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CHINE : MISE EN SERVICE DU TROISIEME PONT DE PINGNAN A GUIGANG

Mise en service du troisième pont de Pingnan à Guigang

French.china.org.cn | Mis à jour le 29. 12. 2020 | Mots clés : pont de Pingnan

 

Le troisième pont de Pingnan, sur l’autoroute reliant Lipu et Yulin, a été mis en service le 28 décembre, dans le district de Pingnan, près de Guigang (Guangxi). Long de 1 035 mètres, ce pont enjambe la rivière Xijiang, avec une travée de 575 mètres. Il a ainsi détrôné le pont de Chaotianmen à Chongqing, pour devenir le pont à la plus longue travée au monde. (Photo : Chen Guanyan/ChinaNews)

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http://french.china.org.cn/china/txt/2020-12/29/content_77061485.htm
 

(COVID-19) Beijing renforce les mesures anti-COVID-19 face à l'apparition de cas locaux

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-28 à 23:03


(Xinhua/Ju Huanzong)

BEIJING, 28 décembre (Xinhua) -- Beijing a étendu son dépistage d'acide nucléique et renforcé les mesures de prévention et de contrôle du COVID-19 suite à de nouveaux rapports d'infections locales au COVID-19, ont déclaré les autorités locales lundi.

La capitale chinoise fait face à une situation sombre et compliquée marquée par des risques toujours présents de nouvelles infections, a déclaré Xu Hejian, porte-parole du gouvernement municipal de Beijing, lors d'une conférence de presse.

Plusieurs cas locaux ont récemment fait leur apparition dans les arrondissements de Chaoyang, de Xicheng et de Shunyi, à Beijing, sonnant de nouveau l'alarme pour la prévention et le contrôle du COVID-19.

L'arrondissement de Shunyi est en train d'étendre ses tests d'acide nucléique et est entré en "état de guerre" contre le coronavirus, avec une gestion plus rigoureuse des flux de personnel et un dépistage de masse en cours. Au total, 891 contacts étroits des cas confirmés et asymptomatiques, et 618 contacts étroits de ces 891 personnes ont été identifiés et placés en observation médicale.

Lundi à 15 heures, l'arrondissement a effectué des tests d'acide nucléique sur 1.207.657 personnes, et les échantillons prélevés sur 901.206 personnes sont négatifs, selon Zhi Xianwei, responsable de Shunyi.

En vue de renforcer le contrôle du COVID-19 aux points d'entrée, les douanes de Beijing ont appliqué depuis le 3 septembre des mesures de quarantaine pour 4.735 vols dimanche, dont 188 vols internationaux.

Pendant les prochaines vacances du Nouvel An et de la fête du Printemps, l'approvisionnement en produits de première nécessité à Beijing sera assuré, a déclaré Wang Hongcun du Bureau municipal du commerce de Beijing.

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http://french.xinhuanet.com/2020-12/28/c_139624754.htm
 

 

La Chine construira plus de 600.000 stations de base 5G en 2021

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-29 à 10:01

BEIJING, 29 décembre (Xinhua) -- La Chine construira plus de 600.000 stations de base 5G l'année prochaine, a annoncé lundi Xiao Yaqing, ministre de l'Industrie et des Technologies de l'Information lors d'une conférence de travail.

En 2021, le ministère améliorera la construction et l'application des réseaux 5G de manière ordonnée, accélérera la couverture 5G dans les villes principales et promouvra la co-construction et le partage.

Il se concentrera sur 10 industries clés, constituera 20 scénarios d'application industrielles typiques, réalisera des projets pilotes de réseaux industriels 5G et publiera en temps opportun des plans de fréquence de l'onde millimétrique 5G pour certaines bandes de fréquence, a déclaré M. Xiao.

Davantage d'efforts seront déployés pour optimiser et moderniser les réseaux, augmenter le nombre d'utilisateurs du réseau gigabit à plus de 200 millions, et réprimer les violations des droits et intérêts des utilisateurs par les applications.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/29/c_139625924.htm

 

L'Agence de presse Xinhua remaniera ses principaux produits d'information

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-29 à 18:44

BEIJING, 29 décembre (Xinhua) -- L'Agence de presse Xinhua a annoncé mardi un plan de modernisation de ses principaux produits d'information au début de l'année prochaine.

Les nouvelles formules de ses produits d'information, dont les journaux Xinhua Daily Telegraph et Reference News, xinhuanet.com et l'application mobile de l'agence, seront lancées le 1er janvier 2021.

Selon He Ping, président et rédacteur en chef de l'Agence de presse Xinhua, les mises à jour devraient faciliter une intégration médiatique plus approfondie et renforcer la capacité à s'engager dans la communication internationale.

Les versions en langues étrangères de xinhuanet.com et de l'application mobile Xinhua News seront mises à jour en même temps.

Outlook Weekly, China Comment, Economic Information Daily, China Securities Journal et Shanghai Securities News, tous des produits de la presse écrite gérés par l'Agence de presse Xinhua, rencontreront également les lecteurs avec un nouvel aspect au début de 2021.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/29/c_139627180.htm

 

 

PETER KOENIG : L'ECONOMIE DE PAIX DE LA CHINE. LA FIN DE L'HEGEMONIE DU DOLLAR?

L’économie de paix de la Chine. La fin de l’hégémonie du dollar?

Par Peter Koenig

Mondialisation.ca, 29 décembre 2020

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Transcription de la présentation de Peter Koenig à la conférence webinaire (14 décembre 2020), sur « Le nouveau paradigme du développement de la Chine et la Belt and Road Initiative »[l’Initiative Ceinture et Route), au China Center for Contemporary World Studies, et au Chongyang Institute for Financial Studies, Université Renmin de Chine, cette présentation portait sur l’économie de la paix en Chine.

Il y a une dizaine d’années, la Chine s’est délibérément engagée dans une Économie de Paix. Une stratégie que la Chine poursuit, sans être impressionnée par les agressions constantes de l’Occident principalement dirigées par les États-Unis. Est-ce peut-être cette manière chinoise, ferme et non agressive de progresser constamment et d’embrasser de plus en plus d’alliés sur son chemin, qui a fait de la Chine une telle réussite ? Vaincre la violence par la non-violence est ancré dans 5 000 ans d’histoire chinoise.

Malgré les affirmations sans cesse répétées de l’Occident, l’objectif de la Chine n’est pas de conquérir le monde ou de « remplacer » les États-Unis en tant que nouvel empire. Bien au contraire. L’alliance Chine-Russie et l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) aspirent à un monde multipolaire, avec plus de justice pour tous – c’est-à-dire un commerce plus équitable dans le sens d’un « gagnant-gagnant », où toutes les parties en profitent de manière égale. C’est également une politique poursuivie par le Partenariat Économique Régional Global, ou RCEP, l’accord commercial de 15 pays signé lors du 37e sommet de l’ANASE – le 11 novembre 2020, au Vietnam, ainsi que par l’Initiative Ceinture et Route (BRI) du président Xi, lancée en 2013 par le président lui-même.

La Chine ne contraint pas à la coopération, mais offre une coopération pacifique. En 2014, Xi Jinping s’est rendu en Allemagne pour proposer à Angela Merkel que l’Allemagne devienne – à ce moment-là – le lien le plus occidental avec la BRI, ou la Nouvelle Route de la Soie. Cela aurait été une ouverture pour toute l’Europe. Cependant, Merkel – devant suivre les mandats de Washington – n’a pas répondu positivement. Le président Xi est retourné à Pékin, sans rancune. Et la Chine a poursuivi sa route persistante consistant à relier les pays de notre Terre Mère par des infrastructures de transport, des entreprises industrielles inter-pays, des projets d’éducation et de recherche, ainsi que des échanges culturels pour enrichir le monde – tout en respectant la souveraineté monétaire et politique de chaque pays.

De nombreux dirigeants de pays d’Afrique et du Sud en général expriment ouvertement leur satisfaction d’avoir la Chine comme partenaire et de traiter avec elle sur un pied d’égalité. Avec l’Occident, en particulier les États-Unis, il y a de l’intimidation et de la coercition, des contrats inégaux et souvent un manque total de respect pour les contrats légalement signés.

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Pendant ce temps, l’Occident vit dans un état permanent d’hypocrisie. Il s’acharne sur la Chine – en fait sans aucune raison, si ce n’est que l’empire anglo-saxon-américain mourant le mandate à ses partenaires, en particulier les alliés européens de l’OTAN – sous la menace de sanctions. Malheureusement, l’Europe, sans caractère, s’exécute en grande partie.

Pourtant, ayant externalisé – pour des raisons économiques et de profit – la plupart des processus de production vers une Chine fiable, efficace et moins chère, l’Occident dépend beaucoup de la Chine pour ses chaînes d’approvisionnement. La première vague de la crise du Covid a clairement montré à quel point l’Occident est dépendant des biens produits en Chine, qu’il s’agisse d’équipements électroniques sophistiqués ou de produits pharmaceutiques.

À titre d’exemple : Environ 90% ou plus des antibiotiques ou des ingrédients pour antibiotiques sont fabriqués en Chine. Des pourcentages similaires s’appliquent à d’autres importations occidentales vitales. Mais la Chine ne « punit » pas et ne sanctionne pas. La Chine crée et va de l’avant en offrant son alliance au reste du monde.

La Chine a également développé un nouveau Renminbi (RMB) ou Yuan international numérique qui pourrait bientôt être utilisé pour les transactions monétaires – de toutes sortes, notamment les transferts, le commerce et même comme monnaie de réserve. Le yuan est déjà une monnaie de réserve de plus en plus forte. Cette tendance sera encore renforcée par le RCEP et la BRI.

Bien entendu, les États-Unis craignent que leur hégémonie sur le dollar imposée au monde, qu’ils ont acquise depuis la Seconde Guerre Mondiale ne soit compromise par la fin du cartel bancaire anglo-américain, et que le dollar américain ne perde rapidement son statut de monnaie de réserve.

Et oui, le yuan va progressivement remplacer le dollar américain comme monnaie de réserve – et ce, parce que les trésoriers des pays réalisent que le yuan est une monnaie stable, adossée à l’or, également soutenue par une économie solide – la seule économie dans le monde qui connaîtra une croissance en 2020, peut-être de 3,5%, alors que les économies occidentales connaîtront un grave déclin. Les prévisions sont terribles pour les États-Unis et l’Europe, entre 12% (prévisions de l’UE) et jusqu’à 30/35% (prévisions de la FED américaine).

Le dollar américain et sa domination sur le système de transfert international via SWIFT – a été utilisé massivement pour sanctionner les pays non conformes, et pour la confiscation totalement illégale d’actifs – le cas du Venezuela en est un bon exemple.

Échapper à cette domination coercitive du dollar est le rêve de nombreux pays. C’est pourquoi le commerce, l’investissement et les transactions avec la monnaie chinoise seront une opportunité bienvenue pour de nombreux pays souverains.

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Les réalisations économiques de la Chine et ses perspectives d’avenir peuvent être résumées dans deux événements majeurs ou programmes mondiaux, l’accord de libre-échange qui vient d’être signé avec 14 pays – les 10 pays de l’ANASE, plus le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, soit un total de 15 pays dont la Chine. Le Partenariat Économique Régional Global, ou RCEP, a été en négociation pendant huit ans et a permis de réunir un groupe de pays pour le libre-échange, de quelque 2,2 milliards de personnes, représentant environ 30% du PIB mondial. Il s’agit d’un accord jamais conclu auparavant, tant en termes de taille que de valeur et de teneur.

Outre le plus grand accord commercial de ce type de l’histoire de l’humanité, il est également lié à la BRI, qui regroupe déjà plus de 130 pays et plus de 30 organisations internationales. En outre, la Chine et la Russie ont un partenariat stratégique de longue date, qui contient des accords bilatéraux qui entrent également dans ce nouveau volet commercial – de plus, les pays de l’Union Économique d’Asie Centrale (UEAC), composée principalement d’anciennes républiques soviétiques, sont également intégrés dans ce bloc commercial oriental.

La myriade d’accords et de sous-accords entre les pays d’Asie-Pacifique qui coopéreront avec le RCEP, est liée par l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), fondée le 15 juin 2001 à Shanghaï en tant qu’organisation intergouvernementale, composée de la Chine, de la Russie, du Kazakhstan, du Kirghizstan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. L’OCS est peu connue et on en parle peu en Occident.

