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L’UNION EUROPEENNE ET L’ONU VOLENT AU SECOURS D’ « ISRAËL »

Le trio européen appelle l’Iran à la retenue

Saturday, 28 November 2020 6:46 PM  [ Last Update: Saturday, 28 November 2020 6:46 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le 27 novembre 2020, un scientifique du nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, a été tué en martyre près de Téhéran, dans une série d'attaques violentes. (Photo à titre d’illustration)

En réaction à l’assassinat du scientifique iranien du nucléaire et de la défense, Mohsen Fakhrizadeh, le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a appelé toutes les parties concernées à s’abstenir de toute action qui pourrait aggraver les tensions et la situation en général dans la région.

C’est sans mentionner de pays en particulier que le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a appelé toutes les parties à renoncer à toute démarche qui pourrait conduire à l’escalade des tensions.

De même les Nations unies ont appelé, vendredi 27 novembre, par la voix de Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, les parties concernées à faire preuve de retenue et à ne pas prendre de mesures irréfléchies face à l’assassinat du scientifique iranien de haut rang. 

Lire aussi : « Le lâche assassinat porte la signature d’Israël »

La

 

Le « Soleimani » du nucléaire iranien a été assassiné

L’Union européenne a qualifié ce samedi 28 novembre, l’acte terroriste de l’assassinat du scientifique du nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh de criminel et de violation du principe du respect des droits de l’homme.

« En publiant un communiqué, le porte-parole de l’UE a condamné aujourd’hui l’assassinat de Fakhrizadeh, » rapporte le réseau d’information de l’UE.

« Le 27 novembre 2020, un responsable du gouvernement iranien et plusieurs civils ont été tués à Absard dans une série d’attaques violentes », indique le communiqué concernant l’attaque terroriste d’hier à Damavand poursuivant qu’il s’agissait d’un acte criminel et contraire au principe de respect des droits de l’homme que défend l’Union européenne.

Le porte-parole de l’UE a également appelé toutes les parties à la retenue, déclarant : « Dans cette situation instable, il est plus important que jamais que toutes les parties restent calmes et exercent une retenue maximale afin d’éviter toute tension, ce qui ne profite à personne. »

Lire aussi : Scientifique iranien assassiné : Moscou réagit

Réagissant à l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh, Agnès Callamard, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, a tweeté : « un meurtre ciblé transfrontalier en dehors des conflits armés viole le droit international des droits de l’homme et la Charte des Nations unies. »

Israël: le faux-pas de trop?

Israël : le faux-pas de trop ?

Réagissant au lâche assassinat de Fakhrizadeh, le commandant en chef des forces armées iraniennes, l’Ayatollah Khamenei a déclaré dans un message clair : “L’éminent savant du nucléaire et de la défense du pays, Mohsen Fakhrizadeh, a été tué en martyr par des mercenaires à la solde des criminels qui tuent sans pitié. Ce fut une personnalité scientifique hors pair qui a sacrifié sa vie pour le progrès de la nation, progrès durable. Sa mort en martyr est bien la récompense qu’il méritait auprès du Tout-Puissant. J’appelle par conséquent tous les responsables du pays à entreprendre de toute urgence deux mesures importantes : d’abord, punir irréversiblement les auteurs et les commanditaires de ce crime abject et ensuite, poursuivre les travaux scientifiques et techniques qu’a entamés le martyr Fakhrizadeh et qu’il a menés d’une main de maître. La mort en martyr est une bénédiction qui mérite d’être félicitée. Je présente toutefois mes sincères condoléances à la famille du martyr ainsi qu’à la communauté scientifique du pays, à ses collègues et ses élèves. Et que Dieu lui accorde la place qu’il mérite.”

Une riposte anti-Israël dans 72 heures?

Une riposte anti-Israël dans 72 heures?

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/28/639553/Iran--l-Europe-vole-au-secours-d-Israel

 

HÔPITAUX EN ALLEMAGNE : TRIMER COMME AUTREFOIS ! LA BASSE-SAXE CONTRAINT LES PERSONNELS DE SANTÉ AUX SERVICES EN 12 HEURES !

HÔPITAUX EN ALLEMAGNE : TRIMER COMME AUTREFOIS ! LA BASSE-SAXE CONTRAINT LES PERSONNELS DE SANTÉ AUX SERVICES EN 12 HEURES !

 Solidarité Internationale PCF Allemagne, Corona-virus 0

15 NOV. 2020

Un comble dans de nombreux pays : Le Covid sert aux autorités à dégrader encore davantage la réponse aux besoins sanitaires et les conditions de travail des personnels de santé. En France, le « Ségur de la santé » a notamment servi à appliquer un règlement de l’UE abaissant de 12 à 11 heures la durée de repos obligatoire quotidien. Cette disposition lève une entrave à la généralisation du travail en 12 heures, épuisant sur le moment, usant au fil des ans. Les régions allemandes suivent la même méthode. Exemple en Basse-Saxe. Article paru dans le quotidien socialiste allemand « Junge Welt ». Traduction MlN pour « Solidarité Internationale PCF – vivelepcf – Cahiers communistes ».

Privatisation, austérité, « optimisation » radicale des coûts : les personnels de santé des cliniques et des maisons de retraite font les frais de décennies de politique de dégradation de l’offre de santé avec des conditions de travail de plus en plus mauvaises. Cette situation critique, causée par ces choix politiques, menace de se transformer en désastre sanitaire avec le coronavirus. Le ministère des affaires sociales de Basse-Saxe répond au problème par une attaque sur le droit du travail. Par une disposition générale, le ministère revient une deuxième fois temporairement sur un acquis durement gagné, la journée de 8 heures pour les soignants. Il fait des services en 12 heures la norme. La Chambre des personnels de santé [Pflegekammer] sonne l’alarme.

Normalement, en ce qui concerne les professions de santé, le temps de travail maximal légal est établi à 8 heures par jour et 48 heures par semaine. Uniquement à titre exceptionnel la durée de travail journalière peut être portée provisoirement à 10 heures. Pour la première fois dans l’histoire, au moins jusqu’au 31 mai 2021, la Basse-Saxe déroge : il est possible désormais de faire trimer les personnels de santé jusqu’à 12 heures par jour et 60 heures par semaine.

