CUBA

CUBA N'EST PAS TERRORISTE !

18 Janvier 2021

 

Cuba n’est pas terroriste !
 14 JANVIER 2021  

Communiqué de la CLOC-La Via Campesina
(Managua, Nicaragua – 12 janvier 2021) La CLOC s’oppose à l’inclusion par les Etats-Unis de Cuba dans la liste des États qui parrainent le terrorisme

Depuis la Coordination Latino-américaine des Organisations Rurales (CLOC), expression de La Via Campesina en Amérique Latine et dans les Caraïbes, nous manifestons fermement le rejet des agressions du gouvernement des Etats-Unis contre la souveraineté du peuple cubain et nous dénonçons son inclusion dans la liste des Etats parrainant le terrorisme.

Après presque six ans, le 11 janvier 2021, il a été annoncé par la voix du secrétaire d’État Mike Pompeo que Cuba serait réintégré dans la liste des pays terroristes, ce qui est une réponse aux mesures unilatérales visant à poursuivre le blocus économique, commercial et financier historique et criminel auquel le peuple cubain est soumis depuis six décennies.

Alors que le monde tremble en raison de la crise provoquée par la COVID-19, Cuba maintient ses actes d’internationalisme, de solidarité et de coopération avec la brigade Henry Reeve. Le modèle néolibéral ne résout pas la crise ; le modèle socialiste défend la vie, la dignité et l’unité des peuples.

En tant que mouvements paysans, ouvriers, indigènes et afro-descendants articulés dans la CLOC-Vía Campesina, nous sommes solidaires du peuple cubain face aux attaques dont il est victime et nous continuons à promouvoir la campagne Peuples Souverains, Peuples Solidaires pour la défense de la Grande Patrie et la reconnaissance de leurs efforts de solidarité et de coopération avec les peuples.

source : https://viacampesina.org/fr/cuba-nest-pas-terroriste/

A CUBA, PLUS DE 16.000 FAMILLES SOCIALES ONT DEJA ETE COUVERTES PAR L'ASSISTANCE SOCIALE

Plus de 16 000 familles sociales ont déjà été couvertes par l’assistance sociale

Dans ce nouveau contexte de la réorganisation monétaire et du taux de change, protéger les plus vulnérables est et restera toujours la position de notre pays, quelles que soient les circonstances

Auteur:  | internet@granma.cu

18 janvier 2021 11:01:32

Le Système de prise en charge de la famille (SAF) a été créé à la fin des années 1990 pour fournir des aliments préemballés aux personnes handicapées, aux cas sociaux, aux retraités à faible revenu, aux personnes âgées vivant seules, aux femmes enceintes à haut risque et à d'autres groupes vulnérables. Foto: Dunia Alvarez

Jusqu'au 13 janvier, plus de 16 000 ménages ont bénéficié du système de protection sociale dans le cadre de la prise en charge des personnes les plus vulnérables sur le plan économique, à l’échelle nationale. « Dans le Cuba socialiste, personne ne sera laissé à l’abandon », a rappelé le membre du Bureau politique du Parti, Marino Murillo Jorge, responsable de la Commission permanente pour la mise en œuvre et le développement des Orientations, sur son compte Twitter officiel, avant de souligner que dans ce nouveau scénario de réorganisation monétaire et du taux de change, protéger les plus vulnérables est et restera toujours la position de notre pays, quelles que soient les circonstances.

Le budget de l'État alloue 700 millions de pesos pour assurer la prise en charge de ces secteurs de la population, bien que la meilleure façon d'éliminer la vulnérabilité soit d'offrir des possibilités d'emploi. Le pays destine également plus de 30 milliards de pesos aux subventions des personnes.

Dans le cadre de la Tâche de réorganisation, il s’imposait de transformer les revenus et d'éliminer les subventions et les gratuités indues, en réponse aux Orientations des 6e et 7e Congrès du Parti.

http://fr.granma.cu/cuba/2021-01-18/plus-de-16-000-familles-sociale-ont-deja-ete-couvertes-par-lassistance-sociale

CUBA RATIFIE SA SOLIDARITE INDEFECTIBLE AVEC LE PEUPLE BOLIVARIEN ET CHAVISTE

Cuba ratifie sa solidarité indéfectible avec le peuple bolivarien et chaviste

Au cours de leur entretien fraternel, le président cubain et la vice-présidente du Venezuela ont souligné l'excellent état des relations bilatérales et ont discuté de sujets d'intérêt liés à leurs sphères nationales respectives et de la situation régionale et internationale

Auteur:  | internet@granma.cu

18 janvier 2021 10:01:14

Photo: Studios Revolution

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a réaffirmé la solidarité indéfectible de Cuba envers le peuples bolivarien et chaviste, lorsqu'il a reçu samedi dernier la vice-présidente exécutive de la République bolivarienne du Venezuela, Delcy Rodriguez Gomez, en visite à Cuba à la tête d’une délégation gouvernementale.

