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BRESIL : CATASTROPHE ECOLOGIQUE DANS LE PANTANAL

 

Rio de Janeiro, 8 oct. (RHC) Près de 33 000 kilomètres carrés de forêts ont été dévorés par les incendies de forêt dans le Pantanal brésilien (sud-ouest du pays). C’est sans aucun doute une catastrophe écologique majeure.

L'Institut National de Recherche Spatiale (Inpe) a fait savoir qu'entre le 1er janvier et le 30 septembre de cette année, le feu a dévoré 32 910 kilomètres carrés boisés, une superficie équivalente à 21 fois la taille de la ville de São Paulo (sud-est).

Ce nombre dépasse déjà la superficie brûlée en tout 2019, alors qu'il y avait 20 835 kilomètres carrés. 2020 c'est d’ores et déjà la pire année pour le Pantanal depuis 2002, lorsque le gouvernement a commencé à mesurer les incendies.

Fin septembre, 26% du Pantanal, considéré comme la zone de marais la plus étendue du monde, était déjà consommée par le feu.

L'essentiel du problème s'est concentré en septembre dernier, lorsque le Pantanal a subi plus de 14 000 incendies, soit 120 % de plus que le même mois de l'année dernière et un record historique.

Les spécialistes attribuent le nombre élevé d'incendies cette année à la sécheresse extrême et à l'action humaine, car la grande majorité d'entre eux sont destinés à ouvrir de zones de pâturages pour le bétail.

Source : Sputnik

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/236229-catastrophe-ecologique-dans-le-pantanal-bresilien


 

BRESIL : LULA APPELLE A PROTEGER PETROBRAS DE LA PRIVATISATION PARRAINEE PAR LE DICTATEUR BOLSONARO

Brasilia, 6 oct. (RHC).- L'ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a déclaré que «la souveraineté nationale est en danger» suite à la décision de la Cour suprême fédérale du Brésil (STF) d'ordonner la vente de huit des treize raffineries appartenant à l'entreprise publique Petrobas.

La décision prise à la demande du gouvernement de Jair Bolsonaro, sans l'approbation du Congrès national, mettrait la majorité des actions de Petrobras entre les mains de sociétés privées.

Lula a appelé le peuple à défendre l'entreprise publique. «Petrobras est un symbole de ce que nous voulons défendre au Brésil, c'est-à-dire la souveraineté nationale», a-t-il déclaré.

«Il n'est pas possible que le Brésil ait des dirigeants qui n'aiment pas ce pays (...) et qui vendent leur âme au diable. Et c'est ce qu'ils font maintenant», a martelé l'ancien président.

Petrobras est l'entreprise phare du secteur de l'énergie au Brésil en assurant l'approvisionnement en ressources, qui garantissent les droits fondamentaux de la population.

Lula a rappelé que Petrobras est mondialement reconnu dans l'exploration pétrolière en eaux profondes et peut actuellement, avec sa propre technologie, extraire du carburant à une profondeur de sept mille mètres.

(Telesur)

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/236001-lula-appelle-a-proteger-petrobras-de-la-privatisation-parrainee-par-bolsonaro


 

BRESIL : LE DICTATEUR BOLSONARO S'ATTAQUE A LA BIODIVERSITE DU PAYS

Par Maria Josefina Arce.

Les flammes dévorent des vastes zones de l'Amazonie sous le regard indifférent de l'administration Bolsonaro. Photo: AFP

En 2019, Jair Bolsonaro devient président. C'est alors que la situation environnementale du Brésil a commencé à se compliquer: le géant sud-américain possède la plus grande biodiversité au monde, la plus grande étendue de forêt tropicale et 12% des réserves d'eau douce de la planète.

Bolsonaro a rapidement entrepris de démanteler les politiques environnementales pour favoriser les propriétaires terriens, les mineurs et les membres de l'industrie agroalimentaire.

Il a réduit le budget du ministère de l'Environnement et notamment les fonds destinés aux actions contre le changement climatique.

La nomination de Ricardo Salles à la tête de cet important ministère a confirmé le cours de son gouvernement. Salles, décrit comme l'anti-ministre qui détruit ce dont il devrait s'occuper, a fidèlement suivi les traces du président.

