travers la formation de brigades de solidarité, de comités populaires de lutte pour les droits et l'autodéfense contre le fascisme, en plus de renforcer les associations et mouvements populaires, les organisations étudiantes et les syndicats de classe. Il nous faut intensifier l'agitation et la propagande contre la politique de la terre brûlée pratiquée par le gouvernement, en délégitimant le discours néolibéral, en défendant les services publics, contre tous les ennemis des travailleurs et en faveur d'une alternative ouvrant un espace pour un pouvoir populaire et pour le socialisme .

Il est temps d'organiser les luttes à travers nos collectifs, conjointement avec le "Fórum Sindical, Popular e de Juventudes por Direitos e Liberdades Democráticas" [Forum Syndical Populaire et des Jeunesses pour les Droits et Libertés Démocratiques], avec le " Frente Povo Sem Medo" [Front du Peuple Sans Peur], avec les mouvements populaires et en articulation avec les organisations politiques du camp démocratique et de la gauche socialiste .

- POUR UNE CAMPAGNE NATIONALE CONTRE LE CHÔMAGE ET EN FAVEUR DU PAIEMENT DU REVENU MINIMAL POUR TOUS LES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES.

- POUR LA FORMATION DE COMITES DE DEFENSE DU REVENU DE BASE ET DE L'EMPLOI.

- POUR UNE ACTION CONJOINTE AVEC DES BRIGADES ANTIFASCISTES DANS LES PRINCIPALES VILLES BRÉSILIENNES.

"FORA BOLSONARO/MOURÃO! IMPEACHMENT JÁ!

ORGANIZAR A LUTA POPULAR POR DIREITOS E PELAS LIBERDADES DEMOCRÁTICAS!

PELO PODER POPULAR NO RUMO DO SOCIALISMO!"

 

Commission Politique du PCB

le 19 mai 2020

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/05/demission-du-gouvernement-assassin.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

BRÉSIL : DÉMISSION DU MINISTRE DE LA SANTE SUITE AUX PRESSIONS DE BOLSONARO

 

À cause aussi de divergences avec Bolsonaro, l’orthopédiste Luiz Henrique Mandetta a été destitué de son poste le 17 avril, date de la prise de possession de Teich.

Mandetta appuyait le confinement social comme principale mesure pour endiguer la pandémie tandis que Bolsonaro rejette la quarantaine et se prononce pour le retour au travail et aux activités commerciales.

Le 24 avril l’ex-juge fédéral Sergio moro a également décidé de ne plus continuer à être le ministre de la justice. Il a accusé Bolsonaro d’interférence politique dans le travail de la Police Fédérale.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/222879-bresil--le-ministre-de-la-sante-demissionne-a-cause-des-pressions-de-bolsonaro


 

BRÉSIL : LE PARTI DES TRAVAILLEURS TRACE SA STRATÉGIE POUR LE PROCÈS DE DESTITUTION DE BOLSONARO

Brasilia, 15 mai (RHC)- Le Parti des Travailleurs du Brésil a prévu une réunion en ligne sur la demande de procès  de destitution contre le président d’extrême-droite Jair Bolsonaro.

Selon le revue Veja la direction nationale du Parti des Travailleurs a programmé la rencontre virtuelle afin d’achever les détails de la stratégie à suivre en ce qui concerne la destitution de Bolsonaro pour avoir appuyé des actes anti-démocratiques et pour avoir une conduite irresponsable face à la pandémie de Covid-19.

Veja assure que l’organisation politique signera la pétition qui sera présentée le 20 mai par des organisations de la société civile.