Au cours de leur rencontre fraternelle, les deux dirigeants se sont félicités de l'excellent état des relations bilatérales et ont discuté de questions d'intérêt dans les sphères nationales respectives et de la situation régionale et internationale. À cette occasion, la vice-présidente vénézuélienne a condamné la récente décision de la Maison-Blanche d'inclure la Grande Île des Antilles dans une liste unilatérale d'États parrainant le terrorisme, ainsi que l'intensification du blocus exercé contre notre pays.

La vice-présidente était accompagnée d'Asdrubal Chavez, président de Petróleos de Venezuela PDVSA, et d'Adan Chavez Frías, ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela à Cuba. Du côté cubain, le Premier ministre Manuel Marrero Cruz, le Vice-Premier ministre Ricardo Cabrisas Ruiz et le membre du Bureau politique du Parti, Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures, étaient également présents.

Le président Diaz-Canel a reçu la vice-présidente exécutive du Venezuela. Photo: Studios Revolution

Dans des déclarations à la presse, Rodriguez Gomez a évoqué l'accord sur la création d'un observatoire binational pour faire face aux mesures unilatérales, coercitives et illégales des États-Unis et d'autres pays, et a souligné les avantages de la Loi anti-blocus pour le développement national et la garantie des droits de l'Homme, adoptée à Caracas le 8 octobre.

Elle a rappelé que Cuba lutte depuis des décennies contre ce blocus criminel, exercé sans aucun soutien ni respect du Droit international, et que le Venezuela subit les mêmes conséquences de cette politique. « Nous pouvons affirmer avec certitude en quoi consiste la guerre économique : elle vise à étouffer nos pays par tous les moyens et à empêcher toute entrée de devises étrangères », a-t-elle souligné.

http://fr.granma.cu/cuba/2021-01-18/cuba-ratifie-sa-solidarite-indefectible-avec-le-peuple-bolivarien-et-chaviste

DECLARATION DU CONSEIL MONDIAL DE LA PAIX SUR LA DERNIERE DECLARATION DU DEPARTEMENT D’ETAT AMERICAIN CONCERNANT CUBA

17 Janvier 2021

Déclaration du Conseil mondial de la paix sur la dernière décision du Département d'Etat américain concernant Cuba
Mardi 12 janvier 2021
Déclarations
Le Conseil mondial de la paix (CMP) condamne et rejette avec la plus grande fermeté la récente décision du Département d'État américain d'inclure à nouveau Cuba dans sa liste unilatérale des États qui soutiennent le terrorisme. Cette action cynique et hypocrite de l'administration américaine vise à imposer de nouvelles mesures coercitives contre un peuple et un pays qui défend depuis 62 ans son droit à déterminer leur avenir.

L'impérialisme américain, par ses actions subversives, ses interventions et toutes sortes de sanctions et de blocus depuis des décennies, n'a jamais renoncé à ses ambitions d'imposer un régime tel qu'il était avant le triomphe de la révolution cubaine en 1959. Cette récente décision des États-Unis est également un instrument de diffamation de Cuba, un pays qui constitue une source d'inspiration pour les pauvres et les peuples opprimés dans le monde. La solidarité authentique et désintéressée dont Cuba a fait preuve depuis le début de la révolution envers les peuples du monde est primordiale.

Les impérialistes américains et leurs alliés dans le monde n'ont aucun droit moral ni politique de juger et d'étiqueter un pays comme Cuba. La décision du Département d'État américain constitue un acte de vengeance envers un pays qui refuse de se plier aux exigences de l'impérialisme et un message menaçant pour les autres peuples du monde.

En tant que CMP, nous ne sommes pas du tout surpris par cette évolution et nous n'avons pas non plus la moindre illusion qu'elle reflète la politique continue et ultérieure de plus de dix administrations américaines (de républicains et de démocrates) contre le peuple de Cuba, comme cela s'est produit avec des dizaines de guerres et d'interventions impérialistes tout au long de ces années dans le monde, toujours sous le prétexte de "faire face au terrorisme" alors que les peuples du monde savent très bien que c'est l'impérialisme, ses mécanismes et ses instruments volontaires qui terrorisent les peuples.

Le CMP appelle ses membres et amis à dénoncer cette action des États-Unis et à renforcer la solidarité avec le courageux peuple de Cuba.

Le Secrétariat du CMP

Athènes, le 12 janvier 2021

source : http://www.wpc-in.org/statements/statement-world-peace-council-latest-decision-us-state-department-about-cuba

Tag(s) : #CMP#Cuba

LE VIEUX SCENARIO CONTRE CUBA ET LES NOUVELLES MARIONNETTES EN SCENE

Le vieux scénario contre Cuba et les nouvelles marionnettes en scène

Après avoir échoué pendant des décennies dans ses tentatives de détruire la Révolution, le voisin du Nord a recours à de nouvelles méthodes dans sa soif malsaine de changer la voie que cette Île des Caraïbes a choisie, de manière souveraine, depuis bien longtemps.

