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REACTION DE L'UE AUX SANCTIONS CONTRE L'IRAN RETABLIES UNILATERALEMENT PAR LES USA

Union européenne

L’UE réagit aux sanctions contre l’Iran rétablies unilatéralement par les États-Unis

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À cause de leur retrait de l’Accord sur le nucléaire iranien, les États-Unis ne peuvent pas rétablir de manière unilatérale les sanctions internationales contre ce pays, a annoncé le chef de la diplomatie européenne à la suite de la proclamation du rétablissement des sanctions des Nations unies contre l’Iran.

Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a rejeté ce 20 septembre dans un communiqué le droit des États-Unis à rétablir unilatéralement les sanctions internationales contre l'Iran sur la base de l’accord dont ils se sont retirés.

Il a rappelé une nouvelle fois que les États-Unis avaient unilatéralement cessé de participer à l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien par mémorandum présidentiel le 8 mai 2018 et n'avaient par la suite participé à aucun Plan d’action global commun (PAGC).

«Ils ne peuvent donc pas être considérés comme un État participant l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien et ne peuvent pas initier le processus de rétablissement des sanctions de l'Onu en vertu de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies», indique M.Borrell.

 

Drapeau des Etats-Unis

© PHOTO. PIXABAY

Washington promet de punir ceux qui «violent» les «sanctions de l'Onu» contre l'Iran

Il a précisé que, par conséquent, «les sanctions levant les engagements au titre de l’accord sur le nucléaire iranien continuent de s'appliquer».

 

Le chef de la diplomatie européenne a réaffirmé qu'il continuerait à «faire tout son possible pour assurer la préservation et la pleine mise en œuvre de l’Accord sur le nucléaire iranien par tous», lequel «continue d'être un pilier clé de l'architecture mondiale de non-prolifération, contribuant à la sécurité régionale et mondiale».

Il a appelé toutes les parties à s’abstenir de toute action pouvant être perçue comme une escalade de la situation.

Sanctions contre l’Iran

Plus tôt, les États-Unis ont unilatéralement proclamé que les sanctions des Nations unies contre l'Iran étaient à nouveau en vigueur et ont promis de punir ceux qui les violent.

«Aujourd'hui, les États-Unis saluent le retour de quasiment toutes les sanctions de l'Onu contre la République islamique d'Iran auparavant levées», a déclaré le secrétaire d'État américain Mike Pompeo dans un communiqué.
https://fr.sputniknews.com/international/202009201044457960-lue-reagit-aux-sanctions-contre-liran-retablies-unilateralement-par-les-etats-unis/

 


 

UNION EUROPÉENNE : PLUS D'UN DÉCÈS SUR HUIT EST LIE A LA POLLUTION

Plus d’un décès sur huit lié à la pollution dans l’Union européenne

 Plus d’un décès sur huit lié à la pollution dans l’Union européenne

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Par AlAhed avec AFP

L’Agence européenne de l’environnement (AEE) lance un signal d’alerte, dans un rapport publié ce mardi, sur la dégradation de l’environnement. Même si l’UE jouit d’une «excellente» qualité de l’eau, la pollution de l’air demeure le premier facteur de mortalité chez les Européens.

Alors que le nouveau coronavirus retient toute l'attention, un autre fléau, la mauvaise qualité de l'air, est responsable de bien plus de décès dans l'Union européenne. 13 % des morts sont liés à la pollution, selon un rapport publié ce mardi par l’Agence européenne de l’environnement (AEE), pour qui la crise sanitaire actuelle est un signal devant accélérer une prise de conscience de la relation entre environnement et santé.

«L’émergence de ces agents pathogènes zoonotiques (comme dans le cas du Covid-19) est liée à la dégradation de l’environnement et aux interactions entre l’homme et les animaux dans le système alimentaire», affirme l’étude qui souligne que les Européens sont en permanence exposés à des risques environnementaux : pollution de l’air - qui si elle a nettement diminué demeure le premier facteur de mortalité, pollution sonore, et par produits chimiques.

La Suède et le Danemark, bons élèves

Dans les 27 pays de l’UE et au Royaume-Uni, 630 000 décès pouvaient être attribués directement ou indirectement à un environnement pollué en 2012 selon les derniers chiffres disponibles, indique le rapport qui relève d’importantes différences entre l’ouest et l’est de l’Europe et selon le niveau socio-économique.

Ainsi, en tête de peloton, la Roumanie enregistre près d’un décès sur cinq lié à la pollution tandis que les meilleurs élèves, la Suède et le Danemark, en déplorent un sur dix.

Principalement liées à des cancers, des maladies cardio-vasculaires et respiratoires, «ces morts pourraient être évitées en éliminant les risques environnementaux mauvais pour la santé», souligne l’AEE.

«Les personnes les plus pauvres sont exposées de manière disproportionnée à la pollution et aux conditions météorologiques extrêmes, y compris les vagues de chaleur et le froid extrême. Cela est lié à l’endroit où ils vivent, travaillent et vont à l’école, souvent dans des zones socialement défavorisées et des quartiers en périphérie des grands axes de circulation », note le rapport.

