CUBA

LA RUSSIE ET CUBA SIGNENT LE PLUS GRAND ACCORD COMMUN DE LEUR HISTOIRE. POUTINE ACCEPTE L’INVITATION DE DIAZ-CANEL A VISITER L’ILE

Lors d’une interview, le diplomate a expliqué que les nouveaux crédits russes sont accordés à l’Île pour mettre en œuvre plusieurs projets communs, dont un important accord pour la modernisation de l'infrastructure ferroviaire cubaine

Auteur:  | internet@granma.cu

 

Le président russe Vladimir Poutine a reçu son homologue cubain Miguel Diaz-Canel au Kremlin, au mois d’octobre.

Le président russe Vladimir Poutine a accepté l'invitation de son homologue cubain Miguel Diaz-Canel à visiter notre pays, a annoncé l'ambassadeur russe à La Havane Andréï Gouskov à l’agence de presse Sputnik.

Lors de son voyage en Russie en octobre dernier, Diaz-Canel avait invité son homologue russe à se rendre à Cuba. Le président Poutine avait assuré qu'il ne manquerait pas de profiter de cette invitation.

Moscou et La Havane entretiennent une relation politique et économique qualifiée de stratégique par leurs dirigeants, relation qui s'est resserrée ces dernières années, avec d’importants investissements russes dans plusieurs secteurs vitaux de l'économie cubaine.

Les crédits que la Russie envisage d'octroyer à Cuba pour réaliser des projets communs pourraient dépasser le milliard d'euros, a révélé l'ambassadeur russe à La Havane, Andréï Gouskov.

Lors d’une interview, le diplomate a expliqué que les nouveaux crédits russes sont accordés à l’Île pour mettre en œuvre plusieurs projets communs, dont un important accord pour la modernisation de l'infrastructure ferroviaire cubaine.

« Une partie importante de ce financement – près de 900 millions d'euros – sera fournie à travers des crédits commerciaux de banques russes », a-t-il précisé.

Selon l'ambassadeur russe, les travaux de conception dans le cadre d'un contrat de modernisation de l'infrastructure ferroviaire de Cuba ont démarré en janvier dernier.

En octobre dernier, le gouvernement cubain et la compagnie des chemins de fer russes RZD ont signé un contrat pour la réhabilitation et la modernisation de l'infrastructure ferroviaire de l’Île. Ce contrat, d'une valeur de 1,88 milliard d'euros, est le « plus important jamais conclu avec Cuba dans l'histoire de la Russie moderne ».

« Il s'agit d'un méga projet d'infrastructure qui est d'une grande importance non seulement économique mais aussi sociale pour Cuba », a déclaré Gouskov.

Le diplomate a assuré que la Russie continuera à soutenir « par tous les moyens » ce projet, qui prévoit la conception, la réparation et la modernisation de plus d’un millier de kilomètres d'infrastructures ferroviaires de l'île avec des équipements et du matériel russes.

L’ambassadeur a également déclaré que la Russie est « prête à étudier les propositions éventuelles des partenaires [cubains] pour continuer à renforcer la capacité de défense de la République de Cuba ».

Le diplomate a rappelé que la coopération technique et militaire est « l'un des plus importants domaines d'interaction entre les deux pays ». Et d’ajouter que « les Forces armées révolutionnaires de Cuba sont largement équipées d'armes et de matériel de guerre de fabrication soviétique et russe, y compris de systèmes de défense antiaérienne et de missiles et d'artillerie côtiers ».

Par ailleurs, les deux pays sont sur le point de mettre en pratique d'autres projets tels que « la deuxième phase de modernisation de l'Entreprise sidérurgique José Marti ou Antillana de Acero, la rénovation de dix unités de production de 100 MW chacune dans des centrales thermiques cubaines, la reconstruction d'usines dans l'industrie textile cubaine, la deuxième phase de livraison de locomotives par l'entreprise Sinara Transport Machines, et l’implantation d'usines de montage du groupe GAZ à Cuba », a-t-il signalé.

Le diplomate a souligné que les fonds investis dans l'économie cubaine seront récupérés grâce à l'annulation des crédits.

Moscou et La Havane ont mis en œuvre une feuille de route pour moderniser le système énergétique cubain et ainsi réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures importés, a encore précisé l'ambassadeur de Russie à Cuba.

Il a rappelé que la feuille de route du programme « Développement du secteur des carburants et de l'énergie et renforcement de la sécurité énergétique en République de Cuba » a été signée lors d'une réunion de la Commission intergouvernementale russo-cubaine pour la coopération économique, commerciale et scientifique et technique qui s'est tenue en septembre dernier à Moscou.

À l’heure actuelle, la Russie est le deuxième partenaire commercial de Cuba en Europe, et le cinquième à l’échelle mondiale.

Concernant les relations entre les deux pays, qui traversent leur meilleur moment depuis 20 ans, le président de la République, Miguel Diaz-Canel, a souligné leur importance en les qualifiant de stratégiques. Il a également relevé la participation de la Russie aux programmes de développement socio-économique de l'Île à l’horizon 2030.

 

source:http://fr.granma.cu/cuba/2020-02-20/la-russie-et-cuba-signent-le-plus-grand-accord-commun-de-leur-histoire-moderne-et-poutine-accepte-linvitation-de-diaz-canel-a-visiter-lile


 

LES MESURES RESTRICTIVES IMPOSÉES PAR LES USA A L’ENCONTRE DE CUBA EMPÊCHENT L’ARRIVEE DE FOURNITURES MÉDICALES

La Havane, 17 février (Prensa Latina) Les mesures restrictives prises par les États-Unis à l’encontre de Cuba empêchent l’arrivée sur l’île d’intrants de santé publique, a signalé hier la directrice des importations de MediCuba S.A., Solainy Fajardo.


Dans une interview publiée ce dimanche par le journal Juventud Rebelde, elle ajoute que le fait de devoir acheter sur des marchés lointains de manière obligatoire et devoir face à la hausse des prix d’importation de médicaments et d’autres produits est dû à un comportement significativement agressif (de la part des États-Unis).

La liste des produits concernés comprend notamment des réactifs, du matériel médical, du matériel jetable, des équipements et des pièces détachées, un problème qui devient quotidien pour des entités telles que la Société d’importation et d’exportation de produits médicaux du Ministère de la Santé Publique, MediCuba.

Le journal cubain signale que les autorités déploient des efforts considérables pour fournir les intrants nécessaires au traitement des maladies cardiaques, par exemple.