Auteur:  | internet@granma.cu

Auteur:  | internet@granma.cu

15 janvier 2021 17:01:42

La télévision cubaine a dénoncé à nouveau les actions mise en œuvre dans le cadre du coup d’État en douceur que le gouvernement des États-Unis tente de provoquer contre notre pays.
Après avoir échoué pendant des décennies dans ses tentatives de détruire la Révolution, le voisin du Nord a recours à de nouvelles méthodes dans sa soif malsaine de changer la voie que cette Île des Caraïbes a choisie, de manière souveraine, depuis bien longtemps
Or, comme l'a récemment souligné le président Miguel Diaz-Canel Bermudez sur son compte Twitter, il s'agit « d'un vieux scénario importé, avec de nouveaux acteurs ».
Un matériel proposé par la télévision cubaine faisait référence à l'article publié dans Cubadebate par le jeune analyste des médias Javier Gomez Sanchez, sous le titre Les idéologues du coup d’État en douceur : Open Society à Cuba et l'articulation contre-révolutionnaire.
Le texte souligne que « l'agressivité durant la période du gouvernement de Donald Trump, et le positionnement d'un discours contre la Révolution par des acteurs médiatiques répugnants, agissant délibérément, ont fait partie des plans, ce qui n’avait rien d’accidentel. Renforçant de la sorte une contre-révolution irrationnelle et ignoble, par rapport à laquelle la néo-contrerévolution pourrait être présentée comme une alternative, afin que les Cubains la perçoivent comme une option préférable ».
Au sein de cette contre-révolution usée, sans programme propre et sans racines sociales, sont associés des gens comme Berta Soler et José Daniel Ferrer.
Le premier, un personnage à la longue histoire de provocations soutenues par l'argent de la Fondation nationale cubano-américaine en Floride. Dans le programme télévisé, il est affirmé que le manque d'efficacité de ses actions a eu des conséquences, au point que le montant des fonds qu'il reçoit a diminué. Il a même été accusé, précise-t-on, d'utiliser ces fonds à des fins personnelles et non pour lutter contre une soi-disant « cause cubaine ».
Ferrer pourrait être défini comme un délinquant de droit commun, aux nombreux antécédents délictueux, promoteur d'actions contre-révolutionnaires, chef de file présumé, fabriqué de toutes pièces pour le doter d’une reconnaissance internationale.
Le peuple cubain se souviendra certainement de la vidéo diffusée il y a quelque temps, dans laquelle il se cognait la tête contre une table à plusieurs reprises, puis accusait un officier du Minint de l'avoir agressé.
On peut inclure dans cette même veine d'une contre-révolution associée à la marginalité et à la violence, d'autres personnages comme Luis Manuel Otero, qui s'est consacré, à travers des expressions pseudo-artistiques grotesques, à la promotion de valeurs contraires à la Révolution, aux symboles patriotiques, systématiquement à la limite de l'illégalité.
Selon l'analyse effectuée dans le Journal télévisé cubain, parmi ces « acteurs » minables se trouve également Maykel Osorbo, dont les appels constants à la violence, au manque de respect et au désordre sur les réseaux sociaux, plaident en faveur d’une invasion étasunienne à Cuba.
Dans la même ligne, Denis Solis, un homme dont le comportement agressif et socialement répréhensible l'a conduit à être sanctionné pour le délit d'outrage, se positionne comme moteur de la mobilisation pour la farce de San Isidro [grève de la faim pour sa libération].
Hors de Cuba, la contre-révolution est également dirigée par d'autres individus. Depuis les États-Unis, durant l'administration de Trump, certains individus mènent ces actions avec le consentement, ou du moins avec le silence des autorités de ce pays. Il s’agit de :
Yamila Betancourt, promotrice d'actions terroristes à Cuba, qui paie pour la réalisation d’actes de vandalisme à l'intérieur de l'Île et utilise les réseaux sociaux pour lancer des appels à l’outrage.
Sous le pseudonyme d'Ultrack, cet autre représentant de la contre-révolution cherche à transférer l'agressivité de son langage sur les réseaux sociaux à la réalité cubaine, c'est-à-dire dans nos rues.
Il y a aussi Alexander Otaola, qui a d'abord attiré un public et des sympathisants, en abordant des thèmes liés aux artistes et au monde du spectacle, pour définir ensuite sa ligne d'agression claire contre Cuba et appeler à une explosion sociale sur l'Île par la désobéissance et le chaos.
Parallèlement à ces représentants de l'agression contre Cuba, il existe une autre version de la contre-révolution, qui, selon l'article La NED sí tiene quien le escriba [La NED a bien des gens qui écrivent pour elle], de Javier Gomez Sanchez, est une sorte de nouvelle ou de néo-contrerévolution qui cherche à s’ériger comme cette alternative moins répugnante, pour finir par être l'option acceptée par le peuple.
Bien qu'ils n’y soient pas tous, dans cette ligne figure Tania Bruguera qui, à partir d'une construction symbolique dans l'art, recherche des bénéfices et un positionnement, si bien que certaines de ses actions flirtent avec l'illégalité, notamment l'organisation d'une provocation sur la Place de la Révolution.
Dans ce même scénario apparaît :
Carlos Manuel Alvarez, directeur du média « indépendant » El Estornudo, qui, depuis ses réseaux sociaux, a dénigré, sous l’apparence d’écrit de haut vol, aussi bien le travail des médecins cubains à l'étranger que celui du Che et de Fidel.
D'autres personnes liées à cette modalité de la contre-révolution sont Omara Ruiz Urquiola, ex-professeur de l'Institut supérieur de design, participant à la farce de San Isidro, et liée à de hauts fonctionnaires du gouvernement étasunien à Cuba, ainsi que la journaliste et ex-professeur de l'Université de La Havane, Elaine Diaz, résidant actuellement à l'étranger, qui s'est consacrée à recruter de jeunes journalistes et des étudiants universitaires pour empoisonner leur environnement et leurs pensées.
À cette liste s'ajoutent Eliécer Avila, un jeune Cubain vivant aux États-Unis, qui a déclaré à maintes reprises qu'il mise sur la violence et l'invasion de Cuba, et Ariel Ruiz Urquiola, qui s'emploie à discréditer les médecins cubains à l'étranger.
On trouve également sur ce réseau Rosa Maria Paya, représentante des intérêts de l'extrême droite à Miami par rapport à Cuba, qui a récemment publié sur son compte Twitter : « Pendant des années, j'ai demandé d'abord à l'administration Obama puis à celle de Trump d’inscrire de nouveau le régime cubain sur la liste des commanditaires du terrorisme parce que c'est le mieux à faire et c'est cohérent. »
Pour soutenir l'activité de ces promoteurs du changement de régime à Cuba, la création de médias tels que Cibercuba, El Estornudo, Cubanet, El Toque et La Joven Cuba, entre autres, s’est envolée.
« Ce sont des médias numériques créés et maintenus dans le cadre d'une opération à long terme mise en œuvre par la CIA à Cuba pour fabriquer une presse qui, à partir d'Internet, générerait des contenus politiques délibérément virulents contre la Révolution, sous le couvert de l'exercice journalistique », précise Gomez Sanchez dans son article.
Pendant ce temps, depuis les États-Unis, des organisations telles que l’Usaid, la NED (National Endowment for Democracy) et la Fondation Open Society encouragent, par le biais de concours et de bourses, la promotion de chefs de file contre-révolutionnaires, comme cela a été fait avec Yoani Sanchez, grassement rémunérées, entre autres.
C'est-à-dire que, aussi bien l'expression grotesque et annexionniste des marginaux à l'intérieur et à l'extérieur de Cuba que les voix au discours plus élaboré, sont une même contre-révolution : les uns usés, moins bien traités par leurs maîtres, et les autres qui répondent aux temps nouveaux, avec des discours apparemment plus conciliants, mais avec le même but final : renverser la Révolution.

