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LOUKACHENKO, PRESIDENT LEGITIME BIELORUSSE : « L’ORDRE INTERNATIONAL GLISSE VERS LE CHAOS CONTROLE »

Alexandre Loukachenko, archives

«L’ordre international glisse vers le chaos contrôlé», alerte Loukachenko

© Sputnik . Sergueï Gouneïev

INTERNATIONAL

13:56 02.12.2020URL courte

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Pour le Président biélorusse, l’ordre international glisse vers le «chaos contrôlé». Quant au système des relations internationales, il subit une «déformation fondamentale», a-t-il estimé ce mercredi 2 décembre pendant un sommet de l’Organisation du traité de sécurité collective.

Lors du sommet en visioconférence de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), Alexandre Loukachenko s’est prononcé sur l’ordre international. Selon lui, il fonce tout droit vers le «chaos contrôlé».

«L’ordre international glisse vers le chaos contrôlé. L’activité bien réfléchie et orchestrée par des acteurs mondiaux, qui parfois ne tiennent compte de rien, même pas des intérêts de leur propre peuple, est évidente», a déclaré le Président biélorusse.

«Une déformation fondamentale»

Il a ajouté que les activités de l’OTSC se déroulaient «dans des conditions difficiles».

«Le système des relations internationales, les mécanismes de contrôle des armements subissent une déformation fondamentale. La rhétorique de la confrontation domine de plus en plus dans la communication [entre les pays, NDLR]. Le monde est de nouveau sur le point de déclencher une course aux armements incontrôlée», a souligné M.Loukachenko.

D’après lui, les phénomènes les plus dangereux, à savoir les confrontations militaires entre les centres mondiaux de pouvoir, s’intensifient.

https://fr.sputniknews.com/international/202012021044865211-lordre-international-glisse-vers-le-chaos-controle-alerte-loukachenko/?fbclid=IwAR07SLVHj0UNhbulRtQdK91AKDXTaKS8qc97EdVPfT_x0qwOlgYRUEHjsIw

 

LE FORUM EUROPEEN EXIGE LA FIN DU BLOCUS CONTRE CUBA

1 Décembre 2020


Bruxelles, 1 décembre (Prensa Latina) Les organisations écologiques et de gauche européennes ont exigé aujourd'hui la fin du blocus économique, commercial et financier des Etats-Unis contre Cuba et ont rappelé le rejet généré par cette mesure unilatérale à l'Assemblée générale des Nations unies.

Dans la déclaration finale du quatrième Forum européen des forces vertes, progressistes et de gauche, ils ont prôné le plein respect de la Charte des Nations unies, dont les objectifs et les principes transgressent le siège imposé par Washington à l'île depuis six décennies.

C'est pourquoi nous considérons comme importante la levée des blocus et des embargos maintenus par les États-Unis contre Cuba et d'autres pays, mesures que l'ONU rejette comme étant contraires au "Droit international", indique le texte diffusé ici.

De même, l'événement en ligne a montré l'opposition aux politiques qui cherchent à conduire la planète vers une nouvelle guerre froide et à la diviser en blocs fermés et confrontés économiquement et militairement.

La déclaration finale du forum comprend un plan d'action pour la mobilisation populaire, un document signé, entre autres, par la Gauche européenne, les Verts/Alliance libre européenne, le Comité confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, le CC AKEL (Chypre), SYRIZA (Grèce), la Gauche républicaine et socialiste (France), le Parti communiste espagnol et le Sinn Féin (Irlande).

Les forces ont également exigé le libre accès au vaccin Covid-19 comme un droit social, le respect des droits des femmes, la fin des politiques de dégradation de l'environnement et la lutte contre le racisme et la xénophobie.

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=414890&SEO=demandan-partidos-europeos-fin-del-bloqueo-contra-cuba

MANLIO DINUCCI : LES EUROMISSILES NUCLEAIRES REVIENNENT

Les euromissiles nucléaires reviennent

Manio Dinucci

Quand, il y a plus de cinq ans, nous avions titré sur il manifesto (9 juin 2015) “Les missiles reviennent-ils à Comiso ?”, cette hypothèse fut ignorée par l’ensemble de l’arc politique et liquidée par quelque soi-disant expert comme “alarmiste”. L’alarme, malheureusement, était fondée.