Fajardo souligne que le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis est affiné chaque année par de nouvelles proclamations présidentielles et des mesures législatives.

La spécialiste insiste sur le fait que les restrictions, loin de perdre de leur force, sont comme des murs qui grandissent avec le temps.

Les produits qui peuvent être autorisés à acquérir par Cuba doivent satisfaire aux exigences de contrôle et de classification établies par les Réglementations de l’Administration des exportations du Département du Commerce des États-Unis.

Outre le fait que la vente de technologies de pointe pour le secteur de la santé n’est pas autorisée, les États-Unis ne délivrent les licences que s’ils sont en mesure de contrôler et de vérifier l’utilisation effective du produit dans le but pour lequel il a été autorisé.

Par ailleurs, les ventes de produits destinés au secteur de la santé nécessitent une licence spécifique, avec une durée limitée et des conditions particulières.

Fajardo explique qu’en raison du blocus, Cuba ne peut pas les acheter directement à des fournisseurs nord-américains et doit donc s’adresser à des tiers. Cela rend le produit et son fret plus chers et complique toute transaction commerciale avec certaines banques.

Acheter sur des marchés lointains et faire face à la hausse des prix d’importation de médicaments, réactifs, instruments médicaux, matériel jetable et pièces de rechange devient le quotidien de ceux qui veillent à la santé.

peo/acl/rfc

source ; http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883461:les-etats-unis-empechent-larrivee-de-fournitures-medicales-a-cuba&opcion=pl-ver-noticia&catid=89&Itemid=101


 

LE PRESIDENT CUBAIN MIGUEL DIAZ-CANEL SOULIGNE LES PERFORMANCES DE LA CHINE CONTRE LE CORONAVIRUS COVID-19

Le président cubain souligne les performances de la Chine contre le coronavirus
 

Le président cubain souligne la réponse de la Chine au coronavirusHavana, 15 février (Prensa Latina) Le président cubain Miguel Diaz-Canel a souligné aujourd'hui l'énorme sens des responsabilités de la Chine envers son peuple et le monde face à l'épidémie de coronovirus Covid-19.

Le président a également réitéré sur son compte Twitter le soutien, la confiance et la solidarité avec le peuple, le parti et le gouvernement du pays asiatique.

Díaz-Canel et d'autres autorités ont eu un échange de vues la veille avec l'ambassadeur chinois à Cuba, Chen Xi, à qui il a réitéré la ferme volonté du pays des Caraïbes de les accompagner dans tout ce qui est nécessaire.

La Chine a l'expérience nécessaire et la direction précise du Parti communiste pour surmonter l'adversité, a déclaré le chef de l'Etat cubain lors de la réunion.

La nation asiatique a signalé samedi la diminution, pour le onzième jour consécutif, des nouveaux cas de coronavirus Covid-19 en dehors de la province de Hubei et de sa capitale Wuhan, signe de l'efficacité de son mécanisme de prévention et de contrôle épidémiologique.

Wuhan, l'épicentre de l'épidémie, a montré une légère tendance à la baisse du nombre de nouvelles infections depuis le premier jour de l'épidémie, et plus de 30 % des patients ont récupéré dans les deux hôpitaux construits en un temps record, selon les médias.

On sait également que l'interféron recombinant antiviral alpha 2B (IFNrec), un produit biotechnologique cubain de premier plan, est l'un des médicaments utilisés dans le traitement des patients.

L'IFNrec est appliqué contre les infections virales causées par le VIH, les papillomatoses respiratoires récurrentes causées par le papillomavirus humain, le condyloma acuminatum et les hépatites de types B et C.

Il est également efficace dans les thérapies pour divers types de cancer.

Le géant asiatique lutte sans relâche contre l'épidémie, qui a fait plus de 564 morts et 28 060 personnes infectées, et a imposé le décret d'urgence maximale dans 31 de ses 34 districts administratifs.

La complexité de la situation épidémiologique a conduit l'Organisation mondiale de la santé à déclarer une urgence internationale il y a une semaine, avec la crainte qu'elle ne s'étende à des pays dont les systèmes de santé sont faibles.

jcm/lbp

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=342607&SEO=resalta-presidente-de-cuba-actuacion-de-china-ante-coronavirus

QUI A INTÉRÊT A FAIRE CROIRE AU MONDE QU'UN CLIMAT D’INSÉCURITÉ ET DE VIOLENCE RÉGNE A CUBA ?

Qui a intérêt à faire croire au monde qu'un climat d'insécurité et de violence règne à Cuba ?

Le blocus provoque des pénuries, la consommation est affectée, des sentiments d'anxiété constants sont créés, les médias contre-révolutionnaires tentent de connecter les gens à la haine. Nous avons été éduqués selon les principes de l'humanisme et de la justice. La haine ne se construit pas. Ne nous laissons pas manipuler

Auteur:  | informacion@granmai.cu

La Police nationale révolutionnaire a souvent participé à la restitution aux d'objets volés dans les écoles. Photo: Juvenal Balán

Le mardi 11, à 12h26, un message a circulé sur les réseaux numériques et suscité l'intérêt de milliers de personnes. Une internaute a écrit sur Facebook : « Je viens de voir quelque chose de bouleversant », et elle racontait avec émotion l’intervention courageuse et digne d'une femme officier de la Police nationale révolutionnaire (PNR). « Seule, contre une foule furieuse et déterminée à lyncher un violeur, elle a, sans autre bouclier que son corps, rempli son devoir (…) de protéger la vie [du délinquant], afin de le remettre à la justice. »

Sur le champ, des centaines de personnes ont partagé et publié des commentaires favorables sur le message et la vidéo téléchargée sur sa chaîne par le youtubeur Guerrero Cubano, et qui avait motivé le texte de l'internaute.

Dans la vidéo de Guerrero Cubano, on pouvait apprécier l'action déterminée et juste de notre policière le 8 février, à Santiago de Cuba, agissant conformément à la Loi, en procédant à l'arrestation d'un individu accusé d'avoir commis un crime monstrueux : le viol d'une fillette de 8 ans, tandis qu'un groupe s'en prenait aux forces de l’ordre qui, malgré la complexité de la situation, n'ont jamais perdu leur sang-froid et ont agi avec un grand professionnalisme.

Au moment où ces événements avaient lieu, des appels à lyncher, à incendier, à détruire, à affronter la police sont apparus sur les réseaux sociaux. Des personnes peu scrupuleuses, profitant de la douleur des parents, amis et voisins de la victime, ont appelé à semer le chaos et ont accusé la PNR et le gouvernement de « protéger » le violeur.

