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ALLEMAGNE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE REJETTE L'EXCLUSION DU DKP

Par Le 28/07/2021

LA COUR CONSTITUTIONNELLE REJETTE L'EXCLUSION DU DKP

 Solidarité Internationale PCF Allemagne 0

28 JUIL. 2021

Déclaration du DKP paru le 28 juillet 2021 sur Solidnet. Traduction MR pour le site "Solidarité Internationale"

 

La Cour constitutionnelle fédérale a accueilli aujourd'hui la plainte du Parti communiste allemand contre sa non-admission aux élections au Bundestag et la privation de son statut de parti politique. Patrik Köbele, président du DKP, déclare : "La Cour constitutionnelle fédérale a rejeté aujourd'hui la tentative de mettre en danger l'existence du Parti communiste allemand (DKP) par des moyens bureaucratiques et de l'interdire de se présenter aux élections du Bundestag.

 

Ce jugement est une gifle pour le commissaire fédéral aux élections car il confirme également que le DKP est un parti politique actif en faisant notamment référence au rassemblement du DKP à l'occasion du 80e anniversaire de l'assaut contre l'Union soviétique.

 

Cette décision n'est pas seulement le résultat de notre combat juridique et politique, mais aussi et surtout le résultat de la grande solidarité nationale et internationale dont nous avons bénéficié. Cette solidarité internationale a dépassé toutes nos attentes. Plus de 50 partis communistes et ouvriers, le Conseil mondial de la paix, la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique et de nombreuses organisations progressistes nous ont manifesté leur solidarité. Ce fut là une grande démonstration d'internationalisme. Partout, cette tentative des forces réactionnaires dont nous avons été victimes a été rendue publique. Les députés des partis frères ont utilisé le parlement européen pour soutenir le DKP. Nous sommes fiers de faire partie de cette communauté internationaliste. Nous vous remercions du fond du cœur! Cet exemple montre à quel point la solidarité est importante et ce qu'elle peut accomplir.

 

Pour nous, cette solidarité et ce succès nous donne encore plus de forces pour entrer dans la campagne électorale de toutes nos forces, pour lutter pour nos revendications politiques et pour le renforcement du DKP - maintenant plus que jamais.

 

Cette victoire du DKP est également une petite victoire dans la lutte contre le démantèlement des droits démocratiques, contre la restructuration réactionnaire de l'Etat – contre cela nous devons continuer à lutter ensemble".

 

Vive l'internationalisme prolétarien!

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http://solidarite-internationale-pcf.fr/2021/07/la-cour-constitutionnelle-rejette-l-exclusion-du-dkp.html

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ALLEMAGNE : NON A LA CENSURE DES COMMUNISTES LORS DES PROCHAINES ELECTIONS FEDERALES

Par Le 24/07/2021

22 Juillet 2021

Allemagne : non à la censure des communistes lors des prochaines élections fédérales !
Jul
22
2021
 

Le Parti communiste du Canada exprime sa pleine solidarité avec le Parti communiste allemand (DKP) et condamne sans réserve la décision du directeur fédéral des élections (Bundeswahlleiter) d'empêcher les communistes allemands de se présenter aux élections fédérales du 26 septembre et la possible révocation du statut de parti politique du DKP.

Soi-disant motivée par une décision bureaucratique selon laquelle le DKP n'a pas été en mesure de déposer ses états financiers dans les délais, cette décision est en fait purement politique. Le DKP avait, dès mai 2020, reçu une lettre officielle des autorités selon laquelle les conditions nécessaires à sa participation étaient réunies. Recevoir une lettre affirmant le contraire et menaçant de retirer le statut de parti politique à la 11e heure ne peut être vu que comme une provocation politique.

Cette tentative ne peut être extraite du contexte mondial marqué par l'aggravation de la crise capitaliste, la fuite en avant de l'impérialisme vers la guerre et la montée de l'extrême droite. Elle ne peut pas non plus être extraite du contexte où l'anticommunisme devient le dogme de l'Union européenne du capital comme en témoigne la motion de septembre 2019 visant à réécrire l'histoire en assimilant fascisme et communisme. Dans un sens très réel, la tentative d'interdire le DKP, comme l'interdiction du KSM (jeunesse communiste) en République tchèque il y a quelques années, suivie de celle des partis communistes dans les pays baltes, en Pologne et en Ukraine, ont toutes contribué à ouvrir la voie à des partis d'extrême droite comme l'AfD (qui compte actuellement 89 membres au Bundestag, ce qui en fait le premier parti néo-nazi représenté depuis 1945). C'est un grave danger pour tous ceux qui luttent pour la démocratie et le progrès social.

Le Parti communiste du Canada ne comprend que trop bien ces tentatives pernicieuses de censurer les communistes. Après notre propre victoire en 2003 d'une importante bataille légale et populaire pour conserver notre statut de parti légal, nous sommes confiants que le DKP sortira également victorieux et renforcé contre cette tentative de censurer les idées de progrès et de transformation sociale.

Nous nous engageons, au mieux de nos capacités, à nous mobiliser en solidarité avec nos camarades allemands et à engager dans cette lutte toute personne soucieuse de démocratie, car face à une telle attaque, le sectarisme n'a pas sa place.

source : https://communist-party.ca/germany-no-to-the-censorship-of-communists-in-the-next-federal-elections/

Tag(s) : #DKP#Canada#Communiste

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BELARUS : LOUKACHENKO ANNONCE LE DEMENTELEMENT DE CELLULES TERRORISTES DORMANTES LIEES A L’OCCIDENT

Par Le 03/07/2021

Bélarus: Loukachenko annonce le démantèlement de cellules terroristes dormantes liées à l’Occident

Bélarus: Loukachenko annonce le démantèlement de cellules terroristes dormantes liées à l’Occident

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Par AFP

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a annoncé vendredi le démantèlement au Bélarus de «cellules terroristes dormantes» liées à l'Occident, en les accusant d'avoir voulu préparer un coup d'Etat.

«Des cellules terroristes dormantes ont été démantelées aujourd'hui», a affirmé M. Loukachenko, cité par son service de presse.

L'objectif de ces cellules liées à l'Allemagne, à l'Ukraine, aux Etats-Unis, à la Pologne et à la Lituanie, était de renverser le régime par la violence, a-t-il assuré.

Alexandre Loukachenko a affirmé qu'«un nombre énorme d'armes affluait vers le Bélarus depuis l'Ukraine», en annonçant avoir ordonné aux garde-frontières bélarusses de «fermer définitivement la frontière avec l'Ukraine».

Au pouvoir au Bélarus depuis près de 27 ans, M. Loukachenko a déjà accusé l'Occident à plusieurs reprises de vouloir «déstabiliser» son pays afin d'en changer le régime.

Ces déclarations vendredi interviennent alors que le Bélarus a annoncé lundi la suspension de sa participation au Partenariat oriental de l'UE et le rappel de son ambassadeur à Bruxelles en représailles aux sanctions européennes.

https://french.alahednews.com.lb/40581/321

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PARTI COMMUNISTE DE BELGIQUE : HOMMAGE A JULIEN LAHAUT, PRESIDENT DU PCB ASSASSINE LE 18 AOUT 1950

Par Le 19/08/2021

18 Août 2021

8/18/21 1:08 PM
 

Chers camarades,

Il y a 100 ans, les 3 et 4 septembre 1921 naissait le Parti Communiste de Belgique à Anderlecht. Des 30 premières années de vie du parti, on peut dire que la figure de Julien Lahaut est incontournable. Ils se confondent même parfois mais le parti ce n’est pas qu’un seul homme. On verra durant cet hommage plusieurs noms de grands camarades du parti. Il ne s’agit pas de refaire une enième biographie mais de connaître et de rendre hommage à Julien Lahaut à travers ses combats pour la classe ouvrière et de voir en quoi il peut encore inspirer, être un exemple pour les travailleurs aujourd’hui.

Il est tout d’abord important de se rappeler que ce n'est la théorie qui l'a amené au communisme mais la lutte de classe au quotidien, la lutte contre la misère, le chômage, l'exploitation, la lutte pour l'émancipation de notre classe. C'est un contexte qui a forgé ses convictions. Ainsi jouait-il à manifester quand il était enfant. Il est en effet né dans un moment de grande organisation de la classe ouvrière en Belgique, peu de temps après le massacre de Roux où la garde civique bourgeoise a tiré sur les grévistes qui entamaient une lutte révolutionnaire contre le système affameur en pleine crise de surproduction qui avait jeté des milliers de travailleurs à la rue. Le père de Julien Lahaut organisa les premières ligues socialistes à Seraing. C’est tout cela qu’il faut avoir en tête pour comprendre l’homme Lahaut, le militant Lahaut.

À 18 ans, il est déjà de la grève des métallos en 1902, une époque où les grèves étaient économiques et politiques. Il est licencié pour « activisme » de ce premier emploi chez cockerill contrôlé par la société générale de Belgique, ce monopole qui 48 ans plus tard fera partie des commanditaires de l’assassinat de Noss Julien devenu Président du Parti Communiste de Belgique. Julien a toujours gêné les capitalistes.

Camarades, on ne vient pas à la lutte uniquement par la théorie. La force de Julien, la force du parti, c'était et c'est de renforcer les luttes, les piquets de grève malgré qu'ils étaient interdits jusqu'en 1921.

Pratique-théorie-pratique.

Pendant la 1e guerre, Julien Lahaut s’était engagé dans l’armée. Mais à son retour du front russe, où il a découvert la révolution d'octobre, il est convaincu que Lénine a raison. C'est la théorie avant le retour à la pratique, un aller-retour constant entre les deux, même si Noss Julien est avant tout un homme/militant de terrain, un homme du peuple, un homme parmi le peuple.

Camarades, on oublie souvent que s'il n'est entré qu'en 1923 au PCB il avait lutté à l'intérieur du POB pour que celui-ci adhère à la 3e internationale. Malheureusement, contrairement à la France où le congrès de tours a permis le ralliement majoritaire aux thèses léninistes, en Belgique, le réformisme, le parlementarisme et l'opportunisme ont toujours dominé le POB et son successeur. En témoigne sa position quand le POB rentre dans le rang en 1921 à la faveur de la crise alors que le mouvement ouvrier venait de conquérir les 8h par la loi et surtout dans les usines avec des grèves menées par Julien Lahaut, suivant l’exemple des bolchéviques qui au lendemain de la révolution d’Octobre dès 1917, dans la jeune république soviétique, ont instauré les 8h, donnant espoir aux travailleurs du monde entier. En 36, c’est le principe des 40 heures qui est obtenu de façon unitaire après des luttes animées par Julien Lahaut. De même que les congés payés.

Camarades, nous savons fort bien que dans de nombreux secteurs les 8h ne sont déjà pas respectées et qu’il ne suffit pas de commémorer cette avancée historique de 1921 pour la classe ouvrière qui n’a été gagnée que par la lutte et la grève.

Au-delà des salaires et des conditions de travail, c’est le temps de travail, au cœur de la relation d’exploitation, au cœur de la relation capital-travail, qui est la cible des attaques du patronat. Les capitalistes cherchent à maintenir ou à augmenter leurs profits en augmentant le temps où nous produisons de la valeur et donc de la plus-value pour eux.

L’accord interprofessionnel (AIP) qui prévoit une très forte augmentation des heures supplémentaires sans sursalaire et sans compensation ni récupération en est une illustration tout comme le projet de loi du gouvernement grec de passer la journée de travail de 8h à 10h.

Camarades, la lutte pour la réduction collective du temps de travail fait bien partie de la lutte générale contre l’exploitation capitaliste.

Pour ses grèves en 1921, Julien Lahaut devenait gênant pour le POB et est finalement exclu du parti et du syndicat. Il fonde alors les chevaliers du travail, affilié à la profintern, internationale des syndicats rouges. Aujourd'hui, camarades, les idées du Syndicalisme de classe progressent et les travailleurs ne veulent pas se résigner. Nous devons amplifier nos campagnes autour de l'adhésion à la Fédération Syndicale mondiale non pas pour le simple fait d'adhérer et d'avoir un brevet « pureté dans la lutte » mais parce que c'est un outil pour renforcer nos luttes, pour les coordonner à l'échelle internationale car si le capital est transnational et joue de la liberté de circuler des capitaux, nous devons articuler nos luttes sur le plan national, local, et activer la solidarité. Nos combats sont les mêmes, contre les mêmes exploiteurs, de Fedex à Liberty Steel, en passant par Brussels Airlines. Et tant que nous n'avons pas notre propre syndicat, s’organiser à l'intérieur des organisations existantes sur une base révolutionnaire comme du temps de Julien Lahaut l'opposition syndicale révolutionnaire.

Toujours s’appuyer sur les revendications des travailleurs, définir des objectifs de lutte et agiter pour s’organiser pour la révolution socialiste seule à même de satisfaire nos besoins.

C'est seulement en luttant pour elle que nous arracherons de nouveaux droits à la bourgeoisie qui prend peur.

Camarades, Julien Lahaut, c’est aussi un militant hors pair qui a son caractère, n'hésite pas à dire ce qu'il pense mais reste discipliné. C’est aussi un internationaliste. En 1924 Lahaut mobilisa à l’appel de la 3e Internationale contre la répression coloniale menée par la France au Maroc qui visait l’émir Abdelkarim et la république du Rif, premier état décolonisé, reconnu uniquement par l’Union soviétique. Il y a 100 ans, en juillet 1921, Abdelkarim el Khattabi avait infligé aux troupes coloniales espagnoles une grande défaite à la bataille d’Anoual par une tactique de guérilla a inspiré le général Giâp à Dien Bien Phu. Abdelkarim dira « méfiez-vous des occidentaux sauf des communistes qui sont les seuls amis des arabes ».

Camarades, il faut ici voir dans le cadre du centenaire, que la lutte recourait tous les moyens, impliquait tous les révolutionnaires, y compris les intellectuels et les artistes. Ainsi le poète Paul Nougé, membre fondateur du 1er parti Communiste en 1919 avait-il participé au tract des surréalistes « la révolution d’abord et toujours » contre la guerre au Maroc. Parmi les autres signataires, on retrouve évidemment Louis Aragon.

12 ans plus tard, Achille Chavée, surréaliste et membre du Parti Communiste a quant à lui rejoint les brigades internationales comme bien d’autres membres du Parti ont combattu en Espagne. On peut citer Marcel Baiwir, Désiré Mosbeux, compagnon de Noss Julien à Seraing, ou encore les frères Akkerman qui ont donné leur vie à la lutte contre le fascisme.

Là encore, camarades, Julien Lahaut joua son rôle de dirigeant internationaliste en actes et en paroles. Il a ainsi accueilli chez lui des enfants espagnols, il encourageait les brigadistes. Il soutint l’Espagne républicaine jusqu’au bout contrairement à la social-démocratie qui avait une nouvelle fois trahit en reconnaissant Franco, par l’entremise de Paul-Henri Spaak, futur secrétaire général de l’OTAN, alors que la République tenait toujours. Comme en 14-18 où Vandervelde à encourager les soldats russes à poursuivre la guerre. La social-démocratie pour reprendre l'expression d'alors, c’est "la brigade de choc de l'impérialisme et le principal soutien de la bourgeoisie ". Le POB a défendu l’union sacrée comme aujourd’hui, les divers gouvernements nous chantent l’unité nationale, que ce soit durant la pandémie, derrière les olympiens ou pendant l’euro de football comme si nous ne faisions qu’un avec nos exploiteurs.

Il y a bien deux classes et nos intérêts sont diamétralement opposés. Les mots sur le calicot derrière Julien Lahaut en 1921 lors de la grève d'Ougrée Marihaye qui dure 9 mois sont simples et clairs : les patrons sont des méchants. Nous n'avons rien en commun avec nos exploiteurs. Ils achètent et recrutent pour nous casser, pour nous tuer. Le patronat n'a pas changé entre 1921 et 2021. On pense aux camarades de Fedex en Italie ou aux camarades de Colombie réprimés dans le sang.

Camarades, la classe ouvrière est une et notre lutte est internationale.

En 1923, 54 membres du Parti Communiste sont arrêtés dans le cadre du Grand Complot, des arrestations similaires s’abattent sur le Parti Communiste français. Nos deux partis sont alors accusés d’être « antipatriotiques » parce que nous nous opposons au militarisme à l’occupation de la Ruhr en Allemagne au service des monopoles miniers et sidérurgiques belges et français contre le peuple et la classe ouvrière d’Allemagne, parce que nous soutenons les révolutionnaires en Allemagne qui luttent contre leurs propres monopoles. Au final, 16 camarades sont renvoyés en justice. Parmi les 16, il y a Julien Lahaut qui n’est pas encore membre du Parti Communiste. Des meetings internationaux sont organisés pour leur libération. Ils seront finalement acquittés et à la sortie, Julien Lahaut demande son adhésion au PCB. Il voit la force et la nécessité du parti.

Camarades, le Parti doit être préservé à tout prix, c’est avec notre journal pour travailler auprès des masses, ce qu’il y a de plus important, une organisation d’avant-garde. Lorsqu’en 39, « la Voix du peuple » est interdit par le gouvernement, lorsqu’en mars 1940, le parti est interdit soi-disant « pour la défense des institutions nationales », Julien Lahaut s’y oppose fermement au parlement.

Camarades, cette loi, qui vise à interdire aux communistes d’être élus et de voter, d’occuper des fonctions publiques ou encore de faire partie d’un jury d’assises n’est pas sans rappeler le sort que subira et subit encore le KPD en Allemagne et la tentative d’interdiction du DKP le mois dernier de participer aux élections fédérales allemandes. Nous avons adressé notre soutien le plus fraternel à nos camarades et des messages de protestation sont venus du monde entier pour contribuer à la victoire de l’internationalisme prolétarien. Le DKP ne sera pas interdit et pourra se présenter aux élections.

Unité internationale mais aussi avec les victimes de l’exploitation capitaliste. Unité des travailleurs avec ou sans emploi, avec ou sans papiers.

Dès 1905, Julien Lahaut, avec le syndicat « relève-toi » qu’il avait créé quand il fut exclu de Cockerill et qui deviendra la centrale des métallos, s’opposa aux caisses d'aide mutuelle créées par le patronat. Il avait compris qu'un patron ne fait jamais rien dans notre intérêt et que ces caisses servaient à briser l'unité ouvrière.

Camarades, alors qu’on parle de plus en plus d’une réforme du chômage, Julien Lahaut, député communiste, avec Henri Glineur et Jacquemotte propose en 1932 une réforme de l’assurance chômage, avant la création de la sécu, pour la rendre universelle et gratuite, financée par les patrons à hauteur de cinq pour cent de la masse salariale et de dix pour cent des bénéfices, le solde étant à charge de l’État par l’affectation du Fonds National de Crise et la réduction des dépenses d’armement. En somme, c’est la création de cotisations sociales que les communistes défendaient et aujourd’hui encore, nous nous opposons à toute remise de cotisations comme ce fut encore le cas lors du dernier AIP. Les cadeaux au patronat (par subventions, remise) cumulent à 18 milliards d’euros en 2021. Dans le cadre de l’AIP, nous avons mené et continuerons à mener une campagne « ce n’est pas seulement la loi de 96 qu’il faut abolir, c’est la concertation sociale ».

Souvenons-nous camarades de la grande grève des mineurs en 32 : alors que les syndicats affiliés au POB accepte la modération salariale de 5% chez les mineurs, le PCB appelle à résister. C'est cette année-là que notre camarade Louis Tayenne à qui nous avons rendu hommage le 10 juillet dernier est tué par la gendarmerie et que les maisons du peuple sont protégées par la gendarmerie. Pas plus tard que ce mardi 10 août 2021, c'est le siège du PS qui était protégé par des policiers face à une centaine de sans-papiers.

Lahaut, le député, le héraut, le défenseur des travailleurs interpelait déjà sur la politique criminelle de la Belgique qui renvoyait des demandeurs d’asile soit directement vers l’Allemagne nazie soit vers les Pays-Bas où les demandes avaient déjà échoué. La Belgique refoulait les juifs, n’accueillait pas les réfugiés antifascistes. On se souviendra que la section MOE et les antifas italiens ont été importants dans la vie du parti, notamment lors de la scission de 1928. On se souvient que sous le gouvernement Michel, le secrétaire d´État Francken travaillait de concert avec la sûreté soudanaise de la dictature d’Omar el-Bashir tandis que nous luttions aux côtés de nos frères soudanais en Belgique pour leurs droits, pour la fin des centres fermés, et contre la dictature au pays.

Aujourd’hui, nous continuons notre travail avec les travailleurs immigrés. Nous continuons à dire "Même vie, même boulot, mêmes droits. "

Aujourd’hui, ce sont les Afghans qui ne sont pas accueillis alors que la Belgique a participé à la guerre de rapine et de la guerre impérialiste pendant vingt ans aux côtés de l’OTAN et des USA laissant pays en ruines.

Camarades, on n’oublie évidemment pas Lahaut l’antifasciste, le rescapé des camps, l’homme qui avait le soleil dans sa poche. Lui qui par ses meetings a instauré cette tradition à Liège : les fascistes ne parleront pas en public à Liège. Lui, qui durant l’horreur des camps a toujours été solidaire avec les autres prisonniers, partageant ses repas, ses cigarettes, la paille pour dormir, se sacrifiant. Malade de la dysenterie dans les camps, il fut aidé et soigné par des camarades allemands et un médecin tchécoslovaque.

C’est l’occasion de parler brièvement pour conclure de Julien Lahaut, de la santé et du socialisme en cette période de pandémie. On se souviendra que c'est en union Soviétique que Julien lahaut passera sa convalescence après une broncho-pneumonie. Et ce à plusieurs reprises au cours des années 30 Et ce ne fut pas le seul à profiter des soins en Union Soviétique ou dans les démocraties populaires. On ne peut que souligner la qualité des soins de santé dans les pays socialistes, encore aujourd'hui, comme à Cuba, où la santé est un droit élémentaire.

Camarades, nous continuons les combats, le combat de Julien Lahaut.

Julien Lahaut est vivant dans nos cœurs, son parti est vivant dans l'action. Le parti a un avenir, l'avenir a un parti.

Vive Julien Lahaut, Vive le Parti Communiste de Belgique, Vive le socialisme !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

source : 

http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2021/08/parti-communiste-de-belgique-hommage-a-julien-lahaut-president-du-pcb-assassine-le-18-aout-1950.html

Tag(s) : #Belgique#PCB#Lahaut#Communiste

 

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LETTRE OUVERTE : UE-COLOMBIE : DEMANDE DE SUSPENSION DE L’ACCORD DE LIBRE-ECHANGE

Par Le 27/06/2021

27 Juin 2021

 

 23 JUIN 2021  EUROPEPROCESSUS DE PAIX EN COLOMBIE

Le 14 juin 2021, ECVC ainsi que plusieurs organisations internationales, organisations nationales, représentant·e·s nationaux·ales et citoyen·ne·s de différents pays ont envoyé une lettre ouverte à la Présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen, demandant à l’UE de suspendre l’application provisoire de l’ALE UE-Colombie. Une telle action venant de la Commission européenne contribuerait au moins à réduire fortement l’impunité des violations des droits humains et les déplacements forcés de populations. Elle serait aussi un soutien effectif à la mise-en-œuvre de l’Accord de paix par le gouvernement colombien.

Pour lire la lettre ouverte en entier, cliquez ici.

source : https://viacampesina.org/fr/lettre-ouverte-ue-colombie-demande-de-suspension-de-laccord-de-libre-echange/

Tag(s) : #ViaCampesina#colombie

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PARTI COMMUNISTE DE BELGIQUE : L'HYPOCRISIE DES USA ET DE L'UE EN BIELORUSSIE

Par Le 04/06/2021

3 Juin 2021

6/3/21 2:44 PM

L’hypocrisie des USA et de l’UE en Biélorussie

Depuis plusieurs mois, la Biélorussie est au centre des tensions interimpérialistes entre la Russie et les USA, l’UE. Ces derniers cherchent à déstabiliser le régime de Loukaschenko pour ouvrir les entreprises étatiques au marché et aux monopoles occidentaux et gagner la guerre économique énergétique (gaz et pétrole). Pour cela, ils n’hésitent pas à utiliser les prétextes de démocratie et des droits de l’Homme comme ce fut le cas dans d’autres parties du monde et dans les anciennes républiques soviétiques notamment en Ukraine tout en utilisant et soutenant des milices et forces néonazies. 

Particulièrement ici, les USA et l'UE, ont réagi quasi instantanément pour prendre des mesures contre la Biélorussie, une étrange vitesse qui peut s'expliquer par le soutien inconditionnel qu'ils font au jeune "journaliste" Roman Protassevitch, déjà très professionnel dans l'agitation pour renverser le pouvoir Biélorusse. Il a notamment activement collaboré au bataillon Azov en Ukraine et à une "révolution colorée" dont le but est d'englober à terme la Biélorussie dans l'Union Européenne. 

C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre les différentes sanctions appelées par les autorités européennes et étasuniennes suite à l'atterrissage forcé d’un avion civil à Minsk. Cet appel aux sanctions, qui fut directement relayée par le très atlantiste et libéral Premier Ministre de Belgique Alexander de Croo, reflète une nouvelle fois la politique du « deux poids, deux mesures » et l’hypocrisie des gouvernements européens et étasuniens. On rappellera qu’en 2013, c’est l’avion présidentiel d’Evo Morales de retour de Moscou qui avait été contraint d’atterrir pendant plusieurs heures à Vienne. 

Dans ce contexte de tensions interimpérialistes, nous soutenons la lutte et le droit du peuple et des travailleurs biélorusses pour décider de leur propre futur sans intervention étrangère !

Le Bureau politique du Parti Communiste de Belgique (PCB-CPB)

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-Belgium-Lhypocrisie-des-USA-et-de-lUE-en-Bielorussie/

Tag(s) : #Communiste#Belgique#PCB

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MANLIO DINUCCI : POURQUOI L’UE SE MET EN RANG CONTRE LA CHINE

Par Le 25/05/2021

Pourquoi l’UE se met en rang contre la Chine

L’Art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 25 mai 2021

ilmanifesto.it

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Le Parlement européen a gelé le 20 mai la ratification de l’Accord Ue-Chine sur les investissements, conclu en décembre par la Commission européenne après sept années de tractations. La résolution a été approuvée à une majorité écrasante avec 599 voix pour, 30 contre et 58 abstentions. Formellement, elle se trouve motivée comme riposte aux sanctions chinoises contre des membres du Parlement européen, décidées par Pékin après que ses fonctionnaires avaient été soumis à des sanctions sur l’accusation, rejetée par la Chine, de violation des droits humains en particulier des Ouïgours. Les législateurs Ue soutiennent que, tandis que les sanctions chinoises sont illégales parce qu’elles violent le droit international, celles de l’Ue sont légales parce qu’elles se fondent sur la défense des droits humains établie par les Nations Unies.

Quel véritable motif se cache derrière le paravent de la “défense des droits humains en Chine” ? La stratégie, lancée et conduite par Washington, pour recruter les pays européens dans la coalition contre la Russie et la Chine. Le levier fondamental de cette opération est le fait que 21 des 27 pays de l’Union européenne sont membres de l’OTAN sous commandement USA. Au premier rang contre la Chine, comme contre la Russie, se trouvent les pays de l’Est en même temps membres de l’OTAN et de l’Ue, lesquels, étant plus liés à Washington qu’à Bruxelles, accroissent l’influence étasunienne sur la politique étrangère de l’Ue. Politique qui suit substantiellement celle des Etats-Unis surtout par l’intermédiaire de l’OTAN. Mais tous les alliés ne sont pas sur le même plan : Allemagne et France se mettent d’accord en sous-main avec les Etats-Unis sur la base de convenances réciproques, l’Italie par contre obéit en se taisant au détriment de ses propres intérêts. Le secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg peut ainsi déclarer, au terme de sa rencontre avec le président français Macron le 21 mai : “Nous soutiendrons l’ordre international fondé sur les règles contre la poussée autoritaire de pays comme la Russie et la Chine”(voir aussi : https://www.nato.int/cps/fr/natohq/index.htm ).

La Chine, que l’OTAN mettait jusqu’ici au second plan comme “menace” en focalisant son énergie sur la stratégie contre la Russie, se trouve à présent  placée sur le même plan. Ceci se produit dans le sillage de ce qu’on est en train de faire à Washington. Où la stratégie contre la Chine est sur le point de devenir loi. Au Sénat des Etats-Unis a été présenté le 15 avril, sur initiative bi-partisane du démocrate Menendez et du républicain Risch, le projet de loi S. 1169 sur la Compétition Stratégique avec la Chine. La motivation de la loi ne laisse pas de doute sur le fait que c’est une confrontation tous azimuts : “La République Populaire Chinoise est en train de tirer parti de son pouvoir politique, diplomatique, économique, militaire, technologique et idéologique pour devenir un concurrent mondial stratégique, presque à égalité, des Etats-Unis. Les politiques poursuivies de plus en plus par la RPC dans ces domaines sont contraires aux intérêts et aux valeurs des Etats-Unis, de ses partenaires et d’une grande partie du reste du monde”. Sur cette base, la loi stipule des mesures politiques, économiques, technologiques, médiatiques, militaires et autres contre la Chine, visant à la frapper et à l’isoler. Une véritable déclaration de guerre, pas au sens figuré. L’amiral Davidson, qui est à la tête du Commandement Indo-Pacifique des Etats-Unis, a requis au Congrès 27 milliards de dollars pour construire autour de la Chine un rideau de bases de missiles et systèmes satellites, y compris une constellation de radars sur plateformes spatiales. Pendant ce temps augmente la pression militaire USA sur la Chine : des unités lance-missiles de la Septième Flotte croisent en Mer de Chine Méridionale, des bombardiers stratégiques de l’US Air Force ont été déployés sur l’île de Guam dans le Pacifique Occidental, tandis que des drones Triton de l’US Navy ont été approchés de la Chine en les transférant de Guam au Japon. Dans le sillage des Etats-Unis, l’OTAN aussi étend sa stratégie à l’Asie Orientale et au Pacifique où -annonce Stoltenberg- “nous avons besoin de nous renforcer militairement avec des partenaires proches comme l’Australie et le Japon”. Le Parlement européen n’a donc pas accompli simplement un nouveau pas dans la “guerre des sanctions” contre la Chine. Il a accompli un nouveau pas pour amener l’Europe en guerre.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Perché la Ue si schiera contro la Cina

Edition de mardi 25 mai 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/perche-la-ue-si-schiera-contro-la-cina/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.it, 2021

https://www.mondialisation.ca/pourquoi-lue-se-met-en-rang-contre-la-chine/5656884

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1er JUILLET, L'UNION EUROPEENNE (UE) DEVIENT UN CAMP DE CONCENTRATION

Par Le 23/05/2021

1er juillet, l’UE devient un camp de concentration

Le passeport sanitaire devrait être officiellement mis en place à partir du 1er juillet pour circuler à nouveau entre les différents pays de l’Union.

En effet, un accord vient d’être trouvé entre eurodéputés et États membres sur le passé sanitaire qui permettra à l’aide d’un QR code d’indiquer que son titulaire a bien été vacciné, qu’il a passé un test négatif, ou encore qu’il est immunisé après avoir été infecté par le Covid-19.1

Il ne faut pas se leurrer : cet “ausweis” européen n’est rien d’autre qu’une permission de sortie de la prison européenne à ciel ouvert pour pouvoir à nouveau circuler entre les différents pays européens.

Il entérine ainsi la création d’Alpha+ et de bêta -, autrement dit, un gigantesque apartheid européen, selon qu’on aura été vacciné ou non.

Ce dispositif vient compléter tout un arsenal répressif et liberticide comme le traçage, le pistage, la géolocalisation, le flicage tous azimuts, les confinements divers et variés, le port de la muselière, les couvre-feux et last but not least, la propagande des médias et la censure des réseaux sociaux.

Toute ressemblance entre ce nouveau naziland et son modèle ne serait que pure coïncidence. Alors qui donc peut encore croire qu’aujourd’hui, l’Europe c’est la paix ? Ne serait-ce pas plutôt la guerre ?

Une Europe en guerre contre ses peuples pour asseoir définitivement sa domination avant son effondrement économique programmé pour cette année, prélude au Grand Reset du dingue de Davos afin de mettre en place la monnaie numérique et le revenu universel, carotte de soumission totale de toute la classe moyenne, future classe zombie européenne.

Ce scénario de cauchemar n’empêche pas, bien au contraire, l’Euro-Kommissar Didier Reynders de comparer cet accord à l’élection d’un pape en tweetant, enthousiaste :

“Fumée blanche : nous avons un accord sur la proposition de la Commission de certificat européen Covid”.

“Nous avons abouti sur ce nouvel instrument en un temps record pour sauvegarder la libre circulation pour tous les citoyens”, s’est-il félicité.

Source : Réseau international

Dans EUROPE

LE PARLEMENT EUROPEEN REFUSE D’EXAMINER L’ACCORD UE-CHINE. LA CHINE APPELLE A EVITER LA « CONFRONTATION »

Par Le 22/05/2021

Le Parlement européen refuse d’examiner l’accord UE-Chine, Pékin appelle à éviter la «confrontation»

Le Parlement européen refuse d’examiner l’accord UE-Chine, Pékin appelle à éviter la «confrontation»

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Par AlAhed avec AFP

Le Parlement européen a exclu jeudi d'examiner l'accord UE-Chine sur les investissements si Pékin maintient les contre-sanctions infligées à des personnalités du continent, dont des eurodéputés, en réponse aux sanctions décidées par Bruxelles à cause du traitement réservé aux Ouïghours. A la suite de ce vote, Pékin a appelé ce vendredi à abandonner la «confrontation».

Le Parlement «subordonne à la levée des sanctions par la Chine (son) examen de l'accord sur les investissements», est-il indiqué dans une résolution votée jeudi à une très large majorité (599 voix pour, 30 contre et 58 abstentions).

Pékin appelle Bruxelles à lever le premier ses sanctions

Le lendemain du vote, la Chine a appelé ce vendredi l'UE à abandonner son attitude de «confrontation».

Face à la presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a appelé Bruxelles à lever le premier ses sanctions prises contre des responsables du régime communiste, accusés de participer à la répression des musulmans ouïghours au Xinjiang (nord-ouest).

Ces sanctions avaient été suivies de représailles chinoises à l'encontre d'eurodéputés.

«Les sanctions et la confrontation ne résoudront rien», a estimé Zhao Lijian. «Celui qui est à l'origine du problème doit le résoudre».

https://french.alahednews.com.lb/40088/321

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : L’EUROPE TERRAIN DE MANŒUVRE DE LA STRATEGIE USA/OTAN

Par Le 11/05/2021

L’Europe terrain de manœuvre de la stratégie USA/OTAN

L’Art de la guerre.

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 11 mai 2021

ilmanifesto.it

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La mobilité terrestre des personnes dans l’Union européenne a été paralysée en 2020 par les confinements, principalement à la suite du blocage du tourisme. La même chose est arrivée dans la mobilité aérienne : selon une étude du Parlement Européen (mars 2021), elle a subi une perte nette de 56 milliards d’euros et de 191.000 emplois directs, et plus d’un million chez les sous-traitants. La reprise, en 2021, s’annonce très problématique. Un seul secteur, en contre-tendance, a fortement augmenté sa propre mobilité : le militaire.

En ce moment, en Europe, environ 28.000 militaires sont en train de passer, avec chars d’assaut et avions, d’un pays à un autre : ils sont engagés dans la Defender Europe 21 (Défenseur de l’Europe 2021), la grande manoeuvre non pas de l’OTAN mais de l’Armée USA en Europe, à laquelle participent 25 alliés et partenaires européens. L’Italie y participe non seulement avec ses propres forces armées, mais en tant que pays hôte. En même temps, est sur le point de débuter l’exercice OTAN Steadfast Defender (Défenseur Résolu), qui mobilise plus de 9.000 militaires étasuniens et européens, y compris italiens. Il constitue le premier test à vaste échelle des deux nouveaux commandements OTAN : le Commandement de la Force Conjointe, dont le quartier général est à Norfolk aux USA, et le Commandement de Soutien dont le quartier général est à Ulm en Allemagne. La “mission” du Commandement de Norfolk est de “protéger les voies atlantiques entre Amérique du Nord et Europe”, qui, selon l’OTAN, seraient menacées par les sous-marins russes ; celle du Commandement d’Ulm est d’ “assurer la mobilité des troupes à travers les frontières européennes pour permettre un renforcement rapide de l’Alliance sur le front oriental”, qui selon l’OTAN serait menacé par les forces russes.

Pour cette seconde “mission” un rôle important est joué par l’Union Européenne, à laquelle l’US Army Europe a requis l’institution d’une “Aire Schengen militaire”. Le Plan d’action sur la mobilité militaire, présenté par la Commission européenne en 2018, prévoit de modifier “les infrastructures (ponts, chemins de fer et routes) non adaptées au poids ou aux dimensions des véhicules militaires”. Par exemple, si un pont ne peut pas supporter le poids d’une colonne de chars d’assaut de 70 tonnes, il doit être renforcé ou reconstruit. Après avoir destiné à cet effet une première allocation d’environ 2 milliards d’euros, en argent public soustrait aux dépenses sociales, les ministres Ue de la Défense (pour l’Italie Lorenzo Guerini) ont décidé le 8 mai de faire participer les États-Unis, le Canada et la Norvège au plan Ue de la mobilité militaire. Le secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg, présent à la réunion, a souligné que “ces alliés n’appartenant pas à l’Union européenne jouent un rôle essentiel dans la défense de l’Europe”. De cette façon l’OTAN (à laquelle appartiennent 21 des 27 pays de l’Ue), après avoir chargé l’Ue de réaliser et payer la restructuration des infrastructures européennes à des fins militaires, prend de fait en main la gestion de l’ ”Aire Schengen militaire”.

Dans une Europe transformée en place d’armes, l’adaptation des infrastructures à la mobilité des forces USA/OTAN se trouve testée dans des exercices de guerre, qui prévoient “le déploiement de forces terrestres et navales de l’Amérique du Nord à la région de la Mer Noire” et servent, selon les mots de Stoltenberg, à “démontrer que l’OTAN a la capacité et la volonté de protéger tous les alliés de toute menace”.  Ce qu’est la menace va être déclaré par les ministres des Affaires étrangères du G7 (États-Unis, Canada, Grande-Bretagne, Allemagne, France, Italie et Japon), qui se sont réunis le 5 mai à Londres. Les sept ministres (pour l’Italie Luigi Di Maio, pour la France Jean-Louis Le Drian), renversant les faits, accusent la Russie “d’adopter un comportement irresponsable et déstabilisateur : accumulation massive de forces militaires russes aux frontières de l’Ukraine et en Crimée illégalement annexée, cyber-activités malveillantes pour porter atteinte aux régimes démocratiques d’autres pays, activités malveillantes et recours à la désinformation […] Nous soulignons l’importance du respect de la Convention de Vienne […](1). 

Le fait que le G7 formule de telles accusations avec les paroles mêmes employées par le Pentagone et répétées par l’OTAN, confirme l’existence d’une même matrice dans la stratégie de la tension qui pousse l’Europe dans une situation de plus en plus périlleuse. 

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

L’Europa terreno di manovra di strategie Usa-Nato

Édition de mardi 11 mai 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/leuropa-terreno-di-manovra-di-strategie-usa-nato/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

Note :

1.https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/actualites-et-evenements/2021/article/communique-des-ministres-des-affaires-etrangeres-et-du-developpement-du-g7-05

Note pour la version française :

Pas d’information sur les sites des ministère français de la Défense et des Affaires étrangères concernant la participation de militaire français dans les exercices et manoeuvre USA/OTAN, ou sur le Plan Ue de mobilité militaire.

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.it, 2021

https://www.mondialisation.ca/leurope-terrain-manoeuvre-de-la-strategie-usaotan/5656321

Dans EUROPE

BELGIQUE : CE 1er MAI, NOUS NE RESTERONS PAS SILENCIEUX. ET VOUS ?

Par Le 22/04/2021

22 Avril 2021

La Fête du Travail approche à grands pas. Les jours deviennent plus longs, plus chauds et plus combatifs. 

Le 1er Mai, nous nous rassemblons pour exiger le respect. Le respect pour toutes celles et tous ceux qui ont fait tourner la société avant et pendant la pandémie, et qui doivent maintenant se contenter de miettes. Pour toutes celles et tous ceux qu'on a applaudis il y a un an, mais à qui on demande de se taire lorsqu'il s'agit d'augmenter les salaires. Le 1er Mai, nous ne resterons pas silencieux. 

Vous serez des nôtres ? Voici le programme : 


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Dans EUROPE

L'ARMEE DES USA "DEFENSEUR" DE L'EUROPE ARRIVE

Par Le 31/03/2021

L’armée USA “défenseur” de l’Europe arrive

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 30 mars 2021

ilmanifesto.it

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Toute l’Europe n’est pas paralysée par les confinements anti-Covid : en effet s’est mis en marche le mastodonte exercice annuel de l’Armée USA, Defender-Europe, qui jusqu’à fin juin mobilise sur le territoire européen, et au-delà de celui-ci, des dizaines de milliers de militaires avec des milliers de blindés et autres véhicules. Le Defender-Europe 21 non seulement reprend le programme de celui de 2020, redimensionné à cause du Covid, mais l’amplifie.

Pourquoi le “Défenseur de l’Europe” arrive-t-il de l’autre rive de l’Atlantique ? C’est ce qu’ont expliqué les 30 ministres des Affaires étrangères de l’OTAN (pour l’Italie Luigi Di Maio), réunis physiquement à Bruxelles les 23-24 mars : “La Russie, avec son comportement agressif, mine et déstabilise ses voisins, et tente d’interférer dans la région des Balkans”. Scénario construit avec la technique du renversement de la réalité : par exemple en accusant la Russie de tenter d’interférer dans la région des Balkans où l’OTAN a “interféré” en 1999 en larguant sur la Yougoslavie, avec 1.100 avions, 23.000 bombes et missiles.

Face à l’appel au secours des alliés, arrive l’Armée USA pour “défendre l’Europe”. Le Defender-Europe 21, sous commandement de l’Armée USA en Europe et Afrique, mobilise 28.000 militaires des États-Unis et de 25 alliés et partenaires de l’OTAN : ils conduiront des opérations dans plus de 30 aires d’entraînement dans 12 pays, dont des exercices à feu et de missiles. Y participeront aussi l’Aéronautique et de la Marine USA.

En mars a commencé le transfert depuis les États-Unis en Europe de milliers de soldats et de 1.200 blindés et autres équipements lourds. Ils sont en train d’arriver dans 13 aéroports et 4 ports européens, italiens compris. En avril, de trois dépôts pré-positionnés de l’Armée USA -en Italie (probablement Camp Darby), Allemagne et Pays-Bas- seront transférés dans diverses aires d’entraînement en Europe plus de 1.000 équipements lourds, qui seront transportés en autocars, trains et navires. En mai, dans 12 pays, dont l’Italie, se dérouleront quatre grands exercices. Dans l’un d’eux, plus de 5 mille soldats de 11 pays se disperseront dans toute l’Europe pour des exercices à feu.

Alors qu’aux citoyens italiens et européens il sera encore interdit de se déplacer librement, pour des raisons de “sécurité”, cette interdiction ne vaudra pas pour les milliers de soldats qui se déplaceront librement d’un pays européen à l’autre. Ils auront le “passeport Covid”, fourni non pas par l’Ue mais par l’Armée USA, dans lequel on garantit qu’ils sont soumis à “d’étroites mesures de prévention et mitigation du Covid”.

Les États-Unis ne viennent pas seulement “défendre l’Europe”. Le grand exercice -explique dans son communiqué l’Armée USA en Europe et Afrique- “démontre la capacité des États-Unis à être un partenaire stratégique pour la sécurité dans les régions des Balkans et de la Mer Noire, tandis que nous soutenons nos capacités dans l’Europe du Nord, dans le Caucase, en Ukraine et Afrique”. Pour cela le Defender-Europe 21 “utilise les fondamentales voies terrestres et maritimes qui relient Europe, Asie et Afrique”.

Le généreux “Défenseur” n’oublie pas l’Afrique. En juin, toujours dans le cadre du Defender-Europe21, il ira “défendre” la Tunisie, le Maroc et le Sénégal avec une vaste opération militaire allant de l’Afrique du Nord à l’Afrique de l’Ouest, de la Méditerranée à l’Atlantique. Elle sera dirigée par l’Armée USA à travers la Task Force de l’Europe Méridionale dont le quartier-général est à Vicenza. Il faut combattre -explique le communiqué officiel- “l”activité maléfique en Afrique du Nord et Europe Méridionale et l’agression militaire adverse”. On ne spécifie pas qui sont les “maléfiques”, mais la référence à la Russie et à la Chine est évidente.

Le “Défenseur de l’Europe” n’est pas ici de passage. Participe au Defender-Europe 21 le Vème Corps de l’U.S. Army qui, après avoir été réactivé à Fort Knox dans le Kentucky, a constitué son propre quartier-général avancé à Poznan en Pologne, d’où il commandera les opérations le long du flanc oriental de l’OTAN. Participent à l’exercice les nouvelles Brigades d’assistance des forces de sécurité, unités spéciales de l’U.S. Army qui entraînent et conduisent dans des opérations militaires les forces de pays partenaires de l’OTAN (comme le sont Ukraine et Géorgie).

Même si on ne sait pas combien coûtera le Defender-Europe 21, on sait que ce sera nous, citoyens des pays participants, qui paierons, en argent public, alors que se raréfient les ressources pour faire face à la crise. La dépense militaire italienne a grimpé cette année à 27,5 milliards d’euros, c’est-à-dire à 75 millions d’euros par jour. L’Italie a cependant la satisfaction de participer au Defender-Europe 21 non seulement avec ses propres forces armées, mais en tant que pays hôte. Elle aura donc l’honneur, en juin, d’accueillir l’exercice conclusif du Commandement USA, avec la participation de Vème Corps de l’U.S. Army de Fort Knox.

Manlio Dinucci

https://www.mondialisation.ca/larmee-usa-defenseur-de-leurope-arrive/5655053

 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : DES MISSILES HYPERSONIQUES EN EUROPE A 5 MINUTES DE MOSCOU

Par Le 31/03/2021

Des missiles hypersoniques USA en Europe à 5 minutes de Moscou

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 30 mars 2021

ilmanifesto.it 23 mars 2021

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Quand il y a presque six ans nous titrions sur il manifesto (9 juin 2015) « Les missiles reviennent-ils à Comiso ? », notre hypothèse que les USA voulaient ramener leurs missiles nucléaires en Europe fut ignorée par tout l’arc politico-médiatique. Les événements successifs ont démontré que l’alarme, malheureusement, était fondée. À présent, pour la première fois, nous en avons la confirmation officielle. Elle a été donnée il y a quelques jours, le 11 mars, par une des plus hautes autorités militaires étasuniennes, le général James C. McConville, chef d’état-major de l’Armée des États-Unis. Non pas dans une interview à CNN, mais dans une intervention —dont nous avons la transcription officielle ici  [1] — à une réunion d’experts à la George Washington School of Media and Public Affairs. Le général McConville non seulement communique que l’U.S. Army est en train de se préparer à installer de nouveaux missiles en Europe, d’une façon évidente dirigés contre la Russie, mais révèle que ce seront des missiles hypersoniques, un nouveau système d’arme d’extrême dangerosité. Cela crée une situation à très haut risque, analogue si ce n’est pire que celle dans laquelle se trouvait l’Europe pendant la guerre froide, comme première ligne de confrontation nucléaire entre États-Unis et Union Soviétique.

Les missiles hypersoniques —de vitesse supérieure à 5 fois celle du son (Mach 5), c’est-à-dire plus de 6000 km/h— constituent en effet un nouveau système d’arme avec capacité d’attaque nucléaire supérieure à celle des missiles balistiques. Tandis que ces derniers suivent une trajectoire en arc de cercle pour la plus grande partie au-dessus de l’atmosphère, les missiles hypersoniques suivent par contre une trajectoire à basse altitude dans l’atmosphère directement vers l’objectif, qu’ils atteignent en un temps inférieur en pénétrant dans les défenses ennemies (voir schéma).

Dans son intervention à la George Washington School of Media and Public Affairs —un sommet d’experts—, le général McConville révèle que l’U.S. Army est en train de préparer une « task force » dotée de « capacités de feu de précision à longue portée qui peut arriver n’importe où, composée de missiles hypersoniques, missiles à moyenne portée, missiles pour attaques de précision » et que « ces systèmes sont en mesure de pénétrer l’espace du barrage anti-aérien ». Le général précise ensuite que « nous prévoyons de déployer une de ces task force en Europe et probablement deux dans le Pacifique » (évidemment dirigées contre la Chine). Il souligne enfin que « nous sommes en train de les construire en ce moment, au moment où nous parlons ».

Ceci est confirmé par la Darpa (Agence pour les projets de recherche avancée de la Défense).[2] Dans un communiqué officiel  elle informe avoir chargé Lockheed Martin de fabriquer « un système de missile hypersonique à moyenne portée avec lancement du sol », c’est-à-dire des missiles avec une portée entre 500 et 5500 km de la catégorie qui avait été interdite par le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires signé en 1987 par les présidents Gorbatchev et Reagan, déchiré par le président Trump en 2019. Selon les spécifications techniques fournies par la Darpa, « le nouveau système permet à des armes hypersoniques à propulsion par fusée et largage d’une tête planante de frapper avec rapidité et précision des objectifs d’importance critique et prioritaire, en pénétrant des défenses aériennes ennemies modernes. La propulsion avancée par fusée peut transporter diverses charges offensives à plus de distance et elle est compatible avec des plateformes terrestres de lanceur mobiles, qui peuvent être déployées rapidement ».

Le chef d’état-major de l’Armée et l’Agence de recherche du Pentagone informent donc que sous peu les États-Unis déploieront en Europe (on parle d’une probable première base en Pologne ou Roumanie) des missiles armés de « diverses charges offensives », c’est-à-dire de têtes nucléaires et conventionnelles. Les missiles hypersoniques nucléaires à portée intermédiaire installés sur « des plate-formes terrestres mobiles », c’est-à-dire sur des véhicules spéciaux, pourront être rapidement déployés dans les pays de l’OTAN les plus proches de la Russie (par exemple les républiques baltes). Ayant déjà aujourd’hui la capacité de voler à environ 10.000 km/h, les missiles hypersoniques seront en mesure d’atteindre Moscou en 5 minutes environ. La Russie aussi est en train de réaliser des missiles hypersoniques à moyenne portée mais, en les lançant de son propre territoire, elle ne peut pas frapper Washington.

Les missiles hypersoniques russes pourront cependant atteindre en quelques minutes les bases USA, avant tout celles nucléaires comme les bases de Ghedi et Aviano, et d’autres objectifs en Europe. La Russie, comme les États-Unis et d’autres, est en train de déployer de nouveaux missiles intercontinentaux : l’Avangard est un véhicule hypersonique avec portée de 11.000 km et armé de plusieurs têtes nucléaires qui, après une trajectoire balistique, plane sur plus de 6000 km à la vitesse de presque 25.000 km/h. Des missiles hypersoniques sont aussi en train d’être réalisés par la Chine. Les missiles hypersoniques étant guidés par des systèmes satellites, la confrontation-réaction se déroule de plus en plus dans l’espace : à cet effet a été créé en 2019 par l’administration Trump la Force Spatiale des États-Unis.

Les armes hypersoniques, dont sont dotées aussi les forces aériennes et navales qui ont une plus grande mobilité, ouvrent une nouvelle phase de la course aux armements nucléaires, rendant en grande partie dépassé le traité New Start à peine rénové par USA et Russie. La course passe de plus en plus du plan quantitatif (nombre et puissance des têtes nucléaires) à celui qualitatif (vitesse, capacité pénétrante et délocalisation géographique des vecteurs nucléaires). La riposte, en cas d’attaque ou présumée telle, se trouve de plus en plus confiée à l’intelligence artificielle, qui doit décider le lancement des missiles nucléaires en quelques secondes ou fractions de seconde. Ainsi augmente de façon exponentielle la possibilité d’une guerre nucléaire par erreur, plusieurs fois risquée pendant la guerre froide. Le « Docteur Folamour » ne sera pas un général fou, mais un super-ordinateur devenu fou. L’intelligence humaine manquant pour arrêter cette folle course à la catastrophe, il faudrait au moins que se déclenche l’instinct de survie, qui jusqu’ici ne s’est réveillé que pour le Covid-19.

Les divers types de missiles hypersoniques

Ceux avec propulsion par fusée larguent une tête planante, qui évolue à vitesse hypersonique entre 50 et 100 km d’altitude, en manœuvrant pour éviter les missiles intercepteurs.

Ceux dotés d’un propulseur de type statoréacteur à combustion supersonique volent à basse altitude, à vitesse hypersonique, en suivant le contour du relief et en manoeuvrant comme des missiles de croisière. À cause de la courbure de la Terre, ils ne sont repérés par les radars terrestres que quand ils sont à 1-2 minutes de l’objectif. Leur repérage radar est rendu plus difficile du fait qu’à vitesse hypersonique, se forme autour de la tête une gaine de plasma à haute température.

Les USA sont en train de réaliser les missiles hypersoniques suivants :

Un missile à portée intermédiaire sur lanceur mobile pour l’Armée, développé par la Darpa et construit par Lockheed Martin dans le programme Operational Fires.

Un missile à longue portée avec propulsion à fusée et largage d’une tête planante, lancé du sol, par l’Armée. Un missile d’attaque avec propulsion à fusée et largage d’une tête planante, lancé d’unités de surface et sous-marins de la Marine.

Un missile à statoréacteur à combustion supersonique (scramjet) et un avec propulsion à fusée et largage d’une tête planante pour l’Aéronautique.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

In Europa i missili ipersonici degli Usa . È corsa al riarmo

Édition de mardi 23 mars 2021 d’il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.

Pour la version française tous les termes techniques (armement) ont été revus par J-M S., ingénieur retraité de la Direction Générale de l’Armement , que l’auteur et la traductrice remercient vivement ici.

Lire également :

L’armée USA “défenseur” de l’Europe arrive

 

 

Notes :

1 McConville, James. Project for M e dia and National Security [https://cpb-us-e1.wpmucdn.com/blogs.gwu.edu/dist/2/672/files/2018/02/DWG-McConville-210311.pdf]. DARPA, 11 mars 2021.

2 DARPA’s Operational Fires Ground-Launched Hypersonics Program Enters New Phase [https://www.darpa.mil/news-events/2021-01-21]. DARPA, 11 janvier 2021. 

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.it, 2021

https://www.mondialisation.ca/des-missiles-hypersoniques-usa-en-europe-a-5-minutes-de-moscou/5655040

Dans EUROPE

3ème GUERRE US CONTRE L'EUROPE

Par Le 18/03/2021

Une Amérique finissante qui traine l'Europe dans une guerre "nucléaire"

Thursday, 18 March 2021 3:14 PM  [ Last Update: Thursday, 18 March 2021 3:13 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choigou, dit que Moscou fera des représailles face au déploiement éventuel de missiles américains à moyenne portée en Europe. @avia.pro

La Seconde Guerre mondiale, les USA l’ont fait sur le dos de l’Europe. La Guerre froide, ils l’ont mené contre les intérêts de l’Europe et leur guerre nucléaire qu’ils disent vouloir conduire à l’aide des bombes tactiques nucléaires et pour laquelle ils ont même fait des essais à Ramstein en Allemagne, essais secrets bien sûr ils iront le commencer sur le territoire de « SmallBrother » ? Probable vu la concentration de bombes nucléaires tactiques à travers tout le vieux continent et ces divers prétextes qu’ils trouvent pour faire remonter l’Europe orientale contre la Russie tout comme l’Europe Nord. Le ministère russe de la Défense confirme qu’il est prêt à agir avec fermeté en cas de déploiement du MRBM en Europe.

Le ministre de la Défense de la Fédération de Russie, Sergueï Choigou, a déclaré que la partie russe était prête à agir avec fermeté au cas où l’armée américaine déploierait des missiles balistiques à moyenne portée et d’autres armes de missiles en Europe. La déclaration est intervenue sur fond d’informations diffusées par Washington sur ses intentions de commencer à déployer ses missiles balistiques à moyenne portée en Europe.

