CHINE

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QUAND LA DIPLOMATIE CHINOISE RÉPOND A LA "DIPLOMATIE" DES COW-BOYS : "COMBIEN DE TEMPS DURERA LE PIÈTRE SPECTACLE!"

Quand la diplomatie chinoise répond à la «diplomatie» des cow-boys: «Combien de temps durera le piètre spectacle?»

Par Vincent Gouysse

Mondialisation.ca, 12 mai 2020

marxisme.fr

Région : 

Cela fait maintenant un peu plus d’un mois et demi que l’administration Trump a décidé de mettre un terme à sa politique de non-dépistage systématique de sa propre population. Les USA ont aujourd’hui réalisé près de 8,3 millions de tests et ont recensé plus de 1,29 million de malades dont plus de 76 900 sont morts, avec encore 1 million de cas actifs dont près de 17 000 se trouvent dans un état critique. Depuis un mois, ce sont chaque jour aux alentours de 2 000 américains qui décèdent quotidiennement du COVID-19, soit l’équivalent de la mortalité naturelle d’un pays comme la France, sans que l’on observe de baisse sensible et durable. Dans le même temps, la situation sur le front économique s’annonce déjà comme catastrophique, avec un taux de chômage désormais stratosphérique et de bien sombres perspectives économiques pour les mois et les années à venir. 

A l’inverse, la vie économique et sociale a repris son cours en Chine qui ne cache pas son optimisme en ce qui concerne ses perspectives d’avenir en dépit d’un contexte de séisme économique, social et géopolitique d’ampleur internationale qui promet de n’épargner que peu de pays. 

Les élites US sentent bien l’imminence de leur grand déclassement à venir. Le COVID-19 va mettre fin à une décennie de pseudo-croissance économique US de manière très brutale : « Les projections des analystes laissent prévoir une baisse de l’ordre de 30 à 40 % [du PIB au second trimestre]. L’ampleur dépendra du rythme auquel pourra redémarrer l’activité, tout en évitant une deuxième vague de contamination. » Selon la banque d’affaire américaine JP Morgan, ce sera 40 %. Et ce en dépit des milliers de milliards de dollars de nouvelle dette publique qui ont été créés par la FED pour faire face au choc initial… Naturellement, ces prévisionnistes météo escomptent officiellement une « reprise » pour le second semestre : il ne faut pas enlever tout espoir aux peuples occidentaux. 

Si « reprise » il y a en Occident, celle-ci sera selon nous dans le meilleur des cas anémique et temporaire, car accompagnée de nombreuses faillites d’entreprises, notamment dans le secteur des services « non essentiels », sans oublier une autre crise majeure qui va bientôt se poser de nouveau : celle de la dette souveraine… Même s’ils essaient de laisser une lueur d’espoir aux peuples d’Occident en cours de déclassement, les intermédiaires les plus intelligents et les plus lucides de la bourgeoisie faisant la navette entre le Capital financier et la scène politico-médiatique ne cachent pas le fait que la situation actuelle est aussi inédite que périlleuse. 

Jacques Attali, dans la coulisse du pouvoir et conseiller de l’ombre de tous les présidents depuis plus de trois décennies en France, déclarait ainsi dans une interview télévisée donnée le 25 avril dernier sur BFM-TV, qu’il était essentiel de « comprendre que nous sommes à l’orée d’une crise extrêmement grave, non seulement sanitaire, qui est loin d’être finie, mais aussi d’une crise économique extrêmement profonde qui ne fait que commencer, et en conséquence une crise financière, une crise sociale, et même une crise de famine, puisque la famine va au moins doubler dans le Monde dans les mois et l’année qui vient si on ne fait rien ». « On n’a pas encore pris conscience (…) dans un très grand nombre de pays, et en particulier en Europe, que nous sommes au bord d’un précipice » et « qu’il faut changer, changer pour être prêts pour le Monde qui vient, qui sera complètement différent ». « La crise va être extrêmement grave, un tsunami nous vient sur la tête dans toutes les dimensions » : « nous sommes devant des années extrêmement difficiles à l’échelle mondiale ». Selon lui, il faudra indéniablement « se poser la question de savoir s’il faut plus de travail, ou s’il faut plus d’impôts, qui doit payer cette surcharge, parce qu’évidemment il y aura une surcharge à payer. Est-ce que ça doit être les travailleurs et les épargnants ou/et les gens qui ont beaucoup d’argent ? » Et d’ajouter que « dans tous les domaines, il ne faut pas attendre le retour du même », que « les français, comme l’ensemble du monde doivent comprendre que l’on ne retournera pas à la situation antérieure » : « si on reste à attendre que tout redevienne comme avant, c’est fini, on est morts ». Il sera assurément difficile à la bourgeoisie de faire avaler tout cela aux travailleurs occidentaux longtemps privilégiés et déjà éprouvés par une décennie de politiques d’austérité. C’est pourquoi Mr Attali estime essentiel de réfléchir à un nouveau « projet de société » afin de créer une « mobilisation générale »… Mais le peuple marchera-t-il dans la combine et se laissera-t-il de nouveau berner par les mêmes qui sont responsables de cette situation ?

Voilà pour le contexte général hautement périlleux des mois et des années à venir. Et dans celui-ci, le projet trumpien « Make Amerika Great Again » a indéniablement du plomb dans l’aile… Il faut donc aux élites américaines un paratonnerre, un bouc émissaire, pour justifier l’échec tous azimuts de l’administration Trump et le déclassement à grande échelle en cours et futur : ce sera la Chine. Après-tout, n’est-ce pas le « virus de Wuhan » qui est responsable de tout ceci ? 

En partie, si l’on est amnésique et si l’on oublie les 2 mois et demi de complète inaction et de moqueries atlantistes : à l’instar de la Chine, les coréens et les japonais ont également plutôt bien géré la menace virale, avec de très faibles taux de prévalence du COVID-19… Mais là, pas la moindre critique occidentale et que des louanges ! Et peu importe si les faits scientifiques élémentaires disent que la souche mère du COVID-19 n’est pas celle qui dominait à Wuhan, mais celle qui circule largement sur le sol US, et que ce dernier est ainsi très certainement, selon de nombreux indices, le foyer initial de la pandémie mondiale actuelle… On servira donc au peuple US une « soupe » de mensonges se nourrissant du racisme atlantiste naturel pour pointer du doigt ce nouveau « péril jaune », aussi bien sanitaire… qu’économique ! Les derniers jours ont indéniablement vu l’administration américaine se surpasser dans ses invectives à l’égard de la Chine. Le Monde entier a été témoin des violentes charges de Trump et de Pompéo contre la Chine, y compris le recours aux pires « théories complotistes », que l’Occident avait pourtant cherché à étouffer au cours des deux premiers mois… Même les services de renseignement US se montrent publiquement réticents à s’engager sur cette voie, une voie au demeurant bien dangereusement compromettante pour eux

La Chine est indéniablement en position de force, sur tous les plans, alors que son rival géostratégique a déjà un genou à terre et saigne abondamment. Fini donc le temps de la diplomatie prudente et toute en retenue. Nous sommes toujours dans le cadre de l’Organisation de Coopération de Shanghai, proclamée il y a presque deux décennies, mais ce nouvel ordre Mondial (non Atlantiste), de rêve qu’il était alors, est en train de devenir une réalité tangible et palpable, qui a même commencé à prendre forme. « Le monde multipolaire n’est plus un simple slogan publicitaire, mais une réalité de long terme sur laquelle nous devons tous travailler ensemble », déclarait ainsi récemment Sergueï Lavrov, le Ministre russe des Affaires Étrangères… 

La Chine a longtemps joué le rôle du « bon flic » patient, qui allait même jusqu’à encaisser les coups et à avaler les couleuvres occidentales sans sourciller, tandis ses alliés (russes, iraniens et nord-coréens) endossaient le rôle du « flic brutal » et disaient tout haut ce qu’elle pensait… Cette époque est indéniablement révolue : la diplomatie chinoise rend aujourd’hui coup pour coup, toujours avec élégance et raffinement, comme nous allons le voir,… mais au centuple ! La Chine n’a d’abord pas oublié les questions fort embarrassantes, qu’elle a commencé à poser à l’administration Trump, il y a déjà près de deux mois, et qui sont jusqu’à aujourd’hui restées lettre morte… Dans un article intitulé « Dix questions aux politiciens américains en attente de réponse » publié le 1er mai dernier, elle les a donc reposées, en prenant le soin d’y ajouter de nouvelles, tout aussi embarrassantes… Voici donc cette série de questions. Nous enjoignons fortement le lecteur à lire les développements pertinents donnés pour chaque question par la partie chinoise…

1. Dans la situation épidémique actuelle, pourquoi ne pas fournir une protection complète au personnel médical et licencier ceux qui révèlent la réalité des faits ? 2. La grippe saisonnière qui a commencé en septembre 2019 aux États-Unis a fait plus de 20 000 morts. Combien y a-t-il de cas de COVID-19 aujourd’hui ? 3. Pourquoi la base d’armes biochimiques de Fort Detrick dans le Maryland a-t-elle soudainement fermé ses portes en juillet 2019 ? 4. Face à la sous-estimation de l’épidémie et à la vente d’énormes quantités d’actions, pourquoi les législateurs qui l’ont fait n’ont-ils pas été tenus pour responsables ? 5. Pourquoi, sachant que l’épidémie serait une pandémie, certains ont sous-estimé la prévention et le contrôle de l’épidémie ? 6. Quand l’épidémie est-elle apparue pour la première fois aux États-Unis ? Pourquoi ne pas demander aux experts américains de revenir aux sources de la maladie ? 7. Quelles recherches secrètes sont menées dans les laboratoires de biologie créés par les États-Unis dans des pays de l’ancienne Union soviétique ? 8. Pourquoi le commandant Brett Crozier, ce héros qui a sauvé la vie de milliers d’officiers et d’hommes à bord de son navire, a-t-il été démis de ses fonctions ? 9. Les États-Unis peuvent-ils publier leur propre calendrier de lutte contre l’épidémie dans le monde ? 10. Au cours des deux derniers mois, à part l’interdiction de voyager imposée à la Chine, quelles mesures efficaces les États-Unis ont-ils adoptées pour répondre à l’épidémie ?