Ces derniers jours, le président a proposé la révocation des lois relatives à la protection de l'environnement, une demande qui a été prise en compte par le CONAMA, le Conseil national de l'Environnement, un organe consultatif du ministère.

La mesure favorise la construction d'hôtels sur la côte brésilienne, au détriment des zones de mangroves et de la flore qui pousse sur le sable des plages.

L'abrogation de ces lois a été approuvée par le vote des huit représentants du gouvernement au sein du CONAMA, qui, lors de sa réforme l'année dernière, a réduit la participation des écologistes et de la société civile, en maintenant les groupes d'entreprises.

La mesure a été largement rejetée au Congrès et par diverses entités. En effet, le groupe des élus du Parti du Socialisme et de la Liberté a introduit  un projet de décret législatif demandant au Congrès de suspendre la décision de la CONAMA.

La désapprobation de l'administration de Salles s'est intensifiée ces derniers mois. On a également appris que le ministère public fédéral a demandé à un tribunal régional d'analyser une demande de licenciement de Salles pour avoir mis en place des politiques irresponsables dans le secteur.

Sous le mandat de Bolsonaro, le Brésil a perdu son chemin. La déformation a été déclenchée en Amazonie, qui en 2019 a subi des dommages considérables à la suite de grands incendies et qui en 2020 n'a pas eu plus de chance.

«Le monde a besoin de la vérité pour surmonter ses défis», a affirmé Bolsonaro dans son discours lors de la 75e session de l'ONU, mais la vérité est que le président brésilien ne reconnaît pas les incendies dans les poumons de la planète, ni la responsabilité de son gouvernement. Il est plus facile de blâmer les autres, comme les peuples indigènes qui vivent en Amazonie, que d'admettre que ses actions visent à tout sauf à prendre soin de la riche biodiversité du Brésil.

 

Édité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/235544-le-gouvernement-bolsonaro-sattaque-a-la-biodiversite-du-bresil


 

BRESIL : AU PANTANAL, LES FEUX SERVENT A SPECULER SUR LA POSSESSION ACQUISE PAR LES INCENDIES, AFFIRME UN INGENIEUR-FORESTIER

Par Juca Simonard* (Pour Prensa Latina)

São Paulo, 20 septembre (Prensa Latina) Le militant politique et ingénieur forestier Renato Farac a affirmé hier à Prensa Latina que les feux dans le Centre-Ouest du Brésil sont coordonnés par de grands propriétaires fonciers pour spéculer sur la possession acquise par les incendies.

Les incendies qui se produisent dans le Pantanal, biome forestier qui couvre une grande partie du Centre-Ouest du Brésil, mais aussi une partie du Nord et du Paraguay, font partie des plus importants jamais survenus dans le pays. Des milliers d’espèces sont affectées par le feu. En outre, près de la moitié des territoires indigènes régularisés dans la région ont déjà été touchés par les incendies - perdant plantations et habitations-, selon l’ Agência Pública (Agence Publique brésilienne).

Selon le climatologue Carlos Afonso Nobre, ancien enquêteur de l’Institut national de recherches sociales (Inpe), les incendies dans la région ont lieu en raison de l´action humaine. Il a expliqué, dans une interview à CNN, qu´il en est ainsi car il n’y a pas de tempêtes qui engendrent des décharges électriques ou des éclairs qui puissent provoquer le feu dans une végétation sèche.

'Ils (les incendies) sont tous d’origine humaine. Presque tous sont des incendies provoqués par des agriculteurs, des propriétaires fonciers, des fermiers. Ce n’est pas une étincelle accidentelle qui est apparue sur un tracteur utilisé dans un certain lieu, cela est très rare', a déclaré Nobre.

L’ingénieur forestier et militant politique Renato Farac, qui intervient auprès du mouvement des campagnes à Bahia, a déclaré à Prensa Latina que la région du Centre-Ouest brésilien est celle qui a la plus grande concentration foncière. D’après lui, plus importante que dans le nord-est du pays. Les propriétaires terriens, qui ont pour la plupart plus de 10.000 hectares destinés à l’élevage, utilisent souvent les incendies pour augmenter les pâturages.

