POUR LUTTER CONTRE LA PANDÉMIE, LE MONDE DOIT EVITER UNE PANIQUE GÉNÉRALE

Pour lutter contre la pandémie, le monde doit éviter une panique générale (COMMENTAIRE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-03-12 à 05:04
 

BEIJING, 11 mars (Xinhua) -- L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé mercredi de définir l'épidémie de COVID-19 comme une "pandémie".

Dans ses efforts de lutte contre la pandémie, le monde doit cependant rester pleinement conscient des risques que poserait une panique généralisée.

Dans de nombreux endroits, les mises à jour quotidiennes sur le nombre croissant de nouvelles infections et de décès mettent déjà les nerfs de la population à vif. Les masques, les produits de désinfection, et parfois même le papier hygiénique sont en rupture de stock ; des personnes d'apparence asiatique ont été attaquées en Europe et en Amérique ; les marchés boursiers du monde entier semblent engagés sur des montagnes russes.

Si l'OMS a enfin décidé de qualifier la propagation du COVID-19 de pandémie, ce n'est cependant pas pour alimenter la peur et la panique, mais pour essayer de susciter un consensus encore plus large entre les pays du monde entier, afin que des mesures d'urgence plus énergiques soient prises contre la maladie.

"Tous les pays du monde peuvent encore changer le cours de cette pandémie s'ils travaillent à dépister, tester, traiter, isoler, suivre et mobiliser leur population", a déclaré mercredi à Genève le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Il est évidemment compréhensible que la lutte contre une maladie infectieuse jusqu'ici inconnue suscite des inquiétudes.

Si ces inquiétudes ne sont pas maîtrisées, elles pourraient cependant se transformer en peurs irrationnelles ; les peurs irrationnelles favoriseraient à leur tour le racisme, le nationalisme et l'isolationnisme, en amenant les peuples à se retourner les uns contre les autres, alors même que la solidarité et la confiance mutuelle doivent au contraire être plus appréciées et encouragées que jamais.

S'il veut vaincre la maladie, le monde doit donc également trouver un moyen de contenir et de limiter la panique.

Pour ce faire, les gouvernements du monde entier doivent utiliser tous les outils à leur disposition pour informer le grand public de la meilleure manière de rester en bonne santé, contrer haut et fort toute désinformation en rétablissant la vérité, et empêcher le racisme et la xénophobie de se développer et d'infecter les esprits.

Contre la panique, l'arme la plus puissante est cependant de garder confiance dans les capacités de l'espèce humaine à triompher de l'épidémie dès lors que tous les pays du monde travaillent ensemble.

Pour garder confiance, la communauté internationale peut par ailleurs s'appuyer sur l'expérience de la Chine, qui continue à enregistrer de nouveaux progrès en matière d'endiguement de la propagation du virus sur son territoire. Si la Chine parvient à inverser la tendance, les autres pays le peuvent aussi.

Au cours des derniers jours, des pays comme l'Italie, la France et la Corée du Sud ont ainsi pris des mesures rigoureuses, comme le verrouillage des villes, la fermeture des écoles ou le renforcement des contrôles portuaires.

De plus en plus de dirigeants, d'universitaires et d'experts médicaux soulignent par ailleurs l'importance de la solidarité et de la coopération mondiales, et la communauté internationale semble à présent faire de réels efforts pour s'adapter à l'évolution de la situation.

En gardant à l'esprit le dernier rappel de l'OMS, les pays du monde entier doivent donc faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter que la panique ne s'interpose entre leurs efforts et la victoire finale.

http://french.xinhuanet.com/2020-03/12/c_138867921.htm

 

(COVID-19) Un expert fidjien salue les efforts déployés par la Chine pour partager son expérience en matière de lutte contre le coronavirus

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-03-11 à 06:11
 

SUVA, 10 mars (Xinhua) -- "La Chine est un grand pays qui a beaucoup fait pour empêcher le COVID-19 d'atteindre d'autres pays, comme les îles Fidji, et nous apprécions vraiment les efforts qu'elle déploie pour partager son expérience en matière de lutte contre le virus", a déclaré mardi à Xinhua James Fong, un médecin fidjien.