L’objectif de l’OCS est d’assurer la sécurité et de maintenir la stabilité dans la vaste région eurasienne, d’unir les forces pour contrer les nouveaux défis et menaces, et de renforcer le commerce, ainsi que la coopération culturelle et humanitaire.

Une grande partie du financement des projets du RCEP et de la BRI peut prendre la forme de prêts à faible taux d’intérêt accordés par la Banque Asiatique d’Investissement et d’Infrastructure (AIIB) de Chine et par les sources de financement nationales d’autres pays chinois et participants. Dans les moments difficiles qui suivent la crise du Covid, de nombreux pays peuvent avoir besoin d’une aide financière pour se remettre le plus rapidement possible des énormes pertes socio-économiques qu’ils ont subies du fait du Covid-19. En ce sens, il est probable que la Nouvelle Route de la Soie puisse soutenir une « Route de la Santé » spéciale à travers le continent asiatique.

Le RCEP pourrait, comme « sous-produit », intégrer l’immense continent d’Eurasie qui s’étend de l’Europe Occidentale à ce qu’on appelle l’Asie et qui couvre le Moyen-Orient ainsi que l’Afrique du Nord, sur quelque 55 millions de kilomètres carrés (km2), et une population d’environ 5,4 milliards de personnes, soit près de 70% de la population mondiale – Voir la carte (Wikipédia).

Le point essentiel des accords commerciaux de l’accord RCEP est qu’ils seront réalisés en monnaie locale et en yuan – pas en dollars américains. Le RCEP est un instrument massif de dédouanement, principalement dans la région Asie-Pacifique, et progressivement dans le reste du monde.

Une grande partie des investissements en infrastructures de la BRI, ou Nouvelle Route de la Soie, peut être financée par d’autres monnaies que le dollar américain. Le nouveau renminbi numérique chinois (RMB) ou yuan pourrait bientôt avoir cours légal pour les paiements et transferts internationaux, et réduira considérablement l’utilisation du dollar américain.

Le dollar américain connaît déjà un déclin massif. Alors qu’il y a 20-25 ans, environ 90% des réserves mondiales étaient libellées en dollars américains, cette proportion est aujourd’hui inférieure à 60% et continue de baisser. L’émergence du RMB/yuan international, ainsi que le renforcement de l’économie chinoise par le RCEP et la BRI, pourraient contribuer à la dé-dollarisation et à la perte d’hégémonie des États-Unis. Et comme nous l’avons déjà dit, le RMB/yuan numérique international pourrait aussi progressivement remplacer le dollar américain, ainsi que les réserves d’euros dans les coffres des pays du monde entier. Le dollar américain pourrait finir par redevenir une simple monnaie locale, comme il se doit.

Selon la philosophie chinoise, le monde unilatéral pourrait se transformer en un monde multipolaire. Le RCEP et la Nouvelle Route de la Soie poursuivent rapidement ce noble objectif, un but qui apportera beaucoup plus d’équilibre dans le monde.

Peut-être que pendant quelques années encore, l’Occident, dirigé par les États-Unis – et toujours soutenu par le Pentagone et l’OTAN – n’hésitera pas à menacer les pays qui participent aux projets de la Chine, mais en vain. Selon la philosophie du Tao, la Chine ira de l’avant avec ses partenaires, comme de l’eau qui coule, en créant constamment, en évitant les obstacles, dans la poursuite de son objectif honorable – un monde en paix avec un brillant avenir commun.

Peter Koenig

Article original en anglais :

China’s Economy of Peace. The End of Dollar Hegemony?

Traduit par Réseau International

 

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Peter Koenig, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/leconomie-de-paix-de-la-chine-la-fin-de-lhegemonie-du-dollar/5652348

 

LA CHINE DEVANCERA LES USA SUR LE PLAN ECONOMIQUE D'ICI 2028, SOIT 5 ANS PLUS TOT QUE PREVU

La Chine devancera les USA sur le plan économique d’ici 2028, selon un think tank, 5 ans plus tôt

 Depuis 10 heures  28 décembre 2020

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 Asie et Afrique - Chine

 

 

 

 

Les États-Unis perdront leur place de première économie du monde face à la Chine cinq ans plus tôt que ce qu’annonçaient les précédentes prévisions, selon le Centre for Economics and Business Research britannique.

La Chine dépassera les États-Unis pour devenir la plus grande économie du monde en 2028, soit cinq ans plus tôt que prévu en raison de la pandémie de Covid-19, a déclaré le Centre for Economics and Business Research (CEBR) de Londres dans son rapport annuel consacré aux prévisions macroéconomiques pour 193 pays.

«Nous prévoyons que la part des États-Unis dans le PIB mondial diminue à partir de 2021 et que le pays finisse par être dépassé par la Chine en tant que plus grande économie du monde […]. Cela se produira en 2028, cinq ans plus tôt que dans l’édition précédente de notre Global’s World Economic League Table (WELT)», a indiqué le Centre.

Selon le rapport, la pandémie de Covid-19 et ses retombées économiques ont «fait pencher la balance en faveur de la Chine» qui a bien géré la situation en décrétant notamment un confinement sévère. Dans le même temps, note le CEBR, le virus a porté un coup dur à la croissance à long terme des économies occidentales.

«Grâce à une réponse stricte et rapide, la Chine a réussi à éviter de réintroduire les mesures les plus dures après la première vague de la pandémie, et contrairement à la plupart des autres économies avancées, a évité une récession en 2020», rappelle le think tank.

La Chine augmente sa part dans l’économie mondiale

La part de la Chine dans l’économie mondiale est passée de 3,6% en 2000 à 17,8% en 2020. L’économie chinoise connaîtra une croissance annuelle moyenne de 5,7% de 2021 à 2025, de 4,5% de 2026 à 2030 et de 3,9% de 2030 à 2035, prédit le CEBR.

Les précédents chiffres économiques de la Chine, publiés en octobre, ont montré une augmentation de la capacité de production industrielle depuis que le pays a atténué la pandémie de coronavirus sur son territoire. Les exportations ont augmenté de 9,9% en septembre par rapport à un an plus tôt. La croissance des importations a atteint 13,2% après une baisse de 2,1% en août, rappelle le journal Daily Mail.

Quant aux États-Unis, le Centre s’attend à une forte reprise des taux de croissance en 2021, mais aussi à leur ralentissement à 1,9% par an en 2022-2024 et à 1,6% par la suite, selon le CEBR.

Le Japon restera la troisième économie mondiale jusqu’au début des années 2030, lorsque l’Inde prendra sa place, repoussant en outre l’Allemagne de la quatrième à la cinquième position, d’après les prévisions.

Le Royaume-Uni, qui occupe actuellement la cinquième place, selon le CEBR, reculera à la sixième place à partir de 2024. En 2021, le pays subira un coup dur en raison du Brexit mais son PIB en dollars devrait être 23% plus élevé que celui de la France d’ici 2035, grâce à la position de leader du Royaume-Uni dans l’économie numérique, note le CEBR.

La France restera au 7e rang

La France, qui s’est classée 7e au classement WELT ces dernières années, devrait maintenir sa position en 2021 et au-delà, estiment les analystes britanniques.

La France a connu une contraction de 9,8% de son PIB en 2020 et devrait se redresser partiellement avec une production économique en hausse de 6,0% en 2021, note le Centre. Son taux de croissance devrait être de 1,7% par an à partir de 2025.

«Par rapport à ses voisins européens, la France a connu un deuxième confinement très strict, qui sera en partie maintenu jusqu’en 2021. Mais avec une stratégie de vaccination en place, la reprise économique devrait s’accélérer en 2021, les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie durement touchés commenceront à se redresser», affirme le CEBR.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1973369

 

LA CHINE LANCE UN NOUVEAU SATELLITE DE TELEDETECTION

 

La Chine lance un nouveau satellite de télédétection

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-28 à 09:08


(Xinhua/Wang Jiangbo)

JIUQUAN, 28 décembre (Xinhua) -- La Chine a envoyé un nouveau satellite de télédétection dans l'espace, dimanche à 23h44 (heure de Beijing), depuis le Centre de lancement des satellites de Jiuquan dans le nord-ouest du pays.

Le satellite, Yaogan-33, a été lancé à bord d'une fusée Longue Marche-4C et est entré avec succès sur l'orbite prévue. Il s'agit de la 357e mission de vol de la série de fusées porteuses Longue Marche.

La mission a également envoyé en orbite un satellite d'expérimentation de micro et nano technologies.

Les deux satellites seront utilisés pour des expériences scientifiques, l'étude des ressources terrestres, l'estimation des rendements des céréales et la prévention et la réduction des catastrophes.

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http://french.xinhuanet.com/2020-12/28/c_139623071.htm

OUÏGHOURS : QUE SE PASSE-T-IL AU XINJIANG ? ENTRETIEN AVEC MAXIME VIVAS

Ouïghours : que se passe-t-il au Xinjiang ? Entretien avec Maxime Vivas

 

27 Déc 2020

   

Que se passe-t-il en Chine au Xinjiang ? Comment expliquer la propagande à base de fausses nouvelles intensément diffusée en France ? Le journaliste Maxime Vivas, l’un des rares à s’être vraiment rendu sur place, publie un livre enquête : Ouïghour pour en finir avec les fake news. Il a accepté de répondre aux questions d’Initiative Communiste.

Initiative Communiste : Qui n’entend pas depuis de long mois les pires propos contre la Chine. Es-tu de ces éditorialistes répétant des éléments de langages d’ambassade, ou de ces journalistes qui ont été voir de leurs yeux ce qu’est la réalité sur le terrain ? As-tu pu aller au Tibet, au Xinjiang ?.

Maxime Vivas : Je suis allé au Tibet en 2011 avec un grand reporter du Monde et un grand reporter du Figaro.

Instruits pas des journalistes, des auteurs, des intellectuels divers, des tibétologues savants, nous avions à constater que la culture tibétaine, sa langue, sa religion étaient éradiquées par les autorités chinoises, par ailleurs coupables d’un génocide. Or, nous avons vu au contraire les temples et monastères débordant de moines et de fidèles, des prières dans la rue, la montagne souillée par des signes religieux (ça m’a agacé), la langue tibétaine utilisée pour les panneaux indicateurs, les journaux, la radio, la télé, dans les écoles (enseignement en tibétain jusqu’à la fac). Nous avons visité une université pourvue de dizaines de milliers d’ouvrage en tibétain, nous avons assisté à des spectacles de folklore tibétain, nous avons vu des mamans avec plusieurs enfants (la politique de l’enfant unique n’a jamais été en vigueur au Tibet). En lisant des ouvrages, non pas du gouvernement chinois (on ne m’aurait pas cru) mais d’amis du dalaï lama (dont l’exploratrice française Alexandra David-Néel) et du dalaï lama lui-même j’ai appris et j’ai dit que le servage, voire l’esclavage existaient jusqu’en 1959 (date de la fuite du dalaï lama) que les enfants naissaient parfois avec des dettes (les dettes héréditaires, promptement abolies, par Beijing). Mieux, de meilleures conditions de vie ont favorisé le doublement de la population et de l’espérance de vie (qui est passé de 37,5 ans à 67 ans). Et enfin, la langue et la culture ont connu un essor fulgurant par la scolarisation de tous les enfants (contre 5 % avant : les moines et les aristocrates). Bref, le Tibet n’est pas un paradis, mais c’était un enfer.

De retour en France, j’ai écrit un livre, mes confrères ont écrit de longs articles, mais dans aucun on ne lisait que la culture tibétaine, sa langue, sa religion étaient éradiquées par les autorités chinoises, par ailleurs coupables d’un génocide.

Il n’empêche que j’entends encore dire ces bêtises dès que je parle du Tibet. A croire que tout le monde est abonné à l’Obs et à Libération.

