Billets de tourtaux-jacques

COVID-19 : DEUXIÈME NUIT D’ÉMEUTES AU SENEGAL CONTRE LE MAINTIEN DU COUVRE-FEU

Après deux nuits de manifestations violentes contre le couvre-feu pour endiguer le coronavirus, le président Macky Sall avait une nouvelle fois «appelé les populations à veiller au respect scrupuleux des règles établies dans le cadre de l'état d'urgence et de la lutte contre la pandémie de la COVID-19».

COVID-19: deuxième nuit d'émeutes au Sénégal pour réclamer la fin du couvre-feu 

MALICK ROKHY

Agence France-Presse

DAKAR — Des manifestations violentes contre le couvre-feu instauré pour endiguer le coronavirus ont éclaté mercredi dans plusieurs villes du Sénégal, pour la seconde nuit consécutive, atteignant cette fois la capitale Dakar, alors qu'un assouplissement de l'état d'urgence se profile malgré la progression de la maladie.

Pneus incendiés, jets de pierre sur les forces de l'ordre, grenades lacrymogènes... les mêmes scènes se répétaient, des quartiers populaires de la capitale à l'intérieur du pays, comme à Kaolack, selon des images diffusées par la chaîne SenTV et sur les réseaux sociaux.

Des témoins ont également fait état de manifestations à Nioro, près de la frontière gambienne.

«Il y a des manifestations dans plusieurs coins de Dakar», a déclaré à l'AFP une source de sécurité, citant notamment les quartiers de Niarry Tally, Médina et HLM.

Plus tôt dans la journée, le président Macky Sall avait une nouvelle fois «appelé les populations à veiller au respect scrupuleux des règles établies dans le cadre de l'état d'urgence et de la lutte contre la pandémie de la COVID-19», selon un communiqué diffusé après le conseil des ministres.

À cette occasion, le chef de l'État a aussi confirmé sa «stratégie d'assouplissement graduel des mesures restrictives» liées à l'état d'urgence, notamment dans le secteur des transports.

Des précisions pourraient être apportées lors d'une conférence de presse jeudi dans ce pays qui a enregistré près de 4 000 contaminations et 45 décès dus à la COVID-19.

Les manifestations avaient démarré mardi soir, sans dans un premier temps toucher la capitale, une ville de plus de 3 millions d'habitants qui est l'épicentre de la maladie dans le pays.

Dans la ville de Touba, à 200 km à l'est de Dakar, le bilan des événements de la nuit de mardi à mercredi est de «trois véhicules de police et une ambulance brûlés, le centre de traitement des malades de la COVID-19 attaqué», selon un responsable sénégalais.

Dizaines d'interpellations 

Après cette première nuit d'émeutes, «le nombre d'interpellés s'élève à 74», a précisé un responsable.

À Mbacké, des protestataires s'en étaient pris mardi au siège local de la radio RFM, appartenant au groupe de presse privé du chanteur et ancien ministre Youssou Ndour.

La radio a subi «des dégâts matériels importants», selon une association de journalistes locaux.

«Les responsables de ce saccage devront être traqués et traduits en justice», a affirmé le Conseil des diffuseurs et éditeurs de la presse au Sénégal (Cdeps, patronat).

Dans un geste rarissime, le khalife général de la confrérie des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, est intervenu à la télévision au milieu de la nuit de mardi à mercredi pour demander l'arrêt des manifestations à Touba, deuxième agglomération du pays avec plus d'un million d'habitants.

«Retournez chez vous», a lancé le plus haut responsable de la confrérie, forte de plusieurs millions de membres.

Instauré le 23 mars pour combattre la COVID-19, l'état d'urgence est jusqu'ici assorti d'un couvre-feu de 21H00 à 05H00 et d'une interdiction de circuler entre les régions.

Il a été prolongé jusqu'à fin juin, même si le chef de l'État avait annoncé le 11 mai un assouplissement des mesures, comme la réouverture des marchés, des commerces et des lieux de culte.

De nombreuses voix s'élèvent pour réclamer une levée plus complète des restrictions, dans un pays où environ 40% de la population est sous le seuil de pauvreté et où beaucoup vivent au jour le jour d'activités informelles.

Mais la pandémie continue à progresser. La rentrée scolaire, prévue mardi, a été reportée à la dernière minute à une «date ultérieure», après la découverte de la contamination de 10 enseignants en Casamance, dans le sud du pays.

https://www.lesoleil.com/actualite/monde/covid-19-deuxieme-nuit-demeutes-au-senegal-pour-reclamer-la-fin-du-couvre-feu-ad7482bdfbb5ff1f211cdcd3b6ee2246


 

TIZIRI KANDI, MILITANTE CGT AU RASSEMBLEMENT POUR ADAMA : "LE SYNDICALISME DOIT ETRE ANTIRACISTE!"

CONVERGENCE

Militante CGT au rassemblement pour Adama : « Le syndicalisme doit être antiraciste ! »

Nous relayons ici le témoignage de Tiziri Kandi, militante CGT, en réponse à la publication par le journal d'extrême droite Valeurs Actuelles d'une vidéo dans laquelle celle-ci serait selon le journal « conspuée et expulsée » de la manifestation. Elle revient sur ces propos mensongers et rappelle l'importance de construire les "convergences de demain".

Tiziri Kandi, CGT HPE

mercredi 3 juin

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Deux choses doivent être dites sur cette vidéo : le rassemblement d’hier contre le racisme et contre les violences policières était un moment historique, et Valeurs Actuelles est un "media" d’extrême droite connu et reconnu comme tel. Je suis particulièrement scandalisée par cette instrumentalisation honteuse dont je fais l’objet, à propos d’un fait extrêmement marginal, qui s’est produit au moment où j’allais quitter le rassemblement.

Le fait que des manifestant-e-s présent-e-s n’aient pas apprécié de voir un drapeau CGT à la manifestation n’enlève strictement rien à la justesse du mouvement et au combat contre le racisme et les violences policières. Il est d’ailleurs judicieux qu’aujourd’hui on se pose la question de la présence et du rôle des syndicats dans la lutte antiraciste, et de notre responsabilité, tout comme la responsabilité historique de nos organisations syndicales, dans les combats antiracistes d’aujourd’hui pour construire les convergences de demain. Le syndicalisme doit être antiraciste.

Ensuite, étant animatrice des luttes des salariés du nettoyage et des hôtels, majoritairement des personnes noires, arabes, asiatiques, immigrées, ou issues de l’immigration, dont je fais partie, étant immigrée moi-même, nous avons toujours fait face à la police, sa violence et sa brutalité, dans la vie de tous les jours comme lors des luttes au travail ! À l’hôtel Holiday inn de Clichy, au campanile de Suresnes, au parc Hayat Vendôme, à l’Ibis des Batignolles. La police est toujours intervenue. Au parc Hayat Vendôme, on a été brutalisé-e-s et criminalisé-e-s juste parce que nous luttions pour la dignité, pour des augmentations de salaires et contre la sous-traitance, obligé-e-s à payer des amendes ... dans toutes ces luttes, on a été soutenu-e-s par le comité pour la justice et la vérité pour Adama.

De même, notre syndicat a été présent dans les actions et mobilisations du comité, ainsi que dans toutes les actions antiracistes, contre l’islamophobie, contre l’antisémitisme, tout comme toutes les mobilisations et les grèves contre la régression sociale et les attaques patronales qui fragilisent toujours davantage celles et ceux qui sont socialement assigné-e-s aux travaux les plus durs et les moins rémunérés et valorisés !

Je dénonce avec fermeté cette instrumentalisation honteuse par ce "torchon" fasciste" et j’affirme une fois de plus mon soutien à tous-tes les camarades partout dans le monde qui se battent contre le racisme, pour la justice, pour la convergence des luttes et pour l’union de nos forces. Pour un avenir sans exploitation et sans domination. Le syndicalisme a toute sa place dans les luttes contre les violences policières et contre le racisme, car ces violences ne s’arrêtent pas aux portes du travail, au contraire elles structurent son organisation et l’exploitation des personnes racisées. Justice pour Adama, pour Amine Bentounsi, Babacar Gueye, Ali Ziri, Ibrahima Bah, Zineb Redouane, Gaye Camara, Steve Maia Caniço, et Fatouma Kebe ! Justice pour George Floyd, justice pour toutes les victimes des violences policières et du racisme !

https://www.revolutionpermanente.fr/Militante-CGT-au-rassemblement-pour-Adama-Le-syndicalisme-doit-etre-antiraciste


 

RÉTROPÉDALAGE DE TROIS DES QUATRE AUTEURS DE L'ETUDE SUR L'HYDROXYCHLOROQUINE DE LA PRESTIGIEUSE REVUE MÉDICALE THE LANCET

RÉTROPÉDALAGE

Hydroxychloroquine : trois des quatre auteurs de l'étude du Lancet se rétractent

Par LEXPRESS.fr avec AFP ,publié le , mis à jour à 

L'étude en cause, qui pointait un risque de décès accru, avait conduit dans le monde entier à l'interruption d'essais cliniques sur l'hydroxychloroquine.

L'étude en cause, qui pointait un risque de décès accru, avait conduit dans le monde entier à l'interruption d'essais cliniques sur l'hydroxychloroquine.

 

afp.com/Damien Meyer

La prestigieuse revue médicale The Lancet avait déjà pris ses distances mercredi avec l'étude très critiquée qu'elle a publiée sur l'hydroxychloroquine.

Trois des quatre auteurs de l'étude controversée publiée dans le Lancet sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine contre le Covid-19 ont demandé la rétractation de l'article, a annoncé la revue The Lancet ce jeudi soir. 

