Colombie

COLOMBIE : JULIAN CONRADO, 1er ANCIEN GUERILLERO DES FARC DEVENU MAIRE

29 Décembre 2020

Ainsi va le mandat de Julián Conrado, premier ancien guérillero des FARC à devenir maire élu
Près d'un an après avoir pris ses fonctions de maire de Turbaco, dans le département de Bolivar, Guillermo Torres, alias "Julián Conrado", a parlé des défis de la réincorporation qu'il a dû relever en tant que premier ancien combattant de la guérilla à obtenir un poste de maire après la signature de l'accord de paix.
27 décembre 2020


Julián Conrado, maire de Turbaco. Photo : Mission de l'ONU en Colombie.
Guillermo Torres, alias "Julián Conrado", s'est présenté aux élections de 2019 en tant que maire et gouverneur, où il a obtenu 50,7 % des voix. Il est ainsi devenu le premier ancien guérillero à obtenir un siège de maire après la signature de l'accord de paix. Bien qu'il se soit présenté avec l'appui de la coalition Colombia Humana-Union Patriotica, Torres prétend se sentir responsable du succès de la réincorporation politique. C'est pourquoi il concentre ses efforts sur la gestion transparente des ressources et la lutte contre la corruption.

Conrado, dans un entretien avec la mission de vérification des Nations unies en Colombie, a déclaré qu'il était né à Turbaco en 1954. Sa mère était blanchisseuse et son père était chauffeur de bus. Il a appris à jouer de la guitare dès son enfance et a ensuite composé plus de 100 chansons, dont deux ont été enregistrées en 1976. Il rejoint la guérilla en 1984 et devient le chanteur officiel des Farc-EP. Il a été présumé mort dans les bombardements  causant la mort de Raul Reyes, et a été emprisonné au Venezuela, mais il n'a pas donné de détails sur les circonstances de sa disparition.


Il a assuré que l'accord de paix a été l'une des meilleures opportunités que le pays ait eues, et grâce à lui, il a pu démontrer qu'un ancien combattant, "une personne qui était dans l'insurrection", peut administrer un peuple avec honnêteté et transparence pour être un exemple dans toute la Colombie. Il a également déclaré qu'il n'avait jamais pensé à devenir maire de sa ville, mais qu'il avait toujours voulu faire de la politique, "parce qu'on fait de la politique dès la naissance, il est impossible pour l'être humain de vivre en dehors de la politique", a-t-il répété. Il a également déclaré que le mot "réincorporation" n'est pas exact, car il n'a jamais été en dehors de la société, mais il accepte le terme en raison de ses actions passées en dehors de la loi.


Julián Conrado, maire de Turbaco. Photo : Mission de l'ONU en Colombie.
En ce qui concerne son travail de fonctionnaire, il a déclaré qu'il était difficile de gouverner, car les gens se sont habitués au fait que la politique consiste à "donner des emplois et des contrats". Comme il n'a pas cédé aux pressions, il a déclaré qu'il a été catalogué comme corrompu. Malgré cela, il a dit : "Je dors paisiblement", car il a tenu sa parole. Il a également assuré qu'il est prêt à mourir pour la paix, dans le contexte national qui compte déjà plus de 200 ex-combattants assassinés, car il continuera sur la voie de la légalité. "Je l'ai dit : personne ne me fait sortir du chemin de la paix", a-t-il dit. Il a également déclaré qu'il voulait être un exemple de réincorporation afin que d'autres combattants démobilisés suivent son chemin.

Malgré le fait que, durant sa campagne, les opposants ont prétendu que Cordado n'avait aucune expérience pour gouverner, il a fait remarquer à la mission de l'ONU que la chose la plus importante, au-delà des titres professionnels, est l'honnêteté et la fiabilité. Ainsi, il a soutenu que, pour administrer les ressources économiques, il est nécessaire que celui qui assume cette tâche soit honnête. En outre, Conrado a obtenu il y a quelques mois son diplôme de fin d'études secondaires, en même temps que sa femme. Il a déclaré que cette action est un encouragement pour ses camarades de classe à prendre également la décision d'étudier.