La rhétorique aussi agressive que mensongère employée par l’administration Trump depuis la mi-mars contre la Chine ne fait pas l’unanimité dans les rangs de la bourgeoisie américaine dont une partie ne cache pas, dans un article publié le 2 mai dans le New York Times, craindre que « la position plus agressive adoptée par certains hauts responsables de l’administration américaine contre la Chine sur les questions économiques, diplomatiques et scientifiques » « pourrait se retourner contre les Etats-Unis » et « provoquer un retour de boomerang ». 

L’image internationale des USA, déjà peu reluisante au cours des décennies passées, n’est pas sortie grandie sur la scène diplomatique internationale au cours des derniers mois, et les pressions brutales exercées par Washington sur ses « partenaires », notamment asiatiques, pour tenter d’entraver le rattrapage technologique chinois, pourraient se retourner doublement contre Trump, d’abord en poussant ses « alliés » à rompre avec les USA plutôt qu’avec la Chine, en ensuite en poussant Pékin à mettre tous les moyens possibles pour s’affranchir au plus vite de ses dernières dépendances majeures à l’égard des monopoles étrangers, en particulier dans le domaine de l’informatique et des semi-conducteurs. La puce IA Ascend 910 de Huawei est gravée en 7 nm par le fondeur TSMC. 

Cela ne serait pas un problème majeur si Washington ne venait pas semer le trouble :

« Huawei va devoir compter avec les USA qui cherchent absolument à empêcher le fondeur taïwanais TSMC de faire commerce avec son voisin ». 

Depuis la fin de l’année 2019, les USA font en effet pression sur le géant taïwanais TSMC pour qu’il n’emploie que son procédé de gravure en 14 nm avec les monopoles chinois (procédé auquel Intel est d’ailleurs bloqué depuis plusieurs années…) et leur interdisent l’accès au 7 nm, un procédé auquel le concepteur chinois de processeurs Zhaoxin aura également recours en 2021 pour ses CPU de série KX-7000. En 2019, le marché américain a contribué à hauteur de 60 % aux 34,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires de TSMC, contre 20 % pour la Chine

Le chiffre d’affaires de TSMC (l’un des trois leaders mondiaux dans son domaine, derrière l’américain Intel et le coréen Samsung) est à mettre en regard des 601 milliards de dollars du PIB taïwanais en 2019, dont il a représenté à lui seul 5,8 % ! Durant la période 2017-2019, le chiffre d’affaires réalisé par TSMC auprès de Huawei est passé de 1,53 à 4,95 milliards de dollars, soit de 5 à 14 % de parts de marché. L’usine TSMC de Nanjing utilise déjà le procès de gravure en 12 nm. Alors que Huawei n’est pour l’instant « que » le deuxième client de TSMC derrière Apple, il semble déjà faire la sourde oreille aux pressions de Washington, au point même de les avoir nié dans un premier temps :

« TSMC continuera à fabriquer des puces pour Huawei, après que le gouvernement de Taïwan ait nié un rapport selon lequel Washington lui avait demandé de (…) suspendre ses activités avec son client n°2 ».

En 2019, Huawei a réalisé un chiffre d’affaires de près de 859 milliards de yuans, soit 123 milliards de dollars, un chiffre en hausse de 19,1 % en glissement annuel, et ce en dépit des sanctions US. Le bénéfice net a atteint près de 63 milliards de yuans, soit 9 milliards de dollars, en hausse de 5,7 %.

Mais avec la crise actuelle, et le découplage rapide qu’elle va induire entre la Chine et les USA, les parts de marché des clients US et chinois de TSMC pourraient évoluer encore plus rapidement… 

Attention donc à ce que la bourgeoisie taïwanaise ne demande bientôt le divorce d’avec les USA et ne négocie avec Pékin un statut de Région Administrative Spéciale (RAS), sur le modèle de Macao et de Hong Kong… La bourgeoisie taïwanaise n’acceptera peut-être plus très longtemps d’avoir le revolver de la « diplomatie » US constamment braqué sur sa tempe… et préférera sans doute bientôt venir s’abriter sous le parapluie militaire de Pékin, désormais très crédible…

Cette « diplomatie » US si particulière pourrait en définitive s’avérer complètement contre-productive pour les sacro-saints intérêts US eux-mêmes, non seulement parce qu’elle risque de pousser Taïwan dans les bras de la Chine, mais aussi parce qu’elle stimule la volonté chinoise de s’affranchir de cette dépendance…

En effet, les pressions US poussent la Chine à accélérer la migration vers du matériel complètement indépendant des technologies étrangères. Huawei sortira ainsi un ordinateur animé par un processeur Kunpeng 920 (4 cœurs/8 threads) monté sur une carte mère Kunpeng avec un système d’exploitation Harmony OS 2.0 dès… cette année ! La presse informatique spécialisée ne s’y trompe d’ailleurs pas :

« Actuellement, les fondeurs chinois sont toujours en retard sur les firmes concurrentes que sont Samsung et TSMC. On estime que SMIC, le plus grand fondeur chinois, a un retard d’environ 3 ans sur TSMC. Mais l’entreprise progresse vite et table sur le 7 nm d’ici la fin d’année. De plus, certains experts pensent que ces mesures sont en réalité contre-productives, y compris pour les entreprises américaines. C’est également la position du Pentagone, qui a exprimé sa désapprobation au sujet d’un durcissement des sanctions contre les sociétés chinoises en janvier dernier. Doug Jacobson, un avocat spécialisé dans le commerce, estime que « cela va avoir un impact bien plus négatif sur les entreprises américaines que sur Huawei, car Huawei va développer sa propre chaîne d’approvisionnement. En fin de compte, Huawei trouvera des alternatives ». »

HiSilicon, la filiale de Huawei spécialisée dans les puces, vient d’ailleurs de faire son entrée remarquée dans le Top 10 mondial des plus importants fournisseurs de semi-conducteurs au 1er trimestre 2020, enregistrant sans surprise « la plus forte croissance sur an » : + 54 % en glissement annuel, passant de la 15ème à la 10ème place mondiale durant cette courte période. Sans surprise, « les États-Unis ne voient clairement pas cette ascension d’un bon œil »… 

Les pressions US fournissent en outre un solide argument à Huawei (et donc à Pékin) pour « rediriger ses commandes » de puces « vers le fondeur chinois SMIC plutôt que TSMC », de quoi pousser TSMC, et donc par ricochet Taïwan, à réfléchir rapidement à une redéfinition radicale de ses alliances… Et ce d’autant plus que la concurrence chinoise se rapproche : le fondeur chinois SMIC, qui a commencé la production de masse de puces gravées en 14 nm en 2019, prévoit pour la seule année en cours des dépenses d’investissement de tout premier ordre : pas moins de 3,1 milliards de dollars ! 

La mise au point de son process de gravure en 7 nm qui « améliore les performances de 20 % et diminue la consommation d’énergie de 57 % par rapport au 14 nm » est déjà bien avancée, avec une production de masse prévue pour 2021, et SMIC travaille déjà à une deuxième itération encore plus performante de son process 7 nm au moment même où Intel, le géant de Santa Clara, est toujours dans les choux avec le lancement imminent d’une « nouvelle » génération de son processeur phare… toujours gravée en 14 nm ! Pour la presse spécialisée occidentale, cette « dixième » génération du géant américain est « un refresh au goût de décacore, mais aussi de décadence ». 

Le rapport performance par watt, c’est-à-dire la mesure de l’efficience énergétique, du process de gravure d’Intel devient en effet proprement calamiteux dans la course aux processeurs les plus puissants, notamment face au process 7 nm de TSMC employé sur les derniers processeurs AMD Ryzen… Mais au moins, Intel pourra se reconvertir en chauffagiste ou en fabriquant de grille-pain ! Un bien maigre lot de consolation il est vrai…

Voilà donc posés les fondements matériels de la Guerre diplomatique contemporaine Chine-USA. 

Notons au passage que le feu nourri de la diplomatie chinoise se concentre indéniablement sur l’administration Trump  ̶  la tête du monstre atlantiste  ̶ , et épargne ses alliés européens, auquel elle laisse une porte de sortie, à la condition implicite que ceux-ci renoncent à leur soumission idéologique « traditionnelle » à l’impérialisme américain, les invitant à « préserver les relations sino-européennes » afin de « réfléchir en profondeur sur la marche à suivre pour que nos économies et nos sociétés restent résilientes » et à « orienter la mondialisation dans la bonne direction ». 

En bref, la Chine serait disposée à les aider à traverser leur crise de déclassement à moindre frais s’ils acceptent de prendre leurs distances avec l’impérialisme américain… 

Comme on le voit, le rapide rattrapage technologique chinois, ainsi que les méthodes brutales employées par la « diplomatie » US, sans oublier la profonde crise économique de déclassement dont est aujourd’hui victime l’impérialisme américain, placent indéniablement la Chine en position de force sur l’échiquier géopolitique mondial. L’échec et mat n’est pas loin ! 

Et c’est dans ceci qu’il faut voir le fondement de la nouvelle diplomatie chinoise, désormais engagée dans une riposte aussi immédiate que foudroyante, riposte dont nous allons maintenant donner un petit florilège…

« Douter du taux de mortalité du virus en Chine n’est qu’une spéculation purement politique », « Ce n’est pas en tentant de faire porter le chapeau aux autres qu’on pourra sauver des vies », « Les fausses accusations des États-Unis sont un « chantage politique » éhonté », « Les politiciens américains disent « Aime ton prochain comme toi-même » mais se montrent en fait égoïstes et froids », « La demande de dédommagement cause la honte à la civilisation » et enfin « Combien de temps durera le piètre spectacle ? » 

Tels sont les titres de quelques articles publiés au cours des derniers jours dans la presse officielle chinoise. Tous les extraits ci-dessous proviennent de ces articles, qui sont autant de gifles diplomatiques administrées par la Chine à l’impérialisme américain déclinant… 

Cette sélection n’est pas chronologique, mais thématique et mélange donc les extraits des différents articles. Nous l’avons voulu aussi concise que possible, mais elle ne constitue cependant qu’un aperçu succinct de ces articles et ne saurait donc se substituer à leur lecture.