Le décret ne prévoit ni repos compensatoires, ni prime pour le travail supplémentaire, comme l’a fait constater la présidente de la Chambre des professions de santé de Basse-Saxe, Nadya Klarmann, lundi 2 novembre. Ne serait envisagée qu’une journée de repos, dans des cycles de 8 semaines, pour les dimanches et les jours fériés travaillés. Pour Mme Klarmann, la région n’a rien fait « pendant des mois » pour préparer les institutions sanitaires à affronter les suites prévisibles de la pandémie. Encore une fois, on demande aux salariés des secteurs concernés de prendre sur leur propre santé pour « sauver la situation ». Le gouvernement régional n’a rien entendu.

Pour Mme Klarmann, cette disposition n’est pas acceptable. « Déjà, dans les conditions actuelles, avec tout l’équipement spécial de protection, le travail en 8 heures est extrêmement pénible ». En procédant de cette façon, on ne va pas gagner de nouvelles ressources humaines, au contraire : les soignants vont encore davantage être poussés à quitter leur profession. Mme Klarmann demande de la Région de Basse-Saxe de « revenir immédiatement sur son décret ». Pour elle, le système de santé ne va pas craquer par manque de lits ou d’appareils de réanimation mais parce que les professionnels sont poussés à bout comme jamais.

La fédération de Basse-Saxe du parti « Die Linke » a également fortement réagi. Son président, Lars Leopold a dénoncé, dans une intervention du 3 novembre, la remise en cause du droit du travail par le gouvernement régional sans tenir compte de l’assemblée et des intéressés. La députée Pia Zimmermann a également déclaré : ceux qui subissent sont les salariés, les patients et les habitants. Le manque de personnel de santé est connu depuis longtemps. La réponse doit être tout autre. On devrait créer « des incitations pour ramener les quelque 400000 personnels de santé, formés, nationalement, qui se sont détournés de leur profession à cause des mauvaises conditions de travail et de rémunération ».

Susan Bonath

Le 4 novembre 2020,

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/11/hopitaux-en-allemagne-trimer-comme-autrefois-la-basse-saxe-contraint-les-personnels-de-sante-aux-services-en-12-heures.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

COVID-19 : PLUS DE 300 000 MORTS EN EUROPE OU LE RECONFINEMENT S'ETEND

Covid-19: Plus de 300.000 morts en Europe où le reconfinement s’étend

Covid-19: Plus de 300.000 morts en Europe où le reconfinement s’étend

 

 

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Par AlAhed avec AFP

Sur le continent européen, la pandémie de coronavirus a désormais provoqué la mort de 300 000 personnes et infecté plus de 12 millions d'individus. Ces chiffres font de l'Europe la seconde zone la plus endeuillée du monde, après l'Amérique latine et les Caraïbes (408 841 décès). En raison de la seconde vague épidémique galopante, plusieurs pays d'Europe se sont déjà reconfinés, à l'instar de la France, l'Irlande ou du Royaume-Uni. Mais ce confinement s'étend désormais un peu plus pour comprendre la Grèce et certaines régions d'Italie.

À partir de samedi, les Grecs devront montrer patte blanche pour quitter leur domicile : pour chaque sortie, il faudra indiquer par SMS le motif et l'horaire, et attendre le feu vert des autorités, également par SMS.

Plus de 1,2 million de morts dans le monde

Le confinement, qui devrait durer trois semaines – peut-être davantage –, épargnera supermarchés, épiceries, stations-service, pressings et animaleries. Mais, comme en France, les librairies devront, à leur grand dam, tirer le rideau. Le coronavirus a fait 702 morts au total dans le pays, mais c'est surtout le nombre de malades hospitalisés en soins intensifs qui fait planer le risque d'une saturation des hôpitaux.

Depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, le Covid-19 a fait au moins 1 235 148 morts dans le monde et a officiellement infecté plus de 48,7 millions de personnes, selon un comptage réalisé vendredi par l'Agence France-Presse à partir de sources officielles. Pour la première fois, le cap des 600 000 nouveaux cas vient même d'être franchi.

16 millions d'Italiens reconfinés

Face à cette deuxième vague, un couvre-feu national de 22 heures à 5 heures va entrer en vigueur vendredi en Italie jusqu'au 3 décembre. Comme en Grèce, les lycées passent à l'enseignement à distance, et les musées sont fermés, de même que les centres commerciaux durant le week-end. De nouvelles «zones rouges» – Lombardie, Piémont, Val d'Aoste et Calabre – ont été déclarées «à haut risque» et 16 millions d'Italiens renouent avec le confinement, plus léger cependant qu'au printemps dernier.

Dans la cité lombarde de Bergame, un cortège disparate de plusieurs centaines de personnes, restaurateurs, commerçants, militants d'extrême droite, a manifesté contre cette mesure au cri de «Liberté» et à coups de fumigènes dans la nuit devant la maison du maire. «Il y a plus de lassitude et de méfiance» par rapport au confinement de mars, a constaté l'édile, Giorgio Gori, sur Facebook.

Un tour de vis pas toujours bien accepté

En Norvège, pourtant un des pays d'Europe les moins touchés par la pandémie, les autorités serrent aussi la vis. À Oslo, bars et restaurants ne pourront plus servir d'alcool à partir de lundi et salles de gym, cinémas, théâtres et piscines devront fermer leurs portes. L'enseignement à distance va s'étendre dans les lycées de la ville et d'autres régions. De Londres à Ljubljana, ces nouvelles mesures génèrent des protestations, parfois émaillées de violences. Dans la capitale slovène, une manifestation contre le confinement de plusieurs centaines de personnes a dégénéré en violents affrontements jeudi soir.

En France, reconfinée depuis le 30 octobre, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 a franchi le cap des 60 000 au cours des 24 dernières heures et le bilan total des décès depuis le début de l'épidémie s'approche des 40 000, a fait savoir vendredi Santé publique France. Plus de 400 commerces d'Annecy, dans l'est du pays, ont apposé sur leur vitrine une affichette «À vendre» avec le numéro non pas d'une agence immobilière mais du palais présidentiel de l'Élysée. La Chine bloque désormais l'arrivée des voyageurs étrangers en provenance de France et d'une dizaine d'autres nations très touchées par le Covid-19 afin d'éviter toute résurgence de l'épidémie sur son sol.

