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UN VIROLOGUE CHINOIS EXPLIQUE QUE POUR STOPPER LE COVID-19 IL FAUDRAIT QUE LE MONDE CESSE DE BOUGER DURANT QUATRE SEMAINES

Un virologue chinois explique combien de temps pourrait prendre la victoire sur le Covid-19 en Europe

© REUTERS / Flavio Lo Scalzo

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Le COVID-19 en Europe (166)

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Les pays européens pourraient avoir besoin de deux ans pour venir à bout de la pandémie de coronavirus, selon le chef du groupe d’experts de Shanghai sur le Covid-19 Zhang Wenhong. Le virus pourrait même réapparaître après sa disparition.

Le virologue chinois Zhang Wenhong estime que l'Europe doit se faire à l'idée que la pandémie du Covid-19 ne se terminera pas prochainement et se préparer à un combat qui pourrait durer jusqu'à deux ans.

«Ne vous reposez pas sur l’idée que la pandémie prendra fin en Europe dans un prochain avenir... Ce serait tout à fait normal que le virus disparaisse et réapparaisse, cela durera un an ou deux», a déclaré M.Zhang lors d’une conférence vidéo organisée par le consulat chinois de Düsseldorf et dont le contenu a été reproduit par le South China Morning Post.

Le pic entre avril et juin

 

 

Un hôpital à Wuhan

© REUTERS / CHINA DAILY

Le taux de mortalité liée au Covid-19 serait plus bas en Chine que dans le reste du monde

Le spécialiste prévoit un pic de l’épidémie pour la période entre avril et juin, alors qu’à l’été le virus reculera pour regagner de la vigueur à l’automne et en hiver.

 

Selon lui, les delais dans lesquels la pandémie sera circonscrite dépendent d’efforts communs. «Pour être efficaces, les mesures doivent être extrêmement radicales.»

Un confinement pendant un mois serait nécessaire

Il a rappelé que la Chine était parvenue à stopper la propagation du virus après avoir confiné rapidement son épicentre, Wuhan, car la flambée initiale avait coïncidé avec les vacances du Nouvel An lunaire, lorsque les écoles et les entreprises devaient de toute façon fermer.

«Si seulement le monde entier pouvait cesser de bouger pendant quatre semaines, la pandémie pourrait être stoppée», a-t-il signalé.

https://fr.sputniknews.com/international/202003231043363397-un-virologue-chinois-explique-combien-de-temps-pourrait-prendre-la-victoire-sur-le-covid-19-en/


 

DÉCLARATION DE L'INITIATIVE COMMUNISTE EUROPÉENNE SUR LA CRISE SANITAIRE LIÉE AU CORONAVIRUS

DÉCLARATION DE L'INITIATIVE COMMUNISTE EUROPÉENNE SUR LA CRISE SANITAIRE LIÉE AU CORONAVIRUS

 Solidarité Internationale PCF Mouvement Communiste InternationalNon à l'UE du CapitalCorona-virus 0

18 MARS 2020

Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

L'épidémie de coronavirus révèle les problèmes aigus et les défaillances des systèmes de santé de nos pays qui sont de toute façon insuffisants pour répondre correctement aux besoins des populations, encore plus aujourd'hui avec la propagation du coronavirus.

Une attitude responsable face à la propagation du virus ne peut pas couvrir les politiques qui, depuis de nombreuses années, ont systématiquement réduit le financement public des soins de santé, gelé l'embauche de travailleurs de la santé et assoupli les conditions de travail du personnel médical et infirmier, réduit les services hospitaliers, fermé les installations hospitalières, transféré les services de santé au secteur privé et encouragé la privatisation - la commercialisation des services de santé. Les gouvernements bourgeois, au nom de l'équilibre budgétaire et de la stabilité fiscale, c'est-à-dire dans l'intérêt du grand capital, nous ont conduits à la situation répréhensible que connaît aujourd'hui le système de santé publique. En outre, nous sommes témoins de la profusion de profits autour des prix des matériaux destinés à la prévention, contre lesquels les gouvernements bourgeois ne prennent pas les mesures appropriées.

Les gouvernements bourgeois tentent de faire face à la grave pénurie de personnel médical et infirmier et au problème des installations et des lits hospitaliers nécessaires, en engageant un personnel de santé peu nombreux, temporaire et mal payé, obligeant les travailleurs de la santé à travailler dans des conditions épuisantes. L'Initiative communiste européenne et ses partis seront en alerte et, par leur intervention dans le mouvement ouvrier - populaire, agiront contre les objectifs des employeurs de réduire les salaires, de ne pas payer les salaires des travailleurs, voire de restreindre les droits du travail et de la sécurité sociale.