« L’épidémie a poussé la Chine à tirer parti de son système institutionnel et à constituer une force nationale conjointe. De nombreuses régions ont mis un « frein d’urgence » à leur vie économique et sociale. Les voies de déplacement de près de 60 millions d’habitants de la province du Hubei ont été fermées et plus de 10 millions d’habitants de la capitale Wuhan ont été confinés à domicile, afin de sauver des vies ! Des centaines d’équipes médicales se sont rassemblées rapidement, plus de 42 000 travailleurs médicaux de tout le pays sont venus dans le Hubei, les meilleures ressources médicales et les meilleurs experts respiratoires et infectieux se sont réunis à Wuhan, des millions de personnes se sont investies de diverses manières dans la guerre de défense contre l’épidémie de Wuhan et du Hubei, toujours afin de sauver des vies ! Wuhan a mené une enquête rigoureuse au maillage extrêmement fin visant à « ne laisser aucun foyer à l’écart » et « ne laisser aucune personne à l’écart » couvrant plus de 4,2 millions de familles dans la ville, afin de s’assurer que tous les patients soient accueillis et qu’ils soient tous traités, encore afin de sauver des vies ! Pour tous les patients graves et critiques, la politique « chaque personne est un cas à part » a été mise en œuvre. Le coût du traitement par habitant des patients sévères a été supérieur à 150 000 yuans, et le coût du traitement de certains patients critiques pouvait atteindre plusieurs centaines de milliers de yuans, voire plus d’un million de yuans, mais tout cela a été pris en charge par l’assurance médicale et le gouvernement, donc une fois de plus pour sauver des vies ! « Je n’ai jamais vu une telle mobilisation de ma vie », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé ».

« La Chine a été la première à signaler la situation épidémique au monde, à combattre le virus à l’échelle nationale, à obtenir des résultats remarquables en matière de prévention et de contrôle et à aider la lutte mondiale contre la maladie ! La Chine travaille en étroite collaboration avec l’OMS. Les pratiques de prévention et de contrôle et les plans de diagnostic et de traitement de la Chine sont utilisés par d’autres pays dans le monde. La Chine a envoyé 15 groupes d’experts médicaux dans 16 pays. La Chine n’a ménagé aucun effort pour produire du matériel de lutte contre l’épidémie pour le monde. Et malgré cela, certains voudraient mettre en jeu sa responsabilité ? »

« Les États-Unis ont indiqué publiquement « qu’ils appréciaient les efforts et la transparence dont la Chine a fait preuve » et que « les données partagées par la Chine contribueraient à la lutte contre l’épidémie aux Etats-Unis ». On se souvient encore de ces propos, alors que les Américains ont soudainement fait volte-face ».

« Fin février, le Directeur général de l’OMS a averti clairement que « si un pays pense que le nouveau coronavirus n’apparaîtra pas devant sa propre porte, ce sera une erreur fatale », tandis que certains politiciens américains continuaient d’affirmer que « les symptômes sont très légers », que « la maladie guérira toute seule » et qu’elle « disparaîtra comme par enchantement ». La mise en œuvre de la politique de non-dépistage est apparue et le Centre de contrôle et de prévention des maladies américain a édicté une règle « aucune annonce publique ». »

« L’ensemble du processus de guerre contre l’épidémie en Chine a été rendu public. Depuis janvier, la Chine a annoncé chaque jour le nombre de cas confirmés, le nombre de décès, de cas suspects, de contacts étroits et de personnes mises en quarantaine pour observation. Plus de 3 000 conférences de presse ont eu lieu au niveau national, provincial, régional et municipal pendant l’épidémie. Les représentants du gouvernement, le personnel médical, les experts et les universitaires, ainsi que les patients qui se sont remis de la maladie ont fait face aux caméras et répondu aux questions. (…) Bruce Aylward, conseiller principal auprès du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a pour sa part répondu du tac au tac face aux questions provocatrices des médias américains : « La Chine n’a pas caché de données, ce qui peut être prouvé par de nombreuses enquêtes menées par le groupe d’experts de l’OMS en Chine », a-t-il souligné ».

« La Chine a partagé la séquence génétique du nouveau coronavirus à la première occasion, ce qui a fourni les conditions de base pour accélérer la recherche et le développement de vaccins. Pour reprendre les mots de Richard Houghton, rédacteur en chef de « The Lancet », après que l’OMS a déclaré l’état d’urgence, s’il y a eu inaction, c’est de la responsabilité des États membres, et non la faute de la Chine. Le monde devrait remercier la Chine pour son avertissement, le confinement qu’elle a mis en œuvre et la lutte acharnée qu’elle a menée contre l’épidémie ».

« Les États-Unis sont actuellement la région où l’épidémie est la plus grave dans le monde et les diverses erreurs dans la réponse du gouvernement américain ont suscité une insatisfaction générale dans tous les milieux. Afin de se dérober à leurs responsabilités, certains politiciens aux États-Unis ont essayé d’aveugler l’opinion en recourant à la tactique bien connue du bouc émissaire, bien que la réalité de la situation soit suffisamment claire pour tous dans le monde entier ».

« Au lieu de réfléchir à leur approche catastrophique de l’épidémie, ils ont imputé la propagation de l’épidémie dans leur pays au retard de divulgation d’informations par la Chine et l’OMS. Toutes les personnes perspicaces ont pourtant pu noter que la Chine avait toujours gardé les informations ouvertes et transparentes. Dès le 3 janvier, elle a informé l’OMS et les organismes de prévention et de contrôle compétents des États-Unis. L’OMS a communiqué les informations au monde dès que possible. À Beijing, Shanghai et à Guangzhou, le premier patient a été notifié le 20 janvier et c’est le 21 janvier que le premier cas a été signalé aux États-Unis. Le décalage n’est que d’un jour, mais les résultats de la prévention et du contrôle sont très différents ».

« La réponse inefficace du gouvernement américain a provoqué beaucoup de colère. Et c’est pourquoi, afin de détourner l’attention de leur propre responsabilité, les politiciens américains ont répandu les uns après les autres des rumeurs selon lesquelles « la Chine a dissimulé l’épidémie » et que « le virus est venu d’un laboratoire à Wuhan, en Chine », allant de ce fait jusqu’à prétendre « demander réparation » à la Chine, se donnant en spectacle comme s’ils étaient sur scène. Mais où sont leurs preuves ? Le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont vagues ! Non seulement les États-Unis essaient de faire porter le chapeau à la Chine, mais ils ont également accru la pression sur l’OMS, l’accusant faussement de « favoriser la Chine », et non contents de suspendre leur financement, mais menaçant également de faire une enquête sur l’OMS ».

« L’épidémie de coronavirus fait rage et de nombreuses vies humaines sont en danger critique. Certains politiciens américains, représentés par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, ont fait chorus avec Fox News et d’autres médias de droite aux États-Unis. Afin de se soustraire à leur responsabilité pour leur gestion inefficace de l’épidémie, ils ont joué le petit jeu tentant d’accuser les autres pour leurs propres turpitudes ». 

« Selon la presse américaine, le Conseil de sécurité nationale a rédigé les éléments de langage pour inciter les dirigeants américains à rejeter la faute sur la Chine. Le Comité sénatorial républicain national a rédigé un « manuel de mensonge » de 57 pages pour apprendre étape par étape aux candidats à calomnier la Chine en ce qui concerne l’épidémie. Tom Ginsburg, professeur en droit international de l’Université de Chicago a dévoilé le secret : les litiges visant la Chine servent à « masquer les erreurs du gouvernement américain », de manière à appuyer politiquement le parti républicain dans l’élection présidentielle en novembre ».

« Les États-Unis ont complètement piétiné la justice internationale et les principes moraux et de justice reconnue par la communauté internationale ! David Stewart, professeur de droit de l’Université de Georgetown est très inquiété : « Tous ceux qui poursuivent la Chine en justice doivent réfléchir à cette question : attendons, serons-nous poursuivis aussi ? » Les gens ne peuvent que poser une question : la grippe espagnole qui a commencé aux États-Unis a causé une catastrophe humaine d’ampleur, alors comment réclamer le dédommagement ? Le sida est apparu premièrement aux États-Unis. Qui sera tenu responsable pour indemniser 75 millions de patients atteints du sida et 35 millions de décès à cause des maladies liées au sida dans le monde ? En 2008, la crise financière internationale a commencé au Wall Street, alors quand les États-Unis vont-ils offrir le dédommagement des pertes économiques à hauteur de milliers de milliards de dollars dont le monde a souffert ? »

« Si l’on suivait la logique de ces politiciens, et si nous voulions vraiment demander des réparations, il y aurait alors trop de choses que la communauté internationale pourrait reprocher aux Etats-Unis, sans parler de (…) l’intervention de troupes américaines étrangères à l’étranger au fil des ans, faisant des millions de victimes civiles innocentes et d’innombrables pertes matérielles, et cela dans le monde entier. De tout cela, le monde pourrait demander aux États-Unis d’en rendre des comptes, plus qu’à n’importe qui ! »

« Certains responsables ont aussi ouvertement plaidé pour qu’on laisse le virus se propager et que les personnes âgées, malades, handicapées et sans abri soient éliminées, afin de « résoudre le lourd fardeau de notre société », suscitant la colère du public. Se montrer aussi froids et impitoyables est bien au-delà de la capacité de compréhension des gens de bien ! »

« La Chine a été la première à informer le monde de l’épidémie, mais cela ne signifie pas que le nouveau coronavirus provient de la Chine. L’origine du virus est une question scientifique sérieuse, qui ne peut qu’être confiée aux scientifiques et aux experts médicaux. Comment peut-on laisser certains politiciens américains donner libre cours à leur imagination pour arriver à la conclusion ? » 

« D’où vient le nouveau coronavirus ? Il s’agit d’un grave problème scientifique qui nécessite des recherches de traçabilité rigoureuses et professionnelles par les scientifiques. La fameuse « grippe espagnole » de 1918 est originaire des États-Unis. Les experts médicaux ont travaillé d’arrache-pied et pourtant, depuis plus de 100 ans, le « patient zéro » n’a toujours pas été déterminé. Les gens ne peuvent s’empêcher de demander pourquoi ces politiciens et les médias de droite américains sont-ils si arrogants et agressifs et comment ils peuvent être si sûrs de la source du COVID-19 ? »

« Les gens ont le droit de poser les questions. S’agissant de « la pneumonie liée aux cigarettes électroniques » aux États-Unis en août 2019, pourquoi les images de tomographie par ordinateur du poumon ressemblent-elles tellement à celles du poumon infecté par le COVID-19 ? Que s’est-il passé exactement à la base militaire Fort Detrick aux Etats-Unis ? Des gens qui n’avaient pas d’historique de voyage en Chine sont morts du COVID-19 le 6 février. Quand exactement le premier cas de COVID-19 est-il apparu aux Etats-Unis ? Les États-Unis se vantent toujours de sa liberté d’expression, alors pourquoi est-ce que les scientifiques ayant publié les résultats de recherche sur le nouveau coronavirus ont été muselés ? Quand les scientifiques européens et chinois ont publié plusieurs résultats de séquençage génétique du nouveau coronavirus, pourquoi les États-Unis, première puissance dans le domaine de la recherche biologique et génétique, n’osent-ils pas publier les résultats ? Ces politiciens américains doivent répondre à ces interrogations au lieu de faire la sourde oreille ».