Un programme de dépistage massif au Royaume-Uni

L'Angleterre est elle aussi confinée depuis jeudi : les commerces non essentiels ont dû fermer et les restaurants, pubs et cafés ne peuvent proposer que des livraisons ou ventes à emporter. Les écoles, elles, restent ouvertes. À Liverpool, les autorités ont lancé vendredi un programme de dépistage massif, voyant dans cet essai pilote une porte de sortie possible au confinement. «Faites-le pour vous-même, votre famille, vos collègues et votre ville», a encouragé le très populaire entraîneur du club de football Jürgen Klopp.

La compagnie britannique à bas coût easyJet va réduire encore ses capacités de vols pour les trois derniers mois de l'année, à « 20 % au plus» de ce qu'elle prévoyait initialement pour cette période. Sa concurrente Ryanair ne cesse, elle aussi, de revoir à la baisse ses capacités de vols pour les mois à venir.

Le Danemark se défend de semer la panique après la découverte d’une mutation du coronavirus chez les visons

Le Danemark s’est défendu vendredi de semer la panique après la découverte d’une mutation problématique du coronavirus provenant des visons, qui pourrait, selon lui, menacer l’efficacité d’un futur vaccin humain et l’amène à abattre tous ces mammifères et fermer une partie du pays. «Nous prenons les mesures nécessaires et appropriées» face à un développement «inquiétant», a déclaré le ministre des affaires étrangères, Jeppe Kofod, lors d’une conférence de presse destinée aux médias étrangers.

Le Danemark avait suscité l’inquiétude mercredi en annonçant l’abattage massif de tous les visons du royaume – soit 15 à 17 millions de têtes – après la découverte d’une mutation transmissible à l’homme déjà décelée chez douze personnes. Onze cas ont été identifiés dans la seule région du Jutland du Nord, où ont depuis été imposées des restrictions drastiques par rapport aux standards scandinaves: dans sept municipalités, les 280 000 habitants sont sommés de ne pas sortir de leur commune et les transports en commun sont mis à l’arrêt, quand les bars et restaurants ferment.

https://french.alahednews.com.lb/37411/321

 

ZONE EURO : CONFIRMATION D'UNE PROFONDE RECESSION. PAS DE RETOUR RAPIDE A LA NORMALE

Zone euro: profonde récession confirmée, pas de retour rapide à la normale

Zone euro: profonde récession confirmée, pas de retour rapide à la normale

 

 

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Par AlAhed avec AFP

Une économie en profonde récession, un rebond moins fort que prévu et des dettes qui s'envolent: l'épidémie de coronavirus s'avère désastreuse pour la zone euro, selon un bilan établi jeudi par la Commission européenne, qui n'entrevoit pas de retour rapide à la normale.

Dans ses dernières prévisions économiques, l'exécutif européen anticipe une chute de 7,8% du produit intérieur brut (PIB) de la zone en 2020.

Cette récession est un peu moins grave que les -8,7% anticipés cet été, mais le rebond espéré l'an prochain (+4,2%) devrait aussi être beaucoup moins fort que le chiffre de 6,1% initialement prévu.

En cause: la «seconde vague de la pandémie» de coronavirus, qui «anéantit nos espoirs d'un rebond rapide», a expliqué Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission.

La Commission européenne anticipe pour l'instant que l'économie «reviendra à peine au niveau pré-pandémique en 2022». Mais elle souligne que le «degré élevé d'incertitude» qui pèse encore sur l'économie fait courir «des risques de détérioration» de ses perspectives et elle penche plutôt pour un retour à la normale en 2023.

Parmi ces incertitudes, l'état des futures relations commerciales de l'UE avec le Royaume-Uni, au moment où Londres et Bruxelles peinent à négocier un accord qui entrerait en vigueur l'an prochain. Cela «pèse clairement» sur les perspectives économiques de l'UE, a estimé Valdis Dombrovskis.

Dans ses prévisions, la Commission part d'ailleurs du principe que les négociateurs ne parviendront pas à s'entendre sur un traité de libre-échange.

Si l'ensemble des 19 pays de la zone euro entrent en récession cette année, trois souffrent particulièrement: l'Espagne (-12,4%), l'Italie (-9,9%) et la France (-9,4%).

L'Allemagne, première économie de la région, parvient elle à limiter l'ampleur de la chute, avec un PIB en recul de 5,6% en 2020.

Ces difficultés économiques ont conduit les Etats membres à dépenser sans compter dans l'espoir de relancer leurs économies, ce qui a un impact sur les déficits publics, qui devraient largement se creuser, au-delà même de 10% en 2020 pour la France, l'Italie, l'Espagne et la Belgique.

Conséquence évidente, la dette des Etats membres devrait s'envoler en 2020: elle dépassera 100% du PIB dans l'ensemble de la zone euro.

Les niveaux seront particulièrement élevés en Grèce (207,1% en 2020) et en Italie (159,6%). La dette française devrait quant à elle atteindre 115,9% du PIB en 2020 et continuer à progresser en 2021 et 2022.

https://french.alahednews.com.lb/37391/321

 

M.K. BHADRAKUMAR : ANATOMIE DE LA TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT EN BIÉLORUSSIE

Anatomie de la tentative de coup d’État en Biélorussie

Par M. K. Bhadrakumar

Mondialisation.ca, 01 septembre 2020

Indian Punchline 30 août 2020

Région : 

Thème: 

Le Président russe Vladimir Poutine a révélé dans une interview télévisée le 27 août que les Américains, entre autres, avaient alimenté les troubles en Biélorussie. Il a expliqué que la présence controversée de 33 ressortissants russes (avec un passé militaire) à Minsk à l’approche de l’élection présidentielle en Biélorussie le 8 août, qui a brièvement créé un malentendu entre Minsk et Moscou, était en fait une opération conjointe des services de renseignement ukrainiens et américains.

Les ressortissants russes ont apparemment reçu des offres d’emploi et ont été « simplement attirés là-bas (Minsk), traînés à travers la frontière … de facto, ils ont été amenés avec de faux documents ». De toute évidence, la Russie est en possession de renseignements précis.

Poutine s’est exprimé alors même que le Secrétaire d’État adjoint américain Stephen Biegun concluait ses entretiens avec de hauts fonctionnaires russes à Moscou mercredi. Selon un rapport de VOA, les consultations de Biegun « ont marqué une intensification des efforts américains pour trouver une solution pacifique en Biélorussie ». Le rapport note qu’en se rendant à Moscou, Biegun a « signalé que Washington n’était pas prêt à accepter les efforts de Loukachenko, le Président de la Biélorussie, pour faire de l’impasse électorale une confrontation Est-Ouest qui pourrait déclencher une implication directe de la Russie ».