"La Chine a pris des mesures très efficaces pour empêcher la maladie de sortir du pays. Cela a donné aux petits pays insulaires comme les Fidji - et au reste du monde - beaucoup plus de temps pour se préparer à combattre le virus. (...) Nous apprécions vraiment le fait que la Chine nous a non seulement donné plus de temps pour nous préparer à faire face au virus, mais aussi le fait qu'elle a partagé son expérience avec nous, grâce à quoi nous avons maintenant plus de temps et de connaissances pour l'affronter", a indiqué M. Fong au cours d'une vidéoconférence sur le COVID-19 à l'ambassade de Chine.

M. Fong a appelé les pays du monde entier à s'inspirer des mesures de la Chine pour lutter efficacement contre le coronavirus.

"Le plus important, maintenant, est de nous unir pour combattre le virus", a-t-il dit, exhortant la communauté internationale à travailler de concert avec la Chine.

"La Chine nous aide déjà à lutter contre le virus, car son travail avec l'OMS et ses recherches sur le COVID-19 nous ont apporté beaucoup d'informations, et nous nous inspirons de ces efforts pour mettre au point nos stratégies d'endiguement", a-t-il expliqué.

M. Fong s'est par ailleurs déclaré très satisfait de la vidéoconférence organisée à l'ambassade de Chine, ainsi que de la manière dont les experts chinois ont répondu à ses questions concernant l'utilité des masques de protection et les risques spécifiques encourus par les femmes enceintes.

Le médecin fidjien a en outre fait l'éloge du peuple chinois, notamment pour la grande discipline dont il a fait preuve en matière de santé publique. En tant que travailleur de santé, il a également salué le personnel médical chinois pour ses efforts de gestion des cas suspectés et confirmés de COVID-19.

C'est la première fois que la Chine organise ce genre de conférence pour partager son expérience en matière de lutte contre le coronavirus avec les pays insulaires du Pacifique Sud comme Fidji, Samoa, Vanuatu, Tonga et Kiribati.

L'ambassadeur de Chine aux Fidji, Qian Bo, a déclaré que depuis le début de l'épidémie de COVID-19 en début d'année, le gouvernement chinois avait mobilisé de vastes ressources à travers tout le pays, avait amené tous les citoyens chinois à s'unir pour travailler comme un seul homme, et avait pris des mesures complètes, rigoureuses et approfondies pour prévenir et contrôler la propagation du virus.

"La Chine et les îles Fidji sont des partenaires stratégiques globaux, qui se sont toujours soutenus et entraidés dans les moments difficiles. Nous resterons en communication étroite avec les Fidji, et nous leur fournirons des mises à jour régulières sur les derniers développements ; nous les aiderons au mieux de nos capacités afin de répondre à leurs besoins, notamment en intensifiant les échanges professionnels et le partage d'expérience et de technologies en matière de lutte contre les épidémies", a indiqué l'ambassadeur.

http://french.xinhuanet.com/2020-03/11/c_138864090.htm

 

 

 

 

Un travailleur prend la température d'un homme à la Bourse de Shangaï

Critiquée par les Occidentaux, la Chine passe le pic de l’épidémie et répond

© REUTERS / ALY SONG

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Alors que l’épidémie, devenue pandémie, s’étend toujours plus en Europe et menace le continent américain, Washington a accusé Pékin de négligence dans sa lutte contre le Covid-19. Une inversion accusatoire que les autorités chinoises n’ont pas laissé passer. Pour Pékin, les Occidentaux sont victimes de leurs propres atermoiements.

Photos de soupe de chauve-souris, vidéos virales de scènes post-apocalyptiques dans les rues chinoises… Vue de l’Occident, l’épidémie de Covid-19 paraissait bien lointaine et virtuelle au mois de février dernier. Et il était de bon ton de moquer soit la démesure des moyens déployés par les autorités, qualifiées de «régime» par ailleurs, soit d’envisager la Chine comme un pays du tiers-monde.

