SELON L'OMS, LES ACTIONS CONCRETES DE LA CHINE ONT RALENTI LA PROPAGATION DU VIRUS

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  • Le 10/03/2020
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Selon l'OMS, les actions concrètes de la Chine ont ralenti la propagation du virus

le Quotidien du Peuple en ligne | 09.03.2020 17h00 

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Selon un épidémiologiste de renom, la mobilisation de la Chine et sa réponse rapide au coronavirus sont les raisons pour lesquelles le pays a vu son nombre de nouveaux cas baisser considérablement.

Le Dr Bruce Aylward, chef d'une équipe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui s'est rendue en Chine pendant deux semaines début février, a déclaré au New York Times dans une interview publiée le 4 mars comment la Chine avait éradiqué l'épidémie de virus à Wuhan, capitale de la province du Hubei (centre de la Chine) et épicentre du coronavirus.

La Commission nationale de la santé de la Chine avait signalé des milliers de nouveaux cas en quelques jours, mais récemment, ce nombre est tombé à quelques centaines. Ce que la Chine a fait pourrait être reproduit en Occident, mais cela prendra de l'argent et de la volonté politique, a déclaré M. Aylward dans l'interview, estimant que le confinement est toujours possible « parce que nous n'avons pas de pandémie mondiale ; nous avons des épidémies qui se produisent à l'échelle mondiale ».

M. Aylward a déclaré au New York Times qu'« il y a une grande panique en Occident à propos des cas asymptomatiques. Beaucoup de personnes sont asymptomatiques lors du test, mais développent des symptômes en un jour ou deux ».

Il a également précisé que dans la province du Guangdong (sud de la Chine), 320 000 échantillons prélevés à l'origine pour la surveillance de la grippe avaient été retestés et que moins de 0,5% étaient positifs, ce qui, selon lui, était à peu près le même que les 1 500 cas connus de COVID-19 dans la province.

« Il n'y a aucune preuve que nous ne voyons que la pointe d'un grand iceberg, dont les neuf dixièmes sont constitués de zombies cachés excrétant le virus. Ce que nous voyons est une pyramide : la plupart sont en surface », a-t-il affirmé.

Lorsque le journaliste lui a demandé si les cas en Chine allaient à la baisse, M. Aylward a répondu : « Je sais qu'il y a des soupçons, mais dans chaque clinique de dépistage où nous sommes allés, les gens disaient : "Ce n'est pas comme c'était il y a trois semaines". Nous avons culminé à 46 000 personnes demandant des tests chaque jour, et quand nous sommes partis, c'était 13 000. Les hôpitaux avaient des lits vides ».

« En gros, ce sont des centaines de milliers de personnes en Chine qui n'ont pas été contaminées par le COVID-19 grâce à cette réponse agressive », a-t-il dit.

M. Aylward a également indiqué que la Chine a déplacé 50% de tous les soins médicaux en ligne pour éviter les contacts entre les médecins et les patients. « Avez-vous déjà essayé de contacter votre médecin un vendredi soir ? Au lieu de cela, vous en avez contacté un en ligne. Si vous aviez besoin d'ordonnances comme de l'insuline ou des médicaments pour le cœur, ils pourraient vous les prescrire et vous les délivrer », a-t-il dit.

Il a encore souligné que le gouvernement avait rendu les tests gratuits et que si l'assurance des patients expirait, l'État couvrait tous les coûts.

« Aux États-Unis, c'est un obstacle à la vitesse », a noté M. Aylward. « Les gens pensent : "Si je vois mon médecin, ça va me coûter 100 dollars. Si je me retrouve à l'USI (unité de soins intensifs), qu'est-ce que ça va me coûter ?". Vous y laisserez votre chemise. (…) C'est là que la couverture et la sécurité universelles des soins de santé se croisent. Les États-Unis doivent y réfléchir ». De fait, aux États-Unis, la question de la couverture sanitaire universelle est un problème majeur dans la campagne présidentielle des Démocrates de 2020.

 

En ce qui concerne les quarantaines de masse, M. Aylward a déclaré : « Regardez, les journalistes disent toujours : "Eh bien, nous ne pouvons pas faire cela dans notre pays". Il faut qu'il y ait un changement de mentalité vers une réflexion rapide. Allez-vous simplement baisser les bras ? ».

M. Aylward a également déclaré qu'il n'y avait aucun ressentiment envers Wuhan, une ville de 11 millions d'habitants, et épicentre du virus.

« Il y avait ce sentiment extraordinaire de "Nous devons aider Wuhan", et non "C'est Wuhan qui nous a mis dans ce pétrin" … J'ai parlé à beaucoup de gens en dehors du système, dans les hôtels, dans les trains, dans les rues la nuit. Ils sont mobilisés, comme dans une guerre, et c'est la peur du virus qui les anime. Ils se considéraient vraiment comme la première ligne de protection du reste de la Chine. Et du monde ».