En d’autres termes, Biegun était en mission de « contrôle des dégâts ». Cela peut être considéré comme un aveu de défaite dans le projet de changement de régime soutenu par les États-Unis en Biélorussie. Il est concevable que les responsables russes aient partagé avec Biegun leurs renseignements concernant l’implication de la CIA. Par la suite, des lectures identiques et précises ont été publiés par les parties russe et américaine sans divulguer aucun détail.

La CIA va donc réduire ses opérations en Biélorussie, du moins pour le moment. Un commentaire intitulé « What’s Next for the Peaceful Uprising in Biélorussie ? » de l’Institut Américain pour la Paix voit « la possibilité d’apporter des changements » en Biélorussie, mais conclut en disant : « Bien qu’il n’y ait aucune garantie de succès, il y a des raisons d’espérer. Au minimum, les Biélorusses ont acquis un nouveau sens de la dignité et une nouvelle croyance dans le pouvoir de l’action collective non violente ».

Cette opération semble avoir été bien planifiée. Sous la houlette de journalistes, les services secrets occidentaux ont déployé des dizaines d’agents spéciaux en Biélorussie. Loukachenko a ordonné leur expulsion. Les « reporters » d’Associated Press, de Radio Liberty et de la BBC ont vu leur accréditation annulée. Un « photo-journaliste » suédois, vraisemblablement un agent des services de renseignement, a été arrêté et libéré sur intervention personnelle de l’Ambassadeur de Suède en Biélorussie et a pris l’avion pour quitter Minsk.

D’après la réaction pro forma de l’Union Européenne jusqu’à présent, Bruxelles a une idée juste de ce qui s’est réellement passé – qu’il y a eu une opération américaine avec la participation active de la Pologne et de la Lituanie (tous deux pays de l’UE) et de l’Ukraine. Il n’est pas surprenant que les déclarations de l’OTAN aient été plutôt agressives. L’OTAN a également commencé des exercices aériens en Pologne et en Lituanie, coïncidant avec les troubles en Biélorussie.

Cependant, les grandes puissances européennes – Allemagne, France, Italie – ne voulaient pas s’empêtrer. Leurs principaux dirigeants ont téléphoné à Poutine pour apaiser les tensions. L’UE a d’abord proposé l’OSCE comme médiateur, mais Moscou a senti que cela pourrait conduire à une entrée clandestine des services de renseignement américains. L’OSCE est dirigée par les puissances de l’OTAN et est sous la coupe des Américains.

L’élément décisif a été l’avertissement sévère du Kremlin selon lequel si l’opération occidentale se poursuivait, la Russie n’aurait d’autre choix que d’intervenir. L’avertissement a été donné au niveau de Poutine, en précisant très clairement que la Russie n’acceptera pas un changement de régime à Minsk pour détourner la Biélorussie dans le camp américain. Moscou a fait valoir ses intérêts particuliers en Biélorussie au regard du droit international. Dans son interview télévisée de jeudi, Poutine a déclaré avec insistance :

« En effet, le Traité de l’Union… et le Traité de Sécurité Collective (OTSC) comportent des articles qui stipulent que tous les États membres de ces organisations, notamment l’État de l’Union, qui ne comprend que deux États – la Russie et la Biélorussie – sont tenus de s’entraider pour protéger leur souveraineté, leurs frontières extérieures et leur stabilité… À cet égard, nous avons certaines obligations envers la Biélorussie, et c’est ainsi que M. Loukachenko a formulé sa question. Il a dit qu’il aimerait que nous lui apportions notre aide si cela s’avérait nécessaire. J’ai répondu que la Russie respecterait toutes ses obligations.

M. Loukachenko m’a demandé de créer un groupe de réserve de personnel chargé de l’application de la loi, ce que j’ai fait. Mais nous avons également convenu que ce groupe ne serait pas utilisé à moins que la situation ne devienne incontrôlable… nous sommes arrivés à la conclusion que maintenant ce n’est pas nécessaire, et j’espère qu’il ne sera jamais nécessaire d’utiliser cette réserve, c’est pourquoi nous ne l’utilisons pas ».

Poutine a clairement indiqué que Moscou est aux côtés de Loukachenko.

Les événements en Biélorussie constituent un moment décisif. La Russie ne permettra pas une autre révolution de couleur de type ukrainien dans le « proche voisinage », visant à l’encercler avec des gouvernements hostiles. Mais l’intervention de Moscou, si tant est qu’elle ait lieu, sera conforme au droit international et découlera d’une invitation du pays concerné.

En d’autres termes, la Russie considère qu’il est de la prérogative des pays de l’OTSC de gérer leurs affaires intérieures sans ingérence extérieure illégale. Cela étant dit, Moscou a invoqué la doctrine de sécurité collective de l’OTSC. Cela crée un précédent. L’OTSC comprend l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie et le Tadjikistan. Un projet de changement de régime parrainé par la CIA dans l’un de ces pays peut se retrouver dans la ligne de mire de l’OTSC. Étant donné que l’OTSC est de facto dirigée depuis Moscou, tout autre projet de changement de régime en Asie Centrale ou dans le Caucase déclenchera des contre-mesures russes.

Plus important encore, Moscou ne sera pas prescriptif. Poutine a soutenu la proposition de Loukachenko de rédiger une nouvelle constitution et d’organiser de nouvelles élections présidentielles et parlementaires, mais la transition doit être légale et ordonnée. Cette approche russe est déjà évidente au Kirghizstan (2005), au Turkménistan (2006) et en Ouzbékistan (2016). Même dans le cas de la Géorgie (2003) et de l’Ukraine (2004 et 2014), la Russie ne s’est pas opposée aux transitions, mais l’Occident les a transformées en contestations géopolitiques pour installer des régimes anti-russes.

Il faut cependant ajouter une mise en garde. Poutine a également souligné que la Biélorussie est un cas très particulier. Il a déclaré, en faisant clairement référence aux États-Unis, que « certaines forces aimeraient voir quelque chose de différent se produire là-bas (Biélorussie) ». Elles voudraient influencer ces processus et apporter les solutions qui conviendraient à leurs intérêts politiques ». La Russie ne peut pas se permettre de voir de tels desseins malveillants réussir en Biélorussie.