«Excellente» qualité de leau

Point positif pour l’environnement européen : la qualité de l’eau, «excellente» dans plus de 85 % des cas pour les eaux de baignade. En ce qui concerne l’eau potable, 74 % des zones d’eaux souterraines présentent un « bon statut chimique ».

Selon l’agence, pour améliorer santé et environnement en Europe, il faut plébisciter les espaces verts, lieux d’activité physique, de détente mais aussi d’intégration sociale, qui « rafraîchissent les villes pendant les canicules, atténuent les inondations, réduisent la pollution sonore et soutiennent la biodiversité urbaine».

En outre, parcs et jardins se sont avérés précieux pour la santé mentale et le bien-être pendant la pandémie de Covid-19, souligne l’agence européenne. La réduction de la circulation routière, la baisse de la consommation de viande et le retrait des subventions aux énergies fossiles comptent parmi les autres solutions qu’elle propose.

https://french.alahednews.com.lb/36689/321


 

LE PRESIDENT LOUKOCHENKO NOMME LE PRINCIPAL DÉFI DE LA BIÉLORUSSIE. LA RUSSIE RECONNAIT LES RÉSULTATS DE LA PRÉSIDENTIELLE BIÉLORUSSE

Alexandre Loukachenko le 16 août 2020

Loukachenko nomme le principal défi de la Biélorussie

© Sputnik / Viktor Tolochko.

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Le Président biélorusse a déclaré lors d’une réunion qu'il considérait l’économie comme la clé de voûte de son pays. Une chaîne Telegram, proche du service de presse d’Alexandre Loukachenko, en a publié un extrait.

Alexandre Loukachenko a nommé au cours d’une réunion le défi majeur auquel la Biélorussie fait face. Des vidéos de son discours ont été publiées par la chaîne Telegram Poul Pervogo.

 

 

Alexandre Loukachenko

© SPUTNIK . MIKHAIL KLIMENTYEV

Loukachenko limoge un ambassadeur ayant appelé au recomptage des voix à la présidentielle

«J’ai toujours dis et je tiens à vous rappeler une fois de plus que notre tâche principale, notre principal problème, notre préoccupation, c'est l'économie. S'il y a une économie, il y aura donc tout le reste. S’il n'y a pas d'économie, alors il ne faudra pas compter sur l'idéologie, la sécurité ou la tranquillité dans le pays», a déclaré M.Loukachenko.

 

«Un segment important des activités» de l'État

D’après le Président biélorusse, les autorités ont beaucoup contribué ces derniers temps à ce que «l’économie fonctionne normalement». Il a également indiqué que les échanges intergouvernementaux avec la Russie et les accords conclus «donnent un résultat positif» en ce sens.

Comme il l'a souligné, la sécurité économique est «un segment important des activités» de l'État.

«En conséquence, l'économie et encore une fois l'économie!», a résumé M.Loukachenko.

Situation en Biélorussie

Des manifestations se déroulent en Biélorussie depuis le 9 août, après l’annonce des résultats de la présidentielle. Selon la Commission électorale centrale, Alexandre Loukachenko a remporté le vote avec 80,1% des voix alors que sa principale rivale, Svetlana Tikhanovskaïa, n’en a obtenu que 10,8%. L’opposition estime qu’elle doit être proclamée vainqueur.

 

 

L'avenue de l'Indépendance de Minsk pendant une manifestation, 30 août 2020

© SPUTNIK / VIKTOR TOLOCHKO.

Manifestations à Minsk: plusieurs blindés déployés près de la résidence de Loukachenko

Au cours des jours ayant suivi la présidentielle, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des grenades assourdissantes et des balles de caoutchouc pour disperser les manifestations non autorisées. Par la suite, la police a cessé d’avoir recours à la force. Des rassemblements de soutien à Alexandre Loukachenko ont également lieu.

Vladimir Poutine a indiqué que Moscou reconnaissait les résultats de la présidentielle biélorusse.

https://fr.sputniknews.com/international/202009051044382122-loukachenko-nomme-le-principal-defi-de-la-bielorussie-/


 

SELON TRUMP, LA SERBIE VA DÉMÉNAGER SON AMBASSADE A AL-QODS OCCUPÉE

Trump annonce que la Serbie va déménager son ambassade à Al-Qods occupée

Trump annonce que la Serbie va déménager son ambassade à Al-Qods occupée

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Par AlAhed avec AFP

Donald Trump a annoncé vendredi 4 septembre que la Serbie allait déménager à Al-Qods occupée (Jérusalem) son ambassade en «Israël», devenant ainsi le premier pays européen à suivre l’exemple américain – une décision qui devrait satisfaire l’électorat évangélique du milliardaire républicain à deux mois de la présidentielle aux États-Unis.

Dans le même temps, le Kosovo, un pays «à majorité musulmane», a lui accepté d’instaurer des «relations diplomatiques» avec l’entité sioniste, a ajouté le président américain.

