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L’UE EST PRIEE DE CONDAMNER LES AGRESSIONS DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA

Par Le 05/08/2021

5 Août 2021

Bruxelles, 4 août (Prensa Latina) L'Association des résidents cubains en Belgique a exhorté l'Union européenne (UE) à condamner les agressions des Etats-Unis et à refuser la manipulation et la guerre médiatique contre la nation caribéenne, a-t-on appris aujourd'hui de sources diplomatiques. 

Dans une lettre adressée au Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, l'organisation a appelé le bloc européen à dénoncer les actions déstabilisantes contre son pays.

Il a en outre appelé l'alliance à rejoindre la campagne mondiale contre le blocus économique, commercial et financier imposé par Washington depuis six décennies.

"Nous sommes préoccupés par la facilité avec laquelle les médias européens reproduisent de fausses nouvelles sur Cuba dans le but de créer un état d'esprit négatif". L'UE doit dénoncer les tentatives du gouvernement étasunien de déclencher une explosion sociale sur l'île, indique la lettre.

Elle demande également au bloc de garantir la protection et la sécurité des diplomates cubains dans l'UE-27, notamment après l'attaque terroriste contre l'ambassade de Cuba en France.

jcc/mem/gaz

source:http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=886880:lue-est-priee-a-condamner-les-agressions-des-etats-unis-contre-cuba&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101

Tag(s) : #Cuba#Belgique

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LE SOIT-DISANT « PARTI DE GAUCHE » DIE LINKE A SOUTENU L’INTERDICTION DU PARTI COMMUNISTE ALLEMAND

Par Le 20/07/2021

19 Juillet 2021

Die Linke a soutenu l'interdiction du Parti Communiste Allemand


Le 9 juillet, nous écrivions que la Commission électorale fédérale avait annoncé que le Parti communiste allemand (DKP) ne serait pas autorisé à participer aux élections du Bundestag de septembre et serait par la même occasion privé de son statut de parti politique. 
Le prétexte de cette décision honteuse était la prétendue soumission tardive des états financiers. 

Plusieurs partis communistes et ouvriers du monde entier ont fermement condamné la décision de la Commission et exprimé leur solidarité avec le DKP. 


Mais ce qui est intéressant dans toute cette histoire, c'est la position du soi-disant "Parti de gauche" (Die Linke). Selon unsere-zeit.de, la décision de la Commission électorale fédérale a été prise avec une seule voix contre, celle de Harmut Geil de "Alliance 90/ Les Verts" (Bündnis 90/Die Grünen). En revanche, la représentante de "Die Linke" à la Commission, Constanze Portner, a voté en faveur de l'interdiction du statut politique du DKP. 

Une fois de plus, Die Linke, le "parti frère" de SYRIZA en Grèce, prouve son orientation idéologique et politique réelle, en tant que parti de la social-démocratie profondément engagé à servir le système capitaliste. Il y a quelques mois, Die Linke avait adopté une résolution méprisable en faveur des tentatives contre-révolutionnaires à Cuba.

Tous les communistes, les gens de gauche, les gens progressistes en Allemagne doivent tirer les conclusions de la position de Die Linke et soutenir la lutte du Parti communiste allemand. 

source : http://www.idcommunism.com/2021/07/die-linke-supported-ban-of-german-communist-party.html

Tag(s) : #DieLinke#DKP

 

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GRÈVE CHEZ BRUSSELS AIRLINES - ANALYSE DES LUTTES DANS LES FILIALES DE LUFTHANSA

Par Le 21/09/2021

GRÈVE CHEZ BRUSSELS AIRLINES - ANALYSE DES LUTTES DANS LES FILIALES DE LUFTHANSA

 Solidarité Internationale PCF Bénélux 0

19 SEPT. 2021

Article publié le 24 août 2021 sur le site du Parti Communiste de Belgique (PCB-CPB). AS pour Solidarités Internationale PCF

Un préavis de grève a été déposé chez Brussels Airlines. Le 2 août dernier, le personnel de cabine de Brussels Airlines avait déjà mené pour la 1e fois une action syndicale pour protester contre la détérioration de ses conditions de travail (rotations de vols plus rapides, manque de temps de repos…), un an après les licenciements posés chez Brussels Airlines par la maison-mère Lufthansa. Au total, il y eut 60 licenciements et plusieurs départs volontaires ainsi que des prépensions, ce qui a entraîné une augmentation de la productivité. À l’époque, Lufthansa avait demandé 290 millions d’euros d’aide à l’État belge pour résoudre ses « problèmes » de trésorerie suite à l’arrêt de nombreuses lignes pendant le 1er confinement. Si nous soutenons évidemment la lutte des travailleurs de Brussels Airlines, il est intéressant de se demander ce qui se passe dans les autres filiales de Lufthansa.

Est-ce le seul cas de Brussels Airlines ? Qu’en est-il des autres filiales ?

Revenons à l’été 2020. Le Parti du travail d’Autriche (PdA) sortait alors un article sur la situation à l’Austrian Airlines (AUA), filiale de Lufthansa et le même type de chantage à l’emploi qu’a exercé la compagnie aérienne allemande sur le gouvernement autrichien. 150 millions d’euros ont ainsi été directement accordés à AUA plus un prêt de 300 millions. Tandis que l’AUA était officiellement « sauvée », en Belgique, la nationalisation a été évoquée par certaines organisations de gauche pour sauver les emplois de brussels airlines et relancer une compagnie aérienne nationale belge. Il faut ici rappeler que la nationalisation n’était pas une revendication des travailleurs eux-mêmes. Par ailleurs il faut se demander si c’était une bonne idée.

En effet, le secteur de l’aviation est saturé. C’est un marché fini (ou quasi fini). Il n’est pas possible de créer de nouvelles lignes et destinations sans fin. Or, comme l’analysait Marx, le capitalisme a deux solutions pour surmonter la crise (les deux solutions portant les germes de la prochaine crise) : soit en conquérant de nouveaux marchés (et dans ce cas c'est impossible), soit en détruisant des forces productives de manière violente (licenciements). Dans ce cas, la nationalisation aurait probablement conduit aux licenciements par la puissance publique elle-même. Au final, l’État tant décrié par les libéraux et le patronat pour pouvoir privatiser est sollicité lors des crises, en l'occurrence de surcapacité, pour renflouer les caisses des capitalistes. Une nationalisation de Brussels Airlines n’aurait-elle finalement pas conduit à une socialisation des pertes et une privatisation des profits ?

Le Parti du Travail d’Autriche analysait ainsi la situation : "C'est là aussi que toute la mendicité ambiguë du capital devient apparente : il diabolise tout contrôle étatique sur la production et le marché, même les structures de propriété. Elle a soi-disant besoin de la privatisation et du libéralisme du marché à tout prix, car les profits réalisés devraient finir dans les poches des capitalistes. Cependant, s'il y a des pertes, des symptômes de crise ou des investissements coûteux, l'État est soudainement sollicité : il doit alors régler la facture avec l'argent des contribuables, car le capitaliste n'est naturellement pas intéressé par les pertes. Du point de vue de la population, cela n'a aucun sens logique, que ce soit en tant que contribuables, employés ou clients : Il n'y a aucune raison rationnelle pour que les biens publics rentables soient vendus à des capitalistes privés, et encore moins à des étrangers. Et il n'y a aucune raison pour que l'État paie les pertes des entreprises privatisées. Mais dans la meilleure tradition du capitalisme monopolistique d'État, le gouvernement ne s'occupe pas des intérêts du peuple, mais seulement des profits du capital. C'est ainsi que cela fonctionne" (Lufthansa / AUA extorquent les cadeaux de l’argent des contribuables - Journal du travail (zeitungderarbeit.at))

Officiellement, l’AUA a donc été sauvée mais à quel prix ? Est-ce que les conditions de travail se sont aussi détériorées ? Après avoir reçu des centaines de millions d’euros d’aides publique, AUA a tout de même licenciés 850 travailleurs et pour rester « compétitive » (lire : offrir des dividendes après des pertes trimestrielles) doit en supprimer 500 autres. Dans le même temps, on apprend que Lufthansa recrutait 250 hôtesses pour Eurowings sa compagnie lowcost. La stratégie est claire : casser les contrats bien rémunérés avec une bonne protection sociale et réengager derrière moins cher et dans de moins bonnes conditions pour les travailleurs (source : L’AUA « sauvée » détruit 500 emplois supplémentaires - Journal du Travail (zeitungderarbeit.at))

Quelles conclusions tirer et quel est notre rôle en tant que communistes ?

Ces situations de crise doivent nous permettre de comprendre le rôle de l’État dans les rapports de production de capitaliste et par là-même de repenser la question et la pertinence de la revendication des « nationalisations ».

Notre rôle quant à lui est double voire triple : premièrement, nous devons développer la conscience de classe dans la classe ouvrière par rapport à son rôle historique révolutionnaire c’est-à-dire exproprier les expropriateurs. En effet, les capitalistes cherchent toujours à augmenter le taux d’exploitation et donc à détériorer nos conditions de travail. Si nous soutenons ainsi la lutte soutenir la lutte des travailleurs pour le maintien de leur emploi et pour empêcher la détérioration de leurs conditions de travail, nous devons faire comprendre qu'il n'y a pas de solution avec une lutte économique défensive. Nous devons dès lors travailler à dissiper les illusions qui peuvent tromper les travailleurs, et organiser une lutte offensive contre le capitalisme et ses institutions bourgeoises (l’État), travailler à l’unité internationale des travailleurs confrontés au même système prédateur et barbare et lutter pour une autre société où nos besoins seront satisfaits.

https://www.pcb-cpb.com/post/gr%C3%A8ve-chez-brussels-airlines-analyse-des-luttes-dans-les-filiales-de-lufthansa

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2021/09/greve-chez-brussels-airlines-analyse-des-luttes-dans-les-filiales-de-lufthansa.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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PASSEPORT EUROPEEN : « ON VA SE METTRE SOUS LE CONTROLE D’UN GOUVERNEMENT QUI EST LUI-MEME SURVEILLE »

Par Le 09/06/2021

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

Passeport européen: «on va se mettre sous le contrôle d’un gouvernement qui est lui-même surveillé»

LE DÉSORDRE MONDIAL

14:00 09.06.2021(mis à jour 14:21 09.06.2021)URL courte

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L’Union européenne vient de proposer un portefeuille d’identité digital qui contiendrait les diplômes, les pièces d’identité, les informations sanitaires et médicales ainsi que les moyens de paiement électronique de chaque individu. Quel risque pour les libertés? Analyse d'Antoine Lefébure, historien des médias, pour Le Désordre mondial.

La commission exécutive de l’Union européenne vient d’annoncer l’introduction d’une identification numérique paneuropéenne que les citoyens des États membres pourraient utiliser dans l’ensemble de la zone.

 

 

Ce portefeuille stockerait les documents d’identification et officiels importants comme le permis de conduire, des ordonnances, des diplômes et vraisemblablement des certificats de test et de vaccination contre le Covid-19. Il serait également lié à un porte-monnaie électronique que les grandes plateformes en ligne devront accepter. Un sujet délicat et pas anodin, selon Antoine Lefébure, historien des médias et auteur du livre L’Affaire Snowden: comment les États-Unis espionnent le monde (Éd. La Découverte):

 

«On va se mettre sous le contrôle d’un gouvernement qui lui-même est aussi surveillé. C’est un problème pour les libertés. Aujourd’hui, la liberté rime avec santé, voire avec survie. Avec le Covid, les gens préfèrent vivre dans un univers contrôlé que vivre dans la liberté et être autonomes. Le gouvernement n’aura pas besoin de manipuler l’inquiétude pour imposer ce fichage électronique avec des éléments personnels, sanitaires et financiers. Seule une petite minorité va protester en mettant en avant les libertés, comme toujours.»

https://fr.sputniknews.com/radio_desordre_mondial/202106091045703705-passeport-europeen-on-va-se-mettre-sous-le-controle-dun-gouvernement-qui-est-lui-meme-surveille/

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LA BIELORUSSIE PRETE A ADOPTER DES SANCTIONS EN REPONSE A CELLES DE L'UE QUI FERAIT BIEN DE BALAYER DEVANT SA PORTE

Par Le 06/06/2021

Minsk

La Biélorussie prête à adopter des sanctions en réponse à celles de l’UE

© CC BY 2.0 / Mika Stetsovski / Minsk

EUROPE

07:05 06.06.2021URL courte

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Dossier:

Déroutement d'un avion de Ryanair en Biélorussie (24)

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Les autorités biélorusses ont annoncé avoir préparé une série de mesures qu’elles peuvent prendre en réaction aux restrictions imposées par l’Union européenne à la suite de l’escale imprévue d’un vol de Ryanair à Minsk.

Un projet de réponse biélorusse aux sanctions européennes est déjà prêt, mais la Biélorussie espère que l’Occident renoncera à l’idée de la sanctionner, a déclaré ce samedi 5 juin le Premier ministre biélorusse Roman Golovtchenko à la chaîne de télévision Belarus 1.

«Nous espérons que les têtes chaudes vont se calmer et évaluer, entre autres, les intérêts de leurs entreprises en Biélorussie […]. Nous sommes pour la paix dans la région, pour la politique de bon voisinage, nous voulons nouer des relations de partenariat égal. Nous avons tout fait pour atteindre cet objectif. Mais lorsqu’il s’agit du préjudice causé à nos entreprises, nous avons le droit de le compenser. Un ensemble de mesures est prêt qui doit répondre aux sanctions», a indiqué le Premier ministre.

Quelle peut être la riposte biélorusse?

La Biélorussie peut notamment renoncer aux technologies européennes et américaines au profit des technologies russes et asiatiques et imposer des restrictions à l’égard des produits de consommation courante occidentaux, selon M.Golovtchenko.

«Rien que la Chine peut remplacer 90% des technologies européennes et américaines. Il y a en outre des technologies russes, qui se développent activement».

Le Premier ministre a estimé que le préjudice porté à Minsk par les sanctions financières et commerciales de l’Occident ne dépasserait pas 3% du PIB national. «Mais nous n’allons pas nous taire et attendre qu’on nous porte ce préjudice», a-t-il ajouté.

Sanctions européennes

Le 4 juin, l’UE a formellement interdit aux avions biélorusses d’utiliser l'espace aérien et les aéroports de l'UE à partir du 5 juin et recommandé aux avions européens d’éviter de survoler la Biélorussie.

L'interdiction ne s'applique pas aux vols humanitaires, ainsi qu'aux atterrissages et vols d'urgence. Cette mesure s'inscrit dans le cadre des sanctions économiques contre la Biélorussie que les pays européens critiquent depuis l’atterrissage imprévu d’un avion de Ryanair à Minsk le 23 mai.

Après l’adoption des sanctions contre Minsk, l'Association du transport aérien international (IATA) a appelé l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) à ne pas faire l’amalgame entre la politique et les questions de la sécurité aérienne. «La sécurité aérienne ne doit jamais être politisée», a déclaré le président de l’IATA, Willie Walsh, dans un communiqué.

Incident de Ryanair

Le 23 mai, un Boeing 737-800 de la compagnie aérienne à bas prix Ryanair, qui effectuait le vol FR4978 Athènes-Vilnius, s’est posé en urgence à Minsk suite à une alerte à la bombe. Un MiG-29 a décollé pour escorter l’avion. Selon le commandant de l’armée de l’air du pays Igor Goloub, le chasseur devait aider l’avion de ligne à suivre le couloir aérien mis à sa disposition et à communiquer avec les aiguilleurs du ciel en cas d’explosion à bord.

L’alerte à la bombe s’est révélée fausse après l’atterrissage. Lors d’un contrôle d’identité, deux passagers du vol, le Biélorusse Roman Protassevitch et une Russe, Sofia Sapega, ont été arrêtés. M.Protassevitch est le fondateur d’une chaîne Telegram considérée comme «extrémiste» par Minsk. Il était recherché par la justice de son pays dans le cadre de plusieurs enquêtes pénales.

Bruxelles a accusé Minsk d’avoir détourné l’avion. Selon la Biélorussie, l’équipage a décidé de se poser à Minsk sans aucune contrainte, alors qu’il ne lui restait que deux minutes de vol jusqu’à Vilnius.

«Il pouvait ne pas suivre la recommandation des aiguilleurs du ciel, deux minutes plus tard il aurait quitté l’espace aérien biélorusse pour la Lituanie et cela serait devenu un problème pour les services aériens lituaniens – une bombe présumée à bord qui risquait d’exploser au-dessus de Vilnius», a noté M.Goloub.

Le 27 mai, le conseil de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a décidé de lancer une enquête pour établir les circonstances de l’incident.

https://fr.sputniknews.com/europe/202106061045693909-la-bielorussie-prete-a-adopter-des-sanctions-en-reponse-a-celles-de-lue/

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JOSEP ALMUDEVER MATEU, DERNIER COMBATTANT DES BRIGADES INTERNATIONALES, EST MORT A 101 ANS

Par Le 27/05/2021

26 Mai 2021

Mercredi 26 mai 2021
Josep Almudéver Mateu, dernier combattant des Brigades internationales, meurt à 101 ans


Josep Eduardo Almudéver Mateu, dernier membre encore en vie des Brigades internationales qui ont combattu le régime fasciste de Franco en Espagne, est décédé mardi 26 mai à l'âge de 101 ans. 
Né le 30 juillet 1919 à Marseille de parents espagnols, Almudéver avait 16 ans et vivait dans la ville valencienne d'Alcàsser lorsque le coup d'État de Franco a déclenché la guerre civile espagnole.

En 1936, à l'âge de 17 ans, il s'engage pour rejoindre le combat pour la défense de la République. Il a participé au front d'Aragon où il a été blessé. Il est renvoyé chez lui lorsque son véritable âge apparaît. Cependant, Almudéver ne renonce pas. Il utilise sa nationalité française pour rejoindre les Brigades internationales afin de pouvoir continuer à se battre.


Lorsque les brigades sont dissoutes en 1938 et que beaucoup de leurs combattants sont renvoyés dans les 80 pays dont ils sont originaires, Almudéver choisit de rentrer en Espagne.

Après la victoire de Franco en avril 1939, il est emprisonné dans le camp de concentration d'Albatera avec 17 000 prisonniers républicains et condamné à mort pour le crime d'"aide à la rébellion". Pendant son séjour au camp d'Albatera, lui et d'autres personnes ont été forcés d'assister à l'exécution de leurs camarades. 

Libéré pour bonne conduite en novembre 1942, il rejoint un groupe de guérilla clandestin contre la dictature de Franco. En conséquence, il s'est exilé en France en 1947 et n'est rentré en Espagne qu'en 1965.

"Josep Almudéver Mateu, le dernier survivant des Brigades internationales, l'un des exemples historiques les plus importants de l'internationalisme prolétarien, est mort. Honneur et gloire", a commenté le Parti communiste des travailleurs d'Espagne (PCTE) dans un message publié sur les médias sociaux. 

source : https://www.idcommunism.com/2021/05/josep-almudever-mateu-last-fighter-of-international-brigades.html

Tag(s) : #Espagne#PCTE#Communiste

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UNION EUROPEENNE : PRESQUE 12000 MORTS PLUS 1,2 MILLION D’EFFETS SECONDAIRES SUSCEPTIBLES D’ETRE LIES AUX « VACCINS » ANTI-COVID-19

Par Le 21/05/2021

Déjà presque 12000 morts et plus d’1,2 million d’effets secondaires susceptibles d’être liés aux «vaccins» anti-covid dans l’UE

Par Frédéric Gobert

Mondialisation.ca, 20 mai 2021

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Inoculer une substance mettant en péril la vie d’un être humain en toute connaissance de cause est un crime. Imposer un «  passeport sanitaire  » pour imposer ces substances appelées improprement «  vaccins  » anti-covid, susceptibles de causer des millions d’effets secondaires sans résolution à ce jour et des dizaines milliers de décès dans le monde, sans parler des innombrables effets de tous ordres, à moyen et (très) long terme, déjà relevés par nombre de généticiens, épidémiologistes, etc., est un acte dont on peut se demander s’il n’est pas criminel. S’il s’agit d’un crime, les responsables (politiques, industriels, médiatiques…) qui, en toute connaissance des risques et des chiffres ― publics ― cités notamment dans cet article, ont encouragé, voire exigé la «  vaccination  » anti-covid et le «  passeport sanitaire  » devront rendre des comptes, être jugés et condamnés.

Le 3 avril 2021, 5966 décès étaient officiellement susceptibles d’être liés aux quatre «  vaccins  » utilisés dans l’Union européenne.

Le 24 avril 2021, 8686 décès étaient officiellement susceptibles d’être liés à ces trois «  vaccins  » pour les seuls «  vaccins  » Moderna, Pfizer et Astrazeneca.

Au 15 mai 2021, ce sont 11529 décès qui sont officiellement susceptibles d’être liés aux quatre «  vaccins  ».

Entre le 3 avril et le 15 mai 2021, soit en six semaines seulement, le nombre de décès susceptibles d’être liés aux quatre «  vaccins  » dans l’Union Européenne a tout simplement presque doublé.

Le total des «  effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation  » des quatre «  vaccins  » Moderna, Pfizer, Astrazeneca et Janssen se monte (au 15 mai 2021) à 1.241.141, dont 728.468 effets secondaires non résolus, «  en cours de résolution  », résolus avec des séquelles ou à l’issue indéterminée (total des colonnes 2, 5, 6 et 7).

Le 3 avril 2021, ce sont 453.752 effets secondaires non résolus, «  en cours de résolution  », résolus avec des séquelles ou à l’issue indéterminée («  unknown  ») qui étaient recensés. Entre le 3 avril et le 15 mai 2021, en six semaines, on observe donc une augmentation de 60% d’effets secondaires non résolus, «  en cours de résolution  », résolus avec des séquelles ou à l’issue indéterminée.

Il est important de relever que les chiffres ci-dessus sont une estimation basse du nombre d’effets secondaires et de décès dans l’Union Européenne. Une estimation sans doute plus proche de la réalité est bien plus élevée. En effet, une étude portant notamment sur la mortalité covid induite par la vaccination (https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/vaccination-un-deces-pour-700-vaccines-en-france-et-dans-le-monde-montre-une) indique que «  si l’on vaccine 80% de la population française (l’objectif pour atteindre la soi-disant immunité collective), plus de 76 500 décès seront à déplorer. […] Le nombre de décès covid en France est proportionnel au nombre de personnes vaccinées. […] Chaque fois que 700 personnes sont vaccinées, une personne de plus décède de la Covid. Cette observation permet de comprendre pourquoi le nombre journalier de décès Covid reste stable en France autour de 250 / jour depuis des semaines.  » Par surcroît et pour conforter cette étude, on constate que «  la même analyse peut être faite au niveau mondial  ». Pour les détails de l’analyse, se reporter à l’article cité dans ce paragraphe (publié le 14 mai 2021).

En France, le «  vaccin  » Pfizer est chaque jour encensé dans les médias comme étant le plus sûr. Les chiffres ci-dessus permettent de constater que cela est faux. Pfizer n’est pas plus sûr qu’Astrazeneca : les décès susceptibles d’être causés par le «  vaccin  » Pfizer (5757) sont deux fois plus nombreux que les décès liés à Astrazeneca (2308).

Concernant le «  vaccin  » Janssen, il convient de préciser que le faible nombre d’effets secondaires relevés ne signifie pas, à ce jour, qu’il est plus sûr, en raison du fait qu’il a été beaucoup moins inoculé dans l’Union Européenne que les trois autres «  vaccins  ».

Comment les calculs ont-ils été effectués ?

Les effets indésirables recensés au 15 mai 2021 dans cet article proviennent du troisième rapport («  par l’évolution de l’effet  ») de l’onglet 6 («  Nombre de cas individuels pour une réaction donnée  ») de chacune des quatre pages recensant les effets indésirables des quatre «  vaccins  » inoculés dans l’Union européenne (site EudraVigilance).

Sur la page suivante de ce site (www.adrreports.eu/fr/search_subst.html#), on peut lire que les «  informations disponibles sous les onglets 3, 4, 5 et 6 tiennent compte de l’effet ou des effets indésirables suspectés notifié(s) dans un cas individuel ; étant donné qu’un cas individuel peut faire référence à plus d’un effet indésirable suspecté, les informations NE représentent PAS le nombre total de cas individuels qui ont été notifiés à EudraVigilance, mais le nombre des effets indésirables qui y sont associés.  » Il est donc explicitement confirmé sur le site d’EudraVigilance que le nombre d’effets indésirables cumulés ci-dessous est exact. Il ne s’agit pas du nombre de personnes concernées par les effets indésirables, mais du nombre total d’effets indésirables recensés dans l’Union Européenne officiellement par EudraVigilance. (À ce chiffre inouï doivent en outre être ajoutés tous les effets secondaires qui n’ont pas été notifiés à EudraVigilance entre autres par les personnels médicaux ou dont ces derniers n’ont pas été informés ― j’y reviens plus bas).

Pour confirmer que les chiffres ci-dessous sont exacts et ne comportent pas de surnumération, j’ai consulté le «  manuel de l’utilisateur pour l’accès en ligne par le portail adrreports.eu  » (EMA/754608/2016 Division de la gestion de l’information) qui permet de comprendre les chiffres cités. En page 8, il est explicitement écrit que lorsqu’une même réaction indésirable est remontée deux fois auprès d’EudraVigilance, le rapport électronique consultable en ligne à partir duquel le décompte ci-dessous a été effectué ne comporte, lui, qu’une seule mention. En page 15, on peut lire : «  les informations présentées dans les onglets 3, 4, 5 et 6 NE représentent PAS le nombre total de cas individuels qui ont été notifiés à EudraVigilance, mais le nombre des effets indésirables qui y sont liés.  » C’est bien ce que recense cet article : le nombre d’effets indésirables. Aucun doublon dans les chiffres ci-dessous ; pas de surnumération.

Les tableaux ci-dessous recensent donc le nombre «  d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation  » des «  vaccins  » Moderna («  MRNA VACCINE MODERNA (CX-024414)  »), Pfizer («  MRNA VACCINE PFIZER-BIONTECH (TOZINAMERAN)  »), Astrazeneca («  VACCINE ASTRAZENECA (CHADOX1 NCOV-19)  ») et Janssen («  VACCINE JANSSEN (AD26.COV2.S)  ») dans l’Union européenne, mis à jour le 15 mai 2021 sur le site EudraVigilance, et la nature de ces effets indésirables (www.adrreports.eu/fr/search_subst.html#). Les critères de classement sont ceux du site officiel européen European Medicines Agency / EudraVigilance. Tout ce qui suit peut être vérifié en suivant les indications détaillées données dans mon premier article : https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/les-vaccins-contre-la-covid-19-232177.

Remarque sur le vocabulaire utilisé.

Dans cet article comme dans le précédent, le terme «  vaccin  » appliqué aux quatre «  vaccins  » anti-covid est utilisé avec des guillemets pour la raison suivante : «  Les thérapies utilisées appelées “vaccins” ne répondent pas à la définition du mot vaccin et il serait plus approprié de les nommer thérapies géniques ou thérapies à vecteurs vaccinaux.  » (https://www.francesoir.fr/societe-sante/57-scientifiques-et-medecins-demandent-larret-immediat-de-toutes-les-vaccinations)

 

 

 

 

Cet article a été publié initialement sur Agora Vox le 17 mai 2021.

 

ERRATUM ― L’article que j’ai publié le 26 avril 2021 sur Agoravox intitulé Bientôt 10.000 morts et 2 millions d’effets secondaires susceptibles d’être liés aux «  vaccins  » contre la Covid-19 comportait une erreur de calcul dont je me suis aperçu le 15 mai. Le nombre de décès susceptibles d’être liés aux « vaccins » était exact, mais pas le nombre total d’effets indésirables indiqué dans le titre. L’erreur était la suivante : un total de 1,7 million d’effets indésirables recensés par EudraVigilance, au 24 avril 2021, avait été calculé, alors que les effets indésirables se montaient à cette date à 1.014.459, ce qui était déjà colossal. Cette erreur était involontaire et il est important de la signaler, même si le total des effets secondaires, passé à plus de 1,2 million au 15 mai, reste considérable.

En outre, le total de tous les effets secondaires officiellement reconnus dans le monde comme « susceptibles » d’être attribués aux « vaccins » anti-covid ne comptabilise pas la majorité des effets secondaires, lesquels ne sont pas recensés : selon une étude réalisée par Harvard (https://www.icandecide.org/wp-content/uploads/2020/12/Lazarus-report.pdf), moins de 1 % de toutes les réactions indésirables aux « vaccins » sont recenséeset notifiées au National Vaccine Adverse Events Reports System (VAERS) (https://www.deconstructingconventional.com/post/18-reason-i-won-t-be-getting-a-covid-vaccine).

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Frédéric Gobert, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/deja-presque-12000-morts-et-plus-d12-million-deffets-secondaires-susceptibles-detre-lies-aux-vaccins-anti-covid-dans-lue/5656733

 

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LA COMMISSAIRE EUROPEENNE A LA SANTE PRISE EN FLAGRANT DELIT DE CORRUPTION

Par Le 13/05/2021

La Commissaire européenne à la Santé prise en flagrant délit de corruption

Par Réseau Voltaire

Mondialisation.ca, 13 mai 2021

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Selon la Cour des comptes chypriote, la Commissaire européenne à la Santé, Stélla Kyriakídou, ne parviendrait pas à justifier divers versements sur un compte bancaire détenu par son époux, Kyriakos Kyriakídou, au nom de la société Maralo Ltd.

Lors de sa déclaration d’intérêts financiers, Madame Kyriakídou avait omis de déclarer que son époux est le Pdg de Maralo Ltd.

Selon la Cour des comptes de Chypre, qui a étudié les mouvements bancaires de la famille Kyriakídou au titre des règlements concernant les « Personnes politiquement exposées » (PPE), la somme injustifiable serait d’environ 4 millions d’euros.

La Commissaire européenne Kyriakídou a joué un rôle central dans les négociations d’achat de vaccins anti-Covid. Les chefs d’État et de gouvernement du Conseil européen l’avaient en effet chargé d’acheter pour leurs États respectifs ces vaccins de manière groupée bien que cette fonction ne soit pas prévue par les Traités.

Si personne n’a contesté les sommes engagées, la Commissaire Kyriakídou a masqué plusieurs clauses des contrats signés qu’elle considère comme confidentielles. La société britanno-suédoise, AstraZeneca, n’était étrangement pas soumise à un calendrier de livraison.

Selon le journaliste chypriote Miklos Omkolar (V4NA), Madame Kyriakídou se trouvait déjà au centre d’une vaste affaire de corruption à Chypre lors de la nationalisation de tous les centres de traitement des cancers.

L’eurodéputé allemand Sven Giegold (Alliance 90/Les Verts) a exigé des explications de la Commission européenne.

La source originale de cet article est Voltaire.net

Copyright © Réseau VoltaireVoltaire.net, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-commissaire-europeenne-a-la-sante-prise-en-flagrant-delit-de-corruption/5656455

Dans EUROPE

DEMOCRATIE : DAVANTAGE D’ALLEMANDS SE MEFIENT PLUS DES USA QUE DE LA RUSSIE OU DE LA CHINE

Par Le 06/05/2021

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Brandenburger Tor

Démocratie: davantage d’Allemands se méfient plus de Washington que de Moscou ou Pékin

© REUTERS / Fabrizio Bensch

INTERNATIONAL

14:37 06.05.2021(mis à jour 15:05 06.05.2021)URL courte

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Une majorité d’Allemands évaluent plutôt négativement l'influence des États-Unis sur la démocratie mondiale, a conclu une étude. Quant à la démocratie en Allemagne, plus d’un tiers des habitants du pays estime qu’elle est plus en danger face aux États-Unis que face à la Chine ou la Russie.

Malgré une sympathie pour le nouveau Président américain Joe Biden, les Allemands se montrent critiques concernant les États-Unis, écrit le Spiegel qui se réfère au Democracy Perception Index (DPI) de l'institut d'études de marché Latana.

Cette enquête menée auprès de 50.000 personnes dans 53 pays entre fin février et mi-avril a montré qu'environ un tiers des Allemands (36%) estime que l'influence des États-Unis constitue une plus grande menace pour la démocratie en Allemagne que celle de la Chine (33%) ou de la Russie (29%).

À titre de comparaison, en France, moins de 25% de la population considèrent la Russie comme une menace pour la démocratie française.

La démocratie mondiale en danger

Un Allemand sur deux (51%) considère l'influence des États-Unis sur la démocratie mondiale comme plutôt négative, contre un tiers de la population (32%) comme positive.

«Le mandat de l'ancien Président Donald Trump a sans aucun doute porté atteinte au niveau de confiance des partenaires démocratiques en Europe», a déclaré Jonas Parello-Plesner, directeur général de l'Alliance des démocraties au Spiegel.

Cependant, un «effet Biden» peut être aussi observé. Par rapport au DPI du printemps 2020, la perception positive des États-Unis a augmenté en Allemagne de 20%.

Les personnes interrogées en Allemagne ont en outre qualifié les inégalités économiques (49%) de plus grande menace perçue pour la démocratie allemande, suivies du pouvoir des grandes entreprises technologiques (46%) et des restrictions à la liberté d'expression (40%).

https://fr.sputniknews.com/international/202105061045561731-democratie-davantage-dallemands-se-mefient-plus-de-washington-que-de-moscou-ou-pekin/

Dans EUROPE

CHINE : LE RAPPORT DE L’UE, UN « VOLEUR CRIANT AU VOL »

Par Le 30/04/2021

Le rapport de l’UE, un « voleur criant au vol »

French.china.org.cn | Mis à jour le 30. 04. 2021 | Mots clés : UE

Des observateurs chinois ont vertement raillé un rapport de l’Union européenne qui accuse les médias chinois et russes de « désinformation », estimant que ce dernier s’apparente à « un voleur criant au vol ». De plus, ce rapport ignore les calomnies grotesques de l’Occident vis-à-vis de la Chine sur les questions liées notamment mais pas uniquement au Covid-19. 

Ce rapport publié mercredi par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) affirme que les médias d’Etat chinois et russes prennent pour cibles les vaccins occidentaux, amplifiant les contenus sur leurs effets secondaires, ce qui pourrait alimenter le sentiment d’opposition à la vaccination en Europe et « renforcer la promotion des vaccins chinois et russes en tant qu’alternatives ».

« Un rapport d’information, qui ne possède aucune base factuelle, est en soi un exemple de désinformation », a souligné jeudi le porte-parole de la mission chinoise auprès de l’UE. 

Le rapport du SEAE fait ainsi la liste de 18 articles du Global Times, 4 reportages de la chaîne d’information China Global Television Network (CGTN) et 4 articles du China Daily. Même les tweets des porte-paroles du ministère des Affaires étrangères, dans lesquels Zhao Lijian interroge l’activité des laboratoires biologiques américains tandis que Hua Chunying célèbre les 100 millions de doses de vaccins chinois livrées dans le monde, sont considérés comme de la désinformation!

Li Haidong, un professeur de l’Institut des relations internationales affilié à l’Université des affaires étrangères de Chine, note que ce sont précisément les médias occidentaux qui ont fait état en premier lieu des questions de sécurité du vaccin occidental et les médias chinois se sont basés là-dessus. 

« Si les rapports des médias chinois constituent de la désinformation, les rapports des médias occidentaux le sont alors tout autant... Accuser les médias chinois revient à tendre le bâton pour se faire battre », fait-il remarquer. 

Parmi les 18 articles du Global Times, 5 d’entre eux étaient des commentaires et le reste étaient des articles d’information, dont les sources proviennent pratiquement toutes des médias occidentaux. 

En ce qui concerne le contenu, l’un d’entre eux remettait en question les deux poids et deux mesures des médias occidentaux. Un autre article concernait les cas de thrombose en Europe, dont le vaccin AstraZeneca semblait être la cause, et les médias occidentaux étaient directement cités.

Six articles du média russe Sputnik sont également ciblés par le rapport du SEAE. D’après les analystes, un tel échange d’informations est une chose courante dans les médias internationaux.

Li Baiyang, un expert en analyse des données de l’Université de Wuhan dans la province de Hubei, indiquait jeudi que la plupart des cas de désinformation collectés par le site EUvsDiSiNFO, la base de données sur laquelle le rapport du SEAE a été publié, proviennent des médias occidentaux et américains. 

Les accusations à l’encontre de la Russie dans ce rapport ont clairement un objectif politique et les accusations contre la Chine ne tiennent pas, car les articles des médias chinois cités dans le rapport du SEAE font état de données et de cas rapportés par les médias occidentaux.

Entre la théorie de la « fuite du virus depuis un laboratoire », le discours stéréotypé de Donald Trump sur le « virus chinois », la remise en question des données publiées par la Chine sur les cas de Covid-19 et de l’efficacité de son modèle épidémique, l’utilisation d’un filtre grisâtre par la BBC lors de son reportage sur Wuhan ou encore le battage médiatique sur la « faible efficacité » du vaccin chinois, ce sont les médias et les politiciens occidentaux qui ont diffamé la Chine, et non l’inverse.

« La Chine est le pays qui a souffert le plus de la désinformation sur le Covid-19 et les vaccins », insiste Li Baiyang.

Certains médias et politiciens occidentaux ayant des motivations cachées dénigrent la Chine depuis le début de l’épidémie, ce qui reflète leur volonté inavouée de la juguler. 

« Les pays occidentaux ont été mauvais en matière de distribution des vaccins, faisant des réserves au lieu de les exporter. Cela contraste fortement avec les exportations par la Chine de ces vaccins, considérés comme un bien public mondial », fait remarquer l’expert. 

D’après les analystes, même si la tendance actuelle de l’opinion publique internationale dominée par l’Occident n’a pas changé, les efforts de la Chine et d’autres pays et organisations permettront de mettre au jour de plus en plus de ce genre de comportements déplorables. 

http://french.china.org.cn/china/txt/2021-04/30/content_77456045.htm

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : UKRAINE, BOMBE USA EN EUROPE

Par Le 13/04/2021

Ukraine, bombe USA en Europe

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 13 avril 2021

ilmanifesto.it

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Des chasseurs F-16 USA, envoyés depuis la base d’Aviano (Frioul), sont engagés dans de “complexes opérations aériennes” en Grèce, où hier a commencé l’exercice Iniochos 21. Ils appartiennent au 510th  Fighter Squadron basé à Aviano, dont le rôle est indiqué par son emblème : le symbole de l’atome, avec trois éclairs qui frappent la terre, flanqué de l’aigle impérial. Ce sont donc des avions d’attaque nucléaire qui sont engagés par l’US Air Force en Grèce, qui a concédé en 2020 aux États-Unis l’utilisation de toutes ses bases militaires. Participent aussi à l’Iniochos 21 des chasseurs-bombardiers F-16 et F-15 d’Israël et des Émirats Arabes Unis. L’exercice se déroule sur la Mer Égée au bord de l’aire comprenant Mer Noire et Ukraine, où se concentre le maxi exercice Defender-Europe 21 de l’Armée USA.

Ces manoeuvres militaires, et d’autres, qui font de l’Europe une grande place d’armes, créent une tension croissante avec la Russie, focalisée sur l’Ukraine. L’OTAN, après avoir désagrégé la Fédération Yougoslave en insérant le coin de la guerre dans des fractures internes, s’érige maintenant en paladin de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Le président du Comité Militaire de l’OTAN, le britannique Stuart Perch chef de la Royal Air Force, rencontrant à Kiev le président Zelensky et le chef d’état-major Khomchak,  a déclaré que “les alliés OTAN sont unis pour condamner l’illégale annexion de la Crimée par la Russie et ses actions agressives en Ukraine orientale”. Il a ainsi répété la version selon laquelle ce serait la Russie qui aurait annexé par la force la Crimée, ignorant que ce sont les Russes de Crimée qui ont décidé par un référendum de se détacher de l’Ukraine et de rentrer en Russie pour éviter d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis de Kiev. Ceux utilisés en 2014 comme force d’assaut dans le putsch de Place Maïdan, amorcé par des snipers géorgiens qui tiraient sur les manifestants et sur les policiers, puis dans les actions successives : villages mis à feu et à sang, militants brûlés vifs à la Maison des Syndicats d’Odessa, civils sans armes massacrés à Mariupol, bombardés au phosphore blanc à Donetsk et Lugansk. Un coup d’état sanglant géré par USA/OTAN, dans le but stratégique de provoquer en Europe une nouvelle guerre froide pour isoler la Russie et renforcer, en même temps, l’influence et la présence militaire des États-Unis en Europe.

Le conflit dans le Donbass, dont les populations se sont auto-organisées dans les Républiques de Donetsk et Lugansk avec leur propre milice populaire, a traversé une période de relative trêve avec l’ouverture des colloques de Minsk pour une solution pacifique. Mais à présent le gouvernement ukrainien s’est retiré des colloques, au prétexte qu’il refuse d’aller à Minsk car la Biélorussie ne serait pas un pays démocratique. En même temps les forces de Kiev ont repris les attaques armées dans le Donbass. Le chef d’état-major Khomchak, que Stuart Perch a félicité au nom de l’OTAN pour son “engagement dans la recherche d’une solution pacifique du conflit”, a déclaré que l’armée de Kiev “se prépare pour l’offensive en Ukraine orientale” et que dans cette opération “est prévue la participation d’alliés OTAN”.

  Ce n’est pas un hasard si le conflit dans le Donbass s’est rallumé quand, avec l’administration Biden, la charge de secrétaire d’État a échu à Antony Blinken. D’origine ukrainienne, il a été le principal organisateur du putsch de Place Maïdan dans le rôle de vice-conseiller de la sécurité nationale dans l’administration Obama-Biden. Comme vice-secrétaire d’État, Biden a nommé Victoria Nuland, aide-organisatrice en 2014 de l’opération USA, qui a coûté plus de 5 milliards de dollars, pour instaurer en Ukraine le “bon gouvernement” (comme elle déclara elle-même). Il n’est pas exclu qu’ils aient maintenant un plan : promouvoir une offensive des forces de Kiev dans le Donbass, soutenue de fait par l’OTAN. Elle mettrait Moscou devant un choix qui tournerait dans tous les cas à l’avantage de Washington : laisser massacrer les populations russes du Donbass, ou intervenir militairement pour les soutenir. On joue avec le feu, pas au sens figuré, en allumant la mèche d’une bombe au coeur de l’Europe.

Manlio Dinucci

Édition de mardi 13 avril 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/ucraina-bomba-usa-in-europa/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.it, 2021

https://fr.sputniknews.com/france/202104131045471328-tous-vaccines-contre-tous-confines-il-existe-une-troisieme-alternative/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr

Dans EUROPE

RUSSIE : "BIDEN A MINE L'EUROPE"

Par Le 29/03/2021

Le partage du pouvoir dans le cadre de l’OTAN

Monday, 29 March 2021 6:00 PM  [ Last Update: Monday, 29 March 2021 5:58 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le drapeau et des forces de l'OTAN. (Photo d'illustration)

Dès le début de sa formation, ce que réellement cherchait l’OTAN (l'Organisation du traité de l'Atlantique nord) était de réunir les puissances du Continent vert sous le joug des États-Unis sous prétexte de ce que ces dernières n’embrasent plus le monde entier en déclenchant une autre guerre. 

Ce qui faisait toujours peur aux États-Unis était le fait que l’Union européenne se transforme en une puissance militaire étant en mesure de désobéir aux lignes de conduite américaines. Chose non-dit est que l’OTAN a pour mission d’empêcher les pays de l’Union européenne, notamment l’Allemagne et la France, de devenir des puissances militaires à l’échelle mondiale
Lorsque la Crimée a été rattachée à la Russie, les vagues incessantes de campagnes antirusses ont permis aux Européens d’évoquer une fois de plus le concept de la formation d’une armée européenne, sous prétexte de vouloir se défendre face aux « menaces russes ». 
En outre, le Brexit et les bras de fer entre Donald Trump et les membres européens de l’OTAN ont encouragé, plus que jamais, l’Union européenne à réclamer la formation d’une armée européenne afin de ne plus dépendre des États-Unis, comme l’a dit la chancelière allemande, Angela Merkel. 

Lire aussi: L'Otan contre une armée européenne

En effet, avant d’entreprendre toute mesure concrète favorisant la création d’une véritable armée européenne, l’Union européenne devra fournir une garantie aux États-Unis pour les assurer qu’elle n’entend pas rivaliser avec eux et qu’elle ne laisse pas ses capacités militaires dépasser celles de l’OTAN. 
Autrement dit, l’alliance militaire des Européens sera autorisée tant qu’elle contribue au renforcement de l’OTAN au lieu d’être un facteur affaiblissant cette organisation. 

Armée: Europe-USA réellement divisés?

Armée: Europe-USA réellement divisés?

L’idée de mettre sur pied une armée européenne est de plus en plus évoquée par les dirigeants du Vieux Continent depuis l’élection de Donald Trump.

C’est dans le cadre de ce deal non-écrit que l’Amérique du démocrate Joe Biden, ayant comme mot d’ordre « le développement des relations outre-atlantistes et le multilatéralisme », permet aux partenaires européens de l’OTAN de concrétiser une partie de leurs ambitions conformément aux principes de cette organisation. 

Lire aussi: Une trentaine de F-16 et des milliers de soldats bientôt en Pologne

Par exemple, simultanément au virage des États-Unis vers la région d’Indopacifique, les membres européens de l’OTAN ont été autorisés à combler le vide qui a été créé en Asie de l’Ouest en raison du transfert de forces et d’équipements américains vers l’Asie du Sud-est. 
La multiplication par huit du nombre de forces de l’OTAN en Irak ainsi que la prolongation de dix mois de la mission de militaires allemands en Afghanistan sont des exemples manifestes de ce deal non-écrit déjà scellé entre les Européens et les Américains. 
Cela ne signifie pourtant pas que les Européens seront mis du côté des équations politico-militaires de l’Indopacifique et de l’Eurasie sous prétexte du vide militaire en Asie de l’Ouest

Trump insulte la France souveraine!

Trump insulte la France souveraine!