Il affirme cependant que le Pantanal est une région de pâturage naturel et que les terrains brûlés servent à favoriser le schéma de spéculation foncière. Dans le schéma qu’il indique, les fermiers brûlent les arbres pour étendre leurs terres et spéculer sur les nouveaux territoires acquis en les valorisant. Farac estime que cela se produit à travers l´usurpation de terres, falsifiant des certificats de propriété et des notes d’impôt.

Il accuse également le gouvernement de Jair Bolsonaro qui a réduit le budget de lutte contre les incendies de 58%, selon les données officielles du site Portal da Transparência. Le ministre de l’Environnement Ricardo Salles - accusé pour sa relation avec les propriétaires fonciers - a dépensé, jusqu’en août dernier, environ 105.000 R$, ce qui ne représente que près de 0,4% d´un budget déjà largement réduit.

Le Pantanal vit l’une des pires sécheresses de ces 50 dernières années, mais les incendies qui ont lieu sont bien plus liés au gouvernement de Jair Bolsonaro qu’aux questions climatiques, a déclaré Farac à Prensa Latina.

La région du Pantanal possède l’une des plus grandes concentrations foncières du pays et la situation actuelle est due au soutien et aux incitations à la destruction (de zones naturelles), en vue de l’ouverture de nouveaux terrains pour l´usurpation de terres, a-t-il insisté.

Selon lui, la faute en incombe au gouvernement de Bolsonaro et aux propriétaires terriens qui, ayant connaissance de cette période de sécheresse extrêmement grave, ont réduit de près de 60% les ressources de prévention et de lutte contre les incendies de forêt et mis fin au contrôle de cette situation par la persécution et la censure des organismes de défense de l´environnement.

Il affirme encore qu´un incendie dans ces proportions ne se produit pas de manière accidentelle et encore moins de manière naturelle. « Un bon exemple est celui de l’année dernière, lorsque les propriétaires fonciers ont organisé la Journée du Feu en Amazonie, une action coordonnée qui a augmenté les foyers d’incendie de plus de 300% d’un jour à l’autre dans l’État du Pará », a-t-il expliqué.

Daniel Rocha, qui enquête sur les incendies du Pantanal, a déclaré, dans une interview au programme CNN 360°, que quatre propriétaires font actuellement l´objet d´une investigation pour être soupçonnés d’avoir déclenché les incendies dans la région.

peo/bj/js

*L’auteur est chroniqueur et traducteur d’anglais du site web Brasil 247.

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884909:bresil-au-pantanal-les-feux-servent-a-la-speculation-affirme-un-ingenieur-forestier&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101


 

BRESIL : LE PARTI DES TRAVAILLEURS PRESENTE UN PLAN POUR RECONSTRUIRE LE PAYS

Le Parti des travailleurs présente un plan pour reconstruire le Brésil
Brésil-P.T.Brasilia, 21 septembre (Prensa Latina) Le Parti des travailleurs (PT) présentera aujourd'hui le "Plan de reconstruction et de transformation du Brésil", qui rassemble des propositions pour la reprise du développement économique et social du pays.

L'organisation politique propose d'apporter à la société une initiative capable de garantir une issue à la crise sanitaire, économique et sociale dans laquelle le géant sud-américain est plongé depuis le coup d'État judiciaire parlementaire qui a destitué le président Dilma Rousseff du pouvoir en 2016.

Nous allons sauver des vies, créer des emplois et des revenus, développer l'économie nationale, radicaliser la démocratie qui est aujourd'hui menacée, promouvoir la souveraineté et construire un nouveau pays", a déclaré la présidente du PT, Gleisi Hoffmann.

Le lancement du plan, auquel assisteront les anciens présidents Luiz Inácio Lula da Silva et Rousseff, ainsi que l'ancien candidat Fernando Haddad, sera diffusé en direct sur les profils officiels du PT et de la Fondation Perseu Abramo sur les réseaux sociaux.

Les actions incluses dans le projet visent à assurer une nouvelle voie pour le pays, basée sur l'expansion des opportunités, l'égalité et une large liberté d'expression et de communication, outre la défense de la souveraineté nationale, menacée par le gouvernement de Jair Bolsonaro.