Ce crime, inhabituel dans notre Île, a provoqué l'indignation et la colère de la population, dans un pays où le respect des enfants est au centre de notre projet social et non un slogan.

Les appels à la violence et au désordre par le biais des réseaux sociaux, des messages qui apparaissent avec un certain niveau de synchronisation et d'articulation dans les principaux médias de la contre-révolution, ne sauraient être une coïncidence. On les retrouve dans les mêmes médias qui ont soutenu le groupuscule appelé à tort « Clandestinos », qui avait tenté, il y a quelques semaines, de salir l'image du Héros national José Marti en le maculant de sang, les mêmes « faux démocrates », les mêmes mercenaires, cherchant, à partir de la manipulation de la sensibilité de cette affaire, à impliquer les gens du peuple dans des actes contre eux-mêmes.

LES MÉCANISMES DU CHAOS ET DE LA VIOLENCE

La guerre économique contre l'Île s'intensifie, en utilisant comme moyen le fait d’imputer la faute à la victime. Comme le dit le précepte de la guerre non conventionnelle, il s’agit d’essayer « d'obtenir l'étrange résultat que la victime non seulement ne se plaint pas, mais finit par s'accuser de son malheur et applaudir le bourreau. »

Le blocus provoque des pénuries, la consommation est réduite. Il se crée des sentiments constants d'anxiété, tandis que les médias contre-révolutionnaires tentent de faire naître chez les gens des sentiments de haine : ils leur mentent, ils les mobilisent, ils tirent habilement les ficelles de la rancune pour transformer la population en bombe à retardement.

Ils « préparent le terrain » dans le but de provoquer une grande confusion mentale, face à l'avalanche de faits, de messages et de fausses nouvelles. « Les citoyens finissent par tomber dans un tel état de régression qu'ils ne peuvent ni penser rationnellement, ni protéger leurs intérêts », disent les manuels de la CIA. Dans cet état, beaucoup sont facilement manipulables.

Ce n'est pas pour rien que les plans de subversion de l'ère d’Obama n'ont pas renoncé à la guerre économique. Bien au contraire. Le projet Genesis, pour citer un exemple, expliquait clairement qu'il fallait « maintenir rigoureusement la pression sur l'économie, pour forcer le gouvernement à négocier en position de désavantage ». Il s’agissait d’un mélange de séduction culturelle et d’asphyxie économique.

Lors de la présentation du projet de Résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d'Amérique contre Cuba », à New York, le 7 novembre 2019, le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, avait déclaré : « Au cours des derniers mois, le gouvernement du président Donald Trump a entamé une escalade de son agression contre Cuba, avec l'application de mesures non conventionnelles pour empêcher l'approvisionnement en carburant de notre pays (…) Son but, en plus de porter préjudice à l'économie, est de nuire au niveau de vie des familles cubaines. Oui, le gouvernement des États-Unis est bien responsable. »

Quelque 187 initiatives, dont des amendes, des sanctions et des mesures contre le peuple cubain, ont été prises en 2019 dans le but de générer des pénuries, le mécontentement et un soulèvement contre le gouvernement, comme l’exposait clairement le mémorandum de Lester Mallory en 1960, qui envisageait de provoquer le désenchantement et le découragement de la population afin de faciliter le renversement de la Révolution.

Ils veulent nous priver de carburant pour le transport, de gaz pour cuisiner ; ils veulent paralyser le pays et entraver la vie quotidienne de la famille cubaine, afin de nous arracher des concessions politiques. Il leur faut beaucoup de haine, de peur, il leur faut abolir le jugement chez les gens, de sorte qu'ils agissent de façon irrationnelle, en annulant leurs défenses psychologiques et en détruisant leur estime de soi.

Cuba a fait l'objet d'une campagne systématique d'influence motivationnelle, de guerre psychologique pure et dure, fabriquée dans les laboratoires de la CIA, visant à construire un état d'esprit qui amènera le peuple à agir au-delà de toute logique, qui le poussera à exécuter des actions agressives, à créer un état d'irrationalité qui peut transformer l'être humain en bête et, dans cet état, géré de manière scientifique, essayer de l’amener à réaliser l'action souhaitée par le manipulateur.

Comme ne cessent de le répéter les idéologues des guarimbas [actions de rues violentes au Venezuela], du Maidan en Ukraine, les Georges Soros et Gene Sharp, le mouvement « internationaliste » d'Otpor [Serbie], le but est de faire en sorte qu'il ne reste rien d'autre que le chaos.

LE RÉCIT DE L'INDIGNATION AU SERVICE DES PLANS IMPÉRIAUX

En Bolivie, des bandes criminelles, sous prétexte de l' « indignation populaire », à cause de soi-disant fraudes électorales, ont pris le contrôle des villes, ont mis en place des barrages routiers à la manière des guarimberos vénézuéliens, ont incendié des institutions, ont proféré des menaces, ont commis des meurtres, ont torturé des personnes dans les rues et ont humilié des dirigeants sociaux et politiques.

Le modus operandi n'est pas exclusif à notre région. En novembre 2019, l'Iran a subi une vague de violence au cours de laquelle 730 banques, 70 stations-service, 140 bâtiments gouvernementaux et plus de 50 bases des forces de sécurité ont été détruits.

La main de la CIA se trouvait derrière ce scénario parfaitement huilé, à travers la convergence des manifestations, l'escalade de la violence et le recrutement de délinquants pour attaquer les forces de l’ordre.

En 2004, les dirigeants d'Otpor, Srdja Popovic et Slobodan Djinovic, ont créé le « Centre pour les actions et stratégies non-violentes appliquées » (Canvas) en Serbie, une entreprise attrayante et productive financée par le gouvernement des États-Unis.

Le manuel « La lutte non violente en 50 points » est devenu la « Bible » des mouvements séditieux et terroristes dans les pays arabes et en Amérique latine, autant ou plus que les manuels de Gene Sharp, Bob Helvey et Peter Ackerman, pionniers au nom de la CIA de cette stratégie, et ses préceptes ont été appliqués contre le Venezuela, l'Iran, l'Ukraine, la Syrie, la Bolivie, etc.