Conrado a déclaré que les anciens combattants sont stigmatisés en raison de leur passé d'insurgés, mais c'est le défi à relever, car il faut se débarrasser de la croyance selon laquelle "nous sommes de différents côtés". Pour le maire de Turbaco, la guerre que le pays a vécue n'a pas fait de morts d'un côté ou de l'autre, "cette guerre en Colombie a fait des morts du même côté, nous sommes tous du même côté. La guerre, poursuit-il, est une guerre entre frères, fils de gens humbles.

source:https://www.infobae.com/america/colombia/2020/12/27/asi-va-el-mandato-de-julian-conrado-el-primer-exguerrillero-de-las-farc-en-convertirse-en-alcalde-electo/?outputType=amp-type

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COLOMBIE : LA COUR SUPREME COLOMBIENNE ORDONNE L'ARRESTATION DE L'EX-PRESIDENT ALVARO URIBE

 

Bogotá, 5 août (RHC)- La Cour suprême colombienne a ordonné l'arrestation de l'ex-président colombien et actuel sénateur Alvaro Uribe, encore très influent dans son pays, pour une affaire de manipulation de témoins contre un opposant de gauche. Ce dernier a annoncé ce mardi sur Twitter que la justice avait ordonné son arrestation.

«La privation de ma liberté me cause une profonde tristesse pour mon épouse, pour ma famille et pour les Colombiens qui croient encore que j'ai fait quelque chose de bien pour la patrie», a twitté l'ancien chef de l'Etat (2002-2010), un représentant de la droite dure.

Bien que la Cour ne se soit pas publiquement prononcée sur son inédite décision contre un ex-président colombien, les médias locaux indiquaient qu'il ne serait pas transféré en prison, mais assigné à résidence. Alvaro Uribe, 68 ans, chef du Centre démocratique (CD, au pouvoir), vit à Rio Negro, près de Medellin (nord-ouest). Cette décision inattendue contre le parrain politique de l'actuel président Ivan Duque, au pouvoir depuis deux ans, a été prise durant une audience tenue à huis clos et visant à définir sa situation.

La Cour suprême, seule instance habilitée à juger les parlementaires, décidera plus avant de la tenue ou non d'un procès. Alvaro Uribe, entendu le 9 octobre 2019 par les magistrats, fait l'objet d'une enquête pour manipulation de témoins en sa qualité de sénateur, affaire qui pourrait lui valoir jusqu'à huit ans de prison pour subornation et fraude procédurale. L'ex-président, qui bénéficie encore d'un certain soutien populaire pour sa politique de main de fer contre les guérillas de gauche, avait porté plainte en 2012 contre le sénateur Ivan Cepeda pour un complot présumé en s'appuyant sur de faux témoins. Il affirme que son principal opposant politique, lui-même témoin dans l'affaire, a demandé à d'anciens paramilitaires de l'accuser d'être impliqué dans des activités criminelles de milices d'extrême droite armés contre les rebelles. Toutefois, la Cour n'a pas engagé de poursuites contre Ivan Cepeda, mais a décidé en 2018 d'ouvrir une enquête contre Alvaro Uribe pour la même raison: manipulation de témoins contre un opposant.

Outre cette affaire, il est visé par d'autres enquêtes pour des crimes présumés liés au long et complexe conflit armé, qui mine la Colombie depuis près de six décennies. En juin, la Cour suprême a ainsi annoncé l'ouverture d'une enquête pour une affaire d'écoutes illégales menées par des militaires en 2019, visant quelque 130 journalistes, hommes politiques, militaires en retraite et syndicalistes. Mais Alvaro Uribe a toujours clamé son innocence et son parti mène une intense campagne médiatique pour défendre l'«honneur» de son chef.

José Miguel Vivanco, directeur exécutif de la division Amériques de l'organisation Human Rights Watch (HRW), l'ont saluée. «Je félicite la Cour suprême d'agir de manière responsable en ordonnant l'assignation à résidence d'Uribe. La Cour démontre que tous - jusqu'aux plus puissants - sont égaux devant la loi. Il faut respecter l'indépendance judiciaire», a-t-il tweeté. Cette décision vient grossir les rangs d'anciens dirigeants latino-américains populaires devant rendre des comptes à la justice, tels Lula au Brésil, Cristina Kirchner en Argentine, Rafael Correa en Equateur, Alberto Fujimori au Pérou ou Ricardo Martinelli au Panama.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/230678-colombie--la-justice-ordonne-l'arrestation-de-l'ex-president-uribe


 

COLOMBIE : FACE A LA FRAUDE ÉLECTORALE, L’APPEL A LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE LANCE PAR UN SÉNATEUR GAGNE DES ADEPTES DANS LE PAYS

Bogota, 8 juillet (Prensa Latina) L’appel à la désobéissance civile lancé par le sénateur Gustavo Petro face à la fraude électorale présumée qui a conduit Iván Duque à la présidence de la Colombie gagne des adeptes aujourd’hui dans ce pays.