LIRE AUSSI >> Hydroxychloroquine : voilà pourquoi l'étude de The Lancet est si critiquée 

"Nous ne pouvons plus nous porter garant de la véracité des sources des données primaires", écrivent les trois auteurs au Lancet, mettant en cause le refus du quatrième, patron de la société les ayant collectées, de donner accès à la base de données. 

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La prestigieuse revue médicale The Lancet avait déjà pris ses distances mercredi avec l'étude très critiquée qu'elle a publiée sur l'hydroxychloroquine, en reconnaissant dans un avertissement formel que "d'importantes questions" se posent à son sujet. 

Un retentissement mondial

Publiée le 22 mai dans The Lancet, l'étude concluait que l'hydroxychloroquine n'est pas bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et peut même être néfaste. Sa parution avait eu un retentissement mondial et des répercussions spectaculaires, poussant notamment l'OMS (Organisation mondiale de la santé) à suspendre les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine contre le Covid-19. 

Mais finalement, après de nombreuses critiques mettant en cause la méthodologie de l'étude, y compris de la part de scientifiques sceptiques sur l'intérêt de l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19, l'OMS a annoncé mercredi la reprise des essais cliniques avec cette molécule. 

LIRE AUSSI >> Coronavirus : l'OMS annonce la reprise des essais cliniques sur l'hydroxychloroquine 

Les critiques mettaient en particulier en cause les données sur lesquelles se fondaient l'étude (96.000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux, récoltées) récoltées par la société américaine Surgisphere, dirigée par le quatrième auteur Sapan Desai. 

"Nous avons lancé une analyse indépendante de Surgisphere avec l'accord de Sapan Desai pour évaluer l'origine des éléments de la base de données, confirmer qu'elle était complète et répliquer les analyses présentées dans l'article", écrivent les trois autres auteurs dans le texte publié par le Lancet. 

Mais Surgisphere ayant refusé de transférer la base de données en raison des accords de confidentialité avec ses clients (les hôpitaux à l'origine des données), les experts missionnés "n'ont pas pu conduire une revue indépendante et nous ont informés de leur retrait du processus d'évaluation par les pairs", ajoutent-ils. 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/hydroxychloroquine-trois-des-auteurs-de-l-etude-du-lancet-se-retractent_2127521.html?fbclid=IwAR1D-d9aSCZQON9M-P2v1DGvaJM5e91qvBPckqga_xUVV8yTcdwHN3TJSt8


 

VENEZUELA : GUAIDO EST DANS L’AMBASSADE DE FRANCE, AFFIRME LE MINISTRE DES AE JORGE ARREAZA. LA FRANCE ET LA PLUPART DES MEDIAS «DÉMENTENT»

 Juan Guaido

Guaido à l'ambassade de France à Caracas, affirme la diplomatie vénézuélienne

© AP Photo / Ariana Cubillos

INTERNATIONAL

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Le Président Nicolas Maduro avait déjà laissé entendre que le chef de l'opposition vénézuélienne s'était «caché» dans une représentation diplomatique.

Le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido se trouve dans l'ambassade de France à Caracas, a affirmé le ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza, trois jours après que le Président Nicolas Maduro eut laissé entendre que son rival s'était «caché» dans une représentation diplomatique.

«Nous ne pouvons pas entrer dans les locaux d'une ambassade de quelque pays que ce soit, en l'occurrence de l'Espagne ou de la France, et faire en sorte que la Justice [les] arrête de force. Ce n'est pas possible», a affirmé M. Arreaza, interrogé à la radio sur la présence d'un autre opposant, Leopoldo Lopez, dans la résidence de l'ambassadeur d'Espagne, et sur celle présumée de M. Guaido à l'intérieur de l'ambassade de France.

«Nous espérons que ces gouvernements changeront d'avis (...) et livreront ceux qui veulent échapper à la Justice vénézuélienne», a-t-il ajouté, cité par l'AFP.

M. Arreaza a déploré une «situation profondément irrégulière». «C'est une honte pour la diplomatie de l'Espagne, c'est une honte pour la diplomatie de la France ce qui s'est passé, et ils vont en payer le prix très, très bientôt», a-t-il martelé.

Les deux pays font partie de la cinquantaine dans le monde qui reconnaissent M. Guaido comme Président par intérim, plutôt que M. Maduro, élu chef d'État selon eux au moyen de graves irrégularités.

Guaido traité de «fugitif»

Le 1 er juin, M. Maduro avait suggéré que M. Guaido pouvait s'être «caché dans une ambassade».

 

 

Nicolas Maduro

© SPUTNIK . STRINGUER

Nicolas Maduro accuse l'ambassadeur de France d'ingérence

Son opposant avait nié. «On te ment», a-t-il écrit sur Twitter, indiquant être «avec le peuple».

 

Le pouvoir vénézuélien a qualifié à de multiples reprises M. Guaido de «fugitif», sans jamais préciser en quoi il aurait échappé à un mandat d'arrêt quelconque.

Des tensions diplomatiques sont apparues en mai entre Paris et Caracas au sujet du traitement réservé à l'ambassadeur de France, Romain Nadal. Depuis le 2 mai, des policiers vénézuéliens gardent en permanence la rue où il réside, et sa résidence est privée d'eau et d'électricité.

Ces problèmes «affectent le fonctionnement normal de notre représentation diplomatique», selon le ministère français des Affaires étrangères.

https://fr.sputniknews.com/international/202006051043899117-guaido-a-lambassade-de-france-a-caracas-affirme-la-diplomatie-venezuelienne/


 

LES MASQUES TOMBENT AUX USA, PAYS DES "LIBERTÉS", "DE LA DÉMOCRATIE" ET DES "DROITS DE L'HOMME"

Par: Guillermo Alvarado

Les États-Unis, le pays des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme selon la vision trouble de ses propres gouvernants, sont  en train de montrer de plus en plus leur vrai visage sillonné de rancunes, de craintes, d’abus et d’une profonde division créée par des siècles de racisme et d’exclusion.

Ce n’est pas la première fois que les opprimés montrent leur colère à cause de la brutalité avec laquelle ils sont traités  dans le pays des Blancs, des Anglo-Saxons et des protestants. George Floyd  n’est pas le premier noir assassiné par la police depuis le début de l’année. Le 23 février dernier, en Géorgie, Ahmaud Arbery est mort lorsqu’il faisait des exercices, entre les mains de Travis Mcmichael, son père et policier à la retraite.

Peu après, le 13 mars, la police de Louisville, au Kentucky, a tué l’infirmière Breonna Taylor, de 26 ans. Les agents ont pris d’assaut son domicile par erreur à la recherche d’un suspect qui avait déjà été arrêté. Amy Goodman assure que la violence policière est la principale cause de morts parmi les jeunes noirs nord-américains.

L’explosion sociale ne s’est pas produite en févier ou en mars, elle s’est produite maintenant suite à l’exécution extrajudiciaire de Floyd, car le sentiment de révolte et la rage se sont accumulés jusqu’à atteindre des niveaux dangereux dans le prétendu pays des rêves.

La Pandémie de Covid-19 qui est en train de tuer surtout des afro descendants et des membres d’autres minorités ethniques, est un des éléments qui explique ce qui est train de se passer dans dizaines de villes de la principale puissance économique et militaire du monde. 

Un autre facteur est l’attitude irresponsable du président Donald Trump qui a déjà démontré le peu que lui importent les vies des pauvres et des exclus.

Il a d’abord appelé « tueurs » les manifestants ; après il a dit qu’il allait déclarer terroriste l’organisation ANTIFA, diminutif du mouvement antifasciste, qui a été créé aux États-Unis dans les années 80 du siècle dernier à partir de groupes antiracistes opposés au suprémacisme  blanc et néonazi.

Attisant plus le feu, Trump a menacé d’avoir recours aux forces armées, ce qui serait une stupidité authentique car une telle mesure amènerait les soldats étasuniens à tirer sur les propres concitoyens.

Un des endroits qui est déjà en état d’alerte est Fort Brag, en Caroline du Nord, nom aux résonances funéraires car c’est là où se sont entraînés des milliers de gorilles latino-américains dans des techniques pour enlever, torturer et assassiner des opposants aux dictatures qui ont ensanglanté la région.

C’est de cette façon, un à un , que tombent les masques dont s’était muni cet empire pour donner une image civilisée devant le reste du monde. Le vrai visage apparaît inévitablement!

Edité par Reynaldo Henquen

 

source : http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/224704-les-masques-tombent


 

MINNEAPOLIS : POIGNANTE CÉRÉMONIE EN HOMMAGE A GEORGE FLOYD. HUIT MINUTES ET 46 SECONDES DE SILENCE ONT ÉTÉ OBSERVÉES

Poignante cérémonie en hommage à George Floyd à Minneapolis

Huit minutes et 46 secondes de silence ont été observées. C’est le temps qu’a passé, agenouillé sur lui, un policier blanc lors de l’interpellation au cours de laquelle il est mort.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié hier à 23h17, mis à jour à 08h03

Temps deLecture 5 min.

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Plusieurs centaines de personnes ont participé, jeudi 4 juin, à une cérémonie à Minneapolis (Minnesota) en hommage à George Floyd, l’homme noir de 46 ans dont la mort, lors de son arrestation par la police le 25 mai, a déclenché de vastes manifestations émaillées de violences et réveillé le débat sur les questions raciales aux Etats-Unis et au-delà.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Mort de George Floyd : après la colère, le temps du deuil et de la revendication politique

  • « Tu as changé le monde George »

 

Les participants à la cérémonie, dont des membres de la famille de George Floyd, s’embrassent lors des hommages, le 4 juin 2020, à Minneapolis, dans le Minnesota.