http://fr.granma.cu/cuba/2021-01-15/le-vieux-scenario-contre-cuba-et-les-nouvelles-marionnettes-en-scene

 

USA : TRUMP SANCTIONNE LE MINISTRE CUBAIN DE L'INTERIEUR POUR "VIOLATIONS GRAVES DES DROITS HUMAINS"

DROITS HUMAINS:Washington sanctionne le ministre cubain de l’Intérieur

Lazaro Alberto Alvarez Casas aurait commis des «violations graves des droits humains», selon le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

 Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin  accuse le régime cubain de violer les droits humains depuis longtemps  (archive).

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin accuse le régime cubain de violer les droits humains depuis longtemps (archive).

AFP

Le gouvernement de Donald Trump a sanctionné vendredi le ministre cubain de l’Intérieur Lazaro Alberto Alvarez Casas, pour «violations graves des droits humains», à cinq jours de l’entrée en fonction du futur président américain Joe Biden qui pourrait vouloir renouer le dialogue avec Cuba.

«Le régime cubain viole les droits humains depuis longtemps», a déclaré le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué. «Les Etats-Unis vont continuer à utiliser tous les moyens à leur disposition face à la terrible situation des droits humains à Cuba et ailleurs dans le monde», a-t-il assuré.

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Le ministère cubain de l’Intérieur, également visé par ces sanctions financières, «est responsable de la surveillance des activités politiques, et la police de Cuba soutient ses unités en arrêtant les personnes dans le viseur du ministère», a estimé le Trésor, soulignant que Lazaro Alberto Alvarez Casas, ancien vice-ministre, avait été promu à la tête du département en novembre.

Cuba sur la liste noire

Le Trésor évoque notamment l’arrestation en septembre 2019 du dissident cubain Jose Daniel Ferrer dans une prison gérée par le ministère de l’Intérieur, «où il aurait été battu, torturé et placé à l’isolement».

Le ministre et son ministère n’auront plus accès au système financier américain et leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis seront gelés.

Le gouvernement de Donald Trump, qui s’est employé depuis quatre ans à revenir sur le rapprochement historique entre les Etats-Unis et l’île communiste engagé par l’ancien président américain Barack Obama, a inscrit lundi à nouveau Cuba sur la liste noire des «Etats soutenant le terrorisme».

Ces mesures risquent de compliquer la tâche de Joe Biden s’il souhaite revenir à une politique de détente avec La Havane.