Genesis, un projet de subversion politique idéologique mis au point pour Cuba, décrivait parfaitement ce type de scénario : « Une fois que les intentions du mouvement auront été déclarées publiquement, les activistes très engagés recrutés, il s’agit de passer à la réalisation d'actions de rue qui génèrent une réponse répressive des forces de sécurité, de manière à créer un état d'ingouvernabilité et de chaos qui justifie, toujours à la demande du peuple cubain, l'intervention des États-Unis. »

CE QUI EST CONSTRUIT SUR LA HAINE NE DURE PAS

Qui a intérêt à faire croire au monde qu'un climat d'insécurité et de violence règne à Cuba ? : la machine de haine de Miami, la productrice de fange, profondément opposée aux idées de José Marti, ce qui revient à dire anti-cubaine ; qui ignore un principe essentiel de notre Héros national, à savoir que tout ce qui est construit sur la haine ne dure pas. Marti était un révolutionnaire sans haine, c'est pourquoi il était en désaccord avec « les barbares qui basent tout sur la force et sur la violence ».

La PNR a agi conformément au Droit, dans un pays de lois qui respectent avant tout l'intégrité du détenu, un détenu qui n'est pas coupable tant qu'il n’a pas été jugé et condamné. Elle a agi conformément à la tradition apprise des fondateurs de la nation, conformément à une Révolution qui a jugé des criminels de guerre, des assassins qui ont commis des crimes atroces, torturé et fait disparaître des milliers de jeunes Cubains. Les tortionnaires de Batista n'ont pas été lynchés, ils ont été jugés avec toutes les garanties d'une procédure régulière. C'est ainsi que nous avons agi alors et c'est ainsi que nous agirons toujours.

La personne coupable d'un acte aussi atroce sera jugée et condamnée, nous n'en doutons pas. Nous avons été éduqués selon des principes d'humanisme et de justice qui sont l'essence du « soleil du monde moral » auquel nous aspirons. La haine ne construit pas. Ne nous laissons pas manipuler.

 

CUBA, LE PAYS LE PLUS SUR POUR LE TOURISME : UNE VÉRITÉ QUE LES USA NE POURRONT PAS TERNIR

Cuba, le pays le plus sûr pour le tourisme : une vérité que les États-Unis ne pourront pas ternir

D'avril 2018 à mars 2019, les mesures adoptées par l’administration de Trump ont causé, avec le blocus, des pertes s'élevant à quelque 1,383 milliard de dollars, dans des domaines importants liés aux voyages, aux services, aux opérations et à la logistique

Auteur:  | informacion@granmai.cu

Cuba est reconnue dans le monde entier comme une destination touristique sûre. Photo: Juvenal Balán

Cuba est reconnue dans le monde entier comme une destination touristique sûre, qui attire l'attention des visiteurs par sa tranquillité et par l'hospitalité de ses habitants, ce qui lui a valu d’être récompensée du Prix d'Excellence comme le pays le plus sûr pour le tourisme, décerné lors de la 38e Foire internationale du secteur –Fitur 2018 –, à Madrid, en Espagne.

Ces références n’ont pas pu être remises en question, malgré les campagnes et les mesures adoptées par l'administration de Donald Trump contre Cuba depuis 2017, dans le but de porter préjudice à ce secteur stratégique du développement économique et social de notre pays. Des dispositions qui, avec le blocus, d'avril 2018 à mars 2019, ont causé des pertes s'élevant à quelque 1,383 milliard de dollars, dans des domaines importants liés aux voyages, aux services, aux opérations et à la logistique. On estime que, si le blocus n'existait pas, 35 % du nombre total de visiteurs à Cuba en un an pourraient provenir des États-Unis.

Mais cette situation ne nous décourage pas, et le pays ratifie sa volonté d'améliorer et d'élargir son offre touristique, car l'intérêt et le respect que lui portent les entrepreneurs du secteur dans le monde entier se confirme de plus en plus. Dans ce contexte, outre le grand défi que représente l’entrée en service du pôle touristique Varadero del Oasis, un complexe hôtelier qui comptera environ un millier de chambres et qui fait actuellement l’objet d’un éventail considérable de travaux de rénovation, d'autres objectifs sont également visés, notamment dans le Parc Josone et à Plaza America, en vue de la Foire internationale du tourisme (FitCuba 2020), prévue en mai de cette année.

Pour Ivis Fernandez Peña, déléguée du Tourisme de la province, FitCuba 2020 confirmera le prestige international de Varadero et sera également un prétexte pour attirer les voyagistes et les hommes d'affaires du secteur, qui pourront constater les progrès du tourisme à Cuba, un tourisme basé sur des valeurs telles que la culture, la nature, la qualité des services et la sécurité.  

http://fr.granma.cu/cuba/2020-02-13/cuba-le-pays-le-plus-sur-pour-le-tourisme-une-verite-que-les-etats-unis-ne-pourront-pas-ternir


 

CUBA : RAUL A PRESIDE LA CÉRÉMONIE DES OBSÈQUES EN HOMMAGE A EFIGENIO AMEIJEIRAS

Raul a présidé la cérémonie des obsèques en hommage à Efigenio Ameijeiras

Le Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC), le général d'armée Raul Castro Ruz, a présidé hier après-midi la cérémonie des obsèques et les honneurs militaires rendus au général de division et héros de la République de Cuba, Efigenio Ameijeiras Delgado, au Panthéon des anciens combattants, au cimetière de Colomb

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

Le Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC), le général d'armée Raul Castro Ruz, a présidé hier après-midi la cérémonie des obsèques et les honneurs militaires rendus au général de division et héros de la République de Cuba, Efigenio Ameijeiras Delgado, au Panthéon des anciens combattants, au cimetière de Colomb de La Havane.

Après avoir exprimé ses condoléances à la famille et aux proches du prestigieux combattant, le Deuxième secrétaire du PCC, José Ramon Machado Ventura, a évoqué le parcours exceptionnel du seul des Ameijeiras à avoir vu grandir la Révolution triomphante et qui consacra toutes ses forces à la construction d'une nouvelle Cuba, ses frères Juan Manuel, Gustavo et Angel (Machaco) ayant donné leurs vies pour leur pays durant la lutte contre la dictature de Fulgencio Batista.

« Efigenio trouva la force morale nécessaire pour transformer la douleur face à chaque frère tombé dans la lutte, et fit preuve d’un courage, d'un esprit de sacrifice et d’une foi inébranlables dans la victoire », a souligné Machado Ventura.

Dans son allocution, Machado Ventura a également fait l'éloge de la lignée familiale formée par Manuel et Maria de las Angustias, ses parents, qui, avec leurs enfants, ont « réédité l'exemple des Maceo Grajales », et ont lutté sans relâche pour changer le régime injuste en place à Cuba avant la victoire finale de l'Armée rebelle, en janvier 1959.