Petro, du mouvement Colombia Humana, a lancé cet appel suite aux révélations d´enregistrements audio dans le cadre de l´affaire dénommée Ñeñepolítica, qui mettent en garde contre une probable complicité du gouvernement actuel avec des trafiquants de drogue et au moins un homme d’affaires étranger dans l’achat de votes.

Le député Petro, rival de Duque lors des élections du dimanche 27 mai 2018, affirme que la désobéissance civile est la forme la plus élevée d’action et de conscience sociale d’un peuple face à des gouvernements tyranniques ou illégitimes.

Il considère que l’administration de Duque est illégitime parce qu´ 'il s’est fait élire avec le vote acheté par l’argent du trafic de drogue'.

Il note que, selon les arrêts du Conseil d’État, en Colombie, il suffit qu’un seul vote ait été frauduleux pour annuler une élection.

'Nous sommes ici devant la présence de centaines de milliers de votes achetés, et les auteurs sont les narcotrafiquants amis du président, sans compter les amis narcotrafiquants de la vice-présidente', a-t-il souligné dans un article publié dans El Espectador.

Il met en garde contre le fait que si la société ne réagit pas, un gouvernement illégitime entachera toute la structure institutionnelle et conduira la société aux abîmes, à la mort et à la désintégration sociale et nationale.

La sénatrice Victoria Sandino pour la Force Alternative Révolutionnaire du Commun a soutenu la convocation de Petro.

Elle a assuré que cela fait longtemps que « les Colombiens, nous avons besoin d’une désobéissance civile organisée et sérieuse qui retire du pouvoir les familles de toujours et qui résolve toutes les violations des droits de l’Homme vécues quotidiennement ».

« Nous ne pouvons pas nous taire devant ceux qui déforment la volonté populaire. Ces mafias nous demandent alors avec un cynisme total, par leurs médias, de cesser la haine, de ne pas polariser, de rester silencieux. Si nous n’obéissons pas, comme des agneaux soumis, ils nous stigmatisent et nous crucifient devant leurs clientèles manipulées », a pour sa part manifesté l’écrivain, scénariste et politicien Gustavo Bolivar.

Il a souligné sur son compte Twitter qu’il s’agit d’un vol inacceptable et inadmissible.

Petro a souligné que l’émancipation est le contraire de l’esclavage. Elle implique une libération républicaine, une rupture avec l’état de servitude auquel conduit le vote acheté et avec le contrôle violent des mafias de la corruption et du narcotrafic.

peo/mgt/otf

 

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884437:lappel-a-la-desobeissance-civile-gagne-des-adeptes-en-colombie&opcion=pl-ver-noticia&catid=29&Itemid=101


 

LES LEADERS INDIGÈNES, CIBLES DE LA VIOLENCE EN COLOMBIE

Bogota, 11 juin (Prensa Latina) Un total de 269 leaders indigènes ont été assassinés en Colombie depuis 2016 à ce jour, dont 242 après la signature de l’Accord de Paix et 167 sous la présidence d’Iván Duque, a révélé aujourd’hui une étude.

Selon l´enquête de l’Institut d’études pour le développement et la paix (Indepaz), le département qui compte le plus de leaders indigènes ou de défenseurs des droits de l’Homme assassinés est le Cauca, dont le nombre s’élève à 94, dont 28 depuis le début de l’année.

Selon l’étude, cela répond au fait que le Cauca est un département où historiquement des conflits territoriaux ont surgi avec des secteurs privés légaux et illégaux de l’exploitation minière, des usines sucrières, des monocultures pour l’éthanol (ananas), de l´exploitation forestière, de l´élevage extensif.

En outre, le Cauca est un territoire de passage et un couloir stratégique pour le trafic de pâte base de cocaïne et de marijuana et que l´on y note la présence de structures criminelles et mafieuses, précise l’enquête.

Face au conflit armé et à ses diverses manifestations, différents peuples indigènes ont affirmé leur autonomie et leur détermination à rester sur leurs territoires comme condition essentielle pour assurer leur survie, souligne l´Indepaz.

À cet égard, les communautés ont rejeté toutes les manifestations du conflit armé et ont adopté une position de résistance pacifique, ajoute l´entité.

Les peuples indigènes réclament également le droit à l’autodétermination, exprimé par la reconnaissance et le respect de leurs plans de vie et la mise en œuvre de leurs projets d’ethnodéveloppement, explique l´institut.