(AFP)

https://www.lematin.ch/story/washington-sanctionne-le-ministre-cubain-de-linterieur-529131481438

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE DES ETATS-UNIS CONDAMNANT MIKE POMPEO POUR AVOIR FAIT DE CUBA UN ETAT COMMANDITAIRE DU TERRORISME

15 Janvier 2021

Déclaration du Parti communiste  des USA condamnant le secrétaire d'État américain Mike Pompeo pour avoir fait de Cuba un État commanditaire du terrorisme
15/01/21 13H24

 

14 janvier 2021

L'administration sortante du Trump est déterminée à créer un maximum de problèmes pour son successeur. Lundi, le secrétaire d'État Mike Pompeo a émis un certain nombre de directives politiques visant à laisser une empreinte violente d'extrême droite sur la politique étrangère américaine pendant des années.

L'une des politiques les plus mensongères et hypocrites concerne le Cuba socialiste.  Elle ramène Cuba sur la liste américaine des États qui soutiennent le terrorisme, dont l'île a été retirée dans le cadre de la refonte des relations américano-cubaines qui a débuté en décembre 2014.

Le raisonnement de Pompeo pour la réinscription de Cuba sur la liste des États commanditaires du terrorisme est d'un cynisme et d'une hypocrisie à couper le souffle.  Point par point, les raisons qu'il énumère sont soit fondées sur des mensonges, soit dissimulent le rôle de son propre pays dans la promotion du terrorisme.

Pompeo accuse Cuba d'avoir "nourri, logé et soigné des meurtriers, des fabricants de bombes et des pirates de l'air, alors que de nombreux Cubains souffrent de la faim, sont sans abri et sans médicaments de base".   Pompeo fait référence à un petit nombre de personnes qui, il y a plusieurs décennies, ont demandé l'asile à Cuba.  Aucune de ces personnes n'a jamais commis d'attentats contre les États-Unis alors qu'elle vivait à Cuba.  Elles reçoivent des soins médicaux, par exemple, parce que tout le monde à Cuba reçoit des soins médicaux de haute qualité.

En revanche, le gouvernement des États-Unis tolère depuis des décennies, et même dorlote, les organisations terroristes violentes basées dans la communauté des exilés cubains du sud de la Floride, qui commettent régulièrement des attentats meurtriers contre le peuple cubain.  Parmi ces attaques, on peut citer l'attentat à la bombe perpétré en 1976 contre un avion de passagers cubain, qui a fait 73 morts parmi les civils innocents.  Les principaux responsables du complot d'attentat ont vécu en héros à Miami, en Floride, et sont morts dans leur lit, n'ayant jamais été traduits en justice dans ce pays.  D'autres attentats ont tué un diplomate cubain et les habitants de Miami ont été jugés trop "pro-Castro".  Au printemps 2020, l'ambassade de Cuba à Washington D.C. a été victime d'un attentat terroriste. Bien que personne n'ait été tué ou blessé, quelqu'un aurait pu l'être facilement.  L'administration Trump n'a pas encore condamné cet attentat.

Pompeo affirme cyniquement que si le gouvernement cubain permet à ces demandeurs d'asile vieillissants de vivre sur l'île, "beaucoup de Cubains souffrent de la faim, sont sans abri et sans médicaments de base".  Le sans-abrisme est en fait rare, voire inexistant à Cuba, et tout le monde reçoit des soins médicaux gratuits et de qualité, ce qui fait la réputation de Cuba. Si les Cubains sont actuellement confrontés à des difficultés économiques, c'est parce que l'administration Trump a fortement resserré le blocus commercial et financier américain dans le but exprès de créer des difficultés pour les 11,5 millions d'habitants de l'île.  Et aux États-Unis mêmes, le problème de la faim et des sans-abri ne cesse de s'aggraver, et des millions de personnes sont privées de soins de santé.  Sans parler des centaines de milliers de décès dus à la mauvaise gestion par l'administration Trump de l'actuelle pandémie de Covid-19.

Pompeo se plaint également que des membres de la guérilla insurrectionnelle colombienne "Ejercito de Liberación Nacional" (Armée de libération nationale) vivent actuellement à La Havane, et que Cuba refuse de les extrader vers la Colombie.  Le fait est que les représentants de l'ELN à Cuba y sont venus pour négocier avec les représentants du gouvernement colombien afin de parvenir à un accord de paix.  Mais lorsqu'un nouveau président, Ivan Duque, un partisan de la ligne dure, est arrivé au pouvoir en Colombie, il a commencé à faire tout ce qu'il pouvait pour saper les efforts de rétablissement de la paix.  Sous la surveillance de Duque, un grand nombre de militants de base pour l'environnement, les indigènes, les Afro-Colombiens et la justice sociale ont été assassinés.  L'administration Trump s'est alliée étroitement avec Duque, et porte donc une part de responsabilité dans l'échec du processus de paix dans ce pays.  Cuba a raison de ne pas extrader des émissaires de paix entre les mains d'un tel régime.

Enfin, Pompeo se plaint que Cuba a soutenu le président légalement élu du Venezuela, Nicolás Maduro, que l'administration Trump a essayé de renverser et de remplacer par une marionnette américaine.  Les terroristes sont plutôt ceux qui fomentent la violence pour renverser les élections légales dans d'autres pays - et dans notre propre pays.