Par ailleurs, le Pentagone a annoncé qu’Israël passerait sous la tutelle de son Commandement central axé sur le Moyen-Orient (CENTCOM) et qu’il devrait mettre fin à sa relation de longue date avec le Commandement européen (EUCOM). Cette décision a été prise afin de donner plus d’espace à l’OTAN pour qu’elle puisse mieux se concentrer sur la Russie
Ailleurs dans la région d’Indopacifique, les membres européens de l’OTAN ont le feu vert des Américains pour s’engager dans le projet d’une lutte contre la Chine. Viennent à l’appui de cette affirmation, le déploiement d’un sous-marin atomique français dans la mer de Chine méridionale et d’un navire d’assaut français dans la mer de Chine de l’Est, le possible déploiement du navire La Reine Elisabeth du Royaume-Uni dans le Pacifique occidental ainsi que la circulation d’une frégate allemande dans la mer de Chine méridionale après 19 ans d’absence dans cette région très stratégique. 

Lire aussi: Djibouti: nouvelle cible US/France !

La conclusion ; pour garder de l’équilibre entre les ambitions militaires de l’Union européenne et le souhait des États-Unis de maintenir leur suprématie militaire dans le cadre de l’OTAN, il a été convenu que l’OTAN ne soit plus une organisation militaire passive mais plutôt un acteur actif qui joue son rôle sur l’échiquier international. Dans le même temps, les équations du pouvoir ont été transférées de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. 

https://french.presstv.com/Detail/2021/03/29/648331/Etats-Unis-Otan-Europe-Biden-Merkel-armee-europeenne-

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PIÉGÉE ENTRE LES «MEULES » DU SYSTÈME D’EXPLOITATION: LA BIÉLORUSSIE, TÉMOIN DES INTERVENTIONS IMPÉRIALISTES

Par Le 09/01/2021

PIÉGÉE ENTRE LES «MEULES » DU SYSTÈME D’EXPLOITATION: LA BIÉLORUSSIE, TÉMOIN DES INTERVENTIONS IMPÉRIALISTES

 Solidarité Internationale PCF BiélorussieRussie et ex-URSSNon à l'UE du CapitalEtatsUnisChine Aucun commentaire

01 OCT. 2020

Piégée entre les «meules » du système d’exploitation: la Biélorussie, témoin des interventions impérialistes

Le 10 août, au lendemain de l'élection présidentielle biélorusse, un pétrolier a accosté dans le port de la ville lituanienne de Klaipėda avec 76 000 tonnes de pétrole brut américain, commandé par le "dernier dictateur d'Europe" comme les média occidentaux appellent le président biélorusse Alexandre Loukachenko

C'était la deuxième cargaison américaine reçue par la Biélorussie. Au début de l'été, 77 000 tonnes ont été reçues par voie ferroviaire et maritime. La Biélorussie envisageait également de recevoir du pétrole américain ou saoudien via des ports polonais, tout cela ayant pour but d'accroitre son «indépendance» à l'égard du pétrole russe. Cet envoi de cargaison fut défini lors de la visite en février dernier du secrétaire d'État américain, M. Pompeo. Bien sûr, après les évènements qui ont suivi l'élection présidentielle, tous ces plans sont restés en suspens, n’est-ce pas?

Regardons alors quelques données par rapport à la Biélorussie

Sur la Biélorussie

Ce pays compte environ 10 millions d'habitants. Il dispose de frontières à l'ouest avec trois pays de l'UE (Lituanie, Lettonie, Pologne), au sud avec l'Ukraine et à l'est avec la Russie. Il est considéré comme le plus grand État clos d'Europe, c'est-à-dire non entouré par la mer.

La Biélorussie est née de la dissolution de l'Union Soviétique et a «hérité» d'infrastructures développées pour la production agricole et industrielle. Elle entretient des relations politico-économiques et militaires très étroites avec la Russie. Elle a conclu un accord avec cette dernière pour la création d'un État unique, cependant ce processus n’a pas avancé. Elle participe à des associations régionales, où la Russie joue un rôle de «locomotive», comme l'Union économique eurasienne (EEU) ou l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).

Suite à une proposition de Loukachenko approuvée par référendum en 1996, la journée consacrant « l'Indépendance » nationale a été déplacé du 27 juillet (jour de sa sortie de l'URSS) au 3 juillet, jour où l'Armée rouge a libéré la capitale Minsk pendant la Seconde Guerre mondiale (03/07/1944), au cours de laquelle la Biélorussie a perdu 1/3 de sa population.

Les relations avec la Russie et la Chine

La Biélorussie est fortement dépendante des sources d'énergie russes et joue un rôle important dans l'exportation des hydrocarbures russes vers l'Europe. Elle a «hérité» de l'URSS d'une part important des oléoducs et  gazoducs à partir desquels 50% du pétrole et 30% du gaz russe est exporté chaque année vers l'Europe.

Dans le même temps, la Biélorussie tire des revenus importants du traitement du pétrole brut russe, car elle dispose de grandes raffineries produisant de l'essence et du diesel qu'elle revend aux pays européens; elle garantit ainsi jusqu'à 25% des recettes budgétaires de l'État (8 milliards d'euros par an). Par ailleurs, la Biélorusse a reçu un certain nombre d'aides financières et de prêts de la Russie (représentant 40% de la dette extérieure du pays) et de la Chine (26%). La Russie et la Chine sont les premier et deuxième importateur de produits biélorusses (produits laitiers, tracteurs, bus, etc.). Enfin, ses investissment directs à l'étranger en 2019 proviennent majoritairement de la Russie (44,2%), mais aussi de la Grande-Bretagne (19,7%) et de Chypre (6,6%); toutefois, il s'agit là de deux pays où le capital russe circule abondamment.

La Chine considère la Biélorussie comme le "dernier arrêt" sur la "Route de la Soie" avant l'Union Européenne. Ces dernières années, elle a fait de nombreux et a financé l'économie bélarussienne au profit de ses propres monopoles.

Les relations entre la Biélorussie et la Russie au cours des 26 dernières années, avec Loukachenko à la présidence du pays, ont constamment oscillé entre le froid et le chaud. D'une part, la Biélorussie est devenue le plus proche « allié » de la Russie. D’autre part, les deux pays n'ont eu de cesse de batailler sur des questions commerciales, qu'il s'agisse du prix de transit des hydrocarbures russes, du prix auxquel la Biélorussie achète les hydrocarbures russes, ou des importations de produits laitiers biélorusses en Russie (les médias russes jugent que l'État biélorusse subventionne la production de ces produits beaucoup plus que ne le fait l'État russe, source de concurrence déloyale). De leur côté, les médias biélorusses pro-gouvernementaux pestent contre les aspirations du capital russe à s'emparer des secteurs de l'économie du pays qui n'ont pas encore été privatisés.

Plusieurs fois, Loukachenko a saboté les plans de la Russie qui visait à approfondir l'unification capitaliste des pays de l'Union économique eurasienne (UEE), comme par exemple au sujet d'une monnaie commune. Lors du dernier sommet de l'EOE (mai 2020), la Biélorussie et l'Arménie ont bloqué la proposition de la Russie d'un "développement stratégique jusqu'en 2025", soulignant la priorité d'imposer un tarif commun pour les hydrocarbures dans tous les territoires de l'OEE.

Loukachenko n'a pas non plus soutenu la Russie dans ses plans géo-stratégiques, tels que l'intégration de la Crimée dans la Fédération de Russie ou l'opération militaire en Ossétie du Sud ou en Syrie.

Au cours des années, la Russie a pris conscience de l’importance de son alliance stratégique avec la Biélorussie, véritable obstacle à l'encerclement du territoire russe par l’OTAN, mais aussi «terre amicale» la plus occidentale par laquelle la Russie peut rejoindre son enclave de Kaliningrad et assurer la sécruité de l'acheminement de ses hydrocarbures vers l’Europe. Si la Russie comprend l'effort de la bourgeoisie biélorusse et de ses dirigeants pour négocier de meilleures conditions dans le processus d'unification capitaliste en cours dans les territoires de l'ex-URSS, elle considère que ses marges de manœuvres sont très limitées. Il y a eu des moments où la Russie a semblé perdre son sang-froid dans ce «marchandage», comme au cours de l'été 2002, lorsque Poutine a proposé la dissolution de la Biélorussie en 7 régions et leur intégration dans la Fédération de Russie.

Les plans de l'impérialisme euro-atlantique

Le capital occidental (européen et américain) nourri des aspirations depuis plusieurs années mais, sous la présidence de Loukachenko, a plus de difficultés que les capitaux russes et chinois à pénétrer dans le pays.

L'UE et les États-Unis considèrent depuis des années la Biélorussie comme un "fruit défendu". Ainsi, ils ont fait pression sur Loukachenko pour qu'il "ouvre" son pays à l'Occident, pour qu'il procède à des "réformes" politiques et économiques. Ils poussent depuis des décennies, en usant parfois de la "carotte" (cf. le "Partenariat oriental de l'UE") mais surtout du "bâton", finançant et entraînant des forces de l'opposition, imposant des sanctions aux dirigeants biélorusses, développant et renforçant les forces de l'OTAN à ses frontières. Ces efforts n'ont toujours pas donné lieu à de résultats tangible; dans les rapports récents de l'UE, on ne s'attendait à aucun changement politique immédiat dans ce pays.

Alors que la crise s'intensifiait dans tout le monde capitaliste, les États-Unis ont tenté d’exploiter les tensions dans les relations russo-biélorusses. A l'image de ce que la Russie a entrepris avec la Turquie, en profitant de la rupture de ses relations avec les États-Unis.

En février 2020, le secrétaire d'État américain M. Pompeo s'est rendu en Biélorussie, déclarant que les États-Unis pouvaient répondre à 100% des besoins énergétiques de la Biélorussie en hydrocarbures. Loukachenko a alors déclaré que son pays réduirait ses importations d'hydrocarbures russes à hauteur de 30-40% de ses besoins, et achèterait du pétrole américain et saoudien. La visite de Pompeo s'est suivie d'un assouplissement mais d'aucune levée des sanctions que les États-Unis continuent d'imposer à ce pays. Pour la Biélorussie, l’importance de cette visite était davantage politique qu'économique, utilisant son rapprochement avec les États-Unis pour faire pression sur la Russie.

La politique de Loukachenko et le mouvement communiste

Il y a 26 ans, le mouvement communiste en Biélorussie s'est déclaré favorable à Loukachenko. Il a salué son refus d’engager le pays sur la voie de l'OTAN et de l'UE come son rejet des «instructions» du FMI pour mettre en oeuvre des réformes rapides. Il s'est félicité des déclarations pro-soviétiques du Président tout en se montrant critique à l’égard de sa volonté de renforcer ses pouvoirs au détriment du Parlement et d'exercer un mode de gouvernement autoritaire, pratiquant le culte de la personnalité.

En 1996, il y a eu une scission au sein du Parti des communistes de Biélorussie, dont certains ont rejoint l'opposition, tandis que le Parti Communiste de Biélorussie (résultant de la scission) a continué de soutenir Loukachenko. Le Parti des communistes de Biélorussie est devenu un parti social-démocrate, changeant son nom pour le « Parti de la gauche biélorusse » et a rejoint le « Parti de Gauche Européen ». De son côté, le Parti communiste de Biélorussie participe aux Rencontres Internationales des PC et à l'Union des PC-PCUS, soutient toujours Loukachenko et compte 11 députés sur 110; certains de ses cadres, comme son ancien premier secrétaire Karpenko, aujourd'hui ministre de l'Éducation, ont même pris des positions gouvernementales. D'autres partis de l'ex-URSS, comme le Parti communiste de la Fédération de Russie, l'Union des PC-PCUS, adoptent une telle position basée sur l'ancienne stratégie du Mouvement communiste international des « degrés » de participation « aux gouvernements de centre-gauche » au sein du système capitaliste, en défendant un secteur étatique fort capable de « contrôler » et « réguler » le marché.

Bien sûr, la réalité du capitalisme en Biélorussie, où une grande partie de l'économie reste entre les mains de l'État, est indéniable. Les acquis datant de la période de l'URSS, et peut-être à un rythme plus lent que dans d'autres pays, diminuent ou disparaissent peu à peu. La Biélorussie a ainsi décidé de relèver l’âge du départ à la retraite, ou de commercialiser des besoins sociaux comme la santé et l'éducation. Des milliers de personnes sont désormais obligées de chercher du travail en Russie, en Pologne, en Lituanie, en République tchèque, etc. Les chiffres officiels montrent qu'environ 60% des travailleurs sont dans des entreprises non publiques, un pourcentage plus élevé en Russie. Par rapport à il y a 20 ans, la montée du secteur privé est frappante comme l'augmentation des inégalités sociales dans le pays. En 2020, des dizaines d'entreprises figurent sur la liste des privatisations futures.

Il existe d'autres forces communistes plus petites dans le pays, comme le Parti communiste ouvrier de Biélorussie, affilié au Parti communiste ouvrier de Russie. Ce parti a une position de "soutien critique" de Loukachenko. Il n'est pas reconnu par les autorités comme un parti politique à part entère et ne peut donc pas participer aux élections. Toutefois, il a essuyé la même répression de l'État bourgeois que toutes les luttes ouvrières.

Les élections présidentielles de 2020. Contexte et résultats

Pendant la période pré-électorale, les autorités bélarusses, pour divers prétextes, ont interdit plusieurs candidats présidentiels de se présenter aux élections présidentielles.

Ainsi, Viktor Babariko, banquier et président de la BelGazprombank, détenue à 49% par la société russe Gazprom et à 49% par la banque russe Gazprombank, a été exclu du procesus électoral. Suite au rejet de sa candidature, il a été emprisonné par les autorités bélarusses pour implication dans un scandale financier.

De la même manière, Valery Tsepkalo, entrepreneur, ancien ambassadeur de Biélorussie aux États-Unis et ancien vice-ministre aux affaires étrangères, n'a pas pu se présenter aux élections. Il a trouvé refuge en Russie, d'où il a continué ses accusations contre Loukachenko.

À quelques jours de l'élection présidentielle, 32 citoyens russes ont été arrêtés par les autorités biélorusses, des «touristes de guerre» comme on surnomme ces mercenaires d'une armée privée. Les autorités biélorusses les ont directement accusés de "terrorisme" et d'entreprise de "déstabilisation", demandant des explications à la Russie, car on sait que les différentes "armées privées" apparues en Russie (ainsi qu'aux États-Unis) sont liées de façon complexe aux structures étatiques formelles. Loukachenko a ainsi accusé l'oligarchie russe et les forces politiques néolibérales de Russie de tenter de le renverser.

Les élections ont finalement eu lieu. Selon les données officielles, plus de 84% des électeurs inscrits ont pris part au vote, et Alexander Loukachenko, président du pays depuis 1994, fut réelu avec 80,1% des voix.

Sa principale rivale, Svetlana Tikhanovskaya, l'épouse de Sergei Tikhanovsky, également exclu des élections, a enregistré 10,1% mais conteste les résultats donnés par la commission électorale. Elle s'estime gagnante sur la base du décompte effectué par les représentants de l'opposition. Le couple d'entrepreneurs Tikhanovskaya-Tikhanovsky a un «agenda» clairement plus pro-occidental que les autres candidats exclus, favorables à une «coopération internationale avec toutes les parties». Tous, cependant, réclament l'extension des privatisations. Finalement, Tikhanovskaya s'est enfui en Lituanie, où elle a mis en place un "Conseil de coordination" réclamant à Loukachenko de lui remettre le pouvoir.

Evènements post-électoraux

Après l'annonce de la réélection d'Al. Loukachenko, des manifestations ont éclaté pendant plusieurs jours dans le centre de Minsk et dans d'autres villes, avec des drapeaux nationalistes et des slogans anti-gouvernementaux tels que "Allez-vous-en!" Il y a eu des affrontements entre les manifestants et la police, une répression intense (avec utilisation de grenades, de balles en plastique, etc.) qui a conduit à l'arrestation de 6 à 7 000 manifestants et à la mort de deux personnes. Dans le même temps, dans plusieurs grandes entreprises du pays, les forces de l'opposition ont organisé des grèves massives.

Les autorités ont dénoncé l'implication de quelques pays de l'UE dans le soutien des forces de l'opposition, principalement des États baltes (en particulier la Lituanie) et de la Pologne, et les violations flagrantes des droits et des libertés démocratiques (comme la persécution des communistes). Le 13 aôut 2020, les ambassadeurs de l'UE et des États-Unis ont déposé des fleurs à l'endroit où un manifestant antigouvernemental a été tué.

Jusqu'à présent, seules la Russie, la Chine, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, la Moldovie, l'Azerbaïdjan, le Tadjikistan, le Kirghizistan, la Syrie, le Venezuela, le Nicaragua, le Vietnam, la Turquie et l'Arménie (par son Premier ministre et non par son président) ont reconnu la victoire d'Al. Lukachenko. L'UE ne reconnaît pas le résultat et est allée dans la direction opposée, en imposant des sanctions, tout comme les États-Unis, mais s'est faite plus discrète qu'à l'accoutumée.

Il est à noter que les forces soutenant Loukachenko ont également organisé des rassemblements avec des drapeaux d'État et le slogan «Nous ne laisserons pas le pays se désintégrer». Loukachenko a prononcé un discours lors d’un de ces rassemblements et est allé (en hélicoptère) rencontrer les grévistes d'une grande entreprise à Minsk. Il a assuré aux travailleurs qu'ils ne perderaient pas leur emploi et que le "pays ne sera pas dissous» mais qu'ils devaient se tenir «à l'écart de la politique». Bien sûr, cela a provoqué le courroux de certains grévistes.

Dans le même temps, Loukachenko, après l'aggravation de la situation politique, a fait diverses déclarations «pro-russes» et a déclaré être en contact permanent avec Vladimir Poutine et que les forces de l'OSCE pourraient intervenir en Biélorussie, si les vélléités d’intervention de l’Occident devaient s'intensifier. Enfin, il a laissé une "fenêtre" ouverte à de nouvelles élections après l'approbation de la nouvelle Constitution du pays par référendum.

Le président biélorusse a mobilisé les forces militaires du pays à l'ouest, invoquant le renforcement des forces de l'OTAN, et a semblé déterminé à poursuivre ceux qui avaient rejoint le "Conseil de coordination" de Tikhanovskaya exigeant la "reddition du pouvoir".

Les choses se sont accélérées depuis [mi-aout 2020]. Le prisonnier V. Babariko a envoyée une lettre à Poutine. Le "Conseil de coordination" a promis qu'il n'avait pas l'intention de perturber les relations avec la Russie. Enfin, l'ancien président de la Pologne, A. Kwaśniewski, qui a joué un "rôle spécial" dans le renversement en Ukraine, a averti l'UE que "toute tentative visant à renverser Loukachenko pourrait se solder, de manière inattendue, par l'avènement au pouvoir d'un dirigeant pro-russe en Biélorussie".

Quelques conclusions utiles

La Biélorussie a été au centre des manoeuvres impérialistes des États-Unis, de l'UE et de l'OTAN. Leur objectif était de "resserrer" encore plus l’étau autour de la Russie, pour que les forces euro-atlantiques s'accaparent des «piliers» économiques et géopolitiques dans le cadre de la rivalité féroce avec les autres forces impérialistes, comme la Russie et la Chine.

Comme elle l'a fait en Ukraine, la triplette USA-UE-OTAN a soutenu et financé des mouvements politiques parmi les plus réactionnaires et nationalistes de Biélorussie. Ces mouvements se sont renforcées, comme la classe bourgeoise, que Loukachenko a paradoxalement "élevé".

Les problèmes sociaux et les impasses du développement capitaliste en Biélorussie au cours des 26 années constituaient une "matière inflammable". Le cynisme et la répression avec lesquels l'élite politique dominante a cherché à contrôler les élections bourgeoises et son résultat n'a fait qu'allumer la mèche pour rendre la situation explosive.

Les dirigeants biélorusses sont désormais «coincés» et sur le point de s’écraser après avoir chercher à exploiter des oppositions intra-impérialistes de forces plus fortes.

Dans ces circonstances, la solidarité avec les communistes et les travailleurs de Biélorussie a une importance particulière, qui peuvent et doivent organiser leur lutte de manière indépendante et en fonction de leurs propres intérêts, afin de repousser les interventions étrangères, revendiquer la satisfaction des besoins populaires modernes et ouvrir la voie au socialisme, qui est la seule alternative viable aux impasses du mode de développement capitaliste.

Eliasios Vagenas

Publié le 22/08/2020 dans "Rizospastis" (journal du KKE)

MR pour Solidarité Internationale PCF

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/10/piegee-entre-les-meules-du-systeme-d-exploitation-la-bielorussie-temoin-des-interventions-imperialistes.html

Dans EUROPE

BELGIQUE : LA DICTATURE SANITAIRE S'INSTALLE AVEC VIOLENCE

Par Le 24/12/2020

Belgique, la dictature sanitaire s’installe, et elle est violente

Par Philippe Huysmans

Mondialisation.ca, 22 décembre 2020

Le Vilain Petit Canard 21 décembre 2020

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Dans cet article, je vais évoquer un fait-divers récent, qui s’est passé vendredi 18 décembre dans une habitation de Lasnes (Waterloo), au cours duquel des policiers étaient intervenus, vraisemblablement sur dénonciation, pour mettre fin à un rassemblement illégal, selon la formule consacrée.  En pratique, les ados de la famille avaient invités trois amis à eux, aussi ados, à la maison.  Des criminels endurcis, quoi.

Il se trouve que l’événement a été filmé en quasi-totalité, en partie par la mère des ados en question, et en partie par une amie de la famille.  Les images sont révoltantes, pareille violence est intolérable dans un état de droit.  Vous trouverez ici le témoignage de cette dame, qui s’appelle Valérie Grosjean.  Et la vidéo, si vous ne l’avez pas encore vue circuler sur les réseaux sociaux, vous pouvez la regarder ici.  Âmes sensibles, s’abstenir.

Et devinez quoi?  Les policiers accusent les membres de cette famille de les avoir attaqués : rébellion en bande, dis-donc.  Pas un ne porte évidemment la moindre trace de coup, par contre Mme Grojean s’est fait casser le nez, une dent, souffre probablement de lésions cérébrales et s’est évanouie à deux reprises du fait de l’étranglement qui lui était fait.  En termes crus, elle s’est fait littéralement casser la gueule.

La scène ayant été filmée et les violences ayant été observées par des témoins, gageons que l’enquête risque bien vite de conclure à une violence policière injustifiée, à moins que les magistrats n’écartent tous les faits accablant les policiers pour ne garder que leur version des faits sur base de leur seul témoignage.  Au point où l’on en est, plus rien ne m’étonnerait vraiment.

Mais le plus inquiétant ici, c’est la dérive totalitaire qui précède le fait-divers, c’est pratiquement sans précédent dans l’histoire de notre pays, et si l’on ne s’y oppose pas très vite, c’est la porte ouverte à des dérives bien plus graves encore.

Au commencement était la Constitution…

Art. 15 : Le domicile est inviolable; aucune visite domiciliaire ne peut avoir lieu que dans les cas prévus par la loi et dans la forme qu’elle prescrit1.

Quels sont ces cas prévus par la loi?

Il convient de faire ici le distinguo selon que la qualification des faits sera administrative ou pénale, puis nous évoquerons les exceptions (flagrant délit).

Il va sans dire que pour des faits graves relevant de la qualification pénale, c’est le juge d’instruction qui est habilité à rédiger un mandat de perquisition qui permettra aux forces de l’ordre d’investir un domicile privé à la recherche de personnes ou de preuves.

D’une manière générale, pour tous les faits dont la qualification sera administrative, les forces de l’ordre ne peuvent investir un domicile privé que sur base de l’accord écrit de la personne qui y réside.

Toutefois il existe deux exceptions à cette dernière règle :

Si la vie d’une personne à l’intérieur de ce domicile est manifestement en danger imminent

En cas de flagrant-délit

Dans le cas qui nous occupe, aucune de ces deux exceptions ne peut être retenue, rappelons que la police est intervenue sur dénonciation (suspicion, donc), et puis contrevenir aux arrêtés ministériels corona, notamment en invitant des gens à son domicile ne constitue pas des faits constitutifs d’une qualification pénale, mais seulement passibles d’une amende administrative.

On voit ici clairement qu’il s’agit d’un détournement de procédure, un abus de pouvoir, et c’est gravissime.

Comment les autorités (et les médias) justifient l’injustifiable

Les médias et les autorités n’ont pas traîné pour tenter de créer de toutes pièces une justification, même si à l’analyse, elle ne tient pas cinq secondes.

Infractions aux règles Covid : à quelles conditions les policiers peuvent-ils pénétrer dans votre habitation ?

(…) Lorsque l’infraction est constatée en flagrant délit. Cette troisième exception pourrait bien être la plus courante. Elle concerne les personnes qui sont en train d’enfreindre les règles ou qui viennent de les enfreindre quelques minutes plus tôt. « Dans ce cadre-là, la circulaire prévoit qu’en cas de flagrant délit la police ne pourra pénétrer sur les lieux que si elle a l’accord préalable du procureur du roi », a précisé Ignacio de la Serna. Entendez par là que cette condition est adjointe d’une seconde condition : un accord du procureur afin de garantir la « proportionnalité » de la visite domiciliaire sur base d’indices sérieux. Dans le cas de l’intervention à Waterloo, cet accord avait par exemple été donné.  Source : RTBF

Sauf que dans ce cas, il n’y avait pas de flagrant-délit mais seulement la suspicion d’une infraction ne donnant lieu qu’à une qualification administrative.  On ne voit pas trop ce que l’autorisation du Procureur du Roi vient faire là-dedans, il ne peut aller au-delà du prescrit légal.

Voyez un peu, nous en serions arrivés, sans même changer une virgule à la loi ou à la constitution, partant d’une situation dans laquelle le domicile était inviolable à une situation dans laquelle désormais, les forces de l’ordre pourraient rentrer chez vous sans votre permission à toute heure du jour ou de la nuit.

Vous le voyez, le loup?  Si l’on permet ça, vous pouvez oublier vos droits constitutionnels, puisqu’ils ne peuvent plus désormais être opposés à la toute puissance du pouvoir exécutif et judiciaire2.

Que vaut la constitution si ce sont les personnes en charge de la faire respecter qui la bafouent pour remplacer notre État de droit par une dictature?

Constitution de la Belgique, sur le site du Sénat.

je ne puis que vous conseiller l’excellente tribune publiée par deux avocates, Nathalie Colette-Basecqz et Elise Delhaise, dans le journal Le Soir intitulée «Bulles sociales et Covid-19: un réveillon qui fait du bruit».

Philippe Huysmans

La source originale de cet article est Le Vilain Petit Canard

Copyright © Philippe HuysmansLe Vilain Petit Canard, 2020

https://www.mondialisation.ca/belgique-la-dictature-sanitaire-sinstalle-et-elle-est-violente/5652245

Dans EUROPE

LES BOMBES NUCLEAIRES US B61-12 PROLIFERENT DANGEREUSEMENT EN EUROPE

Par Le 03/12/2020

E-Press du 3 décembre 2020

Thursday, 03 December 2020 3:00 PM  [ Last Update: Thursday, 03 December 2020 3:00 PM ]

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La B61-12 inerte a frappé le sol du désert dans la zone désignée de la cible environ 42 secondes après son lancement, ont indiqué les laboratoires Sandia, laboratoires nationaux du département de l’Energie. Ce sont ces laboratoires qui sont responsables de la production de la bombe B61-12.

Au sommaire :

1- Israël cède à la panique 

Pour David Menashri, professeur émérite à l'Université de Tel-Aviv (TAU) et directeur fondateur du Centre des études iraniennes, l'assassinat de commandants et de scientifiques iraniens ne peut que « diriger toute la région droit vers la crise et le danger ». 

L’universitaire israélien qui s’exprimait lors d’une table ronde sur la télévision anglophone chinoise CGTN, consacrée aux dernières évolutions au Moyen-Orient, a évoqué l'assassinat du très haut général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods (Force extérieure iranienne), et de Mohsen Fakhrizadeh, savant nucléaire iranien. « Depuis le retrait du président américain Donald Trump de l'accord nucléaire iranien, signé en 2015, la situation dans la région reste tendue », a-t-il indiqué. 

Rappelant que les assassinats sont le fruit amer de la politique de la terreur et ne font qu'exacerber la situation, il a déclaré : « Il revient à l'Iran et aux États-Unis de chercher à réduire les tensions et la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle est porteur de cette opportunité. »

« Ceux qui commettent de tels assassinats veulent resserrer l’étau sur l’Iran et le garder dans l’impasse. Ils veulent faire pression sur l'Iran et déstabiliser toute la région », a prévenu David Menashri.

Source : IRNA

2- Nouveau bardage des intérêts français ?

Les possibles coupures de courant d’énergie sont la conséquence du fait que nous avons pris la décision de délaisser le secteur nucléaire, analyse Jean-Louis Butré.

Selon le membre du groupe d’experts « Énergie et Vérité », l'éolien et les énergies renouvelables sont bien moins fiables en comparaison.

De renégociations en reculades avec la commission européenne, la France a bradé son industrie électrique à l’Allemagne. Elle pouvait se battre avec son industrie nucléaire, elle s’est placée sur le terrain des Energies Renouvelables (EnR) intermittentes et surtout celui de l’éolien dont elle ne possède aucun atout industriel.

En faisant ce choix elle s’est mise en position de faiblesse devant des adversaires. Comme disait Churchill après Munich : « Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. » La déclaration de Bruxelles d’un nouveau plan éolien offshore gigantesque conduit indirectement à la mise à mort de l’industrie nucléaire de la France. Il a été écrit par les industriels de la filière mondiale des Energies Renouvelables pour servir leurs intérêts. Ils dirigent la commission européenne depuis des années. Ils s’appuient sur les partis verts principalement allemands.

Depuis la décision de Merkel d’arrêter le nucléaire dans ce pays, suivi la semaine dernière par celle la Belgique, ils ont pris les commandes du pouvoir dans le domaine de l’électricité. Le plan éolien offshore européen balaie indirectement l’industrie nucléaire de la France empêtrée depuis des années dans des difficultés techniques et politiques ingérables et dont le déclin jour après jours se confirme, Gooltech est toujours à l’arrêt et Flamanville en perdition... Les 56 réacteurs nucléaires français seront fermés les uns après les autres à partir de 40 ans. Fessenheim a acté cette décision et la Programmation Pluriannuelle de l’Energie signée en catimini par Mme Elisabeth Borne ancienne Ministre de l’environnement, l’a « gravé dans le marbre ».

Source : Le Figaro

3- La Chine met en garde l'OTAN

La Chine a expliqué être prête à engager un dialogue avec l'OTAN. De son côté, l'organisation militaire voit Pékin comme l'ennemi public numéro 2 : cette hostilité est en partie liée aux enjeux de l'exploitation de matières premières sur le globe.

Comme le rapporte Reuters, Pékin a fait savoir le 1er décembre sa volonté d'établir un dialogue avec l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Lors d'un point presse effectué le jour-même, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a ainsi dit espérer que l'OTAN adopte la bonne attitude envers son pays.

Elle a également ajouté que la Chine était disposée à mener un dialogue et une coopération avec l'OTAN sur la base du respect mutuel et de l'égalité.

Pékin est « le deuxième pire ennemi de l'Alliance après la Russie ». Toutefois, la déclaration de Hua Chunying intervient dans la foulée de la publication par l'OTAN d'un rapport, destiné à consolider l'organisation militaire atlantiste, selon laquelle la Chine va devenir dans la prochaine décennie « le deuxième pire ennemi de l'Alliance après la Russie », ainsi que l'explique l'agence TASS.

Source : RT

4- MQ-9 US en Ukraine 

Selon les médias russes, l'US Army envisage de déployer des drones MQ-9 Reaper en Ukraine. Ils y sont envoyés afin de mesurer l’efficacité des systèmes de défense aérienne ukrainiens, mais les experts russes y voient une menace plutôt grave pour le Donbass.

Avia-pro explique que le drone américain MQ-9 Reaper participera pour la première fois à des exercices en Ukraine. Ils se dérouleront dans une zone sous commandement US et, pour la première fois, des spécialistes de la défense aérienne de l’USAF en Europe y participeront. 

L'objectif de ces exercices est un échange d’expériences en matière de l'organisation de la défense aérienne.

Selon le commandement de l'armée de l'air des forces armées ukrainiennes sur sa page Facebook, lors de ces exercices, les drones d'attaque américains tenteront de neutraliser la DCA ukrainienne. 

En outre, les unités anti-aériennes ukrainiennes procéderont à des exercices tels que la détection pratique, le ciblage et la destruction simulée du drone américain MQ-9 Reaper.

Ce serait plutôt peine perdue du côté des USA, estiment les observateurs, car il n'y a pas vraiment besoin de tels tests - le Yémen, l'Iran, la Libye et la Russie ont déjà prouvé que même les anciens systèmes de défense aérienne soviétiques peuvent neutraliser les drones américains. 

Source : Avia.pro

5- Les bombes nucléaires B61-12 profilèrent en Europe

Une vidéo publiée le 23 novembre par les Sandia National Laboratories, montre un chasseur USA F-35A qui, volant à vitesse supersonique à 3 000 mètres d’altitude, lance une bombe nucléaire B61-12.

La bombe ne tombe pas verticalement mais plane, jusqu'à ce que dans le kit de queue (Tail Kit Assembly ou TKA en anglais, NDT) des fusées s'allument qui lui impriment un mouvement rotatoire et la B61-12 (guidée par un système satellite) se dirige sur l'objectif qu'elle frappe 42 secondes après le lancement. Tout ceci se déroule en Europe.

Pierre Dortiguer nous donne des éclaircissements. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/12/03/639913/Les-B61-12--jonchent-l-Europe

 

Dans EUROPE

L’UNION EUROPEENNE ET L’ONU VOLENT AU SECOURS D’ « ISRAËL »

Par Le 28/11/2020

Le trio européen appelle l’Iran à la retenue

Saturday, 28 November 2020 6:46 PM  [ Last Update: Saturday, 28 November 2020 6:46 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le 27 novembre 2020, un scientifique du nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, a été tué en martyre près de Téhéran, dans une série d'attaques violentes. (Photo à titre d’illustration)

En réaction à l’assassinat du scientifique iranien du nucléaire et de la défense, Mohsen Fakhrizadeh, le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a appelé toutes les parties concernées à s’abstenir de toute action qui pourrait aggraver les tensions et la situation en général dans la région.

C’est sans mentionner de pays en particulier que le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a appelé toutes les parties à renoncer à toute démarche qui pourrait conduire à l’escalade des tensions.

De même les Nations unies ont appelé, vendredi 27 novembre, par la voix de Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, les parties concernées à faire preuve de retenue et à ne pas prendre de mesures irréfléchies face à l’assassinat du scientifique iranien de haut rang. 

Lire aussi : « Le lâche assassinat porte la signature d’Israël »

La

 

Le « Soleimani » du nucléaire iranien a été assassiné

L’Union européenne a qualifié ce samedi 28 novembre, l’acte terroriste de l’assassinat du scientifique du nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh de criminel et de violation du principe du respect des droits de l’homme.

« En publiant un communiqué, le porte-parole de l’UE a condamné aujourd’hui l’assassinat de Fakhrizadeh, » rapporte le réseau d’information de l’UE.

« Le 27 novembre 2020, un responsable du gouvernement iranien et plusieurs civils ont été tués à Absard dans une série d’attaques violentes », indique le communiqué concernant l’attaque terroriste d’hier à Damavand poursuivant qu’il s’agissait d’un acte criminel et contraire au principe de respect des droits de l’homme que défend l’Union européenne.

Le porte-parole de l’UE a également appelé toutes les parties à la retenue, déclarant : « Dans cette situation instable, il est plus important que jamais que toutes les parties restent calmes et exercent une retenue maximale afin d’éviter toute tension, ce qui ne profite à personne. »

Lire aussi : Scientifique iranien assassiné : Moscou réagit

Réagissant à l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh, Agnès Callamard, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, a tweeté : « un meurtre ciblé transfrontalier en dehors des conflits armés viole le droit international des droits de l’homme et la Charte des Nations unies. »

Israël: le faux-pas de trop?

Israël : le faux-pas de trop ?

Réagissant au lâche assassinat de Fakhrizadeh, le commandant en chef des forces armées iraniennes, l’Ayatollah Khamenei a déclaré dans un message clair : “L’éminent savant du nucléaire et de la défense du pays, Mohsen Fakhrizadeh, a été tué en martyr par des mercenaires à la solde des criminels qui tuent sans pitié. Ce fut une personnalité scientifique hors pair qui a sacrifié sa vie pour le progrès de la nation, progrès durable. Sa mort en martyr est bien la récompense qu’il méritait auprès du Tout-Puissant. J’appelle par conséquent tous les responsables du pays à entreprendre de toute urgence deux mesures importantes : d’abord, punir irréversiblement les auteurs et les commanditaires de ce crime abject et ensuite, poursuivre les travaux scientifiques et techniques qu’a entamés le martyr Fakhrizadeh et qu’il a menés d’une main de maître. La mort en martyr est une bénédiction qui mérite d’être félicitée. Je présente toutefois mes sincères condoléances à la famille du martyr ainsi qu’à la communauté scientifique du pays, à ses collègues et ses élèves. Et que Dieu lui accorde la place qu’il mérite.”

Une riposte anti-Israël dans 72 heures?

Une riposte anti-Israël dans 72 heures?

https://french.presstv.com/Detail/2020/11/28/639553/Iran--l-Europe-vole-au-secours-d-Israel

 

Dans EUROPE

HÔPITAUX EN ALLEMAGNE : TRIMER COMME AUTREFOIS ! LA BASSE-SAXE CONTRAINT LES PERSONNELS DE SANTÉ AUX SERVICES EN 12 HEURES !

Par Le 15/11/2020

HÔPITAUX EN ALLEMAGNE : TRIMER COMME AUTREFOIS ! LA BASSE-SAXE CONTRAINT LES PERSONNELS DE SANTÉ AUX SERVICES EN 12 HEURES !

 Solidarité Internationale PCF Allemagne, Corona-virus 0

15 NOV. 2020

Un comble dans de nombreux pays : Le Covid sert aux autorités à dégrader encore davantage la réponse aux besoins sanitaires et les conditions de travail des personnels de santé. En France, le « Ségur de la santé » a notamment servi à appliquer un règlement de l’UE abaissant de 12 à 11 heures la durée de repos obligatoire quotidien. Cette disposition lève une entrave à la généralisation du travail en 12 heures, épuisant sur le moment, usant au fil des ans. Les régions allemandes suivent la même méthode. Exemple en Basse-Saxe. Article paru dans le quotidien socialiste allemand « Junge Welt ». Traduction MlN pour « Solidarité Internationale PCF – vivelepcf – Cahiers communistes ».

Privatisation, austérité, « optimisation » radicale des coûts : les personnels de santé des cliniques et des maisons de retraite font les frais de décennies de politique de dégradation de l’offre de santé avec des conditions de travail de plus en plus mauvaises. Cette situation critique, causée par ces choix politiques, menace de se transformer en désastre sanitaire avec le coronavirus. Le ministère des affaires sociales de Basse-Saxe répond au problème par une attaque sur le droit du travail. Par une disposition générale, le ministère revient une deuxième fois temporairement sur un acquis durement gagné, la journée de 8 heures pour les soignants. Il fait des services en 12 heures la norme. La Chambre des personnels de santé [Pflegekammer] sonne l’alarme.

Normalement, en ce qui concerne les professions de santé, le temps de travail maximal légal est établi à 8 heures par jour et 48 heures par semaine. Uniquement à titre exceptionnel la durée de travail journalière peut être portée provisoirement à 10 heures. Pour la première fois dans l’histoire, au moins jusqu’au 31 mai 2021, la Basse-Saxe déroge : il est possible désormais de faire trimer les personnels de santé jusqu’à 12 heures par jour et 60 heures par semaine.

Le décret ne prévoit ni repos compensatoires, ni prime pour le travail supplémentaire, comme l’a fait constater la présidente de la Chambre des professions de santé de Basse-Saxe, Nadya Klarmann, lundi 2 novembre. Ne serait envisagée qu’une journée de repos, dans des cycles de 8 semaines, pour les dimanches et les jours fériés travaillés. Pour Mme Klarmann, la région n’a rien fait « pendant des mois » pour préparer les institutions sanitaires à affronter les suites prévisibles de la pandémie. Encore une fois, on demande aux salariés des secteurs concernés de prendre sur leur propre santé pour « sauver la situation ». Le gouvernement régional n’a rien entendu.

Pour Mme Klarmann, cette disposition n’est pas acceptable. « Déjà, dans les conditions actuelles, avec tout l’équipement spécial de protection, le travail en 8 heures est extrêmement pénible ». En procédant de cette façon, on ne va pas gagner de nouvelles ressources humaines, au contraire : les soignants vont encore davantage être poussés à quitter leur profession. Mme Klarmann demande de la Région de Basse-Saxe de « revenir immédiatement sur son décret ». Pour elle, le système de santé ne va pas craquer par manque de lits ou d’appareils de réanimation mais parce que les professionnels sont poussés à bout comme jamais.

La fédération de Basse-Saxe du parti « Die Linke » a également fortement réagi. Son président, Lars Leopold a dénoncé, dans une intervention du 3 novembre, la remise en cause du droit du travail par le gouvernement régional sans tenir compte de l’assemblée et des intéressés. La députée Pia Zimmermann a également déclaré : ceux qui subissent sont les salariés, les patients et les habitants. Le manque de personnel de santé est connu depuis longtemps. La réponse doit être tout autre. On devrait créer « des incitations pour ramener les quelque 400000 personnels de santé, formés, nationalement, qui se sont détournés de leur profession à cause des mauvaises conditions de travail et de rémunération ».

Susan Bonath

Le 4 novembre 2020,

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/11/hopitaux-en-allemagne-trimer-comme-autrefois-la-basse-saxe-contraint-les-personnels-de-sante-aux-services-en-12-heures.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

Dans EUROPE

COVID-19 : PLUS DE 300 000 MORTS EN EUROPE OU LE RECONFINEMENT S'ETEND

Par Le 07/11/2020

Covid-19: Plus de 300.000 morts en Europe où le reconfinement s’étend

Covid-19: Plus de 300.000 morts en Europe où le reconfinement s’étend

 

 

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Par AlAhed avec AFP

Sur le continent européen, la pandémie de coronavirus a désormais provoqué la mort de 300 000 personnes et infecté plus de 12 millions d'individus. Ces chiffres font de l'Europe la seconde zone la plus endeuillée du monde, après l'Amérique latine et les Caraïbes (408 841 décès). En raison de la seconde vague épidémique galopante, plusieurs pays d'Europe se sont déjà reconfinés, à l'instar de la France, l'Irlande ou du Royaume-Uni. Mais ce confinement s'étend désormais un peu plus pour comprendre la Grèce et certaines régions d'Italie.

À partir de samedi, les Grecs devront montrer patte blanche pour quitter leur domicile : pour chaque sortie, il faudra indiquer par SMS le motif et l'horaire, et attendre le feu vert des autorités, également par SMS.

Plus de 1,2 million de morts dans le monde

Le confinement, qui devrait durer trois semaines – peut-être davantage –, épargnera supermarchés, épiceries, stations-service, pressings et animaleries. Mais, comme en France, les librairies devront, à leur grand dam, tirer le rideau. Le coronavirus a fait 702 morts au total dans le pays, mais c'est surtout le nombre de malades hospitalisés en soins intensifs qui fait planer le risque d'une saturation des hôpitaux.

Depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, le Covid-19 a fait au moins 1 235 148 morts dans le monde et a officiellement infecté plus de 48,7 millions de personnes, selon un comptage réalisé vendredi par l'Agence France-Presse à partir de sources officielles. Pour la première fois, le cap des 600 000 nouveaux cas vient même d'être franchi.

16 millions d'Italiens reconfinés

Face à cette deuxième vague, un couvre-feu national de 22 heures à 5 heures va entrer en vigueur vendredi en Italie jusqu'au 3 décembre. Comme en Grèce, les lycées passent à l'enseignement à distance, et les musées sont fermés, de même que les centres commerciaux durant le week-end. De nouvelles «zones rouges» – Lombardie, Piémont, Val d'Aoste et Calabre – ont été déclarées «à haut risque» et 16 millions d'Italiens renouent avec le confinement, plus léger cependant qu'au printemps dernier.

Dans la cité lombarde de Bergame, un cortège disparate de plusieurs centaines de personnes, restaurateurs, commerçants, militants d'extrême droite, a manifesté contre cette mesure au cri de «Liberté» et à coups de fumigènes dans la nuit devant la maison du maire. «Il y a plus de lassitude et de méfiance» par rapport au confinement de mars, a constaté l'édile, Giorgio Gori, sur Facebook.

Un tour de vis pas toujours bien accepté

En Norvège, pourtant un des pays d'Europe les moins touchés par la pandémie, les autorités serrent aussi la vis. À Oslo, bars et restaurants ne pourront plus servir d'alcool à partir de lundi et salles de gym, cinémas, théâtres et piscines devront fermer leurs portes. L'enseignement à distance va s'étendre dans les lycées de la ville et d'autres régions. De Londres à Ljubljana, ces nouvelles mesures génèrent des protestations, parfois émaillées de violences. Dans la capitale slovène, une manifestation contre le confinement de plusieurs centaines de personnes a dégénéré en violents affrontements jeudi soir.

En France, reconfinée depuis le 30 octobre, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 a franchi le cap des 60 000 au cours des 24 dernières heures et le bilan total des décès depuis le début de l'épidémie s'approche des 40 000, a fait savoir vendredi Santé publique France. Plus de 400 commerces d'Annecy, dans l'est du pays, ont apposé sur leur vitrine une affichette «À vendre» avec le numéro non pas d'une agence immobilière mais du palais présidentiel de l'Élysée. La Chine bloque désormais l'arrivée des voyageurs étrangers en provenance de France et d'une dizaine d'autres nations très touchées par le Covid-19 afin d'éviter toute résurgence de l'épidémie sur son sol.