Les partis communistes de l'Initiative Communiste Européenne exigent que toutes les mesures nécessaires à la lutte contre l'épidémie soient prises immédiatement, notamment les suivantes :

  1. L'embauche de personnel médical et infirmier permanent jouissant de droits complets, et une augmentation des financements pour couvrir les besoins en personnel, dans les soins intensifs et dans toutes autres installations nécessaires au bon fonctionnement des services de soins de santé publique et des centres de recherche.
     
  2. L'embauche permanente pour tout le personnel médical et infirmier qui travaille dans des conditions de travail flexibles et précaires.
     
  3. La distribution gratuite du matériel de prévention nécessaire, sous la responsabilité de l'État.
     
  4. Le droit à un arrêt de travail avec prestations complètes et couverture sociale pour les travailleurs malades qui doivent rester à la maison ou s'occuper de membres de leur famille malades.

solidarite-internationale-pcf.fr/2020/03/declaration-de-l-initiative-communiste-europeenne-sur-la-crise-sanitaire-liee-au-coronavirus.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

CORONAVIRUS : SELON DES MÉDECINS CHINOIS, LEURS COLLÈGUES EUROPÉENS RÉPÈTENT UNE ERREUR FONDAMENTALE

Un médecin

Coronavirus: pour des médecins chinois, leurs collègues européens répéteraient une erreur fondamentale

© Sputnik . Alexey Danichev

SANTÉ

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Le COVID-19 en Europe (127)

5930022

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Le personnel soignant qui traite les infectés par le coronavirus n’est pas suffisamment protégé, ce qui est une grossière erreur dans le traitement, selon Bloomberg à qui les médecins de la ville chinoise de Wuhan ont accordé une interview.

Une erreur fondamentale dans le traitement de Covid-19 est l'insuffisance de la protection du personnel médical, ce qui augmente le taux de contamination, selon les médecins de la ville chinoise de Wuhan qui l’ont expliqué dans une interview accordée au groupe de médias Bloomberg.

 

Un virologue (image d'illustration)

© AFP 2020 JOHN THYS

«Le génome du virus continue de muter»: le coronavirus en Espagne est différent de celui de Chine

«Nos collègues européens contractent la maladie dans leur pratique quotidienne et la proportion est tout à fait semblable à la situation initiale à Wuhan. Nous avons besoin de protéger notre personnel médical», a détaillé Wu Dong, professeur au Peking Union Medical College Hospital.

L'erreur se répète

En effet, à Wuhan au début de l'épidémie, des milliers de médecins ont été infectés en Chine pendant les premières semaines de janvier à cause du manque de moyens de protection et d'information sur le virus. Au moins 46 sont décédés.

En outre, selon les médecins, les personnes infectées ne présentent pas de symptômes au début et transmettent inconsciemment le virus à d'autres personnes.

Pour contrer cela, les médecins chinois suggèrent que des tests doivent être effectués pour détecter la maladie à un stade précoce. Ils ont également conseillé de ne pas baisser la garde lorsque l'épidémie est localisée quelque part, afin d'exclure de nouvelles infections.

https://fr.sputniknews.com/sante/202003171043312758-coronavirus-pour-des-medecins-chinois-leurs-collegues-europeens-repeteraient-une-erreur/


 

MANLIO DINUCCI : DANS L'EUROPE FERMÉE A CAUSE DU VIRUS L'UE OUVRE SES PORTES A L’ARMÉE USA

L’Art de la guerre

 

Dans l’Europe fermée à cause du virus

l’Ue ouvre ses portes à l’armée USA

Manlio Dinucci

 

Les ministres de la Défense des 27 pays de l’Ue, dont 22 sont membres de l’OTAN, se sont rencontrés les 4-5 mars à Zagreb, en Croatie. Le thème central de la réunion (à laquelle a participé pour l’Italie le ministre Guerini du Pd) n’a pas été comment affronter la crise du Coronavirus qui bloque la mobilité civile, mais comment développer la “mobilité militaire”. Le test décisif est l’exercice Defender Europe 20 (Défenseur de l’Europe 2020), en avril et mai. Le secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg, qui a participé à la réunion Ue, le définit comme “le plus grand déploiement de forces USA en Europe depuis la fin de la Guerre froide”. 

   Sont en train d’arriver des USA en Europe - communique l’US Army Europe (Armée USA en Europe)- les 20.000 soldats qui, avec 10.000 autres déjà présents et 7.000 d’alliés OTAN, “se répandront à travers la région européenne”. Les forces étasuniennes amènent avec elles 33.000 pièces d’équipement militaire, allant des armements personnels aux chars d’assaut Abrams. Il faut donc des infrastructures adéquates pour leur transport. Mais il y a un problème, mis en évidence dans un rapport du Parlement Européen (février 2020) : “Depuis les années 90 les infrastructures européennes ont été développées uniquement pour des objectifs civils. La mobilité militaire est cependant redevenue une question clé pour l’OTAN. Comme l’OTAN manque d’outils pour améliorer la mobilité militaire en Europe, l’Union européenne, qui a les outils législatifs et financiers pour le faire, joue un rôle indispensable”. 