Les autres changements de politique étrangère annoncés par Pompeo sont tout aussi destructeurs.   En désignant les rebelles houthis du Yémen comme des terroristes, il sera encore plus difficile de ramener la paix dans ce pays meurtri, où l'armée de l'air saoudienne, utilisant du matériel militaire américain, a créé l'une des pires catastrophes humanitaires au monde.  De plus, la déclaration américaine n'a pas clarifié le statut des travailleurs humanitaires au Yémen, qui risquent donc d'être accusés de complicité avec le terrorisme.

Enfin, les remarques de Pompeo sur les relations des États-Unis avec Taïwan semblent destinées à créer des tensions entre la nouvelle administration et la République populaire de Chine.

Le Parti communiste américain se joint à de nombreuses autres organisations et personnes ici et dans le monde pour dénoncer les annonces de Pompeo.  Nous exigeons :

*Que la nouvelle administration Biden répudie toute la ligne de politique étrangère de l'administration Trump, y compris les nouvelles politiques annoncées par Pompeo, et revienne plutôt à une politique de résolution pacifique des différends internationaux dans le cadre du respect de la souveraineté des autres pays.

*Que nos membres et amis de tout le pays prennent contact avec les nouveaux représentants de la Maison Blanche, du Département d'Etat et du Congrès pour soutenir cette demande.


source : https://www.solidnet.org/article/CP-USA-Communist-Party-USA-Statement-Condemning-US-Secretary-of-State-Mike-Pompeo-for-Relisting-Cuba-as-a-State-Sponsor-of-Terrorism/

 

Tag(s) : #USA#Cuba#Communiste#PCUSA

LE RACISME, UNE BARBARIE A ERADIQUER

Le racisme, une barbarie à éradiquer

Le racisme, – ce mythe barbare de notre époque –, est enfoui dans l’inconscient, si bien qu’il nous faut l’éliminer complètement. Il est le fils du préjugé, une autre croûte de l’espèce humaine qui fait autant de mal psychologique à la victime qu’à l’agresseur

Auteur:  | internet@granma.cu

13 janvier 2021 12:01:49

                                                                                      « Pour construire cette muraille,
                                                                                        Amenez-moi toutes les mains :
                                                                                           les Noirs, leurs mains noires,
                                                                                   les Blancs, leurs mains blanches».

                                                                                                           —Nicolas Guillén

L’important est d’effacer la rumeur sournoise de l’inconscient où se façonne le préjugé racial. Photo: Ismael Batista

Le racisme, – ce mythe barbare de notre époque –, est enfoui dans l’inconscient, si bien qu’il nous faut l’éliminer complètement. Il est le fils du préjugé, une autre croûte de l’espèce humaine qui fait autant de mal psychologique à la victime qu’à l’agresseur. L’anthropologue Ashley Montagu, dans une affirmation énergique, a déclaré : « L’illusion de la race est le mythe le plus nuisible de l’homme ». Quant à José Marti, il l’a exprimé avec son génie de la métaphore et sa profondeur éthique : « Dans ce monde, il n’y a qu’une race inférieure, celle de ceux qui s’intéressent avant tout à leur propre intérêt, et il n’y a qu’une race supérieure : celle de ceux qui s’intéressent avant tout à l’intérêt humain.

L’apôtre avait déclaré auparavant : « Il n’y a pas de haine de race parce qu’il n’y a pas de races ». Néanmoins, il est regrettable qu’il existe aujourd’hui dans notre pays des vestiges d’un racisme absurde, dont nous connaissons les tristes origines et les cupidités aveugles engendrées par la traite des esclaves et l’infâme système idéologique qui l’a sous-tendu pour tenter de consolider une hiérarchie sociale supérieure.

Fernando Ortiz a compris très tôt que le racisme envers les hommes et les femmes noirs était étroitement lié au colonialisme et à l’esclavage. Il a écarté l’idée de considérer l’Afrique comme un continent obscur et a consacré presque toute sa vie à redonner toute leur valeur aux diverses cultures africaines afin d’apporter des connaissances qui contribueraient à l’intégration de la nation cubaine et à l’identité de notre peuple. Il fut sans aucun doute un précurseur comme l’ont été aussi José Marti et Nicolas Guillén.

Éradiquer le sentiment raciste envers le Noir n’est pas seulement un travail de thérapeute. Il faut étudier les cultures des peuples africains qui ont légué à Cuba un immense trésor cosmogonique et artistique. L’important est d’effacer la rumeur sournoise de l’inconscient où se façonne le préjugé racial. Il faut arroser les fleurs du désert avec du sable. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons voir fleurir une conscience pure et transparente.

À travers la discrimination raciale s’expriment les sentiments les plus perfides de l’espèce humaine, aussi est-elle sanctionnée par la loi, car c’est un crime contre la culture. Il est nécessaire de s’écarter de tout cauchemar qui mènerait à une violation. Laisser des zones sombres dans l’inconscient revient à ne jamais les surmonter, au contraire, c’est les garder toujours présentes. Il faut se féliciter de la victoire de la raison et de l’avènement d’une civilisation humaniste. C’est le chemin que nous voulons parcourir pour parvenir à la ligne claire de l’horizon.