 

« Nous nous sommes engagés à ne pas déployer de telles armes si elles ne sont pas déployées en Europe. Autrement dit, nous ne le ferons pas non plus. Mais s’il est affiché, nous y répondrons naturellement de manière appropriée. Ainsi que dans l’est de notre pays, bien sûr, je veux dire le déploiement possible sur le territoire du Japon et de la Corée du Sud » - a déclaré le ministre russe.

Lire : Des ICBM russes qui intéressent fort l’Iran

Les experts n’excluent pas que la partie russe soit prête à mettre en service les derniers systèmes de missiles balistiques, ainsi que les systèmes de missiles « Calibre » et « Dagger », ce qui font beaucoup de mécontentement auprès des Américains, puisque ces derniers ont une portée qui atteint presque n’importe quel point sur les territoires de l’Europe.

Puis, on a appris la rupture de tous les contacts existants entre la Russie et l’OTAN. Le ministère des Affaires étrangères de Russie a indiqué que la Russie a complètement rompu tous les contacts avec l’OTAN. « Après des accusations européennes, la tenue des rencontres n’a plus de sens. L’OTAN a abandonné toutes les structures préparatoires, c’est-à-dire - un groupe de travail, un comité préparatoire et le conseil lui-même au niveau des ambassadeurs. Tous les éléments, à l’exception de la réunion des ambassadeurs, ont été détruits, ils ne fonctionnent plus. », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Alexander Grushko.

USA: 1er acte de guerre anti-Russie?

USA : 1er acte de guerre anti-Russie ?

À la suite de l’explosion d’une torpille et de mines, un grand navire anti-sous-marin russe a subi des dommages colossaux.

Une guerre avec la Russie n’est pas un expédient aisé, loin s’en faut, c’est même une voie suicidaire. Mais les USA n’ont plus d’options alternatives. Sa narration ne suscite plus d’adhésion comme le démontre l’échec de l’ingénierie sociale en Syrie ou encore au Myanmar en dépit d’efforts colossaux. Le cycle entamé laisse entrevoir le pire pour l’Europe qui risque de devenir un terrain de jeu US par faute des Américains. Et dire que la Chine pourrait s’y rallier. La Chine, longtemps adepte du profil bas et effacé, d’une politique étrangère sort basée sur le développement économique, est maintenant persuadée de l’inéluctabilité de cette éventualité du clash. Et cette évaluation n’est pas en relation avec le statut de Taïwan ou les îlots de la mer de Chine méridionale, mais avec une perception assez lucide des intentions réelles de ses adversaires.

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/18/647568/La-Russie-d%C3%A9ploie-ses-missiles-balistiques-en-Europe-

Dans EUROPE

BELGIQUE : UNE INFIRMIERE DE 30 ANS PERD DEFINITIVEMENT LA VUE DE SON ŒIL DROIT APRES SA VACCINATION ANTI-COVID AVEC LE VACCIN ASTRAZENECA

Par Le 18/03/2021

Une infirmière belge de 30 ans perd définitivement la vue de l’œil droit quelques heures après sa vaccination anti-Covid

Par Pierre-Alain Depauw

Mondialisation.ca, 17 mars 2021

Ma France 13 mars 2021

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L’information rapportée par Sudpresse ce samedi est confirmée par le ministère belge de la Santé. 

À Liège, quelques heures après avoir été vaccinée contre le Covid, Catherine, une jeune infirmière âgée de seulement 30 ans, a été victime d’une thrombose d’origine artérielle à la suite de laquelle la jeune femme a perdu l’usage de son œil droit. Les dégâts seraient irréversibles.

Cette infirmière avait reçu le vaccin AstraZenaca de plus en plus décrié. Catherine s’était présentée le 1er mars au centre de vaccination de Bierset pour y recevoir la première dose du vaccin.

Sudpresse livre quelques détails :

Quelques heures plus tard, elle se réveille en pleine nuit et se rend compte qu’elle ne voit plus de son œil droit. Au CHU du Sart Tilman, les médecins lui diagnostiquent une thrombose d’origine vasculaire. « Ils me rassurent en disant que c’est momentané et que ma vue va revenir dans les prochains jours, explique Catherine. Mais trois jours après, je ne voyais toujours pas. » Elle retourne à l’hôpital et des examens plus poussés indiquent alors une thrombose d’origine « artérielle ».

Au cabinet du ministre Vandenbroucke, on nous confirme que deux cas de thrombose ont été « rapportés », dont un à Liège, entendez signalés à l’Agence fédérale des médicaments (AFMPS) après un vaccin AstraZeneca. « Ce qui ne signifie pas qu’il y a par ailleurs un lien de cause à effet », nous dit-on.

Alors qu’une dizaine de pays européens ont déjà décidé de suspendre le vaccin AstraZeneca pour compléments d’étude suite à des cas de thrombose suspects, la vaccination avec AstraZeneca continue en Belgique comme en France.

Pierre-Alain Depauw

La source originale de cet article est Ma France

Copyright © Pierre-Alain DepauwMa France, 2021

https://www.mondialisation.ca/une-infirmiere-belge-de-30-ans-perd-definitivement-la-vue-de-loeil-droit-quelques-heures-apres-sa-vaccination-anti-covid/5654539

Dans EUROPE

L'ALLEMAGNE SUSPEND A SON TOUR LA VACCINATION AVEC LE VACCIN ASTRAZENECA

Par Le 15/03/2021

 

URGENT

L'Allemagne suspend à son tour la vaccination avec AstraZeneca

EUROPE

15:40 15.03.2021(mis à jour 15:58 15.03.2021)URL courte

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Suivant l’exemple de plusieurs pays européens, l'Allemagne a suspendu «à titre préventif» l’utilisation du vaccin de la société pharmaceutique suédo-britannique AstraZeneca, a annoncé ce lundi 15 mars le ministère de la Santé.

Les autorités sanitaires allemandes ont annoncé ce lundi 15 mars avoir suspendu l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 du laboratoire suédo-britannique AstraZeneca «à titre préventif» après le signalement d'effets secondaires.

L'institut médical Paul-Ehrlich, qui conseille le gouvernement, «estime que d'autres examens [sont] nécessaires» après des cas de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées en Europe, a précisé un porte-parole du ministère de la Santé.

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/europe/202103151045351836-lallemagne-suspend-a-son-tour-la-vaccination-avec-astrazeneca/

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : L'EUROPE APPELEE AUX ARMES CONTRE LA RUSSIE ET LA CHINE

Par Le 09/03/2021

L’art de la guerre

L’Europe appelée aux armes contre Russie et Chine

Manlio Dinucci

 

L’Accord Ue-Chine sur les investissements, conclu le 30 décembre par la Commission européenne, pourrait ne pas être ratifié par les eurodéputés sur la base de l’accusation que Pékin viole les droits humains. C’est le paravent derrière lequel se cache le véritable motif : la croissante pression exercée par les États-Unis sur l’Europe pour créer une coalition contre la Chine. La stratégie de Washington -d’Obama à Trump et à Biden maintenant- est celle de l’”endiguement” de la Chine, dont la croissance met en question l’ordre économique mondial dominé jusqu’à présent par les États-Unis et par les plus grandes puissances occidentales.
 
  Ce sont les multinationales et d’autres entreprises étasuniennes et européennes qui ont délocalisé depuis des décennies une grande partie de leurs productions en Chine, en réalisant d’énormes profits. La Chine n’est cependant pas restée simplement l”usine du monde” dans laquelle on va produire parce que la main d’oeuvre coûte moins cher. Elle a réalisé son propre développement productif et technologique et, sur cette base, des projets comme la Nouvelle Route de la Soie. En phase avancée de réalisation, celle-ci consiste en un réseau routier et ferroviaire entre la Chine et l’Europe à travers l’Asie Centrale, le Moyen-Orient et la Russie, couplée à une voie maritime à travers l’Océan Indien, la Mer Rouge et la Méditerranée. Pour les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires dans plus de 60 pays sont prévus des investissements pour plus de 1000 milliards de dollars. Dans ce cadre, la Chine est devenue le principal partenaire commercial de la Russie. Les relations économiques entre les deux pays se sont renforcées, surtout après les sanctions imposées par Etats-Unis et Ue à la Russie, avec un échange qui a dépassé les 100 milliards de dollars annuels, et il est en développement.

   L’échange entre États-Unis et Chine reste six fois plus grand. Mais, étant donné que de nombreux produits sur le marché étasunien sont fabriqués en Chine par des multinationales USA ou fournis par des sociétés chinoises, les États-Unis enregistrent dans le commerce bilatéral un déficit de plus de 300 milliards de dollars annuels. En outre a été observé un écroulement des investissements chinois aux États-Unis à buts productifs, qui ont baissé de 90% en trois ans (de 46,5 à 4, 8 milliards de dollars), alors que ceux des États-Unis en Chine sont restés à environ 13 milliards. En même temps le pourcentage de la dette étasunienne de plus de 27.000 milliards de dollars, possédé par la Chine, a diminué de 14% en 2011 à 5% en 2020. Plus grave encore pour Washington est le fait que le pourcentage en dollars des réserves monétaires chinoises est tombé en quatre ans de 79% à 59% et que la Chine cherche des monnaies alternatives au dollar à utiliser dans le commerce international.

   Ne pouvant pas arrêter ce processus qui peut mettre fin à la prédominance économique des États-Unis, Washington jette son épée dans le plateau de la balance. L’”endiguement” économique devient “endiguement” militaire. L’amiral Phil Davidson, qui est le chef du Commandement Indo-Pacifique des États-Unis (dont l’aire de responsabilité couvre la Chine et 35 autres pays), a requis au Congrès plus de 27 milliards de dollars sur cinq ans pour construire autour de la Chine un rideau de bases de missiles et systèmes militaires, y compris une constellation de radars sur des plate-formes spatiales. “Nous devons commencer à affronter la Chine depuis une position de force”, a déclaré au Sénat Antony Blinken, secrétaire d’État de l’administration Biden.

   À la Conférence de Munich sur la Sécurité, le 19 février, le secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg a affirmé : “Europe et Amérique du Nord doivent défendre l’ordre international, que Chine et Russie défient en tentant de récrire ses règles au bénéfice de leurs propres intérêts”. Après avoir accusé la Russie de “comportement déstabilisant”, il a déclaré que “l’ascension de la Chine est une question déterminante pour la communauté transatlantique”. Il a ensuite annoncé une prochain “ajournement du concept stratégique de l’OTAN” parce que “nous avons besoin de nous renforcer militairement” avec des “partenaires proches comme Australie et Japon”. Appel aux armes donc pour les alliés des USA, non seulement contre la Russie en Europe mais contre la Chine en Asie. Avec pour résultat que Russie et Chine renforcent leur alliance aussi sur le plan militaire.

 

Édition de mardi9 mars 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/leuropa-chiamata-alle-armi-contro-cina-e-russia/ 

Traduit de l’italien par M-A P.

Dans EUROPE

1034 ARTISTES IRLANDAIS BOYCOTTENT "ISRAËL" CULTURELLEMENT

Par Le 29/01/2021

Plus de 1.000 artistes irlandais boycottent ‘Israël’ culturellement

 Depuis 2 jours  27 janvier 2021

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 Amérique et Europe - Irlande - Spécial notre site

 

Rédaction du site

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Premier boycott culturel international de l’occupation israélienne, plus d’un millier d’artistes en Irlande ont signé un engagement en fonction duquel ils boycottent culturellement l’occupation israélienne, refusent de célébrer toute activité culturelle conjointe avec elle, et rejettent tout financement israélien pour un spectacle culturel.

Zoe Lawlor, la coordinatrice des relations culturelles à la Fondation «Solidarité irlando-palestinienne », a déclaré le lundi 25 janvier que le nombre d’artistes atteint plus d’un millier est «un jalon qui illustre  l’importance de la solidarité du peuple irlandais avec le peuple palestinien».

Lawlor a indiqué que les Palestiniens « souffrent depuis 73 années de dépossession, de nettoyage ethnique, d’apartheid, d’exil forcé et de l’échec des gouvernements occidentaux à punir Israël », soulignant qu’ils « ont besoin de la solidarité des gens de conscience ».
« Cet engagement joue un grand rôle à cet égard », a-t-elle signifié.

Les 1 034 signataires comprennent des acteurs, des écrivains, des poètes, des peintres, des sculpteurs, des cinéastes, des danseurs, des architectes, des compositeurs, des designers et des musiciens, y compris de nomhttps://french.almanar.com.lb/1995985breux membres de l’Académie des artistes irlandais Aosdána, parrainée par l’État.

https://french.almanar.com.lb/1995985

Dans EUROPE

DE L'UNION EUROPEENNE A "L'UNION DE L'ENFERMEMENT"

Par Le 26/01/2021

De l’Union européenne à « l’Union de l’enfermement »

Par Jean-Michel Grau

Mondialisation.ca, 25 janvier 2021

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A Coralie Delaume (1976-2020)

Après avoir décrit le rôle joué par Klaus Schwab, grand architecte du Grand Reset avec le Covid 19 construit et planifié de toutes pièces au sein du Forum de Davos dans lequel barbotte ce grand crocodile mondialiste, et le rôle de son ingénieur en chef, Christian Drosten, conseiller-virologue apprenti sorcier d’Angela Merkel, suffisamment influent au point d’imposer à tout le monde occidental des décisions de distanciations sociales, de port du masque obligatoire et de confinement ravageuses, il est temps de dévoiler maintenant au grand jour le rôle de l’architecture carcérale qui a permis à la dictature sanitaire de Klaus Schwab de se réaliser : l’Union Européenne.

« L’Europe, c’est la paix »

Telle est la ritournelle que l’on serine à tous les peuples européens à tous les temps et sur tous les modes depuis la 2ème guerre mondiale et ses 60 millions de morts suite à la chute du IIIème Reich. Oui mais voilà, c’est oublier que la paix a été avant tout construite sur la dissuasion nucléaire après la défaite japonaise suite aux bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, prélude à la guerre froide et à la division du monde Est-Ouest jusqu’à la chute du mur de Berlin.

Comme le disait très justement Coralie Delaume, étoile trop tôt disparue dans la nuit européenne :

« Faire advenir la paix ne suffit pas à constituer un projet politique et n’a pas empêché la multiplication des institutions technocratiques chargées de le mettre en œuvre. Aujourd’hui, ces institutions se sentent désormais suffisamment fortes pour s’affranchir des Etats européens et contribuer à vider progressivement de leur substance les Etats membres de l’Union, trop heureux de pouvoir se défausser de leurs responsabilités sur Bruxelles ou Francfort. Cette démission des politiques s’accompagne désormais d’une crise économique redoutable. Une situation que les peuples acceptent de moins en moins, sentant bien qu’au nom de « la paix », on leur demande d’entériner tout à la fois leur appauvrissement et l’abandon de leur souveraineté. » (1)

A tel point qu’après avoir bafoué les non au référendum de 2005 en France et aux Pays-Bas, les parlements ont entériné la constitution européenne avec le traité de Lisbonne deux ans plus tard. Aujourd’hui, l’Union européenne franchit un pas supplémentaire en mettant en œuvre toutes ses forces de coercition et de chantage à la peur contre les peuples européens pour le plus grand bonheur de l’oligarchie mondialiste à l’origine de cette gigantesque prise d’otages de masse avec un virus létal à 0,05 %. Pour bien comprendre comment on en est arrivé là, il faut faire un bref retour en arrière aux origines de l’Union européenne.

Celui qu’on a appelé et qu’on appelle encore abusivement « le père de l’Europe », Jean Monnet, obscur négociant en cognac adoubé par les Américains dans les années 30 via les banques et la finance internationale, avait conscience que l’Europe ne devait être qu’une première étape vers le mondialisme dont il était un chaud partisan. Avec l’apparition d’un marché mondial sans un état de droit mondial, la création de l’Euro était donc bien un piège, et l’adopter mettait la main dans un engrenage conduisant à un nouvel ordre mondial sans avoir à donner la parole aux peuples.

Ainsi, selon l’historien Eric Branca, « dès 1952, lors de l’entrée en vigueur de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), Jean Monnet avait-il préconisé cet effet d’engrenage, à savoir un transfert « en douceur » mais irréversible des compétences régaliennes vers des organismes techniques échappant à la volonté des peuples.» (2)

Le rôle abject de l’UE dans la crise grecque, bras armé de la troïka avec l’Allemagne à la manœuvre, n’en est que le meilleur exemple.

Ainsi, Giscard d’Estaing, considéré aujourd’hui comme le « père de la constitution européenne » s’acharnera-t-il à réaliser le programme de Jean Monnet, à savoir « la fusion progressive des nations européennes en un Etat fédéral expérimental, prélude d’un gouvernement mondial » Sous son septennat sera créé le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement, puis sera décidée, en 1977, l’élection du Parlement européen au suffrage universel et en 1979 sera créé le Système monétaire européen, matrice d’où sortira avec le traité de Maastricht en 1992, l’instauration d’une monnaie unique européenne, le 1er janvier 1999.

L’Europe est donc tellement peu la paix, qu’elle fera dire en 2015 à son président de la Commission européenne d’alors, Jean-Claude Juncker :

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

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Aujourd’hui, en ce début d’année 2021, nous vivons le dernier avatar de l’Union européenne,
à savoir la mise en coupe réglée des peuples européens pris en otage dans des confinements à répétitions pour en faire des esclaves dociles afin de mettre en place le programme totalitaire de l’oligarchie mondialiste grâce à la peur d’un virus savamment entretenue par les médias mainstream. En témoigne la dernière injonction faite aux européens en date du 24 janvier par la geolière commissaire en chef d’imposer des tests PCR négatifs, ausweis obligatoire pour franchir dorénavant les frontières carcérales européennes malgré la reconnaissance récente par l’OMS de l’invalidité des protocoles de tests PCR recommandés par le Dr Drosten.

Mais surtout, l’exemple de la crise sanitaire montre bien le rôle central joué par l’UE dans la destruction méthodique des Etats européens : la Commission européenne, dans sa volonté hystérique de réduire les dépenses dans les différents Etats européens, continuait à préconiser en pleine crise du Coronavirus de réduire les dépenses de santé alors que la diminution drastique des lits d’hôpitaux depuis 20 ans en France est à l’origine du désastre sanitaire que nous connaissons depuis un an et du nombre quatre fois plus élevé de décès du Covid qu’en Allemagne.

Martin Schirdewan, député européen, rappelle à juste titre qu’à 63 reprises entre 2011 et 2018, la Commission européenne a recommandé aux Etats membres de l’UE de privatiser des pans entiers du secteur de la santé et de réduire les dépenses publiques en matière de santé.

Ainsi, la France a-t-elle supprimé 100 000 lits d’hôpitaux en 20 ans ! (3)

Le professeur Didier Raoult dans sa dernière communication, enfonce le clou :

« Le niveau d’équipement biomédical dans ce pays, en particulier dans les CHU est beaucoup trop faible : il était tellement indécent il y a vingt ans pour manipuler les bactéries pathogènes que vous n’arriviez même pas à faire ce qu’on fait à Kinshasa!» (4)

Comme le rapportent très justement deux professeurs de l’ESSEC, Marc Guyot et Radu Vranceanu dans La Tribune :

« Ce n’est pas le virus qui a créé la crise économique, mais la façon avec laquelle le gouvernement mène sa politique sanitaire, étant donné l’état déplorable des infrastructures médicales en termes de capacité d’hospitalisation. Ce comportement irresponsable a mené à cette situation de confinements à répétitions en train d’anéantir toute l’économie française. » (5)

Il est maintenant clair que les directives européennes en matière de santé comme dans tant d’autres domaines promouvant le dumping social et fiscal sous prétexte de « concurrence libre et non faussée » mènent droit à la destruction programmée des pays de l’Union. La volonté de l’UE de créer des zones à risque jusqu’au rouge foncé pour entretenir la peur, et un passeport vaccinal réclamé par plusieurs Etats membres pour créer des citoyens de seconde zone selon la feuille de route de Klaus Schwab devrait nous ouvrir définitivement les yeux sur la finalité de l’Union : l’enfermement qui en rappelle un autre : celui des untermenschen dans les Stalags il y a 80 ans.

Qu’en conclure d’autre aujourd’hui sinon que cette Europe, c’est la guerre ?

Jean-Michel Grau

Photo en vedette : Pixabay.com

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Nous sommes les 99%. RESISTANCE!

Notes :

(1) Coralie Delaume, Europe, les Etats désunis, Michalon
(2) Eric Branca, Le dilemme français, Le Spectacle du Monde
(3) topsante.com/medecine/votre-sante-vous/professionnels-de-sante/urgences-en-crise-100-000- lits-ont-ete-supprimes-en-20-ans-632559
(4) youtube.com/watch?v=9LA6Jmf2IzQ
(5) latribune.fr/opinions/tribunes/de-la-crise-sanitaire-a-la-crise-economique-846712.html

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Jean-Michel Grau, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/de-lunion-europeenne-a-lunion-de-lenfermement/5653113

Dans EUROPE

UNE PREMIERE PLAINTE DEPOSEE EN SERBIE CONTRE L’OTAN POUR AVOIR BOMBARDE LE PAYS A L’URANIUM APPAUVRI EN 1999

Par Le 25/01/2021

Justice (image d'illustration)

Une première plainte déposée en Serbie contre l’Otan sur les bombardements en Yougoslavie

© CC0 / NomeVisualizzato

EUROPE

13:42 25.01.2021URL courte

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Une équipe d’avocats en Serbie poursuit en justice l’Otan pour des bombardements à l’uranium appauvri en 1999. Une première plainte a été déposée le 20 janvier au nom de civils. D’autres devraient suivre. Dans une interview à Sputnik, un avocat serbe dit avoir «rassemblé suffisamment de preuves».

Des Serbes commencent à attaquer en justice l’Otan au nom des victimes des bombardements à l’uranium appauvri en 1999, a déclaré à Sputnik l’avocat Srdjan Aleksic.

Selon un média russe, une première plainte a été déposée le 20 janvier. D’autres suivront d’ici la fin du mois. L’avocat note auprès de Sputnik que c’est la première fois que l’Otan est visée en Serbie au nom de civils.

«Nous parlons des cours supérieures, dans lesquels nous intenterons cinq procès. Les victimes sont des individus - des soldats et des policiers décédés et atteints de maladies de la République fédérale de Yougoslavie, qui se trouvaient au Kosovo en 1999. Nous voulons qu’à la première étape ce soient des cas identiques à ceux de l’armée italienne», expose l’avocat.

À l’instar des militaires d’Europe occidentale qui ont reçu une dose dangereuse de radiations, Srdjan Aleksic prévoit d’obtenir une indemnisation d’au moins 300.000 euros pour chacune des victimes serbes.

«Nous avons rassemblé suffisamment de preuves»

L’avocat a invité dans son équipe l’avocat italien Angelo Fiore Tartaglia qui a représenté avec succès les intérêts de l’armée italienne et qui dispose maintenant de «181 décisions de justice, qui sont déjà entrées en vigueur en Europe».

«Nous avons plus de 3.000 pages de documents, y compris des verdicts, expert opinions, documents d’une commission gouvernementale spéciale Italie. Nous avons rassemblé suffisamment de preuves pour que la décision des cours de Serbie soit en notre faveur», ajoute-t-il.

Après la réception de la demande, la Haute Cour de Belgrade devrait soumettre une notification formelle au siège de l’Otan dans les six mois. Quant à l’Alliance, elle devra y répondre dans les 30 jours.

L’opération de l’Otan

En 1999, pendant onze semaines, l’Alliance a bombardé la Yougoslavie, faisant 2.500 morts. Mais il ne s’agit là que d’un préjudice direct. Les avions de l’Otan ont largué près de 15 tonnes d’uranium appauvri sur le territoire serbe, suite auxquelles près de 5.500 cas de cancer ont été enregistrés pour un million d’habitants.

La Serbie arrive de nos jours en première position en Europe quant au nombre de décès dus au cancer.

https://fr.sputniknews.com/europe/202101251045126995-une-premiere-plainte-deposee-en-serbie-contre-lotan-sur-les-bombardements-en-yougoslavie/

Dans EUROPE

LA SOCIETE CAPITALISTE PHARMACEUTIQUE PFIZER ANNONCE CE 15 JANVIER 2021 QU’ELLE VA REDUIRE TEMPORAIREMENT SES LIVRAISONS DE « VACCINS » EN EUROPE.

Par Le 15/01/2021

Pfizer (photo d'archives)

Pfizer va réduire temporairement ses livraisons de vaccin en Europe

© AP Photo / Virginia Mayo

SANTÉ

13:24 15.01.2021(mis à jour 14:30 15.01.2021)URL courte

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La société pharmaceutique Pfizer a annoncé ce 15 janvier la réduction temporaire de livraisons de son vaccin dans les pays européens à partir de la semaine prochaine, selon le site de l’Institut norvégien de la santé publique (FHI). Cela est expliqué par le besoin de Pfizer de réorganiser sa chaîne de production pour en augmenter les capacités.

À partir de la semaine prochaine, les livraisons du vaccin contre le Covid-19 de la société pharmaceutique Pfizer seront temporairement réduites en Norvège, ainsi que dans le reste de l'Europe, selon le site de l’Institut norvégien de la santé publique (FHI).

«La réduction temporaire concerne tous les pays européens», précise l’Institut.

Il a souligné que le message avait été reçu ce vendredi 15 janvier, alors que la Norvège attendait 43.875 doses du vaccin Pfizer la semaine prochaine.

«Maintenant, nous ne recevrons que 36.075 doses», indique le message.

Il s'agit d'une baisse d'environ 17 % pour le royaume.

Une réorganisation de la production

La réduction est liée à une réorganisation chez Pfizer suite à une augmentation des capacités de production. Une fois cette activité terminée, la société pourra atteindre les 2 milliards de doses par an contre 1,3 milliard actuellement.

En revanche, la date de reprise de la production à pleines capacités n'est pas encore précisée.

https://fr.sputniknews.com/sante/202101151045077745-pfizer-va-reduire-temporairement-ses-livraisons-de-vaccin-en-europe/

Dans EUROPE

BERLIN : MALGRÉ LA RÉPRESSION POLICIÈRE, PLUSIEURS MILLIERS DE MANIFESTANTS RENDENT HOMMAGE À ROSA LUXEMBURG ET KARL LIEBKNECHT

Par Le 10/01/2021

BERLIN : MALGRÉ LA RÉPRESSION POLICIÈRE, PLUSIEURS MILLIERS DE MANIFESTANTS RENDENT HOMMAGE À ROSA LUXEMBURG ET KARL LIEBKNECHT

 Solidarité Internationale PCF AllemagneHistoireAnticommunisme 0

10 JANV. 2021


Malgré la pandémie, plus de 3000 personnes ont participé aujourd'hui, dimanche 10 janvier, à la manifestation annuelle dédiée à la mémoire des dirigeants communistes assassinés, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, à Berlin

En dépit du caractère pacifique de la manifestation, la police a tenté de disperser les manifestants en attaquant violemment la foule et en créant une situation de tension pendant plusieurs minutes au départ de la manifestation.

Des dizaines de manifestants ont été blessés par la police et environ 35 personnes auraient été arrêtées. Le prétexte de cette agression policière serait le port par certains jeunes manifestants de symboles liés à la République Démocratique Allemande (RDA), en particulier ceux de la Jeunesse Libre Allemande (FDJ), considéré comme illégaux par la police berlinoise.

La manifestation, dont le slogan principal était "Luttons et souvenons-vous : Face à la crise et l'oppression - la réponse est la révolution", a commencé à la Porte de Francfort dans le quartier de Friedrichshain et s'est terminé au cimetière central de Friedrichsfelde où se trouvent les tombes de Luxemburg et Liebknecht ainsi que le Mémorial des Socialistes, fleuris à l'occasion par les diverses organisations communistes et ouvrières participantes.

Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, deux figures majeures du mouvement communiste allemand et international, avaient été assassinés le 15 janvier 1919 par les Freikorps, milices paramilitaires d'extrême droite, engagés alors par le gouvernement social-démocrate du SPD pour écraser dans le sang la révolution spartakiste à Berlin. Leur double-meurtre faisait ainsi suite à une semaine de massacres dans la capitale allemande, la "semaine sanglante" du 6-13 janvier, qui fit des centaines de morts parmi les travailleurs mobilisés.

Deux semaines avant leur assassinat, Rosa Luxemburg et Karl Liebnecht avaient fondé le Parti communiste d'Allemagne (KPD).

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

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Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Berlin : Malgré la répression policière, plusieurs milliers de manifestants rendent hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

 http://solidarite-internationale-pcf.fr/2021/01/berlin-malgre-la-repression-policiere-plusieurs-milliers-de-manifestants-rendent-hommage-a-rosa-luxemburg-et-karl-liebknecht.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Dans EUROPE

BELGIQUE : 60e ANNIVERSAIRE DE LA GRANDE GREVE DE 1960 -1961

Par Le 28/12/2020

27 Décembre 2020

 

Webinar, le jeudi 28 janvier 2021 à 18h00

La grande grève de 1960-1961

avec Adrien Thomas

La grande grève belge de 1960-1961 fête cet hiver son soixantième anniversaire.

Que retenir de la “grève du siècle” ? Comment le mouvement a-t-il pu mobiliser jusqu’à 600 000 travailleurs et durer tout un mois ? Quel rôle ont joué la FGTB, la CSC, André Renard, les socialistes et les communistes ? La grève s’est-elle limitée à la Wallonie ? Ces questions peuvent aider les travailleurs d’aujourd’hui dans les grands combats sociaux à venir.

Adrian Thomas est historien et travaille actuellement pour la FGTB à une biographie du dirigeant syndical communiste Robert Dussart. Il a écrit un article sur la grève 60-61 dans le nouveau numéro de Lava (n°15 : Comment les communistes ont précipité la grève du siècle).

Je participe

Tag(s) : #Belgique

Dans EUROPE

BIELORUSSIE : QUELLE REVOLUTION?

Par Le 12/12/2020

Biélorussie : quelle révolution?

Par Jean Géronimo

Mondialisation.ca, 10 décembre 2020

L'Humanité 13 novembre 2020

Région : 

Thème: 

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Papier publié dans le journal l’Humanité, le 13 novembre 2020.

La contestation issue de l’écrasante victoire présidentielle du 9 août 2020 de Viktor Loukachenko avec 80% des voix, exprime un profond malaise de la société biélorusse, longtemps muselée par un pouvoir fort, voire dictatorial – mais paternaliste. Avec 10% des voix et adepte d’un ultralibéralisme anti-social, son adversaire Svetlana Tikhanovskaïa a dénoncé une « élection frauduleuse » relayée par le droit-de-l’hommisme occidental contre la « dernière dictature stalinienne » en Europe. Le 24 septembre 2020, l’UE a acté la non-légitimité du président. Cependant, au vu des ingérences extérieures, la réalité est – beaucoup – plus complexe.

Depuis le 10 août 2020, la protestation post-électorale vise un régime liberticide et manipulateur, isolé dans une surréalité idéologique – mais ayant créé un socialisme de marché égalitaire. A partir d’une bureaucratie tentaculaire, le régime s’est appuyé sur un parti unique et une élite nomenklaturiste bloquant toute opposition. En lui donnant un vernis légitime, les élections ont verrouillé la reproduction du pouvoir de Loukachenko depuis 1994 via la domination du Parti-Etat, « avant-garde du prolétariat ». Or, sanctionnée par un score soviétique, son élection « truquée » sera le détonateur de la contestation. A priori, une révolte spontanée.

Pourtant, surfant sur des ONG politisées, cette révolte reflète une révolution colorée attisée de l’étranger et impulsée par deux agences fédérales américaines : NED (National Endowment for Democracy) et USAID (United States Agency for International Development). Depuis plusieurs années, le terreau de la contestation biélorusse a été nourri par les ONG libérales et dollarisées encadrées par la NED. Fondation liée au Congrès et créée en 1983 par Ronald Reagan pour combattre le communisme, la NED cherche depuis 1991 à étendre l’influence du libéralisme américain dans l’espace post-soviétique. Elle vise à développer la liberté de l’information via des médias alternatifs et à structurer l’opposition pour renverser le régime. En vue du formatage de l’opinion publique, l’USAID a soutenu une station de radio biélorusse trés critique contre le régime, euroradio.fm. Liée au Département d’État, l’USAID vise à promouvoir les objectifs de Washington et le développement démocratique dans le monde.

Après la chute du Mur, les fondations Open Society (Société ouverte) de G. Soros ont créé des institutions démocratiques en Europe de l’Est pour l’ouvrir au libéralisme et empêcher tout retour du communisme. La fondation Carnegie, centre de réflexion et d’influence (think tank) axé sur la promotion des politiques libérales et des intérêts américains, a été active en Biélorussie jusqu’aux années 2000. Dans cette effervescence révolutionnaire, on note l’activisme politique de Radio Free Europe/Radio Liberty, financée par le Congrès et opérante sur l’espace post-soviétique, dont biélorusse.

Dans cette stratégie médiatique, la Pologne a été la base de 3 chaînes d’information en langue biélorusse diffusant une communication de propagande contre le régime de Loukachenko : Belsat TV, Nexta, Adio Racja. Le gouvernement polonais a lancé l’idée d’un fond européen de stabilisation d’un milliard d’euros et, pour attirer les travailleurs et étudiants biélorusses, prévu un programme d’aide de 11,2 millions d’euros. Au final, sous couvert de développer « l’éducation démocratique », est construite par Washington une révolution de couleur visant à étendre l’idéologie libérale. Déstabilisation programmée.

Centrées sur le réveil de la société civile et des mouvements anti-communistes, les révolutions colorées suivent un modèle déjà testé dans la décennie 2000 sur l’espace post-soviétique (Serbie, Géorgie, Ukraine, Kirghizstan), selon un scénario en 5 phases :

1) Travail politique d’ONG infiltrant l’opposition via ses leaders ;

2) Rejet de présidentielles validant un candidat pro-russe ;

3) Manifestations massives contre le régime cadrées par des activistes ;

4) Radicalisation du mouvement déstabilisant le pouvoir via des groupes paramilitaires – et snippers ;

5) Organisation d’élections plaçant un candidat pro-occidental, reconnu par la communauté internationale.

Au cœur de la contestation biélorusse de 2020, on note le rôle d’activistes proches du leader du groupe néonazi Azov, Igor Mossijtchouk, décisif dans le coup d’état du 22 février 2014 contre le président ukrainien pro-russe, Viktor Ianoukovitch – avant le massacre des « rouges » d’Odessa du 2 mai 2014. Une stratégie néolibérale de regime change, teintée d’un vernis révolutionnaire et s’appuyant sur des forces brunes liées au nationalisme d’extrême droite. Mariage avec le diable.

L’hypothèse d’une révolution colorée est validée par l’ingérence des Etats les plus anti-russes et anti-communistes de la région, traumatisés par l’expérience soviétique et sous tutelle américaine : Lituanie, Pologne, République tchèque, Ukraine. Logique, donc, que S. Tikhanovskaïa, leader de l’opposition et égérie de la révolution biélorusse, ait trouvé refuge en Lituanie où elle a créé un « Conseil de coordination pour le transfert du pouvoir ».

V. Tsepkalo, l’une des trois femmes (avec S. Tikhanovskaïa et M. Kolesnikova) ayant uni leurs forces contre le « dictateur », a trouvé l’exil en Pologne – à l’instar de l’opposante O. Kovalkova. Au nom de ses valeurs fondatrices, l’UE a rejeté le résultat des présidentielles pour soutenir l’orientation néolibérale de Tikhanovskaïa, en prônant de nouvelles élections et des sanctions pour une « transition pacifique et démocratique ». Elle a promis un soutien à la « société civile », avec une aide de 53 millions d’euros pour les « médias indépendants » et les victimes des répressions.

Sur la base d’une réforme constitutionnelle, Loukachenko a accepté le 17 aout 2020 l’idée de nouvelles élections. Sous menace d’une grève générale, l’ultimatum de Tikhanovskaïa exigeant sa démission avant le 25 octobre a échoué. Début novembre, la lutte semble s’essouffler mais pourrait être relancée par l’interventionnisme du nouveau président américain, Joe Biden – au nom d’un devoir moral d’ingérence, comme en Irak en 2003.

Dans ses grandes lignes, ce processus s’apparente à la construction d’un coup d’état aiguillé de l’étranger et poursuivant le reflux de l’idéologie communiste et de ses dérivées issues de la sphère soviétique. Comme une impression d’ingérence et de déjà-vu – à l’instar du Maïdan ukrainien, matrice d’un ultralibéralisme fascisant*.

Jean Geronimo

Spécialiste de la Russie

 

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Jean Geronimo (2015) : « Ukraine,  une bombe géopolitique au cœur de la Guerre tiède », Préface J. Sapir et M. Gorbatchev, Sigest

La source originale de cet article est L'Humanité

Copyright © Jean GéronimoL'Humanité, 2020

https://www.mondialisation.ca/bielorussie-quelle-revolution/5651937

 

Dans EUROPE

LOUKACHENKO, PRESIDENT LEGITIME BIELORUSSE : « L’ORDRE INTERNATIONAL GLISSE VERS LE CHAOS CONTROLE »

Par Le 02/12/2020

Alexandre Loukachenko, archives

«L’ordre international glisse vers le chaos contrôlé», alerte Loukachenko

© Sputnik . Sergueï Gouneïev

INTERNATIONAL

13:56 02.12.2020URL courte

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Pour le Président biélorusse, l’ordre international glisse vers le «chaos contrôlé». Quant au système des relations internationales, il subit une «déformation fondamentale», a-t-il estimé ce mercredi 2 décembre pendant un sommet de l’Organisation du traité de sécurité collective.

Lors du sommet en visioconférence de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), Alexandre Loukachenko s’est prononcé sur l’ordre international. Selon lui, il fonce tout droit vers le «chaos contrôlé».

«L’ordre international glisse vers le chaos contrôlé. L’activité bien réfléchie et orchestrée par des acteurs mondiaux, qui parfois ne tiennent compte de rien, même pas des intérêts de leur propre peuple, est évidente», a déclaré le Président biélorusse.

«Une déformation fondamentale»

Il a ajouté que les activités de l’OTSC se déroulaient «dans des conditions difficiles».

«Le système des relations internationales, les mécanismes de contrôle des armements subissent une déformation fondamentale. La rhétorique de la confrontation domine de plus en plus dans la communication [entre les pays, NDLR]. Le monde est de nouveau sur le point de déclencher une course aux armements incontrôlée», a souligné M.Loukachenko.

D’après lui, les phénomènes les plus dangereux, à savoir les confrontations militaires entre les centres mondiaux de pouvoir, s’intensifient.

https://fr.sputniknews.com/international/202012021044865211-lordre-international-glisse-vers-le-chaos-controle-alerte-loukachenko/?fbclid=IwAR07SLVHj0UNhbulRtQdK91AKDXTaKS8qc97EdVPfT_x0qwOlgYRUEHjsIw

 

Dans EUROPE

LE FORUM EUROPEEN EXIGE LA FIN DU BLOCUS CONTRE CUBA

Par Le 01/12/2020

1 Décembre 2020


Bruxelles, 1 décembre (Prensa Latina) Les organisations écologiques et de gauche européennes ont exigé aujourd'hui la fin du blocus économique, commercial et financier des Etats-Unis contre Cuba et ont rappelé le rejet généré par cette mesure unilatérale à l'Assemblée générale des Nations unies.

Dans la déclaration finale du quatrième Forum européen des forces vertes, progressistes et de gauche, ils ont prôné le plein respect de la Charte des Nations unies, dont les objectifs et les principes transgressent le siège imposé par Washington à l'île depuis six décennies.

C'est pourquoi nous considérons comme importante la levée des blocus et des embargos maintenus par les États-Unis contre Cuba et d'autres pays, mesures que l'ONU rejette comme étant contraires au "Droit international", indique le texte diffusé ici.

De même, l'événement en ligne a montré l'opposition aux politiques qui cherchent à conduire la planète vers une nouvelle guerre froide et à la diviser en blocs fermés et confrontés économiquement et militairement.

La déclaration finale du forum comprend un plan d'action pour la mobilisation populaire, un document signé, entre autres, par la Gauche européenne, les Verts/Alliance libre européenne, le Comité confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, le CC AKEL (Chypre), SYRIZA (Grèce), la Gauche républicaine et socialiste (France), le Parti communiste espagnol et le Sinn Féin (Irlande).

Les forces ont également exigé le libre accès au vaccin Covid-19 comme un droit social, le respect des droits des femmes, la fin des politiques de dégradation de l'environnement et la lutte contre le racisme et la xénophobie.

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=414890&SEO=demandan-partidos-europeos-fin-del-bloqueo-contra-cuba

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : LES EUROMISSILES NUCLEAIRES REVIENNENT

Par Le 18/11/2020

Les euromissiles nucléaires reviennent

Manio Dinucci

Quand, il y a plus de cinq ans, nous avions titré sur il manifesto (9 juin 2015) “Les missiles reviennent-ils à Comiso ?”, cette hypothèse fut ignorée par l’ensemble de l’arc politique et liquidée par quelque soi-disant expert comme “alarmiste”. L’alarme, malheureusement, était fondée.

  

  Il y a quelques jours, le 6 novembre, la société Lockheed Martin (celle-là même qui produit les F-35) a signé un premier contrat de 340 millions de dollars avec l’US Army pour la production de missiles à portée intermédiaire, y compris à tête nucléaire, projetés pour être installés en Europe. Les missiles de cette catégorie (avec base au sol et portée entre 500 et 5.500 km) avaient été interdits par le Traité FNI, signé en 1987 par les présidents Gorbatchev et Reagan : il avait éliminé les missiles balistiques nucléaires Pershing 2, déployés par les États-Unis en Allemagne de l’Ouest, et les missiles nucléaires de croisière Tomahawk, déployés par les États-Unis en Italie (Comiso), Grande-Bretagne, Allemagne de l’Ouest, Belgique et Pays-Bas, et en même temps les missiles balistiques SS-20 déployés par l’Union Soviétique sur son territoire. 

  En 2014, l’administration Obama accusait la Russie, sans aucune preuve, d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) de la catégorie interdite par le Traité et, en 2015, annonçait : “face à la violation du Traité FNI par la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base au sol”. Le témoin est ensuite passé à l’administration Trump, qui en 2019 a décidé le retrait des États-Unis du Traité FNI, en accusant la Russie de l’avoir “délibérément violé”.

  Après quelques essais de missiles, Lockheed Martin a été chargée de réaliser un missile de croisière dérivé du Tomahawk et un balistique dérivé du SM-6 de Raytheon. Selon le contrat, les deux missiles seront opérationnels en 2023 : donc prêts d’ici deux ans à être installés en Europe. On gardera à l’esprit le facteur géographique : alors qu’un missile balistique nucléaire USA à portée intermédiaire, lancé depuis l’Europe, peut frapper Moscou en quelques minutes, un missile analogue lancé depuis la Russie peut frapper les capitales européennes, mais pas Washington. Si l’on inverse le scénario, c’est comme si la Russie déployait des missiles nucléaires à portée intermédiaire au Mexique. On gardera en outre à l’esprit que le SM-6, précise Raytheon, concentre la fonction de “trois missiles en un” : anti-aérien, anti-missile et d’attaque. Le missile nucléaire dérivé du SM-6 pourra donc être utilisé depuis les navires et installations terrestres du “bouclier” USA en Europe dont les tubes de lancement, précise Lockheed Martin, peuvent lancer “des missiles pour toutes les missions”. 

  

  Dans une déclaration du 26 octobre 2020, le président Poutine réaffirme la validité du Traité FNI, qualifiant de “grave erreur” le retrait étasunien, et l’engagement de la Russie à ne pas déployer des missiles analogues tant que les USA ne déploieront pas les leurs au bord de son territoire. Il propose ensuite aux pays OTAN un “moratoire réciproque” et des “mesures réciproques de vérification”, c’est-à-dire des inspections dans les installations réciproques de missiles. La proposition russe a été ignorée par l’OTAN. Son secrétaire général Jens Stoltenberg a réaffirmé, le 10 novembre, que “dans un monde aussi incertain, les armes nucléaires continuent à jouer un rôle vital dans la préservation la paix”.  

  Aucune voix ne s’est élevée des gouvernements et parlements européens, bien que l’Europe risque de se trouver en première ligne dans une confrontation nucléaire analogue ou plus dangereuse que celle de la guerre froide. Mais il ne s’agit pas là de la menace du Covid, donc on n’en parle pas. 

  L’Union Européenne, dont 21 des 27 membres font partie de l’OTAN, s’est déjà fait entendre quand, en 2018, elle a rejeté, aux Nations Unies, la résolution présentée par la Russie sur la “Préservation et respect du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire”, donnant son feu vert à l’installation de nouveaux missiles nucléaires USA en Europe. 

  Est-ce que quelque chose changera quand Joe Biden se sera installé à la Maison Blanche ? Ou bien, après que le démocrate Obama a ouvert la nouvelle confrontation nucléaire avec la Russie et le républicain Trump l’a aggravée en déchirant le Traité FNI, le démocrate Biden (ancien vice-président d’Obama) signera-t-il l’installation des nouveaux missiles nucléaires USA en Europe ?  

Édition de mardi 17 novembre 2020 d’il manifesto 

https://ilmanifesto.it/ritornano-gli-euromissili-nucleari/ 

Traduit de l’italien par M-A P

Dans EUROPE

AUTRICHE – STYRIE : LES HÔPITAUX ONT UN BESOIN URGENT DE PERSONNEL !

Par Le 16/11/2020

AUTRICHE – STYRIE : LES HÔPITAUX ONT UN BESOIN URGENT DE PERSONNEL !

 Solidarité Internationale PCF Autriche, Corona-virus 0

16 NOV. 2020

Article du Parti communiste autrichien (KPÖ), fédération de Styrie, reprenant les interventions de Werner Murgg, conseiller régional communiste, Autriche. Traduction MlN pour « Solidarité Internationale PCF – vivelepcf.fr – Cahiers communistes »

Il est temps que la déléguée régionale à la santé, Mme Bogner-Strauss, change sa vision des choses !

Il ne se passe pas un jour sans que les quotidiens ne relaient les appels à l’aide des hôpitaux de Styrie. Pendant que le gouvernement régional tente de rassurer, les hôpitaux s’efforcent de rouvrir des lits de soins intensifs mais se heurtent vite au manque de personnel. Le Parti communiste autrichien s’adresse en urgence, avant la session du 17 novembre 2020 du Conseil régional, à la déléguée à la santé, Juliane Bogner-Strauss [parti populaire – droite] qui ne saurait ignorer les raisons de changer de politique.

Selon les chiffres de l’OCDE, en 1990, on disposait encore de 8,1 lits destinés à des soins d’aigu pour 1000 habitants. En 2017, il n’en reste que 5,3. Et encore, un lit de soins intensifs, avec appareil respiratoire, ne sert à rien s’il n’y a pas le personnel hautement compétent à disposition. En termes de personnels, les hôpitaux autrichiens se trouvent, avec 6,9 soignants pour 1000 habitants, dans le dernier tiers du classement de l’OCDE (moyenne 8,8).

Le Parti communiste autrichien se bat pour une inversion de la politique de santé en Styrie. L’objectif déclaré de la déléguée à la santé Bogner-Strauss est de fermer 10 à 13 hôpitaux de proximité et de supprimer 950 lits. Le but est de faire fonctionner régionalement le système avec moins de personnel. Mais, dans les faits, même pour une organisation hospitalière fortement centralisée, les personnels manquent. Les conditions de travail peu attractives comme la réduction voulue des capacités de formation y sont pour beaucoup.

Déjà au début de l’année, les capacités d’accueil dans les services de santé ont été considérablement diminuées pour libérer des places pour les cas Covid. Aux Hôpitaux de Styrie (KAG), les opérations, non urgentes et non vitales, sont sans cesse reportées depuis des mois. Pour combien de personnes, cette absence de soins à temps va causer de graves dommages ? On va le voir dans les prochains mois.

« La politique actuelle de santé en Styrie conduit dans le mur » - Werner Murgg, conseil régional communiste (KPÖ).

En plus, dans la période, les personnels testés positifs au Corona doivent travailler dans des conditions particulières. Le nombre des infections augmente somme celui des prises en charge plus lourdes. Mais, malgré cette situation incontestable, la déléguée régionale à la santé, Bogner-Strauss, n’en démord pas : les fermetures d’hôpitaux et de lits doivent se poursuivre. Pour les hôpitaux, il s’agirait « d’infrastructures superflues ». Dans un tel contexte, il n’est guère surprenant qu’une étude commandée par la Chambre du travail révèle que 39% des salariés présentent un début ou une situation de burnout, que 5,4% ont même dus être pris en charge médicalement.

Pour Werner Murgg : « que dans une telle situation, on n’investisse pas massivement dans la formation est absolument incompréhensible ».

Le 9 novembre 2020

Krankenhäuser brauchen dringend mehr Personal!

https://www.kpoe-steiermark.at/krankenhaeuser-brauchen-dringend-mehr-personal.phtml

Dans EUROPE

COVID-19 : PLUS DE 300 000 MORTS EN EUROPE OU LE RECONFINEMENT S'ETEND

Par Le 07/11/2020

Covid-19: Plus de 300.000 morts en Europe où le reconfinement s’étend

Covid-19: Plus de 300.000 morts en Europe où le reconfinement s’étend

 

 

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Par AlAhed avec AFP

Sur le continent européen, la pandémie de coronavirus a désormais provoqué la mort de 300 000 personnes et infecté plus de 12 millions d'individus. Ces chiffres font de l'Europe la seconde zone la plus endeuillée du monde, après l'Amérique latine et les Caraïbes (408 841 décès). En raison de la seconde vague épidémique galopante, plusieurs pays d'Europe se sont déjà reconfinés, à l'instar de la France, l'Irlande ou du Royaume-Uni. Mais ce confinement s'étend désormais un peu plus pour comprendre la Grèce et certaines régions d'Italie.

À partir de samedi, les Grecs devront montrer patte blanche pour quitter leur domicile : pour chaque sortie, il faudra indiquer par SMS le motif et l'horaire, et attendre le feu vert des autorités, également par SMS.

Plus de 1,2 million de morts dans le monde

Le confinement, qui devrait durer trois semaines – peut-être davantage –, épargnera supermarchés, épiceries, stations-service, pressings et animaleries. Mais, comme en France, les librairies devront, à leur grand dam, tirer le rideau. Le coronavirus a fait 702 morts au total dans le pays, mais c'est surtout le nombre de malades hospitalisés en soins intensifs qui fait planer le risque d'une saturation des hôpitaux.

Depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, le Covid-19 a fait au moins 1 235 148 morts dans le monde et a officiellement infecté plus de 48,7 millions de personnes, selon un comptage réalisé vendredi par l'Agence France-Presse à partir de sources officielles. Pour la première fois, le cap des 600 000 nouveaux cas vient même d'être franchi.

16 millions d'Italiens reconfinés

Face à cette deuxième vague, un couvre-feu national de 22 heures à 5 heures va entrer en vigueur vendredi en Italie jusqu'au 3 décembre. Comme en Grèce, les lycées passent à l'enseignement à distance, et les musées sont fermés, de même que les centres commerciaux durant le week-end. De nouvelles «zones rouges» – Lombardie, Piémont, Val d'Aoste et Calabre – ont été déclarées «à haut risque» et 16 millions d'Italiens renouent avec le confinement, plus léger cependant qu'au printemps dernier.

Dans la cité lombarde de Bergame, un cortège disparate de plusieurs centaines de personnes, restaurateurs, commerçants, militants d'extrême droite, a manifesté contre cette mesure au cri de «Liberté» et à coups de fumigènes dans la nuit devant la maison du maire. «Il y a plus de lassitude et de méfiance» par rapport au confinement de mars, a constaté l'édile, Giorgio Gori, sur Facebook.

Un tour de vis pas toujours bien accepté

En Norvège, pourtant un des pays d'Europe les moins touchés par la pandémie, les autorités serrent aussi la vis. À Oslo, bars et restaurants ne pourront plus servir d'alcool à partir de lundi et salles de gym, cinémas, théâtres et piscines devront fermer leurs portes. L'enseignement à distance va s'étendre dans les lycées de la ville et d'autres régions. De Londres à Ljubljana, ces nouvelles mesures génèrent des protestations, parfois émaillées de violences. Dans la capitale slovène, une manifestation contre le confinement de plusieurs centaines de personnes a dégénéré en violents affrontements jeudi soir.

En France, reconfinée depuis le 30 octobre, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 a franchi le cap des 60 000 au cours des 24 dernières heures et le bilan total des décès depuis le début de l'épidémie s'approche des 40 000, a fait savoir vendredi Santé publique France. Plus de 400 commerces d'Annecy, dans l'est du pays, ont apposé sur leur vitrine une affichette «À vendre» avec le numéro non pas d'une agence immobilière mais du palais présidentiel de l'Élysée. La Chine bloque désormais l'arrivée des voyageurs étrangers en provenance de France et d'une dizaine d'autres nations très touchées par le Covid-19 afin d'éviter toute résurgence de l'épidémie sur son sol.

Un programme de dépistage massif au Royaume-Uni

L'Angleterre est elle aussi confinée depuis jeudi : les commerces non essentiels ont dû fermer et les restaurants, pubs et cafés ne peuvent proposer que des livraisons ou ventes à emporter. Les écoles, elles, restent ouvertes. À Liverpool, les autorités ont lancé vendredi un programme de dépistage massif, voyant dans cet essai pilote une porte de sortie possible au confinement. «Faites-le pour vous-même, votre famille, vos collègues et votre ville», a encouragé le très populaire entraîneur du club de football Jürgen Klopp.

La compagnie britannique à bas coût easyJet va réduire encore ses capacités de vols pour les trois derniers mois de l'année, à « 20 % au plus» de ce qu'elle prévoyait initialement pour cette période. Sa concurrente Ryanair ne cesse, elle aussi, de revoir à la baisse ses capacités de vols pour les mois à venir.

Le Danemark se défend de semer la panique après la découverte d’une mutation du coronavirus chez les visons

Le Danemark s’est défendu vendredi de semer la panique après la découverte d’une mutation problématique du coronavirus provenant des visons, qui pourrait, selon lui, menacer l’efficacité d’un futur vaccin humain et l’amène à abattre tous ces mammifères et fermer une partie du pays. «Nous prenons les mesures nécessaires et appropriées» face à un développement «inquiétant», a déclaré le ministre des affaires étrangères, Jeppe Kofod, lors d’une conférence de presse destinée aux médias étrangers.

Le Danemark avait suscité l’inquiétude mercredi en annonçant l’abattage massif de tous les visons du royaume – soit 15 à 17 millions de têtes – après la découverte d’une mutation transmissible à l’homme déjà décelée chez douze personnes. Onze cas ont été identifiés dans la seule région du Jutland du Nord, où ont depuis été imposées des restrictions drastiques par rapport aux standards scandinaves: dans sept municipalités, les 280 000 habitants sont sommés de ne pas sortir de leur commune et les transports en commun sont mis à l’arrêt, quand les bars et restaurants ferment.

https://french.alahednews.com.lb/37411/321

 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : NOUVEAU COMMANDEMENT USA POUR LA BATAILLE NAVALE OTAN EN EUROPE

Par Le 20/10/2020

L’art de la guerre
 
Nouveau commandement USA 
pour la bataille navale OTAN en Europe
 
Manlio Dinucci
 
À Norfolk en Virginie (USA) est né un nouveau commandement OTAN : le Joint Force Command Norfolk, défini comme “Commandement Atlantique”, un clone du Joint Force Command Naples dont le quartier général est à Lago Patria (Naples). Sa constitution a été approuvée par le Conseil Atlantique Nord au niveau ministres de la Défense (pour l’Italie Elisabetta Trenta du premier Gouvernement Conte), en juin 2018.
 
Comme pour le commandement OTAN de Naples, sous les ordres de l’amiral qui commande les Forces navales USA en Europe dont fait partie la Sixième Flotte, le commandement OTAN de Norfolk est sous les ordres de l’amiral qui commande la Deuxième Flotte USA. L’”aire de responsabilité” de la Deuxième Flotte couvre la moitié occidentale de l’Océan Atlantique et de l’Arctique, tandis que l’autre moitié est couverte par la Sixième Flotte des Forces Navales USA. Le nouveau commandement “Allié” de Norfolk entre ainsi de fait, comme celui de Naples, dans la chaîne de commandement du Pentagone.
 