Les participants à la cérémonie, dont des membres de la famille de George Floyd, s’embrassent lors des hommages, le 4 juin 2020, à Minneapolis, dans le Minnesota. KEREM YUCEL / AFP

Famille, responsables religieux ou politiques et célébrités étaient rassemblés à l’université chrétienne North Central de Minneapolis pour honorer sa mémoire. La cérémonie, en présence de personnalités noires comme le rappeur T.I. ou le comique Kevin Hart, a commencé par une émouvante interprétation de Amazing Grace après que le maire blanc de Minneapolis s’est agenouillé en pleurs devant le cercueil.

Elle a également été marquée par une période de silence de 8 minutes et 46 secondes, le temps pendant lequel le policier blanc Derek Chauvin est resté agenouillé sur le cou de George Floyd malgré ses supplications. Prenant la parole, le frère du défunt, Philonise Floyd, a dénoncé sous les applaudissements « la pandémie de racisme et de discrimination » qui l’a emporté.

« Tu as changé le monde George » : le leader américain des droits civiques, Al Sharpton, a prononcé, lors de la cérémonie, un émouvant éloge funèbre, aux accents politiques empreints de tristesse mais également d’espoir pour un monde meilleur, avec la promesse de « continuer le combat ». Voyant dans le genou qui a écrasé le cou de George Floyd le symbole de l’oppression des Afro-Américains aux Etats-Unis, il a déclaré :

« George Floyd ne devrait pas être parmi les morts. Il n’est pas mort d’un problème de santé commun. Il est mort d’un dysfonctionnement commun du système judiciaire américain. »

Appelant la police à rendre des comptes, le révérend a lancé :

« Ce qui est arrivé à Floyd arrive tous les jours dans ce pays, dans les secteurs de l’éducation, des services de santé et dans tous les aspects de la vie américaine. Il est temps pour nous de nous lever en hommage à George et de dire Enlevez vos genoux de nos cous. »

A Donald Trump, qui a fait évacuer manu militari les abords de la Maison Blanche lundi soir pour poser devant une église, bible à la main, le pasteur baptiste de 65 ans a conseillé d’« ouvrir la bible »« Je prêche depuis mon plus jeune âge, et je n’ai jamais vu quelqu’un tenir une bible comme ça, mais passons », a-t-il dit.

  • « Il y a un genou sur le cou de l’Amérique noire »

Au même moment, à Minneapolis, devant le mausolée improvisé dressé à l’endroit où George Floyd a été tué, les messages du révérend étaient parfaitement compris par les manifestants. « Il y a un genou sur le cou de l’Amérique noire, a déclaré à l’Agence France-Presse Kayla Peterson, une responsable des ressources humaines de la banlieue de la ville. Nous n’avons jamais été réellement libres. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Mort de George Floyd : Minneapolis, la ville aux deux visages

Les manifestations se poursuivaient à travers le pays. Au dixième jour de mobilisation, la situation semblait s’être apaisée, après plus d’une semaine de débordements – la police a procédé au total ces derniers jours à près de 10 000 arrestations dans le pays, selon une estimation reprise par les médias américains. Les couvre-feux nocturnes, décrétés ces derniers jours par plusieurs grandes villes américaines pour tenter de contenir les violences, avaient été levés à Los Angeles et Washington. Dans ces deux villes, des milliers de manifestants, toutes origines confondues, manifestaient pacifiquement.

Washington, les manifestants se sont rassemblés au Lincoln Memorial où, le 28 août 1963, le Dr Martin Luther King avait prononcé le discours historique « I have a dream » (« Je fais un rêve »). La présence des forces de l’ordre était beaucoup plus réduite qu’elle ne l’avait été près de la Maison Blanche lors des manifestations des nuits précédentes. Les participants se sont dispersés avant qu’il ne fasse nuit, alors qu’une forte pluie commençait à tomber.

Los Angeles, une foule de centaines de personnes s’est tue et s’est agenouillée devant l’hôtel de ville, dans le quartier de Downtown, un geste devenu le symbole de la contestation née après la mort de George Floyd.

New York, le maire, Bill de Blasio, a été hué par des manifestants qui lui reprochent de tolérer des interventions policières de plus en plus musclées. Lors de la cérémonie dans le quartier de Brooklyn – organisée parallèlement à un hommage à Minneapolis –, le maire a eu beaucoup de mal à faire entendre son discours : la foule de plusieurs milliers de personnes criait « De Blasio Go Home ! » (De Blasio, rentre chez toi) ou « Vote them out ! » (Chassez-les du pouvoir !). Il est reparti peu après.

Lire aussi  En images : après la mort de George Floyd, hommages et manifestations massives à travers les Etats-Unis

  • La caution des ex-policiers fixée entre 750 000 et 1 million de dollars chacun

Les manifestants avaient obtenu mercredi une première « victoire » sur le plan judiciaire. Comme ils le réclamaient, le procureur enquêtant sur la mort de George Floyd à Minneapolis a requalifié les faits en homicide volontaire, inculpant Derek Chauvin de « meurtre non prémédité » – un chef passible de 40 années de réclusion – et de complicité les trois autres agents présents. Jeudi, ces derniers ont comparu au tribunal pour que leur caution soit fixée : entre 750 000 et 1 million de dollars chacun.

  • Twitter désactive une vidéo de Trump

Twitter a désactivé, jeudi, une vidéo en hommage à George Floyd publiée sur le compte de campagne du président américain Donald Trump, citant une plainte relative aux droits d’auteur.

Dans la vidéo, la voix du président américain est diffusée sur un montage de photos et de vidéos des manifestations et des violences qui ont suivi la mort de Floyd. « Nous réagissons à une plainte concernant les droits d’auteur qui nous a été adressée par l’un des ayants droit ou par l’un de ses représentants », a expliqué un représentant de Twitter.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Mort de George Floyd : Donald Trump se revendique « président de la loi et l’ordre »

« Twitter et Jack [Dorsey, cofondateur de Twitter] censurent ce message inspirant et rassembleur », a réagi, sur la même plateforme, l’équipe de campagne de Donald Trump.

  • Plainte contre Trump après la dispersion de manifestants devant la Maison Blanche

Une plainte a été déposée contre Donald Trump après la dispersion violente lundi de manifestants pour permettre au président de poser, une bible à la main, devant une église toute proche de la Maison Blanche, a annoncé jeudi la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU. Les ministres américains de la justice et de la défense, ainsi que d’autres hauts responsables sont également visés par cette plainte, déposée par l’ACLU et d’autres organisations des droits civiques pour le compte de la branche de Washington du mouvement Black Lives Matter et d’autres manifestants.

« Ce qui est arrivé à nos membres lundi soir, dans la capitale de la nation, était un affront allant à l’encontre de tous nos droits », a déclaré April Goggans, de Black Lives Matter DC, citée dans le communiqué de l’ACLU. « Nous ne serons pas réduits au silence par les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc. C’est le moment d’être entendus. »

Notre sélection d’articles sur la mort de George Floyd

Retrouvez tous nos articles sur la mort de George Floyd dans notre rubrique

Le Monde avec AFP et Reuters

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/04/apres-la-colere-les-etats-unis-rendent-hommage-a-george-floyd_6041806_3210.html


 

CHINE : LES USA MIS ÉCHEC ET MAT

E-Press du 4 juin 2020

Thu Jun 4, 2020 3:32PM

Trump encerclé par la Chine...

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Trump encerclé par la Chine...

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Au sommaire :

1- La politique chinoise des États-Unis dans l’impasse 

L’initiative soigneusement planifiée de Trump d’accueillir un sommet du G7 à Washington les 25 et 26 juin, apparemment pour préparer l’après-pandémie de Covid-19, a été abandonnée par manque d’enthousiasme des alliés occidentaux des États-Unis. La décision de la chancelière allemande Angela Merkel de ne pas accepter l’invitation de Trump, invoquant, ironiquement, son souci de contenir la pandémie.

Mais la dissidence de Merkel va bien plus loin. Elle a publiquement fait remarquer que, quelle que soit la forme que prendra la réunion du G7, « que ce soit par vidéoconférence ou autrement, je me battrai résolument pour le multilatéralisme. C’est très clair, tant au sein du G7 que du G20 ».

Sentant que son leadership est sérieusement remis en question dans le monde occidental, Trump a rapidement changé de cap pour proposer que le groupe des économies avancées du G7 « dépassé » dans un monde en mutation se transforme en « G10 ou G11 ». Autrement dit, Trump veut un G7 élargi réformé – auquel s’ajouteraient la Russie, l’Inde, l’Australie et la Corée du Sud – pour s’unir contre la Chine.

Cette idée est donquichottesque et va nuire à la diplomatie et au leadership des États-Unis. Les six autres membres du G7 – Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Canada et Japon – restent sceptiques quant à l’inclusion de la Russie, qui a été désinvitée en 2014 en raison du rattachement de la Crimée au territoire russe.

En outre, l’Europe veut d’abord savoir ce que Trump va faire du leadership américain de l’ordre international libéral de l’après-guerre. Non seulement les autres membres du G7 se sentiront agacés par l’élargissement formel proposé unilatéralement par Trump, mais les Européens sont également déterminés à maintenir la coopération avec la Chine. Le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Russie ont également intérêt à une intégration économique régionale plus poussée impliquant la Chine.

Le schisme concernant les relations avec la Chine au sein du club occidental a été mis en évidence par Merkel dans ses remarques la semaine dernière, lorsqu’elle a insisté sur le fait que les pays européens ont « un grand intérêt stratégique » à un engagement constructif de la Chine.

Pour dire les choses simplement, l’annonce unilatérale de Trump concernant un élargissement du G7 est perçue en Europe comme une simple continuation des mesures malavisées qu’il a prises au cours des trois dernières années de sa présidence pour saper l’ordre mondial multilatéral fondé sur des règles que les présidents américains des deux partis ont laborieusement mis en place depuis plus de 70 ans.  