Parmi les innombrables exploits qui jalonnent son empreinte impérissable, le Deuxième secrétaire du PCC a évoqué son activité militante au sein du Mouvement 26 Juillet, sa qualité de membre de l'expédition du yacht Granma et sa présence lors la rencontre historique de Cinco Palmas entre Fidel et Raul, sa contribution importante à la première action militaire victorieuse de la guérilla, contre la caserne de La Plata, ainsi que son statut de fondateur du 2e Front oriental Frank Pais.

Concernant son parcours méritoire après le triomphe révolutionnaire, Machado Ventura a mis l’accent sur la responsabilité qu'il assuma en devenant le premier chef de la Police nationale révolutionnaire, et son travail à la tête du bataillon de cette institution armée, lors de l'invasion de Playa Giron ; de même, il a évoqué son leadership et son rôle de premier plan dans la lutte contre les bandes contre-révolutionnaires dans les montagnes de l'Escambray, ainsi que sa participation aux contingents cubains qui s’acquittèrent de missions internationalistes en Algérie et en Angola.

« La vie et l'œuvre du général de division Efigenio Ameijeiras Delgado constitue un exemple de modestie, d'honnêteté et de dévouement sans faille au devoir, aux Forces armées révolutionnaires (FAR) et à la Révolution. À ceci s’ajoute sa loyauté inconditionnelle au commandant en chef Fidel Castro Ruz et au général d'armée Raul Castro Ruz (...). Devant les cendres de notre frère disparu, réaffirmons, une fois de plus, notre décision inébranlable de rester à jamais dignes de l'héritage des héros de la Patrie », a-t-il conclu.

La dernière garde d'honneur auprès de la dépouille mortelle de l'éternel combattant a été montée par le Premier secrétaire du PCC, le général d'armée Raul Castro Ruz ; le Deuxième secrétaire du PCC, José Ramon Machado Ventura ; le ministre des FAR, le général de corps d'armée Leopoldo Cintra Frias et le général de division de la réserve Samuel Rodiles Planas.

Photo: José Manuel Correa

Photo: José Manuel Correa

Photo: José Manuel Correa

Photo: José Manuel Correa

Photo: José Manuel Correa

http://fr.granma.cu/cuba/2020-02-12/raul-a-preside-la-ceremonie-des-obseques-en-hommage-a-efigenio-ameijeiras


 

LA BRIGADE MÉDICALE CUBAINE EN CHINE CONFIRME SA VOLONTÉ DE CONTRIBUER A LA LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS

La Havane, 10 février, (RHC).- La brigade médicale cubaine qui prête ses services en Chine a confirmé son engagement de poursuivre son travail et de consolider les liens avec la Chine face aux contingences découlant de l’épidémie du coronavirus.

Mme le Dr. Yamira Palacios, chef de la mission médicale cubaine à Beijing, a souligné que les praticiens cubains ont décidé de continuer à prêter leurs services comme ils le font depuis 14 ans sans interruption.

La Docteure Palacios s’est dite confiante dans le fait que les autorités sanitaires chinoises pourront remporter cette bataille pour la vie parce que le peuple chinois sait s’imposer aux adversités les plus difficiles.

Source : Prensa Latina

Edité par Francisco Rodríguez Aranega

 

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/214062-la-brigade-medicale-cubaine-en-chine-confirme-sa-volonte-de-contribuer-a-la-lutte-contre-le-coronavirus


 

L'HISTOIRE OFFICIELLE DU BLOCUS DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA

Par Orlando Oramas Leon*

La Havane, 5 février (Prensa Latina) Le blocus économique, financier et commercial des États-Unis contre Cuba a officiellement 58 ans, mais Washington l’a appliqué bien avant à la Révolution cubaine.


Le 3 février 1962, le président John F. Kennedy a décrété le blocus total du commerce avec l’île voisine, conformément à l’article 620 (a) de la loi sur l’assistance extérieure.

Mais en réalité, la loi elle-même était déjà appliquée dans le cadre d’une politique d’hostilité contre Cuba, qui comprenait une tentative de renverser le processus révolutionnaire par l’invasion mercenaire d’avril 1961, ainsi que le soutien à des bandes armées semant la terreur en divers points de l’archipel.

La Proclamation présidentielle 3437 de février 1963 officialise alors la guerre économique, financière et commerciale que les Etats-Unis exercent contre Cuba depuis près de 60 ans.

Depuis lors, le Règlement relatif au contrôle des avoirs cubains du Département du Trésor a imposé le gel de tous les avoirs de l’île aux États-Unis.

Il a également interdit les transactions financières et commerciales à moins qu’elles ne soient approuvées par une licence fédérale.

De même, les exportations cubaines vers le pays voisin ont été interdites et les transactions en dollars avec Cuba ont été interdites à toute personne physique ou morale des États-Unis ou de pays tiers. Législations, réglementations et décrets constituent le bouclier du siège de la plus grande des Antilles, dans le souci de faire plier par la faim, la maladie et les besoins ses habitants en raison de leur soutien au processus révolutionnaire.

La loi de 1992 sur la Démocratie Cubaine, ou loi Torricelli constitue un nouveau pas dans la mise en oeuvre du blocus et dans son caractère extraterritorial.

Par la Torricelli, les sociétés étasuniennes ou leurs filiales dans d’autres pays sont empêchées de faire du commerce avec Cuba ou avec des concitoyens cubains.

Elle interdit aux navires de pays tiers qui débarquent dans des ports cubains d´aborder aux États-Unis dans un délai de 180 jours, à l’exception de ceux qui ont une licence du Secrétariat au Trésor.

Cette mesure vise à rendre encore plus difficile le commerce de l’île des Caraïbes, y compris la fourniture de biens essentiels pour la population.

De son côté, la loi Helms-Burton, adoptée en 1996 sous le gouvernement de William Clinton, a codifié les dispositions du blocus et en a élargi la portée extraterritoriale.

Cela passe par l’imposition de sanctions aux dirigeants de sociétés étrangères qui effectuent des transactions par des propriétés nationalisées à Cuba.

Parallèlement, l’article 211 de la loi sur les allocations supplémentaires et d’urgence pour l’année fiscale 1999 dispose de la non-reconnaissance par des tribunaux des États-Unis des droits des entreprises cubaines sur les marques liées à des propriétés nationalisées.

L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche marque une escalade des actions anticubaines et un renforcement du blocus. Cette intention est officiellement consignée le 16 juin 2017.