Un programme de dépistage massif au Royaume-Uni

L'Angleterre est elle aussi confinée depuis jeudi : les commerces non essentiels ont dû fermer et les restaurants, pubs et cafés ne peuvent proposer que des livraisons ou ventes à emporter. Les écoles, elles, restent ouvertes. À Liverpool, les autorités ont lancé vendredi un programme de dépistage massif, voyant dans cet essai pilote une porte de sortie possible au confinement. «Faites-le pour vous-même, votre famille, vos collègues et votre ville», a encouragé le très populaire entraîneur du club de football Jürgen Klopp.

La compagnie britannique à bas coût easyJet va réduire encore ses capacités de vols pour les trois derniers mois de l'année, à « 20 % au plus» de ce qu'elle prévoyait initialement pour cette période. Sa concurrente Ryanair ne cesse, elle aussi, de revoir à la baisse ses capacités de vols pour les mois à venir.

Le Danemark se défend de semer la panique après la découverte d’une mutation du coronavirus chez les visons

Le Danemark s’est défendu vendredi de semer la panique après la découverte d’une mutation problématique du coronavirus provenant des visons, qui pourrait, selon lui, menacer l’efficacité d’un futur vaccin humain et l’amène à abattre tous ces mammifères et fermer une partie du pays. «Nous prenons les mesures nécessaires et appropriées» face à un développement «inquiétant», a déclaré le ministre des affaires étrangères, Jeppe Kofod, lors d’une conférence de presse destinée aux médias étrangers.

Le Danemark avait suscité l’inquiétude mercredi en annonçant l’abattage massif de tous les visons du royaume – soit 15 à 17 millions de têtes – après la découverte d’une mutation transmissible à l’homme déjà décelée chez douze personnes. Onze cas ont été identifiés dans la seule région du Jutland du Nord, où ont depuis été imposées des restrictions drastiques par rapport aux standards scandinaves: dans sept municipalités, les 280 000 habitants sont sommés de ne pas sortir de leur commune et les transports en commun sont mis à l’arrêt, quand les bars et restaurants ferment.

https://french.alahednews.com.lb/37411/321

 

Dans EUROPE

ZONE EURO : CONFIRMATION D'UNE PROFONDE RECESSION. PAS DE RETOUR RAPIDE A LA NORMALE

Par Le 05/11/2020

Zone euro: profonde récession confirmée, pas de retour rapide à la normale

Zone euro: profonde récession confirmée, pas de retour rapide à la normale

 

 

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Par AlAhed avec AFP

Une économie en profonde récession, un rebond moins fort que prévu et des dettes qui s'envolent: l'épidémie de coronavirus s'avère désastreuse pour la zone euro, selon un bilan établi jeudi par la Commission européenne, qui n'entrevoit pas de retour rapide à la normale.

Dans ses dernières prévisions économiques, l'exécutif européen anticipe une chute de 7,8% du produit intérieur brut (PIB) de la zone en 2020.

Cette récession est un peu moins grave que les -8,7% anticipés cet été, mais le rebond espéré l'an prochain (+4,2%) devrait aussi être beaucoup moins fort que le chiffre de 6,1% initialement prévu.

En cause: la «seconde vague de la pandémie» de coronavirus, qui «anéantit nos espoirs d'un rebond rapide», a expliqué Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission.

La Commission européenne anticipe pour l'instant que l'économie «reviendra à peine au niveau pré-pandémique en 2022». Mais elle souligne que le «degré élevé d'incertitude» qui pèse encore sur l'économie fait courir «des risques de détérioration» de ses perspectives et elle penche plutôt pour un retour à la normale en 2023.

Parmi ces incertitudes, l'état des futures relations commerciales de l'UE avec le Royaume-Uni, au moment où Londres et Bruxelles peinent à négocier un accord qui entrerait en vigueur l'an prochain. Cela «pèse clairement» sur les perspectives économiques de l'UE, a estimé Valdis Dombrovskis.

Dans ses prévisions, la Commission part d'ailleurs du principe que les négociateurs ne parviendront pas à s'entendre sur un traité de libre-échange.

Si l'ensemble des 19 pays de la zone euro entrent en récession cette année, trois souffrent particulièrement: l'Espagne (-12,4%), l'Italie (-9,9%) et la France (-9,4%).

L'Allemagne, première économie de la région, parvient elle à limiter l'ampleur de la chute, avec un PIB en recul de 5,6% en 2020.

Ces difficultés économiques ont conduit les Etats membres à dépenser sans compter dans l'espoir de relancer leurs économies, ce qui a un impact sur les déficits publics, qui devraient largement se creuser, au-delà même de 10% en 2020 pour la France, l'Italie, l'Espagne et la Belgique.

Conséquence évidente, la dette des Etats membres devrait s'envoler en 2020: elle dépassera 100% du PIB dans l'ensemble de la zone euro.

Les niveaux seront particulièrement élevés en Grèce (207,1% en 2020) et en Italie (159,6%). La dette française devrait quant à elle atteindre 115,9% du PIB en 2020 et continuer à progresser en 2021 et 2022.

https://french.alahednews.com.lb/37391/321

 

Dans EUROPE

M.K. BHADRAKUMAR : ANATOMIE DE LA TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT EN BIÉLORUSSIE

Par Le 02/09/2020

Anatomie de la tentative de coup d’État en Biélorussie

Par M. K. Bhadrakumar

Mondialisation.ca, 01 septembre 2020

Indian Punchline 30 août 2020

Région : 

Thème: 

Le Président russe Vladimir Poutine a révélé dans une interview télévisée le 27 août que les Américains, entre autres, avaient alimenté les troubles en Biélorussie. Il a expliqué que la présence controversée de 33 ressortissants russes (avec un passé militaire) à Minsk à l’approche de l’élection présidentielle en Biélorussie le 8 août, qui a brièvement créé un malentendu entre Minsk et Moscou, était en fait une opération conjointe des services de renseignement ukrainiens et américains.

Les ressortissants russes ont apparemment reçu des offres d’emploi et ont été « simplement attirés là-bas (Minsk), traînés à travers la frontière … de facto, ils ont été amenés avec de faux documents ». De toute évidence, la Russie est en possession de renseignements précis.

Poutine s’est exprimé alors même que le Secrétaire d’État adjoint américain Stephen Biegun concluait ses entretiens avec de hauts fonctionnaires russes à Moscou mercredi. Selon un rapport de VOA, les consultations de Biegun « ont marqué une intensification des efforts américains pour trouver une solution pacifique en Biélorussie ». Le rapport note qu’en se rendant à Moscou, Biegun a « signalé que Washington n’était pas prêt à accepter les efforts de Loukachenko, le Président de la Biélorussie, pour faire de l’impasse électorale une confrontation Est-Ouest qui pourrait déclencher une implication directe de la Russie ».

En d’autres termes, Biegun était en mission de « contrôle des dégâts ». Cela peut être considéré comme un aveu de défaite dans le projet de changement de régime soutenu par les États-Unis en Biélorussie. Il est concevable que les responsables russes aient partagé avec Biegun leurs renseignements concernant l’implication de la CIA. Par la suite, des lectures identiques et précises ont été publiés par les parties russe et américaine sans divulguer aucun détail.

La CIA va donc réduire ses opérations en Biélorussie, du moins pour le moment. Un commentaire intitulé « What’s Next for the Peaceful Uprising in Biélorussie ? » de l’Institut Américain pour la Paix voit « la possibilité d’apporter des changements » en Biélorussie, mais conclut en disant : « Bien qu’il n’y ait aucune garantie de succès, il y a des raisons d’espérer. Au minimum, les Biélorusses ont acquis un nouveau sens de la dignité et une nouvelle croyance dans le pouvoir de l’action collective non violente ».

Cette opération semble avoir été bien planifiée. Sous la houlette de journalistes, les services secrets occidentaux ont déployé des dizaines d’agents spéciaux en Biélorussie. Loukachenko a ordonné leur expulsion. Les « reporters » d’Associated Press, de Radio Liberty et de la BBC ont vu leur accréditation annulée. Un « photo-journaliste » suédois, vraisemblablement un agent des services de renseignement, a été arrêté et libéré sur intervention personnelle de l’Ambassadeur de Suède en Biélorussie et a pris l’avion pour quitter Minsk.

D’après la réaction pro forma de l’Union Européenne jusqu’à présent, Bruxelles a une idée juste de ce qui s’est réellement passé – qu’il y a eu une opération américaine avec la participation active de la Pologne et de la Lituanie (tous deux pays de l’UE) et de l’Ukraine. Il n’est pas surprenant que les déclarations de l’OTAN aient été plutôt agressives. L’OTAN a également commencé des exercices aériens en Pologne et en Lituanie, coïncidant avec les troubles en Biélorussie.

Cependant, les grandes puissances européennes – Allemagne, France, Italie – ne voulaient pas s’empêtrer. Leurs principaux dirigeants ont téléphoné à Poutine pour apaiser les tensions. L’UE a d’abord proposé l’OSCE comme médiateur, mais Moscou a senti que cela pourrait conduire à une entrée clandestine des services de renseignement américains. L’OSCE est dirigée par les puissances de l’OTAN et est sous la coupe des Américains.

L’élément décisif a été l’avertissement sévère du Kremlin selon lequel si l’opération occidentale se poursuivait, la Russie n’aurait d’autre choix que d’intervenir. L’avertissement a été donné au niveau de Poutine, en précisant très clairement que la Russie n’acceptera pas un changement de régime à Minsk pour détourner la Biélorussie dans le camp américain. Moscou a fait valoir ses intérêts particuliers en Biélorussie au regard du droit international. Dans son interview télévisée de jeudi, Poutine a déclaré avec insistance :

« En effet, le Traité de l’Union… et le Traité de Sécurité Collective (OTSC) comportent des articles qui stipulent que tous les États membres de ces organisations, notamment l’État de l’Union, qui ne comprend que deux États – la Russie et la Biélorussie – sont tenus de s’entraider pour protéger leur souveraineté, leurs frontières extérieures et leur stabilité… À cet égard, nous avons certaines obligations envers la Biélorussie, et c’est ainsi que M. Loukachenko a formulé sa question. Il a dit qu’il aimerait que nous lui apportions notre aide si cela s’avérait nécessaire. J’ai répondu que la Russie respecterait toutes ses obligations.

M. Loukachenko m’a demandé de créer un groupe de réserve de personnel chargé de l’application de la loi, ce que j’ai fait. Mais nous avons également convenu que ce groupe ne serait pas utilisé à moins que la situation ne devienne incontrôlable… nous sommes arrivés à la conclusion que maintenant ce n’est pas nécessaire, et j’espère qu’il ne sera jamais nécessaire d’utiliser cette réserve, c’est pourquoi nous ne l’utilisons pas ».

Poutine a clairement indiqué que Moscou est aux côtés de Loukachenko.

Les événements en Biélorussie constituent un moment décisif. La Russie ne permettra pas une autre révolution de couleur de type ukrainien dans le « proche voisinage », visant à l’encercler avec des gouvernements hostiles. Mais l’intervention de Moscou, si tant est qu’elle ait lieu, sera conforme au droit international et découlera d’une invitation du pays concerné.

En d’autres termes, la Russie considère qu’il est de la prérogative des pays de l’OTSC de gérer leurs affaires intérieures sans ingérence extérieure illégale. Cela étant dit, Moscou a invoqué la doctrine de sécurité collective de l’OTSC. Cela crée un précédent. L’OTSC comprend l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie et le Tadjikistan. Un projet de changement de régime parrainé par la CIA dans l’un de ces pays peut se retrouver dans la ligne de mire de l’OTSC. Étant donné que l’OTSC est de facto dirigée depuis Moscou, tout autre projet de changement de régime en Asie Centrale ou dans le Caucase déclenchera des contre-mesures russes.

Plus important encore, Moscou ne sera pas prescriptif. Poutine a soutenu la proposition de Loukachenko de rédiger une nouvelle constitution et d’organiser de nouvelles élections présidentielles et parlementaires, mais la transition doit être légale et ordonnée. Cette approche russe est déjà évidente au Kirghizstan (2005), au Turkménistan (2006) et en Ouzbékistan (2016). Même dans le cas de la Géorgie (2003) et de l’Ukraine (2004 et 2014), la Russie ne s’est pas opposée aux transitions, mais l’Occident les a transformées en contestations géopolitiques pour installer des régimes anti-russes.

Il faut cependant ajouter une mise en garde. Poutine a également souligné que la Biélorussie est un cas très particulier. Il a déclaré, en faisant clairement référence aux États-Unis, que « certaines forces aimeraient voir quelque chose de différent se produire là-bas (Biélorussie) ». Elles voudraient influencer ces processus et apporter les solutions qui conviendraient à leurs intérêts politiques ». La Russie ne peut pas se permettre de voir de tels desseins malveillants réussir en Biélorussie.

Selon les mots de Poutine, « Cette nation est très proche de nous (la Fédération de Russie) et peut-être la plus proche, tant en termes de proximité ethnique, de langue, de culture, de spiritualité que d’autres aspects. Nous avons des dizaines ou probablement des centaines de milliers, voire des millions, de liens familiaux directs avec la Biélorussie ». De plus, la Russie s’approvisionne en Biélorussie pour près de 90% de ses importations de produits agricoles.

M.K. Bhadrakumar

 

Article original en anglais : Anatomy of coup attempt in Belarus, Indian Punchline, le 30 août 2020

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Indian Punchline

Copyright © M. K. BhadrakumarIndian Punchline, 2020

https://www.mondialisation.ca/anatomie-de-la-tentative-de-coup-detat-en-bielorussie/5648875


 

Dans EUROPE

SELON LOUKACHENKO, L'OCCIDENT SE SERT DE LA BIÉLORUSSIE COMME TREMPLEIN CONTRE LA RUSSIE

Par Le 28/08/2020

L’Occident se sert de la Biélorussie comme «tremplin» contre Moscou, selon Loukachenko

L’Occident se sert de la Biélorussie comme «tremplin» contre Moscou, selon Loukachenko

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Par AlAhed avec AFP

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a accusé vendredi 28 août les Occidentaux de vouloir le renverser dans le but d'atteindre et d'affaiblir la Russie.

Pour l'Occident, «la Biélorussie, c'est juste un tremplin vers la Russie, comme toujours», a-t-il dit selon l'agence de presse d'Etat Belta.

«Contrairement à Hitler qui avait envoyé son armée sur Moscou, eux cherchent à casser le pouvoir en place, le remplacer par un nouveau qui demandera une aide militaire à un autre pays et déploiera des troupes», a-t-il ajouté.

Poutine prêt à intervenir

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé la veille être prêt à dépêcher des hommes en Biélorussie si les protestations contre la réélection d'Alexandre Loukachenko le 9 août devaient dégénérer.

Ce dernier a ainsi juré vendredi de prendre des sanctions contre la Pologne et la Lituanie qui ont exprimé leur soutien aux protestataires en accusant le pouvoir de fraudes électorales et de violences policières à l'égard des manifestants.

Des dizaines de milliers de Biélorusses sont sortis dans les rues dénoncer ces trois dernières semaines la réélection qu'ils jugent «frauduleuse» d’Alexandre Loukachenko, estimant que sa concurrente, Svetlana Tikhanovskaïa, désormais réfugiée en Lituanie, avait gagné.

https://french.alahednews.com.lb/36537/321


 

Dans EUROPE

SELON LOUKACHENKO, L'OTAN A TRANSFÉRÉ A LA FRONTIÈRE DE LA BIÉLORUSSIE 18 CHASSEURS AMÉRICAINS F-16

Par Le 28/08/2020

Alexandre Loukachenko le 16 août 2020

L’Otan a transféré à la frontière de la Biélorussie 18 chasseurs américains F-16, selon Loukachenko

© Sputnik / Viktor Tolochko.

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L’Occident fait peser une menace militaire réelle sur la Biélorussie, a affirmé le Président du pays Alexandre Loukachenko en constatant que l’Otan avait transféré aux frontières de son pays 18 chasseurs américains et en ajoutant qu’il supposait «le pire».

Le Président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré qu’une menace militaire émanant de l’Occident pesait réellement sur le pays, selon l’agence BelTA. Il a précisé que l’Otan avait transféré 18 chasseurs américains F-16 aux frontières de la Biélorussie et avait entamé des exercices.

«Si je vous parle de ces chenilles de chars en Pologne et en Lituanie, c’est que nous ne sommes pas idiots. S’ils étaient à côté de Berlin ces F-16 américains, ils auraient pu y rester. Non, ils les ont transférés ici, à 15 ou 20 minutes de vols de notre territoire. Pour moi, en tant que commandant en chef, cela pose des questions. 18 avions. Personne ne sait ce qui est accroché sous leurs ailes. Peut-être une arme nucléaire. Moi, je suppose le pire. Par conséquent, je devais réagir», a-t-il souligné.

Alexandre Loukachenko a ajouté que, sur fond de dangers extérieurs, il était contraint de faire appel à la réserve militaire.

«Pourquoi c’est précisément à ce moment qu’ils ont commencé à déployer des unités de l’Otan à nos frontières?», a lancé Alexandre Loukachenko. «Ils organisent des exercices tout près de la frontière. Que dois-je faire? Moi aussi j’ai déployé des unités à la frontière et mis en état d’alerte la moitié de l’armée. Or, cela revient cher.»

Alexandre Loukachenko a déclaré que s’il y avait le «moindre geste» à la frontière occidentale de l’Union de la Russie et de la Biélorussie, Minsk et Moscou engageraient le groupe conjoint des forces armées.

À l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité biélorusse, le Président avait chargé le ministère de la Défense de suivre de près le mouvement des troupes de l'Otan en Pologne et en Lituanie et de «ne pas hésiter» à déployer ses unités en directions de leurs déplacements. Le ministère biélorusse de la Défense a entamé ce 28 août des exercices tactiques non loin de la frontière lituanienne.

Situation en Biélorussie

 

 

Conseil européen à Bruxelles, le 20 juillet 2020

© AP PHOTO / JOHN THYS

Ingérences de l’UE en Biélorussie: «un jeu de faux-cul extraordinaire!» selon Thierry Mariani

Vladimir Poutine avait pour sa part évoqué, dans un entretien du 27 août, les engagements de la Russie à l’égard de son voisin en indiquant qu’une réserve de police avait été formée à la demande d’Alexandre Loukachenko, mais qu’elle ne serait dépêchée dans le pays que si la situation devenait hors de contrôle.

 

Une vague de manifestations déferle sur le pays depuis l’annonce des résultats de la présidentielle du 9 août qui, selon la Commission électorale centrale, a été remportée par Alexandre Loukachenko avec 80,1% des voix. Les forces de l’ordre ont réprimé les actions durant les premiers jours avec des lacrymogènes, canons à eau et balles en caoutchouc. Les données officielles font état de quelque 6.700 interpellations, de plusieurs centaines de blessés, ainsi que de trois morts.

Des actions de soutien au Président se sont également tenues à travers le pays.

https://fr.sputniknews.com/international/202008281044333653-lotan-a-transfere-a-la-frontiere-de-la-bielorussie-18-chasseurs-americains-f-16-selon-loukachenko/


 

Dans EUROPE

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE ALLEMAND : NE TOUCHEZ PAS A LA BIÉLORUSSIE !

Par Le 22/08/2020

Déclaration du Comité central du Parti communiste allemand : Ne touchez pas à la Biélorussie !
 20 août 2020
8/21/20 15H17
Ne touchez pas à la Biélorussie !

 

Le 9 août, des élections ont eu lieu en République de Biélorussie, remportées par le président de longue date Alexandre Loukachenko, selon la commission électorale. L'opposition avait déjà annoncé avant les élections qu'elle ne reconnaîtrait pas un tel résultat, et a déclaré sa candidate Svetlana Tikhanovskaya gagnante. Depuis lors, il y a eu des protestations, dont certaines violentes, avec au moins un mort parmi les manifestants, des blessés des deux côtés, ainsi que des arrestations. Des grèves ont également eu lieu dans plusieurs usines.

 

Sans aucune preuve, les États-Unis et l'UE n'ont pas reconnu les résultats des élections et soutiennent l'opposition. Cela vaut également pour le gouvernement allemand et tous les partis au Bundestag. Des sanctions ont été exigées immédiatement.

 

Cela a été précédé par des années de campagne menée par les États-Unis, l'OTAN et l'UE contre la Biélorussie. Les raisons en sont évidentes. S'il était possible de déstabiliser la Biélorussie et de la faire entrer dans la sphère d'influence de l'OTAN, cette alliance de guerre se serait beaucoup rapprochée de son objectif d'encercler complètement la Fédération de Russie. En outre, le Belarus est la seule ancienne république soviétique dans laquelle une grande partie de la production est restée entre les mains de l'État et les acquis sociaux ont été préservés, du moins en partie.

 

L'opposition soutenue par l'Occident, dirigée par Tikhanovskaya, demande en revanche la privatisation d'une grande partie des entreprises d'État, qui doivent être reprises par des investisseurs étrangers. La terre doit être transformée en marchandise, le logement privatisé, les normes du marché et les normes de l'UE adoptées. Des coupes et des privatisations dans le secteur de la santé sont prévues, et la liste des traitements gratuits doit être fortement réduite. Les demandes habituelles du FMI sont prévues avant même d'être introduites.

 

Tout cela peut être lu dans les publications de l'opposition. Il y a la menace d'un scénario comme 2013/14 en Ukraine, avec toutes les conséquences sociales, politiques et économiques qui auraient pu y être observées. Cela inclut également le nationalisme - les drapeaux blanc-rouge-blanc des manifestants en Biélorussie étaient les couleurs des collaborateurs de la Wehrmacht fasciste de 1943 à 1945.

 

Bien sûr, de nombreux citoyens du Belarus qui veulent agir contre les problèmes et les griefs dans le pays participent aux manifestations. Beaucoup d'entre eux ne sont probablement pas intéressés par le programme de l'opposition décrit ci-dessus. Ils ne veulent pas d'une deuxième Maidan ou d'une extension de l'influence de l'OTAN et de l'UE pour inclure le Belarus. Personne ne s'intéressera à eux si l'opposition soutenue par l'impérialisme réussit sa stratégie.

 

L'ingérence dans les affaires intérieures de la République du Bélarus et l'encerclement agressif de la Fédération de Russie augmentent considérablement le danger de guerre. Nous disons : "Ne touchez pas à la Biélorussie !

 

Nous exigeons du gouvernement fédéral :

- La reconnaissance de la souveraineté de la République de Biélorussie !

- Plus aucune ingérence dans les affaires intérieures de la République de Biélorussie !

- Pas de sanctions et pas de guerre hybride contre la Biélorussie - le peuple biélorusse doit pouvoir décider de sa propre voie !

source :  http://www.solidnet.org/article/German-CP-Statement-of-the-Central-Committee-of-the-German-Communist-Party-August-20-2020/


 

Dans EUROPE

LA DENONCIATION DE L’ANTICOMMUNISME DE LA GRANDE EUROPE GERMANO-IMPÉRIALISTE DE BRUXELLES

Par Le 17/08/2020

http://comaguer.over-blog.com

Bulletin n° 409 – 13 Aout 2020

 

Obstination de la propagande occidentale

A l’automne 2019 le Parlement européen, récemment élu, a voté à une large majorité une résolution visant à minimiser le rôle décisif de l’URSS dans l’écrasement du régime nazi et à mettre sur le même pied le vainqueur socialiste et le vaincu fasciste avec la fausse équivalence fabriquée dans les officines occidentales de la guerre froide STALINE = HITLER.

Comme si cet affrontement à la vie à la mort qui a fait plus de 30 millions de morts pouvait être comparé à un face à face armé entre deux brutes dans la poussière de la rue principale d’un village d’un certain Ouest lointain. Cette imagerie infantilisante, ce mensonge écrit et diffusé par le pays qui a tiré tous les marrons du feu de cette guerre affreuse sont en service depuis des décennies.

Le texte qui suit publié par le parti communiste bolchevique de toute l’Union Soviétique  (PCbtus) créé en 1991 après la dissolution de l’URSS et diffusé en France par le bimestriel « Nouvelles d’URSS » aujourd’hui disparu montre que, dix ans avant la résolution du Parlement Européen, deux instances européennes : l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)  et l’Assemblée permanente du Conseil de l’Europe (APCE) avaient tenu le même langage falsificateur. Heureusement la Russie n’a pas obéi à l’injonction occidentale et n’a pas renoncé aux manifestations à la gloire du passé soviétique.

***

 Extrait de «Nouvelles d 'U. R. S. S. (n° 99, septembre-octobre 2009)

***

La dénonciation de l 'anticommunisme de Ia Grande Europe germano—impérialiste de Bruxelles Vous ne ferez pas disparaitre l' idéologie communiste, Messieurs Ies impérialistes !

DÉCLARATION DU SECRÉTARIAT DU C.C. DU P.C.B. A PROPOS DE L ‘ADOPTION, PAR L'ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE L'O.S.C.E., D'UNE RÉSOLUTION QUI A MIS SUR UN MEME PIED LE STALINISME ET LE NAZISME

I 'Assemblée parlementaire de I 'Organisation pour Ia sécurité et Ia coopération en Europe (O.S.C.E. a adopté Ia résolution «Réunification de I' Europe divisée: défense des droits de I' homme et des libertés civiques dans Ia région de l'O.S.C.E. au XXIe siècle». Cette «résolution» «condamne» Ies «crimes du stalinisme» en mettant sur un rnême pied Ie «stalinisme» et Ie nazisme et exige de Ia Russie (membre de 1' O.S.C.E.) qu'elle renonce aux manifestations à Ia gloire du passé soviétique (souligné par Comaguer) et «s'affranchisse des structures» qui «enjolivent cette histoire». Cette «résolution» «appelle instamment Ies États membres de l'O.S.C.E. ouvrir, leurs archives historiques et politiques», encourager et soutenir I ‘activité des O.N.G. qui réalisent un travail civilisateur de recherche scientifique sur Ies crimes des régimes totalitaires» et beaucoup d’autres choses encore dans le même esprit. (Il s’agit naturellement de la Russie plus spécialement, et non pas des États européens. Nous considérons tout cela comme une incitation à une nouvelle «réécriture» et à la falsification de l’histoire de l’U.R.S.S.)

Cette «résolution», comme cela y est mentionné, a été adoptée en appui à l’«initiative» de l’Union européenne de «déclarer le 23 août …… c’est—à—dire le jour de la signature il y a 70 ans du pacte Molotov Ribbentrop —— journée européenne commune du souvenir des victimes du stalinisme et du nazisme au nom de la conservation du souvenir des victimes des déportations et exécutions massives».

Tout en mettant sur un même pied, dans un esprit de propagande goebbelsienne, le «stalinisme» et le nazisme, ce qui est politiquement d’une ignorance crasse et d’une profonde absence de logique, les auteurs de cette «résolution» n’ont pas soufflé mot, on ne sait pourquoi, de la nécessité de lutter contre le nationalisme extrémiste juif, ce nazisme moderne, ou sionisme, qui a présent n’a pas renoncé à ses prétentions a la domination mondiale et qui, en sa qualité d’idéologie d’État des États—Unis d’Amérique (É.-U.A.) et d’Israël, commet des horreurs au Proche—Orient, exterminant physiquement la population arabe. En ce qui concerne les É.-U.A, les faits de génocide commis par cet empire du mal dans de nombreuses régions du monde sont plus que suffisants. Tout en mettant en relief dans cette «résolution» le «caractère unique de l’Holocauste» comme étant le plus important les auteurs de cette «résolution» ont oublié de dire, on ne sait pourquoi, que c’est précisément le «totalitarisme stalinien» qui a sauvé les Juifs de l’extermination totale par les hitlériens, ayant payé pour cela des millions de vies de Soviétiques sur les fronts de la Seconde Guerre mondiale et a l’arrière.

L’Europe occidentale a également oublié que c’est précisément l’Angleterre, la France et les É.—U.A. qui ont élevé la bête nazie, qui l’ont lancée vers l’Est, qui ont fait avorter la création du système européen de résistance collective à Hitler. Les monopoles et les banques industriels de ces pays ont pris une part directe au financement et à la renaissance des forces armées du Reich fasciste; ils ont permis à Hitler, sans qu’il ait à tirer un seul coup de feu, d’accomplir l’Anschluss de l’Autriche (mars 1938); le 29 septembre 1938, les dirigeants de la Grande-Bretagne et de la France : Chamberlain et Daladier (avec l’appui du président des É.—U.A. Roosevelt) ont, avec Hitler et Mussolini, manigancé l’Accord perfide de Munich qui a offert la Tchécoslovaquie en sacrifice aux rapaces fascistes.

Ce sont précisément les impérialistes de ces pays qui, haïssant le pays du socialisme et après s’être entendus avec les nazis hitlériens, sont les coupables du déclenchement de la sanglante boucherie mondiale. Quant à l’Union soviétique, «régime totalitaire» que l’Europe «condamne» à présent avec tant de hargne, c’est elle qui, sous la direction de J. V. Staline, a écrasé les hitlériens, sacrifiant en cela 25 millions de ses vies (comparez aux 6 millions de l’holocauste) pour sauver les peuples d’Europe de leur réduction à l’état d’esclaves du fascisme et, pour nombre de nations, de leur extermination.

Il vaut la peine de rappeler à l’Europe, qui a perdu la mémoire, que l’Union soviétique staliniste a été créatrice de la Coalition antihitlérienne et fondatrice du Tribunal militaire international de Nuremberg dont le verdict a condamné les crimes du nazisme, ainsi que désigné les auteurs de ces crimes. Quant à la «résolution» de l’O.S.C.E., au fond elle réhabilite le nazisme. , cette «résolution» de l’O.S.C.E. a été adoptée grâce a la passe que lui ont faite les néo—nazis des pays de la Baltiques et de Slovénie qui vivent en toute liberté et en parfaite intelligence dans l’Europe «libre». L’Europe occidentale, qui «condamne» le nazisme avec tant de hargne, ne voit, lui crevant les yeux, ni les marches provocatrices des SS lituaniens, estoniens et lettons des commandos de représailles hitlériens qui défilent dans les capitales de ces États; ni l’héroïsation des criminels nazis au niveau de héros d’État; ni l’élévation de l’idéologie nazie au rang d’idéologie d’État comme cela  a lieu en Ukraine et dans les pays de la Baltique; ni les «non citoyens» d’expression russe qui sont privés non seulement de leurs droits politiques, mais également des droits les plus élémentaires de l’homme et sont le tiers de la population des pays de la Baltique; ni les destructions barbares, par les nazis des pays de la Baltique, de monuments honorant la mémoire des combattants soviétiques qui ont donné leur vie pour libérer ces pays du nazisme, etc., et de nombreux autres actes de renaissance du nazisme dans les pays de la Baltique et, de plus, en Europe même. La croisade anticommuniste-de l’«Europe réunifiée» se renforce partout dans les conditions de la crise mondiale qui s’approfondit toujours plus, rapprochant le krach du système impérialiste. Au début de 2006, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (A.P.C.E.) a adapté la «résolution» 1481 «De la nécessité de la condamnation, par la communauté internationale, des crimes des régimes communistes totalitaires». Les impérialistes sentent bien que l’explosion sociale approche et tentent de la retarder par tous les moyens, dont ceux de la calomnie des dirigeants communistes, de l’idéologie communiste elle—même et de la période soviétique de l’histoire. Une campagne déchaînée est en cours pour imposer à la société un anticommunisme militant. Tous les États impérialistes renforcent leurs structures de représailles pour lutter contre leurs propres peuples. Mais, en dépit de la puissante propagande anticommuniste, l’intérêt de la société pour «Le Capital» de K. Marx s’est accru en Occident. Les idéologues impérialistes sont inquiets de la croissance du prestige d’I. V. Staline, malgré le puissant dénigrement de son activité et des remarquables réalisations du peuple soviétique. L’O.S.C.E., l’A.P.C.E. et les autres organisations européennes internationales analogues, qui adoptent, avec une persévérance maniaque, toutes sortes de résolutions anticommunistes «terribles», se sont transformées aujourd’hui en un instrument de pression politique sur la Russie dans les intérêts de l’impérialisme américain et européen, exigeant d’elle qu’elle «se repente» pour ses «crimes» imaginaires. Ces organisations, et de plus grassement financées par la Russie (!), se sont depuis déjà longtemps écartées des buts pour lesquels elles avaient été créées. La Russie n’a a se repentir de rien et il serait temps pour elle de sortir de ces organisations devenues odieuses, laissant l’Europe «libre» nettoyer elle—même les écuries d’Augias de son nazisme et de son totalitarisme dans sa propre maison…A l’honneur de la Grèce, son représentant de concert avec la Fédération de Russie, ont condamné la «résolution» adoptée par l’O.S.C.E., tandis que le représentant de la France l’a assimilé à une «chasse aux sorcières», bien qu’il ait voté «pour». A Moscou, cette «résolution» a été appelée «nouvelle démarche politique contre la Russie» au seuil de l’anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale. Le Vice dirigeant du Comité de la Douma d’État pour les affaires internationales A. Kozlovski, qui était à la tête de la délégation de la Russie à la session de l’Assemblée parlementaire de l’O.S.C.E., a déclaré que la mise sur un même pied du régime nazi et de l’Union soviétique staliniste, «qui a apporté une contribution décisive à l’écrasement du fascisme, constitué un outrage à l’histoire» («Vesti,Ru»), «Ceux qui mettent à un même niveau le nazisme et le stalinisme ont oublié que c’est précisément l’Union soviétique staliniste... qui a apporté la plus grande contribution à la cause de la libération de l’Europe du fascisme». Le député a également fait remarquer que «la résolution adoptée conduit cette affaire au schisme».

Toutes les résolutions et déclarations de l’A.P.C.E., de l’O.S.C.E. et autres organisations de haine qui sont en contradiction avec la marche de l’histoire, avec les faits historiques, et qui servent idéologiquement la classe du capital en train de quitter la scène mondiale, ne sont pas en mesure d’arrêter la marche inexorable de l’histoire vers le communisme. L’humanité balaiera l’impérialisme de la voie de son développement et créera la civilisation communiste qui en finira pour toujours avec les guerres, l’exploitation et l’oppression et permettra son libre développement a chaque peuple, à chaque personnalité humaine.

N. A. Andréyévâ,

Secrétaire générale du C.C du P.C.B.tUS

LÉNINGRAD, le 6 juillet 2009.


 

Dans EUROPE

LE PORTUGAL COMMÉMORE LES 46 ANS DE LA REVOLUTION DES OEILLETS

Par Le 27/04/2020

 

Lisbonne, 26 avril (Prensa Latina) Par un acte solennel à l’Assemblée de la République, le Portugal a célébré hier le 46e anniversaire de la Révolution des œillets, qui a mis fin à près d’un demi-siècle de dictature.

 Le président Marcelo Rebelo de Sousa était présent, mais moins de 100 personnes ont pu y assister en raison des mesures prises pour éviter la propagation du Covid-19.

Cependant, malgré les contraintes de la pandémie, le pays a commémoré les événements de 1974, lorsqu´un soulèvement sans précédent s’est produit, organisé par des officiers mécontents et soutenu par des milliers de citoyens exploités par la dictature fasciste d’António de Oliveira Salazar et son successeur Marcelo Caetano.

À cette époque, cette nation se trouvait au bord d’un abîme en raison des politiques défendues pendant l’État dénommé Novo par Salazar, qui en 1926 avait été nommé titulaire des Finances et à partir de 1932 était premier ministre.

Sa longue période à la tête du pays a été marquée par l’autoritarisme, la répression et l’assassinat des opposants à son administration, l’interdiction du syndicalisme, du militantisme dans les formations d’opposition et la violation des libertés fondamentales.

Dès son arrivée au pouvoir, il a défendu un régime totalitaire, qui entretenait des liens avec l’Allemagne nazie et le franquisme, mais flirtait aussi avec les États-Unis et leurs alliés et a rejoint l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 1949.

Malgré le rejet de la population portugaise et de la communauté internationale, il a insisté sur le maintien du colonialisme et a opté pour la guerre comme moyen de mettre fin aux mouvements indépendantistes dans des pays comme la Guinée-Bissau, l’Angola et le Mozambique. Handicapé par des problèmes de santé, Salazar est remplacé par Marcelo Caetano qui prend le pouvoir en 1968.

Après 48 ans de dictature, prévalaient au Portugal l’inégalité sociale, la pauvreté et le mécontentement face aux guerres sur le continent africain.

Dans ce contexte, le 25 avril 1974, des officiers portugais regroupés au sein du Mouvement des forces armées ont décidé de mettre fin à l’État Novo et ont pris les principales rues et institutions du pays.

Malgré la demande faite aux citoyens de rester chez eux, des milliers d’entre eux ont soutenu le soulèvement militaire et le coup d’État s’est transformé en révolution.

Durant les actions de ce jour-là, la jeune Celeste Caeiro offrit des œillets qu’elle avait avec elle à plusieurs officiers, qui les placèrent dans leurs fusils.

Le geste a été répété par de nombreuses personnes et est devenu le symbole des intentions de paix de la mobilisation qui a mis fin à la dictature et à la guerre coloniale en Afrique, a restauré la démocratie au Portugal et a donné lieu à un important processus de transformation sociale.

Malgré sa courte durée et les crises qui ont suivi, la Révolution des œillets est considérée comme un exemple de patriotisme et un exemple de ce que les peuples peuvent accomplir lorsqu’ils luttent.

peo/jcm/gaz

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884020:commemoration-au-portugal-des-46-ans-de-la-revolution-des-oeillets&opcion=pl-ver-noticia&catid=185&Itemid=101


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : LE DOCTEUR FOLAMOUR VEILLE SUR NOTRE SANTE

Par Le 25/03/2020

Le Docteur Folamour veille sur notre santé

L’Art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 25 mars 2020

ilmanifesto.it

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Thème: 

Analyses: 

Face au Coronavirus -déclare l’US European Command (Commandement Européen des États-Unis)- “notre première préoccupation est de protéger la santé de nos forces et de nos Alliés”. Il annonce ainsi avoir redimensionné en nombre de soldats l’exercice Defender Europe 20 (Défenseur de l’Europe 2020). Mais celui-ci continue. 

Le 16 mars, le Commandement précise que “depuis janvier l’US Army a déployé à partir des États-Unis en Europe 6.000 soldats”, avec 12.000 pièces d’équipement (allant des armements personnels aux chars d’assaut), et qu’a été “complété le mouvement de soldats et équipements depuis divers ports jusqu’aux aires d’entraînement en Allemagne et Pologne”. En plus de ceux-ci, “9.000 soldats USA basés en Europe” participent aussi à l’exercice.

Le but déclaré des USA est de “déployer une force crédible de combat en Europe en appui à l’OTAN”, évidemment contre l’ “agression russe”. Le but réel – écrivions-nous il y a deux mois et demi sur il Manifesto (le seul journal qui à ce moment-là donnait l’information du Defender Europe 20)- est de semer une tension et de nourrir l’idée de l’ennemi.

Le scénario déclaré de l’exercice ne pourrait jamais se vérifier, notamment parce qu’un affrontement armé entre OTAN et Russie serait inévitablement nucléaire. C’est là le vrai scénario auquel s’entraînent les forces USA en Europe. Ce que confirme le général Tod D. Wolters, chef du Commandement Europe des États-Unis et, comme tel, Commandant Suprême Allié en Europe. Dans une audition au Sénat des États-Unis, le 25 février 2020, il déclare que “les forces nucléaires, suprême garantie de la sécurité des Alliés, soutiennent toute opération militaire USA en Europe”. Cela signifie que le Defender Europe 20 est un exercice non seulement de forces conventionnelles (non-nucléaires), mais de forces nucléaires. 

Le 18 mars a été communiqué que deux bombardiers B-2 Spirit d’attaque nucléaire, faisant partie de la task force arrivée des USA le 9 mars, ont décollé de Fairford en Angleterre pour s’entraîner au-dessus de l’Islande et de l’Atlantique-Nord avec trois chasseurs F-35 norvégiens. Ces deux types d’avion sont préparés pour l’utilisation des nouvelles bombes nucléaires B61-12, que les USA vont déployer sous peu en Italie et autres pays européens à la place des actuelles B-61. 

Le rôle des forces nucléaires USA en Europe est clarifié par Wolters dans son audition au Sénat. Quand le sénateur Fischer lui demande ce qu’il pense de la non-première-utilisation des armes nucléaires, le général répond : “Sénateur, je soutiens une politique flexible de la première utilisation.” Celui qui a entre les mains les armes nucléaires USA/OTAN en Europe déclare ainsi officiellement soutenir, sur la base d’un critère “flexible”, leur première utilisation pour le first strike, l’attaque nucléaire par surprise.

Face à une déclaration d’une telle gravité, qui pousse les généraux russes à mettre le doigt sur la gâchette nucléaire, silence complet des gouvernements, des parlements et des grands médias européens. Dans la même audition le général Wolters affirme que “depuis 2015 l’Alliance a mis surtout l’accent sur le rôle des capacités nucléaires” et que “le Commandement Européen des États-Unis soutient pleinement les recommandations, contenues dans la Nuclear Posture Review 2018, de déployer le missile balistique à faible puissance W76-2”. La tête nucléaire à faible puissance W76-2, déjà installée sur des missiles lancés depuis un sous-marin (annonce faite par le Pentagone le 4 février), peut être installée aussi sur des missiles balistiques avec base à terre au bord du territoire ennemi. Elle est particulièrement dangereuse. “Des armes nucléaires de puissance mineure -préviennent aussi des experts étasuniens notoires- augmentent la tentation de les utiliser en premier, et peuvent amener les commandants à faire pression pour que, dans une attaque, on utilise la bombe nucléaire, sachant que la retombée radioactive serait limitée”. Ce serait au contraire comme jeter une allumette en feu dans une poudrière.

Manlio Dinucci

Article original en anglais :

Alla nostra salute ci pensa il dottor Stranamore

Édition de mardi 24 mars 2020 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/alla-nostra-salute-ci-pensa-il-dottor-stranamore/ 

Traduit par Marie-Ange Patrizio

 

Extrait du film de Stanley Kubrick « Docteur Folamour « (1964) :

 

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2020

https://www.mondialisation.ca/le-docteur-folamour-veille-sur-notre-sante/5643304


 

Dans EUROPE

UN "GENOCIDE" US EN EUROPE LATINE ?

Par Le 22/03/2020

Covid-19 : l'aide chinoise destinée à l'Italie bloquée, la France connaîtra le même sort?

Sun Mar 22, 2020 12:16PM

  1. Chargement des cinq cent mille kits de tests, Base militaire américaine d'Aviano (Italie), mars 2020. / Sipa

Chargement des cinq cent mille kits de tests, Base militaire américaine d'Aviano (Italie), mars 2020. / Sipa

Une très grave fissure dans l'édifice de l'aveugle confiance centenaire que l'Europe a placée depuis la Seconde Guerre en Amérique. La Covid-19 que pour un nombre croissant d'observateurs et d'analystes est une arme biologique, "crève" le cœur "latin" de l'Europe, l'Italie, et les Etats-Unis participent au massacre! Que les Américains inoculent le virus en Italien pour se venger des Italiens d'avoir eu  "l'outrecuidance " de s'ouvrir à "la Route de la Soie" est une chose, mais qu'ils bloquent comme ils le font pour les Iraniens, l'acheminement des aides et des médicaments à leur encontre, c'en est une autre. Cela s'appelle en langage clair, le "génocide".

Italie : le F-35 américain tue!

Italie : le F-35 américain tue!

Le F-35 est réputé pour ses failles systémiques et son incapacités à mener des combats. Or les Américains les utilisent autrement que sur un champ de bataille et contre les "alliés".

Au quatrième mois de l'épidémie dans le monde, l'Italie compte un tiers des personnes décédés des suites du coronavirus, soit 4.800 personnes jusqu'au 21 mars. Quelques 54.000 sont testés positifs. C'est largement plus qu'en Iran qui compte 21.000 contaminations et près de 1.600 décès. Pour les adeptes de la thèse d'une troisième guerre qui serait en train de se dérouler sous une forme parfaitement inouïe, le concepteur "américain" de l'arme dite Covid-19 auraient cherché à faire de l'Iran son épicentre au Moyen-Orient, et de l'Italie, son foyer en Europe. Mais vu les chiffres, il n'a pas été tendre avec l'allié italien puisque son degré de mortalité est nettement supérieur. Sa cruauté va encore plus loin. 

Selon les sources d'information, la République Tchèque aurait pris la décision, sous pression US? de retourner vers l’envoyeur un lot de 101 600 masques médicaux offert par la Chine à l’Italie. Prague rejoint ainsi la liste des pays européens qui ont répondu aux pressions de Washington pour entraver l’aide chinoise partout où elle est possible. Cet état devra donner à réfléchir aux Européens qui ont vu depuis 7 décennies en Amérique, Un "dieu incarné". Un premier impact de cette violente rupture de part et d'autre de l’Atlantique s'est fait ressentir il y a deux jours quand la France a ramé à contre courant des Américains en libérant un ingénieur iranien que la justice française avait décidé d'extrader aux Etats-Unis. Ce dimanche, un convoi d'aide médicale des Médecins sans frontières est arrivé à Téhéran en provenance de Bordeaux. Un hôpital de campagne composé de 50 lits et accompagné d'une délégation de 9 médecins et logisticiens est donc à Téhéran pour aider à contrer l'épidémie.  

Iran: la France défie les USA?

Iran: la France défie les USA?

Emmanuel Macron a annoncé la libération d’un ressortissant français, détenu en Iran.

 En Europe, les gens devront finir par se demander à quoi bon cette foutue Amérique qui n'aide ses alliés ni en temps de guerre ni en temps de paix. Ils devront se demander surtout si oui ou non le temps d'un réellement changement est arrivé. Certes ce n'est pas sans intérêt que la Chine et la Russie volent au secours de l'Europe mais elles pourraient ne pas le faire. Pékin a déclaré vouloir aider 82 pays à affronter la pandémie du Covid-19 tout comme la Russie dont l'armée a mobilisé plusieurs avions remplis d'aide pour venir en aide des Italiens."Dans tout ceci il y a des messages politiques : on croit comprendre que la France a totalement perdu la confiance en Amérique en se tournant timidement vers l'Iran, que la Chine veut faire comprendre que son partenariat avec l'Italie ne se réduit pas à la location de ses ports et que la Russie cherche à souligner que son armée n'a aucune raison de guerroyer l'Europe... Bref que l'Empire US a assez vécu, tournons la page, note un analyste. 