 

Un bâtiment en construction (image d'illustration)

© CC0 / IGOROVSYANNYKOV

Hôpital en 15 jours: la vidéo impressionnante de l’avancée des travaux en Chine

C’est sans doute à ce qui relève d’un complexe de supériorité occidental que Pékin a répliqué ce 12 mars, en qualifiant d’«immorales et irresponsables» les critiques américaines adressées aux autorités chinoises. La veille, le conseiller américain à la Sécurité nationale Robert O’Brien avait reproché au gouvernement chinois d’avoir réagi trop tard face au coronavirus et d’être responsable de sa propagation au reste du monde. «Nous souhaitons que certains responsables américains consacrent leur énergie à la lutte contre le virus et la promotion de la coopération, plutôt qu’à incriminer la Chine», a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères, cité par Reuters.

Contacté par Sputnik, Mei Xinyu, expert du Centre de coopération économique internationale auprès du ministère chinois du Commerce, pointe lui aussi l’ironie des accusations de Robert O’Brien.

«Pour arrêter la propagation du coronavirus, Wuhan et le Hubei ont fait de gros sacrifices. Le monde entier en a été témoin. Malheureusement, la plupart des pays n’ont pas tiré de leçon de l’expérience de la Chine. Au contraire, ils ont passé leur temps et leur énergie à essayer d’"égratigner" la Chine», a-t-il déploré.

Et de poursuivre en faisant remarquer que, selon lui, la propagation du virus dans le monde était «désormais le prix de leurs actions».

La stratégie chinoise contre le Coronavirus surveillée à la loupe

Dès le début de l’année, la Chine a mis en place des mesures drastiques avec notamment le contrôle de la température des voyageurs dans les aéroports à l’aide de caméras thermiques dernier cri.

 

Une femme portant un masque à l'aéroport de Zaventem à Bruxelles

© REUTERS / YVES HERMAN

Coronavirus, en continu: le nombre de décès en Italie passe le cap des 1.000

Le 23 janvier dernier, le gouvernement chinois décidait d’isoler la province du Hubei, coupant du monde quelque 56 millions d’habitants du reste du monde, tandis que les autorités sanitaires mettaient tout en œuvre pour remonter les chaînes de contamination parmi les Chinois ayant quitté la zone de confinement. Des médias, comme RTL en France, s’interrogeaient alors sur la proportionnalité et le bien-fondé de telles méthodes.

«Le pays va en effet très loin dans sa chasse aux habitants qui sont passés par Wuhan, foyer du coronavirus. Certaines villes vont jusqu’à utiliser la reconnaissance faciale et il faut savoir qu’en Chine, des centaines de millions de caméras sont installées dans les lieux publics», expliquait alors le site de cette radio.

Aversion pour les mesures «contraignantes» en France

Toujours en France, au même moment, le gouvernement se contentait d’apposer des affiches dans les aéroports, s’abritant derrière les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le 6 mars dernier, encore, le Président de la République Emmanuel Macron se voulait rassurant, et en même temps, fataliste. «De toute façon, l’épidémie sera là», avait-il constaté devant les caméras lors d’une visite dans une maison de retraite.

 

Agnès Buzyn

© SPUTNIK . STRINGER

Coronavirus: la France adepte de la méthode Coué

Et le chef de l’État d’affirmer : «Si on prend des mesures qui sont très contraignantes, ce n’est pas tenable dans la durée». Ce 12 mars, alors qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dans une allocution télévisée, la France se prépare, selon les termes de l’AFP, à un «scénario à l’italienne».

Aux États-Unis, le Président Donald Trump a annoncé dans la nuit du 11 au 12 mars la suspension de l’entrée des voyageurs en provenance d’Europe pour une durée de trente jours. Seuls sont concernés les États européens membres de l’espace de libre-circulation de Schengen, le Royaume-Uni n’est pas concerné. Dans la foulée, l’Union européenne a dénoncé l’initiative, jugée unilatérale.

En Chine, en revanche, les autorités sanitaires affirment que le pic de l’épidémie est désormais passé.

https://fr.sputniknews.com/international/202003121043253003-critiquee-par-les-occidentaux-la-chine-passe-le-pic-de-lepidemie-et-repond/

 
 

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