Source : reseauinternational.net

2-Le retrait des forces américaines de Grande-Bretagne à cause de Huawei

Quand le Royaume-Uni rétrocéda Hong Kong à la Chine, il fut convenu que, durant 50 ans, l’ancienne colonie britannique disposerait d’une certaine autonomie à l’égard de Pékin ainsi que de garanties sur la liberté d’expression et une justice indépendante, en vertu du principe « un pays, deux systèmes ».

Seulement, en voulant appliquer une loi dite de « sécurité nationale » à Hong Kong, le gouvernement chinois a pris le parti de rompre avec les promesses faites il y a 23 ans. D’où la vive réaction du Royaume-Uni. « Il est encore temps pour la Chine de réfléchir, de s’éloigner du précipice et de respecter l’autonomie de Hong Kong et ses propres obligations ainsi que ses obligations internationales », a ainsi déclaré Dominic Raab, le chef de la diplomatie britannique.

Dans le même temps, le locataire du 10 Downing Street, Boris Johnson, a indiqué qu’il proposerait des passeports ainsi que l’accès à la citoyenneté britannique aux millions de Hongkongais qui en feraient la demande.

« Si la Chine impose sa loi sur la sécurité nationale, le gouvernement britannique modifiera sa législation sur l’immigration et permettra à tout détenteur de ces passeports résidant à Hong Kong de venir au Royaume-Uni pour une période renouvelable de 12 mois et d’obtenir d’autres droits, y compris le droit de travailler, ce qui les mettrait sur la voie de la citoyenneté. […] La Grande-Bretagne n’aurait alors pas d’autre choix que de maintenir ses profonds liens d’histoire et d’amitié avec le peuple de Hong Kong », a fait valoir M. Johnson.

Source : Opex360.com

3- USA : le Canada a toujours peur 

20 secondes. Interrogé mardi sur la situation en cours chez le voisin américain, secoué depuis plus d’une semaine par la mort de George Floyd, Justin Trudeau a gardé un long silence avant de se prononcer. La peur de faire l’objet d’une riposte américaine ? En tout cas, ce long silence a montré les hésitations d’un Canada qui a toujours du mal à s’affirmer face à son voisin du sud. 

Il a ensuite tenu à rappeler que c’est le « moment de rassembler les gens, d’écouter, d’apprendre quelles sont les injustices qui se poursuivent depuis des années voire des décennies malgré des progrès ». Justin Trudeau a d’ailleurs ajouté que son pays avait encore des progrès à faire à de nombreux égards : « Ici au Canada, nous avons aussi de grands défis : nous avons de la discrimination systémique, ce qui veut dire que nos systèmes, nos institutions, les mesures, tout ce qu’on met en place, ne traitent pas de la même façon les Canadiens d’origines diverses que d’autres. »

Cette intervention médiatique intervient dans un contexte où les manifestations et mouvements de contestation embrasent les États-Unis à la suite du décès de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, qui a perdu la vie lors d’une arrestation violente. 

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/04/626705/La-politique-chinoise-US-dans-limpasse


 

AHMED BENSAADA : QUI SONT CES TENORS AUTOPROCLAMES DU HIRAK ALGÉRIEN?

Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien?

Par Ahmed Bensaada

Mondialisation.ca, 04 juin 2020

Éditions APIC

Région : 

Thème: 

Les bonnes feuilles

Sauver le Hirak de ses démons

Extrait de la préface de Majed Nehmé

[…] 

On ne peut soupçonner Ahmed Bensaada, l’auteur de ce livre-enquête, d’être hostile au Hirak, qu’il avait appelé de tous ses vœux. Il le dit sans ambages dès les premières lignes de son enquête : « Cet évènement majeur dans la vie politique de l’Algérie a bouleversé tous les codes du paysIl a modifié la psychologie d’un peuple, a aiguisé son sens de la discipline, a soudé ses rangs dans un objectif commun contre le despotisme et la hogra et a réussi avec brio le déboulonnage d’un système prédateur et sa meute de serfs. Une vraie campagne de salubrité publique scandée de concert dans les rues de toutes les villes du pays avec la classe, la véhémence et le ton que requièrent ces moments historiques… »

Mais l’adhésion à un mouvement historique refondateur et salutaire ne peut se faire, pour un esprit critique et vigilant comme Ahmed Bensaada, en fermant les yeux devant les tentatives de certains agitateurs professionnels pour récupérer ce soulèvement populaire et patriotique en vue de le dévier de sa trajectoire et de le mettre au service d’un plan étranger inavoué car inavouable. Son adhésion au Hirak était mue uniquement par son attachement à son pays, son identité, son indépendance, sa souveraineté chèrement acquise sans laquelle aucune réforme structurelle ne saurait être engagée sérieusement et durablement. 

Vigilant, fin observateur des stratégies minutieusement et méthodiquement mises en place par les néoconservateurs américains en particulier et occidentaux en général, adeptes du « regime change » et du « chaos constructif », Ahmed Bensaada, avec le flair qu’on lui connaît, a très vite décelé, documents à l’appui, les tentatives de récupération de ce mouvement historique. Il avait, à vrai dire, observé les agissements de certains acteurs, qui se sont autoproclamés leaders de l’actuelle contestation depuis son premier livre d’investigation paru en 2011, « Arabesque$ – Enquête sur le rôle des États-Unis dans les révoltes arabes », et qui sera plusieurs fois réédité au Canada, en Belgique et en Algérie, traduit en arabe et bientôt en espagnol. On se rappelle comment, dans la foulée des mal nommés printemps arabes, une tentative de « printanisation » de l’Algérie avait eu lieu mais avait lamentablement échoué.

Il avait déjà pressenti le danger d’une telle récupération visant l’Algérie. Car la stratégie de déstabilisation était globale et visait en fait tous les pays « récalcitrants » dans le monde. De Cuba jusqu’au Liban, du Venezuela jusqu’au Yémen, en passant par Hong Kong, l’ancien espace post-soviétique, la Syrie, l’Iran, la Libye, la Tunisie, voire même l’Irak qui, bien qu’il ait été envahi en 2003 ― après un blocus barbare de 1990 à 2003 qui a fauché la vie à des centaines de milliers de civils ― continue de servir de laboratoire aux machinations déstabilisatrices des néoconservateurs américains. 

[…] L’enquête actuelle de Bensaada part d’une déclaration stupéfiante de Lahouari Addi, un activiste professionnel franco-algérien qui officie en France, professeur de sociologie à l’IEP de Lyon de son état, qui propose, sans autre forme de procès, ni consultation populaire démocratique quelconque, et sans même l’approbation des forces vives du Hirak, la prise du pouvoir par un triumvirat composé de Mustapha Bouchachi, Zoubida Assoul et Karim Tabbou. Rien d’un moins ! « Pourquoi le sociologue a-t-il proposé ces personnes en particulier et ce, très peu de temps après le début des manifestations ? Les connaissait-il personnellement ? Avait-il discuté avec elles et pris connaissance de leurs programmes respectifs ? Y avait-il une coalition sous-jacente au Hirak pour proposer une liste en particulier ? Quel était le fil conducteur qui reliait ces personnes au professeur lyonnais ? », se demande l’auteur.

En suivant le docteur Bensaada dans ses investigations, le lecteur ne sera pas déçu. Ils ont tous été liés, d’une façon ou d’une autre, à des organismes américains d’exportation de la démocratie ! En plus de ces liaisons coupables avec des puissances étrangères, nos trois hirakistes, relève Bensaada, ont en commun leur accointance avec la nébuleuse islamiste, survivance du FIS interdit, qui a du sang algérien sur les mains, ou leurs soutiens basés à l’étranger qui jouissent de la protection des puissances dites démocratiques et anti-terroristes. L’arrestation de Karim Tabbou pour « atteinte à l’unité nationale » aura d’ailleurs été l’occasion rêvée pour la nébuleuse islamiste soutenue par le Qatar pour courir à son secours et dénigrer l’Algérie !

[…]

L’enquête d’Ahmed Bensaada est une contribution majeure pour la compréhension des jeux et enjeux qui se cachent derrière les postures nihilistes des puissances étrangères vis-à-vis de l’Algérie par le biais de pantins locaux. Des puissances qui prêchent aux autres ce qu’elles ne font pas chez elles. C’est aussi un appel à un sursaut national pour sauver le Hirak de ses démons et de ses fossoyeurs. Sa conclusion ne supporte aucune ambiguïté sur ce point : « Le Hirak, conclut-il, qui a été un évènement unique et grandiose dans l’histoire de l’Algérie, se doit d’être intrinsèquement algéro-algérien et de ne permettre aucune collusion avec des intérêts étrangers. Ce sont ces conditions qui garantissent l’épanouissement de l’Algérie de demain, démocratique, prospère et juste… »

Féconde sera la démocratisation (Extrait)

Par Ahmed Bensaada

[…]

Suivant le cheminement de sa réflexion hirakiste, Addi mit de l’avant (lui aussi !) les noms de certaines « célébrités » du mouvement populaire, même si d’après lui, « Le Hirak n’a pas vocation à être structuré »7

Ainsi, le 14 mars 2019, soit moins d’un mois après le début du Hirak, il écrivit : 

« [] les décideurs doivent accepter le caractère public de l’autorité de l’Etat. Ils doivent demander à celui qui fait fonction de président aujourd’hui de démissionner et de nommer une instance de transition qui exerce les fonctions de chef d’Etat. Mustapha BouchachiZoubida Assoul et Karim Tabbou devraient être sollicités pour exercer les prérogatives d’une présidence collégiale qui nommera un gouvernement provisoire qui gérera les affaires courantes et préparera les élections présidentielle et législative dans un délai de 6 à 12 mois. Les généraux doivent aider à la réalisation de ce scénario et se dire une fois pour toute que l’armée appartient au peuple et non l’inverse »8.