Ils œuvrent en ce sens à la réalisation de projets sur leurs territoires avec des ressources nationales et internationales, ainsi qu’au renforcement des autorités traditionnelles et légitimes et au plein exercice de la juridiction spéciale indigène, ajoute l’étude intitulée Leaders indigènes assassinés.

De même, ces peuples exigent le respect de leurs droits fondamentaux en tant que victimes du conflit armé et à la vérité, la justice, à la réparation intégrale et à la non-répétition des conflits, conformément aux normes nationales et internationales.

L’État et la société en général ne peuvent ignorer la situation extrêmement grave des droits de l’Homme à laquelle sont confrontés les peuples indigènes en Colombie, ce qui exige des efforts concertés pour assurer leur survie en tant que groupes distincts de protection spéciale, souligne l´Indepaz.

Pour leur part, les entreprises nationales et internationales et la coopération internationale doivent appliquer strictement les instruments relatifs au respect et à la reconnaissance des droits de l’Homme et à la responsabilité sociale des entreprises, ajoute l´Institut.

peo/jcm/otf

source :

http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884302:leaders-indigenes-la-cible-de-la-violence-en-colombie&opcion=pl-ver-noticia&catid=59&Itemid=101


 

COLOMBIE : DENONCIATION DES MENACES CONTRE LES DIRIGEANTS INDIGÈNES

Dénonciation des menaces contre les dirigeants indigènes en Colombie
04:51:59 pm 

Bogotá, 3 juin (RHC) L'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) a dénoncé, ce mercredi, de nouvelles menaces de mort proférées par des individus lourdement armés contre la dirigeante indigène, Aida Quilcué Vivas, et d'autres dirigeants des différents resguardos.

Selon la déclaration de l'ONIC, cinq individus portant des uniformes appartenant aux forces armées colombiennes ont soumis de force deux membres de la communauté indigène, les obligeant à remettre des informations sur les dirigeants de la réserve Pickwe Tha Fixw, située dans le département du Cauca.

Selon les informations, les hommes ont demandé des détails spécifiquement à la conseillère indigène de l'ONIC, Aida Quilcué, ainsi qu'à l'autorité d'origine, Omaira Quilcué et Ermirson Huetia.

La conseillère indigène a déclaré que la réserve de Pikwe Tha Fiw avait été soumise à une violence constante, qui s'est intensifiée cette année. À cet égard, le gouvernement du président Ivan Duque n'a pas renforcé les mesures de sécurité pour protéger la vie des membres des communautés indigènes du sud-ouest de la Colombie.

En février, le groupe paramilitaire Aguilas Negras a envoyé une menace contre Aida Quilcué Vivas, ainsi que le sénateur Feliciano Valencia, divers dirigeants syndicaux et des leaders de l'opposition colombienne.

Pendant ce temps, l'ONIC a appelé le gouvernement colombien et les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme à sauvegarder la vie et l'intégrité des communautés indigènes face aux menaces et aux meurtres constants de membres des peuples indigènes. (Source : Telesur)

Publié sous la direction de María Candela

source :  http://www.radiohc.cu/noticias/internacionales/224633-denuncian-amenazas-contra-lideres-indigenas-en-colombia


 

L'ONU CONDAMNE LES ASSASSINATS D'ANCIENS GUERILLEROS DES FORCES ARMÉES RÉVOLUTIONNAIRES DE COLOMBIE-ARMÉE DU PEUPLE (FARC-EP)

Bogota, 25 février (RHC).-  Dans un contexte de violence persistante en Colombie, la Mission de vérification de l’ONU dans ce pays a condamné samedi les meurtres d’anciens guérilleros des ex-Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP) en cours de réintégration dans la vie civile.
Je condamne les meurtres de ceux qui ont déposé les armes. La mort de trois ex-combattants au cours des derniers jours est un appel urgent à des mesures de sécurité renforcées, a déclaré Carlos Ruiz Massieu, chef de la Mission de l´ONU dans ce pays.

Il a également noté que 14 ex-combattants avaient été tués depuis début 2020.

Esder Pineda, dans la municipalité d´Algecira, et Winston Moreno et Kevin Cuesta, dans la municipalité de Quibdó. Trois jeunes hommes du parti FARC (Force Alternative Révolutionnaire du Commun, issu de l´ancienne guérilla) qui ont déposé les armes ont été tués hier, a de son côté déclaré la Commission de la Vérité.

Pourquoi tuer ceux qui veulent la paix ? Pourquoi les forces de sécurité de l’État ne prennent-elles pas particulièrement soin de ceux qui ont fait confiance aux institutions et qui ont pris le risque d’œuvrer pour la réconciliation? Allons-nous répéter la terrible vérité du génocide de l’Union Patriotique (parti politique) ?, a demandé Francisco De Roux, président de cette Commission.