« Les sacrifices et le dévouement, les réalisations et les contributions de la Chine peuvent profiter au monde entier, et de cela la Terre et le Ciel peuvent en témoigner. Certains politiciens américains seraient bien inspirés de comprendre qu’ils ne pourront pas remplacer la réalité des faits quoi qu’ils fassent, et que tous les torrents de boue qu’ils déversent ne pourront jamais effacer la vérité. (…) Ceux qui le font ne feront que se tromper eux-mêmes et seront la risée du monde entier ».

« Avec une approche aussi maladroite, ils pensent toujours pouvoir tromper le monde et s’acquérir une réputation usurpée, ce qui est une véritable insulte à l’intelligence de la communauté internationale ».

« Il y a une phrase célèbre de l’ancien président Abraham Lincoln qui dit : « Vous pouvez tromper tout le monde à un moment donné, vous pouvez tromper certaines personnes tout le temps, mais il est impossible de tromper tout le monde tout le temps », ce qui n’a pas empêché certains politiciens américains de croire simplement qu’ils peuvent tromper le monde ! La Chine a lutté contre l’épidémie avec la puissance de toute une nation, utilisé une stratégie de confinement sans précédent pour mettre fin à l’épidémie et explore l’expérience du diagnostic et du traitement des patients quel qu’en soit le prix. Les efforts et les contributions de la Chine doivent être respectés. C’est évident pour tous, et cela ne pourra jamais être changé par la manipulation politique de certaines personnes ».

« C’est l’arrogance de certains politiciens américains qui a retardé la lutte mondiale contre l’épidémie ».

« Ironiquement, le magazine américain National Interest a déclaré : « Les États-Unis reçoivent plus d’aide chinoise que le gouvernement américain n’en fournit à sa propre population ». Il n’est pas difficile dans ces conditions de comprendre pourquoi certains internautes ont critiqué les politiciens américains, disant que « La nature humaine est une rareté, et la moralité est un luxe ». »

« Beaucoup d’analystes américains ont indiqué que Mike Pompeo n’a fait rien d’utile pour lutter contre l’épidémie aux États-Unis. Par contre, il a concentré toute sa force pour attaquer la Chine en se servant des hypothèses contestables pour semer les rumeurs trompeuses et calomnieuses et lancer les injures contre la Chine. Selon certains médias, « le chef de la diplomatie américaine » a déjà fait perdre complètement la face et la crédibilité aux États-Unis à l’international. Il a raconté que le virus « résultait d’une fuite du laboratoire de Wuhan » et a provoqué une surenchère médiatique sur « les prétendues données qui ne reflètent pas la réalité en Chine » pour inciter les gens « à réclamer le dédommagement ». Des gens ont fait une liste des propos publics de Mike Pompeo durant l’épidémie et ils ont conclu que « la proportion de mensonge a établi un record mondial ». Scott Ritter, ancien agent chargé de renseignement du corps des Marines des États-Unis, a publié un article sur le site Russian Today pour indiquer que les renseignements américains ont été utilisés pour appuyer la théorie dénuée de tout fondement selon laquelle l’Irak possédait les armes de destruction massive. Pour les personnes qui connaissent bien cette affaire, de nombreux propos de Mike Pompeo à l’heure actuelle donnent des frissons ».

« Les propos de Mike Pompeo ont dépassé la ligne rouge et ils ne font que creuser le déficit moral des États-Unis à l’international, à tel point que les États-Unis se feront ridiculiser par le monde. Lors de la réunion des ministres des affaires étrangères du G7, Mike Pompeo a tenté de stigmatiser la Chine avec le nom du virus, mais tous ses alliés s’y sont opposés. Un diplomate européen a dit à la presse que la demande de Mike Pompeo a « franchi la ligne rouge » et qu’il était hors de question pour l’Europe « d’accepter cette façon de nommer le virus ainsi que les informations qu’elle tente de transmettre ». »

« Avec Mike Pompeo, les caractéristiques les plus notables de la diplomatie américaine, c’est l’arrogance au mépris de la justice et les manœuvres provoquant des troubles et l’affrontement. (…) Selon l’article intitulé « Un secrétaire d’État échoué » publié sur le magazine The American Conservative, durant l’épidémie, il semble que la seule chose qui intéresse Mike Pompeo, c’est de lancer les attaques à l’extérieur. Selon cet article, le mandat de Mike Pompeo en tant que secrétaire d’État a été défini par les ultimatums irréalistes et les injures à l’extérieur. (…) S’agissant de la performance de Mike Pompeo durant l’épidémie, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif a dit : « On se demande s’il est secrétaire d’État ou secrétaire de la Haine ». »

« Réagir aux catastrophes avec la haine et la stigmatisation non seulement ne sera d’aucune utilité aux États-Unis pour surmonter leurs difficultés, mais cela jettera en plus une ombre sur le monde. En fait, le nombre record de décès dus au COVID-19 aux États-Unis n’est que le résultat de leur petit jeu de l’inaction et du reproche fait aux autres ».

« A travers les âges, l’expérience a montré ceux qui ont seulement cherché à acquérir du capital politique face à des catastrophe finiront par être cloués au pilori de la stigmatisation de l’histoire ».

« Ce « chantage politique » éhonté deviendra un scandale dans l’histoire de la lutte des hommes contre l’épidémie ».

« Si cette farce de demande de dédommagement persiste, les États-Unis derrière cette cause injuste vont perdre le soutien et finir par se faire humilier ».

« Ils ont franchi la ligne rouge morale et affichent un mépris total pour l’humanité ».

Vincent Gouysse, le 8 mai 2020 pour www.marxisme.fr

La source originale de cet article est marxisme.fr

Copyright © Vincent Gouysse, marxisme.fr, 2020

https://www.mondialisation.ca/quand-la-diplomatie-chinoise-repond-a-la-diplomatie-des-cow-boys-combien-de-temps-durera-le-pietre-spectacle/5645470


 

COVID-19: LES ETATS-UNIS DOIVENT RÉPONDRE A CERTAINES QUESTIONS

COVID-19: les Etats-Unis doivent répondre à certaines questions

French.china.org.cn | Mis à jour le 12. 05. 2020 | Mots clés : COVID-19,Etats-Unis

 

5 mars 2020: le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Mike Pompeo, lors d’une conférence de presse à Washington D.C. [Crédit photo: Xinhua]
 

 

Plutôt que de se concentrer sur la lutte contre le nouveau coronavirus et de se sauver des vies aux Etats-Unis, un certain nombre de politiciens américains, dont le secrétaire d’Etat Mike Pompeo et le porte-parole du département d’Etat Morgan Ortagus, se sont efforcés de promouvoir la présomption selon laquelle la Chine serait responsable de la pandémie.

Le Parti républicain a même établi un groupe de travail qui, affirme-t-il, va enquêter sur le rôle de la Chine dans la propagation du coronavirus. Il s’agit clairement d’un rideau de fumée visant à créer l’impression que la Chine porte la responsabilité de cet imbroglio tragique, que la réponse à la pandémie a fait naître aux Etats-Unis.

En déclarant coupable la Chine d’être à l’origine du nouveau coronavirus, et notamment en pointant d’un doigt conspirateur l’Institut de virologie de Wuhan, l’administration américaine tente désespérément d’éviter d’endosser ses responsabilités pour sa réponse tardive, inefficace et désastreuse face à la pandémie.

Ces faux accusateurs sont bien conscients que les pays, qui font état en premier de l’apparition d’une nouvelle maladie, n’en sont généralement pas la source. Les Etats-Unis ont par exemple enregistré les premières infections au VIH, même si l’origine de ce virus a été localisée ailleurs.

En essayant de créer une présomption de culpabilité sur la « faute » ou la « négligence » de la Chine, les Etats-Unis tentent de détourner les critiques sur leur propre territoire, mais également d’éviter certaines questions pertinentes qui pourraient leur être posées, notamment: quelles sont les circonstances entourant la fermeture de son laboratoire militaire d’armes biologiques à Fort Detrick dans le Maryland l’année dernière? Ce laboratoire réalisait-il des recherches sur les coronavirus? Y a-t-il eu une fuite?

Et quand la première infection au nouveau coronavirus est-elle apparue aux Etats-Unis?

D’après les médias américains, le premier cas confirmé aux Etats-Unis pourrait être bien antérieur à ce qui a été indiqué. Michael Melham, le maire de Belleville dans le New Jersey, a par exemple affirmé avoir été infecté en novembre dernier.

Par ailleurs, malgré leur statut de plus grande économie mondiale bénéficiant d’importantes ressources et des technologies médicales les plus avancées, les Etats-Unis possèdent le plus grand nombre d’infections confirmées et de décès liés au coronavirus. Comment cela est-il possible?

Le monde a en outre de bonnes raisons de demander pourquoi, à un moment aussi critique et alors que la coopération internationale est plus que jamais nécessaire pour lutter contre l’épidémie, les Etats-Unis ont-ils soudainement interrompu leur contribution à l’Organisation mondiale de la santé? Et pourquoi ont-ils refusé de participer la semaine dernière à une conférence en ligne visant à lever des fonds pour financer la recherche d’un vaccin?

Les Etats-Unis posent des questions de façon à nourrir les suspicions à l’encontre de la Chine et à lui attribuer la faute, mais tant que la science n’aura pas répondu à la question de l’origine du nouveau coronavirus et des leçons à tirer de cette pandémie, les suspicions et les fautes sont tout autant attribuables aux Etats-Unis.

Il est moralement répugnant que ces politiciens américains engagés dans des diffamations aussi malsaines exploitent en réalité la réponse inadaptée de l’administration américaine face au coronavirus et ses malheurs, uniquement pour diffamer la Chine.