  

  Il y a quelques jours, le 6 novembre, la société Lockheed Martin (celle-là même qui produit les F-35) a signé un premier contrat de 340 millions de dollars avec l’US Army pour la production de missiles à portée intermédiaire, y compris à tête nucléaire, projetés pour être installés en Europe. Les missiles de cette catégorie (avec base au sol et portée entre 500 et 5.500 km) avaient été interdits par le Traité FNI, signé en 1987 par les présidents Gorbatchev et Reagan : il avait éliminé les missiles balistiques nucléaires Pershing 2, déployés par les États-Unis en Allemagne de l’Ouest, et les missiles nucléaires de croisière Tomahawk, déployés par les États-Unis en Italie (Comiso), Grande-Bretagne, Allemagne de l’Ouest, Belgique et Pays-Bas, et en même temps les missiles balistiques SS-20 déployés par l’Union Soviétique sur son territoire. 

  En 2014, l’administration Obama accusait la Russie, sans aucune preuve, d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) de la catégorie interdite par le Traité et, en 2015, annonçait : “face à la violation du Traité FNI par la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base au sol”. Le témoin est ensuite passé à l’administration Trump, qui en 2019 a décidé le retrait des États-Unis du Traité FNI, en accusant la Russie de l’avoir “délibérément violé”.

  Après quelques essais de missiles, Lockheed Martin a été chargée de réaliser un missile de croisière dérivé du Tomahawk et un balistique dérivé du SM-6 de Raytheon. Selon le contrat, les deux missiles seront opérationnels en 2023 : donc prêts d’ici deux ans à être installés en Europe. On gardera à l’esprit le facteur géographique : alors qu’un missile balistique nucléaire USA à portée intermédiaire, lancé depuis l’Europe, peut frapper Moscou en quelques minutes, un missile analogue lancé depuis la Russie peut frapper les capitales européennes, mais pas Washington. Si l’on inverse le scénario, c’est comme si la Russie déployait des missiles nucléaires à portée intermédiaire au Mexique. On gardera en outre à l’esprit que le SM-6, précise Raytheon, concentre la fonction de “trois missiles en un” : anti-aérien, anti-missile et d’attaque. Le missile nucléaire dérivé du SM-6 pourra donc être utilisé depuis les navires et installations terrestres du “bouclier” USA en Europe dont les tubes de lancement, précise Lockheed Martin, peuvent lancer “des missiles pour toutes les missions”. 

  

  Dans une déclaration du 26 octobre 2020, le président Poutine réaffirme la validité du Traité FNI, qualifiant de “grave erreur” le retrait étasunien, et l’engagement de la Russie à ne pas déployer des missiles analogues tant que les USA ne déploieront pas les leurs au bord de son territoire. Il propose ensuite aux pays OTAN un “moratoire réciproque” et des “mesures réciproques de vérification”, c’est-à-dire des inspections dans les installations réciproques de missiles. La proposition russe a été ignorée par l’OTAN. Son secrétaire général Jens Stoltenberg a réaffirmé, le 10 novembre, que “dans un monde aussi incertain, les armes nucléaires continuent à jouer un rôle vital dans la préservation la paix”.  

  Aucune voix ne s’est élevée des gouvernements et parlements européens, bien que l’Europe risque de se trouver en première ligne dans une confrontation nucléaire analogue ou plus dangereuse que celle de la guerre froide. Mais il ne s’agit pas là de la menace du Covid, donc on n’en parle pas. 

  L’Union Européenne, dont 21 des 27 membres font partie de l’OTAN, s’est déjà fait entendre quand, en 2018, elle a rejeté, aux Nations Unies, la résolution présentée par la Russie sur la “Préservation et respect du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire”, donnant son feu vert à l’installation de nouveaux missiles nucléaires USA en Europe. 

  Est-ce que quelque chose changera quand Joe Biden se sera installé à la Maison Blanche ? Ou bien, après que le démocrate Obama a ouvert la nouvelle confrontation nucléaire avec la Russie et le républicain Trump l’a aggravée en déchirant le Traité FNI, le démocrate Biden (ancien vice-président d’Obama) signera-t-il l’installation des nouveaux missiles nucléaires USA en Europe ?  

Édition de mardi 17 novembre 2020 d’il manifesto 

https://ilmanifesto.it/ritornano-gli-euromissili-nucleari/ 

Traduit de l’italien par M-A P

AUTRICHE – STYRIE : LES HÔPITAUX ONT UN BESOIN URGENT DE PERSONNEL !

AUTRICHE – STYRIE : LES HÔPITAUX ONT UN BESOIN URGENT DE PERSONNEL !

 Solidarité Internationale PCF Autriche, Corona-virus 0

16 NOV. 2020

Article du Parti communiste autrichien (KPÖ), fédération de Styrie, reprenant les interventions de Werner Murgg, conseiller régional communiste, Autriche. Traduction MlN pour « Solidarité Internationale PCF – vivelepcf.fr – Cahiers communistes »

Il est temps que la déléguée régionale à la santé, Mme Bogner-Strauss, change sa vision des choses !