À cette date, Trump signe en Floride un mémorandum présidentiel sur la politique à l’égard de Cuba, annonce la fin du rapprochement initié par son prédécesseur Barack Obama (2009-2017) et ordonne de nouvelles restrictions aux déplacements individuels et au commerce.

En septembre de cette même année, le Département d’État annonce le retrait de la plupart de son personnel diplomatique à La Havane et suspend la délivrance des visas.

Par la suite, l’administration Trump a décidé de prendre d’autres mesures qui rendent difficile l’obtention de visas par les citoyens cubains, lesquels doivent maintenant se rende dans les consulats des États-Unis à l’étranger pour toute démarche.

Fin 2017, Washington a décrété d’autres restrictions aux voyages et aux échanges commerciaux avec Cuba, notamment une nouvelle liste de 180 entités et sous-entités cubaines avec lesquelles les étasuniens ne peuvent effectuer de transactions.

Cette liste noire a depuis été élargie et dépasse déjà les 200 entreprises et entités concernées.

Le 5 avril 2019, la Maison Blanche a imposé des sanctions contre les navires et les compagnies pétrolières qui transportent du pétrole vénézuélien à Cuba, une mesure qui a été répétée en d’autres occasions au cours de cette année et a entraîné une pénurie de combustible sur l’île.

De même, le 2 mai 2019, les autorités nord-américaines ont activé le titre III de la loi Helms-Burton, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre des entreprises cubaines et de pays tiers ayant des affaires et des investissements concernant des propriétés nationalisées à Cuba.

En outre, les voyages de bateaux de croisière, d’avions et de yachts privés à destination de l’île ont été interdits, puis les possibilités de visites de ressortissants étasuniens et les envois de fonds ont été restreintes.

Depuis septembre 2019, les États-Unis ont également lancé une croisade contre le programme de missions médicales cubaines à l’étranger.

Puis à la fin de l’année, une mesure est entrée en vigueur qui empêche les compagnies aériennes commerciales nord-américaines de se rendre dans toutes les destinations de Cuba, à l’exception de l´aéroport international de La Havane. En janvier 2020, le même sort a été réservé aux vols affrétés.

Les atteintes concernent tous les aspects de la vie, dont l’accès aux médicaments et aux technologies de la santé, et même le sport, les échanges universitaires, ou encore l’absence forcée (par le refus de visas) de fonctionnaires et de scientifiques cubains lors d´événements internationaux aux États-Unis, y compris de l´ONU.

La grande majorité des cubains est née sous le blocus des États-Unis, que Cuba considère comme une politique génocidaire et une violation des droits de l’Homme de ses citoyens.

*Chef de la rédaction nationale de Prensa Latina

peo/rr/ool
source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883399:lhistoire-officielle-du-blocus-des-etats-unis-contre-cuba&opcion=pl-ver-noticia&catid=89&Itemid=101

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LE GENOCIDE DU GOUVERNEMENT DES ETATS-UNIS CONTRE LE PEUPLE DE CUBA

Le génocide du gouvernement des États-Unis contre le peuple de Cuba

Chaque Cubain doit connaître ces réalités, et avoir la capacité d'identifier son ennemi historique, car nous devons avancer ensemble, « en carré serré, comme l'argent à la racine des Andes », comme l’affirmait José Marti

Auteur:  | internet@granma.cu

 

Dans son discours de clôture de la 4e Période de sessions de l'Assemblée nationale, le 21 décembre, le président Miguel Diaz-Canel Bermudez avait déclaré : « En cette 61e année de la Révolution, ils ont tiré pour nous tuer, mais nous sommes vivants. » Il ne fait aucun doute que 2019 a été une année de grands défis, marquée par le renforcement de l’offensive impérialiste pour provoquer l'effondrement économique du pays.

Ce fut l'année où, en avril et avec pour instruction de relancer la doctrine Monroe sur notre continent, John Bolton, alors conseiller à la Sécurité nationale de la Maison-Blanche, a annoncé sans vergogne sa détermination de terminer ce que l'agression mercenaire de Playa Giron n'avait pas pu obtenir en 1961, lorsqu'elle fut écrasée par le peuple cubain lors d’une victoire éclatante, en moins de 72 heures.

L'impérialisme yankee a toujours considéré que Cuba lui appartenait. De puissants secteurs et des groupes d'intérêt ont fait preuve, durant deux cents ans, d'une incapacité obstinée à accepter l'indépendance de notre pays et le droit des Cubains à exercer leur souveraineté, leur autodétermination et leur liberté de décider de leur propre destin. Les générations actuelles de Cubains ont dû faire face à l'hostilité du gouvernement des États-Unis et aux privations imposées par le blocus économique tout au long de leur vie ou presque.

Le blocus a été l'arme la plus persistante et le principal axe de l'hostilité contre Cuba depuis le triomphe révolutionnaire de 1959. Ses objectifs ont été définis très tôt, avec des visées génocidaires manifestes, comme en témoigne le tristement célèbre mémorandum du 6 avril 1960 du Secrétaire d'État adjoint aux Affaires interaméricaines, Lester D. Mallory, qui signalait : « La majorité des Cubains appuie Castro. […] Le seul moyen prévisible de lui faire perdre son assise interne est par le désenchantement et la désaffection basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques. […] Il faut mettre en pratique au plus vite tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique de Cuba […] Une ligne d’actions qui, tout en étant aussi ingénieuse et discrète que possible, permette de réaliser les plus grands progrès en privant Cuba d'argent et de fournitures, afin de diminuer ses ressources financières et les salaires réels, pour provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. »

Il s’agit d’un acte de guerre économique qui, en 60 ans, a eu un impact de plus en plus important sur toutes les sphères de la société ; a atteint un impact extraterritorial dans pratiquement tous les recoins de la planète et qui a été considérablement renforcé en 2019.

Le gouvernement des États-Unis ment lorsqu’il affirme à tort et à travers que les mesures de coercition économique visent à priver le gouvernement et les forces armées de ressources. Son objectif est dirigé contre le peuple cubain. Il cherche à briser la volonté politique et patriotique de toute une nation afin de renverser le processus révolutionnaire et de saper les piliers de la société que nous avons édifiée.

Le blocus est un acte de génocide contre notre peuple, selon l'article II de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, qui le définit, à son alinéa b, comme « une atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale des membres du groupe », et, selon son alinéa c, il a pour but la « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ».