Quant aux éléments de langage d’ambassade, je dirai ceci : je ne suis pas « prochinois », je ne préconise pas l’imitation par la France du système politique, économique, médiatique, policier, judiciaire chinois. Pas davantage je ne les invite à nous copier. J’ai été membre du PCF, un parti très anti-PCMLF (Parti communiste marxiste-léniniste français, prochinois). Mais j’estime qu’un journaliste devrait respecter la Charte des journalistes comme un médecin le serment d’Hippocrate. « D’abord, ne pas nuire ». Hélas, la plupart de mes confrères ne l’ont même pas lue. Je discutais ces derniers temps avec un étudiant en 3ème année d’étude de journaliste et avec un autre qui venait d’avoir son diplôme : aucun ne l’avait lue. Moi, je l’ai publiée dans les premières pages de mon livre sur les Ouïghours. La plupart de mes confrères sont des perroquets. Voyez comme ils sont passés, tous ensemble, de Venezuelaaaa à Ouïghoooouuurs. Voyez comment ils qualifient tous, mécaniquement, les manifestants de Hong Kong de « manifestants pro-démocratie ». Aucun, jamais n’a qualifié ainsi les manifestants qui sont sortis dans la rue en Bolivie pour exiger le départ des putschistes qui avaient renversé le président élu, Evo Morales.

Initiative Communiste : Toi qui es donc un fin connaisseur de la Chine, ce que tu as observé au Xinjiang correspond- il à ce que l’on entend dans certains médias ici en France ?

Maxime Vivas : Je ne suis pas « un fin connaisseur de la Chine » mais j’en connais autant que nos spécialistes qui se lisent entre eux. J’ai répertorié dans mon livre qui sort avant Noël (un cadeau « clivant » !) les journalistes, auteurs, intellectuels divers qui sont allés au Xinjiang et qui, par suite, nous alertent sur le drame des Ouïghours. Il y en a un, Adrian Zenz, un évangéliste foldingue homophobe et misogyne, habité par dieu qui lui commande, dit-il, une croisade antichinoise. Il est allé au Xinjiang, en touriste, en 2007.

A part lui, il y en a un qui étudie cette région depuis des années et qui s’y est rendu deux fois (en 2016 et 2018). Et c’est moi. Les autres n’y ont pas mis les pieds ni même fait l’effort d’enquêter. Ils se bornent à répéter ce que disent deux ou trois enfumeurs (que je mets à nu dans mon livre). Les politicards atlantistes les lisent, répètent ce qu’ils ont lu et ils valident ainsi les fake news. C’est la fameuse « circulation circulaire de l’information » dont parlait le sociologue Pierre Bourdieu.

Je donne en début de mon livre un florilège des sévices prétendument infligés aux Ouïghours par les autorités chinoises. Tout est inventé. Quand c’est identifiable (et j’en donne de nombreux exemples) on découvre que c’est faux. Il faut bien comprendre que nos médias sont atlantistes, couchés devant Washington. Comme l’Union européenne, comme la France.

Initiative Communiste : Si les États-Unis voient en la Chine un pays ennemi qui rendrait caduc leur « America first », nous aboyons avec eux, en dépit de nos intérêts. Du racisme anti-chinois de Tintin au Tibet en passant aux campagnes en faveur de l’effroyable régime féodal du dalai lama jusqu’à celle à la mode actuellement de désinformation sur le Xinjiang et le coronavirus, n’y a-t-il pas une continuité dans une propagande de guerre des impérialismes occidentaux recherchant d’autant plus la confrontation que la Chine socialiste s’est libérée du joug colonial pour devenir la première puissance économique et scientifique mondiale ?

Maxime Vivas : Pour répondre à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre Le dalaï lama pas si zen tant j’y vois la même matrice du même mode opératoire. On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique pourvu d’un clavier universel à quatre touches sur lesquelles il suffit de cliquer pour que ça démarre.

Touche 1, la stérilisation des femmes. Touche 2, le génocide. Touche 3, la culture éradiquée. Touche 4, la religion opprimée. Ces quatre thèmes de la propagande occidentale, je les ai trouvés, à l’identique, pour le Tibet et pour le Xinjiang. C’est sur ces thèmes simplistes et répétitifs que se basent les campagnes internationales qui font naître les slogans « Free Tibet, free Ouïghours ».

Or, cette unanimité du clan atlantiste dans la critique de la Chine, sur tous les sujets, et toujours, n’a pour résultat tangible que de montrer à l’Oncle Sam notre allégeance, notre solidarité formelle dans le combat qui est le sien pour conserver son leadership mondial grâce auquel il ne se passe guère d’année sans qu’il ne massacre un peuple (lointain et faible de préférence) et qu’il ne lui vole ses ressources.

La France de la Révolution de 1789, la France de la Déclaration des droits de l’Homme devrait pourtant se réjouir à l’idée que le poids des EU sur des dizaines de pays s’allègera par la diminution de sa puissance et donc de sa quasi-impunité. Ce combat des Etats-uniens n’est pas le nôtre. Nous ne sommes pas en compétition avec la Chine pour une première place. Nous n’avons aucun intérêt à nous en faire une ennemie. Nos remontrances ont d’autant moins d’impacts sur le géant asiatique que nous le sermonnons sur des sujets où notre expertise reste à démontrer.

De surcroît, un passé de colonisateurs a laissé dans l’inconscient collectif de nombre de pays européens une conviction latente qu’il existe une suprématie blanche. J’en vois des preuves jusque dans les rangs de la gauche où une député comme Clémentine Autain, en dépit d’un mail que je lui ai envoyé, laisse faisander sur son compte Facebook des commentaires racistes par lesquels ses lecteurs nous apprennent que les Chinois « ne sont pas des êtres humains », mais « des barbares nazis » et des « Faces de citron ».

Initiative Communiste : Dans le cas du Xinjian et des Ouighours, peux-tu nous donner quelques exemples des mensonges de cette propagande de guerre contre la Chine que tes enquêtes ont pu démasquer dans ce livre ?

Maxime Vivas : Mon livre fourmille d’exemples, irréfutables. Je peux en extraire ici quelques-uns.

Grâce à l’application InVID (In Video Veritas) des mensonges peuvent être démentis sur le champ. Cette application permet de remonter à l’origine d’une photo. Prenons, quelques exemples d’actualité :

 – Une ouïghoure au visage ensanglanté à qui un bourreau Han arrache les ongles. InVid : c’est une vidéo tournée en 2004 à Chicago en studio avec une actrice.

– Un bébé ouïghour tenu en laisse et mangeant dans une gamelle pour chien. InVid : cette photo a été diffusée en 2015 aux Philippines par la mère (indigne) de l’enfant.

– Un Ouïghour nu frappé au sol par un militaire ? InVid : c’est le tabassage d’un truand par un soldat indonésien en mai 2017.

Dans mon livre, on en trouve bien d’autres, à tomber par terre. Mais l’exemple le plus récent, et le plus amusant (que j’ai appris trop tard pour le mettre dans mon livre. Attendons la réédition, s’il y en a une) est celui de photos satellite montrant des « camps de concentration » au Xinjiang. La règle des menteurs, faux témoins, journalistes inventifs, est de raconter des horreurs qui se passent au Xinjiang, sans jamais donner d’indications qui permettraient d’aller vérifier : c’était où, quand, comment s’appelaient les méchants, etc. ? Or, avec les photos satellite, les charlatans ont commis l’erreur de donner les coordonnées géographiques exactes (latitude, longitude). Cela donnait : 38.8367N, 77.7056E pour la première photo. Par suite, les Chinois se sont rendus aux endroits précis et ont photographié les « camps de concentration » désignés par les satellites : des centres administratifs, des maisons de retraite, des centres de logistique ou des écoles. Eljan Anayt, porte-parole du gouvernement régional du Xinjiang, a alors déclaré lors d’une conférence de presse, que « le Xinjiang est une région ouverte et qu’il n’est pas nécessaire de s’en informer par le biais d’images satellite. Tous les amis étrangers ayant une position objective, sans préjugés sont les bienvenus s’ils veulent venir sur place connaître le vrai Xinjiang ». Bref, les Chinois disent : « Venez voir qui ment » !

Initiative Communiste : Alors que la France connait ce que sont les ravages du terrorisme islamiste, n’y a-t-il pas une complaisance de certain avec ces mêmes terroristes lorsqu’ils attaquent les Chinois, de la même manière que lorsqu’ils attaquaient hier l’Afghanistan socialiste à travers Kaboul, l’URSS ?

Maxime Vivas : La Chine a connu des attentats terroristes qui ont tué des policiers, touristes, promeneurs, voyageurs, travailleurs, hommes, femmes.

La campagne manigancée par les États-Unis sur les Ouïghours est relayée par les atlantistes européens. Je parle-là des politiciens et des médias français, qui s’accommoderaient, semble-t-il, de l’instauration d’un « État Ouïghour Islamique » en territoire chinois. « Plutôt Hitler que le front populaire », n’est-ce pas ?

Aujourd’hui, des milliers d’apprentis-terroristes de nationalité chinoise reçoivent des formations par Al-Qaida en Syrie, participent à des activités guerrières avant de rentrer en Chine pour y poursuivre leurs sinistres activités. Les vingt-deux Ouïghours détenus un temps à Guantanamo n’ont pas été capturés en Chine par les États-uniens, n’est-ce pas ?

C’est un point commun avec les attentats de Paris : des extrémistes religieux français se sont rendus en Syrie pour y participer au « djihad », prêts à retourner en France pour y perpétrer des actes criminels.

Pourquoi la France refuse-t-elle en Syrie la coopération des « services » français avec les « services » chinois pour traquer les terroristes venant de nos deux pays ? Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie, a été décapité, le 16 octobre 2020, dans la rue près de son collège de Conflans Sainte-Honorine par un musulman tchétchène fanatisé. Les terroristes qui ont semé la mort en Tchétchénie, en France, en Chine sont les mêmes fanatiques, invoquant le même dieu (qui les conchierait s’il existait). La France les a soutenus en Tchétchénie contre Poutine, elle les soutient au Xinjiang contre Xi Jinping. La France a accueilli les fuyards tchétchènes (entre 50 000 et 60 000), elle commence à accueillir les fuyards ouïghours. C’est comme si, après avoir encensé les djihadistes français qui combattent en Syrie avec Al-Qaïda, elle les autorisait à rentrer au pays sans problème pour y élever leurs enfants dans la glorification de leurs combats passés et des meurtres des infidèles.

Initiative Communiste : La crise du capitalisme, explosant avec plus de force avec la crise sanitaire d’une pandémie victorieusement soignée en Chine et dans les pays d’inspiration socialiste mais dramatiquement mal gérée par les pays capitalistes pourtant les plus riches, exacerbe les tensions. La commission européenne presse le président américain élu, Biden , d’élever le niveau des attaques contre la Chine, oubliant que c’est bien Pékin qui en mars est venu par ses livraisons humanitaires pallier les graves pénuries de la France et des pays européens. Est-ce que ton livre n’est pas un solide remède pour que l’opinion ne cède pas à cette escalade guerrière ?

Maxime Vivas : Mon livre ne traite pas de la pandémie. Le mot Covid n’y figure pas.

Mais vous avez raison, les pays qui ont combattu la Covid avec succès et qui ont aidé les autres pays sont la Chine (qui a fourni surtout du matériel et des médicaments) et Cuba (qui a fourni des médecins). RFI nous a appris le 31 mars 2020 que « Le gouvernement français accepte finalement, en pleine crise du Covid-19, d’accueillir des médecins cubains sur son sol. La Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon sont concernés ». Ajoutons Andorre dont Macron est coprince. Nous les avons remerciés par un silence honteux. En Italie, ils ont été officiellement remerciés et ovationnés lors de leur départ pour Cuba. Mais chez nous, Macron ne voulait rien faire qui aurait chagriné Trump.

Pour en revenir à la Chine, il faut rappeler qu’elle ne nous a jamais attaqués. Par conséquent, la Chine est un pays partenaire, un concurrent commercial, mais pas un pays ennemi. Elle ne l’a jamais été. Nous devons renforcer nos liens culturels pour mieux nous connaître et donc, mieux nous aimer. Les EU ont des bases militaires en Europe et à proximité de la Chine. La Chine n’a pas de bases militaires aux portes des EU ni de l’Europe. La France, qui n’est pas un pays vassal de l’Oncle Sam, devrait démanteler sa base politico-médiatique armée de missiles idéologiques tirés sur Beijing. Le général De Gaulle aurait été d’accord avec ça.