Selon les mots de Poutine, « Cette nation est très proche de nous (la Fédération de Russie) et peut-être la plus proche, tant en termes de proximité ethnique, de langue, de culture, de spiritualité que d’autres aspects. Nous avons des dizaines ou probablement des centaines de milliers, voire des millions, de liens familiaux directs avec la Biélorussie ». De plus, la Russie s’approvisionne en Biélorussie pour près de 90% de ses importations de produits agricoles.

M.K. Bhadrakumar

 

Article original en anglais : Anatomy of coup attempt in Belarus, Indian Punchline, le 30 août 2020

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Indian Punchline

Copyright © M. K. BhadrakumarIndian Punchline, 2020

https://www.mondialisation.ca/anatomie-de-la-tentative-de-coup-detat-en-bielorussie/5648875


 

SELON LOUKACHENKO, L'OCCIDENT SE SERT DE LA BIÉLORUSSIE COMME TREMPLEIN CONTRE LA RUSSIE

L’Occident se sert de la Biélorussie comme «tremplin» contre Moscou, selon Loukachenko

L’Occident se sert de la Biélorussie comme «tremplin» contre Moscou, selon Loukachenko

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Par AlAhed avec AFP

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a accusé vendredi 28 août les Occidentaux de vouloir le renverser dans le but d'atteindre et d'affaiblir la Russie.

Pour l'Occident, «la Biélorussie, c'est juste un tremplin vers la Russie, comme toujours», a-t-il dit selon l'agence de presse d'Etat Belta.

«Contrairement à Hitler qui avait envoyé son armée sur Moscou, eux cherchent à casser le pouvoir en place, le remplacer par un nouveau qui demandera une aide militaire à un autre pays et déploiera des troupes», a-t-il ajouté.

Poutine prêt à intervenir

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé la veille être prêt à dépêcher des hommes en Biélorussie si les protestations contre la réélection d'Alexandre Loukachenko le 9 août devaient dégénérer.

Ce dernier a ainsi juré vendredi de prendre des sanctions contre la Pologne et la Lituanie qui ont exprimé leur soutien aux protestataires en accusant le pouvoir de fraudes électorales et de violences policières à l'égard des manifestants.

Des dizaines de milliers de Biélorusses sont sortis dans les rues dénoncer ces trois dernières semaines la réélection qu'ils jugent «frauduleuse» d’Alexandre Loukachenko, estimant que sa concurrente, Svetlana Tikhanovskaïa, désormais réfugiée en Lituanie, avait gagné.

https://french.alahednews.com.lb/36537/321


 

SELON LOUKACHENKO, L'OTAN A TRANSFÉRÉ A LA FRONTIÈRE DE LA BIÉLORUSSIE 18 CHASSEURS AMÉRICAINS F-16

Alexandre Loukachenko le 16 août 2020

L’Otan a transféré à la frontière de la Biélorussie 18 chasseurs américains F-16, selon Loukachenko

© Sputnik / Viktor Tolochko.

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L’Occident fait peser une menace militaire réelle sur la Biélorussie, a affirmé le Président du pays Alexandre Loukachenko en constatant que l’Otan avait transféré aux frontières de son pays 18 chasseurs américains et en ajoutant qu’il supposait «le pire».

Le Président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré qu’une menace militaire émanant de l’Occident pesait réellement sur le pays, selon l’agence BelTA. Il a précisé que l’Otan avait transféré 18 chasseurs américains F-16 aux frontières de la Biélorussie et avait entamé des exercices.

«Si je vous parle de ces chenilles de chars en Pologne et en Lituanie, c’est que nous ne sommes pas idiots. S’ils étaient à côté de Berlin ces F-16 américains, ils auraient pu y rester. Non, ils les ont transférés ici, à 15 ou 20 minutes de vols de notre territoire. Pour moi, en tant que commandant en chef, cela pose des questions. 18 avions. Personne ne sait ce qui est accroché sous leurs ailes. Peut-être une arme nucléaire. Moi, je suppose le pire. Par conséquent, je devais réagir», a-t-il souligné.

Alexandre Loukachenko a ajouté que, sur fond de dangers extérieurs, il était contraint de faire appel à la réserve militaire.

«Pourquoi c’est précisément à ce moment qu’ils ont commencé à déployer des unités de l’Otan à nos frontières?», a lancé Alexandre Loukachenko. «Ils organisent des exercices tout près de la frontière. Que dois-je faire? Moi aussi j’ai déployé des unités à la frontière et mis en état d’alerte la moitié de l’armée. Or, cela revient cher.»

Alexandre Loukachenko a déclaré que s’il y avait le «moindre geste» à la frontière occidentale de l’Union de la Russie et de la Biélorussie, Minsk et Moscou engageraient le groupe conjoint des forces armées.

À l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité biélorusse, le Président avait chargé le ministère de la Défense de suivre de près le mouvement des troupes de l'Otan en Pologne et en Lituanie et de «ne pas hésiter» à déployer ses unités en directions de leurs déplacements. Le ministère biélorusse de la Défense a entamé ce 28 août des exercices tactiques non loin de la frontière lituanienne.

Situation en Biélorussie

 

 

Conseil européen à Bruxelles, le 20 juillet 2020

© AP PHOTO / JOHN THYS

Ingérences de l’UE en Biélorussie: «un jeu de faux-cul extraordinaire!» selon Thierry Mariani

Vladimir Poutine avait pour sa part évoqué, dans un entretien du 27 août, les engagements de la Russie à l’égard de son voisin en indiquant qu’une réserve de police avait été formée à la demande d’Alexandre Loukachenko, mais qu’elle ne serait dépêchée dans le pays que si la situation devenait hors de contrôle.

 

Une vague de manifestations déferle sur le pays depuis l’annonce des résultats de la présidentielle du 9 août qui, selon la Commission électorale centrale, a été remportée par Alexandre Loukachenko avec 80,1% des voix. Les forces de l’ordre ont réprimé les actions durant les premiers jours avec des lacrymogènes, canons à eau et balles en caoutchouc. Les données officielles font état de quelque 6.700 interpellations, de plusieurs centaines de blessés, ainsi que de trois morts.