Il a pour objectif de provoquer la pénurie, les carences matérielles, l'interruption des services publics ; il tente de semer le désenchantement et le mécontentement et cherche à rendre la Révolution responsable de cette situation et à la dénigrer. Les États-Unis ont l’impudence de présenter le gouvernement d’un peuple agressé comme étant inefficace dans la gestion des ressources et coupable de la croissance encore modeste de l'économie cubaine.

Il est important de le rappeler : le blocus économique est le principal obstacle au développement de l'économie cubaine et à la pleine jouissance des droits humains du peuple cubain. Il n'y a pas de famille cubaine, ni aucun secteur du pays qui n'ait été victime de ses effets.

Aussi est-il opportun de passer en revue certains des aspects les plus marquants de l'agression étasunienne.

Les dommages et les préjudices accumulés en près de 60 ans s'élèvent à 138,843 milliards de dollars et les dernières estimations révèlent que, d'avril 2018 à mars 2019, le blocus a causé des pertes de l'ordre de 4 milliards de dollars, soit 12 millions de dollars par jour en moyenne.

Photo: José Manuel Correa

Si le coût du blocus était transformé en capacité de paiement, le pays pourrait disposer d'une importante source de financement pour entreprendre, avec un plus grand dynamisme, les programmes et les politiques économiques, sociaux et productifs, et parvenir à des rythmes supérieurs et soutenus de croissance annuelle du Produit intérieur brut en fonction du bien-être de la population.

Rien qu'en 2019, le gouvernement des États-Unis a appliqué 85 mesures agressives diverses contre Cuba, dont 43 consistaient en des mesures économiques coercitives visant à étendre et à durcir le blocus, certaines d'entre elles étant sans précédent et toutes ayant pour objectif déclaré d'accroître la pression sur notre pays afin de lui arracher des concessions politiques.

Dans le domaine du commerce extérieur, l'impact le plus important s’est traduit par des pertes de recettes d'exportation estimées à plus de 2,34 milliards de dollars en un an.

Les produits d’exportation de qualité et faisant l’objet d’une demande avérée ne peuvent être commercialisés sur le marché étasunien. C'est le cas des cigares, ou de l'Heberprot-P, un médicament unique pour les diabétiques qui a prouvé son efficacité dans la régénération des tissus et qui permet d’éviter l'amputation de la partie affectée et l'invalidité du patient.

Les États-Unis, en interdisant les exportations vers Cuba, depuis n’importe quel pays du monde, de tout produit contenant 10 % ou plus de composants d'origine étasunienne, c'est-à-dire des matières premières, des pièces, des technologies, des logiciels ou de la propriété intellectuelle, quel que soit le pays où le bien ou le service est produit, ou la nationalité du produit, ont imposé une limitation supplémentaire importante aux possibilités de Cuba d’obtenir des biens et des services dans n’importe quel pays.

Cette mesure extraterritoriale touche les fournitures de biens de consommation, les machines et les technologies nécessaires à la production, les matières premières indispensables à l'industrie et les services dont dépend le bien-être de la population, avec un impact sur des secteurs aussi sensibles que la santé, les médicaments, les transports et l'alimentation.

Le durcissement du blocus financier a entraîné une forte réduction des possibilités d'accès aux financements extérieurs qui auraient permis l'acquisition d’intrants et de matières premières essentiels pour l'économie.

Cette situation générale réduit la capacité du pays à respecter les engagements financiers contractés, ce qui conditionne, de ce fait, la volonté de nous accorder de nouveau les ressources nécessaires à la reproduction de l'économie.

La combinaison de ces restrictions imposées au commerce et aux finances cause, par exemple, de sérieux dommages au secteur de la santé, avec des limitations sur l'acquisition d'équipements médicaux, de réactifs et de médicaments, entre autres. L'interdiction imposée aux entreprises étasuniennes ou à leurs filiales dans d'autres pays de fournir des intrants à Cuba rend impossible l’achat de technologies qui font la différence entre la vie et la mort.

Un Cubain qui souffrirait d'une grave insuffisance cardiaque, par exemple, ne peut pas disposer d'équipements d’assistance ventriculaire, un système qui lui permettrait de prolonger sa vie jusqu'à ce que la transplantation puisse être effectuée.

En outre, il est impossible d’avoir accès à de nouveaux médicaments pour le traitement du cancer qui ne sont produits que par des sociétés pharmaceutiques étasuniennes.

La plupart des médicaments qui font actuellement défaut dans le pays sont le résultat de limitations dans l'accès au financement et aux entreprises qui produisent les matières premières.

De même, les restrictions sur l'acquisition de pièces détachées, de matières premières et d'autres intrants importants empêchent de perfectionner la disponibilité technique dans les processus de production, d'industrie et de transport, et entravent ou retardent le progrès des programmes sociaux à fort impact, comme celui du logement.

Ces limitations touchent également le secteur des communications et de l'information et des communications, y compris des télécommunications, car elles constituent le principal obstacle à la circulation de l'information et à un meilleur accès à l'Internet, dans la mesure où elles rendent la connectivité plus difficile et plus coûteuse et conditionnent l'accès aux plateformes et aux technologies étasuniennes.

Dans le secteur du tourisme, s’ajoutent les restrictions supplémentaires imposées aux possibilités déjà limitées des Étasuniens de voyager à Cuba. La suppression abrupte des voyages de croisières et les interruptions arbitraires des vols réguliers et des charters vers plusieurs villes cubaines, ont provoqué en 2019 et provoqueront en 2020 une diminution importante du nombre de voyageurs en provenance des États-Unis.

En plus d'essayer de dresser des obstacles à la connaissance mutuelle et aux échanges naturels entre les peuples des deux pays, et de nuire aux contacts et à la communication des Cubains avec leurs familles et leurs proches aux États-Unis, ces mesures visent à restreindre les revenus du secteur de l'hôtellerie, avec des dommages directs aussi bien au secteur d’État qu’au secteur non étatique de l'économie.

Les conséquences ont non seulement un impact sur les revenus en devises de ce secteur, mais produisent également des dommages transversaux à tous les niveaux de la société. En d'autres termes, non seulement l'hôtel ou les services connexes subissent des préjudices, mais aussi les entreprises qui produisent des biens et des services, qu'elles soient étatiques, coopératives ou privées.

La décision sans précédent d'autoriser de saisir les tribunaux étasuniens en vertu du Titre III de la Loi Helms-Burton pour porter des plaintes contre des entités cubaines ou contre des entités étasuniennes et de pays tiers ayant des activités commerciales à Cuba vise à intimider les investisseurs étrangers à Cuba et à menacer les partenaires potentiels dans différentes affaires commerciales ou d'investissement.