Pourquoi le sociologue a-t-il proposé ces personnes en particulier et ce, très peu de temps après le début des manifestations ? Les connaissait-il personnellement ? Avait-il discuté avec elles et pris connaissance de leurs programmes respectifs ? Y avait-il une coalition sous-jacente au Hirak pour proposer une liste en particulier ? Quel était le fil conducteur qui reliait ces personnes au professeur lyonnais ?

Tout le monde avait remarqué, bien entendu, que ces noms avaient émergé ― comme par enchantement― très tôt de la houle du Hirak. Mais que ces personnes en particulier soient « désignées » par Lahouari Addi, cela est loin d’être anodin. En effet, la recherche de dénominateurs communs exige aussi bien un retour vers le passé qu’une observation de l’actualité récente. 

[…]

Ainsi, dans les années 1990 – 2000, et ce durant plusieurs années, Lahouari Addi a fait partie de l’« International Forum for Democratic Studies Research Council » de la NED (en français : Conseil de recherche du Forum international d’études démocratiques)11.

[…]

Outre Addi, la liste des membres de ce conseil de recherche cite les noms de célébrités de la « démocratisation » américaine. Par exemple, dans le rapport annuel 2005 de la NED on trouve, entre autres, d’influents politologues américains comme Francis Fukuyama, Samuel P. Huntington ou Donald L. Horowitz. Le premier, néo-conservateur de la première heure, a déclaré : 

« J’ai travaillé pour l’ancien vice-ministre de la Défense Paul Wolfowitz à deux reprises, d’abord à l’Agence de contrôle des armements, puis au State Department ; […] J’ai par ailleurs travaillé avec son mentor, Albert Wohlstetter, au sein de la firme de consultants Pan Heuristics, et comme lui j’ai été [salarié] plusieurs années par la RAND Corporation »14

Rappelons que Paul Wolfowitz est un des néo-conservateurs américains les plus radicaux, qu’il a travaillé dans l’administration Bush fils en s’illustrant comme un fervent artisan et défenseur de l’invasion de l’Irak. D’autre part, la RAND Corporation est considérée comme le think tank le plus influent des États-Unis. Financée en majorité par le gouvernement américain (essentiellement par le secteur militaire), elle produit des rapports d’analyse politique et de renseignement pour l’armée et les décideurs américains.

De son côté, le professeur Samuel P. Huntington est mondialement connu pour sa ouvrage intitulé « Le choc des civilisations », alors que le professeur Donald L. Horowitz est spécialisé dans les « conflits ethniques ». Ce dernier a été nommé en 2006 par Condoleeza Rice au « Comité consultatif de la Secrétaire d’État pour la promotion de la démocratie » afin de la conseiller ainsi que l’administration de l’USAID (United States Agency for International Development, un autre organisme, comme la NED, spécialisé dans l’exportation de la démocratie)15.

Cette longue liste mentionne aussi quelques faucons néoconservateurs comme Joshua Muravchik qui avait demandé, en 2006, rien de moins que : « Bombardez l’Iran »16.

[…]

Robe noire et droit-de-l’hommisme (Extrait)

Par Ahmed Bensaada

La seconde Assemblée mondiale du WMD s’est tenue à São Paulo (Brésil) du 12 au 15 novembre 2000. Comme on doit s’en douter, les vedettes de cet évènement étaient, sans conteste, les activistes d’Otpor. D’ailleurs, deux de ses plus éminents membres étaient présents :  Slobodan Djinovic et Slobodan Homen36. Et leur contribution n’est pas passée inaperçue.

Dans une session organisée et modérée par l’IRI, Slobodan Homen présenta une communication intitulée : « Des élections décisives comme opportunités de promotion de la démocratie : quelles sont les meilleures stratégies ? ».

De son côté, Slobodan Djinovic anima un workshop modéré par le NDI, avec le titre évocateur suivant : « Comment les ONG peuvent-elles aider à surmonter les obstacles et à réduire les coûts humains dans les transitions difficiles ? ».

Et le plus intéressant dans cette histoire, c’est la mention accompagnant l’évènement : « Ce workshop est focalisé sur l’étude de quatre cas : la Serbie, l’Algérie, la Palestine et la Roumanie »37.

Un workshop animé par un leader d’Otpor, dans un évènement organisé par la NED et focalisé sur l’Algérie ? Et quand cela ? En 2000 ! Une décennie avant le printemps arabe, presque deux décennies avant le Hirak !

Mais quelle est la relation entre tout cela et maître Bouchachi, me dira-t-on ? La réponse est dans la liste des participants de la seconde Assemblée mondiale du WMD : Mostefa Bouchachi était présent38 en qualité d’« Avocat à la Cour agréé auprès de la Cour Suprême » en compagnie de Hakim Addad, fondateur du RAJ (Rassemblement Actions Jeunesse) en 199239.  Comme précisé dans plusieurs articles sur le sujet, le RAJ est une des organisations les plus financées par la NED40. De plus, en 2000, le RAJ était bien connu de la NED puisque cette dernière avait commencé à le subventionner en 199741. Alors que Mostefa Bouchachi n’était venu qu’en auditeur, Hakim Addad a coanimé un workshop portant un titre explicite : « Le réseautage des jeunes militants pour la démocratie »42. À noter que les rapporteurs de ce workshop étaient des représentants de la NED et de la Friedrich Ebert Stiftung (un organisme allemand de financement similaire à la NED, bien connu en Algérie). Faut-il rappeler que, comme le RAJ, la LADDH a été financée par la NED ?

[…]

Chronique d’une liaison annoncée (Extrait)

Par Ahmed Bensaada

[…]

L’analyse présentée dans ce qui précède montre un premier dénominateur commun entre Lahouari Addi et deux (à défaut de trois) des personnes dont il a suggéré les noms : leurs relations avec les États-Unis et leurs organismes d’« exportation » de la démocratie. Il est évident que Lahouari Addi, Mostefa Bouchachi et Zoubida Assoul ont tous eu des accointances avec des intérêts étasuniens. 

Passons maintenant au second trait commun qui caractérise ces « ténors » du Hirak. Lorsqu’en février dernier, le jour même de la célébration du premier anniversaire du Hirak, M. Bouchachi a rendu visite (avec d’autres hirakistes) à l’ex-numéro deux du FIS (Front islamique du Salut) en la personne de Ali Benhadj, ce fut un tollé général 113. Comment celui qui se considère comme le porte-drapeau du Hirak et de ses valeurs démocratiques pouvait-il frayer avec une personne qui déclarait, il n’y a pas si longtemps, qu’il n’était pas démocrate et que la démocratie était « Kofr » (impie) ?

[…]

En effet, ce n’était pas la première marque de sympathie de M. Bouchachi à l’égard des ex-membres du FIS. Lors du décès du numéro un de ce parti, Abbassi Madani, il s’était empressé de twitter ses condoléances en priant « qu’Allah l’accueille dans son vaste paradis ». Ce à quoi lui répondit une internaute : « Mon père, première victime civile de ce terroriste et ses acolytes, vous salut de sa tombe cher ‘‘démocrate’’. Vous avez perdu une occasion en or de vous taire…116 ».

La proximité de Maître Bouchachi avec la chaîne Al Magharibia, illustre bien cette affinité avec le mouvement islamiste. Ses fréquentes apparitions à l’écran et les marques de déférence dont il bénéficie de la part de cette chaîne et ce, des années avant le Hirak, trahissent une évidente sympathie à l’égard de celui qu’on surnommait, comme mentionné précédemment, « l’avocat du FIS » 117

[…]

En février dernier, lorsque Lahouari Addi arriva au lieu du débat organisé par « Rachad », il fut accueilli tout sourire par M. Zitout. Accolade et embrassade s’ensuivirent, témoignant d’une camaraderie difficilement dissimulable. Ce n’était visiblement pas la première fois qu’ils se rencontraient 122.

[…]

Lahouari Addi et Mourad Dhina sont aussi de vieilles connaissances, comme le montre le tableau ci-dessus. Cela est aussi évident à la familiarité expressive (tutoiement, utilisation des prénoms, etc.) clairement visible dans cette vidéo de Rachad TV datée du 21 octobre 2019 (en plein Hirak) et où le premier est l’invité du second 127. D’ailleurs, n’est-ce pas M. Addi qui avait déclaré : « Mourad Dhina est un Erdogan algérien, il défend un islam compatible avec les droits de l’homme et la démocratie. Mais pour le gouvernement algérien il n’y a rien de pire que des islamistes autonomes… 128 ».

À noter que ces propos ont été rapportés par Marie Verdier (La Croix) en 2012, des années avant le Hirak. 

En ce qui concerne Zoubida Assoul, ses interventions sur Al Magharibia ne sont plus à compter 129. En plus des émissions qui lui ont été consacrées, elle intervient régulièrement en direct sur cette chaîne pour analyser et critiquer la vie politique du pays. 

Selon Maghreb Intelligence, de nombreuses personnalités de l’opposition ont été invitées à Paris par Al Magharibia pour fêter l’anniversaire de la chaîne, en février 2019 (quelques jours avant le début du Hirak). Et la source de préciser :

« Les billets d’avion, les chambres d’hôtels, les locaux de la réunion, les dîners, les boissons, tout, absolument tout, a été pris en charge par la comptabilité de la chaîne islamiste Al Magharibia qui défend clairement et ouvertement les positions de l’ex-FIS et, surtout, les « bienfaits » du Qatar et de sa diplomatie sournoise »130.