«Bravo ! D’autres pays islamiques et arabes vont suivre», a-t-il dit sur Twitter, saluant «un autre grand jour pour la paix au Moyen-Orient», selon ses dires.

Le sommet du jour à la Maison-Blanche était pourtant consacré officiellement à la «normalisation économique» entre le Serbie et le Kosovo, au cœur d’un conflit territorial et politique complexe.

Mais l’émissaire de Donald Trump pour ce dossier, Richard Grenell, avait prévenu que des «surprises» étaient à attendre.

Ce fut donc au sujet d’«Israël», une priorité pour une frange importante de la droite chrétienne américaine.

«La Serbie s’est engagée à ouvrir un bureau commercial à Jérusalem dès ce mois-ci, et à déménager son ambassade à Jérusalem d’ici juillet», en quittant ainsi «Tel-Aviv» où sont installées les missions diplomatiques de la grande majorité des pays, a déclaré le président américain dans un communiqué.

«Ambitions électorales de Trump»

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est aussitôt réjoui de cette annonce en relevant que ce serait le «premier pays» européen à suivre l’exemple des États-Unis.

Il a remercié le président serbe «pour la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël».

La Serbie emboîte le pas aux États-Unis qui avaient transféré leur ambassade dans la Ville sainte en mai 2018, brisant le consensus international et provoquant la colère des Palestiniens, qui dénient depuis lors à Washington tout rôle de médiateur dans leur propre conflit avec les Israéliens. Le Guatemala avait déjà suivi l’exemple américain.

L’entité sioniste s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967, l’a annexée et considère l’ensemble de la ville comme sa capitale «éternelle» et «indivisible». Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent.

Benjamin Netanyahou a aussi assuré que le Kosovo, qui n’avait pas de relations diplomatiques avec l’entité sioniste depuis sa proclamation d’indépendance en 2008, serait «le premier pays à majorité musulmane à ouvrir une ambassade à Jérusalem». 

Il a remercié Donald Trump pour sa «contribution» à ces succès diplomatiques pour «Israël».

«La Palestine est devenue la victime des ambitions électorales de Trump», a protesté sur Twitter Saëb Erakat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Selon lui, l’équipe de l’ex-homme d’affaires est prête à «tout pour assurer sa réélection, peu importe si cela anéantit la paix».

Cette nouvelle intervient moins d’un mois après l’annonce d’un accord de normalisation des relations entre «Israël» et les Émirats arabes unis, également favorisé par l’intervention des États-Unis.

À l’approche du scrutin du 3 novembre, lorsqu’il briguera un second mandat, le milliardaire républicain ne cache pas qu’il veut ainsi satisfaire l’électorat évangélique.

Son entourage tente avec ces accords de présenter un bilan diplomatique à son avantage, après une série d’échecs en politique étrangère sur la Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela ou encore la paix israélo-palestinienne.

«C’est la deuxième fois en moins d’un mois qu’Israël fait la paix et normalise ses liens avec un pays à majorité musulmane», a relevé son conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien, décrivant Donald Trump comme «un vrai faiseur de paix».

https://french.alahednews.com.lb/36652/308


 

BIÉLORUSSIE : INDÉPENDANCE NATIONALE, COOPERATION ET SOCIALISME SONT LA SEULE ISSUE POSITIVE A LA CRISE

Biélorussie : Indépendance nationale, coopération et socialisme sont la seule issue positive à la crise

Après les élections présidentielles en Biélorussie, qui ont vu, selon les données officielles, une large victoire du Président sortant Alexandre Lukashenko, des manifestations, prenant un caractère insurrectionnel ont été réprimées avec violence.