Edité par Reynaldo Henquen

 

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/222797-bresil--le-pt-trace-sa-strategie-pour-le-proces-de-destitution-de-bolsonaro


 

L’ANCIENNE PRÉSIDENTE DILMA ROUSSEFF REJETTE LE SOUTIEN DU GOUVERNEMENT BRÉSILIEN A L’ESCALADE DE L’AGRESSION CONTRE LE VENEZUELA

 

L'ancienne présidente Dilma Rousseff rejette le soutien du gouvernement brésilien à l'escalade de l'agression contre le Venezuela
Ecrit par Stefany Arias le 11/05/2020. Publié dans Actualités

L'ancienne présidente de la République fédérative du Brésil, Dilma Rousseff, a rejeté ce lundi l'escalade des agressions contre la République bolivarienne du Venezuela et la complicité de l'actuel gouvernement brésilien dans les actions et mesures coordonnées depuis les États-Unis et dirigées par le président Donald Trump pour augmenter la pression sur le gouvernement vénézuélien.
Sur ces faits, elle a rappelé la tentative d'expulsion de 34 fonctionnaires diplomatiques de l'ambassade du Venezuela au Brésil, qui s'est produite quelques jours avant l'incursion planifiée de mercenaires en Colombie.

À cette occasion, malgré les accords internationaux et même au milieu de la bataille de Covid-19, le gouvernement de Jair Bolsonaro, a voulu ajouter à la négligence de la communauté vénézuélienne au Brésil, alléguant que les négociations n'ont jamais eu lieu.

"C'était un acte illégal et inhumain, malgré les accords internationaux que le Brésil a signés et le fait que des familles ont été emmenées hors de chez elles en pleine épidémie. La Cour suprême fédérale a opposé son veto à la loi pendant 10 jours", a déclaré Mme Rousseff.

L'ancienne présidente a également averti que bien que l'invasion des mercenaires ait été repoussée, la République bolivarienne du Venezuela continue d'être "une cible du blocus génocidaire contre son peuple".

Rousseff, qui est également membre du groupe Puebla, a publié une déclaration de ce forum politique et universitaire rejetant la tentative d'invasion contre le pays d'Amérique latine.

"Il est absolument inacceptable qu'au XXIe siècle, l'Amérique latine continue d'être l'objet d'actions illégales, violentes et clandestines, visant à promouvoir des changements dans le régime politique de n'importe quel pays", peut-on lire dans le document.

source :  http://mppre.gob.ve/2020/05/11/expresidenta-dilma-rousseff-rechaza-gobierno-brasileno-escalada-agresiones-venezuela/

 

BRÉSIL : LE TRIBUNAL SUPREME ORDONNE UNE ENQUÊTE CONTRE BOLSONARO

 

Brasilia, 28 avril (RHC)- Celso de Mello, juge du Tribunal Suprême Fédéral du Brésil a ordonné l’ouverture d’une enquête sur les accusations de l’ex-ministre de la justice Sergio Moro contre le président Jair Bolsonaro dont il a dit qu’il a cherché à interférer dans des enquêtes policières.

Le magistrat brésilien a donné un délai de 60 jours pour que la Police Fédérale interroge l’ex-ministre Moro sur les dénonciations contre le président Bolsonaro, après avoir démissionné vendredi dernier de son poste de ministre de la justice.

Les conclusions de l’enquête devront être remises au Procureur Général de la République, Augusto Aras, pour pouvoir avancer dans une demande de procès politique contre le gouvernant d’extrême-droite ou d’accusation de faux témoignage contre Moro.

Selon le juge de Mello les crimes supposément commis par monsieur le président de la République semblent avoir une connexion  avec l’exercice du mandat présidentiel, ce qui permet une enquête à ce propos.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/221124-bresil--le-tribunal-supreme-federal-ordonne-une-enquete-contre-bolsonaro


 

BRESIL : LULA PROMOUVRA LA CAMPAGNE "BOLSONARO DEHORS!"

 

Brasilia, 21 avril (RHC)- L’ex-président du Brésil, Luiz Inacio Da Silva, Lula, a débattu aujourd’hui en vidéoconférence avec des leaders du Parti des Travailleurs sur des stratégies de l’action « Bolsonaro dehors ! » pour la conduite irresponsable du gouvernant d’extrême-droite au milieu de la pandémie de Covid 19.

« Nous ne pouvons pas accepter un président qui gouverne contre la Constitution qu’il a juré de défendre. Il a dépassé toutes les limites, donc la question de son départ se pose », a affirmé José Guimarães, leader de la majorité à la Chambre des Députés. « Comment le faire, s’est-il demandé et il a répondu nous l’évaluerons », nous ferons appel aux forces politiques plus larges, aux mouvements sociaux ».

