CHINE : (COVID-19) LE VACCIN CONTRE LE NOUVEAU CORONAVIRUS DOIT ETRE UN BIEN PUBLIC MONDIAL

 

Les défis post-pandémiques exigent une coopération mondiale renforcée, selon le fondateur du FEM (ENTRETIEN)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-06-05 à 18:03

GENEVE, 5 juin (Xinhua) -- La crise du COVID-19 a entraîné des défis économiques et des changements structurels, qui nécessitent des solutions multilatérales et multipartites, a déclaré Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum économique mondial (FEM).

"Ce n'était pas seulement une crise cyclique, c'était une crise systémique", a déclaré M. Schwab dans un récent entretien avec Xinhua.

Les impacts de la pandémie sur l'économie mondiale impliquent des conséquences à court terme comme des pertes d'emplois, et des changements structurels ainsi qu'une série de nouveaux risques, a-t-il indiqué.

Il a évoqué l'adoption par les principaux pays industrialisés de mesures fiscales positives pour atténuer les pressions sur les liquidités, tandis que la dévaluation de la monnaie a été observée dans certains pays en développement en Amérique du Sud et en Afrique.

"Nous devons faire tous les efforts possibles pour que le fossé entre les économies avancées et celles émergentes ne se creuse pas à cause de la crise", a-t-il martelé.

Les petites et moyennes entreprises (PME) ont été les plus touchées par la pandémie, en raison de leur forte dépendance vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement et de leur moindre liquidité, par rapport aux grandes entreprises, a poursuivi M. Schwab, ajoutant que les PME avaient besoin d'une "attention particulière" pendant la reprise économique.

Certains pays se sont efforcés d'éviter les risques financiers à court terme, ce qui a alourdi le fardeau de la dette pour la prochaine génération, a-t-il ajouté, notant que ces pays devraient accélérer la reprise économique et réduire le fardeau de la dette aussi vite que possible.

Cependant, il a souligné que "la crise du coronavirus va exercer des pressions sur les entreprises pour qu'elles numérisent davantage, qu'elles robotisent davantage, qu'elles utilisent encore plus l'internet des choses".

Les personnes accorderont plus d'attention à la santé, alors que l'apprentissage numérique et la formation continue sont en plein essor dans le domaine de l'éducation, a-t-il ajouté.

Selon M. Schwab, les défis posés par le "virus mondial" nécessitent l'engagement des hommes politiques, du monde des affaires et en particulier de la jeune génération.

"Tous ces risques ne peuvent être réduits que si nous renforçons la coopération mondiale", a-t-il déclaré.

"L'ordre mondial dans l'ère post-pandémique doit être façonné par tous les pays. Nous n'avons pas seulement besoin d'une approche multilatérale, nous avons besoin d'une approche multipartite - ce que le Forum représente", a-t-il conclu.

http://french.xinhuanet.com/2020-06/05/c_139116843.htm

 
 

(COVID-19) Le vaccin contre le nouveau coronavirus doit être un bien public mondial (COMMENTAIRE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-06-05 à 17:26
 

LONDRES, 5 juin (Xinhua) -- Un sommet mondial s'est conclu jeudi sur un appel lancé par les dirigeants mondiaux y participant en faveur d'efforts internationaux destinés à assurer la disponibilité des futurs vaccins contre le nouveau coronavirus à toute personne dans le besoin partout dans le monde.

Ce sommet, qui a réuni par visioconférence les dirigeants de plus de 30 pays et organisations internationales, dont l'ONU et l'OMS, a constitué un événement indispensable pour promouvoir l'unité mondiale dans la lutte contre la pandémie.

Dans le but de collecter des fonds pour l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (GAVI), le sommet a montré le souhait sincère des dirigeants que les vaccins puissent être un bien public mondial, plutôt qu'un produit purement commercial.

Bien qu'aucun vaccin n'ait encore passé la phase d'essais cliniques dans le monde aujourd'hui, la communauté mondiale se bat contre la montre pour en développer un contre le nouveau coronavirus, avec des progrès réalisés dans certains pays développés et en Chine.

C'est un rêve global d'avoir un vaccin efficace à une date rapprochée, mais un vaccin lui-même ne suffit pas. Des efforts internationaux conjoints doivent être déployés pour garantir son accessibilité à tous ceux qui en ont besoin.

La santé publique d'un pays n'est assurée que lorsque ses citoyens les plus vulnérables sont bien pris en charge. De même, le monde dans son ensemble ne sera à l'abri d'une pandémie que si les pays les plus pauvres sont bien équipés contre les risques d'infection.

Lors de son discours prononcé lors de ce sommet, le Premier ministre chinois Li Keqiang a déclaré qu'aucun pays n'était à l'abri du virus et que la santé et la sécurité de différentes populations étaient étroitement liées.