Nous voulons souligner que l'État a un rôle d'incitation au développement", a expliqué l'économiste Aloizio Mercadante, directeur de la Fondation Perseu Abramo et ancien ministre de la Maison civile dans le gouvernement Rousseff (2011-2016). Ces propositions ont été conçues sur la base des contributions de centaines de personnes - travailleurs, femmes, noirs, autochtones, représentants du secteur public, LGBTQI+, artistes et intellectuels - engagées dans le pays.

Le plan est basé sur un diagnostic de la crise brésilienne, aggravée par la pandémie de Covid-19 et le comportement irresponsable du gouvernement Bolsonaro en réponse à l'agent pathogène, qui compromet l'avenir et empêche une sortie rapide de la catastrophe.

Il prévoit également des mesures d'urgence à long terme et développera des politiques publiques protectrices et inclusives pour combattre le racisme structurel, l'oppression, l'homophobie et la violence contre les femmes, les peuples indigènes et les quilombolas (Afro-brésiliens).

asg/ocs

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=397965&SEO=partido-de-los-trabajadores-presenta-plan-de-reconstruccion-de-brasil


 

BRÉSIL : BOLSONARO A 5 JOURS POUR EXPLIQUER A LA JUSTICE L’UTILISATION DE MILITAIRES DANS L’AMAZONIE

 

Brasilia, 5 septembre (RHC)- Le gouvernement brésilien de Jair Bolsonaro devra expliquer devant la justice le recours à des militaires dans des actions de combat contre le déboisement illégal dans l’Amazonie.

La juge Carmen Lúcia Antunes, du Tribunal Suprême Fédéral, a accordé au président Bolsonaro et au ministre de la défense, le général Fernando Azevedo, un délai de cinq jours pour répondre à la pétition du Parti Vert, PV, qui met en cause l’utilisation des Forces Armées dans des zones de frontière, dans des terres indiennes et dans des parcs naturels de l’Amazonie brésilienne dans des actions contre le déboisement.

Selon cette organisation écologiste, le recours à l’armée dans de telles situations promeut une véritable militarisation de la politique environnementale brésilienne, en flagrante confrontation avec la Constitution et usurpant les compétences des organismes de protection environnementale spécialement de l’Institut Brésilien de l’Environnement et des Ressources Naturelles Renouvelables.

Le PV signale que les militaires n’ont pas une histoire de combat contre le déboisement et contre les incendies et que leur présence dans la zone entrave l’Opération Brésil Vert 2 » dont l’objectif est de combattre les actes illicites environnementaux.

Édité par Reynaldo Henquen

source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/233292-bolsonaro-a-5-jours-pour-expliquer-lutilisation-de-militaires-dans-lamazonie


 

LA JUSTICE BRÉSILIENNE ANNULE UN DES NEUF PROCÈS POUR CORRUPTION PRÉSUMÉE CONTRE LULA, L'ANCIEN PRESIDENT DU BRÉSIL

Brasilia, 3 septembre (RHC)- La justice brésilienne a annulé un des neuf procès ouverts pour corruption présumée contre l’ancien président Luiz Inacio Da Silva, Lula.

La décision a été prise par un tribunal de Brasilia qui a considéré qu’il n’existe pas suffisamment de preuves pour continuer le procès. Ce serait la cinquième charge contre l’ancien président à être annulée par la justice brésilienne.

Ce tribunal avait déjà rejeté l’année dernière plusieurs des accusations contre Lula da Silva mais il jugeait encore celles de délits de corruption et de trafic d’influences.

La charge annulée se réfère à des accusations de corruption, de trafic d’influences, de blanchiment d’argent et d’association de malfaiteurs présentée contre Lula sous la présomption, non-prouvée, qu’il a favorisé des négoces illicites de la compagnie brésilienne du bâtiment Odebrecht en Angola.  

Dans un communiqué, la défense de Lula da Silva a salué la décision et signalé que la cours a compris que le Procureur a fait une accusation précaire, sans appui probatoire minimum et sans même spécifier les conduites attribuées à Lula.