Des actions de soutien au Président se sont également tenues à travers le pays.

https://fr.sputniknews.com/international/202008281044333653-lotan-a-transfere-a-la-frontiere-de-la-bielorussie-18-chasseurs-americains-f-16-selon-loukachenko/


 

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE ALLEMAND : NE TOUCHEZ PAS A LA BIÉLORUSSIE !

Déclaration du Comité central du Parti communiste allemand : Ne touchez pas à la Biélorussie !
 20 août 2020
8/21/20 15H17
Ne touchez pas à la Biélorussie !

 

Le 9 août, des élections ont eu lieu en République de Biélorussie, remportées par le président de longue date Alexandre Loukachenko, selon la commission électorale. L'opposition avait déjà annoncé avant les élections qu'elle ne reconnaîtrait pas un tel résultat, et a déclaré sa candidate Svetlana Tikhanovskaya gagnante. Depuis lors, il y a eu des protestations, dont certaines violentes, avec au moins un mort parmi les manifestants, des blessés des deux côtés, ainsi que des arrestations. Des grèves ont également eu lieu dans plusieurs usines.

 

Sans aucune preuve, les États-Unis et l'UE n'ont pas reconnu les résultats des élections et soutiennent l'opposition. Cela vaut également pour le gouvernement allemand et tous les partis au Bundestag. Des sanctions ont été exigées immédiatement.

 

Cela a été précédé par des années de campagne menée par les États-Unis, l'OTAN et l'UE contre la Biélorussie. Les raisons en sont évidentes. S'il était possible de déstabiliser la Biélorussie et de la faire entrer dans la sphère d'influence de l'OTAN, cette alliance de guerre se serait beaucoup rapprochée de son objectif d'encercler complètement la Fédération de Russie. En outre, le Belarus est la seule ancienne république soviétique dans laquelle une grande partie de la production est restée entre les mains de l'État et les acquis sociaux ont été préservés, du moins en partie.

 

L'opposition soutenue par l'Occident, dirigée par Tikhanovskaya, demande en revanche la privatisation d'une grande partie des entreprises d'État, qui doivent être reprises par des investisseurs étrangers. La terre doit être transformée en marchandise, le logement privatisé, les normes du marché et les normes de l'UE adoptées. Des coupes et des privatisations dans le secteur de la santé sont prévues, et la liste des traitements gratuits doit être fortement réduite. Les demandes habituelles du FMI sont prévues avant même d'être introduites.

 

Tout cela peut être lu dans les publications de l'opposition. Il y a la menace d'un scénario comme 2013/14 en Ukraine, avec toutes les conséquences sociales, politiques et économiques qui auraient pu y être observées. Cela inclut également le nationalisme - les drapeaux blanc-rouge-blanc des manifestants en Biélorussie étaient les couleurs des collaborateurs de la Wehrmacht fasciste de 1943 à 1945.

 

Bien sûr, de nombreux citoyens du Belarus qui veulent agir contre les problèmes et les griefs dans le pays participent aux manifestations. Beaucoup d'entre eux ne sont probablement pas intéressés par le programme de l'opposition décrit ci-dessus. Ils ne veulent pas d'une deuxième Maidan ou d'une extension de l'influence de l'OTAN et de l'UE pour inclure le Belarus. Personne ne s'intéressera à eux si l'opposition soutenue par l'impérialisme réussit sa stratégie.

 

L'ingérence dans les affaires intérieures de la République du Bélarus et l'encerclement agressif de la Fédération de Russie augmentent considérablement le danger de guerre. Nous disons : "Ne touchez pas à la Biélorussie !

 

Nous exigeons du gouvernement fédéral :

- La reconnaissance de la souveraineté de la République de Biélorussie !

- Plus aucune ingérence dans les affaires intérieures de la République de Biélorussie !

- Pas de sanctions et pas de guerre hybride contre la Biélorussie - le peuple biélorusse doit pouvoir décider de sa propre voie !

source :  http://www.solidnet.org/article/German-CP-Statement-of-the-Central-Committee-of-the-German-Communist-Party-August-20-2020/


 

LA DENONCIATION DE L’ANTICOMMUNISME DE LA GRANDE EUROPE GERMANO-IMPÉRIALISTE DE BRUXELLES

http://comaguer.over-blog.com

Bulletin n° 409 – 13 Aout 2020

 

Obstination de la propagande occidentale

A l’automne 2019 le Parlement européen, récemment élu, a voté à une large majorité une résolution visant à minimiser le rôle décisif de l’URSS dans l’écrasement du régime nazi et à mettre sur le même pied le vainqueur socialiste et le vaincu fasciste avec la fausse équivalence fabriquée dans les officines occidentales de la guerre froide STALINE = HITLER.

Comme si cet affrontement à la vie à la mort qui a fait plus de 30 millions de morts pouvait être comparé à un face à face armé entre deux brutes dans la poussière de la rue principale d’un village d’un certain Ouest lointain. Cette imagerie infantilisante, ce mensonge écrit et diffusé par le pays qui a tiré tous les marrons du feu de cette guerre affreuse sont en service depuis des décennies.

Le texte qui suit publié par le parti communiste bolchevique de toute l’Union Soviétique  (PCbtus) créé en 1991 après la dissolution de l’URSS et diffusé en France par le bimestriel « Nouvelles d’URSS » aujourd’hui disparu montre que, dix ans avant la résolution du Parlement Européen, deux instances européennes : l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)  et l’Assemblée permanente du Conseil de l’Europe (APCE) avaient tenu le même langage falsificateur. Heureusement la Russie n’a pas obéi à l’injonction occidentale et n’a pas renoncé aux manifestations à la gloire du passé soviétique.

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 Extrait de «Nouvelles d 'U. R. S. S. (n° 99, septembre-octobre 2009)

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La dénonciation de l 'anticommunisme de Ia Grande Europe germano—impérialiste de Bruxelles Vous ne ferez pas disparaitre l' idéologie communiste, Messieurs Ies impérialistes !