Avec quelle motivation le Commandement Atlantique a-t-il été créé ? Pour conduire la “Quatrième bataille de l’Atlantique”, après celle des deux guerres mondiales et de la guerre froide, contre “des sous-marins russes qui menacent les lignes de communication maritime entre États-Unis et Europe dans l’Atlantique Nord”.

Selon cette stratégie, énoncée en particulier par l’amiral Foggo qui a été à la tête du commandement OTAN de Naples, des sous-marins russes seraient prêts à couler les navires qui relient les deux rives de l’Atlantique, afin d’isoler l’Europe avant l’attaque russe.
 
Scénario de film hollywoodien sur la Seconde guerre mondiale, dans lequel les U-Boot allemands coulent les bateaux marchands se dirigeant des États-Unis vers l’Europe.
 
Scénario de politique fiction : alors que la Bataille de l’Atlantique de la Seconde guerre mondiale dura 5 ans, la “Quatrième bataille de l’Atlantique” durerait 5 minutes. Si par absurdité des sous-marins russes coulaient dans l’Atlantique des navires des États-Unis et de leurs alliés européens, ce serait le début de la guerre totale avec l’utilisation des deux côtés de missiles et bombardiers nucléaires.
 
Quel serait alors le rôle du Commandement Atlantique ? “L’Atlantique Nord est vitale pour la sécurité de l’Europe -déclare Stoltenbeg, secrétaire général de l’OTAN- Notre nouveau Commandement Atlantique garantira que les voies cruciales pour les renforcements et les approvisionnements par l’Amérique du Nord de l’Europe restent sûres”. Autrement dit : l’Europe, exposée à ce que les USA et l’OTAN définissent comme “agression russe”, aurait besoin, pour résister, que les États-Unis leur envoient en continu des forces militaires, armements et approvisionnements. Les forces navales des alliés européens doivent donc se placer aux côtés des forces étasuniennes et, sous les ordres du nouveau Commandement Atlantique, prendre en chasse de fantomatiques “sous-marins russes qui menacent les lignes de communication maritime entre États-Unis et Europe dans l’Atlantique Nord”.
 
C’est une sorte de jeu de la bataille navale. Très coûteux parce qu’il comporte l’ajout de nouvelles sommes à la dépense militaire totale des pays OTAN, qui déjà dépasse amplement les 1.000 milliards de dollars annuels en argent public soustrait aux réels besoins des citoyens. Très dangereux parce qu’il sert de mise en scène pour faire grandir dans l’opinion publique l’idée de l’ennemi, à savoir d’une Russie qui menace l’Europe et se prépare à l’isoler en coupant ses lignes de communication maritime avec les États-Unis.

En fabriquant un tel scénario, on justifie le positionnement croissant en Europe de forces et d’armes étasuniennes, y compris nucléaires, flanquées de celles des pays européens de l’OTAN, avec pour conséquence que la Russie aussi accroisse ses propres forces y compris nucléaires.
 
Puisque le premier gouvernement Conte a approuvé il y a deux ans la constitution du nouveau Commandement Atlantique de l’OTAN, nous voudrions savoir ce qu’en pense le second gouvernement Conte. Nous voudrions en outre savoir si au parlement quelqu’un a été consulté avant que l’Italie n’approuve la constitution du nouveau commandement OTAN, décidée par le Pentagone ; ou au moins si au parlement quelqu’un a connaissance du fait que, en plus du commandement de Naples sous les ordres d’un amiral USA, la marine italienne dépend maintenant aussi de celui de Norfolk, lui aussi sous les ordres d’un amiral USA.
 
Édition de mardi 20 octobre 2020 d’il manifesto
Traduit de l’italien par M-A P.
 
 
Dans EUROPE

REACTION DE L'UE AUX SANCTIONS CONTRE L'IRAN RETABLIES UNILATERALEMENT PAR LES USA

Par Le 20/09/2020

Union européenne

L’UE réagit aux sanctions contre l’Iran rétablies unilatéralement par les États-Unis

© CC0 / NakNakNak / Union européenne

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À cause de leur retrait de l’Accord sur le nucléaire iranien, les États-Unis ne peuvent pas rétablir de manière unilatérale les sanctions internationales contre ce pays, a annoncé le chef de la diplomatie européenne à la suite de la proclamation du rétablissement des sanctions des Nations unies contre l’Iran.

Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a rejeté ce 20 septembre dans un communiqué le droit des États-Unis à rétablir unilatéralement les sanctions internationales contre l'Iran sur la base de l’accord dont ils se sont retirés.

Il a rappelé une nouvelle fois que les États-Unis avaient unilatéralement cessé de participer à l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien par mémorandum présidentiel le 8 mai 2018 et n'avaient par la suite participé à aucun Plan d’action global commun (PAGC).

«Ils ne peuvent donc pas être considérés comme un État participant l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien et ne peuvent pas initier le processus de rétablissement des sanctions de l'Onu en vertu de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies», indique M.Borrell.

 

Drapeau des Etats-Unis

© PHOTO. PIXABAY

Washington promet de punir ceux qui «violent» les «sanctions de l'Onu» contre l'Iran

Il a précisé que, par conséquent, «les sanctions levant les engagements au titre de l’accord sur le nucléaire iranien continuent de s'appliquer».

 

Le chef de la diplomatie européenne a réaffirmé qu'il continuerait à «faire tout son possible pour assurer la préservation et la pleine mise en œuvre de l’Accord sur le nucléaire iranien par tous», lequel «continue d'être un pilier clé de l'architecture mondiale de non-prolifération, contribuant à la sécurité régionale et mondiale».

Il a appelé toutes les parties à s’abstenir de toute action pouvant être perçue comme une escalade de la situation.

Sanctions contre l’Iran

Plus tôt, les États-Unis ont unilatéralement proclamé que les sanctions des Nations unies contre l'Iran étaient à nouveau en vigueur et ont promis de punir ceux qui les violent.

«Aujourd'hui, les États-Unis saluent le retour de quasiment toutes les sanctions de l'Onu contre la République islamique d'Iran auparavant levées», a déclaré le secrétaire d'État américain Mike Pompeo dans un communiqué.
https://fr.sputniknews.com/international/202009201044457960-lue-reagit-aux-sanctions-contre-liran-retablies-unilateralement-par-les-etats-unis/

 


 

Dans EUROPE

UNION EUROPÉENNE : PLUS D'UN DÉCÈS SUR HUIT EST LIE A LA POLLUTION

Par Le 08/09/2020

Plus d’un décès sur huit lié à la pollution dans l’Union européenne

 Plus d’un décès sur huit lié à la pollution dans l’Union européenne

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Par AlAhed avec AFP

L’Agence européenne de l’environnement (AEE) lance un signal d’alerte, dans un rapport publié ce mardi, sur la dégradation de l’environnement. Même si l’UE jouit d’une «excellente» qualité de l’eau, la pollution de l’air demeure le premier facteur de mortalité chez les Européens.

Alors que le nouveau coronavirus retient toute l'attention, un autre fléau, la mauvaise qualité de l'air, est responsable de bien plus de décès dans l'Union européenne. 13 % des morts sont liés à la pollution, selon un rapport publié ce mardi par l’Agence européenne de l’environnement (AEE), pour qui la crise sanitaire actuelle est un signal devant accélérer une prise de conscience de la relation entre environnement et santé.

«L’émergence de ces agents pathogènes zoonotiques (comme dans le cas du Covid-19) est liée à la dégradation de l’environnement et aux interactions entre l’homme et les animaux dans le système alimentaire», affirme l’étude qui souligne que les Européens sont en permanence exposés à des risques environnementaux : pollution de l’air - qui si elle a nettement diminué demeure le premier facteur de mortalité, pollution sonore, et par produits chimiques.

La Suède et le Danemark, bons élèves

Dans les 27 pays de l’UE et au Royaume-Uni, 630 000 décès pouvaient être attribués directement ou indirectement à un environnement pollué en 2012 selon les derniers chiffres disponibles, indique le rapport qui relève d’importantes différences entre l’ouest et l’est de l’Europe et selon le niveau socio-économique.

Ainsi, en tête de peloton, la Roumanie enregistre près d’un décès sur cinq lié à la pollution tandis que les meilleurs élèves, la Suède et le Danemark, en déplorent un sur dix.

Principalement liées à des cancers, des maladies cardio-vasculaires et respiratoires, «ces morts pourraient être évitées en éliminant les risques environnementaux mauvais pour la santé», souligne l’AEE.

«Les personnes les plus pauvres sont exposées de manière disproportionnée à la pollution et aux conditions météorologiques extrêmes, y compris les vagues de chaleur et le froid extrême. Cela est lié à l’endroit où ils vivent, travaillent et vont à l’école, souvent dans des zones socialement défavorisées et des quartiers en périphérie des grands axes de circulation », note le rapport.

«Excellente» qualité de leau

Point positif pour l’environnement européen : la qualité de l’eau, «excellente» dans plus de 85 % des cas pour les eaux de baignade. En ce qui concerne l’eau potable, 74 % des zones d’eaux souterraines présentent un « bon statut chimique ».

Selon l’agence, pour améliorer santé et environnement en Europe, il faut plébisciter les espaces verts, lieux d’activité physique, de détente mais aussi d’intégration sociale, qui « rafraîchissent les villes pendant les canicules, atténuent les inondations, réduisent la pollution sonore et soutiennent la biodiversité urbaine».

En outre, parcs et jardins se sont avérés précieux pour la santé mentale et le bien-être pendant la pandémie de Covid-19, souligne l’agence européenne. La réduction de la circulation routière, la baisse de la consommation de viande et le retrait des subventions aux énergies fossiles comptent parmi les autres solutions qu’elle propose.

https://french.alahednews.com.lb/36689/321


 

Dans EUROPE

LE PRESIDENT LOUKOCHENKO NOMME LE PRINCIPAL DÉFI DE LA BIÉLORUSSIE. LA RUSSIE RECONNAIT LES RÉSULTATS DE LA PRÉSIDENTIELLE BIÉLORUSSE

Par Le 05/09/2020

Alexandre Loukachenko le 16 août 2020

Loukachenko nomme le principal défi de la Biélorussie

© Sputnik / Viktor Tolochko.

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Le Président biélorusse a déclaré lors d’une réunion qu'il considérait l’économie comme la clé de voûte de son pays. Une chaîne Telegram, proche du service de presse d’Alexandre Loukachenko, en a publié un extrait.

Alexandre Loukachenko a nommé au cours d’une réunion le défi majeur auquel la Biélorussie fait face. Des vidéos de son discours ont été publiées par la chaîne Telegram Poul Pervogo.

 

 

Alexandre Loukachenko

© SPUTNIK . MIKHAIL KLIMENTYEV

Loukachenko limoge un ambassadeur ayant appelé au recomptage des voix à la présidentielle

«J’ai toujours dis et je tiens à vous rappeler une fois de plus que notre tâche principale, notre principal problème, notre préoccupation, c'est l'économie. S'il y a une économie, il y aura donc tout le reste. S’il n'y a pas d'économie, alors il ne faudra pas compter sur l'idéologie, la sécurité ou la tranquillité dans le pays», a déclaré M.Loukachenko.

 

«Un segment important des activités» de l'État

D’après le Président biélorusse, les autorités ont beaucoup contribué ces derniers temps à ce que «l’économie fonctionne normalement». Il a également indiqué que les échanges intergouvernementaux avec la Russie et les accords conclus «donnent un résultat positif» en ce sens.

Comme il l'a souligné, la sécurité économique est «un segment important des activités» de l'État.

«En conséquence, l'économie et encore une fois l'économie!», a résumé M.Loukachenko.

Situation en Biélorussie

Des manifestations se déroulent en Biélorussie depuis le 9 août, après l’annonce des résultats de la présidentielle. Selon la Commission électorale centrale, Alexandre Loukachenko a remporté le vote avec 80,1% des voix alors que sa principale rivale, Svetlana Tikhanovskaïa, n’en a obtenu que 10,8%. L’opposition estime qu’elle doit être proclamée vainqueur.

 

 

L'avenue de l'Indépendance de Minsk pendant une manifestation, 30 août 2020

© SPUTNIK / VIKTOR TOLOCHKO.

Manifestations à Minsk: plusieurs blindés déployés près de la résidence de Loukachenko

Au cours des jours ayant suivi la présidentielle, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des grenades assourdissantes et des balles de caoutchouc pour disperser les manifestations non autorisées. Par la suite, la police a cessé d’avoir recours à la force. Des rassemblements de soutien à Alexandre Loukachenko ont également lieu.

Vladimir Poutine a indiqué que Moscou reconnaissait les résultats de la présidentielle biélorusse.

https://fr.sputniknews.com/international/202009051044382122-loukachenko-nomme-le-principal-defi-de-la-bielorussie-/


 

Dans EUROPE

SELON TRUMP, LA SERBIE VA DÉMÉNAGER SON AMBASSADE A AL-QODS OCCUPÉE

Par Le 04/09/2020

Trump annonce que la Serbie va déménager son ambassade à Al-Qods occupée

Trump annonce que la Serbie va déménager son ambassade à Al-Qods occupée

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Par AlAhed avec AFP

Donald Trump a annoncé vendredi 4 septembre que la Serbie allait déménager à Al-Qods occupée (Jérusalem) son ambassade en «Israël», devenant ainsi le premier pays européen à suivre l’exemple américain – une décision qui devrait satisfaire l’électorat évangélique du milliardaire républicain à deux mois de la présidentielle aux États-Unis.

Dans le même temps, le Kosovo, un pays «à majorité musulmane», a lui accepté d’instaurer des «relations diplomatiques» avec l’entité sioniste, a ajouté le président américain.

«Bravo ! D’autres pays islamiques et arabes vont suivre», a-t-il dit sur Twitter, saluant «un autre grand jour pour la paix au Moyen-Orient», selon ses dires.

Le sommet du jour à la Maison-Blanche était pourtant consacré officiellement à la «normalisation économique» entre le Serbie et le Kosovo, au cœur d’un conflit territorial et politique complexe.

Mais l’émissaire de Donald Trump pour ce dossier, Richard Grenell, avait prévenu que des «surprises» étaient à attendre.

Ce fut donc au sujet d’«Israël», une priorité pour une frange importante de la droite chrétienne américaine.

«La Serbie s’est engagée à ouvrir un bureau commercial à Jérusalem dès ce mois-ci, et à déménager son ambassade à Jérusalem d’ici juillet», en quittant ainsi «Tel-Aviv» où sont installées les missions diplomatiques de la grande majorité des pays, a déclaré le président américain dans un communiqué.

«Ambitions électorales de Trump»

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est aussitôt réjoui de cette annonce en relevant que ce serait le «premier pays» européen à suivre l’exemple des États-Unis.

Il a remercié le président serbe «pour la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël».

La Serbie emboîte le pas aux États-Unis qui avaient transféré leur ambassade dans la Ville sainte en mai 2018, brisant le consensus international et provoquant la colère des Palestiniens, qui dénient depuis lors à Washington tout rôle de médiateur dans leur propre conflit avec les Israéliens. Le Guatemala avait déjà suivi l’exemple américain.

L’entité sioniste s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967, l’a annexée et considère l’ensemble de la ville comme sa capitale «éternelle» et «indivisible». Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent.

Benjamin Netanyahou a aussi assuré que le Kosovo, qui n’avait pas de relations diplomatiques avec l’entité sioniste depuis sa proclamation d’indépendance en 2008, serait «le premier pays à majorité musulmane à ouvrir une ambassade à Jérusalem». 

Il a remercié Donald Trump pour sa «contribution» à ces succès diplomatiques pour «Israël».

«La Palestine est devenue la victime des ambitions électorales de Trump», a protesté sur Twitter Saëb Erakat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Selon lui, l’équipe de l’ex-homme d’affaires est prête à «tout pour assurer sa réélection, peu importe si cela anéantit la paix».

Cette nouvelle intervient moins d’un mois après l’annonce d’un accord de normalisation des relations entre «Israël» et les Émirats arabes unis, également favorisé par l’intervention des États-Unis.

À l’approche du scrutin du 3 novembre, lorsqu’il briguera un second mandat, le milliardaire républicain ne cache pas qu’il veut ainsi satisfaire l’électorat évangélique.

Son entourage tente avec ces accords de présenter un bilan diplomatique à son avantage, après une série d’échecs en politique étrangère sur la Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela ou encore la paix israélo-palestinienne.

«C’est la deuxième fois en moins d’un mois qu’Israël fait la paix et normalise ses liens avec un pays à majorité musulmane», a relevé son conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien, décrivant Donald Trump comme «un vrai faiseur de paix».

https://french.alahednews.com.lb/36652/308


 

Dans EUROPE

BIÉLORUSSIE : INDÉPENDANCE NATIONALE, COOPERATION ET SOCIALISME SONT LA SEULE ISSUE POSITIVE A LA CRISE

Par Le 29/08/2020

Biélorussie : Indépendance nationale, coopération et socialisme sont la seule issue positive à la crise

Après les élections présidentielles en Biélorussie, qui ont vu, selon les données officielles, une large victoire du Président sortant Alexandre Lukashenko, des manifestations, prenant un caractère insurrectionnel ont été réprimées avec violence.

Depuis, soutiens et opposants au régime manifestent tandis que des interventions internationales, tout particulièrement de l’Union européenne, se font plus pressantes pour obtenir un changement en leur faveur du cours politique du pays. Les opposants et leurs soutiens occidentaux, affirmant que les élections étaient truquées, réclament avec plus ou moins de véhémence le départ du Président élu et une transition « démocratique » et pro-européenne.
Pour comprendre et analyser le développement de la situation actuelle en Biélorussie, il convient de rappeler brièvement quelques données essentielles. La Biélorussie, une république de l’URSS, est devenue un Etat indépendant en 1991 au moment de la dislocation de l’Union soviétique. En 1994, refusant, dans la foulée de l’élection du président Loukachenko, comme cela a été le cas en Russie, la liquidation des acquis économiques et sociaux de la période soviétique, les privatisations de masse, elle préserve une forte base publique pour son économie aussi bien au plan industriel qu’agraire. Loin du chaos que connaît la Russie et qui plonge des millions de Russes dans la misère, elle maintient l’essentiel des conquêtes sociales des salariés. Dès son élection en 1994, A. Lukashenko jouit d’une popularité forte, précisément du fait de ces choix économiques et sociaux. Ces faits sont largement attestés par les données économiques et sociales qui caractérisent la Biélorussie. Ainsi en 2018, La Biélorussie est classée 53e sur 189 pays selon l’indice de développement humain de l’ONU, et se trouve dans le groupe des États avec un très haut développement. Elle dispose d'un système de santé performant, elle présente un taux de mortalité infantile très bas de 2,9 contre 3,7/1000 au Royaume Uni. Le taux de médecins par habitants s’élève à 40,7 pour 10.000 habitants (32,7 pour la France) et le taux d'alphabétisation est estimé à 99 %. L’indicateur d'inégalités est l’un des plus bas d'Europe. Pour autant, la Biélorussie ne peut pas être considérée comme un pays socialiste, mais comme une économie largement étatisée avec une tendance progressive vers la privatisation.
On peut alors se poser la question : de quoi se nourrit le mécontentement dans les couches populaires ? Le Parti communiste des Ouvriers de Biélorussie (PCOB) y apporte l’explication suivante : « ...depuis 2011, son gouvernement (celui de Lukashenko) a accentué la pression sur la classe ouvrière et les couches populaires, en rognant l'accès aux services publics, en bloquant les salaires, en augmentant les prix, en initiant des politiques de privatisation dans l'industrie. En 2017, il a même tenté d'instaurer une taxe "anti-parasite" visant les chômeurs! La classe ouvrière répondit par une riposte massive, contraignant le pouvoir à faire demi-tour. Toutefois, elle n'a pu empêcher la suppression du statut des travailleurs des entreprises d' Etat, remplacé par un CDD de 5 ans renouvelable. Ces mesures ont été dénoncées par le Parti communiste des Ouvriers de Biélorussie (PCOB), scission du Parti communiste de Biélorussie (PCB), membre de la majorité présidentielle. » C’est ainsi que Le PCOB dénonce le caractère anti-populaire pris ces dernières années par le régime de Lukashenko. Selon Bruno Drweski, Professeur à l’Institut National des langues et civilisations Orientales (INALCO) des dizaines de milliards de dollars sont mis sur la table pour corrompre des hauts fonctionnaires. Dans un interview récente, il s’exprime ainsi : « Le chef de l’entreprise russe Ouralchem, Dimitry Mazepin, un puissant oligarque biélorussien établi en Russie cherche depuis longtemps à acquérir l’entreprise biélorussienne d’Etat de potasse de Soligorsk dont la valeur est estimée à 150 milliards de dollars, ce que les autorités de Minsk refusent systématiquement. Selon des sources proches du pouvoir à Minsk, il aurait donc pompé beaucoup d’argent pour “acheter” des hauts fonctionnaires biélorussiens prêts à changer de camp dans le but d’assurer une privatisation du pays à partager entre oligarques russes et occidentaux. Les manifestations actuelles sont donc pain béni pour ces capitalistes car elles poussent la Biélorussie vers la Russie où l’influence des oligarques est suffisamment forte pour imaginer que le Kremlin forcerait le gouvernement biélorusse à rompre avec le principe de l’État social et l’attachement à la propriété publique des entreprises clefs. Pour le Kremlin, toute la difficulté réside dans le fait de ne pas avoir à traiter une « révolution colorée » pro-occidentale à Minsk tout en poussant les autorités locales à renoncer à leur modèle social en ouvrant leur pays aux privatisations de masse. En tout, le KGB biélorussien estime que 1,8 milliard de dollars ont été pompés en Biélorussie depuis cinq ans, en provenance de l’Ouest et de l’Est, pour « arroser » les hauts fonctionnaires favorables à une intégration avec la Russie et les militants des organisations d’opposition plutôt proches des intérêts occidentaux. Une couche de corrompus est donc apparue qui a intérêt à la privatisation plutôt qu’à son propre maintien à des postes gouvernementaux somme toutes peu rémunérés en comparaison. ».
Ces deux éléments d’appréciation que nous rapportons permettent de mesurer que la Biélorussie, pays développé avec une force de travail qualifiée, située à la frontière entre l’Union européenne, son pacte militaire l’OTAN, et la Russie est un enjeu important pour les différents protagonistes capitalistes qui l’entourent et que les événements actuels les poussent à intervenir dans les sens exclusifs de leurs intérêts. Les opposants au régime, s’ils s’appuient sur le mécontentement, sont les têtes de ponts avancées de tous ceux qui dans l’UE veulent en finir avec une Biélorussie tampon en l’intégrant le plus vite possible dans le dispositif militaire de l’OTAN. Pour les monopoles européens, la destruction du potentiel industriel et agraire Biélorusse signerait la fin d’un concurrent et la « libération » d’une force de travail qualifiée, prête à être exploitée, tandis que la Russie capitaliste et ses oligarques, outre les enjeux de défense, y voient une nouvelle source d’accumulation pour leur capital. Faire face à cette double offensive est donc une épreuve difficile. Elle ne pourra pas se résoudre par un louvoiement entre le marteau et l’enclume mais par la mobilisation populaire pour une Biélorussie souveraine, rejetant la perspective des privatisations avec l’UE, de la militarisation au travers de l’OTAN, et/ou de la domination de l’oligarchie capitaliste russe.
En condamnant fermement les interventions étrangères en Biélorussie, et tout particulièrement celle de l’impérialisme de l’UE, nous ajoutons que notre soutien va en Biélorussie aux forces qui luttent pour préserver son indépendance nationale et luttent pour le socialisme. Cette lutte ne peut réussir que si partout la classe ouvrière s'organise, indépendamment de toute ingérence étrangère comme du pouvoir bourgeois, si partout les communistes s’opposent aux plans destructeurs, qui ne font qu'apporter la misère et la guerre en Europe de l'Est comme dans tant d'autres régions du monde.

https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/europe/1019-bielorussie-independance-nationale-cooperation-et-socialisme-sont-la-seule-issue-positive-a-la-crise


 

Dans EUROPE

LE DOUX PARFUM DE LA DÉMOCRATIE

Par Le 24/08/2020

Le doux parfum de la démocratie

Par Bruno Guigue

Mondialisation.ca, 24 août 2020

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A l’instar de Bernard-Henri Lévy se précipitant dans son jet privé pour aller désigner les cibles à vitrifier, les fauteurs de guerre civile mandatés par les officines de l’ingérence sont toujours à l’affût, chez les autres, de la moindre secousse qu’ils transforment alors, grâce à leurs sponsors planétaires, en juteuse opportunité de déstabilisation pour le compte de l’impérialisme. 

Ces dernières semaines, on a ainsi pu voir comment, ciblant la Biélorussie à l’occasion d’une grave crise politique, les vautours du droit-de-l’hommisme se sont jetés comme la vérole sur ce pays dont ils ignoraient tout la veille. Manifestement, ils rêvent d’en faire un nouveau bantoustan au profit de l’oligarchie mondialiste en y ouvrant les vannes, de gré ou de force, de la grande braderie néolibérale. 

On ne fera croire à personne, pourtant, que c’est l’autoritarisme du président Loukachenko, au pouvoir depuis 18 ans, qui arrache des larmes de crocodile à ces belles âmes occidentales. Car le fait est qu’elles sont beaucoup moins regardantes sur le respect des droits de l’homme lorsqu’elles observent un silence complice à propos de certains régimes tyranniques et obscurantistes appréciés de l’Occident. 

En réalité, s’il est pris pour cible, c’est surtout parce que le pouvoir biélorusse, dont nul ne prétend qu’il est sans reproches, entend néanmoins préserver les acquis sociaux et le patrimoine national hérités de la période soviétique en les soustrayant aux convoitises d’une finance prédatrice et prompte à démolir tout ce qu’elle touche pour accroître ses profits. Et de mémoire d’homme, on n’a jamais vu une politique d’ingérence se faire au profit de qui que ce soit d’autre que de celui qui la pratique. 

Au IVe siècle avant notre ère, Aristote ironisait déjà en faisant observer que « nous n’allons tout de même pas, nous les Grecs, nous mettre à délibérer sur les affaires qui concernent les Scythes ». Il est ahurissant de voir que l’admission d’une règle aussi simple, dans le cerveau d’homo occidentalis, échoue encore à passer la rampe de la perception la plus élémentaire. 

On se demande bien à quel titre les régimes politiques occidentaux, d’ailleurs, sont fondés à donner des leçons de morale à la planète entière. Et il faut vraiment que le monde ait été frauduleusement mis à l’envers pour qu’on finisse par prendre leur propension historique au crime de masse pour un certificat de vertu et d’exemplarité.

A croire que l’idéologie dans laquelle nous barbotons comme des canards a de surprenantes vertus alchimiques : elle transforme la fange en parfum. La politique occidentale a beau empiler les cadavres, cette compulsion n’est jamais imputée à son essence même. Sa brutalité n’est qu’accident de l’histoire, égarement passager, vagues péripéties rapidement plongées dans l’oubli par les mécanismes de la mémoire sélective.

On peut vitrifier les Libyens à sa guise, transformer l’Afghanistan en champ de ruines, livrer les Syriens à Al-Qaida, tenter de mettre l’Iran à genoux, faire mourir les enfants vénézuéliens en les privant de médicaments, après tout ce n’est jamais que du menu fretin. De la volaille au teint basané vouée à l’immolation sacrificielle par les grands prêtres de la démocratie et des droits de l’homme.

Sur l’échelle de Richter du massacre à la tronçonneuse, il y a longtemps que la démocratie occidentale a dépassé toutes les prévisions. Chapelets de bombes sur les Coréens, les Vietnamiens, les Cambodgiens, les Irakiens, les Palestiniens, les Syriens, les Libyens, les Afghans, les Yéménites. Guerre par procuration, blocus, guerre économique, action clandestine, coup d’État, manipulation de la terreur : la panoplie est inépuisable, le résultat édifiant. Soyons fiers et exportons notre savoir-faire !

Bruno Guigue

Image en vedette : Situation de la Biélorussie. Source : maps-belarus.com

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Bruno Guigue, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/le-doux-parfum-de-la-democratie/5648673



 

Dans EUROPE

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE OUVRIER DE BIÉLORUSSIE

Par Le 23/08/2020

Déclaration du PCOB (parti communiste ouvrier de Biélorussie).


> Depuis le 10 août, la Biélorussie est secouée par des manifestations contestant le résultat des élections présidentielles.
> Selon les résultats officiels, Alexandre Lukashenko, dirigeant de la République de Biélorussie depuis 1994, a été réélu avec 80% des voix.
> L'opposition, menée par Svetlana Tikhanovskaïa, avait d'ores et déjà annoncé qu'elle ne reconnaîtrait pas les résultats si Lukashenko était déclaré vainqueur. Le soir du 10 août, elle s'est auto-proclamée vainqueure.
> Des affrontements entre soutiens de la candidate et forces de l'ordre ont aussitôt éclatés dans les villes principales du pays.
> L'Union européenne a depuis prononcé des sanctions contre le gouvernement et soutenu les revendications de Tikhanovskaïa.
>
> Tout d'abord nous dénonçons toute forme d'ingérence étrangère, en particulier du gouvernement français et de l'UE. Nous condamnons les provocations militaires de l'OTAN à la frontière polono-biélorusses. Il est évident que les bourgeoisies impérialistes coalisés au sein de l'UE-OTAN cherchent à accentuer les pressions sur ce pays et, indirectement, à provoquer leur rival russe.
>
> Sans approuver les méthodes répressives du gouvernement bourgeois biélorusse, il est difficilement contestable que ces troubles ont été préparé bien amont. Depuis juin, les médias pro-occidentaux comme pro-russes orchestrent en effet une campagne de déstabilisation tandis que les agences fédérales US (au premier lieu l'USAID et le NED) font couler l'argent à flot pour organiser l'opposition.
>
> L'extrême droite régionale, notamment les bandes néo-nazies ukrainiennes, n'est pas en reste. On sait par ailleurs que, parmi les manifestants, se trouvent des activistes néofascistes ukrainiens, à l’image de proches de l’ancien commandant adjoint du bataillon fasciste ukrainien « Azov » et ancien député au Parlement ukrainien Igor Mossijtchouk, ou du groupe fasciste russe « Russie ouverte », qui ont été interpellés par la police biélorusse.
>
> Il est aussi difficile de contester que le programme de Svetlana Tikhanovskaïa est un programme ultra-libéral, visant à ouvrir complètement le marché biélorusse aux marchés européens et nord-américains.
>
> La Biélorussie est en effet une des rares ex-Républiques soviétiques à avoir conservé un secteur public important, notamment dans l'industrie lourde, ainsi que certaines conquêtes sociales soviétiques (gratuité de la santé, de l'enseignement y compris supérieur, retraite garantie à 60 ans, 55 ans pour les femmes...). La volonté de la bourgeoisie d'Etat biélorusse de préserver sa position dominante l'a contrainte de ne pas procéder à la liquidation complète des conquêtes du socialisme comme cela a été le cas dans toute l'URSS en 1987-1993. On note ainsi une faiblesse relative de la pénétration du capital privé, qu'il soit biélorusse, russe, européen ou nord-américain.
>
> Cette volonté de préserver un semblant d'indépendance nationale contrarie l'impérialisme russe comme les impérialismes européens et l'impérialisme US. Il y a quelques mois, Poutine imposait ainsi à la Biélorussie un relèvement de 30% des tarifs gaziers afin d'obtenir des réformes économiques visant à "ouvrir" davantage le pays aux monopoles russes. En juin, des mercenaires russes avaient été arrêtés par les forces spéciales biélorusses.
> Toutefois le régime de Poutine ne peut se permettre de perdre un allié stratégique face à l'encerclement de la Russie par l'axe USA-UE.
>
> C'est donc en jouant sur ses contradictions inter-impérialistes, autant que sur les contradictions de la bourgeoisie de son propre pays, que Lukashenko est parvenu à se maintenir au pouvoir pendant 24 ans.
>
> Mais, depuis 2011, son gouvernement a accentué la pression sur la classe ouvrière et les couches populaires, en rognant l'accès aux services publics, en bloquant les salaires, en augmentant les prix, en initiant des politiques de privatisation dans l'industrie. En 2017 il a même tenté d'instaurer une taxe "anti-parasite" visant les chômeurs! La classe ouvrière répondit par une riposte massive, contraignant le pouvoir à faire demi-tour. Toutefois, elle n'a pu empêcher la suppression du statut des travailleurs des entreprises d'Etat, remplacé par un CDD de 5 ans renouvelable.
> Ces mesures ont été dénoncées par le Parti Communiste des Ouvriers de Biélorussie (PCOB), scission du Parti Communiste de Biélorussie (PCB), membre de la majorité présidentielle. Le PCOB dénonce le caractère antipopulaire pris ces dernières années par le régime de Lukashenko. Il milite notamment pour la reconstruction d'un mouvement ouvrier indépendant du pouvoir bourgeois, suite à la dérive opportuniste du PCB. Cela lui vaut d'être persécuté par l'Etat biélorusse. Les communistes et syndicalistes de classe se voient ainsi contraints à une situation de semi-clandestinité.
>
> Face au caractère autoritaire, voire bonapartiste, de ce gouvernement, certains militants ouvriers et progressistes de notre pays se réjouissent du mouvement de protestation, et notamment de l'intervention de groupes de travailleurs industriels du secteur d'Etat.
>
> Il est incontestable que les grèves et les manifestations en cours reposent sur un réel mécontement populaire, aggravé par l'autoritarisme du pouvoir et sa gestion catastrophique de la crise du Covid-19 (des centaines de milliers de Biélorusses travaillant en Russie ont été privés d'emploi, sans aucun droit à l'indemnisation).
>
> Toutefois, le caractère de classe d'un mouvement ne s'analyse pas en fonction du nombre d'ouvriers qui y participent (qui reste à déterminer), mais bien sur son orientation politique.
> Hors le contenu politique est clair: il s'agit d'appuyer les prétentions de Svetlana Tikhanovskaïa à la présidence de la République.
> De plus, les "leaders" des grèves s'avèrent bien souvent être...les patrons "publics" des entreprises d'Etat.
>
> Il ne s'agit donc pas d'une "grève générale" comme certains militants d'extrême gauche l'ont proclamé sur les réseaux sociaux, reprenant sans recul la presse bourgeoise pro-atlantiste.
> Il faut être lucide: les puissances impérialistes occidentales se servent du mécontentement populaire pour orchestrer un nouveau "Maïdan", cette fois ci à Minsk. Nous ne devons pas oublier que les mêmes qui crient leur soutien à la "révolution biélorusse" furent les mêmes qui soutinrent le putsch réactionnaire en Ukraine en 2015, ouvrant la voie à la terreur nazi-fasciste dans le pays.
>
> L'UE et l'OTAN veulent imposer un "gouvernement de transition" qui ouvrirait la voie au démantèlement de toute forme de souveraineté nationale, transformant le pays en semi-colonie, comme c'est le cas en Ukraine.
> Une telle évolution serait non seulement catastrophique, comme le soulignent eux même les opposants progressistes à Lukashenko, mais serait dangereuse pour la paix et la stabilité de la région. Le basculement de la Biélorussie dans le camp euro-atlantique signifierait une aggravation sans précédent des tensions inter-impérialistes, rapprocherait d'un conflit avec la Russie.
>
> Nous proclamons donc notre solidarité avec les militants du Parti Communiste des Ouvriers de Biélorussie, avec tous les militants ouvriers sincères qui se battent pour préserver les conquêtes sociales que leur a légué le prolétariat soviétique, dans la perspective d'une restauration du pouvoir ouvrier dans ce pays comme dans toute l'ex-URSS. Mais ce combat ne peut réussir qu'à condition de préserver l'indépendance nationale de la Biélorussie. Il ne peut réussir que si la classe ouvrière s'organise, indépendamment de toute ingérence étrangère comme du pouvoir bourgeois.
>
> Communistes agissant sur le territoire d'une des principales puissances impérialistes, pilier de l'UE et de l'OTAN, nous avons pour devoir de nous opposer à notre bourgeoisie et à ces plans destructeurs, qui ne font qu'apporter la misère et la guerre en Europe de l'Est comme dans tant d'autres régions du monde.
>
> Pour la paix ,
> Pour le droit au peuple biélorusse de choisir lui-même son avenir:
> A bas les ingérences impérialistes!
> A bas l'UE!
> A bas l'OTAN!

Dans EUROPE

LE PRESIDENT LOUKACHENKO : LA BIÉLORUSSIE RIPOSTERA SANS AVERTISSEMENT AUX VIOLATIONS DE SA FRONTIÈRE

Par Le 22/08/2020

urgent

Loukachenko: la Biélorussie ripostera sans avertissement aux violations de sa frontière

© Sputnik .

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La Biélorussie ripostera sans avertissement aux violations de sa frontière, a déclaré le Président Alexandre Loukachenko, commentant les informations du ministère de la Défense sur l'augmentation du nombre de vols à proximité du pays.

Les forces biélorusses réagiront sans avertissement aux cas de transgression de la frontière d'État biélorusse, a annoncé samedi 22 août le Président Alexandre Loukachenko.

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/international/202008221044299224-loukachenko-la-bielorussie-ripostera-sans-avertissement-aux-violations-de-sa-frontiere/


 

Dans EUROPE

BIÉLORUSSIE : LE PRESIDENT LOUKACHENKO TACLE MACRON ET LUI PROPOSE SA MEDIATION DANS LA CRISE DES GILETS JAUNES

Par Le 21/08/2020

Emmanuel Macron

Loukachenko tacle Macron en proposant sa médiation dans la crise des Gilets jaunes

© AFP 2020 THIBAULT CAMUS

INTERNATIONAL

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Dossier:

Tensions en Biélorussie à l’issue de la présidentielle 2020 (60)

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Le Président biélorusse a rejeté l’idée avancée par Emmanuel Macron de devenir intermédiaire dans le contexte de la situation actuelle en Biélorussie et a proposé d’endosser le même rôle dans la crise des Gilets jaunes.

Le Président biélorusse Alexandre Loukachenko a proposé à Emmanuel Macron sa médiation dans la crise des Gilets jaunes.

«Emmanuel Macron veut s’entremettre dans les négociations en Biélorussie. Laissez-moi venir et devenir d’abord médiateur entre les Gilets jaunes et Macron. La situation y est tendue […], mais il ne le voit pas», a-t-il déclaré dans une vidéo publiée ce 21 août par la chaîne Telegram Pool Pervogo.

Dans le même temps, il s'est dit sceptique quant à la proposition du Président français d’être médiateur pour normaliser la situation en Biélorussie.

 

 

Alexandre Loukachenko

© SPUTNIK . MIKHAÏL KLIMENTIEV

Face aux critiques de l'UE, Loukachenko renvoie la balle et évoque les Gilets jaunes

Il a également évoqué la récente déclaration du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, où ce dernier avait exprimé son inquiétude face aux carences des élections en Biélorussie et aux violences contre les manifestants.

 

Selon lui, «c’est l’occasion de détourner l’attention de leurs propres problèmes et de la concentrer sur un autre pays».

Il a aussi jeté une pierre dans le camp allemand.

«Les Allemands ne peuvent toujours pas venir à bout du coronavirus, des manifestations […]. Pourquoi ils s’inquiètent au sujet de la Biélorussie?», a-t-il lancé.

Violences en Biélorussie

Le Président français a proposé le 20 août, lors d'une conférence de presse avec la chancelière Angela Merkel, une médiation européenne entre les différents acteurs de la crise en Biélorussie, en incluant la Russie.

Le pays est devenu l’arène de violentes manifestations après que la Commission électorale du pays a annoncé la victoire, avec 80,1% des voix, d’Alexandre Loukachenko à la présidentielle du 9 août. L’opposition affirme que c’est sa candidate, Svetlana Tikhanovskaïa, qui a remporté le scrutin.

Les manifestations ont été réprimées à coups de canons à eau, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Selon les chiffres officiels, plus de 6.700 personnes ont été interpellées et plusieurs centaines ont été blessées, tandis que trois manifestants ont trouvé la mort lors des troubles.

https://fr.sputniknews.com/international/202008211044293650-loukachenko-tacle-macron-en-proposant-sa-mediation-dans-la-crise-des-gilets-jaunes/


 

Dans EUROPE

BIÉLORUSSIE : UNE INTERVENTION MILITAIRE USA/OTAN EST POSSIBLE. POUTINE PROPOSE A LOUKACHENKO L'AIDE MILITAIRE DE LA RUSSIE

Par Le 16/08/2020

Une action militaire USA/OTAN possible

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un exercice militaire conjoint mené par la Russie et la Biélorussie. ©Reuters/Archives

Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue biélorusse Alexander Loukachenko, le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’il serait prêt à apporter son aide militaire si la Biélorussie en avait besoin.

« En vertu de l’accord militaire global entre les deux pays, Moscou est prêt, en cas de besoin, à expédier des forces militaires en Biélorussie », a déclaré à Loukachenko, le président russe.

Le président biélorusse a averti ce dimanche 16 août que les chars et les avions de combat de l’OTAN sont à 15 minutes de la frontière russo-polonaise.

« J’ai convenu avec Poutine que la Russie aiderait à préserver la sécurité en Biélorussie si nécessaire », a déclaré Loukachenko après l’appel téléphonique de samedi.

Les relations entre Minsk et Moscou sont récemment devenues plus compliquées après les élections en Biélorussie. Les gazoducs russes traversent la Biélorussie pour atteindre les pays européens, tandis que Moscou considère ce pays comme un médiateur entre lui-même et ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

E-Press du 16 août 2020

E-Press du 16 août 2020

Le 14 août 2020, le Pentagone a rendu public un communiqué annonçant la création par le département de la marine (US Navy) d’une Task Force pour les phénomènes aériens non-identifiés, laquelle sera dirigée par le Sous-Secrétaire de la Défense pour le Renseignement et la Sécurité.

Peu de temps avant les élections en Biélorussie, 33 citoyens russes ont été arrêtés dans ce pays pour espionnage et tentative d’ingérence dans les élections. Cette prétention a été immédiatement rejetée par Moscou.

D’autre part, après la victoire de Loukachenko aux élections, la Russie a fait partie des pays qui l’ont félicité. Peu de temps après l’annonce des résultats des élections, les opposants de Loukachenko sont descendus dans la rue et ont exigé sa démission.

Lors de ces protestations, 6 700 manifestants ont été arrêtés et des centaines ont été blessés. Les autorités biélorusses ont confirmé que deux personnes avaient été tuées lors des manifestations.

Les États membres de l’OTAN et l’Union européenne ont appelé le gouvernement biélorusse à relâcher tous les manifestants détenus et à reprendre les élections. Ils ont également menacé Minsk de sanctions.

https://french.presstv.com/Detail/2020/08/16/631949/Russie-Bi%C3%A9lorussie-aide-militaire-%C3%A9lections-Moscou-Minsk-Otan-char-avions-de-combat


 

Dans EUROPE

ISRAËL SHAMIR : LOUKACHENKO PEUT-IL SURVIVRE A LA TEMPÊTE ?

Par Le 16/08/2020

     

Loukachenko peut-il survivre à la tempête ?

Par Israël Shamir
Arrêt sur info — 16 août 2020

 

Guaido, président du Bélarus

 

Par Israël Shamir

Paru le 16/08/2020 sur Unz.com

 

Ce n’est pas encore fini, mais Loukachenko peut-il survivre à la tempête ? Depuis les élections présidentielles du 9 août 2020, le Bélarus a connu une vague de protestations en bonne et due forme. Les manifestants affirment que les élections ont été truquées, tout comme les dames aux chapeaux de chatte en accusaient Trump en 2016. Les protestations sont présentées au monde entier à travers la loupe de la machine à fake news mondiale. Il existe des douzaines de canaux médiatiques, qui traitent tous du thème du truquage des élections et de la répression des manifestations.

Mais la répression biélorusse n’est pas un sujet brûlant, sur place. La foule n’est pas nombreuse, car les Biélorusses sont des gens très civils et obéissants, ils attendent même que les feux passent au vert (une qualité rare à l’Est). Malgré les provocateurs et les révolutionnaires formés par Soros, il y a peu de blessés, bien moins que n’en fait la confrontation moyenne entre vos manifestants dans l’air du temps et la police locale, qu’ils s’appellent Gilets Jaunes ou Black Lives Matter.

Un manifestant a essayé de lancer une grenade à main dans les rangs de la police ; il a raté son coup,  la grenade lui a explosé dans la main et il est mort de ses blessures. Cet incident est déjà présenté par les médias comme un « meurtre de masse » et même un « génocide ». Les ambassadeurs de l’UE sont venus déposer des fleurs sur le lieu de son martyre. Ce dernier héros médiatique est devenu le nouveau George Floyd, une comparaison pertinente car le malheureux artilleur bélarussien avait également un riche casier judiciaire. Ils sont en train de produire un autocollant BLM où le B désigne la Biélorussie. Faut-il parler de « détournement culturel » ou de « non respect des règles d’utilisation » ? YouTube pourrait leur taper sur les doigts automatiquement, pour le copyright.

Les présidents de Pologne et de Lituanie ont proposé leur médiation, impliquant que Loukachenko devrait se retirer. Cette offre n’est guère tentante. En 2014, le président ukrainien de l’époque avait accepté l’offre de médiation européenne et en quelques jours, il s’était vu contraint de fuir en Russie.

Loukachenko est d’une autre trempe ; ses policiers ont réussi à faire taire les protestations, qui n’étaient de toute façon pas si fortes. Il est encore trop tôt pour parier si la révolution de couleur va définitivement échouer ou gagner. Mais quelle donc est la cause des protestations, au-delà des plaintes commme quoi la vie est injuste ? Qui finance et organise ces manifestations ?

La Biélorussie, richement dotée, a un certain nombre de prétendants. Les ennemis de la Russie au sein de l’OTAN veulent déplacer leurs chars à portée de tir de Smolensk ; la Pologne veut retrouver son ancienne dépendance (la Biélorussie a été sujette des Polonais pendant des centaines d’années). La Russie veut avaler la Biélorussie, mais Papa Loukachenko est trop coriace pour leurs mâchoires.

Un danger supplémentaire pour la souveraineté du Belarus, c’est l’entité opaque et puissante qui a organisé la réaction excessive du monde entier au coronavirus et a mis des milliards de personnes en détention. Loukachenko est le héros qui a rejeté toutes les injonctions au confinement ; le Belarus est resté calme et libre au milieu de l’hystérie mondiale. Les Bélarussiens ont pu applaudir leurs matchs de football tandis que le reste du monde battait en retraite et se terrait. À Pâques, les églises du Belarus sont restées ouvertes et la messe a été célébrée. Le 9 mai, jour de la Victoire en Europe, les Biélorusses ont eu leur défilé de la Victoire, tandis que même Poutine aux yeux d’acier était contraint d’annuler le sien. Une telle désobéissance au régime mondial devait être punie.

Comme Fidel Castro avant lui, Papa Loukachenko dirige son pays depuis des générations. Il a été réélu tous les cinq ans depuis 1994, année où lui, le plus jeune homme politique d’Europe, a battu le Premier ministre sortant lors d’une élection ouverte. Aujourd’hui encore, à 65 ans, sa stature n’est pas éclipsée. Ses résultats à Minsk, la capitale, ont dépassé les 60 % ; son principal concurrent a obtenu 15 %, tandis que pour l’ensemble du pays, il a obtenu environ 80 % des voix, un résultat impressionnant. Trop impressionnant, disent ses ennemis. En tout cas, il ne fait aucun doute qu’il a remporté la majorité des voix de ses compatriotes.

Le Belarus est un État mono-ethnique, avec très peu de diversité ; il n’y a pas de partis politiques forts, pas de médias puissants et indépendants, pas d’oligarques, pas de super-riches. Il est encore très soviétique, mais dans une version très élaborée, propre, moderne, bien remise à jour (l’URSS était assez misérable). Autre différence : pas de politique de parti. Alors que les Soviétiques ont toujours été dirigés par le parti communiste officiel, Loukachenko n’a pas de parti. Il n’aime pas les partis parce qu’ils séparent les gens. Il veut que les gens soient unis – et ça marche. Il n’y a pas de parti d’opposition important. L’opposition dit : « AGL [Alexander Grigoryevich Lukashenko], partez, vous avez gouverné pendant trop longtemps, nous en avons assez de vous ». Un citoyen sain d’esprit ne votera pas pour des gens qui n’ont pas d’autres objectifs que la convoitise du pouvoir. Être fatigué d’un président n’est pas vraiment un bon argument.

Après le premier sondage, les « élections truquées » sont devenues le cri de guerre de l’opposition. Comme les Clintoniens, qui ne pouvaient pas croire que quelqu’un voterait pour Trump, l’opposition en Biélorussie ne pouvait pas imaginer pourquoi les gens voteraient pour ce vieux fossile (65 ans). En effet, de telles revendications sont l’aliment de base de la politique moderne ; il n’y a guère de pays au monde où les résultats des élections ne soient pas contestés. On prétend toujours que les résultats ont été falsifiés, que le peuple a été induit en erreur, que le président élu ne méritait pas d’être élu, que ce sont des ploucs racistes qui ont voté pour lui ou que la Russie a fait basculer les sondages. Les raisons pour lesquelles les résultats des élections ne devraient pas être reconnus n’ont d’autre limite que celles de l’imagination humaine.

La dernière victoire électorale d’AGL a été officiellement reconnue par les pays du monde entier. Il a été félicité par les présidents de la Chine, de la Russie, de la Turquie ainsi que par le patriarche de Moscou Kyril (l’Église du Belarus fait partie intégrante de l’Église orthodoxe russe). L’opposition tente de stimuler l’intérêt pour un changement de régime en suivant les manuels de Gene Sharp : faire monter la température avec des attaques contre la police, puis la rafraîchir avec des filles vêtues de blanc distribuant des fleurs et posant avec ces mêmes flics. C’est la carotte et le bâton. Le point et le contrepoint. Le combattant de la liberté et le martyr. Cette technique a fonctionné avec succès dans de nombreux pays, et sera probablement mise en oeuvre en novembre aux États-Unis.

Le Belarus nous montre en quoi consiste vraiment « l’ingérence étrangère dans les élections ». On n’en est plus à placer quelques publicités sur Facebook. On forme des centaines de jeunes hommes aux arts obscurs de la guerre urbaine : la recette pour bien utiliser les cocktails Molotov, le braquage de voitures, l’infiltration transfrontalière, la contrebande d’argent, le recrutement et le paiement de mercenaires, comment gérer un centre de crise 24 heures sur 24 depuis l’étranger, où et comment attaquer la police, comment préparer et mener une révolution de couleur scénarisée – voilà comment l’ingérence étrangère influence les élections au Belarus.

Que veulent les manifestants au-delà de la suppression d’AGL ? Il s’avère qu’ils ont un programme : ils veulent faciliter l’embauche et le licenciement des travailleurs, mettre fin à la protection par les syndicats et à la législation sur le droit du travail, et mettre fin à la réglementation des prix. Ce sont les idées néolibérales habituelles, mais voici la plus importante : ils prévoient de privatiser et de vendre les actifs du pays. Seulement voilà, c’est là que leur front unifié s’effondre : l’opposition pro-occidentale veut vendre la Biélorussie à des investisseurs occidentaux, tandis que l’opposition pro-russe veut la vendre aux oligarques russes. Ces actifs sont appétissants et abondants, car 80 % de l’industrie et de l’agriculture restent dans le domaine public, plus que dans tout autre État européen.

La Biélorussie est le dernier vestige de l’Union soviétique, la dernière république socialiste soviétique. L’URSS était fondée sur la propriété de l’État sur les moyens de production, c’est-à-dire les usines, la recherche, l’industrie et l’agriculture. Dans la Fédération de Russie, ces biens nationaux ont été privatisés par Boris Eltsine et donnés à quelques oligarques. Ce n’est pas le cas en Biélorussie. Leur industrie est toujours un bien national ; leurs exploitations appartiennent toujours à des coopératives agricoles locales et non à des exploitations agricoles mondialistes.

Le Belarus est toujours assez riche ; son industrie a été modernisée, tout comme son agriculture. Ils produisent et exportent beaucoup de tout, principalement vers la Russie voisine. L’Europe s’intéresse peu aux camions et aux saucisses du Belarus parce qu’ils ont leurs propres camions et saucisses à vendre, mais la Russie les achète parce qu’elle les préfère et sait qu’ils offrent un bon rapport qualité-prix. Les produits laitiers, les meubles et la mode biélorusses continuent d’être populaires en Russie.

Le Belarus a hérité de deux énormes raffineries, l’une à Mozyr et l’autre à Novopolotsk, capables de transformer le pétrole brut et le gaz en produits prêts à l’emploi. La Russie produit du pétrole brut et du gaz, le Belarus raffine le tout ; ils devraient pouvoir faire de bons bénéfices en travaillant ensemble. Mais les oligarques russes derrière Gazprom ne se satisfont pas de leur part habituelle, ils ont donc créé une société intermédiaire basée en Lituanie ; la société « achète » le gaz russe et le « vend » ensuite au Belarus. Les paiements biélorusses sont redirigés à l’étranger vers les comptes bancaires offshore des oligarques. Une partie atteint finalement les caisses de l’État russe, mais beaucoup de versements s’égarent.

Gazprom a continué à augmenter le prix du pétrole livré aux raffineries biélorusses jusqu’à le facturer plus cher à ce pays ostensiblement allié que les États hostiles que sont l’Ukraine et l’Allemagne. En réaction, la Biélorussie s’est tournée vers le raffinage du pétrole norvégien et saoudien : il était moins cher que le pétrole russe. Maintenant, ils raffinent le pétrole américain. Depuis, la Biélorussie a décidé de couper les vivres à la société intermédiaire de Gazprom, et la police biélorusse enquête maintenant sur le détournement de fonds de l’État russe vers des comptes offshore. Les oligarques russes sont très mécontents de tout cela ; ils financent maintenant les manifestations biélorusses et une campagne bruyante contre AGL dans les médias et les réseaux sociaux russes.

Le président Poutine a un autre jeu en tête. Il aimerait voir la Biélorussie rejoindre la Russie en tant que république constitutive. Il ne tient pas  particulièrement à AGL (qui a pourtant résisté à l’hystérie du coronavirus encore mieux que lui), mais il ne veut pas non plus être dirigé par ses oligarques. C’est pourquoi il a exprimé son soutien lors des élections et a félicité AGL pour sa victoire. Mais les médias russes continuent de jouer contre Loukachenko, que ce soit à la demande des patrons des médias ou en raison de leur désir de se faire l’écho de leurs frères occidentaux.

Tous les oligarques, à l’Est comme à l’Ouest, voudraient détruire le dernier vestige de l’URSS et effacer toute possibilité d’en tirer des leçons. C’est ce qui ressort des élections et de la tentative de changement de régime. Les succès de la Biélorussie d’AGL, ça les agace. Si vous pensez que le socialisme n’est pas une stratégie qui marche en matière d’économie, pensez au Belarus et réfléchissez-y à deux fois.

Pendant un certain temps, au moins jusqu’en 2015, l’économie du Belarus était celle qui connaissait la croissance la plus rapide en Europe ; son PIB augmentait de 10 % par an. Après le terrible effondrement de 1991, le Belarus a été le premier à rebondir (en 2002), tandis que la Russie est restée à la traîne jusqu’en 2006. Il suffit de regarder les faits : (1) la destruction totalement inutile de l’URSS a entraîné une reprise économique complète en 16 ans seulement pour la Russie partiellement privatisée ; (2) la Biélorussie, propriété de l’État, a pu rebondir en 12 ans ; (3) l’Ukraine, totalement privatisée, n’a jamais pu se redresser. Aujourd’hui encore, leur économie représente 65 % de ce qu’elle était au cours de la dernière année soviétique, en 1990.

Vous pouvez voir dans le graphique ci-dessous du PIB de la Russie (en gris clair) et du Belarus (la ligne continue) entre 1990 et 2018, que le bon vieux Belarus s’est plutôt bien débrouillé sous AGL. Là-bas, les salaires ont augmenté plus rapidement que la productivité du travail (contrairement, par exemple, aux États-Unis ou au Royaume-Uni où la productivité du travail a augmenté alors que les salaires ont stagné) ; il n’y avait (et n’y a) pratiquement pas de chômage au Belarus.