La défense a annoncé qu’elle centrera ses travaux sur deux recours présentés devant le Tribunal Suprême Fédéral qui demandent l’annulation des procès contre Lula liés à l’Opération Lava Jato, de Curitiva.

Édité par Reynaldo Henquen

source :

http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/233102-un-tribunal-bresilien-annule-une-cause-ouverte-a-lula-pour-corruption-presumee


 

LA DICTATURE BRÉSILIENNE REFUSE D'AIDER LES INDIGÈNES EN PLEINE CRISE DE COVID-19

Brasilia, 21 août (Prensa Latina) Le gouvernement brésilien a refusé hier d’autoriser l’organisation non gouvernementale Médecins Sans Frontières (MSF) à porter assistance et à détecter des cas suspects de Covid-19 chez des peuples indigènes dans le sud du pays.

Dans un communiqué, MSF révèle que le Secrétariat Spécial à la Santé Indigène (Sesai) a rejeté une offre d’agir dans sept communautés de la région d’Aquidauna, dans l’État du Mato Grosso do Sul (sud-ouest), qui aurait pu potentiellement bénéficier à une population de cinq mille personnes.

Face au projet, l’agence de santé de l’administration de Jair Bolsonaro a autorisé des travaux dans la seule communauté Aldeinha, dans la municipalité d’Anastácio, avec une population d’environ 500 personnes.

"Nous espérons que les autorités écouteront les demandes des communautés touchées et autoriseront immédiatement l’entrée de nos équipes dans les territoires", a indiqué l’organisation.

MSF a souligné que son personnel avait des protocoles rigoureux de prévention et de contrôle des infections qui ont été appliqués avec succès lors de son combat contre le Covid-19 dans le monde entier.

Au total, 690 membres de villages indigènes sont morts du virus SARS-Cov-2, responsable du Covid-19, selon le dernier rapport de l’Articulation des peuples indigènes du Brésil (APIB).

Dans sa mise à jour, l’APIB révèle en outre que 26.443 indigènes ont été confirmés positifs à la maladie et que 155 peuples autochtones sont touchés par l’agent pathogène.

L’association indique également que l’Amazonie (Nord) a été le premier État où la présence d´indigènes contaminés a été confirmée et qu’elle concentre désormais le plus grand nombre de décès parmi les autochtones.

Nous attirons l’attention, ajoute l´organisation, "sur le fait que la Sesai est l’un des principaux vecteurs de l’expansion de la maladie dans les territoires indigènes, qui atteint maintenant la région avec le plus grand nombre de peuples isolés du monde : la vallée de Javari".

Elle fait valoir que le manque de transparence des données de ce secrétariat gouvernemental empêche d’identifier de nombreuses villes dans lesquelles les pertes en vies humaines ont été subies.

Une fois de plus, nous dénonçons le manque de transparence et le racisme institutionnel de la Sesai et nous exigeons le respect de nos droits, exhorte l´organisation.

Pour l’APIB, outre le virus, les menaces contre les peuples autochtones sont nombreuses et exacerbées par la négligence et les attaques de l’Exécutif de Bolsonaro.

peo/agp/ocs

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884780:le-gouvernement-bresilien-refuse-daider-les-indigenes-en-plaine-crise-de-covid-19&opcion=pl-ver-noticia&catid=69&Itemid=101


 

L'EX-PRESIDENT BRÉSILIEN LULA DA SILVA : BOLSONARO A TUE PLUS AU BRÉSIL QUE LA BOMBE D'HIROSHIMA

 

Lula : Bolsonaro a tué plus au Brésil que la bombe d'Hiroshima
Brasília, 9 août (Prensa Latina) L'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva a dénoncé aujourd'hui qu'en raison de son ignorance, le président Jair Bolsonaro a tué plus de 100.000 Brésiliens de Covid-19 et a dépassé les 90.000 morts causées par la bombe d'Hiroshima.


Nous avons atteint le seuil des 100 000 morts. Si vous l'analysez, la bombe atomique d'Hiroshima (Japon 1945) a tué 90 000 personnes. M. Bolsonaro est déjà responsable de la mort de plus de personnes... Sans larguer de bombe atomique, il a largué la bombe de l'ignorance", a déclaré Lula lors d'un entretien avec le journaliste Gustavo Conde, depuis le portail Brasil 247.