DÉCLARATION DU SECRÉTARIAT DU C.C. DU P.C.B. A PROPOS DE L ‘ADOPTION, PAR L'ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE L'O.S.C.E., D'UNE RÉSOLUTION QUI A MIS SUR UN MEME PIED LE STALINISME ET LE NAZISME

I 'Assemblée parlementaire de I 'Organisation pour Ia sécurité et Ia coopération en Europe (O.S.C.E. a adopté Ia résolution «Réunification de I' Europe divisée: défense des droits de I' homme et des libertés civiques dans Ia région de l'O.S.C.E. au XXIe siècle». Cette «résolution» «condamne» Ies «crimes du stalinisme» en mettant sur un rnême pied Ie «stalinisme» et Ie nazisme et exige de Ia Russie (membre de 1' O.S.C.E.) qu'elle renonce aux manifestations à Ia gloire du passé soviétique (souligné par Comaguer) et «s'affranchisse des structures» qui «enjolivent cette histoire». Cette «résolution» «appelle instamment Ies États membres de l'O.S.C.E. ouvrir, leurs archives historiques et politiques», encourager et soutenir I ‘activité des O.N.G. qui réalisent un travail civilisateur de recherche scientifique sur Ies crimes des régimes totalitaires» et beaucoup d’autres choses encore dans le même esprit. (Il s’agit naturellement de la Russie plus spécialement, et non pas des États européens. Nous considérons tout cela comme une incitation à une nouvelle «réécriture» et à la falsification de l’histoire de l’U.R.S.S.)

Cette «résolution», comme cela y est mentionné, a été adoptée en appui à l’«initiative» de l’Union européenne de «déclarer le 23 août …… c’est—à—dire le jour de la signature il y a 70 ans du pacte Molotov Ribbentrop —— journée européenne commune du souvenir des victimes du stalinisme et du nazisme au nom de la conservation du souvenir des victimes des déportations et exécutions massives».

Tout en mettant sur un même pied, dans un esprit de propagande goebbelsienne, le «stalinisme» et le nazisme, ce qui est politiquement d’une ignorance crasse et d’une profonde absence de logique, les auteurs de cette «résolution» n’ont pas soufflé mot, on ne sait pourquoi, de la nécessité de lutter contre le nationalisme extrémiste juif, ce nazisme moderne, ou sionisme, qui a présent n’a pas renoncé à ses prétentions a la domination mondiale et qui, en sa qualité d’idéologie d’État des États—Unis d’Amérique (É.-U.A.) et d’Israël, commet des horreurs au Proche—Orient, exterminant physiquement la population arabe. En ce qui concerne les É.-U.A, les faits de génocide commis par cet empire du mal dans de nombreuses régions du monde sont plus que suffisants. Tout en mettant en relief dans cette «résolution» le «caractère unique de l’Holocauste» comme étant le plus important les auteurs de cette «résolution» ont oublié de dire, on ne sait pourquoi, que c’est précisément le «totalitarisme stalinien» qui a sauvé les Juifs de l’extermination totale par les hitlériens, ayant payé pour cela des millions de vies de Soviétiques sur les fronts de la Seconde Guerre mondiale et a l’arrière.

L’Europe occidentale a également oublié que c’est précisément l’Angleterre, la France et les É.—U.A. qui ont élevé la bête nazie, qui l’ont lancée vers l’Est, qui ont fait avorter la création du système européen de résistance collective à Hitler. Les monopoles et les banques industriels de ces pays ont pris une part directe au financement et à la renaissance des forces armées du Reich fasciste; ils ont permis à Hitler, sans qu’il ait à tirer un seul coup de feu, d’accomplir l’Anschluss de l’Autriche (mars 1938); le 29 septembre 1938, les dirigeants de la Grande-Bretagne et de la France : Chamberlain et Daladier (avec l’appui du président des É.—U.A. Roosevelt) ont, avec Hitler et Mussolini, manigancé l’Accord perfide de Munich qui a offert la Tchécoslovaquie en sacrifice aux rapaces fascistes.

Ce sont précisément les impérialistes de ces pays qui, haïssant le pays du socialisme et après s’être entendus avec les nazis hitlériens, sont les coupables du déclenchement de la sanglante boucherie mondiale. Quant à l’Union soviétique, «régime totalitaire» que l’Europe «condamne» à présent avec tant de hargne, c’est elle qui, sous la direction de J. V. Staline, a écrasé les hitlériens, sacrifiant en cela 25 millions de ses vies (comparez aux 6 millions de l’holocauste) pour sauver les peuples d’Europe de leur réduction à l’état d’esclaves du fascisme et, pour nombre de nations, de leur extermination.