Après 2015, la Biélorussie a stagné, ce qui était étroitement lié à la stagnation de l’économie russe, mais ils se sont quand même bien débrouillés.

L’un des secrets de la réussite du Belarus c’est qu’il n’y a pratiquement pas de corruption. Nombre de sympathiques hommes d’affaires russes m’ont dit qu’il est presque impossible de corrompre un fonctionnaire biélorusse (contrairement à la Russie où les fonctionnaires sont réputés corrompus). Ils m’ont dit que le KGB biélorusse (ils ont conservé le nom de la marque) est toujours vigilant, toujours en train de lutter contre la corruption. Ils ont un système bancaire transparent, et le soutien des citoyens bélarussiens moyens à l’éthique de la lutte contre la corruption fait qu’un fonctionnaire bélarussien est très, très réticent à accepter un pot-de-vin. (Il faut le verser dans une banque européenne à l’étranger, et ce n’est pas chose facile dans le climat actuel).

En tant qu’État post-soviétique, le Belarus est assez strict. Si le pays est tellement propre, c’est parce qu’AGL est connu pour faire des rondes personnellement dans les rues. S’il découvre des ordures qui traînent, il appelle le maire local et l’oblige à les nettoyer immédiatement. Il a plus qu’une touche de Lee Kuan Yew (LKY), le légendaire Premier ministre de Singapour de 1959 à 1990. Peut-être AGL tiendra-t-il aussi longtemps que LKY (31 ans !), alors qu’il a 26 ans d’ancienneté.

Une autre marque de rigueur c’est la taxe spéciale que les personnes sans emploi sont obligées de payer. C’est l’héritier de l’impôt soviétique sur les parasites. Une personne qui ne travaille pas peut même être jugée et condamnée. Le socialisme biélorusse n’est pas un refuge pour les fraudeurs à l’aide sociale.

L’impôt moyen en Biélorussie est de 30%, sauf si l’on travaille à distance dans l’industrie informatique. La Biélorussie, qui connaît bien l’informatique, compte 75 000 consultants, ingénieurs et techniciens en informatique qui travaillent pour des entreprises situées dans l’UE, en Russie et aux États-Unis. Si le salaire moyen au Belarus est d’environ 500 dollars par mois, les spécialistes en informatique gagnent plus de 2 500 dollars et ne paient que 7 % d’impôts. Je soupçonne AGL de vouloir faire en sorte que ça leur coûte moins cher de payer l’impôt que de l’éluder. On pourrait penser que ces gars seraient heureux, mais ils ne le sont pas. Beaucoup d’entre eux se sont joints aux protestations. Ils veulent une société plus libérale, et c’est naturel.

Les États-Unis veulent mettre Loukachenko de leur côté, et l’astucieux AGL est prêt à jouer le jeu. Il traite maintenant le pétrole américain dans ses raffineries. AGL veut rester ami avec tout le monde, et son nouvel ami proche, c’est la Chine. En Biélorussie, les hommes au pouvoir disent que leur pays va devenir la plaque tournante de la Chine en Europe. Le Belarus est très, très proche de la Russie, mais il a aussi peur d’être englouti et dévoré par ce géant ami. Si la pression sur AGL ne cesse de s’accroître, il pourrait devoir décider de passer par-dessus la barrière et de rejoindre la Russie. Les États-Unis le savent et essaient de ne pas trop le pousser à bout, mais les Russes sont assez intelligents pour encourager les protestations dans ce but précis.

Loukachenko va-t-il libéraliser son État ? Est-ce possible, sans pour autant renoncer à tous les acquis sociaux durement acquis ? Je n’en suis pas si sûr. Tant que les puissances impérialistes participeront aux échanges commerciaux, il n’y aura probablement aucun moyen de créer un État socialiste libéral. C’était la conclusion de Vladimir Lénine : il écrivait que le stade libéral serait atteint lorsqu’il n’y aurait plus de prédateurs à l’affût. Et il n’a pas traîné pour écraser la révolte de Cronstadt.

Les travailleurs du Belarus doivent comprendre ce qui leur arrivera si les rebelles remportent la victoire. Leurs industries seront vendues et démantelées afin qu’ils ne puissent pas concurrencer les vendeurs préférés des mondialistes, comme cela s’est déjà produit en Russie, en Pologne et en Lettonie. Le terrible exemple de l’Ukraine devrait les tenir à l’écart de la révolte. Mais cela suffira-t-il?

Ces différends devront peut-être être résolus par la force, si les manifestants n’acceptent pas le vote démocratique. Si les néolibéraux n’acceptent que la force, alors il faut employer la force. La force devra peut-être décider si le socialisme bélarussien survivra ou non. Après tout, les révolutions de couleur ne sont pas condamnées à réussir – elles ont échoué dans de nombreux pays. En cas de coup d’État pro-occidental, la Russie est susceptible d’intervenir, comme le lui permet le traité de l’OTSC. Mais la Russie n’est pas favorable au socialisme, que ce soit à Minsk ou ailleurs.

Mon conseil à l’administration américaine: il est temps de capitaliser vos succès au Venezuela. Lorsque les États-Unis n’étaient pas satisfaits du président du Venezuela, M. Maduro, ils ne se sont même pas soucié du résultat des élections, mais ils ont choisi (« reconnu ») un certain M. Juan Guaido, un membre plutôt jeunot de l’opposition. Ils lui ont attribué les actifs du Venezuela, y compris tout l’or que le pays gardait négligemment à la Banque d’Angleterre ; ils ont repris les ambassades vénézuéliennes et les ont données à M. Guaido, et l’homme a signé avec gratitude un contrat promettant des millions aux mercenaires basés aux États-Unis pour enlever le président actuel et introniser M. Guaido.

Aujourd’hui, l’Occident est mécontent des élections présidentielles en Biélorussie. Les Biélorusses se sont obstinés à reconfirmer leur président, M. Alexandre G. Loukachenko (AGL), dans ses fonctions, et c’est lui-même un homme têtu qui refuse de vendre les actifs de son pays et d’inviter les chars de l’OTAN. Mon conseil aux dirigeants américains est de réutiliser M. Guaido, de le reconnaître comme le nouveau président du Belarus et d’en finir avec AGL. Pourquoi prétendre que les trahisons sont différentes quand il s’agit de vendre des pays différents ? M. Guaido a prouvé son dévouement à l’Oncle Sam ; il a déjà l’expérience d’un président « reconnu » et non élu. Vive le président biélorusse Guaido !

A noter au passage: Sur Beyrouth. Certaines personnes suggèrent qu’il y a eu des frappes « mini-nucléaires ». J’en doute, car ni  Israël ni les Etats-Unis ne possèdent la technologie requise, comme me l’a dit un physicien russe. Seule l’URSS possédait la technologie des mini-nukes ; la Russie a hérité de quelques exemplaires ad hoc; depuis des années, il n’en a pas été fabriqué de nouveaux.

Le problème est que les mini-nukes sont fabriqués à partir de californium et d’isotopes similaires, et ne peuvent être produits que dans le cadre d’une production à grande échelle de plutonium de qualité militaire, comme sous-produit. Israël n’a jamais produit autant de plutonium, et les États-Unis utilisent un processus totalement différent. Je conseille donc de prendre les révélations sur les « mini-nukes » avec des pincettes.

Israël Shamir


Traduction: Plumenclume

URL de cette page: https://arretsurinfo.ch/loukachenko-peut-il-survivre-a-la-tempete/


 

Dans EUROPE

EN CONTINU A MINSK : RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A LOUKACHENKO AFFIRMANT QUE L’OPPOSITION EST DIRIGÉE DE L’ETRANGER. VERS UNE «REVOLUTION DE COULEURS»?

Par Le 16/08/2020

Le rassemblement de soutien à Alexandre Loukachenko à Minsk, le 16 août 2020

En continu à Minsk: rassemblement en soutien à Loukachenko et protestations - images

© Sputnik . Viktor Tolochko

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Dossier:

Tensions en Biélorussie à l’issue de la présidentielle 2020 (44)

22637

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Alors que la place de l'Indépendance à Minsk accueille ce 16 août près de 50.000 personnes en soutien à Alexandre Loukachenko, selon ses estimations, des opposants se rassemblent également dans la capitale biélorusse. Voici le déroulé des événements de ce dimanche à Minsk.

Un rassemblement pro-gouvernemental en soutien à Alexandre Loukachenko se déroule ce dimanche 16 août dans le centre de Minsk. 

 

Avec des drapeaux biélorusses, une foule nombreuse a inondé la place de l'Indépendance. Des unités de police renforcées sont présentes le long du périmètre.

Il s'agit de la première manifestation de soutien à Alexandre Loukachenko depuis sa réélection et le début des protestations contre les résultats de la présidentielle.

Nouveaux messages

  • 16:00

    Le dirigeant biélorusse assure que, si quelqu'un veut «donner» la République, il ne le laissera jamais faire, même après sa «mort»

    «Nous avons construit avec vous, malgré toutes les difficultés, toutes les lacunes, un beau pays. À qui avez-vous décidé de le donner?», s'est adressé le Président à ses concitoyens.

    Il a également commenté les appels à sa démission:

    «Ils me crient: "Va-t'en!" Pas de problème! Mais ils vont nous tuer et nous étriller, nous et nos enfants! Souvenez-vous de cela», a-t-il poursuivi.

  • 15:50

    Si les Biélorusses veulent des réformes, les autorités les lanceront dès demain, selon le chef de l'État

    «Je veux vous demander ceci: que voulez-vous maintenant? Voulez-vous de la liberté? Dites-moi, de quel genre? Voulez-vous des changements? De quel type, qu'est-ce que nous allons changer? Voulez-vous des réformes? Dites-moi lesquelles, nous commencerons demain», a-t-il lancé.

    Le rassemblement de soutien à Alexandre Loukachenko à Minsk, le 16 août 2020

    © Sputnik . Viktor Tolochko

  • 15:36

    Selon Loukachenko, l'opposition est dirigée depuis l'étranger

    «[Les opposants] sont dirigés par des étrangers, des marionnettistes. Ils croient que nos frontières occidentales sont ici, près de Minsk, comme en 1939, et pas près de Brest», a déclaré le Président devant près de 70.000 partisans.

    Des manifestations à Minsk

    Le ministre biélorusse de l'Intérieur accuse l’étranger de financer les manifestants dans le pays

    Face à des grèves et des manifestations qui persistent en Biélorussie depuis la présidentielle du 9 août remportée par Alexandre Loukachenko, le ministre biélorusse de l'Intérieur a accusé l’étranger de financer les protestations. Selon lui, les hommes sont payés environ 10 euros et les femmes environ 20 euros.

    EN SAVOIR PLUS
  • 15:29

    Des manifestants sont sortis ce 16 août pour protester contre les autorités biélorusses aux alentours de la stèle de Minsk ville-héros, un monument de guerre dans la capitale biélorusse

  • 15:22

    Le ministère biélorusse de l'Intérieur a mis en garde contre toute action non-autorisée pouvant entraîner des morts et des blessés.

    Youri Karaïev, ministre biélorusse de l'Intérieur, a évoqué ainsi la tragédie de Niamiha de 1999, une bousculade massive dans un passage souterrain menant à la station Niamiha de la capitale biélorusse. Celle-ci avait emporté la vie de 53 personnes.

  • 15:18

    D'après le Président biélorusse, les nouvelles élections voulues par les opposants «renverseront» la République.

  • 15:09

    Les Présidents russe et biélorusse se sont entretenus par téléphone pour la deuxième fois en 24 heures sur la situation en Biélorussie.

    Loukachenko et Poutine

    Poutine et Loukachenko se sont de nouveau entretenus par téléphone sur la situation en Biélorussie

    Lors d'un deuxième entretien en l'espace de 24 heures avec son homologue biélorusse, Vladimir Poutine a réaffirmé que la Russie aidera la Biélorussie en cas de nécessité, indique le service de presse du Kremlin. Les deux chefs d’État ont discuté de la situation tendue dans le pays, ainsi que de la pression exercée sur Minsk depuis l’étranger.

    EN SAVOIR PLUS
  • 14:59

    Plus de 70.000 personnes sont venues soutenir le Président biélorusse à Minsk près du siège du gouvernement sur la place de l'Indépendance, selon l'agence d'État Belta.

    Le rassemblement de soutien à Alexandre Loukachenko à Minsk, le 16 août 2020

    © Sputnik . Viktor Tolochko

  • 14:42

    Alexandre Loukachenko: «Je ne laisserai jamais tomber notre État»

    Sur la place de l'Indépendance où se tient le rassemblement, Alexandre Loukachenko a remercié ses partisans dans toutes les régions biélorusses.

    «Regardez autour de vous: des chars, des avions décollant à 15 minutes de nos frontières. Et ce n'est pas en vain! Les troupes de l'Otan claquent les chenilles à nos portes. Le renforcement de la force militaire est en cours près des frontières occidentales», a déclaré M.Loukachenko.

  • 14:08

    Dans le même temps, des opposants se rassemblent actuellement pour une action de protestation dans le centre de la capitale, selon un correspondant de Sputnik

  • 14:06

    Le Président biélorusse a évalué le nombre de personnes qui se sont rassemblées pour le soutenir ce 16 août à Minsk à 50.000

https://fr.sputniknews.com/international/202008161044263652-plusieurs-milliers-de-personnes-rassemblees-a-minsk-en-soutien-a-loukachenko-le-president-arrive/


 

Dans EUROPE

BELARUS - UNE REVOLUTION DE COULEURS D'UNE AUTRE NUANCE?

Par Le 15/08/2020

Bélarus – Une révolution de couleurs d’une autre nuance?

Géopolitique : Une zone tampon entre la Russie et l'OTAN

Par Peter Koenig

Mondialisation.ca, 14 août 2020

Région : 

Thème: 

Le Bélarus dans la tourmente, après une élection où le président sortant Alexandre Loukachenko – 25 ans déjà au pouvoir (en fonction depuis 1994) – l’a emporté avec 80% des voix. C’est ce que disent les statistiques officielles et les médias. Vrai ou faux ? Est-ce que cela a de l’importance ? – La marge est suffisamment importante pour ne pas être contestée ou remise en question par les « recompteurs ». Alors, les gens descendent dans la rue. La première réaction de la police contre les manifestants est violente.

Washington réprimande la Biélorussie [Bélarus]- pour calmer la violence policière – à la base pour protéger les manifestants. La réaction générale de l’Occident face à l’élection est négative. Ils affirment unilatéralement, que « les élections étaient injustes et truquées ». Cela pourrait être vrai ou faux.

L’Occident critique depuis des années le comportement de Loukachenko en ce qui concerne les droits de l’homme. N’est-ce pas un peu ironique ? Chaque fois que l’Occident émet une critique pour laquelle il n’a pas de réel motif, il se plaint de « violations des droits de l’homme ». C’est un peu le cas de tout le monde. La Russie, la Chine et tous ceux qui sont associés à ces deux pays diaboliques ont un bilan horrible en matière de droits de l’homme. Ce n’est pas vraiment une question de substance que l’Occident met en avant, ou si c’est le cas, , c’est parce qu’ils inventent la  » teneur  » de ces droits humains. La Chine en est un bon exemple.

Juste en passant – quelqu’un a-t-il jamais remis en question ou même critiqué le bilan de l’Occident en matière de droits de l’homme ? Pensons simplement à toutes les guerres et « sanctions » initiées par l’Occident au Moyen-Orient – Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, Palestine par procuration, Israël, Somalie ; aux agressions contre l’Iran, le Liban ; au fait de priver le Venezuela, Cuba et la Corée du Nord de médicaments essentiels, de nourriture – et de pièces détachées qui pourraient faire fonctionner leur économie – sans parler des calomnies, des sanctions et des agressions contre la Chine et la Russie. Personne en Occident n’ose dire « stop ». Les médias contrôlés par les Anglo-Étasuniens se taisent. – Où sont les véritables auteurs de violations des droits de l’homme, dans des proportions gigantesques, plus graves que celles de la Russie, de la Chine et du reste du monde réunis ? – Il y a de quoi alimenter la réflexion.

Revenons à la Biélorussie. La Biélorussie est aussi un « allié » de la Russie. Ou, disons, d’une autre manière : La Biélorussie est une zone tampon entre la Russie et l’OTAN. L’alliance du Bélarus avec la Russie est donc importante. Il est également important pour l’Occident de rompre cette alliance. Pour se rapprocher des portes du Kremlin.

Et c’est précisément ce qui se passe. 

Le fait est que Pompeo est allé voir Loukachenko au début de l’année 2020 en lui serrant la main, en lui souriant et en lui promettant son amitié – et lui offrir sa politique « d’aide à la démocratie ». Malgré la critique des droits de l’homme, la plupart des sanctions occidentales ont été levées à l’encontre du Bélarus, car Loukachenko a libéré certains prisonniers politiques. Le discours de Pompeo affirme que Washington soutient l’indépendance de la Biélorussie, alors qu’ils sont conscients des liens étroits de Minsk avec la Russie.

Pompeo a déclaré (une citation de Reuters) : « Il y a une longue histoire avec la Russie. Il ne s’agit pas de nous choisir entre les deux. Nous voulons être ici« . Comme c’est sage. Le « choix » se fera par un bras de fer de Washington, ou pire, si nécessaire.

Par pure coïncidence, lorsque la Russie et le Bélarus ont eu un désaccord à propos des livraisons de pétrole et la prolongation du contrat fin 2019 et début 2020, Washington a immédiatement proposé des approvisionnements alternatifs. Pompeo a dit également ceci:

« Les États-Unis veulent aider la Biélorussie à développer son indépendance. Nos producteurs d’énergie sont prêts à livrer 100% du pétrole dont vous avez besoin à des prix compétitifs ». – Et, « Votre nation ne devrait pas être forcée de dépendre d’un seul partenaire pour votre prospérité ou votre sécurité. »

Mais un accord de contrat pétrolier a été conclu avec Moscou, et les livraisons ont repris le 4 janvier 2020.

En prévision de la visite de Pompeo à Minsk au début de l’année, l’administration Trump a laissé entendre que « ,[Le Bélarus] vit une époque de grande rivalité entre puissances et c’est une opportunité d’exercer davantage d’influence [dans la région].« 

Et voilà. Les élections sont souvent des moments stratégiques pour frapper un pays quand vous voulez le dominer. Qui sait si les États-Unis ont été derrière les résultats des élections, directement ou par procuration – les manipulant, sachant très bien que la popularité de Loukachenko est tombée à un niveau très bas. Loukachenko a dirigé son pays comme un État policier. Une nouvelle victoire de Loukachenko pourrait (et devrait – comme le souhaite l’Occident) provoquer des révoltes sociales – qui, comme dans d’autres endroits du monde – comme actuellement à Hong Kong, pour ne citer qu’un seul cas – peuvent être provoqués par Washington et ses larbins et se prolonger aussi longtemps qu’il faudra pour provoquer un changement de régime – ce dont Washington ne cesse de rêver en ce qui concerne la Biélorussie.

Le Bélarus n’a pas de ressources naturelles à mettre en valeur et le pays dépend ainsi économiquement de la Russie. Par ailleurs sa situation géographique stratégique est une zone tampon pour la Russie La Russie n’a jamais cessé d’aider économiquement le Bélarus. Il est très peu probable que la Russie intervienne dans les élections du Bélarus, malgré ce que dit Washington sur l’ingérence politique et électorale de la Russie. Ce n’est pas le style de la Russie, mais c’est clairement le style de Washington d’intervenir dans les élections dans le monde entier. Il n’y a pas eu une seule élection « libre » – « libre » signifiant sans ingérence, directe ou indirecte, des États-Unis, au cours des dernières décennies dans le monde. Pas une seule.

Contrairement à l’Ukraine, en Biélorussie, il n’y a pas eu d’intervention apparente de l’UE et du FMI (jusqu’à présent). Seuls les États-Unis ont été visibles lors la visite de Pompeo à Minsk le 1er février 2020. Mais nous ne savons vraiment pas ce qui s’est passé derrière les coulisses, quels accords ont été signés « verbalement ».

Cependant, quels que soient l’implication des secrets derrière la visite de Pompeo, cela ressemble à une nouvelle sorte de révolution de couleurs en préparation. Une révolution dont les instigateurs ne sont pas visiblement Washington et/ou leurs alliés contrôlés par l’OTAN, l’Union européenne. Mais plutôt une « tierce partie », proche alliée des Etats-Unis, dont la survie dépend des Etats-Unis, comme l’Ukraine. Il est possible que l’Ukraine, dirigée par Washington, ait infiltré ses services de renseignement et autres fauteurs de troubles (peut-être avec des passeports russes) en Biélorussie, principalement à Minsk, avant les élections, pour orchestrer la victoire écrasante de Loukachenko, ainsi que les troubles civils qui ont suivi – et qui, à ce jour, ne se sont pas atténués.

Ce n’est peut-être pas une coïncidence si la seule véritable adversaire de Loukachenko, Svetlana Tikhanovskaya (qui n’a obtenu que 10 % des voix) s’est enfuie en Lituanie, où elle était « en sécurité », comme l’a déclaré le ministre lituanien des affaires étrangères.

Les Etats-Unis condamnent officiellement la brutalité policière de Loukachenko, mais en secret, ils veulent que Loukachenko reste au pouvoir, jusqu’au moment approprié, lorsque le contrôle sera suffisamment avancé, comme ce fut le cas avec l’Ukraine. En attendant, ils pourraient préparer Svetlana à prendre la relève de Loukachenko – quand le temps sera venu de créer une autre « Maidan » – à la mode biélorusse.

Le président Poutine en est sans doute conscient – et probablement d’autres scénarios sont possibles. Tirant les leçons de l’expérience ukrainienne, il pourrait choisir de « remplacer » Loukachenko avant qu’il ne soit trop tard. Car si la Biélorussie tombe – et avec l’Ukraine à la porte sud, Moscou serait en réel danger.

Peter Koenig

Article original en anglais :

Belarus – A Color Revolution of a Different Shade?

Traduit par Maya pour Mondialisation

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Peter Koenig est économiste et analyste géopolitique. Il est également spécialiste des ressources en eau et de l’environnement. Il a travaillé pendant plus de 30 ans à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé dans le monde entier dans les domaines de l’environnement et de l’eau. Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, New Eastern Outlook (NEO), RT, Countercurrents, Sputnik, PressTV, The 21st Century, Greanville Post, Defend Democracy Press, The Saker Blog, et d’autres sites Internet. Il est l’auteur de Implosion – Un thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la cupidité des entreprises – une fiction basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale dans le monde entier. Il est également co-auteur de The World Order and Revolution ! – Essais de la Résistance. Il est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Peter Koenig, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/belarus-une-revolution-de-couleurs-dune-autre-nuance/5648321


 

Dans EUROPE

ELECTIONS AU BELARUS

Par Le 10/08/2020

  

http://comaguer.over-blog.com

Bulletin n° 408– 9 Aout 2020

 

ELECTIONS AU BELARUS

 

En ce jour d’élections présidentielles au Belarus Comaguer apporte quelques éléments de comprehension sur l’agitation  qui entoure cette election. Bien que le texte traduit et publié par le bimestrial “Nouvelles d’URSS” (aujourd’hui disparu suite au décés de son fondateur Jacques Lejeune) remonte à presque dix ans il éclaire les rapports compliqués entre le petit Belarus soucieux de maintenir les acquis de la société socialiste, désireux de s’intégrer dans une fédération avec la Russie. Il se peut que le mépris de la direction russe pour le Belarus et son president soit aujourd’hui moindre que du temps de la présidence Medvedev (qui fut aussi president de Gazprom) mais la demission de celui-ci de son poste de premier ministre n’a pas encore suffisemment affaibli le camp des pro-occidentaux moscovites pour que la question de l’Union du Belarus et de la Russie soit à nouveau remise sèrieusement à l’étude.

Pourtant au moment où les Etats-Unis installent massivement  leurs troupes  en Pologne à la frontiere occidentale du Belarus cette question qui  revêt pour Moscou  une importance stratégique sur laquelle Lukashenko mettait déja  le doigt en 2010 prend maintenant un caractère d’urgence

 

***

 

Extrait de “ Nouvelles d'U.R.S.S. no 1 07, janvier-février 201 1”

 

 

 

Extraits  de  l'intervention    de  A .G. Loukachenko (novembre 2010)

 

«Si, effectivement, l'espace informationnel de la Russie était auparavant tout simplement verrouillé pour l'information sur la Biélorussie, à présent par contre s'y déverse malheureusement, dans un but bien défini, tout un torrent de bobards malhonnêtes, de désinformations et d'absurdités non déguisées. Et le but des initiateurs de cette campagne est clair: persuader les gens de l'espace allant de Kaliningrad à Vladivostok: que les Biélorusses sont des ennemis ou peu s'en faut. Que leur Président est un voleur, un tueur, un traître , tandis que la Biélorussie est elle-même une éternelle écornifleuse de .la Russie,»

 

 

«On voit clairement au son des mirlitons de qui ils dansent et qui commande la musique . Tout ce qui se passe aujourd'hui autour de la Biélorus­sie est un coup monté par une poigné de politi­ciens”

 

«La NTV (télévision nationale russe; -N.d.T.) est de fait une chaîne gazpromienne. Et toutes ses saletés sont financées par Gazprom ".Gazprom " est une compagnie d'État, Qui en tient le gouvernail et qui y assure le commandement, vous le savez  aussi .»

 

 

 

«Comment est-ce que je me comporte face au fait que ce sont eux,l’opposition biélorusse , qui émettent sur les ondes de Russie? .• Je suis étonné par la position de votre Direction. Peut-être ignorent-ils beau­coup de choses? Ou cela ne les intéresse-t-il pas beaucoup? Eux , en Russie .même, ne s'intéressent pas beaucoup à ce qui se passe là-bas, très loin, au-delà de l'Oural, loin du périphérique de Mos­cou. Le plus terri ble est qu'ils se sont arrogé le droit d'émettre à l'intention de gens qui ne peuvent pas sentir la Russie. Ce sont ces gens qui, hier comme  aujourd'hui, perçoivent des subventions en Europe occidentale et en Amérique.

 

Mais aujourd'hui, ils trouvent aussi un bailleur de fonds en Russie avec  le  business  russe. Nous  savons qui paie cet argent. Récemment, nous avons  mis la main sur  un  courrier      qui,  en violation  des  lois,    transportait 200 000 dollars de l'autre côté de la frontière . Des repaires ont été aménagés en Lituanie, en Pologne  et  en  Allemagne . Et c'est  de  là    que l'argent passe de Russie en Biélorussie. Directement  à  travers     la  frontier  russe-biélorusse.»

 

«La Russie veut réunir les terres, comme l'on dit chez nous, autour d'elle. Elle veut rassembler les Etats et les peuples. Mais, hélas, cela ne s'est pas fait. Au lieu de  cela , pour créer une Union douanière , il nous faudrait tout simplement créer l'Union. Parce que, quoi qu'il en soit, le projet d’etat fédéral serait une grande avancée. Et  il  serait alors logique  d'y faire participer le Kazakhstan et d'autres États , ce à quoi nous avions déjà tra­vaillé et à quoi nous étions parvenus. Eh bien non. On ne sait pourquoi ce projet a déplu à la Russie. et à sa Direction . Au lieu  d'avancer  sur la voie déjà aplanie, en nous basant sur ce que nous avions déjà obtenu dans l'Union de la Biélorussie avec la Russie et y faire participer d'autres États, rendre notre Union plus attrayante, nous nous sommes occupés d'autre chose .         C'est ainsi qu'est apparu, entre autre, l'Union douanière.

 

Qu'en avons-nous obtenu? L' économie du Kazakhsatn et de la Russie diffère de façon frap­pante de l'économie   biélorusse. Le Kazakhstan regorge de ressources énergétiques. La Russie en a regorgé. Nous, nous n'en avons pas. Nous sommes très dépendants du Kazakhstan et de la Russie.

 

Notre économie est diversifiée. Notre secteur éco­nomique est d'un intérêt pratique : agriculture, industrie, transports, télécommunications, voies de communication . Mais nous dépendons naturellement de notre approvisionnement en matières premières. Et la façon dont nos partenaires se com­portent en ce sens est très importante pour nous. ; Et c'est précisément cela que je craignais il y a un an ou un peu plus lorsque nous sommes allés à l'Union douanière et j'en ai alors parlé publiquement au gouvernement. Il est apparu que ce que je craignais est arrivé. Ils nous ont augmenté les_ prix du gaz naturel 5 fois de suite, sortant ainsi du traité correspondant.    Ensuite, ils nous ont introduit une taxe sur le pétrole. Ensuite, sur les produits pétroliers blancs: gasoil, essence , kérosène, etc. Bref, ils ont agi comme s'ils avaient affaire à  l'ennemi le plus acharné de la Russie. Aussi jugez vous-mêmes de ce que nous avons reçu à  ce jour de l'Union douanière. En fait, nous avons été trompés . Il en fut souvent ainsi dans nos relations avec la Fédération de Russie . La Russie bloque les livraisons de notre production . Vous   vous   souvenez   sans   doute   de cela  et la “guerre du sucre “, et la “ guerre du lait”.  Vous savez comment ces leviers ont été actionnés. Sans même parler de cette commande d'­ Etat passée par la Russie où il a été dit de –“ne pas laisser passer” les Biélorusses .»

 

«Et quant Poutine, le gouvernement de Russie, a introduit des limitations, de ne pas nous lais­ser passer, de ne pas nous accorder de crédits. Bref,       ils nous    ont interdit le marché de Russie, je dis: - Qu'est-ce  que  vous faites? Qu'est-ce qui vous prend? N'avez-vous pas  assez  de  chômeurs? Vous en ajoutez encore 15 miliions .Mais nous avons patienté. Nous  nous  sommes    diversifies et  avons cherché d'autres marchés pour commercer .    Et le Venezuela est apparu, ce pour quoi on nous a critiqué, et l'Iran. Mais si notre grand frère, notre allié, notre Russie, s'est fermé à nous, alors même que nous  nous   dressions sur   la   pointe des pieds, tentant de vendre  notre  production de toute manière, souvenez-vous, ils ont commencé à nous ferner la frontière: pour le lait, pour la viande et pour le sucre. À l'initiative de qui? De vos oligarques qui ont scindé l'économie et disent qu’    ils ne prendront pas le  sucre biélorusse. Et pourquoi ne le  prennent -ils pas? Parce qu'il est meilleur marché . Alors vendez-le vous aussi meilleur mar·ché . Mais non, la bourse des oligarques qui s'occupent du business sucrier serait plate. Mais nous savions que nous devions proposer, et à la Russie, et aux autres, une marchandise de qualité, c'est pourquoi nous avons modernisé nos quatre  sucreries,  nous  en  avons  fait  des  bijoux .

 

Eh bien non, il existe encore à présent des quotas, même lorsque le sucre manque aujourd'hui, ces stupides quotas existent quand même en Russie .  Aussi en achetez-vous quand même presque la moitié au dehors. Pourquoi donc n'y a-t-il pas dans cette moitié trois ou cinq pour cent de sucre biélorusse ? Pour que nous puissions gagner chez vous des roubles de Russie que nous devons ensuite changer en dollars pour payer les ressources énergétiques. Même avec vous nous ne pouvons pas payer en roubles sur toutes les positions. Et vous dites que vous voulez faire du rouble une devise régionale?

  

Et vous ne voulez pas l'accepter chez vous comme moyen de paiement: donnez du dollar ·!Et nous sommes obliges de changer les roubles de Russie gagnés chez vous, en dollars ou en euros, pour payer les marchandises que nous vous achetons·. C’est-à-dire que c'est le ressac sur tous les articles. »   « La sphère de nos intérêts est ici, déclarent les politiciens de Russie. _Et moi je leur demande: Où est la sphère des intérêts de la Biélorussie et du peuple biélorusse? Et est-ce à dire qu'il faille que cela soit aussi le sphère de vos propres intérêts vitaux, importants? Est-ce ce qu'il vous faut lorsque nous défendons réellement vos intérêts ici, parfois plus que vous les vôtre propres en Russie? Vous êtes allé au poste de defense  antiaérienne, ultramoderne, modernisé par nous. La Russie ne nous y a absolument pas aidé. C'est nous qui l'avons modernisé et nous balayons tout l'espace de la Baltique à la mer Noire. Et nous transmettons exactement  tout  cela au Kremlin, en ligne comme l'on dit aujourd'hui. Et là-bas, Mêdvédev peut,  grâce à nous, voir tout ce qui se passe chez lui de la Baltique à  la mer Noire. Avez-vous  besoin aujourd'hui de casser tout cela? Alors cassez-le, mais il sera pratiquement impossible d'y revenir. Qui a  besoin d'une telle politique? »

 

« J'ai rappelé à Medvédev: c'est toi qui est le commandant en chef. Tu dois savoir que tu as ici deux puissantes bases qui travaillent jour et nuit. L'une d'elles pour la prévention précoce·d'une attaque de missiles dans la région de Brest .La seconde guide tous vos sous-marins, y compris nucléaires, dans l'Atlantique et assure leur liaison. Combien nous payez-vous pour cela? Zéro! Et là-bas combien avez-vous payé pour  le bail de la Flotte de la la mer  Noire (Note de la Rédaction : Quarante milliards  de  dollars) . Nous ne vous demandons pas d'argent , mais nous voulons être traités comme des hommes.

 

«Il y a deux jours , l'un de nos ministres est rentré de Russie. Il travaille dans le domaine de l'idéologie. Une personne parmi les gens en vue, qui répond , en lien avec les moyens d'information de masse, s'est approchée de lui. Elle lui a dit: Eh bien, comment  vous  avons-nous maltraités ? C 'est un ordre de Medvédev .» «Parce qu'à chaque bonne occasion il est d'u­sage de tenter, sinon de nous voler, du moins de nous rouler, ou encore de nous maltraiter.

  

« Bien entendu, nous devions reconnaître l'Ossétie  du  Sud  et  l'Abkhazie.  Après tout, nous sommes alliés. Et nous étions prêts à le faire. Mais  nous  avons  rencontré  un politicien occidental. Il est  venu tout spécialement et nous a dit: “Vraiment, vous voulez effectivement recon­naitre l'Ossétie et l'Abkhazie? “Je lui   ai  dit : Qu’est-ce     qui   vous  raidit tellement ?   Ne sommes­ nous pas alliés? . Et il m'expose alors tout le spectre des rapports qui se constituent chez nous avec l'Union européenne     et  l'Amérique .

 

    Ils nous ont menacés. Mais il faut que vous! sachiez que nous commerçons aujourd'hui un peu plus avec l'Union européenne qu'avec la Russie. Ce sont des milliards de dollars qui sont en jeu. Et, quand la Russie nous a mis à la porte de son marché, l’Union européenne n'a pas osé le faire Bien qu’ils nous aient laissé mijoter sur le programme complet et nous aient “arrosés” (ndt :en russe un mauvais traitement ou une attitude méprisante      est qualifié “d’ arrosage”)

  

    Ils nous ont dit: “Oubliez les comptes en euros et en dollars. Alors que devait faire notre Gouvernement? Nous nous sommes mis à penser, à chercher une issue.  J'ai rencontré votre Président à Sotchi. Nous avons examiné le problème.

 

Je lui ai dit: voilà les conséquences. Nous les avons comptées . Êtes-vous prêt, Monsieur le Président, cher ami Dmitri Anatolyévitch, à partager ces conséquences avec nous? Êtes-vous prêt à donner un coup de main? Il m'a répondu textuellement: “Alexandre Grigoryévitch, ne  marchandons pas voulez-vous. Ceci est une chose et cela en est une autre “ Et je lui ai dit: “Merci bien. L'incident est clos. Si pour vous ceci est une chose et que cela en est une autre, notre entretien d'a plus de raison d’être. Comprenez    vous?” Il était à mille lieues de ces problèmes .

  

Que signifie clore les comptes en dollars et en euros? Cela signifie que toute notre économie s'effondrerait. Nous ne pourrions plus rien vendre. Tout serait bouché . Mais la Russie n'é­tait pas prête à donner un coup de main. Alors que, finalement, elle nous l.'avait promis. C’est pourquoi notre entretien s'est terminé là-dessus. Mais peut-être que la Russie n'a nul besoin que nous reconnaissions l'Ossétie et l'Abkhazie? Peut-être a-t-elle besoin d'un prétexte pour nous faire pencher d'un côté ou de l'autre? » «  Voilà ce qu'il faut marteler, qu'il  faut se battre jusqu'à la fin victorieuse. C’est l’affaire de la Direction de la Russie.»

  

«Nous ne vous avons fermé nulle part les possibilités de venir ici et d'y investir Mais nous ne donnerons rien gratuitement. J'ai dit une fois dans un moment de colère à votre Direction que si j'étais vraiment sûr que si nous vendions un; meilleur marché et que la différence tombe dans les poches de Russes ordinaires, je prendrais le risque. Mais ceux qui viennent chez nous à la recherche de ce genre d'actifs, ce sont les milliar­daires. Pourquoi devrais-je augmenter leur fortune au détriment de la propriété du Bélarus? »  

 

«Quel est le pri·x du marché ici (le prix du gaz établi par «Gazprom» pour la Biélorussie;)? On vient chez nous et l'on nous dit: le prix sera celui-là. Nous, nous disons,, eh bien non, ce n'est pas normal. Nous pou­vons en produire une masse de preuves. Dont les prix pratiqués en Europe. Et nous posons la question: pourquoi chez nous la rentabilité de Gazprom  est-elle plus élevée en Biélorussie qu'en Allemagne? Qu'est-ce qui nous a mérité cela? Pas de réponse. C'est une pratique monopolistique ..Voilà pour le premièrement. Secondement, admettons que nous exigeons des prix qui soient peu élevés par rapport à ceux du marché ou tout au moins pas majorés au maximum. Mais donc, nous rendons nous aussi des services gratuitement . Comme vous avez pu le voir, 1 600  de vos installations militaires\ sont accompagnées par notre D.C.A. de la Baltique j à la mer Noire . Combien cela vous coûte-t-il?       

  

C’est pourtant la sécurité de votre Etat. Vous ne nous payez pas un seul kopek pour cela . Pour les, bases, , vous ne payez pas comme vous payez à l'Ukraine pour Sébastopol 40 milliards  de dollars. D'une façon générale, je ne veux comparer la Biélorussie avec aucun autre pays.

 

Dans EUROPE

265 ORGANISATIONS APPELLENT L'UE ET LES ETATS-MEMBRES A REJETER L'ACCORD UE-MERCOSUR

Par Le 29/06/2020

Présidence allemande de l'UE & Accord UE-Mercosur

 
 
265 organisations appellent l’UE
et les Etats-membres à rejeter l’Accord UE-Mercosur
 
 

L’Allemagne, qui prend la présidence de l’UE ce 1er juillet pour 6 mois, a fait de la finalisation et de la ratification de l’accord de commerce UE-Mercosur une priorité de sa présidence. Raison pour laquelle plus de 260 organisations de la société civile, dont une vingtaine organisations françaises (Attac France, Aitec, Amis de la Terre, France Nature Environnement, Sherpa, Confédération paysanne, Ligue des Droits de l’Homme etc), appellent Angela Merkel et l’ensemble des États-membres de l’UE à rejeter cet accord annoncé comme conclu en juin 2019. Depuis un an, la Commission finalise et révise le texte de l’accord dans la plus grande opacité afin de le soumettre à signature et ratification. Cet accord est pourtant fortement controversé : après les Parlements autrichien et wallon, c’est le Parlement hollandais qui a voté une résolution demandant au gouvernement de retirer son soutien à cet accord. En France, après s’être félicité d’un tel accord, Emmanuel Macron a publiquement retiré son soutien en marge du G7 en août 2019, alors que les feux de forêt en Amazonie scandalisaient l’opinion publique mondiale.

 

Mais depuis, Emmanuel Macron n’a pas semblé décidé à empêcher que cet accord voit le jour. Ses ministres ont précisé qu’il s’agissait d’une opposition à l’accord "en l’état", laissant penser qu’une modification à la marge pourrait les faire changer d’avis. Et aucune initiative publique n’a été prise pour que l’accord soit abandonné. Bolsonaro ou pas, feux de forêts ou pas, cet accord UE-Mercosur vise à approfondir une globalisation économique qui fait de l’intérêt des multinationales (ouverture des marchés etc.), notamment celles de l’agro-business et de l’automobile, un objectif supérieur à la protection de la planète, aux droits sociaux et droits des populations.

 

A l’heure où l’opinion publique a basculé – 90% des sondés appellent à la relocalisation des activités – cette lettre explique à nouveau pourquoi l’accord UE-Mercosur ne peut être accepté et exige d’Emmanuel Macron et des autres chefs d'Etat de l'UE qu’ils rejettent l’accord UE-Mercosur sans condition. En s’appuyant sur les votes autrichiens, hollandais et wallons, E. Macron devrait notamment construire une minorité de blocage au sein du Conseil européen pour empêcher ce projet d’accord d’aller plus loin.

 

Pour aller plus loin :

lettre en français en .pdf avec la liste des 265 organisations signataires

- le texte est également disponible en anglaisespagnol et italien

- des illustrations pour les réseaux sociaux sont disponibles via cette page ;

source : Collectif stop tafta

 

Dans EUROPE

ANDRE VLTCHEK : COMMENT NOUS AVONS VENDU L'UNION SOVIÉTIQUE ET LA TCHÉCOSLOVAQUIE POUR DES SACS DE COURSES EN PLASTIQUE

Par Le 27/06/2020

Comment nous avons vendu l’Union soviétique et la Tchécoslovaquie pour des sacs de courses en plastique

Par Andre Vltchek

Mondialisation.ca, 26 juin 2020

China Daily 19 juin 2020

Région : 

Thème: 

Ça fait des mois que j’ai envie de partager une histoire avec les jeunes lecteurs de Hong Kong. Aujourd’hui, il semble que ce soit le moment le plus approprié alors que la bataille idéologique entre l’Occident et la Chine fait rage et que, par conséquent, Hong Kong et le monde entier en souffrent.

Je tiens à dire que rien de tout cela n’est nouveau, que l’Occident a déjà déstabilisé tant de pays et de territoires, a fait subir un lavage de cerveau à des dizaines de millions de jeunes.

Je le sais, parce que dans le passé, j’étais l’un d’entre eux. Si je ne l’étais pas, il serait impossible de comprendre ce qui se passe actuellement à Hong Kong.

Je suis né à Leningrad, une belle ville de l’Union soviétique. Aujourd’hui, elle s’appelle Saint-Pétersbourg, et le pays est la Russie. Maman est moitié russe, moitié chinoise, artiste et architecte. Mon enfance a été partagée entre Leningrad et Pilsen, une ville industrielle connue pour sa bière, à l’extrémité occidentale de ce qui était autrefois la Tchécoslovaquie. Mon père était un scientifique nucléaire.

Les deux villes étaient différentes. Toutes deux représentaient quelque chose d’essentiel dans la planification communiste, un système que les propagandistes occidentaux vous ont appris à haïr.

Leningrad est l’une des villes les plus étonnantes du monde, avec certains des plus grands musées, des théâtres d’opéra et de ballet, des espaces publics. Autrefois, c’était la capitale de la Russie.

Plzen est minuscule, avec seulement 180 000 habitants. Mais quand j’étais enfant, elle comptait plusieurs excellentes bibliothèques, des cinémas d’art et d’essai, un opéra, des théâtres d’avant-garde, des galeries d’art, un zoo de recherche, avec des choses qui ne pouvaient pas être, comme je l’ai réalisé plus tard ( lorsqu’il était trop tard), trouvées même dans les villes américaines d’un million d’habitants.

Les deux villes, une grande et une petite, disposaient d’excellents transports publics, de vastes parcs et de forêts à sa périphérie, ainsi que d’élégants cafés. Pilsen disposait d’innombrables installations de tennis, de stades de football, et même de terrains de badminton, gratuits.

La vie était belle, elle avait un sens. Elle était riche. Pas riche en termes d’argent, mais riche sur le plan culturel, intellectuel et de la santé. Être jeune était amusant, avec des connaissances gratuites et facilement accessibles, avec la culture à tous les coins de rue, et des sports pour tous. Le rythme était lent : il y avait beaucoup de temps pour réfléchir, apprendre, analyser.

Mais c’était aussi l’apogée de la guerre froide.

Nous étions jeunes, rebelles et faciles à manipuler. Nous n’étions jamais satisfaits de ce qu’on nous donnait. Nous prenions tout pour acquis. La nuit, nous étions collés à nos récepteurs radio, écoutant la BBC, Voice of America, Radio Free Europe et d’autres services de diffusion visant à discréditer le socialisme et tous les pays qui luttaient contre l’impérialisme occidental.

Les conglomérats industriels socialistes tchèques construisaient, en solidarité, des usines entières, de l’acier aux sucreries, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique. Mais nous n’y voyions aucune gloire, car les organes de propagande occidentaux ridiculisaient tout simplement de telles entreprises.

Nos cinémas montraient des chefs-d’œuvre du cinéma italien, français, soviétique, japonais. Mais on nous a dit d’exiger de la camelote en provenance des États-Unis.

L’offre musicale était excellente, du direct à l’enregistrement. En fait, presque toute la musique était disponible, bien qu’avec un certain retard, dans les magasins locaux ou même sur scène. Ce qui n’était pas vendu dans nos magasins était de la camelote nihiliste. Mais c’était précisément ce qu’on nous disait de désirer. Et nous l’avons désiré, et nous l’avons copié avec un respect religieux, sur nos magnétophones. Si quelque chose n’était pas disponible, les médias occidentaux criaient que c’était une violation flagrante de la liberté d’expression.

Ils savaient, et ils savent encore aujourd’hui, comment manipuler les jeunes cerveaux.

À un moment donné, nous nous sommes transformés en jeunes pessimistes, critiquant tout dans nos pays, sans comparaison, sans même un tout petit peu d’objectivité.

Cela vous semble familier ?

On nous disait, et nous le répétions : tout était mauvais en Union soviétique ou en Tchécoslovaquie. Tout à l’Ouest était génial. Oui, c’était comme une religion fondamentaliste ou une folie de masse. Presque personne n’était à l’abri. En fait, nous étions infectés, nous étions malades, transformés en idiots.

Nous utilisions les installations publiques, socialistes, des bibliothèques aux théâtres, en passant par les cafés subventionnés, pour glorifier l’Occident et salir nos propres nations. C’est ainsi que nous avons été endoctrinés, par les stations de radio et de télévision occidentales, et par des publications introduites clandestinement dans les pays.

À cette époque, les sacs à provisions en plastique de l’Occident sont devenus les symboles du statut social ! Vous savez, ces sacs que l’on trouve dans certains supermarchés ou grands magasins bon marché.

Quand j’y pense, quelques décennies plus tard, j’ai du mal à y croire : de jeunes garçons et filles éduqués, marchant fièrement dans les rues, exhibant des sacs à provisions en plastique bon marché, pour lesquels ils ont payé une somme d’argent importante. Parce qu’ils venaient de l’Ouest. Parce qu’ils symbolisaient le consumérisme ! Parce qu’on nous disait que le consumérisme est bon.

On nous disait que nous devions désirer la liberté. Une liberté à l’occidentale.

On nous disait qu’il fallait « lutter pour la liberté ».

À bien des égards, nous étions beaucoup plus libres que l’Occident. Je m’en suis rendu compte quand je suis arrivé à New York et que j’ai vu à quel point les enfants de mon âge étaient mal éduqués, à quel point leur connaissance du monde était superficielle. Comme il y avait peu de culture dans les villes nord-américaines de taille moyenne.

Nous voulions, nous exigions des jeans de marque. Au centre de nos disques, nous désirions des labels de musique occidentale. Il ne s’agissait pas de l’essence ou du message. C’était la forme qui primait sur le fond.

Notre nourriture était plus savoureuse, produite de manière écologique. Mais nous voulions des emballages occidentaux colorés. Nous exigions des produits chimiques.

Nous étions constamment en colère, agités, conflictuels. Nous mettions nos familles en colère.

Nous étions jeunes, mais nous nous sentions vieux.

J’ai publié mon premier recueil de poésie, puis je suis parti, j’ai claqué la porte derrière moi, je suis allé à New York.

Et peu après, je me suis rendu compte que j’avais été dupé !

Voici une version très simplifiée de mon histoire. L’espace est limité.

Mais je suis heureux de pouvoir la partager avec mes lecteurs de Hong Kong, et bien sûr, avec mes jeunes lecteurs de toute la Chine.

Deux merveilleux pays qui étaient ma maison ont été trahis, littéralement vendus pour rien, pour des paires de jeans de marque et des sacs de courses en plastique.

L’Occident a fait la fête ! Des mois après l’effondrement du système socialiste, les deux pays ont littéralement été dépouillés de tout par les entreprises occidentales. Les gens ont perdu leur maison et leur emploi, et l’internationalisme a été découragé. De fières entreprises socialistes ont été privatisées et, dans de nombreux cas, liquidées. Les théâtres et les cinémas d’art et d’essai ont été transformés en marchés de vêtements d’occasion bon marché.

En Russie, l’espérance de vie est tombée au niveau de celle des pays africains subsahariens.

La Tchécoslovaquie a été divisée en deux parties.

Aujourd’hui, des décennies plus tard, la Russie et la Tchécoslovaquie sont à nouveau riches. La Russie possède de nombreux éléments d’un système socialiste à planification centrale.

Mais mes deux pays me manquent, tels qu’ils étaient autrefois, et tous les sondages montrent qu’ils manquent aussi à la majorité des gens qui y vivent. Je me sens également coupable, jour et nuit, de m’être laissé endoctriner, manipuler et, d’une certaine manière, d’avoir trahi.

Après avoir vu le monde, je comprends que ce qui est arrivé à l’Union soviétique et à la Tchécoslovaquie est également arrivé à de nombreuses autres régions du monde.

Et en ce moment, l’Occident vise la Chine, en utilisant Hong Kong.

Chaque fois que je me rends en Chine, chaque fois que je me rends à Hong Kong, je ne cesse de répéter : s’il vous plaît, ne suivez pas notre terrible exemple. Défendez votre nation ! Ne la vendez pas, métaphoriquement, pour quelques sales sacs à provisions en plastique. Ne faites pas quelque chose que vous regretteriez pour le reste de votre vie !

André Vltchek

 

Article original en anglais :

How We Sold the Soviet Union and Czechoslovakia for Plastic Shopping Bags

China Daily le 19 juin 2020

Traduction par VD pour le Grand Soir.

La source originale de cet article est China Daily

Copyright © Andre VltchekChina Daily, 2020

https://www.mondialisation.ca/comment-nous-avons-vendu-lunion-sovietique-et-la-tchecoslovaquie-pour-des-sacs-de-courses-en-plastique/5646926


 

Dans EUROPE

CHINE/IRAN : L’ILLÉGITIME UE CHOISIT LE CLASH !

Par Le 20/06/2020

Le Parlement européen appelle l'UE à hausser le ton vis-à-vis de la Chine

Sat Jun 20, 2020 3:41PM

Le Parlement européen a adopté vendredi une résolution demandant à l'Union européenne de traduire la Chine devant la Cour internationale de Justice si Pékin impose à Hong Kong une nouvelle loi de sécurité. ©Reuters

Le Parlement européen a adopté vendredi une résolution demandant à l'Union européenne de traduire la Chine devant la Cour internationale de Justice si Pékin impose à Hong Kong une nouvelle loi de sécurité. ©Reuters

Parallèlement à l’adoption d’un projet de résolution avancé par la troïka européenne (France, Royaume-Uni, Allemagne) contre l'Iran au Conseil des gouverneurs de l'AIEA, les Européens se lancent dans une autre bataille, cette fois contre la Chine, l’allié de l’Iran.

PGAC enterré, l'Iran promet la riposte

PGAC enterré, l'Iran promet la riposte

Tout en condamnant la résolution anti-iranienne de l'AIEA, l'Iran menace de prendre des mesures appropriées en réponse à cette action.

Lire aussi: 

Le Parlement européen a adopté vendredi une résolution demandant à l'Union européenne (UE) de traduire la Chine devant la Cour internationale de Justice de La Haye si Pékin impose à Hong Kong une nouvelle loi de sécurité.

Le Parlement appelle l'UE et ses États membres à envisager, en cas d'application de la nouvelle loi sur la sécurité, à saisir la Cour internationale de Justice, est-il écrit dans la résolution.

Les députés européens invitent aussi les dirigeants à envisager de possibles sanctions économiques contre la Chine.

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont publié mercredi un communiqué commun demandant à Pékin de renoncer à instaurer à Hong Kong une nouvelle loi de sécurité nationale qui serait, selon eux, une entorse au principe un pays, deux systèmes.

Réagissant à l’adoption de la résolution du Parlement européen, le bureau du commissaire du ministère chinois des Affaires étrangères dans la région administrative spéciale de Hong Kong a exprimé samedi sa vive désapprobation et sa ferme opposition aux ingérences dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine par des forces extérieures, a rapporté l’agence d’information chinoise Xinhua.

La Chine a installé ses unités militaires sur la frontière avec Hong Kong

La Chine a installé ses unités militaires sur la frontière avec Hong Kong

Des unités militaires de l’armée chinoise se sont déployées dans la ville portuaire de Shenzhen, un message aux protestataires à Hong Kong.

Dévoilé le mois dernier, ce projet de loi vise à mettre un terme à la sécession, à la subversion, au terrorisme et aux ingérences étrangères dans l'ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997.

Les dirigeants de l'UE et le Premier ministre chinois devraient tenir une vidéoconférence lundi.

Plus tôt, des responsables britanniques ont averti le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies que la décision de la Chine d'appliquer les lois sur la sécurité nationale à Hong Kong pourrait compromettre l'autonomie de la région et violer les droits et les libertés de ses habitants.

L'ambassadeur britannique auprès des Nations Unies à Genève a également déclaré au Conseil des droits de l'homme que la mise en œuvre de ces lois par la Chine était en désaccord avec les engagements de la Chine dans une déclaration conjointe - rédigée entre la Grande-Bretagne et la Chine et enregistrée auprès des Nations Unies.

Les responsables de Pékin voient ces propos comme une ingérence dans les affaires intérieures de leur pays.

http://french.presstv.com/Detail/2020/06/20/627872/Apres-lIran-lUE-sen-prend-a-la-Chine


 

Dans EUROPE

LA COMMISSION ÉLECTORALE DE SERBIE EMPÊCHE LA PARTICIPATION DES COMMUNISTES AUX ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

Par Le 19/06/2020

LA COMMISSION ÉLECTORALE DE SERBIE EMPECHE LA PARTICIPATION DES COMMUNISTES AUX ÉLECTIONS LÉGISLATIVES - DÉCLARATION DU NOUVEAU PARTI COMMUNISTE DE YOUGOSLAVIE (NKPJ)

 Solidarité Internationale PCF SerbieYougoslavieAnticommunisme 0

18 JUIN 2020


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

Le Nouveau Parti communiste de Yougoslavie (NKPJ) et la Ligue de la Jeunesse communiste de Yougoslavie (SKOJ) accusent la Commission électorale de Serbie (RIK) de discrimination après qu'elle ait rejeté notre inscription aux élections législatives prévues pour le 21 juin 2020.

La RIK n'a pas accordé suffisamment de temps à la liste communiste dirigée par Aleksandar Banjanac et Aleksandar Đenić pour remédier à d'éventuels manquements afin de pouvoir se présenter aux élections.

Dans le même temps, revenant sur sa décision, la RIK a finalement autorisé l'enregistrement d'un groupe d'extrême-droite, le Mouvement Levijatan, alors qu'elle lui avait adressé son refus la veille. La RIK avait précédemment décidé que ce groupe ne remplissait pas les conditions requises pour l'inscription aux élections car il n'avait pas soumis le nombre requis de signatures en faveur de ses candidats.

Le NKPJ et la SKOJ constatent qu'il est évident que la RIK a fait preuve de discrimination à l'égard des communistes lors de ces élections, ce qui montre bien que tout le monde peut participer à ces élections, sauf notre liste.