Proclamer l’existence des races est aussi absurde que les efforts des théologiens du Moyen Âge pour compter le nombre d’anges qui pouvaient danser à la pointe d’une aiguille. L’éradication du racisme est aujourd’hui une priorité dans les programmes éducatifs des écoles cubaines. Et l’accent mis sur une culture plus inclusive et dépourvue de préjugés doit également être renforcé en tant qu’objectif principal du projet social de notre pays. « La cubanité n’est pas dans le sang, c’est principalement la spécificité d’une culture, celle de Cuba », a affirmé Fernando Ortiz.

«Tout ce qui divise les hommes, tout ce qui les spécifie, les éloigne ou les enferme, est un péché contre l’humanité », a écrit José Marti. Et bien sûr, cette affirmation implique toute sorte de discriminations.

Le racisme est une construction culturelle diabolique qui ne valide pas la nature humaine et il est incompatible avec le socialisme. Fidel Castro l’a montré par sa pensée attachée aux idées de José Marti et d’Antonio Maceo, et par son action émancipatrice. Une fois de plus, il a devancé les desseins de l’histoire.

http://fr.granma.cu/cuba/2021-01-13/le-racisme-une-barbarie-a-eradiquer

 

« S’IL EXISTAIT UNE LISTE DE PAYS PARRAINANT LA SOLIDARITE ET LA VIE, CUBA SERAIT EN PREMIERE PLACE »

« S'il existait une liste de pays parrainant la solidarité et la vie, Cuba serait en première place. »

L'opinion internationale condamne l'inclusion de Cuba dans une liste unilatérale d'États soutenant le terrorisme et critique le caractère insolite de cette nouvelle mesure prise par le gouvernement sortant de la Maison-Blanche

Auteur:  | informacion@granma.cu

13 janvier 2021 14:01:13

Foto: Martirena

L'opinion internationale condamne l’inclusion de Cuba dans une liste unilatérale d'États parrainant le terrorisme et critique la nature insolite de cette nouvelle mesure prise par le gouvernement sortant de la Maison-Blanche.

Dans sa déclaration, Sacha Llorenti, Secrétaire exécutif de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP), a qualifié la décision de Washington d'arbitraire, considérant qu'elle violait « la Charte des Nations unies et le droit international ».

Llorenti a également rappelé que Cuba envoie des médecins dans d'autres pays, sauvant ainsi des milliers de vies, au milieu de la pandémie de COVID-19 et des effets du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba il y a six décennies.

Par ailleurs, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a exprimé sa position concernant la dernière décision des États-Unis à l’encontre de Cuba.

Selon Telesur, Zhao a déclaré que « la Chine a toujours préconisé que la communauté internationale travaille de concert afin de combattre le terrorisme, mais elle est fermement opposée à la répression politique et aux sanctions économiques des États-Unis contre Cuba, au nom de la lutte contre le terrorisme ».

De même, la République bolivarienne du Venezuela, par une déclaration de son ministère des Affaires étrangères, a rejeté la décision du président étasunien sortant Donald Trump contre la nation des Caraïbes.

La déclaration, qui a été publiée sur le compte Twitter officiel du ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza, indique que « dans son ultime agonie », cette administration « prétend s'ériger en juge dans une question dont elle devrait se dessaisir du fait de son immoralité ».

Le texte rappelle que le gouvernement des États-Unis « a créé et financé le plus grand nombre de groupes terroristes au cours des dernières décennies », en plus d'avoir mis en œuvre « des politiques systématiques de terrorisme d'État » contre de nombreuses nations, ajoute-t-il.

Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, et l'ancien président de Bolivie, Evo Morales, ont également dénoncé cette annonce et ont ratifié leur soutien à La Havane.

Huit sénateurs étasuniens ont également demandé au Secrétaire d'État Mike Pompeo des explications sur l'inclusion injustifiée de Cuba dans cette liste calomnieuse, selon le profil Facebook de Johana Tablada.

« Nous vous écrivons pour vous faire part de notre profonde inquiétude », ont déclaré les sénateurs. « Dans les derniers jours de l’administration, les efforts visant à politiser des décisions importantes concernant notre sécurité nationale sont inacceptables et menacent de nuire aux futurs efforts diplomatiques envers Cuba. »

Plusieurs membres du Parlement européen ont condamné cette nouvelle mesure. Javier Moreno a déclaré sur Twitter que le président Donald Trump passe de folie en folie jusqu’à la défaite finale, et sa lubie la plus récente est d'avoir inscrit l'Île sur cette liste.

Manu Pineda a également ironisé à propos de ces nouvelles sanctions en déclarant : « Étrange forme de terrorisme que d'envoyer des médecins dans le monde entier pour aider à combattre la pandémie et sauver des vies ». L'eurodéputé Javi Lopez a critiqué la décision étasunienne, qu'il a jugée arbitraire et idéologique.

La Russie a condamné l'inclusion de Cuba et de l'Iran dans la liste établie par le gouvernement étasunien, par la voix du président de la Commission des relations internationales du Conseil de la Fédération, Konstantin Kosachev, qui a déclaré que s'il existe quelque chose de stable dans la politique de Washington, au milieu de ses turbulences internes et de ses élections scandaleuses, c'est bien son harcèlement constant de Cuba et de l'Iran.