USA: l’arme US réprime

USA: l’arme US réprime

L’armée américaine est prête à réprimer les protestations civiques éventuelles dans le contexte de la crise sanitaire liée au coronavirus.

http://french.presstv.com/Detail/2020/03/22/621365/Coronavirus-la-Russie-au-chevet-de-lItalie


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Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : "DANS L'EUROPE DU VIRUS ARRIVENT LES BOMBARDIERS USA D'ATTAQUE NUCLÉAIRE"

Par Le 17/03/2020

Dans l’Europe du virus arrivent les bombardiers USA d’attaque nucléaire

L'Art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 17 mars 2020

Région : 

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Analyses: 

À cause du Coronavirus les American Airlines et autres compagnies aériennes étasuniennes ont supprimé de nombreux vols pour l’Europe. Mais il y a une “compagnie” étasunienne qui, au contraire, les a augmentés : l’US Air Force. 

Ces jours-ci elle a “déployé en Europe une task force de bombardiers furtifs (stealth) B-2 Spirit”. L’annonce vient du US European Command de Stuttgart, le Commandement Européen des États-Unis. Il est sous les ordres d’un général, actuellement Tod D. Wolters de la US Air Force, qui est en même temps à la tête des forces OTAN en tant que Commandant Suprême Allié en Europe. L’US European Command précise que la task force, composée d’un nombre non précisé de bombardiers provenants de la base Whiteman au Missouri, “est arrivée le 9 mars à Lajes Field dans les Açorres, au Portugal”.

Le bombardier stratégique B-2 Spirit, l’avion le plus cher du monde dont le coût dépasse les deux milliards de dollars, est l’avion USA le plus avancé d’attaque nucléaire. Chaque engin peut transporter 16 bombes thermonucléaires B-61 ou B-83, avec une puissance maximale totale équivalente à plus de 1.200 bombes d’Hiroshima. Du fait de sa conformation, de son revêtement et de ses contremesures électroniques, le B-2 Spirit est difficilement repérable par les radars (et de ce fait dit “avion invisible”).

Même s’il a déjà été utilisé en guerre, par exemple contre la Libye en 2011, avec des bombes non-nucléaires de grande puissance à guidage satellite (il peut en transporter 80), il est projeté pour pénétrer à travers les défenses ennemies  et effectuer une attaque nucléaire de surprise. Ces bombardiers, précise l’US European Command, “opèreront depuis diverses installations militaires dans l’aire de responsabilité du Commandement Européen des États-Unis”. Cette aire comprend toute la région européenne et toute la Russie (partie asiatique incluse). Ceci signifie que les plus avancés bombardiers USA d’attaque nucléaire opèreront, depuis des bases en Europe, aux abord de la Russie. Si l’on inverse le scénario, c’est comme si les plus avancés bombardiers russes d’attaque nucléaire opéraient depuis des bases à Cuba aux abords des États-Unis.

L’objectif poursuivi par Washington est évident : accroître la tension avec la Russie en utilisant l’Europe comme première ligne de la confrontation. Cela permet à Washington de renforcer son leadership sur les alliés européens et d’orienter la politique étrangère et militaire de l’Union Européenne, dans laquelle 22 des 27 membres appartiennent à l’OTAN sous commandement USA.

Cette stratégie est facilitée par la crise provoquée par le Coronavirus. Aujourd’hui plus que jamais, dans une Europe en grande partie paralysée par le virus, les USA peuvent faire ce qu’ils veulent. Comme le confirme le fait qu’ils y transfèrent leurs bombardiers les plus avancés pour l’attaque nucléaire avec le consensus de tous les gouvernements et parlements européens et de l’Union européenne même, dans le silence complice de tous les grands médias européens. Même silence tombé sur le Defender Europe 20, le plus grand déploiement de forces USA en Europe depuis la fin de la Guerre Froide, dont les médias ont parlé seulement quand l’US European Command a communiqué que, à cause du Coronavirus, il réduira les soldats USA participants à l’exercice de 30.000 à un nombre non précisé, conservant en tous cas “nos objectifs de plus haute priorité”.

Dans le cadre d’un véritable psy-op (opération psychologique militaire) divers organes d’”information”, y compris en Italie, ont attaqué “les canulars sur l’exercice Defender Europe” (La Repubblica, 13 mars), et, à travers les réseaux sociaux, s’est répandu le bruit que l’exercice a pratiquement été supprimé. Nouvelle tranquillisante, renforcée par l’assurance, donnée par l’US European Command, que, “notre principale préoccupation est de protéger la santé de nos forces et celle de nos alliés”. Justement en remplaçant en Europe un nombre non précisé de soldats étasuniens par un nombre non précisé de bombardiers USA d’attaque nucléaire, chacun d’une puissance destructrice équivalente à plus de 1.200 bombes d’Hiroshima.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Nell’Europa del virus arrivano i bombardieri USA da attacco nucleare

Édition de mardi 17 mars 2020 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/nelleuropa-del-virus-i-bombardieri-usa-da-attacco-nucleare/ 

Traduit par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Manlio Dinucci, Mondialisation.ca, 2020

https://www.mondialisation.ca/dans-leurope-du-virus-arrivent-les-bombardiers-usa-dattaque-nucleaire/5642891


 

Dans EUROPE

DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE IRLANDAIS - LE VISAGE CHANGEANT DE L'IRLANDE ET LA CONSCIENCE DE CLASSE GRANDISSANTE

Par Le 17/02/2020

DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE IRLANDAIS - LE VISAGE CHANGEANT DE L'IRLANDE ET LA CONSCIENCE DE CLASSE GRANDISSANTE

 Solidarité Internationale PCF IrlandeNon à l'UE du CapitalUnion Européenne 0

17 FÉVR. 2020

Déclaration du Parti Communiste Irlandais - Le visage changeant de l'Irlande et la conscience de classe grandissante

Déclaration du Parti Communiste Irlandais

le 12 février 2020

Les résultats des élections générales pour le 33e Dáil [ndlr: ces élections ont eu lieu le 8 février 2020] ont confirmé les frustrations croissantes au sein de la classe ouvrière et le besoin de politiques sociales et économiques alternatives. Ceci est le reflet d'une  conscience de classe grandissante, qui doit être nourrie et développée davantage.

Le déclin des deux principaux partis de l'establishment, le Fianna Fáil et le Fine Gael, qui ont dominé la vie politique nationale pendant plus de huit décennies, a fait l'effet d'une bombe. Ils ont été défaits par la présentation d'un programme économique et sociale alternatif [le Sinn Féin].

Ce résultat électoral exprime le rejet de l'austérité imposée par l'UE et des politiques qui donnent la priorité aux besoins du capital, des riches et des puissants, au détriment des travailleurs - des politiques promues par tous les partis de l'establishment, y compris le Parti travailliste et les médias. Ce résultat fait également suite aux nombreuses mobilisations massives sur l'eau, le logement, la santé, l'abrogation du 8e amendement de la constitution [empêchant alors l'avortement en Irlande] et l'égalité face au mariage [légalisation du mariage homosexuel].

L'élection n'a fait que confirmer que le logement, la santé, les retraites et les crèches restaient des questions centrales et de grande importance pour la classe ouvrière.

Les décennies d'austérité de la troïka européenne ont pesé lourdement sur les conditions de vie des travailleurs, du fait des coupes sauvages dans les dépenses de santé et de logement - dans les dépenses sociales en général - et du fait des conditions de travail de plus en plus difficiles.

Les travailleurs ont porté un coup politique important aux partis de l'establishment et ont clairement fait savoir qu'ils voulaient une véritable transformation, qu'ils exigeaint des changements sociaux et économiques correspondant à leur intérêts, comme à celui de leur famille et de leur communauté. Ils demandent la mise en œuvre de politiques économiques structurelles transformant leurs conditions matérielles réelles, qu'ils vivent au quotidien, et non pas de simples communiqués de presse.

La classe ouvrière est en colère contre la précarité de ses conditions de vie et la multiplication de pratiques d'emploi précaires de la part des employeurs, grands ou petits, aboutissant à faire la queue pour recevoir des soins médicaux urgents ou à s'allonger sur des chariots dans les couloirs des hôpitaux, quand ceux qui peuvent se permettre des soins de santé privés sautent la queue.

Le fait que le Sinn Féin ait peut-être temporairement remporté la majorité du vote populaire et ait fait reculer les deux principaux partis de l'establishment à la deuxième et troisième position est un pas en avant important qui devrait être salué par toutes les forces progressistes de gauche. Mais son rôle dans l'exécutif du Nord [Irlande du Nord] et sa responsabilité dans l'imposition de politiques sociales et économiques promues par l'État britannique, qui ont entraîné de grandes souffrances pour la classe ouvrière nord-irlandaise (au moins aussi dures que celles imposées par les partis de l'establishment dans l'État du Sud), ne présagent rien de bon pour la transformation radicale du système actuel, pourtant politiquement et moralement en faillite.

Au cours des huit dernières décennies, les deux principaux partis d'establishment ont obtenu plus de 80 % des voix ; aujourd'hui, ils peinent à rassembler 40 % des voix à eux deux. Il est clair que la classe ouvrière a utilisé les élections pour maximiser la voix de gauche au Dáil; ce qui est une autre indication de la conscience de classe grandissante.

Les formations politiques "Solidarité" et "People Before Profit" doivent le retour de leurs députés, dans une large mesure, à l'excédent massif et aux transferts de voix de la part du Sinn Féin. Le sectarisme et l'opportunisme politiques de ces groupes leur a été fatal et a joué un rôle important dans le déclin de leurs votes au premier tour.

Un autre facteur ayant poussé les gens à s'éloigner des partis de l'establishment et à espérer une réponse sérieuse de la part d'un gouvernement de gauche fut la prise de conscience à propos de la crise environnementale et la certitude que le gouvernement ne remettrait jamais en cause des intérêts économiques et politiques puissants et bien établis. Cela s'est traduit par un soutien accru au parti des Verts.

Le Sinn Féin a réussi à capter cette colère en se présentant comme le parti capable d'apporter des améliorations importantes et réelles dont notre peuple a si désespérément besoin, dans des domaines tels que le logement, la santé et les droits des travailleurs - et ce malgré les médias de l'establishment et leurs attaques concentrées sur toute politique économique alternative possible. Les partis politiques et les médias de l'establishment poursuivent ainsi leurs tentatives de banaliser ou de diaboliser les aspirations démocratiques nationales, y compris celle de la réunification de l'Irlande.

Le résultat de ces élections peut porter au plus haut niveau de l'agenda politique la question centrale de savoir qui détient le contrôle du pouvoir politique et économique en Irlande.

Au cours des prochains mois, les membres et les partisans du Sinn Féin, et la classe ouvrière dans son ensemble, assisterons aux tentatives l'establishment visant à intégrer le Sinn Féin au système, pour qu'il se rende responsable et agisse dans "l'intérêt national", et pour qu'il fasse son devoir envers ceux qui détiennent la richesse et le pouvoir économique.

Nous avons vu ce qui arrive aux partis de gauche et aux partis radicaux lorsqu'ils entrent dans des gouvernements de coalition avec des partis de l'establishment. Cela ne peut que revitaliser les partis de l'establishment et démoraliser les travailleurs, en semant la confusion et le défaitisme.

Le Fianna Fáil et le Fine Gael pourraient bien tenter de sauver leur pouvoir et leur influence politique en déclin par une forme quelconque de coalition. C'est à la gauche au sein du Dáil, et au Sinn Féin en tant que sa plus grande composante, de mobiliser la classe ouvrière pour faire en sorte que se réalise l'alternative d'un gouvernement de gauche progressiste tant espérée par la classe ouvrière.

Au cours des prochaines semaines, nous assisterons à la série des négociations et petits accords en coulisses pour déterminer la combinaison de partis qui formera le prochain gouvernement. L'opportunisme du parti travailliste, des sociaux-démocrates et des Verts les rendra très disposés à former ou soutenir un gouvernement avec le Fianna Fáil.

Bien que nous, communistes irlandais, nous nous félicitons de ces avancées progressistes, nous savons par l'histoire des luttes de classes et à la bataille pour l'indépendance et la souveraineté nationales, la facilité avec laquelle les revendications et l'énergie des travailleurs ont pu être étouffé dans le passé, en maintenant la croyance que le système électoral, seul, peut apporter un changement réel ou durable.

Les travailleurs ne peuvent pas se permettre de rester les bras croisés et de laisser leur avenir se décider par des accords conclus en coulisses. Nous savons des récentes luttes comment l'énergie et les revendications a propos de l'eau ont été marginalisées et enterrées dans les couloirs sombres du Dáil [de la dernière représentation nationale]. Les gens n'ont pas été vaincu dans les rues mais ont perdu leur autorité au profit de ces institutions qui contrôlent nos vies - institutions sur lesquelles nous n'avons que très peu de contrôle.

Quel que soit le contrôle limité que les travailleurs irlandais exercent sur le Dáil Éireann [Parlement], nous n'en avons aucun sur les institutions de l'Union européenne. Tout gouvernement progressiste sera confronté à l'opposition de ces puissantes forces économiques et politiques, auquel seule la mobilisation populaire peut résister.

Les nouvelles conditions créées par le résultat des élections doivent être utilisées comme une opportunité pour renforcer les luttes populaires sur toute une série de questions. Le moment est clairement propice pour un syndicalisme de lutte des classes, plus combattant et militant.

Toutes les forces de gauche et progressistes doivent se mobiliser pour garantir que les changements sociaux et économiques promis se concrétisent ; or la seule garantie pour que cela se produise est la lutte du peuple elle-même. L'enjeu est maintenant de savoir si les aspirations et la demande de changement réel peuvent se traduire en changements et progrès structurels à long terme.

L'élection a clairement montré que notre peuple souhaitait une transformation démocratique de notre société, une société dans laquelle le peuple était souverain, et non une société dans laquelle le bien commun est sacrifié pour répondre aux besoins et aux intérêts de la propriété privée et des intérêts particuliers. Le peuple veut clairement un changement démocratique qui transforme les structures de pouvoir à tous les niveaux, une transformation démocratique qui permette la participation et la contribution des travailleurs à toutes les décisions, à tous les niveaux de la vie économique et politique.

Nous savons que l'adoption des changements sociaux, économiques et politiques nécessaires nécessite une classe ouvrière mobilisée, la construction et le renforcement de sa capacité d'organisation comme de sa conscience de classe idéologique. Si la classe ouvrière veut faire avancer et garantir ses propres intérêts, elle doit développer la clarté et la force politiques nécessaires pour défier et repousser les intérêts impérialistes représentés par l'Union européenne, les États-Unis et la Grande-Bretagne, et par leurs alliés assujettis au sein de la classe capitaliste irlandaise.

Dans la période immédiate, les travailleurs doivent présenter leurs revendications, telle que:
- l'abrogation de toutes les lois anti-travailleurs, y compris la loi sur les relations industrielles (1990)
- des garanties législatives et constitutionnelles pour donner aux travailleurs le droit à la négociation collective
- un éventail complet et exhaustif de politiques visant à protéger et à faire progresser les droits des travailleurs
- une disposition constitutionnelle relative à la propriété du peuple sur l'eau et sur toutes les ressources naturelles
- l'adoption d'une stratégie de logement qui modifie les règles de propriété, notamment en transformant le parc de logements vacants en un parc de propriété public
- un investissement massif dans un programme de logement public et universel
- la fin du système de santé à deux vitesses en interdisant au secteur privé d'utiliser le système de santé public
- la mise en place d'un système de transport public gratuit et élargi à tout le pays
- le rejet de l'odieuse dette bancaire de l'UE imposée à notre peuple
- l'adoption d'une stratégie progressiste pour parvenir à l'unité nationale
- la fin de l'utilisation de l'aéroport de Shannon comme instrument de guerre au profit des États-Unis et de l'OTAN
- l'entérinement de la neutralité dans la Constitution de l'Irlande
- le retrait de l'Irlande du PESCO [la collaboration militaire Européenne] et de tous les engagements militaires avec l'UE
- la construction d'une stratégie économique alternative afin de briser le pouvoir des sociétés transnationales.

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/02/declaration-du-parti-communiste-irlandais-le-visage-changeant-de-l-irlande-et-la-conscience-de-classe-grandissante.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Dans EUROPE

L'UE S’INGERE DANS LES AFFAIRES DE CUBA ET VOTE UNE RESOLUTION MENSONGÈRE ET HAINEUSE DEMANDANT LA LIBERATION DE JOSE FERRER AU SERVICE DES USA

Par Le 30/11/2019

 

Le Parlement européen… Quelle honte !

Il est très important que le Parlement européen sache qu’en votant cette Résolution, pleine de mensonges et de haine, il s'est aligné sur ceux qui bloquent Cuba, ceux qui s’obstinent à asphyxier le peuple avec leurs sanctions

Auteur:  | internet@granma.cu

Ce jeudi, la boue s’est répandue dans le Parlement européen, lors de l’approbation à la majorité une résolution pleine de mensonges dans laquelle il est demandé la « libération immédiate » du contre-révolutionnaire cubain José Daniel Ferrer, un mercenaire au service d'une puissance étrangère, détenu pour des actes de violence, contre l’ordre public et la légalité.

Il semble que les députés européens ignorent qu'il existe des lois à Cuba, qu’une Constitution a été adoptée par le peuple et que, dans aucun cas, une ingérence étrangère pour déterminer son application n’est autorisée.

Ceux qui ont levé la main pour s'immiscer dans les affaires d'un autre pays devraient savoir qu'il s'agit, en l’occurrence, d'un dissident fabriqué par l'ambassade des États-Unis, financé par le Département d'État par l’intermédiaire de l’USAID et autres organisations telles que la NED, lequel s’identifie publiquement à ce qu’il y a de pire dans la mafia cubano-américaine à Miami.

Amis européens, nul besoin de menacer ni de s’immiscer, Ferrer lui-même, dans des vidéos réalisées lors de ses rencontres aux États-Unis, avec ses contacts, eux aussi mercenaires de la Fondation nationale cubano-américaine, reconnaît et s'identifie pleinement à ce qu'il est. Il n’a rien d’un « pauvre homme », car les États-Unis l'ont payé des milliers de dollars pour se mettre au service de la contre-révolution à Cuba.

Ces «  représentants » des pays du Vieux Continent auraient dû savoir, une fois pour toutes, que dans l'Île de la Liberté et de la Résistance, personne n'a été torturé au cours des 60 dernières années.

Personne n'a non plus été condamné à une peine d'emprisonnement sans qu'une enquête en bonne et due forme n'ait été menée et qu'il n'ait été prouvé que cette peine était justifiée.

Il est très important, me semble-t-il, que le Parlement européen sache qu’en votant cette Résolution, pleine de mensonges et de haine, il s'est aligné sur ceux qui imposent un blocus à Cuba, ceux qui s’obstinent à asphyxier le peuple avec leurs sanctions.

Ceux qui fabriquent des « dissidents » de l’acabit de José Daniel Ferrer sont les mêmes vaincus maintes et maintes fois sur tous les terrains, que ce soit militairement à Playa Giron, ou diplomatiquement et politiquement au cours de ces six décennies.

Nous en avons assez d’entendre de tels mensonges. Des boniments de cette ampleur non seulement seront condamnés par notre pays, mais aussi par des nations et des gouvernements amis, qui savent de quoi il s'agit et le but recherché.

Une saine recommandation aux députés européens serait de se concentrer sur la recherche de solutions pour les milliers d'immigrants qui arrivent sur leurs côtes, en provenance d'Afrique et d'Asie principalement, afin que le monde occidental, les pays riches, ceux qui parlent le plus de droits de l'Homme et de démocratie, montrent leurs « vertus » en faveur de l'élimination de la faim, des guerres et des maladies, véritables causes pour lesquelles les habitants de ces régions émigrent.

Lors de la réunion parlementaire, l'eurodéputée tchèque, Dita Charanzova, a déclaré de manière menaçante que « l'UE a envoyé un message fort et doit agir dans le cadre de l'accord avec Cuba si Ferrer n'est pas libéré tout de suite ».

Dans le même esprit, la menace contre Cuba figure dans le communiqué du Parlement européen, dans lequel il est dit que «  les députés européen rappellent que l'Accord de dialogue politique et de coopération entre l'Union européenne et Cuba prévoit sa suspension en cas de violation des droits de l'Homme et demandent instamment à l'UE de veiller étroitement au respect des droits humains et des libertés fondamentales à Cuba ».

Les députés européens ne savent pas non plus que nous, les Cubains, n'avons peur d'aucune menace et que, au contraire, nous savons nous battre et vaincre sur ce front et sur d'autres.

Par ailleurs, il ne semble guère sérieux qu’ils qualifient ce mercenaire de « prisonnier le plus emblématique » et qu'ils s'accrochent à des mensonges tels que l'impossibilité de contacter sa famille (il a reçu des visites, comme le prévoit la réglementation pénitentiaire) ; ou qu'il ne bénéficie pas de soins médicaux et hospitaliers, alors qu’il a eu un suivi médical quotidien et que son alimentation est adéquate.    

Ces mensonges que les députés européens reprennent à leur tour ont été complètement démontés dans la vidéo la plus récente diffusée par les médias cubains.

Quel honte, Parlement européen ! Cuba reste ferme face à tant d'infamies transformées en résolutions pour les besoins et par la grâce de la haine, de l'ingérence et de la soumission aux diktats des États-Unis.

La communauté internationale a toujours su juger les mercenaires et leurs alliés.

source :  http://fr.granma.cu/mundo/2019-11-29/le-parlement-europeen-quelle-honte


 

Dans EUROPE

MALGRE LES SANCTIONS US, L'UE VEUT MAINTENIR UNE BANQUE IRANIENNE "CONNECTEE" AU MONDE

Par Le 22/10/2018

 

Malgré les sanctions US, l’Europe veut maintenir une banque iranienne «connectée» au monde

folder_openIran access_timedepuis 5 heures

 

 

Les Européens s'efforcent d'obtenir qu'«au moins une banque iranienne reste connectée» au système bancaire international après l'imposition de nouvelles sanctions américaines contre la République islamique début novembre, a déclaré dimanche un sénateur français à Téhéran.

Les États-Unis sont sortis en mai de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et ont rétabli en août une première vague de sanctions économiques contre Téhéran qui avaient été levées en vertu de cet accord. Ils s'apprêtent également, à partir du 5 novembre, à rétablir l'intégralité des sanctions suspendues, en visant notamment le système financier iranien.

«Nous devons dire honnêtement» que la réponse des Européens pour permettre aux Iraniens de bénéficier des retombées économiques de l'accord nucléaire malgré les sanctions américaines, «est difficile mais qu'elle est possible», a déclaré à la presse le sénateur français Philippe Bonnecarrère.

Une des pistes proposées par les Européens est «d'obtenir qu'au moins une banque iranienne reste connectée au système bancaire international par le biais de SWIFT [système de paiement interbancaire, ndlr] pour permettre de continuer à assurer des relations commerciales sur les marchandises ou les services qui ne sont pas soumis à sanctions», a-t-il ajouté.

Président du groupe d'amitié France-Iran à la Chambre haute du Parlement français, Philippe Bonnecarrère a tenu ces propos lors d'une conférence de presse avec ses homologues de l'Assemblée nationale française, Delphine O, et du Parlement iranien, Kazem Jalali.

L'accord sur le nucléaire iranien avait été conclu entre la République islamique et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie).

Mme O et M. Bonnecarrère sont venus en Iran avec cinq autres élus du Parlement français.

Cette visite est un signe de «toute la détermination et toute la volonté de la France de faire vivre [l']accord» nucléaire, a déclaré Mme O, qui a énuméré un certain nombre d'initiatives prises par l'Union européenne en ce sens.

Elle a notamment mentionné le «véhicule spécial» (Special purpose vehicle - SPV) annoncé fin septembre par l'UE, un système de troc devant permettre à l'Iran de continuer à vendre du pétrole.

«Ces instruments ne sont pas parfaits, nous en avons conscience», a-t-elle dit.

«Nous estimons que les mesures de l'Union européenne et des Européens [doivent] aller plus loin», a déclaré Jalali en remerciant les élus français.

«J'espère que les promesses qui ont été faites seront tenues et que ce que [l'UE] a déclaré sera mis en œuvre avant le 4 novembre», a-t-il ajouté.

«Il n'est pas possible de mettre en place le SPV d'ici au 4 novembre», a néanmoins indiqué Bonnecarrère, soulignant que «le SPV est un enjeu pour le premier trimestre 2019.»

Source : agences

https://french.alahednews.com.lb/28789/321#.W84OcGgzZPY


 

Dans EUROPE

ROYAUME-UNI : LES MILITANTS DE BASE DU PARTI TRAVAILLISTE EJECTENT LA CHEFFE DU LOBBY ISRAELIEN

Par Le 10/09/2018

8 septembre 2018

Royaume-Uni : la base du Parti Travailliste éjecte la cheffe du lobby israélien

Alors qu’une campagne de chantage à l’antisémitisme sans précédent se déchaîne tous azimuts contre le leader de l’opposition travailliste Jeremy Corbin, les militants de base de ce parti ont infligé un camouflet retentissant à Joan Ryan, une sorte de Manuel Valls locale, présidente du lobby « Labour Friends of Israel » (Les Travaillistes Amis d’Israël, LFI).

Le rôle du LFI en tant qu’agent du gouvernement israélien au sein du Parti Travailliste avait été mis au jour par la chaîne al-Jazeera, dont le documentaire, The Lobby, illustrait, entre autres, les contacts quotidiens entretenus par Joan Ryan et son officier traitant à l’ambassade, un nommé Shai Masot.

A la suite de la diffusion du reportage, réalisé grâce à des enregistrements en caméra cachée, Shai Masot avait été précipitamment rappelé en Israël, mais Joan Ryan a continué de sévir en qualité de députée au parlement britannique.

Sauf que … Les membres du parti de la circonscription électorale de Ryan (Enfield North, dans la périphérie londonienne) n’ont pas apprécié d’être représentés par un tel personnage, qui se traîne également quelques casseroles pour ses notes de frais astronomiques aux frais du contribuable.

Réunis en assemblée générale à la veille du week-end, ils ont mis aux voix une motion de défiance à l’encontre de la lobbyiste du régime d’apartheid dans leurs rangs. Et en dépit des efforts frénétiques de Ryan et de ses comparses, la motion a été adoptée à la majorité des 190 membres du parti participant au scrutin : Ryan n’aura plus l’investiture du Labour Party à Enfield North lors des prochaines élections législatives, et c’est un autre candidat qui représentera le parti.


(L’assemblée des militants de Enfield North applaudit l’éviction de Ryan, qui vient d’être votée)

On rappelle que la rédaction d’al-Jazeera a réalisé un autre reportage, concernant cette fois les agissements secrets du lobby israélien aux Etats-Unis, et notamment ses tentatives pour contrer le développement de la campagne BDS.

Mais al-Jazeera est une chaîne qui appartient au gouvernement du Qatar, lequel a accédé aux demandes israéliennes, et a interdit la diffusion du documentaire, tout aussi ravageur que son équivalent britannique.
Seuls des extraits, dont rend compte le journaliste Alain Gresh dans le dernier numéro du mensuel Le Monde Diplomatique, ont à ce jour « fuité ».

Source : The Electronic Intifada

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article14625


 

Dans EUROPE

LES CRITIQUES FORMELLES D' "ISRAËL" PAR L'UE : UN ECRAN DE FUMEE ET DE LA POUDRE AUX YEUX

Par Le 20/08/2018

Les critiques formelles d’Israël par l’UE ne sont qu’un écran de fumée

 Depuis 2 heures  20 août 2018

us_israel

 Amérique et Europe - UE

 

colonies israéliennes

L’UE entretient des relations normales avec Israël sur les plans politique, économique, financier, technologique et culturel.

La critique, lorsqu’elle est formulée, exclut tout ce qui pourrait donner lieu à des démarches concrètes pour obliger l’État juif à rendre compte de ses actes criminels.

Bruxelles n’a jamais rien fait pour s’opposer à ses décennies d’occupation illégale, sa violation des lois, normes et standards internationaux fondamentaux, son blocus suffoquant de Gaza, ses trois guerres d’agression sur la bande de Gaza, quantités d’autres violations des droits de l’homme et des droits civils, sa guerre non déclarée contre la Syrie, son soutien à EI et à d’autres terroristes, ainsi que quantités d’autres crimes trop graves pour qu’on puisse les ignorer.

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, soutient les agendas impérialistes américains et israéliens, leur militarisme et leur belligérance, leur mépris pour la paix et la stabilité du monde.

Ses médias ont rapporté les critiques creuses qu’elle a adressées au ministre d’extrême-droite israélien de la sécurité publique, Gilad Erdan:

« L’UE rejette fermement les accusations selon lesquelles elle est impliquée dans le financement d’activités qui soutiennent le terrorisme ou les terroristes. »
Ajoutant : « les accusations israéliennes sont ‘sans fondement et inacceptables, vagues et non étayées’. »
Mogherini répondait à Erdan qui avait accusé l’UE et ses partenaires de soutenir des groupes qu’Israël qualifie faussement de terroristes, et de boycotter Israël.

Le régime de Netanyahou accusait les groupes palestiniens de défense des droits de l’homme d’avoir des liens avec le Front populaire de libération de la Palestine qu’il qualifie mensongèrement d’organisation terroriste comme le Hamas, le Hezbollah et tous les groupes qui résistent au terrorisme d’État israélien.

Par ailleurs, jeudi, les chefs de mission de l’UE à Jérusalem et à Ramallah ont déclaré qu’ils « expriment leur vive inquiétude devant l’inauguration officielle, le 1er août, d’un centre touristique, géré par une organisation de colons, dans le quartier Batn al-Hawa/Silwan de Jérusalem-Est occupée, dans un bâtiment d’où cinq ménages appartenant à la famille palestinienne Abu Nab ont été expulsés en 2015 ».

Ajoutant : « Environ 180 ménages palestiniens à Jérusalem-Est, dont une centaine dans la seule ville de Batn al-Hawa, risquent d’être expulsés de leurs maisons, ce qui favorisera la poursuite de la colonisation de la ville, comme dans le cas présent.

Les missions de l’UE à Jérusalem et à Ramallah rappellent les conclusions et déclarations successives du Conseil des affaires étrangères dans lesquelles l’UE a réitéré sa forte opposition à la politique de colonisation d’Israël et aux mesures prises dans ce contexte, y compris les expulsions et les démolitions.

Les activités de colonisation à Jérusalem-Est compromettent sérieusement la possibilité que Jérusalem serve de future capitale des deux États, elles sont illégales en vertu du droit international et compromettent la solution à deux États et la perspective d’une paix durable. »

Ni l’UE, ni les États-Unis, ni l’ONU, ni les dirigeants du monde n’ont fait quoi que ce soit pour contraindre Israël à répondre de plus d’un demi-siècle de développement illégal de colonies de peuplement sur des terres palestiniennes volées.

Ils n’ont jamais rien fait de concret pour s’opposer aux crimes d’Israël dont la liste est trop longue et l’horreur trop grande  pour qu’on puisse les ignorer.

La critique purement formelle et non-accompagnée de démarches concrètes pour obtenir qu’Israël rende des comptes est vide de sens, cela revient à donner un feu-vert à l’État hébreu pour faire ce qui lui plaît.

La dernière fois que l’UE a formulé un de ses vaines critiques à l’encontre du régime de Netanyahou, c’est quand il a alloué 4,5 millions de shekels au Centre du patrimoine juif yéménite pour mettre en place un projet illégal d’implantation près de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée.

Cela fait partiestephen_lendman du projet de longue date d’Israël de coloniser toutes les terres de Judée et de Samarie qui ont quelque valeur, de déposséder les habitants autochtones de la Palestine, de voler tout ce qui leur appartient.

Par Stephen Lendman : lauréat du prix international de journalisme 2011 du Club des journalistes mexicains.
Traduction : Dominique Muselet

Source : Le Saker francophone.

https://french.almanar.com.lb/1012057


 

Dans EUROPE

ITALIE : LE 14 AOUT, A GENES L'AUTOROUTE S'ECROULE. LE 16 AOUT, A MILAN LE COURS DE L'ACTION BENETTON S'EFFONDRE. QUEL RAPPORT?

Par Le 16/08/2018

Le 14 août, à Gênes l’autoroute s’écroule. Le 16 août, à Milan le cours de l’action Benetton s’effondre. Quel rapport?

Par Comaguer

Mondialisation.ca, 16 août 2018

Comaguer. Bulletin n° 376- 16 Août 2018

Région : 

Thème: 

L’actualité s’est chargée toute seule de fournir le sujet sensationnel et spectaculaire apte à combler le grand creux médiatique annuel du 15 Aout. Pour le reste reportez-vous, comme on dit, « à votre quotidien habituel ».

Aujourd’hui la bourse de Milan a rouvert ses portes après la trêve du 15 août. L’action du groupe ATLANTIA gestionnaire de l’autoroute de la catastrophe s’est effondrée.

En Italie, comme en France, le réseau national d’autoroutes a été découpé en morceaux et privatisé au début des années 2000 dans le grand mouvement de dépeçage des biens nationaux auquel a présidé en France le gouvernement Jospin.

Le groupe ATLANTIA est peu connu en France car les gros du BTP français : Vinci, Eiffage et Bouygues avaient gardé pour eux la poule aux œufs d’or des autoroutes françaises et il n’a aujourd’hui qu’une participation dans la SANEF (autoroutes du nord et de l’Est de laFrance) et dans le tunnel sous la Manche. Il gère les aéroports de Nice et de Cannes et la partie italienne du tunnel du Mont Blanc. Par contre il s’est « globalisé » au Brésil, en Pologne, en Inde au Chili.

Il est en fait le nouvel avatar du groupe capitaliste familial italien BENETTON. Le montage d’ATLANTIA est complexe mais il permet par le biais de sociétés intermédiaires off shore à l’actionnaire minoritaire BENETTON de prendre le contrôle complet d’un immense groupe.

Ce mécanisme qui concerne l’ensemble du grand capital italien a été remarquablement décrit voici plus de dix ans par l’économiste italien VLADIMIRO GIACCHE (voir « La chaloupe du Titanic » texte joint). L’important est de savoir que le taux de profit moyen dans la confection est de 7% alors que dans la gestion d’autoroutes construites sur fonds publics il est de 17%.

Evidemment pour parvenir à ce niveau de rentabilité, il faut serrer sur tous les postes budgétaires à commencer par la maintenance. L’obsolescence des viaducs en béton est connue mais bien sûr pas au jour près, pas à la semaine près. Alors on tire sur la corde, les actionnaires attendent les 17% annoncés et prendraient la fuite s’ils n’étaient pas versés. Ils ont commencé dès aujourd’hui.

A Gênes le Capital qui a vampirisé les biens de la nation a tué. Il tuera encore si la Nation ne reprend pas la maîtrise des grandes infrastructures. Ceci vaut pour toutes les nations capitalistes. La bataille qui s’annonce entre le gouvernement italien qui a suspendu la concession d’ATLANTIA sera féroce, car ce qui est en cause n’est rien moins qu’un renversement du rapport des forces établi depuis une vingtaine d’années dans ce secteur d’activité des grandes infrastructures : autoroutes, chemins de fer, production etdistribution d’électricité, ports et aéroports entre le grand capital et les gouvernements des principaux pays capitalistes. Les citoyens qui les ont élus ont payé avec leurs impôts la construction des infrastructures, ont ensuite engraissé les gestionnaires privés en payant des péages ou des tarifs excessifs destinés plus à satisfaire les appétits des actionnairesqu’à la maintenance. C’est la grande spoliation.

Comaguer

La source originale de cet article est Comaguer. Bulletin n° 376- 16 Août 2018

Copyright © ComaguerComaguer. Bulletin n° 376- 16 Août 2018, 2018

https://www.mondialisation.ca/le-14-aout-a-genes-lautoroute-secroule-le-16-aout-a-milan-le-cours-de-laction-benetton-seffondre-quel-rapport/5627228


 

Dans EUROPE

POLLINIS : SCANDALE ! ENCORE PLUS TOXIQUES QUE LES NEOTICS : LES NOUVEAUX PESTICIDES SDHI

Par Le 13/08/2018

POLLINIS : SCANDALE ! Encore plus toxiques que les néonics: les nouveaux pesticides SDHI

 

Madame, Monsieur,

Le bras de fer est entamé avec les plus grandes firmes agrochimiques, et nous avons besoin du soutien et de l'engagement d'un maximum de citoyens pour remporter la victoire.

De nombreux rapports et études évoquent une nouvelle classe de pesticides utilisés comme fongicides, les SDHI, dans la mortalité massive des abeilles :

- les constats de terrain se multiplient, en Ariège, dans la Sarthe, en Rhône-Alpes, en Wallonie, qui associent mortalités inquiétantes d'abeilles et utilisation de fongicides SDHI dans les alentours (1) ;

- En Italie, des recherches scientifiques récentes montrent que certains fongicides peuvent décupler l'impact mortel des insecticides sur les pollinisateurs lorsqu’ils sont utilisés ensemble sur une culture (2) – ce qui est fréquemment le cas…

Peut-être plus grave encore : des scientifiques français ont suggéré récemment qu'ils pouvaient avoir des effets très inquiétants sur la santé humaine...

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              SCANDALE !

Les autorités européennes viennent de prolonger d'un an l'autorisation de mise sur le marché d'un pesticide SDHI cancérigène probable et tueur d'abeilles, le Boscalid®, massivement utilisé en agriculture et qui est suspecté de provoquer des dégâts très inquiétants sur la biodiversité et la santé humaine.

POLLINIS bat le rappel et organise la mobilisation partout en Europe : exigez un moratoire immédiat sur ces pesticides ultra toxiques !

je signe petition stopsdhi

Depuis plusieurs années, la recherche médicale a découvert qu'un large spectre de maladies humaines peuvent résulter d'un déficit en SDH (pour enzyme succinate déshydrogénase) ), qui permet la respiration cellulaire chez les champignons, mais également chez tous les organismes vivants, abeilles, insectes, oiseaux, mammifères et humains compris. Cela se traduit par :

- des affections sévères du cerveau (encéphalopathies), surtout chez les jeunes enfants ;

- la formation de tumeurs du système nerveux, au niveau de la tête, du cou, du thorax, de l’abdomen ou du bas-ventre ;

- des modifications épigénétiques entraînant un dérèglement de l'expression génétique en mesure de déclencher la mort des cellules ou, au contraire, leur prolifération incontrôlée, et potentiellement transmissibles de génération en génération ;

- certains cancers du rein ou du système digestif ;

- des affections graves telles que la maladie de Parkinson, l’ataxie de Friedreich, le syndrome de Barth, ou la maladie de Huntington, ainsi que certains troubles de la fertilité (3).

Les pesticides SDHI sont justement concus pour empêcher le fonctionnement de cette enzyme SDH si importante : il est URGENT d'évaluer sans attendre les risques, pour la santé humaine et l'environnement, de leur utilisation à grande échelle en agriculture !

C’est une catastrophe sanitaire et environnementale majeure qui se profile, et pourtant :

La Commission européenne, comme si de rien n'était, vient de prolonger d'un an l'autorisation de mise sur le marché du fongicide SHDI le plus répandu, le Boscalid®...

... alors même que l'EPA, l'autorité sanitaire américaine, a classé ce produit comme "cancérigène probable" (4), et que 16 États membres de l'UE (sur 28) ont refusé d'approuver des substances similaires (5), à cause de leur toxicité !

A l'heure actuelle, ce pesticide est parmi les plus utilisés en France : chaque année, plus de 580 tonnes de Boscalid® sont déversées dans les champs (6), sur les cultures de céréales, de colza, de maïs, de tournesol, de fruits et légumes de consommation courante (abricots, choux, carottes, cerises, fraises, melons, pêches, poireaux, pois, pommes, prunes, salades, tomates, pommes de terre...) et dans les vignobles.

Un an de sursis, c'est potentiellement des millions d'abeilles décimées, et de nombreux malades chez les consommateurs empoisonnés par ces aliments. C'est inacceptable !

POLLINIS bat le rappel, et organise la mobilisation à l'échelle européenne, pour exiger des autorités un moratoire immédiat sur ces substances ultra-toxiques.

Comme pour les néonicotinoïdes tueurs-d'abeilles, l'utilisation de ces substances funestes doit être interrompue le temps pour les scientifiques d'évaluer leur dangerosité réelle.

S'il vous plaît, signez dès maintenant la pétition à la Commission européenne, et aidez-nous à réunir un maximum de signatures en Europe en transférant cet email à tout votre carnet d'adresses.

Grâce aux dons des membres de POLLINIS engagés dans la bataille, notre association a déjà commencé à organiser la riposte : nous finançons une première étude scientifique indispensable sur les effets des SDHI sur la santé et l'environnement, et fédérons les scientifiques du monde entier pour créer une TaskForce spéciale afin de disposer d'études indépendantes sur l'impact effectif de ces substances avant le prochain examen des autorités sanitaires le 31 juillet 2019 ; nous avons préparé le terrain pour lancer une grande offensive de contre-lobbying citoyen auprès des institutions françaises et européennes dès la rentrée ;

Mais nous avons besoin de la mobilisation massive et sans faille du plus grand nombre de citoyenspour :

1/ montrer aux autorités que le scandale est désormais bien connu du grand public, et qu'elles ne peuvent plus se cacher derrière leur petit doigt en prétendant que l'agrochimie leur a fourni des études suffisantes, malgré l'absence flagrante d'études indépendantes ;

2/ appuyer nos demandes auprès des responsables politiques, et accélérer la prise de décision pour obtenir en urgence un moratoire indispensable sur les pesticides SDHI.

je signe petition stopsdhi

La course contre la montre est lancée : chaque minute qui passe, c'est un kilogramme de SDHI supplémentaire qui est déversé dans nos champs...

... avec les conséquences potentiellement désastreuses sur les abeilles, la biodiversité, et la santé humaine !

S'il vous plaît, ne perdez pas une minute : ajoutez dès maintenant votre signature à la pétition #stopSDHI, et transférez ce message le plus largement possible autour de vous !

D'avance, merci pour votre mobilisation.

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué Général

POUR SIGNER LA PÉTITION, CLIQUEZ ICI

 

Références :

1) Bilan 2016 du réseau de surveillance des troubles des abeilles, DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes
Mortalité d'abeilles en 2012 Secteur de St Paterne Racan, site du SAT37
Un apiculteur de Haute-Garonne perd deux millions d'abeilles et soulève un élan de solidarité, Noémie Bonnin pour France Bleu Occitanie – 14/05/2018
L'exposition des abeilles mellifères aux pesticides est-elle correctement estimée dans l’évaluation du risque? Louis HAUTIER 22 juin 2017 Wallonie recherche CRA-W

2) Synergistic mortality between a neonicotinoid insecticide and an ergosterol-biosynthesis-inhibiting fungicide in three bee species, Sgolastra F, Medrzycki P, Bortolotti L, Renzi MT, Tosi S, Bogo G, Teper D, Porrini C, Molowny-Horas R, Bosch J, Pest Manag Sci. 2017 Jun;73(6):1236-1243. doi: 10.1002/ps.4449. Epub 2016 Nov 29

3) Une révolution urgente semble nécessaire dans l’usage des antifongiques, Libération 14/05/2018

4) BOSCALID – n° CAS : 188425-85-6, INERIS

5) GENERAL INFORMATION for penthiopyrad, Pesticide Properties DataBase University of Hertfordshire 

6) 580 869 Kg de Boscalid en 2014, pour 3,24 millions d’ha (source : Agreste)

--

POLLINIS Association Loi 1901
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org


 

Dans EUROPE

FREDERICA MOGHERINI APPELLE LES PME DE L'UE A COOPERER AVEC L'IRAN

Par Le 07/08/2018

La diplomatie européenne appelle les PME de l’UE à coopérer avec l’Iran

 Depuis 2 heures  7 août 2018

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 Amérique et Europe - UE

 

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Selon la cheffe de la diplomatie européenne, encourager les échanges commerciaux avec l’Iran est crucial pour l’accord sur le nucléaire et «une priorité en matière de sécurité» pour l’Europe.

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a appelé les entreprises européennes à intensifier le commerce avec l’Iran et l’activité économique dans ce pays, lors d’une conférence de presse conjointe mardi à Wellington avec le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters.

«Nous faisons de notre mieux pour garder l’Iran dans l’accord [Plan d’action global commun (PAGC)], pour que l’Iran bénéficie des avantages économiques que cet accord apporte au peuple iranien, car nous pensons que cela est dans l’intérêt non seulement de notre région mais aussi du monde. S’il existe un accord international sur la non-prolifération nucléaire, il faut le maintenir », a déclaré Mme Mogherini, citée par les médias.

«Nous encourageons les petites et moyennes entreprises en particulier à accroître leurs activités avec l’Iran et dans le pays», ce qui constitue pour l’Europe «une priorité en matière de sécurité», a déclaré Mme Mogherini, expliquant que le commerce faisait partie intégrante de l’accord nucléaire.

Le commerce entre l’Iran et l’UE «est un aspect fondamental du droit iranien à avoir un avantage économique en échange de ce qu’il a fait jusqu’ici, à savoir se conformer à tous ses engagements dans le domaine nucléaire», a-t-elle ajouté.

L’Union européenne a déclaré lundi «regretter vivement» le rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran.

Le Royaume-Uni a accepté mardi de coopérer avec l’UE pour tenter de bloquer l’impact des nouvelles sanctions de Donald Trump contre l’Iran, relate en outre Independent. Jeremy Hunt, le secrétaire aux affaires étrangères, a signé une déclaration conjointe avec d’autres ministres des affaires étrangères de l’UE afin d’assurer la protection des entreprises européennes faisant affaire avec l’Iran.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/994633


 

Dans EUROPE

LACS A EVITER LORSQU'IL FAIT CHAUD

Par Le 06/08/2018

Un lac

Ces lacs à éviter quand il fait chaud

CC0 / zhaochen1205

SCI-TECH

URL courte

2160

L’Europe souffre cette année d’une canicule presque insupportable et la tentation est grande de plonger dans un étang local. Dans une interview accordée à Sputnik, un écologiste russe explique pourquoi il vaudrait mieux s’abstenir ou, tout du moins, prendre des mesures de précaution.