  Le Plan d’action sur la mobilité militaire, présenté par la Commission européenne en 2018, prévoit de modifier “les infrastructures non adaptées au poids ou aux dimensions des véhicules militaires”. Par exemple si un pont ne peut pas résister au poids d’une colonne de chars d’assaut, il doit être renforcé ou reconstruit. Sur la base de ce critère, le test de charge du nouveau pont, qui à Gênes remplacera le pont Morandi écroulé, devrait être fait avec des chars Abrams de 70 tonnes. Ces modifications, inutiles pour les usages civils, comportent de fortes dépenses à charge des pays membres, avec une “possible contribution financière Ue”.
  La Commission européenne a prévu à cet effet une première allocation de 30 milliards d’euros, argent public sortant de nos poches. Le Plan prévoit en outre de “simplifier les formalités douanières pour les opérations militaires et les transport de marchandises dangereuses de type militaire”.

   L’US Army Europe a demandé l’institution d’une “Zone Schengen militaire”, avec la différence que ce ne sont pas des personnes qui circuleraient librement mais des chars d’assaut.

   L’exercice Defender Europe 20 - a-t-on dit à la rencontre de Zagreb- permettra de “repérer dans la mobilité militaire tout obstacle, que l’Ue devra enlever”.

   Le réseau des transports Ue sera ainsi testé par 30.000 soldats USA, qui “se répandront à travers la région européenne”, exemptés des normes sur le Coronavirus. On en a la confirmation avec la vidéo de l’US Army Europe à l’arrivée en Bavière, le 6 mars, des 200 premiers soldats USA : alors qu’en Lombardie, à quelques petites centaines de Km de distance, sont en vigueur les plus sévères normes, en Bavière - où a été constaté la première contagion européenne de Coronavirus- les soldats USA, descendus de l’avion, serrent les mains des autorités allemandes et embrassent leurs camarades sans aucun masque. Question spontanée : seraient-ils déjà vaccinés contre le Coronavirus ?    On se demande en outre quel objectif a “le plus grand déploiement de forces USA en Europe depuis la fin de la Guerre froide” officiellement pour “protéger l’Europe de toute menace potentielle” (avec référence claire à la “menace russe”), au moment où l’Europe est en crise à cause de la menace du Coronavirus (il y a un cas même au quartier général de l’OTAN à Bruxelles). Et puisque l’US Army Europe communique que “des mouvements de troupe et équipements en Europe dureront jusqu’en juillet”, on se demande si tous les 20.000 soldats USA rentreront dans leur patrie ou si une partie restera par contre ici avec ses armements. Le Défenseur serait-il l’Envahisseur de l’Europe ?

 

Édition de mardi 10 mars 2020 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/coronavirus-macche-la-ue-apre-alle-manovre-usa/ 


 

GRACE A L'INITIATIVE CHINOISE "LA CEINTURE ET LA ROUTE", LE PORT DE HAMBOURG EST DEVENU LE PLUS GRAND PORT MARITIME-FERROVIAIRE D'EUROPE

 

"La Ceinture et la Route" renforce le rôle logistique de Hambourg

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-08-27 à 13:25
 

SHANGHAI, 27 août (Xinhua) -- Le Port de Hambourg est devenu le plus grand port maritime-ferroviaire d'Europe grâce à l'initiative "la Ceinture et la Route".

Environ un tiers des cargos au port de Hambourg sont au départ ou à destination de la Chine, tandis que plus de 30 trains de fret internationaux font le voyage entre Hambourg et des villes chinoises chaque semaine, a déclaré Peter Tschentscher, premier maire de Hambourg, lors du Forum du commerce Shanghai-Hambourg organisé lundi à Shanghai.

"La Ceinture et la Route" a renforcé le rôle de Hambourg comme porte d'entrée pour les entreprises chinoises en Europe et nous a apporté de nouvelles opportunités, a-t-il constaté.

Selon les chiffres officiels de Hambourg, plus de 550 sociétés chinoises ont investi dans cette ville du nord de l'Allemagne. Et chaque année, quelque 4,8 millions de conteneurs standards sont transportés par voie maritime entre Hambourg et la Chine, soit "plus que tout autre port en Europe", a précisé M. Tschentscher.

Angela Titzrath, présidente du Conseil d'administration de Hamburger Hafen Und Logistik, a expliqué lors du forum que le volume du fret ferroviaire entre Hambourg et les villes chinoises pourraient excéder 600.000 conteneurs standards d'ici 2025, grâce à "la Ceinture et la Route". Au-delà de l'Allemagne, de nombreux pays d'Europe centrale et orientale ont également des échanges commerciaux avec la Chine par le biais de Hambourg, carrefour central du fret le long des voies maritimes et terrestres de la Route de la soie, selon Mme Titzrath.

http://french.xinhuanet.com/2019-08/27/c_138342056.htm


 

L'EMPLACEMENT SECRET D'ARMES NUCLEAIRES US SITUEES EN BELGIQUE, EN ALLEMAGNE, EN ITALIE, AUX PAYS-BAS ET EN TURQUIE DEVOILE PAS HASARD

L'emplacement secret d'armes nucléaires US en Europe dévoilé par hasard

CC0 / TheAndrasBarta

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Des sites secrets d’armes nucléaires américaines situés en Europe ont accidentellement figuré dans un rapport de l'Assemblée parlementaire de l'Otan rédigé par un sénateur canadien, relate le Washington Post.