La situation aux Etats-Unis devrait rappeler à Washington que, même si elle regarde Beijing comme sa rivale, il devrait y avoir un niveau fondamental de confiance mutuelle, de façon à répondre aux menaces communes.

 

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Source:french.china.org.cn  

 

Lire aussi

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2020-05/12/content_76035887.htm


 

LE MINISTÈRE CHINOIS DES AE SOULIGNE LE PRINCIPE D'UNE SEULE CHINE DANS LES AFFAIRES DE L'OMS

 

Le ministère chinois des Affaires étrangères souligne le principe d'une seule Chine dans les affaires de l'OMS

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-05-12 à 20:02
 

BEIJING, 12 mai (Xinhua) -- La participation des experts techniques de la région de Taiwan aux activités techniques de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se déroule sans problème, sur la base du principe d'une seule Chine, a déclaré mardi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Le porte-parole Zhao Lijian s’est exprimé ainsi après que le département chargé des affaires étrangères des autorités de Taiwan a fait une annonce lundi, indiquant que la partie continentale de la Chine avait signé un mémorandum d'entente confidentiel avec l'OMS en 2015 sur les affaires liées à la participation de la région de Taiwan aux activités de l'OMS.

Il n'y a pas de secret concernant le mémorandum d'entente signé par le gouvernement chinois et l'OMS en 2015, a indiqué M. Zhao lors d'une conférence de presse, ajoutant que l'information concernée était accessible sur Internet.

Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, et la région de Taiwan est une partie inaliénable du territoire chinois, a souligné M. Zhao, notant que la Chine n'avait besoin de signer aucun mémorandum d'entente avec quelque organisation que ce soit pour que "Taiwan revienne à la Chine".

Selon le mémorandum d'entente signé entre la Chine et l'OMS, la participation des experts techniques de la région de Taiwan aux activités techniques de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se déroule sans problème, sur la base du principe d'une seule Chine, a affirmé le porte-parole.

Il a noté que seize équipes composées de 24 experts médicaux et sanitaires de la région de Taiwan avaient participé à des activités techniques de l'OMS depuis 2019.

La manipulation politique des autorités de Taiwan sur la pandémie de COVID-19 est futile, a ajouté le porte-parole.

http://french.xinhuanet.com/2020-05/12/c_139051097.htm


 

CORONAVIRUS : LA CHINE PREPARE LA CONTRE-OFFENSIVE

Corona : la contre-offensive chinoise se prépare

Sat Feb 15, 2020 3:13PM

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s’exprime lors de la 56e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) à Munich, en Allemagne, le 15 février 2020. ©AFP

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s’exprime lors de la 56e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) à Munich, en Allemagne, le 15 février 2020. ©AFP

La Chine avertit les États-Unis que les mesures excessives en ce qui concerne la lutte contre le Coronavirus pourraient entraver le commerce bilatéral.

Dans une interview avec South China Morning, le conseiller d’État Wang Yi, qui est également ministre chinois des Affaires étrangères, a exhorté les États-Unis à ne pas prendre de mesures inutiles en réponse à cette épidémie ; mesures trop restrictives pouvant porter atteinte au commerce et au tourisme.

Les États-Unis et d’autres pays ont pris des mesures drastiques pour freiner la propagation du virus depuis janvier. Certains pays ont suspendu l’entrée des ressortissants étrangers. Les vols commerciaux ont été réduits et de nombreux pays ont envoyé des vols charters pour rapatrier leurs nationaux vivant à Wuhan, la ville chinoise d’où est partie l’épidémie chinoise.  

Washington a rappelons-le mis en garde les Américains de se rendre en Chine, mettant en colère Pékin au moment même commençait à se réparer les relations commerciales entre les deux pays.

Pékin ne jette pas l’éponge alors que Washington a décidé de retirer son épingle du jeu

Pékin ne jette pas l’éponge alors que Washington a décidé de retirer son épingle du jeu

Bien que les États-Unis aient reporté l’adoption de leurs nouveaux droits de douane, Pékin refuse de baisser les armes.

En marge de la conférence de Munich sur la sécurité, le chef de la diplomatie chinoise a dénoncé les mesures excessives prises par certains pays qui ont notamment interdit l’entrée sur leur sol des ressortissants chinois.

M. Wang a déclaré que la Chine avait pris les mesures les plus rigoureuses pour lutter contre l’épidémie, de nombreuses mesures allant au-delà des réglementations sanitaires internationales et des recommandations de l’OMS.

« Grâce à nos efforts, l’épidémie est globalement sous contrôle », a-t-il déclaré.

Les États-Unis ont été parmi les premiers pays à restreindre l’entrée des ressortissants chinois, ce qui a conduit Pékin à refuser d’accepter l’aide sanitaire américaine.

Sur le récent accord commercial entre la Chine et les États-Unis, Wang a déclaré : « Maintenant, il y a un vrai problème, étant donné que les États-Unis ont imposé une interdiction complète des aller-retour des gens entre la Chine et les États-Unis. Objectivement, cela apportera des difficultés à la mise en œuvre de cet accord ».

M. Wang a déclaré qu’il ne comprenait pas pourquoi les États-Unis utilisaient leur pouvoir et tentaient de convaincre leurs alliés d’attaquer une entreprise privée comme Huawei, le plus grand fabricant mondial d’équipements de télécommunications.

Il a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve crédible que Huawei possède une soi-disant porte dérobée qui nuit à la sécurité des États-Unis.

Les États-Unis mènent une campagne contre Huawei et ils ont averti qu’ils pourraient espionner les clients de Pékin. Washington a placé l’entreprise sur une liste noire de type commercial l’année dernière.

Par ailleurs, le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a présenté samedi la Chine comme une menace croissante pour l’ordre mondial - affirmant que la nation la plus peuplée du monde vole le savoir-faire occidental, intimide les petits voisins et cherche un « avantage par tous les moyens et à tout prix ».

Armes: la Chine menace les USA

Armes: la Chine menace les USA

L’armée chinoise a sérieusement averti un navire de guerre agresseur de l’US Navy dans les eaux territoriales de la Chine.

Dans son intervention à la conférence internationale de sécurité à Munich, le Secrétaire américain à la Défense a souligné que la Chine figurait en tête de liste des adversaires potentiels du Pentagone, suivie de la Russie.

Dans une autre partie de son discours, Mark Esper a averti que les alliances américaines, y compris l’avenir de l’OTAN, seraient menacées si les pays européens décidaient d’utiliser la technologie chinoise Huawei dans leurs réseaux 5G.

http://french.presstv.com/Detail/2020/02/15/618723/USA--le-pire-danger-scuritaire-


 

UNE QUESTION AUX POLITICIENS AMÉRICAINS : ATTAQUER LA CHINE VOUS PERMETTRA-T-IL DE SAUVER DES VIES ?

Une question aux politiciens américains : attaquer la Chine vous permettra t-il de sauver des vies ?

le Quotidien du Peuple en ligne | 10.05.2020 12h15 

À lire aussi :

Dès que le « Manuel anti-Chine » du Parti républicain américain est apparu, il a provoqué un tollé public. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying l'a immédiatement publié sur Twitter.

Face à la propagation accélérée du nouveau coronavirus aux États-Unis, certains politiciens et médias américains n'ont pas pour objectif de sauver les gens, mais de faire porter le chapeau aux autres, ce qui est vraiment stupéfiant.

Il y a quelques jours, un document du parti Républicain de 57 pages dévoilé par les médias a fourni des tutoriels détaillés sur la façon de faire assumer la responsabilité de l'épidémie à la Chine. La chose la plus importante est peut-être la suivante : si on leur demande si « l'épidémie est la faute de Donald Trump », les Républicains ont reçu pour instruction de répondre que, en plus de souligner que le président avait interdit les voyages avec la Chine, « n'utilisez pas d'autres arguments pour défendre le président et attaquez directement la Chine ».

Ce choix de mots aussi simple et grossier montre pleinement que lorsque certains politiciens américains font face à l'épidémie, ils ne parlent pas de science et ignorent les preuves pour tenter de semer la confusion au sein de l'opinion publique et de la tromper.

L'image est une capture d'écran du compte Twitter de Hua Chunying.

En fait, avant même que ce document ne soit dévoilé, il y avait déjà belle lurette que des politiciens tels que le secrétaire d'État Mike Pompeo et le sénateur fédéral Tom Cotton s'acharnaient à faire porter la responsabilité de l'épidémie aux autres. Ils ne pensent qu'à politiser l'origine du virus, en y ajoutant le mot « possible », faisant du soi-disant Institut de recherche sur les virus de Wuhan un « risque pour la sécurité », soutenant que le virus pourrait avoir été dû à une « fuite », mais bien entendu sans jamais fournir de preuves scientifiques à l'appui de telles allégations aussi graves. Face aux doutes du public au sujet de la faiblesse de la prévention de l'épidémie par le gouvernement américain, ils ont répondu dans un rictus que c'est « la Chine et l'OMS qui ont retardé la réponse des États-Unis à l'épidémie ».

Le mensonge ne supporte pas la gifle de la réalité des faits. La Corée du Sud et les États-Unis ont signalé leurs premiers cas d'infection à nouveau coronavirus le même jour, mais depuis lors, la trajectoire des flambées épidémiques des deux pays a été très différente. Au cours des derniers jours, Richard Houghton, rédacteur en chef de la revue scientifique « The Lancet » et d'autres experts de la santé ont étudié en détail le calendrier de développement de l'épidémie, soulignant que les États-Unis ont obtenu dès les premiers instants les informations sur l'épidémie de la part de l'OMS, ce qui prouve une fois de plus que quand les États-Unis disent qu'ils ont été « retardés », c'est un mensonge.

À l'heure actuelle, les États-Unis sont la zone la plus gravement touchée par l'épidémie dans le monde, avec plus d'un million de cas d'infection et près de 80 000 décès. Certains responsables de la santé ont déclaré que l'épidémie était comparable, pour les Américains d'aujourd'hui, au « moment de Pearl Harbor » et au « 11 septembre ». Alors que de plus amples informations sur la réponse du gouvernement américain au chaos dans les premiers stades de l'épidémie se propagent et que la compréhension du public de la propagation de l'épidémie aux États-Unis s'approfondit, il est clair que certains politiciens se trompent toujours en espérant leurrer l'opinion avec leur volonté de faire porter le chapeau aux autres.