Les représentants du NKPJ et de la SKOJ ont remis le 5 juin à la RIK les signatures recueillies pour la liste "Le socialisme est la seule issue". Le NKPJ et la SKOJ demandent à nos partis communistes et ouvriers frères d'organiser des rassemblements devant les ambassades de Serbie avant le vendredi 19 juin, ou de protester contre la discrimination à l'encontre de notre liste "Le socialisme est la seule issue - NKPJ-SKOJ" auprès de la Commission électorale de la République, par e-mail aux adresses suivantes :  rik@parlament.rs et elections@parlament.rs

La Commission électorale de Serbie empeche la participation des communistes aux élections législatives - Déclaration du Nouveau Parti communiste de Yougoslavie (NKPJ)La Commission électorale de Serbie empeche la participation des communistes aux élections législatives - Déclaration du Nouveau Parti communiste de Yougoslavie (NKPJ)

 http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/06/la-commission-electorale-de-serbie-empeche-la-participation-des-communistes-aux-elections-legislatives-declaration-du-nouveau-parti?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 


 

Dans EUROPE

EUROPE : L'INVASION MILITAIRE US COMMENCE!

Par Le 14/05/2020

Après la Covid-19, les soldats US débarquent…

Wed May 13, 2020 6:10PM

Les forces ennemies, dans un scénario d’entraînement, signalent à leurs collègues soldats à l’aide d’un projecteur, au cours de l’exercice Allied Spirit VIII à Hohenfels, Allemagne, le 29 janvier 2018. ©Stars and Stripes

Les forces ennemies, dans un scénario d’entraînement, signalent à leurs collègues soldats à l’aide d’un projecteur, au cours de l’exercice Allied Spirit VIII à Hohenfels, Allemagne, le 29 janvier 2018. ©Stars and Stripes

L’armée américaine va reprendre un exercice à grande échelle en Europe, mais avec des précautions contre les coronavirus.

Des milliers de soldats américains et polonais participeront à des exercices militaires le mois prochain, marquant la première fois depuis le début de la crise de coronavirus que les troupes américaines se réuniront pour un exercice à grande échelle en Europe.

« Toutes les mesures de précaution seront prises pour assurer la santé et la protection des forces armées participantes et de la population locale », a déclaré mercredi 13 mai le commandement de l’armée américaine en Europe.

Appelé Allied Spirit, l’exercice est en effet une version réduite de Defender Europe-20, une série d’événements qui devait être parmi les plus grands efforts d’entraînement de l’armée sur le continent européen depuis la Guerre froide.

Allied Spirit, qui était initialement prévu pour mai, se tiendra dans la zone d’entraînement de Drawsko Pomorskie en Pologne du 5 au 19 juin.

L'US Navy chassée comme une mouche!

L’US Navy chassée comme une mouche !

Selon les médias vénézuéliens, les forces d’opérations spéciales vénézuéliennes ont non seulement empêché une tentative de coup d’État, mais ont également capturé deux militaires américains.

Environ 6 000 soldats américains et polonais prendront part à l’exercice qui comprendra une opération aéroportée polonaise et une traversée du fleuve.

En mars, le Pentagone a ordonné l’arrêt des déploiements pour Defender Europe 20 en raison de crise de coronavirus. Une grande partie de l’exercice a été annulée y compris une opération impliquant des parachutistes tombant en République de Géorgie et dans les pays baltes.

Selon les chiffres officiels du Pentagone, plus de 8 000 militaires américains ont été contaminés par le coronavirus.

french.presstv.com/Detail/2020/05/13/625266/Europe-Covid-armee-americaine-exercice-Pologne


 

Dans EUROPE

QUI A LIBÉRÉ L'EUROPE DU FASCISME?

Par Le 13/05/2020

 

 

 Imprimer   2020_05_11_quialibereleurope.pdf Mai 2020
CHANTIERS REVUE n°2 - Qui a libéré l'Europe du fascisme?

A l'occasion du 75ème anniversaire du 8 mai 1945

 

Rédigée il y a 26 ans, la réponse à la question de qui a libéré l'Europe reste d'une brûlante actualité en raison d'abord du révisionnisme historique qui veut que ce soient les USA et la Grande Bretagne qui en débarquant en Normandie en juin 1944 aient sauvé l'Europe de la domination nazie. C'est ce mensonge qu'on enseigne à nos enfants et que les médias, « experts », « spécialistes » ne cessent d'inoculer surtout depuis que la direction du PCF s'est social-démocratisée comme aboutissement des travaux pratiques du « programme commun de la gauche » et de la participation à la collaboration de classe aux gouvernements du PS.

Ensuite le contexte actuel de la faillite complète du libéralisme, ce programme unique du capital financier est gros de la double menace du fascisme en embuscade dans les pays impérialistes et de la guerre de l'impérialisme décadent étatsunien, européen, nippon et israélien contre le camp défensif de la paix que forment les pays rescapés du camp socialiste (Chine, Corée du Nord, Vietnam, Cuba), le Venezuela, la Russie, l'Iran, etc.

La pandémie du COVID-19 ne fait qu'amplifier la crise systémique de surproduction et d'accumulation financière dont 2008 n'a été que la dernière aggravation conjoncturelle. L'après COVID-19 est déjà et sera encore plus marquée par l'offensive antisociale, anti-environnementale et guerrière de l'impérialisme contre la classe ouvrière, les masses laborieuses et les peuples.

Plus que jamais se pose aux communistes éparpillées la nécessité de se rassembler pour œuvrer ensemble à l'unification de notre camp de classe pour une alternative communiste au capitalisme impérialiste parasitaire et en putréfaction.

Rappelons, en hommage posthume, que la première mouture de cette analyse des mensonges de la bourgeoisie sur la seconde guerre mondiale a été écrite par le camarade Jean Luc Salle qui fut le Secrétaire Général de l'Union Révolutionnaire des Communistes de France (URCF) devenu depuis le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) avant de devenir l’œuvre collective du Cercle Henri Barbusse dont il était à l'époque membre.

Nous republions ce document à l'occasion du 75éme anniversaire de la victoire de l'URSS, de la résistance des ouvriers, paysans, des immigrés et des peuples avec la participation des Anglo-Américains contre le fascisme, le nazisme. Bonne lecture.

Le pdf en libre téléchargement


 

Revue Chantiers 2 Mai 2020

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RC, 2020 | http://www.rassemblementcommuniste.fr | rc@rassemblementcommuniste.fr

 

Dans EUROPE

LA FILLE AUX CHEVEUX ROUGES - ABATTUE PAR LES NAZIS IL Y A 75 ANS

Par Le 20/04/2020

CJB: LA FILLE AUX CHEVEUX ROUGES - ABATTUE PAR LES NAZIS IL Y A 75 ANS

 Solidarité Internationale PCF Pays-BasNon à l'UE du Capital 0

20 AVR. 2020

CJB: La fille aux cheveux rouges - abattue par les nazis il y a 75 ans

   

Article de la jeunesse communiste (CJB) du Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas (Nieuwe Communistische Partij Nederland - NCPN)

Traduction AS pour Solidarité Internationale PCF

 

La fille aux cheveux rouges - abattue par les nazis il y a 75 ans

 

Il y a 75 ans, , Hannie Schaft, l'héroïne communiste de la résistance, fut  abattu à l'âge de 24 ans par les occupants nazis dans les dunes de Bloemendaal. Hannie, également connue sous le nom de "la fille aux cheveux rouges", reste l'une des résistantes les plus célèbres et héroïques de l'histoire néerlandaise.

 

En 1943, cette femme de Haarlem avait refusé de signer la soi-disante "déclaration de loyauté" aux forces d'occupation et a donc dû cesser d'étudier le droit. Pendant ses études, elle s'était fait des amis juifs. En colère contre la brutale persécution des Juifs par les nazis, elle a rejoint le Conseil de la résistance. Elle est devenue membre du Parti communiste des Pays-Bas (CPN), qui a joué un rôle de premier plan dans la résistance contre les forces d'occupation.

 

Avec d'autres combattants de la résistance, dont Jan Bonekamp et les sœurs Truus et Freddie Oversteegen, Hannie s'est battue contre l'occupation fasciste. Elle a découvert des informations secrètes, distribué des journaux illégaux, aidé à liquider plusieurs nazis, collaborateurs et traîtres, dangereux pour la résistance. Les résistants sabotaient les plans des nazis en même temps qu'ils répondaient à leur répression brutale et à l'extermination des juifs, des communistes et d'autres minorités.

 

Hannie a été arrêtée à la suite d'un contrôle par des soldats allemands, qui ont trouvé des exemplaires de "The Truth", journal du CPN. Elle fut exécutée trois semaines avant la fin de la guerre.

 

La commémoration de Hannie a été interdite par le gouvernement

 

Hannie Schaft, la fille aux cheveux rouges, qui avait courageusement résisté et qui avait été assassinée si peu de temps avant la fin de la guerre, est devenue un grand symbole de la résistance après guerre. Après tout, elle n'était pas la seule héroïne de la résistance communiste. Des milliers de militants du CPN ont sacrifié leur vie pour combattre le fascisme: pas seulement aux Pays-Bas, mais dans toute l'Europe, les communistes ont été  l'avant-garde de la résistance.

 

Cependant, les gouvernements bourgeois d'après-guerre n'appréciaient guère la commémoration d'une communiste pour faits de résistance. La classe politique a toujours cherché à faire oublier le rôle du CPN dans la résistance. L'objectif n'était pas seulement de marginaliser le rôle du CPN, mais surtout de camoufler les causes du fascisme et de la Seconde Guerre mondiale, le lien entre le fascisme, la guerre et le capitalisme.

 

En 1951, sous le Premier ministre social-démocrate du PvdA Willem Drees, le gouvernement est allé jusqu'à interdire la commémoration d'Hannie Schaft. Pourtant, des milliers de personnes sont allés se recueillir à Bloemendaal, dont beaucoup d'anciens combattants de la résistance. Ces derniers se sont retrouvés confrontés à la police et à l'armée, dont quatre véhicules blindés, déployés afin d'empêcher la commémoration. Sept anciens résistants, qui ont par la suite réussi à mettre des fleurs sur sa tombe, furent condamnés.

 

Aujourd'hui, Hannie est toujours mentionnée dans l'enseignement et dans les commémorations civiles de toutes sortes, mais son afiliation communiste est égulièrement camouflé. Dans ces commémorations comme dans les médias, le communisme et le fascisme sont assimilés au "totalitarisme". 75 ans après sa mort, la mémoire d'Hannie Schaft compte encore "beaucoup d'adversaires parmi les bons hollandais...

 

Mais pour nous, jeunes communistes, Hannie reste une source d'inspiration. L'héroïsme dont elle a fait preuve dans la résistance au fascisme, à cette défense ultime et barbare d'un capitalisme pourri, nous honorons sa mémoire en organisant notre propre résistance. Aujourd'hui, comme à son époque, nous nous opposons au fascisme!


"Et quand tu nous as manqué le 5 mai seul le murmure de la mer est resté et les dunes qui vous réconfortent en silence pour toute la colère et la douleur que je ressens parfois quand je pense à toi parce que ma bataille n'est pas encore terminée." CHANSON DE LA BANDE VALIUM, "HANNIE SCHAFT"

Source: http://www.voorwaarts.net/het-meisje-met-het-rode-haar-75-jaar-geleden-door-de-nazis-doodgeschoten/


 

Dans EUROPE

LE DIABOLIQUE PLAN US POUR L'EUROPE

Par Le 16/04/2020

E-Press du 16 avril 2020

Thu Apr 16, 2020 12:24PM

  1. Des enfants syriens font des bulles de savon en attendant leur arrivée avec d'autres réfugiés syriens à Rome. ©AFP

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Des enfants syriens font des bulles de savon en attendant leur arrivée avec d'autres réfugiés syriens à Rome. ©AFP

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com

Au sommaire :

1- Le diabolique plan US pour l'Europe

L'un des objectifs de la création de la bio-arme qu'est la Covid-19 aura été ceci: ressusciter le projet Daech et ce non seulement au Moyen-Orient où ce projet a été littéralement mis à l'échec par l'axe de la Résistance et ses alliés mais aussi en Europe.

S'il est vrai qu'entre 2014 et 2018, Daech ou disons les agents des services secrets de l'Etat profond, a pu se manifester en Europe occidentale par des attaques terroristes en cette année 2020, il s'agit surtout de faire en sorte que le projet serve le dessin d'une « nouvelle occupation militaire du Vieux Continent ».

Ainsi alors que les peuples de l'Europe meurent du coronavirus par manque de soin médicaux, les hôpitaux en France sont encerclés par l’armée, l'Otan prévoit le déploiement de 20 000 forces US/OTAN à travers le continent. Ou encore, retenez cette information particulièrement bizarre: une cellule de Daech aurait été démantelée en Allemagne alors qu'elle avait l'intention d'attaquer la base des forces US.

Sur le site Opex360, on peut lire: « Comme l’a expliqué Jean-Charles Brisard, le président du Centre d’Analyse du Terrorisme, au quotidien Le Figaro, après l’attaque terroriste de Romans-sur-Isère, les jihadistes voient dans la crise liée à l’épidémie de Covid-19 un "châtiment divin" contre leurs ennemis. Aussi, l’État islamique [EI ou Daech] entend profiter de l’occasion pour reconstituer des capacités opérationnelles sur zone et inciter ses partisans à planifier et préparer des attentats dans les pays occidentaux. »

D’autant plus que, toujours selon M. Brisard, la « vulnérabilité des États, dont les forces de sécurité sont très mobilisées par la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19, est propice à de nouveaux projets terroristes. » Et d’ajouter que la menace la plus probable est celle d’attaques « endogènes », c’est à dire « inspirée par la propagande des organisations jihadistes » à des individus installés dans les pays occidentaux.

Retraduisons: en termes plus claires, les États-Unis qui seraient eux-même à l'origine de la bio-arme Coronavirus, profitent du chaos que cette dernière a créée en Europe, pour lancer des attaques qui justifieraient une occupation militaire totale du Continent mais aussi et surtout l'implication plus avancée de l'Europe dans des guerres américaines à venir.

Surtout que les USA, une puissance en déclin, sont sur le point de se faire suppléer sur tous les fronts par les alliés européens... Alors que l'Europe fait face à l’épidémie, les avions stratégiques Spirit US envahissent son ciel.

Source: Presstv et Opex360

2- La Corée du Nord teste de nouveaux missiles de croisière

La Corée du Nord teste de nouveaux missiles de croisière, de nouveaux avions de combat, des missiles Air-Surface et des missiles anti-navire

La Corée du Nord mène des exercices militaires multiples dans lesquels des bombardiers tactiques Sukhoï Su-25 ont tiré près de Wonson de nouveaux missiles de croisière Air-Sol de courte portée. À Munchon, la seconde artillerie nord-coréenne a procédé au test de plusieurs types de missiles de croisière, tous non identifiés.

D’après des informations convergentes, de nouveaux avions de combat ont participé à ces exercices. Outre de nouvelles versions dérivées du Mig-29, d’autres avions de combat de type inconnu ont participé aux exercices. Il pourrait s’agir de variantes nord-coréennes de chasseurs-bombardiers chinois mais il est trop tôt pour assumer cette information.

Certains missiles de croisière ont été confondus avec des missiles anti-navire qui ont été testés simultanément. Quelques-uns de ces missiles ont parcouru une distance de 150 km avant de disparaître.

Ce qui est tout à fait remarquable est qu’aucun système de surveillance dans la région n’ait réussi à connaître la nature et l’emplacement exact des exercices militaires nord-coréens. Il semble que la Corée du Nord ait testé en grandeur nature sa doctrine du champ des opérations multiples et simultanés.

Source : Strategika

3- Covid 19: le CGRI lance son dispositif de dépistage-éclair

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a dévoilé mercredi un appareil capable de détecter à distance les personnes infectées par le nouveau coronavirus.

En utilisant ce détecteur intelligent, le diagnostic de coronavirus ne nécessiterait plus de test sanguin, car il pourrait identifier à distance les personnes infectées par la Covid-19, a déclaré le général de division Hossein Salami, commandant en chef du CGRI, lors de la cérémonie de dévoilement.

L’équipement peut « détecter chaque cas de coronavirus dans un rayon de 100 mètres dans la zone environnante en créant un champ magnétique (...) en environ cinq secondes », a ajouté le général Salami.

Le dispositif facilite également les opérations de désinfection, car il élimine le besoin de désinfecter les surfaces non contaminées, a noté le commandant du CGRI.

Ces caractéristiques font de l’appareil un choix approprié pour le dépistage de masse, a noté le chef du CGRI.

« Il s’agit d’une technique scientifique étonnante qui a été testée dans divers hôpitaux », a déclaré le commandant, ajoutant que le taux de précision de l’appareil est supérieur à 80 %.

Cet appareil conçu dans le pays est un instrument de pointe développé par les scientifiques iraniens après la propagation de la pandémie de Covid-19.

Source: PressTV 

http://french.presstv.com/Detail/2020/04/16/623155/Le-diabolique-plan-US-pour-lEurope


 

Dans EUROPE

UN VIROLOGUE CHINOIS EXPLIQUE QUE POUR STOPPER LE COVID-19 IL FAUDRAIT QUE LE MONDE CESSE DE BOUGER DURANT QUATRE SEMAINES

Par Le 23/03/2020

Un virologue chinois explique combien de temps pourrait prendre la victoire sur le Covid-19 en Europe

© REUTERS / Flavio Lo Scalzo

INTERNATIONAL

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Dossier:

Le COVID-19 en Europe (166)

288515

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Les pays européens pourraient avoir besoin de deux ans pour venir à bout de la pandémie de coronavirus, selon le chef du groupe d’experts de Shanghai sur le Covid-19 Zhang Wenhong. Le virus pourrait même réapparaître après sa disparition.

Le virologue chinois Zhang Wenhong estime que l'Europe doit se faire à l'idée que la pandémie du Covid-19 ne se terminera pas prochainement et se préparer à un combat qui pourrait durer jusqu'à deux ans.

«Ne vous reposez pas sur l’idée que la pandémie prendra fin en Europe dans un prochain avenir... Ce serait tout à fait normal que le virus disparaisse et réapparaisse, cela durera un an ou deux», a déclaré M.Zhang lors d’une conférence vidéo organisée par le consulat chinois de Düsseldorf et dont le contenu a été reproduit par le South China Morning Post.

Le pic entre avril et juin

 

 

Un hôpital à Wuhan

© REUTERS / CHINA DAILY

Le taux de mortalité liée au Covid-19 serait plus bas en Chine que dans le reste du monde

Le spécialiste prévoit un pic de l’épidémie pour la période entre avril et juin, alors qu’à l’été le virus reculera pour regagner de la vigueur à l’automne et en hiver.

 

Selon lui, les delais dans lesquels la pandémie sera circonscrite dépendent d’efforts communs. «Pour être efficaces, les mesures doivent être extrêmement radicales.»

Un confinement pendant un mois serait nécessaire

Il a rappelé que la Chine était parvenue à stopper la propagation du virus après avoir confiné rapidement son épicentre, Wuhan, car la flambée initiale avait coïncidé avec les vacances du Nouvel An lunaire, lorsque les écoles et les entreprises devaient de toute façon fermer.

«Si seulement le monde entier pouvait cesser de bouger pendant quatre semaines, la pandémie pourrait être stoppée», a-t-il signalé.

https://fr.sputniknews.com/international/202003231043363397-un-virologue-chinois-explique-combien-de-temps-pourrait-prendre-la-victoire-sur-le-covid-19-en/


 

Dans EUROPE

DÉCLARATION DE L'INITIATIVE COMMUNISTE EUROPÉENNE SUR LA CRISE SANITAIRE LIÉE AU CORONAVIRUS

Par Le 22/03/2020

DÉCLARATION DE L'INITIATIVE COMMUNISTE EUROPÉENNE SUR LA CRISE SANITAIRE LIÉE AU CORONAVIRUS

 Solidarité Internationale PCF Mouvement Communiste InternationalNon à l'UE du CapitalCorona-virus 0

18 MARS 2020

Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

L'épidémie de coronavirus révèle les problèmes aigus et les défaillances des systèmes de santé de nos pays qui sont de toute façon insuffisants pour répondre correctement aux besoins des populations, encore plus aujourd'hui avec la propagation du coronavirus.

Une attitude responsable face à la propagation du virus ne peut pas couvrir les politiques qui, depuis de nombreuses années, ont systématiquement réduit le financement public des soins de santé, gelé l'embauche de travailleurs de la santé et assoupli les conditions de travail du personnel médical et infirmier, réduit les services hospitaliers, fermé les installations hospitalières, transféré les services de santé au secteur privé et encouragé la privatisation - la commercialisation des services de santé. Les gouvernements bourgeois, au nom de l'équilibre budgétaire et de la stabilité fiscale, c'est-à-dire dans l'intérêt du grand capital, nous ont conduits à la situation répréhensible que connaît aujourd'hui le système de santé publique. En outre, nous sommes témoins de la profusion de profits autour des prix des matériaux destinés à la prévention, contre lesquels les gouvernements bourgeois ne prennent pas les mesures appropriées.

Les gouvernements bourgeois tentent de faire face à la grave pénurie de personnel médical et infirmier et au problème des installations et des lits hospitaliers nécessaires, en engageant un personnel de santé peu nombreux, temporaire et mal payé, obligeant les travailleurs de la santé à travailler dans des conditions épuisantes. L'Initiative communiste européenne et ses partis seront en alerte et, par leur intervention dans le mouvement ouvrier - populaire, agiront contre les objectifs des employeurs de réduire les salaires, de ne pas payer les salaires des travailleurs, voire de restreindre les droits du travail et de la sécurité sociale.

Les partis communistes de l'Initiative Communiste Européenne exigent que toutes les mesures nécessaires à la lutte contre l'épidémie soient prises immédiatement, notamment les suivantes :

  1. L'embauche de personnel médical et infirmier permanent jouissant de droits complets, et une augmentation des financements pour couvrir les besoins en personnel, dans les soins intensifs et dans toutes autres installations nécessaires au bon fonctionnement des services de soins de santé publique et des centres de recherche.
     
  2. L'embauche permanente pour tout le personnel médical et infirmier qui travaille dans des conditions de travail flexibles et précaires.
     
  3. La distribution gratuite du matériel de prévention nécessaire, sous la responsabilité de l'État.
     
  4. Le droit à un arrêt de travail avec prestations complètes et couverture sociale pour les travailleurs malades qui doivent rester à la maison ou s'occuper de membres de leur famille malades.

solidarite-internationale-pcf.fr/2020/03/declaration-de-l-initiative-communiste-europeenne-sur-la-crise-sanitaire-liee-au-coronavirus.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

Dans EUROPE

CORONAVIRUS : SELON DES MÉDECINS CHINOIS, LEURS COLLÈGUES EUROPÉENS RÉPÈTENT UNE ERREUR FONDAMENTALE

Par Le 18/03/2020

Un médecin

Coronavirus: pour des médecins chinois, leurs collègues européens répéteraient une erreur fondamentale

© Sputnik . Alexey Danichev

SANTÉ

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Dossier:

Le COVID-19 en Europe (127)

5930022

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Le personnel soignant qui traite les infectés par le coronavirus n’est pas suffisamment protégé, ce qui est une grossière erreur dans le traitement, selon Bloomberg à qui les médecins de la ville chinoise de Wuhan ont accordé une interview.

Une erreur fondamentale dans le traitement de Covid-19 est l'insuffisance de la protection du personnel médical, ce qui augmente le taux de contamination, selon les médecins de la ville chinoise de Wuhan qui l’ont expliqué dans une interview accordée au groupe de médias Bloomberg.

 

Un virologue (image d'illustration)

© AFP 2020 JOHN THYS

«Le génome du virus continue de muter»: le coronavirus en Espagne est différent de celui de Chine

«Nos collègues européens contractent la maladie dans leur pratique quotidienne et la proportion est tout à fait semblable à la situation initiale à Wuhan. Nous avons besoin de protéger notre personnel médical», a détaillé Wu Dong, professeur au Peking Union Medical College Hospital.

L'erreur se répète

En effet, à Wuhan au début de l'épidémie, des milliers de médecins ont été infectés en Chine pendant les premières semaines de janvier à cause du manque de moyens de protection et d'information sur le virus. Au moins 46 sont décédés.

En outre, selon les médecins, les personnes infectées ne présentent pas de symptômes au début et transmettent inconsciemment le virus à d'autres personnes.

Pour contrer cela, les médecins chinois suggèrent que des tests doivent être effectués pour détecter la maladie à un stade précoce. Ils ont également conseillé de ne pas baisser la garde lorsque l'épidémie est localisée quelque part, afin d'exclure de nouvelles infections.

https://fr.sputniknews.com/sante/202003171043312758-coronavirus-pour-des-medecins-chinois-leurs-collegues-europeens-repeteraient-une-erreur/


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : DANS L'EUROPE FERMÉE A CAUSE DU VIRUS L'UE OUVRE SES PORTES A L’ARMÉE USA

Par Le 10/03/2020

L’Art de la guerre

 

Dans l’Europe fermée à cause du virus

l’Ue ouvre ses portes à l’armée USA

Manlio Dinucci

 

Les ministres de la Défense des 27 pays de l’Ue, dont 22 sont membres de l’OTAN, se sont rencontrés les 4-5 mars à Zagreb, en Croatie. Le thème central de la réunion (à laquelle a participé pour l’Italie le ministre Guerini du Pd) n’a pas été comment affronter la crise du Coronavirus qui bloque la mobilité civile, mais comment développer la “mobilité militaire”. Le test décisif est l’exercice Defender Europe 20 (Défenseur de l’Europe 2020), en avril et mai. Le secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg, qui a participé à la réunion Ue, le définit comme “le plus grand déploiement de forces USA en Europe depuis la fin de la Guerre froide”. 

   Sont en train d’arriver des USA en Europe - communique l’US Army Europe (Armée USA en Europe)- les 20.000 soldats qui, avec 10.000 autres déjà présents et 7.000 d’alliés OTAN, “se répandront à travers la région européenne”. Les forces étasuniennes amènent avec elles 33.000 pièces d’équipement militaire, allant des armements personnels aux chars d’assaut Abrams. Il faut donc des infrastructures adéquates pour leur transport. Mais il y a un problème, mis en évidence dans un rapport du Parlement Européen (février 2020) : “Depuis les années 90 les infrastructures européennes ont été développées uniquement pour des objectifs civils. La mobilité militaire est cependant redevenue une question clé pour l’OTAN. Comme l’OTAN manque d’outils pour améliorer la mobilité militaire en Europe, l’Union européenne, qui a les outils législatifs et financiers pour le faire, joue un rôle indispensable”. 

  Le Plan d’action sur la mobilité militaire, présenté par la Commission européenne en 2018, prévoit de modifier “les infrastructures non adaptées au poids ou aux dimensions des véhicules militaires”. Par exemple si un pont ne peut pas résister au poids d’une colonne de chars d’assaut, il doit être renforcé ou reconstruit. Sur la base de ce critère, le test de charge du nouveau pont, qui à Gênes remplacera le pont Morandi écroulé, devrait être fait avec des chars Abrams de 70 tonnes. Ces modifications, inutiles pour les usages civils, comportent de fortes dépenses à charge des pays membres, avec une “possible contribution financière Ue”.
  La Commission européenne a prévu à cet effet une première allocation de 30 milliards d’euros, argent public sortant de nos poches. Le Plan prévoit en outre de “simplifier les formalités douanières pour les opérations militaires et les transport de marchandises dangereuses de type militaire”.

   L’US Army Europe a demandé l’institution d’une “Zone Schengen militaire”, avec la différence que ce ne sont pas des personnes qui circuleraient librement mais des chars d’assaut.

   L’exercice Defender Europe 20 - a-t-on dit à la rencontre de Zagreb- permettra de “repérer dans la mobilité militaire tout obstacle, que l’Ue devra enlever”.

   Le réseau des transports Ue sera ainsi testé par 30.000 soldats USA, qui “se répandront à travers la région européenne”, exemptés des normes sur le Coronavirus. On en a la confirmation avec la vidéo de l’US Army Europe à l’arrivée en Bavière, le 6 mars, des 200 premiers soldats USA : alors qu’en Lombardie, à quelques petites centaines de Km de distance, sont en vigueur les plus sévères normes, en Bavière - où a été constaté la première contagion européenne de Coronavirus- les soldats USA, descendus de l’avion, serrent les mains des autorités allemandes et embrassent leurs camarades sans aucun masque. Question spontanée : seraient-ils déjà vaccinés contre le Coronavirus ?    On se demande en outre quel objectif a “le plus grand déploiement de forces USA en Europe depuis la fin de la Guerre froide” officiellement pour “protéger l’Europe de toute menace potentielle” (avec référence claire à la “menace russe”), au moment où l’Europe est en crise à cause de la menace du Coronavirus (il y a un cas même au quartier général de l’OTAN à Bruxelles). Et puisque l’US Army Europe communique que “des mouvements de troupe et équipements en Europe dureront jusqu’en juillet”, on se demande si tous les 20.000 soldats USA rentreront dans leur patrie ou si une partie restera par contre ici avec ses armements. Le Défenseur serait-il l’Envahisseur de l’Europe ?

 

Édition de mardi 10 mars 2020 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/coronavirus-macche-la-ue-apre-alle-manovre-usa/ 


 

Dans EUROPE

GRACE A L'INITIATIVE CHINOISE "LA CEINTURE ET LA ROUTE", LE PORT DE HAMBOURG EST DEVENU LE PLUS GRAND PORT MARITIME-FERROVIAIRE D'EUROPE

Par Le 27/08/2019

 

"La Ceinture et la Route" renforce le rôle logistique de Hambourg

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-08-27 à 13:25
 

SHANGHAI, 27 août (Xinhua) -- Le Port de Hambourg est devenu le plus grand port maritime-ferroviaire d'Europe grâce à l'initiative "la Ceinture et la Route".

Environ un tiers des cargos au port de Hambourg sont au départ ou à destination de la Chine, tandis que plus de 30 trains de fret internationaux font le voyage entre Hambourg et des villes chinoises chaque semaine, a déclaré Peter Tschentscher, premier maire de Hambourg, lors du Forum du commerce Shanghai-Hambourg organisé lundi à Shanghai.

"La Ceinture et la Route" a renforcé le rôle de Hambourg comme porte d'entrée pour les entreprises chinoises en Europe et nous a apporté de nouvelles opportunités, a-t-il constaté.

Selon les chiffres officiels de Hambourg, plus de 550 sociétés chinoises ont investi dans cette ville du nord de l'Allemagne. Et chaque année, quelque 4,8 millions de conteneurs standards sont transportés par voie maritime entre Hambourg et la Chine, soit "plus que tout autre port en Europe", a précisé M. Tschentscher.

Angela Titzrath, présidente du Conseil d'administration de Hamburger Hafen Und Logistik, a expliqué lors du forum que le volume du fret ferroviaire entre Hambourg et les villes chinoises pourraient excéder 600.000 conteneurs standards d'ici 2025, grâce à "la Ceinture et la Route". Au-delà de l'Allemagne, de nombreux pays d'Europe centrale et orientale ont également des échanges commerciaux avec la Chine par le biais de Hambourg, carrefour central du fret le long des voies maritimes et terrestres de la Route de la soie, selon Mme Titzrath.

http://french.xinhuanet.com/2019-08/27/c_138342056.htm


 

Dans EUROPE

L'EMPLACEMENT SECRET D'ARMES NUCLEAIRES US SITUEES EN BELGIQUE, EN ALLEMAGNE, EN ITALIE, AUX PAYS-BAS ET EN TURQUIE DEVOILE PAS HASARD

Par Le 17/07/2019

L'emplacement secret d'armes nucléaires US en Europe dévoilé par hasard

CC0 / TheAndrasBarta

INTERNATIONAL

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25683

Des sites secrets d’armes nucléaires américaines situés en Europe ont accidentellement figuré dans un rapport de l'Assemblée parlementaire de l'Otan rédigé par un sénateur canadien, relate le Washington Post.

Un document récemment publié par un organisme affilié à l'Otan, et supprimé par la suite, a dévoilé par erreur l’emplacement de sites nucléaires américains situés en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie, relate le Washington Post.

 

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© SPUTNIK . SERGEI KAZAK

Pourparlers tripartites sur les armes nucléaires: la Chine livre son avis

La première version de ce document intitulé «Une nouvelle ère pour la dissuasion nucléaire? Modernisation, maîtrise des armements et forces nucléaires alliées» a été publiée en avril. Rédigé par un sénateur canadien à la Commission de la défense et de la sécurité de l’Assemblée parlementaire de l’Otan, le rapport évaluait l’avenir de la politique de dissuasion nucléaire de l’organisation.

 

Mais ce qui a fait la Une en Europe des mois plus tard est la mention des emplacements d’environ 150 armes nucléaires américaines stockées en Europe. «Ces bombes sont entreposées dans six bases: Kleine Brogel en Belgique, Büchel en Allemagne, Aviano et Ghedi-Torre en Italie, Volkel aux Pays-Bas et Incirlik en Turquie», selon une copie publiée par le quotidien belge De Morgen et relayée par le Washington Post.

Le document n'attribue toutefois ces informations à aucune source sûre. La semaine dernière, une version finale du rapport, publiée en ligne, a omis la référence spécifique à l'emplacement de ces armes.

«Ce n'était qu'un projet»

 

© PHOTO. PUBLIC DOMAIN/U.S. NAVY/RONALD GUTRIDGE

Moscou: «Washington aimerait faire des ogives de faible puissance un moyen de faire chanter» des pays

Le sénateur Joseph Day, l’auteur du rapport, a écrit dans un courrier électronique que la première version n'était qu'un projet et que des modifications pourraient y être apportées avant que l'Assemblée parlementaire de l'Otan n’en prenne connaissance. «Toutes les informations utilisées dans ce rapport proviennent de sources ouvertes», a-t-il écrit.

 

En règle générale, ni les États-Unis ni leurs partenaires européens ne discutent de l’emplacement des armes nucléaires US stockées sur le continent, a précisé le WP. «Ce n'est pas un document officiel de l'Otan», a quant à lui déclaré un responsable de l'Alliance sous couvert d'anonymat.

De nombreux médias européens ont toutefois considéré ce rapport comme la confirmation d'un secret de polichinelle, note le Washington Post. L’article du Morgen a ainsi été titré: «Enfin noir sur blanc: il y a des armes nucléaires américaines en Belgique».

https://fr.sputniknews.com/international/201907171041687538-lassemblee-parlementaire-de-lotan-devoile-par-hasard-lemplacement-darmes-nucleaires-us-en-europe/


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : LE NAVIRE D'ASSAUT DES NOUVEAUX CROISES

Par Le 28/05/2019

Le navire d’assaut des nouveaux croisés

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 28 mai 2019

ilmanifesto.it

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Thème: 

En présence du Chef de l’État Sergio Mattarella, du ministre de la Défense Elisabetta Trenta, du ministre du développement économique Luigi Di Maio, et des plus hautes autorités militaires, a été lancé le 25 mai aux Chantiers de Castellammare di Stabia (Naples) le navire Trieste, construit par Fincantieri.

C’est une unité amphibie multirôles et multifonctions de la Marine militaire italienne, défini par Trenta comme “parfaite synthèse de la capacité d’innovation technologique du Pays”. Avec une longueur de 214 mètres et une vitesse de 25 noeuds (46 km/h), il a un pont de vol long de 230 mètres pour le décollage d’hélicoptères, de chasseurs F-35B à décollage court et atterrissage vertical et convertibles V-22 Osprey. Il peut transporter dans son pont-garage des véhicules blindés sur 1200 mètres linéaires. Il a une rampe de lancement interne, longue de 50 mètres et large de 15, qui permet au navire d’opérer avec les plus modernes véhicules amphibies de l’OTAN. 

En termes techniques, c’est un navire destiné à “projeter et soutenir, dans des aires de crise, la force de débarquement de la Marine militaire et la capacité nationale de projection, depuis la mer, de la Défense”. En termes pratiques, c’est un navire d’assaut amphibie qui, en s’approchant des côtes d’un pays, l’attaque avec des chasseurs et hélicoptères armés de bombes et missiles, puis l’envahit avec un bataillon de 600 hommes transportés, avec leurs armements lourds, par hélicoptères et véhicules de débarquement. En d’autres termes, c’est un système d’armes projeté non pas pour la défense mais pour l’attaque dans des opérations guerrières conduites dans le cadre de la “projection de forces” USA/OTAN à grande distance.

La décision de construire le Trieste fut prise en 2014 par le gouvernement Renzi, en la présentant comme navire militaire affecté principalement à des “activités de secours humanitaire”. 

Le coût du navire, à charge non du Ministère de la défense mais du Ministère du développement économique, était quantifié à 844 millions d’euros, dans le cadre d’un financement de 5.427 millions pour la construction, outre le Trieste, de 9 autres navires de guerre. Parmi eux, deux unités navales à très haute vitesse pour patrouilleur des forces spéciales dans des “contextes opérationnels qui requièrent de la discrétion”, c’est-à-dire dans des opérations guerrières secrètes. 

Au moment du lancement, le coût du Trieste a été indiqué à 1.100 millions d’euros, soit supérieurs à 250 millions de plus que la dépense prévue. Le coût final sera beaucoup plus haut, car il faut y ajouter celui des chasseurs F-35B et des hélicoptères embarqués, plus celui d’autres armements et systèmes électroniques dont sera doté le navire dans les prochaines années.

L’innovation technologique dans le domaine militaire -a souligné la ministre de la Défense- “doit être soutenue par la certitude des financements”. C’est-à-dire par de continuels et croissants financements avec de l’argent public y compris par le Ministère du développement économique, maintenant conduit par Luigi Di Maio. À la cérémonie du lancement, il a promis aux ouvriers d’autres investissements : il y a en effet d’autres navires de guerre à construire. 

La cérémonie du lancement a pris une signification ultérieure quand l’évêque aux Armées, monseigneur Santo Marcianò, a exalté le fait que les ouvriers avaient fixé sur la proue du navire une grande croix, composée d’images sacrées pour lesquelles ils ont une dévotion, dont celles du Pape Wojtyla et de Padre Pio. Monseigneur Marcianò a fait l’éloge de la “force de la foi” exprimée par les ouvriers, qu’il a bénis et remerciés pour “ce signe merveilleux que vous avez mis sur le navire”. 

Ainsi a été lancé le grand navire de guerre donné en exemple de la capacité d’innovation de notre pays, payé par le Ministère du développement économique avec nos sous soustraits à des investissements productifs et à des dépenses sociales, béni avec le signe de la Croix comme à l’époque des croisades et des conquêtes coloniales.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

La nave d’assalto dei nuovi crociati

Édition de mardi 28 mai 2019 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-nave-dassalto-dei-nuovi-crociati/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019

https://www.mondialisation.ca/le-navire-dassaut-des-nouveaux-croises/5633936


 

Dans EUROPE

LE PEUPLE HONGROIS SE REVEILLE ENFIN CONTRE VIKTOR ORBAN ET SA NOUVELLE LOI TRAVAIL "ESCLAVAGISTE"

Par Le 19/12/2018

La Hongrie semble bien décidée à enfin tenir tête à Viktor Orbán

Joël Le Pavous —  — mis à jour le 19 décembre 2018 à 11h44

Le mouvement contre la nouvelle loi travail «esclavagiste» et la mise en place de tribunaux administratifs soumis à l’État évolue en vaste contestation du système Fidesz.

Manifestation devant le siège de la télévision publique hongroise, le 16 décembre 2018 à Budapest | Peter Kohalmi / AFP

Manifestation devant le siège de la télévision publique hongroise, le 16 décembre 2018 à Budapest | Peter Kohalmi / AFP

Temps de lecture: 5 min

Après la réélection triomphale de Viktor Orbán pour un troisième mandat consécutif en avril 2018, la Hongrie semblait définitivement acquise à la cause du leader «illibéral» ferraillant vaillament contre Bruxelles, l'immigration et tout ce qui touche de près ou de loin au milliardaire honni George Soros.

Comme en 2014, l’opposition morcelée et dévitalisée s’était tiré une balle dans le pied en s’écharpant, au lieu de construire une stratégie commune pour débouter le meilleur élève européen de Poutine.

 

Huit mois plus tard, l’homme fort de Budapest, dont la suprématie n’a jamais été écornée depuis son retour au pouvoir en 2010, affronte une colère inédite, qui dure et pourrait se prolonger après les fêtes.

Exaspération justifiée

La révolte est partie de deux lois controversées. L’une pensée pour l’industrie automobile allemande permet aux patrons d’imposer 400 heures supplémentaires à leur personnel, contre 250 auparavant. L’autre créé une juridiction spéciale chargée d’examiner les dossiers traitant de corruption, de droit d’asile et de marchés publics, le tout coordonné par le ministère de la Justice et des juges pro-pouvoir.

L’insatisfaction aurait pu s’estomper au terme d’un défilé gentillet comme de coutume, mais la population hongroise remontée depuis près d’une semaine a épuisé sa patience à force de génuflexions fatalistes devant le détricotage en règle de l’État de droit, les attaques contre la presse critique, la criminalisation des SDF ou la croisade anti-ONG.

«L’exaspération est justifiée, estime le philosophe Tamás Miklós Gaspár sur le site d’opinion Mérce. La Hongrie est le plus mauvais élève européen des libertés publiques et de l’autonomie des institutions.»

«La majorité de la population n’a pas d’accès à une information ou à une culture de qualité. Les loyers crèvent le plafond et la situation du logement est dramatique. Certaines régions rappellent le tiers-monde. Les services publics s’effondrent. L’émigration explose et la natalité décline. Les médias financés par l’État propagent des préjugés et la culture nationale dépérit. Les manifestations ne réunissent pas des foules extraordinaires, mais l’air sent la poudre», développe l’intellectuel de gauche.

À LIRE AUSSI Malgré le camouflet du Parlement européen, n’enterrons pas Orbán trop vite

Mouvement unitaire

Ces derniers jours, les gaz lacrymogènes ont effectué un retour remarqué à Budapest, douze ans après les émeutes de l’automne 2006 contre le gouvernement social-démocrate de Ferenc Gyurcsány et quatre ans après la mobilisation anti-«taxe internet» de fin octobre 2014 ayant abouti au retrait du projet de loi détesté.

Les policiers déployés en masse près du Parlement mercredi 12, jeudi 13 et vendredi 14 décembre se sont copieusement servis des sprays au poivre afin d’éloigner les personnes les plus survoltées. Même chose dimanche 16 au soir devant le siège de la télévision publique, où une partie des dix mille contestataires du centre-ville ont prolongé la grogne jusqu’au temple du pouvoir médiatique orbánisé.

 

Le lendemain au siège de la MTVA, une foule compacte et motivée remettait le couvert, malgré le froid glacial, face à un mur de policiers équipés de casque anti-émeutes. Le matin même, les vigiles de l'édifice exfiltraient sans ménagement deux des douze parlementaires d’opposition ayant passé la nuit sur place.

Ákos Hadházy, Bernadett Szél et leurs camarades voulaient faire lire à l’antenne un message réclamant l’abrogation de la loi travail, moins d’heures supplémentaires pour les forces de l’ordre, des tribunaux indépendants, l’adhésion de la Hongrie au parquet européen et des médias publics libres. L’opération n’a pas fonctionné, mais les cinq points ont résonné en chœur dans les rangs le lundi 17 décembre soir.

Presque au même moment, un membre de la présidence du Parti socialiste (MSZP) invité sur la chaîne d’information en continu EchoTV, propriété d’un oligarque ami de Viktor Orbán, énonce les revendications peu après les présentations d’usage, sans que l’animateur ne parvienne à l’interrompre.

La célèbre journaliste politique Olga Kalman, limogée du BFMTV local HírTV, repris en main par un proche du pouvoir quelques semaines après les élections législatives, s’est elle aussi livrée à une lecture consciencieuse du manifeste blacklisté de la télé publique via une vidéo partagée sur Facebook.

Au sixième jour de protestation en Hongrie, le ressentiment dépasse les clivages politiques et sociaux.

«Jusqu’ici, l’opposition n’était bonne qu’à s’entretuer, au lieu de retrousser ses manches contre Orbán. Aujourd’hui, les partis de gauche, les libéraux et le Jobbik réputé d’extrême droite ont enfin compris qu’il fallait s’unir, car le texte sur les heures supplémentaires concerne la majorité des Hongrois», témoigne Zsuzsa, entre deux gorgées de thé fumant distribué aux manifestants du lundi 17 décembre.

«Les étudiants et les intellectuels défilent avec les travailleurs et les retraités, et les syndicats appellent à des grèves –chose rare en Hongrie. Difficile de savoir si ce mouvement perdurera, mais cette loi travail est la goutte qui a fait déborder le vase», souligne la trentenaire budapestoise, employée d'une multinationale.

À LIRE AUSSI Les «consultations nationales» d’Orbán, une hypnose idéologique

«Fenêtre de tir»

L’extension de la mobilisation aux grandes agglomérations de province comme Szeged, Debrecen, Pécs, Békéscsaba, Miskolc et Veszprém prouve que la rancœur monte au-delà de la bulle de Budapest.

Près de 600.000 personnes ont déserté la Hongrie pour mieux gagner leur croûte, et l’exode continue. Certaines grandes firmes basées en région compensent le manque criant de bras avec des travailleurs ukrainiens ou roumains trop heureux d’empocher 600 euros –le double voire le triple des SMICS locaux. L’usine Mercedes de Kecskemét augmente les salaires de base de 35%, donne un treizième mois après un an d’ancienneté et instaure une prime de vacances pour endiguer la fuite des ouvriers vers l’Ouest.

L’exécutif vante la «défense des familles» à travers une consultation nationale polémique insistant sur la nécessité de faire des enfants afin de corriger le déclin démographique. Mais les 400 heures supplémentaires, adoptées sous les sifflets de l’opposition et payables dans un délai hallucinant de trois ans, ressuscitent de facto le «samedi communiste» travaillé, qui éloignait les parents de leur progéniture six jours par semaine au nom de l’idéal soviétique.

Les sourires d’Orbán et de ses proches lors du vote, l’arrestation musclée de la vice-présidente du parti centriste Momentum et les coups infligés aux parlementaires occupant une loge de la télévision publique ont contribué à intensifier le courroux.

«Les protestations ouvrent une fenêtre de tir aux institutions européennes se plaignant depuis longtemps de la faible opposition politique en Hongrie, face au durcissement du régime. Cette vague soudaine de révolte peut facilement être étouffée, mais elle offre une chance au pays d’entamer une transition lui permettant de revenir vers la démocratie libérale»écrit le politologue Dániel Hegedűs.

«Le mouvement ne deviendra pas un Maïdan sauf provocations sérieuses, mais il pourrait rééquilibrer la balance du pouvoir politique et ouvrir des perspectives de renouveau démocratique. Manquer cette opportunité serait une erreur politique de l’UE», insiste le professeur à l’université Humboldt de Berlin.

Face à cette fronde danubienne quasiment sans gilets jaunes et sans précédent, le gouvernement qui ironisait récemment sur les concessions d’Emmanuel Macron diabolise les contestataires, que les médias liés au pouvoir qualifient de «traîtres», de «perturbateurs» ou de «vandales à la solde de Soros» –dont l’Université d’Europe centrale a été contrainte de transférer ses activités à Vienne.

Depuis 2010, Orbán a connu de nombreux remous qui ne l’ont pas empêché de bâtir un État-parti en Hongrie. Sa puissante base provinciale le protège de tout retournement improbable, même si le flot de mécontentement enfle. La «révolution du paprika» n’est pas pour demain, mais la Hongrie se réveille enfin.

http://www.slate.fr/story/171357/hongrie-viktor-orban-autoritarisme-manifestations-contestation


 

Dans EUROPE

COMMENT LE PORTUGAL SE DIRIGE VERS LE PLEIN EMPLOI EN FAISANT L'INVERSE DE CE QU'EXIGE L'UE VOMIE PAR LA MAJORITE DES PEUPLES QUI LA COMPOSENT

Par Le 11/12/2018

Comment le Portugal se dirige vers le plein emploi… en faisant l’inverse de ce qu’exige Bruxelles

 

Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d’affaire, revalorisation des retraites… Lisbonne ose prendre le contre-pied du dogme économique de l’UE. Et au grand dam des promoteurs de l’austérité, cette politique porte ses fruits.

Y aurait-il, face au fameux modèle allemand, un contre-modèle portugais ? A en juger par les chiffres excellents dont Lisbonne peut s’enorgueillir, il semblerait que le dogme de l’austérité, vanté par l’Union Européenne (UE) comme l’unique option économique viable, se voie sérieusement remis en question.

Avec un taux de chômage en baisse constante depuis novembre 2015, le Portugal, qui était au bord du gouffre économique il y a quelques années encore, fait désormais plus que relever la tête : il peut même regarder de haut ses voisins, au premier rang desquels la France. Alors que le taux de chômage culminait à 17,5% début 2013, il n’est désormais plus que de 7,9% début 2018, c’est-à-dire en-dessous des 8,9% affichés par la France.

Les Portugais ont-ils, en bon élèves européens, consenti à un gel ou une baisse de leurs salaires pour retrouver le chemin de l’emploi ? Bien au contraire, le salaire minimum a été augmenté de 530€ à 557€ en 2017 et doit être porté à 600€ en 2019. Lisbonne aurait-elle alors suivi l’exemple français et allemand en soulageant la fiscalité des entreprises ? Là encore, pas du tout : le gouvernement portugais a par exemple créé une taxe pour toutes les entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 35 millions d’euros.

En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années.

Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d’impôts pour les classes moyennes. Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.

Pourquoi la réussite portugaise n’emballe pas Bruxelles

Le gouvernement de gauche d’Antonio Costa peut se targuer d’avoir mis en pratique et avec succès une politique économique ambitieuse. Pourquoi dès lors le modèle portugais est-il si peu vanté dans l’UE et si peu visible dans la presse ? Sans doute parce qu’il démontre que les politiques de relance, un concept devenu quasi tabou en Europe, peuvent bel et bien porter leurs fruits. Celles-ci reposent sur une idée simple : stimuler la consommation en améliorant les salaires et ainsi remplir les carnets de commande des entreprises, avec des effets positifs pour l’investissement et la productivité.

Alors que de nombreux gouvernements européens acquis au dogme libéral et austéritaire exigent de leurs citoyens des sacrifices dont les résultats promis peinent à venir, on comprend le peu d’enthousiasme que suscitent les choix politiques du gouvernement d’Antonio Costa auprès de l’opposition de droite, partisane de la politique de rigueur européenne.

Le Premier ministre portugais n’hésite d’ailleurs pas à attaquer de front la ligne jadis suivie par la droite, en conformité avec les attentes de l’UE : «La politique d’austérité suivie ces dernières années a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs sur les jeunes et les citoyens les moins qualifiés, ainsi que les familles et les milliers de Portugais au chômage : elle a été aussi associée à une dévalorisation de la dignité du travail et des droits des travailleurs.»

LA POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ A EU POUR CONSÉQUENCE UNE AUGMENTATION SANS PRÉCÉDENT DU CHÔMAGE AVEC DES EFFETS SOCIAUX DÉVASTATEURS

Cette politique non-orthodoxe irrite a fortiori les instances bruxelloises. La Commission juge d’ailleurs que le budget 2018 du Portugal ne satisfait pas aux exigences européennes de réduction des dépenses publiques, fixées à 0,6%, puisqu’il ne permettrait qu’une diminution de… 0,4%. L’UE semble mal digérer que le Portugal fasse mentir le mantra bruxellois selon lequel seule une réduction des dépenses publiques permet de diminuer le déficit budgétaire.

En démontrant qu’une politique de la demande est capable d’enclencher un cercle vertueux conduisant à l’accroissement des recettes de l’Etat, Lisbonne remet en cause les fondements mêmes d’un dogme économique que l’UE s’acharne à croire gravé dans le marbre, à moins qu’il ne s’agisse de son ADN même ?

Paradoxe très européen : les deux défenseurs les plus zélés de la doctrine économique de Bruxelles, Berlin et Paris, sont loin d’être les mieux placés pour indiquer la voie. Avec une croissance qui ralentit, une consommation en baisse et des investissements moindres au premier trimestre 2018, la France et l’Allemagne pourraient se montrer moins sûres d’elles. Et pourtant, le modèle allemand jouit toujours d’une publicité exceptionnelle partout en Europe et Emmanuel Macron envisage plus que jamais de prendre le leadership d’une UE 2.0.

source : https://francais.rt.com/economie/53308-comment-portugal-se-dirige-vers-plein-emploi-faisant-inverse-exige-bruxelles


 

Dans EUROPE

PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE : IL NE FAUT PAS NÉGOCIER AVEC LES FASCISTES !

Par Le 14/11/2018

PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE : IL NE FAUT PAS NÉGOCIER AVEC LES FASCISTES !

 Solidarité Internationale PCF PologneAnti-communisme Aucun commentaire

12 NOV. 2018


Le Parti communiste de Pologne (KPP) a publié la déclaration, traduite ci-dessous, au sujet de la marche célébrant le centenaire de l'indépendance de le Pologne ayant eu lieu le 11 novembre à Varsovie, à laquelle ont participé plusieurs groupes fascistes. A noter que pour la première fois, le gouvernement conservateur polonais et les groupes nationalistes d’extrême droite ont conclu cette année un accord pour marcher ensembleOnt donc participé au premier rang de cette marche ultra-nationaliste organisée depuis 2010, Andrzej Duda, le président polonais, Mateusz Morawiecki, Premier ministre, Jaroslaw Kaczynski, président du parti conservateur au pouvoir, Droit et Justice (PiS). Donald Tusk, président du Conseil européen, était également présent.


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE À L'OCCASION DES CÉLÉBRATIONS D'ÉTAT DU JOUR DE L'INDÉPENDANCE

En Pologne, le 11 novembre est redevenu un prétexte pour promouvoir le militarisme et le fascisme. Les autorités de l’État polonais ont marché main dans la main avec les nationalistes. Une fois de plus, les bannières rouges et blanches servent à camoufler la xénophobie, le racisme et le fascisme. Les dirigeants polonais utilisent une fois de plus l'euphorie nationaliste pour détourner l'attention des vrais problèmes sociaux. L'État polonais donne à nouveau aux citoyens tout un attirail nationaliste au lieu de ce dont ils ont vraiment besoin.

Il y a un demi-siècle, la République populaire de Pologne avait construit plus de 1000 écoles pour célébrer les mille ans de l'histoire de la Pologne. En 2018, les autorités encouragent la marche des nationalistes et des hooligans en dépit des inégalités sociales croissantes qui plongent de larges pans de la société polonaise dans la pauvreté.

Rappelons que le fascisme et le nationalisme vont à l'encontre du principe même de démocratie. Chaque fois que les nationalistes sont arrivés au pouvoir, cela s'est traduit par des répressions massives et des régressions sociales qui ont entraîné la guerre.

Il ne faut pas négocier avec les fascistes. Il faut lutter contre les fascistes.

Plus jamais le fascisme !

Plus jamais la guerre !
 

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/11/parti-communiste-de-pologne-il-ne-faut-pas-negocier-avec-les-fascistes.html


 

Dans EUROPE

EN GEORGIE, SALOME ZOURABICHVILI, ANCIENNE DIPLOMATE FRANCAISE D'ORIGINE GEORGIENNE, EN TETE DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE

Par Le 28/10/2018

Salome Zurabishvili

Une ancienne diplomate française serait en tête de la présidentielle géorgienne

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En Géorgie, alors que les bureaux de vote ont fermé à 20h00 heure locale (17h00 heure de Paris), la Franco-géorgienne Salomé Zourabichvili serait en tête de l'élection présidentielle avec 52% des voix, d'après un sondage réalisé à la sortie des urnes.

Salomé Zourabichvili, ancienne diplomate française d'origine géorgienne, soutenue par le parti Rêve géorgien, aurait recueilli 52,3% des suffrages exprimés, indique un sondage réalisé par l'organisme de recherches sociologiques Psychoproect pour le compte du parti au pouvoir.

Le principal rival de Mme Zourabichvili, Grigol Vachadzé, candidat du parti d'opposition Force en l'unité arriverait deuxième avec 28,1% des suffrages exprimés. Le candidat du parti Géorgie européenne, David Bakradzé, serait troisième avec 9,2%, toujours selon ce même sondage.

«Ce sondage a été effectué à la sortie de 100 bureaux de vote. 5.124 électeurs ont été interrogés», a précisé le président du parlement géorgien Irakli Kobakhidze lors d'un point presse.

Selon les résultats d'un autre sondage, réalisé par l'organisation Edison research pour la chaîne d'opposition Roustavi-2, Grigol Vachadzé et Salomé Zourabichvili seraient au coude à coude avec chacun 40% des voix. Ils devraient donc s'affronter au cours d'un second tour.