Il ne se passe pas un jour sans que les quotidiens ne relaient les appels à l’aide des hôpitaux de Styrie. Pendant que le gouvernement régional tente de rassurer, les hôpitaux s’efforcent de rouvrir des lits de soins intensifs mais se heurtent vite au manque de personnel. Le Parti communiste autrichien s’adresse en urgence, avant la session du 17 novembre 2020 du Conseil régional, à la déléguée à la santé, Juliane Bogner-Strauss [parti populaire – droite] qui ne saurait ignorer les raisons de changer de politique.

Selon les chiffres de l’OCDE, en 1990, on disposait encore de 8,1 lits destinés à des soins d’aigu pour 1000 habitants. En 2017, il n’en reste que 5,3. Et encore, un lit de soins intensifs, avec appareil respiratoire, ne sert à rien s’il n’y a pas le personnel hautement compétent à disposition. En termes de personnels, les hôpitaux autrichiens se trouvent, avec 6,9 soignants pour 1000 habitants, dans le dernier tiers du classement de l’OCDE (moyenne 8,8).

Le Parti communiste autrichien se bat pour une inversion de la politique de santé en Styrie. L’objectif déclaré de la déléguée à la santé Bogner-Strauss est de fermer 10 à 13 hôpitaux de proximité et de supprimer 950 lits. Le but est de faire fonctionner régionalement le système avec moins de personnel. Mais, dans les faits, même pour une organisation hospitalière fortement centralisée, les personnels manquent. Les conditions de travail peu attractives comme la réduction voulue des capacités de formation y sont pour beaucoup.

Déjà au début de l’année, les capacités d’accueil dans les services de santé ont été considérablement diminuées pour libérer des places pour les cas Covid. Aux Hôpitaux de Styrie (KAG), les opérations, non urgentes et non vitales, sont sans cesse reportées depuis des mois. Pour combien de personnes, cette absence de soins à temps va causer de graves dommages ? On va le voir dans les prochains mois.

« La politique actuelle de santé en Styrie conduit dans le mur » - Werner Murgg, conseil régional communiste (KPÖ).

En plus, dans la période, les personnels testés positifs au Corona doivent travailler dans des conditions particulières. Le nombre des infections augmente somme celui des prises en charge plus lourdes. Mais, malgré cette situation incontestable, la déléguée régionale à la santé, Bogner-Strauss, n’en démord pas : les fermetures d’hôpitaux et de lits doivent se poursuivre. Pour les hôpitaux, il s’agirait « d’infrastructures superflues ». Dans un tel contexte, il n’est guère surprenant qu’une étude commandée par la Chambre du travail révèle que 39% des salariés présentent un début ou une situation de burnout, que 5,4% ont même dus être pris en charge médicalement.

Pour Werner Murgg : « que dans une telle situation, on n’investisse pas massivement dans la formation est absolument incompréhensible ».

Le 9 novembre 2020

Krankenhäuser brauchen dringend mehr Personal!

https://www.kpoe-steiermark.at/krankenhaeuser-brauchen-dringend-mehr-personal.phtml

COVID-19 : PLUS DE 300 000 MORTS EN EUROPE OU LE RECONFINEMENT S'ETEND

Covid-19: Plus de 300.000 morts en Europe où le reconfinement s’étend

Covid-19: Plus de 300.000 morts en Europe où le reconfinement s’étend

 

 

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Par AlAhed avec AFP

Sur le continent européen, la pandémie de coronavirus a désormais provoqué la mort de 300 000 personnes et infecté plus de 12 millions d'individus. Ces chiffres font de l'Europe la seconde zone la plus endeuillée du monde, après l'Amérique latine et les Caraïbes (408 841 décès). En raison de la seconde vague épidémique galopante, plusieurs pays d'Europe se sont déjà reconfinés, à l'instar de la France, l'Irlande ou du Royaume-Uni. Mais ce confinement s'étend désormais un peu plus pour comprendre la Grèce et certaines régions d'Italie.

À partir de samedi, les Grecs devront montrer patte blanche pour quitter leur domicile : pour chaque sortie, il faudra indiquer par SMS le motif et l'horaire, et attendre le feu vert des autorités, également par SMS.

Plus de 1,2 million de morts dans le monde

Le confinement, qui devrait durer trois semaines – peut-être davantage –, épargnera supermarchés, épiceries, stations-service, pressings et animaleries. Mais, comme en France, les librairies devront, à leur grand dam, tirer le rideau. Le coronavirus a fait 702 morts au total dans le pays, mais c'est surtout le nombre de malades hospitalisés en soins intensifs qui fait planer le risque d'une saturation des hôpitaux.

Depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, le Covid-19 a fait au moins 1 235 148 morts dans le monde et a officiellement infecté plus de 48,7 millions de personnes, selon un comptage réalisé vendredi par l'Agence France-Presse à partir de sources officielles. Pour la première fois, le cap des 600 000 nouveaux cas vient même d'être franchi.

16 millions d'Italiens reconfinés

Face à cette deuxième vague, un couvre-feu national de 22 heures à 5 heures va entrer en vigueur vendredi en Italie jusqu'au 3 décembre. Comme en Grèce, les lycées passent à l'enseignement à distance, et les musées sont fermés, de même que les centres commerciaux durant le week-end. De nouvelles «zones rouges» – Lombardie, Piémont, Val d'Aoste et Calabre – ont été déclarées «à haut risque» et 16 millions d'Italiens renouent avec le confinement, plus léger cependant qu'au printemps dernier.

Dans la cité lombarde de Bergame, un cortège disparate de plusieurs centaines de personnes, restaurateurs, commerçants, militants d'extrême droite, a manifesté contre cette mesure au cri de «Liberté» et à coups de fumigènes dans la nuit devant la maison du maire. «Il y a plus de lassitude et de méfiance» par rapport au confinement de mars, a constaté l'édile, Giorgio Gori, sur Facebook.

Un tour de vis pas toujours bien accepté

En Norvège, pourtant un des pays d'Europe les moins touchés par la pandémie, les autorités serrent aussi la vis. À Oslo, bars et restaurants ne pourront plus servir d'alcool à partir de lundi et salles de gym, cinémas, théâtres et piscines devront fermer leurs portes. L'enseignement à distance va s'étendre dans les lycées de la ville et d'autres régions. De Londres à Ljubljana, ces nouvelles mesures génèrent des protestations, parfois émaillées de violences. Dans la capitale slovène, une manifestation contre le confinement de plusieurs centaines de personnes a dégénéré en violents affrontements jeudi soir.

En France, reconfinée depuis le 30 octobre, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 a franchi le cap des 60 000 au cours des 24 dernières heures et le bilan total des décès depuis le début de l'épidémie s'approche des 40 000, a fait savoir vendredi Santé publique France. Plus de 400 commerces d'Annecy, dans l'est du pays, ont apposé sur leur vitrine une affichette «À vendre» avec le numéro non pas d'une agence immobilière mais du palais présidentiel de l'Élysée. La Chine bloque désormais l'arrivée des voyageurs étrangers en provenance de France et d'une dizaine d'autres nations très touchées par le Covid-19 afin d'éviter toute résurgence de l'épidémie sur son sol.

Un programme de dépistage massif au Royaume-Uni

L'Angleterre est elle aussi confinée depuis jeudi : les commerces non essentiels ont dû fermer et les restaurants, pubs et cafés ne peuvent proposer que des livraisons ou ventes à emporter. Les écoles, elles, restent ouvertes. À Liverpool, les autorités ont lancé vendredi un programme de dépistage massif, voyant dans cet essai pilote une porte de sortie possible au confinement. «Faites-le pour vous-même, votre famille, vos collègues et votre ville», a encouragé le très populaire entraîneur du club de football Jürgen Klopp.

La compagnie britannique à bas coût easyJet va réduire encore ses capacités de vols pour les trois derniers mois de l'année, à « 20 % au plus» de ce qu'elle prévoyait initialement pour cette période. Sa concurrente Ryanair ne cesse, elle aussi, de revoir à la baisse ses capacités de vols pour les mois à venir.

Le Danemark se défend de semer la panique après la découverte d’une mutation du coronavirus chez les visons

Le Danemark s’est défendu vendredi de semer la panique après la découverte d’une mutation problématique du coronavirus provenant des visons, qui pourrait, selon lui, menacer l’efficacité d’un futur vaccin humain et l’amène à abattre tous ces mammifères et fermer une partie du pays. «Nous prenons les mesures nécessaires et appropriées» face à un développement «inquiétant», a déclaré le ministre des affaires étrangères, Jeppe Kofod, lors d’une conférence de presse destinée aux médias étrangers.