Tous ceux qui vont se baigner dans un lac ou dans un étang voisin le font à leur risques et périls, met en garde l'écologiste russe Alekseï Vladimirov, tout en soulignant que certains mesures de précaution sont à prendre si l'on ne peut pas y résister.

«Il faut éviter les réserves d'eau stagnante. Quand il faut très chaud, de telles réserves se transforment en un foyer de bactéries pathogènes, en premier lieu la salmonelle et la colibacille (Escherichia coli)», a-t-il expliqué.

 

Océan

© SPUTNIK . I. NOSOV

Pollution des océans: le plastique comme un poisson dans l’eau

Il a également indiqué que la proximité d'une usine devait donner à réfléchir, puisqu'il n'était pas exclu que l'eau soit infectée par des métaux lourds et des produits pétroliers.

 

Selon lui, «s'il y des jardins et des champs, il n'est pas rare que l'eau contienne des restes d'engrais et de pesticides. Dans le meilleur des cas, tout finira par une réaction allergique; dans le pire des cas, par une intoxication chimique et par des maladies des organes».

Il en va de même, a-t-il poursuivi, pour les petites exploitations agricoles individuelles. «De telles entreprises déversent dans l'eau des polluant biogènes, comme par exemple des helminthes, et la colibacille mentionnée ci-dessus».

«Les réserves d'eau où il y a beaucoup de canards, d'algues et de gastropodes sont également à éviter. Le système sanguin de ces oiseaux peut contenir des trématodes dont les asticots ne peuvent pas pénétrer dans l'organisme humain à travers la peau — la peau humaine est plus «dure» que celle des canards —, mais ils peuvent provoquer le développement d'une dermatite allergique.

 

Un gratte-ciel chinois

© AP PHOTO/ EUGENE HOSHIKO

Un gratte-ciel chinois transformé en chute d’eau (vidéo)

Il en va de même pour les gastropodes», a ajouté l'écologiste.M. Vladimirov a en outre expliqué pourquoi les réserves d'eau «pleines d'algues» présentaient un danger à part.D'après lui, cela témoigne du fait que l'eau est pleine de polluants organiques et, parfois, d'engrais inorganiques, nomment des phosphates.

 

«Évidemment, s'il y a des poissons morts et des ordures, il est peu recommandé de s'y baigner», a-t-il conclu.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201808061037530550-lacs-temps-chaud-canicule-parasites/


 

Dans EUROPE

POLLINIS : CONTRE LA LOI DES LOBBYS, NE DEPOSONS PAS LES ARMES !

Par Le 07/07/2018

Chère amie, cher ami,

Avec l’aide des autorités politiques, les lobbys sont à deux doigts de réussir leur coup : obtenir par la loi la sanction systématique de toute personne (scientifique, journaliste, ONG ou simple citoyen) qui tenterait de révéler des pratiques moralement indéfendables des multinationales agrochimiques, des banques d’affaires, ou des grandes entreprises.

Malgré les mises en garde de la Commission Consultative des Droits de l’Homme, malgré les alertes lancées par les journalistes, les syndicats, les ONG… Malgré l’opposition massive des 570 000 citoyens signataires de la pétition : la loi sur le secret des affaires a été adoptée au Sénat ce jeudi 21 juin 2018.

Mais nous ne déposerons pas les armes pour autant.

Il reste un ultime recours en France pour faire invalider cette loi. Puis c'est à Bruxelles que nous devrons continuer le combat.

Grâce à vous et à la mobilisation massive de centaines de milliers de citoyens, nous avons réussi à obtenir la saisine du Conseil constitutionnel contre la loi Secret d'affaires qui vient d'être votée en France.

Pourtant, nos droits fondamentaux à l'information sur la santé, l'alimentation et l'environnement sont plus que jamais menacés : aidez-nous à intensifier d'urgence nos actions au niveau européen, pour opposer à l’industrie un contre-pouvoir citoyen, organisé et efficace, capable de faire vraiment barrage à leur mainmise insupportable sur les lois et les autorités censées nous protéger.

18LTA

Grâce à l'engagement sans faille et à la générosité des donateurs de l'association... grâce aux centaines de milliers de citoyens mobilisés à nos côtés... grâce à la mobilisation d’une cinquantaine d'ONG, représentants de la société civile et Sociétés de journalistes... grâce à l'intervention, enfin, de 140 parlementaires courageux qui ont refusé de plier sous la pression des lobbys…

...nous avons réussi le tour de force de faire saisir par deux fois le Conseil constitutionnel pour contester l’adoption définitive de la loi sur le secret des affaires !

C'est l'offensive de la dernière chance pour faire barrage à cette loi qui va risquer de bâillonner toutes celles et ceux qui oseront encore se dresser contre l'industrie.

Et nous n'allons pas rester les bras croisés en attendant la sentence !

C'est désormais à Bruxelles, au cœur des institutions européennes, que nous devons porter nos coups si nous voulons que le droit des citoyens à défendre leur santé, leur alimentation et leur environnement, prime sur les profits de l'industrie.

Nous n'avons pas le choix :

Il a déjà fallu plus d’un an de bras de fer entre Monsanto et les parlementaires européens pour avoir accès aux études justifiant la réautorisation du glyphosate en Europe - les agrochimistes invoquant le “secret des affaires” alors que le glyphosate en question était soupçonné par l’OMS d’être un produit cancérogène pour l’homme !

Imaginez ce que ça risque d’être en Europe avec des lois comme celles que le Sénat vient d’adopter :

Les colosses de l'agrochimie auront désormais un cadre juridique solide pour ne plus fournir les données sur lesquelles se fondent l’autorité sanitaire européenne et les pouvoirs publics pour autoriser la mise sur le marché de pesticides potentiellement catastrophiques pour les abeilles, la santé ou l'environnement.

Impossible pour les ONG comme la nôtre ou les scientifiques indépendants avec lesquels nous travaillons, d’évaluer les données fournies par les multinationales agrochimiques pour déterminer de façon impartiale si leurs produits ne présentent pas de risques majeurs pour l’homme et la nature par exemple.

Il faudra les croire sur parole, elles qui encaissent des milliards chaque année sur la vente de ces produits– c'est insensé !

Aidez-nous s’il vous plaît :

Continuons ensemble l'offensive à Bruxelles - exigeons la transparence sur les études qui concernent l'environnement, la santé et l'alimentation de tous les citoyens !

Votre mobilisation et votre soutien financier permettront à POLLINIS de s’opposer aux manœuvres des lobbys, de révéler les failles scientifiques et juridiques du système d’évaluation des pesticides, de financer les études des scientifiques indépendants pour contrebalancer celles de l'agrochimie, de défendre enfin nos libertés et nos droits fondamentaux bafoués par ceux qui sont censés les défendre.

Cet énorme travail de contre-lobbying citoyen repose uniquement sur la générosité et l'engagement de citoyens comme vous.

POLLINIS est une ONG indépendante de toute organisation ou parti politique : notre association ne défend que l'intérêt des citoyens. Elle n'est donc financée QUE par les citoyens.

Sans le soutien sans faille de nos donateurs, nous n'aurions pas pu rassembler plus d'un million de personnes en Europe pour faire interdire les pesticides néonicotinoïdes tueurs d'abeilles, nous n'aurions pas été en mesure de déjouer les manœuvres des lobbies qui imposent subrepticement de nouveaux tueurs d'abeilles avec la complicité des autorités censées les contrôler…

...Nous n'aurions jamais réussi à mobiliser des dizaines d'ONG, des journalistes de renom, des avocats, des lanceurs d'alerte et des scientifiques, derrière une pétition commune contre la loi secret des affaires en France, et à faire travailler des juristes spécialisés pour préparer la saisine du Conseil constitutionnel.

Pour continuer le combat à Bruxelles, nous avons besoin de la participation, même symbolique, de chaque personne qui a à cœur de défendre notre droit à l’information sur les pesticides et l'alimentation ; qui refuse que sa famille, ses proches, ses enfants, deviennent les cobayes de l'agrochimie sans que personne n'y puisse redire sans encourir de procès.

C'est pour cela que je fais appel à vous : pour vous demander si possible, d'aider POLLINIS à intensifier le travail indispensable qu’elle mène à Bruxelles et en France pour obtenir la transparence sur les études qui concernent l'environnement, la santé et l'alimentation des citoyens.

Donnez ce que vous pouvez s’il vous plaît : 15 euros, 30 euros, 50 euros, même 100 ou 200 euros si vous le pouvez. En général, la plupart des donateurs de POLLINIS participent autour de 30 euros.

Quel que soit le montant que vous déciderez de consacrer au financement des actions de POLLINIS, sachez qu'il sera une aide précieuse pour nous permettre de continuer à dresser face aux lobbies de l’agrochimie un contre-pouvoir citoyen, organisé et efficace, capable de faire vraiment barrage à leur mainmise insupportable sur les lois et les autorités européennes.

Pour faire un don à POLLINIS, merci de cliquer ici.

Je vous remercie par avance pour l'aide que vous pourrez apporter à notre combat pour défendre votre droit à l'information sur les pesticides, l'alimentation et la santé, et empêcher à l'avenir, malgré la loi sur le secret des affaires, que l'agrochimie fasse seule la loi en Europe.

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général

--
POLLINIS Association Loi 1901
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org

 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : USA ET OTAN EVINCENT L'UE EN CRISE

Par Le 04/07/2018

L’art de la guerre. USA et Otan évincent l’Ue en crise

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 03 juillet 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Deux Sommets, tous deux à Bruxelles à deux semaines de distance, représentent le statut quo de la situation européenne. La réunion du Conseil européen, le 28 juin, a confirmé que l’Union, fondée sur les intérêts des oligarchies économiques et financières à commencer par celles des plus grandes puissances, est en train de s’effriter à cause de conflits d’intérêt ne se limitant pas à la question des migrants.

Le Conseil Nord-Atlantique -auquel participeront les 10-11 juillet les chefs d’État et de gouvernement des 22 pays UE (sur un total de 28) membres de l’Alliance (avec la Grande-Bretagne sortant de l’Union)- renforcera l’Otan sous commandement USA. Le président Trump aura ainsi en main des cartes plus fortes au Sommet bilatéral qu’il tiendra cinq jours plus tard, le 16 juillet à Helsinki, avec le président russe Poutine.

De ce que le président USA stipulera à la table des négociations dépendra fondamentalement la situation de l’Europe. Que les USA n’aient jamais voulu une Europe unie comme allié d’égal à égal n’est pas un mystère. Pendant plus de 40 ans, durant la guerre froide, ils la tiennent subordonnée comme première ligne de la confrontation nucléaire avec l’Union Soviétique. En 1991, la guerre froide finie, les États-Unis redoutent que les alliés européens puissent mettre en question leur leadership ou juger désormais inutile l’Otan, dépassée par la nouvelle situation géopolitique. D’où la réorientation stratégique de l’Otan toujours sous commandement USA, reconnue par le Traité de Maastricht comme “fondement de la défense” de l’Union européenne, et son élargissement à l’Est liant les ex pays du Pacte de Varsovie plus à Washington qu’à Bruxelles.

Au cours des guerres de l’après-guerre froide (Irak, Yougoslavie, Afghanistan, à nouveau Irak, Libye, Syrie), les États-Unis traitent en sous-main avec les plus grandes puissances européennes (Grande-Bretagne, France, Allemagne) en partageant avec elles les zones d’influence, tandis que des autres (Italie comprise) ils obtiennent ce qu’ils veulent sans substantielles concessions.

L’objectif fondamental de Washington est non seulement de garder l’Union européenne en position subordonnée mais, à plus forte raison, d’empêcher la formation d’une aire économique qui embrasse toute la région européenne, Russie comprise, en se reliant à la Chine par l’intermédiaire de la naissante Nouvelle Route de la Soie. D’où la nouvelle guerre froide qu’on a fait exploser en Europe en 2014 (durant l’administration Obama), les sanctions économiques et l’escalade Otan contre la Russie.

La stratégie du “diviser pour régner”, c’est-à-dire du diviser pour dominer, d’abord camouflée sous des habits diplomatiques, se trouve désormais mise en lumière. En rencontrant en avril le président Macron, Trump a proposé que la France sorte de l’Union européenne, en lui offrant des conditions commerciales plus avantageuses que celles de l’Ue. On ne sait pas ce qui est en train de se décider à Paris. Mais significatif est le fait que la France ait lancé un plan qui prévoit des opérations militaires conjointes d’un groupe de pays de l’Ue indépendamment des mécanismes décisionnels de l’Ue : l’accord a été signé à Luxembourg, le 25 juin, par France, Allemagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas, Espagne, Portugal, Estonie et Grande-Bretagne, qui pourra ainsi y participer même après la sortie de l’Ue en mars 2019. L’Italie, a précisé la ministre française de la défense Parly, n’a pas encore apposé sa signature pour “une question de détails, pas de substance”.

Le plan a été en fait approuvé par l’Otan, car “il complète et potentialise la rapidité des forces armées de l’Alliance”. Et, souligne la ministre italienne de la défense Trenta, comme “l’Union européenne doit devenir un producteur de sécurité au niveau mondial, pour le faire elle doit renforcer sa coopération avec l’Otan”.

Manlio Dinucci

Édition de mardi 3 juillet 2018 de il manifesto
https://ilmanifesto.it/usa-e-nato-soppiantano-la-ue-in-crisi/ 
Traduit de l’italien par M-A P.

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/lart-de-la-guerre-usa-et-otan-evincent-lue-en-crise/5626392


 

Dans EUROPE

INTERDICTION DES TUEURS D'ABEILLES? NE TOMBEZ PAS DANS LE PANNEAU!

Par Le 01/06/2018

Interdiction des tueurs d'abeilles? Ne tombez pas dans le panneau!

 

 

Madame, Monsieur,

Les lobbies des grandes firmes agrochimiques sont en train de réussir un coup de maître qui risque de faire reculer notre combat de plusieurs années si nous ne réagissons pas immédiatement et massivement.

L'annonce par la Commission européenne d'une interdiction de 3 pesticides néonicotinoïdes tueurs d'abeilles (clothianidine, thiaméthoxame, et imidaclopride) publiée ce mercredi 30 mai à Bruxelles n'est qu'un vaste écran de fumée préparé de longue date par les grandes firmes de l'industrie agrochimique - avec la complicité des autorités censées les contrôler...

...Pour pouvoir continuer à commercialiser leurs autres tueurs d'abeilles ancienne et nouvelle génération pendant des années encore au détriment des pollinisateurs, de l'environnement, et de notre sécurité alimentaire !

Si je vous envoie cet email aujourd'hui, c'est pour vous demander de nous aider à sonner le tocsin...

18MSC Visuel
Cartouche

L’interdiction de 3 tueurs-d’abeilles annoncée par la Commission européenne n’est qu’une gigantesque arnaque préparée par les grandes firmes de l’industrie agrochimique pour endormir les citoyens qui se préoccupent du sort des abeilles et de la nature, et continuer à commercialiser leurs tueurs d’abeilles au détriment des pollinisateurs, de l’environnement, et de notre sécurité alimentaire à l’avenir.

Ne les laissez pas s’en tirer si facilement :signez la pétition lancée par POLLINIS, et transférez cet email pour alerter vos proches !

18MSC Bouton

...en informant un maximum de personnes de cette gigantesque arnaque préparée par les lobbies de l'agrochimie et la Commission européenne pour endormir les citoyens qui se préoccupent du sort des abeilles et de la nature : ne laissez pas vos proches tomber dans le panneau !

...et en exerçant tous ensemble une pression maximale sur la Commission et le Parlement européen  pour leur montrer que nous ne sommes pas dupes, et exiger la fin immédiate de tous les pesticides tueurs d'abeilles en Europe !

Ce qui vient de se passer à Bruxelles est insupportable – il faut remonter en 2013 pour bien comprendre pourquoi :

Après des années de mobilisation des citoyens, des apiculteurs, des associations, et la publication de plus de cinquante études scientifiques incriminant une certaine classe de pesticides – les néonicotinoïdes – dans la mortalité massive des abeilles, la Commission européenne décide en mai 2013 de mettre en place un moratoire partiel sur 3 de ces substances (1).

Vu les preuves à charge à l’époque, une interdiction nette et immédiate de l’ensemble des néonics (7 substances en tout) aurait été la meilleure solution pour freiner l’hécatombe, mais c’était sans compter les manœuvres de l’agrochimie, qui a mobilisé des armées de lobbyistes professionnels pour utiliser tous les ressorts possibles (chantages à la délocalisation, menaces de ravages agricoles, études scientifiques orientées…) pour convaincre la Commission européenne de ne pas l’empêcher de commercialiser ses produits.

Résultat : non seulement ils ont pu continuer à vendre les substances non concernées par le moratoire, mais grâce aux « dérogations » généreuses qu’il prévoyait, l’utilisation des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles dans les champs a augmenté de 31 % l’année suivante, rien qu’en France (2) !

Pire : pour préparer l’interdiction programmée de ces substances désastreuses pour l’environnement, qui représentent une manne gigantesque pour ces multinationales (40% du marché mondial des insecticides agricoles !), elles ont obtenu sous des conditions douteuses l’autorisation en express de deux nouveaux tueurs d’abeilles, le flupiradifurone (3) et le sulfoxaflor (4) – malgré l’absence de tests sur les pollinisateurs pour l’un, et les mises en gardes de l’EFSA sur les probables « risques pour les abeilles » de l’autre…

Vous l’avez compris : l’annonce qui a été faite par la Commission européenne il y a quelques jours concernant l’interdiction de trois néonicotinoïdes tueurs d’abeilles n’est qu’un leurre destiné à endormir la vigilance des citoyens : ils sacrifient trois molécules, pour mieux continuer de vendre les 6 autres - au détriment des pollinisateurs, de l’environnement, et de notre sécurité alimentaire à l’avenir.

Aidez-nous à dénoncer cette mascarade s'il vous plaît : diffusez largement cet email, et signez la pétition à la Commission et au Parlement européen ! 

18MSC Bouton

Faut-il le rappeler ?

Les pesticides néonicotinoïdes sont 7000 fois plus toxiques pour les abeilles que l’insecticide DDT utilisé auparavant dans les champs (5), et écarté après des décennies pour ses effets désastreux sur l’environnement et la santé des agriculteurs.

Utilisés de façon systématique dans les champs, qu’il y ait un risque d’attaque de ravageurs ou non, ces pesticides déciment les populations d’insectes auxiliaires de l’agriculture (abeilles domestiques et sauvages, papillons des prairies, carabes…) : une récente étude menée en Allemagne a montré que 75 % des populations d’insectes ont disparu en même pas trente ans (6). C’est l’hécatombe !

Ces petits insectes inoffensifs pour les cultures sont pourtant primordiaux pour le maintien de l’écosystème, la reproduction des plantes que nous consommons, et l’alimentation des petits mammifères et des oiseaux, qui sont directement impactés par cette extinction de masse : une étude du CNRS et du Muséum national d’Histoire naturelle a montré qu’un tiers des oiseaux des campagnes avaient déjà disparu, en seulement quinze ans (7). 

A terme, c’est l’ensemble de la chaîne alimentaire qui est menacée. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir !

Déjà, les scientifiques du monde entier réunis autour d’une étude commune sur les effets des pesticides néonicotinoïdes tirent la sonnette d’alarme sur le désastre écologique sans précédent causé par ces pesticides qui polluent durablement les sols, les nappes phréatiques et l’ensemble des cours d’eaux (8).

En anéantissant les vers de terre et les crustacés d’eau douce, ils suppriment les mécanismes d’auto-nettoyage qui permettent à la nature de se régénérer depuis des millénaires. Si on laisse faire, il sera bientôt impossible de se débarrasser de ces produits qui se seront immiscés partout – y compris dans les parcelles de champs non traités, comme l’ont découvert les chercheurs !

A force de rassembler les citoyens, alerter les pouvoirs publics et faire pression sur les responsables politiques, notre association a obtenu de haute lutte en janvier dernier l’adoption d’une série d’amendements salutaires par le Parlement européen, qui prévoit l’interdiction de TOUS les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

Cette interdiction devrait ensuite être mise en œuvre par la Commission européenne, comme le prévoit le processus démocratique, mais celle-ci préfère faire la sourde oreille, et aller jusqu’au bout de son accord tacite avec les lobbies de l’agrochimie, en interdisant seulement trois substances sur 7, et en maintenant l’autorisation de 2 nouvelles !

Un véritable pied de nez à la démocratie, et aux citoyens qui se sont mobilisés pour défendre les pollinisateurs et la nature, et un cadeau inacceptable aux grands lobbies qui va coûter beaucoup trop cher à notre environnement…

Aidez-nous, SVP, à organiser une mobilisation sans précédent, pour faire comprendre à la Commission européenne et au Parlement européen que nous n’acceptons pas ces compromissions inadmissibles avec l’agrochimie, et que nous exigeons l’interdiction, nette et immédiate, de tous les tueurs d’abeilles en Europe.

18MSC Bouton

Des travaux de terrain menés en Italie ont montré qu’il était tout à fait possible, à l’heure actuelle, de se passer de ces pesticides systémiques pour le maïs et d'autres cultures annuelles, sans subir de perte de production, et en s’affranchissant de la dîme due chaque année à l’agrochimie, en n’ayant recours aux produits phytosanitaires que lorsqu’il n’y a pas d’autre option (9).

Dans le monde entier, des milliers de chercheurs agronomes travaillent en ce moment à des modèles de transition vers une agriculture propre, respectueuse de la nature et des insectes auxiliaires dont elle dépend, et qui permettra de garantir l’indépendance financière des agriculteurs.

Les menaces de l’agrochimie, qui agite le spectre de la famine à chaque fois qu’on remet en cause ses produits, commencent sérieusement à sonner creux…

Il n’y a pas une seule bonne raison de les laisser commercialiser et déverser dans nos champs leurs tueurs d’abeilles : aidez-nous à organiser la mobilisation des citoyens, pour peser plus lourd dans la balance que leurs milliards de bénéfice, et couper court à la mainmise de leurs lobbies sur les décisions primordiales pour l’environnement et notre sécurité alimentaire !

D’avance, merci pour votre mobilisation !

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général

POUR SIGNER LA PETITION, CLIQUEZ ICI

Références :

(1) COMMISSION IMPLEMENTING REGULATION (EU) No 485/2013 of 24 May 2013 amending Implementing Regulation (EU) No 540/2011, as regards the conditions of approval of the active substances clothianidin, thiamethoxam and imidacloprid, and prohibiting the use and sale of seeds treated with plant protection products containing those active substances 

(2) L’utilisation des insecticides « tueurs d’abeilles » est toujours en forte augmentation, Stéphane Foucart, LeMonde.fr - 27.05.2016 

(3) NOTE DE SYNTHESE SUR L’AUTORISATION DU SULFOXAFLOR SUR LE SOL EUROPEEN, POLLINIS 2015 

(4) NOTE DE SYNTHÈSE SUR L’AUTORISATION DU FLUPYRADIFURONE SUR LE SOL EUROPEEN

(5) Environmental fate and exposure; neonicotinoids and fipronil, Bonmatin, JM., Giorio, C., Girolami, V. et al. Environ Sci Pollut Res (2015) 22: 35. 

(6) More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas, HallmannCA, Sorg M, Jongejans E, Siepel H, Hofland N, Schwan H, et al. (2017) PLoSONE 12 (10): e0185809.

(7) Le printemps 2018 s'annonce silencieux dans les campagnes françaises, CNRS 20/03/2018 

(8) WORLDWIDE INTEGRATED ASSESSMENT OF THE IMPACTS OF SYSTEMIC PESTICIDES ON IODIVERSITY AND ECOSYSTEMS, TaskForce on systemic pesticides 2015

(9) Alternatives to neonicotinoid insecticides for pest control: case studies in agriculture and forestry, Furlan, L. & Kreutzweiser, D. Environ Sci Pollut Res (2015) 22: 135.

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POLLINIS Association Loi 1901
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : POUR L'ITALIE NOUVEAU GOUVERNEMENT, MEME "ALLIE PRIVILEGIE"

Par Le 23/05/2018

Pour l’Italie nouveau gouvernement, même “allié privilégié”

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 22 mai 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Le “Contrat pour le gouvernement du changement”, stipulé par Luigi Di Maio et Matteo Salvini au nom du Mouvement 5 Stelle et de la Lega, d’un côté “confirme l’appartenance à l’Alliance Atlantique, avec les Etats-Unis d’Amérique comme allié privilégié”, de l’autre promet “une ouverture à la Russie, à percevoir non pas comme une menace mais comme un partenaire économique et commercial (raison pour laquelle est opportun le retrait des sanctions), à réhabiliter comme interlocuteur stratégique afin de résoudre les crises régionales” et même comme “partenaire pour l’Otan”.

La formule n’est pas nouvelle : en juin 2016 le premier ministre Renzi assurait au président Poutine que “la guerre froide est sortie de l’histoire” et que “Europe et Russie doivent être d’excellents voisins”. Un mois plus tard, au Sommet de Varsovie, Renzi souscrivait au pacte stratégique Ue-Otan contre la Russie. Comment va faire le nouveau gouvernement pour ne pas “percevoir” la Russie comme une menace et pour agir en conséquence, alors qu’il reste dans l’Otan qui, sous le commandement de l’”allié privilégié”, est militairement toujours plus engagée contre la “menace russe” ?

Le nouveau gouvernement, qui entend “réévaluer notre présence dans les missions internationales sous le profil de leur importance effective pour l’intérêt national”, retirera-t-il les troupes italiennes déployées en Lettonie et les chasseurs-bombardiers italiens déployés en Estonie au bord du territoire russe sous le prétexte, inventé par l’Otan, d’affronter “l’agression russe” ? Empêchera-t-il que les commandements et les bases USA/Otan en Italie, de Vicence à Aviano, de Naples à Sigonella, soient employés pour des opérations militaires contre la Russie ? Le nouveau gouvernement, avant tout, refusera-t-il les nouvelles bombes nucléaires B61-12 que les USA se préparent à déployer en Italie contre la Russie, en exposant notre pays à des dangers croissants en tant que base avancée de la stratégie nucléaire des Etats-Unis ?

Refusera-t-il de fournir au Pentagone, dans le cadre de l’Otan, pilotes et avions pour l’attaque nucléaire ? Demandera-t-il aux USA, sur la base du Traité de non-prolifération jusqu’ici violé, de déplacer toute arme nucléaire hors de notre territoire, et adhèrera-t-il au Traité Onu sur l’interdiction des armes nucléaires (comme Luigi Di Maio s’est engagé à le faire en signant l’Ican Parliamentary Pledge) ?

La décision de ne pas adhérer au Traité Onu a été prise, avant qu’au Parlement, dans le Conseil Atlantique-Nord, où selon les normes Otan “il n’y a pas de votation ni de décision à la majorité”, mais “les décisions sont prises à l’unanimité et d’un commun accord” : c’est-à-dire d’accord avec les Etats-Unis d’Amérique à qui reviennent de droit la charge de Commandant Suprême Allié en Europe et les autres commandements clé.

Concernant l’industrie militaire, le Contrat juge “indispensable d’exercer sa tutelle, avec une attention particulière sur le financement de la recherche, sur la conception et la construction des navires, des aéronefs et sur les systèmes de communication”.

Qu’y a-t-il de nouveau, dans le programme du “gouvernement du changement”, par rapport au “Livre Blanc pour la défense” institutionnalisé par le gouvernement Gentiloni, qui définit l’industrie militaire comme “pilier du Système Pays” ? Le nouveau gouvernement interrompra-t-il ou poursuivra-t-il sa participation au programme du chasseur étasunien F-35, qui engage l’Italie à en acheter 90 pour une dépense de 13-16 milliards d’euros ? Et, concernant la dépense militaire, le nouveau gouvernement refusera-t-il de l’augmenter ou conservera-t-il l’engagement, pris par les précédents gouvernements avec les USA et l’Otan, de la porter des actuels environ 70 millions d’euros par jour à environ 100 millions d’euros par jour ? Dépense inévitable si on veut garder les Etats-Unis d’Amérique comme “allié privilégié”.

Manlio Dinucci

 

 

Article original en italien :

Per l’ Italia nuovo governo, stesso «alleato privilegiato»

Edition de mardi 22 mai 2018 deil manifesto
https://ilmanifesto.it/nuovo-governo-stesso-alleato-privilegiato-2/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Photo capture d’écran : Luigi Di Maio et Matteo Salvinicran (source : liberoquotidiano.it)

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/pour-litalie-nouveau-gouvernement-meme-allie-privilegie/5625797


 

Dans EUROPE

LES CHARS US DE LA 1ere BRIGADE BLINDEE DU TEXAS EN ROUTE VERS L'EUROPE

Par Le 01/05/2018

les chars US

Des chars US en route vers l’Europe (vidéo)

© AP Photo / Mindaugas Kulbis

DÉFENSE

URL courte

24258

Les États-Unis ont entamé le transfert de leurs chars de la 1ère brigade blindée du Texas en Europe, signale le portail d’information polonais defence24.pl.

 

US M1A2 Abrams

© AFP 2018 VANO SHLAMOV

Des blindés US ratent leur voyage en Pologne

Les États-Unis sont en passe de faire transporter en Europe la 1ère brigade blindée de la 1ère division de cavalerie dans le cadre de l'opération Atlantic Resolve qui subit actuellement une rotation, relate le site polonais defence24.pl.

 

Selon le média, la brigade blindée dispose d'environ 90 chars Abrams, 140 véhicules de transport de troupes et de combat d'infanterie Bradley et de 18 canons automoteurs Paladin. Entre 3.500 et 4.000 militaires viennent avec leur équipement.

«Impressionnant! #Ironhorse est en route vers l'Europe pour soutenir l'opération #AtlanticResolve.»

Sur son compte Twitter, la 1ère division de cavalerie a publié une vidéo montrant le transfert des chars par rail.

Une brigade blindée américaine est stationnée en Pologne dans le cadre de l'opération Atlantic Resolve. Le nombre de militaires américains impliqués atteint 3.500.

Ces dernières années, Moscou a plusieurs fois exprimé son inquiétude face aux activités intenses de l'Otan près de ses frontières occidentales. L'Alliance augmente sa présence à proximité de la Russie sous le prétexte de protéger ses alliés.

https://fr.sputniknews.com/defense/201805011036175774-chars-us-route-europe/


 

Dans EUROPE

DANS 13 VILLES DES PAYS-BAS DES PLAQUES DE RUES RENDENT HOMMAGE A LA RESISTANCE DE L'ICONE PALESTINIENNE AHED TAMIMI

Par Le 05/04/2018

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas

Des militants ont créé des plaques de rues en hommage à la résistance d’Ahed Tamimi dans 13 villes des Pays-Bas!

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas.

Les habitants de 13 villes néerlandaises se sont réveillés le 23 mars dernier avec leurs quartiers bénéficiant désormais de noms de rues supplémentaires, grâce à l’intervention des associations MovementX and DocP, qui défendent les droits des Palestiniens dans leur pays.

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas.

A Amsterdam, La Haye, Groningen, Leeuwarden, Grijpskerk, Assen, Leiden, Heemstede, Tilburg, Vlaardingen et Nijmegen, la jeune héroïne palestinienne a été ainsi honorée, après sa condamnation à 8 mois de prison par l’occupation israélienne, pour avoir giflé un soldat qui squattait la cour de sa maison après que son équipe eût vaillamment agressé des adolescents et défoncé le crâne de son jeune cousin Mohamed.

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas.

Les organisateurs n’ont pas manqué de faire le rapprochement avec Annie Schaft, une héroïne de la résistance antifasciste aux Pays-Bas. D’autant qu’Annie était également connue pour son courage mais aussi pour sa chevelure rousse, tout comme Ahed l’est désormais pour ses épais cheveux blonds et bouclés. A Leiden, dans la rue baptisée au nom d’Ahed, on peut voir côte à côte les plaques des deux jeunes filles.

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas

Source: sites web et rédaction

03-04-2018 | 14:07

 

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=26698&cid=296#.WsaBH4huZPY


 

Dans EUROPE

GRECE : OUI. TSIPRAS EST UN SALAUD ! DEMONSTRATION.

Par Le 12/02/2018

Oui. Tsipras est un salaud ! Démonstration.

Par Joël Perichaud, secrétaire national du Parti de la démondialisation chargé des relations internationales

Le 8 février 2018
 

Quelques-uns se sont indignés lors de la publication de notre article intitulé « Tsipras : magnifique salaud ». Ils ont eu tort… la réalité est pire que ce qu’ils semblent croire. Le qualificatif n’est pas exagéré ! Petite revue des méfaits subis par les Grecs sacrifiés sur l’autel des "valeurs de l’Union européenne ".

Le gouvernement Tsipras a déjà porté la TVA à 24 %, diminué les retraites de 40 %, augmenté les impôts (notamment fonciers), décidé de nouvelles taxes sur les voitures, les télécommunications, les télévisions, l’essence, les cigarettes, le café, la bière, amputé de 5,6 milliards les salaires publics.

Le bilan des politiques grecques, de l’Union européenne et de ses complices

En sept ans, le PIB de la Grèce a chuté du tiers. Le chômage touche 25 % de la population (40 % des jeunes entre 15 et 25 ans). Un tiers des entreprises a disparu en cinq ans. Les coupes successives imposées au nom de l’austérité paupérisent toutes les régions. Il n’y a plus de trains, plus de bus dans des parties entières du pays. Plus d’écoles non plus. Beaucoup d’établissements secondaires des campagnes éloignées sont fermés, faute de financements. Les dépenses de santé par habitant ont diminué d’un tiers depuis 2009. Plus de 25 000 médecins ont été renvoyés. Les hôpitaux manquent de personnel, de médicaments, de tout. 20% de la population vit sans chauffage ou sans téléphone. 15 % de la population est tombée dans la grande pauvreté (contre 2 % en 2009). Selon la banque de Grèce, 13 % de la population est exclue de tout soin médical ; 11,5 % des patients ne peuvent acheter les médicaments prescrits ; les personnes souffrant de maladies chroniques sont en hausse de 24,2 %. Suicides, dépressions, maladies mentales enregistrent des hausses exponentielles. Pire : alors que la natalité a baissé de 22 % depuis le début de la crise, le taux de mortalité infantile a quasiment doublé en quelques années pour atteindre 3,75 pour mille en 2014.

 

Encore plus

Mais les « responsables européens » s’en fichent… Rien n’est trop beau pour le capital et pour les banques, rien ne rassasie les vautours. Après avoir commencé à dépecer la Grèce en vendant ses ports et ses aéroports (La Grèce vache à lait de l'Allemagne et jackpot pour Fraport), les « créanciers » et Tsipras dépouillent les Grecs eux-mêmes. 
Des centaines de familles, touchées par la crise et le chômage, sont jetées à la rue après la saisie et l’expulsion de leur logement. Ces « biens immobiliers » sont vendus aux enchères mais ne peuvent être achetés par les familles elles-mêmes… Des militants politiques et/ou associatifs grecs parviennent souvent à empêcher, par des manifestations ou « l’envahissement des tribunaux », les ventes de maisons des familles endettées. 
Le combat et les succès de ces militants agacent les vautours et leur garde-chiourme.
Désormais, ceux qui s’opposeront « par la force » à ces ventes indignes, ou menaceront simplement de le faire, seront passibles de peines de prison et les ventes aux enchères se feront exclusivement par voie électronique à partir du 21 février.

Servilité sans limite à la Troïka

Mais ça ne suffit encore pas… Maintenant, Tsipras et son gouvernement à la solde de la Troïka (UE, BCE, FMI) s'attaque au droit de grève.
A la demande des « créanciers », le gouvernement de « gauche radicale » Syriza-Anel a, le 19 décembre dernier, fait adopter par le parlement grec la loi de finances 2018 prévoyant de nouvelles coupes budgétaires massives dans la santé et l’éducation. Par la même occasion, l’application des conventions collectives (suspendues depuis 2015) sera reportée à l’automne 2018.


Les désirs des maîtres sont des ordres

Le 15 janvier dernier, l’exécutif dirigé par Alexis Tsipras est allé encore plus loin dans la mise en œuvre de l’austérité voulue par la Troïka. Non content d’écraser son peuple, il veut le contraindre à accepter sans réagir en limitant (avant de le supprimer ?) le droit de grève. 
Les créanciers en ont rêvé: le droit de grève est un « insurmontable obstacle à l’investissement » ou même une véritable « injure à la productivité », Tsipras l’a fait : Les désirs des maîtres sont des ordres. Peu importe que le droit de grève soit constitutionnel depuis 1974, année du retour à la démocratie après la chute de la dictature des colonels. 
Il faut dire que plus d’une cinquantaine de grèves générales ont eu lieu depuis l’adoption du premier mémorandum d’austérité en 2010... Quand le peuple n’est pas d’accord, ça énerve la gauche radicalement europiomane.

Droit de grève remis en cause

Jusqu'au 19 janvier 2018 (loi Papandreou de 1982) une grève pouvait être décidée suite à son approbation par un tiers de syndiqués. La loi adoptée par les 154 députés collabos grecs (sur 300), porte cette approbation à au moins 50 % de syndiqués.

La Grèce est, pour l’UE, un laboratoire. Les Grecs des cobayes. L’application des mesures d’austérité et des reculs antisociaux est testée par le servile Tsipras puis sera étendue ensuite aux autres pays de « l’Union... ». La disparition programmée des libertés syndicales en Grèce est le prélude à la disparition des nôtres.

L’espoir ?

Depuis le 19 janvier, les rues grecques sont remplies de manifestants, c’est un bon début. Mais ils sont seuls. Où est la solidarité internationale ?
Oui, Alexis Tsipras et Syriza-Anel sont les petites mains de l’Union européenne, et du FMI mais tous les gouvernements européistes de droite comme de gauche, sont responsables de l’austérité et de son coût humain et social. 
L'appétit du néolibéralisme n’a pas de limite. Croire que l’amadouer « de l’intérieur » est possible est une illusion créée de toutes pièces pour asservir les peuples et les nations. Le pire aujourd’hui est, sans doute, de constater que le piège tendu par la secte des néolibéraux fonctionne à plein régime. Les Grecs paient le prix fort. Sacrifiés, ils sont désespérément abandonnés par les gauches de tout poil qui préfèrent vénérer les « valeurs de l’Union européenne » et fermer les yeux devant les crimes sociaux, économiques et humains qui frappent d’abord les classes populaires.
Le seul espoir du peuple grec est pourtant de recouvrer sa souveraineté nationale, économique et politique en sortant unilatéralement et sans délai de l’euro et de l’Union européenne, de refuser de payer la dette illégitime. C’est aussi la seule voie des autres peuples pris au piège de l'Union européenne pour éviter la catastrophe en cours. Encore faut-il être assez lucides pour le comprendre et agir en conséquence.

http://pardem.org/actualite/en-bref/781-oui-tsipras-est-un-salaud-demonstration


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Dans EUROPE

POLLINIS : NOS VICTOIRES ET ACTIONS EN 2017

Par Le 02/02/2018

pollinis logo

Nos victoires et actions en 2017 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

La force de POLLINIS c'est vous !

C'est parce que vous prenez le temps de lire nos informations et apportez votre signature à nos grandes campagnes de pétition en France et en Europe…
… que vous adressez vos commentaires et témoignages et diffusez nos informations et mobilisations à vos proches…

… que POLLINIS peut agir efficacement face aux lobbies de l'agrochimie qui sacrifient les abeilles et la nature :

••••• Nous refusons que des tonnes de pesticides continuent à être déversées dans les champs alors que leur extrême nocivité pour les abeilles, la nature et les hommes est parfaitement connue et que d'autres méthodes existent, tout aussi efficaces et rentables pour les agriculteurs qui les utilisent.

••••• Nous refusons que les lobbies agrochimiques manœuvrent impunément à Bruxelles, infiltrent les comités scientifiques et consultatifs pour imposer leurs nouveaux pesticides tueurs d'abeilles, au mépris de la volonté des citoyens.

••••• Nous refusons que les multinationales de l'agrochimie interdisent l'accès à l'information sur leurs produits toxiques aux journalistes, aux scientifiques, aux citoyens avec la directive de l'Union européenne "Secret d'affaires", qui pourrait être appliquée dès cette année dans les pays membres.

••••• Nous refusons que des races d'abeilles non-adaptées à notre environnement et importées en masse mettent en péril notre abeille locale, l'abeille noire adaptée et résistante, en provoquant des hybridations forcées.

••••• Nous refusons que soit anéanti en moins d'une génération ce que l'agriculture respectueuse des pollinisateurs a su préserver durant des millénaires…

Ces combats salutaires pour la nature, les pollinisateurs et notre santé à tous, c'est grâce à votre implication personnelle que POLLINIS peut les mener.

C'est pourquoi il est si important pour nous de vous présenter notre bilan 2017.
Après cinq années de bataille intensive, depuis que POLLINIS existe, nous avons réussi à créer et consolider une véritable contre-force à l’emprise des lobbies de l’agrochimie en Europe et en France, qui s’articule autour de trois axes :

Rassembler pour la première fois en un mouvement citoyen unique des apiculteurs indépendants, des scientifiques, et plus d’1,3 million de citoyens, pour faire front commun contre l’agrochimie.

C’est notre force, et notre meilleure chance de pouvoir vraiment peser dans la balance contre les lobbies de l’agrochimie pour sauver durablement les abeilles !

Mettre en place un groupe d’experts, d’ingénieurs et de juristes, qui surveillent les manœuvres des lobbies à Bruxelles.

Entre autres missions, ces experts décortiquent les autorisations de mise sur le marché de nouveaux pesticides toxiques – un travail indispensable pour déjouer toute nouvelle attaque sur les abeilles, notre alimentation ou notre santé, et contrecarrer l’emprise de l’agrochimie sur les décisions européennes.

Aider et promouvoir les alternatives agricoles respectueuses des pollinisateurs.

Oui, des solutions efficaces existent pour sortir l’agriculture du tout-chimique, émanciper les agriculteurs de l’emprise de l’industrie phytopharmaceutique et garantir un environnement sans danger pour les pollinisateurs !

Et voici ce que nous avons pu faire, avec votre aide, en 2017 :

Nous avons remis l’interdiction des tueurs d’abeilles sur la table au niveau européen, en faisant voter une série d’amendements par les eurodéputés.

C'est le résultat de plusieurs mois de bataille au coude à coude avec les lobbies de l'agrochimie à Bruxelles, pour convaincre les députés de se ranger du côté des citoyens et des abeilles : 

  • Nous avons remis notre pétition #StopNéonics signée par plus d’1,3 million de citoyens au Conseil de l’Union européenne et à la Commission
  • Notre porte-à-porte dans les bureaux du Parlement européen a porté ses fruits : nos amendements pour une interdiction totale des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en Europe ont été déposés par les députés
  • Pour appuyer notre démarche, nous avons organisé au sein même du Parlement européen de Bruxelles une Conférence avec cinq scientifiques internationaux qui ont pu présenter leurs recherches sur la toxicité des pesticides néonicotinoïdes et leur impact sur les pollinisateurs, et appeler l’Union européenne à prendre mesures en urgence.
  • Nous avons contribué au débat public en participant à la saisine de la Commission européenne sur la procédure de réévaluation de la législation européenne sur les pesticides et les résidus de pesticides dans le but d’améliorer le processus d’évaluation européen.
  • Après avoir rassemblé plus de 300 000 citoyens pour faire pression sur les eurodéputés, ils ont finalement voté nos amendements en commission le 23 janvier dernier. L’ensemble des députés se prononcera bientôt sur ce texte, et nous serons là pour leur rappeler qui, de l’agrochimie ou des citoyens, ils sont censés défendre et représenter.

Nous avons organisé la protection de l'abeille locale, menacée d'extinction.

La préservation de l'abeille locale, l'abeille noire, est le meilleur moyen dont nous disposons, aujourd'hui, pour garantir aux générations futures un pollinisateur naturellement résistant.

C'est pourquoi POLLINIS a :

  • Rédigé et fait adopter une Déclaration de principe par une quarantaine de chercheurs et d’associations européens pour que les abeilles locales soient juridiquement reconnues et protégées sur le territoire. 
  • Obtenu le dépôt d’amendements précieux au Parlement européen pour protéger juridiquement les espèces d’abeilles locales en Europe, et fait apparaître pour la première fois les abeilles locales dans les textes européens.
  • Organisé la Fête de l’abeille noire 2017 en Savoie avec la Fédération européenne des Conservatoire de l’abeille noire (FEdCAN) afin de sensibiliser les participants, les élus locaux et la population à l’importance de la protection de l’abeille noire. 
  • Soutenu La Vallée de l’abeille noire, un sanctuaire de cette abeille locale aujourd’hui menacée, au sein d’un paysage agricole mellifère et restauré, et un foisonnant modèle économique et culturel de développement. 

Nous avons démarré de nouvelles actions pour le sauvetage des pollinisateurs sauvages.

Grands oubliés des statistiques, les pollinisateurs sauvages subissent tout autant que les abeilles le contrecoup de l’agriculture industrielle intensive et des modifications brutales du paysage et des écosystèmes qu’elle impose. Pour défendre et sauver ces petits insectes indispensables à l’agriculture, il faut avant tout les connaître, c’est pourquoi notre association a :

  • Contribué au débat public en participant à la consultation publique sur la nouvelle Initiative Pollinisateurs de la Commission européenne dans le but de faire adopter des mesures en faveur de la protection des pollinisateurs sauvages en Europe.
  • Participé au « Chant des Colibris », un événement organisé par l’association de Pierre Rhabi, avec une exposition créée par POLLINIS et des panneaux d’information, des jeux pédagogiques et un atelier de construction de nichoirs à placer chez soi pour sensibiliser le public sur l’importance des pollinisateurs sauvages ;
  • Financé le programme scientifique Apiformes de l’INRA pour le recensement des abeilles sauvages et la formation des professeurs et élèves des lycées agricoles sur l’importance des pollinisateurs pour la qualité et la quantité des rendements.