Saeed Khatibzadeh, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a qualifié de répugnante l'habitude du gouvernement des États-Unis d'accuser ses adversaires, et a assuré que l'île des Caraïbes est un leader dans la lutte contre l'impérialisme et l'arrogance mondiale, selon HispanTV.

Au moment de mettre sous presse, des messages de soutien à Cuba et contre son inclusion sur cette liste par les États-Unis continuaient à être diffusés, en réponse à cette nouvelle position hégémonique et arrogante de l'actuelle administration de la Maison-Blanche.

http://fr.granma.cu/cuba/2021-01-13/sil-existait-une-liste-de-pays-parrainant-la-solidarite-et-la-vie-cuba-serait-en-premiere-place

 

LA SCIENCE CUBAINE ET SES BONNES NOUVELLES

La science cubaine et ses bonnes nouvelles

Le président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, s’est réuni à nouveau avec des scientifiques et des spécialistes ayant contribué à la lutte contre la COVID-19 à Cuba, qui ont fait connaître plusieurs résultats, parmi lesquels un diagnostiqueur pour l'extraction magnétique de l'ARN par un procédé nanotechnologique

Auteur:  | internet@granma.cu

14 janvier 2021 10:01:02

Le président cubain s’est enquis des progrès de la science cubaine dans la lutte contre la COVID-19. Photo: Estudios Revolución

Le président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a rencontré à nouveau au Palais de la Révolution des scientifiques et des spécialistes qui, pendant plus de dix mois, ont contribué à la lutte contre la COVID-19 à Cuba. Ils ont présenté plusieurs résultats, parmi lesquels un diagnostiqueur pour l'extraction magnétique de l'ARN par un procédé nanotechnologique.

Selon la Dr Angelina Diaz Garcia, directrice du Centre des études avancées, c'est le réactif de laboratoire qui permet l'extraction du matériel génétique, étape essentielle dans le processus de détermination des tests PCR.

Diaz Garcia a souligné qu'il a été validé par l'Institut de médecine tropicale Pedro Kouri, qu'il est conforme à 100 % aux kits importés, qu'il ne nécessite pas de chaîne du froid et est en conformité avec les normes du Cecmed, l'autorité régulatrice cubaine.

Cette année, a-t-elle annoncé, l’objectif est de réaliser nos kits pour 20 000 extractions quotidiennes, à partir d'une chaîne de production impliquant plusieurs institutions, dont un travailleur indépendant.

Jusqu'à présent, Cuba a réussi à produire l'écouvillon pour la collecte des échantillons, les moyens de transport pour sa collecte et son transfert, et à présent ce produit de diagnostic. Le Dr Rolando Pérez Rodriguez, directeur de la Science et de l'Innovation du Groupe BioCubaFarma, a déclaré que l'idée est d'assembler le système complet pour le diagnostic final.

La création de toutes ces capacités, a-t-il dit, ne concernerait pas seulement la lutte contre la COVID-19, mais de toute maladie d'origine virale, bactérienne et chronique non transmissible, y compris le cancer. Le projet prévoit, a-t-il précisé, d'atteindre l'équipe qui réalise le PCR, et pas seulement l'extracteur. Nous allons produire tout ce qui est nécessaire au diagnostic moléculaire et nous espérons disposer de toute cette technologie d'ici 2022.

En outre, il a été informé d’une étude sur la COVID-19 comme cause de décès dans 50 autopsies. La Dr Teresita Montero Gonzalez, de l'hôpital militaire Luis Diaz Soto, a confirmé que les comorbidités sont plus importantes dans les causes de décès, notamment l'hypertension et le diabète. De même, il a été confirmé que la malnutrition due à un excès ou à un défaut (obésité ou maigreur extrême) est très défavorable.

Elle a ajouté que des études avancées ont montré la présence du virus dans plusieurs organes - poumon, rein, foie, cœur et cerveau - même avec des résultats négatifs du PCR, ce qui réaffirme l'importance du suivi des convalescents. Elle a également mis en garde contre la nécessité de prévenir et de moduler la réponse inflammatoire systémique, qui a été démontrée dans 95,8 % des décès étudiés. C'est la clé, a-t-elle indiqué, pour favoriser l'évolution et le rétablissement des patients.

La Dr Ileana Morales Suarez, directrice des Sciences et de l'Innovation technologique du ministère de la Santé publique (Minsap), a affirmé que ces études renforceront le nouveau protocole de traitement qui sera bientôt présenté. Selon elle, la lésion des poumons, du foie, des reins et du cœur subsiste comme séquelles.

La réunion a également permis de faire le point sur l'application du produit cubain Nasalferon aux voyageurs internationaux et aux familles d’accueil. Selon Morales Suarez, plus de 3 000 personnes dans la capitale ont commencé à prendre ce nouveau médicament.

Le Nasalferon, un médicament mis au point par l'industrie biotechnologique cubaine, qui aide à prévenir la transmission du virus et à renforcer le système immunitaire, sera appliqué, pour l'instant, dans les villes de La Havane et à Cardenas.

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