LA CHINE INVITE LES ENTREPRISES ETRANGERES A VISITER LES CHAMPS DE COTON AU XINJIANG

La Chine invite les entreprises étrangères à visiter les champs de coton du Xinjiang

French.china.org.cn | Mis à jour le 30. 03. 2021 | Mots clés : Xinjiang

Les entreprises étrangères sont invitées à visiter les zones locales de production de coton et les entreprises textiles du Xinjiang, ainsi qu’à parler aux producteurs de coton pour faire « un choix judicieux », a déclaré lundi le gouvernement local du Xinjiang tout en critiquant les pays occidentaux qui ont qualifié de « génocide » ce qu’il se passe au Xinjiang, appelant cela « le plus grand coup monté de l’histoire de l’humanité ».

Tandis que le Xinjiang a réaffirmé son attitude ouverte, de nombreux médias étrangers ont insisté sur un « accès sans entrave » à la région pour des responsables de l'ONU, alors que la Chine et l'ONU sont en communication concernant la visite de responsables de l'ONU au Xinjiang.

Des analystes chinois ont appelé à ce que toute visite de responsables de l'ONU ou d'autres pays au Xinjiang soit basée sur le respect de la souveraineté de la Chine et ont avancé que « le battage médiatique est une pure manipulation politique pour faire pression sur la Chine et l'ONU ne devrait pas être affectée par cela ».

Elijan Anayat, un porte-parole du gouvernement régional du Xinjiang, a réfuté lundi lors d’une conférence de presse les accusations de travail forcé entourant l'industrie cotonnière du Xinjiang, soutenant que des « forces anti-chinoises en Occident ont fabriqué cette rumeur visant à attaquer l'industrie textile du Xinjiang, privant les travailleurs de touts les groupes ethniques de leurs droits au travail et détruisant leurs vies heureuses ».

Les conséquences pour certaines entreprises étrangères, telles que H&M et Nike, qui ont « aveuglément décidé de boycotter le coton du Xinjiang » ont été de perdre le marché chinois, leurs clients chinois et d'affecter leur réputation globale, a affirmé Elijan Anayat. « Nous, les Chinois, sommes raisonnables. Ces entreprises boycottent le coton du Xinjiang, donc naturellement nous ne voulons pas acheter leurs produits. »

Ces derniers jours, des marques étrangères comme H&M, Nike et Adidas ont été confrontées à un boycott sur les réseaux sociaux en Chine, et plus de 30 célébrités chinoises, dont Wang Yibo, Zhang Yixing et Dilraba Dilmurat – originaire du Xinjiang –, ont mis fin à leurs contrats avec ces marques pour « montrer leur soutien aux produits en coton du Xinjiang ».

« Des entreprises comme H&M ont été influencées par des rumeurs cherchant à politiser leur comportement économique, et l'Union européenne (UE), les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont sanctionné des personnes et des entités chinoises également sur la base de telles rumeurs », a avancé Xu Guixiang, un autre porte-parole du gouvernement de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, lors d’un point de presse de lundi.

« Certaines forces anti-chinoises de l'UE, des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada ont malicieusement utilisé des rumeurs telles que la présence de camps de concentration, l’utilisation de surveillance de masse, de travail forcé et de stérilisations forcées pour dénigrer la gouvernance du Xinjiang, tentant de dépeindre les politiques de gestion du Xinjiang en tant que génocide, ce qui est un grave mépris du droit international et des normes régissant les relations internationales, allant à l'encontre des efforts de la communauté internationale pour punir le crime de génocide », a affirmé M. Xu, qualifiant cela de « plus grand coup monté de l'histoire de l'humanité ».

Selon lui, « en tant que société multinationale, H&M aurait dû se rendre compte que lorsque des sanctions de certains pays occidentaux sont exercées contre d'autres pays, il y aura un retour de bâton ».

« Nous espérons que davantage d'entreprises aiguiseront leur vue et distingueront le bien du mal », a déclaré le porte-parole.

Selon lui, « la Chine d'aujourd'hui n'est pas la Chine de 1840, et l'époque où le peuple chinois était soumis à des brimades arbitraires de la part des puissances occidentales est révolue depuis longtemps. Le peuple chinois tout entier, y compris les gens de tous les groupes ethniques du Xinjiang, ne peut pas être pris à la légère ».