Il a en outre appelé les institutions de l’État, la société et surtout les jeunes à mettre fin à ces assassinats contre la paix avant que l’avalanche de mort ne devienne 'naturelle' et incontrôlable.

Que la communauté internationale se rende compte que le gouvernement ne fait rien pour empêcher ce génocide en cours contre les signataires de la paix. Arrêtons le bain de sang en Colombie, a pour sa part réagi le parti FARC.

Ces derniers jours, cette formation politique a exprimé sa préoccupation face à l’absence de garanties de sécurité, qui se traduit par la poursuite systématique de l’assassinat de leaders sociaux et d’anciens guérilleros des ex-FARC-EP.

Plus de trois ans après la signature de l’Accord de Paix (négocié à La Havane, Cuba) entre l’État et l’ex-guérilla des FARC-EP, la FARC a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre de manière globale ce qui avait été convenu, précisant que plus de 180 assassinats d´anciens combattants avaient depuis lors été perpétrés.

Avec Prensa Latina

Edité par Francisco Rodríguez Aranega

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/215304-l%E2%80%99onu-condamne-les-assassinats-d%E2%80%99anciens-guerilleros-en-colombie

 

COLOMBIE : D'EX-CHEFS DES FARC REPRENNENT LES ARMES. LE PRESIDENT-DICTATEUR ANNONCE UNE OFFENSIVE

Colombie : d’ex-chefs Farc reprennent les armes, le président annonce une offensive

A LA UNE POLITIQUE INTERNATIONAL

 

Publié le . Mis à jour  par SudOuest.fr avec AFP.

Colombie : d’ex-chefs Farc reprennent les armes, le président annonce une offensive

Dans une vidéo, Ivan Marquez annonce "la poursuite des opérations de guérilla en réponse à la trahison par l'État des accords de paix de la Havane". 

- AFP

Dénonçant une "trahison des accords de paix", les Farc ont annoncé un retour à la guérilla. Le président Duque a immédiatement répondu en créant une unité spéciale.

D’ex-chefs de la guérilla des Farc, qui se sont marginalisés du processus de paix en Colombie, ont réapparu jeudi en treillis et munis de fusils pour annoncer la reprise de la lutte armée, dénonçant "la trahison" par l’État du pacte de 2016.

"Nous annonçons au monde qu’a commencé le deuxième Marquetalia (berceau de la rébellion marxiste en 1964, ndlr) au nom du droit universel des peuples à se lever en armes face à l’oppression", affirme l’ex-numéro deux des Farc, Ivan Marquez, dans une vidéo de 32 minutes diffusée sur YouTube.

"Trahison par l’État des accords de paix"

Le président Ivan Duque, qui a tenté de modifier l’accord de paix selon lui trop laxiste envers les anciens guérilleros, a réagi en annonçant une offensive. "J’ai ordonné la création d’une unité spéciale afin de poursuivre ces criminels avec des capacités renforcées de renseignement, d’enquête et de mobilité sur tout le territoire colombien", a-t-il déclaré, du palais présidentiel Casa Nariño à Bogota.

Dans la vidéo, Ivan Marquez apparaît avec d’autres anciens chefs rebelles, également retournés à la clandestinité, dont son bras droit Jesus Santrich. Ils sont entourés de 17 hommes et femmes équipés de fusils, devant le sigle Farc-EP (Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple).

Il y annonce "la poursuite des opérations de guérilla en réponse à la trahison par l’État des accords de paix de la Havane" qui ont permis le désarmement de quelque 7 000 combattants des Farc, transformées depuis en partie politique sous le nom de Force alternative révolutionnaire commune. 

Augmentation des troupes de la guérilla

Ivan Marquez était le chef de la délégation des rebelles aux négociations de paix menées pendant quatre ans à Cuba avec le gouvernement du président centriste de Juan Manuel Santos (2010–2018). 

L’Armée de libération nationale (ELN), la dernière guérilla active en Colombie, s’est renforcée ces dernières années, passant de 1 800 à environ 2 300 combattants, selon les autorités. 

Des pourparlers de paix, entamés en 2017, ont été enterrés par le gouvernement actuel, à la suite notamment d’un attentat contre l’école de police de Bogota revendiqué par l’ELN et qui a fait 22 morts en janvier dernier.

https://www.sudouest.fr/2019/08/29/colombie-d-ex-chefs-farc-reprennent-les-armes-le-president-annonce-une-offensive-6498380-4803.php