Le débat a eu après la participation dimanche de Bolsonaro à une manifestation de partisans à Brasilia où en plus de promouvoir la fin des mesures de distancement social face au Covid-19, il a demandé l’intervention de l’armée.

À cause de la mauvaise gestion de Bolsonaro, Lula a écrit sur son compte twitter que la même Constitution qui permet qu’un président soit élu démocratiquement a des mécanismes  pour éviter qu’il n’entraîne le pays vers la rupture de la démocratie et au génocide de la population.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/220431-lula-promouvra-la-campagne-%C2%AB-bolsonaro-dehors-!-%C2%BB


 

COUP D’ÉTAT AU BRÉSIL CONTRE LE FASCISTE BOLSONARO?

 

COUP D'ÉTAT AU BRÉSIL ?
Publié le : 14.04.2020
Par Marco Consolo *

La nouvelle s'est répandue comme un éclair sur les réseaux sociaux la semaine dernière. L'armée brésilienne viendrait de réaliser une sorte de "coup blanc" contre le président Jair Bolsonaro, un personnage de plus en plus gênant même pour eux et totalement incapable de faire face à l'urgence du coronavirus.
Tout d'abord, prenons du recul.

Tout est parti d'une émission de télévision en Argentine, où un journaliste d'investigation bien connu, Horacio Verbisky, a affirmé qu'une de ses sources dans la Force armée argentine. avait reçu un appel téléphonique d'un haut commandant brésilien. Au téléphone, ce dernier aurait informé l'Argentine que des officiers de haut rang des forces armées brésiliennes avaient placé le général Walter Braga Netto à la tête de la Casa Civil [i] et lui avaient confié les pleins pouvoirs (un concept qui est redevenu très à la mode). Sa tâche serait de prendre des décisions opérationnelles quotidiennes et notamment la gestion de la pandémie du virus Covid-19, étant donné le déni criminel de Bolsonaro. En d'autres termes, avoir un président pour la politique et un général comme président opérationnel.

Malheureusement, le timing ne convient pas, étant donné que Bolsonaro a annoncé la nomination de Braga Netto le 13 février dernier, c'est-à-dire il y a plus d'un mois. Mais le monde est inattentif, même à propos de ce qui se passe dans le géant brésilien.

Regardons les événements dans l'ordre.

Un gouvernement plein de soldats
Tout d'abord, le personnel militaire a joué un rôle énorme dans le gouvernement Bolsonaro depuis le début. Peut-être même pas à l'époque de la dictature civilo-militaire (1964-1985), il y avait tant d'hommes en uniforme avec des postes gouvernementaux. Bolsonaro lui-même était un militaire, le vice-président est un général, le ministre de la Casa Civil est un autre général, 9 secrétaires d'État sont dans les forces armées et il y a aussi une police en tant que secrétaire d'État. En plus des postes de première ligne, un certain nombre de membres des deuxième et troisième rangées portent l'uniforme, avec un total d'environ 2500.

Formellement, ce n'est pas encore une dictature militaire, mais c'est certainement un gouvernement "hautement militarisé" avec un président élu (grâce à l'emprisonnement de Lula, mais c'est un autre problème). En bref, il n'est pas identique aux dictatures civilo-militaires du passé, et bien qu'il leur ressemble beaucoup, il a une image plus moderne.

Deuxièmement. Il y a des contradictions et des conflits au sein des forces armées, et surtout au sein de la police militaire des différents États. La ligne Bolsonaro est fortement soutenue par de nombreux officiers supérieurs, mais aussi par les niveaux inférieurs des hiérarchies militaires. En outre, le Bolsonaro bénéficie d'un grand soutien dans la police militaire des différents États, qui au Brésil compte plus de 420 000 hommes [ii]. Il s'agit d'une force de combat avec une expérience militaire bien plus importante que celle des troupes de l'armée.

Cela signifie que les soldats d'active et les réservistes, qui s'opposent aux "excès" de Bolsonaro, même s'ils sont d'accord avec la ligne de conduite générale, sont très prudents. Bien sûr, certains peuvent le considérer comme un "idiot utile", mais il n'est pas un "président banane" que l'on peut traiter comme une marionnette.