Le Danemark avait suscité l’inquiétude mercredi en annonçant l’abattage massif de tous les visons du royaume – soit 15 à 17 millions de têtes – après la découverte d’une mutation transmissible à l’homme déjà décelée chez douze personnes. Onze cas ont été identifiés dans la seule région du Jutland du Nord, où ont depuis été imposées des restrictions drastiques par rapport aux standards scandinaves: dans sept municipalités, les 280 000 habitants sont sommés de ne pas sortir de leur commune et les transports en commun sont mis à l’arrêt, quand les bars et restaurants ferment.

https://french.alahednews.com.lb/37411/321

 

MANLIO DINUCCI : NOUVEAU COMMANDEMENT USA POUR LA BATAILLE NAVALE OTAN EN EUROPE

L’art de la guerre
 
Nouveau commandement USA 
pour la bataille navale OTAN en Europe
 
Manlio Dinucci
 
À Norfolk en Virginie (USA) est né un nouveau commandement OTAN : le Joint Force Command Norfolk, défini comme “Commandement Atlantique”, un clone du Joint Force Command Naples dont le quartier général est à Lago Patria (Naples). Sa constitution a été approuvée par le Conseil Atlantique Nord au niveau ministres de la Défense (pour l’Italie Elisabetta Trenta du premier Gouvernement Conte), en juin 2018.
 
Comme pour le commandement OTAN de Naples, sous les ordres de l’amiral qui commande les Forces navales USA en Europe dont fait partie la Sixième Flotte, le commandement OTAN de Norfolk est sous les ordres de l’amiral qui commande la Deuxième Flotte USA. L’”aire de responsabilité” de la Deuxième Flotte couvre la moitié occidentale de l’Océan Atlantique et de l’Arctique, tandis que l’autre moitié est couverte par la Sixième Flotte des Forces Navales USA. Le nouveau commandement “Allié” de Norfolk entre ainsi de fait, comme celui de Naples, dans la chaîne de commandement du Pentagone.
 
Avec quelle motivation le Commandement Atlantique a-t-il été créé ? Pour conduire la “Quatrième bataille de l’Atlantique”, après celle des deux guerres mondiales et de la guerre froide, contre “des sous-marins russes qui menacent les lignes de communication maritime entre États-Unis et Europe dans l’Atlantique Nord”.

Selon cette stratégie, énoncée en particulier par l’amiral Foggo qui a été à la tête du commandement OTAN de Naples, des sous-marins russes seraient prêts à couler les navires qui relient les deux rives de l’Atlantique, afin d’isoler l’Europe avant l’attaque russe.
 
Scénario de film hollywoodien sur la Seconde guerre mondiale, dans lequel les U-Boot allemands coulent les bateaux marchands se dirigeant des États-Unis vers l’Europe.
 
Scénario de politique fiction : alors que la Bataille de l’Atlantique de la Seconde guerre mondiale dura 5 ans, la “Quatrième bataille de l’Atlantique” durerait 5 minutes. Si par absurdité des sous-marins russes coulaient dans l’Atlantique des navires des États-Unis et de leurs alliés européens, ce serait le début de la guerre totale avec l’utilisation des deux côtés de missiles et bombardiers nucléaires.
 
Quel serait alors le rôle du Commandement Atlantique ? “L’Atlantique Nord est vitale pour la sécurité de l’Europe -déclare Stoltenbeg, secrétaire général de l’OTAN- Notre nouveau Commandement Atlantique garantira que les voies cruciales pour les renforcements et les approvisionnements par l’Amérique du Nord de l’Europe restent sûres”. Autrement dit : l’Europe, exposée à ce que les USA et l’OTAN définissent comme “agression russe”, aurait besoin, pour résister, que les États-Unis leur envoient en continu des forces militaires, armements et approvisionnements. Les forces navales des alliés européens doivent donc se placer aux côtés des forces étasuniennes et, sous les ordres du nouveau Commandement Atlantique, prendre en chasse de fantomatiques “sous-marins russes qui menacent les lignes de communication maritime entre États-Unis et Europe dans l’Atlantique Nord”.
 
C’est une sorte de jeu de la bataille navale. Très coûteux parce qu’il comporte l’ajout de nouvelles sommes à la dépense militaire totale des pays OTAN, qui déjà dépasse amplement les 1.000 milliards de dollars annuels en argent public soustrait aux réels besoins des citoyens. Très dangereux parce qu’il sert de mise en scène pour faire grandir dans l’opinion publique l’idée de l’ennemi, à savoir d’une Russie qui menace l’Europe et se prépare à l’isoler en coupant ses lignes de communication maritime avec les États-Unis.

En fabriquant un tel scénario, on justifie le positionnement croissant en Europe de forces et d’armes étasuniennes, y compris nucléaires, flanquées de celles des pays européens de l’OTAN, avec pour conséquence que la Russie aussi accroisse ses propres forces y compris nucléaires.
 