Le gouvernement régional invite les entreprises étrangères à effectuer une visite dans les entreprises textiles locales et à riposter aux accusation de travail forcé et de génocide avec des statistiques, des faits et des expériences personnelles des travailleurs des entreprises textiles locales, a déclaré le porte-parole lors de la conférence de presse de lundi.

Selon les données publiées par le département de l'Agriculture du Xinjiang, en 2020, environ 70% du coton cultivé localement a été récolté de manière mécanisée.

Almire Tursun, employée d'une entreprise textile à Kuqa, dans la préfecture d'Aksu, a indiqué aux journalistes lors de la conférence de presse qu'elle avait postulé pour un emploi et avait signé le contrat avec l'entreprise en avril 2020, gagnant un salaire mensuel de 4800 yuans (732 dollars).

La société lui fournit un dortoir gratuit avec un service Internet et d'autres services de base, et elle passe les weekends comme toutes les autres jeunes femmes : à faire du shopping, regarder des films et voyager.

« Ces forces étrangères qui ont concocté leur accusation de travail forcé n'ont jamais visité notre entreprise et ne savent rien de notre vraie situation », a-t-elle avancé.

« Ce qu'ils prétendent est absurde. Ce qu'ils veulent, c'est nous laisser sans travail et sans nourriture. Ce qu'ils ont fait est honteux et haineux », a-t-elle prétendu.

Outre les « forces anti-chinoises », de nombreux médias étrangers ont également contribué à « répandre les rumeurs avec leurs reportages biaisés », a soutenu Xu Guixiang.

Selon lui, des journalistes d'une société de radiodiffusion étrangère qui n’ont que fait le tour de l'extérieur d'une usine de transformation de coton au Xinjiang ont rapporté dans leur article que la Chine obligeait des dizaines de milliers de personnes issues de minorités ethniques différentes à s'engager dans des travaux manuels pénibles. Il a affirmé que des journalistes du même média avaient filmé sans leur consentement des sujets alors qu'ils faisaient des interviews dans une entreprise de vêtements de la région. Ils auraient même confondu des employés de l'entreprise pour des responsables du gouvernement local, rapportant que leur travail avait été entravé par des responsables, a-t-il soutenu.

M. Xu a affirmé que le Xinjiang est ouvert et accueille avec plaisir les journalistes étrangers, mais précisant toutefois qu’il s'oppose fermement à ceux qui mènent des enquêtes « avec la présomption de culpabilité » sous prétexte d’enquêtes sur les droits de l'Homme, « dans le but de perturber le développement stable du Xinjiang et d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine ».

Manipulation politique

Le gouvernement régional, mais aussi le gouvernement central chinois, ont exprimé à plusieurs reprises leur attitude ouverte à l'égard de la visite de la Haut-commissaire aux droits de l'Homme des Nations Unies ainsi que de responsables d'autres pays étrangers au Xinjiang.

Lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a déclaré que la Chine avait adressé il y a longtemps une invitation à la Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme (sous diverses conditions, ndlr) et que les deux parties étaient depuis en communication.

Mais M. Zhao a souligné que le but de cette visite devrait être de renforcer la communication et la coopération et non pas d’effectuer des enquêtes, menées selon lui « avec présomption de culpabilité ».

« Nous nous opposons également à l'utilisation de cette question à des fins de manipulation politique pour faire pression sur la Chine », a affirmé M. Zhao.

Les propos de M. Zhao font suite à des informations selon lesquelles le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré dimanche dans une interview accordée au média canadien CBC que la visite de la Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme Michelle Bachelet « était en cours de négociation » avec les autorités chinoises.

« Et j'espère qu'ils parviendront bientôt à un accord et que la commissaire aux droits de l'Homme pourra se rendre en Chine sans restrictions ni limitations », a déclaré M. Guterres, selon Reuters.

Mao Junxiang, directeur exécutif et professeur au Centre d'études sur les droits de l'Homme de l'Université centrale du sud, à Changsha (province chinoise du Hunan), a indiqué lundi au Global Times que la visite de l'ONU dans n'importe quel pays devrait être basée sur le consentement du pays hôte et dans le respect de la souveraineté du pays.

Selon lui, les autorités chinoises et l'ONU devraient discuter de la mission de la visite, mais « les médias occidentaux ont exagéré en demandant un soi-disant “accès sans entrave” au Xinjiang », ce que des analystes chinois ont qualifié de « pure manipulation politique qui tente de faire pression sur l'ONU et la Chine et de dégrader la coopération de la Chine avec la Haut-commissaire aux droits de l’Homme ».