Il vaut la peine de rappeler à l’Europe, qui a perdu la mémoire, que l’Union soviétique staliniste a été créatrice de la Coalition antihitlérienne et fondatrice du Tribunal militaire international de Nuremberg dont le verdict a condamné les crimes du nazisme, ainsi que désigné les auteurs de ces crimes. Quant à la «résolution» de l’O.S.C.E., au fond elle réhabilite le nazisme. , cette «résolution» de l’O.S.C.E. a été adoptée grâce a la passe que lui ont faite les néo—nazis des pays de la Baltiques et de Slovénie qui vivent en toute liberté et en parfaite intelligence dans l’Europe «libre». L’Europe occidentale, qui «condamne» le nazisme avec tant de hargne, ne voit, lui crevant les yeux, ni les marches provocatrices des SS lituaniens, estoniens et lettons des commandos de représailles hitlériens qui défilent dans les capitales de ces États; ni l’héroïsation des criminels nazis au niveau de héros d’État; ni l’élévation de l’idéologie nazie au rang d’idéologie d’État comme cela  a lieu en Ukraine et dans les pays de la Baltique; ni les «non citoyens» d’expression russe qui sont privés non seulement de leurs droits politiques, mais également des droits les plus élémentaires de l’homme et sont le tiers de la population des pays de la Baltique; ni les destructions barbares, par les nazis des pays de la Baltique, de monuments honorant la mémoire des combattants soviétiques qui ont donné leur vie pour libérer ces pays du nazisme, etc., et de nombreux autres actes de renaissance du nazisme dans les pays de la Baltique et, de plus, en Europe même. La croisade anticommuniste-de l’«Europe réunifiée» se renforce partout dans les conditions de la crise mondiale qui s’approfondit toujours plus, rapprochant le krach du système impérialiste. Au début de 2006, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (A.P.C.E.) a adapté la «résolution» 1481 «De la nécessité de la condamnation, par la communauté internationale, des crimes des régimes communistes totalitaires». Les impérialistes sentent bien que l’explosion sociale approche et tentent de la retarder par tous les moyens, dont ceux de la calomnie des dirigeants communistes, de l’idéologie communiste elle—même et de la période soviétique de l’histoire. Une campagne déchaînée est en cours pour imposer à la société un anticommunisme militant. Tous les États impérialistes renforcent leurs structures de représailles pour lutter contre leurs propres peuples. Mais, en dépit de la puissante propagande anticommuniste, l’intérêt de la société pour «Le Capital» de K. Marx s’est accru en Occident. Les idéologues impérialistes sont inquiets de la croissance du prestige d’I. V. Staline, malgré le puissant dénigrement de son activité et des remarquables réalisations du peuple soviétique. L’O.S.C.E., l’A.P.C.E. et les autres organisations européennes internationales analogues, qui adoptent, avec une persévérance maniaque, toutes sortes de résolutions anticommunistes «terribles», se sont transformées aujourd’hui en un instrument de pression politique sur la Russie dans les intérêts de l’impérialisme américain et européen, exigeant d’elle qu’elle «se repente» pour ses «crimes» imaginaires. Ces organisations, et de plus grassement financées par la Russie (!), se sont depuis déjà longtemps écartées des buts pour lesquels elles avaient été créées. La Russie n’a a se repentir de rien et il serait temps pour elle de sortir de ces organisations devenues odieuses, laissant l’Europe «libre» nettoyer elle—même les écuries d’Augias de son nazisme et de son totalitarisme dans sa propre maison…A l’honneur de la Grèce, son représentant de concert avec la Fédération de Russie, ont condamné la «résolution» adoptée par l’O.S.C.E., tandis que le représentant de la France l’a assimilé à une «chasse aux sorcières», bien qu’il ait voté «pour». A Moscou, cette «résolution» a été appelée «nouvelle démarche politique contre la Russie» au seuil de l’anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale. Le Vice dirigeant du Comité de la Douma d’État pour les affaires internationales A. Kozlovski, qui était à la tête de la délégation de la Russie à la session de l’Assemblée parlementaire de l’O.S.C.E., a déclaré que la mise sur un même pied du régime nazi et de l’Union soviétique staliniste, «qui a apporté une contribution décisive à l’écrasement du fascisme, constitué un outrage à l’histoire» («Vesti,Ru»), «Ceux qui mettent à un même niveau le nazisme et le stalinisme ont oublié que c’est précisément l’Union soviétique staliniste... qui a apporté la plus grande contribution à la cause de la libération de l’Europe du fascisme». Le député a également fait remarquer que «la résolution adoptée conduit cette affaire au schisme».

Toutes les résolutions et déclarations de l’A.P.C.E., de l’O.S.C.E. et autres organisations de haine qui sont en contradiction avec la marche de l’histoire, avec les faits historiques, et qui servent idéologiquement la classe du capital en train de quitter la scène mondiale, ne sont pas en mesure d’arrêter la marche inexorable de l’histoire vers le communisme. L’humanité balaiera l’impérialisme de la voie de son développement et créera la civilisation communiste qui en finira pour toujours avec les guerres, l’exploitation et l’oppression et permettra son libre développement a chaque peuple, à chaque personnalité humaine.

N. A. Andréyévâ,

Secrétaire générale du C.C du P.C.B.tUS

LÉNINGRAD, le 6 juillet 2009.


 

LE PORTUGAL COMMÉMORE LES 46 ANS DE LA REVOLUTION DES OEILLETS

 

Lisbonne, 26 avril (Prensa Latina) Par un acte solennel à l’Assemblée de la République, le Portugal a célébré hier le 46e anniversaire de la Révolution des œillets, qui a mis fin à près d’un demi-siècle de dictature.

 Le président Marcelo Rebelo de Sousa était présent, mais moins de 100 personnes ont pu y assister en raison des mesures prises pour éviter la propagation du Covid-19.

Cependant, malgré les contraintes de la pandémie, le pays a commémoré les événements de 1974, lorsqu´un soulèvement sans précédent s’est produit, organisé par des officiers mécontents et soutenu par des milliers de citoyens exploités par la dictature fasciste d’António de Oliveira Salazar et son successeur Marcelo Caetano.

À cette époque, cette nation se trouvait au bord d’un abîme en raison des politiques défendues pendant l’État dénommé Novo par Salazar, qui en 1926 avait été nommé titulaire des Finances et à partir de 1932 était premier ministre.

Sa longue période à la tête du pays a été marquée par l’autoritarisme, la répression et l’assassinat des opposants à son administration, l’interdiction du syndicalisme, du militantisme dans les formations d’opposition et la violation des libertés fondamentales.

Dès son arrivée au pouvoir, il a défendu un régime totalitaire, qui entretenait des liens avec l’Allemagne nazie et le franquisme, mais flirtait aussi avec les États-Unis et leurs alliés et a rejoint l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 1949.

Malgré le rejet de la population portugaise et de la communauté internationale, il a insisté sur le maintien du colonialisme et a opté pour la guerre comme moyen de mettre fin aux mouvements indépendantistes dans des pays comme la Guinée-Bissau, l’Angola et le Mozambique. Handicapé par des problèmes de santé, Salazar est remplacé par Marcelo Caetano qui prend le pouvoir en 1968.

Après 48 ans de dictature, prévalaient au Portugal l’inégalité sociale, la pauvreté et le mécontentement face aux guerres sur le continent africain.

Dans ce contexte, le 25 avril 1974, des officiers portugais regroupés au sein du Mouvement des forces armées ont décidé de mettre fin à l’État Novo et ont pris les principales rues et institutions du pays.

Malgré la demande faite aux citoyens de rester chez eux, des milliers d’entre eux ont soutenu le soulèvement militaire et le coup d’État s’est transformé en révolution.

Durant les actions de ce jour-là, la jeune Celeste Caeiro offrit des œillets qu’elle avait avec elle à plusieurs officiers, qui les placèrent dans leurs fusils.

Le geste a été répété par de nombreuses personnes et est devenu le symbole des intentions de paix de la mobilisation qui a mis fin à la dictature et à la guerre coloniale en Afrique, a restauré la démocratie au Portugal et a donné lieu à un important processus de transformation sociale.

Malgré sa courte durée et les crises qui ont suivi, la Révolution des œillets est considérée comme un exemple de patriotisme et un exemple de ce que les peuples peuvent accomplir lorsqu’ils luttent.

peo/jcm/gaz

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884020:commemoration-au-portugal-des-46-ans-de-la-revolution-des-oeillets&opcion=pl-ver-noticia&catid=185&Itemid=101