CHINE : LE RAPPORT DE L’UE, UN « VOLEUR CRIANT AU VOL »

Le rapport de l’UE, un « voleur criant au vol »

French.china.org.cn | Mis à jour le 30. 04. 2021 | Mots clés : UE

Des observateurs chinois ont vertement raillé un rapport de l’Union européenne qui accuse les médias chinois et russes de « désinformation », estimant que ce dernier s’apparente à « un voleur criant au vol ». De plus, ce rapport ignore les calomnies grotesques de l’Occident vis-à-vis de la Chine sur les questions liées notamment mais pas uniquement au Covid-19. 

Ce rapport publié mercredi par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) affirme que les médias d’Etat chinois et russes prennent pour cibles les vaccins occidentaux, amplifiant les contenus sur leurs effets secondaires, ce qui pourrait alimenter le sentiment d’opposition à la vaccination en Europe et « renforcer la promotion des vaccins chinois et russes en tant qu’alternatives ».

« Un rapport d’information, qui ne possède aucune base factuelle, est en soi un exemple de désinformation », a souligné jeudi le porte-parole de la mission chinoise auprès de l’UE. 

Le rapport du SEAE fait ainsi la liste de 18 articles du Global Times, 4 reportages de la chaîne d’information China Global Television Network (CGTN) et 4 articles du China Daily. Même les tweets des porte-paroles du ministère des Affaires étrangères, dans lesquels Zhao Lijian interroge l’activité des laboratoires biologiques américains tandis que Hua Chunying célèbre les 100 millions de doses de vaccins chinois livrées dans le monde, sont considérés comme de la désinformation!

Li Haidong, un professeur de l’Institut des relations internationales affilié à l’Université des affaires étrangères de Chine, note que ce sont précisément les médias occidentaux qui ont fait état en premier lieu des questions de sécurité du vaccin occidental et les médias chinois se sont basés là-dessus. 

« Si les rapports des médias chinois constituent de la désinformation, les rapports des médias occidentaux le sont alors tout autant... Accuser les médias chinois revient à tendre le bâton pour se faire battre », fait-il remarquer. 

Parmi les 18 articles du Global Times, 5 d’entre eux étaient des commentaires et le reste étaient des articles d’information, dont les sources proviennent pratiquement toutes des médias occidentaux. 

En ce qui concerne le contenu, l’un d’entre eux remettait en question les deux poids et deux mesures des médias occidentaux. Un autre article concernait les cas de thrombose en Europe, dont le vaccin AstraZeneca semblait être la cause, et les médias occidentaux étaient directement cités.

Six articles du média russe Sputnik sont également ciblés par le rapport du SEAE. D’après les analystes, un tel échange d’informations est une chose courante dans les médias internationaux.

Li Baiyang, un expert en analyse des données de l’Université de Wuhan dans la province de Hubei, indiquait jeudi que la plupart des cas de désinformation collectés par le site EUvsDiSiNFO, la base de données sur laquelle le rapport du SEAE a été publié, proviennent des médias occidentaux et américains. 

Les accusations à l’encontre de la Russie dans ce rapport ont clairement un objectif politique et les accusations contre la Chine ne tiennent pas, car les articles des médias chinois cités dans le rapport du SEAE font état de données et de cas rapportés par les médias occidentaux.

Entre la théorie de la « fuite du virus depuis un laboratoire », le discours stéréotypé de Donald Trump sur le « virus chinois », la remise en question des données publiées par la Chine sur les cas de Covid-19 et de l’efficacité de son modèle épidémique, l’utilisation d’un filtre grisâtre par la BBC lors de son reportage sur Wuhan ou encore le battage médiatique sur la « faible efficacité » du vaccin chinois, ce sont les médias et les politiciens occidentaux qui ont diffamé la Chine, et non l’inverse.

« La Chine est le pays qui a souffert le plus de la désinformation sur le Covid-19 et les vaccins », insiste Li Baiyang.

Certains médias et politiciens occidentaux ayant des motivations cachées dénigrent la Chine depuis le début de l’épidémie, ce qui reflète leur volonté inavouée de la juguler. 

« Les pays occidentaux ont été mauvais en matière de distribution des vaccins, faisant des réserves au lieu de les exporter. Cela contraste fortement avec les exportations par la Chine de ces vaccins, considérés comme un bien public mondial », fait remarquer l’expert. 

D’après les analystes, même si la tendance actuelle de l’opinion publique internationale dominée par l’Occident n’a pas changé, les efforts de la Chine et d’autres pays et organisations permettront de mettre au jour de plus en plus de ce genre de comportements déplorables. 

http://french.china.org.cn/china/txt/2021-04/30/content_77456045.htm

 

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