Un document récemment publié par un organisme affilié à l'Otan, et supprimé par la suite, a dévoilé par erreur l’emplacement de sites nucléaires américains situés en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie, relate le Washington Post.

 

Ogive

© SPUTNIK . SERGEI KAZAK

Pourparlers tripartites sur les armes nucléaires: la Chine livre son avis

La première version de ce document intitulé «Une nouvelle ère pour la dissuasion nucléaire? Modernisation, maîtrise des armements et forces nucléaires alliées» a été publiée en avril. Rédigé par un sénateur canadien à la Commission de la défense et de la sécurité de l’Assemblée parlementaire de l’Otan, le rapport évaluait l’avenir de la politique de dissuasion nucléaire de l’organisation.

 

Mais ce qui a fait la Une en Europe des mois plus tard est la mention des emplacements d’environ 150 armes nucléaires américaines stockées en Europe. «Ces bombes sont entreposées dans six bases: Kleine Brogel en Belgique, Büchel en Allemagne, Aviano et Ghedi-Torre en Italie, Volkel aux Pays-Bas et Incirlik en Turquie», selon une copie publiée par le quotidien belge De Morgen et relayée par le Washington Post.

Le document n'attribue toutefois ces informations à aucune source sûre. La semaine dernière, une version finale du rapport, publiée en ligne, a omis la référence spécifique à l'emplacement de ces armes.

«Ce n'était qu'un projet»

 

© PHOTO. PUBLIC DOMAIN/U.S. NAVY/RONALD GUTRIDGE

Moscou: «Washington aimerait faire des ogives de faible puissance un moyen de faire chanter» des pays

Le sénateur Joseph Day, l’auteur du rapport, a écrit dans un courrier électronique que la première version n'était qu'un projet et que des modifications pourraient y être apportées avant que l'Assemblée parlementaire de l'Otan n’en prenne connaissance. «Toutes les informations utilisées dans ce rapport proviennent de sources ouvertes», a-t-il écrit.

 

En règle générale, ni les États-Unis ni leurs partenaires européens ne discutent de l’emplacement des armes nucléaires US stockées sur le continent, a précisé le WP. «Ce n'est pas un document officiel de l'Otan», a quant à lui déclaré un responsable de l'Alliance sous couvert d'anonymat.

De nombreux médias européens ont toutefois considéré ce rapport comme la confirmation d'un secret de polichinelle, note le Washington Post. L’article du Morgen a ainsi été titré: «Enfin noir sur blanc: il y a des armes nucléaires américaines en Belgique».

https://fr.sputniknews.com/international/201907171041687538-lassemblee-parlementaire-de-lotan-devoile-par-hasard-lemplacement-darmes-nucleaires-us-en-europe/


 

MANLIO DINUCCI : LE NAVIRE D'ASSAUT DES NOUVEAUX CROISES

Le navire d’assaut des nouveaux croisés

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 28 mai 2019

ilmanifesto.it

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En présence du Chef de l’État Sergio Mattarella, du ministre de la Défense Elisabetta Trenta, du ministre du développement économique Luigi Di Maio, et des plus hautes autorités militaires, a été lancé le 25 mai aux Chantiers de Castellammare di Stabia (Naples) le navire Trieste, construit par Fincantieri.

C’est une unité amphibie multirôles et multifonctions de la Marine militaire italienne, défini par Trenta comme “parfaite synthèse de la capacité d’innovation technologique du Pays”. Avec une longueur de 214 mètres et une vitesse de 25 noeuds (46 km/h), il a un pont de vol long de 230 mètres pour le décollage d’hélicoptères, de chasseurs F-35B à décollage court et atterrissage vertical et convertibles V-22 Osprey. Il peut transporter dans son pont-garage des véhicules blindés sur 1200 mètres linéaires. Il a une rampe de lancement interne, longue de 50 mètres et large de 15, qui permet au navire d’opérer avec les plus modernes véhicules amphibies de l’OTAN. 

En termes techniques, c’est un navire destiné à “projeter et soutenir, dans des aires de crise, la force de débarquement de la Marine militaire et la capacité nationale de projection, depuis la mer, de la Défense”. En termes pratiques, c’est un navire d’assaut amphibie qui, en s’approchant des côtes d’un pays, l’attaque avec des chasseurs et hélicoptères armés de bombes et missiles, puis l’envahit avec un bataillon de 600 hommes transportés, avec leurs armements lourds, par hélicoptères et véhicules de débarquement. En d’autres termes, c’est un système d’armes projeté non pas pour la défense mais pour l’attaque dans des opérations guerrières conduites dans le cadre de la “projection de forces” USA/OTAN à grande distance.