Nous avons étoffé encore notre équipe pour pouvoir mener le combat sur tous les plans et sur tous les fronts.

Nous ont rejoints tout récemment : Ngo, pour la bonne tenue administrative et les relations donateurs, Barbara et Clémentine, pour les recherches sur les pesticides et le lobbying auprès des décideurs, et Bénédicte, juriste spécialisée en droit européen, qui va synchroniser nos campagnes d’informations et de mobilisation.

Toutes ces personnes viennent mettre, au sein de POLLINIS, leur talent, leur expertise et leur dynamisme au service de la protection des pollinisateurs.

Et il y en a besoin !

Car la tâche est immense.

Et en 2018, voici ce que nous devons faire :

Après avoir mis l’agrochimie au pied du mur, en faisant reconnaître publiquement la dangerosité de leurs produits et leurs effets dévastateurs pour les abeilles et l’environnement, nous devons désormais nous attaquer aux derniers tentacules qui leur permettent d’avoir toujours le dernier mot sur les décisions européennes : leur influence sur les autorités sanitaires et les processus d’évaluation des substances chimiques, et leur mainmise sur les agriculteurs.

 Avec votre aide, nous allons, dès les prochaines semaines :

>>> dénoncer et déjouer les mécanismes intolérables qui permettent encore à l’agrochimie d’obtenir la mise sur le marché de nouveaux pesticides qui tuent les abeilles et les pollinisateurs ;

>>> recenser et encourager les initiatives agricoles se passant de pesticides ou d'engrais chimiques de synthèse, avec pour objectif de libérer les agriculteurs du joug de l’agrochimie, et entraîner une transition agricole à grande échelle vers un modèle de cultures respectueux de la nature et des pollinisateurs qui lui sont indispensables ;

>>> continuer à travailler d’arrache-pied avec les apiculteurs indépendants pour sauvegarder à tout prix l’abeille locale - naturellement plus résistante, mais dangereusement menacée par l’importation massive d'autres races d'abeilles - avant qu’elle ne disparaisse définitivement ;

>>> empêcher la transposition dans notre droit national de la directive européenne Secret d’Affaires qui fait primer les droits des entreprises sur le droit à l’information des citoyens, notamment concernant la toxicité des pesticides ;

>>> maintenir notre surveillance à Bruxelles, pour déjouer toute nouvelle attaque des lobbies de l’agrochimie sur les abeilles et les pollinisateurs, et remobiliser, aussi souvent que nécessaire, les citoyens dans toute l’Europe pour leur faire barrage.

Face aux montagnes d'argent des firmes agrochimistes et leurs armées de lobbyistes qui veulent imposer leur loi aux décideurs nationaux et européens, nous avons certes peu de moyens - mais nous avons notre nombre, et notre détermination.

Et le soutien fidèle des membres les plus engagés de POLLINIS, comme vous, pour mener cette contre-offensive salutaire pour les abeilles et la nature, et pour aller enfin dans le bon sens : vers une agriculture pérenne et propre, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend.

Nous avons calculé que, pour mener toutes ces actions, nous devons réunir un budget minimum de 350 000 euros.

Cela fait beaucoup d'argent, mais les résultats qu'ensemble nous pouvons obtenir grâce à cette somme n'ont pas de prix : des bienfaits pour la planète et toute la population !

Pour réunir ce budget, nous ne pouvons compter que sur le soutien des membres donateurs de l'association.

Vous le savez, notre association refuse les financements publics, ou même d’entreprises privées : ce serait mettre POLLINIS à leur merci, et risquer d’être réduits au silence lorsqu’il s’agit de révéler un scandale comme celui de la mainmise insupportable des lobbies de l’agrochimie sur les évaluations qui permettent aux autorités sanitaires de décider si, oui ou non, un nouveau pesticide peut être commercialisé en Europe.

Pour garantir l'indépendance et la liberté d'action de POLLINIS, nous reposons entièrement sur les dons de personnes, comme vous, qui ont à cœur de protéger les abeilles et la nature, et refusent de laisser sacrifier l'environnement et leur alimentation pour garantir les profits de quelques multinationales bien placées.

Alors s'il vous plaît, rejoignez nos membres donateurs en accordant votre soutien à POLLINIS, en cliquant sur ce bouton :

DON POLLINIS JAUNE

Un don de 20 euros, de 50 euros, de 100 euros, ou de tout autre montant que vous jugez approprié, sera une aide précieuse pour maintenir et intensifier notre contre-offensive sur les lobbies à Bruxelles, et pour mener les actions nécessaires pour protéger d’urgence les abeilles locales et sauvages, et accélérer la transition vers un système agricole qui leur soit favorable.

Nous sommes la première association française à avoir réussi à rassembler en un front commun apiculteurs, scientifiques, et plus d’un million de citoyens. Maintenant, utilisons cette force exceptionnelle pour reprendre le pouvoir des mains des lobbies, et les empêcher de décimer ce qui reste encore de colonies d'abeilles et de pollinisateurs !

Merci encore pour votre aide passée, et merci d'avance pour votre soutien à POLLINIS en 2018.

Oui, je fais un don à POLLINIS !

Bien sincèrement

L'équipe de POLLINIS
 

 

POLLINIS Association Loi 1901
10 rue Saint Marc - 75002 Paris  www.pollinis.org


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : L'ITALIE DANS LE PLAN NUCLEAIRE DU PENTAGONE

Par Le 23/01/2018

L’art de la guerre

 

L’Italie dans le plan nucléaire du Pentagone

 

Manlio Dinucci

 

Le Nuclear Posture Review 2018, le rapport du Pentagone sur la stratégie nucléaire des Etats-Unis, est actuellement en phase de révision à la Maison Blanche. Dans l’attente que soit publiée la version définitive approuvée par le président Trump, a filtré (plus exactement le Pentagone a fait filtrer) l’ébauche du document de 64 pages.

   Il décrit un monde dans lequel les Etats-Unis ont devant eux “une gamme sans précédents de menaces”, provenant d’états et de sujets non-étatiques. Tandis que les USA ont continué à réduire leurs forces nucléaires -soutient le Pentagone- Russie et Chine fondent leurs stratégies sur des forces nucléaires dotées de nouvelles capacités et prennent “une attitude de plus en plus agressive y compris dans l’espace externe et dans le cyber-espace”. La Corée du Nord continue de façon illicite à se doter d’armes nucléaires. L’Iran, bien qu’il ait accepté le plan qui lui interdit de développer un programme nucléaire militaire, garde “la capacité technologique de construire une arme nucléaire en l’espace d’une année”.
  Falsifiant une série de données, le Pentagone essaie de démontrer que les forces nucléaires des Etats-Unis sont en grande partie obsolètes et nécessitent une radicale restructuration. Il ne dit pas que les USA ont déjà lancé, en 2014 avec l’administration Obama, le plus grand programme de réarmement nucléaire depuis la fin de la guerre froide pour un coût de plus de 1000 milliards de dollars. “Le programme de modernisation des forces nucléaires USA -documente Hans Kristensen de la Fédération des scientifiques américains- a déjà permis de réaliser de nouvelles technologies révolutionnaires qui triplent la capacité destructrice des missiles balistiques étasuniens”. 

  Le but de la restructuration projetée est, en réalité, d’acquérir “des capacités nucléaires flexibles”, en développant des “armes nucléaires de basse puissance” utilisables même dans des conflits régionaux ou pour répondre à une attaque (vraie ou présumée) de hackers contre des systèmes informatiques. 

  La principale arme de ce type est la bombe nucléaire B61-12 qui, confirme le rapport, “sera disponible en 2020”. Les B61-12, qui remplaceront les actuelles B-61 basées par les USA en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie, représentent -d’après le Pentagone- “un signal clair de dissuasion pour toute puissance adversaire, que les Etats-Unis possèdent la capacité de répondre à l’escalade depuis des bases avancées”.
  Comme documente la Fédération des scientifiques américains, la bombe que le Pentagone déploiera dans les “bases avancées” en Italie et Europe n’est pas seulement une version modernisée de la B61, mais une nouvelle arme avec une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables, un système de guidage qui permet de la larguer à distance de l’objectif, et la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. 

  À partir de 2021 -spécifie le Pentagone- les B61-12 seront disponibles aussi pour les avions de chasse des alliés, parmi lesquels les Tornado italiens PA-200 du 6ème Stormo de Ghedi. Mais, pour les guider sur l’objectif et en exploiter les capacités anti-bunker, il faut des avions de chasse F-35A. “Les avions de chasse de nouvelle génération F-35A -souligne le rapport du Pentagone- maintiendront la force de dissuasion de l’Otan et notre capacité à déployer des armes nucléaires dans des positions avancées, si la sécurité le nécessite”. 

   Le Pentagone annonce donc son plan de déployer des F-35A, armés de B61-12, adossés à la Russie. Evidemment pour la “sécurité” de l’Europe. Dans le rapport du Pentagone, que le sénateur démocrate Edward Markey définit comme “feuille de route pour la guerre nucléaire”, l’Italie se trouve donc au premier rang. Cela intéresse-t-il quelque candidat à nos élections politiques ?

 

Edition de mardi 23 janvier 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/litalia-nel-piano-nucleare-del-pentagono/  

Traduit de l’italien par M-A P.


 

Dans EUROPE

SAUVETAGE DES ABEILLES : DERNIERES NOUVELLES DU COMBAT !

Par Le 16/01/2018

Chère amie, cher ami,

À lire absolument dans le bulletin de liaison :

Des décisions vitales pour le sort des abeilles et de tous les pollinisateurs doivent être prises d'ici 15 jours à Bruxelles. Nous avons besoin de réunir un maximum de monde dans les jours qui viennent pour arracher une nouvelle victoire contre les lobbies de l'agrochimie !

Le 22 janvier prochain, les amendements Stop Neonics que nous avons réussi à faire passer en "Commission Agriculture" du Parlement européen - grâce à votre engagement sans faille et à la pression énorme que nous avons exercée tous ensemble sur les députés de la Commission ! - vont être débattus par les députés spécialisés sur ces questions au Parlement européen.

Nous devons absolument, vous et moi, et tous les citoyens engagés aux côtés de POLLINIS, les convaincre de soumettre au plus vite nos amendements au vote de TOUS les députés européens - Étape indispensable pour que le Parlement se prononce massivement en faveur d'une interdiction totale et définitive des pesticides tueurs-d'abeilles qui continuent à décimer massivement les abeilles dans toute l’Europe ! 

Même en France, ces pesticides vont continuer à être utilisés dans les champs et faire des ravages irrattrapables sur les pollinisateurs et l’environnement jusqu’en 2020, malgré l'interdiction historique que nous avons arrachée tous ensemble de haute lutte.

Nous avons besoin de toutes les énergies de ceux qui sont prêts à se battre. Et le plus vite possible :

Les lobbies de l'agrochimie sont vent debout contre les amendements que nous arrivons à pousser patiemment, malgré toute la panoplie de moyens dont ils disposent pour s'y opposer. Nos efforts portent leurs fruits, mais tout est encore fragile, et nous allons relancer la mobilisation générale dans les jours qui viennent.

Pareil pour le sauvetage des abeilles locales menacées - à lire dans votre bulletin de liaison :

POLLINIS a réuni à ce jour 38 organisations européennes engagées dans la conservation des races locales, pour demander d'urgence la protection juridiques des conservatoires et des différentes races d'abeilles européennes menacées par les importations massives d'abeilles moins bien adaptées à nos climats et aux ressources florales de nos régions.

Encouragés par une mobilisation massive des citoyens engagés aux côtés de POLLINIS, nous demandons aux élus européens de soutenir les amendements que nous avons proposés, aujourd'hui portés par la députée européenne espagnole, Mme Maria Lidia Senra Rodriguez.

Toutes ces actions, détaillées dans votre bulletin de liaison, nous ne pouvons les mener à bien que grâce à l'engagement et au soutien de chaque instant des citoyens qui soutiennent financièrement le travail de POLLINIS, et qui ont bien compris que si personne n'aide rapidement ceux qui se battent pour sauvegarder nos abeilles locales, elles disparaîtront dans l'indifférence générale...

...perdant ainsi pour toujours un maillon-clé de notre chaîne alimentaire, et de l'incroyable diversité des plantes à fleurs et du monde vivant.

Si vous souhaitez, vous aussi, apporter votre pierre à l’édifice, et commencer l’année par une « bonne action » qui permettra de soutenir le sauvetage des abeilles locales, vous pouvez faire un don à POLLINIS en utilisant notre formulaire de don sécurisé : pour y accéder, cliquez ici.

Vous pouvez soutenir vos actions de protection et préservation des abeilles et pollinisateurs par un don de 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 euros, ou tout autre montant que vous jugerez approprié.

Je vous remercie par avance pour votre aide, et vous souhaite une bonne lecture de votre bulletin de liaison !

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général POLLINIS

POUR ACCÉDER AU BULLETIN DE LIAISON, CLIQUEZ ICI

 
 
 

POLLINIS Association Loi 1901
ONG indépendante, financée exclusivement par les dons des citoyens, qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe.
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org


 

Dans EUROPE

LA RUSSIE EXHORTE LES USA A RETIRER JUSQU'A 200 BOMBES AERIENNES NUCLEAIRES D'EUROPE

Par Le 18/12/2017

Le drapeau des États-Unis

Moscou exhorte les USA à retirer «jusqu'à 200 bombes aériennes» nucléaires d’Europe

© REUTERS/ Andrew Kelly

INTERNATIONAL

URL courte

25521

En évoquant l’exemple de la Russie, un responsable du ministère russe des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis à retirer leurs armes nucléaires du territoire européen.

Moscou appelle les États-Unis à retirer leurs armes nucléaires d'Europe où sont déployées jusqu'à 200 bombes aériennes, a déclaré à Sputnik Mikhaïl Oulianov, directeur du Département de non-prolifération et de contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères.

 

Premier essai d'une arme nucléaire réalisé par les forces armées des États-Unis. Image d'illustration

© AP PHOTO/ FILE

Les USA déclassifient des vidéos de tests nucléaires de l’époque de la guerre froide

«La Russie a ramené toutes ses armes nucléaires sur son territoire national. Nous croyons que quelque chose comme ça aurait dû être fait du côté américain depuis longtemps», a déclaré M.Oulianov.

 

Cependant, a-t-il déclaré, Washington «continue à détenir en Europe, selon les estimations, jusqu'à 200 bombes aériennes».

«De surcroît, ils prévoient de les moderniser de telle manière qu'elles deviennent, selon un certain nombre de militaires américains à la retraite, "plus adaptées à l'usage" grâce à une précision accrue et à la réduction de la puissance destructrice. Si dans le même temps il est vraiment prévu de déployer plus d'ogives nucléaires en Europe, cela ne peut qu'aggraver la situation», a souligné le responsable russe.

https://fr.sputniknews.com/international/201712181034378171-moscou-appelle-usa-armes-nucleaires-europe/


 

Dans EUROPE

L'UE DIT NON A NETANYAHU

Par Le 11/12/2017

L'Europe ne reconnaîtra pas Qods comme la capitale d'Israël

Mon Dec 11, 2017 5:56PM

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Bruxelles. ©AFP

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Bruxelles. ©AFP

Federica Mogherini a annoncé son désaccord avec la décision israélienne de vouloir déplacer les ambassades européennes vers la "nouvelle" capitale d'Israël. Cette proclamation américaine a d'ailleurs été condamnée à plusieurs reprises ces derniers jours par la cheffe de la diplomatie européenne.

Federica Mogherini a donc rejeté en bloc ce lundi 11 décembre la demande de Benjamin Netanyahu de reconnaître Qods occupée comme capitale israélienne. "Nous croyons que la seule véritable solution au conflit israélo-palestinien est la solution à deux États", a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien à Bruxelles.

Netanyahu a annoncé lors de cette rencontre son souhait pour que tous les pays européens reconnaissent Qods comme la capitale d'Israël. À cela Mme Mogherini a répondu qu'il pouvait garder ses attentes pour d'autres, parce que du côté des pays membres de l'Union européenne, ce geste ne viendra pas.

 

 "L'Union européenne respecte le statut de la ville de Qods conformément au droit international et ne changera pas de position tant qu'un accord n'aura pas été conclu par des négociations directes entre Israël et les Palestiniens", a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne.

La récente décision de Donald Trump, président américain a provoqué une vague de contestations généralisées à travers le monde et surtout dans les pays arabes et musulmans. 

Mme Mogherini s'est par ailleurs montrée inquiète de la montée des violences ces derniers jours à la suite de cette annonce estimant que le plus important était de relancer le processus de paix.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/11/545263/Mogherin--Netanyahou--Non-cest-non


 

Dans EUROPE

LES MILITANTS BDS BRITANNIQUES EXIGENT LA FERMETURE DEFINITIVE DE L'USINE D'ARMEMENT ISRAELIENNE ELBIT (PHOTOS)

Par Le 26/11/2017

25 novembre 2017

Angleterre : L’usine d’armement israélienne Elbit à nouveau obligée de fermer ! (Photos)

Les militants BDS britanniques sont retournés ce vendredi pour manifester devant l’usine de production de drones de Shenstone, près de Manchester, et Elbit a dû à nouveau fermer ses portes !




Alors qu’ils venaient d’être relaxés sans même avoir comparu, après leur occupation de cette même usine pendant 2 jours, les 6 et 7 juillet derniers, les militants sont retournés en nombre ce vendredi pour faire savoir à Elbit et au gouvernement britannique qu’ils ne les tenaient pas pour quittes.

C’est la fermeture de cette usine de la mort qu’ils continuent à réclamer !

Le journal The Guardian a fait un bon article à ce sujet : https://www.theguardian.com/world/2017/nov/23/charges-dropped-protest-israeli-military-drones-factory-uk-uav-engines

  • Et comme le lobby israélien lui envoie des lettres de protestation, les militants BDS anglais nous invitent à écrire nous aussi au Guardian, mais pour le féliciter pour ce même article.

Ecrire à : guardian.letters@theguardian.com

Vous pouvez envoyer quelques mots comme : "Congratulations for your article about Elbit" (Félicitations pour votre article sur Elbit)


(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Manchester Palestine Action

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13647


 

Dans EUROPE

DES HUMANITAIRES BRITANNIQUES TRAVAILLANT EN SYRIE DECHUS DE LEUR NATIONALITE

Par Le 23/11/2017

Des humanitaires britanniques travaillant en Syrie ont été déchus de leur nationalité

Des humanitaires affirment se retrouver bloqués en Syrie. La secrétaire d’État à l’Intérieur a jugé qu’ils «représentaient un risque pour la sécurité nationale du Royaume-Uni».

Des humanitaires britanniques travaillant en Syrie ont été déchus de leur nationalité

Le gouvernement britannique est en train de déchoir de leur nationalité des humanitaires britanniques, a appris Middle East Eye.

Au moins deux humanitaires, basés au nord de la Syrie, se sont vus retirer leur nationalité au motif qu’ils «représentent un risque pour la sécurité nationale du Royaume-Uni», selon des lettres envoyées récemment à leurs familles par la secrétaire d’État à l’Intérieur, Amber Rudd.

Dans un autre cas, un volontaire ayant fourni de l’aide en Syrie et travaillé sur des projets caritatifs aurait été «impliqué dans des activités liées au terrorisme» et à «des activités extrémistes».

Les trois personnes concernées disent n’avoir jamais combattu en Syrie et aucune n’a été accusée d’une quelconque infraction au Royaume-Uni en relation avec une activité dans le pays. MEE a choisi de ne pas révéler leur identité car tous les trois sont en train de s’organiser pour faire appel et être réhabilités dans leur citoyenneté.

Tous les trois possèdent des enregistrements prouvant qu’ils travaillaient bien comme humanitaires et qu’ils étaient en lien avec de nombreuses organisations humanitaires et caritatives reconnues au Royaume-Uni et ailleurs pour faciliter le passage de ravitaillement dans les régions aux mains des rebelles, et pour aider à gérer des structures pour les Syriens déplacés à l’intérieur du pays.

«Associé à un groupe affilié à al-Qaïda»

Une des personnes ciblées affirme à MEE que selon la lettre envoyée à sa famille, il était considéré comme «associé à un groupe affilié à al-Qaïda».

«Je suis un travailleur humanitaire. Tout ce que je fais est transparent. Ils croient que je suis affilié à al-Qaïda, ce qui est ridicule», affirme-t-il. «Nous risquons notre vie chaque jour pour aider des gens et ils nous taxent de terroristes».

Jahangir Mohammed, un consultant qui travaille avec des associations caritatives au Royaume-Uni qui envoient de l’aide en Syrie souligne que le fait que les humanitaires mènent des opérations dans la même région où se trouvent des groupes armés ne signifie pas pour autant qu’ils sont «associés» à ces groupes.

[…]

Un des humanitaires explique à MEE avoir été autorisé à voyager à plusieurs reprises entre le Royaume-Uni et la Syrie, plus tôt au cours du conflit, malgré plusieurs interrogatoires menés par la police antiterroriste sur son activité dans les ports et les aéroports.

Mais il précise que sa citoyenneté lui a été retirée alors qu’il avait quitté le Royaume-Uni pour une période prolongée.

«À l’époque, on ne me considérait pas comme une menace. Et maintenant que je ne suis pas dans le pays, j’en suis une. Si je suis une menace simplement parce que je suis allé en Syrie, alors tout ce qu’ils font, c’est criminaliser la compassion».

[…]

«Cour secrète»

Tous les trois demandent que leur nationalité britannique soit rétablie, mais ce processus est compliqué par le fait que le gouvernement a refusé de révéler la totalité des informations sur lesquelles il a fondé ses décisions.

Dans les trois affaires, Rudd a écrit que les décisions avaient été prises «en partie sur des informations qui, à [son] avis, ne devraient pas être rendues publiques dans l’intérêt de la sécurité nationale et parce que leur divulgation serait contraire à l’intérêt général».

Les appels dans les affaires de déchéance de la nationalité sont initialement entendus par la Commission spéciale des recours en matière d’immigration (SIAC), une salle sans fenêtre en sous-sol, située dans une rue derrière la Cour royale de justice de Londres, qui a été qualifiée de «cour la plus secrète» d’Angleterre.

La SIAC traite principalement des affaires de sécurité nationale dans lesquelles les appelants et leurs avocats ne sont pas autorisés à voir tous les éléments de preuve présentés contre eux par les services de sécurité.

Au lieu de cela, des avocats approuvés par le gouvernement, connus sous le nom d’avocats spéciaux, sont nommés pour les représenter, mais ils ne peuvent pas parler avec l’appelant ou son équipe juridique de ce qu’il est convenu d’appeler le «dossier confidentiel» de l’affaire.

Le matériel expurgé présenté par le gouvernement dans les cas de déchéance de nationalité comprend des pages dans lesquelles chaque mot est noirci.

Le processus est d’autant plus compliqué que tous les appelants se trouvent hors du pays et dans l’incapacité de retourner au Royaume-Uni, et que la résolution des trois affaires pourrait prendre des années.

Un avocat ayant une expérience du processus SIAC explique à MEE que se battre dans de telles affaires est incroyablement frustrant en raison des difficultés liées à la constitution d’un dossier au nom d’un client interdit de retour au Royaume-Uni, et qui n’est peut-être même pas en mesure de rencontrer son équipe juridique en personne.

«Le fait que vous ne pouvez pas parler au [client] en personne est incroyablement difficile. Vous ne pouvez pas avoir de conversations sur des documents expurgés par téléphone. Vous devez le faire face à face», souligne l’avocat.

Afflux de militants de Syrie

Le gouvernement britannique a souligné son utilisation de plus en plus fréquente du pouvoir de déchéance de la nationalité en raison de la menace que représentent les combattants britanniques revenant de Syrie après l’effondrement du groupe «Daech», qui a rallié un nombre important de ressortissants occidentaux à sa cause.

Un article publié dans le Sunday Times en juillet indiquait que «plus de 150 djihadistes et autres criminels ont été déchus de leur nationalité et interdits de retour en Grande-Bretagne» par crainte d’un «afflux de militants de Syrie».

Matthew Gibney, professeur de politique et de migration forcée au Refugee Studies Centre de l’Université d’Oxford, a estimé que ces chiffres étaient exagérés car le journal semblait également avoir inclus des ordonnances de déchéance de la nationalité pour des raisons autres que la sécurité nationale, telles que la fraude et la confiscation de passeport.

Les chiffres officiels les plus récents indiquent que 33 personnes ont été déchues de la nationalité britannique au motif que cela était « favorable à l’intérêt général » entre mai 2010 et décembre 2015. Quatre de ces affaires dataient de 2014 et cinq de 2015.

«Il est vrai qu’ils sont devenus beaucoup plus disposés à déchoir de la nationalité et à priver les gens de passeports», relève Gibney pour MEE. «Si vous voulez un chiffre plus sûr concernant ces privations, je dirais qu’il s’agit d’environ 45 à 50 cas depuis environ 2011».

Gibney remarque que le gouvernement britannique dispose de plus vastes pouvoirs de déchéance de la nationalité que tout autre État occidental.

«La norme veut que le ministre de l’Intérieur, sans aucune sorte de décision de justice au préalable, juge que votre nationalité n’est pas favorable à l’intérêt général»

«C’est une norme incroyablement large, et elle distingue le Royaume-Uni des pays occidentaux comme le pays où la nationalité est, pour un grand nombre de personnes, la plus précaire».

Source : wikistrike.com et rédaction

22-11-2017 | 09:29

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=25283&cid=358#.WhaBGUriZPY


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : NAISSANCE DE LA PESCO, FILLE DE L'OTAN

Par Le 22/11/2017

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Naissance de la Pesco, fille de l’Otan

 

Manlio Dinucci

 

Après 60 années d’attente, annonce la ministre de la Défense Roberta Pinotti, va naître en décembre la Pesco, “Coopération structurée permanente” de l’Union européenne, dans le secteur militaire, initialement entre 23 des 27 Etats membres.

 

C’est le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui explique ce que c’est. Participant au Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, il souligne “l’importance, mise en évidence par de nombreux leaders européens, que la Défense européenne soit développée de manière à ne pas être compétitive mais complémentaire à l’Otan”.

 

La première façon de le faire est que les pays européens accroissent leur propre dépense militaire : la Pesco stipule que, parmi “les ambitieux et les plus contraignants engagements communs” il y a “l’augmentation périodique en termes réels des budgets pour la Défense afin d’atteindre les objectifs convenus”. Au budget en continuelle augmentation de l’Otan, dont font partie 21 des 27 Etats de l’Ue, s’ajoute maintenant le Fonds européen de la Défense à travers lequel l’Ue accordera 1,5 milliards d’euros annuels pour financer des projets de recherche en technologies militaires et acheter des systèmes d’armes communs.  Ce chiffre sera celui de départ, destiné à augmenter au cours des années.

 

En plus de l’augmentation de la dépense militaire, parmi les engagements fondamentaux de la Pesco se trouvent “le développement de nouvelles capacités et la préparation pour participer ensemble à des opérations militaires”. Capacités complémentaires aux exigences de l’Otan qui, dans le Conseil Atlantique Nord du 8 novembre, a décidé l’adaptation de la structure de commandement pour accroître, en Europe, “la capacité de renforcer les Alliés de façon rapide et efficace”.

 

A cet effet deux nouveaux commandements sont institués. Un Commandement pour l’Atlantique, avec la mission de garder “libres et sûres les lignes maritimes de communication entre Europe et Etats-Unis, vitaux pour notre Alliance transatlantique”. Un Commandement pour la mobilité, avec la mission d’”améliorer la capacité de mouvement des forces militaires Otan à travers l’Europe”.

 

Pour que les forces et armements puissent se déplacer rapidement sur le territoire européen, explique le secrétaire général de l’Otan, il faut que les pays européens “éliminent de nombreux obstacles bureaucratiques”. On a beaucoup fait depuis 2014, mais il reste encore beaucoup à faire pour que soient “pleinement appliquées les législations nationales qui facilitent le passage de forces militaires à travers les frontières”. L’Otan, ajoute Stoltenberg, a en outre besoin d’avoir à disposition, en Europe, une capacité suffisante de transport de soldats et armements, fournie en grande partie par le secteur privé.

Plus important encore : qu’en Europe soient “améliorées les infrastructures civiles -comme routes, ponts, voies ferrées, aéroports et ports- de façon à être adaptées aux exigences militaires de l’Otan”. En d’autres termes, les pays européens doivent effectuer à leurs frais des travaux de conformité des infrastructures civiles pour un usage militaire : par exemple, un pont suffisant pour la circulation des cars et poids lourds devra être renforcé pour permettre le passage des chars d’assaut. 

 

Voilà la stratégie dans laquelle s’insère la Pesco, expression des cercles dominants européens qui, bien qu’ayant des conflits d’intérêts avec les cercles étasuniens, se re-compactent dans l’Otan sous commandement Usa quand entrent en jeu les intérêts fondamentaux de l’Occident mis en danger par un monde qui change. Voilà alors que pointe la “menace russe”, face à laquelle se lève cette “Europe unie” qui, alors qu’elle fait des coupes dans les dépenses sociales et ferme ses frontières intérieures aux migrants, augmente les dépenses militaires et ouvre les frontières intérieures pour faire circuler librement soldats et chars d’assaut.

 

Edition de mardi 21 novembre 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/nasce-la-pesco-costola-della-nato/ 


 

Dans EUROPE

ESPAGNE : LE PARLEMENT CATALAN SOUMIS ET DISSOUS

Par Le 30/10/2017

Le Parlement catalan se soumet à la décision de Madrid

Mon Oct 30, 2017 6:46PM

Débats au Parlement catalan, à Barcelone. ©AFP

Débats au Parlement catalan, à Barcelone. ©AFP

Après la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid, le Parlement catalan a affirmé avoir soumis à la décision du gouvernement central consistant à le suspendre.

Vendredi dernier, Mariano Rajoy a destitué le gouvernement régional. Les dirigeants catalans n’ont pas hésité à s’y opposer et dans une démarche unilatérale ont annoncé l’indépendance. Par la suite Madrid n’ayant pas tardé à réagir, a suspendu le Parlement catalan.

L’opposition des hauts dirigeants catalans à la décision du gouvernement central et la réclamation des associations civiles consistant à éviter les agressions ont fait que l’État espagnole a fait valoir son autorité.

En outre, Alfonso Dastis, le ministre espagnole des affaires étrangères en visite à Kief, s’est prononcé aux journalistes en disant : « Nous espérons que les élections anticipées donnent lieu à l’établissement d’un Etat légal à la Catalogne ».

Source : Reuters

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/30/540419/Espagne-le-parlement-catalan-soumis-et-dissous


 

Dans EUROPE

LONDRES : LE MINISTRE SAOUDIEN DES AE HUE ET "AGRESSE" PAR DES MANIFESTANTS (PHOTOS)

Par Le 25/10/2017

Londres: le ministre saoudien des AE hué et « agressé » par des militants (images)

 Depuis 48 minutes  25 octobre 2017

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

2

Des militants ont hué le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir et on tenté d’intercepter sa voiture, à sa sortie d’un colloque organisé dans la capitale londonienne Mardi, alors qu’il était en compagnie du ministre d’Etat émirati Anwar Qarqach et de l’ambassadeur du Bahrein à Londres, Fawaz alKhalifa.

Selon la chaine satellitaire iranienne Al-Alam, les militants ont protesté lors du colloque – qui a eu lieu dans l’un des hôtels de Londres – et ont dénonçé l’agression saoudienne contre le Yémen. lls ont accusé l’Arabie d’être responsable du terrorisme et de l’instabilité dans la région, sans compter son rôle dans les violations commises au Bahreïn depuis 2011, suite à l’entrée des forces saoudiennes « bouclier de l’île » dans le pays afin de conduire la répression dans ce pays.

3

Les militants qui ont intercepté la voiture de M.Jubeir après sa sortie du colloque, ont aussi tenté de poursuivre Anwar Qarqash , le huant et dénonçant le rôle des Émirats arabes unis dans l’agression contre le Yémen et sa participation à la répression du mouvement populaire à Bahreïn.

Les militants ont rapporté que l’ambassadeur du Bahreïn à Londres a été aperçu en train de fuir par la porte arrière.

Les militants ont affirmé que « cette protestation vise à exprimer le ressentiment populaire des peuples de la région contre le rôle de l’Arabie Saoudite, des Émirats arabes unis et du Bahreïn. Et aussi, pour dénoncer leur abandon des aspirations des peuples pour la liberté et la justice, sans compter leur implication dans la propagation du terrorisme et du sectarisme dans les pays voisins ».

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Au cours du colloque, M.Jubeir a défendu la nouvelle politique saoudienne dirigée par le prince héritier Mohammad ben Salman et a réiteré le soutien de son régime pour la position du président américain Donald Trump envers l’Iran. Il a appelé Washington à imposer de nouvelles sanctions contre l’Iran, sur la base des accusations américaines selon lesquelles l’Iran « déstabilise la région et finance des organisations extrêmistes », selon ses termes.

 

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Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/626404


 

Dans EUROPE

MARINE MILITAIRE : L'EUROPE SE TOURNE VERS L'IRAN

Par Le 18/10/2017

L'Europe renforce les liens avec la marine iranienne

Wed Oct 18, 2017 9:44AM

Le destroyer iranien Damavand. ©Tasnim

Le destroyer iranien Damavand. ©Tasnim

Les commandants des marines européennes et internationales ont plaidé pour l’essor de leur coopération avec l’Iran en vue d’accéder au savoir-faire et à l’expérience de l’Iran en matière de sécurité et de lutte contre la piraterie dans les eaux internationales.

Le commandant de la marine de l’armée de la RII qui se trouve à Venise pour assister au 11e  symposium régional des puissances maritimes de la Méditerranée et de la mer Noire, s’est entretenu, mardi 17 octobre, avec un nombre de ses homologues européens, africains et sud-américains.

Le commandant de la marine iranienne rencontre ses homologues européens. ©Al-Alam

Lors d’une rencontre avec l’amiral Sayyari, un nombre d’officiers et de commandants de la marine italienne se sont félicités de l’essor de la coopération entre les deux marines, affirmant que cela favoriserait l’exploitation des capacités réciproques.

Quant au commandant de la marine grecque, il a déclaré son pays prêt à élargir ses relations avec la marine iranienne, sans manquer de proposer des négociations entre les ministères iranien et grec des Affaires étrangères pour le renforcement des liens bilatéraux.

L’amiral Sayyari a également rencontré son homologue bulgare qui a souhaité l’essor des relations entre les marines iranienne et bulgare.

L’adjoint du commandant de la marine espagnole s’est également entretenu avec l’amiral Sayyari. « Nous accueillons à bras ouverts le développement de nos relations avec la marine de la RII », a-t-il précisé.

Quant au commandant de la marine portugaise, il a tenu à faire allusion à l’entente trouvée entre les deux parties en marge d’une conférence des commandants des marines du bassin de l’océan Indien, pour dire que son pays était prêt à échanger des vues sur l’essor des relations entre les marines iranienne et portugaise.

Le commandant de la marine de l’Afrique du Sud s’est dit disposé à participer à la sixième réunion de la Conférence des commandants des marines du bassin de l’océan Indien qui se tiendra bientôt à Téhéran.

Le commandant de la marine croate s’est félicité de sa rencontre avec son homologue iranien, faisant part de la disponibilité de son pays à renforcer ses liens avec la marine iranienne.

Quant au commandant de la marine algérienne, il a déclaré que les forces navales de son pays étaient prêtes à établir des liens avec la marine iranienne. L’amiral Sayyari a salué la proposition de son homologue algérien de donner de l’essor aux relations Téhéran/Alger.

Le commandant de la marine de l’armée de la RII s’est également entretenu avec son homologue argentin et l’adjoint du commandant de la marine russe.

Selon l’IRNA, ce symposium maritime se poursuivra jusqu'au 20 octobre à Venise où les commandants des marines de 50 pays s’entretiendront de la lutte contre les activités illégales, de l’innovation technique et du renforcement des coopérations dans le domaine de sécurité maritime.

Outre les commandants des marines, un nombre d’institutions internationales industrielles, culturelles et universitaires assisteront à cette conférence.

Le commandant de la marine italienne, l'amiral Valter Girardelli, inaugurera cette conférence et la ministre italienne de la Défense Roberta Pinotti ainsi que le chef d’état-major des forces armées italiennes le général Claudio Graziano y prononceront un discours.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/18/539011/Iran-Europe-marine-maritime-piraterie


 

Dans EUROPE

LA COUR CONSTITUTIONNELLE ESPAGNOLE INVALIDE LE REFERENDUM CATALAN

Par Le 18/10/2017

Espagne: la Cour constitutionnelle invalide le référendum catalan

Wed Oct 18, 2017 8:26AM

La Cour constitutionnelle espagnole invalide le référendum catalan. (Photo d'illustration)

La Cour constitutionnelle espagnole invalide le référendum catalan. (Photo d'illustration)

La Cour constitutionnelle espagnole a définitivement annulé, mardi 17 octobre, la loi convoquant le référendum sur l’indépendance de la Catalogne le 1er octobre, rappelant que la région n’avait pas droit à l’autodétermination.

«La Cour constitutionnelle, à l’unanimité, a déclaré l’inconstitutionnalité et la nullité de la totalité de la loi de Catalogne du 6 septembre, nommée «loi du référendum d’autodétermination», suspendue préventivement le 7 septembre», écrit la Cour dans un communiqué.

La Cour constitutionnelle d'Espagne. (Archives)

Il n’existe un «droit à l’autodétermination» pour aucun des peuples d’Espagne, estiment dans leur décision les douze juges de la Cour, ajoutant que le «droit de promouvoir et consommer sa sécession unilatérale de l’État» n’est pas reconnu dans la Constitution espagnole.

Depuis 2014, la justice espagnole annule systématiquement les décisions et les résolutions prises par l’exécutif catalan ou le Parlement en rapport avec l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

La loi convoquant le référendum avait déjà été suspendue par la Cour le lendemain même de son vote au Parlement catalan, lors d’une séance houleuse à l’issue de laquelle certains élus opposés à l’indépendance ont dénoncé un «coup d’État» de la majorité indépendantiste.

Le référendum avait tout de même eu lieu le 1er octobre, malgré les nombreuses actions des institutions espagnoles pour tenter d’empêcher sa tenue et les violences policières le jour même du vote.

Sa validité n’a été reconnue ni par Madrid ni à l’étranger, faute notamment de garanties permettant d’assurer son caractère démocratique, comme une commission électorale indépendante et un respect du vote secret.

Le gouvernement central martèle que le pouvoir catalan est dans «l’illégalité» et menace en retour de suspendre tout ou partie de l’autonomie de la Catalogne, une décision qu’il pourrait prendre jeudi.

Avec AFP

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/18/539004/Espagne-Catalogne-rfrendum-cour-constitutionnelle


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : GRANDES MANOEUVRES NUCLEAIRES A LA CHAMBRE DES DEPUTES ITALIENNE

Par Le 04/10/2017

 

 

L’art de la guerre

 

Grandes manoeuvres nucléaires à la Chambre des députés italienne

 

Manlio Dinucci

 

La veille du jour où le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été ouvert à la signature aux Nations Unies, à la Chambre des députés le 19 septembre a été approuvée, à une grande majorité (296 contre 72 et 56 abstentions), une motion du Partito democratico (Pd) signée par Moscatt et autres. Elle engage le gouvernement à “continuer à poursuivre l’objectif d’un monde sans armes nucléaires à travers la centralité du Traité de non-prolifération (Tnp), en évaluant, en compatibilité avec les obligations prises au siège de l’Alliance atlantique, la possibilité d’adhérer au Traité pour interdire les armes nucléaires, approuvé par l’Assemblée générale de l’Onu”. 

  La motion Pd, “sur laquelle le gouvernement a exprimé un avis favorable”, est un écran de fumée pour cacher le fait que l’Italie est soumise au réarmement nucléaire croissant USA/Otan en hébergeant, en violation complète du Tnp, les bombes nucléaires étasuniennes B-61 qui à partir de 2020 seront remplacées par les B61-12, plus dangereuses encore. 

  La vraie position du gouvernement Gentiloni est arrivée le lendemain quand, à travers le Conseil de l’Atlantique-nord dont il fait partie avec les 28 autres gouvernements de l’Otan, il a rejeté en totalité et attaqué le Traité ONU. A la Chambre des députés la motion Pd a été votée par Forza Italia, Fratelli d’Italia, Scelta Civica, Alternativa Popolare, Democrazia Solidale et Gruppo Misto. La Lega Nord, absente en séance au moment du vote,  appelle le gouvernement, avec sa propre motion, “à ne pas renoncer à la garantie offerte par la disponibilité étasunienne à protéger y compris nucléairement l’Europe et notre propre pays, pas nécessairement par rapport à la Russie”. Comme si l’Italie était en mesure de dire contre qui doivent être pointées les armes nucléaires USA. 

  Sinistra Italiana et Articolo1, dans leurs motions rejetées par la Chambre, demandent le rejet des armes nucléaires étasuniennes d’Italie sur la base du Traité de non-prolifération, et l’adhésion de l’Italie au Traité ONU. Mais sur la motion Pd, les deux groupes n’ont pas voté contre mais se sont abstenus. Par contre le Movimento 5 Stelle a émis un vote contre. Cependant dans sa motion, elle aussi rejetée, il ne demande au gouvernement ni le rejet des armes nucléaires USA hors de l’Italie sur la base du Traité de non-prolifération, ni l’adhésion de l’Italie au Traité ONU, mais de “ faire un rapport au Parlement sur la présence en Italie d’armes nucléaires, en ne s’abritant plus derrière une obligation de réserve atlantique, inexistante pour les citoyens et les parlementaires USA” ; et de “déclarer l’indisponibilité de l’Italie à utiliser des armes nucléaires, à ne pas acheter les composants nécessaires pour rendre les avions F-35 compatibles au transport d’armes nucléaires”. La motion du M5S reflète la position exprimée par l’aspirant premier ministre Luigi Di Maio : “nous ne voulons pas sortir de l’Otan” (comme il a déclaré en avril dernier dans une conférence aux USA), “nous voulons rester dans l’Otan, mais nous voulons parlementariser  une grande partie des choix”. 

  Illusion ou pire. Dans le Conseil de l’Atlantique-nord, selon les normes Otan, “il n’y a pas de vote ni de décision à la majorité”, mais “les décisions sont prises à l’unanimité et d’un commun accord” : c’est-à-dire en accord avec les Etats-Unis à qui reviennent de droit la charge de Commandant suprême allié en Europe et les autres commandements clé, y compris celui du Groupe de planification nucléaire de l’Otan. 

  Promettre que les F-35, avions conçus pour l’attaque nucléaire surtout avec les B61-12, puissent être utilisés en Italie avec une sorte de sauvegarde qui empêche l’utilisation d’armes nucléaires, équivaut à une fable qu’on raconte aux enfants pour qu’ils dorment d’un sommeil tranquille.

 

Edition de mardi 3 octobre 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/grandi-manovre-nucleari-alla-camera/ 

 


 
Dans EUROPE

CATALOGNE : PLUS DE 760 BLESSES DANS LES VIOLENCES POLICIERES

Par Le 01/10/2017

Policiers en Catalogne

Plus de 760 blessés dans les violences en Catalogne

© REUTERS/ David Gonzalez

INTERNATIONAL

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Dossier:

La tenue du référendum de l'indépendance en Catalogne (20)

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Les autorités catalanes ont fait état de 761 blessés dans les heurts survenus dimanche pendant la tenue du référendum sur l'indépendance de la région.

761 personnes ont été blessées dans les violences éclatées le jour du référendum d'autodétermination catalan, constate le ministère régional de la Santé.

 

Agressions policières choquantes lors du référendum en Catalogne (vidéo)

© REUTERS/ SUSANA VERA

Agressions policières choquantes lors du référendum en Catalogne (vidéo)

Précédemment, le gouvernement catalan s'est déclaré prêt à saisir la justice internationale concernant les actions des forces de l'ordre espagnoles pendant la tenue du référendum.

 

Selon le porte-parole du gouvernement Jordi Turull, les violences policières en Catalogne sont "une honte sur la scène internationale" pour l'Espagne.

Sur fond de heurts en Catalogne le fondateur du projet WikiLeaks Julian Assange a appelé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à exclure l'Espagne de l'UE pour «violation évidente» de l'article 2 du traité de Lisbonne.

https://fr.sputniknews.com/international/201710011033286136-catalogne-violences-blesses/


 

Dans EUROPE

L'EUROPE, PROCHAIN NID TERRORISTE DE DAECH !

Par Le 13/09/2017

8 000 sympathisants de Daech seraient en route vers l’Europe

Wed Sep 13, 2017 7:20AM

Daech faiblit en Syrie et en Irak. ©AFP

Daech faiblit en Syrie et en Irak. ©AFP

Après avoir essuyé des échecs cuisants en Irak et en Syrie environ 8 000 ressortissants européens membres du groupe terroriste Daech envisagent de regagner leurs pays.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, le groupe terroriste Daech a subi pendant les dernières semaines de lourdes défaites dans les régions qu’il en avait prise le contrôle.

Ayant essuyé de lourdes pertes infligées par la Résistance libanaise, les terroristes de Daech se sont retirés deégions frontalières syro-libanaises.

Au cours du dernier mois, les forces irakiennes ont réussi à bouter hors des villes de Mossoul et de Tal Afar les daechistes. L'armée syrienne a également brisé, mardi 5 septembre, le siège de trois ans et un moi de la ville de Deir ez-Zor.

À Raqqa, les terroristes de Daech ont été encerclés par les forces kurdes. Des rapports témoignent que ce groupe terroriste a pris ses distances du commandement central et que les responsabilités ont été partagées entre les chefs locaux. Cela a été mentionné dans l’accord conclu entre Daech et Hezbollah, mouvement de la Résistance islamique du Liban, car les terroristes de Daech opérant dans la région de Jurd al-Qaa (est) ont accepté de s'y retirer  sans aucune coordination avec le commandement central.