Ces derniers jours, cette crise historique a inspiré davantage de questionnement et de réflexion dans la société américaine. Toutes les parties concernées se concentrent sur les raisons pour lesquelles, malgré la fenêtre temporelle de plus de deux mois, les États-Unis ne sont toujours pas préparés à faire face à l'épidémie et pourquoi leur travail de prévention et de contrôle est aussi passif.

Un article du magazine « Science » a souligné que la riposte américaine à l'épidémie est « fragmentée et chaotique » et parasitée par les « messages contradictoires » émis par les politiciens. Arthur Kaplan, professeur au Centre médical Langone de l'Université de New York, a souligné que « la Maison Blanche n'a pas pris les menaces contre les États-Unis suffisamment au sérieux » et que « les conservateurs qui croient à la liberté du marché mettent l'idéologie au dessus de la science, ce qui fait qu'il est impossible d'apporter une réponse forte à l'épidémie à l'échelle nationale ».

Alors que la recherche scientifique n'a pas encore réussi à percer, la solidarité et la coopération internationales sont les « vaccins » les plus efficaces sur lesquels les pays doivent s'appuyer pour répondre à l'épidémie. Le virus ne connaît pas de frontières et personne ne sera vraiment en sécurité tant que tout le monde ne sera pas en sécurité. Face à la crise mondiale, quiconque se bat contre le virus, peu importe où il se trouve, appartient à la lutte de l'humanité tout entière. Le petit jeu qui cherche à faire porter le chapeau aux autres revient ni plus ni moins qu'à recourir à la politique de l'autruche. Cela ne saurait en aucun cas être un vaccin contre le virus. Il serait même peut-être plus approprié de dire qu'il s'agit d'un virus politique.

Ce que nous avons face à nous, c'est une maladie, il faut la guérir !

Par commentaire du Quotidien du Peuple en ligne

Voir plus :

1, Les personnes âgées aux États-Unis ont-elles encore le droit de vivre ?

2, Nous posons encore cette question aux politiciens américains : ce sont les droits de l'homme dont vous parlez?

(Rédacteurs :Yishuang Liu, 孙晨晨)

 

LA CHINE QUI EST UNE NATION PACIFISTE VA CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTER SON ARSENAL NUCLÉAIRE POUR CONTRER LES BELLICISTES AMÉRICAINS

 

La Chine est appelée à tripler ses ogives nucléaires pour contrer les « bellicistes » américains

Sun May 10, 2020 4:58PM

Des missiles balistiques intercontinentaux DF-5B à Pékin, le 1er octobre 2019. ©AFP

Des missiles balistiques intercontinentaux DF-5B à Pékin, le 1er octobre 2019. ©AFP

La Chine devrait tripler son arsenal nucléaire pour dissuader les « bellicistes » américains, selon le quotidien chinois Global Times.

« La Chine devrait augmenter considérablement son stock d’ogives nucléaires pour dissuader les États-Unis de poursuivre leurs ambitions stratégiques à l’étranger », a exhorté le rédacteur en chef du Global Times.

Dans un article, Hu Xijin, rédacteur en chef du Global Times, réaffirme que la Chine est une « nation pacifique » qui s’est engagée à ne jamais être la première à utiliser des armes nucléaires. Hu Xijin souligne, cependant, que Pékin doit projeter d’augmenter le nombre de ses têtes nucléaires jusqu’à 1 000 pour créer un puissant moyen de dissuasion destiné à « façonner les attitudes des élites américaines envers la Chine ».

La Chine possède actuellement environ 300 ogives nucléaires.

Hu Xijin pense que le renforcement des capacités nucléaires de la Chine poussera une Amérique de plus en plus irrationnelle à garder sa distance avec la Chine.

« Certains pourraient me qualifier de "belliciste" pour encourager la Chine à multiplier ses ogives nucléaires alors que ce sont les hommes d’État américains qui cherchent explicitement une animosité accrue vis-à-vis des Chinois », ajoute Hu Xijin.    

Chine: les USA naviguent à vue

Chine : les USA naviguent à vue

Les États-Unis n’ont pas de stratégie pour interagir avec la Chine.

Le rédacteur en chef du Global Times dit qu’il préfère une « coexistence pacifique » entre la Chine et les États-Unis, mais qu’il a déjà remarqué que Washington « ne croit qu’en la force ».

« La Chine ne peut pas supplier d’être traitée sur un pied d’égalité sur la scène mondiale », a-t-il ajouté.

L’article du Global Times a été publié au lendemain du fait que le président américain Donald Trump a demandé, lors d’une conversation téléphonique, à son homologue russe Vladimir Poutine de trouver un accord entre Washington, Pékin et Moscou pour le « contrôle efficace des armements ».

Trump a appelé, à plusieurs reprises, la Chine à se joindre aux négociations pour renouveler le traité START - le pacte sur les armes nucléaires qui devrait expirer en février 2021. Jusqu’à présent, Pékin a manifesté peu d’intérêt à participer à ces négociations.

Les tensions entre les États-Unis et la Chine sont en hausse depuis quelques semaines après que Washington a accusé Pékin d’avoir contribué à la propagation de l’épidémie de coronavirus.

La Chine a rejeté ces allégations en les qualifiant d’« infondées » et demandé aux États-Unis de présenter des preuves là-dessus, une demande à laquelle Washington n’a jamais répondu.

http://french.presstv.com/Detail/2020/05/10/625043/Chine-Etats-Unis-arme-nucleaire-atomique-guerre


 

CHINE : LES USA NAVIGUENT A VUE

Armée chinoise: la plus grande faille des USA?

Sat May 9, 2020 3:19PM

Une parade militaire de l'armée chinoise. ©AFP

Une parade militaire de l'armée chinoise. ©AFP

Bien que les responsables américains n’aient pas utilisé le terme de « guerre froide » pour décrire la relation entre Washington et Pékin, les études et les commentaires sont remplis de discussions sur une « guerre froide » entre les deux pays depuis le déclenchement de la pandémie de coronavirus, selon un article publié sur Al-Jazeera. 

Le président américain Donald Trump réitère ses accusations envers la Chine en disant qu’elle a joué un rôle dans la propagation du coronavirus dans le monde.

La guerre froide de Washington avec la Chine diffère de celle qu’elle a menée avec l’Union soviétique. La confrontation américano-soviétique était principalement politique, idéologique et militaire, cherchant à gagner de l’influence dans le monde entier dans une bataille à somme nulle. 

Chine/USA: Washington accusé de « terrorisme économique »

Chine/USA : Washington accusé de « terrorisme économique »

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhang Hanhui a qualifié la guerre commerciale bilatérale lancée par le président américain Donald Trump de « terrorisme économique ».

Et, ce alors que la concurrence américano-chinoise est plus compliquée, car les deux pays collectent plus de 700 milliards de dollars de transactions commerciales par an, les universités américaines accueillent plus de 350 000 étudiants chinois, et avant la pandémie de coronavirus, le tourisme connaissait dans les deux pays des millions d’Américains et de Chinois, et les deux pays adoptent des systèmes et politiques économiques non contradictoires ; tout cela réduit la possibilité d’une confrontation globale entre eux.

Hier, le président américain Donald Trump a appelé à ce que la Chine soit incluse dans les prochains pourparlers sur le contrôle des armements avec la Russie, et la Maison-Blanche a déclaré dans un communiqué que « le président Trump a réaffirmé que les États-Unis sont déterminés à un contrôle efficace des armements qui inclut non seulement la Russie, mais aussi la Chine, et attend avec intérêt les pourparlers, afin d’éviter une course aux armements coûteuse ».

Armes: la Chine menace les USA

Armes : la Chine menace les USA

L’armée chinoise a sérieusement averti un navire de guerre agresseur de l’US Navy dans les eaux territoriales de la Chine.

Il y a quelques jours, le rapport annuel de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm a révélé que la Chine continue d’augmenter son budget de défense, et elle est devenue deuxième derrière les États-Unis, avec 261 milliards de dollars de dépenses en 2019, tandis que le budget américain de la défense est de 732 milliards de dollars.

À ce propos, Al-Jazeera a eu un entretien avec Yinan Hai, professeur américain d’origine chinoise à l’Université de La Haye, en Pennsylvanie, spécialisé dans les affaires sino-américaines :

La Chine et les États-Unis se dirigent-ils vers une nouvelle guerre froide ?

- Nous recherchons de grands changements dans la nature des relations entre les États-Unis et la Chine, et ce sera le pire depuis 1979. Oui, l’histoire ne se répète pas, mais il existe des modèles et des interactions qui peuvent se répéter. La Chine et l’Amérique ne se dirigent pas vers une guerre froide similaire à celle qui a opposé l’Union soviétique aux États-Unis. Les deux camps et les deux coalitions sont opposés et ils ont adopté des modèles économiques idéologiquement opposés. Les deux camps ont mené une guerre idéologique mondiale et ils ont également connu une concurrence stratégique globale et une guerre économique.

Dans le même temps, il existe certaines similitudes dans le cas sino-américain en ce qui concerne la nature de la relation concurrentielle entre eux qui peut être observée dans une portée régionale (Asie du Sud-Est), qui a des implications dans le monde entier, en particulier dans le domaine de la santé publique, de la technologie ou des chaînes d’approvisionnement.

Comment les États-Unis peuvent-ils réagir à la manière dont la Chine a géré le coronavirus ? 

- Les États-Unis devraient répondre à la Chine de plusieurs manières qui ne sont pas liées les unes aux autres, et la priorité doit être d’encourager la coordination dans les domaines biologique et médical afin que les médecins et les scientifiques des deux parties coopèrent afin de stopper le virus.

Les États-Unis doivent également faire de même avec les autres pays témoins d’une épidémie de propagation du virus, afin de sauver la vie des citoyens et d’améliorer les conditions de l’économie mondiale.

La coopération et la coordination devraient se faire par le biais de l’Organisation mondiale de la santé ou d’autres institutions internationales, mais les tentatives d’isoler et d’attaquer la Chine à ce stade seront contre-productives. La Chine, comme nous le savons, est la source du virus, donc les scientifiques chinois ont de meilleures informations que les autres sur le virus, et penser à punir la Chine sera une punition pour le peuple américain et le reste du monde, pas seulement pour la Chine.

Covid-19: les 6 coups de Trump

Covid-19 : les 6 coups de Trump

Donald Trump n’a fait que tirer parti du vent de panique causé par la propagation du virus dans le monde.