Initiative Communiste : La France s’était illustrée en étant l’une des premières nations occidentales à reconnaître la souveraineté de la Chine populaire première nation du monde, et s’est régulièrement opposée à des durcissements des attaques économiques contre la Chine. Elle se conforme désormais aux décisions de l’Union Européenne emmenée par l’Allemagne – après un vote en décembre 2019 du parlement européen – qui prétend renforcer ses attaques économiques contre la Chine ? Quelle est la motivation réelle de ses attaques ? Ne s’agit il pas de façon à similaire à la même politique conduite contre Cuba ou le Venezuela d’une politique qui n’a rien à faire des droits de l’homme mais tout à voir avec la défense des intérêts des multinationales du Capital et la croisade politique contre des peuples revendiquant leur inspiration socialiste ? L’intérêt des travailleurs de France n’est-elle pas, en matière économique, de santé comme de sécurité contre le terrorisme, à refuser de se laisser berner par la propagande pour au contraire rechercher une coopération mutuellement profitable ?

Maxime Vivas : Le 8 janvier 1964 dans un Conseil des ministres, De Gaulle a déclaré :

« La Chine est un chose gigantesque. Elle est là. Vivre comme si elle n’existait pas, c’est être aveugle, d’autant qu’elle existe de plus en plus ».

Pour le parodier aujourd’hui, je dirais : « La Chine est un chose gigantesque. Elle est là. Vivre comme si elle était une ennemie, c’est être aveugle, d’autant qu’elle veut être notre amie, de plus en plus ». La reconnaissance par la France de la Chine continentale, celle de Mao, comme, interlocuteur, au détriment de la Chine de Formose (aujourd’hui Taïwan) a été une véritable bombe diplomatique qui va sidérer les EU.

Au retour de notre voyage au Xinjiang en septembre 2018, ma compagne et moi avons passé une journée à Beijing pour une émission sur CGTV, une télévision qui émet en français. Au cours de l’émission, j’ai voulu montrer que la France n’est pas peuplée de 66 millions d’affabulateurs hostiles. J’ai rappelé que mon pays s’est battu contre tous les pays qui l’entourent, contre une partie de l’Afrique, de l’Amérique latine, de l’Océanie, de l’Asie, que notre soldatesque a pillé et incendié en 1860 le Palais d’été à Beijing, une des merveilles du monde. Mais que la Chine ne nous jamais attaqués et il y a encore en France quelques journalistes qui préfèrent la vérité à la sinophobie.

Cela dit, mon livre montre le rôle de la CIA derrière la campagne sur les Ouïghours, il chiffre, au dollar prêt, les sommes versées par une fausse ONG (un paravent de la CIA) à des organisations qui s’agitent sur la question ouïghoure. Et vous saurez le fin mot : toute cette histoire est un moment de la lutte yankee pour freiner la progressions de la Chine et faire capoter son projet pharaonique de « Nouvelle route de la soie » qui va, au total, impliquer plus de la moitié des pays du monde (hors EU) et qui part… du Xinjiang.

Initiative Communiste : Où peut-on se procurer ce livre d’utilité publique ?

Maxime Vivas : En principe, il devrait être en librairie avant Noël. On peut déjà le commander à la maison par ce lien.

Merci à ceux qui auront lu cette interview de faire le geste de cliquer. Entre nous (et vous le savez) nous souffrons, vous et moi, de la malédiction des amours politiques platoniques. Nos lecteurs nous aiment, nous caressent la joue, nous tapent sur le dos, nous complimentent. Après quoi, ils vont « conclure » avec des livres en bas résille dont ont parlé les médias des milliardaires. Je suis à peu près sûr que pour les fêtes, quelqu’un va m’offrir, le Goncourt, le Renaudot, ou tout autre livre promu par Télérama ou par le « 28 minutes » d’Arte, ou par « La Grande librairie » de François Busnel sur France 5. Je suis à peu près sûr que personne, dans mon entourage proche (famille, amis) ne déposera mon livre au pied d’un sapin. Je n’ai plus la place ici de développer sur ce phénomène, d’ailleurs hors sujet. Mais je vous remercie de m’avoir laissé grappiller quelques lecteurs chez vous.

Maxime Vivas précise qu’ “une partie des réponses ci-dessus sont inspirées de passages de son livre « Ouïghours pour en finir avec les fake news “.

 

Source: Initiative communiste

EMMANUEL WATHELET : LES MENSONGES D'AMNESTY INTERNATIONAL SUR LA CHINE

 

Les mensonges d’Amnesty International sur la Chine

 

25 Déc 2020

   

L’article qui suit conclut un important dossier que j’ai consacré ces derniers mois à la situation des droits de l’homme en Chine. Après un bref aperçu de ce qui se dit sur la Chine dans l’actualité récente, je résume les découvertes que j’ai pu faire sur les affirmations d’Amnesty International. Je reviens ensuite plus en détails sur le rôle particulier des ONG dans la propagande occidentale, puis sur les droits des travailleurs en Chine. Avant de conclure, j’évoque quelques éléments de comparaison entre la Chine et les pays occidentaux.

Masques produits sous la contrainte, esclavage et travail forcé dans les champs de coton : voilà les dernières nouvelles de la Chine si l’on en croit nos médias occidentaux. Des informations qui risquent bien de se retrouver dans le prochain rapport que rédigera Amnesty International sur la situation des droits de l’homme en Chine, comme ça a été le cas concernant le « million de Ouïghour.es » enfermé.es dans des camps où seraient pratiqués « mauvais traitements » et « lavage de cerveaux ».

À la source de cette info ? Un certain Adrian Zenz que les médias mainstream continuent de présenter comme un expert du Xinjiang mais qui est surtout un évangéliste allemand anticommuniste (voir note 2), travaillant depuis les États-Unis, et dont toutes les « analyses » sont reprises sans jamais qu’en soient critiquées les sources.

Vous pouvez lire le rapport de Zenz sur « l’esclavage dans les champs de coton » et vous essayer à la déconstruction, c’est édifiant. On y retrouve des liens, des liens et encore des liens qui…ne prouvent rien du tout. Parfois Zenz fait tout simplement mentir les articles qu’il cite. Parfois il procède à de manifestes surinterprétations. Parfois il cite ses amis qui le citent en retour. J’en veux pour preuve ce document « remarquable » (selon ses propres mots), document dont il ne donne que les premières pages, allez savoir pourquoi, et censé présenter « la preuve la plus forte que Beijing persécute activement et punit les pratiques normales des croyances religieuses traditionnelles » (sic) dans les fameux centres de rééducation du Xinjiang.

Vraiment ? Lisez-le et faites-vous votre propre opinion, en gardant en tête de surcroît que ce document est censé être la meilleure preuve que l’Occident détient contre la Chine.

Un temps de retard sur la propagande

Débunker la propagande antichinoise prend énormément de temps. Déconstruire point par point nous force à être toujours en retard. La guerre de l’information est une guerre qui se joue par asphyxie : il est beaucoup plus simple, rapide et efficace d’étouffer la contradiction en produisant des faux en série que ne l’est notre capacité à apporter la preuve de leur fausseté. Libé, Le Monde, Le Soir…ne font que colporter, sans jamais vérifier, des informations cohérentes avec leur perspective antichinoise. Le dossier auquel je me suis attelé ces derniers mois avait pour objectif de montrer qu’en adoptant la méthode adéquate et en y consacrant suffisamment de temps, la vérification de l’information EST souvent possible. Les journalistes POURRAIENT faire leur travail.

J’ai donc analysé de façon exhaustive les affirmations d’Amnesty International quant à la situation des droits de l’homme en Chine. Je voudrais ici (1) partager la synthèse des résultats auxquels l’enquête m’a mené ; (2) proposer quelques éléments d’interprétation.

Mes articles s’inscrivent dans un ensemble plus large de travaux qui refusent de considérer comme des « évidences » les critiques – positives ou négatives – sur la Chine. Comme expliqué dans le premier épisode, l’évidence pose qu’il serait possible de se dispenser de toute preuve ; une telle position est irrationnelle et dangereuse en ce qu’elle prête le flanc à la manipulation et au mensonge. En fait, l’évidence pousse à une compréhension univoque du monde (du type, « la Chine, c’est le mal »). Or, comme le disait Gramsci (1983, p.89), « si une conception du monde est largement répandue, elle devient alors « sens commun », c’est-à-dire un ensemble de vérités indisputables et le constituant d’un groupe social homogène ». Le lien entre réalité et discours sur la réalité est brisé. Le discours devient propagande.

Je ne suis pas le seul à prendre le temps de l’analyse (voir par exemple, en français, l’excellent site TibetDoc ou la très bonne synthèse, en anglais, sur le Xinjiang et le rôle du World Uyghur Congress). Un corpus d’articles similaires, classé par catégories thématiques, avait été construit de façon collaborative, mais il semblerait que Google ait censuré la page, comme le montre la capture d’écran ci-dessous. Ainsi, l’on voit que la censure n’est certainement pas l’apanage des gouvernements dits « dictatoriaux ». Toutefois, jusqu’à présent, la page censurée est encore accessible via l’Internet Archive Wayback Machine.

Les droits de l’homme en Chine selon Amnesty

Amnesty International a acquis, depuis sa création, une grande légitimité dans le monde occidental grâce à son travail de dénonciation des violations des droits humains partout sur la planète. Pour comprendre d’où viennent les conclusions auxquelles je suis arrivé ci-dessous, j’invite les lecteurices à consulter l’ensemble du dossier accessible directement sur mon blog. Au terme de cette analyse, que pouvons-nous conclure ?

Amnesty International ne fournit des sources pour ses affirmations que dans de rares cas. Lorsqu’elles existent, ces sources sont essentiellement autoréférentielles : Amnesty cite ses propres recherches. En ce qui concerne la Chine, ses recherches se basent essentiellement sur des témoignages dont elle reconnaît qu’ils ne sont ni solides, ni représentatifs. L’absence de sources et de solidité des témoignages doivent inviter à suspendre notre jugement quant à ces affirmations, tout en reconnaissant que l’absence de preuves (quant à certaines violations des droits humains) n’est pas non plus une preuve de l’absence (de violations des droits humains).

Amnesty International affirme « ne pas accepter de subsides gouvernementaux » sauf pour « certains projets spécifiques en matière d’éducation aux droits humains ». Par conséquent, factuellement, AI accepte des subsides gouvernementaux. Toutefois, elle ne précise ni combien elle reçoit, ni pourquoi elle se trouve dans la nécessité d’en accepter. Par ailleurs, nous savons qu’au moins le département d’État des USA finance Amnesty, ce qui est loin d’être anecdotique étant donné l’état des relations sino-états-uniennes.

Amnesty use d’une série de procédés rhétoriques portant atteinte à une lecture éclairée de son analyse. On peut lui reprocher un manque total de précaution dans plusieurs de ses affirmations. Par exemple, elle affirme sans preuves que la Chine se livre à des attaques informatiques. Par exemple, elle accumule des dénonciations, en mettant sur un pied d’égalité des affirmations dont les niveaux de preuves sont pourtant incompatibles. Elle présente de bonnes nouvelles (par exemple les progrès environnementaux ou l’amélioration des droits pour les LGBTI) de façon négative. Elle pose comme certaines des affirmations qui sont seulement possibles et qu’elle n’a pu vérifier.

Amnesty pratique toutes les formes de mensonge, si l’on envisage ce dernier comme un continuum.
(1) Le mensonge pur et simple (par exemple que le document récupéré par l’ICIJ soutiendrait la thèse de torture et le lavage de cerveaux de prisonniers ouïghours),
(2) la surinterprétation (par exemple lorsqu’AI dit que le Parti communiste chinois se place au-dessus du système judiciaire),
(3) le mensonge par omission (par exemple sur la loi sur l’irresponsabilité des forces de l’ordre, sur le crédit social, sur le positionnement séparatiste du World Uyghur Congress, sur les liens entre certaines ONG chinoises et des ingérences étrangères, sur le nombre d’attentats islamistes en Chine et l’innombrable quantité de leurs victimes, sur le soutien massif des pays musulmans à la Chine lors de commissions onusiennes),
(4) le cherry picking (par exemple en ne sélectionnant que ce qui sert son propos sur les droits LGBTI),
(5) la répétition d’affirmations sans sources (par exemple en disant que les détentions extrajudiciaires seraient légalisées, que la Chine procède à des attaques informatiques de grande ampleur, que la Chine pratique la peine de mort intensivement),
(6) la simplification outrancière (par exemple sur la sinisation des religions).