Parmi les invités, les noms de Zoubida Assoul et de Karim Tabbou ont été cités. La présence à Paris, à cette période, de ces deux figures du Hirak a été confirmée par Naoufel Brahimi El-Mili dans son livre « Histoire secrète de la chute de Bouteflika » : « Par une étrange coïncidence, ce dimanche-là [17 février 2019] des personnalités algériennes, liées au mouvement ‘‘Mouwatana’’, se trouvent à Paris. Elles répondent présent. Parmi elles, Karim Tabou, Zoubida Assoul et Soufiane Djilali et un certain ‘‘Amir DZ’’, activiste sur la Toile et blogueur très suivi, qui prend le micro et galvanise la foule avec son parler ‘‘jeune’’…131 »

[…]

La bronca qui suivit la publication de la nouvelle fit vaciller quelques certitudes. Maître Bouchachi et Zoubida Assoul démentirent l’information. Les politiques à la mémoire courte comprennent à leurs dépens que certaines liaisons peuvent être dangereuses, très dangereuses. Commentant ces relations démocrato-islamistes, Lahouari Addi rédigea un article affublé d’un titre explicite : « Faut-il avoir peur des islamistes ? » 139. Il va sans dire que poser la question de cette façon, c’est y répondre par la négation. 

L’explication rudimentaire du sociologue est basée sur deux arguments aussi solides qu’un château de sable en plein ouragan : le respect de la diversité idéologique et le « qui-tue-quisme »140. M. Addi feint de ne pas comprendre que ce n’est pas l’islamisme en général qui a été visé par le tollé, mais l’alliance avec des personnes ayant un lourd passé qui prônent une idéologie qui a généré le chaos et la désolation durant la décennie noire. D’autre part, il y a une différence entre permettre la diversité idéologique et avoir des liens aussi étroits et des canaux de communication aussi bien huilés avec une mouvance particulière de l’islamisme dont l’histoire est douteuse. Quant au « qui-tue-quisme », ce n’est qu’un subterfuge simpliste pour absoudre les terroristes de leurs crimes.

En fait, Lahouari Addi remet au goût du jour sa fameuse théorie de la « régression féconde ». À ce propos, le journaliste Hassan Zenati précise que cette approche est celle d’un « groupe d’intellectuels algériens vivant en Europe, inspirés par la théorie du ‘‘chaos créateur’’ des néo-conservateurs américains qui soutenaient qu’un pouvoir islamiste ne serait au pire qu’une ‘‘régression féconde’’ sans lendemain, mais qui permettrait tôt ou tard de trouver les voies démocratiques ». Il ajouta que l’un des chefs de file de ce groupe est le sociologue Lahouari Addi141.

Ce qui nous ramène au tout début de cette analyse : la relation de Lahouari Addi avec la NED et les néoconservateurs américains. Mais aussi aux liens entre certains « ténors » du Hirak et les intérêts étasuniens. Cela n’est pas sans nous rappeler la volonté américaine de favoriser l’installation d’un pouvoir islamiste dans les pays arabes, comme ce fut le cas en Égypte, en Syrie, en Libye ou au Yémen. 

L’Algérie au cœur

Extrait de la postface de Richard Labévière 

[…]

Les ONG sont, sans doute, la trouvaille la plus machiavélique des pays occidentaux dits « démocratiques ». Elles ont été inventées dans les années 1950, en pleine Guerre froide pour affaiblir le bloc communiste de l’intérieur, utilisant différents paravents d’associations d’entraide humanitaire et sanitaire, d’alphabétisation et – bien-sûr – de médias dits « démocratiques » avec beaucoup de guillemets : Radio Free AmericiaFree EuropeFree tout ce qu’on veut… Quelques-unes de ces ONG : National Endowment for Democracy (NED), National Democratic Institute (NDI), Freedom HouseOpen Society Institute et la fameuse Otpor – qui signifie en serbe cyrillique « résistance ». Cette dernière a été créée en 1998 avec le soutien du National Endowment for Democracy et du milliardaire d’origine hongroise George Soros. Après la casse de l’ex-Yougoslavie, Otpor est devenue le centre de formation pour « l’action non violente » et a produit de nombreux activistes « révolutionnaires » notamment en Géorgie, en Ukraine, en Biélorussie, aux Maldives, en Égypte et, dernièrement, au Venezuela.

[…]

Et la recette est tellement efficace qu’elle continue d’être consciencieusement appliquée dans les pays qui ont l’audace de ne pas se conformer aux injonctions de Washington, de Londres, des autres chancelleries européennes, de Tel-Aviv et des pays du Golfe, c’est-à-dire des principaux acteurs de la mondialisation ultralibérale actuelle.

[…]

Car c’est bien la question essentielle. Les révolutions française (1789), russe (1917), chinoise et cubaine (1949), algérienne (1954) et sandiniste (1979) ont provoqué de profonds basculements historiques, marquant un avant et un après décisifs de « substance », au sens hégélien du terme. Dans cette séquence contradictoire, qui fait progresser « la raison dans l’histoire », la révolution nationale algérienne tient une place tout à fait particulière parce qu’elle met fin à une occupation et une exploitation coloniale qui perdurait depuis 1830. 

Et aujourd’hui encore, la révolution algérienne demeure emblématique et centrale dans la vie et la mémoire des peuples, parce qu’elle incarne une victoire sans appel sur le fait colonial, renvoyant définitivement ce mode de gouvernance aux oubliettes de l’histoire. L’affirmation d’une Algérie nationale, souveraine et indépendante reste une menace et un défi pour les tenants et profiteurs des derniers colonialismes en acte et en puissance, au premier rang desquels l’entité sioniste, son « État juif » d’apartheid qui occupe, annexe, colonise et opprime les Territoires palestiniens.

[…]

Plus largement, l’existence d’une Algérie souveraine et indépendante gêne les protagonistes et les profiteurs de la mondialisation contemporaine : ultralibérale, anglo-saxonne, destructrice des ressources naturelles et de la liberté des peuples. L’obsession de cette machinerie morbide : casser les États-nations, les services publics et les politiques de redistribution sociale. 

L’Algérie gêne encore doublement les apprentis sorciers de la mondialisation : d’abord parce que c’est un grand pays pétrolier et gazier qui pèse au sein des organisations des pays producteurs et exportateurs. Et quelles que soient les variations du prix du baril, ces ressources algériennes – gérées nationalement – font obstacles aux intérêts des États-Unis et des pays du Golfe. 

[…]

L’autre défi algérien – insupportable à tous les nostalgiques du colonialisme – c’est, bien-sûr une diplomatie de non-ingérence et de médiation à l’usage de l’auto-détermination des peuples de Palestine et du Sahara Occidental en passant par de multiplies théâtres africains et asiatiques. La diplomatie algérienne demeure l’un des grands vecteurs d’émancipation et de libération des peuples, parce que sa vraie révolution nationale ne peut être assimilable, sinon récupérée par quiconque.

[…]

Encore plus largement, l’affirmation nationale d’une Algérie souveraine et indépendante reste une menace pour les actuels faiseurs de mondialisation, parce que l’État-nation constitue – toujours et encore – la « monade » au sens leibnizien du terme, la cellule indispensable d’une théodicée de la résistance. Le grand historien de la Méditerranée, Fernand Braudel, nous a enseigné que tout processus d’édification nationale s’inscrit dans une durée longue et contradictoire. Avant de connaître une relative stabilité constitutionnelle et institutionnelle, le pays de la Révolution française s’est étripé, des siècles durant, entre catholiques et protestants, entre monarchistes et républicains, entre laïcs et cléricaux, la séparation de l’Église et de l’État datant d’une loi de… 1905. Par conséquent, personne n’est en droit de faire la leçon à quelque pays que ce soit… et certainement pas à l’Algérie.

[…]

S’adressant à l’intelligence collective, Ahmed Bensaada l’écrit de manière limpide et saisissante : la question n’est pas d’être pour ou contre le Hirak ; la question n’est pas d’exagérer, de nier ou d’instrumentaliser les questions internes qui travaillent la société algérienne, comme toute société au monde. La vraie question est de rappeler qu’il s’agit de l’affaire des Algériens eux-mêmes, et que ces défis d’avenir ne peuvent être abandonnés à des officines étrangères, dissimulées derrières les masques d’ONG aux financements et feuilles de routes des plus opaques.

Ahmed Bensaada

Editions APIC, Alger 2020

 

La source originale de cet article est Éditions APIC

Copyright © Ahmed Bensaada, Éditions APIC, 2020

https://www.mondialisation.ca/qui-sont-ces-tenors-autoproclames-du-hirak-algerien/5646277


 

LES MIG-29 SYRIENS FRAPPENT!

OTAN/Ankara défiés : après une bombe russe thermobarique, les MiG syriens bombardent ...

Thu Jun 4, 2020 10:16AM

Un pilote syrien à bord d'un MiG optimisé.(Archives)

Un pilote syrien à bord d'un MiG optimisé.(Archives)

Une première frappe russe à bombe thermobarique contre la zone de désescalade turque près de Hmeimim a servi d'avertissement à Ankara et à l'OTAN  en Libye viennent de marquer un coup, la prise du contrôle de l'aéroport de Tripoli, soit une seconde base après al-Watiya, situé sur la frontière avec la Tunisie. Ce jeudi matin, les agences de presse turques ont reconnu la frappe russe qui "a rompu trois mois de trêve"- spectacle et surtout a fait voler en éclat le projet OTAN/US de déployer dans le nord syrien une DCA capable d'en découdre avec l’aviation syrienne et russe, la bombe ayant visiblement détruit les batteries M-113 Atiglan de courte portée dont la présence avait été rapportée depuis les régions frontalières turques avec la Syrie.  

Pourquoi Israël ne frappe plus la Syrie?

Pourquoi Israël ne frappe plus la Syrie?

Première manifestation de force aérienne anti-US/Anti-Israël du trio Syrie/Iran/Russie... Pourquoi la Russie veut-elle étendre sa base aérienne à Hmeimim?

Mais ce n'est pas tout : ce jeudi, l'ambassade russe à Damas à confirmé l'arrivée des MiG-29SMT en Syrie, dans la perspective d'une remise en état substantielle de l'armée de l'air syrienne qui s'apprête à des combats aériens dans le ciel du nord syrien.  Dans la soirée du mercredi 3 juin, l'ambassade de Russie à Damas a confirmé la livraison du deuxième lot des chasseurs améliorés MiG-29 SMT à l’armée syrienne, tout en déclarant que les avions sophistiqués ont déjà été utilisés lors des opérations anti-terroristes.