Puisque le premier gouvernement Conte a approuvé il y a deux ans la constitution du nouveau Commandement Atlantique de l’OTAN, nous voudrions savoir ce qu’en pense le second gouvernement Conte. Nous voudrions en outre savoir si au parlement quelqu’un a été consulté avant que l’Italie n’approuve la constitution du nouveau commandement OTAN, décidée par le Pentagone ; ou au moins si au parlement quelqu’un a connaissance du fait que, en plus du commandement de Naples sous les ordres d’un amiral USA, la marine italienne dépend maintenant aussi de celui de Norfolk, lui aussi sous les ordres d’un amiral USA.
 
Édition de mardi 20 octobre 2020 d’il manifesto
Traduit de l’italien par M-A P.
 
 

REACTION DE L'UE AUX SANCTIONS CONTRE L'IRAN RETABLIES UNILATERALEMENT PAR LES USA

Union européenne

L’UE réagit aux sanctions contre l’Iran rétablies unilatéralement par les États-Unis

© CC0 / NakNakNak / Union européenne

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À cause de leur retrait de l’Accord sur le nucléaire iranien, les États-Unis ne peuvent pas rétablir de manière unilatérale les sanctions internationales contre ce pays, a annoncé le chef de la diplomatie européenne à la suite de la proclamation du rétablissement des sanctions des Nations unies contre l’Iran.

Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a rejeté ce 20 septembre dans un communiqué le droit des États-Unis à rétablir unilatéralement les sanctions internationales contre l'Iran sur la base de l’accord dont ils se sont retirés.

Il a rappelé une nouvelle fois que les États-Unis avaient unilatéralement cessé de participer à l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien par mémorandum présidentiel le 8 mai 2018 et n'avaient par la suite participé à aucun Plan d’action global commun (PAGC).

«Ils ne peuvent donc pas être considérés comme un État participant l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien et ne peuvent pas initier le processus de rétablissement des sanctions de l'Onu en vertu de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies», indique M.Borrell.

 

Drapeau des Etats-Unis

© PHOTO. PIXABAY

Washington promet de punir ceux qui «violent» les «sanctions de l'Onu» contre l'Iran

Il a précisé que, par conséquent, «les sanctions levant les engagements au titre de l’accord sur le nucléaire iranien continuent de s'appliquer».

 

Le chef de la diplomatie européenne a réaffirmé qu'il continuerait à «faire tout son possible pour assurer la préservation et la pleine mise en œuvre de l’Accord sur le nucléaire iranien par tous», lequel «continue d'être un pilier clé de l'architecture mondiale de non-prolifération, contribuant à la sécurité régionale et mondiale».

Il a appelé toutes les parties à s’abstenir de toute action pouvant être perçue comme une escalade de la situation.

Sanctions contre l’Iran

Plus tôt, les États-Unis ont unilatéralement proclamé que les sanctions des Nations unies contre l'Iran étaient à nouveau en vigueur et ont promis de punir ceux qui les violent.

«Aujourd'hui, les États-Unis saluent le retour de quasiment toutes les sanctions de l'Onu contre la République islamique d'Iran auparavant levées», a déclaré le secrétaire d'État américain Mike Pompeo dans un communiqué.
https://fr.sputniknews.com/international/202009201044457960-lue-reagit-aux-sanctions-contre-liran-retablies-unilateralement-par-les-etats-unis/

 


 

UNION EUROPÉENNE : PLUS D'UN DÉCÈS SUR HUIT EST LIE A LA POLLUTION

Plus d’un décès sur huit lié à la pollution dans l’Union européenne

 Plus d’un décès sur huit lié à la pollution dans l’Union européenne

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Par AlAhed avec AFP

L’Agence européenne de l’environnement (AEE) lance un signal d’alerte, dans un rapport publié ce mardi, sur la dégradation de l’environnement. Même si l’UE jouit d’une «excellente» qualité de l’eau, la pollution de l’air demeure le premier facteur de mortalité chez les Européens.

Alors que le nouveau coronavirus retient toute l'attention, un autre fléau, la mauvaise qualité de l'air, est responsable de bien plus de décès dans l'Union européenne. 13 % des morts sont liés à la pollution, selon un rapport publié ce mardi par l’Agence européenne de l’environnement (AEE), pour qui la crise sanitaire actuelle est un signal devant accélérer une prise de conscience de la relation entre environnement et santé.

«L’émergence de ces agents pathogènes zoonotiques (comme dans le cas du Covid-19) est liée à la dégradation de l’environnement et aux interactions entre l’homme et les animaux dans le système alimentaire», affirme l’étude qui souligne que les Européens sont en permanence exposés à des risques environnementaux : pollution de l’air - qui si elle a nettement diminué demeure le premier facteur de mortalité, pollution sonore, et par produits chimiques.