Rôle des ONG

L’ensemble du dossier a par ailleurs montré le rôle des ONG internationales (voir ici et ici) qui sont amenées à jouer le rôle de « sous-traitantes » dans un environnement concurrentiel (Hailey, 2000) et sont transformées en de simples « exécutantes » des politiques de leurs bailleurs de fonds (Bornstein, 2003).

Sous quelles conditions une ONG étrangère à un certain territoire pourrait-elle agir de manière éthique ? La réponse n’est pas si évidente qu’il y paraît de prime abord. Ainsi, faudrait-il dans un premier temps déterminer les valeurs défendues par les ONG dont il est question. Il est patent que les différences culturelles entre la Chine (où le collectif prime sur l’individu) et l’Occident (où l’individu prime sur le collectif) posent de sérieuses questions quant à la légitimité de l’action d’ONG occidentales en territoire chinois – à moins de considérer que seul.es nous savons ce qui est juste en termes de valeurs morales…tout en faisant le contraire de ce qu’on dit de façon systém(at)ique.

Un détour par l’histoire s’avère ensuite pertinent. Quand donc est-ce que les conséquences des financements étrangers à des ONG et/ou à des groupes d’opposition locaux ont-ils été à la hauteur des objectifs explicites poursuivis, voire n’ont tout simplement pas empiré une situation ? Que peut-on dire de toutes les « révolutions colorées » abondamment financées par les USA comme le montre Ahmed Bensaada dans son livre Arabesque$ ? Si de tels financements ne sont pas à même de répondre aux défis qu’ils se donnent, pourquoi faudrait-il encore les soutenir ? N’y a-t-il pas d’autres voies, notamment diplomatiques ? Ne devrions-nous pas alors commencer par regarder nos propres exactions ?

S’ils n’atteignent pas les objectifs explicites, quels sont les intérêts effectifs que servent ces ONG et ces financements étrangers ? Il est impensable que quiconque dépense autant d’argent sans, d’une façon ou d’une autre, en tirer bénéfice ou quelque forme de retour sur investissement. Dans bien des cas, y appliquer une grille d’analyse géopolitique s’avère utile, en rappelant par exemple la situation du Xinjiang qui regorge de matières premières sur lesquelles les USA se verraient bien avoir le contrôle en instrumentalisant le séparatisme dans la région.

 

Réserves de pétrole dans le monde

À la suite de l’effondrement du monde bipolaire, les États-Unis se sont retrouvés seuls pour diriger le monde. Depuis quelques années pourtant, il semble que le rapport de forces ait évolué vers un monde multipolaire où la Chine joue un rôle économique (et, de plus en plus, politique) essentiel. L’affaiblissement, par tous les moyens, de Beijing profite directement aux USA. Il n’est dès lors pas étonnant de les retrouver derrière pratiquement toutes les ONG favorisant le séparatisme des régions autonomes, critiquant la politique chinoise, etc. À l’origine de ces financements, on trouve régulièrement la NED (National Endowment for Democracy), qualifiée d’organisme-écran de la CIA par son ancien président Allen Weinstein.

Censure et lanceurs d’alerte

Dans ces conditions, la censure massive qu’impose la Chine à sa population prend un sens un peu différent. Côté pile, on ne peut qu’être très critique de ce que la plupart des cas de violations des droits humains évoqués par Amnesty ne sont pas abordés dans la presse chinoise (continentale du moins), même avec un discours qui aurait été au service de la perspective du pouvoir. Côté face, on est obligé de reconnaître que la campagne de désinformation, que l’on peut sans peine qualifier de propagande antichinoise extrêmement agressive mais formidablement orchestrée, pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la politique intérieure chinoise et pour la stabilité du pays. Si toutes les fausses informations qui nous parviennent en Occident atteignaient de la même façon, sans filtre, ses 1 milliard 400 millions d’habitant.es, le gouvernement chinois prendrait le risque de voir se lever contre lui sa population – dans une forme d’insurrection semblable aux révolutions colorées dont on a vu qu’elles ne pouvaient atteindre leur pseudo-objectif « démocratique » (voir par exemple le site d’Ahmed Bensaada).

 

Chelsea Manning

À l’instar des USA (de Snowden à Assange en passant par Manning) et de l’Europe (Deltour, Halet, Pfeiffer, etc.), la Chine n’hésite pas à arrêter et condamner les lanceurs d’alerte. Toutefois, une position morale catégorique (au sens de Kant) a moins de sens qu’observer la situation concrète : par exemple, la condamnation pour divulgation de secrets d’État dépend d’une évaluation des coûts et des bénéfices d’une semblable « trahison ». Ainsi, je pense qu’il est salubre et même nécessaire que des crimes et exactions commis par des États soient rendus publics si et seulement si la sortie de cette information ne met pas en danger plus de monde que le silence – une position moralement insatisfaisante mais qui renvoie au principe du moindre mal.

On aurait pu aussi se demander ce qu’il en est de la liberté d’expression quand on a la confiance de la Chine. Par exemple en regardant les films documentaires de Jean-Michel Carré qui, au contraire du récent documentaire d’Arte, refuse de ne mettre en scène que des occidentaux travaillant à la solde de la NED ou de Soros mais donne la voix aux Chinois.es eux-mêmes – parmi lesquel.les on trouve des voix très critiques.

Droits des travailleurs

Parmi les informations révélées par Amnesty International, j’ai été amené à m’intéresser à l’expropriation d’ouvriers agricoles au profit de méga projets immobiliers, plus rentables, mais faisant courir le risque d’une  mise en danger de l’autonomie alimentaire. D’autre part, je n’ai pas été en mesure de confirmer ou déconstruire les affirmations adressant les atteintes aux droits des travailleurs. La question est toutefois cruciale dans la mesure où le parti communiste est supposé émaner du peuple et en garantir ses intérêts.

Parmi mes contacts, Ng Sauw Tjhoi a supervisé plusieurs visites pour la Belgique au syndicat unique ACFTU (Fédération panchinoise des syndicats) en République populaire. Comme il me l’a aussi suggéré, je vous conseille de lire cette synthèse du China Labour Bulletin qui résumerait assez bien la situation des droits des travailleur.euses. On y apprend que :

Les employé.es peuvent ne pas avoir été payé.es, souffrir de problèmes de sécurité au travail, ne pas bénéficier d’une assurance, ne pas avoir de contrat, subir de la discrimination, etc. Ainsi, iels se trouvent opposé.es à leur employeur.

Les employeurs privés ont pris de plus en plus de place depuis les grandes réformes notamment initiées par Deng Xiaoping. Les intérêts privés ont dès lors commencé à s’opposer aux droits des travailleur.euses, au nom de la performance économique…avec un parti communiste lui aussi amené à favoriser la croissance.

Les syndicats sont autorisés mais, dans les faits, tous doivent être affiliés à l’ACFTU, laquelle sert les intérêts du parti plutôt que ceux des membres et fonctionne seulement comme une «courroie de transmission» vers le parti. Ainsi, toute tentative de création d’un syndicat indépendant sera considérée par le parti communiste comme une menace politique…et traitée en conséquence. Fonctionnant selon les principes de la méritocratie, l’ACFTU est un passage presque obligé vers une carrière politique.

Les autorités locales sont censées assurer le respect du droit du travail dans leurs circonscriptions mais, dans les faits, elles sont plutôt laxistes, sous-financées, manquent de personnel et de capacités véritables à protéger les travailleurs, en particulier dans les villes plus petites et plus pauvres. Elles sont de surcroît prises dans des conflits d’intérêts qui les amènent à créer un environnement économique favorable au business plutôt que favoriser la protection des travailleur.euses.

Dans ces conditions, des leaders d’opportunités apparaissent ponctuellement dans le cadre d’actions collectives, comme des grèves. Si le droit de grève a été retiré de la constitution en 1982, la grève n’est pas non plus légalement interdite. Les leaders de manifestation sont rarement inculpé.es et, s’iels le sont, c’est plus souvent pour trouble à l’ordre public plutôt que pour la grève en tant que telle.

Si les actions collectives sont difficiles, il reste aux travailleur.euses à saisir le LDAC (Labour Dispute Arbitration Committee), ce qui permet dans la plupart des cas une résolution rapide des problèmes, essentiellement via une médiation plutôt que via un arbitrage. La charge de la preuve pèse alors sur l’employeur. Si le principe semble fonctionner adéquatement, on comprend toutefois qu’il ne s’agit que d’un pis-aller, une réponse individuelle à des problèmes pourtant systémiques.

Des groupes de pression issus de la société civile ont également pu jouer le rôle des syndicats, mais ils sont victimes de répression– même s’il en existe encore qui agissent en concertation avec les autres parties.

On en conclut que la Chine, actuellement, n’a pu résoudre les problèmes intrinsèques liés au droit du travail – surtout dans le cadre d’une économie qui s’est ouverte au privé. Il en résulte qu’une majorité de travailleur.euses ne bénéficient toujours pas d’une croissance qui a pourtant vu une portion du Parti et des entrepreneur.es devenir riches de façon obscène. L’extrême inégalité a été en empirant ces dernières années. Le plus absurde est que tout ceci est malheureusement très cohérent avec ce qu’on connaît chez nous de l’économie de marché.

Éléments de comparaison

Vltchek disait que l’Occident utilise le concept des « droits de l’homme » de façon « ciblée » contre la Chine. La plus grande partie des accusations et des « faits » sont, pour lui, sortis du contexte de l’échelle mondiale (aujourd’hui et dans l’histoire). Seuls des points de vue et des analyses eurocentriques ont été appliqués. En effet, la question du droit du travail est-elle, par exemple chez nous, tellement différente de ce qui se passe en Chine ? Les reproches contre la Chine concernant son supposé impérialisme en Afrique ne peuvent-ils avant tout s’adresser à nos pays occidentaux qui ont prolongé le colonialisme par un néocolonialisme pernicieux mais tout aussi réel ? Les partis politiques et les syndicats ne sont-ils pas ici aussi « superficiellement pluralistes », en ce que les désaccords exprimés ne remettent fondamentalement en cause les paradigmes économiques et politiques dans lesquels ils s’inscrivent ?

Jusqu’ici, j’ai refusé la comparaison entre la Chine et l’Occident, car le fait que des crimes similaires existent ailleurs ne peut en rien justifier qu’ils soient commis en Chine. En revanche, c’est bien le caractère exceptionnel des « crimes chinois » qui doit être relativisé. Dresser un tableau similaire à celui de la Chine pour la France des gilets jaunes, à travers par exemple, l’énumération des violences policières est tout à fait sensé. De même que rappeler l’absence de résultats des manifestations contre la loi travail, Nuit debout, contre l’appauvrissement des services publics, etc.

 

Dénonciation des violences policières à Toulouse. Source : Libération

Faut-il rappeler que les USA, si prompts à dénoncer la Chine et à y opérer une abominable ingérence, pratiquent la peine de mort, et la torture dans des territoires hors-la-loi comme Guantanamo, ou que les thérapies de conversion quant à l’orientation sexuelle y sont monnaie courante ? Dans leur magnifique ouvrage « Jours de destruction, jours de révolte », Chris Hedges et Joe Sacco listent une série de statistiques propres aux USA qui font frémir (voir ci-dessous).

Pouvons-nous encore décemment nous dire : « Qu’importe si ce sont les USA qui financent la propagande antichinoise, puisque c’est une démocratie » ? Pouvons-nous encore décemment dire que la misère provoquée par un pays comme les USA est « moins grave », que ses bombes sont moins hostiles, ses crimes plus acceptables, sa destruction de l’environnement plus raisonnable, ses lanceurs d’alerte moins dignes, son racisme moins horrible, etc. parce qu’on a donné à ce pays l’étiquette absurde de « démocratie » ? Quel sens cela a-t-il encore ?

Quant à l’Union européenne, elle ne vaut guère mieux. C’est en Grèce, berceau de la sacro-sainte « démocratie », qu’aujourd’hui l’on tolère, par exemple, des atrocités telles que celles se déroulant sur l’île de Lesbos. Et, dans ce cas, contrairement aux fameux « camps de Ouïghours », les preuves non seulement existent mais elles sont accablantes – on traite les animaux avec plus d’humanité.

Chine, et outre les droits de l’homme ?