Le fondateur du Parti des travailleurs a analysé la mauvaise gestion de Bolsonaro depuis le début de la pandémie de coronavirus au Brésil, où il a traité le Covid-19 "avec un certain dédain, avec une certaine insouciance. Il a décidé de combattre la science, de défier l'OMS (Organisation mondiale de la santé), de suivre les traces du président (Donald) Trump'.

Il a soutenu que le virus SARV-CoV-2, qui a causé le Covid-19, "est une maladie qui était prévue, car elle est apparue en Chine, puis a traversé certains pays riches, tout le monde disait déjà que la meilleure solution était de préparer la société à un isolement".

Il a souligné que, dans ce pays, Bolsonaro, "qui a étudié pour être lieutenant dans l'armée brésilienne et n'est donc pas un spécialiste en médecine, en recherche, aurait pu constituer une équipe technique avec les personnes les plus extraordinaires".

Dans ce sens, il a mentionné l'Institut Butantán, la Fondation Fiocruz et d'autres entités qui existent au Brésil, et "prendre les médecins les plus importants qui comprennent ce sujet, faire un groupe de spécialistes pour guider le comportement du gouvernement dans leur vie quotidienne.

Pour Lula, l'ex-militaire n'a pas fait cela "parce qu'il ne croyait pas au coronavirus, il pensait que c'était une petite grippe, il pensait que nous étions vraiment nés pour mourir et que, par conséquent, si nous mourions, nous le regretterions, mais les laisserions mourir".

L'ancien dirigeant ouvrier a répété que Bolsonaro a défié toutes les personnes qui pouvaient l'aider, a offensé les gouverneurs, "les journalistes, les intellectuels, les médecins, tous ceux qui pensaient différemment de lui".

Selon le dernier bulletin du ministère de la Santé, ce dimanche, le Brésil a augmenté ses pertes humaines à 101,49 et les cas de contagion de Covid-19 à 3,35,422.

Pour atteindre ces chiffres, 572 décès et 23 010 nouvelles infections ont été ajoutés de samedi à dimanche.

Le géant sud-américain est le deuxième pays au monde le plus touché par la pandémie, derrière les États-Unis.

mem/ocs

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=388285&SEO=lula-bolsonaro-mato-en-brasil-mas-que-la-bomba-de-hiroshima


 

LE TRIBUNAL SUPREME DU BRÉSIL RETIRE LA PLAINTE CONTRE LULA QUI L'A EMPÊCHE D’ÊTRE CANDIDAT AUX ELECTIONS DE 2018

 

Brasilia, 5 août (RHC)- Le Tribunal Suprême Fédéral du Brésil a retiré la plainte de l’ex-ministre Antonio Palocci de l’action judiciaire contre l’ancien président Luiz Inacio Da Silva, Lula, qui l’a empêché d’être candidat aux élections de 2018.

Par deux voix contre une, la Seconde Salle de la Cour Suprême a retiré la dénonciation de l’ex-ministre Antonio Palocci répondant ainsi à une demande de la défense de Lula, qui a signalé une violation de l’impartialité dans l’inclusion de cette information six jours avant les élections de 2018.

La dénonciation de Palocci a été incluse par le juge fédéral d’alors Sergio moro quelques jours avant le premier tour des élections présidentielles.

Pour les dirigeants du Parti des Travailleurs et pour la défense de Lula, c’est une nouvelle démonstration des objectifs politiques de Moro, qui devait devenir ministre de la justice sous le gouvernement d’extrême-droite de Jair Bolsonaro.

La présidente du Parti des Travailleurs, Gleisi Hoffmann a signalé sur twitter » C’est officiel : Moro a agi pour faire élire Bolsonaro » Selon le magistrat de la salle, Ricardo Lewandowski, l’action de Moro avait l’intention, semble-t-il, de générer un fait politique, qui révèle une brèche dans l’ordre constitutionnel actuel.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/230680-le-tribunal-supreme-du-bresil-retire-la-plainte-contre-lula-qui-l%E2%80%99a-empeche-de-participer-aux-elections-de-2018