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« En pratique, les Syriens ont commencé à utiliser des avions de combat russes", a rapporté Sputnik, citant l'ambassade et laissant supposer que les tous derniers raids de l'aviation syrienne à Hama pourrait avoir été l'oeuvre des MiG-29. Sputnik confirme cette hypothèse : « Ces appareils sont plus efficaces que les modèles précédents et ont commencé leur vol depuis la base aérienne Hmeimim  à destination des bases militaires syriennes. Au cours de leur dernière opération antiterroriste, de nouveaux MiG-20SMT de l'armée syrienne ont ainsi bombardé des positions appartenant à des groupes terroristes dans la banlieue nord-ouest de Hama, dans le nord-ouest de la Syrie". 

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En effet, le nouveau MiG-29 SMT est une version améliorée du chasseur MiG-29 Falcrom. Les nouveaux avions russes sont équipés de missiles air-air et surface-surface de haute précision. L'avion mis à jour est équipé de réservoirs de carburant supplémentaires, d'un moteur amélioré et d'une capacité de transport d'armes accrue.

Des sources sur le terrain ont, quant à elles, déclaré qu’après avoir localisé les repaires des éléments terroristes dans la région de Sahl al-Ghab, au nord-ouest de Hama, les services de renseignement de l'armée syrienne avaient pu communiquer les informations nécessaires à l'unité opérationnelle de l'armée et que les MiG-29 avaient effectivement passé à l'offensive.

Syrie: le pire aveu d'échec US?

Syrie: le pire aveu d'échec US?

Pire aveu d'échec US en Syrie : les troupes US volent du pétrole, incendient le blé

A en croire, les sources proches des terroristes pro-Ankara, les MiG syriens ont plutôt réussi ce premier teste : les frappes aériennes ont touché des cibles dans le nord-ouest de Hama, le sud-ouest d'Idlib et le nord de Lattaquié, et tout ceci de concert avec l'aviation russe. L'une des cibles se trouvait près de la ville de Sirmaniyah, bastion de groupes terroristes tels que le Parti islamique du Turkistan (TIP) qui tient trop à cœur Ankara.

Selon les observateurs politiques, les deux conflits qui mettent l'OTAN face à la Russie, à savoir celui du nord de la Syrie et de la Libye vise à  couper les ailes aux ambitions russes dans la région stratégique de la Méditerranée orientale. Cet effet anti-russe de l'axe US/OTAN qui se greffe évidemment sur l'hostilité de ce dernier avec la Résistance a trouve une illustration bien significative, mercredi 3 juin, quand le régime israélien a testé un missile tactique, LORA en Méditerranée. "Pour la Russie, les deux guerres se jouent sur un même front. La trêve à Idlib a certes permis une certaine reconstruction des forces Syrie/alliés. Mais cela a aussi permis à la Turquie de se refaire une santé. Une armée de l'ai syrienne renforcée ira changer la donne et d'ailleurs la bombe thermobarique de Poutine en annonce la couleur", estime un observateur.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/04/626723/Syrie--Mig29SMT-russe-dj-mis-en-service


 

LE "CANULAR DU CORONAVIRUS", LA PROLIFERATION DES ÉMEUTES RACIALES. VERS UN VERROUILLAGE MILITAIRE?

Le « canular du coronavirus », la prolifération des émeutes raciales. Vers un verrouillage militaire ?

Par Peter Koenig

Mondialisation.ca, 03 juin 2020

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Analyses: 

La « fuite » – cette fois-ci du ministère allemand de l’Intérieur – montre un document « secret » de 93 pages, admettant en gros la mauvaise réaction de l’Allemagne au canular du coronavirus – non, le journal ne l’appelle pas « canular », mais on peut le lire entre les lignes. En substance, le document indique que les dommages collatéraux économiques et sociaux sont beaucoup plus importants que l’impact de COVID-19, en termes de vies perdues à cause du traitement reporté du cancer, des maladies cardiaques et autres maladies mortelles, de l’effondrement des infrastructures sociales, du désespoir, du suicide, du chômage – aucun avenir en vue… pour beaucoup, le monde s’est effondré comme un château de cartes – aucune perspective, rien.

Le document fait également référence à d’autres épidémies de corona des années précédentes, et à des épidémies de grippe « régulières », qui étaient beaucoup plus graves que celle de 2020 – cette dernière, COVID-19, qualifiée de pandémie par l’OMS – sous les ordres des puissants à l’origine du FEM – le Forum économique mondial – le tristement célèbre Club de Davos, auquel appartient également Bill Gates, le tsar du vaccin, qui a déclaré en février 2010, lors d’une conférence TED en Californie du Sud intitulée « Innover pour atteindre le zéro » –

« Si nous faisons du bon travail [de vaccination], nous pouvons réduire la population mondiale de 10 à 15 % » (voir ce qui suit).

Dans votre propre intérêt et dans celui de vos enfants et des enfants de vos enfants, gardez toujours cela à l’esprit lorsque vous entendrez parler de Bill Gates et de la vaccination. Celle que nous risquons tous d’être « forcés » d’obtenir – est celle contre le COVID-19.

Feriez-vous confiance à M. Bill Gates – pour tout vaccin, en fait pour tout conseil de santé ?

Mais, il y a mieux (ou pire), il fait essentiellement les politiques de santé de l’OMS en matière de vaccination, anéantissant littéralement (en excluant) toute autre mesure préventive et curative médicalement et scientifiquement prouvée.

Pourquoi ? Parce que la Fondation Gates est l’un des principaux bailleurs de fonds du budget de l’OMS, en plus des Big Pharma et d’autres groupes d’intérêt, notamment la GAVI (Global Alliance for Vaccines and Immunization) – une autre création de Bill Gates. Les télécoms font également partie des contributeurs au budget de l’OMS.

Les télécoms déploient clandestinement la dangereuse technologie 5G (technologie de cinquième génération), non testée et sous-estimée, que les compagnies de téléphonie mobile ont commencé à déployer dans le monde entier – pour mieux vous contrôler – et dont l’OMS – première agence mondiale de santé – n’a pas dit un mot, en ce qui concerne les impacts de la 5G sur la santé.

C’est ainsi que les choses se passent dans notre monde néolibéral – de néofasciste à néo-fasciste – tout va bien.

Revenons au ministre allemand de l’intérieur, M. Horst Seehofer. Son équipe d’experts constate que la maladie Covidienne était de moindre importance que par exemple la grippe de la saison 2017 / 2018. L’étude a également examiné les statistiques de décès et a constaté que le taux global de décès en Allemagne, toutes causes confondues, est comparable à celui des années précédentes et inférieur à celui de la dernière grande saison de grippe 2017/2018, qui est passée pratiquement inaperçue. Il n’y a pas de décès supplémentaires, comme l’indiquent les statistiques allemandes et la comptabilité des personnes infectées, avec un bilan officiel de 8 522 décès au 2 juin 2020. Ceci représente un pic significatif par rapport aux années précédentes, ce qui n’est cependant pas reflété dans les statistiques.

En substance, l’étude a conclu – poliment – que le Covid-19 était une énorme fausse alerte. Lorsque le porte-parole du ministre a été confronté par les journalistes au sujet de la fuite du journal, il a dit quelque chose en ce sens – nous ne discutons de rien avec les théoriciens du complot. Un déni total. – Pourquoi ?

Veuillez consulter ces articles pour plus de détails, ceci et cela.

L’équipe de scientifiques qui a élaboré le rapport pour le ministère de l’Intérieur (Bundesministerium des Innern – BMI), a été sidérée, lorsque le ministère a pris ses distances par rapport à leur rapport. L’équipe de recherche a publié un communiqué de presse, déclenché par la fuite du document – même si elle, le BMI, a signé le rapport des scientifiques. Voir ce communiqué (de RT Deutsch [Allemagne], en allemand).

Le communiqué de presse disait essentiellement que le coronavirus était une maladie respiratoire traitable, et non mortelle, qu’il pouvait être prévenu et soigné ; que les groupes à risque, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques, devraient bénéficier d’une attention et d’un traitement particuliers ; qu’il n’était pas nécessaire de fermer le pays tout entier pour vaincre ce coronavirus, détruisant ainsi l’économie et les moyens de subsistance de millions de personnes – ce qui aurait des dommages collatéraux bien plus importants que le nombre de victimes du coronavirus. Par exemple, le report des opérations du cancer et du cœur, dû au fait que les lits d’hôpitaux restent vides pour les patients atteints du coronavirus, pourrait être à l’origine de 5 000 à 125 000 décès prématurés. Cela n’explique pas les innombrables décès dus au désespoir, à la détresse et au suicide.

Le communiqué de presse a conclu, en attendant que l’IMC réagisse et engage un débat constructif avec l’équipe du rapport. Le communiqué de presse a été signé par un certain nombre de signataires importants.