Depuis, soutiens et opposants au régime manifestent tandis que des interventions internationales, tout particulièrement de l’Union européenne, se font plus pressantes pour obtenir un changement en leur faveur du cours politique du pays. Les opposants et leurs soutiens occidentaux, affirmant que les élections étaient truquées, réclament avec plus ou moins de véhémence le départ du Président élu et une transition « démocratique » et pro-européenne.
Pour comprendre et analyser le développement de la situation actuelle en Biélorussie, il convient de rappeler brièvement quelques données essentielles. La Biélorussie, une république de l’URSS, est devenue un Etat indépendant en 1991 au moment de la dislocation de l’Union soviétique. En 1994, refusant, dans la foulée de l’élection du président Loukachenko, comme cela a été le cas en Russie, la liquidation des acquis économiques et sociaux de la période soviétique, les privatisations de masse, elle préserve une forte base publique pour son économie aussi bien au plan industriel qu’agraire. Loin du chaos que connaît la Russie et qui plonge des millions de Russes dans la misère, elle maintient l’essentiel des conquêtes sociales des salariés. Dès son élection en 1994, A. Lukashenko jouit d’une popularité forte, précisément du fait de ces choix économiques et sociaux. Ces faits sont largement attestés par les données économiques et sociales qui caractérisent la Biélorussie. Ainsi en 2018, La Biélorussie est classée 53e sur 189 pays selon l’indice de développement humain de l’ONU, et se trouve dans le groupe des États avec un très haut développement. Elle dispose d'un système de santé performant, elle présente un taux de mortalité infantile très bas de 2,9 contre 3,7/1000 au Royaume Uni. Le taux de médecins par habitants s’élève à 40,7 pour 10.000 habitants (32,7 pour la France) et le taux d'alphabétisation est estimé à 99 %. L’indicateur d'inégalités est l’un des plus bas d'Europe. Pour autant, la Biélorussie ne peut pas être considérée comme un pays socialiste, mais comme une économie largement étatisée avec une tendance progressive vers la privatisation.
On peut alors se poser la question : de quoi se nourrit le mécontentement dans les couches populaires ? Le Parti communiste des Ouvriers de Biélorussie (PCOB) y apporte l’explication suivante : « ...depuis 2011, son gouvernement (celui de Lukashenko) a accentué la pression sur la classe ouvrière et les couches populaires, en rognant l'accès aux services publics, en bloquant les salaires, en augmentant les prix, en initiant des politiques de privatisation dans l'industrie. En 2017, il a même tenté d'instaurer une taxe "anti-parasite" visant les chômeurs! La classe ouvrière répondit par une riposte massive, contraignant le pouvoir à faire demi-tour. Toutefois, elle n'a pu empêcher la suppression du statut des travailleurs des entreprises d' Etat, remplacé par un CDD de 5 ans renouvelable. Ces mesures ont été dénoncées par le Parti communiste des Ouvriers de Biélorussie (PCOB), scission du Parti communiste de Biélorussie (PCB), membre de la majorité présidentielle. » C’est ainsi que Le PCOB dénonce le caractère anti-populaire pris ces dernières années par le régime de Lukashenko. Selon Bruno Drweski, Professeur à l’Institut National des langues et civilisations Orientales (INALCO) des dizaines de milliards de dollars sont mis sur la table pour corrompre des hauts fonctionnaires. Dans un interview récente, il s’exprime ainsi : « Le chef de l’entreprise russe Ouralchem, Dimitry Mazepin, un puissant oligarque biélorussien établi en Russie cherche depuis longtemps à acquérir l’entreprise biélorussienne d’Etat de potasse de Soligorsk dont la valeur est estimée à 150 milliards de dollars, ce que les autorités de Minsk refusent systématiquement. Selon des sources proches du pouvoir à Minsk, il aurait donc pompé beaucoup d’argent pour “acheter” des hauts fonctionnaires biélorussiens prêts à changer de camp dans le but d’assurer une privatisation du pays à partager entre oligarques russes et occidentaux. Les manifestations actuelles sont donc pain béni pour ces capitalistes car elles poussent la Biélorussie vers la Russie où l’influence des oligarques est suffisamment forte pour imaginer que le Kremlin forcerait le gouvernement biélorusse à rompre avec le principe de l’État social et l’attachement à la propriété publique des entreprises clefs. Pour le Kremlin, toute la difficulté réside dans le fait de ne pas avoir à traiter une « révolution colorée » pro-occidentale à Minsk tout en poussant les autorités locales à renoncer à leur modèle social en ouvrant leur pays aux privatisations de masse. En tout, le KGB biélorussien estime que 1,8 milliard de dollars ont été pompés en Biélorussie depuis cinq ans, en provenance de l’Ouest et de l’Est, pour « arroser » les hauts fonctionnaires favorables à une intégration avec la Russie et les militants des organisations d’opposition plutôt proches des intérêts occidentaux. Une couche de corrompus est donc apparue qui a intérêt à la privatisation plutôt qu’à son propre maintien à des postes gouvernementaux somme toutes peu rémunérés en comparaison. ».
Ces deux éléments d’appréciation que nous rapportons permettent de mesurer que la Biélorussie, pays développé avec une force de travail qualifiée, située à la frontière entre l’Union européenne, son pacte militaire l’OTAN, et la Russie est un enjeu important pour les différents protagonistes capitalistes qui l’entourent et que les événements actuels les poussent à intervenir dans les sens exclusifs de leurs intérêts. Les opposants au régime, s’ils s’appuient sur le mécontentement, sont les têtes de ponts avancées de tous ceux qui dans l’UE veulent en finir avec une Biélorussie tampon en l’intégrant le plus vite possible dans le dispositif militaire de l’OTAN. Pour les monopoles européens, la destruction du potentiel industriel et agraire Biélorusse signerait la fin d’un concurrent et la « libération » d’une force de travail qualifiée, prête à être exploitée, tandis que la Russie capitaliste et ses oligarques, outre les enjeux de défense, y voient une nouvelle source d’accumulation pour leur capital. Faire face à cette double offensive est donc une épreuve difficile. Elle ne pourra pas se résoudre par un louvoiement entre le marteau et l’enclume mais par la mobilisation populaire pour une Biélorussie souveraine, rejetant la perspective des privatisations avec l’UE, de la militarisation au travers de l’OTAN, et/ou de la domination de l’oligarchie capitaliste russe.
En condamnant fermement les interventions étrangères en Biélorussie, et tout particulièrement celle de l’impérialisme de l’UE, nous ajoutons que notre soutien va en Biélorussie aux forces qui luttent pour préserver son indépendance nationale et luttent pour le socialisme. Cette lutte ne peut réussir que si partout la classe ouvrière s'organise, indépendamment de toute ingérence étrangère comme du pouvoir bourgeois, si partout les communistes s’opposent aux plans destructeurs, qui ne font qu'apporter la misère et la guerre en Europe de l'Est comme dans tant d'autres régions du monde.