Êtes-vous d’accord avec la façon dont le président Trump traite la Chine ? Et pourquoi ?

- Le président américain a beaucoup parlé de la Chine depuis son arrivée au pouvoir, et une grande partie de ce qu’il a dit est contradictoire.

Trump n’a pas une vision de traiter avec la Chine comme celle du président Clinton ou d’Obama, et son approche s’est avérée inefficace avec le président chinois Xi Jinping.

Trump n’a pas pu formuler ou adopter une stratégie globale - pendant son mandat de plus de trois ans - dont la Chine est un élément essentiel. Les politiques de Trump envers la Chine sont gérées de manière fragmentaire, parfois de manière contradictoire et hésitante.

Trump a de nombreuses tactiques qu’il utilise avec la Chine, mais il n’a pas de stratégie pour y faire face, et en conséquence, la façon dont il parle de la Chine est imprévisible, et dans de nombreux cas, elle est trompeuse.

Peut-être que les louanges de Trump envers la Chine ne sont qu’un lapsus, et son attaque contre elle ne peut être que le résultat du moment, et ses menaces n’ont aucune valeur réelle, et ceci est un exemple du dilemme de Trump dans ses relations avec la Chine.

La Chine veut d’abord prendre le président américain au sérieux avant de prendre ses paroles et ses positions au sérieux, Trump pourrait avoir besoin d’aide et de sagesse dans ce domaine.

La Chine menace les États-Unis

La Chine menace les États-Unis

La Chine avertit les États-Unis que les mesures excessives en ce qui concerne la lutte contre le Coronavirus pourraient entraver le commerce bilatéral.

http://french.presstv.com/Detail/2020/05/09/624968/Armee-chinoise-la-plus-grande-faille-US


 

EN DÉPIT DU CHAOS ET DES MENACES, LA CHINE VA DE L'AVANT

La Chine va de l’avant en dépit du chaos et des menaces

 Depuis 3 heures  9 mai 2020

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 Asie et Afrique - Chine

 

Pékin intensifie son Initiative Ceinture et Route et d’autres plans de changement de paradigme malgré le Covid-19 et la guerre hybride américaine.

Au milieu de la plus profonde contraction économique depuis près d’un siècle, le Président Xi Jinping a très clairement indiqué, le mois dernier, que la Chine devait être prête à relever sans relâche des défis étrangers sans précédent.

Il ne faisait pas seulement référence au possible découplage des chaînes d’approvisionnement mondiales et à la diabolisation permanente de tous les projets liés aux Nouvelles Routes de la Soie, ou Initiative Ceinture et Route (BRI).

Un document interne prétendument divulgué, secret et invisible en Chine, mais néanmoins obtenu par une obscure source liée à l’Occident, a même déclaré, en substance, que le jeu des reproches à la Chine concernant le virus est comme la réaction à l’évènement de Tienanmen une fois de plus.

Selon ce document secret et invisible, la Chine devrait « se préparer à une confrontation armée entre les deux puissances mondiales » – une référence aux États-Unis. C’est comme s’il s’agissait d’une stratégie agressive déployée par l’État chinois en premier lieu, et non en réponse à l’escalade massive de la guerre hybride 2.0 par le gouvernement américain.

À toutes fins pratiques, la diabolisation hystérique de la Chine à Washington a maintenant dépassé l’hystérie précédente, la diabolisation de la Russie.

Ce que Pékin avait l’habitude de définir comme une « période d’opportunité stratégique » est terminé. Des rumeurs ont circulé dans les cercles d’information selon lesquelles les dirigeants du PCC pensaient que cette fenêtre d’opportunité stratégique durerait sans entrave jusqu’à la date clé de 2049 – lorsque le « rajeunissement national » aurait dû être pleinement accompli.

Oubliez cela. Il s’agit maintenant de la guerre hybride 2.0 déployée par les États-Unis pour contenir la superpuissance émergente, quoi qu’il en coûte. Et cela implique qu’une pléthore de plans chinois est maintenant mise en œuvre.

La première chose à faire est de restaurer la productivité de la machine « Made in China ». Lors de sa récente visite dans la province du Shaanxi, historiquement cruciale pour le PCC, le Président Xi a insisté sur ce point, associé à une offensive anti-pauvreté. Il avait promis d’éliminer la pauvreté cette année.

De manière significative, et contrairement à toutes les prévisions occidentales, les exportations chinoises ont augmenté de 3,5% en avril, contre une baisse de 6,6% en mars. Cela bouleverse totalement la logique du découplage. Le gouvernement japonais, par exemple, accélère la relocalisation des usines de Chine, dans la précipitation. Ce n’est pas une stratégie très intelligente.

Ces usines quittent une nation qui a pratiquement éradiqué le Covid-19. Et si elles déménagent au Vietnam, eh bien, c’est aussi une économie socialiste (avec des caractéristiques vietnamiennes).

La croissance du PIB chinois a chuté de 6,8% au premier trimestre 2020. La reprise est déjà là. Officiellement, le taux de chômage était de 5,9% fin mars – sans compter les travailleurs migrants qui sont retournés dans les grandes villes après avoir passé le pic du Covid-19 à la campagne. On prévoyait un taux de chômage de 20%, qui s’est ensuite rétracté.

La reprise sera un mélange de mesures de stimulation économique pour les entreprises, grandes et petites, d’investissements dans les infrastructures et de bons pour une grande partie de la population active. Le système du Hukou – qui lie les droits sociaux au lieu de résidence – sera également réformé. La date clé à surveiller sera le 22 mai, lors de la session reportée de l’Assemblée Populaire Nationale.
Ceinture et Route sur les rails

Sur le plan géopolitique, l’analyse du groupe de réflexion français CAPS, filiale du Ministère des Affaires Étrangères à Paris, est pratiquement devenue un mantra à travers l’Occident.

CAPS s’inquiète du fait que la Chine est devenue indispensable, tout en s’interrogeant sur ses « valeurs » et son « agenda caché ». Alors que l’UE est totalement paralysée et qu’elle prouve graphiquement son manque de pertinence à de multiples niveaux, notamment en ce qui concerne l’accord sur un plan de sauvetage efficace pour tous ses membres, l’Occident – en déclin -, presque en bloc, est terrifié par le fait que la Chine est en train de devenir la première puissance mondiale de façon irréversible.

Même après avoir subi le coup massif du Covid-19, Pékin semble contrôler toutes les variables de base de sa politique économique (institutions financières, grandes entreprises). Le PCC va redoubler d’efforts pour développer l’ensemble de la machine de production parallèlement à l’application généralisée des techniques d’IA.

Ce qui semble établi maintenant, c’est que la Chine va d’abord garantir ses propres intérêts nationaux – en termes de chaînes d’approvisionnement et d’exportations mondiales. À court et à moyen terme, l’accent sera mis sur certaines nouvelles routes de la soie terrestres et maritimes, notamment la Route de la Soie de la Santé.

Même avec le Covid-19, les échanges commerciaux de la Chine avec les pays de l’Initiative Ceinture et Route ont augmenté de 3,2% au premier trimestre, ce qui n’est pas négligeable, même si l’on compare avec les 10,8% enregistrés pour l’ensemble de l’année 2019.

Selon le Ministère du Commerce, les échanges commerciaux de Pékin avec 56 pays de la BRI, répartis entre l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Sud, représentent un pourcentage très important (30%) du total des échanges annuels. Comparez maintenant ce chiffre à la contraction de 13 à 32% du commerce mondial prévue par l’Organisation Mondiale du Commerce pour 2020.

Ainsi, même si une baisse des échanges au premier trimestre 2020 était plus que prévisible, elle devrait rapidement se redresser, notamment en ce qui concerne l’Asie du Sud-Est, l’Europe de l’Est et le monde arabe.

La BRI doit faire face, comme prévu, à une myriade de défis à court et moyen terme, tous liés à une connectivité défaillante : ruptures de la chaîne d’approvisionnement, restrictions généralisées en matière de voyages et de visas, contrôles frontaliers sévères, retards dans les projets en raison de l’augmentation des coûts.

Citons par exemple le train à grande vitesse Jakarta-Bandung, long de 150 km et d’un coût de 6 milliards de dollars, en Indonésie, où les experts techniques chinois ne reviennent que lentement après avoir été absents en raison de restrictions gouvernementales. Le long du corridor économique Chine-Pakistan, la quarantaine obligatoire des techniciens chinois a gelé les progrès pendant au moins deux mois. Il en va de même pour les projets au Bangladesh et au Sri Lanka.

Selon un rapport de l’Economist Intelligence Unit, le Covid-19 fera dérailler la BRI en 2020. Cela n’a peut-être été le cas que pendant les quatre premiers mois de l’année. Même pendant la crise du Covid-19, Pékin a signé des accords pour de nouveaux projets de la BRI au Myanmar, en Turquie et au Nigeria.

Le train à grande vitesse Chine-Laos, reliant le Yunnan, via Vientiane, à la Thaïlande, la Malaisie et Singapour, reste sur les rails et devrait être achevé fin 2021. L’ANASE est désormais le premier partenaire commercial de la Chine, avant même que l’UE ne soit submergée par la crise.
Regarder le yuan numérique

La principale conclusion à tirer de tout cela est que la macro-stratégie complexe du PCC ne sera pas perturbée. Cela implique que la Chine restera le principal moteur de l’économie mondiale, avec ou sans découplage, et que la BRI sera au cœur de la stratégie de politique macro-étrangère de la Chine, associée à une solide volonté de multilatéralisme.

Bien que de vastes pans de l’économie mondiale, en particulier dans le Sud Global, n’aient pas l’intention de se découpler de la Chine, Pékin devra être prêt à contrecarrer la guerre hybride menée par Washington sur tous les fronts – géo-économique, cybernétique, biologique, psychologique.

Comme Kishore Mahbubani l’a détaillé dans son dernier livre, cela ne signifie pas que la Chine aura l’intention – et la capacité – de devenir un nouveau gendarme du monde. Elle va certainement intensifier sa puissance économique et financière, comme avec la mise en œuvre prudente du yuan numérique, peut-être soutenu par l’or.

Et puis, il y a le changeur de donne en constante évolution responsable des nuits blanches de l’establishment américain : le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine.

Il y a deux semaines, un développement géopolitique extrêmement important a été pratiquement enterré par l’hystérie du coronavirus.