En d'autres termes, essayer de mettre Bolsonaro sous contrôle total n'est pas facile. Il serait plus facile de le faire déposer ou de le mettre de côté par une mise en accusation légale ou pour des raisons médicales. Ces choix ne doivent pas être écartés. Pourtant, ces dernières semaines, de nombreuses rumeurs ont circulé sur la "protection" ou la tutelle. Le nouveau ministre de la Casa Civil, le général Braga Netto, est très proche du commandant en chef de l'armée, le général Edson Leal Pujol. Et il est certain que Braga Netto a été envoyé à la Casa Civil pour essayer d'avoir plus de contrôle sur les secteurs des forces armées qui ne sont pas entièrement bolsonaristes ou qui le sont de moins en moins. Mais, comme nous l'avons dit, cela s'est produit il y a plusieurs semaines, après la mutinerie de la police militaire de l'État de Cearà fin février, les manifestations contre le Parlement et la Cour suprême des ultras bolonaristes et le début de la crise du coronavirus qui se profile à l'horizon. Cela ne signifie pas qu'une "tutelle directe et complète" ne peut pas être obtenue, mais si cela devait se produire, ce serait le signe avant-coureur d'une situation encore plus confuse.

Ce qui s'est passé ces derniers jours ne semble être ni la mise sous tutelle du président, ni un coup d'État militaire.

En fait, cela ressemble à un ballon d'essai pour préparer psychologiquement le terrain à la possibilité que, si nécessaire, le vice-président Hamilton Mourão prenne la présidence. Paradoxalement, il n'y aurait pas de réactions fortes, car cela ne serait pas interprété comme un coup de pouce des militaires, étant donné que Mourão est le vice-président élu. Même si c'est difficile à croire, Mourão est beaucoup plus à la droite du général Braga Netto et du général Pujol et aussi brutal, voire pire, que Bolsonaro.

Cependant, mis à part comment nous voulons l'appeler, la question principale est de savoir ce qui va réellement se passer à partir de maintenant. Bolsonaro est de plus en plus isolé et cherche désespérément un moyen de sortir de la crise institutionnelle, de la crise économique et du chômage croissant causé par la quarantaine partielle et l'interruption de certaines activités productives importantes.
La faim et la misère augmentent de jour en jour au Brésil, en particulier dans les favelas où vivent des millions de personnes.

L'impact du virus
Au Brésil, l'impact du virus Corona est déjà extrêmement violent et il sera malheureusement dramatique dans les prochaines semaines. Malgré de grandes annonces, l'incapacité du gouvernement à articuler des mesures concrètes est catastrophique. Les retards et la bureaucratie envahissent l'immense territoire brésilien, ainsi que les pressions et le chantage exercés par l'élite économique industrielle pour maintenir les grandes usines ouvertes, indépendamment de la santé des travailleurs. Après le coup d'État institutionnel contre Dilma Roussef en 2016, on a assisté à un démantèlement progressif des politiques sociales, grâce aussi à une "réforme" constitutionnelle qui a interdit toute augmentation des dépenses sociales, de santé et d'éducation pour les vingt prochaines années. La capacité opérationnelle à faire face à l'urgence sanitaire et au traitement des maladies (par exemple le sida) a été progressivement démantelée. Et l'affrontement ouvert entre Bolsonaro et son ministre de la santé, Luiz Henrique Mandetta, remplit les pages des journaux nationaux et internationaux.

Sur le plan économique, deux initiatives approuvées par le Parlement et proposées par le "tsar de l'économie" ultra-libéral, Paolo Guede, ont été au centre de l'attention. D'une part, l'autorisation de réduire les salaires jusqu'à 70% (avec des subventions aux entreprises pour maintenir les emplois). D'autre part, le "revenu de citoyenneté de base", pas encore opérationnel : 104 euros pour 3 mois, pour l'armée des travailleurs informels qui vont dans la rue tous les jours pour avoir quelque chose à manger le soir.