Il est impossible de calculer les dommages économiques actuels et futurs de cette mesure, mais elle constitue sans aucun doute un défi très important pour notre pays dans son objectif stratégique d'attirer les capitaux étrangers et les technologies dont tout pays en développement a besoin pour sa croissance économique.

Plusieurs opportunités d'investissement étranger ont été stoppées dans des secteurs aussi sensibles que, par exemple, la production alimentaire et les infrastructures de communication et de transport, qui auraient permis de fournir une plus grande offre de biens et de services à la population.

Les mesures d'agression non conventionnelles, sans précédent dans la pratique internationale, visant à priver Cuba de son approvisionnement en carburant, ont conduit à des situations extrêmement complexes qui ont un impact sur la vie quotidienne des citoyens ordinaires et sur l'ensemble de l'économie.

Par exemple, sur cent Cubains qui ont besoin des transports publics chaque jour, une trentaine ne peut pas utiliser ce service par manque de carburant, ce qui représente plus de 200 millions de passagers par an.

La situation du transport de marchandises pour l'approvisionnement du réseau des magasins de détail et autres services est l'une des causes qui provoquent des pénuries dans les lignes de produits demandées par la population, bien qu’ils soient disponibles dans les différents points d'expédition, à l'extérieur et à l'intérieur du pays.

La production d'électricité et la disponibilité du gaz ont été limitées. Afin de minimiser l'impact sur la population, certaines activités productives vitales pour l'économie ont été paralysées, si bien que cela a porté préjudice également à de nombreux travailleurs, du fait des interruptions de travail qui ont eu un effet sur leur salaire.

Il faut ajouter à tout ce qui précède une infâme campagne visant à discréditer la coopération internationale de Cuba dans le secteur des services de santé. Cette croisade a pour objectif essentiel de priver Cuba des revenus légitimes qu'elle reçoit de l'exportation de ces services qui, grâce aux efforts et à la formation de dizaines de milliers de professionnels et de techniciens, sont destinés à couvrir une partie des dépenses de fonctionnement du système national de santé et de la coopération altruiste fournie à un nombre important de pays en développement les moins avancés.

Les États-Unis ont recours au mensonge, à la menace et au chantage pour faire pression sur des gouvernements souverains qui ont signé d’authentiques accords de coopération bilatéraux avec Cuba pour apporter aux populations les plus démunies de leur pays une prise en charge qui permette de sauver des vie, à soigner des maladies, à combattre les épidémies et à assurer une vie plus saine. Par son comportement, le gouvernement des États-Unis cherche à priver des millions de personnes de la jouissance d'un droit humain fondamental.

En raison de sa nature illégale et immorale, le blocus économique des États-Unis contre Cuba est rejeté presque unanimement par la communauté internationale chaque année à l'Assemblée générale des Nations unies.

Il s’agit d’une politique qui sert les intérêts électoraux et opportunistes de l'actuel président de ce pays, et des groupes de l'extrême droite cubano-américaine qui, depuis des décennies, profitent économiquement et politiquement du commerce de l'agression contre Cuba. Cette politique n'a aucun soutien de la part de la majorité du peuple étasunien, ni de la plupart des Cubains qui vivent dans ce pays.

Malgré son impact incontestable sur le potentiel de développement et de bien-être de Cuba, et de sa capacité à nuire à la vie quotidienne et aux aspirations à la prospérité de plusieurs générations de Cubains, le blocus s’est révélé un échec retentissant pour la prétention impérialiste de faire plier la volonté des Cubains et de miner les piliers sur lesquels une révolution socialiste a été construite dans notre pays.

On ne peut ni cacher ni diminuer l'exploit de la Révolution qui, en dépit du harcèlement, a su maintenir sa vocation de justice et s'efforce de construire un avenir de bien-être matériel et spirituel pour tous ses citoyens.

Seule la direction avisée de Fidel et de Raul, et de la génération de dirigeants historiques qui les ont accompagnés, l'héroïsme, la résistance, le sacrifice et l'unité du peuple autour d'eux et de leur Parti d'avant-garde, et la capacité démontrée dans la défense de la Révolution et du socialisme, ont réussi le miracle que nous existions et que nous luttions aujourd'hui pour un avenir de prospérité et pour continuer à obtenir toute la justice.

Chaque Cubain doit connaître ces réalités, et avoir la capacité d'identifier son ennemi historique, car nous devons avancer ensemble, « en carré serré, comme l'argent à la racine des Andes », comme l’affirmait José Marti.

Nous devons nous souvenir de la phrase prononcée par le leader historique de la Révolution, Fidel Castro Ruz, en 2002, lorsqu’il faisait allusion au président des États-Unis de l’époque: « Le blocus criminel, qu’il nous promet de renforcer, multiplie l'honneur et la gloire de notre peuple, contre lequel s’écraseront ses plans génocidaires. Je peux vous l’’affirmer. »

Rien ne nous arrêtera. Comme toujours, nous vaincrons.

 

LA RUSSIE CONSIDÉRE TOTALEMENT INACCEPTABLE LE BLOCUS DE CUBA PAR LES USA

 

La Havane, 24 janvier (RHC).- Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a considéré ce jeudi à Moscou comme totalement inacceptable le blocus de Cuba par les Etats-Unis.

«Nous sommes catégoriquement contre de tels pas de la part de Washington et nous sommes solidaires avec le peuple cubain, nos partenaires stratégiques et alliés, dans la nécessité de mettre fin à ce blocus illégal » a-t-elle indiqué.

Maria Zakharova a condamné le nouveau paquet de mesures anti-cubaines, mesures qui démontrent, a-t-elle signalé, comment les États-Unis s’écartent consciemment d’une des bases de l’ordre mondial actuel.

«L’interdiction des vols charters sur les aéroports de Cuba, à l’exception de La Havane, pour les compagnies aériennes nord-américaines démontre une fois de plus que l’application de ces châtiments porte préjudice aux citoyens cubains et aussi étasuniens » a signalé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Elle a d’autre part souligné que la Maison Blanche continue de violer le droit international, y compris la Charte de l’ONU, en activant le titre III de la loi Helms-Burton qui internationalise le blocus  et en imposant des sanctions à des entreprises étasuniennes qui travaillent avec Cuba.

Source : Prensa Latina

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/212756-la-russie-considere-totalement-inacceptable-le-blocus-de-cuba-par-les-etats-unis