La décision de construire le Trieste fut prise en 2014 par le gouvernement Renzi, en la présentant comme navire militaire affecté principalement à des “activités de secours humanitaire”. 

Le coût du navire, à charge non du Ministère de la défense mais du Ministère du développement économique, était quantifié à 844 millions d’euros, dans le cadre d’un financement de 5.427 millions pour la construction, outre le Trieste, de 9 autres navires de guerre. Parmi eux, deux unités navales à très haute vitesse pour patrouilleur des forces spéciales dans des “contextes opérationnels qui requièrent de la discrétion”, c’est-à-dire dans des opérations guerrières secrètes. 

Au moment du lancement, le coût du Trieste a été indiqué à 1.100 millions d’euros, soit supérieurs à 250 millions de plus que la dépense prévue. Le coût final sera beaucoup plus haut, car il faut y ajouter celui des chasseurs F-35B et des hélicoptères embarqués, plus celui d’autres armements et systèmes électroniques dont sera doté le navire dans les prochaines années.

L’innovation technologique dans le domaine militaire -a souligné la ministre de la Défense- “doit être soutenue par la certitude des financements”. C’est-à-dire par de continuels et croissants financements avec de l’argent public y compris par le Ministère du développement économique, maintenant conduit par Luigi Di Maio. À la cérémonie du lancement, il a promis aux ouvriers d’autres investissements : il y a en effet d’autres navires de guerre à construire. 

La cérémonie du lancement a pris une signification ultérieure quand l’évêque aux Armées, monseigneur Santo Marcianò, a exalté le fait que les ouvriers avaient fixé sur la proue du navire une grande croix, composée d’images sacrées pour lesquelles ils ont une dévotion, dont celles du Pape Wojtyla et de Padre Pio. Monseigneur Marcianò a fait l’éloge de la “force de la foi” exprimée par les ouvriers, qu’il a bénis et remerciés pour “ce signe merveilleux que vous avez mis sur le navire”. 

Ainsi a été lancé le grand navire de guerre donné en exemple de la capacité d’innovation de notre pays, payé par le Ministère du développement économique avec nos sous soustraits à des investissements productifs et à des dépenses sociales, béni avec le signe de la Croix comme à l’époque des croisades et des conquêtes coloniales.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

La nave d’assalto dei nuovi crociati

Édition de mardi 28 mai 2019 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-nave-dassalto-dei-nuovi-crociati/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019

https://www.mondialisation.ca/le-navire-dassaut-des-nouveaux-croises/5633936


 

LE PEUPLE HONGROIS SE REVEILLE ENFIN CONTRE VIKTOR ORBAN ET SA NOUVELLE LOI TRAVAIL "ESCLAVAGISTE"

La Hongrie semble bien décidée à enfin tenir tête à Viktor Orbán

Joël Le Pavous —  — mis à jour le 19 décembre 2018 à 11h44

Le mouvement contre la nouvelle loi travail «esclavagiste» et la mise en place de tribunaux administratifs soumis à l’État évolue en vaste contestation du système Fidesz.

Manifestation devant le siège de la télévision publique hongroise, le 16 décembre 2018 à Budapest | Peter Kohalmi / AFP

Manifestation devant le siège de la télévision publique hongroise, le 16 décembre 2018 à Budapest | Peter Kohalmi / AFP

Temps de lecture: 5 min

Après la réélection triomphale de Viktor Orbán pour un troisième mandat consécutif en avril 2018, la Hongrie semblait définitivement acquise à la cause du leader «illibéral» ferraillant vaillament contre Bruxelles, l'immigration et tout ce qui touche de près ou de loin au milliardaire honni George Soros.

Comme en 2014, l’opposition morcelée et dévitalisée s’était tiré une balle dans le pied en s’écharpant, au lieu de construire une stratégie commune pour débouter le meilleur élève européen de Poutine.

 

Huit mois plus tard, l’homme fort de Budapest, dont la suprématie n’a jamais été écornée depuis son retour au pouvoir en 2010, affronte une colère inédite, qui dure et pourrait se prolonger après les fêtes.

Exaspération justifiée

La révolte est partie de deux lois controversées. L’une pensée pour l’industrie automobile allemande permet aux patrons d’imposer 400 heures supplémentaires à leur personnel, contre 250 auparavant. L’autre créé une juridiction spéciale chargée d’examiner les dossiers traitant de corruption, de droit d’asile et de marchés publics, le tout coordonné par le ministère de la Justice et des juges pro-pouvoir.