Enfin, les articles de mon dossier ne s’attachant qu’à la question des droits de l’homme, d’autres données bien différentes sont passées sous silence. Alors que nous observons une énième fois le coronavirus qui reprend de la vigueur en Europe, la Chine semble s’en être débarrassé avec organisation, rigueur et solidarité. Une vraie leçon que même la propagande occidentale n’arrive pas à étouffer.

Je vous invite à lire cet article pour comprendre aussi comment la Chine a doublé l’espérance de vie de sa population et pour comprendre ce qu’est leur couverture santé au regard de celle de la « démocratie » états-unienne. On aurait pu parler d’augmentation du niveau de vie, de prouesses technologiques, d’enseignement, de couverture sociale, de réduction de la pauvreté, de progrès scientifiques et de collaboration entre chercheur.euses chinois.es et à l’international, etc. Nous n’avons abordé que les sujets sur lesquels l’Occident est critique : un cadrage bien particulier qui favorise « l’accusation ».   

Conclusions

Dans mon premier article sur la Chine, j’évoquais le cas d’Étienne Chouard qui déclarait (42’) à propos de doutes éventuels sur les chambres à gaz : « Ce n’est pas mon sujet, je n’y connais rien ». Dans ce débat sur Le Média, on se trouve dans la situation classique où l’interviewé est sommé de condamner une évidence (comme l’explique le Stagirite dans une vidéo à partir de laquelle je construis mon analyse ci-dessous). Il s’agit d’une forme de procédé rhétorique s’apparentant à un empoisonnement du puits où l’on est implicitement accusé avant même d’avoir prononcé un mot.

Dans le cas de la Chine, lorsqu’on me dit : « Condamnes-tu cette dictature ? », je me trouve dans une situation similaire où tout ce que je pourrai répondre sera lu à partir de la perspective de la suspicion originelle. Exit l’explicitation des fausses informations et de la propagande, exit la mise en comparaison avec d’autres pays, exit le contexte géopolitique…seule « l’évidence de la dictature chinoise » devrait suffire et toute parole supplémentaire n’ajoute qu’à la suspicion.

Toutefois, il y a une grande différence entre Chouard qui ne « se prononce pas sur les chambres à gaz » et moi qui questionne « l’évidence criminelle » de la Chine. Personnellement, mes doutes quant aux informations d’Amnesty sur les droits de l’homme en Chine provenaient de connaissances antérieures de situations similaires, considérant qu’à conditions égales, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ainsi, si l’Europe et les USA ont menti sur le Tibet (voir par exemple le site Tibetdoc ou le livre de Maxime Vivas « Pas si zen »), il est possible que les mêmes mentent sur le Xinjiang. Il est alors rationnel, dans un premier temps du moins, de suspendre son jugement.

Cela implique d’ailleurs d’éviter toute expression publique de ce doute tant qu’il n’est pas informé. Et il peut l’être (1) soit en cherchant des preuves existantes – dans un sens ou dans l’autre – (on ne peut pas tout connaître par soi-même et, sur ce point, je renvoie à un article, aussi relayé par le Stagirite, sur la dépendance épistémique) ; (2) soit en faisant soi-même le travail de recherche. En effet, puisque ma position est hétérodoxe, la charge de la preuve me revient. C’est tout à fait normal : quand Einstein a remis en question la physique newtonienne faisant pourtant consensus, on attendait de lui non pas des affirmations en l’air mais bien une rigoureuse démonstration (je ne me compare pas à Einstein, hein ;)).

Je me suis donc saisi de ce devoir de recherche et c’est la raison pour laquelle mon dossier est aussi long… Ces deux démarches, Chouard ne les a pas entreprises : non seulement il a émis des doutes en dépit de travaux solides d’historiens, mais il n’a pas non plus effectué un travail de mise à niveau personnelle – ce qui rend l’expression publique d’une opinion controversée particulièrement insultante pour les victimes et leur descendance.  

Quant à moi, je conclus ici plusieurs mois de travail acharné, à lire des articles, traduire, lire et recouper les sources de ces articles, à remettre en question les « évidences », à remettre en question mes propres parti-pris, à engranger de la connaissance, apprendre, faire preuve d’humilité face à un dossier éminemment complexe. Au final, j’ai accumulé la matière pour un livre entier. Au terme de ce travail, je prends une nouvelle fois conscience de ce que chacun des partis en guerre a intérêt à désigner l’autre comme l’ennemi – comme l’aurait dit Desproges : « L’ennemi est bête, il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui. »

Bien sûr, il est impossible que chacun.e d’entre nous procède à un tel travail de déconstruction. Sommes-nous donc condamné.es à croire de fausses informations ? Je pense en tout cas qu’il est nécessaire de (1) connaître l’histoire et les désinformations du passé ; (2) repérer les mécanismes dans la construction des fausses infos et les intérêts des parties en présence ; (3) suspendre son jugement jusqu’à consultation de preuves explicites, rationnelles et convaincantes ; (4) acquérir des réflexes de critiques des sources.

Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons être mieux armé.es face aux mensonges de demain, qu’ils concernent la Chine ou tout autre pays non aligné sur les intérêts occidentaux.

Je remercie du fond du cœur toutes les personnes qui m’ont aidé dans la constitution de ce dossier : mes ami.es chinois.es en Belgique, des Européen.nes expatrié.es en Chine, mon réseau hyper efficace de militant.es, le travail colossal des vulgarisateurices scientifiques sur Youtube, tou.te.s les auteurices que j’ai pu lire, mon amoureuse qui m’a soutenu au long de ces derniers mois, les personnes qui m’auront fait des feedbacks rigoureux et, bien sûr, les quelques tipeurs qui me soutiennent via un pourboire.

 

Source: Le blog du radis

https://www.investigaction.net/fr/les-mensonges-damnesty-international-sur-la-chine/

LES VACCINS ANTI-COVID-19 CHINOIS BIEN ACCUEILLIS DANS LE MONDE

Les vaccins anti-COVID-19 chinois bien accueillis dans le monde

French.china.org.cn | Mis à jour le 27. 12. 2020 | Mots clés : COVID-19

La Turquie recevra son premier envoi de vaccins chinois contre le coronavirus Sinovac dans quelques jours, les tests nationaux préliminaires ayant montré qu'il était efficace à 91%, faisant d’elle le dernier pays à accueillir les percées médicales scientifiques chinoises.

« Nous sommes sûrs que le vaccin est efficace et sans danger pour les Turcs », a déclaré le 24 décembre le ministre de la Santé Fahrettin Koca lors d'une conférence de presse, ajoutant que le taux de protection initial du vaccin est de 91,25% et qu’aucun effet secondaire majeur n'a été observé au cours de ses essais.

Le premier envoi de 3 millions de doses du vaccin chinois devrait arriver en Turquie le 28 décembre après la signature par le gouvernement turc d’un accord portant sur l’achat de pas moins de 50 millions de doses, qui arriveront finalement toutes dans le pays fin février.

Selon M. Koca, qui a ajouté qu'il serait parmi les pionniers qui recevront une injection du vaccin chinois, le principal groupe à vacciner sera le personnel de santé et les vaccins pourraient être appliqués à environ 1,5 million voire 2 millions de personnes par jour.

En Asie, Bahreïn a annoncé le 13 décembre avoir approuvé un vaccin anti-COVID-19 développé par China National Pharmaceutical Group (Sinopharm) et lancé l'enregistrement en ligne de la vaccination pour les citoyens et les résidents. Dans le même temps, un communiqué de l'Autorité nationale de réglementation sanitaire n'a pas précisé quel vaccin sur les deux en cours de développement par Sinopharm avait reçu le feu vert, mais il a cité des données d'essais cliniques de phase III auquel Bahreïn a participé et qui ont montré un taux d'efficacité de 86%.

Le ministère de la Santé de Bahreïn a déclaré dans un communiqué et sur son compte Instagram que les citoyens et les résidents de plus de 18 ans pourront s'inscrire en ligne pour recevoir le vaccin gratuitement.

Les données citées étaient les mêmes que celles annoncées plus tôt ce mois-ci par les Émirats arabes unis sur la base d'une analyse intermédiaire des essais cliniques de stade avancé pour un vaccin inactivé développé par le Beijing Institute of Biological Product, une unité du China National Biotec Group de Sinopharm, ou CNBG.

La Malaisie a pour sa part déclaré que le gouvernement était actuellement en négociations finales avec les fabricants chinois Sinovac et CanSino pour obtenir des doses de vaccin afin de couvrir une plus grande partie de sa population.

« Une journée historique »

En Amérique latine, l'institut brésilien Butantan, géré par l'État, a annoncé le 23 décembre que le vaccin CoronaVac développé par le chinois Sinovac avait atteint les niveaux d'efficacité contre le COVID-19 requis par l'Organisation mondiale de la santé lors d'essais avec 13 000 volontaires brésiliens.

Selon Dimas Covas, directeur de l'institut, les données ont corroboré que le vaccin est « le plus sûr du marché » et a atteint la supériorité en matière d’efficacité requise par l'OMS et l'Agence brésilienne de réglementation sanitaire (Anvisa). « Nous avons atteint le niveau d'efficacité qui nous permet de demander l'enregistrement pour une utilisation d'urgence du vaccin ici et en Chine », a-t-il déclaré, ajoutant « C'est une journée historique pour la science brésilienne en raison de l'espoir que cela apporte aux Brésiliens ».

De son côté, le ministère brésilien de la Santé a dit s'attendre également à disposer d'au moins 150 millions de doses de vaccins anti-COVID-19 au cours du premier semestre 2021, dont un tiers ou plus proviendrait de Sinovac. Arnaldo Medeiros, un responsable du ministère de la Santé, avait pour sa part annoncé le 22 décembre qu'un accord initial visant à acquérir 46 millions de doses du vaccin développé par Sinovac pourrait bientôt être étendu à 100 millions de doses.

Au Mexique, un vaccin anti-COVID-19 développé par le chinois CanSino Biologics sera soumis le 29 décembre pour examen par le régulateur mexicain de la santé Cofepris pour son utilisation, a annoncé le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.

En Afrique, l'Égypte a reçu le 11 décembre le premier lot de vaccin anti-COVID-19 chinois pour l’aider à lutter contre l'épidémie .

Selon la ministre égyptienne de la Santé Hala Zayed, la priorité dans la distribution du vaccin sera donnée au personnel médical dans les hôpitaux d'isolement, aux personnes atteintes de maladies chroniques comme le cancer et l'insuffisance rénale, et aux personnes âgées, et il sera gratuit. « C'est un jour historique pour recevoir les premières expéditions aériennes du vaccin anti-COVID-19 chinois », a déclaré Mme Zayed lors d'une conférence de presse tenue à l'aéroport international du Caire.

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2020-12/27/content_77055189.htm

 

 

Forte reprise des exportations chinoises, alimentées par la demande étrangère

French.china.org.cn | Mis à jour le 27. 12. 2020 | Mots clés : demande étrangère

Alimentée par la demande des consommateurs en proie à la pandémie de COVID-19 à l'étranger, le secteur des exportations chinois a connu une reprise impressionnante alors que les usines font face à une pénurie de main-d'œuvre pour honorer des commandes en hausse, a rapporté Reuters le 20 décembre.

La production du pays en robots industriels, en équipements informatiques et en circuits intégrés a en particulier connu une forte reprise, avec une production pour l'année jusqu'en novembre en hausse de 22,2%, 10,1% et 15,9%, respectivement.

Ce revirement remarquable survient alors que la Chine a globalement éradiqué le virus, ce qui contraste avec la lente reprise observée chez d'autres grands pairs industrialisés, où les usines sont toujours aux prises avec des perturbations dues à la pandémie et une demande en souffrance.

Les données gouvernementales montrent qu'en novembre, il y avait plus de personnes employées dans le secteur industriel dans la ville de Jinhua, qui comprend le centre d'exportation d’Yiwu, dans l’est de la Chine, qu'il n'y en avait eu à aucun moment depuis la fin de 2017.

« Avec la flambée des commandes, nous manquons de personnel et nous ne sommes pas en mesure d'augmenter davantage la production », a déclaré Deng Jinling, qui possède une usine de fabrication de bouteilles thermos à Yiwu et vend ses produits au Moyen-Orient, aux États-Unis et en Europe. Mme Deng a acheté deux lignes de production automatisées fin novembre pour accroître son efficacité. « Nous n'avions jamais pensé à faire cela auparavant, mais cette année a été très chargée », a-t-elle noté, ajoutant qu’« une ligne de production automatisée équivaut à 10 ouvriers ».