https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/europe/1019-bielorussie-independance-nationale-cooperation-et-socialisme-sont-la-seule-issue-positive-a-la-crise


 

LE DOUX PARFUM DE LA DÉMOCRATIE

Le doux parfum de la démocratie

Par Bruno Guigue

Mondialisation.ca, 24 août 2020

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A l’instar de Bernard-Henri Lévy se précipitant dans son jet privé pour aller désigner les cibles à vitrifier, les fauteurs de guerre civile mandatés par les officines de l’ingérence sont toujours à l’affût, chez les autres, de la moindre secousse qu’ils transforment alors, grâce à leurs sponsors planétaires, en juteuse opportunité de déstabilisation pour le compte de l’impérialisme. 

Ces dernières semaines, on a ainsi pu voir comment, ciblant la Biélorussie à l’occasion d’une grave crise politique, les vautours du droit-de-l’hommisme se sont jetés comme la vérole sur ce pays dont ils ignoraient tout la veille. Manifestement, ils rêvent d’en faire un nouveau bantoustan au profit de l’oligarchie mondialiste en y ouvrant les vannes, de gré ou de force, de la grande braderie néolibérale. 

On ne fera croire à personne, pourtant, que c’est l’autoritarisme du président Loukachenko, au pouvoir depuis 18 ans, qui arrache des larmes de crocodile à ces belles âmes occidentales. Car le fait est qu’elles sont beaucoup moins regardantes sur le respect des droits de l’homme lorsqu’elles observent un silence complice à propos de certains régimes tyranniques et obscurantistes appréciés de l’Occident. 

En réalité, s’il est pris pour cible, c’est surtout parce que le pouvoir biélorusse, dont nul ne prétend qu’il est sans reproches, entend néanmoins préserver les acquis sociaux et le patrimoine national hérités de la période soviétique en les soustrayant aux convoitises d’une finance prédatrice et prompte à démolir tout ce qu’elle touche pour accroître ses profits. Et de mémoire d’homme, on n’a jamais vu une politique d’ingérence se faire au profit de qui que ce soit d’autre que de celui qui la pratique. 

Au IVe siècle avant notre ère, Aristote ironisait déjà en faisant observer que « nous n’allons tout de même pas, nous les Grecs, nous mettre à délibérer sur les affaires qui concernent les Scythes ». Il est ahurissant de voir que l’admission d’une règle aussi simple, dans le cerveau d’homo occidentalis, échoue encore à passer la rampe de la perception la plus élémentaire. 

On se demande bien à quel titre les régimes politiques occidentaux, d’ailleurs, sont fondés à donner des leçons de morale à la planète entière. Et il faut vraiment que le monde ait été frauduleusement mis à l’envers pour qu’on finisse par prendre leur propension historique au crime de masse pour un certificat de vertu et d’exemplarité.

A croire que l’idéologie dans laquelle nous barbotons comme des canards a de surprenantes vertus alchimiques : elle transforme la fange en parfum. La politique occidentale a beau empiler les cadavres, cette compulsion n’est jamais imputée à son essence même. Sa brutalité n’est qu’accident de l’histoire, égarement passager, vagues péripéties rapidement plongées dans l’oubli par les mécanismes de la mémoire sélective.

On peut vitrifier les Libyens à sa guise, transformer l’Afghanistan en champ de ruines, livrer les Syriens à Al-Qaida, tenter de mettre l’Iran à genoux, faire mourir les enfants vénézuéliens en les privant de médicaments, après tout ce n’est jamais que du menu fretin. De la volaille au teint basané vouée à l’immolation sacrificielle par les grands prêtres de la démocratie et des droits de l’homme.

Sur l’échelle de Richter du massacre à la tronçonneuse, il y a longtemps que la démocratie occidentale a dépassé toutes les prévisions. Chapelets de bombes sur les Coréens, les Vietnamiens, les Cambodgiens, les Irakiens, les Palestiniens, les Syriens, les Libyens, les Afghans, les Yéménites. Guerre par procuration, blocus, guerre économique, action clandestine, coup d’État, manipulation de la terreur : la panoplie est inépuisable, le résultat édifiant. Soyons fiers et exportons notre savoir-faire !

Bruno Guigue

Image en vedette : Situation de la Biélorussie. Source : maps-belarus.com

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Bruno Guigue, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/le-doux-parfum-de-la-democratie/5648673



 

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE OUVRIER DE BIÉLORUSSIE

Déclaration du PCOB (parti communiste ouvrier de Biélorussie).