  • Prof. Dr. Sucharit Bhakdi, Universitätsprofessor für Medizinische Mikrobiologie (im Ruhestand) Universität Mainz 
  • Dr. med. Gunter Frank, Arzt für Allgemeinmedizin, Mitglied der ständigen Leitlinienkommission der Deutschen Gesellschaft für Familienmedizin und Allgemeinmedizin (DEGAM), Heidelberg
  • Prof. Dr. phil. Dr. rer. pol. Dipl.-Soz. Dr. Gunnar Heinsohn, Emeritus der Sozialwissenschaften der Universität Bremen 
  • Prof. Dr. Stefan W. Hockertz, tpi consult GmbH, ehem. Direktor des Instituts für Experimentelle Pharmakologie und Toxikologie am Universitätskrankenhaus Eppendorf 
  • Prof. Dr. Dr. rer. nat. (USA) Andreas S. Lübbe, Ärztlicher Direktor des MZG-Westfalen, Chefarzt Cecilien-Klinik
  • Prof. Dr. Karina Reiß, Department of Dermatology and Allergology University Hospital Schleswig-Holstein
  • Prof. Dr. Peter Schirmacher, Professor der Pathologie, Heidelberg, Mitglied der Nationalen Akademie der Wissenschaften Leopoldina 
  • Prof. Dr. Andreas Sönnichsen, Stellv. Curriculumsdirektor der Medizinischen Universität Wien, Abteilung für Allgemeinmedizin und Familienmedizin.
  • Dr. med. Til Uebel, Niedergelassener Hausarzt, Facharzt für Allgemeinmedizin, Diabetologie, Notfallmedizin, Lehrarzt des Institutes für Allgemeinmedizin der Universität Würzburg, akademische Lehrpraxis der Universität Heidelberg 
  • Prof. Dr. Dr. phil. Harald Walach, Prof. Med. Universität Poznan, Abt. Pädiatrische Gastroenterologie, Gastprof. Universität Witten-Herdecke, Abt. Psychologie 4

Cette liste de professionnels de la santé très réputés témoigne du sérieux du rapport – qui, soit dit en passant, est arrivé à des conclusions très similaires à celles d’autres études menées dans d’autres pays, notamment aux États-Unis et en Russie.

Par exemple, le 26 mai, le Dr Alexander Myasnikov, responsable russe de l’information sur les coronavirus, a accordé une interview à l’ancienne candidate à la présidence [russe], Ksenia Sobchak, dans laquelle il a apparemment laissé échapper son vrai sentiment. Croyant l’interview terminée, et la caméra éteinte, Myasnikov a déclaré :

« C’est de la connerie […] C’est exagéré. C’est une maladie respiratoire aiguë avec une mortalité minimale […] Pourquoi le monde entier a-t-il été détruit ? Ça, je ne le sais pas ».

Le lien – Corona, émeutes raciales vers un verrouillage militaire total – Abrogation des droits de l’homme et des droits civils – Suspension des droits constitutionnels – Loi martiale

Cela soulève la question – la question imminente – de savoir s’il existe un lien entre la catastrophe du coronavirus avec l’économie mondiale et les moyens de subsistance détruits des gens et les émeutes raciales déclenchées par le meurtre sauvage par la police d’un Afro-Américain – M. George Floyd – à Minneapolis. Des émeutes qui, en quelques jours, se sont étendues à plus de 40 villes étasuniennes, la violence n’en finissant plus. Le week-end dernier, les émeutes se sont étendues à Londres et à Berlin, jusqu’à présent essentiellement pacifiques.

Mardi soir le 2 juin, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues des villes françaises, dont au moins 20 000 devant un « Palais de Justice » dans le nord de Paris.

Les protestations étaient généralement contre la brutalité policière, contre le racisme et contre le confinement insensé et dévastateur – qui, en France et dans la plupart du reste de l’Europe, n’est pas encore totalement terminé, malgré tous les rapports et recommandations scientifiques – sans parler de ceux des économistes – selon lesquels il n’y a pas de danger – et qu’il faut maintenant relancer l’économie, afin qu’elle puisse reprendre rapidement.

Déjà maintenant – avec seulement la pointe de l’iceberg – le monde fait face à 2 milliards de personnes sans travail en quelques mois (mise à jour de l’OIT) – dérivant vers le désespoir de la famine – et la mort – de la famine, du suicide, de la négligence – de la désolation – du désespoir…. Oui, M. Gates – jusqu’à présent, la crise joue en votre faveur. Mais la justice prévaudra. Que ce soit avec ou sans vous. Les gens se réveillent.

Est-ce une coïncidence que le ministère allemand de l’Intérieur n’accepte pas le rapport établi par sa propre équipe d’experts ? – Admettre la « fausse alerte » comme le dit le rapport, admettre la surréaction et contre-attaquer immédiatement pour relancer l’économie, soutenir les personnes licenciées, aider à remettre les petites et moyennes entreprises sur pied – pour éviter le pire – ce qui aurait pu épargner l’Allemagne des émeutes – et aurait pu servir d’exemple dans toute l’Europe sur la façon de réagir. Mais non.

C’est comme si des émeutes étaient souhaitées dans l’ensemble des États-Unis, où le président Trump a menacé de militariser le pays et a déjà envoyé des troupes à Washington DC, où les émeutes font littéralement des trous dans des quartiers entiers de la ville – la violence est endémique dans cette capitale des États-Unis d’Amérique à prédominance colorée. – Et comme si des émeutes étaient également souhaitées dans toute l’Europe occidentale, avec le même objectif – le chaos, qui nécessitera une intervention militaire et éventuellement la loi martiale.

La violence en Europe, se déplace-t-elle progressivement de pays en pays ? Est-ce une coïncidence, ou est-elle planifiée ? Et qui finance ces émeutes ? – L’organisation Black Lives Matter, qui participe à la campagne et aux émeutes aux États-Unis (entre autres), est amplement financée par Soros, Ford, Rockefeller et d’autres mondialistes d’un seul monde, tout comme l’était Occupy Wall Street – tout comme la plupart des « protestations » lors des réunions du G-20 et du G-7, y compris le Forum social mondial (FSM).

Des fonds à intérêts partagés, étrangers ou nationaux, sont impliqués chaque fois que des « Black Blocs » – (image de droite) ces hommes qui saccagent et pillent les magasins, brisent les vitres, détruisent et brûlent les voitures.

Les « Black Blocs » sont des personnes, qui sont en fait soit elles-mêmes des policiers, soit engagées par la police pour justifier l’ingérence violente de la police. – Vous vous souvenez des « Yellow Vests » – plus d’un an de manifestations de week-end avant que le coronavirus ne mette un terme au mouvement ?

Ce qui est prévu, c’est une véritable guerre urbaine. Et l’Europe se sent préparée à cela. Il y a le Corps européen (Eurocorps), un corps militaire intergouvernemental dont le quartier général est composé d’environ 1 000 soldats stationnés à Strasbourg, en Alsace, en France.

L’Eurocorps est opérationnel depuis 1995.

Ils ont été formés à la guerre urbaine, avec d’autres forces spéciales européennes, principalement dans un camp d’entraînement militaire urbain soutenu par l’OTAN en Saxe-Anhalt, dans le nord de l’Allemagne.

Ce mouvement d’émeutes prévu dans l’ensemble du Nord global – et peut-être aussi dans des pays spécifiques du Sud global – est-il la première étape du « Lock Step Scenario » – Rapport Rockefeller 2010 qui commence par une pandémie de corona en 2020 – vers un contrôle militaire total, vers la loi martiale – vers la suspension de tous les droits civils et humains ; la suspension de nos droits constitutionnels ? – Qui sait ? C’est un plan diabolique

L’Allemagne aurait pu l’arrêter. Ce rapport d’expertise médicale a fourni la base d’un aveu honnête – pour sortir du « Lock Step » (étape de verrouillage) – il était peut-être encore temps. S’en tenir au peuple. Admettre l’erreur – le reste de l’Europe suivrait et le projet monstrueux d’un État profondément maléfique et sombre s’effondrerait. Mais l’Allemagne semble avoir manqué le bateau – ou l’opportunité d’être LE faiseur de paix. Par la contrainte ou le libre arbitre ? Mais quel genre de contrainte pourrait contraindre un gouvernement comme celui de l’Allemagne à cette soumission diabolique ?

Sinon, est-ce que ce sera encore les Allemands comme il y a 75 ans, après la Seconde Guerre mondiale, lorsque la majorité des Allemands ont dit « nous ne savions pas » – vivrons-nous un « Déjà-Vu » – dans 20 ou 30 ans ?

Aucune chance.

Nous nous réveillons, avec ou sans le gouvernement allemand.

Mais le peuple allemand est avec nous, le peuple.

Et nous surmonterons la crise du coronavirus provoquée par l’homme et les émeutes raciales délibérément alimentées par l’homme – ainsi que leur « fusion ».

Nous voulons vivre une vie libre.

Nous voulons reconstruire nos infrastructures sociales et physiques délibérément détruites – nous voulons être libres.

Plus de surveillance – et d’asservissement par les Gates, Rockefeller et Rothschild de ce monde.

Nous n’acceptons pas la vaccination forcée. Nous voulons être libres de choisir. Nous n’avons pas besoin et nous ne voulons pas d’un ordre mondial unique. Et si c’est un Nouvel Ordre Mondial, c’est Nous, le Peuple, qui allons le concevoir et le construire.

Nous sommes des êtres souverains – et nous créerons nos États souverains sur la base d’une solidarité nouvelle pour un avenir commun de l’humanité.

Peter Koenig

Article original en anglais :

The “Corona Hoax”, The Proliferation of Racial Riots. Towards a Military Lockdown?

Traduit par Maya pour Mondialisation

 

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Peter Koenig est économiste et analyste géopolitique. Il est également spécialiste des ressources en eau et de l’environnement. Il a travaillé pendant plus de 30 ans à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé dans le monde entier dans les domaines de l’environnement et de l’eau. Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, New Eastern Outlook (NEO), RT, Countercurrents, Sputnik, PressTV, The 21st Century, Greanville Post, Defend Democracy Press, The Saker Blog, et d’autres sites Internet. Il est l’auteur de Implosion – Un thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la cupidité des entreprises – une fiction basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale dans le monde entier. Il est également co-auteur de The World Order and Revolution ! – Essais de la Résistance. Il est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Peter Koenig, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/le-canular-du-coronavirus-la-proliferation-des-emeutes-raciales-vers-un-verrouillage-militaire/5646227