Un indice privé de l'Université Renmin qui suit la demande en cols bleus a atteint un record au troisième trimestre. Par ailleurs, selon les médias, certains directeurs d'usine ont augmenté les salaires de 25% à 10 000 yuans (1 250 euros) par mois.

Pour l'industrie chinoise du vélo, 2020 a été la meilleure année depuis une décennie, a de son côté affirmé Liang Xiaoling, directeur général de Trinx Bikes, basé à Guangzhou, la capitale de la province du Guangdong (sud de la Chine). « Notre capacité a atteint son maximum en septembre et octobre, et nous avons embauché beaucoup de travailleurs temporaires pour répondre à la demande », a indiqué M. Liang, ajoutant que les commandes s'étendent désormais jusqu'en 2022. Ses usines emploient désormais une centaine de travailleurs temporaires supplémentaires en plus de quelque 1 000 employés réguliers.

Zhang Qinming, qui possède une entreprise de fabrication de haut-parleurs pour les marchés européens et américains, a pour sa part indiqué que la demande était 25% plus élevée que les années précédentes. Il a payé des heures supplémentaires à son personnel normal pour suivre le rythme et a également embauché des travailleurs temporaires pour un salaire d’environ 18 à 19 yuans de l'heure (2,25 à 2,30 euros), soit 20% de plus que ses employés à plein temps.

http://french.china.org.cn/business/txt/2020-12/27/content_77055218.htm

 

Nanjing: ouverture du cinquième grand pont sur le Yangtsé

French.china.org.cn | Mis à jour le 25. 12. 2020 | Mots clés : pont, Yangtsé

Le cinquième grand pont sur le fleuve Yangtsé de Nanjing (chef-lieu de la province orientale du Jiangsu) a été mis en service le 24 décembre. D’une longueur de près de 10,3 km, le pont à trois chaussées dans les deux sens permettra de traverser gratuitement le fleuve en dix minutes en véhicule.

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http://french.china.org.cn/business/txt/2020-12/25/content_77051157.htm

CHINE : SORTIE DU PREMIER TRAIN DE MARCHANDISES DU MONDE ROULANT A 350 Km/h

Sortie du premier train de marchandises du monde roulant à 350 km/h des chaînes de montage de Tangshan

French.china.org.cn | Mis à jour le 24. 12. 2020 | Mots clés : train

 

Un train de marchandises à grande vitesse vu à Tangshan, dans la province du Hebei (nord de la Chine), le 30 novembre 2020. Un train de marchandises à grande vitesse avec une vitesse opérationnelle maximale de 350 km/h a été déployé à Tangshan, dans la province du Hebei (nord de la Chine), le 23 décembre matin. Livré par le fabricant chinois de trains CRRC Tangshan Co., Ltd., c’est, selon l'entreprise, le premier train de marchandises au monde à atteindre le seuil de vitesse de 350 km/h. (Wu Kechao / Xinhua)

 

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http://french.china.org.cn/china/txt/2020-12/24/content_77047667.htm
 

CHINE : GARE FERROVIAIRE EN CONSTRUCTION A XIONGAN

 

Chine : gare ferroviaire en construction à Xiongan

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-24 à 13:22

XIONGAN, 24 décembre (Xinhua) -- Des ouvriers travaillent sur le chantier de construction de la gare de Xiongan, sur la ligne ferroviaire Beijing-Xiongan, dans la nouvelle zone de Xiongan, au Hebei, province du nord de la Chine, le 23 décembre 2020. La construction de cette gare est entrée dans sa phase finale et elle sera mise en service d'ici la fin de l'année. (Photo : Mu Yu)

 

 

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http://french.xinhuanet.com/photo/2020-12/24/c_139615653.htm

 

La Chine lancera le module de base de sa station spatiale au premier semestre 2021

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-25 à 22:08

CHANGSHA, 25 décembre (Xinhua) -- La Chine prévoit de lancer le module de base de sa station spatiale habitée au premier semestre 2021, a déclaré vendredi un haut responsable.

Le module de base sera envoyé par une fusée Longue Marche-5B Y2 depuis le site de lancement des vaisseaux spatiaux de Wenchang dans la province de Hainan, a déclaré Zhou Jianping, concepteur en chef du programme spatial habité de la Chine, lors d'une cérémonie de remise de la capsule de retour du vaisseau spatial habité Shenzhou-10 à Shaoshan, dans la province du Hunan (centre).

"Les missions spatiales suivantes comprennent le lancement du vaisseau cargo Tianzhou-2 et du vaisseau habité Shenzhou-12 après la mise en orbite du module de base", a déclaré M. Zhou.

Les tests du module de base sont achevés, et la formation des astronautes est en cours. Les astronautes effectueront un certain nombre d'activités extravéhiculaires.

La Chine devrait achever la construction de sa station spatiale vers 2022. Le projet de construction sera mis en œuvre en deux phases. Six missions de vol, dont le lancement du module de base, sont prévues dans la phase de validation des technologies clés.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/25/c_139619075.htm

 

Des chercheurs découvrent plus de 109.000 cratères d'impact sur la Lune

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-25 à 20:40

CHANGCHUN, 25 décembre (Xinhua) -- Une équipe internationale de chercheurs a identifié plus de 109.000 cratères d'impact précédemment non reconnus sur la Lune en utilisant des méthodes d'apprentissage automatique.

L'étude, menée par des chercheurs de l'Université du Jilin, a été publiée dans la revue Nature Communications.

Les cratères d'impact sont les plus importantes caractéristiques de la surface lunaire et occupent la majeure partie de la surface de la Lune. Avec les méthodes traditionnelles d'identification automatique, il est généralement difficile de trouver des cratères d'impact irréguliers et sérieusement dégradés qui pourraient s'être formés dans les premières périodes.

Afin d'identifier efficacement les cratères et d'estimer leur âge, les chercheurs ont appliqué une méthode d'apprentissage par transfert et formé un réseau neuronal profond avec les données des cratères précédemment identifiés.

En combinant les données recueillies par les sondes chinoises Chang'e-1 et Chang'e-2, les chercheurs ont identifié 109.956 nouveaux cratères d'impact. Ils ont également estimé l'âge de 18.996 cratères nouvellement détectés de plus de 8 kilomètres de diamètre.

En outre, les chercheurs ont établi une nouvelle base de données des cratères d'impact lunaire pour les régions de latitude moyenne et basse de la Lune.

Yang Chen, de l'Université de Jilin, qui est l'un des chercheurs, a déclaré que la base de données des cratères lunaires revêtait une grande valeur pour la recherche scientifique sur la Lune.

"La stratégie adoptée peut être appliquée pour aider les études de cratères, générant des suggestions fiables pour la recherche planétaire", a déclaré M. Yang.

Ce modèle de recherche a été appliqué à l'identification de petits cratères d'impact sur le site d'atterrissage de la sonde Chang'e-5, a ajouté M. Yang.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/25/c_139618815.htm

 

 

(COVID-19) La Californie devient le premier Etat américain à dépasser les 2 millions de cas

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-25 à 19:43

LOS ANGELES, 25 décembre (Xinhua) -- La Californie est devenue jeudi le premier Etat des Etats-Unis à dépasser la barre des deux millions de cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie, ont déclaré les autorités.

Le département de la Santé publique de Californie a confirmé 39.070 nouveaux cas de COVID-19 et 351 décès supplémentaires dans son décompte quotidien. Cela porte les cas cumulés de COVID-19 à 2.003.146 cas, et les décès à 23.635 en Californie, l'Etat américain le plus peuplé.

On compte actuellement 18.875 personnes hospitalisées dans cet Etat, et 3.962 d'entre elles sont dans des unités de soins intensifs. Le taux de positivité à sept jours est de 12,1% et le taux de positivité à 14 jours est de 12,4%, selon le département.

La vallée de San Joaquin, le sud de la Californie, le Grand Sacramento et la région de la baie ont reçu l'ordre régional de séjour à domicile. Ces régions resteront bloquées pendant au moins trois semaines et ne seront éligibles à quitter ce statut que si les projections de capacité des unités de soins intensifs pour le mois suivant sont supérieures ou égales à 15%, selon les autorités de l'Etat.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/25/c_139618759.htm

 

LA TECHNOLOGIE TRADITIONNELLE DONNE UN AVANTAGE A COURT TERME A LA PRODUCTION DE VACCINS EN CHINE

La technologie traditionnelle donne un avantage à court terme à la production de vaccins en Chine

French.china.org.cn | Mis à jour le 21. 12. 2020 | Mots clés : vaccin,COVID-19
10 avril 2020, Beijing : échantillon d’un vaccin inactivé contre le COVID-19 dans une usine du groupe Sinopharm. [Crédit photo : Xinhua]

 

La Chine possède un avantage à court terme dans la production de masse de ses vaccins contre le COVID-19, du fait de sa technologie traditionnelle. La production de vaccins dans les autres pays pourrait néanmoins rattraper son retard, si les problèmes affectant les chaînes d’approvisionnement sont résolus, indique le journal South China Morning Post (SCMP).

Alors que de plus en plus de vaccins contre le COVID-19 entament la dernière ligne droite de leur approbation réglementaire, le prochain défi sera de produire et de livrer des millions de doses le plus rapidement possible.

Comme les vaccins inactivés et vectorisés sont développés sur des technologies établies, les matières premières ne devraient pas être un problème pour la production de masse, tant que les infrastructures de production sont en place.

A l’inverse, les vaccins à ARNm développés par Pfizer/BioNTech et Moderna doivent faire face à une contrainte initiale dans l’approvisionnement des matières premières, mais pourraient se révéler plus faciles à produire sur le long terme.

Alors que des campagnes de vaccination de masse ont débuté aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, Pfizer et BioNTech ont dû réduire l’ampleur de leurs précédentes estimations de production, de 100 millions à tout juste 50 millions de doses pour cette année.

Une porte-parole de Pfizer a attribué cette réduction à des problèmes de la chaîne d’approvisionnement, qui met plus de temps que prévu pour augmenter sa capacité de production.

D’après un article du Financial Times, l’approvisionnement en nanoparticules lipidiques — des nanoparticules de graisse, qui apportent le code génétique du nouveau coronavirus dans le corps — constituerait l’obstacle majeur.

« Toutefois, si ce problème de la chaîne d’approvisionnement parvient à être résolu, le cycle de production des vaccins à ARNm pourrait être bien plus rapide, car il ne nécessite pas de cultiver des cellules », explique Zoltan Kis, un chercheur associé du futur centre de production de vaccins de l’Imperial College London.

Selon lui, il faut environ deux jours pour produire un lot de substance pharmaceutique à ARN et du temps additionnel pour réaliser les tests de contrôle de la qualité.

« Les cellules de mammifères sont généralement cultivées dans des bioréacteurs de production de près de 2000 litres de solution, ce qui est bien plus important que la quantité nécessaire pour produire le vaccin à ARNm. […] Pour les vaccins vectorisés et inactivés, des infrastructures de grande taille sont nécessaires, dont l’accès peut être un facteur limitant », précise-t-il.

Jin Dong-yan, un virologue moléculaire de l’Université de Hong Kong, assure que la Chine est depuis longtemps autonome dans la chaîne d’approvisionnement pour ses vaccins inactivés existants : « La Chine n’a aucun problème de matériel et possède d’importantes ressources », souligne-t-il.

http://french.china.org.cn/china/txt/2020-12/21/content_77035588.htm

 

(BILAN 2020) Il est temps de ramener les relations sino-américaines sur le bon cap (COMMENTAIRE)

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-24 à 17:05

WASHINGTON, 24 décembre (Xinhua) -- Avec le recul, l'année 2020 a malheureusement vu les relations sino-américaines aspirées dans une spirale descendante sur fond de pandémie de nouveau coronavirus.

Au cours de l'année écoulée, les faucons à Washington, en salissant les efforts chinois de lutte contre ce fléau, en s'ingérant dans les affaires intérieures de la Chine et en sanctionnant des entreprises chinoises de la high tech, ont fait sombrer ces relations à leur niveau le plus bas depuis l'établissement des relations diplomatiques en 1979.

Dans l'intérêt des deux pays et du monde entier, le moment est venu de remettre le vaisseau géant des relations sino-américaines sur le bon cap et d'éviter toute perturbation de son bon fonctionnement.

