CUBA : DES RAISONS LEGITIMES POUR ETRE MEMBRE DU CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME

Des raisons légitimes pour être membre du Conseil des droits de l'Homme

170 États membres de l'Assemblée générale des Nations unies — soit 88 % des membres de l'organisation — ont soutenu Cuba par leur vote, ce qui constitue une reconnaissance internationale écrasante du travail de la Révolution cubaine dans le domaine des droits de l'Homme

Auteur: Enrique Moreno Gimeranez | internet@granma.cu

 

En tant qu'État partie à la Convention relative aux droits de l'enfant, Cuba a conçu des plans, des politiques et des programmes nationaux destinés à ce groupe d’âge prioritaire. Photo: Ismael Batista

Le président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a qualifié de « victoire éclatante » l'élection de notre pays, le 12 octobre, en tant que membre du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies pour la période 2021-2023.

170 États membres de l'Assemblée générale des Nations unies — soit 88 % des membres de l'organisation — ont soutenu Cuba par leur vote, ce qui constitue une reconnaissance internationale écrasante du travail de la Révolution cubaine dans le domaine des droits de l'Homme.

Ce résultat est d'autant plus grand qu'il a été obtenu face aux mensonges et aux calomnies impériales, à la campagne de diffamation, à la manipulation et au chantage contre notre pays. Rappelons que, de façon honteuse, les États-Unis, dont le bilan est lamentable sur cette question, se sont retirés du Conseil des droits de l'Homme
en 2018. Ce qui n’a pas empêché le Département d'Etat d’émettre une déclaration exprimant son inquiétude quant à l'élection de la Chine, de la Russie et de Cuba au sein de cet organe.

« Le Département d'État a publié aujourd'hui une déclaration dans laquelle il déplore le résultat des élections au Conseil des droits de l'Homme. Il a décidé de se retirer de toutes les instances internationales où il ne peut pas imposer sa volonté. Quand nous étions jeunes et que nous jouions au baseball, le mauvais perdant menaçait toujours de rentrer chez lui, les battes, les balles et les gants sous le bras », a tweeté l'ambassadeur cubain aux États-Unis, José Ramon Cabañas.

Certes, les États-Unis se sont une nouvelle fois retrouvés isolés. Toutefois, il convient de rappeler à Washington que le blocus et leur politique unilatérale d'hostilité constituent une violation flagrante, massive et systématique des droits humains du peuple cubain et le principal obstacle au développement de notre pays.

Face à ces agressions, de nombreuses raisons permettent de confirmer que la promotion et la protection de tous les droits humains pour tous a toujours constitué une priorité pour Cuba, sur la base du caractère universel, indivisible, interdépendant et solidaire de ces droits. Notre pays a obtenu des succès significatifs dans ce domaine, grâce à la volonté politique du gouvernement et à la participation active de la population dans tous les domaines de la vie nationale.

DES RÉSULTATS INDÉNIABLES

Notre pays est partie à 44 des 61 instruments internationaux relatifs aux droits de l'Homme et a continué à remplir ses engagements et obligations à cet égard.

De même, en tant qu'État partie à la Convention relative aux droits de l'enfant, Cuba a conçu des plans, des politiques et des programmes nationaux destinés à ce groupe, en intégrant les postulats de la Convention.

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (unicef) a salué les réalisations de notre pays dans le domaine de la prise en charge des enfants, en particulier le plein accès à la culture, à l'éducation et à la santé.

Le principe de l'intérêt supérieur de l'enfant est dûment intégré dans la législation nationale, et constitue une priorité majeure dans les domaines administratif, éducatif, familial, juridique et judiciaire, selon les informations du ministère des Relations extérieures (Minrex).

En 2015, l'Organisation mondiale de la santé (oms) a reconnu Cuba comme le premier pays à avoir éliminé la transmission du vih et de la syphilis congénitale de la mère à l'enfant, et en juin 2019, elle a ratifié ces résultats pour la troisième fois au cours de la période 2015-2019.

Les articles 72 et 73 de la Constitution cubaine font de la santé publique et de l'éducation, respectivement, des droits de toute personne. « Le droit à l'éducation, qui a un statut constitutionnel, est garanti par le système élargi et gratuit d'écoles, de semi-internats, d'internats et de bourses à tous les types et niveaux d'enseignement et par la fourniture gratuite supplémentaire de matériel scolaire », souligne le Minrex.

Cuba dispose d'un système de santé à tous les niveaux, qui est universel, gratuit et accessible à la population sur tout le territoire national ; en outre, ses programmes de coopération médicale internationale contribuent à la promotion et à la protection du droit à la santé de millions d'êtres humains dans le monde.

À cet égard, le contingent Henry Reeve a reçu le prix Dr Lee Jong-wook pour la Santé publique en 2017, décerné par le Conseil exécutif de l'oms. Grâce au programme d'alphabétisation Yo sí puedo (prix d'alphabétisation unesco Roi Sejong en 2006 et prix Mestres 68 en 2012), plus de neuf millions de personnes ont appris à lire et à écrire dans plus d’une trentaine de pays.

CERTAINS INDICATEURS DE SANTÉ

L'espérance de vie est de 78,45 ans.

14 maladies infectieuses ont été éradiquées.

97 202 médecins, soit un médecin pour 116 habitants.

19 825 stomatologues, soit un pour 556 habitants.

LA COOPÉRATION DE CUBA AVEC D'AUTRES PAYS (1963-AVRIL 2020)

87 pays et territoires ont bénéficié de la coopération de Cuba.

Plus de 1,949 million de cas traités.

Plus de 14 millions d'opérations chirurgicales.

Plus de 4 millions d’accouchements.

Plus de 14,7 millions de vaccins administrés.

DANS LA LUTTE CONTRE LA COVID-19

Plus de 3 700 coopérants.

52 brigades médicales.

39 pays et régions touchés ont reçu une aide cubaine.

LA COOPÉRATION CUBAINE AVEC L'ONU DANS LE DOMAINE DES DROITS DE L'HOMME

Cuba a été élu membre fondateur du Conseil des droits de l'Homme pour la période 2006-2009 et a également siégé à cet organe pour les périodes 2009-2012, 2014-2016 et 2017-2019.

C'est la cinquième fois que Cuba occupera un siège dans cet organe des Nations unies. Notre pays « se comporte au sein du Conseil des droits de l'Homme d'une manière constructive, avec son expérience de pays en développement qui prône le dialogue et la coopération, contrairement aux approches punitives et à la sélectivité, en faveur de la promotion et de la protection de tous les droits de l'Homme pour tous », souligne le ministère cubain des Relations extérieures.

Source : Livre sur les droits de l'Homme à Cuba 2020, paru sur le site web du Minrex.

http://fr.granma.cu/cuba/2020-10-20/des-raisons-legitimes-pour-etre-membre-du-conseil-des-droits-de-lhomme

 

 

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