> Depuis le 10 août, la Biélorussie est secouée par des manifestations contestant le résultat des élections présidentielles.
> Selon les résultats officiels, Alexandre Lukashenko, dirigeant de la République de Biélorussie depuis 1994, a été réélu avec 80% des voix.
> L'opposition, menée par Svetlana Tikhanovskaïa, avait d'ores et déjà annoncé qu'elle ne reconnaîtrait pas les résultats si Lukashenko était déclaré vainqueur. Le soir du 10 août, elle s'est auto-proclamée vainqueure.
> Des affrontements entre soutiens de la candidate et forces de l'ordre ont aussitôt éclatés dans les villes principales du pays.
> L'Union européenne a depuis prononcé des sanctions contre le gouvernement et soutenu les revendications de Tikhanovskaïa.
>
> Tout d'abord nous dénonçons toute forme d'ingérence étrangère, en particulier du gouvernement français et de l'UE. Nous condamnons les provocations militaires de l'OTAN à la frontière polono-biélorusses. Il est évident que les bourgeoisies impérialistes coalisés au sein de l'UE-OTAN cherchent à accentuer les pressions sur ce pays et, indirectement, à provoquer leur rival russe.
>
> Sans approuver les méthodes répressives du gouvernement bourgeois biélorusse, il est difficilement contestable que ces troubles ont été préparé bien amont. Depuis juin, les médias pro-occidentaux comme pro-russes orchestrent en effet une campagne de déstabilisation tandis que les agences fédérales US (au premier lieu l'USAID et le NED) font couler l'argent à flot pour organiser l'opposition.
>
> L'extrême droite régionale, notamment les bandes néo-nazies ukrainiennes, n'est pas en reste. On sait par ailleurs que, parmi les manifestants, se trouvent des activistes néofascistes ukrainiens, à l’image de proches de l’ancien commandant adjoint du bataillon fasciste ukrainien « Azov » et ancien député au Parlement ukrainien Igor Mossijtchouk, ou du groupe fasciste russe « Russie ouverte », qui ont été interpellés par la police biélorusse.
>
> Il est aussi difficile de contester que le programme de Svetlana Tikhanovskaïa est un programme ultra-libéral, visant à ouvrir complètement le marché biélorusse aux marchés européens et nord-américains.
>
> La Biélorussie est en effet une des rares ex-Républiques soviétiques à avoir conservé un secteur public important, notamment dans l'industrie lourde, ainsi que certaines conquêtes sociales soviétiques (gratuité de la santé, de l'enseignement y compris supérieur, retraite garantie à 60 ans, 55 ans pour les femmes...). La volonté de la bourgeoisie d'Etat biélorusse de préserver sa position dominante l'a contrainte de ne pas procéder à la liquidation complète des conquêtes du socialisme comme cela a été le cas dans toute l'URSS en 1987-1993. On note ainsi une faiblesse relative de la pénétration du capital privé, qu'il soit biélorusse, russe, européen ou nord-américain.
>
> Cette volonté de préserver un semblant d'indépendance nationale contrarie l'impérialisme russe comme les impérialismes européens et l'impérialisme US. Il y a quelques mois, Poutine imposait ainsi à la Biélorussie un relèvement de 30% des tarifs gaziers afin d'obtenir des réformes économiques visant à "ouvrir" davantage le pays aux monopoles russes. En juin, des mercenaires russes avaient été arrêtés par les forces spéciales biélorusses.
> Toutefois le régime de Poutine ne peut se permettre de perdre un allié stratégique face à l'encerclement de la Russie par l'axe USA-UE.
>
> C'est donc en jouant sur ses contradictions inter-impérialistes, autant que sur les contradictions de la bourgeoisie de son propre pays, que Lukashenko est parvenu à se maintenir au pouvoir pendant 24 ans.
>
> Mais, depuis 2011, son gouvernement a accentué la pression sur la classe ouvrière et les couches populaires, en rognant l'accès aux services publics, en bloquant les salaires, en augmentant les prix, en initiant des politiques de privatisation dans l'industrie. En 2017 il a même tenté d'instaurer une taxe "anti-parasite" visant les chômeurs! La classe ouvrière répondit par une riposte massive, contraignant le pouvoir à faire demi-tour. Toutefois, elle n'a pu empêcher la suppression du statut des travailleurs des entreprises d'Etat, remplacé par un CDD de 5 ans renouvelable.
> Ces mesures ont été dénoncées par le Parti Communiste des Ouvriers de Biélorussie (PCOB), scission du Parti Communiste de Biélorussie (PCB), membre de la majorité présidentielle. Le PCOB dénonce le caractère antipopulaire pris ces dernières années par le régime de Lukashenko. Il milite notamment pour la reconstruction d'un mouvement ouvrier indépendant du pouvoir bourgeois, suite à la dérive opportuniste du PCB. Cela lui vaut d'être persécuté par l'Etat biélorusse. Les communistes et syndicalistes de classe se voient ainsi contraints à une situation de semi-clandestinité.
>
> Face au caractère autoritaire, voire bonapartiste, de ce gouvernement, certains militants ouvriers et progressistes de notre pays se réjouissent du mouvement de protestation, et notamment de l'intervention de groupes de travailleurs industriels du secteur d'Etat.
>
> Il est incontestable que les grèves et les manifestations en cours reposent sur un réel mécontement populaire, aggravé par l'autoritarisme du pouvoir et sa gestion catastrophique de la crise du Covid-19 (des centaines de milliers de Biélorusses travaillant en Russie ont été privés d'emploi, sans aucun droit à l'indemnisation).
>
> Toutefois, le caractère de classe d'un mouvement ne s'analyse pas en fonction du nombre d'ouvriers qui y participent (qui reste à déterminer), mais bien sur son orientation politique.
> Hors le contenu politique est clair: il s'agit d'appuyer les prétentions de Svetlana Tikhanovskaïa à la présidence de la République.
> De plus, les "leaders" des grèves s'avèrent bien souvent être...les patrons "publics" des entreprises d'Etat.
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> Il ne s'agit donc pas d'une "grève générale" comme certains militants d'extrême gauche l'ont proclamé sur les réseaux sociaux, reprenant sans recul la presse bourgeoise pro-atlantiste.
> Il faut être lucide: les puissances impérialistes occidentales se servent du mécontentement populaire pour orchestrer un nouveau "Maïdan", cette fois ci à Minsk. Nous ne devons pas oublier que les mêmes qui crient leur soutien à la "révolution biélorusse" furent les mêmes qui soutinrent le putsch réactionnaire en Ukraine en 2015, ouvrant la voie à la terreur nazi-fasciste dans le pays.
>
> L'UE et l'OTAN veulent imposer un "gouvernement de transition" qui ouvrirait la voie au démantèlement de toute forme de souveraineté nationale, transformant le pays en semi-colonie, comme c'est le cas en Ukraine.
> Une telle évolution serait non seulement catastrophique, comme le soulignent eux même les opposants progressistes à Lukashenko, mais serait dangereuse pour la paix et la stabilité de la région. Le basculement de la Biélorussie dans le camp euro-atlantique signifierait une aggravation sans précédent des tensions inter-impérialistes, rapprocherait d'un conflit avec la Russie.
>
> Nous proclamons donc notre solidarité avec les militants du Parti Communiste des Ouvriers de Biélorussie, avec tous les militants ouvriers sincères qui se battent pour préserver les conquêtes sociales que leur a légué le prolétariat soviétique, dans la perspective d'une restauration du pouvoir ouvrier dans ce pays comme dans toute l'ex-URSS. Mais ce combat ne peut réussir qu'à condition de préserver l'indépendance nationale de la Biélorussie. Il ne peut réussir que si la classe ouvrière s'organise, indépendamment de toute ingérence étrangère comme du pouvoir bourgeois.
>
> Communistes agissant sur le territoire d'une des principales puissances impérialistes, pilier de l'UE et de l'OTAN, nous avons pour devoir de nous opposer à notre bourgeoisie et à ces plans destructeurs, qui ne font qu'apporter la misère et la guerre en Europe de l'Est comme dans tant d'autres régions du monde.
>
> Pour la paix ,
> Pour le droit au peuple biélorusse de choisir lui-même son avenir:
> A bas les ingérences impérialistes!
> A bas l'UE!
> A bas l'OTAN!