L’insatisfaction aurait pu s’estomper au terme d’un défilé gentillet comme de coutume, mais la population hongroise remontée depuis près d’une semaine a épuisé sa patience à force de génuflexions fatalistes devant le détricotage en règle de l’État de droit, les attaques contre la presse critique, la criminalisation des SDF ou la croisade anti-ONG.

«L’exaspération est justifiée, estime le philosophe Tamás Miklós Gaspár sur le site d’opinion Mérce. La Hongrie est le plus mauvais élève européen des libertés publiques et de l’autonomie des institutions.»

«La majorité de la population n’a pas d’accès à une information ou à une culture de qualité. Les loyers crèvent le plafond et la situation du logement est dramatique. Certaines régions rappellent le tiers-monde. Les services publics s’effondrent. L’émigration explose et la natalité décline. Les médias financés par l’État propagent des préjugés et la culture nationale dépérit. Les manifestations ne réunissent pas des foules extraordinaires, mais l’air sent la poudre», développe l’intellectuel de gauche.

À LIRE AUSSI Malgré le camouflet du Parlement européen, n’enterrons pas Orbán trop vite

Mouvement unitaire

Ces derniers jours, les gaz lacrymogènes ont effectué un retour remarqué à Budapest, douze ans après les émeutes de l’automne 2006 contre le gouvernement social-démocrate de Ferenc Gyurcsány et quatre ans après la mobilisation anti-«taxe internet» de fin octobre 2014 ayant abouti au retrait du projet de loi détesté.

Les policiers déployés en masse près du Parlement mercredi 12, jeudi 13 et vendredi 14 décembre se sont copieusement servis des sprays au poivre afin d’éloigner les personnes les plus survoltées. Même chose dimanche 16 au soir devant le siège de la télévision publique, où une partie des dix mille contestataires du centre-ville ont prolongé la grogne jusqu’au temple du pouvoir médiatique orbánisé.

 

Le lendemain au siège de la MTVA, une foule compacte et motivée remettait le couvert, malgré le froid glacial, face à un mur de policiers équipés de casque anti-émeutes. Le matin même, les vigiles de l'édifice exfiltraient sans ménagement deux des douze parlementaires d’opposition ayant passé la nuit sur place.

Ákos Hadházy, Bernadett Szél et leurs camarades voulaient faire lire à l’antenne un message réclamant l’abrogation de la loi travail, moins d’heures supplémentaires pour les forces de l’ordre, des tribunaux indépendants, l’adhésion de la Hongrie au parquet européen et des médias publics libres. L’opération n’a pas fonctionné, mais les cinq points ont résonné en chœur dans les rangs le lundi 17 décembre soir.

Presque au même moment, un membre de la présidence du Parti socialiste (MSZP) invité sur la chaîne d’information en continu EchoTV, propriété d’un oligarque ami de Viktor Orbán, énonce les revendications peu après les présentations d’usage, sans que l’animateur ne parvienne à l’interrompre.

La célèbre journaliste politique Olga Kalman, limogée du BFMTV local HírTV, repris en main par un proche du pouvoir quelques semaines après les élections législatives, s’est elle aussi livrée à une lecture consciencieuse du manifeste blacklisté de la télé publique via une vidéo partagée sur Facebook.

Au sixième jour de protestation en Hongrie, le ressentiment dépasse les clivages politiques et sociaux.

«Jusqu’ici, l’opposition n’était bonne qu’à s’entretuer, au lieu de retrousser ses manches contre Orbán. Aujourd’hui, les partis de gauche, les libéraux et le Jobbik réputé d’extrême droite ont enfin compris qu’il fallait s’unir, car le texte sur les heures supplémentaires concerne la majorité des Hongrois», témoigne Zsuzsa, entre deux gorgées de thé fumant distribué aux manifestants du lundi 17 décembre.

«Les étudiants et les intellectuels défilent avec les travailleurs et les retraités, et les syndicats appellent à des grèves –chose rare en Hongrie. Difficile de savoir si ce mouvement perdurera, mais cette loi travail est la goutte qui a fait déborder le vase», souligne la trentenaire budapestoise, employée d'une multinationale.

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«Fenêtre de tir»

L’extension de la mobilisation aux grandes agglomérations de province comme Szeged, Debrecen, Pécs, Békéscsaba, Miskolc et Veszprém prouve que la rancœur monte au-delà de la bulle de Budapest.

Près de 600.000 personnes ont déserté la Hongrie pour mieux gagner leur croûte, et l’exode continue. Certaines grandes firmes basées en région compensent le manque criant de bras avec des travailleurs ukrainiens ou roumains trop heureux d’empocher 600 euros –le double voire le triple des SMICS locaux. L’usine Mercedes de Kecskemét augmente les salaires de base de 35%, donne un treizième mois après un an d’ancienneté et instaure une prime de vacances pour endiguer la fuite des ouvriers vers l’Ouest.