Le cadre politique
Sur le plan politique, la situation évolue rapidement et les alliances les plus diverses ont été formées. La plus significative, au "centre", est représentée par le président du Parlement fédéral, Rodrigo Maia, qui tente d'articuler la droite avec les gouverneurs de Sao Paulo et de Rio de Janeiro, João Doria et Wilson Witzel. Ces deux derniers, qui dans le passé ont soutenu inconditionnellement Bolsonaro, sont aujourd'hui ses adversaires. En vue des élections présidentielles et aux prises avec le véritable gouvernement de leurs villes, ils ont été contraints de donner la priorité aux problèmes de santé, et de laisser l'économie de côté pour plus tard. Maia a également tenté d'affaiblir une extrême droite qui, grâce au soutien de Bolsonaro, comptait sur 40% (aujourd'hui 28-30%) et qui se mobilise dans la rue, encourageant la population à retourner au travail et à critiquer les deux gouverneurs. En même temps, l'initiative "centre" cherche à déplacer le PT de Lula, le PCdoB et d'autres forces de la gauche politique en l'éloignant d'une possible alliance avec le centre. Dans un document signé par de nombreuses personnalités de l'opposition, Bolsonaro a été prié de démissionner, malgré les hésitations et les débats internes de certaines forces politiques, y compris celles de gauche, soucieuses d'ouvrir la voie aux militaires. En outre, il faut signaler les tentatives, toujours en suspens, d'éliminer le PT du registre électoral, sous l'accusation d'être une "organisation criminelle".

Pour leur part, les mouvements sociaux (Frente Brasil Popular et Frente Povo Sem Medo) ont présenté leur plate-forme de revendications avec 60 mesures urgentes. Au centre de la plate-forme se trouvent le renforcement de la santé publique, la garantie des revenus et de l'emploi, la protection sociale et le droit à l'alimentation pour tous, le droit au logement, la reconversion de l'économie et l'utilisation des ressources publiques. Bolsonaro est considéré comme la principale menace pour la sécurité et le bien-être de la population et ils exigent sa démission immédiate. Bien sûr, la capacité des secteurs populaires à réagir par des mobilisations de rue en ce moment est sévèrement limitée par la quarantaine, mais les initiatives dans les réseaux sociaux qui tentent de maintenir l'organisation se multiplient. Et, surtout dans les grandes villes, des panelaços massives (coups de pots ...) se poursuivent contre Bolsonaro, également par des secteurs de la classe moyenne qui avaient voté pour lui.

Dans un scénario difficile à prévoir, la perspective d'une articulation entre les mouvements sociaux et syndicaux d'en bas, les secteurs du monde économique (notamment les PME) et une opposition parlementaire et institutionnelle, luttant pour un autre gouvernement, est encore lointaine.
À court terme, le scénario est une période d'instabilité croissante. Malgré les nombreuses contradictions qu'il comporte, l'élite dirigeante a cependant besoin d'ordre et pourrait hypothétiquement parier sur la destitution de Bolsonaro et son remplacement par le vice-président Mourão. Le roi serait nu, avec les militaires au gouvernement pour la deuxième partie du mandat de Bolsonaro et avec des perspectives inconnues, mais trop similaires à l'histoire de l'Amérique latine dans le passé récent.

Enfin et surtout, la position inconnue des États-Unis, qui reste à ce stade dans les coulisses.

Je termine par une phrase empruntée à un célèbre humoriste brésilien,Barão de Itararé : "Tout peut arriver, même rien".

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*membre du Bureau exécutif de la GE

[i] Le chef de la Casa Civil est le bras droit du président et, dans les systèmes présidentiels, il est considéré comme le ministre le plus important, une sorte de ministre coordinateur du gouvernement. Il peut être comparé au chef de gouvernement des systèmes parlementaires, bien que formellement cela corresponde au Président de la République qui, en même temps, exerce les deux fonctions.
[ii] En 2013, ils étaient 425 248 (Source IBGE 2013)

L'article original a été publié ici : http://marcoconsolo.altervista.org/golpe-in-brasile/

source : https://www.european-left.org/coup-in-brazil/

http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2020/04/coup-d-etat-au-bresil.html