La Suède et le Danemark, bons élèves

Dans les 27 pays de l’UE et au Royaume-Uni, 630 000 décès pouvaient être attribués directement ou indirectement à un environnement pollué en 2012 selon les derniers chiffres disponibles, indique le rapport qui relève d’importantes différences entre l’ouest et l’est de l’Europe et selon le niveau socio-économique.

Ainsi, en tête de peloton, la Roumanie enregistre près d’un décès sur cinq lié à la pollution tandis que les meilleurs élèves, la Suède et le Danemark, en déplorent un sur dix.

Principalement liées à des cancers, des maladies cardio-vasculaires et respiratoires, «ces morts pourraient être évitées en éliminant les risques environnementaux mauvais pour la santé», souligne l’AEE.

«Les personnes les plus pauvres sont exposées de manière disproportionnée à la pollution et aux conditions météorologiques extrêmes, y compris les vagues de chaleur et le froid extrême. Cela est lié à l’endroit où ils vivent, travaillent et vont à l’école, souvent dans des zones socialement défavorisées et des quartiers en périphérie des grands axes de circulation », note le rapport.

«Excellente» qualité de leau

Point positif pour l’environnement européen : la qualité de l’eau, «excellente» dans plus de 85 % des cas pour les eaux de baignade. En ce qui concerne l’eau potable, 74 % des zones d’eaux souterraines présentent un « bon statut chimique ».

Selon l’agence, pour améliorer santé et environnement en Europe, il faut plébisciter les espaces verts, lieux d’activité physique, de détente mais aussi d’intégration sociale, qui « rafraîchissent les villes pendant les canicules, atténuent les inondations, réduisent la pollution sonore et soutiennent la biodiversité urbaine».

En outre, parcs et jardins se sont avérés précieux pour la santé mentale et le bien-être pendant la pandémie de Covid-19, souligne l’agence européenne. La réduction de la circulation routière, la baisse de la consommation de viande et le retrait des subventions aux énergies fossiles comptent parmi les autres solutions qu’elle propose.

https://french.alahednews.com.lb/36689/321


 

LE PRESIDENT LOUKOCHENKO NOMME LE PRINCIPAL DÉFI DE LA BIÉLORUSSIE. LA RUSSIE RECONNAIT LES RÉSULTATS DE LA PRÉSIDENTIELLE BIÉLORUSSE

Alexandre Loukachenko le 16 août 2020

Loukachenko nomme le principal défi de la Biélorussie

© Sputnik / Viktor Tolochko.

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Le Président biélorusse a déclaré lors d’une réunion qu'il considérait l’économie comme la clé de voûte de son pays. Une chaîne Telegram, proche du service de presse d’Alexandre Loukachenko, en a publié un extrait.

Alexandre Loukachenko a nommé au cours d’une réunion le défi majeur auquel la Biélorussie fait face. Des vidéos de son discours ont été publiées par la chaîne Telegram Poul Pervogo.

 

 

Alexandre Loukachenko

© SPUTNIK . MIKHAIL KLIMENTYEV

Loukachenko limoge un ambassadeur ayant appelé au recomptage des voix à la présidentielle

«J’ai toujours dis et je tiens à vous rappeler une fois de plus que notre tâche principale, notre principal problème, notre préoccupation, c'est l'économie. S'il y a une économie, il y aura donc tout le reste. S’il n'y a pas d'économie, alors il ne faudra pas compter sur l'idéologie, la sécurité ou la tranquillité dans le pays», a déclaré M.Loukachenko.

 

«Un segment important des activités» de l'État

D’après le Président biélorusse, les autorités ont beaucoup contribué ces derniers temps à ce que «l’économie fonctionne normalement». Il a également indiqué que les échanges intergouvernementaux avec la Russie et les accords conclus «donnent un résultat positif» en ce sens.

Comme il l'a souligné, la sécurité économique est «un segment important des activités» de l'État.

«En conséquence, l'économie et encore une fois l'économie!», a résumé M.Loukachenko.

Situation en Biélorussie

Des manifestations se déroulent en Biélorussie depuis le 9 août, après l’annonce des résultats de la présidentielle. Selon la Commission électorale centrale, Alexandre Loukachenko a remporté le vote avec 80,1% des voix alors que sa principale rivale, Svetlana Tikhanovskaïa, n’en a obtenu que 10,8%. L’opposition estime qu’elle doit être proclamée vainqueur.

 

 

L'avenue de l'Indépendance de Minsk pendant une manifestation, 30 août 2020

© SPUTNIK / VIKTOR TOLOCHKO.