LE PRESIDENT LOUKACHENKO : LA BIÉLORUSSIE RIPOSTERA SANS AVERTISSEMENT AUX VIOLATIONS DE SA FRONTIÈRE

urgent

Loukachenko: la Biélorussie ripostera sans avertissement aux violations de sa frontière

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La Biélorussie ripostera sans avertissement aux violations de sa frontière, a déclaré le Président Alexandre Loukachenko, commentant les informations du ministère de la Défense sur l'augmentation du nombre de vols à proximité du pays.

Les forces biélorusses réagiront sans avertissement aux cas de transgression de la frontière d'État biélorusse, a annoncé samedi 22 août le Président Alexandre Loukachenko.

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/international/202008221044299224-loukachenko-la-bielorussie-ripostera-sans-avertissement-aux-violations-de-sa-frontiere/


 

BIÉLORUSSIE : LE PRESIDENT LOUKACHENKO TACLE MACRON ET LUI PROPOSE SA MEDIATION DANS LA CRISE DES GILETS JAUNES

Emmanuel Macron

Loukachenko tacle Macron en proposant sa médiation dans la crise des Gilets jaunes

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Dossier:

Tensions en Biélorussie à l’issue de la présidentielle 2020 (60)

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Le Président biélorusse a rejeté l’idée avancée par Emmanuel Macron de devenir intermédiaire dans le contexte de la situation actuelle en Biélorussie et a proposé d’endosser le même rôle dans la crise des Gilets jaunes.