Ces analystes chinois ont déclaré que l'ONU devrait « résister aux pressions de certains pays occidentaux, ne déclarer aucune position politique dans ses remarques et adhérer à la Charte des Nations Unies ».

Zhu Ying, directeur adjoint de la Base nationale d'éducation et de formation aux droits de l'Homme de l'Université des sciences politiques et de droit du sud-ouest, a affirmé au Global Times que la visite des responsables de l'ONU en Chine n'avait pas été finalisée car elle nécessitait beaucoup de communication entre les deux parties sur le calendrier et la procédure de la visite, ajoutant que si la visite prévoyait d'impliquer des experts internationaux, la sélection des experts prendrait également du temps.

http://french.china.org.cn/china/txt/2021-03/30/content_77361089.htm

 

La Chine offre une aide vaccinale à 80 pays et trois organisations internationales

 French.xinhuanet.com | Publié le 2021-03-30 à 21:26

BEIJING, 30 mars (Xinhua) -- La Chine fournit une aide vaccinale à 80 pays et trois organisations internationales, exporte des vaccins dans plus de 40 pays et coopère avec plus de dix pays dans la recherche, le développement et la production de vaccins, a déclaré mardi Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Mme Hua a fait ces remarques lors d'un point de presse, après que le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a mis en garde lundi contre l'écart croissant entre le nombre de vaccins contre le coronavirus dans les pays riches et ceux distribués aux pays plus pauvres par le biais de l'initiative mondiale COVAX.

Selon les statistiques, les pays riches, qui représentent 16% de la population mondiale, possèdent aujourd'hui 60% des vaccins mondiaux. Plusieurs pays riches développés ont commandé deux à trois fois plus de vaccins que leur propre population, tandis que les pays pauvres en développement n'ont pas de vaccins occidentaux ou n'y ont pas accès, a expliqué la porte-parole.

Affirmant que les vaccins sont une arme puissante contre les virus et un espoir pour sauver des vies, elle a ajouté qu'ils devaient servir le monde entier et bénéficier à l'ensemble de l'humanité. La Chine a pris l'initiative de promouvoir les vaccins en tant que biens publics mondiaux et d'oeuvrer à améliorer l'accessibilité et le prix des vaccins dans les pays en développement.

La Chine a rejoint l'initiative COVAX et s'est clairement engagée à fournir un lot initial de dix millions de doses pour répondre aux besoins urgents des pays en développement, a-t-elle poursuivi.

La Chine a également répondu à l'appel des Nations unies de faire don de vaccins aux forces de maintien de la paix du monde entier, a noté Mme Hua. "Nous sommes aussi disposés à coopérer avec le Comité international olympique pour fournir des vaccins aux athlètes qui se préparent à participer aux Jeux olympiques."

La Chine s'oppose au comportement immoral et irresponsable de "nationalisme vaccinal" et à la création d'un "fossé d'immunité", a déclaré la porte-parole. "Nous appelons également tous les pays qui en ont la capacité à faire de leur mieux pour fournir des vaccins aux pays dans le besoin, en particulier aux pays en développement, afin que les populations de tous les pays puissent se permettre de les acheter."

http://french.xinhuanet.com/2021-03/30/c_139847348.htm

 

Reprise du trafic dans le canal de Suez (officiel)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2021-03-29 à 22:57


(Xinhua/Wu Huiwo)

CANAL DE SUEZ (Egypte), 29 mars (Xinhua) -- Le trafic dans le canal de Suez a repris après que l'imposant porte-conteneurs Ever Given, coincé dans le canal depuis mardi dernier, a été renfloué avec succès, a déclaré lundi l'Autorité égyptienne du canal de Suez (SCA).

Le correspondant de Xinhua sur place a constaté que le cargo de 224.000 tonnes était revenu au centre du canal et naviguait vers le nord. D'autres navires le suivent tout en donnant des coups de klaxon.

"Un total de 13 remorqueurs et deux dragueurs appartenant au SCA ont pris part aux efforts de sauvetage du navire", a précisé le président du SCA, Osama Rabie.

La marée montante a contribué aux efforts de remorquage et de poussée du navire, a-t-il ajouté.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a remercié "les Egyptiens qui ont contribué techniquement et pratiquement à mettre fin à la crise de l'Ever Given coincé dans le canal de Suez".

Le chef du SCA a envoyé un message à la communauté maritime internationale leur assurant que "la navigation dans le canal a repris".

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http://french.xinhuanet.com/2021-03/29/c_139844948.htm
 
 

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