Pour l'heure, de nombreuses personnes craignent que les pays développés, leaders dans la recherche et le développement du vaccin, ne s'efforcent de tirer le maximum de bénéfices de leurs avantages, sans égard pour les pays pauvres. Or, dans la lutte mondiale contre le COVID-19, le virus ne connaît pas de frontière et les vaccins ne sauraient être contrôlés par quelques pays.

Des efforts doivent être déployés pour garantir qu'ils soient accessibles à tous ceux dans le besoin dès qu'ils seront disponibles. Par conséquent, tout individu dans n'importe quel pays, riche ou pauvre, devra y avoir accès et personne ne devra être privé de cette opportunité.

Actuellement, à travers la planète, 20 millions d'enfants n'ont pas accès à la gamme complète des vaccins, tandis qu'un sur cinq n'a reçu aucun vaccin, a noté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors du sommet.

Le facteur clé derrière ce triste constat est que la plupart des pays en développement ne disposent pas des fonds nécessaires et du savoir-faire essentiel pour développer des vaccins. Ainsi, face à la pandémie, leur sort est encore plus désespéré et les écarts dans la livraison mondiale de vaccins pourraient se creuser.

Pour les réduire, les pays devraient pleinement reconnaître le rôle de coordination de l'OMS et la soutenir entièrement en renforçant la coopération internationale.

La bataille contre le COVID-19 n'est pas encore terminée. Face à la plus grande crise de santé publique de notre génération et en l'absence d'un vaccin efficace, la communauté internationale doit travailler ensemble pour y parvenir.

Enfin, une solidarité mondiale est nécessaire pour garantir une accessibilité à chaque personne, partout, lorsque les vaccins seront prêts.

http://french.xinhuanet.com/2020-06/05/c_139116805.htm

 

 

Le leadership mondial de la Chine est la clé pour revitaliser la conservation de la biodiversité, selon le PNUE

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-06-05 à 03:19
 

NAIROBI, 4 juin (Xinhua) -- La communauté internationale peut tirer parti de la gestion écologique de la Chine pour revitaliser la conservation de la biodiversité dans un contexte de menaces liées au réchauffement de la planète et aux activités humaines, a déclaré jeudi la responsable du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), la veille de la Journée mondiale de l'environnement, qui aura lieu le 5 juin.

Selon Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, les antécédents de la Chine en matière de conservation de la nature qui ont été accompagnés d'une croissance économique rapide devraient servir d'inspiration à la communauté des nations dans leur quête pour protéger les zones à risque de la biodiversité contre les dommages.

"La Chine a fait beaucoup de travail très important au niveau national sur l'environnement, notamment en remédiant à ce qui était il y a 15 à 20 ans, ce qui avait largement réduit la population de pandas", a déclaré Mme Andersen lors d'une interview en ligne accordée à Xinhua.

"Ce que nous aimerions voir maintenant, c'est que la Chine montre vraiment la voie en matière de leadership mondial pour aider d'autres pays à conclure un nouvel accord solide et viable sur la protection de la nature", a-t-elle ajouté.

Mme Andersen a également souligné que la Journée mondiale de l'environnement 2020 dont le thème est la biodiversité servira d'appel aux gouvernements, aux entreprises et aux institutions multilatérales pour qu'ils se rallient aux efforts de protection des écosystèmes nécessaires à la survie humaine.

Selon la directrice exécutive du PNUE, la situation de la biodiversité dans le monde a décliné ces dernières années, et un système multilatéral robuste avec la Chine aux commandes est essentiel pour inverser cette tendance inquiétante.

"L'état de la biodiversité n'est pas là où nous aimerions l'avoir. Nous pouvons donc faire davantage en tant que communauté mondiale et nous nous réjouissons de la prochaine Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) qui se tiendra à Kunming, en Chine, et espérons que le monde se mettra d'accord sur des engagements plus forts pour protéger les espèces", a déclaré Mme Andersen.

Elle a aussi noté que l'accueil par la Chine du sommet mondial sur la biodiversité serait une réaffirmation de l'engagement de Beijing à fournir le leadership nécessaire pour restaurer les écosystèmes et faire avancer le développement vert.

"Nous sommes très heureux que la Chine se soit portée volontaire pour accueillir la 15e Conférence des Parties (COP 15) à la Convention sur la diversité biologique. Nous attendons avec intérêt le leadership de la Chine à la COP 15 et la réalisation d'objectifs ambitieux pour protéger les habitats", a affirmé Mme Andersen.

La directrice exécutive du PNUE a conclu en disant que la communauté internationale attend avec intérêt des engagements tangibles qui pourraient injecter de la vitalité dans le programme mondial de conservation de la biodiversité lors de la réunion à Kunming, capitale de la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine.

http://french.xinhuanet.com/2020-06/05/c_139114906.htm

 

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