(Rédacteurs :孙晨晨, Yishuang Liu)

 

http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2020/0309/c31354-9666372.html

 

 

 

(Multimédia) (COVID-19) La partie continentale ne signale aucun nouveau cas de COVID-19 indigène en dehors du Hubei pendant le week-end

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-03-09 à 19:22
 

Des membres du personnel de santé posent pour une photo de groupe dans un hôpital temporaire de l'arrondissement de Wuchang, à Wuhan, dans la province chinoise du Hubei (centre), le 8 mars 2020. (Photo : Wang Yuguo)

BEIJING, 9 mars (Xinhua) -- La partie continentale de la Chine, à l'exclusion de la province du Hubei, n'a signalé aucun nouveau cas indigène de l'épidémie de nouveau coronavirus (COVID-19) samedi et dimanche, ont déclaré lundi les autorités sanitaires du pays.

Le nombre quotidien de cas indigènes nouvellement confirmés sur la partie continentale en dehors de la province du Hubei, épicentre de l'épidémie, est à un seul chiffre depuis le 27 février, a déclaré Mi Feng, responsable de la Commission nationale de la santé, lors d'une conférence de presse.

La situation de la prévention et du contrôle de l'épidémie en Chine continue de s'améliorer, a déclaré M. Mi, notant qu'il n'y a eu aucun nouveau cas confirmé dans toutes les villes de la province du Hubei, à l'exception de la capitale Wuhan, pendant quatre jours consécutifs.

A Wuhan, le nombre de nouveaux cas confirmés est tombé à moins de 50 pendant deux jours, a indiqué le responsable.

La Chine se concentrera sur une prévention et un contrôle stricts et sur le traitement médical pour la prochaine étape afin d'empêcher l'épidémie de rebondir, a ajouté M. Mi.

http://french.xinhuanet.com/2020-03/09/c_138859362.htm

 

 

 

(COVID-19) "J'ai confiance en la prospérité de l'économie chinoise sur le long terme", déclare un universitaire de Cambridge (INTERVIEW)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-03-09 à 04:41
 

LONDRES, 8 mars (Xinhua) -- Malgré les effets négatifs à court terme de l'épidémie de nouveau coronavirus (COVID-19), l'économie chinoise devrait pouvoir revenir à un état normal, a déclaré dans une interview accordée récemment à Xinhua le professeur Alan Barrell, expert de l'université de Cambridge, soulignant qu'il était "convaincu que l'économie chinoise resterait prospère sur le long terme".

"La structure de l'industrie chinoise devrait lui permettre de se rattraper rapidement, à condition que les activités industrielles parviennent aussi à se rétablir dans les autres pays dépendants", a déclaré M. Barrell.

"La Chine a agi avec fermeté et sagesse dès qu'elle a compris l'ampleur de la menace du coronavirus... L'OMS a déclaré que la Chine devait être félicitée pour la façon dont l'épidémie a été placée sous contrôle", a indiqué M. Barrell au sujet des mesures prises par la Chine pour combattre le COVID-19.

"Les mesures coordonnées que la Chine a prises avec courage et détermination ont restreint les activités sociales, et ont fait du contrôle de l'épidémie la première des priorités, même au détriment de l'économie", a expliqué M. Barrell.

"Tout porte à croire que la Chine a réussi à ramener l'épidémie sous contrôle, et que les mesures sévères qui ont été prises étaient justifiées (...) Les autres nations peuvent s'inspirer de l'expérience de la Chine face à cette situation difficile", a-t-il estimé.

"L'opinion générale est que la Chine a agi avec une grande détermination et une forte efficacité pour éviter ce qui aurait pu être une tragédie bien plus grande", a affirmé M. Barrell.

Quant aux perspectives de croissance à long terme de l'économie chinoise, M. Barrell s'est déclaré très optimiste.

"J'ai confiance en la prospérité de l'économie chinoise sur le long terme... Au cours des 20 dernières années, la Chine est devenue un véritable leader technologique, et a fortement investi dans la recherche et le développement", a déclaré le professeur.

Pour ce qui est de la coopération économique entre le Royaume-Uni et la Chine, en particulier dans l'ère post-Brexit, M. Barrell a donné l'exemple de l'université de Cambridge, soulignant qu'il était "important que les échanges et la communication soient encouragées non seulement aux niveaux national et gouvernemental, mais aussi aux niveaux régional et local".

"Ce n'est qu'en encourageant et en promouvant des modèles réussis de collaboration sino-britannique que nous pourrons trouver les meilleurs moyens d'aller de l'avant et d'optimiser les immenses atouts de la Chine et du Royaume-Uni, afin de profiter aux citoyens des deux nations", a-t-il conclu.

http://french.xinhuanet.com/2020-03/09/c_138856333.htm

 

 

 

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