L’exécutif vante la «défense des familles» à travers une consultation nationale polémique insistant sur la nécessité de faire des enfants afin de corriger le déclin démographique. Mais les 400 heures supplémentaires, adoptées sous les sifflets de l’opposition et payables dans un délai hallucinant de trois ans, ressuscitent de facto le «samedi communiste» travaillé, qui éloignait les parents de leur progéniture six jours par semaine au nom de l’idéal soviétique.

Les sourires d’Orbán et de ses proches lors du vote, l’arrestation musclée de la vice-présidente du parti centriste Momentum et les coups infligés aux parlementaires occupant une loge de la télévision publique ont contribué à intensifier le courroux.

«Les protestations ouvrent une fenêtre de tir aux institutions européennes se plaignant depuis longtemps de la faible opposition politique en Hongrie, face au durcissement du régime. Cette vague soudaine de révolte peut facilement être étouffée, mais elle offre une chance au pays d’entamer une transition lui permettant de revenir vers la démocratie libérale»écrit le politologue Dániel Hegedűs.

«Le mouvement ne deviendra pas un Maïdan sauf provocations sérieuses, mais il pourrait rééquilibrer la balance du pouvoir politique et ouvrir des perspectives de renouveau démocratique. Manquer cette opportunité serait une erreur politique de l’UE», insiste le professeur à l’université Humboldt de Berlin.

Face à cette fronde danubienne quasiment sans gilets jaunes et sans précédent, le gouvernement qui ironisait récemment sur les concessions d’Emmanuel Macron diabolise les contestataires, que les médias liés au pouvoir qualifient de «traîtres», de «perturbateurs» ou de «vandales à la solde de Soros» –dont l’Université d’Europe centrale a été contrainte de transférer ses activités à Vienne.

Depuis 2010, Orbán a connu de nombreux remous qui ne l’ont pas empêché de bâtir un État-parti en Hongrie. Sa puissante base provinciale le protège de tout retournement improbable, même si le flot de mécontentement enfle. La «révolution du paprika» n’est pas pour demain, mais la Hongrie se réveille enfin.

http://www.slate.fr/story/171357/hongrie-viktor-orban-autoritarisme-manifestations-contestation


 

COMMENT LE PORTUGAL SE DIRIGE VERS LE PLEIN EMPLOI EN FAISANT L'INVERSE DE CE QU'EXIGE L'UE VOMIE PAR LA MAJORITE DES PEUPLES QUI LA COMPOSENT

Comment le Portugal se dirige vers le plein emploi… en faisant l’inverse de ce qu’exige Bruxelles

 

Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d’affaire, revalorisation des retraites… Lisbonne ose prendre le contre-pied du dogme économique de l’UE. Et au grand dam des promoteurs de l’austérité, cette politique porte ses fruits.

Y aurait-il, face au fameux modèle allemand, un contre-modèle portugais ? A en juger par les chiffres excellents dont Lisbonne peut s’enorgueillir, il semblerait que le dogme de l’austérité, vanté par l’Union Européenne (UE) comme l’unique option économique viable, se voie sérieusement remis en question.

Avec un taux de chômage en baisse constante depuis novembre 2015, le Portugal, qui était au bord du gouffre économique il y a quelques années encore, fait désormais plus que relever la tête : il peut même regarder de haut ses voisins, au premier rang desquels la France. Alors que le taux de chômage culminait à 17,5% début 2013, il n’est désormais plus que de 7,9% début 2018, c’est-à-dire en-dessous des 8,9% affichés par la France.

Les Portugais ont-ils, en bon élèves européens, consenti à un gel ou une baisse de leurs salaires pour retrouver le chemin de l’emploi ? Bien au contraire, le salaire minimum a été augmenté de 530€ à 557€ en 2017 et doit être porté à 600€ en 2019. Lisbonne aurait-elle alors suivi l’exemple français et allemand en soulageant la fiscalité des entreprises ? Là encore, pas du tout : le gouvernement portugais a par exemple créé une taxe pour toutes les entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 35 millions d’euros.

En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années.

Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d’impôts pour les classes moyennes. Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.

Pourquoi la réussite portugaise n’emballe pas Bruxelles

Le gouvernement de gauche d’Antonio Costa peut se targuer d’avoir mis en pratique et avec succès une politique économique ambitieuse. Pourquoi dès lors le modèle portugais est-il si peu vanté dans l’UE et si peu visible dans la presse ? Sans doute parce qu’il démontre que les politiques de relance, un concept devenu quasi tabou en Europe, peuvent bel et bien porter leurs fruits. Celles-ci reposent sur une idée simple : stimuler la consommation en améliorant les salaires et ainsi remplir les carnets de commande des entreprises, avec des effets positifs pour l’investissement et la productivité.

Alors que de nombreux gouvernements européens acquis au dogme libéral et austéritaire exigent de leurs citoyens des sacrifices dont les résultats promis peinent à venir, on comprend le peu d’enthousiasme que suscitent les choix politiques du gouvernement d’Antonio Costa auprès de l’opposition de droite, partisane de la politique de rigueur européenne.