Moscou est tout à fait conscient que Washington déploie des systèmes de défense antimissile très près des frontières de la Russie, lui donnant la possibilité de lancer une première frappe nucléaire. Pékin suit cette évolution avec inquiétude.

Le fait que Moscou en soit conscient n’est qu’une partie de l’histoire : le point essentiel est que la Russie est confiante que des armes sophistiquées comme le Sarmat et l’Avangard s’en occuperont.

Plus complexe est la question des laboratoires d’armes biologiques du Pentagone dans l’ancienne URSS – une question également suivie de près par Pékin. Moscou a identifié un laboratoire près de Tbilissi en Géorgie, et 11 d’entre eux en Ukraine. Et en 2014, lorsque la Crimée a été réunifiée avec la Russie, les scientifiques ont également trouvé un laboratoire à Simferopol.

Toutes ces informations – armes nucléaires et biologiques – comme me l’ont confirmé des sources d’information, sont échangées au plus haut niveau du partenariat stratégique entre la Russie et la Chine.

Le prochain grand mouvement sur l’échiquier géopolitique est la négociation en équipe de leurs relations bilatérales avec les États-Unis.

Rien ne pourrait être plus rationnel, étant donné qu’ils sont considérés comme les deux principales « menaces » pour les États-Unis, selon la stratégie de sécurité nationale.

Il s’agit d’un changement de paradigme majeur.

Par Pepe Escobar.
Sources : Asiatimes.com ; traduit par Réseau International

http://french.almanar.com.lb/1747165


 

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE : LA STIGMATISATION EST UN DANGEREUX "VIRUS POLITIQUE"

La stigmatisation est un dangereux « virus politique »

le Quotidien du Peuple en ligne | 03.05.2020 21h54 

La stigmatisation est un dangereux « virus politique »
 

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Les dernières statistiques de la pandémie de pneumonie à nouveau coronavirus publiées par l'Université Johns Hopkins aux États-Unis montrent que c'est dans ce pays que l'épidémie est la plus grave. Même à l'autre bout du monde, le peuple chinois ressent de l'empathie et est très inquiet, car il peut ressentir toutes les difficultés endurées par les Américains. « Le monde est un village planétaire. Quand une personne est plongée dans l'insécurité, c'est le monde entier qui s'y trouve plongé aussi »." Les internautes chinois ont exprimé leur souhait de faire de leur mieux et de tendre une main secourable et de transmettre de la chaleur humaine, touchés qu'ils sont au plus profond de leur cœur. Tout cela reflète les vrais liens qui unissent tous les peuples ensemble.

En revanche, certains politiciens américains se livrent à un triste spectacle qui va dans un sens radicalement inverse, suscitant de la colère chez de nombreuses personnes. La vie est plus précieuse que tout, mais à leurs yeux, la séparation définitive avec des personnes que l'on aime, les sacs mortuaires transportés dans des camions et la tragédie de gens qui meurent seuls chez eux, ce n'est pas un problème urgent. Non, ce qui les intéresse le plus, c'est comment se servir de cela pour se livrer à des petites manœuvres politiques et échapper à toutes les responsabilités qu'ils devraient assumer. Les médias américains ont déclaré que l'épidémie faisait rage, mais certains politiciens se sont concentrés sur deux choses : critiquer les médias et critiquer la Chine. Le « Boston Globe » a traduit ce comportement en mots vifs et cruels : en perdant des occasions de combattre le virus, « leurs mains sont couvertes de sang américain ».

La stigmatisation de la Chine a un impact sur la justice internationale. Les actions de lutte contre l'épidémie de la Chine sont ouvertes et continues, elles sont évidentes pour tous et ne seront jamais anéanties par quelques personnes qui les couvrent de boue sans motif. Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré avec la plus grande franchise que le peuple chinois « a contribué à l'humanité tout entière en sacrifiant la vie normale de millions de gens pour éviter que le virus se transmette à d'autres ». En réponse à une question d'un journaliste, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, a déclaré à plusieurs reprises que « les actions de la Chine ont été rapides et de grande ampleur, ce qui est rare dans le monde ». « The Lancet », un journal universitaire faisant autorité dans la communauté médicale a récemment publié un éditorial soulignant que l'épidémie de pneumonie à nouveau coronavirus a été rapidement contenue en Chine, ce qui constitue « un exemple impressionnant pour les autres pays ». La Chine a lutté contre l'épidémie, réussi à enrayer la propagation du virus et sauvé d'innombrables vies, quel qu'ait pu en être le prix. Mais aujourd'hui, elle est stigmatisée et clouée au pilori par des politiciens sans scrupules. Où est la raison ? Où est la justice ?

La stigmatisation de la Chine ne sera jamais un médicament salvateur, elle ne sauvera aucune vie. Le COVID-19 remet en cause le droit des hommes à la vie et à la santé. À l'heure actuelle, il est plus important de sauver les gens que de chercher à faire porter la responsabilité de ses propres fautes à d'autres, et il est évident que la coopération est plus importante que la violence verbale et les accusations sans fondements. Mais la réalité est surprenante : certains politiciens aux États-Unis n'essaient pas de guérir les gens et de les sauver, mais ils pensent que lancer des sortes d'incantations magiques pourra sauver des vies. Selon un article publié sur le site Internet de l'Atlantic Monthly aux États-Unis, la Maison Blanche n'a pas pris de mesures de prévention et de contrôle strictes aux premiers stades de l'épidémie, ce qui est la raison la plus importante de l'épidémie actuelle aux États-Unis. Bill Gates, coprésident de la Fondation Bill & Melinda Gates, a pour sa part déclaré avec une abrupte franchise que : « Depuis le début, la Chine a fait beaucoup de bonnes choses, comme tout pays où il y a un virus qui émerge », ajoutant qu'« Il est triste que même les États-Unis, dont on attendrait d'eux fassent la même chose de manière adéquate, ont précisément répondu au problème de manière médiocre ».

La stigmatisation de la Chine met en danger la lutte mondiale contre l'épidémie. Les États-Unis, en tant que première puissance économique et technologique, ont une forte puissance économique, de solides capacités de recherche scientifique et des normes médicales de pointe. Tout en maîtrisant efficacement l'épidémie au niveau national, les États-Unis devraient aussi assumer davantage d'obligations internationales et aider les pays et régions les plus vulnérables. Le triste spectacle offert par certains politiciens américains ne fera que saper les efforts mondiaux de lutte contre l'épidémie, saper le consensus de construction d'une communauté de destin humain, et saper l'entraide mutuelle. La Chine, elle, a toujours adhéré au concept d'une communauté de destin humain et fourni une assistance aux pays dans la mesure de ses moyens. Le président russe Vladimir Poutine a ainsi souligné que la Chine a tendu la main aux pays touchés par l'épidémie en temps opportun et a donné un bon exemple à la communauté internationale.

Toutes ces vilaines manœuvres qui ont à maintes reprises vilipendé la Chine sont étayées par derrière par des manipulations politiques et des intentions politiques sinistres. Cela se voit dans tous les domaines de la société aux États-Unis et dans la communauté internationale. Le New York Times a souligné qu'aux États-Unis, la réponse à l'épidémie est très largement « recouverte par des calculs politiques ». Jim O'Neill, président du groupe de réflexion Chatham House, the Royal Institute of International Affairs, a écrit un article intitulé « Critiquer la Chine comme une stratégie de diversion dangereuse », disant « Pour de nombreux gouvernements, la stigmatisation de la Chine semble être un moyen de distraire l'attention des gens pour cacher leur propre préparation insuffisante face aux maladies épidémiques. À l'heure actuelle, la priorité absolue du monde est censée être une réponse globale et coordonnée à la double crise sanitaire et économique causée par l'épidémie. Cette stratégie de l'accusation est non seulement inutile, mais elle est également dangereuse ».

Le dangereux « virus politique » nécessite également des efforts conjoints mondiaux pour le combattre. Le rapporteur spécial des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités, Fernand de Varennes, a averti que la pneumonie à nouveau coronavirus n'est pas seulement un problème de santé, et qu'elle peut également devenir un virus qui exacerbe la xénophobie, l'exclusion et la haine. Certains Asiatiques vivant en Occident et portant des masques ont été maltraités et battus dans les rues, ce qui est un terrible exemple. Un éditorial publié dans la revue scientifique de renommée mondiale « Nature » a souligné : « Depuis le déclenchement de l'épidémie de pneumonie à nouveau coronavirus, les Asiatiques du monde entier sont devenus la cible d'attaques racistes, causant des atteintes à la santé physique et mentale, voire la mort de nombreuses personnes ».

Face à la maladie, que ce soit en se livrant à des provocations et en répandant des rumeurs, ou en s'unissant et en coopérant pour surmonter les difficultés, tout cela est un test pour la moralité et la conscience de l'humanité pour l'histoire, la vie et l'avenir. Il ne fait aucun doute que si le « virus politique » continue à avoir un impact sur la justice internationale, et que si certains politiciens américains se croient autorisés à utiliser le virus comme une arme politique, les pertes et les souffrances subies par le monde seront incalculables, et une page très sombre sera écrite dans l'histoire de l'humanité.

(Par Zhong Sheng, Zhong Sheng est un nom de plume souvent utilisé par le Quotidien du Peuple pour exprimer son point de vue sur la politique étrangère). 

(Rédacteurs :Yishuang Liu, 孙晨晨)

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UNE ENTREPRISE CHINOISE FAIT UN DON DE 1,1 MILLION DE MASQUES A 12 ETATS DES USA

Une entreprise chinoise fait don de 1,1 million de masques à 12 États américains

le Quotidien du Peuple en ligne | 06.05.2020 15h41 

Une entreprise chinoise fait don de 1,1 million de masques à 12 États américains

1/4Photo prise le 4 mai 2020 montrant des boîtes de masques faciaux donnés avant leur expédition au siège de Wanxiang America dans la banlieue nord-ouest de Chicago, aux États-Unis. (Xinhua)

  • Une entreprise chinoise fait don de 1,1 million de masques à 12 États américains
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À lire aussi :

Wanxiang Group, une multinationale chinoise de fabrication de composants automobiles basée à Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang (est de la Chine), a fait don de 1,1 million de masques faciaux et de 50 000 masques de protection à 12 États américains, le premier lot de milliers de boîtes ayant été expédié le 4 mai.

(Rédacteurs :孙晨晨, Yishuang Liu)

http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/n3/2020/0506/c31360-9687267.html