Le Président biélorusse Alexandre Loukachenko a proposé à Emmanuel Macron sa médiation dans la crise des Gilets jaunes.

«Emmanuel Macron veut s’entremettre dans les négociations en Biélorussie. Laissez-moi venir et devenir d’abord médiateur entre les Gilets jaunes et Macron. La situation y est tendue […], mais il ne le voit pas», a-t-il déclaré dans une vidéo publiée ce 21 août par la chaîne Telegram Pool Pervogo.

Dans le même temps, il s'est dit sceptique quant à la proposition du Président français d’être médiateur pour normaliser la situation en Biélorussie.

 

 

Alexandre Loukachenko

© SPUTNIK . MIKHAÏL KLIMENTIEV

Face aux critiques de l'UE, Loukachenko renvoie la balle et évoque les Gilets jaunes

Il a également évoqué la récente déclaration du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, où ce dernier avait exprimé son inquiétude face aux carences des élections en Biélorussie et aux violences contre les manifestants.

 

Selon lui, «c’est l’occasion de détourner l’attention de leurs propres problèmes et de la concentrer sur un autre pays».

Il a aussi jeté une pierre dans le camp allemand.

«Les Allemands ne peuvent toujours pas venir à bout du coronavirus, des manifestations […]. Pourquoi ils s’inquiètent au sujet de la Biélorussie?», a-t-il lancé.

Violences en Biélorussie

Le Président français a proposé le 20 août, lors d'une conférence de presse avec la chancelière Angela Merkel, une médiation européenne entre les différents acteurs de la crise en Biélorussie, en incluant la Russie.

Le pays est devenu l’arène de violentes manifestations après que la Commission électorale du pays a annoncé la victoire, avec 80,1% des voix, d’Alexandre Loukachenko à la présidentielle du 9 août. L’opposition affirme que c’est sa candidate, Svetlana Tikhanovskaïa, qui a remporté le scrutin.

Les manifestations ont été réprimées à coups de canons à eau, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Selon les chiffres officiels, plus de 6.700 personnes ont été interpellées et plusieurs centaines ont été blessées, tandis que trois manifestants ont trouvé la mort lors des troubles.

https://fr.sputniknews.com/international/202008211044293650-loukachenko-tacle-macron-en-proposant-sa-mediation-dans-la-crise-des-gilets-jaunes/


 

BIÉLORUSSIE : UNE INTERVENTION MILITAIRE USA/OTAN EST POSSIBLE. POUTINE PROPOSE A LOUKACHENKO L'AIDE MILITAIRE DE LA RUSSIE

Une action militaire USA/OTAN possible

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un exercice militaire conjoint mené par la Russie et la Biélorussie. ©Reuters/Archives

Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue biélorusse Alexander Loukachenko, le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’il serait prêt à apporter son aide militaire si la Biélorussie en avait besoin.

« En vertu de l’accord militaire global entre les deux pays, Moscou est prêt, en cas de besoin, à expédier des forces militaires en Biélorussie », a déclaré à Loukachenko, le président russe.

Le président biélorusse a averti ce dimanche 16 août que les chars et les avions de combat de l’OTAN sont à 15 minutes de la frontière russo-polonaise.

« J’ai convenu avec Poutine que la Russie aiderait à préserver la sécurité en Biélorussie si nécessaire », a déclaré Loukachenko après l’appel téléphonique de samedi.

Les relations entre Minsk et Moscou sont récemment devenues plus compliquées après les élections en Biélorussie. Les gazoducs russes traversent la Biélorussie pour atteindre les pays européens, tandis que Moscou considère ce pays comme un médiateur entre lui-même et ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

E-Press du 16 août 2020

E-Press du 16 août 2020

Le 14 août 2020, le Pentagone a rendu public un communiqué annonçant la création par le département de la marine (US Navy) d’une Task Force pour les phénomènes aériens non-identifiés, laquelle sera dirigée par le Sous-Secrétaire de la Défense pour le Renseignement et la Sécurité.

Peu de temps avant les élections en Biélorussie, 33 citoyens russes ont été arrêtés dans ce pays pour espionnage et tentative d’ingérence dans les élections. Cette prétention a été immédiatement rejetée par Moscou.

D’autre part, après la victoire de Loukachenko aux élections, la Russie a fait partie des pays qui l’ont félicité. Peu de temps après l’annonce des résultats des élections, les opposants de Loukachenko sont descendus dans la rue et ont exigé sa démission.

Lors de ces protestations, 6 700 manifestants ont été arrêtés et des centaines ont été blessés. Les autorités biélorusses ont confirmé que deux personnes avaient été tuées lors des manifestations.

Les États membres de l’OTAN et l’Union européenne ont appelé le gouvernement biélorusse à relâcher tous les manifestants détenus et à reprendre les élections. Ils ont également menacé Minsk de sanctions.

https://french.presstv.com/Detail/2020/08/16/631949/Russie-Bi%C3%A9lorussie-aide-militaire-%C3%A9lections-Moscou-Minsk-Otan-char-avions-de-combat