En allusion à un rapport du Conseil de sécurité de l’ONU portant sur le sujet précité le site web libanais, El Nashra, a écrit que Daech a commencé à envoyer des biens dans des zones où il n'y a pas de groupes affiliés, afin de se préparer à l'effondrement de son propre califat en Irak et en Syrie et de pouvoir mener à bien ses opérations à l'extérieur des frontières de ces deux pays.

Selon les sources politico-militaires, bien que Daech subisse des revers cuisants en Irak et en Syrie, mais ce groupe terroriste est en train d’être scindés en des cellules terroristes opérant dans les régions et les villes étant en dehors de leurs domaines d’activités.

Les dépêches font état que les éléments étrangers de Daech sont en train de prendre la fuite l'Irak et la Syrie à destination de leur propre pays. Sur les 30 000 terroristes de Daech, près de 9 000 sont d’origine des pays d'Asie de l'est, 8 000 de l'Europe, 6 000 de la Tunisie et 3 000 d'Arabie saoudite.

Le site libanais se réfère aux lois sévères imposées aux terroristes qui retournent en Europe en provenance d'Irak et de Syrie et ajoute que ces lois doivent être accompagnées de mesures de sécurité strictes sur les frontières, car certains de ces terroristes sont très dangereux. Et ils traverseront les frontières de l'Europe en utilisant des passeports qui ont été minutieusement falsifiés.

À la fin du rapport, il est souligné que l'effondrement de Daech au Moyen-Orient et la fin des rêves de ce groupe terroriste dans la création des califats dans la région ne signifiait pas la fin de la menace de Daech, mais ce qui est évident c’est que les daechistes cherchent à mener des opérations terroristes dans toutes les régions du monde, en particulier dans les pays occidentaux.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/09/13/534985/LEurope-prochain-nid-de-Daech-


 

Dans EUROPE

BARCELONE : 500 000 MANIFESTANTS CONTRE LE TERRORISME

Par Le 26/08/2017

Bougies en hommage aux victimes de l'attentat de Barcelone

«Je n’ai pas peur»: une grande manifestation contre le terrorisme en cours à Barcelone

© REUTERS/ Susana Vera

INTERNATIONAL

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Neuf jours après les attentats en Catalogne, des dizaines de milliers de personnes, fleurs à la main, sont descendues dans les rues de Barcelone pour manifester contre le terrorisme. Ce rassemblement a été organisé par le gouvernement catalan et la mairie de Barcelone.

La manifestation intitulée «No tinc porb» («Je n'ai pas peur», en catalan) a réuni des dizaines de milliers d'Espagnols et d'étrangers se levant contre le terrorisme et les attentats meurtriers qui ont eu lieu en Catalogne et ont tué 15 personnes, rapporte le journal La Vanguardia.

Selon le média, tous les membres du gouvernement espagnol, y compris son chef Mariano Rajoy et le roi Felipe VI, assistent au rassemblement. Ainsi, le roi est devenu le premier souverain espagnol à prendre part à une manifestation depuis le rétablissement de la monarchie en 1975.

​En outre, de nombreux fleuristes de l'avenue la Rambla ont aussi été invités à prendre part à cet événement commémoratif et à marcher en tête.

​«Nous faisons partie de la Rambla, non seulement nous y travaillons mais nous y passons notre vie, et c'est bien que les gens voient que nous marchons en tête et sans peur», a expliqué à l'AFP Barbara Cabello, âgée de 22 ans, fleuriste comme sa mère et sa grand-mère depuis 50 ans à la Rambla.

​Deux attentats à la voiture bélier ont été commis à quelques heures d'intervalle en Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne, faisant au total 15 morts et une centaine de blessés dans le cœur touristique de Barcelone et dans la station balnéaire de Cambrils.

https://fr.sputniknews.com/international/201708261032799938-manifestation-terrorisme-barcelone/


 

Dans EUROPE

LE GRAND RABBIN DE BARCELONE INCITE LES JUIFS A QUITTER L'EUROPE ET A ACHETER DES PROPRIETES EN ISRAËL

Par Le 20/08/2017

«L’Europe est perdue» : le grand rabbin de Barcelone encourage les juifs à songer à « Israël »

 Depuis 13 minutes  20 août 2017

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 Amérique et Europe - Espagne

 

Après les attentats de Catalogne revendiqués par la milice wahhabite terroriste Daech,  et qui ont coûté la vie à 14 personnes et blessé plus d’une centaine d’autres, le grand rabbin de Barcelone a encouragé les juifs de la région à ne pas répéter les erreurs des juifs «algériens ou vénézuéliens» et à se préparer à quitter l’Europe, «avant qu’il ne soit trop tard».

«Je le dis à mes confrères : ne pensez pas que vous êtes ici [à Barcelone] pour de bon, et je les encourage à acheter des propriétés en Israël», a confié Meir Bar-Hen à l’agence de presse JTA («Jewish Telegraphic Agency», basée à New York). Dans ce même entretien, il a estimé que les attaques en Espagne avaient mis en évidence la présence de «franges radicales» parmi la population musulmane de la région. Il a en outre jugé que les autorités espagnoles étaient timorées dans leur traitement du terrorisme.

https://french.almanar.com.lb/538030


Le rabbin a notamment pris pour exemple, afin d’étayer ses propos, le cas de l’autorisation accordée par les autorités espagnoles à l’écrivain palestinien membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Leïla Khaled, d’entrer sur son territoire, alors que cette dernière avait été impliquée dans un détournement d’avion en 1969 et une tentative d’en détourner un second en 1970, au nom de la cause palestinienne.

Selon RT, l’opinion de Meir Bar-Hen n’est pas partagée par toutes les instances communautaires juives locales.
Ainsi, la Fédération des communautés juives d’Espagne (FCJE) a publié un communiqué le 17 août, dans lequel elle enjoint les Espagnols de confession juive à «faire confiance aux forces de l’ordre du pays qui travaillent chaque jour à empêcher les fanatiques et les islamistes de semer le chaos et la souffrance». Le FCJE a aussi demandé aux responsables politiques de traiter de manière intelligente et déterminée le fanatisme, dans le sens de la «liberté et de la démocratie».

https://french.almanar.com.lb/538030


 

Dans EUROPE

APRES LEUR DEFAITE EN SYRIE ET EN IRAK 3000 TERRORISTES BIENTOT DE RETOUR AU BERCAIL, EN EUROPE

Par Le 18/08/2017

La police catalane à Cambrils

Jusqu’à 3.000 djihadistes bientôt de retour en Europe

© AP Photo/ Emilio Morenatti

INTERNATIONAL

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Daech et le Front al-Nosra reculent en Syrie et en Irak et l’Europe devrait se préparer au retour de nombreux djihadistes partis dans ces pays, d’après le Réseau d’alerte contre la radicalisation de la Commission européenne.

Près de 3.000 djihadistes partis faire le djihad dans les rangs de Daech et du Front al-Nosra, lié à Al-Qaïda, pourraient bientôt rentrer en Europe, a annoncé l’agence suisse ATS citant un rapport du Réseau d’alerte contre la radicalisation (Radicalization awareness network, RAN) créé par la Commission européenne.

«La plupart des pays membres de l’UE s’attendent à un retour progressif des terroristes», est-il indiqué dans le rapport.

 

Djihadistes en Irak

© PHOTO: AP

«La reprise de Mossoul poussera les djihadistes vers l'Europe»

Selon les données recueillies par les analystes, entre 1.200 et 3.000 Européens avec «des antécédents différents», dont des femmes et des enfants, qui ont vécu ou combattu avec Daech et le Front al-Nosra en Irak et en Syrie, rentreront sur le territoire de l’UE. Environ 30% de ces personnes ont déjà pénétré en Europe et certaines d’entre elles ont été arrêtées.

 

Selon le RAN, le nombre des djihadistes souhaitant rentrer en Europe augmentera si les terroristes essuient des pertes considérables en Irak et en Syrie.

Plus de 42.000 combattants étrangers de 120 pays ont rejoint Daech entre 2011 et 2016. Parmi ces terroristes, il y a au moins 5.000 Européens originaires de Belgique, de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Autriche, du Danemark, de Finlande, d’Italie, des Pays-Bas, d’Espagne et de Suède. Quelque 20% de ces djihadistes ont péri dans les combats, entre 30% et 35% sont rentrés chez eux et environ 50% restent toujours en Syrie et en Irak.

D’après les auteurs du rapport, le retour des djihadistes est une «source de préoccupation sérieuse» pour l’Europe, puisque certains d’entre eux ont été impliqués dans les attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles en mai 2014 et mars 2016.

https://fr.sputniknews.com/international/201708181032698190-europe-daech-djihadistes-retour/


 

Dans EUROPE

L'UNION EUROPEENNE VIENT D'ADOPTER DE NOUVELLES SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE

Par Le 04/08/2017

Nouvelles sanctions anti-russes de l’Union européenne

Fri Aug 4, 2017 5:47PM

Turbine à gaz de Siemens. (Photo d’archives)

Turbine à gaz de Siemens. (Photo d’archives)

Dans la foulée du tapage médiatique sur le transfert des turbines à gaz de la société Siemens en Crimée, l’Union européenne vient d’adopter de nouvelles sanctions contre Moscou.

Les nouvelles sanctions antirusses rappellent celles qu’a subies la Russie en 2014. À la suite d’un référendum, la Crimée a été rattachée à la Russie, ce qui a décidé l’UE à adopter des mesures punitives à l’encontre de la Russie.

Depuis, les entreprises occidentales se sont vues interdites de commercer et de mener des échanges économiques avec la péninsule de Crimée.

Et ce vendredi, avec cette histoire de turbines à gaz, la Commission européenne a imposé de nouvelles sanctions, sanctionnant cette fois-ci trois particuliers et trois entreprises russes.

Le nom du vice-ministre russe de l’Énergie vient ainsi de s’ajouter à la liste noire du bloc.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/04/530717/LUE-et-ses-fameuses-sanctions-antirusses


 

Dans EUROPE

G20 : MELANIA TRUMP MET FIN A LA RENCONTRE ENTRE SON MARI ET VLADIMIR POUTINE

Par Le 07/07/2017

URGENT

Melania Trump a mis fin à la rencontre entre son mari et Vladimir Poutine à Hambourg

INTERNATIONAL

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Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a déclaré que Vladimir Poutine et Donald Trump ne semblaient pas avoir l'intention de conclure leur première entrevue et que la femme du Président américain Melania a dû intervenir pour y mettre un terme.

La femme du Président américain Melania Trump a tenté de convaincre Vladimir Poutine et son mari de mettre un terme à leur premier tête-à-tête lors du sommet du G20 à Hambourg, a indiqué le secrétaire d’État américain Rex Tillerson cité par Reuters.

Dans le cadre du sommet du G20, Vladimir Poutine et Donald Trump se sont rencontrés pour leur toute première entrevue afin de discuter des questions d'actualité.

L'entrevue a duré deux heures et 20 minutes.

https://fr.sputniknews.com/international/201707071032148641-melania-rencontre-poutine/


 

Dans EUROPE

HAMBOURG : MANIFESTATION FLEUVE ANTI-G-20

Par Le 02/07/2017

Hambourg : les anti-G20 dénoncent les politiques de leurs dirigeants

Sun Jul 2, 2017 5:46PM

Manifestation monstre anti-G20 à Hambourg. ©Tasnim News

Manifestation monstre anti-G20 à Hambourg. ©Tasnim News

Selon le quotidien allemand Die Frankfurter Allgemeine Zeitung, ils étaient des milliers de personnes à battre le pavé ce dimanche 2 juillet à Hambourg afin de condamner les politiques des dirigeants du sommet du G20 qui se tiendra les 7 et 8 juillet dans cette ville portuaire d’Allemagne.

Plusieurs organisations ont appelé les gens à descendre dans la rue pendant la tenue du sommet en question.

Selon Die Frankfurter Allgemeine Zeitung, plus de 4 000 personnes se sont rassemblées ce dimanche dans l’après-midi devant la municipalité de Hambourg afin de protester contre la présence des dirigeants du G20.

Aux dires d’un porte-parole de la police, le nombre des contestataires ayant assisté à cette manifestation ne cessait de gonfler.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le centre-ville avant de scander des slogans hostiles à l’encontre des politiques commerciales et climatiques des dirigeants du G20.

Les contestataires portaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des slogans rappelant la nécessité de préserver le climat et de lutter contre la pauvreté.

Certains organismes de protection de l’environnement et de l’agriculture, des syndicats d’ouvriers, des organisations de défense des droits de l’homme et des Églises ont participé à cette manifestation.  

Il est prévu qu’une trentaine d’autres manifestations aient lieu d’ici à la fin du sommet du G20.

Plusieurs autorités allemandes ont lancé une mise en garde contre les protestataires qui entendent envahir les rues proches du sommet du G20 en les menaçant d’être sévèrement punis.

Source des photos : Tasnim News

http://presstv.com/DetailFr/2017/07/02/527218/Hambourg--manifestation-montre-antiG20


 

 

Dans EUROPE

L'ILLEGITIME UE INFLIGE UNE AMENDE RECORD DE 2,42 MILLIARDS D'EUROS A GOOGLE

Par Le 27/06/2017

L’UE inflige une amende record de 2,42 milliards d’euros à Google

 Depuis 26 minutes  27 juin 2017

An illustration picture shows a Google logo with two one Euro coins, taken in Munich January 15, 2013.   REUTERS/Michael Dalder  (GERMANY - Tags: BUSINESS SCIENCE TECHNOLOGY) - RTR3CH3L
An illustration picture shows a Google logo with two one Euro coins, taken in Munich January 15, 2013. REUTERS/Michael Dalder (GERMANY - Tags: BUSINESS SCIENCE TECHNOLOGY) - RTR3CH3L

 Amérique et Europe - UE

Bruxelles a infligé mardi une amende record à l’américain Google pour abus de position dominante, une nouvelle sanction à l’encontre de firmes américaines qui risque de déplaire vivement au président Donald Trump.

Cette pénalité, qui se monte à 2,42 milliards d’euros, pulvérise le record précédent: dans un cas d’abus de position dominante, l’amende la plus importante jamais prononcée par la Commission européenne s’élevait jusqu’alors à 1,06 milliard d’euros, contre le géant américain des puces informatiques Intel, en 2009.

L’exécutif européen, gardien de la concurrence dans l’UE, accuse l’américain Google d’avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne pour favoriser son comparateur de prix « Google Shopping ». Dans quasiment tous les pays européens, le moteur de recherche Google détient une part de marché supérieure à 90%.

« L’amende a été calculée sur la base de la valeur des recettes que Google réalise grâce à son service de comparaison de prix dans 13 pays européens » où « Google Shopping » est déployé, a précisé la Commission européenne.

Clôturant une enquête commencée il y a près de sept ans, la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a martelé: « Ce que Google a fait est illégal au regard des règles de concurrence de l’UE. Elle a empêché les autres sociétés de livrer concurrence sur la base de leurs mérites, et d’innover ».
« Et surtout, elle a empêché les consommateurs européens de bénéficier d’un réel choix de services, et de tirer pleinement profit de l’innovation », a accusé Mme Vestager.

Appel de Google ?

Google a aussitôt réagi, faisant part de son « désaccord » avec l’UE et a annoncé qu’il envisageait de faire appel.
Cette punition survient moins d’un an après la décision de la Commission européenne de sanctionner un autre géant américain, Apple, pour avoir bénéficié d' »avantages fiscaux » indus accordés par l’Irlande.

L’exécutif européen avait alors sommé le 30 août 2016 la firme américaine de rembourser à Dublin plus de 13 milliards d’euros.
En plus de cette amende, la Commission somme Google de mettre fin à ces pratiques jugées anti-concurrentielles dans les 90 jours, « sans quoi elle sera soumise à des astreintes pouvant atteindre 5% du chiffre d’affaires moyen réalisé quotidiennement au niveau mondial par Alphabet, la société mère de Google ».

L’enquête remonte à 2010, après des plaintes déposées auprès de Bruxelles par des rivaux de Google, comme l’américain TripAdvisor ou le comparateur de prix français Twenga.

La Commission européenne avait finalement adressé en avril 2015 une « communication des griefs » à Google, l’équivalent d’un acte d’accusation dans le jargon bruxellois, qu’elle avait renforcée un peu plus d’un an après (en juillet 2016).

Google s’est à chaque fois défendu en affirmant que Google Shopping était surtout un service d’annonces publicitaires, et que par ailleurs les consommateurs, quand ils voulaient faire des achats, passaient principalement par le service de vente en ligne de l’américain Amazon, qui représente, selon Google, la moitié des recherches d’achat sur le marché européen.
« Cette décision va changer la donne », s’est félicitée la directrice générale du Bureau européen des Unions de consommateurs (Beuc), Monique Goyens.

L’organisation FairSearch, qui regroupe plusieurs entreprises et organisations parmi les plaignants, a salué une décision « qui fera date ».

Précédent

Cette sanction pourrait créer un précédent pour d’autres services de Google, comme Google Images ou Google News, à l’encontre de qui des plaintes similaires à celle présentée contre Google Shopping ont été déposées.

La décision de Mme Vestager est susceptible d’accentuer les tensions entre Bruxelles et Washington.
Par le passé, l’administration américaine de Barack Obama s’était emportée contre l’exécutif européen quand il avait sanctionné une entreprise originaire des Etats-Unis pour des raisons de distorsion à la concurrence. Ce fut notamment le cas avec Apple.

Pendant la conférence de presse mardi à Bruxelles, la commissaire danoise s’est défendue de tout traitement anti-américain. « J’ai regardé les statistiques (…) Je ne vois aucun fait qui viendrait étayer l’hypothèse d’un quelconque traitement différencié », a répondu Mme Vestager.

Google est en outre sous le coup de deux autres enquêtes de la Commission pour abus de position de dominante: la première concerne sa plate-forme publicitaire AdSense, la seconde, son système d’exploitation Android.
Dans ces deux cas, a prévenu Mme Vestager, « des conclusions préliminaires » montrent que Google a aussi enfreint les règles européennes.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/468136


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : FONDS POUR LA "DEFENSE", NOUVEAUX MILLIARDS POUR LA GUERRE

Par Le 25/06/2017

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

Fonds pour la « défense », nouveaux milliards pour la guerre

 

Manlio Dinucci

 

Le « Fonds pour la défense », que l’Union européenne a lancé le 22 juin, a été défini comme un « pas historique » par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Reste à voir dans quelle direction.

  Le Fonds représente une injection massive d’argent public dans l’industrie de guerre européenne. Il commence avec l’allocation de 90 millions d’euros en 2017-2019 pour la recherche sur de nouvelles technologies militaires, en particulier  de systèmes robotiques pour les forces navales et terrestres. A partir de 2020 l’allocation pour la recherche militaire grimpera à 500 millions d’euros par an.

   A cela s’ajoute une allocation encore plus importante pour encourager la coopération entre les pays Ue dans le développement conjoint et dans l’acquisition de systèmes d’armes : ils peuvent par exemple investir conjointement pour développer le même type de drone ou acquérir en bloc le même char d’assaut pour en réduire le coût (une sorte de « groupe d’achats solidaire » pour la guerre).
   Pour ce secteur le Fonds alloue 500 millions d’euros pour 2019 et 2020 et un milliard d’euros par an après 2020. Grâce à l’ « effet multiplicateur » on prévoit de générer des investissements d’ensemble dans l’industrie de guerre Ue équivalents à 5 milliards d’euros annuels après 2020.

   Le Fonds n’est pas alternatif mais complémentaire aux engagements financiers que les pays Ue membres de l’Otan ont pris dans l’Alliance, dont font partie (après le Brexit) 21 des 27 membres de l’Union européenne. En 2014 ces pays ont pris l’engagement, requis par l’administration Obama, de destiner au militaire au moins 2% du PIB. Jusqu’à maintenant, outre les USA, seuls Grèce, Estonie, Grande-Bretagne et Pologne ont dépassé ce seuil. L’Italie, calcule le Sipri, dépense pour le militaire 1,55% du PIB, c’est-à-dire environ 70 millions d’euros par jour d’argent public. En montant au niveau de la Grèce (2,36% malgré la crise économique), elle dépenserait plus de 100 millions par jour ; en montant à celui des USA (3,61%), elle dépenserait plus de 160 millions d’euros par jour. Ces 2%, insiste Trump, sont désormais insuffisants pour les missions croissantes de l’Alliance.
   La dépense militaire de l’Italie, que le Sipri place au 11ème rang mondial en 2016, est en réalité plus haute que celle inscrite dans le budget du ministère de la Défense. Dans la dernière Loi de finance sont inscrits (toujours en argent public) presque 10 milliards d’euros pour produire des chars d’assaut Freccia et Centauro 2, des frégates Fremme, des hélicoptères d’attaque Mangusta. Au poste « Construction publique, y compris scolaire » 2,6 milliards sont alloués pour le Pentagone italien, voulu par la ministre Pinotti pour réunir en une unique structure les sommets de toutes les forces armées. Cette structure se trouvera dans la zone aéroportuaire de Centocelle à Rome, où a déjà été transférée la Direction générale des armements avec son staff de 1500 personnes.

   La Direction des armements devra à présent s’agrandir pour gérer l’ultérieure montée en puissance de l’industrie de guerre italienne, déjà en excellente forme. En 2016, l’export italien d’armes a augmenté de plus de 85% par rapport à 2015, grimpant à 14,6 milliards d’euros. Par la vente de 28 chasseurs-bombardiers Eurofighter au Koweit, grâce à la ministre Pinotti, efficiente représentante de commerce en armes.

  Dans le projet de loi pour la mise en oeuvre du « Livre Blanc pour la sécurité nationale et la défense », approuvé en février dernier par le Conseil des ministres, l’industrie militaire est qualifiée de « pilier du Système Pays ». Il se trouve maintenant renforcé par le Fonds Ue pour la « défense », pendant qu’on démolit l’Article 11, pilier de la Constitution.

 

Edition de samedi 24 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/fondo-ue-per-la-difesa-altri-miliardi-per-la-guerra/ 

Traduit de l’italien par M-A Patrizio

 

Article 11 de la Constitution italienne :

 « L’Italie répudie la guerre en tant qu’instrument d’atteinte à la liberté des autres peuples et comme mode de solution des conflits internationaux; elle consent, dans des conditions de réciprocité avec les autres États, aux limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui as- sure la paix et la justice entre les Nations; elle aide et favorise les organisations internationales poursuivant ce but ».

 

 

Note pour la version française :

En France :  "création d'une « capacité militaire de planification et de conduite extérieure », sorte de QG qui sera chargé de centraliser les opérations extérieures (non armées dans un premier temps comme la formation de soldats au Mali ou en Somalie). Autre projet, la mise en place d'une coopération structurée permanente - prévue par le traité de Lisbonne - qui regroupera les Etats volontaires pour accélérer la défense européenne. Enfin, la création d'un Fonds européen de la défense doté à terme d'un budget annuel de 5,5 milliards d'euros. Il aura trois usages, tous destinés à mutualiser l'effort de défense : le financement de la recherche dans des technologies innovantes ; le développement de prototypes de drone ; et l'achat en commun de matériels".
https://www.lesechos.fr/monde/europe/030400384498-macron-arrive-a-bruxelles-avec-un-capital-de-sympathie-et-des-projets-qui-fachent-2096582.php#OLlpZXB6QYUhvsMg.99 )

et 

"Le Premier ministre Edouard Philippe a promis ce vendredi au Salon du Bourget que le gouvernement maintiendrait l'objectif fixé par Emmanuel Macron de consacrer 2% du PIB au budget de la Défense d'ici à 2025, malgré les contraintes budgétaires » (http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/06/23/97002-20170623FILWWW00190-edouard-philippe-pour-un-budget-de-la-defense-a-2-du-pib.php )

Grande discrétion du gouvernement et de ses médias sur le chiffrage de ces programmes.


 

Dans EUROPE

LA JUSTICE BELGE VIENT DE CONDAMNER 8 PRINCESSES EMIRATIES POUR TRAITE D'ETRES HUMAINS ET TRAITEMENTS DEGRADANTS

Par Le 24/06/2017

Belgique: huit princesses émiraties condamnées pour traite d’êtres humains

Une vingtaine de servantes sans papiers travaillaient nuit et jour, dormant quelques heures à peine sur des matelas devant les chambres des princesses qu'elles servaient.

 

Belgique: huit princesses émiraties condamnées pour traite d'êtres humains

Un tribunal belge a condamné ce vendredi huit femmes liées au cheikh d'Abou Dhabi à de la prison avec sursis pour avoir exploité une vingtaine de servantes dans un hôtel de luxe à Bruxelles, selon les médias belges.

Cheikha Hamda Al-Nahyane et sept de ses filles, appartenant à la famille régnante aux Emirats arabes unis, ont chacune écopé d'une peine de quinze mois de prison avec sursis ainsi que d'une amende de 165 000 euros, a rapporté l'agence Belga. Elles ont été reconnues coupables de traite d'êtres humains et de traitements dégradants.

A peine rémunérées

Les princesses émiraties étaient poursuivies pour avoir fait travailler dans des conditions proches de l'esclavage 23 femmes qui étaient à leur service en 2007 et 2008, dans l'hôtel Conrad, situé sur la prestigieuse avenue Louise à Bruxelles, qui a depuis changé de nom.

La famille princière y louait un étage entier et avait à son service de nombreuses femmes, pour la plupart d'origine africaine, à peine rémunérées, sans permis de travail ni permis de séjour. Elles travaillaient jour et nuit, dormant quelques heures sur des matelas devant les portes des chambres des princesses qu'elles servaient, ou entassées dans une seule chambre. Elles n'avaient pas le droit de quitter l'étage, selon l'enquête citée par Belga.

De «l'esclavagisme moderne»

«Nous sommes très satisfaits car le tribunal fait le constat implacable qu'il s'agissait d'une sorte d'esclavagisme moderne. C'est ce que nous clamions depuis neuf ans», a déclaré l'un des avocats des parties civiles, Me Jean-Pierre Jacques, cité par Belga.

L'avocat de la famille princière, Me Stephen Monod, a pour sa part regretté que le tribunal «ait pris pour argent comptant les déclarations des victimes».

Source : sites web

24-06-2017 | 12:51

https://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=23485&cid=321#.WU6pT7KLQ2w


 

Dans EUROPE

LONDRES : IMAGES ET VIDEO D'UN GIGANTESQUE INCENDIE QUI EMBRASE UNE TOUR DE LOGEMENTS SOCIAUX DE 27 ETAGES

Par Le 14/06/2017

EN IMAGES. L’effrayant incendie de la tour de 27 étages à Londres

Modifié le  | Publié le 

Écouter

  • La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit.

    La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit. | Reuters

Le gigantesque incendie qui s’est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi dans une tour d’habitation de Londres a fait plusieurs morts. Les flammes ont submergé une tour de logements du Lancaster West Estate, du deuxième au 27e et dernier étage, dans l’ouest de la capitale londonienne. Les images les plus impressionnantes de cet incendie.

Les flammes ravagent depuis la nuit dernière la Grenfell Tower, une tour de logements du Lancaster West Estate, du deuxième au 27e et dernier étage, dans l’ouest de la capitale londonienne. Cet immeuble de logements sociaux est situé dans l’ouest de la capitale, dans le quartier de North Kensington, près de Sheperd’s Bush et de Notting Hill.

 

L'incendie s'est déclaré au coeur de la nuit. Les sapeurs-pompiers de Londres ont été appelés sur le sinistre vers 1h15 du matin.

L'incendie s'est déclaré au coeur de la nuit. Les sapeurs-pompiers de Londres ont été appelés sur le sinistre vers 1h15 du matin. | AFP

 

 

 

Les secours ont rapidement établi un périmètre de sécurité.

Les secours ont rapidement établi un périmètre de sécurité. | AFP

 

Les pompiers ont été appelés sur place peu avant 1h. Plusieurs heures après le départ de l’incendie, estimé aux alentours de minuit, l’immeuble était toujours en proie aux flammes.

 

Deux cents pompiers et 40 camions à incendie continuaient ce mercredi matin à lutter contre le sinistre dont l'origine restait indéterminée.

Deux cents pompiers et 40 camions à incendie continuaient ce mercredi matin à lutter contre le sinistre dont l'origine restait indéterminée. | AFP

 

Des dizaines de résidents se sont retrouvés sur le trottoir, souvent en pyjama, certains essayant de contacter des proches bloqués dans la tour. Ils ont été dirigés par les forces de l’ordre vers un restaurant voisin, où les premiers blessés étaient traités par les services de secours.

 

Des dizaines de résidents se sont retrouvés sur le trottoir, souvent en pyjama, certains essayant de contacter des proches bloqués dans la tour.

Des dizaines de résidents se sont retrouvés sur le trottoir, souvent en pyjama, certains essayant de contacter des proches bloqués dans la tour. | AFP

 

 

Une vingtaine d'ambulances ont été dépêchées sur place.

Une vingtaine d'ambulances ont été dépêchées sur place. | AFP

 

 

A quelques centaines de mètres de la tour, les riverains observent les flammes ravager le bâtiment.

A quelques centaines de mètres de la tour, les riverains observent les flammes ravager le bâtiment. | AFP

 

Ce mercredi matin, une épaisse colonne de fumée s’élevait dans le ciel de Londres.

 

La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit.

La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit. | AFP

 

Plusieurs témoins disent avoir entendu des cris sortant de l’immeuble. Un homme a également été aperçu agitant un linge blanc par la fenêtre.

 

Plusieurs personnes se sont retrouvés piégés par les flammes.

Plusieurs personnes se sont retrouvés piégés par les flammes. | AFP

 

Deux cents pompiers et 40 camions à incendie continuaient à lutter contre le sinistre dont l’origine restait indéterminée.

 

Deux cents soldats du feu ont été mobilisés pour circonscrire l'incendie.

Deux cents soldats du feu ont été mobilisés pour circonscrire l'incendie. | Epa / Maxppp

 

 

Les pompiers à pied d'oeuvre.

Les pompiers à pied d'oeuvre. | Epa-MaxPPP

 

La police a évacué une partie des immeubles et maisons voisins, menacés par la chute de débris lourds, alors que certains craignaient un effondrement de la tour.

 

Les secours, près de la tour, au milieu d'un terrain de jeu pour enfants rempli de débris.

Les secours, près de la tour, au milieu d'un terrain de jeu pour enfants rempli de débris. | Reuters

 

La tour de 120 appartements datant de 1974 est ce mercredi matin presque complètement calciné après avoir été ravagée par le feu pendant une bonne partie de la nuit.

 

La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit.

La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit. | AFP

 

 

La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit.

La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit. | Reuters

 

 

La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit.

La tour de 120 appartements datant de 1974 est presque complètement calciné après avoir été ravagé par le feu pendant une bonne partie de la nuit. | Reuters

 

Les services hospitaliers londoniens ont annoncé qu’une trentaine de blessés ont été admis dans cinq hôpitaux. Une responsable des pompiers de Londres a pour sa part indiqué que l’incendie avait fait plusieurs morts.

 

http://www.ouest-france.fr/europe/angleterre/en-images-l-effrayant-incendie-de-la-tour-de-27-etages-londres-5060979


 

Dans EUROPE

GRANDE-BRETAGNE : LE LEADER TRAVAILLISTE JEREMY CORBYN APPELLE LA PREMIERE MINISTRE A DEMISSIONNER

Par Le 05/06/2017

Corbyn appelle Theresa May à démissionner

Mon Jun 5, 2017 5:9PM

La première ministre britannique, Theresa May et le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn. ©Express

La première ministre britannique, Theresa May et le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn. ©Express

Alors que le chef de l’opposition travailliste appelle Theresa May à démissionner, la Première ministre britannique a déclaré qu’en dépit de la réduction d’effectifs policiers au Royaume-Uni, toutes les mesures nécessaires ont été prises pour contrer le terrorisme.

Selon le quotidien The Telegraph, Jeremy Corbyn a appelé à la démission de la Première ministre, Theresa May, après la série d’attentats au Royaume-Uni en raison, selon lui, des réductions des effectifs de police qu’elle a opérées.

A trois jours seulement des élections législatives anticipées, le chef de l’opposition travailliste a demandé aux Britanniques de réagir à l’insécurité dans leur pays.

En réaction aux déclarations de Jeremy Corbyn, la Première ministre britannique a annoncé qu’en dépit de la réduction des effectifs de police, toutes les mesures avaient été prises pour répondre à la menace terroriste.

« Nous devons changer notre stratégie de lutte contre le terrorisme. Après le Brexit, nous avons repris le contrôle de notre monnaie, de nos frontières et de nos lois », a-t-elle ajouté.

Sans parler des contrats de vente d’armement à l’Arabie saoudite, Theresa May a insisté pourtant sur l’importance de la lutte contre « l’idéologie diabolique de l’islamisme radical ».

http://presstv.com/DetailFr/2017/06/05/524294/Corbyn-appelle-Theresa-May--dmissionner


 

Dans EUROPE

L'IRANIEN REZAÏ : L'ATTENTAT DE MANCHESTER EST LE RESULTAT DE LA DANSE DE L'EPEE DE TRUMP AVEC LE CHEF DES TERRORISTES

Par Le 23/05/2017

 

Rezai: l’attentat de Manchester est le résultat de la danse de l’épée de Trump avec le chef des terroristes

 Depuis 6 minutes  23 mai 2017

manchester

 Iran - Monde islamique - Spécial notre site

Rédaction du site

Le secrétaire général du forum de  Discernement de la République islamique d’Iran, Mohsen Rezai, a déclaré que « l’explosion de Manchester est le résultat de la danse de l’épée de Trump avec le chef des terroristes », a rapporté l’agence d’informations iranienne Farsnews.

M.Rezai a écrit sur son compte Twitter, que « l’explosion, qui a eu lieu dans la ville de Manchaster est le résultat de la danse de l’épée de Trump avec le chef des terroristes ».

Après l’explosion survenue à la Manchester Arena, Twitter, Facebook et d’autres réseaux sociaux sont devenus les principaux outils de recherche des disparus.

Suite à la tragédie à la Manchester Arena, parents et amis des disparus utilisent activement la Toile pour retrouver leurs enfants et leurs proches dont on est sans nouvelles suite à l’attentat.

Source: Médias

http://french.almanar.com.lb/


 

Dans EUROPE

GRANDE-BRETAGNE : EXPLOSIONS A MANCHESTER LORS D'UN CONCERT : 19 MORTS ET 50 BLESSES

Par Le 23/05/2017

DIRECT. Explosion à Manchester : au moins 19 morts et 50 blessés

Modifié le  | Publié le 

Écouter

  • La police, rapidement arrivée sur les lieux, a aussitôt bouclé le quartier.

    La police, rapidement arrivée sur les lieux, a aussitôt bouclé le quartier. | Reuters
  • La chanteuse américaine Ariana Grande se produisait lundi soir au Manchester Arena lorsque deux détonations ont été entendues.

    La chanteuse américaine Ariana Grande se produisait lundi soir au Manchester Arena lorsque deux détonations ont été entendues. | Reuters

Ouest-France

Plusieurs détonations ont retenti à l’issue du concert de la chanteuse américaine Ariana Grande hier soir au Manchester Arena dans le nord de l’Angleterre. La police évoque "un acte terroriste" et fait désormais état de 19 morts et 50 blessés.

 2h30. 19 morts et 50 blessés

La police publie le premier bilan officiel. Ce dernier fait état de 19 morts et 50 blessés. La police parle désormais d'« incident terroriste ».

 

 Suivre

G M Police @gmpolice

Latest statement on incident at Manchester Arena

 

2h14. Anne Hidalgo tweete son soutien 

La maire de Paris a exprimé via twitter, en français puis en anglais, son soutien aux familles des victimes et aux secours mobilisés sur place.

 

 Suivre

Anne Hidalgo @Anne_Hidalgo

 est cette nuit aux côtés de . Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et aux secours qui interviennent sur place.

 · Paris, France

2h. La piste terroriste privilégiée 

Selon un journaliste de la BBC, les services de lutte antiterroriste sont actuellement réunis à Londres. La piste terroriste semble donc prise très au sérieux par les autorités. Le reporter indique par ailleurs que le nombre de victimes pourrait dépasser la dizaine.

 

 Suivre

Daniel Sandford @BBCDanielS

Senior national Counter-Terrorism officers are assembling in London. Early estimates put fatalities at  in double figures

 

 

« Nous étions en train de quitter la salle après le concert d'Ariana Grande vers 22h30 (21h30 GMT) lorsqu'on a entendu un bang, comme une explosion, qui a paniqué tout le monde, et tout le monde essayait de fuir la salle », a raconté Majid Khan, 22 ans. « Tous les gens qui étaient de l'autre côté de la salle de concerts où le bang a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, et tout le monde fuyait vers la sortie qu'il pouvait trouver le plus rapidement possible », a-t-il ajouté. « C'était la panique ».

1h30. « Énorme explosion »

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de panique à l'intérieur de la salle de concerts Arena, où se produisait la chanteuse américaine Ariana Grande. Plusieurs témoins présents sur place parlent de détonations.

 

« Nous étions en train de partir et nous venions d’atteindre la porte lorsqu’une énorme explosion s’est produite, tout le monde s’est mis à crierexplique Catherine Macfarlane, une des spectatrices. C’était une énorme explosion, vous pouviez la ressentir dans votre poitrine. Cela a provoqué un chaos, tout le monde courrait, criait et cherchait tout simplement à partir »

 

Des spectateurs, sains et saufs mais sous le choc, à la sortie du Manchester Arena.

Des spectateurs, sains et saufs mais sous le choc, à la sortie du Manchester Arena. | Reuters

 

 

La chanteuse américaine Ariana Grande se produisait lundi soir au Manchester Arena lorsque deux détonations ont été entendues.

La chanteuse américaine Ariana Grande se produisait lundi soir au Manchester Arena lorsque deux détonations ont été entendues. | Infographie Visactu

 

Le concert touchait à sa fin vers 22h30 heure française, lorsque ces détonations ont été entendues.

Capacité de 21 000 spectateurs

Via son compte Twitter, la police a rapidement demandé aux habitants d’éviter les lieux.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/manchester-deux-explosions-pendant-le-concert-d-ariana-grande-plusieurs-morts-et-blesses-23-05-2017-6974319.php


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : LE GRAND JEU NUCLEAIRE EN EUROPE

Par Le 15/03/2017

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Le grand jeu nucléaire en Europe

 

Manlio Dinucci

 

La torpille lancée à travers le New York Times -l’accusation contre Moscou de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI)- a touché son objectif : celui de rendre encore plus tendus les rapports entre Etats-Unis et Russie, en ralentissant ou empêchant l’ouverture de cette négociation annoncée par Trump dès sa campagne électorale. La torpille porte la signature d’Obama, qui en juillet 2014 (immédiatement après le putsch de Place Maïdan et la crise consécutive avec la Russie) accusait Poutine d’avoir testé un missile nucléaire de croisière, dénommé SSC-X-8, violant le Traité FNI de 1987 qui interdit le déploiement de missiles avec base à terre et portée comprise entre 500 et 5500 km. 

  D’après ce que déclarent des fonctionnaires anonymes du renseignement étasunien, deux bataillons russes en sont déjà armés, chacun doté de 4 lanceurs mobiles et 24 missiles à tête nucléaire.
  Avant de quitter l’an dernier sa charge de Commandant suprême allié en Europe, le général Breedlove prévenait que le déploiement de ce nouveau missile russe « ne peut rester sans réponse ». Il taisait par contre le fait que l’Otan garde déployées en Europe contre la Russie environ 700 têtes nucléaires étasuniennes, françaises et britanniques, presque toutes prêtes au lancement vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et au fur et à mesure qu’elle s’est étendue à l’Est jusqu’à l’intérieur de l’ex URSS, l’Otan a de plus en plus rapproché ses forces nucléaires de la Russie. 

  C’est dans la cadre de cette stratégie que s’insère la décision, prise par l’administration Obama, de remplacer les 180 bombes nucléaires B-61 -installées en Italie (50 à Aviano et 20 à Ghedi Torre), Allemagne, Belgique, Hollande et Turquie - par les B61-12 : nouvelles armes nucléaires, chacune à quatre options de puissance sélectionnables selon l’objectif à frapper, capables de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Un programme de 10 milliards de dollars, par lequel chaque B61-12 coûtera plus que son poids en or. 

   En même temps les USA ont réalisé en Roumanie la première batterie de missiles terrestre de la « défense anti-missile », qui sera suivie d’une autre en Pologne, composée de missiles Aegis, déjà installés à bord de 4 navires de guerre étasuniens déployés en Méditerranée et Mer Noire. C’est le soi-disant « bouclier » dont la fonction est en réalité offensive : s’ils arrivaient à le réaliser, USA et Otan tiendraient la Russie sous la menace d’un first strike nucléaire, en se fiant à la capacité du « bouclier » de neutraliser les représailles. De plus, le système de lancement vertical Mk 41 de Lockheed Martin, installé sur les navires et dans la base en Roumanie, est en mesure de lancer, selon les techniques spécifiques fournies par le même constructeur, « des missiles pour toutes les missions », y compris celles d’ « attaque contre des objectifs terrestres avec missiles de croisière Tomahawk », armables aussi de têtes nucléaires.

  Moscou a averti que ces batteries, étant en mesure de lancer aussi des missiles nucléaires, constituent une violation du Traité FNI.
   Que fait l’Union européenne dans cette situation ? Alors qu’elle déclame son engagement pour le désarmement nucléaire, elle est en train de concevoir dans ses cercles politiques ce que le New York Times définit comme « une idée auparavant impensable : un programme d’armements nucléaires Ue ». Selon ce plan, l’arsenal nucléaire français serait « reprogrammé pour protéger le reste de l’Europe et placé sous un commun commandement européen», qui le financerait par un fonds commun. Cela adviendrait « si l’Europe ne pouvait plus compter sur la protection américaine ». En d’autres termes : dans le cas où Trump, se mettant d’accord avec Poutine, ne déploierait plus les B61-12 en Europe, c’est l’Ue qui penserait à poursuivre la confrontation nucléaire avec la Russie.

 

 

Edition de mardi 14 mars 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-grande-gioco-nucleare-in-europa/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 

Dans EUROPE

LA SERBIE SE DOTE D'UN MISSILE DEFENSIF IDENTIQUE AU WS-2 CHINOIS

Par Le 03/03/2017

La Serbie se dote d’un missile identique au WS-2 chinois

 Depuis 4 heures  3 mars 2017

missilechinois

no author

Un nouveau missile serbe Sumadija atteste des grands progrès que le complexe militaro-industriel du pays a fait après la dislocation de la Yougoslavie. Ce nouvel armement doit protéger la Serbie des agressions comme celle de 1999, estime un expert serbe dans une interview à Sputnik.

Ces derniers temps, la Serbie est revenue sur le marché de l’armement avec une large gamme de produits militaires, des drones et des pistolets jusqu’aux blindés et à l’artillerie. Le pays est devenu le premier producteur d’armements en Europe du Sud-Est.

« C’est un vrai retour du complexe militaro-industriel serbe depuis l’année 1999, après tout ce que l’Otan a fait contre nous, quand il a bombardé la Yougoslavie », constate l’analyste politique et militaire serbe Miroslav Lazanski.

Au salon de l’armement IDEX-2017, la Serbie a présenté son nouveau missile sol-sol Sumadija, un projet conjoint de l’entreprise d’armement serbe Yugoimport SDPR et de la société EdePro.

« C’est ce qui manquait à la Serbie pour prévenir une agression éventuelle de la part des pays de la région. Lors des bombardements de 1999, nous n’avons pas eu de tels moyens, mais Sumadija est capable de frapper les grandes villes qui entourent la Serbie. J’espère qu’il n’y aura aucun conflit, mais si un pays ouvre à quelqu’un son espace aérien pour qu’il attaque la Serbie (comme ce fut le cas de la Bulgarie en 1999, ndlr), nous aurons un missile capable de frapper les villes stratégiques dans le région», indique Miroslav Lazanski.

Les caractéristiques du missile parlent d’elles-mêmes : sa portée minimale est de 70 km, sa portée maximale de 300 km. Il est capable de fonctionner à une température de —30ºC jusqu’à +50 ºC. Équipé d’une tête thermobarique ou à fragmentations et avec un temps du lancement de 12 minutes, ce missile peut être comparé seulement avec son analogue chinois le WS-2.

« Même la ‘‘grande » Yougoslavie ne produisait pas des missiles similaires », conclut l’expert.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/281140


 

Dans EUROPE

UKRAINE : LA VISITE DE TSIPRAS, PREMIER MINISTRE GREC

Par Le 03/03/2017

La visite de Tsipras en Ukraine

 

Le Premier Ministre grec A. Tsipras a choisi récemment de visiter l’Ukraine. Sa poignée de main avec le Premier Ministre ukrainien P. Porenshenko a une valeur politique qui marque clairement que A. Tsipras, son parti Syriza et le gouvernement qu'il dirige avec les réactionnaires du parti ANEL sont délibérément dans le camp de l'Union Européenne impérialiste.

 

La visite a coïncidé avec une nouvelle aggravation de la situation dans le sud-est de l'Ukraine, avec une nouvelle effusion de sang. Le président actuel P. Poroshenko et son gouvernement réactionnaire sont en très grandes difficultés du fait de la misère que sème la politique prédatrice du groupe oligarchique qui dirige l'Ukraine avec le soutien des USA et de l'UE. Ils réactivent la guerre pour resserrer les rangs nationalistes et obtenir un soutien encore plus marqué des USA et de l'UE contre le peuple.

 

Tsipras a visité l'Ukraine à un moment où le procès-parodie pour proscrire le PC d'Ukraine est en cours, les monuments soviétiques et antifascistes sont démolis et les collaborateurs des nazis sont glorifiés comme des «patriotes» auprès de la jeunesse.

