LES USA ACHETENT DES SUBVERSIFS AU RABAIS POUR TENTER DE FORCER UN CHANGEMENT POLITIQUE A CUBA

tourtaux-jacques Par Le 16/12/2020 0

Dans CUBA

Les États-Unis achètent des subversifs au rabais pour tenter de forcer un changement politique à Cuba

« L’allocation par le Département d'Etat de jusqu'à un million de dollars pour le repérage et le recrutement de participants à la subversion contre Cuba est une agression flagrante et une violation du Droit international », a dénoncé le ministre cubain Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla

Auteur:  | informacion@granmai.cu

16 décembre 2020 10:12:12

Photo: Juvenal Balán

« L’allocation par le Département d'État de jusqu'à un million de dollars pour le repérage et le recrutement de participants à la subversion contre Cuba est une agression flagrante et une violation du Droit international », a dénoncé ce dimanche le ministre cubain Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla.

« Nous condamnons et combattrons cette ingérence avec tout le poids de la loi. Le gouvernement des États-Unis et son Conseil national de sécurité (CSN) n'ont jamais soutenu le peuple cubain. En particulier sous le gouvernement de Donald Trump, le CSN a été utilisé comme un instrument d'agression contre Cuba et l'Amérique latine », a signalé le chef de la diplomatie cubaine sur son compte Twitter.

Par ailleurs, le directeur général pour les États-Unis au ministère des Relations extérieures, Carlos Fernandez de Cossio, a souligné que « la décomposition morale de la politique étrangère des États-Unis les conduits à la pratique criminelle de l'achat d’éléments subversifs au rabais. En l'absence d'une véritable motivation politique, idéologique ou éthique, c'est avec de l'argent qu'ils se sentent obligés de réaliser leur changement de régime tant attendu à Cuba ».

Le site Cuba Money Project, propriété du journaliste étasunien Tracey Eaton, a récemment rapporté que le Département d'État offre jusqu'à un million de dollars pour des programmes qui feraient progresser « les droits civils, politiques, religieux et du travail à Cuba ».

Des responsables étasuniens tentent de justifier la nouvelle agression contre le peuple cubain, avec le sophisme selon lequel « les autorités cubaines ont profité de la pandémie de coronavirus pour accroître la répression et le harcèlement des journalistes indépendants et des militants de la société civile ».

Dans sa rhétorique mensongère, le Département d'État tente de faire croire à une « réalité » qui n'existe pas, en annonçant, comme vérité, que « des groupes civiques indépendants, des journalistes, des artistes, des hommes d'affaires et d'autres personnes plaident de plus en plus en faveur d'institutions économiques et politiques plus inclusives ».

« En vertu de quelle autorité morale le Bureau de la démocratie, des droits de l'Homme et du travail du Département d'État a déclaré qu'il recherchait des propositions susceptibles de « renforcer la capacité des groupes indépendants de la société civile à Cuba à promouvoir les droits civils et politiques sur l'Île et à accroître la responsabilité des fonctionnaires cubains de rendre des comptes pour violations des droits de l'Homme et corruption ? » Il est surprenant de constater que l'inquiétude émane du pays où la corruption est systémique, où les droits de l'Homme sont bafoués, où, au beau milieu d'une pandémie qui a coûté la vie à plus de 200 000 personnes, les protestations sont brutalement réprimées et des personnes sont tuées en raison de la couleur de leur peau. Cuba garantit à ses citoyens des droits fondamentaux qui sont un rêve pour de nombreux citoyens des États-Unis.

Les propositions, affirment-ils, « doivent offrir une approche qui relie ces objectifs aux problèmes socio-économiques et politiques qui comptent le plus pour les citoyens cubains ».

Ils doivent également « esquisser une vision spécifique pour contribuer au changement tout en reconnaissant les obstacles à surmonter, y compris la pandémie actuelle de coronavirus », que le gouvernement des États-Unis n'a pas été en mesure d’affronter.

Le Bureau du Département d'État souligne la nécessité « d'inclure des initiatives concrètes qui reflètent les développements récents sur l'Île et qui ont le potentiel de générer des impacts à court terme conduisant à des changements durables à long terme ».

Il convient de souligner que la demande a été publiée le 24 novembre, alors que l'intérêt pour le groupuscule qui se fait appeler le Mouvement San Isidro augmentait.

« Le moment de l'annonce du Département d'Etat est peut-être une coïncidence, mais je me demande si les responsables étasuniens ne cherchent pas à tirer profit de la fureur suscitée par le Mouvement de San Ysidro », a écrit Eaton.

« Le financement ne posera pas de problème. Chaque projet pourra compter sur un maximum d'un million de dollars », ont annoncé des responsables yankees.

La danse des millions du « complot des petits malins » contre l’Île de la Liberté se poursuit avec une frénésie absolue.

À plusieurs reprises, les autorités cubaines ont exigé des administrations étasuniennes qu'elles mettent fin aux programmes de changement de régime contre Cuba, un pays confronté à un blocus imposé par Washington depuis près de 60 ans.

Le site web, créé par le journaliste Eaton, a également cité, en octobre de cette année, des données obtenues par le Foreign Aid Explorer de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), qui font état des dépenses de plus de 261 millions de dollars dans des projets de subversion contre Cuba, de 1990 à cette année, des dépenses qui ne s'approchent même pas du total alloué contre notre pays, puisqu'elles n'incluent pas les montants versés, par exemple, à Radio et TV Martí, ni l'argent du budget de la CIA pour la subversion sur l'Île.

Le Cuba Money Project a également rapporté que depuis l'entrée en fonction de Trump, en janvier 2017, l’USAID a dépensé quelque 50 millions de dollars sur des projets liés à la recherche d'un changement de système.

En outre, le Département d'État a annoncé en juin de cette année que les personnes qui désirent voyager aux États-Unis devront aussi soumettre leurs noms d’utilisateurs sur les médias sociaux, leurs adresses électroniques ainsi que leurs numéros de téléphone utilisés au cours des cinq dernières années.

Les fonctionnaires du Nord, qui fondent leur stratégie contre Cuba au nom de prétendus droits de l'Homme, examinent ce que vous écrivez sur WhatsApp, Instagram ou Twitter, entre autres réseaux numériques, qui sont vos amis, ce que vous partagez, qui vous appelez au téléphone, de quoi vous parlez avec votre famille et vos amis, etc. avant de vous accorder un visa d'entrée dans ce pays. Le harcèlement ne connaît aucune limite.

http://fr.granma.cu/cuba/2020-12-16/les-etats-unis-achetent-des-subversifs-au-rabais-pour-tenter-de-forcer-un-changement-politique-a-cuba

 

 
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