Conformément au code électoral géorgien, le candidat qui a recueilli plus de 50% des voix au premier tour est élu. Si aucun des candidats n'obtient 50 % des voix, un deuxième tour de scrutin est organisé.

 

Salomé Zourabichvili

© SPUTNIK . SPUTNIK

Qui est cette Française, candidate à la présidence en Géorgie?

Née en 1952 à Paris dans une famille d'immigrés géorgiens, Mme Zourabichvili a fait ses études à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'université Columbia de New York. Dans les années 1970, Salomé Zourabichvili est entrée au ministère français des Affaires étrangères. Elle a travaillé en Italie, aux États-Unis, au Tchad et pour des missions françaises auprès de l'Onu, l'OSCE, l'Otan et l'Union européenne.

 

L'élection présidentielle se déroule dimanche en Géorgie. C'est la dernière fois que le chef de l'État géorgien est élu au suffrage universel. Le successeur du vainqueur de cette présidentielle sera élu par un collège électoral.

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/international/201810281038682270-zourabichvili-presidentielle-georgie-sondages/


 

Dans EUROPE

ALLEMAGNE: BDS VIENT DE REMPORTER UNE IMPORTANTE VICTOIRE AU TRIBUNAL

Par Le 19/10/2018

19 octobre 2018

Allemagne : Victoire BDS devant les tribunaux !

La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) vient de remporter une victoire importante en Allemagne où un tribunal a condamné une municipalité pour avoir annulé la tenue d’un meeting sur le thème du Boycott d’Israel, et bafoué ainsi la liberté d’expression et de réunion.


Photo Anne Paq ActiveStills

C’est une bataille juridique de 2 ans que les militants BDS allemands viennent de remporter.

Ils avaient entamé des poursuites judiciaires contre la ville d’Oldenburg, dans le Nord Ouest de l’Allemagne, qui après avoir accepté le prêt d’une salle municipale, an avril 2016, pour un meeting intitulé "BDS, la campagne de défense des droits humains, se présente", s’est rétractée en mai, quelques jours avant sa tenue.

La ville a d’abord prétexté le risque de troubles à l’ordre public et évoqué la possibilité de contre-manifestations.

Mais les militants BDS ont apporté la preuve qu’elle avait subi des pressions extérieures de la part du lobby israélien en Allemagne.

Et après avoir longtemps soutenu que sa décision était apolitique, la mairie acculée, a déclaré que BDS était un mouvement antisémite.

Elle vient d’être désavouée par la justice allemande qui estime qu’elle a a porté atteinte à un droit fondamental d’expression et de réunion.

Un précédent important, dans un pays particulièrement sensible au chantage à l’antisémitisme et aux pressions des supporters de la colonisation israélienne, étant donné son passé de persécutions contre les juifs.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Riri Hylton pour The Electronic Intifada

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article14770


 

Dans EUROPE

GRECE: LE VIRAGE REPRESSIF DU GOUVERNEMENT SYRIZA

Par Le 12/10/2018

7 octobre 2018

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Grèce : le virage répressif du gouvernement Syriza (Jacobin magazine)

Stathis Kouvélakis et Costas Lapavitsas

Certains dans les rangs de la gauche européenne persistent à croire que la situation en Grèce va en s’améliorant, et que le gouvernement Syriza reste une force de gauche. (...) La réalité est que, depuis leur capitulation en juillet 2015 à la Troïka des créanciers de la Grèce (UE, Banque centrale européenne, FMI), Tsipras et son gouvernement ont appliqué de façon inflexible les mêmes politiques néolibérales de choc que tous les gouvernements grecs qui se sont succédé depuis 2010, date du premier Mémorandum signé avec la Troïka. (...)La seule différence avec les prédécesseurs est que Tsipras et son parti ont été élus en janvier 2015 précisément dans le but de renverser ces politiques. Leur revirement de l’été 2015 – survenu quelques jours seulement après un référendum au cours duquel 61% des électeurs ont rejeté l’imposition d’un plan d’austérité – fut un choc traumatique pour la société grecque. Au cours des trois années qui ont suivi, le cynisme de Syriza a entraîné une profonde démoralisation qui imprègne tous les domaines de la vie publique. La passivité et le découragement ont été les principaux facteurs qui ont permis la mise en œuvre de nouvelles mesures d’austérité sans rencontrer d’opposition majeure.(...) Un seuil symbolique dans cette escalade répressive a été franchi le 26 septembre, quand Panagiotis Lafazanis, une figure respectée de la gauche radicale, a reçu une convocation pour répondre à des accusations concernant sa participation à des actions de protestation hebdomadaires contre les saisies et les ventes aux enchères. (...)

Certains dans les rangs de la gauche européenne persistent à croire que la situation en Grèce va en s’améliorant, et que le gouvernement Syriza reste une force de gauche qui protège les intérêts des travailleurs et des défavorisés, dans des conditions très difficiles. Parmi eux, Iñigo Errejon, l’un des principaux dirigeants de Podemos, qui a déclaré dans un récent entretien que « compte tenu de ces contraintes, le bilan [de Tsipras] est plutôt satisfaisant »[1]. Pour ceux qui partagent ce point de vue, le tour que prennent les événements apparaîtra comme une mauvaise surprise.

La réalité est que, depuis leur capitulation en juillet 2015 à la Troïka des créanciers de la Grèce (UE, Banque centrale européenne, FMI), Tsipras et son gouvernement ont appliqué de façon inflexible les mêmes politiques néolibérales de choc que tous les gouvernements grecs qui se sont succédé depuis 2010, date du premier Mémorandum signé avec la Troïka. Le gouvernement Syriza a ainsi procédé à une réduction drastique des dépenses publiques, à la poursuite de la déréglementation et à une vague sans précédent de privatisations[2]. Les salaires stagnent au niveau atteint après plusieurs années de chute drastique, les retraites et des aides sociales de nouveau amputées. L’investissement public (et privé) s’est effondré, tandis que les impôts indirects et directs ont atteint des niveaux sans précédent, frappant impitoyablement les ménages à revenus faibles et moyens.

La seule différence avec les prédécesseurs est que Tsipras et son parti ont été élus en janvier 2015 précisément dans le but de renverser ces politiques. Leur revirement de l’été 2015 – survenu quelques jours seulement après un référendum au cours duquel 61% des électeurs ont rejeté l’imposition d’un plan d’austérité – fut un choc traumatique pour la société grecque. Au cours des trois années qui ont suivi, le cynisme de Syriza a entraîné une profonde démoralisation qui imprègne tous les domaines de la vie publique. La passivité et le découragement ont été les principaux facteurs qui ont permis la mise en œuvre de nouvelles mesures d’austérité sans rencontrer d’opposition majeure.

Tsipras a de la sorte rendu d’excellents services à la Troïka, qui lui valent de chaleureux compliments de la part des Moscovici, Juncker et de leurs semblables[3]. Mais la poursuite de telles politiques, qui écrasent la majorité de la population, est impossible sans recourir à la répression et à la mise en place un cadre coercitif. Les coupes dans les services publics, les baisses de pensions et dépenses sociales, les augmentations d’impôts et la surexploitation des salariés ne peuvent s’appliquer sans mettre au pas les oppositions et intimider celles et ceux qui refusent de se soumettre.

L’expérience de l’Europe occidentale, des États-Unis et de plusieurs autres pays au cours des quatre dernières décennies confirme amplement ce constat. De 2010 à 2015, lorsque les gouvernements successifs du PASOK et de la droite mettaient en œuvre les plans d’austérité, la Grèce a connu une avalanche de mesures répressives. Lentement, sûrement – et inexorablement – le gouvernement d’Alexis Tsipras s’est engagé dans la même voie.

Ce qui a accéléré cette évolution au cours des derniers mois renvoie aux difficultés auxquelles sont confrontées les banques grecques. Si le slogan « aucune maison entre les mains des banques » était naguère scandé dans les meetings de Syriza, c’est désormais un gouvernement Syriza qui réprime celles et ceux qui tentent d’empêcher les ventes aux enchères des logements.

Serrer les vis

Pour comprendre l’importance politique croissante de la lutte contre les saisies immobilières, il faut se pencher sur la situation critique des banques et ses répercussions sur le gouvernement et la société grecque. Car c’est justement pour éviter un nouveau cycle de déstabilisation des banques que le gouvernement recourt à des méthodes de plus en plus répressives.

Suite à la crise du début des années 2010, le secteur bancaire grec est passé entre les mains de quatre banques dites « systémiques », qui contrôlent plus de 90% des dépôts et des actifs. Pour éviter leur propre faillite et se prémunir d’une éventuelle nationalisation, ces banques sont devenues les plus fervents défenseurs des plans d’austérité. Elles ont utilisé leur énorme pouvoir économique et social pour contraindre les gouvernements grecs successifs, y compris celui de Syriza, à se conformer aux exigences de la Troïka.

Depuis 2010, deux recapitalisations majeures des banques ont été engagées, la dernière sous un gouvernement Syriza. Le coût total a dépassé les 45 milliards d’euros. Il a été entièrement financé par des emprunts publics, remboursés par les contribuables grecs. Pourtant, en dépit de ce monstrueux fardeau imposé à la population, les banques grecques détiennent actuellement le record européen des « créances douteuses » et ont de fait cessé de soutenir l’activité économique. Les dites créances comprennent des « prêts non performants » (NPL), qui enregistrent un retard de remboursement de plus de 90 jours, mais aussi des « fonds non performants » (NPE), une catégorie plus large qui inclut les prêts dont on pense qu’ils ne seront pas intégralement remboursés, même si aucun retard formel n’a été enregistré[4].

La réduction de l’exposition des banques grecques aux NPE et aux NPL est depuis des années une priorité absolue pour la Banque centrale européenne. Depuis 2016, le gouvernement Tsipras a docilement obéi à ses injonctions en facilitant une vague de saisies de propriétés, y compris de logements principaux, ainsi que la vente à des fonds vautours de « packages » de créances douteuses à des prix bradés. Les ventes aux enchères de logements sont à cet égard à cet égard d’une importance stratégique.

L’incapacité des banques à résoudre ce problème n’a rien de surprenant, elle découle du dispositif mis en place par le gouvernement de Tsipras. En résumé, les banques grecques devaient progressivement assainir leurs bilans du poids des créances douteuses par le biais de ventes aux enchères et de pratiques de recouvrement des prêts plus rigoureuses. Ce processus prendra certainement plusieurs années. Dans le même temps, les banques étaient censées soutenir l’activité économique en fournissant de nouveaux crédits. Toutefois, comme c’était entièrement prévisible, les banques ont eu tendance à réduire l’octroi de nouveaux prêts tout en essayant de nettoyer leur bilan des créances douteuses. Cette limitation drastique du crédit a en fait compromis la reprise, aggravant le problème des créances irrécouvrables pour l’économie. La baisse globale du crédit signifie également que les créances douteuses représentent un ratio plus élevé du total. Il s’agit d’un exemple parfait de l’absurdité des plans de « sauvetage » mis en œuvre par le gouvernement Syriza.

L’échec des banques grecques à réduire le poids des « créances douteuses » a entraîné un effondrement de la valeur de leurs actions à la bourse d’Athènes depuis le début de l’été 2018, effondrement qui s’est accéléré au cours du dernier mois. En réalité, l’ensemble du secteur bancaire grec a été considérablement dévalué depuis la signature du plan de « sauvetage » de Tsipras. Des rumeurs circulent sur la nécessité d’une nouvelle recapitalisation, ou de formes de prise en charge des créances douteuses par l’Etat[5]. Si une telle perspective se concrétisait, ce serait un désastre complet pour le gouvernement, qui doit faire face à de multiples échéances électorales en 2019.

L’accélération du programme de liquidation des créances douteuses est ainsi devenue l’une des priorités de la Troïka et de leurs dociles serviteurs dans l’actuel gouvernement. Comme le problème semble être plus aigu pour les crédits immobiliers et les crédits à la consommation, des objectifs extrêmement ambitieux, et sans doute irréalistes, ont été fixés en matière de saisies et de vente aux enchères : 8 à 10 000 logements pour 2018, chiffre porté à 50 000 pour 2019.

Cibler les actions de protestation

Depuis la capitulation de l’été 2015, la question des saisies et des ventes aux enchères est devenue l’un des problèmes les plus épineux pour Tsipras et son parti. L’accélération du processus sous la pression des banques et de la Troïka a conduit à un affrontement majeur entre le gouvernement et un mouvement dynamique qui s’oppose aux ventes aux saisies et aux ventes enchères de logement. Ce mouvement a pris un nouvel élan après la relance des ventes aux enchères à l’automne 2016. La mobilisation continue de groupes d’activistes déterminés dans les salles d’audience des tribunaux a réussi à annuler des centaines de ventes, ce qui a considérablement ralenti l’ensemble des procédures[6]. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les banques n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs.

La réaction du gouvernement, obtempérant aux instructions de la Troïka, a consisté à transférer à partir l’été 2017 la procédure de vente aux enchères vers une plate-forme électronique, activée par des notaires à l’intérieur de leur cabinet, plutôt que d’organiser les ventes dans les tribunaux. Cela a certainement rendu les actions de protestation plus difficiles à organiser. De nouvelles dispositions législatives, votées en décembres 2017, ont créé un délit spécifique qui prévoit des peines d’emprisonnement de trois à six mois pour celles et ceux qui tentent d’entraver le processus de vente aux enchères[7]. Les actions se sont toutefois poursuivies, même si leur ampleur a été affectée, empêchant de nombreuses ventes aux enchères et rendant les notaires moins enclins à prêter leur concours[8].

Au cours de cette période, les affrontements avec la police devant les bureaux des notaires se sont multipliés. Des militants filmés et identifiés pendant les actions ont été systématiquement inculpés. Depuis le début de l’année, des dizaines de militants à travers le pays font face à des poursuites judiciaires. Parmi eux, citons Spiros Milios, conseiller municipal d’Ambelokipi-Menemeni, dans la région de Thessalonique, et militant d’Antarsya, la coalition d’organisation d’extrême-gauche. Dans la petite ville de Volos, pas moins de 20 militants sont le coup de poursuite, de même que 15 autres à Argos et Nauplie[9]. Le procès de trois militants anti-saisies a débuté à Athènes le 21 septembre.

Les poursuites à l’encontre des activistes anti-saisies ne sont que l’exemple le plus patent des pratiques autoritaires dont fait preuve le gouvernement de Tsipras. La répression a également touché les militants mobilisés contre le projet minier d’exploitation à ciel ouvert par le géant canadien Eldorado Gold à Skouries, dans le nord de la Grèce. Plus généralement, le gouvernement a eu recours à la force pour réprimer les manifestations contre sa politique, en particulier lorsqu’elles paraissent susceptibles de s’étendre. L’utilisation de la police anti-émeute contre les retraités n’en est que l’exemple le plus flagrant. Une tendance de fond a commencé ainsi à se dessiner : pour faire face aux réactions que suscite sa politique, le gouvernement s’appuie sur les mécanismes répressifs de « l’État profond ».

Les poursuites à l’encontre de Panagiotis Lafazanis

Un seuil symbolique dans cette escalade répressive a été franchi le 26 septembre, quand Panagiotis Lafazanis, une figure respectée de la gauche radicale, a reçu une convocation pour répondre à des accusations concernant sa participation à des actions de protestation hebdomadaires contre les saisies et les ventes aux enchères[10]. Lafazanis était ministre de l’énergie au sein du premier gouvernement Syriza (janvier à juillet 2015) et la figure de proue de la « Plate-forme de gauche », qui regroupait à l’époque la majeure partie de l’aile gauche de Syriza. Il est maintenant secrétaire national d’Unité Populaire, un front politique créé l’été 2015, principalement par les forces de la Plateforme de gauche, qui ont quitté Syriza et ont été rejointes par d’autres organisations de la gauche radicale.

C’est la première fois depuis la chute de la dictature (1974) – au cours de laquelle Lafazanis a été persécuté pour ses activités clandestines au sein du mouvement étudiant et de l’organisation de jeunesse du parti communiste – qu’un dirigeant d’un parti de gauche fait l’objet de poursuites pour son activité politique. Les chefs d’accusation à son encontre concernent des infractions présumées à pas moins de 15 articles du code pénal, sanctionnées par des peines de prison pouvant aller jusqu’à deux ans. S’il est reconnu coupable de toutes les accusations, la peine pourrait aller jusqu’à neuf ans.

Ce qui est également remarquable, c’est que la procédure émane non du procureur mais du « Département pour la protection de l’État et du régime démocratique », une branche spéciale des services de sécurité censée investiguer les activités liées au terrorisme et qui menacent la démocratie. Ce département a été créé en 2000, par les gouvernements « modernistes » du PASOK, alors que la Grèce s’apprêtait à rejoindre l’Union monétaire. Il a été modernisé en 2011, suite à la mise en place des plans d’austérité, et transformé en service de surveillance des actions de protestation. Des dispositions législatives adoptées en février sous l’impulsion du gouvernement Syriza ont encore élargi son éventail d’activités. Il est à noter que, depuis sa création, le département n’a développé aucune activité à l’encontre des néonazis d’Aube Dorée, ni d’aucune autre organisation d’extrême droite ou terroriste.

Lafazanis n’est pas le seul militant à être ciblé par les services de sécurité. Quatre autres activistes, parmi lesquels un membre d’Unité Populaires et deux personnalités connues du réseau « Je ne paie pas », Leonidas et Elias Papadopoulos, ont également été convoqués pour répondre à une longue liste de chefs d’accusation. La nature des pièces incluses dans son dossier ont permis de mettre en lumière le fait que Lafazanis était sous surveillance depuis des mois par une équipe de policiers déguisés en journalistes filmant des actions devant les bureaux de notaires. Ce matériel a été complété par des photos et des vidéos que les services de sécurité ont demandé aux chaînes de télévision. Des publications Facebook ont également été utilisées pour identifier ces militants lors de diverses actions de protestation.

Quelles suites ?

La vague de poursuites judiciaires, et en particulier celles l’encontre de Lafazanis, a forcé les médias grecs à parler de la répression. Elle a également provoqué certaines réactions dans les milieux politiques, notamment une question au parlement adressée au ministre de la Justice par 43 députés de Syriza. Cependant, la position officielle du gouvernement est que cette question relève entièrement du pouvoir judiciaire et de la police et qu’il n’est en rien concerné.

Il n’en reste pas moins que l’initiative des poursuites n’a pas été prise par la justice mais par un service appartenant à l’« État profond », à savoir le « Département de la protection de l’État et du régime démocratique ». Or ce département est placé sous l’autorité du ministre de l’ordre public. Il existe donc une implication et une complicité de la part du gouvernement, qui renvoie aux mesures prévues par le troisième Mémorandum signé en juillet 2015 et à la crise actuelle des banques grecques.

La mise en œuvre des plans d’austérité et des politiques néolibérales exige la répression et le gouvernement Syriza ne saurait faire exception à cette règle. La démocratie en Grèce est déjà en lambeaux et la situation risque de s’aggraver dans les mois à venir. A l’approche des élections, les problèmes des banques vont sans doute occuper une place centrale. Le désastre économique et social causé par la capitulation de Tsipras est devenu évident pour de larges couches de l’électorat et le dégoût se généralise dans la population. Un gouvernement qui a déjà vendu son âme en se faisant l’exécutant de la Troïka n’hésitera pas à faire monter d’un cran la répression à l’encontre de tou.te.s celles et ceux qui s’opposent à sa politique. La solidarité internationale est indispensable pour mettre fin à cette évolution extrêmement préoccupante de la situation en Grèce. C’est une question de défense de la démocratie.

Stathis Kouvélakis et Costas Lapavitsas

Cet article a été mis en ligne le 6 octobre 2018 par Jacobin magazine [11]

»» https://unitepopulaireparis.wordpress.com/2018/10/07/grece-le-virage-r...

[1] lemonde.fr/europe/article/2018/03/22/europe-les-courants-populistes-ont-cesse-d-etre-des-exceptions-pour-devenir-la-regle_5274743_3214.html

[2] jacobinmag.com/2018/08/greece–tsipras-memoranda-austerity-odyssey

[3] lemonde.fr/idees/article/2018/06/22/le-courage-des-grecs-et-de-tsipras_5319456_3232.html et euractiv.fr/section/affaires-publiques/news/juncker-praises-tsipras-following-weber-jibe/

[4] bankofgreece.gr/BogEkdoseis/Sept18_Report_Operational_Targets_for_NPEs_EN_Final.pdf

[5] reuters.com/article/us-piraeusbank-capital-ceo-exclusive/piraeus-bank-says-debt-plan-on-track-as-shares-drop-30-percent-idUSKCN1MD0TZ

[6] theguardian.com/world/2017/mar/11/greek-activists-target-sales-of-homes-seized-over-bad-debts

[7] thepressproject.gr/article/121452/Perase-i-tropologia-gia-tous-pleistiriasmous

[8] ft.com/content/e7a5732c-3db0-11e8-b7e0-52972418fec4

[9] epitropi3den.blogspot.com/2018/09/blog-post_24.html

[10] ekathimerini.com/232997/article/ekathimerini/news/ex-minister-panayiotis-lafazanis-denounces-government-persecution

[11] jacobinmag.com/2018/10/syriza-repression-foreclosure-banks-tsipras

 

URL de cet article 33895 


 

Dans EUROPE

RENFORCEMENT DE LA PRESENCE MILITAIRE AMERICAINE EN EUROPE: DE LA LIBERATION A L'OCCUPATION

Par Le 04/10/2018

jeudi 4 octobre 2018

Renforcement de la présence militaire américaine en Europe: de la libération à l'occupation

 

 

La faiblesse objective de l'armée dans les pays européens qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ont pris l'habitude de se réfugier sous le parapluie militaire américain, notamment dans le cadre de l'OTAN, conduit à pérenniser la présence militaire des Etats-Unis sur le sol européen. De quelle souveraineté peut-on parler lorsque des pays ne sont même pas capables d'assurer leur défense nationale? Et pendant ce temps-là, tous les prétextes sont bons pour installer plus confortablement l'armée américaine face à une mythique invasion russe. Si occupation il y a, elle est aujourd'hui américaine.


 

Comment peut-on parler d'une défense réelle des pays européens lorsqu'il est de mauvais goût de parler même de "défense". Illustration au sujet de ce nouveau projet: le Fonds européen de défense :

« Une étape historique (…) sur un sujet dont il y a quelque temps encore, personne au sein de l’Europe ne voulait entendre parler », selon l’eurodéputée Françoise Grossetête. Le 13 juin dernier, la Commission européenne a présenté son futur budget pluriannuel pour la période 2021-2027. Et l’exécutif européen de présenter ses priorités en matière de défense, un domaine auquel les 27 devraient consacrer quelque 20 milliards d’euros, dont 13 milliards pour un inédit « Fonds européen de défense ». Celui-ci aurait vocation à cofinancer des projets transnationaux dans l’industrie de la défense.

« Il ne s’agit pas de dépenser plus pour la défense, a déclaré à cette occasion Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Sécurité, mais d’inciter à la coopération et donc aux économies d’échelle ». 

Tout commençait tellement bien: renforcer la défense en Europe, ou plutôt enfin commencer à s'en occuper. Mais non, l'on nous rassure immédiatement, il ne s'agit pas de cela - il faut cofinancer des "projets de recherche collaboratives" dans le domaine des hautes technologiques. On aurait pu avoir peur, comment ça l'UE aurait la mauvaise idée de vouloir s'autonomiser de l'OTAN? Quelle idée idiote!

 

D'ailleurs, en surfant sur la vague de la soi-disant agression russe qui arrive (regardez bien, vous verrez des petits hommes verts avancer), les Etats-Unis en profitent pour renforcer leur présence militaire en Europe en général et en Europe de l'Est en particulier. Abandonnant partiellement la présence permanente, pour une rotation sur leurs domaines, afin de mieux maîtriser l'espace. Comme il n'y a pas d'ennemis réels contre lequel il faut lutter, c'est suffisant pour organiser des exercices avec les locaux, former les armées locales - comme en Ukraine par exemple, où 250 soldats de la Garde nationale d'Oklahoma forment les soldats ukrainiens, ceux qui ensuite vont dans le Donbass. En voyant les tirs concentrés sur les ouvrages civils, l'on se demande ce qui leur est appris. D'un autre côté, en voyant Rakka en Syrie après le passage de l'armée US ... La Pologne se prépare à construire un Fort Trump, alors qu'il y a déjà plus de 3500 soldats américains en place. La pression politique est en place.

 

L'on compte, selon les données de Département de la Défense US reprises ici, hors zones de combats, près de 65 000 soldats américains en Europe:

 

 

Pourtant, l'on ne s'arrête pas là, des prévisions sont faites pour construire de nouveaux logements pour les militaires, des bâtiments administratifs, des centres d'entraînements, etc pour un montant - affiché - de 248 millions $. Sans compter les dépenses prises en charge par les pays, où l'armée américaine se base. La Pologne est prête à dépenser 2 milliards $ par exemple.

 

Comme la seule présence dont l'Europe doive encore se délivrer est justement celle des Etats-Unis, afin d'instaurer des rapports plus équilibrés, nous sommes finalement passés de la "grande libération" de 45, d'où l'histoire tente désespérément de gommer l'URSS, à l'occupation qui s'est depuis développée.

 

 

 

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Libellés : 

https://russiepolitics.blogspot.com/2018/10/renforcement-de-la-presence-militaire.html

 

Dans EUROPE

L'UE PROFITE EN PREMIER LIEU AUX MULTINATIONALES ET NON PAS AUX PEUPLES

Par Le 03/10/2018

L’UE profite en premier lieu aux multinationales et non pas aux peuples


Arrêt sur info — 02 octobre 2018

En matière de politique commerciale, l’Autriche devrait revenir dans l’AELE

Zeit Fragen | N° 22, 1er octobre 2018

Interview de Inge Rauscher, présidente de l’«Initiative Heimat & Umwelt» et porte-parole du comité interpartis en vue d’un retrait de l’UE

Il y a trois ans, eut lieu une semaine de récolte de signatures pour l’initiative populaire autrichienne demandant la sortie de l’UE. Pour pouvoir remettre une telle initiative au Parlement, il fallait avoir obtenu 100 000 signatures de citoyens autrichiens, déposées personnellement dans une liste auprès d’une administration communale, démontrant ainsi sa volonté d’obtenir une votation populaire concernant la sortie de l’UE. Malgré ces difficultés et un boycott parfait de la part des médias, l’initiative obtint 261 000 signatures, ce qui ressemblait à un tremblement de terre en Autriche. Toutefois, le Parlement refusa de respecter cette claire volonté de la population. «Zeit-Fragen» s’est entretenu avec Inge Rauscher, présidente de l’«Initiative Heimat und Umwelt», l’une de principales initiatrices de ces activités civiques.

Horizons et débats: Madame Rauscher, vous avez apporté une aide importante pour que la demande d’initiative ait obtenu l’énorme nombre de 261 000 signatures. Comment y êtes-vous arrivée sans aucun appui de la part des médias? Qu’est-ce que cela signifie pour l’Autriche, avec un peu de recul?

Inge Rauscher: Ce fut en premier lieu le mérite du mouvement de base et le résultat de plusieurs années de travail d’information et d’explications apportées par la revue «Wegwarte» de l’«Initiative Heimat und Umwelt» qui paraît régulièrement. Puis il y avait un comité de personnalités favorables à une sortie de l’UE, mais aussi d’innombrables stands d’explications tenus par nos membres sur la place publique dans toute l’Autriche, d’innombrables lettres de lecteurs dans les médias, la distribution de tracts explicatifs par une quantité de personnes et la volonté de tous de soutenir financièrement ce travail.

Perte de notre autodétermination

Quelles sont les raisons principales pour l’Autriche de quitter l’UE?

Elles sont très nombreuses, mais ici je ne puis en énumérer que quelques-unes. Pour nous, les initiateurs de cette demande populaire était et reste la perte de notre autonomie. Il vaut mieux prendre dans notre pays les décisions touchant l’ensemble de notre population qu’à Bruxelles. La démocratie demande une présence et une transparence. Ce n’est pas par hasard que les commissaires, qui sont seuls à décider des lois, ne sont pas élus et que ce pseudo-parlement n’a aucune compétence en matière de lois. Même les parlements nationaux n’ont plus grand-chose à dire au sein de l’UE. Quant aux peuples, on n’en parle même pas – d’où d’ailleurs l’inexistence d’une démocratie directe. Il est prévu d’enlever aux Etats membres leur souveraineté budgétaire du fait de la nomination d’un ministre des finances pour l’ensemble de l’UE.

Aucun domaine important pour notre pays ne s’est amélioré depuis notre entrée dans l’UE il y a 23 ans, certains se sont même détériorés. Notre neutralité perpétuelle, inscrite dans la Constitution autrichienne, est constamment remise en question du fait de notre participation à l’UE. Il faut être conscient que 25 des (encore) 28 membres de l’UE sont membres de l’OTAN. L’année dernière notre chancelier fédéral Kurz a signé l’accord Pesco (Permanent Structured Cooperation), soit une constante coopération militaire structurée des Etats membres de l’UE. Alors, comment un pays neutre peut-il développer la paix en s’alliant à une armée collaborant étroitement avec une OTAN agressive.

Toutes les questions concernant les migrations de masse sont liées à l’UE. En effet, son crédo des «frontières ouvertes» a permis une telle invasion directement liée à la hausse actuelle de la criminalité. En décembre prochain, il est prévu de signer au Maroc la «déclaration de Marrakech», exigeant de 57 Etats de l’UE et de «pays partenaires» africains, après de nombreuses années de négociations, «de favoriser un comportement adéquat envers la migration, la diaspora et de coopérer pour le développement de sociétés dans les pays d’origine, de transit et d’accueil». Des observateurs indépendants estiment que cet accord est une prochaine porte grande ouverte pour une migration de masse d’Afrique vers l’UE. Alors que le ministère autrichien des Affaires étrangères a déjà donné son aval à cet accord, le ministre des Affaires étrangères hongrois a justifié l’opposition de son gouvernement en disant que la Déclaration de Marrakech «présente la migration comme un phénomène nécessaire et positif» et qu’on peut parfaitement présager que dans le cadre de ce «processus de Rabat» surviendra une nouvelle vague migratoire.

Au niveau économique ce n’est pas une réussite – qui tire donc profit de l’UE?

L’UE profite en premier lieu aux multinationales et non pas aux citoyens. Depuis l’entrée de l’Autriche dans l’UE en 1995, les salaires nets (salaire brut moins taux d’inflation) n’ont que très peu augmenté, alors que les cours des actions ont fortement augmenté depuis: l’ATX de tout juste 1000 points en janvier 1995 à atteint 3400 points en juillet 2018 – un plus d’environ 240%. Au cours de la même période, le DAX, représentant des groupes encore nettement plus importants, a obtenu des résultats encore beaucoup plus élevée – d’environ 2000 points à près de 12 800 points – un plus d’environ 540%. Donc, l’UE est essentiellement une machine à répartir l’argent du bas vers le haut!

Les partisans de l’UE en Autriche prétendent très souvent qu’en cas de sortie le pays s’effondrerait économiquement. Quelle est votre opinion à ce sujet?

L’introduction de l’euro a causé de grandes pertes du pouvoir d’achat et une énorme augmentation des prix. Tout le monde le ressent dans sa bourse. Cela vient du fait que les économies nationales faibles, tels l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, ne peuvent plus dévaluer à cause de l’euro, ce qui leur cause de grandes difficultés. Suite à l’accord de l’UE, des économies plus fortes, comme l’Autriche, ont dû répondre des dettes d’autres pays. De plus, l’Autriche paie chaque année beaucoup plus à l’UE que ce qu’elle en retire. Tout cela a amené un appauvrissement de la population et à un écart grandissant entre riches et pauvres. L’UE et tout sauf une réussite économique. Le nombre de paysans a fortement diminué, l’Autriche a perdu une grande partie de sa production industrielle, la dette de l’Etat atteint 83% du produit intérieur brut, face aux 350 000 chômeurs il n’y a que 50 000 emplois libres.

Selon les enquêtes, un tiers des Autrichiens seraient favorables à une sortie de l’Autriche de l’UE, donc à l’«Öxit», alors que toute la presse mainstream et l’ensemble des partis parlementaires s’y opposent. Comment expliquer cet écart?

Les cercles officiels ne souhaitent jamais la même que ce qu’exigent les citoyens bien informés. Ils ont de tout autres intérêts (de lobbies). En outre, «Bruxelles» accorde, à nos frais, des postes, des annonces et d’autres avantages lucratifs permettant d’«appâter» les politiciens et les journalistes. C’est soutenu financièrement et en douce par les «groupes de réflexion» et les ONG. Les instances de l’UE sont les avant-postes dans l’agenda de l’«Etat mondial» centralisé, destiné à éliminer les Etats nationaux (restants) qui devraient, eux, servir le bien-être des peuples et des Etats.

Lors de l’élection du Président fédéral, vous avez soutenu Norbert Hofer du FPÖ, puis le FPÖ lors des élections au Conseil national. Quelles en étaient les raisons et pourquoi vous êtes-vous par la suite éloignée du FPÖ?

Les principales raisons de ce soutien étaient son engagement véhément en faveur de l’introduction d’un système de démocratie directe selon le modèle suisse, décidé par le congrès fédéral du FPÖ avec une approbation de 100%. Cela fut déclaré comme condition absolue pour toute coalition, ainsi que le Non à l’accord commercial AECG ruineux de l’UE avec le Canada (et donc indirectement avec les Etats-Unis) ou au moins sa ratification uniquement après un référendum, un Non à un nouveau centralisme de l’UE, etc. Tout cela a été jeté par-dessus bord et on a signé un pacte gouvernemental qui a décidé exactement le contraire. L’accord CETA a depuis lors été ratifié par le Parlement avec le vote de l’ÖVP et du FPÖ, et un autre accord de libre-échange entre l’UE et Singapour a été signé par le ministre des Infrastructures et coordinateur gouvernemental Norbert Hofer, avec lequel des tribunaux d’arbitrage pour les entreprises formeront une justice parallèle placée au-dessus de la juridiction étatique, quand des lois sociales ou environnementales touchent aux intérêts financiers des entreprises. Et au lieu de s’engager pour la mise en place d’une démocratie directe selon le modèle suisse comme promis, on prévoit – selon le programme gouvernemental, à partir de 2021 – de faire en sorte que l’ensemble du droit de l’UE échappe entièrement à la participation de la population, alors que 80% de toutes les lois applicables à l’Autriche sont déjà prescrites par «Bruxelles». La Constitution et les traités internationaux seraient également exclus de toute démocratie directe et la question de l’adhésion à l’UE elle-même (maintien ou retrait) ne serait plus jamais présentée aux citoyens. Voilà pourquoi, il nous a été tout à fait impossible de continuer à soutenir le FPÖ.

Retour au petit Etat souverain

Comment imaginez-vous le rôle de l’Autriche en Europe?

Je vois un petit Etat souverain au centre de l’Europe, contribuant à la paix et à l’équilibre par une neutralité active et vécue qui exige une politique étrangère indépendante. Il s’agit notamment de garder une saine équidistance envers tous les grands blocs de pouvoir et des efforts continus pour renforcer et respecter le droit international. Rejet des grands fantasmes de pouvoir, mais défense résolue des besoins vitaux de la République d’Autriche à tous les niveaux – mots clés: trafic de transit, agriculture paysanne, approvisionnement local par les petites et moyennes entreprises, identité culturelle. En termes de politique commerciale, l’Autriche devrait rejoindre l’AELE, dont nous avons été membres pendant 36 ans. Nous devrions nous concentrer principalement sur une politique active de bon voisinage avec tous les pays qui nous entourent.

Est-ce encore possible de lancer référendum sur la sortie de l’UE et peut-il aboutir?

Le Conseil national peut décider d’un tel référendum à tout moment. Avec le «projet d’empêchement de la démocratie directe» prévu par le gouvernement actuel pour 2021, «seul» le peuple se verra refuser le droit de réaliser un référendum. Mais ce projet pourrait être supprimé à nouveau à tout moment par un autre gouvernement ou sa majorité au Parlement. Et bien sûr, un tel référendum peut être un succès; personne ne s’attendait non plus à un tel résultat, lors du référendum sur le Brexit.

Que se passerait-il si une majorité en Autriche votait en faveur d’une sortie de l’UE?

Notre pays aurait alors à nouveau la possibilité d’élaborer des politiques principalement pour ses propres citoyens. Les frais d’adhésion annuels à l’UE effroyablement élevés seraient supprimés, l’Autriche pourrait réintroduire sa propre monnaie nationale au lieu de l’euro comme monnaie de transfert et n’aurait pas à cofinancer des paquets de dettes pour d’autres Etats membres de l’UE, par le mécanisme européen de stabilité, l’adhésion à la Communauté européenne de promotion de l’énergie atomique (Euratom) n’aurait plus lieu d’être, etc. L’Autriche n’aurait plus à soutenir toutes les étapes en cours vers la participation à une armée de l’UE compatible avec l’OTAN, à l’instar de l’accord Pesco, et pourrait, d’une manière générale, retrouver la liberté et l’autodétermination et donc le respect de soi plutôt que la soumission.

Merci beaucoup de cet entretien.   

Contact: www.ja-zum-oexit.atwww.heimat-und-umwelt.at. Inge Rauscher, p. A. A-3424 Zeiselmauer, Hageng. 5, tél. +43 2242 70516 ou +43 664 425 19 35, ihu(at)a1.net

Source: Zeit-fragen.ch

https://arretsurinfo.ch/lue-profite-en-premier-lieu-aux-multinationales-et-non-pas-aux-peuples/


 

Dans EUROPE

BELGIQUE: "FAUT-IL BOMBARDER MOLENBECK ?" NADINE ROSA - ROSSO A LA LIBRAIRIE RESISTANCES LE JEUDI 4 OCTOBRE PROCHAIN

Par Le 28/09/2018

27 septembre 2018

"Faut-il bombarder Molenbeek ?" : Nadine Rosa-Rosso à la librairie Résistances

C’est ce qu’avait recommandé Eric Zémmour à la France, concernant ce quartier de Bruxelles dit « sensible », et présenté comme l’un des repaires djihadistes d’Europe après l’attentat au Bataclan, en novembre 2015. Et cela pourrait être le titre de la présentation que fera Nadine Rosa-Rosso le jeudi 4 octobre prochain à la librairie Résistances, à l’occasion de la sortie de son livre « Plus qu’hier et moins que demain. Contre le racisme, le colonialisme et la guerre ».

Car c’est bien de ces quartiers présentés comme dangereux, et de leurs habitants majoritairement issus de l’immigration marocaine, que parle l’auteur, qui les connait bien pour avoir habité et enseigné une trentaine d’années, à Molenbeek justement.

Et Nadine Rosa Rosso, qui décrit en même temps son parcours désenchanté en tant que militante du PTB (Parti du Travail Belge, autrefois nettement situé à l’extrême gauche), remet les pendules à l’heure, et montre comment s’est développé le racisme en Belgique, comme dans la plupart des grandes villes européennes, parallèlement à la fracture au sein du monde du travail.

Avec la désindustrialisation, les délocalisations, la croissance du chômage, la population immigrée et ses enfants nés en Europe, se sont vu peu à peu écartés du monde de l’entreprise et de ses solidarités, puis sont devenus les boucs émissaires tout désignés, y compris pour les couches plus favorisées de la classe ouvrière. Le tout sur fond de renoncement de la gauche et des directions syndicales.

Son livre démontre comment seul un front commun contre le système d’exploitation capitaliste, et contre les guerres qui lui sont inhérentes, peut mettre fin à l’ensemble des dérives identitaires qui traversent nos sociétés.

Nadine Rosa-Rosso, ex-permanente du PTB, est enseignante « de la deuxième chance » pour jeunes adultes, à Bruxelles. Elle travaille également avec des groupes de mamans dont les enfants sont partis en Syrie, y sont morts, où ne peuvent pas en revenir, afin de leur apporter un soutien et une possibilité d’expression qui font gravement défaut.

Conférence-débat le jeudi 4 octobre à partir de 19 H

à la Librairie Résistances

4 Villa Compoint. 75017 Paris. (Angle du 50 rue Guy Môquet)

M° Guy Môquet ou Brochant. Ligne 13. Bus 31 : Arrêt Davy-Moines

CA

http://www.europalestine.com/spip.php?article14696


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : LE NOUVEAU RIDEAU DE FER

Par Le 18/09/2018

Le nouveau rideau de fer

L'art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 18 septembre 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

La Lettonie est en train de construire une enceinte métallique de 90 km, haute de 2,5 mètres, le long de la frontière avec la Russie, qui sera terminée dans l’année. Elle sera étendue en 2019 sur plus de 190 km de frontière, pour un coût prévu de 17 millions d’euros. Une enceinte analogue de 135 km est construite par la Lituanie à la frontière avec le territoire russe de Kaliningrad. L’Estonie a annoncé la construction prochaine d’une enceinte, toujours à la frontière avec la Russie, longue de 110 km et elle aussi haute de 2,5 mètres.Coût prévu : plus de 70 millions d’euros, pour lesquels le gouvernement estonien demandera un financement Ue.

Objectif de ces enceintes, selon les déclarations gouvernementales : “protéger les frontières extérieures de l’Europe et de l’Otan”. Si l’on exclut le motif qu’elles dussent être “protégées” de flux migratoires massifs provenant de la Russie, il ne reste que l’autre : les frontières extérieures de l’Ue et de l’Otan doivent être “protégées” de la “menace russe”.

Comme l’enceinte construite par les pays baltes le long de le frontière avec la Russie a une efficience militaire pratiquement nulle, son objectif est fondamentalement idéologique : celui d’un symbole physique indiquant qu’il y a, au-delà de l’enceinte, un dangereux ennemi qui nous menace.

Ceci fait partie de la martelante psyop politico-médiatique pour justifier l’escalade USA /Otan en Europe contre la Russie.

Dans ce contexte, le président de la République Sergio Mattarella s’est rendu en Lettonie deux fois, la première en juillet pour une tournée de visites dans les pays baltes et en Géorgie. Au dîner officiel à Riga, le président de la République italienne a félicité la Lettonie d’avoir choisi l’”intégration à l’intérieur de l’Otan et de l’Union Européenne” et d’avoir décidé d’”embrasser un modèle de société ouverte, fondée sur le respect de l’État de droit, sur la démocratie, sur la centralité des droits de l’homme”.

Il l’a déclaré au président letton Raymond Vējonis, lequel avait déjà approuvé en avril le projet de loi qui interdit l’enseignement du russe en Lettonie, pays dont la population est pour presque 30% d’ethnie russe et où le russe est employé comme langue principale par 40% des habitants. Mesure liberticide qui, en interdisant le bilinguisme reconnu par l’Union européenne elle-même, discrimine ultérieurement la minorité russe, accusée d’être “la cinquième colonne de Moscou”.

Deux mois plus tard, en septembre, le président Mattarella est retourné en Lettonie pour participer à un sommet informel des Chefs d’État de l’Union européenne, où a été traité entre autres le thème des attaques informatiques de la part d’ “États ayant une attitude hostile” (référence claire à la Russie).

Après le sommet, le Président de la République s’est rendu à la base militaire de Ᾱdaži, où il a rencontré le contingent italien encadrédans le Groupe de bataille déployé par l’Otan en Lettonie dans le cadre de la “présence avancée renforcée”  (eFP) aux frontières avec la Russie. “Votre présence est un élément qui rassure nos amis lettons et des autres pays baltes”, a déclaré le Président de la République. Paroles qui alimentent substantiellement la psyop, en suggérant l’existence d’une menace pour les pays baltes et le reste de l’Europe provenant de la Russie.

Le 24 septembre arrivera aussi en Lettonie le Pape François, en visite dans les trois pays baltes. Qui sait si, répétant qu’il faut “construire des ponts pas des murs”, il dira quelque chose aussi sur le nouveau rideau de fer qui, divisant la région européenne, prépare les esprits à la guerre. Ou bien si à Riga, en déposant des fleurs au “Monument pour la liberté”, il revendiquera la liberté des jeunes Lettons russes d’apprendre et d’employer leur propre langue.

Manlio Dinucci

Édition de mardi 18 septembre 2018 de il manifesto

VIDÉO PANDORATV :

 

Article original en italien :

La nuova cortina di ferroL’arte della guerra

Édition de mardi 18 septembre 2018 deil manifesto

https://ilmanifesto.it/lettonia-la-nuova-cortina-di-ferro/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Note :
Présence militaire française dans l’eFP (Enhanced Forward Presence ) :
“Depuis avril 2017, la France déploie des soldats dans le cadre de l’eFP <https://otan.delegfrance.org/Estonie-Deploiement-francais-dans-le-cadre-de-la-presence-avancee-renforcee-eFP> , mission défensive et proportionnée qui vise à réduire les risques et contribue ainsi à la sécurité du flanc Est de l’Alliance. Après neuf mois en Estonie ce déploiement, baptisé Lynx, a basculé en Lituanie en janvier 2018 pour un mandat initial de huit mois”.
https://otan.delegfrance.org/Redeploiement-du-detachement-Lynx-en-Lituanie-dans-le-cadre-de-la-presence <https://otan.delegfrance.org/Redeploiement-du-detachement-Lynx-en-Lituanie-dans-le-cadre-de-la-presence>

“Les forces françaises de la mission Lynx déployées en Lituanie depuis janvier 2018 dans le cadre de la présence avancée renforcée (enhanced Forward Presence – eFP) de l’OTAN ont entamé leur désengagement. Dès 2019, le détachement Lynx sera de nouveau déployé en Estonie où il était déjà présent en 2017”.
https://otan.delegfrance.org/Fin-de-mandat-des-forces-francaises-de-l-eFP-deployees-en-Lituanie-aout-2018 

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/le-nouveau-rideau-de-fer/5627888


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : EN ITALIE LA PLUS GRANDE POUDRIERE USA

Par Le 13/09/2018

En Italie la plus grande poudrière USA

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 11 septembre 2018

ilmanifesto.it 13 septembre 2018

Région : 

Thème: 

Le 8 août a fait escale dans le port de Livourne le Liberty Passion (Passion pour la Liberté) et le 2 septembre le Liberty Promise (Promesse de Liberté), qui seront suivis le 9 octobre par le Liberty Pride (Orgueil de Liberté). Les trois navires reviendront ensuite à Livourne, successivement, le 10 novembre, le 15 décembre et le 12 janvier.

Ce sont d’énormes navires Ro/Ro (Roll-On/Roll-Off, transports de véhicules, ndt), longs de 200 mètres et avec 12 ponts, pouvant chacun transporter 6500 automobiles. Ils ne transportent cependant pas des automobiles mais des chars d’assaut. Ils font partie d’une flotte étasunienne de 63 navires appartenant à des compagnies privées qui, pour le compte du Pentagone, transportent en continu des armes dans un circuit mondial entre les ports étasuniens, méditerranéens, moyen-orientaux et asiatiques.

La principale escale méditerranéenne est Livourne parce que son port est relié à la base étasunienne limitrophe de Camp Darby. L’importance de la base a été rappelée par le colonel Erik Berdy, commandant de la garnison en Italie de l’U.S. Army, dans une récente visite au quotidien “La Nazione” de Florence.

La base logistique, située entre Pise et Livourne, constitue le plus grand arsenal USA hors de la mère patrie. Le colonel n’a pas spécifié quel est le contenu des 125 bunkers de Camp Darby. Celui-ci peut être estimé à plus d’un million de projectiles d’artillerie, bombes aéroportées et missiles, auxquels s’ajoutent des milliers de chars d’assaut, véhicules et autres matériels militaires. On ne peut pas exclure que dans la base il y ait eu, il y ait ou puisse y avoir dans l’avenir même des bombes nucléaires.

Camp Darby, a souligné le colonel, joue un rôle clé, en approvisionnant les forces terrestres et aériennes étasuniennes dans des délais beaucoup plus brefs que si elles étaient approvisionnées directement depuis les USA. La base a fourni la majeure partie des armes pour les guerres contre l’Irak, la Yougoslavie, la Libye et l’Afghanistan. Depuis mars 2017, avec les grands bateaux qui font mensuellement escale à Livourne, les armes de Camp Darby sont transportées en continu dans les ports d’Aqaba en Jordanie, Djeddah en Arabie Saoudite et autres escales moyen-orientales pour être utilisées par les forces étasuniennes et alliées dans les guerres en Syrie, Irak et Yémen.

Dans son voyage inaugural le Liberty Passion a débarqué à Aqaba, en avril 2017, 250 véhicules militaires et d’autres matériels. Parmi les armes qui chaque mois sont transportées par mer de Camp Darby à Djeddah, il y a certainement aussi des bombes USA aéroportées que l’aviation saoudienne emploie (comme il résulte de preuves photographiques) pour massacrer des civils au Yémen. Il existe en outre de sérieux indices que, dans la liaison mensuelle entre Livourne et Djeddah, les grands navires transportent aussi des bombes aéroportées fournies par Rwm Italia de Domusnovas (Sardaigne) à l’Arabie saoudite pour la guerre au Yémen.

À la suite du transit d’armes accru depuis Camp Darby, la liaison par canal et par route de la base avec le port de Livourne et l’aéroport de Pise ne suffit plus. On a donc décidé une réorganisation massive des infrastructures (confirmée par le colonel Berdy), comprenant un nouvelle voie ferrée. Le plan comporte l’abattage de 1000 arbres dans une zone protégée, mais il a déjà été approuvé par les autorités italiennes. Ce n’est pas tout.

Le président du Conseil régional toscan Eugenio Giani (Pd), recevant le colonel Erik Berdy, Camp Darby.  Source de la photo : Go News, Conseil régional Italie

Le président du Conseil régional toscan Giani (Pd), recevant le colonel Berdy, s’est engagé à développer “l’intégration entre la base militaire USA de Camp Darby et la communauté environnante”. Position substantiellement partagée par le maire de Pise Conti (Lega) et par celui de Livourne (Movimento 5 Stelle). Ce dernier, pour recevoir le colonel Berdy puis l’ambassadeur USA Eisenberg, a hissé sur la Mairie la bannière étoilée.

Manlio Dinucci

Article original en italien :

In Toscana la più grande polveriera Usa

Édition de mardi 11 septembre 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/in-toscana-la-piu-grande-polveriera-usa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/en-italie-la-plus-grande-poudriere-usa/5627752


 

Dans EUROPE

LE SPD QUI FORME UNE COALITION AVEC LE PARTI CDU D'ANGELA MERKEL CATEGORIQUEMENT OPPOSE A CE QUE L'ALLEMAGNE REJOIGNE LA GUERRE EN SYRIE

Par Le 10/09/2018

Tornado

L’Allemagne devrait-elle se joindre aux frappes en Syrie? Le SPD répond

© AFP 2018 Carsten Rehder

INTERNATIONAL

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Alors que le gouvernement allemand se pencherait actuellement sur un éventuel emploi de ses chasseurs contre l’armée gouvernementale syrienne, la présidente du Parti social-démocrate allemand, Andrea Nahles, a déclaré que son parti «n'accepterait pas que l'Allemagne rejoigne la guerre en Syrie», peut-on lire sur Deutsche Welle.

Le Parti social-démocrate (SPD), plus vieux parti politique d'Allemagne, s'est catégoriquement opposé à la possibilité de recourir aux chasseurs-bombardiers allemands Tornado dans d'éventuelles opérations militaires contre l'armée du Président syrien Bachar el-Assad, a annoncé la présidente du SPD Andrea Nahles, citée par la plateforme informatique Deutsche Welle.

Le Parti social-démocrate forme notamment une grande coalition avec le parti CDU de la chancelière fédérale Angela Merkel.

«Le SPD n'acceptera pas que l'Allemagne rejoigne la guerre en Syrie, ni au parlement ni au gouvernement», a déclaré Mme Nahles.

Selon le journal Bild, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a donné l'ordre d'étudier la question de la participation du pays à d'éventuelles frappes de l'alliance formée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni contre les forces gouvernementales syriennes en cas d'une utilisation d'armes chimique dans le gouvernorat d'Idlib.

 

Avions Tornado

© REUTERS / FABIAN BIMMER

Berlin pourrait se joindre aux frappes de Washington, Londres et Paris en Syrie

Une demande appropriée a été adressée à Berlin par Washington et des négociations préliminaires sur le sujet se sont tenues la semaine dernière au sein du ministère allemand, a fait remarquer le média.

 

La chancelière allemande Angela Merkel avait précédemment exclu à plusieurs reprises toute possibilité de participation du pays aux opérations militaires en Syrie. Dans une interview accordée récemment à RTL, elle aurait explicitement exprimé son soutien à l'opération militaire russe en Syrie, notamment dans la lutte contre les groupements de mercenaires à Idlib, avait relaté Deutsche Wirtschaftsnachrichten (DWN).

https://fr.sputniknews.com/international/201809101038034939-allemagne-frappes-syrie-spd/


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : UNE ITALIE SOUVERAINISTE SANS SOUVERAINETE

Par Le 05/09/2018

Une Italie souverainiste sans souveraineté

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 04 septembre 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Le tourbillon politico-médiatique soulevé par l’affrontement entre “européistes” et “souverainistes” cache ce qu’est au contraire la réalité : un européisme sans Europe et un souverainisme sans souveraineté.

Celui qui brandit instrumentalement la bannière de l’européisme en ce moment est le président Macron, pour faire avancer la puissance française non seulement en Europe mais en Afrique. La France, promotrice avec les USA de la guerre OTAN qui en 2011 a démoli l’État libyen (dans laquelle l’Italie joua un rôle de premier plan), essaie par tous les moyens de contrôler la Libye : ses riches ressources -d’énormes réserves de pétrole, gaz naturel et eau fossile- non moins que son territoire, de grande importance géostratégique.

À cet effet Macron appuie les milices qui combattent le “gouvernement” de Fayez al Serraj, soutenu par l’Italie qui avec l’Eni (Société nationale des hydrocarbures) conserve de gros intérêts dans le pays.

Ceci n’est qu’un des exemples de la façon dont l’Union Européenne, fondée sur les intérêts des oligarchies économiques et financières des plus grandes puissances, est en train de s’effriter dans des oppositions de nature économique et politique, dont la question des migrants n’est que la pointe de l’iceberg.

Face à la prédominance de France et Allemagne, le gouvernement italien 5 Stelle-Lega a fait un choix précis : accroître le poids de l’Italie en la liant encore plus étroitement aux États-Unis. D’où la rencontre du président du conseil Conte avec le président Trump, à laquelle les médias italiens n’ont donné que peu d’écho. Et pourtant dans cette rencontre ont été prises des décisions qui ont une influence notable sur la position internationale de l’Italie.

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre italien Giuseppe Conte se serrent la main lors d’une conférence de presse conjointe dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, le 30 juillet 2018. AFP PHOTO / SAUL LOEB

Avant tout il a été décidé de créer “une cabine de régie permanente Italie-USA en Méditerranée élargie”, c’est-à-dire dans l’aire qui, dans la stratégie USA/OTAN, s’étend de l’Atlantique à la Mer Noire et, au sud, jusqu’au Golfe Persique et à l’Océan Indien.

En réalité la régie est aux mains des USA, spécifiquement du Pentagone, alors qu’à l’Italie ne revient qu’un rôle secondaire d’assistant à la régie et de façon générale le rôle de comparse.

Selon Conte, au contraire, “c’est une coopération stratégique, presque un jumelage, en vertu de laquelle l’Italie devient point de référence en Europe et interlocuteur privilégié des États-Unis pour les principaux défis à affronter”. S’annonce ainsi un renforcement ultérieur de la “coopération stratégique” avec les États-Unis, c’est-à-dire du rôle “privilégié” de l’Italie comme pont de lancement des forces étasuniennes, y compris nucléaires, aussi bien vers le Sud que vers l’Est.

“À l’Italie l’administration américaine reconnaît un rôle de leadership comme pays promoteur de la stabilisation de la Libye”, déclare Conte, annonçant implicitement que l’Italie, et non pas la France (moins fiable aux yeux de Washington), a reçu de la Maison Blanche la mission de “stabiliser” la Libye.

Reste à voir comment.

Il ne suffira pas de la Conférence internationale sur la Libye, qui devrait se dérouler à l’automne en Italie, avant les “élections” libyennes sponsorisées par la France qui devraient se tenir en décembre. Il faudra du côté italien un engagement militaire directement sur le terrain, aux coûts humains et matériels et aux issues imprévisibles.