 

Les discussions sur la coopération, dans le cadre de l'UE et de l'OTAN, sur les accords commerciaux, montrent que la soi-disant « politique étrangère multidimensionnelle » du gouvernement SYRIZA-ANEL n'est rien d'autre que sa soumission aux intérêts du capital, loin des intérêts réels des peuples de Grèce et d'Ukraine.

http://www.sitecommunistes.org/ch497tsipras.htm


 

Dans EUROPE

L'UE VOTE LA LEVEE DE L'IMMUNITE DE MARINE LE PEN.

Par Le 02/03/2017

Marine le Pen. Archive photo

Le Parlement européen vote la levée de l'immunité de Marine Le Pen

© AP Photo/ Jean-Francois Badias

FRANCE

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251902360

Le Parlement européen a voté ce jeudi la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, demandée par la justice française pour «diffusion d'images violentes».

Ce jeudi, le Parlement européen a confirmé le vote de la commission des affaires juridiques du Parlement européen, qui s'était prononcée ce mardi pour la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen.

Le vote s'est déroulé comme à l'habitude, à main levée.

« Une nette majorité a voté pour la levée de l'immunité », a déclaré le président de la comission en annonçant les résultats du vote.

 

Marine Le Pen

© AFP 2016 FRANCOIS GUILLOT

Une commission du Parlement européen pour la levée de l'immunité de Le Pen

La candidate du Front national Marine Le Pen fait l'objet d'une enquête ouverte en France pour l'envoi, en décembre 2015, de tweets contenant des photos d'exécutions menées par le groupe terroriste Daech, dont celle du journaliste américain James Foley.

 

La levée de l'immunité se limite aux faits incriminés et ne concerne pas l'affaire des assistants FN au Parlement européen, pour laquelle Marine Le Pen a refusé d'être entendue par la police la semaine dernière.

https://fr.sputniknews.com/france/201703021030294300-lepen-immunite-levee-vote/


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : L'OTAN NON "OBSOLETE" SE PREPARE AVEC MATTIS A D'AUTRES GUERRES

Par Le 17/02/2017

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

CONSEIL  ATLANTIQUE NORD À BRUXELLES

 

L’Otan non « obsolète » se prépare avec Mattis à d’autres guerres

 

Manlio Dinucci

 

A la réunion du Conseil Atlantique-Nord, qui s’est ouverte le 15 février à Bruxelles, la ministre Pinotti et les autres ministres européens de la Défense ont poussé un soupir de soulagement : l’Otan n’est pas « obsolète », comme avait dit le président Trump. Dans sa première déclaration officielle hier à Bruxelles, le nouveau secrétaire étasunien à la Défense, Jim Mattis, a assuré que l’Otan reste « la base fondamentale pour les Etats-Unis ».

  C’est « l’alliance militaire qui dans l’histoire a eu le plus grand succès », a-t-il dit aux journalistes pendant qu’il était en vol vers Bruxelles, apportant comme preuve de l’engagement étasunien dans l’Alliance le fait que l’unique commandement Otan avec quartier général aux Etats-Unis est celui du Commandant suprême allié pour la transformation (Sact), charge déjà assumée par Mattis lui-même. Le Sact, responsable du Comité militaire (la plus haute autorité militaire de l’Otan), « promeut et contrôle la transformation continue des forces et capacités de l’Alliance ». Dans les 20 dernières années, a souligné Mattis, l’Otan s’est transformée (elle a en effet englobé tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie, trois de l’ex URSS et trois de l’ex Yougoslavie), mais « doit continuer à se transformer pour s’adapter à ce qui s’est passé en 2014, année de tournant dans laquelle nos espoirs de quelque partenariat avec la Russie se sont démontrés infructueux ». Il faut pour cela « êtres certains que le lien transatlantique reste fort ». Pour preuve de cela, le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg, dans sa déclaration conjointe avec le secrétaire Mattis, a confirmé hier que « des troupes et équipements étasuniens sont en train d’arriver en Pologne et dans les pays baltes, montrant clairement la détermination des Etats-Unis de rester aux côtés de l’Europe dans cette période tourmentée ».

  Sous commandement des Etats-Unis (à qui revient la charge du Commandant suprême allé en Europe), l’Otan continue ainsi à s’agrandir à l’Est, à renforcer le déploiement sur le front oriental en fonction anti-Russie, malgré les intentions déclarées du président Trump d’ouvrir une négociation avec Moscou. En même temps, l’Otan potentialise le front méridional avec de nouveaux dispositifs militaires. « Aujourd’hui nous déciderons de constituer un nouveau Hub pour le Sud auprès de notre Commandement de la force conjointe à Naples », a annoncé Stoltenberg, en soulignant que « cela nous permettra d’évaluer et affronter les menaces provenant de la région, en complément du travail réalisé par notre nouvelle Division de renseignement constituée ici au quartier général Otan ».

   Avec grande satisfaction pour la ministre Pinotti, l’importance de l’Italie augmente dans ce que Stoltenberg, en ouvrant le Conseil Atlantique Nord, a défini comme « projection de stabilité au-delà de nos frontières ». Le nouveau « Hub pour le Sud », qui sera réalisé à Naples, constituera la base opérationnelle pour la projection de forces terrestres, aériennes et navales dans une « région » aux contours indéfinis, comprenant Afrique du Nord et Moyen-Orient mais aussi des aires au-delà de celles-ci. Pour de telles opérations est disponible la « Force de riposte » de l’Otan, augmentée à 40 mille soldats, en particulier sa « Force de pointe à très haute rapidité opérative », qui peut être projetée en 48 heures « partout à n’importe quel moment ». Le nouveau « Hub pour le Sud », réalisé auprès du Commandement de la force conjointe allié avec quartier général à Lago Patria (Naples), sera sous les ordres de l’aguerrie amirale étasunienne Michelle Howard qui, en plus d’être à la tête du Commandement Otan, est commandante des Forces navales USA pour l’Europe et des Forces navales USA pour l’Afrique. Ainsi même le nouveau « Hub pour le Sud » entrera dans la chaîne de commandement du Pentagone.

  Tout cela a un prix. Mattis a rappelé la demande péremptoire que tous les alliés européens portent la dépense pour la « défense » à au moins 2% du PIB. Seuls cinq pays Otan ont atteint ou dépassé ce niveau : Etats-Unis (3,6%), Grèce, Grande-Bretagne, Estonie et Pologne. L’Italie est derrière avec « à peine » 1,1% du PIB, mais elle est en train de faire des progrès : selon les données officielles Otan, la dépense italienne pour la « défense » a augmenté en 2015-2016 de 17.642 à 19.980 millions d’euros, équivalents en moyenne à 55 millions d’euros par jour. La dépense militaire effective est beaucoup plus haute, car le bilan de la « défense » ne comprend pas les missions militaires à l’extérieur, financées par un fonds spécifique auprès du Ministère de l’économie et des finances, ni le coût d’importants armements financés aussi par la Loi de stabilité. Stoltenberg, heureux, annonce qu’enfin l’Otan « a tourné une page »,  en accroissant la dépense militaire en 2015-2016 de 3,8% en termes réels, c’est-à-dire d’environ 10 milliards de dollars. La ministre Pinotti est confiante dans le fait que l’Italie arrivera aux 2%, c’est-à-dire à dépenser 100 millions d’euros par jour pour la « défense ».

   Le chômage augmentera, mais nous aurons la satisfaction d’avoir à Naples le nouveau « Hub pour le Sud ».

 

Edition de jeudi 16 février 2017 de il manitesto

https://ilmanifesto.it/altro-che-obsoleta-la-nato-con-mattis-si-allarga-a-sud-con-un-hub-di-guerra/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 

Dans EUROPE

MANLIO DINUCCI : LE LIVRE (DU COUP D'ETAT) BLANC

Par Le 15/02/2017

 

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Le Livre (du coup d’état) Blanc

 

Manlio Dinucci

 

Pendant que les projecteurs médiatiques étaient braqués sur Sanremo (festival de la chanson, ndt), où s’est exhibée même Roberta Pinotti (ministre italienne de la « défense », ndt) chantant les louanges des missions militaires qui « ramènent la paix », le Conseil des ministres a approuvé le 10 février le projet de loi qui permettra la mise en application du « Livre Blanc pour la sécurité internationale et la défense » sous signature de la ministre Pinotti, déléguant au gouvernement « la révision du modèle opérationnel des Forces armées ». Révision, dans le sens « amélioratif», de celui opéré dans les guerres auxquelles l’Italie a participé depuis 1991, en violant sa propre Constitution. 

   Après être passé pendant 25 années d’un gouvernement à l’autre, avec la complicité d’un parlement presque totalement consentant ou inerte qui ne l’a jamais discuté en tant que tel, il est maintenant sur le point de devenir loi de l’Etat. Un coup d’état blanc, qui est en train de passer sous silence. 

 

  Aux Forces armées se trouvent assignées quatre missions, qui renversent complètement la Constitution. La défense de la Patrie établie par l’Article 52 se trouve reformulée, dans la première mission, comme défense des « intérêts vitaux du pays ». D’où la seconde mission : « contribution à la défense collective de l’Alliance Atlantique et au maintien de la stabilité dans les aires incidentes sur la mer Méditerranée, pour la tutelle des intérêts vitaux ou stratégiques du pays ». La répudiation de la guerre comme instrument d’atteinte à la liberté des autres peuples et comme moyen de résolution des conflits internationaux, établie par l’Article 11, est remplacée dans la troisième mission par la « gestion des crises en dehors des aires d’intervention prioritaire, afin de garantir la paix et la légalité internationale ».

  

  Le Livre Blanc démolit ainsi les piliers constitutionnels de la République italienne, qui se trouve reconfigurée comme puissance s’arrogeant le droit d’intervenir militairement dans les aires donnant sur la Méditerranée - Afrique du Nord, Moyen-Orient, Balkans- en soutien de ses propres intérêts économiques et stratégiques, et, en dehors de ces aires, partout dans le monde où sont en jeu  les intérêts de l’Occident représentés par l’Otan sous commandement USA. 

 

  La Loi cadre entrée en vigueur en 2016 est fonctionnelle à tout cela : elle institutionnalise les missions militaires à l’étranger, constituant pour leur financement un fonds spécifique auprès du Ministère de l’économie et des finances. Enfin, comme quatrième mission, on confie aux Forces armées sur le plan intérieur la « sauvegarde des libres institutions », avec des « devoirs spécifiques en cas d’extraordinaire nécessité et urgence », formule vague qui se prête à des mesures autoritaires et à des stratégies destructrices. 

   Le nouveau modèle accroît fortement les pouvoirs du Chef d’état-major de la défense y compris sous le profil technico-administratif et, en même temps, ouvre la porte des Forces armées à des « dirigeants provenant du secteur privé » qui pourront assumer les charges de Secrétaire général, responsable de l’aire technico-administrative de la Défense, et de Directeur national des armements. Charges clé qui permettront aux puissants groupes de l’industrie militaire d’entrer avec des fonctions dirigeantes dans les Forces armées et de les piloter selon leurs intérêts liés à la guerre. 


   L’industrie militaire est définie dans le Livre Blanc comme « pilier du Sistema Paese (1)» parce qu’il « contribue, à travers les exportations, au rééquilibre de la balance commerciale et à la promotion de produits de l’industrie nationale dans des secteurs à haute rémunération », en créant « des emplois qualifiés ».

  

    Il ne reste plus qu’à réécrire l’Article 1 de la Constitution, en précisant que notre république, autrefois démocratique, est fondée sur le travail de l’industrie guerrière.
  

Edition de mardi 14 février 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-libro-del-golpe-bianco/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

(1) Néologisme politicien pour désigner le système productif du pays, ndt.

 

Pour les versions non italiennes, Constitution de la République italienne (1947) :

ART. 1er : L’Italie est une République démocratique, fondée sur le travail.

La souveraineté appartient au peuple, qui l’exerce dans les formes et dans les limites de la Constitution.

 

ART. 11 : L’Italie répudie la guerre en tant qu’instrument d’atteinte à la liberté des autres peuples et comme mode de solution des conflits internationaux ; elle consent, dans des conditions de réciprocité avec les autres États, aux limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui assure la paix et la justice entre les Nations; elle aide et favorise les organisations internationales poursuivant ce but.

 

ART. 52 : La défense de la Patrie est un devoir sacré du citoyen.

Le service militaire est obligatoire dans les limites et selon les normes établies par la loi. Son accomplissement ne porte atteinte ni à la situation de travail du citoyen, ni à l’exercice de ses droits politiques.

L’organisation des Forces armées se conforme à l’esprit démocratique de la République.

https://www.senato.it/documenti/repository/istituzione/costituzione_francese.pdf 


 

Dans EUROPE

JEREMY CORBYN, MILITANT RESPONSABLE EXIGE L'ANNULATION DE LA VISITE DE TRUMP EN G.B.

Par Le 29/01/2017

Corbyn réclame l’annulation de la visite de Trump au Royaume-Uni

Sun Jan 29, 2017 1:43PM

Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste britannique, sur le plateau de la chaîne de télévision BBC, à Londres, le 15 janvier 2017. ©Reuters

Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste britannique, sur le plateau de la chaîne de télévision BBC, à Londres, le 15 janvier 2017. ©Reuters

Le chef du Parti travailliste britannique a proposé d’interdire Donald Trump d’entrer sur le territoire du Royaume-Uni.

Indigné par le décret du nouveau président américain Donald Trump interdisant aux musulmans d’entrer aux États-Unis, le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a réclamé l’annulation de la visite officielle de Donald Trump au Royaume-Uni.

« Il ne faut pas permettre à Donald Trump de se rendre au Royaume-Uni tant qu’il n’aura pas annulé son décret honteux contre les musulmans. Il s’agit d’un décret étrange et le système parlementaire des États-Unis doit respecter les droits les plus élémentaires des individus », a déclaré Jeremy Corbyn.

Le chef de l’opposition travailliste a ensuite demandé à la Première ministre britannique de ne pas se rallier à Donald Trump tant que l’administration américaine ne respectera pas le droit international et les principes les plus fondamentaux de la liberté.

Theresa May a remis, lors de sa récente visite aux États-Unis, l’invitation officielle de la reine Elizabeth II au nouveau président américain. De plus, elle n’a dénoncé le décret anti-immigration de Donald Trump qu’après être devenue la cible de critiques virulentes de la part de ses opposants.

Dans la foulée, Jeremy Corbyn a, de son côté, condamné l’absence de réaction rapide et convenable de la Première ministre au nouveau décret de Donald Trump.  

http://presstv.com/DetailFr/2017/01/29/508261/dcret-antiimmigration-musulmans-Theresa-May-EtatsUnis-Donald-Trump--RoyaumeUni-Jeremy-Corbyn


 

Dans EUROPE

LE REVE FOU D’OBAMA : DECLENCHER LA GUERRE A LA RUSSIE

Par Le 09/01/2017

Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour « maintenir la paix» aux frontières russes

 Depuis 7 heures  9 janvier 2017

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 Allemagne - Amérique et Europe

Les Etats-Unis ont à nouveau livré du matériel américain en Allemagne pour renforcer leur engagement auprès de leurs alliés contre la soi-disant menace russe et s’assurer que l’UE resterait «libre, prospère et dans la paix».

Selon le médias russe RT, 2 800 unités de matériel militaire, dont des chars Abrams, des véhicules d’artillerie Paladin et des véhicules de combat Bradley, ainsi que 4 000 militaires américains ont été transportés ces derniers jours jusqu’au port allemand de Bremerhaven, dans la cadre de l’opération Atlantic Resolve, dans le but de faire face à «l’agression russe».

«C’est une partie de nos efforts pour contenir l’agression russe, assurer l’intégrité de nos alliés et conserver une Europe entière, libre, prospère et dans la paix», a déclaré le lieutenant-général des forces aériennes Timothy M. Ray au sujet de ce nouveau déploiement militaire américain en Europe.

Ces nouvelles forces seront envoyées d’abord en Pologne pour participer à des exercices militaires à la fin du mois, puis seront déployées dans plusieurs pays dont les pays baltes, la Bulgarie, la Roumanie et l’Allemagne.

L’armée américaine a également en projet de déployer 50 hélicoptères Black Hawk et 10 hélicoptères CH-47 Chinook, 24 hélicoptères Apache et 2 200 militaires.

L’Allemagne, le Canada et la Grande-Bretagne contribuent aussi au renforcement des forces de l’OTAN dans l’Est de l’Europe et déploieront 1 000 militaires chacun en Estonie, Lettonie et Lituanie.

L’opération Atlantic Resolve a débuté en 2014 après le référendum en Crimée qui a abouti à son rattachement à la Russie. Dans le cadre de cette opération, l’OTAN coordonne des manœuvres dans l’Est de l’Europe : en Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Bulgarie et Hongrie.

La Russie a condamné à plusieurs reprises les activités de l’OTAN près de ses frontières, les qualifiant d’«hostiles» et jugeant qu’elles «menaçaient sa sécurité nationale». En représailles, Moscou a déployé des armements sur ses frontières occidentales, et notamment dans l’enclave de Kaliningrad. Ses manœuvres militaires de grande échelle se sont tenues sur son territoire.

Source: RT

http://french.almanar.com.lb/183687


 

Dans EUROPE

D’EVENTUELLES ATTAQUES CHIMIQUES, BIOLOGIQUES ET MICROBIENNES DE DAECH EN EUROPE

Par Le 09/01/2017

Eventuelles attaques chimiques de Daech en Europe

Mon Jan 9, 2017 5:27PM

Le Maroc alerte l’Europe sur l’imminence d’une attaque chimique, le 6 avril 2016.©AFP

Le Maroc alerte l’Europe sur l’imminence d’une attaque chimique, le 6 avril 2016.©AFP

Après avoir essuyé des défaites cuisantes en Irak et en Syrie, la nouvelle phase d'attaques terroristes de Daech en Europe sera éventuellement atroce et d'envergure.

Cette menace n'est pas chose nouvelle, mais semble devenir de plus en plus sérieuse. Il y a un an, le Parlement européen se disait inquiet quant aux 150 tentatives suspectes de trafic de produits chimiques et depuis; des responsables britanniques, français, marocains et de plusieurs autres pays accentuent ces inquiétudes avec leurs points de vue.

Les défaites consécutives et cuisantes de Daech en Irak et en Syrie jouent certainement un rôle crucial dans l'aggravation de ces préoccupations. En effet, il ne reste plus tellement de choix au groupe terroriste déchu qui devra recourir à une démonstration de force sur l'échiquier international.

L'Union européenne avait précisé dans son rapport que Daech pourrait recourir à l'usage des produits comme du gaz sarin et du bacille d'anthrax en vue de lancer des attaques microbiennes et chimiques en Europe. Ce genre d'attaques pourrait se solder par la mort d'un grand nombre d'Européens.

Ces attaques pourraient être lancées par les armes non conventionnelles : chimiques, biologiques et microbiennes, radiologiques et même nucléaires.

Selon un rapport du Centre européen de la lutte contre le terrorisme, il existe en Europe des jeunes ayant de mauvais antécédents et qui se sentent humiliés, marginalisés ou objets de discriminations. Ce sont ces jeunes, qui cherchent à se venger, quitte à viser ses compatriotes tout comme la terre a été témoin au cours des deux dernières années des atrocités commises à travers le monde.

http://presstv.com/DetailFr/2017/01/09/505499/Europe-Daech-attaques-chimiques


 

Dans EUROPE

LA DICTATORIALE UNION EUROPEENNE AGONISE. QU’ELLE CREVE LE PLUS VITE POSSIBLE

Par Le 02/01/2017

Les citoyens européens de plus en plus pessimistes sur l’avenir de l’UE

Mon Jan 2, 2017 6:23PM

Les citoyens européens se disent pessimistes sur l’avenir de l’Union européenne. ©global.handelsblatt.com

Les citoyens européens se disent pessimistes sur l’avenir de l’Union européenne. ©global.handelsblatt.com

Pour la plupart des Occidentaux, l’Union européenne est sur le chemin de l’effondrement.

Selon le site Web du journal allemand Handelsblatt global, les résultats d’un récent sondage YouGov montrent qu’après une série d’attentats et de chocs politiques qui ont marqué l’année écoulée 2016, de nombreux citoyens européens et américains estiment probable le déclenchement d’un grand conflit mondial.

Suite aux percées des partis populistes un peu partout dans le monde occidental, les citoyens britanniques, français, allemands et ceux des 4 pays scandinaves ayant participé au sondage sont soit relativement soit très pessimistes sur l’avenir de l’UE. Les peuples français et norvégien ont exprimé le plus haut niveau de pessimisme quant à l’avenir de l’Europe avec respectivement 60% et 64%. En plus, la plupart des citoyens européens pensent que la Grande-Bretagne ne sera pas le dernier pays qui quitte l’Europe. Et en ce qui concerne les soucis intérieurs, la plupart des personnes sondées, à l’exception des Allemands, disent qu’ils s’attendent à de pires conditions économiques dans leurs pays respectifs en cette année 2017 qui vient de commencer.

De même, le magazine américain Forbes fait allusion à la crise migratoire et aux attentats terroristes en Europe durant l'année 2016. Ce magazine américain ajoute que d’importantes élections qui devront avoir lieu pendant la nouvelle année 2017 en Europe pourraient se transformer en un véritable face à face entre différentes formations populistes et les courants populistes cherchant à profiter du mécontentement public.

http://presstv.com/DetailFr/2017/01/02/504560/Europe-sondage-pessimiste-YouGov/


 

Dans EUROPE

L’ALLEMAGNE MOBILISE 15 PAYS EUROPEENS CONTRE LA RUSSIE

Par Le 25/11/2016

Berlin mobilise l’Europe contre la Russie

Fri Nov 25, 2016 10:25AM

Photo de groupe lors d'une réunion du Conseil ministériel de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Belgrade, en Serbie, le 3 décembre 2015. ©AP

Photo de groupe lors d'une réunion du Conseil ministériel de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Belgrade, en Serbie, le 3 décembre 2015. ©AP

Quinze pays européens ont rejoint les efforts de Berlin destinés à conclure un accord de contrôle d'armes avec la Russie.

Selon le quotidien à grand tirage allemand Die Welt, quinze pays européens soutiennent le projet de l’Allemagne visant à conclure un accord de contrôle d'armes avec Moscou.

Les quinze pays membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont annoncé qu’il fallait intensifier les négociations pour prévenir une course aux armements, étant donné les agissements de la Russie dans l’est de l’Ukraine et en Crimée.

Frank-Walter Steinmeier participe à une réunion du Conseil permanent de l'OSCE, au palais de Hofburg, en Autriche, le 14 janvier 2016. ©AP   

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a averti que « la sécurité de l'Europe est en danger ».

« Plus nos relations avec la Russie sont compliquées, plus nous avons besoin de dialogue », a affirmé M. Steinmeier dans une interview publiée vendredi par le quotidien Die Welt.

Le social-démocrate Steinmeier, candidat à la présidentielle 2017, avait proposé en août la conclusion d’un accord de contrôle de l'armement avec la Russie dans l’objectif annoncé de prévenir une escalade de tension en Europe.

Quinze pays membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont rejoint l’initiative allemande: la France, l'Italie, l'Autriche, la Belgique, la Suisse, la République Tchèque, l'Espagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Roumanie, la Slovaquie, la Bulgarie et le Portugal.

Lesdits pays vont publier, vendredi 25 novembre, une déclaration commune et ils se réuniront les 8 et 9 décembre en marge d'un conseil des ministres de l'OSCE, prévu à Hambourg.

M. Steinmeier a accusé la Russie d’avoir annexé la Crimée à son territoire et soutenu les séparatistes de l’est de l’Ukraine, disant que ces démarches affaibliraient les liens fragiles de confiance, bâtis depuis des siècles.

Il a ensuite appelé d’autres pays à rejoindre son initiative.

http://presstv.com/DetailFr/2016/11/25/495085/FrankWalter-Steinmeier-Organisation-pour-la-scurit-et-la-coopration-en-Europe-Berlin-Allemagne-Russie-Moscou


 

Dans EUROPE

5700 SOLDATS US EN EUROPE. LEUR PRESENCE EST INDESIRABLE SUR LE CONTINENT EUROPEEN

Par Le 04/11/2016

5.700 soldats américains en route vers l’Europe

 Depuis 2 heures  4 novembre 2016

marines

 Amérique et Europe - Russie

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Face à la « menace russe », le Commandement suprême de l’armée des États-Unis envisage de déployer en Europe de l’Est plusieurs brigades dans le cadre de l’opération Atlantic Resolve.

Les États-Unis s’engagent à envoyer dans les mois à venir environ six mille soldats en Europe de l’Est, a déclaré dans un communiqué le Département de la Défense des États-Unis. D’après le communiqué, il s’agit en fait d’une brigade de blindés et d’une brigade aérienne, soit 5 700 soldats au total.

Concernant leurs lieux de déploiement, le Pentagone mentionne l’Allemagne, la Pologne et les Pays baltes. Rappelons que lors du sommet de Varsovie, l’Otan a décidé de déployer quatre bataillons multinationaux de 1000 soldats chacun en Pologne et dans les pays baltes. Ils seront commandés par les États-Unis, le Canada, l’Allemagne et la Grande-Bretagne.
Ce déploiement s’inscrit dans le cadre du plus grand renforcement de l’Alliance sur son flanc oriental depuis la fin de la Guerre froide, une décision que Washington justifie par sa volonté de stopper « l’aventurisme » dans l’ex-espace soviétique.

Les troupes britanniques rejoindront l’Otan au Kosovo en 2017 Washington a en outre récemment déployé en Roumanie et en Pologne des éléments de son bouclier antimissiles, que la Russie dénonce comme dirigé contre sa capacité de dissuasion nucléaire.

Le président russe Vladimir Poutine avait accusé fin juin l’Otan de vouloir entraîner son pays dans une course aux armements « frénétique » et de rompre « l’équilibre militaire » en vigueur en Europe depuis la chute de l’URSS.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/81611


 

Dans EUROPE

L’ITALIE REND HOMMAGE AUX 290 VICTIMES DU SEISME

Par Le 27/08/2016

L'Italie a rendu samedi un hommage solennel aux victimes du séisme

Sat Aug 27, 2016 5:28PM

Photo d'archives

Photo d'archives

L'Italie a rendu samedi un hommage solennel aux 290 victimes du séisme qui a rasé plusieurs villages dans le centre de la péninsule plongée dans une journée de deuil national.

Dans la ville d'Ascoli Piceno, le président de la République, Sergio Mattarella, le chef du gouvernement, Matteo Renzi et des centaines d'habitants et de secouristes ont participé à une messe de funérailles pour les victimes du séisme.

Le président Sergio Mattarella a visité Amatrice, la ville la plus touchée avec 230 décès. Il a rencontré et remercié les secouristes pour leur soutien aux sinistrés.

Jeudi soir, le gouvernement a proclamé l'état d'urgence dans les régions touchées et débloqué une première enveloppe de 50 millions d'euros. Un nouveau plan de prévention antisismique a aussi été annoncé, après les interrogations sur le lourd bilan humain de ce séisme dans une zone clairement identifiée comme à risque.

http://presstv.com/DetailFr/2016/08/27/481973/Italiesisme--hommage-aux-290-victimes


 

Dans EUROPE

DISPARITION DE 10. 000 ENFANTS MIGRANTS NON ACCOMPAGNES

Par Le 26/04/2016

 
10.000 enfants réfugiés et migrants non accompagnés portés disparus en Europe
 

Plus de 10.000 enfants réfugiés et migrants non accompagnés, originaires d'Afrique et du Proche-Orient, auraient disparu sans laisser de traces en Europe. Les autorités craignent qu'ils ne soient exploités par le crime organisé, rapporte la presse internationale.

Selon un responsable de l'agence de coordination policière Europol, Brian Donald, environ 5.000 d'entre eux ont disparu en Italie, une des portes d'entrée vers l'Europe pour les migrants venus par la Méditerranée. Un millier d'autres "ont manqué à l'appel" au Danemark, alors qu'en Grande-Bretagne, le nombre d'enfants réfugiés et migrants a doublé en l'espace d'une seule année.

"Mais tous ne seront pas exploités à des fins criminelles, il y en a qui auront rejoint des membres de leur famille. C'est juste que nous ne savons pas où ils sont, ce qu'ils font et avec qui", a déclaré M.Donald devant les journalistes.

Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés, 35 % des migrants entrés dans l’Union européenne depuis le 1er janvier 2016 sont des enfants. Un certain nombre d’entre eux voyagent sans adulte à leurs côtés et sont donc considérés comme des mineurs non accompagnés. On craint qu’une partie d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé.

Environ un million de migrants, principalement Syriens, Irakiens et Erythréens fuyant leurs pays sont arrivés en Europe en 2015, rappelle Europol. 27% d'entre eux sont des mineurs qui ne sont pas tous accompagnés.

"Les mineurs voyageant sans adultes sont le groupe le plus vulnérable du flux de migrants (…) Beaucoup d'entre eux se cachent volontairement des autorités de peur d'être renvoyés", a indiqué le représentant d'Europol, regrettant le développement d'une "infrastructure criminelle" paneuropéenne visant à tirer profit de la crise migratoire en Europe.
L'esclavage ou des activités liées au commerce du sexe ne sont pas rares dans ce milieu.

 

 

Source: Sputnik

23-04-2016 - 18:03 Dernière mise à jour 23-04-2016 - 18:03

 


 
Dans EUROPE

GRECE : TRAHISON DE SYRIZA QUI EPOUSE LES POLITIQUES DE LA DROITE DURE

Par Le 25/06/2015

Syriza, le pillage et l’effondrement: Quand la « gauche dure » épouse les politiques de la droite dure

Mondialisation.ca, 24 juin 2015
 

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La Grèce a fait les manchettes de la presse financière internationale durant les cinq derniers mois, alors qu’un parti de gauche nouvellement élu, « Syriza », s’oppose ostensiblement aux soi-disant « mesures d’austérité » en confrontant la troïka (le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne).

Dès le début, les dirigeants de Syriza, mené par Alexis Tsipras, ont adopté plusieurs positions stratégiques aux conséquences fatales relativement à la mise en oeuvre de leurs promesses électorales d’élever le niveau de vie, de mettre fin à la vassalité envers la « troïka » et de se doter d’une politique étrangère indépendante.

Nous allons procéder en décrivant les échecs systémiques initiaux de Syriza et les concessions ultérieures érodant davantage le niveau de vie grec, tout en accentuant le rôle de la Grèce comme collaborateur actif de l’impérialisme étasunien et israélien.

Gagner les élections et céder le pouvoir

La gauche européenne et nord-américaine a célébré la victoire électorale de Syriza comme une rupture avec les programmes d’austérité néolibérale et le lancement d’une alternative radicale, laquelle mettrait en place des initiatives populaires en faveur de changements sociaux fondamentaux. Ces initiatives comprendraient des mesures pour créer des emplois, restaurer les pensions, annuler les privatisations et réorganiser les priorités du gouvernement en favorisant le paiement des salariés avant le remboursement des banques étrangères. La « preuve » de l’existence du programme de réforme radicale se trouvait dans le « Manifeste de Thessalonique », lequel, promettait Syriza, serait le programme guidant ses nouveaux élus.

Toutefois, avant d’avoir été élu et immédiatement après, les dirigeants de Syriza ont pris trois décisions fondamentales empêchant toute modification profonde. En effet, ces décisions ont établi un parcours réactionnaire.

En premier lieu, Syriza a accepté la dette extérieure de plus de 350 milliards de dollars comme légitime, bien qu’elle ait été approuvée par les kleptocrates du gouvernement précédent, des banques corrompues et des intérêts commerciaux, immobiliers et financiers. Pratiquement aucune partie de cette dette n’a été utilisée pour financer des activités productives ou des services cruciaux qui renforceraient l’économie et la future capacité de la Grèce à rembourser les prêts.

Des centaines de milliards d’euros ont été planqués dans des comptes bancaires et des biens immobiliers à l’étranger ou investis dans des actions et des obligations à l’étranger. Après avoir d’abord affirmé la « légitimité » de la dette illicite, Syriza a ensuite déclaré sa « volonté » de payer cette dette. La « troïka » a immédiatement compris que le nouveau gouvernement Syriza serait un otage volontaire se soumettant à plus de coercition, de chantage et de paiements de la dette.

Deuxièmement, en lien avec ce qui précède, Syriza a déclaré sa détermination à demeurer au sein de l’Union européenne et de la zone euro, renonçant ainsi à sa souveraineté et à sa capacité d’élaborer une politique indépendante. Le parti a exprimé sa volonté de se soumettre aux exigences de la troïka. Une fois sous l’emprise de celle-ci, la seule politique de Syriza consisterait à « négocier », « renégocier » et faire de nouvelles concessions aux banques étrangères de l’UE dans un processus totalement unilatéral. La soumission rapide de Syriza à la troïka était la deuxième trahison stratégique de son programme électoral, mais pas la dernière.

Une fois que Syriza eut démontré à la troïka sa volonté de trahir son programme populaire, cette dernière s’est montrée plus exigeante et plus intransigeante. Bruxelles a considéré la rhétorique gauchiste de Syriza et ses gestes théâtraux radicaux comme de la poudre aux yeux de l’électorat grec. Les banquiers européens savaient que lorsqu’il serait temps de négocier de nouveaux accords de prêt, les dirigeants de Syriza capituleraient. Pendant ce temps, la gauche euro-étasunienne a complètement avalé la rhétorique radicale de Syriza sans regarder ses pratiques.

Troisièmement, dès son entrée en fonction, Syriza a négocié une coalition avec les Grecs indépendants, un parti d’extrême-droite, pro-OTAN, xénophobe et anti-immigration, garantissant que la Grèce continuerait à soutenir les politiques militaires de l’OTAN au Moyen-Orient, la campagne brutale de l’Ukraine et Israël contre la Palestine.

Quatrièmement, la majeure partie du Cabinet nommée par le premier ministre Tsipras n’avait aucune expérience dans la lutte des classes. Pire encore, la plupart étaient des universitaires et d’anciens conseillers du PASOK, sans aucune capacité ou volonté de rompre avec les diktats de la troïka. Leur « pratique » académique était constituée en grande partie de « combats » théoriques mal adaptés à de réelles confrontations avec des puissances impériales agressives.

De l’égratignure à la gangrène

En capitulant devant l’UE dès le début, en acceptant, entre autres, de payer la dette illégitime, en s’alliant à l’extrême droite et en se soumettant aux diktats de la troïka, la table était mise pour que SYRIZA trahisse toutes ses promesses et alourdisse le fardeau économique de ses partisans. Les pires trahisons comprennent : (1) ne pas avoir rétabli le paiement des pensions (2) ne pas avoir réinstauré le salaire minimum; (3) ne pas avoir annulé les privatisations; (4) ne pas avoir mis fin aux programmes d’austérité; et (5) ne pas avoir augmenté les fonds pour l’éducation, la santé, le logement et le développement local.

La troïka et ses publicistes de la presse financière exigent que Syriza fasse davantage de compression dans le régime de retraite grec, appauvrissant ainsi plus de 1,5 million de travailleurs retraités. Contrairement aux « exemples » bidons des médias sur les pensions généreuses dont jouissent moins de 5 % des retraités, les Grecs ont subi les plus importantes réductions de fonds de retraite en Europe au cours du dernier siècle. La troïka a réduit les pensions grecques huit fois au cours des quatre dernières années seulement. La grande majorité des pensions ont été réduites de près de 50 % depuis 2010. La pension moyenne est de 700 euros par mois, mais 45% des retraités grecs reçoivent moins de 665 euros par mois, un revenu se situant sous le seuil de pauvreté. Toutefois, la troïka exige des réductions encore plus importantes.

Celles-ci comprennent la fin des subventions budgétaires pour les retraités vivant dans l’extrême pauvreté, une augmentation de l’âge de la retraite à 67 ans, l’abolition des dispositions des plans de retraite liées aux travaux dangereux et favorisant les mères au travail. Les mesures régressives antérieures, imposées par la Troïka et mises en oeuvre par le régime de coalition d’extrême droite précédent, ont sérieusement épuisé la caisse de retraite grecque. En 2012, le programme de « restructuration de la dette » de la troïka a mené à la perte de 25 milliards d’euros en réserves détenues par le gouvernement grec dans des obligations gouvernementales.

Les politiques d’austérité de la troïka ont veillé à ce que les réserves de la caisse de retraite ne soient pas renouvelées. Les contributions ont chuté lorsque le chômage a grimpé à près de 30 % (Financial Times, 05-06-15, p4). Malgré l’assaut frontal de la troïka sur le régime de retraite grec, l’« équipe économique » de Syriza a exprimé sa volonté d’augmenter l’âge de la retraite, de réduire les pensions de 5 % et de négocier pour trahir à nouveau les retraités qui font face à la misère. Syriza a non seulement manqué à sa promesse de campagne consistant à annuler les politiques régressives précédentes, mais s’est aussi engagé dans ses propres traîtrises « pragmatiques » avec la troïka.

Pire encore, Syriza a intensifié les politiques de ses prédécesseurs réactionnaires. Syriza (1) a promis de geler les privatisations, mais le parti s’engage maintenant à les accroître de 3,2 milliards d’euros et de privatiser d’autres secteurs publics; (2) a accepté de transférer des ressources publiques limitées à l’armée, dont un investissement de 500 millions d’euros pour mettre à jour l’Armée de l’Air grecque; (3) a pillé la caisse nationale de retraite et les trésoreries municipales pour plus d’un milliard d’euros afin de payer la dette à la troïka; (4) a réduit les investissements publics pour la création d’emplois dans des projets d’infrastructure afin de respecter les délais de la troïka; (5) a accepté un excédent budgétaire de 0,6 % au moment où la Grèce a un déficit de 0,7 % cette année, ce qui signifie davantage de réductions plus tard cette année; (6) a promis de réduire la TVA sur les éléments essentiels comme la nourriture, mais accepte aujourd’hui un taux de taxation de 23 %.

La politique étrangère de Syriza imite celle de ses prédécesseurs. Le ministre de la Défense de Syriza, Panos Kammenos, issu de l’extrême droite, était un fervent partisan des sanctions étasuniennes et européennes contre la Russie. Malgré la vague habituelle de fausse « dissidence » face aux politiques de l’OTAN, Syriza a totalement capitulé par la suite, afin de maintenir une bonne réputation au sein de l’OTAN. Le régime de Syriza a permis à tous les kleptocrates et fraudeurs fiscaux bien connus de conserver leur richesse illicite et d’augmenter leurs avoirs à l’étranger grâce au transfert massif de leurs «économies » à l’extérieur du pays. À la fin mai 2015, le Premier ministre et le ministre des Finances, Tsipras Varofakis, ont vidé le trésor public pour effectuer des paiements sur la dette, augmentant ainsi les perspectives que les retraités et les travailleurs du secteur public ne reçoivent pas leurs prestations. Après avoir vidé le Trésor grec, Syriza va maintenant imposer la « solution de la troïka » à la masse grecque appauvrie : ou vous acceptez un nouveau plan d’« austérité », réduisant les pensions, augmentant l’âge de la retraite, éliminant les lois du travail protégeant la sécurité d’emploi et les droits de négociation des travailleurs ou les caisses de l’État seront vides, vous n’aurez pas de pensions, le chômage augmentera et la crise économique s’aggravera. Syriza a délibérément vidé le trésor public, pillé les fonds de pension et les fonds municipaux pour faire du chantage à la population et la pousser à accepter comme un « fait accompli » les politiques régressives de banquiers intransigeants de l’UE, les soi-disant « programmes d’austérité ».

Dès le tout début, Syriza s’est plié aux diktats de la troïka, même lorsqu’il simulait leur « résistance de principe ». Ils ont d’abord menti à l’opinion publique grecque, qualifiant la troïka de « partenaires internationaux ». Ensuite, ils ont menti à nouveau en qualifiant le mémorandum de la troïka pour une plus grande austérité de « document de négociation ». Les tromperies de Syriza étaient destinées à dissimuler le fait qu’il maintenait le « cadre » très impopulaire imposé par le précédent régime discrédité de la droite dure.

Alors qu’il pillait les ressources du pays pour payer les banquiers, Syriza s’est davantage soumis aux puissances étrangères. Son ministre de la Défense a offert de nouvelles bases militaires pour l’OTAN, dont une base aérienne-maritime sur l’île grecque de Karpathos. Le parti a accru l’appui politique et militaire de la Grèce à l’intervention militaire des États-Unis et de l’UE au Moyen-Orient, ainsi que son soutien aux « terroriste modérés », invoquant le prétexte ridicule de « protéger les chrétiens ». Syriza, s’attirant les bonne grâces des sionistes européens et étasuniens, a renforcé ses liens avec Israël, évoquant une « alliance stratégique » avec l’État terroriste pratiquant l’apartheid. Dès les premiers jours de son mandat, Kammenos, le ministre de la Défense de la droite dure, a proposé la création d’un « espace de défense commun » incluant Chypre et Israël, appuyant ainsi le blocus aérien et maritime de Gaza par l’État hébreu.

Conclusion

La décision politique de Syriza d’« intégrer » à tout prix l’UE et la zone euro, signale que la Grèce continuera d’être un État vassal, trahissant son programme et adoptant des politiques profondément réactionnaires, tout en claironnant sa fausse rhétorique gauchiste et en feignant de « résister » à la troïka. Bien que Syriza ait pillé la caisse de retraite nationale et les trésoreries locales, de nombreux gauchistes égarés en Europe et aux États-Unis continuent d’accepter et de rationaliser les décisions du parti qu’ils choisissent de qualifier de « compromis réalistes et pragmatiques ».

Syriza aurait pu confisquer et utiliser 32 milliards de dollars d’actifs immobiliers détenus par les Forces armées grecques afin de mettre en oeuvre un plan d’investissement et de développement différent, soit louer ces propriétés à des ports maritimes commerciaux, des aéroports et des installations touristiques.

Syriza a enfoncé la Grèce encore plus profondément dans la hiérarchie dominée par la finance allemande en abandonnant son pouvoir souverain d’imposer un moratoire sur la dette, de quitter la zone euro, gérer les ressources financières, rétablir une monnaie nationale, d’imposer des contrôles de capitaux, de confisquer des milliards d’euros dans les comptes illicites à l’étranger, mobiliser des fonds locaux pour financer la reprise économique et réactiver le secteur public et privé. À plusieurs reprises, le faux « secteur gauche » au sein de Syriza a formulé d’impuissantes « objections », pendant que la mascarade Tsipras -Varofakis procédait à la capitulation ultime.

En fin de compte, Syriza a aggravé la pauvreté et le chômage, augmenté le contrôle étranger sur l’économie, érodé davantage le secteur public, facilité le licenciement des travailleurs et réduit les indemnités de départ, tout en augmentant le rôle de l’armée grecque en resserrant ses liens avec l’OTAN et Israël.

Autre fait tout aussi important, Syriza a totalement vidé la phraséologie gauchiste de toute signification cognitive : pour ses membres, la souveraineté nationale se traduit par la vassalité aux puissances étrangères, et l’anti-austérité consiste à capituler de façon pragmatique devant une nouvelle forme d’austérité. Lorsque l’accord Tsipras-troïka sera finalement signé et que l’opinion publique grecque prendra conscience des ravages que fera l’austérité dans les prochaines décennies, nous espérons que les trahisons susciteront une répulsion massive. Peut-être qu Syriza se divisera et que la « gauche » abandonnera enfin ses postes ministériels tranquilles pour aller rejoindre les millions de mécontents afin de former un autre parti.

James Petras

Article original en anglais: Syriza: Plunder, Pillage and Prostration: How the ‘Hard Left’ Embraces the Policies of the Hard Right, publié le 15 juin 2015.

Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 

 

Dans EUROPE

LE ROLE DE L'ARMEE ROUGE SOUS-ESTIME EN EUROPE

Par Le 11/05/2015


 
Soldats soviétiques

Le rôle de l'Armée rouge sous-estimé en Europe

© Sputnik. P. Bernshtein
 
International
 
(mis à jour 13:17 29.04.2015) URL courte
 
61306815
 
En France et en Allemagne, la majorité des personnes interrogées par l'agence britannique ICM Research dans le cadre du projet "Sputnik.Opinions", croit que le rôle clé dans la libération des pays européens du fascisme appartient aux troupes américaines.
 
61% des Français et 52% des Allemands ont reconnu les actions de l'armée américaine comme ayant le plus d'importance pour la libération du continent. En Grande Bretagne, cet avis est partagé seulement par 16% des personnes interrogées. 46%  sont convaincus que le rôle clé dans ces combats a été joué par l'armée britannique. En général, la reconnaissance des mérites de l'armée américaine est le résultat le plus populaire: c'est ce que croient 43% de tous les répondants au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.

Ainsi, seulement 13% des interviewés ont choisi l'Armée soviétique parmi les cinq réponses proposées (les armées britannique, soviétique, américaine, autres, ou la réponse "je ne sais pas") en répondant à la question de savoir qui avait joué le rôle clé dans la libération de l'Europe dans la Seconde guerre mondiale. En Allemagne, ils sont les plus nombreux en comparaison avec d'autres pays avec 17%. En France seulement 8% le pensent et 13% en Grande Bretagne.

En fonction du pays de l'enquête, de 19% à 24% des habitants n'ont pas pu répondre à la question de savoir qui avait joué le rôle clé dans la libération de l'Europe pendant la Seconde guerre mondiale. Et 2 à 3 % des répondants dans chaque pays ont décidé que le rôle principal dans la libération de l'Europe avait été joué par d'autres forces armées.

Le sondage a été mené du 20 mars au 9 avril 2015 en Grande Bretagne, en France et en Allemagne. L'échantillon se composait de 3.000 personnes (1.000 dans chacun des pays) de différents âges, sexes, résidant dans différentes régions de ces pays. L'intervalle de confiance pour les données sur l'ensemble du pays est de 3,1%, avec un niveau de confiance de 95%.

Selon diverses estimations, l'Armée rouge a libéré presque 50% du territoire des États européens actuels, sans compter la partie européenne de la Russie, et a subi des pertes humaines de plusieurs fois supérieures à celles des alliés. La population totale des pays libérés par l'Armée rouge s'élève à plus de 120 millions de personnes dans 16 pays actuellement indépendants de l'Europe. Six autres pays ont été libérés par l'Armée rouge avec les alliés.


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