Les risques et les défis auxquels la communauté internationale est confrontée sont sans précédents. La Chine et les Etats-Unis, en tant que grandes puissances mondiales, doivent collaborer entre eux, ainsi qu'avec le reste du monde pour surmonter les difficultés, relever les défis et poursuivre le développement.

Venir à bout de la pandémie actuelle nécessite des efforts conjoints de la communauté internationale. Les pays dotés de capacités plus importantes, tels que les Etats-Unis et la Chine, doivent assumer de plus grandes responsabilités et montrer l'exemple.

En tête du bilan mondial des infections et des décès dus au COVID-19, les Etats-Unis sont toujours aux prises avec une résurgence continue du coronavirus, tandis que la Chine, le premier pays à avoir tiré la sonnette d'alarme, a efficacement contrôlé la propagation du virus sur son territoire, acquérant une expérience clinique considérable dans la maîtrise de ce fléau.

Il est donc évident qu'en coopérant dans des domaines tels que le traitement, les vaccins et la fourniture d'équipements médicaux essentiels, la Chine et les Etats-Unis, en tant que membres responsables de la communauté internationale, contribueront davantage à la lutte planétaire contre la pandémie.

En outre, alors que l'économie mondiale chancelle face au virus, ses deux premières économies devraient stabiliser leurs liens économiques et commerciaux pour aider à remettre rapidement l'économie mondiale sur la voie de la croissance.

Dans son dernier rapport sur l'économie mondiale paru en octobre, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que celle-ci se contractera de 4,4% en 2020 et avertit que la sortie de crise sera probablement "longue, inégale et très incertaine".

La Chine, qui devrait être la seule grande économie à connaître une croissance positive cette année, s'est engagée à promouvoir le commerce mondial et à ouvrir davantage son marché intérieur, ce qui apportera des bénéfices tangibles aux autres économies qui ont été touchées durement par la pandémie, notamment les Etats-Unis.

En ce sens, le découplage d'avec l'économie chinoise, prôné par certains responsables politiques à Washington, n'est rien d'autre que vouloir s'isoler de l'un des plus grands marchés de consommation du monde, ainsi que de la possibilité d'une reprise post-pandémique rapide.

De fait, malgré les entraves de Washington, le peuple américain a clairement fait connaître sa position. Un récent article du New York Times a révélé que malgré l'imposition de droits de douane par l'administration Trump sur les importations chinoises, il a en réalité acheté pendant la pandémie davantage de produits fabriqués en Chine, tels que des meubles, de l'électroménager et des jouets, sur fond des mesures de confinement.

Outre le besoin de faire face à la pandémie et de stabiliser une économie mondiale en chute libre, on s'attend à ce que ces deux pays coopèrent sur des questions liées à l'avenir commun de l'humanité.

Deux d'entre elles se distinguent dans cette catégorie : la lutte contre le changement climatique et la prolifération nucléaire, dans lesquelles la Chine et les Etats-Unis, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, ont joué et devraient continuer de jouer un rôle décisif.

Tant que ces deux pays agiront avec sens des responsabilités envers l'histoire et l'humanité, en gardant à l'esprit les intérêts fondamentaux de leurs peuples, ainsi que du monde entier, ils pourront apporter une plus grande contribution à l'ensemble du globe.

La priorité pour les deux parties est de se conformer aux principes de respect mutuel et d'égalité, de chercher un terrain d'entente tout en mettant de côté les différences et de rester attachées à une coopération mutuellement bénéfique.

Ce n'est qu'ainsi que le vaisseau des relations sino-américaines pourra conserver son cap, éviter d'être drossé sur des bancs de sable et des rochers, et naviguer à contre-courant en affrontant la houle. Les deux pays et le monde entier en tireront profit.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/24/c_139616146.htm

 

La Chine et l'Espagne vont conjointement préserver le multilatéralisme

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-24 à 02:45

BEIJING, 23 décembre (Xinhua) -- La Chine est disposée à travailler avec l'Espagne pour préserver le multilatéralisme, promouvoir la libéralisation et la facilitation du commerce et des investissements et maintenir la paix et la stabilité mondiales, a déclaré le Premier ministre chinois Li Keqiang lors d'une conversation téléphonique avec son homologue espagnol Pedro Sanchez mercredi.

M. Li a salué les relations sino-espagnoles, notant que depuis la visite d'Etat du président chinois Xi Jinping en Espagne en 2018, les relations bilatérales avaient maintenu un développement sain et stable.

La Chine est prête à travailler avec l'Espagne pour consolider la confiance politique mutuelle et approfondir la coopération pratique dans divers domaines, a-t-il affirmé, ajoutant que la Chine souhaitait recevoir davantage de produits agricoles espagnols de qualité.

La Chine a toujours fermement soutenu le processus d'intégration européenne et espère voir une Union européenne (UE) unie et prospère, a indiqué M. Li, faisant savoir que la Chine est favorable à ce que l'UE conserve une indépendance stratégique et travaille avec unité et coopération. La Chine encourage également l'Espagne à jouer un rôle plus important au sein de l'UE, a-t-il ajouté.

M. Li a souligné que la Chine était disposée à promouvoir la coopération gagnant-gagnant avec l'UE dans des secteurs tels que la lutte contre le changement climatique, le développement vert et les négociations sur un accord d'investissement Chine-UE. Il a espéré que la partie européenne continuerait d'offrir un environnement d'affaires juste, ouvert et non discriminatoire aux entreprises chinoises.

Pour sa part, M. Sanchez a rappelé qu'au cours des dernières années, les relations Espagne-Chine avaient réalisé un développement positif.

Le gouvernement espagnol souhaite davantage approfondir ses relations avec la Chine, renforcer les échanges économiques et commerciaux bilatéraux, continuer de consolider la coopération avec les entreprises chinoises dans des domaines tels que les l'information, la communication et l'économie numérique, et élargir les échanges culturels bilatéraux, a-t-il précisé.

L'Espagne est en faveur d'une conclusion rapide des négociations pour l'accord sur les investissements Chine-UE et est disposée à collaborer avec la Chine pour préserver le multilatéralisme, renforcer la coopération dans la lutte contre le changement climatique et promouvoir la disponibilité mondiale des vaccins contre le COVID-19, a-t-il ajouté.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/24/c_139614222.htm

 

Le marché chinois reste le principal pilier de l'industrie automobile mondiale, selon un rapport

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-24 à 03:53

BERLIN, 23 décembre (Xinhua) -- Le marché chinois s'est une fois de plus révélé être le "principal pilier" de l'industrie automobile mondiale, et plus particulièrement des constructeurs automobiles allemands, a indiqué un rapport publié mercredi par le cabinet de conseil international Ernst & Young (EY).

La part de la Chine dans les ventes mondiales réalisées par les constructeurs automobiles allemands au troisième trimestre est passée de 35,7 % à 39,2 % en glissement annuel, selon EY. Au cours de la première vague de COVID-19, au deuxième trimestre 2020, 51 % de toutes les voitures neuves des constructeurs automobiles allemands ont été vendues en Chine.

Les trois principaux constructeurs automobiles allemands, Volkswagen, BMW et Daimler, ont bénéficié "dans une mesure supérieure à la moyenne" de la reprise du marché chinois, leurs ventes en Chine ayant notamment augmenté de 9 % en glissement annuel au troisième trimestre, a noté EY.

Dans le même temps, les ventes des constructeurs allemands ont chuté de 4 % en Europe occidentale, et de 14 % aux Etats-Unis, selon le rapport d'EY.

Après un effondrement massif des revenus mondiaux et des ventes unitaires au deuxième trimestre en raison de la crise du COVID-19, les activités des 17 groupes automobiles étudiés à travers le monde se sont "considérablement améliorées" au troisième trimestre, selon EY.

Les revenus des groupes automobiles analysés ont ainsi augmenté de 53 % par rapport au deuxième trimestre, tandis que les ventes unitaires de véhicules neufs augmentaient de 46 %, selon le rapport.

Les constructeurs automobiles mondiaux n'ont cependant toujours pas atteint le niveau de l'année précédente, indique le rapport. En termes de revenus comme de ventes, les constructeurs analysés ont enregistré une baisse moyenne de 5 % par rapport aux niveaux d'avant la crise.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/24/c_139614254.htm

 

Angleterre : plusieurs régions supplémentaires soumises à des restrictions de niveau maximal après la découverte d'une nouvelle souche de COVID-19

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-24 à 02:55


(Xinhua/Han Yan)

LONDRES, 23 décembre (Xinhua) -- Le secrétaire britannique à la Santé Matt Hancock a déclaré mercredi que plusieurs régions supplémentaires de l'est et du sud-est de l'Angleterre seraient soumises à des restrictions sanitaires de niveau quatre 4, le plus haut niveau existant, et a annoncé la découverte d'une nouvelle variante du coronavirus au Royaume-Uni.

Pour freiner la propagation du COVID-19, le Sussex, l'Oxfordshire, le Suffolk, le Norfolk, le Cambridgeshire, les parties de l'Essex qui n'étaient pas encore au niveau 4, le Hampshire et l'arrondissement de Waverley dans le Surrey seraient soumis à des restrictions de niveau 4 à partir du Boxing Day, le 26 décembre, a déclaré M. Hancock lors d'une conférence de presse virtuelle à Downing Street.

Bristol, le Gloucestershire, le Somerset, Swindon, l'île de Wight, la New Forest, le Northamptonshire, le Cheshire et Warrington passent quant à eux au niveau 3.

En vertu de ces nouvelles mesures plus strictes, les résidents des zones de niveau 4 seront obligés de rester chez eux, avec des exemptions limitées. Les gens sont également invités à travailler à domicile quand ils le peuvent, et ne doivent pas entrer ni sortir de ces zones.

Outre le renforcement des mesures de contrôle du COVID-19 dans certaines régions d'Angleterre, M. Hancock a également annoncé la découverte d'une autre nouvelle variante du coronavirus au Royaume-Uni, précisant que deux cas avaient été signalés jusqu'à présent.

Cette nouvelle variante est "encore plus transmissible" que la précédente, ce qui est "très préoccupant", a-t-il déclaré.

Cette conférence de presse a eu lieu après que les ministres britanniques se sont réunis mercredi matin pour élaborer un plan de lutte contre le nombre croissant d'infections dans le pays.

Afin que la vie quotidienne puisse revenir à la normale, des pays comme le Royaume-Uni, la Chine, l'Allemagne, la Russie et les Etats-Unis se sont lancés dans une course contre la montre pour développer un vaccin contre le nouveau coronavirus.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/24/c_139614226.htm

 

Donald Trump met son veto au budget annuel de la défense malgré son adoption par une majorité au Congrès

 French.xinhuanet.com | Publié le 2020-12-24 à 06:33

WASHINGTON, 23 décembre (Xinhua) -- Le président américain Donald Trump a opposé mercredi son veto au projet de Loi d'autorisation de la défense nationale (NDAA) pour l'exercice 2021, et ce malgré l'adoption de ce projet par le Congrès à une majorité qui le met théoriquement à l'abri de tout veto.

La décision présidentielle fait suite à la menace de M. Trump de bloquer cette loi annuelle de sécurité nationale, qui porte sur un budget de 741 milliards de dollars américains. Pour que ce projet de loi soit tout de même adopté, la Chambre des représentants et le Sénat devront maintenant passer outre ce veto.

De fait, le projet de loi a déjà été adopté au Sénat par 84 voix contre 13, et à la Chambre par 355 voix contre 78. Dans de telles conditions, un veto présidentiel est si rare qu'aucun projet de NDAA n'y a été confronté depuis près de six décennies.

"Je retourne sans mon approbation la proposition H.R. 6395 (...) Mon administration reconnaît l'importance de cette loi pour notre sécurité nationale", a écrit M. Trump dans une déclaration au Congrès visant à informer les législateurs de sa décision.

"Malheureusement, ce projet de loi échoue à inclure un certain nombre de mesures critiques pour notre sécurité nationale, inclut des dispositions qui ne respectent pas les anciens combattants et l'histoire de notre armée, et contredit les efforts de mon administration pour donner la priorité à l'Amérique dans nos décisions de sécurité nationale et de politique étrangère", a affirmé le président.

http://french.xinhuanet.com/2020-12/24/c_139614336.htm