Le choix “souverainiste” du gouvernement Conte réduit donc ultérieurement la souveraineté nationale, en rendant l’Italie encore plus dépendante de ce qui se décide à Washington, non seulement à la Maison Blanche, mais au Pentagone et à la Communauté d’intelligence, composée de 17 agences fédérales spécialisées en espionnage et opérations secrètes.

Le véritable choix souverainiste est l’application réelle du principe constitutionnel selon lequel l’Italie répudie la guerre comme instrument d’offenseàla liberté des autres peuples et comme moyen de résolution des conflits internationaux.

Manlio Dinucci

Article original en italien :

VIDEO – Un’Italia sovranista senza sovranità

Édition de mardi 4 septembre 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/unitalia-sovranista-senza-sovranita/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/une-italie-souverainiste-sans-souverainete/5627578


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : PONTS ECROULES ET PONTS BOMBARDES

Par Le 29/08/2018

Ponts écroulés et ponts bombardés

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 28 août 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Analyses: 

“L’image est vraiment apocalyptique, on dirait qu’une bombe est tombée sur cette très importante artère”: voilà comment un journaliste a décrit le pont Morandi qui venait de s’écrouler à Gênes, en brisant la vie de dizaines de personnes.

Mots qui ramènent à l’esprit d’autres images, celles des environ 40 ponts serbes détruits par les bombardements Otan en 1999, parmi lesquels le pont sur la Morava méridionale où deux missiles frappèrent un train en faisant un massacre chez les passagers. Pendant 78 jours, décollant surtout des bases italiennes fournies par le gouvernement D’Alema, 1100 avions effectuèrent 38 mille sorties, larguant 23 mille bombes et missiles. Détruisant systématiquement les structures et infrastructures de la Serbie, et provoquant des milliers de victimes chez les civils. Aux bombardements participèrent 54 avions italiens, qui effectuèrent 1378 sorties, en attaquant les objectifs désignés par le commandement étasunien. “Pour le nombre d’avions nous n’avons été seconds que derrière les USA. L’Italie est un grand pays et on ne doit pas s’étonner de l’engagement montré dans cette guerre”, déclara D’Alema.

Le pont de la ville Novi Sad, Serbie, bombardé par l’Otan en mars 1999.

Dans l’année même où il participait à la démolition finale de l’État yougoslave, le gouvernement D’Alema démolissait la propriété publique de la Soci et à Autostrade (gestionnaire aussi du pont Morandi), en en cédant une partie àun groupe d’actionnaires privés et en cotant le reste en Bourse. Le pont Morandi s’est écroulé fondamentalement par la responsabilité d’un système centré sur le profit, le même qui est à la base des puissants intérêts représentés par l’Otan.

Le rapprochement entre les images du pont Morandi écroulé et des ponts serbes bombardés, qui à première vue peut sembler forcé, est au contraire fondé.

Cette photo a été prise par la police italienne (Polizia di Stato) le 14 août 2018. Source AFP via Le Monde

Avant tout, la scène déchirante des victimes ensevelies par l’écroulement devrait nous faire réfléchir sur l’horrible réalité de la guerre, que les grands médias nous mettent sous les yeux comme une sorte de wargame, avec le pilote qui cible le pont et la bombe téléguidée qui le fait sauter en l’air.

En second lieu nous devrions nous rappeler que la Commission européenne a présenté le 28 mars un plan d’action prévoyant la potentialisation des infrastructures de l’Ue, ponts compris, mais pas pour les rendre plus sûres pour la mobilité civile mais plus aptes à la mobilité militaire (cf.“Ue, Espace Schengen pour les forces Otan”,il manifesto, 3 avril 2018).

En réalité, le plan a été décidé par le Pentagone et par l’Otan, qui ont demandé à l’Ue d’”améliorer les infrastructures civiles afin qu’elles soient adaptées aux exigences militaires”: de façon à pouvoir déplacer avec la plus grande rapidité des chars d’assaut, cannons autopropulséset autres véhicules militaires lourds, d’un pays européen à l’autre pour faire face à “l’agression russe”. Par exemple : si un pont n’est pas en mesure de supporter le poids d’une colonne de chars d’assaut, il devra être renforcé ou reconstruit.

On dira que dans ce cas le pont deviendra plus sûr aussi pour les véhicules civils. Mais la question n’est pas aussi simple.

Ces modifications ne seront effectuées que sur les tronçons les plus importants pour la mobilité militaire et l’énorme dépense sera à la charge de chaque pays, qui devra soustraire des ressources à l’amélioration générale des infrastructures.

Une contribution financière Ue est prévue pour un montant de 6,5 milliards de dollars d’euros, mais -a précisé Federica Mogherini, responsable de la “politique de sécurité”de l’Ue- seulement pour “assurer que des infrastructures d’importance stratégique soient adaptées aux exigences militaires”. 

Le temps presse : pour septembre le Conseil européen devra spécifier (sur indication Otan) quelles sont les infrastructures à potentialiser pour la mobilité militaire. Y aura-t-il aussi le pont Morandi, reconstruit pour que les chars d’assaut USA/Otan puissent en sécurité transiter sur la tête des Gênois?

Manlio Dinucci 

Article en italien :

Ponti crollati e ponti bombardati

Édition de mardi 28 septembre 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/ponti-crollati-e-ponti-bombardati/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Vidéo en italien sous-titrée en français :

VIDÉO – L’art de la guerre. Ponts écroulés et ponts bombardés.

 

Note de l’auteur pour les versions étrangères :

“Le pont Morandi, important viaduc autoroutier de Gênes gérépar une sociétéprivée, s’est écrouléle 14 août, en provoquant plus de 40 victimes. La cause probable est un effondrement structurel, dont les signes ont cependant étéignorés pendant des années”.

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/ponts-ecroules-et-ponts-bombardes/5627387


 

Dans EUROPE

CATASTROPHE DE GÊNES : PREMIÈRES RÉACTIONS DU PARTI COMMUNISTE (PC) EN ITALIE

Par Le 18/08/2018

CATASTROPHE DE GÊNES : PREMIÈRES RÉACTIONS DU PARTI COMMUNISTE (PC) EN ITALIE

 Solidarité Internationale PCF Italie Aucun commentaire

14 AOÛT 2018

Une partie du pont Morandi (80 mètres), situé sur l'autoroute A10 qui mène à la frontière avec la France, s'est écroulée vers 11h30 ce mardi à Gênes, en Italie.  Plus d'une trentaine de véhicules ont basculé dans le vide, plusieurs conducteurs se sont retrouvés coincés sous les débris. Le bilan provisoire s'élève à 35 morts à l'heure où nous écrivons cet article.

Le viaduc en question, construit en 1967, était un tronçon à péage, géré et entretenu par une société privatisée en 1999. Plusieurs rapports avaient établi qu'il était mal conçu et usé par le trafic.

Nous publions ci-dessous la traduction des premières réactions du Parti Communiste (Partito Comunista) en Italie et de son Secrétaire Général, Marco Rizzo, publiées sur les réseaux sociaux, qui pointent clairement du doigt la gestion par la société privée et exigent l'expropriation et la renationalisation de toutes les grandes infrastructures routières.

Article et traduction NK pour Solidarité Internationale PCF
 

Sur l'affiche du PC, on peut lire "LES VIES DE TOUS, LES PROFITS DE QUELQUES UNS" - Les privatisations tuent encore, personne ne contrôle les grandes infrastructures. L'Italie s'effondre sur la vie de ceux qui travaillent pour remplir les poches de ceux qui spéculent. Il faut immédiatement un plan d'entretien extraordinaire de la part de l'État - NATIONALISATION IMMÉDIATE


Déclaration du PC :

DÉSASTRE DE GÊNES

Il semble que 25 millions d'utilisateurs par an passaient sur ce maudit pont. Il s'agissait de l'une des routes à péage les plus chères. Combien de milliards d’euros ont été empochés par les sociétés privées, sans qu'évidemment ils ne tiennent compte de la sécurité? La tragédie est similaire à celle qui s’est produite dans les Marches en 2017. Ces "seigneurs du marché" privatisent leurs profits en répercutant les dangers et l'insécurité sur l'ensemble de la population. Parfois, ce ne sont même pas des sociétés multinationales, mais des «maîtres» italiens, prouvant que le problème ne réside pas dans la souveraineté mais dans le marché. Le problème est le capitalisme. Les grandes infrastructures doivent être expropriées et nationalisées. Il faut établir un plan d'entretien majeur (également sur tout le territoire) qui garantirait la sécurité et des centaines de nouveaux emplois, brisant toutes les contraintes de compatibilité de l'UE. Récupérons les biens volés. Pour ce faire, nous avons besoin de l’État. Pour ce faire, nous avons besoin du socialisme.

 

Déclaration de Marco Rizzo, secrétaire général du PC :

CATASTROPHE DE L'A10, PAS UNE FATALITÉ MAIS DES RESPONSABILITÉS PRÉCISES

Tout d'abord, je voudrais exprimer mes condoléances aux familles des victimes de cette catastrophe, mais elles ne sont pas le résultat de l'impondérabilité de la nature. Les causes générales sont dues aux processus de privatisation des infrastructures stratégiques. En particulier, ce tronçon d'autoroute est l'un des plus payants et des plus rentables. Pour qui ? Pour les sociétés privées qui gèrent les autoroutes. C'est à dire, pour ceux qui avaient et ont encore l'obligation d'effectuer un entretien extraordinaire et aussi des remplacements (les ponts sont reconstruits quand ils sont vieux). Le problème, comme toujours, c'est le profit. Désormais, en dehors de la responsabilité pénale, le gouvernement doit exiger des dommages-intérêts de "leurs seigneurs" et résilier le contrat de privatisation afin de restituer à la gestion publique les sections rentables des infrastructures (celles qui ne génèrent aucun revenu étant restées publiques). Qui sait si le "changement" passera aussi par Gênes?

 

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/08/catastrophe-de-genes-premieres-reactions-du-parti-communiste-pc-en-italie.html


 

Dans EUROPE

VIDÉOS - ITALIE : UN VIADUC S'ECROULE A GENES. DE NOMBREUSES VICTIMES. IMAGES IMPRESSIONNANTES

Par Le 14/08/2018

VIDÉOS - Italie : les images impressionnantes du viaduc qui s'est écroulé à Gênes

Mardi 14 août 2018 à 13:18 - Mis à jour le mardi 14 août 2018 à 13:41Par Géraldine HoudayerFrance Bleu AzurFrance Bleu IsèreFrance Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Un viaduc de l'autoroute A10 s'est écroulé ce mardi à Gênes, en Italie. Les pompiers pensent que des voitures sont tombées dans le vide. Les secouristes annoncent plusiuers victimes. Les images sont très impressionnantes.

 

Le pont s'est écroulé sur plusieurs dizaines de mètres.

Le pont s'est écroulé sur plusieurs dizaines de mètres. © AFP - Paola PIRRERA/FACEBOOK

Une portion d'un viaduc de l'autoroute A10 s'est écroulé ce mardi à Gênes, ont annoncé les pompiers, qui pensent que des voitures sont tombées dans le vide et que l'effondrement a fait plusieurs victimes. Des premières images diffusées par les pompiers et des médias montrent le viaduc dans la brume, avec plusieurs dizaines de mètres manquants, dans une zone qui semble plutôt industrielle.

Polizia di Stato@poliziadistato

 

Violento nubifragio parte del viadotto Polcevera-Morandi Km 0,200 su autostrada A10
Uscita obbligatoria Genova aeroporto direzione Ventimiglia
Uscita obbligatoria bivio A10 con A7 direzione Genova @StradeAnas @DPCgov @emergenzavvf @Viminale @ComunediGenova

 

La police a également publié une vidéo montrant l'écroulement du pont. 

Polizia di Stato@poliziadistato

 

il video del crollo di a Polcevera Morandi@VAIstradeanas @DPCgov @emergenzavvf @Viminale @ComunediGenova @StradeAnas

 

Une image montre également un plan aérien du pont, et l'ampleur de l'effondrement. 

Polizia di Stato@poliziadistato

 

Polcevera Morandi @VAIstradeanas @DPCgov @emergenzavvf @Viminale @ComunediGenova @StradeAnas @112_ITALIA

 

Les pompiers secourent des voitures tombées au sol 

Selon les pompiers, le pont dit Morandi s'est effondré vers midi heure locale. "Les équipes des pompiers sont engagés en mombre, les équipes de recherches et cynophiles sont activées", ont-ils annoncé. Sur Twitter, des images de pompiers secourant des voitures semblant être tombées au sol ont été partagées. 

Carlo Clerici@cclerici

 

primi soccorsi al

 

Des images montrent aussi des véhicules encore sur le pont alors qu'il vient de s'écrouler.

Dominique Lang@dlang57500

 

14 août 2018

 

Certains internautes sont également passés sur le pont avant le drame. 

Frenezy iWweiZz@nicox15gaming

 

Aujourd’hui j’ai eu la chance de ne pas avoir été une des victimes de l’effondrement du pont Morandi a Genève à 2-3 minutes près.
Hommage à ceux qui n’ont pas eu cette chance...

 

Des dégâts considérables sur la ville 

L'effondrement du pont semble aussi avoir causé des dégâts considérables sur les bâtiments de la ville. 

D@vid@ArchangeDavid

 


Un viaduc s"effondre à en Italie

 

Kunta van den Kinté@DenKinte

 

Image de @TgrLiguria

 

   

Par :

Géraldine HoudayerFrance Bleu

https://www.francebleu.fr/infos/international/videos-italie-les-images-impressionnantes-du-viaduc-qui-s-est-ecroule-a-genes-1534245334


 

Dans EUROPE

L'EURO CHUTE FACE AU DOLLAR, ENTRAINE PAR L'EFFONDREMENT DE LA DEVISE TURQUE

Par Le 11/08/2018

L’euro dégringole face au dollar, entraîné par l’effondrement de la devise turque

 Depuis 13 heures  11 août 2018

euro-1

 Amérique et Europe - UE

 

L’euro chutait vendredi à un plus bas en treize mois face au dollar, entraîné par l’effondrement de la livre turque après des déclarations successives des dirigeants américains et turcs ayant mis le feu aux poudres.

Vers 19H00 GMT (21H00 HEC), la monnaie unique européenne s’échangeait à 1,1401 dollar, contre 1,1527 dollar jeudi vers 21H00 GMT. Vers 17H30 GMT, l’euro est tombé jusqu’à 1,1388 dollar, son plus bas niveau depuis juillet 2017.

La devise européenne baissait face au yen à 126,13 yens contre 128,05 yens jeudi soir.

Le dollar était en baisse face au yen à 110,63 yens, contre 111,08 yens la veille.

La livre turque vivait une journée noire vendredi, creusant ses plus bas historiques face au dollar. Vers 19H00 GMT, la monnaie turque valait 6,47 livres pour un dollar, en baisse de 16%, après être tombée à 6,8703 livres pour un dollar, soit une baisse de presque 24% par rapport à jeudi.

La devise turque a particulièrement plongé après que le président Recep Tayyip Erdogan a appelé ses concitoyens à échanger leurs devises étrangères pour lutter contre la « guerre économique », alors que les marchés attendaient des mesures fortes pour soutenir la monnaie nationale.

Le président américain Donald Trump a ensuite enfoncé le clou après avoir autorisé le « doublement » des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium turcs en raison de la chute de la devise locale depuis plusieurs semaines.

Ces déclarations interviennent dans un climat déjà tendu entre les deux pays alors que le pasteur américain Andrew Brunson est détenu en Turquie pour des liens présumés avec des groupes « terroristes ».

La livre turque a entraîné l’euro dans sa chute, alors que la Banque centrale européenne « s’inquiète de l’exposition de certaines banques à la Turquie », ont noté les analystes de Wells Fargo, les institutions financières européennes étant très présentes dans le pays.

« +Contagion+ est maintenant le maître mot, alors que les marchés, entravés par la faible liquidité estivale, se demandent quelle sera la prochaine étape », a jugé Chris Beauchamp, analyste pour IG.

Des Allemandes Deutsche Bank et Commerzbank aux Italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo, en passant par l’Espagnole Santander, les actions de grandes banques européennes ont terminé dans le rouge vendredi.

Mais selon Derek Halpenny, analyste pour MUFG, les éléments attestant d’une contagion de la crise turque aux banques européennes restent « très limités ».

Outre les tensions turco-américaines, les marchés s’inquiètent des orientations de la politique économique du président Erdogan, la banque centrale turque rechignant à relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16% en juillet en rythme annuel.

En l’espace de trois mois, la monnaie turque a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar.

Côté indicateurs, l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis a avancé au niveau des estimations et l’inflation s’est maintenue à 2,9% sur un an, au plus haut depuis 2012, soutenant la politique de hausses de taux de la banque centrale américaine et l’attractivité du dollar par effet d’entraînement.

Vers 19H00 GMT, l’once d’or valait 1.211,58 dollars contre 1.212,45 dollars jeudi à 21H00 GMT.

La monnaie chinoise a terminé à 6,8467 yuans pour un dollar contre 6,8210 yuans la veille.

Le bitcoin valait 6.391,66 dollars, contre 6.507,67 dollars jeudi soir, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Source: Agences

https://french.almanar.com.lb/999748


 

Dans EUROPE

REACTION DE L'UE AU RETABLISSEMENT DES SANCTIONS US CONTRE L'IRAN

Par Le 06/08/2018

 

Téhéran

L’UE réagit au rétablissement des sanctions US contre l’Iran

© Sputnik . Sergey Mamontov

INTERNATIONAL

URL courte

141133

L'Union européenne déclare «regretter vivement» le rétablissement à venir des sanctions américaines contre l'Iran. Selon la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, les autres pays signataires de l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) vont continuer à œuvrer à sa préservation.

L'Union européenne a déclaré lundi «regretter vivement» le rétablissement à venir des sanctions américaines contre l'Iran.

 

Mohammad Jawad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères

© SPUTNIK . VLADIMIR OSTAPKOVITCH

Téhéran: «les USA ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes» quant à la situation avec l’Iran

Le bloc communautaire et les autres pays signataires de l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) signé en juillet 2015 par les puissances du P5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne + Allemagne) vont continuer à œuvrer à la préservation de l'accord, précise le communiqué co-signé par la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, et les ministres des Affaires étrangères français, allemand et britannique.

 

«Les États qui demeurent parties au JCPOA se sont engagés à agir, notamment, pour préserver et maintenir des circuits financiers effectifs avec l'Iran et pour assurer la poursuite des exportations de pétrole et de gaz iraniens», peut-on lire.

La Maison-Blanche vise à détailler lundi les sanctions qu'elle entend rétablir contre l'Iran, conformément au souhait du Président Donald Trump, a déclaré dimanche le secrétaire d'État Mike Pompeo, cité par Reuters.

Les relations entre l'Iran et les États-Unis se sont détériorées depuis mai 2018, lorsque le Président américain a annoncé le retrait de son pays de l'accord sur le nucléaire iranien et a décidé d'imposer à nouveau des sanctions unilatérales à Téhéran. Cette décision a été contestée par la Russie, la Chine, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'UE, qui ont confirmé leur engagement en faveur de l'accord nucléaire.

https://fr.sputniknews.com/international/201808061037530486-iran-sanctions-retablissement-ue-reaction/


 

Dans EUROPE

SUEDE : UN JEUNE TRISOMIQUE ABATTU PAR TROIS POLICIERS A CAUSE D'UN PISTOLET EN PLASTIQUE

Par Le 04/08/2018

La police de Stockholm, image d'illustration

En Suède, un jeune trisomique est abattu par la police à cause d’un pistolet en plastique

© AFP 2018 Jonathan Nackstrand

SOCIÉTÉ

URL courte

406

La police suédoise a tué jeudi matin un jeune homme atteint de trisomie 21 et d’autisme prenant pour une véritable arme le jouet qu’il tenait à la main.

Jeudi matin, à Stockholm, la police voit un homme armé d’un pistolet et exige que ce dernier le lâche. Le «suspect» ne réagissant pas, ils ouvrent le feu … Mais leurs balles  ôtnt la vie à un jeune homme de 20 ans souffrant d’autisme et atteint de trisomie 21 qui tenait à la main son jouet et ne pouvait pas répondre aux gardiens de la paix, informe la presse. 

Endeuillée, la mère d’Eric Torell a révélé ensuite à la chaîne SVT que son fils était sorti sans permission de l’appartement de son père dans la nuit de mercredi à jeudi, un comportement atypique pour lui. 

​«On a frappé à la porte. Il y avait derrière deux policiers qui m’ont révélé que trois de leurs collègues avaient abattu mon fils. Pas un, ni deux, mais trois lui ont tiré dans le ventre», explique la femme. 

 

des policiers us

© AP PHOTO / LYNNE SLADKY

La police US tue un Afro-Américain, sa famille reçoit… 4 dollars d’indemnités

La police de la ville a exprimé ses condoléances et comme l’a annoncé Ulf Johansson, chef de la police régionale, «il s’agit d’une tragédie commune» et qu’il comprenait la vague de mécontentements que cela a engendrée.

Il a toutefois rappelé, en se fondant sur sa propre expérience, que parfois les policiers devaient prendre des décisions difficiles en quelques instants seulement. 

Selon les données du parquet du pays, aucun des trois policiers n’a pour le moment été interpellé. Une enquête est en cours.  

https://fr.sputniknews.com/societe/201808031037506948-suede-assassinat-jeune-trisomie/


 

Dans EUROPE

SELON UNE POLITICIENNE SUEDOISE, LES ISRAELIENS DEVRAIENT TOUS PARTIR AUX USA

Par Le 19/07/2018

Les Israéliens devraient tous partir aux USA, selon une politicienne suédoise

«La solution au conflit israélo-palestinien serait que les Juifs israéliens partent pour les Etats-Unis», a déclaré Oldoz Javidi, une activiste pro-palestinienne et membre du parti Initiative féministe lors d'une interview vendredi au magazine en ligne Feministiskt Perspektiv.

«Mon opinion en tant qu'individu est basée sur le fantasme: Israël a occupé un autre pays, obligeant les gens à fuir leur propre maison, à prendre leurs terres et à voler leurs moyens de subsistance et liberté», a affirmé l'activiste. «Le meilleur ami d'Israël, ce sont les Etats-Unis, un autre régime infernal avec de vastes étendues de terres», a-t-elle poursuivi.

«Alors pourquoi n'invitent-ils pas leurs amis pour leur faire de la place? Ils semblent bien se côtoyer l'un et l'autre. Les Palestiniens peuvent vivre en paix et reconstruire la terre qui était autrefois la leur», a-t-elle ajouté.

Javidi a participé à de nombreuses activités pro-palestiniennes dans le passé.

Plus récemment, elle a participé à la «Flottille de la Liberté» en direction de Gaza qui a quitté le port suédois de Göteborg en mai et qui est actuellement ancrée à Palerme, en Sicile.

«C'est un immense honneur d'être à bord du navire à destination de Gaza», a exprimé la militante.

«En tant que politique, mon travail consiste à sensibiliser davantage à la cause palestinienne et je demande à mes collègues du monde entier de se joindre à cette cause», a-t-elle lancé.

Source : sites web et rédaction

19-07-2018 | 12:18

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27857&cid=293#.W1Bh69IzZPY


 

Dans EUROPE

L'UE DYNAMITE LE MINISTRE D' "ISRAËL" GILAD ERDAN : " VOUS ALIMENTEZ LA DESINFORMATION ET MELANGEZ BDS ET TERRORISME "

Par Le 19/07/2018

L’UE dynamite un ministre israélien : Vous alimentez la désinformation et mélangez BDS et terrorisme

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Federica Mogherini de l’UE a écrit une lettre aux mots tranchants au ministre de la Sécurité Publique d’Israël, Gilad Erdan, l’accusant de faire des allégations ‘infondées et inacceptables’ comme quoi l’organisation soutiendrait le terrorisme.

La ministre des Affaires étrangères de l’Union Européenne, Federica Mogherini, a envoyé une lettre personnelle aux mots tranchants au ministre des Affaires Stratégiques, Gilad Erdan, lui demandant de fournir des preuves des allégations « vagues et infondées » comme quoi l’UEfinancerait le terrorisme et les activités de boycott contre Israël via des organisations sans but lucratif.

Dans sa lettre, qu’Haaretz a pu obtenir, Mogherini réagit au rapport émis en mai par le ministère des Affaires Stratégiques, intitulé « Les millions donnés aux ONG par les institutions de l’UE avec des liens avec le terrorisme et les boycotts contre Israël ».

Dans la lettre qu’Erdan a envoyée à Mogherini avec le rapport, il écrivait : « Une étude de recherche en profondeur conduite par mon ministère a révélé qu’en 2016, l’UE a financé quatorze ONG européennes et palestiniennes qui ont ouvertement et clairement fait la promotion de BDS ». Il l’a aussi accusée, disant que « plusieurs des ONG promouvant BDS, qui reçoivent directement et indirectement des subventions de l’UE, sont liées à des organisations désignées par l’UE comme terroristes »Erdan a ajouté que ce genre de financements sape les relations UE-Israël et « sape aussi les chances pour la paix ».

Par la suite, le rapport a fuité vers le journal Israel Hayom qui l’a publié sous le titre : « Les millions d’euros de la haine ». Le jour où le rapport est sorti, Erdan a tweeté : « L’UE continue de financer les organisations BDS, dont certaines sont liées à des organisations terroristes, avec des dizaines de millions de shekels par an. »

Dans sa lettre, envoyée le 5 juillet à Erdan, Mogherini écrit : « Les allégations comme quoi l’UE soutiendrait l’incitation ou le terrorisme sont infondées et inacceptables. Le titre du rapport lui-même est également inopportun et trompeur ; il mélange le terrorisme avec la question du boycott et il crée une confusion inacceptable aux yeux du public qui fait face à deux phénomènes distincts. »

Elle ajoute que l’UE élève une forte objection contre « tout ce qui suggère l’implication de l’UE dans le soutien à la terreur ou au terrorisme » et que « des accusations vagues et infondées ne servent qu’à contribuer à des campagnes de désinformation ».

Mogherini déclare aussi que le rapport en question contient des erreurs. « Par exemple, sur les 13 organisations listées dans le rapport, 6 ne reçoivent pas de subventions de l’UE pour leurs activités en Palestine et aucune d’entre elles ne reçoit de subventions de l’UE pour des activités BDS », a-t-elle écrit. Elle a aussi fait remarquer que « En plus, comme largement rapporté dans la presse israélienne ces dernières semaines, nombre d’organisations dont il est fait mention dans le rapport reçoivent des financements d’autres donateurs internationaux, dont les Etats Unis. »

Concernant le soutien supposé au mouvement BDS, Mogherini écrit à Erdan : « L’Union Européenne n’a pas changé d’attitude envers le dit mouvement ‘Boycott, Désinvestissement, Sanctions’ (‘BDS’). Tandis qu’elle maintient sa politique de distinction claire entre le territoire de l’État d’Israël et les territoires qu’il occupe depuis 1967, l’UE rejette toute tentative pour isoler Israël et ne soutient pas les appels au boycott. L’UE ne finance pas les actions liées aux activités de boycott. Cependant, qu’une organisation ou un individu soit simplement lié au mouvement BDS ne signifie pas que cette entité soit impliquée dans l’incitation à commettre des actes illégaux, ni qu’elle se rende elle-même inéligible au financement de l’UE.

« L’UE maintient fermement sa défense de la liberté d’expression et de la liberté d’association, conformément à la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne et à la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La liberté d’expression est également applicable à l’information et aux idées, ‘qu’elle offensent, choquent ou dérangent l’État ou n’importe quel secteur de la population’. Toute action ayant pour effet de fermer l’espace dans lequel agissent les organisations de la société civile en restreignant indûment la liberté d’association devrait être évitée. »

Quant aux prétentions de soutien au terrorisme, Mogherini écrit : « L’UE a des règles très strictes pour sélectionner et examiner les bénéficiaires de financement de l’UE. Nous prenons très au sérieux toute allégation de mésusage des financements européens et nous sommes engagés à enquêter sur tout cas présenté avec des preuves substantielles. Nous sommes assurés que le financement de l’UE n’a pas été utilisé pour soutenir le boycott d’Israël ou les activités BDS et certainement pas pour financer le terrorisme. »

A la fin de sa lettre, Mogherini invite Erdan à venir à Bruxelles pour présenter des preuves de ses allégations. « Vous et vos fonctionnaires êtes bienvenus à Bruxelles à tout moment pour présenter les preuves que vous pourriez avoir pour justifier ces allégations », écrit-elle. « En attendant, nous invitons votre gouvernement à poursuivre avec nous un dialogue constructif sur ce qui concerne la société civile, comme prévu dans le Plan d’Action UE-Israël, dans un esprit de coopération ouvert et transparent plutôt qu’en utilisant des matériaux infondés, diffusés sans dialogue ni engagement préalables. »

Dans le rapport émis par le ministère des Affaires Stratégiques, il était prétendu qu’en 2016, l’UE avait transféré plus de 5 millions d’euros (près de 5.9 millions de dollars) aux organisations qui promeuvent la délégitimation et les boycotts d’Israël . Bien que le rapport ait été présenté comme « approfondi », la plupart de ses prétentions étaient fondées sur un petit nombre de cas issus du domaine public.

Haaretz a étudié certaines déclarations faites dans le rapport et a trouvé que l’interprétation de quelques incidents décrits s’écartaient des informations sur lesquelles elles se fondaient. Par exemple, le boycott des seules colonies est parfois interprété comme un soutien à BDS, même alors que les organisations en question ne soutiennent pas nécessairement, ou même s’y opposent précisément, l’application des principes du mouvement à Israël proprement dit. Cette interprétation s’accorde avec la façon dont, ces dernières années, le gouvernement israélien a essayé de brouiller la distinction entre les deux.

Pourtant, pour l’UE, la distinction est significative. Alors que l’UE ne finance pas directement les activités qui promeuvent un boycott de l’État d’Israël – sans y inclure les colonies – elle voit le soutien idéologique au mouvement comme une liberté d’expression politique légitime. L’UEpeut gérer l’utilisation de ses financements puisqu’ils sont généralement attribués en avance pour des activités spécifiques et que la supervision est constante.

A d’autres occasions, le rapport du ministère définit comme « soutien au terrorisme » des exemples spécifiques dans lesquels les artisans du Hamas ou du Front Populaire ont pris part à d’autres activités soutenues par des ONG qui ont reçu des subventions de l’UE. Sur cette base, Israël accuse l’UE de financer indirectement le terrorisme. Une lecture du rapport montre aussi qu’un grand nombre des allégations sont un rappel des déclarations faites par des organisations de droite, essentiellement l’ONG Monitor.

Erdan a réagi à ce rapport en déclarant : « C’est triste que la ministre des Affaires étrangères de l’Union Européenne ait une fois de plus choisi de se cacher la tête dans le sable et de ne pas reconnaître la preuve évidente que les organisations BDS qui reçoivent ses financements, directement ou indirectement, sont liées à ou coopèrent avec des organisations terroristes comme le Hamas et le Front Populaire. Mogherini admet que la plupart des organisations financées qui apparaissent dans le rapport de mon ministère font en effet la promotion du boycott d’Israël, et elle utilise cependant l’excuse ridicule que l’argent est donné aux organisations de boycott mais est utilisé à d’autres buts et non pour leurs activités visant au boycott d’Israël. »

« De façon regrettable, des excuses comme celles là représentent aussi la politique de l’Union Européenne sur d’autres sujets, comme son attitude envers le terrorisme iranien et palestinien », a-t-il poursuivi. « Sur ces sujets aussi, l’UE a choisi de se comporter comme une autruche et d’agir comme si elle était aveugle à la haine, à l’incitation et aux boycotts. »

L’UE a commenté ce reportage en disant : « Nous ne faisons habituellement pas de commentaires sur les fuites dans la correspondance avec nos pays partenaires, mais sur la question des allégations contenues dans le récent rapport publié par le ministère des Affaires Stratégiques, notre quartier général a minutieusement étudié le rapport et en est venu à la conclusion que les allégations présentées dans le rapport étaient infondées.

« L’UE a des règles strictes pour sélectionner et examiner les bénéficiaires des financements de l’UE. Par conséquent, nous sommes sûrs que les financements européens n’ont pas été utilisés pour financer le terrorisme. »

« Notre combat contre le terrorisme n’a jamais été plus fort et nous avons toujours maintenu des positions claires contre les organisations terroristes. Nous sommes également certains que nos financements n’ont pas été utilisés pour soutenir le boycott d’Israël, en particulier les activités BDS », dit le commentaire.

« L’UE rejette toutes les tentatives pour isoler Israël et ne soutient pas les appels au boycott. En même temps, l’UE maintient fermement la protection de la liberté d’expression et de la liberté d’association conformément à la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne

Comme toujours, l’UE mène des enquêtes sur toute allégation sérieuse liée à ce genre d’activités et leur financement. Y aurait-il la moindre preuve pour étayer ces déclarations, les autorités israéliennes seront toujours les bienvenues pour nous les présenter dans le cadre d’un dialogue ouvert et transparent. »


Publié le 18/7/2018 sur Haaretz
Traduction J.Ch. pour l’AURDIP

https://oumma.com/lue-dynamite-un-ministre-israelien-vous-alimentez-la-desinformation-et-melangez-bds-et-terrorisme/?utm_medium=oumma&utm_source=pushnotification&utm_campaign=pushnotification


 

Dans EUROPE

L'UE ET LE JAPON SIGNENT UN ACCORD DE LIBRE-ECHANGE "HISTORIQUE". UN MESSAGE CLAIR CONTRE LE PROTECTIONNISME DE TRUMP 

Par Le 17/07/2018

L’UE et le Japon signent un accord « historique ». « Un message clair contre le protectionnisme »

 Depuis 52 minutes  17 juillet 2018

juncker-japon

 Amérique et Europe - UE  

 

L’Union européenne et le Japon ont signé mardi à Tokyo un ambitieux accord de libre-échange, qui se veut « un message puissant contre le protectionnisme » de Donald Trump.

« Aujourd’hui marque un jour historique, alors que nous célébrons la signature d’un accord commercial extrêmement ambitieux entre deux des plus grands économies du monde », ont déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe et le chef de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans un communiqué publié à l’issue de la signature du texte.

« Un message clair contre le protectionnisme »

Pour sa part, le président du Conseil européen Donald Tusk a déclaré que l’accord de libre-échange signé mardi entre l’Union européenne et le Japon est un « message clair » adressé au protectionnisme.

« Nous envoyons un message clair que nous faisons front commun contre le protectionnisme », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse après la signature du document. « Nous montrons que nous sommes plus forts et mieux positionnés quand nous travaillons ensemble », a renchéri Juncker, aux côtés du Premier ministre japonais.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/966836


 

Dans EUROPE

L'UE REJETTE LA DEMANDE US D'ISOLER L'IRAN

Par Le 17/07/2018

L’UE rejette la demande américaine d’isoler l’Iran

 Depuis 5 heures  17 juillet 2018

mogherini3

 Amérique et Europe - UE

 

Les Européens ont rejeté lundi la demande des Etats-Unis d’isoler économiquement l’Iran et ont adopté un instrument juridique pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays contre les sanctions américaines, a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

« Nous avons approuvé l’actualisation du statut de blocage et nous prenons toutes les mesures pour permettre à l’Iran de bénéficier des retombées économiques de la levée des sanctions », a expliqué Mme Mogherini à l’issue d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’UE.

La loi de blocage européenne entrera en application le 6 août, date du premier volet des sanctions américaines. Le second volet entrera en vigueur le 4 novembre, pendant les élections à mi-mandat aux Etats-Unis.

Ce règlement établi en 1996 doit permettre de contrer le fait que les sanctions américaines s’appliquent à toutes les entreprises et personnes physiques dans le monde, en vertu du principe de l’extraterritorialité du droit américain.

Nombre de grandes entreprises européennes comme le groupe pétrolier Total ont décidé de se retirer d’Iran s’ils ne sont pas exemptés des sanctions américaines.

Washington a refusé d’en dispenser les entreprises européennes après avoir dénoncé l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

Federica Mogherini a reconnu que « l’exercice est difficile, car « le poids des Etats-Unis dans l’économie mondiale n’est pas négligeable ».

« Je ne suis pas en mesure de dire si nos efforts vont suffire, mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter que l’accord sur le nucléaire avec l’Iran ne meure, car les conséquences seraient catastrophiques pour tous », a-t-elle averti.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves le Drian a insisté pour sa part sur « la nécessité de permettre à l’Iran de continuer à vendre son pétrole ».

« L’UE et les autres signataires de l’accord conclu avec Téhéran en 2015, la Chine et la Russie, cherchent un mécanisme financier permettant de garantir à l’Iran la capacité d’exporter son pétrole », a-t-il souligné.

Le secteur de l’énergie a fourni 50 milliards de dollars de recettes à l’Etat iranien en 2017, selon les données européennes. Les ressources proviennent essentiellement du pétrole, car les exportations de gaz sont très faibles, 10 milliards de m3 en 2017.

L’Iran exporte 3,8 millions de barils de pétrole par jour. 20% sont achetés par l’UE et 70% par la Chine et d’autres pays d’Asie, d’après les chiffres de l’UE.

Les services du commissaire à l’Energie Miguel Arias Canete travaillent sur ce mécanisme et « des propositions sont attendues », a-t-on dit de source diplomatique.

L’euro et non plus le dollar devrait être la devise utilisée pour les transactions sur le pétrole iranien, réglées via des transferts entre les banques centrales européennes et la banque centrale iranienne.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/966440


 

Dans EUROPE

LE SENAT IRLANDAIS VOTE UNE LOI POUR SANCTIONNER "ISRAËL"

Par Le 12/07/2018

Irlande : interdiction d’importer des produits des colonies israéliennes

Wed Jul 11, 2018 5:51PM

Le Seanad Éireann (Sénat) est la chambre haute du Parlement irlandais. (Photo d’archives)

Le Seanad Éireann (Sénat) est la chambre haute du Parlement irlandais. (Photo d’archives)

En Irlande, le Sénat (Seanad Éireann) a voté ce mercredi l’interdiction des importations de biens et de produits venant des colonies à travers le monde, dont les colonies israéliennes implantées illégalement dans les territoires occupés palestiniens.

Cette nouvelle loi a été votée par 25 sénateurs irlandais contre 20. Le gouvernement israélien a réagi vivement à cette décision du Sénat irlandais et le critique pour son soutien au mouvement de boycott d’Israël. Le ministère israélien des Affaires étrangères a menacé l’Irlande de « riposte ».

Par contre, les Palestiniens ont salué la décision du Sénat irlandais. Le haut négociateur palestinien, Saëb Erekat, a déclaré que ce vote était une action « historique » et un « geste courageux » qui envoie à la communauté internationale un message de soutien au droit des Palestiniens à proclamer un État indépendant.

La majorité des sénateurs irlandais, à l’exception des membres du parti Fine Gael (au pouvoir) ont voté pour cette loi. Le texte doit être soumis au vote des députés de l’Assemblée avant d’entrer en vigueur.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/07/11/567823/Irlande-une-loi-pour-sanctionner-Isral


 

Dans EUROPE

L'ITALIE ENVISAGE DE RENONCER AU F-35, CHASSEUR DE 5e GENERATION DE PACOTILLE

Par Le 08/07/2018

L’Italie envisage de renoncer à l’acquisition de chasseurs F-35

Sat Jul 7, 2018 1:38PM

Un chasseur F-35. ©Flicker

Un chasseur F-35. ©Flicker

L’Italie envisage de renoncer à l’achat des chasseurs américains F-35 qui devaient renforcer l’armée italienne et annuler la commande passée pour 90 appareils, a annoncé le vendredi 6 juillet la ministre italienne de la Défense, Elizabetta Trenta.

Selon la ministre italienne de la Défense, l’Italie ne compte pas acquérir des avions de combat F-35 supplémentaires auprès de l’entreprise américaine Lockheed Martin et songe même à annuler la vente qui a déjà été conclue.

« Nous n’achèterons aucun autre F-35 et nous sommes en train d’étudier toutes les possibilités afin de comprendre si notre intérêt, en termes économiques, est de réduire ou de maintenir le programme », a déclaré Mme Trenta lors d’une interview sur la chaîne de télévision La 7.

La ministre a poursuivi en indiquant que l’annulation du contrat pourrait engendrer de graves pénalités financières.

« Annuler la commande pourrait nous coûter plus cher que de la maintenir. Si je décidais de réduire le programme, il y aurait de fortes pénalités à payer et il y a en outre autour du F-35 de fortes retombées en matière technologique, de recherche et d’emploi », a expliqué la ministre.

Faisant passer les intérêts nationaux avant toute autre considération, la ministre italienne a conclu en disant : « Du point de vue politique, on aimerait augmenter le délai pour acheter les F-35, car cela permettrait d’augmenter le budget pour les investissements, notamment dans les projets européens. »

Ayant auparavant reçu 10 appareils, Rome est à présent en train de réexaminer le contrat signé en 2015 avec le groupe américain de défense Lockheed Martin, qui comprend une commande de 90 avions de combat : 60 F-35A et 30 F-35B.

Le projet F-35 utilise des technologies furtives et réunit les États-Unis, le Royaume-Uni, le Danemark, l’Italie, le Canada, les Pays-Bas, la Norvège et la Turquie. Mais la chaîne de montage au sein du complexe industriel de la ville italienne de Cameri est la seule que possède Lockheed Martin en dehors des États-Unis. Après la sortie de l’usine, les chasseurs doivent être transférés au siège de l’armée américaine dans le Maryland aux USA pour la certification ainsi que la formation et l’entraînement des pilotes et du personnel au sol.

PressTV-Les USA perdent leur premier F-35

Le coût du chasseur américain de cinquième génération s’avère inabordable pour les États-Unis.

Comme convenu, la chaîne de montage de Cameri doit livrer trente appareils aux forces maritime et aérienne de l’Italie ainsi qu’à l’armée de l’air royale néerlandaise.

Conçu pour tirer des armes nucléaires, le F-35 n’est pas dépourvu de défauts. En témoignent la panne du moteur qui a provoqué un crash en Floride ou encore les casques susceptibles de blesser gravement le cou du pilote au moment de l’éjection.

Les F-35, des chasseurs de pacotille

Le Pentagone cite un certain nombre de problèmes dans les F-35, notamment des problèmes logiciels et liés aux missiles air-sol de cet avion de 5e génération.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/07/07/567354/LItalie-songe--renoncer-aux-F35-amricains


 

Dans EUROPE

"APPEL DES 132 " - NON A LA DEBAPTISATION DU ROND-POINT " GIEREK " A SOSNOWIEC (POLOGNE)

Par Le 07/07/2018

 

« Appel des 132 »

lancé à l’initiative de l’association Les Amis d’Edward Gierek

Non à la débaptisation du rond-point « Gierek » à Sosnowiec (Pologne)

 

 

 

A Monsieur Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France Ambassade de Pologne Paris

 

La municipalité de Sosnowiec (Pologne) conteste en Justice la décision du préfet de Silésie de débaptiser le rond-point « Gierek », en vertu d’une loi dite de « décommunisation » qui prétend effacer le souvenir de la Pologne populaire notamment. La Ville s’appuie sur le soutien de la population locale qui, consultée par voie de référendum, s’est prononcée à plus de 90 % pour le maintien de ce patronyme. Aux yeux des habitants, Edward Gierek, à la tête de l’Etat polonais de 1970 à 1980, a largement contribué au développement de la Silésie. Sa popularité y demeure intacte. En Belgique où il résista à l’occupant nazi et en France où il travailla comme mineur de charbon jusqu’à son expulsion, pour fait de grève, de Leforest (Pas-de-Calais) en août 1934, Edward Gierek demeure une figure marquante du prolétariat. Il y incarne les valeurs de combativité, de fraternité et l’exigence d’émancipation sociale propres au mouvement ouvrier.

 

Nous demandons le maintien du patronyme « Gierek » à Sosnowiec.

Les premiers signataires :

Bruno Drweski, enseignant-chercheur, historien, militant de l'ARAC et d'Investig'Action, Malakoff (92)

Louis Bembenek, retraité des Houillères, CGT Mineurs, Masny (59)

Léon Landini, président du PRCF, président de l’Amicale des anciens FTP-MOI de la région RhôneAlpes, officier de la Légion d’Honneur, Médaille de la Résistance, grand mutilé de Guerre suite aux tortures endurées pendant l’internement par la Gestapo, décoré par l’URSS, Bagneux (92)

Jacques Kmieciak, journaliste, SNJ-CGT, association Les Amis d’Edward Gierek, (62)

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, fils de résistant décoré par la République populaire de Pologne, Lens (62)

Hervé Poly, premier secrétaire de la Fédération du Pas-de-Calais du PCF, Avion (62)

Antoine Manessis, enseignant retraité, PRCF, Grenoble (38)

Freddy Kaczmarek, maire, PCF, Auby (59)

Monika Karbowska, Parti communiste polonais (KPP), présidente de l’Université européenne populaire, (94)

Jean Ooghe, ancien sénateur et maire de Sainte-Geneviève-des-Bois, ancien conseiller général, PCF, président départemental de l’Association nationale des Anciens combattants et amis de la Résistance des Landes, Chevalier de la Légion d’Honneur, Soustons (40)

Pierre Pranchère, ancien Franc-tireur et partisan 1943-1944, ancien député à l'Assemblée Nationale 1956-58, 1973-1978, député honoraire au Parlement Européen, ancien membre du comité central du PCF, vice-président du PRCF et président de sa commission internationale, (19)

David Noël, professeur d'histoire-géographie, conseiller municipal PCF et militant CGT, Hénin-Beaumont (62)

Stéphane Sirot, historien du syndicalisme, CGT, Mons-en-Baroeul (59)

Christian Champiré, maire PCF de Grenay, Grenay (62)

Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien dirigeant national de la CGT et responsable de son département international, rédacteur en chef de La Pensée libre, Paris (75)

Tamara Kunanayakam, ancienne ambassadeur et présidente du Groupe de travail intergouvernemental de l'ONU sur le droit au développement, Paris (75)

Claude Beaulieu, retraité, président du Comité Valmy, (06)

Daniel Dewalle, ancien maire d’Houdain et conseiller général du Pas-de-Calais, (62)

Mathieu Bayart, fonctionnaire territorial, PCF et CGT, Auby (59)

Dominique Watrin, sénateur PCF du Pas-de-Calais, Rouvroy (62)

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7, membre du PRCF et du Snesup, Le Pecq (78)

Pierre Boutry, retraité, France Insoumise de Lens, Lens (62)

Jean-Louis Fossier, conseiller municipal PCF, Courrières (62)

Paul van Praag, professeur émérite à l'Université de Mons, Association des Montois Cayaux, Bruxelles (Belgique)

Raymond Machen, retraité de la SNCF, PCF/CGT, Saint-Pol-sur-Ternoise (62)

Francis Arzalier, Collectif communiste Polex, ANC, Taverny (95)

Jean-Jacques Potaux, professeur retraité, président du printemps culturel du Valenciennois, (59)

Odile Hage, PCF/PRCF/SNEP/MRAP/AFPS, Douai (59)

Véronique Stride, professeur de lettres modernes, France insoumise, Lens (62)

Saïd Bouamama, chargé de recherche, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Lille (59)

Jean-François Larosière, retraité de l'enseignement, responsable syndical et associatif, Douai Nord (59)

Nicole Babatz, Education nationale, militante anticoloniale à l'ACCA, Champigny (94)

William Sportisse, adhérent de l'ACCA, Villejuif (94)

Claude Langlet, professeur des écoles retraité, Cercle Henri Barbusse, Wasquehal (59)

Dominique Ben, CGT, Institut CGT d’histoire sociale du Douaisis et environs, (59)

Jean-Paul Cruse, journaliste indépendant, écrivain, animateur du blog Espoir (http://www.espoir2013.blogspot.fr), Paris (75)

Pierre Charret, ancien résistant, Wasquehal (59)

Vincent Flament, secrétaire du CISC, Lille (59)

Christian Delépine, chauffeur poids lourds, CGT, Arras (62)

Monique Delépine, agent d'entretien, CGT, Arras (62)

André Démarez, journaliste honoraire, ancien correspondant de l’Humanité à Varsovie, Eleu-ditLeauwette (62)

Alain Pourcelle, retraité militant, Rebreuve-sur-Canche (62)

Geneviève Pourcelle, retraitée militant, Rebreuve-sur-Canche (62)

Alain Rondeau, PRCF/FSC/CISC, (78)

Georges Bériachvili, pianiste, Paris (75)

Vladimir Caller, journaliste, rédacteur en chef du Drapeau rouge, Bruxelles (Belgique)

Sylvester Krzysztofiak, retraité, France insoumise de Lens, Lens (62)

Jean Marie Cadot, retraité de la fonction publique territoriale, correspondant local de presse, adjoint au maire de la ville d'Onnaing, PCF / CGT, dirigeant d'une association culturelle, (59)

Jean-Claude Houseaux, médecin retraité, animateur PRCF 84, ancien maire-adjoint communiste à Auchy-les-Mines (62), ancien membre du comité fédéral du PCF du Pas-de-Calais, Apt (84)

Michel Vuaillat, retraité du textile, militant politique, syndical et associatif, Sailly-Labourse (62)

Andrée Houseaux, retraitée de la santé, PRCF / FSC), Apt (84)

Bernard Staszewski, maire honoraire d'Evin-Malmaison, (62)

Annette Mateu Casado, fille de Républicains espagnols communistes et résistants, trésorière nationale du PRCF, Paris (75)

Jean-François Dejours, professeur de philosophie (et syndicaliste) dans le bassin minier de Lens, (59)

Marc Maille, ingénieur retraité, animateur de poésie sur Radio Campus, membre du Collectif Léo Ferré, Villeneuve d’Ascq (59)

Bruno Decriem, professeur d'histoire, CGT, Eauze (32)

Josette Brassart, sociologue, Villeneuve d'Ascq (59)

Sylvie Guduk, retraitée, PRCF/FSU/FSU, Masny (59)

Jean-Paul Batisse, enseignant, PRCF, Bois-Colombes (92)

Simone Tourné, enseignante, retraitée dont le beau-père André Tourné a été résistant et chef des FTP pour la région de Lyon, (66)

Stéphane Mrhari, éducateur, CGT, Amiens (80)

Bertrand Petit, professeur d'EPS retraité, PCF, Courrières (62)

Thierry Milhomme, demandeur d'emploi, Wavrans-sur-Ternoise (62)

Daniel Antonini, PRCF, Boulogne-sur-Mer (62)

Alex Falce, retraité, responsable du PRCF des Alpes-Maritimes), syndicaliste de Monaco, (06)

Antoine Casado, retraité, (66)

Jacques Tourtaux, cheminot retraité CGT, militant anticolonialiste, communiste, Reims, (51)

Jérôme Leroy, écrivain, PCF, Lille (59)

François Vechart, retraité de l'Education Nationale, secrétaire de l'ARC du PRCF de Lorraine, représentant du FSC pour la Lorraine, CISC (57)

Jean-Claude Villame, physicien-cosmologiste, PRCF / CGT, (29)

Georges Vercoutre, retraité de la Fonction Publique, PCF / PRCF / CGT- Cadres / ARAC, membre de la FORR (Fédération des officiers de réserve républicains), (34)

Gautier Weinmann, fonctionnaire territorial, membre de La France insoumise, Leforest (62)

Valentin Labourdette, PRCF, ingénieur électronicien, Lyon (69)

Chantal Portaux, Les Amis d’Edward Gierek, Diéval (62)

Guy Chausson, président Asso 46-Amis langue française, (46)

Sylvie Mora, retraitée de la Fonction publique, Carency (62)

Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne Groupe CRCE (Communiste, Républicain, Citoyen et Ecologiste), (94)

Svetlana Ouchakova, Paris (75)

Jean-Michel Padot, conseiller municipal franchement communiste à Bully-les-Mines, (62)

Pierre Bettinelli, technicien informatique, PRCF, Maisons-Alfort (94)

Marianne Dunlop, professeur agrégée de russe retraitée, PCF, Arras (62)

Christophe Lasek, professeur d’histoire-géographie, Magnicourt-en-Comté (62)

François-Henry Monier (Babouse), dessinateur de presse, SNJ-CGT, Dunkerque (59)

René Chevalier, adjoint technique territorial au collège Curie d’Arras, secrétaire du PCF de l’Arrageois, membre de la CNL, Arras (62)

Daniel Dupont, retraité de l’Education nationale, PCF, Arras (62)

Fabienne Nathan, retraitée de l'Education nationale, PCF, Arras (62)

Fabien Wirth, forestier à La Salle, (88) Nadia Majdzerczak, PRCF, Lens (62)

Claude Karnoouh, chercheur retraité du CNRS, ex-professeur invité, d’anthropologie sociale Université Bucarest, Paris (75)

Laëtitia Hamel, formatrice, Bruay-la-Buissière (62)

Frédéric Naveteur, informaticien, citoyen, Bruay-la-Buissière (62)

Jean-Claude Facquez, CGT cheminots/PRCF, Eleu-dit-Leauwette (62)

Jean-Pierre Menuge, retraité, PRCF, Lens (62)

Laurence Louchaert, secrétaire de la section PCF « Julien Hapiot » de Grenay, Grenay (62)

Bernard Josien, PCF, Grenay (62)

Lydie Morin, PCF, Bully-les-Mines Bernadette Lecoeur-Froment, retraitée, PCF, Pontault-Combault (77)

Sébastien Boulinguez, brancardier, CNT, Croisilles (62).

Jean-Pierre Réau, enseignant de mathématiques, PCF, Arcueil (94)

Dorthine Rahangivololona, enseignante en histoire retraitée, Bagneux (92)

René Hocq, PCF, maire de Burbure, Burbure (62)

Francis Gauthier, CNL 62/PCF, (62)

Gwenn Herbin, médiatrice culturelle, conseillère municipale PCF déléguée à la mémoire et aux anciens combattants, Nanterre, Hauts-de-Seine (92)

Stéphanie Jacquemot, enseignante, PCF, Croix (59)

Pascal Demarez, directeur à la communication et à l'information à la mairie d'Avion, PCF, Avion (62)

René Vandenkoornhuyse, professeur retraité, PCF/SNES/FSU, Longuenesse (62)

Marcel Debauche, PCF, Courrières (62)

Jean-Paul Decourcelles, cadre supérieur honoraire de la SNCF, adjoint au maire à Lens, CGT, Lens (62)

Michel Place, retraité, secrétaire de section PCF de Liévin, Liévin (62)

Laurent Galas, conseiller municipal PCF, Rouvroy (62)

Jacques Quentin, professeur retraité, Liévin (62)

Johann Bodelot, fonctionnaire territorial, CGT, Lille (59)

Franck Jakubek, journaliste, syndicaliste et communiste, (59)

Alain Labarre, ouvrier métallurgiste, PSA Douvrin (ex-Française de Mécanique), PCF / CGT, (62)

Jessy Cormont, issu de familles de mineurs franco-polonaises de Carvin-Libercourt-Oignies, sociologue (P.H.A.R.E. pour l’Égalité), membre du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires, Lille (59)

Christophe Dero, artisan, Attac, Burbure (62)

Jacques Kleinpeter, retraité SNCF, président association Solihand, Mazingarbe (62)

Annie Crovisier, professeur retraitée, Lens (62)

Monique Nivet, retraitée de l’Education nationale, PRCF, (59)

Nicolas Picot, fonctionnaire territorial, militant syndical, Béthune (62)

Jean-Jacques Vanwesemael, conseiller éducatif, élu PCF, Leforest (62)

Anna-Maria Miletto, assistante maternelle, PCF/CGT, membre de l'association Henri Martel de documentation et de recherches de l'Histoire sociale du Bassin Minier « Les Ami(e)s d'Henri Martel" », (59)

Martine Cocquerelle, CGT, Beuvry (62)

Claude Neureuil, retraité, PCF de l’Arrageois, Arras (62)

Jacques Lacaze, médecin, Lieu auto-géré (LAG), (62)

Michèle Lacaze-Belot, enseignante retraitée, ex conseillère municipale de Loos en Gohelle, Loos-enGohelle (62)

Pierre Boufflers, secrétaire de la Jeunesse Communiste du Pas-de-Calais, PCF, Méricourt, (62)

Victoire Laour-Létoquart, étudiante, secrétaire à l'organisation de la JC 62, PCF, Méricourt, (62)

Colette Becquet, retraitée de l’Education nationale, CGT, Loos (59)

Jacqueline Brogniart, retraitée de l’Education nationale, Calonne-Ricouart (62)

André Delcourt, maire PCF de Calonne-Ricouart (de 1983 à 2014), conseiller général du Pas-de-Calais (de 1992 à 2017), Calonne-Ricouart (62)


Read more at http://www.jacques-tourtaux.com/blog/france/petition-gierek-appel-aux-progressistes.html#cHyGRqdJq5qjA3HL.99


Dans EUROPE

TRUMP DECIDE DE DETRUIRE L'UNION EUROPEENNE

Par Le 07/07/2018

Trump

Trump a décidé de détruire l'Union européenne

© REUTERS / Carlos Barria

LU DANS LA PRESSE

URL courte

Vzgliad

Dossier:

Traduction de la presse russe (juillet 2018) (15)

12383

Le sommet de l'Otan commence dans cinq jours mais il apparaît déjà clairement que le président américain Donald Trump adoptera un ton très dur avec ses alliés européens, écrit vendredi le site d'information Vzgliad. Certaines fuites évoquent même l'impensable: un éventuel retrait des forces américaines d'Allemagne.