Manifestations à Minsk: plusieurs blindés déployés près de la résidence de Loukachenko

Au cours des jours ayant suivi la présidentielle, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des grenades assourdissantes et des balles de caoutchouc pour disperser les manifestations non autorisées. Par la suite, la police a cessé d’avoir recours à la force. Des rassemblements de soutien à Alexandre Loukachenko ont également lieu.

Vladimir Poutine a indiqué que Moscou reconnaissait les résultats de la présidentielle biélorusse.

https://fr.sputniknews.com/international/202009051044382122-loukachenko-nomme-le-principal-defi-de-la-bielorussie-/


 

SELON TRUMP, LA SERBIE VA DÉMÉNAGER SON AMBASSADE A AL-QODS OCCUPÉE

Trump annonce que la Serbie va déménager son ambassade à Al-Qods occupée

Trump annonce que la Serbie va déménager son ambassade à Al-Qods occupée

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Par AlAhed avec AFP

Donald Trump a annoncé vendredi 4 septembre que la Serbie allait déménager à Al-Qods occupée (Jérusalem) son ambassade en «Israël», devenant ainsi le premier pays européen à suivre l’exemple américain – une décision qui devrait satisfaire l’électorat évangélique du milliardaire républicain à deux mois de la présidentielle aux États-Unis.

Dans le même temps, le Kosovo, un pays «à majorité musulmane», a lui accepté d’instaurer des «relations diplomatiques» avec l’entité sioniste, a ajouté le président américain.

«Bravo ! D’autres pays islamiques et arabes vont suivre», a-t-il dit sur Twitter, saluant «un autre grand jour pour la paix au Moyen-Orient», selon ses dires.

Le sommet du jour à la Maison-Blanche était pourtant consacré officiellement à la «normalisation économique» entre le Serbie et le Kosovo, au cœur d’un conflit territorial et politique complexe.

Mais l’émissaire de Donald Trump pour ce dossier, Richard Grenell, avait prévenu que des «surprises» étaient à attendre.

Ce fut donc au sujet d’«Israël», une priorité pour une frange importante de la droite chrétienne américaine.

«La Serbie s’est engagée à ouvrir un bureau commercial à Jérusalem dès ce mois-ci, et à déménager son ambassade à Jérusalem d’ici juillet», en quittant ainsi «Tel-Aviv» où sont installées les missions diplomatiques de la grande majorité des pays, a déclaré le président américain dans un communiqué.

«Ambitions électorales de Trump»

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est aussitôt réjoui de cette annonce en relevant que ce serait le «premier pays» européen à suivre l’exemple des États-Unis.

Il a remercié le président serbe «pour la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël».

La Serbie emboîte le pas aux États-Unis qui avaient transféré leur ambassade dans la Ville sainte en mai 2018, brisant le consensus international et provoquant la colère des Palestiniens, qui dénient depuis lors à Washington tout rôle de médiateur dans leur propre conflit avec les Israéliens. Le Guatemala avait déjà suivi l’exemple américain.

L’entité sioniste s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967, l’a annexée et considère l’ensemble de la ville comme sa capitale «éternelle» et «indivisible». Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent.

Benjamin Netanyahou a aussi assuré que le Kosovo, qui n’avait pas de relations diplomatiques avec l’entité sioniste depuis sa proclamation d’indépendance en 2008, serait «le premier pays à majorité musulmane à ouvrir une ambassade à Jérusalem». 

Il a remercié Donald Trump pour sa «contribution» à ces succès diplomatiques pour «Israël».

«La Palestine est devenue la victime des ambitions électorales de Trump», a protesté sur Twitter Saëb Erakat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Selon lui, l’équipe de l’ex-homme d’affaires est prête à «tout pour assurer sa réélection, peu importe si cela anéantit la paix».

Cette nouvelle intervient moins d’un mois après l’annonce d’un accord de normalisation des relations entre «Israël» et les Émirats arabes unis, également favorisé par l’intervention des États-Unis.

À l’approche du scrutin du 3 novembre, lorsqu’il briguera un second mandat, le milliardaire républicain ne cache pas qu’il veut ainsi satisfaire l’électorat évangélique.

Son entourage tente avec ces accords de présenter un bilan diplomatique à son avantage, après une série d’échecs en politique étrangère sur la Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela ou encore la paix israélo-palestinienne.

«C’est la deuxième fois en moins d’un mois qu’Israël fait la paix et normalise ses liens avec un pays à majorité musulmane», a relevé son conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien, décrivant Donald Trump comme «un vrai faiseur de paix».

https://french.alahednews.com.lb/36652/308