Le Premier ministre portugais n’hésite d’ailleurs pas à attaquer de front la ligne jadis suivie par la droite, en conformité avec les attentes de l’UE : «La politique d’austérité suivie ces dernières années a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs sur les jeunes et les citoyens les moins qualifiés, ainsi que les familles et les milliers de Portugais au chômage : elle a été aussi associée à une dévalorisation de la dignité du travail et des droits des travailleurs.»

LA POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ A EU POUR CONSÉQUENCE UNE AUGMENTATION SANS PRÉCÉDENT DU CHÔMAGE AVEC DES EFFETS SOCIAUX DÉVASTATEURS

Cette politique non-orthodoxe irrite a fortiori les instances bruxelloises. La Commission juge d’ailleurs que le budget 2018 du Portugal ne satisfait pas aux exigences européennes de réduction des dépenses publiques, fixées à 0,6%, puisqu’il ne permettrait qu’une diminution de… 0,4%. L’UE semble mal digérer que le Portugal fasse mentir le mantra bruxellois selon lequel seule une réduction des dépenses publiques permet de diminuer le déficit budgétaire.

En démontrant qu’une politique de la demande est capable d’enclencher un cercle vertueux conduisant à l’accroissement des recettes de l’Etat, Lisbonne remet en cause les fondements mêmes d’un dogme économique que l’UE s’acharne à croire gravé dans le marbre, à moins qu’il ne s’agisse de son ADN même ?

Paradoxe très européen : les deux défenseurs les plus zélés de la doctrine économique de Bruxelles, Berlin et Paris, sont loin d’être les mieux placés pour indiquer la voie. Avec une croissance qui ralentit, une consommation en baisse et des investissements moindres au premier trimestre 2018, la France et l’Allemagne pourraient se montrer moins sûres d’elles. Et pourtant, le modèle allemand jouit toujours d’une publicité exceptionnelle partout en Europe et Emmanuel Macron envisage plus que jamais de prendre le leadership d’une UE 2.0.

source : https://francais.rt.com/economie/53308-comment-portugal-se-dirige-vers-plein-emploi-faisant-inverse-exige-bruxelles


 

PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE : IL NE FAUT PAS NÉGOCIER AVEC LES FASCISTES !

PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE : IL NE FAUT PAS NÉGOCIER AVEC LES FASCISTES !

 Solidarité Internationale PCF PologneAnti-communisme Aucun commentaire

12 NOV. 2018


Le Parti communiste de Pologne (KPP) a publié la déclaration, traduite ci-dessous, au sujet de la marche célébrant le centenaire de l'indépendance de le Pologne ayant eu lieu le 11 novembre à Varsovie, à laquelle ont participé plusieurs groupes fascistes. A noter que pour la première fois, le gouvernement conservateur polonais et les groupes nationalistes d’extrême droite ont conclu cette année un accord pour marcher ensembleOnt donc participé au premier rang de cette marche ultra-nationaliste organisée depuis 2010, Andrzej Duda, le président polonais, Mateusz Morawiecki, Premier ministre, Jaroslaw Kaczynski, président du parti conservateur au pouvoir, Droit et Justice (PiS). Donald Tusk, président du Conseil européen, était également présent.


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE À L'OCCASION DES CÉLÉBRATIONS D'ÉTAT DU JOUR DE L'INDÉPENDANCE

En Pologne, le 11 novembre est redevenu un prétexte pour promouvoir le militarisme et le fascisme. Les autorités de l’État polonais ont marché main dans la main avec les nationalistes. Une fois de plus, les bannières rouges et blanches servent à camoufler la xénophobie, le racisme et le fascisme. Les dirigeants polonais utilisent une fois de plus l'euphorie nationaliste pour détourner l'attention des vrais problèmes sociaux. L'État polonais donne à nouveau aux citoyens tout un attirail nationaliste au lieu de ce dont ils ont vraiment besoin.

Il y a un demi-siècle, la République populaire de Pologne avait construit plus de 1000 écoles pour célébrer les mille ans de l'histoire de la Pologne. En 2018, les autorités encouragent la marche des nationalistes et des hooligans en dépit des inégalités sociales croissantes qui plongent de larges pans de la société polonaise dans la pauvreté.

Rappelons que le fascisme et le nationalisme vont à l'encontre du principe même de démocratie. Chaque fois que les nationalistes sont arrivés au pouvoir, cela s'est traduit par des répressions massives et des régressions sociales qui ont entraîné la guerre.

Il ne faut pas négocier avec les fascistes. Il faut lutter contre les fascistes.

Plus jamais le fascisme !

Plus jamais la guerre !
 

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/11/parti-communiste-de-pologne-il-ne-faut-pas-negocier-avec-les-fascistes.html