En effet, le week-end dernier, le Washington Post a évoqué le départ du contingent de 35.000 hommes actuellement stationné en Allemagne, ou sa projection en Pologne. Quoi qu'il en soit l'idée était complètement inconcevable il y a encore quelques mois, selon Vzgliad.

 

President Donald Trump and German Chancellor Angela Merkel participate in a joint news conference in the East Room of the White House in Washington

© AP PHOTO / PABLO MARTINEZ MONSIVAIS

Quelle réponse pour les USA face au refus allemand d'augmenter leur budget militaire?

Mais après un an et demi de présidence Trump, les alliés européens des USA au sein de l'Otan sont déjà habitués à l'absence de méthodes et de tabous pour le président américain. Ce dernier voudrait affaiblir l'Europe, qu'il ne voit pas comme un satellite ni un partenaire inférieur, mais comme un dangereux concurrent. Et il est prêt à y parvenir par tous les moyens, notamment en exigeant des Européens qu'ils augmentent les dépenses pour leur défense jusqu'à 2% du PIB — ce qu'ils promettent depuis longtemps.

 

Dans leurs discours, les membres européens de l'Otan reconnaissent la nécessité de payer. Mais en réalité les pays les plus puissants du Vieux continent n'ont pas l'intention de débourser des dizaines de milliards d'euros. C'est notamment le cas de l'Allemagne, pour qui la promesse d'augmenter les dépenses jusqu'à 1,5% du PIB est déjà une limite.

Mais pourquoi Donald Trump a-t-il besoin de l'argent européen pour la défense?

L'Amérique dont rêve Trump n'a pas besoin d'une Europe forte et unie — parce que l'UE est presque deux fois plus grande que les USA en termes de population, possède une économie très forte et des ambitions. L'Amérique de Trump a besoin d'une Europe faible et divisée. C'est pourquoi le candidat Trump soutenait le Brexit. C'est pourquoi le président Trump proposait à Emmanuel Macron de faire sortir la France de l'UE. C'est pourquoi il critique constamment l'Allemagne et Angela Merkel. Les USA font pression sur l'Allemagne sur tous les fronts.

 

Donald Trump

© REUTERS / KEVIN LAMARQUE

«On est des crétins»: Trump fait pleuvoir les critiques sur Berlin

Le locataire de la Maison blanche joue avec la patience de l'Allemagne, et c'est là que c'est intéressant. En réalité, il ne pousse pas simplement Berlin à détériorer ses relations avec les USA, mais également à un retour de la véritable souveraineté perdue par l'Allemagne après la défaite de 1945 et l'occupation. Après la chute de l'URSS et la réunification de l'Allemagne, les USA n'ont pas quitté ce pays. Mais plus l'UE devenait forte, plus la puissance de l'Allemagne augmentait. Par conséquent, il devenait plus difficile pour les Anglo-saxons d'influencer le contrôle de l'Europe unie. Trump a donc décidé de détruire l'UE avant qu'elle n'échappe complètement au contrôle anglo-saxon et se transforme en quatrième Reich.

 

Et puisque Angela Merkel a parlé il y a un mois, dans une interview au Frankfurter Allgemeine, de la création d'une armée européenne incluant un corps d'expédition, c'est-à-dire agissant en dehors de l'Europe, cela signifie que le processus a démarré. En d'autres termes, cette armée, malgré la volonté de ses propres créateurs, se transformera en armée continentale, ce qui est complètement contraire au concept d'atlantisme et aux objectifs des mondialistes. 

https://fr.sputniknews.com/presse/201807061037097998-trump-union-europeenne/


 

Dans EUROPE

MISE EN GARDE DU PRESIDENT DU CONSEIL EUROPEEN CONTRE LES USA : "PREPAREZ-VOUS AUX PIRES SCENARIOS"

Par Le 27/06/2018

Donald Tusk

Préparez-vous «aux pires scénarios»: Tusk met en garde l’UE contre les USA

© REUTERS / Yves Herman

INTERNATIONAL

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20575

Les divisions entre les États-Unis et l’Union européenne vont au-delà du commerce, du fait que la politique de Donald Trump inspire le pessimisme quant à l’avenir des relations transatlantiques, a estimé ce mercredi Donald Tusk.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé mercredi l'UE à se préparer aux scénarios les plus pessimistes avec les États-Unis de Donald Trump, à la veille d'un sommet européen de deux jours à Bruxelles.

«Je crois que, tout en espérant le meilleur, nous devons être prêts à préparer notre Union aux pires scénarios» avec Washington, écrit-il dans une lettre d'invitation aux chefs d'État et de gouvernement de l'UE, qui se retrouvent jeudi et vendredi pour discuter des relations avec les États-Unis, mais aussi de la question migratoire ou des réformes de la zone euro.

«Malgré nos efforts inlassables pour préserver l'unité de l'Occident, les relations transatlantiques sont soumises à d'immenses pressions en raison de la politique du Président Trump. Malheureusement, les divisions vont au-delà du commerce», poursuit le Polonais, cité par l'AFP.

 

Un régiment de systèmes de missiles sol-air S-400

© SPUTNIK . SERGEY MALGAVKO

Les USA imposeront des sanctions à la Turquie si Ankara se procure des S-400 russes

Les relations entre l'UE et les États-Unis battent de l'aile depuis l'élection de Donald Trump en raison de mésententes sur de nombreux sujets, comme l'accord de Paris sur le climat, le déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem ou encore l'accord sur le nucléaire iranien.
S'ajoutent ici des taxes douanières sur l'acier et l'aluminium européens infligées le 1er juin par l'administration Trump. Ces mesures ont amené Bruxelles à mettre en place des droits de douane additionnels sur une série de produits typiquement américains en guise de rétorsion.

https://fr.sputniknews.com/international/201806271036976440-tusk-ue-usa-pires-scenarios/


 

Dans EUROPE

UNE REGION ESPAGNOLE, LA NAVARRE, ADOPTE LE MOUVEMENT ANTI-ISRAELIEN BDS COMME POLITIQUE

Par Le 23/06/2018

Une région espagnole adopte le BDS comme politique

La Navarre est devenue la première région en Espagne à approuver le mouvement anti-israélien du BDS (Boycott, Divestment and Sanctions).

Une région espagnole adopte le BDS comme politique

La motion a été adoptée le mois dernier dans la Navarre, dans le nord de l’Espagne, recevant le soutien de tous les partis représentés dans son Parlement à l’exception du Parti populaire de centre-droit.

La motion approuvée le 21 mai appelle le gouvernement central à «soutenir toute initiative promue par la campagne internationale du BDS». Elle appelle également l’Espagne à suspendre ses liens avec «Israël» «jusqu’à ce que le pays mette un terme à sa politique de répression criminelle de la population palestinienne».

La Navarre est l’une des 17 communautés autonomes – des régions avec leurs propres parlements – qui tissent ensemble une Espagne quasiment fédérale.

L’année dernière, la Catalogne avait déclaré son indépendance même si Madrid avait refusé cette déclaration. La Navarre a une population significativement basque et un mouvement séparatiste fort.

La motion a également condamné «Israël» pour avoir «assassiné» des douzaines de Palestiniens au mois de mai lors des manifestations de la «Marche du retour» qui visent à défendre le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés lors de l’occupation de la Palestine par «Israël» en 1948.

Le mois dernier une motion promue au sein du conseil municipal de la ville de Valencia, troisième ville la plus importante de l’Espagne, a été adoptée déclarant son adhésion au boycott d’«Israël» et définissant Valencia comme «zone libre de l’apartheid israélien».

Plusieurs douzaines de municipalités ont approuvé le BDS en Espagne mais cela n’avait été le cas d’aucune région avec la Navarre.

Source : sites web et rédaction

22-06-2018 | 10:04

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27576&cid=293#.Wy6uDKczZPY


 

Dans EUROPE

SUR PROPOSITION DU PARTI SOCIAL-DEMOCRATE, ACCEPTEE PAR A. MERKEL, VERS DE LA PORNOGRAPHIE FEMINISTE FINANCEE PAR L'ETAT EN ALLEMAGNE ?

Par Le 20/06/2018

Une femme

Vers de la «pornographie féministe financée par l'État» en Allemagne?

© Sputnik . Evgenia Novozhenina

INTERNATIONAL

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225

Visant à lutter contre les stéréotypes sexistes, le Parti social-démocrate d'Allemagne a demandé à ce que de la pornographie féministe financée par l'État soit diffusée sur les chaines centrales.

 

Pole Dance Championships

© REUTERS / NG HAN GUAN

La pornographie est une «castration insidieuse de la population masculine»

En Allemagne, il a été proposé de produire de la pornographie féministe financée par l'État et de la diffuser auprès du public pour combattre les stéréotypes sexistes.

 

Ce ne devrait pas être des films avec beaucoup de scènes sexuelles, le principal étant qu'ils mettent l'accent sur l'égalité entre les deux sexes. Les films devraient également donner des explications dans le domaine des compétences sexuelles. Ce n'est pas grave s'il s'agit de courts métrages, mais les ébats doivent y être montrés de manière authentique, le principal étant que le film plaise aux hommes ainsi qu'aux femmes, qu'il ne discrimine aucun des sexes, estiment les sociaux-démocrates de Berlin.

Le contenu des films pornographique, incluant «les gros, les maigres, les jeunes et les personnes âgées» sera disponible sur les sites web des radiodiffuseurs publics ARD et ZDF, si la proposition est adoptée.

La proposition a été votée par les partenaires de la coalition sociaux-démocrates d'Angela Merkel lors d'une assemblée générale à Berlin.

Dans la proposition, le SPD a écrit: «La pornographie mainstream montre des stéréotypes sexistes et racistes <…> et certains types de corps ‘'optimaux'' sont érigés en standards.»

«Dans ces films, les ébats ressemblent plus à une performance ou à un sport de compétition: tout semble fonctionner immédiatement, il n'y a pas de communication entre les acteurs, pas d'essai, d'échec et de nouvelles expériences».

Selon le SPD, ce genre de films influence négativement la société moderne car les jeunes ont des «imaginations irréalistes sur la vie sexuelle».

https://fr.sputniknews.com/international/201806201036873376-pornographie-allemagne-stereotypes-sexistes/


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : USA ET UE SE DISPUTENT MAIS SONT UNIS CONTRE LA RUSSIE ET LA CHINE

Par Le 12/06/2018

USA et Ue se disputent mais sont unis contre Russie et Chine

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 12 juin 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

 

Pendant que se brise le G7 sous l’effet de la guerre des droits de douane, ceux-là mêmes qui se disputent se regroupent en renforçant l’Otan et son réseau de partenaires.

La proposition tactique de Trump de recomposer le G8 -visant à canaliser la Russie dans un G7+1, en la divisant de la Chine- a été repoussée par les leaders européens et par l’Ue même, qui redoutent d’être doublés par une tractation Washington-Moscou. Proposition par contre approuvée par le nouveau Premier ministre italien Conte, qualifié par Trump de “brave garçon” et invité à la Maison Blanche.

La stratégie cependant reste commune. C’est ce que confirment les dernières décisions prises par l’Otan, dont les principaux membres sont États-Unis, Canada, Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie, plus le Japon comme partenaire, c’est-à-dire toutes les puissances du G7.

La réunion des 29 ministres de la Défense (pour l’Italie Elisabetta Trenta, Mouvement 5 Étoiles) a décidé à l’unanimité le 7 juin de potentialiser la structure de commandement dans une fonction anti-russe, en augmentant son personnel de plus de 1200 unités ; de constituer un nouveau Commandement conjoint pour l’Atlantique, à Norfolk aux États-Unis, contre “les sous-marins russes qui menacent les lignes de communication maritime entre États-Unis et Europe” ; de constituer un nouveau Commandement logistique, à Ulm en Allemagne, comme “dissuasion” contre la Russie, avec la mission de “déplacer plus rapidement les troupes à travers l’Europe dans n’importe quel conflit”.

La “mobilité militaire” est au centre de la coopération Otan-Ue, qui en juillet se trouvera renforcée par un nouvel accord. D’ici 2020 l’Otan disposera en Europe de 30 bataillons mécanisés, 30 escadrilles aériennes et 30 navires de combat, déployables en 30 jours ou moins contre la Russie. A cet effet, comme requis par les USA, les alliés européens et le Canada ont augmenté leur dépense militaire de 87 milliards de dollars depuis 2014 et s’engagent à l’accroitre. L’Allemagne la portera en 2019 à une moyenne de 114 millions d’euros par jour et planifie de l’augmenter de 80% d’ici 2024.

Saber Strike planning 2018 Source : The Defense Post 

Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie, pendant qu’ils se disputent avec les USA au G7 au Canada sur les droits de douane, participent en Europe sous commandement étasunien à l’exercice Saber Strike qui, mobilisant 18 000 soldats de 19 pays, se déroule du 3 au 15 juin en Pologne et dans la Baltique au bord du territoire russe. Ces mêmes pays et le Japon, les autres six membres du G7, participeront dans le Pacifique, toujours sous commandement USA, au Rimpac 2018, le plus grand exercice naval du monde dans une fonction anti-Chine.

A ces répétitions de guerre, de l’Europe au Pacifique, participent aussi pour la première fois des forces israéliennes. Les puissances occidentales, divisées par des conflits d’intérêt, font front commun pour garder par n’importe quel moyen -de plus en plus la guerre- la domination impériale du monde, mise en crise par l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux.

Au moment même où au Canada se brisait le G7 sur la question des droits de douane, à Pékin la Chine et la Russie stipulaient de nouveaux accords économiques. La Chine est le premier partenaire commercial de la Russie, et celle-ci est le premier fournisseur énergétique de la Chine. Les échanges entre les deux pays grimperont cette année à environ 100 milliards de dollars. Chine et Russie coopèrent au développement de la Nouvelle Route de la Soie à travers 70 pays d’Asie, Europe et Afrique. Le projet -qui contribue à “un ordre mondial multipolaire et à des relations internationales plus démocratiques” (Xi Jinping)- se trouve contrecarré à la fois par les États-Unis et par l’Union européenne : 27 des 28 ambassadeurs de l’UeàPékin (sauf la Hongrie) soutiennent que le projet viole le libre commerce et vise la division de l’Europe.

La crise n’est pas pour le seul G7, mais pour l’ordre mondial unipolaire imposé par l’Occident.

Manlio Dinucci

Article original en italien :

USA e UE em Confronto, mas Inseparáveis contra a Rússia e contra a China

Edition de mardi 12 juin 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/usa-e-ue-in-lite-ma-unite-contro-russia-e-cina/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/usa-et-ue-se-disputent-mais-sont-unis-contre-russie-et-chine/5626171


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : DERRIERE LA PARADE DU 2 JUIN... PARTICIPATION MILITAIRE ACCRUE DE L'ITALIE DANS LE CADRE DE LA STRATEGIE EXPANSIONNISTE USA/OTAN

Par Le 06/06/2018

Derrière la parade du 2 juin… Participation militaire accrue de l’Italie dans le cadre de la stratégie expansionniste USA/Otan.

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 05 juin 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Le 2 juin est la Fête de la République italienne, fête nationale commémorantdepuis 1946 l’instauration de la République italienne.


La parade du 2 juin n’a pas été une parade militaire, elle n’a même pas été une parade mais une “revue” : comme le soutient le ministère de la Défense qui en a assuré la régie (dernier acte de la ministre Pinotti).

Le défilé aux Forums Impériaux -devant le nouveau gouvernement à peine installé- a été symboliquement ouvert par 330 maires pour représenter la société civile, suivis par tous les secteurs des Forces armées, pour célébrer la “Fête des Italiens – Unis pour le pays”.

Dans son message, le Président de la République Mattarella a exprimé la gratitude du peuple italien envers les Forces armées pour “l’oeuvre précieuse qu’ils accomplissent dans de si nombreuses régions tourmentées du monde, pour leur assistance aux populations accablées par les conflits”, sur la base de “notre Charte Constitutionnelle, linteau des Institutions et suprême référence pour tous”.

Au fur et à mesure du défilé des détachements, étaient énumérées les missions militaires dans lesquelles les Forces armées italiennes sont engagées dans plus de 20 pays : du Kosovo à l’Irak et àl’Afghanistan, du Liban à la Libye et à la Lettonie, de la Somalie à Djibouti et au Niger. En d’autres termes, on énumérait les guerres et les autres opérations militaires auxquelles l’Italie a participé et participe, violant sa propre Constitution, dans le cadre de la stratégie agressive et expansionniste USA/Otan.

Les opérations militaires à l’étranger, dans lesquelles l’Italie est engagée, sont en augmentation continue.
Aujourd’hui 5 juin, pour le compte de l’Otan, des chasseurs bombardiers italiens Eurofighter Typhoon commencent, avec ceux de la Grèce, à “protéger”l’espace aérien du Montenegro, dernier entré dans l’Alliance. Des chasseurs bombardiers italiens, déjà,“protègent” les ciels de Slovénie, Albanie et Estonie de la “menace russe”. Des navires de guerre italiens s’apprêtent à appareiller pour le Pacifique, où ils participeront au Rimpac 2018, le plus grand exercice naval du monde auquel prendront part, sous commandement USA, les marines militaires de 27 pays dans une fonction anti-Chine (accusée par les USA d’”expansion et coercition” en Mer de Chine Méridionale).

Des Forces spéciales italiennes ont participé au Niger à un exercice du Commandement Africa des Etats-Unis, sponsorisé par l’Union européenne, dans lequel ont été entraînés environ 1900 militaires de 20 pays africains.

Au Niger, où les USA sont en train de construire à Agadez une grande base pour drones armés et forces spéciales, l’Italie s’apprête à construire une base destinée à accueillir initialement 470 militaires, 130 véhicules terrestres et 2 avions. Objectif officiel de l’opération,àlaquelle font obstacle des oppositions au sein du gouvernement nigérien : aider le Niger et les pays limitrophes à combattre le terrorisme. Objectif réel : participer, dans le sillage de la France et des Etats-Unis, au contrôle militaire d’une région très riche en matières premières -or, diamants, uranium, coltan, pétrole et beaucoup d’autres- dont pas la moindre miette ne va à la population qui vit en grande majorité dans une extrême pauvreté. Le résultat est que croît le drame social et aussi, en conséquence, le flux migratoire vers l’Europe.

Le nouveau gouvernement a l’intention de “réévaluer notre présence dans les missions internationales sous le profil de leur importance effective pour l’intérêt national”. Pour ce faire, il faut cependant établir quel est l’intérêt national. C’est-à-dire si l’Italie doit rester à l’intérieur d’un système de guerre dominé par les Etats-Unis et par les plus grandes puissances européennes, ou si elle doit en sortir pour être un pays souverain et neutre sur la base des principes de sa propre Constitution.

Politique intérieure et politique extérieure sont deux faces de la même médaille : il ne peut pas y avoir de liberté réelle à l’intérieur si l’Italie, renversant l’Article 11, utilise la guerre comme instrument d’offense à la liberté des autres peuples.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Dietro la parata del 2 Giugno. L’arte della guerra

Edition de mardi 5 juin 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/dietro-la-parata-del-2-giugno/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

“Constitution de la République italienne :

Article 11 : L’Italie répudie la guerre en tant qu’instrument d’atteinte à la liberté des autres peuples et comme mode de solution des conflits internationaux ; elle consent, dans des conditions de réciprocité avec les autres États, aux limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui assure la paix et la justice entre les Nations ; elle suscite et favorise les organisations internationales poursuivant ce but”.

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/derriere-la-parade-du-2-juin-participation-militaire-accrue-de-litalie-dans-le-cadre-de-la-strategie-expansionniste-usaotan/5626025


 

Dans EUROPE

DÉCLARATION DU PCPE : PAS UNE MINUTE DE RÉPIT POUR LE NOUVEAU GOUVERNEMENT CAPITALISTE EN ESPAGNE

Par Le 02/06/2018

PAS UNE MINUTE DE RÉPIT POUR LE NOUVEAU GOUVERNEMENT CAPITALISTE EN ESPAGNE - DÉCLARATION DU PCPE

 Solidarité Internationale PCF EspagneNon à l'UE du Capital Aucun commentaire

01 JUIN 2018

Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

L'approbation de la motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy ouvre un nouveau cycle politique. Le nouveau gouvernement cherchera à prendre des mesures définitives pour réformer le système politique, à la suite d'un débat parlementaire au cours duquel il a été constaté que c'est la nature même du capitalisme qui engendre la corruption politique. Le conflit entre les forces parlementaires représente les intérêts des différents secteurs de la bourgeoisie, qui a vu ses intérêts économiques de classe garantis avec l'engagement de Pedro Sánchez de gouverner d'après les budgets conçus par le Parti Populaire.

La subordination complète de Podemos au PSOE confirme l'alliance entre la nouvelle et l'ancienne social-démocratie pour gérer le capitalisme. L'exploitation se poursuivra et augmentera à l'avenir. Le nouveau gouvernement se limitera à gérer l'exploitation sous de nouvelles formes, tandis que la droite politique se durcit et se prépare dans l'opposition à préserver les intérêts du secteur capitaliste qu'elle représente, dans l'attente d'un nouveau processus électoral qui déterminera la corrélation des forces qui complétera définitivement la réforme du système politique.

La classe ouvrière et les secteurs populaires ne doivent placer aucun espoir dans le nouveau gouvernement capitaliste, qui continuera à gouverner pour les patrons. Nos droits ne seront garantis que si la mobilisation continue et s'intensifie, ce qui doit conduire à une grève générale, parce que le gouvernement change, mais l'exploitation capitaliste continue et s'intensifiera.

Nos intérêts ne sont pas représentés dans le débat parlementaire, qui se limite à discuter du type de gestion dont les monopoles ont besoin à un moment ou à un autre. Le discours sur la "régénération démocratique" employé par la social-démocratie doit être démasqué. Le PSOE continue d'être le parti politique sous lequel les gouvernements successifs ont pratiqué le terrorisme d'État, ont rejoint l'OTAN et l'Union européenne, ont mené des guerres criminelles impérialistes, ont approuvé des réformes du travail et mené une répression sévère du mouvement ouvrier et populaire. Nous n'oublions pas. Le nouveau gouvernement de Pedro Sánchez continuera à représenter les mêmes intérêts de classe, qui ne sont pas les nôtres.

Le Parti communiste appelle le mouvement ouvrier et notre peuple dans son ensemble à intensifier toutes les luttes en cours, sans placer aucun espoir dans la social-démocratie. Nous ne devons pas baisser les drapeaux que nous avons hissés ces derniers mois. Le nouveau gouvernement est un gouvernement capitaliste au service de l'exploitation et il le démontrera bientôt. La lutte pour un pays au service de la classe ouvrière se poursuit.

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/06/pas-une-minute-de-repit-pour-le-nouveau-gouvernement-capitaliste-en-espagne-declaration-du-pcpe.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

Dans EUROPE

ZINEDINE ZIDANE QUITTE SON POSTE D'ENTRAINEUR DU REAL MADRID

Par Le 31/05/2018

Zidane

Zidane quitte son poste d’entraîneur du Real Madrid

© REUTERS / Juan Medina

SPORTS

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Moins d'une semaine après que le Real Madrid a gagné sa troisième Ligue des Champions, Zinédine Zidane a annoncé son départ du club espagnol lors d'une conférence de presse donnée au centre d'entraînement de Valdebebas, à Madrid.

 

Zinedine Zidane

© AFP 2018 PIERRE-PHILIPPE MARCOU

Au football comme à la guerre: Zidane motive les joueurs du Real avec le film 300

L’entraîneur du Real Madrid, Zinédine Zidane, a déclaré qu’il quittait le club espagnol avec lequel il vient de remporter sa troisième finale de Ligue des Champions d'affilée.

 

«J'ai pris la décision de ne pas continuer l'année prochaine comme entraîneur du Real Madrid», a  annoncé Zinédine Zidane.

Et d’ajouter:

«C'est une lassitude naturelle […] il y a beaucoup de raisons, pas une seule, je suis fatigué de manière plus globale.»

Il a en outre indiqué qu’il fallait «savoir s’arrêter».

«Je ne cherche pas d'autres équipes», a souligné Zinédine Zidane en répondant à une question sur ses projets.

En janvier dernier, le manager français, aujourd'hui âgé de 45 ans, a prolongé son contrat avec le Real Madrid jusqu’en 2020.

https://fr.sputniknews.com/sports/201805311036606001-zidane-poste-real-madrid/


 

Dans EUROPE

L'ITALIE VA RETABLIR SA MONNAIE NATIONALE

Par Le 22/05/2018

L'Italie se prépare à rétablir sa monnaie nationale

L'Italie se prépare à rétablir sa monnaie nationale

© REUTERS / Stefano Rellandini

INTERNATIONAL

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Le nouveau gouvernement italien a rendu public son programme économique, qui contient notamment l'exigence que l'Union européenne efface 250 milliards d'euros de la dette publique de l'Italie et libère le pays de plusieurs restrictions. Sinon, Rome menace de sortir de la zone euro pour revenir à la lire italienne.

Les chefs des partis Mouvement 5 Étoiles et Ligue, qui ont obtenu le plus grand nombre de voix aux élections du 4 mars, sont convenus des principes fondamentaux de la politique économique du gouvernement de coalition. Ils sont persuadés que ce ne sont pas les recettes libérales qui garantiront la sortie de la stagnation économique, mais les «investissements» et la «stratégie expansionniste».

Les exigences de Rome

 

Rome

© SPUTNIK . NATALIA SELIVERSTOVA

Italie: coalition des populistes?

En 2017, l'économie italienne a affiché une croissance économique de seulement 1,5%, alors que la moyenne dans toute la zone euro s'élevait à 2,5%.

 

Au premier trimestre, la croissance italienne a ralenti jusqu'à 1,4% en glissement annuel, alors qu'au sein de l'UE elle restait stable à 2,5%.

Pour redresser la situation, les dirigeants des partis vainqueurs préconisent le recours à plusieurs stimulations fiscales allant à l'encontre des principes conservateurs de la Banque centrale européenne (BCE). Ces idées révolutionnaires sont très onéreuses.

La baisse des impôts sur le revenu pour les entreprises et les particuliers à 15% augmentera significativement leurs capacités d'investissement, tout en réduisant les revenus budgétaires de 80 milliards d'euros par an. L'abandon de la réforme des retraites diminuerait la tension sociale, mais ferait perdre 15 milliards supplémentaires au budget. Et le refus d'augmenter l'impôt sur les ventes encore 12,5 milliards.

 

Euro

© AFP 2018 MARTTI KAINULAINEN / LEHTIKUVA

Élections en Italie: les gens «ont voté plutôt contre l’UE et non contre l’euro»

Au total, c'est plus de 100 milliards d'euros qui manqueront au budget sachant que la dette publique de l'Italie s'élève à 131,8% du PIB — l'indicateur le plus élevé en UE après la Grèce. Or selon les règles de l'UE, la dette publique ne doit pas dépasser 60% du PIB.

 

Les Italiens sont conscients qu'en transgressant une règle ils en enfreignent une autre — sur le montant du déficit du budget public qui ne doit pas dépasser 3% du PIB. Pour l'instant, la situation est tolérable: d'après l'agence nationale des statistiques Istat, le déficit du budget italien se chiffrait à 2,3% du PIB en 2017. Mais si les plans annoncés étaient mis en œuvre, cet indice dépasserait considérablement la barre des 3%.

C'est pourquoi les leaders des principaux partis ont préalablement avancé deux exigences à l'UE: premièrement, la BCE doit annuler 250 milliards d'euros de la dette publique italienne; deuxièmement, lever les restrictions sur le niveau de la dette publique et du déficit budgétaire qui, selon les Italiens, n'existent plus que sur le papier depuis longtemps. «Cela fait dix ans que la France dépasse le plafond du déficit, la dette de la France et de l'Espagne est supérieure à 60% du PIB», rappelle le représentant économique de la Ligue Claudio Borghi.

 

«L’euro est atteint d’un cancer en stade terminal»

© AFP 2018 DPA/ FREDRIK VON ERICHSEN

«L’euro est atteint d’un cancer en stade terminal»

Les Italiens avertissent que si Bruxelles ne se pliait pas à leurs exigences, le pays quitterait la zone euro pour revenir à sa monnaie nationale. Le brouillon d'accord de coalition entre les partis 5 Étoiles et Ligue prévoit même des procédures techniques concrètes qui permettraient de se séparer de l'euro et de rétablir la souveraineté monétaire.

 

Les marchés ont pris ces déclarations très au sérieux: le rendement des obligations italiennes sur 10 ans a augmenté de 16 points de base en une journée — un record depuis 14 mois. Le principal indice boursier italien FTSE MIB a chuté de 3,5% en deux jours et continue de baisser: autrement dit, les investisseurs vendent les actions des compagnies italiennes.

Que dira l'UE cette fois?

La démarche inattendue des Italiens place Bruxelles dans une position très compliquée. Il est évident que l'UE ne peut pas accepter ces conditions: cette dernière estime que les problèmes budgétaires doivent être réglés par la réduction des dépenses, les réformes libérales et la privatisation des biens publics.

 

euros

© PHOTO. PIXABAY

Une nouvelle crise financière guette l’UE

Ainsi, pour bénéficier du soutien financier de l'UE, la Grèce a été contrainte d'augmenter les impôts, de réduire les programmes sociaux et d'organiser une vente d'actifs nationaux. Au final, le port du Pirée appartient aujourd'hui aux Chinois, et les Allemands possèdent une compagnie de communication grecque.

 

Des ports, des îles, des compagnies d'électricité et de gaz, de grands terrains, y compris la région de l'ancien aéroport près d'Athènes, Hellinikon — avec des plages, des parcs, des forêts et une multitude de monuments antiques — ont été mis en vente.

L'UE est complètement satisfaite du résultat: fin avril, le commissaire européen à l'économie et aux finances Pierre Moscovici a déclaré que le programme d'aide extérieure à la Grèce se terminerait en août 2018. Et d'ajouter: «Finir le programme grec serait un symbole que nous avons mis la crise derrière nous. Et puis, surtout pour les Grecs, ce sera la bonne nouvelle que ce pays est lui aussi sorti de sa crise et est capable de créer de la croissance et de l'emploi.» Mais les Grecs ne s'empressent pas de se réjouir.

 

50 euro

© FLICKR/ IMAGES MONEY

L’Italie au cœur du cyclone

«C'est comme une occupation: ils ont capturé notre pays, s'indigne la professeure d'architecture Eleni Portaliou. Les investisseurs étrangers sont comme des vautours: ils savent que nous sommes forcés de vendre nos richesses nationales, et les créditeurs veulent seulement obtenir de l'argent au plus vite. C'est pourquoi les prix deviennent dérisoires et nous perdons sur tous les fronts. Les investisseurs étrangers paieront seulement 900 millions d'euros pour Hellinikon, tandis que les experts indépendants ont évalué ce terrain à au moins 3 milliards.»

 

Pas étonnant, donc, que les Italiens ne veuillent pas suivre le chemin de la Grèce.

Un trou dans le budget

De plus, même si l'UE se pliait aux exigences de l'Italie, cela ne fonctionnerait pas à cause de ses propres problèmes financiers. Le Brexit prive en effet l'UE de son troisième plus grand donateur: le Royaume-Uni versait 12,76 milliards d'euros au budget européen commun et ne recevait que 7,05 milliards de dotations. En d'autres termes, cela forme dans le budget européen un trou de presque 6 milliards d'euros. Les tentatives de Bruxelles de le combler en faisant augmenter la cotisation des autres membres rencontrent une très forte opposition.

Ainsi, lors d'un récent débat sur le projet de budget de l'UE pour 2021-2027, le ministre néerlandais des Affaires étrangères Stef Blok a directement indiqué que la «proposition d'augmenter les cotisations était inadmissible» pour son gouvernement. Il a été soutenu par le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen qui a noté qu'une «UE réduite aura également besoin d'un budget réduit».

Un discours similaire a été tenu par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et la ministre suédoise des Finances Magdalena Andersson, qui a qualifié le nouveau projet de budget européen de «déraisonnable». Si 6 milliards d'euros suscitent de tels litiges, alors on s'imagine facilement quel scandale éclaterait si l'on parlait de 250 milliards…

 

Les chroniques de Sapir

© SPUTNIK .

L'Italie, bombe à retardement pour l'UE et la zone euro? Partie 1

Enfin, en répondant favorablement à la requête de Rome, l'UE créerait un dangereux précédent dont ne manqueraient pas de profiter les autres pays qui éprouvent des problèmes budgétaires — l'Espagne et la France. Par conséquent, Bruxelles ne fera pas de concessions à l'Italie.

 

D'un autre côté, les Italiens pourraient, eux aussi, ne pas céder: le nouveau gouvernement n'a aucune chance de redresser la situation économique avec la politique budgétaire actuelle. Et l'exemple du Royaume-Uni montre qu'il est possible de réduire à un niveau tolérable les frais de séparation avec l'UE en se débarrassant au final d'une multitude de problèmes, notamment migratoires. De cette manière, le scénario de sortie de l'Italie de la zone euro paraît parfaitement plausible.

En février, les experts de l'Economist Intelligence Unit, département analytique du magazine The Economist, ont inscrit l'éventuel éclatement de la zone euro dans le top-10 des principaux risques pour l'économie mondiale. «Le risque de sortie de la Grèce de la zone euro à moyen terme persiste, tandis que les problèmes économiques pourraient pousser l'Italie à sortir de la zone euro. La sortie des pays en crise de la zone euro entraînerait une forte dévaluation de leur monnaie et leur incapacité à rembourser leur dette en euros. Tout cela pourrait plonger l'économie mondiale dans la récession», constatent les analystes.

https://fr.sputniknews.com/international/201805211036471921-italie-monnaie-nationale/


 

Dans EUROPE

L'UE PRESENTE AUX DIRIGEANTS IRANIENS SES MESURES POUR DEFENDRE LES ECHANGES COMMERCIAUX

Par Le 19/05/2018

L’UE présente à Téhéran ses mesures pour défendre les échanges commerciaux

 Depuis 3 heures  19 mai 2018

salehi_arias

 Iran - Monde islamique

 

Le commissaire européen à l’Energie Miguel Arias Canete a débuté samedi une visite à Téhéran pour présenter aux dirigeants iraniens les mesures décidées par l’Union européenne pour assurer la poursuite des achats de pétrole et protéger les entreprises européennes implantées dans ce pays.

M. Canete est le premier responsable occidental à être reçu dans la capitale iranienne depuis la décision des Etats-Unis de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et de réimposer des sanctions économiques dont les effets s’imposent aux entreprises étrangères.

Ce retrait fait ainsi planer des risques financiers considérables sur les entreprises européennes qui voulaient investir en Iran, dont l’économie est en plein marasme.

Préserver l’accord nucléaire, malgré la décision américaine, est « fondamental pour la paix dans la région », a déclaré M. Canete lors d’une conférence de presse commune avec le vice-président iranien Ali Akbar Salehi, retransmise en directe par la télévision d’Etat.
« Il est certain qu’il y a des difficultés évidentes avec les sanctions
(…) Nous devrons demander des dérogations, des exemptions pour les entreprises qui font des investissements » en Iran, a-t-il ajouté.

La Commission européenne a lancé vendredi la procédure officielle visant à activer la « loi de blocage » afin de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran.
« Nous voyons l’Union européenne (…) faire un effort considérable, ils ont promis de le faire et, si Dieu le veut, ils mettront cela en pratique », a déclaré de son côté M. Salehi, qui dirige aussi l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).

M. Canete doit également rencontrer les ministres iraniens de l’Environnement et du pétrole, Isa Kalantari et Bijan Namdar Zanganeh. Et il aura un entretien dimanche avec le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif.

Le commissaire européen est venu à Téhéran pour présenter les mesures décidées par l’UE pour permettre la poursuite des échanges commerciaux avec Téhéran. Il espère en contrepartie obtenir la confirmation de la volonté des dirigeants iraniens de ne pas quitter l’accord nucléaire.

Les échanges commerciaux entre l’Union européenne et l’Iran représentent 20 milliards d’euros. L’Iran a acheté en 2017 pour 10 milliards d’euros de biens, et l’Union européenne pour 10 milliards d’euros dont 9 milliards d’euros de pétrole. Les six principaux pays importateurs de pétrole iranien sont l’Espagne, la France, l’Italie, la Grèce, les Pays-Bas et l’Allemagne.

L’Iran produit 3,8 millions de barils par jour et 70% de sa production est achetée par la Chine et d’autres pays d’Asie et 20% par l’Europe.
L’accord nucléaire vise à faciliter les échanges commerciaux avec l’Iran et à relancer son économie, en levant de lourdes sanctions internationales en échange d’un engagement de Téhéran à limiter ses activités nucléaires et à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique.

Le président américain Donald Trump juge que le texte est trop laxiste sur l’aspect nucléaire, et qu’il ne s’attaque pas aux missiles balistiques de Téhéran.

 

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/899380


 

Dans EUROPE

POLLINIS : ULTIME RECOURS AVANT QUE LES MULTINATIONALES SABRENT LE CHAMPAGNE

Par Le 19/05/2018

Chère amie, cher ami,

D’ici quelques jours, les lobbies des plus grandes multinationales pourront déboucher le champagne : la loi préparée depuis plus de sept ans dans le secret des couloirs de la Commission européenne pour permettre aux grandes entreprises d’attaquer en justice toute personne (journaliste, scientifique, ONG, simple citoyen lanceur d’alerte…) qui aura osé révéler leur secrets inavouables, mêmes illégaux, au grand public - sera adoptée par les parlementaires français.

Malgré les mises en garde de la Commission consultative des droits de l’Homme (CNCDH) qui dénonce l’« atteinte à la liberté d’information et d’expression » induite par cette loi, qui « fait primer les enjeux économiques sur la liberté d’expression et le droit à l’information du public »… (1)

…Malgré les 550 000 citoyens mobilisés derrière la pétition #StopSecretdAffaires… (2)

Il ne nous reste qu’un ultime recours pour empêcher les grandes multinationales agrochimiques et pharmaceutiques et les banques d’affaires d’imposer leur loi du silence à l’ensemble des citoyens…

… mais nous avons besoin de la participation urgente de chaque personne qui souhaite défendre son droit fondamental à l’information pour le mettre en œuvre.

SVP, aidez-nous à lancer l’offensive de la dernière chance contre les lobbies !

 

18LTA

 … Et en dépit du rassemblement historique des journalistes, des avocats et des organisations de la société civile, unis d’une seule voix derrière une tribune commune diffusée dans des dizaines de journaux nationaux… (3)

… Les parlementaires français sont sur le point d’accorder aux lobbies l’une de leurs plus grandes victoires sur les citoyens et l’intérêt général : le droit, écrit noir sur blanc et défendu par la justice, de museler tous ceux qui s’intéressent de trop près à leurs affaires.

Quel journaliste, chercheur ou citoyen oserait se lancer dans la divulgation d’informations concernant ces entreprises, lorsqu’il trouvera en face de lui des armées d’avocats brillants et surpayés qui plaideront pour des amendes colossales qu’il paiera toute sa vie - et peut-être même la prison en plus ?

Désormais, par la terreur ou l’intimidation, les plus grandes multinationales feront régner la loi du silence

… Silence sur les nouvelles molécules déversées dans les champs, qui causent des ravages irréversiblessur les abeilles, les oiseaux, les sols, les nappes phréatiques, l’environnement et la santé des agriculteurs…

… Silence sur les milliards d’euros cachés dans des comptes offshores pour échapper à l’imposition en France, en Belgique et ailleurs…

… Silence sur les tests thérapeutiques qui tournent mal, sur les effets secondaires parfois mortels de médicaments pourtant autorisés, sur les métaux lourds, les perturbateurs endocriniens, les OGM, les vaccins, les tests sur les animaux…

… Vous n’aurez droit qu’à l’information officielle des entreprises qui fabriquent ou commercialisent les produits – et vous devrez les croire sur parole !

C’est la dernière étape d’un plan minutieusement préparé depuis plus de sept ans par les lobbies, avec la complicité des autorités européennes à qui ils ont dicté quasiment mot pour mot cette loi (4), pour s’assurer que plus aucun scandale comme le Médiator, les tueurs d’abeilles, LuxLeaks ou Panama Papers ne puisse éclater à l’avenir.

Le 24 mai prochain, la France basculera dans l’omerta des lobbies. Et après elle, d’autres pays en Europe où la même loi est en passe d’être adoptée...

Il ne nous reste qu’un seul espoir de faire encore barrage à cette loi, avant qu’elle ne soit définitivement promulguée et que les premiers procès débutent contre les journalistes d’investigation, les chercheurs indépendants ou les ONG qui font éclater des scandales au grand jour.

C’est une fenêtre de tir très restreinte, qui nécessite un plan d’action rigoureux et organisé, et les moyens de sa mise en œuvre.

Avec votre soutien, nous allons faire saisir le Conseil constitutionnel, garant des droits et libertés fondamentaux protégés par la Constitution - notamment la liberté d’expression et la liberté de la presse, qui sont de toute évidence bafoués par la nouvelle loi des lobbies.

Pour ça, nous avons besoin de deux choses essentielles :

- un dossier juridique solide et étayé, préparé par des avocats spécialisés ;

- une nouvelle vague de pression sur les députés et les sénateurs, pour convaincre 60 d’entre eux de déposer un recours – ce qu’ils sont les seuls à pouvoir faire.

Ici chez POLLINIS, tout le monde est sur le pied de guerre pour préparer cette ultime riposte contre la loi des lobbies.

Nous avons d’ores et déjà mandaté un cabinet d’avocats spécialisés en droit constitutionnel, et nous sommes prêts à relancer l’offensive dans les médias et sur internet pour remobiliser les citoyens et faire pression sur les parlementaires.

Mais tout ceci a un coût. Et nous avons besoin de votre aide, de votre engagement, et de votre générosité, pour aller jusqu’au bout de cet ultime recours.

Depuis deux mois que nous menons la bataille contre la loi des lobbies, personne au sein de notre équipe n’économise son énergie ou ne compte ses heures : appels aux députés et aux sénateurs, rendez-vous dans leur bureau, interviews, tribunes, évènements, campagnes d’alerte dans la presse et sur les réseaux sociaux, mobilisation des citoyens,… 

…tout ceci a été mené de front par une petite équipe de personnes motivées à 200 % et dévouées à la cause.

Mais pour obtenir un argumentaire juridique en béton armé, assez convaincant pour que les juges du Conseil constitutionnel se rangent de notre côté, nous devons faire travailler les meilleurs avocats du secteur. 

Nous devons réunir très rapidement un budget de 7000 euros pour obtenir un dossier complet, et assez solide pour être entendu par les sages. Ce n’est pas énorme, compte-tenu des enjeux : il suffit que 200 personnes versent une contribution de 35 € chacune, et nous pourrons leur demander de commencer sans tarder leur analyse, pour que notre dossier soit prêt au moment où le Conseil sera saisi.

De notre côté, nous sommes en train d’élaborer un plan de pression sur les parlementaires, pour obtenir la signature de 60 d’entre eux – indispensable pour saisir le Conseil constitutionnel.

Mais cela ne servira à rien si nous n’avons pas les fonds nécessaires pour monter un dossier solide, qui balaye les arguments des lobbies, et fasse primer les droits fondamentaux de tous les citoyens.

Aussi, je me permets de vous demander : pouvez-vous SVP contribuer, dès maintenant, à cet ultime recours contre l’omerta des lobbies ?

Chaque don, même minime, nous sera utile pour lancer cette dernière offensive pour empêcher les multinationales de nous imposer leur loi du silence.

Après le vote du 24 mai, nous disposons d’une toute petite fenêtre de tir d’à peine 2 jours pour lancer notre recours. Nous devons à tout prix être prêts, équipés et armés, avant cette date. 

Après, il sera trop tard.

Alors SVP, participez du mieux que vous le pouvez pour nous aider dans cette dernière ligne droite contre les lobbies !

18LTA

Si nous ne nous dressons pas d'urgence, tous ensemble, face à l'industrie agrochimique et son armée de lobbyistes, si nous les laissons faire la loi impunément, non seulement il sera trop tard pour empêcher le verrouillage complet et définitif du système au profit de quelques multinationales qu'ils sont en train de mettre en place, mais la voie sera libre pour eux pour faire passer n'importe quelle nouvelle substance dévastatrice pour les pollinisateurs, la nature ou la santé humaine !

Ce recul incroyable de l'intérêt général deviendra la norme. Et il sera impossible pour les associations de citoyens de se dresser face à l'industrie sans subir de coûteux procès à répétition - de quoi finir sur la paille, anéanti... voire en prison comme le prévoit le texte voté par le Sénat !

Les grandes multinationales pourront définitivement sabrer le champagne : il n’y aura plus jamais personne en travers de leur route…

C’est à nous, défenseurs des abeilles et de la nature, ONGs, journalistes, citoyens, d’organiser la riposte – personne ne le fera à notre place, surtout pas nos parlementaires qui viennent à deux reprises de voter le texte des lobbies !

Je compte sur vous, et vous remercie par avance pour votre engagement et votre soutien dans ce combat crucial pour notre droit à l'information et notre droit à protéger notre santé et notre environnement.

Nicolas Laarman

Délégué général de POLLINIS

Pour faire un don pour soutenir notre action, cliquez ici

Références :

(1) Pour la CNCDH, la loi sur le secret des affaires «porte atteinte à la liberté d’information» RT France 11/05/2018

(2) Pétition #StopSecretdAffaires

(3) LOI “SECRET DES AFFAIRES” – LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

(4) Towards legalised corporate secrecy in the EU?C


 

Dans EUROPE

L'UE ANNULE LES SANCTIONS US CONTRE L'IRAN SUR LE TERRITOIRE DE L'UE

Par Le 18/05/2018

La Commission européenne annule les sanctions US contre l’Iran sur le territoire de l’UE

 Depuis 3 heures  18 mai 2018

commission_europeenne

 Amérique et Europe - UE

 

Rédaction du site

La Commission européenne a adopté ce vendredi 18 mai le premier paquet de mesures visant à protéger les entreprises européennes en Iran contre les sanctions américaines, les annulant légalement sur le territoire de l’UE, est-il indiqué dans la déclaration de la Commission.

Selon l’agence russe Sputnik elle a activé la «loi de blocage», un mécanisme, datant de 1996 et jamais employé, adopté pour contourner l’embargo sur Cuba. Il permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations relatives à des sanctions prises par des pays tiers.

«Les sanctions américains ne seront pas sans effet. Il est donc de notre devoir, à la Commission et au sein de l’Union européenne, de faire ce que nous pouvons pour protéger nos entreprises européennes, en particulier les PME», a déclaré vendredi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

L’exécutif européen a également lancé la procédure pour permettre à la Banque européenne d’investissement (BEI) de soutenir les investissements européens en Iran, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.

L’annonce de l’exécutif européen est conforme à la décision prise par les chefs d’État et de gouvernement le jeudi 17 mai lors de leur sommet informel en Bulgarie.

Cette décision est une riposte au rétablissement de sanctions américaines liées au retrait des États-Unis de l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien annoncé par Donald Trump.

Le 8 mai, le Président américain a annoncé sa décision de retirer les États-Unis de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Le Plan d’action global commun (PAGC) est un accord signé à Vienne, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les pays du P5+1: les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) et l’Allemagne, ainsi que l’Union européenne et la République islamique d’Iran. Le locataire de la Maison-Blanche a également annoncé le rétablissement de toutes les sanctions levées suite à l’adoption de cet accord.

Source: Avec Sputnik

https://french.almanar.com.lb/898368


 

Dans EUROPE

IRAN : L'UE VA LANCER VENDREDI UN PROCESSUS DE BLOCAGE DES SANCTIONS US

Par Le 17/05/2018

Iran: l’UE lance vendredi un processus de blocage des sanctions américaines

 Depuis 39 minutes  17 mai 2018

junker

 Amérique et Europe - UE

 

La Commission européenne va lancer vendredi un « processus » qui pourrait lui permettre de bloquer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran, a annoncé jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

« Nous devons maintenant agir », a déclaré M. Juncker lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Sofia. « C’est la raison pour laquelle nous lançons le processus de la loi de blocage, le ‘blocking status’ de 1996, qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines », a-t-il déclaré.
« Nous devons le faire et nous le ferons demain matin à 10H30 », a ajouté le chef de l’exécutif européen.

L’outil évoqué est un règlement européen datant de 1996, créé à l’origine pour contourner l’embargo sur Cuba et qu’il s’agit désormais d’adapter.

Cette loi dite « de blocage » permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations sur des sanctions prises par des pays tiers et stipule qu’aucun jugement décidé par des tribunaux étrangers sur la base de ces réglementations ne saurait s’appliquer dans l’UE.

Le désaccord avec les Etats-Unis sur l’embargo cubain avait toutefois été résolu au niveau politique, et donc l’efficacité de ce règlement n’a jamais été éprouvée.
Son effet pourrait être plus symbolique qu’économique, selon une source européenne.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/896740


 

Dans EUROPE

LE CADEAU D'UN EURODEPUTE BELGE A MACRON : UNE CORDE ! (VIDEO)

Par Le 18/04/2018

Strasbourg : un eurodéputé belge offre une corde à Emmanuel Macron, agacé (VIDEO)

Strasbourg : un eurodéputé belge offre une corde à Emmanuel Macron, agacé (VIDEO)

© Capture d'écran Périscope - Parlement européen

L'eurodéputé du parti belge Ecolo a remis une corde à Emmanuel Macron au Parlement européen à Strasbourg le 17 avril

 

Joignant le geste à la parole, l'écologiste belge Philippe Lamberts a fait offrir un cadeau un peu spécial au président français dont il a dénoncé la politique, notamment sociale. Piqué au vif, ce dernier a répondu avec un certain agacement.

Emmanuel Macron n'a guère goûté l'intervention de Philippe Lamberts, eurodéputé belge écologiste, qui l'a interpellé de manière particulièrement imagée sur la politique qu'il mène en France, le 17 avril au Parlement européen à Strasbourg.

Le membre du parti Ecolo a accusé le président de la République de mettre «à mal la devise Liberté, Egalité, Fraternité», critiquant en vrac l'intervention du gouvernement français à Notre-Dame-des-Landes, le démantèlement de camps de migrants, les ventes d'armes ou encore la gestion du nucléaire.

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Des députés européens montrent des affiches «Bas les pattes de la Syrie» lors de l'allocution du président français Emmanuel Macron le 17 avril 2018 à Bruxelles.

Parlement européen : le coup de sang de Macron, mis en cause dans les frappes en Syrie (VIDEO)

Evoquant le volet social, Philippe Lamberts, Européen convaincu, a poursuivi : «Considérer des êtres humains comme "rien", c'est permettre de leur faire subir n'importe quoi, et cela nous ne l’accepterons jamais.»

C'est après son intervention musclée que l'eurodéputé belge a joint le geste à la parole. Se saisissant de l'expression «premiers de cordée», prononcée par Emmanuel Macron, Philippe Lamberts lui a fait remettre une corde d’escalade, qu'il a exhibée devant l'assemblée.

«Ce qui définit la cordée, c'est la corde. Elle permet aux premiers d'avancer et aux derniers de ne pas tomber. Mais dans nos sociétés, cette corde n'existe plus. Les riches s'enrichissent, les classes moyennes stagnent et se précarisent tandis que les plus fragiles sont abandonnés à leur sort», a lancé l'écologiste.

 

Macron agacé

Le président français a eu toutes les peines du monde à dissimuler son agacement, prenant des notes durant l'intervention de l'eurodéputé.

Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

Journal Fakir@Fakir_

Quand tu passes un très mauvais quart d'heure au Parlement européen.
Le discours réjouissant de Philippe Lamberts :https://youtu.be/mVkbQNgVL2M 

 

Un peu plus tard, Emmanuel Macron a répondu avec virulence : «Vous pouvez tenir des propos d'estrade car vous avez le confort de ce salon [...] Au nom du respect que j'ai pour ce Parlement, je ne peux vous laisser dire des bêtises et contre-vérités.»

Hana@HanaBagh

En réponse à @Fakir_

Philippe Lamberts lui offre même les cordes !

https://francais.rt.com/france/49956-strasbourg-eurodepute-belge-offre-corde

 

Dans EUROPE

POUR REDORER SON BLASON, LA BRITANNIQUE THERESA MAY, "LA DAME DE FER" bis, MENACE D'ALLER AU CONFLIT ARME CONTRE LA RUSSIE

Par Le 29/03/2018

Seconde Guerre froide: May n’écarte pas des «ripostes militaires» contre Moscou

 Depuis 4 heures  29 mars 2018

thereza_may

 Amérique et Europe - GB

 

La Première ministre britannique a définitivement une dent contre Moscou. Après avoir convaincu ses alliés de se joindre à sa campagne d’expulsion de diplomates, Theresa May a assuré que Londres utiliserait «tous les moyens à [sa] disposition» pour lutter contre la Russie, quitte à déclencher une nouvelle Guerre froide, voire pire.

Jusqu’où Theresa May poussera-t-elle l’affaire Skripal? 26 pays occidentaux viennent de déclarer persona non grata près de 150 diplomates russes, mais la Première ministre britannique a d’ores et déjà annoncé son intention d’aller plus loin. Attaquant la Russie de manière à peine voilée, elle déclarait le 27 mars:

«Tant que nous défendrons nos intérêts et que nous affirmerons nos valeurs, il y aura ceux qui chercheront à nous déstabiliser et à nous attaquer. Mais ces personnes ne devraient avoir aucun doute quant au fait que nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour les vaincre.»

Le porte-parole de Theresa May s’est par la suite chargé de clarifier que la Russie était bel et bien visée. Dans des propos recueillis par Reuters, il assurait que le Royaume-Uni travaillait «avec ses partenaires internationaux sur une réponse à long terme au problème posé par la Russie».

Dans la foulée, le gouvernement britannique annonçait qu’un rapport sur les capacités pour la sécurité nationale serait publié le lendemain pour faire face à la fois au terrorisme islamiste et au «comportement inacceptable et dangereux de la Russie», placés au même rang de menaces pour le pays.

«Cette nouvelle doctrine de fusion assurera que nous faisions meilleur usage de toutes nos capacités pour assurer la défense de notre sécurité intérieure: depuis les leviers économiques jusqu’aux ripostes militaires, en passant par notre influence diplomatique et culturelle.»
Le Royaume-Uni semble déterminé à poursuivre sa campagne antirusse. Le porte-parole de la Première ministre expliquait que Londres comptait bien associer plusieurs autres pays à ce durcissement de ton. Une possibilité réelle d’après lui, puisque ces derniers n’agiraient, selon ses propres mots, «pas seulement par solidarité, mais aussi parce qu’ils ont reconnu la menace».
Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller au Parlement européen, apparenté FN, ne partage pas cet avis et estimait au contraire que:

«Il s’agit visiblement de faire preuve de solidarité avec le Royaume-Uni —solidarité entre guillemets puisqu’on ne peut pas dire que le Royaume-Uni ait été attaqué. On ne sait pas si c’est un gouvernement étranger qui a commandité cette attaque.»

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